Brucellosis associated with unposteurized milk products abroad U n ited K ingdom . Two cases of acute brucellosis in mem bers of a family who stayed abroad during April 1995 were reported recently to the Public Health Laboratory Service Communicable Disease Surveillance Centre (CDSC). They developed minor non-specific symptoms and inter mittent fever in early June and were admitted to hospital in England in late July. Brucella melitensis was cultured from the blood of one case; serological tests were weakly positive for the other. They both had eaten a locally produced cheese pastry during their stay abroad.
Brucellose consécutive à la consommation de produits laitiers non pasteurisés à l'étranger R oyaum e-U ni. Deux cas de brucellose aigue survenus parmi les membres d’une famille qui avait séjourné à l’étranger en avril 1995 ont été récemment signalés au Public Health Laboratory Ser vice (Laboratoire de santé publique) du Communicable Disease Surveillance Centre (CDSC) (Centre de surveillance des maladies transmissibles). Les malades, qui avaient présenté des symptô mes bénins non spécifiques et de la fièvre par intermittence au début du mois de juin, ont été hospitalisés en Angleterre à la fin juillet. Dans un des cas, une hémoculture a mis en évidence Brucella melitensis; dans l’autre, la sérologie a donné des résultats faiblement positifs. Tous deux avaient consommé u n gâteau au fromage de production locale au cours de leur séjour à l’étranger. E n 1995, un total de 9 cas humains de brucellose survenus en Angleterre et au pays de Galles ont été signalés au CDSC. O n a isolé B. melitensis dans 5 cas, le diagnostic ayant été posé par voie sérologique pour les 4 autres. Six cas étaient liés à un voyage à l’étranger et tous les 6 avaient consommé du lait ou du fromage de chèvre. D e 1992 à 1994, le CDSC a reçu 44 rapports d’analyse faisant état d’infections brucelliennes humaines (16 en 1992,7 en 1993 et 21 en 1994). N euf d ’entre elles étaient dues à B. melitensis et les autres à B. abortus ou Brucella sp. Selon les rapports, 22 de ces infections avaient été contractées à l’étranger. O n n ’a jamais signalé de cas de brucellose à R melitensis chez les animaux en Grande-Bretagne. Une flambée de brucellose à B. abortus s’est produite en 1993; elle était due à l’im portation de bétail infecté. Elle a pu être éliminée par l’abattage d u bétail contaminé et le repérage des contacts. S’il est très rarement fait état de cas humains de brucellose d’origine autochtone en Grande-Bretagne, c’est grâce à la pasteu risation de la presque totalité du lait et au succès du programme visant à éradiquer la brucellose bovine. La plupart des cas sont des infections chroniques d ’origine professionnelle. O n continue cependant à signaler des infections humaines aiguës importées, souvent liées à la consommation de lait ou de fromage non pas teurisé. On ne peut pas toujours évoquer une brucellose au début .de l’infection, et le diagnostic peut s’en trouver retardé. (D ’après: Communicable Disease Weekly, Volume 5, N° 32, 1995; Public Health Laboratory Service.) N ote de la R édaction: La brucellose est une zoonose courante chez l’homme, surtout sur le pourtour de la Méditerranée et au Moyen-Orient où elle pose un important problème de santé publi que qui pèse sur le développement économique et sodaL O n estime qu’en Espagne un malade de la brucellose coûte environ US 88 000 (13 jours d’hospitalisation et 102 jours de travail perdus en moyenne). En Algérie, si l’on ne considère que les cas de septicémie aiguë qui nécessitent en moyenne 7 jours d’hospitalisa308
A total of 9 human cases of brucellosis in England and Wales in 1995 have been reported to CDSC. B. meliiensis was isolated from 5 cases and the other 4 were identified serologically. Six cases, all of whom had consumed goats’ milk and/or cheese, were known to be associated with travel. CDSC received 44 laboratory reports o f human brucel la infections from 1992 to 1994 (16 in 1992,7 in 1993,21 in 1994). Nine of these were due to B. melicensis and the others were associated with B. abortus or Brucella sp. Twenty-two cases were reported to have been acquired abroad. Brucellosis due to B. metitensis has never been reported in animals in Great Britain. An outbreak of brucellosis caused by B. abortus occurred in 1993, due to imported infected cattle. This was eliminated by slaughter of in fected cattle and tracing of contacts. There are very few reports of indigenously acquired human cases of brucellosis in Great Britain because almost all milk is pasteurized and the programme to eradicate bovine brucellosis has been successful. Most cases are chronic infections acquired at work. Acute imported hu man infections continue to be reported, often associated with the consumption of raw milk or cheese. Brucellosis may not be considered early in the course of the disease and diagnosis may therefore be delayed. (Based on: Communicable Disease Weekly, Volume 5, No. 32, 1995; Public Health Laboratory Service.) E d ito ria l N ote: Brucellosis is a zoonotic disease which is common in humans, mainly m Mediterranean and Middle East countries where it represents a major public health problem which affects social and economic development. In Spain, it has been estimated that each brucellosis patient costs about US 88 000 (13 days hospitalization-and a mean working absence of 102 days). In Algeria, considering only acute septicaemia cases requiring on average 7 days hospi-
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talizaüon and 45 days home care, die cost for each patient equals approximately 8 months of “minimal interprofes sional salary”. Losses are particularly high in countries where public health and veterinary services are not ade quately organized. In the Middle East, 6 countries report an annual total o f m ore than 90 000 cases of hum an brucellosis with an nual incidence rates of up to 200 cases per 100 000 in habitants. Animals, mainly cattle, sheep, goat and camels, are the most important reservoir of the agent Consump tion of raw milk or milk products and contact with these animals are die main risk factors in this region. Brucellosis has been brought under control in many developed countries through rigorous diagnostic and con trol activities at the animal production level, as well as through the elimination of Brucella in livestock. Only a few cases are still reported in Europe where brucellosis occurs in farmers, farm workers and veterinary surgeons who have close contact with infected anim als or their products. Other people may be infected through the ingestion of raw milk products from infected animals. The incubation period is usually 2-3 weeks (ranging from 1 week to several months) and onset is insidious, with malaise, headache, night sweats, and weakness. Chronic brucellosis is associated with fatigue, myalgia, fever, and depression, and can persist for months.
B. melizensis causes the most severe form of human brucellosis, with a high case-fatality rate and with acute and chronic debilitating illness. Guidelines for the development of a realistic, compre hensive regional brucellosis control programme in the M iddle East were developed by the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), WHO, and th e Office international des Epizooties (OIE) during a regional workshop in Amman, Jordan in February 1993, and agreed upon by 7 countries (Egypt, Jordan, Lebanon, O m an, Sudan, the Syrian Arab Republic and Turkey). W H O is currendy coordinating randomized clinical trials to evaluate treatment regimens in human brucellosis patients in endemic areas. T he treatment of brucellosis still raises problems related to selection o f the antimicrobial agents and optimum treatment duration. A permanent cure, which requires the use of an antimicrobial combina tion for a prolonged period, is difficult to achieve, and relapses do occur. The use of rifampirin as the drug of choice for both brucellosis and tuberculosis causes some concern in the light of the reports of drug-resistant Myco bacterium tubercidosis strains. • Further information can be obtained from the Director, Division o f Emerging, Viral and Bacterial Diseases Surveil lance and Control, WHO, 1211 Geneva 27, Switzerland.
tion et 45 jouis de soins à domicile, le coût par patient correspond approximativment à 8 mois de «salaire minimal interprofessionnel». Les pertes sont particulièrement élevées dans les pays où la santé publique et les services vétérinaires ne sont pas suffisamment organisés. Au Moyen-Orient, 6 pays déclarent un total annuel de plus de 90 000 cas de brucellose humaine avec un taux d’incidence annuel qui dépasse 200 pour 100 000 habitants. Les animaux, principale ment les bovins, les ovins, les caprins et les camélidés, constituent le plus important réservoir de Brucella. Dans cette région, les facteurs de risque les plus importants sont la consommation de lait ou de produits laitiers crus et les contacts avec ces animaux. Dans nombre de pays développés, la brucellose a été maîtrisée grâce à un diagnostic rigoureux et à la lutte contre la maladie au niveau de la production animale, ainsi que p ar l’élimination de l’agent étiologique chez les animaux d’élevage. Seuls quelques cas sont encore signalés en Europe où la mala die touche les agriculteurs, les ouvriers agricoles ainsi que les vétérinaires qui sont amenés à manipuler des animaux ou des produits animaux contaminés. D ’autres personnes peuvent aussi contracter l’infection en consommant des produits laitiers non traités provenant d ’animaux contaminés. La période d’incubation est généralement de 2-3 semaines (avec des variations d'une semai ne à plusieurs mois) et la maladie s’installe de manière insidieuse avec un malaise général, des céphalées, des sueurs nocturnes et une sensation de faiblesse. La brucellose chronique entraîne de la fatigue, des douleurs musculaires, de la fièvre et une dépression; elle peut durer plusieurs mois. C ’est B. melitensis qui est à l’origine de la forme la plus grave de brucellose chez l’homme, avec un taux de létalité élevé et une maladie débilitante, sous sa forme aiguë ou chronique. Des directives pour la mise en place d ’u n programme régional, complet et réaliste de lutte contre la brucellose au Moyen-Orient, ont été élaborées par l’Organisation des N ations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’OMS, et l’Office internatio nal des Epizooties (OIE) au cours d'un atelier qui s'est tenu à Amman, Jordanie, en février 1993, et elles o nt été acceptées par 7 pays (Egypte, Jordanie, Liban, Oman, République arabe syrienne, Soudan et Turquie). L’OMS coordonne actuellement des essais cliniques randomi sés afin d’évaluer des schémas thérapeutiques pour traiter la bru cellose chez l'homme dans les régions d’endémie. Le traitement de la brucellose pose toujours des problèmes en rapport avec la sélec tion des antibiotiques et le choix de la durée optimale du traite ment. U n traitement permanent, qui exige l'utilisation d ’une asso ciation d’antibiotiques pendant une longue période, est difficile à mettre en œuvre et des rechutes sont possibles. Le recours à la rifampicine en première intention pour traiter la brucellose et la tuberculose n’est pas sans causer quelque inquiétude en raison de la pharmacorésistance décelée chez certaines souches de Mycobac terium tuberculosis. • Pour plus de renseignements, s’adresser au Directeur de la Division des maladies émergentes, virales et bactériennes Surveillance et lutte, OMS, 1211 Genève 27, Suisse.