WPR/RC59/SR/6 PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE (Salle de conférence de l’OMS, Manille) Jeudi 25 septembre 2008 à 9 h 00
PRESIDENT : M. Iakoba Taeia Italeli (Tuvalu)
TABLE DES MATIERES Pages 1. Plan stratégique de lutte contre la dengue dans la région Asie-Pacifique (suite) ........................................................................................... Examen des projets de résolution........................................................................................ 2.1 2.2 3. Renforcement des systèmes de santé et soins de santé primaires ....................... Maladies non transmissibles : prévention et lutte ...............................................
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2.
Protection de la santé face aux effets du changement climatique : Projet de cadre régional.......................................................................................................
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1.
PLAN STRATEGIQUE DE LUTTE CONTRE LA DENGUE DANS LA REGION ASIE-PACIFIQUE : Point 14 de l’ordre du jour (document WPR/RC59/8) (suite)
Le Dr WONG (Hong Kong, Chine) dit que la dengue est une maladie à déclaration obligatoire à Hong Kong (Chine) depuis 1994. Le plus grand nombre de cas importés a été enregistré à Hong Kong (Chine) en 2007, lors d’une grande flambée dans les pays voisins. Les registres indiquent cependant qu’aucune infection n’a été acquise localement depuis 2003. La plupart des cas ont été importés de pays d’Asie du SudEst, où les habitants de Hong Kong (Chine) se rendent souvent. Il souligne qu’il ne faut pas baisser la garde et qu’il faut continuer à surveiller et combattre le vecteur, Aedes albopictus, pour éviter la transmission locale de la dengue importée. Le plan stratégique de lutte contre la dengue constituera à cet égard un cadre utile. Le Dr LAM (Macao, Chine) approuve le plan stratégique de lutte contre la dengue, qui donne des orientations globales pour l’élaboration de stratégies de lutte dans la Région. Depuis la grande flambée de dengue de 2001, Macao (Chine) accorde une grande importance aux mesures de lutte. Cette flambée fut la plus grave flambée de maladies transmissibles de ces 20 dernières années ; aucun décès n’a été enregistré. La stratégie locale repose sur des mesures de suppression des gîtes larvaires appliquées dans le cadre d’une collaboration plurisectorielle. Mme GIDLOW (Samoa), reconnaissant que la dengue demeure un problème important dans la Région du Pacifique occidental, compte que le plan stratégique de lutte contre la dengue aidera à améliorer les plans opérationnels au niveau des pays, à renforcer les capacités, à développer la mise en réseau au niveau des pays et au niveau régional, et à trouver des ressources. Dans les pays comme le sien, il faut mettre l’accent sur les structures sociales traditionnelles telles que les conseils de village, les groupes de femmes et les organisations religieuses, qui peuvent grandement contribuer à l’action communautaire et à la mobilisation sociale. Cela vaudra pour les pays insulaires du Pacifique qui ont peu de ressources pour appliquer des stratégies concernant la recherche, la surveillance et les analyses de laboratoire. Elle suggère de définir un objectif spécifique pour faire face au battage médiatique qui conduit au harcèlement des professionnels de la santé quand survient une flambée, et de distribuer plus largement et de façon répétée la définition standard des cas. La réforme de la santé en cours aux Samoa a impliqué l’adoption des directives OMS pour la mise en place de mesures d’alerte et de riposte, et le pays approuve sans réserve le plan stratégique de lutte contre la dengue. Notant qu’on n’a peut-être pas pris suffisamment au sérieux la menace de la dengue, elle propose de partager les ressources qui ont été allouées en priorité à la grippe aviaire et à la préparation en cas de pandémie. Elle demande au Secrétariat d’envisager de fournir un appui technique aux Samoa en matière de renforcement des capacités du secteur de la santé publique, de surveillance, de prise en charge des cas et d’application de la méthode COMBI. Le Dr TENAUA (Kiribati) appuie le plan stratégique de lutte contre la dengue. Une flambée de dengue est survenue à Kiribati au début de 2008, pendant laquelle on a enregistré plus de 700 cas et le décès de deux enfants. Conformément au Règlement sanitaire international (2005), la flambée a été signalée à l’OMS par le point focal RSI et l’OMS a réagi. Avec le concours de l’Organisation, on a amélioré le système de surveillance et mobilisé une équipe d’experts. La flambée a également été signalée sur le Réseau océanien de surveillance de la santé publique par le truchement du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique. Il ressort de l’action menée contre la flambée que l’utilisation de larvicides et les campagnes d’information du public
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en vue d’éliminer les gîtes larvaires des moustiques sont des mesures plus efficaces que la pulvérisation d’insecticide, dont l’effet n’est que temporaire. Actuellement, Kiribati a besoin de trousses de test pour ses laboratoires. M. KAITU (Tuvalu) indique que s’il n’y a pas de cas déclaré de dengue à Tuvalu, la présence du vecteur Aedes aegypti présente un risque. Sachant cela, il approuve le plan stratégique de lutte contre la dengue qui incitera les pouvoirs publics à accorder une plus grande attention à la maladie. Parallèlement, le plan sera utile pour procéder à l’examen des politiques et pour se pencher sur l’urbanisation, la conception des systèmes d’assainissement et de stockage de l’eau et d’autres facteurs à prendre en considération pour lutter contre la transmission de la dengue. Il souligne la volonté de Tuvalu d’élaborer un plan national de lutte contre la dengue et d’améliorer les systèmes de surveillance pour se conformer au Règlement sanitaire international (2005) et pour échanger des informations et coordonner la riposte aux flambées entre pays. Le Dr Bounfeng PHOMMALAYSITH (République démocratique populaire lao) dit que son pays souscrit sans réserve au plan stratégique de lutte contre la dengue. Des cas de dengue se produisent chaque année en République démocratique populaire lao, le plus souvent dans les zones urbaines, et le secteur de la santé ne peut à lui seul prévenir et endiguer les flambées. Il est crucial d’améliorer l’environnement par le développement socio-économique, la coopération multisectorielle et la participation de la communauté. Une bonne information, des programmes d’éducation et de communication, des systèmes de surveillance plus performants et une meilleure prise en charge de la maladie sont également indispensables. Le Dr DANIEL (Iles Cook) demande que soit consignée l’entière adhésion des Iles Cook au plan stratégique de lutte contre la dengue. Il remercie le Réseau océanien de surveillance de la santé publique (ROSPP) d’avoir diffusé avec autant d’efficacité les informations qui ont averti son pays de bonne heure qu’une flambée de dengue frappait les Samoa, ce qui a permis aux Iles Cook de prendre les mesures nécessaires avant même le retour des habitants qui s’étaient rendus aux Samoa pour un festival. Le programme national des Iles Cook a deux axes importants : la prise en charge clinique et la surveillance d’une part, et la salubrité de l’environnement de l’autre. Concernant cette dernière, il demande l’aide de l’OMS pour déterminer l’insecticide le plus approprié au cas où il faudrait recourir à la brumisation ; les avis recueillis par son pays à ce sujet divergent. Le DIRECTEUR PAR INTERIM, LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES remercie les représentants de leurs observations, dont il sera tenu compte. Même si la dengue est devenue un problème de santé publique émergent dans la Région, elle n’a pas reçu assez d’attention pour mobiliser des ressources humaines et financières suffisantes. Il note donc avec satisfaction que les Etats Membres estiment eux aussi que la dengue est une maladie négligée et qu’ils adhèrent au plan stratégique de lutte contre la dengue. La nouvelle stratégie servira d’outil de sensibilisation et de planification pour mobiliser davantage de ressources aux niveaux national et international. Le plan stratégique de lutte contre la dengue comprend de nombreux éléments et il pense, comme plusieurs représentants, que la participation de la communauté et une approche multisectorielle sont indispensables à la réussite du plan. Il assure le représentant du Japon que le plan stratégique n’a pas pour but de créer un nouveau programme vertical mais incite plutôt à repérer les systèmes existants dans lesquels il est possible d’intégrer une composante contre la dengue et de désigner les personnes chargées de mettre
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en oeuvre la stratégie. Il remercie de leur collaboration tous les partenaires, dont le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est. Pour combattre la dengue, il est indispensable que les Etats Membres partagent leurs expériences et échangent leurs informations. Le renforcement des capacités de base en vertu du Règlement sanitaire international (2005) et de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique rendra les Etats Membres mieux à même de riposter, étant donné que la détection et la notification précoces des flambées de dengue sont cruciales. Il rappelle qu’il est important de renforcer les systèmes de santé pour réagir le plus efficacement possible aux flambées : il est crucial d’inciter la population à se faire soigner, de rendre les services de santé plus accessibles et de garantir leur qualité, sans quoi les objectifs du plan stratégique de lutte contre la dengue ne seront pas atteints. Le CONSEILLER REGIONAL POUR LE PALUDISME, AUTRES MALADIES A TRANSMISSION VECTORIELLE ET MALADIES PARASITAIRES, en réponse aux remarques de plusieurs représentants, précise que l’OMS oeuvrera avec les Etats Membres pour encourager la collaboration entre pays. Plutôt que de créer une nouvelle structure verticale, on compte que le Règlement sanitaire international (2005) et les réseaux de surveillance existants fourniront les moyens nécessaires pour encourager l’échange d’informations, déterminant pour atteindre les objectifs du plan stratégique de lutte contre la dengue. La collaboration multilatérale est une autre composante du plan, et elle est tout aussi importante. Il note le travail utile effectué par le Secrétariat de la Communauté du Pacifique, avec laquelle l’OMS continuera de collaborer. Il salue aussi l’action du Réseau océanien de surveillance de la santé publique (ROSSP) qui a instauré un réseau d’alerte précoce appelé PacNet, à la fois efficace et facile à utiliser. Le réseau DengueNet a donné de moins bons résultats et il n’est pas aussi facile d’utilisation, et l’OMS s’appliquera à l’améliorer. Il convient de noter néanmoins que les pays doivent aussi rendre compte à leur propre système de surveillance et, comme les ressources humaines et financières sont limitées, il importe de chercher à optimiser le réseau et à échanger des informations. Les Etats Membres ont estimé qu’il était nécessaire d’adapter le plan stratégique birégional contre la dengue aux particularités des pays. La dynamique de la transmission dans les pays du Mékong, par exemple, est très différente de celle observée dans les îles du Pacifique, de sorte que les interventions devraient être spécifiques aux pays et présentées comme telles dans les plans nationaux. L’OMS préconise la pulvérisation spatiale pour réduire rapidement le nombre de moustiques adultes du genre Aedes, mais cette mesure sera appliquée parallèlement à d’autres, comme l’utilisation de larvicides et la destruction des gîtes larvaires, dans lesquelles la participation de la communauté joue un rôle capital. Il encourage la Malaisie à faire profiter d’autres pays de l’expérience qu’elle a acquise dans le cadre de son initiative fructueuse basée sur la formule Communication for Behavioural Impact (COMBI). Le Bureau régional peut fournir aux Etats Membres des évaluations de l’impact des stratégies COMBI, ainsi que des analyses coûts-avantages. Les résultats obtenus par les Etats Membres en matière de lutte biologique diffèrent. Le Viet Nam, par exemple, a obtenu de très bons résultats avec le Mésocyclops. Le plan stratégique birégional contre la dengue encourage à étudier différentes approches pour combler les lacunes programmatiques. Il est peu probable qu’un vaccin contre la dengue voit le jour avant 2015, et même si c’était le cas, il faudrait franchir plusieurs étapes avant qu’il ne soit prêt à être utilisé. Les vaccins vivants atténués et les vaccins non vivants en sont aux stades clinique et préclinique, et plusieurs pays participent aux essais. Il
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importe d’encourager les partenariats public-privé et autres partenariats visant la mise au point de vaccins pour accélérer les progrès en ce sens. En l’absence d’autres observations, le PRESIDENT demande aux Rapporteurs de rédiger un projet de résolution approprié qui sera examiné ultérieurement pendant la session. 2. EXAMEN DES PROJETS DE RESOLUTION Le Comité examine les projets de résolution suivants. 2.1 Renforcement des systèmes de santé et soins de santé primaires (document WPR/RC59/Conf. Paper N°3)
Le RAPPORTEUR DE LANGUE ANGLAISE annonce que plusieurs amendements ont été proposés par les Etats-Unis d’Amérique : il faudrait modifier le premier paragraphe du préambule en supprimant les mots figurant après « dispensateurs publics et privés ». Dans le quatrième paragraphe du préambule, il conviendrait de remplacer les mots « services de santé » par « soins et services de santé » et enfin dans le paragraphe 1 du dispositif, il conviendrait de remplacer « services de qualité » par « soins et services de qualité ». Le Dr MCGRATH (Nouvelle-Zélande) appuie les amendements proposés au quatrième paragraphe du préambule et au paragraphe 1 du dispositif. Elle juge toutefois hautement préférable de conserver l’intitulé actuel dans le premier paragraphe du préambule. Cet intitulé est important car il reflète la continuité des responsabilités gouvernementales et indique que les services de santé englobent les interventions individuelles et publiques, la promotion de la santé, la prévention des maladies, les interventions curatives, les déterminants de la santé et les éléments de choix individuel. M. Jean COURSE (France), le DR RUSELL-UBIAL (Philippines) et Mme GIDLOW (Samoa) se rangent à l’avis du représentant de la Nouvelle-Zélande concernant le premier paragraphe du préambule. Le Dr Dorothee BOND (Etats-Unis d’Amérique) propose, si le Comité régional préfère conserver le texte existant du premier paragraphe du préambule, de modifier l’intitulé après « dispensateurs publics et privés » de la façon suivante : « et que les soins et services de santé comprennent les interventions individuelles, publiques, privées et autres, telles que des mesures curatives, de promotion et de prévention, ainsi que des mesures visant à influer sur les déterminants de la santé ». Le Dr MCGRATH (Nouvelle-Zélande) suggère de remplacer les mots « interventions individuelles, publiques, privées et autres » par « services de santé individuels, privés et publics ». Ainsi en est-il convenu. Décision : La résolution, telle qu’amendée, est adoptée (voir la résolution WPR/RC59.R4). 2.2 Maladies non transmissibles : prévention et lutte (document WPR/RC59/Conf.Paper N°4)
Le RAPPORTEUR DE LANGUE ANGLAISE dit que le Japon et les Etats-Unis d’Amérique ont soumis des propositions d’amendements. Le Japon propose de modifier le premier paragraphe du préambule
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en remplaçant les mots « du diabète et des pneumopathies chroniques » par « du diabète, des pneumopathies chroniques et des maladies mentales ». Ainsi en est-il convenu. Le RAPPORTEUR DE LANGUE ANGLAISE dit que les Etats-Unis d’Amérique proposent d’insérer un nouveau paragraphe avant le deuxième paragraphe du préambule qui serait libellé comme suit : « Reconnaissant en outre que l’alimentation, l’exercice physique et un comportement sain impliquent des choix personnels complexes et la fixation de priorités individuelles ». Le deuxième paragraphe existant du préambule devrait être modifié en ajoutant les mots « fondée sur des bases factuelles » après « multisectorielle », et il conviendrait d’ajouter, après le troisième paragraphe du préambule, un nouveau paragraphe rédigé comme suit : « Reconnaissant par ailleurs le rôle important de la responsabilité individuelle et du changement de comportement pour atténuer l’impact des maladies non transmissibles ». En ce qui concerne le dispositif, il conviendrait, dans le paragraphe 1, de remplacer le mot « APPROUVE » par « ACCUEILLE FAVORABLEMENT ». Dans l’alinéa 1 du paragraphe 2 « sans réserve » devrait être supprimé et le mot « proportionnelle » devrait être remplacé par « appropriée ». Il conviendrait d’ajouter un nouveau alinéa 5 du paragraphe 2 libellé comme suit : « d’encourager les individus à assumer la responsabilité de leur propre santé, y compris en adoptant des comportements sains ». Enfin, il faudrait ajouter les mots « y compris le secteur privé » à la fin de l’alinéa 1 du paragraphe 3. Le Dr RUSELL-UBIAL (Philippines) soutient les amendements proposés par les Etats-Unis d’Amérique, à l’exception de celui ayant trait au paragraphe 1 du dispositif, dans lequel il serait préférable de conserver le mot « APPROUVE ». Elle a deux autres propositions : le sixième paragraphe du préambule existant devrait être modifié en insérant les mots « et les interventions à base communautaire » après la mention « soins de santé primaires » ; et l’alinéa 3 du paragraphe 2 du dispositif devrait être modifié en y ajoutant « surtout en vue de l’élaboration de stratégies à base communautaire ». Le Dr MCGRATH (Nouvelle-Zélande) soutient les amendements proposés par le représentant des Philippines. Concernant les amendements soumis par les Etats-Unis d’Amérique, elle soutient l’amendement proposé au deuxième paragraphe du préambule existant et l’adjonction proposée au nouveau deuxième paragraphe du préambule commençant par les mots « Reconnaissant en outre ». Toutefois, le paragraphe du préambule proposé commençant par les mots « Reconnaissant en outre le rôle important » semble recouper quelque peu le premier, et les deux adjonctions proposées doivent par conséquent être révisées pour éviter toute répétition. La Nouvelle-Zélande soutient le point de vue des Philippines, selon lequel le mot « APPROUVE » devrait être conservé dans le paragraphe 1 du dispositif. Concernant l’alinéa 1 du paragraphe 2 du dispositif, elle préfèrerait que l’on conserve le mot « pleinement » et demande des éclaircissements sur ce qu’on entend par « approprié », proposé à la place de « proportionné ». Plutôt que de supprimer « publique » comme proposé dans l’alinéa 2 du paragraphe 3 du dispositif, il serait préférable de remplacer « priorités nationales de la santé publique » par « priorités nationales de la santé publique et privée ». La Nouvelle-Zélande soutient l’adjonction proposée pour l’alinéa 5 du paragraphe 3 du dispositif et l’amendement proposé à l’alinéa 1 du paragraphe 3 du dispositif. Mme BENNET (Australie), rappelant que de nombreux représentants avaient souligné l’importance des maladies non transmissibles, souhaite conserver « APPROUVE » dans le paragraphe 1 du dispositif. Elle soutient la proposition des Philippines pour le cinquième paragraphe du préambule, mais préfère conserver la
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mention originale pour l’alinéa 3 du paragraphe 2 du dispositif, car de nombreuses interventions couronnées de succès (telles que la taxation pour la lutte antitabac) n’ont pas eu de base communautaire. Se référant aux propositions faites par les Etats-Unis d’Amérique, elle convient avec l’orateur précédent que les deux nouveaux paragraphes du préambule proposés se recoupent et doivent être reformulés. Elle accepte la suppression de « pleinement » et l’utilisation de « approprié » au lieu de « proportionné » dans l’alinéa 1 du paragraphe 2 du dispositif et accueille avec satisfaction la suppression de « publique » dans l’alinéa 2 du paragraphe 2 du dispositif. Elle approuve la référence à la responsabilité individuelle dans le nouveau alinéa 5 du paragraphe 2 du dispositif proposé et accueille également avec satisfaction la référence au secteur privé proposée dans l’alinéa 1 du paragraphe 3 du dispositif. M. COURSE (France) ne soutient pas l’inclusion des deux nouveaux paragraphes du préambule proposés tels quels, parce que cela donnerait à la responsabilité individuelle préséance sur la responsabilité collective, qui fait partie intégrante des politiques de santé publique. Il souhaite également conserver le mot « APPROUVE » dans le paragraphe 1 du dispositif. Il n’accepte pas la suppression de « publique » dans l’alinéa 2 du paragraphe 2 du dispositif, mais considère que la mention « publique et privée » serait acceptable. Le Dr RUSELL-UBIAL (Philippines), se référant à l’alinéa 3 du paragraphe 2 du dispositif demande instamment l’inclusion de la formulation complémentaire qu’elle a proposée, qui ne diluerait pas les efforts nationaux ; les stratégies à assise communautaire ne sont pas mentionnées ailleurs dans les paragraphes du dispositif. Les mots « à tous les niveaux » pourraient être insérés après la mention « renforcement des systèmes de santé ». Le RAPPORTEUR DE LANGUE ANGLAISE note que l’Australie a indiqué qu’elle pourrait accepter l’utilisation de « y compris » dans la proposition des Philippines pour l’alinéa 3 du paragraphe 2 du dispositif. Le Dr BOND (Etats-Unis d’Amérique) demande instamment que soit conservée la référence aux priorités individuelles dans les paragraphes du préambule, mais propose de fusionner les deux nouveaux textes proposés pour un meilleur équilibre, comme le représentant de la France l’a suggéré. L’utilisation du terme « APPROUVE » implique que tous les Etats Membres soutiennent le cadre et elle préfère les mentions « accueille avec satisfaction » ou « reconnaît » qui reflètent mieux la position de son pays. Elle accepte la proposition visant à inclure « et privée » après « publique » dans l’alinéa 2 du paragraphe 2 du dispositif. Mme BENNET (Australie) demande si les Etats-Unis d’Amérique accepteraient que la proposition pour le texte de l’alinéa 5 du paragraphe 2 du dispositif commence par « d’encourager et d’aider les citoyens à assumer la responsabilité... ». M. COURSE (France), précisant sa position, déclare accueillir favorablement l’idée qui sous-tend les nouveaux paragraphes du préambule proposés, mais estime que le deuxième est redondant. Mme ROCHE (Nouvelle-Zélande), soutient la proposition d’un nouveau paragraphe du préambule fusionné et les propositions australiennes pour les alinéas 2 et 5 du paragraphe 2 du dispositif. Elle souligne son soutien au mot « APPROUVE » dans le paragraphe 1 du dispositif. Une caractéristique essentielle du plan
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est qu’il n’est pas normatif mais fixe un cadre d’action pour prendre en charge les maladies non transmissibles dans chaque pays, dans le contexte de ce qui est approprié ou proportionné pour chaque pays. Le RAPPORTEUR DE LANGUE ANGLAISE dit qu’une refonte du texte sera préparée. Il demande aux Etats-Unis d’Amérique de reconsidérer leur position concernant le paragraphe 1 du dispositif, étant donné que la plupart des représentants soutiennent l’adoption du projet de cadre régional. Le Dr BOND (Etats-Unis d’Amérique) dit que la diversité des Etats Membres de la Région signifie que le plan d’action constitue une indication à appliquer de manière appropriée en fonction du contexte national. Toutefois, étant donné la grande importance qui y est attachée, elle accepte que le terme « APPROUVE » figure dans le paragraphe 1 du dispositif. Dans l’alinéa 1 du paragraphe 2 du dispositif, compte tenu de la réticence précédemment exprimée par son pays, elle préfère toujours que l’on supprime le mot « pleinement ». Mme ROCHE (Nouvelle-Zélande) remercie les Etats-Unis d’Amérique d’avoir accepté le mot « APPROUVE » et, à son tour, accepte de supprimer le terme « pleinement ». Elle réitère sa demande d’une explication concernant la préférence pour le mot « approprié ». Le Dr BOND (Etats-Unis d’Amérique) estime que le mot « approprié » est plus pertinent dans l’alinéa 1 du paragraphe 2 du dispositif car proportionné a pour connotation qu’il faudrait davantage de recherche et d’analyse avant de mettre en oeuvre le plan. Mme BENNET (Australie) accepte la suppression de « pleinement » dans l’alinéa 1 du paragraphe 2 du dispositif. Elle demande si les Etats-Unis d’Amérique ont accepté la proposition concernant l’alinéa 5 du paragraphe 2 du dispositif qui commencerait par « d’encourager et d’aider les citoyens à assumer la responsabilité » ? Le Dr BOND (Etats-Unis d’Amérique) confirme que cette proposition est acceptable. Le RAPPORTEUR DE LANGUE ANGLAISE dit qu’un texte révisé incorporant les amendements proposés sera préparé et soumis ultérieurement au Comité pour examen au cours de la session. 3. PROTECTION DE LA SANTE FACE AUX EFFETS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE : Point 13 de l’ordre du jour (document WPR/RC59/7)
Le CONSEILLER REGIONAL, CADRE DE VIE ET ENVIRONNEMENT SAINS, rappelle au Comité régional qu’au cours de sa cinquante-huitième session, le discours principal était axé sur le changement climatique et la santé, et que le Comité avait abondamment évoqué la question. Reconnaissant les préoccupations soulevées à ce sujet, le Directeur régional avait proposé que le Comité régional réexamine la question en 2008. Il avait également dit qu’une stratégie régionale serait élaborée et discutée au cours de la cinquante-neuvième session du Comité. En collaboration avec le Bureau régional de l’Asie du Sud-Est, le Bureau du Pacifique occidental a organisé en 2007 deux consultations auprès des Etats Membres des deux Régions et a élaboré un projet de cadre régional d’action pour la protection de la santé humaine face aux effets du changement climatique dans la région Asie-Pacifique. Bien qu’il s’agisse d’un sujet relativement nouveau, la discussion portant sur le changement climatique et la santé, lors de la Soixante et Unième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2008, a indiqué la nécessité
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d’appliquer des mesures d’urgence concertées pour faire face à ce problème de santé mondiale émergent. Le réchauffement climatique est dû aux émissions de gaz à effet de serre. Les observations indiquent qu’il y a déjà des signes de fonte des glaces dans les régions polaires, de retrait des glaciers et d’élévation du niveau des mers. Cette tendance devrait se poursuivre à un rythme accéléré à l’avenir. Les météorologues ont annoncé qu’il y aurait des événements climatiques extrêmes plus fréquents et plus intenses, comme des vagues de chaleur, des inondations, des sécheresses et des cyclones tropicaux. Tous ces changements auront des effets profonds sur le bien-être de l’homme. Pour faire face à ce problème, des données plus claires et davantage de recherches sont nécessaires sur les effets sur la santé du changement climatique et sur l’efficacité des mesures visant à les réduire. Il ne faut cependant pas attendre de disposer de toutes les données, mais agir dès à présent pour réduire au minimum les conséquences potentielles du changement climatique sur la santé, au moyen des connaissances et technologies existantes. Le projet de cadre régional d’action pour la protection de la santé humaine face aux effets du changement climatique, résultat de consultations régionales, propose des mesures à prendre par les gouvernements et l’OMS dans trois domaines. Le premier traite de la sensibilisation accrue aux conséquences sanitaires du changement climatique. Cet effort exige des études supplémentaires sur les liens unissant changement climatique et issues sanitaires. Des données complémentaires sur les effets du changement climatique sur la santé sont nécessaires, en particulier dans les pays en développement. Elles seraient utilisées pour des programmes de sensibilisation et comme supports didactiques. Le deuxième domaine concerne le renforcement des capacités des systèmes de santé afin qu’ils offrent une protection contre les risques liés au climat. Au niveau national, les stratégies doivent incorporer les risques actuels et futurs liés au changement climatique dans les politiques, les plans et les programmes de santé existants visant à lutter contre les problèmes sanitaires dépendants du climat. Ces stratégies pourraient comprendre le renforcement des systèmes de surveillance des maladies et d’alerte précoce, la gestion des catastrophes et des programmes d’adaptation sanitaire à l’échelon communautaire. Une diminution des gaz à effet de serre, ou « empreintes Carbone » émis par les systèmes de santé est également nécessaire. Le troisième domaine consiste à faire en sorte qu’il soit tenu compte des préoccupations sanitaires dans les décisions visant à réduire les risques liés au changement climatique prises dans d’autres secteurs importants. Par exemple, la promotion des systèmes de transport non motorisés et publics permettrait non seulement de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais de réduire parallèlement la pollution de l’air et la pollution sonore, ainsi que les traumatismes liés aux accidents de la circulation, et favoriserait l’exercice physique. Ainsi, ces modes de transport auraient des effets bénéfiques pour la santé. Le projet de cadre régional d’action propose également que le secteur sanitaire participe plus activement aux processus nationaux et internationaux en rapport avec le changement climatique. Il est également recommandé de mettre en place des mécanismes régionaux efficaces pour l’échange de l’information et des compétences. Le Comité régional est invité à évoquer les problèmes associés au changement climatique et à la santé dans la Région et à envisager d’approuver le cadre régional d’action.
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Le Dr RAMLEE bin RAHMAT (Malaisie) dit que son Gouvernement prend très au sérieux la question du changement climatique et de la santé. Un comité du gouvernement sur le changement climatique a été créé en janvier 2008 et la Malaisie a accueilli le vingt-quatrième Forum asiatique de parlementaires sur la Population et le Développement en avril 2008, au cours duquel un article sur le changement climatique et les maladies infectieuses a été présenté. Des tables rondes sur les ripostes d’urgence, le financement, l’atténuation des effets et le renforcement des capacités, ont eu lieu lors de la conférence Asie-Pacifique des ministres de la santé sur le changement climatique et la santé en septembre 2008, et un communiqué a été publié soulignant cinq sujets de préoccupation : émergence et réémergence des maladies infectieuses ; production et protection des aliments ; potentiel de survenue de décès liés aux coups de chaleur ; ressources financières destinées aux systèmes de soins de santé nationaux pour faire face aux effets du changement climatique ; et prise en compte urgente de la situation des atolls du Pacifique menacés par l’élévation du niveau des mers. Deux mesures communes ont été recommandées : réaménager la place de la santé dans les discussions sur le changement climatique et renforcer les capacités pour faire face aux effets sanitaires du changement climatique. Il espère que ce Comité contribuera au renforcement du projet de cadre régional. Mme ARTHUR (France) accueille avec satisfaction le rapport complet et ses propositions d’action concrètes. La France, en tant que membre du G8, saisit chaque occasion pour essayer d’atteindre le premier objectif du projet de cadre, pour mieux sensibiliser sur les conséquences sanitaires du changement climatique, en assurant que ce sujet était un de ceux sur lesquels les chefs d’Etat s’étaient engagés. Etant donné la fréquence accrue des catastrophes naturelles et épidémies de maladies à transmission vectorielle, il est indispensable que le problème soit reconnu au plus haut niveau politique de tous les pays. Son pays soutient la résolution WHA61.19 de l’Assemblée mondiale de la Santé sur le changement climatique et la santé et les mesures recommandées au niveau régional. Des programmes de préparation aux effets sanitaires du réchauffement mondial doivent être mis en place immédiatement. Le Bureau régional devra examiner les conséquences sanitaires du réchauffement mondial dans la Région et son pays soutient la création d’un centre régional sur le changement climatique et la santé, qui préparerait les ripostes appropriées. Le Dr RUSELL-UBIAL (Philippines) dit qu’elle soutient le projet de cadre régional d’action pour la protection de la santé humaine face aux effets du changement climatique, qui formule des lignes directrices claires en vue de réduire ou d’atténuer les effets du changement climatique sur l’environnement et sur la santé de l’homme. Pour mettre en oeuvre ce plan, son pays va évaluer la préparation de son système de santé pour répondre au réchauffement mondial ; formuler des politiques et une législation appropriées ; renforcer ses systèmes de santé publique et ses moyens de préparation aux ripostes aux catastrophes, en y incorporant un soutien psychosocial ; renforcer la surveillance et le contrôle des déterminants et des issues de la santé que le climat peut influencer ; et fera en sorte que le secteur de la santé participe aux consultations nationales et internationales et apporte sa contribution à la Convention-cadre des Nations Unies sur le Changement climatique (CCNUCC). Le Dr NGUYEN HUY NGA (Viet Nam) dit que dans son pays le changement climatique a affecté aussi bien l’économie que la santé humaine au cours de ces 10 dernières années. En 2006, la Banque mondiale avait rangé le Viet Nam dans les cinq pays les plus gravement touchés. En 2007, sept tempêtes consécutives ont provoqué des inondations à Ho Chi Minh Ville et interrompu l’approvisionnement en eau, entraînant la destruction de maisons, d’écoles et d’hôpitaux, la perte de vies humaines et des taux de morbidité accrus. En 2009, le Viet Nam va accueillir une réunion internationale sur le changement climatique et la santé, dont
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il attend des échanges d’expériences fructueux. Le Gouvernement a publié des recommandations relatives à la mise en oeuvre de divers programmes, notamment d’études sur le changement climatique, ses effets et les moyens permettant de s’y adapter et de limiter les conséquences des catastrophes naturelles. Un programme national est en cours de préparation afin de renforcer les moyens d’action du pays. Les éléments de ce programme comprennent ceux figurant dans le projet de cadre régional et le Dr Nguyen Huy Nga se félicite de ce document. Le Dr SHIMIZU (Japon), tout en exprimant son soutien au projet de cadre d’action, explique que les effets du changement climatique sur la santé doivent être démontrés sur la base de preuves scientifiques précises. Il faut donc pousser plus avant la recherche. Par ailleurs, bien qu’il soit important de réduire les émissions de gaz à effet de serre, la question n’a pas été débattue et n’est pas mentionnée dans la résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé. Le Comité doit donc limiter ses discussions sur les effets du changement climatique sur la santé. La seconde mesure recommandée aux gouvernements, dans le cadre de l’objectif 3 du projet de cadre d’action, porte sur la négociation de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique. Toutefois, sa délégation considère qu’il serait imprudent de suivre cette recommandation. Le secteur de la santé devrait plutôt exhorter les autres secteurs à une plus grande vigilance sur les effets du changement climatique. Il affirme l’attachement de son pays à la prévention du réchauffement de la planète et espère que l’OMS saura montrer la voie dans ce domaine. Le Dr YANO (Palaos) accueille le document favorablement, considérant que le changement climatique est un problème capital pour de nombreux pays insulaires du Pacifique. Tout en soutenant le projet de cadre d’action, il dit qu’il faut prendre davantage de mesures pour contrôler les mécanismes qui aboutissent au changement climatique et que des activités réalisées par anticipation devraient être instaurées pour aider les petits pays insulaires à en atténuer les effets et à y faire face. Il convient que la santé doit être au centre des discussions sur le changement climatique et que le secteur de la santé doit s’impliquer dans les activités nationales, régionales et internationales mises en place pour en contrôler les causes et les effets. Les effets du changement climatique sur la santé doivent être considérés comme un problème de santé publique de portée internationale. Il est urgent de mettre en place une surveillance et un suivi car la sécurité alimentaire et hydrique de certains Etats Membres est menacée. Le Dr MALAU (Papouasie-Nouvelle-Guinée) décrit la richesse de la biodiversité de son pays. Le Gouvernement cherche les moyens d’exploiter cette richesse en trouvant de nouveaux médicaments et en identifiant des substances hautement nutritives qui permettraient de favoriser le développement social et économique du pays. Les effets du changement climatique sur la santé pourraient être évités si l’on combinait les interventions de l’Etat et celles des différents secteurs pour s’adapter à ces effets et les atténuer. Son Gouvernement exhorte l’OMS à poursuivre le dialogue avec ses partenaires sur des initiatives telles que l’établissement d’un mécanisme pour un développement « propre » décrit à l’article 12 du Protocole de Kyoto à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (FCCC). Il fait remarquer que les gaz à effet de serre qui sont l’une des causes du changement climatique sont émis principalement par les pays industrialisés, alors que les risques sanitaires qu’ils induisent sont concentrés dans les nations les plus pauvres. Dans son pays, on constate une évolution de la situation liée au paludisme. Il a déjà fallu relocaliser les populations de certaines des îles périphériques et il va falloir déplacer au moins un hôpital, du fait de l’érosion
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causée par le changement climatique. Le Premier Ministre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée s’est engagé à lutter contre le changement climatique en préservant la forêt tropicale ancestrale. Un bureau du changement climatique a été créé et des politiques stratégiques sont en cours d’élaboration. Il demande une aide de l’OMS à cet égard. L’OMS et les partenaires dans le développement doivent prendre en compte les ressources et les atouts de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et aider le pays à contribuer à atténuer les conséquences du réchauffement de la planète. Mme GIDLOW (Samoa) dit que son pays souhaite que l’on prenne acte de son appui aux interventions qui seront mises en place dans la Région et dans le monde face à ce problème. La menace du changement climatique pour des petits Etats insulaires comme le sien exige une préparation, une parfaite connaissance des enjeux et la mise en place de mesures. Le Conseil national de Samoa sur les catastrophes est présidé par le Premier Ministre et le groupe de travail se compose de représentants de tous les Ministères du Gouvernement, d’organisations non gouvernementales, de partenaires dans le développement, de congrégations religieuses et d’autres parties prenantes. Chaque secteur du Gouvernement comme celui de la santé a son propre plan d’action et de redressement. Le plan de préparation à la grippe aviaire et à une pandémie grippale est progressivement devenu un plan plus global de préparation aux catastrophes et des simulations ont été réalisées pour déterminer l’efficacité des actions. Les résultats ont montré qu’il restait encore beaucoup à faire pour obtenir un plan intégré et le projet de cadre régional est donc bienvenu. Le Gouvernement craint que l’accès à l’assistance internationale pour répondre à des problèmes de santé publique associés au changement climatique ne soit limité et elle demande aux instituts de développement et à l’OMS d’apporter une aide technique et financière. Les effets sanitaires du changement climatique doivent être portés à l’ordre du jour des programmes d’action nationaux, régionaux et mondiaux. Elle suggère que l’OMS collabore avec les institutions régionales comme le Programme sur l’environnement de la région du Pacifique sud et le Secrétariat du Forum des îles du Pacifique. Samoa soutient le projet de cadre d’action régional de protection de la santé contre les effets du changement climatique. Le Dr PARK Hyun-Young (République de Corée) explique que son pays approuve sans réserve les mesures prises au niveau mondial pour faire face aux effets sanitaires du changement climatique et s’engage à collaborer avec d’autres pays sur cette question. Son pays a pris des mesures exhaustives pour appliquer la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et a formulé un plan d’adaptation du secteur de la santé pour prévenir l’émergence de maladies à transmission vectorielle ou d’origine hydrique et renforcer la lutte contre l’asthme et d’autres affections dues aux aéroallergènes. Les groupes vulnérables comme le groupe des personnes âgées et les malades chroniques seront particulièrement touchés. L’adaptation des soins de santé aux effets du changement climatique exige la mise en place de nouvelles formations et de nouvelles techniques. C’est pourquoi elle demande au Bureau régional qu’il organise des stages de formation adaptés. Le changement climatique préoccupe tous les pays et elle exhorte les Etats Membres à collaborer et à partager les expériences qu’ils ont pu acquérir dans la protection de la santé contre les effets du changement climatique. M. KOLI (Iles Salomon) déclare que les îles de son pays qui se situent au niveau de la mer connaissent actuellement des épisodes plus fréquents de pluies et de phénomènes météorologiques inattendus et que l’élévation du niveau de la mer met en péril l’agriculture dont dépend la plus grande partie de la population. La Région doit intervenir vite et dès maintenant car la menace est proche. Le projet de cadre d’action régional
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de protection de la santé contre les effets du changement climatique arrive donc à point nommé et son pays est prêt à appliquer la stratégie proposée. M. KAITU (Tuvalu) dit que son pays insulaire sera l’un des premiers à se trouver immergé, par suite des effets néfastes du changement climatique. Un cercle vicieux de destruction de l’environnement, avec ses conséquences sur la santé, s’est déclenché dans une grande partie de la Région. Le réchauffement climatique contribue à raccourcir le cycle de reproduction des moustiques et donc à augmenter les maladies à transmission vectorielle. La fréquence accrue des cyclones et l’élévation du niveau des mers entraînent des inondations et aboutissent à la contamination des nappes d’eau douce, endommageant les cultures et réduisant la production d’aliments de base. Il en résulte une augmentation des maladies d’origine hydrique, des infections de la peau et des yeux et des carences nutritionnelles. Le Tuvalu exerce depuis longtemps des pressions sur la communauté internationale pour que le problème du changement climatique soit pris au sérieux. Il accueille donc favorablement le projet de cadre d’action régional, que son Gouvernement soutient sans réserve. Il demande à l’OMS de continuer à attirer l’attention sur la menace que le changement climatique fait peser sur la sécurité sanitaire mondiale et propose que le Comité approuve le cadre d’action régional et l’applique dès que possible au niveau national. Le Dr Apisalome TALEMAITOGA (Nouvelle-Zélande) déclare que son pays approuve le projet de cadre d’action régional de protection de la santé contre les effets du changement climatique mais suggère que l’on mette davantage l’accent sur les effets potentiels du changement climatique sur les déterminants sociaux et économiques de la santé. Le Bureau régional doit aider les Etats Membres à formuler des mesures d’adaptation pratiques et réalisables qui pourraient être mises en oeuvre dans l’ensemble de la Région, notamment dans les petits Etats insulaires qui disposent de peu de ressources. Un nombre important de médicaments étant fabriqués à partir de dérivés du pétrole, l’accès aux médicaments essentiels va probablement devenir un problème sensible. La Nouvelle-Zélande recommande au Bureau régional de collaborer avec les Etats Membres pour explorer toutes les sources possibles locales et optionnelles de médicaments essentiels et de vaccins. On pourrait également envisager des achats groupés pour optimiser l’incidence des achats en vrac sur les prix. La crise économique mondiale qui sévit actuellement risque d’affaiblir les économies des Etats Membres dans la mesure où le chômage entraîne des difficultés économiques pour les personnes, les familles et les pays. Cela ne fera qu’aggraver les résultats sanitaires. La crise va également entraîner des perturbations dans les approvisionnements alimentaires et une augmentation du coût des soins de santé. Son pays constate avec plaisir que le projet de cadre d’action plaide pour l’emploi de moyens de transport publics et non motorisés dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre et, dans le même temps, la pollution sonore et atmosphérique et les accidents de la route. Il incite à la pratique d’exercices physiques. Il rejoint le représentant du Japon qui a déclaré qu’il fallait continuer à étudier les effets sur la santé des émissions de gaz à effet de serre. La Nouvelle-Zélande a récemment adopté un projet de loi visant à introduire un système d’échange de quotas d’émissions. Le Gouvernement prévoit que ce système sera bénéfique pour la santé de sa population et il propose de partager les informations sur cette initiative avec d’autres Etats Membres. Il fait remarquer que la nécessité d’un modèle de bonne conduite pour atténuer les effets du changement climatique, convenue lors d’un atelier organisé pendant la Conférence sur le changement climatique de Bali (Indonésie) en 2007, n’est
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pas mentionnée dans le document. Les Etats Membres doivent prendre des mesures claires pour réduire leur « empreinte carbone » et le projet de cadre d’action doit proposer un calendrier de ces mesures et d’autres activités. Le changement climatique sera l’un des plus grands défis que le prochain Directeur régional aura à relever, compte tenu de la situation précaire de nombreux pays de la Région. Cette question offre une bonne occasion aux pays de la Région d’agir ensemble. Il fait part de la volonté de son pays à collaborer avec le Bureau régional sur tous les aspects des effets sanitaires du changement climatique. Le Dr ANIE RAHMAN (Brunéi Darussalam) rappelle que le changement climatique a fait l’objet de discussions dans de nombreux forums mais que, comme l’a fait remarquer le Directeur général et d’autres intervenants, il est urgent de sensibiliser davantage le public à ses effets sur la santé. Le secteur de la santé doit également collaborer plus étroitement avec d’autres secteurs. C’est pourquoi elle se dit satisfaite de l’ajout de la question du changement climatique et de la santé mondiale dans le projet de budget programme 2010-2011. Le changement climatique risque de mettre en péril les nombreux acquis obtenus récemment dans le domaine de la santé et de faire peser de nouvelles charges. Comme indiqué dans les conclusions de la Conférence des ministres de la santé de la région Asie-Pacifique sur le changement climatique et la santé qui s’est déroulée la semaine passée à Kuala Lumpur (Malaisie), les nombreuses recommandations formulées lors des diverses sessions régionales et mondiales n’auront de valeur que si elles sont traduites en actes. Elle en appelle à la direction de l’OMS pour jouer un rôle moteur dans ce processus. Le Brunéi Darussalam a accueilli favorablement le choix du thème « Protéger la santé du changement climatique » pour la Journée mondiale de la Santé de 2008 tout comme l’aide et la participation de l’OMS à certaines des manifestations pour marquer cette occasion, qui a donné l’occasion de souligner la nécessité d’actions plurisectorielles. Le Brunéi Darussalam approuve le projet de cadre d’action régional de protection de la santé des effets du changement climatique. Le Dr BOND (Etats-Unis d’Amérique) déclare que l’ampleur et la portée du changement climatique réclament une riposte mondiale. Les Etats-Unis d’Amérique ont à coeur d’agir tant sur leur territoire qu’à l’étranger, en prenant un éventail de mesures destinées à renforcer la sécurité énergétique, à maintenir la croissance économique et à intervenir de façon efficace face au changement climatique. Ils reconnaissent la nécessité de faire mieux connaître les conséquences qu’aura le changement climatique et d’accroître les moyens des systèmes de santé afin de se préserver des risques liés au climat, ainsi que le mentionne le rapport présenté au Comité. Toutefois, la section 2.3 de ce rapport demande des éclaircissements car bon nombre des thèmes évoqués débordent les mandats du Bureau régional et du secteur des services de santé. Elle souscrit à l’avis du représentant du Japon selon lequel le Bureau régional devrait rester concentré sur la santé. Le Bureau régional devrait évaluer soigneusement le coût que représenterait la création d’un centre régional d’étude sur le changement climatique et la santé, et se demander s’il y aurait des fonds suffisants pour le fonctionnement d’un tel centre. La Résolution WHA61.19, adoptée par la Soixante et Unième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2008, fait état des difficultés qu’entraîne le changement climatique et énumère les domaines dans lesquels les Etats Membres et l’OMS devront agir. Dans cette résolution le Secrétariat est prié de mettre au point, en concertation avec les Etats Membres, un programme de travail pour accroître le soutien technique offert par l’OMS aux fins de l’évaluation des conséquences du changement climatique sur la santé et les systèmes de santé, et pour concevoir des interventions appropriées, telles que l’établissement de mécanismes permettant de communiquer des informations et de faire connaître les meilleures pratiques
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et d’améliorer la coordination entre les Etats Membres. Un projet de programme de travail sera soumis à l’examen du Conseil exécutif réuni en sa 124ème session en janvier 2009. Afin d’éviter le chevauchement des efforts et d’assurer une cohérence et la constitution d’une base factuelle solide, il serait préférable que le Bureau régional se penche pour le moment sur les facteurs spécifiques à la Région et attende l’approbation du programme de travail mondial par la Soixante-Deuxième Assemblée mondiale de la Santé avant de poursuivre l’élaboration d’un cadre d’action régional. Le travail du Bureau régional dérivera des décisions prises par les Etats Membres au siège de l’OMS. Le Dr LAI (Hong Kong, Chine) annonce que Hong Kong (Chine) a pris des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et protéger la santé humaine des conséquences du changement climatique. Elle s’est jointe au Groupe C40 des grandes villes mondiales et remplit ses obligations découlant de son adhésion à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et au titre de la coopération économique Asie-Pacifique. Les autorités sanitaires ont participé au Groupe de travail interdépartemental sur le changement climatique afin de veiller à ce que les actions lancées pour combattre les effets du changement climatique prennent en compte la santé publique. Hong Kong (Chine) utilise un système d’information sur la santé publique et un système de surveillance pour suivre l’évolution des maladies associées et émet des messages d’alerte et des conseils sanitaires lorsque des conditions météorologiques extrêmes sont prévues. Divers supports d’information ont été produits pour sensibiliser la population à ce genre de problèmes. Il y a lieu de prêter une attention particulière à la pollution atmosphérique dont les effets sont graves et immédiats. Hong Kong veillera à faire siennes les directives régionales, qu’elle se félicite de recevoir, en les incorporant le cas échéant dans les mesures d’atténuation et d’adaptation prises localement. Mme Vicky MURPHY (Australie) approuve le projet de cadre régional mais souhaiterait y apporter quelques corrections d’ordre rédactionnel. En particulier, l’Australie a recommandé que l’OMS coordonne ses efforts avec le Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, en apportant le soutien technique qui conviendra. Il y aura lieu de mener des consultations et de se concerter à propos de la viabilité et de la durabilité d’un centre régional qui serait consacré au rapport entre le changement climatique et la santé. Elle s’interroge également sur les liens que pourrait avoir un tel centre avec des organismes existants ou en devenir travaillant dans la Région sur ce sujet. Elle a pris note des observations de la représentante des Etats-Unis d’Amérique concernant la nécessité de rester en conformité avec le plan mondial de l’OMS. L’OMS devrait être souple et faire les changements qui s’imposent dans son cadre d’action, si nécessaire, pour tenir compte de la stratégie mondiale en cours d’élaboration. M. TUIA (Tokélaou) dit que les pays de la Région sont pour la plupart affectés par le changement climatique : les cyclones sont plus fréquents et l’élévation du niveau de la mer provoque plus souvent des inondations sur les îles basses ou atolls. Les Tokélaouans, dit-il, veulent préserver leurs maisons et leur patrimoine, mais, paradoxalement, ce sont ces petites îles qui émettent peu de gaz à effet de serre qui doivent supporter le plus gros des conséquences de cette pollution. Le plan national d’intervention d’urgence, adopté par l’assemblée nationale trois ans auparavant, énumère les façons de réagir aux effets du changement climatique. Le représentant de Tokélaou lance un appel au Comité pour qu’il soulève cette question devant les gouvernements des Etats et Territoires de la Région au plus haut niveau, et qu’il exhorte les pays industrialisés à faire cesser leurs émissions de gaz à effet de serre. Il approuve le projet de cadre régional.
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Le Dr CUI Xin (Chine) approuve les objectifs fixés dans le document présenté. La Chine accepte le principe d’une responsabilité commune mais différenciée établi dans la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et le Protocole de Kyoto, et a pris plusieurs mesures exhaustives pour atténuer les effets du changement climatique. En 2007, elle a annoncé l’établissement d’un programme national sur la riposte à organiser face au changement climatique et a créé un groupe national de sages, conduit par le Premier ministre, ayant pour fonction d’examiner les moyens d’économiser l’énergie et de réduire les émissions de gaz. En novembre 2007, a été publié un plan d’action national sur la salubrité de l’environnement, et le 18 novembre a été déclaré Journée nationale de la salubrité de l’environnement. Au début de 2008, a été créé un groupe de travail national sur l’environnement et la santé, auquel participent tous les ministères, et qui est chargé d’étudier les conséquences du changement climatique sur les maladies et l’interaction du climat et de la pollution atmosphérique, afin de poser les bases d’interventions efficaces. La Chine s’engage activement dans la coopération internationale destinée à concevoir des moyens de riposte et d’augmenter les capacités de réaction. Une campagne publicitaire a été lancée lors de la Journée mondiale de la santé 2008, avec le montage d’une exposition sur le changement climatique et la santé. Il faudrait accroître le soutien technique et financier accordé aux pays pour la recherche axée sur les effets du changement climatique sur la santé, ainsi que pour développer la capacité de contrer l’influence des facteurs de risque sur la santé humaine. Il importe de mettre en place des dispositifs pour échanger les informations et diffuser les résultats de la recherche dans l’ensemble de la région Asie-Pacifique. Le Dr METAI (Kiribati) se félicite de l’élaboration du cadre régional auquel il est favorable. Kiribati subit les effets de l’élévation du niveau de la mer et les preuves des effets du changement climatique sont indiscutables. Il exhorte les Etats Membres de la Région à montrer l’exemple en fixant des objectifs précis pour réduire les émissions de gaz et de produits chimiques qui épuisent la couche d’ozone, objectifs qui seraient repris dans la cadre d’action. Les Etats Membres devraient décider de se conformer aux accords conclus lors de la Conférence sur le changement climatique à Bali (Indonésie) en décembre 2007. C’est aujourd’hui qu’il faut agir. On ne peut attendre l’établissement d’un plan mondial. Kiribati continuera de travailler avec les partenaires du développement en vue d’atténuer les effets du changement climatique sur la santé. Mme LANGIDRIK (Iles Marshall), déplore que le climat ne cesse de changer et elle approuve le projet de cadre d’action régional. Elle fait observer que ce cadre n’indique pas dans le détail des mesures préventives à prendre, mais ne fait qu’exprimer les problèmes et les inquiétudes concernant la santé. Elle demande que s’exprime un engagement plus politique, surtout de la part des pays en développement, et que la question du changement climatique soit traitée comme un problème de santé publique de portée internationale. Mme ABEL (Vanuatu) approuve le projet de cadre d’action régional. Elle appuie la stratégie nationale et le plan d’action contenant les interventions à lancer face au changement climatique et en cas de catastrophe naturelle que son pays a établis de pair avec des partenaires régionaux et internationaux. Ce cadre d’action a été incorporé dans les politiques gouvernementales. Lors de la Journée mondiale de la santé 2008, de nombreuses activités ont été organisées pour faire prendre conscience à la population des problèmes en jeu et promouvoir la santé. Un mécanisme a été mis en place pour coordonner la mise en oeuvre du plan. Des ressources supplémentaires et un soutien technique de l’OMS seront nécessaires. Le CONSEILLER REGIONAL, CADRES DE VIE ET ENVIRONNEMENT SAINS, remerciant le Comité pour ses observations et le soutien manifesté à l’égard du projet de cadre régional, a pris note du
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caractère d’urgence des actions à entreprendre pour protéger la santé humaine des effets du changement climatique. Les représentants de la Malaisie et de la République de Corée ont évoqué la nécessité de développer les capacités et d’offrir une formation en matière d’évaluation et de conception de mesures destinées à réduire les conséquences sanitaires néfastes. Les bureaux régionaux du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est mettent actuellement au point des programmes de formation, en particulier à l’intention des pays en développement, qui bénéficieront de la participation de centres internationaux, d’universités et d’instituts de recherche publics. Le gouvernement de la Malaisie accordera son soutien dans ce domaine. Le représentant du Japon, entre autres, a demandé que les mesures de protection sanitaire soient fondées sur des principes scientifiques. En octobre 2008, à Madrid (Espagne), se tiendra une réunion mondiale sur le thème du changement climatique et de la santé. Les organismes publics débattront du soutien et de la recherche en la matière, en particulier au profit des pays en développement. Plusieurs questions importantes ont été soulevées par la représentante de la Nouvelle-Zélande. S’agissant de l’achat des médicaments essentiels, une réunion sur ce sujet s’est tenue le mois dernier à Suva (Iles Fidji) qui avait pour objet l’établissement de plans destinés à harmoniser l’achat de médicaments, en particulier pour les pays insulaires océaniens. Au sujet de l’approvisionnement alimentaire et de la salubrité des aliments, le Bureau régional organisera une réunion de haut niveau, conjointement avec d’autres organisations internationales, dans le but de poursuivre les activités en cours. L’offre d’un soutien émanant du gouvernement néo-zélandais est bienvenue. Les représentants des Etats-Unis d’Amérique, de l’Australie et de Kiribati ont demandé quels étaient les liens entre le cadre mondial et le cadre régional. Au début de l’année 2007, un programme de travail de portée mondiale traitant des liens entre le changement climatique et la santé a été établi, dans le cadre d’une étroite collaboration entre le Siège de l’OMS et les Bureaux régionaux. Le Bureau régional du Pacifique occidental a été le premier à organiser une consultation régionale, en juillet 2007, de sorte que le plan mondial et le plan régional concordent. Ce mode d’élaboration est un processus évolutif qui admet les révisions jugées nécessaires. Le DIRECTEUR REGIONAL souscrit à l’avis de la représentante des Etats-Unis d’Amérique selon lequel l’OMS étant une organisation unique, la Région du Pacifique occidental se doit de calquer son activité sur celle de l’organe directeur mondial. Dans le même temps, les initiatives régionales contribuent à l’élaboration des politiques de portée mondiale. Le sujet de l’alcool est un bon exemple : ce sont des Régions qui ont pris l’initiative. Lorsque le plan mondial aura été adopté, le plan régional sera ajusté en conséquence. Il rejoint également la représentante de la Nouvelle-Zélande pour dire que le changement climatique est un problème qui unifie la Région du Pacifique occidental pour la raison évidente que les pays insulaires du Pacifique sont particulièrement mis en péril, et il espère que la Région sera par conséquent le porte-flambeau de l’action à mener dans ce domaine important. En l’absence d’autres commentaires, le PRESIDENT demande aux rapporteurs de rédiger un projet de résolution approprié qui sera examiné en séance ultérieurement. La séance est levée à 12 h 19.