INSI.]C'I'ICII)I' RI,SEARCH T]NI'I' nÉuxION ANNUELLE DE RECHERCHE SUR LES INSECTICIDES ururrÉ DE REcHERcHE suR LES rNSEclcrDES BOUAKE 3-4MAr 1995 .J ()R(;ANISA',I'lON MONI)lALl,l l)lt l, SAN',I'lt PROGRAMMII DIi I,TI]-TI.] CONT'RI' I,'ONCHOCI'RCOSI.] UNI'I'I' DI' RI'CHI'RCHI'S SI.JR I,I'S INSECT'ICIDES woRLt) Hl.l,AIil'H oRG^Nlz^'l'loN ONCHoCERCIASIS CoNl'ROI, PROGRAMMI' 2 PROGRAMME DE t.t111 ti ('ON'l'RE t-'ONCtl0('F.RCOSt: UNITE DE RE('IIERC}IE SUR LES INSE('TICIDES 1. Ouverture de la réunion et revue des recommandations de la réunion de 1994. La présidence de la réunion a été assuree par M. C. Back, et M. M. Ouédraogo a assumé le rôle de co- rapporteur de la réunion. Après le traditionnel mot de bienvenue, le Dr. llougard a présenté les points saillants des actualites concernant VCU, et brossé le tableau de l'évolution des activités de VCU d'ici 1997, c'est-à-dire la fin de la phase lV du Programme, dans I'optique d'une fin de toutes les actiütés en2002.ll a enfin félicité le personnel VCU pour le travail accompli avec couragc ct abnégation et qui s'est traduit par d'excellents résultats. [-a réunion s'est pormsuiüe avec la revue des recommandations issues de la réunion precédente Sur douze recommandations, six ont été pleinement satisfaites. Par ailleurs, il n'a pas été possible de tester les stocks de Vectobac declasses (recomm. # l), en raison des très fortes pluies qui ont empêché les tests à Soubré pendant l'automne 1994. L€ marquage à chaud des frts de Vectobac s'est révélé difficile avec les nouveaux accessoires tburnis par I'IRU (recomm. #2); les responsablcs dc dépôts ont donc continué à marquer les fûts par I'ancienne technique. L'évaluation de I'impact à moyen terme du Vectron n'a pæ pu êre terminee, pour des raisons de logistique et de conditions climatiques (recomm. #5); les résultats partiels obtenus montrent cependant qu'il n'y a pas eu de changement notable chez les organismes non-cibles des rivières traitées de façon répétee au Vectron. L'lRU a produit un protocole officiel pour l'évaluation des formulations de B.t.HI4 en shalier, protocole qui fait partie du nouveau contrat établi avec la compagnie Abbott (recomm, #9); I'amélioration des appareils et protocoles dc bioessais se poursuit cependant et ils seront finalisés au cours de annee à venir. Les traitements par bateau du Bas Bandama, en remplacement saisonnier des traitements par hélicoptère, se sont poursuiüs (recomm. #10); le nouveau bateau n'a pas encore été liwé, mais dewait l'êre à temps pour lcs traitements de saison seche 1995-96. 2. Opérations aériennes et traitements larvicides pour l'année 1994-1995. lvlr. R. Meyer. Chef Aerops pour laZone Est, a présenté les faits saillants pour la période 1994-1995. En Zone Est, la pluviométrie de I'annee 1994 a été plus forte que celle de 1993, sans atteindre toutefois le niveau de 1991. Au niveau des larvicides (tableau I.B), la consommarion de B.t.Hl4 a légèrement augmenté en 1994. Par arlleurs on a noté en 1993 une augmentation de la consornrnation de perméthrine, due aux forts débits. et une forte baisse de la consommation de phoxime. La consommation de téméphos, carbosulfan et de pyraclofos a légèrement baissé en 1994. Le Vectron a été utilise de manière opérationnelle, principalement sur la Conroé tttais aussi sur la Volta Noire et le Bas-Bandanra. Les heures de vol ont légèrernent dirninué, passant de 3046 heures en I993 à2916 heures en 1994. En Zone Ouest, du point de vue hydrologique, I'année 1994 a été fbrtement excédentarrcpar rapport au.r antrées précédentes. Tous les bassins ont été concernés par cette hausse. dont Ie pic a été plus tardif qu'en 1993. Ainsi le Niger à Koulikoro a atteint un pic de 5,500 mr/s en octobre, en comparaison avec un maxirnum de 2,000 tnr/s en septembre 1993. Pour I'ensemble des bassins, le niveau du pic de crue a pratiquement doublé par rapport à 1993, et s'est rrraintenu plus longtenlps. 3. Sensibilité des simulies aux insecticides dans l'aire OCP. La surveillance de la sensibilité aux insecticides est essentielle à la bonne marche de la stratég:e de rotation appliquee à OCP. Cette stratégie a pour but principal de maxirniser I'utilisation du téméphos, pour des raisons logistiques, économiques et ecologiques. La résistance au téméphos étant la plus fréquente, par rapport au\ autres insecticides, elle mobilise donc I'essentiel des efforts des équipes de surveillance. Par ailleurs la panoplie d'insecticides utilise par OCP atteint maintenant le nombre de sept, avec I'arrivée du Vectron. Il est donc essentiel de s'assurer que la sensibilité aux insecticides alternarrfs au térnéphos se maintient. Afin de simplifier la consultation des données de sensibilité, les catalogues de données ont été actualisés et seront distribués au personnel de VCU impliqués dans la planification des traitemcnts. 3.'1. Téméphos. En Zone Est, Ie foyer de résistance au ternéphos du sud de la Côte d'lvoire (Basse Comoé, Bas Bandana) est toujours présent. Cependant le niveau de résistance a fortement diminué en 1995. Selon des tests effectués en janvier 1994, la population de Simulium sanclipauli s.s. de la Basse Comoé (Koutoukro) présentait encore une CL95 (larves mortes) de 100 mgL, soit 250 fois plus élevée que le seuil normal de 0.4 mÿL. Cette population isolée de S. sanctipauli s.s. avait donc conservé les niveaux initiaux de résistance au I PBOGBAhth.tE DE LUTTE CONTFE L'TNCHOCERCOSE UNITÉ DE FECHEBCHE SUB LES INSECTICIDES térnéphos, après dix ans d'interruption de toute pression sélective. En awil 1995, la CL95 n'était plus que de 8 mÿL. Cefte nette amélioration est attribuable à l'effet sélectif de la pennéthrine, auquel s'est a-iouté celui du Vectron lors de la décrue. Ces traiternents ont égalernent résulté en une forte réduoti«rn des populati<lns c/c .5. sonctipauli par rapport à S. damnosum et S. sirbanum, qui montrent maintenant une sensibilité presque normale. Ailleurs enZone Est, des foyers de résistance ont été identifiés sur I'Oti, le Sio, et la Pru. [-es espèces incriminées sont principalement S. domnosun s.s. et S. sirbanum, avec une CL95 de l'ordre de 2,5 mÿL. Il s'agit donc d'une résistance de niveau intermédiaire. En Zone Ouest, le foyer de résistance du Sassandra principal est toujours présent, et correspond à la présence de S. damnosum s.s. en saison des pluies. Le second foyer de résistance, le Niger à Bamako, est en nette régression par rapport à 1994, et les derniers résultats indiquent une sensibilité normale chez les populations de S. sirbqnzn testées. Il est cependant probable que les niveaux de résistance augmenteraient iapidement si le téméphos était réintroduit à grande échelle. Les autres point de résistance concernent des pdpulations de S. sirbanum en Guinée (Sankarani à Kalafilila et Milo à Kérouane). Quant à la Sierra Leone, il est pour I'instant impossible de suiwe l'évolution de la sensibilité aux insecticides. 3.2. Phoxime. La résistance au phoxime concerne le sud de la Côte d'Ivoire, puisqu'elle ne s'est manifestee que sur le Bas Bandama et la Basse Comoé, chez des populations de S. sanclipauli s.s. hautement résistantes au téméphos. L'amélioration de la sensibilité amorcée en 1994 s'est poursuiüe, pour les mêmes raisons que le pour le téméphos. A Koutoukro (Comoé) la CL95 est ainsi passée de 0.1 mg/L en 1994 à 0.048 mg/L en 1995. Sur le Bas-Bandam4larareté des larves n'a pas permis de réaliser de tests de sensibilité. EnZone Est on a relevé une légère baisse sensibilité au phoxime sur certains points où la sensibilité au téméphos était également plus faible. 3.3. Pyraclofos. La résistance au pyraclofos a été décelee en deux points de la zone du Programme. Il s'agit tout d'abord de la Basse Comoé à Koutoukro, où la CLl00 pour les larves de S. sanctipauli a atteint 0.19 mg/L, par rapport à une valeur normale de 0.04 mglL. Le deuxième point est le Niger à Bamako, où les larves de S. sirbanum montrent une CLl00 de 0.13 mdL.Ces points de résistance résultent tous deux de I'utilisation prolongee du pyraclofos, pour des raisons de résistance au téméphos. Il est éüdent que I'utilisation du pyraclofos doit être suspendue sur ces bassins jusqu'au retour à une sensibilité normale. Une sensibilité réduite a été détectée sur deux points de la Zone Est; il s'agit de Toutionga et de Bukasu, sur I'Oti, où la CL95 a atteint les valeurs respectives de 0.062 mg/L et de 0.078 mglL. L'espèce concernée est S. domnosum s.,s., dont la sensibilité intrinsèque au pyraclofos est moins forte que celle des autres espèces du complexe. Malgré cette sensibilité réduite, I'utilisation du pyraclofos ne dewait pas poser de problème dans les bassins avoisinant I'Oti. 3.4. Perméthrine. carbosulfan et étofenprox. La détermination de la sensibilité à la perméthrine et au carbosulfan pose des problèmes particuliers de variations aléatoires qui n'ont pu être contrôlés jusqu'à maintenant. Dans les deux cas ces variations sont dues à une forte proportion de larves moribondes lors des tests. Il est très difficile dans ces conditions d'établir une ligne de base permettant de détecter les cas éventuels de résistance. En 1994 I'IRU a procédé à des essais avec des solutions techniques en acétone plutôt qu'en éthanol, sur I'hypothèse que certains pyréthrinoïdes sont dénaturés par l'éthanol, et que cela pourrait expliquer la variabilité des résultats. Les essais ont montré que I'acétone lui-même est trop toxique pour les larves de simulies. Les témoins traités à I'aétone ont subi une rnortalité de 50o/o, en comp:faison avec lo/o en moyenne pour I'alcool. 4. Stratéqie de rotation des insecticides. La stratégie de rotation des insecticides appliquée depuis 1993 sera maintenue pour 1994-95. Elle tient compte des caractéristiques de chaque produit (efficacité, coût opérationnel, risque de résistance, impact sur la faune non-cible) afin d'aboutir à une utilisation optimale (Figure 3). D'une manière générale, cette stratégie est la suivante: o.saisotr.Ècâe: suspension maximale des traitements. Les riüères traitées le sont de préférence au B.t.H-14. 4 PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE"-----urlrrÉ oE nTcHERCHE suR LES INSECTICIDES o dëbut tles plwes..passsge graduer aux organophosphorés (téméph.os, phoxime, pyraclofos) avec une prépondérance du pyraclofos ,n*t t"î"J.se définitive à". ieuitr. on éüte a'ùtitiseite même insecticide plus de 6 cycles consécutifls' ahn de minimiser les risques de résistance' . ptc de la sisn des pluies."l,"**r" du carbosulfan et de la perméthrine (maximum de 6 cycles heMomadaires) avec possibilité de srspension (gîtes noyés) ou de traitem"nt àr"" les organophosphorés à longue portee (téméphos' pyraclofos). . a*àe et soist»r sèche ,,iwn e: reprise à rebours des deux premières étapes' L,introduction de l,étofenprox (vectron) a modifié la stratégie générale de rotation' Il a été utilise en priorité dans les zones de résistance ou de risqué de résistance au téméphos, étant donné son pouvoir de contre- sclection pour les larvcs résistantes. D"t tù. partiels de traitement au Vcctron ont été notés au début de 1995, et I'IRU poursuit ses recher"tr", li"rs en multi-aqitateur) afin de déterminer si les conditions hydrologiques (temperature, turbidité) sont ii;origine de .", âho.; des traitements en rivière sont également réalisés afin dc vérifier les données de portec. Malgfé ces quelqucs échecs' le Vectron se montre un complément tres utile de la gamme des inLticides oférationnels, notarnment pour le rétablissement de la sensibilité ar»( organophosphorés. 5. Contrôle de qualité du Vecjobac 12A§ ooé.ralionnel' Des problàn"r d" *rtrôI" d" quafité ", nrr""uîu vectîEac l2AS ont surgi en 1995' Les lots livrés en janvier 1995, suite arD( conrnandes iésiduelles de 1994, ont monEé une eflicacité insuffrsante' Les raisons de cette faible efficacité seront cxaminées de concert avec la compagnie nb-bo1 Par ailleurs les pré- echantilrons soumis p- euu"t depuis janvier l9g5 pour la commande de 1995 (125'000 L) mon'ent également uoe efficacité maryinalc ou trop faible. Cetto commande a été eflectuee cadre du nouveau æntrat liant OCp et Abbou poJ I'upproüsiànnement en Vectobac l2AS' Les pré-échantillons soumis ne correspondent pas au* crïtères ae-ôuaite specifiés dans ce contrat. cette situation a pour I'instant compromis l,expédition de la commande 1995, et une'concertation avec Abbott s'avère urgente afin d'assurer le maintien des stocks opérationnels et le bon déroulement des opérations' 6. Recherches sur les insecticidgs. LesrechercfficticideResearchUnit/VCU)ayarrtportéfruit'oCPsetrouve maintenant doté de sept insecticides opérationnels destinés à la lutte anti-vectorielle. conformément au plan établi en 1994, I'lRÙï don" porté sei efforts sur la finalisation des systèmes et protocoles d'évaluation des insecticides en conditions contrôlées. pour le B.t.Hl4, le système de shaker orbital est complètement opérationnel. Un protocole définitif a été adopté et fait même partie intégrante du contrat liant oCP à la firme Abbott pour I'approvisionnement du nogramme en B.t.Hl4. Pour les insecticides chimiques et biologiques' l,lRU a poursuiü le développernent d'un irotocole adpté.al nouveau système de multi-agitateur' Ce système p»ermet, pour Ia première iôir, A" rno*", de manièie indépendante les effets de paramètres tels que la concentration, le temps de contact, la température, la n[bidité, et la vitesse de I'eau' De plus, le système de multi-agitateu peut êLe utilise aussi bien -io* tu iu*" non-cible que pour les simulies. avec des insecticides biologiques ou chimiques. Il s'agit donc d'un système universel qui remplacera dorénavant le système de (( trougls )). L,IRU a poursriü sa collaboration avec I'lnstitut Pasteur (Laboratoire des Bactéries Entomopathogènes) et avec la firme Roussel-UCLAF. Grâce à cette collaboration il a été possible de tester, pour la première fois en 1995' des tbrmulations de souches recombinées de B.t.Hl4. ces recherches, qui se poursuivent parallèlement au criblage de nouvelles souches de Bacillus, p€rmettront d'élucider le rôle des différentes toxines bactériennes vis-à-vis des larves de sirnuhes En 1994-1995, IIRU a poursuivi sa collaboræion avec la compagnie Abbon pow la mise-au point de tbrmulations plus püssantes de Vectobac- La compagnie Abbott a mis au point de nouvelles formulations émulsifiables à base dtrüle qui ont été soumises à I'IirÙ pour évaluation. Etant donné les problèmes rencontrés avec le vectobac l2AS, il n'a pas ete possiùte pour I'instant de procéder à des essais en riviàe' bien que les essais en shaker soient encourSgeants. i- -^L^ . L'IRU poursgit *n ,outi* aux operations Aérierures pour la mise en oeuvre de la stratégie de rotatton des insecticides. A ca effet I'IRU a développé un programme informatique de saisie des traitements hebdomadaire à partir des messages radio. ce prograrnme perïnet de suivre les séquences de traiternent de tous les biefs du programme, en temps reel. une "ônnibotion importante de I'IRU aux opérations de traitement est PEOGHAMME DE LUTTE CONTFE L'ONCHOCEFCOSE 5 UNITÉ DE HECHEBCHE SUB LES INSECTICIDES l'établissement de tableaux pennettant au personnel aérien de déterrniner la portée des différents insecticides en fonction des conditions hydrologiques. Ces tableaux sont maintenant bien calés pour I'ensemble des insecticides opérationnels, à I'exception du Vectron pour lequel les données dewont être révisées. 7. Recommandations. l. La réunion recommande que les Opérations Aériennes poursuivent I'inventaire des stocks de Bt et I'envoi d'échantillons à I'IRU, qui procédera à des tests d'eflicacité. Au vu des résultats, il reviendra à VCU dc déterminer si certains lots doivent être déclassés. 2. Dans Ie but de maintenir une gestion rigoureuse des stocks de Bt, Ia Éunion recommande que les Opérations Aériennes gardent les nouveaur arrivages Ie plus longtemps possible sous abri dans les dépôts centraux. Lors des transferts de Bt aur dépôts secondaires, la priorité sera accordée aur lots les plus anciens. La réunion recommande également que les moyens logistiques nécessaires soient allouées aux Opérations Aériennes pour un réarrangement périodique des dépôts, surtout en Zone Ouest. 3. La réunion recommande que le Coordonnateur de I'Hydrologie installe, à I'occasion des prochains redéploiements, d'une balise Argos à Yakassé, sur Ia Basse Comoé. 4. La réunion recommande que I'IRU réalise une étude en multi-agitateur de I'inlluence de la température sur I'ellicacité du Vectron (étofenprox). 5. La réunion recommande que I'IRU améliore le système de régulation de la température utilisé lors des tests de scnsibilité. 6. La réunion recommande que les responsables des équipes tRU de Bamako et de Kara elTectuent avant la fin de 1995 une mission à Bouaké, dans le cadre des calibrations périodiques nécessaires pour les tests de sensibilité. 7. La réunion rccommande que pour la surveillance de la sensibilité, la priorité soit accordée aur organophosphorés sur les bassins suivants: Ouémé, Mono, Asukawkaw, Basse Comoê Bas-Bandama, Sassandra, Niger à Bamako et Sankarani.
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Réunion annuelle de recherche sur les insecticides
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