2004, 79, 161–172
No. 17
Weekly epidemiological record Relevé épidémiologique hebdomadaire 23 APRIL 2004, 79th YEAR / 23 AVRIL 2004, 79 e ANNÉE No. 17, 2004, 79, 161–172 http://www.who.int/wer
Contents 161 Outbreak News: – Dengue fever, Indonesia – update 162 Progress towards poliomyelitis eradication in Nigeria, January 2003 –March 2004 168 Nipah virus outbreak(s) in Bangladesh, January–April 2004 172 International travel and health 2004 – Just published 172 International Health Regulations
Q OUTBREAK NEWS Dengue fever, Indonesia – update1 From 1 January to 4 April 2004, a total of 52 013 mainly hospitalized cases of dengue and 603 deaths have been registered with the Indonesian Ministry of Health. The overall case-fatality rate this year, particularly in Jakarta, has been lower than in previous years. Dengue occurs every year in Indonesia, but this year the number of cases has been unusually high in at least 12 of the 32 provinces of the country. Compared with the same period last year, the number of cases has doubled. Provinces in Jawa including Jawa Barat, Jawa Tengah and Jawa Timur, have been particularly severely affected, with more than 35% of the cases reported from DKI- Jakarta. More than half of Indonesia’s 212 million people live in Java. Although the total number of monthly reported cases continued to increase in March as compared to January and February, the weekly reporting in the provinces shows that the outbreak has peaked in DKI-Jakarta, Bali, and Nusa Tenggarah Barat in mid-March. In other provinces reporting fewer cases, the dengue activity appears to have peaked in some as in the Papua Provinces of Merauke and Sorong but is still on the rise in others as in Kota (City) Palembang, and Aceh. DEN-3 appears to be the predominant circulating virus but Den-4, Den-2 and Den-1 serotypes have also been confirmed in samples taken from patients in DKI Jakarta. The Ministry of Health has set up rapid response and surveillance teams to update and analyze the data from all provinces to guide appropriate action. The national 1
Q LE POINT SUR LES ÉPIDÉMIES Dengue, Indonésie – mise à jour1 Du 1er janvier au 4 avril 2004, le Ministère indonésien de la Santé a enregistré au total 52 013 cas de dengue, en majorité hospitalisés, et 603 décès. Le taux de létalité cette année est plus faible que les années précédentes, notamment à Jakarta.
Sommaire 161 Le point sur les épidémies: – Dengue en Indonésie – mise à jour 162 Progrès vers l’éradication mondiale de la poliomyélite au Nigeria, janvier 2003 à mars 2004 168 Flambée(s) d’infection à virus Nipah au Bangladesh, janvieravril 2004 172 Voyages internationaux et santé 2004 – Nouvelle édition 172 Règlement sanitaire international
La dengue est présente tous les ans en Indonésie, mais le nombre de cas est inhabituellement élevé cette année dans 12 des 32 provinces du pays. On observe un doublement du nombre des cas par rapport à la même période de l’année dernière. Certaines provinces de Java, Jawa Barat, Jawa Tengah et Jawa Timur, ont été particulièrement touchées, avec plus de 35% des cas notifiés à DKIJakarta. Plus de la moitié des 212 millions d’habitants du pays vivent à Java. Bien que le nombre mensuel des cas notifiés ait continué d’augmenter en mars par rapport à janvier et février, la notification hebdomadaire dans les provinces montre qu’à la mi-mars, la flambée a atteint son pic à DKI-Jakarta, Bali et Nusa Tenggarah Barat. L’activité de la dengue semble aussi avoir atteint son pic dans d’autres provinces signalant moins de cas, comme en Irian Jaya les provinces de Merauke et Sorong, mais elle continue d’augmenter dans d’autres, comme Kota (ville) Palembang, et Aceh. DEN-3 semble être le principal virus en circulation mais on a confirmé les sérotypes Den-4, Den-2 et Den-1 dans des échantillons prélevés chez des patients de DKI-Jakarta. Le Ministère de la Santé a rapidement mis en place des équipes de riposte et de surveillance pour actualiser ses informations, les analyser et prendre les mesures nécessaires. Les autorités 1
WORLD HEALTH ORGANIZATION Geneva ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ Genève Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 334.– 5.500 4.2004 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland
See WER No. 14, p. 129.
Voir WER No 14, p. 129. 161
government is providing free hospital care to those patients presenting with symptoms of dengue and without adequate financial resources. The local health authorities are conducting intensive vector control activities and, with the assistance of larval field inspectors, are mobilizing the communities to eliminate unwanted containers in which Aedes aegypti, the mosquito vector of dengue, breeds. WHO is assisting the Ministry of Health with laboratory diagnosis. Ⅲ
nationales assurent la gratuité du traitement hospitalier aux patients qui présentent les symptômes de la dengue et n’ont pas de ressources suffisantes. Les autorités sanitaires locales mènent une lutte antivectorielle intensive et, avec l’aide d’inspecteurs sur le terrain, mobilisent les communautés pour éliminer les réceptacles d’eau inutiles dans lesquels Aedes aegypti, le vecteur de la dengue, se reproduit. L’OMS aide le Ministère de la Santé pour les diagnostics de laboratoire. Ⅲ
Progress towards poliomyelitis eradication in Nigeria, January 2003 – March 2004 Since the 1988 World Health Assembly resolution to eradicate poliomyelitis, three WHO regions (Americas, Europe and Western Pacific) have been certified polio-free and the number of polio-endemic countries has decreased from 125 in 1988 to 6 in 2003 (Afghanistan, Egypt, India, Niger, Nigeria and Pakistan). In 2003, Nigeria reported 355 wild poliovirus (WPV) cases, accounting for 45% of cases reported globally and >80% of cases reported from the African region. This report summarizes progress towards polio eradication in Nigeria from January 2003 to March 2004. The findings indicate the urgent need to implement highquality supplementary immunization activities (SIAs) in Nigeria to interrupt ongoing WPV transmission.
Progrès vers l’éradication mondiale de la poliomyélite au Nigeria, janvier 2003 à mars 2004 Depuis la résolution de 1988 par laquelle l’Assemblée mondiale de la Santé a décidé d’éradiquer la poliomyélite, trois Régions de l’OMS (les Amériques, l’Europe et le Pacifique occidental) ont été certifiées exemptes de la maladie et le nombre de pays d’endémie à été ramené de 125 en 1988 à 6 en 2003 (l’Afghanistan, l’Egypte, l’Inde, le Niger, le Nigeria, le Pakistan). En 2003, le Nigeria a signalé 355 cas dus au poliovirus sauvage, ce qui représente 45% du total mondial et plus de 80% des cas signalés dans la Région africaine. Le présent rapport résume les progrès accomplis en vue de l’éradication de la poliomyélite au Nigeria de janvier 2003 à mars 2004. Il en ressort que des activités de vaccination supplémentaires de haute qualité s’imposent d’urgence au Nigeria pour interrompre la transmission du poliovirus sauvage.
Routine vaccination To date, routine coverage estimates vary considerably from state to state. Administrative data are still being evaluated for 2003; national estimates of coverage are therefore not available.
Vaccination systématique Jusqu’ici, les estimations de la couverture par la vaccination systématique varient beaucoup d’un Etat à l’autre. Les données administratives pour 2003 sont toujours en cours d’évaluation et les estimations nationales de la couverture ne sont donc pas disponibles.
Supplementary immunization activities (SIAs) SIAs targeting children aged <5 years have been conducted, annually in Nigeria since 1996. National immunization days (NIDs)1 were conducted annually in 2002. During February and March 2004, two NID rounds were conducted targeting all 36 states and the federal capital territory (FCT). All states except Kano and Zamfara participated in the February round and all except one state (Kano) in the March round. In 2003, seven rounds of subnational immunization days (SNIDs)2 were conducted, targeting states in the north in which polio is endemic. The number of participating states and the target population varied in each SNID, with the number of children vaccinated ranging from 3.6 to 15 million. Twelve states with endemic disease (Bauchi, Borno, Gombe, Jigawa, Kaduna, Kano, Katsina, Kebbi, Niger, Sokoto, Yobe and Zamfara) and the FCT participated in at least two SNID rounds in 2003. Reported coverage at the state level during these SNIDs ranged from 56% to 100%. In addition, in 2003, four rounds of mop-up vaccination activities were conducted in Nasa1
Activités de vaccination supplémentaires Les activités de vaccination supplémentaires visant les enfants âgés de moins de 5ans sont menées chaque année au Nigeria depuis 1996. Des journées nationales de vaccination (JNV) ont eu lieu en 2002.1 En février et en mars 2004, deux séries de JNV ont été organisées dans l’ensemble des 36 Etats et dans le territoire de la capitale fédérale. Tous les Etats sauf ceux de Kano et Zamfara ont participé à la série de février et tous les Etats sauf un, Kano, à celle de mars. En 2003, sept séries de journées locales de vaccination (JLV)2 ont été organisées dans les Etats d’endémie du nord du pays. Le nombre des Etats participant aux JLV et la taille de population cible étaient différents dans chaque cas, le nombre des enfants vaccinés variant entre 3,6 et 15 millions. Douze Etats d’endémie (Bauchi, Borno, Gombe, Jigawa, Kaduna, Kano, Katsina, Kebbi, Niger, Sokoto, Yobe et Zamfara) et le territoire de la capitale fédérale ont pris part à deux séries au moins de JLV en 2003. La couverture signalée au niveau des Etats au cours de ces JLV s’établissait entre 56% et 100%. En outre, en 2003, quatre séries d’activités de vaccination de ratissage ont été menées dans l’Etat de Nasawara et deux 1
Nationwide mass campaigns during a short period (days to weeks) in which 2 doses of OPV are administered to all children (usually aged <5 years) regardless of previous vaccination history, with an interval of 4–6 weeks between doses. Campaigns similar to NIDs but confined to only certain parts of the country.
Campagne nationale de vaccination de masse sur une période limitée (quelques jours à quelques semaines) au cours de laquelle deux doses de VPO sont administrées à tous les enfants (généralement de moins de 5ans) quels que soient leurs antécédents vaccinaux, avec un intervalle de 4 à 6 semaines entre les deux doses. Campagnes semblables aux JNV mais limitées à certaines parties du pays.
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wara State and two rounds each in Benue and Kogi, places that had been reinfected with WPV after being polio-free for more than 12 months. Reported coverage in these states during these mop-up activities ranged from 86% to 100%. National polio eradication programmes analyse the oral poliovirus vaccine (OPV) status (routine and supplementary doses) of children aged <5 years with non-polio acute flaccid paralysis (AFP) as a proxy for OPV coverage in the general population. During 2003, the proportion of nonpolio AFP cases aged <5 years that had received >3 doses of OPV was <60% in 12 of 13 endemic states (median: 33%; range: 9–75%). The proportion of non-polio AFP cases aged <5 years that had received >3 doses of OPV was <60% in 5 of 8 reinfected states, but in only 1 of the 14 states without endemic disease (Fig. 1).
séries dans ceux de Benue et Kogi – des zones exemptes de poliomyélite pendant plus de 12 mois puis réinfectées par le poliovirus sauvage. La couverture signalée dans ces Etats au cours des activités de ratissage s’établissait entre 86% et 100%. Les programmes nationaux d’éradication de la poliomyélite analysent l’état vaccinal (vaccination systématique et supplémentaire par le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO)) des enfants âgés de moins de 5 ans, la paralysie flasque aiguë (PFA) non poliomyélitique servant d’indicateur de la couverture par le VPO dans la population générale. En 2003, la proportion des cas de PFA non poliomyélitiques âgés de moins de 5 ans ayant reçu 3 doses au moins de VPO était supérieure à 60% dans 12 des 13 Etats d’endémie (moyenne: 33%, fourchette: 9-75%). La proportion des cas de PFA non poliomyélitique âgés de moins de 5 ans ayant reçu 3 doses au moins de VPO était inférieure à 60% dans 5 des 8 Etats réinfectés mais seulement dans un des 14 Etats exempts de poliomyélite (Fig. 1).
Surveillance for acute flaccid paralysis (AFP) Initiated in 1997, AFP surveillance is conducted at 4035 reporting sites in the 774 local government areas (LGAs) in Nigeria. AFP surveillance quality is evaluated by two key indicators: annual reporting rate (target: non-polio AFP rate >1 case per 100 000 children aged <15 years) and completeness of specimen collection (target: two adequate stool specimens from >80% of all persons with AFP). In 2003, Nigeria attained a national non-polio AFP rate of 5.5; all 36 states and the FCT attained rates >1.0. The adequate stool specimen collection rate nationally for 2003 was 91%; all 36 states and the FCT met the target rate of >80% (Table 1). Surveillance performance at the LGA level varied; 123 of 774 LGAs (16%) were below the target levels for one or both surveillance indicators.
Surveillance de la paralysie flasque aiguë Introduite en 1997, la surveillance de la PFA se fait dans 4035 sites de notification des 774 local government areas (LGA). La qualité de la surveillance de la PFA est évaluée par deux indicateurs clés: le taux de notification annuel (cible: taux de PFA non poliomyélitique >1 cas pour 100 000 enfants âgés de moins de 15 ans) et le taux de collecte d’échantillons (cible: deux échantillons de selles adéquats provenant de >80% de tous les cas de PFA). En 2003, le taux de PFA non poliomyélitique national a été de 5,5; il a atteint ou dépassé 1,0 dans l’ensemble des 36 Etats et dans le territoire de la capitale fédérale. Le taux de collecte d’échantillons de selles adéquats en 2003 a été de 91%, atteignant ou dépassant le taux cible de 80% dans l’ensemble des 36 Etats et dans le territoire de la capitale fédérale (Tableau 1). La surveillance au niveau des LGA a donné des résultats contrastés, 123 des 774 LGA (16%) ayant enregistré des résultats inférieurs au niveau cible pour l’un des indicateurs de surveillance ou pour les deux.
Table 1 Number of confirmed wild poliovirus (WPV) cases and key surveillance indicators by year, Nigeria, January 2002–March 2004 Tableau 1 Nombre de cas confirmés de la poliomyélite dus au poliovirus sauvage et indicateurs de surveillance clés par année, Nigeria, janvier 2002-mars 2004 No. of confirmed WPV cases Nombre de cas confirmés dus au poliovirus sauvage 202 355 b
Year – Année
Serotype distribution of WPV isolates Répartition par sérotype des isolements de poliovirus sauvage Type 1 174 192 15 Type 2 0 0 0 Type 3 28 163 4
No. of AFP cases Nombre de cas de PFA
Non-polio AFP rate stool specimens Taux de PFA non poliomyélitique
% of persons with adequate stool specimens % de cas de PFA avec échantillons de selles adéquats
2002 2003 2004 a
3010a 3319 565 a a
5.7 5.5 2.6
84 91 92
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60 AFP cases with inadequate stools and negative laboratory results or with no stools still pending classification; awaiting review by the National Polio Expert Committee. – 64 cas de PFA dont les échantillons de selles étaient inadéquats et les résultats négatifs au laboratoire ou pour lesquels on ne disposait pas d’échantillons restent à classer et seront examinés par le Comité national d’experts sur la poliomyélite. Data as at week 11 (19 March 2004). – Données au 19 mars 2004 (11 ème semaine).
When surveillance quality is high, previous genetic analyses of WPV from all regions with endemic disease have shown that almost all isolates are >99% identical to some other previous isolate in the viral VP1 coding region. During 2003, approximately 17.5% of the isolates in Nigeria (PV1 = 43, PV3 = 19) were <98.5% identical to any other previous isolate, revealing gaps in surveillance quality (i.e. viruses missed in the chain of transmission for at least one year). RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 17, 23 AVRIL 2004
Lorsque la qualité de la surveillance est élevée, les analyses génétiques antérieures du poliovirus sauvage de toutes les régions d’endémie ont permis de constater que la quasi-totalité des isolements sont identiques à >99% à un autre isolement antérieur dans la région VP1 codante. En 2003, quelque 17,5% des isolements au Nigeria (PV1 = 43, PV3 = 19) étaient identiques à <98,5% à tous les autres isolements précédents, ce qui est révélateur de lacunes de la qualité de la surveillance (dans ce sens que des virus ont manqué dans la chaîne de transmission depuis au moins un an). 163
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Fig. 1 Distribution of wild poliovirus (WPV) isolates from acute flaccid paralysis (AFP) cases, Nigeria, January–December 2002 Fig. 1 Répartition des isolements de poliovirus sauvage chez les cas de paralysie flasque aiguë (PFA), Nigeria, janvier-décembre 2002
January–December 2002 Janvier-décembre 2002
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WPV type 1 Poliovirus sauvage de type 1
WPV type 3 Poliovirus sauvage de type 3
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Fig. 1 Distribution of wild poliovirus (WPV) isolates from acute flaccid paralysis (AFP) cases, Nigeria, January–December 2003 Fig. 1 Répartition des isolements de poliovirus sauvage chez les cas de paralysie flasque aiguë (PFA), Nigeria, janvier-décembre 2003
January–December 2003 Janvier-décembre 2003
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WPV type 1 Poliovirus sauvage de type 1
WPV type 3 Poliovirus sauvage de type 3
Stool samples collected from AFP cases in Nigeria are tested at two WHO-accredited national polio laboratories, one in Ibadan (Oyo State) and one in Maiduguri (Borno State). In 2003, the Ibadan and Maiduguri laboratories processed 6549 stool specimens. The proportion of specimens from which non-polio enterovirus (NPEV) is isolated is used as a combined indicator of quality of specimen transport and sensitivity of laboratory processing; a rate of >10% is considered acceptable. The NPEV isolation rate during 2003 was 11.9% for Ibadan and 9.5% for Maiduguri. Median times for reporting primary isolation and intratypic differentiation results were 17 days (75% within 20 days) and 16 days (75% within 22 days) respectively.
Les échantillons de selles provenant de cas de PFA au Nigeria sont analysés par deux laboratoires nationaux accrédités par l’OMS, l’un à Ibadan (Etat d’Oyo) et l’autre à Maiduguri (Etat de Borno). En 2003, les laboratoires d’Ibadan et de Maiduguri ont analysé 6549 échantillons. La proportion des échantillons dans lesquels des entérovirus non poliomyélitiques sont isolés sert d’indicateur de la qualité du transport des échantillons et de la sensibilité du traitement en laboratoire; un taux >10% étant jugé acceptable. Le taux d’isolement de ces entérovirus en 2003 était de 11,9% au laboratoire d’Ibadan et de 9,5% à celui de Maiduguri. La durée médiane de notification de l’isolement primaire et de la différenciation intratypique était respectivement de 17 jours (75% dans les 20 jours) et de 16 jours (75% dans les 22 jours) dans les deux laboratoires.
Wild poliovirus (WPV) incidence From 2002 to 2003, the number of confirmed WPVs in Nigeria rose from 202 to 355 (Table 1). Of these 355 WPVs, 192 were type 1 (PV1) and 163 were type 3 (PV3). In 2003, 23 of 37 states reported at least one WPV, representing a wider area of circulation than in 2002 when only 15 states reported WPVs. Of these 23 states, 13 are considered to have endemic transmission, while 10 were reinfected after being polio-free for a period of >12 months. Early in 2004, PV1 was reported from Anambra State, one of 14 southern states that had remained polio-free in 2003. In 2003, the outbreaks in Nigeria centered on Kano. Of 89 WPV cases in Kano, 57 (64%) were associated with PV3 and 32 (36%) with PV1. Virus sequence data showed that the PV3 virus radiated outwards along multiple independent chains of transmission. This outbreak started in March. The PV1 outbreak began in May, at the onset of high transmission season. There was a second peak of PV3 cases in August, during which the type 1 and type 3 polio cases were equal in numbers. Of 355 polio cases reported in 2003, 81 (23%) occurred in children aged >3 years, of whom 69 (85%) were either never or incompletely vaccinated. Of the 18 genetic clusters (corresponding to groups of related chains of transmission) seen in Nigeria in 2002 (14 PV1 and 4 PV3), 7 were not seen in 2003 (6 PV1 and 1 PV3). However, the large outbreaks in 2003 have increased the genetic diversity of several clusters such that some previous PV1 clusters have expanded into at least four new genetic clusters, indicating intense transmission. Editorial note. After progress towards polio eradication during 1996 to 2002, Nigeria suffered a resurgence of WPV transmission due to the suspension of vaccination campaigns in the autumn of 2003 in a number of states in the north, particularly Kano. This resurgence resulted in the reintroduction of WPV into previously polio-free Nigerian states and the exportation of WPV to 8 polio-free countries in west and central Africa (Benin, Burkina Faso, Cameroon, Central African Republic, Chad, Côte d’Ivoire, Ghana and Togo). The increased intensity of WPV transmission in states with endemic poliomyelitis in northern Nigeria in 2003 occurred despite an increased number of targeted SIAs. Of the 13 states with endemic disease, 7 were involved in four or more SNID rounds in 2003; all 13 states have continued to confirm WPV. Continued WPV transmission with 166
Incidence du poliovirus sauvage De 2002 à 2003, le nombre de cas confirmés de poliomyélite dus au poliovirus sauvage au Nigeria est passé de 202 à 355 (Tableau 1). Sur ces 355 cas, 192 étaient de type 1 (PV1) et 163 de type 3 (PV3). En 2003, 23 Etats sur 37 ont signalé au moins un cas, reflétant une zone de circulation plus large qu’en 2002, seuls 15 Etats étant concernés cette année-là. On considère que la transmission est endémique dans 13 de ces 23 Etats, les dix autres ayant été réinfectés après avoir été exempts de la maladie pendant plus de 12 mois. Au début de 2004, le PV1 a été signalé dans l’Etat d’Anambra, l’un des 14 Etats du sud exempts de poliomyélite en 2003. En 2003, les flambées au Nigeria gravitaient autour de l’Etat de Kano. Sur les 89 cas dus au poliovirus sauvage dans cet Etat, 57 (64%) étaient associés au PV3 et 32 (36%) au PV1. L’analyse de la séquence virale montre que le virus PV3 s’est propagé suivant des chaînes de transmission indépendantes multiples. La flambée a commencé en mars. La flambée due au PV1 a commencé en mai, au début de la saison de forte transmission. Un deuxième pic de cas dus au PV3 a été atteint en août, le nombre de cas de type 1 et de type 3 étant alors le même. Sur les 355 cas de poliomyélite signalés par le pays en 2003, 81 (23%) ont touché des enfants âgés d’au moins 3 ans dont 69 (85%) n’avaient jamais été vaccinés ou ne l’avaient été que de façon incomplète. Sur les 18 groupes génétiques (correspondant aux chaînes de transmission reliées) observés au Nigeria en 2002 (14 PV1 et 4 PV3), 7 ne sont pas réapparus en 2003 (6 PV1 et 1 PV3). Toutefois, les flambées importantes en 2003 ont accru la diversité génétique de plusieurs groupes de telle sorte que plusieurs anciens groupes de PV1 ont donné au moins quatre nouveaux groupes génétiques, ce qui est révélateur d’une transmission intense. Note de la rédaction. Après les progrès accomplis en vue de l’éradication de 1996 à 2002, le Nigeria a été confronté à une résurgence de la transmission du poliovirus sauvage à la suite de la suspension des campagnes de vaccination en automne 2003 dans plusieurs Etats du nord, en particulier Kano. Cette résurgence a conduit à la réintroduction du poliovirus sauvage dans des Etats du Nigeria exempts de poliomyélite et à l’exportation du poliovirus sauvage vers 8 pays exempts de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, République centrafricaine, Tchad et Togo). L’intensité accrue de la transmission du poliovirus sauvage dans les Etats d’endémie du nord du Nigeria en 2003 a été constatée malgré les activités de vaccination supplémentaires ciblées plus nombreuses. Sur les 13 Etats d’endémie, 7 ont organisé quatre séries de JLV ou davantage en 2003; les 13 Etats ont tous continué à confirmer la présence du poliovirus sauvage. La poursuite de la transmission du WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD , NO. 17, 23 APRIL 2004
expansion of genetic diversity, the occurrence of polio in older children and OPV data from non-polio AFP cases demonstrate the failure to reach a significant proportion of children during the vaccination campaigns. False rumours about OPV safety adversely affected SNIDs, with the greatest impact in Kano where 25% of all Nigerian WPV cases occurred in 2003. Citing vaccine safety concerns, state authorities in Kano (which last conducted a SNID in April 2003) decided in August 2003 to suspend all SIAs. Statewide suspension of SIAs at different times during 2003 and 2004 also occurred in Kaduna, Zamfara and, to a limited extent, in Niger state. In the context of these rumours, public health managers and frontline health workers have found it increasingly difficult to improve micro-planning, training and implementation of SIAs.
poliovirus sauvage avec une diversité génétique accrue, l’observation de cas chez des enfants plus âgés et les données sur le VPO concernant les cas de PFA non poliomyélitiques démontrent qu’une proportion significative d’enfants n’a pas réussi à être vaccinée au cours des campagnes. Des rumeurs sans fondement contestant l’innocuité du VPO ont eu des répercussions négatives sur les JLV, les effets les plus graves ayant été ressentis dans l’Etat de Kano où sont regroupés 25% des cas du pays dus au poliovirus sauvage en 2003. Invoquant les préoccupations au sujet de l’innocuité du vaccin, les autorités de l’Etat de Kano (qui avaient organisé leur dernière JLV en avril 2003) ont décidé en août 2003 de suspendre toutes les activités de vaccination supplémentaires. Ces activités à l’échelle de l’Etat ont également été suspendues à différents moments en 2003 et 2004 dans les Etats de Kaduna, de Zamfara et, dans des proportions plus limitées, du Niger. Face aux rumeurs, les responsables de la santé publique et les agents de santé sur le terrain ont eu de plus en plus de mal à améliorer la micro planification, la formation et la mise en œuvre des activités de vaccination supplémentaires.
Recent commitment towards polio eradication On 15 January 2004, the Federal Minister of Health signed the Geneva Declaration on Polio Eradication together with ministers from the other 5 countries with endemic disease. To address OPV safety concerns, the President of the Federal Republic of Nigeria established a safety verification committee comprised of religious and traditional leaders, state officials and federal government scientists. The committee undertook testing of OPV in India and South Africa and in March 2004 presented its report indicating that OPV is safe. As a result, the northern states, except Kano, fully endorsed their participation in the SIAs, with the Nigerian President personally launching the campaign in Zamfara.
Engagement récent en faveur de l’éradication de la poliomyélite Le 15 janvier 2004, le Ministre fédéral de la Santé a signé la Déclaration de Genève sur l’éradication de la poliomyélite en compagnie des ministres des 5 autres pays d’endémie. Pour répondre aux préoccupations concernant l’innocuité du VPO, le Président de la République fédérale du Nigeria a mis sur pied un comité de vérification de l’innocuité comprenant des responsables religieux et des notables locaux, des responsables des Etats et des scientifiques relevant des autorités fédérales. Le comité a entrepris des tests sur le VPO en Inde et en Afrique du Sud et en mars 2004, il a soumis son rapport indiquant que le VPO ne présente pas de danger. Suite à ce rapport, les Etats du nord, à l’exception de Kano, ont approuvé sans réserve la participation aux activités de vaccination supplémentaires, le Président de la République en personne ayant lancé la campagne dans l’Etat de Zamfara. Le Nigeria et ses partenaires dans la lutte contre la poliomyélite ont adopté un plan stratégique proposant six séries d’activités de vaccination supplémentaires dans tous les Etats d’endémie d’ici décembre 2004. Le plan vise à améliorer la qualité de la microplanification, la sélection des équipes de vaccination, la formation et la mobilisation sociale. En outre, un nouveau dispositif permettant d’acheminer rapidement les fonds nécessaires aux responsables de la vaccination est en train d’être mis au point en 2004. Il faut que les gens soient convaincus de l’innocuité du VPO et le succès des activités de vaccination supplémentaires dépendra dans une très large mesure de la restauration de la confiance à cet égard. En 2003, le Nigeria a maintenu la surveillance de la PFA à un niveau de qualité nécessaire pour la certification, aussi bien sur le plan national que dans les Etats. Pour régler le problème des lacunes qui subsistent au niveau des LGA, il faudra prêter une plus grande attention aux rapports de surveillance qui devront être complets et soumis à temps et concentrer les efforts en priorité sur les LGA dont les résultats laissent le plus à désirer. Les chances d’éradiquer la poliomyélite au niveau mondial n’ont jamais été plus grandes. Le Gouvernement de la République fédérale du Nigeria et ses partenaires doivent veiller à ce que chaque enfant reçoive le VPO pour que le Nigeria, le reste de l’Afrique et le monde entier puissent éradiquer la maladie. Ⅲ 167
Nigeria and its polio partner agencies have endorsed a strategic plan that proposes six SIA rounds in all states with endemic disease by December 2004. The plan focuses on improving the quality of micro-planning, vaccination team selection, training and social mobilization. In addition, a new mechanism for rapidly disbursing funds to vaccinators is being developed in 2004. Restoring public confidence in the safety of OPV will be critical to the success of SIAs.
During 2003, Nigeria maintained certification-quality AFP surveillance at the national and state levels. Remaining gaps at the LGA level will be addressed through greater scrutiny of the timeliness and completeness of surveillance reports and through prioritized supervision of poorlyperforming LGAs. The opportunity to achieve polio eradication globally has never been greater. The Government of the Federal Republic of Nigeria and its partners must ensure that every child is reached with OPV, so that Nigeria, the rest of Africa and the world can achieve polio eradication. Ⅲ RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 17, 23 AVRIL 2004
Nipah virus outbreak(s) in Bangladesh, January–April 2004 On 17 January 2004, a 9-year-old child from Kazipara village was brought to the emergency room of Goalanda health complex in Rajbari district, Bangladesh. The patient had a three-day history of fever and worsening neurological signs: he died within 15 minutes of admission. Between 17 and 21 January, 6 additional children (aged between 2 and 15 years) and a 28 year-old woman (mother of the youngest child) also died with the same symptoms. All patients came from the neighbouring Kazipara and Juran Molla Para villages and lived in two groups of houses located within 1 km of each other. On 21 January, Goalanda health authorities triggered the alert and sent a report to the central level. On 22 January, a joint investigation mission with the Institute of Epidemiology Disease Control and Research (IEDCR) of the Ministry of Health, the centre for health and population research (ICDDRB) and the WHO country office was dispatched to Goalanda to verify the rumours and to collect samples for laboratory diagnosis. Between 22 and 27 January, the investigation team was able to confirm the outbreak and to provide a first description of the epidemic. Blood samples obtained from several patients were sent to the Special Pathogen Branch (SPB) at the Centers for Disease Control and Prevention (CDC) in Atlanta, USA. On 4 February, SPB-CDC detected IgM antibodies against Nipah virus in the serum of 5 patients. The laboratory investigations included ELISA tests for IgG and IgM antibodies, reverse transcriptase polymerase chain reaction to detect the viral genome, and viral isolation. CDC was able to culture the virus from 2 of the patients. Viral RNA acid was amplified to show that a Nipah virus, with about a 95% homology with that isolated during the Malaysian outbreak in 1999, was the cause of the outbreak. This report describes both the activities implemented in the affected areas to control the spread of the epidemic and the preliminary epidemiological findings.
Flambée(s) d’infection à virus Nipah au Bangladesh, janvier-avril 2004 Le 17 janvier 2004, un enfant de 9 ans du village de Kazipara a été amené à la salle des urgences du complexe de santé de Goalanda, district de Rajbari, Bangladesh. Ce malade avait de la fièvre depuis trois jours et des signes neurologiques qui s’aggravaient: il est décédé dans les 15 minutes suivant son admission. Entre le 17 et le 21 janvier, 6 autres enfants (âgés de 2 à 15 ans) et une femme de 28 ans (mère du plus jeune enfant) sont également décédés avec les mêmes symptômes. Tous ces malades venaient des villages voisins de Kazipara et de Juran Molla Para et vivaient dans deux groupes de maisons situés à moins d’un kilomètre l’un de l’autre. Le 21 janvier, les autorités sanitaires de Goalanda ont déclenché l’alerte et adressé un rapport au niveau central. Le 22 janvier, une mission d’étude conjointe de l’Institute of Epidemiology Disease Control and Research (IEDCR) du Ministère de la Santé, du Centre de recherche sur la santé et la population (ICDDRB) et du bureau de l’OMS dans le pays, a été envoyée à Goalanda pour vérifier l’authenticité des rumeurs et recueillir des échantillons pour un diagnostic au laboratoire. Entre le 22 et le 27 janvier, l’équipe d’enquête a pu confirmer la flambée et donner une première description de l’épidémie. Des prélèvements de sang obtenus chez plusieurs malades ont été envoyés à la Special Pathogen Branch (SPB) des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta, Etats-Unis. Le 4 février, la SPB-CDC a détecté des IgM anti-virus Nipah dans le sérum de 5 malades. Les techniques de laboratoire utilisées étaient des tests ELISA pour la recherche IgG et d’IgM, une amplification enzymatique après transcription inverse (RT-PCR) pour détecter le génome viral, et l’isolement du virus. Les CDC ont réussi à cultiver le virus sur 2 des malades. L’acide ribonucléique viral a été amplifié et a permis de montrer qu’un virus Nipah, présentant une homologie de près de 95% avec celui isolé au cours de la flambée survenue en Malaysie en 1999, était la cause de la flambée. Le présent rapport expose aussi bien les activités mises en œuvre pour endiguer la propagation de l’épidémie dans les zones touchées, que les premiers résultats épidémiologiques.
Epidemic response The response to the epidemic was organized by the Ministry of Health of Bangladesh, which requested international support through WHO and its partners in the Global Outbreak Alert and Response Network (GOARN). As the report of the first investigation had underlined the need for an indepth outbreak investigation, a multidisciplinary investigation team with national and international experts was created on 5 February and deployed in the field. Its objectives were to evaluate the extent of the epidemic, to identify the source of contamination and to recommend prevention and control measures.
Mesures pour endiguer l’épidémie La riposte à l’épidémie a été organisée par le Ministère de la Santé du Bangladesh, qui a demandé une aide internationale par l’intermédiaire de l’OMS et de ses partenaires du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN). Comme le rapport de la première enquête avait souligné la nécessité d’une analyse approfondie de la flambée, une équipe multidisciplinaire constituée d’experts nationaux et internationaux a été mise sur pied le 5 février et déployée sur le terrain. Ses objectifs étaient d’évaluer l’étendue de l’épidémie, d’identifier la source de contamination et de recommander des mesures de prévention et de lutte.
Surveillance In light of the findings of previous epidemic investigations and of the clinical presentation of the first 8 confirmed Bangladeshi cases, three categories were employed for case definition: suspect,1 probable2 and laboratory-confirmed.3 In addition, when samples were collected from probable 1
Surveillance A la lumière des résultats des études des épidémies antérieures et du tableau clinique présenté par les 8 premiers cas confirmés au Bangladesh, trois catégories ont été utilisées pour la définition du cas: cas présumé,1 cas probable2 et cas confirmé au laboratoire.3 En outre, lorsque des échantillons étaient prélevés chez des cas 1
A suspect case was any person with fever AND one or more of the following isolated neurological signs: altered mental state, confusion, convulsions, unconsciousness or neck stiffness, focal weakness/paralysis after 15 December 2003 OR an individual with fever and vomiting or respiratory symptoms or headache AND having had physical contact or shared daily activities with or
Cas présumé: toute personne présentant de la fièvre ET un ou plusieurs des signes neurologiques isolés suivants: altération de l’état psychique, confusion, convulsions, perte de connaissance ou raideur de la nuque, faiblesse/paralysie en foyer après le 15 décembre 2003 OU toute personne présentant de la fièvre et des vomissements ou des symptômes respiratoires ou des céphalées ET ayant eu un contact physique ou ayant partagé les activités quotidiennes
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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD , NO. 17, 23 APRIL 2004
and suspect cases, they were reclassified as “non cases” if they were negative for Nipah IgM antibodies. Routine epidemiological surveillance was reinforced by an active, suspect encephalitis case notification system implemented in Faridpur, Manikgonj and Rajbari districts, surrounding the outbreak epicentre. Surveillance was also reinforced by IEDCR across the entire territory.
probables et des cas présumés, ils ont été reclassés comme n’appartenant pas à des cas de cette maladie si la recherche d’IgM antivirus Nipah s’est avérée négative. La surveillance épidémiologique systématique a été renforcée par la mise en œuvre d’un système actif de notification des cas d’encéphalite présumés dans les districts de Faridpur, Manikgonj et Rajbari, autour de l’épicentre de la flambée. La surveillance a également été renforcée par l’IEDCR sur l’ensemble du territoire.
Epidemiology Descriptive epidemiology was undertaken, based on the case definition. A case of Nipah was any probable or laboratory-confirmed case. As at 23 February, 23 Nipah cases, including 11 laboratory-confirmed cases, had been identified in six districts (Faridpur, Golpagonj, Manikgonj, Joypurat, Naogaon, Rajbari). Seventeen of the 23 cases died (case-fatality rate of 74%). In all the affected districts, cases were clustered geographically and in time. The first identified case developed the first symptoms of the disease on 11 January 2004. Most of the detected cases occurred between 12 and 25 January (for 20 out of 23 cases), suggesting a common source of contamination (Fig. 1).
Epidémiologie L’épidémiologie descriptive de la maladie a été entreprise, à partir de la définition du cas: tout cas probable ou confirmé au laboratoire est un cas d’infection à virus Nipah. Au 23 février, 23 cas d’infection à virus Nipah dont 11 confirmés au laboratoire avaient été recensés dans six districts (Faridpur, Golpagonj, Manikgonj, Joypurat, Naogaon, Rajbari). Sur ces 23 malades, 17 sont décédés (taux de létalité de 74%). Dans tous les districts touchés, les cas étaient regroupés géographiquement et dans le temps. Le premier cas identifié a présenté les premiers symptômes le 11 janvier 2004. La plupart des cas dépistés l’ont été entre le 12 et 25 janvier 2004 (20 cas sur 23), laissant à penser qu’il y avait eu une source commune de contamination (Fig. 1).
Fig 1 Weekly distribution of cases of Nipah virus infection in 6 districts of Bangladesh as of 23 February 2004 Fig. 1 Distribution hebdomadaire des cas d’infection à virus Nipah dans 6 districts du Bangladesh au 23 février 2004 Nipah virus outbreak, Bangladesh: epicurve by week of onset and outcome, January–February 2004 (n = 23) Flambée d’infection à virus Nipah, Bangladesh 2004 : courbe épidémique par semaine, janvier-février 2004 (n = 23)
Number of cases – Nombre de cas
Survivors – Survivants Deaths – Décès
29 Dec./Déc. 2003
5 Jan./Janv. 2004
12 Jan./Janv. 2004
19 Jan./Janv. 2004
26 Jan./Janv. 2004
2 Feb./Fév. 2004
9 Feb./Fév. 2004
16 Feb./Fév. 2004
Weeks – Semaines
The main focus, with 12 Nipah cases, was identified in Goalanda, Rajbari district, where an in-depth investigation was undertaken. Of the 12 cases, 9 were male (75%) and aged under 19 years. The investigation failed to establish any link between these cases and sick pigs or other types of sick mammals, as was observed during the Malaysian Nipah outbreak. Conversely, it was noted in Goalanda that young boys collected and ate fruits in the trees before dawn. This observation gave rise to the hypothesis that lived near to a probable or laboratory-confirmed case after 15 December 2003. 2
Le principal foyer, avec 12 cas d’infection à virus Nipah, a été identifié à Goalanda, district de Rajbari, où une étude approfondie a été entreprise. Sur ces 12 cas, 9 touchaient des garçons (75%) âgés de moins de 19 ans. L’étude n’a pas permis d’établir un lien quelconque entre ces cas et la présence de cochons ou d’autres types de mammifères malades, comme cela avait été observé au cours de la flambée de virus Nipah en Malaisie. En revanche, à Goalanda on a constaté que les jeunes garçons cueillaient des fruits dans les arbres et les mangeaient avant l’aube. Cette observation a donc fait naître ou ayant vécu à proximité d’un cas probable ou d’un cas confirmé au laboratoire après le 15 décembre 2003. 2
A probable case was any patient, dead or alive, who developed fever AND one or more of the following isolated neurological signs: altered mental state, confusion, convulsions, unconsciousness or neck stiffness, focal weakness/paralysis after 15 December 2003 AND who was living in the same district as a laboratory-confirmed case after 15 December 2003. A laboratory-confirmed case was any case positive for Nipah IgM antibody after 15 December 2003.
Cas probable: tout malade, décédé ou vivant, ayant présenté de la fièvre ET un ou plusieurs des signes neurologiques isolés suivants: altération de l’état psychique, confusion, convulsions, perte de connaissance ou raideur de la nuque, faiblesse/paralysie en foyer après le 15 décembre 2003 ET qui vivait dans le même district qu’un cas confirmé au laboratoire après le 15 décembre 2003. Cas confirmé au laboratoire: tout cas dont la recherche d’IgM anti-virus Nipah a été positive après le 15 décembre 2003. 169
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RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 17, 23 AVRIL 2004
contamination could have occurred while eating the same fruits that fruit bats (Pteropodidae) fed on during the night. Several epidemiological studies were conducted by the investigation team in Goalanda. These included a case– control study to identify risk factors for infection, a seroprevalence study to assess the spread of the infection (antibody detection) in the general population, and a follow-up of convalescent cases to assess antibody kinetics and duration of viral shedding. Fieldwork has been completed and data analysis has begun.
l’hypothèse suivant laquelle la contamination aurait pu se produire en mangeant des fruits que les chauves souris frugivores (Pteropodidae) avaient entamées au cours de la nuit. Plusieurs études épidémiologiques ont été effectuées par l’équipe à Goalanda, parmi lesquelles une étude cas-témoins afin de déterminer les facteurs de risque d’infection, une étude de séroprévalence pour évaluer l’extension de l’infection (détection des anticorps) dans la population générale et une étude de suivi des convalescents afin d’évaluer la cinétique des anticorps et la durée de l’excrétion virale. Le travail de terrain s’est achevé et l’analyse des données a commencé.
Clinical description Most of the identified cases were transferred to the Dhaka Medical College Hospital and the Dhaka Shishu Hospital, where definitive case management was organized. Among 11 patients with laboratory-confirmed Nipah infection, the most commonly reported signs and symptoms included fever (11/11), headache (4/11), vomiting (5/11), dizziness (5/11), altered consciousness – total or partial loss of consciousness – (11/11), coma (9/11), focal neurological signs (3/11), disorientation/hallucination (4/11), seizure (8/11), respiratory distress (6/11) and cough/cold (3/11).
Description clinique La plupart des cas identifiés ont été transférés au Dhaka Medical College Hospital et au Dhaka Shishu Hospital, où la prise en charge effective des cas a été organisée. Chez les 11 malades présentant une infection à virus Nipah confirmée au laboratoire, les signes et symptômes les plus communément rapportés étaient les suivants: fièvre (11/11), céphalées (4/11), vomissements (5/11), vertiges (5/11), troubles de la conscience – perte de connaissance totale ou partielle – (11/11), coma (9/11), signes neurologiques en foyer (3/11), désorientation/ hallucinations (4/11), crises convulsives (8/11), détresse respiratoire (6/11) et toux/refroidissement (3/11).
Case management and infection control An interim “Infection Control Guideline”, aimed at the health care sector to prevent possible nosocomial transmission, was produced by the investigation team. The guideline emphasized patient isolation techniques, use of personal protective equipment, and barrier nursing methods and provided recommendations on the disposal of potentially infected material. The interim guideline is now being updated in collaboration with colleagues from the international team as well as experts from WHO. A standardized case management guideline is being developed in consultation with national and international experts. This guideline will incorporate clinical presentation and management strategies for treating Nipah encephalitis patients into a much broader syndromic approach for the management of viral encephalitis at the various levels of health care delivery systems.
Prise en charge des cas et lutte contre l’infection L’équipe chargée de l’étude a rédigé un document provisoire «Recommandation pour la lutte contre l’infection», destiné au secteur des soins de santé afin de prévenir une éventuelle transmission nosocomiale. Ce document met l’accent sur les techniques d’isolement des malades, l’utilisation de vêtements protecteurs, les méthodes de soins protégés et les recommandations relatives à l’élimination du matériel potentiellement infecté. Ces recommandations provisoires sont actuellement mises à jour en collaboration avec des collègues de l’équipe internationale et des experts de l’OMS. Une directive relative à la prise en charge standardisée des cas est en cours d’élaboration et ce, en consultation avec les experts nationaux et internationaux. Celle-ci va intégrer le tableau clinique et les stratégies de prise en charge des malades atteints d’encéphalite à virus Nipah dans une approche syndromique plus large de prise en charge des encéphalites virales aux divers niveaux du système de santé.
Ecological studies Ecological studies were conducted to establish the source of human infection and identify the natural reservoir of Nipah virus in Bangladesh. The team focused its work in the Goalanda area and sampled domestic, peridomestic and wild animals living in or around the affected villages. It prioritized taxa associated with previous Nipah virus outbreaks in Malaysia (i.e. Megachiropteran bats, pigs). Laboratory investigations are currently under way at SPB-CDC, although preliminary results confirm that several Pteropus flying foxes have evidence of Nipah infection.
Etudes écologiques Des études écologiques ont été effectuées pour établir la source de l’infection chez l’homme et identifier le réservoir naturel du virus Nipah au Bangladesh. L’équipe a concentré ses travaux sur la région de Goalanda et a prélevé des échantillons chez des animaux domestiques, péridomestiques et sauvages vivant dans les villages touchés ou à proximité. Elle a étudié en priorité les animaux associés aux flambées antérieures de virus Nipah survenues en Malaisie (chauves souris mégachiroptères, cochons). Les analyses de laboratoire sont actuellement en cours à la SPB-CDC, mais les résultats préliminaires confirment que plusieurs chauves souris frugivores de l’espèce Pteropus montrent des signes d’infection par le virus Nipah.
Social mobilization and health education The Ministry of Health and the WHO team relayed all relevant information to the press on a regular basis, thereby keeping the public regularly informed about the evolution of the situation and of investigations. Given the results of the epidemiological investigation, it was proposed that several health education messages be prepared to improve hygiene while eating fruits (washing, peeling, cooking fruits before eating them) and handwashing at home in order to break the primary infection and transmission of the disease. The support of medical 170
Mobilisation sociale et éducation en matière de santé Le Ministère de la Santé et l’équipe de l’OMS ont relayé de manière régulière toutes les informations utiles à la presse, gardant ainsi le public systématiquement informé de l’évolution de la situation et des recherches. Etant donné les résultats de l’étude épidémiologique, il a été proposé que plusieurs messages d’éducation concernant la santé soient préparés afin de renforcer les mesures d’hygiène lors de la consommation des fruits (ceux-ci doivent être lavés, pelés et cuits avant d’être mangés) et au moment de se laver les mains, de manière à empêcher la primo-infection et la transmission de la malaWEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD , NO. 17, 23 APRIL 2004
anthropologists and experts in social mobilization will be needed to prepare these messages.
die. L’aide d’anthropologistes médicaux et d’experts de la mobilisation sociale sera nécessaire pour préparer ces messages.
Cluster of Nipah cases in Faridpur district, March–April 2004 On 19 April, the Bangladesh Ministry of Health reported one cluster of 30 Nipah cases, including 18 deaths from 13 March to 14 April in Faridpur district. Laboratory testing, performed by CDC, confirmed Nipah virus infection in 16 of the cases. The outbreak was investigated by a team comprising experts from the IEDCR, ICDDRB and the WHO country office. All cases lived in Guha Laksmipur village or were in contact with a spiritual leader living in this village who was himself a case. Direct contact with ill patients is suspected to have played a role in the transmission of the disease and the spread of this outbreak. The team organized infection control and safe clinical management workshops for local medical staff in different health care settings of the Faridpur district. Investigations are continuing.
Groupe de cas d’infection à virus Nipah, district de Faridpur, mars-avril 2004 Le 19 avril, le Ministère de la Santé du Bangladesh a signalé un groupe de 30 cas d’infection à virus Nipah, dont 18 décès, lesquels sont survenus entre le 13 mars et le 14 avril dans le district de Faridpur. Les tests de laboratoire effectués par CDC ont confirmé une infection par le virus Nipah pour 16 des cas. Une équipe composée d’experts de l’IEDCR, de l’ICDDRB et du bureau de l’OMS dans ce pays a enquêté sur la flambée. Tous les cas vivaient dans le village de Guha Laksmipur ou ont été en contact avec un chef spirituel vivant dans ce village et qui faisait lui-même partie des cas. Un contact direct avec les patients malades a sans doute joué un rôle dans la transmission de la maladie et la propagation de cette flambée. L’équipe a mis en place des mesures de lutte contre l’infection ainsi que des ateliers sur la prise en charge clinique protégée des patients, destinés au personnel médical local, et se tenant dans les différents dispensaires et cliniques du district de Faridpur. L’enquête se poursuit.
Conclusion After Meherpur (2001) and Naogaon (2003), Bangladesh faces again an epidemic of Nipah. As in 2001 and 2003, few cases were identified, but this time suspect cases are more widely spread throughout the country. Until studies have been completed and control and prevention measures discussed, the investigation team has proposed the following short-term recommendations: creation of a task force for Nipah outbreaks using a multidisciplinary approach; creation of special funds for outbreak response and to support families and hospitals; institution of urgent measures to prevent nosocomial infection in all hospitals of the country (patient isolation, injection safety, safe wastedisposal, etc.); preparation of prevention messages recommending hand-washing after taking care of sick relatives, and washing fruit and peeling or cooking it before eating. Recommendations also included medium-term activities such as: strengthening outbreak detection and investigation capacity; strengthening basic laboratory support; transferring Nipah laboratory diagnosis capacity to Bangladesh; conducting further studies on the ecology of Pteropodidae in Bangladesh. It is planned to hold an international workshop focusing on case management and a scientific meeting on Nipah virus and Hendra virus are planned to be held in Dhaka in 2004, in collaboration with experts from Australia, Malaysia, Thailand and United States. Editorial note. Under the aegis of WHO, the international team responsible for controlling the outbreak collaborated with IEDCR, the Ministry of Health and the Ministry of Agriculture. The team included partners from GOARN and brought together teams from five countries: Bangladesh (ICDDRB, Dhaka), France (EPIET, Lyon), Malaysia (University of Malaysia Medical Centre, Kuala Lumpur), United Kingdom (Health Protection Agency, London) and United States (CDC, Atlanta). Ⅲ RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 17, 23 AVRIL 2004
Conclusion Après Meherpur (2001) et Naogaon (2003), le Bangladesh est à nouveau confronté à une épidémie d’infection à virus Nipah. Comme en 2001 et en 2003, peu de cas ont été identifiés mais cette fois, les cas présumés sont beaucoup plus largement répandus dans le pays. En attendant que les études aient été achevées et que les mesures de lutte et de prévention soient discutées, l’équipe chargée de l’étude a formulé des recommandations à court terme préconisant: la création d’un groupe spécial chargé des flambées d’infection à virus Nipah dans une optique multidisciplinaire; la création d’un fonds spécial pour faire face aux flambées et aider les familles et les hôpitaux; l’institution de mesures d’urgence pour prévenir les infections nosocomiales dans tous les hôpitaux du pays (isolement des malades, sécurité des injections, élimination des déchets en toute sécurité etc.); la préparation de messages de prévention recommandant de se laver les mains après avoir pris soin de parents malades, et de laver les fruits et de les peler ou de les cuire avant de les manger. Ces recommandations portent également sur des activités à moyen terme: renforcement des moyens de détection et d’étude des flambées; renforcement du soutien de laboratoire de base; transfert au Bangladesh des moyens de diagnostic au laboratoire de l’infection à virus Nipah; mise en route d’études approfondies sur l’écologie des Pteropodidés au Bangladesh. Un atelier international axé sur la prise en charge des cas et une réunion scientifique sur le virus Nipah et le virus Hendra devraient se tenir à Dhaka (Bangladesh) en 2004, en collaboration avec des experts venant d’Australie, des Etats-Unis, de Malaisie et de Thaïlande. Note de la rédaction. Sous l’égide de l’OMS, l’équipe internationale responsable de la lutte contre la flambée a collaboré avec l’IEDCR, le Ministère de la Santé et le Ministère de l’Agriculture. Cette équipe comprenait des partenaires du réseau d’alerte mondial et d’action en cas d’épidémie et a réuni les équipes de cinq pays : Bangladesh (ICDDRB, Dhaka), France (EPIET, Lyon), Malaisie (Centre médical de l’Université de Malaisie, Kuala Lumpur), Royaume-Uni (Health Protection Agency, Londres) et Etats-Unis (CDC, Atlanta). Ⅲ 171
International travel and health 2004 – Just published Situation as on 1 January 2004 International travel and health 2004 is now available on www.who.int/ith/ The web site offers guidance on the full range of health risks likely to be encountered at specific destinations and associated with different types of travel – from business, humanitarian and leisure travel to backpacking and adventure tours. Information is intended to help the medical profession be fully alert to potential risks and provide appropriate advice, whether concerning recommended vaccinations, protection against insects and other disease vectors, or safety in different environmental settings. Details range from simple strategies for reducing the effects of jet lag, through factors that influence the effectiveness of mosquito nets, to advice on when and how to treat diarrhoea. Throughout, emphasis is placed on the responsibility of travellers to ask for information, to be aware of risks, and to take the necessary precautions before, during and after travel. As far as possible, information on specific health risks, including those linked to infectious diseases, is presented in a form readily accessible to interested travellers and non-medical readers. The practical value of this material is enhanced through the inclusion of numerous maps, tables, checklists and explicit warnings. In line with the needs of contemporary travellers, the web site includes a chapter on health aspects of air travel, especially long-haul flights, and more extensive information on environmental health risks, such as those associated with food or recreational waters. Information on infectious diseases of potential risk for travellers has also been greatly expanded. Over 30 diseases are profiled in terms of their causative agent, mode of transmission, clinical features, geographical distribution, risks for travellers, and prophylactic and preventive measures. The web site includes the traditional country-by-country list of required vaccinations, together with pertinent information on the malaria situation, for every country or territory in the world. A section entitled “What’s new in 2004” points directly to the recent changes. The 2004 edition is available on line only, to allow for regular updates. The 2005 edition, which will be printed during the first quarter of 2005, will integrate all the web updates. Ⅲ
Voyages internationaux et santé 2004 – Nouvelle édition Situation au 1er janvier 2004 Seule la version anglaise est actuellement disponible, mais la version française de Voyages internationaux et santé 2004 suivra sous peu à l’adresse suivante: www.who.int/ith/ Le site web donne des conseils sur tous les risques pour la santé susceptibles d’exister à des destinations spécifiques et liés aux divers types de voyages – que ce soit à but professionnel, humanitaire ou de villégiature, ou ayant pour objectif randonnée ou aventure. L’information est destinée à aider les professions médicales à se tenir pleinement au courant des risques potentiels et à leur fournir des conseils appropriés, que ce soit sur les vaccinations recommandées, la protection contre les insectes ou autres vecteurs de maladie, ou la sécurité dans divers environnements. Les détails vont de stratégies simples pour réduire les effets du décalage horaire, en passant par les facteurs qui influent sur l’efficacité des moustiquaires, à des conseils sur le traitement des diarrhées. Il est rappelé aux voyageurs qu’il leur incombe la responsabilité de se renseigner, de connaître les risques et de prendre les précautions qui s’imposent avant, pendant et après le voyage. Dans la mesure du possible, l’information sur des risques spécifiques, y compris ceux qui sont liés aux maladies infectieuses, est présentée dans une forme facilement abordable pour les voyageurs intéressés et un public non médical. L’utilité pratique de ces informations est augmentée par de nombreuses cartes, des tableaux, des listes et des mises en garde claires. Conformément aux besoins des voyageurs modernes, ce site comprend un chapitre sur les aspects sanitaires des voyages aériens, notamment par vol long-courrier, et de plus amples détails sur les risques présents dans l’environnement, par exemple dans les aliments ou les eaux de baignade. L’information sur les maladies infectieuses pouvant représenter une menace pour les voyageurs a aussi été considérablement amplifiée. Plus de 30 maladies sont décrites selon l’agent qui les cause, le mode de transmission, le schéma clinique, la répartition géographique, les risques pour les voyageurs, et les mesures prophylactiques et préventives. Le site comprend également la liste traditionnelle des vaccinations exigées par pays, ainsi que des informations pertinentes sur la situation paludique, pour chaque pays ou territoire du monde. Une section «What’s new in 2004» oriente directement vers les changements récents. L’édition 2004 n’est disponible qu’en ligne, afin de permettre des mises à jour régulières. L’édition 2005, qui sera imprimée au cours du premier trimestre 2005, reprendra toutes les mises à jour du site web. Ⅲ
INTERNATIONAL HEALTH REGULATIONS / RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL Notifications of diseases received from 16 to 22 April 2004 / Notifications de maladies reçues du 16 au 22 avril 2004 Cholera / Choléra Africa / Afrique Benin / Bénin ........................................................ Mozambique ........................................................ Cases / Deaths Cas / Décès Cases / Deaths Cas / Décès Cases / Deaths Cas / Décès
15.III-4.IV 27 1 8.III-11.IV 4731 35
South Africa / Afrique du Sud ........................................................ United Republic of Tanzania / République-Unie de Tanzanie ........................................................
22.III-4.IV 425 3-9.IV 80 3
Zambia / Zambie 17.III-7.IV ........................................................ 1075 15
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