Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1997, vol. 72, 01-02 [full issue]

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 1/2, 3/10 JANUARY 1997 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 1/2, 3/10 JANVIER 1997

1997, 72, 1-8 World Health Organization, Geneva Organisation mondiale de la Santé, Genève

No. 1/2

W EEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE 3/10 JANUARY 1997 c 72nd YEAR 72 e ANNÉE c 3/10 JANVIER 1997

Chagas disease Interruption of transmission Brazil. Chagas disease, named after Dr Carlos Chagas, the Brazilian physician who first described it in 1909, exists only on the American continent.1 It is caused by a flagellate protozoan parasite, Trypanosoma cruzi, and transmitted to humans by blood-sucking triatomine insects and by blood transfusion. Chagas disease is a chronic and incurable parasitic infection that causes disability and death. It is found in natural foci or ecological units within a well-defined geographical environment. The ecological unit is constituted by an ecotope composed of sylvatic or peridomestic mammals and of sylvatic triatomine bugs, both infected with T. cruzi. Continuous transmission of the parasite is assured with or without the involvement of human beings. The risk of infection with Chagas disease is directly related to socioeconomic factors: the blood-sucking triatomine vector finds a favourable habitat in crevices in the walls of poor-quality houses in rural areas and in unplanned urban settlements. The rural/urban migration movements that occurred in Latin America in the 1970s and 1980s changed the traditional epidemiological pattern of Chagas disease as a rural condition and transformed it into an urban infection that could be transmitted by blood transfusion. According to the World Development Report 1993 published by the World Bank, the number of disability-adjusted life years lost because of Chagas disease amounts to 2 740 000. From a global perspective, Chagas disease represents the third largest tropical disease burden after malaria and schistosomiasis. If, according to the United Nations Development Programme Human Development Report 1994, the estimated annual per capita income in Latin America is US $2 390, the economic loss for the continent because of Chagas disease currently amounts to US $6 500 million, which is equivalent to 1.3% of the external debt of the whole continent. 1

Maladie de Chagas Interruption de la transmission Brésil. La maladie de Chagas, qui tire son nom de celui du Dr Carlos Chagas, médecin brésilien qui l’a décrite en 1909, n’existe que sur le continent américain.1 Elle est provoquée par un parasite protozoaire flagellé, Trypanosoma cruzi, et est transmise à l’homme par des triatomes, insectes hématophages, et par la transfusion sanguine. La maladie de Chagas est une parasitose chronique et incurable à l’origine d’incapacités et de décès. On trouve le parasite à l’intérieur de foyers naturels ou d’unités écologiques situés dans un environnement géographique bien défini. L’unité écologique est constituée d’un écotope composé de mammifères selvatiques ou péridomestiques et de triatomes selvatiques, tous infestés par T. cruzi . La transmission continue du parasite est assurée avec ou sans l’être humain. Le risque d’infection par la maladie de Chagas est directement lié à des facteurs socio-économiques: le vecteur, un triatome hématophage, trouve un habitat favorable dans les fentes des murs des habitations pauvres dans les zones rurales et périurbaines. Les mouvements migratoires entre la campagne et les villes qui se sont produits en Amérique latine au cours des années 70 et 80 ont modifié le tableau épidémiologique classique de la maladie de Chagas, qui a perdu son caractère rural pour devenir une infection urbaine pouvant être transmise à l’occasion de transfusions sanguines. Selon le Rapport sur le développement dans le monde 1993 publié par la Banque mondiale, le nombre d’années de vie ajustées sur l’incapacité perdues à cause de la maladie de Chagas s’élève à 2 740 000. D’un point de vue mondial, la maladie de Chagas représente la troisième maladie tropicale la plus importante après le paludisme et la schistosomiase. Si, selon le Rapport mondial sur le développement humain 1994 du Programme des Nations Unies pour le Développement, le revenu annuel estimé par habitant en Amérique latine est de US $2 390, la perte économique enregistrée par le continent du fait de la maladie de Chagas s’élève actuellement à US $6,5 milliards, ce qui équivaut à 1,3% de la dette extérieure de l’ensemble du continent. 1

See No. 2, 1996, pp. 12-15.

Voir No 2, 1996, pp. 12-15.

CONTENTS Chagas disease – Interruption of transmission, Brazil Influenza Ebola haemorrhagic fever – A summary of the outbreak in Gabon Diseases subject to the Regulations 1 5 7 8 1

SOMMAIRE Maladie de Chagas – Interruption de la transmission, Brésil Grippe Fièvre hémorragique à virus Ebola – Résumé de la flambée au Gabon Maladies soumises au Règlement 1 5 7 8

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 1/2, 3/10 JANUARY 1997 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 1/2, 3/10 JANVIER 1997

The economic impact of the disease during the chronic stage is very high. Figures from Brazil indicate that about 30% of the infected persons develop severe cardiac and digestive lesions, such as cardiac arrhythmias (75 000 cases per year), megaoesophagus (45 000 cases) and megacolon (30 000 cases). The estimated cost for pacemaker implantations and corrective surgery, at an average of US $5 000 per case, amounts to approximately US $750 million per year. In 1989-1990, 11 868 deaths from Chagas disease were registered in Brazil, representing approximately 220 000 years of potential life lost before retirement age (62 years). At a minimum daily wage of US $2.50, these lost years amount to a total economic loss of US $650 million for 1989-1990. In 1970, the endemic area included over 36% of the country, with 2 493 municipalities (over 50%) being infested by Triatoma infestans, the main vector of the disease (Map 1). A total of 49 million persons lived in the endemic zone, with 53% in rural areas. T. infestans is the most important species responsible for the vectorial transmission of the disease. It is exclusively domestic and shows the highest parasitic infection rates as compared with other species of triatomine present in some endemic areas such as T. brasiliensis and T. pseudomaculata but whose vectorial capacity is much lower.

L’impact économique de la maladie durant la phase chronique est très élevé. Les chiffres concernant le Brésil indiquent qu’environ 30% des personnes infectées présentent des lésions cardiaques et digestives graves, par exemple arythmie cardiaque (75 000 cas par an), méga-œsophage (45 000 cas) et mégacôlon (30 000 cas). Le coût estimé de l’implantation de simulateurs cardiaques et de la chirurgie corrective, qui s’élève en moyenne à US $5 000 par cas, est d’environ US $750 millions par an. En 1989-1990, on a enregistré au Brésil 11 868 décès dus à la maladie de Chagas, correspondant approximativement à 220 000 années potentielles de vie perdues avant l’âge de la retraite (62 ans). Le salaire journalier minimum étant de US $2,50, ces années perdues représentent une perte économique de US $650 millions pour 1989-1990. En 1970, la zone d’endémie comprenait plus de 36% du pays, 2 493 municipalités (soit plus de 50%) étant infestées par Triatoma infestans, le vecteur principal de la maladie ( Carte 1). Au total, 49 millions de personnes vivaient dans la zone d’endémie, dont 53% en milieu rural. T. infestans est l’espèce la plus importante responsable de la transmission vectorielle de la maladie. Elle est exclusivement domestique et, par rapport à d’autres espèces de triatomes présents dans certaines régions d’endémie tels que T. brasiliensis et T. pseudomaculata, mais dont la capacité vectorielle est bien moindre, c’est elle qui a les taux d’infestation parasitaire les plus élevés.

Map 1 Areas infested by Triatoma infestans, Brazil, 1983, 1989 and 1995

Carte 1 Zones infestées par Triatoma infestans, Brésil, 1983, 1989 et 1995

The designations employed and the presentation of material on this map do not imply the expression of any opinion whatsoever on the part of the World Health Organization concerning the legal status of any country, territory, city or area or of its authorities, or concerning the delimitation of its frontiers or boundaries.

Les désignations utilisées sur cette carte et la présentation des données qui y figurent n’impliquent, de la part de l’Organisation mondiale de la Santé, aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, territoire, ville ou zone, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 1/2, 3/10 JANUARY 1997 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 1/2, 3/10 JANVIER 1997

In 1975, the National Chagas Control Programme was launched to cover the whole country and a strategy consisting of spraying houses with chemical insecticides was then adopted. The programme has shown important results: in the State of São Paulo, the vector T. infestans has been eliminated from human dwellings since 1982 and no new acute cases or seropositive reactions have been detected since 1983 in children aged 1 to 4 years. In the rest of the country, there were 711 municipalities infested by T. infestans in the endemic states in 1975, while in 1993 there were only 83 municipalities infested, representing an 89% reduction (Fig. 1). In 1983, 84 334 T. infestans bugs were captured by field workers and in 1993 only 1 800 insects were captured in the whole country, a number that was easily found in one single house before inception of the control programme. This represents an average of 2.5 insects per 1 000 houses surveyed, i.e. a house infestation rate far below the minimum threshold necessary to ensure transmission of the parasite. Fig. 1 Number of municipalities infested by Triatoma infestans, Brazil, 1975-1993

En 1975, on a lancé le Programme national de lutte contre la maladie de Chagas afin de couvrir l’ensemble du pays et adopté une stratégie qui consistait à pulvériser des insecticides chimiques dans les habitations. Ce programme a eu des résultats importants: dans l’Etat de São Paulo, le vecteur T. infestans a été éliminé des habitations depuis 1982, et aucun nouveau cas aigu ou de réaction séropositive n’a été détecté depuis 1983 chez les enfants âgés de 1 à 4 ans. Dans le reste du pays, 711 municipalités étaient infestées par T. infestans dans les Etats d’endémie en 1975, mais il n’y en a eu que 83 en 1993, soit une réduction de 89% (Fig. 1). En 1983, les agents de santé ont capturé, dans l’ensemble du pays, 84 334 T. infestans et, en 1993, seulement 1 800, nombre que l’on trouvait facilement dans une seule maison avant le lancement du programme de lutte. Cela représente une moyenne de 2,5 insectes pour 1 000 maisons, soit un taux d’infestation domiciliaire bien inférieur au seuil minimum nécessaire pour assurer la transmission du parasite.

Fig. 1 Nombre de municipalités infestées par Triatoma infestans, Brésil, 1975-1993

In 8 of the 11 endemic states, a reduction in house infestation rates ranging from 100% in Mato Grosso to 80% in Goiás was observed between 1983 and 1993, as shown in Fig. 2 . For the country as a whole, an average reduction of 71% in house infestation is observed. Focal areas still infested with T. infestans remain only in the States of Bahia, Tocantíns and Rio Grande do Sul. Fig. 2 House infestation by triatomines, by endemic state, Brazil, 1983-1993

Dans 8 Etats d’endémie sur 11, on a observé entre 1983 et 1993 une réduction des taux d’infestation domiciliaire allant de 100% dans le Mato Grosso à 80% dans l’Etat de Goiás, comme le montre la Fig. 2 . Pour l’ensemble du pays, on observe une réduction moyenne de l’infestation domiciliaire de 71%. Les foyers qui demeurent infestés par T. infestans n’existent plus que dans les Etats de Bahia, Tocantíns et Rio Grande do Sul. Fig. 2 Infestation domiciliaire par les triatomines, par Etat d'endémie, Brésil, 1983-1993

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 1/2, 3/10 JANUARY 1997 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 1/2, 3/10 JANVIER 1997

Sero-epidemiological surveys carried out in 1994 in 10 endemic states among population samples of individuals aged 7 to 14 years showed that the incidence of positive reactions in this age group is less than 0.5% in 9 of these states, indicating a reduction of over 96.0% since 1980. In other words, vectorial transmission of the disease has been virtually eliminated (Table 1 and Fig. 3). Table 1 Incidence of Chagas disease in the age group 7-14 years, by endemic state, Brazil, 1980 and 1994 State – Etat Alagoas Bahia Goiás Maranhão Mato Grosso Minas Gerais Paraíba Piauí Rio Grande do Norte Rio Grande do Sul Total

Les enquêtes séro-épidémiologiques effectuées en 1994 dans 10 Etats d’endémie parmi des échantillons de population de 7 à 14 ans ont montré que l’incidence des réactions positives dans ce groupe d’âge est inférieure à 0,5% dans 9 de ces Etats, ce qui indique une réduction de plus de 96% depuis 1980. En d’autres termes, la transmission vectorielle de la maladie a été pratiquement éliminée (Tableau 1 et Fig. 3). Tableau 1 Incidence de la maladie de Chagas dans le groupe d'âge de 7-14 ans, par Etat d'endémie, Brésil, 1980 et 1994

Percentage positive serology – Pourcentage de sérologies positives 1980 2.7 5.4 7.4 0.1 2.8 8.8 3.5 4.0 1.8 2.5 4.2 1994 0.16 0.25 0.10 0.00 0.18 0.06 0.36 0.16 0.03 1.52 0.15 Reduction Réduction 94.0 96.0 99.0 100.0 94.0 99.0 99.0 96.0 98.0 40.0 96.5

Fig. 3 Incidence of Chagas disease in the age group 7-14 years, by endemic state, Brazil, 1980-1994

Fig. 3 Incidence de la maladie de Chagas dans le groupe d'âge de 7-14 ans, par Etat d'endémie, 1980-1994

Similar trends are observed in relation with the decreasing proportion of T. cruzi-infected blood in blood banks between 1982 and 1991. A proportion of 6.5% of infected blood was found in the whole country in 1982, whereas in 1991 this proportion was only 1%. In 1995, the coverage of screening in the blood banks reached 98%. Current vector control activities are targeted towards the elimination of T. infestans in the remaining focal areas in the States of Bahia, Goiás and Rio Grande do Sul, and it is estimated that this will be achieved in 1998. An international Commission has been appointed to start the process of certification of the elimination of vectorial and transfusional transmission of Chagas disease in Brazil. (Based on: Informe Técnico, Programa Nacional de Chagas, Fundacão National de Saude, Ministry of Health, Brasilia, 1996.) 4

On observe des tendances analogues pour ce qui est de la proportion décroissante de sang infecté par T. cruzi dans les banques de sang entre 1982 et 1991. On a trouvé pour l’ensemble du pays en 1982 une proportion de 6,5% de sang infecté, alors qu’en 1991 elle n’était que de 1%. En 1995, la couverture du dépistage dans les banques de sang a atteint 98%. Les activités de lutte antivectorielle actuelles visent à éliminer T. infestans dans les foyers restants des Etats de Bahia, Goiás et Rio Grande do Sul, et on estime que le but sera atteint en 1998. Une commission internationale chargée de commencer à certifier l’élimination de la transmission vectorielle et transfusionnelle de la maladie de Chagas au Brésil a été nommée. (D’après: Informe Técnico, Programa Nacional de Chagas, Fundacão Nacional de Saude, Ministère de la Santé, Brasilia, 1996.)

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 1/2, 3/10 JANUARY 1997 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 1/2, 3/10 JANVIER 1997

Editorial Note: In 1991, the Ministers of Health of Argentina, Bolivia, Brazil, Chile, Paraguay and Uruguay launched the Southern Cone Countries Initiative for the Elimination of Transmission of Chagas Disease. The progress towards elimination of vectorial and transfusional transmission of Chagas disease in Argentina,1 Chile,2 and Uruguay3 has been documented in previous issues of the WER. An independent international Commission has been appointed to certify the interruption of transmission in the above 3 countries as well as in Brazil. Current data on disinsecting of houses, coverage of screening in blood blanks and serology in children and young adults indicate that interruption of transmission of Chagas disease will be achieved in these countries as follows: Uruguay in 1996, Chile in 1997, Brazil in 1998, and Argentina in 1999. With these achievements, the incidence of the disease in the whole of Latin America will have been reduced by more than 70%. Control activities are progressing as scheduled in Bolivia and Paraguay, but at this stage there are no entomological or epidemiological data available to assess the impact of the control programmes in these 2 countries and to estimate a date for the achievement of interruption of transmission. These data should be available in 1999, after 4-5 years of continued control activities and completion of cross-sectional entomological and serological surveys. See No. 2, 1996, pp. 12-15. See No. 3, 1995, pp. 13-16. 3 See No. 6, 1994, pp. 38-40. 1 2

Note de la Rédaction: En 1991, les Ministres de la Santé de l’Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Chili, du Paraguay et de l’Uruguay ont lancé l’initiative des pays du Cône Sud visant à éliminer la transmission de la maladie de Chagas. Les progrès réalisés en ce qui concerne l’élimination de la transmission vectorielle et transfusionnelle de la maladie de Chagas en Argentine,1 au Chili2 et en Uruguay 3 ont été décrits dans des numéros précédents du REH. Une commission internationale indépendante a été nommée pour certifier l’interruption de la transmission dans les 3 pays cités ainsi qu’au Brésil. Les données actuelles sur la désinsectisation des habitations, la couverture du dépistage dans les banques de sang et la sérologie chez les enfants et les jeunes indiquent que l’élimination de la maladie de Chagas sera réalisée dans ces pays comme suit: pour l’Uruguay en 1996, pour le Chili en 1997, pour le Brésil en 1998 et pour l’Argentine en 1999. L’incidence de la maladie dans l’ensemble de l’Amérique latine aura été ainsi réduite de plus de 70%. Les activités de lutte progressent comme prévu en Bolivie et au Paraguay, mais, à ce stade, on ne dispose pas de données entomologiques ou épidémiologiques qui permettent d’évaluer l’impact des programmes de lutte dans ces 2 pays, ni d’estimer la date de l’interruption de la transmission. Ces données devraient être disponibles en 1999, après 4 à 5 années de lutte continue et l’achèvement d’enquêtes entomologiques et sérologiques transversales. Voir No 2, 1996, pp. 12-15. Voir No 3, 1995, pp. 13-16. 3 Voir No 6, 1994, pp. 38-40. 1 2

Influenza Belgium (15 December 1996).1 Morbidity from acute respiratory infections and influenza-like illness reported in the network of sentinel physicians increased markedly in the second week of December. Influenza A had by then been diagnosed in all regions of the country. China (24 December 1996). Incidence of influenza-like illness has increased markedly since the end of November and outbreaks have been reported in schools in Beijing. Nine strains of influenza virus have been isolated: 7 were influenza A(H3N2) and 2 were influenza B. France (30 December 1996).2 The overall incidence of influenza increased above the epidemic threshold in the last week of November and increased further to a peak in mid-December in the regions first affected (around Lyons) and 1 or 2 weeks later in other parts of the country. At the peak, the incidence of influenza-like illness was at 1 127 per 100 000 population. An estimated 2 million people had consulted their general physician for influenza-like illness during the first 5 weeks of the epidemic. The number of laboratory-confirmed cases of influenza A also increased and those further investigated have been of H3N2 subtype. A few isolates of influenza B virus were reported in December. Israel (27 December 1996). The first report on influenza this season was a case of influenza A(H3N2) in early December. Influenza-like illness was increasing in the last week of December. At that time additional influenza A(H3N2) virus isolates had been reported but the predominant influenza type was influenza B. 1 2

Grippe Belgique (15 décembre 1996).1 La morbidité due aux infections respiratoires aiguës et aux syndromes grippaux signalée par le réseau des médecins sentinelles s’est nettement accrue au cours de la deuxième semaine de décembre. La grippe A avait alors été diagnostiquée dans toutes les régions du pays. Chine (24 décembre 1996). L’incidence des syndromes grippaux s’est nettement accrue depuis la fin novembre et des flambées ont été signalée dans des écoles de Beijing. Neuf souches de virus grippal ont été isolées: 7 étaient des virus A(H3N2) et 2 des virus B. France (30 décembre 1996).2 L’incidence globale de la grippe a dépassé le seuil épidémique au cours de la dernière semaine de novembre et a encore augmenté pour atteindre un pic à la midécembre dans les régions touchées au début (les alentours de Lyon) et 1 ou 2 semaines plus tard dans les autres parties du pays. Lors du pic, l’incidence des syndromes grippaux a atteint 1 127 pour 100 000 habitants. On estime que 2 millions de personnes ont consulté leur généraliste pour un syndrome grippal au cours des 5 premières semaines de l’épidémie. Le nombre des cas de grippe A confirmés au laboratoire s’est aussi accru, et les cas étudiés de manière plus approfondie appartenaient au sous-type H3N2. Quelques isolements de virus grippal B ont été signalés en décembre. Israël (27 décembre 1996). Le premier rapport sur la grippe cette saison a été un cas de grippe A(H3N2) au début décembre. Les syndromes grippaux étaient en augmentation au cours de la dernière semaine de décembre. D’autres isolements de virus grippaux A(H3N2) avaient alors été signalés, mais le type prédominant étaient le virus B. 1 2

See No. 49, 1996, p. 375. See No. 50, 1996, p. 383.

Voir No 49, 1996, p. 375 Voir No 50, 1996, p. 383.

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 1/2, 3/10 JANUARY 1997 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 1/2, 3/10 JANVIER 1997

Italy (7 January 1997).1 Influenza A(H3N2) virus was isolated from sporadic cases and during local outbreaks in Genoa, Parma and Milan which occured in the first 3 weeks of December. Norway (7 January 1997). Influenza B virus was isolated from an adult in the week ending 22 December. Additional cases of influenza B were confirmed by virus isolation in the following 2 weeks and influenza A in the week ending 5 January. During this period influenza activity increased slowly but the overall incidence rate for the country remained below 100 per 100 000 population. Russian Federation (24 December 1996). 2 The influenza epidemic which started in Khabarovsk at the end of November continued in December. No virus has been isolated but influenza A(H3N2) has been implicated in serological investigations. Morbidity from influenza-like illness increased among children in Chabarov, Chita, Irkutsk and Murmansk in December. Four isolates of influenza A(H1N1) virus were reported in Ekaterinburg. Spain (21 December 1996).2 Reports on influenza-like illness from the network of sentinel physicians in Castilla y León increased and reached 270 per 100 000 population in the third week of December. All 8 provinces had experienced outbreaks by then. Most laboratory-confirmed cases in this part of the country have been influenza A and those further subtyped have been H3N2, but outbreaks associated with influenza B were reported in December. On the eastern side of the country, sporadic cases were reported among the general population in the Barcelona region in December. A few cases of influenza A were confirmed in the laboratory. United Kingdom (3 January 1997).2 The rate of influenza-like illness reported in a network of general practitioners in England increased from around 34 per 100 000 population at the end of November to 129 per 100 000 population in the third week of December. The increase was apparent in all regions but most marked in northern England. All ages were affected but the highest rates were in children under 5 years of age and adults in the age group 15-44 years. Influenza A(H3N2) virus continues to be the main influenza virus reported but some influenza B has also been confirmed. Increases have also been registered in Scotland and Wales. In Scotland, rates reached more than 100 per 100 000 population in the second week of December, with 1 region reporting rates above 550 in the third week. Influenza A virus isolates began to be reported in Scotland in December. United States of America (6 January 1997).1 Influenza activity continued to increase during December, with excess mortality from influenza and pneumonia reported for the first time this season in the last 3 weeks of the month. Thirty-three states reported either widespread or regional activity during the last 2 weeks of the year and the percentage of patient visits for influenza-like illness reported by sentinel physicians was above baseline level in all regions in the last week of the year. Nearly 15 000 specimens were tested for influenza virus this season. Of the 2 226 positive specimens, 2 237 were identified as influenza A and 29 as influenza B. All of the 719 subtyped influenza A virus isolates were of H3N2 subtype. The percentage of positive specimens has increased each week since the week ending 9 November and reached 32% in the week ending 29 December. 1 2

Italie (7 janvier 1997).1 Le virus grippal A(H3N2) a été isolé sur des cas sporadiques et au cours de flambées locales survenues à Gênes, Parme et Milan au cours des 3 premières semaines de décembre. Norvège (7 janvier 1997). Le virus grippal B a été isolé sur un adulte au cours de la semaine qui s'est achevée le 22 décembre. D'autres cas de grippe B ont été confirmés par isolement du virus au cours des 2 semaines suivantes et de grippe A pendant la semaine se terminant le 5 janvier. Au cours de cette période l'activité grippale a légèrement augmenté mais le taux d'incidence global pour le pays s'est maintenu à moins de 100 pour 100 000 habitants. Fédération de Russie (24 décembre 1996).2 L’épidémie de grippe qui a débuté à Khabarovsk à la fin novembre s’est poursuivie en décembre. Aucun virus n’a été isolé, mais le virus grippal A(H3N2) a été impliqué lors de recherches sérologiques. En décembre, la morbidité due aux syndromes grippaux s’est accrue parmi les enfants à Chabarov, Chita, Irkoutsk et Mourmansk. Quatre isolements de virus grippal A(H1N1) ont été signalés à Ekaterinbourg. Espagne (21 décembre 1996).2 Les rapports sur les syndromes grippaux émanant du réseau des médecins sentinelles en Castille et León ont augmenté, atteignant 270 pour 100 000 habitants au cours de la troisième semaine de décembre. Les 8 provinces avaient alors toutes connu des flambées. La plupart des cas confirmés au laboratoire dans cette partie du pays étaient des cas de grippe A et ceux qui ont été étudiés de manière plus approfondie appartenaient au sous-type H3N2, mais des flambées associées à la grippe B ont été signalées en décembre. Dans la partie orientale du pays, des cas sporadiques ont été signalés en décembre parmi la population générale de la région de Barcelone. Quelques cas de grippe A ont été confirmés au laboratoire. Royaume-Uni (3 janvier 1997).2 Le taux des syndromes grippaux signalés par un réseau de généralistes en Angleterre est passé d’environ 34 pour 100 000 habitants à la fin novembre à 129 pour 100 000 habitants la troisième semaine de décembre. L’augmentation a été apparente dans toutes les régions, mais plus marquée dans le nord de l’Angleterre. Tous les groupes d'âge ont été touchés, mais les taux les plus élevés ont été observés chez les enfants de moins de 5 ans et les adultes de 15 à 44 ans. Le virus grippal A(H3N2) continue d’être le virus principal signalé, mais un peu de grippe B a aussi été confirmée. Des augmentations ont aussi été enregistrées en Ecosse et au Pays de Galles. En Ecosse, les taux se sont élevés à plus de 100 pour 100 000 habitants au cours de la deuxième semaine de décembre, 1 région signalant des taux de plus de 550 la troisième semaine. En décembre, des isolements de virus grippal A ont commencé à être signalés en Ecosse. Etats-Unis d’Amérique (6 janvier 1997).1 L’activité grippale a continué à s’accroître en décembre, avec un excès de mortalité par grippe et pneumonie signalé pour la première fois cette saison au cours des 3 dernières semaines du mois. Trente-trois Etats ont signalé une activité étendue ou régionale au cours des 2 dernières semaines de l’année et le pourcentage des consultations pour des syndromes grippaux signalé par les médecins sentinelles se situait au-dessus du niveau de base dans toutes les régions au cours de la dernière semaine de l’année. Près de 15 000 échantillons ont été testés pour le virus grippal cette saison. Sur les 2 226 échantillons positifs, 2 237 ont été identifiés comme étant des virus A et 29 des virus B. La totalité des 719 isolements de virus A étudiés de manière plus approfondie appartenaient au sous-type H3N2. Le pourcentage d’échantillons positifs s’est accru chaque semaine depuis la semaine qui s’est achevée le 9 novembre et a atteint 32% au cours de celle qui s’est terminée le 29 décembre. 1 2

See No. 51/52, 1996, pp. 391-392. See No. 50, 1996, p. 383.

Voir No 51/52, 1996, pp. 391-392. Voir No 50, 1996, p. 383.

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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 1/2, 3/10 JANUARY 1997 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 1/2, 3/10 JANVIER 1997

Ebola haemorrhagic fever A summary of the outbreak in Gabon1 The current outbreak in Gabon started on 13 July 1996 with the death of a 39-year-old hunter in a logging camp between the city of Ovan and Koumameyong, near Booué, Ogooué-Ivindo Province. The second case, a close friend of the hunter, became ill and died in August, and the third and fourth deaths were in a traditional healer and his assistant who treated him. They occurred late in September and blood specimens from them were confirmed Ebolapositive on 4 October by the Centre international de Recherches médicales de Franceville (CIRMF), Gabon. The outbreak was brought under control and by 13 November 1996, it numbered 24 cases (clinical and epidemiological case definition used in the Kikwit epidemic, Zaire, 1995) including 17 deaths and only 1 known contact still requiring surveillance. However on 27 October, a doctor infected in Libreville by a case linked to the Booué outbreak, went to South Africa for medical care after having developed symptoms. Subsequently, this led to transmission of infection to a nurse in Johannesburg. The nurse became ill on 2 November and died on 24 November.2 On 26 November, a previously unidentified contact in Gabon died in the village of Djidjii, near Booué, and his burial was attended by his brother and his family from Libreville. His brother came back to Libreville with his 3 children as well as the children of the deceased. All were regularly followed up and 3 developed symptoms of Ebola infection and died in a Libreville hospital. One of them, who became ill on 21 December and died on 30 December, is the last recorded case. As of 7 January 1997, this outbreak has caused 54 cases including 41 deaths; 3 cases are hospitalized and 10 have recovered. The 3 hospitalized cases are in Booué, none in Libreville. There has been no documented secondary transmission in Libreville other than that of the doctor who flew to South Africa. A total of 167 contacts are still under daily surveillance. All known contacts have been located and are followed up daily. It is possible that a few of them may have been infected and will therefore develop disease.

Fièvre hémorragique à virus Ebola Résumé de la flambée au Gabon1 La poussée actuelle au Gabon a commencé le 13 juillet 1996 par la mort d’un chasseur de 39 ans dans un camp d’exploitation forestière situé entre Ovan et Koumameyong près de Booué dans la province d’Ogooué-Ivindo. Le deuxième cas, un proche du chasseur, est tombé malade et décédé en août, et le troisième et le quatrième décès étaient ceux d’un praticien traditionnel et de son assistant qui avaient soigné le deuxième cas. Ces cas remontent à la fin du mois de septembre et la présence du virus Ebola a été confirmée dans les prélévements sanguins le 4 octobre par le Centre international de Recherches médicales de Franceville (CIRMF) au Gabon. La poussée a été maîtrisée et, au 13 novembre 1996, on avait dénombré 24 cas (selon la définition du cas sur le plan clinique et épidémiologique élaborée pour l'épidémie de Kikwit, Zaïre, 1995) dont 17 mortels, un seul contact connu devant alors encore rester sous surveillance. Toutefois, le 27 octobre, un médecin infecté à Libreville par un cas lié à la flambée de Booué a été se faire soigner en Afrique du Sud après l’apparition de symptômes, ce qui a conduit à la transmission de l'infection à une infirmière de Johannesbourg. L’infirmière est tombée malade le 2 novembre et elle est décédée le 24 novembre.2 Le 26 novembre, un contact au Gabon, qui n'avait pas été identifié auparavant, est décédé au village de Djidjii près de Booué et son frère et sa famille sont venus de Libreville pour la cérémonie funèbre. Le frère est ensuite rentré à Libreville avec ses 3 enfants et les enfants du défunt. Tous ont été suivis régulièrement et des symptômes caractéristiques ont été observés chez 3 d’entre eux qui sont ensuite décédés dans un hôpital de Libreville. L’un de ceux-ci, tombé malade le 21 décembre et décédé le 30, constitue le dernier cas enregistré. Au 7 janvier 1996, cette poussée a provoqué 54 cas dont 41 mortels; 3 cas sont hospitalisés et 10 ont guéri. Les 3 cas hospitalisés sont à Booué et il n'y en a aucun à Libreville. Rien n’indique qu’il y ait eu transmission secondaire à Libreville, en dehors du médecin qui s’est rendu en Afrique du Sud par avion. Au total, 167 contacts font encore l’objet d’une surveillance quotidienne. Tous les contacts connus ont été retrouvés et sont suivis quotidiennement. Il est possible que certains d’entre eux aient été infectés et qu’ils développeront la maladie.

International travel WHO does not recommend any travel restriction either to or from Gabon or any other Ebola-endemic country. However, it is recommended for all travellers going to an Ebolaendemic area, with the specific intention to provide health care or perform laboratory tests from human or animal specimens, that they be aware of the risk of infection from Ebola and other pathogens and adhere strictly to good hygiene and biosafety practices. Travellers arriving from an Ebola-endemic area who have been in physical contact with a case should inform the health authority immediately on their arrival to ensure daily temperature check up for a period of 3 weeks. There is no epidemiological evidence that persons infected but asymptomatic are infectious to others. Only symptomatic persons (e.g. contact subject with fever) should be considered as suspect cases and, consequently, potentially infectious. Since severely ill patients excreting abundant body fluids are not likely to travel, the risk to travellers of becoming infected by the Ebola virus during 1 2

Voyages internationaux L’OMS ne recommande aucune restriction concernant les voyages en direction ou en provenance du Gabon ou d’autres pays d’endémie pour le virus Ebola. Il est toutefois recommandé à tout voyageur à destination d’une zone d’endémie avec l’intention spécifique de donner des soins de santé ou procéder à des essais de laboratoire sur des prélèvements humains ou animaux d'être conscient du risque d’infection par le virus Ebola et d’autres agents pathogènes et de respecter scrupuleusement les bonnes pratiques d’hygiène et de sécurité biologique. Les voyageurs en provenance d’une zone d’endémie pour le virus Ebola qui ont été en contact physique avec un cas doivent informer les autorités sanitaires dès leur arrivée en vue d’assurer un suivi quotidien de leur température pendant 3 semaines. Rien du point de vue épidémiologique n’indique que les sujets infectés mais asymptomatiques soient infectieux. Seuls les cas symptomatiques (par exemple les contacts devenus fébriles) doivent être considérés comme des cas suspects et par conséquent potentiellement infectieux. Comme les déplacements de sujets gravement malades – avec excrétions abondantes de liquides organiques – sont peu probables, le risque de contamination de voya1 2

See No. 48, 1996, p. 366. See No. 47, 1996, p. 359.

Voir No 48, 1996, p. 366. Voir No 47, 1996, p. 359.

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travel is considered negligible. However, the risk of health care providers becoming infected through close physical contact with an Ebola patient should be considered, even if statistically low. This is particularly important for health workers in areas receiving a significant number of passengers from Ebola-endemic areas. For individuals entering the country from an infected area, a simple information leaflet can be used to inform arriving travellers of the need to report any febrile illness occurring up to 21 days after arrival. A questionnaire may be proposed to help tracing if necessary. Such procedures are at the discretion of governments and are not required under the International Health Regulations. c Updates on this outbreak are posted on the World Wide Web at the following address: http://www.who.ch/ programmes/emc/news.htm.

geurs par le virus Ebola est considéré comme négligeable. Toutefois, le risque auquel sont exposés les agents de santé en cas de contact physique étroit avec un malade doit être pris en considération même s’il reste statistiquement faible, et ce particulièrement dans les zones où arrivent de nombreux voyageurs en provenance de zone d’endémie. Une note d’information simple peut être distribuée aux personnes venant d’une zone infectée pour les informer à leur arrivée de la nécessité de signaler tout épisode fébrile survenant dans les 21 jours qui suivent. Un questionnaire peut être proposé s’il y a lieu pour faciliter une enquête éventuelle. Ces procédures sont à la discrétion des gouvernements et ne sont pas exigées par le Règlement sanitaire international. c Des mises à jour sont diffusées sur le World Wide Web à l'adresse suivante: http://www.who.ch/programmes/emc/news.htm.

Health administrations are reminded that under the provisions of Article 3 of the International Health Regulations they should notify the Organization by telegram, fax or telex within 24 hours of being informed that the first case of a disease subject to the Regulations has occurred in their territory. The infected area should be notified within the subsequent 24 hours if not already communicated. In addition, they should notify the Organization by telegram, fax or telex within 24 hours of being informed of an imported or transferred case of such a disease into a non-infected area including all information available on the origin of infection.

Il est rappelé aux administrations sanitaires qu’aux termes de l’article 3 du Règlement sanitaire international elles doivent adresser une notification à l’Organisation par télégramme, fax ou par télex dans les 24 heures , dès qu’elles sont informées qu’un premier cas d’une maladie soumise au Règlement a été signalé dans une zone de leur ressort. Dans les 24 heures qui suivent, elles adressent notification de la zone infectée si elle n’a pas encore été communiquée. En outre, elles doivent adresser une notification à l’Organisation, par télégramme, fax ou par télex dans les 24 heures , dès qu’elles sont informées d’un cas importé ou transféré dans une zone non-infectée, y compris tous les renseignements disponibles sur l’origine de l’infection.

DISEASES SUBJECT TO THE REGULATIONS

MALADIES SOUMISES AU RÈGLEMENT

Notifications received from 20 December 1996 to 9 January 1997 C – cases, D – deaths, ... – data not yet received, i – imported, r – revised, s – suspect

Notifications reçues du 20 décembre 1996 au 9 janvier 1997 C – cas, D – décès, ... – données non encore disponibles, i – importé, r – révisé, s – suspect

Cholera • Choléra America • Amérique C D Venezuela 3.XI-13.XII ....................................................... 122 6

Plague • Peste Africa • Afrique Madagascar Antananarivo Province Ambohidratrimo Health District .... Anjozorobe Health District ............ Antananarivo Health District ......... Antanifotsy Health District ............ Antsirabe I Health District ............ Betafo Health District ................... Manjakandriana Health District .... Miarinarivo Health District ........... Renivohitra Health District ............ Soavinandriana Health District ...... C D 6-26.XII 1 1 0 0 0 0 0 1 1 2

Asia • Asie

C D India – Inde 1-31.X ....................................................... 124 0 1-30.IX ....................................................... 588 4

1(1s) 3(1s) 2(1s) 5s(1) 3(1s) 1(1s) 1(1s) 5(1s) 3(1s) 2(1s)

Fianarantsoa Province Ambatofinandrahana Health District ............................ Ambohimahasoa Health District .... Ambositra Health District ............. Fianarantsoa Health District ..........

1 s(1) 1(1s) 5(2s) 4(1s)

0 1 0 0 0

Mahajanga Province Mahajanga Health District ............ 2(1s)

s WWW access: http://www.who.ch/wer/wer_home.htm FTP: ftp.who.ch, directory/pub/wer . Username anonymous E-Mail: send message subscribe wer-reh to majordomo@who.ch Telex: 415416  Fax: (41-22) 791 41 98 Automatic fax reply service: Fax (41-22) 791 46 66 for reply in English Price of the Weekly Epidemiological Record Annual subscription Sw. fr. 230.– 6.700 01.97

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Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения