ACUTE RESPIRATORY INFECTIONS (ARI) AND DIARRHOEAL DISEASES A natural collaboration Diarrhoeal diseases and ARI each cause 3-5 million child deaths every year. Together these 2 disease groups are responsible for between half and two-thirds of all childhood deaths in the devel oping world. Together they also account for more than half o f all visits to health facilities in many developing countries. The WHO Diarrhoeal Diseases Control Programme (CDD) began in 1980. It is now estimated that more than 50% of the developing world population has access to oral rehydration salts (ORS) and that the programme may have prevented 500 000 deaths. The ARI control programme is at an early stage. It shares with CDD a number of features which should make it possible for the 2 programmes to work closely together and to benefit from each other’s experiences. The 2 programmes have the same target popu lation; both depend primarily on a simple case-management strategy which in turn depends on health education of parents and health professionals; both depend secondarily on preventive activities; both require sound management and careful pro gramme evaluation. Both also have needs for vaccine develop ment and wide-ranging clinical and epidemiological research. For both disease groups, mothers’ literacy, nutritional and socio economic status are correlated with mortality rates. Primary care “entry point”
INFECTIONS AIGUËS DES VOIES RESPIRATOIRES ET MALADIES DIARRHÉIQUES Une collaboration naturelle Chaque année, 3 à 5 millions d’enfants meurent de maladies diar rhéiques et autant d’infections aiguës des voies respiratoires. Ensemble, les 2 groupes de maladies provoquent entre la moitié et les deux tiers des décès d’enfants dans les pays en développement et sont à l’ongine de plus de la moitié des visites aux centres de santé dans beaucoup de ces pays. Le programme OMS de lutte contre les maladies diarrhéiques (LMD) a été lancé en 1980. On estime aujourd’hui que plus de 50% de la population des pays en développement a accès aux sels de réhydratation orale (SRO) et que le programme a peut-être permis d’éviter 500 000 décès. Le programme de lutte contre les infections aiguës des voies respira toires en est à ses débuts. Il présente avec le programme LMD un certain nombre de points communs si bien que les 2 programmes devraient collaborer étroitement et tirer parti de leurs expériences réciproques. Us ont la même population cible; ils utilisent en priorité une stratégie simple de prise en charge des cas qui repose sur l’éducation sanitaire des parents et des professionnels de la santé et ils reposent aussi sur des activités de prévention; dans les 2 cas, une saine gestion et une évaluation attentive sont indispensables. Les 2 programmes doivent compter sur la mise au point de vaccins et sur un large éventail de recherches cliniques et épi démiologiques. Enfin, pour les 2 groupes de maladies, il y a corrélation entre, d’une pan, le niveau d’instruction de la mère son état nutritionnel, et sa situation socio-économique et, de l’autre, les taux de mortalité. «P oint d’entrée» des soins primaires
The 2 programmes, because they are primarily curative in focus, may together constitute an important entry point for other ele ments of primary health care. They differ from other programmes such as the Expanded Programme on Immunization (EPI) which has a preventive focus. Whereas families that have previously had no access to primary health care services may have difficulty in appreciating the relationship between an intervention such as vac cination and the non-occurrence of an illness such as measles, it is easy for them to appreciate the relanonship between treatment and immediate improvement in the health o f a sick child. With their confidence in primary health care increased, they may also be more willing to participate in the preventive activities which are also an essential component of both programmes. H ealth education issues
Etant avant tout axés sur le traitement, les 2 programmes peuvent constituer ensemble un point d’entrée important pour d’autres éléments de soins de santé primaires. A ce titre, ils se distinguent d’autres pro grammes comme le programme élargi de vaccination (PEV) qui met l’accent sur la prévention. Si des familles n ’ayant auparavant jamais eu accès à des soins de santé primaires risquent d’éprouver des difficultés à apprécier la relation entre une intervention comme la vaccination et l’absence d ’une maladie comme la rougeole, il leur sera en revanche facile de voir un lien entre le traitement et l’améliorauon immédiate de l’état de santé d’un enfant malade. Ayant ainsi acquis une plus grande confiance dans les soins de santé primaires, les familles seront sans doute plus enclines à participer aux activités de prévention qui constituent égale ment une composante essentielle des 2 programmes. Education pour la santé
If both programmes have the advantage ofa simple intervenuon for treatment, they also share a common problem—how to com municate the importance o f receiving this treatment to families. For both programmes, health workers need to learn more about the extent to which families, particularly mothers, can be taught to recognize serious illness in their children and administer pre scribed treatment for a long enough period o f time. Joint explo ration of these critical questions should be rewarding.
Si les 2 programmes présentent l’avantage de reposer sur des interven tions thérapeutiques simples, ils ont aussi un problème commun: com ment persuader les familles de l’importance que revêt le traitement. Dans les 2 programmes, il faut que les agents de santé aient une meilleure idée de la mesure dans laquelle on peut apprendre aux familles, notamment aux mères, à reconnaître une maladie grave chez l’enfant et à administrer le traitement present pendant une période suffisamment longue. L’explorauon commune de ces questions critiques devrait donner de bons résul tats.
WklyEpulem Rec No. 42 - 16 October 1987
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Relevé epidem hebd N» 42 - 16 octobre 1987
M anagement and technical training
Formation gestionnaire et technique
The 2 programmes are already working very closely together in this area. When CDD developed its Supervisory Skills training course m 1983, it was designed to coverall o f the basic elements of supervision such as planning, community involvement, training, monitonng and evaluation. It also included a module on the treatment of diarrhoea and a recent revision has added a module on prevention. ARI has now been added to this common base in the form of 2 modules which provide technical guidelines on case management o f children with cough, and ear, nose and throat infections. Increasingly, health administrators are choosing to use the full set of training materials and this should lead to the inte gration of the skills taught about the 2 control programmes.
Les 2 programmes collaborent déjà étroitement dans ce domaine. Lorsque LMD a mis au point son cours de formation aux techniques de supervision en 1983, il s’agissait de couvrir tous les éléments fondamen taux de lisupervision tels que la planification, l’engagement communau taire, la formation, la surveillance et l’évaluation. Le cours comprenait aussi un module sur le traitement de la diarrhée et on y a récemment incorporé un module sur la prévention. Les infections respiratoires aiguës ont maintenant été rajoutées à cette base commune sous la forme de 2 modules qui fournissent des directives techniques sur la prise en charge des enfants qui toussent ou souffrent d’une infection de l’oreille, du nez ou de la gorge. De plus en plus, les administrateurs de la santé choisissent d’utiliser l’ensemble complet des matériels de formation, ce qui devrait aboutira l’intégration des compétences enseignées pour les 2 programmes de lutte. Evaluation et recherche
Evaluation and research The evaluation methods developed for CDD should also be useful for ARI programmes. Such methods as community surveys to measure morbidity, treatment and mortality; sentinel systems to monitor performance and output in selected areas; compre hensive programme reviews to provide formal independent assessment of programme accomplishments and problems: all of these could be adapted to include ARI as well as CDD.
Both programmes also need research to develop new techno logy. CDD has a vigorous research progamme and 2 of its Scien tific Working Groups are responsible for research areas o f par ticular relevance to ARI. They are in the areas of case management and vaccine development. In these activities there may be further ground for close collaboration. Given all of the similarities between 2 of WHO’s priority pro grammes, the interest to see them working together more closely is natural. At global and regional levels staff of both programmes are increasingly coordinating their activities and their priorities. At country, district and peripheral levels, the opportunities for not just coordinating but combining these programmes into one delivery system should be seized. Such integration is both desir able and inevitable.
Les méthodes d’évaluation mises au point pour LMD devraient éga lement être utiles pour les programmes de lutte contre les infections respiratoires aiguës. Les enquêtes communautaires conçues pour mesurer la morbidité, les traitements et la mortalité, les systèmes sentinelles de surveillance des résultats dans des domaines déterminés, les examens complets des programmes visant à donner une évaluation formelle indé pendante des résultats et des problèmes rencontrés: autant de méthodes qui peuvent être adaptées et étendues au programme de lutte contre les infections aiguës des voies respiratoires comme à LMD. Un effort de recherche pour la mise au-point de techniques nouvelles s’impose aussi dans les 2 cas. LMD poursuit un vigoureux programme de recherche et 2 de ses groupes de travail scientifiques s’occupent de domaines particulièrement intéressants du point de vue des infections respiratoires aiguës. Il s’agit de la pnse en charge des cas et de la mise au point de vaccins. Ces activités pourraient offrir d'autres occasions de collaboration étroite. Etant donné les nombreux points communs entre ces 2 programmes prioritaires de l’OMS, il est normal que l’on cherche à les voir unir davantage leurs efforts. Aux niveaux mondial et régional, les personnels des 2 programmes coordonnent de plus en plus leurs activités et leurs priorités. Au niveau des pays et des districts et au niveau périphérique, il convient de saisir les occasions qui se présentent non seulement pour coordonner les 2 programmes, mais pour les combiner en un seul système de prestations. Une telle intégration est à la fois souhaitable et inévi table.
(Based on/D’après: ARI News, 7 April/avril 1987; Appropriate Health Resources & Technologies Action Group Ltd. (AHRTAG), London/Londres.)