Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 2000, vol. 75, 30 [full issue]

Всемирная организация здравоохранения
Открыть оригинал документа

Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.

Полный текст

2000, 75, 241-248

No. 30

Weekly epidemiological record Relevé épidémiologique hebdomadaire 28 JULY 2000, 75th YEAR / 28 JUILLET 2000, 75e ANNÉE No. 30, 2000, 75, 241-248 http://www.who.int/wer

Contents 241 Progress towards poliomyelitis eradication, WHO European Region, June 1998-June 2000 246 Intervention research on onchocerciasis and lymphatic filariasis 248 Influenza 248 International Health Regulations

Progress towards poliomyelitis eradication,WHO European Region, June 1998-June 2000 In 1988, the World Health Assembly resolved to eradicate poliomyelitis globally by 2000. Since 1995, the European Region of WHO, which comprises 51 Member States, has accelerated efforts towards polio eradication. 1 Wild poliovirus was last reported in Europe in a child with onset of paralysis in November 1998. Current surveillance data strongly suggest that transmission of indigenous wild poliovirus has been interrupted in all Member States of the region. This article summarizes progress towards polio eradication during 1998 to June 2000.

Progrès vers l’éradication de la poliomyélite, Région OMS de l’Europe, juin 1998-juin 2000 En 1988, l’Assemblée mondiale de la Santé a décidé l’éradication de la poliomyélite dans le monde en l’an 2000. Depuis 1995, la Région OMS de l’Europe, qui comporte 51 Etats Membres, a donné un coup d’accélérateur à l’action qu’elle mène en vue d’éradiquer la poliomyélite.1 On a signalé pour la dernière fois un poliovirus sauvage en Europe chez un enfant dont la paralysie s’était manifestée en novembre 1998. Les données actuelles de surveillance incitent fortement à penser que la transmission du poliovirus sauvage autochtone est interrompue dans tous les Etats Membres de la région. Le présent article récapitule les progrès effectués au cours de la période 1998-2000 vers l’éradication de la poliomyélite.

Sommaire 241 Progrès vers l’éradication de la poliomyélite, Région OMS de l’Europe, juin 1998-juin 2000 246 Recherche sur les interventions de lutte contre l’onchocercose et la filariose lymphatique 248 Grippe 248 Règlement sanitaire international

Routine immunization coverage In 1999, 38 countries of the European Region relied on oral poliovaccine (OPV) only for their routine infant vaccination programme, 7 countries used inactivated poliovirus vaccine (IPV) exclusively, and 6 countries used sequential IPV-OPV immunization schedules. In 1998, the regional average coverage by age 1 year with a primary series of vaccination against polio was 94% (range: 77%100% with 26 countries reporting), compared to an average of 83% in 1993 (range: 45%-100%, with 46 countries reporting). Routine immunization coverage levels in many of the countries of the former USSR reached their lowest points during the economic transition of the early 1990s.

Couverture par la vaccination de routine En 1999, 38 pays de la Région européenne s’en sont tenus au vaccin antipoliomyélitique buccal pour la vaccination systématique des nourrissons, 7 ont utilisé exclusivement le vaccin inactivé et 6 autres ont fait appel successivement aux 2 types de vaccin. En 1998, la couverture régionale moyenne à l’âge de 1 an par la primovaccination antipoliomyélitique atteignait 94% (valeurs extrêmes: 77%-100% pour 26 pays notificateurs), contre une moyenne de 83% en 1993 (valeurs extrêmes : 45%-100% pour 46 pays notificateurs). Dans un grand nombre de pays appartenant à l’ex-URSS, le taux de couverture par la vaccination systématique est passé par un minimum au cours de la transition économique qui s’est produite au début des années 90.

WORLD HEALTH ORGANIZATION Geneva ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ Genève Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 230.– 6.500 1.2000 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

Supplementary immunization activities In 1995-1997, national immunization days (NIDs)2 for polio eradication were conduct1 2

Activités supplémentaires de vaccination Au cours de la période 1995-1997, des journées nationales de vaccination (JNV)2 ont été organi1 2

See No. 26, 1998, pp. 197-200. Mass campaigns over a short period (days to weeks) in which 2 doses of OPV are administered to all children in the target age group, regardless of previous vaccination history, with an interval of 4–6 weeks between doses.

Voir N° 26, 1998, pp. 197-200. Campagnes de masse organisées sur une courte période (quelques jours à quelques semaines) au cours desquelles 2 doses de vaccin poliomyélitique buccal sont administrées à tous les enfants du groupe cible, quels que soient leurs antécédents vaccinaux, avec un intervalle de 4 à 6 semaines entre les doses. 241

ed in a synchronized manner in 18 contiguous countries of the WHO European and Eastern Mediterranean regions. Countries/areas involved in “Operation MECACAR” were: Afghanistan, Iran (Islamic Republic of), Iraq, Jordan, Lebanon, Pakistan, Syrian Arab Republic, West Bank and Gaza Strip in the Eastern Mediterranean and Armenia, Azerbaijan, Georgia, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Russian Federation, Tajikistan, Turkey, Turkmenistan and Uzbekistan in Europe. Reported levels of coverage of children aged < 5 years with 2 doses of OPV from each country were >95% in each year. Beginning in the autumn of 1997 with mopping-up immunization in joint border areas,3 coordinated activities in countries of the 2 regions continued as Operation MECACAR Plus with all MECACAR countries participating in NIDs in 1998. Since 1999, activities have been progressively more restricted in extent, and some European MECACAR countries conducted only sub-NIDs or no supplementary activities during 1999. During April-May 2000, Tajikistan, Turkey, Turkmenistan and Uzbekistan conducted full NIDs. Armenia, Azerbaijan, Bosnia and Herzegovina and the Russian Federation conducted sub-NIDs, with reported coverage of > 90% for each round. Targeting the last remaining wild-poliovirus infected areas in Europe, Turkey dramatically improved the quality of supplementary immunization in its high-risk eastern and south-eastern provinces beginning in autumn 1998. Improvements were a direct result of better microplanning, resource mobilization, social mobilization and supervision, enabling more complete coverage of target children during house-to-house immunization.

sées simultanément dans 18 pays voisins appartenant aux régions OMS de l’Europe et de la Méditerranée orientale. Les pays et territoires ayant participé à l’ «Opération MECACAR» étaient les suivants : Afghanistan, Iran (République islamique d’), Iraq, Jordanie, Liban, Pakistan, République arabe syrienne, Cisjordanie et bande de Gaza pour ce qui concerne la Méditerranée orientale et Arménie, Azerbaïdjan, Fédération de Russie, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turquie et Turkménistan pour ce qui concerne l’Europe. Chacun de ces pays a notifié un taux annuel de couverture par 2 doses de vaccin qui dépassait 95% chez les enfants de < 5 ans. Commencées à l’automne 1997 par des tournées de ratissage dans les zones frontières,3 les activités coordonnées dans les pays des 2 régions se sont poursuivies dans le cadre de l’opération MECACAR Plus; elles ont impliqué tous les pays MECACAR qui avaient organisé des JNV en 1998. Depuis 1999, ces activités perdent progressivement de leur ampleur et quelques pays européens visés par l’Opération MECACAR n’ont effectué aucune activité supplémentaire de vaccination en 1999 ou seulement organisé des journées de vaccination à l’échelon local. D’avril à mai 2000, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et la Turquie ont organisé des JNV complètes. L’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Bosnie-Herzégovine et la Fédération de Russie ont organisé pour leur part des journées locales avec, pour chaque tournée, une couverture > 90%. En s’attaquant aux dernières zones où sévit encore en Europe le poliovirus sauvage, la Turquie a amélioré de façon spectaculaire, dès l’automne 1998, la qualité de ces vaccinations supplémentaires dans ses provinces orientale et du sud-est encore fortement exposées au risque. Ces améliorations sont les conséquences directes des progrès réalisés dans la microplanification, la mobilisation des ressources et la mobilisation sociale et la supervision, progrès qui ont permis d’assurer une couverture plus complète des enfants à vacciner lors des tournées porte-à-porte.

Surveillance Surveillance for all cases of acute flaccid paralysis (AFP) in children aged < 15 years and virological testing of stool specimens from AFP cases for the presence of wild poliovirus, is a key polio eradication strategy recommended by WHO. Thirty-nine European countries conduct AFP surveillance, 17 of which were recently endemic for polio (i.e. have reported polio cases since 1992). All recently endemic countries have significantly improved surveillance quality towards reaching the WHO-recommended surveillance standards necessary for eventual certification of the European Region as polio-free.4 A majority of recently endemic countries (10 out of 17) have consistently reported non-polio AFP rates > 1 per 100 000 annually since 1998. All but 3 of the 17 recentlyendemic countries (Albania, Azerbaijan and Bosnia and Herzegovina) reported a non-polio AFP rate of at least 1 per 100 000 either for 1999 or projected for 2000. During 1999–2000, most recently-endemic countries consistently achieved the WHO-recommended target of 2 ade3

Surveillance La surveillance de tous les cas de paralysie flasque aiguë (PFA) chez les enfants âgés de < 15 ans et l’examen virologique d’échantillons de selles prélevés sur ces cas à la recherche du poliovirus sauvage, qui sont d’une importance capitale pour l’éradication de la maladie, sont à la base de la stratégie recommandée par l’OMS. Sur les 39 pays de la Région européenne qui pratiquent cette surveillance de la PFA, il y en avait 17 où la poliomyélite était récemment endémique, c’est-à-dire où des cas ont été signalés depuis 1992. Tous les pays où la poliomyélite était encore endémique récemment ont sensiblement amélioré la qualité de leur surveillance, qui est en passe d’atteindre le niveau recommandé par l’OMS pour la certification finale de la Région européenne en tant que zone exempte de poliomyélite.4 La majorité des pays récemment endémiques (10 sur 17) déclarent régulièrement des taux annuels de PFA non poliomyélitique >1 pour 100 000 depuis 1998. La totalité de ces 17 pays sauf 3 (Albanie, Azerbaïdjan et Bosnie-Herzégovine) ont fait état d’un taux de PFA non poliomyélitique d’au moins 1 pour 100 000 en 1999 ou donné des projections du même ordre pour 2000. En 1999-2000, la plupart des pays récemment endémiques ont régulièrement satisfait au critère de l’OMS consistant dans le recueil 3

4

Focal mass campaign in high-risk areas over a short period (days to weeks) in which 2 doses of OPV are administered during house-to-house visits to all children in the target age group, regardless of previous vaccination history, with an interval of 4–6 weeks between doses. An annual rate of at least 1 case of AFP per 100 000 population aged < 15 years, with collection of 2 adequate stool specimens from at least 80% of all AFP cases within 14 days of paralysis onset.

4

Campagnes de masse localisées menées dans des zones à haut risque sur une courte période (quelques jours à quelques semaines) au cours desquelles on administre 2 doses de vaccin buccal lors de visites porte-à-porte à tous les enfants du groupe cible quels que soient leurs antécédents vaccinaux, à intervalle de 4 à 6 semaines. Un taux annuel d’au moins 1 cas de PFA pour 100 000 habitants de moins de 15 ans avec recueil de 2 échantillons suffisants de selles sur au moins 80 % de l’ensemble des cas de PFA dans les 14 jours suivant le début de la paralysie.

242

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 30, 28 JULY 2000

quate stool specimens collected from at least 80% of AFP cases, with all 17 countries projected to meet this target in 2000. The overall rate of collection of 2 adequate stool samples from reported AFP cases in recently-endemic countries increased from approximately 78% in 1998 to 88% (projected) in 2000 (Table 1). Since 1997, the development of AFP surveillance in the region was supported through assessment missions and training programmes. Special emphasis was placed on effective active surveillance at health facilities through mobilization of resources and improved supervision and monitoring. Beginning in 1999, AFP surveillance quality is increasingly monitored at all appropriate subnational administrative levels within each recently-endemic country, in order to detect areas with low-performing surveillance and to target these for corrective action. Since 1999, all 39 countries conducting AFP surveillance are reporting casebased AFP surveillance data weekly to the WHO regional office. Completeness (86%) and timeliness (82%) of weekly reporting have been high during 2000 to date.

de 2 échantillons suffisants de selles prélevés sur au moins 80% des cas de PFA, la totalité des 17 pays précités envisageant de satisfaire à ce critère en 2000. Le taux global de recueil de 2 échantillons suffisants de selles sur des cas de PFA dans les pays encore récemment endémiques est passé d’environ 78% en 1998 à 88% (projection) en 2000 (Tableau 1). Depuis 1997, le développement de la surveillance de la PFA dans la région a pu s’appuyer sur des missions d’évaluation et des programmes de formation. On a tout particulièrement privilégié la mise en place d’une surveillance efficace et active dans les établissements de soins en mobilisant les ressources nécessaires et en améliorant la supervision et le contrôle. Depuis 1999, un contrôle accru s’exerce sur la qualité de la surveillance de la PFA à tous les niveaux de l’administration locale concernés dans chacun des pays récemment endémiques, dans le but de voir quelles sont les zones où la surveillance fonctionne mal et d’y porter remède. Depuis 1999, la totalité des 39 pays qui pratiquent la surveillance de la PFA communiquent des données de surveillance cas par cas au Bureau régional de l’OMS. A ce jour pour l’année 2000, ces notifications hebdomadaires ont été reçues en temps voulu (82%) et de manière suffisamment complète (86%).

Regional laboratory network The European polio laboratory network consists of 39 laboratories: 32 national laboratories, 1 subregional reference laboratory and 6 regional reference laboratories, of which 4 also serve as national laboratories. Laboratories undergo a procedure of annual accreditation by WHO, using a standard evaluation checklist. Thirty laboratories were fully accredited in 1999. Seven laboratories, 4 in recentlyendemic countries, are awaiting full accreditation pending further experience or improvements in specific areas. All AFP cases reported in Europe in 2000 have been processed in fully-accredited laboratories. The timeliness of specimen transport to national laboratories has been inadequate in 9 countries, where under 50% of specimens were transported to a national laboratory within 3 days of collection.

Réseau régional de laboratoires Le réseau européen de laboratoires de la poliomyélite est constitué de 39 laboratoires: 32 laboratoires nationaux et 1 laboratoire sousrégional de référence, plus 6 laboratoires régionaux de référence, dont 4 font également fonction de laboratoires nationaux. Ces laboratoires sont soumis chaque année à une procédure d’accréditation par l’OMS, procédure basée sur une liste de contrôle normalisée. En 1999, 30 laboratoires se sont vu accorder une accréditation complète. Pour 7 laboratoires, dont 4 dans des pays récemment endémiques, l’accréditation définitive est soumise à l’évolution de la situation ou à des améliorations dans un certain nombre de domaines. Tous les examens relatifs à l’ensemble des cas de PFA signalés en Europe au cours de l’année 2000 ont été effectués par des laboratoires bénéficiant d’une accréditation complète. Dans 9 pays, l’acheminement des échantillons vers les laboratoires nationaux ne s’est pas effectué dans les délais voulus, moins de 50% d’entre eux étant acheminés à ces laboratoires dans les 3 jours suivant le prélèvement.

Incidence of polio From 1991 through 1996, the number of confirmed polio cases reported annually in Europe ranged from 177 to 297; in 1997, 7 cases were reported from 2 countries (Tajikistan and Turkey). During February-November 1998, wild poliovirus type 1 was isolated in 24 cases and wild poliovirus type 3 in 2 cases in 8 eastern and south-eastern provinces of Turkey. To date, the last reported case occurred in Agri province with onset of paralysis on 26 November 1998. Starting in 1999, all countries in Europe have used the virological case classification scheme, confirming cases as polio only if wild poliovirus was isolated.

Incidence de la poliomyélite Entre 1991 et 1996, le nombre de cas de poliomyélite confirmés qui ont été notifiés chaque année en Europe allait de 177 à 297; en 1997, on a signalé 7 cas dans 2 pays (Tadjikistan et Turquie). Au cours de la période de février à novembre 1998, on a isolé le poliovirus sauvage de type 1 chez 24 cas et le virus sauvage de type 3 chez 2 cas dans 8 provinces orientales et du sud-est de la Turquie. Jusqu’ici, le dernier cas qui ait été signalé s’est produit dans la province d’Agri, avec les premières manifestations de la paralysie survenues le 26 novembre 1998. Depuis 1999, tous les pays de la Région européenne utilisent le système de classification virologique des cas selon lequel un cas de poliomyélite n’est confirmé que si l’on a pu isoler le virus sauvage.

Certification process The European Regional Commission for the Certification of Poliomyelitis Eradication has begun reviewing documentation on the immunization and surveillance activities of countries in the WHO European Region. Forty-nine Member States have formed national certification committees to objectively review country immunization, laboratory and epidemiological surveillance data, and to submit relevant documentation to the Regional CommisRELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 30, 28 JUILLET 2000

Processus de certification La Commission régionale européenne pour la certification de l’éradication de la poliomyélite a entrepris d’examiner la documentation très complète que lui ont communiquée les pays de la Région OMS de l’Europe au sujet de leurs activités de vaccination et de surveillance. Quarante-neuf États Membres de cette région ont constitué des commissions nationales de certification chargées d’examiner en toute objectivité les données fournies par les pays en matière de vaccination, de données de laboratoire et de données de 243

244

Table 1. Poliomyelitis eradication, WHO European Region, 1998-2000a Tableau 1. Eradication de la poliomyélite, Région OMS de l’Europe, 1998-2000a 1998 Country / Pays AFP cases aged < 15 years Cas de PFA âgés de < 15 ans Non-polio AFP rateb Taux de PFA non poliomyélitiqueb AFP cases with specimensc Cas de PFA avec échantillonsc (%) ... 68 67 0 81 74 70 60 84 69 63 AFP cases aged < 15 years Cas de PFA âgés de < 15 ans 1999 Non-polio AFP rateb Taux de PFA non poliomyélitiqueb AFP cases with specimensc Cas de PFA avec échantillonsc (%) 67 91 86 57 70 85 79 58 83 79 87 AFP cases aged < 15 years Cas de PFA âgés de < 15 ans 2000 Non-polio AFP rateb Taux de PFA non poliomyélitiqueb AFP cases with specimensc Cas de PFA avec échantillonsc (%) ... 100 89 100 91 88 93 80 82 84 85

Albania – Albanie 6 Armenia – Arménie 19 Azerbaijan – Azerbaïdjan 12 Bosnia and Herzegovina – Bosnie-Herzégovine 2 Georgia – Géorgie 16 Kazakhstan 61 Kyrgyzstan – Kirghizistan 20 Republic of Moldova – République de Moldova 15 Romania – Roumanie 32 Russian Federation – Fédération de Russie 341 Tajikistan – Tadjikistan 19 The Former Yugoslav Republic of Macedonia – Ex-République yougoslave de Macédoine 3 Turkey – Turquie 237 Turkmenistan – Turkménistan 23 Ukraine 65 Uzbekistan – Ouzbékistan 91 Yugoslavia, Federal Republic of – Yougoslavie, République fédérale de 39 a

0.57 2.05 0.51 0.24 1.32 1.29 1.25 1.4 0.75 1.24 0.75

9 23 21 7 10 47 19 12 35 524 39

0.86 2.48 0.9 0.86 0.82 0.99 1.18 1.12 0.82 1.91 1.55

... 12 9 2 11 25 14 5 22 179 13

... 2.92 0.87 0.55 2.05 1.19 1.97 1.05 1.17 1.48 1.17

0.6 1.13 1.38 0.7 0.97

100 70 57 85 87

14 220 37 124 111

2.78 1.18 2.22 1.33 1.19

86 79 78 94 90

1 117 10 58 47

0.45 1.26 1.35 1.41 1.14

100 84 100 97 94

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 30, 28 JULY 2000

1.85

77

27

1.28

81

7

0.75

86

Number of reported cases of acute flaccid paralysis (AFP), non-polio AFP rate and percentage of AFP cases with 2 stool specimens in recently-endemic countries, by year and by country (data reported to the WHO Regional Office for Europe as of 30 June 2000). – Nombre de cas de paralysie flasque aiguë (PFA) signalés, taux de PFA non poliomyélitique et pourcentage des cas de PFA avec 2 échantillons de selles dans les pays récemment endémiques, par année et par pays (données notifiées au Bureau régional OMS de l’Europe au 30 juin 2000). Per 100 000 children aged < 15 years. The rate for 2000 is annualized. – Pour 100 000 enfants âgés de < 15 ans. Le taux pour 2000 est annualisé. Two stool specimens collected at an interval of at least 24 hours within 14 days of onset of paralysis and adequately shipped to the laboratory. – Deux échantillons de selles prélevés à au moins 24 heures d’intervalle dans les 14 jours suivant le début de la paralysie, et transportés au laboratoire de manière satisfaisante.

b

c

sion. Documentation from 32 countries of Europe which have not reported polio cases for >8 years was initially reviewed in 1998-1999. Documentation from recentlyendemic countries will be reviewed during 2000-2001. In addition, a process was initiated in 1999 of registering, containing and/or destroying any wild poliovirus isolates or potentially infectious material.

surveillance épidémiologiques, puis de soumettre les documents voulus à la commission régionale. Des documents émanant de 32 pays d’Europe qui n’avaient pas signalé de cas de poliomyélite depuis > 8 ans ont commencé à être examinés en 1998-1999. Les documents fournis par les pays récemment endémiques seront examinés en 2000-2001. En outre, on a commencé à prendre des mesures dès 1999 pour enregistrer, contenir ou détruire tout isolement de poliovirus sauvage ou tout matériel biologique potentiellement infectieux. Note de la rédaction. Il est vraisemblable que la transmission du virus autochtone soit désormais interrompue dans tous les pays appartenant à la Région OMS de l’Europe. Les progrès effectués dans ce sens sont dus aux améliorations apportées à la couverture par vaccination de routine et à la mise en œuvre efficace de campagnes coordonnées de vaccination supplémentaires dans le cadre des opérations MECACAR et MECACAR Plus. En outre, la surveillance de la PFA s’est sensiblement améliorée dans presque tous les pays de la région qui étaient récemment endémiques. Cependant, la qualité de la surveillance et la promptitude de l’acheminement des échantillons devront encore progresser dans certaines zones pour assurer l’interruption de la transmission du virus sauvage autochtone et faire en sorte que toute transmission de poliovirus importé puisse être décelée sans retard. Le renforcement de la surveillance et du transport des échantillons s’impose notamment dans certaines zones de Turquie. Un certain nombre de pays et de territoires de la région sont encore exposés au risque de transmission du poliovirus sauvage, notamment les zones orientale et du sud-est de la Turquie qui jouxtent l’Iraq (où l’on a isolé ce virus tout au long de l’année 1999 et au début de l’année 2000), la République arabe syrienne et la République islamique d’Iran. L’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan sont également encore exposés au risque de poliomyélite du fait que la transmission du virus se poursuit en Afghanistan voisin, même si le franchissement de la frontière, très surveillée, est généralement interdit. L’action se poursuit actuellement aux niveaux interrégional et interpays dans le but de coordonner la surveillance et les activités supplémentaires de vaccination dans les principales régions frontalières à haut risque. Des activités de vaccination supplémentaire seront nécessaires en Ouzbékistan, au Tadjikistan, au Turkménistan et en Turquie au moins jusqu’en 2002 dans le cadre de l’opération MECACAR Plus. Ces activités feront l’objet d’une coordination entre pays voisins appartenant à la Région de la Méditerranée orientale et comporteront dès octobre et novembre 2000 des campagnes de ratissage destinées à interrompre toutes les chaînes de transmission du poliovirus qui pourraient subsister et à prévenir sa propagation au cas où il viendrait à être réintroduit. Actuellement, les priorités de la région en matière d’éradication de la poliomyélite sont les suivantes: 1) maintenir et renforcer les systèmes de surveillance de la PFA dans l’ensemble de la région et notamment dans le Caucase, en Turquie et dans les républiques d’Asie centrale; 2) faire en sorte que des journées nationales ou locales de vaccination soient organisées dans le cadre de l’opération MECACAR Plus dans un certain nombre de pays où subsiste un risque important de circulation du poliovirus sauvage, et cela, en coordination avec les pays voisins appartenant à la Région de la Méditerranée orientale; 3) organiser des activités supplémentaires de vaccination coordonnées sous la forme de visites porte-à-porte dans les principales zones frontalières; 4) maintenir et renforcer l’engagement politique des pouvoirs publics en faveur de l’éradication de la poliomyélite et de sa certification; 5) renforcer le soutien 245

Editorial note. Indigenous transmission of wild poliovirus probably has been interrupted in all countries of the WHO European Region. Progress in interrupting transmission is due to improvements in routine immunization coverage and the successful implementation of coordinated supplementary immunization campaigns through Operation MECACAR/MECACAR Plus. In addition, AFP surveillance in nearly all recently-endemic countries of the region has improved significantly. However, further improvements of surveillance quality and in timely transport of specimens are needed in some areas, to ensure that indigenous wild poliovirus transmission has been interrupted and that any transmission secondary to imported poliovirus is promptly detected. Strengthening of surveillance and specimen transport is particularly important in some areas of Turkey. A number of countries and areas in the region remain at risk for wild poliovirus transmission, such as eastern and south-eastern areas of Turkey adjacent to the Islamic Republic of Iran and Iraq (where wild poliovirus has been isolated throughout 1999 and in early 2000), the Syrian Arab Republic. Tajikistan, Turkmenistan and Uzbekistan remain at risk for polio because of confirmed ongoing poliovirus transmission in neighbouring Afghanistan, although cross-border travel is generally prohibited and borders are tightly monitored. Interregional and intercountry efforts are ongoing to coordinate surveillance and supplementary immunization activities in key high-risk border areas. Supplementary vaccination activities will be needed at least through 2002 in Turkey, Tajikistan, Turkmenistan and Uzbekistan under Operation MECACAR Plus. This activity will be coordinated with bordering countries of the Eastern Mediterranean Region and include mopping-up campaigns in October and November 2000 to ensure interruption of any remaining chains of poliovirus transmission and prevent further spread should virus be reintroduced. Priorities for polio eradication in the region include: (1) maintaining and strengthening AFP surveillance systems throughout the region, particularly in the Caucasus, Turkey and the Central Asian republics; (2) ensuring that high-quality NIDs or sub-NIDs are conducted through Operation MECACAR Plus in selected countries with persistent high risk for wild poliovirus circulation, in coordination with bordering countries of the Eastern Mediterranean Region; (3) implementing coordinated house-to-house supplementary immunization activities in key border areas; (4) maintaining and strengthening the political commitment of governments for polio eradication and certification; (5) consolidating the support of donor governments and partner RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 30, 28 JUILLET 2000

agencies5 to ensure sufficient financial and human resources; and (6) implementing laboratory containment of wild poliovirus and potentially infectious materials. These activities will ensure that the interruption of poliovirus transmission is maintained and that the region can be certified as polio-free by 2003. Ⅲ 5

apporté par les gouvernements donateurs et les organismes partenaires; 5 et 6) assurer le confinement en laboratoire du poliovirus sauvage et de tout matériel biologique potentiellement infectieux. Ces activités permettront de maintenir l’interruption de la transmission du virus poliomyélitique et de certifier la région exempte de poliomyélite en 2003. Ⅲ 5

Polio eradication efforts in the WHO European Region have been supported by the governments of countries where polio was recently endemic, WHO, UNICEF, Rotary International, United States Agency for International Development, the UN Foundation and the Centers for Disease Control and Prevention (United States), as well as contributions from many individual country development programmes.

Dans la Région OMS de l’Europe, l’effort d’éradication de la poliomyélite bénéficie du soutien des gouvernements des pays récemment endémiques, de l’OMS, de l’UNICEF, du Rotary international, de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international, de la Fondation des Nations Unies et des Centers for Disease Control and Prevention (Etats-Unis), ainsi que des contributions émanant d’un grand nombre de programmes de développement nationaux.

Intervention research on onchocerciasis and lymphatic filariasis Invitation to investigators The task force on filariasis intervention research of the UNDP/World Bank/WHO Special Programme for Research and Training in Tropical Diseases (TDR) invites proposals on the following topics for review during its forthcoming meeting in September 2000. (1) Evaluation of experiments in which community-directed distributors for onchocerciasis are given additional health care responsibilities Community-directed treatment (ComDT), in which the community itself designs and implements treatment of its members, has been shown to be effective for the treatment of onchocerciasis and lymphatic filariasis in Africa. It is currently the principal drug delivery strategy for onchocerciasis control, and millions of people are treated through ComDT. The success of ComDT against onchocerciasis appears to have drawn the attention of other disease control programmes, and it has been reported to the task force that there are various attempts to use the ComDT system and the community-directed distributors for other health interventions (e.g. treatment of malaria). It is unclear how effective these attempts are and whether they would strengthen the sustainability of ComDT or weaken it by overloading distributors. Proposals are invited from investigators who are aware of any such experiment and who would like to undertake a careful evaluation. (2) Studies on optimal integration of ComDT within the health system Recent studies have shown that ComDT can be effectively introduced to communities by the district health management team, and that health workers develop a more positive attitude to ComDT when they have gained experience with it and have become involved. The task force invites proposals for studies that build on these findings and develop innovative approaches to further enhance the integration of ComDT within the health system. (3) Drug delivery for the elimination of lymphatic filariasis in rural areas in India A recently completed multicentre study of methods for drug delivery for filariasis elimination in India concluded that the most effective approach to drug delivery for rural areas was delivery through the regular health system, but with active involvement of the community. Proposals are invited for studies to develop and test specific implementa246

Recherche sur les interventions de lutte contre l’onchocercose et la filariose lymphatique Invitation aux chercheurs Le groupe spécial de recherche sur les interventions de lutte contre la filariose du Programme spécial PNUD/Banque mondiale/OMS de recherche et de formation concernant les maladies tropicales (TDR) invite les chercheurs à soumettre des propositions qui seront examinées durant sa prochaine séance en septembre 2000, sur les sujets suivants. 1) Evaluation des expériences au cours desquelles les distributeurs relevant de la communauté de médicaments contre l’onchocercose se voient confier de nouvelles responsabilités en matière de santé Le traitement relevant de la communauté (ComDT), selon lequel la communauté elle-même conçoit le traitement de ses membres et l’applique, s’est avéré efficace pour traiter l’onchocercose et la filariose lymphatique en Afrique. Il constitue actuellement la principale stratégie d’administration des médicaments contre l’onchocercose, et des millions de personnes sont soignées grâce à cette stratégie. Le succès du ComDT pour combattre l’onchocercose semble avoir attiré l’attention d’autres programmes de lutte contre la maladie, et il a été signalé au groupe spécial qu’il existait diverses tentatives visant à avoir recours à ce système ainsi qu’aux distributeurs relevant de la communauté pour d’autres interventions sanitaires (par exemple, pour traiter le paludisme). On ne sait pas si ces tentatives sont efficaces et si elles renforceraient la viabilité du traitement en question ni si elles l’affaibliraient en confiant trop de tâches aux distributeurs. Les chercheurs qui connaissent des expériences de ce type et qui souhaiteraient en entreprendre l’évaluation approfondie sont invités à soumettre des propositions. 2) Etudes concernant l’intégration optimale du ComDT dans le cadre du système de santé Des études effectuées récemment ont montré que l’équipe de gestion sanitaire du district pouvait faire accepter le ComDT par les communautés et que les agents de santé avaient une attitude bien plus positive vis-à-vis de ce traitement lorsqu’ils en avaient l’expérience et qu’ils y participaient. Le groupe spécial invite les chercheurs à soumettre des propositions de recherche qui s’appuient sur ces résultats et élaborent des approches novatrices pour mieux intégrer le ComDT dans le cadre du système de santé. 3) Administration de médicaments destinés à éliminer la filariose lymphatique dans les zones rurales en Inde Une étude multicentrique récente sur les méthodes d’administration de médicaments destinés à éliminer la filariose en Inde a conclu que l’approche la plus efficace dans les zones rurales consistait à fournir ces médicaments par l’intermédiaire du système de santé ordinaire, mais avec la participation active de la communauté. Les chercheurs sont invités à soumettre des propositions de recherche visant à concevoir et WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 30, 28 JULY 2000

tion models for this concept within the context of the national filariasis control programme. (4) Drug delivery for the elimination of lymphatic filariasis in urban areas Mass treatment in urban areas poses major challenges, including how to identify the target population for treatment and how to deliver the drug while ensuring a high treatment coverage of the target population. Proposals are invited for studies that develop and test possible solutions to these problems in large urban areas. (5) Development and field-testing of rapid assessment methods for Loa loa Severe adverse reactions to ivermectin treatment have been reported from areas where Loa loa is endemic, with the risk of severe reactions being related to the intensity of Loa loa infection. For the planning of ComDT with ivermectin, it is critical to know the distribution of hyperendemic Loa loa. Simple, rapid methods are urgently needed to assess at the community level the presence of Loa loa and the level of endemicity. A preliminary study of the predictive value of the prevalence of a history of migrating eye worm or of Calabar swelling was not successful, possibly because there was little variation in Loa loa endemicity in the study area. The task force therefore invites new proposals to develop and test rapid assessment methods for Loa loa. (6) Studies on cost-effective and sustainable strategies for the management of lymphedema and related adenolymphangitis Simple and cheap methods exist for managing lymphedema using water and soap, occasionally supplemented with antibiotics. These simple methods can significantly improve the quality of life of affected persons and morbidity management is an integral part of the global filariasis elimination strategy. However, many questions remain about its effective implementation. The task force invites proposals on innovative approaches to delivery of filarial morbidity management, especially in areas where it is unlikely that the health system can cope with it alone. Critical issues are the feasibility, cost-effectiveness and sustainability of new approaches, and how easily they can be integrated in the national filariasis elimination programme. Investigators may want to explore and compare community-, family- or individual-based methods, study how morbidity management may be combined with ComDT, or experiment with any other innovative approaches that may be appropriate to the specific situation in a given country. On the basis of the proposals received, the task force will invite some of the selected teams to join a multicountry study to assess the impact of the proposed interventions on morbidity. A WHO training guide on management of lymphedema and a draft protocol for impact assessment are available from the task force manager. (7) Studies to assess trends in levels of transmission and infection with W. bancrofti during 4-6 years of mass treatment with ivermectin and albendazole in Africa The task force is currently funding 2 transmission studies in India (vector Culex) and 1 in Papua New Guinea (vector RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 30, 28 JUILLET 2000

à tester certains modèles d’application de ce concept dans le contexte du programme national de lutte antifilarienne. 4) Administration de médicaments destinés à éliminer la filariose lymphatique dans les zones urbaines Le traitement de masse dans les zones urbaines pose de nombreux problèmes, entre autres, comment identifier la population cible à traiter et comment administrer le médicament tout en veillant à ce que cette population cible bénéficie d’une couverture thérapeutique élevée. Les chercheurs sont invités à soumettre des propositions de recherche visant à trouver et à tester des solutions possibles à ces problèmes dans les grandes zones urbaines. 5) Elaboration et mise à l’épreuve sur le terrain de méthodes d’évaluation rapide pour Loa loa On a signalé de graves réactions au traitement par l’ivermectine dans les régions où Loa loa est endémique, le risque de réactions graves étant lié à l’intensité de l’infection. En ce qui concerne la planification du ComDT par l’ivermectine, il est essentiel de connaître la répartition de la loase hyperendémique. Il faut mettre au point d’urgence des méthodes simples et rapides pour évaluer au niveau communautaire la présence de Loa loa et le degré d’endémicité. Une étude préliminaire sur la valeur prédictive de la prévalence des antécédents de migration oculaire du ver ou d’œdème de Calabar n’a guère été couronnée de succès, peut-être parce que l’endémicité de la filariose à Loa loa variait peu dans la zone d’étude. Le groupe spécial invite par conséquent les chercheurs à soumettre de nouvelles propositions visant à concevoir et à tester des méthodes d’évaluation rapide de la loase. 6) Etudes sur des stratégies rentables et viables concernant la prise en charge du lymphoedème et de l’adénolymphangite associée Il existe des méthodes simples et bon marché pour soigner le lymphoedème à l’aide d’eau et de savon, en y rajoutant des antibiotiques à l’occasion. Ces méthodes simples permettent d’améliorer considérablement la qualité de vie des personnes touchées, et la prise en charge de la morbidité fait partie intégrante de la stratégie mondiale d’élimination de la filariose. Toutefois, la mise en œuvre efficace de cette stratégie suscite encore de nombreuses questions. Le groupe spécial invite les chercheurs à soumettre des propositions sur des approches novatrices propres à prendre en charge la morbidité filarienne, notamment dans les zones où il est peu probable que le système de santé puisse y arriver seul. La faisabilité, la rentabilité et la viabilité des nouvelles approches et la manière dont elles peuvent s’intégrer facilement dans le programme d’élimination de la filariose sont des questions clés. Les chercheurs souhaiteront peut-être étudier et comparer les méthodes communautaires, familiales ou individuelles, la manière dont la prise en charge de la morbidité peut être associée au ComDT ou bien appliquer de nouvelles approches pouvant convenir à une situation précise dans un pays donné. Sur la base des propositions qui ont été reçues, le groupe spécial invitera certaines équipes sélectionnées à se joindre à une étude multipays visant à évaluer l’impact des interventions proposées sur la morbidité. On peut se procurer auprès de l’administrateur du groupe spécial un guide de formation de la prise en charge du lymphœdème, publié par l’OMS, ainsi qu’un projet de protocole relatif à l’évaluation de l’impact. 7) Etudes visant à évaluer les tendances relatives aux niveaux de transmission et d’infection par W. bancrofti durant 4 à 6 années de traitement de masse par l’ivermectine et l’albendazole en Afrique Le groupe spécial finance actuellement 2 études de transmission en Inde (vecteur Culex) et 1 en Papouasie-Nouvelle-Guinée (vecteur 247

Anopheles). The task force intends to fund 2 studies in areas with Anopheles-transmitted filariasis in Africa, and invites proposals for such studies. (8) Development and testing of methods for community self-monitoring The African Programme for Onchocerciasis Control (APOC) has developed the concept of community selfmonitoring in which the community itself collects information on treatment coverage. Proposals are invited for evaluations of the current approaches to community selfmonitoring and for experiments with enhancements, e.g. by including other health issues, strengthening actionoriented monitoring and improving interaction between communities and health workers (9) Development of simple methods for monitoring treatment coverage There are often major discrepancies between reported and actual treatment coverage, and research is needed to develop simple, rapid methods for validating treatment coverage data and rapid assessment methods for identifying villages with low coverage. Studies are also invited on innovative methods for reliable census-taking by endemic communities. Ⅲ Proposals should be addressed no later than 18 August 2000 to: Dr J.H.F. Remme, Manager, TDR Task Force on Filariasis Intervention Research, World Health Organization, 1211 Geneva 27, Switzerland; Tel.: 41-22-791 3815; Fax: 41-22-791 4774; e-mail: remmej@who.int

Anopheles). Le groupe a l’intention de financer 2 études dans les zones de filariose transmise par Anopheles en Afrique et invite les chercheurs à soumettre des propositions concernant ces études. 8) Elaboration et mise au point de méthodes d’autosurveillance communautaire Le programme africain de lutte contre l’onchocercose (APOC) a élaboré le concept d’autosurveillance communautaire selon lequel la communauté recueille elle-même des informations sur la couverture thérapeutique. Les chercheurs sont invités à soumettre des propositions pour évaluer les approches actuelles de l’autosurveillance communautaire et expérimenter les améliorations, par exemple en incluant d’autres questions de santé, en renforçant la surveillance concrète et en améliorant l’interaction entre les communautés et les agents de santé. 9) Mise au point de méthodes simples permettant de surveiller la couverture thérapeutique Il existe souvent d’importants écarts entre la couverture thérapeutique signalée et réelle et il faut chercher à mettre au point des méthodes simples et rapides pour valider les données relatives à la couverture et des méthodes d’évaluation rapide pour identifier les villages où la couverture est faible. Les chercheurs sont également invités à trouver des méthodes novatrices qui permettraient aux communautés d’endémie d’organiser des recensements fiables. Ⅲ Envoyer les propositions le 18 août 2000 au plus tard à: Dr J. H. F. Remme, Administrateur, Groupe spécial de recherche sur les interventions de lutte contre la filariose, TDR, Organisation mondiale de la Santé, 1211 Genève 27, Suisse; Tél.: 41-22-791 3815; Fax: 41-22-791 4774; e-mail: remmej@who.int

Influenza Chile (3 July 2000).1 Influenza A(H1N1) viruses continued to be isolated during the fourth week of local outbreaks. Two influenza A(H3N2) viruses were isolated, the first of the season. Israel (17 July 2000).2 An influenza A/Beijing/262/ 95(H1N1)-like strain was isolated from a 20-year-old woman from Jerusalem. The sample was taken during the second week of July. This is the first influenza case detected after weeks of inactivity since mid-March. Paraguay (17 July 2000). Local outbreaks of influenza A have been ongoing since the second week of June, as reported by sentinel physicians to the Central Laboratory of Public Health in Asunción. There were 2 adult deaths due to pneumonia. 1 2

Grippe Chili (3 juillet 2000).1 On a continué d’isoler des virus grippaux A(H1N1) pendant la quatrième semaine de flambées locales. Deux virus grippaux A(H3N2) ont été isolés, les premiers de cette saison. Israël (17 juillet 2000).2 Une souche analogue à A/Beijing/262/ 95(H1N1) a été isolée chez une femme âgée de 20 ans à Jérusalem. L’échantillon a été prélevé pendant la deuxième semaine de juillet. C’est le premier cas de grippe dépisté après de nombreuses semaines sans activité depuis mi-mars. Paraguay (17 juillet 2000). Des flambées locales de grippe A se sont produites sans interruption depuis la deuxième semaine de juin, signalées par les médecins sentinelles au Laboratoire central de santé publique à Asunción. Il y a eu 2 décès chez des adultes suite à des pneumonies. 1 2

See No. 29, 2000, p. 240. See No. 4, 2000, p. 34.

Voir N° 29, 2000, p. 240. Voir N° 4, 2000, p. 34.

INTERNATIONAL HEALTH REGULATIONS / RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL Notifications of diseases received from 21-27 July 2000 / Notifications de maladies reçues du 21-27 juillet 2000 Cholera / Choléra Asia / Asie Sri Lanka ........................................................ Singapore/Singapour ........................................................ Cases / Deaths Cas / Décès Cases / Deaths Cas / Décès

Yellow fever / Fièvre jaune 0

Cases / Deaths Cas / Décès

11.VII 1 19.VII 1

0 0

Hong Kong 25.VII ........................................................ 1 Africa / Afrique Nigeria/Nigéria 1.I-4.VII ........................................................ 1242

America / Amériques Brasil/Brésil 6.IV-26.V ........................................................ 21

9

27

Newly infected areas / Zones nouvellement infectées Yellow fever / Fièvre jaune America / Amériques Bahia State Itaguaru Coribe Nova Roma Goiàs State Novo Brasil 248 Santa Fé de Goiàs Sào Joào da Alianca Mato Grosso State Nobre Nova Canaà do Norte Mineas Gerais State Planura Natalàndia Sào Paulo State Ouroeste Tocantins State Aurora do Tocantins Campos Lindos

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 30, 28 JULY 2000

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения