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Evaluation de la durabilité du projet TIDC du Kasaï et du projet de soutien au PNLO de RDC, situation fin de l’an 3 du financement APOC : octobre 2003

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Organisation Mondiale de la Santé Programme Africain de lutte contre (OMS) l’Onchocercose (APOC) Evaluation de la durabilité du Projet TIDC du Kasaï et du Projet de Soutien au PNLO de RDC Situation: fin de l’An 3 du financement APOC Octobre 2003 Lamissa Bangali Godefroy Ngima-Mawoung Marcelline Ntep Detlef Prozesky - Chef déquipe Jean-Paul Tambwe Mangala Nig eria Chad Eth iopia D.R. Congo Cent Af R ep Cam eroon KenyaUganda Rwan da Burundi Tanzania M oz am b i q u e Malaw i Sudan Eq Guinea Gabo n C on g o An gola Lib eria 1Sommaire Page Acronymes…………….……………………………………………………... 2 Remerciements ……………………………………………………………… 2 Résumé ……………………………………………………………………… 3 Introduction et méthodologie ………………………………………………... 5 1. Introduction ……………………………………………………………….. 5 2. Méthodologie ……………………………………………………………... 8 Résultats et recommandations ……………………………………………… 13 1. Niveau National………………………………………………………… . 13 2. Niveau Provincial ………………………………………………………… 24 3. Niveau Bureau Central de la Zone de Santé……………………………….29 4. Niveau Aire de Santé………………………………………………………34 5. Niveau Village …………………………………………………………… 38 6. Appréciation d’ensemble de la durabilité des deux projets ……………. .. 41 7. Leçons retenues au cours de l’évaluation de la durabilité ……………….. 46 Activités de plaidoyer et atelier de restitution/planification ……………….. 48 Annexe 1 Procès-verbal de la réunion de planification de l’évaluation ……52 Annexe 2 Personnes rencontrées au cours de l’évaluation …………………54 Annexe 3 Programme de l’atelier de restitution/planification ……………. .59 Annexe 4 Discours prononcés à la clôture de l’atelier …………………… . 62 Annexe 5 Poèmes sur la lutte contre l’onchocercose, lus à l’atelier …… … 69 Annexe 6 Plans de durabilité élaborés pendant l’atelier de restitution . . . . . 77 2Acronymes AG Administrateur Gestionnaire APOC Programme Africain de Lutte contre l’Onchocercose AS Aire de Santé AT Administrateur de Territoire BCZS Bureau Central de la Zone de Santé CBM Christoffel Blind Mission CS Centre de Santé DC Distributeur Communautaire ESPM Education pour la santé, Sensibilisation, Plaidoyer, Mobilisation FFOM Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces GTPO Groupe de Travail Provincial de lutte contre l’Onchocercose HGR Hôpital Général de Référence IMCK Institut Médical Chrétien du Kasaï IS Infirmier Superviseur IT Infirmier Titulaire MCP Médecin Coordonnateur Provincial MCZ Médecin Chef de Zone MDH Médecin Directeur de l’Hôpital MIBA Minière de Bakwanga MID Médecin Inspecteur de District MIP Médecin Inspecteur Provincial MOSO Mobilisation Sociale OMS Organisation Mondiale de la Santé ONGD Organisation Non Gouvernementale de Développement PEV Programme Elargi de Vaccination PMA Paquet Minimum des Activités PNLO Programme National de Lutte contre l’Onchocercose TCT Taux de Couverture Thérapeutique TIDC Traitement à l’Ivermectine sous Directives Communautaires RDC République Démocratique du Congo ZS Zone de Santé Remerciements L’équipe d’évaluation tient à exprimer sa profonde gratitude aux personnes suivantes pour leur inestimable contribution: . Le personnel au siège du Programme Africain de lutte Contre l’Onchocercose (APOC) à Ouagadougou: Dr. Sékétéli, Dr. Amazigo, Dr. Noma; Mr. Aholou, Mr. Agboton. . Le personnel du BNLOF à Kinshasa: Dr. Mukengeshayi, Dr. Akotshi et leur équique. . Le personnel à la Représentation de l’OMS à Kinshasa: Mr. W. Malwengo . Dr. Hopkins et l’équipe CBM à Kinshasa . L’équipe du projet à Kananga – Dr. Ntumba Tshitoka et ses collaborateurs . Les Médecins Inspecteurs de Province: Dr. Kitanbungi à Kananga, Dr. Ilunga Kabaja à Mbuji Mayi . Les leaders politiques et chefs traditionnels, le personnel de santé et les communautés des quatre Zones de Santé: Bunkondé, Kabeya Kamuanga, Maswika, Mikalayi. Résumé Deux projets ont été évalués en République Démocratique du Congo (RDC): il s’agit du projet TIDC du Kasaï et le Secrétariat Exécutif du GTNO. Ces deux évaluations ont été faites 3à la demande de APOC, respectivement après les 3ème et 5ème années de financement APOC. L’ONG partenaire de ces deux projets est CBM (Christian Blind Mission). Il faut noter que ces évaluations ont été faites dans le contexte d’une profonde crise nationale qui affecte la RDC depuis plus d’une décennie: la guerre, les troubles sociaux, le non respect des institutions et infrastructures locales et nationales. Cependant, les récentes initiatives de restauration de la paix et l’implication de la communauté internationale permettent d’espérer un futur meilleur. Le travail d’évaluation a été mené par une équipe de 4 étrangers et d’un congolais pendant plus de quatre semaines. Au cours de l’étude, les évaluateurs ont procédé par échantillonnage et observation pour collecter les données à quatre niveaux: National, Provincial, Zone de Santé, Aire de Santé et Village. La province du Kasaï compte 48 zones de santé. L’échantillonnage a porté sur 4 zones, 2 aires de santé et 4 villages choisis dans chaque zone de santé. La collecte de données a été faite sur la base d’interviews, d’étude documentaire et d’observation. Le projet TIDC du Kasaï Ce projet fonctionne à partir du niveau provincial vers les structures de base. L’appréciation d’ensemble indique que le progrès du projet vers la durabilité est satisfaisant Après trois ans de mise en oeuvre, ce projet a atteint des taux de couverture raisonnables (2002: taux de couverture thérapeutique: 67,5%; taux de couverture géographique: 96%). Ces taux sont en croissance chaque année (les chiffres indiqués doivent être pris avec réserve compte tenu des nombreuses erreurs de calcul possibles). La population concernée est grande – cela est un exploit remarquable. Ces résultats ont été atteints malgré les maigres ressources et la quasi absence d’infrastructure. Tout cela est fort heureusement atténué par la structuration très efficace des zones de santé: la communication au sein de la structure est régulière et efficace; ce qui facilite la planification, la mise en oeuvre et le monitorage du TIDC. Le personnel de santé à tous les niveaux est responsable de la mise en oeuvre du TIDC même si ses rétributions financières se décident essentiellement au niveau provincial. Le TIDC est donc déjà assez bien intégré aux activités de routine à tous les niveaux (quoique la supervision des zones par le niveau provincial reste verticale). Les activités de routine du TIDC ont été déjà absorbées par le rythme habituel des services de santé à un coût supplémentaire négligeable. Les communautés et leurs leaders ont tous répondu favorablement et ont entrepris de distribuer le Mectizan avec enthousiasme. Il y a en général un niveau élevé de connaissance du programme et un engagement politique certain – les efforts de plaidoyer semblent avoir réussi. Le projet a préparé et distribué un excellent matériel varié pour la formation et l’appui des activités de plaidoyer. Au niveau communautaire il y a des cas où il apparaît efficient de 4répéter les visites pour le recensement et la distribution tout comme la façon dont les registres sont conçus et tenus. Concernant les activités essentielles du projet, la distribution du Mectizan se déroule bien. Les moyens de transport sont suffisants au niveau de la province mais inadéquats au niveau des zones et aires de santé; malgré cela, le personnel local de santé y est associé et le travail continue plus ou moins bien. La supervision est totale, régulière et est utilisée comme outil de management. La plus sérieuse entrave à la durabilité est le manque de ressources. Le pays sort à peine de la guerre si bien que la contribution de l’Etat se limite aux salaires (ils sont en dessous du minimum vital) et au logement. Le projet est alors fortement dépendant de APOC et CBM pour le transport, l’équipement, les charges de fonctionnement et les indemnités, en particulier au niveau provincial. Bien que les plans pour un futur durable aient été élaborés, ces plans sont hors de portée des directions nationale et provinciale du projet pour amener le gouvernement à contribuer à leur financement avec des ressources qu’il n’a pas pour le moment. Ce problème des ressources représente la plus grande menace à la durabilité du projet. Au cours de l’évaluation, les membres de l’équipe ont saisi toutes les occasions pour faire la promotion du projet auprès des autorités et des personnes chargées de sa mise en oeuvre. Vers la fin de l’évaluation, un atelier de restitution des résultats fut organisé à Kananga pour permettre à toutes les parties prenantes d’élaborer des plans de durabilité du projet à tous les quatre niveaux de fonctionnement. Le projet de soutien au PNLOF En utilisant les critères d’appréciation recommandés par APOC, il ressort que le projet ne tend pas vers la durabilité. Le Programme National de Lutte Contre l’Onchocercose et autres Filarioses (PNLOF) se montre très efficace. La carte REMO est presque au complet et cinq projets TIDC ont été initiés. Plusieurs autres sont en cours – et ce, souvent dans des situations très difficiles et dangereuses. La planification n’est pas systématique comme elle devrait l’être, mais le leadership est dynamique et respecté. Le personnel paraît généralement engagé. Les activités de soutien du projet sont intégrées et efficientes. L’approvisionnement en Mectizan, le monitorage et la supervision se déroulent bien. Il est cependant à noter que, actuellement, la durabilité connaît un certain nombre de menaces. Bien que placé sous la Direction 4 du Ministère de la Santé Publique, le PNLOF tend à se rattacher à ses sources de financement et risque ainsi de ne pas être entièrement intégré. Une fois de plus, la menace principale à la durabilité est le manque de ressources. Au niveau 5national, le personnel est plus étoffé lorsqu’on fait une comparaison avec d’autres pays – et comme les salaires que l’Etat verse sont bas; APOC et CBM accordent des indemnités au personnel de haut niveau. Le PNLOF dépend également de APOC et CBM pour les moyens de transport, les charges de fonctionnement et l’équipement. A ce jour, il n’y a pas de plans qui garantissent la durabilité du PNLOF. Cette évaluation doit être placée dans le contexte difficile dans lequel le pays lui-même se trouve. Beaucoup est en train d’être fait dans des circonstances très difficiles. Plus de 20 projets TIDC sont prévus pour la RDC, ce qui prendra plus de cinq ans à planifier, démarrer et superviser. Nous souhaitons que la situation intérieure de la RDC s’améliore d’ici là pour qu’un soutien financier digne de ce nom au PNLOF et au TIDC devienne possible. En résumé Les projets fonctionnent efficacement. Le nœud de leur problème de durabilité est l’incapacité du Ministère de la Santé Publique à supporter le programme avec les ressources matérielles et financières. Cette situation dépend aussi des développements socio-politiques à moyen et long terme dans le pays. Introduction et méthodologie 1. Introduction 1.1 La lutte contre l’onchocercose en RDC et au Kasaï L’idée selon laquelle l’onchocercose est un sérieux problème de santé publique en RDC a été confirmée par un exercice de REMO qui a été mené au cours des dernières années dans presque tout le pays. Le fait que cet exercice ait pu être fait dans un pays en proie à la guerre civile est déjà un exploit en soi. Les résultats du REMO indiquent que le pays a besoin d’un nombre important de projets TIDC pour couvrir les zones méso et hyper endémiques. Comme c’est le cas dans bien d’autres pays APOC, les activités du TIDC ont démarré en RDC dans les années 90. Après des négociations avec le Ministère de la Santé Publique, le PNLOF à Kinshasa a été chargé de prendre en main la lutte contre l’onchocercose. Ce qui frappe tout de suite au Kasaï, c’est l’effet de la guerre civile des dix dernières années en RDC, avec son cortège de destruction sociale et économique. La guerre a elle-même été précédée par des années de mauvaise gouvernance. Le gouvernement était pratiquement inefficace, sans pouvoir, et dans un contexte où les infrastructures étaient en ruine. Cependant, la récente signature des accords de paix entre les belligérants permet redonne de l’espoir a tout le monde. Les Nations Unies sont de plus en plus impliquées dans la 6consolidation de cette paix fragile pendant que les différentes agences le développement interviennent dans beaucoup de domaines. Les donateurs bilatéraux et les ONGD soutiennent ces efforts de développement. L’accord de paix met l’accent sur la décentralisation et prévoit qu’une bonne partie des pouvoirs soit transférée dans les provinces. Il faut cependant du temps avant que tout cela devienne réalité. Aussi, le pouvoir du gouvernement de générer des ressources permanentes à même de soutenir les ministères est-il minime et prendra du temps avant que cette situation se stabilise. Il est très probable que dans un avenir proche, la défense et la sécurité soient considérées comme prioritaires pour un gouvernement aux ressources limitées. C’est dans un tel contexte que les partenaires d’APOC s’efforcent d’installer des projets durables de TIDC dans le Kasaï et ailleurs – une tâche ardue. Rien qu’en considérant la taille du pays (le deuxième après le Soudan), la négligence et la destruction des infrastructures (notamment les routes), il apparaît que dans beaucoup de cas, le seul moyen de transport reste l’avion; ce qui rend le développement du TIDC à l’échelle nationale une tâche coûteuse et même dangereuse. 1.2 Présentation du projet TIDC du Kasaï Les 1ers programmes TIDC ont été lancés au Kasaï par l’Institut Médical du Kasaï (IMCK) basé à Kananga. Lorsque APOC s’est impliqué et a officiellement lancé le projet TIDC du Kasaï en fin 1999, IMCK est devenu l’ONGD partenaire du projet. Au début, un conflit de rôles des partenaires (MSP et IMCK) a nécessité une intervention du PNLOF et de l’équipe CBM. A présent, ce partenariat fonctionne normalement. Au début, le projet devait couvrir les deux provinces du Kasaï (Oriental et Occidental). Cependant, le mauvais état des voies de communication et la guerre ont amené les décideurs à faire du Nord du Kasai Oriental un projet séparé et connu sous le nom de projet TIDC de Sankuru. Le projet TIDC Kasaï couvre les districts de Lulua, Kasaï et Kananga dans la province du Kasaï Occidental, et les districts de Kabinda et Tshilenge dans la province du Kasaï Oriental. 7Nombre zones de santé ayant des activités TIDC Population totale Nombre de centres de santé Nombre de villages TIDC 48 4 259 895 897 6 318 1.3 Organisation administrative de la RDC 1.4 Organigramme structurel du Ministère de Santé Publique RDC Provinces Districts Territoires / Communes Groupements / Chefferies / Quartiers Villages Secrétariat Général de la Santé et directions dont:  Les Directions Centrales.  Les Directions des Programmes Spécialisés dont le Programme National de Lutte contre l’Onchocercose Cabinet du Ministre de Santé Publique 81.5 La présente évaluation Le projet TIDC du Kasaï qui fut le 1er à être lancé en RDC est maintenant dans sa 4ème année de financement APOC. La présente évaluation est donc celle requise à mi-parcours du projet. Elle revêt une importance particulière pour beaucoup de projets TIDC en RDC. Toutes les questions importantes seront soumises au Ministère de la Santé Publique qui cherche à implanter les projets TIDC là où il le faut dans tout le pays. 2. Méthodologie 2.1 Niveaux et instruments Le service de santé et l’administration ont des structures uniques dans chaque pays. Après discussion avec l’équipe PNLO, les évaluateurs ont collecté les données en faisant correspondre les niveaux de service de santé et les instruments de la manière suivante: Niveau Instrument National 1 Projet 1 Zone de santé 2 Aire de santé 3 DC/ communauté 4 2.2 Echantillonnage Il a été procédé à un échantillonnage à plusieurs niveaux, aléatoire ou raisonné (selon les cas) des zones de santé, des aires de santé et villages devant faire partie de l’évaluation. Critères de sélection  Critère primaire : taux de couverture thérapeutique calculé sur la population totale recensée  Critères secondaires ∗ Niveau d’endémicité : hyper endémique ou méso endémique. ∗ Situation géographique : Nord, Sud, Est, Ouest, Centre. ∗ Accessibilité : facile, moyenne, difficile. Divisions Provinciales de Santé composées chacune des Bureaux et Coordinations des Programmes Spécialisés Zones de Santé BCZS, HGR, CS et Villages 9Le but de l’échantillonnage était d’avoir une bonne représentation de toutes les situations du projet relatives aux critères primaires (bonne et mauvaise couverture) et aux critères secondaires (hyper et méso endémique et bonne couverture géographique). En cas de similitude de plusieurs entités par rapport au niveau de couverture thérapeutique, de l’endémicité et de la situation géographique, l’entité la plus accessible a été sélectionnée. Sélection des zones de santé (ZS) Le Projet TIDC Kasaï couvre 48 zones de santé sur 53  Le choix des zones de santé pour le TIDC s’est fait par étapes depuis 2001: 7 zones de santé ont été choisies 2001, 10 autres zones en 2002 et 36 en 2003, soit au total 53 zones devaient être couvertes par les activités TIDC. Mais, pour des raisons de sécurité, 48 seulement le sont. De façon pratique, il fallait sélectionner les zones de santé qui étaient à leur 3ème ou 2ème année de TIDC.  Les zones de santé de Bunkondé, Mikalayi et Mauika ont été sélectionnées dans le Kasaï Occidental. Les deux premières sont à leur 3ème année et la dernière à la 2ème. Il fallait aussi, pour des questions d’objectivité, choisir une zone de santé du Kasaï Oriental qui ait démarré les activités de TIDC en 2002. C’est ainsi que la zone de santé de Kabeya Kamuanga a été sélectionnée. En 2001, toutes les zones de santé choisies étaient du Kasaï Occidental, excepté la zone de santé de Bibanga. Elle n’a pas été sélectionnée car, entre temps, elle a été morcelée en plusieurs zones.  Les zones sélectionnées ont des taux de couverture thérapeutiques moyens suivants : <65%, compris entre 65 et 75% et >75%.  En tout donc, 4 zones de santé ont été sélectionnées, 3 dans le Kasaï Occidental et 1 dans le Kasaï Oriental. Sélection des aires de santé (AS) (formations sanitaires de première ligne = FSPL) Elle s’est faite avec l’assistance des membres du GTPO du projet Kasaï réunis au secrétariat du projet le 18 octobre 2003; la liste de présence est en annexe. Dans chacune des ZS sélectionnées, deux aires de santé (AS) ont été sélectionnées, une parmi celles qui ont les plus grandes couvertures thérapeutiques et une parmi celles qui ont les plus faibles couvertures thérapeutiques. Les critères secondaires ont été appliqués à l’intérieur de ces deux catégories pour assurer une bonne représentativité des différents niveaux d’endémicité et une bonne couverture géographique de la zone de santé. Un total de 8 AS a ainsi été sélectionné. Sélection des villages Dans chacune des AS sélectionnées, deux villages ont été sélectionnés, soit un parmi ceux qui ont les plus grandes couvertures thérapeutiques et un parmi ceux qui ont les plus faibles. Les critères secondaires ont été appliqués à l’intérieur de ces deux catégories pour assurer une 10 bonne couverture géographique de l’AS. Les taux de couverture thérapeutique par village n’étant pas disponibles au secrétariat du GTPO au siège du projet, tous les villages ont été sélectionnés par les évaluateurs au niveau du Bureau Central de la Zone de Santé. 16 villages ont ainsi été sélectionnés dans les 4 zones de santé évaluées du projet TIDC du Kasaï. 2.3 Protocole  Objectif: Déterminer le niveau de durabilité du projet TIDC du Kasaï  Méthodologie: Echantillonnage, descriptif.  Population: Projet du Kasaï, y compris: l’équipe nationale à Kinshasa, son ONGD partenaire (CBM); ses 48 zones/ districts et tous leurs agents impliqués dans la lutte contre l’onchocercose; les communautés vivant dans la zone du projet, leurs leaders et les distributeurs communautaires (DC).  Instrument: Une feuille pour réponses, structurée en une série d’indicateurs de la durabilité. Les indicateurs sont regroupés en neuf catégories/groupes. Ces groupes représentent les éléments critiques du fonctionnement du programme. L’instrument évalue la durabilité à quatre niveaux de fonctionnement du programme. L’instrument guide l’évaluateur dans la collection des informations appropriées sur chaque indicateur à partir d’un ensemble de sources fiables. Source d’information . La documentation et l’observation . Les interviews L’analyse Les données provenant de toutes les sources sont assemblées selon le niveau et l’indicateur. L’on procède à une description succincte de la situation par indicateur et par niveau, puis l’on résume davantage le texte ainsi obtenu. A partir de ce moment, on attribue une note à l’indicateur dans un barème de 0 à 4 en se basant sur le critère de durabilité. . La moyenne des points obtenus pour la durabilité de chaque indicateur est calculée pour chaque niveau. . Finalement, on aboutit à une évaluation d’ensemble de la durabilité en prenant en compte les 7 aspects et 5 éléments critiques de la durabilité. Les recommandations : Elles sont strictement basées sur les résultats de chaque zone d’évaluation. 2.4 Composition de l’équipe d’évaluation Les membres de l’équipe sont: 11 1. Dr Lamissa BANGALI 03 BP 7024 Ouagadougou 03 Burkina Faso Téléphone +226 435-272 Cellulaire +226 262-539 E-mail lbangali@hotmail.com 2. Dr Godefroy NGIMA MAWOUNG Université de Yaoundé I B.P 30822 Yaoundé Cameroon Téléphone +237 231-56-99 Cellulaire +237 976-66-93 E-mail ngimagody@yahoo.fr 3. Dr NTEP Marcelline (éclaireur) Secrétariat Central du GTNO Ministère de la Santé Publique s/c OMS Yaoundé BP 155 Cameroon Tel./Fax +237 222-69-10 Cellulaire +237 981-08-01; 730-01-60 E-mail sgoa@camnet.com mangamar2001@yahoo.fr 4. Prof. Detlef PROZESKY (chef d’équipe) Office for Community Based Education Faculty of Health Sciences P.O. Box 667 Pretoria 0001 South Africa Téléphone +27 12 354-1147 Fax +27 12 354-1758 E-mail prozesky@medic.up.ac.za 5. Dr TAMBWE MANGALA Jean Paul PNLOA, Projet TIDC Bas-Congo/ Kinshasa Inga-Matadi RDC Téléphone +243 081 899-6912 E-mail jptambwe@yahoo.fr Dr Ntep Marcelline, éclaireur, a entrepris des activités d’ordre pratique (briefing de l’équipe de projet, échantillonnage, planification des sorties sur le terrain, composition des équipes de terrain, préparation de copies supplémentaires des instruments, assemblage de la documentation) et des visites de plaidoyer/courtoisie. Les membres de l’équipe d’évaluation ont été divisés en quatre sous-équipes pour le travail de terrain. Chaque sous-groupe a travaillé dans l’une des zones de santé retenues par l’échantillonnage, accompagné par un membre du projet et un ou plusieurs agents de la zone de santé qui allaient servir de guides, facilitateurs et interprètes. Avant de descendre sur le terrain, les membres de l’équipe se sont réunis pour se familiariser avec la méthode d’évaluation, les instruments et achever la planification des étapes de l’évaluation. Après le travail de terrain et l’analyse des résultats du Kasaï, le chef d’équipe a quitté les autres évaluateurs pour aller faire une collecte de données (et analyse) au niveau national à Kinshasa et rejoindre son pays. Les autres membres de l’équipe ont donc continué le travail et animé les deux ateliers de restitution et de planification à Kananga. 12 1.5 Les visites de plaidoyer et les réunions de restitution/planification A chaque niveau, le maximum de visites de plaidoyer a été rendu à qui de droit. Le point des visites de terrain devait également être fait aux personnalités – dans la mesure du possible. A la fin, des ateliers de restitution et de planification devaient être animés à l’intention des personnalités concernées par le projet et les zones de santé. Au cours de ces ateliers, l’équipe d’évaluation a restitué les résultats de la recherche. Il a alors été demandé aux agents des zones de santé d’élaborer des plans de durabilité en tenant compte des résultats de l’évaluation. 2.6 Les difficultés A cause des difficultés de vol direct entre Ouagadougou et Kinshasa, Dr Bangali n’a pu rejoindre l’équipe que lorsque celle-ci était déjà bien lancée dans le travail de terrain. Cependant, il a activement participé à l’analyse des données, la planification et l’animation des ateliers de restitution/planification. Le chef d’équipe, pour des raisons indépendantes de sa volonté était absent, laissant ainsi la supervision des travaux au Dr Bangali. 13 3. Résultats et recommandations 3.1 Niveau national APOC apporte un soutien au Programme National de Lutte contre l’Onchocercose et autres Filarioses (PNLOF) au niveau national. Le PNLOF est un projet à part, avec son propre financement. APOC désigne ce projet par le terme ‘NOTF secretariat’. L’ONGD partenaire est CBM. Les données de cette section reflètent donc la situation du ‘NOTF secretariat’. 3.1.1 Notation des indicateurs ( barême : 0-4) Projet de soutien: sécrétariat GTNO-RDC 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 Pla nif ica tio n Le ad ers hip Mo nit ora ge /su pe rvi sio n Me cti za n Fo rm ati on /E SP M Re ss ou rce s h um ain es Co uv ert ure groupe d'indicateurs co ta tio n (/4 ) 3.1.2 Principaux résultats et recommandations 3.1.3 Planification (0.8 / 4)  Bien qu’il semble qu’un plan écrit pour la Direction 4 existe, le personnel a été incapable de le fournir – tout comme à la Division des Grandes Endémies.  CBM lui, produit effectivement un plan annuel avec un budget écrit et détaillé pour ses opérations sur la base des requêtes des projets qu’il soutient.  Le PNLOF a un plan de trois ans (2002-2004) sous forme de tableau. Il est basé sur les problèmes qui ont été identifiés. Des quatre objectifs spécifiques il ressort : le besoin de compléter le REMO, démarrer les projets et les maintenir en marche, la supervision annuelle et le renforcement des capacités. Bien que plusieurs indicateurs soient donnés, il 14 n’y a pas de limite de temps ni de répartition des tâches – ce n’est donc pas un outil de gestion efficace.  Le principal forum qui permet aux partenaires de se retrouver est le GTNO. Au sein de ses membres se trouve une gamme de compétences techniques et administratives. Du point de vue de la planification, ce groupe s’occupe essentiellement des questions telles que l’étude approfondie des propositions de projets et laisse entre les mains de la Direction Nationale du PNLOF la planification des activités à l’échelle nationale.  A ce jour, il n’y pas de plan de durabilité du PNLOF.  A cause de l’absence totale des ressources que le gouvernement devait fournir pour le fonctionnement des différents programmes, le PNLO s’attèle à la recherche de partenaires pour les soutenir en cas de besoin et surtout lorsqu’il y a urgence.  Jusqu’à ce jour, le PNLOF a été très occupé à poursuivre l’exercice de REMO national et à démarrer de nombreux projets. Vu toutes ces occupations, une réunion spéciale de planification n’est pas apparue comme une priorité. Recommandations: ‘Planification’ Mise en oeuvre 1. La Direction du PNLOF doit élaborer un plan annuel en se servant d’une des réunions du GTNO. 2. Il est urgent qu’un plan de durabilité du PNLOF soit disponible Priorité: 1, 2: HAUTE Indicateurs de réussite: 1. Il y a pour 2004 un plan annuel détaillé de la lutte contre l’onchocercose en RDC. 2. Le plan de durabilité du PNLOF existe. Qui doit agir ? 1,2: Le coordonnateur national de lutte contre l’onchocercose et CBM Délai d’exécution: 1. Fin Décembre 2003 1.2.2 Leadership (2.5 / 4)  L’actuel coordonnateur national de lutte contre l’onchocercose a réussi à mettre en place une bonne équipe à compétences multiples.  Il apparaît qu’après une attitude d’indifférence au début, le Ministère de la Santé est engagé maintenant à soutenir véritablement le programme. Le coordonnateur national reconnaît que ce soutien du Ministère a contribué à étendre le programme depuis 2000. Il a donc été convenu que toutes les provinces peuvent accueillir les projets TIDC malgré la situation d’insécurité dans le pays. Le ministre reconnaît que le programme a du mérite et l’approuve.  Le Coordonnateur National vient d’être nommé Conseiller du Ministre de la Santé. Ce poste lui permettra sans aucun doute d’influencer favorablement l’avenir du programme du TIDC – surtout qu’il sait pertinemment comment son expérience du programme 15 pourrait s’appliquer à l’ensemble des services de santé (par exemple comment mettre les ressources ensemble sur le terrain).  Le GTNO se réunit régulièrement, au moins trois fois par an, avec des réunions supplémentaires en cas de besoin. La participation à ces réunions est bonne en général. Les membres savent bien ce qui se passe mais se disent que personne ne leur a expliqué leurs termes de référence.  La direction a exprimé sa préoccupation au sujet de la participation à ces réunions dans l’avenir, une fois que les indemnités de participation d’APOC prendront fin.  Le personnel de la Direction 4 explique qu’à cause du manque d’une procédure normale de budget, les programmes comme le PNLOF ont établi des liens directs avec leurs sources de financement et échappent ainsi à la Direction 4.  A cause du patronage, il est difficile à la direction de faire régner la discipline là où il le faut. Recommandations: ‘Leadership’ Mise en oeuvre 1. La Direction du PNLOF doit clarifier le rôle du GTNO par rapport à son propre personnel, et ce, en concertation avec la Direction d’APOC. ___________________________ 2. Des copies des rapports du programme doivent être envoyées au personnel approprié de la Direction 4 du programme pour les tenir informés de ce qui se passe. Priorité 1, 2: MOYENNE Indicateurs de réussite: 1. Une description écrite du rôle du GTNO. 2. Les noms des membres indiqués de la Direction 4 sur la liste d’adresses du PNLOF. Qui doit agir ? 1,2: GTNO Délai d’exécution: 1,2: Janvier 2004 1.2.3 Monitorage et supervision (2.8 / 4)  La Direction du PNLOF effectue des visites de routine sur les lieux des projets une fois par an. Des visites supplémentaires sont également effectuées en cas de besoin. La Direction prévoit dans le budget ses dépenses de supervision (4 ou 6 jours) par projet et par an. L’équipe de supervision est formée de 2 à 5 membres.  Compte tenu du mauvais état des routes, les superviseurs voyagent par avion. L’extension du réseau de téléphone cellulaire et le e-mail dans le pays ont considérablement aidé la Direction à maintenir les contacts.  Avant chaque visite, l’équipe de supervision utilise les rapports pour établir la liste des problèmes à résoudre. Une fois sur le site, l’équipe procède également à une vérification des comptes et s’attaque aux problèmes que la coordination du projet porte à sa 16 connaissance. Elle se rend souvent dans les zones et centres de santé, mais cela ne se fait pas de façon routinière.  Les rapports des visites pour le monitorage de routine font ressortir les succès et les échecs. Lorsque d’autres problèmes (financiers ou administratifs) se présentent, la Direction du PNLOF envoie une équipe compétente pour le projet concerné. Ensuite des rapports sont également rédigés après de telles missions.  Il n’y pas une liste récapitulative spécifique à suivre lors des visites de supervision (il en existe une que l’équipe qui dirige le projet utilise pour la visite des zones, etc).  Cette équipe explique qu’elle est amenée à planifier prudemment les visites à cause des contraintes budgétaires. Il faut cependant noter qu’elle applique le taux de per diem de l’OMS, ce que ni CBM, ni le Ministère de la Santé Publique n’accepteront de supporter lorsque le financement APOC prendra fin.  Le GTNO ne reçoit pas les rapports annuels des projets pour vérification concernant les taux de couverture atteints – c’est la Direction du PNLOF qui s’en charge. Les agents interviewés ont dit que le GTNO devrait également avoir un rôle de monitorage. Les raisons pour lesquelles le GTNO n’est pas directement impliqué dans le monitorage:  Les termes de référence du GTNO n’ont pas été bien expliqués à tous ses membres. Recommandations: ‘Monitorage/ supervision’ Mise en oeuvre 1. Le GTNO doit préparer une liste récapitulative que le personnel de la Direction nationale doit utiliser pour les visites de supervision des projets. 2. Lorsque les termes de référence seront clairs, le GTNO doit inclure dans ses attributions le monitorage des résultats que les projets réalisent. 3. A l’avenir, la Direction du PNLOF doit voir la possibilité d’effectuer des voyages de supervision avec d’autres programmes de la Direction 4 pour réduire les coûts. 4. La Direction du PNLOF doit essayer de réduire au minimum les dépenses engagées pour les voyages de supervision (nombre de personnes, jours, per diem). Priorité: 1, 2, 3: MOYENNE 4. HAUTE Indicateurs de réussite 1. La liste récapitulative existe. 2. Le monitorage fait partie des termes de références du GTNO. 3. La Direction du PNLOF fait les voyages de monitorage avec d’autres programmes. 4. Le coût des voyages est réduit au minimum. Qui doit agir ? 1,2,3,4: Le coordonnateur national et le GTNO Délai d’exécution: 1,2: Janvier 2004 3,4: Fin 2004 1.2.4 Obtention et distribution du Mectizan (3.0 / 4)  Les projets envoient les commandes directement à Merck, avec seulement des copies de la correspondance à la Direction du PNLOF. 17  Merck traite avec un transitaire local (AGETRAF) pour réceptionner le Mectizan dans le pays, puis, se charge du transport jusqu’au siège du projet. L’OMS contribue également au transport routier, de l’aéroport au siège du projet.  A part le fait de donner des conseils aux projets à leur première année, la Direction du PNLOF ne joue pas un rôle majeur dans la procédure de commande et livraison – à moins que des problèmes ne surviennent (il y a eu des cas mais ils sont rares).  Le système actuel favorise la durabilité en ce sens qu’il élimine une étape dans la procédure de commande/livraison. Cependant, comme il s’agit d’un niveau théorique (le projet), son intégration au Ministère de la Santé Publique présente un risque à long terme. Recommandations: approvisionnement en Mectizan Mise en œuvre 1. Avant la fin du soutien d’APOC, il faut envisager une situation où ce sont des structures qui existent déjà au sein du Ministère de la Santé (par exemple les provinces), qui passent les commandes de Mectizan. Priorité: 1: HAUTE Indicateur de réussite: 1. Les provinces commandent le Mectizan chez Merck. Qui doit agir ? 1. Le coordonnateur, le GTNO Délai d’exécution: 1. Fin 2005 1.2.5 Formation et ESPM (3.5 / 4)  Le personnel de la Direction du PNLOF forme le personnel du projet seulement. La situation à envisager pour un futur proche est la suivante: les coordonnateurs de projets expérimentés pourront former de nouvelles équipes de projet dans les provinces éloignées.  Quatre formateurs de la Direction du PNLOF ont dispensé la formation de base pour le personnel du projet à Kinshasa en 8 jours (3 pour le TIDC, 5 pour la comptabilité). A cause de la co-endémicité avec la loase, une formation spéciale a été dispensée aux Médecins Chefs de Zone à Tshopo avant le début de la distribution dans cette zone (quoique la formation en cascade qui devait suivre n’ait jamais eu lieu). L’administration est en train de simplifier certains aspects du système de comptabilité (l’adapter à la fois aux exigences de l’OMS et CBM) pour faciliter son enseignement.  Il y a eu un recyclage de certaines équipes de projets à la demande, sans que la Direction de PNLOF n’y voit vraiment un besoin.  Les activités de l’ESPM font partie des priorités de la vie de la Direction du PNLOF. Elles ont plusieurs cibles: le Ministre, le secrétaire général, les Directeurs et les ONGD partenaires. Les réunions du GTNO servent habituellement de forums pour la sensibilisation et le plaidoyer. Le GTNO considère le plaidoyer comme l’un de ses principaux rôles et peut citer de nombreux cas de mobilisation de partenaires du ministère et des ONGD. Le GTNO sait 18 qu’une telle mobilisation doit continuer sans faiblir si les ressources nécessaires à la durabilité du programme sont mobilisées pendant les années à venir. La Direction Nationale du PNLOF s’est appuyée sur le coordonnateur du Projet Kasaï pour faire la mobilisation dans deux autres zones de projet. Certains membres du personnel pensent que l’ESPM n’a pas été suivi de façon systématique et qu’une approche plus systématique serait plus bénéfique (même s’il faut reconnaître que beaucoup a été accompli). Raisons pour lesquelles l’ESPM n’a pas été systématiquement planifié au niveau de la Direction du PNLOF: • Jusqu’a présent, les activités du PNLOF ont été focalisées sur le REMO et la poursuite des activités du TIDC. Il faut également noter que le plan de trois ans n’est pas suffisamment détaillé. • Recommandations: ‘Formation/ ESPM’ Mise en oeuvre 1. La formation et l’ESPM doivent être inclues dans le plan annuel ci-dessus mentionné. Priorité: 1: HAUTE Indicateurs de réussite: 1. La section réservée à l’ESPM dans le plan annuel existe. Qui doit agir ? 1. Le Coordonnateur et le GTNO Délai d’exécution: 1. Janvier 2004 1.2.6 L’intégration et les activités de soutien (4.0 / 4)  Les visites de supervision sont espacées et donc bien remplies. L’équipe supervise et fait le monitorage de divers activités de projets et rend des visites de plaidoyer aux décideurs et aux ONGD partenaires. 1.2.7 Les ressources financières (2.6 / 4)  Il y a un budget annuel détaillé pour les activités de la Direction du PNLOF. Dans ce budget les contributions des trois partenaires (APOC, CBM, et le MSP) sont clairement indiquées.  Les explications/justifications qui accompagnent le budget sont données dans des termes généraux seulement, ce qui fait qu’il est difficile de savoir s’il y a eu un effort de réduction des coûts. Quelques préoccupations : la Direction du PNLOF a décidé d’appliquer les taux de per diem de l’OMS. Il y a au moins 70 kms à parcourir par jour pour transporter le personnel. Cela représente un coût qui ne pourra pas être supporté plus tard, et est donc non durable.  D’autre part, la Direction du PNLOF utilise gratuitement les salles de conférences du MSP pour les réunions. 19  Le personnel au niveau de la Direction 4 et de la Division des Grande Endémies a fait savoir qu’il n’a pas du tout de budget de fonctionnement pour 2003.  Le MSP ne paie que les salaires de base (qui sont d’ailleurs très bas), fournit les bureaux, l’eau et l’électricité à Kinshasa. La Direction d’APOC et les ONGD partenaires ont exprimé leur doute quant à la probabilité d’une quelconque contribution consistante du MSP aux dépenses de fonctionnement du PNLOF dans un avenir prévisible. Il est également difficile de s’imaginer comment le MSP pourrait trouver un montant annuel de $ 100 000 pour un seul des nombreux programmes de contrôle de la maladie dont il a la charge. Le PNLOF n’a pas un plan clair pour le remplacement du financement d’APOC. Dans ce contexte le rôle des ONGD sera très déterminant après le retrait d’APOC.  Des 27 membres du personnel, 11 reçoivent des indemnités soit d’APOC, soit de CBM, soit des deux. L’une de ces personnes est détachée auprès de CBM, ce qui porte à 12 le nombre des cadres. Comme le niveau des salaires ne permet pas aux autorités elles- mêmes de subvenir à leurs besoins, ces indemnités doivent servir d’importants facteurs de motivation. CBM ne prendra pas à son compte les indemnités servies par APOC et pourrait même diminuer celles qu’il sert lui-même. Cela constitue une menace sérieuse pour la durabilité.  Le PNLOF connaît des difficultés dans sa recherche d’ONGD partenaires disponibles pour cinq des projets planifiés mais cette situation est probablement temporaire – plusieurs pistes sont en train d’être explorées (HKI, Lion’s Club, World Vision etc.). La Direction du PNLOF entretient des discussions constantes avec ces partenaires pour que ces derniers étendent leur soutien à d’autres projets. Les partenaires actuels placent leurs interventions dans le long terme en se basant sur le fait qu’il y aura toujours des besoins. Chaque partenaire a également des contraintes selon ses priorités, son mode de fonctionnement (le CRS par exemple ne prend en compte que les requêtes envoyées par les diocèses locaux), et les fonds qu’ils vont probablement recevoir. Même si leur soutien au TIDC est constant, il est très improbable que leur contribution augmentera après le financement d’APOC – il est même possible qu’il y ait diminution. Il est à noter que toutes les ONGD n’ont pas d’accord formel avec le MSP (et avec APOC), et que certaines voudraient au moins passer à cette phase. Le contrôle des dépenses est exemplaire pour ce qui est des comptes APOC et CBM. Les raisons pour lesquelles les instances supérieures ici n’ont pas de budget de fonctionnement; pourquoi le MSP ne peut pas supporter le coût de fonctionnement annuel de la Direction du PNLO; Pourquoi il y a des indemnités aussi élevées; Pourquoi jusque là, il n’y a pas de plan pour le remplacement du financement d’APOC au PNLOF par d’autres sources: 20 • Compte tenu du fait qu’il doit y avoir en fin de compte plus de 20 projets TIDC en RDC, le PNLOF pourrait s’attendre, et cela se comprend, à un soutien APOC de long terme – du moins jusqu’à ce que le dernier projet boucle ses 5 ans de financement APOC. • Le salaire des hauts cadres du MSP est d’environ $ 50 par mois –cela est dérisoire. • La crise actuelle de gouvernance et la guerre civile qui l’accompagne ont grevé le budget de la santé qui peut seulement payer les salaires (qui ne le sont que de nom). Il n’ y a pas de signe que cette situation va s’améliorer dans un avenir proche. Recommandations: ‘Ressources Financières’ Mise en œuvre 1. Les trois partenaires (MSP, APOC et CBM) doivent se réunir pour décider de:  La durée probable de leur soutien au projet PNLOF et les sommes à engager.  Les autres options après le retrait d’APOC. 2. Les mêmes trois partenaires et le GTNO doivent motiver les autorités du MSP à discuter de l’introduction du « paquet de financement » par les donateurs en RDC. Priorité: 1, 2: HAUTE Indicateurs de réussite: 1. Un plan de 10 ans approuvé. 2. Rapport de la réunion avec le ministre disponible. Qui doit agir ? 1,2: Coordonnateur National du PNLOF, directeur national de CBM, APOC HQ Délai d’exécution: 1,2: Juillet 2004 1.2.8 Transport et autres ressources matérielles (2.0 / 4)  Le PNLOF n’a qu’un seul véhicule fonctionnel. Ce véhicule sert pour les tâches suivantes : le transport quotidien du personnel, les réunions et autres activités locales, la participation aux événements de masse du Ministère de la Santé Publique, les voyages de supervision au Bas-Congo et à Bandundu (rares). Le personnel a fait savoir qu’il lui est souvent impossible de faire face à toutes les sollicitations avec le seul véhicule. APOC a alors fourni les fonds pour l’achat d’une nouvelle Land Cruiser pour l’année à venir.  Ce personnel s’engage à suivre un calendrier précis pour la maintenance du véhicule. Les réparations sont faciles à faire à Kinshasa mais elles coûtent souvent cher. APOC se charge des frais de réparation et de maintenance. Lorsque le personnel a des problèmes de transport il emprunte le transport en commun et se fait rembourser plus tard.  Les ordinateurs, imprimantes et photocopieuses sont en nombre suffisant pour le moment. APOC et CBM supportent les coûts de fonctionnement et de maintenance.  Les ordres de mission sont établis et dûment signés. Un registre existe, mais il n’est pas complet. Il n’y a pas toujours une adéquation entre les ordres de mission, les distances parcourues et le carburant dépensé.  Il est très improbable que le MSP pourra fournir des véhicules au programme dans un proche avenir, et il n’y a pas d’effort entrepris dans ce sens. Il va falloir rechercher des donateurs. 21  A son nouveau poste de conseiller du Ministre, le Coordonnateur National dit avoir engagé des discussions avec des donateurs pour que ces derniers étendent leur soutien au- delà de la réhabilitation des infrastructures pour inclure les activités – ce qui, inévitablement, touche au volet du transport. Dans sa vision, il compte constituer un pool de compétences, un pool de ressources matérielles, les intégrer, et ce, à tous les niveaux du service de santé. Raisons pour lesquelles le PNLOF reste totalement dépendant des donateurs extérieurs (notamment APOC) pour les véhicules et autres ressources matérielles et leurs coûts de fonctionnement: • Encore une fois, pour le moment, le MSP n’a pas d’argent pour autre chose que les salaires. • Le véhicule du PNLOF est essentiellement utilisé pour les courses locales qui sont pratiquement les mêmes tous les jours. Recommandations: ‘Transport/ équipement’ Mise en oeuvre 1. Les trois partenaires (MSP, APOC et CBM) doivent se réunir pour décider:  Du soutien en équipement/ transport qu’ils seront en mesure de fournir au Secrétariat Exécutif du GTNO pendant la durée de temps qu’ils auront décidé ci- dessus. A cet égard, un véhicule moins cher (par exemple un mini bus sera préférable pour les besoins à Kinshasa plutôt qu’un Tout Terrain  Des options de soutien après la cessation du soutien d’APOC. 2. Les mêmes trois partenaires et le GTNO devraient motiver les autorités du MSP à discuter de l’introduction du ‘paquet de financement’ par les donateurs en RDC. La discussion devra inclure la manière dont les véhicules seront fournis et utilisés. Priorité: 1, 2: HAUT Indicateurs de réussite: 1. Un plan approuvé pour être soutenu ensemble. 2. Rapport de la réunion avec le Ministre disponible. Qui doit agir ? 1,2: Coord. Oncho, Directeur national de CBM, Direction d’APOC Délai d’exécution: 1,2: Juillet 2004 N.B.: Si l’actuel processus de paix réussit à résoudre la crise nationale, les capacités du gouvernement à financer les activités du MSP devraient augmenter rapidement. 1.2.4 Resources humaines (3.2 / 4)  L’équipe de la Direction du PNLOF est très grande – au total 27 personnes (11 techniciens, 9 administratifs, 2 chauffeurs, 5 gardiens).  Une équipe du siège d’APOC a formé les techniciens de l’actuel personnel de la Direction Nationale du PNLOF à Douala. Ils ont des compétences pour former de nouveaux membres qui pourront les rejoindre aussitôt – en saisissant l’occasion qu’offre la formation des nouvelles équipes de projets.  Le MSP a l’habitude d’affecter des agents supplémentaires à la Direction sans concertation préalable avec le Programme quant à l’opportunité de tels mouvements de 22 personnel. Le Programme confie des tâches à ce personnel de temps à autre, mais il n’est pas très productif.  Bien que l’équipe regorge de compétences et autres qualifications, des problèmes techniques et de rectitude des cadres du personnel se sont posés par le passé. Si on ajoute à cela les affectations de complaisance du personnel mentionnés ci-dessus, il est à craindre qu’à l’avenir l’équipe ne puisse pas répondre aux exigences de ce très vaste et complexe programme. Par exemple, CBM s’est vu obligé de détacher un administrateur pour s’assurer de la bonne tenue de la comptabilité de la Direction du PNLOF, cela n’a fait que couvrir le problème et non le résoudre. Causes des affectations de complaisance: De l’avis général, comme le Programme a beaucoup d’argent, les gens qui y sont affectés ont la chance de profiter des indemnités de missions liées aux activités. Recommandations: ‘Ressources humaines’ Mise en oeuvre 1. Les trois partenaires (MSP, APOC et CBM) doivent se réunir pour décider :  d’un organigramme pour la Direction du PNLOF, comportant une description détaillée des postes et des qualifications.  de solutions pour la prise en charge du personnel après la cessation du soutien d’APOC. 2. Les mêmes partenaires et le GTNO devraient motiver les autorités du MSP à discuter de l’introduction du ‘Paquet de financement’ par les donateurs en RDC. Cette discussion devrait également couvrir la prise en charge possible des salaires par ces fonds. Priorité: 1, 2: HAUTE Indicateurs de réussite: 1. Un organigramme du personnel approuvé ensemble. 2. Rapport de la réunion avec le Ministre disponible.. Qui doit agir ? 1,2: Coordonnateur du PNLOF, Directeur national de CBM, Direction d’APOC Date d’exécution: 1,2: Juillet 2004 N.B.: Si l’actuel processus de paix réussit à résoudre la crise nationale, les capacités du gouvernement à financer les activités du MSP devraient augmenter rapidement. 1.2.5 Couverture (2.0 / 4)  Les taux de couverture thérapeutique et géographique du Projet Kasaï font des progrès satisfaisants, et portent sur la période 2000 à 2002. Ceux de 2003 ne sont pas encore disponibles.  Pour ce qui est des Projets de Ouélé, Sankuru, Bandundu et Tshopo, les données disponibles ne portent que sur l’exercice de la 1ère année (2002 ou 2003). Dans ce cas, la situation est nettement meilleure par rapport à ce qu’elle était à la 1ère année du Projet Kasaï. 23 2. Niveau provincial 2.1 Notation des indicateurs (barême: 0-4) Projet Kasaï: durabilité au niveau provincial 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 Pla nif ica tio n Su pe rvi sio n / Mo nit ora ge Me cti za n Fo rm ati on /E SP M Re ss ou rce s H um ain es Ta ux de co uv ert ure Groupe d'indicateurs C ot at io n (/4 ) 2.2 Principaux résultats et recommandations 2.2.1 Planification (3,65 / 4)  Il existe un plan global provincial qui intègre les activités du TIDC. Ce plan des activités TIDC est élaboré par la coordination du projet et soumis au préalable au GTPO pour approbation. Après cela, le plan triennal des activités est présenté au niveau provincial par la coordination du projet en même temps que les autres coordinations lors d’une réunion.  Le Bureau technique provincial se charge d’élaborer alors le plan global provincial qui est triennal.  Il existe un draft de plan de durabilité post-APOC (2004-2014) élaboré par la coordination. Mais ce dernier ne fait pas ressortir clairement la part du gouvernement et celle des autres partenaires. Recommandations: ‘Planification’ Eléments de mise en oeuvre 24 1. Un plan de durabilité post APOC Priorité: HAUTE Indicateurs de réussite: Plan de durabilité post –APOC faisant ressortir clairement la part des différents partenaires, élaboré. Qui doit agir ? Le Coordonnateur du projet Kasaï Délai d’exécution: 10/01/2004 2.2.2 Monitorage/ supervision (3,66 / 4)  La planification de la supervision des activités du TIDC se fait par les Bureaux Centraux des Zones de Santé et le coordinateur du projet TIDC Kasaï accompagné d’un de ses collaborateurs. La supervision est faite de manière routinière et non ciblée. Elle n’est pas intégrée à celle des autres programmes.  Le monitorage des activités TIDC se fait surtout lors de la réunion de bilan annuel appelée Revue annuelle qui se déroule au niveau provincial. Elle regroupe autour du MIP les Médecins des zones de santé, les Administrateurs gestionnaires, les superviseurs des zones de santé et bien sûr les membres de l’équipe du projet TIDC Kasaï.  Les problèmes identifiés sont résolus lors de la supervision et les rapports transmis à la hiérarchie. Le MIP n’est pas au centre de la résolution des problèmes (ils ne sont pas nombreux et fréquents), mais le projet (équipe de la coordination et BCZS). 2.2.3 Obtention et distribution du Mectizan (2,75 / 4)  Il existe un système efficace et peu compliqué pour l’obtention et la distribution du Mectizan. La Coordination du projet centralise les commandes de Mectizan venant des BCZS et envoie une commande au programme de Donation du Mectizan.  Dès réception du Mectizan, la coordination du projet informe les médecins chefs des zones. Le Mectizan est alors soit retiré au siège du projet par les véhicules des zones, soit remis aux BCZS par le véhicule de la coordination du projet ou encore par des véhicules d’autres programmes de santé qui se rendent dans les zones concernées.  Les quantités de Mectizan sont suffisantes mais ne sont pas toujours livrées dans les délais.  Le Gouvernement ne fournit pas de ressources pour la distribution de Mectizan. Recommandations: ‘Mectizan’ Eléments de mise en oeuvre 1. Le Gouvernement doit fournir des ressources fiables pour Priorité: 1. HAUTE 25 assurer l’approvisionnement en médicament. Le délai de livraison doit être également respecté. Indicateurs de réussite: 1. Ressources fiables assurées par le Gouvernement pour l’approvisionnement à temps en Mectizan. Qui doit agir ? 1. Le Gouvernement Délai d’exécution: 1. 10/01/2006 2.2.4 Formation/ ESPM (3,5 / 4)  Les formations sont planifiées et exécutées par le personnel de la coordination du projet. Cette formation concerne le personnel de santé au niveau des zones de santé, puis commence la formation en cascade.  Les moyens et les ressources pour la formation sont fournis par APOC et l’ONGD partenaire CBM (IMCK).  La formation est non intégrée aux autres programmes. La planification des formations tient compte des problèmes observés lors de la supervision et de la Revue annuelle.  Les modules de formation sont élaborés et disponibles au niveau du siège de la coordination. Il en est de même pour le matériel d’ESPM. Recommandations: ‘Formation/ ESPM’ Eléments de mise en oeuvre La formation pour le TIDC doit être intégrée aux programmes de façon réaliste. Priorité: MOYENNE Indicateurs de réussite: Formation pour le TIDC intégrée aux autres programmes de santé. Qui doit agir ? Niveau central du Ministère de la santé Délai d’exécution: 10/01/2006 2.2.5 Intégration des activités d’appui (4 / 4)  Les diverses activités d’appui au programme sont planifiées et menées de manière intégrée. Le personnel combine deux ou plusieurs tâches lors d’une seule sortie, par exemple, la formation des personnels du niveau zone de santé, le plaidoyer etc. 2.2.6 Ressources financières (2,32 / 4) Les montants appropriés planifiés sont budgétisés pour les activités à mener. Les fonds  planifiés pour la lutte contre l’onchocercose sont gérés de manière efficiente. Excepté les salaires du personnel de santé et les infrastructures, le Gouvernement ne budgétise ni ne décaisse de sommes pour la lutte contre l’Onchocercose.  L’APOC et l’ONGD partenaire CBM (IMCK) apportent l’appui financier au projet à ce niveau. 26  Le GTNO cherche à mettre une pression permanente sur les autorités des deux Kasaï pour qu'ils mettent de côté une partie de l’argent des taxes qu’elles perçoivent pour financer les activités du programme. Il pense que ces autorités pourront fournir environ $ 600 par an, et par zone de santé, ce qui représente le coût de fonctionnement actuel du TIDC – jusqu’à ce que la décentralisation voit le jour et qu’un budget provincial approprié prenne la relève. Recommandations: ‘Finances’ Eléments de mise en oeuvre 1. L’Etat doit budgétiser et décaisser des montants suffisants dans les délais pour la lutte contre l’Onchocercose chaque année. Priorité: 1. HAUTE Indicateurs de réussite: 1. Montant suffisant budgétisé et décaissé par l’Etat dans le délai. Qui doit agir ? 1. Le Gouvernement Délai d’exécution: 1. janvier 2006 2.2.7 Transport et autres ressources (2,3 / 4)  Le Projet est doté d’un véhicule « Tout Terrain » à Kananga (coordination du projet) dans le Kasaï Occidental, et un véhicule de même type à Mbuji Mayi dans le Kasaï Oriental. Ces deux véhicules et trois motos Yamaha, ont été fournis par APOC. Ils sont en bon état, mais nécessitent des réparations fréquentes. Le calendrier d’entretien des véhicules ainsi que les documents y afférents existent.  Le Secrétariat de la coordination à Kananga est doté d’une photocopieuse, d’un ordinateur Desk-top et d’une imprimante, tous fonctionnels, et fournis par APOC. Il y a également le petit matériel et les fournitures de bureau. Le même type de matériel se trouve à Mbuji Mayi.  Le fonctionnement des véhicules et des équipement est assuré par des sources fiables (APOC et ONGD).  Les moyens de transport sont suffisants, mais il manque un plan de remplacement.  Le matériel de formation et ESPM est disponible. Il faudra seulement le produire. Recommandations: ‘Transport etc.’ Eléments de mise en oeuvre 1. Le Gouvernement doit assurer le fonctionnement et le remplacement des moyens de transport. Il doit fournir le matériel de bureau, de formation et d’ESPM Priorité: 1. HAUTE Indicateurs de réussite: 1. Fonctionnement et remplacement des moyens de transport assurés par l’Etat y compris le matériel de bureau, de formation et d’ESPM. Qui doit agir ? 1. Le Gouvernement 27 Délai d’exécution: 1. Janvier 2006 2.2.8 Taux de couverture (4 / 4)  Les taux de couverture globale du Projet étaient: an 2000 2001 2002 Taux thérapeutique 12,1 25,8 67,5 Taux géographique 21,9 45,5 96,0 Il y a une augmentation annuelle claire.  En 2003, 18% des zones de santé ayant intégré le TIDC ont des TCT <65 % , ce qui est satisfaisant selon le jugement global puisque 82% des projets ont un taux de couverture thérapeutique > 65%. Cela veut dire que l’indicateur de durabilité lié aux résultats, qui est la couverture thérapeutique est en train d’être bien réalisé.  Ce seul projet couvre une très grande population. Sa réalisation est presqu’un exploit en soi.  De nombreuses fautes ont été découvertes dans le calcul des taux. Les chiffres ci-dessus indiqués ne sont donc pas fiables. Recommandations: ‘Taux de couverture’ Eléments de mise en oeuvre 1. La couverture thérapeutique doit être ≥ 65% dans toutes les zones de santé. 2. Une brève formation est nécessaire pour garantir que les taux seront calculés correctement Priorité: 1,2 HAUTE Indicateurs de réussite: 1. 100% des ZS ont un taux de couverture thérapeutique ≥ 65 % (stable ou en augmentation) 2. Report on the training. Qui doit agir ? 1. Le Gouvernement, la province, la coordination du projet, les BCZS et les autres structures administratives, les IT, les responsables communautaires. 2. Personnel du BNLOF. Délai d’exécution: 1. Pour la coordination du projet: novembre 2004 2. Avril 2004 3. Niveau Bureau Central de la Zone de Santé 3.1 Notation des indicateurs (barême: 0-4) 28 Projet Kasaï: durabilité du niveau BCZS 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 Pla nif ica tio n Le ad ers hip Mo nit ora ge / s up erv isio n Me cti za n Fo rm ati on / E SP M Re ss ou ce s h um ain es Ta ux de co uv ert ure Groupe d'indicateurs C ot at io n (/4 ) 3.2 Principaux résultats et recommandations 3.2.1 Planification (2,4 / 4)  Dans trois zones de santé sur quatre, le TIDC est intégré dans le plan global des activités. Malheureusement, il n’est pas tenu compte des besoins réels des communautés de base qui sont la clé du succès du plan du TIDC. 3.2.2 Leadership et appropriation (4 / 4)  Toutes les équipes des zones de santé (BCZS) sont responsables de la mise en œuvre du TIDC: planification, monitorage/ supervision ciblés, formation/ ESPM forment des points focaux pour ces mêmes activités. 3.2.3 Monitorage /supervision (3,6 / 4)  Le processus d’élaboration des rapports se déroule au sein du système gouvernemental. Les supervisions intégrées, mais routinières, se passent dans les centres de santé et occasionnellement (en cas de besoin) dans toutes les communautés. Ensuite, une fois les problèmes identifiés, les solutions sont trouvées ensemble et communiquées à tout le personnel pendant les réunions mensuelles, bien que l’on note quelques exceptions ici et là.  Dans une zone sur quatre, les félicitations sont adressées par écrit au personnel et il n’existe pas de monitorage externe. 29 Recommandations: ‘Monitorage etc.’ Eléments de mise en oeuvre 1. Organiser des supervisons ciblées et non des supervisions de routine. 2. Le BCZS devra faire une rétro- information d’encouragement aux IT et aux communautés qui réalisent de bonnes performances (succès) pour le TIDC. Priorité: 1. HAUTE 2. MOYENNE Indicateurs de réussite: 1. Il existe un plan de supervision ciblée pour chaque zone de santé. 2. Il existe des rapports de retro-information faite par les BCZS. Qui doit agir ? 1,2: Les BCZS Délai d’exécution: 1,2: mars 2004 3.2.4 Obtention et distribution du Mectizan (2,75 / 4)  Il n’existe pas de fiches de commande dans la plupart des zones de santé. Cela ne favorise pas la maîtrise d’une gestion moderne du médicament.  La commande est plutôt régulièrement faite sur la base des données du dénombrement de la population des aires de santé et donc des DC. Cependant, le Mectizan est disponible généralement en temps opportun dans les BCZS. Les communautés ne choisissent pas le moment de cette activité.  Le Mectizan est contrôlé dans un système gouvernemental efficace, simple, peu compliqué et efficient.  Seuls 20 % des zones de santé ont des véhicules. Le projet TIDC amène le Mectizan aux autres zones. Recommandations: ‘Mectizan’ Eléments de mise en oeuvre 1. La coordination du projet doit mettre à la disposition du BCZS des fiches de commande de Mectizan qui doivent être utilisées obligatoirement. 2. Des moyens de transport et de fonctionnement doivent être assurés par le Gouvernement dans chaque BCZS. Priorité: 1. HAUTE 2. MOYENNE Indicateurs de réussite: 1. Les fiches de commande sont utilisées dans toutes les zones de santé, pendant la distribution de 2004. 2. Il existe suffisamment de moyens pour assurer l’approvisionnement de Mectizan à ce niveau. Qui doit agir ? 1. La coordination du projet 2. Le Gouvernement Délai d’exécution: 1. mars 2004 2. janvier 2005 3.2.5 Formation/ ESPM (2,7 / 4)  Le BCZS forme régulièrement les IT, mais quelques fois, son personnel arrive jusque dans les communautés. Ce système est très coûteux et empêche la durabilité.  Les IT sont autonomes dans la formation à donner aux DC  La formation du personnel en TIDC est assurée par le BCZS 30  Malheureusement, dans un cas sur 4, la formation est ciblée mais non intégrée aux autres programmes.  Heureusement, les ressources (humaines, matérielles, transport, etc.) destinées à la formation sont utilisées de façon efficiente.  Il n’existe pas encore de problèmes spécifiques car tout le monde est informé sur le programme. Mais il est prévu qu’en cas de problème, la formation et l’ESPM sont planifiés et exécutés.  Dans un cas sur 4, seulement les activités du TIDC sont ciblées et pour le reste, c’est de la routine.  Ces activités sont menées au niveau du BCZS et occasionnellement au centre de santé en cas de besoin. Cela a permis d’augmenter les différents taux de couverture. Recommandations: ‘Formation/ ESPM’ Eléments de mise en oeuvre 1. Organiser des formations / ESPM ciblés, afin de réduire le coût lié à l’activité. Priorité: 1. HAUTE Indicateurs de réussite: 1. Il existe un plan de formation ciblée au niveau de chaque BCZS. Qui doit agir ? 1. Les BCZS Délai d’exécution: mars 2004 3.2.6 Ressources financières (1,3 / 4)  Dans un cas sur quatre, le coût des activités est budgétisé et la stratégie de réduction de ces coûts existe bel et bien.  Dans deux cas sur quatre (2/4), les fonds disponibles pour l’année suivante ne sont pas connus, mais le budget du plan correspond au coût des activités.  Les contributions budgétaires de l’administration publique locale et des partenaires ne sont pas clairement définies ; il n’existe pas de lignes budgétaires aux activités du TIDC prévues par le gouvernement et par conséquent, les montants ne peuvent pas être décaissés.  Aucun plan n’existe pour combler le déficit budgétaire et il n’y a aucun engagement écrit ni du gouvernement, ni des partenaires (ONGD) devant substituer les financements APOC après le retrait de ce dernier.  Le système de contrôle des dépenses existe et contient l’approbation des dépenses par l’ordonnateur et leur allocation. Les fonds libérés chaque année sont également dépensés en respectant leurs lignes budgétaires. 31 Recommandations: ‘Finances’ Eléments de mise en oeuvre 1. Chaque BCZS devra mettre en œuvre le plan de durabilité pour la continuité des activités du TIDC. 2. L’Etat et les autres partenaires doivent définir clairement par écrit le montant chiffré de leurs contributions pour les activités TIDC. Priorité: 1,2 HAUTE Indicateurs de réussite: 1. Au niveau de chaque BCZS, il existe un plan de durabilité, ainsi que des rapports de la mise en oeuvre de ce plan. 2. Il existe des documents dans lesquels les partenaires définissent leurs contributions financières exactes pour les années suivantes. Qui doit agir ? 1. Les BCZS 2. Le Gouvernement, les ONGD Délai d’exécution: 1,2 janvier 2005 3.2.7 Transport/ autres ressources matérielles (1,6 / 4)  Le nombre des moyens de transport est insuffisant  Les coûts de fonctionnement des véhicules ne sont pas pris en charge par le gouvernement.  Il y a suffisamment de matériels disponibles pour la formation, mais pas assez pour l’ESPM.  Dans la moitié des cas, il existe un calendrier d’entretien régulier et respecté des moyens de transport (véhicules, motos).  Les coûts ne sont pas couverts par le gouvernement, et les réparations ne sont pas rapides et efficientes. Il n’y a pas non plus de stratégie spécifique en cas de panne. Recommandations: ‘Transport etc.’ Eléments de mise en oeuvre 1. Le nombre des moyens de transport doit être suffisant (au moins 1 véhicule et 2 motos par BCZS,) et le Gouvernement doit assurer leurs coûts de fonctionnement. 2. Il faut produire suffisamment le matériel d’ESPM. 3. Un plan de remplacement des moyens de transport et autres ressources matérielles doit être élaboré. Priorité: 1. HAUTE 2. MOYENNE 3. HAUTE Indicateurs de réussite: 1,2 Il existe des documents dans lesquels les partenaires définissent leurs contributions exactes pour les années suivantes. 3 3. Il existe un plan de remplacement des moyens pour tout le projet Kasaï Qui doit agir ? 1,2,3 Le Gouvernement Délai d’exécution: 1,2,3 janvier 2005 3.2.8 Ressources humaines (3 / 4)  Le personnel est suffisamment qualifié et plus de la moitié de ce personnel a une stabilité de plus de 5 ans. En cas d’affectation, la formation des nouveaux membres du BCZS est immédiate. 32  Le personnel qualifié est fier de son travail et il existe des preuves de motivation de certains personnels (félicitations écrites, attestations de formation, encouragements, satisfaction morale, etc.), et le travail est bien fait (supervision, formation, couverture élevée, etc.). 3.2.9 Couverture (4 / 4)  La couverture géographique est de 100% et reste stable.  Le taux de couverture thérapeutique est bon, c’est-à-dire >65 % et il est en augmentation chaque année. 4. Niveau Aire de santé 4.1 Notation des indicateurs (barême: 0 à 4) Project Kasaï: durabilité du niveau 'aire de santé' 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 Pla nif ica tio n Le ad ers hip Su pe rvi sio n / Mo nit ora ge Me cti za n Fo rm ati on /E SP M Re ss ou rce s H um ain es Ta ux de co uv ert ure Groupe d'indicateurs C ot at io n (/4 ) 4.2 Résultats et recommandations 4.2.1 Planification (1 / 4)  25 % des centres de santé élaborent le chronogramme des activités TIDC.  Le paquet minimum des activités (PMA) dans lequel sont intégrées les activités TIDC n’est pas bien défini. Recommandations: ‘Planification’ Eléments de mise en oeuvre 33 1. Le paquet minimum des activités dans lequel figurent les activités TIDC doit être défini au niveau de l’aire de santé. 2. Le calendrier annuel du déroulement des activités du PMA (TIDC inclus) doit être élaboré par chaque infirmier titulaire du CS. Priorité: 1,2 MOYENNE Indicateurs de réussite: 1. Il existe un tel PMA pour le niveau « aire de santé ». 2. Un calendrier annuel existe au niveau de chaque CS. Qui doit agir ? 1. Ministère de Santé Publique: niveau national et niveau provincial 2. Les BCZS, les responsables des CS Délai d’exécution: 1. janvier 2005 2. mars 2004 4.2.2 Leadership et appropriation (3,5 / 4)  Le personnel de santé considère le programme TIDC comme étant le sien et initie à cet effet les activités clés.  Les autorités politico-administratives connaissent le TIDC et sont impliquées dans 75% des cas (6 cas sur 8). 4.2.3 Monitorage/ supervision (3,2 / 4)  Le processus de transmission des rapports est intégré au système national.  Les supervisions sont des activités de routine (non ciblées) mais se font de façon efficiente et intégrée.  Les problèmes identifiés à travers les supervisions ou autres sources sont résolus soit par l’infirmier titulaire (cas des effets secondaires mineurs), soit par le chef de village (refus de traitement, motivation des DC).  Les cas de succès sont considérés comme tels et aucune rétro information n’est faite aux communautés. Recommandations: ‘Monitorage etc.’ Eléments de mise en oeuvre 1. L’infirmier titulaire doit faire une rétro information d’encouragement pour les communautés / DC qui font des succès dans la mise en œuvre des activités TIDC. Priorité: 1. MOYENNE Indicateurs de réussite: 1. Il existe des rapports de rétro information faite par les IT des CS. Qui doit agir ? 1. Les BCZS; les responsables des CS Délai d’exécution: 4. mars 2004 4.2.4 Obtention et distribution du Mectizan (3,4 / 4)  La commande de Mectizan est faite sur la base des données de recensement de la population, mais il n’existe pas des fiches de commande.  Le Mectizan est disponible à temps et en quantité suffisante. Les rares cas de pénurie avaient trouvé des solutions appropriées. 34  Le Mectizan est géré dans le système gouvernemental, mais sans outil de gestion.  Le système d’approvisionnement en Mectizan est peu compliqué, efficace et efficient.  Les communautés vont chercher le Mectizan au centre de santé: en utilisant leurs propres moyens (vélo, pied). Recommandations: ‘Mectizan’ Eléments de mise en oeuvre 1. L’infirmier titulaire du CS doit utiliser la fiche de gestion du Mectizan mise à sa disposition. Priorité: 1. MOYENNE Indicateurs de réussite: 1. Les fiches sont utilisées par les IT dans chacque CS. Qui doit agir ? 1. Les BCZS; les responsables des CS Délai d’exécution: 5. Mars 2004 4.2.5 Formation/ ESPM (3 / 4)  La formation n’est pas ciblée; bien qu’étant de routine, les ressources pour la formation sont utilisées de manière efficiente en général.  Le personnel de santé rappelle aux décideurs les informations sur le TIDC chaque année.  Les activités d’ESPM sont menées aussi bien de façon routinière que de façon spécifique (ciblée) et n’exigent aucun coût. Ce qui a permis d’informer tout le monde et donc d’obtenir de bons taux de couverture. 4.2.6 Ressources financières (0 / 4)  Il n’existe pas de budget TIDC au centre de santé. La contribution du gouvernement se limite seulement aux salaires du personnel et, dans certains cas, aux infrastructures.  Le budget qui est élaboré au niveau de la coordination du projet ne couvre que l’activité de formation 4.2.7 Transport et autres ressources matérielles (2 / 4)  Les vélos sont disponibles et appropriés pour les activités TIDC, mais ce sont, pour la plupart, des vélos personnels des agents des centres de santé. Ils sont utilisés pour toutes les activités du centre.  Les ressources pour le fonctionnement proviennent des recettes des centres de santé et ne sont donc pas fiables. Ainsi, les réparations sont faites en fonction des moyens disponibles.  Les stratégies pour faire face aux pannes et à la non disponibilité des moyens de transport existent: emprunt, location, etc.  Il n’existe pas de plans réalistes pour le remplacement de ces moyens mais plutôt des espoirs fondés sur des bailleurs non identifiés.  Les matériels pour la formation et l’ESPM sont disponibles, mais insuffisants 35 Recommandations: ‘Transport etc.’ Eléments de mise en oeuvre Le gouvernement doit assurer des moyens de transport dans chaque centre de santé, ainsi que les frais de leur entretien et de leur réparation. Le gouvernement doit prévoir un plan de remplacement des moyens de transport des centres de santé. Le matériel de formation et d’ESPM doit être distribué en quantité suffisante par le gouvernement. Priorité: HAUTE 2,3 MOYENNE Indicateurs de réussite: Il existe un document dans lequel le Gouvernement explique son plan concernant l’approvisionnement et l’entretien des vélos pour chaque CS, ainsi que leur remplacement. Il existe une quantité suffisante de matériel de formation et d’ESPM dans chaque CS. Qui doit agir ? 1. Le Gouvernement Délai d’exécution: 1. janvier 2005 4.2.8 Ressources humaines (3 / 4)  Le personnel a des connaissances et compétences suffisantes pour organiser les activités TIDC, malgré les petites lacunes constatées.  Malheureusement, la majorité des responsables est instable.  La formation est faite de façon immédiate pour les nouveaux membres du personnel qui ont des responsabilités de TIDC. Recommandations: ‘Ressources humaines’ Eléments de mise en oeuvre Le Gouvernement doit motiver le personnel afin de favoriser sa stabilité et la continuité du travail. Priorité: HAUTE Indicateurs de réussite: Il existe un plan écrit au sein du Ministère, concernant la motivation des agents de santé au niveau des aires de santé, et qui promeut la stabilité de ces personnes. Qui doit agir ? Le Gouvernement Délai d’exécution: Janvier 2005 4.2.9 Taux de couverture (4 / 4)  La couverture géographique est de 100% et reste stable. 36 5. Niveau Village 5.1 Notation des indicateurs (barême: 0 à 4) Projet Kasaï: durabilité du niveau village 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 Pla nif ica tio n Le ad ers hip Su pe rvi sio n / Mo nit ora ge Me cti za n Fo rm ati on /E SP M Re ss ou rce s H um ain es Ta ux de co uv ert ure Groupe d'indicateurs C ot at io n (/4 ) I 5.2 Principaux résultats et recommandations 5.2.1 Planification et gestion (2 / 4)  Les DC ne choisissent pas les périodes de visite. Par contre, ce sont eux qui choisissent l’itinéraire à parcourir.  Tous les problèmes sont résolus avec l’aide des leaders.  Les recensements et la distribution se font au cours de visites séparées. Recommandations: ‘Planification’ Eléments de mise en oeuvre 1. Pour réduire la charge du DC, le recensement et la distribution par ménage doivent se faire en une seule visite. 2. Les activités du DC doivent être répertoriées dans un seul registre utilisable pendant plusieurs années. Priorité: 1,2 HAUTE Indicateurs de réussite: 1. Il existe des procès-verbaux des réunions à chaque niveau du projet, où l’on a planifié le recensement et la distribution en une seule visite. 2. Il existe des rapports de formation des DC, concernant la préparation des registres utilisables pendant plusieurs années. Qui doit agir ? 1,2 La coordination du projet, les BCZS, les IT, les DC Délai d’exécution: 1,2 mars 2004 37 5.2.2 Leadership et appropriation (2,5 / 4)  Les leaders de la communauté sont impliqués dans la distribution du Mectizan.  Les chefs connaissent en général les problèmes liés aux taux de couverture géographique et thérapeutique.  Les communautés ont pris conscience de leurs responsabilités; les problèmes sont donc résolus dès qu’ils surviennent.  La communauté choisit ses DC. L’IT choisit le temps et le mode de distribution du Mectizan.  Il n’y a pas d’auto-évaluation.  Plusieurs effets secondaires du Mectizan sont énumérés.  La communauté exprime le besoin de traitement annuel au Mectizan.  Les populations ne comprennent pas toujours l’intérêt du traitement à long terme. Recommandations: ‘Leadership etc.’ Eléments de mise en oeuvre Un auto-monitorage communautaire doit être mis en place. Priorité: MOYENNE Indicateurs de réussite: Il existe des rapports concernant la formation des villageois en matière de l’auto-évaluation de leurs activités TIDC, ainsi que des rapports de leurs projets d’auto- évaluation. Qui doit agir ? La coordination du projet, les BCZS, les IT, les DC Délai d’exécution: Janvier 2005 5.2.3 Monitorage/ supervision (4 / 4)  Les DC font parvenir les rapports à temps.  Ils utilisent les moyens habituels (vélos, pieds).  5.2.4 Obtention et distribution du Mectizan (2,5 / 4)  La quantité du Mectizan est suffisante pour la population, mais on n’en a pas gardé pour ceux qui sont temporairement inéligibles ou absents.  Dans 2 cas sur 3, l’IT a fait le calcul sur la base du dénombrement des ménages.  Les DC vont eux-mêmes chercher le Mectizan au centre de santé par leurs propres moyens (vélos, pieds) Recommandations: ‘Mectizan’ Eléments de mise en oeuvre Il faut garder au niveau des villages du Mectizan Priorité: MOYENNE 38 pendant un mois pour les absents et les membres temporairement inéligibles. Indicateurs de réussite: Il existe des procès-verbaux des réunions à chaque niveau, où l’on a planifié que les DC gardent quelques comprimés pendant un mois après la distribution. Qui doit agir ? Les BCZS, les IT, les DC Délai d’exécution: Mars 2004 5.2.5 Formation/ ESPM (3,5 / 4)  Les DC identifient les besoins en information et recourent aux leaders communautaires.  Les leaders prennent les mesures nécessaires pour fournir les informations demandées et encourager l’appropriation des activités TIDC. 5.2.6 Ressources financières (1,5 / 4)  Quelques communautés encouragent les DC. D’autres soupçonnent que les DC sont déjà payés.  Les communautés ne contribuent pas toujours à l’achat des cahiers d’enregistrement et moyens de transport. Recommandations: ‘Finances’ Eléments de mise en oeuvre Il faut renforcer la sensibilisation des communautés pour qu’elles soutiennent les activités TIDC (motivation des DC, achat des cahiers, bics, crayons …). Priorité: MOYENNE Indicateurs de réussite: Il existe des rapports des activités menées au sein des communautés, concernant leur prise en charge du soutien financier de leurs DC. Qui doit agir ? BCZS, IT, leaders de communauté Délai d’exécution : Avril 2004 5.2.7 Ressources humaines (3 / 4)  Le ratio DC-population n’est pas satisfaisant dans 4 cas sur 5.  Les DC sont proches des ménages. (3 à 4 kms maximum).  Les DC sont compétents dans leur travail (bonne communication avec la communauté).  Il y a un plan de formation des DC.  Peu de DC abandonnent le travail (8 cas connus). Recommandations: ‘Ressources humaines’ Eléments de mise en oeuvre 1. En cas de problèmes (trop de travail pour un seul Priorité: MOYENNE 39 DC), il faut respecter les normes d’APOC: 2 DC pour 250 habitants. 2. Organiser un recyclage sur la non-éligibilité au traitement par le Mectizan. Indicateurs de réussite: 1. Il existe des procès-verbaux des réunions à tous les niveaux concernant la sélection et la formation des DC supplémentaires en cas de besoin. 2. Il existe des rapports de recyclage des DC portant sur leurs lacunes. Qui doit agir ? Coordination du projet, BCZ, IT. Délai d’exécution: Avril 2004 5.2.8 Taux de couverture (3,5 / 4)  Les DC visitent tous les ménages.  Dans la plupart des cas, le taux de couverture est supérieur à 65%. Il n’y a pas de données disponibles sur les aires de santé qui sont en croissance. 6. Appréciation d’ensemble de la durabilité des deux projets 6.1 Le PNLOF de RDC Les données utilisées pour cette évaluation sont indiquées dans la section 1 ci-dessus. Il faut remarquer que ce projet n’est pas comme les projets TIDC ‘normaux’ pour les raisons suivantes : Il doit durer bien plus de 5 ans car en RDC c’est sur lui que reposera le lancement d’un grand nombre d’autres projets. En principe l’ensemble du pays doit être couvert. Le niveau des activités est donc amené à s’intensifier lorsque les différents projets seront installés.  Au même moment, le pays est en train de sortir d’une longue période de guerre civile et d’instabilité. Les différentes structures du gouvernement sont à peine en train de se mettre en place. Les financements du MSP sont encore minimes et ne vont probablement s’occuper que des cas urgents pendant encore quelque temps. 6.1.1 Les 7 aspects de la durabilité  L’efficacité: Le projet semble bien fonctionner - dans une bonne mesure, grâce à ceux qui le dirigent, et au soutien des ONGD partenaires. Le REMO a presque couvert tout le pays – cela est un accomplissement majeur. La planification n’est pas systématique comme elle devrait l’être, mais les autres aspects fonctionnent bien. EXISTE.  Attitude du personnel/ appropriation du projet: Les membres du personnel du PNLOF semblent engagés en général (bien que des problèmes de motivation et d’honnêteté aient été rapportés dans un ou deux cas. Ils sont fiers de leurs réalisations et bien décidés à étendre le projet dans tout le pays. Les cadres reçoivent des indemnités consistantes. 40 Leur engagement pour le TIDC sera à prouver lorsque les indemnités ne leur seront plus versées. EXISTE EN PARTIE.  Appropriation communautaire: Non applicable.  La simplicité: les procédures standard d’APOC et de CBM sont appliquées. Ces dernières ne sont pas harmonisées et cela a pour conséquence un double emploi des règles comptables et des rapports. Le personnel s’adapte néanmoins à cette situation. EXISTE EN PARTIE.  L’intégration: Bien que le PNLOF soit officiellement placé sous l’autorité de la Division des Grandes Endémies de la Direction 4 du MSP, il est pratiquement autonome et ne fait pas appel à ces structures. Cela est dû au fait que son financement ne vient pas du MSP, et part conséquent il traite directement avec ses bailleurs. Cette situation va probablement se poursuivre pendant un moment jusqu’à ce que le MSP soit en mesure de fournir les fonds pour les programmes de lutte contre la maladie. N’EXISTE PAS.  Les activités de soutien aux projets sont partiellement intégrées. Le personnel est un peu pléthorique lors que l’on fait une comparaison avec d’autres programmes au Nigeria et le Cameroun. Les déplacements journaliers pour transporter le personnel de leur domicile au bureau et vice versa coûtent également cher. Compte tenu du manque d’infrastructures, le personnel de la Direction est obligé, dans la plupart des cas, de prendre l’avion, ce qui coûte cher. EXISTE EN PARTIE.  Les ressources: le projet dépend actuellement presque entièrement des financements extérieurs (APOC et CBM). Le MSP paie les salaires (ils sont exagérément bas), fournit les locaux qui servent de bureau et un peu de mobilier. Il fournit également l’eau et l’électricité. APOC et CBM se chargent des moyens de transport, les coûts de fonctionnement, les équipements et d’importantes indemnités aux cadres du personnel. Cette situation va se poursuivre probablement jusqu’à ce que le gouvernement de RDC se réinstalle. Pour le moment, il n’y a pas de plan de durabilité pour ce projet de soutien à la Direction du PNLOF. N’EXISTE PAS. Ces ‘aspects’ existent à moins de 50% 6.1.2 Les cinq éléments critiques de la durabilité  Approvisionnement et distribution du Mectizan: pas de problème particulier à ce niveau. EXISTE. 41  La supervision: elle est effectuée comme il faut. Les données sont utilisées pour identifier les problèmes, lesquels sont résolus par la suite. Cependant, le GTNO n’est pas très impliqué dans le processus, et les per diem qui sont actuellement servis ne seront pas durables, à l’avenir. EXISTE EN PARTIE.  Le transport: dans un avenir immédiat, il ne sera pas adéquat – mais il est entièrement assuré et entretenu par APOC et CBM. Il n’y a pas de signe de changement de la situation pour le moment car le MSP est incapable de contribuer. N’EXISTE PAS.  Les ressources financières: Cet indicateur a deux exigences:  Les activités résiduelles (l’après APOC) devront être réduites absolument au minimum: cela n’a pas encore été fait de façon systématique – il n’y a pas de plan de durabilité a ce niveau. ∗ Il n’y aura pas suffisamment de fonds pour mener ces activités: présentement, le projet est entièrement dépendant d’APOC et CBM qui le maintiennent en vie et il n’y a pas de signe que cela va changer. N’EXISTE PAS.  L’engagement politique: Les supérieurs hiérarchiques du Directeur du PNLOF savent que le programme existe et y sont impliqués. Le Ministre est également au courant, supporte le programme et en est même fier. C’est ce qui explique l’affectation d’un nombre considérable d’agents au programme sans contribution financière pour le moment. EXISTE EN PARTIE. Ces ‘éléments’ existent à 50% 6.1.3 Evaluation d’ensemble de la durabilité Selon le “Guide d’évaluation de la durabilité des projets”, le PNLOF est alors classé comme suit: Niveau de durabilité Description Ne fait pas de progrès satisfaisant vers la durabilité Moins de la moitié des aspects existent, et moins de la moitié des éléments critiques existent Cette évaluation doit être placée dans le contexte de la situation extrêmement difficile dans laquelle le pays se trouve. Des progrès sont en train d’être réalisés dans des circonstances très critiques. Le nœud du problème réside dans l’incapacité du MSP à soutenir le programme avec les ressources financières nécessaires. Cela dépend aussi de l’évolution sociopolitique du pays à moyen et long terme. 6.2 Projet TIDC Kasaï Les données qui ont servi à faire cette évaluation sont présentées dans les sections 2 à 5. 42 6.2.1 Les “7 aspects” de la durabilité  L’efficacité: le projet est efficace. Après seulement 3 ans, le niveau du taux de couverture est raisonnable compte tenu des circonstances difficiles (manque de ressources, d’infrastructures). La structure du MSP dans les provinces est favorable au projet de TIDC. EXISTE.  Attitude du personnel/ appropriation du projet: Au niveau provincial, les MIP savent que le projet existe et le soutiennent à fond. Le directeur du projet et son personnel sont entièrement engagés pour le bon fonctionnement du programme mais ils reçoivent aussi des indemnités consistantes. Au niveau des zones et aires de santé les agents reçoivent peu ou pas d’argent du tout, cependant ils sont chargés de la mise en oeuvre de tous les aspects du programme du TIDC. EXISTE.  L’appropriation communautaire: Les communautés apprécient et acceptent le Programme du TIDC. Elles vont elles-mêmes chercher le Mecitzan et il y a des cas où les DC reçoivent des récompenses. EXISTE.  La simplicité: Dans les zones et aires de santé, le TIDC s’insère aisément dans les activités de routine et utilise en bonne partie les ressources existantes. Les procédures de monitorage et d’approvisionnement en Mectizan sont simples et efficaces. EXISTE.  L’intégration: Au niveau provincial, les deux MIP tiennent compte du programme du TIDC et cela apparaît dans leur planification. La supervision n’est pas intégrée à celle d’autres programmes. Au niveau des zones et aires de santé, le projet est maintenant considéré comme faisant partie des activités de routine du MSP. EXISTE EN PARTIE.  L’efficience: Comme mentionné auparavant, les activités de routine des Aires et Zones de Santé sont hautement efficientes et ont facilement absorbé le programme du TIDC à un coût supplémentaire minime. Il n’y a pas de recyclages de routine. La manière dont les registres des DC sont tenus montre qu’ils doivent préparer de nouveaux chaque année. Les DC font le recensement et la distribution au cours de visites séparées. EXISTE EN PARTIE.  Les ressources: Si on se base sur les sources locales, il y a un grand déficit en ressources. Au niveau provincial, le programme dépend entièrement d’APOC et de CBM pour le financement des moyens de transport, l’équipement, les coûts de fonctionnement et les indemnités. Les niveaux Aires et Zones de Santé sont plus autonomes mais manquent notamment de moyens de transport fiables (et même ce qui existe a été obtenu de l’extérieur) – ce qui va inévitablement avoir à long terme, un effet négatif sur la durabilité. Le matériel IEC qui est fiable a été conçu et largement distribué, mais une fois de plus, cela se fait grâce au financement extérieur. N’EXISTE PAS. 43 La plupart de ces aspects existent 6.2.2 Les cinq éléments critiques de la durabilité  Approvisionnement en Mectizan et distribution: Cette opération se mène efficacement à tous les niveaux – aucun problème de rupture ne s’est posé pour le moment. Les commandes et le système de contrôle qui sont en vigueur sont faciles à gérer. Dans un cas sur deux, les commandes ne se font pas de façon systématique et les DC ne sont pas autorisés à garder une petite réserve du médicament pour les retardataires. EXISTE PRESQUE ENTIEREMENT.  La supervision: Le monitorage et la supervision sont efficaces à tous les niveaux du projet. La supervision combine à la fois les visites à domicile et régulièrement les grandes réunions pour évaluer les progrès réalisés et programmer d’autres activités. L’auto monitorage communautaire n’a pas encore été institué. EXISTE.  Le transport: il est problématique. Au niveau provincial, il y a suffisamment de moyens de transport mais ils sont fournis et entretenus par APOC. Il n’y a pas de plan de remplacement. Au niveau des Zones de Santé, quelques-unes seulement ont des véhicules « Tout Terrain » et certaines manquent même de motos. Les Zones de Santé se contentent des bicyclettes (bien que, encore une fois, certaines n’en aient pas. Ces deux niveaux semblent se contenter de ce qu’ils ont et l’utilisent d’une manière intégrée. EXISTE EN PARTIE.  Les ressources financières: Cet indicateur a deux exigences:  Les activités résiduelles (l’après APOC) devront être réduites absolument au minimum. Il y a un plan de durabilité, mais cela ne résout pas la question de la réduction des activités qui coûteront cher. Pour le moment, ces activités ne sont pas encore identifiées mais cela ne se fait pas dès le début de n’importe quel projet. ∗ Il y aura des fonds suffisants pour mener ces activités. A part les salaires misérables, le MSP ne fournit ni fonds, ni ressources. En particulier, le niveau provincial est entièrement dépendant de ressources extérieures pour mener des activités. Cependant, la Zone de Santé et l’Aire de Santé s’adaptent dans une grande mesure en intégrant le TIDC aux activités existantes. N’EXISTE PAS.  L’engagement politique: Il apparaît à présent que chaque niveau a été contacté, que ce soit le MSP ou les personnalités. Cependant, cela ne s’est pas traduit en actes concrets par un soutien matériel (dans un contexte de pauvreté généralisée et du manque de ressources). EXISTE. 44 La plupart de ces ‘éléments’ existent. 6.2.3 Evaluation d’ensemble de la durabilité Selon le “Guide d’évaluation de la durabilité des projets”, le PNLOF est alors apprécié comme suit: Niveau de durabilité Description Réalise des progrès satisfaisants vers la durabilité Un ou deux aspects ne sont pas satisfaits Ce projet tend vers la durabilité. Avec le feed-back des évaluateurs, le personnel de la Direction Nationale et celui du projet devraient pouvoir entreprendre l’action salvatrice nécessaire. Beaucoup de choses dépendent de la capacité du projet à obtenir d’une source fiable, les ressources financières et matérielles. 7. Leçons retenues au cours l’évaluation de la durabilité 7.1 Préparation locale de l’évaluation L’équipe d’évaluation a appris que d’importantes activités ont eu lieu à Kananga et Mbuji Mayi avant son arrivée. Une équipe du PNLOF à Kinshasa avait visité le projet pendant environ une semaine pour s’assurer que tout était en place avant l’arrivée des évaluateurs. Cela a certainement eu des aspects positifs et négatifs :  Aspects positifs: se focaliser sur les défaillances connues du projet et en essayant de s’en occuper, s’assurer que la logistique était en place pour que l’évaluation se passe correctement.  Aspects négatifs: “monter” les personnes à interroger pour que celles-ci donnent des réponses “acceptables” pour les évaluateurs (surtout que les outils de l’évaluation étaient disponibles) en prenant la précaution que chaque évaluateur sera suivi d’une personne qui se chargera de donner l’information ‘juste’. Il n’y avait pas de preuve immédiate des aspects négatifs, mais c’est un danger contre lequel il faut se prémunir pour les autres évaluations. Dans ce cas, l’équipe a pris des dispositions pour éviter les préjugés ; par exemple, en changeant l’échantillon de la Zone de Santé suggérée par le personnel et en évitant d’interviewer les responsables des Zones et Aires de Santé en présence des membres du personnel qui servaient de guides ou accompagnateurs. 7.2 La rencontre fortuite avec un médecin A Kinshasa, le chef d’équipe est tombé par hasard sur un Missionnaire médecin qui avait travaillé au Kasaï pendant de nombreuses années. Cet homme s’est étonné d’apprendre qu’un grand projet TIDC était en train d’être lancé car, partant de son expérience, la maladie (dont il avait une vaste connaissance) se trouvait dans des foyers précis et à prévalence faible, même 45 dans ces foyers. Il serait intéressant de faire une enquête pour savoir en quoi ce témoignage semble différer tant des données du REMO. Est-ce simplement le fait que le témoignage de ce médecin soit sans fondement scientifique ou alors y a-t-il eu des problèmes de méthodologie ou des préjugés dans le REMO ? 46 Activités de plaidoyer et atelier de restitution/ planification 1. Activités de plaidoyer Au cours de l’évaluation, les membres de l’équipe ont chaque fois rencontré des gens pour obtenir des informations concernant la durabilité du projet, et par courtoisie, pour les informer de la présence de l’équipe et sa mission. Pendant chacune de ces rencontres, les membres de l’équipe ont saisi l’occasion pour parler de la durabilité du projet au niveau qui concernait l’interlocuteur, de même que les responsabilités des acteurs concernés pour que le projet soit durable. La liste détaillée des personnes rencontrées figure en Appendice 1. 2. Atelier de restitution/ planification 2.1 Introduction Préoccupé par la durabilité du projet TIDC Kasaï, le Management APOC a organisé une évaluation externe afin d’analyser la situation actuelle du projet qui est dans sa 3ème année de financement de l’APOC, en ce qui concerne la durabilité, c’est-à-dire sa capacité de continuer à fonctionner efficacement après cessation du soutien d’APOC. Après chaque exercice d’évaluation, les résultats sont présentés aux différents acteurs de la lutte contre l’onchocercose à travers l’atelier de restitution. Celui-ci fut organisé du 03 au 05 novembre 2003. 2.2 Objectifs Deux objectifs sont poursuivis par cet atelier :  La restitution: c’est la présentation des résultats de l’équipe d’évaluation à tous les acteurs du TIDC.  La planification de la durabilité du projet: c’est permettre au personnel du Projet et aux personnalités politiques de travailler ensemble pour développer un plan réaliste visant à assurer la durabilité au projet TIDC Kasaï. 2.3 Profil des Participants Ce sont tous ceux qui ont une part de responsabilité dans les activités TIDC:  Les autorités politico administratives  Les organisations non gouvernementales de développement  Les églises  Le personnel de santé. 2.4 Méthodologie 47 Il s’agit de la méthodologie participative avec des travaux de groupes, des présentations en plénière et des discussions. 2.5 Déroulement des travaux Jour 1 Après la cérémonie d’ouverture qui a été marquée par le mot de bienvenue du MIP de la province du Kasaï Occidental, un récital de poèmes sur l’onchocercose, le mot de circonstance du Directeur du cabinet du ministre de la santé et le mot d’ouverture de l’atelier par Madame le Vice-gouverneur de la province du Kasaï occidental, les travaux de la journée ont été les suivants:  La présentation du projet TIDC Kasaï  La Présentation des objectifs de l’évaluation  La définition de la durabilité  La restitution des résultats de l’évaluation  Les travaux de groupe. Répartis en 4 groupes (hauts fonctionnaires, fonctionnaires intermédiaires, hommes d’églises et ONGD) les participants qui sont considérés comme étant des grands décideurs ont échangé sur le thème suivant: «Quel rôle entendez-vous jouer pour la durabilité du Projet» ? A l’issue des discussions en groupes, les recommandations suivantes ont été faites: Recommandations du groupe des AT et des journalistes . Travailler pour la conscientisation et la sensibilisation de la population afin de l’amener à assister les Distributeurs Communautaires.  Organiser des journées spéciales de souscription au profit des activités sanitaires le cas échéant.  Budgétiser les dépenses relatives aux activités sanitaires en vue de motiver ou d’assister les DC.  Assumer avec efficacité ses responsabilités de Président du Comité Local de Coordination des activités sanitaires. Recommandations des églises  Intégrer les activités de lutte dans les structures de nos églises en vue de l’appropriation de ce programme.  Renforcer le partenariat Eglise-Ministère de la Santé aux niveaux provincial, district zone de santé, aire de santé, village.  Organiser les journées spéciales de mobilisation des ressources nécessaires en faveur de la lutte contre l’Onchocercose.  Renforcer la sensibilisation pour la prise en charge de la communauté par elle-même. 48  Mettre à profit dans la mesure du possible, les opportunités de l’église pour le transport des intrants. Recommandations des hauts fonctionnaires  Mettre en place un mécanisme de mobilisation locale des fonds (arrêté provincial).  Prise en charge du transport de la province vers les zones de santé.  Intégrer la distribution du Mectizan dans le système d’approvisionnement des structures périphériques. Recommandations des ONGDs, associations, hommes d’affaires  Exiger une petite contribution sur les consommables, les billets de voyage et sur les unités de production.  Sensibiliser les opérateurs économiques à s’occuper du transport du Mectizan vers les zones de santé.  Sensibiliser la CBM de continuer à soutenir le projet TIDC Kasaï dans sa durabilité.  Demander à la fondation MIBA d’assurer le transport de Mectizan sur les axes de ses interventions. Jours 2 et 3 Les travaux de ces deux jours tournaient autour des exercices pour l’élaboration du plan de durabilité post-APOC du Projet TIDC Kasaï. Quatre groupes furent constitués pour réfléchir sur les thèmes proposés:  Groupe 1 fut composé des acteurs de terrain du district de la Lulua et responsabilisé pour le niveau village.  Groupe 2 fut composé des acteurs de terrain du district de Cilenge et responsabilisé pour le niveau centre de santé.  Groupe 3 fut composé des acteurs de terrain du district du Kasaï et responsabilisé pour le niveau Bureau Central de Zone de Santé.  Groupe 4 fut composé des acteurs de terrain de la province (MCP, MID, MIP ) et des ONG responsabilisées pour le niveau province. Les thèmes suivants ont fait l’objet des exercices de groupes: 1. Déterminer les forces, faiblesses, opportunités et menaces (FFOM) pouvant influer sur la durabilité des activités de lutte contre l’onchocercose. 2. Fixer les objectifs et déterminer les stratégies, les activités à mener et les ressources matérielles aux différents niveaux du Projet TIDC Kasaï pour les cinq années post APOC afin de réussir la durabilité. A l’issue de tous ces exercices de groupe et des présentations en plénière, un draft de plan de durabilité post APOC du Projet TIDC Kasaï a été élaboré. 49 Les travaux de l’atelier ont été clôturés par Madame la vice-Gouverneur de province. Son mot de clôture a été précédé par le récital des poèmes sur l’onchocercose et la remise des cadeaux aux jeunes ont ensuite suivi le mot de circonstance du MIP du Kasaï occidental, la présentation du rapport de l’atelier, le mot des participants, le mot des évaluateurs et le mot du Directeur National du PNLOF. N.B. Les détails sur l’atelier sont donnés en annexes. 50 Annexe 1 Procès-verbal de la réunion de planification de l’évaluation Introduction Le samedi 18 et dimanche 19 octobre 2003 s’est tenue la réunion ci-dessus présidée par Dr Marcelline NTEP, l’Eclaireur de l’équipe des Evaluateurs. Le Coordonnateur du projet TIDC Kasaï, Dr Fortunat NTUMBA TSHITOKA, après avoir introduit la séance et expliqué le but de la mission des évaluateurs, a présenté les participants et donné la parole au Médecin Inspecteur Provincial par intérim qui a souhaité la bienvenue au Dr NTEP et à la délégation du Kasaï oriental. Prenant la parole, l’Eclaireur Dr NTEP a donné l’agenda de la réunion de la manière suivante : 1. Sélection de zones de santé, des aires de santé et villages à enquêter 2. Composition des équipes 3. Elaboration du canevas des activités 4. Préparation des réunions de restitution des résultats de l’évaluation et de planification de la durabilité du projet 5. Divers Déroulement 1. Sélection de zones de santé Critères de sélection  Zones de santé ayant traité 3 ans et 2 ans depuis 2001, il s’agit là d’un choix raisonné qui a tenu compte de certaines réalités. Le Projet TIDC Kasaï est mis en œuvre depuis 2001 dans les provinces du Kasaï occidental et Kasaï oriental. Le recrutement des zones de santé dans le TIDC se fait par étape depuis 2001. c’est ainsi que 2 zones de santé en 3ème année au Kasaï occidental ont été sélectionnées, une zone du Kasaï occidental en 2ème (TIDC depuis 2002) et une zone du Kasaï oriental en 2ème année(TIDC depuis 2002) ont été sélectionné. Aucune zone de santé en 1ère année (mis en œuvre en 2003) n’a été sélectionnée.  Couvertures thérapeutiques > 75 % et < 65 %  Accessibilité géographique bonne > 75 %, moyenne comprise entre 65 et 75 %  Endémicité méso et hyper  Couverture géographique 51 2. Composition des équipes N° Zone de santé Participants Appartenance 1 BUNKONDE 1 Dr NTEP APOC 2 B. KABIBU IMCK 3 Dr Willy Mvita MCZ/BUNKONDE 4 Chauffeur BCZS/BUNKONDE 5 Convoyeur BCZS/BUNKONDE 6 Caméraman 2 MIKALAYI 1 Prof. PROZESKY APOC 2 J.D. KABAMBA TIDC KASAÏ 3 Dr A. MPANDA MCZ/MIKALAYI 4 Chauffeur BCZS/ MIKALAYI 5 Convoyeur BCZS/MIKALAYI 3 MASUIKA 1 Dr TAMBWE GTNO/RDC 2 Dr Claude NKITA B TIDC KASAÏ 3 Dr U. MEKANDA MCZ/MASUIKA 4 Chauffeur TIDC KASAÏ 5 Convoyeur TIDC KASAÏ 6 Cameraman Raphaël KASONGA 4 KABEYA KAMUANGA 1 Dr NGIMA APOC 2 Dr YASSANKIA TIDC KASAÏ 3 Chauffeur TIDC KASAÏ 4 Dr KABAWU MCZ/KABEYA KAM 5 Convoyeur TIDC KASAÏ 6 Cameraman NYERERE 3. Canevas des activités Timing Activités 18 – 19 octobre 2003 Réunion préparatoire de l’évaluation 20 – 21 octobre 2003 Interview 22 octobre 2003 Départ des équipes sur terrain 23 – 27 octobre 2003 Collecte des données sur terrain 28 octobre 2003 Retour des équipes à Kananga 29 octobre – 02 novembre 2003 Analyse des données / Rédaction Draft, Rapport d’Evaluation 03 novembre 2003 Atelier de restitution 04-05 novembre 2003 Elaboration du plan de la durabilité 06 novembre 2003 Retour des délégués d’APOC à Kinshasa Annexe 2 Personnes rencontrées au cours de l’évaluation 52 1. Kinshasa A son arrivée l’Eclaireur a rencontré:  M. le Secrétaire Général du Ministère de la santé, le 16 /10/03  M. le Coordonnateur national adjoint du Programme de lutte contre l’Onchocercose, le 16/10/03  L’Administrateur du Bureau OMS/RDC, le 17/10/03 Le chef d’équipe a rencontré les personnes suivantes: Au bureau de la représentation de l’OMS  Dr Ekwanzala: DPC  Mr W Malwengo: logistique Au bureau de CBM  Dr A Hopkins: directeur national, CBM Au bureau du PNLOF  Dr Akotshi: directeur adjoint PNLOF  Dr Mukengeshayi: directeur PNLOF  Dr Bajay: CRS, NOTF membre  Mr Law: CBM, affecté au PNLOF, NOTF member In the Direction 4 office  Dr C Beya Efini: directeur, Direction 4, MSP  Dr L Engyam: épidémiologiste, Division des Grandes Endémies  Dr Mudwahefa: chef de service, monitoring et évaluation des programmes spécialisés, Division des Grandes Endémies. 2. Kananga Pour la réunion préparatoire de l’évaluation, choix des zones de santé et des aires de santé à évaluer le 18 octobre 2003:  Dr Urbain MEKANDA, MCZ/MASUIKA  Dr Claude NKITABUNGI, MIP a.i., Kasaï occidental  M. KABAMBA wa KABAMBA, Assistant Administratif Comptable du Projet TIDC /Kasaï  M. KATSHUNGA, Pharmacien Inspecteur provincial  M. Bernard KABIBU, Administrateur de l’Institut Médical Chrétien du Kasaï (IMCK/ Tshikaji)  Dr Yassankia KILOLO, Superviseur TIDC Kasaï Pool de Mbuji Mayi  Dr A. MULUMBA, Médecin Inspecteur provincial du Kasaï oriental  M. LEBON, logisticien provincial OMS/ Kasaï occidental  Dr Willy MVITA, MCZ/ BUNKONDE  Dr NTUMBA TSHITOKA, Médecin Coordonnateur Provincial du Projet TIDC Kasaï  M. Richard TSHIMPANGA, Secrétaire de siège du Projet TIDC Kasaï. Pour la visite de courtoisie:  Monsieur le Médecin Inspecteur Provincial du Kasaï occidental, le 19/10/03  Madame la vice-gouverneur de province du Kasaï occidental, le 20/10/03 Pour la collecte des données de l’évaluation:  Dr LUKUNKU Représentant OMS antenne de Kananga, le 20/10/03  Dr TSHIBOKO KAPUMBU, Médecin Inspecteur Provincial, le 21/10/03  Dr NTUMBA TSHITOKA, Coordonnateur du projet TIDC Kasaï, le 21/10/03  M. KATSHIUNGA, Pharmacien Inspecteur a.i, le 20/10/03 53  M. KABAMBA wa KABAMBA, Administrateur comptable du Projet TIDC Kasaï, le 20/10/03  M. Bernard KABIBU, Administrateur de l’IMCK / Tshikaji (Institut Médical Chrétien du Kasaï), le 20/10/03 3. Mbuji Mayi  Prof. Buana N’Sefu LUMANU-MULENDA: Vice Gouverneur chargé des Questions Economiques, Financières et de Développement.  Dr ILUNGA KAMBAJA: Médecin Inspecteur Provincial (M.I.P) a.i.  Mme Hyacinthe Béatrice NJIBA BITSHIDIBIYA: Le Conseiller aux Affaires Sociales 4. Zone de santé de Bunkonde La cité de Bunkonde: 23/10/03  Albert KALAMBA, Administrateur de territoire assistant  Le curé de la mission catholique BUNKONDE  Dr Willy MVITA, Médecin Chef de zone de santé de BUNKONDE  Dr Simon MAPASU, MDH de BUNKONDE  M. Joachim MUNANGA MADILU, Administrateur Gestionnaire de la ZS de BUNKONDE  M. Casimir BELANGANAYI TSHIKUNGULU, Superviseur de la ZS de BUNKONDE  M. Sylvain LUBOYA MAMBA, Animateur communautaire L’aire de santé de Kajangayi: 24/10/03 Centre de santé: 24/10/03  M.MUINDILA MUTELA, infirmier titulaire  L’autorité extra coutumière de Kajangayi  Les DC des villages Nkelende; Kajangayi mission; Kayoko; Kena; Ndaye. Village Nkelende: 24/10/03  Une femme  Un lieu de deuil rassemblant plusieurs personnes Village Kajangayi Mission: 25/10/03  Une famille  Une femme mère de famille L’aire de santé de Tshingana: 25/10/03 Centre de santé: 25/10/03  M. Bernard Tamba Kabatusi  Le directeur de l’école primaire  Le chef coutumier  M. Joël Wamona, DC du village Mampaya Village Bilolo: 25/10/03  Deux femmes et leurs familles  Deux familles  Une famille ou 2 jeunes hommes sont intervenus Village Kalanga: 25/10/03  Chef de groupement (il réside à Mampaya) avec plusieurs membres de la communauté dont le 2ème DC qui s’appelle M. Muyembe Mutshima. 54 5. Zone de santé de Maswika Cité de Maswika: 24/10/03  Dr Urbain MAKANDA: Médecin chef de zone  Abbé Arthur TSHIPUITA: Curé de la paroisse  M. Alain NDJIMUA: Chef de cité  Mme Monique Kuijle: Responsable de la pharmacie  M. Siméon KAPENDA: Administrateur Gestionnaire  M. Dieudomé MUPANGA: Superviseur TIDC Aire de santé de Tulumé: 25/10/03 Village Masaka  MAWUMA-MASAKA: Chef du village  Notables et les membres de la communauté  Mme UFILI NAKAJI: DC  M. KABUNDA MUKULU: DC Village Ifutu  M. Pascal NSAKA: Chef du village  Notables et les membres de la communauté  Mme Mireille NSAKA: DC  M. KAMOZI: DC Centre de santé de Tulumé  Mwezi Milonga: Infirmier Titulaire  Collaborateurs du centre de santé Aire de santé de Mukasa: 26/11/03 Village Mukasa  AMAKANEKO, MBOYA, MUVUJI: notables  les membres de la communauté  Mlle MUFAMPA-KAPITA: DC  M MIJIMBA KALUANGA: DC Village Ufili  Raphaël UFILI: Chef du village  Notables et les membres de la communauté  Mlle KABUNDA Esther: DC  M. Jean KAFUMI: DC Centre de santé Mukasa: 26/11/03  WAKENDANGA: Infirmier Titulaire  Ses collaborateurs  M. NKASA: Chef de village  Notables et membres de la communauté  Les DC de NKASA 6. Zone de santé de Kabeya Kamuanga Cité de Kabeya Kamuanga: 23/10/03  M. KAZADI EBONDO: Administrateur de Territoire 55  Dr KABAWU: MCZ  M. Jean-Pierre KABONGO: Superviseur de la ZS  M. Marcel MUYA: Secrétaire du BCZ  M. Léonard KANKOLONGO: Superviseur MoSo  Eddy KAYUMBI: Administrateur BCZ  M. Polycarpe NGANDU: Superviseur P.E.V. Aire de santé de Dibula: 24/10/03  M. ILUNGA KABAMBA : Infirmier Titulaire  M. Félicien MUPOMPA LUMBAYA : Chef de groupement de Babwa Ntombolo  Dix notables plus une foule nombreuse  M. Pierre KANGUDIA: Chef de groupement de Bakwa Lonji I  Six notables plus la communauté  CIBWABWA MUKA: Chef de village Beena-Kanda  Dix notables et une foule nombreuse  M. André CIYOMBO MUNGANGA; M. KACIALA MAYELA; M. André MUSAMBA MUTATA ; M. MBUYI MUTACI - DC de Lemba-Lemba  M. Martin BAKOLA ; M. Jean-Marie MULUMBA ; M. LULUA KANYINDA; M. Bruno NGANDU - DC de Beena-Kanda Aire de santé de Matadi Village de Beena Ciabinda  M. François NZEMBELA: Infirmier Titulaire de Matadi  Ses 2 aides (deux dames âgées)  M. CIBANGU MATADI: Chef de groupement Bakua NSULU MATADI  Ses notables et une grande foule  M. BATUA: Chef de CIABUNDA  20 hommes et 15 femmes  M. Bruno MUANZA.  Pierre CIMINGI Village de Beena Cidingi  Evariste MUTEBA  Mme Astride BUIMA 7. Zone de santé de Mikalayi Cité de Mikalayi  Mr Makanga and Mr Bamuekabasu: community supervisors  Mr A Tshibamba: community animator  M. S Mukundayi: administrateur du territoire adjoint  Dr Aubhein M’panga: MCZ . Aire de santé de Kadiata Centre de santé Kadiata  M. C Bamuekabasu: IT Village Kasanji  M. Bakashala Kalala Kasanji: chef de village  M. Beya Kabeya: DC  18 membres de la communauté Aire de santé Mbula-Mbula 56 Centre de santé Mbula-Mbula  M. B Muasabualo: IT Village Tshikupele  M. Mbuyi Tshibuabua Mufuta: chef de village  M. S Bakila: DC  35 membres de la communauté Village Ndamamba  M. Ndamamba: chef de village  12 notables  M. M Ntumbu: DC Paroisse de Kabwe Abbé D Mutshipayi Bololo 57 Annexe 3 Programme de l’atelier de restitution/planification (03 au 05 novembre 2003) Jour 01 LUNDI 03 NOVEMBRE 2003 Heures Activités Intervenants Durée 08h30 Arrivée des participants Service Provincial du Protocole 09hOO Arrivée des invites Service Provincial du Protocole 09h30 Arrivée des membres du Comité provincial de sécurité Service Provincial du Protocole 09h45 Arrivée de Son Excellence MR le Vice Gouverneur Service Provincial du Protocole 09h55 Arrivée de Mme la Vice Gouverneur et Gouverneur de province par intérim Service Provincial du Protocole 10h00 Cérémonie d’ouverture Hymne national Mot du MIP Présentation de participants et prière Poème sur la lutte contre l’ONCHO Programme de l’atelier Organisation pratique de l’atelier Présentation du projet TIDC Kasaï Présentation: objectifs de l’évaluation Présentation: la durabilité (insister sur les ressources) Présentation: méthodologie de l’évaluation Service Provincial du Protocole Service Provincial du Protocole MIP Kasaï occidental MEP MEP Dr BANGALI M. KABAMBA Dr NTUMBA Dr BANGALI Dr BANGALI Dr BANGALI 15 min 5 min 10 min 20 min 15 min 10 min Présentation des principaux résultats par niveau niveau du village / de la communauté niveau de l’aire de santé niveau de la zone de santé (BCZS) niveau du projet / province suivi des questions et réponses de clarification Dr BANGALI Dr TAMBWE Dr NGIMA Dr NTEP 10 min par niveau 20 min 12h30 Repas KAZADI ZADI 60 min Heures Activités Intervenants Durée 13h30 Tâche: ‘Quel rôle entendez vous jouer pour la durabilité du projet?’ 1) Travail en groupes (4 groupes) : Hauts fonctionnaires (9) Fonctionnaires intermédiaires (10) ONGD (4) Les hommes d’église (9) 2) Présentations en plénière Dr BANGALI 40 min 20 min 14h30 Départ des Grands Décideurs 14h45 Mot du Directeur du Cabinet du Ministre de la Santé et Directeur National du PNLOF Ouverture des travaux de planification par Son Excellence Mme la Vice Gouverneur 15 min 15h00 Exercice en FFOM en groupe Qu’est-ce qu’est le FFOM ? Quels sont les FFOM ? 3) Travaux en groupes MEP + Pharmaciens, MID,ONGD : discutent Dr NGIMA 15 min 60 min 58 leur situation MCZ en 3 groupes discutent sur niveau zone, CS, villages 4) Présentations et discussions en plénière 45 min 17h00 Fin des travaux Jour 02 MARDI 04 NOVEMBRE 2003 Heures Activités Intervenants Durée 09h00 Exercice: 1)Quels sont les objectifs à atteindre pour réussir la durabilité (résultats attendus) 2)Introduction: qu’allons-nous proposer au sortir de cette séance ? Travaux en groupe 2 groupes: niveau provincial 6 groupes: niveau zones Présentations et discussions Dr NTEP 10 min 40 min 40 min 10h30 Pause café 11h00 Exercice: ‘Quelles sont les activités à mener pour corriger nos faiblesses afin de réussir la durabilité?’ 1) Introduction : les éléments à prendre en compte pour la durabilité : planification, suivi et supervision, finances, formation et ESPM, transport, approvisionnement en Mectizan 2) Travaux en groupes : 2 groupes niveau provincial/ projet (3 volets par groupe) 3 groupes niveau zones (2 volets par groupe) 3) Présentations et discussions en plénière (5min par groupe) Dr TAMBWE 10 min 40 min 40 min 12h30 Repas 60 min 13h30 Exercice: ‘Quelles ressources matérielles sommes-nous en droit d’attendre aux différents niveaux du projet TIDC Kasaï pour les 5 années post APOC?’ 1) Travaux en groupes 2 groupes niveau provincial/ projet: considèrent leur niveau ; 6 groupes niveau zones: considèrent les niveaux zone, CS, village. 2) Présentations et discussions en plénière Dr NTEP 10 min 40 min 40 min 15h00 Pause café 30 min 15h30 Le grand plan: introduction Présentation: Le tableau et ses rubriques La durée du plan Questions de clarification Dr BANGALI 30 min 16h00 Fin des travaux 59 Jour 3 MERCREDI 05 NOVEMBRE Heures Activités Intervenants Durée 09h00 Présentation : Où en sommes-nous maintenant ? Le programme du jour Dr TAMBWE 15 min 09h15 Exercice : remplissage du tableau 1) Introduction : l’importance d’être réaliste et spécifique 2) Travaux en groupes : 2 groupes niveau provincial / projet 6 groupes niveau zones : BCZS, CS, villages Dr NGIMA 15 min 165 min Pause café 15 min Présentations et discussions (3 groupes) 30 min 13h00 Repas (pendant le repas, le secrétariat prépare les copies des tableaux pour chaque participant) 60 min 14h00 Présentation des résultats de l’atelier Cérémonie de clôture 60 Annexe 4 Discours prononcés à la clôture de l’atelier I. Mot de Son Excellence Mme le Vice gouverneur de Province du Kasaï Occidental - Messieurs et madame de l’équipe d’évaluation, - Messieurs et Mesdames les Membres du comité Provincial de sécurité, - Messieurs les délégués de la province du Kasaï Oriental, - Chers Commissaires des districts et Administrateurs des territoires du Grand Kasaï, - Messieurs les membres du Programme National de lutte contre l’Onchocercose en RDC, - Monsieur le Médecin Inspecteur Provincial du Kasaï Occidental, - Distingués invités, Qu’il me soit permis de vous exprimer ma grande joie de vous accueillir dans cette salle et vous souhaiter la bienvenue à Kananga, ville située au centre du pays, la RDC. En ayant accepté de répondre aux invitations, vous avez manifestement prouvé votre engagement et adhésion au développement dans l’union de notre région, en l’occurrence, le Grand Kasaï. Chers frères et sœurs membres de l’équipe des Evaluateurs, en acceptant de franchir eaux, forets et savanes, et traverser plusieurs pays pour nous rejoindre à Kananga afin de penser à l’avenir fructueux de la lutte contre l’Onchocercose dans notre région, nous vous sommes très reconnaissants et vous demandons de recevoir nos sentiments de fraternité. Chers grands décideurs, chers acteurs du terrain, vous allez bientôt suivre les travaux de Restitution sur l’Evaluation de la durabilité et tenter, à partir de ce mardi, d’élaborer le plan de durabilité de la lutte contre l’Onchocercose au Kasaï. Nos vœux sont de vous voir utiliser vos aptitudes et pratiques afin de trouver, à l’issue de cet atelier, des résolutions simples et efficaces devant amener la lutte contre l’Onchocercose vers la durabilité sur laquelle nous sommes déjà engagés. Que vive la lutte contre l’Onchocercose; que vive l’Unité africaine. Je vous remercie. 61 II. Mot du Médecin Inspecteur provincial du Kasaï occidental - Messieurs les membres du Conseil provincial de Sécurité de la Province du Kasaï occidental - Monsieur le Directeur du cabinet de son excellence Monsieur le Ministre de la santé publique et Coordonnateur National du PNLO - Messieurs et Madame les évaluateurs - Chers membres de la délégation de la province sœur du Kasaï oriental - Distingués invités Il est pour nous une occasion inoubliable de vous remercier pour avoir accepté de répondre à l’invitation à vous lancée par le Groupe de travail provincial de lutte contre l’onchocercose afin de participer et surtout de contribuer à la prise des décisions efficaces, simples et durables en matière de déboursement des ressources matérielles et financières nécessaires devant relayer l’action du Programme Africain de lutte contre l’Onchocercose, APOC en sigle. Les décisions que nous allons prendre permettront de renforcer notre action dans la lutte qui durera au moins 15 ans pour vaincre par la stratégie du Traitement à l’Ivermectine sous Directives Communautaires (TIDC) ce fléau à conséquences socio-économiques redoutables. Sans devoir le rappeler l’onchocercose est un des sérieux problèmes de santé publique et obstacles au développement socio-économique de notre région avec une prévalence allant de 20 à 80 %, et la moitié de la population des zones les plus touchées présente des lésions de grattages atroces les rendant ainsi inaptes à faire le travail. Pour la République Démocratique du Congo le Projet TIDC Kasaï, l’aîné des autres demeure et reste le modèle de l’intégration du TIDC. Depuis quatre ans d’existence, les efforts fournis et l’engagement du personnel du ministère de tutelle, les distributeurs communautaires et de l’ONGD, soutenus administrativement par les autorités provinciales, ont permis d’obtenir des résultats très prometteurs pour la durabilité. Au cours de ces assises toutes nos connaissances, aptitudes et pratiques seront mises à profit pour demeurer dans la voie de la durabilité amorcée. Je vous remercie. 62 III. Mot du Médecin Inspecteur Provincial du Kasaï occidental - Son Excellence Madame le Gouverneur de Province A.I. - Monsieur le Coordinateur National du BNLO - Messieurs les Evaluateurs - Messieurs les Participants - Distingués Invites L’inspection Médicale provinciale de la santé, à travers le GTPO, se réjouit ce jour des résultats auxquels nous sommes arrivés, ceci dénote du souci qu’anime chacun de nous dans cette lutte âpre que nous avons amorcée afin de l’élimination de l’oncho dans les 2 provinces du grand Kasaï. Nos efforts conjoints, notre savoir-faire, notre dynamisme et notre engagement constituent les atouts majeurs sur les quels notre peuple meurtri peut compter pour la pérennisation et la durabilité du Projet TIDC Kasaï. Avec vous tous, le GTPO, peut compter sur les partenaires surs, capables et décidés en vue de l’atteinte des objectifs que nous nous sommes assignés. Trouvez ici, les uns et les autres (évaluateurs comme participants) l’expression de notre profonde gratitude. - Son Excellence Madame la Gouverneur de Province A.I. - Monsieur le Coordinateur National du BNLO - Messieurs les Evaluateurs - Messieurs les Participants - Distingués Invités L’heure n’est plus aux slogans et que l’on est mieux servi que soit même. Les 3 journées d’intenses travaux ont abouti non seulement à l’engagement pris par les 2 provinces mais aussi à la planification pour l’avenir, dont les résolutions seront déposées sur notre table sous peu. Nous pouvons donc nous dire que d’ici que d’ici fin 2004, c’est le début de l’auto prise en charge pour la communauté Kasaïenne de leurs frères et sœurs affectés par cette endémie grave et handicapante. - Son Excellence Madame le Gouverneur de Province A.I. - Monsieur le Coordinateur National du BNLO - Messieurs les Evaluateurs - Messieurs les Participants - Distingués Invités Nous ne terminons pas ces mots sans rendre hommage à l’artisan de la paix et à l’unificateur de noter cher pays, après ces 5 ans de guerre. Mes remerciements s’adressent à APOC pour les évaluateurs qui nous ont permis de nous situer par rapports à nos pairs du continent africain. - Au programme national de lutte contre l’Oncho pour le soutien technique, matériel et moral. - Au Gouvernorat de province pour nous avoir assuré la paix et la régularité pendant toute la durée de ces assises et l’implication personnelle de S.E Madame le Gouverneur de province. - Aux participants venus de tous bords dans nos 4 différents districts pour leur assiduité, leur persévérance et leur endurance. Ce que vous venez de réaliser, restera marqué en lettre d’or dans les annales de la ville de Kananga d’une part et dans l’histoire du Kasaï d’autre part. Notre peuple s’en souviendra Je vous remercie. 63 IV. Mot des participants - Excellence Mme la vice gouverneur de Province, - Mme, Mrs les membres de l’équipe de l’évaluation, - Mr le Médecin Inspecteur Provincial, - Distingués invités, - Chers Participants, C’est à la fois un plaisir et un honneur de nous tenir devant vous dans ce cadre mémorial, pour vous présenter ces quelques mots a l’occasion de la clôture de l’Atelier sur « La restitution de l’évaluation et de l’élaboration du Plan de Durabilité post APOC du projet TIDC Kasaï. En effet, c’est un atelier dont l’intérêt est réel tant pour la communauté, les acteurs de terrain que pour les grands décideurs. Pendant trois jours nous avons eu à faire une analyse sans complaisance du projet. Les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces ont été relevés à différents niveaux, à savoir: villages; CS et AS; BCZ; Province. Sur base des problèmes relevés, des objectifs ont été fixés, les stratégies, les activités et les ressources ont été déterminées, bref un Plan de durabilité a été élaboré. De notre part, soyez rassurés que nous cesserons jamais de fournir les efforts nécessaires pour la mise en application effective des acquits du dit Atelier. - Excellence Mme la vice gouverneur de Province, - Mme, Mrs les membres de l’équipe de l’évaluation, - Mr le Médecin Inspecteur Provincial, - Distingués invités, - Chers Participants, Nous ne saurons terminer ce petit mot sans formuler quelques recommandations pour le bénéfice de la communauté dans le carde de la durabilité: Aux grands décideurs: - Que le gouvernement s’approprie la lutte contre l’Onchocercose et dégage clairement une ligne budgétaire à cette fin. - Que les résolutions prises ne soient pas une lettre morte et bonne pour les archives. Au Programme: - De s’appuyer sur les structures de la Santé pour extravertir la lutte contre la cécité des rivières pour le meilleur de notre population - D’assurer régulièrement la formation et le recyclage des acteurs terrain Aux acteurs de terrain : - De mettre en œuvre les Plans dégagés de l’Atelier Pour vraiment terminer, nous remercions les organisateurs, les facilitateurs et souhaitons à tous une grande implication dans la lutte contre l’onchocercose, cette terrible maladie qui terrasse nos Compatriotes si loin si près de nous. J’ai dit et je vous remercie. 64 V. Mot du chef de l’équipe des évaluateurs - Son Excellence Madame le Gouverneur de Province A.I. - Monsieur le Coordinateur National du BNLO - Messieurs les Evaluateurs - Messieurs les Participants - Distingués Invités Au nom de l’équipe d’évaluation, je voudrais remercier de tout cœur Madame le Gouverneur qui, malgré son calendrier chargé, a tenu à participer personnellement à nos travaux. Elle a fait des remarques très pertinentes et manifesté son engagement à appuyer les activités TIDC. Cela nous rassure. Je voudrais également remercier le Dr NTUMBA et sa dynamique équipe qui nous a offert le cadre de travail dont nous avions besoin. Dire que l’onchocercose est une maladie, ce n’est pas assez dire. C’est une véritable catastrophe car, comme vous le savez tous, la vue c’est la vie. Et le TIDC comme vous le savez, est une heureuse initiative de APOC qui consiste à responsabiliser les communautés à la base pour que celles-ci prennent elles-mêmes en charge l’élimination de l’onchocercose. Cependant, comment s’imaginer des communautés organisées et responsabilisées à la base sans le soutien constant du gouvernement ? C’est sur cette importante question que Mademoiselle Gracia KAYILE, de sa voix frêle, nous interpelle tous dans son poème, et je cite: « Gouvernement, tu as ta part. Ouvre les yeux et agis ! » Il apparaît clairement que le gouvernement doit jouer effectivement sa partition pour prendre la relève après APOC. Chers amis du Kasaï, rappelons –nous que Mr le Directeur APOC et ses collaborateurs ont pu obtenir de leurs partenaires, la disponibilité gratuite du Mectizan jusqu’à Kananga, et ce, aussi longtemps que l’onchocercose sévira. Le Mectizan est donc par terre sous nos pieds. Il ne nous reste plus qu’à nous baisser quand même pour le ramasser et continuer à le servir à nos chers parents. APOC nous a tendu une main secourable, saisissons-la ! Merci de votre attention 65 VI. Mot du Directeur National du PNLO - Excellence Madame le Gouverneur de Province du Kasaï occidental - Madame et Messieurs les Evaluateurs - Messieurs les Médecins Inspecteurs - Mesdames et Messieurs les Participants Au moment où nous arrivons au terme de nos travaux de restitution de l’évaluation et de l’élaboration d’un plan de durabilité post-APOC du projet TIDC Kasaï , qu’il me soit permis au nom du Programme National de Lutte contre l’Onchocercose: - De remercier avant tout Son Excellence Madame le Gouverneur de Province intérimaire pour avoir mis cette salle des réunions du Gouvernorat à la disposition du projet TIDC Kasaï pour la tenue de ces assises. Je voudrais également la remercier pour avoir participé aux discussions malgré ses lourdes charges. - Je saisis cette opportunité pour remercier le programme Africain de lutte contre l’onchocercose (APOC) pour avoir mis à la disposition du projet Kasaï des experts aguerris venus de l’Afrique du Sud, du Cameroun, du Burkina Faso et de la RDC, qui ont travaillé sans complaisance à cette évaluation. Je vous remercie aussi pour la facilitation dans l’élaboration du plan de durabilité post-APOC du Projet. Enfin, je remercie tous les participants pour l’assiduité et la détermination affichées tout au long de ces assises afin de produire un plan de durabilité post – APOC réaliste Au moment où nous allons regagner nos lieux de travail respectifs, n’oublions pas que le défi de la lutte contre l’onchocercose est grand et que le succès dépend de la participation de tous quelque soit le niveau où l’on se situe. 66 VII. Discours de Mme la Vice Gouverneur de Province - Messieurs les membres du Conseil de sécurité, - Madame et Messieurs les évaluateurs, - Distingués invités, - Mesdames et Messieurs; Nous voici arrivés, après trois jours de durs travaux, à la fin de notre atelier. Celui – ci nous a permis de planifier sur la durabilité de la lutte contre l’onchocercose dans nos deux provinces du Kasaï à travers nous, toute le République Démocratique du Congo. Etant donné que nos deux provinces ont servi de champ d’expérimentation pour ce programme dans notre pays. Nous exprimons encore notre gratitude pour le dévouement et l’attention soutenus dont vous avez preuve tout au long de ces assises que nous devons clôturer dans quelques instants. Suivant les recommandations, le draft du plan de durabilité et les observations faites par les évaluateurs, nous prenons l’engagement de soutenir la lutte contre l’onchocercose. La matérialisation de cet engagement à la mobilisation des moyens financiers matériels et la prise en charge du projet durant la période de l’arrêt par les bailleurs. Nous devons aussi maintenir la durabilité comme on l’a fait durant les trois années précédentes. La cotation des évaluateurs donne 67,5% des réalisations. Nous formulons le vœu que les prochaines années nous atteignons au moins 95 % de réalisation sur la lutte contre l’onchocercose dans nos deux provinces, pourquoi pas à travers toute la République. Pour atteindre cet objectif, nous demandons à tout Kasaïen de mettre la main dans la pâte pour la réussite de cette opération. Cela doit se faire à tous les niveaux de notre province. Nous remercions très sincèrement les évaluateurs pour le travail qu’ils ont abattu durant leur séjour parmi nous. Nous le prions de bien vouloir transmettre nos remerciements à APOC que nous prions de soutenir encore le projet pour nos provinces. Nous leur souhaitons bon retour dans leurs pays respectifs. Aux autres participants du Kasaï oriental et de l’intérieur- du Kasaï occidental, nous souhaitons également bon retour. Sur ce, je déclare clos les travaux de planification de la durabilité de la lutte contre l’onchocercose au Kasaï. - Que vive l’unité africaine. - Que vive le République Démocratique du Congo - Que vive la province du Kasaï Occidental - Que vive la durabilité de la lutte contre l’onchocercose Je vous remercie. Fait à Kananga, le 04 novembre 03 Anne-Marie MBILAMBANGU Vice Gouverneur chargée de questions économiques, financières et de développement 67 Annexe 5 Poèmes sur la lutte contre l’onchocercose, lus à l’atelier I. Onchocercose nous te vaincrons Les yeux, organe merveilleux Oh ! Mes yeux Mes yeux coûtent énormément chers Et je suis obligé de les protéger Mes yeux sont un organe Très nécessaire Que Dieu le créateur m’a prêté. Avec le yeux Je sais éviter un danger Avec les yeux Je sais me conduire même dans Les ténèbres Avec les yeux Je sais voir tout ce qui m’entoure Les yeux m’aident à lire mes notes De cours Les yeux m’aident à repérer les repaires Des sangliers et des gibiers Avec les yeux Je peux pêcher au clair de la lune Avec les yeux Je sais voir ce que je fais et l’utiliser à profit Avec les yeux J’aide les autres à traverser les grandes Rivières Avec les yeux J’ai une certaine dignité Dans la communauté Oh ! Mes yeux Vous êtes un incomparable organe Oh mes yeux Vous me rendez des services Incomparables Mes yeux ! Vous méritez ma quotidienne Protection Mes yeux, pour vous protéger Je dois éviter toute piqûre D’insectes et surtout Celle de la simulie ou maringouin Car en me piquant, elle me transmet La filaire Onchocerca volvulus Qui va accoucher de la cécité Onchocerquienne. Onchocercose nous te vaincrons ! Récité par Nella NTUMBA NKENGESHA, élève de la 1ère année au Collège SOLA GRATIA à Kananga 68 II. Onchocercose, maladie redoutable Hélas ! Onchocercose! Onchocercose! Toi, tu es un fléau A conséquences socio-économiques Redoutables Tu remplis la communauté De nombreux aveugles Tu causes sur leurs peaux des douleurs Intermittentes qui causent des plaies Quand on se gratte. Cécité onchocercquienne Le docteur me dit Tu te manifestes en démangeaison Tu provoques de petits gonflements Aux cotes, hanches, genoux, têtes Et même dans le muscle cardiaque Oh ! Onchocerquienne cécité Tu es très mesquine Tu es très cruelle Tu es très méchante Car tu décolores la peau de mes jambes Et la durcit Onchocercose ! Tu fais apparaître des taches blanches Dans mes yeux Tu fais germer des boutons sur mon corps Tu gonfles mes appareils génitaux Onchocercose ! Tu me donnes des troubles visuels Qui me conduiront petit à petit A la cécité Onchocercose ! Tu me rends aveugle tout le reste De ma vie. Tu attaques sans pitié Ton combat même est très dangereux Tu n’as pas de cœur Onchocercose ! Qui t’as créé toi ? D’ où viens-tu ? Où vas- tu ? Onchocercose, Où nous amènes-tu ? Que veux- tu de nous ? Nous aveugler pour toujours ? Ah ! Non, non. Nous te vaincrons ! Onchocercose, Qui est ton père ? Qui est ta mère ? Tu attaques sans recul Tu ne tiens compte ni de l’âge Ni du rang social Le docteur me dit que Tu affectes surtout les pêcheurs et les piroguiers Tu affectes les cultivateurs 69 Qui travaillent dans les brousses et les forets Avoisinant les cours d’eau Les chasseurs, les gardiens des troupeaux Les nageurs et les chercheurs de l’or et du diamant Ne sont pas épargnés Tu les attaques, toujours sans pitié Et même les bébés que nous amenons A la source Tu attaques Mais qui es-tu, toi ? Moi je te nomme : cécité des rivières ! Tu es Onchocercose ! Ennemi de la nation ! Fléau redoutable ! Est-ce qu’il t’arrive d’imaginer Les difficultés que tu causes A la communauté ? Tu la remplis d’aveugles et des hommes Aux corps très durs Tu apportes ainsi des difficultés Pléthoriques dans la société Et les richesses même d’un pays. Onchocercose, Tu provoques l’exode rural. Qui fait que les gens abandonnent Leurs milieux affectés à la recherche Des endroits sans simulies ou maringouins Mais parfois infertiles. Tu fais perdre aux gens beaucoup d’années Qu’ils pouvaient consacrer à rechercher Des richesses et de fertilité Puisque, seulement Ils sont aveugles. Tu as rempli mon pays, la RDC De 55.000 aveugles Et chacun a fait perdre à la RDC, mon pays Vingt années de vie de travail consacré à sa richesse. Frères et sœurs, jeunes et vieux Comprenez- vous que sur ces 55 000 aveugles, Le Congo Démocratique a déjà perdu Ses 1.100.000 années de vie de travail productif. Quel retard économique ! Et c’est à cause de toi, Onchocercose Une ordure redoutable ! Tu es une sale maladie Tu es aussi dangereux que le sida. Certains jeunes gens Ne savent pas étudier Car obligés de conduire leurs parents aveugles Dans la demande de la charité. Que sera alors le Congo de demain ? Onchocercose, Je ne t’aime plus Et je ne t’aimerai jamais. Chers compatriotes ! 70 Savez vous que ces aveugles Sont une grande charge Pour nos familles ? Il faut bien les protéger Il faut les nourrir Il faut les vêtir Il faut leur chercher de bons endroits Où ils peuvent dormir. N’oublions pas que tout cela Exige des fonds Et c’est à cause de l’Onchocercose. Les personnes aux douleurs corporelles Et aux peaux durcies ne peuvent travailler Parfois elles sont complexées Et se sentent écartées de la société. Ah ! C’est à cause de toi Onchocercose ! Sache, cependant, que nous te vaincrons, Sale maladie Quant à vous qui êtes atteints De cette ignoble maladie, Ne vous sentez pas Abandonnés à vous-mêmes Intégrez-vous dans la société Soyez sans complexe Car ce que vous êtes aujourd’hui Un autre peut le devenir demain Si nous ne prenons pas garde Onchocercose nous te vaincrons ! Récité par Antoinette DJAMAO OSOMBA, élève de la 3 ème année commerçiale à l’Institut JANUA CAELI 71 III. Mectizan®, véritable solution La solution est là La solution, c’est toi Qu’on appelle Ivermectine ou Mectizan® ! Tu es l’espoir des nations ! Mectizan®, Tu apportes la vue à la communauté ! Mectizan®, Tu protèges chaque personne Qui t’avale Contre l’endémie de l’Onchocercose ! Mectizan®, Tu protèges contre les méfaits des piqûres de la simulie ! Tu tues toutes les micros filaires ! Tu n’as pas pitié des ascaris Ankylostomes, ténias, amibes, … Tu les écrases durement. Avec tout ce service que tu rends, Oh ! Mectizan®. Tu devrais énormément coûter cher Mais hélas ! Mectizan®, Tu es distribué gratuitement, Selon la taille de chacun. Tu es pris une fois par an Et sur un espace de quinze ans. Tu ne provoques pas les réactions secondaires Comme le fait la Carbamazine® Quel mystère ! Mectizan®, tu n’es pas injectable Tu es plutôt en comprimés. Tu es et tu seras pour nous tous Un médicament vers lequel nous recourrons Pour nous protéger contre la cécité ! Chers compatriotes, congolaises et congolais, Prenons tous le Mectizan® Pour nous garder de l’Onchocercose ! Avalons – le sans peur, Et aidons les Distributeurs dans leur service. Ce faisant, Ensemble, nous vaincrons l’onchocercose! Par Smmuel NGALAMUNLUME KAMBA, élève de la 6 ème année primaire au Complexe Scolaire MAMU LUMINGU 72 IV. Population, donne ton apport! Approprie-toi du traitement! Toute activité humaine De quelle sorte soit-elle Requiert toujours l’appui De chacun La distribution du Mectizan Exige des responsabilités pour chacun Toi, communauté, toi population Choisis toi-même tes distributeurs De Mectizan. Et remplaces – les En cas de vacances Toi distributeur choisi, Vas, toi-même, au Centre de santé Chercher ce trésor inestimable, Qu’est le Mectizan, Pour le distribuer à tes compatriotes Population, Ces distributeurs sont des volontaires ! Que vous avez choisis. Aide-les, selon tes possibilités, Avec soit un peu du mais Avec soit un peu de manioc Avec soit de l’argent … Population, Elabore toi-même Les rapports de distribution Et n’oublie pas De l’expédier au Centre de santé Décide librement Sur la période, le lieu Et la façon de distribuer ce médicament L’inventaire couronne. Chaque travail Organise, toi population L’autocontrôle de campagnes Après la distribution ! Participe aussi aux autres Activités sanitaires : Comme, la distribution De la vitamine A Des moustiquaires La notification des cas de Paralysie Flasque Aiguë Des Tuberculose et Lèpre Des diarrhées et rougeole De polio et cataractes De malformation congénitale De sida … Ainsi, tu auras rempli Ta tache et Tu vaincras pour toujours L’Onchocercose et les autres maladies Onchocercose nous te vaincrons Par Terrance KANKONDE KANJINGA, élève de la 2 ème année à l’Institut JANUA CAELI V. Gouvernement, tu as ta part 73 Gouvernement, tu es très influent Dans toute activité des hommes. Tu censures toute initiative humaine La population ne peut rien faire Sans se référer à toi Gouvernement, tu es ce grand arbre Sous lequel se tranchent Palabres et discordes De toutes couleurs ! Tu es pour le peuple Un guide incontestable et confiant Tu es comme ce conducteur De véhicule Qui a dans ses mains La vie et la mort de tous les passagers Il n’a pas droit à l’erreur Car une moindre maladresse Accoucherait de l’incendie ! Gouvernement, Ouvres les yeux, Lèves-toi et Agis ! Car tu as une grande responsabilité Tu règnes au nom de ton peuple Pour cela, tu dois l’assister Donnes au peuple sa nourriture Redresses l’économie du pays Et n’oublies jamais la santé De tes administrés Impliques –toi dans la lutte Contre l’Onchocercose Car, si aujourd’hui la RDC compte Plus de 55.000 aveugles, C’est toi le responsable ! Pour mater ce fléau, Facilite toute campagne Contre l’Onchocercose. Encourage les distributeurs Du Mectizan Motive le personnel engagé Met à la disposition Des médecins, infirmiers Et distributeurs communautaires Des voitures et des motos pour le déplacement Fais de la lutte contre l’Onchocercose La primordiale de tes préoccupations Sors ton peuple de ce gouffre amer Mais avant tout, L’Onchocercose est ton problème Ta charge, toi gouvernement Ouvre alors une ligne budgétaire pour combattre cette maladie. Agissant ainsi et en collaboration Avec ton peuple, 74 Ensemble, Nous vaincrons l’Onchocercose ! Par Graçia KAYILE BIATU, élève de la 3 ème année commerciale au Complexe Scolaire DIABENA Annexe 6 Plans de durabilité élaborés pendant l’atelier de restitution 1. Niveau provincial Tableau 1.1 Objectifs N° DOMAINE OBJECTIFS STRATEGIES ACTIVITES COUTS INDICATEURS 1 PLANIFICATION Elaborer un plan Provincial de lutte contre l'Oncho à partir des zones d'ici 2005 .Renforcer des capacités des districts et zones .Appui à l'organisation des ateliers de planification à la base  Former les cadres de districts, BC en planification d'un plan provincial de lutte contre l'onchocercose  Tenir des ateliers de micro- planification 31,800 $ 15,900 $  Nombre des personnes formées en planification  Rapport de formation 2 SUPERVISIONN / MONITORAGE Intégrer les activités TIDC dans le PMA d'ici 2005 Harmoniser le canevas du PMA au niveau du BTP Tenir une réunion d'harmonisation 300 $  Existence d'un PMA ayant intégré les activités TIDC  Existence des rapports de supervision avec activités 3 PLAIDOYER, EDUCATION, MOBILISATION Intégrer le module de formation/ ESPM dans le PMA d'ici 2005 Ministère (5ème direction)  Lobbying  Mobiliser les ressources 300 $ Existence d'un module intégré 4 RESSOURCES FINANCIERES Amener le Gouvernement à débloquer les fonds pour la lutte contre l'onchocercose d'ici 2005 Plaidoyer Lobbying 200 $ Fonds du Gouvernement disponible pour activité 5 COUVERTURE THRAPEUTIQUE Augmenter la couverture thérapeutique à plus de 65% dans les 18% des ZS d'ici 2004  Formation  Supervision formative  Mobiliser les ressources  Organiser la formation  Exécuter la formation  Evaluer la formation  Assurer le suivi (supervision) 1600 $ 9000 $ x 5ans = 45000 Nombre des Zones de santé ayant une couverture thérapeutique supérieure à 65% 76 6 TRANSPORT, MATERIEL, EQUIPEMENT Mettre en place un plan de remplacement du matériel et équipement vers 2005 .Mise en place d'une commission d'inventaire et état de lieux matériel et équipement .Planification  Constituer la commission  Elaborer un plan de  renouvellement P.M Existence d'un plan de remplacement du matériel et équipement BUDGET TOTAL 96,900 $ 77 Tableau 1.2 Equipements A N N E E D ' A C Q U I S I T I O N S O U R C E S EQUIPEMENT 2006 2007 2008 2009 2010 TOTAL P.U. P.Total GOUV. ONGD AUTRES Appareil LCD 2 2 2400 $ 4800 $ Chevalet 2 2 4 100 $ 400 $ Caméra 2 2 700 $ 1400 $ Lap top 2 2 2500 $ 5000 $ Groupe électrogène ±5kva 2 2 1500 $ 3000 $ Véhicule LC 4x4 2 2 35000 $ 7000 $ Motos 2 2 4 3000 $ 12000 $ Photocopieuse 1 1 2 2000 $ 4000 $ Ordinateur desk top + imprimante 2 2 4000 $ 8000 $ Fournitures (Consommable) 24 24 24 24 24 120 100 $ 12 000 $ KIT complet Total 118600 $ 70% 30% 0 78 2. Niveau BCZS Tableau 2.1 Objectifs No DOMAINE OBJECTIFS STRATEGIES ACTIVITES COUTS INDICATEURS 1 PLANIFICATION Amener chaque BCZS à avoir un plan d'action intégrant les activités TIDC d'ici 2010 Micro-planification à la base  Sensibiliser la communauté  Sélectionner les participants  Elaborer le micro-plan 36,570 $ 795 $ Nombre de ZS avec plan d'action intégrant les activités TIDC 2 SUPERVISION/ MONITORAGE Amener chaque BCZ à réaliser les supervisions de qualités dans 100 % des AS durant le projet  Supervisions intégrées avec retro- information  Rendre disponible des moyens logistiques  Confectionner un canevas de supervision  Elaborer un calendrier de supervision  Superviser, rapporter, faire feed- back 1060 $ 1700 $ 4770 $  Existence d'un PMA ayant intégré les activités TIDC  Existence des rapports de supervision avec activités 3 MECTIZAN Amener chaque BCZ à mieux gérer le stock de Mectizan durant le projet Renforcement de gestion des médicaments Former/ recycler l'équipe cadre du BCZ en gestion de médicament 22,896 $  Nombre de cadres BCZS formé en gestion de Mectizan  Nombre des jours de rupture de Mectizan  Présence de O.P. 4 RESSOURCES FINANCIERES Elaborer un budget concerté et réaliste au début de chaque année  Implication du DC dans le processus de budgétisation  Inscription dans le lignes budgétaires le frais de supervision/ de motivation de DC  Micro-planification à la base  Rapporter et transmettre /defender à la coordination 1060 $ Existence d'un budget concerté 5 TRANSPORT Assurer la maintenance des moyens logistiques existant dans le BCZ Durant le projet  Rendre disponible d'un calendrier d'entretien  Rendre disponible les consommables pour les matériels roulants Rendre disponible le carnet de bord, des fiches d'entretien et de stock des consommables 200$x53 = 10,600$ 79 6 RESSOURCES HUMAINES Améliorer le système de gestion du personnel durant le projet  Stabilisation du personnel  Renforcement des capacités managériales  Améliorer les conditions de vie du personnel par une motivation conséquente  Impliquer le BCZ dans l'affectation et la mutation du personnel  Organiser les formations Coût idem à la formation 7 COUVERTURE THERAPEUTIQUE Augmenter la CT à 65% dans les AS d'ici fin projet  Implication effective de tous les BCZS  Augmentation es capacités managériales BCZS  Conscientiser le BCZS  Recycler le BCZS  Elaborer un calendrier  Faire la retro-information à la base  Planifier la formation  Former, recycler en management Proposition des ZS avec la CT >65% 80 Tableau 2.2 Equipements A N N E E D ' A C Q U I S I T I O N S O U R C E S EQUIPEMENT 2006 2007 2008 2009 2010 TOTAL P.U. P.Total GOUV. ONGD AUTRES Fournitures de bureau Papiers duplicateurs 53 53 53 53 53 265 5 $ 1325 $ 662,5 $ 397,5 $ 265 $ Stylos 53 53 53 53 53 265 7 $ 1855 $ 927,5 $ 556,5 $ 371 $ Registres 53 53 53 53 53 265 1,5 $ 397,5 $ 198,75 $ 119,25 $ 79,5 $ Crayons/gommes 53 53 53 53 53 265 7 $ 1855 $ 927,5 $ 556,5 $ 371 $ Feutres 265 265 265 265 265 1325 0,5 $ 662,5 $ 331,25 $ 198,75 $ 132,5 $ Classeurs 53 0 0 53 0 106 2 $ 212 $ 106 $ 63,6 $ 42,4 $ Fardes 265 0 0 265 0 530 0,5 $ 265 $ 132,5 $ 79,5 $ 55 $ Agrafes 53 0 0 0 0 53 5 $ 265 $ 132,5 $ 79,5 $ 55 $ Calculettes 53 0 0 0 53 106 2 $ 212 $ 106 $ 63,6 $ 42,4 $ Craies (boite) 53 53 53 53 53 265 1,5 $ 397,5 $ 198,75 $ 119,25 $ 79,5 $ Encre à stencil 53 53 53 53 53 265 7 $ 1855 $ 927,5 $ 556,5 $ 371 $ Stencil 530 530 530 530 530 2650 0,4 $ 1060 $ 530 $ 318 $ 212 $ Papier carbone (10) 530 530 530 530 530 2650 0,5 $ 1325 $ 662,5 $ 397,5 $ 265 $ Encre correcteur 53 53 53 53 53 265 2 $ 530 $ 265 $ 159 $ 106 $ Ruban 53 53 53 53 53 265 1 $ 265 $ 132,5 $ 79,5 $ 55 $ Sous-total 12481,5 $ 6240,75 $ 3744,45 $ 2496,3 $ Moto Transmission 53 53 53 53 53 265 20 $ 5300 $ 2650 $ 1590 $ 1060 $ Segment 53 53 53 53 53 265 20 $ 5300 $ 2650 $ 1590 $ 1060 $ Piston 53 53 53 53 53 265 20 $ 5300 $ 2650 $ 1590 $ 1060 $ Pneu 106 0 0 0 0 106100 $ 10600 $ 5300 $ 3180 $ 2120 $ Chambre à air 106 0 0 0 0 106 10 $ 1,060 $ 530 $ 318 $ 212 $ Bougie 53 53 53 53 53 265 2 $ 530 $ 265 $ 159 $ 106 $ Câble embrayage 53 0 0 0 0 53 5 $ 265 $ 1325 $ 79,5 $ 53 $ Véhicule Filtre GO 53 53 53 53 53 265 10 $ 2650 $ 1325 $ 795 $ 530 $ Filtre à huile 53 53 53 53 53 265 10 $ 2650 $ 1325 $ 795 $ 530 $ Pneu 53 0 0 0 0 53150 $ 7950 $ 3975 $ 2385 $ 1590 $ Chambre à l’air 106 0 0 0 0 106 20 $ 2120 $ 1060 $ 636 $ 424 $ 81 Batterie 53 0 0 0 0 53 50 $ 2650 $ 1325 $ 795 $ 530 $ Consommables Essence (litres) 1700 1700 1700 1700 1700 8500 1 $ 8500 $ 4250 $ 2550 $ 1700 $Lubrifiant (litres) 530 530 530 530 530 2650 2 $ 5300 $ 2650 $ 1590 $ 1060 $ Sous-total 54875 $ 27437,5 $ 16462,5 $ 10975 $ Kit informatique 53 0 0 0 0 53 1500 $ 79500 $ 39750 $ 23850 $ 15900 $ Sous total 79500 $ Total Générale 146856,50 $ 73428,25 $ 44056,95 $ 29371,30 $ 3. Niveau Centre de Santé Tableau 3.1 Objectifs N° DOMAINE OBJECTIFS STRATEGIES ACTIVITES COUTS INDICATEURS 1 PLANIFICATIO N Elaborer un chronogramme d'activités TIDC chaque année Plaidoyer pour formation et supervision  Elaborer le document de plaidoyer  Organiser le contact avec l' équipe cadre du Bureau Central  7,5$ x 791 C.S. = 5933 $  0,5 $ / Km x 791 C.S. = 31640 $ x 5 ans = 158200 $  L'existence des documents de plaidoyer  Nombre de révisions ‘contact’ Assurer le dénombrement de toutes la population Dénombrement porte à porte  Identifier les DC  Préparer les registres de dénombrement  Faire le dénombrement.  Elaborer le rapport et le diffuser  Pour mémoire 532095 $  Registre 7875 $  50$ x 5 ans x 791 C.S. = 31926 $  Existence du liste des DC  Existence des supports de dénombrement  Existence du rapport de dénombrement 2 SUPERVISION/ MONITORAGE Assurer la retro- information des activités des DC Supervision  Elaborer le calendrier  Elaborer le canevas  590625 $  19775 $  Existence de calendrier  Existence de canevas Monitorage  Exécuter la supervision  Envoyer le feed-back 1325 $ Existence d'un feed back envoyé 3 MECTIZAN Commander les outils de gestion du Mectizan pour le CS Réquisition  Remplir les notes de réquisition  Expédier les notes  Acquérir les outils de gestion 11865 $  Existence des notes de réquisition  Existence des outils de 82 gestion (bon de commande) 4 FORMATION Identifier les besoins réels en formation Suivi  Elaborer le calendrier avec suivi  Organiser les visites de suivi  Identifier les personnes à recycler 10 villages/ AS 3 $ x 1 jrs x 5 ans x 10 x 7875 = 1181250 $  Existence de calendrier  Nombre des visites organisés  Existences d'une liste des personnes à former/ recycler 5 RESSOURCES FINANCIERES Elaborer un budget au CS pour les activités TIDC  Planifier  Mobilisation des ressources  Organiser un atelier de micro- planification  Sensibilisation de la population  Concevoir les micro-projet  Faire le plaidoyer auprès des partenaires locaux  Organiser les séances de souscription 100 $ x 791 x 5 ans = 395500 $  Présumer de microplan  Existence de microprojets Tableau 3.2 Equipements A N N E E D ' A C Q U I S I T I O N S O U R C E S EQUIPEMENT 2006 2007 2008 2009 2010 TOTAL P.U. P.Total GOUV. ONGD AUTRES Vélos 791 791 791 2373 80 $ 189840 $ 80% 15% 5% Mégaphones 791 791 1582 50 $ 83 4. Niveau Village Tableau 4.1 Objectifs N° DOMAINE OBJECTIFS STRATEGIES ACTIVITES COUTS INDICATEURS 1 PLANIFICATION Impliquer à 100% la communauté dans la planification des activités TIDC d'ici fin 2010 ESPM  Identifier les décideurs, ONGDs, églises ..  Dénombrer  Informer la population sur ses responsabilités 0,3 $ (cahiers, bics ) x 15750 DC = 5040 $ Proportion des personnes ayant participé à la manifestation par rapport aux prévues 2 LEADERSHIP & APPROPRIATION Amener toute la communauté à s'approprier des activités de lutte contre l'onchocercose d'ici 2010 ESPM  Identifier les décideurs, ONGDs, églises ..  Sensibiliser  Informer la population sur ses responsabilités 5 $ x 1 séance x 7875 villages = 39375 $  Proportion des personnes motivant les DC  Nombre des personnes sensibilisées sur le nombre prévu 3 MOBILISATION DES RESSOURCES Renforcer la mobilisation des ressources locales dans tous les villages en faveur de la lutte contre l'onchocercose d'ici juin 2010 ESPM  Identifier les décideurs, les ONGDs, églises ..  Sensibiliser  Organiser les séances de souscription 5 $ x 1 séance x 7875 villages = 39375 $  Nombre des séances de souscription réalisées sur nombre prévu  Proportion des personnes sensibilisées 4 ESPM Renforcer l'ESPM dans tous les villages d'ici fin 2010 CCC  Identifier les personnes à  sensibiliser  Sensibiliser  Faire le plaidoyer 5 $ x 1 séance x 7875 villages = 39375 $ Proportion de personnes sensibilisées sur prévues 5 COUVERTURE THERAPEUTIQUE Atteindre au moins 70% de CT dans tous les villages d'ici fin 2010  Formation/ recyclage  Supervision  CCC  Identifier les DC  Identifier les formations  Rendre disponible les modules  Former  Elaborer le plan et le calendrier  Préparer les canevas de supervision 15,750 DC x 0,3 $ (cahier, bic) = 4725 $ 791 IT x 1 vélos x 80 $ = 63280 $ Couverture thérapeutique 84  Superviser 6 MONITORAGE Rendre effectif l'AMC dans tous les villages d'ici fin 2010 L'évaluation  Elaborer le calendrier  Identifier l'animateur, la cible  Mettre sur pied une communauté  Identifier les meneurs  Préparer le contenu de l'AMC  Déterminer le processus de l’AMC  Exécuter l'AMC 7875 villages x 1 $ par personne x 10 personnes = 78750 $ Nombre de monitorages réalisées/ prévues Tableau 4.2 Equipements A N N E E D ' A C Q U I S I T I O N S O U R C E S EQUIPEMENT 2006 2007 2008 2009 2010 TOTAL P.U. P.Total GOUV. ONGD AUTRES Fournitures bureau Cahiers 157500 0,18 $ 28,370 $ Bics 157500 0,18 $ 28,370 $ Crayons 157500 0,07 $ 11025 $ Marqueurs 39375 0,53 $ 21,000 $ Mètre ruban 7875 0,26 $ 2099 $ Total générale 90864 $ 72691 $ 18172 $

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения