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Programme et prévisions budgétaires pour 1950: prévisions budgétaires concernant le programme ordinaire d'exécution et le programme supplémentaire d'exécution afférent aux services consultatifs et techniques pour l'exercice financier 1er janvier - 31 décembre 1950

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ACTES OFFICIELS DE

L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ N° 18

PROGRAMME ET

PREVISIONS BUDGÉTAIRES POUR

1950

PREVISIONS BUDGÉTAIRES CONCERNANT LE

PROGRAMME ORDINAIRE D'EXECUTION ET LE PROGRAMME SUPPLEMENTAIRE D'EXECUTION AFFERENT AUX SERVICES CONSULTATIFS ET TECHNIQUES POUR

L'EXERCICE FINANCIER 1ER JANVIER -31 DECEMBRE 1950

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ Palais des Nations, Genève Avril 1949

TABLE DES MATIERES Pages

Transmission par le Conseil Exécutif, à la deuxième Assemblée Mondiale de la Santé, du programme et des privisions budgétaires qui lui ont été proposis Lettre d'envoi du Directeur général et bases statutaires NOTE INTRODUCTIVE DU DIRECTEUR GENERAL 1.

V

vii

UNE CONCEPTION NOUVELLE MODE DE PRESENTATION DU BUDGET 6

2.

BUDGET PROPOSE POUR L'EXERCICE FINANCIER 1er JANVIER - 3I DÉCEMBRE 1950 3.

RÉSUMÉ DES PREVISIONS BUDGÉTAIRES PRO JET DE RESOLUTION CONCERNANT LES CREDITS

19

4. 5.

23 25

PRO JET DE RESOLUTION CONCERNANT LE FONDS DE ROULEMENT

ANNEXE 1 6.

DETAIL DES PREVISIONS BUDGÉTAIRES ADMINISTRATIVES (PARTIE I)

6.1.1 6.1.2 6.1.3 6.1.4 6.1.5 6.1.6 6.1.7 6.1.8 6.1.9 6.1.10 6.1.11 6.1.12 6.1.13

Sessions d'organisation Bureau du Directeur général Section de Liaison Section juridique

Bureau de l'Information Services administratifs et financiers : Bureau du Directeur Bureau de l'Analyse des Programmes Bureau du Budget et de la Gestion Bureau du Personnel Bureau des Conférences et des Services généraux Bureau des Finances et de la Comptabilité Bureau de la Vérification interne des Comptes Services communs (administratifs)

29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41

ANNEXE 2 7. DÉTAIL

DES PROGRAMMES D'EXÉCUTION (PARTIE II)

ET DES

PREVISIONS

BUDGETAIRES

7.1 7.1.1

7.1.2 7.1.3 7.1.4 7.1.5 7.1.6 7.1.7 7.1.8 7.1.9

Personnel de direction pour les programmes d'exécution Bureau du Sous-Directeur général chargé des services techniques Division d'Epidémiologie : Bureau du Directeur

Division des Services d'Edition et de Documentation : Bureau du Directeur Division de Coordination des Recherches et des Substances thérapeutiques :

45 45 46 47 48 49 50 51 52 52

Bureau du Directeur Bureau du Sous-Directeur général chargé des opérations Division des Plans et Programmes : Bureau du Directeur Division des Opérations sanitaires : Bureau du Directeur Division des Opérations sanitaires : Section des Opérations sanitaires régionales Section de Formation administrative

- III -

Pages

7.2 7.2.1 7.2.2 7.3 7.3.1

Bureaux régionaux Bureaux régionaux : total pour toutes les régions Bureau régional - normal

53 53 53

Autres bureaux Station d'Informations épidémiologiques de Singapour Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements (par projets) Zones de démonstrations sanitaires Paludisme Hygiène de la maternité et de l'enfance Assainissement Santé mentale Maladies vénériennes Tuberculose

54 54 55 55 58 65

7.4 7.4.1 7.4.2 7.4.3 7.4.4 7.4.5 7.4.6 7.4.7 7.4.8 7.4.9

Administration de la santé publique Nutrition

72 77 86 96 102

io8

7.4.10 Choléra 7.4.11 Peste 7.4.12 Typhus 7.4.13 Enseignement de l'hygiène au public 7.5 7.5.1 7.5.2 7.5.3

iio 112 114 116

Services techniques (par projets) Formation technique de personnel médical et auxiliaire Publications

ii8 118 128 133

7.5.4 7.5.5 7.5.6 7.5.7

Groupe de recherches sur la tuberculose Etudes épidémiologiques Conventions sanitaires et quarantaine Substances thérapeutiques

St atistiques sanitaires 7.5.8 Coordination des recherches

Bibliothèque et services de documentation 7.5.10 Statistiques et renseignements épidémiologiques 7.5.11 Groupe d'étude sur place pour la schistosomiase 7.5.12 Coordination des congrès internationaux des sciences médicales 7.5.13 Recherches sur les antibiotiques 7.5.14 Coordination des services de comptes rendus analytiques médicaux et biolo7.5.9

134 142 147 150 156 157 159 161 163 164 166 167 167 170

gigues 7.6 7.6.1

Autres projets Documentation médicale, matériel d'enseignement et services de fournitures pour l'exécution des programmes

7.7

Services communs (exécution)

INt

TRANSMISSION PAR LE CONSEIL EXÉCUTIF, A LA DEUXIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, DU PROGRAMME ET DES PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES QUI LUI ONT ÉTÉ PROPOSÉS A:

La deuxiélne Assemblée de la Santé

Sujet: Observations du Conseil Exécutif au sujet du programme et des prévisions budgétaires proposés pour l'exercice financier _Ter janvier -31 décembre 19501 Conformément el l'article 55 de la Constitution, le Conseil Exécutif, après examen des projets de programme et de budget pour 1950, fait les observations suivantes : 1

PROGRAMME

Le Conseil a étudié les projets de programme et de budget pour 1950 ; ii estime que ce programme devrait être réalisé au cours de Vann& 1950 et que l'Organisation dispose des moyens techniques suffisants pour ces activités. 1.2 Le Conseil est d'avis qu'une conception logique de la mission de longue haleine conférée l'OMS devrait conduire, à l'avenir, à l'établissement de programmes couvrant plusieurs 1.1

années consécutives. Le Conseil appelle l'attention de l'Assemblée Mondiale de la Santé sur la note introductive du Directeur général. Le Conseil se déclare en accord avec cette note qui, A. son sens, est riche d'enseignements. 1.3

Le Conseil estime que les fonctions de l'OMS ne pourront être remplies correctement et utilement que grâce à une application constante, de la part des gouvernements et du public, des principes de coopération active et responsable dans le domaine sanitaire. 1.5 Le Conseil attire également l'attention sur les propositions du programme supplémentaire concernant les zones de démonstrations sanitaires. D'après lui, cette nouvelle technique 1.4

internationale mérite d'être expérimentée complètement, et, par la suite, d'être étendue progressivement au fur et A mesure de l'expérience acquise. 2 FOURNITURES

2.1

Bien que le Conseil soit conscient des besoins urgents en fournitures sanitaires et médicales

dans de nombreuses régions du monde, il considère que la répartition de ces fournitures est avant tout un problème économique. Le Conseil estime que l'une des fonctions de l'OMS

consiste á apporter aux gouvernements aide et assistance dans l'utilisation des rouages économiques internationaux, dans le but d'obtenir des fournitures d'ordre sanitaire. 2.2 Le Conseil estime, bien que l'OMS doive se procurer les fournitures nécessaires pour son travail propre, y compris celui de ses équipes de démonstrations, que la question des fournitures aux gouvernements n'est pas du ressort de l'OMS et qu'il n'est pas possible non plus A l'Orga-

nisation d'assumer la responsabilité de procurer des fournitures aux gouvernements qui en demandent. Le Conseil reconnaît toutefois qu'il peut être souhaitable, dans certains cas, que des fournitures soient faites en vue de programmes définis, examinés préalablement en détail et approuvés par le Conseil, soit pour poursuivre l'exécution de programmes après que les équipes de démonstrations de l'OMS auront terminé leur tâche, soit pour entreprendre ou poursuivre des plans sanitaires exécutés par une administration sanitaire gouvernementale.

Les gouvernements paieront ces fournitures toutes les fois que cela sera possible. Dans certains cas ce paiement pourrait consister en un crédit inscrit au compte de l'OMS la Banque nationale du pays intéressé, représentant en monnaie locale le prix des fournitures 2.2.1 r Se référant aux articles 24, 28, 29 et 55 de la Constitution, le Conseil admet que ses membres, tout en étant des personnes désignées par les gouvernements de certains Etats Membres, exercent leurs fonctions en qualité de représentants de l'Assemblée Mondiale de la Santé et non pas des gouvernements qui les ont désignés. V

reçues. L'OMS aurait la possibilité, soit immédiatement, soit par la suite, d'utiliser cette des fins particulférement importantes. En fait, ces fonds pourraient monnaie locale notamment servir : A.

1) à financer des bourses d'études ; 2) a. se procurer des services ou des fournitures disponibles dans le pays en question et présentant une utilité pour l'OMS ; 3) A. mettre en ceuvre des projets sanitaires approuvés. 3 BUDGET

3.1

Le budget soumis a la deuxième Assemblée Mondiale de la Santé comprend :

Un budget ordinaire, pour l'Organisation, d'un montant de $ 7.893.000. 3.1.2 Un programme supplémentaire d'exécution portant sur les services consultatifs et techniques, qui comporte une dépense additionnelle de $ 9.152.000. 3.1.1

3.2

Le Conseil n'ignore pas les problémes pratiques que posera le financement de ce

budget, mais considère que le programme est d'une importance telle qu'il devrait être réalisé. Le Conseil consiolère que la méthode proposée aux paragraphes 3.3 et 3.4 ci-dessous offre une solution pratique de la question.

En approuvant le programme et le budget pour 1949, la premiere Assemblée Mondiale de la Santé a prévu que 25 a 30 % des postes a pourvoir ne seraient pourvus qu'après un certain 3.3

délai, afin de limiter les opérations financières a un maximum de cinq millions de dollars pour l'année. Dans l'interprétation du Conseil, c'était là, de la part de l'Assemblée de la Santé, préciser que l'OMS se développerait régulièrement au cours de Vann& 1949 et qu'elle devrait aborder son programme d'opérations en 1950 sur une base de sept millions de dollars. Le budget ordinaire ainsi proposé répond aux objectifs suivants :

1) Poursuite des activités sur la base existante à la fin de 1949 dans le cadre du budget approuvé par la première Assemblée Mondiale de la Santé. 2) Poursuite de certaines activités entreprises en 1949 avec l'aide d'un fonds spécial d'un million de dollars provenant de l'UNRRA et accepté par la première Assemblée Mondiale de la Santé.2 3.4

Le budget ordinaire sera alimenté par les contributions de tous les Etats Membres, selon le barème des contributions qui sera établi par la deuxième Assemblée Mondiale de la Santé, conformément a l'article 56 de la Constitution. Le Conseil invite les gouvernements en mesure de le faire, a faire état a la deuxième Assemblée Mondiale de la Santé de leurs intentions de verser à l'OMS une contribution additionnelle destinée à financer le programme supplémentaire d'exécution portant sur les services consultatifs et techniques. Le Conseil appelle l'attention de l'Assemblée Mondiale de la Santé sur le fait que le budget prévu pour 1950 (pages 19 et 22) implique la souplesse nécessaire à l'exécution effective de la tache de l'Organisation en 1950. Le nombre de postes et les sommes figurant dans les différents

3.5

projets particuliers (dans les annexes au programme et au budget) sont des estimations destinées à faciliter l'examen du budget dans son ensemble. Il devrait 'are entendu que ce sont 15, des estimations qui sont par conséquent sujettes à tels rajustements que le Directeur général jugerait nécessaires pour l'application des programmes d'exécution. 4 CONCLUSION

Le Conseil souscrit aux projets de programme et de budget de l'Organisaton Mondiale de la Santé pour 1950, les recommande à la deuxième Assemblée de la Santé et les lui soumet, convaincu que tous les membres leur réserveront un accueil favorable. Sir ALY TEWFIK SHOUSHA, Pacha, Président du Conseil Exécutil.

Le 7 mars 1949. 2 Actes oll. Oyg. mond. Santé, 13, 314, § 4

- VI -

LETTRE D'ENVOI ET BASES ST ATUT AIRES Conformément aux dispositions de la Constitution, le Directeur général de l'Organisation

Mondiale de la Santé a l'honneur de transmettre le projet de programme et les prévisions budgétaires pour l'exercice financier allant du /er janvier au 31 décembre 1950. Dr BROCK CHISHOLM,

Directeur général.

- VII -

PREVISIONS BUDGETAIRES CONCERNANT LE PROGRAMME ORDINAIRE D'EXECUTION ET LE PROGRAMME SUPPLEMENTAIRE D'EXECUTION AFFERENT AUX SERVICES CONSULTATIFS ET TECHNIQUES POUR L'EXERCICE FINANCIER

ler JANVIER -31 DÉCEMBRE 1950

NOTE INTRODUCTIVE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL 1. UNE CONCEPTION NOUVELLE

Les peuples du globe ne doivent pas se borner A s'efforcer de proteger leur sante et leur bien-étre au moyen de mesures defensives. Il importe de s'inspirer, dans ce domaine, d'une conception nouvelle. Ce n'est qu'au moyen d'un plan d'action bien conçu en vue d'une offensive coordonnée et judicieusement réalisée contre la maladie qu'il sera possible de resoudre les problèmes sanitaires formidables qui se posent aux diverses nations. Le programme et le budget proposes pour Farm& 1950 ont donc

été établis d'apres les progrès que l'OMS pourra vraisemblablement accomplir en 1950 en vue de répondre aux besoins sanitaires mondiaux. Il arrive parfois que des programmes, méme parfaitement conçus et soigneusement élaborés en vue d'une amelioration des conditions existantes, se heurtent l'indifference, à l'inertie ou à une resistance qui risquent d'en entraver, sinon d'en annihiler complètement la realisation. Si, en tant qu'experts des questions de santé, nous n'arrivions pas A presenter et A. préconiser le programme le plus rationnel et le plus prévoyant qu'il soit possible d'établir pour l'amélioration de la santé de tous les peuples, nous manquerions à l'obligation qui nous a été imposée, de « prendre, d'une manière générale, toute mesure nécessaire pour atteindre le but assigné l'Organisation ». Le programme propose pour 1950 doit être considéré comme la première étape, realisable A breve échéance, d'un plan de longue haleine visant A. assurer la realisation des fins formulées dans la Consti-

tution de l'Organisation Mondiale de la Santé, compte tenu des fonctions de l'Organisation, telles qu'elles sont énumérées dans cet instrument, ainsi que des conditions sociales, économiques et techniques existant dans le monde. Ce programme a été spécialement conçu de manière à pouvoir s'insérer dans l'ensemble de ces conditions économiques et sociales, et il tend à en assurer l'amélioration rapide. Il a été largement tenu compte, dans sa préparation, de l'expérience acquise par les organisations sanitaires préexistantes ainsi que de celle de la Commission Intérimaire et de l'OMS dans la période ini-

tiale de son existence (septembre-décembre 1948), et, également, des résolutions pertinentes des Nations Unies et des autres institutions spécialisées et de l'action entreprise par elles ; il a été possible, ainsi, de préparer un programme réaliste et aisément realisable, dont les divers elements sont cordonnés, et qui correspond aux besoins, encore qu'il n'ait pas toute l'ampleur souhaitable. Ce programme a eté

établi, dans la mesure du possible, de façon qu'il vienne completer les intentions et les programmes des autres organismes internationaux et des administrations de la santé publique de tous les pays. Il a été tenu pleinement compte des nouvelles méthodes dont on dispose pour l'accomplissement des tâches envisagées, tant dans le domaine des mesures concretes que dans celui des mesures d'organisation. Ce programme est vaste et il ne représente, cependant, qu'une partie de ce qui est indispensable pour contribuer, de la manière la plus utile, A l'amélioration du sort de l'humanité et A. la realisation d'une plus grande comprehension entre les peuples - contribution qui doit être A. la mesure des besoins actuels et des moyens techniques modernes.

1.1

L'ATTITUDE DU FONCTIONNAIRE DE LA SANTÉ PUBLIQUE D'AUJOURD'HUI

Les fonctionnaires des services de santé publique ont depuis longtemps reconnu et affirmé que le développement économique et le progrès de la sante publique sont des facteurs inséparables et complémentaires, et que le développement social, culturel et économique d'une collectivité et son état sanitaire sont interdépendants. Toutefois, ce n'est que tout A. fait exceptionnellement et non d'une façon régulière, que l'on a su mettre en pratique ces axiomes. Les dépenses publiques ont été, en une large mesure, orientées vers des buts tangibles et immédiatement perceptibles, tels que le développement des biens de production, fréquemment, au detriment ou même à l'exclusion totale d'investissements correspondants en matière

de mesures preventives et curatives dont l'importance et la nécessité sont, A. longue &Hance, plus considérables encore. Si l'on vent réellement garantir aux hommes le droit A la santé - lequel s'identifie, en fait, avec le droit le plus élémentaire de tous les hommes, c'est-à-dire le droit à la vie - il convient de reviser les rapports respectifs entre ces divers investissements et l'échelle de valeurs qu'on

NOTE INTRODUCTIVE DU DIRECTEUR GENERAL

leur applique. Tous les Etats épris de progrès reconnaissent aujourd'hui le rôle qui incombe aux gouvernements dans le domaine de la sauté de la population, et tous les fonctionnaires de la sauté publique, de même que les sociologues et les économistes, sont d'avis qu'il sera indispensable d'envisager, dans un avenir immédiat, des dépenses publiques importantes et d'une ampleur croissante pour la sauté de tous les peuples. Le programme établi pour 1950 porte essentiellement sur des projets de services de consultations et de démonstrations qui devront être réalisés sur une base de coopération, en tenant spécialement compte de la situation des regions insuffisamment développées ou retardataires ainsi que des régions dévastées ou partiellement paralysées par la guerre. Les résultats obtenus par ces services seront un encouragement A. de nouveaux investissements, dans le monde entier, de la part des organisations nationales et internationales ainsi que des organisations privées. Les dépenses publiques effectuées dans l'intérêt de la sauté des peuples ont, de tout temps, assuré des avantages économiques beaucoup plus étendus que ceux qui avaient été escomptés au début ; il est, par conséquent, permis de prévoir que ces services de démonstrations - qui feront non seulement apparaître la solidarité mondiale, mais prouveront, en outre, la possibilité, pour tous les peuples, d'atteindre le plus haut niveau possible de sauté - convaincront l'humanité de la nécessité d'investir, dans cette direction, des sommes encore plus considérables ; ces investissements permettront de recueillir de nouveaux avantages du point de vue de la productivité, de la stabilité sociale, de la compréhension mutuelle ainsi que du relèvement et du développement économiques, avantages qui ne peuvent être qu'obscurément pressentis à l'heure actuelle. En d'autres termes, ce programme de travail vise 5. mettre en pratique les vues des fonctionnaires de la sauté publique, et s'inspire de l'attitude qui est la leur aujourd'hui, en présence des tâches dont la réalisation incombe à l'Organisation Mondiale de la Santé. Pleinement informés des aspects économiques, psychologiques et sociaux de ces problèmes, ainsi que des méthodes remarquables dont on dispose aujourd'hui, sur le plan scientifique et sur celui de l'organisation, pour la prévention et la suppression d'un grand nombre des maladies dont souffre une large proportion de l'humanité, ces fonctionnaires ont conscience de pouvoir aider efficacement l'humanité par ces méthodes et par cette attitude, atteindre sa condition normale, en créant un état de choses dans lequel l'homme ne sera plus l'esclave du milieu et des forces extérieures. Il est généralement reconnu que l'un des principaux problèmes qui se posent au monde est celui d'assurer une production suffisante de denrées alimentaires en rapport avec une population qui s'accroit. Il existe des régions vastes et jouissant d'un haut potentiel de fécondité, mais où les agriculteurs, pris dans un cercle vicieux, ne sont en mesure de produire qu'une faible partie de ce qui pourrait 'are leur rendement normal, par suite de méthodes d'exploitation rudimentaire et d'une profusion de maladies qu'il serait possible de prévenir. Si les agriculteurs jouissaient, dans ces pays, d'une bonne sauté et appliquaient de meilleures méthodes agricoles, leur productivité augmenterait rapidement et ils auraient la possibilité de s'arracher au cercle ensorcelé de leur misère. L'accroissement du revenu national permettrait, en ce cas, d'investir des sommes plus fortes encore dans les travaux sanitaires et d'amélioration agricole, et il en résulterait une élévation du niveau de vie ainsi qu'une atténuation des conflits sociaux ou autres. La preuve en est fournie par la production agricole et industrielle, beaucoup plus élevée, des populations habitant des régions plus favorisées en ce qui concerne le climat et le degré de fréquence des maladies endémiques et des parasites. Ce ne sont pas Ià les seules raisons de la duff& rence que l'on constate entre le niveau de production de ces régions, mais c'est là un facteur que l'on tend constamment à sous-estimer dans une très large mesure. Les plans d'industrialisation tiennent une large place dans les programmes envisagés pour le développement des régions insuffisamment évoluées ou retardataires, mais l'industrialisation ne doit et ne peut se fonder que sur l'existence d'une population saine et active. Sinon, la migration vers les villes, qui est la conséquence de l'industrialisation, ne laisse dans les campagnes que les déchets d'une population partiellement malade, à laquelle il incomberait de cultiver les champs, et le cercle vicieux se refermerait aussitôt sur elle. Dn point---de vue pratique, les moyens dont on dispose actuellement permettent de détruire de nombreux foyers de maladies pestilentielles, d'où celles-ci se déversent, comme d'un réservoir, sur le monde entier. Toutefois, ces moyens ne sont pas accessibles à tous et, en fait, ce sont généralement les régions qui en auraient le plus besoin qui sont hors d'état de se les assurer. Cette constatation s'applique tous les moyens en question, qu'il s'agisse de l'habileté technique ou professionnelle ou des progrès les plus récents des sciences pharmaceutiques et chimiques. Il est indispensable de remédier à cette réparti-

tion peu satisfaisante et l'on ne peut y arriver qu'â l'aide, uniquement, d'investissements substantiels. Le programme proposé tient pleinement compte des services techniques et des autres fonctions que l'OMS est appelée â assurer. Ces services et fonctions sont, en fait, indispensables 5. la réalisation des projets les plus importants. Il a été tenu compte également, dans ce programme, de certaines spécialités particulières. Dans de nombreux cas, il est nécessaire de réunir des informations concernant la situation présente de façon à obtenir pour chacun de ces domaines une connaissance approfondie des problèmes qui se posent et des méthodes qu'il convient d'appliquer ; il sera possible, de cette manière, de tenir compte pertinemment des besoins ainsi que des ressources et des aptitudes dont on dispose dans le domaine en question, soit pour les intégrer dans un programme plus vaste, soit pour en faire l'objet d'une action distincte. Un certain nombre d'autres activités, qui sont mentionnées dans la Constitution, telles que, par exemple, la prévention des accidents, l'hygiène dentaire, la culture physique et d'autres branches encore, exigent de plus amples recherches qui doivent permettre de tenir compte, dans chaque cas, des moyens disponibles et des besoins raisonnables, lors de l'élaboration des programmes futurs de l'OMS 5. court ou à long terme. Le programme établi pour 1950 prévoit également les recherches de ce genre.

-2-

NOTE INTRODUCTIVE DU DIRECTEUR GENERAL

1.2 PROGRAMME DE TRAVAIL ETABLI SUR LA BASE DE CETTE ATTITUDE 1.2.1

Suppression des foyers et réservoirs de maladies transmissibles

Les gouvernements engagent des dépenses considérables pour les mesures de quarantaine qui sont considérées aujourd'hui comme étant, A tout le moins, relativement peu efficaces et qui entraînent des pertes énormes pour le commerce, en raison du temps perdu par les navires et par les fonctionnaires des services de quarantaine qu'il serait possible d'utiliser d'une façon plus efficace pour des mesures sanitaires constructives. Si des sommes d'un montant approprié étaient affectées à une action systématique visant A la destruction des foyers et des réservoirs des maladies contagieuses, les mesures de quarantaine deviendraient, en une large mesure, superflues et il en résulterait de très grands avantages pour le commerce ; en même temps qu'on éviterait, de cette façon, aux voyageurs, de nombreux inconvénients, et que les dépenses des gouvernements s'en trouveraient réduites. Les maladies transmissibles dont il est question ici sont les suivantes : choléra, diphtérie, dysenterie, fièvre typhoIde, paludisme, certaines maladies parasitaires, coqueluche, peste (peste humaine), fièvre récurrente, variole, tuberculose, trachome, typhus, maladies vénériennes, affections vermineuses et fièvre jaune. On ne prétend nullement qu'il serait possible d'éliminer rapidement ou même aisément les foyers endémiques de ces diverses affections, mais elles sont toutes susceptibles d'être supprimées des degrés divers selon les sommes dont on dispose pour les investissements de ce genre, l'état présent des connaissances et la possibilité de recourir aux moyens efficaces usuels dans la lutte contre ces maladies. On trouvera plus loin, dans l'exposé détaillé des programmes proposés, l'indication des premières mesures à prendre pour préparer la suppression de certains des foyers des maladies susmentionnées. Des mesures effectives, économiquement justifiées, en vue de l'élimination d'autres maladies contagieuses seront recommandées au moment et dans la mesure oü elles seront fixées et oil la possibilité existera d'y recourir. La présente partie du programme comporte des actions de longue haleine, en même temps que des interventions A. court terme, et elle s'applique aux régions susceptibles de faire l'o bj et de « mesures initiales

en vue de la suppression des foyers de maladies », aussitôt que ces régions auront été déterminées.

1.2.2

Mesures à prendre pour développer et améliorer positivement la santé

Il convient de ranger sous cette rubrique les programmes concernant les questions suivantes : Hygiene et protection de la maternité et de l'enfance Sauté mentale Enseignement de l'hygiène au public Nutrition Hygiène professionnelle

Il y a lieu d'y ajouter nombre d'autres programmes sanitaires d'une grande portée sociaIe, tels que ceux qui ont trait, par exemple, aux problèmes du logement et de l'urbanisme. On voit que ces mesures destinées à obtenir une amélioration positive de la santé constituent non seulement en elles-mêmes des objectifs A. long terme, mais forment le complément nécessaire d'autres

projets compris dans le programme.

1.2.3

Projets particuliers

Certaines actions particulières - contre le paludisme, la peste, les maladies vénériennes, et d'autres, - ne constituent pas simplement le complément du programme de démonstrations dans des régions choisies 1 (programme qui représente, en définitive, une combinaison coordonnée de l'ensemble ou de certaines des actions en question) ; elles sont envisagées également en tant que constituant des services qui seront assurés aux gouvernements en vue de les aider à établir des administrations sani-

taires publiques reposant sur des bases solides, à atteindre les objectifs fixes par la Constitution, et répondre aux besoins spéciaux des populations de tous les pays.

1.2.4

Les services techniques

Cette rubrique générale englobe les services et fonctions qui sont principalement du ressort du Département des Services techniques, conformément A. la structure présente de l'Organisation. Ces fonctions et services sont indispensables aux départements sanitaires des divers gouvernements et ils

1 Voir 1.2.6

3

NOTE INTRODUCTIVE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

sont tout aussi nécessaires, dans la plupart des cas, en vue de la réalisation de projets mentionnés dans d'autres parties de ce programme.

Statistiques et renseignements épidémiologiques Conventions sanitaires et quarantaine Etudes épi&miologiques St atistiques sanitaires Coordination des recherches Standardisation biologique Unification des pharmacopées Medicaments engendrant l'accoutumance Publications et bibliothèque

1.2.5

Méthodes et moyens à employer pour la réalisation des programmes

Cette rubrique comprend les activités qui, tout en constituant en elles-mêmes des projets, sont essentiellement de nature technique et sont non seulement indispensables pour une realisation efficace de divers programmes, mais doivent être considérées comme constituant, chacune, un tout. Ces activités sont, par consequent, utiles et nécessaires, du point de vue extérieur aussi bien que sur le plan interne.

Administration de la santé publique (organisation des mesures d'hygiène) Hygiene du milieu Formation technique du personnel medical et du personnel sanitaire auxiliaire Normes de formation technique Bourses et voyages d'études Echange de personnel technique Mesures pour remédier A. la penurie du personnel infirmier et auxiliaire

B. a été déjà question plus haut de l'importance que présente l'administration de la santé publique et ce point sera de nouveau examine plus loin lorsqu'il sera question des garanties qui peuvent être jugées comme raisonnablement indispensables pour assurer le succes des programmes destines h. améliorer la santé mondiale.

1.2.6

Zones de démonstrations sanitaires

Il est projeté d'établir, en 1950, des zones de demonstrations sanitaires. Il s'agit là d'un nouveau programme ayant pour premier obj et de demontrer et de développer d'une manière pertinente les méthodes permettant de concretiser l'idée fondamentale de la Constitution, qui est d'amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible. Chaque zone de demonstration sera choisie de façon à presenter un ensemble aussi complet que possible, ses différentes parties composantes étant complémentaires les unes des autres, compte tenu du développement économique et social des habitants, des techniques scientifiques et des méthodes d'organisation utilisables, ainsi que du renforcement des administrations nationales et locales de santé publique intéressées. Le travail sera execute en collaboration avec les administrations nationales et locales de la santé et fournira des informations précieuses sur les méthodes nécessaires pour utiliser de façon satisfaisante les progres récents en matière de santé, selon les conditions existant dans les zones. On démontrera également ainsi aux gouvernements et au monde en general la valeur économique de mesures judicieusement conçues pour améliorer la sante de la population. On attache la plus grande importance A. ces zones de demonstrations sanitaires, non seulement en tant que mesure immediate dont bénéficiera la santé de leurs habitants, mais égalements en tant que modele pour l'avenir.

1.2.7

Projets spéciaux

Il s'agit ici de projets qui ne sauraient être classes d'autre manière et qui sont destines A. répondre des besoins reconnus et determines. Les exposés &taffies du programme donnent des renseignements

complets à leur sujet. Conference internationale de sérologie Zones de demonstrations dans les ports, pour la lutte contre les maladies vénériennes Recherches sur les antibiotiques Recherches sur le BCG Stomatologie et hygiene dentaire Culture physique Coordination des congrès internationaux des sciences médicales Service de coordination de comptes rendus analytiques médicaux et biologiques

On notera que ces projets jouent également un rôle essentiel pour l'exécution d'autres parties importantes du programme de travail.

-4-

NOTE INTRODUCTIVE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

1.2.8

Les fournitures et leur importance

L'expérience a montré que le travail projeté en vertu des décisions de l'Assemblée de la Santé et du Conseil Exécutif est souvent complètement stérile, voire impossible dans certains cas, si l'on ne dispose pas de certaines fournitures indispensables. C'est un fait que, dans bien des pays, la pénicilline, le DDT et divers éléments de l'équipement essentiel n'existent pas et ne peuvent ni être obtenus auprès des sources locales d'approvisionnement ni achetés au moyen de la monnaie locale. On devrait fournir certains approvisionnements lorsque l'OMS entreprend ou encourage l'exécution d'importants projets de lutte contre le paludisme, la peste, le choléra ou les maladies vénériennes - pour nommer seulement quelques activités. Ce ne sont pas seulement les équipes de démonstration de l'OMS qui ont besoin de ces fournitures : souvent aussi, elles sont indispensables au pays même pour lui permettre de continuer l'application du programme, l'équipe de démonstration de l'OMS une fois repartie vers d'autres régions ou d'autres pays. On doit compter que l'accroissement final de la productivité du pays,

son développement ou son redressement industriel, permettront, soit d'achever, soit de fabriquer, dans l'avenir, ces produits indispensables. Si les quantités raisonnables de fournitures ne sont pas assurées, on ne saurait attendre que les gouvernements exécutent les programmes amorcés par l'OMS, en

les menant jusqu'au stade où ils porteront tous leurs fruits. On attend des gouvernements qu'ils paient ces fournitures chaque fois que cela sera possible. Ce paiement serait parfois effectué sous forme d'un crédit inscrit au compte de l'OMS h la banque nationale du pays, et dont la valeur en monnaie locale représenterait le coût des fournitures reçues. L'OMS pourra, à ce moment ou plus tard, utiliser ces ressources en monnaie locale pour différentes fins importantes : ces fonds seront affectés au financement de bourses d'études accordées h des personnes originaires de pays voisins, à l'acquisition d'autres services qui peuvent être obtenus dans le pays en question et dont l'OMS a besoin, ou encore A. des projets sanitaires locaux approuvés par l'OMS.

1.2.9

Autres fournitures pour lesquelles il n'a été inserit, dans le présent projet de budget, aucun craft déterminé

Il existe de nombreuses régions et de nombreux pays qui ont avant tout besoin de fournitures médicales, et non pas seulement de services techniques. Quelques pays, tout en posséclant les services techniques nécessaires, ne sont pas en mesure de résoudre beaucoup des problémes de santé publique qui se posent à eux, parce qu'ils manquent de fournitures médicales et sanitaires. Ce besoin est dû la situation économique générale et à la pénurie de devises étrangères nécessaires pour acquérir des fournitures qui ne peuvent être obtenues que par voie d'importation. Bien qu'aucun credit Re figure dans le programme et dans le budget proposes pour 1950, les gouvernements sont instamment pries de porter la plus grande attention à ce besoin sérieux et souvent

critique. Si les gouvernements devaient décider qu'il appartient à l'OMS d'entreprendre une action directe pour améliorer la situation, on pourrait alors envisager d'inscrire dans le budget de 1950 les montants supplémentaires que l'on estimerait adéquats.

1.3

CONSIDERATIONS PRATIQUES COMMANDÉES PAR LA MISE EN CEUVRE DU PROGRAMME

Il est évident que, avant d'approuver un programme comme celui qui est présenté pour 1950, l'Assemblée de la Santé a le droit de s'attendre à ce que soient fournies des garanties raisonnables de succès et que soient écartées, autant que possible, toutes causes éventuelles d'échec. Cela conduit

h examiner les garanties offertes par les gouvernements quant h leur participation financière et administrative.

1.3.1

Devoir des gouvernements de continuer it fournir les sommes nécessaires pour la poursuite de Pceuvre entreprise

Tous les projets en question ont un caractère de participation collective, aussi sera-t-il justifié de faire appel à une certaine responsabilité collective sous forme d'une mise de fonds raisonnable et régulière effectuée, en monnaie locale, par le gouvernement intéressé. L'Organisation Mondiale de la Santé escompte, de fawn générale, que toutes les dépenses effectuées sur place et qui peuvent 'are payées en monnaie locale ou en services locaux seront h la charge du gouvernement intéressé ; à l'avenir, on insistera, normalement, pour qu'il en soit ainsi. C'est lh un minimum. En outre, il sera raisonnable

de s'attendre à ce que les gouvernements collaborant à ces entreprises, inscrivent dans leurs budgets les crédits appropriés pour continuer l'ceuvre entreprise jusqu'h ce qu'elle soit menée A. bonne fin ou jusqu'à son intégration permanente dans le programme sanitaire des gouvernements eux-même après le départ du personnel fourni par l'OMS. Le fait de ne pas accepter ces conditions extrêmement raisonnables pourrait avoir pour consequence de priver un gouvernement de ses droits de participation aux projets de l'OMS.

-5-

NOTE INTRODUCTIVE DU DIRECTEUR GENERAL

1.3.2

Administration de la sauté publique

Il est évident que l'organisation effective de l'Administration nationale de la santé publique, dans une région choisie par l'OMS en vue d'une action A. entreprendre, aura une répercussion considérable, tant sur les chances de succès de cette action, A. court ou A. long terme, que sur le coût de son exécution. L'Organisation devrait être assurée que l'administration de santé publique de la région en cause est,

techniquement et administrativement, outillée pour collaborer au programme envisagé et pour en poursuivre effectivement l'application après le départ du personnel de l'OMS ; un accord sera conclu pour l'exécution du programme convenu. L'Organisation offrira au pays en question des avis, des techniques administratives et les moyens de créer une administration satisfaisante soit avant l'établisse-

ment du programme, soit, tout au moins, comme l'une de ses conditions nécessaires et préalables. La section d'administration de la santé publique se mettra à la disposition des gouvernements qui demanderont une aide pour organiser leurs services, et elle procédera A. des études et recueillera des informations de façon à pouvoir donner les conseils requis, en pleine connaissance de toutes les techniques existantes et des conditions locales, économiques, culturelles, administratives et sociales qui s'y rapportent.

1.3.3

Accords proposés avec les gouvernements participants

En vue de garantir une bonne gestion et de permettre les contrôles financiers nécessaires dans le cadre de l'Organisation, ainsi que pour définir la position des experts de l'OMS travaillant sur place, il sera également nécessaire de rédiger des accords, après consultation d'autres institutions qui possèdent une expérience dans ce domaine. Ces accords tiendront compte des considérations exposées ci-dessus

aux points 1.3.1 et 1.3.2.

2. MODE DE PRESENTATION DU BUDGET 2.1

DIVISION DU BUDGET EN DEUX PARTIES

Le programme et les prévisions budgétaires pour 1950 ont été préparés suivant les principes généraux décrits dans le rapport que le Directeur général a présenté, le 6 novembre 1948, A, la deuxième session du Conseil Exécutif, 1 Le Conseil Exécutif a approuvé le mode de présentation proposé pour le budget de 1950 ; le budget comporte ainsi deux parties :

Partie administrative Partie concernant le programme d'exécution

2.1.1

Partie administrative

Dans cette partie du budget sont comprises les dépenses afférentes à l'Assemblée de la Santé et aux réunions du Conseil Exécutif, qui figuraient dans le budget de 1949 au titre des « sessions d'organisation ». Y sont également comprises, les dépenses relatives au fonctionnement et A. la fourniture de services permettant d'atteindre les objectifs de l'Organisation ; ces dépenses concernent la coordination des programmes, l'établissement de plans administratifs à leur sujet, leur organisation, leur financement, l'engagement et l'emploi de personnel pour ces programmes. Ce budget comprend les traitements du Directeur général et de ses collaborateurs, ainsi que les traitements des fonctionnaires appartenant

aux services administratifs de l'Organisation - liaison, budget, comptabilité, services généraux, administration du personnel et autres services du même genre.

Quoique le Directeur général soit, à la fois, le principal fonctionnaire technique et le principal fonctionnaire administratif de l'Organisation, les dépenses qui le concernent, lui et son bureau, sont considérées comme ayant un caractère administratif. Son temps est pris à la fois par des travaux relatifs au programme et par des travaux administratifs, mais il assume la direction de l'Organisation tout entière ; c'est pourquoi il serait vain de tenter une répartition de son temps et de celui de ses collaborateurs immédiats.

De même, les dépenses relatives au Service sténographique ont été comptabilisées comme dépenses administratives, bien que ce service soit largement utilisé par le personnel s'occupant des programmes, au siège de l'Organisation. Néanmoins, pour des raisons d'organisation et de gestion, il est

désirable de montrer quelles sont, parmi les dépenses administratives de l'Organisation, celles qui concernent ce service. 1 Actes oll. Org. mond. Santé, 14, 41-47 6

MODE DE PRÉSENTATION DU BUDGET

Les dépenses administratives ont été calculées en prenant pour seule base les traitements, les indemnités et les frais de voyage, A. l'exclusion des dépenses diverses telles que celles effectuées pour les communications, les fournitures et le matériel de bureau, etc. Comme les dépenses de personnel sont á peu près proportionnelles aux montants des genres de dépenses diverses, elles ont été utilisées comme indice du coût relatif des services communs au budget administratif et au budget d'exécution. On a calculé des pourcentages par rapport au montant total des traitements et indemnités ; ces pour-

centages ont ensuite été utilisés pour déterminer les quotes-parts proportionnelles des autres cat& gories de dépenses. Essayer d'établir le budget sur une autre base entraînerait l'Organisation dans des calculs comptables cofiteux et compliqués.

On trouvera dans l'appendice i (page 9) un exposé schématique qui illustre la définition des dépenses administratives en donnant la liste détaillée des fonctions qui constituent la majeure partie des dépenses administratives. La règle suivie pour présenter les détails du budget consiste à indiquer, d'abord, une fonction principale telle que l'administration, le service du personnel, le service financier, etc., puis à énumérer les activités sous chacune de ces rubriques. Des notes indiquent quelles fonctions et quelles activités sont incluses ou exclues.

2.1.2.

Partie concernant le programme d'exécution

Les dépenses afférentes au programme d'exécution comprennent toutes les dépenses concernant le travail qui se rapporte directement à l'activité de l'Organisation, en matière de programmes, tant au Siège qu'en dehors du Siège. Le programme d'exécution a été réparti entre les catégories principales suivantes :

Personnel de direction pour les programmes d'exécution Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements (par projets) Services techniques (par projets) Autres projets (par projets) Bureaux régionaux Autres bureaux Services communs (exécution)

On a compris sous la rubrique « Personnel de direction pour les programmes d'exécution » les traitements, indemnités et frais de voyage et de transport, de la partie du personnel appartenant aux services d'exécution et aux services techniques du siège qui est chargée de contrôler les programmes généraux de ces services. Lorsque la fonction du personnel travaillant au Siège limite son activité à un projet, les dépenses afférentes à ce personnel figurent sous le projet particulier dont il s'agit.

2.2

BUDGET AFFERENT AUX DIVERS PROJETS

Les activités particulières dont l'ensemble compose le programme total ont été désignées comme projets, afin de grouper ensemble les dépenses totales requises pour chaque activité. Les dépenses afférentes à chaque projet figurent, quand il y a lieu, sous les rubriques ci-après : Traitements (Siège) Traitements (en dehors du Siège) Experts-conseils Indemnités

Frais de voyage et de transport Cours de formation technique Frais de conférences

Projets spéciaux Fournitures et matériel destinés aux équipes Achat de véhicules à moteur Utilisation de véhicules à moteur Documentation spéciale Subventions Comités consultatifs d'experts

2.3 METHODE DE FINANCEMENT Le budget présenté á la deuxième Assemblée Mondiale de la Santé comprend :

Le budget ordinaire et le budget pour le programme supplémentaire d'exécution pour les services techniques et consultatifs.

Le budget ordinaire sera financé au moyen des contributions de tous les Etats Membres, suivant le barème qui sera établi par la deuxième Assemblée Mondiale de la Santé, conformément à l'article 56

de la Constitution. On compte que le budget supplémentaire sera financé après des invitations aux Etats en mesure de contribuer à faire connaître á la deuxième Assemblée Mondiale de la Santé leur desir de verser des contributions supplémentaires à l'OMS en vue de financer le programme supplémentaire d'exécution pour les services techniques et de consultations.

-7-

NOTE INTRODUCTIVE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

2.4 BAREME DES TRAITEMENTS On trouvera dans l'appendice 2 (page II) le barème des traitements applicable aux postes de l'Organisation ; il est accompagné d'une explication sur les classes de postes qui ont été établies A. des fins budgétaires.

2.5

COMPARAISON DES BESOINS EN PERSONNEL EN 1949 ET EN 1950

Comme la présentation des prévisions budgétaires pour 1950 diffère considérablement de celle pour 1949, ii pourrait être difficile de comparer l'effectif du personnel requis pour l'un et pour l'autre exercice financier. Afin de faciliter cette comparaison, on trouvera dans l'appendice 3 (page 12) un tableau comparatif de l'emploi montrant le nombre des postes pour 1949 et pour 1950.

2.6

PROJETS DE REPARTITION DU PERSONNEL ET DES DEPENSES

Afin que l'on puisse se rendre compte du nombre total de postes proposés et du montant total des dépenses prévues pour chaque activité en 1950, on trouvera dans l'appendice 4 (page 13) un exposé du projet de répartition du budget proposé pour 1950 ; cet exposé montre le nombre de postes prévu par classe et le montant prévu des dépenses pour chaque fonction.

8

MODE DE PRESENTATION DU BUDGET

Appendice 1

SCHEMA : DETAIL DES DEFINITIONS Fonctions considérées comme constituant des dépenses administratives Fonctions Exemples 2

Administration

Comprend :

Le terme « Administration », au sens où il est employé ici, désigne les fonctions de caractère général accomplies par les services qui organisent, coordonnent et contrôlent les travaux de l'ensemble de l'Organisation. Les dépenses afférentes aux

1. le Directeur général et

le

personnel placé

immédiatement sous ses ordres ;

2. le Directeur général adjoint et le personnel place immédiatement sous ses ordres ; 3. le Directeur des Services administratifs et financiers et le personnel placé immédiatement sous ses ordres ;

experts-conseils et aux agents de coordination et de liaison, rattachés au Bureau du Directeur *Aral, sont classées d'après les fonctions des intéressés;

si le travail dont il s'agit concerne essentiellement l'organisation et l'élaboration des plans ainsi que les problèmes plus vastes touchant 6, la gestion administrative de l'Organisation, la dépense correspondante sera classée parmi les dépenses adminis-

4. les experts-conseils et le personnel de coordination rattachés au bureau du Directeur général ; 5. la partie du Bureau de New-York qui assure la liaison avec les Nations Unies, avec les autres

institutions spécialisées, etc., et le personnel du Bureau du Directeur général qui exerce également des fonctions de liaison ; 6. la Section juridique.

tratives. La préparation et la présentation au Directeur général des avis juridiques dont il a besoin

pour les operations de coordination, l'élaboration des plans et la direction administrative de l'Organisation rentrent dans les dépenses administratives. Analyse de la gestion administrative Le terme « Analyse de la gestion administrative »,

Co mpre nd :

au sens où il est employé ici, désigne les &Ludes analytiques, les recherches et autres travaux du même ordre qui sont destinés à aider le Directeur

la partie du Bureau du Budget et de la Gestion qui s'occupe d'analyser la gestion administrative. Bien qu'ils aient la responsabilité des deux domaines, le Chef du Bureau du Budget et de la Gestion et son Secrétaire sont arbitrairement considérés, cette fin, comme s'occupant uniquement du budget.

général dans l'organisation, l'agencement et la coordination de l'activité générale de l'Organisation. Activités :

Analyse de l'Organisation et recommandations Analyse des règles administratives et recommandations Ordres de revision, instructions, etc. Formulaires de revision Conférences et Services généraux Comprend :

Le terme « Conférences et Services généraux au sens où il est employe ici, désigne les services chargés de l'économie intérieure de l'Organisation.

le Bureau des Conférences et des Services généraux.

Il comprend le recrutement du personnel et les arrangements matériels en vue des conférences et réunions. Activités :

Economat et fournitures (cette rubrique comprend que le matériel administratif) Archives Documents

ne

Arrangements en vue des conférences Locaux Service central de sténographie Services graphiques Voyages et transports

1 Ceci s'applique uniquement au Siège. Toutes les dépenses des bureaux régionaux et des bureaux locaux sont classées comme « dépenses d'exécution ».

2 Les exemples cités ici sont pris dans la structure de l'Organisation, telle qu'elle e xistait au Ier février 194.9. Si cette structure était modifiée, il pourrait être nécessaire de changer les exemples.

-9-

NOTE INTRODUCTIVE DU DIRECTEUR GENARAL

Fonctions considérées comme constituant des dépenses administratives (suite) Fonctions Exemples

Services financiers

Comprend :

Le terme « Services financiers », au sens on il est employé ici, comprend l'établissement du budget, la vérification des comptes, la comptabilité (A l'exclusion de la comptabilité relative aux programmes),

le Bureau de la Vérification interne des Comptes

le Bureau des Finances et de la Comptabilité La partie du Bureau du Budget et de la Gestion

ainsi que la gestion des ressources financières de l'Organisation et les archives s'y rapportant. Activités :

qui prépare le budget en fournit la justification et en assure l'exécution.

Comptabilité administrative et vérification des comptes (perception, encaissements, comptabilisation, relevés, décaissements, vérification et contrôle des ressources financières de l'Orga-

nisation et informations d'ordre financier l'usage de l'Administration) Placement de fonds temporairement inemployés Gestion financière de la Caisse de Prévoyance

et de la Caisse des Retraites Etablissement du budget Cette fonction exclut la comptabilité et les vérifications relatives aux programmes, c'est-h-dire l'achat des fournitures et du matériel nécessaires aux opérations, á l'application du programme de bourses, etc. Toutefois, jusqu'au moment on cette partie de la comptabilité aura atteint un volume aisément appréciable, toutes les dépenses de comp-

tabilité et de vérification rentreront dans le cadre des dépenses administratives. Information Le terme « Information », tel qu'il est employé Comprend :

ici, désigne la préparation et la distribution d'informations de nature á. intéresser le grand public. Il ne comprend pas les Services d'Edition et de Documentation, car ces services appartiennent au domaine de l'exécution des programmes, et comportent, par exemple, la préparation de rapports

le Bureau de l'Information Ne comprend pas : la Division des Services d'Edition et de Documentation. Note : Bien que la Section de Traduction soit chargée de traduire des documents de caractère administratif aussi bien que des documents rela-

sur les résultats de recherches, la diffusion de renseignements concernant les programmes, etc.

tifs aux programmes, la traduction des documents

administratifs n'absorbe pas 50% du temps de chaque traducteur, de sorte que la dépense alt.& rente à cette section est class& parmi les dépenses d'exécution. Personnel

Comprend :

Le terme « Personnel », au sens on il est employé ici, s'applique à Factivité de l'ensemble de l'Organisation et ne comprend pas les fonctions exercées,

le Bureau du Personnel

en matière de personnel, par les directeurs et autres chefs de service. Activités :

Avis concernant tous les aspects de l'administration du personnel Application du Statut et du Règlement du personnel Nominations Placement Classification Formation professionnelle Sécurité

Relations entre les fonctionnaires Liaison avec les autres institutions Liaison avec les autorités gouvernementales Assurances et retraites.

- 10 -

MODE DE PRESENTATION DU BUDGET

Appendice 2

BARÈME DES TRAITEMENTS On trouvera ci-dessous la reproduction du barème des traitements applicable aux divers postes de l'Organisation. Comme il n'est pas actuellement possible de prévoir le classement des postes à créer sur place en 1950, ces postes ont été classes en groupes et les traitements moyens ont été établis pour les fins budgétaires. Ces groupes sont les suivants : Groupe Groupe

I - categories 13 h. 18 - US 87.000 II - categories 9 A 12 - US $4.000 Groupe III - categories i 8 - US $2.500 A.

Catégorie

Echelon I (*)

Echelon II

Echelon III

Echelon IV

Echelon V

Echelon VI

Echelon VII

US $ 1

2 3 4 5 6

7 8 9 10 11

12 13 14 15 16 17 18 19

1580 1740 1920 2130 2360 2610 2890 3210 3570 3970 4410 4910 5450 6050 6700 7450 8300 9200 10000

US $ 1660 1830

2020 2240 2480 2750 3050 3390 3770 4190 4660 5180 5750 6370 7060 7870 8750 9700 10500

US $ 1740 1920 2130 2360 2610

Directeur principal 11000

-

2890 3210 3570 3970 4410 4910 5450 6050 6700 7450 8300 9200 10300 11000

US $ 1830 2020 2240 2480 2750 3050 3390 3770 4190 4660 5180 5750 6370 7060 7870 8750 9700 10900

US $

US $

US $

1920 2130 2360 2610 2890 3210 3570 3970 4410 4910 5450 6050 6700 7450 8300 9200 10300

-

-

-

2020 2240 2480 2750 3050 3390 3770 4190 4660 5180 5750 6370 7060 7870 8750 9700 10900

2130 2360 2610 2890 3210 3570 3970 4410 4910 5450 6050 6700 7450 8300 9200 10300

-

-

* Traitement de base de la eatégorie.

-II-

NOTE INTRODUCTIVE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

Appendice 3

TABLEAU COMPARATIF DE L'EMPLOI indiquant le nombre de posies en 1949 et en 1950

Au Siège

1949

1950

A l'extérieur 1950 1949

TOTAL

Budget administratif Sous-total

190 190

229 229

-

-

1949

1950

190

229

190

229

PROGRAMME ORDINAIRE D'EXÉCUTION

Personnel de direction pour les programmes d'exécution . Bureaux régionaux Autres bureaux .

25

-

27 103 11

198 14

25 103 11

27 198 14

Services de consultations et de demonstrations fournis aux gouvernements Services techniques Autres projets Sous-total TOTAL POUR LE BUDGET ORDINAIRE

39 102 9

49 125 14

69

107 1

1

108 103 9

156 126 18

4

175

215

184

324 324

359

539 768

365

444

184

549

PROGRAMME SUPPLÉMENTAIRE D'EXÉCUTION Budget administratif

-

21

Services de consultations et de demonstrations fournis aux gouvernements Services techniques Autres projets TOTAL POUR LE BUDGET SUPPLE. MENTAIRE

33 5 3

15

265 26 11

15 15

21

298 31 14 364 1.132

62 365

15 199

302 626

TOTAL GÉN ÉRAL

506

564

- 12 -

Appendice 4

RÉPARTITION ADMINISTRATIVE DU PROJET DE BUDGET POUR 1950 indiquant le nombre des postes par groupe et les prévisions de dépenses afférentes à chaque ordre d'attribution dans le budget ordinaire et dans le budget supplémentaire ACTIVITÉS

PROGRAMME ORDINAIRE D'EXÉCUTION Nombre de postes 1950 Groupe

PROGRAMME SUPPLÉMENTAIRE D'EXÉCUTION Nombre de postes 1950 Groupe

ENSEMBLE DES PROGRAMMES Nombre de postes 1950 Groupe

Prévisions de dépenses 1950 Total US $

Prévisions de dépenses 1950

Prévisions de dépenses 1950 Total US $

Total

US $

I

II

III

B UDGET ADMINISTRATIF

Bureau du Directeur général Section de Liaison

.

.

.

3 3 1

5

7

15

133.320 101.480

3 3 1

5

7

15

133.320 101.480

3 1

8 2 5

14

3 1

8 2 5 2

14

Section juridique

4 13

32.355 98.575

4 13 4

32.355 98.575

Bureau de l'Information

3 .

5

3 2 1

5

Services administratifs et financiers : Bureau du Directeur. . grammes .

2 1 1

2 1

4

42.660 23.660 87.945 94.135 2 1 1

42.660 23.660 103.395 121.415

Bureau de l'Analyse des Pro3 14 19 1

1

3 17

Bureau du Budget et de la Gestion Bureau du Personnel Bureau des Conférences et Services généraux

4 5 2

5

5 12

3

15.450 27.280

4 5

7

6

2 7 7

5

6

3 7

17

25 105

96 21 1

105

416.685 155.840 69.745 1

2

96

416.685 214.325 69.745

Bureau des Finances et de la Comptabilité 4 2

32 6

2

9

12

58.485

5

9

30 1

44 6

Bureau de la Vérification interne des Comptes 3 2 1

3

Total

30

39

160

229

1.256.400 254.000

5

15

21

101.215

31

44

175

250

1.357.615 254.000

Ajouter les sessions d'organisation Ajouter les services communs . . .

TOTAL DU BUDGET ADMINISTRATIF

-

147.595

23.785 125.000

171.380 1.782.995

1.657.995

RÉPARTITION ADMINISTRATIVE DU PROJET DE BUDGET POUR 1950 (suite) ACTIVITÉS

PROGRAMME ORDINAIRE D'EXÉCUTION Nombre de postes 1950 Groupe

PROGRAMME SUPPL ÉMENTAI RE D'EX ÉCUTION Nombre de postes 1950 Groupe

ENSEMBLE DES PROGRAMMES Nombre de postes 1950 Groupe

Prévisions de dépenses 1960

Prévisions de &Tenses 1950 Total US $

Prévisions de dépenses 1950 Total US $

PROGRAMME D'EX ÉCUTION PERSONNEL DE DIRECTION Bureau du Sous-Directeur general des Services techniques . . . Division de l'Epidémiologie : Bureau du Directeur Division des Services d'Edition et de Publications : Bureau du Direct eur

Total

US $

1

1

1

3

31.310 34.505 31.195 1

1

1

3 3 3

31.310

1

2

3 3

2 2

34.505 31.195

1

Division de la Coordination des Recherches et des Substances thérapeutiques : Bureau du Directeur Bureau du Sous-Directeur general chargé des operations . . . . Division des Plans et Programmes : 1

2

1

1

2 6 5

22.915 70.795

1

1

2 6 5

22.915 70.795

4 2 1

2 1 1

4 2 1 1

2 2 1

Bureau du Directeur Division des Operations sanitaires :

2 1 1

48.310 26.675 14.145

48.310 26.675 14.145

Bureau du Directeur Section des Operations sanitaires régionales

3 9

1

3 2

1

1

1

BUREAUX RÉGIONAUX AUTRES BUREAUX

.

.

30 2

24

84 12

198* 14,

952.535 71.925

30 2

24

84 12

198* 14

952.535 71.925

SERVICES DE CONSULTATIONS ET DE D ÉMONSTRATIONS Zones de demonstrations sanitaires Paludisme

Hygiene de la maternité et de l'enfance Assainissement

11

5

6 3 2 5

22 29 19 17

439.255

18 14

24 5

6 1

48 20

1.163.440 739.725 740.590 795.575 725.370 340.480 243.180 295.810 314.645 177.215 175.365 159.115 1111A AO,

18

94 10 7

25 30 22 20 25 12 20 14 6

48 42 79 45 68 47

1.163.440 1.178.980 1.071.640 1.063.810 942.550 769.895 606.220 456.890 387.085 177.215 175.365 159.115 lln nnc

13 11 5

13 6 7

Sauté mentale Maladies vénériennes Tuberculose Administration de la sauté publique Nutrition Cholera Peste Typhus Enseignement de l'hygiène au

8 10 11

8 11 1

4 6

20 27 16 6

4 2

4

331.050 268.235 217.180 429.415 363.040 161.080 79.440

17 11 15 17 2 9

24 14 25 1

9 1

10 6 6 2

11 9 3 4

50 26 51 27 15 19

10 6

16 8

6 6

2 2

8 8

6 6

37 20 32 9 21 7 6 2 2 2

12 3 16 13

9 8

42 35

2

22 8

8 8

REPARTITION ADMINISTRATIVE DU PROJET DE BUDGET POUR 1950 (suite) PROGRAMME ORDINAIRE D'E X ÉCUTION

PROGRAMME SUPPLÉMENTAI RE D'EXÉCUTION Nombre de postes 1950 Groupe 1

ENSEMBLE DES PROGRAMMES Nombre de postes 1950 Groupe 1

ACTIVITÉS I

Nombre de postes 1950 Groupe

Prévisions de dépenses 1950 Total US $

Prévisions de dépenses 1950

Prévisions de dépenses 1950 Total US $

SERVICES TECHNIQUES Formation technique de personnel médical et auxiliaire Publications Groupe de recherches sur la tuberculose Etudes épidémiologiques

II

III

TI

III

Total

US $

II

III

6

13

2 17

4 11

12 41

868.080 483.255 95.515 116.570 115.810 103.930 101.060

12

2

14 23 5

1.964.680 297.280 114.345

18 13 7 7 5 3 3 2 1

2 17

6 11 6

26 41

2.832.760 483.255 297.280 209.860 116.570 115.810 103.930 101.060 86.805 79.435 75.185

7 5 5 3 3 2 1 1

10

6

10

23 15

5 6

10 12 7

2

3

8 1

Conventions sanitaires et quarantaine Substances thérapeutiques St atistiques sanitaires Coordination des recherches

6

0 2 1

4 12 3 13 9

0 9 1

17 6

4 12 3

12 7 17

6 18

Bibliothèque et services de documentation Statistiques et informations épidémiologiques

4 3

18 14 1

86.805 79.435 25.185 44.000 8.000 2

4 3 1

13 9

2 1

Groupe d'études sur place pour la schistosomiase Coordination des congrès internationaux des sciences médicales Recherches sur les antibiotiques Coordination des services des

- - -

- 1

2

14

3

50.000 32.000

3

4

44.000 40.000 6.000

comptes rendus analytiques médicaux et biologiques . . . AUTRES PRO JETS Documentation médicale, materiel .

6.000

d'enseignement et services de

fournitures pour l'exécution des programmes Ajouter services communs 1 . . . .

2 110 39 149

3

6

TOTAL DU BUDGET D'EXÉCUTION

159 30 189

270 160

539

309.875 505.480 6.535.005 1.657.995 8.193.000 300.000

485.000 155 1

1

2

3

6

132 5

Ajouter budget administratif . TOTAL DU BUDGET DE 1950 .

. .

. .

229 768

430

156

137

56 15 71

343 21 364

93.720 9.027.520 125.000 9.152.520

314 31

242

326 175 501

882 250 1132

794.875 599.200 15.562.525 1.782.995 17.345.520

345

44 286

A décluire : disponible sur les fonds provenant de l'UNRRA . . . . TOTAL GÉNÉRAL

7.893.000

9.152.520

300.000 17.045.520

BUDGET PROPOSÉ

POUR L'EXERCICE FINANCIER

1er JANVIER - 31 DÉCEMBRE 1950

RÉSUMÉ DES PREVISIONS BUDGETAIRES

3. RÉSUMÉ DES PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES POUR L'EXERCICE FINANCIER

COMPRIS ENTRE LE 1 er JANVIER ET LE 3 1 DÉCEMBRE 1950

PARTIE I - PRÉVISIONS DU BUDGET ADMINISTRATIF Prévisions de dépenses 1949 1950

Ordinaires US $ SECTION 1 SESSIONS D'ORGANISATION

Supplé-

mentaires US $

US $

Chapitre 1.1

Assemblée Mondiale de la Santé 51.500 13.000 73.000 2.500 20.000 25.000 1.000

00 Services du personnel

10 Allocations et indemnités du personnel 20 Voyages et transports 30 Services des locaux et installations 40 Autres services 50 Fournitures et materiel 60 Charges fixes et créances exigibles 70 Subventions 80 Acquisition de biens de capital

52.000 13.500 64.000 10.500 25.000 20.000 1.000 4.000 190.000

4.000 190.000

Total pour le chapitre 1.1 Chapitre 1.2 Conseil Exécutif et Comités

00 Services du personnel 10 Allocations et indemnités du personnel 20 Voyages et transports 30 Services des locaux et installations 40 Autres services

50 Fournitures et materiel 60 Charges fixes et créances exigibles 70 Subventions 80 Acquisition de biens de capital

8.000 2.000 42.000 4.000 7.000 8.000 200

8.000 2.000 32.000 4.000 7.000 8.000 200 2.800 64.000

2.800 74.000 . .

Total pour le chapitre 1.2 TOTAL POUR LA SECTION 1

264.000

254.000

SECTION 2 DÉPENSES ADMINISTRATIVES

00 Services du personnel 10 Allocations et indemnités du personnel

20 Voyages et transports 30 Services des locaux et installations 40 Autres services 50 Fournitures et materiel 60 Charges fixes et créances exigibles 70 Subventions 80 Acquisition de biens de capital TOTAL POUR LA SECTION 2 .

572.180 132.500 75.880 47.000 26.500 14.000 6.000

840.500 225.350 190.550 53.615 26.300 15.000 19.480

65.265 20.550 15.400 5.785 4.000 4.500 3.000

55.170 929.230 1.193.230

33.200 1.403.995 1.657.995

-

6.500

125.000

TOTAL POUR LA PARTIE I

125.000

- 19 -

RESUME DES PREVISIONS BUDGETAIRES

PARTIE II - PREVISIONS BUDGETAIRES AFFERENTES AUX PROGRAMMES D'EXECUTION Prévisions de dépenses 1949 US $

1950

Ordinaires US $

Supplé-

mentaires US $

SECTION 3 PROGRAMMES D'EXECUTION

Chapitre 3.1

Personnel de direction pour les programmes d'exécution 254.865 79.645 57.750 159.950 52.800 67.100

00 Services du personnel 10 Allocations et indemnités du personnel 20 Voyages et transports 30 Services des locaux et installations 40 Autres services

50 Fournitures et matériel 60 Charges fixes et créances exigibles 70 Subventions 80 Acquisition de biens de capital Total pour le chapitre 3.1 Chapitre 3.2 Bureaux régionaux 00 Services du personnel

392.260

279.850

10 Allocations et indemnités du personnel 20 Voyages et transports 30 Services des locaux et installations 40 Autres services

50 Fournitures et matériel 60 Charges fixes et créances exigibles 70 Subventions 80 Acquisition de biens de capital .

186.995 17.805 21.200 20.000 6.000 20.000 3.000

573.285 132.750 97.500 30.000 11.000 25.000 8.000

Total pour le chapitre 3.2 Chapitre 3.3

25.000 300.000

75.000 952.535

Autres bureaux 00 Services du personnel 10 Allocations et indemnités du personnel 20 Voyages et transports 30 Services des locaux et installations 40 Autres services

50 Fournitures et matériel 60 Charges fixes et créances exigibles 70 Subventions .

33.000 7.365 4.000 5.200 3.000 2.800 2.000 2.000 59.365

32.845 11.380 8.700 6.000 3.000 3.000 2.000

80 Acquisition de biens de capital Total pour le chapitre 3.3 Chapitre 3.4 Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements

5.000 71.925

00 Services du personnel 10 Allocations et indemnités du personnel 20 Voyages et transports 30 Services des locaux et installations 40 Autres services 50 Fournitures et matériel 60 Charges fixes et créances exigibles 70 Subventions 80 Acquisition de biens de capital

711.195 237.030 192.320

989.500 248.825 466.820 20.730 369.830 19.000 33.500 2.148.205

196.340

1.917.960 637.480 1.459.730 4.620 94.090 1.576.160 2.310 221.120 5.913.470

Total pour le chapitre 3.4

1.336.885

- 20 -

RÉSUMÉ DES PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

Prévisions de dépenses 1949 US $ US $ 1950

Ordinaires

Supplé -

mentaires US $

Chapitre 3.5 Formation technique de personnel médical et auxiliaire

00 Services du personnel 10 Allocations et indemnités du personnel 20 Voyages et transports 30 Services des locaux et installations 40 Autres services 50 Fournitures et matériel 60 Charges fixes et créances exigibles 70 Subventions

25.330 6.350 10.000

63.355 17.350 19.700

224.560 24.020 182.600 11.000 13.750 446.750

755.000 796.680

755.200 855.605

80 Acquisition de biens de capital Total pour le chapitre 3.5 Chapitre 3.6 Documentation médicale et matériel d'enseignement

920.000 135.000

1.957.680

00 Services du personnel 10 Allocations et indemnités du personnel 20 Voyages et transports 30 Services des locaux et installations 40 Autres services

50 Fournitures et matériel 60 Charges fixes et créances exigibles 70 Subventions 80 Acquisition de biens de capital

150.000

150.000

100.000

150.000 150.000

Total pour le chapitre 3.6

100.000

Chapitre 3.7

Services techniques 312.015 83.325 66.150

00 Services du personnel 10 Allocations et indemnités du personnel 20 Voyages et transports 30 Services des locaux et installations 40 Autres services

553.810 150.875 137.255

147.365

64.835 69.775 1.000 108.000

50 Fournitures et matériel 60 Charges fixes et créances exigibles 70 Subventions .

148.000

2.500 240.400 59.250 8.500 1.152.590

65.500

47.000

80 Acquisition de biens de capital Total pour le chapitre 3.7

-

674.990

437.975

Chapitre 3.8 Comités d'experts 00 Services du personnel

16.420 123.150

31.385

15.960

10 Allocations et indemnités du personnel 20 Voyages et transports 30 Services des locaux et installations 40 Autres services

228.120 14.925 29.385

104.605

50 Fournitures et matériel 60 Charges fixes et créances exigibles 70 Subventions 80 Acquisition de biens de capital

8.210 16.420

7.150 11.960

Total pour le chapitre 3.8

164.200

303.815

I

139.675

- 21 -

RÉSUMÉ DES PRÉVISIONS BUDaTAIRES

Prévisions de dépenses 1949 US $

1950

Ordinaires US $

Supplé-

mentaires US $

Chapitre 3.9 Fournitures aux gouvernements

00 Services du personnel 10 Allocations et indemnités du personnel

20 Voyages et transports 30 Services des locaux et installations 40 Autres services 50 Fournitures et matériel 60 Charges fixes et créances exigibles 70 Subventions 80 Acquisition de biens de capital 115.000

385.000

Total pour le chapitre 3.9 Chapitre 3.10 Services

115 000

385.000

communs à.

PARTIE II,

pour la l'exception des 154.200 131.600 68.000 11.000 138.500

chapitres 2 et 3 30 Services des locaux et installations 40 Autres services 50 Fournitures et matériel 60 Charges fixes et créances exigibles 80 Acquisition de biens de capital Total pour le chapitre 3.10 Fonds non affectés provenant de l'UNRRA 150.000 94.780 65.000 79.700 116.000 17.500 30.220 7.000 8.750 30.250 93.720

503.300 129.090

505.480

TOTAL POUR LA PARTIE II

.

.

.

4.506.770 5.700.000 700.000

6.535.005

9.027.520 9.152.520

TOTAL POUR TOUTES LES PARTIES

8.193.000

Décluire: Fonds provenant de l'UNRRA

.

.

.

300.000 7.893.000

Budget ordinaire : crédit voté par l'Assemblée

de la Santé

5.000.000

- 22 -

PROJET DE RÉSOLUTION CONCERNANT LES CRÉDITS

4.

PROJET DE RÉSOLUTION CONCERNANT LES CRÉDITS

I. L'Assemblée de la Santé décide que pour l'exercice financier 1950, le budget administratif ordinaire et le budget ordinaire des programmes d'exécution d'une part, et le budget supplémentaire des programmes d'exécution et des services techniques et consultatifs, d'autre part, s'établissent comme suit : Section

Affectation des credits

Montant Budget ordinaire US $ Budget supplementaire US $

PARTIE I - BUDGET ADMINISTRATIF 1

Sessions d'organisation

2

Dépenses administratives

Total pour la PARTIE I PARTIE II - BUDGET DES PROGRAMMES D'EXÉCUTION Programmes d'exécution 3 C hapitre 3.1 Personnel de direction pour les programmes d'exécution 3.2 3.3

.

.

Bureaux régionaux

Autres bureaux Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements Bourses

3.4

3.5 3.6

Documentation médicale et matériel d'enseignement

.

.

3.7

Services techniques

3.8 3.9

Comités d'experts

Fournitures aux gouvernements

3.10 Services communs pour la partie II, à l'exception des cha-

pitres 3.2, 3.3, et 3.4

Total pour la section 3 TOTAL POUR TOUTES LES PARTIES . .

Des montants ne dépassant pas les sommes ci-dessus seront disponibles pour le paiement des obligations encourues, pendant la période comprise entre le Ier janvier 1950 et le 31 décembre 1950. II. Le Directeur général est habilité, en ce qui concerne la partie II du budget, A. opérer des virements entre les chapitres et, avec l'assentiment du Conseil Exécutif ou de tout comité auquel le Conseil pourra déléguer des pouvoirs, à opérer des virements entre les sections. Les virements entre le budget administratif ordinaire et le budget ordinaire des programmes d'exécution, d'une part, le budget supplémentaire des programmes d'exécution et des services techniques et de consultations, d'autre part, ne sont pas autorisés.

-2

PROJET DE RÉSOLUTION CONCERNANT LES CRÉDITS

III. Le Directeur général signalera 6. la session ordinaire suivante du Conseil Exécutif tous les virements effectués en vertu du paragraphe II ci-dessus et indiquera les circonstances qui s'y rapportent.

IV. Nonobstant les dispositions de l'article 13 du Règlement financier, le Directeur général est autorisé reporter A, l'année suivante les soldes non utilisés des crédits affectés (en vertu des dispositions de l'article io du Règlement financier) aux divers pays pour des bourses, (dans chapitre 3.5, section 3,

partie II) de la documentation médicale et du matériel d'enseignement (chapitre 3.6 de la même section).

V. En ce qui concerne les approvisionnements fournis et le matériel laissé dans un pays, au cours de services de consultations et de démonstrations rendus au gouvernement, et en ce qui concerne les approvisionnements mis à la disposition de gouvernements, après approbation du Conseil Exécutif, le Directeur général prendra, d'accord avec les gouvernements bénéficiaires, les mesures nécessaires pour recouvrer en monnaie locale les sommes que ces gouvernements seront en mesure de rembourser sur le coût du matériel, des approvisionnements et de l'équipement que l'Organisation leur aura livrés. Toutefois, cette disposition ne sera pas applicable aux opérations exécutées dans le cadre du projet intitulé « Zones de démonstrations sanitaires ».

- 24 -

PRO JET DE RESOLUTION CONCERNANT LE FONDS DE ROULEMENT

5. PROJET DE RÉSOLUTION CONCERNANT LE FONDS DE ROULEMENT La première Assemblée Mondiale de la Santé a fixé à $1.650.000 le montant du fonds de roulement et a stipulé, en outre, que tous soldes restant sur les crédits prévus pour l'exercice financier 1948 seraient virés à ce fonds. Le fonds de roulement doit servir, entre autres, à financer le budget en attendant la

rentrée des contributions des Membres. L'expérience a montré que l'Organisation ne peut s'attendre h ce que les Membres versent leur contribution h l'avance, ou même au début de l'exercice financier auquel elle est afférente. La procédure législative d'un grand nombre d'Etats Membres ne leur permet pas de verser leur contribution assez tôt pour que les opérations puissent être financées à l'aide de ces versements pendant les premiers mois de l'année. En conséquence, il importe que le montant du fonds de roulement soit égal A. la moitié, au moins, du budget annuel de l'Organisation. Si l'on ne prévoit pas un fonds de roulement atteignant ce chiffre, on risque de compromettre sérieusement les opérations de l'Organisation et même de mettre celle-ci dans l'impossibilité de faire face, pendant la première moitié de l'année, au minimum des opérations financières qui lui incombent. C'est pourquoi le projet de résolution concernant le fonds de roulement prévoit que ce fonds sera porté à $4.000.000. En outre, les Etats Membres devront être invités á considérer leur contribution au fonds de roulement, ainsi augmenté, comme des contributions supplémentaires A. payer pendant l'exercice 1949, étant donné que les fonds doivent être disponibles avant le début de l'exercice 1950.

Projet de résolution L'Assemblée Mondiale de la Santé 1) DECIDE

a) que le fonds de roulement sera fixé, pour l'exercice financier 1950, A. US $4.000.000 ; b) que les Membres verseront au fonds de roulement des avances supplémentaires d'un montant total de US $ , conformément au barème adopté par la première Assemblée Mondiale de la Santé pour les contributions des Membres aux budgets de l'Organisation Mondiale de la Santé pour les exercices 1948 et 1949. 2) AUTORISE

le Directeur général

A. avancer, sur le fonds de roulement, les sommes qui pourront are nécessaires pour financer le budget de l'exercice 1950 en attendant la rentrée des contributions des Membres ; les sommes ainsi avancées seront remboursées au fonds de roulement dès que les contributions auront été reçues ; a)

b) à avancer, en 1950, les sommes qui pourront 'are nécessaires pour faire face A. des dépenses imprévues ou extraordinaires, à la condition qu'il ne sera pas affecté, à cette fin, plus de US $500.000 ; toutefois, le montant de ces avances pourra atteindre un total d'un million de dollars des Etats-Unis, sous réserve du consentement préalable du Conseil Exécutif. Le Directeur général fera rapport A. l'Assemblée de la

Santé, lors de la session suivante, sur toutes les avances consenties en vertu de cette clause et sur les circonstances qui s'y rapportent ; il fera également figurer, dans les prévisions de dépenses, les montants nécessaires pour rembourser, au fonds de roulement, les sommes avancées, sauf lorsque ces avances seront recouvrables d'autre manière. 3) AUTORISE le Conseil Exécutif à prélever, sur le fonds de roulement, un montant maximum de US $ 300.000, afin de constituer le fonds spécial A. utiliser par lui, à sa discrétion, pour faire face aux dépenses imprévues et exceptionnelles, cette autorisation étant conforme aux dispositions de l'article 58

de la Constitution. Tous les montants prélevés en vertu de cette autorisation devront être restitués par voie d'inscription, au budget annuel de l'exercice suivant, d'un crédit spécial à cet effet, sauf dans les cas oü les sommes prélevées en vertu de la présente autorisation sont recouvrables d'une autre manière.

- 25 -

ANNEXE 1

6. DETAIL DES PREVISIONS BUDGÉTAIRES ADMINISTRATIVES

(PARTIE I)

PRÉVISIONS BUDGITAIRES ADMINISTRATIVES

ANNEXE I

Annexe 1 6. DETAIL DES PREVISIONS BUDGETAIRES ADMINISTRATIVES

6.1.1

SE SSIONS D'ORGANISATION

1.

Assemblée Mondiale de la Santé Les previsions s'inspirent de l'expérience acquise jusqu'à ce j our. Elles tiennent compte de la

presence des nouveaux Membres qui auront éventuellement adhere à l'OMS, depuis la dernière session

de l'Assemblée de la Sante. Les previsions pour 195o sont calculées en partant de l'hypothèse que la session de l'Assemblée aura lieu à Geneve. Si cette session doit se tenir en un autre endroit, ces previsions nécessiteront probablement des rectifications. 2.

Conseil Exécutif et comités

Les previsions relatives au Conseil Exécutif et aux comités s'inspirent de l'expérience acquise jusqu'ici et sont fondées sur l'hypothèse que le Conseil tiendra deux sessions à Geneve en 1950, l'une d'elles devant avoir lieu A. l'issue de la troisième Assemblée de la Santé. Si cette hypothèse devait etre erronée, les previsions en cause devraient être modifiées.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ 1950 US $

Assemblée Mondiale de la Santé Conseil Exécutif et comités TOTAL

190.000 74.000

190.000 64.000

264.000

254.000

- 29 -

ANNEXE I

PREVISIONS BUDGETAIRES ADMINISTRATIVES

6.1.2 BUREAU DU DIRECTEUR GÉNÉRAL Prévisions bud gétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ SECRATARIAT

1950 US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Catégorie 1949

58.550

85.220 4.260 80.960

58.550

Ordinaires 1950

Directeur général

Directeur &Aral adjoint 18 17 11 10 9 8 7 6 5 T otal

.

.

.

.

1

1 1

1 1 1

2 2 1 1

2 3 1

2 2 3

10

15

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports TOTAL

58.550

80.960 27.560 24.800 133.320

21.500 14.900 94.950

- .30 -

PREVISIONS BUDGETAIRES ADMINISTRATIVES

ANNEXE I

6.1.3

SECTION DE LIAISON

Exposé concernant la structure de l'Organisation

La Section de Liaison 1) est responsable, envers le Directeur general, de l'établissement et du maintien d'une liaison en vue d'une integration des politiques respectives dans l'action générale de l'Organisation - avec les représentants des Etats Membres ; avec les Nations Unies et leurs institutions spécialisées ; ainsi qu'avec les organisations non gouvernementales et avec les institutions sanitaires inter-

gouvernementales ;

2) donne des avis au Directeur general et aux Directeurs régionaux sur tous les aspects des activités de liaison technique ;

3) coordonne toutes les activités de l'Organisation dans le domaine de la liaison technique et assure l'échange d'informations pertinentes en ce qui concerne toutes les personnes ou organisations avec lequelles l'OMS maintient une liaison ;

4) représente, ou charge un autre fonctionnaire de l'OMS de représenter l'Organisation à toutes les reunions présentant de l'intérêt pour celle-ci, et donne b. ce fonctionnaire les instructions nécessaires concernant la politique de l'Organisation dans les questions qui doivent faire l'objet d'une discussion ; établit et maintient, lors des reunions des Nations Unies et des institutions spécialisées, les relations de travail pertinentes avec les représentants des gouvernements ; 5) renseigne régulièrement les fonctionnaires de l'Organisation sur toutes les reunions ainsi que sur tous les événements présentant un intérêt pour l'Organisation Mondiale de la Santé.

Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ SECRETARIAT

1950 US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Categoric 1949

71.825

63.540 3.175

71.825 Ordinaires 1950

60.365

19 16 14

1

3 1

1 1 1

12 11 10 8 7

3

4 1

2 1

2 2 1

6 5 4 3 1

4 4 7 1 1

3

Total

30

14

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports TOTAL

71.825

60.365 24.715 16.400 101.480

21.000 4.480 97.305

NOTE : Les prévisions de depenses pour 1949 comprennent un crédit pour le programme des bourses et pour un certain nombre de fonctions autres que des fonctions de liaison qui ont été

accomplies pendant une partie de ladite année, dans les bureaux de New-York. Les prévisions pour 1950 ne se rapportent qu'aux fonctions de liaison assurées à Genéve et A New-York.

- 31 -

ANNEXE I

PREVISIONS BUDGÉTAIRES ADMINISTRATIVES

6.1.4

SECTION JURIDIQUE

Exposé concernant la structure de l'Organisation

La Section juridique 1) donne des avis au Directeur général sur les problèmes et les questions de nature juridique et recourt à des consultations extérieures en cas de besoin ;

2) assume, seule ou en coopération avec d'autres divisions ou services, les fonctions de secrétariat aux réunions de l'Assemblée de la Santé et du Çonseil Exécutif ainsi que de leurs subdivisions, lorsque des questions d'ordre constitutionnel ou juridique doivent &ire discutées ;

3) prête son concours pour les négociations entre l'OMS et les gouvernements des Etats membres ainsi qu'entre l'OMS et d'autres organisations ; 4) coopère avec d'autres divisions ou services de l'OMS, ou avec d'autres organisations, et prête son concours aux réunions des commissions ou aux réunions instituées ou convoquées par ces organisations, lorsque la discussion doit porter sur des questions d'ordre juridique ; 5)

intervient, en qualité de représentant légal du Secrétariat, dans les questions de caractère juridique

notamment les actions judiciaires, les arbitrages, la constitution d'un avocat, etc. ; 6) contrôle la rédaction et assure le &pert légal des documents juridiques ; 7) remplit toutes autres fonctions juridiques, selon les besoins.

Prévisions budgétaires

Previsions de dépenses Ordinaires 1949 US $ SECRÉTARIAT

1950 TJS $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Catégorie 1949

15.430

18.745 935

15.430

17.810

Ordinaires 1950

15 14 13 11 8 7 5 3

1 1

1 1 1

1

1 1

Total

4

4

Experts-conseils

2.000 15.430 19.810

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

Voyages et transports TOTAL

2.500 3.000

3.945 8.600 32.355

20.930

- 32 -

PREVISIONS BUDGETAIRES ADMINISTRATIVES

ANNEXE I

6.1.5 BUREAU DE L'INFORMATION Exposé concernant la structure de l'Organisation

Le Bureau de l'Information 1)

élabore les plans et les directives générales en matière d'information et donne des avis au Directeur

général sur tous les aspects de ces questions ; 2) est chargé de l'organisation et de l'exécution des diverses activités dans le domaine de l'information, à l'aide des différents moyens disponibles à cet effet (presse, publications, radio, télévision et moyens visuels d'information) ;

3) procure aux bureaux régionaux les éléments et le matériel d'information répondant aux besoins de la région ; 4) maintient la liaison, en matière d'information, avec les Nations Unies et les institutions spécialisées ainsi qu'avec les organisations gouvernementales et non gouvernementales, les journaux, les revues,

les stations de radio et de télévision, les producteurs de films documentaires, etc.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ SECRETARIAT

1950 US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Catégorie 1949

33.590

57.525 2.875

33.590

54.650

Ordinaires 1950

17 15 14 13

1 1

1

1 1

12 11 10 9 7 6 5 2 1

3 ,1 1

3 2 1

3

2 1

Total

10

13

Experts-conseils

3.500 33.590 9.000 8.000 58.150 18.025 22.400

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

Voyages et transports TOTAL

50.590

98.575

- 33 -

ANNEXE I

PREVISIONS BUDGETAIRES ADMINISTRATIVES

6.1.6

SERVICES ADMINISTRATIFS ET FINANCIERS : BUREAU DU DIRECTEUR Exposé concernant la structure de l'Organisation

Le Bureau du Directeur des Services administratifs et financiers 1) donne des avis au Directeur général sur toutes les méthodes et règles administratives et financiéres concernant l'Organisation ; est responsable, en matière de plans et d'administration, des questions administratives et financières générales intéressant l'Organisation tout entière ; 2) 3)

établit, sur la base d'une analyse du programme, un plan unifié d'action pour répondre aux besoins prioritaires dans les limites des fonds disponibles ;

4) formule les instructions et assume la direction des fonctions et opérations de l'Organisation pour tout ce qui concerne le budget, la gestion financière, les finances, la comptabilité, la vérification interne des comptes, le Bureau du Personnel et le Bureau des Conférences et des Services généraux.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949

1950

Us s SECRÉTARIAT

Us s 23.370 1.170 22.200

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Catégorie 1949

21.300

21.300

Ordinaires 1950

19 14 7 5

1 1 1

1

1 1 1 1

Total

4

4

Experts-conseils

8.300

10.000

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

29.600 6.500 4.000

32.200 5.160 5.300 42.660

Voyages et transports TOTAL

40.100

- 34 -

PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES ADMINISTRATIVES

ANNEXE I

6.1.7 BUREAU DE L'ANALYSE DES PROGRAMMES Exposé concernant la structure de l'Organisation

Le Bureau de l'Analyse des Programmes 1) est chargé de donner au Directeur des Services administratifs et financiers des avis, fondés sur une analyse des programmes, concernant le développement d'une action coordonnée en exécution de ces programmes, dans la limite des fonds disponibles et en coopération avec la Division des Plans et Programmes ; 2) élabore les méthodes et les techniques de travail pour la détermination et l'appréciation des résultats obtenus par l'Organisation ; 3) donne des avis, sur la base de toutes les informations disponibles, y compris les données statistiques

et tous autres relevés ou rapports, etc., concernant l'élaboration de rapports rendant compte de l'étendue des progrès réalisés par l'Organisation et pi-Ate son concours dans l'établissement de ces rapports ;

4) en se fondant sur les études et autres données pertinentes dont il dispose, donne des avis en ce qui concerne la nature des causes diverses qui n'ont pas permis d'atteindre, dans les délais prévus, les buts fixés par le programme.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ SECRSTARIAT

1950 US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Catégorie 1949

8.410

14.305 715

8.410

13.590

Ordinaires 1950

14

1

1 1 1

12 5 1

Total

2

3

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

8.410 1.500 3.000

13.590

Voyages et transports TOTAL

5.070 5.000 23.660

12.910

- 35 -

ANNEXE I

'

PREVISIONS BUDGETAIRES ADMINISTRATIVES

6.1.8 BUREAU DU BUDGET ET DE LA GESTION Exposé concernant la structure de l'Organisation

Le Bureau du Budget et de la Gestion t) est responsable, envers le Directeur des Services administratifs financiers, de la &termination des méthodes et de l'établissement des plans intéressant l'Organisation en ce qui concerne le budget et la gestion ;

2) Raba des plans et, avec l'avis du Bureau du Personnel, formule les recommandations nécessaires en ce qui concerne la structure de l'Organisation et le personnel ; 3) détermine et applique les méthodes budgétaires, y compris l'établissement et la mise au point des prévisions budgétaires nécessaires pour financer le programme de l'Organisation, en fournissant toutes justifications et explications A. l'appui ; 4) fixe les plans et les principes indispensables à une bonne gestion, y compris un système de règles et de formulaires administratifs et autres ; publie lesdites règles et lesdits formulaires et contrôle leur utilisation ; 5) procède A. des enquêtes en vue d'assurer ramélioration des méthodes pratiquées et d'obtenir un meilleur rendement et de réaliser des economies dans les operations de l'Organisation ; 6) determine les contrôles nécessaires pour assurer l'exécution adequate du budget ; 7) passe en revue les previsions presentees et formule, conformément aux principes adoptés, des recommandations visant les affectations de credits ; 8) examine les demandes de credits et les virements approuvés et tient A jour les dossiers nécessaires pour en assurer le contrôle ; 9)

analyse, de façon continue, la situation budgétaire de chaque credit individuellement et

collectivement, et recommande les mesures à prendre ; 1o) présente des recommandations au sujet des delegations de pouvoirs et tient A jour les dossiers pertinents.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses 1949

1950

Ordinaires US $ SECRETARIAT

Supplé mentaires US $

IJS

Trait ements

40.625 .

Décluire postes non occupés et retards Net Nombre de postes 1949

66.635 3.390 63.245

9.785 485 9.300

40.625

1950

Catégorie

Ordinaires

Supplement.

17 16 14

1

1

1

2 1

2

12 11 9 8 5 4 1

2 1

2 1

2 1 3

4 13

Total

4 14

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

40.625 10.000 2.500

63.245

9.300 3.750 2.400

Voyages et transports TOTAL

14.500 10.200

53.125

87.945

15.450

- 36 -

PREVISIONS BUDGETAIRES ADMINISTRATIVES

ANNEXE I

6.1.9 BUREAU DU PERSONNEL Exposé concernant la structure de l'Organisation

Le Bureau du Personnel 1) est responsable, envers le Directeur des Services administratifs et financiers, de l'établissement et de l'application des directives, méthodes et règles concernant le personnel ; 2) fixe et tient A. j our un plan de classement des emplois et s'occupe des questions relatives aux traitements ; 3) veille à l'application du Statut du Personnel ainsi que du Reglement du Personnel et établit les contrats des membres du personnel ; 4) determine des normes minima au sujet des titres et aptitudes requis pour les différents genres de postes ; 5) assure le recrutement, le placement et les mouvements de personnel ; 6) établit un programme de formation technique interne et donne des avis quant à l'exécution de ce programme ; 7) analyse les rapports sur le travail des membres du personnel et prend les mesures que comporte cette analyse ;

8) prend les sanctions disciplinaires qui s'imposent et procéde aux enquêtes nécessaires ; 9) établit un service permanent de consultations h l'intention des membres du personnel ; io) tient h. jour les dossiers et les statistiques concernant le personnel, y compris les relevés des presences et des congés ; II) établit et applique un systeme d'assurances et un système de retraites ; 12) collabore avec le Bureau du Budget et de la Gestion pour les operations communes de gestion, ainsi que pour les enquêtes sur la determination des attributions afférentes h chaque poste ; 13) élabore les données destinées au Conseil Exécutif et h. l'Assemblée de la Santé, en ce qui concerne les questions de personnel ; 14) assure la liaison avec les autorités suisses pour les questions concernant le personnel (immunités, priviléges, etc.). Previsions budgetaires 1949 US $

Prévisions de dépenses 1950

Ordinaires SECRÉTARIAT

mentaires US $

Supplé-

US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net

53.800 . .

75.935 3.860 72.075

19.240 960

53.800 Nombre de postes 1949 1950

18.280

Catégorie

Ordinaires

Supplément.

17 16 14 13 12 10 8 6 5 4

1

1

1

3

3 1 1

1

-

1

1 1

1

2 2 1

2 3 5 17

Total

2 3 6 19

6

Experts-conseils

3.000 56.800 15.500 4.000

Sous-total pour les services du personnel. Indemnités

72.075 16.460 5.600

18.280

Voyages et transports TOTAL

6.000 3.000

76.300

94.135

27.280

- 37 -

ANNEXE I

PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES ADMINISTRATIVES

6.1.10 BUREAU DES CONFERENCES ET DES SERVICES GENERAUX Exposé concernant la structure de l'Organisation

Le Bureau des Conférences et des Services généraux 1) est responsable, envers le Directeur des Services administratifs et financiers, de toutes les dispositions à prendre pour les conférences et réunions, notamment des dispositions visant les locaux, le personnel, les procès-verbaux, les documents et autres mesures relatives â l'organisation matérielle des réunions ; 2) procure et Ore les locaux et le mobilier de bureau qui sont affectés â l'Organisation, a son siège ; 3) 4)

établit et maintient, au bureau du siège, la liaison avec les autorités gouvernementales compétentes ;

établit et signe les contrats pour le compte de l'Organisation, sauf dans les questions se rapportant au personnel ; 5)

est chargé de recommander les directives A. adopter en ce qui concerne la construction d'un

bâtiment de l'OMS au siège et, au cas ofi une décision serait prise pour la construction d'un bâtiment de ce genre, sera chargé d'en surveiller les plans, la construction, etc ;

6) assure l'acquisition des fournitures, de l'équipement et des installations et assume la gestion du matériel et des installations fixes ; 7) prend, selon les besoins, les dispositions nécessaires en ce qui concerne les voyages, le transport et le logement des délégués, des membres des commissions ou comités et du personnel ; 8) assure les services généraux, tels que les communications et les procès-verbaux ; établit les cartes et diagrammes ; prend les dispositions nécessaires en ce qui concerne le contrôle, la traduction, la reproduction et la distribution des documents ; assure les services de sténographie et de dactylographie. Prévisions budgétaires

Previsions de dépenses Ordinaires 1949 US $ SECRÉTARIAT

1950 US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Catégorie 1949

166.630

304.880 15.245 289.635

166.630

Régulier 1950 1

17 14 12 11

1 1 1 1

1

10 9 8 7 6 5

3 3

2 2 9 6

4 6 4

3 4 6

4 3 2

28 13 2

50 24 3

Total

68

105

Experts-conseils

3.000 169.630

5.000 294.635 74.800 47.250 416.685

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

Voyages et transports TOTAL

30.000 20.000 219.630

- 38 -

PRÉVISIONS BUDGATAIRES ADMINISTRATIVES

ANNEXE I

6.1.11 BUREAU DES FINANCES ET DE LA COMPTABILITÉ Exposé concernant la structure de l'Organisation

Le Bureau des Finances et de la Comptabilité est responsable, envers le Directeur des Services administratifs et financiers, de l'élaboration des méthodes et des plans financiers, ainsi que des règles concernant la comptabilité et les décaissements de l'Organisation ; 2) donne des avis quant aux relations financiéres avec les Etats Membres et les autres institutions ; 3) calcule les contributions des Etats Membres et entreprend la perception de ces contributions, sur la base des directives fixées par l'Assemblée de la Santé ; tient à j our les archives nécessaires ; 4) établit les méthodes de comptabilité destinées aux bureaux régionaux et locaux et donne des avis 1)

sur l'adoption des méthodes en question ; 5) procède aux encaissements et décaissements de fonds de l'Organisation, en tenant h j our la comptabilité afférente à ces opérations ; 6) tient 6, j our les dossiers relatifs au contrôle du budget et des affectations de crédits ; 7) assure la gestion financière de la Caisse de Prévoyance et de la Caisse de Retraites (provisoire) du personnel, ainsi que des autres fonds spéciaux en &pa ; 8) examine les demandes de remboursement et autorise les paiements correspondants ; 9) exerce son contrôle sur l'encaisse et sur les autres éléments d'actif de l'Organisation ; 1o) établit et applique un système de comptes rendus et de rapports destinés à refléter exactement la situation financière de l'Organisation, la position des affectations de crédits et, d'une fawn générale, l'état des ressources de l'Organisation, et prépare tous autres rapports financiers qui peuvent être demandés par le Directeur des Services administratifs et financiers. Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses 1949 US $ SECRATARIAT

1950

Ordinaires US $

Supplé. mentaires US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net

74.580 . .

119.835 6.010 113.825

39.665 1.980 37.685

74.580 Nombre de postes 1949 1950

Catégorie

Ordinaires

SuPPlé-

meet. 1

17 15 14 13 12 11 10 9 8 7

1

1

1 1 1 1 1

2 3 1 1

2 1

-

6 5 4 3 2

4 6 2 5 2 1

3 4 2 7

1 1

3 3

32

6 2

2

1

Total

29

12

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel

74.580 14.000 7.000

113.825

37.685

Indemnités Voyages et transports TOTAL

27.015 15.000 155.840

10.800 10.000 58.485

95.580

- 39 -

ANNEXE I

PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES ADMINISTRATIVES

6.1.12 BUREAU DE LA VERIFICATION INTERNE DES COMPTES Exposé concernant la structure de l'Organisation

Le Bureau de la Vérification interne des Comptes 1) est responsable envers le Directeur des Services administratifs et financiers de la vérification interne des registres financiers et des comptes de l'Organisation, ainsi que des comptes de tous les bureaux régionaux ou locaux de l'Organisation ; s'assure que les transactions sont conformes h la politique générale, aux règles et règlements, que les méthodes et directives établies pour le contrôle et la comptabilisation des engagements et dépenses sont observées et que le mécanisme de contrôle fonctionne de fawn satisfaisante ;

2) procède aux vérifications internes et, notamment, 2.1) veille à l'observation et A. l'application du Réglement et du Statut du Personnel ainsi que des règles relatives aux voyages et déménagements ; 2.2) détermine si les règles et directives administratives sont observées et recommande tous amendements à ces règles et directives de nature A. assurer un meilleur rendement et une plus grande économie ;

3) exécute, à l'occasion de la vérification, toutes -Caches spéciales que le Directeur des Services administratifs et financiers peut décider de lui confier ; 4) examine les rapports et états financiers ; 5) soumet au Directeur des Services administratifs et financiers des rapports détaillés sur les résultats de ses travaux et recommande toutes améliorations qu'il juge nécessaires.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ 1950 US $

SECRÉTARIAT

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Ordinaires 1949 1950

13.140

33.310 1.665

13.140

31.645

Catagorie

17 15 14 12 11 6

1 1 1 1 1 1

5

Total

3

6

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports TOTAL

13.140

31.645 8.100 30.000 69.745

1.000 5.000 19.140

- 40 -

PREVISIONS BUDGETAIRES ADMINISTRATIVES

ANNEXE I

6.1.13

SERVICES COMMUNS (ADMINISTRATIFS)

Ces prévisions ont été établies d'après l'expérience acquise jusqu'a ce jour, mais elles tiennent compte de l'accroissement du personnel en 1950. Les besoins afférents au personnel du Siège ont été, d'abord, calculés dans leur ensemble, à titre de montant global, comme on l'avait fait pour les services

communs en 1949. Le chiffre ainsi obtenu a été ensuite réparti entre les fonctions de caractère administratif et celles d'exécution, selon des montants proportionnels aux traitements et A. reffectif des membres du personnel qui sont chargés de ces fonctions.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses 1949

1950

Ordinaires US $ US $

Supplé-

mentaires US $

Services des locaux et installations Autres services Fournitures et matériel Charges fixes et créances exigibles Acquisition de biens de capital TOTAL

47.000 26.500 14.000 6.000 55.170 148.670

53.615 26.300 15.000 19.480 33.200 147.595

5.785 4.000 4.500 3.000 6.500

23.785

- 41 -

ANNEXE 2

7. DETAIL DES PROGRAMMES D'EXECUTION ET DES PREVISIONS BUDGETAIRES

(PARTIE II)

PROGRAMME D'EXÉCUTIONS ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

Annexe 2 7. DÉTAIL DES PROGRAMMES D'EXÉCUTION

ET DES PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

7.1 PERSONNEL DE DIRECTION POUR LES PROGRAMMES D'EXECUTION 7.1.1 BUREAU DU SOUS-DIRECTEUR GENERAL CHARGÉ DES SERVICES TECHNIQUES Exposé concernant la structure de l'Organisation

Le Département des Services techniques est chargé d'élaborer les programmes 6. court et 6. long

terme concernant la coordination des recherches et les substances thérapeutiques, les recherches spéciales sur le BCG, les études épidémiologiques - comprenant les services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements en vue de l'élimination du choléra, du typhus et de la peste et les groupes d'.étude sur place pour la schistosomiase, les conventions sanitaires et la quaran-

taine, ainsi que les renseignements épidémiologiques, les statistiques sanitaires - la bibliothèque et les services de documentation, les publications et la participation de l'OMS au service de coordination des comptes rendus analytiques médicaux. Il assure également la collaboration avec le Département des Opérations pour la fourniture des services, des approvisionnements, du matériel et de l'assistance nécessaires au personnel de l'OMS

s'occupant, sur place, de l'élimination du choléra, de la peste et du typhus. En outre, il contrôle les diverses activités de la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour et engage les négociations visant à régler les différends relatifs A. toutes violations éventuelles

des conventions ou règlements sanitaires. Le contrôle d'ensemble est exercé, en toutes circonstances, par le Bureau du Sous-Directeur général chargé des Services techniques. Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses 1949 US $ SECRÉTARIAT

Ordinaires

1950 I.TS

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net Categoric

20.660

21.845 1.090 20.755

20.660 Nombre de posies Ordinaires 1949 1950

Sous-directeur général Total

.

11 6

1 1 1

1 1 1

3

3

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

20.660

20.755 5.755 4.800

Voyages et transports TOTAL

5.500 4.000 30.160

31.310

- 45 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

Personnel de Direction pour les programmes d'exécution 7.1.2

DIVISION D'ÉPIDÉMIOLOGIE : BUREAU DU DIRECTEUR Exposé concernant la structure de l'Organisation

Le Bureau du Directeur de la Division d'Epidémiologie coordonne et administre les plans établis par la Division en ce qui concerne les études épidémiologiques et, notamment, les services de consulta-

tions et de démonstrations fournis aux gouvernements pour l'élimination du choléra, du typhus et de la peste et les groupes spéciaux d'étude sur la schistosomiase ; il assure, en outre, l'application et la revision des conventions sanitaires internationales ainsi que le service de statistiques et de renseignements épidémiologiques.

En sa qualité de secrétariat des comités d'experts chargés de ces diverses questions, il fournit la documentation préparatoire nécessaire sur la nature et l'étendue des problèmes, sur les connaissances

techniques existant dans ce domain e et sur l'application des méthodes permettant de les résoudre. En se fondant, entre autres, sur les conclusions et recommandations des comités d'experts, il analyse la valeur des programmes approuvés et propose de nouveaux programmes destinés á être soumis au Conseil Exécutif et à l'Assemblée de la Santé.

Prévisions budgétaires

Previsions de dépenses Ordinaires 1949 US $ 1950 US $

SECRETARIAT

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Ordinaires 1949

15.315

17.945 900 17.045

15.315

Catégorie

1960

19 8 7

1 1 1

1 1 1

Total

3

3

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

15.315

17.045

Voyages et transports TOTAL

6.250 5.250 26.815

6.160 11.300

34.505

- 46 --

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

Personnel de Direction pour les programmes d'exécution 7.1.3

DIVISION DES SERVICES D'ÉDITION ET DE DOCUMENTATION : BUREAU DU DIRECTEUR

Exposé concernant la structure de l'Organisation

Le Bureau du Directeur de la Division des Services d'Edition et de Documentation organise, coordonne et administre le travail de la Division concernant la mise au point et la production de toutes les publications qui paraissent sous les auspices de l'OMS, y compris les Actes officiels et le Recueil international de Législation sanitaire; assure la traduction de ces publications dans les langues appropriées ainsi que la traduction des documents utilisés par le Secrétariat de l'OMS, le Conseil Exécutif et l'Assemblée de la Santé. Il assure la participation de l'OMS aux travaux des services de coordination des comptes rendus analytiques médicaux et biologiques. Il s'occupe de l'achat des livres et périodiques pour la bibliothèque, dépouille et indexe la documentation technique et les documents pertinents, publiés par les Nations Unies et leurs institutions spécialisées ainsi que par d'autres organismes appropriés et tient A. j our, 5. cet effet, les fiches nécessaires.

Il donne des avis au Département des Opérations au sujet des demandes de documentation médicale adressées par les gouvernements, dans le cadre du programme approuvé de l'OMS, et assure un service de documentation pour faciliter le travail de l'Organisation et pour fournir aux gouvernements, sur leur demande, des références et la documentation requises.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ 1950 US $

SECRÉTARIAT

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Ordinaires 1949

14.215

17.100 855 16.245

14.215

Catégorie

1950

19 8

6

1 1 1

1 1 1

Total

3

3

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indetnnités

14.215

16.245

Voyages et transports TOTAL

3.250 3.500 20.965

5.450 9.500 31.195

- 47 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

Personnel de Direction pour les programmes d'exécution 7.1.4 DIVISION DE COORDINATION DES RECHERCHES ET DES SUBSTANCES

THÉRAPEUTIQUES : BUREAU DU DIRECTEUR Exposé concernant la structure de l'Organisation

Le Bureau du Directeur de la Division de Coordination des Recherches et des Substances thérapeutiques organise, coordonne et administre le travail de la Division dans le domaine de la coordination des recherches, de la standardisation biologique, de l'unification des pharmacopées, des médicaments engendrant Faccoutumance et des recherches sur le BCG. Il assure, pour ces différentes activités, la liaison avec les laboratoires qui sont en relations avec l'OMS, c'est-h-dire ceux de Londres et de Copenhague. En sa qualité de secrétariat des comités d'experts s'occupant de ces différentes questions, il fournit la documentation préparatoire nécessaire sur la nature et l'étendue du problème, sur les connaissances techniques existant en la matière et sur l'application des méthodes permettant de résoudre le problème. En se fondant, entre autres, sur les conclusions et recommandations des comités d'experts, il analyse la va1eur des programmes approuvés et propose de nouveaux programmes destinés à être soumis au Conseil Exécutif et a l'Assemblée de la Santé.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires SECRETARIAT

1949 US $

1950 US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Ordinaires 1949

8.185

13.275 665 12.610

8.185

Catégorie

1950

19 17 6

1 1 1 1

Total

2

2

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

8.185

12.610

Voyages et transports TOTAL

2.405 2.000 12.590

4.905 5.400 22.915

- 48 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

Personnel de Direction pour les programmes d'exécution

7.1.5 BUREAU DU SOUS-DIRECTEUR GÉNÉRAL CHARGÉ DES OPÉRATIONS Exposé concernant la structure de l'Organisation Le Département des Opérations élabore les programmes h. court et A. long terme pour les questions suivantes : paludisme, tuberculose, hygiène de la maternité et de l'enfance, formation professionnelle de personnel infirmier et auxiliaire, maladies vénériennes, alimentation et nutrition, assainissement, administration de la santé publique, zones de démonstrations sanitaires, enseignement et formation professionnelle dans le domaine de la santé mentale et participation de l'OMS h la coordination des congrès internationaux des sciences médicales. Il s'occupe également de procurer les services, fournittires, matériel et assistance nécessaires au personnel de l'OMS qui, sur place, assure l'exécution des programmes approuvés. En collaboration avec le Département des Services techniques, il remplit les mêmes fonctions à l'égard du personnel de l'OMS assurant, sur place, l'exécution des programmes approuvés en vue de l'élimination du choléra,

de la peste et du typhus. Il élabore et exécute, en consultation avec les gouvernements, les programmes approuvés relatifs aux bourses, h la documentation médicale et au matériel d'enseignement ainsi qu'au service de conseils techniques pour l'obtention de fournitures médicales. En toutes circonstances, le contrôle d'ensemble appartient au Bureau du Sous-Directeur général chargé des Opérations. Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ SECRÉTARIAT

1950 US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Cat6gorie 1949

31.500

43.485 2.170 41.315

31.500

Ordinaires 1950

Sous-Directeur général .

.

16 6 5

1 1 1 1

1

1 1 1

Sous-total

4 16 14 1 1

4 1 1

Section de liaison avec le Fise Sous-total Total 2 6

2 6

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports TOTAL

31.500

41.315 15.380 14.100

8.000 6.500

46.000

70.795

- 49 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

Personnel de Direction pour les programmes d'exécution 7.1.6

DIVISION DES PLANS ET PROGRAMMES : BUREAU DU DIRECTEUR

Exposé concernant la structure de l'Organisation Le Bureau du Directeur de la Division des Plans et Programmes coordonne, administre et organise le travail de la Division pour les questions suivantes : paludisme, tuberculose, hygiène de la maternité et de l'enfance, formation professionnelle de personnel infirmier et auxiliaire, maladies vénériennes, alimentation et nutrition, assainissement, administration de la santé publique, zones de démonstrations sanitaires, santé mentale et enseignement et formation professionnelle.

En sa qualité de secrétariat des comités d'experts s'occupant de ces questions, il fournit la

documentation préparatoire nécessaire sur la nature et l'étendue du problème, sur les connaissances techniques existant en la matière et sur l'application des méthodes permettant de résoudre le problème. Se fondant, entre autres, sur les conclusions et recommandations des comités d'experts, il analyse la valeur des programmes approuvés et propose de nouveaux programmes destinés à être soumis au Conseil Exécutif et 6. l'Assemblée de la Santé.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ SECRÉTARIAT

1950 US $

Traitements 13 Muir e postes non occupés et retards Net Nombre de postes Categoric 1949

19.970

28.120 1.400 26.720

19.970

Ordinaires 1950

19 16 9 6

1

1

1 1 1

2 4

2 5

Total

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

19.970

26.720

Voyages et transports TOTAL

6.500 5.500 31.970

8.790 12.800 48.310

- 50 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

Personnel de Direction pour les programmes d'exécution 7.1.7 DIVISION DES OPERATIONS SANITAIRES :

BUREAU DU DIRECTEUR Exposé concernant la structure de l'Organisation

La Division des Operations sanitaires est chargée de coordonner les services de consultations et de demonstrations fournis aux gouvernements et de procurer les approvisionnements, l'équipement

et l'aide dont a besoin le personnel de l'OMS envoyé sur place pour travailler â l'exécution de programmes approuvés par l'Assemblée de la Santé. Elle a pour tâche d'assurer le contact avec les bureaux régionaux en ce qui concerne les operations effectuées dans les regions et de mener les négociations relatives au personnel et aux services 5. fournir par les gouvernements dans lesdites regions ; elle s'occupe également du contrôle direct des services

de consultations et de demonstrations fournis aux gouvernements dans les regions où il n'existe pas de bureau regional. La division est encore chargée, en consultation avec les gouvernements, de l'exécution du programme approuve pour les bourses d'étude. En outre, elle doit donner des avis aux gouvernements en réponse aux demandes concernant leurs besoins en documentation médicale, en materiel d'enseignement, en approvisionnements médicaux, et leur fournir des renseignements sur les sources d'approvisionnements disponibles et sur les méthodes suivre pour se procurer ces derniers ; elle s'occupe enfin d'exécuter le programme approuvé pour la

fourniture d'approvisionnements et de documentation médicale aux gouvernements.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ SECRÉTARIAT

1950 US $

Traitements Dicluire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Catégorie 1949

9.460

17.470 870 16.600

9.460

Ordinaires 1960

19 9 6

1 1

1

1 1

Total

2

3

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

9.460

16.600

Voyages et transports TOTAL

2.000 4.500 15.960

3.675 6.400 26.675

- 51 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PREVISIONS BUDGÉTAIRES

Personnel de Direction pour les programmes d'exécution 7.1.8

SECTION DES OPERATIONS SANITAIRES REGIONALES Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ 1950 US $

SECRETARIAT

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net

2.105 . . .

9.115 455

2.105 Nombre de postes Catégorie 1949

8.660

Ordiaaires 1950

14 5

1 1

1 1

Total

2

2

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

2.105 1.200 1.500

8.660

Voyages et transports TOTAL

2.685 2.800 14.145

4.805

Personnel de Direction pour les programmes d'exécution 7.1.9

SECTION DE FORMATION ADMINISTRATIVE* Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ 1950 $

SECRÉTARIAT

Traitements Nombre de postes Catégorie

27.775 Ordinaires 1949

14 12

2 4 6

Total

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports TOTAL

27.775 10.500 3.000

41.275

* Comme on ne pense pas que ce service sera nécessaire en 1950, ii n'a pas été prévu de crédit pour ce poste au budget de ladite année.

- 52 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

7.2 BUREAUX REGIONAUX On n'a pas essayé de présenter en detail les prévisions budgétaires relatives a chaque bureau régional ; en effet, on ignore encore quels seront les besoins détaillés de chacun de ces bureaux. Les prévisions ont été établies pour un « bureau régional moyen », et le montant total afférent aux six bureaux régionaux a été établi sur cette base, en partant de l'hypothése que quatre bureaux régionaux fonctionneront pendant l'exercice financier complet et deux autres pendant la moitié de l'exercice.

7.2.1 BUREAUX REGIONAUX : TOTAL POUR TOUTES LES REGIONS Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ SECRÉTARIAT

1950 US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Ordinaires 1949 1950

186.995

603.460 30.175 573.285

186.995

Total

103

198

Indemnités Voyages et transports Services communs TOTAL

17.805 21.200 74.000

132.750 97.500 149.000

300.000

952.535

7.2.2 BUREAU REGIONAL - NORMAL Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses Ordinaires 1950 US $ SECRÉTARIAT

Traitements Déduire pastes non occupés et retards Net Nombre de postes Groupe

120.692 6.035

114.657 Ordinaires 1950

Directeur régional Directeur régional adjoin t

.

1 1

Entretien Total

II III

3

4 14 10 33

Indemnités

Voyages et transports Services communs TOTAL

26.550 19.500 29.800 190.507

- 53 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

7.3 AUTRES BUREAUX 7.3.1

STATION D'INFORMATIONS ÉPIDÉMIOLOGIQUES DE SINGAPOUR

Les fonctions de la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour, c'est-a-dire l'exécution des conventions sanitaires internationales, et la notification des informations épidémiologiques, sont d'une importance primordiale pour la protection des pays occidentaux aussi bien qu'orientaux contre les maladies pestilentielles.

Son rayon d'action s'étend bien au dela d'une seule region. Le caractere inter-regional de l'activité de la Station rend son existence nécessaire. Au cours des années à venir, la Station de Singapour aura un rôle important a. jouer dans l'applica-

tion et l'adaptation possible aux pays se trouvant en bordure de l'océan Indien et en bordure de l'océan Pacifique occidental, des prochains reglements de l'OMS. En dehors de toute nouvelle activité qui pourrait être imposée a. la Station par ces reglementalions, celle-ci devra faire tous ses efforts en vue de tenir à jour et d'améliorer ses notifications épidémiologiques dans les regions qui relevent de son champ d'activité pour contrebalancer la désorganisation des services sanitaires dont souffrent plusieurs pays. Il y a lieu de souligner que les regions dans lesquelles ont débuté les dernières pandémies de cholera et de peste sont situées dans la zone desservie par la Station. Le succes de toute campagne tendant une reduction progressive et A. l'élimination éventuelle des zones endémiques de ces maladies depend en une large mesure de l'exactitude et du &tail des informations qui s'y rapportent. En 1950, la Station devra faire un effort particulier non seulement pour s'adapter aux nouvelles réglementations sanitaires de l'OMS, mais aussi pour aider les administrations de la santé publique faire de même. Ceci entraînera un nombre considerable de &placements. Des &placements seront

également nécessaires pour l'étude et le reglement des différends concernant les infractions aux conventions et aux règlements sanitaires qui seront signalées.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ SECRETARIAT

1950 US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Nombre de postes Categoric 1949

25.000

34.575 1.730 32.845

25.000 Ordinaires 1950

Directeur Directeur adjoint . . . . Personnel recruté sur place Total

15 14

1

1 1

10 11

12 14

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports Services communs TOTAL

25.000 9.365 7.000 18.000 59.365

32.845 11.380 8.700 19.000

71.925

- 54 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

7.4

SERVICES DE CONSULTATIONS ET DE DEMONSTRATIONS FOURNIS AUX GOUVERNEMENTS 7.4.1

ZONES DE DEMONSTRATIONS SANITAIRES

7.4.1.1

Nature et portée du problème

De nos jours, l'urgence et l'importance de la mise en valeur méthodique des régions insuffisamment évoluées ou non évoluées sont passées au premier plan des préoccupations de nombreux gouverne-

ments et institutions internationales. L'interdépendance de cette mise en valeur méthodique et de mesures sanitaires adéquates est souvent reconnue. Un problème majeur consiste à trouver le moyen de faire bénéficier les populations de ces régions des bienfaits de la science médicale moderne et de l'organisation de la santé publique sous une forme adaptée au milieu social, économique, culturel et biologique ainsi qu'aux possibilités de la région. En général, les grandes maladies qui exercent un effet paralysant sur les populations de ces régions sont celles qui se pit-tent le mieux à la « méthode d'extirpation », par exemple, le paludisme, la fièvre récurrente, la peste (considérée comme maladie de l'homme). L'importance que présente la solution de ces problèmes ne saurait être sous-estimée ; en effet, s'ils n'étaient pas résolus, l'ceuvre de mise en valeur, sur laquelle de nombreux peuples et gouvernements fondent de si grands espoirs, serait, pour une large part, gravement compromise. Un autre aspect du même problème consiste à déterminer les meilleurs moyens de mettre à la port& des populations de ces régions insuffisamment évoluées ou non évoluées les services dont bénéficient actuellement celles de régions plus favorisées et dont dépend, pour une large part, l'amélioration ultérieure de l'état de santé ; il s'agit, par exemple, des techniques de l'hygiène de la maternité

et de l'enfance, de l'éducation sanitaire du public, de l'hygitne professionnelle et d'autres mesures visant à améliorer, d'une manière positive, les conditions sanitaires. Un autre problème consiste trouver les moyens d'encourager le financement de mesures sanitaires satisfaisantes et appropriées. 7.4.1.2

Méthode it adopter

Ces problèmes peuvent être résolus par la mise en ceuvre de programmes de démonstrations sanitaires régionales dont le délai d'exécution ne serait pas limit& mais qui comporteraient néanmoins, dans toute la mesure du possible, des objectifs à atteindre dans un délai prescrit. Ces programmes seront mis à exécution en collaboration avec les administrations sanitaires intéressées, tant nationales que locales, et auront pour objet de stimuler et de renforcer celles-ci. Ils embrasseront tout le champ des mesures de prophylaxie, d'« extirpation » et des initiatives A longue échéance, en vue d'améliorer l'état sanitaire, compte tenu des conditions régnant dans les zones préalablement choisies. L'inter-

dépendance de ces services et de ces techniques de divers ordres devra être telle qu'il suffira de mettre en ceuvre un élément du système pour tirer parti au maximum des effets bienfaisants de telle ou telle mesure sur les autres. C'est ainsi qu'il y aura intérêt A faire porter le choix sur une région oü se pose au moins un problème majeur (tel que le paludisme) qui se prête A la méthode de l'« extirpation ». Mais il serait peu judicieux de s'attaquer exclusivement au paludisme, sans saisir l'occasion

qu'offriraient les résultats relativement rapides et tangibles d'une campagne antipaludique, pour organiser des campagnes A plus longue échéance qui viseraient à ramélioration positive de l'état sanitaire des zones intéressées et qui, sans accuser de résultats immédiats et tangibles, n'en sont pas moins importantes au point de vue de l'état sanitaire des populations. Ce serait, en effet, un travail de Sisyphe que d'avoir à reciter l'occasion offerte par un large appui du public pour cette entreprise, A la suite de la campagne antipaludique. Il sera souvent possible de s'occuper concurremment de plus

d'un problème capital dans la même région, par exemple, du paludisme et de la peste, et il y aura lieu de saisir toutes occasions de cet ordre. Afin d'augmenter l'expérience acquise en matière d'administration et d'organisation et d'en démontrer les techniques, et en raison des avantages financiers évidents qu'elle offre, cette méthode conjuguée et qui forme un tout se recommande à bien des titres. Les zones dans lesquelles il sera procédé à ces travaux en 1950 seront minutieusement choisies, en collaboration étroite avec les organisations régionales et les administrations sanitaires des pays intéressés ainsi qu'avec les Nations Unies et d'autres institutions spécialisées. Pour procéder A ce

choix, il sera tenu compte des facteurs suivants r) La zone devra être suffisamment représentative des conditions qui règnent dans de nombreuses parties de la région. C'est IA une condition nécessaire, afin que l'expérience acquise et les résultats obtenus présentent suffisamment d'intérêt pour orienter et encourager les autres zones et pays. 2) La zone devrait comporter un ou plusieurs réservoirs de virus de maladies transmissibles. 3) Il est essentiel d'obtenir l'accord des administrations nationales et locales de la santé publique en vue d'une pleine collaboration. L'encouragement aux administrations sanitaires, tant locales que nationales, et leur renforcement seront considérés comme des facteurs essentiels. 4) L'amélioration de la situation sanitaire aura des répercussions sur l'accroissement de la productivité. Une région riche en possibilités productives sera plus propre aux expériences qu'une autre peu propice au développement de la productivité. Si plusieurs régions se prêtaient à l'expérience, ce facteur perdrait de son importance.

- 55 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRiNTISIONS BUDGiTAIRES

7.4.1.3 Travaux it aborder en 1950

(N.B. - Un important travail préliminaire aura été accompli sur ce point en 1949)

1) Choix minutieux des zones où ces demonstrations sanitaires doivent avoir lieu. 2) Evaluation des besoins sanitaires et des ressources disponibles.

3) Evaluation des facteurs ambiants, sanitaires, culturels, sociaux et économiques, dont il est tenu compte.

4) Elaboration d'un programme d'action destine à cadrer avec les circonstances. 5) Commencement des operations visant les objectifs A. court terme aussi bien que les programmes A longue échéance.

6) Analyse et evaluation constante des progres realises et des résultats acquis. Ces informations permettront de mettre en evidence -- avec les evaluations correspondantes - le degré d'amélioration de l'état sanitaire, les avantages économiques qui en sont le corollaire et les nouvelles techniques d'organisations utilisées.

7) Adaptation et application de cette experience et de ces informations au benefice d'autres zones et pays ainsi que d'autres administrations sanitaires. 8) Au cours des operations exécutées dans ces zones, les travaux s'effectueront en collaboration avec le personnel sanitaire de la zone et du pays intéressés ; des bourses seront attribuées non seulement aux membres de ce personnel, afin que ceux-ci soient bien armés pour travailler à l'exécution du projet,

mais encore au personnel medical et auxiliaire provenant de zones analogues de la region, pour lui permettre de se familiariser avec les techniques appliquées ainsi qu'avec les résultats obtenus dans la zone de demonstrations. Ce personnel se trouvera alors en mesure, une fois de retour dans son pays, de faire profiter celui-ci des connaissances qu'il aura acquises. 9) Les previsions budgétaires afférentes aux zones de demonstrations sanitaires ont été calculées en partant de l'idée que cette maniere d'aborder les problemes sanitaires mondiaux differe quelque peu du projet habituel de consultations et de demonstrations. En raison de cette difference, il a été nécessaire d'établir des previsions portant sur le cofit global du projet, imputable sur les fonds de l'OMS. Il a été tenu compte de postes tels que le loyer des locaux et le materiel, les frais de voyage et de transport A. l'intérieur du pays et le montant integral de l'indemnité journalière des membres des équipes. Il est nécessaire de prévoir les dépenses additionnelles de cet ordre, car, si beaucoup de pays renferment des zones se prêtant parfaitement à l'execution de projets du genre de ceux qui sont envisages, il se pourrait, néanmoins, que nombre d'entre eux ne soient pas financièrement en état d'y apporter leur contribution.

D'autre part, étant donne qu'il s'écarte de ceux qui ont été jusqu'ici patronnés par l'OMS, il importe que ce programme soit entrepris dans les zones appelées à donner les meilleurs résultats, abstraction faite de toutes considerations quant A la localisation géographique. L'intérêt et l'importance de chacune de ces regions resident autant dans les possibilités qu'elle ménage de mettre des connaissances, de l'expérience et des résultats tangibles A. la disposition de tous les pays analogues où se posent des problèmes similaires, que dans sa capacité d'en faire bénéficier directement le pays oü ladite region est située. C'est pourquoi le choix d'une zone ne devrait pas être influence par des considerations portant sur la question de savoir si, oui ou non, le pays interesse peut contribuer financièrement à l'exécution du projet. 1o) Les besoins en personnel, en approvisionnements et en materiel pour chaque zone de demonstrations sanitaires ne peuvent être determines des maintenant d'une manière precise, et varieront essentiellement selon les conditions qui regnent dans la zone préalablement choisie et les plans arrêtés pour repondre A ces conditions.

- 56 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PREVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements 7.4.1

ADMINISTRATION DE LA SANTÉ PUBLIQUE Privisions budgétaires Prévisions de dépenses Supplémentaires 1950 US $

SE CRÉTARIAT

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net

260.700 13.035 247.665

Nombre de postes Groupe

Supplémentaire 1050

Siège

Sous-total

Sur place

II III Sous-total Total

18 24 6

48 48

Experts-conseils

45.000 292.665 106.675 216.000 105.000 54.000 360.000 6.000 23.100 1

Sous-total pour les services du personnel Indemnités

Voyages et transports Acquisition de voitures automobiles Frais d'utilisation de voitures automobiles Fournitures et matériel Documentation spéciale Services communs TOTAL DU PROJET

163 440

- -57 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

7.4.2 7.4.2.1

PALUDISME

Nature et portée du problème La situation rendant nécessaire le programme prévu est esquissée dans les lignes qui suivent. Malgré les méthodes modernes de lutte antipaludique et les progrès déjà réalisés par un petit

nombre de pays dans la suppression de la maladie, le paludisme a encore 6. son actif des centaines de millions de cas et des millions de décès qui pourraient, les uns et les autres, être évités. Toujours end& mique dans la plupart des pays tropicaux et sous-tropicaux, il frappe plus particulièrement les nourrissons et les enfants du premier Age. D'autre part, la forte morbidité qu'il occasionne diminue le travail productif des adultes et nuit ainsi A. la production des denrées alimentaires. En outre, il rend souvent toute immigration impossible dans de vastes régions, dont il entrave ainsi le développement agricole et industriel et qui, autrement, seraient devenues productives. Le fait d'ouvrir de nouveaux espaces l'agriculture et les travaux d'irrigation entrepris ont souvent provoqué une extension du paludisme

dans les pays intéressés et retarde, de ce fait, les progrès. Il est impossible de fournir des chiffres, même très approximatifs, de la mortalité et de la morbidité attribuables au paludisme dans le monde, car, dans les régions mêmes où la maladie fait le plus grand nombre de victimes, l'enregistrement des cas n'existe pas. On sait cependant qu'en 1944 il y a eu, dans Uncle, 4.352.143 décès par « fièvre », dont 1.830.437 ont été déclarés dus au paludisme. A Ceyla.n, en 1945, il a été signalé 8.521 décès par paludisme et plus de 2.500.000 cas de paludisme traités étaient inscrits dans les hôpitaux et dispensaires. Dans un mémoire préparé par l'OAA figure le texte suivant :

le paludisme soulève deux genres de problémes distincts. Le premier se pose lorsque le paludisme sévit à l'état endérnique dans une région déjà cultivée, b. population dense, où cette maladie a pour effet de saper l'énergie de la population travailleuse et de prolonger, souvent pendant des périodes critiques, l'incapacité de travail du personnel agricole. Le second est particulier aux régions qui se prêtent au développernent agricole, mais où le paludisme y fait échec. Ces deux catégories de problèmes peuvent d'ailleurs se subdiviser en deux classes : dans l'une, les autres facteurs en cause sont déjà favorables à l'agriculture ; dans l'autre, ils lui sont actuellement défavorables.

C'est ainsi que, dans une région agricole naturellement riche, qui nourrit déjà une population aussi industrieuse que le permet son état sanitaire, ou dans une région dont les richesses attendent d'être mises en valeur et qui est aisément accessible à une population agricole pléthorique, il est possible que la disparition du paludisme se traduise par un développement rapide et impressionnant.1

On ne dispose pas encore de données précises sur les pertes de production causées par le paludisme ; c'est l'un des problèmes que devront résoudre les experts de l'OAA qui collaborent avec les équipes de démonstrations antipaludiques de l'OMS. On possède, cependant, des indications sur ce que le paludisme carte directement aux populations parmi lesquelles il sévit et Pon peut en déduire que le cofit de mesures antipaludiques modernes n'atteindrait qu'une fraction de la dépense en espèces que doivent supporter les personnes atteintes de la maladie. Dans l'Inde, Sinton (1939) a calculé que les pertes causées par le paludisme aux individus et 6. leurs familles se chiffraient, à elles seules, par $ 320.000.000 par an. Plus tard, Russell et Menon (1941)

ont estimé que, dans deux villages d'un type assez représentatif des villages paludéens de l'Inde, la dépense annuelle en médicaments antipaludiques et en traitements, soit par des médecins, soit par des charlatans, et les pertes de salaires causées par la maladie, atteignaient ensemble, environ $ 2 par an et par téte d'habitant. Cette évaluation ne tient pas compte de la diminution du rendement des travailleurs résultant de la débilité occasionnée par la maladie, ni de la réduction de la durée probable de la vie, ni même des répercussions de la maladie sur la production agricole. En Amérique tropicale (Panama), Galindo et Gallardo (1947) 2 estiment, dans de récents calculs, à $ 3,78 par the et par an les pertes financières dues au paludisme. Il serait, d'ailleurs, erroné de croire que ces pertes considérables ne frappent que les pays tropicaux. Aux Etats-Unis d'Amérique même, en 1938, alors que le paludisme constituait encore un problème de première importance dans le sud, Williams déclarait que, si, à cette époque, le paludisme ne causait pas plus de 4.000 décès par an, «le wilt du traitement s'élevait A. des millions de dollars et les pertes subies en salaires et en récoltes atteignaient encore des proportions plus élevées. On évaluait les pertes de l'industrie à environ un tiers du maximum possible. Dans 1:ensemble, le paludisme représentait probablement, au cours d'une année moyenne, un demimilliard de dollars de pertes pour le Sud ». En Grèce, autre pays non tropical, Loran do constatait la même année que le revenu moyen brut des familles, dans certains districts impaludés, était, avant l'application de mesures antipaludiques, de $ 196,34 ; deux ou trois ans plus tard, après la mise en ceuvre

d'un programme antipaludique, il s'était élevé à $ 358,15. Dans l'intervalle, les superficies cultivées avaient passé d'environ 1.312 hectares, en 1933-1934, A, 2.214 hectares en 1936-1937. Le paludisme qui sévit dans un pays entralne également des dépenses pour d'autres pays. Ainsi, il accroit le prix de tout produit importé en provenance du territoire infecté. Un des membres du Comité d'experts de l'OMS pour le Paludisme, le Dr P. F. Russell, croit pouvoir affirmer que tout produit importé par les Etats-Unis d'Amérique de pays atteints par le paludisme est frappé vrai1 Actes off. Org. mond. Santé, 11, 61 2 GALINDO, P. Sc GALLARDO, M. (1947) Ciencia y Sanidad

- 58 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

semblablement « d'une taxe de paludisme invisible d'environ 5% ». S'il en est ainsi, le paludisme qui sévissait dans les 29 pays auxquels les Etats-Unis d'Amérique achetaient les produits dont ils avaient besoin, a coûté au pays importateur plus de $ 175.000.000 en 1938. Il y a une dizaine d'années, la lutte contre le paludisme rural (bien entendu, le paludisme est une maladie rurale par excellence et exerce par conséquent une influence capitale sur la production des denrées alimentaires) était une entreprise si cofiteuse qu'elle ne pouvait être envisagée que sur le plan expérimental. Même sous les tropiques, oil la main-d'ceuvre est moins onéreuse que partout ailleurs, le cart de la lutte antipaludique atteignait de US $ 0,50 à US $ 2 par fête et par an. A cette époque, les mesures antipaludiques étaient soumises h. la loi rigide selon laquelle la dépease par tête est inversement proportionnelle a la densité de la population. Il était économiquement possible de protéger 100.000 personnes dans une ville, mais impossible de protéger la population clairsemée des villages. Aujourd'hui, le prix A. payer pour protéger roo.000 habitants est à peu près le même, qu'il s'agisse de villes ou de hameaux. Il est encore trop tôt pour pouvoir calculer l'économie réalisée grace aux méthodes actuelles de lutte antipaludique dans les différents pays, mais, d'après Wright (communication personnelle), la campagne entreprise en Grèce a probablement permis à ce pays d'économiser un minimum de 30.000.000 de journées de travail. Les opérations de pulvérisation d'insecticides à effet rémanent, dont le but essentiel est la lutte contre le paludisme, exercent une influence extrêmement importante sur la mortalité et la morbidité attribuables aux maladies, autres que le paludisme, causées par des insectes. Pour ne citer que l'exemple de Ceylan, ofi des pulvérisations de DDT ont été entreprises sur tout le territoire de Vile, en septembre 1946, le taux de mortalité qui, de 1943 a 1946, variait entre 20,3 et 22, est tombé à 14,3 en 1947 ; le taux de mortalité infantile, qui était passé de 132 à 141 pendant la période comprise entre 1943 et 1946, est descendu à roI en 1947. Dans les districts indiens de la province de Bombay, oil des opérations au DDT ont eu lieu en 1946, il n'a pas été enregistré de cas de peste, comme il était d'usage les années précédentes (Viswanathan & Rao, 1947).3 7.4.2.2

lEuvre accomplie

L'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations a consacré de sérieux efforts au problème du paludisme. Sa Commission consultative du Paludisme, dont faisaient partie presque tous les paludo-

logues éminents, constituait l'organisme scientifique le plus compétent du monde en paludologie. Sous son impulsion, des recherches furent entreprises dans les domaines de l'épidémiologie, de la biologie des parasites, du paludisme expérimental, de l'immunité, du traitement et de la prophylaxie. Une aide fut accordée aux pays sous la forme d'un enseignement de la paludologie donné dans des écoles ofi étaient organisés des cours, suivis de travaux pratiques dans différents pays. Dans les cours institués en Europe, un total de 333 médecins reçurent une instruction technique dans cette branche de la science ; en Extrême-Orient, l'enseignement s'étendit a rio médecins et 23 ingénieurs, tous bénéficiaires de bourses attribuées par la Société des Nations, et des voyages d'études furent offerts certains fonctionnaires supérieurs spécialisés dans le paludisme. Des experts furent détachés auprès des gouvernements qui en faisaient la demande pour donner des avis et entreprendre des enquêtes. Les publications et les documents de l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations devinrent, dans le domaine du paludisme, des sources de référence indispensables à tous les chercheurs. Ce fut sur l'initiative de la Commission du Paludisme que le totaquina fut découvert, sa composition fixée et sa valeur thérapeutique établie. Par la suite, le totaquina fut introduit dans un grand nombre de pharmacopées nationales. Les expériences coordonnées faites dans cinq pays différents avec Fat& brine, par comparaison avec la quinine, selon la même technique et les mémes méthodes d'observation, fournirent un exemple historique de recherches entreprises sur le plan international. Enfin, le paludisme fut l'une des principales questions a, l'ordre du jour des conférences intergouvernementales convoquées par la Société des Nations, telles que la Conférence sanitaire panafricaine tenue 6. Johannes-

burg, en 1935, et la Conférence intergouvernementale des Pays d'Orient sur l'Hygiène rurale, qui eut lieu L Bandoeng, en 1937.

Rockefeller), bénéficiant du concours de paludologues éminents, a aidé des pays, dans toutes les parties du monde, a élaborer des méthodes de prophylaxie du paludisme. Il a offert des bourses et des voyages d'études permettant d'acquérir une formation technique dans le domaine de la paludologie ; il a contribué, dans une mesure considérable, aux progrès de la paludologie en effectuant luimême des recherches, en les encourageant au moyen de subventions, et en aidant financièremen t l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations. La Fondation Rockefeller, grâce à sa collaboration avec les gouvernements intéressés, est parvenue a. un résultat qui a fait époque : celui de débarrasser le Brésil (1940) et la Haute-Egypte (1945) d' Anopheles gambiae ; et, aujourd'hui, joignant ses efforts deux du Gouvernement italien, elle essaie de faire disparaître de la Sardaigne toutes les espèces

L'International Health Board (plus tard l'International Health Division de la Fondation

d'insectes vecteurs, c'est-à-dire d'y supprimer jusqu'aux derniers tous les anophéles porteurs de germes du paludisme. Enfin, l'UNRRA a non seulement fourni des remèdes antipaludiques aux pays qu'elle a aidés, mais elle a également entrepris des campagnes prophylactiques parmi les populations civiles de certains pays - notamment en Grèce et en Italic - au moyen des méthodes modernes de pulvérisations de

DDT à effet rémanent. La Commission Intérimaire de l'OMS qui reprit les différentes activités sanitaires de l'UNRRA, continua a, aider les gouvernements dans leur lutte contre le paludisme en 3 VISWANATHAN, D. K. 8c RAMACHANDRA RAO, T. (1947) Ind. J. malaria.1, 503-542

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRIVISIONS BUDGATAIRES

fournissant des avis techniques aux pays paludiques qui les lui demandaient. Consciente de l'importance du problème du paludisme, la Commission Intérimaire créa, lors de sa deuxième session, un comité d'experts du paludisme et attira l'attention de l'Assemblée Mondiale de la Santé sur « la diminution considerable de la capacité de travail parmi les populations souffrant du paludisme, ce qui contribue directement à la grave pénurie mondiale de denrées alimentaires ». Elle a fait observer que la lutte contre le paludisme, non seulement sauverait des vies humaines, récluirait la morbidité, améliorerait l'état de sante general et releverait le niveau de vie dans les pays atteints, mais contribuerait aussi a accroître, dans le monde, l'approvisionnement en denrées alimentaires, donnant ainsi effet à l'un des principes de la Constitution de l'OMS selon lequel (( les résultats atteints par chaque Etat dans l'amélioration et la protection de la smite sont précieux pour tous ». Etant donne qu'A l'heure actuelle la population du monde s'accroit dans des proportions plus fortes que jamais, atteignant jusqu'à 25.000.000 d'individus par an, tandis que la production de denrées alimentaires reste fortement en arrière, la lutte contre le paludisme sur le plan mondial semble presque revêtir le caractere d'une mesure d'urgence. Le fait de posséder enfin dans ces circonstances mêmes le moyen de lutter économiquement contre le paludisme rural est un bienfait inespéré pour l'humanité. L'OAA s'interesse vivement A. la prophylaxie du paludisme dans ses rapports avec la production agricole, et une collaboration active dans ce domaine s'est déjà établie entre les deux organisations. 7.4.2.3 7.4.2.3.1

Objectifs

Objectifs ci long terme

Le but ultime de l'OMS peut et doit *are la suppression totale du paludisme dans le monde. Le fait que ce resultat n'est pas impossible 6. atteindre a déjà été prouvé dans certains pays, qui sont sur le point de toucher au but. Grâce A. de vastes operations consistant essentiellement en pulvérisations d'insecticides à effet rémanent, le cycle de la transmission peut être rompu. Après une arm& d'efforts -à la condition qu'une campagne intensive se poursuive de façon méthodique - on pourrait aboutir à la suppression des reservoirs d'infection â Plasmodium falciparum dans une region donnée. Les années suivantes, même les infections de plus longue durée, causées par P. vivax et P. malariae, pourraient etre éliminées, de façon qu'il n'existe plus dans le pays intéresse aucune source d'infection, soit chez l'homme, soit chez le moustique. Ce résultat une fois atteint, la suppression du paludisme

serait réalisée. Il est possible, évidemment, que des porteurs de parasites provenant de l'étranger, pénètrent de nouveau dans le pays et y réintroduisent la maladie, à moins que l'on ne continue d'appliquer les mesures antipaludiques. Cependant, plus les pays qui auront réussi à supprimer l'infection paludique sur leur territoire seront nombreux, moins le danger de reintroduction de sources d'infection sera grand. Si l'on appliquait simultanément, dans tous les pays du monde oil sevit le paludisme, une campagne efficace de suppression, et si les mesures étaient maintenues pendant plusieurs années, le paludisme disparaîtrait chez l'homme. Les difficultés d'ordre pratique que soulève une telle entre-

prise peuvent paraître insurmontables ; mais il est, tout au moins, possible de lutter efficacement contre la maladie dans tous les pays suffisamment bien organises et d'isoler les foyers endémiques dans les regions les moins accessibles des continents tropicaux ; ainsi, jusqu'au moment oú ceux-ci seraient définitivement supprimés, le paludisme rentrerait dans la catégorie où il est d'usage, auj ourd'hui, de classer la fièvre jaune. L'Afrique est un continent qui, une fois débarrassé du paludisme, tout au moins dans les regions qui se prêtent 6. la colonisation et au développement, représenterait un atout considerable pour la prosperité de l'humanité. Il est evident qu'une campagne antipaludique appliquée 6, tout le territoire d'un continent devrait être accompagnée de mesures visant à lutter contre d'autres importantes maladies endémiques ou épidémiques.

La lutte contre le paludisme doit être considérée du point de vue non seulement de la sante publique, mais aussi de l'accroissement de l'approvisionnement en denrées alimentaires qu'entrainerait la disparition de cette cause de morbidité rurale si grave et si répandue dans le monde. L'attention de l'OAA est entièrement orient& vers ce but. Le concours de cette Organisation a déjà été obtenu pour les demonstrations de lutte antipaludique prévues dans le programme de 1949, mais il faudrait envisager une collaboration plus étendue avec l'OAA. Il est probable que l'OMS et l'OAA uniront alors leurs efforts pour appliquer un vaste programme de relèvement general des campagnes, dans des regions étendues, de l'ordre d'au moins 4 millions d'hectares pour commencer, oil la lutte contre le paludisme et les autres maladies locales, l'amélioration des conditions d'alimentation et de salubrité, ainsi que d'autres progrès dans les domaines agricole, économique et social, pourraient determiner un accroissement tel de la production que tout le regime de l'approvisionnement mondial en denrées alimentaires s'en trouverait sensiblement influence. 7.4.2.3.2 Objectifs immédiats

Les objectifs immédiats sont : 1) d'encourager et d'aider les gouvernements, par des moyens appropriés, à lutter contre le paludisme suivant les méthodes modernes et A. étendre leurs mesures antipaludiques au pays tout entier ; 2) de montrer qu'il est possible de mener cette lutte antipaludique tout en restant dans les limites des ressources budgétaires du pays ; 3) de souligner les avantages indirects qui résultent d'une campagne contre le paludisme, tant au point de vue de la santé publique, en general, que de l'accroissement de la production agricole et du rendement de la main-d'ceuvre. Pour atteindre ces objectifs immédiats, et même des fins d'une portée plus lointaine, les conditions premières seraient d'assurer la formation d'un personnel special et d'organiser des services antipaludiques.

- 6o -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGATAIRES

ANNEXE 2

7.4.2.4 7.4.2.4.1

Euvre à accomplir en 1950 Bases statutaires

Le programme antipaludique de l'OMS est sanctionné par l'article 2 c), d), g), de la Constitution, qui confie à l'Organisation certaines fonctions déterminées. La première Assemblée Mondiale de la Santé a chargé le Conseil Exécutif d'instituer, au cours de sa première session, un comité d'experts du Paludisme et de créer une section du paludisme dans le cadre du Secrétariat.4 Lors de sa première session, le Conseil Exécutif a adopté le rapport sur la deuxième session du Comité d'experts de la Commission Intérimaire de l'OMS pour le Paludisme, qui contient des recommandations concernant la politique générale de l'OMS en matière de paludisme, la collaboration avec l'OAA, les insecticides, la chimiothérapie et le programme de recherches.5 7.4.2.4.2 Méthodes

Pour permettre d'atteindre les objectifs immédiats de 1950 et de préparer la voie A, la réalisation des fins d'une portée plus lointaine, il est suggéré de prendre les mesures suivantes : 1) continuer A. fournir aux gouvernements qui en font la demande, des avis d'experts sur le paludisme ;

2) poursuivre, pendant une deuxième année, les démonstrations antipaludiques qui ont eu lieu, en 1949, avec la collaboration de l'OAA, et dont certaines ont bénéficié, en 1949, de l'aide financière du FISE ; 3) entreprendre de nouvelles démonstrations en 1950 ; 4) procurer des fournitures aux pays qui ne sont pas en mesure de les obtenir et qui sont disposés appliquer des mesures antipaludiques en collaboration avec l'OMS en vue d'intensifier la formation de personnel spécial et de créer des centres d'instruction technique dans les régions qui n'en possèdent pas encore ;6

5) entreprendre des recherches suivant les indications données par le comité d'experts ;7 6) attaquer le problème du paludisme en Afrique afin de donner au continent africain un développement de grande envergure ;

7) élaborer et mettre à exécution dans de vastes régions, en collaboration avec l'OAA, des programmes étendus de lutte antipaludique, d'amélioration sanitaire et de relèvement général des camp agnes .

Section du paludisme Le programme ainsi développé exigera un léger accroissement du personnel de la section. Il y aura lieu d'engager un fonctionnaire médical supplémentaire, afin que ce dernier, ou le chef de la section, soit en mesure de maintenir une liaison directe avec les unités exerçant leur activité sur place. 7.4.2.4.3

7.4.2.4.4

Sessions du comité d'experts On prévoit que le Comité d'experts du Paludisme devra tenir deux sessions en 1950, afin d'exa-

miner, entre autres, au cours de la première, les mesures antipaludiques appliquées sur place par l'Organisation et, au cours de la seconde, le problème du paludisme et les expériences d'éradication en Afrique. On estime qu'il serait utile d'inviter à ces deux sessions trois membres cooptés. 7.4.2.4.5

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements

Suite des programmes de 1949. On prévoit que pendant la deuxième année, le personnel importé ne comprendra plus que les chefs d'équipes : les autres membres des équipes, qualifiés, non qualifiés et manceuvres, auront été formés sur place, dans l'intervalle, et seront, par conséquent, fournis et payés par le pays intéressé. Les équipes seront considérées comme des équipes de l'OMS et le matériel, les moyens de transport et les approvisionnements qui leur seront nécessaires devront être fournis, le cas échéant, par l'Organisation. En outre, on estime que, grace A. l'expérience acquise et A. la formation professionnelle reçue en 1949, il sera possible de doubler l'étendue de la zone assignée à chaque équipe.

Une équipe de démonstrations, telle qu'elle a été prévue pour 1949, est composée (et pourvue du personnel subalterne spécialisé, de la main-d'ceuvre et des moyens de transport nécessaires) de manière à pouvoir prendre en charge une population rurale d'environ 150.000 habitants. Toutefois, étant donné notamment le peu de temps disponible pour élaborer le plan des travaux sur place, on considère qu'il est impossible, au cours de la première année des opérations, qu'une équipe puisse suffire à la tache, dans une zone de l'étendue indiquée ci-dessus. Il est donc suggéré que, en 1949, les équipes se limitent chacune à une population de 75.000 habitants au maximum. L'approvisionnement Actes off. Org. ;nand. Santé, 13, 300 5 Ibid. 14, so 6 Ibid. 11, 58 Ibid. 11, 59

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

en insecticides et en pulvérisateurs a été calculé en conséquence. Mais, pour la deuxième année des opérations, c'est-à-dire en 1950, il sera indispensable que les équipes puissent assumer la charge du plus grand nombre possible d'habitants, c'est-à-dire des 150.000 personnes envisagées tout d'abord, et pour lesquelles le matériel et les approvisionnements nécessaires devront être fournis. La valeur économique des démonstrations de l'équipe ne deviendra appréciable qu'en 1950, car, en 1949, les frais généraux devront être répartis sur un nombre plus restreint d'habitants que celui auqu el ils pourraient s'appliquer. 7.4.2.5 7.4.2.5.1

Projets nouveaux pour 1950

Equipes de démonstrations Le Comité d'experts du Paludisme a suggéré d'envoyer au moins une équipe en Amérique tropicale et une en Afrique. Les gouvernements intéressés n'ayant pas encore présenté de demande, il n'a pas pu être envoyé d'équipes dans ces régions en 1949. Une autre équipe sera affectée A. la région du Pacifique occidental.

7.4.2.5.2

Experts-conseils

Il sera nécessaire de faire appel au concours de trois experts-conseils, assurant leur service en permanence pendant un an chacun, en vue de donner des avis aux gouvernements sur les mesures antipaludiques ; l'un d'eux serait chargé de l'Amérique latine, un autre de l'Afrique et le troisième des régions du Pacifique occidental et de l'Asie du Sud-Est ; en outre, il sera nécessaire d'envoyer auprès des gouvernements, qui le demanderont, un certain nombre (sept selon les propositions faites) d'experts-conseils pour des périodes de courte durée. 7.4.2.5.3

Programmes d'action antipaludique sur une vaste échelle, et mesures générales d'amélioration des conditions rurales, dont la réalisation est prévue en collaboration avec l'OA A Il convient de relever que ce programme est destiné aux régions insuffisamment développées et qu'il devra permettre non seulement de combattre le paludisme et d'accroître la production alimentaire, mais d'amener également une élévation des niveaux sanitaires et agricoles dans tous les domaines. Il convient d'indiquer, en outre, que ce programme a été conçu de façon à être exécuté au cours d'une période qui ne sera pas inférieure à trois ans et qui s'étendra peut-être jusqu'à cinq ans. En attendant que le Conseil Economique et Social prenne une décision sur les méthodes et les moyens de donner effet à ce projet, aucune prévision ne figure au budget h ce sujet. 7.4.2.6 7.4.2.6.1

Formation technique CMOs de paludologie

Le rapport sur la deuxième session du comité d'experts, tel qu'il a été approuvé par le Conseil Exécutif, recommandait que l'OMS aidât h organiser des cours de paludologie dans les régions qui ne possèdent pas encore, pour le moment, de centre d'instruction dans ce domaine, c'est-h-dire en Afrique centrale et en Asie du Sud-Est (reprise des cours de paludologie institués par la Société des Nations Singapour). Il est probable que les cours de Singapour (à l'intention des médecins et des ingénieurs) pourront être aisément rétablis au King Edward the Seventh College of Medicine, avec la collaboration de l'Institute for Medical Research de Kuala Lumpur. Les frais seraient converts par les droits de scolarité que paieraient les boursiers de l'OMS et la seule autre dépense concernerait l'envoi, pendant un mois, de deux conférenciers étrangers, ainsi que la documentation et les films h. fournir. Il n'est pas prévu de crédit pour du matériel supplémentaire. Cours de paludologie ei Afrique. La nécessité de tels cours avait déjà été soulignée, il y a douze ans, par la Conférence sanitaire panafricaine, organisée par la Société des Nations. Les cours devraient avoir lieu dans une école ou dans un institut de médecine existant, où l'on trouverait la plupart des installations de laboratoire et du matériel d'enseignement nécessaires. Toutefois, l'Organisation serait peut-être appelée à contribuer aux dépenses afférentes h. du matériel complémentaire, tel que microscopes ordinaires et microscopes de dissection, documentation spéciale et matériel d'enseignement auditivo-visuel. Les cours devraient s'adresser aux médecins, aux ingénieurs et aux inspecteurs de santé publique. La majeure partie du personnel enseignant devrait être recrutée h l'étranger (un protozoologue, un entomologiste, un paludologue, un ingénieur spécialisé dans le paludisme, deux techniciens) à moins qu'il n'existe déjà, dans le pays, du personnel expérimenté. Cours de paludologie pour la région de la Méditerranée orientate. Le Malaria Institute, récemment établi h. Karachi, pourrait assurer la formation professionnelle, et l'OMS pourrait être appelée à lui prêter son aide en fournissant le matériel supplémentaire pour les étudiants étrangers et en procurant des conférenciers. 7.4.2.6.2

Le budget comporte des prévisions de dépenses concernant l'assistance technique aux Instituts de formation professionnelle, en matière de paludisme, de l'Amérique latine, de l'Inde et de l'Europe. L'organisation de cours à Singapour, h. Karachi et en Afrique Equatoriale, entraînera l'octroi d'un nombre suffisant de bourses, pour assurer la participation d'un nombre suffisant d'étudiants pour justifier cette dépense.

- 62 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

7.4.2.6.3

Projet spécial relatif d des recherches

Expérience d'éradication des espèces vectrices du paludisme dans l' Afrique centrale, en l'absence de barrières naturelles. Cette experience a été recommandée par le Comité d'experts du Paludisme dans son rapport approuvé par le Conseil Exécutif. Etant donne la reduction que l'Assemblée de la Santé a decide d'apporter au budget de 194.9, il n'a pas été établi de previsions pour cette experience. On a estimé qu'il serait nécessaire de disposer de renseignements plus complets, et que le Comité d'experts du Paludisme de l'OMS devrait soumettre la proposition A. un nouvel examen. Il est evident qu'une experience de ce genre aurait des repercussions pratiques d'une grande valeur pour le développement de l'Afrique centrale. On est fondé à supposer que cette experience pourrait etre entreprise en 1950, sous les auspices de l'OMS et avec sa participation financiere.

Les dépenses qu'elle entraînerait peuvent être évaluées sur les bases suivantes : Zone d'éradication : 500 km2 (zoo milles carrés) ; si elle est circulaire, environ 13 km. de rayon. Zone de protection : 1.161 km2, c'est-à-dire une bande circulaire de ro km. de profondeur. Superficie totale des opérations : 1.661 km2 (670 milles carrés).

En évaluant le coût approximatif, on est parti de l'hypothèse que le gouvernement intéressé fournirait du personnel recruté sur place. 7.4.2.6.4

Conformément h. la recommandation faite par le Comité d'experts du Paludisme dans son rapport, approuvé par le Conseil Exécutif, il est propose d'entreprendre, dans les hôpitaux et sur le terrain, des essais coordonnés de chimiothérapie et de chimioprophylaxie du paludisme. Conférence du paludisme en Afrique équatoriale

7.4.2.6.5

S'il est reconnu desirable d'intensifier le développement de ce continent, l'un des premiers problèmes à résoudre sera celui des mesures antipaludiques à prendre en Afrique équatoriale. Il est suggéré

que l'OMS convoque une conference du paludisme en Afrique, à laquelle participeraient tous les principaux experts du paludisme africain, des chefs des services du paludisme du continent (à l'exclusion de l'Afrique du Nord) et des experts de l'OAA. Le Comité d'experts du Paludisme de l'OMS devrait tenir l'une de ses sessions de 1950 à l'endroit oü aurait lieu la Conference, participer à celle-ci et charger ensuite certains de ses membres de procéder à des enquêtes sur la situation locale. La Conference aurait un caractère purement technique et ne serait pas inter-gouvernementale. Elle déciderait des meilleures méthodes à appliquer dans les diverses regions pour lutter contre le paludisme et, aussi, des regions qui auraient la priorité pour la mise en ceuvre de vastes projets. La collaboration de l'OAA serait, par consequent, nécessaire pour les questions de développement agricole. En outre, la Conference devrait s'occuper non seulement du paludisme, mais aussi de la trypanosomiase comme maladie

de l'homme et du bétail. Sur le nombre d'experts prévus au budget, un tiers sera probablement constitué par des experts de la trypanosomiase. On estime qu'une telle conference durera deux semaines, qu'elle aura lieu dans la region de l'Afrique équatoriale et qu'elle réunira environ trente experts invites par l'OMS.

- 63 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements 7.4.2 PALUD1SME

Prévisions budgétaires 1949

Prévisions de dépenses 1950

Ordinaires SECRÉTARIAT

Supplé-

mentaires

US $

US $

US $

Traitements Déoluire postes non occupés et retards Net Siège Nombre de postes 1949

93.505 .

129.220 6.500 122.720

132.500 6.625 125.875

93.505

1950

Catégorie

Ordinaires 1 1

mentaires

Supplé-

17 14 8 5 4

1 1 1 1

2 1

2 1

Sous-total

5 Groupe

7

Sur place

III Sous-total Total

II

8 5 2

8 5 2

14 5

1

15

15

20 20

20

22

Experts-conseils

6.670 100.175

21.000 143.720

10.500 136.375

Sous-total pour les services du personnel

Indemnités Voyages et transports Cours de formation technique Frais de conférences Acquisition de voitures automobiles Frais d'utilisation de voitures automobiles Fournitures et matériel pour les équipes . Documentation spéciale Comités consultatifs d'experts COOT TOTAL DU PROJET

32.935 47.550

37.435 60.250 26.000

.

.

87.000 2.500 9.000 279.160

5.500 3.600 142.700 2.500 17.550 439.255

41.300 72.700 22.000 60.000 15.000 9.000 365.800 17.550 739.725

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PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

7.4.3 7.4.3.1

HYGIENE DE LA MAT E RNITE ET DE L'ENFANCE

Nature et portée du problème Le taux de mortalité infantile sert, depuis de nombreuses années, d'indice general dans l'appréciation de l'état sanitaire d'une population. Aujourd'hui, il varie, selon les pays, de moins de 30 A. 300 décés pour r,000 enfants nés vivants. Dans de nombreuses regions, on ne dispose d'aucune statis-

tique en cette matière où l'on ne possède que des données tout A. fait incertaines et l'on constate généralement, en pareil cas, que la mortalité infantile est considerable. Une forte mortalité infantile révèle un bas niveau de santé publique et des conditions sociales très défectueuses qui s'accompagnent souvent d'un taux de natalité relativement élevé. Le rapport direct, couramment observe, entre des niveaux de vie médiocres, d'une part, et une morbidité infantile élevée ainsi qu'une forte natalité, d'autre part, montre la nécessité de renforcer les mesures de sauté publique qui contribuent à améliorer les conditions économiques et sociales et d'intensifier le programme d'éducation destine aux familles dont les conditions de vie sont mauvaises. La morbidité parmi les nourrissons et les autres enfants, ainsi que parmi les adolescents, atteint des proportions qui pourraient, dans chaque cas, être réduites, et les mesures destinées à prévenir

la maladie et b. lutter contre les épidémies qui affectent surtout les enfants, sont presque partout insuffisantes et font même entièrement défaut dans bien des regions retardataires. Tel le est la situation malgré l'existence de techniques perfectionnées pour éliminer des maladies telles que la variole et la diphtérie, et pour atténuer sensiblement les effets d'un grand nombre d'autres maladies des nourrissons et de la première enfance (programmes d'éducation et autres moyens et services pour le traite-

ment des maladies A. leur début ou à un stade avancé). Dans de vastes regions, l'état de nutrition des enfants est loin d'atteindre un niveau optimum, et les maladies de carence pour lesquelles la diététique offre des remècles existent dans beaucoup de pays. Les milieux familiaux et autres n'ont pas une comprehension et une connaissance suffisantes des causes de maladie, de la malnutrition et des difficultés de comportement chez les enfants. Les notions et méthodes, concernant la protection des enfants contre la maladie et les soins à leur donner lorsqu'ils sont malades, sont insuffisamment répandues et très incomplètement appliquées. Le public ne se rend guère compte des repercussions que les transformations économiques et sociales resultant de la guerre et les progrès techniques des sciences exercent sur le developpement physique, social et affectif des enfants. Les sciences sociales, ilotamment en ce qui concerne le développement des enfants, n'ont pas progressé suivant le même rythme que les connaissances sur la croissance et le développement physique. Si l'on veut assurer de plus en plus aux enfants un bon état de santé A l'âge de la maturité et les

rendre capables, socialement et affectivement, d'occuper la place qui leur revient daas le groupe familial et dans la collectivité, il faudra mettre en ceuvre une vaste programme d'éducation. La coordination de l'activité de l'OMS dans le domaine de l'hygiène de la maternité et de l'enfance, avec toutes les autres formes d'activité, est une nécessité impérieuse, si l'on se propose d'obtenir, pour la santé publique, en general, et le bien-être des enfants, en particulier, les meilleurs résultats possibles. Au cours des années récentes, des progrès considérables ont été realises en médecine, dans deux directions : Traitement des maladies. La découverte des sulfamides, tels que la pénicilline et la streptomycine, ainsi que certaines des méthodes chirurgicales nouvelles ont permis d'enlever 6. de nombreuses maladies 1)

leur caractère d'affections mortelles ou entraînant des infirmités permanentes. 2) Mesures pour la protection des collectivités contre les maladies. L'emploi de nouveaux insecticides et le recours aux vaccinations preventives ont ouvert de nouvelles perspectives daps le domaine de la defense de groupes entiers de population contre certaines des maladies les plus graves et les plus repandues.

Ces progrès sont extrêmement importants, mais l'on risque peut-être d'oublier, à l'heure actuelle, qu'aucun des elements en question ne saurait suffire pour créer un état de réelle sante. On oublie parfois que l'état de mauvaise santé le plus répandu et présentant le plus de gravité n'est pas dû A, des maladies spécifiques telles que la tuberculose, le paludisme, le cholera ou le typhus et qu'il ne saurait être attribué à n'importe quelle autre cause, prise isolément, mais qu'il découle d'un ensemble de

conditions amenées par l'ignorance et l'absence totale d'hygihne. Il ne suffit pas de détruire les mauvaises herbes pour accroître la production des denrées alimentaires et il n'est pas possible non plus de réaliser des progrès notables en matière de santé si l'on se borne 6. lutter contre les maladies. Une action efficace dans le domaine de l'hygiène de la maternité et de l'enfance doit se fonder sur l'éducation des populations auxquelles il convient d'enseigner ce qu'elles peuvent faire pour se protéger elles-mêmes. Dans cette action, il est possible de cooperer avec les départements de l'agriculture ainsi qu'avec les services de l'élevage afin d'amener une amelioration de l'alimentation et de la nutrition familiales ; il est, de même, possible de collaborer avec les départements de l'éducation et de la prévoyance sociale ainsi qu'avec les services sanitaires, en vue d'élever les niveaux de vie. Cette fonction de la médecine - fonction educative et constructive -a été relativement negligée dans le passé ; il importe d'intensifier considérablement les efforts et d'accroître l'experience dans ce domaine en vue d'inciter de larges masses de l'humanité A. adopter des conditions de vie saine et de leur assurer les moyens d'en bénéficier. Il ne semblerait guère rationnel, en effet, de prendre des mesures visant A amener la survie d'un plus grand nombre d'enfants, si l'on ne s'efforce pas, en même temps, de garantir à ceux-ci une existence qui mérite d'être vécue.

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

7.4.3.2

Eavre accomplie Une partie considérable des tâches se rapportant à l'enfance a été réalisée par des institutions Société des Nations

internationales. 7.4.3.2.1

La Société des Nations a entrepris, dans divers pays, un certain nombre d'enquêtes en vue de permettre une reorganisation des services de santé publique. Il existe, sous la rubrique kénérale Maladies, mortalité et liygiène de la première enfance, un ensemble d'environ ioo monographies et rapports sur des conférences. C'est probablement grâce à l'intérêt que la Societe des Nations a porté cette question qu'une amélioration si notable a pu étre constatée récemment dans l'attitude des autorités sanitaires publiques en la matière, ainsi que dans l'attitude des milieux médicaux à regard de la pédiatrie. Le Comité de la Protection de l'Enfance de la Société des Nations a formulé, après examen, des recommandations sur un grand nombre de questions d'ordre social, telles que rimpossibilité pour certaines personnes de subvenir à leur propre existence, la criminalité, les enfants abandonnés et la protection des enfants par des institutions et organisations de bienfaisance, de caractère gouvernemental ou bénévole.

Organisation Internationale du Travail Les activités de l'Organisation Internationale du Travail qui touchent de plus près aux préoccupations de la section de l'OMS chargée de l'hygiène de la maternité et de l'enfance, ont trait A. la protection de la maternité, A. la réglementation du travail des jeunes gens, y compris l'interdiction de l'emploi des enfants, 6. la protection de la santé et du bien-être des jeunes travailleurs et une réglementation de sécurité sociale comprenant des dispositions sanitaires et visant 6. assurer A. la famille la protection et l'aide nécessaires. Une série de règlements internationaux, de conventions et de recommandations concernent l'octroi de congés de maternité et d'indemnités de maternité aux femmes qui travaillent, l'hygiène industrielle, l'assurance-maladie couvrant les risques de maternité des épouses de travailleurs aussi bien que des femmes qui travaillent, l'âge minimum d'admission l'emploi, l'examen médical d'aptitude à l'emploi, l'interdiction de l'emploi des femmes et des jeunes gens dans certaines branches considérées comme particulièrement dangereuses pour leur santé. L'OIT préconise diverses formes d'allocations familiales, d'indemnités à la naissance, de subventions ou de prêts au mariage et de mesures d'assistance familiale. Les dispositions se rapportant au bien-être de l'enfance intéressent l'OIT, dans la mesure tout particulièrement oü elles ont trait A. l'interdiction et A. la réglementation du travail des enfants. 7.4.3.2.2 A.

7.4.3.2.3

FISE

Ce Fonds a été créé en vertu de la résolution 57 des Nations Unies,1 approuvée le II décembre 1946, afin : « a) b) c)

de porter secours aux enfants et aux adolescents des pays victimes d'agression et afin d'assurer leur rééducation ; de porter secours aux enfants et aux adolescents des pays bénéficiant jusqu'ici des secours de l'UNRRA ;

d'assurer l'hygiène de l'enfance en général, en accordant la priorité aux enfants des pays victimes d'agression ; .

Le Fonds a été en outre « autorisé à recevoir des dons en especes . . à engager des dépenses et A. assurer les fournitures, le matériel, les services et l'assistance technique nécessaires pour atteindre les objectifs précités . . . » Le rapport du Conseil d'Administration du FISE au Conseil Economique et Social 2 précise que « 58,200.00o dollars environ étaient déjà affectés, en vertu de decisions antérieures du Conseil, aux programmes concernant chaque pays, et aux reserves ». Le rapport indique également que le montant des dépenses prévues pour 1949 a été fixé à $ 78 millions (avec la possibilité d'en porter finalement le total à 8 112 millions), dont environ $ 8 millions pour les seuls frais de transport. Les dépenses pour l'Europe atteindront $ 43 millions, y compris $ i million pour l'Allemagne. Les operations du Fonds ont porté sur la fourniture de quantités considérables de lait et d'autres aliments protecteurs, d'huile de foie de morue, de vêtements, de cuir et de matières premières pour la confection de vêtements d'enfants, de médicaments et de fournitures médicales ainsi que de materiel pour les entreprises procédant aux diverses operations de traitement du lait. Cinq millions de dollars ont été prévus pour une campagne antituberculeuse au BCG et pour la formation technique d'un personnel special à cet effet, ce programme devant être assuré conjointement par le Danemark, la Norvège et la Suede ; 2 millions de dollars ont été affectés à une campagne antisyphilitique. L'OMS a collaboré à ces deux campagnes. Elle a participé A. la première, en fournissant des avis techniques, et, 5. la deuxième, en fournissant à la fois des avis et du personnel. Des propositions

ont été également faites en vue d'une participation au programme de lutte antipaludique, avec, dans ce cas également, les avis techniques et l'aide de l'OMS. Résolutions adoptées par l'Assemblée Générale du 23 octobre au 15 décembre 1946, page 90 2 Doc, NU E/9o1, 30 juillet 1948

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PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

Les principaux pays bénéficiant de l'aide du FISE sont l'Albanie, l'Autriche, la Bulgarie, la Chine, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Pologne, la Roumanie, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie ; en outre, des fonds oat été alloués et des plans sont déjà en cours d'élaboration en vue d'étendre le programme L un certain nombre d'autres pays d'Asie.3 Le FISE a organise des cours de « pédiatrie socialc » et d'hygiene mentale ainsi que d'autres cours sur des questions connexes et il accorde un certain nombre de bourses individuelles qui sont administrées par l'OMS. Lors d'une reunion de l'Assemblée Generale des Nations Unies, qui s'est tenue en décembre, il a été decide que le FISE recueillerait et administrerait tous les fonds de l'Appel des Nations Unies en faveur de l'Enfance. En juillet 1948, le Conseil Exécutif de l'OMS et le Conseil d'Administration du FISE ont adopté chacun des resolutions établissant un Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS pour examiner et approuver tous les projets sanitaires futurs du FISE. Ce comité mixte a tenu deux sessions. 7.4.3.2.4

Prévoyance et protection sociales

Le Département des Affaires sociales des Nations Unies a fait bénéficier un certain nombre de pays de l'aide d'experts-conseils, dont quelques-uns sont specialises dans la « protection de l'enfance 7.4.3.2.5

Section de l'OMS chargée de l'hygiène de la maternité et de l'entance La première Assemblée Mondiale de la Santé a autorisé la creation, dans le cadre du Secretariat, d'une section d'hygiène de la maternité et de l'enfance ainsi que la nomination d'un comité consultatif d'experts pour cette question. L'Assemblée a approuve un programme 4 comportant : 1)

des etudes sur les problèmes de recherches statistiques et autres, concernant les causes de la

morbidité et de la mortalité chez les mères, les nourrissons et les autres enfants, ainsi que les moyens

de réduire cette morbidité et cette mortalité, l'orientation des enfants et l'hygiène mentale de l'enfance, les aspects sociaux d'un programme d'hygiéne de la maternité et de l'enfance, les facilités et le personnel nécessaires pour assurer l'assistance aux mères et les services sanitaires destines L l'enfance - notamment les services hospitaliers et auxiliaires ; 2) une aide aux gouvernements, sous forme d'avis d'experts, de bourses d'études, d'envois d'experts ou d'équipes de demonstrations pour des services spéciaux ; 3) un programme de cooperation et d'action commune avec d'autres organisations s'occupant de l'hygiène de la maternité et de l'enfance ; 4) la reunion et la diffusion d'informations pertinentes sur les résultats des etudes et des recherches relatives aux règleg, méthodes et pratiques administratives courantes, et la preparation de rapports.

Une section d'hygiène de la maternité et de l'enfance a été établie. La creation d'un poste de chef de section, de trois postes d'assistants médicaux et d'un poste d'infirmière assistante a été approuvée. Deux médecins ont été nommés à ces postes. Un comité consultatif d'experts compose de huit membres a été nommé et a tenu sa premiere session du 24 au 29 janvier 1949. Le rapport du comité 5 comporte des recommandations relatives une extension du personnel, en 1950, comme premiere étape dans la voie du développement d'un plan de grande envergure pour l'exécution du programme d'hygiene de la maternité et de l'enfance prévu par l'OMS. 7.4.3.3 7.4.3.3.1

Objectifs

Objectils à long terrne

Les objectifs A. long terme que se propose l'OMS, en ce qui concerne l'hygiéne de la maternité

et de l'enfance, ont été &finis de façon très claire dans le programme 6 adopté par la premiere Assemblée Mondiale de la Santé. Ce sont les suivants : Aider les gouvernements à développer les services et les facilités propres à assurer les soins de maternité nécessaires, les meilleures chances de survie des nourrissons, la croissance et le développement normaux de tous les enfants, leur santé mentale et affective, ainsi que leur protection efficace contre toutes les maladies qui peuvent "are évitées ; rassembler les connaissances, établir de nouveaux faits, développer les normes d'assistance et diffuser des informations intéressant les divers aspects de ces questions ; coopérer avec d'autres institutions en vue de la réalisation, en commun, de programmes

comportant l'application, aux problèmes de la maternité et de l'enfance, des connaissances et des techniques acquises dans les sciences sociales et biologiques.

Parmi ces buts de caractère general, l'OMS s'efforcera de donner la priorité à l'assistance aux pays, ou à certaines regions situées L l'interieur de pays dans lesquels les programmes sont insuffisamment

développés ou se trouvent encore A. l'état de projets, notamment aux pays et regions où une forte 3 Doc. NU E/9o1, 30 juillet 1948 4 Actes off. Org. mond. Santé, 13, 302 ; 10, 7 6 Actes oll. Org. mond. Santé, 19 6 Ibid. 10, 7

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

mortalité infantile dénote l'existence des besoins les plus urgents. Elle s'efforcera, également, de donner

satisfaction â tout pays demandant une aide pour des aspects particuliers du programme général. Le programme devrait comporter des services actifs d'assistance sur place et, entre autres, des services de démonstrations de port& plus lointaine ainsi que l'envoi d'experts-conseils pour des périodes

de courte durée. Se lon les demandes adressées par les gouvernements, cette assistance pourra prendre les formes suivantes : 1) démonstrations en matière d'hygiène de la maternité et de l'enfance, faites de préférence, parallèlement A. des démonstrations de santé publique, de caractère général, et 6, toutes autres démonstrations

spéciales, comme celles des programmes antipaludiques ou antituberculeux ; 2) envoi sur place d'experts-conseils pour donner des avis sur des aspects spéciaux du programme, y compris les soins de maternité, la puériculture, les services d'hygiène destinés aux enfants du premier âge, d'âge préscolaire et d'âge scolaire, les programmes d'immunisation, l'alimentation et la nutrition, les repas scolaires, l'hygiène mentale, l'orientation des enfants, etc. On devra avoir particulièrement recours â la méthode des « équipes », lorsque des médecins, infirmiers et infirmières et autres assistants sont appelés, suivant les besoins, à donner conjointement des avis en qualité d'experts-conseils ; 3) diffusion de renseignements sur tous les aspects de l'hygiène et de la protection de la maternité et de l'enfance dans les pays ayant demandé à être documentés sur ces questions ; 4) mise en ceuvre d'un piogramme de formation technique afin d'accroître sensiblement l'effectif du personnel qualifié pour s'occuper de l'hygiène de la maternité et de l'enfance - cet effectif devant comprendre à la fois des administrateurs et des assistants sur place tels que médecins, infirmiers et infirmières et autre personnel. Il existe actuellement une pénurie mondiale d'infirmières. C'est une question qui doit préoccuper non seulement ceux qui s'occupent des programmes de santé publique, mais aussi ceux qui assurent les soins médicaux dans les hôpitaux et 6. domicile. L'infirmière d'hygiène publique joue un rôle primordial dans l'hygiène de la maternité et de l'enfance. Il importe de prévoir, pour l'avenir, des mesures spéciales en vue du recrutement et de la formation professionnelle d'infirmiers et d'infirmières ainsi que de personnel infirmier auxiliaire. Des prévisions budgétaires ont été faites à cette fin sous la rubrique « Formation technique de personnel médical et auxiliaire ». Comme tous les programmes de l'hygiène de la maternité et de l'enfance doivent se préoccuper fondamentalement de ce qui concerne les enfants, leur croissance et leur développement physique, social et mental, ainsi que les conditions dans lesquelles ils vivent et qui affectent leur santé, leur développement et leur bien-être social, l'un des principaux soucis d'avenir de l'OMS doit être de constituer une documentation avec toutes les données résultant des recherches entreprises dans le monde entier, de stimuler et d'effectuer elle-même de nouvelles recherches et de nouvelles études sur ces questions.

Colláboration clans le cadre de l'OMS. Etant donné que le programme de l'hygiène de la maternité et de l'enfance s'adresse à un groupe de population sélectionné d'après l'âge, et n'est pas destiné à répondre à des besoins particuliers au point de vue de la santé, et étant dorm& d'autre part, jouit d'une priorité de premier rang dans l'ensemble des programmes de l'OMS, en raison de la nécessité urgente d'améliorer les conditions physiques, mentales et sociales des enfants et des adolescents,-il importe manifestement que la section d'hygiène de la maternité et de l'enfance travaille 7.4.3.3.1.1

en collaboration étroite avec toutes les autres sections de l'OMS. Les diverses formes d'activité peuvent ètre très utiles les unes aux autres, qu'il s'agisse des services sur place ou des travaux de recherches. On devra s'efforcer, dans l'avenir, pour les services de démonstrations ou de consultations sur place,

de développer l'utilisation d'équipes, formées de spécialistes appartenant à différentes professions, dans tous les cas où ce système permettrait de servir plus efficacement les intérêts des pays qui demandent une assistance. Dans certains pays dont les services se sont développés par adjonctions progressives, il arrive qu'une même famille reçoive successivement la visite d'une infirmière des services antituberculeux puis d'une infirmière des services antivénériens, d'une infirmière scolaire, d'une assistante sociale et d'une infirmière de district. Ce système, exaspérant 5, la fois pour le personnel et les patients, est considéré actuellement comme périmé, et l'on tend maintenant à lui substituer une organisation différente, dans laquelle une personne ayant reçu une formation appropriée dans plusieurs domaines (formation polyvalente) et qui possède une connaissance approfondie des familles et de leurs besoins, dans une zone limitée, est en mesure de déterminer exactement la situation et de recommander les ajuste-

ments qui pourraient 'are nécessaires en vue d'assurer un travail mieux équilibré et d'en accroître considérablement l'efficacité. On arrive A. réaliser de cette façon des économies énormes de temps et de dépenses pour les transports, indépendamment même d'autres considérations. Ce système présente d'immenses avantages dans les pays dont les programmes sanitaires sont trés peu développés. C'est dans ces pays, précisément, que la population court le risque d'être induite en erreur et de voir ses notions faussées 6_ cause d'un programme sanitaire mal équilibré. La population ne sera que trop facilement découragée par une forme de propagande qui insiste exagérément sur l'importance d'une maladie donnée, tout en négligeant complètement le rôle de la malnutrition, les helminthes, les infections cutanées et d'autres maladies, ainsi que l'influence du bas niveau d'hygiène et de vie qui en est fréquemment le corollaire. 7.4.3.3.1.2 Collaboration avec d'autres institutions spécialisées. Il importe de maintenir une collabora-

tion étroite et permanente avec les autres institutions spécialisées qui se préoccupent du bien-être des enfants. Cette collaboration est particulièrement nécessaire avec l'OIT, l'OAA, l'UNESCO et l'OIR. Elle existe d'ailleurs déjà et doit constituer un des objectifs A. long terme de l'OMS.

- 68 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGATAIRES

ANNEXE 2

7.4.3.3.1.3 Collaboration avec les organisations non gouvernementales. Les organisations bénévoles internationales apportent une contribution des plus utiles à l'activité exercée en matière de protection

et d'hygiène de l'enfance, et une collaboration continue entre la section compétente de l'OMS et des organisations telles que l'Union internationale de Protection de l'Enfance, la Ligue des Sociétés de

la Croix-Rouge, la Fédération mondiale pour la Santé mentale, est indispensable dans l'intérêt supérieur des enfants et de l'action internationale entreprise en leur faveur. 7.4.3.3.2 7.4.3.3.2.1

Objectifs immédiats Section de l'OMS pour l'hygiène de la maternité et de l'enfance. Le personnel de la section

d'hygiène de la maternité et de l'enfance devra être renforcé dans un proche avenir afin de pouvoir profiter des occasions qui s'offrent de fournir des services aux gouvernements pour développer le programme de longue haleine qui a été fixé. A la suite de la circulaire adressée aux gouvernements, en août 1948, huit gouvernements ont demandé des services de démonstrations, dix des avis d'experts, 16 diverses catégories de renseignements et 22 des bourses d'études. Il ne pourra être donné suite qu'à une partie de ces demandes en 1949. On envisage l'envoi de quatre équipes de consultations ainsi que d'experts-conseils à une huitaine de pays. Les premières dispositions seront prises pour la création d'un service de reunion et de diffusion de renseignements sur les programmes, les méthodes et les techniques adoptés pour l'hygiène de la maternité et de l'enfance et sur les résultats des recherches faites à cet égard.

Le comité d'experts a recommandé d'accroître, en 1949, le personnel de la section d'hygiène de la maternité et de l'enfance afin que cette section puisse développer immédiatement ce service d'information et entreprendre l'élaboration du programme de recherches de la section. 7.4.3.3.2.2

Collaboration avec le FISE. Les buts immédiats du programme d'hygiène de la maternité

et de l'enfance devraient comprendre une extension de la collaboration avec le FISE. Pendant le deuxième semestre de 1948, la creation du Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS a permis de renforcer cette collaboration, et le FISE a pu prêter son assistance pour financer certaines activités des sections de l'OMS chargées de la tuberculose, du paludisme et des maladies vénériennes. Le Comité d'experts pour l'Hygiène de la Maternité et de l'Enfance a discuté en détail, lors de la session qu'il a tenue en janvier 1949, la possibilité d'étendre A. de nouveaux domaines, par

l'entremise de la section compétente, l'aide qu'il assure au FISE. Le comité d'experts a adopté la résolution suiv ante : 7

Le Comité d'experts pour l'Hygiène de la Maternité et de l'Enfance, Reconnaissant la grande valeur de la contribution apportée par le FISE 5, la question de l'hygiène de l'enfance, et convaincu que les services rendus par le FISE peuvent être considérablement accrus dans les domaines de l'hygiène de la maternité, de la première enfance, des enfants d'âge pré-scolaire et d'âge scolaire, des services d'hygiène dentaire et d'immunisation, des services d'aide aux enfants handicapés, des cliniques d'orientation de l'enfance, des maternités et hôpitaux d'enfants, des projets relatifs aux soins à donner aux enfants nés avant terme ainsi que dans le domaine de la formation technique du personnel de ces différents services, RECOMMANDE que le Comité mixte des directives sanitaires FISE/OMS conseille au FISE de se charger de procurer des fournitures et du matériel aux services susmentionnés, dans le cadre de son programme

relatif à l'hygiène de l'enfance en général, cette nouvelle tâche étant entreprise sur la recommandation des spécialistes de l'OMS s'occupant de l'hygiène de la maternité et de l'enfance, après discussion avec les pays qui ont demandé cette assistance.

Le comité d'experts a également recommandé que les mesures prises en matière de tuberculose, de paludisme et de maladies vénériennes, dans le cadre de la collaboration de l'OMS avec le FISE, soient accompagnées de l'application du programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance, y compris les soins infirmiers d'hygiène publique. Afin de permettre à l'OMS de fournir l'aide nécessaire, par l'entremise de la section compétente, il importe non seulement d'accroître les moyens dont dispose la section pour assurer les services d'experts-conseils en 1949, mais d'envisager encore, pour 1950, une nouvelle augmentation sensible des moyens en question. 7.4.3.4 7.4.3.4.1

(Euvre à accomplir en 1950

Bases statutaires L'article 2 1) de la Constitution de l'OMS autorise expressément le programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance. Un grand nombre des formes d'activité rentrant dans le cadre de ce programme sont visées par d'autres paragraphes du même article. Le programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance formulé dans les Actes ociels de l'Organisation Mondiale de la Santé, no 1o, page 7, a été adopté par la première Assemblée Mondiale de la Santé. 7 Actes ofl. Org. mond. Santé, 19

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGATAIRES

Méthodes à suivre Les méthodes h suivre sont celles qui ont été précisées dans le programme adopté par l'Assemblée. Le comité d'experts a formulé, lors de sa première session, un grand nombre de recommandations qui 7.4.3.4.2

ont trait à l'activité de la section d'hygiene de la maternité et de l'enfance et qui figurent dans son rapport. Les moyens A. utiliser pour mettre le programme en oeuvre sont examines en detail dans ce rapport. Les modalités d'une collaboration avec le FISE sont également étudiées dans ce rapport (voir paragraphe 7.4.3.3.2.2 ci-dessus). Réunion d'informations provenant: 1) des réponses reçues A. la circulaire adressée aux gouvernements ; 2) des statistiques publiées ;

3) du FISE ; 4) des observations personnelles des experts ayant visité les pays intéressés et d'autres spécialistes ; 5) des enquêtes qui devront étre effectuées ultérieurement ; 6) de sources diverses, y compris la correspondance.8 Dillusion d'informations concernant:

les résultats des travaux d'enquêtes et de recherches ; 2) l'enseignement sanitaire et le materiel de propagande ; 3) les méthodes et les regles usuelles ainsi que les pratiques administratives ; 4) la preparation de monographies sur des aspects importants de l'action en faveur de la maternité et de l'enfance, tels que la formation de personnel, l'hygiène rurale, la morbidité et la mortalité maternelle et infantile, etc. 1)

Formation professionnelle

Octroi de bourses h des administrateurs, des médecins et h du personnel auxiliaire specialise dans les questions d'hygiene de la maternité et de l'enfance ; 2) cours et voyages d'études à l'étranger, à l'intention des administrateurs, des médecins et du 1)

personnel auxiliaire ;

3) bourses d'études collectives. Assistance au FISE pour l'organisation de cours s'adressant au personnel déjà diplômé et, notamment, au personnel medico-social spécialisé en pédiatrie et aux assistants sociaux. Ces cours ont été suivis en 1948 et 1949 par des administrateurs, des pédiatres, des infirmières d'hygiène publique, des assistantes sociales et autres personnes. Certains d'entre eux devront être répétés. Le nombre total de personnes qui ont suivi ces cours du FISE en 1948 a été d'environ 120 ; 4) conférences régionales organisées à l'intention du personnel medical et auxiliaire, du personnel des services d'enseignement et des affaires sociales ; 5) octroi de conseils et d'une aide en vue de la creation et du développement de l'enseignement de la pédiatrie clinique et sociale ainsi que de l'obstétrique, dans des écoles de médecine, dans des écoles d'infirmières, dans des écoles d'études sociales et dans des cours de perfectionnement pour les personnes déjh diplômées ; 6) octroi de conseils et d'une aide en ce qui concerne la formation et l'utilisation du personnel local ; 7) groupes itinerants d'études et de discussions (travelling seminars). Avis d'experts et experts-conseils envoyés sur place

Les services d'experts seront, comme précédemment, offerts aux gouvernements et seront développés à mesure que la demande s'accroîtra. Ces avis seront d'autant plus efficaces qu'ils seront

concordants et qu'ils s'intégreront, par ailleurs, dans un plan d'ensemble. L'assistance aux pays aides par le FISE sera fournie sous forme d'avis d'experts. Equipes de démonstrations

Dans certains pays, il serait utile d'envoyer des équipes de demonstrations pour les questions d'hygiène de la maternité et de l'enfance, et il serait préférable d'adjoindre un médecin pédiatre ou une infirmière d'hygiene publique aux autres équipes ou de constituer des équipes mixtes. 7.4.3.5

Comité d'experts

Le comité d'experts devra tenir au moins une session plénière en 1950 et deux sessions plus restreintes, auxquelles participeraient des groupes d'experts, specialises dans certaines questions, comme, par exemple, les soins aux enfants nés avant terme, les services d'hygiene scolaire, l'assistance aux enfants handicapés. 8 Actes off. Org. mond. Santd, 10, 7

- 70 --

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

7.4.3.6

Enquates

Le comité d'experts a recommandé l'élaboration d'un premier programme d'enquêtes à effectuer en 1950 et a établi une liste des diverses questions sur lesquelles ces enquêtes pourraient porter. Il a recommandé d'engager, en 1949, une personne expérimentée pour prendre la direction du service

d'enquêtes de la section d'hygiène de la maternité et de l'enfance, afin que l'élaboration des plans puisse commencer dans le plus bref délai possible et que deux projets d'enquêtes au moins

puissent être mis en oeuvre en 1950. Les fonds nécessaires pour permettre à ce service de commencer modestement son activité en 1950 sont prévus au budget.

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements 7.4.3

HYGIENE DE LA MATERNITE ET DE L'ENFANCE Prévisions budgétaires Pré visions de dépenses 1949 US $

1950

Ordinaires SECRÉTARIAT

Supplé-

mentaires US $

US $

Traitements Déoluire postes non occupés et retards Net siège Nombre de postes 1949

121.585 .

160.420 8.700 152.320

257.675 12.880 244.795

121.585

1 050

Catégorie

Ordinaires

mentaires 3

Supplé-

17 16

1

1

15 14 13 12 10 8 6 5 4

1

2 1 1

9

1

2 1 1 1

4

2 7

2 2

Sous-total .

.

.

16

Sur place Groupe

III Sous-total Total . . .

II

8 9 2

11

12 21

23 34

19

.

26

29

50

Experts-conseils

14.170

24.000 176.320

60.000 304.795 88.995 149.500 10.500 5.400 31.400

Sous-total pour les services du personnel

135.755

Indemnités Voyages et transports Acquisition de voitures automobiles Frais d'utilisation de voitures automobiles . Fournitures et matériel pour les équipes . . Documentation spéciale Enquêtes Groupes itinérants d'études et de discussions Comités consultatifs d'experts COOT TOTAL DU PRO JET . .

39.890 64.050

6.000

44.480 70.500 7.000 3.600 8.000 2.500

-

.

50.000 100.000

-

8.000 .

18.650

253.695

331.050

740.590

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

7.4.4 AS SAINISSEMENT 7.4.4.1

Nature et portée du problème

Mesures d'assainissement et d'hygiMe publique clans les régions urbaines et rurales Un peu plus des trois quarts de la population mondiale, répartis sur de vastes régions du globe tout entier, sont aujourd'hui encore exposés aux ravages de maladies provoquées par rinsuffisance des systèmes d'égout, rinsalubrité de l'eau potable, le pullulement des insectes et l'absence de mesures efficaces de contrôle en ce qui concerne la qualité du lait et des autres aliments. En dépit des progrès 7.4.4.1.1

considérables qui ont été réalisés dans les méthodes techniques de la médecine et de l'hygiène publique,

les taux de morbidité et de mortalité dus à la fièvre typhoïde, h la dysenterie, au choléra, à l'ankylostomiase, au typhus, A. la peste et 6. d'autres affections causées par rinsuffisance des mesures sanitaires, atteignent dans les régions en question un niveau très élevé, que des pays plus favorisés n'ont guère connu depuis 1900. Les ravages que causent les maladies transmises par l'eau, par les insectes ou par les excrétions, dépassent probablement, sur le plan économique et sur celui de l'hygiène publique, ceux qui sont dus presque tous les autres groupes de maladies. Les méthodes permettant de remédier à ces maux se fondent sur des principes d'assainissement et d'hygiéne qui sont universellement connus et admis. La cause de ces maladies n'est pas sujette à contestation. Leur épidémiologie est conforme aux règles classiques, et le coût des mesures nécessaires, coût appréciable certes, n'est nullement hors de portée, pour peu qu'on les applique avec beaucoup d'ingéniosité et un peu d'imagination. Il sera impossible de réaliser des progrès durables dans rapplication des programmes sanitaires généraux, tant que les conditions d'hygiène demeureront défectueuses. Toute amélioration des système

d'égout, des dispositifs destinés â. assurer la salubrité de l'eau potable, ainsi que tout effort en vue de la destruction des mouches et des moustiques, assurent des avantages sanitaires et sociaux dont bénéficient toutes les catégories de la population. L'accroissement du rendement que les mesures sanitaires permettent d'obtenir dépasse, pour des dépenses identiques, celui qui pourrait être réalisé par toute autre forme d'activité. Actuellement encore, le taux de mortalité dû h la fièvre typhoïde est de plus de 20 pour 100.000 dans certaines parties du monde, méme dans les grands centres urbains. Les régions, oh ce problème affecte, du point de vue quantitatif, ies zones urbaines plus que les campagnes, ne sont encore que trop nombreuses. Les canalisations défectueuses et rinsuffisance du système d'égout, la prédominance des mouches,

la qualité douteuse du lait et des aliments, entrainent, pour de vastes populations du monde, des pertes effrayantes parmi les enfants âgés de moins d'un an. Les foyers endémiques de choléra demeurent, dans les régions de l'Orient, l'un des grands fléaux

hérités des siècles passés et qui a été depuis longtemps éliminé dans les pays plus favorisés de l'Occident. Cette maladie, tout comme la peste, fait peser une menace permanente sur la vie et réconomie de millions d'êtres dans de nombreuses parties du monde. La schistosomiase est peut-être, après le paludisme, la maladie débilitante la plus répandue. En Egypte, 13 millions de personnes en sont atteintes, sur une population totale de 20 millions d'habitants. Etant donné que les travailleurs ruraux sont particulièrement exposés à cette infection (tout comme dans le cas du paludisme, de l'ankylostomiase, etc), celle-ci a pour effet d'amener une baisse de la productivité de terres en elles-mêmes fertiles. A elle seule, l'Egypte a dépensé, durant les cinq dernières années, plus de six millions de dollars pour combattre cette maladie. La solution de ce problème intéresse, au même titre, la Chine, le Moyen-Orient, le continent africain et r Amérique du Sud. Un bon système d'évacuation des matières usées offre tout au moins l'une des solutions de ce problème, encore que le recours à ce moyen se heurte h des difficultés dans rétat présent de la technique et de réconomie de nombreuses régions. La plupart des problèmes qui ont été mentionnés ici ne peuvent être résolus que par ramélioration de l'approvisionnement en eau potable, des canalisations d'égout, de la lutte contre les mouches, etc., c'est-à-dire par un ensemble de mesures techniques que l'on désigne communément sous le terme d'assainissement, et qui visent h modifier le milieu, de fawn à prévenir la propagation des maladies. Ces techniques exigent réducation de r opinion publique aussi bien que des autorités, un certain art de la propagande, la formation d'assistants spécialisés, une grande ingéniosité dans les méthodes fiscales, l'utilisation de zones de démonstrations, le concours d'experts, la diffusion de publications techniques d'un caractère aisément accessible, la création de centres pour la réunion et réchange d'informations techniques, etc. Les facteurs qui influent sur la transmission de ces maladies sont à ce point familiers à l'esprit qu'on tend fréquemment, dans de nombreuses régions, h en oublier la portée. Ce qui est simple et familier ne retient guère l'attention. Malheureusement, on admet tacitement que nombre des mesures d'assainissement en question exigeraient des investissements excessifs de capitaux. Or, les nombreuses expériences faites au cours des io h 20 dernières années ont prouvé que rétablissement de systèmes collectifs d'adduction d'eau potable et d'égouts sont souvent moins onéreux pour la population que les méthodes individualistes actuellement pratiquées sans coordination et sans sécurité. Il a été démontré, ainsi, au Mexique, dans la vallée de l'Amazone, au Venezuela, etc., que les frais entrain& par rétablissement et l'exploitation de systèmes collectifs d'adduction d'eau et d'égouts ne dépassent généralement pas 20 6. 30% des dépenses occasionnées par le camionnage de l'eau potable jusqu'aux villages, oh elle est vendue sur la place publique. On dispose actuellement d'exemples tout aussi probants pour certaines parties de la Chine.

-

72 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PRÉVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

Dans bien des cas, l'OMS peut apporter une contribution importante en faisant appel A l'ingéniosité et A l'imagination des personnes qui travaillent dans ces domaines en vue du meilleur usage des mat& riaux disponibles sur place, en vue du financement en commun de programmps à un taux d'intérél peu élevé, et en vue de l'adoption de méthodes conformes aux habitudes des populations locales, etc.

L'un des moyens essentiels dont on dispose pour la réalisation d'un programme de ce genre consiste évidemment dans le travail d'éducation et de démonstrations. En aucun point du globe, il n'a été possible de réaliser des progrès sanitaires sans une longue éducation préalable de la population, dont il faut modifier les habitudes de vie familiale et collective. L'éducation des masses doit être indéfiniment poursuivie et elle doit tenir compte des conditions locales, des coutumes et des circonstances du moment. On ne saurait éluder les problèmes de l'assainissement, en invoquant l'état d'imprépara-

tion de la population pour l'introduction de méthodes nouvelles ou pour l'adaptation de méthodes anciennes. L'une des -Caches essentielles de l'OMS est, A. cet égard, d'assurer l'éducation de la population et de la préparer A. accepter les changements nécessaires dans les méthodes sanitaires. Il se pourrait

que ces changements exigent beaucoup de temps, mais cette lenteur ne doit pas être une cause de découragement. L'évolution pourra s'effectuer plus rapidement qu'on ne le pense parfois si l'OMS sait faire preuve de l'habileté nécessaire en accomplissant sa tâche dans cet important domaine. 7.4.4.1.2

Habitation, urbanisme et aménagement des campagnes

On reconnaît aujourd'hui l'importance d'une habitation saine ; les conditions ambiantes ainsi que les divers agréments dont bénéficie le logement jouent un 'tile non moins grand que la demeure elle-même. L'étude internationale du problème de l'habitation est nécessaire pour établir et énoncer les principes fondamentaux de l'habitation saine ainsi que les normes auxquelles doivent satisfaire des conditions accessoires, telles que l'aération, l'insolation, l'éclairage, l'isolement contre la chaleur, le froid, le bruit et la poussière, l'évacuation des déchets ménagers. Le point de vue psychologique doit être mis en évidence lorsque l'on définit les besoins humains. B. est indispensable d'établir un plus grand nombre de critères objectifs pour mesurer le degré d'infériorité de l'habitation par rapport aux normes fixées. 7.4.4.2

(Euvre accomplie

7.4.4.2.1

Assainissement et hygiMe en milieu urbain et en milieu rural

La Société des Nations organisa en 1931, A. Genève, une conférence européenne sur l'hygiène rurale ; en 1937, une conférence analogue pour l'Extrême-Orient se réunit à Bandoeng. Récemment, l'OAA a réuni sa Commission consultative permanente pour le Bien-Etre rural, où l'OMS était représentée par un observateur. 7.4.4.2.2

Habitation

En 1935, l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations, reconnaissant l'importance primordiale de plans rationnels pour les maisons et pour les villages ainsi que de plans d'aménagement des campagnes cr.& une commission de l'habitation afin d'étudier les aspects particuliers du problème général. La commission encouragea la création dans différents Etats - dont quelques-uns n'étaient pas membres de la SDN - de comités nationaux au sein desquels ces questions étaient examinées du point de vue spécial de chaque pays. En même temps, l'Organisation d'Hygiène entreprit une enquête sur l'habitation rurale et adressa un questionnaire-type A différents pays ; certains de ceux-ci effectuèrent l'enquête demandée et en communiquèrent les résultats A. la Société des Nations. La

Commission de l'Habitation procéda

A.

des études importantes sur les conditions ambiantes.

On rechercha quelle était l'influence exercée par les points de vue physiologique et psychologique sur les conditions de vie et l'on établit un grand nombre de normes techniques. La Société des Nations avait formé le projet de convoquer une Conférence européenne de la Vie

rurale qui devait se tenir à Genève en 1939. La Commission de l'Habitation rédigea son rapport. Cependant, la guerre empêcha la réunion de cette conférence. Les hostilités terminées, le Comité économique européen créa, en 1946, un sous-comité pour l'étude des problèmes du logement. Cette tâche a été reprise par la Commission Economique pour l'Europe. Un comité de l'habitat a siégé à Gel-1617e en octobre 1947 ; il a tenu ensuite d'autres réunions. 7.4.4.3 7.4.4.3.1 7.4.4.3.1.1

Objectifs

Objectifs it long terme Assainissement et hygiène en milieu urbain et en milieu rural

1) Réunion et diffusion de renseignements. 2) Avis techniques sur les problèmes de l'assainissement et de l'hygiène en milieu urbain et en milieu rural. 3) Contribution A. la propagation d'informations concernant les progrès récents dans les zones urbaines et rurales. 4) Encouragement A. l'établissement de conditions sanitaires et de soins d'hygiène adéquats pour les populations urbaines et rurales.

- 73 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

5) Collaboration avec d'autres organisations (OAA, UNESCO et autres) travaillant au développement culturel des zones urbaines et rurales. 6) Participation à l'organisation de conférences sur l'assainissement et l'hygiène en milieu urbain et en milieu rural, notamment dans des régions agricoles. 7) Participation A. l'organisation de cours de formation technique pour le personnel spécialisé et le personnel auxiliaire. 8) Etroite collaboration avec d'autres sections en ce qui concerne les projets de désinsectisation. 7.4.4.3.1.2 Habitation, urbanisme et aménagement des campagnes

1) Continuation du travail déjà accompli par la commission de l'Habitation de la Société des Nations et par ses sous-commissions techniques. 2) Avis techniques sur l'hygiène de l'habitation, donnés A. des organismes appropriés s'occupant de l'habitation sur le plan international, par exemple la Commission Economique pour l'Europe et les commissions sociales.

3) Etude de l'hygiène de l'habitation et de l'hygiène des villes et des zones rurales dans les régions tropicales.

4) Etude des questions d'organisation, d'administration et de législation au point de vue de l'hygiène de l'habitation, de l'urbanisme et de l'aménagement des campagnes. 5) Collaboration avec les comités nationaux du logement approuvés par l'OMS.

Ressources naturelles. Col laborer avec les Nations Unies à l'occasion des conférences scientifiques pour la conservation et l'utilisation des ressources naturelles. 7.4.4.3.1.3

7.4.4.4 (Euvre à accomplir en 1950

Bases statutaires L'article 2 i) de la Constitution stipule que l'Organisation a notamment pour but de « favoriser, en coopérant au besoin avec d'autres institutions spécialisées, l'amélioration de la nutrition, du logement, de l'assainissement, des loisirs, des conditions économiques et de travail, ainsi que de tous les autres facteurs de l'hygiène du milieu ». La première Assemblée Mondiale de la Santé a approuvé l'établissement d'une section de l'assai7.4.4.4.1

nissement et d'un comae d'experts et, considérant les responsabilités que l'OMS partage avec l'UNESCO et l'OAA en matière d'assainissement et d'hygiène en milieu urbain et en milieu rural, elle a recommandé

d'envisager la création d'un comité mixte avec l'OAA et d'élaborer le programme d'urbanisme et d'aménagement des campagnes en collaboration avec d'autres organismes déployant une activité dans ce domaine. Le Conseil Exécutif, à sa deuxième session, a adopté une résolution autorisant le recours à un petit groupe d'experts correspondants en matière d'hygiene de l'habitation, et l'établissement de relations avec les autorités internationales et régionales compétentes, notamment avec les comités nationaux du logement qui doivent être institués A. la demande de la Commission des Questions sociales des Nations Unies.

La première Assemblée Mondiale de la Santé a décidé que l'OMS serait convenablement

représentée A. la Conférence scientifique des Nations Unies pour la Conservation et l'Utilisation des Ressources naturelles.1 7.4.4.4.2 Méthodes

Le programme suivant est suggéré pour 1950, A. titre de travail préparatoire en vue d'atteindre les objectifs A. long terme : 7.4.4.4.2.1

Au sujet de Passainissement des villes et des campagnes

1) Réunion et diffusion de renseignements. 2) Avis techniques aux gouvernements par l'entremise d'équipes de consultations et de démonstrations et d'experts-conseils. 3) Aide, sous forme de fournitures, aux gouvernements qui ne sont pas en mesure d'entreprendre des projets-témoins par suite d'un manque de fournitures dû à des raisons déterminées. 4) Bourses d'étude et cours de formation technique. 5) Participation à l'organisation de (( zones de démonstrations ». 6) Collaboration au projet Nations Unies/UNESCO/OMS de Haiti, au projet de l'Amazonie hyléenne et A d'autres projets similaires des Nations Unies et des institutions spécialisées. 7) Participation A. des conférences sur les problèmes de l'hygiène rurale. 1 Actes off. Org. mond. Santé, 13, 322

- 74 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

7.4.4.9.2.2

Au sujet de l'habitation

1) Réunion et diffusion des renseignements.

2) Continuation partielle du travail de la Commission de l'Habitation de la Société des Nations (certaines parties de ce travail sont actuellement du ressort des Nations Unies ou d'institutions qui n'existaient pas antérieurement). 3) Etude de l'hygiène de l'habitation dans les régions tropicales. 7.4.4.4.2.3 Ressources naturelles. Collaboration avec les Nations Unies dans ce domaine.

Equipes de consultations et de démonstrations Il est prévu que chaque équipe devrait comprendre un membre du groupe I et un membre du groupe II. En 1949, des équipes travaillent en Chine et en Ethiopie. Des demandes continueront certainement à parvenir de différents pays pour ce genre de démonstrations et de conseils. 7.4.4.5

Il est reconnu qu'avec deux équipes par région, il ne sera pas possible de faire face aux nécessités

et, dans les régions où des équipes s'occupant du paludisme ou d'un travail d'éradication sont Fceuvre, on devra leur adjoindre des équipes d'assainissement pour compléter leur tâche. 7.4.4.5.1

Cours de formation technique

Des cours de formation technique organisés dans des centres stratégiquement importants, dans des régions d'Europe, de la Méditerranée orientale, de l'Afrique, de l'Asie du Sud-Est, du Pacifique occidental et de l'hémisphère occidental, fourniraient le personnel entrainé qui est nécessaire pour

doubler les équipes de démonstrations de l'OMS et pour assurer le travail de démonstration et d'enseignement dans leur propre pays. 7.4.4.5.2 7.4.4.5.2.1

Projet spécial

District de démonstration dans une zone rurale. Dans les zones rurales, l'hygiène pose des problèmes spéciaux. Fréquemment, des maladies qui pourraient être évitées si les mesures sanitaires étaient appliquées portent préjudice A. la productivité de la population rurale. Dans un district de démonstration, tous les problèmes d'assainissement doivent être traités, et le problème de l'habitation rurale devrait être étudié. Empêcher les maladies de se répandre au moyen de l'eau, des aliments et d'autres voies, procéder A. des travaux d'adduction d'eau, assurer l'enlèvement des ordures et autres matières usées, lutter contre les mouches et prendre toutes mesures pour prévenir les maladies, c'est là une partie essentielle du programme. Les mesures d'hygiêne générale et d'éducation du public, jointes aux soins à prévoir pour les mères et les enfants, constitueront inévitablement une partie des mesures préventives. Il est envisagé de choisir une région rurale d'Europe en vue de cette importante démonstration qui serait faite en 1950. Les critères servant A. déterminer le choix du district de démonstration devraient être les suivants : population ne dépassant pas 100.000 habitants, district relativement retardataire et problèmes d'assainissement caractéristiques des régions rurales en Europe. Le personnel affecté aux démonstrations sera doublé par un personnel local, et des bourses seront attribuées à d'autres pays afin de permettre des études sur place. Les mesures prises dans ce district devraient servir de modèle pour d'autres districts, tout en restant dans les limites de leurs possibilités matérielles. L'objectif final doit être de fournir des moyens adéquats avec un minimum de dépenses. 7.4.4.5.3

Projet de Haiti

La responsabilité des problèmes de santé dans le projet combiné Nations Unies/UNESCO/OMS pour Haiti incombera à l'OMS. 7.4.4.5.4 Projet de l'Amazonie hylienne

La responsabilité des problèmes de santé incombera â l'OMS. Quoique aucun programme précis n'ait encore été élaboré, un crédit a été inscrit dans le présent budget conformément à l'estimation des besoins auxquels l'OMS devra faire face. 7.4.4.5.5

Missions des Nations Unies Comme les Nations Unies se proposent d'organiser, en 1949, trois missions du même genre que

celle de Haiti en 1948, un crédit est inscrit pour la participation de l'OMS ; celle-ci sera certainement invitée A donner des avis sur les problèmes sanitaires de la région étudiée. 7.4.4.5.6

Participation et des conférences

On doit envisager l'éventualité d'une participation A. une conférence d'hygiène rurale en 1950, L'OMS n'organisera pas une conférence de ce genre en 1950, mais elle devra prendre part A, des conférences convoquées par d'autres institutions et par les Nations Unies.

- 75 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

7.4.4.6

Conférence scientifique des Nations Unies pour la Conservation et l'Utilisation des Ressources naturelles

Le Conseil Exécutif, à sa deuxième session, a autorisé l'affectation d'une somme de $ 3.000 au

titre de participation à cette conference en 1949. On prévoit une participation A. de nouvellvs conferences analogues et A, des obligations découlant de la Conference de 1949. 7.4.4.7

Habitation, urbanisme et aménagement des campagnes

Experts-conseils assurant un service temporaire ;

2) Une participation A. des conferences sur les problèmes de l'habitation convoquées par d'autres organisations est prévue.

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements 7.4.4 A SSAINISSEMENT Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses 1949 1950

Ordinaires US $ SECRÉTARIAT

Supplé-

mentaires US $ US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Siège

35.405 .

110.235

5.500

149.695 7.480 142.215

35.405 Nombre de postes 1949 1950

104.735

Catégorie

Ordinaires

mentaires

Supplé-

16 14 8 6 5

1

1

1 1 1

Sous-total

2 Groupe

3

2

Sur place

4

III Sous-total Total

10 6

10 14 24 26

1

5 7

16 19

Experts-conseils

12.000 .

3.000 107.735

j

4.500 146.715

Sous-total pour les services du personnel Indemnit es

47.405 22.425 20.700

Voyages et transports Projets spéciaux Cooperation entre les Nations Unies et les différentes institutions spécialisées Cours de formation technique Frais de conferences Acquisition de voitures automobiles Frais d'utilisation de voitures automobiles Fournitures et materiel pour les équipes . Documentation spéciale Comités consultatifs d'experts COOT TOTAL DU PROJET

24.650 30.600 50.000

71.090 101.370 95.000

. .

. .

10.000

5.000 7.000 3.600 25.000 1.000 13.650

30.000 9.000 17.500 9.000 315.900

4.500 105.030

268.235

I

795.575

- 76 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

7.4.5 7.4.5.1

SANT É MENTALE

Les problèmes de santé mentale et leur port&

7.4.5.1.1

Situation actuelle

La conception de la santé mentale marche de pair avec le progrès économique et social qu'accomplit la collectivité ; moins une collectivité est développée, plus la conception qui prévaut est élémentaire. En fait, au stade le plus bas, toute idée de la santé mentale est absente ; on ne reconnaît alors la mauvaise santé mentale que sous ses aspects les plus évidents - soit les psychoses les plus aigués et les cas

les plus graves de dérangement mental. Partant d'un tel niveau, la conception de la santé mentale évolue jusqu'à comprendre et admettre les psychoses passagéres et bénignes, les degrés plus élevés de déficience mentale et les formes les plus patentes de psychonévroses. Enfin, on identifie les formes manifestes des troubles du caractère, c'est-à-dire les cas de psychopathie. Une connaissance meilleure de la genèse et de la nature des psychonévroses éveille un intérêt de plus en plus vif pour les problèmes psychologiques de l'enfance. C'est ordinairement dans ce domaine

de la sauté mentale que le travail clinique améne tout d'abord à penser à la prévention. Ceux qui s'occupent de rorientation de renfant sont forcés, par les problèmes cliniques qu'ils traitent, de s'intéresser de bonne heure aux relations entre les parents et l'enfant. Les tensions observées dans les relations de cet ordre conduisent à envisager les relations conjugales ambiantes, et les troubles de la connaissance amènent à se préoccuper des méthodes pédagogiques. Ainsi, le champ auquel on s'intéresse s'élargit-il. Entre temps, l'étude et le traitement des névroses commencent à répandre quelque lumière sur

deux domaines voisins - celui des aspects psychologiques des désordres physiques (qui débutent habituellement avec les maladies dans lesquelles un trouble autonome joue un rôle majeur, soit les désordres dits (c psychosomatiques ») , et celui des facteurs qui affectent la différenciation de la structure personnelle chez l'adulte normal. L'étude clinique des troubles dans les relations entre l'individu et le groupe social, comme le montre le cas des délinquants ou des inadaptés à leur métier, conduit á étudier, chez les adultes, la question des relations et les désordres que présentent ces individus, étude analogue A. celle à laquelle mène rceuvre d'orientation de l'enfance, dans le cas des enfants. Les recherches dans le domaine des désordres psychosomatiques, entreprises tout d'abord unique-. ment sur une base clinique, aboutissent plus tard à rétude des facteurs psychologiques ou culturels, qui ont une influence sur répidémiologie d'autres. troubles ;' on citera, á titre d'exemple : 1) l'étude des facteurs psychologiques qui influencent l'« épidémiologie » de la promiscuité sexuelle habituelle,

étude d'une importance capitale pour la prévention des maladies vénériennes ; 2) rétude des influences psychologiques affectant le taux des accidents industriels et des accidents de transport. La connaissance de la « dynamique » des relations individuelles et collectives continue A. faire des progrès, et les facteurs psychologiques intervenant au sujet de rintégration ou de la réintégration de groupes socialement désorganisés - par exemple les réfugiés, les enfants évacués, les immigrants, les prisonniers revenus de la guerre, les individus estropiés, mutilés ou handicapés de quelque autre

manière - deviennent un obj et d étude.

sion des problèmes de la santé mentale. Tout d'abord, on commence par de simples mesures

L'organisation de mesures de santé mentale progresse parallèlement à une meilleure compréhen-

d'internement - ordinairement dans une prison ou dans des conditions analogues A. celles de la prison -à régard des individus frappés de troubles absolument patents. Une deuxième Rape, dictée par des

considérations humanitaires plutôt que thérapeutiques, consiste à octroyer à ces malades un abri dans un « asile d'aliénés » et, à un stade ultérieur, à leur accorder des soins privés dans une famille bienveillante (car, à ce stade, ils sont ordinairement un objet d'hostilité et d'horreur pour la collectivité à laquelle ils appartiennent). Enfin, suivant la conception élémentaire de la santé mentale, les moyens les plus avancés consistent à créer des hôpitaux pour maladies mentales en vue du traitement des psychoses et á organiser des colonies éducatives ou de travail pour les individus souffrant d'une grave déficience mentale. La fourniture de moyens pour le traitement des psychonévroses passe de même par différentes phases. Elle commence, comme dans le cas des psychoses, par se heurter à l'attitude générale qui considère ces troubles comme une flétrissure ; elle franchit bien des étapes, dont deux ont une importance particulière, pour encourager les mesures préventives qu'elle suscite et pour les faire comprendre. C'est, en premier lieu, le développement de services de consultations externes qui met le psychiatre en contact bien plus étroit avec le milieu familial, professionnel ou social de chaque malade et qui

conduit à l'étude des rapports entre ce milieu et les troubles dont souffre l'individu. C'est, en deuxième lieu, le développement de la psychothérapie qui éclaire non seulement la genèse et la patho-

logie des troubles psychiques, mais également les aspects psycho-fonctionnels du comportement individuel et collectif. Il y a là certainement une analogie avec la connaissance de la physiologic ordi-

naire dont l'acquisition est dérivée de l'étude de la pathologie organique. Dans le développement spontané des moyens de traitement mental, les activités préventives se manifestent en dernier lieu. Apparaissant habituellement avec le travail d'orientation de l'enfant, elles sont primitivement dirigées vers la modification de certains types de comportement, par exemple

des parents, ou des maîtres ; elles s'étendent ensuite progressivement à rid& de créer un milieu humain complet qui soit, à tous égards, favorable A. la santé mentale ; enfin ces activités englobent dans leur programme les méthodes propres á surmonter les obstacles psychologiques qui entravent la création d'un milieu favorable au bien-être physique et social.

- 77 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

7.4.5.1.2

Importance sociale et economique de la mauvaise santé mentale

L'importance sociale de la mauvaise santé mentale ne tient pas uniquement à l'état malheureux des personnes atteintes de désordres psychiques, mais provient, dans une mesure plus large encore, de ce que ces désordres se répercutent sur l'entourage imMédiat des malades. Les mères névrosées, les pères délinquants ou les maîtres d'école au caractère déséquilibré transmettent inconsciemment, mais inévitablement, leur infortune à ceux qui les entourent, et il peut en résulter, pour les enfants, des effets durables sur la structure du caractère et sur leur aptitude A devenir des adultes d'esprit mfir, d'équilibre stable et capables de s'adapter aux exigences de la vie. On doit considérer, par cons& quent, que la mauvaise sauté psychique et la détresse morale qui en résulte sont transmissibles dans une très forte mesure. Du point de vue économique, la conception clinique la plus élémentaire de la mauvaise santé mentale conduit évidemment 5. engager des dépenses considérables. Les individus internés dans les prisons cofitent probablement plus cher A entretenir que ceux qui sont placés dans des hôpitaux mentaux moyennement installés ; les déficients mentaux vivant en colonies ont montré qu'ils pouvaient, par exemple, contribuer A. la production agricole, alors qu'ils se trouvent en complet état de dépendance économique lorsqu'ils sont laissés à leurs propres moyens, au sein de la collectivité. Une conception clinique de plus en plus large permet également de constater que les psychonévroses et les déficiences mentales de degré élevé occasionnent des pertes importantes de production, même dans les collectivités n'ayant atteint qu'un niveau économique et social inférieur. Toutefois, il est probablement exact que, plus une collectivité est développée, plus la perte subie de ce fait par la production est prononcée, ce qui tient en partie à ce que le rendement individuel est beaucoup plus considérable dans une telle collectivité et que la perte par « heure-ouvrier » perdue est en raison directe de la production par « heure-ouvrier » ; ce phénomène est également dfi A la proportion des états de sauté mentale déficients provoqués par des névroses et des troubles psychosomatiques qui accompagnent probablement certains types de développement socio-économique. Malheureusement, pour deux raisons principales, la fréquence réelle des cas morbides engendrés par ces conditions ne pent être connue par des moyens administratifs : premièrement, parce que l'enseignement médical du premier degré est en général inadéquat dans ce domaine et que, par suite, le diagnostic n'est ordinairement pas complètement sfir ; deuxièmement, parce que beaucoup de malades, et bien des médecins, considèrent un diagnostic de trouble mental comme un opprobre éviter. C'est pourquoi, dans un grand .nombre de cas, les certificats administratifs comportent un diagnostic erroné ou recourent A des euphémismes tels que « débilité », « anémie », « fibrome », «rhumatisme » et expressions du même genre. La seule enquête conçue sur une base statistique, utilisant des relevés cliniques de la fréquence des psychonévroses dans une collectivité industrielle, est celle qui a

été récemment effectuée par le Medical Research Council de Grande-Bretagne ; elle a montré que, dans les fabriques étudiées, ces désordres provoquent une perte de production légèrement plus élevée que celle due aux refroidissements courants. On ignore dans quelle mesure cette constatation est caractéristique des collectivités similaires d'autres pays, mais, même en tenant compte de différences notables, cette enquête établit l'existence d'une catégorie générale de perte de production qui, jointe au wilt élevé du traitement et d'autres services sociaux, impose A. la société une charge cachée qui est lourde. Les déficiences mentales graves soulèvent également un problème semblable. A mesure qu'une collectivité accomplit des progrès techniques et devient socialement plus complexe, les individus de cette catégorie éprouvent une difficulté croissante à jouer un rôle professionnel ou social conforme leurs capacités. Indépendamment des pertes de production qui résultent de ces déficiences, il y a 1à une cause très puissante de déséquilibre mental et de troubles de comportement dans ce groupe. Dans une région industrielle, ce problème peut se poser pour plus de cinq pour cent des membres de la collectivité. Il se pose non seulement dans les pays hautement industrialisés, mais il est d'une importance particulière dans les contrées peu développées et qui en sont au début de l'industrialisation ; le cas de ces régions est en effet semblable, peut-on dire, 5. celui qui est offert par les armées dans la dernière guerre essayer de transformer une unité militaire moyennement pourvue d'équipement technique et possédant une organisation de complexité moyenne (par exemple une unité d'infanterie) en une unité beaucoup plus complexe au point de vue de la technique et de l'organisation (par exemple en une unité de chars) soulève inévitablement de nombreux problèmes de cet ordre. Une collectivité rurale qui se transforme en collectivité industrielle se heurte A des problèmes similaires, et cela à une phase de son développement oü les moyens d'hygiène mentale dont elle dispose sont insuffisants pour permettre de reconnaître la nature et l'origine d'un problème qu'elle est laissée seule à devoir -

résoudre.

Le manque de praticiens spécialistes de l'hygiène mentale dans un pays arriéré a également pour conséquence l'impossibilité pratique de reconnoitre beaucoup d'autres facteurs psychologiques qui entravent le développement du pays. On peut citer, A. titre d'exemple, la réputation populaire suivant laquelle les habitants de certaines régions sont des « paresseux et bons A rien ». Il y a des raisons sérieuses de croire que cette réputation résulte, en fait, de l'action qu'exercent trois facteurs principaux sur le comportement et la capacité de la population adulte, à savoir une malnutrition chronique, des maladies endémiques chroniques et la méthode locale d'élever les enfants. C'est ainsi que le Dr C. D. Williams a noté l'extrême faiblesse dont la femme indigène de la ate de l'Or fait preuve envers son nourrisson et la disparition complète de cette faiblesse as la naissance d'un autre enfant. A moins

que les observations faites ailleurs par des psychiatres spécialistes de l'enfance soient entièrement

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PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

différentes, des facteurs de ce genre doivent, par leurs effets sur la structure de la personnalité adulte, jouer un rede négatif considérable dans le développement des individus et des collectivités des régions ret ardat aires .

Ce ne sont pas seulement les obstacles psychologiques rencontrés par les habitants de ces régions qui retardent leur progrès économique et social ; souvent aussi les efforts entrepris pour répandre dans ces contrées des connaissances plus avancées et des pratiques plus perfectionnées d'origine étrangère sont compromis par le manque d'aptitudes psychologiques et sociales de ceux qui essaient de mettre ce savoir A. la disposition de la collectivité. Il en va particulièrement ainsi des tentatives faites pour changer la manière d'élever les enfants, la production et la consommation de denrées alimentaires et tout ce qui se rapporte au « foyer », par exemple l'hygiène de l'habitation, etc., car les comportements de cet ordre ont des racines psychologiques profondes et ne sauraient être modifiés par des moyens didactiques. Aussi bien dans les pays très développés que dans les collectivités arriérées, ces facteurs sont assez

puissants pour contrecarrer les tentatives des fonctionnaires de l'administration sanitaire en vue d'orienter les habitudes et les comportements dans une direction favorable A. l'hygiène ; on citera par exemple l'échec des essais entrepris pour faire accepter par les indigènes africains la protéine d'arachide comme un &anent constitutif de leur régime alimentaire et, A. l'autre extrémité de l'échelle, le fait que la plupart des restaurants de Londres servent toujours du chou dévitaminé maIgré les immenses

sommes que le British Ministry of Food a dépensées pour essayer de faire changer la méthode

de cuisson de ce légume. Ce genre d'obstacle auquel se heurte l'établissement d'un milieu sain présente, toutefois, une importance économique beaucoup plus grande dans une collectivité retardataire ; en effet, alors que dans une communauté très évoluée il s'agit de la difficulté d'introduire des perfectionnements dans un milieu qui est déjá généralement favorable, en revanche lorsqu'il s'agit d'une collectivité arriérée, ces obstacles peuvent compromettre les efforts faits pour accomplir les premiers pas vers l'amélioration d'un milieu extrèmement défavorable A. la santé.

7.4.5.2

(Euvre accomplie dans le domaine de la sang mentale sur le plan international

Dans le domaine de la santé mentale, le travail accompli sur le plan international est d'origine relativement récente. s'est effectué par l'entremise d'organisations non gouvernementales. Au début, il est apparu sous la forme d'une coopération entre des associations internationales notamment dans le domaine de la psychiatrie clinique ou des méthodes psycho-thérapeutiques. Cependant, au cours de l'année 1930, des comités internationaux issus d'organismes nationaux intéressés A. la santé mentale, entre autres ceuvre de prévention, ont commencé à faire preuve d'activité. Toutefois, à cette époque, il n'existait pas d'organisme complètement représentatif de ce genre au point de vue soit de la représentation géographique, soit de la représentation totale des disciplines professionnelles dont dépend le travail de la santé mentale. Cette situation a complètement changé avec le Congrès international de Santé mentale qui s'est tenu à Londres, au mois d'août 1948, sous les auspices du Comité international pour l'Hygiène mentale et de la British National Association for Mental Health. Ce congrès a été suivi par deux mille participants venant de cinquante pays. Au cours de Vann& qui l'a précédé, son projet de programme avait été discuté par des commissions préparatoires dans trente-six pays avec la collaboration de cinq mille membres. Les rapports de ces groupes sur les diff érents sujets inscrits au programme furent alors étudiés pendant deux semaines par une commission préparatoire internationale de vingt-cinq membres, choisis dans dix pays différents et représentant la psychiatrie, la psychologie, l'anthropologie, la sociologie et l'économie politique. L'OMS et l'UNESCO y avaient envoyé des observateurs. La Commission préparatoire internationale a rédigé un rapport fondé sur sa discussion des travaux présentés par les commissions nationales préparatoires ; ce rapport a servi de base aux discussions du congrès, et la commission internationale a adressé des recommandations aux Nations Unies et à ses institutions spécialisées, y compris l'OMS.

Pendant le congrès, une fédération mondiale pour la santé mentale a été créée ; elle a maintenant été admise à entrer en relations officielles avec l'OMS et avec l'UNESCO. La Fédération a admis en qualité de membres fondateurs des organisations participantes qui appartenaient A. 33 pays, ainsi que 19 autres associations spécialisées et professionnelles et deux organisations gouvernementales de ces pays. Deux organisations internationales ont également été admises.

Les recommandations formulées par la Commission préparatoire internationale ont recueilli l'approbation générale du congrès. Celles adressées à l'OMS ont été soumises au Conseil Exécutif de

l'OMS à sa deuxième session ; il les a approuvées en principe et il a notamment invité le Directeur général a consulter la Fédération mondiale pour la Santé mentale au sujet des études

préliminaires à effectuer en liaison avec elle.' Un observateur de l'OMS a assisté A. la deuxième session de Conseil Exécutif de la Fédération, qui s'est tenue A. Amsterdam, en janvier 1940. Les mesures à prendre pour donner effet aux résolutions acceptées par l'OMS ont été discutées A. fond lors de cette réunion et elles seront recommandées, en temps voulu, à l'OMS, par la Fédération. En attendant, le programme exposé ci-après a pleinement tenu compte des recommandations, comportant une suite A. donner, qui ont été examinées à cette réunion. Actes oll. Org. mond. Santé, 14, 20, § 1.14

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

7.4.5.3 7.4.5.3.1

Objectifs

Objectifs à long terme

Les objectifs A. long terme que doit nécessairement comporter tout programme de santé mentale sont les suivants :

1) La création, pour toutes les populations, d'un milieu aussi favorable A. la santé mentale que le permet l'application des connaissances existantes ainsi que l'acquisition de nouvelles connaissances grâce auxquelles le niveau de la santé mentale de toutes les populations pourra être relevé de façon continue.

2) La fourniture, à tous les peuples, de moyens thérapeutiques utilisant les connaissances les plus récentes dans ce domaine. 7.4.5.3.2

Objectifs immédiats

Le programme 6. court terme doit, toutefois, porter sur les tâches les plus urgentes au point de vue mondial. A cet égard, une question est d'une importance particulière. Bien que le développement spontané du travail de la santé mentale daps les pays oú il a atteint un niveau élevé ait jadis suivi la marche indiquée au point 7.4.5.1.1 ci-dessus, cette marche n'est, ni inévitable, ni nécessairement la meilleure. Il est très probable, par exemple, qu'en appliquant méthodiquement des mesures préventives à un stade initial du développement d'un pays au lieu de les laisser se développer spontanément beaucoup plus tard, comme cela a été le cas dans le passé, diminuerait considérablement les dépenses importantes qu'entraînent les phases intermédiaires et atténuerait également beaucoup des obstacles psychologigues qui s'opposent au développement du pays. Réunion de données Sur la situation existante. Avant de pouvoir entreprendre une action sur une grande échelle, une phase préparatoire est nécessaire et c'est de celle-ci que doit s'occuper en grande partie, le programme ú amorcer en 1950. Le niveau que le travail de la santé mentale a atteint dans des collectivités qui se trouvent A. des degrés différents de développement économique et social accuse des disparités plus grandes que ce n'est le cas même pour des questions d'hygiène générale. Il s'ensuit que la première étape consiste recueillir des renseignements sur la mesure dans laquelle les problèmes de santé mentale ont été compris dans les différentes régions et la manière dont on en a tenu compte. Les renseignements disponibles seront plus ou moins détaillés suivant le degré de développement du pays dont il s'agit. Ils iront de statistiques complètes, englobant tous les aspects de ce genre d'affection, par exemple les psychoses, l'enfance délinquante, les désordres psychosomatiques, jusqu'à des données d'un genre extrêmement rudimentaire dans les régions les moins évoluées. Il est nécessaire de disposer d'un ensemble analogue de données sur la répartition des moyens thérapeutiques et préventifs ainsi que sur les moyens pédagogiques permettant de travailler dans le domaine de la santé mentale. La méthode de compilation doit varier avec le degré de développement du pays en cause et l'on doit utiliser toutes les sources d'information disponibles. Une documentation quantitativement abondante ne présente, 6. elle seule, aucune valeur. Le but visé doit être de réunir un ensemble des données qualitatives, complètes pour toutes les régions. Une grande partie de 7.4.5.3.2.1

ce travail peut être confiée aux organisations existantes, telles que les organisations nationales membres

de la Fédération mondiale pour la Santé mentale, mais il est essentiel que la coordination centrale soit assurée par l'OMS, si l'on vent obtenir un tableau final vraiment significatif. 7.4.5.3.2.2 Reconnaissance de problèmes concernant des secteurs négligés du domaine de la santé mentale.

Les techniques de santé mentale, telles que l'orientation des enfants, se sont essentiellement développées dans les zones urbaines et, par comparaison, on sait peu de chose des problèmes de santé mentale dans les collectivités rurales, et des mesures préventives nécessaires. Afin d'appliquer les connaissances existantes le plus efficacement possible dans une zone rurale, la première démarche essentielle devra être de procéder ú des enquêtes dans des collectivités rurales caractéristiques appartenant A. des régions qui présentent des degrés de développement économique et social différent. De même, dans les collectivités urbaines, certains secteurs de l'activité poursuivie en matière de santé mentale sont beaucoup plus développés que d'autres. Le travail préventif de santé mentale a été, par exemple, beaucoup plus important en ce qui concerne la famille et les classes primaires que dans les milieux industriels et universitaires. Des enquêtes sur les problèmes de santé mentale qui se posent dans les collectivités des deux derniers types sont essentielles pour apprécier dans quelle mesure les connaissances obtenues par un si faible travail dans ce domaine sont d'application universelle et quels sont les meilleurs moyens de les appliquer. On recherchera par exemple jusqu'à quel point les constatations de Russel-Fraser sur la fréquence de la perte de temps productif due aux psychonévroses dans les établissements industriels du Royaume-Uni sont valables pour d'autres collectivités industrielles ; d'une façon analogue, dans quelle mesure les constatations auxquelles ont abouti les recherches d'Elton Mayo et autres, aux Etats-Unis, sur les facteurs du milieu qui provoquent une fréquence plus élevée de ces pertes de temps sont d'une application plus étendue. Les connaissances que l'on possède actuellement dans ce domaine ont été acquises en partant de l'étude de pays dont rindustrialisation est très avancée. Quant aux problèmes que pose ou que peut poser l'industrialisation rapide d'un

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PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

pays se trouvant à un niveau peu élevé d'évolution économique et sociale, ils n'ont pas été étudiés jusqu'ici. Le présent programme recommande d'entreprendre une telle étude afin que les mesures préventives nécessaires puissent être adoptées assez A. temps - c'est-à-dire à un stade oü les problêmes résultant de cette transformation n'ont pas encore atteint une ampleur considérable - plutôt que de s'exposer ultérieurement A. la nécessité d'entreprendre une ample action thérapeutique comme cela a déjá été le cas dans des pays fortement industrialisés. Le travail effectué dans le domaine industriel est peu important, mais il est moindre encore dans celui de la santé mentale de l'étudiant d'université. Et, cependant, l'individu, au stade estudiantin de son développement, se trouve dans une phase plastique durant laquelle les problèmes de santé mentale qui se posent peuvent fréquemment être résolus gráce à une intervention compétente ; leur incidence peut être considérablement réduite par des mesures préventives. L'introduction d'une instruction plus développée et la création des moyens nécessaires à cet effet est une condition indispensable au progrès d'un pays économiquement et socialement peu développé. Le présent programme recommande, pour cette raison, que les problèmes de santé mentale soient étudiés, par les personnes que ces problèmes intéressent, dans les conditions qui sont celles des pays de cette catégorie, étant donné que les connaissances acquises, jusqu'ici, dans ce domaine, l'ont toutes été dans des universités réputées de pays Ujà très évolués. 7.4.5.3.2.3 Démonstration des méthodes en usage pour les enquetes, l'action préventive et le traitement. Même dans les régions très développées, les techniques sont lentes A. se répandre - le travail d'équipe de la clinique d'orientation des enfants, associant des spécialistes de disciplines différentes (psychiatres, psychologues et assistant social psychiatre) n'a exercé que récemment son influence sur les méthodes de diagnostic et sur la façon de concevoir l'action préventive et le traitement dans les cas de problèmes mentaux chez les adultes. Ses effets, par exemple sur le niveau technique du travail accompli dans les

hôpitaux de psychiatrie, pourraient être considérables et - dans l'action plus directement préventive - les moyens employés pour éviter les difficultés de cet ordre dans les relations entre parents et enfants pourraient être d'une grande utilité lorsqu'il s'agit de prévenir et de traiter d'autres troubles résultant des relations familiales (par exemple, dans le domaine de l'orientation prénuptiale) ainsi que les difficultés qui se produisent dans les « relations de travail » (par exemple, orientation professionnelle et placement). Dans bien des cas, les enquêtes dans les secteurs négligés du domaine de la santé mentale (voir 7.4.5.3.2.2 ci-dessus) peuvent être asssociées A. la démonstration des techniques. Cette méthode est rationnelle, au point de vue psychologique, étant donné que la collaboration d'une collectivité au sein de laquelle de telles investigations ont lieu ne peut être pleinement obtenue que si l'équipe dont il s'agit apporte quelque avantage á cette collectivité (technique nouvelle, etc) en mane temps qu'elle en retire elle-même un certain profit (par exemple, les constatations faites au cours de l'enquête). Il importe également, du point de vue psychologique, que toutes les enquêtes et démonstrations se poursuivent dans la collaboration la plus étroite avec ceux des membres de la collectivité locale qui peuvent y participer d'une manière quelconque, car une collectivité sera vraisemblablement plus disposée á se servir des connaissances qu'elle aura contribué à acquérir. 7.4.5.3.2.4 Enseignement

1. Equipes de l'OMS envoyées sur place. Les considérations formulées dans le dernier paragraphe pourraient être considérablement développées sur le plan technique. 11 se constitue une richesse de plus en plus grande de connaissances théoriques (dont la possession est malheureusement encore, pour le moment, l'apanage d'un petit nombre de travailleurs et d'institutions) sur la nature des résistances psychologiques qui s'opposent à l'adoption de nouveaux modes de comportement et sur la façon de traiter ces résistances. On connaît assez bien, maintenant, les moyens d'action qui permettent de réduire à un minimum les résistances qui s'opposent ainsi aux tentatives faites pour modifier le comportement et le milieu dans un sens favorable á la santé. Il est, par conséquent, de première importance que les équipes de l'OMS envoyées sur place possèdent, en dehors de la spécialité particulière requise pour le projet dont ils s'occupent, quelque connaissance de ces problémes ainsi qu'une certaine habileté à les résoudre. z. Administrateurs de la sauté publique. Les résistances psychologiques auxquelles se heurtent les équipes de l'OMS, dans leurs brèves tentatives pour modifier le comportement humain et le milieu, sont celles que doit affronter l'administrateur de la santé publique dans tous les domaines de son activité professionnelle. Il importe de trouver les méthodes propres à lui donner la formation nécessaire pour comprendre et traiter ces résistances et d'incorporer ces méthodes dans les programmes d'études sur la santé publique. Un grand nombre de problèmes de santé publique qui apparaissent, à première vue, ne concerner que la santé physique se révèlent, à un examen plus approfondi, ressortir, dans une large mesure, au domaine mental. Ainsi, les connaissances et moyens nécessaires pour éliminer la diphtérie, par exemple,

sont accessibles à tous. Néanmoins, le fait que cette maladie continue A. sévir provient surtout des obstacles psychologiques auxcfuels se heurte l'application des mesures préventives. D'autre part, la mesure dans laquelle la formation reçue par l'administrateur de santé publique l'a préparé à appliquer dans sa collectivité les principes de santé mentale varie considérablement suivant les pays et il serait nécessaire, dans ce domaine, de donner une grande extension à l'éducation sanitaire du public.

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ANNEXE 2 3.

PRO,WZAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGATAIRES

Travailleurs de santé mentale. Dans bien des pays, les psychiatres qui ont fait des etudes completes (c'est-à-dire les spécialistes de la sante mentale) sont très peu nombreux, sans parler des autres membres

que doit compter toute équipe se proposant d'appliquer les conceptions les plus avancées dans ce domaine (psychologues, assistants sociaux psychiatres et personnel infirmier psychiatre). Il sera indispensable d'élaborer, pour ces pays, des programmes long terme, prévoyant la creation A.

de facilités pour l'instruction technique (par exemple, dans le cadre du programme de bourses) ; toute-

fois, dans l'intervalle, il est urgent de prévoir les moyens immédiats qui permettraient de donner, en peu de temps, une instruction spéciale dans ce domaine (on pourrait, par exemple, avoir recours h, des équipes itinérantes chargées de former des groupes d'étude et de discussion). 4. Professions connexes. Le juriste, le maître du corps enseignant et les membres de diverses autres professions sont souvent appelés à résoudre des problèmes individuels de psychiatrie. Dans un très petit nombre de regions seulement, la formation reçue par les membres de ces professions les aide comprendre cet aspect de leur travail. Il faut, pour l'avenir, inscrire les connaissances de cette cat& gorie dans le programme des etudes professionnelles ; toutefois, pour le present, dans les regions oil le besoin s'en fait fortement sentir (par exemple, dans les cas où la criminalité est élevée parmi la jeunesse) on peut obtenir d'excellents résultats au moyen d'équipes itinérantes chargées de diriger des groupes d'étude et de discussion et de faire la demonstration de diverses méthodes (par exemple, celle qui consiste à aborder l'étude individuelle des dêlinquants par la voie de différentes disciplines).

5. Education du public. Un des facteurs qui jouent un rôle important dans les premières phases du développement de la santé mentale, au sein d'une collectivité (c'est-à-dire lorsque, dans le traitement des psychopathes, on passe de la conception de l'« internement )) à celle de l'« asile », puis à celle de la « thérapeutique ») est l'existence d'une opinion publique bien informée. Ce facteur présente une importance égale ou même supérieure lorsqu'il s'agit d'aider une collectivité à s'élever jusqu'h l'application, dans le domaine de la santé mentale, de mesures preventives de caractère general. Par consequent, l'encouragement h l'éducation du public doit constituer une partie essentielle de tout programme de sante mentale. La première étape, dans cette voie, consisterait à réunir une documentation aussi complète que possible sur l'ceuvre accomplie dans ce domaine, tâche qui rentrerait dans le cadre

au paragraphe 7.4.5.3.2.1. L'établissement de projets de demonstrations sur cette question est d'une haute importance en tant que moyen d'échanges de vues et de connaissances ; il serait preferable que les projets soient de caractère general, c'est-h-dire qu'ils se préoccupent de tous les aspects de l'éducation du public d'une collectivité en matière de santé mentale plutôt que d'un groupe particulier de cette collectivité comme, par exemple, le groupe des mères ou le groupe des personnes employees dans l'instruction publique. Les projets de ce genre ne devraient pas, tous, nécessairement constituer une activité distincte et il y aurait avantage h les combiner dans certains cas avec ceux du type proposes au paragraphe 7.4.5.3.2.3 ci-dessus afin qu'une seule équipe associant plusieurs disciplines puisse parfois assumer simultanément diverses responsabilités. De même, les projets comportant du travail en équipes, dans le domaine de la santé mentale, devraient, en certains cas, être combines avec les

projets de même ordre prévus dans d'autres domaines, tels que l'hygiène de la maternité et de l'enfance, l'habitation, l'assainissement rural, etc. Cette association des efforts ne saurait manquer d'être profitable aux deux categories d'études entreprises. 7.4.5.1

(Euvre à accomplir en 1950 Bases statutaires

7.4.5.4.1

La Constitution ayant place la suite mentale sous la responsabilité de l'Organisation Mondiale de la Santé, les Etats Membres ont entrepris (article 2 m) et l)) de « favoriser toutes activités dans le domaine de l'hygiène mentale, notamment celles se rapportant à l'établissement de relations harmonieuses entre les hommes » et « de favoriser leur aptitude h. vivre en harmonie avec un milieu en pleine transformation ». 7.4.5.4.2 7.4.5.4.2.1 Méthodes

Réunion de données SUY les problèmes et les ressources existant actuellement. S'il est vrai que l'on puisse arriver h certains resultats, par une action centralisée, en recueillant des données dans les publications officielles et professionnelles existantes et en adressant des questionnaires aux Etats Membres et aux organisations professionnelles, l'experience a montré que l'interprétation de telles données soulève de nombreux problèmes. En même temps que l'on procede à une etude «à vol d'oiseau » de ce genre, il est indispensable que les données soient éclairees par les résultats d'enquêtes « au sol » pour ainsi dire - résultats se présentant sous une forme de données qualitatives réunies grâce à une connaissance plus directe des situations locales. A cet égard, la FMSM pourrait jouer un rôle très utile en réunissant des renseignements dans le cadre .d'un programme d'ensemble de l'OMS. La plus haute importance est attach& à ce point du programme car des renseignements dignes de foi, puises h toutes les sources possibles, permettront d'élaborer, au cours des années ultérieures, le programme A, appliquer, avec une efficience croissante, notamment dans le domaine de l'enseignement. Il y aurait lieu de créer, à l'intérieur de la section de santé mentale, un bureau special pour assurer la liaison et la coordination nécessaires en vue de l'exécution de ce programme ; ce bureau se chargerait

directement de la compilation des données existantes et de celles qui doivent être obtenues des gouvernements et des organisations qui participent uniquement h titre consultatif. On pourrait faite appel ces dernières pour obtenir des renseignements qu'il n'est pas possible de se procurer h d'autres sources.

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PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉV1SIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

7.4.5.4.2.2 Enquête dans des secteurs insuffisamment développés du domaine de la santé mentale 1.

Les problémes de santé mentale dans les collectivités rurales. Des équipes réunissant des spécialistes

de disciplines différentes seraient envoyées dans les collectivités rurales des régions se trouvant L différents niveaux de développement social et économique et dans différentes parties du monde. El les seraient chargées de procéder à une enquête générale sur les problèmes locaux de santé mentale, de déterminer dans quelle mesure et par quels moyens les connaissances actuelles pourraient être appliquées pour éviter ces problèmes ainsi que pour les résoudre. Une de ces équipes, au moins, devrait agir en collaboration avec une équipe de l'OMS s'occupant d'hygiène de la maternité et de l'enfance, et, dans toutes les operations de ce genre, une liaison devrait 'Ore assurée avec l'UNESCO et l'OAA. 2. Les problémes de santé mentale dans les collectivités industrielles. Il y aurait lieu d'envoyer des équipes

dans les collectivités industrielles de différentes regions afin de déterminer, d'après des principes et suivant des méthodes comparables L ceux et A celles qui ont été appliquées au cours d'une récente étude faite dans le Royaume-Uni, la fréquence des psychonévroses, afin d'obtenir des renseignements précis sur ce point ainsi que sur l'épidémiologie de ce genre d'affections. Certaines des équipes combineraient cette étude avec une enquête plus générale sur les problèmes de santé mentale dans le groupe industriel dont il s'agit. Une parfaite liaison devrait être assurée avec l'OIT. 3. Santé mentale des étudiants. Ce travail d'équipe, qui aurait lieu dans une université, ne consisterait pas uniquement en une enquête mais comporterait des démonstrations du genre de celles qui sont prévues au numéro 7.4.5.4.2.3 ci-dessous. 7.4.5.4.2.3 Démonstrations des techniques. Des équipes comprenant des spécialistes de différentes

disciplines seraient envoyées en différents endroits suivant un itinéraire permettant de réunir commodément des membres des professions intéressées et seraient chargées de faire des demonstrations sur les méthodes d'enquéte, sur les moyens préventifs et sur les différents traitements. Cette partie du programme serait conçue de manière à permettre des échanges de connaissances L la fois infrarégionaux et inter-régionaux. Les pays très développés ont autant h apprendre les uns des autres, cet égard, qu'ils ont à enseigner aux regions insuffisamment évoluées.

7.4.5.4.2.4 Enseignement

I. Equipes de l'OMS envoyées sur place. Les équipes de santé mentale envoyées sur place et qui travaillent conjointement avec d'autres équipes de l'OMS ont un rôle important L jouer en emmagasinant l'expérience qui serait utile pour la formation future de nouvelles équipes. 2.

Administrateurs de la santé publique. Ce projet dont l'application devrait être entreprise en colla-

boration avec la section d'administration de la santé publique comporterait l'envoi d'équipes sur place pour diriger des groupes d'études et de discussions destinées aux administrateurs de la santé publique et au personnel chargé de l'enseignement de l'hygiène publique. Les études et discussions porteraient sur les facteurs psychologiques qui interviennent lorsqu'il s'agit de modifier le comportement et le milieu dans un sens favorable et également sur les principes généraux de la santé mentale.

Spécialistes de santé mentale. Ici également on aura recours aux équipes itinérantes chargées de diriger des groupes d'étude et de discussion. Les personnes à l'intention desquelles ces groupes d'étude seront formes appartiendront 6. des professions et L des conditions sociales qui varieront suivant le degré de développement de la region dont il s'agira. Dans un pays oh il n'existe pas, par exemple, de psychiatres ou de personnel infirmier spécialisé dans la psychiatrie, le but visé pourrait 3.

étre de rendre accessibles au praticien de la médecine générale et A. l'infirmière les rudiments de cette science qui sont nécessaires pour traiter les cas relevant de la psychiatrie afin de permettre aux pays intéressés de passer peu à peu de la phase de l'« internement » des sujets à la phase de la « thérapeutique D. Dans une région plus avancée on s'efforcerait de faire connaître les découvertes les plus récentes ceux qui ont déjà atteint un niveau élevé de spécialisation. Certaines des équipes de ce genre seraient choisies de façon L pouvoir également faire fonction d'équipes de démonstrations comme il est indiqué au paragraphe 7.4.5.4.2.3. Le recours A. des équipes itinérantes pour les tâches qui ont été mentionnées plus haut sous 7.4.5.4.2.3 et 7.4.5.4.2.4, sous-paragraphes 1, 2, 4 et 5, est préconisé ici en raison de l'impossibilité de s'assurer la participation d'un nombre suffisant de professeurs ou de conseillers possédant les hautes aptitudes professionnelles requises et pouvant consacrer tout leur temps A. cette action. Cette impossibilité tient en premier lieu h. ce que l'OMS ne serait pas en état de leur offrir des traitemeats comparables L. ceux doat ils bénéficient dans leurs fonctions présentes ; en second lieu, il pourrait arriver qu'un spécialiste éminent dans ce domaine hésite à abandonner définitivement son activité actuelle pour se mettre au service de l'OMS, alors que de nombreux savants faisant autorité seraient, en revanche, disposes à consacrer trois mois à l'OMS et A. travailler en qualité de conseillers dans l'une

des équipes itinérantes dont la creation est recommandée. Cette proposition offre par conséquent l'avantage de permettre de tirer profit des vastes et importantes ressources en personnel hautement qualifié qui, autrement, ne serait pas disponible pour occuper L plein horaire des postes permanents de l'OMS. Il est évident, d'un autre côté, que le recours A. des équipes itinérantes de ce genre entraînerait des dépenses de voyage fort élevées, car les sommes nécessaires pour réunir les membres d'une

équipe provenant de pays différents et pour leur permettre de retourner chez eux au terme de leur mission représentent des frais généraux qui devront être répartis sur une période de trois mois, et

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGETAIRES

non sur une période d'une ou de plusieurs années, comme ce serait le cas pour des engagements h. titre permanent. En outre, et en sus de la creation des équipes itinérantes envisagées ici, il conviendrait de tirer le plus grand parti possible du programme de bourses. En mettant ce programme A. profit, il y aurait lieu de tenir compte du degré de développement du pays intéressé. Envoyer un travailleur de l'Inde pour étudier pendant deux ans le test Rorschach serait, au stade actuel, pent-61re moins utile, du point de vue de ce pays, que d'envoyer six médecins sans experience antérieure de la psychiatrie travailler, pendant quatre mois, dans une institution pour psychopathes, au courant des méthodes les plus modernes. Des bourses, A. la fois de courte et de longue durée, devraient faire partie d'un programme d'ensemble bien conçu, établi à l'intention des psychiatres, des psychologues ainsi que des assistants sociaux et du personnel infirmier se spécialisant dans la psychiatrie. Il serait nécessaire de prévoir, en 1950, environ 50 bourses d'une durée de six mois pour des etudes sur la santé mentale. 4. Professions connexes. La méthode des équipes itinérantes chargées de former des groupes d'étude

et de discussion et de faire des demonstrations serait appliquée à cette branche de la formation technique.

5. Education du public. Des demonstrations seraient instituées dans ce domaine. Il serait desirable qu'elles eussent lieu dans une collectivité d'importance moyenne et comportant tous les elements nécessaires ; si la collectivité possède 6. la fois une université et un certain degré d'industrialisation, des projets du type indiqué aux numéros 7.4.5.4.2.2.2 et 3 ci-dessus pourraient être combines avec le projet de démonstrations pour ne former qu'une seule et même activité. Un tel projet de demonstrations serait également utile en tant que centre d'expérimentation pour les boursiers titulaires d'une bourse de voyage. 7.4.5.4.2.5 Comités d' experts. Il serait nécessaire d'instituer un comae d'experts pour dormer des avis sur de nombreux aspects de la realisation technique de ce programme : le comité nucléaire actuel devrait donc être augmenté. Toutefois, il est desirable qu'un tel comité fonctionne d'une façon lég&e-

ment différente de celle des autres comités d'experts de l'OMS. Il est donc propose que, même si un comité de neuf membres Raft autorisé, la composition totale de ce comité ne soit pas fixée, et qu'un noyau de quatre membres fonctionne en permanence pendant toute l'année. Ces experts seraient nommés après consultation de la FMSM. Les cinq autres postes vacants seraient attribués A. des personnes particulièrement qualifiées pour donner des avis sur les questions étudiées à chaque reunion. Le comité devra également avoir recours, dans la plus grande mesure possible, en dehors des sessions, 6. des échanges de correspondance pour remplir ses fonctions consultatives. Il est indispensable de pouvoir varier la composition d'une forte proportion du comité, suivant les questions inscrites à l'ordre du jour d'une session particulière, car l'exécution du programme esquissé plus haut nécessitera, pour certains de ses aspects, les avis de nombreuses spécialités autres que la médecine - par exemple ceux des psychologues, des assistants sociaux specialises dans la psychiatrie, des spécialistes de l'anthropologie sociale et de la sociologie - et il serait impossible de comprendre des représentants de toutes ces spécialités dans un comité à composition fixe, sans enfler démesurément l'importance numérique de ce comité. 7.4.5.4.2.6 Elaboration des plans, coordination et liaison. Le Secretariat devra comprendre un psychiatre, un psychologue, un assistant social specialise dans la psychiatrie et une infirmière également

spécialisée dans la psychiatrie ainsi qu'un personnel technique et des assistants charges des recherches pour coordonner le programme ci-dessus. Le programme devra être execute en collaboration &mite avec les bureaux régionaux. En dehors de la coordination des operations de l'OMS dans le domaine de la santé mentale, la section compétente du Secretariat est chargée de collaborer, pour les problémes intéressant la santé

mentale, avec l'Organisation des Nations Unies et avec les institutions spécialisées. Elle assurera notamment, la collaboration technique avec la Commission des Questions sociales des Nations Unies,

dans l'étude que cette commission a entreprise sur la prevention de la criminalité et le traitement des délinquants ; la section est également char& de la collaboration avec l'UNESCO qui étudie « les états de tension affectant la comprehension internationale D.

- 84 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements 7.4.5 SANT E MENTAL E

Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses 1949

1950

Ordinaires SECRETARIAT

Supplé-

mentaires US $

US $

US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net

13.165

101.320

5.050 13.165

276.740 13.830 262.910

96.230

Siège 1949

Nombre de postes 1950

Catégorie

Ordinaires

mentaires 2 1 2 1

Supple-

17

1

1 1

14 10 8 6 5 1 1

1

2 6

Sous-total

3 Groupe

Sur place

II Sous-total

4 6 2

13

24 8

12 3 17

45 51

Total

Experts-conseils (y compris les groupes itinérant s d'étude) Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports Fournitures et matériel pour les équipes . Documentation spéciale Subventions Coopération avec des instituts de recherches, réunion de données Comités consultatifs d'experts COOT TOTAL DU PROJET .

15.000 13.165

75.000 337.910 115.650 247.760 6.400 4.000

111.230

3.200 2.000

33.200 42.100 2.000 1.000 14.000

13.650 18.365

13.650 725.370

217.180

- 85 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXkUTION ET PREVISIONS BUDGATAIRES

7.4.6 7.4.6.1

MALADIES VÉNÉ RIENNES

Nature et portée du problème

7.4.6.1.1

La situation Les informations statistiques relatives aux maladies vénériennes présentent incontestablement

des lacunes qui font ressortir la nécessité d'en completer les données de base, ce à quoi ne laissera pas de contribuer le Reglement no I relatif aux nomenclatures des maladies et causes de décès (adopté par la première Assemblée de la Sauté). Considérées sous l'aspect mondial, ces lacunes ressortent de l'ampleur des variations que présentent les résultats auxquels aboutissent ceux qui tentent d'apprécier l'étendue du problème. En effet, les evaluations relatives A. la syphilis s'échelonnent d'un minimum de vingt millions jusqu'à un maximum de cent millions de cas. Les evaluations relatives á la blennorragie sont d'un ordre de grandeur de deux A. trois fois plus élevé. Les taux de mortalité par syphilis ne sont enregistres que dans quelques pays et s'établissent de o,8 á 210 par ioo.000 habitants. Ce taux est beaucoup plus élevé dans les regions insuffisamment évoluées au sujet desquelles on ne dispose que de renseignements limités. La mortalité due aux manifestations tardives de la syphilis est évaluée, dans le monde, á un minimum de quelque deux millions de cas par an. La mortalité infantile relative, constatée du fait de syphilis congénitale dans les regions sous-évoluées, s'élève parfois A. plus de io%. Dans quelques pays d'Europe, sur le continent nord-américain et en Australie, une organisation antivénérienne a permis de mesurer jusqu'á un certain point l'aggravation des maladies vénériennes pendant et après la guerre. Les méthodes de séro-diagnostic en série ont contribué puissamment dépister et A. évaluer les cas de syphilis et A. en tracer la courbe. Aux Etats-Unis, il a été constaté que

le taux de fréquence de la syphilis était de 4,7% parmi les jeunes engages volontaires et environ un million de cas ont été detectés entre 1940 et 1945. En Finlande, le taux de frequence s'est élevé de 2,7 en 1939 à 16,5 en 1946, avec regression à 12 (par io.000 habitants) en 1947 et un nouveau fléchissement en 1948. Au Danemark, le taux de fréquence a passé de 1,4 en 1939 à 10,4 en 1946 avec un fléchissement A. 6 (par io.000 habitants) en 1947 et une nouvelle regression mise en evidence en 1948. Dans quelques pays, les ravages mêmes de la guerre ont interdit d'évaluer l'aggravation notable du probleme avant la fin des hostilités ; la Pologne et, dans une certaine mesure, la Yougoslavie, peuvent en offrir des exemples. En Pologne, on estime que la syphilis au stade infectieux a triple au cours de l'occupation et a dodecuple en 1946 A. Varsovie par rapport aux taux d'avant guerre. Des observations analogues ont pu être faites dans d'autres agglomerations urbaines. Une enquête par sondage, effectuée en 1946 sur plus de cinq millions d'habitants, a fait ressortir que la maladie avait pénétré fort avant dans les campagnes. Sur la base de ces constatations, la fréquence annuelle des nouvelles infections a été évaluée à 150.000 cas. La syphilis pose un problème notoire d'endémicité dans la Republique de Bosnie-Herzégovine (Yougoslavie) qui compte une population de deux millions d'habitants, et qui est bien délimitée des points de vue geographique, ethnographique, social et économique : en effet, la fréquence de la syphilis y est évaluée de 0,25 h. 25% de la population ; une forte proportion de nouveaux cas de syphilis a été constatée parmi les nourrissons et les enfants. Apres 1946 - qui, dans de nombreux pays, fut, à cet égard, une année de pointe - la fréquence des maladies vénériennes a diminué en Australie, aux Etats-Unis, au Canada, dans les Pays scandinaves et dans certains autres Etats. On estime que cette regression a été le plus marquee en ce qui concerne la blennorragie á cause des fortes disponibilités en pénicilline pour le traitement de cette maladie dans ces pays et dans certains autres. Elle a été moins prononcée pour ce qui est de la syphilis, maladie contre laquelle la pénicilline n'a pas été employee en grand, si ce n'est dans l'Amérique du Nord, dans le Royaume-Uni et, plus récemment, en Pologne. Considérée isolément, la regression de l'incidence et de la fréquence des maladies vénériennes discernable dans certains pays, après 'la guerre, ne contribue pas, d'une manière appreciable, à tarir les grands reservoirs des maladies vénériennes dans d'autres regions du monde. Il y aurait lieu simplement d'en tirer argument pour souligner la nécessité de la part de l'OMS d'encourager l'intensification de la lutte et d'aider à en amorcer l'organisation, lá où elle ne repose pas encore sur des bases solides et où le problème n'a pu être aborde autrefois que d'une manière limitée. En Afrique, dans l'Asie du Sud-Est et en Extrême-Orient, la syphilis sévit à l'état épidernique dans de nombreuses agglomerations urbaines, particulièrement dans les ports. Des etudes isolées portant sur le diagnostic clinique et le sero-diagnostic ont fait ressortir egalement la grande fréquence de cette maladie parmi les populations rurales, et il est notoire que des foyers de forte endémicité sont localises dans ces regions. Les taux de fréquence établis d'après les cas de syphilis trait& exclusivement dans les hôpitaux et les dispensaires des territoires britannique, belge, français et autres s'échelonnent de 2 A. 10% pour les années 1940-1946. Des enquêtes effectuées par sondage ont révélé un séro-diagnostic positif chez 50% des sujets examines dans différentes regions de l'Afrique orientale. Une enquête menée par l'OMS en 1948 a permis d'évaluer de 400 A. 1. 000 cas par io.000 habitants et par année le nombre de syphilitiques dans certaines agglomerations urbaines de cette region. A Ceylan, la proportion de la population atteinte de maladies vénériennes en 1947 ressortait approximativement à io%. Le taux de frequence d'après guerre des maladies vénériennes dans l'Inde est évalue á plus de 37 pour 1.000 habitants, soit à 13 millions de cas de syphilis et de blennorragie (1948). Dans la province de Madras, ce taux est évalué A. 12 %, y compris 6% pour la syphilis et 5%

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PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

pour la blennorragie (1948). Enfin, une zone de forte endémicité a été décelée dans le district de Simla (Inde septentrionale). Dans le passé, la syphilis a été considérée comme étant éminemment une maladie des grandes vines et, en particulier, des ports d'Extrême-Orient. Les mouvements migratoires, le flux et le reflux des armées ont eu pour effet de propager, dans des proportions considérables, cette maladie dans les régions rurales. Les taux de fréquence constatés à Sou-Tchéou, A. Peiping et A. Changhaï accusent une moyenne de 17,3% de cas positifs. Dans la Chine orientale (Kiang-Sou), les taux de fréquence s'échelonnent de 17,5% de cas positifs parmi les populations rurales prises au hasard dans la province á 25% chez les hospitalisés. On évalue á io% la fraction de la population de la Chine du Sud-Est qui est atteinte de maladies vénériennes. Dans la zone de forte endémicité des provinces du Hsing-an * (Chine du Nord-Est), le taux de fréquence est estimé osciller de 25 6. 32,6% de cas positifs. La syphilis congénitale demeure toujours une cause majeure de mortalité, d'infirmités mentales et

physiques chez les nourrissons et les enfants, et cela dans le monde entier. Le US Public Health Service a fait, en 1940, la déclaration suivante : Les particularités par lesquelles le problème de la syphilis congénitale diffère de ceux que pose la maladie acquise n'ont pas 6t6 suffisamment mises en évidence. Environ un million de futures mères sont syphilitiques. Dans un groupe de femmes qui n'ont jamais 6t6 soumises au traitement spécifique, 17 % seulement des conceptions connues se sont traduites par la naissance d'enfants viables non syphilitiques. Les autres, soit 83 %, ont eu pour conséquence des naissances avant terme, la mise au monde d'enfants mort-nés ou d'enfants vivants mais syphilitiques. Chaque an/16e, ces femmes syphilitiques transmettent la maladie à 85.000 fcetus, dont environ 25.000 meurent avant terme et 6o.000 naissent vivants, mais hérédo-syphilitiques.

L'importance que présente la syphilis congénitale dans les programmes d'hygiène de la maternité et de l'enfance est mise en évidence par ces données et par d'autres faits analogues, et il y aurait intérêt A. assurer la continuité de la lutte contre la syphilis prénatale et infantile, dans le cadre de programmes d'ensemble. L'importance épidémiologique de la propagation des maladies vénériennes d'un pays à un autre par la voie des communications maritimes a abouti á la signature de l'Arrangement de Bruxelles de 1924. La constatation de la présence de réservoirs importants de virus dans les ports et les risques d'importation de la maladie en provenance des régions non assujetties à une réglementation sanitaire ont été soulignés par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, les pays scandinaves et d'autres Etats encore. C'est ainsi que le US Public Health Service a constaté que, de 1937 A. 1941, la fréquence des maladies

vénériennes était trois fois plus élevée chez les marins du commerce dont les navires faisaient relâche A. New-York après s'être rendus dans les pays d'Amérique latine que lorsque les navires venaient d'autres pays : ces résultats se fondent sur des examens parallèles de groupes de plus de 100.000 marins. En Suède, plus de 25% du total des cas déclarés de syphilis primaire et secondaire sont originaires de l'étranger et importés par les gens de mer. Au Danemark, d'autre part, un taux de fréquence de 13,2% a été relevé chez les gens de mer (1940). Dans le port de Rotterdam, enfin, 49,6% des cas de maladies vénériennes diagnostiquées en 1947 ont été contractés à l'étranger. Ces aspects maritimes du problème ont retenu encore davantage l'attention devant l'extension évidente des réservoirs de virus dans les ports du fait de la deuxième guerre mondiale. L'Inter-American

Co-operative Health Plan et les Caribbean Commissions ont eu, notamment, pour point de départ des considérations de cette nature. Depuis la guerre, plusieurs pays maritimes ont observé que les maladies vénériennes sont devenues, par rapport á l'avant-guerre, moins fréquentes dans les campagnes, tandis qu'aucune diminution relative analogue n'a été constatée dans les ports (RoyaumeUni). Des problèmes vénériens d'un caractère spécial se posent le long des fleuves et des voies navigables

ou dans les pays baignés par des mers dont le bassin est circonscrit. Le « flottage de la syphilis » est de nature A. préoccuper, du point de vue épidémiologique, les villes situées le long des grandes voies fluviales en question ainsi que les ports aménagés à leur embouchure. Aux Pays-Bas, en Belgique, en France et en Suisse, les associations nationales contre le péril vénérien ont récemment attiré l'attention sur une situation de ce genre dans le bassin du Rhin (1948) et ont insisté encore sur la nécessité d'une action internationale pour lutter contre les maladies vénériennes chez les marins du commerce. 7.4.6.1.2

Possibilités d'action

A la suite de la guerre, toute une série de découvertes et d'examens critiques des anciens principes

et moyens d'aborder le problème de la lutte antivénérienne ne sont pas sans offrir des possibilités d'action pour l'avenir ; il apparait ainsi que le moment serait bien choisi pour que l'OMS entreprenne une action de grande envergure dans ce domaine. Il a été définitivement renoncé aux mesures défensives, motivées par la nature même des conditions qui régnaient il y a quelques années encore, et l'on s'attaque au problème avec plus de mordant. L'événement le plus important a été la découverte de la pénicilline. Une arme puissante a, de la sorte, été mise au point pour la prophylaxie et le traitement des maladies vénériennes. L'introduction de méthodes accélérées de traitement, la réduction de la durée des stades infectieux de la maladie et la diminution des risques de transmission indiquent que le moment de mettre en branle l'action antivénérienne sur une plus vaste échelle ne saurait être mieux * Hsing-an-tung, Hsing-an-nan, Hsing-an-hsi, Hsing-an-Pai.

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

choisi. La blennorragie a perdu beaucoup de sa nocivité et les maladies vénériennes moins importantes ont réagi d'une manière satisfaisante à la thérapeutique par les antibiotiques et A. la chimiothérapie. Dans la syphilis récente, la pénicilline a constitué, en faveur de la santé publique, un agent de thérapeutique ambulatoire qui permet de lutter en grand contre cette maladie à un degré sans précédent,

tant au bénéfice des groupes démographiques que des individus. Les résultats importants obtenus grâce 6. la pénicilline dans la lutte contre la syphilis congénitale, notamment grâce A. son emploi comme

arme prophylactique non toxique dans la syphilis prénatale - permettant la naissance d'enfants sains dans peut-être plus de 95% des cas, quelque soit l'âge de la grossesse auquel cette thérapeutique est appliquée mettent en relief la contribution que la pénicillinothérapie des maladies vénériennes est susceptible d'apporter à l'oeuvre d'hygiène de la maternité et de l'enfance.

Aussi longtemps que les agents thérapeutiques sur lesquels on peut actuellement se reposer continueront à être efficaces, les résultats de la lutte contre la transmission des maladies vénériennes â leur stade infectieux pourront s'améliorer rapidement. Agir dès maintenant au moyen de mesures de santé publique et d'initiatives, scientifiques et autres, sur le plan tant national qu'international, permettra de s'assurer des avantages qui contribueront pleinement à réduire, sinon à tarir, les réservoirs de virus des maladies vénériennes. 7.4.6.1.3

Relations existant entre les maladies vénériennes et la production, l'industrie et la perte de rendement de la main-d' ceuvre Du point de vue de la santé publique et de l'importance socio-économique, la syphilis est celle des maladies vénériennes qui exerce les plus graves conséquences. D'après Beerman (1940), le coût de la syphilis, â elle seule, au point de vue de la perte de travail dans l'industrie (heures-ouvriers) avoisine cent millions de dollars par an aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis encore, le coût du programme national de « traitement curatif » a été évalué de 12 A. 25 millions de dollars et le wilt de la cécité par syphilis 6. 10 millions de dollars par an. Iskrant (1945) estime que la perte de revenus due aux manifestations tardives et relativement rares de parésie s'est élevée, aux Etats-Unis, â près de 112 millions de dollars par an chez les hommes et le coilt de l'entretien des parétiques admis comme « pensionnaires » dans les hôpitaux de l'Etat et de l'administration des anciens combattants à quelque 11,3 millions de dollars. Le chiffre le plus saisissant est représenté par les quelque 30.000 années de travail perdues chaque année par les ouvriers qualifiés et mi-qualifiés en raison de la seule parésie.

Il y a moins de dix ans, le milt direct du traitement des syphilitiques nouvellement atteints atteignait $ 25 A. 50 par malade (Moore). Le coût du traitement par malade, de la syphilis récente, par la pénicillinothérapie a considérablement baissé. Il est encore trop tôt pour donner le chiffre définitif,

mais la réduction est probablement de l'ordre de plus de 50%. L'Association américaine pour l'Hygiène sociale (American Social Hygiene Association) a signalé que le rendement des travailleurs atteints de maladies vénériennes est inférieur de 36% h. la normale. La perte effective de rendement dans les industries maritimes résulte, à l'évidence, de l'incapacité de travail A. bord du navire, de la suspension des contrats, de la fréquence et de la durée des congés de

maladie ainsi que des heures de traitement à terre - tous éléments qui contribuent à réduire l'efficience des opérations, en particulier lorsque les navires mouillent dans des ports étrangers où il est impossible de remplacer les hommes malades. L'obligation de traiter les maladies vénériennes est, du point de vue épidémiologique, de l'intérêt primordial de la collectivité ou du pays où surviennent ces manifestations infectieuses. D'autre part, le traitement des non-nationaux et les soins à leur donner

peuvent représenter des dépenses considérables pour les pays autres que celui dont le malade est originaire. Bien que l'Arrangement de Bruxelles ait été établi pour assurer des facilités de traitement gratuit aux gens de mer et aux mariniers, les nations ou les territoires qui adhèrent à cet instrument sont en nombre relativement limité ; enfin, aucun mécanisme n'a été établi pour rassembler des données

fondamentales, telles que la durée du traitement, le wilt du travail perdu, etc. Les renseignements, relatifs aux contacts, qui sont accessibles aux Etats-Unis, dans les Etats scandinaves et dans d'autres pays, démontrent que ce serait un objectif économique souhaitable que de lutter contre les risques internationaux que présentent les maladies vénériennes dans les ports et dans les bassins des fleuves, et les pays maritimes devraient s'efforcer d'atteindre cet objectif.

lEuvre accomplie Sous l'inspiration de René Sand, la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge, l'Union internationale contre le Péril vénérien et l'Organisation Internationale du Travail prirent (de 1921 6, 1923) des initiatives qui aboutirent â la signature de l'Arrangement international relatif aux facilités à donner aux marins du commerce pour le traitement des maladies vénériennes, Bruxelles, 1er flA .....cembre 1924. L'Office International d'Hygiène Publique fut chargé de l'application de cet Arrangement jusqu'au moment où ses fonctions furent transférées â la Commission Intérimaire et A. l'OMS en 1948. Reconnaissant les aspects épidémiologiques du problème de la propagation internationale des maladies vénériennes par les gens de mer, les migrants et les « personnes déplacées », l'Assemblée Mondiale de la Santé a décidé qu'il conviendrait d'étendre le champ d'application de l'Arrangement de Bruxelles en vue d'établir une réglementation sanitaire internationale contre les maladies vénériennes, et qu'il y aurait lieu d'instituer, à cet égard, une collaboration étroite entre l'OIT et l'OMS. L'OIT a mis l'étude diverses mesures se rapportant directement ou indirectement à la lutte contre les maladies vénériennes et A. l'hygiène des gens de mer ; d'autre part, la création d'un comité mixte OMS/OIT pour l'hygiène des gens de mer aura pour effet d'instituer une collaboration active entre ces deux organisations. L'établissement, par l'OMS, de relations officielles avec l'Union internationale contre le Péril vénérien et le fait que la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge n'a cessé de marquer son intérêt 7.4.6.2

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PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

l'hygiène des gens de mer viennent fournir encore des éléments de nature à étendre au maximum le champ de la collaboration internationale dans ce domaine. Par l'organe de sa Commission d'experts en matière de syphilis et questions connexes, l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations a mené b. bonne fin des travaux importants sur les divers aspects de la lutte contre les maladies vénériennes. Il a été procédé h. des enquêtes spéciales dans le département de Burgas, Bulgarie (1927-1930). L'enquête menée dans cette région de forte endémicité syphilitique a permis de jeter les bases d'une campagne è. long terme qui a contribué à réduire au minimum la fréquence de cette maladie. Les résultats des efforts des conférences internationales de laboratoire convoquées par l'Organisation d'Hygiène à Copenhague (1923-1928) et à Montevideo (193o) sont bien connus. Il a été possible d'aboutir, dans le séro-diagnostic de la syphilis, h. une certaine uniformité qui a subi avec succès l'épreuve du temps, puisqu'elle n'a pas été modifiée pendant plus de 20 ans, compte tenu de la guerre mondiale.

La première Assemblée de la Santé a reconnu qu'il était nécessaire d'évaluer les résultats des méthodes de traitement des maladies vénériennes et a rappelé l'importance internationale qui s'attachait à Fceuvre d'uniformisation que l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations a réalisée

au moyen d'enquêtes méthodiques sur le traitement de la syphilis dans les pays scandinaves,

le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et les Etats-Unis d'Amérique, 1928-1934 ; enquêtes grace auxquelles il a été possible de jeter les bases du traitement classique de la syphilis au moyen du salvarsan et du bismuth. En outre, l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations a mené h bonne fin des travaux importants en ce qui concerne la standardisation des remèdes antivénériens, la dernière standardisation de cet ordre qui a porté sur la pénicilline ayant été approuvée à Londres en 1944. Une autre organisation qui, avant la guerre, a fait preuve d'activité sur le plan international, quoique en une moindre mesure, dans le domaine des maladies vénériennes, a été la Fondation Rockefeller. Avec l'aide de cette organisation, il a 616 procédé, en 1934, A. des enquêtes spéciales sur

la nature et l'étendue du problème de la syphilis dans la zone de forte endémicité de Bosnie-

Herzégovine, Yougoslavie L'activité de l'UNRRA dans le domaine des maladies vénériennes s'est manifestée par le détachement, auprès de ses missions, d'un nombre limité d'agents, chargés de lutter contre ces maladies. En Pologne, les efforts qu'ont déployés cette organisation et, ultérieurement la Commission Intérimaire

ainsi que l'OMS, ont contribué puissamment à la mise au point d'une campagne antivénérienne qui est actuellement en cours d'exécution dans ce pays. Dans ce domaine, l'UNRRA a contribué surtout venir en aide aux pays dévastés par la guerre, en leur fournissant des médicaments ainsi que d'autres installations et approvisionnements antivénériens, afin de répondre aux besoins immédiats. En pleine connaissance des divers aspects du probléme des maladies vénériennes ainsi que des possibilités d'action dans ce domaine, la Commission Intérimaire a établi, à sa quatrième session, un comité d'experts des maladies vénériennes, chargé d'arrêter des plans pour lutter contre ces maladies sur le plan international ; en effet, les besoins d'aide des gouvernements pour lutter contre les maladies vénériennes, dans divers domaines, étaient déjh devenus évidents à cette époque.

L'attribution de crédits importants par le Fonds International des Nations Unies pour les Secours à l'Enfance pour lutter contre la syphilis chez les enfants et les femmes enceintes dans plusieurs pays a permis d'aborder le problème sous un angle plus vaste que n'aurait pu le faire alors l'OMS, en raison de ses ressources limitées. Toutefois la réalisation de ces programmes plus amples se fonde sur l'assistance technique de l'OMS, de son Comité d'experts des Maladies vénériennes et du Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS. Enfin, divers aspects sociaux du problème des maladies vénériennes ont retenu l'attention des organismes compétents des Nations Unies. On s'achemine progressivement vers l'unification, en un seul instrument international, des conventions et accords internationaux de 1904, 1910, 1921 et 1937 sur la traite des femmes et des enfants, la suppression de la traite des blanches et de la prostitution. La première Assemblée Mondiale de la Santé a autorisé la collaboration avec les organismes des Nations Unies et les autres organisations internationales qui s'intéressent aux domaines de la protection et de l'assistance sociales pour autant que ceux-ci se rapportent h la lutte contre les maladies vénériennes.

Cette coopération constitue une attribution de l'OMS qui présente un caractère continu. 7.4.6.3 7.4.6.3.1

Objectifs

Objectifs it long terme

L'OMS se propose notamment d'enrayer, dans une certaine mesure, la propagation des maladies

vénériennes dans le domaine tant national qu'international, en s'attaquant tout spécialement aux stades infectieux du début de la syphilis, la blennorragie et les maladies vénériennes « secondaires »

ne devant retenir l'attention que dans l'ordre de leur importance relative, ou pour autant que des circonstances spéciales l'exigeront. Qu'il existe, en temps de paix, les chances maxima d'enrayer la propagation des maladies vénériennes dans le cadre d'un régime économique et social bien équilibré, la demonstration en a été faite entre les deux guerres mondiales sur les populations indigènes des pays scandinaves. Toutefois, ce résultat n'a été obtenu qu'au moyen de méthodes de traitement b.. long terme par les arsenicaux et le bismuth, qui représentaient alors les principales armes contre la syphilis. Les progrès réalisés dans

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

les méthodes de lutte antivénérienne, notamment le dépistage en série, le dépistage des contacts du point de vue épidémiologique, les méthodes abrégées de traitement ambulatoire au moyen de la pénicilline, ont eu pour effet d'accélérer le rythme selon lequel des résultats tangibles peuvent désormais être obtenus. Il y aurait lieu de coordonner cette méthode avec l'éducation sanitaire, l'hygiène de la maternité et de l'enfance et l'ceuvre de préservation et d'assistance sociales accomplies par les organismes des Nations Unies et d'autres organisations tant internationales que nationales. L'exécution simultanée de programmes antituberculeux, antipaludiques ainsi que des programmes tendant réorganiser l'administration de la santé publique est envisagée partout où elle est désirable. L'effet indirect de la pénicillinothérapie appliquée au pian et a certaines autres maladies qui sévissent dans les zones tropicales et sous-tropicales n'est pas sous-estimé. D'autre part, dans le cadre des efforts nécessaires pour libérer du paludisme les régions d'Afrique favorables h. la colonisation et a la mise en valeur et compte tenu du potentiel de ce continent au point de vue de la production tant industrielle qu'alimentaire, il serait possible de s'attaquer d'une manière méthodique aux importants réservoirs de syphilis qu'il recAle. 7.4.6.3.2

Objectifs immédiats Les objectifs immédiats de l'OMS sont

1) d'encourager et d'aider les gouvernements à entreprendre l'exécution de programmes de lutte contre les maladies vénériennes dans des régions oü il n'existe pas de programmes de ce genre et h. renforcer l'organisation des services antivénériens dans d'autres régions, en collaborant, toutes les fois que cela se pourra, avec d'autres organisations telles que le FISE ; 2) de rendre possible la continuation de programmes de plus d'ampleur dans les domaines où l'OMS et le FISE ont organisé leurs activités, afin d'assurer la permanence des avantages d'ordre sanitaire qui en résulteront ; 3) de renforcer, le cas échéant, les services sérologiques de laboratoires dans certains pays et, d'autre part, de poursuivre l'exécution du programme de l'OMS portant sur la standardisation internationale du séro-diagnostic ; 4) d'arrêter les modalités d'application de l'Arrangement de Bruxelles préalablement revisé, en vue de s'efforcer d'enrayer, en collaboration avec d'autres organisations internationales, la propagation internationale des maladies vénériennes par les marins du commerce, les migrants et d'autres groupes démographiques ; 5) de mettre en évidence les avantages directs et indirects résultant, du point de vue socio-économique

et pour la santé publique, des efforts déployés en vue de réaliser les objectifs a long et a court terme qui viennent d'être exposés. L'organisation des services antivénériens et la formation du personnel appelé à collaborer dans ce domaine constituent une condition préalable pour réaliser les objectifs a court terme, qui, une fois atteints, constitueront une étape fondamentale pour s'orienter vers d'autres objectifs. 7.4.6.1 7.4.6.4.1

41Euvre à accomplir en 1950

Bases statutaires Le programme international de lutte contre les maladies vénériennes trouve sa justification dans le chapitre de la Constitution relatif aux fonctions dévolues à l'OMS (article 2, b), c), d), g), k), 0), et t)). En approuvant le programme international de lutte antivénérienne proposé par la Commission Intérimaire,2 la première Assemblée Mondiale de la Santé a donné mandat au Conseil Exécutif d'établir un comité consultatif d'experts ainsi qu'une section des maladies vénériennes dans le cadre du Secrétariat de l'OMS. Les recommandations du comité d'experts de la Commission Intérimaire de l'OMS ont représenté la base sur laquelle la Commission Intérimaire, de même que l'Assemblée de la Santé, ont fonclé leur action. A sa deuxième session,2 le Conseil Exécutif de l'OMS a adopté le rapport 3 du Comité de l'OMS pour les Maladies vénériennes (comité ad hoc). Les programmes approuvés pour 1949 et envisagés pour 1950 se justifient, d'une manière générale, par les recommandations et les décisions de ces organismes. 7.4.6.4.2 Méthode

Afin d'atteindre les objectifs 5. court terme et de jeter les bases du programme h. long terme de l'OMS, il sera recouru aux méthodes suivantes :

i. Opérations générales préliminaires a) Fourniture aux gouvernements de services de consultations, de démonstrations et de bourses d'études, maintien des activités des experts-conseils et des services de démonstrations établis en 1949 ; développement des services de consultations et organisation de nouvelles démonstrations en 1950, particulièrement dans les régions insuffisamment développées, augmentation des approvi-

sionnements destinés aux équipes et fourniture d'approvisionnements aux pays qui disposent Actes off. Org. mond. Santé, 13, 302 2 Ibid. 14, ig 3 Ibid. 15, 18

- 90 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

d'équipes locales ou de personnel entraîné sur place ; avancement des démonstrations locales approu-

vées, des campagnes antivénériennes, tant locales que nationales et, notamment, maintien et développement des programmes du FISE contre la syphilis prénatale et infantile. b) Intensification des travaux du Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes et du développement des relations avec d'autres organisations internationales qui s'intéressent à la lutte antivénérienne.

2. Entreprises spéciales a)

Développement du programme de standardisation du séro-diagnostic arrêté par l'OMS, notamment établissement de centres internationaux de contrôle des épreuves sérologiques et convocation d'une conférence sérologique internationale, qui s'inspirerait des avis consultatifs du Sous-Comité

de la Sérologie et des Techniques de Laboratoire. b) Etablissement, en collaboration avec l'OIT et d'autres organisations internationales s'intéressant aux aspects maritimes de la lutte antivénérienne, d'un programme spécial international de démonstrations et d'études dans un port important, afin de compléter l'Arrangement de Bruxelles et de jeter les bases d'une réglementation sanitaire internationale contre les maladies vénériennes. Participation A. une entreprise d'« éradication » de la syphilis endémique dans la Bosnie-Herzégovine (Yougoslavie), en raison de l'intérêt scientifique national et international que présenterait cette entreprise et de l'existence de zones de forte endémicité, tant en Asie qu'en Afrique. c)

7.4.6.4.2.1

Opérations générales préliminaires

I. Section des maladies vénériennes. L'exécution du programme de 1950 nécessitera le recours aux services d'un nouveau fonctionnaire médical qui aura principalement pour tache d'assurer le fonctionnement et la direction de la conférence de Sérologie ainsi que son organisation et celle des travaux qui en seront la conséquence. Réuttions du comité d'experts. Ii y aura vraisemblablement lieu de convoquer, en 1950, une réunion du Comité d'experts des Maladies vénériennes et deux réunions du Sous-Comité de la Sérologie des séro-diagnostics et des techniques de laboratoire. 2.

Services de consultations et de démonstrations - Continuation des programmes de 1949: Equipes. Il est A. prévoir que deux, voire même peut-être trois équipes, seront sur le terrain A. la fin de 1949. En se fondant sur les principes adoptés pour les opérations d'aide sanitaire, il est escompté que les activités du personnel prêté seront progressivement assumées par leurs suppléants locaux. La main-d'ceuvre qualifiée et non qualifiée, rémunérée par le gouvernement intéressé, demeurera sur place ou sera remplacée. Dans certains cas, un expert-conseil de l'OMS restera chargé, A. titre permanent, de la direction des opérations. L'OMS fournira les approvisionnements nécessaires A, la continuation des opérations au cas où ces approvisionnements ne pourraient être obtenus par l'entremise du gouvernement, par suite du manque de devises ou de l'insuffisance de la production locale. L'aire de la zone de démonstration sera étendue en affectant les membres de la première équipe aux régions limitrophes, toutes les fois que cela sera possible. Le comité d'experts a signalé l'opportunité de détacher de nouvelles équipes de l'OMS dans les régions tropicales et sub-tropicales. L'affectation de ce personnel aura lieu en 1950 dans la région de la Méditerranée orientale oü l'OMS a procédé à une délimitation préalable du problème, en 1948 et en 1949. Une autre équipe sera détachée dans l'Asie du Sud-Est pour faire face aux demandes des gouvernements de cette région. Enfin, une troisième équipe sera détachée en Amérique latine. Le Comité d'experts des Maladies vénériennes a précisé qu'il était nécessaire de mettre à la disposition des équipes l'approvisionnement et le matériel dans des proportions plus .étendues, de manière «à permettre d'aborder avec plus d'ampleur le problème antivénérien dans les régions insuffisamment équipées » ; en effet, c'est seulement dans une mesure limitée qu'il est possible de se procurer de la pénicilline et du matériel. Le Comité a estimé qu'il importait que les équipes « puissent se suffire 3.

elles-mêmes et qu'elles disposent également de leurs propres moyens de transport ». Toutes dispositions utiles ont été prises en conséquence. Experts-conseils. Il est escompté qu'en 1949 des experts-conseils seront appelés à pre-ter leurs bons offices dans le Pacifique occidental, dans l'Asie du Sud-Est, dans la Méditerranée orientale ainsi que dans le Nouveau Monde, afin d'étudier les besoins des gouvernements et de provoquer les demandes d'assistance prévues par le programme de l'OMS, d'entreprendre des démonstrations locales et de surveiller l'exécution, soit des programmes de l'OMS, soit des programmes entrepris en commun par l'OMS et le FISE. On peut ètre assuré que les gouvernements feront parvenir, en 1950, des demandes d'avis d'experts et d'autres services sur une plus vaste échelle. Il est A. prévoir que l'exécution des programmes envisagés pour 1950 nécessitera les services de cinq ou six nouveaux experts-conseils pour l'année. 4. Bourses d'études. A sa deuxième session, le Comité d'experts des Maladies vénériennes a fait observer

que le nombre des bourses attribuées aux pays bénéficiaires des services de l'UNRRA était, en 1948 seulement, supérieur à celui qui avait été proposé à l'origine par le comité pour tous les Membres de l'OMS, en application du programme antivénérien de 1949. Par conséquent, le nombre des bourses d'études de vénéréologie sera augmenté en 1950, de manière à permettre aux pays de mieux s'acquitter du programme et des activités prévues pour 1949, et d'en étendre encore le champ.

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

5. Documentation spéciale. Il est propose d'inscrire au budget de 1950 le même credit que celui qui a été prévu en 1949 au titre de la documentation spéciale. 6. Approvisionnements. Le Comité d'experts des Maladies vénériennes a signalé que l'insuffisance des ressources de pénicilline et la répartition inequitable de cet antibiotique constituent le facteur restrictif preponderant dans la lutte contre les maladies vénériennes, et qu'une forte proportion de pénicilline est consacrée A. la lutte contre ces maladies. Par decision de la première Assemblée de la Santé, la production de la pénicilline constitue, pour l'OMS, une activité distincte du programme antivénérien, aussi est-elle envisagée, pour 1950, sous une rubrique spéciale. L'OMS prend actuellement, en collaboration avec les Commissions économiques régionales des Nations Unies, les mesures nécessaires pour que ce medicament soit plus abondamment accessible. Des mesures de cet ordre, qui n'en excluent pas d'autres, sont nécessaires pour rendre pleinement possible la continuation des programmes antivénériens amorcés avec l'aide de l'OMS et du FISE dans les pays que l'isolement, le manque de devises et d'autres causes ont empechés de se tenir au courant des progrès médicaux. L'assistance dans le domaine des maladies vénériennes aura

une valeur limitée, tant que l'amélioration concomitante de la pénicillinothérapie ne se sera pas inscrite dans la réalité. Cette manière de voir a été soulignée A. la deuxième session du Conseil Exécutif

èt A. la reunion subséquente des représentants des pays d'Europe dévastés par la guerre. L'expérience en matière de traitement de la syphilis A. la pénicilline a été surtout acquise sur le continent américain, en Angleterre et, récemment, en Pologne. L'experience limitée de la pénicillinotherapie en Europe, la connaissance superficielle de son emploi dans nombre d'autres regions où sévit la syphilis ainsi que les progrès rapides et l'introduction de nouvelles preparations de pénicilline retard particulièrement efficaces, sont autant de raisons qui ont provoque des controverses sur les conditions de traitement de la syphilis. Le comité d'experts de l'OMS a donc estime qu'il conviendrait de profiter de la mise en ceuvre d'expériences-témoins dans certains pays pour permettre aux intéressés d'acquérir de l'expérience dans la pénicillinothérapie de la syphilis Le système des bourses d'études, organise par l'OMS, permet à un certain nombre de médecins d'acquérir de la pratique en ce qui concerne les

différents aspects de la lutte antivénérienne, notamment des aspects cliniques. Or, le manque de pénicilline les mettrait hors d'état d'utiliser les méthodes et les techniques nouvelles lorsqu'ils regagneront leur pays d'origine. La mise en evidence du besoin general de plus grandes quantités de pénicilline constitue un element essentiel des programmes de prophylaxie de la syphilis chez les femmes enceintes et chez les enfants, programmes financés par le FISE, mais dont la responsabilité incombe, du point de vue technique, au Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS, ainsi qu'à l'OMS. La continuation et le développement de ces programmes et le con trôle de leur execution présenteront une importance considerable pour la lutte internationale contre les maladies vénériennes. L'aide de cette nature, pre-tee par l'OMS et le FISE pour lutter contre la syphilis prénatale et infantile dans le cadre de campagnes d'ensemble contre les maladies vénériennes, est devenue dans cinq pays d'Europe un fait accompli. Il est A. prévoir qu'en 1950, d'autres programmes de cette nature seront amorcés dans d'autres pays.

Il appartiendra A l'OMS, dans le cadre de la subvention d'ensemble dont sont déjà dotes ces programmes par le FISE, de contribuer à donner plus d'ampleur aux campagnes entreprises en fournissant des organisateurs, du personnel, de la pénicilline et les medicaments nécessaires A. la population adulte, tous besoins qui ne sauraient &Ire couverts par le FISE. Le Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes (comité ad hoc) a recommandé au Comité mixte des Directives sanitaires de mener A. bonne fin les programmes du FISE pour l'execution desquels l'OMS a fourni des techniciens, du personnel, des bourses d'études, etc. dans le cadre d'une action d'ensemble contre les maladies vénériennes, dans les régions où l'introduction du traitement à la pénicilline permettrait d'encourager la lutte contre la syphilis et d'étendre les mesures déjL appliquées, de manière L rendre possible une action de grande envergure contre la syphilis.4

D'autre part, il y aurait lieu de dresser, dans plusieurs pays, le bilan de la situation quant aux maladies vénériennes en vue d'y faire des démonstrations susceptibles de servir de point de départ Ll'application de programmes plus vastes contre la syphilis prénatale et infantile et de favoriser l'extension des mesures prises contre les maladies vénériennes.5

Le Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS s'est raffle à cette manière de voir ; d'autre part, les informations resultant d'études auxquelles ont procédé, en Europe, les experts de l'OMS et du FISE (1948 et 1949) ont fait connaître la nature de l'organisation pour la lutte antivénérienne dans plusieurs pays où des programmes d'ensemble pourraient être utilement entrepris contre la syphilis. L'occasion ainsi ménagée à l'OMS de collaborer pratiquement à l'établissement d'un mecanisme de lutte contre les maladies vénériennes dans ces pays se trouve donc mise en evidence ; il en a été tenu compte pour l'établissement du budget de 1950. L'organisation de démonstrations-témoins dans la Méditerranée orientale, l'Asie du Sud-Est et les regions du Pacifique occidental est envisagée pour 1950. La mission d'études du FISE en ExtremeOrient a propose d'entreprendre des programmes limités de demonstrations antisyphilitiques au benefice des femmes enceintes et des enfants, dans trois pays. Les programmes applicables au benefice de ces pays seront mis au point en 1949, lorsqu'il pourra être fait &tat des rapports des experts-conseils de l'OMS qui travaillent dans cette region, et après consultation préalable des gouvernements inté4 Actes off. Org. mond Santé,15, 34 5 Ibid. 15, 35

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PROGRAMMES D'EXECUTION ET PRÉVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

ressés. Le Comité d'experts des Maladies vénériennes a recommandé que le principe des démonstrations de cette nature soit étendu à d'autres pays d'Extrême-Orient. Le Comité d'experts de l'OMS pour, l'Hygiène de la Maternité et de l'Enfance a formulé des recommandations analogues, A. sa première session. L'OMS participera à l'exécution de ces programmes en aidant les gouvernements et en fournissant les médicaments et le matériel nécessaires pour le diagnostic et le traitement de la population adulte qui ne bénéficie pas, d'autre part, des programmes de démonstrations. Dans l'exécution de ces programmes établis en commun par l'OMS et le FISE, les « personnes déplacées » retiendront tout particulièrement l'attention. Enfin, il est a. prévoir que le FISE fournira, en 1949, d'autres crédits prélevés sur la subvention de deux millions de dollars (ou sur d'autres fonds du FISE) pour lutter contre la syphilis prénatale et infantile, les aspects techniques des projets de cette nature étant étudiés par l'OMS en 1949. On devrait prévoir la participation de l'OMS aux futurs programmes de cet ordre, dont le champ n'a pas encore été entièrement délimité, et le programme de 1950 en a tenu compte. 7.4.6.4.2.2 Entreprises spéciales I. Standardisation du séro-diagnostic et techniques de laboratoire. La sérologie de la syphilis traverse

une période de transition pour ce qui est de la valeur des épreuves permettant d'identifier la maladie et d'orienter le traitement. Il se peut qu'à l'avenir il soit indispensable de recourir A, des épreuves multiples ou à une méthode unique ; quoi qu'il en soit, il est devenu nécessaire de déterminer d'une manière quantitative le degré de concentration du réactif. Ce dernier élément est considéré comme étant essentiel à refficacité de la pénicillinothérapie. A ces besoins accrus, il convient d'ajouter le développement des travaux sérologiques, qui résulterait de l'extension du champ d'application des programmes antivénériens dans tous les pays. Il semble que l'exécution d'un vaste programme serait possible du point de vue administratif, mais, si l'on entend réaliser runité d'action, il sera nécessaire de rationaliser, dans une certaine mesure, les méthodes et techniques sérologiques, d'uniformiser à quelque degré le séro-diagnostic et de perfectionner le mode 'd'échange international des informations. On estime que le moyen le plus efficace d'appeler rapidement l' attention sur les avantages respectifs des méthodes de séro-diagnostic serait de réunir une conférence internationale de sérologie. Une conférence de ce genre permettrait peut-être d'aboutir a des résultats de nature 5, mettre en évidence aussi bien les insuffisances des méthodes actuellement utilisées que les techniques sur lesquelles on pourrait faire fond pour obtenir des résultats de haute qualité. Par une analyse critique des résultats obtenus, il serait possible de déterminer les méthodes dont l'élimination ou le remplacement par des techniques plus sûres ou des antigènes à spécificité plus constante ne seraient pas sans valeur dans la lutte antivénérienne. Des congrès de sérologie ont été réunis sous les auspices de l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations a. Copenhague, en 1923-1928, 5. Montevideo en 1930 et A. Washington D.C. en 1941 par les soins du US Public Health Service. On estime que chacun de ces congrès a permis de fournir des informations qui ont contribué à orienter le développement des méthodes sérologiques au cours des périodes immédiatement subséquentes. La Commission Intérimaire a fait siennes les recommandations du Comité d'experts des Maladies vénériennes à l'effet que l'uniformisation du séro-diagnostic de la syphilis constituait un élément nécessaire du programme international antivénérien ; d'autre part, la première Assemblée de la Santé a approuvé la continuation des travaux dans ce domaine par les soins de l'OMS et la convocation de conférences internationales de sérologie. En conséquence, l'OMS a procédé aux préparatifs de la première conférence de standardisation sérologique qui doit se réunir en 1950. Dans le cadre de ces travaux préparatoires, le Conseil Exécutif de l'OMS a acid& à sa deuxième session, d'adjoindre au Comité d'experts de l'OMS pour les Maladies vénériennes un sous-comité de la sérologie et des techniques de laboratoire, qui se réunira vers la fin de 1949. Le programme détaillé des conférences de sérologie et les principales raisons motivant actuelle-

ment une action de cet ordre ainsi que le plan général établi en prévision de la conférence, ont été indiqués dans leurs grandes lignes dans le premier et le deuxième rapport du Comité d'experts des Maladies vénériennes,6 ainsi que dans divers documents techniques. La création d'un centre international de séro-diagnostic ayant pour objet d'évaluer les résultats des examens sérologiques, et de mettre éventuellement au point un antigène destiné à servir d'étalon international, font partie intégrante du programme de l'OMS pour la lutte contre les maladies vénériennes. Le programme de standardisation du séro-diagnostic devant être amorcé, dans sa phase initiale, en 1950, l'OMS a procédé A. des études préliminaires sur révaluation des résultats des examens sérologiques, en collaboration avec des laboratoires nationaux de divers pays. Indépendamment des directives fournies aux laboratoires proprement dits, ces études sont de nature a. contribuer a révaluation

des effets du transport des échantillons de sérums dans des conditions variables. Ces travaux augmentent sans cesse d'ampleur. Le Research Venereal-Disease Laboratory du US Public Health Service a bien voulu, jusqu'ici, faire fonction d'institut central de normalisation pour la sérologie. On envisage d'utiliser, a l'avenir, les services de deux autres laboratoires. Enfin, l'attribution de subventions analogues a celles dont sont actuellement dotés le Centre international des Salmonellae et le Centre international de la Grippe, est envisagée afin de permettre de développer davantage encore ractivité internationale dans le domaine de la sérologie. 2. Etablissement d'un projet international de démonstrations et d'enquêtes dans un port. Il est possible

d'augmenter le rendement industriel et de réduire la perte de travail imputable aux maladies vénériennes au moyen d'un programme antivénérien bien étudié. 6 Actes off. Org. mond. Santé, 8, 62 ; 15, 24

- 93 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PREVISIONS BUDGÉTAIRES

Ce point présente une importance particulière dans la navigation maritime étant donne la grande fréquence des maladies vénériennes parmi les marins du commerce, qui résulte des riques spéciaux auxquels ces groupes sont exposés dans les ports d'outre-mer et les effets défavorables qu'elles exercent sur le rendement des marines marchandes ainsi que sur le transport de matériaux et de produits alimentaires h. destination de tous les pays du monde qui en ont besoin. Le Bureau International du Travail s'intéresse tout particulièrement à cette question depuis 1926, et s'est declare dispose à étendre ses activités dans ce domaine en collaboration avec l'OMS, tant en ce qui concerne l'établissement d'une reglementation sanitaire internationale contre les maladies vénériennes - comme l'a decide la premiere Assemblée de la Santé - qu'en participant activement aux travaux du Comité d'experts pour l'hygiene des gens de mer OIT/OMS. A sa deuxième session, le Conseil Exécutif de l'OMS a adopté 7 le rapport sur la deuxième session du Comité d'experts des Maladies vénériennes (comité ad hoc),8 et notamment la recommandation tendant à l'établissement, en 1950, d'un programme de démonstrations et d'enquêtes dans un port. L'expérience acquise dans l'exécution d'un tel programme contribuerait puissamment à orienter les etudes analogues entreprises dans d'autres grands ports : il serait possible d'apporter ainsi une contribution positive h. la lutte contre les maladies vénériennes dans les populations maritimes, en instituant un organisme de lutte qui tiendrait compte des meilleures doctrines et informations d'ensemble sur le dépistage des cas et l'épidémiologie, le diagnostic, le traitement, et qui s'assurerait le concours de certains des pays qui seraient respectivement exposés à un risque d'infection provenant d'une région non réglementée. L'objet d'un projet international de cette nature serait de déceler la persistance de la maladie dans un groupe géographique donne et de diminuer la rapidité avec laquelle l'infection se propage à partir de ce groupe afin de prévenir les pertes économiques, etc., dans la region considérée. D'ailleurs, la section des maladies vénériennes du US Public Health Service, Service de la Santé publique des Etats-Unis avait, en 1947, pris l'initiative de proposer l'adoption d'un projet de ce genre. Le Comité des Maladies vénériennes a également recommandé d'aborder, du point de vue regional, les problèmes que posent les maladies vénériennes le long des grandes voies fluviales ou dans des pays limitrophes de bassins maritimes bien délimités. Un tel projet pourrait soit être execute en correlation avec le projet special esquissé plus haut, soit étre envisage séparément. La mise en ceuvre de projets de cette nature permettra notamment de donner effet à l'Arrangement de Bruxelles dans diverses parties du monde et les résultats obtenus fourniront un critere de l'efficacité de la nouvelle organisation internationale antivénérienne dont la creation est envisagée.

Actes og. Org. mond. Santé, 14, 19 8 Ibid. 15, 18

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PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements

7.4.6 MALADIES VÉNERIENNES Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses 1949

1950

Ordinaires SECRETARIAT

Supplé-

mentaires $

US $

US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards . Net Siège 1949

59.420

95.415 4.800 90.615

122.715 6.135 116.580

59.420

Nombre de postes 1950

Catégorie

Ordinaires

mentaires

Supplé-

16 14 8 6

1

1

2 1 1 1

3 1

5 4

2 8

Sous-total .

.

6 Groupe

Sur place

II III Sous-total . . .

3 6 9

4 8

17 1

9

12

27

Total

.

15

20

27

Experts-conseils

25.670

45.000 135.615

21.000 137.580 32.200 54.400

Sous-total pour les services du personnel

85.090 20.485 27.900

Indemnités Voyages et transports Frais de conférences

24.200 36.160 74.300

Conférence sur la standardisation internationale des méthodes de séro-diagnostic Acquisition de voitures automobiles Frais d'utilisation de voitures automobiles . Fournitures et matériel pour les équipes . . Documentation spéciale Subventions 7.000 3.600 118.800 2.000 5.000 7.000 3.600 101.700 4.000

60.000 6.000

Centres (Laboratoires) internationaux de référence pour les maladies vénériennes Comités consultatifs d'experts COOT TOTAL DU PROJET . .

11.000 210.475

22.740

429.415

340.480

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

7.4.7 TUBERCULOSE 7.4.7.1

Nature et portée du problème Considérations épidémiologiques

7.4.7.1.1

Il n'est guère besoin d'insister sur la portée mondiale du problème de la tuberculose. La Cornmission Interimaire a attribué à cette maladie, en même temps qu'au paludisme, aux affections vénériennes et à l'hygiène de la maternité et de l'enfance la priorité en vue d'une action concrète. Durant la période de la Commission Intérimaire, des données ont été recueillies dans de nombreux pays concernant la fréquence de l'infection, de la morbidité et de la mortalité tuberculeuses, et il a été établi qu'à peine plus de 30 pays possèdent des statistiques officielles auxquelles il est raisonnablement possible

de se fier dans revaluation de la gravite du problème. Dans les tableaux et les graphiques qu'on trouvera plus loin, on a groupé, pour une trentaine de pays, un certain nombre de données en ce qui concerne les taux de mortalité se rapportant à une période déterminée.

En ce qui concerne les autres pays, il n'a pas été possible de leur attribuer un coefficient

de mortalité ni même de les classer en pays dont les"taux de fréquence peuvent être présumés faibles, moyens ou élevés. Il existe néanmoins, pour de nombreuses régions, des indications concernant la morbidité et la fréquence tuberculeuses et ces données, bien que fragmentaires, ont été, cependant, d'une certaine utilité pour l'évaluation de la rançon prelevée par la tuberculose dans les pays pour lesquels il n'existe pas de statistiques de la mortalité ou dont les statistiques ne sont pas sûres. Divers auteurs se sont efforcés, dans le passé, d'évaluer le nombre de décès dus à la tuberculose dans l'ensemble du monde. C'est ainsi que, d'après les calculs de Ferrara,' le nombre annuel de décès dus à la tuberculose s'élève â plus de I.600.000 pour une population mondiale évaluée à près de 2 milliards. De son côté, Douill 2 a relevé que, pour une grande partie de la population mondiale, les décès dus la tuberculose ne sont pas reconnus comme tels ou ne sont pas enregistrés, ou encore ne sont ni décelés ni déclarés. « Il est impossible, affirme-t-il, d'aller au delà d'une estimation tout 6, fait approximative des ravages causes par cette maladie. On peut, toutefois, of-firmer, sans se montrer imprudent, que le nombre des décès dus â la tuberculose sous toutes ses formes s'élève dans le monde a, plus de 3 millions par an et que le chiffre total de ces décès dépasse sans doute 5 millions. » Drolet 3 a estimé qu'aux Etats-Unis uniquement, près de 5 millions de personnes ont succombé prématurément, depuis 1900, aux méfaits du bacille de la tuberculose. Dans zo pays pour lesquels il

possédait des données statistiques sûres se rapportant â la période de 40 ans comprise entre 1881 et 1921, le nombre total de personnes décédées pour cause de tuberculose pulmonaire a atteint 18,5 millions, chiffre établi par des certificats médicaux. Drolet a estimé, de plus, que, en dépit des taux de morbidité relativement bas qui prevalent actuellement dans nombre de pays, la tuberculose cause plus de 2 millions de décès par an pour l'ensemble du monde. Ce n'est pas seulement par suite de l'absence de données mais aussi en raison du caractère peu sûr d'un grand nombre des informations disponibles que les évaluations des taux de mortalité demeurent purement hypothétiques en ce qui concerne de nombreux pays. On ne possède que fort peu d'indications à cet égard pour de multiples regions de l'Afrique et de l'Asie. Les renseignements se rapportant à certains autres pays n'ajoutent pas grand chose a. nos connaissances dans ce domaine. Même pour certains pays d'Europe, ainsi que pour nombre de pays de l'Amérique latine et de l'Asie, les données statistiques que l'on peut obtenir sont de peu d'intérêt, par suite du nombre de décès dont les causes ne sont pas déterminées, ainsi qu'en raison des lacunes dans rétablissement des certificats de décès et de l'inexistence d'un recensement de la population. Il n'y aurait pas grande utilité à publier les taux officiels de mortalité pour des pays ofi plus de 50% des décès ne font pas l'objet d'un certificat médical et oú de 15 â 20% de décès sont enregistrés comme étant dus a, des causes non établies ; dans ces pays, la mortalité tuberculeuse peut are, selon les statistiques, de i à 2% seulement par rapport

l'ensemble des décès, alors qu'il est notoire, d'après les résultats des épreuves â la tuberculine effectuées dans les groupes de population en question ou dans des groupes similaires, que le taux de fréquence de l'infection est relativement élevé dans des régions où les conditions générales d'existence laissent beaucoup à désirer et où le paupérisme sévit sous une forme aiguë avec toutes les consequences néfastes qui en découlent. Des études soigneusement effectuées au cours des années récentes concernant les taux d'infection et de morbidité de plusieurs pays ont clairement démontré que la fréquence des cas de tuberculose cliniquement constatés dépasse largement les chiffres qui seraient compatibles avec les taux de mortalité indiqués dans les statistiques officielles des collectivités en question. L'examen des seuls taux de mortalité est susceptible de conduire à des conclusions tout A, fait erronées. Le moment n'est pas encore venu où il sera possible d'analyser les taux de mortalité par rapport aux résultats des épreuves â la tuberculine ou aux résultats des radiographies en série effectuées sur des groupes représentatifs de la population selon l'âge, le sexe et les categories sociales, afin d'utiliser ces constatations cliniques comme des points de repère et d'arriver de cette façon des taux de mortalité plus proches de la réalité. Il convient d'admettre, toutefois, que lorsqu'on possède, en sus de ce genre de données, des informations également sur des conditions économiques, les habitudes, les niveaux alimentaires et les autres facteurs du milieu et lorsque l'on analyse la composition ethnique d'une collectivité, a. la lumière de ce que l'on sait du comportement des races les plus 1 Problems of Social Medicine, Rev. Med. sociale della Tuberc. 1939, 16, no 5 2 Am. Rev. Tuberc. 1947, 51, n° 3 Epidemiology of Tuberculosis, Goldberg Davis, Philadelphia, 1946

- 96 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

prédisposées à cette infection dans les conditions sociales modernes, la documentation ainsi recueillie fournit aux milieux médicaux compétents de nombreux points d'appui pour étayer leur opinion en ce qui concerne les taux de morbidité et de mortalité tuberculeuses dans les collectivités en question. Ce n'est que grâce à l'introduction de la radiographie en série qu'il a été possible, en Angleterre, de prouver le bien-fondé de l'opinion de nombreux spécialistes expérimentés concernant le degré de fréquence de la tuberculose et d'établir que les statistiques précédemment fournies par les dispensaires sur la base du nombre de cas declares ne correspondaient pas 6. la réalité. Il faudra continuer de recourir á des equipes d'experts pour effectuer des enquêtes épidémiologigues et des demonstrations dans certaines regions, non seulement en vue de réduire la morbidité mais pour rendre possible une determination plus precise des taux de mortalité. Des taux de mortalité manifestement erronés ne sont pas sculement une cause de confusion dans l'établissement de compa-

raisons internationales, mais ils peuvent, de plus, retarder les progres de la lutte antituberculeuse dans les pays auxquels ils se rapportent, étant donne qu'ils induisent en erreur quant A. la gravité du problème et incitent les administrateurs à faire fausse route, ceux-ci étant naturellement enclins fonder leurs programmes administratifs et financiers en vue d'une action future sur les informations provenant de leurs propres services de statistiques. Il a été tenu compte, dans le présent rapport, des données concernant la mortalite, la morbidité et la fréquence de l'infection dans la plupart des pays du monde. On s'est également basé, en outre, sur les observations que de nombreux administrateurs et cliniciens dignes de confiance ont faites dans des regions insuffisamment développées. Il ne serait, toutefois, pas possible, dans l'espace dont on dispose, de reproduire toute la documentation qui a servi à l'élaboration des conclusions finales de ce rapport.

Dans le tableau qui suit, les données accessibles sont presentees pour sept « continents », savoir l'Amérique du Nord, l'Europe, l'Océanie, l'URSS, l'Amerique latine, l'Asie (Chine comprise) et l'Afrique. Les chiffres de ce tableau donnent une idée, croyons-nous, de la rançon que la tuberculose prélève sur les peuples de ces continents. Il convient d'indiquer que des chiffres limites plus élevés et plus bas avaient été proposes pour l'Europe, l'Océanie, l'Amérique latine et l'Afrique. Si l'on considère l'ampleur que le problème de la tuberculose revêt en Asie, en Afrique et dans certaines regions de l'Amérique latine, on peut dire que sa portée parait moindre en ce qui concerne l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Océanie. L'élément essentiel, toutefois, est qu'en dépit du fait que les taux de mortalité diminuent 6, notre époque dans la plupart des regions, la tuberculose continue faucher chaque année cinq millions environ de vies humaines dans l'ensemble du monde. 7.4.7.1.2

Tableaux et graphiques donnant, pour un certain nombre de pays, les taux de mortalité tuberculeuse par zoo.000 habitants

Il convient de signaler les chiffres qui figurent dans le Rapport épidémiologique et démographique de l'OMS, no io, (mars 1948) 1, 223. Il ressort de ces chiffres que la fréquence de la tuberculose exige le recours à unc action immediate et efficace. 7.4.7.2

(Euvre accomplie

Antérieurement 6, la deuxième guerre mondiale, aucune tentative n'avait été faite - sauf quelques

exceptions de portée restreinte - pour combattre la tuberculose sur le plan international. Dans la période comprise entre les deux guerres, la Societe des Nations a publié un certain nombre de documents sur cette question. Toutefois, le programme de la Societe des Nations ne comportait pas d'opérations pratiques sur le terrain. L'unique autre organisation internationale qui s'occupait de tuberculose était, à cette cette époque, l'Union internationale contre la Tuberculose, ayant son siege A. Paris, mais cette institu-

tion exerçait des fonctions d'un caractère surtout académique et limitait presque entièrement son activité à la réunion de conferences ainsi qu'à la publication d'un bulletin trimestriel. Peu après le début de la deuxième guerre mondiale, il apparut que les devastations amenées par le conflit rendaient indispensable la creation, sous une forme ou une autre, d'une organisation temporaire char& de faire face aux situations les plus clitiques ; c'est ainsi que fut créée l'UNRRA (United Nations Relief and Rehabilitation Administration) qui inscrivit la tuberculose dans son programme d'action avec un degre élevé de priorité. Il est incontestable que l'UNRRA a entrepris une action contre la tuberculose sur une échelle plus vaste que ne l'avait fait aucune des organisations internationales préexistantes. Elle se proposait, en fait, « de créer, dans les divers pays, les memes facilités pour le rétablissement de la situation ». Toutefois, l'aide de l'UNRRA était prévue à l'origine pour des pays qui avaient été envahis et considérablement dévastés et qui ne disposaient pas de devises étrangères pour l'acquisition des fournitures indispensables. Ces pays étaient les suivants : Albanie, Biélorussie, Chine, Ethiopie, Grece, Pologne, Tchécoslovaquie, Ukraine et Yougoslavie. Par la suite, l'Italie et l'Autriche, et quelques

autres pays, furent ajoutes à cette liste. L'UNRRA a accompli une ceuvre appreciable dans la lutte contre la tuberculose, tout particulièrement en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Chine et en Grèce, pays qui bénéficièrent d'importants envois de fournitures (appareils de radiographie, installations destinées aux hôpitaux et instruments de chirurgie). En Grece, notamment, une equipe complete de spécialistes réussit, après une periode de plus de deux années de travail, à rétablir les services antituberculeux d'avant guerre, et même les accroître, en dépit des difficultés de transport ainsi que des obstacles crées par la guerre civile et les complications politiques.

- 97 -

TAUX APPROXIMATIF DE MORTALITe PAR TUBERCULOSE DANS LE MONDE

TAUX PAR

50 AMERIQUE DU NORD EUROPE

100

150

200

250

300

100.000 350 HABITANTS

POPULATION ESTIMEE (EN M1LLIERS) (EN MILLIONS) DECES

NOMBRE DE

42

160.5

145

110-130

420-490 12 16

I

360 il 190

OCEANIE U.R.S.S.

100-140 160

304 I

AMERIQUE LATINE AFRIQUE

170-220

246-320

I

145

240-330 260-360

408-560 1.747- 2.100

170

AVE

746

MONDE 50

208- 278 100 150

4.636- 6.185

2. 226

200

250

300

350

WHO 9005

PROGRAMMES. D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

Vers la fin de 1946, cependant, la réalisation des programmes de l'UNRRA prit fin et les fonctions de cette institution passèrent, dans la plupart des domaines, à la Commission Intérimaire de l'Organisation Mondiale de la Santé qui reçut en même temps un montant de un million et demi de dollars pour lui permettre d'achever certaines des tâches médicales et sanitaires entreprises par l'UNRRA. L'expérience et la formation acquises par les fonctionnaires de l'UNRRA, bien qu'elles aient été obtenues dans une région géographiquement peu étendue, ont été des plus utiles pour l'ceuvre qu'il s'agit de réaliser maintenant sur un terrain beaucoup plus vaste. Les mesures prises par l'OMS en vue de remplir les tâches qui lui incombent comme conseiller de tous les pays du monde en matière de tuberculose sont indiquées dans le rapport du Directeur général pour 1948.4 Depuis le printemps de 1948, l'OMS a été en étroit contact avec le FISE, notamment en ce qui concerne les épreuves en série 6.. la tuberculine et le programme de vaccination en série au BCG, qui était primitivement placé sous la surveillance du FISE. Le Secrétariat a été représenté á toutes les réunions des sous-comités médicaux du FISE et il a donné des avis d'ordre technique depuis la mise en ceuvre du programme. Un groupe de l'OMS pour la tuberculine et la vaccination au BCG a été constitué ; il s'est réuni avec des représentants du FISE pour discuter des questions de détail se rapportant aux méthodes 6. utiliser, etc. En 1948, la collaboration entre l'OMS et le FISE a atteint son point culminant avec la création du Comité mixte des Directives sanitaires FISE/OMS et il a été alors décidé que tous les projets médicaux présents et futurs patronés par le FISE devraient être approuvés par le comité mixte (voir aussi 7.4.7.4.2).

7.4.7.3

Objectifs

Le but immédiat de l'OMS en matière de tuberculose a été de poursuivre une grande partie du travail entrepris par l'UNRRA dans les pays qui avaient le plus besoin d'aide ; il ressort, toutefois, du bref aperçu de l'épidémiologie de la tuberculose qui a été donne plus haut, qu'il existe de nombreux pays pour lesquels une aide de ce genre est très nécessaire et qui n'étaient pas compris dans le programme de l'UNRRA. Il a été jugé utile, pour cette raison, d'inviter tous les pays 6, présenter à l'OMS

leurs demandes pour l'année 1949 afin qu'il soit possible de se faire une idée de la nature de l'aide désirée sur le terrain, particulièrement pour les démonstrations dans le domaine de la radiographie, de l'épreuve á la tuberculine, de la vaccination au BCG, ainsi qu'en ce qui concerne les formes spéciales

de traitement et l'octroi de bourses. Il sera sans aucun doute nécessaire d'assurer ces services d'urgence « de caractère immédiat » pendant un an ou deux ; toutefois, il y aura lieu, pour se conformer aux avis du Comité d'experts de la Tuberculose, d'organiser ces services de démonstrations de façon qu'ils constituent, dans chacun des pays qui les ont sollicités, le point de départ d'un programme de longue haleine, Par exemple, au cas où des démonstrations seraient demandées en ce qui concerne l'épreuve 6. la tuberculine et la vaccination au BCG, le but de l'OMS sera d'amorcer cette táche et de former le personnel local nécessaire afin que le pays intéressé soit en mesure, après une période relativement brève, de poursuivre l'ceuvre commencée par l'OMS et de la développer. En d'autres termes, l'OMS montrera la route à suivre et guidera dans cette direction les premiers pas des pays insuffisamment armés pour la tâche envisagée ; toutefois, le but final devra être atteint, dans chaque cas, grâce aux efforts et 6. l'action persévérante des ressortissants du pays intéressé luimême, avec le concours éventuel, de temps 6. autre, d'institutions internationales, dont l'intervention

ne devra cependant jamais se substituer à l'action nationale. On ne songera guère 6. contester le besoin, dans le domaine de la tuberculose, de directives émanant

d'un organisme central capable d'inaugurer une politique qui devra être appliquée avec les variantes nécessaires en vue de tenir compte de la diversité des conditions existant dans de nombreuses régions du monde. Un tel organisme pourra réunir et contrôler les résultats d'observations effectuées durant des périodes embrassant et dépassant plusieurs générations successives. Pour justifier son existence, un tel organisme devra accomplir, au cours des années, une ceuvre utile sur le terrain, de façon à attirer des capitaux vers ceuvre entreprise et 6. faire comprendre aux gouvernements la nécessité d'affecter des ressources appropriées à l'accomplissement des tâches qui leur incombent. Il est á présumer que le passage, dans le domaine de la lutte antituberculeuse, de programmes h court terme 6. des actions de longue haleine, devra s'effectuer graduellement, car on ne saurait raisonnablement s'attendre à ce que des pays insuffisamment développés réussissent d'emblée dans une entreprise ob nombre de pays plus avancés ont échoué. La richesse de nos connaissances actuelles en matière de tuberculose est, toutefois, telle qu'il sera possible d'éviter, dans les premières étapes des campagnes antituberculeuses, bon nombre d'erreurs qui furent commises dans le passé ; il appartient l'OMS de veiller à ce que les pays qui ont encore tant de progrès à réaliser dans ce domaine fassent l'économie de certaines expériences amères qui, sur ce terrain, furent la part des pionniers, ce qui permettra d'atteindre, dans des délais plus brefs, les buts fixés par les programmes 6. long terme. 4 Actes oll. Org. mond. Santé, 16, xi

- 99 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

7.4.7.1

lEuvre à accomplir en 1950

Bases statutaires L'article 2 c) de la Constitution de l'OMS prévoit, que l'Organisation doit : « aider les gouvernements, sur leur demande, â renforcer leurs services de santé ». La première Assemblée Mondiale de la Santé a décidé que le programme, tel qu'il est exposé dans les Actes officiels de l'OMS, no ro, page 9, devra être adopté d'une manière générale. La décision a été prise également d'instituer un comité d'experts de la tuberculose et de créer, au sein du Secrétariat, une section de la tuberculose.5 7.4.7.4.1

Le Conseil Exécutif a approuvé, à sa première session,5 la plupart des recommandations contenues dans le rapport sur la deuxième session du Comité d'experts de la Tuberculose, qui avait été créé par la Commission Intérimaire de l'OMS.7 A sa deuxième session, le Conseil Exécutif a accepté la tâche d'encourager les recherches médicales concernant les campagnes au BCG, et il a prévu un crédit de ioo.000 dollars 5. cet effet.5 7.4.7.4 .2

Méthodes

Il est envisagé d'avoir, en 1949, le plus de contacts possible avec les gouvernements, de façon que le Secrétariat de l'OMS puisse se faire une idée plus précise des possibilités qui se présentent pour Vann& 1950 et les années ultérieures. Il n'est pas possible de déterminer, par voie de correspondance

uniquement, les besoins de ces pays avec le degré d'exactitude requis pour l'établissement de programmes à long terme. Ce ne sera guère, par conséquent, avant le milieu de 1950 que le Secrétariat sera en mesure de connaître les intentions d'un grand nombre de pays, en ce qui concerne les services que l'OMS est 5. méme de leur rendre. Il existe, toutefois, dès maintenant, de nombreuses raisons d'admettre que de nombreux pays souffrent considérablement du manque d'equipement, de personnel et de directives dans les domaines de la prévention, du diagnostic et du traitement. L'expérience a prouvé que, plus encore que le manque de connaissances, c'est l'absence de capitaux nécessaires pour mettre ces connaissances en pratique qui est â l'origine d'une grande partie des difficultés auxquelles les administrations se heurtent en matière de tuberculose dans de vastes régions du monde. Il ressort des indications que l'on possède â cet égard que les directives centrales, en ce qui concerne l'action antituberculeuse, font trop souvent défaut, ou ne sont pas satisfaisantes ; que rien n'est prévu pour la création de départements de la tuberculose, chargés de coordonner les divers plans d'action, et qu'on tend par trop â concentrer les efforts sur la construction d'institutions et de dispensaires relativement coilteux sans se préoccuper de la nécessité de former, au préalable, un noyau d'administrateurs et de cliniciens auxquels il incombera de veiller a ce que la campagne antituberculeuse soit réalisée sur la base d'un plan d'action uniforme. Il est 5. prévoir, par conséquent, que de nombreux pays demanderont en 1950 que des services consultatifs leur soient fournis concernant les aspects administratifs du problème, et il y a lieu d'envisager également des demandes croissantes d'aide concrètes dans tous les domaines de l'action antituberculeuse. 11 est, en fait, difficile de concevoir comment l'OMS pourrait aborder ce problème dans ses aspects financiers, sans être en possession des moyens et des ressources nécessaires pour assurer aux pays intéressés les fournitures indispensables, sur une échelle beaucoup plus yaste qu'il ne lui serait possible de le faire à l'aide des ressources budgétaires relativement restreintes dont elle dispose actuellement. La première Assemblée Mondiale de la Santé a décidé la création d'un comité mixte comprenant

des représentants de l'OMS et du FISE. Il est possible qu'une partie considérable du programme du FISE doive 'are réalisée et contrôlée en 1950 par l'OMS. Il pourra en être ainsi, tout particulièrement en ce qui concerne le travail concernant les épreuves à la tuberculine et les vaccinations au BCG actuellement effectuées par le FISE ; aucun crédit n'a été prévu pour poursuivre le travail A. l'échelle sur laquelle il est 5. présent accompli, bien existe un crédit en vue de fournir des équipes particulières pour démontrer les techniques de l'épreuve 5. la tuberculine et de la vaccination au BCG dans les divers pays. Il sera nécessaire de continuer la réalisation du programme de recherches en matière

de streptomycine, et le budget de 1950 prévoit, à cet effet, des sommes permettant de réaliser

ce programme dans une mesure qui n'ira pas au-delâ de la réunion de données scientifiques établies, sur des bases vérifiables, dans des pays disposés à appliquer le plan élaboré par le Sous-Comité d'experts de l'OMS pour la Streptomycine. Il sera également nécessaire, en 1950, de développer les facilités accordées pour les laboratoires et d'augmenter le nombre de bourses, afin que le travail puisse étre poursuivi dans de nombreuses régions. Les méthodes envisagées pour permettre de réaliser cette tâche en 1950 comprennent l'octroi de services de consultations et l'envoi d'équipes de démonstrations dans les pays qui en feront la demande. Le Bureau du Siège poursuivra, de son côté, en 1950, ses efforts en vue de réunir des données concernant les progrès récents réalisés dans ce domaine, et il continuera de fournir aux gouvernements et A. d'autres organisations intéressées les informations susceptibles de leur permettre d'améliorer leurs services et de compléter leurs connaissances. 5 Actes ofi. Org. mond. Santé, 13, 300 6 Ibid. 14, IO 7 Ibid. 11, 5 8 Ibid. 14, 19

- TOO -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements

7.4.7 TUBERCULOSE Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses 1949

1950

Ordinaires SECRETARIAT

Supplé-

mentaires US $

US $

US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net

112.730 .

146.900 7.840 139.060

70.150 3.500 66.650

112.730

Siège 1949

Nombre de postes 1950

Catégorie

Ordinaires

Supplémentaires

17 14 12 8 5 4

1 1 1 1 1

1 1 1

2 6

1

Sous-total

5 Groupe

Sur place

II III Sous-total Total

8

10 3 21

8 10 3

2

10 3 15 15

21

26

27

Experts-conseils

27.000 139.730

12.000 151.060

9.000 75.650 31.830 52.900 10.500 5.400 62.900 4.000

Sous-total pour les services du personnel

Indemnités Voyages et transports Acquisition de voitures automobiles Frais d'utilisation de voitures automobiles Fournitures et matériel pour les équipes Documentation spéciale Comités consultatifs d'experts COûT TOTAL DU PROJET .

48.215 64.300

20.840 4.000 11.000 . .

55.780 87.300 7.000 3.600 29.000 2.000 27.300

288.085

363.040

243.180

IOL

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

7.4.8 ADMINISTRATION DE LA SANTE PUBLIQUE

Nature et purge du problème De même que pour les autres institutions de toute société organisée, la sphére d'activité et l'organisation des services de la santé publique ainsi que leur importance relative et le rôle qu'elles jouent dans la vie de la nation dépendent surtout du degré de développement social, économique et culturel du pays et de sa structure politique ; elles sont également influencées par les traditions 7.4.8.1

nationales. Toutefois, c'est le développement des bases scientifiques sur lesquelles reposent la médecine

et l'hygiène, d'une part, et le développement de la science sociale et de l'organisation scientifique, d'autre part, qui déterminent d'une manière précise le rôle que les services de la sante publique sont appelés à jouer dans l'exécution de leur -ache, à savoir l'utilisation des produits de la science et l'organisation dans l'intérêt de la santé de toute la population. La science, l'art, la technique et la pratique de cette utilisation constituent nos services modernes de la santé publique qui, par leur nature et leurs méthodes méritent tout autant d'être qualifiés « scientifiques » qu'« administratifs » et « sociaux ». La rapidité de l'avancement des sciences médicales, naturelles et sociales a, ou devrait avoir, pour corollaire l'extension, à un rythme aussi rapide, du champ d'activité des services de la santé publique. Pour améliorer la santé publique il y aura lieu, en conséquence, de mieux utiliser les méthodes techniques, d'élargir les sphères d'activité et de resserrer la coordination de tous les facteurs qui concourent à l'épanouissement de la santé. Les aspects internationaux de cette question prennent plus d'ampleur à mesure que se développent les relations internationales. Une méthode mondiale, qui a déjà fait ses preuves dans les techniques de la méd ecine et de l'hygiène, s'étend progressivement à l'organisation des services de la santé publique

et aux bases sociales sur lesquelles ils reposent. Cette méthode mondiale apparaît clairement, par exemple, en matière de sécurité sociale, dont le développement, allant de pair avec les changements de la société moderne, finit par englober une proportion toujours plus forte de la population. Les tendances de cet ordre, et d'autres d'un caractère analogue, ont pour effet d'amplifier et d'accro ître l'intérêt que suscitent les éléments constitutifs de l'organisation, de l'administration et de l'assistance sociale des services de la santé publique. L'exécution satisfaisante des programmes de santé internationaux depend, en une large mesure, de l'efficacité et de l'organisation rationnelle des services de santé nationaux. La collaboration entre les autorités sanitaires des divers pays doit nécessairement se fonder sur la connaissance et l'intelligence des problèmes sanitaires ainsi que sur les systèmes d'organisation sanitaire appliqués dans d'autres pays. Les échanges portant sur l'expérience acquise sont depuis longtemps considérés comme un moyen utile d'élever le niveau des services sanitaires dans les pays oü ceux-ci ne sont pas suffisam-

ment développés. A cet égard, le besoin d'aide étrangère est reconnu partout. Etant donné que l'inégalité du développement des services nationaux influe manifestement et directement sur la santé mondiale, amélioration générale des services sanitaires est une responsabilité d'ordre international et l'établissement d'un niveau minimum, fixé d'un commun accord, auquel devront se conformer les services de santé, ne tardera pas A. être considéré comme une question d'intérêt international, Plusieurs problèmes de santé publique appellent particulièrement l'attention, par exemple l'organisation de l'assistance médicale, des soins infirmiers, la construction et la gestion des h6pitaux, la rééducation médicale et les services d'hygiène industrielle ou professionnelle. Il importe de rassembler des informations sur les méthodes les plus efficaces appliquées dans ces branches de l'assistance sanitaire dans des milieux comparables, et de les mettre à la disposition des intéressés, lorsque la nécessité s'en

fera sentir. La faiblesse relative de certaines administrations sanitaires ne leur permettra pas de synthétiser et d'expérimenter les méthodes des administrations de la santé publique. Il est manifeste que l'OMS a un r6le efficace et utile à ¡oiler dans ce domaine. Des problèmes spéciaux se posent dans le cadre de la collaboration de l'Organisation Mondiale de la Santé avec la Division de Tutelle des Nations Unies et avec le Comité spécial de l'Assemblée générale pour la transmission des renseignements provenant des territoires non autonomes. Ces deux institutions sont intéressées, en vertu même de l'esprit de la Charte, au relèvement du niveau de rétat sanitaire de la population dans les territoires visés, et la première Assemblée Mondiale de la Santé a prescrit à l'OMS de collaborer avec elles.1 Cette collaboration est déjà, amorcée en vue d'apporter des améliorations au questionnaire et aux « formulaires-types » A. utiliser en ce qui concerne rétat sanitaire dans ces régions. Le développement ultérieur de cette collaboration comprendra, aux termes mêmes de la Constitution de l'OMS, l'évaluation qualitative des informations obtenues, la participation aux enquêtes sur le terrain, et, en dernière analyse, aux avis techniques et recommandations tendant améliorer les services sanitaires dans ces régions. Il y a lieu de prévoir qu'il y aura, en définitive, intérêt à confier à l'Organisation Mondiale de la Santé toutes les questions techniques relatives aux conditions sanitaires régnant dans ces territoires, questions qui sont actuellement de la compétence des Nations Unies, réserve faite, sans doute, du dépouillement et de la synthèse des réponses aux questionnair es.

L'organisation satisfaisante et l'efficience de l'administration de la santé publique constituent, dans bien des pays, une condition préalable importante du bon fonctionnement de toutes les autres branches des services sanitaires. Il importe qu'une bonne administration de la santé publique appuie et favorise l'exécution de tous les programmes visant à relever le niveau sanitaire, faute de quoi tous les plans d'amélioration de la production alimentaire, de la distribution des denrées et, en dernière analyse, de la fabrication des produits seront gravement compromis. L'hygiène professionnelle, qui 1 Actes oll. Org. mond. Santé, 13, 324

102 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

a pour objet de protéger la santé des groupes les plus productifs de la population, contribue directement enrayer une perte d'ailleurs évitable de main-d'ceuvre. La mise en ceuvre de l'assistance médicale

joue, en réduisant les incapacités pour cause de maladie, un rôle important dans la preservation et efficace de cette main-d'ceuvre. Les conferences régionales du travail qui ont eu lieu en 1947 sous les auspices de l'OIT dans le

Proche-Orient et en Asie ont insisté tout particulièrement sur l'importance que présenterait le développement des services de la santé publique dans ces regions pour améliorer le niveau économique de la population. Bien qu'elle soit manifeste, cette importance n'a que trop rarement raffle l'adhésion générale. 7.4.8.2 7.4.8.2.1

Iluvre accomplie Oce International d' Hy gane Publique

L'Office International d'Hygiène Publique s'est intéressé A l'aspect législatif de ce probleme. Les

nouvelles lois et reglements adoptés par les Etats Membres étaient publiés regulièrement dans le Bulletin, pour autant que le texte en était fourni par les gouvernements intéressés, et il est significatif que ce service de l'OIHP ait reçu une très large extension. L'intérêt que suscitait l'organisation des services de la santé publique avait naturellement tendance à se limiter A. la lutte contre les maladies épidémiques et autres maladies contagieuses, qui constituait l'obligation statutaire de l'Office. Toutefois, l'organisation sanitaire générale de certains pays faisait l'objet d'échanges de vues, de notes et d'articles et les formes spéciales de procedure administrative étaient parfois mises en discussion. 7.4.8.2 2

Société des Nations

L'Organisation d'Hygiene de la Societe des Nations a entrepris diverses activités en rapport avec les services de la sante publique. Diverses méthodes relatives A. la reunion et aux échanges d'informations

et d'experiences ont été élaborées.

En juin 1923, le Comité d'Hygiene a établi un « canevas de rapport » pour se documenter

sur l'organisation de l'hygiène publique, dans differents pays.2 Dans la plupart des cas, les fonctionnaires de l'administration sanitaire des pays respectifs ont entrepris, sur l'invitation de l'Organisation d'Hygiène de la Societe des Nations, la redaction de monographies sur leur organisation nationale de la santé publique. Les membres de l'Organisation ont fourni des monographies de ce genre qui indiquaient le résultat de leurs investigations. Ce service était également apprécie du point de vue international. Vers cette époque, un programme de grande ampleur en vue de « l'échange de personnel sanitaire » fut mis à execution. Des voyages d'étude collectifs furent organises à l'intention des agents de la santé publique des divers pays et, en general, les autorités du pays visité dans ces conditions préparaient une description des services sanitaires de ce pays. Les informations étaient, dans l'ensemble, publiées par l'Organisation d'Hygiene de la Societe. Ces descriptions variaient par leur longueur, leur importance et leur mode de presentation : c'est ainsi, par exemple, qu'on relevait, en regard d'articles succints, des etudes volumineuses atteignant

plusieurs centaines de pages, mais, dans la plupart des cas, ces monographies publiées en série comprenaient de 50 A. Ioo pages. L' Annuaire sanitaire international fut publié chaque année, sauf une fois, pendant la période

1924/1930. L' Annuaire contenait des rapports de situation qui mettaient à jour les informations fournies dans les monographies nationales. Toutefois, cet Annuaire n'avait pas un caractère universel : le premier volume contenait surtout des rapports descriptifs émanant de 22 pays ; le dernier (1930) reproduisait surtout les données statistiques relatives A. 34 pays et « colonies ». Dans l'ensemble, cette série de monographies, les publications resultant des voyages &etudes collectifs et les rapports reproduits dans l' Annuaire donnaient une image tout A. fait satisfaisante de l'organisation des services de la santé publique dans la plupart des pays de tous les continents. Ces activités se developperent particulièrement clans la période anterieure à 1930, mais quelques publications parurent ultérieurement, la plupart portant sur certains voyages d'études et sur des conferences relatives A des problèmes speciaux, de sorte que, d'une manière générale, elles étaient moins utiles

et d'une port& plus limitée. Des problèmes particuliers, relatifs aux services de la sante publique ou les intéressant A quelque degré, ont également retenu l'attention de l'Organisation d'Hygiène. En 1926, un « plan en vue d'une etude préliminaire de l'administration de la santé publique et de l'assurance-maladie » a été établi dans ses grandes lignes pour un certain nombre de pays et un comité mixte a été crée à cet effet, en collaboration avec l'Organisation Internationale du Travail. Toutefois, la bibliographie et les rapports documentaires ont porté exclusivement sur quelques pays européens. Ces textes ont été publiés en 1927 et en 1929. Des etudes comparees sur le probleme envisage d'une manière générale ont été publiées par l'OIT.

Les services d'hygiene rurale ont fait l'objet de la conference de 1931 sur l'hygiene rurale

en Europe, de la conference de 1937 sur l'hygiene rurale dans leg pays d'Extreme-Orient et de la conference sur la vie rurale qui avait été préparee pour 1939. Ces conferences ont été saisies de nombreux

rapports nationaux dont beaucoup portaient sur la question des services de la santé en general. Un 2 Doc. S d N, C.H. 117

- 103 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

Rapport spécial résumant les tendances récentes de la politique médico-sociale en Europe 3 et portant tout spécialement sur les problèmes d'hygiéne rurale, a été établi par le Secrétariat en se fondant sur les résultats d'un voyage d'études. Un système « d'indices sanitaires » a été élaboré par K. Stouman et I. S. Falk,4 ce qui a provoqué plusieurs études utiles sur l'évaluation de l'état sanitaire et des activités d'ordre sanitaire dans diverses régions.

Les centres d'hygiène, en tant qu'unités essentielles des services de la santé publique ont fait, dans

plusieurs pays, l'objet d'études par les soins des membres du Comité d'hygiène et du Secrétariat, notamment en 1929 et en 1930, et des rapports ont été publiés à ce sujet. L'Organisation d'Hygiène a également mis à l'étude la question des rapports entre les services de la santé publique et de nombreux autres problèmes (par exemple l'épidémiologie, l'alimentation et la nutrition, le logement, la salubrité publique et les maladies sociales, les soins infirmiers etc.). D'autre part, les gouvernements pressentirent l'Organisation d'Hygiène pour obtenir des avis relatifs 5, la réorganisation envisagée des services de la santé publique dans les territoires qui leur ressortissaient. Des enquêtes locales furent instituées, soit par les membres du Comité d'Hygiène et du Secrétariat, soit par des experts imités à cet effet, et des recommandations furent présentées. En résumé, les activités de l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations en ce qui concerne les services de la santé publique comprenaient : 1) des enquêtes individuelles et collectives sur l'organisation de l'hygiène dans la plupart des pays du monde ;

la réunion et la publication d'éléments d'information tant sous forme de rapports et de monographies que dans l'Annuaire ; 3) l'organisation de conférences internationales sur les aspects spéciaux des services de la santé publique (par exemple l'hygiène rurale) ; 4) la création de comités mixtes ou de groupes de travail internes pour l'étude de problèmes particuliers (par exemple l'assurance-maladie et l'administration de la santé publique) ; 2)

5) une assistance et des avis donnés, A la demande des gouvernements respectifs, sur les problèmes d'administration de la santé. UNRRA En raison du caractère particulier que présentait ceuvre de secours de l'UNRRA, cette organisation a dû limiter, dans une certaine mesure, les programmes 5, long terme de santé publique visant au renforcement de l'administration ; toutefois, l'ceuvre de secours pour le relèvement des services de la santé dans les pays dévastés a atteint une ampleur qui n'avait jamais été envisagée auparavant. Les activités de la Division sanitaire de l'UNRRA portaient, notamment, sur les avis d'experts, les informations médicales et la distribution de grandes quantités d'approvisionnements médicaux. Les bourses de voyages en vue d'études et de tournées de conférences ont constitué un autre aspect 7.4.8.2.3

utile de l'activité de l'UNRRA. 7.4.8.2.4

Organisation Sanitaire Panandricaine

Opérant sur une base régionale, cette organisation accomplit une tâche considérable en encourageant la coopération entre les services sanitaires des Etats américains. La réunion de conférences périodiques des directeurs des services de la santé publique des Etats américains constitue l'une des méthodes de coopération les plus utiles et les plus fécondes qui aient été mises en ceuvre. Dans son Bulletin, cette Organisation publie les rapports des administrations nationales de la santé ainsi que de nombreux autres éléments d'information. Elle procède 5. des enquêtes sur les services de la santé et sur des problèmes particuliers, et l'influence de son action sur l'administration de la santé publique en Amérique latine ne saurait étre surestimée. 7.4.8.3 7.4.8.3.1

Objectifs

Objectifs ci long tertne

Préparation et mise en oeuvre de normes internationalement acceptables ainsi que des méthodes les plus propres à être utilisées dans les services de la santé publique, organisation de l'assistance médicale, assistance médico-sociale et rééducation physique, facilités hospitalières et soins infirmiers dans le monde entier en insistant tout particuli&ement sur l'hygiène professionnelle et industrielle. 7.4.8.3.2

Objectifs immédiats

1) aider les administrations nationales de la santé à élever le niveau de leurs services au plus haut point compatible avec les circonstances ; 2) étudier les divers systèmes et méthodes élaborés dans le monde entier et faire la synthèse de ceux qui conviennent le mieux dans des conditions analogues ;

3 Bull. Org. Hyg. 1938, VIII, 715 4 Ibid. 1936, V, 990

- 104 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGATAIRES

ANNEXE 2

3) mettre l'expérience acquise par les pays respectifs à la disposition de tous ceux qui peuvent en avoir besoin, sous une forme adaptée aux circonstances ; 4) faire, sur le terrain, la démonstration de l'organisation et de l'application des systèmes modernes des services de santé publique, par exemple, les centres d'hygiène et les techniques comparables ; 5) procéder A des études spéciales et donner des avis sur certains problèmes tels que la construction d'h6pitaux et la rééducation physique ; 6) donner des avis au Directeur général sur la coordination et l'organisation définitive des programmes

proposés par lui. 7.4.8.4 7.4.8.4.1

CEuvre à accomplir en 1950

Bases statutaires

La Constitution de l'Organisation Mondiale de la Santé précise, A son Article 2 c), que l'OMS aura pour fonction « d'aider les gouvernements, sur leur demande, à renforcer leurs services de santé » et A. son Article 2 q) a de fournir toutes informations, donner tous conseils et toute assistance dans le domaine de la santé ». La première Assemblée Mondiale de la Santé a décidé que les problèmes relevant

de l'administration de la santé publique devraient retenir tout particulièrement l'attention dans le programme de l'OMS et a prévu l'établissement, en 1949, de certains comités mixtes d'experts, notamment avec l'OIT, dont l'un concernera l'hygiène industrielle et l'autre l'hygiène des gens de mer. La création d'un comité d'experts pour les soins infirmiers a été recommandée pour 1950. 7.4.8.4.2 7.4.8.4.2.1 Méthodes

La recherche et la réunion d'informations au moyen d'enquêtes sur des recherches biblio-

graphiques, faites auprès des gouvernements, de rapports émanant de ceux-ci, et en recourant d'autres sources analogues, l'analyse et la synthèse de ces informations, de manière à pouvoir les mettre à la disposition des gouvernements telle sera la méthode générale suivie par cette section. La réunion d'informations et d'opinions s'opérera aussi sous forme de consultations avec les organisations

et personnalités suivantes et compte tenu de leurs avis : 1) organisations non gouvernementales compétentes, comme dans le cas des soins infirmiers, des questions hospitalières, d'hygiène industrielle et autres questions. Il y sera procédé par voie d'échanges d'informations et de participation 6. des conférences et 6. des congrès ;

2) experts individuels qui seront encouragés à assister l'OMS en qualité de correspondants. Ces correspondants, qui pourront être des experts en matière de santé publique dans chaque pays, seront consultés, notamment, sur les questions suivantes : problèmes hospitaliers, rééducation physique, centres sanitaires, en vue d'encourager les études et d'obtenir, sous la forme la plus économique possible, les informations les plus étendues et présentant le plus de valeur ;

3) comités d'experts : Comité mixte pour l'Hygiène industrielle OIT/OMS Comité mixte pour l'Hygiène des gens de mer OIT/OMS Comité pour les soins infirmiers, tel qu'il a été approuvé par la première Assemblée Mondiale de la Santé (voir programme de la formation du personnel infirmier, 5.7.1) Comité d'experts pour l'administration de la santé publique. La création de ce comité n'a pas été recommandée par la première Assemblée Mondiale de la Santé, mais elle est prévue dans le programme d'activité pour 1950 ; 4) délimitation des régions choisies pour y faire des démonstrations sanitaires ou des études analogues, sur demande des gouvernements, des Nations Unies ou des institutions spécialisées. Il sera procédé aux études de ce genre par le soin d'équipes restreintes composées d'un fonctionnaire qualifié possédant une expérience internationale ainsi que d'un fonctionnaire de la santé publique bien au courant des conditions locales. Une étude systématique des conditions générales de la santé publique sera effectuée, au cours d'une période donnée, dans toutes les régions ou pays bénéficiaires de l'assistance de l'OMS ; ces études sont essentielles pour faciliter le choix du lieu et du mode d'assistance et pour statuer, dans

certains cas, sur son opportunité. En outre, elles permettront de se faire, en tout temps, une idée générale de la situation de l'administration sanitaire de tous les pays du monde. 7.4.8.4.2.2 Fourniture de services d'informations et de consultation. Les informations générales seront fournies par voie de correspondance, de notes et de rapports ainsi que de réponses du Directeur général, de comités d'experts et de correspondants : publication des éléments d'information les plus importants et les plus utiles (en partie dans 1' Annuaire sanitaire).

Services de consultations et de démonstrations lournis aux gouvernements. Equipes de démonstration et experts-conseils chargés de donner des avis et de prêter assistance aux gouvernements. L'organisation des services sanitaires, la construction et la gestion des hôpitaux, les soins infirmiers et les enquêtes, les recommandations et l'assistance préliminaire ou préalable à l'inauguration des programmes de l'OMS. 7.4.8.4.2.3

- 105 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

7.4.8.4.2.4 Recommandations en me de l'incorporation dans le programme de l'OMS. Recommanda-

tions faites par les comités d'experts ou résultant de l'expérience acquise. 7.4.8.4.2.5 Collaboration avec l'OIT et avec les organisations non gouvernementales compétentes sur des questions spéciales d'hygiène industrielle et professionnelle, selon recommandation des comités d'experts intéressés. 7.4.8.4.2.6 Echange international de personnel. Diverses méthodes d'échange international de personnel, afin de favoriser l'échange d'expériences utiles, seront préconisées. Il y sera procédé de la manière suivante : en jouant le rôle d'intermédiaire pour les détachements de personnel des services

de la santé publique d'un pays 6. un autre (méthode qui s'appliquerait particulièrement aux chercheurs de laboratoires, aux membres de l'enseignement, mais parfois aussi aux fonctionnaires de la santé publique) ; bourses de voyages au bénéfice des cadres responsables (ce groupe sera fortement représenté dans les bourses d'études attribuées par l'OMS) ; voyages d'études collectifs par des groupes composés de personnes ayant des aptitudes analogues et choisies dans divers pays, par exemple, groupes de

fonctionnaires de la santé publique, d'épidémiologistes, de directeurs de services d'infirmiers de la santé publique et d'administrateurs des hôpitaux. Chaque groupe visiterait les institutions qui l'intéressent dans plusieurs pays et organiserait une série de réunions d'études et de discussion (« séminaires »), sur l'applicabilité des techniques dans divers pays. 7.4.8.5

Education physique

Au cours de la première Assemblée de la Santé, l'importance de l'éducation physique a été soulignée par la délégation bulgare. Il a été décidé que le Conseil Exécutif 5 étudierait les moyens par lesquels

l'OMS pourrait établir l'organisation de l'éducation physique sur des bases scientifiques sûres et examiner s'il y aurait lieu d'inscrire cette question L l'ordre du jour de la deuxième Assemblée Mondiale

de la Santé. Les informations 6. ce sujet sont obtenues du Bureau international d'Education et de l'« Association internationale médico-sportive ». A sa seconde session, le Conseil Exécutif a décidé 6 de continuer «à réunir, sur la culture physique, des informations scientifiques puisées aux sources appropriées, notamment auprès des gouvernements

et des organisations non gouvernementales compétentes, en vue de l'inscription éventuelle de cette question au programme de l'Organisation pour 1950 ; le Conseil a décidé, en outre, de faire figurer la question 5. l'ordre du jour de sa troisième session ». On croit savoir que la création d'un conseil britannique du Commonwealth et de l'Empire (British Commonwealth and Empire Council) est envisagée en matière de corrélation des sciences médicales et de l'éducation physique, en vue d'aider « à réaliser un meilleur niveau d'aptitude physique parmi les peuples du Commonwealth et de l'Empire britanniques en liaison avec leurs besoins éducatifs, alimentaires, sociaux, industriels, médicaux et autres ». Etant donné qu'il importe de recueillir des informations complémentaires et qu'il est nécessaire de pousser l'étude du problème avant de pouvoir prendre des mesures d'organisation effectives, des crédits budgétaires ont été prévus à ce titre. 7.4.8.6

Stomatologie et hygiène dentaire

Cc point a été proposé L la première Assemblée Mondiale de la Santé par la délégation polonaise 7 qui a signalé que les services d'hygiène dentaire étaient fort négligés dans de nombreux pays. Elle a souligné l'importance des services de médecine dentaire préventive, de même que celle de l'étude des caries dentaires et des mesures prophylactiques à prendre. Le Directeur général s'est concerté avec la Fédération dentaire internationale et avec d'autres organisations non gouvernementales compétentes. Le Président de la Fédération dentaire internationale qui a visité récemment plusieurs pays, y compris l'Amérique du Nord, a pu procéder 6. des échanges de vues pour la mise au point d'un programme et recevoir de nombreuses suggestions. Tous ces éléments d'information seront incorporés dans le programme. Dès réception de ces éléments, il sera possible d'arrêter le programme d'activité de l'OMS.

Etant donné qu'il est évidemment nécessaire d'étudier la question et d'obtenir de nouvelles informations, des crédits ont été prévus à ce titre dans le budget.

5 Actes off. Org. mond. Santé, 6 Ibid. 14, 21 7 Ibid. 13, 310

13, 310

- 106 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements 7.4.8 ADMINISTRATION DE LA SANTE PUBLIQUE Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses 1949

1950

Ordinaires SECRETARIAT

Supple" -

mentaires US $

US $

US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net

84.265 .

99.995 4.605 95.390

105.425 5.270 100.155

84.265

Nombre de postes 1940

1950

Siège

Catégorie

Ordinaires 1 1

Supplementaires

17 16 14 12 8 6

1 1

-3 1 1

2 1 1 1 1 1

2 1 1 1 1

5 4

2

I 9

Sous-total .

.

9 Groupe

7

Sur place

II III

7

6 6 6

Sous-total .

.

7

12

Total .

.

9

16

19

Experts-conseils

12.000 .

3.000 98.390 I

15.000 115.155

Sous-total pour les services du personnel

96.265 51.460 30.500

Indemnités Voyages et transports Projets spéciaux 1. Echanges de personnel ($15.000)

23.090 22.100

54.930 56.108 45.000

entre

pays

2. Groupes d'études collectifs ($30.000) Fournitures et matériel pour les &pipes . Documentation spéciale Comités consultatifs d'experts COOT TOTAL DU PROJET .

.

17.200 .

3.000 1.000 13.500 161.080 I

3.000 1.000 20.625

195.425

295.810

NOTE : Dans le budget approuvé pour 1949, le poste « Instruction et formation professionnelle » était compris sous la rubrique « Administration de Santé publique s. Les prévisions de dépenses afférentes au poste « Instruction et forma tion professionnelle » dans le budget de 1949 ont, par conséquent, été comprises dans les prévisions de dépenses afférentes h 1949, telles qu'elles sont indiquées ci-dessus. Pour 1950

toutefois, ce poste figure en tant que projet distinct sous le titre «Formation technique de personnel médical et auxiliaire ».

- 107 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGETAIRES

7.4.9 7.4.9.1

NUTRITION

Nature et port& du problème

La nutrition est peut-être, parmi les facteurs du milieu, celui qui, considéré isolément, exerce l'influence la plus importante sur la santé. Les découvertes des dernières décennies révèlent qu'une nutrition inadéquate joue un rôle considérable dans la mortalité infantile, dans la proportion excessive d'écoliers et d'adolescents mal développés, dans la fréquence de la tuberculose et de quelques autres maladies et dans la mauvaise santé et la faible productivité d'un grand nombre d'adultes. Les disponibilités en denrées alimentaires de toutes sortes ont diminué et il existe un besoin urgent d'amélioration,

en matière de nutrition, dans la plupart des pays. Une famine injustiflée existe toujours dans de nombreuses régions de globe. Il est nécessaire de mieux répartir les denrées alimentaires daps le monde ; l'OAA et d'autres organisations internationales s'occupent de ce problème. Une nourriture suffisante

n'est pas le seul facteur essentiel ; un régime bien équilibré et l'utilisation la plus satisfaisante des denrées alimentaires dont on dispose sont également très importantes pour atteindre le niveau de santé le plus élevé possible. Les habitudes alimentaires de certains groupes démographiques doivent être modiflées. L'enseignement de connaissances pratiques, en matière de nutrition et de régime, l'intention des administrateurs de la santé publique, des législateurs, des maîtres du corps enseignant, etc., constitue une partie essentielle de tout programme. Les habitudes alimentaires de certaines cat& gories de population sont telles que .les déficiences provoquent des avitaminoses qui pourraient être évitées, par exemple le béri-béri et la pellagre. Une alimentation inadéquate est responsable de la faible productivité de millions de travailleurs. L'objectif (( alimentation et santé » est commun à l'OAA et A, l'OMS, et la collaboration la plus étroite sera nécessaire entre ces deux organisations. L'OAA met l'accent sur les rapports de la nutrition

avec la production, la distribution et la consommation de denrées alimentaires, alors que l'OMS s'attache au rapport existant entre la nutrition et le maintien de la santé et la prévention de la maladie. Néanmoins, tout programme pratique concernant la nutrition présente des aspects qui touchent au

domaine d'intérêts des deux organisations. La collaboration doit donc 'are souple et l'on ne peut tracer de frontière précise entre les responsabilités réciproques. 7.4.9.2 Méthodes à suivre

Le programme ci-après est proposé pour 1950 en vue de préparer le terrain pour les objectifs long terme : 1) réunion, évaluation et distribution des renseignements sur les progrés récents dans la science de la nutrition ;

2) élaboration des programmes pédagogiques pour l'amélioration des habitudes alimentaires des individus et des familles ; 3) importance du rôle des hygiénistes et des centres d'hygiène dans renseignement de la nutrition ; 4) aide aux gouvernements par l'envoi d'équipes de démonstrations et d'experts-conseils ;

5) octroi de bourses d'études sur la nutrition ; 6) formation professionnelle de spécialistes de la nutrition de la mère et de l'enfant, de diététiciens, de personnel appelé à effectuer des enquêtes sur la nutrition, et d'autres personnes ; 7) conseils sur la nutrition de la mère et de l'enfant ; 8) Enquêtes, en collaboration &mite avec des instituts de recherches existants, pour évaluer l'état de nutrition ; 9) affectation de spécialistes de la nutrition aux équipes de lutte antipaludique et A. d'autres équipes 1o) lutte contre les maladies dues aux carences du régime alimentaire, et suppression de ces carences

- 108 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDaTAIRES

ANNEXE 2

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements

7.4.9 NUTRITION Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses 1949

1950

Ordinaires SECRETARIAT

Supplé-

mentaires US $

US $

US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net

11.110 . .

38.220 1.920 36.300

I

I

104.450 5.220 99.230

11.110

I

Nombre de postes

siège Catégorie

1949

1950

Ordinaires

Supplementaires

I7 8

6 5

Sous-total

2 Groupe

3

Sur place

II III Sous-total Total 2

3

10 6 16 16

3

6

Experts-conseils Sous-total pour les services du personnel

19.500 30.610

6.000 42.300

9.000 108.230 33.715 65.100 2.000

Indemnités Voyages et transports Documentation spéciale Comités consultatifs d'experts Cours de formation Acquisition de voitures automobiles Frais d'utilisation de voitures automobiles . Fournitures et matériel pour les équipes . . Projets spéciaux COÛT TOTAL DU PROJET .

5.420 11.320

4.500

5.990 16.700 1.000 6.450

60.000 7.000 3.600 12.000 23.000 51.850 72.440 314.645

- 109 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PREVISIONS BUDGÉTAIRES

7.4.10 CHOLÉRA Nature et portée du problème Le choléra sévit à l'état endémique au Bengale, d'où il se propage vers d'autres régions de l'Inde et parfois vers d'autres pays, provoquant de graves épidérnies, génératrices d'une forte mortalité. II règne également, sous une forme hypo-endémique, en Birmanie, au Siam, en Indochine et dans la Chine méridionale. La mortalité par choléra se chiffre, selon les années, de 100.000 h un d'individus ou même davantage. Le caractère relativement limité des zones d'endémicité permanente contraste avec le caractère explosif des poussées de la maladie. Il semble qu'il y ait intérêt à prendre roffensive et h s'efforcer de supprimer radicalement le choléra dans les régions enclémiques bien délimitées, plutôt que de persévérer, en de nombreuses provinces et régions, dans une prophylaxie stérile pour se prémunir contre l'invasion de ce fléau. 7.4.10.1

(Euvre accomplie Au cours des années écoulées, la Société des Nations s'est bornée, dans les mesures qu'elle a prises contre le choléra, à étudier répidémiologie de la maladie et refficacité relative de la médication per os et de la vaccination sous-cutanée. Il faut mettre surtout h. son actif, dans le domaine pratique, rétablissement de la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour, qui avait pour objet de limiter le danger de la propagation internationale du choléra, en signalant par télégrammes et par radio les épidémies de cette maladie. La Commission Intérimaire de l'OMS a institué, en collaboration avec l'Office International d'Hygiène Publique, un groupe d'études qui s'est réuni deux fois en 1948 et qui a présenté des recommandations,I non seulement en vue de rétablissement d'une réglementation sanitaire internationale de l'OMS, mais encore pour procéder h. des études internationales sur le terrain, afin d'enrayer et de supprimer radicalement cette maladie. 7.4.10.2

7.4.10.3 Objectifs

Le choléra étant une maladie que, de l'avis des experts, il est possible d'extirper complètement c'est-à-dire sur le plan mondial - il importe de viser cet objectif (Groupe mixte d'étude OIHP/OMS). Toutefois, l'objectif immédiat consiste à stériliser graduellement la zone véritablement endémique après &limitation préalable et après étude des facteurs d'endémicité - entreprises qui, toutes deux, sont envisagées pour 1949. La suppression radicale du choléra h'a jamais été tentée sur le plan international. 7.4.10.4 Programme de 1950

Il est proposé d'envoyer dans deux districts de la zone endémique du Bengale (situés respectivement dans les territoires de l'Union Indienne et du Pakistan) deux équipes internationales qui seraient

chargées de faire la démonstration des méthodes anticholériques qui ont été considérées les plus efficaces par réquipe d'étude envoyée sur place en 1949, selon recommandation du Comité d'experts de l'Epidémiologie internationale et de la Quarantaine.2

Ces équipes auraient pour mission d'enrayer successivement le choléra dans les districts limitrophes, de manière à réduire progressivement l'aire de la zone endémique. Il est escompté que de nouvelles équipes pourront être formées par les autorités sanitaires locales, en se fondant sur l'expérience acquise par les équipes qui les ont précédées et qui opéreront au cours d'années successives dans les districts avoisinants. La première équipe serait composée, dans chaque cas, de trois membres (un bactériologiste, un épidémiologiste et un ingénieur sanitaire) employés par l'OMS et assistés de deux fonctionnaires médicaux recrutés sur place, ainsi que du personnel subalterne, tant administratif que technique et bactériologique. Etant donné que les deux premières équipes internationales devraient avoir, notamment, pour fonctions de former le personnel, qu'il soit ou non recruté sur place, il est proposé que des bourses d'études soient attribuées par l'OMS aux fonctionnaires médicaux qui auront été désignés par leur administration sanitaire pour s'attaquer A. la suppression radicale du choléra dans les années à venir. Chaque bourse d'études serait attribuée pour trois mois ; trois groupes de cinq boursiers pourraient être formés successivement par chaque équipe (les deux-tiers des boursiers devraient être recrutés sur place). Il sera nécessaire d'évaluer, dans un esprit critique, les travaux accomplis et de recommander éventuellement d'apporter des changements au programme. Cette tâche devrait incomber au Groupe mixte d'étude OIHP/OMS (ou comité d'experts) sur le choléra convoqué h cet effet dans l'Inde pendant une semaine vers la fin de 1950. Cette évaluation critique présente une importance capitale pour fixer le programme de toutes nouvelles mesures tendant A la suppression radicale du choléra. Une collaboration avec la section de l'assainissement est envisagée à tous les stades de ce travail,

tant au siège que sur place. Actes off. Org. mond. Santé, 11, 15 ; 19 (A, paraltre) 2 Paraltra dans les Actes off. Org. mond. Santé, 19

- 110 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements

7.4.10 CHOLERA Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses Supplé-

mentaires 1950 SECRETARIAT US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Siège Catégorie

55.000 2.750 52.250 Nombre de postes

Supplémentaires 1950

Sur place

Groupe

III Sous-total Total

II

6 2

8 8

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel ndemnit és

52.250 19.315 54.000 15.000 7.200 20.000 9.450 177.215

Voyages et transports Acquisition de voitures automobiles Frais d'utilisation de voitures automobiles Fournitures et matériel pour les équipes Comité consultatif d'experts COÛT TOTAL DU PRO JET

7.5.4, Etudes épidémiologiques.

NOTE :

Les prévisions budgétaires pour le personnel du Siège sont comprises dans le paragraphe

-III-

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCLITION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

7.4.11 7.4.11.1

PESTE

Nature et port& du probMme

Bien qu'elle soit tenue en échec, au prix de dépenses considérables, dans un grand nombre des régions où elle sévit actuellement, la peste demeure une maladie meurtrière qui a causé en 1947, dans ses principaux foyers de l'Inde et de la Chine, environ 90.000 cas et 45.000 décès. Aucun hygiéniste au courant de l'histoire de la dernière pandémie dont l'origine remonte á 1894 ne pourrait sous-estimer le pouvoir de diffusion de cette maladie ou les ravages qu'elle peut causer (rz millions de décès dans l'Inde entre 1898 et 1935 ; léthalité de r00% dans les 6o.000 cas de peste pneumonique constatée au cours de l'épidémie qui a sévi en Mandchourie en 1910-1911).

7.4.11.2

Objeetifs

Le but lointain à viser doit être, sinon une élimination totale -qui impliquerait l'élimination de la maladie chez les rongeurs sauvages parmi lesquels elle sévit dans de vastes régions des hauts plateaux ou des montagnes de l'Amérique, de l'Afrique du Sud et de l'Asie - tout au moins son élimination des collectivités humaines voisines de ces régions. Parmi les objectifs plus immédiats, il faudra s'efforcer de débarrasser de la peste les ports maritimes et les aéroports ainsi que les aéronefs et les navires, et prendre les mesures nécessaires pour empêcher qu'ils ne soient 5. nouveau infestés, afin d'éviter une transmission internationale de la maladie. Comme objectif immédiat, il faudra envisager l'élimination de la peste dans les zones endémiques, ou dans les petits foyers où elle persiste depuis de nombreuses années, par l'emploi combiné de rodenticides modernes et d'insecticides 5 effet rémanent. Les ties infectées (Açores, Hainan, Madagascar) semblent être les meilleurs champs d'expérimentation pour des tentatives d'élimination de ce genre.

7.4.11.3 CEuvre accomplie

L'OMS a déj5 procédé à une étude de la documentation la plus récente, a consulté les experts de la peste au cours du quatrième congrès international de médecine tropicale tenu A. Washington (juin 1948) 1 et a formé, conjointement avec l'OIHP, un groupe d'études qui s'est réuni en avril et en octobre 1948.2

Les rapports des experts montrent que les nouvelles méthodes de destruction des rats et des

puces permettent d'éliminer efficacement la peste dans les villes et villages (même sans modification radicale des conditions sanitaires) et justifient la mise en ceuvre d'un plan d'attaque contre l'infection dans des foyers enclémiques d'étendue limitée où les rongeurs domestiques constituent les réservoirs de la maladie.

7.4.11.4

Programme pour 1950

On prévoit la formation de deux équipes internationales pour effectuer des démonstrations sur les nouvelles méthodes de contrôle dans des villes et villages infectés, les opérations devant commencer en 1950. Chaque équipe aura un effectif de trois membres recrutés dans les administations de santé

publique des pays atteints par la peste afin qu'ils puissent utiliser, dans la lutte contre la maladie, l'expérience qu'ils auront acquise au service de l'équipe internationale. Les membres de ces équipes devront recevoir au cours du premier semestre de 1950 une instruction technique spéciale comme celle qui est donnée dans le centre créé au Pérou pour la formation du personnel chargé de la lutte contre la peste. Les premières équipes de démonstrations devront servir de centres d'instruction á la fois pour le personnel local et pour celui qui vient du dehors. Il est suggéré que l'OMS accorde des bourses d'études sur place 5 des hygiénistes ayant l'intention d'entreprendre des opérations de lutte contre la peste au cours des années suivantes comme membres d'équipes nationales ou internationales. Cette façon de procéder permettrait d'éviter, dans certains cas, les difficultés de langue et les frais de voyage que comporte l'instruction dans le centre péruvien. Afin de procéder à un contrôle du travail accompli, d'étudier les récents progrès réalisés dans la connaissance de la peste et de formuler des recommandations en vue d'une action future et de recherches complémentaires, le Comité d'experts de la Peste, dont la création a été décidée par la première Assem-

blée de la Santé, devrait se réunir en 1950. 1 Actes og. Org. mond. Santé 11, 39 2 Ibid. 11, 12 ; 19 (A, paraître)

- 112 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements

7.4.11 PESTE Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses 1949 SECRETARIAT US $

Supplémentaires 1950 US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Siège Catégorie

55.000 2.750 52.250 Nombre de postes

Supplémentaires 1949 1950

Sur place

Groupe

6 2

Sous-total

8 8

Total

Expert s-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports Acquisition de voitures automobiles Frais d'utilisation de voitures automobiles Fournitures et matériel pour les équipes Comités consultatifs d'experts COOT TOTAL DU PROJET

52.250 19.315 42.000 14.000 9.000 30.400 8.400 175.365

7.000 7.000

NOTE : Les prévisions budgétaires pour le personnel du Siège ont été comprises dans le paragraphe 7.5.4, Etudes épidémiologiques.

- -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

7.4.12 TYPHUS 7.4.12.1

Nature et portée du problème

Le typhus épidérnique transmis par les poux sévit encore dans un grand nombre de pays et constitue touj ours un important problème d'hygiène publique dans certains d'entre eux où l'insecte vecteur est répandu et oil les conditions économiques sont défavorables. En 1942, plus de ioo.000 cas ont été enregistrés dans l'Afrique du Nord seule et, pendant les deux premiers mois de 1948, plus de 17.000 cas ont été signalés en Roumanie. 7.4.12.2

lEuvre accomplie

Les mesures de caractère international prises dans le passé contre le typhus ont consisté uniquement

en une application en grand, par la Societe des Nations, des méthodes classiques d'épouillage dans la série des stations de quarantaine établies en 1921 A. la frontière orientale de la Pologne et des Etats baltes, en l'étude de l'efficacité relative et des indications respectives des vaccins contre le typhus en usage A, cette époque (conference d'experts de février 1937) et en la lutte contre la maladie menée sur place, de 1938 L 1940, par les équipes antiépiderniques envoyées en Chine par la Societe des Nations. 7.4.12.3 Objectifs

La découverte d'insecticides efficaces à effet rémanent, capables de détruire les insectes vecteurs et de rompre par consequent le cycle de la transmission justifie l'adoption de nouvelles mesures destinées

L éliminer progressivement ces vecteurs et, par suite, le typhus et la fièvre recurrente transmise par les poux. L'application des mesures d'élimination devrait être entreprise en premier lieu dans les foyers endémiques de typhus et être ensuite progressivement &endue de façon L débarrasser des provinces et des pays entiers. On se rend compte que, seules, des administrations nationales de santé publique pourraient disposer des rouages nécessaires pour assurer l'épouillage de populations entières et empêcher que ces populations ne soient L nouveau infestées. 7.4.12.4 Programme pour 1950

L'OMS peut seulement démontrer que les operations d'épouillage en grand sont possibles et peuvent être couronnées de succès ; elle peut également procurer les insecticides nécessaires aux pays

qui, pour des raisons d'ordre technique ou financier, sont dans l'impossibilité de se les procurer en quantité suffisante. Les deux premières équipes de demonstrations devraient commencer leurs operations en 1950. Il est prévu que les equipes devraient travailler dans des zones de forte endémicité et que l'une d'elles devrait opérer dans une region de l'Afrique du Nord qui n'est pas seulement une zone oil le typhus sévit à l'état endémique, mais qui a été également le foyer des deux dernières pandémies de fièvre récurrente à poux. Il s'agit IA de simples suggestions de caractère provisoire car, dans chaque cas, le succès d'une demonstration depend d'une etude préliminaire approfondie des lieux où il convient de l'operer, compte

tenu de la possibilité d'obtenir l'appui des autorités administratives locales ainsi que de facteurs épidémiologiques, techniques et psychologiques. Dans les années qui suivront, des equipes du même genre pourront entreprendre des demonstrations

dans d'autres pays infestes tandis que des experts agissant 6. titre individuel pourraient s'assurer que les mesures nécessaires sont prises pour empêcher les zones déj L traitées d'être A. nouveau infestées

par les poux. Ces premières equipes internationales de demonstrations devraient en même temps constituer des centres pour la formation professionnelle sur place du personnel local et autre qui sera chargé d'exécuter, par la suite, des operations analogues dans d'autres regions, c'est-L-dire dans des pays infest& de la zone méditerranéenne et de l'Europe orientale. On pourrait, à cet effet, accorder des bourses d'études d'une durée de trois mois. Il sera également nécessaire de prévoir un contrôle de la valeur du travail accompli et peut-être de recommander des modifications. Ce contrôle pourrait être confié à un comité special d'experts du typhus et des maladies apparentées. 7.4.12.5

Fièvre récurrente transmise par les poux

Le Comité d'experts pour la lutte inteniationale contre les épidémies a recommandé de considerer

la fièvre récurrente transmise par les poux comme une maladie pestilentielle et de l'assujettir aux mêmes mesures de contrôle que le typhus transmis par les poux. Cette recommandation est pleinement justifiée. Avant 1941, la fièvre récurrente déterminait en Russie une morbidité plus élevée que le typhus. Le nombre de cas enregistres dans ce pays entre 1918 et 1921 variait, d'après les evaluations, entre 8 et io millions.' Après la première guerre mondiale,

la fréquence de la maladie a progressivement decline en Europe, mais une pandémie qui avait son 1 Tarassevitch, S d N, Renseignements épidémiologiques, 2, 1922

- "4 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

origine dans le Fezzan s'est &endue à toute l'Afrique au cours de Vann& 1921 et des années suivantes. Une pandémie analogue s'est déclarée, dans la même région, au cours de la deuxième guerre mondiale et, en 1946, a causé non moins de iio.000 cas en Egypte et des dizaines de milliers de cas dans d'autres pays d'Afrique. Il est, au plus haut point, souhaitable d'éliminer la fièvre récurrente à poux dans les zones end&

miques du Fezzan et, d'autre part, d'étudier le rôle que peuvent éventuellement jouer les tiques en tant que réservoirs. Il a été suggéré ci-dessus de mener de front l'attaque contre la fièvre récurrente et contre le typhus en éliminant leurs insectes vecteurs, c'est-A.-dire les poux de l'homme. En conséquence, il n'est pas recommandé, à cet effet, d'équipes spéciales ou supplémentaires ni d'autres mesures pour 1950.

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements

7.4.12 TYPHUS EXANTHÉMATIQUE Prévisions budgitctires Prévisions de dépenses Supple"-

SECRÉTARIAT

mentaires 1950 Us s

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Siège Catégorie

55.000 2.750 52.250 Nombre de postes

Supplémentaires 1950

Sur place

Groupe

Sous-total Total

8

8

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports Acquisition de voitures automobiles Frais d'utilisation de voitures automobiles Fournitures et matériel pour les équipes Comités consultatifs d'experts COÛT TOTAL DU PROJET

52.250 19.315 42.000 15.000 7.200 16.000 7.350

159.115

épidémiologiques.

Note : Les crédits afférents au personnel du Siège sont indiqués dans le paragraphe 7.5.4, Etudes

- 115 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRAVISIONS BUDGATAIRES

7.4.13 ENSEIGNEMENT DE L'HYGIÉNE AU PUBLIC 7.4.13.1

Nature et port& du problème

On admet généralement que le succès de beaucoup, sinon de la totalité des programmes d'hygiène publique dépend, en une large mesure, de la réaction du public, et l'on estime également que le niveau général de la santé est fonction des habitudes individuelles d'hygiène et de l'éducation générale de la population. Les autorités et les organisations ont prêté beaucoup d'attention à l'enseignement populaire de l'hygiène et l'on a élaboré toute une série de méthodes ayant pour but d'améliorer la diffusion de

renseignements concernant l'hygiène ainsi que d'obtenir le maximum de collaboration de la part du public. Etant donné l'importance de l'élément psychologique dans l'enseignement public, les méthodes doivent être souples et tenir compte de la psychologie des divers groupes sociaux ou des diverses nations. Le rôle du facteur national dans les plans d'enseignement populaire de l'hygiène est plus important que celui du facteur international. D'un autre côté, l'équipement technique et le matériel utilisés pour l'enseignement de l'hygiène sont devenus aujourd'hui des questions d'ordre international. Un service international de consultations et de fournitures ainsi que d'aide â la production de matériel d'enseignement facilitera l'exécution des tâches qui incombent à chaque pays en matière d'enseignement populaire de l'hygiène. En sus de l'opinion publique, qui devrait être bien informée

des questions d'hygiène, certaines catégories de la population ont besoin d'une connaissance plus poussée des problèmes de santé, par exemple les instituteurs et les professeurs d'écoles normales, ies architectes et les ingénieurs, les chefs responsables de la vie des collectivités et les dirigeants de l'opinion publique. Cet aspect de l'enseignement de l'hygiène doit retenir l'attention, sur le plan International, même si l'action entreprise se limite A. la réunion et A. l'échange de renseignements. 7.4.13.2

Objectifs visés

Aider les pays A. développer les méthodes et les techniques en matière d'enseignement sanitaire destiné au grand public.

7.4.133

Bases statutaires La Constitution de l'OMS indique â son article 2 r), parmi les attributions de l'Organisation : (( aider A former, parmi les peuples, une opinion publique éclairée en ce qui concerne la santé ». La première Assemblée Mondiale de la Santé a décidé que l'éducation sanitaire du public devrait étre comprise dans le programme effectif de l'Organisation en 1949.1 Le Comité d'experts des Maladies vénériennes et celui de l'Hygiène de la Maternité et de l'Enfance ont souligné l'importance des activités en matière d'éducation sanitaire et ont recommandé que les dispositions nécessaires soient prises dans le cadre du Secrétariat. 7.4.13.4 Méthodes

On compte que l'expérience qui sera acquise au cours de 1949 indiquera les meilleures méthodes de travail pour 1950 et les années ultérieures. A l'heure actuelle, on envisage ce qui suit : 1) revision et diffusion de renseignements sur les moyens et les méthodes d'éducation sanitaire, tels qu'ils sont appliqués dans les différents pays ;

2) arrangements en vue de fournir des services de consultations aux gouvernements, sur leur demande ;

3) aide aux diver§ pays pour la production de leur propre matériel d'enseignement. Cette aide devrait are limitée aux pays cA les difficultés et les besoins revêtent un caractère particulier.

1 Actes og. Org. mond. Santé 13, 308

- 116 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

Services de consultations et de démonstrations fournis aux gouvernements 7.4.13

ENSEIGNEMENT DE L'HYGIÈNE AU PUBLIC Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses Supplé-

SECRÉTARIAT

mentaires 1950 US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net *

8.665 430 8.235

Nombre de postes Catégorie

Supplémentaires 1950

14 5

1 1

Total

2

Experts-conseils

6.000 14.235

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports Matériel d'enseignement COÛT TOTAL DU PROJET

3.150 2.600 100.000 119.985

- 117 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGATAIRES

7.5 SERVICES TECHNIQUES 7.5.1 FORMATION TECHNIQUE DE PERSONNEL MÉDICAL ET AUXILIAIRE 7.5.1.1

Nature et port& du problème

La nature et la valeur de la formation technique de toutes les professions s'occupant de sauté - médecine, soins dentaires, soins infirmiers et autres - joints A une conception sociale appropriée des problèmes de santé sont des questions d'intérêt majeur qui concernent toutes les autorités, chargées de la sauté publique, et qui sont conscientes de leurs responsabilités. Dans un même pays, la charge de la santé nationale est souvent répartie entre plusieurs groupes indépendants - professions organisées, autorités ou institutions pédagogiques (officielles ou libres) et autres l'administration de la santé publique n'étant que l'un des éléments responsables. Sur le plan international, compte tenu de la Constitution de l'OMS, tous les problèmes qui touchent A. la santé des différents peuples sont du ressort de l'OMS, quelle que soit leur nature. La très grande variété d'expériences nationales constitue donc un champ d'études, d'échanges d'informations et d'assistance extrêmement important, pour le plus grand bénéfice des participants. Une connaissance des relations réciproques entre les différents facteurs intervenant dans l'éducation et la formation technique du personnel professionnel sera précieuse et nécessaire pour l'accomplissement des tâches qui incombent à l'OMS. Il est bien connu que l'existence d'un personnel médical et paramédical ayant les qualités voulues, et suffisamment nombreux, constitue la pierre angulaire de tout système rationnel de protection de la santé. Aucun programme moderne portant sur quelque domaine de la santé que ce soit, y compris les programmes de l'OMS, ne peut être développé convenablement et donner des résultats importants si la région visée ne dispose pas d'un personnel qualifié suffisant, pouvant continuer le travail entrepris, ou faisant l'objet de démonstrations avec la collaboration de l'OMS en tant que partie d'un plan général d'action sanitaire dans un pays dorm& Sans doute, la simple présence d'un nombreux personnel médical et auxiliaire qualffié ne suffit-elle pas A. prouver que les soins de santé sont adéquats ; néanmoins, c'est IA une condition préalable indispensable de tout plan de large portée. Il est évident que les condi-

tions économiques et culturelles affectent également la création, l'existence et le développement d'institutions et de services de santé. 7.5.1.1.1

Formation médicale

Eléments quantitatits. La valeur indicative du rapport entre l'effectif du personnel médical et auxiliaire et le nombre des habitants varie selon la densité de la population et sa structure économique, le développement des institutions publiques et sociales, les moyens de transport, les conditions sanitaires et bien d'autres facteurs encore. Cet indice rudimentaire de la disponibilité de soins médicaux n'indique ni la qualité de l'aide dont bénéficient les différents groupes de la population, ni la manière dont cette aide leur est distribuée. Compte tenu de ces réserves, l'on est très généralement d'avis que le taux de I médecin par 1. 000 A 1.500 habitants environ indique la possibilité d'organiser convenablement les soins médicaux et sanitaires dans une collectivité moyenne. En fait, ce rapport est très variable suivant les pays et suivant les régions d'un même pays ; les différences sont particulièrement accusées lorsque l'on compare des zones urbaines et rurales ou des régions riches avec des régions déshéritées. Voici un tableau général de la répartition du personnel médical dans de grandes régions du globe, d'après une estimation fort élémentaire.' La zone septentrionale, comprenant l'Amérique du Nord, l'Europe et l'URSS, présente un taux moyen de i médecin par 1.200 habitants environ ; la zone méridionale, comprenant l'Amérique latine, l'Union Sud-Africaine, l'Australie, la Nouvelle Mande et le Japon, offre un taux moyen de i médecin par 1.700 habitants environ ; la zone centrale, comprenant le reste du monde, c'est-à-dire l'Afrique (sauf l'Union Sud-Africaine) et l'Asie (sauf le Japon et les parties asiatiques de l'URSS), présente des taux beaucoup plus faibles, que l'on peut estimer de façon approximative à i médecin par 12.000 habitants dans les meilleures conditions, ou même par plus de 12.000 habitants. Cette dernière région est habit& par plus de la moitié de la population du globe. Le nombre total de médecins dans le monde est estimé 5, plus de 850.000 et peut-être atteint-il 900.000.

7.5.1.1.1.1

En Europe, le taux varie considérablement d'un pays A l'autre, de même qu'en Amérique latine (il est, par exemple, de i : 895 en Argentine, de : 13.018 au Guatemala). Dans la zone septentrionale

et dans la zone méridionale, il existe de vastes régions, surtout rurales, où la pénurie de médecins 1 Etant donné que les chiffres officiels sont incomplets ou manquent pour plusieurs pays, ce calcul élémentaire repose sur des chiffres provenant de différentes sources et, dans quelques cas, sur des estimations ad hoc, notamment pour les lieux où les qualifications du personnel médical ne sont pas uniformes.

- 118 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

est grande et, dans la zone centrale, on trouve quelques contrées où le taux est assez élevé (par exemple en Palestine, dans certaines parties de l'Egypte et dans de grandes villes d'Asie et d'Afrique), mais le fait fondamental n'en demeure pas moins qu'une partie considérable de la population du monde vit sans soins de santé suffisants et sans disposer du nombre approprié de médecins qui permettrait de donner les soins minima nécessaires à leur santé. Il existe également des régions où les besoins sont extrêmement sérieux, où les conditions sanitaires sont généralement misérables, où nombre de problèmes mondiaux de santé (par exemple ceux des maladies épidémiques) ont leur origine et où l'on pourrait mettre en valeur de riches ressources naturelles. Cette pénurie de personnel entrave aussi le progrès de la santé publique dans les pays de l'Europe orientale et centrale ravagés par la guerre et quelques pays de l'Amérique latine. De surcroît, le développement du travail de santé dans beaucoup de pays avancés augmente la demande de personnel médical et accroît la pénurie relative de médecins. La répartition des moyens de formation professionnelle des médecins - écoles de

médecine, collèges, facultés, etc. - dans d'importantes régions du monde, correspond en gros à la valeur relative du rapport existant entre le nombre de médecins et le chiffre de la population. Bien que les écoles de médecine présentent une valeur différente quant A. la formation qu'elles donnent leurs étudiants et quant au nombre de diplômés qui en sortent chaque année, leur répartition peut donner une certaine indication sur les ressources de chaque région au point de vue de la formation professionnelle. Voici un essai d'estimation de la relation existant entre les écoles de médecine et la population totale : 2 zone septentrionale I : 2.500.000 zone méridionale i 2.500.000 zone centrale i : 10.000.000 et plus

Les exemples fournis par des pays bien développés montrent qu'une école de médecine peut répondre aux besoins d'une population de un à trois millions d'habitants, suivant les dimensions et réquipement de récole. Ce rapport existe en Amérique, en Europe et dans quelques pays d'autres continents. Ces dernières années, on a toutefois jugé nécessaire de créer une série de nouvelles écoles de médecine en Europe orientale et septentrionale et dans quelques parties de l'Amérique. Les efforts entrepris pour développer les moyens de formation technique dans les vastes territoires de l'Asie et de l'Afrique devraient recevoir les appuis les plus énergiques dans rintérêt de la santé mondiale. Les ressources existant dans ces parties du monde ne sont en aucune manière suffisantes. On peut donner le résumé suivant : (1) Il existe -axle grande pénurie de médecins (et d'autre personnel de santé) dans différentes parties du monde ; elle est particulièrement aiguè dons la plupart des régions de l'Asie et de l'Afrique, en sorte que près de la moitié de la population mondiale n'a pas suffisamment accès A. la médecine moderne.

(2) Le nombre des écoles de médecine est A. peu près suffisant (sauf pour quelques régions) dans des parties du monde habitées par environ la moitié de la population totale du globe, mais les moyens de formation technique existant en Afrique et en Asie ne permettent pas de résoudre le problème que pose la pénurie du personnel de santé. (3) Le problème est d'une très grande importance universelle et il ne pourra être résolu que progressivement, par 1111 effort et une collaboration internationale intenses. 7.5.1.1.1.2

Considérations d'ordre qualitatif. Les progrès rapides de la science moderne et les dévelop-

pements économiques et sociaux récents requièrent l'adaptation de la formation professionnelle du personnel de santé A. la nouvelle situation. Tous les pays ne peuvent suivre ces progrès et ils ont besoin d'être aidés pour améliorer continuellement l'enseignement et la formation technique. La conception moderne d'une santé et d'une hygiène totales et positives se répand toujours davantage et les respon-

sabilités médicales dans le domaine de l'hygiène, de la médecine préventive et de la santé publique exigent également une préparation adéquate dans les écoles de médecine et une formation technique approfondie du personnel diplômé. Reconnaître l'importance des facteurs mentaux et sociaux dans la santé et la maladie oblige le médecin à connaître et A. comprendre tous les éléments de la vie de son malade qui affectent sa santé mentale, émotive, physique et sociale. Indépendamment des principes individualistes ou collectivistes

dont peuvent s'inspirer les soins de santé, on attend du médecin qu'il soit un membre actif de la collectivité et qu'il en connaisse la structure économique et sociale, dont rinfluence est si grande sur la santé et sur la maladie. Ces responsabilités élargies du médecin peuvent également être considérées comme l'une des raisons pour lesquelles les médecins devraient, en principe, recevoir la plus grande partie de leur formation technique dans leur propre pays, ou, sinon, dans un pays semblable au leur. D'autre part, la similitude de plus en plus marquée des progrès techniques dans les différents pays, raccroissement continuel des relations entre les pays et la diffusion d'idées internationales encouragent l'examen international des problèmes de santé et diminuent la nécessité de types de formation strictement nationale. L'une des plus grandes difficultés est celle de la langue. tine cons& quence pratique de ces tendances peut être observée daps rintérêt croissant qui se manifeste au sujet 2 Dans quelques pays, l'enseignement médical est de deux degrés différents et il est donné dans des écoles de deux catégories différentes : c'est là une des difficultés que rencontre une telle estimation. La liste dressée par le Directeur général comprend environ 475 écoles de médecine ; quelques établissements ont été ajoutés, non sans hésitation, en vue de ce calcul. Cette question montre combien il est nécessaire d'apporter de la clarté au sujet du niveau des différentes écoles de médecine.

- 119 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

de l'évaluation des diplômes et titres médicaux et de la possibilité de conférer un titre médical inter-

national. Sans souscrire L aucune théorie préconisant l'uniformité, on peut dire qu'une certaine coordination des normes fondamentales dans l'enseignement et dans la formation du personnel médical

aurait une influence favorable sur l'enseignement médical dans le monde entier. Cela serait particulièrement important en ce qui concerne l'établissement et le développement de ressources pédagogigues dans des régions arriérées qui peuvent avoir besoin d'une aide internationale pendant longtemps et oil l'enseignement et la formation technique doivent être, d'une part, adaptés aux nécessités locales et, d'autre part, mis en corrélation avec les normes internationales. La qualité, le programme et les méthodes de l'enseignement médical accusent une transformation importante qui, dépassant le cadre national et continental, offre un sujet d'étude universelle. Les problèmes de la formation technique des diplômés, la spécialisation du personnel, les cours de perfectionnement et autres mesures analogues

doivent étre envisagés dans le programme des activités internationales concernant renseignement médical.

7.5.1.1.1.3 Importance du programme de bourses. L'expérience acquise au cours de l'exécution du programme de bourses de la Commission Intérimaire et de l'OMS a montré qu'il existe toujours un

certain décalage de temps pour la mise en pratique des nouvelles connaissances applicables au diagnostic, au traitement et h. la prévention de la maladie, que ce soit dans un même pays, ou plus encore, entre divers pays. Même si elle ne rencontrait aucun obstacle, la diffusion libre et rapide de la documentation médicale ne résoudrait pas entièrement le problème, car certains types de connaissances et de techniques ne peuvent s'acquérir uniquement par les livres ou les publications. De plus, les contacts personnels qui sont si précieux pour l'échange réciproque de connaissances font défaut. A l'échelon international, 011 a admis depuis longtemps l'existence de cette nécessité, et c'est pour y répondre qu'ont été créés les bourses, les échanges et les voyages d'études à l'intention de ceux qui n'ont pas, par leurs propres moyens, la possibilité de visiter d'autres pays. Ce décalage s'est encore accentué après la deuxième guerre mondiale, par suite de l'arrêt de tous les échanges dans le domaine médical, dû à l'isolement complet dans lequel se sont trouvés un grand nombre de pays pendant des années, aux dommages matériels causés aux institutions et aux bibliothèques, aux pertes survenues dans les rangs du personnel médical et 6. l'impossibilité de se livrer des travaux de recherches. On peut s'attendre, pour les années à venir, L une demande importante émanant des régions dont le développement est insuffisant. On devra encourager les régions retardataires ou insuffisamment développées à avoir recours, dans la plus large mesure possible, aux programmes de bourses qui constituent une partie essentielle des plans d'ensemble de leur développement. Tout l'effort organisé qui est poursuivi ea vue d'améliorer l'état sanitaire repose sur la possibilité de disposer de chefs compétents et d'un personnel en nombre approprié et bénéficiant d'une formation technique satisfaisante. Le programme de bourses constitue un placement portant sur des individus choisis afin d'introduire dans leurs propres pays de nouvelles connaissances acquises et d'en diriger l'application pratique. Une expérience de longue durée a démontré la grande valeur que représente l'utilisation d'un meilleur personnel apte L accomplir un meilleur travail dans le domaine sanitaire. Les boursiers retourneront dans leur propre pays, non seulement pour y travailler et pour prêter leur concours à l'administration, mais aussi pour easeigner à leurs compatriotes comment utiliser les nouvelles connaissances techniques qu'ils ont acquises. 7.5.1.1.2 Formation de personnel infirmier et autre personnel sanitaire auxiliaire

Dans de nombreux pays, le manque de médecins est manifeste, mais la pénurie de personnel infirmier est universelle. En dépit de progrès immenses accomplis par la science médicale, on n'a pas consacré de fonds suffisants aux mesures grace auxquelles on pourrait mettre ces progrès L. la disposi-

tion des millions de personnes qui en ont le plus besoin et les leur faire adopter. L'insuffisance de conditions de travail acceptables ainsi que le manque de moyens et de possibilités appropriés pour la formation du personnel infirmier doivent être, entre autres, incriminés.

Même dans les pays avancés, où les soins médicaux sont d'un niveau excellent et dont les ressources hospitalières sont importantes, le manque de personnel infirmier empêche d'utiliser pleinement ces ressources. En Europe et en Amérique, où l'on peut disposer d'un grand nombre de femmes instruites, il existe une grave pénurie de candidates aux cours de formation infirmière. (La GrandeBretagne, avec une population de plus de 50 millions d'âmes, emploie aujourd'hui i80.000 infirmières

et elle a besoin de 50.000 autres). Dans les régions arriérées, même les services de santé existants pourraient, avec un petit nombre de médecins, rendre des services bien plus considérables et bien meilleurs s'ils pouvaient être pourvus d'un personnel auxiliaire bien entraîné. B. est très probable que, dans les régions peu développées, la plus grande partie du travail de sauté sera effectuée par des infirmières, des sage-femmes, des assistants médicaux, etc., particulièrement dans le domaine de la santé de la mère et de l'enfant. Dans ces régions,

ce dont on a le plus besoin, c'est d'une instruction élémentaire, de traitements élémentaires et de direction compétente. La question de la formation, de l'emploi et de la surveillance des différentes catégories de personnel auxiliaire est d'une importance et d'une urgence extrêmes. Pour ces raisons, les plus grands soins et les plus grands efforts devraient porter sur le développement des ressources pédagogiques pour ce genre de personnel. L'OMS devrait donner toute l'aide possible aux différents pays pour créer et développer des écoles d'infirmières, de sage-femmes, d'assistants médicaux et d'un autre personnel auxiliaire.

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PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS 13UDGÉTAIRES

ANNEXE 2

Jusqu'ici, on a fait beaucoup trop peu pour organiser des écoles expérimentales d'infirmières ou pour modifier les cours de formation et les conditions de service de manière à répondre aux besoins urgents des différents pays. Presque toutes les organisations internationales qui ont travaillé dans le domaine de la santé se sont vues forcées d'essayer de développer les moyens de formation des infirmiêres. Quoique les résultats obtenus aient été précieux, ces efforts n'ont jamais été accomplis sur une échelle correspondant à l'ampleur du problème et, ordinairement, ils n'ont pas été coordonnés.

Un autre avantage de ces services extra-institutionnels est la possibilité de faire appel à un personnel travaillant à horaire partiel. Dans tous les services qui emploient des femmes, on rencontre touj ours le problème de la mère de famille. Alors que, dans une institution, l'horaire des repas doit être strictement observé, un service de soins A domicile peut permettre une certaine souplesse, ce qui est éminemment désirable pour le personnel travaillant à horaire partiel. Dans les pays arriérés, les problêmes sont différents et souvent plus sérieux. Le premier d'entre eux est celui que pose la pénurie de jeunes filles instruites, sachant même simplement lire et écrire ; le deuxième tient au préjugé qui empêche les jeunes filles, soit de quitter l'abri du toit familial, soit d'entreprendre n'importe quel genre de travail (( domestique ». La difficulté est encore plus grande lorsqu'il s'agit de pourvoir de personnel les régions rurales. Dans certains cas, ces obstacles ont été surmontés avec un succès remarquable par l'établissement d'écoles d'« auxiliaires infirmières ». Ce système mérite d'être grandement encouragé et largement appliqué. Un grand nombre d'élèves de ces écoles se marieront au lieu d'embrasser la profession d'infirmière mais elles deviendront de meilleures femmes et de meilleures mères en raison même de la formation qu'elle auront recue ; elles formeront un corps nombreux, source d'aide bénévole et de sympathie active, et beaucoup d'entre elles seront disponibles pour être employées, soit à plein temps,

soit à horaire partiel.

De surcroît, on a constaté qu'il était possible d'employer un grand nombre de femmes complétement illettrées en qualité de personnel auxiliaire, á condition : 1) qu'elles possèdent un certain entraînement, le sens des responsabilités et de l'autorité ; 2) qu'elles soient intelligemment surveillées.

L'expérience de nombreux pays, tout particulièrement des régions retardataires, a clairement montré que le moyen le plus efficace et le plus rapide de fournir A la population les services de santé nécessaires et, accessoirement, de donner au public l'éducation en matière d'hygiène, qui est si essentielle au succès de ces services, consiste à fournir un nombreux personnel auxiliaire convenablement entraîné : assistants médicaux, inspecteurs sanitaires, aides infirmiêres, etc. Le genre et le niveau de l'enseignement ffifirmier varient considérablement à l'intérieur d'un même pays et suivant les pays, notamment en ce qui .concerne le personnel infirmier des helpitaux. Pour le personnel infirmier de santé publique, les normes de formation technique présentent une uniformité plus grande, du moins en théorie. On peut dire, en bref mais catégoriquement, que toute action internationale parallèle à une action nationale visant á améliorer les services de santé par la formation du personnel médical doit se préoccuper en même temps de la formation technique des infirmières, les deux problêmes étant la condition sine qua non des progrès en matière de santé. 7.5.1.1.3

Formation technique d'un personnel de santé publique spécialisé

Bien que toutes les professions s'occupant de la santé doivent être considérées comme des éléments de l'équipe de santé publique et recevoir une formation conforme à cette conception, certaines catégories de personnel ont des responsabilités particulières en ce qui concerne le travail de sa.nté publique : elles devraient donc bénéficier d'une formation technique spéciale. Les médecins de santé publique, les fonctionnaires sanitaires, les infirmières de santé publique, les inspecteurs sanitaires et les ingénieurs sanitaires forment la catégorie fondamentale directement responsable de la santé publique. Quelquesuns de ces spécialistes travaillent dans des institutions de recherche et de formation professionnelle. L'importance d'une formation spéciale de ces catégories de personnel augmente continuellement avec l'élargissement du domaine de la santé publique. Le développement des institutions spéciales d'enseignement et de recherche dans ce domaine est rune des caractéristiques des systêmes modernes de soins de santé organisés. L'utilité de ces institutions relativement jeunes (facultés, écoles ou instituts d'hygiène et de santé publique ou de médecine sociale) a été reconnue dans de nombreuses parties du globe ; cependant, dans l'ensemble du monde, la formation technique des spécialistes de la santé publique est loin d'être satisfaisante. Le nombre des institutions de formation professionnelle est beaucoup trop faible (il est environ la moitié de ce qu'il devrait être) et leur niveau ainsi que l'efficacité de leur enseignement sont très inégaux ; accroître leur nombre et améliorer la qualité du travail de certains d'entre eux doit être l'objet d'efforts internationaux particuliers. La formation d'un personnel de santé publique est un domaine où la collaboration internationale a déj à obtenu des résultats considérables et oü s'est instituée une tradition précieuse due en grande partie aux activités de la Fondation Rockefeller et A l'esprit progressiste international de nombreux maîtres et chefs responsables de la santé publique dans plusieurs pays. Il est nécessaire de continuer A. cultiver et A étendre une collaboration universelle dans ce domaine. En ce qui concerne la formation technique de personnel appelé à travailler dans les pays arriérés, on doit souligner, comme pour l'enseignement médical, le besoin d'adapter les connaissances et les qualifications des élèves aux conditions locales. Les exemples modèles de travail de santé de formation professionnelle dans le domaine de la santé qui se rencontrent dans les pays hautement modernisés ne sont pas ordinairement applicables dans un milieu primitif, quoique un bon nombre de méthodes techniques puissent demeurer essentiellement les mêmes. Une collaboration internationale fournira aux spécialistes avancés (maîtres et chefs responsables) la possibilité de se mettre au courant des différents types de services de santé et de recevoir une formation technique aussi développée que celle existant dans différents pays. On appliquera une méthode éclectique pour établir des plans relatifs aux régions retardataires, et les

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

éléments les mieux appropriés des différents types seront choisis pour répondre b. des circonstances données.

7.5.1.1.4

Autres catégories de personnel de santé

Outre le personnel dont il a été question ci-dessus, il existe d'autres catégories importantes dont doivent se préoccuper les programmes internationaux de formation technique, notamment les dentistes, les pharmaciens, les assistants de laboratoire et les assistants techniques, les spécialistes de la nutrition, les diététiciens, les radiologues, les psycho-cliniciens, les éducateurs de santé, etc. On doit considérer une collaboration internationale pour la formation professionnelle de chacune de ces catégories, et, parfois, la coordination des programmes de formation technique avec les problèmes de santé publique, comme constituant un élément important qui contribue à renforcer les services de santé. 7.5.1.2

Exemples de travail international précédemment accompli

Plusieurs méthodes de collaboration internationale ont été appliquées dans le domaine de la formation professionnelle pour le travail de santé publique. Organisation d'Hygiène de la Société des Nations. Une commission de l'enseignement de l'hygiène fut créée en 1924 sous la présidence du Professeur Léon Bernard. Elle avait pour tâche d'étudier et de déterminer : 7.5.1.2.1 1) le genre d'enseignement destiné aux experts, aux fonctionnaires médicaux, aux ingénieurs, aux architectes, aux infirmières et autre personnel auxiliaire de santé publique ; 2) le genre d'enseignement destiné aux étudiants en médecine et (comme question supplémentaire) aux médecins praticiens ;

le genre d'enseignement destiné aux autres catégories de personnes - instituteurs, ministres du culte, autorités administratives, etc. - et la propagande populaire en faveur de l'hygiène. 3)

Plusieurs rapports furent réunis par le Secrétariat, après avoir été rédigés localement, en réponse â des enquêtes, par les membres de la commission ou par d'autres experts. Les rapports concernaient plusieurs pays européens, les Etats-Unis et quelques contrées de l'Amérique latine et de l'Asie.3 En 1927, une nouvelle forme de collaboration vit le jour, sous les auspices de la Commission de l'Enseignement de l'Hygiène : les conférences de directeurs d'écoles et d'instituts européens d'hygiène. Les programmes d'études, les méthodes d'enseignement et les méthodes de recrutement des étudiants, les relations entre écoles d'hygiène, universités et autorités de la santé publique, la collaboration entre différentes écoles aux travaux de recherches et aux pratiques suivies dans le domaine de l'hygiène publique, l'organisation des écoles, le personnel enseignant et d'autres questions analogues furent étudiées et discutées à ces conférences. Les conférences se réunirent plusieurs fois â quelques années d'intervalle : la dernière se tint en novembre 1937.4 L'échange de personnel de santé publique et l'octroi de bourses de voyage a été l'un des moyens pratiques de collaboration internationale qui prît la forme de voyages d'études collectifs pour étudiants (la plupart spécialistes avancés) de différents pays ; elle débuta en 1922 Up.. L'activité fut particulièrement intense au cours de la période antérieure â 1930 mais elle se continua pendant quelques années (par exemple, un voyage aux Etats-Unis fut organisé en 1935). Environ 560 membres appartenant aux professions de santé prirent part b. ces échanges.3 (Des voyages d'études individuels, facilités par l'octroi de bourses de voyages, furent organisés pour plus de zoo personnes.) Presque tous les pays

d'Europe et d'Amérique et plusieurs pays d'autres continents furent visités en liaison avec le programme d'« échange ».

Des cours internationaux d'hygiène (santé publique) furent organisés b. Paris et b. Londres en 1927. Les conférenciers et les étudiants vinrent de différents pays et les cours furent suivis d'un voyage

collectif des étudiants. Des cours internationaux sur le paludisme furent organisés en Europe et b. Singapour (par le Bureau d'Orient). Des avis et des conseils sur le développement des moyens de formation dans le pays furent parfois donnés b. la demande des autorités nationales. 7.5.1.2.2 UNRRA. Les activités déployées par la Division d'Hygiène de l'UNRRA pour développer la collaboration internationale en matière de formation technique du personnel de santé publique de pays dévastés comprenaient

1) des tournées de conférenciers, voyageant soit individuellement soit en équipe, qui appartenaient au personnel de l'UNRRA ou qui avaient été invités par l'UNRRA pour accomplir ce travail ;

3 Un exposé synthétique de la documentation réunie a été préparé par le Professeur Parisot en 1930. (Doc. SdN, C.H. 866) 4 Pour le rapport, voir Bull. Org. Hyg. 1938, VII, 179 6 Voir La sauté mondiale et la Société des Nations - Section d'information de la SdN, Genève, 1939

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PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

2) des bourses de voyage, attribuées à 177 personnes, et qui étaient de deux sortes : les unes pour les études individuelles (56 personnes), les autres pour la formation professionnelle de groupes d'infirmières ;

3) divers autres moyens de répandre des renseignements scientifiques fourniture de documentation médicale, publication de brochures et d'articles d'importance pratique sur certains progrès récents accomplis en médecine, fourniture d'appareils pour lire les microfilms, organisation de cours pour le personnel sanitaire ; 4) le relèvement des centres pédagogiques dans le cadre du vaste programme du relèvement hospitalier, un certain équipement fut attribué aux hôpitaux et laboratoires d'enseignement, ce qui aidait améliorer les moyens pédagogiques ;

5) des services de démonstrations et d'enseignement dans plusieurs branches de la médecine et de l'hygiène publique, par exemple : épidémiologie, chirurgie, phtisiologie, paludologie, etc. UNESCO. Avec l'assistance spéciale et la collaboration de plusieurs gouvernements et de différentes organisations non gouvernementales, l'UNESCO a entrepris le relèvement de centres de recherches qui ont souffert de la guerre. Il est, toutefois, évident que les institutions médicales ne peuvent tenir qu'une place limitée dans ce programme de relèvement. 7.5.1.2.3

FISE. Le FISE organise des cours pour pédiatres et s'occupe de la formation technique de ces praticiens, en liaison avec leur action dans les pays dévastés par la guerre et dans d'autres pays qui ont besoin d'assistance. 7.5.1.2.4

7.5.1.2.5 Institutions privées. Plusieurs institutions privées étrangères, principalement de caractère religieux et charitable, ont établi des écoles de médecine, d'infirmières et de préparation aux fonctions

d'infirmières en Chine, dans l'Inde, en Afrique, en Océanie et dans le Proche-Orient.

73.1.2.6 Région américaine. En 1943, une collaboration internationale en matière d'enseignement de l'hygiène fut formellement établie sur une base régionale dans le continent américain, lors de la première conférence interaméricaine sur l'enseignement professionnel dans le domaine de l'hygiène publique. Cette conférence, qui fut suivie en 1947 d'une autre conférence, a. Caracas, formula plusieurs recommandations quant aux principes et aux méthodes de collaboration, soulignant qu'une formation

technique adéquate est une nécessité fondamentale et urgente en vue de l'amélioration de la santé dans les deux Amériques. Une enquête sur les ressources dont dispose l'Amérique latine pour la formation technique doit être effectuée en 1949 par l'Organisation Sanitaire Panaméricaine. 7.5.1.2.7 Association médicale mondiale. Une enquête sur l'organisation de la formation médicale et sur la structure des études médicales dans différents pays a été effectuée en 1948 par l'Association médicale mondiale ; elle a rassemblé des renseignements venant de 23 pays.

7.5.1.2.8

OMS. Après sa création, en juillet 1946, la Commission Intérimaire de l'OMS a repris son compte une grande partie des activités de l'UNRRA dans le domaine sanitaire, et développé en une mesure importante son programme de bourses. Ce programme, dont l'exécution commença au printemps de 1947, se poursuit par les soins de l'OMS. Douze des quinze pays qui avaient reçu primitivement l'aide de l'UNRRA ont adressé des demandes de bourses. Depuis le début de la réalisation du programme, le nombre total de bourses accordées pour une durée moyenne de six mois avait atteint 467. au 31 décembre 1948. Les demandes des différents pays variaient selon leurs besoins ; certains d'entre eux avaient en vue presque exclusivement la formation de personnel de la santé publique ; pour d'autres, la mise sur pied d'un enseignement médical à la fois dans le domaine clinique et dans les sciences fondamentales constituait le besoin le plus urgent. Pour l'exercice financier de 1949, la Commission Intérimaire proposa que fût affecté aux bourses un montant de $ 750.000, mais cette somme fut ramenée par la première Assemblée de la Santé a $ 500.000, ce qui permettait d'accorder environ 200 bourses. De plus, grâce à l'octroi d'un million de dollars remis par l'UNRRA à l'OMS, on pourra disposer, en 1949, de 8o bourses environ dans les domaines spéciaux ayant trait à l'hygiène de la maternité et de l'enfance. On entreprendra également l'exécution du programme de bourses individuelles du FISE ainsi que des bourses internationales accordées par certains gouvernements et d'autres organisations. Le travail ultérieur de l'OMS, dans le domaine de la formation technique, comprend une étude préliminaire des méthodes d'enseignement et des ressources disponibles, la réunion et la fourniture des renseignements, la préparation des programmes et la collaboration avec d'autres institutions dans des domaines d'intérêt commun. Elle a aidé les gouvernements en envoyant sur place des experts, des conférenciers et des conseillers pour dormer des avis au sujet de l'élaboration de plans et de l'établissement de programmes pour la formation technique de personnel sanitaire. 7.5.1.3 7.5.1.3.1

Objectifs

Objectits et long terme

1) Patronner le développement d'un programme universel pour la formation technique du personnel médical et d'autre personnel de santé publique, d'un niveau approprié et suffisamment nombreux pour permettre à tous les pays de fournir les soins de santé à l'ensemble de leur population ;

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

2) s'assurer que des normes élevées de formation technique sont acceptées et appliquées internationalement ;

3) contribuer A, la création et au développement de ressources pour la formation technique de personnel médical et auxiliaire en des endroits appropriés, ainsi qu'à l'élaboration de plans pour le développement de programmes de formation technique. 7.5.1.3.2 Objectils immédiats

aider des pays particuliers à élever les normes de formation technique jusqu'â un niveau internationalement acceptable ; 1)

aider â accroître les moyens de formation technique dans des régions où une pénurie de soins médicaux est due au manque de personnel local ; 3) procéder à l'analyse de programmes d'études médicales, y compris les méthodes d'enseignement et les matières enseignées, et formuler les recommandations découlant de cette analyse. S'attacher particulièrement aux questions d'hygiène, de santé publique, de médecine préventive et sociale et d'hygiène de l'enfance. Analyser de même les programmes d'enseignement relatifs à d'autres professions intéressant l'hygiène publique ; 4) mettre le programme de formation technique du personnel médical et auxiliaire, grâce à l'octroi des bourses, A. la disposition des gouvernements, afin de leur permettre de renforcer leurs services sanitaires et, par lâ, d'élever les niveaux de santé des populations en : a) encourageant l'échange international des connaissances et des techniques scientifiques dans le domaine de la médecine et de la santé publique ; b) donnant à leur personnel la possibilité de bénéficier d'une formation professionnelle, en premier lieu dans les différents domaines sanitaires tels qu'ils ont été spécifiés par le programme de l'Organisation Mondiale de la Santé, mais sans nécessairement s'y limiter. 2)

Les objectifs définitifs du programme de bourses resteront les mêmes ; néanmoins, les objectifs immédiats peuvent différer, d'une année à l'autre, dans la mesure où l'Organisation peut modifier l'orientation de ses efforts. Le programme de bourses de 1950, dans ses objectifs immédiats, subirait, en conséquence, l'influence des programmes divers élaborés par l'Assemblée de la Santé. Il subira également celle de l'orientation donnée aux activités de l'Organisation qui ont été approuvées, telles que la lutte contre le paludisme, les maladies vénériennes, le choléra, la peste, le typhus, ainsi que l'administration de la santé publique, les soins infirmiers, etc. 7.5.1.4 7.5.1.4.1

IEuvre it accomplir en 1950 Bases statutaires

La Constitution de l'OMS stipule que l'un des buts de l'Organisation doit &ire de « favoriser l'amélioration des normes de l'enseignement et celles de la formation du personnel sanitaire, médical et apparenté » (article 2 0)). La première Assemblée Mondiale de la Santé a décidé que les problèmes d'enseignement devraient constituer une partie du programme de l'OMS et a donné effet aux dispositions de la Constitution en approuvant le budget relatif à un programme de bourses. 7.5.1;4.2 Méthodes à suivre

r) La collaboration internationale en matière pédagogique devrait être envisagée sous diverses formes qui devraient évoluer au fur et h. mesure que s'accroîtrait l'expérience internationale. En principe, les activités de l'OMS seront orientées vers la coordination, avec les programmes

de l'OMS, de l'oeuvre internationale accomplie par différentes organisations et institutions, vers l'obtention, avec l'aide des gouvernements, de normes plus élevées de formation technique, enfin vers l'utilisation, aussi générale que possible, d'institutions existantes en vue d'une collaboration internationale dans le domaine de la formation technique. On envisage un développement spécial des moyens de formation technique dans les régions où le manque de personnel porte préjudice au travail sanitaire. Les méthodes suivantes sont proposées :

a) Bien que l'on puisse présumer, d'après les indications Ujà reçues, que presque tous les Etats Membres, y compris leurs territoires non autonomes, ont besoin de participer au programme de bourses, et le demanderont, les besoins seront les plus pressants pour quatre types de régions : i) celles dont les services sanitaires sont d'un niveau inférieur ou présentent des lacunes évidentes, par suite d'un manque de développement social, éducatif ou économique, ou pour d'autres causes connexes ; ii) celles qui, pour quelque raison que ce soit - par exemple isolement ou manque d'échanges avec l'étranger - n'ont pas été à même de se tenir au niveau des progrès réalisés dans les connaissances médicales ; celles qui, A. la suite de la guerre, n'ont pas encore comblé les pertes sévères subies par leur personnel sanitaire ou pu donner à celui-ci les facilités nécessaires en matière de formation professionnelle ; iv) celles qui, par suite de leur étendue ou pour d'autres raisons n'ont pas l'occasion d'assurer la formation professionnelle de certaines catégories de personnel spécialisé.

Les bourses seront normalement accordées, mais non exclusivement, pour l'étude des disciplines

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PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

médicales auxquelles l'OMS a reconnu une priorité et feront partie intégrante d'un plan d'ensemble visant le développement des services de santé publique. b) On continuera à accorder des bourses, en vue de permettre au personnel déjà diplômé de suivre des cours réguliers donnant droit à un certificat ou à un diplôme, ou d'étudier et de discuter les

techniques et les pratiques ou de prendre part aux recherches. L'octroi de bourses est étendu dans certains cas bien &finis - aux étudiants. c) La création de régions et d'équipes de démonstrations implique, par la voie du programme de bourses, le rattachement de personnes compétentes d'autres pays, A ces régions et A. ces équipes, pour des périodes de temps limitées, afin de leur donner une formation et une expérience pratiques. De petites bourses supplémentaires pourront contribuer à favoriser les plans d'échange de personnel

sanitaire entre différents pays. On pourra également envisager, en 1950, la création de bourses permettant de suivre les cours spéciaux organisés ou patronnés par l'OMS. d) Il y a lieu de tenir compte des facteurs suivants pour estimer l'importance du programme néces-

saire. Les demandes reçues jusqu'A présent pour 1949, 406 au total, nécessiteront des dépenses évaluées à $ 1.218.000. On prévoit des demandes supplémentaires au cours de 1949, et des demandes

émanant de nouveaux Membres et d'autres gouvernements qui n'ont pas encore bénéficié du programme en augmenteront certainement le nombre en 1950. e) On doit s'attendre à ce que des organisations régionales s'entendent avec les administrations de santé publique de la région, pour instituer et financer des bourses intra-régionales et des échanges de personnel sanitaire.

2) Etude des ressources offertes par différentes régions pour la formation technique et enquêtes ce sujet. 3) Services de consultations fournis A des pays et A des régions. Nomination, sur la demande de gouvernements, d'experts-conseils pour l'organisation de la formation professionnelle et, éventuellement, pour l'enseignement de différentes questions. Envoi de professeurs dans des pays ou régions pour enseigner surtout les questions de santé publique et d'hygiène. 4) Coordination des études et des recommandations faites par d'autres institutions et en collaboration

avec elles - Nations Unies, UNESCO, Bureau International d'Education, Association médicale mondiale, associations de professeurs et d'étudiants et autres institutions appropriées. 5) Etablissement d'un comité d'experts de huit membres, s'occupant de l'enseignement et de la formation technique du personnel de santé publique, et création d'un groupe d'experts-correspondants en matière d'enseignement infirmier (conjointement avec le comité d'experts des questions infirmières).

6) Correspondance avec des experts sur des questions spéciales (par exemple, sujets particuliers d'enseignement médical), en vue de l'étude et de l'énoncé de recommandations sur des méthodes d'enseignement et l'ampleur des matières à enseigner. 7) Contribution A, la création d'écoles destinées à servir d'exemple pour d'autres régions. Cette assistance comprendra des conseils, une collaboration A l'établissement de plans et aux mesures pratiques pour la fourniture de conférenciers et d'experts-conseils, et éventuellement, d'équipement.

Organisation des conférences suivantes : Conférence de directeurs d'écoles d'hygiène et de santé publique ; conférence de doyens d'écoles de médecine ; conférence de professeurs d'hygiène dans des 8)

écoles de médecine. Les deux dernières conférences devraient être organisées en liaison avec la Conférence internationale des Universités prévue pour l'automne de 1950. 9) Attirer l'attention des gouvernements et des peuples du monde sur la nécessité d'accroître l'effectif du personnel entraîné, si les pays retardataires doivent être intégrés dans le cadre général de la civilisation. Mobilisation des ressources publiques et des appuis privés, dans le monde entier, en vue d'un travail coordonné visant le développement des moyens de formation technique.

io) Organisation de cours internationaux, conférences, réunions d'étude et de discussion (o séminaires ») destinés A. des groupes de maîtres enseignants et de chefs responsables de la santé publique, sur des sujets ayant trait aux activités sanitaires internationales. Des conférences de ce genre devraient être organisées, sous les auspices de l'OMS, dans les plus grands centres mondiaux d'enseignement par exemple à Londres, Moscou, New-York, Paris, ainsi qu'A Genève en liaison avec les réunions de l'OMS. Des voyages collectifs d'études seront combinés avec ces cours.

Un programme spécial devrait être établi pour de futurs cours internationaux portant sur la santé publique, dès que l'on aura acquis plus d'expérience. Ces cours pourraient kre organisés dans quelques-unes des institutions nationales, mais avec la participation de conférenciers &rangers nommés par l'OMS. Des cours internationaux sur des branches médicales spéciales, particulièrement importantes pour la santé publique, devraient être organisés en liaison avec des congrès internationaux de la branche médicale en cause. Ce nouveau moyen pourrait être utilisé pour présenter les aspects internationaux et de santé publique de certains problèmes (par exemple du cancer, de l'hygihie tropicale, de la tuberculose, etc.). La participation de savants éminents à un congrès international devrait être utilisée pour organiser un cours international juste avant ou aprés le congrès. Les élèves devraient être recrutés, en partie, parmi les participants au congrès et, en partie, parmi d'autres groupes de personnes possédant des connaissances très poussées. Des démonstrations pratiques et des travaux de laboratoire devraient être organisés par des institutions appropriées dans la ville oü se tient le congrès. Ce plan devrait 'We

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ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

appliqué en collaboration avec le nouveau Conseil permanent pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales.

II) Dans certaines contrées du globe, une tendance se fait de plus en plus jour parmi les praticiens de la santé publique : ils se préoccupent de la creation d'une association internationale d'hygiénistes ou d'une association internationale d'hygiène publique. La création d'un tel organisme non gouvernemental marquerait un progrès considerable, en renforçant l'opinion professionnelle sur les questions d'hygiene publique, opinion qui pourrait appuyer les activités déployées par l'OMS. Bien que l'OMS, conformément à sa politique, ne doive patronner directement aucune organisation non gouvernementale, il semble être de sa competence de coordonner les efforts des différents groupes nationaux qui se proposent de créer un organisme international et d'aider à convoquer une conference internationale à cette fin, si cette convocation devait apparaître nécessaire et souhaitable.

12) Dans le cadre d'un programme de longue haleine tendant a réduire la pénurie de personnel infirmier et auxiliaire qui sévit actuellement dans le monde, les organisations internationales comp& tentes et les principales organisations nationales intéressées au problème seront invitees A. prêter leur collaboration h. un effort coordonné de formation professionnelle, accompli en liaison avec les services officiels de santé. Favoriser les échanges internationaux d'expériences et de connaissances portant sur la théorie et la pratique infirmière est encore plus nécessaire, ici, que dans d'autres domaines des travaux sanitaires ; en effet, jusqu'à une date récente, ces échanges ont été rares, si l'on excepte ceux qui ont eu lieu h. l'échelon le plus élevé de la profession d'infirmière. Il existe un urgent besoin de reunions internationales d'études supérieures et de discussions (« séminaires ») pour professeurs charges de donner des cours au personnel infirmier, afin d'encourager et d'accélérer l'inclusion dans l'enseignement infirmier universel de tout ce que les programmes et les méthodes de formation de certains pays offrent de plus satisfaisant.

13) L'aide aux écoles de formation d'infirmières et de personnel auxiliaire est envisagée comme comprenant une aide pour établir des écoles modèles pour améliorer l'enseignement dans les écoles existantes et pour développer les moyens de formation pratique sur le terrain. 14) Un credit est prévu pour la fourniture de l'équipement et du matériel d'enseignement nécessaires. Cette aide est indispensable, en même temps que l'assistance technique, pour l'amélioration du niveau des établissements d'enseignement.

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PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

Services techniques 7.5.1

FORMATION TECHNIQUE DE PERSONNEL MEDICAL ET AUXILIAIRE Prévisions budgétaires

Previsions de dépenses 1949

1950

Ordinaires SECRETARIAT

Supple'.

mentaires US $

US $

US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net

25.330 .

66.835 3.480

98.480 4.920 93.560

25.330

63.355

Siège 1949

Nombre de postes 1950

Catégorie

Ordinaires 1 1 1

Supplémentaires 1

16 14 10 9 8 7 6 5

2 1 1 1

1 1 1 1 1

1

4

2 6

Sous-total

8

3

Sur place

Groupe

II III Sous-total Total . .

4

11

4 6

11

12

14

Experts-conseils

19.500

Sous-total pour les services du personnel

25.330

63.355 17.350 19.700

113.060

Indemnités Voyages et transports Formation technique et professionnelle . Formation de personnel sanitaire auxiliaire (comprenant le personnel infirmier, les

6.350 10.000

24.020 55.600 45.000

sages-femmes, les instructeurs d'hygiène, etc.) Bourses 755.000 755.200 12.475 .

Fournitures et matériel d'enseignement Comités consultatifs d'experts COÛT TOTAL DIJ PROJET

450.000 920.000 350.000 7.000

796.680

868.080

1.964.680

127 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGATAIRES

7.5.2 7.5.2.1

PUBLICATIONS

Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé

La publication d'un bulletin est une obligation statutaire héritée de l'Office International d'Hygiène Publique. Le Bulletin, principal organe scientifique de l'OMS, est le successeur du Bulletin mensuel de l'Office d'Hygiene Publique et du Bulletin de l'Organisation d'Hygiene de la Société des Nations et a pour objet de porter A. la connaissance des gouvernements, des administrations sanitaires et des membres du corps médical, des communications soumises par des représentants des Etats Membres, des rapports de comités d'experts, des articles originaux d'experts et de spécialistes ainsi que des renseignements bibliographiques. Le Bulletin paraît séparément en anglais et en français. 7.5.2.2

Chronique de l'Organisation Mondiale de la Santé

La Chronique fournit aux administrations de santé publique ainsi qu'aux membres du corps médical et des professions connexes, des renseignements mensuels sur les activités courantes de l'OMS.

Lors de sa deuxième session, le Conseil Exécutif a décidé que la Chronique continuerait à paraître dans les cinq langues officielles de l'Organisation. 7.5.2.3

Recueil international de Législation sanitaire

La publication de la législation sanitaire est une obligation statutaire héritée de l'Office International d'Hygiène Publique. Ces renseignements étaient publiés dans le Bulletin de l'OIHP, mais, en

vertu d'une décision de la Commission Intérimaire de l'OMS, qui a été ratifiée par la première Assemblée Mondiale de la Santé,1 ils font maintenant l'objet d'une publication distincte contenant des reproductions, traductions ou extraits des principaux textes législatifs et réglementaires nationaux relatifs A. la santé publique et aux sujets connexes. Le Recueil paraît séparément en anglais et en français. 7.5.2.4

Relevé épidémiologique hebdomadaire : Rapport épidémiologique et démographique

Ces deux publications - bilingues l'une et l'autre - fournissent aux administrations de la santé publique, en exécution des obligations héritées de l'OIHP et de l'UNRRA, des renseignements sur les maladies visées par les conventions ainsi que d'autres informations statistiques et épidémiologiques. Le Relevé épidémiologique hebdomadaire contient des statistiques hebdomadaires sur les maladies

tombant sous le coup des conventions. Le Rapport épidémiologique et démographique renferme des renseignements statistiques sur les maladies non visées par les conventions ainsi que des statistiques démographiques, complétés par des articles sur ces sujets. 7.5.2.5

Annuaire sanitaire international Cette publication est destinée A continuer l'Annuaire publié antérieurement par l'Organisation

d'Hygiène de la Société des Nations. Elle contiendra des exposés à jour sur l'organisation de la santé publique dans chaque pays, établis d'après les rapports soumis par les Etats en vertu de l'article 61 de la Constitution de l'OMS ou reproduisant in extenso le texte de ces rapports. L' Annuaire comprendra également des renseignements détaillés sur les hôpitaux et autres établissements hospitaliers, sur les professions médicales et les professions auxiliaires, ainsi qu'un certain nombre de statistiques démo\ graphiques choisies. On prévoit une édition anglaise et une édition française distinctes. 7.5.2.6

Code télégraphique épidémiologique (Codepid)

L'objet de ce code télégraphique est de faciliter la transmission télégraphique de renseignements

épidémiologiques dans le monde. Le supplément cartographique contient des cartes quadrillées permettant d'indiquer l'emplacement précis des régions infectées. Le code est bilingue. 7.5.2.7

Manuel de la Classification statistique internationale des Maladies, Traumatismes et Causes de Décés

Il s'agit, en l'espèce, des éditions française et espagnole du volume II du Manuel dont rédition anglaise devait paraître en 1949. 7.5.2.8

Pharmacopée internationale

Editions anglaise, française et espagnole de la pharmacopée internationale pour la préparation de laquelle a été établi le Comité d'experts pour l'Unification des Pharmacopées. Actes off. Org. mond. Santé, 13, 307

- 128 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

7.5.2.9

Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles

La nécessité de fournir des renseignements plus précis que ceux qui peuvent être publiés dans un rapport mensuel a incité la Société des Nations 6. faire paraître une série de rapports épidémiologiques annuels. Il est proposé que l'OMS continue leur publication et fasse paraître un seul volume pour les années 1939-1946 et des volumes séparés pour chacune des années suivantes.

Liste internationale des centres de traitement antivénérien publiée en vertu de l'Arrangement de Bruxelles L'application de l'Arrangement de Bruxelles de 1924 est une obligation statutaire héritée de l'OIHP. La dernière liste des centres de traitement internationaux qui a été publiée par l'OIHP en 7.5.2.10

1939 n'est plus 6. jour et la publication d'une liste revisée et complétée est depuis longtemps nécessaire.

7.5.2.11 Suppléments au Bulletin On se propose, comme l'a recommandé la Commission Intérimaire, de publier sous la forme de

suppléments techniques les articles trop développés et trop spécialisés pour être insérés dans le Bulletin. 7.5.2.12 Manuels de traitement et de lutte contre les maladies

Il est proposé que l'OMS publie de courts manuels sur les nouvelles méthodes de traitement et de lutte contre les maladies, qui présentent un intérêt spécial pour le programme de l'OMS. 7.5.2.13 Fascicule hebdomadaire de la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour

La Station d'Informations épidémiologiques de Singapour, transférée de la Société des Nations l'OMS, publie, depuis de nombreuses années, un fascicule hebdomadaire de renseignements épidémiologiques qui confirme et complète les renseignements radiodiffusés par son réseau de postes de TSP. 7.5.2.14

Actes officiels de l'Organisation Mondiale de la Santé Les Actes officiels sont la source de tous les renseignements officiels sur les travaux et les délibérations de l'OMS et de ses organes constitutifs. Les volumes dont la publication est envisagée pour 1950 comprendront les proc6s-verbaux des débats de la troisième Assemblée de la Santé ainsi que les rapports du Conseil Exécutif, du Directeur général et des comités d'experts.

- 129 -

Appendice

BESOINS ESTIMATIFS EN CE QUI CONCERNE LES PUBLICATIONS Titre de la publication Laugue Nombre de numeros

par an 6

Nombre de pages

par an

Tirage

Prix par exemplaire Us

Prix par page

Prix annuel de la publication

Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé Chronique de l'Organisation Mondiale de la Santé

français anglais

6

1.200 1.200 480 480 480 480 480 640 640 600

2.500 3.500 3.000 7.000 3.000 1.000 1.000 1.000 2.000

0.92 0.77 0.14 0.11 0.14 0.36 0.34 1.03 0.66

0.0046 0.0038

13.800 16.200

français anglais espagnol russe chinois français anglais bilingue bilingue

12 12 12 12 19 4 4

0.0036 0.0028 0.0035 0.0090 0.0085 0.0064 0.0041 0.0104

5.250 9.375 5.375 4.350 4.150 4.150 5.350 7.500 11.700

Recueil international de Législation sanitaire I

' Relevé épidémiologique hebdomadaire

52 12 1 1

w 0 i

1-,

1.200

0.12

Rapport épidémiologique et démographique

450 500 500 300 32

3.000 2.000 3.000

0.32 3.47 2.68 1.30

0.0086 0.0069 0.0053

Annuaire sanitaire international Code télégraphique épidémiologique (Codepid)

français anglais bilingue

6.950 8.050 2.600 600 15.000

1

2.000

0.0043 0.0093 0.0125 0.0031 0.0031

Supplement cartographique Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles

bilingue bilingue

1

2.000 3.000

0.30 2.50 1.58 1.58

2

400

Supplements techniques au Bulletin : Manuel de la Classification statistique internationale des Maladies, Traumatismes et Causes de Décès, vol. II

français espagnol français anglais espagnol français anglais

1 (relié) 1 (relié) 1 (relié) 1 (relié) 1 (relié) 4 4

500 500 800 800 800

6.000 6.000 2.500 3.000 2.500 1.500 2.500

9.500 9.500 8.000 9.000 8.000

Pharmacopée internationale

3.20 3.00 3.20 0.59 0.44

0.0040 0.0037 0.0040 0.0059 0.0044

Divers

400 400

3.550 4.450

BESOINS ESTIMATIFS EN CE QUI CONCERNE LES PUBLICATIONS (suite) Titre de la publication Langue Nombre de numeros

par an 2

Nombre de pages

par an

Tirage

Prix par exemplaire

Prix par page US $

Prix annuel de la publication US

Uss

Manuels de traitement et de lutte contre certaines maladies

français anglais français anglais français anglais anglais

2 1

400 400 400 400 400 400 730

1.500 2.500

0.87 0.67 1.76 1.34

0.0043 0.0033 0.0044 0.0033

2.625 3.375

Liste internationale des centres de traitement antivénérien

1

1.500 2.500

2.650 3.350 3.200 3.200 10.000

Manuels statistiques Fascicule hebdornadaire, Singapour

4 4

2.000 2.000 350 1.500 2.000 1.500 2.000

1.60 1.60

0.0160 0.0160 0.0392 0.0089 0.0077 0.0089 0.0077 0.0089 0.0077

52

0.55 0.89 0.77 1.35 1.16 1.35 1.16

Actes officiels de l'Organisation Mondiale de la Santé: Rapport annuel du Directeur général

français anglais

1

1 1 1 1

100 100

1.345 1.555

Analyse sommaire des rapports annuels des Etats Membres va H I

français anglais français anglais

150 150 150 150 60 60

2.015 2.335 2.015 2.335 790 910

H

Programme et budget - Ordre du jour Exposé financier annuel et rapport du commissaire aux comptes Rapports des comités d'experts Dépenses imprévues

1 1 1

1.500 2.000 1.500 2.000

français anglais français anglais

0.53 0.45 1.79 1.55

0.0088 0.0075 0.0090 0.0078

9

9

200 200

1.500 2.000

2.685 3.115 10.000

TOTAL

229.900

Les Ades officiels suivants sont mentionnés ci-dessous afin d'établir un programme complet de publications, bien que les crédits soient compris dans les prévisions afférentes aux sessions d'organisation. Comptes rendus de l'Assemblée Résumé des Résolutions de l'Assemblée français anglais français anglais français anglais 1 1

400 400 60 60 120 120

1.500 2.000 1.500 2.000 1.500 2.000

3.61 3.14

0.0090 0.0078 0.0088 0.0075 0.0090 0.0078

1

1

0.53 0.45 0.08 0.94

Rapports du Conseil Exécutif

9

2

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

Services techniques 7.5.2 PUBLICATIONS

Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses Ordinaires SECRETARIAT

1949 US S

1950 US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Si ège Catégorie

124.950

187.370 9.370

124.950

178.000

Nombre de postes Ordinaires 1949 1950 1

Section d'Edition

16 13 11

1

4 3 1

6 4 1

10 9 8 7

5 4 1

5 6 1

Sous-total

19 15 13 12 11 10 5

24

Section de Traduction 1 1

5 1 1

5 1 1

2 1

4 1

Sous-total

11

13

Section des Publications 9 8 6 5 1 1 1 1 1

1

1 1

Sous-total Total

4

4 41

34

Experts-conseils

6.000 124.950 184.000

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports Cart des publications COOT TOTAL DU PROJET

33.050 10.100 148.000 316.100

48.055 21.300 229.900

483.255

- 132' -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PREVISIONS- BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

Services techniques

7.5.3 GROUPE DE RECHERCHES SUR LA TUBERCULOSE L'objectif principal du Groupe spécial de recherches concernant la tuberculose, pour l'année 1950, consistera à recueillir, A. analyser et A. apprécier les observations médicales, essentiellement techniques, qui portent sur le rôle et l'efficacité des méthodes d'immunisation (BCG) dans la lutte mondiale contre la tuberculose. A la fin de 1949, le travail entrepris sur place, en matière d'épreuves et de vaccinations dans la campagne au BCG, sera sans doute terminé dans certains pays, partiellement achevé dans plusieurs et, peut-être seulement à ses débuts dans d'autres pays. Les recherches pourront donc porter sur une très grande diversité de questions. L'expérience effectivement acquise quant l'application de nouvelles méthodes techniques et de nouveaux vaccins pourra être centralisée et évaluée ; les résultats immédiats des effets de la vaccination au BCG, dans des conditions et des circonstances très différentes, pourront 'are déterminés, et, ce qui est plus important encore, refficacité 6. long terme des programmes d'immunisation en série et la place que doivent occuper ces programmes dans la lutte mondiale contre la tuberculose devraient commencer A. pouvoir être précisées A. la suite des vastes recherches entreprises. Les travaux effectués en 1949 fourniront, espère-t-on, une grande quantité de nouvelles indications d'ordre pratique sur les problèmes techniques que posent les épreuves A. la tuberculine, la vaccination, la revaccination, et ils permettront d'entrevoir les effets les plus immédiats de l'ensemble du programme.

Il devrait être également possible de mettre en ceuvre les rouages nécessaires pour déterminer les effets ultérieurs de la vaccination. En outre, grace aux recherches épidémiologiques amorcées en 1949, on compte pouvoir disposer de renseignements permettant de s'attaquer plus efficacement A. la maladie, dans le monde entier, par l'application de méthodes d'immunisation et, également, d'autres méthodes

de lutte antituberculeuse.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses 1949 SECRÉTARIAT US $

Supplémentaires 1950 US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net Siège Catégorie

54.750

114.400 5.720 108.680

54.750 Nombre de postes

Supplémentaires 1949 1950

Sur place

Groupe

III Total

II

4 10 1

7 10 6

15

23

Experts-conseils

Sous-tota1 pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports Fournitures et matériel COOT TOTAL DU PROJET

54.750 15.900 29.350

108.680

50.300 38.300 100.000 297.280

100.000

- 133 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

7.5.4

ETUDES APIDÉMIOLOGIQUES 7.5.4.1 INTRODUCTION

En se fondant sur les statistiques et la documentation medicale accessibles, il sera, sur la demande du Conseil Exécutif, procéd6 A. des etudes concernant les maladies transmissibles, en vue de determiner

si une action internationale serait susceptible de contribuer utilement A les enrayer et, dans l'affirmative, la nature des mesures internationales à prendre à cet égard : a) en instituant un comité d'experts ; b) en tenant une conference internationale ; c) en créant des groupes d'etude sur place ou en établissant

des services de consultations et de demonstrations. Indépendamment de celles à l'égard desquelles des (( projets » sont déjà proposes, les maladies transmissibles qui feront l'objet de mesures conformément aux decisions de la première Assemblée Mondiale de la Sante sont les suivantes : 1) Maladies pestilentielles : variole et fièvre jaune. 2) Maladies parasitaires : filariose (en particulier l'onchocercose), trypanosomiase, leishmaniose, ankylostomiase.

3) Maladies et virus : poliomyelite, trachome, rage.

4) Maladies transmissibles communes de l'enfance: diphterie, coqueluche, rougeole. 5) Lèpre.

On trouvera ci-apres un exposé du degre d'importance de ces maladies, de rceuvre accomplie, ainsi que du programme de 1950. 7.5.4.2 7.5.4.2.1 VARIOLE

MALADIES PESTILENTIELLES

7.5.4.2.1.1

Nature et port& du problème

Independamment des cas fortuits oir elle est importée, la variole a été, en fait, eliminée des pays climat temper-6 oir la vaccination se pratique d'une maniere &endue. Toutefois, malgre les efforts prolonges tentés pour la supprimer radicalement, elle persiste dans la plupart des territoires tropicaux. De nouvelles poussées épidemiques resultent, dans ces territoires, des mouvements migratoires ou de tout ralentissement de la vaccination systématique. Tel a éte le cas en Afrique et en Asie, au cours de la guerre. En 1944, non moins de 216.000 (Wes imputables A. la variole ont été enregistrés exclusivement dans l'Inde britannique. 7.5.4.2.1.2 Objectifs

L'objectif A. long terme serait d'immuniser la population mondiale contre la variole au moyen d'une vaccination appropriée, ce qui nécessiterait, dans les pays oil la maladie apparaît comme un danger lointain, des dispositions en vue de la vaccination A. un Age suffisamment tendre pour réduire les risques de l'encéphalite post-vaccinale A. des proportions négligeables et, dans les pays tropicaux endémiques, l'amélioration des rouages administratifs, en vue d'apporter les bienfaits de la vaccination aux groupes démographiques les plus isolés et les plus inaccessibles, et la preparation d'une lymphe qui conserverait son activite, quelles que soient les conditions ambiantes (par exemple un vaccin sec). 7.5.4.2.1.3

CEuvre accomplie

Il ressort d'enquetes &endues effectuées par la Societe des Nations et l'Office International d'Hygiene Publique que l'encéphalite post-vaccinale ne résulte pas d'une contamination quelconque des lymphes vaccinales, mais d'une infection latente chez l'homme, infection préalable A. la vaccination. En 1948, un groupe mixte d'étude OIHP/OMS sur la variole a dresse le bilan des connaissances

actuelles en la matière, a recommandé une technique vaccinale et a darn et interprete les diverses formes de reaction consécutives A. la vaccination et A. la revaccination.1 Le groupe d'etude a recommandé de faire de nouvelles etudes et observations concernant : la durée de l'immunité après vaccination et après revaccination operees A. divers Ages, telle qu'elle est mesurie par le titrage des anticorps et les reactions consecutives à la revaccination dans les pays

indemnes de variole et telle qu'elle est attestee, d'autre part, par la preservation effective dans les pays d'endémicité de la variole ; les moyens de préparer un vaccin actif, sec, d'un haut degré de purete. 1 Actes off. Org. mond. Santé, 11, 18

- 134 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

7.5.4.2.1.4

Programme pour 1950

Les ètudes sus-visées devront être commencées en 1949 et poursuivies en 1950. On envisage que les résultats de ces études, et tout nouveau problème que les experts pourront estimer souhaitable d'élucider, seront discutés en 1950 par un comité d'experts (ou par un groupe d'étude). Il est prévu de tenir, soit immédiatement avant, soit immédiatement après la réunion des experts de la variole, une réunion de fonctionnaires médicaux chargés de la vaccination dans des régions tropicales, afin de discuter les moyens les plus efficaces d'arriver á une vaccination absolument générale dans les territoires arriérés. Il est également prévu de faciliter l'emploi, A, titre expérimental, et la préparation de vaccin sec aux administrations sanitaires intéressées des pays tropicaux. 7.5.4.2.2 7.5.4.2.2.1 FIÈVRE JAUNE

Nature et portée du problème Bien que le nombre de cas authentiques de fièvre jaune soit extrêmement faible, par suite des mesures prises contre Aedes aegypti dans les villes et de l'immunisation d'une grande partie de la population dans les régions rurales de la « zone d'endémicité de la fièvre jaune », cette maladie pose toujours un très grave problème de sauté d'ordre international. Il résulte d'indications précises que, dans la zone tropicale de l'Amérique du Sud et de l'Afrique, le virus est encore très répandu chez les singes, voire chez l'homme. Comme les pays de la zone méditer-

ranéenne et de l'Asie méridionale peuvent probablement être très facilement infectés en raison de la présence des insectes vecteurs et de la réceptivité de la population, il importe, par conséquent, de prendre des mesures pour empêcher que l'infection ne s'établisse dans ces pays. 7.5.4.2.2.2 Objectifs

La présence du virus chez les animaux sauvages a pour effet de reporter A. une échéance très lointaine la possibilité de supprimer radicalement la maladie. Il semble donc qu'il faille s'assigner comme objectif à long terme l'immunisation des populations de la zone d'endémicité de la fièvre jaune, au moyen d'une vaccination générale par des mesures locales dirigées contre l'agent vecteur. Ce programme pourrait être réalisé au moyen : a) d'une &limitation plus précise de la zone d'endémicité du virus amaril ; b) de la stérilisation des ports maritimes et des aéroports dans les zones

tant contaminées que contaminables, de manière á les empêcher de favoriser la prolifération des vecteurs de la fièvre jaune ou de les recéler. Ce dernier point est examiné sous les «Conventions sanitaires et de la Quarantaine », paragraphe 7.5.5.3. Pour &limiter d'une manière précise les régions incriminées, il importe de dépister le virus chez l'homme, par l'étude des cas suspects et de la viscérotomie ainsi que par des enquêtes sur le degré d'immunité dans les régions où l'on n'a pas encore procédé à une immunisation de caractère général, et chez les animaux, par des ètudes de l'immunité des animaux. Afin d'être efficaces, ce dernier ordre de recherches doit être complété par des ètudes épidémiologiques portant :

1) sur la &termination des vecteurs des forks et des réservoirs de virus dans les divers territoires ; 2) sur l'oecologie de ces vecteurs ; 3) sur l'étude des facteurs épidémiologiques qui contribuent aux poussées de la maladie chez l'homme,

dans les zones partiellement boisées ou reboisées.

Travaux en cours de réalisation Etant donné que les recherches de cet ordre se poursuivent activement sous les auspices de la Fondation Rockefeller, du Bureau Sanitaire Panaméricain et des administrations sanitaires des territoires intéressés, il semble que l'OMS devrait viser à coordonner les recherches pluta qu'à en amorcer de nouvelles et A. évaluer les résultats obtenus par les compétences qui opèrent Ujà sur le terrain. 7.5.4.2.2.3

Les membres du groupe de l'OMS pour la fièvre jaune doivent se réunir en 1949, A. l'occasion de la session du Comité d'experts de l'Epidémiologie internationale et de la Quarantaine, afin de mettre l'étude la question de la &limitation des zones cl'endémicité de la fièvre jaune. Ils seront alors en mesure de donner des avis quant aux moyens les plus pratiques par lesquels l'OMS pourrait favoriser et coordonner les mesures entreprises. 7.5.4.2.2.4 Programme pour 1950 Il importe d'envisager une deuxième réunion pour 1950, afin d'évaluer les résultats et, éventuel-

lement, de modifier les principes d'action sur lesquels l'accord s'est établi à l'origine. En 1949 et en 1950, il appartiendra à l'OMS d'entreprendre une étude bibliographique des travaux

épidémiologiques dont la fièvre jaune a fait l'objet depuis 1935.

- 135 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

7.5.4.3

MALADIES PARASITAIRES

En ce qui concerne ces maladies, ainsi que le cholera, la peste et le typhus, on envisage une coordi-

nation, A toutes ses phases, du travail accompli par la Division d'Epidémiologie et par les services s'occupant de l'assainissement. 7.5.4.3.1 7.5.4.3.1.1 FILARIOSE

Nature et port& du problème

A la suite des operations militaires entreprises dans les îles du Pacifique de l'Ouest, l'intérêt s'est concentré sur la gravité et la predominance des filarioses dans ces regions. La plus répandue - l'infection par Wuchereria bancrolti (Filaria bancrofti) - sévit A. des degrés divers dans la quasi-totalité des regions tropicales et sub-tropicales. L'indice de l'infestation &passe souvent 2o% de la population et atteint, par endroits, 90%. En 1947, Stoll a évalué le nombre des cas de cette maladie à 189 millions, dont 157 millions en Asie, 22 en Afrique, 9 en Amérique centrale

et en Amérique du Sud et i en Océanie. L'onchocercose, forme de filariose due A. Onchocercus volvulus, a été constatée dans plusieurs Etats

du Guatemala, au Mexique et au Venezuela. Certaines de ses formes diminuent considérablement la mobilité de l'individu et sa capacité de travail, par exemple l'éléphantiasis due A. W. bancrofti, ou provoquent la cécité par O. volvulus. lEuvre accomplie La filariose n'a donne lieu, A. ce jour, à aucune action d'ordre international. En 1948, le Comité d'experts de l'Epidémiologie internationale et de la Quarantaine a émis le vceu2 que l'OMS procède une etude préliminaire de la question en 1949. Cette etude pourrait comporter à la fois la reunion de données récentes relatives A la fréquence de la maladie et la consultation d'experts par correspondance en ce qui concerne les meilleurs moyens de s'attaquer A. la filariose, sur le plan international. 7.5.4.3.1.2

Programme pour 1950 En raison des résultats favorables obtenus actuellement par l'emploi de certains nouveaux medicaments (tels que les sels diethylcarbamyl-I-methyl-4-piperazine) dans le traitement des infections tant micro que macrofilariennes, il y aurait lieu de faire l'essai systématique de ces medicaments dans des conditions de contrôle rigoureux. Ces essais thérapeutiques pourraient etre commences en 1950. A cet effet, il serait nécessaire de répartir entre des hôpitaux et institutions préalablement choisis les medicaments vises en vue de la coordination des recherches pour le traitement de 'la filariose. Le programme de ces recherches, d'ordre thérapeutique et autre, devrait être arrêté par un groupe de six cliniciens et parasitologues qui participeraient effectivement aux essais. Le même groupe d'experts procéderait à l'évaluation des résultats en 1951. Ces experts seraient invites à donner des avis sur la nécessité de poursuivre éventuellement les recherches ou sur les meilleurs moyens de mettre les medicaments A. la disposition des populations atteintes, ainsi que les méthodes permettant de s'attaquer aux insectes vecteurs dans des conditions 7.5.4.3.1.3 appropriées.

Il est evident que le programme A long terme devra se fonder sur les conclusions et les recomma ndations des experts. 7.5.4.3.2 7.5.4.3.2.1 TRYPANOSOMIASE

Nature et port& du problème L'infection par Trypanosoma gambiense ou T. rhodesiense - cause de la maladie du sommeil constitue un probleme sanitaire extrêmement grave qui se pose en Afrique tropicale. Les foyers d'infection se répartissent inégalement dans la quasi-totalité des territoires situés entre les paralleles 15° nord et 15° sud depuis le Senegal jusqu'au Mozambique. Si elle n'est pas traitée, la maladie du sommeil extermine des populations entières. De vastes regions doivent être evacuees pour rompre la chaîne d'infection qui relie les mouches tsé-tsé, d'une part, aux reservoirs humains et aux animaux, d'autre part. La trypanosomiase compromet gravement la survivance du bétail et constitue, directement aussi bien qu'indirectement, un obstacle redoutable A, la mise en valeur de l'Afrique centrale. Dans les regions centrales et tropicales de l'Amérique du Sud, l'infection par T. cruzi (maladie de Chagas) est répandue et fréquemment mortelle ; la zone de propagation virtuelle de la maladie 2 Le rapport du Comae d'experts de l'Epidérniologie internationale et de la Quarantaine parattra

dans les Actes off. Org. mond. Santé, 19

- 136 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGKTAIRES

ANNEXE 2

est bien plus étendue que celle oü l'homme en est atteint, étant donne que les mammiferes à rétat sauvage sont infectés sur de vastes aires et que les insectes vecteurs (hemipteres réduvidés) y pullulent.

7.5.4.3.2.2T Euvre aceomplie L'importance de la maladie, du point de vue sanitaire et économique, a été reconnue par la Societe des Nations qui, des 1923, a fait procéder á une enquête sur la fréquence de la maladie en Afrique. Les années suivantes furent marquees par la reunion de plusieurs conferences intergouvernementales (1925-1928) auxquelles participerent les représentants des administrations sanitaires des colonies. Ces conferences se sont traduites par des accords inter-territoriaux, visant à prévenir la propagation de l'infection par les migrants. Un laboratoire central international de la trypanosomiase fut établi A. Entebbe (Ouganda) (19261927) aux fins d'expérimentation. D'autre part, les membres de la Commission de la Maladie du sommeil, créée par la Societe des Nations, ont procédé à un certain nombre d'enquêtes dans divers territoires infectés. Depuis lors, la maladie du sommeil a fait, de la part des autorités sanitaires britanniques de l'Afrique orientale, l'objet de recherches et de mesures administratives concertées. En février 1948, une conference internationale de la trypanosomiase qui s'est tenue á Brazzaville a decide de centraliser les informations dans un bureau special dont le siege serait á Brazzaville ou Leopoldville. Le British Standing Committee on Tsetse and Trypanosomiasis Research, qui releve du Central African Council (Salisbury, Rhodésie du Sud) doit collaborer à ces travaux. Le comité scientifique international de la trypanosomiase, qui se réunit à Londres en février 1949, est appelé à coordonner les recherches et les travaux sur le terrain, dans les divers territoires d'Afrique. 7.5.4.3.2.3

Programme pour 1950 Il est suggéré que l'OMS se tienne au courant de revolution des travaux effectués dans ces

conditions.

Une coordination effective pourrait être envisagée lorsque le bureau regional de l'OMS, dont la creation est envisagée pour l'Afrique centrale, sera entre en fonctions. Pour le moment, aucun programme d'action ou de recherches sur le terrain n'est recommandé pour 1950, de crainte que ce programme ne chevauche sur les travaux déjá entrepris par les institutions existantes. 7.5.4.3.3 LEISHMANIOSE

7.5.4.3.3.1

Nature et port& du problème Les diverses formes de leishmanioses - la forme cutanée bénigne qui sévit dans les pays baignés par la Méditerranée, le kala-azar (méditerranéen (infantile) et indien) et la leishmaniose ulcerative de l'Amérique du Sud - posent, en raison de leur fréquence, de leur longue durée et (pour ce qui est du kala-azar) du haut degré de mortalité qu'elle entraîne, un grave probleme international de santé publique.

7.5.4.3.3.2

Euvre accomplie

Aucune mesure internationale n'a été prise A. ce jour pour enrayer ces affections. Toutefois, une action semble justifiée en raison des possibilités qu'offrent désormais les insecticides A. effet rémanent pour detruire les phlébotomes, vecteurs des leishmanioses. 7.5.4.3.3.3

Programme pour 1950 Il est, en conséqüence, propose, conformément aux recommandations de la première Assemblée Mondiale de la Santé, de convoquer en 1950 des spécialistes des diverses formes de leishmanioses, ainsi que de la parasitologie et des insecticides, pour étudier les meilleures méthodes pour lutter contre les vecteurs, prévenir la maladie et la traiter par des medicaments efficaces. Ce comité d'experts se réunira une fois. Les plans á long terme dépendront nécessairement des recommandations de cette reunion d'experts. 7.5.4.3.4 7.5.4.3.4.1 ANKYLOSTOMIASE

Nature et port& du problème

L'ankylostomiase est repandue dans tous les pays chauds, à l'exception peut-être du Nord-Ouest africain. Elle peut également exister dans les climats tempérés, sous reserve de conditions spéciales (anémie des mineurs). Les troubles digestifs et nerveux ainsi que l'anérnie provoques par le parasite exercent une action

profondément déprimante sur la population atteinte et réduit forternent sa capacité de travail ce qui représente une très grave perte économique dans les régions agricoles.

- 137 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

7.5.4.3.4.2 CEuvre accomplie

Les chercheurs de la Fondation Rockefeller se sont efforcés, depuis 1910, de supprimer radicalement cette maladie au moyen de traitements en série, de mesures d'hygiène, etc. Toutefois, les résultats extrêmement favorables obtenus immédiatement n'ont pu étre maintenus d'une manière permanente, sauf dans les régions on il a été possible d'assurer le relèvement économique et éducatif de la population.

Cette initiative utile a révélé aux administrateurs de la santé les moyens par lesquels l'ankylostomiase pourrait être enrayée et supprimée radicalement. Il n'y a donc pas lieu que l'OMS arrête, dans le proche avenir, uu programme d'action directe dans ce domaine, car, indépendamment de son caractère très onéreux, il serait de nature à faire double emploi avec l'ceuvre déjá accomplie. 7.5.4.3.4.3

Programme pour 1950

Il est évident que l'OMS se tiendra au courant de tout nouvel événement dans ce domaine, tel que la découverte de médicaments aussi efficaces, mais peut-être moins toxiques, que ceux qui sont actuellement utilisés. 7.5.4.4 7.5.4.4.1 POLIOMYELITE

MALADIES A VIRUS

Nature et portée du problème La poliomyélite a pris une extension indéniable au cours des 40 dernières années tant dans les pays contaminés que d'un territoire à l'autre. Bien qu'elle soit inégale, la répartition géographique actuelle intéresse presque le monde tout entier. Quelque 80.000 cas ont été déclarés aux Etats-Unis au cours des cinq dernières années. Toutefois, les milliers de cas déclarés chaque année ne permettent de se faire qu'une idée imparfaite du nombre de sujets qui sont les victimes permanentes de cette maladie, en raison de ses séquelles paralytiques durables et des conséquences psychologiques et économiques qui en sont le 7.5.4.4.1.1 corollaire.

7.5.4.4.1.2

CEuvre accomplie

Si l'on fait abstraction des informations et des études épidémiologiques, aucune action internationale n'a été entreprise à ce jour contre la poliomyélite. Toutefois, une réunion internationale d'experts a eu lieu á Bruxelles en 1945 et une autre à New-York en 1948. Les spécialistes intéressés étudient

actuellement des plans en vue de la création d'une union internationale contre la poliomyélite,

comparable A. celle qui existe contre la tuberculose, le cancer, etc. La première Assemblée Mondiale de la Santé a été saisie de propositions tendant à ce que l'OMS entreprenne des études sur la maladie, contribue A la préparation de nouvelles conférences internationales et étudie la possibilité de constituer des stocks de «respirateurs artificiels » (poumons d'acier) qui pourraient être prêtés, ainsi qu'un personnel compétent chargé d'en expliquer le fonctionnement dans les pays atteints par des épidémies.

Programme pour 1950 Il est envisagé de convoquer, en 1950, un groupe d'experts en poliomyélite ainsi que d'experts et d'épidémiologistes des maladies á virus, pour conseiller l'OMS sur le caractère pratique des propo7.5.4.4.1.3

sitions précitées, sur les meilleurs moyens de coordonner les recherches et, éventuellement, les mesures

prendre contre la poliomyélite sur le plan international. 7.5.4.4.2 7.5.4.4.2.1 TRACHOME

Nature et port& du problème

Le trachome est une grave maladie des yeux, de caractère chronique, répandue dans de nombreux pays tropicaux et sub-tropicaux ; elle engendre un haut degré d'incapacité et se termine souvent par la cécité totale. En Egypte, sur une population de 20 millions d'habitants, on évalue à 90% la proportion des individus atteints. Cette maladie peut également sévir dans les climats tempérés et provoque parfois des épidémies lorsqu'elle est importée dans une région qui en a été jusqu'alors indemne. Elle pose, par conséquent, un problème sanitaire vraiment international. 7.5.4.4.2.2 CEuvre accomplie

Deux associations techniques internationales contre le trachome ont été constituées en 1923 et 1929 respectivement et ont groupé leurs services de publications. La Société des Nations a procédé A, des enquêtes mondiales sur la fréquence du trachome et a

publié une documentation sur les mesures législatives et médicales, tant prophylactiques que thérapeutiques.

- 138 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS DUDGETAIRES

ANNEXE 2

L'OMS, agissant de concert avec l'Office International d'Hygiène Publique, a convoqué, en octobre 1948, un groupe d'étude spécial pour dormer des avis consultatifs sur une réglementation sanitaire de nature à faire échec â l'extension internationale de cette maladie. Ce groupe d'étude a recommandé 3 de poursuivre les recherches sur les effets des divers sulfamides

qui ont donné des résultats remarquables, tant du point de vue curatif que prophylactique. Il a recommandé, d'autre part, de procéder à une enquête sur la fréquence du trachome. Enfin, il a préconisé la constitution d'un comité spécial d'experts. 7.5.4.4.2.3 Programme pour 1950

Il est proposé de constituer un comité de spécialistes suivant la recommandation du Groupe mixte d'étude OIHP/OMS sur le Trachome et de le convoquer en 1950 pour examiner les résultats des recherches préconisées par le groupe d'étude en octobre 1948. 7.5.4.4.3 7.5.4.4.3.1 RAGE

Nature et portée du problème

La rage est une maladie encore répandue dans l'est européen, en Afrique, en Ask et dans certaines parties de l'Amérique, parmi les animaux sauvages et domestiques et constitue toujours une menace redoutable pour l'homme. Il résulte des statistiques recueillies par la Société des Nations sur le traitement, par les Instituts Pasteur, des personnes mordues ou léchées par des animaux présumés enragés, que le nombre de ces personnes a dépassé 1.670.000 pour la période 1927-1946. 7.5.4.4.3.2 ClEuvre accomplie

La Société des Nations a convqqué 6. Paris, en 1927, la Conférence internationale de la Rage et une autre conférence a eu lieu A, Bucarest en 1938. Le Conseil Exécutif de l'OMS 4 a donné mandat au Secrétariat de procéder à une étude préli-

minaire portant : a) sur la situation actuelle quant à la prophylaxie de la rage et â la vaccination antirabique ; b) sur les propositions formulées par les conférences précédentes, mais auxquelles il n'a pas encore été donné suite ; c) sur la nécessité éventuelle de convoquer une nouvelle conférence internationale de la rage. L'OMS se propose de consulter des experts, en 1949, par correspondance, quant aux meilleurs moyens d'encourager, de coordonner les recherches bactériologiques, théoriques et pratiques, relatives A. la prophylaxie de la maladie et au traitement par la vaccination. 7.5.4.4.3.3

Programme pour 1950

Il est proposé de convoquer, en 1950, un comité d'experts de la rage composé de six membres, qui auraient pour mandat d'étudier les résultats de la consultation susvisée, de présenter des recommandations quant à l'intérêt que pourrait présenter la convocation d'une conférence, et d'entreprendre des recherches auxquelles les instituts et les autorités s'occupant de la lutte contre la rage seraient invités à participer. Le même comité pourrait être convoqué derechef, après un intervalle de deux ou trois ans, pour dresser le bilan des résultats des recherches entreprises et pour présenter des recommandations quant â la nécessité éventuelle d'une conférence internationale de la rage, en vue d'encourager l'application des nouvelles découvertes. 7.5.4.5 MALADIES TRANSMISSIBLES COMMUNES DE L'ENFANCE 7.5.4.5.1

Nature et portée du problème

La diphtérie, la coqueluche et la rougeole sont encore une cause de morbidité et de mortalité considérable dans de nombreux pays des zones tempérées, oil la mort d'enfants d'âge pré-scolaire leur est principalement imputable. 7.5.4.5.2

Programme pour 1950

Le Comité d'experts pour l'Hygiéne de la Maternité et de l'Enfance a, en conséquence, recommandé,

sa première session, que l'OMS prenne des mesures pour répandre le plus possible l'utilisation des vaccins actifs obtenus par de nouveaux procédés.5 3 Le rapport du Groupe mixte d'étude OIHP/OMS sur le Trachome paraltra dans les Actes off. Org. mond. Santé, 19 4 Actes off. Org. mond. Santé, 14, 21

Actes oll. Org. mond. Santé, 19

5 Le rapport du Comité d'experts pour l'Hygiène de la Maternité et de l'Enfance paraîtra dans les

- 139 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS tUDGÉTAIRES

A cet effet, il a recommandé la réunion d'une conférence de pédiatres et d'experts vaccinothérapeutes pour généraliser les techniques modernes de la préparation du vaccin et en organiser l'emploi optimum. Il appartiendrait, d'autre part, A. la conférence, de recommander dans quelle voie il y aurait lieu d'orienter les recherches pour améliorer les méthodes d'immunisation contre la diphtérie, la coque-

luche, la fièvre typhoïde, etc., en insistant notamment sur l'immunisation simultanée contre ces maladies lorsqu'elle sera possible. Il lui appartiendrait également d'envisager un programme possible de recherches sur l'immunisation contre d'autres maladies de l'enfance à l'égard desquelles on ne dispose pas encore de méthodes de prophylaxie spécifique. Il est envisagé de tenir une conférence de ce genre en 1950. A cet effet, les groupes d'experts auraient pour mandat d'étudier au cours de deux réunions : a) l'amélioration des méthodes d'immunisation contre la dyphtérie et la coqueluche ; b) les méthodes propres à lutter contre la rougeole.

7.5.4.6 7.5.4.6.1

LEPRE

Nature et port& du problème

La première Assemblée Mondiale de la Santé a recommandé que l'OMS mette à l'étude le problème de la lépre, maladie qui sévit toujours dans les pays tropicaux et qui provoque des souffrances prolongées et une invalidité progressive dont sont victimes plusieurs millions d'individus. 7.5.4.6.2

CEuvre accomplie

La lépre a, autrefois, retenu l'attention de deux organisations bénévoles internationales ainsi que de la Société des Nations qui a procédé à une étude de la maladie dans le monde et a institué un Comité d'experts. 7.5.4.6.3

Programme pour 1950

Bien qu'il ne soit pas proposé de convoquer un Comité d'experts en 1950, l'OMS se tiendra au courant des recherches théoriques et pratiques effectuées en vue d'une coordination internationale éventuelle.

Il est envisagé d'instituer un groupe d'experts afin de réunir par correspondance une documentation préliminaire sur la question. Les informations recueillies, notamment au sujet des effets de nouveaux remèdes, devraient être communiquées aux administrations de santé intéressées et au corps médical, par le moyen de publications appropriées.

- 140 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

Services techniques 7.5.4 ET UD E S APID ÉMIOLOGIQ ITE

Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses 1949

1950

Ordinaires SECRÉTARIAT US$

Supplé-

mentaires US $

US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net Siège 1949

32.400 . .

47.895 2.430 45.465

19.755 985 18.770

32.400 Nombre de postes 1950

Catégorie

Ordinaires

14 13 8 6 5

4 1

2 1 1 1

5 2 1 1 1

m entaires 2

S upplé-

3 5

4

Sous-total .

.

10 Groupe

10

Sur place

II III Sous-total . .

Total

.

.

10

10

5

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel

32.400

45.465 15.100 11.100

18.770 7.675 7.250 25.000

Indemnités Voyages et transports Subventions

9.000 5.500

Coordination des recherches pour le traitement de la filariose Coordination des recherches sur la vaccination antivariolique

Comités consultatifs d'experts 1. Groupe d'étude sur la variole 2. Groupe d'experts de la fièvre jaune 3. Comité d'experts des insecticides

23.850*

55.650 t

4. Groupe d'étude sur le trachome 5. Groupe consultatif concernant la vaccination antivariolique 6. Filariose 7. Leishmaniose 8. Rage 9. Poliomyélite 10. Maladies contagieuses de l'enfance ,

COOT TOTAL DU PROJET

.

46.900

95.515

114.345

* Cette somme se rapporte aux points i á 3 t Cette somme se rapporte aux points 4 A, o

- 14.1 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS EUDGETAIRES

7.5.5 7.5.5.1

CONVENTIONS SANITAIRES ET QUARANTAINE

Exposé du plan quinquennal proposé

1) Lorsque la deuxième Assemblée de la Santé aura approuvé en 1949 les principes proposés par le Comité d'experts de l'Epidémiologie internationale et de la Quarantaine pour servir de bases 5. la Réglementation sanitaire internationale de l'OMS qui doit remplacer les conventions sanitaires internationales actuellement en vigueur, l'OMS devra préparer (1949-50) et mettre au point (1950) les

projets de texte des règlements en question afin de les soumettre, pour adoption, 6 la troisième Assemblée de la Santé en 1950. 2) Lorsque les règlements seront devenus obligatoires pour tous les Etats Membres qui n'auront pas

notifié leur non-acceptation dans un délai déterminé, l'OMS devra, A dater de 1951, assumer la responsabilité de r application et de rinterprétation des dispositions des nouveaux règlements, et continuera h jouer le même relle à régard des conventions sanitaires internationales qui resteront en vigueur pour les Etats signataires n'ayant pas adopté les règlements de l'OMS. 3) L'application de la législation sanitaire susmentionnée incombera, comme A l'heure actuelle, aux membres de la Section de la Quarantaine du Comité d'experts de l'Epidémiologie internationale et de la Quarantaine ; ils régleront, au cours de leurs sessions, ou par voie de correspondance avec l'OMS dans les intervalles entre les sessions, les questions résultant de rapplication et de rinterprétation de ladite législation, qui seront considérées comme dépassant la compétence de l'OMS. 7.5.5.2

Service de notification

1) Parmi les obligations qui découlent, soit des conventions sanitaires, soit de la Réglementation, la plus importante est celle, pour l'OMS, d'assurer un service de notification d'une haute efficacité, en vue de la diffusion rapide d'informations épidémiologiques urgentes. Jusqu'ici, le service de Genève a rempli ses obligations 6, cet égard en ayant uniquement recours 5. des communications télégraphiques, mais au début de 1949, grace à l'approbation donnée par le Comité d'experts de rEpidémiologie inter-

nationale et de la Quarantaine, un service radiotélégraphique sera inauguré, h. titre expérimental, pour la transmission quotidienne d'un bulletin épidémiologique fournissant des renseignements sur les maladies pestilentielles dans les ports maritimes et dans les aéroports, ainsi que sur les nouvelles exigences des pays en matière de quarantaine et de vaccination. Ce bulletin radiotélégraphique sera tout d'abord transmis, parallèlement au système de notification télégraphique actuellement en vigueur, mais on espère qu'il remplacera peu à peu ce dernier et permettra d'assurer, à l'intention des autorités sanitaires nationales, une diffusion moins onéreuse, plus rapide et plus efficace des données épidémiologiques recueillies.

2) Vers 1950, l'OMS procédera A une enquête sur r efficacité de la transmission radiotélégraphique du bulletin et, s'il y a lieu, un comité technique restreint sera convoqué pour donner des avis sur les améliorations qu'il conviendrait d'apporter au système.

3) Pour les notifications télégraphiques ordinaires, de même que pour la transmission radiotélégraphique du bulletin aux administrations sanitaires nationales, un code télégraphique sera nécessaire. A cet effet, le CODEPID, actuellement en préparation, sera mis en vigueur en juillet 1950.

4) La possibilité d'adopter un système de téléscripteur sera envisagée ultérieurement.

5) D'après les notifications reçues des pays atteints, au sujet d'affections autres que les maladies pestilentielles, il sera nécessaire de déterminer 6 quel moment une maladie particulière est devenue, par son type, sa fréquence et sa répartition, une menace internationale. Il sera indispensable d'établir des critères d'appréciation à cet effet. 7.5.5.3 7.5.5.3.1

Administrafion, application et interprétation de la législation sanitaire internationale pertinente (Réglementation de l'OMS et/ou conventions encore en vigueur)

Légiskition sanitaire maritime

Les travaux envisagés seront les suivants : I) fixer les conditions 6, remplir par le matériel et les installations sanitaires des stations de quarantaine (maritimes) ; 2) assurer l'inspection des stations de quarantaine par le membre compétent du personnel, pour donner, sur demande, des avis sur la façon de remplir les conditions requises ; 3) assurer une représentation au comité approprié de l'Organisation maritime internationale, pour donner des avis sur les problèmes, méthodes et pratiques de quarantaine ; 4) donner des avis sur les mesures sanitaires à prendre dans les ports : aspect pratique de la fumigation, de la dératisation et de la désinsectisation, dans les limites des zones portuaires, et mesures contre les rongeurs : protection contre les rats, chasse aux rongeurs au moyen de pièges, de rodenticides, etc.

- 142 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

7.5.5.3.2 Contrôle quarantenaire terrestre

Résoudre les problèmes résultant du contrôle des frontières terrestres dans le trafic routier et ferroviaire et énoncer les principes qui doivent régir ce contrôle. 7.5.5.3.3 1)

Navigation aérienne - Législation sanitaire fixer les conditions sanitaires que doivent remplir les aéroports internationaux ;

2) procéder h. des inspections en vue de donner des avis sur la façon de remplir les conditions requises et de constater si, dans les zones exposées aux risques d'infection par la fièvre jaune, l'indice d'Aedes

aegypti est bien maintenu à zéro dans les aréoports internationaux ; 3) assurer la représentation, A la Division de la Facilitation du Transport aérien international (FAL)

de l'OACI, lorsque le groupe de travail compétent de cette division discute des questions de quarantaine ;

4) donner des avis sur la désinsectisation, la désinfection et la dératisation des aéronefs. 7.5.5.4 7.5.5.4.1

Publications (se rattachant aux obligations qui découlent de la législation sanitaire) Relevé épidémiologique hebdomadaire

Ce Relivé donne des renseignements sur la fréquence des maladies pestilentielles dans le monde ; sur les mesures de quarantaine imposées ou rapportées par les pays exposés 5. des risques ; sur les obligations imposées par tous les pays en matière de quarantaine et de vaccination. Le Relevé continuera, entre autres, à confirmer les données hebdomadaires de caractère urgent diffusées par télégrammes ou transmises par la voie radiotélégraphique. 7.5.5.4.2 Listes

Des listes mises A jour et destinées à être publiées dans le Relevé et/ou dans des suppléments spéciaux du Relevé comprendront 2)

les ports acceptant les messages de quarantaine internationaux radiodiffusés ; les ports remplissant les conditions requises pour effectuer la dératisation des navires et pour

délivrer des certificats de dératisation ainsi que des certificats exemptant les navires de la dératisation ;

les ports ouverts aux arrivées en provenance de ports contaminés par le choléra, la peste ou la fiévre jaune, et, notamment, les ports ouverts aux navires infectés ou suspects ; 3) 4) 5)

les aérodromes déclarés comme « aérodromes sanitaires » ;

les autorités habilitées à délivrer des certificats internationaux de vaccination contre la fièvre

j aune ;

6) les exigences fondamentales et courantes de tous les pays en matière de quarantaine ; 7) les exigences de tous les pays concernant les certificats de vaccination ; 8) les laboratoires agréés en tant qu'instituts chargés de vérifier l'activité des vaccins contre la fièvre j aune ; 9)

les vaccins d'immunisation des personnes contre la fièvre jaune, approuvés pour l'usage inter-

national ; 1o) les instituts agréés pour procéder A. des épreuves d'immunité sur des personnes guéries de la fièvre j aune .

Rapports annuels 1) conditions sanitaires du Pélerinage de la Mecque ; 2) indices d'Aedes aegypti dans les secteurs situés à l'intérieur des zones d'endémicité amarile mais exclus de ces zones pour les besoins de la quarantaine ; 3) nombre de rats détruits dans les ports ; méthodes et résultats de l'examen bactériologique systématique des rats pour la recherche de la peste dans les ports ; 7.5.5.4.3

4) nombre de certificats- de dératisation et d'exemption de la dératisation délivrés par les autorités sanitaires des ports. 7.5.5.4.4 Manuels

En 1951 seront publiés les manuels sur la parantaine (navigation aérienne et maritime), qui seront établis en 1949-1950 d'après les renseignements obtenus au moyen des questionnaires adressés par l'OMS A tous les pays intéressés au trafic aérien et maritime.

- 143 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

Des suppléments à ces manuels parattront en 1952 et en 1953, et il est très probable qu'une réédition des manuels sera nécessaire en 1954. 7.5.5.5 1)

Autres obligations et responsabilités de l'OMS

Prendre des dispositions en vue de soumettre périodiquement A. des essais de contrôle tous les vaccins contre la fièvre jaune destinés h l'usage international. 2) Donner la suite requise aux demandes des gouvernements tendant à ce que les laboratoires f abriquant ou contrôlant les vaccins antiamarils sur leur territoire soient agréés par l'OMS.

3) Fournir des secrétaires A, la Section de la Quarantaine du Comité d'experts de l'Epidémiologie internationale et de la Quarantaine ainsi qu'au groupe d'experts de l'OMS pour la fièvre jaune, lorsque ces experts se réunissent pour examiner des questions résultant de l'application de la réglementation sanitaire de l'OMS comme, par exemple, lorsqu'un gouvernement se plaint qu'un autre gouvernement a outrepassé les dispositions des règlements (dans le cas du premier groupe d'experts ou lorsqu'il s'agit de la délimitation de zones d'endémicité amarile (dans le cas du deuxième groupe)). 4) Après l'entrée en vigueur, en 1951, de la réglementation sanitaire de l'OMS, celle-ci devra maintenir la plus &mite liaison possible avec les bureaux régionaux et avec les autorités de quarantaine des pays participants, afin de découvrir toutes difficult& qui pourraient surgir dans l'application des règlements ainsi que toutes omissions dans leur texte. Pour assumer cette liaison, il sera certainement nécessaire que des membres du personnel de l'OMS se rendent de temps A. autre auprès des bureaux et des autorités

de quarantaine afin de discuter sur place les questions qui se posent. Vers 1953, l'OMS aura pu constater les difficult& qui entravent l'application des règlements et aura pris note des modifications et adjonctions aux textes qui auront été suggérés. Elle devra envisager,

au cours de ladite année, la première revision de la réglementation. 7.5.5.6 7.5.5.6.1

Proiramme pour 1950

Activités (y compris réunions de comités d' experts, études préliminaires, etc.) 1) achèvement des projets de règlement afin de les soumettre, pour adoption, à la troisième Assemblée Mondiale de la Santé (7.5.5.1 (1)) ; 2) enquête sur l'efficacité de la transmission radiotélégraphique quotidienne de bulletins épidémiologiques aux administrations de santé nationales et, le cas échéant, convocation d'un comité technique restreint pour donner des avis au sujet des améliorations à apporter au système (7.5.5.1 (2)) ; 3) introduction du code télégraphique CODEPID destiné à être utilisé dans les télégrammes et dans la transmission radiotélégraphique de bulletins épidémiologiques (7.5.5.2 (3)) ; 4) préparation de nouveaux questionnaires en vue de la réunion des renseignements nécessaires pour permettre d'établir et de tenir à jour les listes prévues au paragraphe 7.5.5.4.2 et toutes autres listes qui pourraient être requises aux termes de la Réglementation sanitaire de l'OMS ;

5) établissement et publication des listes prévues au paragraphe 7.5.5.4.2 ainsi que des rapports exigés au paragraphe 7.5.5.4.3 et des listes et rapports requis en vertu des conventions sanitaires en vigueur ;

6) préparation, en 1949-1950, de manuels sur la quarantaine maritime et aérienne, destine's A. être publiés en 1951 (7.5.5.4.4) ; 7) fixation des conditions h remplir par les installations et le matériel sanitaire des stations de quara ntaine maritime (7.5.5.3.1) ; 8) continuation de renquête relative aux pratiques courantes en usage dans le contrôle des frontières terrestres (route et rail) (7.5.5.3.2) ; 9)

fixation des conditions sanitaires auxquelles doivent satisfaire les aéroports internationaux

(7.5.5.3.3 (1)) ;

so) établissement des critères d'aprés lesquels il sera possible de déterminer à quel moment une maladie

non pestilentielle devient un danger international (7.5.5.2.5) ; II) continuation des travaux (7.5.5.5) concernant les essais de contrôle des vaccins antiamarils destinés l'usage international, ainsi que les demandes tendant à obtenir que l'OMS agrée certains laboratoires fabriquant et contrôlant les vaccins antiamarils ; 12) rapport final sur radministration et l'application des conventions sanitaires internationaies, destiné à être inséré dans Annuaire sanitaire international et /ou dans le rapport du Directeur général. 7.5.5.6.2

Augmentation du personnel

En ce qui concerne les évaluations relatives 5. l'accroissement du personnel, on estime qu'il y aura lieu d'engager, en 1950, un fonctionnaire médical supplémentaire au courant de toutes les pratiques de la quarantaine terrestre et maritime et un autre fonctionnaire médical supplémentaire ayant une expérience pratique des mesures quarantenaires relatives a la navigation aérienne.

- 144 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

7.5.5.6.3

Principales attributions du fonctionnaire médical (Quarantaine maritime et terrestre) Ces attributions seront les suivantes :

1) remplir d'une manière générale les fonctions de conseiller de l'OMS pour les questions de quarantaine maritime en ce qui concerne les réglementations établies par l'OMS et leurs règles d'application ;

fixer les conditions A. remplir par le matériel et les installations sanitaires des stations de quarantaine ; 2)

inspecter, lorsqu'il y a lieu, ces stations de quarantaine afin de donner des avis sur les moyens de satisfaire aux exigences imposées ; 3)

4) faire fonctions de représentant de l'OMS au comité compétent de l'Organisation maritime internationale pour donner des avis d'experts sur les méthodes et pratiques de la quarantaine ; 5) dormer des avis sur les mesures sanitaires à prendre dans les ports : aspect pratique de la fumigation, de la dératisation et de la désinsectisation dans les limites des zones portuaiies et mesures de lutte contre les rongeurs : protection contre les rats, au moyen de pièges, de rodenticides ; 6) préparer les textes à publier dans la partie du Manuel quarantenaire contenant des renseignements sanitaires sur les ports maritimes ; 7) veiller à ce que tous les relevés exigés par la Réglementation sanitaire de l'OMS sur la quarantaine maritime et terrestre soient régulièrement reçus et soient publiés comme il convient. 7.5.5.6.4

Principales attributions du fonctionnaire médical (Quarantaine de la navigation aérienne) Ces attributions seront les suivantes :

x) remplir, d'une manière générale, les fonctions de conseiller de l'OMS pour les questions de quarantaine concernant la navigation aérienne en ce qui concerne les réglementations établies par l'OMS et leurs règles d'application ; 2)

fixer les conditions A. remplir par les aéroports internationaux ;

3) inspecter ces aéroports internationaux en vue de donner des avis sur la manière de satisfaire ces exigences et de vérifier si l'indice d' Aedes aegypti est bien maintenu à zéro ; 4) représenter l'OMS A. la Division de la Facilitation du Transport aérien international (FAL) de l'OACI lorsque des questions de quarantaine sont en discussion ; 5) donner des avis sur la désinsectisation, la désinfection, la dératisation des aéronefs ; 6) préparer les matériaux à publier dans la partie du Manuel de quarantaine contenant les renseignements sanitaires sur les aéroports ; 7) veiller à ce que tous les relevés exigés par la Réglementation de l'OMS sur la navigation aérienne soient régulièrement reçus et soient publiés comme il convient.

- 145 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

Services techniques 7.5.5

CONVENTIONS SANITAIRES ET MESURES DE QUARANTAINE Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses Ordinaires

SECRETARIAT

1949 US $

1950 US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Siège Catégorie 1949

29.260

51.040 2.550 48.490

29.260 Nombre de postes Ordinaires 1950

16 13 10 8 7 4 3

1

1 1

-

2 1 1 1 1 1

4 -1 1

2 '2 -7".

Sous-total

8 Groupe

12

Sur place

II III Sous-total Total 8

12

Experts-conseils

7.500 29.260

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports Comité consultatif d'experts COÛT TOTAL DU PROJET

55.990 14.430 14.800 31.350

8.200 9.800 22.000 69.260

116.570

- 146 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

7.5.6 SUBSTANCES THERAPEUTIQUES 7.5.6.1 STANDARDISATION BIOLOGIQUE

7.5.6.1.1

Nature et port& du problème

La réalisation de progrès dans ce domaine dépendra de l'état d'avancement de nos connaissances

- facteur qu'il est impossible de prévoir. Qui peut dire combien d'antibiotiques seront prêts pour la standardisation d'ici une année ? D'autre part, le Comité d'experts pour la Standardisation biologigue est tenu d'élargir son horizon. Jusqu'ici, il s'est contenté d'établir des préparations-étalons sans se préoccuper de la méthode d'essai A adopter, méthode dont le choix a été laissé, à dessein, aux

différents expérimentateurs travaillant dans les laboratoires. La tendance actuelle n'est peut-être pas de spécifier véritablement les méthodes à suivre, mais, tout au moins, de rattacher les préparations-étalons de substances déterminées A. la technique qu'il y a lieu d'appliquer pour titrer leur activité. Cette question des méthodes a même un aspect plus large : l'expérience acquise dans le passé a montré

quel point différaient entre eux les réactifs et les techniques utilisés pour certaines réactions de caractère diagnostique comme l'épreuve de Widal par exemple. On devrait tendre A. unifier les techniques de laboratoire de fawn A rendre les résultats comparables et A. éliminer les possibilités d'erreur. A l'heure actuelle, l'établissement de préparations-étalons pour les vaccins anticholérique, antidiphtérique et antitétanique est A. l'étude. Mais il se peut qu'un grand nombre d'autres vaccins, dont

certains présentent un intérêt capital pour les transports internationaux, doivent également être standardisés.

Le but ultime est de remplacer les essais biologiques, avec toutes leurs complications et leurs incertitudes, par des déterminations physiques ou chimiques exactes. 7.5.6.1.2 lEuvre accomplie

Depuis 1921, l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations s'est efforcée de développer la standardisation biologique. Il n'y a pas eu moins de 12 conférences internationales sur la standardisation des sérums, des vitamines, des hormones et des antibiotiques et de certains autres remèdes. Ces délibérations ont abouti à l'établissement de 35 préparations-étalons sous les auspices d'une commission permanente de la Société des Nations pour la standardisation biologique. Afin d'établir, de conserver et de distribuer ces substances, deux laboratoires centraux avaient été choisis - l'Institut sérologique d'Etat de Copenhague et le National Institute for Medical Research de Londres - auxquels des subventions annuelles destinées à couvrir une partie des dépenses étaient accordées conformément aux accords conclus entre la Société des Nations, d'une part, le Gouvernement danois et le Medical Research Council de Grande-Bretagne, d'autre part. CEuvre à accomplir en 1950 C'est au Comité d'experts de l'OMS pour la Standardisation biologique qu'il appartiendra de soumettre un programme de travail. Toutefois, il convient d'observer que les problèmes les plus urgents sont l'établissement d'étalons pour le titrage de l'activité du vaccin anticholérique, du vaccin BCG, de la tuberculine purifiée et des anatoxines. La possibilité de standardiser la streptomycine devra faire l'objet de nouvelles études et, d'autre part, il pourrait être également nécessaire d'envisager la standardisation d'autres antibiotiques. Certains des étalons existants - la pénicilline par exemple - pourraient nécessiter une revision 6. la lumière de l'expérience future ; enfin, il y aura lieu de recons7.5.6.1.3

tituer le stock de certains autres étalons qui est sur le point d'être épuisé. Les subventions

aux instituts de Copenhague et de Londres devront etre continuées en vue de l'exécution des travaux de recherche et des travaux courants qui sont nécessaires. En vue de l'étude de quelques-uns de ces problèmes, il pourra are nécessaire de créer des sous-comités temporaires. 7.5.6.2 UNIFICATION DES PHARMACOPÉES 7.5.6.2.1

Nature et port& du problème

Le but de ce projet est de rendre l'activité thérapeutique d'un médicament comparable d'un pays A. l'autre, de permettre aux pharmaciens, en tous lieux, d'exécuter une ordonnance avec des substances douées d'une activité reconnue, et aux fabricants de s'en tenir, pour la préparation d'un médicament donné, aux normes indiquées dans la pharmacopée internationale envisagée. '7.5.6.2.2

4Euvre accomplie

Le désir d'unifier la terminologie, l'activité et la composition des médicaments a donné lieu, dès 1874, A. des tentatives visant à établir une pharmacopée internationale. Une première conférence internationale pour l'unification de la formule des médicaments héroïques a eu lieu en 1902 et une seconde a été tenue 6. Bruxelles en 1925. L'Arrangement auquel aboutit cette deuxième conférence prévoyait la création d'une organisation internationale pour l'unification des pharmacopées et confiait A. la Société des Nations l'administration de ce travail. Une commission technique d'experts en pharmacopée, instituée par l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations, entreprit la rédaction

- 147 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGÉTAIRES

de monographies sur certaines substances importantes qui figurent généralement dans les pharmacopées nationales. Ces travaux conduisirent á la publication, en 1945, d'un rapport provisoire consistant en une série de règles générales, en un tableau des doses usuelles et maxima et en 47 monographies.

Poursuivant rceuvre entreprise par la Société des Nations, l'Organisation Mondiale de la Santé a institué un comité d'experts pour l'unification des pharmacopées, composé de sept membres. Ce comité a préparé 132 projets de monographies destinées à être publiées - pour insertion éventuelle dans les diverses pharmacopées nationales - et constituant la base d'une pharmacopée internatio-

nale. On prévoit que les éditions anglaise et française paraîtront en 1949, mais que la version espagnole ne pourra pas être publiée avant 1950. 7.5.6.2.3

(Euvre à accomplir en 1950

La première série de monographies une fois publiée, il y aura lieu, de faire parattre des supplé-

ments, pour la rédaction desquels il a été prévu que le Comité d'experts pour l'Unification des pharmacopées tiendrait deux sessions en 1950. 7.5.6.3 7.5.6.3.1 MEDICAMENTS ENGENDRANT L'ACCOUTUMANCE

Nature et port& du problème

Certaines substances synthétiques récemment découvertes, qui se sont avérées de nature à engen-

drer raccoutumance - comme la dolantine et la méthadone - constituent une menace, d'autant plus que beaucoup d'entre les nombreux dérivés peuvent également se révéler, par la suite, propres á engendrer raccoutumance. La nouvelle convention que les Nations Unies doivent préparer et qui englobera les diverses conventions et protocoles actuellement en vigueur, devra prévoir un mécanisme permettant d'assujettir ces substances synthétiques et leurs dérivés à un contrôle. Dans l'intervalle, il importera de surveiller attentivement la situation afin de déterminer, sur la base de recherches

cliniques, ceux d'entre ces dérivés qui doivent être considérés comme de nature à engendrer l'accoutumance. 7.5.6.3.2 41:Euvre accomplie

Les conventions de 1925 et de 1931 ont l'une et l'autre confié à l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations certaines attributions qui sont définies aux articles 8 et io de la Convention de 1925 et à l'article II de la Convention de 1931. L'application de ces conventions appartenant maintenant au Conseil Social et Economique des Nations Unies, le rôle joué par r Organisation d'Hygiène de la Société des Nations incombe désormais à l'OMS. 7.5.6.3.3

CEuvre á accomplir en 1950

C'est á l'OMS, agissant d'après les avis de son Comité d'experts des Médicaments engendrant l'Accoutumance, qu'il appartiendra de décider si une substance tombant sous le coup des conventions

susmentionnées est ou n'est pas capable de déterminer une toxicomanie et

si

transformée en un produit engendrant l'accoutumance. Pour l'exécution de cette táche, il a été proposé que deux sessions du Comité d'experts des Médicaments engendrant l'Accoutumance soient prévues pour 1950.

elle peut être

- 148 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

Services techniques 7.5.6

SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses Ordinaires

SECRÉTARIAT

1949 US $

1950 US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Siège Catégorie 1949

20.440

34.660 1.730 32.930

20.440

Nombre de postes Ordinaires 1950

Standardisation biologique 17 8 6 1

1

1 1

1 1

Unification des pharmacopées 14 6 1 1 1 1

Médicaments engendrant l'accoutumance 16 5 1 1

1

Sous-total

6 Groupe

7

Sur place

II III Sous-total Total 6 7

Experts-conseils Sous-total pour les services du personnel 20.440 6.675 6.150 36.000 53.000 32.930 8.580 6.600 16.250 51.450

Indemnités Voyages et transports Subventions Comités consultatifs d'experts 1. Standardisation biologique (un) 2. Unification des pharmacopées (deux) 3. Médicaments engendrant l'accoutumance (deux) COOT TOTAL DU PROJET

122.265

115.810

- 149 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

7.5.7 7.5.7.1

STATISTIQ UE S SANITAIRE S

Nature et port& du problème

Les statistiques démographiques et sanitaires et leurs divers éléments constitutifs - chiffre de la population, taux de la natalité, fréquence des maladies, conditions pathologiques et taux de la mortalité - servent de base fondamentale dans la détermination et révaluation de l'état de santé des peuples ainsi que pour permettre de fixer la structure et l'étendue qu'il convient de donner aux administrations sanitaires publiques, tant sur le plan local que national, en vue d'en assurer le caractère satisfaisant. Les statistiques de ce genre sont indispensables, d'autre part, pour l'élaboration de programmes d'action appropriés et adéquats en vue de la lutte contre les maladies, que celles-ci soient infectieuses ou non. En outre, les statistiques sanitaires peuvent souvent aider, en une mesure importante, à évaluer les résultats atteints dans la réalisation des programmes appliqués par des organismes sanitaires ou administratifs afin de récluire ou même d'éliminer la prédominance ou la fréquence de certaines maladies dans de vastes régions ou dans des territoires restreints. Il est A. peine besoin d'expliquer ici ou de souligner l'importance capitale qui s'attache à l'existence de services nationaux de statistiques sanitaires judicieusement organisés, étant donné que cette

importance est pleinement reconnue et admise par tous ceux qui, directement ou indirectement, s'intéressent à I'action des autorités dans le domaine de l'hygiéne publique. Il est clair que la tâche de créer et de développer ces services fondamentaux incombe avant tout aux administrations nationales, qui sont pleinement informées des besoins de leurs pays respectifs, dont elles connaissent, de plus, les traditions nationales et les possibilités. En abordant, du point de vue international, cette question d'importance capitale, il faut tenir compte de deux facteurs, â savoir : premiérement, le manque de comparabilité des données fournies par les divers Etats, qui est dû aux divergences existant entre les définitions admises et les méthodes utilisées pour l'établissement des statistiques médicales et leur présentation sous forme de tableaux, indépendamment des différences dans leur valeur fondamentale, qui tiennent au degré de compétence respective des services médicaux et d'hygiéne publique ainsi qu'aux moyens dont ils disposent ; en second lieu, l'absence, ou le caractère encore rudimentaire, des statistiques démographiques et d'hygiène

publique de ce genre dans certaines régions du monde, ce qui pose un problème qui intéresse non seulement ces contrées, mais qui peut affecter d'autres zones également, par suite de l'état d'interdépendance des nations en ce qui concerne la maladie, tout spécialement dans le domaine des maladies transmissibles. L'état arriéré des conditions sanitaires dans certaines de ces régions a des répercussions considérables, qui se traduisent par une diminution de la main-d'ceuvre et une baisse de la production alimentaire, avec toutes les conséquences préjudiciables qui en résultent pour le reste du monde. La protection de la santé ne relève pas, en fait, de la compétence unique et exclusive des divers pays pris isolément, car chacun d'eux doit tenir compte, en sus de considérations nationales, des obligations internationales qui lui incombent pour la préservation de la santé mondiale. Toute action qui tend â accrottre l'utilité et â faciliter l'usage des statistiques sanitaires - instrument puissant et indispensable pour ce qui touche à la santé publique - en leur conférant une signification concordante grace à l'emploi des mêmes termes pour désigner des objets identiques, en classant ceux-ci et en les présentant sous forme de tableaux suivant des méthodes analogues (c'est-h-dire en rendant ces données comparables dans leur présentation statistique) constitue done, manifestement, une -Cache de caractére international. Encourager les administrations nationales, dont les statistiques sanitaires sont encore peu développées ou ne sont pas satisfaisantes, à créer et â appliquer des méthodes d'enregistrement pour établir des statistiques démographiques et sanitaires, et aider ces pays A. accomplir une telle tâche, constitue une action de caractère essentiellement international. Assurer l'établissement d'un centre international chargé de recueillir les diverses statistiques nationales de mortalité et de morbidité ainsi que les autres données numériques concernant l'état sanitaire des pays en question et mettre ces statistiques A. la disposition des diverses administrations sanitaires nationales ou des spécialistes intéressés et du public en général est une obligation évidente de l'Organisation Mondiale de la Santé. En encourageant, dans l'étude des problèmes sanitaires, l'utilisation efficace des statistiques sanitaires disponibles, et en s'efforgant d'amener l'extension des statistiques sanitaires à d'autres domaines dans lesquels elles sont encore assez rudimentaires, ce qui est le cas de la plupart des pays, tout particulièrement en ce qui concerne le domaine vaste et complexe des statistiques de morbidité, on obtiendra incontestablement des avantages immédiats aussi bien que des avantages â longue portée

pour la santé mondiale, et les efforts de ce genre relèvent également, à ce titre, d'une action internationale. Le développement de méthodes statistiques applicables aux travaux d'hygiène publique et aux recherches médicales et la possibilité qui serait ainsi donnée aux divers pays de prendre connaissance

des expériences utiles réalisées par d'autres pays dans des recherches d'ordre statistique, seraient également susceptibles d'amener des progrés importants pour la santé des peuples intéressés. Un programme de ce genre pourrait, de même, faire l'objet de mesures internationales concertées. Enfin, certaines enquêtes ou recherches concernant des problèmes médicaux ou sanitaires exigent

la réunion, la compilation et l'analyse, sur le plan international, de diverses expériences acquises

- 150 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PREVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

sur le terrain national dans les questions pertinentes. Ici encore, l'application d'un programme international s'avère indispensable. 7.5.7.2 7.5.7.2.1 Obj ectifs

Objectifs d long terme

L'Organisation Mondiale de la Santé doit viser, dans la mesure oü son action se rapporte rétablissement de statistiques sanitaires, d'une part, A développer et, si possible, A. améliorer les statistiques sanitaires dans les différents pays ; d'autre part, à perfectionner la compilation, h. réchelle internationale, des statistiques nationales afférentes aux divers aspects du travail d'hygiène publique, et A. réduire, en même temps, autant que possible, les délais nécessaires pour la réunion et la publication de recueils systématiques de statistiques sanitaires internationales, étant donné que rutilité de ces statistiques, ainsi que les services qu'elles peuvent rendre, dépendent en une large mesure, ainsi qu'on le sait, de la rapidité avec laquelle celles-ci deviennent disponibles. Les efforts entrepris dans ces deux directions auront incontestablement pour effet d'améliorer la qualité du matériel statistique sur la base duquel des programmes appropriés et judicieusement établis ainsi que des plans d'action pourront être élaborés par les administrations sanitaires nationales ou par les institutions internationales telles que l'OMS. La réalisation de ces buts ouvrira la voie A de nouveaux progrès, tant sur le plan national que sur le plan international. Il convient de reconnaître que des améliorations s'effectuent lentement et progressivement à cet égard, dans de nombreuses parties du monde, mais il serait possible d'accélérer considérablement le rythme de cette évolution favorable, A. l'aide d'une action concertée des autorités nationales, de l'Organisation Mondiale de la Santé et d'autres institutions internationales s'occupant de statistiques démographiques. En appuyant ces efforts de fawn suivie, on obtiendrait dans ce domaine des avantages considérables, les uns immédiatement perceptibles, d'autres se traduisant par des répercussions A. plus longue échéance. Dans certaines régions qui ne possèdent, en matière de statistiques démographiques et d'hygiène publique, qu'une organisation rudimentaire ou qui ne possèdent pas de statistiques de ce genre, l'aide de l'OMS pourrait aboutir A. des résultats considérables et rapides. Il convient de ne pas perdre de vue qu'une assistance de ce genre ne répond pas uniquement aux intérêts égoistes des Etats les plus évolués en leur permettant de protéger la santé de leurs propres populations, mais qu'elle constitue en outre pour eux un devoir moral élevé, ce dont, A. son tour, l'OMS ne saurait se désintéresser. 7.5.7.2.2

Objectifs immédiats

La section des statistiques sanitaires de l'OMS devra :

1) aider, sur leur demande et en coopération avec la Division des Opérations sanitaires, certaines administrations sanitaires publiques, en vue d'une amélioration de leurs systèmes actuels de statistiques d'hygiène publique ; 2) aider et encourager les administrations nationaIes de certaines régions, dites « insuffisamment développées », sur leur demande et en collaboration avec la Division des Opérations sanitaires, à établir des plans et A organiser des systèmes de statistiques démographiques et d'hygiène publique ;

3) prendre l'initiative de mesures visant à améliorer la qualité et A. relever le degré de comparabilité des statistiques de morbidité et de mortalité dans les divers pays ; la publication des nomenclatures internationales des maladies, traumatismes et causes de décès ainsi que des règlements qui s'y rapportent tels qu'ils ont 616 adoptés par la première Assemblée Mondiale de la Santé, sera, A. cet égard, d'une grande utilité. Cette action devra toutefois être complétée par des mesures visant A. assurer, par la suite, le contrôle des résultats obtenus par rapplication de ces listes dans les pays intéressés. Des études concernant les divergences dans les définitions de la mortinatalité ainsi que dans les définitions de Favortement, études qui seront entreprises par le Comité d'experts des Statistiques sanitaires, apporteront incontestablement une importante contribution â ramélioration du degré de comparabilité des données relatives A. cette question ;

4) entreprendre des études concernant les méthodes et la pratique suivie dans la notification et dans l'enregistrement des cas, ainsi que dans leur classification statistique, en vue d'une évaluation de la

valeur de ces méthodes et d'une amélioration en ce qui concerne la concordance des termes et la comparabilité ainsi qu'en vue d'une analyse de leur portée et de leur signification en tant qu'indice

de la santé publique ; 5) poursuivre la publication des séries de Manuels de statistiques démographiques que l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations avait entreprise, en vue de terminer les s éries prévues de manuels et de reviser ceux qui avaient déjà paru et dont les données doivent être mises à j6ur ;

6) entreprendre des études spéciales sur la base du matériel statistique déjà disponible ou qui sera obtenu par la suite, concernant certains problèmes particuliers dont l'analyse, sous l'angle international, pourrait s'avérer profitable ou utile du point de vue de l'information statistique ou A. titre de recherches ; ces problèmes comprennent notamment la mortalité infantile et la mortalité des enfants en bas Age, ainsi que la mortalité maternelle, les statistiques du cancer, les affections rhumatismales,

les enquêtes sur rétat sanitaire et la morbidité, rinvalidité et les défauts organiques, les troubles mentaux, etc. ;

- 151 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS I3UDGETAIRES

7) assurer, en liaison avec le programme des bourses de l'OMS, des possibilités pour la formation du personnel dans le domaine des systèmes d'élaboration des statistiques sanitaires et démographiques ;

8) recueillir des information statistiques concernant le nombre et la nature des institutions ou établissements médicaux et d'hygiène publique, ainsi que du personnel spécialisé qu'ils occupent. Une tâche considérable doit être réalisée dans ce domaine en vue d'arriver â des définitions et 6. des délimitations terminologiques de façon que les chiffres acquièrent une signification précise et qu'une certaine comparabilité des données devienne possible sur le plan international. 7.5.7.3 7.5.7.3.1

(Euvre accomplie Société des Nations

La Société des Nations avait reconnu dès le début, par l'intermédiaire de son Organisation d'Hygiène, le devoir essentiel qui lui incombait en ce qui concerne l'étude des statistiques sanitaires du point de vue international et elle a exercé, durant son existence, diverses activités dans ce domaine :

I) en élaborant et en groupant les statistiques démographiques générales de diverses grandes villes ainsi que de certains pays, de méme que les statistiques de différentes causes de décès particulièrement importantes, en sus des rapports officiels sur la fréquence des maladies A déclaration obligatoire émanant d'un grand nombre de pays ; ces diverses statistiques ont été publiées sous forme de rapports hebdomadaires, mensuels, bimensuels, et trimestriels ; 2) en publiant par la suite un Rapport épidémiologique annuel où les divers relevés étaient présentés sous une forme revisée et corrigée et qui contenait quelques analyses des données statistiques et des faits marquants. Les informations statistiques de ce genre furent progressivement étendues et continuellement accrues de façon à comprendre finalement, dans cette importante source de documentation statistique, tous les pays pour lesquels des données de ce genre étaient disponibles ;

3) en publiant de temps A autre, sous les auspices de l'Organisation, de nombreux articles ou études

traitant de maladies particulières ou de certains aspects des problèmes de la morbidité et de la mortalité ; 4) en publiant la série des Manuels de statistiques démographiques qui donnaient une description du système des statistiques démographiques officielles et de son évolution pour chacun des pays suivants : Pays-Bas, Belgique, Angleterre et Pays de Galles, Espagne, Autriche, Pays scandinaves et Républiques Baltes, Portugal, Tchécoslovaquie, France, Hongrie, Etat libre d'Irlande et Irlande du Nord, Ecosse, Canada et Suisse. Ces manuels contenaient des informations détaillées concernant le recensement de

la population, les registres d'état-civil, l'enregistrement des naissances, des cas de mortinatalité et des décès, la certification des causes de décès et la procédure en vigueur pour la déclaration des maladies contagieuses ; ces manuels contenaient, en outre, une documentation concernant les lois et les règlements applicables ;

5) en élaborant (par les soins de la commission mixte qui comprenait des représentants, en nombre égal, de l'Organisation d'Hygiène et de l'Institut international de Statistique) des propositions en vue des quatrième (1929) et cinquième (1938) Revisions de la Nomenclature internationale des Causes de Décès, propositions qui servirent de base aux travaux des conférences internationales correspondantes, convoquées 6. Paris pour l'étude de cette question. Par la suite, la Conférence Internationale de la Santé, qui s'est tenue A. New-York en 1946, a confié A. la Commission Intérimaire de l'Organisation Mondiale de la Santé la tâche de reviser les méthodes applicables en vue de la prochaine revision décennale et de procéder aux travaux préparatoires pour l'établissement de nomenclatures internationales des causes de morbidité. Pour l'exécution de cette tâche, la Commission Intérimaire a désigné, en janvier 1947, un comité d'experts. La conférence internationale pour la sixième revision, qui avait été convoquée A. Paris, en avril 1948, par le Gouvernement français, a approuvé la classification préparée par le comité d'experts ci-dessus mentionné et a examiné, en outre, d'autres questions connexes se rapportant à l'application de cette classification. La première Assemblée Mondiale de la Santé a adopté, en juillet 1948, la Classification, et les Règlements, de même que d'autres recommandations de la conférence internationale de Paris. Il est permis de dire que le travail accompli et les études effectuées dans ce domaine ont marqué le début d'une ère nouvelle dans le domaine des statistiques démographiques et sanitaires internationales ;

6) en liaison avec les tâches imparties aux experts sanitaires en matière de protection de l'enfance en bas Age, et tout particulièrement au cours des enquétes qui furent entreprises, dans certains pays d'Europe et de l'Amérique du Sud, concernant les causes et la prévention de la mortinatalité et de la mortalité durant la première année de vie, une quantité importante de données numériques et d'utiles observations et remarques critiques ont été recueillies sur certains des aspects statistiques de ces problèmes ;

7) l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations a, de même, étudié diverses questions d'un intérêt considérable et d'une grande portée pratique ayant trait A. l'interprétation et A. la comparabilité des statistiques du cancer ainsi qu'à d'autres faits médicaux et biologiques et â certains aspects spéciaux de ces questions, en se basant sur des informations émanant directement de la Commission

- 152 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

du Cancer ou qui furent recueillies grâce aux recherches entreprises par sa sous-commission de statisticiens ;

8) la Commission d'experts statisticiens, constatant le manque d'uniformité dans les définitions de la mortinatalité en usage dans les divers pays, et se rendant nettement compte des difficultés qui en résultaient, a proposé, après des études approfondies, l'adoption d'une définition nouvelle qui était déjá admise par certains pays. Ce problème, ainsi que le problème connexe de la notion de l'avortement et de sa définition, fera incontestablement l'objet de nouvelles recherches et études á l'échelon international ;

9) en publiant annuellement un nombre considérable de statistiques démographiques et sanitaires englobant de 22 A. 30 pays et colonies, qui étaient ensuite incorporées á l' Annuaire sanitaire international dont la publication s'est poursuivie régulièrement chaque année, de 1924 à 1930, sauf de l'année 1926. Diverses autres statistiques se rapportant A. des questions d'hygiène publique ont paru dans des monographies spéciales qui donnaient la description de l'organisation des services d'hygiène publique dans un certain nombre de pays et de villes ; io) certaines des monographies publiées par l'Organisation d'Hygiène sur des problèmes spéciaux tels que la nutrition ou sur des maladies particulières telles que le paludisme, la lèpre, les affections rhumatismales, la petite vérole, la leishmaniose, etc., contenaient une documentation statistique

présentant un grand intérêt du point de vue international. 7.5.7.3.2 Office International d'Hygidne Publique

L'Office International d'Hygiène Publique a, lui aussi, recueilli de façon régulière des statistiques de caractère médical, tout particulièrement sur les maladies infectieuses, et il a groupé, de façon plus complète encore, des données concernant l'apparition et la fréquence des maladies comprises dans le champ d'application des conventions sanitaires internationales, en publiant ces informations dans des fascicules hebdomadaires ou dans son Bulletin mensuel.

Bureau Sanitaire Panaméricain Le Bureau Sanitaire Panaméricain, créé en 1902, a recueilli régulièrement et distribué, par l'intermédiaire de son organe de coordination, une documentation statistique aux pays ayant adhéré au Code sanitaire panaméricain, documentation portant sur des informations sanitaires et 7.5.7.3.3 épidémiologiques.

7.5.7.3.4 Institut international de Statistique

L'Institut international de Statistique a publié périodiquement des recueils de statistiques démographiques dans divers pays. Cet institut a été fondé en 1885, dans le but d'encourager le développement de statistiques administratives et scientifiques, susceptibles d'assurer l'uniformité dans la structure et dans l'analyse des relevés statistiques et d'accroître de cette façon les possibilités de comparaison internationale. Un bureau permanent a été établi h La Haye en 1913. 7.5.7.4 (Euvre à accomplir en 1950 7.5.7.4.1 Bases statutaires La Constitution de l'Organisation Mondiale de la Santé confére expressément à celle-ci des fonc-

tions visant l'établissement de statistiques sur le plan international (article 2 1), g) et s)). En outre, un certain nombre d'autres paragraphes du même article (en particulier les paragraphes k), i), m), n),p), q) et r)), impliquent, en raison de leur portée ou de leurs effets, certaines activités dans le domaine

des statistiques médicales et d'hygiène publique qui sont A. la base même des buts et des fonctions prévus dans les dispositions en question. L'article 21 b) et l'article 23 attribuent nettement à l'Assemblée Mondiale de la Santé le pouvoir et la compétence d'adopter des règlements et de faire des recommandations au sujet des questions se rapportant manifestement A, des statistiques médicales et d'hygiène publique. Enfin, la première Assemblée Mondiale de la Santé a adopté, à sa quatorzième séance plénière, la recommandation de la Commission du Programme tendant à ce que l'Organisation Mondiale de la Santé institue un comité d'experts des statistiques sanitaires et crée, au sein de son Secrétariat, une section des statistiques sanitaires. 7.5.7.4.2 Méthodes

Les objectifs mentionnés ci-dessus devront être atteints A l'aide : 1) d'études effectuées soit directement, par le personnel de la section des statistiques sanitaires, soit avec le concours d'experts d'une autorité reconnue dans les domaines particuliers envisagés, études portant sur des questions médicales d'un caractère statistique ou sur les méthodes utilisées pour l'établissement et la compilation des statistiques sanitaires ou encore sur des problèmes de méthodologie statistique dans leurs rapports avec les statistiques démographiques et sanitaires ; 1 Aaes oil. Org. mond. Santé, 13, 304

- 153 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BODGÉTAIRES

2) d'une documentation statistique et de services consultatifs ; la section des statistiques sanitaires fournira, dans la mesure du possible, des informations de caractere statistique se rapportant aux champs d'activité des autres sections du Secretariat ; la section des statistiques sanitaires devra être également en mesure de donner des avis concernant le choix des méthodes appropriées pour l'étude statistique de questions relevant des autres sections du Secretariat, qu'il s'agisse de questions se rattachant à l'activité courante de ces sections ou de recherches spéciales) ;

3) de publications portant sur des questions d'un inter& pratique immédiat du point de vue des statistiques démographiques, telles que la série des Manuels de statistiques démographiques dont la publication avait été entreprise par la Section d'Hygiène de la Societe des Nations, ou le Manuel des Nomenclatures internationales des Maladies, Traumatismes et Causes de décès, des ouvrages spéciaux traitant de façon approfondie de certaines questions d'ordre statistique intéressant l'hygiène publique, etc. (Ces diverses publications contribueront, d'une part, à diffuser des informations précises concernant l'organisation des services de statistique médicale et sanitaire dans certains pays, et seront, d'autre part, un moyen de se rapprocher du but general vise, qui est de réaliser une meilleure comparabilité des données relatives a la morbidité et à la mortalité dans les divers pays. Le budget prévu pour les publications comprend des credits pour la publication de ces recueils et manuels) ; 4) de mesures prises en application des resolutions du Comité d'experts des Statistiques sanitaires ; il y a lieu de prévoir que ce comité, dans sa forme « nucléaire » initiale ou après l'adjonction de membres

cooptés, tiendra une première session en 1949 afin d'étudier certaines questions importantes daas le domaine des statistiques sanitaires internationales (telles que les definitions de la mortinatalité et de l'avortement, divers aspects des statistiques de morbidité, la localisation des naissances et des décès pour les besoins de la statistique, le choix des causes de décès, en cas de causes multiples, pour l'établissement du certificat medical et la mention correcte de ces causes, les statistiques du cancer, etc.) ; établira d'autre part des directives appropriées pour les tâches ultérieures. Une question particulièrement importante, dont le comité sera peut-être appelé à s'occuper, concerne l'examen des rapports reçus de pays dans lesquels les nomenclatures internationales des maladies et causes de déces ont été déja mises en application ou qui prennent les mesures préparatoires nécessaires en vue d'en assurer l'application en 1950. L'exécution des resolutions et des recommandations adoptées par le comité constituera l'une des taches de la section des statistiques sanitaires, qui pourra s'en acquitter, en cas de besoin, en recourant encore 6. d'autres moyens qu'il est impossible de préciser au moment oü le budget pour 1950 est établi. Une autre reunion du comité est envisagée pour ioo, et des credits ont été prévus à cet effet dans le budget ;

5) d'une action de comités nationaux de statistiques démographiques et sanitaires ; la section des statistiques sanitaires coordonnera les aspects internationaux du travail de ces comités nationaux dont la creation a été entérinée par la première Assemblée Mondiale de la Santé ; elle agira également comme organe de liaison en vue de porter a la connaisSance des différentes administrations nationales de la sante publique les progres realises dans le domaine des statistiques sanitaires grace a l'ceuvre accomplie par ces comités nationaux ;

6) d'experts ou de conseillers en matière de statistiques démographiques et sanitaires bu de personne choisies au sein de la section des statistiques sanitaires ou spécialement designees, qui seront charges d'aider les pays qui en feront la demande à organiser ou à reorganiser leurs services de statistiques démographiques. Il est prévu qu'en 1950 une aide de ce genre pourrait etre accordée, tout particulièrement, à certaines regions (( insuffisamment développées », et des credits ont été prévus à cet effet dans les previsions budgetaires ;

7) de bourses pour l'étude des statistiques sanitaires ou des méthodes d'établissement des statistiques démogiaphiques, accordées soit a certains membres des administrations sanitaires nationales, soit a des fonctionnaires d'instituts nationaux de statistiques démographiques, selon que les gouvernements interesses en feront la demande ;

8) d'une collaboration avec les organes des Nations Unies ou avec d'autres institutions spécialisées pour des qUestions statistiques présentant un intérêt commun. Un exemple permettant de faire clairement ressortir la nature de cette collaboration est celui de l'étude sur le « gaspillage de la vie humaine » dans la mesure où il affecte principalement la mortalité infantile ; cette etude sera entreprise conjointement par le Bureau de Statistique et la Division de la Population des Nations Unies, d'une part, la section des statistiques sanitaires de l'OMS, d'autre part, en consultation avec d'autres sections interessées du Secretariat.

- 154 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

Services techniques 7.5.7

STATISTIQUES SANITAIRES Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses Ordinaires 1949

1950 US $

SECRETARIAT

US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net

41.920

61.410 3.070 58.340

41.920

Siège Catégorie

Nombre de postes Ordinaires 1949

1050

17 14

1

1

1 1

2 2 1

10 8 7 6 5 4 3

1

1

4

2 3 1

4 5 1

Sous-total

14 Groupe

17

Sur place

II III Sous-total Total 14 17

Experts-conseils

6.000 41.920 64.340 11.510 10.080 18.000

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports Comités consultatifs d'experts COÛT TOTAL DU PROJET

7.000 4.500 17.000 70.420

103.930

- 155 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGATAIRES

Services techniques 7.5.8

COORDINATION DES RECHERCHES

Il est indispensable que le Secrétariat de l'OMS suive le développement des recherches effectuées dans ses divers domaines d'activité, et même, jusqu'à un certain point, en dehors de ces domaines, afin qu'il soit possible de découvrir les possibilités d'application pratique, à l'hygiène publique, d'une récente découverte scientifique. Il est évident que, dans le cas des projets spécialisés - paludisme, maladies vénériennes, tuberculose - il appartiendra aux spécialistes en fonction de se familiariser avec les connaissances techniques les plus récentes. Toutefois, il y a place pour un organe de coordination qui établirait un lien entre les aspects scientifiques des différents projets, qui resterait en liaison avec les centres des Salmonellae, de la grippe, et peut-être de la brucellose et qui serait également en mesure de fournir les éléments d'informations nécessaires pour répondre aux demandes extérieures de renseignements particuarement techniques et de dormer des avis sur les travaux de recherches qui seront entrepris par les bureaux régionaux. Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires SECRETARIAT

1949 US $

1950 US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Siège Catégorie 1949

14.985

29.705 1.485 28.220

14.985 Nombre de postes Ordinaires 1950

17 16

1

15 12 8 6 5

1 1 1 1

1

1 1 1 1

Sous-total

4 Groupe

6

Sur place

III Sous-total

II

Total

4

6

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel

14.985

28.220

Indemnités Voyages et transports Subventions Comités consultatifs d'experts 1. Brucellose (un) 2. Grippe (un) COOT TOTAL DU PROJET

4.810 2.000 3.000

8.140 4.900 43.000 16.800

24.795

101.060

- ;56 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

7.5.9

BIBLIOTHÈQUE ET DOCUMENTATION

L'une des attributions essentielles de l'Organisation est de fournir, sur demande, aux administrations sanitaires, aux bureaux régionaux, etc., des renseignements sur les services sanitaires, les questions techniques et la documentation pertinente. Les réponses à ces demandes incombent aux sections techniques compétentes qui se procureront, auprès de la bibliothèque, les elements de documentation et les services qui peuvent are le plus économiquement assures au siege central. Malheureusement, l'Organisation n'est pas encore en mesure de fournir une grande partie des informations qui lui sont demandées. Les travaux entrepris, en ce qui .concerne la bibliotheque et son service de references, peuvent se classer comme suit : Sélection et acquisitions. Il est nécessaire de se renseigner sur les livres et périodiques qui sont de nature h. faciliter les travaux de l'Organisation et d'acquérir ces livres et périodiques. A cet effet, il faut dépouiller Ies périodiques et catalogues médicaux rédigés en de nombreuses langues, communiquer au comité de la bibliothèque les renseignements afférents aux achats envisages, et commander les ouvrages dont l'achat a été decide. La plupart des périodiques techniques que reçoit 7.5.9.1

la bibliothèque sont obtenus par voie d'échange contre les publications de l'OMS. Sur les 556 périodiques régulièrement reçus par la bibliothéque en 1948, 37 seulement ont été souscrits par voie d'abonnement. Au cours de la même année, 1.018 livres (sans compter de nombreux documents et brochures non relies)

sont parvenus A. la bibliotheque. Travaux afférents au matériel de documentation. Pour être utilises, les différents matériaux de documentation de la bibliothèque doivent être adéquatement catalogues et classes. Il faut également s'occuper de la reliure, des rayonnages et de l'équipement de la bibliothèque. 7.5.9.2

7.5.9.3

Utilisation de la bibliothèque. Les périodiques sont communiqués régulièrement aux membres

du Secretariat, selon les besoins divers. En 1948, 20.000 numéros distincts de périodiques ont été envoy& en communication. Durant la même période, 3.366 ouvrages ont été prêtés A. des membres du Secretariat - 1.186 en provenance de la bibliothèque de l'OMS, 2.078 en provenance de la bibliothèque des Nations Unies et 102 en provenance d'autres bibliotheques.

Travail concernant les références. En raison de la distance qui sépare la bibliothèque du Secretariat, il a été nécessaire d'établir, dans la partie du bâtiment occupée par le Secretariat, une « salle de documentation » où se trouvent les ouvrages de reference importants (index, dictionnaires, encyclopédies, repertoires, ainsi qu'un choix de périodiques techniques, les principaux ouvrages 7.5.9.4

specialises de reference et les documents courants de l'OMS, des Nations Unies et de leurs institutions spécialis ées).

C'est dans cette salle que sont indexes tous les matériaux techniques se rapportant aux activités spéciales de l'OMS. Le but de cet index, sur fiches, de la documentation technique est de compenser le sérieux retard que subit la publication des index imprimés, en ce qui concerne la litterature médicale. Les documents courants de l'OMS, des Nations Unies et autres organismes des Nations Unies sont dépouillés et indexes separément ; un index distinct est tenu a jour pour la legislation sanitaire (cet index est prepare concurremment avec la selection des documents qui doivent paraître dans le Recueil international de Législation sanitaire. 7.5.9.5 Recherches bibliographiques. La bibliothèque se charge, sur demande, de recherches bibliographiques particulières. 7.5.9.6 Fournitures de documentation médicale. La bibliothèque est également chargée de choisir

des matériaux de documentation envoyés en réponse aux demandes générales concernant certaines categories de publications médicales et, également, de verifier et de remplir les formalités nécessaires pour passer les commandes se rapportant â des demandes de caractère plus special.

- 157 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

Services techniques 7.5.9

SERVICES DE BIBLIOTHÈQUE ET DE DOCUMENTATION Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses Ordinaires

SECRÉTARIAT

1949 US $

1950 US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Siège Catégorie 1949

40.695

56.700 2.835 53.865

40.695

Nombre de postes Ordinaires 1950

13 11

1 1

1 1

10 9 8 6 5 4 3

2 1

2 1 1

2 5 1

3 5 2 2

2

Sous-total

15 Groupe

18

Sur place

II III Sous-total Total 15 18

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports Livres et périodiques COOT TOTAL DU PROJET

40.695 12.500 6.250

53.865 16.440 8.000 8.500

-

59.445

86.805

- 158 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

7.5.10 7.5.10.1

STATISTIQUES ET R ENS EIGNEMENT S ÉPIDÉMIOLOGIQUES

Nature et port& du problème

Tout en demandant une notification télégraphique des maladies pestilentielles qui sévissent dans les ports et les ports aériens &rangers, ainsi que dans les pays &rangers en général, afin de prendre des mesures quarantenaires immédiates dans leurs propres ports et A. leurs frontières, les Etats ont également besoin de renseignements épidémiologiques supplémentaires sur l'importance et révolution des épidémies, en vue de proportionner leurs mesures défensives aux risques encourus. La diffusion de renseignements de ce genre est effectivement prescrite par les conventions sanitaires internationales. Les administrations de la santé sont également intéressées à connaître la fréquence, dans les

pays voisins, de maladies non pestilentielles telles que la grippe, la poliomyélite, la méningite cérébro-spinale, la diphtérie, afin de prendre, en temps voulu, sur leurs propres territoires, des mesures administratives appropriées. Les personnes qui s'occupent d'hygiène publique ont besoin de renseignements sur la fréquence des maladies contagieuses dans les divers pays afin d'évaluer l'influence exercée par les campagnes d'immunisation et d'autres mesures sanitaires ainsi que par les facteurs sociaux, économiques, clima-

tiques et autres. L'OMS elle-même a besoin de savoir quelle est la répartition géographique des maladies contagieuses (c'est-à-dire évitables) ainsi que la morbidité et la mortalité exactes qu'elles entraînent, afin de concentrer ses programmes sur les questions d'importance réelle et internationale. 7.5.10.2 Objectifs

Des statistiques épidémiologiques doivent are rassemblées dans le monde entier et transmises rapidement à toutes les administrations sanitaires, avec des commentaires appropriés quant à leur portée. Des statistiques épidémiologiques précises et rectifiées doivent également être obtenues et publiées A. des fins d'étude et de référence. 7.5.10.3

fEuvre accomplie

L'Office International d'Hygiène Publique, l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations et la Division d'Hygiène de l'UNRRA ont, depuis leur création respective, mis â effet différents systèmes pour recueillir et publier les statistiques épidémiologiques. A partir de décembre 1946, ce travail a été concentré â l'OMS qui a publié régulièrement, 6. Gen 6ve, un Relevé épidérniologique hebdomadaire (maladies pestilentielles) ; un Rapport épidémiologique et démographique, mensuel ; l'OMS a également préparé un volume, Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles, 1939-1946. En outre, un Fascicule hebdomadaire a été envoyé aux administrations sanitaires des pays limitrophes de l'océan Indien et du Pacifique occidental, par la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour, à partir d'avril 1947 (suite de la même publication de la Societe des Nations, commencée en 1925).

7.5.10.4 Programme pour 1950

Les publications susmentionnées ne répondent pas encore, sur certains points, aux objectifs vises et leur amélioration est envisagée en 1950 grâce à l'engagement d'un personnel suffisant. La réunion et la publication de la documentation statistique doivent être accélérées ; il y a lieu d'utiliser plus complètement les documents annuels publiés par les administrations de la santé et par les bureaux officiels de statistique, afin de compléter les informations courantes. La documentation statistique doit être rendue plus intelligible et l'on doit accroître sa valeur grâce 6. des commentaires appropriés, illustrés de graphiques et de cartes, en tenant également compte des publications médicales récentes. La préparation de cartes adéquates - faisant autorité et mises à jour - de la répartition géographique des maladies contagieuses doit être entreprise et envisagée comme un travail de caractère continu ,

- 159 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

Services techniques 7.5.10 STATISTIQUES ET R ENS EIGNEMENT S AND ÉMIOLOGIQUE S Prévisions budgétaires Previsions de dépenses Ordinaires SECRETARIAT

1949 US $

1950 US $

Traitements Déduire postes non occupés et retards Net Siege Catégorie 1949

32.075

50.625 2.530

32.075

48.095

Nombre de postes Ordinaires 1950

15 14 10 9 8 7

1 1 1 1

1

1 1

1 1

2 2 1 1

6 5 4

1

4 11

3 2

Sous-total

14

Sur place

Groupe

Sous-total Total 11

14

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports COOT TOTAL DU PRO JET

32.075 10.480 5.000

48.095 15.140 16.200

47.555

79.435

- 160 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

7.5.11 GROUPE D'ÉTUDE SUR PLACE POUR LA SCHISTOSOMIASE 7.5.11.1

Nature et port& du problème

La schistosomiase, qu'elle soit de forme intestinale, vésicale ou hépatique, sévit dans de vastes régions de l'Afrique, de l'Asie et de l'Amérique. Dans certaines régions, elle peut atteindre 90% de la population rurale. Cette infection provoque une telle diminution des forces et de la capacité de travail du malade qu'elle compromet sérieusement la production des denrées alimentaires dans plusieurs régions agricoles. Il s'agit, par conséquent, d'un problème international d'ordre économique et social aussi bien que sanitaire. 7.5.11.2 Objectifs

On doit naturellement se proposer l'extirpation de la maladie mais, pour atteindre cet objectif, il faut que certains problèmes techniques encore en suspens aient préalablement trouvé leur solution. Les objectifs immédiats sont la délimitation des zones de fréquence des différents types dans lesquels se présente la maladie, et la détermination des divers facteurs zoologiques intervenant dans son épidémiologie, à l'intérieur de ces régions. 7.5.11.3

(Euvre accomplie

Sauf une conférence d'experts qui avait été convoquée par la Société des Nations en 1938 et que la guerre empêcha d'aboutir à des résultats, aucune action internationale n'a été entreprise contre cette maladie. La Comission Intérimaire de l'OMS a recommandé la création d'un comité d'experts de la schistosomiase. La première Assemblée de la Santé a décidé d'accorder à cette maladie la priorité sur d'autres infections parasitaires.1 Le Comité d'experts de l'Epidémiologie internationale et de la Quarantaine a également recommandé son étude en 1949, en vue d'une action sur le terrain en 1950.2 7.5.11.4 Programme pour 1950

L'action sur le terrain devrait comporter l'envoi dans une région d'endémicité d'un groupe d'étude comprenant trois spécialistes (un épidémiologiste, un helminthologue et un malacologiste), afin de déterminer la valeur relative des méthodes dont on dispose pour la destruction des mollusques et celle des autres moyens de lutte. Si les résultats devaient être satisfaisants, le groupe d'étude pourrait se transformer en équipe de démonstrations. Les membres du groupe d'étude devraient visiter rapidement les régions infectées autres que celle choisie pour l'étude principale, afin de comparer les conditions existantes et d'envisager l'adaptation locale des méthodes. Il est souhaitable qu'en vue de préparer le développement ultérieur du travail, les fonctionnaires chargés des études sur la schistosomiase et de la lutte contre cette maladie dans d'autres territoires aient l'occasion de voir le travail accompli et de discuter le problème avec les ,membres du groupe. Ce résultat pourrait être obtenu grace à l'octroi de cinq bourses d'études sur place, d'un mois chacune, qui seraient attribuées á certains des fonctionnaires en question. Les détails des expériences recueillis sur place et d'autres recherches spéciales concernant l'emploi de médicaments pour le traitement devraient être mis au point lors d'une réunion d'experts de la schistosomiase et de parasitologistes (helminthologues, malacologistes) au début de 1950. Ii serait utile que les membres du groupe appelés à travailler sur place prennent part à cette réunion. On pourrait procéder à des essais de traitement, parallèlement au travail sur place visant à détruire le mollusque qui sert d'hôte intermédiaire. Indépendamment du travail sur place, le Secrétariat recueillera des renseignements sur la fréquence de la schistosomiase dans le monde et sur les facteurs épidémiologiques qui interviennent dans les différents pays et des données sur les résultats obtenus par l'application de mesures prophylactiques et thérapeutiques. Les renseignements recueillis ne devraient pas être communiqués seulement au comité d'experts mais, au moyen de publications appropriées, également aux administrations intéressées et au corps médical.

Actes off. Org. mond. Santé, 13, 309

2 Le rapport du Comité d'experts de l'Epidémiologie internationale et de la Quarantaine sera publié dans Actes off. Org. mond. Santé, 19

- 161 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

Services techniques

7.5.11 GROUPE D'ÉTUDE SUR PLACE POUR LA SCHISTOSOMIASE Pr'évisions budgétaires

Prévisions de dépenses 1949 1950

Ordinaires SECRETARIAT

Supplé-

mentaires US $

US $

US $

Traitements Décluire postes non occupés et retards Net Siège Catigorie

.

.

7.590 380

19.910 995 18.915

7.210 Nombre de postes 1949 1950

-

Ordinaires

mentaires

Supplé-

Sur place

Groupe

II III Sous-total .

1

2 1 3 3

1 .

Total

.

.

1

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports Fournitures et matériel pour les équipes Comités consultatifs d'experts COIIT TOTAL DU PROJET

.

7.210

18.915 6.860 17.225 7.000

.

.

2.800 3.775 3.000 8.400 25.185

.

50.000

- 162 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

Services techniques 7.5.12

COORDINATION DES CONGRES INTERNATIONAUX DES SCIENCES MEDICALES

7.5.12.1

Nature et port& du problème

Les congrès scientifiques internationaux constituent une forme reconnue de la collaboration internationale dans tous les domaines de la science et peuvent également être considérés, du point de vue éducatif, comme un moyen important d'étude plus approfondie. Ils facilitent l'échange des idées, la diffusion des informations, les contacts personnels et, dans certains cas, encouragent la manifestation d'opinions portant sur des questions scientifiques. 7.5.12.2 Euvre accomplie

L'idée d'une coordination des congrés médicaux s'est fait jour avant la première guerre mondiale et, h. cette fin, fut créé en Hollande un bureau dont l'activité devait porter, entre autres, sur les tâches suivantes : concourir à l'organisation de vastes congrès médicaux d'ordre général, comportant toutes les branches de la science médicale représentées dans le congrès, et fonctionner comme agent de liaison

permanent durant les périodes s'écoulant entre les congrès. La guerre interrompit l'activité du bureau. Celle-ci fut reprise en 1948 et 1949 sous les auspices réunis de l'OMS et de l'UNESCO. 7.5.12.3 (Euvre à accomplir en 1950

La nouvelle organisation, créée sous les auspices conjoints de l'OMS et de l'UNESCO, devra coordonner les dates, les lieux de réunion et, dans la mesure du possible, les principaux sujets de discussion ; elle prêtera son concours en vue de l'organisation technique des congrès et de la publication de leurs débats. Le Conseil permanent pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales devra représenter tous les congrès organisés par des associations médicales non gouvernementales, et diffusera les informations relatives aux problèmes divers dont s'occuperont les congrès. Le Conseil facilitera également les déplacements des participants aux congrès. L'OMS a

reconnu l'importance de l'ceuvre à accomplir par cet organisme de coordination, et la première Assemblée de la Santé, s'inspirant de l'esprit de la Constitution de l'OMS, « favoriser la coopération entre les groupes scientifiques et professionnels qui contribuent aux progrès de la santé » (article 2 j)), a décidé d'appuyer le projet, et a exprimé l'intention d'assumer, à l'avenir, des responsabilités plus étendues.'

Les dispositions prises entre l'OMS et le Conseil comprendront des services consultatifs et techniques assurés par l'OMS.

Prévisions budgétaires Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $ 1950 US $

COÛT TOTAL DU PROJET

20.000

44.000

Actes off. Org. mond. Santé, 13, 323

- 163, -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS EUDGÉTAIRES

7.5.13 RECHERCHES SUR LES ANTIBIOTIQUES 7.5.13.1

Nature et port& du problème

La Commission Intérimaire et son Comité d'experts des Maladies vénériennes ont signalé, dès 1947, les disponibilités restreintes et la répartition inéquitable de pénicilline dans le monde, et ils ont souligné que c'était lá l'un des facteurs qui restreignaient, de fawn générale, la lutte contre les maladies vénériennes. La pénicilline a également une valeur certaine pour le traitement d'un certain nombre d'autres maladies. Bien que la production mondiale de pénicilline ait accusé une amélioration considérable vers la fin de 1948, les surplus exportables sont encore bien loin de suffire aux besoins, comme l'a montré l'étude effectuée par le Directeur général. La première Assemblée de la Santé a recommandé que l'OMS devrait prendre toutes mesures afin d'encourager la production d'antibiotiques et d'en assurer une répartition équitable entre tous les pays, notamment à ceux qui n'en disposent pas actuellement ;

2) que l'objectif immédiat de l'OMS dans ce domaine devrait être de mettre les connaissances techniques sur la production de pénicilline A. la disposition.des pays qui envisagent l'édification de fabriques,

et d'autres analogues. La première Assemblée de la Santé a également autorisé de traiter les questions relatives A. la pénicilline comme activité distincte. Le Conseil Exécutif de l'OMS a décidé, à sa deuxième session,' d'effectuer l'enquête sur les fabriques de l'UNRRA et d'établir une collaboration avec les Commissions économiques des Nations Unies en vue d'encourager la production et la répartition du remède. La collaboration avec la Commission économique pour l'Europe a été établie avant la fin de 1948. Le 14 février 1949, des consultations techniques ont eu lieu avec des représentants de la Tchécoslovaquie, de la Pologne et de la Yougoslavie ; au cours de ces conversations, l'accord s'est fait sur un programme formulé á titre d'essai et visant l'action nécessaire pour remettre les fabriques de l'UNRRA qui existent dans ces pays en état de produire. Une action analogue est en cours avec la Commission économique pour l'Asie, en ce qui concerne une fabrique de pénicilline de l'UNRRA qui se trouve dans le Proche-Orient. 7.5.13.1.1 Développements

de faciliter la fourniture de pénicilline aux pays qui ne sont pas en mesure d'obtenir ce remède

A la suite d'un examen préliminaire des problèmes posés par la mise en fonctionnement des fabriques de pénicilline de l'UNRRA, il est apparu clairement que les pays auraient besoin de renseignements techniques A. deux moments différents : 1) Au cours de la période d'élaboration des plans, d'installations et de mise en train des fabriques ;

2) Ensuite, pour poursuivre la formation technique du personnel et les recherches relatives á la production de pénicilline. Il est également apparu qu'il serait d'une utilité évidente d'étendre les recherches concernant la pénicilline à d'autres antibiotiques, en raison de l'intérêt considérable que cette question présente pour tous les Etats Membres. 7.5.13.1.2 Objectifs

L'obj ectif général - visé par l'OMS en collaboration avec la CEE, - consiste à mettre à la disposition des gouvernements des sources de connaissances techniques sur la conception, l'installation et la rnise en train des fabriques de pénicilline de l'UNRRA. C'est là l'objectif A. court terme et, en 1949, la responsabilité financière à cet égard incomberait largement aux gouvernements intéressés car le budget de l'OMS pour 1949 ne comporte aucun crédit spécial à cette fin. Il existe également, dans un avenir immédiat, certaines possibilités limitées de trouver des sources satisfaisantes - autres que commerciales - de renseignements techniques sur l'installation des fabriques et questions analogues. En ce qui concerne des sujets plus vastes et impliquant une action de plus longue durée, se rapportant aux recherches sur les antibiotiques ainsi qu'à la formation technique ultérieure dans ce domaine, recherches et formation sans lesquelles on ne saurait maintenir une production satisfaisante de pénicilline, on estime qu'il est hautement désirable que l'OMS s'en occupe, en raison notamment du rôle très important joué par les antibiotiques dans les méthodes thérapeutiques modernes. 7.5.13.2 7.5.13.2.1

CEuvre à accomplir en 1950

Bases statutaires Les activités concernant l'accroissement de la production de pénicilline et une large diffusion des connaissances courantes sur la pénicilline et sur d'autres antibiotiques découlent des décisions prises par la première Assemblée Mondiale de la Santé et par le Conseil Exécutif à sa deuxième et á I Actes ofl. Org. mond. Sauté 14, 19

- 164 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

ANNEXE 2

sa troisième sessions ; elles constituent évidemment une partie importante du programme de travail pour 1950. 7.5.13.2.2

Méthodes à suivre

La création d'un comité d'experts de l'OMS pour les antibiotiques et les questions technologiques constituera une &tape essentielle en vue du relevé, de l'analyse et de la diffusion de connaissances scientifiques et techniques sur cette importante question. Il serait également nécessaire de prévoir des conférences techniques sur des aspects particuliers de problèmes pratiques qui se posent, par exemple, sur les modifications à apporter à la conception et A. l'équipement des fabriques ou aux processus qu'elles utilisent, ainsi que sur les différentes possibilités économiques existant dans ce domaine (en collaboration avec la CEE). Des études seront également faites sur la possibilité et l'opportunité

de prendre des dispositions pour qu'un ou que des instituts bien équipés puissent concentrer les recherches sur les antibiotiques (y compris les recherches sur les méthodes de production) à mener avec l'OMS.

Services techniques

7.5.13 RECHERCHES SUR LES ANTIBIOTIQUES Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses 1949 US $

1950

Or dinaires US $

Supplé. mentaires US $

Comité d'experts des antibiotiques et des questions technologiques Frais de conférences Conférences techniques concernant la production de la pénicilline Subventions COOT TOTAL DU PROJET .

8.000 10.000

22.000

8.000

32.000

- 165 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

Services techniques 7.5.14

COORDINATION DES SERVICES DE COMPTES RENDUS ANALYTIQUES MÉDICAUX ET BIOLOGIQUES

7.5.14.1 7.5.14.1.1

Nature et port& du problème

En décembre 1946, l'UNESCO convoqua une réunion de représentants de deux services de comptes rendus analytiques médicaux et biologiques, de langue anglaise, qui avaient été récemment créés, et dont la double activité paraissait susceptible d'occasionner des pertes de temps et d'efforts. Cette réunion aboutit à faire ressortir l'utilité que présenterait la création d'un organisme qui limiterait la somme des efforts poursuivis, de divers côtés L la fois, par des services dont Factivité s'étend aux mêmes domaines, ou A des domaines empiétant l'un sur l'autre ; et, en octobre 1947, l'UNESCO convoqua une conférence pour la coordination des services de comptes rendus analytiques médicaux, L laquelle prit part un observateur de l'OMS. lEuvre accomplie On décida, à cette conférence, la création d'un comité intérimaire de coordination des services de comptes rendus analytiques médicaux et biologiques, et une réunion de ce comité, à laquelle 7.5.14.2

assistèrent deux observateurs de l'OMS, eut lieu les 5 et 6 avril 1948. Le comité comprenait

des membres des Pays-Bas, du Royaume-Uni et des Etats-Unis d'Amérique. Le comité exécutif du comité intérimaire fut formé lors de cette reunion, et se réunit, L. son tour, les 15 et 16 octobre 1948. La première Assemblée Mondiale de la Santé a approuvé la collaboration avec l'UNESCO dans ce domaine et a voté une somme de US $ 6.000, représentant la contribution de l'OMS aux dépenses qui en résulteraient en 1949.1 Cette somme sera affectée aux dépenses occasionnées par les réuaions du comité intérimaire de coordination, dont la compsition sera élargie. 7.5.14.3 Proposition pour 1950

On prévoit que des dispositions analogues A celles de 1949 seront nécessaires en 1950.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses Ordinaires 1949 US $

1950 US $

COÛT TOTAL DU PROJET

6.000

6.000

1 Actes ofi. Org. mond. Santé, 13, 320, 323

- 166 -

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS EUDGETAIRES

ANNEXE 2

7.6 AUTRES PROJETS 7.6.1 DOCUMENTATION MEDICALE, MATERIEL D'ENSEIGNEMENT ET SERVICES DE FOURNITURES POUR L'EXECUTION DES PROGRAMMES

Nature et port& du problème Les besoins mondiaux actuels, en ce qui concerne la documentation médicale et le matériel d'enseignement, sont énormes. Avant la guerre, le personnel médical était h même de se tenir au courant des progrès réalisés dans le domaine médical car ceux-ci étaient contenus dans des publica7.6.1.1

tions ; les livres et périodiques étaient distribués aux bibliothèques, aux écoles de médecine et, individuellement, aux intéressés qui avaient la faculté d'en disposer librement. A la suite des restrictions dans les échanges d'informations et de la destruction des bibliothèques et des écoles de médecine pendant la guerre, ainsi que du manque de monnaies fortes depuis la fin des hostilités, il s'est manifesté un besoin urgent de documentation médicale pour remplacer ce qui a été détruit et mettre à j our ce

qui a survécu. Un examen récent de la situation dans six des pays aidés par le FISE en

Europe a démontré que le besoin de livres et de publications pour les médecins et les étudiants en médecine était extrêmement urgent.' Tout aussi important est le fait que, dans d'autres pays qui, cependant, n'ont pas été affectés par la guerre, les services sanitaires sont d'un niveau bien inférieur h la moyenne, parce que leur personnel médical n'a pu bénéficier des connaissances acquises, h ce jour, dans ce domaine. On retrouve la même situation et les mêmes besoins en ce qui concerne le matériel spécial d'enseignement. Dans beaucoup de pays, les effets défavorables de la guerre sur l'enseignement dans les professions médicales et auxiliaires ont eu des conséquences désastreuses. Les écoles sont surpeuplées

et le matériel d'enseignement est insuffisant ou inexistant. Etant donné les progrès réalisés dans le domaine scientifique, même des écoles qui étaient autrefois considérées comme de premier ordre, doivent subir une adaptation pour répondre aux nouveaux besoins. Beaucoup de pays moins avancés, bien que n'ayant pas été affectés par la guerre, ont commencé h former du personnel médical avec les mêmes handicaps - insuffisance ou inexistence de matériel d'enseignement en raison du manque de devises étrangères. A une époque oh l'on a un besoin quasi désespéré de personnel compétent, on ne dispose pas de facilités appropriées pour le former. Certains gouvernements se trouvent dans une situation fort difficile en ce qui concerne leurs possibilités d'obtenir les approvisionnements médicaux nécessaires. Bien qu'un mécanisme économique

pour améliorer cette situation soit établi, il n'est pas complet et ne s'étend pas A. tous les domaines où une action s'exerce. 7.6.1.2

CEuvre accomplie

En 1947 et 1948 des livres et des périodiques médicaux ont été fournis à 13 pays dévastés par la guerre. On a élargi le sens donné au terme « documentation médicale » de manière qu'il comprenne le matériel spécial d'enseignement tel que films et appareils de projection, appareils de lecture des microfilms, etc.2 L'application de ce programme a été limitée, en 1947 et 1948, aux pays secourus par l'UNRRA. Des progrès sensibles ont été réalisés par l'OMS ainsi que par des organismes nationaux

et internationaux, tels que la Fondation Rockefeller. Toutefois, la brèche n'a pu être comblée par suite des difficultés persistantes relativement aux devises. Pour poursuivre l'exécution de ce programme en 1949, et afin que tous les Etats Membres puissent en bénéficier, la Commission Intérimaire de l'OMS demandait une affectation de crédits de $ 200.000, qui a été réduite h $ 130.000 par la première Assemblée de la Santé.3 Les fonds requis pour répondre aux demandes déjh reçues dépasseraient

de beaucoup le montant des crédits accordés pour 1949. 7.6.1.3

Objectifs

Afin que le corps médical puisse se tenir au courant des dernières connaissances acquises et qu'un

personnel qualifié puisse recevoir une formation permettant d'atteindre les objectifs fixés par la Constitution de l'OMS, on se propose de procurer aux gouvernements la documenration médicale et le matériel spécial d'enseignement afin de les aider : 1) à remplacer ce qui a été &fruit pendant la guerre ; 2) h compléter et remettre à jour les bibliothèques et 6. compléter et moderniser le matériel des laboratoires d'enseignement ;

I 'Doc. NU, E/FISE/78, 27 2 Actes oU. Org. mond. Sante, 6, 78 3 Ibid. 13, 320

- 167 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDaTAIRES

3) A procurer les premiers lots de documentation médicale et de matériel d'enseignement aux pays dont les services sanitaires et les niveaux d'enseignement médical sont inférieurs A, la moyenne. De même, on devrait mettre des approvisionnements, dans une mesure limitée, A. la disposition de certains gouvernements soit pour permettre l'exécution des programmes après que les équipes de démonstrations de l'OMS auront achevé leur Cache, soit pour favoriser des projets exécutés par une administration officielle d'hygiène. 7.6.1.4 7.6.1.4.1

CEuvre à accomplir en 1950

Bases statutaires

Articles r et 2 de la Constitution de l'OMS, en particulier les paragraphes c), d), g), n , o) , q) et y) de l'article 2. 7.6.1.4.2 Méthodes

Jusqu'au moment où le relèvement économique aura atteint un niveau qui permettra aux pays de se procurer ce dont ils ont besoin dans le domaine médical, il sera nécessaire de leur accorder une aide. Il est recommandé, en conséquence, de continuer l'application du programme prévoyant la fourniture, aux gouvernements, de documentation médicale, de matériel spécial d'enseignement et d'approvisionnements, dans une mesure limitée, pour l'exécution de programmes, lorsque leurs besoins à cet égard sont incontestables. Il est prévu qu'en 1950 l'ampleur des services sera plus du double de celle de 1949 en raison : a) de l'accroissement du programme de travail sur place qui exigera une action pour la fourniture d'approvisionnements et d'équipement aux &pipes chargées d'exécuter les programmes de consultations et de démonstrations ; b) dans certains cas, de la fourniture d'approvisionnements A. des gouvernements exécutant des projets sanitaires dus A, l'initiative de leur propre administration ; c) de l'augmentation des demandes émanant de 'gouvernements qui désireront bénéficier de services de consultations, A. mesure que les fonctions de cette section seront plus largement connues.

- 168 -

PROGRAMMES D'EXÉCUTION ET PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES

ANNEXE 2

Autres projets 7.6.1 DOCUMENTATION MÉDICALE, MATÉRIEL D'ENSEIGNEMENT ET SERVICES DE FOURNITURES POUR L'EXÉCUTION DES PROGRAMMES Prévisions budgétaires

Previsions de dépenses 1949

1950

Ordinaires SECRETARIAT US$

Supplé-

mentaires

US $

Us;

Traitements Décluire postes non occupés et retards . Net Siège 1949

10.240

24.935 L240

10.240

23.695

Nombre de postes 1950

Catégorie

15 14 12 5

1

Ordinaires 1

Supplementaires

2 6

2 3

Sous-total

Sur place

Groupe

II III Sous-total Total 3 6

Experts-conseils

Sous-total pour les services du personnel Indemnités Voyages et transports Documentation médicale et matériel d'enseignement Approvisionnements fournis aux gouvernements pour l'exécution des programmes COOT TOTAL DU PROJET .

10.240

23.695 10.680 10.500

3.250 3.000 150.000

150.000

100.000 385.000

115.000 166.490

309.875

485.000

- 169 -

ANNEXE 2

PROGRAMMES D'EXECUTION ET PREVISIONS BUDGETAIRES

7.7

SERVICES COMMUNS (EXÉCUTION)

Ces prévisions concernent la partie du personnel préposé aux programmes d'exécution qui travaille au Siège central. Les besoins relatifs aux bureaux régionaux et aux autres bureaux locaux on t été inclus dans les prévisions globales afférentes A ces bureaux. De même, lorsque c'était nécessaire, les prévisions pour cette catégorie de dépenses ont été comprises dans les prévisions afférentes aux projets individuels.

Prévisions budgétaires

Prévisions de dépenses 1949 1950

Ordinaires US $ US $

Supplé-

mentaires US $

Services des locaux et installations Autres services Fournitures et matériel Charges fixes et créances exigibles Acquisition de biens de capital TOTAL

154.200 131.600 68.000 11.000 138.500

150.000 94.780 65.000 79.700 116.000

17.500 30.220 7.000 8.750 30.250 93.720

503.300

505.480

NOTE : Les chiffres mentionnés ci-dessus ne comprennent pas les prévisions afférentes aux Services communs pour les bureaux régionaux et autres bureaux. Les prévisions concernant les fournitures et le matériel pour les équipes sont incluses dans les prévisions relatives á. chacun des projets.

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Основные сведения
Тип документа Publications
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения