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Lutte contre la tuberculose

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WORLD HEALTH ORGANIZATION

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

REGIONAL OFFICE FOR THE WESTERN PACIFIC BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

COMITE REGIONAL Cinquante et unième session Manille 18-22 septembre 2000 Point 13 de l'ordre du jour provisoire

WPR/RC51/7 31 juillet 2000 ORIGINAL : ANGLAIS

LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE

Chaque année près de deux millions de personnes de la Région du Pacifique occidental sont frappées par la tuberculose et près de 355 000 en meurent. Aussi, le Comité régional a déclaré que la situation de la tuberculose était critique dans la Région du Pacifique occidental lors de sa cinquantième session en septembre 19991 et a prié le Directeur régional de créer un projet spécial "Halte à la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental". Depuis la cinquantième session, les bases du projet spécial "Halte à la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental" ont été jetées. A ce titre, un groupe consultatif technique (TAG) a été mis en place, avec pour objectif de réduire la prévalence et la mortalité liée à la tuberculose dans le Pacifique occidental de 50 % d’ ici 2010. Lors de la première réunion du TAG, le Comité interinstitutions de coordination régionale, composé des principales institutions partenaires, s’ est également réuni. Ce document présente, à l’ intention du Comité qui les examinera lors de sa cinquante et unième session, les principaux enjeux de la lutte contre la tuberculose dans la Région et les actions proposées. Le Comité est également prié d’ approuver le Plan stratégique régional "Halte à la tuberculose dans le Pacifique occidental" qui servira de cadre au projet spécial.

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Résolution WPR/RC50.R5.

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1. SITUATION ACTUELLE

1.1

Projet spécial Halte à la tuberculose : les bases Lors de sa cinquantième session en septembre 1999, le Comité régional a déclaré que la

situation de la tuberculose était critique dans la Région du Pacifique occidental2 et a prié le Directeur régional de faire de "Halte à la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental" un projet spécial du Bureau régional du Pacifique occidental. La Cinquante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé a noté avec inquiétude la morbidité liée à la tuberculose dans le monde et a adopté une résolution accueillant favorablement la mise en place de l'Initiative mondiale Halte à la tuberculose (Annexe 1).3 Depuis la cinquantième session du Comité régional, les bases du projet spécial "Halte à la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental" ont été jetées : Les projets de Plan stratégique "Halte à la tuberculose dans la Région du Pacifique occidental" et de Plan stratégique "Halte à la tuberculose dans le Pacifique" ont été préparés. Le Plan stratégique régional est joint en Annexe 2 afin d'être approuvé par le Comité régional. Un Groupe consultatif technique (TAG) a été formé en association avec les Etats Membres et d’ autres partenaires. Sa première réunion s’ est tenue au Bureau régional du 22 au 24 février 2000. Un Comité interinstitutions de coordination régionale a été formé lors de la première réunion du TAG avec pour membres l’ Agence australienne de développement international (AusAID), le Département du développement international du Royaume-Uni (DFID), le Gouvernement japonais, l’ Agence japonaise de coopération internationale (JICA), l’ Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et la Banque mondiale. Il est à noter que le soutien international à la lutte contre la tuberculose tend actuellement à augmenter. Des comités de coordination se forment au niveau national ou sont renforcés. L'Initiative Halte à la tuberculose dans le Pacifique a été mise en place lors de la première réunion "Halte à la tuberculose dans les îles du Pacifique", tenue à Nouméa du 26 au 29 juin 2000. Au

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Résolution WPR/RC50.R5. Résolution WHA53.1.

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cours de cette réunion, organisée conjointement par l'OMS et le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, le Plan stratégique Halte à la tuberculose dans le Pacifique a été entériné. Le Bureau régional a activement pris part à la préparation de la Conférence ministérielle mondiale sur la tuberculose et le développement durable qui a eu lieu à Amsterdam du 22 au 24 mars 2000. A ce titre, le Bureau régional a facilité la participation de quatre pays de la Région dont la charge de la tuberculose est élevée, en assurant une coordination étroite avec les gouvernements des pays concernés.4 Un groupe spécial Halte à la tuberculose a été formé au sein du Bureau régional ; il est composé d’ agents travaillant sur les thèmes Lutter contre les maladies transmissibles, Développement du secteur de la santé, et Faire connaître l'action de l'OMS. L’ OMS collabore avec les Etats Membres pour mettre en place des plans quinquennaux Halte à la tuberculose dans le cadre de leur programme de développement des systèmes de santé. Du matériel pédagogique et de sensibilisation au projet spécial Halte à la tuberculose, Tuberculosis control in WHO Western Pacific Region, 1999 Report (Rapport sur la Lutte contre la tuberculose dans la Région OMS du Pacifique occidental 1999), et Burden and impact of tuberculosis in WHO Western Pacific Region 2000 (Charge de la maladie et incidences de la tuberculose dans la Région OMS du Pacifique occidental, 2000) ont été publiés.

2.

ENJEUX

Chaque année près de deux millions de personnes de la Région du Pacifique occidental sont frappées par la tuberculose et près de 355 000 en meurent. En Chine, près de 700 personnes meurent de la tuberculose chaque jour. Pour de plus amples détails sur la charge de la tuberculose dans la Région, se rapporter à Activité de l'OMS dans la Région du Pacifique occidental 1999–2000 (pages 29 à 35).

4

Cambodge, Chine, Philippines et Viet Nam.

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Lors de sa première réunion, le TAG sur la tuberculose s’ est fixé comme objectif de réduire la prévalence et la mortalité de la tuberculose de 50 % d’ ici 2010. Le groupe reconnaît que pour atteindre ce but, les problèmes suivants devront être résolus :

2.1

Couverture DOTS inadéquate dans la Région Sachant que le traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) est le moyen le plus

efficace de traiter la tuberculose, le TAG conseille vivement aux pays concernés de veiller à ce que la stratégie DOTS figure bien dans leur plan national de développement des systèmes de santé. Le TAG a également fixé les objectifs suivants, à atteindre d’ ici 2005 : veiller à ce qu’ au moins 70 % des cas à frottis positif estimés soient inscrits au programme DOTS et que 85 % d’ entre eux soient traités avec succès ; et incorporer des indicateurs DOTS à la liste des indicateurs de performance des systèmes de santé.

2.2

Approvisionnement irrégulier en médicaments antituberculeux Les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose doivent pouvoir compter sur un

approvisionnement régulier en médicaments antituberculeux. Il faut toutefois noter que la plupart des pays très endémiques de la Région ne disposent pas de dispositifs financiers permettant de résoudre ce problème. Tous les malades infectieux doivent pouvoir bénéficier d’ un approvisionnement sûr en médicaments.

3. ACTIONS PROPOSEES

Pour atteindre l’ objectif qui est de réduire la prévalence et la mortalité liée à la tuberculose de 50 % d’ ici 2010, les actions suivantes sont proposées :

3.1

Elargir et poursuivre la stratégie DOTS La réalisation des objectifs fixés par le TAG suppose : un engagement politique et financier de la part des Etats Membres ;

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un appui technique renforcé de la part de l’ OMS pour que les Etats Membres puissent mettre en œ uvre et poursuivre la stratégie DOTS dans le cadre du programme général de développement des systèmes de santé. Il faudra augmenter le nombre des agents techniques travaillant au sein du programme Halte à la tuberculose aux niveaux régional et national. 3.2 Améliorer l’ approvisionnement en médicaments antituberculeux Garantir un approvisionnement régulier en médicaments antituberculeux suppose : la participation d’ autres secteurs, dont les ministères des finances, à la mise en place des moyens et ressources nécessaires pour procurer des médicaments antituberculeux. L’ importance de l’ engagement financier des gouvernements dans la mise en place des moyens de lutte contre la tuberculose a été rappelée dans la Déclaration « Halte à la tuberculose » adoptée par la Conférence ministérielle sur la tuberculose et le développement durable qui s’ est tenue à Amsterdam en mars 2000 ; le renforcement des partenariats pour la lutte contre la tuberculose aux niveaux régional et national.

3.3

Stopper la tuberculose au moyen d'approches adaptées aux pays L’ épidémiologie de la tuberculose et les mécanismes de lutte à mettre en place varient d’ un

pays à l’ autre. La mise en œ uvre du Plan stratégique régional dans chaque pays ou environnement particulier réclamera les mesures prioritaires suivantes : Groupe 15 (pays dont la charge de la tuberculose est élevée) : garantir le financement d’ un approvisionnement permanent en médicaments antituberculeux. Groupe 26 (pays dont la charge de la tuberculose est intermédiaire) : renforcer l’ engagement politique pour la lutte contre la tuberculose et analyser pourquoi la tuberculose n’ est plus en déclin ou pourquoi elle augmente, et en particulier améliorer les systèmes d’ information et la lutte contre la tuberculose chez les groupes à hauts risques comme les personnes âgées, les personnes sans domicile fixe et les immigrés.

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Les sept pays de la Région dont la charge de la tuberculose est élevée sont : le Cambodge, la Chine, la République démocratique populaire lao, la Mongolie, les Philippines, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Viet Nam.

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Groupe 37 (Etats et territoires insulaires du Pacifique) : introduire la stratégie DOTS dans tous les Etats et territoires insulaires du Pacifique d’ ici à 2002.

3.4

Surveillance et suivi des programmes Un bon suivi des progrès du Plan stratégique régional exige : la mise en place de systèmes d’ information pour assurer la surveillance simultanée de la tuberculose et du VIH dans les pays où la prévalence de la double infection est élevée ; un système de surveillance de la résistance aux antituberculeux dans les pays où la prévalence de la tuberculose est élevée ; et des enquêtes sur la prévalence de la maladie dans certains pays.

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Les sept pays de la Région dont la charge de la tuberculose est intermédiaire et où l’ infrastructure sanitaire est bonne sont : Brunéi Darussalam, Hong Kong (Chine), Japon, Malaisie, Macao (Chine), la République de Corée et Singapour. Les Etats et territoires insulaires du Pacifique dont la population compte moins de 1 million d’ habitants.

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CINQUANTE-TROISIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE Point 12.1 de l’ordre du jour

WHA53.1 19 mai 2000

Initiative Halte à la tuberculose La Cinquante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé, Notant avec inquiétude que la morbidité liée à la tuberculose dans le monde fait sérieusement obstacle au développement socio-économique et est une cause importante de décès prématurés et de souffrances humaines ; Consciente du fait que la plupart des pays les plus touchés par la maladie n’atteindront pas les cibles mondiales de la lutte antituberculeuse fixées pour l’an 2000 dans les résolutions WHA44.8 et WHA46.36 ; Accueillant favorablement la mise en place, en application de la résolution WHA51.13, d’une initiative spéciale Halte à la tuberculose pour accélérer l’action contre la maladie et coordonner les activités à travers l’OMS ; 1. ENCOURAGE tous les Etats Membres : 1) à approuver la Déclaration d’Amsterdam visant à faire barrage à la tuberculose, adoptée à la suite de la Conférence ministérielle sur la tuberculose et le développement durable (Amsterdam, mars 2000) et à noter et à appliquer, selon qu’il conviendra, les recommandations de cette Conférence, en vue de favoriser la mobilisation à un haut niveau d’un soutien politique large et durable pour s’attaquer à la tuberculose dans le contexte plus vaste de l’action de santé et du développement économique et social ; 2) à accélérer la lutte contre la tuberculose en appliquant et en développant la stratégie de traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) et à s’engager politiquement et financièrement à atteindre ou à dépasser dès que possible les cibles mondiales fixées dans les résolutions WHA44.8 et WHA46.36 ; 3) à veiller à ce que des ressources suffisantes soient disponibles dans les pays, en particulier dans les pays en développement, pour leur permettre de faire barrage à la tuberculose, et à ce qu’ils aient la capacité de les utiliser ; 4) à accorder un rang de priorité élevée à l’intensification de la lutte contre la tuberculose dans le cadre des soins de santé primaires ;

WHA53.1

2.

RECOMMANDE aux Etats Membres : 1) de participer, avec l’OMS, au partenariat mondial pour faire barrage à la tuberculose et d’instaurer et de maintenir au niveau des pays des partenariats pour : a) b) c) l’étude de la résistance aux antituberculeux et des moyens de la combattre ; le renforcement des laboratoires de diagnostic ; l’accès aux médicaments antituberculeux pour les populations les plus démunies ;

d) l’éducation du malade et son suivi afin d’obtenir une meilleure observance du schéma thérapeutique ; e) la formation du personnel de santé à la stratégie DOTS ;

f) l’intégration de la lutte contre la tuberculose dans les établissements et les activités de soins de santé primaires aux niveaux central et périphérique ; 2) d’inclure les taux de dépistage et de succès thérapeutique, mesure des résultats de base pour la tuberculose, parmi les indicateurs de résultats pour le développement général du secteur de la santé ; 3) de continuer à évaluer l’impact de l’épidémie de SIDA sur l’épidémie de tuberculose et à élaborer des stratégies pour mieux s’attaquer à la tuberculose dans les populations atteintes du SIDA ou infectées par le VIH, d’accélérer la coordination entre les programmes de prévention et de traitement mis en place contre ces deux épidémies afin de favoriser une approche intégrée à tous les niveaux du système de santé, et, dans toute la mesure possible, de surveiller la tuberculose polypharmacorésistante et d’étudier les moyens de la contenir ; 3. ENGAGE la communauté internationale, les organisations et les organes du système des Nations Unies, les donateurs, les organisations non gouvernementales et les fondations : 1) à apporter leur soutien et à participer au partenariat mondial pour faire barrage à la tuberculose, par lequel toutes les parties coordonnent les activités et sont unies par des buts communs, des stratégies techniques et des principes d’action convenus ; 2) à accroître l’engagement organisationnel et financier à combattre la tuberculose dans le contexte du développement du secteur de la santé en général ; 4. PRIE le Directeur général d’apporter un soutien aux Etats Membres, en particulier à ceux qui sont les plus touchés par la tuberculose : 1) en appliquant, selon qu’il conviendra, les recommandations de la Conférence ministérielle d’Amsterdam ; 2) en recherchant des partenariats et des options pour améliorer l’accès à des médicaments curatifs sûrs et de qualité ;

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3) en encourageant les investissements internationaux dans la recherche, le développement et la distribution de nouveaux moyens diagnostiques pour accélérer le dépistage et renforcer la surveillance épidémiologique – y compris en aidant les Etats Membres à mener des enquêtes de prévalence dans la communauté ou dans les sous-populations à haut risque, ainsi que parmi des personnes démunies et celles qui sont vulnérables à l’infection –, de nouvelles formulations de médicaments pour réduire la durée du traitement, et de nouveaux vaccins et autres mesures de santé publique pour prévenir la maladie, réduire les souffrances et sauver des millions de personnes d’un décès prématuré ; 4) en maintenant un partenariat actif et vivant avec les organisations extérieures pendant toute l’élaboration et la mise en oeuvre de l’initiative Halte à la tuberculose et des activités qui s’y rapportent ; 5) en soutenant les programmes régionaux destinés à coordonner les programmes de lutte contre la tuberculose.

Septième séance plénière, 19 mai 2000 A53/VR/7

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Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения