PROGRAMME DE LUTTE CONINB L'ONCHOCERCOSE DAI{S LA REGION DU BASSTN DE I,A VOLTA COMIIE CONSULTATIF SCIEÀITIFIQIIE ET TECHNIQUE Septième réunion BrazzavLLLe, 2t-25 aott I97B ocP/sTAC7.1 OR]GTNAL : ANGI,AIS GROI'PE ECOIOGIQUE POUR LA ITIEE CO}TIRE L'ONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE I,A VOLTA RAPPORT DE LA HUITIM{E SESSION Rome. 29-70 mai I97B Distribution restreinte GRUUPE ECOLOGTQUE PCIJR LA LUTIE CONTRE L'ONCHTCERCUSE DANS LA REGTON DU BASSIN DE LA VOLTA RAPPORT DE LA HUTTTHVIE SESSION Rome, 29-10 ma]- t97B 1A. OiI\rERruRE DE LA SESSTON 1. Le Groupe écologique (Sp) a tenu sa huitième session au Siège de Ia FAO, à Rome, Ies 29 et ]O mai L978. II a été accuell-li par M. T.S.B. Aribisala,qui a rappelé I'lmportance que Ie Comité d.'orientation attache aux vues indépendantes du Groupe sur les aspects écologiques d.es actlvités de 1'OCP. 2. La session était présldée par le Professeur J.H. Koeman B. ADOHT'ION DE L'ORDRE DU JCTIR L'orrlre du jour sulvant a été adopté : 1. Ouverture de la réirnion 2. Adoption de I'ordre du jour 1. Questions résultant de Ia précédente sessj-on : (") Progrès en matière d.e mise sur ordlnateur des données ( para. 5 ) (b) Choix d.'une rivière-témoin (para.6) 4. Revue des activités du Programme Rapport du Groupe écologlque au Comité Conjoint de Coord.ination(CCC) et commentaires du CCC Surveil-lance du mil-ieu aquatique (i) Rapport annuel (document préparé par Mme B. tr,lalsh) (ii) Rapport sur Ia réunion des hydrobiologlstes à Ouagadougou (i-ii) Renseignements biologiques sur d.ivers cours d.'eau(document préparé par M}Ie Lyse Godbout) (i") Rapport d'évaluation de I'OCP (") Examen d.es Bul-Ietins de Ia Division d.es Ressources halieutiques de Ia FAO Eval-uation des risques pour 1'enviror:nement résultant de I'emploi de l-'Abate dans Ia lutte contre les simulies Manipulation de I'envj-ronnement - éléments d'un projet pilote dettfutte par des procédés mécaniquestrB 9 Surveiltance des changements écologiques résul-tant du peuplement humain 10. Assolements et modes d'exploitation agricole dans I'alre du Programmel organismes de recherehe existants et extension à des zones agro-écologiques analogues 5 6 7 I 11. t2. tz. 14. 15. Z Perspectlves à long terme - succès ou échec Autres questlons Dlspositions concernant Ia prochaine session Adoption du rapport C]ôture de Ia session. C 4 QUESTIONS RESULTA}M DE LA PRECEDEIUTE SESSTON Progrès en matière de mise sur ordinateur d.es d.onnées Les données concernant Ia surveilLance du milieu aquatique sont régu1ièrement envoyées à Genève pour être enregistrées sur cartes perforées. Le passage systematique à I'imprimante a été suspendu car iI y a eu, dans 1a transcription des données originales, un certain nombre d'erreurs qu'i1 a fallu corriger avartt de pouvoir entreprendre u:e analyse valable. II faut encore engager un statisticien pour I'OCP. Pour compléter 1e système central, deux mini-ordinateurs ont été achetés; ils permettront aux hydrobiologistes de faire eu,x-mêmes les calculs - rel-ativement peu compliqués - de coefficients de condition, Ies tests statistiques courants de moyennes et d'erreurs-types, etc. 5. Le Groupe pense que I'analyse des données de l-a surveil-Lance du milieu aquatique est essentielle pour organlser les opérations de putvérisation et prévenlr des dcmmages lrréparables à 1'envirorurement. II est suggéré qu'un groupe de travail spéciallsé soit ehargé d'examiner I'ensemble de données brutes dont on dispose actueLlement; d'établir des principes directeurs pour Ia manipulation et I'analyse des données; de déterminer les autres données qui seraient utiles; et d'éval-uer les besoins à long terme de I'OCP pour la surveill-ance des conséquences écologiques du Programme. 6. Le Groupe admet Ia nécessité de recourir à des lnstituts spécialisés étrangers eL/ou à des services de consultants pour achever la première analyse des données brutes; il espère néanmoins que cette analyse pourra être comptètée et confiée, à moyen terme, à d.es competences natlonaLes et régionales, grâce à I'organisation de programmes de formation et au renforcement des facilités en hydrobiologie dans Ies pays participants. 7. Choix d'une rivière-témoin Le Groupe reconnait l-a nécessité de comparer 1'écologie des cours d'eau avant et après traitement. Des activités de ce type ont été menées sur trois rivières : Bagoé, Oti et Vol-ta Rouge. Les hydroblologistes ont également étudié Ia faune de poissons et d'invertébrés de deux cours d'eauqui jusqu'alors n'étaient pas i-nclus dans Iè Programme. B. L,e Groupe estime qu'i1 est impossible de trouver dans I'aire d.u Programme un cours d'eau permanent pouvant servir de témoin. f1 ç1rsxi5le pas d'écosystème ty$e qui soit stable, de sorte que les meilleurs él-éments de référence sont les cours d'eau avant l-eur inclusion dans Ia campagne contre 1'onchocercose. I1 faut prévoir au minimum une année complète ou une saison complète de surveiLlance préa1ab-1*. - Le Groupe recommaJrde que Ia surveillance préalable compreru:e également I'observation de l-a farlne terrestre 7puisque 1'OCP envlsage maintenant un prograrnme adulticlde en raison, notamment, du risque de réinvasion (afin de tuer Ies femelles gravides envahisseuses lorsqu'elIes se reposent avant Ia ponte). 9. Iæ Groupe suggère que I'OCP s'efforce de réunir le plus possible de renseJ-gnements hydrobiologlques à partir des études qui ont été faites dans les vall"ées infestées par Simullum danmosum,tant à I'lntérieur qu'à 1'extérieur de I' aire actuffiProgranïne. D. REVUE DES ACTT\ruTES DU PROGRAMME 10. En 1977,I'OCP a étendu ses activités de manière à couvri-r toutes l-es zones de I'aire initiale (phases I, TI et III) à }'exeeption d.u Sota, qui est Ie cours d'eau Ie plus oriental duBénin et qui n'a pas été traitéjusqu'en mars L97E, Une étude concernant les demand.es d'extension a été présentée au CCC l-ors de sa rér:nion de décembre L977 à {owelt. 11. Le CCC a convenu d'étendre immédiatement 1e Programme en Côte d'Ivoire, où l-es cours d'eau de Ia région non-traitée de Bouaké (V Baoulé) sont appgrlls comme un source de réinvasion par 1es simul-ies. Cette zone de l-2O 000 km- a été incluse dans Ia campagne en deux temps : d'abord, en L978, les rivières Marakroué et Sassandra puis Ie Nzi, Ie Bandama inférieur et Ia Comoé inférieure. Des études entomologiques, hydrologiques et épidémiologiques détaillées ont été autorisées pour 1a savane située au sud de I'aire initlale de I'OCP au Ghana^ au Togo et au Bénin. En 1978 les pluies sont arrivées environ six semaines plus tôt que 1es années précédentes et ont été plus fortes. La réinvasion des vallées du cours supérieurs du Bandama et de Ia Léraba a commencé début avril- et s'est poursuivie en dépit de l'extension des opérations de lutte à la vaIIée de la Marahoué. It semble toutefois que 1'extension des opérations de lutte ait fortement limlté l-a réinvasion du système de 1a T,éraba. Le personnel- du Programme et trois entomologistes consultants ont entrepris des études intensives et les opérations de lutte dans Ie bassin supérieur du Sassandra sont prévues pour Ie 6 ;ui.n. Une analyse soigneuse des données devrait apporter d'autres informations utiles sur Ia direction et la distance de vol-. L2. 11 a été expliqué que cette réinvasion par un nombre important de simulies affecte probablement 27% de 1'aire d.u Programme. 11 sembl-e que les simulies, portées par les vents de mousson, se déplacent du SS0 ou du S0 en direction du NNE ou du NE. Seul-es deux espèces de savane, du complexe S.dannosum s.s. et S. si.rbanum, sont connues pour migrer de cette façon. ^l.r apparal t que la principale espèce de 1a forât ombrophilê, S.sarrctipauli, n'est pas une espèce migrante. 11 n'est d.onc pas nécessaire d'étendre l-e Programme jusqu'à l-a côte atlantique pour réussir. 11 . l,e Groupe félicibe I'OCP d'avoir poursuivi son étude sur l-e problème complexe de l-a réinvasj.on, qui est un étément-clé pour l-'avenir du Programme. Cet effort ne doit pas se reIâeher. Iæ Groupe a examiné la possibilité éventuelle d'une proposition de traitement-barrière à 1a lumière des connai.ssances et/ou de I'expérience d.cnt on dispose quant aux effets de l-'insecticide sur les organismes non cibles, sur 1'équilibre écologique et sur 1'apparition et'1a propagation d'une résistance. 4E. RAPPORT DU GROUPE ECOLOGTQUE AU COMITE CONJOTTIT DE COORDTNATION ET COMMEIITATBES DE CE CO}trTE 14. Le Groupe a considéré à Ia fois I'exposé d.e ses activités au CCC et les réactions du CCC telles qu'eI1es sont présentées d.ans l-e rapport du Présldent Indépendant. II a noté que t'exposé des activités a suscité certains réflexlons de l-a part de pLusieurs délégatlons, ce qui en sol est positif. Iæ Groupe a été surpris que certains membres du CCC s'interrogent sur l-e rôl-e du Groupe écologique, pourtant clairement expliqué dans 1'exposé de son mandat. L€ Groupe a examiné certaines des critiques formulées(rapport du CCC, paragraphe 7.9), selon lesquelles j-I n'auralt pas dt exposer de considérations générales sur les aspects écologiques des peuplements humains, etc.; à cet égard, Ie Groupe a une mission clairement définie, qui va bien au-delà des conséquences écologiques des opérations antivectorlell-es . L5. S'agi-ssartt du paragraphe 7.8 du rapport du CCC, Ie Groupe propose d.e cholsir un ou deux projets d.e développement (d.e préférence des projets ayant une composante d.'alde internationaLe) aans les listes établies par I'Unlté du Développement économique de 1'æP, et d'en faire une étude détailIée pour volr sl les conséquences écologiques ont été ou seront prises en considération lors de ]a formul-ation et/ou de 1'exécution c1u projet. 16. S'agissant du paragraphe 7.11 du rapport du CCC, 1e Groupe ne pense pasqu'i.I y ait contradiction entre ses vues et celles du STAC. Tant 1'EP que Ie STAC estiment qu'une résistance génétique à 1'égard des effets toxiques de I'Abate a!.lx concentrations actuell-es ne devrait se développer que relativement lentement dans le complexe S.damnosum. Mais i1 est probable que si cette résistance génétique s'instal-Iait, e1le pourrait se propager rapidement en raison de Ia remarquable mobilité et de la rapidité de reproduction de S.damnosum. 17. A propos de Ia sug;cstion faite au paragraphe 7.12 du rapport du CCC, 1e Groupe considère que les techniques de marquage par les isotopes sont à Ia fois trop cotteuses et trop dangereuses pour être employées dans Ie Programme. Le Groupe continue à recommarrder que les gouvernements dorurent Ia priorité au repeuplement organisé ou bénéficiant d'une assistance teckrnique sur l-es terres libérées de I'onchocereose. Le défrichement non contrôIé des terres et leur surexploitatlon pour 1a culture ou I'élevage peuvent favoriser une dégradation rapide des ressources naturel-Ies existantes. Les gouvernements doivent aider 1es agriculteurs en l-eur offrant des conseil-s teckrniques sur les mesures propres à développer, plutôt qu'à détruire, les ressources naturell-es. Les cuftures de rapport, davantage que les simples cultures vivrières, seront source de revenus qui permettront de flnærcer unepartie des mesures de cunservation du sol et d-es eaux (canar.rx de détournement, travaux de retenue d'eau, réseaux de drainage, amendements par fertil-isants et engrai-s vert, etc. ). F. SUR\TBILLANCE DU MILTzu AQUATTQUE 19. L,e Groupe a.examiné 1e rapport annuel de Itlrne \rial-sh concernant ses études sur laVolta Rouger,eui est te seuL cours d'eau non permanent étudiéjusqu'ici; iI a ncrté que les résultats étaient comparables à ceux des groupes de Bouaké et de Tamale sur des cours d'eau permanents de f'aire du Programme. La population d'organismes a diminué d'e'nviron )Ort, maLs non le nombre des espèces. La période d'observation était la saison des pluies car le cours d'eau est à sec cinq à sept mois par an. 520- Alors qu'iI examinatt le rapport d.e Ia réunlon des hydrobiologistes, IeGroupe a remarqué qu'iI était demand.é aux hÿdrobiologistes d.e présànterleurs résurtats annueLlement. r,e Groupe a estime que 1es varlants extérleurs étalent si nombreux qu'on ne saurait tlrer de conclusions val-ables sur un laps de temps si bref et 11 a recommandé d.e faire une synthèsedes résul-tats des trois premlères arurées pour arriver à quelquLs conclusionsgénérales qul seralent utiles pour 1a gestlon de 1'ensemble du programme. 2L. Etant donné que I'on ne connait pas parfaitement Ia blologie d.es coursd'eau tropicaux, Ie Groupe a estlmé essentiet de poursuivre Ies activitésde surveillanee sur les invertébrés et les poissons. 11 recommald.e en outre que, dans Ia mesure du possj.ble, les résultats soient publiés dansdes revues techniques. 22. Le Groupe a été informé que I'on ne coruraissait pas exactement Leshabitudes trophiques des poissons; on pense cependant que res poissons trouvent leur nourriture surtout dans les débris tombés de la galerieforestière plutôt que dans re benthos. on sait que beaucoup d'espèces remontent les cours d'eau sur 2OO à 5O0 km à Ia saison d.es pluies et ne sont donc pas affectées par les opérations antivectorielles de saison sèche.II se peut que pendant 1a saison des pluies les polssons cherchent à se trouver dans I'aire du Prograrme pour se reprod.uire et pour éviter d.'autres conditions défavorables en aval plutôt que pour se nourrir. 21. L'ut11ité des études sur l-a fécondité des poissons a été mise enquestion. 11 faudrait demander aux hydrobiologistes d'en préciser Iebut et f importartce. Le comptage du frai serait un indice plus significatifÏ1 n'est peut-être pas si important d'identifier l-es espèces présentes d.ans 1e frai des échantilIons. 24. Le Groupe souhaiterait savoir si I'on possèd.e d.'autres informations concernant 1'effet de I'Abate sur les oeufs et le menu fretin. Iæ Groupe reconnalt que c'est Ià un problème difficite à étudier, car Le taux d.e mortalité est érevé même dans les conditions normal-es, sans qu,ir y aitprésence d'Abate ou d'autres larvicides. 25. Se référant au paragraphe 4 (a) du rapport des hyd.robiologj-stes, Ie Groupe ne conteste pas que Ia PUE(prise par r:nité d'effort) ait progressivement diminué au cours des deu-x derrtières arurées; toutefois, il- ne pense pas que ce soit tà ]e résul-tat d.u traitement larvicide. Une année de falbfespluies peut entrainer une réduction de Ia puE pouvant atteindre 5o%; d,e même, 1'augmentation d.u nombre de pêcheurs peut entralner une réd.uctlon dela PUE a.l-ors que Ia production réelle reste constante. 26. Le rend.ement des cours d'eau apparaît comme un indlce important. Unedescriptlon détai}lée a été dorurée d'une enquêterrca.drettde Ia FAo, au coursde laquelfe on survol-e Ia région pour repérer et compter l-es cabanes de tousIes villages temporaires de pêcheurs. 0n procède ensuite à une encluêted'après échantillonnage des virlages d.e pêcheurs et des prises, et on obtient par extrapolation des chiffres de rendement. On a cité comme exemple une enquète de ce genre faite sur 1a Pendjari au Bénin. rr est suggéré que I'OCP et Ia Division d.es Bessources halieutiques de ]a FAO coll-aborent pour.entreprendre des enquêtes similaires dans d.'autres régions importantes pour 1a'pêche dans le système fl-uvial- traité. Une visite d'unbiologiste du Département des Pêches d.e la FAO dans l-'aire du Programmepourrait être prévue pour colncider avec La réunion arutuell-e des hydro-biologistes en janvier 1979. 627. Sragissant de Ia surveill-ance chimlque des réseaux hydrographiques,Ie Groupe pense qu'iI est essentiel de renforcer ces activités et que Iapremière étape devrait consister à ad.opter un protocole satisfaisant. L'analyse chimique pour la recherche de I'Abate qui a été mise au poi.nt par 1es laboratoires du CDC à Attanta convient, mais il faud.rait étudier d.'autres méthodes plus si.mples, teIles que celte de Ia chromatographie en couehes minces. I€ Groupe reconunande que ces techniques soient commr:niquées dèsque possible à un laboratoire national des pays participants. Il- serapeut-être nécessaire de former du persorurel local et d'acquérir du matérie1 comprémentaire. rr faudra sorriciter 1e soutien de 1'universitéd'Agriculture de lnlageningen afin de former des chimistes nationaux aux technlques de chromatographie pour rechercher I'Abate et d.'autres composés chimiques intéressants du point de vue d.e I'agriculture ou de Ia santépublique dans les systèmes hydrographiques. L€ choi.x d.es organismes qui seront testés est important; 1'un d.evra être un mollusque, car les mollusques ne migrent pas et reçoivent donc Ia tota]ité de Ia d.ose de larvicide. II convient toutefois de se souvenir que 1es mollusques, contenant moins detissus adipeux que Ies poissons, retiend.ront environ 50% seulement de laquantité de larvicide qu'absorberont la plupart d.es espèces de poissons. 28. Le Groupe a suggéré de solliciter.l-a col-laboration du pMJE pour aider l-'ocP à surveilrer, en milieu rural, 1a quarité cies cours d.'eau qui sont soumis à des applications réguIières de l_arvicid.e. 29- Le Groupe reconmande que pendant la période d.e transition 1es analyses chimiques d'échantillons préréves dans I'envlronnement et d.'echantitlonsde titre connu soient faites à Ia fois <ians un Labora,r,oire étranger et dar:.s un (ou d.es ) laboratoire nationat-(aux) séIec+"ionné (" ) . 10- Le Groupe a prls note de l-'intéressant rapport prépar.é par lrflte Lyse Godbout sur l-es cours d'eau de l-'est et d.u sud. d.e I'aire du prograrnme. Les résultats de cette étude concordent en général arrec 1es résul-tats obtenus précédemment qua.nt aux anal-ogies et aux d.ifférences rencontrées d,amsles différents systèmes fluviar-rx. Le Groupe a estimé que c'était là une base de référence précieuse, eui serai-t très utile au Programme par 1a suite. Le Groupe a noté que J-e calendri.er des échan+-i1l-onnages ne coincid.ait pas avee l-e calendrier standairl selon Ie protocole OCF et qu'iI faudrait par la suite respecter Ie cal endrier adopté pour que les résul-tats soient comparables. Le Groupe recommartde que la collection de référence reste à Bouaké chez IeDr Dejoux, qui est plus particulièrement responsable des questions de taxonomie. 1l- Le Groupe a no'bé avec j.ntérêt der.rx d.ocuments qui lui étaient soumispour informat,ion par Ia Division des Ressources haLieutiques d.e }a FAO. 11 espère que 1'OCP se se:'vi-ra des indices utiles et de l-a méthod.ologie qui ont été mis au point pour des cond.itions très sernblables à cel-l-es de l-'airedu Progrannre. La discussion de ce point a mis en lumière l-'infl-uence dupeuplement humain sur }a PUE ainsi que sur 1'abattage d.es arbres bordantles cours d'eau, Qui réduit fortement la nourriture allochtone pour beaucoup d'espèces cie poissons. Il- est reconnu que I'abattage de ces arbres entralnà une éIé,ration de Ia température de l-'eau qui el-re-même peut gêner Ia reproduction des. poissons. 12. r.e Groupe a été très attristé d'appr.endre La mort de Danie] Ad"u, tecluricien de l'IAB, survenue alors qu'il travail-lait ar"tx activités de surveill"ance pour }e Programme. )r. Le Groupe s'est intéressé à Ia partie du projet de rapport d'évaluationde I'OCP qui concerne 1es questions écol-ogiques et il a suggéré qu'iI soit donné davantage de renseignements sur le nombre d.e sltes et d'échantitlons. t7 EVALUATTON DES RTSQUES POII8 L'E}T\rJRONNEIVTE}üI RESULTA}TI DE L'BMPIOI DE L'ABATE DANS LA I.IJTTE COMIRE LES SIIvIULIES )4. Un projet de documents préparé par Ie Président sur ce sujet a été examiné. r.es hydrobiologlstes ont noté que pendant res activités de surveil-Iance du mil-ieu aquatique 11 y a eu une modificatlon de 1a qualitéde l-'environnement, mais la question demeure de savoir si ce changement est ou non acceptabl-e. Etant donné qu'aucun cha.ngement n'est intervenu dansles pcpulations de poissons aux d.osages actuel-s d.'Abate, le Groupe ne jugepas nécessaire d'entreprendre cies investigations fastidieuses, "àtt"r"à"-et dont l-a valeur n'est pas prouvée sur les réd.uctions benthiques. Tcute-fois, le Groupe a pris note des remarques des hydrobiologistes et pensequ'il serait utile de réévaluer Ia situation concernant l'Abate. Le projetdu Président constitue une borure base à partir de laquelle l-'OCp et d.'autres organismes pourront travailler. Le document devralt traiter également d'autres espèces de mammifères, de vertébrés et d'invertébrés. On pourrait aussiy inclure des observations sur les pratiques agricoles et sur différentesforrnulations ainsi que des informations sur Ia résistârrce. Le Groupe sepropose d'examiner une version élargie du document à sa prochaine régnion.Les personnes qui souhaitent participer à la préparation de ce nouveau document doivent s'adresser au présid.ent. H. MATEPULATTON DE L'ENVTROI.INET,{ENT 15. Alors que les applications aérierures de larvicide qui sont actuel]ementpratiquées apparai,ssent comme étant en gï'os l-a seul-e méthod.e applicable et rentable dans lraire du Programme, 1e Groupe est conscient c1e Ia nécessitéde réduire l-es effets sur 1'environnement des traitements insecticides chaquefois que posslble. D'autres méthodes, telles que les apptications au so1,pourraient être praticables e+- rentables dans des endroits qui sont isoléspendant la saison sèche. Quelques opérations au so1 et quelques modifications mécaniques de 1'habitat pourraient être envisagées pour d.es end.rolts qui sont intrinsèquement dlfficiles à traiter par aéronef. 16. Le Groupe estlme que 1'OCP devrait envisager d.'encourager Ia participationdes populations aux activités du Prcgramme en tenalt Ies gens informés -par f intermédiaire des comités natlonaux de 1'oncirocercose - des mesurespropres à détruire les sirmlles autour des vi]lages, à nettoyer 1es rives des cours d'eau, à éIiminer ]es petits gîtes rarvaires, à entretenir resdéversoirs des digues, etc. Le Groupe pense qu'il serait bon c1e préparer undocument simple d'explication. Le Dr Obeng a accepté d'établir un projetdans cet esprit. L'OCP devrait rechercher avec Ies comités nationaux les moyens d'in't,éresser Ia population locale au programme. I. SUR\TEILI"ANCE DES CHANGM'ENTS ECOLOGIQUES RESULTANT DU PzuPLEIVE]ÿI HUIV1AIN )7- Au Groupe était soumise une courte lettre du Dr David. HaIl, du Ministèrebritannique du Développement outre-mer à Lond.res, eui est un exemple des réponses reçues d.e.beaucoup de correspond.ants sur Ia question de l-a surveil-Iance des modifications écologiques. Le Groupe a a.d.mis }e polnt de vue selonlequel on ne peut constituer qu'un modèle lrès complexe des facteurs eb des conséquences pour I'appliquer dans d.es circonstances données à un moment donné. f1 pense donc qu'une mesure complète de Ia transformation écologique n'auraiL aucune va1eur sur Ie plan pratique étarrt dorrné l-e nombre de variables en cause. B)B- Le Groupe pense que les gouvernements et les organisations concernésdevraient recon:raltre I'intérêt essentiel d.e certalns principes pour Iaprotection des ressources naturelles (so1s, eanix, végétatlon et fatrne). LeGroupe a pris note de Ia critique formuLée par certains membres du CCC, selonlesquels Ie Groupe expose des évid.ences alors que les conditlons, en d.épitde ces répétitions, ne paralssent pas s'amériorer au voisinage et àI'int,érieur des zones d.e peuplement. J. ASSOLEI\MNIS ET MODES D'D(PLOTTATTON AGRICOIE DANS L'AIRE DU PROGRAMME 19. Le Groupe a noté que les contacts avec Ia station avancée de I'ICRISATparalssent porter fruit. Cette station a maj.ntenant son effectif depersonnel au complet et eIIe travaille à Ia question d.es assolements et des modes de culture, qui est d'un intérêt imméa:-at pour Ia plus grande partiede I'aire du Programme. Des stations de recherche ont été repérées àansdes zones agro-écologiques comparables et des informations délai]Iées surleurs programmes seront réunies pour préparer un d.ocument qui servira debase de discussion lors d.e Ia prochai.ne réunion d.u Groupe. Le Dr Smiths'est chargé de }a coordination à cet égard. K. PERSPECTTVES A LONG TER]VIE . SUCCES qJ EC}MC 40. Le Groupe a examiné r.:ne lettre d.e l-a Banque rnondiale l-ui demandant deformuler ses observations sur l-es conséquences écologiques du développementéconomlque dans une sj.tuation hypothétique (u) a'échàc dans Ia l-utte contrel'onchocercose et (b) d.e persistance des sirmrlies d.ans vingt ans sj. I'ondevait interrompre maintenant les opérations rarvicides. 41. f,e Groupe a estimé qu'il ne pouvait pas d.onner une réponse généralepour I'une ou I'autre hypothèse. Les conséquences écologiques d'un écl:.ec d.el-a l-utte contre I'onchocercose devraient être considérées sur Ia base d'un examen de cas réel-s. La question de 1'échec d.es opdrations relève davantagede Ia compétence d.u SîAC. IÆ Groupe estime toutefois que 1'expérien"" u."qii="à ce jour permet d.'espérer une interruption notabl-e de l-a tranÀmission. 4a. Au sujet de Ia d.eu-xième hypothèse, Ie Groupe souhaite soullgner quel-'oCP a pour objectif d.e lutter contre 1'onchocercose et non pas d'éràiquerIes sinml-ies. 11 pense que si lron interrompait Ies opérations larvicides,l-es sirmrlidés se rétabl-iraient dans 1'écosystème sans atteindre peut-êtreles mêmes cond.itions numériques. Au cours des activités de I'OCp, on régnitbeaucoup d'informations utiles sur l-es habitudes des simulies. Les applications d'adulticides/Iarvicides en zone trcpi-ea]e, le port d.e vêtementsprotectives, t'amélioration de l-'approvisionnement en eau à usage domestique(avec pour conséquence Ia réd.ucti-on du temps passé au bord de Ià rivlére), ut". sont autour de me§ures qul contribueront à réd.uire les problèmes dûs au-x simul-ies. L. AUTRES QUESITONS 41. Le Groupe tient à rendre hommage au Dr H.B.N. Hynes pour I'aid.eprécieuse qu'i1 lui a apportée. Il rui présente ses voeux pour I'année sabbatlque çlu'iI doit passer en Tasmanle'et-espère qu'i1 pourra s'associer à nouveau a I'@P dans L'aveni_r 9T4. DTSPqSITTONS CONCERNA}M I,A PROCHAINE SESSTON 44. Le Groupe propose de se réunir à nouveau I'année prochaj.ne à l-a mêmeépoque; fe lieu et Ia date exacts seront flxés après consultation entre IePrésident, les membres et Ia FAO. N. ADOPTION DU RAPPORT 45. Le Groupe a examiné et adopté 1e présent rapport. ANNDG T PARTTCIPAIfTS Me4lres du Groupe écologique Prof. Dr. J.H. Koeman, Directeur du Département de Toxicologie, UniversitédrAgriculture, De Dreyen 12, lrlageningen, Pays Bas. (Président) Dr H.B.N. Hynes, Département de Biologie, Université de i^laterloo, Waterloo, Ontario N2L 7C1, Canada. Dr R. smith, Directeur du Projet ygtl/73/oto, Recherehe agricole, B.p. 4288,Taiz, République Arabe du Yemen. Dr r,etitia E. Obeng, Programme des Nations unies pour 1'Environnement, B.P. 10552, Nairobi, Kenya. Secrétariat technique du Groupe écologique M. J.D.M.lt{aru, Prograrnme de Lutte contre l-'Onchocercose, Organisation mondiale de Ia Santé, 1211 Genèye 27, Suisse. Dr A. Arata, Biologie des vecteurs et lutte antivectoriel-le, Organisation mondiale de l-a Santé, I2lI Genève 2f, Suisse. M. J.F. Wa1sh, Chef de I'Unité de la lutte antivectorielle, Programme d.e Lutte contre I'Onchocercose, B.P. 549, Ouaga.dougou, Haute Volta. it4me B. Walsh, Hydrobiologiste, B.P. 549, Ouagadougou, Haute Volta. Dr R.L. Irtrelcomme, Spécialiste des ressources halieutiques, Division des Ressources halieutiques et de 1'Environnement, FAO, Rome, Ital-ie. Dr F.J. Mouttapa, Administrateur principa], Unité de Coordination d.u Programme pour I'Environnement, Département de I'Agriculture, FAO, Rome, Italie. Dr B.C. Zentilti, Unité de Coordlnation du Programme pour l-'Enr,,ironnement, Département de 1'Agriculture, FAO, Rome, Italie. M. C.G. Groom, Administrateur principal (fotitiques et Plans), Division d.es Servi.ces agricoles, FAO, Rorne, Italie.
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Groupe écologique pour la lutte contre l’onchocercose dans la région du bassin de la Volta : rapport de la huitième session, Rome 29-30 mai 1978
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