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Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental, Rapport du Directeur régional : 1er juillet 2016-30 juin 2017

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rapport du directeur régional

Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental

1er juillet 2016 – 30 juin 2017

WPR/RC68/2

RAPPORT DU DIRECTeuR RéGIONAL Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental 1er juillet 2016 – 30 juin 2017

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Sommaire Message du Directeur régional . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 Résumé. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 1. Intégrer la prestation de services – contrôles de santé auprès de la population des îles Marshall . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 2. Renforcer la communication dans les programmes de vaccination. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 3. Combattre l’hépatite : des données au service de l’action et de l’accès au traitement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 4. Éliminer la schistosomiase grâce aux AMM et à l’amélioration de la qualité de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 5. Réduire le fardeau financier de la tuberculose pour les patients et leurs familles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 Sécurité sanitaire et Situations d’urgence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 Maladies transmissibles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 3. Mobiliser pour l’accès et l’équité dans la prise en charge du handicap. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 4. Mobiliser les partenariats intersectoriels pour renforcer la sécurité routière. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 5. Mobiliser et dialoguer en faveur de la santé mentale sur les réseaux sociaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 1. De nouveaux types de partenariat pour atteindre les ODD dans la Région. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47 2. Prise en compte de la problématique hommes–femmes, de l’équité et des droits de l’homme pour améliorer la santé. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48 3. Appui de la FAO, de l’OIE et de l’OMS en faveur de partenariats plurisectoriels pour lutter contre la RAM. . . . . . 49 4. Des partenariats pour rapprocher les secteurs de la santé et des finances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 5. Une action concertée pour renforcer les systèmes de réglementation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 1. Adapter la SMEAP III au contexte du Pacifique pour renforcer la sécurité sanitaire régionale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 2. Progrès dans la mise en oeuvre des plans d’action nationaux contre la RAM. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60 3. Concept d’îles-santé et Stratégie de coopération entre l’OMS et les États et Territoires insulaires du Pacifique. . . . . . 61 Encadrement, coordination et appui. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63 Appui technique dans le Pacifique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 Systèmes de santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43

Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 1. Gestion de la grippe, un risque infectieux prioritaire dans le Pacifique occidental. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 2. Tirer les enseignements des évaluations extérieures conjointes pour faire progresser l’action des pays en faveur du RSI. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 3. Le renforcement des équipes médicales d’urgence nationales, pierre angulaire de la préparation aux catastrophes aux Philippines. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 4. L’avenir de la sécurité sanitaire des aliments dans la Région. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 Maladies non transmissibles et Promotion de la santé à toutes les étapes de la vie . . . . . . . . . . . . 33

Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 1. Mobiliser les secteurs de la santé et de l’environnement pour une planète en bonne santé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 2. Mobiliser pour agir sur les déterminants commerciaux de la santé. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38

Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 1. Renforcer la conformité, l’engagement de responsabilité et la transparence. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 2. Renforcer l’action de l’OMS dans les pays grâce à une meilleure technologie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 3. Dresser le bilan des réformes qui préparent l’OMS pour l’avenir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70

Message du Directeur régional Je suis heureux de vous présenter le rapport annuel sur l’activité de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ensemble pour améliorer la santé et le bien-être des habitants de la Région, soit 1,9 milliard de personnes. dans la Région du Pacifique occidental au cours de l’année écoulée. Depuis près de neuf ans, nous travaillons

C’est à l’aune de cette expérience que nous mesurons nos progrès et surtout grâce à elle que nous serons à même de relever les défis qui nous attendent. Même si la santé occupe désormais la place qui lui revient au cœur du programme de développe­ ment mondial, la relation de confiance privilégiée et le véritable partenariat que nous avons établis ensemble dans la Région continueront d’être les moteurs des progrès obtenus sur le plan de la santé. Les États Membres du Pacifique occi­ dental peuvent être fiers des réalisa­ tions qu’ils ont accomplies au cours de l’année écoulée. Notre Région mène un combat sans relâche sur tous les fronts contre les maladies transmissibles, et a fait des avancées majeures pour ce qui concerne l’hépatite, le VIH, le paludisme et la tuberculose. Nous sommes au­ jourd’hui dotés de meilleures capacités pour lutter contre les maladies nouvelles et « réémergentes », y compris la grippe pandémique, et faire face aux situations d’urgence et aux catastrophes sanitaires. Nos systèmes de santé sont plus ro­ bustes et nous agissons plus efficacement pour promouvoir la santé et éliminer les

facteurs de risque de maladies non trans­ missibles. L’OMS s’est réinventée dans la Région du Pacifique occidental ces neuf dernières années. Nous avons été guidés par un objectif clair : maintenir les pays au cœur de l’action en nous appuyant sur ce que vous-même – nos États membres – nous avez dit sur vos priorités nationales. Depuis le lancement des réformes en 2009, nous avons concentré nos efforts sur les résultats des pays, indépendamment du niveau d’appui offert par l’OMS. Cette idée maîtresse a rendu l’Organisation – pour citer le slogan de notre premier ate­ lier de réforme – apte à affronter l’avenir. Cette redynamisation permettra à l’OMS dans la Région du Pacifique occidental de mieux soutenir les États Membres sur la voie de la réalisation des objectifs de développement durable, qui sous-tendront le développement mondial jusqu’en 2030 dans l’optique de mettre un terme à la pauvreté, de protéger la planète et d’assurer à tous les peuples du monde santé, paix et prospérité. Lors de la publication du rapport annuel l’an dernier, la mise en œuvre des objec­ tifs de développement durable ne faisait

que commencer. J’ai promis que l’OMS collaborerait de plus en plus étroitement avec les États Membres au renforcement de leur capacité à atteindre ces objectifs ambitieux. À la soixante-huitième session du Comité régional, qui s’est tenue en octobre 2016, les États membres ont adopté le Programme d’action régional pour la réalisation des objectifs de développement durable dans le Pacifique occidental. Notre engagement ne s’arrête pas à un plan d’action ou à une stratégie. Ce n’est qu’un point de départ. Nous re­ connaissons que des partenariats et des approches faisant appel à l’ensemble des pouvoirs publics et de la société sont né­ cessaires pour atteindre l’objectif le plus ambitieux du Programme de développe­ ment durable à l’horizon 2030, à savoir veiller à ce que personne ne soit laissé de côté dans l’action que nous menons pour créer un monde prospère et durable, à la fois plus sain et plus équitable. Cette vision des choses nous amène à rechercher activement de nouveaux partenariats et de nouvelles alliances. Le présent rapport décrit les divers moyens que nous avons mis en œuvre à cette fin, allant de nos initiatives sur la vaccination,

Docteur Shin Young-soo, Directeur régional

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la résistance aux antimicrobiens et les ma­ ladies tropicales négligées aux mesures prises pour renforcer la sécurité sanitaire, les systèmes de santé et la capacité de ri­ poster aux urgences et aux catastrophes sanitaires. Ces partenariats se traduisent dans les faits par des initiatives telles que la neu­ vième Conférence mondiale sur la pro­ motion de la santé à Shanghai, organisée par l’OMS et la Chine. La Conférence a réuni près de 2 000 décideurs, dont plus d’une centaine de maires et de respon­ sables municipaux du monde entier, qui se sont engagés à rendre leurs villes plus saines. Les documents qui en ont découlé, la Déclaration de Shanghai sur la promotion de la santé dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et le Consensus de Shanghai sur les villes-santé 2016 garantiront une action multisectorielle pour promouvoir une meilleure santé. Le Forum régional Asie-Pacifique sur la santé et l’environnement, qui s’est réuni au Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental en octobre 2016, a été une autre alliance fructueuse. Les Mi­ nistres de la santé et de l’environnement de la Région ont échangé leurs vues sur la façon de faire face aux conséquences

sanitaires des problèmes environnemen­ taux, en particulier les changements cli­ matiques. Les parlementaires jouent également un rôle clef dans la promotion d’une meilleure santé, et le Comité régional pour le Pacifique occidental nous a priés l’an dernier de nous engager plus active­ ment dans le Forum parlementaire AsiePacifique sur la santé mondiale. Lors de la deuxième réunion du Forum, qui s’est tenue en novembre 2016 à Séoul (Répu­ blique de Corée), l’OMS a soutenu les décideurs et les dirigeants politiques dans les efforts qu’ils ont consentis pour jeter des ponts à travers les sociétés et les frontières, aux fins d’une meilleure santé pour tous. Ces types de partenariat seront néces­ saires pour tenir la promesse des objec­ tifs de développement durable. L’OMS demeure engagée à collaborer de manière coordonnée avec les États Membres, les agences multilatérales, les donateurs, les organisations non gouvernementales et d’autres partenaires qui peuvent contri­ buer à ce que personne ne soit laissé de côté dans l’action menée en faveur d’une meilleure santé et du développement durable.

Lorsque j’ai pris mes fonctions il y a près de neuf ans, j’ai souligné auprès de mon personnel que l’OMS était une orga­ nisation dirigée par les États Membres. L’attention que nous portons aux objectifs de développement durable, aux maladies transmissibles et non transmissibles, aux situations d’urgence sanitaires, ainsi qu’à la création de systèmes de santé plus ré­ sistants et à la promotion d’une meilleure santé, ont une chose en commun – vous, nos États Membres. Notre vocation est de répondre aux priorités de nos États Membres et de leurs populations. Dans la Région du Pacifique occidental, l’OMS doit toujours avoir pour mission première d’appuyer les États Membres dans les mesures qu’ils prennent pour obtenir de meilleurs résultats sur le plan de la santé. Vous pouvez être certains qu’au cours des 18 derniers mois de mon mandat, et jusqu’au dernier jour, mon personnel et moi-même ne ménagerons pas nos efforts pour améliorer la santé et la vie des habi­ tants de tous les États et Territoires de la Région du Pacifique occidental. Je vous remercie.

Docteur Shin Young-soo Directeur régional

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Rapport du Directeur régional

Région OMS du Pacifique occidental Mongolie Japon Chine République de Corée

états et Territoires

République Macao démocratique (RAS de Chine) Philippines populaire lao Manille : Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental Guam Viet Nam Cambodge Malaisie Brunéi Darussalam Palaos

Hong Kong (RAS de Chine)

Îles Mariannes du Nord

Îles Marshall

Singapour

États fédérés de Micronésie Nauru PapouasieNouvelle-Guinée Îles Salomon Vanuatu

Kiribati Tuvalu Walliset-Futuna

Tokélaou

Samoa

Fidji Tonga

Samoa américaines

Polynésie française

Nioué Îles Cook Îles Pitcairn

Australie

Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Zélande

ƒƒ ƒƒ ƒƒ ƒƒ ƒƒ ƒƒ ƒƒ ƒƒ ƒƒ ƒƒ ƒƒ ƒƒ ƒƒ

Cambodge ƒƒ Chine Îles Salomon Malaisie – Zone de responsabilité : Brunéi Darussalam, Malaisie, Singapour ƒƒ Mongolie ƒƒ Papouasie-Nouvelle-Guinée ƒƒ Philippines République démocratique populaire lao Samoa – Zone de responsabilité : Îles Cook, Nioué, Samoa américaines, Samoa et Tokélaou Pacifique sud – Zone de responsabilité : Fidji, Îles Mariannes du Nord, Îles Marshall, Kiribati, Micronésie (États fédérés de), Polynésie française, Nauru, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Palaos, Polynésie française, Tonga, Tuvalu, Vanuatu et Wallis-et-Futuna Viet Nam

Bureaux des Représentants de l’OMS

Bureaux des Attachés de liaison Micronésie du Nord – Zone de responsabilité  : Îles Marshall, Micronésie (États fédérés de) et Palaos Kiribati Tonga Vanuatu

Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental, 1er juillet 2016 – 30 juin 2017

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Résumé La santé profitera vraisemblablement des connaissances, technologies et médica­ ments qui apparaîtront au XXIe siècle. Il n’en reste pas moins que des défis ances­ traux persisteront, tels que l’émergence de nouvelles maladies, les pandémies et la nécessité d’assurer des services de soins de santé aux populations les plus vulnérables. L’adoption des objectifs de développe­ ment durable (ODD) en 2015 a donné à la santé la place qui lui revient au cœur du programme mondial de développe­ ment. Pour autant, ceux d’entre nous qui œuvrent à la santé publique savent que bon nombre de déterminants de la santé échappent à leur contrôle. L’éducation, l’environnement, les transports, l’énergie et le travail, entre autres, ont des répercus­ sions profondes sur la santé. Dans un monde aussi complexe, les par­ tenariats et la collaboration avec les États Membres, d’autres institutions des Nations Unies et organisations multilatérales, les donateurs et la société civile, seront essen­ tiels à l’action menée pour atteindre l’objec­ tif ambitieux énoncé dans la Constitution de l’OMS, qui est de garantir à tous les peuples le meilleur état de santé possible. Dans la Région du Pacifique occiden­ tal, l’Organisation mesure le succès de ses activités à l’aune des réalisations accom­ plies dans les pays, soit l’amélioration des résultats sanitaires chez les hommes et les femmes, les garçons et les filles, les mères et leurs enfants, les personnes âgées, et les plus vulnérables, trop souvent oubliés. Le présent rapport met en lumière les progrès importants accomplis par les États Membres de la Région du Pacifique occi­ dental dans l’amélioration des résultats

Le Directeur régional visite les installations ultramodernes de l’Institut de recherche médicale de Kuala Lumpur (Malaisie).

sanitaires et le renforcement des systèmes de santé. Le recul de la morbidité et de la mortalité dues aux maladies transmissibles s’est poursuivi, et les maladies non trans­ missibles (MNT) et leurs facteurs de risque ont fait l’objet d’une attention accrue. De grandes avancées ont été réalisées sur la voie de la couverture sanitaire universelle (CSU) et la Région est aujourd’hui mieux à même d’écarter les menaces posées par les maladies infectieuses émergentes, les urgences et les catastrophes. Les parte­ nariats et la collaboration ont fortement contribué à ce succès. Ce bref résumé des résultats obtenus et des difficultés rencontrées tient lieu d’introduction à l’activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental pour l’année qui s’est achevée le 30 juin 2017.

Maladies transmissibles La Région du Pacifique occidental conti­ nue de progresser à grands pas dans la lutte contre les maladies transmissibles mortelles mais demeure exposée à de lourdes menaces. La Division Maladies transmissibles accorde une attention accrue à la collaboration entre les équipes et les Divisions pour aider les États Membres à renforcer les capacités durables de leurs systèmes de santé et, partant, à maîtriser les maladies prioritaires, d’autant que les ini­ tiatives mondiales pour la santé réduisent leur aide financière. À mi-parcours de la Décennie de la vac­ cination, la Région s’achemine vers la réa­ lisation de nombreux objectifs de vaccina­ tion régionaux et nationaux. En outre, tous

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Rapport du Directeur régional

les pays d’endémie palustre de la Région œuvrent à l’élimination du paludisme, et l’élimination de la filariose lymphatique comme problème de santé publique a été validée dans cinq nouveaux pays. À l’échelle mondiale, trois stratégies interdépendantes du secteur de la santé, approuvées par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2016, ont pour objet l’élimina­ tion, d’ici à 2030, du VIH, des infections sexuellement transmissibles (IST) et de l’hépatite en tant que menaces de santé publique. L’appui offert aux pays pour élargir l’accès aux nouveaux médica­ ments contre l’hépatite a figuré au cœur de nos activités, et un certain nombre d’États Membres ont accompli des progrès considérables. L’assistance technique à la lutte contre le VIH, l’hépatite et les IST a également contribué à renforcer les ser­ vices essentiels, de sorte que les services de diagnostic et de soins de qualité soient accessibles à tous les niveaux, des établis­ sements de santé jusqu’aux communautés. La mise en œuvre de la Stratégie visant à mettre un terme à la tuberculose a été accélé­ rée conformément à celle du Cadre d’action régional pour la mise en œuvre de la Stratégie visant à mettre un terme à la tuberculose dans le Pacifique occidental 2016–2020. L’accès à des outils novateurs a été étendu à l’ensemble de la Région dans la ligne des politiques de l’OMS. Grâce au test de diagnostic rapide, « Xpert MTB/Rif  », approuvé par l’Organisation et mis à la disposition de tous les pays fortement touchés, le temps d’attente des résultats n’est plus que de quelques heures. Les pays ont commencé à introduire le nouveau schéma thérapeu­ tique contre la tuberculose résistante qui permet de réduire la durée du traitement de 18 mois à 12 mois, voire 9 mois dans certains cas.

Les épidémies, les catastrophes naturelles et les conflits menacent la sécurité sanitaire et génèrent des situations d’urgence dans la Région du Pacifique occidental dans un contexte préoccupant marqué par les chan­ gements climatiques, l’urbanisation rapide, les migrations croissantes et l’avènement de nouvelles technologies. Ces cinq dernières années, l’OMS a géré plus d’un millier d’épidémies à l’échelle mondiale, et doit répondre aujourd’hui à un grand nombre d’urgences sanitaires aiguës et prolongées dans de nombreux États Membres. La Division Sécurité sani­ taire et Situations d’urgence suit et aide les pays à se préparer et à faire face aux maladies infectieuses émergentes et aux

Toutefois, les États Membres de la Région sont désormais dotés de meil­ leures capacités pour écarter ces menaces et bénéficient d’un éventail d’initiatives mondiales et régionales. L’OMS a créé récemment le Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire avec le clair objectif de protéger la santé et de sauver des vies en situation d’épidémie et d’urgence sanitaire. Les États Membres et les partenaires participent activement à la mise en œuvre du programme, renforçant les capacités des pays et la mise en place de systèmes, et coordonnant la préparation et l’intervention à l’échelle internationale face aux épidémies et aux situations d’urgence.

Le Ministre de la santé des Îles Cook, Nandi Glassie, est félicité pour l’élimination de la filariose lymphatique comme problème de santé publique à la réunion du Comité régional en 2016.

Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental, 1er juillet 2016 – 30 juin 2017

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Résumé

Sécurité sanitaire et Situations d’urgence

menaces à la sécurité sanitaire, qui conti­ nuent de mettre à l’épreuve les systèmes de santé les plus développés et les plans de préparation et d’intervention les mieux structurés.

Dans la Région du Pacifique occiden­ tal, la préparation en matière de santé publique demeure une priorité qui s’inscrit dans le vaste programme de la couverture sanitaire universelle. Les activités de l’Or­ ganisation touchant la sécurité sanitaire et les situations d’urgence dans le Pacifique occidental font désormais partie intégrante du Programme OMS de gestion des situa­ tions d’urgence sanitaire, bénéficiant de l’expérience et des succès considérables accumulés par la Région dans la lutte concertée contre les questions de sécurité sanitaire. La Stratégie Asie-Pacifique pour la maîtrise des maladies émergentes et la gestion des urgences de santé publique (SMEAP III) a été approuvée en octobre 2016 par le Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occi­ dental. Cette stratégie renouvelée fait fond sur le travail accompli en matière de sécu­ rité sanitaire et d’urgences, tient compte des enseignements tirés d’événements réels et anticipe les besoins futurs. Elle

sert également de cadre d’action régio­ nal pour la sécurité sanitaire moyennant l’application renforcée du Règlement sani­ taire international, ou RSI (2005), y compris les évaluations extérieures conjointes des capacités essentielles mises en place par les États Membres. Gérer les menaces liées à la grippe, notamment la grippe pandémique, par le biais de la SMEAP III, et renforcer la ges­ tion des risques sanitaires associés aux catastrophes ainsi que la sécurité sanitaire des aliments demeureront, à l’avenir, des actions prioritaires.

mise en place des conditions, des méthodes et des approches nécessaires au dialogue sur les grands thèmes que sont la santé et l’environnement ; la santé et le déve­ loppement durable ; la prévention de la violence et des traumatismes ; la sécurité routière ; la dépression et la santé mentale ; les villes-santé ; les restrictions sur la com­ mercialisation des produits alimentaires nocifs pour les enfants ; la protection de la santé de la mère et du nouveau-né ; les environnements sans tabac. Les principes de la promotion de la santé gouvernent l’activité de la Division. En novembre 2016, l’OMS et la Chine ont accueilli la neuvième Conférence mon­ diale sur la promotion de la santé à Shan­ ghai. L’événement a rassemblé quelque 2 000 participants et invités de 129 pays, représentant la santé et d’autres secteurs, les pouvoirs publics et des organisations internationales. La conférence a débou­ ché sur l’adoption de deux documents de référence : la Déclaration de Shanghai sur la

Maladies non transmissibles et Promotion de la santé à toutes les étapes de la vie La Division Maladies non transmissibles et Promotion de la santé à toutes les étapes de la vie collabore avec divers ministères à la

À la Conférence mondiale sur la promotion de la santé (Shangai) en novembre 2016, plus d’une centaine de maires et de dirigeants municipaux se sont engagés à assainir leur ville.

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Rapport du Directeur régional

promotion de la santé dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et le Consensus de Shanghai sur les villes-santé 2016. Le Comité régional du Pacifique occi­ dental a approuvé en octobre 2016 le Cadre d’action régional du Pacifique occidental sur la santé et l’environnement dans un monde en mutation. Celui-ci indique la voie à suivre au secteur de la santé pour promouvoir des mesures, des politiques et des activités d’adaptation visant à protéger le bien-être et la santé de tous les peuples, qui sou­ tiennent des interventions, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’envi­ ronnement, de l’agriculture, des transports et du logement. En prévision des Jeux Olympiques, qui se tiendront à Tokyo en 2020, l’OMS a convoqué un atelier sur le tourisme et les environnements sans fumée dans le Pacifique occidental, à Yokohama en juil­ let 2016. Cet atelier a réuni des représen­ tants des autorités locales et des experts du tourisme et de la santé publique pour examiner la manière dont les environne­ ments sans tabac sur les sites touristiques et dans les grandes manifestations sont bénéfiques à l’activité de ces trois secteurs. En outre, un travail de fond a été poursuivi dans les domaines de la santé reproduc­ tive, maternelle, néonatale et infantile ; de la santé mentale ; de la sécurité routière ; du handicap ; des aliments et des régimes alimentaires sains.

Ouverture de la session 2016 du Comité régional du Pacifique occidental dans une ambiance détendue.

Systèmes de santé La couverture sanitaire universelle (CSU) est la pierre angulaire de l’action menée pour améliorer les résultats en matière de santé et de développement. Consciente

également du rôle important que joue la CSU dans la réalisation des ODD, la Divi­ sion Systèmes de santé s’est attachée au cours de l’année écoulée à soutenir la mise en œuvre de La couverture sanitaire universelle : la voie vers une meilleure santé, un cadre d’action régional approuvé en octobre 2015 par le Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. Trois documents d’orientation – le Programme d’action régional pour la réalisation des objectifs de développement durable dans le

Pacifique occidental, le Cadre de suivi régional des ODD et de la CSU, et le Rapport initial sur la couverture sanitaire universelle et la santé dans les objectifs de développement durable – ont été élaborés pour aider les États Membres à mettre en œuvre la CSU. L’OMS a également créé le Groupe consul­ tatif technique sur la couverture sanitaire universelle. Le programme d’action pour la réali­ sation des ODD s’appuie sur les straté­ gies mondiales et régionales existantes

Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental, 1er juillet 2016 – 30 juin 2017

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Résumé

et compte 12 domaines d’action répartis selon quatre principes directeurs : suivi et évaluation ; priorités politiques et pro­ grammatiques visant à ne laisser personne de côté ; options de mise en œuvre ; capa­ cités du secteur de la santé. Le programme d’action souligne combien il importe de nouer des partenariats gagnant-gagnant en collaborant avec divers secteurs et en mobilisant des parties prenantes au-delà des gouvernements. L’appui aux pays en matière de mise en œuvre touche en priorité le renforce­ ment des partenariats entre les différents secteurs et parties prenantes. Ainsi, le deuxième Forum régional des centres collaborateurs de l’OMS dans le Pacifique occidental a réuni, en novembre 2016, plus de 140 centres collaborateurs pour dresser le bilan des progrès accomplis, mettre en commun les meilleures pratiques, renfor­

cer les partenariats et réfléchir aux moyens d’aider les pays à atteindre les ODD. Le même mois, dans une optique pangouver­ nementale visant à renforcer l’application de la législation sur la santé, l’Organisation a aidé l’Assemblée nationale de la Répu­ blique de Corée à organiser la deuxième réunion annuelle du Forum parlementaire Asie-Pacifique sur la santé mondiale, qui a réuni 45 parlementaires de 17 pays des Régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est afin de promouvoir le rôle des parlementaires dans la réalisation de l’objectif de santé au titre des ODD. La Division a également beaucoup progressé dans la réalisation d’activités importantes concernant la problématique hommes–femmes, l’équité et les droits de l’homme ; le financement de la santé ; les systèmes réglementaires ; la résistance aux antimicrobiens.

Appui technique dans le Pacifique La Division Appui technique dans le Pacifique, créée en 2010 à Suva (Fidji), coordonne l’appui technique adapté aux besoins du Pacifique que fournissent les bureaux de pays de l’OMS situés aux Fidji, aux Îles Salomon, à Kiribati, aux États fédé­ rés de Micronésie, à Samoa, aux Tonga et au Vanuatu. Au cours de l’année écoulée, la Division a secondé plusieurs pays en ce qui touche les plans stratégiques nationaux pour la santé, les bilans annuels et la planification et aidé d’autres pays à élaborer, à appli­ quer et à suivre des politiques, plans et directives nationaux sur les médicaments essentiels et les technologies de la santé, y compris les médicaments traditionnels. L’OMS coopère également avec les pays insulaires du Pacifique à la préparation de vastes plans d’action nationaux contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) et au lancement de campagnes de sensibilisation du public. Donnant suite à une recommandation issue de la onzième réunion des Ministres de la santé des pays océaniens en avril 2015, l’Organisation a élaboré, de concert avec la Communauté du Pacifique, le cadre de suivi des îles-santé. Un rapport sur sa mise en œuvre sera présenté à la réunion suivante, qui se tiendra en août 2017 à Rarotonga (Îles Cook). À l’appui de l’action menée dans le Paci­ fique pour lutter contre les maladies non transmissibles (MNT), l’OMS a appuyé les activités de suivi concernant les cibles et les traités régionaux et mondiaux, notamment le Cadre mondial de suivi pour les maladies non transmissibles et la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. Les milieux

Une salle polyvalente sans tabac à Bureta – Annonce du Directeur régional et de la Ministre de la santé et des services médicaux (Fidji), Rosy Sofia Akbar (3e en partant de la gauche).

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Rapport du Directeur régional

communautaires sans tabac ne cessent de se multiplier dans l’ensemble du Pacifique parallèlement à l’augmentation des taxes et au renforcement des législations visant à réduire la consommation de tabac. La quasi-totalité des pays insulaires du Paci­ fique ont désormais adapté les protocoles fondés sur des données factuelles pour le diagnostic précoce et la gestion des prin­ cipales MNT. Le Pacifique continue de progresser vers l’élimination de la filariose lymphatique. Les campagnes annuelles d’administration massive de médicaments ont porté leurs fruits dans de nombreux pays. L’OMS a tenu des consultations appro­ fondies avec les États et Territoires insu­ laires du Pacifique et les partenaires du développement pour inclure dans la SMEAP III un chapitre consacré aux défis particuliers que pose la mise en œuvre du RSI (2005) dans le Pacifique. En outre, la Division a collaboré avec les États Membres du Pacifique durant l’année écoulée à la rédaction de la Stratégie de coopération de l’OMS avec les États et Territoires insulaires du Pacifique pour 2018–2022.

préoccupations de l’OMS. Ils recherchent de concert les moyens d’améliorer l’effi­ cacité, l’efficience et l’engagement de res­ ponsabilité de l’Organisation. Ils veillent aussi à ce que l’action régionale s’aligne sur les réformes mondiales, notamment la gestion de la mobilité et le recrutement du personnel, ainsi que le renforcement de l’engagement de responsabilité et de la transparence. La communication, les relations exté­ rieures et les partenariats, ainsi que les produits et les services d’information et de communication et les organes directeurs relèvent du Bureau du Directeur régional. La Division Gestion des programmes coor­ donne la coopération technique avec les États Membres moyennant l’élaboration des programmes et le suivi des opéra­ tions, l’appui aux pays et les services de rédaction. La Division Administration et finances comprend trois unités ; Budget et finances, Gestion des ressources humaines, et Tech­ nologies de l’information et administra­ tion. L’OMS a instauré dans la Région une démarche constante d’amélioration. Un bilan a ainsi été effectué afin d’éva­ luer l’efficacité des réformes engagées par l’OMS et d’analyser les avantages procurés aux États Membres. Selon les recomman­ dations qui en ont découlé, l’accent doit être mis sur le renforcement des résultats dans les trois domaines suivants : placer les bonnes personnes au bon endroit ; veiller à la participation effective des partenaires ; améliorer la communication. Ceux-ci feront partie des priorités de réforme des deux prochaines années. Soucieux de renforcer la communication, le Bureau du Directeur régional, en juin 2017, a lancé le nouveau Cadre stratégique de communication pour l’OMS dans la Région

du Pacifique occidental, et organisé un atelier d’une semaine à l’intention des spécialistes de la communication de l’ensemble de la Région et de l’Organisation. Au cours de l’année écoulée, l’Organi­ sation a continué de renforcer l’engage­ ment de responsabilité, la transparence et la conformité dans la Région, en recrutant un responsable de la conformité et de la gestion des risques, qui relève du Direc­ teur régional. Renforcer l’action de l’OMS dans les pays moyennant l’amélioration des technologies de l’information, est éga­ lement une priorité de la Direction.

Encadrement Le Bureau du Directeur régional, la Divi­ sion Gestion des programmes et la Divi­ sion Administration et Finances assurent la direction et le contrôle des activités de l’OMS dans la Région. Ensemble, ils coordonnent l’action des programmes techniques, l’appui aux pays, les relations avec les partenaires et les donateurs, l’ap­ pui administratif et financier, et la com­ munication. Ils veillent, en conformité avec l’objectif du Directeur régional, à ce que les prio­ rités des pays demeurent au cœur des

À Samoa, le Directeur régional s’entretient avec un journaliste sur la détermination de l’OMS à faire du concept d’îles-santé une réalité dans le Pacifique.

Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental, 1er juillet 2016 – 30 juin 2017

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Résumé

Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental Structure pour mieux servir les États Membres La structure des Divisions du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental vise à simplifier les opérations et à renforcer l’appui aux pays, au titre du programme de réforme régionale.

DIRECTEUR RÉGIONAL (RD)

DIRECTEUR, ADMINISTRATION ET FINANCES

DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES

ADMINISTRATEUR, BUREAU DU DIRECTEUR RÉGIONAL

DIRECTEUR, APPUI TECHNIQUE DANS LE PACIFIQUE WR, SAMOA WR, ÎLES SALOMON WR, PACIFIQUE SUD CLO, Etats fédérés de Micronésie CLO, Kiribati CLO, Tonga CLO, Vanuatu WR, CAMBODGE WR, CHINE WR, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE POPULAIRE LAO

DIRECTEUR, MALADIES TRANSMISSIBLES

DIRECTEUR, SYSTÈMES DE SANTÉ

DIRECTEUR, MNT ET PROMOTION DE LA SANTÉ A TOUTES LES ÉTAPES DE LA VIE

WR, MONGOLIE WR, PAPOUASIE-NOUVELLEGUINÉE

DIRECTEUR, SÉCURITÉ SANITAIRE ET SITUATIONS D’URGENCE

WR, PHILIPPINES WR, VIET NAM DIRECTEUR, SITUATIONS D’URGENCE PROGRAMME DES URGENCES SANITAIRES

WR, MALAISIE

Acronymes : WR : Représentant de l’OMS CLO : Attaché de liaison

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Rapport du Directeur régional

DIRECTEUR Directeur, Gestion des programmes (DPM)

PROGRAMME Élaboration des programmes et suivi des opérations   Appui aux pays Services de rédaction Budget et finances Gestion des ressources humaines Technologies de l’information et administration Relations extérieures et partenariats Communication Produits et services d’information Programme élargi de vaccination Paludisme, autres maladies à transmission vectorielle et maladies parasitaires VIH, hépatite et infections sexuellement transmissibles Halte à la tuberculose et élimination de la lèpre Politiques de santé et financement Prestations de services intégrés Médicaments et technologies sanitaires essentiels Renseignements sur la santé et innovation Équité et déterminants sociaux Maladies non transmissibles et promotion de la santé Initiative pour un monde sans tabac Santé mentale et abus de substances Santé reproductive et santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent Santé et environnement   Violence et traumatismes    Handicaps et réadaptation    Nutrition Surveillance et action des maladies émergentes Gestion des risques sanitaires en cas de catastrophe Sécurité sanitaire des aliments Sécurité sanitaire et maladies transmissibles Systèmes de santé Maladies non transmissibles et promotion de la santé à toutes les étapes de la vie

Directeur, Administration et Finances (DAF)

Administrateur, Bureau du Directeur régional (EXO)

Directeur, Maladies transmissibles (DCD)

Directeur, Systèmes de santé (DHS)

Directeur, Maladies non transmissibles et Promotion de la santé à toutes les étapes de la vie (DNH)

Directeur, Sécurité sanitaire et Situations d’urgence (DSE)

Directeur, Appui technique dans le Pacifique (DPS)

  Un poste de responsable de la conformité et de la gestion des risques, relevant directement du Directeur régional, a été créé. Les programmes imprimés en caractères normaux sont dirigés par les coordonnateurs (domaines techniques) et les responsables (domaines administratifs). Les programmes imprimés en caractères italiques sont dirigés par les responsables techniques, sous la supervision directe de leurs Directeurs respectifs.

Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental, 1er juillet 2016 – 30 juin 2017

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Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental

Divisions et programmes

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Les agents de santé utilisent tous les moyens – même des hélicoptères en Malaisie – pour vacciner tous les enfants des communautés reculées, dans le cadre de la campagne “Atteindre chaque district“ soutenue par l’OMS depuis 2012.

Maladies transmissibles Introduction 1. Intégrer la prestation de services – contrôles de santé auprès de la population des Îles Marshall 2. Renforcer la communication dans les programmes de vaccination 3. Combattre l’hépatite : des données au service de l’action et de l’accès au traitement 4. É liminer la schistosomiase grâce aux administrations massives de médicaments et à l’amélioration de la qualité de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène 5. Réduire le fardeau financier de la tuberculose pour les patients et leurs familles

La Région du Pacifique occidental continue de faire d’importants progrès dans la lutte contre les maladies transmissibles mortelles mais de graves menaces subsistent. Une attention de plus en plus forte est portée sur la collaboration entre les équipes et les divisions en vue d’aider les États Membres à renforcer de façon durable la capacité de leurs systèmes de santé à maîtriser les maladies prioritaires.

Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental

1er juillet 2016 – 30 juin 2017

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Introduction Collaborer pour mieux protéger et promouvoir la santé La Région du Pacifique occidental continue de faire d’importants progrès dans la lutte contre les maladies transmissibles mortelles mais de graves menaces subsistent. Une attention de plus en plus forte est portée sur la collaboration entre les équipes et les divisions en vue d’aider les États Membres à renforcer de façon durable la capacité de leurs systèmes de santé à maîtriser les maladies prioritaires. La réduction des crédits accordés à la lutte contre les maladies prioritaires par les initiatives mondiales pour la santé pose un problème majeur à bon nombre de pays de la Région. Le financement interne est indispensable pour maintenir et renforcer l’aptitude des systèmes de santé à lutter contre les maladies, dans l’optique de la couverture sanitaire universelle et des cibles des objectifs de développement durable (ODD) liés à la santé. À cette fin, l’OMS étudie, en étroite collaboration avec les États Membres, les possibilités d’assurer une transition sans heurts vers des mécanismes de financement interne. À mi-parcours de la Décennie de la vaccination, la Région a progressé sur la voie de la réalisation de nombreux objectifs de vaccination régionaux et nationaux. Le Pacifique occidental demeure exempt de poliomyélite. Tous les États Membres, hormis la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les Philippines, ont éliminé le tétanos maternel et néonatal. Six États et deux Territoires ont éliminé la rougeole. Dix-sept États et Territoires, et la Région dans son ensemble, ont ramené plus tôt que prévu le taux d’infection chronique par le virus de l’hépatite B à moins de 1 % chez les enfants de 5 ans, un résultat validé par l’OMS. Le nombre de vaccins disponibles continue d’augmenter. Vingt pays ont obtenu un taux de couverture égal ou supérieur à 95 % pour les trois doses du vaccin antidiphtérique-antitétanique-anticoquelucheux. Soixante-quinze pour cent des pays où la transmission de l’encéphalite japonaise est endémique ont introduit le vaccin dans une partie, voire dans la totalité, des zones à haut risque. L’ensemble des pays d’endémie palustre de la Région se sont fixé pour objectif d’éliminer le paludisme à l’échelle nationale et enregistrent des progrès sur cette voie. Il s’agit également de l’objectif prioritaire de la lutte contre la résistance à l’artémisinine dans la sous-région du Grand Mékong. Pour aider les États Membres à éliminer la maladie, l’OMS s’appuie sur le Cadre d’action régional pour la maîtrise et l’élimination du paludisme dans le Pacifique occidental (2016–2020). Elle a ainsi aidé le Cambodge, les Îles Salomon, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, la République démocratique populaire lao, le Vanuatu et le Viet Nam à soumettre au Fonds mondial des propositions à hauteur

Malaria Control and Elimination in the Western Pacific (2016–2020)

Regional aCTion FRamewoRk for

western pacific regional action plan for

Dengue Prevention and Control (2016)

Deux plans d’action régionaux complémentaires contre le paludisme et la dengue ont été approuvés par le Comité régional du Pacifique occidental en octobre 2016.

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Rapport du Directeur régional

Bénévoles travaillant à la clinique gérée par l’ONG Love Yourself Inc. à Manille (Philippines), qui fournit des tests de VIH, d’hépatite et d’IST, et des services de prévention, de vaccination et de traitement.

de quelque 90 millions de dollars des ÉtatsUnis en vue d’appuyer les efforts consentis pour maîtriser et éliminer le paludisme. L’élimination de la filariose lymphatique en tant que problème de santé publique a été validée dans cinq autres pays, à savoir le Cambodge, les Îles Cook, les Îles Marshall, Nioué et le Vanuatu. L’OMS a

continué de faciliter la collaboration intersectorielle avec le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène et celui de la santé animale afin d’accélérer l’élimination de la schistosomiase asiatique. Elle a en outre continué d’appuyer l’élimination du trachome et le renforcement des capacités de lutte antivectorielle dans les pays tou-

chés par des épidémies d’arboviroses telles que la dengue et la maladie à virus Zika. Trois stratégies mondiales interdépendantes du secteur de la santé, approuvées par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2016, visent l’élimination, d’ici à 2030, du VIH, des infections sexuellement transmissibles (IST) et de l’hépatite en tant que

Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental, 1er juillet 2016 – 30 juin 2017

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Maladies transmissibles

menaces de santé publique. Ces objectifs devraient être réalisables au moyen des outils disponibles et de la pleine application des directives de l’OMS. Toutefois, en dépit des efforts consentis par les États Membres, d’importantes lacunes subsistent dans la couverture des services, notamment pour ce qui touche l’administration de traitements antirétroviraux contre le VIH et l’accès au traitement contre l’hépatite virale. De nouveaux cas d’infection par le VIH et le virus de l’hépa-

tite virale continuent de survenir, ainsi que les IST curables telles que la syphilis et la gonorrhée. La syphilis congénitale sévit encore dans un certain nombre de pays. Aider les États Membres à élargir l’accès aux médicaments contre l’hépatite a été l’une des priorités de l’OMS, ce qui a permis à un certain nombre d’entre eux d’enregistrer des progrès considérables en la matière. Dans le cadre de la lutte contre le VIH, l’hépatite et les IST, l’assistance technique portait également sur le

renforcement des services essentiels, de façon à garantir la prestation de services de diagnostic et de soins de qualité à tous les niveaux, des établissements de santé aux communautés. L’objectif était en outre de renforcer l’intégration de divers programmes de lutte contre les maladies pour améliorer la prestation et la viabilité des services. La mise en œuvre de la Stratégie visant à mettre un terme à la tuberculose s’est accélérée au rythme de l’application du Cadre d’action régional pour la mise en œuvre de la Stratégie visant à mettre un terme à la tuberculose dans le Pacifique occidental 2016–2020. L’accès à des outils novateurs a été étendu à l’ensemble de la Région conformément aux politiques de l’OMS. Grâce au test de diagnostic rapide, « Xpert MTB/Rif », approuvé par l’Organisation et mis à la disposition de tous les pays fortement touchés, le temps d’attente des résultats n’est plus que de quelques heures. Les pays ont commencé à introduire le nouveau schéma thérapeutique contre la tuberculose résistante qui permet de réduire la durée du traitement de 18 mois à 12 mois, voire 9 mois. De nouveaux antituberculeux susceptibles de sauver des patients atteints de tuberculose résistante dont les options thérapeutiques sont limitées ont également été introduits. Plusieurs pays de la Région ont entrepris des enquêtes visant à mesurer les coûts astronomiques des traitements antituberculeux à la charge des patients et de leurs familles. Les résultats obtenus aideront les pays à renforcer leurs mécanismes de financement et de protection sociale qui permettront d’alléger le fardeau financier et d’atteindre la cible mondiale consistant à « éliminer les coûts catastrophiques liés à la tuberculose ».

Les dispensaires mobiles sont parfois le seul moyen de vacciner les enfants des zones reculées et des milieux démunis. Cette clinique de Papouasie-Nouvelle-Guinée se rend auprès des communautés isolées et à risque.

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Rapport du Directeur régional

Les Îles Marshall comptent parmi les pays de la Région du Pacifique occidental qui présentent une très forte incidence de tuberculose et de lèpre. Outre la charge persistante des maladies transmissibles, les maladies non transmissibles (MNT), déclarées « urgence sanitaire » par le Gouvernement en 2014, constituent également une priorité de santé publique. Afin d’accélérer l’action menée pour relever ces défis, le Ministère de la santé et ses principaux partenaires ont entrepris d’évaluer l’état de santé de la population, tout d’abord sur l’île d’Ebeye. Puis l’idée a fait son chemin lorsque le Directeur régional de l’OMS pour la Région du Pacifique occidental a rencontré le Président des Îles Marshall en avril 2016 pour s’entretenir sur

l’intégration et la convergence des services de santé, et sur la nécessité d’un registre de la population électronique, fiable et complet. Trois bureaux de l’OMS – le Bureau régional, la Division Appui technique dans le Pacifique et le Bureau de liaison de l’OMS pour le nord de la Micronésie – ont uni leurs efforts pour apporter un appui adapté et global à cette initiative multipartenariale. Fin 2016, durant la première phase d’application du programme de contrôle sanitaire, toute la population d’Ebeye a été invitée à participer à l’enregistrement biométrique par voie électronique et à de premières évaluations sanitaires ; environ 8 900 personnes ont été enregistrées en l’espace de cinq semaines.

En février 2017, dans la deuxième phase du programme, un dépistage intégré de la lèpre, des MNT et de la tuberculose a débuté à l’intention de 6 000 adultes. Les participants se sont soumis à un dépistage tuberculinique complet réalisé au moyen d’outils diagnostiques de pointe tels que la radiographie pulmonaire numérique et l’outil « Xpert MTB/RIF », qui aide à identifier des fragments génétiques du microbe responsable de la tuberculose. Ces outils ont grandement facilité le diagnostic précoce de la maladie. Les participants ont également pu bénéficier d’un dépistage et de conseils sur les MNT et les facteurs de risques qui leur sont associés tels que l’hypertension, le diabète, le tabagisme et la consommation d’alcool. La troisième phase du programme portera sur l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de lèpre, de MNT et de tuberculose et la mise en œuvre d’interventions communautaires visant à pérenniser la maîtrise des risques et l’adoption de nouveaux comportements. Grâce au solide appui de toutes les parties prenantes et, en particulier, des autorités locales et des représentants communautaires, l’initiative a été accueillie très favorablement, et fort appréciée par la population. Le programme de dépistage d’Ebeye offre un exemple de services intégrés de manière efficace et centrés sur la personne, assortis d’un engagement et d’un partenariat forts au sein de la communauté.

Aux Îles Marshall, un agent de l’OMS fait une démonstration du système de prise d’empreintes utilisé pour le programme intégré de contrôle médical, créé au titre d’une nouvelle initiative multisectorielle visant à satisfaire les besoins communautaires.

Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental, 1er juillet 2016 – 30 juin 2017

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Maladies transmissibles

1. Intégrer la prestation de services – contrôles de santé auprès de la population des Îles Marshall

2. Renforcer la communication dans les programmes de vaccination La communication joue un rôle essentiel dans la prestation des services de vaccination. Elle est indispensable pour gagner et préserver la confiance du public et, partant, la demande en services de vaccination. Forte de ce constat, l’OMS seconde les pays dans le renforcement de leurs capacités de communication. À titre d’exemple, des bénévoles et des agents de santé d’un village de Kiribati ont été épaulés dans l’élaboration de plans de communication visant à informer les femmes enceintes sur la vaccination contre l’hépatite B et à assurer aux nouveau-nés les vaccins nécessaires. L’initiative a permis d’améliorer le taux d’administration d’une dose de vaccin dans les 24 heures pour les naissances à domicile. En République démocratique populaire lao et, notamment, dans la minorité Hmong, la participation des autorités locales et des communautés à la mise en place d’activités de communication non traditionnelles (chansons, saynètes enregistrées et messages radio) a été un élément clef de la riposte à la flambée de poliovirus circulants dérivés d’une souche vaccinale. Cette démarche a fortement contribué à interrompre la transmission de la maladie. Le personnel des programmes nationaux de vaccination doit également posséder de bonnes techniques de communication, notamment pour atténuer les effets négatifs des manifestations postvaccinales indésirables. Le Bureau régional a aidé les pays à renforcer les capacités de leur personnel en organisant des formations aux

Lors d’une flambée de poliovirus circulant dérivé d’une souche vaccinale en République démocratique populaire lao, des équipes encouragent les communautés Hmong, par des chants, des saynètes et la radio, à se faire vacciner.

niveaux national et infranational, avec une attention particulière portée aux préoc­ cupations relatives à d’éventuelles manifestations postvaccinales indésirables. La formation dispensée au Viet Nam en 2016 a déjà commencé à porter ses fruits : le pays a progressé dans la notification des manifes-

tations post­ vaccinales indésirables et réagi rapidement à tous les événements signalés, et de ce fait, évité que d’éventuelles préoccupations du public rejaillissent sur leurs programmes nationaux de vaccination. Le Viet Nam a également promulgué un nouveau décret sur la sécurité vaccinale.

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Rapport du Directeur régional

L’hépatite virale est une cause majeure de morbidité et de mortalité dans la Région du Pacifique occidental, et une priorité majeure pour l’OMS. Ensemble, les États Membres et l’OMS ont fait de grands pas dans la bonne direction, en particulier grâce à la vaccination contre l’hépatite B. D’ores et déjà, on estime à 37 millions le nombre de nouveaux cas d’infection évités chez les enfants nés entre 1990 et 2014 ; quelque 7 millions de vies seront ainsi épargnées. L’élaboration de nouveaux médicaments capables de traiter l’hépatite B et de guérir l’hépatite C suscite également l’optimisme.

Le grand défi, toutefois, est d’assurer un traitement à ceux qui en ont besoin. Le Plan d’action régional contre l’hépatite virale dans le Pacifique occidental 2016–2020 propose une approche systématique visant à poursuivre les efforts consentis pour lutter contre cette maladie. Il définit la marche à suivre pour atteindre l’objectif final, à savoir éliminer l’hépatite en tant que menace de santé publique. L’Organisation a nettement renforcé sa collaboration avec les pays pour les aider à mettre en œuvre le plan d’action.

C’est ainsi qu’au vu de données factuelles sur la rentabilité et la viabilité des médicaments recommandés par l’OMS, la Chine a actualisé ses directives nationales sur le traitement des hépatites B et C. Le Gouvernement a également annoncé le lancement d’une procédure accélérée d’homologation de nouveaux médicaments contre l’hépatite C. La Commission nationale pour la santé et la planification familiale a négocié à la baisse le prix du ténofovir, un médicament contre l’hépatite B. Le Ministère des ressources humaines et de la sécurité sociale a ajouté à la liste des médicaments remboursables les traitements contre l’hépatite B. En Mongolie, des estimations de la charge de la maladie, des analyses d’impact budgétaire et des discussions financières ont aidé à définir des mécanismes de financement permettant de réduire au minimum les frais acquittés par les patients et de justifier de nouveaux investissements dans la lutte contre l’hépatite. Le traitement contre l’hépatite est désormais couvert en grande partie par le système national d’assurance-maladie – dont bénéficient 98 % de la population – qui rembourse les soins délivrés dans les services publics et privés. Les patients sont aujourd’hui remboursés à hauteur de 60 % du prix d’achat des médicaments contre l’hépatite C et à 80 % du prix des médicaments contre l’hépatite B. En 2016, quelque 4 000 personnes souffrant d’hépatite B et 7 000 d’hépatite C ont été prises en charge.

Un client achète des médicaments à Ulaanbaatar (Mongolie). L’accès à des médicaments de qualité abordables pour soigner l’hépatite contribue à réduire la mortalité.

Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental, 1er juillet 2016 – 30 juin 2017

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Maladies transmissibles

3. Combattre l’hépatite : des données au service de l’action et de l’accès au traitement

4. Éliminer la schistosomiase grâce aux AMM et à l’amélioration de la qualité de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène La schistosomiase, parasitose provoquée par des vers (trématodes), fait partie des maladies tropicales négligées qui continuent à sévir dans la Région. Elle est endémique dans certaines parties du Cambodge, de la Chine, des Philippines et de la République démocratique populaire lao. La transmission se produit par contact avec de l’eau douce contaminée par les matières fécales de personnes déjà infectées. La maladie peut provoquer des diarrhées sanglantes et des vomissements, une anémie, un retard de croissance et du développement, une splénomégalie, voire la mort dans les cas graves. Les répercussions économiques et sociales de la schistosomiase sont considérables. Il y a plusieurs dizaines d’années, certains villages du Cambodge et de la République démocratique populaire lao situés en bordure du Mékong présentaient une forte endémie de la maladie, associée à une mortalité élevée. Les administrations massives de médicaments (AMM) pratiquées chaque année depuis plus de vingt ans ont permis d’y réduire sensiblement la prévalence de l’infection. Du fait de la persistance de la contamination du fleuve par les matières fécales – due à un système d’assainissement défaillant dans les villages concernés –, les AMM ne suffisent pas à éliminer la maladie. Il est également crucial de prévenir la contamination de l’eau du fleuve en améliorant l’accès aux moyens d’assainissement et en mettant fin à la défécation en plein air. Avec le concours de l’OMS, les services de la lutte contre les maladies tropicales l’hygiène dans les villages concernés, en sus de campagnes annuelles d’administration massive de médicaments. Compte tenu de sa nature transversale, elle a bénéficié du soutien d’équipes de l’OMS du Bureau régional et des bureaux de pays chargés de la lutte contre le paludisme, des maladies à transmission vectorielle et des parasitoses, y compris des maladies tropicales négligées, et de la salubrité de l’environnement. Des animateurs locaux ont dispensé des formations aux habitants des villages d’endémie en vue de leur donner la capacité de définir et de résoudre les principaux problèmes recensés localement. Durant la formation, les villageois ont désigné une équipe « CL-WASH », qui s’est ensuite rendue dans chaque foyer afin d’y évaluer la situation à l’aide de listes de vérification, de trousses d’analyse de l’eau et d’outils de dépistage de la malnutrition. L’équipe a ensuite cartographié les résultats de l’enquête, y compris les lieux de défécation en plein air et les foyers dépourvus de latrines, examiné les conclusions, et réfléchi aux solutions envisageables sans aide extérieure. Les habitants du village ont élaboré leur propre plan CL-WASH et se sont engagés à le mettre en œuvre, notamment à construire et à mettre en service des latrines, à leurs propres frais. Encouragés par l’enthousiasme des habitants de ces communautés, les pays concernés ont élaboré un plan prévoyant l’extension de l’initiative à tous les villages d’endémie, en vue d’éliminer la schisto­ somiase d’ici à 2020.

Au Cambodge, l’initiative CL-SWASH visant à éliminer la schistosomiase, fait appel à des équipes choisies par les communautés pour parler de la défécation en plein air et des ménages sans latrines.

négligées et ceux de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène au Cambodge et en République démocratique populaire lao, ainsi que les communautés touchées, ont lancé une initiative communautaire baptisée CL-SWASH, qui fait fond sur les efforts nationaux consentis pour étendre la planification participative en matière de salubrité de l’eau. L’initiative vise à éliminer la schistosomiase en renforçant la salubrité de l’eau, l’assainissement et

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Rapport du Directeur régional

La tuberculose représente souvent un fardeau financier catastrophique pour les patients et leurs familles. Les malades qui vivent dans des pays à revenu faible et intermédiaire doivent souvent engager des dépenses colossales pour régler les frais de consultation et de prise en charge médicale, et subissent une perte de revenus équivalente à plus de la moitié du revenu annuel de leur ménage. En général, la charge financière est particulièrement lourde pour les pauvres, ainsi que pour les patients atteints de tuberculose multirésistante, dont le traitement est plus long et plus coûteux. Cette charge financière ruine bon nom­ bre de familles et peut avoir de graves incidences sur le plan social et la santé publique. Les enfants de parents atteints de tuberculose sont parfois contraints d’arrêter l’école pour gagner de l’argent ou s’occuper de leurs proches. Il arrive que des patients interrompent leur traitement pour des raisons financières, ce qui a pour effet d’aggraver leur état de santé, de favoriser la propagation de l’infection et de causer leur mort prématurée. La recherche d’une solution à ces problèmes occupe une place importante dans la lutte contre la tuber­ culose. La charge financière des patients varie selon les pays, et dépend des modèles de prestation des services de santé, des systèmes de santé et des régimes de protection sociale en place. Afin d’aider les pays à mieux appréhender leur propre situation, l’OMS a élaboré un protocole permettant de déterminer la proportion de ménages touchés par la tuberculose et confrontés à

Dans la province de Liaoning (Chine), un bénévole sanitaire s’entretient avec un patient tuberculeux et sa famille sur leur situation financière. Des enquêtes ont fait apparaître une charge financière très lourde pour les malades dans de nombreux pays de la Région.

des dépenses de santé catastrophiques. Au titre de l’engagement pris dans la résolution WHA67.1 de l’Assemblée mondiale de la Santé sur la mise en œuvre de la Stratégie visant à mettre un terme à la tuberculose, un certain nombre d’États Membres de la Région ont entrepris des enquêtes sur les coûts supportés par les patients atteints de tuberculose. L’OMS apporte un appui substantiel à la Chine, aux Fidji, aux Îles Salomon, à la Mongolie, à la PapouasieNouvelle-Guinée, aux Philippines et au Viet Nam dans la préparation et la réalisation de leurs enquêtes nationales.

La Chine, les Philippines et le Viet Nam ont achevé la première série d’enquêtes début 2017. Sur la base des résultats, ils étudient actuellement les solutions susceptibles d’assurer une meilleure protection financière et sociale aux patients et aux familles touchées par la maladie. Évaluer et réduire le fardeau financier de la tuberculose pour les patients exigent une collaboration multisectorielle efficace s’inscrivant dans le droit fil des ODD et des programmes antituberculeux nationaux, dans l’ensemble de la Région, qui jouent un rôle de premier plan.

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Maladies transmissibles

5. Réduire le fardeau financier de la tuberculose pour les patients et leurs familles

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Le nouveau Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire vise à protéger la santé et à sauver des vies en cas de crise. régional Rapport du Directeur

Sécurité sanitaire et situations d’urgence Introduction 1. Gestion de la grippe, un risque infectieux prioritaire dans le Pacifique occidental 2. Tirer les enseignements des évaluations extérieures conjointes pour faire progresser l’action des pays en faveur du RSI 3. Le renforcement des équipes médicales d’urgence nationales, pierre angulaire de la préparation aux catastrophes aux Philippines 4. L’avenir de la sécurité sanitaire des aliments dans la Région

Du fait des flambées épidémiques, des catastrophes naturelles et des conflits, le monde entier se trouve exposé à des menaces complexes de situations d’urgence qui mettent en péril la sécurité sanitaire. Parallèlement, les pays sont de plus en plus liés entre eux par le commerce et les voyages, si bien que les épidémies telles que le choléra, la maladie à virus Ebola, le syndrome respiratoire du Moyen-Orient, la fièvre jaune et la maladie à virus Zika, débutent souvent dans un pays et se propagent rapidement dans d’autres.

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Introduction Sécurité sanitaire et situations d’urgence : un contexte en mutation Du fait des flambées épidémiques, des catastrophes naturelles et des conflits, le monde entier se trouve exposé à des menaces complexes de situations d’urgence qui mettent en péril la sécurité sanitaire. Parallèlement, les pays sont de plus en plus liés entre eux par le commerce et les voyages, si bien que les épidémies telles que le choléra, la maladie à virus Ebola, le syndrome respiratoire du Moyen-Orient, la fièvre jaune et la maladie à virus Zika, débutent souvent dans un pays et se propagent rapidement dans d’autres. Ces cinq dernières années, l’OMS a géré mondialement plus d’un millier d’événements épidémiques, dont bon nombre dans la Région du Pacifique occidental. Au quotidien, l’Organisation fait face à une multitude d’urgences sanitaires aiguës et prolongées qui frappent beaucoup d’États Membres. La Région du Pacifique occidental reste un foyer de menaces à la sécurité sanitaire qui peuvent mettre en difficulté les systèmes de santé, y compris les plus développés. Les flambées de maladies infectieuses émergentes, telles que l’infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H7N9) et la dengue, ainsi que les catastrophes dues à des aléas naturels comme les cyclones et les sécheresses, continueront de mettre à l’épreuve les capacités de préparation et d’intervention. La Région du Pacifique occidental est immense et présente une grande diversité. Elle englobe plusieurs fuseaux horaires et s’étend sur près de 15 000 kilomètres d’une extrémité à l’autre. La population des États et Territoires qui la composent s’échelonne entre 1,4 milliard d’habitants (Chine) et une cinquantaine de personnes (Îles Pitcairn). La Région est aux prises constantes avec de nouvelles menaces de situations d’urgence qui mettent en péril la sécurité sanitaire dans un contexte préoccupant marqué par les changements climatiques, l’urbanisation rapide, les migrations croissantes et l’avènement de nouvelles technologies. Ayant enregistré des avancées économiques et sociales ces dernières années, la plupart des États Membres disposent aujourd’hui de moyens plus importants pour faire face aux menaces sanitaires. Il existe également plusieurs initiatives mondiales et régionales qui contribuent à lutter contre ces risques. En outre, le nouveau Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire collabore étroitement avec les États Membres et les partenaires de la Région afin d’appuyer le renforcement des capacités des pays et la création de systèmes, et de coordonner la préparation et l’intervention à l’échelle internationale en cas d’épidémies et d’urgences.

Nouveau Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire et harmonisation de la structure régionale Fondé sur les enseignements tirés de la lutte contre Ebola, le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire a pour mission de protéger la santé et de sauver des vies en situation de flambée épidémique et d’urgence sanitaire. Le programme s’articule autour de cinq domaines d’intervention : • gestion des risques infectieux ; • préparation des pays face aux situations d’urgence sanitaire et Règlement sanitaire international, ou RSI (2005) ; • information sur les situations d’urgence sanitaires et évaluation des risques ;

L’OMS offre un appui technique aux États Membres, ainsi que du matériel et des fournitures nécessaires dans les situations d’urgence.

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Rapport du Directeur régional

L’OMS a étoffé son fichier de spécialistes mobilisables en renfort, composé de fonctionnaires de l’Organisation prêts à être déployés lors d’une épidémie ou d’une urgence. Le Bureau régional a, de la même manière, développé son propre fichier, composé d’agents des programmes techniques et des bureaux de pays. En outre, le Bureau régional a redoublé d’efforts pour soutenir les systèmes mondiaux de préparation et d’intervention, en participant notamment au Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) et en contribuant au renforcement des équipes médicales d’urgence. Dans le cadre de l’initiative 2016 relative à ces équipes, l’OMS a établi un système de prise en charge clinique structuré, normalisé et conforme à un ensemble de principes fondamentaux. L’Australie, la Chine et le Japon sont maintenant dotés d’équipes internationales qui ont obtenu la certification OMS d’assurance-qualité. Celles-ci sont prêtes à être déployées rapidement dans le cadre d’une riposte internationale à une situation d’urgence ou à une catastrophe.

Dans une situation d’urgence, sans électricité ni Internet, le personnel de l’OMS sur le terrain doit disposer de matériel d’information et de communication portable et fonctionnel pour appuyer les opérations de secours.

• opérations d’urgence ; • services d’urgence essentiels. Dans la Région OMS du Pacifique occidental, la Division Sécurité sanitaire et Situations d’urgence aide les États Membres à mettre en place les capacités principales et gère les épidémies et les situations d’urgence de manière collective. Ces 10 dernières années, la Division s’est attachée à renforcer la surveillance régionale, l’évaluation des risques et les interventions d’urgence dans l’ensemble de la Région. Le Bureau régional du Pacifique occidental s’est aligné sur le nouveau Programme OMS de gestion des situations d’urgence

sanitaire, en tirant parti de l’expérience et des succès considérables de la Région dans la lutte collective contre les risques de sécurité sanitaire aux plans régional et mondial. L’application de protocoles communs sous-tend l’adoption d’approches cohérentes aux trois niveaux de l’Organisation (Siège, bureaux régionaux et bureaux de pays). Les efforts portent sur la surveillance fondée sur les événements et l’évaluation des risques aux niveaux régional et mondial, ainsi que sur la révision du Cadre d’action d’urgence de l’OMS. L’action que mène l’OMS face aux situations d’urgence repose désormais sur un système de ges-

Mise en œuvre de la SMEAP III pour renforcer la sécurité sanitaire La Région du Pacifique occidental a accordé une grande importance à la préparation de la gestion des menaces à la sécurité sanitaire. Depuis plus de dix ans, la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (SMEAP) sert aux États Membres des Régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est de cadre d’action pour mettre en place les principales capacités requises en vertu du

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Sécurité sanitaire et situations d’urgence

tion des incidents et des politiques et procédures d’urgence actualisées.

RSI (2005). Une évaluation conjointe des 10 années d’application de la SMEAP, réalisée en 2015, a confirmé la pertinence de la stratégie et sa contribution au renforcement des capacités des États Membres en matière de détection, de préparation et de riposte aux maladies infectieuses émergentes et aux urgences de santé publique. Une stratégie renouvelée, intitulée Stratégie Asie-Pacifique pour la maîtrise des maladies émergentes et la gestion des urgences de santé publique (SMEAP III) a été approuvée en octobre 2016 par le Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. La SMEAP III fait fond sur le travail accompli en matière de sécurité sanitaire et d’urgences, prend en compte les enseignements tirés d’événements réels et anticipe les besoins futurs. Elle sert également de cadre d’action régional pour la sécurité sanitaire grâce à une application renforcée du RSI (2005). La SMEAP III accorde une place de premier plan aux pays, aux communautés et aux individus. La nouvelle stratégie souligne la nécessité d’investir de manière continue, même en l’absence de menace imminente, et propose une approche progressive pour établir un système de sécurité sanitaire robuste, tout en conservant la souplesse voulue pour s’adapter aux futurs enjeux. Outre que la préparation aux urgences de santé publique s’inscrit désormais dans un plus large contexte – le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, la couverture sanitaire universelle et les objectifs de développement durable – l’accent continue d’être mis sur le renforcement des systèmes fondamentaux de sécurité sanitaire et de préparation aux urgences, conformément au Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire.

OPERATIONAL GUIDE FOR THE RECALL OF IMPORTED FOODS IN THE PACIFIC

Asia Pacific Strategy for Emerging Diseases and Public Health Emergencies Advancing Implementation of the International Health Regulations Beyond 2016

Stratégie Asie-Pacifique pour la maîtrise des maladies émergentes et la gestion des urgences de santé publique (SMEAP III) approuvée par le Comité régional du Pacifique occidental en octobre 2016.

Conformément à la Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitaire des aliments, le Guide opérationnel pour le rappel des aliments importés dans le Pacifique apporte un appui aux États Membres.

Mettre en œuvre la SMEAP III est l’une des priorités essentielles du Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire dans la Région du Pacifique occidental. Les évaluations extérieures conjointes des principales capacités requises en vertu du RSI (2005), ainsi que l’actualisation et l’application de plans de sécurité sanitaire nationaux, sont autant d’exemples d’activités à priorité immédiate, sous-tendues par la SMEAP III.

Renforcement des systèmes nationaux de sécurité sanitaire des aliments Dans la Région du Pacifique occidental, l’OMS s’attache en priorité à aider les États Membres à réduire les risques liés à la salubrité des aliments et à répondre efficacement aux incidents et aux urgences qui en découlent. Il est nécessaire de disposer de systèmes nationaux efficaces en

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Rapport du Directeur régional

matière de sécurité sanitaire des aliments pour protéger la santé publique et faciliter le commerce international des produits alimentaires. Le Bureau régional collabore étroitement avec les États Membres à la mise en œuvre de l’actuelle Stratégie régionale du Pacifique occidental en matière de sécurité sanitaire des aliments (2011–2015). Les États Membres ont bien progressé ces dernières années, mettant au point des cadres juridiques qui sous-tendent des systèmes nationaux efficaces. En 2016, par exemple, le Viet Nam a procédé à un examen approfondi de sa législation sur la sécurité sanitaire des aliments, adoptée en 2010, afin d’en évaluer les effets sur la santé publique et le commerce. Des amendements à la législation et des changements institutionnels ont été recommandés pour améliorer la salubrité des aliments. À l’échelon régional, le guide intitulé Operational Guide for the Recall of Imported Foods in the Pacific (« Guide opérationnel

En réponse aux demandes des États Membres sur l’actualisation de la stratégie, l’OMS a engagé d’intenses consultations, notamment auprès des États Membres, par téléconférence, visioconférence et entretiens directs. Un projet de cadre d’action régional actualisé pour des systèmes nationaux de sécurité sanitaire des aliments a été élaboré et sera soumis à l’examen du Comité régional en octobre 2017.

Plus de 300 graves événements de santé publique ont été détectés au cours de l’année écoulée par le système de surveillance des événements de la Région du Pacifique occidental, coordonné par le Bureau régional. Sur ce nombre, 66 ont fait l’objet de mesures supplémentaires de la part de l’OMS et 20 d’entre eux ont reçu un soutien technique. L’OMS a apporté un appui technique – évaluations des risques, enquêtes de terrain par des experts et épidémiologistes, communication sur les risques, examens en laboratoire et échange d’information au moyen de mécanismes établis en vertu du RSI (2005) – aux Îles Salomon durant l’épidémie de dengue d’octobre 2016 ; à Kiribati, dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, en février 2017 ; à la Chine, dans la gestion d’infections humaines par le virus de la grippe aviaire en 2016–2017, pour ne citer que quelques exemples. Elle a organisé des opérations de secours pour appuyer les ripostes aux catastrophes causées par le cyclone Donna (Vanuatu) en mai 2017 et le conflit du Sud des Philippines en juin 2017. L’OMS améliore actuellement son niveau de préparation pour mieux parer aux crises aiguës, obtenir de meilleurs résultats et répondre aux besoins sanitaires immédiats des populations touchées par des situations d’urgence. Cela comprend notamment l’établissement d’un fichier d’agents mobilisables en cas d’urgence, l’orientation et la formation des effectifs et la conduite d’exercices de simulation, conformément au Cadre d’action d’urgence actualisé de l’OMS.

Les évaluations de risques menées régulièrement par l’OMS guident la prise de décision et les efforts de préparation et d’intervention.

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Sécurité sanitaire et situations d’urgence

pour le rappel des aliments importés dans le Pacifique ») aide les États et Territoires insulaires du Pacifique à mettre en place des systèmes efficaces de rappel des aliments. Il explique notamment comment se servir du Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments pour échanger des informations rapidement entre les pays. S’inspirant de ce guide, Les Fidji, les Îles Salomon et Samoa ont élaboré leurs propres consignes nationales à l’intention du secteur public et des entreprises afin de faciliter le retrait rapide d’aliments insalubres du marché.

Riposte aux épidémies et aux situations d’urgence, et amélioration de la préparation opérationnelle

1. Gestion de la grippe, un risque infectieux prioritaire dans le Pacifique occidental Ces dix dernières années ont vu l’émergence de nombreux sous-types de virus grippaux, y compris A(H5N1), A(H5N2), A(H5N6), A(H5N8), A(H7N9) et A(H9N2), qui ont été détectés, évalués et combattus grâce aux systèmes de surveillance et de riposte. Les mutations constantes de ces virus empêchent de prévoir la survenue et la gravité d’une pandémie de grippe. La grippe, en particulier la grippe aviaire et la grippe pandémique, restera prioritaire dans la lutte contre les risques infectieux dans la Région. La gestion des menaces posées par la grippe a été intégrée à la SMEAP. L’OMS a collaboré avec les États Membres au renforcement de leurs systèmes de surveillance et de riposte et à la conduite d’exercices visant à tester les capacités de préparation et d’intervention. Vingt-et-un centres nationaux de lutte contre la grippe, trois centres collaborateurs de l’OMS et deux laboratoires essentiels de réglementation de la Région apportent leur concours au système mondial de surveillance et de lutte contre la grippe. Celui-ci permet de déterminer la composition des vaccins contre la grippe et d’évaluer le risque pandémique de souches émergentes. Les centres de lutte antigrippale, situés au Cambodge et en République démocratique populaire lao, ainsi que les centres collaborateurs, basés en Australie, en Chine et au Japon, continuent d’apporter une précieuse contribution. Ce réseau de laboratoires favorise l’échange des virus grippaux et des sé­ quen­ ces génétiques par le biais de l’Initiative mondiale pour le partage des données sur tous les types de grippe. Une plateforme en ligne interactive, hébergée par le Bureau régional, vient compléter les outils existants à l’échelon mondial. Les récentes épidémies de grippe ont mis en évidence l’utilité de ces réseaux de communication d’information et la capacité de riposte de l’OMS. La surveillance des indicateurs des maladies respiratoires permet de suivre l’évolution saisonnière de la grippe. Des sites sentinelles de surveillance des syndromes grippaux et des infections respiratoires ayant nécessité une hospitalisation ont été établis dans bon nombre de pays du Pacifique occidental. Des lignes directrices ont été élaborées pour garantir la viabilité des systèmes de surveillance. Dans le cadre de la SMEAP III, une collaboration multisectorielle à l’interface homme–animal est cruciale pour écarter les menaces liées aux zoonoses. La lutte contre le virus A(H7N9) montre la valeur de la collaboration entre l’OMS, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et d’autres parties prenantes, qu’il s’agisse de surveiller l’évolution des virus ou de mener une évaluation conjointe des risques. La gestion des menaces liées à la grippe demeurera une priorité essentielle du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. De nouveaux efforts seront faits pour mieux se préparer aux pandémies de grippe, en ce qui concerne l’échange des virus, l’utilisation des données, l’élaboration de vaccins et la préparation aux urgences.

Le Victorian Infectious Diseases Reference Laboratory, centre collaborateur de l’OMS, dispense des formations (isolation et caractérisation du virus) aux centres nationaux de lutte contre la grippe dans la Région.

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Rapport du Directeur régional

la mise à jour des plans d’action nationaux de sécurité sanitaire. Dans la Région du Pacifique occidental, l’évaluation extérieure conjointe donne une impulsion au renforcement des capacités requises au titre du RSI (2005) et sert d’outil de mobilisation de haut niveau en faveur de l’investissement dans la sécurité sanitaire et de la prise en main par les pays. Elle encourage aussi la collaboration multi­ sectorielle et internationale. Depuis 2016, quatre missions d’évaluation extérieure conjointe ont été menées au Cambodge, en Mongolie, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam. Deux autres missions sont prévues en 2017, en Australie et en République de Corée. Les principales recommandations de ces missions portent sur l’actualisation et la mise en œuvre de plans d’action nationaux visant, en conformité avec la SMEAP III, à renforcer l’application du RSI (2005), à garantir un financement durable de la sécurité sanitaire, à faire adopter des lois conformes aux obligations internationales, à établir une stratégie des besoins en personnel, y compris ceux de la santé publique, à améliorer la coordination multi­ sectorielle et à encourager une culture d’apprentissage. L’OMS continuera de coordonner les missions d’évaluation en collaboration avec les États Membres, les partenaires, et le Programme d’action pour la sécurité sanitaire mondiale, l’OIE, la FAO et d’autres organismes techniques et centres collaborateurs.

Quatre missions d’évaluation extérieure conjointe ont été menées dans le Pacifique occidental, la première au Cambodge.

Depuis 2010, le suivi et l’évaluation, dont l’objet est de promouvoir l’engagement de responsabilité et l’apprentissage, constituent l’un des huit domaines d’action de la SMEAP. Les activités comprennent des examens réguliers par les parties prenantes et la présentation de rapports d’étape, notamment dans le cadre de la réunion annuelle du Groupe consultatif technique, des exercices de simulation, des études de flambées épidémiques et des évaluations conjointes. Les quatre composantes du nouveau Cadre de suivi et d’évaluation du RSI (2005), à savoir les rapports annuels, les bilans post-intervention, les exercices de simulation et les évaluations extérieures conjointes, seront pleinement intégrées à la SMEAP III.

Au cours de l’année écoulée, l’OMS a été le fer de lance de l’évaluation extérieure conjointe – examen collégial des capacités acquises par les pays au titre du RSI (2005) –, mené à titre volontaire par les autorités et des experts extérieurs. L’évaluation a pour objet de promouvoir l’apprentissage aux fins de l’amélioration continue des programmes, de l’engagement de responsabilité et de l’action collective. Elle s’effectue généralement en deux étapes, soit une première auto-évaluation réalisée par le pays hôte au moyen de l’outil prévu à cet effet, suivie d’un examen conjoint des capacités nationales réalisé dans 19 domaines techniques par une équipe d’experts nationaux et internationaux. Les résultats obtenus contribuent à

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Sécurité sanitaire et situations d’urgence

2. Tirer les enseignements des évaluations extérieures conjointes pour faire progresser l’action des pays en faveur du RSI

3. Le renforcement des équipes médicales d’urgence nationales, pierre angulaire de la préparation aux catastrophes aux Philippines En novembre 2013, l’un des typhons les plus puissants jamais enregistrés s’abattait sur les Philippines, faisant plus de 6 000 morts et causant plusieurs milliards de dollars de dégâts. Les Philippines, frappées par des catastrophes naturelles plusieurs fois par an, sont le troisième pays le plus touché dans le monde, selon l’édition 2016 du World Risk Report. Le typhon Haiyan, connu localement sous le nom de Yolanda, a profondément transformé la manière dont le pays fait face aux catastrophes et aux situations d’urgence. Fortes des enseignements tirés des catastrophes passées, et conformément aux priorités définies dans le Cadre d’action régional du Pacifique occidental pour la gestion des risques sanitaires liés aux catastrophes, les Philippines ont mis en place des mécanismes visant à fournir des services de santé immédiats et adaptés en cas de catastrophe et d’urgence. On citera à cet égard les équipes médicales d’urgence nationales déployées en renfort pour aider à faire face aux catastrophes qui surviennent à l’échelle locale. La création de ces équipes fait écho à l’initiative de l’OMS relative aux équipes médicales d’urgence, qui vise tout particulièrement à aider les pays à mettre sur pied des équipes à même d’intervenir rapidement. Renforcer cette capacité figure également parmi les actions prioritaires du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. Les Philippines s’emploient à renforcer les capacités de leurs équipes au regard des normes applicables aux équipes médicales d’urgence de type 1 (équipes fixes dotées de capacités mobiles). Le pays constituera aussi une équipe de type 2 (soins chirurgicaux d’urgence en hôpital), puis d’autres équipes de soins spécialisés, selon les besoins. Les équipes médicales d’urgence nationales seront soumises à la procédure de vérification de l’OMS. L’Organisation seconde le Gouvernement philippin dans l’examen collégial d’assurance de la qualité (désignation et classement). L’objectif est de pouvoir déployer des équipes médicales d’urgence de manière plus systématique, rapide et prévisible. La création d’équipes médicales d’urgence nationales permettra aux Philippines de parer plus rapidement et plus efficacement aux catastrophes et aux situations d’urgence, en fournissant des services sanitaires essentiels et en sauvegardant la santé des habitants des régions touchées.

Aux Philippines, des équipes médicales d’urgence nationales offrent des services de santé immédiats et adaptés en cas de catastrophe et de crise.

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Rapport du Directeur régional

Face à la demande croissante des consommateurs, la méfiance envers la salubrité des aliments ne cesse de s’accentuer. Une mauvaise gestion des incidents liés à des aliments insalubres peut avoir de profondes répercussions sanitaires, socio­ économiques et politiques, et saper la confiance des consommateurs dans les systèmes de sécurité sanitaire des aliments. En outre, l’émergence des médias sociaux a révolutionné la manière dont s’informent les consommateurs. Facilitant les échanges de vues, les médias sociaux ont également accéléré de manière exponentielle la propagation de rumeurs et d’allégations infondées sur la salubrité des aliments, faussant la perception du risque et entamant la confiance portée aux systèmes de sécurité sanitaire des aliments. L’évolution de la filière agro-alimentaire a facilité l’accès à des aliments du monde entier. La commande en ligne et la livraison rapide d’aliments prêts-à-consommer ont accéléré la croissance du marché, ce qui a entraîné de nouveaux problèmes de sécurité sanitaire dans la Région du Pacifique occidental. En réponse aux préoccupations exprimées par les États Membres à la session du Comité régional d’octobre 2016, d’intenses consultations ont été menées auprès des pays afin de prévoir les évolutions susceptibles d’influer sur la sécurité sanitaire. Les nouveaux moyens de satisfaire aux demandes du public pour des aliments sans risque et les orientations stratégiques à suivre pour renforcer les systèmes nationaux de sécurité sanitaire des aliments ont figuré parmi les thèmes abordés.

Le projet de cadre d’action régional sur la sécurité sanitaire des aliments préconise de nouvelles approches de gestion des risques qui tiennent compte de la complexité des nouvelles chaînes d’approvisionnement, y compris l’accès croissant à l’information sur les réseaux sociaux.

Élaboré sur la base de consultations ascendantes, un projet de cadre d’action régional sur la sécurité sanitaire des aliments dans le Pacifique occidental aidera les autorités nationales à renforcer leurs systèmes de sécurité sanitaire des aliments. Si les principales composantes de ces systèmes conservent toute leur pertinence, le projet de cadre souligne la nécessité d’instaurer la confiance et de renforcer les systèmes de sécurité sanitaire des aliments selon une approche progressive.

Le cadre prévoit également le renforcement accru d’un dispositif régional voué à suivre les progrès, à définir les priorités communes et à servir de plateforme régionale pour l’amélioration continue des systèmes de sécurité sanitaire des aliments. Le nouveau cadre régional sera soumis au Comité régional du Pacifique occidental, pour examen et approbation, en octobre 2017.

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Sécurité sanitaire et situations d’urgence

4. L’avenir de la sécurité sanitaire des aliments dans la Région

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La santé est un bien public, un objectif social et une valeur partagée. Le secteur de la santé doit collaborer davantage avec les autres secteurs et dégager un consensus sur les mesures à prendre. Rapport du Directeur régional

Maladies non transmissibles et Promotion de la santé à toutes les étapes de la vie Introduction 1. Mobiliser les secteurs de la santé et de l’environnement pour une planète en bonne santé 2. Mobiliser pour agir sur les déterminants commerciaux de la santé 3. Mobiliser pour l’accès et l’équité dans la prise en charge du handicap 4. Mobiliser les partenariats intersectoriels pour renforcer la sécurité routière 5. Mobiliser et dialoguer en faveur de la santé mentale sur les réseaux sociaux

La Division Maladies non transmissibles et Promotion de la santé à toutes les étapes de la vie collabore avec les ministères de la santé et les secteurs à la mise en place des conditions, des méthodes et des approches permettant le dialogue autour de thèmes essentiels, tels que la salubrité de l’environnement, la santé et le développement durable, la prévention de la violence et des traumatismes ; la sécurité routière ; la dépression et la santé mentale ; les villes-santé ; les restrictions sur les produits alimentaires nocifs pour les enfants ; la protection de la santé de la mère et du nouveau-né ; les environnements sans tabac.

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Introduction Mobiliser pour promouvoir la santé La Division Maladies non transmissibles et Promotion de la santé à toutes les étapes de la vie collabore avec les ministères de la santé et les secteurs à la mise en place des conditions, des méthodes et des approches permettant le dialogue autour de thèmes essentiels, tels que la salubrité de l’environnement, la santé et le développement durable, la prévention de la violence et des traumatismes ; la sécurité routière ; la dépression et la santé mentale ; les villessanté ; les restrictions sur les produits alimentaires nocifs pour les enfants ; la protection de la santé de la mère et du nouveau-né ; les environnements sans tabac. Les principes de la promotion de la santé sous-tendent les travaux de la Division. Trente ans après la signature de la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé, l’OMS et la Chine ont accueilli la neuvième Conférence mondiale sur la promotion de la santé en novembre 2016, à Shanghai. Le Premier Ministre chinois, Li Keqiang, a ouvert la conférence, qui avait pour thème « Promouvoir la santé dans les objectifs de développement durable : la santé pour tous et tous pour la santé ». Parmi les quelque 2 000 participants et invités venus de 129 pays, figuraient des représentants de la santé et d’autres secteurs, des pouvoirs publics et des organisations internationales. La conférence a été l’occasion pour la communauté internationale de réitérer son engagement collectif en faveur d’une action multisectorielle pour ce qui concerne les déterminants de la santé et les objectifs de développement durable (ODD). Deux documents phares – la Déclaration de Shanghai sur la promotion de la santé dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et le Consensus de Shanghai sur les villes-santé 2016 – présentent en détail les engagements pris par les participants lors de la conférence. Plus de 50 maires venus du monde entier ont participé aux débats pour affirmer le rôle fondamental des villes dans la réalisation de l’objectif de santé. Comme cela est souligné dans le Consensus de Shanghai sur les villes-santé 2016, les ODD ne pourront être atteints sans une action locale et l’impulsion donnée par les villes. Un symposium rassemblant des défenseurs de la jeunesse du monde entier a été un autre temps fort de la conférence. Il a permis de faire valoir le pouvoir de mobilisation en faveur des jeunes et l’utilisation des médias sociaux au service de la santé comme bien public, objectif social et valeur commune. De nombreuses possibilités s’offrent au secteur de la santé pour exercer un rôle de premier plan dans un contexte sanitaire mondial complexe. Vu que la plupart des défis qui se posent à la

À la 9e Conférence mondiale sur la promotion de la santé, plus de 50 ministres ont souligné l’importance des décisions politiques audacieuses face à d’autres intérêts.

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Rapport du Directeur régional

  Western Pacific regional frameWork for action on

L’entreprise n’est pas sans difficultés, notamment pour les groupes qui n’ont pas pour habitude de travailler ensemble. Elle peut en outre susciter des conflits dans la mesure où elle influe sur la répartition des ressources entre les secteurs de l’eau, de l’alimentation, du logement et de l’énergie. Mais elle peut aussi transcender les clivages sociaux, économiques, politiques et culturels et devenir une force mobilisatrice, rassemblant de multiples secteurs et parties prenantes afin de concevoir des approches qui englobent la société tout entière et érigent la santé au rang de valeur primordiale dans les programmes nationaux de développement. Le Cadre d’action régional du Pacifique occidental sur la santé et l’environnement dans un monde en mutation ouvre la voie au secteur de la santé pour promouvoir des mesures d’adaptation, des politiques inclusives et des actions novatrices visant à protéger le bien-être et la santé de tous les peuples, qui soutiennent des interventions, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’environnement, de l’agriculture, des transports et du logement. Le Comité régional du Pacifique occidental réuni en octobre 2016 a approuvé le cadre, qui souligne également la vulnérabilité des États et Territoires insulaires du Pacifique face aux changements du climat et aux conditions climatiques extrêmes. Le cadre prévoit les mesures stratégiques suivantes : • améliorer la gouvernance et l’encadrement pour renforcer les capacités relatives à la salubrité de l’environnement ;

Health and Environment on a Changing Planet

Le Cadre d’action régional du Pacifique occidental sur la santé et l’environnement dans un monde en mutation définit le rôle du secteur de la santé et préconise une approche multisectorielle.

Les sites du patrimoine mondial sans fumée, comme Melaka City (Malaisie) sont appréciés. Avec l’appui de l’OMS, le nombre de zones sans tabac augmente dans la Région.

• établir des réseaux, des coalitions et des alliances, y compris en participant au Forum régional sur l’environnement et la santé de l’Asie-Pacifique ; • faciliter l’accès du public aux données scientifiques grâce à la communication, à la sensibilisation et à la mobilisation sociale ; • assurer un financement stratégique et mobiliser suffisamment de ressources pour la salubrité de l’environnement. En prévision des Jeux Olympiques qui se tiendront à Tokyo en 2020, l’OMS a organisé un atelier sur le tourisme et les environnements sans fumée dans le Pacifique

occidental, à Yokohama en juillet 2016. Des représentants des autorités locales et des experts du tourisme et de la santé publique y ont examiné comment les environnements sans tabac, sur les sites touristiques et lors de grandes manifestations, pouvaient être bénéfiques aux activités menées par les trois secteurs. La collaboration avec la Southeast Asia Tobacco Control Alliance s’est poursuivie dans le cadre du quatrième atelier régional sur les villes sans fumée, co-organisé par l’OMS à Krabi (Thaïlande) en octobre 2016. Des fonctionnaires et gouverneurs municipaux ont évoqué différentes questions

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santé proviennent de différents secteurs, il importe au plus haut point de mobiliser ces derniers pour mettre en commun des idées et dégager un consensus sur les politiques et mesures à prendre.

avec des représentants des Ministères de la santé des pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), à savoir le Cambodge, la Malaisie, les Philippines, la République démocratique populaire lao, Singapour et le Viet Nam, dans le cadre du Réseau des villes sans fumée de l’ASEAN. La Journée mondiale sans tabac, célébrée le 31 mai 2017 sur le thème « Le tabac – une menace pour le développement », a mis l’accent sur les liens entre la lutte antitabac et les ODD. Le coup d’envoi régional de la journée a été donné en République démocratique populaire lao, avec la tenue d’un atelier sur la contribution de la lutte anti­ tabac à la réalisation des ODD, et une marche destinée à sensibiliser le public à l’impact du tabagisme sur le développement. Des affiches, des brochures et d’autres supports de sensibilisation ont été distribués dans 14 États et Territoires (Cambodge, Chine, Fidji, Îles Marshall, Îles Salomon, Kiribati, États fédérés de Micronésie, Palaos, Philippines, République démocratique populaire lao, Samoa, Tonga, Vanuatu et Viet Nam). Des photos et des vidéos centrées sur ce thème ont été diffusées sur les réseaux sociaux régionaux et visionnées plus de 430 000 fois dans l’ensemble de la Région. La communication avec les médias a porté ses fruits, et plus de 20 articles et reportages de source locale ou internationale ont été diffusés sur différents supports (presse écrite, radio, télévision et Internet). En République démocratique populaire lao, une stratégie actualisée sur la santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile a été lancée en 2016 ; sept souscomités techniques et quatre sous-comités sur les systèmes de santé sont chargés de la mise en œuvre et du suivi de la stratégie. En collaboration avec le Vice-Ministre de

La stratégie sur la santé reproductive, néonatale et infantile, lancée en 2016 en République démocratique lao, vise à assurer des services essentiels de qualité à tous et partout.

la santé, l’OMS a co-organisé et co-présidé la première réunion nationale d’examen à laquelle ont participé 400 personnes, notamment des responsables gouvernementaux, des agents de santé publique et des partenaires du développement. La réunion a conduit à l’adoption de mesures stratégiques, dont la promotion des responsables des sous-comités au rang de directeur général, ce qui les oblige

à rendre des comptes au Vice-Ministre et, en dernier ressort, au Ministre de la santé. Il convient en outre de signaler l’élaboration d’un ensemble de prestations de santé maternelle et infantile qui définit les services à fournir aux niveaux du pays, de la province et du district.

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Rapport du Directeur régional

Le Forum régional Asie-Pacifique sur la santé et l’environnement (Manille, octobre 2016) a porté sur les grandes mesures à prendre, favorisant ainsi un développement qui réduit la pauvreté.

Créé en 2004, le Forum régional sur l’environnement et la santé a été étendu aux Ministères de la santé et de l’environnement de 48 États Membres des Régions de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental. Rebaptisé Forum régional AsiePacifique sur la santé et l’environnement, il rassemble désormais les secteurs de la santé et de l’environnement en vue de relever des défis communs, notamment les changements climatiques, et de faire face à des problèmes sous-régionaux, tels que la brume sèche. Le Forum d’octobre 2016, accueilli par le Gouvernement philippin, s’est tenu au Siège du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. Présidé par les Ministres de la santé et de l’environnement

des Philippines, il a réuni des participants de 36 pays, soit au total, 74 responsables de la santé et 35 responsables de l’environnement. Il a abouti à la Déclaration de Manille sur la santé et l’environnement, dans laquelle les États Membres ont pris les engagements suivants : • Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions, et veiller à rendre le développement et les systèmes de santé publique plus résilients face aux aléas climatiques ; • Prendre d’urgence des mesures pour améliorer la qualité de l’air extérieur, en empêchant notamment la récurrence de nuages de pollution transfrontalière en Asie du Sud-Est ;

• Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ; • Réduire considérablement le nombre de décès et de maladies dus à des substances chimiques dangereuses ainsi qu’à la pollution et à la contamination de l’air, de l’eau et du sol grâce à une gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques et de tous les déchets ; • Réduire l’impact environnemental dommageable des villes par l’application de principes d’aménagement urbain durable qui encouragent l’adoption de modes de vies sains et une gestion rationnelle de l’environnement. Les signataires de la déclaration se sont également engagés à soutenir l’action de l’OMS, du Programme des Nations Unies pour l’environnement, et d’autres institutions et partenaires internationaux pour faire face aux nouvelles priorités stratégiques intéressant les ODD, à savoir la pollution transfrontalière de l’air, y compris les polluants atmosphériques à courte durée de vie ; le transport et le déversement transfrontaliers illicites de déchets ; la destruction des récifs coralliens et la pollution marine ; la résistance aux antimicrobiens liée à la gestion dangereuse des déchets médicaux et l’insuffisance des mesures d’assainissement, d’hygiène et de prévention des infections ; la promotion d’évaluations d’impact environnemental et sanitaire ; l’accès renforcé de l’OMS à des sources de financement clefs telles que le Fonds pour l’environnement mondial et le Fonds vert pour le climat.

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Maladies non transmissibles et Promotion de la santé à toutes les étapes de la vie

1. Mobiliser les secteurs de la santé et de l’environnement pour une planète en bonne santé

2. Mobiliser pour agir sur les déterminants commerciaux de la santé savoir les stratégies et les approches utilisées par le secteur privé pour promouvoir des produits et des choix préjudiciables à la santé. Bon nombre de gouvernements mettent en œuvre des mesures fiscales, telles que la taxation des boissons sucrées et imposent des taxes sur les aliments néfastes pour la santé dans le cadre d’une démarche globale visant à réduire les facteurs de risque de l’obésité et du diabète. Des représentants des Ministères et secteurs de la santé et des finances ont participé à un atelier sur la taxation des boissons sucrées organisé au Bureau régional en septembre 2016. Cet atelier a marqué le début d’une série d’initiatives conçues pour aider les États Membres à promouvoir, à élaborer et à renforcer les politiques fiscales ciblant les boissons sucrées. Les mesures prises en milieu scolaire se sont avérées particulièrement efficaces. L’atelier régional organisé en juin 2016 sur la réglementation de la commercialisation et de la vente d’aliments et de boissons non alcoolisées dans les établissements scolaires a réuni des représentants des Ministères de l’éducation et de la santé pour débattre de solutions favorables à la santé. À l’issue de cette rencontre, un guide a été diffusé auprès des directeurs d’école sur la restriction de la commercialisation et de la vente de produits alimentaires et de boissons non alcoolisées néfastes pour la santé. Le guide, intitulé Soyez malin, buvez de l’eau a été traduit en chinois, ainsi qu’en bichelamar et en français pour la Région du Pacifique.

L’OMS appelle les États Membres à mener une action multisectorielle pour soutenir des régimes sains et contrecarrer la promotion des produits et des choix néfastes pour la santé.

La libéralisation des échanges commerciaux, la mondialisation, la croissance rapide de l’économie et l’urbanisation ont transformé le contexte nutritionnel. Les populations de la Région du Pacifique occidental doivent faire face à un double fardeau de malnutrition. Dans un environnement de communication moderne particulièrement immersif, les distributeurs alimentaires ont un accès quasi illimité aux consommateurs et les régimes alimentaires traditionnels sont progressivement remplacés par des aliments préemballés, pratiques et attrayants, mais peu nutritifs. La commercialisation des substituts du lait maternel décourage les mères d’allaiter et accroît le risque de malnutrition sous toutes ses formes. On compte 7,5 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrant de sous-alimentation

chronique, dont 187 000 meurent chaque année. Le taux de retard de croissance s’élève à 6,8 %. Parallèlement, un adulte sur trois souffre aujourd’hui de surpoids et 6,2 millions d’enfants de moins de 5 ans sont en surpoids ou obèses. Le nombre de cas de diabète dans la Région du Pacifique occidental est passé de 29 millions (4,4 %) en 1980 à 131 millions (8,4 %) en 2014. Ces tendances alarmantes, ainsi que la proclamation de la Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition, assortie de six cibles mondiales sur la nutrition et de deux cibles sur les maladies non transmissibles (MNT) liées à la nutrition, à atteindre d’ici à 2025, et les recommandations de la Commission de l’OMS pour mettre fin à l’obésité galvanisent l’action des pays en faveur d’aliments sains et la lutte contre les déterminants commerciaux de la santé, à

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Rapport du Directeur régional

La réadaptation à base communautaire est un levier puissant qui permet d’assurer les services nécessaires à la population et de garantir que personne n’est laissé de côté. Trois forums sous-régionaux ont été organisés dans le Pacifique pour les pays de la Mélanésie, de la Micronésie et de la Polynésie, avec comme objectif de réunir des représentants de la société civile, des décideurs et des prestataires de services pour réfléchir aux moyens d’améliorer les services communautaires destinés aux personnes handicapées, à leurs familles et à la collectivité. La réunion sur la réadaptation dans le cadre de la prise en charge centrée sur la personne, qui s’est tenue en République de Corée en décembre 2016, a mobilisé diverses parties prenantes, y compris des représentants gouvernementaux chargés de la santé et des affaires sociales, en vue d’améliorer l’accès aux services de réadaptation et leur disponibilité. S’ils sont souvent nécessaires à la participation des personnes handicapées à la vie collective, ces services profitent également à tous ceux qui souffrent d’une déficience fonctionnelle causée par un traumatisme, une maladie ou le vieillissement. Les États Membres sont convenus d’accorder la priorité à une série d’interventions destinées à améliorer l’accès à des services de réadaptation de qualité dans la Région. Des plans et des stratégies de réadaptation, prévoyant notamment l’élaboration d’outils et de lignes directrices, et la mobilisation de l’ensemble des pouvoirs publics, ont été présentés par le Cambodge, Hong Kong (RAS de Chine), la Mongolie, les Philippines et Singapour.

L’amélioration des méthodes de collecte des données et leur utilisation pour renforcer les programmes et les politiques de réadaptation sont au cœur des activités prioritaires du Cambodge, de la Chine, de la Malaisie, des Philippines et de la République de Corée. La République démocratique populaire lao a souligné la nécessité d’accorder une attention particulière aux ressources humaines chargées de la réadaptation, et le Viet Nam a examiné des plans visant à accroître le nombre de services de réadaptation couverts par l’assurance- maladie. Nombre de pays, dont la Malaise, la Mongolie et le Viet Nam, se sont engagés à promouvoir et à renforcer la formation à la prestation de services de santé intégrant

la question du handicap, et à la réadaptation. Macao (RAS de Chine), la Malaisie, la République de Corée, Singapour et le Viet Nam se sont attachés tout particulièrement à améliorer la réadaptation à base communautaire, y compris les technologies d’assistance. Si les priorités majeures sont claires, il faut également savoir que la généralisation des services de réadaptation peut être un moyen pour les patients de retrouver leurs capacités fonctionnelles, et jouer un rôle préventif dans le maintien de la santé et du bien-être, en concordance avec l’ODD 3, qui consiste à permettre à tous de vivre en bonne santé et à promouvoir le bien-être de tous à tout âge.

À l’ère des ODD et dans l’optique de ne laisser personne de côté, l’accès équitable aux services de réhabilitation pour tous, notamment les handicapés, favorise la participation de chacun dans la société.

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3. Mobiliser pour l’accès et l’équité dans la prise en charge du handicap

4. Mobiliser les partenariats intersectoriels pour renforcer la sécurité routière La sécurité routière est un sujet de vive préoccupation dans la Région. Un homme, une femme ou un enfant succombe toutes les 95 secondes sur les routes de la Région, ce qui fait des accidents de la circulation la première cause de décès pour la tranche d’âge de 15 à 49 ans. Environ un tiers des accidents mortels de la route dans les pays à revenu élevé, et jusqu’à la moitié d’entre eux dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, sont liés à la vitesse. Il n’est donc pas surprenant que la quatrième Semaine mondiale des Nations Unies pour la sécurité routière, qui s’est tenue du 8 au 14 mai 2017, ait été centrée sur la gestion de la vitesse. Une action efficace en faveur de la sécurité routière exige une approche faisant appel à l’ensemble des pouvoirs publics. La gestion de la vitesse excessive et inadaptée doit s’accompagner de stratégies visant à construire des routes et des véhicules plus sûrs, à imposer des limitations de vitesse et à les faire respecter, et à sensibiliser le public aux méfaits de la vitesse, sur le plan tant des traumatismes que de l’environnement. Les manifestations et activités de la Semaine pour la sécurité routière dans la Région du Pacifique occidental ont mobilisé les parties prenantes à tous les niveaux (autorités nationales et locales, organismes internationaux, organisations de la société civile, sociétés privées et membres du public) afin de faire mieux connaître l’ampleur, la gravité et le caractère évitable des traumatismes dus aux accidents de la route. Dans la Région,

La 4e Semaine mondiale des Nations Unies pour la sécurité routière (mai 2017) a porté sur les traumatismes, les décès et les méfaits environnementaux de la vitesse.

Sydney (Australie) a organisé le 7 mai 2017 le lancement de la Semaine pour la sécurité routière, à l’occasion duquel divers dignitaires ont formulé des observations très constructives, notamment le Général du Commonwealth d’Australie, le Ministre des transports et le Directeur régional de l’OMS. L’emblématique pont du port de Sydney a été illuminé de jaune pour marquer l’événement. Des consultations nationales intersectorielles ont également été tenues dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action

régional pour la prévention de la violence et des traumatismes dans le Pacifique occidental (2016–2020). Elles peuvent servir à renforcer la collaboration coordonnée entre diverses parties prenantes, non seulement pour améliorer la sécurité routière, mais aussi pour empêcher la noyade et la violence interpersonnelle, dans le cadre d’une approche faisant appel à l’ensemble des pouvoirs publics, au-delà des Ministères de la santé.

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campagnes nationales ont également été menées à divers échelons du gouvernement en Chine et en République de Corée. Une gamme complète de nouveaux produits de communication (micro-vidéos, messages d’intérêt public, applications interactives, courts métrages et infographies) a été largement consultée sur les réseaux sociaux. Les vidéos ont été visionnées plus de 1,2 million de fois et plus de 90 millions d’interactions ont été enregistrées. Le lancement rapide des activités de mobilisation a contribué au succès de la campagne. Les affiches de la Journée mondiale de la santé 2017 ont été traduites en plusieurs langues. Les parties prenantes ont été mobilisées et des messages clés transmis à des millions de personnes, notamment à celles qui souffrent de dépression.

Le thème de la Journée mondiale de la Santé 2017 – Dépression : parlons-en – appelait à un dialogue mondial avec les gouvernements, les professionnels, les défenseurs de la santé et le public pour les sensibiliser aux questions de santé mentale. L’objectif de cette journée était d’encourager les personnes souffrant de dépression à se faire aider, et d’inciter leurs familles et amis à les soutenir. En 2016, une campagne mondiale a mobilisé des défenseurs de la santé mentale. Plusieurs moyens de communication ont été employés pour promouvoir ce thème. La Journée mondiale de la Santé a fait l’objet de manifestations, d’activités et d’une couverture médiatique dans 23 États et Territoires de la Région ; des déclarations de soutien y ont été pronon-

cées par le Premier Ministre de Samoa ; les Ministres de la santé du Brunéi Darussalam, du Cambodge, des Fidji, de Kiribati, de la Malaisie, des Philippines, de la République de Corée, de la République démocratique populaire lao et des Tonga ; deux Vice-Ministres de la santé de Chine et un du Viet Nam ; le Directeur de la santé de Hong Kong (RAS de Chine). Plus de 400 comptes rendus ont été diffusés par les médias internationaux et locaux (télévision, radio, presse écrite et Internet). S’appuyant sur leur histoire personnelle, le présentateur chinois James Chau, l’actrice et chanteuse Sammi Cheng de Hong Kong (RAS de Chine) et Miss International 2016, Kylie Verzosa, des Philippines, ont sensibillisé le public, via les réseaux sociaux, aux questions de santé mentale. De vastes

Une réunion régionale sur le renforcement des programmes de santé mentale s’est tenue en janvier 2017 au Bureau régional. Les représentants des États Membres y ont échangé des données d’expérience et des pratiques exemplaires relatives à l’application du Programme régional de mise en œuvre du Plan d’action pour la santé mentale 2013–2020 dans le Pacifique occidental. Ils ont également fixé les futures priorités de la prestation de services de santé mentale et élaboré des plans de communication stratégique visant à mobiliser ceux qui luttent contre la stigmatisation associée à la dépression et aux troubles mentaux. Lors de cette réunion, des groupes de travail interpays ont également été constitués pour faciliter l’apprentissage croisé sur les thèmes suivants : santé mentale à l’école, formation et renforcement des capacités, santé mentale et catastrophes, intensification des initiatives de soins primaires de santé mentale, et prestation intégrée des services.

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5. Mobiliser et dialoguer en faveur de la santé mentale sur les réseaux sociaux

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Les stratégies intégrées qui privilégient les groupes défavorisés sont essentielles pour que personne ne soit laissé de côté, ce qui permet également d’accélérer la réalisation de la CSU et des ODD. Rapport du Directeur régional

Systèmes de santé Introduction 1. De nouveaux types de partenariat pour atteindre les ODD dans la Région 2. Prise en compte de la problématique hommes– femmes, de l’équité et des droits de l’homme pour améliorer la santé 3. Appui de la FAO, de l’OIE et de l’OMS en faveur de partenariats plurisectoriels pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens 4. Des partenariats pour rapprocher les secteurs de la santé et des finances 5. Une action concertée pour renforcer les systèmes de réglementation

La couverture sanitaire universelle (CSU) est l’une des pierres angulaires de l’action menée pour améliorer les résultats en matière de santé et de développement, et offre un cadre propice à la réalisation des cibles des objectifs de développement durable (ODD) relatives à la santé.

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Un club de personnes âgées se prépare pour le Silver Arts Festival de Busan (République de Corée), nouveau membre du Réseau mondial des Villes-amies des aînés.

Introduction La couverture sanitaire universelle (CSU) est l’une des pierres angulaires de l’action menée pour améliorer les résultats en matière de santé et de développement, et offre un cadre propice à la réalisation des cibles des objectifs de développement durable (ODD) relatives à la santé. Après l’adoption du cadre d’action régional sur la CSU, intitulé La couverture sanitaire universelle : la voie vers une meilleure santé, à la soixante-sixième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, en octobre 2015, l’OMS a élaboré trois documents d’orientation : le Programme d’action régional pour la réalisation des objectifs de développement durable dans le Pacifique occidental, le Cadre régional de suivi des ODD et de la CSU et le Rapport initial sur la couverture sanitaire universelle et la santé dans les objectifs de développement durable. L’OMS a établi et réuni le Groupe consultatif technique sur la CSU. Elle a également aidé les États Membres à faire face à leurs difficultés et priorités nationales afin de renforcer les composantes indispensables à des systèmes de santé hautement performants, à savoir la qualité, l’efficacité, l’équité, la responsabilité, la durabilité et la résilience. hospitaliers et la sécurité des patients, et une réunion du réseau d’amélioration de la qualité des soins de santé. Pour améliorer l’accès à des médicaments de qualité, l’OMS a contribué au renforcement des systèmes réglementaires en établissant l’alliance régionale pour les autorités nationales de réglementation, en organisant des ateliers sous-régionaux pour le Mékong et le Pacifique, en secondant techniquement les pays dans l’évaluation comparative desdites autorités, en élaborant des systèmes de gestion de la qualité et en instituant la pharmacovigilance. Elle a appuyé la médecine traditionnelle par le biais d’une réunion régionale à Séoul (République de Corée), de formations pratiques en laboratoire et d’une assistance

Qualité La prestation de services de santé sûrs et de qualité, aux niveaux individuel et collectif, est un aspect fondamental de la CSU. Au cours de l’année écoulée, l’OMS a facilité une formation sur la qualité des services

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technique au Cambodge, aux Fidji et dans les États fédérés de Micronésie. Pour renforcer la réglementation relative aux personnels de santé, l’OMS a organisé à Melbourne (Australie) une table ronde visant à définir les principaux besoins des pays, à savoir des cadres législatifs clairs, des organismes de réglementation compétents, et une forte interaction entre ces derniers et les établissements de formation. Elle a également fourni un appui technique de suivi au Cambodge, aux Fidji, à la Papouasie-Nouvelle-Guinée, à la République démocratique populaire lao et au Viet Nam.

extérieurs et qu’augmentent les coûts de la santé. L’OMS a aidé les États Membres à constuire des systèmes de santé qui répondent aux besoins de la population, notamment en révisant la politique d’assignation des rôles dans les Îles Salomon, en établissant des lignes directrices sur un ensemble minimal d’activités au Cambodge et en élaborant une documentation sur les modèles de prestation intégrée de services aux Îles Salomon et en Nouvelle-Zélande. L’OMS a également soutenu l’élaboration d’un cadre d’analyse pour promouvoir le financement durable des priorités de santé publique et un appui technique au Cambodge, en Mongolie et au Viet Nam, ainsi que l’établissement et l’utilisation de comptes nationaux de la santé et l’analyse des données issues d’enquêtes sur les ménages réalisées dans 11 pays. Elle a aidé

les États Membres à élaborer des mesures incitatives pour favoriser la prestation de services adaptés au Cambodge, en Chine, en Mongolie, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam.

Équité Ne laisser personne de côté est un principe fondamental de la CSU et des ODD. L’OMS a aidé les États Membres à renforcer la protection financière et à résoudre les problèmes d’accès. Au Viet Nam, elle a élaboré une série de notes d’orientation et tenu des concertations sur la réforme du secteur de la santé, y compris la formation des personnels de santé, le renforcement des soins de santé primaires et le resserrement des liens avec les hôpitaux. Elle a également animé à Singapour une table ronde sur les services de santé intégrés et centrés sur la personne. La troisième réunion consacrée à l’accès aux médicaments dans l’optique de la couverture sanitaire universelle pour la Région Asie-Pacifique a porté sur l’amélioration de l’accès aux médicaments onéreux et la fixation des prix. L’initiative pour l’échange d’information sur le prix des médicaments a été relancée, et la Malaisie, les Philippines et la République de Corée ont mis en commun leurs données les plus récentes en la matière. Les populations mal desservies ont reçu un appui technique dans l’élaboration de politiques visant à promouvoir un vieillissement actif et en bonne santé, à améliorer la répartition des personnels de santé et à faciliter l’élargissement du Réseau mondial des Villes-amies des aînés dans la Région du Pacifique occidental.

Efficacité L’usage optimal des ressources pour la santé revêt une importance croissante, à mesure que s’amenuisent les financements

Des systèmes durables et efficaces, et des médicaments de qualité et à des prix abordables à tous les niveaux de soins, sont essentiels à la CSU.

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Systèmes de santé

Responsabilité L’engagement de responsabilité impose aux parties prenantes de fournir des informations et des justifications sur leurs décisions et leurs actions, moyennant l’octroi de sanctions et de récompenses. Des progrès ont été accomplis dans la création de systèmes d’information, notamment sur les effectifs de santé et la médecine traditionnelle, ainsi que dans l’analyse et la gestion de ces informations pour la concertation et la prise de décision. L’OMS a également aidé les États Membres à renforcer le rôle moteur de leurs gouvernements et l’état de droit moyennant la révision de leurs cadres législatifs. La législation relative à la santé publique a fait l’objet d’un examen au Viet Nam et un appui a été apporté aux Philippines en prévision d’une éventuelle réforme fédéraliste de la Constitution. L’Organisation a continué d’appuyer l’Initiative pour la formation de cadres dans le domaine de la santé et le

Centre global d’apprentissage de la santé, qui contribuent de manière déterminante au développement des capacités de direction de la santé dans la Région.

Durabilité et résilience L’OMS a travaillé avec les divisions techniques pour aider les États Membres à renforcer la durabilité et la résilience de leurs systèmes de santé. Les fonctions essentielles de santé publique, en particulier, sont devenues un axe central du développement des systèmes de santé et ont figuré parmi les priorités du Groupe technique consultatif sur la CSU en 2016. L’assistance technique et l’appui offerts aux États Membres dans ce domaine au cours de l’année écoulée ont porté sur le financement durable et le passage à des sources de revenus autres que les initiatives mondiales pour la santé, les liens entre la lutte contre les maladies transmissibles et la lutte contre les maladies non transmis-

sibles, et l’incidence du Règlement sanitaire international, ou RSI (2005), sur les systèmes de santé. L’équipe chargée des systèmes de santé a participé à l’évaluation extérieure conjointe des principales capacités RSI (2005) du Viet Nam.

Prochaines étapes L’OMS continuera d’aider les États Membres à élaborer et à mettre en œuvre leur feuille de route pour la CSU, qui sous-tendra la réalisation des ODD. La réunion du Groupe technique consultatif sur la CSU, qui se tiendra en 2017, offrira l’occasion de faire le bilan des progrès accomplis, de partager les enseignements tirés de l’expérience et de fixer les priorités aux plans national et régional. L’Organisation facilitera plus avant l’établissement de nouveaux partenariats et de nouvelles méthodes de travail en vue de réaliser les ambitions des ODD et de ne laisser personne de côté.

Durant la Semaine mondiale de sensibilisation au bon usage des antibiotiques 2016, la République démocratique populaire lao a tenu son premier atelier multipartite sur la RAM.

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Rapport du Directeur régional

En septembre 2015, les États Membres de l’Organisation des Nations Unies ont adopté le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Les ODD, qui s’appliquent à l’ensemble des pays et à tous les stades de leur développement, tiennent compte de l’influence réciproque qui s’exerce entre la santé et des grands facteurs culturels, économiques, politiques et sociaux. Atteindre l’objectif de santé au titre des ODD impose de nouveaux partenariats et de nouveaux modes de travail, ainsi que des approches faisant appel à l’ensemble des systèmes, des pouvoirs publics et de la société, qui visent à ne laisser personne de côté. En réponse aux demandes des États Membres, le Bureau régional du Pacifique occidental a élaboré le Programme d’action régional pour la réalisation des objectifs de développement durable dans le Pacifique occidental, en concertation avec les programmes régionaux, les bureaux de pays, les États Membres et des experts. Le programme d’action fait fond sur les stratégies mondiales et régionales existantes et compte 12 domaines d’action intéressant quatre questions essentielles : • Quels objectifs les pays visent-ils à atteindre et comment les définiront-ils ? • Quelles sont les priorités politiques et programmatiques à établir pour ne laisser personne de côté ? • De quelle manière ces priorités serontelles mises en œuvre par les pays ? • Comment s’assurer que le secteur de la santé occupe une place déterminante dans le programme ?

Le programme d’action préconise des partenariats gagnant-gagnant découlant d’une collaboration multisectorielle et de la mobilisation de parties prenantes autres que les autorités pour ce qui est des politiques et des interventions touchant l’éducation et le développement de la petite enfance, l’agriculture, l’aménagement urbain et les infrastructures, l’environnement et la protection sociale. Le renforcement des partenariats entre secteurs et parties prenantes est l’une des premières priorités de l’appui à la mise

en œuvre. Ainsi, en novembre 2016, le deuxième Forum régional des centres collaborateurs de l’OMS dans le Pacifique occidental a réuni, en novembre 2016, plus de 140 centres collaborateurs pour dresser le bilan des réalisations, échanger les pratiques exemplaires, renforcer les partenariats et aider les États Membres à atteindre les ODD. Au moyen d’une approche pangouvernementale visant à aider les pays à optimiser l’application de la législation sur la santé, l’Organisation a aidé l’Assemblée nationale de la République de Corée à organiser la deuxième réunion annuelle du Forum parlementaire Asie-Pacifique sur la santé mondiale, qui a rassemblé 45 parlementaires de 17 pays des Régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est. L’OMS a aidé, en mars 2017, le Gouvernement sud-australien à organiser à Adelaïde une conférence mondiale sur le thème suivant : « La santé dans toutes les politiques : progresser sur la voie de la réalisation des objectifs de développement durable ». Cette rencontre a fait fond sur les résultats de la neuvième Conférence mondiale de la promotion de la santé, qui s’était tenue à Shangai (Chine) en novembre 2016, et donné l’occasion d’examiner comment les pays et régions, pratiquant des modes de gouvernance différents, améliorent et soutiennent la santé publique dans toutes leurs politiques. La conférence s’est achevée par la déclaration suivante : « Atteindre les objectifs de développement durable moyennant une bonne gouvernance de la santé et du bien-être : capitaliser sur l’intégration de la santé dans toutes les politiques ».

 R e g i o n a l   a c t i o n   a g e n d a   o n

Achieving the Sustainable Development Goals in the Western Pacific

Le Comité régional du Pacifique occidental a approuvé le cadre d’action sur les ODD en octobre 2016.

Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental, 1er juillet 2016 – 30 juin 2017

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Systèmes de santé

1. De nouveaux types de partenariat pour atteindre les ODD dans la Région

2. Prise en compte de la problématique hommes–femmes, de l’équité et des droits de l’homme pour améliorer la santé Les ODD apportent une nouvelle impulsion à l’amélioration de la santé grâce à l’attention accordée à la problématique hommes-femmes, à l’équité et aux droits de l’homme. Cela passe par des partenariats et une action sanitaire englobant d’autres secteurs au sein du gouvernement et d’autres parties prenantes. Des informations sur ces partenariats et des exemples de pratiques fructueuses ou prometteuses ont été réunis dans un court ouvrage publié le 8 mars 2017 à l’occasion de la Journée internationale de la femme. Ils ont également servi à élaborer un rapport régional approfondi ayant pour objet d’orienter les efforts futurs sur l’amélioration de la santé grâce à la prise en compte de la problématique hommes-femmes, de l’équité et des droits de l’homme, dans l’optique des ODD. Dans le même temps, vu que la violence sexiste constitue une importante préoccupation de santé publique dans la Région du Pacifique occidental, des efforts ont été faits en collaboration avec l’ensemble de l’Organisation pour renforcer ce domaine de travail. Une campagne régionale intitulée « Human together » (Soyons humains tous ensemble) a été lancée lors d’une manifestation de haut niveau tenue en marge de la réunion du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, qui s’est tenue en octobre 2016. Reposant sur la mobilisation sociale et politique et l’appui technique apporté aux pays au cours des mois précédents, cette campagne a été étendue

La campagne Human Together utilise notamment des affiches visant à mobiliser les communautés pour l’élimination de la violence sexuelle.

à l’échelle nationale durant les 16 jours d’activisme contre la violence sexiste. Les représentants de dix États Membres, issus de différents secteurs, ont également participé à une réunion régionale centrée sur la mise en œuvre de services multisectoriels face à la violence sexiste à l’égard des femmes et des filles en Asie et dans le Pacifique, qui s’est tenue en novembre 2016 sous les auspices de l’OMS, du Fonds des Nations Unies pour la population et d’ONU-Femmes, ainsi qu’avec le concours de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

Ce n’est là qu’un début. Ces initiatives sont le point de départ d’un changement. Il convient, autant que possible, de mettre en œuvre des programmes en commençant par examiner les enjeux, soulever les questions cruciales et définir les liens entre les activités prévues et les thématiques de la problématique hommes–femmes, de l’équité et des droits. Les enseignements tirés devraient contribuer à accélérer les efforts déployés en vue de former des partenariats pour l’action à mener dans la Région et de promouvoir la santé grâce à la prise en compte des thématiques susmentionnées.

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Rapport du Directeur régional

La lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) constitue un enjeu mondial de développement qui exige des partenariats multisectoriels. Une action concertée et gérée avec succès au niveau national peut servir de référence pour la formation de partenariats efficaces à l’ère des ODD. Des progrès considérables ont été accomplis dans la mise en œuvre du Plan d’action pour combattre la résistance aux antimicrobiens dans la Région du Pacifique occidental et du Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens. Grâce à l’appui collectif de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de l’Organisation mondiale de la

santé animale (OIE) et de l’OMS, neuf pays ont lancé des plans d’action multisectoriels à l’échelle nationale, et 11 sont sur le point de le faire. La collaboration entre la FAO, l’OIE et l’OMS a comme objectif d’appuyer les initiatives sous-régionales lancées en vue de recenser les lacunes et les difficultés communes et de définir la voie à suivre pour une action collective contre la RAM. En janvier 2017, à la réunion sur l’action multi­ sectorielle contre la RAM au Cambodge, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam, des représentants des secteurs de l’agriculture, de l’environnement, de la santé et du commerce ont ensemble

élaboré une feuille de route quinquennale en vue d’une action nationale et sousrégionale. En février 2017, à la réunion sur l’assurance de la qualité et l’usage rationnel des médicaments essentiels, 13 pays insulaires du Pacifique ont défini des mesures collectives. Dans le cadre d’une troisième initiative sous-régionale de la FAO, de l’OIE et de l’OMS, des représentants des Ministères de l’agriculture et de la santé de 12 États et Territoires ont établi des recommandations à l’intention de la Région touchant l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action nationaux et, plus particulièrement, le renforcement des systèmes, la modification des comportements, la surveillance de la RAM et le suivi de la consommation d’antimicrobiens dans l’ensemble des secteurs. À l’échelle nationale, la FAO, l’OIE et l’OMS œuvrent ensemble à l’appui de mécanismes de gouvernance multisectoriels, qui concernent, entre autres, les ministères de l’agriculture et de la santé. À l’occasion de la Semaine mondiale de sensibilisation au bon usage des antibiotiques, qui s’est tenue en novembre 2016, une vingtaine d’États et de Territoires ont organisé, sur le modèle de l’approche collective « Un monde, une santé », des campagnes nationales ciblant les professionnels de la santé et les étudiants en santé humaine et animale avec pour message clef « Réfléchissez bien avant de prendre des antibiotiques ». Des partenariats multisectoriels nationaux, appuyés par la FAO, l’OIE et l’OMS, sont nécessaires pour renforcer la lutte mondiale contre la RAM.

Agissant avec les secteurs de l’agriculture et de l’environnement, et les Nations Unies, l’OMS lutte contre la résistance aux antimicrobiens, qui menace gravement la santé et le développement.

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Systèmes de santé

3. Appui de la FAO, de l’OIE et de l’OMS en faveur de partenariats plurisectoriels pour lutter contre la RAM

4. Des partenariats pour rapprocher les secteurs de la santé et des finances la santé et des finances, et du secteur de l’assurance, de divers pays d’Asie. Le financement durable des priorités de santé publique présente un défi particulier pour les pays de la Région. L’OMS collabore avec les secteurs de la santé et des finances pour se préparer et faire face à la réduction des crédits découlant des initiatives mondiales pour la santé, notamment au moyen de stratégies visant à garantir un financement interne suffisant, à améliorer la performance des systèmes de santé grâce à une réforme des modes de financement et à gérer la transition vers de nouveaux flux de revenus. Elle a notamment appuyé l’élaboration d’un cadre analytique et l’apport d’une aide adaptée aux besoins des pays en vue de planifier et d’assurer une transition sans heurt entre le financement vertical des programmes de lutte contre la maladie et la mise en place de systèmes de financement interne. Le soutien apporté au secteur de la santé pour améliorer les systèmes publics de gestion des finances est un autre volet important de l’action menée en faveur du financement durable des priorités de santé publique et d’une collaboration accrue entre les secteurs des finances et de la santé. Il s’agit notamment d’assouplir l’affectation des ressources et de permettre au secteur de la santé d’être plus stratégique dans la prise de mesures incitatives à l’intention des prestataires de services, dans l’optique de l’intérêt public et de la couverture sanitaire universelle.

Des agents de santé soignent les habitants de Ba Ajeng (Malaisie). Les modalités de prestation des services sont définies par les Ministères de la santé et des finances.

Le financement durable des priorités de santé publique deviendra de plus en plus pertinent dans le contexte des ODD et continuera d’exiger la collaboration entre différents secteurs, notamment la santé et les finances. Cette collaboration bénéficie du soutien de l’OMS, par l’entremise des

équipes de pays, et dans le cadre d’initiatives régionales. À titre d’exemple, l’OMS, en coopération avec la Banque asiatique de développement et la Banque mondiale, a soutenu en 2016 un atelier régional qui a réuni de hauts responsables des ministères de

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Rapport du Directeur régional

Les systèmes de réglementation représentent un domaine d’action prioritaire dans la mise en place de la couverture sanitaire universelle et sont essentiels à la protection et à la promotion de la santé publique. L’OMS collabore avec ses partenaires et aide les États Membres à renforcer leurs systèmes de réglementation, y compris dans les domaines des médicaments et des personnels de santé. L’Organisation a établi de solides partenariats avec bon nombre d’autorités nationales de réglementation et d’institutions connexes, tels que les laboratoires de contrôle nationaux chargés de l’assurance de la qualité des médicaments, de la standardisation biologique et de l’évaluation. Ainsi, le partenariat avec le Ministère de la sécurité des aliments et des médicaments de la République de Corée a facilité l’apport de fonds et l’assistance technique nécessaires au renforcement de la réglementation sur les vaccins, la biomédecine, les produits pharmaceutiques et la médecine traditionnelle dans la Région. Ce partenariat apporte cohérence et fiabilité pour ce qui concerne l’appui fourni aux pays et permet à l’OMS d’adopter une démarche stratégique bien planifiée pour répondre aux besoins des pays définis au moyen d’analyses comparatives effectuées par les autorités nationales de réglementation. L’OMS a également établi des partenariats de nature diverse pour renforcer la réglementation relative aux personnels de santé dans la Région. La collaboration avec l’Australian Health Practitioner Regu-

Les soins des enfants sont une priorité de l’Hôpital Princess Margaret à Tuvalu, où la réglementation en vigueur permet de garantir la compétence du personnel.

lation Agency a permis d’établir encore plus solidement le soutien technique fourni aux décideurs et aux organismes de réglementation de la Région aux fins de la mise en place de systèmes efficaces, adaptés et rationnels. Cette collaboration a également facilité l’inventaire et le partage de bonnes pratiques et de difficultés communes, notamment par le biais de publications et de concertations. Plus particulièrement, ce partenariat a conduit à l’organisation d’une table ronde en marge

de la douzième conférence internationale sur la régulation médicale organisée par l’International Association of Medical Regulatory Authorities. L’Organisation continuera de collaborer avec ses partenaires et de soutenir les États Membres dans le renforcement des systèmes de réglementation pour faire progresser la couverture sanitaire universelle et promouvoir la santé publique tout en la protégeant.

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Systèmes de santé

5. Une action concertée pour renforcer les systèmes de réglementation

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Les îles-santé sont des lieux où les enfants se développent physiquement et spirituellement.

Rapport du Directeur régional

Appui technique dans le Pacifique Introduction 1. Adapter la SMEAP III au contexte du Pacifique pour renforcer la sécurité sanitaire régionale 2. Progrès dans la mise en œuvre des plans d’action nationaux contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) 3. Concept d’îles-santé et Stratégie de coopération entre l’OMS et les États et Territoires insulaires du Pacifique

La Division Appui technique dans le Pacifique a été créée en 2010 à Suva (Fidji). Elle a étendu le rôle du Bureau du représentant de l’OMS dans le Pacifique sud, établi en 1956 pour desservir les États et Territoires insulaires océaniens. De concert avec le Bureau régional, la Division coordonne l’appui technique adapté aux besoins du Pacifique que fournissent les bureaux de pays de l’OMS situés aux Îles Salomon, à Kiribati, dans les États fédérés de Micronésie, à Samoa, aux Tonga et au Vanuatu.

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Introduction En marche vers la concrétisation du concept d’îles-santé La Division Appui technique dans le Pacifique a été créée en 2010 à Suva (Fidji). Elle a étendu le rôle du Bureau du représentant de l’OMS dans le Pacifique Sud, établi en 1956 pour desservir les États et Territoires insulaires océaniens. De concert avec le Bureau régional, la Division coordonne l’appui technique adapté aux besoins du Pacifique que fournissent les bureaux de pays de l’OMS situés aux Îles Salomon, à Kiribati, dans les États fédérés de Micronésie, à Samoa, aux Tonga et au Vanuatu. L’appui apporté par l’OMS à la Région du Pacifique est sous-tendu par le concept d’îles-santé, retenu par les États Membres comme thème fédérateur pour améliorer la santé et protéger les environnements essentiels à la vie dans le Pacifique. Adopté lors de la première conférence des Ministres de la santé des pays insulaires du Pacifique, qui s’est tenue sur l’île de Yanuca (Fidji) en 1995, ce concept propose depuis plus de vingt ans la vision ambitieuse d’un mode de vie sain dans le Pacifique. Afin de fournir un appui dans le droit fil de l’engagement renouvelé des dirigeants du Pacifique, l’OMS a clairement exprimé son adhésion au concept d’îlessanté dans son projet de Stratégie de coopération de l’OMS avec les États et Territoires du Pacifique qui couvrira la période de 2018 à 2022. Fruit d’une étroite collaboration avec les gouvernements et les partenaires de la santé, cette stratégie a été élaborée en même temps que la Stratégie des Nations Unies pour le Pacifique (2018–2022), ce qui

Une agente de santé aux Iles Cook mesure la croissance et le développement d’un enfant dans un établissement de soins de santé primaires.

garantit une concordance et une intégration parfaites entre les deux textes. La Division Appui technique dans le Pacifique a appuyé l’élaboration de plans stratégiques nationaux pour la santé, la réalisation de bilans annuels et la planification aux Fidji, aux Îles Cook, aux Îles Salomon, à Kiribati, dans les États fédérés de Micronésie, à Nauru, aux Tonga, à Tuvalu et au Vanuatu. Elle a également concouru à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi de politiques, de directives et de plans nationaux sur les technologies de la santé et les médicaments essentiels, notamment les médicaments traditionnels.

L’OMS collabore avec les États et Territoires insulaires du Pacifique à l’élaboration de vastes plans d’action nationaux contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) et a également concouru à l’organisation de campagnes de sensibilisation aux Fidji, à Kiribati, dans les États fédérés de Micronésie, aux Palaos, à Samoa, aux Tonga et à Tuvalu. Dans l’optique de la couverture sanitaire universelle, l’Organisation a coopéré avec les États et Territoires insulaires du Pacifique pour améliorer la prestation de services de santé essentiels en faisant une large place aux soins de santé primaires et

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Rapport du Directeur régional

À l’appui de l’action menée dans le Pacifique pour prévenir et combattre les maladies non transmissibles (MNT), l’OMS a contribué au suivi des cibles et des traités régionaux et mondiaux, tels que le Cadre mondial de suivi pour les maladies non transmissibles et la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. Les milieux communautaires sans tabac ne cessent de se multiplier dans l’ensemble du Pacifique, en concomitance avec la hausse des taxes et le renforcement des lois antitabac. Des enquêtes répétées dans trois pays insulaires du Pacifique ont fait ressortir un recul de la consommation de tabac. Un tableau de bord régional a été élaboré pour suivre les actions menées et les progrès accomplis par rapport aux objectifs mondiaux et régionaux, et sera pris en compte dans les rapports de situation annuels. La quasi-totalité des États et Territoires insulaires du Pacifique ont adapté les protocoles fondés sur des données factuelles pour le diagnostic précoce et la gestion des principales MNT, tirés de l’ensemble d’interventions essentielles OMS ciblant les maladies non transmissibles dans le cadre des soins de santé primaires en contexte de faibles ressources (PEN). Une réunion PEN a permis aux points focaux nationaux, aux experts et aux partenaires d’examiner les progrès accomplis par les Dans le Pacifique, la mise en place du PEN permet des soins de santé primaires, garantissant une meilleure maîtrise des MNT. Une agente de santé aux Iles Marshall effectue des tests en laboratoire.

pays dans la prise en charge clinique des MNT et d’envisager des mesures pour accélérer et renforcer la mise en œuvre et l’expansion du programme. L’OMS appuie l’intensification des activités liées à la santé mentale, en particulier le renforcement des politiques et de la législation, l’intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires et la sensibilisation du public. Bon nombre de

pays insulaires du Pacifique ont saisi l’occasion de la Journée mondiale de la Santé 2017, dont le thème était « Dépression : parlons-en », pour sensibiliser leurs habitants à la question. Aux Fidji, le personnel des établissements sanitaires et scolaires a bénéficié d’un dossier d’information pour le lancement de campagnes dans leurs communautés ; Kiribati et Samoa ont organisé des événements sportifs

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Appui technique dans le Pacifique

à la santé communautaire. Comme suite à une recommandation issue de la onzième réunion des Ministres de la santé des pays du Pacifique en avril 2015, l’OMS a élaboré, de concert avec la Communauté du Pacifique (CPS) et d’autres partenaires, un cadre de suivi relatif aux îles-santé. Un rapport sur sa mise en œuvre sera présenté à la douzième réunion des Ministres de la santé du Pacifique, qui se tiendra du 28 au 30 août 2017 à Rarotonga (Îles Cook).

pour attirer l’attention sur le problème de la dépression. Veiller à ce que les États et Territoires insulaires du Pacifique soient moins vulnérables face aux graves menaces que font peser les urgences et les catastrophes sur la santé impose la coordination des interventions nationales et régionales. Au cours de l’année écoulée, l’OMS a continué d’aider les pays à détecter, à analyser et à réduire les flambées d’arboviroses, y compris la dengue de sérotype 2, réapparue dans le Pacifique. L’OMS collabore étroitement avec ses partenaires du Réseau océanien de surveillance de la santé publique (CPS, Association océanienne des fonctionnaires des

services de santé et Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis) au renforcement de la sécurité sanitaire dans le Pacifique en apportant un appui technique coordonné à l’application du Règlement sanitaire international, ou RSI (2005), au titre de la Stratégie Asie-Pacifique pour la maîtrise des maladies émergentes et la gestion des urgences de santé publique (SMEAP III). À la tête du Groupe Santé et nutrition de l’équipe d’aide humanitaire du Pacifique, l’OMS a étroitement participé à l’action de relèvement menée par les Fidji et les Îles Salomon respectivement frappées par le cyclone tropical Winston de catégorie 5 en 2016 et le séisme de magnitude 6,4 sur

l’île de Makira en 2017. L’année 2017 a débuté par le lancement d’un programme quinquennal visant à établir des systèmes de santé à l’épreuve du climat dans les Îles Salomon, à Kiribati, à Tuvalu et au Vanuatu, moyennant le renforcement de la gouvernance et des politiques, la mise en place de systèmes d’alerte rapide et la prestation de services préventifs et curatifs, dans le cadre d’un fructueux projet pilote axé sur l’adaptation aux changements climatiques en faveur de la santé. L’OMS continue de seconder les pays dans la lutte contre l’émergence de la tuberculose multirésistante en faisant fond sur les progrès importants accomplis sur la voie de l’élimination de la filariose lym-

Les changements climatiques et les intempéries extrêmes ont un fort impact dans le Pacifique. À Tuvalu, cette route disparaît sous l’effet de l’érosion côtière et des inondations.

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Rapport du Directeur régional

Poursuivant ses efforts qu’elle mène sans relâche depuis la création du Programme du Pacifique pour l’élimination de la Filariose lymphatique en 1999, la Région continue de progresser dans la lutte contre cette maladie, également appelée éléphantiasis. La majorité des 15 États et Territoires insulaires du Pacifique, ainsi que la Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui étaient encore des pays d’endémie de la filariose lymphatique au début de la mise en œuvre du programme mondial pour l’élimination de la maladie, observent aujourd’hui des résultats encourageants grâce aux campagnes annuelles d’administration massive de deux médicaments en association, le diéthylcarbamazine et l’albendazole. Au cours de l’année écoulée, l’élimination de la filariose lymphatique comme problème de santé publique a été validée par l’OMS dans quatre pays du Pacifique, à savoir les Îles Cook, les Îles Marshall, Nioué et le Vanuatu. Au Vanuatu, des agents de santé se rendent dans les communautés et foyers lors des campagnes d’administration massive de médicaments visant à lutter contre la filariose lymphatique. Cinq autre pays ont achevé avec succès leurs campagnes d’AMM et sont désormais en phase de surveillance. Trois d’entre eux devraient déposer leur dossier de validation de l’élimination de la filariose lymphatique d’ici à la fin de l’année. Six pays poursuivent les AMM dans les zones où persiste la transmission de la maladie et s’emploient activement à y mettre un terme par des interventions efficaces.

phatique, du trachome, des helminthiases d’origine tellurique et du pian, et dans la prévention et la maîtrise du VIH et des infections sexuellement transmissibles. En 2017, les Îles Marshall ont éliminé la filariose lymphatique comme problème de santé publique, ce qui porte à cinq le nombre de pays de la Région du Pacifique occidental qui ont été retirés de la liste des États et Territoires d’endémie.

Au cours de l’année écoulée, les Fidji, Kiribati et le Vanuatu ont lancé des campagnes nationales d’administration massive de médicaments (AMM) contre le trachome. Ces pays d’endémie, ainsi que les Îles Salomon, qui ont procédé à des AMM l’année précédente, s’acheminent à grands pas vers l’élimination de la maladie.

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Appui technique dans le Pacifique

Filariose lymphatique : validation de son élimination comme problème de santé publique

1. Adapter la SMEAP III au contexte du Pacifique pour renforcer la sécurité sanitaire régionale

L’approche “Un monde, une santé“ renforce la coordination multisectorielle des interventions à l’interface homme–animal–écologie. Elle permet de lutter contre la RAM et de sauvegarder la sécurité sanitaire dans le Pacifique.

Des progrès considérables ont été accomplis ces dix dernières années dans l’amélioration des systèmes de surveillance et d’action du Pacifique, conformément aux dispositions du RSI (2005). Pour autant, le renforcement et le maintien des principales capacités requises en vertu du RSI, touchant notamment la surveillance, l’évaluation des risques et l’intervention, continuent de poser des difficultés.

Réduire la vulnérabilité face aux me­ na­ ces sanitaires graves demande des actions coordonnées et souples aux niveaux national et régional, ainsi que des systèmes nationaux de santé capables de résister aux maladies épidémiques communes et aux urgences soudaines provoquées par des aléas naturels, environnementaux ou technologiques. Les renforts techniques, mobilisables immédiatement à l’échelle

régionale, sont également essentiels à la sécurité sanitaire dans le Pacifique. Certaines capacités, telles que les services diagnostiques avancés et les laboratoires de référence, ainsi que les stocks de contremesures médicales, impliquent de fortes dépenses pour la mise en place et la maintenance ainsi que le recours à des services spécialisés.

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Rapport du Directeur régional

À l’issue d’intenses consultations avec les États et Territoires insulaires du Pacifique et les partenaires du développement, l’OMS a ajouté à la SMEAP III un chapitre consacré aux problèmes particuliers de mise en œuvre du RSI (2005) dans le Pacifique. La question du renforcement du RSI (2005) au titre de la SMEAP III a été abordée à la soixantième réunion du Conseil exécutif de l’Association océanienne des fonctionnaires des services de santé, qui s’est tenue en septembre 2016 à Honolulu (Hawaï) ; au vingtième anniversaire du Réseau océanien de surveillance de la santé publique et à la réunion des Directeurs de la santé du Pacifique, qui ont eu lieu à Suva (Fidji) en avril 2017 ; à la réunion du Pacifique sur la mise en œuvre du Règlement sanitaire international (2005), qui s’est déroulée à Nadi (Fidji) en mai et juin 2017. La mise en œuvre de la SMEAP III a pour objet de garantir que tous les États et Territoires insulaires du Pacifique se dotent des principales capacités requises en matière de santé publique et des moyens nécessaires pour détecter, évaluer et combattre les maladies courantes potentiellement épidémiques, ainsi que de dispositifs établis avec leurs partenaires régionaux leur assurant sans tarder une assistance technique et des renforts en cas de menace ou de catastrophe transfrontalière. Le renforcement des principales capacités établies au titre du RSI (2005) dans le Pacifique demeurera axé sur les fonctions essentielles requises par tous les systèmes de santé nationaux pour la préparation aux épidémies et aux urgences, l’alerte et l’intervention, y compris la surveillance des maladies, l’évaluation des risques, les moyens opérationnels, les services diagnostiques de laboratoires, la communication sur les risques, les capacités aux

L’OMS collabore étroitement avec les autorités sanitaires nationales et ses partenaires au perfectionnement et à la rétention des personnels de santé, ainsi qu’à la mise en place d’un financement durable des sys-

Depuis 2017, le RSI (2005) a pour priorité, dans le cadre de la mise en œuvre de la SMEAP III dans le Pacifique, une constante amélioration de la qualité, en ce qui touche notamment le bilan des épidémies, les exercices de simulation et l’évaluation extérieure conjointe volontaire et l’actualisation de plans d’action nationaux. En avril 2017, les Directeurs de la santé du Pacifique ont réaffirmé l’engagement pris par les États et Territoires insulaires du Pacifique et les organismes partenaires d’accélérer la mise en œuvre du RSI (2005) afin de renforcer la sécurité sanitaire nationale, régionale et mondiale. Ils sont également convenus d’élaborer un plan d’action pluriannuel au niveau régional pour favoriser, aux niveaux national et régional, des investissements coordonnés en faveur de la sécurité sanitaire dans le Pacifique. La plupart des partenaires régionaux dans le Pacifique, y compris l’OMS, ont œuvré de concert à l’élaboration du Plan de coordination de la sécurité sanitaire dans le Pacifique. Des consultations seront menées avec les autorités avant la tenue de la réunion des Ministres de la santé du Pacifique, en août 2017. La mise en place d’une action collective en faveur de la sécurité sanitaire dans le Pacifique, prévoyant un appui plus cohérent, coordonné, transparent et réactif à l’application du RSI (2005) de la part des partenaires du Pacifique, et le renforcement des capacités régionales en matière d’alerte et d’intervention, ont été deux grands thèmes de la septième réunion biennale du Pacifique sur l’application du Règlement sanitaire international (2005).

Le cyclone Donna est la pire tempête tropicale qui ait frappé le Pacifique Sud en mai, causant des pertes et des dégâts considérables. Outre une aide financière, l’OMS a envoyé en urgence du matériel médical dans certaines des zones les plus touchées du Vanuatu.

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Appui technique dans le Pacifique

points d’entrée et le rôle des points focaux nationaux RSI.

tèmes de santé, nécessaires pour préserver les acquis de l’application du RSI (2005).

2. Progrès dans la mise en œuvre des plans d’action nationaux contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) Les systèmes de santé déjà vulnérables des pays du Pacifique sont régulièrement mis à rude épreuve par des épidémies de maladies infectieuses, comme on l’a vu récemment aux Fidji, à Kiribati et aux Tonga. Les laboratoires locaux ont déjà révélé l’émergence de micro-organismes résistant aux antibiotiques conventionnels dans la plupart des États et Territoires insulaires du Pacifique. Le problème persistera tant que les obstacles aux systèmes de santé – insuffisance de fournitures hospitalières et manque de formation du personnel – ne seront pas éliminés définitivement. Pour remédier à cette situation, les États et Territoires insulaires du Pacifique ont sollicité la contribution de l’OMS à l’élaboration de leurs plans d’action nationaux. En coordination avec le Bureau régional et les bureaux de pays, la Division Appui technique dans le Pacifique a supervisé la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, en améliorant l’aptitude des laboratoires médicaux à effectuer des tests de sensibilité antimicrobienne, en dispensant des formations sur l’identification de pathogènes multirésistants, et en garantissant la surveillance de la RAM, aux Fidji, aux Îles Cook, aux Îles Marshall et à Kiribati. L’Organisation a également concouru, aux Îles Cook, à Samoa et aux Tonga, à l’examen des politiques de lutte anti­ infectieuse et à l’élaboration de directives sur les antibiotiques à partir de résultats d’antibiogrammes locaux ou de tests de sensibilité. En outre, aux Fidji, dans les Îles Cook et à Samoa, la Division contribue à améliorer la surveillance de la RAM et les systèmes d’information en assurant la mise en place de WHONET (système élaboré par l’OMS dans l’optique de surveillance mondiale de la résistance bactérienne aux agents antimicrobiens), et en dispensant la formation nécessaire. La Division Appui technique dans le Pacifique a aussi coordonné l’appui de l’OMS dans l’élaboration de plans d’action nationaux contre la RAM. Les Fidji et les Îles Cook ont lancé des plans d’action nationaux multisectoriels et seront bientôt suivis par les Îles Marshall, les États fédérés de Micronésie, les Palaos, Samoa et les Tonga. L’Organisation aide également les Fidji à recueillir et à analyser des données sur la consommation des antimicrobiens, chez les humains et chez les animaux. Elle étendra son appui à d’autres pays. La Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques contribue à faire valoir le programme politique de la RAM. Huit pays insulaires du Pacifique y ont participé en 2015, puis 12 en 2016. La question a été longuement débattue à la réunion sur l’assurance de la qualité et l’utilisation rationnelle des médicaments essentiels, qui s’est tenue du 14 au 17 février 2017 à Nadi (Fidji). La surveillance, la prévention et la maîtrise des infections et la gestion de la chaîne d’approvisionnement en antimicrobiens continueront de bénéficier d’une assistance technique. La Division continuera d’aider les États et Territoires insulaires du Pacifique à lutter contre la RAM en adaptant les plans d’action mondiaux et régionaux de l’OMS à leur situation propre.

Les pharmaciens, comme cet homme aux Tonga, jouent un rôle crucial dans la lutte contre la RAM en garantissant la qualité et l’efficacité des antimicrobiens prescrits.

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Rapport du Directeur régional

pris en compte pour proposer à l’échelle sous-régionale une vision stratégique globale avec comme thème fédérateur le concept d’îles-santé. Le projet de Stratégie de coopération entre l’OMS et les États et Territoires insulaires du Pacifique (2018–2022) vise à accélérer les progrès sur la voie de la concrétisation du concept d’îles-santé en améliorant et en protégeant la santé de tous les habitants. Par souci de concordance, le cadre de suivi des îles-santé sera le principal instrument utilisé pour surveiller les résultats et l’impact des activités de la Division Appui technique dans le Pacifique. Il est assorti d’indicateurs servant à mesurer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures prises expressément pour concrétiser cette vision. Ces indicateurs ont été en grande partie tirés de cadres mondiaux, tels que les objectifs de développement durable, afin de garantir leur conformité aux normes internationales. L’avenir du Pacifique est entre les mains de ses enfants. L’encadrement et l’action en faveur de la santé ouvriront de nouveaux horizons. Le programme d’action stratégique de la Stratégie de coopération entre l’OMS et les États et Territoires insulaires du Pacifique (2018–2022) souligne la réactivité de la Division Appui technique dans le Pacifique quant aux besoins et aux priorités des États et Territoires insulaires et à la collaboration multisectorielle, dans l’optique d’initiatives transversales qui soutiennent durablement une population de plus de trois millions d’habitants. Les progrès accomplis au titre de la stratégie contribueront à concrétiser le concept d’îles-santé.

La Stratégie de coopération multipays pour le Pacifique (2013–2017) expose en détail la vision stratégique et la coopération technique entre l’OMS et les 21 États et Territoires insulaires de la Région du Pacifique occidental. La stratégie est en cours d’actualisation, avec le concept d’îlessanté comme principe directeur dans la définition des priorités stratégiques et des domaines d’intervention pour 2018–2022.

La stratégie actuelle expose la diversité des contextes géographiques, démographiques, culturels, économiques et sanitaires des 21 États et Territoires insulaires du Pacifique. En outre, elle préconise une approche centrée sur les pays, à partir d’informations sur chacun d’entre eux résumant leur profil sanitaire, leurs politiques et systèmes de santé ainsi que leurs priorités stratégiques. Ces éléments sont

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Appui technique dans le Pacifique

3. Concept d’îles-santé et Stratégie de coopération entre l’OMS et les États et Territoires insulaires du Pacifique

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Le Directeur régional et les représentants des États Membres en octobre 2016 au Comité régional du Pacifique occidental à Manille. À tous les échelons, l’OMS veille à ce que les délibérations et décisions du Comité contribuent à améliorer la santé desRapport habitants la Région. du de Directeur régional

Encadrement, coordination et appui Introduction – Bureau du Directeur régional – Division Gestion des programmes – Division Administration et finances

Le Bureau du Directeur régional, la Division Gestion des programmes et la Division Administration et Finances assurent la direction et le contrôle des activités de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental.

1. Renforcer la conformité, l’engagement de responsabilité et la transparence 2. Renforcer l’action de l’OMS dans les pays grâce à une meilleure technologie 3. Dresser le bilan des réformes qui préparent l’OMS pour l’avenir

Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental

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Introduction Bureau du Directeur régional Le Bureau du Directeur régional appuie l’action du Directeur régional, ainsi que les efforts d’encadrement et de coordination du Bureau régional, en particulier pour ce qui concerne la communication, les relations extérieures et les partenariats, ainsi que les produits et les services d’information. Il soutient également l’activité des organes directeurs de l’OMS. Une communication stratégique, efficace et bien coordonnée fait partie intégrante de l’objectif de l’OMS de contribuer à façonner un avenir meilleur et plus sain pour tous. L’unité Communication du Bureau du Directeur régional est en relation étroite avec les divisions techniques, le Siège de l’OMS et les 15 bureaux de pays de la Région afin de fournir des informations, des orientations et des conseils aux décideurs – individus, dirigeants et partenaires — qui donneront une impulsion pour protéger et promouvoir la santé. La Journée mondiale de la Santé, célébrée le 7 avril 2017, a démontré toute l’importance de la communication dans la quête d’une meilleure santé publique. Le Directeur régional a saisi cette occasion pour inviter au Siège du Bureau régional des membres de la communauté diplomatique, des représentants d’organismes des Nations Unies et des défenseurs de la santé mentale dans le cadre d’une rencontre sur le thème « Dépression : parlons-en ». Temps fort d’une campagne médiatique lancée dans l’ensemble de la Région, cet événement a ouvert un large débat sur la dépression et la maladie mentale et contribué à faire comprendre que le simple fait d’abor-

Le Directeur régional, le Directeur de la Gestion des programmes, le Directeur de l’Administration et des Finances, et l’Administratrice du Bureau du Directeur régional assurent en concertation, avec leurs équipes de direction, l’encadrement, l’orientation et la coordination de l’activité de l’OMS dans le Pacifique occidental.

Le Bureau du Directeur régional, la Division Gestion des programmes et la Division Administration et Finances assurent la direction et le contrôle des activités de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental. Agissant en étroite collaboration, ces trois entités coordonnent l’action des programmes techniques, l’appui aux pays, les relations avec les partenaires et les donateurs, l’appui administratif et financier, et la communication. L’objectif global du Directeur régional de veiller à ce que les priorités des pays

soient toujours au cœur des préoccupations de l’OMS, sous-tend les activités de la haute Direction. En outre, l’équipe de direction réfléchit collectivement aux moyens d’améliorer l’efficacité, l’efficience et l’engagement de responsabilité de l’Organisation. Elle chapeaute aussi les efforts entrepris pour que la Région s’aligne sur les réformes mondiales, touchant notamment la gestion de la mobilité et le recrutement du personnel, ainsi que sur les mesures visant à renforcer l’engagement de responsabilité et la transparence.

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Rapport du Directeur régional

der la question pouvait être un premier pas vers le rétablissement. Une communication robuste passe également par des publications, des produits d’information et des services de traduction de grande qualité. L’équipe chargée des produits et services d’information, qui comprend la bibliothèque, l’unité des publications et l’équipe de traduction, seconde le personnel de l’OMS et les États Membres dans la création, la traduction, la diffusion et la recherche d’information sur la santé. En santé publique, la connaissance et l’information peuvent, au sens littéral, sauver des vies. Dans les pays à revenu faible, en particulier dans les zones reculées, l’accès à l’information scienti-

fique la plus récente est souvent difficile et coûteux. Au cours de l’année écoulée, l’unité Produits et services d’information a piloté la mise en ligne d’un système novateur d’accès aux dernières informations sanitaires et médicales : le programme HINARI, fruit d’un partenariat entre l’OMS et de grands éditeurs, assure aux pays à revenu faible et intermédiaire l’accès à l’une des plus vastes collections de revues biomédicales et sanitaires du monde, signifiant ainsi que les questions de distance et de budget ne font plus obstacle à la diffusion d’information d’importance vitale. Les formations dispensées par l’unité ont relié les hôpitaux des parties reculées de la République démocratique populaire

L’OMS dépend de l’excellent soutien de nombreux partenaires et donateurs pour poursuivre son action. Plus que jamais depuis l’adoption des objectifs du développement durable, les partenariats et les alliances entre secteurs – agriculture, éducation, santé, transport, et autres – revêtent une importance fondamentale pour l’action de l’OMS. Si la santé figure au cœur du programme de développement mondial, la plupart des forces qui s’exercent sur elle sont extérieures au secteur sanitaire. L’unité Relations extérieures du Bureau du Directeur régional renforce les relations entre l’OMS et un ensemble de partenaires de la santé et du développement qui fournissent un appui financier et technique à l’Organisation, en assurant notamment la gestion de quelque 130 mémorandums d’accord et autres textes. Elle coordonne également, à l’échelle de la Région, la mise en œuvre du Cadre de collaboration avec les acteurs non étatiques, adopté par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2016.

Division Gestion des programmes La Division Gestion des programmes coordonne la coopération technique avec les États Membres moyennant l’élaboration des programmes et le suivi des opérations, l’appui aux pays et les services de rédaction. La Division s’appuie sur une gestion axée sur les résultats et des démarches transversales pour garantir l’obtention de résultats à l’échelle nationale. La Division dirige la planification stratégique et opérationnelle, ainsi que l’allo-

Le Directeur de la Gestion des programmes, qui a notamment pour fonction de s’assurer que l’activité de l’OMS concorde avec les priorités des États Membres, et le Président sortant du Comité régional en octobre 2016.

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Encadrement, coordination et appui

lao et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée aux meilleurs services d’information sanitaire et médicale du monde.

cation des ressources en fonction des priorités définies par les organes directeurs de l’OMS (Assemblée mondiale de la Santé, Conseil exécutif et Comité régional du Pacifique occidental). Elle est guidée dans son action par le Comité du Programme et les stratégies de coopération avec les pays. Elle est également chargée de la coordination générale des réunions des organes directeurs, y compris les sessions annuelles du Comité régional. Au sein de la Division, l’unité Élaboration des programmes et suivi des opérations coordonne l’exécution du budget programme 2016–2017. Elle a également contribué à l’élaboration du projet de budget programme pour l’exercice 2018– 2019, approuvé par l’Assemblée mondiale de la Santé réunie en sa Soixante-Dixième session, en mai 2017. L’unité Appui aux pays collabore étroitement avec les bureaux de pays de

l’OMS afin que les priorités et les besoins des pays figurent au cœur de toutes les activités de l’Organisation. Elle coordonne également l’élaboration, la mise en œuvre et l’examen des stratégies de coopération de l’OMS avec les pays, lesquelles sont établies conjointement avec les États Membres pour orienter l’activité de l’OMS au niveau national. L’unité Appui aux pays contribue à l’application de la réforme de l’OMS dans la Région, pour ce qui touche notamment l’harmonisation avec les initiatives de réforme mondiales et l’application des politiques d’évaluation de l’Organisation. Elle coordonne en outre les activités de l’OMS avec d’autres institutions des Nations Unies et initiatives mondiales de santé. L’unité Services de rédaction garantit la qualité des documents officiels et des produits d’information de l’OMS en four-

nissant des conseils et un appui rédactionnels à l’ensemble de l’Organisation. Elle coordonne le traitement de l’ensemble des documents établis par les différentes divisions de la Région en vue des sessions du Comité régional, et pourvoit aux besoins en communication du Directeur régional. De manière générale, l’unité concourt au contrôle de la qualité de toutes les publications et produits de communication du Bureau régional. Elle a élaboré des modèles et des conseils rédactionnels pour tous les types de documents, en allant des discours et rapports de mission aux documents de travail et cadres régionaux. La mise à jour d’un manuel sur les procédures et protocoles du Comité régional et l’élaboration d’un guide sur le rôle et les fonctions des États Membres en cours de session sont autant d’initiatives transversales mises en œuvre par l’unité.

PHILIPPINES–WHO Country Cooperation Strategy 2017–2022

LAO PEOPLE'S DEMOCRATIC REPUBLIC–WHO Country Cooperation Strategy 2017–2021

PAPUA NEW GUINEA–WHO Country Cooperation Strategy 2016–2020

MALAYSIA–WHO Country Cooperation Strategy 2016–2020

L’unité d’Appui aux pays coordonne l’élaboration, l’application et l’examen des stratégies de pays qui orientent le soutien de l’OMS quant aux besoins des États Membres en matière de santé.

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Rapport du Directeur régional

Que le soleil brille ou que la tempête se déchaîne, le personnel de l’OMS est toujours disponible. Les chauffeurs sont parmi les nombreux employés du Bureau régional qui accueillent les visiteurs avec le sourire.

Division Administration et Finances La Division Administration et Finances comprend trois unités : Budget et finances, Gestion des ressources humaines, et Technologies de l’information et administration. Elle veille à l’utilisation responsable et transparente des fonds moyennant une surveillance et une présentation des résultats rigoureuses. Les procédures efficaces de recrutement et de fidélisation du personnel qualifié, et l’appui fourni pour doter les effectifs de l’Organisation des moyens et des compétences nécessaires à l’exercice de leurs fonctions, contribuent aux résultats positifs de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental. Les équipes de la Division interviennent au niveau régional depuis Manille et aident les bureaux de pays à renforcer la coopération avec les divisions techniques pour faciliter la recherche de solutions. L’unité Budget et finances de la Division renforce le contrôle financier interne à des

fins de conformité et d’assurance-qualité au moyen de conseils, de politiques et de procédures d’établissement de rapports. L’unité Gestion des ressources humaines recrute des experts internationaux et des agents de soutien locaux, et s’assure de leur prise de fonction dans les meilleurs délais. L’unité Technologies de l’information et administration assure les services administratifs courants nécessaires au fonctionnement efficace de l’Organisation dans les domaines suivants : achats, voyages, gestion des réunions, technologies de l’information et de la communication, enregistrement et logistique, gestion des locaux et sécurité du personnel. Elle apporte également un appui logistique aux services d’intervention d’urgence, pour ce qui facilite les voyages, les achats et l’envoi de matériel, ainsi que la sécurité du personnel. En 2016, le Bureau régional du Pacifique occidental a été le premier grand bureau de l’OMS à s’acquitter dans les temps de toutes les exigences en matière d’évaluation du personnel. Toutes les évaluations du Sys-

La coopération financière directe, qui désigne les paiements effectués par l’Organisation en vue de couvrir le coût de biens ou d’activités qui serait sinon à la charge des gouvernements, continue de répondre à toutes les exigences en matière d’établissement de rapports. Ces paiements aident les gouvernements à renforcer leur capacité de développement sanitaire, tout en optimisant les retombées de la coopération technique fournie par l’OMS. Pour mesurer les progrès accomplis, un contrôle de la qualité a été effectué dans chacun des bureaux de pays de l’OMS de la Région. L’unité Services administratifs a été réorganisée pour en accroître l’efficacité, et les fonctions administratives ont été renforcées dans les bureaux de pays. Outre l’amélioration du réseau, le renforcement de la sécurité et le déploiement de nouvelles technologies normalisées, le Groupe chargé des technologies de l’information a continué de proposer des solutions aux États Membres, notamment les suivantes : mise en place d’un système biométrique d’enregistrement des données et statistiques d’état civil dans les États fédérés de Micronésie ; application du cadre de contrôle interne de l’OMS (y compris le processus d’autoévaluation) à l’échelon mondial ; maintien du pilotage concernant l’élaboration du système de gestion de la collaboration mondiale. En outre, la Division collabore au transfert des bureaux situés en Malaisie et à Samoa afin de renforcer l’efficacité des opérations et de satisfaire aux exigences des normes minimales de sécurité opérationnelle de l’Organisation des Nations Unies.

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Encadrement, coordination et appui

tème de gestion et de développement des services du personnel, selon l’appellation officielle, ont été effectuées dans les délais prescrits à l’échelle mondiale.

1. Renforcer la conformité, l’engagement de responsabilité et la transparence Les principes fondamentaux de responsabilité et de transparence sous-tendent l’activité de l’OMS dans son ensemble. L’Organisation doit au premier chef rendre des comptes aux États Membres, et doit également en rendre aux donateurs et aux partenaires qui appuient son activité. Et elle se doit aussi d’être transparente dans tout ce qu’elle fait. Les efforts menés pour renforcer la responsabilité, la transparence et la conformité dans la Région du Pacifique occidental se sont poursuivis au cours de l’année écoulée. Le Bureau régional a recruté à plein temps un responsable de la conformité et de la gestion des risques, qui relève directement du Directeur régional. Il joue également un rôle moteur à l’échelle mondiale, s’agissant d’ouvrir la voie à davantage de responsabilité, de transparence et de conformité. Le Bureau régional a, par exemple, piloté la transformation du cadre de contrôle interne, une liste de contrôle pour l’auto­ évaluation, en un outil en ligne plus convivial, destiné à un usage mondial. En novembre 2016, la Région du Pacifique occidental a accueilli la toute première réunion mondiale des responsables de la conformité et de la gestion des risques. Le Bureau régional continue de promouvoir de solides principes de conformité et de gestion des risques, notamment la conformité, en temps voulu, des dispositions relatives à l’établissement des rapports sur la coopération financière directe et les évaluations du personnel. Il prend également ses responsabilités à l’égard des donateurs très au sérieux et veille à ce que des rapports de haute qualité leur soient soumis en temps voulu. Le responsable de la conformité et de la gestion des risques présente des rapports trimestriels au Directeur régional, ce qui permet de maintenir le cap sur la question et de garantir la pérennité de la conformité aux principales mesures et réformes touchant la responsabilisation de l’Organisation. En novembre 2016, l’OMS s’est associée à l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide, une initiative bénévole et multipartenariale qui vise à accroître la transparence de l’aide, du développement et des ressources à but humanitaire afin d’en renforcer l’efficacité dans la lutte contre la pauvreté. L’Initiative regroupe des donateurs et des pays bénéficiaires, des organisations représentant la société civile et le secteur privé, ainsi que des organisations non gouvernementales nationales et internationales. Une nouvelle politique relative à la divulgation de l’information est actuellement mise en œuvre sur une période de deux ans, conformément aux engagements pris par l’OMS en faveur de l’Initiative.

L’Organisation doit au premier chef rendre des comptes aux États Membres, et doit également en rendre aux donateurs et aux partenaires qui appuient son activité.

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Rapport du Directeur régional

Occupant un vaste territoire couvrant plusieurs fuseaux horaires, la Région OMS du Pacifique occidental et ses pays ont toujours eu du mal à accéder à un large éventail de compétences disponibles tant aux trois niveaux de l’Organisation que dans ses six Régions. Améliorer les moyens de travailler transversalement, aux niveaux mondial, régional et national de l’OMS a été une priorité de la réforme mise en œuvre dans la Région. La modernisation de l’infrastructure des technologies de l’information et de la communication dans l’ensemble de la Région a créé des conditions plus propices à la mise en place de mécanismes de collaboration. Si la stabilité des connexions Internet continue de poser un problème dans certaines zones reculées, de multiples plate­ formes assurent désormais au Bureau régional une meilleure liaison avec les bureaux de pays, et à ces derniers une connexion plus aisée entre eux. Les progrès de la technologie numérique facilitent également la communication entre le Bureau régional et les États Membres. Des progrès ont commencé à voir le jour en 2012, lorsque les bureaux de pays ont abandonné, dans la mesure du possible, les liaisons satellitaires coûteuses pour des solutions plus adéquates et plus abordables, telles que la visioconférence dématérialisée. En 2013, les téléphones de bureau ont également été équipés de caméras afin de permettre des appels vidéo vers la plupart des bureaux de pays de la Région et d’autres bureaux de l’OMS.

Aujourd’hui, les membres du personnel disposant d’un ordinateur portable de l’OMS peuvent se connecter par visioconférence à tout moment et partout dans le monde.

À la soixante-septième session du Comité régional en octobre 2016, les 15 bureaux de pays de la Région ont participé par visioconférence à une manifestation parallèle consacrée à l’activité de l’OMS dans les pays. Les représentants des États Membres se sont félicités de cette initiative. Ces solutions technologiques ont favorisé l’action de l’OMS en permettant aux membres du personnel de conjuguer leurs efforts plus aisément tout en évitant les dépenses et les désagréments liés aux réunions en personne. Elles sont également bénéfiques à l’action collective entre l’Organisation et les États Membres dans la mesure où elles offrent la possibilité de

consultations sans déplacement jusqu’à Manille. En 2017 par exemple, des consultations ont été tenues par visio­conférence avec les États Membres sur plusieurs points à l’ordre du jour du Comité régional. La vidéoconférence a rendu possible une participation multisectorielle et de plus haut niveau compte tenu du faible coût de renoncement. Les projets de stratégie ont été examinés de manière plus approfondie grâce aux traductions et aux échanges en langue locale facilités par le personnel des bureaux. Il en résulte une approche plus centrée sur les pays pour ce qui concerne l’élaboration des stratégies régionales.

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Encadrement, coordination et appui

2. Renforcer l’action de l’OMS dans les pays grâce à une meilleure technologie

3. Dresser le bilan des réformes qui préparent l’OMS pour l’avenir

Soucieux d’améliorer les résultats de l’OMS à l’échelle nationale, là où cela compte le plus, le Directeur régional a établi un nouveau niveau d’engagement et de responsabilité pour ce qui concerne l’appui aux pays.

Dès sa prise de fonctions en 2009, le Directeur régional a lancé une série de réformes pour améliorer les résultats de l’OMS dans la Région et veiller à ce que les priorités des États Membres soient prises en compte. Le Bureau régional a analysé sur une année les initiatives mises en œuvre, évaluant leur efficacité et leurs avantages pour les États Membres et définissant de nouvelles mesures pour que la réforme prenne pleinement effet. « Notre succès dépend de notre aptitude à obtenir des résultats, » explique le

Directeur régional, Dr Shin Young-soo. « Il est primordial pour toute organisation de dresser le bilan de ce qui a été fait et de tirer des enseignements de l’expérience afin d’être plus efficace à l’avenir. » Dans l’établissement de son bilan, l’OMS a examiné à la loupe les réformes antérieures pour déterminer quelles étaient les plus efficaces, puis a traduit sur le plan opérationnel les mesures éprouvées en vue de renforcer l’appui aux pays. L’Organisation a ainsi recensé plus de 800 actions, certaines visant à résoudre des difficultés

particulières, d’autres ciblant des besoins structurels et systématiques plus fondamentaux. Les actions, qui ont été classées en six domaines, ont pour objet de renforcer l’appui aux États Membres en fonction de leurs besoins et de leurs priorités, et d’accroître la responsabilisation, l’efficacité et le développement des capacités afin que les progrès puissent se poursuivre. Dans le cadre des efforts déployés pour améliorer les résultats de la Région, le bilan a mis en lumière la nécessité d’éviter les

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Rapport du Directeur régional

approches par projet, afin de conserver un solide cadre de réforme qui puisse encourager la participation de tous les membres du personnel et des parties prenantes. Il a également fait ressortir que le succès de la réforme passait par le renforcement de ses mécanismes. L’accent doit être mis sur l’amélioration des résultats dans les trois domaines suivants : veiller à la participation effective des partenaires, placer les bonnes personnes au bon endroit et améliorer la communication. Ces domaines, qui seront prioritaires au cours des deux prochaines années, ont déjà commencé à donner des résultats. Dans la Région tout entière, l’Organisation a accru ses échanges avec les partenaires et les parties prenantes, qu’il s’agisse d’améliorer l’établissement des rapports destinés aux donateurs ou d’organiser des forums destinés à intéresser les parlementaires au secteur de la santé. Soucieux d’accroître la participation des partenaires à l’appui des États Membres, le Bureau régional continue d’établir des réseaux, tels que les centres collaborateurs de l’OMS qui apportent un savoir spécialisé dans tous les aspects de la santé publique. Afin de placer les bonnes personnes au bon endroit, les procédures de recrutement ont été examinées pour améliorer l’efficacité et réduire les temps d’embauche. Un groupe de travail diversifié a été constitué pour examiner les divers processus et les difficultés rencontrées. La haute Direction a approuvé les recommandations du groupe, notamment l’adoption d’une approche de gestion de projet pour ce qui concerne la sélection des candidats, la création d’un fichier de membres de jury indépendants de façon à garantir le meilleur jury possible pour chaque sélection et à tirer parti des fonctionnalités du nouveau

Pour améliorer la communication, le Bureau du Directeur régional a lancé le nouveau Cadre de communication stratégique de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental en juin 2017. Un atelier d’une semaine a également été organisé avec des spécialistes en communication de la Région et de l’Organisation. Vu la complexité croissante des secteurs de la santé et du développement et le nombre de plus en plus important de leurs acteurs à l’échelle mondiale, la nécessité d’une communication stratégique claire s’impose plus que jamais. Une enquête exhaustive du personnel et des parties prenantes a permis de confirmer l’immense confiance dont bénéficie l’OMS, et de proposer des moyens de la

Cette relation de confiance sera plus indispensable que jamais en cette ère nouvelle du développement durable. La santé a finalement trouvé la place qui lui revient au cœur du programme de développement mondial, avec l’OMS comme autorité chargée de la coopération et du consensus sur la santé dans le développement mondial. Pour conserver cette confiance dans le Pacifique occidental, l’OMS s’attachera à ne laisser personne de côté dans l’action qu’elle mène pour assurer le meilleur niveau santé et de bien-être possible aux habitants de la Région, soit près de 1,9 milliard de personnes.

Le Directeur régional rencontre des enfants à Samoa. Améliorer l’appui aux pays et mieux répondre à leurs besoins et priorités réels demeurent au cœur de la réforme que l’OMS mène dans la Région.

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Encadrement, coordination et appui

système de recrutement et d’embauche de l’Organisation, Stellis.

renforcer plus encore, comme celui de dresser une longue liste des réalisations enregistrées en matière de santé dans la Région.

rapport du directeur régional Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental 1er juillet 2016–30 juin 2017

Основные сведения
Тип документа Governing Bodies documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения