Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1982, vol. 57, 22 [full issue]

Всемирная организация здравоохранения
Открыть оригинал документа

Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.

Полный текст

Wkiy Eptdem Rec - Releve epidem hebd

1982 , 57 , 169*176

No. 22 ORGANISATION MONDIALE D E LA SANTÉ

WORLD HEALTH ORGANIZATION g en ev a

GENÈVE

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Epidemiological Surveillance o f Communicable Diseases Telegraphic Address: EPIDNATIONS GENEVA Telex 27821 Automatic Telex Reply Service Telex 28 ISO Geneva with ZCZC and ENGL for a reply in English

Service de la Surveillance épidémiologique des Maladies transmissibles Adresse télégraphique: EPIDNATIONS GENÈVE Télex 27821 Service automatique de réponse Télex 28150 Genève suivi de ZCZC e t F R A N pour une réponse en français

4 JUNE 1982

57* YEAR - 57eANNÉE

4 JUIN 1982

DIARRHOEAL DISEASES CONTROL Planning and Evaluation of National Programmes Diarrhoeal diseases place a tremendous burden on the health care systems of developing countries. In many countries over one-third of the beds m childrens hospitals or wards are occupied by patients suffering from diarrhoea who are often treated with expensive intra­ venous fluid. While the disease is less dangerous to adults, it can have a significant impact if it is widespread in a country’s work force.

LUTTE CONTRE LES MALADIES DIARRHÉIQUES Planification et évaluation des programmes nationaux Les maladies diarrhéiques imposent une très lourde charge aux systèmes de soins de santé des pays en développement. Dans bon nombre d’entre eux, plus d’un tiers des lits des hôpitaux ou services de pédiatrie sont occupés par de petits malades atteints de diarrhée aux­ quels il faut souvent assurer un traitement coûteux fondé sur l'admi­ nistration de liquide par voie intraveineuse. Si la maladie est moins dangereuse pour l’adulte, elle peut toutefois avoir des effets non négli­ geables lorsqu’elle touche une grande partie de la population active d’un pays. Consciente du fait que plusieurs percées scientifiques importantes réalisées ces dix dernières années dans lesriomaines du diagnostic, du traitement et de la prévention de la diarrhée aiguë constituent des bases solides pour s’attaquer de front au problème, l'Organisation mondiale de la Santé a mis en place un programme mondial de lutte contre les maladies diarrhéiques ', axé sur les enfants de moins de cinq ans. Le programme a dégagé quatre stratégies pour combattre la diarrhée: amélioration du traitement des cas, (y compris généralisa­ tion de l’emploi des sels pour réhydratation orale), pratiques de santé maternelle et infantile, hygiène de l’environnement et lutte contre les épidémies. Four aider le personnel responsable de la gestion sanitaire à plani­ fier et évaluer les programmes nationaux de lutte contre les maladies diarrhéiques, l'OMS a préparé un manuel2 qui est ie document de référence fondamental du cours OMS de formation organisé à l’mtention des responsables nationaux des programmes de lutte contre les maladies diarrhéiques, fi comporte quatre chapitres: — Le chapitre 1 donne des orientations techniques spécifiques sur la mesure de l’ampleur du problème posé par les maladies diar­ rhéiques. Il décrit une méthode d’enquête à la fois simple et fiable pour déterminer la morbidité et la mortalité diarrhéiques et esquisse une base pour la description des activités de lutte passées et présentes. — Le chapitre 2 propose un schéma en vue de la préparation du plan national d’opérations pour le programme de lutte contre les maladies diarrhéiques, fi s’agit notamment de revoir les politi­ ques gouvernementales et de dégager les plans sanitaires dans le cadre desquels pourraient s’insérer les activités de lutte contre les maladies diarrhéiques. Ce chapitre évoque aussi la teneur du programme ainsi que ses buts et objectifs, tout en donnant une description détaillée des activités à entreprendre et des ressour­ ces nécessaires à la mise en œuvre des stratégies mentionnées plus haut. Bon nombre de pays commenceront par l'améliora­ tion du traitement des cas, en prenant pour stratégie prioritaire l’administration des sels pour réhydratation orale. ■Voir N® 16, 1979, pp. 121-123. 2Manuelpour la planification et Tévalmtum desprogrammes nationaux de lutte contre les maladies diarrhéiques, OMS document non publié, WHO/CDD/SER/81.5, 1981.

Realizing that a number of significant advances in knowledge in the past decade in the areas of diagnosis, treatment, and prevention of acute diarrhoea have provided a solid basis for a major attack on the problem, the World Health Organization established a global Pro­ gramme for the Control of Diarrhoeal Diseases1 which is directed primarily towards children under five years of age. The Programme identifies four strategies for the control o f diarrhoea: improved case management (including the widespread use of oral rehydration salts, ORS), maternal and child health practices, environmental sanitation, and control of epidemics. In order to assist health management staff in planning and evaluat­ ing national diarrhoeal disease control programmes (CDD), WHO has produced a manual3which is used as the basic reference document for the WHO training course for national CDD programme managers. The manual is divided into four chapters: — Chapter 1 gives specific technical guidance on how to measure the extent of the diarrhoeal disease problem. A simple reliable survey method is described for measuring diarrhoeal morbidity and mortality, and a basis for the description of past and present control activities is outlined. — Chapter 2 presents an outline for the preparation of a national plan of operation for a CDD programme. This will include a review of the policies o f the national government and identifi­ cation of current health plans that might be useful in developing CDD activities. This chapter also discusses the content of the programme and the setting of objectives and targets, and gives a detailed description of the activities to be carried out and the resources needed for implementing the strategies mentioned above. Many countries m il start with improved case manage­ ment through the use of ORS as a priority strategy.

1See No 16, 1979, pp. 121-123. 2 Manual for the planning and evaluation o f national diarrhoeal diseases control pro• grammes. WHO unpublished document, WHO/CDD/SER/81.5, 1981.

Epidemiological notes contained ta this number:

Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro :

Dengue Fever Surveillance, Diarrhoeal Diseases Control, Ex­ panded Programme on Immunization, Influenza Surveillance, Measles Surveillance, Surveillance of Foodborne Diseases. List of Newly Infected Areas, p. 176,

Lutte contre les maladies diarrhéiques, programme élargi de vaccination, surveillance de la dengue, surveillance de la grip­ pe, surveillance de la rougeole, surveillance des maladies d’ori­ gine alimentaire. Liste des zones nouvellement infectées, p. 176.

Wkly Epidem R tc No. 2 2 -4 June 1982

-

170

-

Reluit éptdem hebd. N° 22 - 4 juin 1982

— Chapters 3 and 4 are concerned with evaluation of the pro­ gramme once operations have started, through continuous monitoring and periodic comprehensive programme reviews. Preliminary testing o f the manual has indicated its usefulness in the planning of national programmes. The mortality and morbidity sur­ vey technique described has shown itself to be simple, cheap and reliable. A number o f programme reviews are planned for 1982. EXPANDED PROGRAMME ON IMMUNIZATION Cost-Effectiveness

— Les chapitres 3 et 4 traitent de l’évaluation du programme une fois que les opérations ont commencé, à travers un contrôle continu et des analyses périodiques complètes du program­ me. Les premiers essais montrent que le manuel a été utile pour la planification des programmes nationaux. La méthode d’enquête sur la morbidité et la mortalité s’est avérée à la fois simple, bon marché et fiable. Plusieurs analyses de programmes sont prévues pour 1982. PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION Rapport coût-efficacité

Ivory Coast. — The present abstract contains the results o f a pre­ liminary assessment of the cost-effectiveness of the Expanded Pro­ gramme on Immunization (EPI) implemented in three demonstration and training zones in the Ivory Coast-Abidjan, Abengourou and Korhogo—with a combined population o f 1.7S million people. At present, with support from USAID, a year-long study o f the costeffectiveness of the programme is under way. In that study, many of the assumptions used here will be able to be replaced by actual data. This preliminary assessment was restricted to the measles com­ ponent o f the programme. All joint costs required for programme operations were initially allocated to measles immunization. Other diseases were allocated only their incremental cost, given that an immunization programme was in operation. It was estimated that up to 75% of all EPI costs in the Ivory Coast were attributable to the basic costs of setting up a programme and offering measles vaccine. The remaining 25% could be attributed to the cost o f offering the other vaccines. Assessment of costs Table 1 lists material budgets (equipment, fuel, supplies, travel and miscellaneous) by source and year. Table 1.

Côte-d ’IvoIre — La présente analyse contient les résultats d'une évaluation préliminaire du rapport coût-efficacité du Programme élargi de vaccination (PEV) mis en œuvre dans trois zones de forma­ tion et de démonstration de la Côte-d’Ivoire —Abidjan, Abengourou et Korhogo — représentant ensemble 1,75 million d’habitants. Ac­ tuellement, avec l’aide de l’USAID, sur le rapport coût-efficacité du programme. Dans cette étude, bon nomine des hypothèses utilisées ici pourront être remplacées par des données réelles. Cette évaluation préliminaire se limite à l’élément rougeole du programme. Tous les coûts communs nécessaires au fonctionnement du programme ont été initialement imputés à la vaccination antirou­ geoleuse. Pour les autres maladies, seul le coût marginal a été imputé, étant donné que le programme de vaccination fonctionnait déjà. On a estimé qu’une proportion de l’ensemble des coûts du PEV en Côted’Ivoire, allant jusqu’à 75%, était imputable aux coûts de base entraî­ nés par la mise en place d’un programme et l’offre de la vaccination antirougeoleuse. Les 25% restants pourraient correspondre à ce qu’il en coûte d’offrir les autres vaccinations. Evaluation des coûts Le Tableau 1 énumère les différents budgets de matériel (équipe­ ment, combustible, fournitures, voyages et divers) par année et origine des fonds.

M aterial Costs of EPI Programme in Démonstration Zones of Ivory Coast, by Year and Source of Funds (in U S$ at 1978 Prices) Tableau 1. Coûts de m ateriel du PEV dans les zones de démonstration de Côte-d’Ivoire, par année et origine des fonds (en dollars E.U. aux prix de 1978) Source Origine des fonds 1978 1979 1980 1981

Ivory Coast Government — Gouvernement de Côted’Ivoire .............................................................. USAID .............................................................. UNICEF ............................................................ Total.............................................................. .. .

US $ 78200 US S126000 US $ 68 000 US $272 200

US $ 89000 US $ 70000 US $ 40000 US $199000

US $104000 US $ 92000 US $ 35 000 US $231 000

US $142 000 US $ 60000 US $ 14000 US $216 000

While some of these expenditures are for equipment with a life of several years (such as vehicles and refrigerators), it is assumed here that expenses over these four years apply entirely to immunizations effected over these years. For expendable supplies, such as vaccine and fuel, this procedure is appropriate. For equipment, the best pro­ cedure would be to calculate the annual costs of all equipment used (including existing equipment of the Ministry) over their expected useful lifetime. Because o f data limitations equipment costs had to be treated here on a cash basis. While this simplification overstates the cost of equipment purchased, but not worn out during the demon­ stration project period, the error is somewhat offset by not including the value of pre-existing equipment To combine the costs incurred over the four years, they are con­ verted to present value by discounting future year costs. It is estimated that the most likely value of the real discount rate (the accounting rate of interest) was 8.5% per year. Discounting material costs at the rate of 8-5% per year, a present value programme cost of US $820 900 is obtained as shown below: 272 200 199 000 231 000 1 + (1.085)» (1.085)2 216 000 _ (1.085)3 Uî>

Alors que certaines de ces dépenses concernent des matériels ayant une durée de vie de plusieurs années (tels que les véhicules et les réfrigérateurs), on suppose ici que les dépenses de ces quatre années ont entièrement trait aux vaccinations effectuées au cours de ces mêmes années. Cette procédure convient pour les fournitures telles que les vaccins et le combustible. Pour le matériel, la meilleure façon de procéder serait de calculer les coûts annuels de l’ensemble du matériel utilisé, (y compris le matériel existant du Ministère) au cours de leur vie utile prévisible. Par suite du peu de données disponibles, les frais de matériel ont dû être traités en comptabilité de caisse. Si cette simplification gonfle le coût du matériel acheté, mais non entiè­ rement amorti pendant la durée du projet de démonstration, l’erreur est quelque peu compensée en ne faisant pas figurer la valeur du matériel préexistant Pour combiner les frais engagés au cours des quatre années, ceux-ci sont convertis à leur valeur actuelle par actualisation des frais des années à venir. On estime que la valeur la plus vraisemblable du taux d’actualisation réel (le taux d’mtérêt comptable) a été de 8,5% par an. En actualisant les frais de matériel à raison de 8,5% par an, on parvient à un coût actualisé du programme de US $820 900, obtenu comme suit: 272 200 199 000 231000 21,6 000 . Qm 1 r (1,085)* + (1,085)» + (1,085)3 Uii!S2UyUU Pour simplifier l’analyse ci-après, ces dépenses de matériel ont été calculées sur une base annuelle: le montant constant, x, dépensé cha­ que année est calculé de manière à obtenir la même valeur actuelle calculée ci-dessus. En remplaçant les dépenses réelles ci-dessus par x dans la partie gauche, on trouve x - US $231 000. Etant donné que les dépenses totales varient peu au cours des quatre années, cette dépense est proche de la moyenne arithmétique de US $230 000. Le coût annuel du personnel expatrié est de US $160 000 et celui du personnel local de US $212 000, soit un total de US $372 000. On a supposé que le coût d’amortissement des bâtiments représente 17%

To simplify the analysis below, these expenditures on material have been calculated on an annual basis : the constant amount, x, spent each year is computed so as to have the same present value calculated above. Replacing the actual expenditures above by x on the left hand side, one finds that x = US $231 000. Since the total expenditures vary little among the four years, this expenditure is close to the arith­ metic average of US $230 000. The annual cost of expatriate personnel is US $ 160 000 and that of local personnel US $212 000, for a total of US $372 000. It has been assumed that the cost of amortizing buildings represents 17% of

WldyEpidem Rec No 2 2 -4 June 1982

-

171

-

Relevé epidem hebd N° 22 - 4 juin 1962

non-building costs (material and personnel costs), Le. US $100 000. Thus the total annual cost o f the EPI in the demonstration zones is US $703 000. Using the 75% allocation, the cost attributable to measles immunization is 75% o f US $703 000, or US $527 250 per year. Effectiveness of the programme The first measure o f effectiveness is the number of children in the target age range who are minimized. Two methods are available for estimating this number. The direct method is to employ counts aggregated from tally sheets from health workers ofnumbers o f immunizations given each day. In the three zones the average number o f measles immunizations for 1979-1980 is about 91 000. A second estimate is obtained from assessing immunization coverage based on surveys o f children in randomly chosen house­ holds. The results from Ivory Coast EPI progress reports are shown in Table2.

des frais autres que les bâtiments (frais de matériel et de personnel), c’est-à-dire US $100 000. Ainsi, le coût total annuel du PEV dans les zones de démonstration est de US $703 000. En utilisant le taux d’imputation de 75%, le coût imputable à la vaccination antirougeo­ leuse est de 75% de US $703 000, soit US $527 250 par an. Efficacité du programme La première mesure de l’efficacité est le nombre d’enfants immu­ nisés dans la tranche d'âge visée. Il existe deux méthodes pour estimer ce chiffre. La méthode directe consiste à utiliser les décomptes établis par totalisation des fiches de pointage sur lesquelles les agents de santé portent le nombre de vaccinations effectuées chaque jour. Dans les trois zones, le nombre moyen de vaccinations antirougeoleuses pour 1979-1980 est d’environ 91000. Une deuxième estimation est obtenue en évaluant la couverture vaccinale au moyen d’enquêtes effectuées dans des ménages choisis de façon aléatoire. Les résultats des rapports de situation du PEV en Côte-d’Ivoire sont présentés au Tableau 2.

Table 2. Immunization Coverage Kates from Household Surveys, Ivory Coast, 1979-1981 Tableau 2. Taux de couverture vaccinale, par enquêtes dans des ménages, Côte-d’Ivoire, 1979-1981

Zone Abidjan ........................ ............. Korhogo...................................... Abengourou . . . .........................

1980 Population Nombre d’habitants en 1980 1 500000 100000 150000 1750000

1979 51% n.a. 71% May —Mai —

1980 61% June —Juin 37% May —Mat 73% and/et 79%* June —Juin 61% (weighted) (moyenne pondérée)

1981 53% June —Juin n.a. n*a. —

T otal...........................................

• Of the two 1980 raies for Abengourou, the lower one was used for subsequent analysis. — Des deux taux 1980 valables pour Abengourou, le moms élevé a été utilisé pour la suite de l'analyse.

Based on a crude birth rate o f 48/1 000, there were 84 000 births among the 1.75 million people in the demonstration zones. The infant mortality rate is 154 per 1 000 live births, and most o f these deaths occur early in the first year. Thus approximately 85% of live births (71000 infants) survive to the recommended age of measles immu­ nization (9-12 months). The average coverage in these zones was 61 %, so approximately 43 000 children would have to receive measles vac­ cine each year (61% of 71 000) to give the coverage observed. As the direct count of 91 000 may include children outside the appropriate age range and repeat immunizations, the more conservative estimate of immunizations (43 000) is adopted for later analysis. The effectiveness of measles immunizations in preventing morbid­ ity can be inferred from an epidemiological m odel Assuming that herd immunity is not important, then the preventive fraction (fraction of cases prevented) in susceptible children is calculated as:

Sur la base d’un taux de natalité brut de 48/1000, il y a eu 84 000 naissances chez les 1,75 million d’habitants des zones de démonstra­ tion. Le taux de mortalité infantile est de 154 pour 1000 naissances vivantes, et la plupart de ces décès se produisent au début de la première année. Ainsi, environ 85% des enfants nés vivants (71000 nourrissons), surviventjusqu’à l’âge recommandé pour la vaccination antirougeoleuse (9 à 12 mois). La couverture moyenne dans ces zones a été de 61 %, de telle sorte qu’il faudrait vacciner approximativement 43 000 enfants chaque année (61% des 71 000) pour donner la cou­ verture observée. Etant donné que le dénombrement direct de 92 000 comprend peut-être des enfants n’appartenant pas à la tranche d’âge voulue ainsi que des revaccinations, on a adopté l’estimation la plus prudente (43 000) pour la suite de l’analyse. L’efficacité des vaccinations antirougeoleuses en matière de pré­ vention de la maladie peut être déduite d’un modèle épidémiologique. En supposant que l’immunité collective soit négligeable, la fraction préventive (fraction des cas évités) chez les enfants vulnérables est alors calculée de la façon suivante: ObserFraction ExactiTaux vance Obserd’effica- = tude du X d’effica- X du presta- X vance cité diagnostic cité teur du patient de soins L’exactitude du diagnostic se rapporte au pourcentage d ’enfants vulnérables lorsqu’on leur propose la vaccination. Une étude sérolo­ gique portant sur l’efficacité du vaccin antirougeoleux effectuée en Côte-d’Ivoire en 1975 a montré qu’en milieu rural 92% des enfants de 9 à 24 mois étaient vulnérables et c’est ce chiffre qui a été retena L’observance du prestateur de soins est la mesure dans laquelle les pratiques effectivement suivies par les prestate urs de soins de santé correspondent aux pratiques idéales aux termes desquelles l’efficacité a été déterminée au cours d’un essai de recherche. Les principales questions en matière d’observance par le prestateur de soins sont le bon entretien de la chaîne de froid afin de garantir l’activité du vaccin, et la vaccination des enfants à l'âge voulu. Dans cette étude, on a supposé que l’observance des prestateurs est de 100%, étant donné que l’évaluation du PEV à laquelle on a procédé en 1981 en Côte-d’Ivoire a révélé que la chaîne de froid était généralement bien gérée. L’obser­ vance du patient est la mesure dans laquelle les patients se conforment aux pratiques idéales, consistant par exemple à se représenter pour l’administration des doses suivantes de vaccin. Etant donné qu’il ne faut qu’une seule dose pour vacciner contre la rougeole, l’observance du patient est automatiquement de 100% au sein de la population couverte. Globalement, la fraction d ’efficacité est de 0,92 X 0,95 X 1,00 X X 1,00 = 0,87 soit 87%.

EffectiveDiagnosness = tic X Fraction Accuracy

Provider X Compliance

X

Patient Cornpliance

Diagnostic accuracy refers to the percentage of children susceptible when offered immunization. A serological study concerning measles vaccine efficacy carried out in the Ivory Coast in 1975 showed that 92% of children 9-24 months in rural areas were susceptible, and this figure was adopted here. Provider compliance is the extent to which the actual practices of health providers replicate ideal practices under which efficacy was established in a research triaL The main issues in provider compliance are adequate maintenance of the cold chain to assure that the vaccine is potent, and immunizing children at the right age. In this study, provider compliance is assumed to be 100%, as the 1981 evaluation of EPI in the Ivory Coast found the cold chain to be generally well managed. Patient compliance is the extent to which patients follow ideal practices, such as returning for subsequent doses of a vaccine. As only one dose is required for measles immunization, patient com­ pliance is automatically 100% within the covered population. Overall, the effectiveness fraction is 0.92 X 0.95 X 1.00 X 1.00 — 0.87, or 87%.

WklyEpukm Rec.: N o .

22 - 4 J u n e 1982

-

172

-

SflfW évident Màd. N° 22 - 4 juin 1982

This effectiveness fraction can now be applied to estimate the impact fraction in children surviving to nine months, and number of cases averted. The formulae are: Impact Fraction and r aaA v^Sd = Baseline P0p« £ i0E X Baseline X imnaet Fraction = coverage Poveraee

On peut maintenant se servir de cette fraction d’efficacité pour évaluer la fraction d’impact cher les enfants survivant jusqu’à neuf mois, et le nombre de cas évités. Les formules sont les suivantes: Fraction d’impact et Cas évités = Dimensions Taux population X d’incidence X de réiërence de référence Fraction dlm pact _ ___v Fraction ^ ° u erture d’efficacité

x

X Effectiveness

Fraction

Measles is so endemic and contagious that every child is virtually certain to contract measles in the absence o f protection. Applying these formulae, the following is obtained. Fraction = -61 X .87 = 0.53, or 53%

La rougeole est à ce point endémique et contagieuse qu'en l’absence de protection, tout enfant est pratiquement certain de la contracter. En appliquant ces formules, on obtient le résultat suivant: Fraction d’impact = 0,61 X 0,87 *= 0,53, ou 53%

and, assuming negligible levels of immunization before the EPI, Num^ rt°£1 CaSeS = 71 000 X 1.00 X .53 = 38000 per year. The number of deaths averted is then estimated as: Number of deaths _ averted Number of cases averted x Case fatality rate 1

et, en tablant sur des niveaux négligeables de vaccination avant le PEV, Nombre de cas évités = 71000 X 1,00 X 0,53 = 38 000 par an.

Le nombre de décès évités est alors estimé à: Nombre de décès _ évités Nombre de cas entes x Taux de Iétalité

It has been estimated that the case fatality rate in West Africa based on available literature is 3 to 5%. In this analysis, the 3% figure has been used. Thus the estimated number of deaths averted in the demonstration zones is 38 000 cases X .03 case fatality rate, or approximately 1 100 deaths per year.

Grâce à la documentation disponible, on a estimé le taux de létalité en Afrique de l’Ouest à 3 à 5%. Dans la présente analyse, le chiffre de 3% a été retenu. Ainsi, le nombre estimatif de décès évités dans les zones de démonstration est de 38 000 cas X taux de létalité 0,03%, soit environ 1 1 0 0 décès par an.

Years of life added Since deaths from measles occur at the age of one or two years, each death averted represents a substantial number of life years added. To quantify this addinon, it is necessary to know the life expectancy of a child saved from measles death. If the child who would have died from measles at, say, one year were an “average” child, he should gain the average life expectancy of a one-year-old child. The life expectancy at age one is slightly more than the life expectancy at birth, because the one-year-old has survived the high Tate of infant mortality. For this analysis, it is assumed that children whose death is averted by measles immunization gain the average life expectancy at birth in the Ivory Coast, i.e. 46 years. The gain in life expectancy at birth for all children bom in the demonstration zones is: Number of deaths averted X Years added per death averted Number of newborns in annual cohort or 1 100 X 46 years = 0.60 years per child 84 000 persons This is equivalent to 219 days (365 days X 0.60) of normal life, most of which are healthy. This is a striking gain from a single health intervention!

Nombre d’années de vie ajoutées Etant donné que les décès par rougeole se produisent à l’âge de un ou deux ans, chaque décès évité représente un nombre considérable d’années de vie en plus. Pour chiffrer ces années de vie supplémen­ taires, il est nécessaire de connaître l’espérance de vie d’un enfant qui évite la mort par rougeole. Si l’enfant qui serait mort de rougeole à, disons, un an, est un enfant «moyen», il devrait acquérir l’espérance de vie moyenne d’un enfant d’un an. L’espérance de vie à l’âge d’un an est légèrement supérieure à l’espérance de vie à la naissance, parce que l’enfant d’un an a passé le cap du taux élevé de mortalité infantile. Pour cette analyse, on suppose que les enfants dont le décès est évité par la vaccination antirougeoleuse, acquièrent l’espérance de vie moyenne à la naissance en Côte-d’Ivoire, soit 46 ans. Le gain en espérance de vie à la naissance pour tous les enfants dans les zones de démonstration est le suivant: nombre de décès évités X années ajoutées par décès évité nombre de nouveau-nés dans la cohorte annuelle ou 1 100 X 46 ans = 0,60 année par enfant 84 000 personnes Ce qui équivaut à 219 jours (365 X 0,60) de vie normale, pour la plupart en bonne santé. C’est un gain extraordinaire pour une action sanitaire unique!

Cost per infant — cost per vaccinée — cost per case averted Measures o f unit cost are o f interest for assessing how affordable this programme is, and for comparing the efficiency o f alternative methods for delivering immunizations. The cost per Infant in the cohort surviving to nine months is the annual cost for performing immunizations in the cohort divided by the size of the cohort, Le.

Coût par nourrisson — coût par vacciné — coût par cas évité Les mesures d’unité de coût présentent un intérêt pour déterminer dans quelle mesure ce programme peut être financièrement supporté, ainsi que pour comparer l’efficacité des différentes méthodes permet­ tant d’effectuer les vaccinations. Le coût par nourrisson, dans la cohorte survivant jusqu’à neuf mois, est le coût annuel d’exécution des vaccinations dans la cohorte divisé par les dimensions de la cohorte, c’est-à-dire, Coût par nourrisson = 71 m nourrissons nomrigmi* = US$7,4 /1n U 00

Cost per infant

=

= US $7.4

The cost per iniant immunized against measles is: Cost per vaccinee = 4^

Le coût par nourrisson vacciné contre la rougeole est de: Cout par vaccine US $527 250 ^nnn v ^ inS “ u s îl2 > 3

^

^

= US$12.3

The cost per case averted is obtained by dividing the total cost by the number o f cases averted m the cohort, i.e. Cost per case averted USS527 2S0 38 000 cases averted ,r .n n * '

Le coût par cas de rougeole évité est obtenu en divisant le coût total par le nombre de cas évités dans la cohorte, soit: Coût par cas évité = 3, M ^ S I S é . “ US ï1 3 ’9

WtdvEpuiem Hec No 2 2 -4 June 1982

-

173

-

Releve êptdem hebd N° 22 - 4 juin 1982

Cost per death averted

Coût par décès évité Le coût par décès est calculé en divisant le coût total par le nombre de décès évités, soit: Coût par décès évité * Li M d S lk = US$479

Cost per death averted is calculated by dividing the total cost by the number of deaths averted, i.e. Cost per death averted _ US $527 250 1100 deaths averted

TIC » . , 0 u i 14

It is striking how cost-effective measles immunization appears compared to routine safety measures in developed countries. For example, a study in the United States estimated that the cost per life saved from mandatory installation of seat and shoulder belts in American automobiles, compared to no such requirement, is about US $500 000 per life saved. This ratio is consistent with cost-effec­ tiveness of other health and safety measures, and is an amount that most persons are willing to pay. Yet the ratio in the Ivory Coast is 1 0 0 0 times more cost-effective. Cost per year of life added For this measure, the cost per death averted is divided by the number of years o f life added per death averted. Cost per year of life _ added US $479 46 years/death _ ui 1 '

Il est frappant de constater à quel point la vaccination antirougeo­ leuse apparaît rentable par rapport aux mesures de sécurité courantes adoptées dans les pays développés. Ainsi, une étude effectuée aux Etats-Unis d’Amérique a estimé que le coût par vie sauvée de l’ins­ tallation obligatoire de ceintures de sécurité dans les voitures améri­ caines, par rapport à l’absence d’une telle prescription, est d’environ US $500 000 par vie sauvée. Ce rapport correspond à la rentabilité d’autres mesures d’hygiène et de sécurité, et c’est une somme que la plupart des gens sont pourtant disposés à payer. En Côte-d’Ivoire, le rapport coût/efficacité est mille fois meilleur. Coût par année de vie ajoutée

Pour cette mesure, le coût par décès évité est divisé par le nombre d’années de vie ajoutés par décès évité. Coût par année de vie ajoutée = US Î479 46 années/décès = fjS $ 1 0 4 u 9 ’

Again, comparisons with accepted medical practices in developed countries are instructive. Calculations based on data in the United States indicate that the cost per year o f life added through routine treatment of essential hypertension is about US $10 000 per year. This is more than two orders o f magnitude more costly than the result from the Ivory Coast. Projections of recurrent costs o f a national programme

Là encore, il est intéressant de comparer avec des pratiques médi­ cales acceptées en vigueur dans les pays développés. Des calculs basés sur des données valables pour les Etats-Unis d’Amérique indiquent que le coût par année de vie ajoutée grâce au traitement systématique de l’hypertension essentielle est d’environ US $10 000 par an. Un tel chiffre est plus de 100 fois plus élevé que le résultat obtenu en Côted’Ivoire. Projections des cofits renouvelables d’un programme national

The Ivory Coast envisages gradually enlarging the number o f zones covered by EPI to reach the whole country by 1985.

La Côte-d’Ivoire envisage d’étendre progressivement le nombre des zones couvertes par le PEV pour s’étendre à l’ensemble du pays en 1985. A simple projection o f costs of a national programme is easy to Une projection simple des coût d’un programme national est facile make. The three demonstration zones contain 21.9% of the country’s à effectuer. Les trois zones de démonstration abritent 21,9% des eight million persons (1980 population). If the costs per infant of a huit millions d’habitants du pays (population en 1980). Si les coûts par national programme were the same as those in the initial demon­ enfant d’un programme national étaient les mêmes que ceux engagés stration zones, the cost o f a national measles programme in 1978 dans les premières zones de démonstration, le coût d’un programme prices would be US $527 250/0.219 = US $2.4 million per year. national de lutte antirougeoleuse, aux prix de 1978, serait de Similarly, the cost o f a national complete EPI programme would be US $527 250/0,219 —US $2,4 millions par an. De même, le coût d’un PEV national complet serait de US $703 000/0,219 = US $3,2 mil­ US $703 000/0.219 = US $3.2 million per year. Probably these esti­ mates are conservative, as two of the zones, Abidjan and Abengourou, lions par an. Ces estimations sont vraisemblablement prudentes, are particularly easy to reach and have especially dedicated and étant donné que deux zones, Abidjan et Abengourou, sont d’accès particulièrement facile et disposent de gestionnaires particulièrement competent management. These qualities might be difficult to replicate dévoués et compétents. Ces qualités pourraient être difficiles à repro­ on the same scale in a national programme, so costs might be higher duire à la même échelle dans le cadre d’un programme national, de and effectiveness lower than projected. telle sorte que les coûts pourraient être plus élevés et l’efficacité moins élevée que prévue. Même en supposant qu’un PEV mené à l’échelle nationale coûte Even assuming that a nationwide EPI would cost US $6 million US $6 millions par an, aux prix de 1978, il ne représenterait toutefois annually at 1978 prices, however, it would represent only 0.5% of the que 0,5% de l’ensemble du budget de l’Etat, et 7% du budget total de la total government budget, and 7% of the total health budget. Within santé. En revanche, il représenterait une part beaucoup plus impor­ the budget for preventive and rural health services, however, it would tante du budget des services de prévention et des services de santé represent a much larger share. Thus, it would appear that Ivory Coast rurale. Aussi, il semblerait que la Côte-d’Ivoire ait probablement les probably can afford a national programme, but a major reallocation of moyens d’entreprendre un programme à l’échelle nationale, mais il funds within the Ministry of Public Health will be required if other faudrait procéder à une réaffectation importante des fonds au sein du programmes m preventive and rural health are not to be drained. Ministère de la Santé publique si l’on ne veut pas que d’autres pro­ grammes de prévention et de santé rurale soient ponctionnés. (Based on/D’après: Report of a USAID consultant / Rapport d’un consultant de l’USAID) N ote de la R édaction ; Il sera intéressant de comparer les estima­ E ditorial N ote It will be of interest to compare the cost and tions de coût et d’efficacité présentées ci-dessus, qui ont été faites en effectiveness estimates provided above, which were made during the quelques jours à l’aide de données disponibles, avec les résultats de course of a few days using available data, with the results from the l’étude approfondie actuellement en cours. Les coûts par enfant vac­ m-depth study now in progress. The costs per immunized child, ciné, estimés ici à approximativement US $ 12,3 pour la rougeole seule estimated here as being approximately US $12.3 for measles alone, et à US $ 16,4 si l’on y ajoute le BCG et trois doses de DTC-poho, sont and US $16.4 if BCG and three doses of DPT and poliomyelitis nettement plus élevés que la somme de US $3,0 actuellement utilisée vaccines are also included, are significantly higher than the US $3 comme estimation de planification mondiale pour le PEV. Ces coûts which is currently used as the global planning estimate for the EPL sont également plus élevés que ceux établis à titre estimatif aux These costs are also higher than those estimated in the Philippines in Philippines en 1978 (US $2,8), en Indonésie en 1980 (US $2,3) et en 1978 (US $2.8), in Indonesia in 1980 (US $2.3), and in Thailand in Thaïlande en 1980 (US $6,2). Ces différences ne sont qu’en partie 1980 (US $6.2). These differences are only partly attributable to the imputables au fait que, au moment des études d ’estimation des coûts, fact that these three programmes at the time of the costing studies les trois programmes ne prévoyaient que deux doses de vaccins DTC included only two doses of DPT vaccine and omitted the use o f polio et omettaient l’utilisation du vaccin antipoliomyélitique ainsi que, vaccine and, in the Philippines and Thailand, omitted measles vac­ dans le cas des Philippines et de la Thaïlande, de celle du vaccin cine as well. The more detailed Ivory Coast study should help national antirougeoleux. L’étude plus détaillée portant sur la Côte-d’Ivoire managers assure that they are making the best use o f the resources devrait aider les gestionnaires nationaux à s'assurer qu’ils utilisent au currently at their disposal. Additional costing studies in other coun­ tries will help in refining the global estimates o f the cost of fully mieux les ressources actuellement à leur disposition. Différentes étu­ des de détermination des coûts entreprises par d’autres pays aideront immunizing a child. à affiner les estimations mondiales de ce que coûte la vaccination complète d’un enfant.

Wkly Epukm. R ec . No. 2 2 - 4 June 1982

- 174 -

Releve epulem hebd N ° 22 - 4 juin 1982

MEASLES SURVEILLANCE A Ten-Year Review: 1971-1980 R e g i o n o f t h e A m e r ic a s . — Only a few of the hemisphere’s coun­ tries were able to reduce their annual measles mortality to less than one death per 100 000 population during the 1970’s. That reduction was the goal for measles control in the Ten-Year Health Plan for the Americas which came to an end last year.

SURVEILLANCE DE LA ROUGEOLE Bilan décennal: 1971-1980 R é g io n d e s A m é r iq u e s . — Quelques pays seulement de l’hémis­ phère sont parvenus à réduire leur mortalité annuelle par rougeole à moins d’un décès pour 100 000 habitants au cours des années 1970. Cette réduction était l’objectif de l’action contre la rougeole menée dans le cadre du plan sa n ita ir e décennal des Amériques, qui arrivait à son terme à la fin de l’année dernière. Des informations sur la fréquence annuelle des cas de rougeole au cours des années 1970 ont été reçues pour 30 à 32 pays des Amériques, selon les années. Le nombre total de cas notifiés annuellement allait de 177 178 pour 1975à313512pour 1971,la moyenne étant de 254 161 cas. L’incidence de la rougeole dans les Amériques a varié d’un maxi­ mum de 169,4 cas par 100 000 habitants en 1977 pour la région de l’Amérique centrale-Caraïbe à un minimum de 10,4 cas en 1974 pour l’Amérique centrale continentale. Avec des variations des taux d’incidence annuelle, l’Amérique cen­ trale-Caraïbe, l’Amérique du Sud tropicale et l’Amérique du Sud tempérée ont enregistré une augmentation de l’incidence tous les deux à trois ans. L’Amérique centrale continentale a connu de fortes varia­ tions de l’incidence entre les années de pointe, avec des périodes à faible mcidence de trois à quatre ans, et un intervalle de cinq ans a séparé les fortes augmentations en Amérique du Nord. Au total, 101807 décès par rougeole ont été notifiés dans les Amé­ riques au cours de la décennie. L'information sur la mortalité annuelle a été incomplète pour cette période: 19 à 24 (selon les années) des 32 pays des Amériques ont communiqué des chiffres de mortalité de 1971 à 1978. Les rapports de 1979 couvrent quatre pays. L’Amérique du Nord a été la seule région à communiquer des chiffres de mortalité par rougeole qui soient en deçà de l’objectif du plan sanitaire décennal pendant toute cette période. La région de l’Amérique centrale-Caraïbe a enregistré un chiffre minimum de 0,7 en 1978 et un chiffre maximum de 1,8 en 1976. L’Amérique du Sud tempérée a eu une augmentation de la mortalité tous les deux à trois ans ; pour les années à faible mortalité (1972,1975 et 1977), les chiffres étaient inferieurs à l’objectifdu plan sanitaire décennal Les plus fortes mortalités ont été signalées par l’Amérique centrale continentale et par l’Amérique du Sud tropicale. Les pays qui ont communiqué des mortalités inférieures à 1,0 par 100 000 habitants durant toute la période sont les Bahamas, la Barbade, le Canada, Cuba et les Etats-Unis. Le Tableau 1 donne pour chaque région la distribution par groupe d’âge des cas, des décès et de la mortalité pour 100 000 habitants. Les données sur la distribution par groupe d’âge venaient de 31 pays et représentaient 157 années-pays d’expérience de la rougeole. Dans toutes les régions à l’exception de l’Amérique du Nord, la proportion de cas la plus élevée a été observée dans le groupe d’âge 1-4 ans; en Amérique du Nord, la proportion la plus élevée a été celle du groupe 5-9 ans.

Information on the annual occurrence o f measles cases during the 1970’s was received from 30 to 32 o f the countries in the Americas, depending on the year. The total number of cases reported annually ranged from 177 178 in 1975 to 313 512 in 1971, with a mean of 254 161 cases. Measles incidence in the Americas ranged from a high of 169.4 cases per 100 000 population in 1977 in the Middle American Caribbean to a low of 10.4 cases m 1974 in commentai Middle America. Though the annual mcidence rates varied, the Middle American Caribbean and tropical and temperate South America showed in­ creased incidence patterns every two to three years. Continental Mid­ dle America exhibited larger variations in incidence between peak years, with low-mcidence periods of three to four years, and Northern America had a five-year interval between major rises in incidence. A total o f 101 807 measles deaths were reported in the Americas during the decade. Annual mortality reporting was incomplete for this period; depending on the year, mortality figures were received from 19 to 24 ofthe 32 countries in die Americas from 1971 through 1978. Reports for 1979 covered four countries. Northern America was the only region to have reported measles mortalities below the Ten-Year Health Plan goal during the entire penod. The Middle American Caribbean region had a low of 0.7 m 1978 and a high of 1.8 m 1976. Temperate South America experienced mortality increases every two to three years; its low mortality years (1972, 1975 and 1977) were below the Ten-Year Health Plan objec­ tive. The highest mortalities were reported from continental Middle America and tropical South America. Countries reporting mortalities o f less than 1.0 per 100 000 popu­ lation during the entire period were the Bahamas, Barbados, Canada, Cuba, and the United States of America. Table 1 shows the age distribution of reported measles cases and deaths and age-specific mortalities per 100 000 population by region. Information on age distribution came from 31 countries and repre­ sented 157 country-years o f measles experience. In all regions except Northern America the highest proportion o f cases occurred in the one-to-four year age group ; in Northern America the highest propor­ tion o f cases occurred in the five to nine-year group.

Table 1. Age Distribution of Reported Measles Cases and Deaths and Age-Specific Mortality by Geographic Region in the Americas, 1971-1980* Tableau T Rougeole: distribution par âge des cas et décès notifiés et de la mortalité par région géographique des Amériques, 1971-1980*

Northern America Amérique du Nord Caribbean Caraïbes No. Of Deaths per % of 100000 Deaths Pop. % de Nbre de décès décès pour 100 000 hab 19.8 36.6 15.4 13.9 4.4 9.9 100.0 0.195 0.088 0.027 0.021 0 007 0.002 0.015

Middle America Amérique centrale Continental Continent No. of Deaths per 100 000 Pop. Nbre de décès pour 100000 hab. 13.895 7.540 0.879 0.238 0.041 0.028 1.372 No. of Deaths per 100 000 Pop. Nbre de Hffès pour 100 000 hab 70,653 52.809 11.286 3.605 1.483 0.547 12.766 Tropical Tropicale

South America Amérique du Sud Temperate Tempérée No. of Deaths per 100 000 Pop. Nbre de décès pour 100 000 hab, 75.044 54.080 7.913 1.639 0.491 0.146 11.357 No- of Deaths per 100 000 pop Nbre de décès pour 1 X 000 hab. 32.113 7.868 1.049 0 382 0.172 0.045 1.656

Age Group (in Year) Groupe d’âge (en années)

% of Total Cases % du nbre total de cas

% of Total Cases % du nbre total de cas

% of Deaths % de décès

% of Total Cases % du nbre total de cas

% of Deaths % de décès

% of Total Cases % du nbre total de cas

% of Deaths % de décès

% of Total Cases % du nbre total de cas

% of Deaths % de décès

< i ............................... 1-4 ........................ ... . 5-9 . . . . . . . . 10-14 . . . . . 1 5 - 1 9 ................. 20 o r o ld e r — 20 o u plus . . . . . . . . T o t a l ...........................

5.0 16.1 32.1 29.8 14.0 2.9 99.9

10.8 48.6 25.1 10.1 2.9 2.5 100.0

25.8 61.5 9.1 22 Ô .ï 1.1 100.0

13.2 54.3 23.4 5.8 1.5 1.8 100.0

21.6 58.0 13.6 3.7 1.2 1.8 99.9

16.0 54.3 20.8 5.3 1.9 1.6 99.9

23.9 62.7 10.4 1.9 0.5 0.6 100.0

13.1 38.5 30.1 11.8 3.6 2.9 100.0

45.4 42.9 6.7 2.4 1.0 1.6 100.0

* Where the ages were reported as unknown, the age distnbuuoa of the knowns was calculated, and the cases were distributed accordingly. - Lorsque les âges n’«aient pas connus, on a calculé la distribution pour les âges connus et reparu les cas en proportion.

Wkly Epidem Rec No. 22 - 4 June 1982

-

175

-

Rele\e epidem hebd, ’ N° 2 2 - 4 juin 1982

In all regions except temperate South America the Highest propor­ tion of deaths occurred in the one- to four-year group. In temperate South America infants under one year represented the highest pro­ portion o f measles deaths. In all regions there was an inverse relationship between age and age-specific mortality, with the highest age-specific mortalities seen in infants less than one year old. These data support the need to immu­ nize such infants. Information on patient vaccination histones was seldom available. Table 2 is a review of patients’ immunization histories during out­ breaks in three countries. The percentage o f patients who had been immunized ranged from a low o f 10.5 percent in Panama to a high of 63.8 percent in Talca, Chile.

Dans toutes les régions à l’exception de l'Amérique du Sud tempé­ rée, la proportion la plus élevée de décès a été enregistrée pour le groupe 1-4 ans. En Amérique du Sud tempérée, c’est le groupe des moins d’un an qui comptait la proportion la plus élevée de décès par rougeole. Dans toutes les régions, l’âge et la mortalité variaient en raison inverse, la mortalité La plus élevée étant celle des moms d ’un an. Ces chiffres plaident en faveur de la nécessité de vacciner les nourris­ sons. Les renseignements sur les antécédents de vaccination des malades étaient rares. Le Tableau 2 regroupe les antécédents connus pour les poussées survenues dans trois pays. Le pourcentage de patients qui avaient été vaccinés varie de 10,5% au Panama à 63,8% à Talca, Chili.

Table 2. Immunization H istories o f M easles Cases During Outbreaks in Three Countries of the Americas, 1978-1980 Tableau 2. Antécédents de vaccination des cas de rougeole enregistrés au cours de poussées dans trois pays des Amériques, 1978-1980 Country (Years) Pays (années) Vaccinated Vaccines No. Nb. % Unvaccinated Non vaccinés Na Nb % Unknown Non connus Na Nb %

C h ile (1978-1979) - C h ili (1978-1979) C u n c o ............................................................. T a l c a .............. ............................................ C a n q u e n e s ...................................................... B raz il (N o v . 1979-Jan. 1980) — B résil (nov. 1979-janv. 1980) ............................... P a n a m a ( 1 9 7 8 ) ...................................................

53 197 135 24 11

54.6 63 8 33.5 17.1 10 5

32 32 110 96 56

33.0 10.4 27.3 68 6 53.3

12 80 158 20 38

12.4 25.9 39.2 14.3 36.2

The high proportion o f measles in immunized patients m Chile did not in itself reflect failure of the’vaccine, but illustrated the need to ascertain data required to calculate actual vaccine efficacy during outbreaks. SURVEILLANCE OF FOODBORNE DISEASES Hepatitis A U nited K ingdom . — In 1981 several outbreaks of hepatitis A were

La forte proportion de cas de rougeole observés au Chili chez les sujets vaccinés ne traduit pas en soi un échec du vaccin, mais confirme la nécessité de déterminer les données nécessaires pour calculer l’ef­ ficacité réelle du vaccin pendant les épidémies. SURVEILLANCE D ES M ALADIES D’ORIGINE ALIMENTAIRE H épatite A R oyaume-Un i — En 1981, on a enregistré au Royaume-Uni plu­ sieurs poussées d’hépatite A caractérisées par le fait que bon nombre des sujets atteints ont déclaré avoir consommé diverses sortes de fruits de mer. Parmi les malades de trois poussées associées, 18 avaient consommé des moules importées. Neuf sur les 12 cas d’une autre poussée avaient mangé des coques, achetés au même endroit pour sept d’entre eux. Quatre personnes sur les 60 mvîtes à une réception où l’on avait servi des huitres ont eu l’hépatite A. Des poussées d’hépatite et de maladies gastro-intestinales ont déjà été associées épidémiologiquement à la consommation de fruits de mer, sans que l’on ait trouvé de virus dans les mollusques incriminés. Dans les poussées notifiées en 1981, on a décelé des particules virales dans les selles des malades et dans des restes de fruits de mer crus.

(Based on/D’après: EPI Newsletter, Vol. IV, No. 1, 1982.)

reported in which many of those affected gave a history of eating various shellfish. In three related outbreaks 18 patients had eaten imported mussels. Nine o f the 12 patients in another outbreak had eaten cockles; seven had purchased the shellfish from a single source. Fourofthe60 persons who attended a party where oysters were served got hepatitis A. Hepatitis and gastrointestinal illness have previously been epidemiologically associated with the consumption of molluscs although no viruses were identified m the shellfish. In the outbreaks reported in 1981 virus particles were detected in the faeces of affected persons and in residual raw shellfish.

(Based on/D’après: Communicable Disease Report U nited States of A merica. - An outbreak of hepatitis was noted

o. 82/11, 1982; Public Health Laboratory Service.) Etats-U nis D'Am érique — Une poussée d’hépatite a été enregis­ trée parmi le personnel d’un grand magasin en Californie en mai 1981. Au total, 27 cas ont été identifiés parmi le personnel et la clientèle du magasin. Les sérums de 22 des 27 cas ne contenaient pas d’antigène de surface de l’hépaute B (HBsAg) mais présentaient des anticorps IgM anti-hépatite A. Les dates de début de la maladie s’étalaient entre le 27 avril et le 27 m a l Comme la période d’incubation de l’hépatite A dure entre deux et six semaines, on a estimé que l’exposition s’était pro­ duite à partir d’une source commune entre la fin de mars et le début d’avnl. Cette source a été découverte dans les aliments préparés dans les cuisines du magasin. Les recherches ont révélés qu’un des cuisi­ niers avait récemment eu une hépatite A (absence oïîBsAg, élévation des transaminases). La date du début de la maladie et de l’arrêt de travail du malade était le 14 avril. Le cuisinier avait pour fonctions, notamment de préparer les salades et les sandwiches destinés aux employés et au public. Tous les sujets atteints ont déclaré avoir mangé de la salade et des sandwiches.

among staff of a department store in California m May 1981. In all, 27 cases were identified both among staff and the general public. Sera from 22 of the 27 cases were negative for hepatitis B surface antigen (HBsAg) and had IgM antibody to hepatitis A virus. The dates of onset ranged from 27 April through 27 May. Since the incubation period for hepatitis A ranges from two-six weeks it was estimated that a common source exposure had occurred between late March and mid-Apnl. A common source of infection was identified in the food prepared in the department store kitchen. A review of records showed that one of the cooks had been diagnosed by his private physician as having recently had hepatitis A (HBsAg negative, elevated transaminase levels). The date of onset and last day of work was 14 April. His duties included preparation of salads and sandwiches for the public and employees. All cases gave a history of eating salads and sandwiches.

(Based on/D’après: California Morbidity, No. 39, 1981.) INFLUENZA SURVEILLANCE WHO C ollaborating C entres for R eference and R esearch on Influenza, A tlanta and L ondon . — Among recently investigated influenza A (H1N1) viruses the A/England/333/80-like variant pre­ dominated. Such strains were sent from Finland, the German Demo­ cratic Republic, Hungary and Sweden as well as from Brazil and Indonesia. However, four of five H1N1 strains from Bulgaria were A/Brazil/11/78-like and the fifth was characterized as A/USSR/90/77-like. Among the influenza A (H3N2) viruses investi­ gated recently one strain similar to A/Bangkok/1/79 was submitted from both Italy and Hungary. All five strains from the German C entres

SURVEILLANCE DE LA GRIPPE collaborateurs OMS de référence et de recherche pour la grippe , A tlanta et Londres . — Parmi les virus de la grippe

A (HINI) récemment étudiés, c’est le variant analogue à A/England/333/S0 qui prédominait. De telles souches ont été reçues de la Finlande, de la Hongrie, de la République démocratique allemande et de la Suède, ainsi que du Brésil et de l’Indonésie. Toutefois, quatre souches H1N1 parmi cinq en provenance de Bulgarie étaient analo­ gues à A/Brazil/11/78 et la cinquième a été caractérisée comme étant analogue à A/USSR/90/77. Parmi les trims grippaux A (H3N2) étu­ diés récemment, une souche analogue à A/Bangkok/1/79 a été pré-

WklyEpidem Rec No 2 2 -4 June 1982

-

176

-

Relevé ëpidèm hebd N0 22 - 4 juin 1982

Democratic Republic were characterized as A/Texas/l/77-like. Four strains from the Federal Republic o f Germany, two from the Nether­ lands and one each from Brazil and Canada reacted equally well with sera against A/Texas/1/77-like and A/Bangkok/ 1/79-like strains. The influenza B viruses investigated (from Belgium, the Federal Republic of German, Hungary, Netherlands, Sweden, Switzerland and Brazil) were all closely related to B/Singapore/222/79.

sentée par ITtalie et une autre par la Hongrie. Les cinq souches en provenance de la République démocratique allemande ont été carac­ térisées comme étant analogues à A/Texas/1/77. Quatre souches de la République fédérale d’Allemagne, deux des Pays-Bas, une du Brésil et une du Canada ont réagi tout aussi bien en présence de sérums dirigés contre des souches analogues à A/Texas/1/77 et à A/Bangkok/1/79. Les virus grippaux B étudiés (en provenance de la Belgique, de la Hongrie, des Pays-Bas, de la République fédérale d’Allemagne, de la Suède, de la Suisse et du Brésil) étaient tous étroitement apparentés à B/Singapore/222/79. SURVEILLANCE DE LA DENGUE S u r i n a m e — Le type 4 du virus de la dengue a été isolé dans un échantillon de sang prélevé le 11 janvier 1982 sur un homme de 32 ans souffrant de fièvre, de douleurs musculaires et articulaires puis d’éruption. C’était la première fois que le type 4 du virus de la dengue était isolé dans le pays. Le patient n ’avait pas voyagé pendant la période d’incubation. On a observé un accroissement de fréquence de signalement par quelques stations vigiles de cas de maladies évoquant la dengue, ce qui suggérerait l’existence d’une seconde vague épidé­ mique consécutive à celle de fin 1981 due au type 1 du virus de la dengue.

DENGUE FEVER SURVEILLANCE S u r i n a m e . — Dengue virus type 4 was isolated from a blood spe­ cimen obtained 11 January 1982 from a 32-year old man with fever, muscle and joint pains and later rash. This was the first isolation of dengue virus type 4 m the country. The patient had not travelled during the incubation period. Increased reporting o f dengue-like ill­ ness was observed from some sentinel stations, suggesting a second outbreak following the one associated with dengue virus type 1 at the end o f 1981.

(Based on/D’après: Epidemiological Bulletin, Suriname, March/mars 1982 and/et CAREC Surveillance Report, April/avril 1982.)

DISEASES SUBJECT TO THE REGULATIONS - MALADIES SOUM ISES AU RÈGLEMENT Notifications Received from 28 M ay to 3 June 1982 - Notifications reçues du 28 mai au 3 juin 1982 C D P A C ases-C as Deaths - Décès Port Airport - Aéroport .. r ig u r e sD o iy e u v ^ .w --^ » » .* * i Imported cases - Cas importés r Revised figures - Chiffres révisés s Suspected cases - Cas suspectes

CHOLERA t - CHOLÉRAf A fric a -Afrique 1 4t C CAMEROON, UNITED REP. OF CAMEROUN, REP.-UNIE DU

Asia - Asie THAILAND - THAÏLANDE IRAN C D 9-21.V 6 JA PA N -JA PO N 0

C

D

9-15 V

.....................................

18

1

D

2 4 -3 0 11-12 V 21 MALAYSIA - MALAISIE 0

2 NIGERIA - NIGÉJUA 1 -3 0

0 0 SRI LANKA

t The total number o f case» and deaths reported for each country occurred in infected areas already published, or in newly infected areas, see below / Tous les cas et décès noti­ fiés pour chaque pays se sont produits dans des zones infec­ tées déjà signalées ou dans des zones nouvellement infectées, voir ci-dessous.

16-22.V

13r ZAIRE-ZAÏRE

37 32

0 3

14JII-8.V

YELLOW FEVER - FIÈVRE JAUNE America - Amérique C BOLIVIA - BOLIVIE 27 .V

10.IV-14.V

D

1190 121

Santa Cruz Department Florida Province .................. 1Date o f telegram / Date du télégramme

1

1

Newly Infected Areas as on 3 June 1982 - Zones nouvellement infectées au 3 juin 1982 For cniena used m compiling this list, see N a 38, 1981, page 304 - Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N ° 38, 1981, a la page 304 The complete list ofinfected areas was last published mWER No. 19, page 152. It should be brought up to date by consulting the additional information published subsequently in the WER regarding areas to be added or removed. The complete list is usually published once a month. CHOLERA-CHOLÉRA A frica-Afrique CAMEROON, UNITED REP. OF CAMEROUN, RÉP.-UNIE DU A s ia - Asie IRAN Hormozgan Province Khuzesian Province MALAYSIA - MALAISIE La liste complète des zones infectées a paru dans le REH N ° 19, page 152, Pour a mise a jour, il y a lieu de consulter les Relevés publiés depuis lors où figurent les listes de zones à ajouter et à supprimer. La liste complete est généralement publiée une fois par mois.

SRI LANKA Jaffiia Health Division Kandy Health Division THAILAND - THAÏLANDE

YELLOW FEVER - FIÈVRE JAUNE America - Amérique BOLIVIA - BOLIVIE

Santa Cruz Department Florida Province

Cameroun Oriental Mungo Département Petya Arrondissement

Samut Prakan Province Bang Phli District

Sabah Lahad Data District Tawau District

Samut Songkhram Province Amphawa District

Wouri Département Douala 4e Arrondissement NIGERIA - NIGÉRIA Kano State

Sarawak Sibu Division Oya Dalai District Sankei District

Areas Removed from the Infected Area List between 28 May and 3 June 1982 Zones supprimées de la liste des zones infectées entre les 28 mai et 3 juin 1982 For criteria used in compiling this list, see N a 38,1981, page 304 - Les critères appliques pour la compilauon de cette liste sont publiés PLAGUE - PESTE Africa - Afrique MADAGASCAR le N ° 38,1981, à la page 304,

Fianaranlsoa Province Ambohtmahasoa S. Prêf Sahatona District ZIMBABWE

CHOLERA - CHOLÉRA A s ia - Asie IND IA-IN DE

Kalimantan Barat Province PonttanaJc (P) Municipality

Nusatenggara Barat Province Dompu Regency Lombok Barat Regency

Antananarivo Province Aniananarivo*Avaradrano S. Préfc Namahana District

Matabeleland Province Lupane District

Andhra Pradesh State Anamapur District INDONESIA - INDONÉSIE

Nusatenggara Timur Province Flores Timur Regency

Antananarivo Ville 4e Arrondissement

Jawa Barat Province Bandung Municipality Krawang Regency

Sumaiera Utara Province Labubanbatu Regency Medan (PA) Regency

Soûvinandnana & Prèf. Soavinandnana District

Jawa Tengah Province Brebes Regency

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения