Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents

Rapport d'activité de VCU pour l'année 1993-1994 : contribution au rapport du JPC 15 (juillet 1993 - juin 1993)

Всемирная организация здравоохранения
Открыть оригинал документа

Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.

Полный текст

)RAPPORT D'ACTIVITE DE VCU POUR L'ANNEE 1993-1994 CONTRIBUTION AU RAPPORT DU JPC 15(JUILLET 1993 - JUrN 1994) 1. CONDMONS CLIMATIQUES Dans la zone Est du Programme, la saison des pluies s'est installée assez tardivement par rapport au schéma classique. En mai et juin, la pluviométrie était déficitaire, cependant la situation s'est rétablie après de fortes pluies en juillet et août. L'apport global sur l'année a donc été du même ordre en 1993 qu'en 1992. De ce fait, les basses et moyennes eaux se sont prolongées plus que d'accoutumée. En revanche la montée des eaux a été assez brutale et les maximums de crue ont été en 1993 supérieurs à ceux de 1992. Enfin la décrue assez brutale, a été également plus précoce que l'année précédente. En zone Ouest, le régime hydrologique est resté sensiblement le même qu'en 7992 avec toutefois en 1993 un léger retard de la montée des eaux en Côte d'Ivoire et au Mali, avec de plus un léger déficit pluviométrique pour ce dernier pays. Dans les deux zones, la saison sèche 1994 a été bien marquée. [æs pluies ont débuté en mai dans les zones méridionales et en juin sur la partie nord du Programme. 2. FLOTTE ET OPERATIONS AERIENNES [-a flotte aérienne a varié de 11 hélicoptères en saison des pluies 1993 à 5 hélicoptères en saison sèche 1994 (mois de mars). En saison des pluies 7994, il est prévu un ma;<imum de t hélicoptères de traitement compte-tenu d'une meilleure répartition des heures de vol garanties et des heures de vol supplémentaires. 2Tableau I Consommation d'heures de vol de traitement de mai 1993 à awil 1994 Tableau 2 Comparaison de consommation d'heures de vol entre Mai 1992-Avril 1993 et Mai 1993-Avril 1994 Soit une économie de:1.244 x712 S' = 885,728 $ ' 712 $ est le prix de l'heure d'hélicoptère supplémentaire, les heures d'hélicoptères garanties étant payées en priorité Mois Hélicoptères Mai 1993 4L0,9 Juin 1993 609,3 Juillet 1993 678,7 Août 1993 588,1 Septembre 1993 620 Octobre 1993 552,6 Novembre 1993 583,8 Décembre 1993 573,5 Janvier 1994 540,9 Février 1994 588,1 Mars 1994 505 Avril 1994 2L8,6 Total 6.469,5 Année Hélicoptères ( + Avion pour 92-93) 1992-1993 1993-1994 7.1L4 6.469,5 Différence entre 1992-1993 et 1993-1994 - 1.244,5 (, lËlÈ lg l(D llolsL ooz3 =. Dr ÈÂl €E'NY Do"<(D -l =(.)o .oü E9g3 >1 Fso EÊ?§ >7<;.Ta) =='g rrO ,o- Eg Ft (D ooÉ> o o. o A) ,-t att Fr(D )-(D Fl\o- \o5:l\o \o !-.. É,? Pa aG6EEEâ ,J IJ\O \O\o \o(,N) tt \O \O\o \o§u) 5(D.o a* (, F^boP(ây -§,SS -gà + !,{§ -æ{ §§too\.1 -(, t g DD (D I§§ 'o.' P§y -§,tâ i\ _ü -gq I æI(,o N) \c) §H -È. -üR(,'. to 1o Itrlt' Ëxut o\\OL <B væ I \o(,§ È t'J(, Lrtâ i/r§\o§æ ô îJÈtg o(r, I' C) )J 'N !''oæqEÇ: s) I 'Ur L,I oo b.) p§9:-rG3a -r.: (DÈt cD. (D F§æ(,ut\ <S vëà I æ§(, )r lr (, §§ ttr ox (D §uàN)Lrr t/r <ts vgà I )r(+)f,t\)æ N) TH §"$ >u r-t o,ô o o U) I )Jb\o æ t\)æ§ gà t u )J{ æN)(/r -I (rt æ= §H ,{ -Jo Ê, o- als§ E:6 <5 9.'oo-oôf(, À) a!f P,6 -(}rD'X -tYÀ) ;J:o§E. o o at, oÉ(D o .o F0 -t o Fÿ -Â)Èt (» ô.o UI §) (D o cr, t0 3.o o.oUI o.(D ô(! -t Fi) (.tr a)oÉFt UIq oÊtÉ o (D !pÈt (D Ê), (D É U' A' o 'o É vr É o. ô (DÉa(D 4[æ contrat aérien entre OCP et la compagnie aérienne, venant à expiration fin 1995, nous donne entièrement satisfaction, tant au niveau du type d'appareil utilisé (Hughes 500 D ou E), qu'au niveau des pilotes et des mécaniciens compétents et expérimentés. tæ Président du CCË, suite à sa visite de terrain en 1993 avait fait part durant la 14ème session du CCP de l'excellente impression qu'il avait gardé du travail remarquable effectué tant par la compagnie contractante que par les équipes VCU des opérations aériennes. En 1994, deux membres du CCE ont à leur tour üsité la base d'Odienné et ont noté tout particulièrement la qualité du système d'épandage utilisé, l'ordinateur de bord pour le pilote, le système appelé "Global Positioning System" ou GPS permettant de se localiser et de s'orienter même sans visibilité adéquate, et enfin l'excellente gestion et maintenance des hélicoptères. Tous les détails de leur mission figurent dans le rapport de la 15ème session du CCE. Au total pour la période de mai 1993 à avril 1994, les hélicoptères ont effectué 6.470 heures de vol contre 7.774 heures de vol en 1992-7993 durant la même période, soit 1.244 heures de vol en moins. Ceci correspond à une économie d'environ 886.000 dollars (cf. Tableaux no 1 et 2). De même en ce qui concerne les larvicides, 382.461litres ont été épandus en 1993-1994 contre 500.268 litres en 1992-L993 soit 117.825litres en moins. Compte-tenu du prix au litre de chaque larvicide ceci correspond à une économie d'enüron 1.100.000 dollars (cf. Tableau no 3). Ces économies très substantielles tant au niveau des heures de vol qu'au niveau des larvicides sont dues d'une part à l'arrêt définitif des traitements de certains cours d'eau (cf. para. 3) et d'autre part à des traitements hautement sélectifs des zones où une transmission résiduelle est susceptible d'apparaître. En effet, en dehors des périodes de suspension dues aux bons résultats entomologiques ou aux conditions hydrologiques, nous effectuons également des suspensions sur des bassins où la situation entomologique est bonne mais où néanmoins les captures peuvent atteindre des niveaux plus élevés qu'auparavant sans que la transmission de l'onchocercose ne s'installe. Ceci est dû au traitement combiné des larvicides avec une distribution à grande échelle de I'ivermectine. [a diminution drastique des charges microfilariennes dans la peau des malades nous permet donc d'alléger les traitements larvicides, les risques pour les simulies de s'infecter devenant de plus en plus faibles. Toutefois, il convient de rester prudent et de reprendre les traitements larvicides dès que le nombre de femelles augmente de façon significative, surtout si I'une ou I'autre d'entre elles est parasitée sans être encore infectieuse. 53. ZONES TRAITEES (Fig. 1) En 1993-1994 dans l'aire initiale du Programme, seules ont été traitées les rivières qui avaient été soumises à des réinvasions avant la mise en place des extensions sud-est et sud-ouest. On peut estimer, après l'arrêt des traitements sur le Banifing IV, la totalité du Bandama blanc, la partie supérieure de la Comoé et du N'Zi et le cours principal de la Volta blanche et de l'Oti, que I'arrêt définitif des traitements larvicides concerne plus de 80 Vo de l'aire initiale. »es.*a I,a, zone d'extension sud-est est sous traitement larvicide depuis 1988. I-a, zone d'extension sud-ouest a été sous traitement courant 1989 pour la Guinée et courant 1990 pour la Sierra Pour des raisons de sécurité, le sud et l'est de la Sierra [-eone n'ont pu être traités 199t,19W93 mais les espèces forestières qui s'y développent ne migrent pas et ceci n'entraîne donc aucun problème de réinvasion, ni pour la partie traitée de la Sierra L€one, ni à plus forte raison pour le reste de I'aire du Programme. Læ Niger près de Bamako et certains de ses affluents (Fié, Faya, Dylamba) sont toujours sous traitement larvicide mais ils le sont exclusivement au sol depuis le 1er janvier 1994. Ce changement de stratégie a été dicté par des considérations budgétaires, compte-tenu de l'arrêt probable en 1995 des traitements larvicides sur le Baoulé et la Bagoé (à I'exception de la Kanlélaba) au Mali. 4. INSECTICIDES ET STRATEGIE DE LUTTE [-a rotation des insecticides, destinée à prévenir d'éventuels phénomènes de résistance des simulies et à limiter les effets des traitements sur la faune non cible, à une fois de plus fait la preuve de son efficacité. En zone Est, tous les insecticides, y compris le téméphos, ont été utilisés à I'est de l'axe séparant les bassins de la Mouhoun et de la Volta blanche. A l'ouest de cet axe, le téméphos a été proscrit tandis que les autres organophosphorés ont été utilisés de façon parcimonieuse. En zone Ouest, on a volontairement augmenté pendant cette période la consommation d'Abate afin de mieux cerner les limites de son utilisation. Bien qu'une légère baisse de sensibilité ait été enregistrée sur certains bassins, celle-ci a été sans conséquence sur la transmission. 6En autorisant l'utilisation du Vectron, Ie Groupe écologique a mis à la disposition du Programme un septième insecticide qui sera utilisé dès Ie mois de juin sur certains bassins où l'Abate est déconseillé, en particulier en Côte d'lvoire sur la Comoé et le bas Bandama ainsi que, dans une moiridre mesure, sur la Marahoué et le Sassandra. Il n'y a pas eu cette année de problème particulier avec les lots opérationnels de Vectobac (ou B.t. H-14) qui nous sont parvenus, ce qui semble indiquer que la firme concernée maîtrise désormais sans difficulté la production industrielle de cet insecticide biologique. Sur I'ensemble du Programme, la semaine allant du 6 au 11 septembre 1993 (536/93) enregistre la plus importante couverture larvicide avec 11.575 km de riüères traitées, mobilisant les 11 hélicoptères sous contrat et utilisant tous les insecticides alors disponibles (le Vectron n'était pas encore opérationnel). A l'inverse, la semaine allant du 28 mars au 2 avril1994 (semaine 13/94) a connu Ia plus faible couverture larvicide (trois hélicoptères de traitement) avec 3.770 km de rivières traitées, un arrêt total des traitements en zone Est et l'utilisation à l'ouest de seulement trois insecticides, un insecticide d'origine biologique, le Vectobac, et deux organophosphorés, l'Abate et le pyraclofos. Notons qu'aucun échec opérationnel de larvicides n'a été noté en L993-1994 en relation avec les problèmes de résistance. Seuls quelques épandages aériens mal ciblés onr du être complétés par des épandages au sol pour améliorer la situation entomologique sur quelques biefs en particulier lors des changements de saison (passage de la saison sèche avec emploi du B.t. H-14, à Ia saison des pluies avec emploi d'insecticides chimiques ou inversement). 5. HYDROLOGIE ET TELETRANSMTSSTON L'obtention rapide des données hydrologiques fiables est essentielle pour un dosage précis des divers insecticides sur I'ensemble des zones traitées du Programme. 7Dans cet esprit, I'OCP a remis en état ou mis en place les réseaux hydrologiques des divers pays du Programme. Actuellement, 220 stations hydrologiques sont continuellement suivies. L-es principales au nombre de 102 sont équipées de balises Argos transmettant en permanenôe les variations de débits par satellite. Deux stations de réception situées près des bases aériennes à Odienné (Côte d'Ivoire) et Kara (Togo) reçoivent chaque jour six à sept passages de satellites dont quatre couwent I'ensemble des balises utilisées par le Programme. Grâce au calculateur informatique et au logiciel de prévision des débits PERLES' mis au point par l'Institut Français de Recherche Scientifique pour le Développement en Coopération (ORSTOM), le calcul des dosages des divers insecticides est immédiat pour l'ensemble des biefs traités et ces dosages peuvent être ajustés en permanence par contact radio avec les divers hélicoptères de traitement. Il en découle une optimisation des circuits de traitement et une organisation plus rationnelle sur le terrain des dépôts de carburants pour la flotte aérienne et des dépôts de larvicides pour les traitements. 6. RESEAU DE SURVEILI-ANCE ET D'EVALUATON ENTOMOI.OGIQUE Dans l'aire initiale du Programme, le réseau d'évaluation entomologique estallégé ou supprimé lorsque les études entomologiques de post-traitement sont achevées après I'arrêt définitif des traitements larvicides. C'est ainsi que le sous-secteur de Bougouni a été fermé fin 1989, l'antenne de Bandiagara fin 1990, les sous-secteurs de Niamey et Sikasso fin 1991, celui de Natitingou le 30 juin 1992.[-afermeture des sous-secteurs de Ouagadougou, de Bolgatanga et de Korhogo est devenue effective fin 1993. Sur l'ensemble du réseau, en deux ans, le nombre de points de capture réguliers est passé en saison sèche de 140 à 128 et en saison des pluies de 266 à 212. Trois faits significatifs mérirent d'être soulignés a) Tous les techniciens entomotogiques ont reçu une formation intensive dans le cadre de I'identification morphologique des femelles de S. damnosum s.l. Cette technique est acruellement appliquée chaque semaine pour identifier les simulies disséquées. [æs 87 résultats sont utilisés dans l'élaboration des cartes des Potentiels Annuels de Transmission b) L,es PAT (Potentiels Annuels de Transmission) sont depuis novembre 7993 calculés sur une base hebdomadaire et non mensuelle comme les années précédentes' Cette nouvelle méthode de calcul donne des résultats plus proches de la réalitê- c) Toutes les larves infectantes récoltées au cours des dissections sont collectées et envoyées au laboratoire des ADN de Bouaké pour identification. I-es résultats sont utilisés pour corriger les Potentiels Annuels de Transmission en écartant les larves infectantes d'origine animale (essentiellement O. ochengi). [æs cartes des PATen annexe couvrent la période de juin 1993 à mai 1994- ACTIVITES ENTOMOLOGIQUES DES EQUIPES NATIONALES EN ZONE D'EXTENSION SUD-OUEST L utilisation exclusive de I'ivermectine (MectizanR; dans le nord de l'extension ouest a entraîné Ia suspension des activités de surveillance entomologique dans cette partie du Programme ainsi que la fermeture de quatre bases dans l'ouest du Mali' d'une base au Sénégal et de deux bases en moyenne Guinée. Les bases restantes de cette partie nord sont utilisées pour les campagnes de traitement à l'ivermectine. En Guinée et en Sierra Læone, le réseau de surveillance entomologique n'a pas subi de modifications majeures en Lgg3-7994 si ce n'est la fermeture de la base de Bo au sud de la Sierra [æone. II comprend actuellement 11 bases opérationnelles regroupant 32 équipes de capture-dissection ainsi que de techniciens chargés des études taxonomiques, qrtotaxonomiques, hydrologiques et hydrobiologiques. [r nombre de points de capture suivis régulièrement est passé de 78 à 62 compte-tenu des arrêts de traitements en Sierra [æone pour cause d'insécurité. Ces équipes nationales comprennent 158 personnes en Guinée et 66 en Sierra [-eone. Au Mali, 12 agents ont participé aux études de post-traitement. 98 RESULTATS OBTENUS 8.1. Transmission (Fig.2,3 et 4) I: figure no 2 en annexe donne les Potentiels Annuels de Transmission (PAT) des espèces du complexe S. damnosum infectées par Onchocerca sp. I-a comparaison des figures rf 2 et3 montre que la plupart des simulies infectieuses capturées sur le Baoulé, la KérarU la Mô, l'Alibori et la Sota sont parasitées par des onchocerques animales. La figure n" 3 qui ne concerne que les PAT calculés à partir des larves infectantes de O. volvulus a été établie, en prenant en compte les résultas des identifications effectuées avec les sondes d'ADN. Dans l'ensemble, les résultats concernant la transmission pour la période de juin 1993 à mai 1994 sont tout à fait satisfaisants. Sur les 212 points de capture suiüs régulièremeît,gZ 7o ont un PAT inférieur à 100 et seulementS 7o un PAT supérieur à 100 si l'on considère la transmission due à l'ensemble des espèces du complexe S. damnosum. Enfin la figure no 4 concernant les Potentiels Annuels de Transmission dûs aux espèces savanicoles du complexe S. damnosum infectées par O. volwlus indique que dans I'ensemble de la zone du Programme un (1) seul point sur les 212 a un PAT supérieur à 100. Il s'agit de l-anda-Pozanda, à proximité de Kara au Togo, où le PAT est de 119. Toutefois, toutes les larves infectantes récoltées sur ce point n'ont pas encore été identifiées par les sondes d'ADN. En conclusion, nous pouvons constater que la transmission résiduelle d'O. volvulus par les espèces savanicoles du complexe S. damnosum est maintenue à un niveau négligeable (pour 1993 la moyenne hebdomadaire sur I'ensemble du Programme était de 6 femelles infectieuses contenant 14 larves infectantes d'O. volwlus). 10 8.2. Etudes de post-traitement 1993-1994 ces études ont pour but de vérifier que le taux d'infectivité des simulies qui se réinstallent après l'arrêt des traitements est suffisamment bas Pour empêcher une recrudescence de la transmission. L'utilisation du modèle mathématique a montré qu,avec un seuil d'infectivité inférieur à une femelle infectieuse pour 1'000 pares, le risque de recrudescence de Ia transmission est négligeable voire nul' Pour que les résultats soient statistiquement fiables, il faut disséquer au ma':rimum 15'000 femelles pares et que l'étude soit effectuée durant deux années consécutives si nécessaire' Dans le but de décider l'arrêt définitif des traitements larvicides, des études de post-traitemenr ont été effectuées en 1993-1994 sur le Banifing IV, la volta noire' la Volta blanche, l'Oti, la Pendjari, la léraba et le Bandama blanc (cf' figure n" 5)' sur le Banifing IV, l'étude spéciale de post-traitement effectuée d'octobre à décembre 1993 pendant la période de transmission sur 4 points (Konina point de capture, Konina gîte, Kouo et Kouoro-radier) a permis de récolter des larves infectantes qui ont été identifiées par les sondes d'ADN. Sur 19'560 femelles pares disséquées 240 femelles infectieuses ont été décelées. L'identification des larves infectantes a montré qu'elles étaient toutes des onchocerques animales' A Chache sur la Volta noire, aucune femelle infectieuse n'a été décelée sur 1'270 femelles pares. [-es résultats obtenus sur les autres points où les études Sont en cours sont excellents (voir tableau No 4).]1-e nombre de femelles infectieuses pour 1'000 pares est le suivant : Sugu (Volta blanche) 0,14 ; Oti-Tontionga (Oti) 0,14 ; Bukasu (Oti) 0'54 ; porga (Pendjari) 0,49 ; Pont-léraba (LÉraba) 0,51 ; Niaka (Bandama blanc) 0'57 (cf' figures 6 à l2). Il convient de préciser qu'à Porga 62 Vo des larves infectantes sont des onchocerques animales. Tableau l{o 4 ll ETUDES DE POST-TRAITEMENT (1993.1994) Points (Rivière) Période Nombre de femelles pâres disséquées Nombre de femelles avec IJ tête Nombre de femelles infectieuses/ 1.000 pares Situation Konina, Kouo, Kouoro-radier et loutana (Banifing rv) d'octobre 93 à décembre 93 19 560 240 0 (L00 7o onchocerques animales) Chache (Volta noire) du 18 janvier 94 au 17 mars 94 t 270 0 0 (Etudes en cours) Sugu (Volta blanche) de janvier 94 au 02 juin 94 2t 078 3 0rL4 Bonne (Etudes en cours) Oti-Tontionga (ori) de janvier 94 au 02 juin 94 t4 636 2 0,14 Bonne (Etudes en cours) Bukasu (oti) de janvier 92 à féwier 94 7 389 6 dont 4 avec O.volvulus 0,54 (Etudes en cours) Porga (Oti-Penjari) de janvier 92 à décembre 93 16 316 2l dont 8 avec O.volvulus 0r49 (62 Vo d'onchocerques animales) Pont léraba(Ilraba) de janvier 91 à féwier 93 2t 679 ll 0r51 Bonne Niaka (Bandama blanc) de juillet 93 à janvier 94 t0 449 10 dont 6 avec O.volvulus O,57 (Etudes en cours) L2 En 1995, il est prévu d'effectuer des études de post-traitement à Madina-Diassa et N'Zana sur le Baoulé et à Météla sur la Bagoé. 9 SURVEILT-ANCE DE UENVIRONNEMENT AQUATIQUE Tout comme les années précédentes, les activités de surveillance de l'environnement aquatique ont été conduites en grande partie par les équipes nationales d'hydrobiologie des pays participants sous contrats de services passés avec le Programme. [-a coordination de toutes les actiütés de même que la réalisation de certains tests de toxicité sur les organismes sont assurées par le Service de Surveillance Aquatique (SSA) du Prograrlme. I-a surveillance a concerné essentiellement l'évaluation à court terme de la toxicité de l'étofenprox (OMS 3002 ou Vectron) er celle de l'impact à Iong terme du pyraclofos, de la perméthrine et du carbosulfan sur les poissons et les invertébrés non cibles. L'étofenprox (OMS 3002 ou Vectron) a présenté à court rerme une toxicité pour les insectes non cibles comparables à celle du pyraclofos, insecticide utilisé à des débits supérieurs à 15 m3/s. Il est en outre 70 à200 fois moins toxique pour les poissons et 6 à 10 fois moins toxique pour les crevettes (Caridina sp) que la perméthrine. I-e Groupe écologique a donc estimé que l'étofenprox était suffisamment sélectif vis-à-vis de la faune aquatique non cible pour être utilisé à grande échelle par le Programme. Il a souhaité néanmoins que des informations complémentaires sur I'impact à moyen terme du produit sur la faune non cible soient disponibles pour sa prochaine session. [æs données de la surveillance à long terme n'indiquent pas un impact important et irréversible de l'utilisation de la perméthrine, du carbosulfan et du pyraclofos sur la faune non cible. [æs insectes connaissent une baisse de densité et une modification de Ia structure des peuplements qui restent dans des Iimites acceptables. Dans certains cours d'eau qui ne sont plus traités, ces modifications persistent, laissant supposer l'influence de facteurs autres que les larvicides antisimulidiens (pollutions d'origine industrielle ou 13 agricole, activités anthropiques diverses, etc.). Quant aux poissons, la baisse des captures est manifeste depuis les années 80 sur de nombreux cours d'eau surveillés (traités ou pas). Toutefois, le coefficient de condition des principales espèces reste qu:§i-stable, ce qui indique que ce n'est pas le manque de nourriture qui est à l'origine de cette situation. [-a sécheresse, la surexploitation par les pêches et la destruction des galeries forestières pourraient en être la cause. Ces impacts étant de plus en plus importants en raison du développement des activités socio-économiques dans les vallées libérées de l'onchocercose, le Groupe écologique a estimé qu'il lui était dorénavant difficile de travailler sans un élargissement de son mandat. 1,4 RECHERCHES INTERD I SCIPLI NAI RES 1. Recherches sur les insecticides 1.1. Utilisation des larvicides pour la lutte antivectorielle en 1993-1994 Au cours des quatre dernières années, OCP a utilisé la même gamme de six larvicides, soit trois organophosphorés (téméphos, phoxime et pyraclofos), un insecticide biologique (B.t. H-14), un pyréthrinoide (perméthrine) et un carbamate (carbosulfan). Par rapport à L992,les tendances générales de consommation observées en 1993 pour l'ensemble du Programme (Fig. 13) ont été une baisse pour le B.t. H-14, le carbosulfan et le phoxime, et une augmentation du téméphos ; par ailleurs la consommation de pyraclofos et de perméthrine a été stable. L-a baisse de consommation de B.t. H-14, commune aux deux zones opérationnelles (Fig. 13b et 13c), a été due au rétablissement de la dose normale (qui avait été augmenté en 7992 à cause de lots défectueux), et à l'usage plus intensif du téméphos aux faibles débits. [-a baisse de consommation du phoxime est attribuable à l'épuisement des stocks en zone Ouest. [-a baisse de carbosulfan est liée aux faibles précipitations en zone Est et à une augmentation générale de I'utilisation du téméphos aux forts débits. Uusage du téméphos a surtout augmenté en zone Ouest, sur la base d'une meilleure sensibilité des simulies à cet insecticide. 1.2. Surveillance de la sensibilité des simulies aux insecticides [-a surveillance de la sensibilité des simulies aux insecticides concerne surtout le téméphos. Parmi les insecticides chimiques utilisés par OCP, le téméphos se distingue par ses avantages tant du point de vue opérationnel qu'environnemental ; il est donc primordial d'identifier les zones de résistance ou de risque de résistance au téméphos, afin de maximiser son utilisation dans le reste de I'aire du Programme. [-a sensibilité au téméphos s'est graduellement améliorée au cours des dernières années, grâce à la mise en pratique de la stratégie de rotation des insecticides. Conséquemment, la consommation de téméphos a augmenté en 1993 par un facteur de 1.5 ; ceci a résulté 15 en économies substantielles au niveau des opérations tout en assurant de bons résultats entomologiques. [æs données récentes de sensibilité montrent cependant que la tolérance au téméphos (notamment chez S. damnosum s.s) a augmenté en plusieurs points de l'aire I du Programme, en particulier dans les parties est et centre. En conséquence, la stratégie de rotation sera modifiée pour quelques bassins hydrologiques en 1994-1995 (voir la sec{ion suivante). I-a résistance au phoxime est restreinte aux foyers historiques du sud de la Côte d'Ivoire (Bas Bandama, Basse Comoé). Elle touche uniquement les populations locales de Simulium sanctipauli s.s., et les données récentes montrent une régression des niveaux de résistance par rapport aux niveaux initiaux de 1980-1985. l-e phoxime est donc efficace partout, sauf au niveau des foyers de résistance, mais avec prudence dans une zone tampon qui inclut la Marahoué, le N'Zi et la Basse Volta noire. Malgré son usage généralisé dans l'aire du Programme, l'efficacité du pyraclofos n'est pas encore affectée par le problème de la résistance. Un seul cas de résistance a été détecté, en 1991 sur la Marahoué, dans le contexte exceptionnel de 16 applications hebdomadaires consécutives ; les populations résistantes furent contrôlées par des insecticides alternatifs et Ia sensibilité revint à la normale. [-es données récentes montrent une bonne sensibilité au pyraclofos partout, même chez les populations résistantes au téméphos ou au phoxime. la perméthrine et le carbosulfan ont un usage restreint dans les opérations d'OCP, en raison de contraintes écologiques. Sauf pour quelques riüères (Niger, Bas Bandama) il ne sont utilisés que pour quelques semaines (en général 2 ou 3) sur les biefs principaux. [-a surveillance de la sensibilité à ces insecticides a donc pour but de détecter des résistances dues à des facteurs exogènes (utilisation en agriculture). Dans la zone traitée de I'OCP, aucune résistance n'a encore été détectée pour ces insecticides ; on a par contre trouvé des simulies tolérantes à la perméthrine sur la Bagoé, ceci étant probablement lié à un usage agricole. [æs données de base montrent que la sensibilité à l'étofenprox est uniforme à travers l'aire du Programme, et l'on n'entrevoit pas de problème de résistance pour cet insecticide. 16 13. Stratégie de traitement pour 1994-1995 En 1993, OCP a appliqué les insecticides selon un plan de rotation mis au point t afin de maximiser I'efficacité des opérations de contrôle, tout en réduisant le risque de résistance. [.e Groupe écologique a approuvé en janvier 1994I'usage opérationnel d'un nouvel insecticide, l'étofenprox (Vectron(*)), ce qui amène à un total de six insecticides chimiques plus un insecticide biologique. Pour 1994 OCP a commandé une quantité limitée d'étofenprox, qui sera utilisé spécifiquement dans les zones de résistance ou de risque de résistance au téméphos. I-e plan habituel de rotation des insecticides sera donc suiü dans la plus grande partie de l'aire OCP. Il se résume comme suit : (cf. figure 14) . saison sèche : suspension maximale des traitements. [æs rivières traitées le sont de préférence au B.t. H-14. . début des pluies : passage graduel aux organophosphorés (téméphos, phoxime, pyraclofos) avec une prépondérance du pyraclofos avant la hausse définitive des débits. On évite d'utiliser le même insecticide plus de 6 cycles consécutifs, afin de minimiser les risques de résistance. . pic de la saison des pluies : alternance du carbosulfan et de la perméthrine (ma;«imum de 6 cycles hebdomadaires) avec possibilité de suspension (gîtes noyés) ou de traitement avec les organophosphorés à longue portée (téméphos, pyraclofos). . décrue et saison sèche suivante : reprise à rebours des deux premières étapes. Certains bassins feront I'objet de restrictions : dans la zone Ouest, le téméphos ne sera pas utilisé sur le Niger au niveau de Bamako, sur la Marahoué et dans le bassin du Sassandra. [æ Groupe écologique a demandé que la perméthrine ne soit pas utilisée sur la Marahoué, afin d'évaluer I'impact à long terme du carbosulfan (seule alternative à la perméthrine à fort débit). Dans la zone Est, le téméphos ne sera pas utilisé dans le Bas Bandama, le N'Zi, Ia Comoé et la Volta noire, où la résistance au téméphos est toujours présente ou possible. Læ phoxime ne sera pas utilisé sur le Bas-Bandama et sur la Comoé, pour des raisons de résistance également. t7 1.4. Contrôle de qualité des insecticides opérationnels Il n'y a pas eu de problèmes au niveau de la qualité des insecticides opérationnels en 1993-1994.l-aplupart des effors de criblage ont été consacrés aux lots opérationnels de B.t. H-14. En raison du procédé de production (une fermentation), les lots successifs de B.t. H-14 sont susceptibles de varier, et nécessitent donc un suivi plus serré. [a procédure du contrôle de qualité a été simplifiée gràce à la mise au point du système de bioessai en shaker orbital, et grâce à I'installation d'un laboratoire mobile à la station de terrain de I'IRU à Soubré. Depuis juin 1993, les bioessais sont donc réalisés en conditions contrôlées (température, qualité de l'eau, etc.) et les résultats montrent une cohérence meilleure lors de répétitions des essais. [-es lots de Vectobac 12AS expédiés par Abbott en 1993-L994 étaient conformes quant ar»( caractéristiques physiques et à l'efficacité, tant au niveau des pré-échantillons que des échantillons de terrain. 1.5. Recherche sur les insecticides L'avènement de l'étofenprox procure à OCP un choix de six insecticides chimiques pour les traitements. Ces insecticides appartiennent à trois classes d'insecticides (organophosphorés, carbamates et pyréthrinoïdes/pseudo-pyréthrinoÏdes), et il permettent de traiter toure Ia gamme des débits. OCP doit donc pouvoir appliquer la stratégie de rotation sans contraintes majeures, et devrait pouvoir faire face à toute résistance éventuelle. En conséquence, il a été résolu de réorienter les activités de ['IRU, qui accordera dorénavant Ia priorité au développement des méthodes d'évaluation des larvicides et au développement des insecticides biologiques. 1.5.1. Développement de nouvelles méthodes d'évaluation des larvicides L'évaluation des larvicides antisimulidiens reposait jusqu'à maintenant sur le système de "troughs" pour les insecticides chimiques et sur le système de mini-gouttières pour l'évaluation des formulations de B.t. H-14. Ces deux systèmes présentent de sévères 18 limites et sont sujets à de grandes variations au niveau des résultats. Ils ont le défaut de se dérouler à I'extérieur, et donc de procurer des résultats qui varient en fonction des conditions ambiantes de température et de qualité de l'eau de rivière. L'IRU a donc consacré ses efforts à la mise au point de systèmes de bioessais en circuit-fermé, et un laboratoire mobile muni d'un climatiseur a été installé à Soubré. Un nouveau système, utilisant un shaker orbital (Fig. 15) a été développé en collaboration avec Abbott afin de remplacer le système de mini-gouttières. [æ protocole de test développé par I'IRU est maintenant opérationnel, et les tests sur les larves de Simulium damnosum donnent des résultats équivalents à ceux du système de mini- gouttières en conditions moyennes. [æ système de shaker devrait donc fournir un estimé juste de l'efficacité des formulations de B.t. H-14 en rivière. En dehors du contrôle de qualité, ce système est couramment utilisé pour l'évaluation de formulations expérimentales préparées par Abbott, dans Ie cadre d'un projet d'amélioration des formulations de vectobac. Malgré la disponibilité du système de shaker, il existe toujours le besoin d'un système permettant l'évaluation des insecticides chimiques aussi bien que du B.t. H-14, sur les insectes aquatiques non cibles comme sur les simulies. L'IRU a donc développé un système de multi-agitateur (Fig. 15), par l'amélioration d'un système proposé par M.H. Colbo en L977. Ce système peut être utilisé pour le B.t. H-14 (avec le même protocole que le shaker), mais aussi pour les insecticides chimiques en effectuant un changement d'eau après I'exposition des larves. [-es premiers essais sur larves de trichoptères avec des insecticides chimiques ont été concluants, et des protocoles définitifs seront mis au point en cours d'année. 1.5.2. Recherches sur les insecticides biologiques [-a collaboration s'est poursuivie entre OCP et I'lnstitut Pasteur de Paris, pour l'évaluation de souches recombinées de B.t. H-14 ainsi que de nouvelles souches de Bacillus. L'essai de souches recombinées a pour but de déterminer la toxicité relative des différentes toxines du B.t. H-14. [æs nouvelles souches de Bacillus présentent un intérêt 19 dans la mesure où elles n'ont jamais été testés sur simulies et parce que leurs toxines diffèrent de celles du B.t. H-14. Grâce aux nouveaux systèmes de bioessai, le criblage de ces bactéries sera accéléré en 1994-1995. 2. Recherches entomologiques et identification du parasite I-a plupart des projets de recherche en entomologie initiés au cours des dernières années ont été menés à terme et les résultats ont été publiés ou le seront bientôt. I-es sujets couvefts ont surtout concerné la description des espèces du complexe $ damnosum, la détermination de leur aire de répartition, ainsi que l'étude de leur capacité vectrice en conditions expérimentales. [æs activités des équipes AREM de Bamako, Odienné, Kara et Bouaké ont été concentrées sur le développement de méthodes d'identification plus précises pour l'identification du matériel récolté dans le cadre du Réseau de Surveillance Entomologique de VCU. [æs techniciens de VCU ont tous été formés à ces méthodes, et un programme de suivi de la formation a été élaboré. Ces efforts de recherche et de formation ont amélioré la qualité des données opérationnelles, qui sont maintenant utilisables à des fins de recherche. 2.1. Identification des vecteurs [-a cytotaxonomie est toujours utilisée de manière courante pour l'identification des populations larvaires de simulies. [æs résultats obtenus en 1993-1994 confirment les données antérieures de distribution et d'abondance saisonnière. [æ matériel provenant des tests de sensibilité est systématiquement identifié par la cytotaxonomie, ce qui procure un tableau détaillé de la sensibilité des différentes espèces et populations de simulies aux insecticides opérationnels. [æs nouvelles méthodes d'identification des femelles adultes, utilisant des critères morphologiques et morphométriques mis au point par M. Wilson, sont couramment appliquées par toutes les équipes AREM. Læs identifications réalisées par ces méthodes procurent, en conjonction avec les données cytotaxonomiques, une description beaucoup plus fidèle et détaillée des fluctuations d'espèces parmi les populations de simulies 20 adultes. Grâce à l'identification morphologique, il a ainsi été possible de suvire avec précision les périodes d'alternance des populations de simulies savanicoles et forestières dans les bassins hydrologiques de la zone Ouest (Fig. 16). Grâce à la morphométrie, il a même été possible de suivre individuellement dans les bassins du Sassandra et du Baoulé les abondances saisonnières de S. sirbanum et S. damnosum s.s., auParavant indifférenciables au niveau des femelles adultes. L électrophorèse est toujours utilisée pour l'identification des femelles adultes, mais surtout dans le cadre de la vérification des identifications réalisées par les nouvelles méthodes. A ce jour, les données montrent une bonne corrélation entre les identifications réalisées par ces différentes techniques. 2.2. Identifications des parasites par les sondes à ADN [æ laboratoire de sondes à ADN de Bouaké maintient ses performances au niveau de l'identification des parasites récoltés dans l'aire du Programme. L utilisation primordiale des résultats d'identification est la correction des potentiels annuels de transmission, grâce à l'élimination des calculs de tous les parasites qui ne sont pas de l'espèce Onchocerca volvulus. tæs identifications réalisées à Bouaké ont ainsi apporté une contribution significative à Ia stratégie et à la gestion de la lutte antivectorielle. L-a collaboration avec le Dr T.R. Unnasch (U.AB.) se poursuit, et des progrès appréciables ont été réalisés au niveau de plusieurs projets. Il est maintenant possible de détecter un seul parasite dans un broyat de 100 simulies ; cette technique permettra de détecter des niveaux d'infection très bas à partir de lots de têtes de simulies ou de simulies entières broyées. Un nouveau système ELISA de révélation des sondes a également été mis au point ; ce système augmentera la capacité d'identification du laboratoire de Bouaké, et récluira Ie coût des réactifs. Enfin. un système d'identification des simulies par les sondes à ADN a été mis au point ; cinq des principales espèces du complexe S. damnosum sont déjà identifiables en une seule étape. Ce système sera précieux pour I'identification des femelles infectieuses, et donc la détermination des 2l associations parasites-vecteurs en conditions naturelles. Depuis le début des activités du laboratoire de Bouaké,les abdomens de femelles infectieuses ont été conservés en même temps que les parasites ; OCP dispose donc d'une importante quantité de spécimens prêts à être identifTés. I.es projes de recherche s'orientent maintdnant vers la mise au point de sondes plus performantes pour l'identification de la forme de savane de Q. volwlus, et vers l'utilisation des sondes à ADN dans le cadre de la surveillance épidémiologique. -[

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения