IIA/t t indent Hec No 6-6Februar> 1987
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H e lm ' eptdém hebd N“ 6 - 6 février 1987
DIARRHOEAL DISEASES CONTROL PROGRAMME Cholera control in W est Africa At a meeting o f 10 West African countries' in Bamako, Malt, on 25 and 26 June 1986, the epidemiological situation o f cholera and measures applied for its control were reviewed in the light of global experience. Plans for improving the exchange o f informa tion and increasing collaboration at both the sub-Tegional and the international levels were also discussed. The group was composed of 7 Ministers of Health, 2 Ministers o f the Interior, and several senior officials from Ministnes o f Health and the Interior. The country reports indicated an encouraging decrease m the use of cholera vaccine and chemoprophylaxis, the latter being restricted to close contacts of cases. It was also noted that increased emphasis is being given to case finding, case management, health education to promote personal hygiene and food safety, improve ment of sanitation, and provision of safe water. However, it was observed that most of the countries use a large proportion o f their resources for quarantine measures ( "cordon sanitaire "), despite the fact that experience in 1984-1985 in the region has again demon strated their lack of effectiveness. It was clear from the discussion that, although almost all the countries are using oral rehydration, their lack o f preparedness with adequately trained manpower and supplies at the site of epi demics often resulted in delays in diagnosis and treatment and consequently high case fatality and panic. The present status of the national programmes for diarrhoeal disease control, which are planned to allow early recognition of epidemics, case management, and disease control, was reviewed and showed slow progress. The group agreed that a cordon sanitaire, mass chemoprophy laxis, and vaccination are not appropriate measures for cholera control. In its recommendations, the group emphasized the need for intersectoral cooperation, epidemiological surveillance, rapid exchange of information between neighbouring countries and prompt notification to WHO, adequately trained manpower, and availability of appropriate supplies, as outlined in the WHO Guidelinesfor Cholera Control.2It was also agreed that implemen tation of a national diarrhoeal diseases control programme can facilitate early detection and control of cholera epidemics. 1 The participating countries were.. Burkina Faso, Cote d'Ivoire, Gambia, Guinea, Guinea-Bissau. Mali Mauritania. Niger. Senegal, and Sierra Leone : Document WHCVCDD/SER780 4 Rev 1 (1986). Available on request from. The Director, Diarrhoea! Diseases Control Programme, WHO. 1211 Geneva 27, Switzer land
PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LES MALADIES DIARRHÉIQUES La lutte contre le choléra en Afrique occidentale Une réunion de 10 pays d’Afrique occidentale organisée à Bamako (Mali) les 25 et 26 juin 1986 a été l’occasion de faire le pomt de la situation épidémiologique du choléra ainsi que des mesures prises pour lutter contre la maladie compte tenu de l’expérience acquise dans le monde. Les participants ont également examiné les plans visant à améliorer l’échange d’information et à renforcer la collaboration aux niveaux sous-régional et international. Le groupe se composait de 7 ministres de la santé, de 2 ministres de l’mtérieur et de plusieurs hauts fonctionnaires des Minis tères de la Santé et de l’Intérieur. Signe encourageant, les rapports nationaux faisaient état d’une dimi nution de l’emploi du vaccin anticholénque et de la chimioprophylaxie, laquelle n’est utilisée que pour les proches contacts des cas. Il a également été relevé que l’on insistait davantage sur le dépistage, la prise en charge des cas, l’éducation pour la santé destinée à encourager l’hygiène person nelle et la sécurité alimentaire, l’amélioration de l’assainissement ainsi que la fourniture d’eau sûre. Les participants ont toutefois fait observer que la plupart des pays consacraient une grande partie de leurs ressources aux mesures de quarantaine (cordon sanitaire), bien que l'expérience faite dans la région en 1984-1985 ait de nouveau démontré leur inefficacité. Les discussions ont (ait ressortir clairement que, même si presque tous les pays avaient recours à la réhydratation orale, le manque de personnel bien formé et de fournitures là où se produisent les épidémies était sou vent à l’ongine de retards dans le diagnostic et le traitement et donc d’une létalité élevée et de réactions de panique. Les participants ont fait le point sur les programmes nationaux de lutte contre les maladies diarrhéiques, qui devraient en principe permettre de détecter suffisamment tôt les épidémies, de prendre en charge des cas et de combattre la maladie, et ils ont constaté que les progrès étaient lents. Le groupe a reconnu que la mise en place d’un cordon sanitaire, la chimioprophylaxie de masse et la vaccination n’étaient pas des mesures appropriées pour la lutte contre le choléra. Dans ses recommandations, il a insisté sur la nécessité de la coopération mtersectonelle, de la surveil lance épidémiologique et de la notification rapide des cas à l’OMS, d’une bonne formation du personnel et de l’existence de fournitures appro priées, ainsi que le préconise le manuel de l’OMS intitulé Guide pour la lutte contre le choléra.1 2Le groupe a également reconnu que la mise en 1 œuvre d’un programme national de lutte contre les maladies diarrhéiques pouvait faciliter la détection précoce et l’endiguement des épidémies de choléra. 1 Participaient à la reunion les pays suivants. Burkina Faso, Côte d’ivoire. Gambie, Gumee, Guinee-Bissau, Malt, Mauritanie, Niger. Senegal et Sierra Leone 2 Document WHO/CDD/SER/80.4 Rev 1 ( 1986), Disponible sur demande auprès du Direc teur du Programme de lutte contre les maladies diarrhéiques, OMS, 1211 Geneve 27, Suisse