lo* -t §,'rÈ F F , É n F I}IPACT DE LA MALADIE fiUR LA PRODUCTIOI'I DANS LA ZONE DE SAVANE AGRICOLE D'AFRIQUE OCCIDENTALE Proposition et plan de recherche de terrain par John C. de Wilde Note: Les cornmentaires ou communications concernant ce rapport devront ::;.':Ïi:;:Ï';;, voie posrale ou rransmises par t61éphon à John c.: -:- aa11/,. t616nhnncË!'ïrtiï"l"ii,iirues srieer, Atexandria,',/irginia, 22314; téléphonen^ 1 \ E Oa- I 21Ô(703) 548-6728 ou, si ce numéro ne répond pas' (301) 586-1330' §.' -2- A. Int,roducEion 11 sragit ici drétablir un plan de recherche de terrain conduite dansl,a zone de lrAfrique occidentale afin de déterminer plus exactement lrimpactde 1a maladie sur 1a production. rl nrest pas suggéré que la commission sur les perspectives à long terme du programme de lutte contre ltonchocercose eonduise ou finance cette recherche. 11 faut cependant admeLtre qutelle cadre bien avec le mandatde 1a Commission. on a demandé à cel1e-ci de voir sril conviendrait dtélarqirla campagne contre lronchocercose à dtautres maladies tttransmises par des vecteurs'r (-termes que 1a commission a remplacé par ceux "dtépidémiques/ endémiques"), ce qui implique nécessairement un .jugement sur ltimportancede ces maladies par rapport à ltonchocercose. La Commission est également chargée dtétablir 1es critères en fonction desquels on décidera dtétendre ou non la campagne contre ltonchocercose à drautres régions géographiques, ce qui soulève à nouveau 1a question de lrimportance relative de lionchocercose et d'autres maladies endémiques du point de vue de leur impact sur 1a santé et du nombre de cas. Enfin, en examinant quand, comment et dans quelle mesure Ia responsabilité des différentes activités de IrOCP devra ôtre remise 3ux gouvernements.nationaux, 1a Commision pourra voir stil est souhaitable et possible de renforcer 1es services de santé nationaux de manière à leurpermettre dtattaque plus efficacement dtautres maladies endémiques préjudici- ables à 1a santé publique. Gravité du problème de san€publique La nécessité drune offensive plus vaste et plus efficace contre 1a maladie esr évidente. Quelque soit le succès de 1IOCP, i1 aura probablement peu drimpact sur la situation générale de 1a santé publique dans 1a zone de savane africaine. La liste des autres maladies endémiques dans cette région est impressionnante. ouelques-unesl comme le paludisme, sont beaucounplus répandues, touchent et tuent bien davantage de gens que lronchocercose. Le trachome est une cause de cécité plus importante. La ma-'l orité de 1apopulation, en particulier 1es ruraux, sont infestés par plusieurs parasites. Ce phénomène drinfections concomitantes ou de multiparasitisme chez une seule et même personne est bien attesté pal de nombreuses recherches, y compris celles qui ont été menées par 1IOCP.' S'il y a indéniablement eu amélioration de Ia santé publique en Afrique,lrétat <le santé des populations rurales restegénéralement dép1orab1e. Uneforte proportion des ruraux des régions de savane ne bénéficient dfaucun service de santé. Les défaillances des communications et des approvisionne- ments en médicaments compromettent fréquemrnent ltefficacité des personnels de santé affectés aux régions rurales. La commission n'a pas essayé de rassembler systématiquement des données sur 1es ressources financières consacrées aux soins de santé, mais i1 est manifeste que 1a part de budgetque les gouvernements dtAfrique occidentale consacrent actuellement à 1a santé publique nta pas augmenté, dans des proportions importantes au cours de la dernière décennie. 11 ntesL pas douteux que les organismes et les gouvernements fournissant des aides extérieures stintéressent davantage à 1a sanlé publique depuis quelques années. Pourtant ils cont.inuent cle donner 1apréférence au financement de projets de c1éveloppement rrproductifs't. Considérant la pénurie chronique de ressources - à la fois intérieures et extérieures - disponibles pour le développement et, par suite, 1a nécessité de déterminer attentivement 1es priorités du développement, i1 est improbable que 1es buclgets affectés à la santé publique puissent auplmenter suffisamment )-3- pour qufil soit possible de srattaquer efficacement à toute la gamme des maladies endérniques et des infections concomitantes dont souffrà ta popula-tion de savane, si lton ne parvient pas progressivement à rassembler desdonnées plus convaincantes sur 1es relationÀ entre 1a santé et 1a producLion.En dtautres termes, if faut montrer que 1a mauvai-se santé se traduisant par uneincapacité de travail périodique ou une mauvaise performance dûe à 1adébi1ité peut sérieusement compromettre la produàtion et qutune augmentationdes dépenses consacrées à 1a santé publique iurale peut en'conséquence être considérée comme un investissement productif . La maladie et la roduction aÊricole: Les faits A 1'heure actuelle, 1es donnés concernant lteffet potentiel de 1a maladie(maladies déterminées, complexes de maladies, ou 1a maladie considéréeglobalement) sur 1a productivité agricole proviennent surtout 1) drétudeslocales sur 1a période durant 1aque11e des personnes infectées sont incapablesde poursuivre des "activités normales", 2) à"" "orrrrissances concernant itimpactphysiologique de différentes malaclies et des hypothèses sur cet "impact',sur lrefficacité de lfhomme et 3) d.e f incidentà connue pour être plusé1evée de nombreuses maladies plus sérieuses pendant 1a saison des pluiesqui est ce1le des t.ravaux agricoles. 0bservations de terrain sur lteffet inc acitant de 1a maladie Quelques exemples drobservations de ce type trouveront ici leur place;1) Dans une région de Haute-Volta des enluêteurs ont interrogé un millierde personnes une fois par mois au cours de 1a période a1lant àe novembre 1973 àdécembre 1974 inclusivement afin de déterminer a) la présence ou I'absencetle fièvre suffisamment sérieuse pour "limiter 1es activités normales", b)la présence ou lrabsence de diarrhée suffisamment. sérieuse pour "limiter 1esactivités normales" et c) 1a présence ou ltabsence de toux iuotidienrre avecexpectorations. on a constaté q,rten moyenne 4rBl/o de 1a population signalaient.de 1a "fièvre" avec la conséquence stipulée, O',3o/o "ur:l"rnàrrt de 1a diarrhéede ce type (mais ,Y"". unrpic saisonnier marqué de 2rl".,/o et de l r0o,/o respecti-vementjanvier et en février). -. 2) Dans la région de Danfa au Ghana où lron testait un programme expérimentalde soins de santé primaires on a interrogé 6242 adult"" iâgà" a" 15 à 64ans) au cours de la période a11anË d'avri1 lg72 à octobre 'iglT ^tin de savoirstils avaient eu au cours des deux semaines passées une maladie, une invalidité ou un traumatisme et si cet Çtat les avait obligés à travailler pour.un temDs.Sur le total 1789, soit 28,lo /r, onr signalé unI maladie; 742 f f i,;ar-^'or,l"''"'indiqué qu'ils avaient dû réduire leurs activités normales et 572'(g,2 ôi;) ont mentionné un arrêt de travail qui a totalisê 3214 journées (une moyennede 5,6 journées pour Les 572 personnes et de 0,515 jouinées pour les 6z4z personnesconstituant 1téchantillon de lrinterview. 0n en a conclu q,rà 1r"p"rte annuelle moyenne de journées de travail par adulËe était de 13,* jorrr". Jbette étudeaurait pu être plus utile si les entretiens avaient "oirr"iaa avec les picssaisonniers des travaux agricoles, lorsque 1a perte de travail potentielle risque davantage de se traduire par une réduct]-on réel1e de la production. 3)LeverdeGuinée(d,'@)afait1'objetd'uncertain nombre drétucles axées sur son-incî.lEnEe eEGur son impact sur 1a capacité de EI rr. -4- tra.zail. Une éturle effectuée entre l97l et 1975 dans l7 villagcrs sit116si non loin d'rbadan (Nigéria) a montré que lrincidence moyenne du ver de Guinée dans une populacion totale de 8200 personnes était de i3,5 o/o ct (lrreltinci{ence maximale se rencontrait dans le groupe drâge de 40 à /r9 ans(32,3 o/o chez les hommes et 27,7 o/o chez lËs femmes) constituant lres:;cuLit-l de l-a main dtoeuvre agricole. Sur 1a baqdes observations faites dans 'néchantillon de cas sur 1e nombre et 1e siège des lésions ainsi que strr lc nombre de versr lrauteur de 1rétüdê a classé 1e degré d'invalidité carrs6par i.e ver de Guinée de 1a manière suivante: " bénigne." dans 57 o /n d\,s cr!:j- "gâne importante, mais mobilité malgré une claudication" dans 3l o/o dn. cas et "grave avec impossibilité de se mouvoir"dans L2 o/o des cas. II esrirraique ltincapacité de travail allair de 3 semaines à 9 mois, avec une movenncd'environ 3 mois. "Le fait que cette période drinvalidité colnci.de avlc 1a saison des semences a un effet adverse sur 1réconomie de ces communautés - aux niveaux individuel, familial et communaltr. Ces const.atations tenclent à confirmer 1es ré.su1tats dtune enquête antérieure menée au Nigéria occidental selon 1aque11e unouart des travailleurs de 15 à 40 ans avaient au moins 10 semaines dtincapacité de travail chaque année.5 Dans 1e district de Iala dans le nord-ouest du Ghana, on a constaté quten moyenne 5% de la population environ étaient infestés par 1e ver de Guinée. Cependant, lrimpact Doten- tial sur la capacité de travail et par conséquent sur 1a production était plus irnportant que ce chiffre ne ltindiquait car, si 1es infections nouvelles tendaient à être maximales pendant 1es mois de la saison sèche (janvier-mars en particulier), 1e nombie total de cas enregistrait un pic en avril-juin, mois critiques de 1a saison des pluies ou de 1a saison des travaux agricoles. Eh outre, avec lrarrivée des p1-uies en mars-avri1, 1a proportion dtinfections conrluisant à une incapacité totale passait de 14,32 et L6,57" en janvier-et févrj.er respectivement à 37,12 en mars, 42,27" en avril et 45,37" en mai.ô 4) Lieffet invalidant du paludisme a souvent été attribué, en ltabsence cie rliagnostic spécifique, à 1a "fièvre". Dans une étude effectuée dans unepartie récetnment colonisée du Paraguay cependant, on stest efforcé de déter- miner 1e nombre de jours perdus du fait du paludisme, en groupant les cas confirmés et les cas hautement probables ou "suspectsrt. Ainsi, dans lapériode a11ant du 23 août 1978 au 20 septembre 1979, année particulièrement impaludée, 5L2 cas confirmés de paludisme (P. falciparum et P. vivax) ont donné une perte moyenne de 5,5 jours cie traîaiT et-6'68;as "îus!EôEs" uneperte moyenne de 4,1 jours de iravai1.7 Connaissance des effets phlzsiologiques de 1a maladie En présence de plusieurs maladies concomitsntes, il ntest pas toujours facile de déterminer quelle maladie a causé lrinvaladité notée sur 1e terr- ain. En pareil cas, la connaissance des impacts physiologiques comparés des maladies en question peut aider à résoudre 1e problème. En ltabsence dtobservations de terrain sur ltincidence réel1e de 1a maladie, il est app- &remment difficile dans 1a plupart des cas de déduire "lteffet invalidant" des maladies simplement de ce qu'on sait de leur impact physiologique. Celui- ci est très variable, selon la sér,érité et 1a durée de lrinfection. lrimportance des réactions immunitaires, 1tétat de sant§ de ltintéressé eËc. Ainsi, f impact physiologique du paludisme varie considérablement et d6pend notarnment des souches trânsmises et de la mesure dans 1aque11e 1a trans- rnis.sion se pr:oduit tout au long de 1r année, (ce qui f acilite 1r apparition de lrimmunité) ou au contraire est interrompue par une longue saison sèche(ce qui affaiblit f immunité\.Dans de nombreuses régions, 1e paludisme a peu dreffet invalidant sur les adultes en raison de lrimmunité contractée dans 1e passé, mais en même temps peut être une maladie grave, sraccom- pagnartdfun taux de morËaIité é1evê, parmi 1es enfants qui ntont pas eu 1e temps dracquérir drimmunité. t-5- 0n peut néanmoins tirer de leurs manifesLations physiologiques cer- taines informations sur lteffet potentiellement. invalidant des maladies. lin r:e qtti r:oncerne 1e ver de Guinée, 1es 1ésions sévères causées par ltapparir:ion du ver dans les parties inférieures des membres suffisent à montrer que cette infection peut rend 1a personne inapte au travail. D'arrr-ôs ie Dr. Southgate, 1a filariose bancroftienne peut. à ses stades f inal.., <rir,Lrr- i,r à 1'él6phantiasis et à <liverses autres conséquences phys- ir-riogiques pouvant produire une incapacité physique partielle ou complète perlLlant tles p6riodes parfois durables. La diarrhée sévère provoquée par àivurr., infections peut êLre invalidante, au moins temporairement. Le pian a très souvent un effet invalidant. Les douleurs abdominales acc- ompagrréer cle <liarrhée et 1es 1ésions du foie et des reins, Qui paraissent souvènl- c,tr':rctériser 1es schistosomiases prolongées et intensives, montrent aussi 1,e pote-ntie1 dtinvalidation de cette maladie. porte ir-rciclencr,- de nralaclie pendant 1a saison des travaux agricoles Lta1t6ration cle 1a capacité de travail ntest évidemment importante pout 1-a prociuction que pendant 1a saison des travaux agricoles au moment ou 1es besoins de main-dtoeuvre connaissent un pic. Le fait que beaucoup des maladies les plus sérieuses se produisent essentiellement ou uniquement pend.ant la saison des travaux agricoles donne une indication complémentaire à.e leur impact sur 1a production agricole.g Une série de rapports préparés pour une conférence sur les dimensions saisonniàres de la pauvreté rurale orgarris6e en juilleL 7978 à lrUniversité du Sussex sous le patronage con-joint de son Institute of Development Studies et du Ross InsËitute of Tropical Hygiene de ltUniversité de Londres a souligné 1e caracËére sai- sonnier des maladies en<lémiques.lo Dans la savane africaine 1e paludisme, 1a maladie endémique 1a plus répandue, atteint normalernent un pic peu après 1e début des pluies qui narquent Ie commencement de la saison des travaux agricoles. Ceci est également vrai dtautres maladies transmises par des moustiques comme la filariose bancroftienne. Les maladies dtorigine hydrique, comme 1a typhdide et 1e choléra, et 1a plupart des autres formes <1e gastro-entérite connaissent également un pic pendant 1a saison des pluies. 11 en est de même du pian. Si, comme il a déjà été indiqué, les nouveaux cas de ver de Guinée sont habituellenent contractés pendant 1a saison sèche, lreffet invalidant de ltinfection est essentiellement ressenti pendant la saison des travaux agricoles. De p1us, comme les stocks de denrées alimentaires restant de Ia dernière récolte diminuent et que les femmes sont trop occupées par 1es travaux des chanps pour réunir des suppléments alimentaires dans 1a brousse(ctest-à-ciire pratiquer 1a cueillette dralimenËs sauvages) ou Pour préparer des repas adéquats, 1a malnutrition et lran6mie tendenE à se développer, abaissànt ia résistance à 1a maladie.ll Les <lonnées sur la relation entre la maladie et la production agricole réunies ci-clessus n'ont qutun caractère indicatif. Les observations de terrain sur Ie nombre de journées perdues pour raison de maladie ont rare- ment été specifiquement rapportées à des périodes de besoin maximurn de main-dtoeuvre agricole; et 1es conclusions tirées des effets physiologiques variables <ies maladies clonnées sont par nature difficilement mesurables. De même on n'a pas encore pu déter:miner dans que11e mesure les maladies qui ont une forte incidence pendant la saison des pluies onÈ eu un effet adverse sur 1a production agricole. U. Etudes ef f ectrr6es au srti et de 1r irnpact de 1a maladie sur ta perforrnance et 1a productivit Pi Assez peu drétudes ont cherché à déterminer de manière plus précrse -6- lreffet de la maladie sur Ia performance ou sur la productivité. On en citera trois. L'Llne a essayé de mesurer la capacité de travail de cou- peurs dc cannes à sucre soudanais infectés par S. mansoni au moyen rle tests sur rrne bicyclette fixe suivis de 1a mesuie ae fa p"rformânce sur le Lerrain penclant deux jours de coupage de cannes à sucre.12 La deux- ièrle étucic a examiné les relations entre cinq infections parasitaires - scir; stosoniase, ascaridiase, trichocéphalose, strongylo'idose, ankylosto- rnia sc - et la productivité ou travail en termes de salaires sur une ban- aneraie cie SainEe-Lucie, en testâ,nt lthypothèse selon laquel1e 1) 1a rnaladie produit une diminution des gains et les hypothèses sous-jacentes selon lesquelles 2) 1es travailleurs malades ont des emplois physique- rnent noitrs durs , une productivité quotidienne moindre quelque soit le type de trar,ail, et travaillent un nombre moindre de jours par semairru.13 La troisième étude est la seule qui ait effectivement abordé f impact des rnal,adies sul ia productivité des entreprises agricoles familiales; i1 s'agissait en 1'occrrrence de lreffet du paludisme sur 1a production de fermes au Paraguay,L4 La première de ces études n'a pas trouvé de différence significative entre le coupeur de cannes infecté et le coupeur de cannes non infecté en ce gui concerne la performance physiologique au laboratoire ou la capacité de travail observée sur 1e terrain et mesurée par Ia quantité de cannes coupées. 11 est vrai que les sujets ne paraissaient pas intensément ïnfectés et que les tests nront pas mesuré 1a capacité de personnes inter- isenlent infectées depuis longtemps à soutenir un travail pénib1e. Dtautre part, les tests effectués sur des ouvriers employés au nettoyage des canaux qui :;ont normalement 1es plus intensément infectés par 1a schistosomiase ont rnontré que leur capacité de travail, mesurée par 1a performance phys- iologique sur la bicyclette d'exercise était de 16 à L87. inférieure à celle de sujets 16gèrement infectés ou non infectés.15 Avant de concl-ure à un effet adverse possible sur 1a productivité agricole du pro-jet drirrigation de t:ésirah au Soudan, i1 faudrait naturellement démontrer que ltineffica- cité pr6surnée des ouvriers preposés au nettoyage des cânaux ne peut. être cornpensée par lremploi à ce travail dreffectifs plus importants et que 1e nettoyage insuffisant des canaux a un effet notable sur ltirrigation ou 1e drainage. La cieuxième étude a conclu "que lreffet total sur les salaires hebdomadaires de lrensemble du groupe des infections parasitaires est négatif de manière significative, môme si aucune maladie prise individ- uellement n'a un effet significatifr'. (page 425). On a pu associer 1a schistosomiase à un salaire journalier inférieur pour les hommes (3OZ de clifférence) et 1a strongyloTdose à un salaire inférieur (152 de diff- 6rence) pour 1es femmes (page 428). On a pas observé de corr6lation sig-- nificative entre lrune quelconque des infections parasitaires et 1e nombre de jours de travail (sauf dans 1e cas de 1a strongyloidose chez les femmes); et l-ton a not6 que 1es hommes porteurs drun nombre é1eve dtoeufs de schis- t.osomes travaillaient en fait plus longtemps que les autres, peut-être pour conpenser lreffet possible de 1a ciébi1ité sur leur salaire hebdomadaire. La troisième étude, qui portait sur lreffet du paludisme dans les entreprises agricoles familiales du Paraguay a abordé le problème de manière très complète. Des données ont été rassemblées sur non moins de quinze ferm€s. Au départ on a réuni pour chacune des informations de base sur le nombre de personnes par âge et par sexe, sur 1es outils et instrumenLs disponibles, 1es dimensions de 1a ferme, le nombre dracres défrich6s et un cours de défrichement, lremplacement des terrains et des plantations, etc. On stesE rendu rlans -7* toutes les fermes touÈes les deux semaines pendant deu;< ann.ées, afin drobt,enir des informations sur des sujets teLs que 1) 1rétat de santé des membres de 1a fami11e, y compris 1es jours de maladie et les journées de t.ravail perdues, 1a description de la maladie par syn.ptônres ou par diagnostics confirmés, 2) 1a superficie plantée,sarc1ée traîteé, etc., et les dégâts subis par les récoltes, 3) la quantité de travail fournie par différenLs membres de 1a famille pour 1e défrichage, lrensemencement, te soin des cultures et du bétai1, et la quantité de main dtoeuvre ext6rieure utilisée pour chacune de ces tâches, 4) ltimportance de 1e recolte pour chaque, culture, etc. Sur la base des données rassembl-ées, on a comparé trois groupes de fermiers au cours des deux saisons agricoles. Le premier groupe était peu ou nrétait pas impaludé pendant les deux années considerés; pour 1e deuxième et 1e troisième groupe les taux dtinfection ètaient respectivement moyens. et sévères au cours de la première année marquée par une récrudescerrce du paludisne, rela- tivement faibles au cours de la deuxième année. On a mise en paral-1e1e 1a performance des Erois groupes - notamment du poinÈ de vue de la superficie défrichée, de 1a superficie ensemencée en diverses culLures, de 1a main dtoeuvre employée à diverses cultures et aux opérations de terrain, du rendernent total et du reridement par unité de surface. ' Ltétude a conclu que 1es comparaisons entre 1es groupes durant lrannée à fort paludisme et pour chacun des groupes entre 1es deux années confir- maient très largement 1es hypothèses émises au sujeË de lreffet adverse du palu<1isme sur 1a productivité. Toutefois, on n'a pas essayé de quantifier la perte de production due au paludisme. 0n ne peut ici examiner dans 1e. ciétai1 1a validité des conclusions, ni les méthodes assez complexes qui ont été utilisées. Sans nier que 1es données présentées indiquent effec- tivernent que le paludisme a réduit la productivité, lrauteur du présent article ne pense pas que lranalyse soit aussi concluante que 1tétude leprétend. 11 faudrait remarquer à cet égard que 1réchant.i11on des farnilles comparées était très petit. Si 1e groupe 1 comportaLt 4L fami1les, 1es groupes 2 et 3 nren compLaienË respectivement que 16 et L2. Des facteurs aléatoires non identifiés peuvenÈ avoir influée de manière significative sur la performance dtun groupe à ltautre et. drune année sur lrautre. Ceci est d'autant plus probable que le système dragriculture employé était loin drâtre simple. Les cultures étaient d 'qÊe grande diversité - 32 au total, dont cinq importantes et B non négligeables bien que seeondaires. A moins quton ne connaisse parfaitement les interrelations entre ces cultures, 1es époques optimales et 1a main dtoeuvre nécessaire pour lrensemencement et les soins de chaque culture, il est difficile de déÈerminer avec exacti- tude Iteffet des pénuries de main dtoeuvre pouvant. se produire à certaines époques par suit.e du paludisme. D. Formularion drun programme de recherche de terrarn Les études originales dont i1 vient d'être rapidement question ont certainement été utiles et en particulier ont eu le mérite drillustrer diff- Érentes approches du problème et de fournir des enseignements qui pour:ront aider à préparer des investigations plus concluantes sur 1es relations entre 1a santé eE la produetion. Pour emporter Ia conviction ces recher- ches devront dans toute 1a mesure du possible être conçues pour faire apparaître Itimpact de la mauvaise santé sur 1es unités de production agricole proprement dites. I'Ialheureusement, 1es conditions influont sur Ies unités agricoles ne peuvent à 1a différence des conditions existant rlans un laboratoire, être contrôlées par 1e chercheur. Inévitablement, un certain nombre de facteurs agissent sur 1a production, et i1 ne sera -B- pas facile de s6parer les facteurs qui ne sont pas toute sanitaire. 11 est donc essentiel <lès 1e départ rle concevoir des moyens permettant de choisir te, ou 1es lieux de 1a recherche et de formuler 1-e plan de rech- ercire qui réduira dans la mesure du possible ltimpact sur des variables extôrieures à 1a santé et maximisera les chances drobtenir des résultats rrtiles, v ccnpris de pouvoir extrapoler 1es conclusions à dtautres sec- teurs. 0n va voir maintenant corffnent un peut établir: 1e plan de recher- che et déterminer l-e site de Ia reclierche de terrain. Ig$qq::_:nl1,*"t r"r l. pr"d""r Pottr c ommencer i1 faudrait définir 1es facteurs qui, indépendamment des facteurs sanitaires, peuvent en priqcipe expliquer 1es différences de performance entre familles dragriculteurs africaines au cours drune annéedonnée. Ces facËeurs sont notamment les suivants: 1) {qin-dfoeuvte disponible pour 1es travaux agricoles dans 1a famille "11u- ations intrasai-sonnières résultant par exemple de 1témigration et de ltemploi à des travaux non agricoles. La disponibilité de main-d'oeuvres est particulièrement critique lorsqurelle est 1a principale contraints limitant 1es superficies p.ouvant être mises en culture et lorsque 1e système esË caractérisé par despics saisonniers de besoins de main-droeuvre ne pouvanE âtre sat.isfaits quedifficilement. 2) 4squlnents_e!_ inqye11q de traction disponibles pour: compléter la main- d t oet,-rre nurie. if s t agit notam- ment des charrues à traction animale, des motoculteurs et des semeuses. 3) Superficie des sols disponible (c'est-à-dire superficie sur 1aque11e une famille peut revendiquer Ces clrcits de culLure). Ce facteur sera vraisemblablement peu important pour 1es grandes superficies où 1a dispon- ibilité de main-dtoeuvre, complétée par ltaccès aux instruments, détermine 1a surface cultivée. 4) Qualité des sols dans 1a région cultivée. Les variations de ce facteur peuvent être importantes si I'aire étudiée est assez vaste, mais sont peu importantes si lraire est petite, et par conséquent ntest pas caractériséepar de grandes différences entre 1es so1s. 5) Disponibilité et adoption de différents moyens dtamélior:ation des rendemenËs, tels que variétés amé1iorées, agents de préservaËion dès sem- ences, engrais, insecticides (y compris 1es poudreuses ou les pulvérisa- teurs). 11 peut y avoir d'un agriculteur à ltautre des différences impor- tantes en ce ouiconcerne lradoption de ces moyens norlveaux ainsi que lrutilisation df instruments -jusqut l1-ors j-nusjt4s. 6) Conditions nlétéorologiques, y cornpris quantité et distribution des -.p!l_1r., d"gré hygrcnétr et tg1nplrelule. Si ces conditions sont évi- oenri,cnt aa@-re niveau genaral de production chaque année ou les variations de niveau dtune année sur lrautre, e1les ne pourronE vraisenblablement'rendre compte c1e différences importantes des niveaux de production dans un groupe dtagriculteurs 6tudié-E à moins qutils ne soient distribués sur un territoire assez vaste pour que 1es conditions météorologiques puissent y présenter des différences notables. Dans un secteur géographique assez limité, 1es agriculteurs seront soumis à des conditions météorologiques pratiquement identiques. Cependant, une quan- tité et une distribution identiclues des pluies peuvent avoir des effetsdifférents sur 1e'potentiel de production des agriculteurs dans certains -9- ca§, en particulier lorsque 1e sol cultivé variables entre 1a val1eé et 1e plateau. est réparti en proportions Ciroix <le lraire de recherche Le choix du secteur où seront menées 1es recherches de terrain et le :ype de pian de rccherche aclopté peuvent lrun et ltautre contribuer notable- urent à réduire 1e nombre et à simplifier 1'analyse des variables qui influ- eront sLlr 1e niveau de performance des unités de production agricole. 1) Local-isation dans La zone de savane Tout d'abord, 1e secteur retenu pour le projet de recherche appliquée devra être situé dans La zone de savane qui, aux fins du présent rapport, esL consid6rée comrne limitrophe à la zone écologique soudanienne. Cette zone a une seule saison de rêco1te, avec 600 à 1200 mm de chutes de pluie, distribuées sur 4 à 6 mois, ce qui exclut La zone sahélienne plus sèche où lragriculture est extrêmement risquée et marginale, et 1a zone guinéenne ou forestière où les pluies plus abondantes permettent souvent deux récoltes et où les conditions sont dtune manière générale plus favorables à des cul- tures plus variées et dtun.meilleur rendement. Un certain nombre de raisons imposent 1e choix de la zone de savane. Torlt drabord, ctest 1a région 1a plus durerlent touchée par lfonchocercose, 1a ma1adie à laque11e 1a Commission srintéresse au premier chef. En second 1ieu, la population de savane est très fortement infectée par suite de la pr6valence de nombreuses maladies endémiques eÈ du multiparasitisme. En troisièm.e iieu, 1téquilibre alimenEaire de 1a zone de savane est t.rès pré- cair:e. Presque toutes les familles dtagriculteurs cherchent à produire torltes 1es denrées nécessaires à leurs besoins alimentaires, en partie parce qrre Leaucoup draliments ne se trouvent pas sur Ie marché et en partie parce qurils ne peuvent se permettre dtacheter les aliments qui leur sont nécessaires. Bien souvent, la production reste en-deg des besoins, si bien que 1a malnutrition et la sous-alimentation sont un phenomène fréquent et largement répandu. Enfin, comme on lrexpliquera dans 1e détai1 plus 1oin, une main-dtoeuvre familiale suffisanEe, surtout à certaines époques de 1a saison agricole, est dans la plupart des cas decisive pour 1a production. Dans ces conditions, si la maladie et lrinvalidité ont un impacE important sur Ia production agricole, il est vraisemblable que lreffet sera phs marqué et plus grave dans ses conséquences dans la zone de savane que dans les zones où 1es conditions sont plus favorables à 1a production agricole. 2) Sélection dtune aire donnée dans la zone de savane Le choix de ltaire de recherche dans 1a zone de savane simplifiera la collecte et lranalyse des données à plusieurs égards: a) Le système dragriculture en place est simple et par conséquent assez facile à analyser. 11 se réduit essentiellement à une ou deux cultures vivrières de base et une culture commerciale. Les cultures vivrières sont essentiellement consLituées par 1e mi11et et 1e sorgho; sur le plateau toutefois, \e ri-z peut jouer un rôle important sur des superficies limitées; 1e mâis, f igname et le manioc peuvent jouer un rô1e de premier plan dans 1es parties de la zone soudanaise où- 1es chutes de pluies sont la plus importantes et 1a saison de culËure plus longue. 11 y a habituellement une H§. F: |- h li.- Ftr b' I F t"-Ii::,t- Ëi- k. F-B, k:. [g r"..l+' fr F.; i' F. ts' L. E E'r E( !(--t hr t h" F. )-l-o- seule culture commerciale - le coton ou ltarachide dans 1a grande majorité des cas. 0n consacre peu de temps au détai1 car, mis à part un ou deux animaux de traiE, il est normalement confié à des nomades ou semi-nomades conme les Peulhs; les moutons et les chèvres sont habituellement gardéspar de petits garçons qui nront pas encore 1fâge de travailler dans 1es champs. Dans ces conditions, les enquêt.eurs chargés de rassembler l-es données essent.ielles du projet de recherche nrauront pas à considérer un grand nombre de récoltes et dractivités du point de vue de 1a répartition de la main-ci'oeuvre eË dtautres ressources, ainsi que des répercussions de ces décisions sur les surfaces semées ou plantées, 1e soin des cultures et 1es quantiËés récoltées. Avec un système agricole simple, 1es agriculteurs ont moins de latitude dans la répartition de leur main-dtoeuvre et des autres ressources. Par conséquent, si 1a main-droeuvre disponible tombe notablemenL au-dessous cles besoins, pour raison de maladie par exemple, ltimpacL sur 1es travaux agricoles sera beaucoup moins difficile à suivre. b). Lr-?griculture.dg savane_est caractérisé par ltimportance cruciale de 1a main-droeuvre familiale. Dtune port @1'agricu1ture.Presquepartout,1estraVaux,g'i"oià" se font.s à la main, 1a houe et. 1e couteau ét.ant les seuls outils. Ltutilisation de tracteurs nrest pas rentable. Si lton recourt souvent à 1a traction animale, ceci ne résout pas toujours le problème de 1a main-dtoeuvrei si,par exemple, on utilise la traction animals pour bêcher, iI en résulte souvent une augmentation de 1a superficie semée, ce qui aggrave par la suite 1e manque de main-dtoeuvre au niveau du sarclage pour 1eque1 1a traction animale nrest guère prat.icable. La main-dtoeuvre disponible détermine 1a surfâce cultivée chaque année, ce qui permet {léliminer la disponibilité dessols comme facteur déterminant 1a production. '' La nécessité dteffectuer certains travaux agricoles à un moment donné eÈ l-es fluctuations importantes de la demande de main-droeuvre qui en résultent confèrent une importance spéciale à la disponibilité de main-dtoeuvre. La brièveté de 1a saison de culture limite 1a période de maturation des récoltes. 11 est vital que 1es semences soient faites aussitôË après le début des pluies, car une seule semaine de retard peut avoir des répercussions capitales sur la récoltefinale. Ensuite, i1 nresü pas moins essentiel de sarcler en temps oppor- tun et de maniàre efficaee; autrement, les rnauvaises herbes proliféreront après 1es pluies et étoufferont 1es sdnis. Ltensemencement et le sarclage créent donc des pointes dans 1a demande de main-dtoeuvre, gui font appel à toutes 1es ressources familiales, et ne peuvent être satisfaites sriL y a 17de nombreuses défections pour raison de maladie ou pour t.oute autre cause. ',. A cet égard, il esË important de noter que la main-d'oeuvre familiale ne peut êËre facilement complétée par drautres sources. I1 est pratiquement impossible de trouver de la main-droeuvre salariée, parce que 1es autresfamilles dragriculteurs sont également occupées, eutil existe peu de fam-illes sans terres pouvant fournir de la main-dtoeuvre rémunérée et que 1es cirômeurs des vil1es s I intéressent généralement peu aux travaux agricoles saisonniers. Les membres de différentes familles dtagriculteurs srengagentparfois à stentraider pour certains travaux, mais ces groupes communaux appliquent habituellement 1e principe de Ia réciprocité. De temps à autre cependant, i1s peuvent aider à pallier les repercussions drune maladie invalidante de durée relativement. brève dans une famille donnée. c) Les conditions dans la zone de savane sont suffisamment uniformes pour u'i1 soir iustîfia ocal sur 1es relations entre la maladie et la productivité sonta \ à-travers la majeure partie de la'savane. On a déjà noté 1'unifôrmiÈé à système agricole et des contraintes - main-dtoeuvre en particulier - qui 11 - êonditionrent ltagricul,buie. Les faits indiquent que, même si lfincidence de maladies déterminées peut varier considérablement dans La zote de savane, Le fardeau globa1 de 1a maladie et de lrinvalidité ou de f incapacité qurelle cause ne présente sans doute pas de grandes variations. Le choix drun secteur de la zone de savane pour y effecteur la recher- che peut en outre simplifier f interpréÈation des données et réduire not.- ablemenE 1e temps nécessaire pour 1a collecte des informations essentielles. Pour reduire à un minimum, Ies possibilités de variations du microclimat et de la fertilité du sol, eui pourraient fausser les comparaisons des perfor- mances des familles dtagriculteurs, 1e secteur choisi devrait. être aussipetit que le permet 1a nécessité dtétudier un nombre suffisant de familles. Pour les mômes raisons, il serait prâférab1e de choisir un secteur drun seul tenant dans 1eque1 seraiL en comprises toutes 1es familles dtagricul- teurs, à lrexception de ce11es qui reffusent leur concours, plutôt qutun cerLain nombre de secteurs séparés par une certaine distance et ne compor- tant qutune proportion des fami11es. 0n notera incidemment que Ie choix d'un petit secteur d'un seul tenant faciliterait en outre 1es contacts réguliers avec les familles et leurs proprietês qui sont essentiels à la réussite de 1a recherche. Le mieux serait de choisir un secteur faisant partie drun territoire plus vaste sur 1eque1 est exécuté depuis longtemps un projet de développe- ment agricole prévoyant lradoption de mesures innovatrices destinées à améliorer la productivité eÈ 1e rendement agricoles. Parmi ces mesures figurent habituellement lrintroduction de cultures commerciales, la four- nit.ure drinstruments, lradoption de variétés améliorées, ltutilisation dragents de préservation des semences, drengrais et de fumier, drinsecti- cides pour combattre 1es pestes. Si un projet de développement de ce type se poursuit depuis de très nombreuses années, il est probable que les mes- ures améliorant au maximum 1e rendement auront été largement adoptées, ce qui réduit dans une certaine mesure 1a possibilité que 1e taux dradoption des mesures reconlmandées au stade present du projet explique les différen- ces des performances entre 1es ménages. 11 y a dfautres avantages encore à implanter la recherche dans un sec- leur oil un projeË est encore opérationnel. On y trouve normalement une organisation dtencadrement ou de gestion plus ou moins convenablement dotée en personnel, un service de vulgarisation - parfois composé de femmes aussi bien que drhommes - qui reste en contact avec 1es agriculteurs et une organ- isation de crédit qui fournit une partie ou Ia totalité des moyens de pro- duction - outils, animaux de trait, semences, engrais, insecticides - à crédit. Pour toutes ces opérations, des dossiers sont tenus à jour. Les personnels et les dossiers devraient fournir une masse importanEe dtinforma- tions sur le système agricole et sur les propriétés individuelles, sur les investissements et, dans certains cas, sur 1es résultats obtenus. Les informations ainsi recueillies permettront de contrôler 1es données et 1es opinions recueillies directement auprès des familles dfagriculteurs. Un secteur oL 1o coton a êté introduit comme culture <le rapport con- viendrait particulièrement bien à 1a recherche proposeée. I1 sera souvenL difficile dtobtenir 1es données fiables sur 1a production agricole dont on a besoin pour cette recherche. Or, on dispose drinformations assez.exac- tes sur le culture du coton. 11 n'y a pas de marché du coton-graine. 11 faut tout drabord proceder à 1régrenage, si bien que le coton récolté esE directement livré par ltagriculteur à ltusine drégrenage où 1a quantité est notée et 1e rnontant correspondant cr6dité à Itagriculteur. Même si -L2- tes quantités livrées ne correspondent pas toujours exactement aux quan- tités récoltées, 1es indications quton a 1à sonÈ certainement plus fiables que pour drautres cultures de rendement ou pour les cultures vivrières. En outre, 1es fluctuations de 1a récolte de coton tendent. à refléter plus clairement 1es difficultés qutéprouve la famille a mobiliser la main dtoeuvre nécessaire pour semer et soigner en temps voulu la planter euê ce ntest 1e cas pour cultures vivrières ou des cultures comme lrarachide ou le rîz qui peuvent ôtre partiellement vendues et partiellement consommées sur place. La sécurité de lrapprovisionnement alimentaire est 1e premier souci de lragriculteur de savane. Dans 1a grande majorité des cas, i1 donnera lapriorité au semis et aux soins des cultures vivrières, fusse au d6triment dtune culture comme celle du coton qui ne peut être utilisé pour ltalimen- tation. Les conséquences de toute pénurie de main droeuvre ont donc toute chance de frapper de plein fouet le coton 0n pouvrait implanter 1a recherche dans la zone du pro.jet cotonnier de 1a Volta occirlentale qui a -et-e financé par 1e Groupe de 1a Banque mondiale à partir de 1972 et qui en 1977 a ét-e é1argi et rebaptisê "projet de développement rural (ODR) de Bobo-Dioulasso et de Dédougou <lans 1a partie orientale de la llaute-Vo1ta contigue au Ma1i. Les deux organisat.ions sont à peu près sit.uées entre 1es isohyètes de 70omm et de 13O0mm, Dédougou étant le plus sec des deux. 0n compte un agent de vulgarisation pour trois à huit villages couvrant de 80 à 100 unités agricoles. Des données assex complètes paraissent disponibles à partir de 1975 et lrOrganisation de Dédougou rass- emblerait même des chiffres de rendement concernant non seulement 1e coton mais aussi des céréales'. Lrimplantation exacte de 1a recherche dans ltaire du projet devrait être déterminée, ou du moins confirmée par des enquêtes de terrain qui seraient rnenées par une petite équipe de planification. Si la vi1le de Dédougou s'av6rait convenir comme siège de 1réquipe surveillant 1a recherche et si ltexistence de données sur les rendements de céréales dans ltorganisation de Dédougou est confirmée, un emplacement assez proche de cette vi11e paraîtrait particulièrement approprié. Les régions où sont exécutées des activités supplémentaires incorporées au projet de développe- menr en 1977 (à savoir, introduction Ce plans d'irrigation de petite enver- gure et inclusion drune quarantaine de villages dans un programme spécial pour les femmes axé sur 1a fourniture de dispositifs épargnant du travail coûrme des moulins pour moudre 1es céréa1es et des charrettes, ltenseigne- ment de notions de nutriÈion et dthygiène et un programme dralphabétisation fonctionnelle) seraient tenus§ lrécart afin de réduire à un minimum. les facteurs qui influent sur 1es différences de performances. 0n pourrait envisager dtimplanter la recherche dans drautres secteurs de projet, en particulier si 1a région de Bobo-Dioulasso et de Dédougou srav6raient inappropriée. Parmi ces secteurs, qui ont tous été financés par 1e groupe de 1a Banque mondiale (1tannée initiale étant indiquée entre parenthèses), figurent 1) 1e projet de développem.ent agricole de la Volta Noire dans 1t0DR de Bougouriba en Haute Volta (L975) qui est centé sur 1e développement de la production du coton associée aux céréales et finance la construction de puits ouverts; 2) le projet de développement du }la1i-Sud dans le sud-est du Mali (L977), eui sfemploie essenËiellement à augmenterles cultures commerciales (coton, ou à défaut kénaff) et vivrières (mi11et et sorgho, ou mals, ol rîz aquatique, selon 1a sit.uation), mais assure en outre un meillqur équipement et un certain développement des services de santé .,rrr,r*;18 3) un projet de développement rural dans 1e nord et 1e centre de la Côte dtlvoire (L975) qui a mis ltaccent sur 1a culture du coton rnais a également assuré la construction de puits de villages; ou, si lton peut considérer un projet. en dehors de lraire de 1t0CP avec une cu1- ture commerciale autre que ce11e du coton; 4) le pro-jet drauqmentation de la production drarachides dans le bassin du Sénégal consacré à cette cu1- ture.19 Tout ces projets, à ltexception du dernier, sont situês <1ans des régions oil la quantité de pluie est supérieure à la moyenne de la zone  Ët _ 13 _ soudanienne. Lg plan de recherche I1 faudra confier 1a préparation drun plan de recherche détai11é ainsique le choix du site de Ia recherche de rerrain à une 6quipe multidisciplin- aire composée dtun agronome et dtun dconomiste agricole, dtun médecin (para- sitoi.ogue ?, épidenriologiste ?), d'un socio-anthropologue et d'un statistic-ien. Exception faite du statisticien, 1es membres de 1téquipe devront avoir une bonne connaissance pratique respectivement des con<litions agricoles, des problômes posés par 1es maladies tropicales, cles attitudes humaines traditjonelles ou coutumières dans la zone de savane. Tant pour 1a prépa- ration clu p1.an que pour 1e choix du site, 1téquipe devra nature1lement consulter 1es fonctionnaires proposés à 1'agriculture et à la santé, au niveau nat.ional et 1ocal, ainsi que 1es chefs traditionnels de vi1lage. La supervision du i;ro-]et, Itanalyse et ltinterprétation des données, 1a déternrination des mesures en découl e.nt seront conf j-ées de préf érence à 1a mêrne équipe. Lréquipe réunira pour 1e secteur proposé toutes les informations concernant la conception du plan de recherche détai11é. 11 stagira notanment de données sur 1) 1e système agricole (cultures vivrières et comme::ciales Pratiquées et irnportance du bétail); 2) 1a durée de la saison agricole et 1a séquence des travaux Lout au long de 1a saison; 3) 1es variations des besoins en rnain-droeuvre au cours de 1a saison et 1es pénuries de main-d'oeuvre se produisant. 4) la division traditionelle des travauxagricoles entre 1es hommes les femmes et 1es enfants drun certain âge et.1es conditions <lans les-quelles cette division pourrait éventuellement être modifiée; 5) f importance de la main dtoeuvre agricole disponible en dehors de 1a fami11e, et 1es conditions d'obtention de ses services; 6) lrexistence de différences importantes concernant 1a fertilité des sols dans 1a zone dtétude proposée; 7) les innovations agricoles - introduction de matériel; adoption de semences traitées et amé1iorées, dtengrais, d'insecticides, etc.; autres pratiques agricoles, te11es que le semis en lignes et la culture intercalaire dont le projet de développement agricole essaie de promouvoir ltadôption;8) effet sur le rendement de chacune de ces innovaEions sur 1a base dtessais de terrain antérieurs ou dressais en station rle recherche, ainsi que de lrex-périence et des observations des administrateurs du projet et d.es agents de vulgarisation. Avec ces données, 1réquipe de planification devrait avoir une idée des contraintes agricoles et des principarrx facteurs à ltorigtne des différences de performances des familles dtagriculteurs, <1ont e11e abesoin pour établir 1e plan de recherche détai11é. Les principaux éléments du plan de recherche seront abordés ici.Soulignons drabord qu'i1 ne saurait être question dtexaminer toutes 1es conséquences économiques de 1a maladie. Le plan dtessaiera pas donc de déterminer par exemple dans quelle mesure des sol-s riches ne sont pas utilisés narce outils sont situés dans une région considérée comme insalubre et quelles sont les conséquences sur 1a production. 11 ne tentera oas clavantage dtétudie:: <lans 1edétai1 1'effet de 1a débi1ité ohysique résultant de 1a mala<lie considérée in«1épendamment de f incaoacité effectivel mais peut-être pourrait-i1 aider àélucider 1e sujet en fournissant des rapDorts réguliers sur 1a performance,y compris 1e temps nécessâire pour certaines tâcires, et 1a possibilité de rapporter 1a performance des individus aux données réunies sur leur état de santé. Cela dit, 1rétude sera centrée sur lteffet sur le rendement de f incapa- cité cle travail complète, en particulier aux époques critiques de 1a saison agricole. Dans 1a pratique, ctest sans doute lteffet économique le plus e,'r1 TÈ,J/ -14- i[rportant de la malaciie. On fera ici trois observations sur "lrincapacité" . TouÈ cltabord, Lestraumatisntes et maladies devront figurer parmi 1es causes drincapacité, cela drautant plus que les services de santê sont de toute évidence conçus f"YI "'en occuperl en second 1ieu, ltincapacité de travail peut être causéeindirectcrnent par la malaclie dtun membre cie 1a famillc, par exemple un nourrisson ou un enfantr guÊ ne fait pas partie de la force de Eravail, mais peut emnêcher 1a mère ou dtautres fenrnes <le 1a farnille de faire 1es Eravaux nécessaires dans 1es channps. En troisième lieu, dans 1es conditions oui sont ce11es de 1a savane, i1 est rilre errtune personnc ne faisant pas1es travau:'l nécessaires ne prés,rrrte Das riell,ernent une incapaci.té. Quandla subsistence de 1a famille est en jeu, les membres de la famille ne s'abstiennent pas, à la 1égère, clteffecEuer 1es Èravaux nécessaires, maisbien au contraire, dtaprès les données disponib1es, continuent souvent detravailler, même stils en sont à peine capables. 1) La méthode de base La méthode proposée pour identifier et estimer 1es répercussions de 1a maladie (et des traumatismes) sur 1a production consisterait à comparer 1aperformance des familles dragriculteurs d.ans 1a zone de 1rétude et à rapporter,dans la mesure du nossible, les différences notées dans 1e renclemenc <les culËures aux clifférents facteurs pouvant expliquer ces différences, clont 1es principaux seraient 1es dimensions et 1es variations de 1a force de travail famitiate,1réquipement disponible pour faire face aux pénuries de main-clroeuvre etltutilisâtion de différentes améliorations. Dans 1a théorie naturellement, 1e nombre des combinaisons différentes de ces facteurs pourrait être important, ce qui rendrait extrêmement difficile f iclentification de lreffet de chacun,à moins que 1'échantillon des familles dtagriculteurs ôtudié ne soit excep-tionnellement grand. Dans 1a pratique toutefois, 1.e nombre de combinaisons ne dépasserait sans doute pas 1es possibilités de traitement, en particulier si, contrne i1 a déjà indiqué, on choisissait ltaire d'un "ancien" projàt de développement et si on se concertait avec ltadministration du oràjet pourimplanter 1a recherche dans <les villages où 1e taux dtadoption des orincipalesinnovations recommandées et promues par 1e projet avait été uniformémentélevé. I1 serait beaucoup plus facile de déterminer lrimpact de différents facËeurs sur les différences de rendement si 1'on se rendait auprès desfamilles et dans 1es exploitations agricoles toutes 1es deux semaines au cours de 1a saison agricole et si lton notait à cette occasion les j,nformations énumerées ci-dessous. Pour finir, les concl,usions provisoires concernant lrimportanee relative de différents facteurs responsables des <lifférences de rendement seraient vérifiées par référence à <1es données comparables concernant 1a saison agricole précédente. Les informations concernant ôe11e-ci seraiênÈ réunies une seule fois après achèvement de 1a réco1te, et ne seraient donc ni aussi complètes, ni aussi fiablesr gue 1es informations rassemblées par des visites régu1iè::es rêpétées pendant toute 1a saison. Toutefoi-s, à partir des dossiers communiqués par lradministration du projet, complétêpar 1es données fournies par lfagent de vqlgarisation et par 1es agriculteurs eux-mêrnes. i1 est possible de rassembler des données suffisaniment exact.es sur 1es innovations et 1réquipement utilisé, sur 1e rendement de la culture coflunerciale, et 6ventuell"ement sur celui des cultures vivrières. On pourraiL en outre obtenir des informations sur les dimensions de la force de travail familiale, du point 15- de vue de 1a composition de 1a famille par sexe et (approximativement) pargroupe dtâge. .t1 serait plus difficile d'obtenir des informations sur liétatde santé des n:cmi;res de la famille tout au long de 1a saison précédente, étantdonné qlrtil faudrajt sten rapDorr.erentièrement à leur mémoi-re. T1s r;ourraient cÉlD€ndant se rappeler en répondant à des questions donn6es , eue te1le autel-le Dersonne était invalide pendant Ies période critiques <ies semis et du sarclage dont i1 est essentiel qutils soient pratiques en temps vou1u. Onpourrait par exemple demander au chef de la famille ou de préiérence à unefeirrnê aclrrl Ee de 1a famille : 1) s t il a été dif f icile de pràtiquer 1es semis et1e sarclage à temps et, dans lraffirmative, quelles sont les iacteurs à incriminer;2) dans le cas où 1a performance de 1a famille a êtê très médiocre par raoport à ce1le rftautres fami1les, à quels facteurs peuvent être attribués "." *urrrài" r6sultats. Si ltinvalidité a effectivement causé une réduction importante de1a main-dtoeuvre disponible au moment otf e11e était particulièrement nécessaire,1es menbr26 d" la famille se 1e rappelleront sans doute en répondant. à ces ques t].cns 2) Informations sur 1tétat de santé â?r Rs"', Les informations sur 1tétat <1e santé des familles dtagriculteurs participant au pro-jet Deuveût stobÈenirde deux manières. Avant le début de 1a "ri"onagricole, tods 1es membres de 1a famille constitrrant de la force de travail seraient sot:mis à un examen medical .avec analyse dres se11es, de l-turine et Cusang. 0n e.urait ainsi avec quel type dri,nfection l-a force de travail de 1afamille commence 1a saison agricole. Lfagent visitant 1es familles toutes 1esdeux semaines chercherait à déterminer en questionnant 1e chef cle ménage et une fernrne aclulte si un, ou plusieurs membres de la famille (y compris nourrissons et enfarnts) ont été malades ou blessés et, dans ltaffirmative, dàns que11e mesurececl a empêché un ou plusieurs membres de la famille de travailler et a affectélrexécution dttine tâche donnée. 11 prendra note de la nature et des symptômesde 1a maladie rapportée. 11 serait bon, rnais non indispensable, qurun ràdecin soit en permanence associé au projet de recherche et pose un diagnosÈic quand1e visiteur tïouverait un membre de 1a famille malade. on pourrait ainsi réunirdes données utiles sur 1es maladies qui ont été 1es causes immédiates drincapacitéde travail parmi 1es membres actifs de la famille et qui ont touché les nourrissons et 1es enfants de manière suffisamment grave pour empêcher 1esfemmes de participer aux travaux agricoles . La parii"iprtion atun médecin rendrait en outre 1e projet plus attrayant porrr 1." fam]-l1es, puisqutiI pourrait sur demande fournir des médicaments ou dtautres formes de traite*"rrt.'''^ Bien quril soit difficile ou impossible de mesurer lteffet sur la productionde maladies se manifestant par une efficacité au travail réduite plutôt que par une invalidité, 1es visj-teurs devraient essaver de mesurer 1e nomb.u j"iours/h.ommejours/femme nécessaires pour ensemencer ou sarcler une superficie d.onnée, ce quipermettrâit de rapporter 1e temps nécessaire à 1tétat de santé déterminé par1es examens rnedicaux initiaux, en particulier stagissant rle familles et de mernbres de la fami1le trouvés sérieusement ma1ades. 3) Données à rassembler r6gulièrement I1 conviendrait ici de préciser 1es observations à faire et les informa-tions à l'toccasion par des visites bimensuelles dans 1es fermes et auprès desfami11es. 0n notera incidemment que 1e choix clrune périodicité bi-mensuelle nrest pas arbitraire. Les recherches de terrain effectuées en Afrique et aill.eurs ont montré que pour des intervalles plus longs 1e rappel <les sotrr"rrir" devientprogressivement plus difficile et plus suiet à erreurs, augmentant 1técart entre 1es faits évoqués et 1a réa1ité, au point de compromettre la validitédes informatiors réunies. Une bonne partie des donn6es rassemblées devra être rapport6e à 1a superficie. Ceci sera vrai par exemple des informations sur 1e etde i - 16 - l I nombre de jours/homme, de jours/femme, de jours/enfant consacrés à différents trâvaux agricoles tels que la préparation du so1, 1es semis ou le repiquage, 1e sarclage, ltapplication dfengrais, les pulvérisations et la réco1Ee. doÂru 1es agriculteurs ont généralement une notion médiocre de la superficie en termesd'hectares ou dtacres, 1e visiteur devra au minimum mesurer le périmètre de 1a superficie ensemencée et préparé pour 1e semis et moisonnée au moyen dtunbaton d'une longueur d'un mètre, de manière à fournir les bases drune estimation de Ia superficie, et indiquer approximativement la surface sarc16e, amendée et traitée en proportion de 1a surface ensemencée. Aussi, lorsque 1a liste ci- dessous <lemande des informations sur 1a surface, il doit être entendu qutil stagit cles mesures relevées chaque côté clu périmètre. 11 faut également indiquer queles informations sur tous 1es suiets énumérés ci-dessous ne seront pas réuniespour chaque quinzaine, puisque de nombreus travaux agricoles ne sont évidemmentpi:atiqr:ées qurà certaines époques. Les renseignements réunis au cor.rrs des visites porteront notammenl sur 1es points suivants : a) Pr6paration des sols Superficie précédemment en jachère défrichée et préparée pour:1a mise en culture; méthode de préparation du so1 (à 1a houe ou en utilisant 1atraction animale); temps (jours/homme, etc.) respectivement consacré audéfrichage et à 1a préparation du so1. b) Repiguage ou ensemencement Le jour où a commencé et 1e iour où srest terminé le repiquage de chaque culture. Superficie repiquée ou ensemencée pour chaque culture et temps nécessaire (jours/homme ou .jours/femme, etc. ). superf icie otl i1 a f al,1u recommencer le repiquage ou 1e semis, en raison: 1) dtune mauvaise germination,2) de 1'absence de p1uie, et temps quta demandé ltopération. Quantité de semence utilisée et informations sur 1e type de semence(variétê arné1i-orée ou ser,renceri traitées contre 1es pestes). Notation parle visiteur de 1'efficacité du repiquage ou du semis sur la base de ses observations (pour réduire dans toute la mesure possible 1té1ément de subjectivité, on établira avec lraide de lraclministration du projet de développement agricole et des agents de vulgarisat.ion, des critères objectifs sur la base desquels on donnera 1es notations ttmédiocrett, ttmoventt,ttsupérieur") . c) Sarclage Superficie sarclée pour chaque réco1te et temps nécessaire, séparémentpour 1) 1a superficie sarclée ekclusj,vement à l.a hoùe et 2) la superficie sarclée à 1a houe pour les semis sn li.rnes , mais en utilisant 1e traction animal,e ,pour 1es cultures intercalaires. Le visiteur caractériser:a 1'efficacité du sarclage rrar 1'une des .ii;pi:éciations ttmédiocret', ttmoycn", ou ttsupérieurtt, en fonction des critères établis avec Itaide de lradministration du projet et des aqents de vulgarisaEion (i1 pourrait par exemr;1e donner 1a note ilméc1iocre" à une superficie où les mauvaises herbes sont si abondantes et si hautes qutelles cachent pratiquement 1a culture repiquée1 "supérieur" à une sllperf icie pratiquement ou largement nette de r,rauvaises herbes; et "moyen" i'i une superficie où 1es mauvaises herbes restent nombreuses, _17_ mais où 1a croissance des cultures ce11e des mauvaises herbes). c1) Anendement. du so1 Srrperficie amendée; quantit6 ct type tenps nécessairc four Ltanplicacion cl repiquées est très en avance sur drenqrais appliqué àtengrais pour chaque chaque culture; culture. c e) P"1f6.ir"tio" o, r"rf, Spécification de 1a cr,rl. lure et de la supcrficie soumises au sauporrdrage or,r à l-a pulv6risation; nombre de fois que 1'opération a ét6 pratiquée; temps con.sacré à lropération. f) ?.écol te Si les informations rassemblées au départ sur 1e secteur étudié indiquent clairement que 1répoque de 1a réco1te est assez souple pour que des réductions temporaires de main*d'oeuvre ntaient pas dteffet perceptible sur la qualité ou 1e volume de la récolte, 1es visites bimensuelles pourront être suspendues du début à 1a fin de 1téooque de 1a réco1te et une visite finale permettra drobtenir des estimations sur 1a superficie moissonn6e pour chaque culture et la quantité r1e 1a réco1te(1aque1le sera comparée aux informations enregistrées par lradminis- tration du projet de développement). si, au conËraire, des pénuries de rnain-dtoeuvre risquent de limiter la réco1te, on poursuivra les visites bimensuelles afin de noter 1a surrerficie moissonnée pour chaque culture, 1a quantité de 1a récolte et 1e temDs qui 1ui a été. consacré. g) t'lain-d t oeuvre Effectifs et composition de 1a main-dtoeuvre familiale pouvant travai1ler dans la ferme. Cas de maladie et de blessure qui se sont produiLs, description de ces maladies et blessuresl nombre de jours de non- travail pour raison dtinvalidit6 ou de so'ins à donner à <les bébés et enfants malades. Nombre de jours oii 1es membres actifs de 1a famille ont été absents de 1a ferme et nront donc pu y travailler. &,R* Disponibilité et emploi de main droeuvre extérieure à 1a fami1le, en iours/homme, etc. Tai1le de 1réchantillon Le nombre de fermes ou de familles à étudier devrait être determiné par le cornité de planification déjà cité. La valeur de 1'échantillon serait cl6terminée essentiellement en fonction du nombre de facteursà ltexcltrsion de 1fétat cle santé - influant sur le niveau de performance des f amilles, et cn par:ticr,rlier la propor:tion de f ermiers ayant adopté des innovations arnêliorant 1e rendement. Ltauteur pense qurun échantillon drunc centaine cle f amilles suf f irait porrr donrer cles résultats significatifs. Cependant, i1 faudra sans doute inclure dans 1fétude les villages contigus comptant un nombre d'unités de production agricole supérieur drun quart environ aux dimensions de 1'échantillon nécessaires pour tenir compte du fait autun certain nombre de familles ne coopéreront sans doute pas à 1rétude et que, pour une raison ou une autre, 1es dossiers de certaines familles ne seront sans doute pas conplets. q" - 18 - Estimation du coût Le comité de planification devrait en outre estimer le coût de 1rétude. Les cinq professionnels composanË ce comité qui se prolongera sans doute en un comité dtencadrement ont. déjà été cité. Àucul dieux ne serait nécessaire à plein temps; un professional au moins devrait en permanence surveiller 1e déroulement des opérations sui: 1c terrain. Le personnel engagé localenent Se composerait des agents chargés de se rendre oériodiquement dans les fermes pour y r^ecLreillir 1es renseig4ements et dtun médecin secondé pat: une inf irmière. Au moment des exameflstt, un certain nombre de *rédecins et dtassistants paramédicaux seraient nécessaires. On aurait sans doute besoin de quatre à cinq agents-visiteurs. 11 auraient fait des études de niveau seconclaj-re et suivraient un stage drune semaine ou deux où on leur expliquerait 1e but et 1es méthodes de lrêtude ainsi que 1e Èype de renseigLtemcnts à r6rrnir et à noter. 11 faudrait aussi recruter localement un certain nombre dtemployés de bureau et de chauffeurs. 11 est difficile de prévoir 1e coût exact de 1rétude, mais ltauteur pense qu'i1 ne devrait pas dépasser $1 o0o oo0 et qu'i1 pourrait mêrne âtre inférieur à ce montant' E. Conclusions 0n ne peut évidemment garantir que 1'étude proposée donnera des résultarts significatifs sur 1es relations entre la sant6 et La prorluction agricole. Considérant 1a difficulté et 1a complexité du sujet et 1rétat actuel des connaissances, on ne peut guère attendre toutes 1es réponses dtune ou de quelques éËudes. Dans le cas de cette étude particulière, des propositions ont été faites sur 1e sîte de 1a recherche de Lerrain et sur 1e plan de recherche qui - du moins on ltespère - maximiseront 1a possibilit6 de parvenir à des conclusions valables pour 1a majeure partie de 1a région de savane de ltAfrique. 11 est très possible que 1tétude confirme 1es hypothèses concernant ltimpact cle 1a santé sur 1a production mais que les données ne soient pas assez précises pour être mesurées quantitativement. Toutefois, même si 1es résultats ne font que donner une idée de lrimportance de I'impact, i1s devraient donner davantage de force de conviction aux demandes concernant lraugmentation des crédits consacrés à ltamdliora- tion de 1a santé. Bien entendu, lraugmentation des ressources nrentraînera pas automatiquement lrorganisation drune eampagne contre Ies maladies endéniques, qui réduira effectivement la perte <le production due à 1a prévalence des maladies. Même si 1'étude a aidê à identifier 1es maladies qui sont une cause imm6diate et importante dtinvali<lité, il sera peut être difficile de déterminer exactement les maladies devant recevoir 1a prioritê, tant qufon nraura pas fair des reche::ches pour mieux eonnaitre 1es interactions entre difféSqntes infections, et ies intéractions entre 1a maladie et 1a nutrition". 11 faudrait rassembler et comparer 1es informations disponibles sur lrefficacité et sur le coût du traitement de différentes maladies; il faudrait faire de mêri,e pour 1es mesures de prévention, et pour finir, comparer 1e rapport àoût/effj-cacité des mesures de traitement et de prévention' §ili' I -ù . ,, t: .-t ' ,.- f'\ - 19 - Annexe Notes ll-tOCp a étudié 1e multiparasitisme dans 1e but d'observer 1es inter- actions entre agents pathogènes et de determiner si certaines associations de parasires étaient plus fréquents que ne 1e voudrait le simple hasard. Dans le village drhyperendémie (onchoeerquienne) de Torem en Haute-Vo1ta otf environ 215 personnes ont été examinées,75"lo ont été trouvées infect6es par lronchocercose, 55o/o par lfankylostomiase, 28 "/o par 1a schistosomiase, 25 "/o par le paludisme, 20 "lo par T. perstans et lO" lo par Wucheria bancrofti. Dans le vi11-age cle Zicu, Eü1e,e"tenHaute-_Vo1ta,ffijetsconstituant1'échanti11on étaienL infectés par lronchocercose, 20"/o par trrl. bancrofti, 42 o/o par 1a schistosomiase (haenatobi-un), 33" /o par le paÏudîsrne--lf .*falciparurn) 35 "lo par Itankylostomiase et 22 o/o ppr un groupe dtaulrEparâsTEes intestinaux. Dans les deux vil1ages, cinq parasites ont été trouvês chez plus de 20 "/o de 1a population et sept parasites ont été diagnostiqués chez une seule personne. Les recherches effectuées à Torem, et une autre enquête menée au l,Iali en 1979, ont mis en évidence une association nette entre deux parasites filariens : T. perstans et hI. bancrofti(données communiquées par le Directeur de 1rOCP). Des donnéu" "lrr des infections concomitantes au Tchad, au Pérou,au Zalre, en Afghanistan ont été rapportées par A.A. Buck, R.I. Anderson et A.A. MacRae dans "Epidemiology of Poly-ParasiLism", Tropenmedizin- ische Parasitologie (1978), Vo1. 29, pp. 6l*70 et 137-144. Dans cinq @1esauteursontconstatéque1enombrede''prob1èmes saniteires l-ocaleinent importants" a11ait de un à cinq (moyenne 3) et que 1e nombre drinfections endémiques dans un village al1ait de sept à seize (moyenne 1 1). Les examens médicaux combinés à <les épreuves de laboratoire auxq.uels ont été soumis 361 habitants <1 tun village tcharlien ont montré que55,l " /o étaient infectés par D. pqrstans, 30 o f o.pat S. haematobium et 1,1 " /o par s. mansoni, 22,1 " lo pat 1e pal-udisme lFpourccntaqe aurait eté U"arrEouo rrt,rs fort si ét6 faits pendant 1a saison sèche) , 12,l o/o par L. Lca et 7o /o par tr'J. bancrofti. Dans un autre ae 1a population atalent-înaemrÉs de toutes 1es Æ^. ci-dessous, 33, 2 " /o étaient porteurs drune seuleq". de deux, 11+,5 " lo de trois et 2r9 " /o de quatre à Niant lis c;rri s 1ur'rbricoidès li-iclurris trichiura 1es examens ntavaient pas ltankylostomiase, 7 r7 o /o par village du Tchacl ,11,6 o./o infections énumérées infection, 37 ,9 " /o s ix. une autre étude encor6: (s. o1u oduntan, "The Health of }ligerran Childr:en of School Age (6-15 years)3, Annals of Tropical Medicine and and Parasitology, lgl4, Vo1. 68, No. 2fdonnà des j-ndications sur 1a pré- @sitesintestinauxetdupa1udismechez1eséco1iers nigérians. Ainsi, parmi 170 enfants de <ieux écoles primaires rurales, 1e taux dfinfection était 1e suivant: Paras ites intest.r,naux Pourcentage infect6 ankvl«:s tome qt.."gyt"id." "t.Ascaris, ànkylostome et trichuris Autres 4r3 91,5 45,7 51 ,8 9 rl 25,6 713 -20* Paludisme Taux parasitaire brut Rate hypertrophiée Foie hypertrophié , 'tlm. ll . Foege, Robert , C. HoganProjects for Sclected Diseases", Vol. 5 No. 2. Pourcentage infecf6 56,6 59,o 22,9 & LaCene, II. Newton (1976) International Journal of llnsltrvelllance Xp idemio1og1,, -D.l.J. Belcher, F.K. I4urapa, A.K. Neumann & f Househol-d l,Io::bidity Survey in Rural Africa", gl__rs43*&1oCJ, Vo1. 5, No. 2. .M. Lourie (1976) "r\ Internati onal_ Journal 63 l! 'Oda1e1e Kalc "The clinico-epidemiological Profile of Guinea l,,rorm in the lbadan district of Nigeri-a", The American Journal of Tropical Medicine and H,vgiene, mars 1977, nord- ouesL du Nigéria, dans un secteur limité au nord et à l'est par 1e Niger, au sud par 1e Golfe du Bénin, et à ltouest par 1a Républiaue du Bénin, environ 5 millions de ruraux étaient à risque immédiat dtjnfection par le ver de Guinée, ce qui ddnne probablement de 150 000 à 250 000 caspar an. q -R. I'lu11er "Dracuncu1us and dracunculiasis", Advances in Parasitol.ogl,,Vo1.,pp.73_l52,citéparR.Mu11er,''Seaorm rnfection", rapport présenté en .jui11et l978 à une conférence sur lesdinensions saisonnières de 1a pauvreté rurale organisée par ltTnstitute of DeveloDment SLudies de 1'Université du Sussex et 1e Ross Institute ofTrooical Hygiene of the London University School of Hygiene and Tropicai. Medicine. 6a.*.L. Lyons Bulletin de 1 t'Guinea worm Infection 'oMS, 1972, Yot. 47, pp. in the I,la District of N.ir 60t-10. Chanatt, Tcladys w. Conlay "The ïmpact of Malaria on Economic Development: A Case Study (Organization Pan-Américaine de 1a -canté, 1975, Scientifi.c rrublication No . 297) . I -Seasonal factors in Human Filarial Infections", rapport pr6oaré pour 1a conférence organisé en juillet 1978 par lrlnstutute of Development Studi,es et 1e Ross Institute of Tropical Hygiene sur 1es dimensions saisonnières de l-a pauvreté rur:a1e. La prooortion de perso.r.reffi r.rq"etres se rnanifestent 1es symptornes des starles tardifs des maladies <1écritpar 1+r Dr Southgate est sans doute très irnportante. Des pré1èvements de sang pratio.ués la- nuit sur 1968 personnes dans 1a zone de savane du T.,ora su»érieur au Libéria ont indiqué que 2 79 pe-rsorrnes (soit i 4,2 " /c:)étaient infectées par 1a filariose bancroftienne.sur le nombre. il y avait <ieux eas 11téléphantiasis des membres inférieurs, un cas d'él6phantiasis du sein et 60 gas dthypertrophie scrotale (voir E. Zielk-e & R.o. Chleborvsky "studies on barrcrof tian f ilariasis in Liberia, I,lest Af rica. I. Distribution and prevalence in the northrvestern savanna area, ttTropenmed. l)arasit., 1979, Vo1. 30, pp. l, 9l-96). F-21 - o 'A la suite dtune série dtétudes cle terrain à propos du <lévelopnement, agricole en Âfrique, ltauteur du présent rapport a observé en I966:t'Dans nos travaux de terrain nous avons souvent été frappés par les indications de lreffet important drun mauvais régime alimentaire et rles maladies sur le rendement. Des malaclies d6bilitantes comrne 1e paludisme, le bilharziose, 1e ver de Guinée et différents types <le parasites intesti-n- arlr:, i)€,uvent pré1ever un lourd tribut. Ltarriv6e rles olui-es ntannonce pas seulement le début de la période des travaux; elle staccompagne sollvent d run taux plus é1evé c1e rnaladies dû au changement de saison. Les améliorations de 1a santé publique pourraient donc exerciseparfois des effets notables sur la capacité de travail." Voir John C. <le Tarilde Cl- .!. Il>:periences with Agricultural Development in Tropical AfricaJohns llopkins Press, Baltimole (1967), Vo1. l, pp. 6B-86. t0 Les rapDorts de Mu11er sur 1e ver de Guinée (voir note 5) et de Southgate sur les infections filariennes (note 8) ont déjà été cités. A noter égai-cment : A. Tomkin "Defining Health Problems of a Rural Savanna Area: Zarra", B.S. Drasar, A.M. Tomkins & R.G. r'eachern ttseasonal Aspects of Diarrhoeal Diseases", et R.S. Bray "seasonality and Ma1aria". II Lraugmentation de la malnutrition affecte surtout 1es nourrissons et les enfants et est aggravée par 1a tendance de la mère à arrêter Italimen- tation au sein pendant 1a saison des travaux agricoles lorsqurelle doit a1ler dans 1es champs. La malnutrition à son tour accroît 1a gravité de lrinpact c1u palurlisme et des maladies diarrir6iques, Qui sont parmi le_s infections 1es plus graves et 1es plus rneurtrières rles nourri.ssons et des errj--ants. Les maladies graves rle ceux-ci empêchent souvent la mère <le faire 1es travaux agricoles au momenr vou1u. 12 K..I . Co11i-ns et co11. "Physiological Derformance and lTork Capacit1,65 Suclanese Cane Cutters with Schistosomn I'{ansoni Infection, The A.meri-can Journal of Tropical lledicine and llvgiene, Vo1 . 25, I\lo. 3, mai 1976; et xcretion and T,Iork Canacitlz in a Gezi-ra Population lnfected with Schist.osoma }lansonj-'r, ibid. , Yol . 29 (l), 1980. 1J Robe::t E;Baldr,rjn er- Burton A. I,,leisbrod "Disease and Labor Productivitl"' llconc,nic DevelopnlcrrI and Cultu::a1 Change, Vo1. 22, Itlo. 3, avril 1974. Glarlys N. CorLley. The Impact of lfalaria on Economj-c Development. A Case_SLudy, Organisation pan-américaine de 1a Santé, Scientific Publication \i^ 1O-7 lO7< -\u.L,l;r_'lJ. lq Les résulterts dtune autre étude slrr lreffet de S. mansoni dans le village ilu cor-ii:s inférieur ciu l,ch.Lu à )lachakos (licirva) nérlîE[-â'rêE::c rroLés. Au courîs de cette étude, on a rnesuré 1a gr:avité de lrinfection en comptant 1e nombre d'oeufs excrétés et interrogé 1a population sur la présence c1e symptômes affectant 1a capacité r1e t::avai1. Environ 85 o /o cie 1a population totale (personnes non infectées incl.uses) ont déc1aré qu'e1les avaient e t4 d-^k 22- pu faire leur travail quotidien habituel au cours des dernières et des deux dernières semaines indépendamment de la présence ou de ltintensité de ltinfection. Les 15 "lo de personnes qui se plaignaient de faiblesse ou dtirrcapacité de travail étaient en proportions à Deu près 6ga1es infectées et non infectées. Dans une autre étude <1e terrain menée clans; une communauté de Kisumu au Kenya, les réponses à un questionnair:e srrr 1es symptômes ont montré q,rti1 nty avait pas drassociation manifeste entre 1a plupart des symptômes et 1a présence ou ltintensité de f infection par _9_:_!al!eni, encore qutavec ltaugmentation de f intensité on ait observ6 urre "1-égêre diminution" <le 1a proportion de personnes se sentant assez bien pour accomplir 1es "activités restantesI et une plus forte proportion se plaignant de ttcrampes abdorninalestt en particulier au cours des 24 heures précédentes. Voir J.K. Arap Siongkok, A.A.F. Mahmoud, J.11. Ouma, K. S. I,Iarren, A. S. Mu1ler, A.K. Handa eË H. S. Houser, "Morbidity in Scliistosomiasis l'lansoni in relation to Intensity of fnfection: a Study of a Connunity in }fachakos, Kenya", American Journal of Tropical Medicine and H1gj.gne, Vo1.25, No.2, mars 197 et-"-l,Uaet Â. Mahmourl , "Ilorbidity in Schistosomiasis l,{ansoni in relation to Intensity of lnfection: Study of a Communitl, in Kisumu, Kenya" ibid., Vo1. 28, No. 2, 1979. io Comnre 1a jachère reste 1a principale méthode de restauration ou de maintien de 1a fertilité des so1s, 1a surface effectivement cultivée c1'raque année dans la zone de savane est presque toujours très inférieure à 1a superficie totale de terre sur 1aquelle la famille a traditionnel,lement des droits de culture en verÈu de la 1oi coutumière. La pression grandis- sante que 1.a population exerce sur la terre caractéristique cle 1a zone de savane a certainement amené à reduire le nombre drannées clurant laquelle 1a terre est laissô.e en jachère, et entraîné une d6gradation correspondante de 1a fertilité des sols. Ilais ceci a peu de chance clrêtre une cause de variation de la fertilité des sols conditionnant 1es différentes perforrnances (ctest-à-dire 1e rendement) parce que toutes 1es familles dtai;riculteurs drune localité donnée sont habituellement à peu près également affectées par la diminrrtion du rapport entre 1a superficie totale disponible et la superficie cultivée une quelconc.ue année. 1l 11 faut noter que 1a réco1te , si e11e exige beaucoup <le main dtoeuvre, a peu de chance de causer une pénurie importanËe dreffectifs, parce qutelle peut habitrrellement être étendue sur une p6riode plus longue, sans qutil y ai-.t de conséquences adverses. Lrimportance cruciale de la main- d'oeuvre dans ltagricul.ture africaine est illustrée dans 1rétude en deux volurnes "Experiences with Agri-cultura1 Development in Tropical Africa, qui a déjà été cité. IB Cependant, i1 serait probablement préférable, en général, de chojsir une région où 1a population a un accès pouvant être considéré comrtetnormal" aux services de santé ruraux. l9 Toutes les zones cle projet mentionnées sontrtalimentées par 1a pluiet' et par concequent caractéristiques de la savane où il y a encore peu dtagriculture irriguée. Lfauteur envisage encore un plan de recherche pour lrne zone irriguée comme le plan financé par 1e groupe de 1a Banque dans la Val1ée du Sénéga1. 11 pourrait être utile d'inclure un tel projet, dans 1equel 1e tableau de la morbidité (prêvalence supérieure de la schistosomiase ?) , ]-e slrstime agricole et les contraintes de l-'agriculturediffèr:ent de ceux des régions alimentées par 1a p1.uie. H.. ff"\\ -23- 2o Iin préparant les questions posées aux agriculteurs on aura soin de ne pas suggêrer 1es réponses. Les réponses qui- sont directement ou indirect,e- nrept inspirées tendent à être suspectes. Cepenrlant., si les membres de 1a famille se6f1.ent ne pas savoir quoi répondre aux questions, on peut leur poser des questions plus précises sur 1e rô1e que chacun des facteurs étiologiques potentiels peut avoir joué dans une performance médiocre ou' dans ies retards du repiquage ou du sarclage. Dans ce cas on peut modifier: ltord::e dans lequel sont posées les questions concernant la santé et I'invalidité de manière à ne pas leur donner une importance exagerée. Si lrinvalidit6 joue un rô1e important dans la réponse, on essaiera rle poseï des questions supplémentaires sur 1a gravité et 1a nature de 1a rnaladie ou <1e ltinvalidité et 1'époque approximative à 1aque11e e11es sê sont produites par rapport à,la saison des tra'vaux agricoles. 11 11 est naturellement Dossible en pareil cas qurun bon traitement de La maladie ramène 1a perte de travail due à f invalidité au-dessous du niveau qui existerait si seul,s 1es ser:vices de santé ruraux habituels étaj.ent <lisponibles, et de ce fait rende 1es con lusions atypiques. Le fait clui cette caractéristique rende 1e projet drétude attrayant pour 1es familles dragriculteurs et permette dfidentifier plus exactement 1es maladies se traduisant par une perte de temps de travail, compensera cet inconvénient. 22 A supposer que 1'échantillon initial comporte environ I20 familles et 7a famille moyenne environ 4 personnes actives, i1 faurlra effectuer 48(') exarncns mérij.caux. On notera que dans ,"1ne enqlrête sanitaire sernblable rnenée darrs 1a zone du projet de Danfa au Ghana, de d6cembre 1972 à mars i973, 3652 personnes ont été examinées (voir Danfa Comprehensive Rural Health and Family Planning Pro-iect, Ghana, "Conducting a Rural Health Survey: E:<pericnce from the Village Health Survey, Danfa ?ro-ject, Ghana" ggpg,raph S.ries, Nu*b , The University of Ghana Medical School, Accra, Gllana, mars 1975). 23 Dtaprès 1es observations de trois épidémiologistes, "o, connaît encore ma1 1es effets qui pe,rvent avoiï différents types drinfecticns concoxnitantes sur 1a morbidité; sur la réponse à lrimmunisation, sur 1a biodisnonibilité des m6dicaments, 1es types et la fréquence de réactions seconrlaires imprévues; sur lrinteraction avec la nutritionl et sur 1a sensibilité et 1a spécificité c1u diagnostic clinique et de laboratoire". (vojr 1'articl.e Céjà cité de Buck Anclerson, l'lacRae et f'ain "Eoidemiologv of Polyparasitisnr", Tropenme<l. Parasit., 1978, Vo1. 29, o. 69). § "t,,. k -'.,.'. f I ',,.,.*#",
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Impact de la maladie sur la production agricole dans la zone de savane d'Afrique occidentale : proposition et plan de recherche de terrain
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