It Onchocerciasis Control Programme in tr'est AfricaProgramme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest JorNr PRoeG§i#H,î#]'lrrrEE Jpc _ ccp coN4rrE coNrorNr DU pRoGRAN,l\1EBureau du Président COT,IITE CONJOINT DU PROGRAN,{N,IE Quatorzième session I-uremboure. 7- l0 décembre 1993 Point 6 de I'ordre du iour COTTITE CONSULTATIF D'EXPERTS Raooort de Ia ouatorzièm e sesston Ouaeadousou. 7-ll iuin 1993 Table des marières JPCI1.3 (ocP/EAc /93.1) ORIGINAL: ANGLAIS Septembre 1993 Pages \ .'l+ Liste des parricipahrs . . . . Résumé anall'tique et recommandations 1 A 1 1 1 6 9 r0 lt t. .i. 5. 6. 1. 6. 9. r0 Ouverture de la session . Adoption de I'ordre du jour Suite donnée aux reconrmandarions de la treizième session du CCE Questions decoilanr de Ia treizième session du CCp Informations sur des questions administratives er financières .... Rapports sur les visires de terrain par des membres du CCE Examen des opérations de lutre antivecrorielle et du rapporr de Ia quarorzième session du Groupe ecologique Examen des activites d'ér,aluation epidemiologique el de lurte contre la maladie par I'ivermectine Examen des activités de dévolution Examen du projet de chimiothérapie Macrofil(ex-projet de chimiothérapie de I'onchocercose) Examen des activités biostatistiques et informatiques . . . Identification des recherches prioritaires Divers Date et Iieu du CCE.l5 . . . Adoption du rapporr provisoire Clôture de la session . . . Rapport de la quatorzième session du Groupe écologique Anal;,se de Ia structure des s),stèmes de santé Acti'ités de recherche effectuées con.iointemenr par I'ocp et TDR lt l2 r3 t4 l5 r6 23 Zq 25 21 21 21 27 l5 r9 28 45 46 Annexe l: Annexe 2: Annexe 3: 1 ,} , >-t JPC I4.3 (ocP/EAC /93.t) page 2 LISTE DES PA RTICI PA N.TS ir'lembres Dr Y. Aboag),e-Arra, Resident N4edical oliicer, Department of Health and Nuclear N'ledicine' Ghana Atomic Ë;.;;t èommission' P'O' Box 80' Leeon' Accra' Ghana Professeur (l,,1me) Adenike Abiose, N'ledical Director' The National E1',e centre' off Express Bye-Pass, P.l§'1.8. 2261, Kaduna, Nigeria professeur D. calamari,lnstiruto di Enromologia Agraria, Universirà degliStudidi Ir{ilano' \/ia Celoria 2, l-20133 lr'lilano, Italie Professeur A. Degrémont, Directeur, Institut Tropical Suisse' Socinslrasse 57' PoStfach 4002 Basel, Suisse Dr A.D. Franklin, l4lmpasse de la Cave,77l00 N'leaux' France Dr J. Gruneu,ald, Institut für Tropenmedizin, \\'ilhelmstrasse 27,D-1400 Tübineen' Germanl Professeur D.H. )r{ol1',neux, Directeur, Liverpool school of Tropical }r'ledicine' Pembroke Place' Liveroool, L3 5QA' United Kingdom (Président) Professeur G. S',ebbe, London School of H;'giene and Tropical lvledicine'- Department of Medical pu.ariiotàgt', Keppel Street' I-onàon \\'ClE 7HT' United Kingdom Oreanisation mondiale de la Santé (ON{S) Dr E.lr{. samba, DireCteur du Progranlnle de Lulte conlre l'onchocercose' ouapadottqc'tt Dr H. Agoua, unité de DevOlution, Progranlnle de Lutte contre I'onchocercoce' ouaeadoupou Dr L.K.B. AkPoboua, Unite de I'O nchoce rcose, EêEÂ!-Q Lutte antivec(orielle, Programme de Lutte contre Dr C. Back, Unité de Lutte anlivectorielle, Programme de Lutte contre I'OnchocerCose' Bouaké Dr B.A. Boatin, chef de l'unité d'Evaluation épidémiologique' Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouaqadouqou Dr o.w. christensen, Consultant, Programme de Lutte contre I'onchocercose' G§n!f-g' Dr c.D. Ginger, Administrateur du Projet de chimiothérapie Macrofil, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, G.qnÈ-re DrJ.M.Hougard,unitédeLutteantivectorielle,ProgrammedeLuttecontrel'onchocercose' Bamako Dr. A. MaÏga, Chet de Projet, Inler-agences (oN,1S/UNICEF) Programme d'éradication de la dracunculose en Af rique, Ouaqadoueou Dr I. Niambélé, unité d.Evaluarion epidémiologique, Programme de Lutte conlre I'Onchocercose, Bamako DrK.Nimaga,United'Evaluationépidémiologique,ProgrammedeLuttecontre I'Onchocercose, Ouaqadou qou I JPCI4.3 (ocPi EAc /93.1) page 3 Dr D. Quiller'ére, Chef de I'Unire de Lurre antiveclorielle, Programnre de Lutte contre l'Onchocercose, Ouaeadouqou lr{lle L. Ravelonanosi,, Chargée de Progranrme, Bureau du Drrecteur, Progranlme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouaeadoueou Dr J.H.F. Remme, Programme spécial de Recherche et de Formation concernant les maladies tropicales, Genèr,e Dr A. Sékétéli, Chef de I'Unire de Dér,olurion, Programnre de Lutte contre I'Onchocercose, Ouaeadouscu M. E.J. Senghor, Unire de Dévolution, Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Oua eadoueou Dr E. Soumbe5,-Alle1', Chef de I'Unité Biostatistique et Informatique, Programme de Lutte . contrel'Onchocercose,Ouaeadoueou .Dr A \\'. Tiemtoré, Coordonnateur inter-pa1's de devolution, ON{S//AFRO, Ouaeadoueou N,l. J.N,I. J-rudel, Chef de I'Unite Administration et Services de Soutien. Programme de Lutte contre I'Onchocercose, Ouaqadouqou Dr F. S'uraRa,§onseiller régional, Maladies parasitaires, OI{S//AFRO Brazzaville tr'I. L. \'améogo, Unire de Lutte anrivectorielle, Progranrme de Lutte contre l'Onchocercose. Oua qadou eou ]r1 . G. Zerbo, Unire de Lurre antivector.ielle. Progranrme de Lutle contre I'Onchocercose, Karn Banoue mondiale 1r,1. Bruce Benton, Coordonnateur du Programme Onchocercose, Banque mondiale, S'ashineton D.C., U.S.A. Dr Y. Genevier, Banque mondiale, \\'ashineton D.C., U.S.A. Autres oarticioants Dr. P. Brika, Coordonnateur national Oncho, Bouaké, Côte d'lvoire Dr. Y. Kassé. Coordonnateur national Oncho, Kankan, Guinée Dr. M. Traoré, Coordonnateur national Oncho, Equipe national Oncho, Division de I'Epidémiologie, Bamako, lr'lali Obse rva teu r Dr N{. Pacqué, Sight Savers, s/c IOTA, B.P. 28, Bamako ,} JPcl4.3(ocP/'EAc/93 ' I ) page 4 § r RESUI\IE ANALYTIQUE ET RECO\I\IAND.ATIONS l.LaquatorzièmesessionduComiteconsultariId.Experts(CCE)s.esttenue^àouagadougou au siège du program;.';;;;,;. .on,,. I'ô;;ï";;;tose en of;lo*;' tlôutst (ocP) du 7 au Il juin 1993 sous la ,r,rià.".. ou Professeu, ;;: t;i;;ji":'.* unt-tt"ntt inf ormelle d'inforntat ton a été orsani," pou''iT;';;;;;* à' ccr le samedi 5 juin' 2.Enouvrantlasession'lePrésidentasouhaitélabienr,enueauxnolveauxmembresdu comité, à sa'oir l'';'"or';;';r (Mme) iÏ'îr'*ï"üià'f l:';;;i;';';; A:-Des'r:mont' le Dr r' Grunewald et le professeur G. \\'ebbe,.',;r,';,"'"Y-.'; L.):'lTJïtl;or'aslnIlo'à M' Bruce Benron et au Dr v."à.nlri.r de la..Banàu. *ànai.le, aux c-àoiàonn"eurs narionaux oncho de Côte d'Ivoire, de ciJt tt-ou' Mali tt J';;'ü' pttq'e de 'Sight Savers"' 3.AunomduComité,lePresidentafélicitéleDirecteurduProgrammequiareçules prestigieux prix natz-ii-tt iL"'o"tship africain"' 4. Le représentant de la Banque mondiale a inrorm-é.1:^::#î ;Ïjï:Ïiïl::?;Xi;;:: i:.n"#gii ;gi"TLt;lJïi:'i,'"',,X'ü=!|_:i;';. d.,o, propr_e succès en ce sens ou.ir est près d,arteindre son objectif rinàt, ce-qui po-urrair,a*.n.' les donateurs à considérer que leu, appui n,.r, ptrï'rà..*^rr".'il.rt oon. iÀr-Jr.iir o" o"t'tiiorii particutiers soienl faits pour mainrenir le soutien des donateu" t^"li*lt'u iequis durlni it ';;" relatit'ement court qui reste pour mener 't ""rlt'*ï;;;;" fin (paragraphes 38 à 43)' 5. Le Programme fait tout son possible':" -l'^:ltenir ses depenses au minimum en conrinuanl o,am.tiore, le rapporr cortiJrricacité de '""ttlt'iiti' En conséq',T:t'des économtes ont été réalisées duranr res deux pr.n.,r.r., "ïnées de r, qrttrli*t pn"t financière (1992-199i)' Le processu, o. .rr."g.,,.,.n, a.,rrr.i.r-àts tono;ti""t ôiii)ôôp-'u^ conditions nationales ("harmonisation"l î'î''iuinitnun' uitn'à'''"tt (paragraphes 3a à 36)' 6.LeComitéanotéavecsatisfactionlesrésultatsdelalutteantivectorielleaucoursde l,année écoulée orort laquelle ,rn, o*'àï ';;;iit' infect-i" s"s ont été capturées et des PAT' supérieurs à 100 ;;r.;ré enregistré, d.;rî;'r.ri.n,.n.d,es points dg lagture' Les rraitements larvicides sonr arrêrés sur la Boug"rriüI, 't îu;;: lt vort^ I;;t ti t'oti'et sur une partie de la votta btanche et du Bandama blanc'.îî" "p'ls sur les 'i;t;;;;tde Bambassou (volta noire) et de Kérémou (laexrou) à cause 0.,'l*'îit'!'pe' satisr;t;;;;;;t; études de post-traitement (paragraphes 50 à 53)' ranr opérarionner, '7. Le laboratoire de sondes à' ADN ae'f'O-!l-1 Bouaké est marnter permerranr o. OÎiïâr.r;i., l;, onchocerques humainet Go"f'tt cécitantes de savane et non cécitantes de forêt) et les onchott'o"t;;;*i't' o'"nituux (paragraphe 54)' S.LeGroupeécologiqueu::ll],,,quelaro.tationdeslarvicidesapermisd'ér,iterdeseffets nuisibres sur la f-aune aquatiqu-e (p"';;;*;;'661 r-t !19,'itT^'ittlialiutilisation d'un lar'icide non orsanorh",;;;;"(ôür "r?rruï:l l#i,.#,.J#l;]t t" attendant une évaruation posttt'e â" tonlrftt sur les invertébrés non g.L,évaluationépidémiologiquedans]es.zon":-ï.,-.'traitements]arvicidesontétéeffectués durant de rongues périodes a montré des résultat, "nri.r.*.nt satisfaisant avec des prér'alences Ê I PAT: Potentiel annuel de transmission: le nombre théorique de larves onchocerqu iennes (L3) reçu par une pe rsonne stationnée dans un Potn t de caPture au cou rs d'une année. Un PAT de 100 est considéré comme la limite suPé rieure toléra ble au-dessous de laqu contracter des lés ions oculaires on chocerquiennes graves elle il n'1' a Pas de risque de JPCI1.3 (ocP/EAC/93.1 ) page 5 , CMFC: Charge microfilarienne communautaire: la mo1'enne géométrique des microfilaires par biopsie cutanée parmi les personnes âgées de 20 ans et plus 1' compris celles ayant un comptage nul. § inferieures à 2o/o (paragraphe 78). Par ailleurs, des ér'aluarions ophtalmologiques de sui'i à Asubende, ou les traiüments larvicides sonl associes à la distribution à grande échelle de l,ivermectine, ont indiqué, après cinq rns, à.r retuf ,,ts identiques à ceux obtenus après l0 ans de traitements larvicides utilites seuls (paragraphe 80)' 10. Le Comité a exprimé son inquiétude concernan( une eventuelle surcharge des donnees opérationnelles er scienrifiques et a deconseille d'exercer des pressions sur te Programnte pour des queslions accessoires et l'iniroduction de nou'elles méthodologigs i'[r'aluation qui ne seront peut- être pas applicables dans le conte\te de la dér'olution (paragraphe 86)' I l. Le comité a approur,é un schéma suggéré pour l'ér'aluation épidémioloSique (paragraphes 88 à 94). |2, Au tolal, ],5 million de personnes onl é1é traitées à l'ir,ermectine dans l'aire de l'ocP duranr les douze mois passés dont og% p.t la distribution à grande échelle' l40rô par les organisations non gou'ernementales 1ôXCl, I I ÿo par l.r programmes d'auto-traitement .À*rn.u,aire er 69Iô dans les centres de santé (paragraphe 99)' 13. Lgg résultats de la distribution de l'irermectine sont encourageants' Le traitement trors ?ois par g.n a abouti à une réduction de la transmission de I'ordre de 30 à 500r'o (paragraphe 107) er la c|,{FC2 a diminue à 6orb du niveau de pré-trailemen.l après cinq distributions annuelles (paragraphe I08). Les simulations informatiques onl predil que la combinaison du traitement larvicide et du traitement à l'iyermectin. pto'àqut une diminution permanente de la production de microfilaires de L'ordre de 339b p.r.ujpo', au niveau enregistré pour le traitement précédent (paragraphe 108). L. 14. Les discussions sur la derolution ont porté sur la place de la surveillance et de la lutte contre l'onchocercose ainsi que leur intégrarron dans les s1'stèmes nalionaux de santé (paragraphes I28 er 129). Le Comite a conclu que des quesrions pertinentes ont élé soulevéeS, et bien que loutes n,aient pas reçu de réponses, des progr., ont Lte réalisés pour rapprocher le processus de dér'olution du nit'eau opérqtionnel (paragraphe la0)' 15. Après avoir examener un document alécrivant les relarions et la structure du complexe OCP/'AFRO/Pa)'s participants concernanr la derolution' le Comité a approur'é les concepts et les structures, étant entendu qu'il faudra merlre la présenralion au point (paragraphe 135)' 16. Le Comité a appris avec intérêt la récente initiative de la Banque mondiale en vue d'appu1,er la dévolution dans le contexte du dér'eloppement du secteur sanitaire (paragraphes 136 à 139). |T.LeComiteaétéinforméduprogrèsréalisédanslarecherched'unmacrofilaricide utilisable sur le terrain et a encourage le"projet lr'tacrofil à axer sei efforts sur les produits prioritaires etant OonnJ que vraisemblÀlemenr il n'1' aura pas d'autres fonds en sus de ceux prér'us initialement (paragraphes 148 et 149)' lg. Dans le domaine de la biosratrsrique, le Comité a noté avec satisfaction les nombreuses et diversesutilisarionsfairesdumodèleOn'CHOSI\{(paragraphes l54et t55)etaappr;savecintérêt que Ies récenles conclusions préliminaires obtenues en utilisant le modèle ont prédit que la combinaison du traiten)ent larvicide avec le traitemenr à I'ivermec(ine pourrait réduire la période de lutte à moins de l4 ans (paragraphe 159)' JPCI4.3 (ocP,/EAC /93.1) page 6 19. Le Comité a réiteré son appréciation de la collaboration grandissanre entre I'ocP et TDR (paragraphes 62, l06,l5l et I63). 20. Le comite a approu\e les recommandations du Groupe écologique (paragraphes 67 a 7l) er celles concernanl les recherches prioritaires (paragraphes l6l à l7l)' et a fait les recommandations suivantes: - que les Pal,s participants cherchent les voies e1 mo)'ens d'assurer I'emploi continu de leurs nationaux formés par I;OCP, dans le domaine plus vaste de surveillance de l.en,ironn-e,.ntup,e,lafindesopérationsdel'oCP(paragrapheT4); - que le comité conjoint du Programme approuve le schéma suggéré pour l'ér'aluation éPidemiologique (ParagraPhe 87); que I'OCP continue d'être impliqué opérationnelle (ParagraPhe 106); dans I'initiative de TDR sur la recherche que le Programme de trar,ail du Projet }r,IacrofiI, approuvé par le CCE, soit axé sur les produits les plus prometteurs (paragraphe l5l)' I tJPCI4.3 (ocP/EAC,/93.1) page 7 I. OUYERTURE DE LA SESSION 21. La quatorzième session du Comité consultatif d'Experts (CCE) s'est tenue au siège du programme de Lurre conrre l'Onchocercose en Afrique de I'Ouest (OCP)à Ouagadougou, Burkina Faso, du 7 au I I juin 1993. 22. En ouyrant la session, le Président, le Professeur D. Moll'neux, a souhaité la bienvenue aux nouyeaux membres du Comite, à savoir le Professeur (lr{me) Adenike Abiose' Ie Professeur A' Degrémont, le Dr J. Gruneu,alrJ er le Professeur G. \\'ebbe, et leur a dir qu'il attend avec plaisir leui conrribution aux travaux du Comité. Il espère qu'ils tireront autant de satisfaction que lui- même de leur association avec I'OCP. 23. Le Président a également souhaité la bienvenue au Dr. F. \\'urapa qui a représente Ie Directeur régionai de t;OIrlS/nFRO, au Dr Y. Genevier, de la Banque mondiale, et aux Coordonnateurs nationaux Oncho de CÔte d'lvoire, de Guinée et du N'lali. 24. La séance d'informatron organisee le samedi précédant la session du CCE a été très .instiuctiiè, er le Présidenl a remercie le Directeur et son personnel pour les efforts déploi'és pour sa préparation et pour leurs presentations enrichissantes. 2. ADOPTION DE L'OItDRT- DU JOUR L'ordre dqlout présenté ci-clessous a éte adopte par le Comite Ouverlure de la session Adoption de I'ordre du jour Suire donnee aux recontmandations de la treizième session du CCE Questions découlant de la treizième session du CCP Informations sur des questions administratives et financières Rapports sur les visites de terrain par des membres du CCE Examen des opérations de lutte antivectorielle Examen du rapport de la quatorzième session du Groupe écologique Examen des acrivités d'ér'aluation epidémiologique (1'compris la revue du rapport à présenter au CCP.l4 sur la stratégie de I'OCP dans ce domaine (ref. paragraphe 6.19 du rapport du CCP.l3)) Examen de la lutte conlre la maladie par I'ivermectine Examen des acr:.'ités de dér,olution (1'compris la revue du rapport à présenter au CCP'11 sur le mécanisr,:-: de devolution de I'OCP/AFRO (ret. paragraphe 7.12 du rapport du ccP. r 3) Examen du Projet de Chimiothérapie lr'lacrofil (ex-Projet de Chimiothérapie de I'Onchocercose ) Examen des activités biostatistiques et informatiques Identificarion des recherches prioritaires Divers Date et lieu de la quinzième session du CCE Adoption du rapport provisoire Clôture de la session Un réaménagmenr des points de I'ordre du jour a été fait dans le rapport pour faciliter sa p résentation. 3. SUITE DONn-EE AI rX RECOIUIUANDATIOs-S DE LA TREIZIEIUE SESSION DU CCE 26. En se référant aux rreize recommandations faites par le CCE à sa session de juin 1992, le Directeur du Programme a enuméré les actions prises comme suit: t5 A. B. C. D. E. F. G H. I. J. K. L. M N. o. P. a. R. JPCI4.3(ocP,'EAc',93.l) paSe 8 i) le nombre de clcles successifs de trairenrent au p)raclofos sur le même bief a ete réduit af in d'er itcr Ie dér elopLrenlent d'une resistance; l.UnitederechercheSurlesinsecticidesàBouakeareçUdesressources supplémentaires pour accélérer le criblage des insectrcides; tg nguveau guide illustré sur la c)tota\onomie du comple're S' darrrrro'tll"r esI sous presse.r r.i. utilisé dans des programmes de formation; l'information du public sur les activites de I'OCP a ete renforcée; le comiré des Agences parrainantes (cAP) a mis en place un groupe de travail charge d'un projàt pilote concernant I'intpacr environnemental du repeuplement sur les rivières, avec le Prof. Calamari comme Président' et pour lequel un financement e\lerne a été obtenu; des direcrives onl ere élaborees pour aider le personnel periphérique de s3nlt'a diagnostiquer el a traiter l'onchocercose. I'autO-f raitentent COmmunaulaire eSl enCOurage a\ ea un SuCCeS COnsiderable' les études de suir i de l'elier de l'rrermecrine sur les manifestations oculalres se poursuir ent; I'ocP coordonne l'essai sur Ie lerrain du cocktail d'antigènes utilisé dans le test im m u nod iag nost ique; Le Directeur du Programme a présenté un budget rér'isé pour les acti\ iles de ),{acrofil. au CCP à sa session de décembre 1991. Le Comité a décide que le financenrent supplementaire soit supporle par des economies, ce qui sera ou ne sera pas possible; les efforts d'educarion er d'inlorntation par I'unite de deVolution sont actuellenrent re n fo rcé s; l'oCP,IeCAPetl.o}rlserudientlafaçondont]aSlruClureetlesal'oir-fairede I'OCP pourront êrre utilrses dans Ie renforcement des s)'stèmes de santé publique des Pa5's particiPants. lf ii) iii) i') v) 21 . A propos de la dernière recommandarion, le Direcreur du Programme a souligne I'accord général de mainrenir des corlrpos3nles de I'OCP en pllce au-clel: de la fin des opérations du Frogrun.,n.,"; les nrodalires serùnl exanrinecs par le CAP dans le cadre de I'E'aluation prospectr\e à ml-chemin (Phase IV) actuellement en preparation' 4. QUESTIONS DECOULANT DE LA TREIZIENIE STSSION DU CCP 2g. En résumant les discussions qui ont eu lieu à la session de 1992 du Comité conjoint du programme (CCp), le présidenr du CCE a noté que le Président du CCP, en ouvrant la session, , rJulign. I'importance parriculière de la dévolution, du repeuplement sans danger sur le plan enuiroÀnemental et de l'éventuelle utilisation de I'expérience et des rnfrastructures de I'OCP pour renforcer les s;'stèmes de santé des Pa1's participants' 29. Le CCP a appris avec plaisir que le Dr Samba a reçu les prestigieux prix Balzan et 'Leadership africain'i iRroler conrre la faim) et, au nom du CCE,le Professeur Moll'neux a felicite le Directeur du Programme pour Ses mérites qui ont été reconnus sur leS plans national et in ternat ional. v ii) viii) ix) x) xi) x ii) I ?JPC I.1 J (ocP/'EAc /93.t) page 9 30. La demande faire par le CCPI3 au Drrecteur du Progranlnre de rer ott. en consultation avec le president du CCE, les merhodologies acruelles et potenrielles de diagnostic dans le cadre dcs acririrés d'eraluation epidemiologique de l'ocP a elé d'un interêt particulier pour le cCE' [-e Contite conjoint du Piogramme a également demandé au Conlite des Agences parrainantes d.étudier les questions inhérentes à un document traitant d'une proposition pour la surveillance et la Iutre contre plusieurs maladies dans le contexte de la dér'olution et de présenter ses conclusions au CCp en décembre 1993. Le Professeur N{ol1'neux a precisé à cet égard qu'il 1'a assez de justifications dans des documents approu\'és precédemment (par exemple, les plans d.opérariônS, la Revue externe) pour aborder cette question. 31. Le CCp a demandé au CAP de presenrer à la prochaine session du Comité d'aulres details sur la srrucrure narionale de dérolurion de I'OCPi AFRO et sur les responsabilités et les roles des différentes entités imPliquees' 32. En commentant le résumé présenré par le Président du CCE, il a ete précisé, à propos de la re*ue des mérhodàtogies de diagnostic, que l'ér'entuelle introcluction de nouvelles methodes pourrait rendre difficile la comparaison des résultats precedents bases sur les procedures d,er,aluarion actuellemenr bien erablies; le rnaintien d'une approche unilorme de I'obtention de donnees dans Ies zones sous etude depuis plusieurs annees esl imporlant entre autres parce que cela p.rn.,., O;rjuster les paranlètres dans les nlodeles epidémiologiques (r'orr aussi le paragraphe 86) 33. En réponse à une queslron concernanr le role de l'OCP dens le dontaine du deVelo;;-'erllcnt socio-économique des zones liberees de I'onchocercose, il a ete rappele au Comité que l'objectil du programme est'jâ'eliminer l'onchocercose en tant que maladie présentant de I'importance sur Ie plan de la sanre pLUtiqr. et en rant qu'obstacle au dér'eloppement socio-économique de I'aire du PrOgramme, el de s'assurer que les Pai's participants Sont en meSure de maintenir cette réalisation". Le Directeur du Programme a fart I'historique de I'OCP et du soutien au dereloppemenrsocio-économiquequinefaitpaspartiedumandatdel'OCPlui-même. LeComité des Agences parrainantes (CeP) enrreprend actuellement un projet pilote concernant I'inlpecl enr.ironnemenral du repeuplement sur les rivières et organise une conference ministérielle sur Ies polrtiques visant a appuver un peuplr-ntenr duraLtle des zones liberees de I'onchocercose, quilura lieu a Paris en avril 1994. 5. INFOR\IATIONS SL'R DES QUESTIONS ADi\IINISTRATI\'ES ET FINANCIERES 31 Dans sa presentation. le Chef de l'administrarion er des services de soutien a souligné les efforrs cOnsiderables déplor,és par Ie Programme pour rechercher des économies afin de rester dans les limites des budgers annuels approurés et des previsrons budgétaires du Plan d'Operations pour la quatrième ptas-e financière (1992- 1997). Seuls les achats absolunlent nécessaires pour assurer l'efficacité des operarions onr ete effectues. en tenanl conlple que le Programnle prendra fin dans un proche ar.enir. Les clepenses effectuées en l99l ont donc ete inferieures au budgct alloué et des economies sont altendues egalenlent en 199-l' 35. Les activités liees à la lutre anrivectorielle représentent 65ozb du budget, Ie Projet Ir4acrolil l5ozô, er I'Administration I lorir Le taux de change entre le dollar amerrcain et le franc CFA (45q; de routes les dépenses) a ete fi.ré à 285 mais a chuté à 273 causant à une perte de US §500 000 par an. 36. En ce qui concerne les ressources humaines, le Comité a été informé qu'au total quelque 800 agents sont employ,és pour des activirés liees à l'OCP et répartis comme suit: 230 sous contrat ON,{S/rbCp (28 professionnels,202 services généraux), 335 appartenant aux équipes nationales et 250 sous"harmonisarion" dans I'aire initiale àu Programme depuis le ler janvier 1993. Les anciens membres du personnel de I'OCP concernés par nl'harmonisation" ont été "remis" à leurs gouvernemenrs respecrifs, et reçoivent un salaire national, pa1é par l'OCP. Le ' i.r:-ocessus d'harmonisation" a éré difficile mais a rencontré la compréhension de tous les intéresses Les membres du personnel en question ont reçu des indemnites supérieures de 509ô à ce qui est normalement payé par I'OIr{S. ( JPCI4.3 (ocP/'EAC/93.1) page l0 3l.LeComitéareçudesdetailssurlesr,stèmefinancierinformatisedel'oCPquipermetun examen instantané des depenses répartres sélon les activités des unites et leurs composantes' 38. lr,1 . Bruce Benton, le responsable de I'Unite Onchocercose de la Banque mondiale et Président actuel du Comité des Agences pa"^in"ntes a informe le CCE de Ia situation du financement du Programme. Lors Oe ia signature de I'Accord relatif au Fonds pour l,Onchocercose pour la quatrième Phase financieie il 1'a l6 mois' les Donaleurs se sonl engages à contribuer pour uSSl50 mi,ions tr un uuJger J'aru.. us sr75 milrions pour la période de l99l- 1991 . 39. ToutefOis, un donateur s'est retiré récemment après l9 ans de participation au Programme et plusieurs autres ont réduif leurs contributions par rapport à la troisième phase' Cependant' l,appui à l'ocP reste fort au sein de la communaulé des Donateurs, les réducrions étant dues à la récession actuelle.r, Jun, une certaine meSure, à un changement de I'orientation des donateurs vers d'autre, grorp., cibles Il est egalement possible q'i tt succès du Progranlme ait amené certains donareurs à penser que l'objectit est deja alreint' tandis que l'accent tnis sur la devolution peur donner l,impreision que I'OCP en tant que tel a besoin de moins de resources' 40. Pour faire [ace au de[rCir prér'u, I'OcP col]linuera a [arre des ecoltonries partout ou cel:t est possible, la Banque essa)'era d'attirer de nouveaur donateurs, er N'l lt"l:l.et le Directeur du Programme intensifieront les visites aux donaleurS pOur s'assurer de Ia continualiOn de Ieurs enEagements. 4l.Encequiconcernel'appuidelaBanquemondialeàladér'olution'leComitéaétéinformé que le présidenr du CAp a enrové des lettres aux onze Pay's participants pour leur faire part que la Banque mondiale est disposee à examine' le financement des plans de dér'olution' dans le cadre des projets santé, lorsque l'aide bilatérale n'a pas pu êrre obtenue (r'oir égalemenl les paragraphes 136 et 139). 42. N,I . tsenton a enfin cite Ie projet pilote d'er,aluatjon de l.impact enr.ironnemental du repeuplement sur les rivières dans l'aire de I'ocP et la conférence ministérielle sur les politiques visant à appul'er un peuplement durable des sols dans l'aire de I'OCP (avril 1994) inities par le CAp, comme des exemples d.iniriarires du Comite des Agences parrainantes dans le domaine du dereloppenlenrsocio-econonlique;unfinancemenlsépareparlesdonateursestaCquispour appu)'er ces initiatives. 43.LeProgrammearenduhommageaN,lBentonpourl'effortgrandissantqu'ilafourniet pour le succès qu'il a obtenu en \'ue d'"ssure, un appui financier soiide aux operations de I'OCP' er a lancé un appel aux mernbres du ccE pour qu'ils usent dc lcur influence auprès des donaleurs pour le maintien de leur appui au Programme' 6. RAPPoRTS SUR LES \,lSlTES DE TERRAIN PAR DES I\IENIBRES DU CCE 44. En rendant compte de sa récente visite dans I'aire du Programme' le Président a souligné lesprogrèsimportantsrcalisesdepuissaprécédentevisile,quiontaboutiàunmeilleurrapport coût/efficacite. ces progrès concernent: un s)'stème amélioré de surveillance hydrologique' un s),stème automatisé OlepinOage aérien, la codification des gîtes lar'aires' la mise en place d'un laboratoire de sondes à ADN pour les besoins opérationnels (une "première" dans le monde)' l,amélioration des tests des insecticides, iarret des traitements larvicides dans une grande partie de l,aire initiale du Programme, une distribution intensive de I'ivermectine en utilisanl diverses modalirés, et le renfor.I.rn.n, des acti.,ites epidémiologiques à travers les activités des équipes nationales. 45. Les Drs Aboagl'e-Atta et Franklin ont rendu compte d'une visite conjointe qu'ils ont elfectuée au ]r,lali er au Burkina Faso uu.orn de laquelle ils ont obserYe la plupart des opérations entreprises parlou sous l'egide de I'OCP. Leur impression générale est celle de I'efficacité aussi ? ?JPCI.1 3 (ocP/'EAC /93.1) page I I bien du perSOnnel OCP que du personnel national qui, tous' respeclenl scrupuleusement les procedures établies par le Programme. 46. Les visiteurs ont éré informes que dans deux villages visites par les equipes d'éraluation epidémiologique, les habirants ont refusé la biopsie cutanée soit parce que dans les villages voisins I'ivermectine est distribuée sans la biopsie cutanée préalable, soit qu'ils ont eté informés que l'irermecrine est très efficace et que par conséquent la biopsie cutanee n'est pas nécess:rre' ou encore que cerre procédure est maintenant appliquée régulièrement depuis 1974 et qr:'ils ne veulent plus s'1,soumettre. II a éré expliqué que, au moins pour un cas, cette situation résulte du nranque d'implication du personnel local de sante. 41 . En réponse à une quesrion concernant la relation entre les comites locaux de devolution nouyellement constilués et les comirés villageois de sanlé, le Conlite a ete rassuré qu'une collaborarion et un conract étroits sont maintenus enlre les deux tipes de comite. 48 L'importance de I'educarion des ecoliers sur I'onchocercose, son ntode de lransmtsslon el les ntoy,ens de la combatrre. a ete soulignee. Il a eté erplique que les équipes n3tionales der ront p.endretontact avec Ies enseignanrs durant leurs r isites sur le terrain et que des representants des deprrrements de I'enseignement sont inclus dans Ia contposition des conrités nationau\ de cier olution. 49. Le presidgnt a exprimé Ia reconnaissance du Comite pour les efforts déplo)'és par le Dersonnel de I'OÇP pour preparer les visires et assister Ies visiteurs. Le Directeur du Programme a assuré le ComitL'qu'il s'àgird'une acrion à double sens dans la mesure ou lui el le personnel OCP apprennent continuellement à travers les rapports soumis par les nrembres du CCE' 7. EXA\IEN DES OPERATIONS DE LUTTE ANTIYECTORIELLE ET DU R.{PPORT DE LA QUATORZIEi\IE SESSION DU GROUPE ECOLOGIQL'E Yue d'ense ble des ooérations et es résultats 50. Le Comité a été inlormé que les résultats des lraitements larvicides eflectués au cours de I'année dernière sont satisfaisant§ dans toutes les zones ou la lutte antivectorielle est entreprise' Seules quatre femelles infecrreuses ont éte capturées dans 140 points de capture durant la première semaine du mois de mai; un résultar idenrique a e1é obtenu pour 260 points de capture durant la première semaine du nrois d'ocrobre. Des potentrels annuels de lransmission (PAT) depassant 100, dus aux espèces savanicoles ont e(e enregisires dans 3ozb seulement des points de capture se rrou\ant au sud de la Cote d'lroirt'et dans Ia zone d'extension sud. 51. L'effer contbine de la lurre antivectorielle et de 1u 6i5lliLrrrtron à grande échelle de I'irermectine a encore eré noré, en particulrer en Guinee ou Ies PAT sont tombés en deçà de 100 après deux ans seulement de lutrr. un résultat qui aurait requis précédemment huit à neuI ans de rrairements larvicides utilises seuls. Toutefois, de tels résultats nécessilent une vérification avant de conclure que I'adjonction de la distribution de I'ivermectine aux traitements larvicides diminuera la période d'application de ces derniers (voir paragraphe 159). 52. Les rraitements larvicides ont été arrêtés sur la Bougouriba, la Léraba, la Volta rouge, I'Oti er sur une partie de la Volta blanche et du Bandama blanc alors que la lutte antivectorielle a repris sur les affluents Bambassou (Volta noire) er Kérémou (N{ékrou) ou les études de post-traitement ont indiqué des résultats peu satisfaisants; ces traitements dureronl juste le temps de permettre d'effecruer une enquêre épidémiologique plus détaillée (voir également le paragraphe 63 ci- dessous). 53. La surveillance entomologique de post-traitement effectuée deux ans après I'arrêt des traitements larvicides dans une zone donnee a confirmé que le risque de transmission est prariquemenr éliminé dans de relles zones, dans la mesure ou la quasi-tol3lité des sites d'ér'aluation J PC I4.3 (ocP/'EAC//93.1 ) page I 2 onr signalé moins de loriro de femelles pares infectieuses. un seuil au-dessous duquel le risque de recrudescence est négligeable. 5.1 . Le laboraroire de sondes à ADN de I'OCP à Bouaké esr maintenant entièrement opérationnel. LeS anall,Ses permetten,.u progântme de differencier Onchocerca t'olntltts huntaine d'O. octtettgi animale el d'autres espèces d'Ortcltocerca animales et de dif[erencier la souc]re savanicole de la souche forestière. Ainsi, l'application de la te;hnique des sondes à ADN a permis de veiller à ce que Ia lutre antirectorielle soit limiree aux zones ou les souches saYanicoles sont prédominantes. 55. En ce qui concerne les opérations de trairements larr icides' le Conlite a été infornlé que les problèmes renconrres a'ec des lots ae g.i H-r4 (signalés au cCE en juin 1992) avaient oblige a en dOubler la dose, provoquant rn* rugttntation des heures de vol Depuis lors' le fabricant a fourni gratrirer.nt des fàrmulations àu g.r. qui donnent entière satislaction au Programme' La rotation des insecticides a éte appliquee d*un'toute la ptiriode' avec succès' dans la mesure ou aucune dimunition de sensibilité, en particulier au téméphos. n'a e1é signalee' 56. Concernant le controle de la qualite du B.r H-14, IRU,rBouaké remplace actuellenrent l'utilisation de mini-gouttières par celle d'un shaker orbital En oulre' comme le Comité I'a noté' des progrès ont été îertire, par l'lRU, en collaboration a'ec I'lnstitut Pasteur de Paris' dans l.idenrificarion de la roxine du B.t H-14 qui tue les larves des simulies Les toxines efficaces contre les simulies et les moustiques ne sontf,as les mêmes' Grâce à ces résultats' pour la première fois, la mise au point rapide ei rationnette oe formulations améliorées du B t H-14 peut être enr isagée. 51. un progrès sourenu a ete signalé concernant le rapport coût,'effi:T]::, des operations d'epandage aidées par l'installation d'ordinateurs dans les helicoptères' Plus particulièrenlenl' Ie coûr de l,utilisation du p) raclofos s'est arére acceptable à la longue en dépit de son prix d'achat élere, en raison de sa longue portee. Le nouVeau contrat ae'ien' marque par une dimunition du coùtdesheures6tgr,oletl.erclusionduThrushglClg|'2r,iondeliaison,eslentréenr,igueurleler janvier 1993 et executé sans problemes. Des estinlations récentes ont fixe le coût maximum d'un epandageaérienrentableàUSS40parkilomètçgClglir,ièretraite. 58. une étude spéciale a ete effectuee par le personnel du bureau de Ia zone ouest afin de quanrifier t'utitisariJn 6g5 iir'ers larr'icides aux dilferents debirs, en prenant en compte une série de parametres tels que les coÛts des produrts, leur portée, les coÛts du transport des insecticides er du carburanl pour les hélicoptères et le coÛt des heures de vol Un modèle a été dér'eloppé pour être eventuellement utillse dans route Ia zone af in d'améliorer daVantage le rapport coÛt/eflicacité des opérations. 59.p.nguv€Suxcritèresmorphométriquesfacilemenrapplicablessurlelerrainpour l,idenrification des simulies adultes onl été conçus et la formation de cylotaxonomistes a eté achevée avec Succès à Kankan et Makeni, 1nttt'nt ainsi en place des infrastructures pour la cytotaxonomie couvrant toute t'aire du Programme. Le développement de méthodes pour l'identification ,orpt,ometrique des simulies aàultes a été réalisé grâce à un étudiant de TDR dont les travaux sur le terrain ont été entrepris dans l'aire du Programme' L'utilité de cette technique a d,importantes implications pour les opérations de l'oCP et illustre la valeur des relations entre TDR et I'OCP. ti*:; 60. Le comité consultatif d'Experts a nolé avec satisfacrion le progrès réalisé dans les opérations de lutre anti\,ectorielle er a felicite Ie Programme pour les résultats obtenus' notamment l'amélioration continuelle du rapport coût/efficacite A ce propos' le Comité a loué I'excellente performance des pilotes qui, en ira.'aillanr dans des conditions climatiques dures, ont beaucoup contribué au succès du Programme' il tJPCI1.3 (ocP/'EAc /93.1) paSe I 3 61. La question de l'arrêt des trairements larvicides au nord-est de la Sierra Leone, pour des raisons d'insécurité, a éré soulerée. Il a eré precisé que Ies simulies prédominantes dans cette zone sont Sirrrrr/irr nt leortqtscl , S. squontol/,,1 et S. y'ohcttsc, essentiellement des espèces forestieres qui ne migrent pas et ne constltuenl donc pas une nrenace pour d'autres parties de I'aire du Programme. N,lalgre les troubles, Ies equipes nationales ont pu mainlenir une cou\)erture raisonnable des populations concernées par I'ivermectine. 62. Le Comité a été impressionne par Ia collaboration établie avec TDR (morphonletrie. structure d'ADN, intmunodiagnosric, r'oir le paragraphe 163) er a recommandé que le Directeur poursuive et renforce une telle collaboration dans tous les dontaines, chaque fois que cela sera benéfique à I'OCP et a TDR. 63. Conrme le Comiré I'a nore. Ies traitenrents larvicides onl repris sur deux biefs oir la surveillance entomologique de post-traitemenl a montré des resultats peu satisfaisants (r'oir le paragraphe 52 ci-dessus). Pour répondre à une question sur la durée de cette reprise, il a ete expliqué que les traitentenrs heliportes dureront Ie temps dr'faire une enquête épidemiologique plus deraillee. Dès que les villages où les résultars sont mediocres seronl detectés, ils seront traites à UirærmeciiÈe er les épandages larvicides seront arrêtés. De nouvelles études post-controle seront menées ensuite. 61. A propos de I'améliorarion des formulations du B.t. réalisee en collaboration avec l'lnstitut Pasteur de Paris, la question des aspects juridiques des droits de propriété a ete souleree. On espère que les prob[è,mes juridiques ne retarderonl pas I'utilisation opérationnelle de toute formulation améliorée'mise au point à travers cette recherche conjointe. *** 65. Le rapport de la quarorzienre session du Groupe ecologique est joint en annere I 66. En présenrant le rapport. le Presrdent du Groupe ecologique a souligné Ia satislaction du Groupe qu3nt au.\ résulrars touJours satisfaisants obtenus par la rotation s1'stématique des larr icides qui permet de reduire le risque de resistance chez les simulres eI de preserrer la faune aquatique conrre des effets nuisibles. Le Groupe a pris note des limites suivantes pour l'application des larvicides le temephos jusqu'à .100 nrr,i s; le p; raclofos l5-250 (350) nr:, s, I: permethrine 70 m3/s ou plus, et le Yectron (r'oir le paragraphe 69) jusqu'a 350 m3/s. 61 . En réponse à une préoccup3tion concernant I'utilisation de la perméthrine à Tien[ala sur Niger au-dela du marimum de six cl,cles recommandé, à cause des débirs quiont dépassé 200 mr/s pendant plusieurs mois, I'arrention du Groupe a été attirée sur une expérience menée sur la riviere Sanaga au Cameroun, ou 40 km ont eté traites hebdomadairement à la perméthrine pendant plus de deux ans, sans effets, ou avec des effets insignifiants, sur les Trichootères, les Baetidae et les Hvdroosvchidae adultes alors qu'une diminution de la densité faunistique a été constatée. \/u ces résultats, le Groupe écologique a recommandé qu'une évaluation ponctuelle de I'impact de la perméthrine sur les insectes non cibles soit effectuée sur le fleuve Niger et que la documentation sur I'expérience faite sur la rir ière Sanaga soit mise à la disposition du Groupe. 68. Grâce à un programme spécial de formation sur le test de la sensibilite des organismes non cibles aux insecticides, les hvdrobiologistes nationaux sont mainlenant capables d'identifier au stade larvaire plusieurs organismes répandus dans I'aire du Programme bien que des tests applicables sur le rerrain restent à dér,elopper. Le Groupe écologique a recommandé I'utilisation expérimentale de Cheumaroosrche cooiosa pour des tests basés sur la technique du shaker. 3 Précedemment -sirrrrr/iratr soubrcttsc B Rrnoort de la ouatorzième session du Grouoe écoloeioue JPC I 4.3(ocP/EAc /93.t) paSe 14 69. Le Groupe a noté le progrès réalisé dans la recherche d'un larvicide non organophosphoré efficace à des débits de l,ordre de l5 à 70 m3ls a\ec I'accenl mis sur un pseudo-p1'réthrinoïde" Ot\,lS 3002 (Trebon en agriculture et Vecrron en sanré publique)qui a une faible toxicité pour les poissons, et a autorisé 1elrog.amme à I'utiliser dans des traitements larvicides pilotes en attendant une ér,aluation positive de son effet sur les invertébrés non cibles' 70. Sur la base des résulrats d'une anall,se des données sur la surveillance à long ternle des insectes benthiques, le Groupe écologique a recommandé, que seules les données de 17h00 soient recueillies comme dérive ae jour.t qu. i'inoi.. Elouard-Simier soit utilisé systématiquement pour l'essai de nouvel insecticideâfin O. prédire son potentiel sur les populations d'insectes non cibles' Il a été constaté que les fluctuations à long terme des populations de poissons sont influencées par la sécheresse plutôt que par les larvicides utilisés par I'OCP. j l. En ce qui concerne la surveillance aquarique, les résultats signalés à Ia réunion annuelle des hl,drobiologistes (12-18 janvier, Coronou) ont révélé que les traitements larvicides de I'OCP nientraîneni que des modifications insignifiantes de I'entomofaune et des poissons . En réponse aux conclusions de la Réunion, le Groupe écologique a fait un certain nombre de recommandations notamment la mise à la disposition des h5'drobiologistes du matériel nécessaire à ,". .*l),r. ptrs intensive de la qualité de I'eau: des visites annuelles des hydrobiologistes au siège de t;OCp pour participer au trairement de leurs "propres" données ainsi que de celles recueillies duranr des visites approuvées par le Directeur dans d'autres pa)'s de I'OCP;et un appui à l'élaboration de publications conjointes. 72. Le Groupe écologique a approuvé I'objectif et I'approche mélhodologique qui sous-tendent le document 'nvant-lrojet de la proposition d'un projet pilote concernant I'impact enyironnemental du repeuplemenl sur les rivières de I'aire de I'OCP" préparé par le Comité des Agences parrainantes et actuellement en voie d'exécution. 1.3. Le Groupe a souligné que la dér,olution est un concept qui a été appliqué avec succès aux équipes d'h-vdrobiologie depuis le début des opérations de I'OCP et qu'il n'est pas trop tÔt de commencer à réflechir sur la meilleure façon d'impliquer ces équipes dans des activités dans Ie domaine plus vaste de surveillance environnementale en plus de la surveillance aquatique compte tenu surtout de la convention sur la diversite biologique signée à Rio de Janeiro aaa q 't4. Plusieurs questions onr été souler'ées par Ies membres du CCE concernant le rapport. Il 1' a une réelle préoccupation pour que I'expertise exceptionnelle acquise par les équipes nationales soit retenue et utilisée avec profit par les Pa5,s participants après la fin de I'OCP . Dans quelques cas, des membres des équipes nationales de surveillance sont déjà rattachés à I'enseignement au niyeau universitaire ou dans des instituts nationaux. Le Comité a rgcommandé aux Pa1's participants de chercher les voies et moyens d'assurer I'emploi continue de ieurs nationaux formés pa. l'ôCp, dans Ie domaine plus vaste de surveillance de I'environnement après la fin des opérations de I'OCP. 'l 5. Il a été suggéré qu'it serait peut-être utile d'avoir des contacts avec le Programme des Nations Unies pour I'environnement (PNUE) concernant des questions sur I'environnement présentant un intérêt pour I'OCP et le Directeur du Programme a été encouragé à étudier la possibilité d'établir de tels contacts. Par ailleurs, TDR a renforcé récemment son intérêt pour "les maladies tropicales et I'environnement', un domaine dans lequel I'OCP et TDR pourront éventuellement collaborer. 'Les pyréthrines sonr des insecticides naturels. Les insecticides artificiels qui imitent les pyréthrines naturelles sont appeles des p1,réthrinoTdes s)'nthétiques. Les pseudo-p5'rélhrinoÏdes sont sur le plan moléculaire différents des p5,réthrinoïdes s1,nthétiques mais se comportent comme ces derniers. û JPCI4.3 (ocP/EAc /93.t) page I 5 i6. Le Comité a demandé au Président du Groupe écologique de transmettre sa reconnarssance aur membres du Groupe pour les travaux importants qu'ils ont effectués avec beaucoup de succès. 8 EXAI\TEN DES ACTIYITES EPIDEIIIOLOGIQLIES ET DE LA LUTTE CONTRE LA NTALADIE PAR L'IYERI\1 ECTINE Evaluation 77. Le Comiré a éré informé que l'ér,aluation épidemiologique a éte elfectuée au cours des l2 mois passés dans 56 r,illages de dix bassins fluviaux de I'aire initiale du Programme, en vue, d'une part, de déterminer I'effet de la lutte antivectorielle en termes de réduction des taux de prér'alence et, d'autre part, de contribuer à la prise de décisions sur I'arrêt des traitements larvicides. 78. En ce qui concerne I'effet de la lutte antivectorielle, la plupart des résultats sont satisfajsants, avec une prér,alence inférieureà2ch sur le Banifing IV au Mali, le bassin du Niger ârl Nigër et I'Oti au Togo. Toutefois, une grappe de villages sur le bassin de I'Oti au Ghana ont des prévalences variant entre 6,901ô et 12,lVo. L'évaluation des villages indicateurs sur les rivières ou les traitements larvicides sont arrêtés (voir le paragraphe 52 ci-dessus) a indiqué une prér'alence inférieure à 2ol0. ':,9. Quarantelhuit autres villages situés dans des zones où la Iutte antivectorielle est combinée à la distribution de I'ivermectine ont été examinés durant la période de juin 1992 à mai 1993. Il s'agit de villages de la zone d'exrension sud, de la zone intermédiaire, en Côte d'lvoire et du sud de la Guinée. Les villages négatifs sur le plan parasitologique fourniront une cohorte d'individus pour le suivi de I'incidence de I'infection. Une étude spéciale a été initiée en Guinée ou trois villages ont été choisis pour la surveillance in vivo afin de déceler une baisse éventuelle de la sensibilite des microfilaires à I'ivermectine suite à un traitement a long terme (voir également les paragraphes 94 et 146). 80. En ce qui concerne l'ér'aluation ophtalmologique, le Conrite a nolé avec satisfaction que I'examen de suivi entrepris à Asubende après cinq ans de distribution annuelle de I'ivermectine associée aux traitements Iarvicides a donné des résultats identiques à ceux obtenus après dix ans de traitements larvicides utilisés seuls. On constate une réductiorr sensible de la charge microfilarienne de la chambre antérieure ainsi qu'une réduction importante de I'iridocl'clite et de la kératite sclérosante (voir également le paraSraphe I I I ci-après). El. Des études sur les migrations entreprises dans le bassin du Kulpa,*'n au Ghana et sur Ie Bou-Bandama blanc en Côte d'lvoire ont montré une prér,alence relativement élevée due la première zone à une transmission "locale", alors que dans la seconde'zone plus de 900/o des individus ayant une biopsie cutanée positive sont des migrants. tat aat a a 82. Au cours des discussions sur ce point de I'ordre du jour, I'importance potentielle de la surveillance entomo/épidémiologique (voir le paragraphe 93 ci-après) pour Ia détection de la recrudescence a été soulignée. En ce qui concerne la contribution des sociologues à l'évaluation épidémiologique, notamment en rapport à Ia migration, il a éte expliqr.re qu'au lieu de garder un membre du personnel à plein temps à Ouagadougou qui pourrait avoir des difficultés à entreprendre des enquêtes dans des cultures différentes de la sienne et à en interpréter les résultats, le Programrr:e emploie des consultants qui travaillent dans leur propre environnement national. JPC I 4.3 (ocP/'EAC i93.1) page I 6 I 83. Bien que I'imporrance d'enquêtes ophtalmologiques scientifiques et f iables ait ete reconnue' il a été précisé que la n..essiié d'efiectuer de lels eramens a diminué étant donne la compréhension acruellentent bien établie des effets des méthodes de lutte et que des ophtalmologistes consultanrs à lemps parriel peuvent facilentenr accomplir le travail ll est également necessaire acluellenlent d'axer les operations sur les conditions dans lesquelles les activités de dér,olurion seronl effecruées, et il esi peu probable que les adminislralions nation3les de sanré puissenr se permertre d'affecter des ophtai nlologistes dans ce donlaine bien qu'ils puissent ér,enruellemenl être emploi'es dans la lutre contre plusieurs nraladies 81. Un represenlant d'une Ot--G a explique que dans route I'aire de I'OCP' il 1'a un ophralmologiste pour un million de persor,nes. La polirique des ONG à I'intérieure comme a l,extérieure de l,aire de l.ocp n'inrplique pas une evaluarion ophtalmologique de routine, en raison de I'efficacité et à la süreté du médicament' 85. En ce qui concerne la possibilité d'introduire I'immunodiagnostic en remplacement ou en complément de la biopsie cutanée, pour des buts autres que la détection de la recrudesCence' une préoccupation quanr à l, .on]prrabilité des deux methodes a ete exprimée' 86. Les membres du comité ont également exprimé leur inquietude que ?er1t-être I'oCP est en train de se surcharger de données opérarionnelles et scientifiques, et risque de subir une pression pour le t.aiteïent de questions accessoires, tandis que l'introduction de nour elles méthodologies pourrair aboutir à des probtèmes d'interprétation' De plus' il n'est pas certain que de telles nouvelleS methodologies soient paS en place avant la fin du PrOgramme et conviennent pour les activités de dér'olution. 87. Le Comité a exprinlé sa confiance totale concern3nl Ies techniques épidemiologiques urilisees actuellemenl, dans Ies limites reconnues et, a recomniande I'adoption par Ie Progranlme du schema suggere pour I'evaluation épidemiologrque a la suite de Ia réunion récenle con\oquee par le Directeur du Progranlme en consultation arec le Presrdent du CCE (r'oir les paragraphes suivants). f I'e r gE. Eranr donne que la disrribution à grande echelle de l'ii'ermectine tend à masquer Ia valeur diagnostique de la biopsie cutanée quil elle-méme, est de nloins en moins acceptée par les communautes. et compre lenu de la peur d'une infection par le VIH et du coût relativement éleve de l'ér,aluation oculaire, le Comité conjoint du Programme a, à sa session de décenlbre I992' demande au Directeur de metrre en place un Broupe d'experts qui réflechira sur tous les aspects 6g l,§r,aluârion epidémiologique et de présentËr sei conclusions à la session de 1993 du CCP' 89. Un groupe special a donc été constitué durant la réunion ann.uelle dg 1Q\/u€ technique interne tenue en *arc tgql et ses COnClusionS et recommandatiOns pourrgnt être résuméeS comme su it: g0. pour la lurte contre la morbidité, l'ér,aluation est adaptée de façon à pouvoir mesurer l'impact sur la maladie oculaire par un iuivi longitudinal des changements au ni'eau de I'oeil: l,outil idéal serait les enregistrements photographiques pour minimiser les variations d'observaleur à observateur et celles d'un même observatéur. Il a été noté que I'examen Ophtalmologique coûte cher et prend beaucOup de temps, et vraisemblablement ne pourra pas être effectué à grande échelle, après la cessation de I'OCP (voir paragraphe 83 et 84)' 91. Lorsque les trairemenrs larvicides sont le seul mo)'en de lutte utilise en vue d'interronlrrre Ia transmission, l'evalua(ion epidemiologique se serl de la biopsie cutanée pour mesurer I'impact sur la base de l'érolurion de la prér'alence ou, si possible. I'incidence de l'inlection dans les rranches d,âge plus jeunes. Les inconr,énients de cetre melhodoloEie sont la faible sensibilite aux infections légères ei la réticence grandissante des populations à subir la biopsie cutanee On It JPC 1.1.3 (ocP/,EAc /93.t) page I 7 espère pouvoir remplacer la biopsie par un test sérologique. Ces mêmes conditions s'appliquent aux cas où Ia distribution de I'irermectine est associée à la lutte antirectorielle, sauf que la biopsie cutanée ne sera utilisee que pour I'evaluation de I'incidence de l'infection chez des groupes d'individus exclus du traitement à I'ivermecrine (par exemple, des enfants nés après le debut de la Iutte antivectorielle). A parrir des ér,aluations épidemiologiques eflectuées dans I'aire initiale depuis Ie début de ses acti\ ites, le Programme a delini I'inrpact ophtalnrologique de la lutte antivectorielle seule. Ceci a dejà ere publié. 92. Bien que I'ér'aluation de I'imnact de I'interrup(ion de la transnrission sur Ie réserr orr humain de parasites soit souhairable pour la prise de decisions d'arrêt des traitements larvicides, aucune méthodologie qui permer de dérecter les antigènes parasitaires n'est actuellement disponible, quoique la réaction de poll'mérisation en chaîne (PCR) soit prometteuse pour la détection de I'ADN du parasite dans le sang des malades. 93. En ce qui concerne la détection de la recrudescence. la biopsie cutanée sera utilisée dans l'ér'aluation épidemiologique pour démontrer la réapparition des cas d'infection bien que cette méthodologie présente des insuffisances pour Ia détection d'infections prépatentes. Frécoces et légères*'@n espère qu'un test sérologique fiable sera disponible dans un proche aveni' -''our pallier cette insuffisance. Pour completer la surveillance épidémiologique, le rôle éventue. je I'examen entomologique basé sur I'identification du parasire chez les simulies capturées par des villageois et I'utilisation de Ia technique des sondes ADN pour sa détection dans des broi'ats de simulies ont ete consideres (voir également le paragraphe I I E ci-après). I91. Enfin, le Groupe a examine la détection d'une ér'entuelle baisse de sensibilite à I'ivermectine eI a recommandé I'urilisation de la méthodologie de biopsie cutanée pour déceler dei augmentations anormales de la charge microfilarienne dermique d'un traitement par I'ivermectr:': à I'autre. Tout malade qui montre une m3-,raise reponse au traitement standard par I'ivermectine devra être identi[ie pour d'érentuelles erudes furures. 95. A propos de Ia recherche d'outils diagnosriques ameliorés, Ie Comite consultatil d'Experts a été informé que le Sous-comité sur I'lmmunodiagnostic du Comite d'orientation de TDR sur Ia Filariose a conclu à sa session de mars 1993 que le tri-cocktail d'antigènes (Or'7, Ovl I et Or l6) pour la detection d'O. toltttlu.r peut maintenant être essa),e sur le terrain dans I'aire de I'OCP après la formation du personnel et la mise en plau-e des équipements de Iaboratoire à Bouaké. Le but sera de déterminer la spécificite du cocktail d'antigènes sur des enfants qui n'ont pas éte exposés à I'infection onchocerquienne et de confirmer sa sensibiliré pour détecter une infection patente en utilisant des sérums obtenus à Pendie et dans d'autres localités. Le Comité d'orientation sur la Filariose a recommandé égalemenr que des prélèr,ements de sang qui serviront de référence future soient effectués dans les villages ou la recrudescence pourrait survenir. tra Distribution de I'ivermectine 96. Le traitement à grande échelle par I'ivermectine continue d'être entrepris par les équipes nationales appu-vées sur les plans financier et logistique par le Programme, par les équipes de VCU ou, dans quelques cas, par des équipes locales aidées par des ONG. Le Comité a noté que la priorité est toujours accordée aux communautés a)'ant des charges microfilariennes communautaires de l0 mf/b ou plus, essentiellement dans les zones d'extension conjointement avec la lutte antivectorielle, alors que Ia limire inférieure esr fixée à 5 mf/b dans la partie nord de la zone f i\tension ouest où I'ivermectine est le seul mo;'en de lutte. Dans I'aire initiale du Programr r distribution à granCe échelle se poursuit dans la région de Pendié, les anciennes zones de r. asion, les zones du Bui et du Kulpa*'n-Sissili ainsi que les zones intermédiaires du sud de la ( d'lvoire. JPCI4.3(ocP/'EAc /93.t) r,age I 8 91 . Il a éré signale que le programme d'auto-traitement conlmun3utaire progresse en particulier au Mali. Les villages choisissent des gens qui savent lire et ecrire dans leur conlmunaute pour effectuer la disrribution sous la super',,ision des centres de sante les plus proches La disponibilite permanenle des distributeurs assure une cou\ erlure ntarinlale. en I incluanl les fentnles en grossesse peu après l'accouchement et les meres après la prentière senl3ine d'allaitement. ainsi que ia, partonnes qui s'absenrr.nt temporairement et les intnrigrants. 9g. Le traitemenr passif par l'ivermecrine, elfectue p3r Ie personnelde santé qualifie dans les cenlres lixes ou les hôpitaux sur la base d'un diagnosric clinique ou parasitologique. est reser\e aux zones à faible endemiciré non incluses dans le programme de distribution a grande echelle' gg. Au total, 1,5 million d'individus dans 5000 r'illages onl été traités ayec 2'24 millions de comprimés durant Ia période en question. La couverture a varié entre 690rô et 780/0, ce dernier chiffre a),ant été oËtenu dans les villages appliquant des programmes d'aulo-trailenient communautaire. La distribution à Srand; échelle, appul'ée par l'OCP, représente 690'o des traitements, les ONG l4ozô, I'auto-traitement communautaire I lozô et le traitement dans les centres fixes 6010. a a 100. Durant les discussions sur la disrr.ibution de l'ivermectine, des questions ont été souleVees concernant le traitement passif comparé au traitement actif, l'intégration dans les infrastructures sanitaires existantes et I'auto-traitement communautaire' l0l. L'OCPa debute contme un programme vertic:tl dans les Pals participants car. bien que tous soient dotés de serr.ices de lurre contre l'onchocercose, ils n'avaient pas les ressources necessalres pour entreprendre indir iduellement les operations a technologie avancee du Programme' I0l. La participarron des pa)'s eu\-nrélles dans les actir'ttc's cje l'OCP est rllaintenant b;en etsblre er des efforts sonl faits pour augmenler Ia distribution de I'rvernlectine dans les cenlres de sante Des progrès ont ete réalisés et dans un pa)'s une proportion considerable des traitements sont effecrués dans les cenrres de santé fixes. Toutefois, I'rntégration pose des problèmes, par exemple comment amener les gens à se présenter pour le traitement lorsqu'ils sonl indemnes des s),mprômes, et la disrribution à grande échelle par les équipes nationales reste jusqu'ici la methode de choix, du point de vue du rapport coût/elficacité, puisque la plupart des villages onl une infrastructure sanitaire insuffisante. 103. L'auto-traitement communauraire a été intensifié au Mali, en particulier depuis la session du CCE de l992et Ie Comiré a noré avec intérêr les avantages considérables de cette méthodologie notamment son rapport coûr/efficacité et son niveau de couverture constamment éler'é. 101. Le Comite a été informe que I'OI'{S a recommande que I'ivermectine soit incluse dans les listes nationales de médicamenrs essenriels mais a noté à cet éBard que le médicament n'étant pasjusqu'ici disponible sur le marche, ne pourra être mis à disposition à travers ce mécanisme. 105. En ce qui concerne la contribution des organisations non-Souvernementales aux programmes nationaux de distribution de I'ivernrectine, il a ete precisé que les On-G sont essenriellement concernées par la distribution elle-même, en ulilisant pleinement les cartes epidemiologiques préparees par I'OCP pour identifier en collaboration a-r'ec les autorités nation3'les les popularions cibles. Ces organisations ne sont pas impliquees dans I'anal1'se de I'impact du médicament mais utilisenr les indices de cou\,erture comme indicateurs de leur performance. l06. Le Comité a été inlormé de I'initiative de TDR sur la recherche opérationnelle qui vise à soutenir Ia lutte basée sur I'ivermectine dans Ies pa1's ne faisant pas partie de I'OCP. L'initiative a été axée sur le Nigéria uniquement, mais récemment elle a ete elargie à d'autres pa1's endémiques comme le Cameroun. Les quesrions abordées dans le cadre de I'initiative comprennenl les merhodes d'ér,aluation rapide en \/ue d'identifier Ies communaulés à haut risque et d'établir des JPCIl 3 (ocP/'EAc 193.t) page I 9 r'artes epidémiologiques au niveau national. l'educarion sanitaire pour l'acceptation soutenue du médicament, des mérhodes renrables de distriL.,ution, l'inrportance de la maladie dermique onchocerquienne, des méthodes simples de suir i de la lutte, etc. I-es resultals des recherches ont déjà conduir à des améliorations des operations de lutte. Le Comite a exprime un grand interêt pour I'initiatire et a recommandr. qu'en rarson de sa pertinr'nae potentielle pour la dc'rolution 1'OCP soit toujours implique. lnrpact de la distribution de I'ivermectine 107. Le Comité a été informe du progrès réalise dans Ies di[férc'ntes etudes entreprises par I'OCP sur I'impact de la distribution de I'ivermectine. En ce qui concerne I'effet du traitement trois [ois par an sur la transmission tel qu'effectué en Guinée-Bissau,les donnees entomologiques indiquent une réduction de I'ordre de 30ÿo à 50% au cours de l2 mois. Toutefois, les résultats n'a1'ant pas permis de tirer des conclusions définitives, d'aurres études sont en\ isagées dans la même zone ou dans la partie nord de la zone d'extension ouest. 108. Dans la région d'Asubende où I'ivermectine est distribuée conjointemenl avec les troirements larvicides, la ClvlFL chez une cohorte est tombée à 60/o du niveau de pré-traitement -après cinq distributions étalées sur 60 mois. Une anall'se par modèle inlormatique en utilisant les lonnées d'Asubende a montré que la combinaison des traitements larvicides et du traitement à I'iverm",ctine aboutit à une diminution permanenre de la production de microfilaires après chaque traitement, ér'aluée à 33o/o par rapport au niveau enregistré durant Ie traitement précédent. 109. Une autrè,simulation par modele informarique a prédit qu'un traitement annuel par l'ivermectine pour une durée de moins de 20 ans dans les zones ou la transmission est en cours ne reussira pas à éliminer le réserr,oir humain de par:sites. ll0. Une étude spéciale comparani rmpact des traitements larricides comme seul ntoi'en de Iutte (dans I'aire initiale du Programme) sur la rransmission a celui de la lutte antivectorielle associée à Ia distribution de I'irernrectine (en Gurnee)a monlre qu'a\ 3nl les lraitements seulement 1.1 femelles pares etaient requises en Guinee pour produire une larve infectante, alors qu'il en [allait 105 trois à quatre ans plus tard. Ceci contraste avec I'expérience menée dans I'aire initiale ou, en I'absence de traitement a I'irermectine, apres quatre années de traitements larvicides il lallait seulement 2l femelles pares pour obtenir une larve infectante (chiff re pratiquement inchange, 15, avant traitement). lll. Le Comité a noté que d'autres études dans la région d'Asubendé ont confirmé I'impact de l'ivglrnsç1ine sur l'ér'olution des lésions oculaires. Après cinq ans de traitement annuel, les microfilaires vivantes ont disparu de la cornée et Ia moy,enne géométrique des microfilaires dans la chambre antérieure a diminué de 3,8 à 0,1. des résultats nécessitant l0 ans de lutte antivectorielle sans traitement à I'ivermectine. En cr qui concerne I'evolution des lésions oculaires du segment postérieur aucun changement important n'a été note. l12. En utilisant des questionnaires et des groupes sous placebo, des études sont en cours pour dererminer le niveau de la sensibilisation à I'onchocercose et la perception des effets bénéfiques du traitement à I'ivermectine par les villageois des zones infectées. a t 3 9. EXANIEN DES ACTI\'ITES DE DE\ OLL]]-ION ll3. Un plan détaille de trarril de I'Unité de Devolution de I'OCP a eté présenté au Comité. Les activite.. r:'incipales pro-s':,-r mées en l99i îour appu)'er les efforts n:iionaux sont axées sur la formatior,. la sensibilisation, la surveillancr epidémiologique et Ie traitenent à I'ivermectine, I'elaboration et la mise à jour des plans de dér'olurion, l'ér,aluation et la recherche opérationnelle. JPC I4.3 (ocP/'EAc i93.t) page 20 I14. En ourre, I'OCP encouragera er facilitera pour les Pais participants Ia mise en place dL-s Comités narionaux de Derolurion (CND) ali n d'augmenter les cat)acites des pa5's d'entreprendrc- la surveillance et la lutte conrre plusieurs maladies arec I'onchocercose comme I'une des maladies cibles. Les CND seront arés sur les operations a\ec des membres choisis dans les départements ministériels impliqués direcremenr ou indirectenrent dans les activilés de surreillance épidémiologique et de lurte. Les Comites nationaux de lutte contre I'onchocercose pourronl fournir un appui au niveau cenrral au.r CND quisont dejà en voie de mise en place dans la plupart des Pa1,s participants. ll5. Un document décrivant le cadre institutionnel de la devolution' préparé à la demande du Comité conjoint du Programme à sa session de décembre 1992 pour son appréciation au cours de sa session de décembre 1993, a éré présenté au Comité. Le document décrit en detail la structure et les fonctions de I'unité de dévolution de I'OCP, de l'équipe de I'OMS/AFRO d'appui à la dér'olution et des CND actuellement en train d'être mis en place. En réponse au souhait du CCP, une attention particulière a été accordée à I'appui fourni par AFRO à travers les contributions du Coordonnateur inter-pa1,s de dér'olution et des équipes de I'OMS/AFRO d'appui à la dér'olution dont une a eté etablie au Burkina Faso sur une base expérimentale. ll6. Des informations actualisées ont été fournies au Comité consultatif d'Experts sur l'élaboration, la rér,ision et la mise en oeuvre des p'lans de dévolution ainsi que sur les differentes stratégies adoptées par les Pa1,s participants concernant les maladies cibles associees a l'onchocercose dans Ieurs programmes de surreillance épidemiologique et de Iutte. Suite a une reunion, au siège de I'OCP, avec les onze coordonnateurs nationaux du Programme de lutte conlre I'Onchocercose, une série de recontmandations ont été adoptees visant le renforcement d u processus de dér'olution et du role des coordonnateurs dans ce donraine. ll7. En ce qui concerne la formation en vue de la devolution. I'OCP a octrol'é 23 bourses d'etudes dont cinq a des femmes durant Ia periode d'aout l99l a mai 199i, porlant ainsi les octrors de bourses depuis 1974 à un total de 3E l. Il8. Compre tenu des difficultes grandissantes rencontrees dans l'application s)'stématique du test de biopsie cutanée à cause de la distribution communautaire de I'ivermectine et la réticence des populations à subir des tests répétés (voir le paragraphe 86 ci-dessus), on a examiné Ia possibilité de I'utilisation de la surveillance entomologique basée sur la capture des simulies par les villageois, la dissection par les techniciens nationaux et I'identification d'Onchocerca par la sonde ADN. La faisabiliré et les modalités de cette méthode supplementaire de surveillance dans le cadre de la dér,olution sont toujours au stade d'enquête. I I9. Dans I'introduction de ce point de I'ordre du jour, il a ete souligné que Ia dévolution réussie, impliquant une surveillance epidémiologique efficace et la Iutte contre la recrudescence par I'ivermectine, est indispensable à I'OCP pour atteindre son objectif. 120. La stratégie de Ia dér,olution varie en fonction de la situation épidémiologique et de lune dans I'aire du Programme. Dans I'aire initiale de I'OCP, le réservoir humain de parasites est pratiquement éliminé et la surveillance est en cours. Dans Ia moitié nord de la zone d'extension ouest, la stratégie est basée uniquement sur la distribution de I'ivermectine, donc la question de détection et de lulte contre la recrudescence ne se pose pas. l2l . Il faudra clariIier le concept d'intégration. L'ON{S sera bien placée pour tradu ire Ie concept en termes opérationnels, élaborer des approches organisationnelles et entreprendre la formation nécessaire en se concentrant sur les formateurs. Le principe de I'intégration est inhérent à tous les plans de dér'olution mais à ce jour peu a été fait en vue d'ajuster les structures pour l'intégration dans les s)'stèmes de santé où les programmes verticaux sont courants. Jusqu'à ce que le concept devienne opérationnel, des efforts devront être faits au moins pour coordonner Ies programmes verticaux. a I JPC I{.J (ocP/'EAc//93. I ) pa8e :1 122. L'appui externe à I'e.recution des plans de devolution a ete plutot lent à r'enir i:3. La surveillance épidenriologique dans le cadre de Ia dr'r olution est actueller:rt'nt t'lfectuee dans Ies pay's de I'aire initiale du Prograntnte Au tolel, 177 r illages ont ete identrfies. à inclure dans le programme de surveillance. t 124. A I'ouverture des débats sur ce poinr de l'ordre du jour, une artention prioritaire a ete accordée à la question concernant Ia place de la dér'olution dans l'infrastructure sanitaire en tant qu'activité entièrement integree. A ce propos, référence a été faite au rapport de l'equipe de la Revue externe dans lequel un accent parliculier a été mis sur la nécessité d'une recherche, dans le domaine des s1'stèmes de santé, visant à trouver des voies et mo)'ens rentables d'intégrer la surveillance et Ia lutte contre I'onchocercose dans des programmes "r,erticaux" tels que le proBramme élargi de vaccination, les soins maternels et infantiles et Ia planification familiale. )25. A cet egard, la necessité d'une analS,se approfondie des differents s),stèmes de santé et de Jeurÿmodès d'operation a éte soulignee. Des directives doivent être preparées prochainement. i:0. L'un des membres du Comité a presenre un schéma conceptuel d'un s1'stème de sanré mettant I'accent sur des activités aux n.ireau.r des disrricts er locaux plutot qu'au niveau cenrral "r'ertical". Le scherpa (ci-joint en annexe 2) montre également Ia répartition des differenres categories de donateurs par niveau operationnel, et la relation mutuelle entre ces niveaux. 121 . Le concept de base derrière la nouvelle approche aux s),srèmes de santé esr la nécessité de s'occuper des préoccupalions sanitaires dr.s populstrons de façon eIl'rca.e en men3nt moins l'accenr sur le niveau central et d3\'antage sur Ie nivs3r.r de district,'cofirorunautaire. en favorisant le partenarial, participation et en evitanl de surcharger les agents locaur de sanre. Un aspect particulier est le pas vers qn s)stèn)e raisonnable de recourrentenr des couts dans le genre de l'initiatir e de Bamako. 128. En ce qui concerne une ér'entuelle intégration de la dérolurion dans un rel cadre, il a été suggeré que cerlaines activités pourront être progressivement décenrralisées au niveau des districts, sur la base de Ia "coincidence d'objectil-s" et integrées dans celles des aurres programmes effecruees à partir de ce niveau; un raisonnement pour I'anal5'se des s),stèmes de prestarions des soins de sanré et de leur gestion (voir le paragraphe 125). l:9. Le Comite a exprimé son grand intérêt concernant le concept et a discute de la quesrion d'intégration. La contribution potentielle de I'OCP au processus ne doit pas être sous-estimée, etant donné ses operations sur une grande étendue et ses conlacts étroits avec les autorites nationales. Le changement des structures demande un changenrenr d'attitudes, un domaine dans lequel le Programme peut apporter son soutien, gardant à I'esprit que le mandar de l'OCP est limire à la lutte contre I'onchocercose, ),compris un appui aux processus de dér'olution. I30. Le Comité a examiné une série de questions opérationnelles concernanl le processus de dér'6lu1i9n. Les "animaleurs" lravaillant à lravers plusieurs frontieres pourraient rencontrer des difficultés à s'adapter aux differentes structures srnitaires nrais le personnel de terrain de I'OCP connait bien les conditions dans tous les pa1's dans lesquels il travaille et entreprend des missions régulières. Une autre question posee est la place des coordonnateurs nalionau.x de Ia lutte contre I'onchocercose dans la pi'ramide de la structure sanitaire et Ieur interacrion avec les collègues des autres départements. Le Comite a ete rassuré que les coordonnateurs sont bien placés dans leurs ad minisrrations nationales. l3l. Le Coordonnareur inter-pa1,s de dér,olurion de I'ON{S/AFRO a résumé ses adivirés duranr les deux dernières années. Il travaille en tandem âvec le personnel de I'OCP avec lequel il I a I JPCI4.3 (ocP/'EAc/'93.1 ) page 22 enlreprend des visites conjointes dans les pals Il accorde une altenlion p3rticulière au concepl de,'formation des fornraleurs" qu'il encourage dans lcs pavs Il a souligne la nécessitc de garder les anciens membres du personnel de I'oCP dans les serr ices natronsux af rn d'erploiter Ie ur expertise unique. 132. Le représentanr du Bureau régional de I'OMS a reirere l'interêt et I'appuiaux pals de l'OCP qui préparent ou exécurent acruellemenr la dér'olution. L'Organisation fait de son mieux pour travailler avec Ies Pal,s participants en vue de la restructuration de leurs s)'stèmes de prestations des soins de sanré seton ies besoins exprimés par les populations au niveau des villages' AFRO met à la disposition des pa1,s africains des manuels sur la gestion des programmes de lutte el la participation communautaire. 133. Le Comité a enrendu les déclarations faites par les Coordonnateurs nationaux de CÔte d'lr,e!19, de Guinée et du I,,lali. Ils se sont référés à des questions comme la restructuration des s),srèmes de soins de santé primaires pour ), intégrer les activités de devolution et ont suggéré que des missions de haut niveau se rendenl dans leurs pa)'s pour encouraBer la dévolution' 131. En regardant vers I'ar,enir, le Comité a fait des observalions sur la possibiliré d'établir' après la fin des opérarions de I'OCP, un Organisme inrerpal's dont la structure, le mandat. le financement et le rattachenrenr institutionnel ne peuvent ê1re determinés à ce stade. L'Organisme jouera en principe un rôle de coordonnareur, de difluseur d'in[ormations et d'appui' a la requête des paSs concernes. 135. Le Comire a examiné un papier decriranl la structure e1 les responsabilités respectives des diflerenrs partenaires impliques dans le processus de Ia clér'olution. elabore à 1r dernande cl u Comire conjoint du Programme a sa session de decembre 1992. Le Comité a aDprour'é les concepts decrits dans te papier, etanr enrendu que le Programnre en nrodiliera la présentation pour le mettre au point. 136. N,l. Bruce Benton, de la Banque mondiale, a informe le Comite d'une initiative prise récemment par la Banque, confornrément à la reconlmandation du Comité des Agences parrainantes, d'envisager de financer la mise en 69gvr€ des plans de dér'olution là ou le financemenr bilatéral n'.rt p6 obrenu. Une raison qui a amené la Banque à prendre cette iniriarive est qu'avec le succès des opérations de lutte de I'OCP, le dér'eloppement socio- économique des zones libérées de I'onchocercose occupe maintenant le premier plan, et le maintien des acquis de I'OCP à long rerme est devenu une grande priorité. La Banque appuie Ie renforcemenr des s),srèmes narionaux de prestations des soins de santé dans la plupart des Pal's participanrs de I'OCP, er les activités de dé\,olution pourront peut-être être intégrées dans de tels s),stèmes dans le cadre des projets de sanré en cours, ou nouveaux, financés par la Banque' La Banque pourra envisager de financer la devolution dans les cas ou d'autres sources de financement ne sont pas disponibles. Des lettres ont été envol'ées aux onze pa)'s par N'l . Benton, en tant que president du CAP, les informant de ce récenl déreloppement. 131 . En résumé, la Banque favorise, sur le plan national, des s)'sIèmes visant à anléliorer la qualité et I'accessibilite aux prestations des soins de santé au niveau local à tra\/ers des services sanitaires de disrricr renforcés. Un aspect important à noter est le fait qu'il faut s'assurer de la disponibiliré conrinue de médicaments essentiels génériques et de I'introduction d'un s1'steme de recouyrement des coûts. En ce qui concerne la dér'olution, un élément essenliel pourrait être le renforcement des s)'stèmes de surveillance en commençant par le niveau central, suivi par le niyeau inrernrédiaire et enlin en incorporant Ia périphérie et en définissant le rÔle de chaque niveau du service de sante. 138. Il a éré consideré que I'intégration des activités de dér'olution dans des sy'stèmes de soins de santé décenrralisés représente un défi considérable mais l'impression est qu'elle a bien commencé. JPCI{.3 (ocP//EAc /93 t) page l3 l39. Au nom du contire,le President a erprime sa reconnaiss3nce a lr4 Benton,!9.Y1.3.t^o't nt't les membres du comrté et le personnel de l'ocP au courant de cette inlportanle lnrtralr\e' 140. En conclusion, le Comite estime que d'importanres questions concernant la dér'olution ont été ér'oquees, rapprochant ainsi le processus du nireau operationnel en abordant le sujet de Ia Structure globale des soins de santé, *ais que des sOlutionS ne.peuvent encore être trour'éeS a tous les problèmes. Le CCE suirra de près IË pràgt.s dans ce domaine au fur et à mesure que les activités opéralionnelles avancent parallèlement aux ressources et aux demandes des dif[érents niveaux du service de santé' atl 10. EXANIEN DU PROJET DE cHIiuIoTHERAPIE I\IACROFIL (ex-PROJET DE cH I iuIorH ERAPI E DE L'ONCHOCERCOSE) l4l. L,érat actuel concernant les produits potentiels pour des macrofilaricides applicables sur ,le tgrraio a été résumé. Les données cliniques relatives au produit cGP 6140 (amocarzine) sont ,e.ramrnée" minutieusemenr actuellen.,.n, fi, la societe afin d'obtenir I'approbation de I'Autorite .uisse d'homologation. En même r.rnpr.6ts n6uvelles voies de s;'nthese sont recherchees pour remplacer celle qui est utilisee u.,rà11.n-1.n,., qui est inacceptable pour des raisons environnementales. Si les données cliniques confirmenr son efficacité et sa sûreté' le medicanlent devra subir d'autres tesrs dans des pa1's africarns. De toute façon, un produit commercialisable ne peul être attendu avant mi- 1995' 1.11. En ce qui concerne le produil CGI I 804 I , d'aulres études precliniques sont tou jours requises avant de procéder au.r essais de Phase I, corrlpre tenu de I'anemie benigne produite par le medicament chez les chiens et les rats' 143. Le troisième produir a)'anl un bon effet macrofilaricide, UMF 018/289' est maintenanl en phase d'essai precliriique sur la toxicité et I'efficacité Le procédé de s}'nthèse est breveté aux Etats-Unis et I'OIvlS esI en train de deposer une demandg de flsvet dans d'autres pa)'s' Un fabricant potenliel du médicament a été contacté et il collabore à sa mise au point actuelle' 144. Le Comiré a appris avec satisfacrion que les essais cliniques de macrofilaricides potentiels pourront être effectués m.intenant:r Enugu au Nigéria et au Cameroun' en plus du Centre de Recherche sur la chimiothérapie de '' rrichocercose à Hohoe au Ghana' ce dernier centre entreprendra également des études s'- 'ér'entuelle action macrofilaricide de doses éler'ées et répétees d'ivermectine suite à l'appro' .roIl pâI le fabricant d'un protocole de recherche rér'isé' 145. Il a égalemenr été signale que Ie Projet N{acrofil participera dans une structure centralisée de TDR pour la manutenti;n et l'expédition Oe produits avec une base de données informatisées à utiliser dans la mise au point de médicaments pour la filariose' le paludisme et la tr),panosomiase/leishmaniose. En ce qui concerne le criblage des produits à tester' des eflorts pour suscite1. un intérêt dens la culture in vitro de Brugia ntalos'i ont échoué' alOrs que B' pohongt chez le chren a été établi comme ,n *oOeta ,'rt t'it'o iirUta' comme l'esllltuchereria 1'o11"1s111atti chez I'entel le, el otrcltoccrca Sibsorri et o. ocltetrgi chez le bovin' 146. En vue de mettre au point un test applicable sur le.terrain pour la détection de la baisse porenrielle de la sensibilire microfilarienné i, I'ivermectine, des progrès ont été réalises en identifiant l,ADn- de génome impliqué dans la résistance à l'ivermectine chez Caenorltobditis elegotts et des efforti seront faits pour rechercher chez Onchocerco la séquence d'ADN correspondant à celle qui a été identifiée chez C' elegans el Hoenpnclrus co'ttottus' Le Projet Macrofil a également finance des trayaux avec le gtoult de Rotterdam pour intégrer des données sur la résisrance ér,entuelle à I'ivermectine dans le modèle oNCHoslM' JPCI4.3 (ocP/EAc//93.1) paSe l4 l4l . Sur le plrn organisltlonnel. le Conlite 3 éte inlorrllc qu'une re\ ue recente a anlenc à une reslrucluratlon de TDR, ce qui a entraine I'abolition des proBr3ntnlt's axés sur des nl3l3ilres specifrques et donc du contite d'orientation sur Ia filariose. Dans la nouYelle struclure de TDR' Ie Projet l,,lacrolil apparait conjoinrement a\ec I'Unite de derelopPenlent de produits 1 48. L'implication straté8ique de grande envergure de la mise à disposition d'un nracrofilaricide utilisable sur le terrain pour tous les puV, fo"f'tipar I'endemie onchocerquienne a été soulignee' Bien qu'il l,ait eu des espoirs il l'a quelques années de voir augmenler les fonds.alloués à I'ocT (actuellement Macrofil)et que des plans aient été établis tn ton"q'*nce' ilest maintenant evident que les ressources requises en sus de celles prér'ues dans Ie Plan d'OperationS pour la période de 1992 - I 997 ne se ronl v ra ise m bla blemen t pas obte nues ' l49. Le Comite a donc souligne l'importance d'etablir un ordre de priorités et il a éte suggere qu,on demande à Ciba-Geigv de mettre à disposition les résulrats des essais effectués en Amerique larine et en Afrique de l'Ouest afrn qu'une àe.irion puisse étre prise sur I'importance à accorder au produit cGP 6140 dans le contexte opérationnel de I'aire de I'OCP' 150. Il a eré erplique que l'établissemenl d'une échelle de priorites sur la base de la preYision de disponibrlite de ressources esl un elentenr essenriel dans la gestion du projetet que les produits potentiels sont donc elimines les uns après les autres en partanl de la base vers le sonlmet de cette echelle selon les fonds disponibles. En ce qui concerne I'amocarzine (CGP 6l{0), si ce médicamenr est homologr. pà, les autorites suisse d'honlologation. il pourrail peut-être contriLrucr à la lutte conlre l'onchocercose méme si son utilisation sera limitee aux malades a)'anl des parasites confirmes. ceci pourra êrre le cas dans la Iutte contre la recrudescen;e. l5l. Le comiré 3 noré qu'un nombre croissant de produits à cibles determinées onl éte mis à la disposition du Projer, er a encourage I'utilisation du modèle oNcHoslM pour simuler l'impact d.un macrofilaricide potentiet .n rùlir.nt diverses valeurs des paramètres tels que I'effet létal' la couverture du trairement e1 sa duree (voir le paragraphe 157). 152. En conclusion, le Comite a aDDrour'é le programme de travail du Projet' souligne l.importance de se concentrer sur les proouitt les plus promelteurs er accueilli la collaboralion accrue avec TDR. ala tat ll.E\A\IENDESACTI\.ITESBIoSTATISTIQUESETINFoRNIATIQUES I53. La déterminalion du risque impliqué dans I'arrêt des traitenlents larvicides dans I'aire initiale du programme et I'e'aluation proipectit'e relati'e à la detection et à la lutte contre la recrudescence resrent des priorrres de I'unité concernee (BlS) 154. Ceci nécessite une mise à jour constante des parantètres de l'ONCHOSIN'l en revo)'ant sans cesse Ies données epidenriologiques ainsi que les résultats des études sur I'impact de I'ivermectine sur Ia transmission. Il est encourageant d'observer que' confronte aux résultats' I'ONCIiOSIN'1 continue de montrer un niveau 6lgr'é de validité. Lorsque les prédictions ne cadrent pas avec les résultats, le modèle permet de formuler des h;,pothèses pour expliquer les anomalies (r'oir le paragraphe I 56). 155. L,unité poursuir également I'analyse des données ophtalmologiques (r'oir le paragraphe I I I ci-dessus) et de l'impact de la migration sur la transmission onchocerquienne' D'autres activités imporranres liées à I'appui de l'ocP à la dévolution concernent la formation des nationaux dans l,anall,se des données epidémiologiques et le transfert de telles données aux banques nationales de données. Le suivi de cette formation et I'utilisation de ces outils par les nationaux Sont encou ra gés. J PC I .1.3 (ocP,'E,Ac '93.1) paSe :-5 156. Le Comite a ete inlorme des recentes predictions, basees sur les simulatrons dr' 1'Ol-CHOSIlvl , concernant l'rmpacr de la distribution de I'irernrectine (parallèlenrent au\ traitenrents Iarr icides) dans la region d'Asubende. Après trois traitements annuels, la presontption était que I'irermectine élimine pratiquement toules les microfilaires mais n'a aucun elfet, un an plus tard, sur le niveau de Ia "productivité" de microfilaires. lr'laintenant. apres cinq lraitements annuels, les simulations actualisées montrent que, bien que Ies rers adultes deviennent productifs encore durant une période de neuf mois en mo)'enne, le nir,eau de productir ité diminue de 339ô après chaque trailement, ce qui indique que I'ivermectine pourrait également avoir un effet macrofilaricide limité (r'oir le paragraphe 108 ci-dessus). L'ONCHOSi]\'l a déjà été actualisc pour prendre en compte ces résultats, prouvant ainsi sa grande souplesse. 157. Des simulations sont également en cours concernant I'impact ér,entuel des macrofilaricides à des niveaux differents d'efficacité et de couverture. 158. Le Comité a nore ar,ec satisfacrion qu'un Comité d'orienration sur la modélisation a ete mrs sur pied dans Ie secrérariat de I'OCP. I59. Le Comité consultatif d'Experts a noté égalenrent avec satisfacrion I'importante contribution de I'ONCHOSI\{ a la prise de decisions opérationnelles ainsi que sa contribution a la planilication et a Ia proÊranrmation au sein du Programnre lui-nrenre. Un resultat prelrnrinLrre recent indique la prédrction que la conrbinaison du traitenrent larvicide avec la distnbution a grande échelle de J'ivermectrne pourra reduire à moins de l4 ans la periode de lutte requrse pour rantener le réservgir humain du parasite onchocerquien à un niveau insignifiant bien qu'une rérification plus poussée de ceci soir necessaire. 160. Il a été suggere que le programme informatique de BIS pourrait être utile dans d'autres actir ites de lutte, telles que le Programme élargi de vaccjnation (PE\/) et profitable à I'un et a l'autre. Le PE\/ developpe actuellement un programme d'anali,se de couts er de surveillance a utiliser par les nationaul; le Comite a egalement ete informé que des vers.ions protégees du modèle utilisant des données en provenance de I'Equateur avec des rariables limitées seront disponibles pour des besoins de formation et de démonstration. l6l. Le Directeur du Programme a saisi l'occasion pour souligner I'inrportance de I'ONCHOSI\'1 quant à son aide à la planificarion des stratégies du Programme. 12. IDENTIFICATIO\ DES RECHERCI]ES PRIORITAIRES G!néla-l l6:. Le Comite est impressionne par le progrès considerable réalise dans le domaine de la recherche et a noté avec satrslaction que les études appu)'ees par I'OCP ou effectuees p:r J.. Programnte cont;nuent d'être axées sur le seul but d'améliorer I'e[[icacité des opérarions de Iutte et de renlorcer Ia planification de la strategje de lutte. 163. Le Conrité a re.i téré combien il apprecie la collaboration etroite, grandissante, avec TDR au profit des deux parties. L'OCP fournit le terrain d'essai pour certains projets de recherche entrepris par TDR et tire parti de I'appui technique et scientifique pourvu par TDR. L'Annexe 3 donne Ia liste des sujets abordés par I'OCP en collaboration avec TDR. Recherches orioritaires l6{. Comme les années precedentes, les recommandations du Comité concernant les recherches prioritaires sonr centrees sur la recherche de noureaux larvicides ou de formulations améliorées, la recherche d'un macrofilaricide et le développement d'une épreuve immunodiagnostique. a JPC I4.3(ocP/EAc '93.1 ) page 26 165. En ce quiconcerne la lutte antivectorielle,le Conrite a approuve la recherche d'un nouveau lar'icide à uriliser dans les zones de resisrance (ou de risque de resistance) et assez sélectif à employ'er dans les rivières ou le débit varie entre l5 er 70 mt7s, (paragraphe 69) I'anlélioration des formularions du B.r. H- l4 ainsi que la poursuite de la collaboration avec I'lnstitut Pasteur de paris concernanr des souches de recombinaison des formulations du B.t H-14 restent égalentent des sujets prioritaires (paragraphe 56). 166. euant à la recherche d'un macrofilaricide, le Comité a approur'é I'exécution d'autres essais sur CGp 6140 à condition que Ies résultats preliminaires et les données toxicologiques soient mis à disposition (voir Ie paragraphe 149); le ôomite a également recommandé que des études de recherche et de développ.rn.n, soient poursuivies sur le produit Ulv'lF 078 (paragraphe 143)ainsi que sur une évenruelle àctivite macrofilaricide si I'ivermectine est donnée à des doses multiples etlou des doses uniques éler'ées (paragraphe 144). l6j. Dans le domaine du diagnostic, le Comité a recommandé que d'aulres etudes soient entreprises concernant le dér'eloppement d'autres outilS de diagnostic pour les evaluations epidemiologiques, norammenr I'immunodiagnostic et l'épreuve de Ia réaction de poli nlerisation en chaîne (paragraphe 92). A ulres act r\ l1 de recirerche 168. En examinant les operations de I'OCP à sa presente session, le Comité a note el approuve une série d'actirites de recherche opérationnelle et d'etudes entreprises concurrenlnlent aVec les travaux habituels du Progranlme ou prér'ues pour exécution. Ces Sujets de recherche sont rassemblés et énumérés ci-dessous. r69 Activites et traitement epidemioloqioues a) études sur la distribution de l'ivermectine: ér'aluation de l'efficacite des di[[erents s1,srèmes de disrriburion et du rapport coÛt,i efficacité (paragraphe 106); b) études sur la migration dans les zones ou la I'importance de l'infection due aux migrants I'onchocercose pour ér'aluer la contribution recrudescence (paragraPhe 8l), ,lutte conlinue Pour ér'aluer et dans les zones liberees de des migrants au risque de c) dér,eloppement de s1,stèmes de surr,eillanCe pour Ia detection de l.apparition d'une résistance du parasite à I'ivermectine (etudes en laboratoire et in vivo) (paragraphes 19, 94 et I 46); des enquêtes ophtalmologiques de suii'i visant à enregistrer I'irrlpact de I'ivernrecrine sur l'évolution des lésions oculaires, en utilisant des méthodes objectivcs contme la photographie, en prenanl en compte les conclusions des consultations in[ormelles entre I'OCP et TDR prér'ues en 1993 (paragraphe I ll); continuarion des études sur le terrain de I'effet du traitement à I'ivermectine lrois fois par an, sur la transmission (paragraphe 107). d) e) 170. Dér,olution En collaboration aYec I'ON,IS//AFRO et les autorités nationales concernées, et en prenant en compte l'état actuel des s1'stèmes de santé des Pal's participanls: a) idenrification des activités de dévolution qui pourront être intégrées dans les services de soins de santé ainsi que des conditions requises pour I'intégration et le suiyi, r,compris les facteurs favorables ou défavorables à une telle integration (paragraphes l2l et 125); l7r l3 t1) l{ JPCI4 3(ocP,,EAc'9i l) page l7 b) dererntinarion des approches realisables de la pronrotion. de l'erécution et de l'ér'aluation de l'intégration, l,compris le financenrent local des actir'.ites inteerees concernant la lutte contre I'onchocercose (paragraphe 129); c) étude de faisabilite sur I'utilisation des villageois pour la surveillance entomologique dans le cadre de la dér olution (paragraphe I l8). Biostatistioue et informatioue a) amélioration des simularions faites pa' ,e modèle ONCHOSIN'I en y incluant les résultats obtenus sur l'impact d'une d .'bution à long terme de I'ivermectine. le rôle d'un test d'immunodiagnostic et lisation d'un macrofilaricide; Ie modèle sera utilisé également pour détermin, .. critères entomologiques pertinenls qui pourront guider la surveillance epic togique dans le cadre de la devolution (paragraphes I l8 et 156). b) r,erification de I'impact evenruel des rraitemenrs larvicides associés a la disrribution de l'ivermecrine sur la duree de la lurte antivectorielle (paragraphe I 59t. DIVERS (s'il 1 en a) Aucune qqÉstion n'a eIe souler'ée sous ce point de I'ordre du jour. DATE ET LIEU DU CCEI5 173. Le Ct',mité a de:ide de tenir sa prochaine session au siège de I'OCP du lundi 6 juin au rendredi 10. uin 199J, precedee par une seance d'information le samedi 4 juin. I5. ADOPTION DU RAPPORT PROVISOIRE 174. Un projet du rapport a éte adopte par le Conrite étant enlendu que les modifications approur'ées pendant son examen seront incorporées pour I'approbation finale du President. I6. CLOTURE DE LA SESSION 175. Après l'échange habituelde conrpliments,le Président a declare close Ia quatorzieme session du Comite consulratif d'Experrs. JPCI4.3 (ocP/EAC /93.t) page 28 A\NEXE I RAPPORT DE LA QUATORZIENIE SESSION DU GROUPE ECOLOGIQUE coro\ou, 18-22 JANYIER 1993 TABLE DES I\IATIERES RESUN,IE DES RECON4 N'lANDATIONS A. In-TRODUCTIOn* B. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR C. RAPPORT SUR LES ACTI\,ITES DE LUTTE ANTI\/ECTORIELLE D.RECHERCIIEoPERATIONNELLEETNoU\,EAUxLAR\/ICIDES E. AN,AL\,SE DES DONNEES DE LA SUR\/EILLA^.CE DE LA FAUNE BENTHIQUE F. ACTI\']TES DE SUR\,EILLANCE DU N{ILIEU AQUATIQUE . . G. QUESTIONS RELATI\TES A L'ENVIRONNEN'lENT DECOULANT DU CCPI3 H. SURYEILLANCE AQUATIQUE ET DEVOLUTION . I.SUITEDOS'NEEAUXRECON'IMANDATION'SDELATREIZIEN'IESESSION DU GROUPE ECOLOGIQUE J. PROGRAN{N4E DE TRAVAIL POUR 1993/1994 K. DIVERS L. ARRANGEN4ENTS POUR LA PROCHAINE REUNION N,I.LECTUREETAPPROBATIONDURAPPORTETDESRECON,II\,IANDATIONS N. CLOTURE APPENDICE I . . APPENDICE II pages 29 30 3l 3I -1 r.l I 36 31 39 39 40 40 4t 4l 43 44 L4 - 42 JI'CI.1,J (ocP/EAc /93.t) paSe 29 Anne\e I Le résumé des reconrntandalions de Groupe écologique est présenté ci-dessous Ooérations et situation entomoloqioue Une ér,aluation ponctuelle de I'intpact sur les insectes non cibles de la pernléthrine sur Ie Niger, et la mise à la disposirion du Groupe de tout document relatif à la surveillance effectuée sur la Sanaga au Cameroun (para.27). Recherche de nouveaur larvicides Poursuite des recherches sur les toxines du 8.t. H- l4 efficaces conlre les simulies ainsi que celles concernant d'autres agents biologiques potenliels (para. 40). Poursuire dcs essais de I'O\1S 3001 sur la faune non cible el sur les simulies, et sr les résulrats sonr probanrs, acquerir une quantite suffisante d'insecticide (forntulation cgrlmercialisée) pour proceder à des traitements opérationnels pilotes (para. 4l ). Le Groupe felicite I'LIniré r: Recherche sur les Insecticides de Bouake pour les efforts fournis en vue d'antéliorer l'elIrcacité des larvicides et recommende le maintien des elforts et des mo)'ens de l'équipe. §u rve i I I a n ce d e I' e n'rti ro n n e m e n t a o,,r ?Iq ul 2 3 5 6 Suppression de l'échantilli -,nage de la derive de 14h00 (para. 48). Utilisation de I'indice théorique élaboré par Elouard et Simier en 1990 classif ication de tout nour el insecticide soumis pour évaluation (para. 48). pou r la 1 ao l'{ainrien er renlorcement des séances de formation des hydrobiologistes (para.57.b) Le Groupe recommancie la mise à la disposition des hl,drobiologistes d'une gamme plus large de mareriel de mesure de la qualite de I'eau (nitrites, phosphates, DCO, turbidite. etc.) (para. 57.c). \/isite annuelle des h1'droLriologistes à Ouagadougou pour se familiariser avec le traitement de leurs donnees (para 57.d). r0 Evaluations ponctuelles de la présence de Coridina afncotto sur les cours d'eau surveillcs par les hy'drobiologistes (para. 9). Recherches comolémentaires. formation et oublication des données I l. Accorder des facilités logistiques aux hydrobiologistes pour Ia rédaction de publications communes (para. 57.e) t2 Prise en charge de Ia participation d'une ou deux hydrobiologistes (un anglophone et un francophone de préference) au symposium international qui doit se tenir à Dakar en novembre 1993 sur la biodiversité des poissons des eaux douces et saumâtres d'Afrique, pour présenter une communication sur la surveillance ichtyologique à OCP (para.57.f). Prise en charge de la participation d'un ou deux hydrobiologistes au cours intitulé "Etude d'impact environnemental" prévu en aott 1993 à Maroua, Cameroun. 9 r3 RESU N,IE DES R ECO\,l\,I.AN DATIONS JPCI1.3 (ocP,'EAc /93.t) page 30 Anne\e I 14. Tests de sensibilité à réaliser sur des insectes aquatiques non cibles, ChcutttotoPslcllc copioso par exemple qui est largement répandu dans la zone du Programme (para.33) 15. Superposirion (par les hl,drobiologistes) des séquences de traitements et des résultats de la surveillance pour faciliter I'interprétation des donnees (para. 57.f). 16. Facilirer et encourager la formation des hi'drobiologistes afin qu'ils soient à même d'assurer une ér,aluarion de I'impact des activités humaines sur Ies h1'drosl'stèmes dans le contexte de la der olution (para. 66). 11 . Parricipation de certains assistants h1'drobiologistes à la prochaine réunion des hl drobiologistes (para. 67). 18. Attendre les résulrars du projet pilote d'étude sur I'enr'ironnenlgpl 2r'ant de reprendre les invesrigarions pour le financement des recherches complentenraires (para.72). Economie et enr'ironnement 19. Inviter a la prochaine réunion du Groupe un spécialiste en "economie et environnement" pour discuter de la faisabilite d'une évaluation économique de la valeur de l'environnen.rent résultant du programme de surveillance. II serait souhaitable également que la Banque mondiale assure la participation d'un de ses représentants à cette réunion (para.76). A. INTRODUCTION l. Le Groupe ecologique a tenu sa quatorzième session du l8 au 22 janvier 1993 à Cotonou, Benin, sous la présidence du Pr. D. Calamari. La liste des participants el celle des documents de travail figurent respectivement en appendices I et 2. Séance d'ouverture 2. Au nont du Directeur du Programme, le Dr D. Quillereré, Chef de I'Unité de lutte anti\.ectorielle a souhairé Ia bienvenue aux membres du Groupe ecologique et leur a presente à l'aube de la nouvelle annee les voeux les meilleurs du Programnre. II a souligné le role rntportant joué par le Groupe ecologique dans Ies excellents resultats enregistrés par les h1'drobio)ogistes et le Programme en matiere de surreillance de I'environnement aquatique et informé les participants des discussions du CCPI3 sur I'impact éventuel sur I'environnemenl du repeuplement des vallees fertiles liberees de l'onchocercose. 3. Le Président du Groupe écologique a attiré I'attention des autres membres sur trois points de I'ordre du jour qu'il aimerait voir traiter avec soin:l'évaluation des nouveaux larvicides, la surveillance aquatique, et les questions environnementales discutées au CCPl3. Il a souhaité une bonne semaine de travail aux participants et les a informés de I'admission à la retraite du Dr D. Baldry qui a assuré pendant de nombreuses années Ie secrétariat de la réunion du Groupe. Il a proposé ensuite à M. L. Yaméogo de prendre la relève pour la quatorzième session du Groupe écologique. 4. Le Groupe ecologique remercie et felicite le Dr D. Baldry'pour I'excellent travail accompli pendant de nombreuses années et lui souhaite une bonne retraite. Sorties de terrain 5. Les membres du Groupe écologique, Ies hy,drobiologistes des équipes nationales et Ie personnel de I'OCP présent à Ia réunion ont effectué des sorlies à Adjarala sur le lr'lono le l6janvier, et à Gan',,ié le l7 janvier 1993. Le site d'Ad jarala esl situé en aval du barrage de Nangbeto er de la sration de surveillance hydrobiologique de Tététou (Togo) initialement tJPCIl.] (ocP/,EAc /93.t) page 3 I Anne\e programmés pour être r isités mais n'ont pu l'être en raison de contraintes independanres du Programme. 6- Les participanls ont exprimé leur reconnaissance au Progranrme pour I'organisarion de telles sorties qui permettent d'apprecier I'etat des cours d'eau traités er constitu.nrun inrportanr support au-x documents de rraVail qui Ieur sont disrribués. Communications 1. Dans la journee du l5 janvier, N,l . F.lvt . Gibon, de I'oRSTo\,1 r, a presenre au\ hldrobiologistes une communication sur les "facreurs déterminanr Ia réparr.ition geographique des insectes lotiques. Conséquences sur la zonation des rivières et Ia théorie des zones r.iug.r". Le Dr IVI. Yasuno a également présente aux hi'drobiologistes Ies résulrats de tests réalises au Japon sur des macrocrustaces arec de nonrbreur herbicides. 8. La serie dc conrntunicarions s'est poursuivie le lg janvier avec les presenrations du Dr H. de Iongh sur la ta.ronomie, la biologie et la sensibilité dei creyerres aux insecticides, er celle duPr K \\' Cummins sur les groupes [onctionnels chez les insecres aquariques. Le Dr C. Ler,èque adonnc ur) âpêrÇu des principales conclusjons de la réunion de Rio sur la biodiversite et lesprincipaux axes de recherches découlant du theme de cette réunion. 9. Ces communications ont été bien accueillies par les participants qui ont remercié Ies intervenants et scruhailé le maintien et le renforcement de telles séances de formation. Il a etepreconisé que Ies"*invertebristes" récoltent des échantillons de faune benthique et les apportenr à la prochaine reunion pour des séances pratiques de classification des groupes fonctionnels sous Ia super\isionduPr.K.\\'.Cuntmins IJ:sevaluationsponctuellesdelapresence deCoiduta afncottode'ronr également être faires sur les cours d'eau sous sun,eillance. B. ADOPTION DE L'ORDRE DLI JOLIR t0 L'ordre du jour tel que presenle dans la table des matières du p:'esent rapport a été adopte C. RAPPORT SLIR LES ACTIVII'ES DE LUTTE ANTI\'ECTORIELLE era ron nl I l. Le chef de I'Unire anrir e316rlg11s (\,CU), appu1,é per les chefs des deux zones opérationnelles (est et ouest) du Programme, a passe en revue les operations et Ies résulrats entomologiques enregisrres 3u cours de I'annee écoulée. 12- En saison sèche, seul Ie Bt. H-I4 est habituellemenr utilise en campagne de traitemenr. cependant en I992, en raison de problèmes d'efficacité des lots de B.t. H-l 4 fournis, ta dose opérationnelle a dû être doublée. De ce fait des que Ie debit des cours d'eau a dépassél5 m3ls' la limite de Ia capacite des réservoirs des hélicopteres étant atteinte, d,autres insecticides ont dÛ être utilisés. Durant la saison sèche 1992, les résultats entomologiques ont été excellentspuisque seules quatre femelles inlectieuses (sur 140 points de capiuie), avec huit laryesinfectantes, onr éré caprurées, lors de ra semaine lg (fin àvril - débur mai). I3. En saison des pluies, la stratégie d'épandage habituelle a éré suiyie, à savoir Ia rorationpermanente des differents insectiiides disponibles. Trutefois, en 1992 en raison de la faible efficacité des Iots de Bt. H-14, celui-ci n'a éré utilise que dans les affluents à faible debir. Les Institut français dt- Rech:rche scientifique pour le Dér,eloppemenr en Cooperation JPC I4.3 (ocPi EAc 193.t) page 32 Annexe I résultats entomologiqueS ont é1é, tout comme en saisOn sèche, excellents puisque Seulenlent qu3lre femelles infecrieuses avec huit larr es infecrantes ont éte capturees sur les 260 points d'eValuation enromologique, lors de la semaine 40 (fin septembre - debut octobre). 14. Du fait de ces bons résulrars enromologiques, les potentiels annuels de lransnrission (PeT) sont extrêmenrenr faibles, ranr en saison sèche qu'en saison des pluies. Si l'on considère l'ensentble des espèces de simulies, il demeure néanmoins 4l points' pour la plupart en zones d'extension' sur 260 ou la transmission reste supérieure au seuil de tolerabilite admis ( 100 Iarves inlecrantesihomme/an). Toutefois, cette transmission est essentiellement due aux especes forestières. En effet, ri t'on ne considère que la transmission due aux espèces savanicoles' on ne denombre plus que l2 poinrs (soit enriron 50ô du total dcs points de capture) ou le PAT est superieur au seuil de 100 (sucl dc la Cote d'lroire et exlension est) Les nrauvaises per[ornlances de la formulation de 8.t. H- 1.1 emplo5ée en 1992 pourraic'nt être la cause principale de cette transmission residuelle. l5 La genéralisalion dr'la distribution d'irermecline aux populations' combinée a\'ec Ia Iutte larVicide rradirionnelle a de toute ér'idence enlraÎne une amelioration appreciable dans l'inrerruption de la transmission. Ainsi, auparavant, en utilisanr la seule lutte larvicide' il lallait comprer huir a neuf années pour que le nombre de femelles infectieuses et de larves infectantes diminue au-dessous du seuil acceprable de 100. Depuis I'association des deux méthodes de lutte, le même résultar a été obtenu au bout de deux années seulement en Guinée par exemple' Toutefois, il convienr d'être encore prudent.l 6'Ir,iler de conclure hâtivement que I'utilisation couplée de I'ivermectine er des larvicides permettra de réduire la durée de lutte larvicide, car on n'a enCOre auCune preuve aSsurant que Ce médicament abrège la vie deS verS adultes' 16. En mars 1991. le Programme a mis en place, à Bouaké, un laboratoire qui dès juin a ete opérarionnel pour [aire cjes inall'ses d'ADN destinées, d'une part a differencier I'onchocerque humaine (Ortcltocerca volr,u/1s) de l'onchocerque animale (O. ochengi). d'autre part a distinguer au sein du complex e O. t'olt,ttltts, la souche cécitante de savane de celle de forêt qui I'est neltemenl moins. Des informarions complementaires concernant cette technique nouvelle pour OCP sont donnees plus loin (para 28). lj. En ce qui concerne les poinrs de controle post-lrailements, les résultats sont assez sarisfaisants puisque la quasi-roralire des points présentent nroins de l"/oc, de femelles rnfectteuses par rapport aur [enttIIes pares (scuil au-dessous duquel rl n'1'a theorrquenlenl aucun risc]ue dc recrudescence de la transnrrssion) Sur I'ensemble de I'aire controlee, seuls trois points semblent poser quelques problènres. N,lais dans un cas il 1'a une presence intportante de pêcheurs nligrants pro\,enant de l'extérieur dc- la zone OCP (régron de ZongoTri Rapids par exenlple), et dans un autre cas il i'a une prevalence irnporrante d'onchocerques animales (regron de Porga par exemple). Sur le Banifing IY roures les larVes infecrantes identifiees lors du post-traitement appartiennent à I'espèce O. oclwtgi. 18. En zone esr, la pluviométrie de 1992, du même ordre que celle de 1990, a été nettement plus faible que celle de 1991. Rappelons que les debits maximums atteints en l99l étaient les plus elevés des 50 dernières années. Si cetre différence de debits a entraîné une straté8ie differente d'utilisation des larvicides, elle n'a pas modifié le nombre et la longueur totale de rivières traitées. En rapport ayec les traitements, les quantités d'insecticides employés ont augmenté pour le pl,raciofos (22 B4O litres au lieu de 12 145) et le 8.r. H- l4 ( 131 672 litres au lieu de 1l 341) - en raison pour ce dernier produit à la fois de I'obligation de I'utiliser à double dose et d'une période prolongée des basses eaux - diminué pour Ia perméthrine (1 921 litres au lieu de 24 960) er I'Abare (21 161 litres au lieu de 3l 838), et peu varié pour le phoxime (ll 976 litres au lieu de r4 3r7). 19. Les insecticides les moins sélectifs vis-à-r,is de la faune non cible, perméthrine et carbosulfan, onr été emplol,és en respectant les recommandations du Groupe écologique. Ces deux insecricides onr été utilises sur le Bandama, la Volta Blanche et la Volta Noire, mais pas sur Ie bassin Ori,/Pencijari Les trairt-rnL-nts larvicides ont ete arrêtes clans le bassin de I'Ori principal des 3JPCI{.J (ocP/,EAc i93.t) page 3i Annere I le deuxieme trimestre en raison de bons resultats epidemiologiques. Sur le lvlono. par prudence du fait de I'utilisation de p1réthrinoïdes agricoles,la permérhrine n'esr roujours pas emploS ee Sur l'Ouéme, s'il n'5'a pas eu d'epandages de carbosulfan, quatre clcles consécutifs de pernrethrine ont été effectués. En conclusion, chaque formulation a éte emplo)ce en quanrite dilferente par rapport à 199 l, mais la quantité globale utilisee, tous insecticides conlondus, a éte sensiblr'nrenl identique, même si quelques économies en termes de coûr ont pu être faites. En 199i, lr cou\erlure larvicide devrait être sensiblement la même, ce donr se felicite le President du Groupe ecologique, puisque la reduction de I'utilisation de la permerhrjne er du carbosul[an ne sernble pas avoir affecté Ies résulrals enromolociques. 20. En zone ouest, la situation hl,drologique a sensiblement ere la mênre en 1992 qu'en 1991. sauf en Sierra Leone ou les pluies ont eté plus abondantes en 1991. La courerrure par l'irerrnectine est desormais assez intportante. Ce qui pourra dans I'ar,enir rnflLrencer, en termes de srrspension par eremple, la future strategie de traitenrent insecticide en raison du role positif et benefrque qu'a ce ntedicament vis-à-r'is de la transmission. Ainsi, dans certaines regions à problenres du Sassandra et de Ia N'larahoue, I'ir ermectine actuellen.rent en cours de distribution sera particulièrement appréciee conrme complément des traitements Iarr icides. 21. ôe façon classique, seul le B r. H-I4 est emplo)'e en saison sèche, et lorsque la siruarion entomologique le permet les traitements sont totalement suspendus. A la remise en eau, entre l5 et 70 mrTs les organophosphores, en particulier le plraclofos. remplacent le B.t. H-14. En hautes eaux, Ie carbosulfan et la perméthrine sont utilisés de préférence en alternance avec I'Abate ou de courtes périodes de suspension. Pendant la décrue, les organophosphorés sont à nouveau.\ utilisés jusqu'au sçuil de l5m3/s en deçà duquel le B.r. H-14 est emplol,é. 22. Par rapport a cette chronologie theorique, Ie phoxime ne sera pas urilisé en 199i, les cinq aulres insecticides devant suffire en faisanr des rotarions judicieuses En 1991, hormis sur quelques bie[s du Niger, ou se marntiennent des debirs importants durant une grande partie de l'annee, tl a rarentent ete fait plus de six c1'cles de permerhrine,,carbosulfan Tourelois, lorsque ce nombre a éte deprsse. a chaque fois il ne s'est agi que de biefs limites de 30 à 40 kilornèrres er sur des rir ières à forts debrts L'utilisation de la permerhr.i ne a eré limitee à 48 biefs sur un roral de 337 traités, et le depassement de six cicles n'a concerné que quarre biefs (deux sur le Niger, un sur le bas Rokel et un sur la basse Kaba). Le carbosulIan a éré urilise sur 32 biels. essentiellement en Srerra Leonr,. et un seul a subi sept cy.clc,s. :3. Pour I'ensentble de la zone ouest. I l3l0 kilomèrres de rrr jgyg5 ont eré rraires ar ec 8.i jOO litres d'insecticides. ce quiest en le3ere augment3tion par rapporr à l99l Les lairs marquanrs dans 13 z,rne ouest ont cte. - au N,lali : urilisarion relarir emenr intporranle de permethrine (Niger) - en Cote d'ivoire:Abate peu utilisée (résisrance) - en Guinée:pas de restriction particulière (schéma classique) - en Sierra Leone:importante quantilé de carbosulfan (debirs importants pendant de nombreuses semaines). En termes de coût,40 US$ par kilomètre de rivière traitée (coûr de I'insecticide, du transport sur les dépôts. d'application par hélicoptère) semble être un seuil réaliste à ne pas depasser. Dans ce contexle, les limites d'utilisation des differents insecticides sont: - Abate jusqu'à {00 m3,'s - Py'raclofos entre l5 (seuil de toxicité) er 250 m3,/s (r,oire 300) - Perméthrine au -dessus de 70 m3ls sans resrricrion de débit - Carbosulfan enrre 70 (seuil le roxic.ite) er 100 m3,,,s - Vectron.lusqu'à 350 m3/s ((-onc promerteur si sa toxicire sur la faune non cible esr acceptable, para.38). aJPCI4.3(ocP/EAc 193.t) page 34 Annexe I 24. Le Croupe ecologique a felicité le Programme pour les excellents résultats obtenus en mettant en oeuvre une srratégie de rotarion oe-s insecticides qui prend en compte I'impact de chacun d,eux sur la [aune aquatique et qui amoindrit les risques de déreloppement de résistances chez les simulies. ll a note cependant que les forts debits du Niger a Tienfala (au.moins 200m 3/s pendanr plusieurs mois) onr contrainr f;CÙ ir traiter ce bief à la- pernethrine en depassant les six cy'cles préconisés. 25. A la suire des inquiétudes manifestées par le Groupe ecologique au sujet de ces séquences prOlongées de perméthrine, des informationS luiont été fournies sur une expérience en cours sur la Sanaga au Cameroun oir un bief d'une qrarrnr^int de kilonletres est trailé à la pernréthrine chaque semaine presque sans interruption Oipris plus de trois ans' le clebit du fleuve varient entre 300 et 8000 m3/s. 26. Un échantillonnage de la faune saxicole réalisé aussi bien en zone traitée qu'en zone non trairée plus de deur ans après le debur des trailements a permis de noter des densités de faune plus faibles en zone traitée de même que I'absence de Tricor)'thidae Par contre' les Baetidae et H),drops),chidae ne semblent pas avoir été affectés. Par ailleurs, une étude détaillee des Trichoptères adulres a montré une richesse spécifique à peine inférieure à celle des biefs non traités en amont 21 . Tout en se félicirant des résultats encourageants de cetre expérience, Ie Groupe écologrque recommande la realisation d'une évaluarion po-nctuelle de I'impact de la perméthrine sur les insectes non cibles dans le Niger et la mise â sa disposition de tout document existant sur la surveillance e[[ectuée sur la Sanaga' D. RECHERCIIE oPER.Al'IONNELLE ET NOUYEALIX LARYICIDES Recherches sur les onchoceroues 28. Conrme cela avait ete signale (para. l6), un laboratoire de sondes à ADN a éte mis en place à Bouaké et de nombreux et intéressanls resuliars ont dej3 ete oblenus Deux objectr[s principauxjustifrent I'emploi cie cctre technique de pointe: -Pern-rettredel,erifierquelesparasitesquisubsislentdansleszonestraiteesdepuis longrentps sont des o ocltengi. Ceci est parriculièrement utile lors des études post- traitements menées sur les simulies' -Permeltredevérifierqu'àlalimitesuddelazone,toutcequiconcernel'onChocercose cle saYane est effectivement couvert. Dans ce cas les anal;'ses sont faites non seulement à parrir des simulies, mais aussi des nodules ou à partir de biopsies, ce qui permet de différencier les onchocerques de forêt et celles de savane. Ce laboratoire a eté cité comme un exemple de transfert de technologie réussi' Il semble que ce soit le premier laboratoire en zone tropicaie en mesure d'appliquer la technique des sondes à ADN à grande échelle et dans un but opérationnel immédiat' 29. Des progrès sensibles dans le développement de tests immuno-diagnostiques ont é1é réalisés, et il est probable que des essais sur le terrain auront lieu en 1993. Un tel t)'pe de test serair une alternarive plus efficace et mieux acceptée par les populations que la traditionnelle biopsie cutanée (skin-sniP). R és is ta nce 30. Les mouche s (S sartctipauli) de ia zone resrreinte de la basse comoé et du bas Bandanla montrent roujours unt'résislance au ténlephos et dans une moindre mesure au phoxime En Ce qui JPCI4.3 (ocP/'EAc /93.1) page 35 Annere I concerne Ia résistance de S. sittorturrt au téméphos, la situation semble s'améliorer. Cependant le conlrole du vecteur a)ant éte en l99l très efficace, il a ete difficile de suivre la sensibilite par manque de rivières colon isees par les larves. 31. Quant à la resistance aux aurres insecticides, des diff rcultes techniques empêchent encore de tester de façon fiable la sensibilité au carbosulfan et à la perméthrine. Il n'1'a pas de comnrenlaires particuliers concernent la sensibilité aux aurres organophosphorés, et I'on peul considerer que la situation globale est bonne. 32. Le Groupe écologique a été informé des travaux que I'h1'drobiologiste du Programnle a engagé ar.ec les equipes nationales pour ér,aluer la faisabilite des etudes sur les nir eaux de sensibilite/résistance des organismes non cibles aux insecticides. Il en ressort la possibilité pour les h1'drobiologistes nation:rux d'identi[.ier jusqu'au stade larvaire un certain nombre d'organismes dont les Trichopteres du genre Chcutnatop*,clte abondants dans la plupart des cours d'eau du Programme. II reste alors à trouver une technique adaptée pour la realisation des tests. 33. T o Groupe écologique apprecie les actions prises et recommande I'utilisation de Chettrttotop*'che copiosa par exemple pour des tests par la technique des "shaker" ou en eau Cistillée, aussi bien en zone non traitée que traitée. n r de la u li rn n rmu la tf 34. Deux formulations ont fait I'objet d'attention particulière afin d'être améliorées Ie carbosulfan et le p),ra.iofos. Le premier en raison de sa faible portée elficace et le second parce qu'il est lourd et qu'il a tendance à couler vers le fond de la rir ière au nireau du point d'épandage aVant de se ci isperser correctement par la suite. 35. En ce qui concerne la qualite des produits, il faut souligner qu'en 1991, 1a mauvaise qurlite des lots de 8.r H- l4 restants et fournis a considerablenrent entrave Ia logistique de traitenrent Le B.t. H- l4 de ,l99 I, acceptable au moment de sa réception, a subi une degradation rapide qui a enrraîne une baisse de son activite. Le B.t. H- l4 de 1992 avait deja une eff icacité insuffisante dès le depart. Toute[ois, les dernrers ]ots livrés en rernplacement s'avcrent acceptables. Pour tenter de facilirer le controle de qualite du B.t H-11, I'lRU de Bouake met au point un nou\/eau protocole fonde sur I'utilisation d'un sh:ler p)utc: que de mini-gouttières. Ce nouveau procédé permet de lester 80 llacons par jour et devrait être dorénavant utilisé s)'stématiquement. 36. Des recherches ont éte entreprises en collaboration avec I'lnstitut Pasteur pour tenter d'identifier la ou les toxines du .8.t. H- l4 efficaces contre les simulies. En effet, Ies premiers tests realisés par I'IRU ont dejà montré que les toxines qui tuent les moustiques ne sont pas Ies mêmes que celles qui tuent les simulies. Cela explique certainement pourquoi, en dépit des tests effectués -sur les moustiques- I'industrie livre des Iots de Bt. H- l4 d'efficacité \,ariable contre les simulies. Si I'on arrive à identifier la toxine efficace contre les simulies. des perspectives s'offriront pour I'amélioration de la qualité des lots opérationnels et éventuellenrent la production de formulations de Bt plus efficaces conlre les simulies. Il est prévu en l99r de réaliser des tests préliminaires avec d'autres agents biologiques potentiels (Clostidiunt bilenrrcntans). Recherche de nouveaux insecticides 31 . Entre I5 et 70 m3,/s, seuls trois organophosphorés peuvent être utilisés durant d'assez longs c1'cles, le 8.t. H- l4 étant lrop cher, le carbosulfan et la perméthrine trop toxiques. La priorité en matiere de recherche est donc de trouver un insecticide non organophosphoré qui ne soit pas toxique à l'egard de la faune non cible et qui soit efficace contre les simulies, pour des débits compris entre I5 er 70 mr/s. 38. Les pseudopl'rethrinoides ou organosilanes semblent répondre à ces différents critères car ils sont efficaces contre les simulies et peu toxiques à I'egard des poissons. Parmi Ies molecules de aJPC I4.3 (ocP/'EAC//93.I ) page 36 Al-rs:s-] ce groupe resrées, l.ON,tS 3002 (Trébon en agriculrure ou Vectron en santé publique) parait le plus inréressant. Un de ses avantages actuels étant, entre autres, qu'il esr déja commercialise Trois ti pes de lesIS onl é1é elfectués avec ce produit : - tests de sensibilrte - tests en "trough" (auges) - tests en ritieà à petite echelle (dose efficace et portée) 39. Les lests de sensibilité n'onl montré aucune relation enfre une résistance au téméphos el une resistance a OlrlS 3002. Cette formulation est efficace (91 a 99 orô de ntortalite) à une concenrrarion de l8 mgi I/s (0,06 litre de formulation à 30ozô de matière aclive par mt/s) La portee semble du nrême ordre que celle de la perméthrine. l"lais son avanlage esl que sa toxicité est 200 fois plus faible que celle de la perméthrine à l'encontre des poissons. 40. Le Groupe ecologique felicite le Programme pour ses tentatives d'identification de la toxine du B.r. H- 14 efficace cOntre S. dantnosut l et pour leS proSpections entrepriSes pOur trOu\er des bactéries de remplacement éventuel du B.r. H-14 (Clostidiutrt bifennentotts par exemple)' Il I'encourage à poursuivre les recherches dans ce domaine' 41. Consideranr par ailleurs I'efficacité de I'Olr'1S 3002 (Vectron) sur S' dornnosunr à la dose de l8 mg/l/s,sa forte degradabilité, et sa faible toxicité tant sur les mammifères que sur les poissons, le Groupe auto.iie le Programme à I'utiliser pour des traitements opérationnels pilotes après qu,une ér,aluation de I'impact du produit sur les insectes non cibles en goultières el des tests sur les crevelles aient été réatisés. E. ANALYSE DES DONNEES DE LA SUR\'EILLANCE DE LA FAUNE BENTI]IQUE 42. pour répondre a différenres recommandarions du Groupe écologique, le Programme a entrepris en collaborllion avec une consulrante, Ir'llle Ir4 Simier, une anall'se des données des tests en goutrieres et deS données de la surveillance (dérive et surber), pour une eValuation plus poussée de I'impact des Iarvicides. II fallait pour cela: - r,oir si les donnees des tes(s en goutrières pernrettenl une classification claire des dillerents insecticides; - dererminer les taxons à dérive comportenlentale et ceux a dérive accidentelle; - n.Ierrre en ér,idence tout effer des larvicides sur la richesse, I'abondance et la composition relative des peuplements dans la derive' 43. La classificarion des insecticides établie à partir de I'anal;'se des données des tests en gourtières multiples confirme les connaissances actuelles sur la toxicité des différents insecticides chimiques. certe classificarion donne une dislance au témoin comprise entre 20 et 90 pour le témephos, 100 et 150 pour le p;,raclofos et 150 et l70 pour Ie chlorphoxime. En ce qui concerne la dérive en rivière, la différenciation entre taxons à dérive comportementale et ceux à dérive accidentelle a ére rendue complexe par la variabilité liee à la saison hydrologique. Néanmoins, il esr à norer que les Leptophlebiid.. .t les Caenidae présentent une dérive nocturne près de 200 fois plus imporrante que 'ta dérive diurne. Ils peuvent être considérés comme dériveurs comportementaux contrairement aux Orthocladiinae et P)'ralidae qui ne présentent pratiquemenl pas de diflerence entre dérive de jour (DJ) et dérive de nuit (DN)' 41. euant à I'erolurion à long terme du rapport DN/DJ des différents taxons, elle va presque toujours dans le sens d'une dimùution après le début des lraitements' Par contre, la proportion des raxons dans la dérive n'est que peu modifiée, indiquant un faible impact des larvicides sur la déri'e de la [aune benr]rique. S;agissant de la relation debir-derive, certains taxons (Tanl'tarsini, Elnridae, Pol5,centropociidae) presenlent une bonne corrélation positive de leur indice de derive de jour ur,.. i. debir La corrélation esr négative pour les Caenidae et Chironomini' Pour la deriYe de nuit, la plupart des tarons présentent une corrélation négative avec le débit' aJPC I4.3 (ocP/'EAc/'93.1 ) page 37 Annere I 45. La comparaison entre la derive de 14h00 et celle de 17h00 indique qu'elies sont assez semblables. Les dir ergences concernent essentiellement les Héntiptères er ltieopcrla sp. 16. L'application de I'indice dereloppé par Elouard et Srnrier en 1990 sur les donnees pvraclofos de Danangoro donne un indice de 1,1 , alors que la raleur predite à partir des donnees des tests en gouttières était de 4. Ces deux valeurs étant comparables, il y'a donc une conlirmation de I'adéquation de I'indice pour prédire, à partir des resulrats des resrs en gouttières multiples. les modifications que pourrait engendrer un insecticide sur la faune saricole 41 . S'agissant de la relation derive-surber, les données de la surveillance n'ont p3s perntis d'etablir une relation claire enrre ces méthodes d'échantillonnage. 48. Le Groupe ecologique a note I'ampleur du travail accompli par lr'llle Simier et a juge intéressantes les inforniations présentées. Cependant, il a souhaite qu'à I'avenir, I'anal5'se des donnees de la derire prenne surtour en compte les taxons présenrs dans les échantillons de surber. Il a egalement pris bonne note de la similarité des dérives de 11h00 et de 17h00 et recommande la suppression de l'echantillonnage realisé à 14h00, et le maintien de celui de 17h00 en raison de I'existenqe de donnees historiques plus complètes. Par ailleurs, Ie Groupe recommande I'utilisation 'dit'incj;ce théorique elaboré par Elouard et Simier en 1990 pour Ia classification de tout nouvel insecticide leste en gouttieres multiples. F. ACTIYITES DE SURVEILLANCE DU NIILIEU AQUATIQUE 49. La reunion annuelle des hvdrobiologistes a eu lieu du l2 au lE janvier 1993 à Cotonou sous la presidence du Pr D. Calamarr, president du Groupe ecologique Le Dr E.K. Abban et \1 . J. Tapsoba ont elé designes comme rapporteurs et le Dr D. Paugr a assuré le secrétariat de la reunjon. Toutes Ies equipes de surveillance ), ont eré representees. Les principaux résultats sont presentes ci-dessous: Enttrmo[rune 50 En Côtt'd'lvoire, à I:nttrnrokro, les densrtes des organrsnrcs sont en sensible dinrinution L'analYse des donnees montre une opposition nette entre les recoltes pre et post-traitemen(s des I'introduction du chlorphoxinre (opposrtion semble-t-il liee aux densites de Tricorl,thidae). En revanche, l'utilisation du carbosulfan et de la perméthrine ne parair pas avoir modifie significatirement la structure des communautés. En fait tout se passe comme s'il s'était maintenanl installé une situation d'equilibre entre les traitements peu selectifs des hautes eaux et les recolonisations qui peuvent s'opérer aux basses eaux. Cette recolonisation est plus difficile à Danangoro car en cette station interfère en saison sèche l'utilisation de toxiques lors de pêches traditionnelles. Le suivi des études de recolonisation sur la Léraba et le Nazinon n'a pas montre une évolution notable de la situation par rapport à celle présentée en 1992. 51. Selon les recommandations du Groupe écologique, la surveillance au Ghana n'a concerné que la Pru. Il est intéressant de noter que si les densités d'organismes semblent être affectées lorsque le.phoxime est utilisé, elles retrouvent des valeurs normales dès que I'on repasse à des cy'cles de Bt. H- 14. Lorsque que I'on considère les prélèvements de saison sèche, on s'aperçoir qu'il y a eu, en 1992, une anrélioration par rapport à ce qui était observé les années précédentes. 52. lr'lalgré l'utilisation des six insecticides disponibles sur les rivières de Guinée, la faune globale ne paraît pas avoir été affectée. Dans ces rivières, Ies densites des Tricorythidae considérés comme espèces indi;atrices se maintiennent, ce qui peut laisser supposer que les rivières n'ont pas subi d'impacts trop importants. 53. La surveillance réalisée en Sierra Leone n'a démarré que depuis rrop peu de temps pour que des conclusions puissent être tirées, toutefois il semble bien que les premiers trairemenrs aient passablement aflecte la faune initiale. aJPCl.1.3 (ocP/'EAc i93.t) paSe 38 Annexe I Ichtvo faune a 51. Duranr Ia camprgne l99l-92,les acli\ités de surreillance ichtrologique se sont deroulees normalement dans tous les pals (Cote d'lvoire' Ghana' Guinee et Sierra Leone) selon le protocole et leS [requences prealab]entenl etablis. En complemenl des paramètres traditiOnnelienlent récoltes pour la surveillance (prises par unité d'effort': pue el coelfrcient de condition: K)' un certain nombre d.informarions concernant la biologie des espèces (reproduction, alintentation )ont egalemen( été fournies par les differentes équipes' 55. ll n'a globalement ete decele aucun changement dans Ia composition de l'icht1'olaune qui puisse être attribué aux épandages d'insecticidei. Au plan quantitatif' on observe toujours une opposition entre les prélèr'ements (pue) selon les saisons h1'drologiques durant lesquelles ils sont effectués. A ce propos, les variations observées concernent aussi bien les rivières traitées que celles non traitées en l99l-92. De même, aucune modification sensible de K n'a é1é obser\'ée' ce qui semble indiquer que l'environnement dont dépend la condition des poissons n'a pas été significativement perturbé. 56. Les études sur la reproducrion des principales espèces montrent que les paramètres qui caracrérisenr les differentei stratégies sont tout à fait normaux. Toutefois, des changements hi,drologiques paraissenl avoir affecté, dans certaines rivières, le recrutement de quelques espèces' Ir4ais les disrriburions de frequences de tailles obserr'ées durant cette période paraissent globalemenr idenriques à ce qu'elles étaient les années précédentes. Les études complementaires que les equipes ont effectuees pour mieux comprendre les c1'cles biologiques des especes commencent a porrer leurs fruits er doivent être maintenant publiées' Cette *alorisation der rait' dans un [utur proche. facilirer I'interprétation des observations faites lors de la surVeillance de routine. Dans les annees à r,enir. il est suggéré que les icht5ologistes implrqués dans la surveillance réllechissent pour vorr s'il est possible, a partir des resultats obtenus dans le cadre de la surreillance. d.elaborer un Indrce d'lnregrite Biotique, en prenanl comme exemple lr'nrodele etablr aux Etats-Unrs ec 51. Le Groupe écologique a felicite I'ensemble des h1'drobiologistes pour la qualite des rapports presenles et I'excellence des résultats. Il les encourage à poursuivre les recherches pour faciliter l'interpretation des résulrats de la surveillance. Il a, par ailleurs. noté avec satisfaction que Ie Programme continue à mettre sP sQ!\'tê une politique de traitement qui minimise I'impact des Iarvicides sur la [aune aquatique non cible. Les iecommandations des hydrobiologistes onl ensuite éré eraminées par le Groupe qui a fait les suggestions et réponses suivantes: a) Le programme de travail proposé pour la période 1993/1994 est endossé par le Groupe qui estinre cependanr eu'il n'1, a pàs de raisons particulières à la sélection d'une station sur la Kaba, ie Mongo ou la Kolenté, mais il préconise des invèstigations ponctuelles à la demande. rons de iol b) Le Groupe écologique reconnaît l'importance, pour les h1'drobiologistes, comntunications présentées par ses membres et les experts invités, et appuie recommandation des hl,drobiologistes pour le maintien et le renforcement de seances de formation. des la ces c) Le Groupe Il_æ-m_!0-3_0-d§. Ia mise à la disposition des hi'drobiologistes d'une gamme plus large de nrateriel J-*r. de la qualite de I'eau (nitrites, phosphates, DCO, turbidite' e tc. ). d) II recomnrande la possibilité pour les h1'drobiologistes d'effectuer une visite annuelle à ouagadougou pour se familiariser avec le traitement de leurs données. aJPCI4.3 (OCP/EAC /9r.t) page 39 A nnexe I e) Atin de valoriser Ies donnees recueillies dans Ie cadre de la surveillance aquatique . Ie Groupe recomntande d'accorder des facilrtés Iogistiques aux hl drobiologistes pour la redaction de pub)ications conjointes. l) l-e Groupe recorlmancje au Programme de prendre en charge la participation d'une ou dr.ux h1'tirttbrologistr.s (un anglophone et un l-rancot)hone dc prelérence)au si nlP(rs;trr'1) rnternalional quitloir se tenir à Dakar en no\embre 1993 sur la brodrversite de s poissons des eaur douces et saumâtres d'Afrique, p6ur presenter une cgmmunication sur la surveillance ichtl'ologique à OCP. Il recommande également la participation d'un ou deux h1'drobiologistei au cours intiruÈ;Erude d'impact enrironnemental" qui doit se tenir à ),,1aroua, Cameroun, pendant deux semaines en août 1993 sous la coordination du Centre de I'Environnement et de Developpement. En conclusion le Groupe recommande aux hi'drobiologistes la superposition des séquences ce traitements et des résultats de la surveillance pour faciliter I'interprétation des données. G. QUESTIONS RELATIVES A L'En'\'IRONNEIUENT DECOULANT DU CCP13 5E. Le Groupe ecologrque a endossé le "Projet d'étude pilote présenté par le Comite des Agences parrainrntes concernant l'ér,aluation de l'impact sur I'environnement dans l'aire du prograntme de lutte contre I'onchocercose en Afrrque de I'ouest", en ce qLr: loncerne l'approche merhodologique er, l'objecril de l'etude. Cependant, des membres du Gr-. le onl erprinle leur inquierude au sujel de I'enveloppe financière proposée, de la disponibrLl: du personnel et du temps accordé pour la réalisation de l'étude. 59. par ailleurs. Ie Groupe aurair apprécie la participation d'un représentant du Conlité cles Agences prrrain:ntes aur cl iscussions sui l'ér'aluation des problenles spvirsnnententaur qui reculteront Cr-rrarnentenr du repeuplement deS ValleeS Iiberees de l'OnChOcerCOSe H. SL,RVEILLA\Cf AQL'.{TIQL;E ET DEYOLUTION 60 Le Groupe écologique a longuement discuté des perspectives et des implications de la .:eyolurion de Ia suryeillrnce aquarique. Le Groupe écologique tient à signaler qu'il considere ar oir :empli scn contrat moral en favorisant l'émerg,ence d'équipes scientifiques nationales. La ,Jér,olurion n'esr pas un problème nouveau pour les hl,drobiologistes. Le niveau de compétence est rout à fait satis[aisant actuellement. 61. L'ayenir des équipes d'h1'drobiologie dépend dans une large mesure de la priorité que les pa),s concernés donneront aux problèmes d'env.ironnement. Pour maintenir des équipes efficaces et comperenres, il est nécessaire de retenir les scientifiques qualifiés en leur proposant des salaires atrrac(ifs et des mo),ens de rravail qui leur permettent de poursuivre les recherches. Ces problèmes sonl hors du manclat du Groupe écologique qui se sent néanmoins concerné pour que le long trarail de formation er d'inlormation qu'il a réalisé ne soit pas entièrement perdu. 62. Il faut rappeler que les équipes d'h5,drobiologistes qui se sont constiluées sous I'egide d'OCP, doirent egalement s'impliquer dans d'autres activites que la surveillance aqu3lique. L'experrise scit--nriIique eristante est certes disponible pour OCP, mais également pour d'autres objectifs dans le contexte de la dér'olution. 63. Une aurre manière d'aborder te problème de la dér,olution est de le considérer dans la suite des discussions quise sonr renues lors de la Conférence de Rio La protection de I'enlironnement et de la biodiversrre esr une préoccupation commune de I'humanité Une étroite collaboration entre les pa1,s est necessaire pour faire face aux problèmes environnementaux résultant des activités humaines. Si la souveraineté des états est réaffirmée dans le choix de dér'eloppemenl, les états sont néanmoins responsables de la préservation de leur environnement. aiPc I 4.3(ocP/EAC /93.t) page 40 Annere I 64. Compre renu des implications techniques er financières, il esl fortement.suggere que les pa),s du nord aident les pal's sn 'oie o. aj.ierËppem.e.nt à reunir les mo1'ens humains' materiels e( frnanciers en vue d'assurer un dér,eloppement durable quiconcilie le respect de l'environnenlent avec les exigences ctu developpemenr. ltslagir mainrensnr !g lettree^l 1l.r_,].::i:"n..t princiPes' er de reflechir rapidenrent à Ia maniere dür les Nations Unies ou certains pals dans leur aide bilatérale pourraient contribuer a.ntr.t.ni,, y compris par le biais de compléments de salaire' des equipes compétentes sur les problèmes d'environnement' 65. certains pa1,s reflechissent à la mise en place de fondations pour 1n:::l19tt la recherche dans les pa-vs en voie de développement. ôbst a ce pri* que I'on pourra envisager sereinement la dévolution de Ia surveillance de l'environnement aquatique dans le cadre d'ocP' 66. Le Groupe écologique reconnaît la complexité du concept de la dévolution' surtout dans le conrexre actuel de crise économique geJrarite., mais.souhaite que le Programme facilite et encourage ,n. for-àtion complémeni.irË j.s nydrobiologistes af in qu'ils soient à même d'assurer une ér,aluation de I'impact des activites humaines sur les h)'drosystèmes' 6l.Parailleurs,leGroupea},antnotél'implicationcroissantedesresponsablesdeséquipesde surveillance dans des tâches administratiues, souhaite que des mesures soient prises pour maintenir la qualite cl u rravail des équipes. Il recommande que les responsables acluels lui fassent rapport des actions menees pour transmettre le,Connaissances acquises à leurs collaborateurS et que le programme autorise la participation de certains de ces assistanls à la prochaine réunion des h 1,d rob iolog is tes. I.SUITEDoN\EEAUxRECoI\li\IANDATIoNSDELATREIZIENIESESSIo\DL]GROLTPE ECOLOGIQUE 68. Le Groupe ecologique a exprimé sa satisfaction pour la mise en application de la quasi- rotalire des recontmandalions découlant de sa dernière session' Il souhaiterait néanmoins que certains lravaux soient repris ou poursuivis, à savoir: - étude des niveaux de sensibilite des insectes aquatiques non cibles aux insecticides (recommandation no' 5)' - enquêtes pour vérifier la présence ou I'absence de macrocrustacés dans les cours d'eau surveillés (recommandation no' 6)' - anall,se des données sur les poissons en prenant en compte les paramètres h1'drologiques et les particularités des t1'pes d'insecticides urilisés (recommandation no' l0)' J. PROGRAI\11\1E DE TRAYAIL POUR 1993/1991 69. Le Groupe ecologique a approuvé le programmg cts tlsvail propoie par les h1'drobiologistes pou, r 9%/199a qui est iour t'esséntiet identique à celui de la période précédente' 70. Il a suggéré, en oulre, qu'en 1994 certains de ses membres présentent aux hydrobiologistes des communications sur les thèmes suivants : "Bases biologiques cle l'ér'aluation de la qualité des eaux (ou utilisation du concept de biodiversire pour I'evaluation de la qualite des eaux)" (Dr c. Levèque)' "Les Chironomides comme indicateurs biologiques de I'état du milieu aquatique" (Dr Ir'1. \'asuno). 'Role de paramètres physico-chimiques simples pour évaluer la qualite des eaux" (Pr. D. Calamari). a) b) c) la JPCI1.3 (ocP/'EAc /93.1) paSe 4 I Annere I Il a également ere dentandé au Dr C rédiger un article scienriIique". Back de préparer un eÀposé a) anl comme sujet : "conrnrent I\. DIVERS a) Proiet de recherches comolémentaires 1l,. II a été rappelé aux participants que Ie Groupe écologique avait suggéré la modifrcation du projet élaboré sur l'étude des zones refuges par I'un de ses membres en 1992, pour soumission à la Commission des Communautés européennes (CCE) en vue d'un financement. 72. Le projet reformulé qui a été présenté au Groupe écologique a eté jugé scientifiquement acceptable mais ne tient malheureusement pas compte des normes de financement de projets de la CCE. En raison des difficultés rencontrées, le Groupe écologique recommande d'attendre les resultals du projet pilote d'étude sur l'environnement avant de reprendre les investigations. b) Echanees d'eroeriences e ntre les éouioes nationales 73. Le Groupe ecologique a été informe de la décision du Directeur du Programme de permettre aur h1'Çrobiologistes d'effectuer des missions dans les autres pa1's du Programme, et de se rendre ensuitg à Ouagadougou pour discuter du déroulentent de Ia mission et anall,ser leurs données en collabàration avec Ie personnel du Programme. 14. Le Groupe ecologrque rernercie le Directeur du Programme pour cette iniriarive louable et souhaite que des actions concretes soient prises dans le courant de I'année. c) Economie et environnement 7 5. Les érudes économiques concernant I'environnement et Ia biodiversite prennent actuellement une importance considérable, dans le cadre notamment des études de rentabilité(cout/bénéfice) qui sont nécessaires pour definir les choix de stratégies en matière de developpement économique. On peut distinguer schématiquemenr la valeur liée à un usage direct des ressources biologiques (poisson par exemple), la valeur Iiee à un usage indirect (rôle des zones humides dans la recharge des nappes d'eau souterraines) et la valeur liée au consentemenl à pa),er pour préserver une ressource ou un s),stème. 16. Dans une perspective de dévolution, mais ég: --ment pour démontrer à certains donateurs ou administrateurs que les recherches sur la pre:,: '\ ation de Ia diversité biologique et des ressources naturelles ne sont pas sans conséquences economiques. le Groupe écologique prendra des contacts avec de équipes compétentes dans Ie domaine de l'économie des milieux naturels. Un spécialiste pourra être invite à la prochaine réunion du Groupe écologique en vue de discuter d'une étude de faisabilité d'un travail qui pourrait être mené dans le cadre du Programme OCP. L. ARRANGEI\TENTS POLIR LA PROCHAINE REUn.ION 77. Le Groupe écologique a suggéré que sa quinzième session soit tenue à Bouaké du .l er au 4 fevrier 1991 en incluant une visite de la station d'expérimenrarion de I'lRU à Soubré à la fin de la réunion Une réunion conjointe Groupe écologique-hl,drobiologistes pourrait être organisée le 3l janvier, juste après celle des h5drobiologistes prévue du27 au 30janvier. JPCI4.3(ocP/EAc /93.1) page 42 Anner.e I 7E. Le Groupe a souhairé également que le Progranlme lui donne les mo5'ens d'effectuer un surr.ol d'une zone liberee de I'onchocercose en Cote d'lvoire lors de sa prochaine session' I\1. I-ECTURE ET APPROBATION DU RAPPORT ET DES RECOIIIlANDATIONS Le rapporr en français et les recommandations en anBlais ont été lus et approu\'és par les participants à la quatorzieme session du Groupe écologique avant la clÔture de la réunion ' r.-. CLOTURE DE LA SESSION Avant de clore la réunion, le Président du groupe écologique a souhaité que pour la quinzième session tous les membres prévoient leur arrivée à Bouaké le 30 janvier 1994 au plus tard et leur retour sur Abidjan le 5 fevrier 1994. a a JPCI4.3(ocP/EAc /93.1) paSe 43 Annere I APPENDICE I LISTE DES PARTICIPANTS ù Nfe m bres Professeur D' calamari (Président), Institute of Agriculrural Enromologl,, Faculti,ol Agriculrure,uni'ersirl'of rv'riran, via ceroria 2, I-20r-33 lr{iran, Itar1, Professeur K'\\'' Cummins, Director, Pymatuning Laboratory of Ecolog1,, Department of Biologl,sciences, universit5, of pirtsbuigh, pjtts6ursh. penns5,rvania I5260, usA. Dr H. de Iongh, Centre for Environmental Studies, Universit), of Leiden, p.O. Box 951 g, 2300 RA . Leiden, Netherlands D C r'e"èque, Département des Eaux Continentales, ORSTON{,213 rue La Fayette,754g0 parisCedex 10, France. Dr ltl' \'asuno, Director' En*ironmental Biologl,Di'ision, Narional Insriture [or EnvironnrenralStudies, I6-2 Onogau.a, Tsukuba, lUaràtr; 305 Japan Aut Darttc p3nl DrD Secré (a rle 1 Paug1, oRSTo\'1, Laboratoire d'lchri'ologie, Museum narional d'Histoire narurelle, 43 ruedu Cur'ier. 7523 t paris Cedex 05, France Dr C. Back, \/CU/OCP, B.p. I474, Bouaké, Côte d.lvoireDr J.]r{. Hougard, VCU/OCP, B.p.2ng, Bamako, Mali N'I. N,I Kassambara, VCU/OCp, B.p. 160, pàrakou, BéninDr D Quiller,éré, \/CU/OCP, B.p. 549, Orrerd*nou, Burkina Fasol''{. E.J. Senghor, INF/OCP, B.p. 549, N'I. J.N{. Tapsoba, VCU/OCp, S.p. Sqg, gu.cad_a_u3,S! lr'[. L. \'améogo, \/CU/OCp, B.p. 549, Ouaeadoueou N'I. D.G. Zerbo, \,CU/OCp, B.p. 36, Kara, Togo- l aJ , JPCI4.3(ocP/EAc /93.1) pa ge 4.1 A nnexe I aPPEr.-DICE 2 ocP//vcu/HYBIO//93.I ocP/vcu/HYBIO/93.2 ocP/\/cu/HYBIO/93.3 ocP/\'cu /ll YBI o/'9 3..1 ocP/\'c u /Il YB lo,i 9 3.5 ocP/vcu /HYBIO/9i.6 ocPi YCU/HYBIO/',93.7 ocP/\'cu/HYBIO/93.8 ocP/vcu/HYBIo/'9i.9 ocPivcu/IlYBIO,'93. I 0 ocP/\'cu /LIYBI O/92.9 ocP/\'cLl,/l'IYRIO'91 I 0 ocP/'\/cu/HYBIO/92. I I LISTE DES DOCUNIENTS Formation complémentaire de l'équipe d'icht-vologie de la Sierra Leone et élaboration d'un document de réflrenie sur la faune ichty'ologique léonaise' (J.-F. Guégan). lmpact à court terme du Trebon (OMS 3002) sur la faune aquatique non cible. (Resume). Condensé du rapport annuel gl /92 (Guinée) II. Biologie des Invertébrés (F. Konde et K. Nabé). Résume de I'anal;'se des données de la surveillance de Ia faune benthique. lggl /92 OCP Invertebrate monitoring reporl, Ghana (J. Samman). OCP fish monitoring report l99l/92, Ghana (E.K. Abban, P.K. Ofori-Danson, F.Y. Amevenku)' Summary of annual report on fish monitoring in Guinea (M.E.Diop). Monitoring of entomofauna of the treated rivers in CÔte d'lvoire and untreated rivers in Burkina Faso (summary). Summary' of fish monitoring report, Sierra Leone (G. Ganda). Summarl, of invertebrate monitorlng report, Sierra Leone (D. TholleY). Anall'ses complérnentaires des données de la surveillance aquatique. I. Tests en gouttières (Ir'1. Simier). Anall'ses complémentaires des données de la surveillance aquatique. II. Derive (|u'1. Simier). Anal;'ses complémentaires des données de la surveillance aquatique. IIl. Surber (N'!. Simier) Surveillance de la faune entomique non cible de cours d'eau traités en Côte d'lvoire et de cours d'eau non traités au Burkina Faso (Rapport). ! ocP/\'cu/HYBIO,,/92. I 3 JPCI 4.3 ()cP /EAC/ 93. I ) page 45 ANNEXE 2 a a () uJ o 0)Ec(E E oEa2 s ÈHË,cu?c oY E L L = ç'6tr EaE HRo .ôt:o ctro) EP(u (f -o P.63;5 'E a 6'6 E=sE€ s8É=tr x 6«EG = 0)r(f)occô Ë g PÉ ,{Jxc() .HV^\.-O O. YE >.o) .o (§(/) cf cL o- z a(, l'r, CE r@ c G ç) o .oEp= .2b LU =z (§ 3s ';:(§(§.x LItt bô\J == ^L-l-\./ xD fi = C .9 .9, z o) o_) U) 0)Ë o o_ ) @ o (/) U,J o oq o. o-q (\ UIFz t, tJJ o a UJ E IJJ F-a a a trlâ IU o c( q; 5 L:] a L'lJ U) t- î t I U) o o- a .9 C a) à 0) .c @ 'O) =CO =/nE ztr o\J C) -ô EÈo)q; sE .(I) E-Ë =(5:=-- -o E=o o\4p -(J 0) C§ Lq) Co = E 0)p .E u) o-l- z UJ E tlJ o z Èa lJ- cri a -o c, ---------I- l'UFz U) I.JJ o U) LrJ LrJJ(D o crÀ O ç)[! tU zz o a U) LrJ o [U ctF ryzt! m ci a LUlg =LUoz LrJ a l.]J ô 5 ul) o ctFz o C) (D l.IJô 5 tlj o LU) o crFz oO aFz z ctr tuF LUo a CEf LUFO LL zI @ @ U)z cfF oI Oz o I ,l G JPC I4.3(ocP/EAc le3.r) paSe 46 ANNEXE 3 I ACTIYITES DE RECHERCHE OCP/TDR SUJETSPOURLACoLLABORATIOn.ENTREoCPETTDREN|993/94 Impact du traitement à I'ivermectine: - NIALADIE OCULAIRE: consultation informelle sur les résultats des essais communautaires (TDR, OCP); -EFFETBENEFIQUEPERCUdutraitement(TDR'OCP); - TRANSI\IISSION: Impact de traitements Épé!es-; - études par l,ocp sur des intervalles de traitement plus fréquents en Guinée- Bissau, Sénégal (OCP, rétro-information à TDR)' -étudesentomologiquesurTRAITEMENTANNUELdansleszonessanslutte antivectorielle (OCP?, ailleurs TDR?)' 1 >r Distribution de I'ivermectine: - anall,se comparée des cotts des différentes méthodes de distribution (TDR' ocP?); - méthodes rapides de suivi et de surveillance (n*ocP/TDR, rétro-information à I'ocP) I\todél isation éPidémiologique: - collaboration pour l,utilisation ' dans d'autres pa)'s (ocP-Rotterdam-TDR- Equateur/Guatemala/forêt)' Relation vecteur/Parasite: - Anall,se comparée des complexes principaux du vecteur/parasite et implications pour la lutte (TDR, OCP). Sondes à ADN: - Sondes pour la différenciation des souches à tester au Nigéria (NOCP/TDR)' rétro- information à I'OCP); - mise au point d,une sonde pour la détection de Ls chez le vecteur (ocP, TDR); - mise au point d'une sonde pour la détection de I'ADN du parasite dans les sécrétion(TDR, OCP). Immu nodiagnostic: - Essai opérationnel d'un cocktail d'antigènes dans I'aire de I'ocP (ocP, TDR)' a , I 3 4 5 6 t a
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Comité Consultatif d'Experts: rapport de la quatorzième session Ouagadougou 7-11 juin 1993
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