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YELLOW FEVER IN 1980 = LA FIÈVRE JAUNE EN 1980

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YELLOW FEVER IN 1980

LA FIÈVRE JAUNE EN 1980

The total number o f cases and deaths due to yellow fever through­ out the world decreased in 1980 (Table l, Fig 1), although it cannot be considered that the risk has diminished for the subsequent years. Fig. 1

Le nombre total de cas et de décès de fièvre jaune dans le monde a été en régression en 1980 (Tableau 1, Fig. 1), sans que l’on puisse cependant considérer que le risque ait diminué pour les années sui­ vantes.

Jungje Yellow Fever in South America and Yellow Fever in Africa, 1980 Fièvre jaune de brousse en Amérique du Sud et fièvre jaune en Afrique, 1980

Epidemiological notes contained in this number:

Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro

Expanded Programme on Immunization, Yellow Fever. List of Newly Infected Areas, p. 264.

Fièvre jaune, programme élargi de vaccination. Liste des zones nouvellement infectées, p. 264.

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AFRICA United Republic of Cameroon

AFRIQUE République-Unie du Cameroun

Following the observation of a recent increase in fatal cases of jaundice at the Petté hospital, Diamaré Department in the Maroua and Garoua region of Eastern Cameroon, blood specimens on filter paper were taken from patients with an infectious complaint which did not respond to antibiotics and antimalarials. Tests were made in the laboratory of the Epidemiological Service of the Coordinating Organization for the Control of Endemic Diseases in Central Africa (OCEAC) at Yaoundé, for antibodies in the early and late serum, using the indirect immunofluorescence method applied to dried and fixed drops of cell cultures infected with the Lassa, Marburg, Ebola and yellow fever viruses. Four early specimens from patients hospi­ talized in January, May and June 1980 gave positive reactions (two at 1:16 an d two at 1:64) with cells infected by the yellow fever virus. Three of those patients died presenting a clinical picture of liver fail­ ure with pronounced jaundice, and coma without haemorrhagic symptoms. The person who survived in May showed yellow fever antibody titre in the immunofluorescence test which, was based from 1:64 in the early serum to 1:256 or more in the late serum, three weeks afterwards. There are obvious difficulties in distinguishing, from the clinical viewpoint only, yellow fever from an outbreak of fatal cases of common viral hepatitis. Moreover, since the search for antibodies was earned out solely for the yellow fever virus, the pos­ sibility of heterologous antibodies due to other flaviviruses (B group viruses) cannot be excluded. In view of this uncertainty it was, how­ ever, advisable to carry out a mass vaccination campaign against yellow fever in the region. This was done, covering more than 60 000 persons, with the aid of the WHO Regional Office. An entomological survey made at the beginning of 1981 by the Overseas Scientific and Technical Research Office (ORSTOM) showed that, during the rainy season (end of Apnl to end of Novem­ ber), Aedes aegypti and the forest vectors of yellow fever were plen­ tiful in that region, thus enabling the virus to emerge from the gallery forests. In the dry season A. aegypti with a domestic habitat is found only in certain isolated foci. A serological survey covering 350 sera from schoolchildren showed the prevalence of several flaviviruses without proving that there had been any recent circulation o f yellow fever virus. These facts as a whole show the need for careful surveil­ lance in the yellow fever virus emergence zones where the forest and savanna meet, and the need to follow up any clinical alert without delay by the necessary serological and virological surveys. These emergence zones clearly call for preventive vaccination campaigns.

A la suite de la constatation d’une augmentation récente des cas mortels de jaunisse à l’hôpital de Petté, département du Diamaré, dans la région de Maroua et Garoua du Cameroun oriental, des pré­ lèvements de sang sur papier filtre ont été effectués sur les patients présentant un état infectieux ne répondant pas aux antibiotiques et aux antimalariques. L’examen a été pratiqué au laboratoire du Ser­ vice épidémiologique de l’Organisation de Coordination pour la Lutte contre les Endémies en Afrique centrale (OCEAC) à Yaoundé pour la recherche des anticorps dans le sérum précoce et le sérum tardif par la méthode d’immunofluorescence indirecte appliquée sur des gouttes desséchées et fixées de cultures cellulaires infectées avec les virus Lassa, Marbuig, Ebola et fièvre jaune. Quatre prélèvements précoces ont fourni des réponses positives (deux à 1:16 et deux à 1:64) avec les cellules infectées par le virus de la fièvre jaune chez des malades hospitalisés en janvier, mai et juin 1980. Trois d’entre eux moururent dans un tableau de défaillance hépatique avec un ictère accusé et un coma sans manifestations hémorragiques. Celui qui sur­ vécut en mai manifesta une augmentation du titre des anticorps anti­ amarils en immunofluorescence de 1:64 dans le sérum précoce à > 1 :2 5 6 dans le sérum tardif, trois semaines après. On notera la difficulté de distinguer, sur le seul plan clinique, la fièvre jaune d’une poussée de cas mortels d’hépatite virale commune. De plus, la recherche d’anticorps ayant été effectuée seulement par le virus de la fièvre jaune, on ne pouvait pas exclure la possibilité d’anticorps hété­ rologues dus à d’autres flavi virus (virus du groupe B). Dans le doute, il était toutefois recommandable d’effectuer dans la région une cam­ pagne de vaccination de masse contre la fièvre jaune, qui fut mise en œuvre chez plus de 60 000 personnes avec l’aide du Bureau régional de l’OMS. Une enquête entomologique, conduite au début de 1981 par l’Of­ fice de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM), a montré qu’en saison de pluies (fm avril à fin novembre) Aedes aegypti et les vecteurs selvatiques de la fièvre jaune étaient abon­ dants dans cette région, permettant une émergence du virus à partir des galeries forestières. En saison sèche, VA. aegypti à habitat domes­ tique ne se trouve que dans certains foyers isolés. Une enquête séro­ logique portant sur 350 sérums d’enfants des écoles a montré la pré­ valence de plusieurs flavivirus sans prouver qu’il y ait eu une circu­ lation récente du virus amaril. L’ensemble de ces faits montre la nécessité d’une surveillance attentive dans les zones d’émergence du virus de la fièvre jaune aux confins de la forêt et de la savane et la nécessité de faire suivre sans délai une alerte clinique par les enquêtes entomologiques et virologiques nécessaires. Ces zones d’émergence sont de toute évidence indiquées pour des campagnes préventives de vaccination. Ghana L’épidémie au cours de laquelle 494 cas, dont 120 décès, ont été déclarés en 1979 s’est terminée en 1980. Toutefois, elle a laissé une situation endémique caractérisée par un petit nombre de cas répartis tout au long de l’année en divers points des régions du Brong-Ahafo et de la Volta (Tableau 2). En l’absence d’études écologiques, il est difficile de dire si ce petit nombre de cas correspond à l’extinction de l’épidémie ou si ces foyers endémiques disséminés serviront de point de départ à d’autres poussées épidémiques. Les campagnes de vacci­ nation réalisées en partie avec le concours de l’OMS n’ont couvert que partiellement la population des régions affectées en 1978-1979 Une vaccination systématique est maintenant envisagée à l’occasion de la campagne contre le pian. Nigeria Un cas non mortel a été notifié dans l’Etat d’Ondo mais les rensei­ gnements épidémiologiques n’ont pas été fournis. Surveillance écologique de la fièvre jaune en Afrique de l'Ouest On se rappelle que le début d’une épizootie au Sénégal avait été détecté dans la région de Kédougou (12‘ 32' N; 12" 12' W) dans le sud-est du pays par l’isolement d’une souche de virus amanl en 1976 chez des moustiques du groupe Aedes furcifer-taylori.1 En 1977, 69 souches furent isolées et 55 en 1978 à partir (YAedes luteocephalus en début de saison des pluies et à’Aedes furcifer-taylori au milieu et à la fin de la saison des pluies. De plus, cinq souches avaient été isolées de singes en 1978. C’est alors que se produisit l’épidémie de Gambie, dont l’est du territoire était limitrophe avec le foyer enzootique. Le Sénégal a échappé à l’épidémie car la population était vaccinée. En 1979, une seule souche a été isolée de moustiques à Kédougou et aucune en 1980 bien que le nombre de moustiques inoculés soit sen­ siblement le même qu’auparâvant et malgré l’utilisation de la techni­ que très sensible des inoculations mtra-thoraciques à des A. aegypti ‘ V o ir N 0 48,1978, pp 345-349, N ° 41,1979, pp. 305-309, N ° 41,1979, pp. 314-318, N ° 45, 1980, pp 345-351, N ° 46, 1980) pp 355-360. '

Ghana The epidemic during which 494 cases, including 120 deaths, were notified in 1979 ended in 1980. However, it left an endemic situation characterized by a small number of cases spread throughout the year at various points of the Brong-Ahafo and Volta Regions (Table 2). In the absence of ecological studies it is difficult to say whether this small number of cases indicates the extinction of the epidemic or whether these scattered endemic foci will serve as point of departure for other epidemic outbreaks. The vaccination campaigns earned out, in part with the help of WHO, have only partially covered the population of the regions affected in 1978-1979. Systematic vaccina­ tion is now envisaged in conjunction with the yaws campaign. Nigeria

A non-fatal case was notified in Ondo State but no epidemiological information has been supplied. Ecological Surveillance o f Yellow Fever m West Africa It will be remembered that the commencement of an epizootic in Senegal was detected in the Kédougou region (12° 32' N , 12‘ 12' W) in the south-east of the country, following isolation of a yellow fever virus strain in 1976 from mosquitos of the Aedes furcifer-taylori group 1 In 1977, 69 strains were isolated and, in 1978, 55 were iso­ lated from Aedes luteocephalus at the beginning of the rainy season, and from Aedes furcifer-taylori in the middle and at the end of the rainy season. Moreover, five strains had been isolated from monkeys in 1978. It was then that the epidemic occurred in Gambia, the east of whose territory' bordered on the enzootic focus. Senegal escaped the epidemic, for the population had been vaccinated. In 1979, a single strain was isolated from mosquitos at Kédougou and none in 1980, although the number of mosquitos inoculated was appreciable the same as before and despite the use of the very sensitive technique 1 See No 48, 1978, pp, 345-349, No, 41, 1979, pp. 305-309, No. 41, 1979, pp. 314-318, No 45, 1980, pp 345-351, No 46, 1980. pp 355-360

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involving intrathoracic inoculation into A. aegypti bred in the labo­ ratory. On the other hand, several strains o f Zika (the same group as yellow fever) and Chikungunnya virus were isolated. Fifty-seven per­ cent and 86% of monkeys, respectively, showed antibodies against these viruses after this new epizootic. Thanks to ecological surveil­ lance exercised by ORSTOM and the Dakar Pasteur Institute, which is a WHO Collaborating Centre, the appearance, peak and extinction of the yellow fever epizootic, which lasted from 1976 to 1979 at Kédougou, could thus be followed. Table I.

d'élevage. Par contre, plusieurs souches de virus Zika (du même groupe que la fièvre jaune) et chikungunnya ont été isolées et 57% et 86% des singes présentaient des anticorps contre ces virus, respecti­ vement, après cette nouvelle épizootie. Grâce à la surveillance écolo­ gique exercée par l’ORSTOM et l’Institut pasteur de Dakar qui est un centre collaborateur de l’OMS, on a donc bien assisté à l’apparition, l’acmé et l’extinction de l’épizootie de fièvre jaune, qui a duré de 1976 à 1979 à Kédougou.

Yellow Fever in Africa, Jungle Yellow Fever in South America and Imported Yellow Fever in Europe: Reported Number of Cases and Deaths, 1979-1980 Tableau 1. Fièvre jaune en Afrique, fièvre jaune de brousse en Amérique du Sud et fièvre jaune importée en Europe: nombre de cas et de décès signalés, 1979-1980 Country - Pays Cases-Cas 1979 Deaths - Décès Cases-Cas 1980 Deaths - Décès

Africa - Afrique Ghana ............................................................. Nigena - N ig é ria .................................. .. Senegal - S én é g a l.................................. United Rep of Cameroon - Rép.-Unie du Cameroun . . . . .......................... Total ..................................................................

494 11 1 506

120 _ -

8 ^ 1 7

6 -

-

2 2. IJ— 8

120

16

South America - Amérique du Sud Bolivia - Bolivie ........................................... Brazil - B ré s il........................................... .. . Colombia - Colombie ................................... Ecuador - Equateur ..................................... Peru - Pérou ........................................... ... . Trinidad and Tobago - Trinité-et-Tobago . . Venezuela ....................................................... Total ..................................................................

10 12 51 14 97 18 3 205

7 9 36 13 87 7 2 161

45 27 11 1

39 22 il

30 -

26 -

4 119

4 102

Europe France ............................................................. Total ..................................................................

h 2i

2 2

-

-

135

110

Grand Total - Total g é n é r a l............................. . Data not available - Données non disponibles.

713

283

Table 2. Yellow Fever Cases and Deaths by Months, Ghana, 1980 Tableau 2. Cas de fièvre jaune et décès par mois, Ghana, 1980 Jan Fcb. Fév March Mars Apr. Avril May Mai i June Juin i July J ml î Aug, Août Sept. i OCL Nov. i Dec Dec

Cases - Cas .............. Deaths - D é c è s ...............

3 1

i

i

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In the Central African Republic, the epizootic that had been detected by ORSTOM and the Pasteur Institute in a gallery forest at Bozo (5’ 10’ N; 18’ 30' E) in 1977, when seven yellow fever virus strains were isolated from A. africanus, as well as 12 in 1978, also died out in 1979. In 1980, despite the use of sensitive isolation tech­ niques, no yellow fever virus was isolated, whereas the Zika virus was abundantly represented. The same applies to Upper Volta and Ivory Coast, where yellow fever virus strains had been isolated in previous years.

En République centrafricaine, l’épizootie qui avait été observée par l’ORSTOM et l’Institut Pasteur dans une galerie forestière à Bozo (5’ 10" N ; 18’ 30 E) en 1977 en isolant sept souches de virus amanl SA . africanuset 12 en 1978 s’est également éteinte en 1979. En 1980, malgré l’emploi de techniques sensibles d’isolement, aucune souche de virus amaril n’a été isolée tandis que le virus Zika était abondant» ment représenté. Il en a été de même en Haute-Volta et en Côte d’ivoire, où des souches de virus amanl avaient été isolées les années précédentes.

AMERICAS Cases were notified in Bolivia, Brazil, Colombia, Ecuador, Peru and Venezuela, but the total number was less than in 1979 (Table 1 and Fig. 1). The outbreak in Trinidad and Tobago was completely controlled. Bolivia The largest number of cases in the Americas was notified in Boli­ via. In 1943, Bolivia was the first country to have achieved eradica­ tion o f A. aegypu. On 7 February 1980, A. aegypti larvae and adults were discovered by chance during practical work in the city of Santa

AMÉRIQUES Des cas ont été notifiés en Bolivie, au Brésil, en Colombie, en Equateur, au Pérou et au Venezuela, mais le nombre total est infé­ rieur à celui de 1979 (Tableau 1 et Fig. 1). L’épidémie a été enrayée à Trinité-et-Tobago. Bolivie Le plus grand nombre de cas pour les Aménques a été déclaré en Bolivie. En 1943, la Bolivie avait été le premier pays a avoir réalisé l'éradication SA . aegypti. Le 7 févner 1980, des larves et des adultes SA . aegypti étaient découvertes fortuitement à l’occasion de travaux

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Cruz organized for entomological survey training. A. aegypu was found in 1980 in Santa Cruz Department over an area of about 25 km2, comprising the city of Santa Cruz and 45 adjacent localities. Moreover, 17 localities were infested along the navigable ports of the rivers Abuna and Mamoré. The presence o f the vector was also notif­ ied in Yacuiba, Todos Santos and Puerto Suarez. The survey was extended to cover the whole country, and out of 27 localities exam­ ined, 24 were still free from the vector (Fig. 2). Although the origin of reinfestation cannot be determined with certainty, it is possible that A. aegypti has been transported in aircraft providing a direct link with the town of Cali, itseif infested, in Colombia. Insecticide spray­ ing was earned out in planes, trains, vehicles at check points on the motor-road, in airports, seaports, railway stations and around hospi­ tals. Vaccination has been made compulsory for persons going to known jungle yellow fever zones.

pratiques dans la ville de Santa Cruz organisés pour une formation aux enquêtes entomologiques. A, aegypti a été trouvé en 1980 dans le Département de Santa Cruz, sur une surface d’environ 25 km2, com­ prenant la ville de Santa Cruz et 45 localités adjacentes. En plus, 17 localités étaient infestées le long des parues navigables des rivières Abuna et Mamoré. La présence du vecteur était aussi notifiée dans Yacuiba, Todos Santos et Puerto Suarez. L’enquête a été étendue à tout le pays et, sur 27 localités examinées, 24 étaient encore indem­ nes (Fig. 2). Bien que l’origine de la réinfestation ne puisse être déter­ minée avec certitude,, il est possible qu’Æ aegypu ait été transporté dans les avions assurant une liaison directe avec la ville de Call, elle-même infestée, en Colombie. Des pulvérisations d’insecücides ont été effectuées dans les avions, les trains, les véhicules, aux points de contrôle sur l’autoroute, dans les aéroports, les ports, les gares et autour des hôpitaux. La vaccination a été rendue obligatoire pour les personnes se rendant dans les zones connues de fièvre jaune de brousse. Fig. 2 Localities Surveyed to Determine the Presence of Aedes aegypti, Bolivia 1980 Lieux prospectés pour la détection à'Aedes aegypti, Bolivie, 1980

— I

\ \ I I

Localities with A edes aegypti (surveyed) - Lieux recelant des Aedes aegypu (prospectés) Localities without Aedes aegypu (surveyed) - Lieux exempts & Aedes aegypu (prospectés)

O m.

Capital o f the country - Capitale de pays Capital o f department - Chef-lieu de département International border - Frontière internationale Interdepartmental line - Limite de département

Brazil A resurgence of yellow fever was observed in the centre of Goias State, A survey was undertaken by the Evandro Chagas Institute with the aid of SUCAM (Public Health Campaign Authority). At one point of the survey, four strains of yellow fever virus were isolated from a small number of pools of Haemagogus sp.. This made it pos­ sible to calculate that at least one out of 115 of these mosquitos was

Brésil On a observé une résurgence de la fièvre jaune au centre de l’Etat de Goiâs. Une enquête a été entreprise par l’Institut Evandro Chagas avec l’aide du SUCAM (Public Health Campaign Authority). Dans un point d’enquête, quatre souches du virus de la fièvre jaune ont été isolées d’un petit nombre de pools d 'Haemagogus sp. permettant ainsi de calculer qu’au,moins un sur 115 de ces moustiques était

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infected. No virus was isolated from primates, marsupials, bats and rodents captured in the focus. Most o f the Haemagogus were not captured in an intradomicihary environment, except in one locality situated 100 m from the forest. Transmission o f the virus can there­ fore occur outside the forest. The other potential vectors captured in large numbers; Haemagogus leucocelaenus and Sabethes chloropterus were not infected. This epidemic outbreak confirms the cyclic character of the dis­ ease observed in Goiàs State for nearly 40 years. However, unlike what happened in 1972-1973, when the epidemic spread towards the south of the State, the Mato Grosso and Paraguay, the present out­ break seems to be confuted to the centre o f Goiàs State, The cyclic appearance of yellow fever in Goiàs State has been attributed to periodic incursions of the virus coming from the Amaizon basin. This hypothesis should be reassessed, taking into account also the possi­ bility of local persisteace of the virus at a low enzootic level, and the possibility o f transovanan transmission in Haemagogus. Colombia Few cases have been notified. It should be mentioned that the behaviour of yellow fever is perhaps changing. In 1979, when an epidemic advanced towards the north in the foothills of the Sierra Nevada de Santa Marta, a new rural yellow fever pattern appeared. In that region and in another region near Ciicuta, cases occurred among farmers who had no contact with the forest. The possibility must therefore be considered of a reservoir other than the monkey, and a new vector. This situation is becoming critical with the gradual spread of the activity of yellow fever towards rural and urban areas infested with A aegypti. Ecuador, Peru and Venezuela No epidemiological survey results have been submitted. The ori­ gin of one case in Peru is not known. Trinidad and Tobago At the end of 1978, an epizootic occurred m the forest on the Chaguaramas peninsula, in the north-west of the island. A few human cases developed among non-vaccinated persons, the last being notified in September 1979. The last two infected monkeys were found on 4 and 25 January 1980. Since, despite careful surveil­ lance, there has been no other sign of activity of the virus, the coun­ try has been declared a noninfected zone. Control Campaign against A. aegypti National programmes for the control and eradication of A. aegypti have had serious setbacks for some years. Brazil and Bolivia have recently become reinfested and A. aegypti seems to be spreading in several countnes. A certain number of factors are probably involved in each situation. However, relaxation of surveillance must certainly be held partly responsible and once the invasion is established it is difficult to return to eradication. Nevertheless, three examples o f success can be cited. In 1977, it was found that the town of Manta, in Ecuador, was reinfested. After an intense effort to reduce breeding sites, including the use of larval and antiadult spraying, the focus was eliminated. These was a new infestation in 1979 following the introduction of mosquitos coming from Colombia and Venezuela into the port area and the motor-road station. All possible measures were taken m d Aedes was again eradi­ cated. At Panama, control activities are constantly underway on the Caribbean coast where small boats carrying Aedes continually call at the ports and islands. In 1979, Grand Cayman airport was reinfested by Aedes transported by small planes which landed without being subjected to health control. In each of these situations, surveillance is the key to the problem. It is important to detect the zones where there is a special risk of reinvasion. Surveillance comprises inspection and active treatment of vessels and aircraft. Epidemiologists should be familiar with tech­ niques for the surveillance o f vectors and control methods in emer­ gency cases. The Regional Office for the Americas is preparing man­ uals for the emergency control o f diseases transmitted by insect vec­ tors and for carrying on A. aegypti control. A guide enabling a national committee to draw up emergency vector control plans is an important feature of these manuals.

infecté. Aucun virus n’a été isolé de*primates, marsupiaux, chauvessouris et rongeurs capturés dans le foyer. La plupart des Haemagogus notaient pas capturés en situation întra-domiciliaire, sauf dans une localité située à 100 m de la forêt La transmission du virus peut donc survenir en dehors de la forêt. Les autres vecteurs potentiels capturés en grand nombre, Haemagogus leucocelaenus et Sabethes chloropterus, n’étaient pas infectés. Cette poussée épidémique confirme le caractère cyclique de la maladie observé dans l’Etat de Goiàs depuis près de 40 ans. Cepen­ dant, à la difference de ce qui est arrivé enl972-1973, quand l’épidé­ mie s’est propagée vers le sud de l’Etat, le Mato Grosso et le Para­ guay, la présente poussée paraît rester limitée au centre de l’Etat de Goiàs. L’appantion cyclique de la fièvre jaune dans l’Etat de Goiàs a été attribuée à des incursions périodiques du virus venant du bassin de l’Amazone. Cette hypothèse devrait être réévaluée en considérant aussi la possibilité de la persistance locale du virus à un faible taux enzootique et la possibilité d’une transmission transovarienne chez Haemagogus. Colombie Peu de cas ont été notifiés. Il doit être rappelé que le comporte­ ment delà fièvre jaune est peut-être en train de se modifier. En 1979, lorsqu’une épidémie s’est dirigée vers le nord dans les contreforts de la Sierra Nevada de Santa Maria, un nouveau mode de fièvre jaune rurale est apparu. Dans cette région, et dans une autre région voisine de Cucuta, des cas sont survenus chez des agriculteurs sans contact avec la forêt. Il faut alors considérer la possibilité d ’un réservoir autre que le singe et d’un nouveau vecteur. Une telle situation devient critique avec l’extension graduelle de l’activité de la fièvre jaune vers des zones rurales et urbaines infestées d 'A: aegypti. Equateur, Pérou et Venezuela Aucun résultat d’enquête épidémiologique n’est parvenu. L’ongine d’un cas au Pérou n’est pas connue. Trinité-et-Tobago Fin 1978, une épizootie est survenue dans la forêt de la péninsule de Chaguaramas dans le nord-ouest de l’île. Il en est résulté quelques cas humains chez des personnes non vaccinées, dont le dernier a été notifié en septembre 1979. Les deux derniers singes infectés ont été trouvés les 4 et 25 janvier 1980. Etant donné qu’avec une surveil­ lance attentive il n’y a pas eu d’autre indication d’activité du virus, lé pays a été déclaré zone non infectée. Campagne de lutte contre /'A. aegypti Les programmes nationaux pour le contrôle et l’éradication d’.-l aegypti ont subi des revers sérieux depuis quelques années. Le Brésil et la Bolivie ont été rêinfestés récemment et A. aegypti paraît se répandre dans plusieurs pays. Un certain nombre de facteurs en sont probablement la cause dans chaque situation. Toutefois, un relâche­ ment de la surveillance est certainement à incriminer et, une fois que l’invasion est établie, il est difficile de revenir à l’éradication. Cependant, trois exemples de succès peuvent être cités. En 1977, il était découvert que la ville de Manta, en Equateur, était réinfestée. Après un effort intense sur la réduction des gîtes, les épandages anularvaires et anti-adultes, le foyer était.éliminé. Une nouvelle infesta­ tion survenait en 1979 par l’mtroduction de moustiques provenant de Colombie et du Venezuela dans la zone portuaire et à la gare auto-routière. Utilisant toutes les mesures possibles, VAedes a été à nouveau éradiqué. A Panama, une lutte constante est engagée sur la côte des Caraïbes où les ports et les îles reçoivent constamment des petits bateaux hébergeant des Aedes. En 1979, l’aéroport de Grand Cayman était réinfesté par des Aedes transportés par les petits avions qui atterrissent sans être soumis au contrôle sanitaire. Dans chacune de ces situations, la surveillance est la clef du pro­ blème. Il importe de déceler les zones qui représentent un risque particulier pour une réinvasion. La surveillance comporte une ins­ pection et un traitement actif des embarcations et des avions. Les épidémiologistes devraient être familiers avec les techniques de sur­ veillance des vecteurs et les méthodes de lutte en cas d’urgence. Le Bureau régional pour les Aménques prépare des manuels pour le contrôle d’urgence des maladies transmises par des insectes vecteurs et pour la pratique de la lutte contre A. aegypti. Un guide pour per­ mettre à un comité national de mettre sur pied des plans de lutte d’urgence contre les vecteurs constitue un aspect important de ces manuels.

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения