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Orientation régionale sur l’exécution du budget programme de l’OMS 2016-2017 : rapport du Secrétariat

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AFR/RC65/11 25 novembre 2015

COMITÉ RÉGIONAL DE L’AFRIQUE Soixante-cinquième session N’Djamena, République du Tchad, 23-27 novembre 2015 Point 15 de l’ordre du jour

ORIGINAL : ANGLAIS

ORIENTATION RÉGIONALE SUR L’EXÉCUTION DU BUDGET PROGRAMME DE L’OMS 2016-2017 Rapport du Secrétariat

RÉSUMÉ D’ORIENTATION 1. Le budget programme de l’OMS pour l’exercice biennal 2016-2017 est le deuxième des trois budgets programmes biennaux établis dans le cadre du douzième programme général de travail 2014-2019. Ce budget programme a été élaboré sur la base d’une approche ascendante de la définition des programmes prioritaires intervenant dans le contexte élargi de la réforme de l’OMS, dont l’objectif est de rendre l’Organisation plus efficiente, plus efficace, plus responsable, plus transparente et plus capable de répondre aux besoins dans la Région africaine. 2. Le présent document aborde les perspectives régionales en rapport avec l’exécution du budget programme 2016-2017 dans la Région africaine. Il décrit les priorités stratégiques, les leçons apprises, la répartition du budget, les principes directeurs, tout comme les rôles et les responsabilités des É tats Membres et du Secrétariat de l’OMS. La ventilation détaillée du budget est fournie en annexe. 3. L’Assemblée mondiale de la Santé a adopté le budget programme global de l’OMS pour l’exercice biennal 2016-2017, qui s’établit à US $4384,9 millions. La part allouée à la Région africaine se chiffre à US $1162,3 millions (26,5 % du total), en hausse de US $42,3 millions (3,8 %) par rapport au budget approuvé au titre de la période biennale 2014-2015. 4. L’approche « ascendante » adoptée dans le processus de définition des priorités s’est traduite par certaines modifications dans les allocations budgétaires aux programmes dans de nombreux pays. En dépit de la hausse enregistrée pour certains programmes, la ventilation par programme prioritaire montre que le budget reste déséquilibré. C’est pour cette raison que les États Membres et le Secrétariat doivent intensifier leurs efforts de mobilisation des ressources pour mieux financer les priorités régionales et compenser les limites constatées dans le budget. 5. Le Comité régional a pris note du présent document et l’a adopté.

SOMMAIRE

Paragraphes INTRODUCTION ......................................................................................................................... 1-4 PRIORITÉS ................................................................................................................................ 5-12 LEÇONS APPRISES ................................................................................................................ 13-16 BUDGET PROGRAMME 2016-2017 ...................................................................................... 17-23 PRINCIPES DIRECTEURS .......................................................................................................... 24 RÔLES ET RESPONSABILITÉS ............................................................................................ .25-26 CONCLUSION ......................................................................................................................... 27-28 ANNEXE Page Tableau 1 – Allocations budgétaires à la Région africaine, répartition pour le Bureau régional et les bureaux de pays, par catégorie d’activités et secteur de programme (en millions de dollars des États-Unis) .......................................................................... 7 Allocations budgétaires aux centres budgétaires des bureaux de pays dans la Région africaine (en dollars des États-Unis) ............................................................ 8

Tableau 2 –

AFR/RC65/11 Page 1 INTRODUCTION 1. Le budget programme 2016-2017 de l’OMS est le deuxième des trois budgets programmes biennaux établis au titre de la période couverte par le douzième programme général de travail 2014-20191. Ce budget programme a été structuré autour de six catégories et de trente secteurs de programme (énoncés au tableau 1) et établi dans le contexte élargi de la réforme de l’OMS, dont les objectifs comprennent la définition des priorit és programmatiques, l’accroissement de la responsabilisation, la poursuite de la discipline budgétaire et une définition plus claire des rôles et des fonctions à tous les niveaux de l’Organisation. 2. Le budget programme 2016-2017 a été établi sur la base d’une approche ascendante de la définition des priorités afin d’identifier les priorités de la coopération technique au niveau des pays, en réponse à la demande formulée par les États Membres. Il a également été tenu compte des documents de stratégie de coopération de l’OMS avec les pays (SCP) et des développements récents survenus dans les contextes sanitaires nationaux. Ce budget programme est non seulement le premier outil de programmation technique, mais aussi le principal instrument de responsabilisation et de transparence, ainsi que de financement et de mobilisation de ressources. 3. Le budget programme 2016-2017 a été adopté par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2015, par sa résolution WHA68/1 qui permet aux bureaux de l’OMS, à tous les niveaux, d’élaborer des plans de travail pour la période biennale 2016-2017 en se fondant sur les besoins des pays et les priorités régionales. 4. Le présent document fait ressortir les priorités sanitaires et la répartition du budget alloué aux pays et au Bureau régional. Il propose également les principes directeurs et les responsabilités partagées entre les États Membres et le Secrétariat de l’OMS concernant l’exécution du budget programme dans la Région africaine au cours de la période biennale 2016-2017. PRIORITÉS 5. Les priorités stratégiques de haut niveau sont définies dans le douzième programme général de travail, qui fixe par ailleurs l’orientation générale du programme mondial d’action sanitaire pour une période de six ans. À partir des priorités mondiales, chaque Région de l’OMS a défini ses priorités stratégiques régionales en tenant compte de ses particularités et de la situation qui y prévaut. 6. Le douzième programme général de travail énonce les six priorités de leadership pour la période 2014-2019, à savoir : i) faire progresser la couverture sanitaire universelle ; ii) s’attaquer au travail inachevé et aux défis à venir en ce qui concerne les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé ; iii) relever le défi des maladies non transmissibles ; iv) appliquer les dispositions du Règlement sanitaire international (2005) ; v) améliorer l’accès à des produits médicaux de qualité, efficaces, sans risque et abordables ; et vi) agir sur les déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la santé. 7. Les cinq priorités stratégiques suivantes ont été définies 2 au niveau de la Région africaine : i) améliorer la sécurité sanitaire ; ii) renforcer ou investir dans les systèmes de santé nationaux ; iii) maintenir l’accent sur la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) liés à la santé ; iv) agir sur les déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la

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Organisation mondiale de la Santé. Douzième programme général de travail 2014-2019 – Pas seulement une absence de maladie. Genève, 2013. Discours de la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, le Dr Matshidiso Rebecca Moeti, lors de son investiture par la cent trente-sixième session du Conseil exécutif. Genève, janvier 2015.

AFR/RC65/11 Page 2 santé ; et v) faire en sorte que le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique réponde mieux aux besoins et soit axé sur les résultats. 8. La Région africaine a réalisé des progrès remarquables au cours des dernières années. On peut notamment citer un recul important de l’incidence du VIH/sida, de la tuberculose et du paludisme ; des avancées vers l’élimination de certaines maladies tropicales négligées ; une amélioration de la couverture vaccinale au cours des dix dernières années ; la réduction de la mortalité due à la rougeole ; ainsi qu’une diminution de la mortalité mater nelle et infantile3. 9. Toutefois, la Région africaine continue à faire face à de nombreux défis, dont le plus en vue est l’actuelle épidémie de la maladie à virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest avec un effet dévastateur sur les moyens de subsistance, la sécurité et le développement socio-économique dans les pays touchés. La riposte à l’épidémie d e maladie à virus Ebola suscite des besoins importants en ressources supplémentaires afin de permettre à l’Organisation de faire face à des situations similaires dans l’avenir. 10. Compte tenu des succès et des défis que la Région africaine a connus par le passé, le budget programme 2016-2017 sera principalement axé sur la mise en œuvre des interventions essentielles4 alignées sur les priorités stratégiques définies. Ces interventions comprennent : i) la fourniture d’un appui aux pays touchés par Ebola dans les efforts qu’ils font pour atteindre l’objectif de « zéro cas » et reconstruire leurs systèmes de santé ; ii) le plaidoyer pour l’accroissement de l’investissement et le renforcement de la préparation de la Région africaine à faire face aux nouvelles menaces sanitaires dans le cadre du Règlement sanitaire international (2005) ; iii) la fourniture d’un appui aux États Membres pour qu’ils puissent accroître l’investissement national dans la santé et élaborer des stratégies nationales de santé appropriées leur permettant de renforcer leurs systèmes de santé et de progresser vers l’équité et la couverture sanitaire universelle ; iv) l’achèvement du programme relatif aux objectifs du Millénaire pour le développement parallèlement à la mise en œuvre du programme de développement pour l’après 2015 et à l’allègement du fardeau croissant des maladies non transmissibles ; v) la fourniture d’un appui aux États Membres afin de renforcer leur capacité à agir sur les déterminants sociaux de la santé et à œuvrer avec d’autres secteurs en faveur de la promotion de la santé, vi) la rationalisation des procédures et du fonctionnement de l’Organisation pour la rendre plus efficiente, plus efficace, plus à même de répondre aux besoins, plus responsable et plus transparente ; vii) le renforcement de l’obligation de rendre compte des résultats programmatiques de l’OMS et de la gestion des ressources qui lui sont confiées. 11. Au niveau des pays, et grâce à l’approche ascendante de planification, un ensemble de priorités ont été identifiées afin d’orienter leur coopération technique avec l’OMS. Selon la structure des secteurs de programme tels que définis dans le douzième programme général de travail, chaque pays a recensé ses dix plus grandes priorités classées en « priorités majeures » et en « priorités moins urgentes ». C’est sur la base de ce classement que la répartition des allocations budgétaires entre les programmes a été effectuée pour chaque bureau de pays de l’OMS. 12. Dans l’ensemble, les priorités définies aux niveaux national et régional sont bien alignées et répondent aux principaux besoins des pays. Le budget programme 2016-2017 et les plans opérationnels subséquents offrent la possibilité de planifier pour mettre en œuvre des interventions pertinentes permettant d’aborder ces priorités, en tenant compte des leçons apprises lors des précédentes périodes biennales. 3

4

Organisation mondiale de la Santé, Bureau régional de l’Afrique. La santé des populations : les mesures efficaces – Le Rapport sur la santé dans la Région africaine 2014. Discours de la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, le Dr Matshidiso Rebecca Moeti, lors de son investiture par la cent trente-sixième session du Conseil exécutif. Genève, janvier 2015.

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LEÇONS APPRISES 13. La participation effective des États Membres à l’examen du document de budget programme, y compris à la répartition connexe des allocations entre les programmes prioritaires, a renforcé la crédibilité du budget et accroîtra l’efficacité du processus de planification opérationnelle. De même, la participation des États Membres au dialogue sur le financement de l’OMS, avec les partenaires et dans le contexte des réformes de l’OMS, s’est avérée utile car elle a permis d’améliorer considérablement la prévisibilité du financement de l’OMS au début de l’exercice biennal. Il faut encourager la participation effective des États Membres à de tels mécanismes d’examen. 14. La création d’une équipe chargée de la vérification de la conformité au Bureau régional permet d’améliorer la gestion des opérations grâce à l’efficacité et à la transparence dans la gestion financière, les achats et l’administration générale. Par exemple, des domaines prioritaires à risque dans les opérations comme les acquisitions, les voyages, les rapports aux donateurs ont été examinés, et le nombre de rapports de coopération financière directe (DFC) en souffrance a été réduit de 1947 à 782, ce qui représente un taux de diminution de 60 % entre décembre 2013 et décembre 2014. Avec ces améliorations, la fonction de respect des règles et procédures doit être maintenue, conformément au cadre de responsabilisation de l’OMS. 15. Pour répondre à l’avenir aux épidémies et situations d’urgence de grande ampleur telles que l’épidémie de la maladie à virus Ebola, il faut renforcer la capacité du Secrétariat de l’OMS dans la Région africaine par une réallocation budgétaire, la mobilisation de ressources, la restructuration et le recrutement d’un personnel qualifié, afin de fournir un meilleur appui aux États Membres. L’épidémie actuelle de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest a révélé la vulnérabilité et la faiblesse des systèmes de santé des pays touchés, dont les services de santé systématiques de ces pays ont été fermés. L’épidémie d’Ebola a entravé la mise en œuvre des plans de travail des ministères de la Santé et de l’OMS, car le personnel a dû être déployé sur le terrain au titre des activités de riposte à l’épidémie. 16. L’épidémie de la maladie à virus Ebola a montré que les ressources disponibles ne sont pas suffisantes pour mettre en place une riposte en temps voulu aux épidémies. Par conséquent, en vertu de l’article 50 de la Constitution de l’OMS, les États Membres de la Région africaine doivent envisager de toute urgence de doter la Région de ressources financières additionnelles pour soutenir l’action de l’OMS en matière de lutte contre les épidémies et y contribuer 5. BUDGET PROGRAMME 2016-2017 17. Le budget programme 2016-2017 s’inscrit en continuité du budget programme 2014-2015. Cependant, eu égard à l’approche de planification ascendante qui a été adoptée et en fonction des priorités définies par chaque pays, certains ajustements ont été opérés en ce qui concerne les enveloppes dédiées aux programmes dans de nombreux pays. Les propositions soumises pour la répartition des allocations budgétaires étaient fondées sur le budget programme 2014-2015, dans lequel une proportion moyenne de 80 % de l’enveloppe allouée aux bureaux de pays a été affectée aux dix priorités majeures, alors que les 20 % restants du budget étaient répartis entre certaines priorités moins urgentes. 18. Le budget global alloué à la Région africaine pour le compte de l’exercice biennal 20162017 se chiffre à US $1162,3 millions, soit 26,5 % de l’enveloppe budgétaire totale de l’OMS qui 5

Résolution EBSS3.R1 du Conseil exécutif de l’OMS, intitulée « Ebola : enrayer la flambée actuelle, renforcer la préparation à l’échelle mondiale et veiller à ce que l’OMS ait les capacités de se préparer et de riposter, dans l’avenir, à des flambées de grande ampleur et à des situations d’urgence ayant des conséquences sanitaires ».

AFR/RC65/11 Page 4 se monte à US $4384,9 millions. Comparé au précédent exercice biennal, le budget programme 2016-2017 de la Région africaine a augmenté de US $42,3 millions (3,8 %). Le tableau 1 en annexe présente la ventilation détaillée des allocations budgétaires. 19. Des modifications importantes et des réajustements ont été effectués entre des secteurs de programme par rapport au précédent exercice biennal, notamment de fortes hausses enregistrées pour les allocations destinées à la santé mentale et à l’abus de substances psychoactives (156,5 %), au vieillissement en bonne santé (142,9 %) et au paludisme (110,3 %). En chiffres absolus, les hausses les plus importantes concernent le paludisme (US $23,5 millions), la gestion et l’administration (US $16,9 millions, ce qui équivaut à 25,9 % en valeur relative), les maladies tropicales négligées (US $14,1 millions, soit 72,7 % en valeur relative) et la tuberculose (US $12,3 millions, soit 72,8 % en valeur relative). 20. Dans l’ensemble, les programmes liés à la catégorie des « Systèmes de santé » ont vu leur dotation augmenter de US $17,7 millions par rapport au budget programme 2014-2015, soit 24,8 % en valeur relative. Il faut néanmoins allouer des ressources additionnelles à cette catégorie pour combler les insuffisances qui subsistent. Toutefois, en valeur absolue, l’effet des augmentations nettes des dotations budgétaires concernant d’autres programmes comme la santé mentale, l’abus de substances psychoactives ou le vieillissement en bonne santé est marginal dans le budget régional. 21. Malgré la très grande priorité accordée aux maladies à prévention vaccinale et à l’éradication de la poliomyélite, les allocations budgétaires au profit d e ces deux programmes prioritaires ont fortement baissé par rapport au précédent exercice biennal. Cette tendance s’explique par l’intégration des activités de lutte contre la poliomyélite et relatives à la vaccination systématique. De plus, les États Membres de la Région africaine font des efforts pour contribuer encore plus au financement des programmes visant l’élimination des maladies à prévention vaccinale. La baisse du budget alloué au programme d’éradication de la poliomyélite était prévisible compte tenu de la phase finale de l’éradication de la poliomyélite. 22. La répartition du budget programme entre les six catégories et programmes d’urgence présente toujours un budget déséquilibré avec une forte concentration sur les programmes d’urgence : i) Maladies transmissibles 24,4 % 5,3 % 9,1 % 7,7 % 5,5 % 12,6 % 35,4 %

ii) Maladies non transmissibles iii) Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie iv) Systèmes de santé v) Préparation, surveillance et intervention

vi) Services institutionnels et fonctions d’appui vii) Programmes d’urgence (poliomyélite et flambées épidémiques)

23. La répartition du budget est de 79 % pour les bureaux de pays, contre 21 % pour le Bureau régional (voir le tableau 1, en annexe). Cette répartition était de 75 % pour les bureaux de pays et de 25 % pour le Bureau régional lors de l’exercice biennal 2014-2015. Les 21 % accordés au Bureau régional englobent les allocations aux équipes d’appui interpays en vue d’une assistance directe aux pays. Le tableau 2 en annexe détaille les allocations budgétaires par pays.

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PRINCIPES DIRECTEURS 24. L’exécution du budget programme 2016-2017 sera régie par des principes tels que : a) le renforcement d’un Secrétariat du Bureau régional de l’OMS axé sur les résultats et responsable aussi bien des résultats programmatiques que de la gestion des ressources qui lui sont confiées ; la poursuite de la mise en œuvre de la réforme de l’OMS dans la Région, y compris l’application du Programme de transformation du Secrétariat de l’OMS dans la Régio n africaine ; le renforcement de la présence de l’Organisation dans les pays ; le renforcement des partenariats et de la collaboration à l’action sanitaire entre l’OMS, les parties prenantes et les partenaires dans la Région ; l’intégration de l’action de l’OMS dans toutes les catégories et les secteurs de programme et aux trois niveaux de l’Organisation.

b)

c) d) e)

RÔLES ET RESPONSABILITÉS 25. Les pays devraient : a) mettre en œuvre les activités convenues dans les plans opérationnels de l’OMS et le budget programme 2016-2017. Les plans opérationnels doivent être alignés sur les plans nationaux de santé et sur les SCP ; participer effectivement aux réunions des organes directeurs tels que le Comité régional et aux sessions du Conseil exécutif de l’OMS, ainsi qu’aux autres réunions portant notamment sur l’examen de l’exécution du budget programme ; plaider en faveur d’un engagement collectif clair afin de mobiliser un financement suffisant en faveur de l’exécution concrète du budget programme et de répondre aux priorités clés.

b)

c)

26.

Le Secrétariat de l’OMS devrait : a) b) c) d) élaborer des plans opérationnels réalistes, et faire preuve de plus de discipline budgétaire dans l’exécution du budget programme ; renforcer le plaidoyer et la mobilisation de ressources en vue du financement du budget programme ; fournir un appui aux pays, y compris par l’élaboration de plans de préparation réalistes de riposte aux épidémies et aux crises ; préparer les centres budgétaires à reprogrammer leurs plans opérationnels en cas d’épidémies et de situations d’urgence ayant des conséquences sanitaires.

CONCLUSION 27. Une enveloppe budgétaire totale se chiffrant à US $1 162 300 a été allouée à la Région africaine au titre de l’exercice biennal 2016-2017, ce qui représente une augmentation de 3,8 % par rapport au budget programme 2014-2015. Cependant, la répartition entre les programmes prioritaires reste pratiquement identique à celle de l’exercice biennal précédent, ce qui

AFR/RC65/11 Page 6 compromet les résultats attendus, en particulier ceux des activités liées au renforcement des systèmes de santé. Cependant, le défi pour États Membres et le Secrétariat consiste à intensifier leurs efforts de mobilisation de ressources en vue d’un financement total du budget programme 2016-2017. Par ailleurs, les mécanismes spécifiques de mobilisation des ressources comme le Fonds africain pour les urgences de santé publique (FAUSP) doivent être soutenus pour répondre aux futures épidémies et situations d’urgence. 28. Le Comité régional a adopté le présent rapport qui donne une vue d’ensemble de l’exécution du budget programme de l’OMS 2016-2017 dans la Région africaine.

AFR/RC65/11 Page 7 ANNEXE Tableau 1 – Allocations budgétaires à la Région africaine, répartition pour le Bureau régional et les bureaux de pays, par catégorie d’activités et secteur de programme (en millions de dollars des États-Unis) Catégories et secteurs de programme BP 2016-2017 BP 20142015 Écart Variation

en %

Bureaux de pays 1. Maladies transmissibles VIH/sida Tuberculose Paludisme Maladies tropicales négligées Maladies à prévention vaccinale Sous-total 2. Maladies non transmissibles Maladies non transmissibles Santé mentale et abus de substances psychoactives Violence et traumatismes Handicaps et réadaptation Nutrition Sous-total 3. Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie Santé génésique et santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent Vieillissement et santé Intégration d’une démarche antisexiste, soucieuse de l’équité et respectueuse des droits humains Déterminants sociaux de la santé Santé et environnement Sous-total 4. Systèmes de santé Politiques, stratégies et plans de santé nationaux Services de santé intégrés centres sur la personne Accès aux médicaments et technologies de la santé et renforcement des moyens réglementaires Informations et données factuelles sur les systèmes de santé Sous-total 5. Préparation, surveillance et intervention Capacités d’alerte et d’intervention Maladies à tendance épidémique et pandémique Gestion des crises et des risques associés aux urgences Sécurité sanitaire des aliments Sous-total 6. Services institutionnels et fonctions d’appui Leadership et gouvernance Transparence, responsabilisation et gestion des risques Planification stratégique, mobilisation des ressources et établissement de rapports Gestion et administration Communications stratégiques Sous-total Total, programmes de base Situations d’urgence Éradication de la poliomyélite Interventions en cas d’épidémies ou de crises Sous-total Total général % partagé 38,3 24,2 30,4 25,4 96,1 214,4 29,1 3,6 1,2 0,4 5,1 39,4 60,9 1,1 1,3 7,5 9,6 80,4 15,5 22,5 10,7 9,7 58,4 10,4 5,1 30,5 3,2 49,2 33,9

Bureau régional 10,2 5,0 14,4 8,1 31,9 69,6 18,2 2,3 0,9 0,8 0,2 22,4 14,3 0,6 1,0 2,7 6,2 24,8 5,5 12,5 5,9 6,7 30,6 4,4 2,2 6,5 2,0 15,1 13,3 7,3 5,7 33,9 4,1 64,3 226,8 13,0 7,7 20,7 247,5 21 %

Total 48,5 29,2 44,8 33,5 128.0 284,0 47,3 5,9 2,1 1,2 5,3 61,8 75,2 1,7 2,3 10,2 15,8 105,2 21,0 35,0 16,6 16,4 89 14,8 7,3 37,0 5,2 64,3 47,2 7,3 5,7 82,1 4,1 146,4 750,7 372,3 39,3 411,6 1162,3 100 %

Total 45,9 16,9 21,3 19,4 163.7 266,7 48,0 2,3 1,4 0,9 3,9 56,5 68,9 0,7 2,3 7,3 12,8 92,0 15,2 30,0 11,6 14,5 71,3 8,4 4,8 37,7 4,6 55,5 47,5 7,3 5,2 65,2 5,3 130,5 672,5 408,2 39,3 447,5 1120,0 2,6 12,3 23,5 14,1 -35,7 17,3 -0,7 3,6 0,7 0,3 1,4 5,3 6,3 1,0 2,9 3,0 13,2 5,8 5,0 5,0 1,9 17,7 6,4 2,5 -0,7 0,6 8,8 -0,3 0,5 16,9 -1,2 15,9 78,2 -35,9 0,0 -35,9 42,3 5,7 % 72,8 % 110,3 % 72,7 % -21,8 % 6,5 % -1,5 % 156,5 % 50,0 % 33,3 % 35,9 % 9,4 % 9,1 % 142,9 % 0,0 % 39,7 % 23,4 % 14,3 % 38,2 % 16,7 % 43,1 % 13,1 % 24,8 % 76,2 % 52,1 % -1,9 % 13,0 % 15,9 % -0,6 % 0,0 % 9,6 % 25,9 % -22,6 % 12,2 % 11,6 % -8,8 % 0,0 % -8,0 % 3,8 %

48,2 82,1 523,9 359,3 31,6 390.9 914,8 79 %

AFR/RC65/11 Page 8 Tableau 2 – Allocation budgétaire aux centres budgétaires des bureaux de pays dans la Région africaine (en dollars des États-Unis) PAYS Plafond de pays Retenue sur les catégories 1 à 5 (-10 % conformément à la répartition pour les réserves) Net pour les plans de travail Pays/centres budgétaires Algérie Angola Bénin Botswana Burkina Faso Burundi Cameroun Cabo Verde République centrafricaine Tchad Comores Congo Côte d’Ivoire République démocratique du Congo Guinée équatoriale Érythrée Éthiopie Gabon Gambie Ghana Guinée Guinée-Bissau Kenya Lesotho Libéria Madagascar Malawi Mali Mauritanie Maurice Mozambique Namibie Niger Nigéria Réunion Rwanda Sainte-Hélène Sao Tomé-et-Principe Sénégal Seychelles Sierra Leone Afrique du Sud Soudan du Sud Swaziland République-Unie de Tanzanie Togo Ouganda Zambie Zimbabwe TOTAL Total 914 800 000 83 231 000 831 569 000 3 467 000 39 601 000 9 465 000 3 860 000 13 765 000 7 414 000 16 581 000 3 585 000 15 444 000 27 520 000 4 224 000 7 666 000 18 161 000 66 537 000 3 774 000 6 942 000 45 160 000 5 063 000 5 544 000 12 862 000 9 391 000 4 038 000 37 806 000 4 465 000 11 156 000 13 752 000 11 421 000 17 117 000 5 219 000 2 129 000 10 916 000 10 469 000 19 332 000 188 502 000 253 000 9 269 000 204 000 2 793 000 11 056 000 1 831 000 13 770 000 9 671 000 38 016 000 5 079 000 26 604 000 5 280 000 18 650 000 12 572 000 14 173 000 831 569 000

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49

Основные сведения
Тип документа Governing Bodies documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения