ACTES OFFICIELS DE
L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ N° 59
ACTIVITÉ DE L' OMS 1954 RAPPORT ANNUEL DU DIRECTEUR GÉNÉRAL A
L'ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ ET AUX
NATIONS UNIES
Le Rapport financier pour l'exercice leT janvier 31 décembre 1954, qui constitue un supplément au présent volume, est publié séparément dans les Actes officiels NO 62.
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ PALAIS DES NATIONS
GENÈVE Mars 1955
ABRÉVIATIONS
Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation Mondiale de la Santé: AAT BAT
Administration de l'Assistance technique
- Bureau de l'Assistance technique
BIT BSP
- Bureau International du Travail - Bureau Sanitaire Panaméricain
CAC
- Comité administratif de Coordination
- Comité de l'Assistance technique CEAEO - Commission Economique pour l'Asie et l'Extrême - Orient CAT
CEPAL - Commission Economique pour l'Amérique latine CEE
- Commission Economique pour l'Europe - Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture Fonds des Nations Unies pour l'Enfance
CIOMS - Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales FAO FISE
FMANU - Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies OACI OIC
Organisation de l'Aviation Civile Internationale Organisation Internationale du Commerce (Commission Intérimaire)
OIHP OIT
- Office International d'Hygiène Publique
- Organisation Internationale du Travail - Organisation Météorologique Mondiale - Organisation Sanitaire Panaméricaine - Union Internationale des Télécommunications
OMM OSP
UIT
UNESCO - Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture
UNKRA - Agence des Nations Unies pour le Relèvement de la Corée UNRWA - Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient
IMPRIMÉ EN SUISSE
TABLE DES MATIÈRES Pages
Introduction
v
PARTIE I - APERÇU GÉNÉRAL Chapitre 1. Chapitre 2. Chapitre 3. Chapitre 4. Chapitre 5. Chapitre 6. Chapitre 7. Chapitre 8. Chapitre 9. Chapitre 10. Maladies transmissibles Services de santé publique Assainissement Enseignement et formation professionnelle Services d'épidémiologie et de statistiques sanitaires 3
18
31
33
39
Médicaments et autres substances thérapeutiques Envois de fournitures Publications et documentation Information Questions constitutionnelles, financières et administratives
46 50 52 56 58
PARTIE II - LES RÉGIONS Chapitre 11. Chapitre 12. Chapitre 13. Chapitre 14. Chapitre 15. Chapitre 16. Région africaine Région des Amériques Région de l'Asie du Sud -Est Région européenne Région de la Méditerranée orientale Région du Pacifique occidental 63
69 77 83
95 103
PARTIE III - COOPÉRATION AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS Chapitre 17. Chapitre 18.
Coordination des travaux de l'OMS avec ceux d'autres organisations Programme élargi d'assistance technique en vue du développement économique
113 .
.
120
PARTIE IV - LISTE DES PROJETS Projets en cours d'exécution en 1954 ANNEXES 1.
127
2. 3.
Etats Membres de l'Organisation Mondiale de la Santé Composition du Conseil Exécutif en 1954 Tableaux d'experts et comités - III -
193
194 195
Pages 4. 5.
6. 7.
Réunions constitutionnelles et réunions des comités d'experts et groupes consultatifs tenues en 1954 Calendrier provisoire des réunions constitutionnelles de l'OMS en 1955 Organisations non gouvernementales admises à des relations officielles avec l'OMS Budget ordinaire de l'OMS de 1954
199
200 200 201
8.
9. 10. 11.
Structure du Secrétariat du Siège Effectif et répartition du personnel Répartition du personnel d'après la nationalité Bourses d'études accordées en 1954 CARTES
202 203 205
206
1.
2. 3.
4.
Centres FAO /OMS de la Brucellose Centres de la grippe désignés par l'OMS Règlement sanitaire international : Position des états et territoires au 31 décembre 1954 Régions et bureaux de l'Organisation Mondiale de la Santé
11
13
40 62
INTRODUCTION
ENVISAGÉS sous l'angle de ses fonctions fondamentales et de ses objectifs à long terme, les progrès de l'Organisation Mondiale de la Santé en 1954 se mesurent beaucoup plus d'après l'attitude générale vers laquelle l'expérience des six années écoulées semble incliner la plupart de ses Membres que d'après
telle ou telle réalisation particulière. On discerne en effet dans toutes les parties du monde une meilleure compréhension des buts réels de l'Organisation. Cette évolution se reflète clairement dans la nature même des demandes présentées à l'OMS, ces demandes portant de moins en moins sur des envois de fournitures et de matériel et de plus en plus sur l'octroi de conseils techniques dans presque tous les domaines de la santé publique. Nombreux sont les gouvernements qui ont compris que, pour donner le maximum de résultats,
les ressources de l'OMS doivent s'appliquer à renforcer les fondations mêmes des services nationaux de santé, plutôt qu'à apporter une solution partielle et temporaire à certains problèmes. La caractéristique la plus encourageante des demandes reçues par l'Organisation en 1954, c'est qu'elles traduisent dans une large mesure le désir d'obtenir l'aide de l'OMS pour mettre sur pied des plans de longue haleine qui assureront le développement graduel et ordonné des services de santé. C'est vers ce type d'assistance que l'OMS n'a cessé de s'orienter et qu'elle concentrera le plus possible ses efforts dans les années à venir. La constitution de services nationaux bien organisés ne demeure -t -elle pas en effet la condition préalable au succès de toute tentative pour élever le niveau de santé dans le monde.
L'attachement croissant des Etats Membres à l'idée de la coopération internationale et leur souci toujours plus marqué de travailler de concert à la solution des problèmes communs sont illustrés par le nombre élevé de projets inter -pays ou inter -régionaux décrits dans ce rapport. On en trouvera une autre preuve dans l'intérêt que ne cessent d'accorder les pays aux efforts de l'OMS pour coordonner à l'échelon régional des activités entreprises sur le plan national. Cette méthode s'applique aujourd'hui efficacement dans toutes les Régions et à presque tous les domaines d'activité de l'OMS. Ainsi en 1954, des projets de cette nature ont été mis en oeuvre pour développer les moyens de formation professionnelle et les échanges d'informations scientifiques et pour intensifier la lutte contre les maladies transmissibles et leurs vecteurs. Quelques exemples montreront le rôle très important joué par ces projets régionaux dans l'ensemble
de l'activité de l'OMS en 1954. En matière d'enseignement, le Centre interaméricain de Biostatistique, installé au Chili, forme du personnel technique pour les services nationaux et travaille ainsi utilement à améliorer les statistiques démographiques et sanitaires dans tous les pays de l'Amérique latine. Un autre exemple est la création d'une école supérieure d'infirmières à Alexandrie qui, sans nul doute, contribuera, dans la Région de la Méditerranée orientale, à élever le niveau de l'enseignement et la qualité du personnel infirmier. Onze pays européens, d'autre part, ont pu bénéficier du cours de perfectionnement organisé en Belgique et aux Pays -Bas pour leurs ingénieurs des services de distribution d'eau.
En ce qui concerne l'échange d'informations scientifiques, je mentionnerai tout particulièrement l'important séminaire d'hygiène dentaire, qui a eu lieu à Wellington (Nouvelle- Zélande) avec la participation de trente -sept personnes représentant vingt et un pays des Régions du Pacifique occidental, de l'Asie du Sud -Est et de la Méditerranée orientale. La Conférence sur l'Onchocercose africaine, qui a réuni à Léopoldville une trentaine de participants originaires de trois Régions, a permis de rassembler de précieux renseignements pour les futures campagnes nationales et régionales contre cette maladie en Afrique. Le séminaire de génie sanitaire, tenu au Venezuela, a favorisé la coopération entre les pays américains dans ce domaine ainsi que l'intégration du génie sanitaire dans le programme général de santé des pays intéressés. L'effort concerté que l'on se propose d'entreprendre pour extirper le paludisme des Amériques constitue un exemple particulièrement frappant du rôle que joue l'Organisation pour coordonner sur le plan régional les campagnes nationales dirigées contre une maladie donnée. Cet effort se fondera sur l'action antipaludique déjà menée par divers pays de la Région et sur deux programmes inter pays exécutés avec l'aide de l'OMS
dans la zone des Caraïbes et dans l'Amérique centrale respectivement. La deuxième Conférence asienne du Paludisme, qui s'est réunie aux Philippines en novembre 1954 avec la participation de quinze pays de la Région de l'Asie du Sud -Est et de la Région du Pacifique occidental, peut être considérée comme une étape vers le lancement d'une campagne inter- régionale contre cette maladie. Au même titre, les contacts institués par le Bureau régional de l'Asie du Sud -Est entre les administrations sanitaires de la Thailande et de l'Indonésie facilitent sans aucun doute les efforts importants que ces deux
pays déploient pour enrayer le pian.
Comme on le voit, les initiatives reposant sur la coopération entre pays et entre Régions sont devenues en 1954 une caractéristique essentielle de l'activité de l'OMS. Les résultats obtenus au cours de ces dernières années ont montré que, par ce moyen, l'Organisation s'acquitte véritablement de ses fonctions essentielles de centre international d'échange de renseignements scientifiques et médicaux. En outre, les projets que je viens de mentionner impriment une impulsion puissante au développement de Pieuvre de santé publique
sur le plan national. Si l'on considère, par exemple, le cas de la Région européenne, il est évident que l'intensification des efforts déployés en faveur des enfants diminués en Autriche, en Grèce et en Italie est largement due à une série d'activités inter pays qui se sont déroulées dans ce domaine depuis 1951. De même, l'adoption, en 1954, de programmes d'éducation sanitaire dans plusieurs pays peut se rattacher à la conférence qui a réuni, en 1953, à Londres, des représentants de plusieurs disciplines intéressées à la question.
La partie du présent rapport qui est consacrée à l'aide fournie par l'OMS pour combattre ou prévenir activement les maladies transmissibles illustre l'importance croissante que l'Organisation accorde aux recherches dans le domaine de la santé publique. Un examen, même rapide, des résultats obtenus au cours de ces dernières années confirme que, grâce aux recherches coordonnées par l'OMS sur le plan international, la connaissance de plusieurs maladies infectieuses ne cesse de s'étendre. Dans le même temps, d'autres recherches permettent de préciser certains points, par exemple l'efficacité des insecticides dans diverses conditions locales, l'activité de divers vaccins, sérums, etc. On espère aussi que, grâce aux contacts étroits qu'elle a noués avec les experts et les institutions qui étudient l'emploi des antibiotiques, l'OMS pourra centraliser les connaissances existantes sur les antibiotiques de rechange, pour le cas où les tréponèmes viendraient à manifester une résistance à la pénicilline. Le rapport de 1954 contient de multiples exemples du rôle efficace que peut jouer l'OMS pour favoriser et, notamment, pour coordonner les recherches essentielles en cours dans divers pays. J'aimerais mentionner
-vi-
ici les expériences entreprises sous les auspices de l'OMS par sept instituts des Amériques, de l'Asie et de l'Europe sur la sorption des insecticides non volatils par certains murs de terre. Il faut signaler aussi le programme mis en train par l'OMS pour s'assurer la collaboration d'experts éminents en vue d'études épidémiologiques sur le trachome et les conjonctivites associées dans différentes régions du monde. Il y a lieu de rappeler également la réunion, organisée par l'OMS à Téhéran, au cours de laquelle des spécialistes de l'Irak, de la Syrie, de la Turquie et de l'Iran ont pu procéder à de très utiles échanges de renseignements sur l'épidémiologie de la peste selvatique. Un dernier exemple qui mérite d'être cité est l'initiative prise par l'OMS pour l'échange de travailleurs entre le Service de Recherches sur la Nutrition de Kampala, d'une
part, et les laboratoires nationaux du Indian Council of Medical Research et l'Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama, d'autre part. Etant donné l'importance primordiale de la recherche, sous toutes ses formes, l'OMS s'est vivement préoccupée, en 1954, d'un problème urgent: la mise au point d'un matériel simplifié et l'introduction de méthodes plus économiques pour les travaux de laboratoire sur le terrain.
Au cours de leurs discussions, la Septième Assemblée Mondiale de la Santé, le Conseil Exécutif (lors de sa quatorzième session) et pratiquement tous les comités régionaux ont souligné l'importance capitale de l'assainissement pour les programmes de santé de la grande majorité des Etats Membres. La remarque du président d'un des comités régionaux -«c'est dans l'assainissement qu'il faut chercher le remède à bien des maux dont souffre notre Région» - s'applique aussi à la plupart des autres régions auxquelles s'étendent les activités de l'OMS. L'Organisation est décidée à consacrer tout le temps et tous les efforts possibles à la solution du problème de l'assainissement, sous quelque aspect et en quelque lieu qu'il se présente. En 1954, l'OMS non seulement a donné des conseils sur ce point à plusieurs pays, mais a entrepris l'étude préliminaire de normes internationales de qualité pour l'eau de boisson, sur la base des renseignements reçus de quelque soixante -dix pays. Simultanément, l'Organisation réunit une documentation sur l'approvisionnement en eau des campagnes et sur l'évacuation des excreta. On espère que cette documentation aidera à améliorer en milieu rural les conditions d'hygiène dans lesquelles vivent plus des trois
quarts de la population du globe. Dans ce domaine de l'assainissement, on se heurte toujours au grave problème du manque de personnel qualifié. La formation d'ingénieurs sanitaires et de techniciens apparentés restera, dans les années à venir,
au premier plan des préoccupations de l'OMS.
La pénurie de personnel compétent bien entendu ne se limite pas à certaines branches seulement de la santé publique. On est en droit d'affirmer que, dans tous les pays, le niveau de santé ne pourra s'élever que dans la mesure où s'élèveront aussi la qualité de l'enseignement médical et le nombre des étudiants qui en bénéficient. Le fait que, en 1954, 40% environ des projets exécutés dans les diverses Régions avaient trait à l'enseignement et à la formation professionnelle donne une idée de l'aide fournie par l'OMS dans ce domaine. Outre la formation des ingénieurs sanitaires, problème dont il a déjà été fait mention, l'enseignement médical dans son ensemble est demeuré l'un de nos . grands sujets de préoccupation. A cet égard, íl convient de signaler une étude sur l'état de l'enseignement médical dans l'Asie du Sud -Est, à la suite d'une série de visites effectuées dans cette Région par des groupes de spécialistes. De l'avis général, cette étude sera très utile aux Etats Membres pour circonscrire leurs problèmes d'éducation médicale et pour établir les plans destinés à les résoudre. La formation professionnelle a également été au centre même des efforts accomplis par l'OMS pour aider les pays à répondre aux besoins considérables de l'assistance maternelle_ et infantile, en particulier .
dans les régions rurales. C'est à cette oeuvre d'enseignement que se sont principalement consacrées les équipes internationales qui ont travaillé côte à côte avec le personnel national dans les centres créés à l'intention de vingt pays. Il est de plus en plus clair que, même dans les pays qui ont déjà l'avantage de posséder des services de santé organisés, la nécessité demeure urgente de donner au personnel de ces services
une formation suffisante en matière de protection maternelle et infantile. Les efforts faits par l'OMS pour remédier à la pénurie d'infirmières qui sévit toujours dans le monde entier ont été, dans une très grande mesure, axés sur l'amélioration et l'accroissement des moyens de formation professionnelle. En 1954, comme lors des années précédentes, l'Organisation a fait tout son possible pour aider les pays à donner une bonne formation de base aux infirmières et aux sages-femmes. Un certain nombre de pays ont décidé de renforcer les effectifs en adjoignant des auxiliaires aux infirmières diplômées.
C'est à ces dernières qu'incombe évidemment la formation des auxiliaires. Il en résulte la nécessité de donner aux infirmières diplômées et aux élèves infirmières une formation complémentaire qui les prépare à des fonctions d'enseignement et de contrôle.
L'année 1954 a été la deuxième année d'application du Règlement sanitaire international. Les rapports reçus des administrations de la santé publique montrent que ce Règlement peut s'adapter sans difficultés majeures aux pratiques quarantenaires nationales: les problèmes qui peuvent se poser trouvent une solution satisfaisante, soit sur le plan national par voie d'amendement de la législation en vigueur, soit sur le plan international par voie de négociations et d'arrangements entre pays. Par ailleurs, l'Assemblée de la Santé a toujours à l'étude l'un des chapitres de ce Règlement, celui qui traite des dispositions relatives à la fièvre jaune.
Tout un travail préparatoire, y compris la réunion de groupes d'experts, a été accompli en prévision de la Septième Revision décennale des Nomenclatures internationales des Maladies et Causes de Décès, qui doit faire l'objet d'une conférence internationale en février 1955.
L'Organisation a poursuivi pendant toute l'année l'établissement de normes et d'étalons biologiques à des fins prophylactiques, thérapeutiques et diagnostiques. Dans un domaine voisin, le réseau des institutions grâce auxquelles l'OMS peut s'acquitter de son
rôle de stimulation des recherches a été complété par la création, à Londres et à Atlanta (Géorgie, Etats -Unis d'Amérique), de centres internationaux des Shigellae. Ces centres recueillent et identifient les souches, fournissent le matériel sur lequel travaillent les centres nationaux désignés à cet effet, et assurent la formation de spécialistes.
L'édition espagnole du premier volume de la Pharmacopoea Internationalis a paru au cours de l'année. La mise au point du deuxième volume se termine en vue de sa publication. En même temps, l'Organisation a poursuivi ses travaux concernant l'établissement et le maintien de normes appropriées d'innocuité et de pureté pour les préparations pharmaceutiques.
Des progrès ont été enregistrés dans un autre groupe de services techniques fournis par l'OMS aux Etats Membres. Les publications de l'Organisation de plus en plus sont consacrées à des revues générales d'intérêt international en matière de médecine et de santé. Certains numéros du Bulletin sont réservés à un problème particulier, tel que la lutte contre le paludisme, les statistiques sanitaires, la rage, la syphilis,
la grippe ou la poliomyélite. L'accueil fait à ces numéros encourage l'Organisation à poursuivre et à développer ses efforts dans ce sens. On s'attachera également à étendre les études de législation comparée qui, en 1954, ont pris défini-
tivement place dans le Recueil international de Législation sanitaire. Conformément à la décision de la Septième Assemblée Mondiale de la Santé, les mesures nécessaires ont été prises pour élargir l'emploi de l'espagnol comme langue de travail de l'Organisation.
-Vm-
Le grand nombre de projets inter -organisations décrits dans les divers chapitres de ce rapport attestent la mise en pratique d'un principe fermement établi : dans tous les pays, les efforts visant à améliorer la santé doivent s'intégrer dans l'action générale entreprise sur le plan social et économique pour élever le niveau de vie.
Parmi les projets mis sur pied pour une attaque concertée contre les bases mêmes de la pauvreté, de la maladie et de l'ignorance, les plus importants sont évidemment ceux que les Nations Unies et les institutions spécialisées ont entrepris dans le cadre du Programme élargi d'Assistance technique. En dépit des incertitudes et des fluctuations financières, l'OMS, en 1954, est parvenue à réaliser son programme d'assistance technique sans perturbations graves, en continuant l'exécution de tous les projets en cours conformément aux plans établis, et même en donnant satisfaction, dans certains cas, à de nouvelles demandes urgentes. C'est ainsi qu'à la fin de l'année, le nombre des projets entrepris avec l'aide de l'OMS au titre de ce programme s'élevait à cent vingt -huit contre cent vingt et un à la fin de 1953.
L'importance de cet aspect de l'activité de l'Organisation ressort du fait que, en décembre 1954, 225 experts provenant de 36 pays différents étaient à Pieuvre dans 51 pays et territoires, et que 217 bourses avaient été accordées pendant l'année à des candidats appartenant à 50 pays et territoires.
Les programmes communs avec le FISE ont continué d'être adaptés, en 1954, aux principes fondamentaux de l'OMS. En d'autres termes, dans tous les domaines intéressant la santé de l'enfance - tuberculose, tréponématoses, paludisme, assainissement et, bien entendu, protection maternelle et infantile les efforts conjoints de l'OMS et du FISE s'orientent de moins en moins vers les cas d'urgence et les projets de démonstrations et de plus en plus vers des activités que les pays pourront intégrer dans le programme de leurs services généraux de santé publique ainsi que vers la formation de personnel national. Du point de vue financier, les deux organisations ont étudié les moyens de donner effet à la résolution par laquelle la Septième Assemblée Mondiale de la Santé a recommandé que l'OMS assume la charge du personnel technique nécessaire pour les activités communes. En ce qui concerne les autres institutions des Nations Unies, il convient de mentionner la collaboration de l'OMS avec la FAO dans différents domaines - nutrition, contrôle de la salubrité des viandes, zoonoses - avec l'UNESCO en matière d'éducation de base, avec l'OIT pour les questions de médecine du travail et l'hygiène des gens de mer, et enfin avec l'OACI au sujet de la salubrité des aéroports.
En 1954, comme pendant les années précédentes, l'OMS s'est efforcée de s'acquitter des obligations qui lui incombent comme « autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international ». La coordination avec les services du Plan de Colombo s'est étendue à la sélection de boursiers et à la fourniture du matériel indispensable pour l'exécution de projets sanitaires. Dans plusieurs de ces projets, des experts affectés par les services du Plan de Colombo font actuellement partie d'équipes composées pour le reste de conseillers de l'OMS et de techniciens nationaux. Avec la Foreign Operations Administration des Etats- Unis d'Amérique, de nouveaux progrès ont été réalisés dans la coordination des activités à l'échelon des pays, de manière à éviter les doubles emplois. L'efficacité des relations que l'OMS entretient avec d'autres organisations intéressées à l'amélio-
ration de la santé - qu'elles soient de caractère gouvernemental ou non gouvernemental - dépendra pour beaucoup de la mesure dans laquelle l'OMS sera tenue au courant des conditions sanitaires existant dans les Etats Membres.
-
Ix -
Le Conseil Economique et Social a adopté en 1954, au sujet de l'organisation de ses travaux, une résolution qui souligne la nécessité pour l'OMS d'obtenir des informations à cet égard. Aux termes de cette résolution, le Conseil Economique et Social a décidé de concentrer désormais ses efforts sur l'étude des problèmes essentiels qui se posent en matière économique et sociale et il a invité les représentants des institutions spécialisées à participer activement à la discussion de ces problèmes. Il est évident que, pour pouvoir apporter une contribution utile aux travaux du Conseil Economique et Social, l'OMS doit disposer d'informations précises et à jour sur la situation sanitaire dans le monde.
Je ne saurais clore ces remarques préliminaires sur l'activité de l'OMS en 1954 sans mentionner brièvement une tâche nouvelle que les derniers progrès de la science et de la médecine imposent désormais
à l'Organisation. On s'est de plus en plus rendu compte, au cours des récentes années, que l'OMS sera tôt ou tard appelée à prendre l'initiative de recherches en vue de déterminer les répercussions que peut avoir, sur le plan de la santé, ce fait sans précédent qu'est l'intervention de l'homme dans les processus naturels, telle qu'on peut l'observer aujourd'hui sur des vastes étendues de la terre. C'est ainsi que l'on peut se demander jusqu'à quel point l'équilibre existant dans la nature n'est pas affecté par la destruction massive des insectes ? Quels seront à longue échéance les résultats de l'emploi généralisé des antibiotiques ? De quelle facon la morbidité sera -t -elle influencée par les efforts intensément poursuivis à l'heure actuelle pour améliorer les conditions d'hygiène en général ? Quelles sont les incidences de la contamination de
l'air, du sol et de l'eau qu'entraînerait l'utilisation croissante de l'énergie atomique ? L'étude de ce dernier problème est passée au premier plan des préoccupations lorsque, vers la fin de 1954, l'Assemblée générale des Nations Unies a invité l'OMS à participer à une conférence internationale chargée d'examiner l'utilisation de l'énergie atomique à des fins pacifiques. Grâce aux avis reçus de quatre
experts sur le rôle que l'OMS pourrait jouer dans ce domaine, j'ai bon espoir que les plans soumis au Conseil Exécutif et à l'Assemblée Mondiale de la Santé mettront l'Organisation en état d'assumer entièrement les nouvelles responsabilités qui lui incombent dans l'application de l'énergie atomique à la médecine
et à la santé publique. Ce faisant, l'Organisation demeurera fidèle à ses obligations constitutionnelles dont le but profond est d'assurer, par la collaboration et l'aide mutuelle entre pays, la santé, la prospérité et la paix à l'ensemble de l'humanité.
,(40, Directeur général
PARTIE I APERÇU GÉNÉRAL
CHAPITRE 1
MALADIES TRANSMISSIBLES L'OMS a poursuivi son action d'aide aux gouvernements dans leur lutte contre les maladies transmissibles, suivant les voies déjà indiquées dans le Rapport annuel de 1953. Pour des renseignements détaillés sur l'aeuvre accomplie dans les diverses Régions en 1954, le lecteur est prié de se reporter à la Partie II du présent rapport, et à la Partie IV qui contient la liste des projets. Le présent chapitre résume les progrès réalisés dans la lutte contre certaines maladies spécifiques. L'application en grand de mesures préventives contre les maladies transmissibles a révélé que les résultats ne peuvent pas toujours être prévus avec exactitude. Des méthodes cliniques et des techniques de laboratoire qui sont d'une efficacité éprouvée dans certains cas particuliers ne produisent pas toujours les effets attendus lorsqu'elles sont appliquées sur une grande échelle aux collectivités. De même, des mesures de santé publique dont le succès est indéniable dans certaines conditions épidémiologiques peuvent se révéler décevantes dans d'autres. Afin de faciliter l'évaluation objective des résultats et la recherche des causes des effets inattendus, la préparation des études à faire sur le terrain et en laboratoire doit s'inspirer de la méthode scientifique la plus rigoureuse. Le personnel appelé à préparer et à mener à bien ces études doit posséder des aptitudes d'un autre
ordre que celles du personnel chargé de vastes opérations sur le terrain. Or, il n'est pas aisé de trouver des collaborateurs pleinement qualifiés qui soient en même temps rompus à la méthode scientifique et habitués à appliquer les techniques de la recherche dans la pratique. Divers problèmes qui se sont posés à l'occasion d'activités entreprises dans certains pays avec l'aide de l'OMS sont actuellement à l'étude. On a recherché les causes d'échecs apparents rencontrés dans quelques régions lors du traitement des habitations au DDT et l'on est arrivé à la conclusion qu'ils étaient dus à une absorption de l'insecticide par certains types de parois de terre séchée. Afin de déterminer les raisons des différences observées suivant les régions dans les résultats du traitement des tréponématoses, un laboratoire central procède actuellement à des études immunologiques et autres. Ces études, qui portent sur la relation entre les souches et les espèces de tréponèmes, sont menées parallèlement à d'autres sur la sensibilité des tréponèmes à divers antibiotiques. Les opérations de vaccination n'ont pas toujours donné des résultats satisfaisants ; aussi doit -on recourir à des essais cliniques contrôlés et à des recherches de laboratoire coordonnées pour découvrir les causes de cet insuccès ; des études sur le vaccin BCG (voir page 9) et les vaccins antivarioliques, antirabiques, antityphoï-
diques, et antibrucelliques, ainsi que sur les vaccins associés antidiphtériques et anticoquelucheux, sont actuellement en cours. On a souligné la nécessité de trouver les moyens d'établir un rapport entre les résultats
des essais de laboratoire et la protection véritablement assurée par un vaccin, et des études, lorsqu'elles s'imposaient, ont été organisées dans ce sens. On a reconnu que, pour les opérations sur le terrain, il y avait lieu de simplifier le matériel et de recourir à des méthodes de laboratoire économiques ; cette question a donc été mise à l'étude. Pour répondre à de nombreuses demandes de gouvernements, l'OMS a donné des avis sur l'organisation et l'équipement de laboratoires de santé publique. La normalisation des méthodes de diagnostic et des réactifs de laboratoire a été poursuivie. Des techniques d'essai pour divers produits biologiques ont été étudiées en vue de la prescription de normes minimums.
Par ces différents travaux et par d'autres encore, dont la nécessité est apparue en général au cours de services rendus aux gouvernements, l'OMS encourage et coordonne les recherches sur de nombreuses maladies - entre autres, la grippe, la poliomyélite, le trachome, l'onchocercose, la bilharziose et certaines zoonoses qui posent, sur le plan international, d'importants problèmes de santé publique auxquels il n'a pas encore été trouvé de solution satisfaisante. Certaines recherches ont commencé au cours des années précédentes ; d'autres, comme celles qui concernent la poliomyélite et l'onchocercose, constituent des activités nouvelles qui se développent rapidement. Si beaucoup de travaux, notamment dans le domaine de la recherche coordonnée, ont pu ainsi être menés à bonne fin, c'est grâce à l'excellent accueil rencontré auprès des gouvernements, institutions et savants du monde entier, accueil qui est en lui -même la preuve de la valeur croissante que l'on y attache. Les pages qui suivent résument l'oeuvre accomplie pendant l'année 1954 en ce qui concerne le paludisme, les maladies vénériennes, la tuberculose, l'hygiène publique vétérinaire et les zoonoses, les maladies à virus et d'autres maladies transmissibles.
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ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Paludisme Les faits nouveaux dont l'apparition a permis de considérer 1953 comme une année critique et marquant, pour ainsi dire, un tournant de la politique de l'OMS dans la lutte antipaludique, ont pris plus d'importance encore en 1954. Il s'agit d'indices qui montrent que de nouvelles espèces d'anophèles deviennent résistantes aux insecticides (Anopheles superpictus, A. maculipennis en Grèce, A. sundaicus en Indonésie). Fait plus significatif encore : en Grèce et en Indonésie, la résistance aux insecticides a entravé la lutte antipaludique et de nombreux cas orientale pour lequel le personnel est arrivé à destination au cours du quatrième trimestre.
Du personnel du Siège ou des consultants ont visité les pays et régions énumérés ci -après : AfriqueEquatoriale française, Afrique - Occidentale française,
Birmanie, Cameroun, Chili, Colombie, Etats -Unis d'Amérique, Grèce, Guatemala, Inde, Indonésie, Iran, Kenya, Libéria, Mexique, Nicaragua, Taiwan, Tanganyika et Togo. A la demande de certains des gouvernements intéressés, des rapports leur ont été présentés sur l'état actuel de la lutte antipaludique dans l'état ou le territoire pour lequel ils sont responsables.
de paludisme se sont déclarés dans des localités traitées auparavant par les insecticides. L'acquisition d'une résistance par les vecteurs indigènes au Liban et une modification du comportement des insectes dans les régions de l'Indonésie traitées au DDT ont également été signalées par le personnel de l'OMS
La lutte contre le paludisme a fait l'objet de discussions au cours de deux conférences tenues pen-
dant l'année. D'une part, la Quatorzième Confé-
en mission. En fournissant le matériel nécessaire pour pratiquer des épreuves sur le terrain, l'OMS a aidé ses agents dans les pays intéressés ainsi que divers instituts du paludisme à déterminer la sensibilité des espèces locales d'anophèles aux insecticides
et toutes variations éventuelles de cette sensibilité.
Pour ces travaux, l'OMS s'est d'autre part assuré la collaboration de laboratoires de référence de Londres et de Rome. Un autre problème inquiétant a de nouveau retenu l'attention en 1954 : il s'agit de la perte rapide d'effi-
rence Sanitaire Panaméricaine, réunie à Santiago, a souligné la nécessité d'intensifier et de coordonner la lutte contre ce fléau afin de l'éliminer de l'hémisphère occidental. Les Etats Membres ont été instamment invités à transformer, dans le plus bref délai possible, tous les programmes de mesures antipaludiques en campagnes d'éradication de la maladie avant l'apparition d'une résistance aux insecticides chez les anophèles. D'autre part, la Conférence inter -régionale sur le
Paludisme dans l'Asie du
cacité que les insecticides non volatils paraissent subir lorsqu'ils sont pulvérisés sur des parois de terre
séchée d'un type particulier. L'OMS a coordonné recherches que sept instituts des Amériques, d'Asie et d'Europe ont entreprises en collaboration sur ce point. les
Sud -Est et le Pacifique occidental, qui a eu lieu aux Philippines, a examiné les moyens récemment découverts d'enrayer le paludisme transmis par des espèces vectrices caractéristiques des régions de l'Asie et de l'Australie, telles que Anopheles minimus flavirostris, A. sundaicus, le groupe A. leucosphyrus et le groupe A. puntulatus. Au début, ces trois derniers groupes
A la fin de 1953, des projets, à l'exécution desquels
ne paraissaient pas très sensibles à l'action des pulvérisations à action rémanente, mais grâce à la collaboration du personnel d'experts de l'OMS et à ses recherches dans les régions atteintes, la difficulté a été résolue. Le second sujet important inscrit à
participait du personnel de l'OMS, étaient en cours dans les dix -huit pays
suivants :
Afghanistan,
Antilles, Arabie Saoudite, Birmanie, Bolivie, Cambodge, Cameroun français, Haïti, Indonésie, Irak, Liban, Libéria, Paraguay, Philippines, République Dominicaine, Sarawak, Syrie et TaIwan (pour des renseignements détaillés sur les projets entrepris
l'ordre du jour de la conférence a été la revision des activités en cours pour la lutte contre le paludisme dans les deux Régions et des méthodes d'orgaterme.
nisation des programmes antipaludiques à long La monographie de l'OMS, parue en 1954 sous le titre Terminologie du paludisme,' est destinée à servir de guide aux agents chargés de lutter contre le paludisme dans les territoires de langue française. Visant à faciliter la normalisation de la nomencla-
dans l'Afghanistan, à TaIwan et dans la Méditer-
projets, ceux du Liban et des Philippines ont été
ranée orientale, voir pages 79, 105 et 100). Parmi ces
terminés en 1954. Quant à ceux qui ont été réalisés en Bolivie et à Haïti, ils ont été transférés au budget du Bureau Sanitaire Panaméricain. L'OMS a également continué à venir en aide à l'UNRWA dans la lutte contre le paludisme. D'autre part, de nouveaux projets ont été entrepris, à savoir : un deuxième projet de lutte contre la bilharziose et le paludisme
ture, elle sera utile également par les indications qu'elle fournit sur les méthodes uniformes actuellement appliquées de façon assez générale pour mener à bien les enquêtes sur le paludisme et pour
en Syrie, un projet mis en route dans le Népal au cours du deuxième trimestre, un autre commencé en août dans la Nigeria avec l'aide d'un entomologiste
procuré par l'OMS, un autre, enfin, en Afrique
' Vaucel, M., Roubaud, E. & Gaillard, H. (1954) Terminologie du paludisme, Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, NO 25)
MALADIES TRANSMISSIBLES
5
évaluer les résultats des programmes antipaludiques. Une monographie sur la chimiothérapie, établie à la suite d'une recommandation du Comité d'experts du Paludisme, 1 a été préparée pour paraître en 1954. Jusqu'ici, le corps médical ne pouvait pas se
procurer aisément des renseignements succincts sur les propriétés des remèdes antipaludiques actuellement en usage. L'emploi de ces nouveaux produits dans le traitement et la prophylaxie de la maladie a donc souvent été quelque peu irrationnel.
Tréponématoses et maladies vénériennes
que ce ne soit qu'une question de temps car, à l'heure actuelle, l'usage (et même l'abus) de la pénicilline en quantités considérables est de plus en plus répandu dans le monde. Pour parer à une telle éventualité, l'OMS s'est tenue en contact étroit avec les experts et les institutions qui font des recher-
A la différence de nombreux autres microorganismes, les tréponèmes n'ont pas encore acquis de résistance à la pénicilline, mais il est possible
sensiblement le travail de tous les laboratoires de santé publique dans la lutte contre les tréponématoses.
L'étude comparative sur le test d'immobilisation du tréponéme (TIT) s'est poursuivie et les laboratoires participants ont échangé des informations sur les techniques et les résultats. L'OMS a distribué du sérum témoin aux laboratoires et a évalué les résultats. Le test d'adhérence- disparition et le test d'agglutination du tréponème ont été étudiés dans certains laboratoires participants ; de l'antigène pour le test d'agglutination a été distribué aux laboratoires des six Régions de l'OMS à des fins de comparaison
ches sur l'emploi et l'efficacité de plusieurs autres antibiotiques. Certaines des recherches se pour-
suivent, à l'aide d'une subvention de l'OMS, au Laboratoire international des Tréponématoses à
l'Université Johns Hopkins. La même précaution a été prise pour les infections vénériennes non de santé publique dans de nombreuses parties du monde.
tréponémiques, qui posent encore un problème
avec les antigènes lipoïdiques et cardiolipidiques. On a prévu l'envoi de matériel pour les premières préparations internationales de référence de sérums provenant de syphilitiques et pour le choix d'anti-
gènes de référence destinés au test pratiqué par les équipes de l'OMS envoyées dans divers pays. Sérologie et
Des réactions allergiques et autres à certains sels de pénicilline et à certains éléments constitutifs des véhicules de préparations- retard ont été observées dans certains pays où la pénicilline a été largement
utilisée pendant de longues périodes. En consé-
en éprouver l'efficacité. De son côté, l'OMS, en prévision de besoins éventuels, a pris l'initiative
quence, de nombreux instituts essaient actuellement de nouveaux sels et préparations de pénicilline pour de recherches sur la possibilité d'utiliser les nouveaux sels aminés de pénicilline au cours de campagnes de
Sur la recommandation du Sous -Comité de la des Techniques de Laboratoire du Comité d'experts des Maladies vénériennes et des Tréponématoses, le laboratoire sérologique international de référence de l'OMS à Copenhague a continué son étude sur la réactivité des sérums desséchés sous congélation provenant de syphilitiques
masse contre les tréponématoses. On a constaté que ces sels nouveaux administrés en une seule injection permettent de réaliser à des doses plus faibles une pénicillinémie efficace de plus longue durée que celle que l'on obtient avec le PAM. Des personnalités inscrites au Tableau d'experts de
et de non -syphilitiques (voir Rapport annuel pour 1953 8). Le laboratoire a également organisé une étude sur la thermostabilité des sérums desséchés sous congélation provenant de non -syphilitiques. Le Service de Statistique du Statens Seruminstitut de Copenhague évalue les résultats de ces deux études. Depuis juin 1954, le laboratoire de recherche
sur les maladies vénériennes du US Public Health
l'OMS ainsi que d'autres chercheurs étudient actuellement la question. Le Laboratoire international des Tréponématoses à Baltimore a poursuivi ses recherches sur des problèmes biologiques fondamentaux relatifs aux maladies tréponémiques (voir Rapport annuel pour 1953 2) et des dispositions ont été prises par l'OMS
Service à Chamblee (Géorgie) a fait, lui aussi, fonction de centre de référence pour l'OMS ; on procède actuellement à la coordination des travaux
des centres de Copenhague et de Géorgie. Donnant suite aux recommandations de son Comité d'experts des Maladies vénériennes et des Tréponématoses, l'Organisation a ouvert une enquête
sur la lutte contre certaines infections non tréponémiques et sur l'importance qu'elles présentent pour la santé publique dans divers pays. Il s'agit, en particulier, de la donovanose (lymphogranuloma
pour que plusieurs laboratoires travaillant en collaboration dans différentes régions essaient le
nouveau test d'agglutination des tréponèmes qui a été mis au point par le laboratoire de Baltimore. Les résultats pratiques de ces essais - s'ils réussissent - pourraient avoir pour effet de simplifier 1 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1951, 39, 26 2 Actes off. Org. mond. Santé, 51, 8
venereum) et de l'urétrite non gonococcique. En outre, la revision de la Liste internationale des centres de traitement pour maladies vénériennes dans les ports s'est poursuivie corrélativement à 3 Actes off. Org. mord. Santé, 51, 9
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ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
l'application de l'Arrangement de Bruxelles de 1924.
pays plus développés, où la lutte contre les- maladies
En 1954, l'OMS a prêté son aide à des administrations sanitaires pour l'exécution de projets à long terme ayant le double but de résoudre radicalement le problème que posent les tréponématoses endémiques pour la santé publique et de renforcer les services ruraux de santé. De nouvelles campagnes contre le pian et d'autres tréponématoses non vénériennes ont été commencées dans le Bechuanaland, en Malaisie, dans la Nigeria et en Syrie, et des progrès
vénériennes est activement organisée, la fréquence est restée faible ; néanmoins, des renseignements récents permettent de présumer qu'un relâchement prématuré des mesures risquerait de provoquer une recrudescence de la maladie : un accroissement de la syphilis infectieuse précoce observé en 1953 dans dix -huit états des Etats -Unis d'Amérique 1 prouve qu'il est nécessaire de consolider pour l'avenir les premiers résultats obtenus dans l'application de la pénicillinothérapie. Aucun indice ne permet d'affirmer que l'incidence de la gonorrhée, du chancre mou,
ont été réalisés dans l'élaboration de mesures de lutte contre ces maladies en Afrique tropicale et dans
les zones du Pacifique et des Antilles. Les projets dont l'exécution s'est poursuivie visent à combattre le pian à Haïti, en Indonésie, au Libéria, aux Philippines et en Thaïlande, et la syphilis endémique en Yougoslavie. L'OMS a continué de prêter son concours pour l'exécution de projets de lutte antivénérienne dans l'Afghanistan, dans l'Arabie Saoudite, en Birmanie, dans l'Equateur, en Ethiopie, en Iran, au Paraguay et à Taiwan ; le Gouvernement du Pakistan a pris à sa charge en juin le projet de démonstration de Karachi. Une nouvelle campagne de masse contre la syphilis a été commencée au Maroc (zone française). Vers la fin de l'année, plus de vingt -cinq millions de personnes avaient été examinées et six millions
de la lymphogranulomatose vénérienne et du granulome inguinal ait diminué sensiblement dans un pays quelconque. La gonorrhée, en particulier, est restée approximativement au niveau d'avant guerre. D'autre part, on a observé un accroissement significatif du nombre de cas d'urétrite non gonococcique, maladie qui, dans certains pays, est réputée poser un problème de santé publique.
heurtée à diverses difficultés et a soulevé maints problèmes. Les administrations sanitaires ne tirent pas toujours pleinement parti de l'expérience acquise au cours des campagnes de masse contre les tréponématoses menées en milieu rural et pendant l'exécution des projets antivénériens dans les districts
L'application du programme de l'OMS s'est
soignées au cours des campagnes menées à Haïti, en Indonésie, au Laos, aux Philippines, en Thaïlande (les projets réalisés à Haïti et en
urbains. Si elles s'efforçaient d'étendre leur action à tous les sujets qui en ont besoin, d'intensifier le traitement des contacts et de diminuer les doses de pénicilline, elles rendraient le programme plus efficace. Elles ne semblent pas non plus avoir discerné
Indonésie sont décrits de façon plus détaillée aux pages 73 et 81). Dans ces campagnes, le coût moyen du
que les programmes de lutte contre les tréponématoses endémiques offrent un excellent moyen de renforcer les services ruraux de santé. De nouvelles études sont nécessaires
traitement et de l'examen a été inférieur aux chiffres fournis dans le Rapport annuel de 1953 et est tombé à environ $1,25 par patient ou contact traité à la pénicilline et à $0,12 par personne examinée, compte tenu de toutes les dépenses nationales et internationales.
dans certaines
Le personnel consultatif international qui a été retiré à la fin de l'année de la Birmanie et du centre de démonstration et de formation professionnelle du Pakistan a laissé sur place une importante documentation concernant l'étendue et la nature des tréponématoses et des maladies vénériennes ; il a fait mieux comprendre l'intérêt que présentent les méthodes de santé publique pour lutter contre ces maladies, formé du personnel et renforcé les services sanitaires existants afin qu'ils soient en mesure de poursuivre et d'étendre l'application du programme.
déterminées pour élaborer des méthodes de consolidation plus simples. Il importe également de redoubler d'efforts pour établir, lors des campagnes de masse, des indices de santé publique plus simples,
régions
collectivités et qui permettent aux administrations sanitaires d'évaluer plus aisément l'efficacité des mesures prises contre les tréponématoses. Il a été constitué une unité mobile type de sérologie,
qui puissent être appliqués aux ménages et aux
destinée aux régions où sont mis en oeuvre des projets pilotes. Dans les campagnes de masse ces unités servent à déterminer par sondages l'impor-
tance des réservoirs de virus et à dresser le bilan effectif du programme. On rassemble actuellement les matériaux nécessaires pour préparer un manuel pratique sur la lutte trations sanitaires intéressées des renseignements recueillis
Le FISE a prêté une aide matérielle au titre de nombreux projets. Les perspectives générales de la lutte contre les tréponématoses chez les populations rurales des régions insuffisamment développées demeurent favo-
contre le pian ; ce manuel fournira aux adminis-
rables. A Haïti, dans l'Inde et en Yougoslavie, on a constaté qu'en ce qui concerne le pian et la syphilis
au cours de l'exécution de nombreux
endémique, le réservoir de virus à tarir après une année, au cours d'enquêtes ultérieures sur la population rurale, peut ne pas atteindre 1 %. Dans les
projets bénéficiant d'une aide du FISE et de l'OMS et contribuera utilement à développer la lutte contre les tréponématoses dans toutes les régions rurales. 1 Erickson, H. M. et al (1954) Amer. J. Syph., 38, 161
MALADIES TRANSMISSIBLES
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L'OMS a fait paraître au cours de l'année plusieurs
publications sur la lutte contre les maladies vénériennes et les tréponématoses, entre autres une
syphilis vénérienne au cours des dix dernières années ; 2 enfin, un numéro de la Chronique contient
monographie sur la donovanose (granulome inguinal) ; 1 un numéro entier du Bulletin a été consacré à la nouvelle orientation donnée au traitement de la
une revue générale des activités de l'OMS touchant l'épidémiologie de tréponématoses et la lutte menée
contre ces maladies dans le monde entier afin de préserver la santé publique.3
Tuberculose Le fléchissement rapide de la mortalité par tuberculose signalé ces dernières années dans les pays qui possèdent des statistiques sûres a pu donner l'impression que le jour était proche où cette maladie serait complètement maîtrisée. Mais la morbidité n'a pas accusé une baisse aussi sensible et dans les pays où la mortalité avait diminué de moitié environ en cinq ans, le nombre des cas de tuberculose déclarée avait à peine décrû, celui des cas contagieux ayant parfois même augmenté. Certaines données montrent que la chimiothérapie, souvent associée à la chirurgie, a contribué au recul de la mortalité tuberculeuse. L'avènement des médicaments antimicrobiens a incontestablement été accueilli avec satisfaction par les cliniciens :
sante dans une forte proportion des cas. Cet avantage risque cependant d'être contrebalancé par les résultats obtenus chez certains malades dont la vie est prolongée mais qui restent contagieux, et chez d'autres qui, après avoir été traités apparemment avec succès, redeviennent contagieux. Sur ce dernier ments demande à être étudiée et analysée plus à fond. Ces problèmes appellent des recherches et l'OMS
point, la question de la résistance aux médicaaccorde une attention spéciale à ceux qui touchent
de près son activité. En particulier, celui de la chimiothérapie ambulatoire est d'une importance
certains de leurs malades ont été apparemment guéris, d'autres ont vu leur vie prolongée, tandis que l'on notait, dans la plupart des cas, une atténuation rapide et impressionnante des symptômes. Il en est
résulté, dans le monde entier, une utilisation de quantités énormes de ces médicaments, à diverses doses et suivant diverses combinaisons, sans qu'on en connaisse actuellement les répercussions sur le problème de la tuberculose. Quelques exemples suffiront à montrer que l'établissement d'un programme de lutte antituberculeuse pose aujourd'hui à l'administrateur de la santé publique toute une série de problèmes nouveaux : il n'est plus possible de prendre les chiffres de mortalité comme indices de l'étendue de la maladie. Il faudra donc adopter ou élaborer d'autres indices et s'efforcer d'obtenir un accord international sur leur emploi pour que les comparaisons de pays à pays
restent possibles. La prolongation de la vie de malades qui présentent des lésions étendues peut faire apparaître un important contingent de personnes frappées d'invalidité partielle ou même totale,
capitale dans les régions où les conditions hospitalières ne répondent pas ou ne sauraient satisfaire aux exigences de l'isolement et du traitement. Dans ces régions, il faut entreprendre sur place des enquêtes rigoureusement contrôlées; qui révéleront peut -être qu'en fin de compte le meilleur moyen de maîtriser la tuberculose est de traiter les malades contagieux, soit avec les médicaments actuels, soit avec des médicaments nouveaux qui sont maintenant à l'étude. La plupart des projets de lutte antituberculeuse exécutés avec l'assistance de l'OMS appartiennent à deux grandes catégories : vaccination de masse par le BCG, centres d'enseignement et de formation professionnelle. En 1954, des projets entrant dans l'une ou l'autre catégorie étaient en cours d'exécution dans vingt -huit pays situés pour la plupart dans les zones tropicales et subtropicales. Ces opérations étaient au nombre d'une quarantaine : vingt -deux campagnes BCG et dix-huit centres de démonstrations. On trouvera aux pages 98 et 73 un exposé des activités entreprises en Irak et des détails sur deux projets intéressant les Amériques. Les dépenses
relatives au personnel envoyé par l'OMS, au matériel et aux fournitures pour l'ensemble des campagnes BCG, ainsi que les frais de matériel et de fournitures
pour lesquelles des mesures de réadaptation et
d'assistance devront être prises. On voit donc se
afférents à certains des centres, ont été entièrement
poser des problèmes économiques, sociaux et administratifs présentant un caractère plus complexe et
pris en charge par le FISE. Environ trente -deux
plus général que ceux de la lutte antituberculeuse proprement dite. On ignore encore quelles conséquences le vaste développement de la chimiothérapie peut avoir sur l'épidémiologie de la tuberculose. Il est
millions de personnes ont subi l'épreuve à la tuberculine pendant l'année et quelque onze millions ont
été vaccinées par le BCG. La vaccination a donc sation.
continué à être un élément important des opérations antituberculeuses menées sur le terrain par l'Organi-
certain que les médicaments ont une action stérili1 Rajam, R. V. & Rangiah, P. N. (1954) La donovanose (granulome inguinal, granuloma venereum), Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, No 24)
2 Bull. Org. mond. Santé, 1954, 10, 501 -702 3 Chron. Org. mond. Santé, 1954, 8, 43 -117
8
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
L'OMS a toutefois modifié graduellement les formes d'assistance qu'elle fournit pour l'exécution des projets BCG : au lieu de participer largement à l'exécution de campagnes de masse, elle concentre ses efforts sur l'élaboration et la revision des plans, la mise au point des techniques et l'étude des résultats obtenus. L'expérience a montré que les conseils donnés lors de l'exécution des projets ne doivent pas seulement
conseiller le gouvernement sur l'opportunité d'une campagne de vaccination de masse et, dans l'affirmative, d'indiquer les techniques à appliquer et les classes d'âge à vacciner. En règle générale, les campagnes de vaccination de masse par le BCG portent sur des classes d'âge déterminées et ne prévoient qu'une seule vaccination par sujet. Le problème de la revaccination a perdu de
reposer sur des connaissances déjà acquises ou sur des principes techniques communément admis, mais
aussi sur des données rassemblées dans la zone intéressée. Il est nécessaire de prendre de sévères
précautions pour écarter l'intrusion de tout élément subjectif lorsque ces renseignements sont recueillis auprès d'échantillons représentatifs de la population, et le personnel responsable doit acquérir une grande habileté dans ce travail. A cet égard il est intéressant
son acuité dans l'immédiat parce que les résultats de sondages dans des populations très diverses montrent que l'allergie conférée par le BCG peut subsister pendant plusieurs années. Il faut toutefois redoubler d'efforts pour s'assurer que l'on obtient une allergie suffisante dans les campagnes ordinaires de vaccination de masse. Reste à résoudre le problème de la vaccination des groupes qui, pour une raison ou une autre, échappent
de signaler la création, pendant l'année, de trois équipes spéciales régionales : l'une en Asie du Sud -
à une campagne de masse et, en particulier, des enfants qui viennent s'ajouter à la population.
Est, une autre dans le Pacifique occidental et la troisième dans la
Méditerranée orientale.
Les
médecins et les infirmières qui font partie de ces équipes ont tous fait un stage prolongé au Bureau de Recherches sur la Tuberculose ; celui -ci se charge
Jusqu'ici, le soin de vacciner ces sujets avait été laissé à des institutions telles que les centres de protection maternelle et infantile et les dispensaires antituberculeux, mais cette formule s'est révélée décevante,
en outre de diriger leur travail au point de vue On essaie ainsi de soumettre à une analyse critique le déroulement et les effets immédiats des campagnes de vaccination de masse. On s'attache en particulier à déterminer dans quelle mesure les épreuves tuber-
surtout en ce qui concerne le nombre des enfants vaccinés. C'est pourquoi d'autres solutions sont actuellement à l'étude. Dans certains pays, la campagne de vaccination par le BCG a constitué la première initiative prise sur le plan de la santé publique, en particulier dans les régions rurales, où des mesures préventives ont été appliquées avec succès à un large secteur de la population. On possède maintenant une expérience
technique, et d'analyser et d'interpréter les données qu'ils recueillent.
culiniques prévaccinales permettent de distinguer les enfants infectés de ceux qui ne le sont pas et d'évaluer les résultats des épreuves post -vaccinales. Ce travail a déjà donné des résultats valables, ce qui permet de penser qu'il n'était pas prématuré. Ainsi,
considérable de l'organisation des campagnes de masse et des techniques à leur appliquer ; comme des moyens analogues ont été utilisés dans la lutte contre d'autres maladies transmissibles, le pian par exemple, les administrateurs de la santé publique en sont venus
il apparaît clairement que la grande fréquence de la sensibilité non spécifique à la tuberculine en de nombreux endroits trouble gravement le choix des enfants à vacciner, que beaucoup d'enfants sont classés positifs à tort et échappent par conséquent à la vaccination et, en outre, que des modifications devraient être apportées à la méthode suivie pour l'exécution des épreuves tuberculiniques prévaccinales. Il est tout aussi certain et inquiétant que dans bien des régions l'on a fait et l'on continue de faire usage de vaccins affaiblis ou bien que la technique de la vaccination est défectueuse. Rien ne permet
à demander s'il ne serait pas possible d'appliquer simultanément des mesures préventives contre plusieurs maladies au cours d'une même campagne de masse. Un groupement des vaccinations permettrait de placer les diverses opérations sous un contrôle unique et, par conséquent, de réduire les dépenses,
ce qui pourrait faciliter l'organisation d'un programme réaliste de santé publique.
Ces problèmes sont à l'examen depuis quelque temps et, en 1954, deux nouveaux programmes mixtes ont été mis en train : l'étude de vaccinations simul-
de supposer que les enfants ne puissent nulle part acquérir une forte allergie après la vaccination. Pour la première fois, il a été possible en 1954 d'effectuer une enquête préliminaire en vue de ras-
tanées (comprenant le BCG) dans des groupes de population et l'étude de la vaccination par le BCG associée au traitement du pian par la pénicilline.
Les deux études ont pour objet de fournir des
sembler des données pour la préparation d'une campagne de vaccination de masse. Une équipe, en se conformant aux principes esquissés ci- dessus, a soumis à des épreuves tuberculiniques et vacciné par le BCG des groupes représentatifs de la population dans de nombreuses régions du Soudan. Une fois réunies et analysées les données recueillies au cours
d'une enquête de ce genre, il devient possible de
renseignements pratiques aux services de l'OMS chargés des maladies transmissibles. Le travail accompli au cours de l'année dans les centres de formation professionnelle a confirmé l'impression que certaines des méthodes en usage n'étaient pas adaptées aux conditions épidémiologiques, physiques et économiques de la plupart des pays où l'OMS exerce son activité. Les efforts tentés pour rassembler les renseignements et les observa-
MALADIES TRANSMISSIBLES
9
tions grâce auxquels il serait possible d'aborder le problème de la tuberculose de façon plus réaliste n'ont pas encore été couronnés de succès, car la structure administrative de certains centres implique trop souvent une conception purement clinique de la lutte antituberculeuse. Toutefois, cette difficulté pourra sans doute être surmontée un jour ou l'autre, bien qu'une orientation décisive vers la prévention puisse prendre un certain temps et qu'elle exige un personnel spécialement préparé. A sa création, en 1949, le Bureau de Recherches sur la Tuberculose a été chargé de diriger les travaux
qu'elle intéressait dans une large mesure les classes d'âge supérieures, lesquelles n'avaient pas été vaccinées, conduit à penser que d'autres influences puissantes ont joué, en Finlande comme dans d'autres pays, pour provoquer la chute des taux de mortalité par tuberculose. Un important résultat indirect de l'établissement du fichier national danois de la tuberculose - fichier individuel de toutes les personnes qui ont participé
ou ont été invitées à participer au Danemark à la campagne de 1950 -1952 - est l'étude de la valeur de
statistiques ainsi que d'établir et de publier des rapports statistiques détaillés sur les campagnes de
la double lecture des radiophotographies pulmonaires faites dans les enquêtes de masse. Près d'un demi -million de radiophotographies ont fait l'objet de deux lectures. La deuxième a eu pour effet d'augmenter de 20 % le nombre des cas de tuberculose active dépistés, moyennant une dépense atteignant seulement, par cas, un dixième environ des frais de dépistage sur lecture unique. Il se peut que les enquêtes radiologiques de masse ne soient pas appli-
vaccination de masse par le BCG. Ce travail est maintenant terminé. Des rapports ont été publiés ils
sur les campagnes entreprises dans seize pays et sur celle qui a été menée parmi les réfugiés de Palestine ;
donnent des renseignements sur les épreuves tuberculiniques pratiquées parmi vingt -deux millions de personnes et sur la vaccination de onze millions de personnes, en indiquant pour chaque pays le nombre (et le pourcentage) des personnes testées et vaccinées, par âge, sexe et division administrative. L'ensemble
cables partout mais, quand elles le sont, il paraît maintenant certain que la double lecture est préférable.
de ces documents forme un dossier permanent et détaillé de ce qui a été sans aucun doute l'entreprise de vaccination la plus vaste qui ait jamais été exécutée avec une aussi grande uniformité. On est en droit d'espérer que l'utilité de ces rapports s'accroîtra encore avec le temps : les chiffres sur la sensibilité à la tuberculine et les statistiques exactes sur la population vaccinée à l'époque de la campagne offriront pour les prochaines années une base aux études épidémiologiques et à l'élaboration de pro-
Des études sur les problèmes techniques relatifs aux épreuves tuberculiniques se sont poursuivies pendant l'année. L'une d'elles a montré que le point de l'injection intra- dermique et la profondeur de celle -ci
avaient peu d'influence sur les résultats,
cause du défaut d'étanchéité des seringues - se
pourvu que la dose ait été mesurée avec exactitude. Le moyen qui consiste à jauger la dose en évaluant le diamètre de la papule vaccinale - moyen auquel on recourt souvent dans les campagnes de masse à
grammes de lutte antituberculeuse dans les pays intéressés.
révèle fort peu sûr : la papule varie, non seulement avec la profondeur de l'injection, mais encore avec
l'âge et le sexe du sujet. Les seringues qui fuient peuvent ainsi être indirectement à l'origine de varia-
En 1951, lorsque l'OMS et le FISE se sont unis pour aider les gouvernements dans l'exécution des campagnes de vaccination de masse par le BCG, les dossiers et le système de documentation statistique
tions considérables dans la valeur des épreuves tuberculiniques et - en pratique - dans le choix des enfants à vacciner. Une autre étude a montré que les épreuves tuberculiniques ne devraient pas être faites
précédemment adoptés dans la Campagne internationale contre la Tuberculose ont été beaucoup simplifiés. Aujourd'hui, des rapports mensuels résumés
deux fois au même endroit du bras, même si la seconde est pratiquée de nombreux mois après la
sont publiés sur l'état des campagnes BCG et, à la fin de chaque campagne, un rapport final détaillé est établi pour chaque pays. Les programmes de recherches de longue haleine institués en collaboration avec les services de santé nationaux de la Finlande et du Danemark ont commencé à porter leurs fruits. Un rapport sur la mortalité par tuberculose en Finlande, qui avait pour objet de fournir des données comparatives sur la situation avant et après la campagne de vaccination de masse de 1948 -1949, montre que la baisse importante de la mortalité que l'on a récemment enregistrée
réduisait fortement l'activité non seulement du vaccin BCG, mais aussi celle de la tuberculine.
première. En effet, lorsque les deux injections sont faites à la même place, la deuxième provoque souvent une réaction bulleuse anormale qui gêne l'interprétation de la lecture, ce qui est particulièrement grave lorsque les épreuves ont pour objet d'estimer l'allergie conférée par le vaccin. Une autre étude, fondée sur des observations recueillies dans la région tropicale, a révélé que la lumière solaire
ments pour pouvoir tirer un certain nombre de conclusions générales sur la nature de la sensibilité à la tuberculine produite par le BCG. La sensibilité consécutive à la vaccination intra- dermique ne peut
On a maintenant rassemblé assez de renseigne-
n'est relativement pas plus forte en Finlande que dans d'autres pays où il n'y avait pour ainsi dire pas eu de vaccination par le BCG. Cette constatation, jointe au fait que la régression de la tuberculose
être logiquement décrite par le terme de réaction
avait débuté bien avant la campagne de masse et
produit toujours - ou augmente - la sensibilité
positive ou négative. La vaccination intra -dermique
10
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
à la tuberculine, bien que, selon le vaccin et le sujet,
il puisse ne s'agir que d'une sensibilité faible. Le degré de celle -ci varie en fonction de l'activité du vaccin : il a été démontré, partout où l'on a fait des études soigneusement contrôlées, qu'un vaccin très actif entraîne une allergie à peu près aussi forte que celle que provoque une infection naturelle. Les faibles
du Service de Santé publique des Etats -Unis d'Amérique à Atlanta (Géorgie), les études entreprises en
degrés d'allergie qui ont été (et qui sont encore) observés très souvent dans les campagnes de masse permettent d'incriminer soit l'emploi de vaccin affaibli, soit des fautes de techniques dans la vaccination. Contrairement à ce qu'on admet en général, la sensibilité à la tuberculine ne s'éteint apparemment pas, même jusqu'à cinq ans après la vaccination : si elle a semblé s'estomper, c'est peut -être fréquemment parce qu'on n'a pas tenu compte de l'erreur expérimentale intervenant dans l'exécution des épreuves tuberculiniques et parce qu'il est habituel de revacciner les personnes appelées « tuberculino- négatives ». S'il est exact que la forte allergie qui peut être conférée
collaboration avec l'OMS ont fourni des résultats présentant une valeur pratique immédiate pour les campagnes de vaccination. En reproduisant sur l'animal les mesures appliquées aux enfants dans les campagnes de vaccination par le BCG, on s'est aperçu que plus le pouvoir allergisant d'un vaccin est grand, plus le vaccin protège efficacement les animaux contre une infection d'épreuve par des bacilles tuberculeux virulents. Cette constatation vient renforcer l'opinion selon laquelle il y aurait peut -être intérêt à utiliser chez l'homme un vaccin très actif administré à la dose la plus forte qui puisse être tolérée. Les résultats indiquent en outre que les vaccins affaiblis par exposition à la lumière solaire
- ce qui a probablement été souvent le cas dans un grand nombre des premières campagnes - risquent de n'avoir conféré qu'une protection très faible ou même nulle contre la tuberculose. On évite généralement de vacciner les nouveau -nés et les nourrissons dans les campagnes de masse, par crainte de complications (adénites axillaires et
par des vaccins très actifs ne décroît généralement pas, il devient alors pratiquement impossible de faire
le départ entre l'allergie conférée par une infection (ou une surinfection) naturelle et celle qui est consécutive à la vaccination. Ainsi, contrairement à ce qu'ont affirmé de nombreux auteurs, l'épreuve tuberculinique perd sa valeur diagnostique dans la séméiologie de la tuberculose. Les travaux de laboratoire entrepris en collaboration pour compléter les études faites sur le terrain ont favorablement progressé au cours de l'année. Le Centre de Recherches sur l'Immunisation contre la Tuberculose, laboratoire patronné conjointement par le Gouvernement danois et l'OMS, a poursuivi l'étude de méthodes nouvelles, plus pratiques, pour
cervicales, abcès). Etant donné cependant la morbidité et la mortalité tuberculeuses très élevées que l'on observe chez les jeunes enfants dans certains pays, on a parfois cherché à les vacciner, malgré ces complications. C'est pourquoi une étude systé-
matique de ce problème a été commencée. Les
premiers résultats révèlent une hausse frappante de la fréquence des complications quand on augmente la dose de BCG. Il semble que l'on pourrait éviter
ces complications locales dans un grand nombre de cas en empêchant des vaccinateurs inexpérimentés et négligents d'injecter le vaccin trop profondément,
la mesure de la réponse au bacille tuberculeux.
Plusieurs articles ont été publiés sur les résultats de
ces travaux, et on a l'intention de continuer ces recherches en vue de déterminer si les nouvelles techniques sont applicables à l'être humain aussi
bien qu'aux animaux de laboratoire. Au laboratoire
et en dépassant la dose prescrite, dans la peau très mince des enfants du premier âge. Il importe de poursuivre sans tarder l'étude de ce problème, mais il semble probable que l'on puisse métre au point des techniques permettant d'étendre les campagnes de masse aux jeunes enfants.
Hygiène publique vétérinaire et zoonoses La Septième Assemblée Mondiale de la Santé a examiné, au cours des discussions techniques, les problèmes que soulèvent l'organisation de services d'hygiène publique vétérinaire et la lutte contre les zoonoses en milieu rural. Elle a recherché par quels moyens les pays dont les ressources en argent et en personnel sont très limitées pourraient entreprendre cette lutte ou développer l'action déjà engagée. Brucellose
afin d'étudier la pathogénèse de la maladie et de rechercher s'il serait possible de mettre au point un vaccin efficace pour ces animaux. Les expériences ont lieu au Centre FAO /OMS de la Brucellose à l'Institut Pasteur de Tunis, avec le généreux appui des autorités. Les résultats de la première année de travail ont fourni sur l'épidémiologie de l'injection à Br. melitensis chez les moutons et les chèvres des
renseignements importants de nature à modifier certainement les méthodes prophylactiques appliquées jusqu'ici pour préserver ces animaux. Les essais de vaccins ont commencé vers la fin de 1954
Désireuse de mieux connaître la nature de l'infec-
tion à Brucella melitensis chez les moutons et les chèvres, la FAO a organisé, en 1953, avec la collaboration technique de l'OMS, une série d'expériences
l'on espère enregistrer certains résultats provisoires en 1956. La continuation de ces études est envisagée pour plusieurs années. et
MALADIES TRANSMISSIBLES
11
CARTE 1.
CENTRES FAO,'OMS DE LA BRUCELLOSE
Minneopolis
snderstepoort
Centres FA0 /0M5 de la Brucellose
Les centres FAO /OMS de la Brucellose (voir carte 1) ont poursuivi leur activité en tant que centres régionaux de formation professionnelle de recherche,
rapport du Comité d'experts de la Rage 2 a également paru en 1954.
de diagnostic, et de lutte contre la maladie. Des subventions d'un montant limité ont été accordées à plusieurs centres, ainsi qu'à des laboratoires de recherches sur la brucellose pour les aider dans leurs travaux.
L'OMS a continué à coordonner les recherches sur plusieurs aspects du problème de la rage, notamment sur l'efficacité du sérum et des vaccins dans la
prophylaxie de cette maladie chez l'homme, sur le
organisé du ler au 13 mars à l'Instituto de Investi gaciones Pecuarias, Palo Alto, Mexique, à l'intention de participants venus de ce pays, des Antilles et de l'Amérique centrale. Des consultants de l'OMS ont donné des cours à vingt et un médecins, vétérinaires et bactériologistes, sur des problèmes de laboratoire également page 71). Rage
Un cours de formation professionnelle
a été
traitement local des blessures et sur la durée de l'immunité conférée aux animaux par différents vaccins antirabiques. Des subventions ont été accordées à plusieurs laboratoires qui s'occupent de ces travaux. Des dispositions ont été prises en vue de l'établis-
sement, à titre provisoire, d'une préparation internationale étalon pour le sérum antirabique hyperimmun. Du sérum a été envoyé à différents laboratoires
se rattachant au diagnostic de la brucellose (voir
en vue d'essais coordonnés. On s'attend à ce que ces travaux soient terminés en 1955. Des mesures préliminaires ont été prises également pour déterminer s'il serait possible de préparer un vaccin étalon
La publication en 1954 d'une monographie de l'OMS sur les techniques de laboratoire employées
international pour servir de base de comparaison lors des tests pratiqués avec des vaccins produits par divers pays.
dans le domaine de la rage répondait à un réel besoin.' Cette monographie renferme les renseignements les plus récents sur les méthodes de diagnostic, ainsi que sur la préparation et le test d'activité du vaccin antirabique et du sérum hyperimmun ; d'autre part, elle indique la façon de procéder aussi bien dans les régions dont les ressources sont limitées
L'apparition de la rage chez des chauves -souris non hématophages aux Etats -Unis d'Amérique
- dans les Etats du Texas, de la Floride et de la
Pennsylvanie - a
constitué
une
complication
que dans les pays les plus avancés. Le deuxième ' Organisation Mondiale de la Santé, éd. (1954) La rage: techniques de laboratoire, Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, N° 23)
inquiétante dans l'épidémiologie connue de la rage. Dans deux de ces états, des chauves -souris enragées ont attaqué des êtres humains. Au cours des deux 2 Org. mond. Santé: Sir Rapp. trchn. 1954, 82
dernières années, l'OMS a suivi de très près la
12
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
question de la rage chez mexicaines.
les chauves -souris au Mexique et poursuivra ses études sur la question, en collaboration avec les autorités américaines et
Un consultant de l'OMS a été envoyé en Espagne pour y étudier l'épidémiologie de la leptospirose et donner des avis au Gouvernement. Tuberculose animale
Un numéro du
Bulletin
de l'OMS, consacré
entièrement à la rage, a donné les résultats à ce jour des programmes de démonstrations sur la lutte anti-
rabique mis en oeuvre en Israël et en Malaisie et ayant bénéficié de l'aide de l'OMS au cours d'années
Une étude est en cours dans une zone rurale de l'Egypte, afin d'établir s'il existe une corrélation
entre la fréquence de la tuberculose animale et d'autres zoonoses, d'une part, et celle de l'infection chez l'homme, d'autre part. Les habitants intéressés sont soumis à un contrôle serré, notamment à des examens radiologiques, et la population animale a fait l'objet d'épreuves à la tuberculine. D'autre part, les animaux sont soumis à des examens sérologiques pour le dépistage de la fièvre Q, de la leptospirose et de la brucellose. Les études entreprises par différents laboratoires sur l'étalon international provisoire de dérivé protéinique purifié de tuberculine aviaire sont terminées. Cet étalon a été définitivement établi au cours de la huitième session du Comité d'experts de l'OMS pour la Standardisation biologique (voir page 46). Hydatidose
antérieures.' Les études entreprises dans ces pays ont été continuées. Les résultats obtenus en Malaisie
ont été de nouveau satisfaisants en ce sens que,
depuis juin 1953, il n'a été diagnostiqué aucun cas de rage animale. Toutefois, en Israël, on a observé une recrudescence de la maladie au cours du premier semestre 1954, mais aucun chien vacciné n'a contracté
l'infection. Cette réapparition de la rage est due, sans aucun doute, au relâchement du contrôle de l'Etat sur les chiens errants. Les autorités israéliennes
ont donc resserré ce contrôle. Les consultants de l'OMS se sont rendus pendant l'année en Egypte, en Espagne, en Israël, au Liban, au Mexique, au Portugal et en Yougoslavie, pour contribuer à la solution des problèmes que pose la lutte contre la rage. Fièvre Q Les travaux entrepris pour déterminer la valeur de différentes méthodes de séro- diagnostic permet-
L'OMS a collaboré aux études entreprises en Argentine, au Chili et en Uruguay sur la lutte contre
tant de dépister la fièvre Q chez l'homme et chez l'animal ont été poursuivis. Il s'agit de techniques telles que la réaction de déviation du complément, les épreuves de micro- agglutination et de macroagglutination et l'épreuve d'agglutination macroscopique en tube capillaire Comme on l'a indiqué en 1953 (voir Rapport annuel pour 1953 2), l'OMS a achevé les travaux relatifs à l'étalon international de sérum anti -fièvre Q et une unité d'activité a été assignée à ce produit. L'OMS a accordé des subventions de montant limité à certains laboratoires, afin de les aider à rechercher des méthodes de dépistage permettant un diagnostic des rickettsioses, notamment de la fièvre Q, et à faire des recherches sur la production d'antigènes. Leptospirose
l'hydatidose ; un consultant s'est également rendu au Liban pour donner des avis sur cette question et sur d'autres zoonoses. Une étude a été mise en train sur l'efficacité des anthelmintiques pour la destruction du ténia, Echinococcus granulosis, chez les chiens. On espère ainsi découvrir des moyens de simplifier les méthodes
actuelles de traitement de l'hydatidose, afin que la lutte contre cette maladie puisse se conjuguer plus aisément avec les mesures prises contre la rage. Etalons biologiques vétérinaires En collaboration avec la FAO et l'Office international des Epizooties, l'OMS a entrepris des travaux
Des recherches coordonnées ont été entreprises sur l'utilisation et la stabilité d'antigènes tués pour le diagnostic de la leptospirose chez l'homme et chez l'animal. Différents laboratoires ont préparé des lots d'antigènes en vue d'essais à effectuer au cours
sur l'étalon biologique international de l'immun sérum anti -N du rouget du porc et sur les préparations internationales de référence des antitoxines de Clostridium welchii. Ces étalons ont été établis au cours de l'année (voir page 46). Hygiène alimentaire
d'enquêtes entreprises pour dépister cette maladie. Afin d'élucider l'identification des souches de Leptospira, on a entrepris la préparation d'immun sérums spécifiques à l'intention de ceux des laboratoires de différentes parties du monde qui font des recherches sur cette maladie. I Bull. Org. mond. Santé, 1954, 10, 703 -866 2 Actes off. Org. mond. Santé, 51, 12, 50
Un colloque OMS /FAO sur la salubrité des viandes, organisé à l'intention des pays européens
par le Bureau régional de l'OMS pour l'Europe,
a eu lieu en février à Copenhague. Une trentaine de vétérinaires et de médecins de la santé publique y ont participé. Les thèmes de discussion comprenaient, entre autres, les méthodes actuelles d'inspection des abattoirs et l'hygiène de la manipulation des viandes
et des magasins de vente de denrées alimentaires. Les chefs des groupes de discussion ont appelés l'attention sur les progrès réalisés dans l'hygiène
MALADIES TRANSMISSIBLES
13
des abattoirs, les méthodes d'abattage, le traitement et la conservation des viandes et des produits carnés, l'inspection des viandes, les épreuves de laboratoire et la formation professionnelle des inspecteurs. Un
duire dans la législation sur le lait et examiner les problèmes que pose la stérilisation de cet aliment (voir également « Assainissement », page 32). Autres zoonoses
Comité d'experts FAO /OMS de la Salubrité des Viandes s'est réuni vers la fin de l'année pour formuler des recommandations applicables dans toutes les parties du monde. Un groupe de travail composé de membres des secrétariats (FAO /FISE /OMS) sur le lait et les produits laitiers a poursuivi ses travaux, lesquels ont comporté en 1954 des études en Yougoslavie
Au cours de l'année, l'OMS s'est intéressée, en outre, aux questions concernant le charbon, la trichinose, la toxoplasmose, la psittacose et les encéphalites à virus transmises par des arthropodes.
et en Egypte, en vue de donner des avis aux gouvernements de ces pays sur leurs programmes relatifs au lait. Le groupe de travail s'est également réuni plusieurs fois pour établir les normes à intro-
L'OMS suit de près les recherches et les études qui se poursuivent à cet égard dans les différents pays en vue de simplifier les techniques de laboratoire pour le diagnostic de ces maladies et d'améliorer les méthodes appliquées pour les combattre.
Maladies à virus et rickettsioses 1 En 1954, l'OMS a poursuivi ses travaux sur les maladies à virus, en s'efforçant de les étendre et de les coordonner, conformément au principe énoncé
dans le Rapport annuel de 1953. Elle a souligné l'intérêt qu'il y aurait à utiliser dans la pratique les techniques virologiques pour le diagnostic et la prophylaxie des maladies à virus. L'ancienne concep-
giques actuelles sont aussi simples que bien des techniques bactériologiques courantes et ne sont guère plus onéreuses. En fait, les analogies que présentent ces deux sortes de techniques sont de plus en plus évidentes. Grippe
publique ou de la médecine clinique, est désormais périmée. Un grand nombre des techniques virolo-
tion, selon laquelle l'étude des virus en laboratoire est à la fois trop difficile et trop coûteuse pour jouer
un rôle quelconque dans la pratique de la santé
Les laboratoires de l'OMS pour la grippe ont poursuivi leurs recherches sur l'épidémiologie de
1 Les travaux relatifs à la fièvre Q et à la rage sont décrits dans la section précédente, relative aux zoonoses. CARTE 2. êÿkjavk i
cette maladie et sur les virus qui la provoquent (pour le réseau de ces laboratoires, voir carte 2).
CENTRES DE LA GRIPPE DESIGNES PAR L'OMS Osló': J
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Buenos Aires Centres d'étude de la grippe (OMS) Centre mondial I
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Centre régional
Autres centres WHO 1098
I
14
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Les rapports définitifs sur l'épidémie de 1952/53 ont
été publiés. Une étude du Centre mondial de la Grippe sur 212 virus isolés dans toutes les parties du monde par les centres de la grippe relevant de l'OMS a apporté certains éclaircissements sur l'épidémiologie de cette maladie. Au cours de l'hiver 1953/54, il n'y a pas eu de grande épidémie de grippe dans l'hémisphère nord, mais on a pu isoler les deux virus A et B
développera plus rapidement qu'on ne l'avait prévu à l'origine. Les recherches intensives qui se poursuivent dans de nombreuses parties du monde, notamment aux Etats -Unis d'Amérique, sur la préparation de vaccins contre la poliomyélite ont été suivies de très près. Les études ont rapidement progressé et les chances de succès semblent assez sérieuses. Toutefois, il
lors de manifestations disséminées de la maladie. Des cas de grippe, apparemment provoqués par les virus A et B, ont été signalés en Afrique du Sud et en Australie, pendant les mois de juin et de juillet. L'étude de cas survenus à bord de navires en provenance de l'Afrique du Sud a permis d'isoler à Londres un virus A (Liverpool) identique aux souches isolées
convient de souligner que l'étude des vaccins n'a pas encore dépassé le stade expérimental et qu'il faudra résoudre de nombreux problèmes avant que les services de santé publique puissent les administrer.
Les résultats de l'emploi prophylactique de la
gamma -globuline dans la lutte contre la poliomyélite
à Johannesburg. Cette souche n'avait pas encore été décelée dans le Royaume -Uni en 1954.
En avril, un groupe d'experts s'est réuni à titre officieux au Centre mondial de la Grippe pour examiner certaines questions se rattachant aux
aux Etats -Unis d'Amérique et dans d'autres pays ont été examinés. L'avis du Comité d'experts de l'OMS, selon lequel cette mesure ne présentera vraisemblablement qu'une utilité relative au point de vue de la santé publique, s'est trouvée confirmée. Il ressort d'observations récentes que cette coûteuse
vaccins antigrippaux. Les problèmes qui se posent dans la Région de l'Europe où le contrôle de ces vaccins est moins avancé qu'en Amérique du Nord ont retenu particulièrement l'attention. Le groupe a recommandé l'emploi de certaines souches de virus dans la préparation courante de vaccins et a indiqué
substance, dont on ne peut se procurer que des
la méthode à suivre pour reprendre ultérieurement
l'examen des recommandations, au cas où des
quantités limitées, devrait être réservée à la prophylaxie de la rougeole et de l'hépatite infectieuse contre lesquelles la gamma -globuline est très efficace. Le rapport du Comité d'experts de la Poliomyélite a été publié au début de l'année. Un certain nombre de pays ont adopté les recommandations formulées, d'après lesquelles ils ont établi leur programme
changements intéressant les virus grippaux les plus fréquents rendraient une revision nécessaire. Des recommandations ont été formulées à titre provisoire pour l'essai de vaccins ; des réactifs étalonnés ont
national de lutte contre la maladie. A la fin de l'année, une monographie sur la poliol'impression.
été établis à cet effet par le Centre mondial de la Grippe. Le Comité d'experts pour la Standardisation biologique, informé de ces faits, a demandé que de nouvelles études soient entreprises pour établir une corrélation entre les résultats obtenus dans la pratique et en laboratoire en vue de l'adoption éventuelle de préparations internationales de référence. Poliomyélite
sur l'épidémiologie et les aspects virologiques et cliniques de la poliomyélite, ainsi que sur la thérapeutique et la prophylaxie de la maladie. Une étude sur l'incidence de la poliomyélite dans le monde en 1953 a également été publiée ; elle renferme pour la première fois des renseignements recueillis auprès de spécialistes inscrits au Tableau d'experts et d'autres chercheurs participant aux travaux sur les types de virus responsables des
épidémies dans certains pays. On espère que le Conformément aux recommandations de son Comité d'experts de la Poliomyélite, l'OMS a élaboré un programme pour l'étude de cette maladie. La création du réseau de laboratoires nécessaire pour l'exécution de ce projet est en progrès. Dans certaines
programme mis en oeuvre par l'OMS dans ce domaine
permettra d'accumuler une documentation de plus en plus complète et précise qui suscitera dans ce domaine des études d'un intérêt croissant. Fièvre jaune
Régions, des laboratoires ont été désignés comme laboratoires régionaux de l'OMS pour la poliomyélite et chargés de coordonner les recherches entreprises
Le Comité de la Quarantaine internationale a examiné, au cours de sa deuxième session, les dispositions du Règlement sanitaire international concernant la fièvre jaune. Il a présenté des recommandations relatives à une revision de ces dispositions par
dans la Région. Dans d'autres, où les laboratoires existants n'atteignaient pas le niveau requis, une aide a été accordée à quelques -uns d'entre eux pour leur permettre d'entreprendre les travaux plus délicats nécessités par le programme. Un grand
nombre de laboratoires nationaux, dont plusieurs collaborent déjà au sein du réseau créé par l'OMS pour la grippe, ont manifesté un intérêt considérable pour ces nouvelles études. Il est donc probable que
la Huitième Assemblée Mondiale de la Santé. Le chapitre 5 traite, sous la rubrique consacrée au Règlement sanitaire international, de l'activité de l'Organisation à cet égard (voir page 39). 1 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1954, 81 2 Debré et al. (1955) Poliomyelitis, Geneva (World Health Organization: Monograph Series No. 26) (L'édition française
le réseau de laboratoires pour la poliomyélite se
est en préparation.)
PALUDISME Dans le monde entier, l'OMS continue d'aider les gouvernements à lutter contre le paludisme, à empêcher son retour lorsqu'il a été éliminé, et à résoudre les problèmes
techniques qui ne cessent de se poser.
Au
Liban,
des
collecteurs d'insectes
inspec-
tent une étable à la recherche de moustiques.
- identification de l'anophèle, à gauche - ramassage des larves.
Au Cameroun français: ci- dessus
LUTTE CONTRE LE PALUDISME
Irak: une équipe installe son camp pour les travaux
de pulvérisation d'insecticides à effet rémanent. l
Sarawak :
ces barils de DDT vont Au Sarawak, une équipe de pulvérisation s'enfonce
servir à une pulvérisation systématique des habitations.
dans la forêt.
Au Cameroun français, préparation de la solution d'insecticide à pulvériser. Pulvérisation à Long San,au Sarawak.
Un ingénieur introduit des moustiques dans une chambre de contact
pour vérifier l'effet du DDT appliqué sur les murs quelques semaines auparavant.
Des techniciens examinent des échantillons de sang au Sarawak (ci- dessus) et au
Cameroun français (à droite).
Au Cameroun français, examen de la rate. L'hypertrophie de la rate constitue l'un des
symptômes
du
paludisme.
Pour vérifier l'efficacité de la lutte au Liban, on prélève des échantillons de sang sur la population d'une zone voisine non traitée par les pulvérisations. Photo prise dans un village syrien proche de la frontière.
Des membres de l'équipe antipaludique prélèvent des échantillons de sang sur des enfants à Maymyo, en Birmanie.
MALADIES TRANSMISSIBLES
15
Des renseignements recueillis sur l'épidémiologie de la fièvre jaune en Afrique ont été publiés dans un numéro spécial du Bulletin de l'OMS.1 Les tableaux et les cartes indiquant la répartition des cas de fièvre jaune et des décès dus à cette maladie, ainsi que les résultats des tests de séro -protection pratiqués avec
Les problèmes que pose la lutte antivariolique dans la Région du Pacifique occidental ont été mis à l'étude. Conformément à la résolution WHA7.5, l'OMS a offert son assistance aux administrations nationales pour leur permettre de développer leurs programmes antivarioliques.
des sérums humains, sont maintenus à jour par l'OMS. Des enquêtes ont été entreprises, sous les auspices de l'OMS ou en collaboration avec elle, dans plusieurs
Des études ont été publiées sur l'endémicité de la variole. Une étude comparative des lois régissant la vaccination antivariolique a paru dans le Recueil international de Législation sanitaire.3 Trachome
Etats et territoires de l'Afrique - Ethiopie, Fédération de la Rhodésie et du Nyassaland, Union Sud Africaine, Sud -Ouest africain et Soudan - qui sont limitrophes des zones reconnues comme réservoirs de fièvre jaune, afin de déterminer la situation actuelle dans ces régions en ce qui concerne cette maladie.
D'autres demandes d'aide pour la lutte contre le trachome ont été reçues de gouvernements en 1954. De nouveaux projets ont été entrepris et des demandes d'informations sur les résultats des projets pilotes en
par le Comité d'experts de la Fièvre jaune à sa deuxième session,2 l'OMS a entrepris un certain nombre d'études sur la coordination des recherches réaliser, dans une zone rurale de l'Afrique occidenaegypti.
Conformément aux recommandations formulées
cours d'exécution ont été adressées à l'OMS par un grand nombre de gouvernements, d'organisations non gouvernementales et de trachomatologistes. Au
relatives à la fièvre jaune, et sur la possibilité de tale, un plan expérimental d'élimination d'Aëdes
cours des sessions qu'il a tenues en septembre à Montréal et à New York, le XVIIe Congrès international d'Ophtalmologie a examiné le bilan provisoire des projets pilotes. Les mesures pratiques de lutte contre le trachome
Les campagnes d'éradication d'A. aegypti menées dans les Amériques se sont poursuivies.
Un nouveau type de vaccin antiamaril, préparé à Yaba, Lagos, avec une souche 17D, et qui peut être administré par scarification, a été soumis à des laboratoires d'essais en vue d'être agréé par l'OMS pour la délivrance du certificat international de vaccination contre la fièvre jaune. Variole
font toutes partie d'un plan général de recherches sur le terrain visant à éprouver, dans les conditions épidémiologiques propres à divers pays, l'efficacité de la méthode proposée pour combattre cette maladie, et à déterminer, dans chaque cas, la méthode la plus féconde et la plus économique. On constate chez les trachomatologistes éminents des différentes parties du monde de sérieuses divergences d'opinions sur des points d'importance fonda-
Les recherches de laboratoire sur quatre vaccins antivarioliques desséchés ont été achevées pendant l'année. L'analyse statistique des résultats est encore en cours. On peut déclarer dès maintenant que l'un des quatre vaccins a donné des résultats nettement supérieurs à ceux des trois autres. Ce vaccin et une préparation récente desséchée, l'un et l'autre thermostables,
sont soumis à des
essais strictement
contrôlés sur l'homme, sous la direction du Medical Research Council du Royaume -Uni, qui reçoit une
subvention de l'OMS en vue de ces travaux. Les essais en question visent à éclairer le rapport qui existe entre les titres des vaccins, tels qu'ils sont déterminés par des épreuves de laboratoire sur des animaux d'expérience et des embryons de poulet, et les taux de réussite de la vaccination chez l'homme. Ils doivent également permettre de mesurer l'efficacité et le pouvoir protecteur des vaccins eux -mêmes,
mentale relatifs à l'étiologie, à l'épidémiologie et à la thérapeutique du trachome. Afin de réduire ces divergences, il a été mis au point un programme d'échange d'informations sur le trachome, auquel ont participé des trachomatologistes de l'Egypte, de l'Iran, du Japon, du Maroc (zone française) et de la Tunisie. Les résultats, encore à l'étude, se sont déjà révélés des plus utiles pour l'élaboration des programmes futurs. Ces échanges ainsi que les données recueillies au cours des projets pilotes ont fait ressortir la nécessité d'établir un programme coordonné qui comprenne : 1) des études épidémiologiques sur le trachome et les conjonctivites associées
faites dans différentes régions du monde ; 2) des recherches de laboratoire visant à isoler et à étudier les souches locales de virus du trachome ; et 3) des études sur l'étiologie de la conjonctivite folliculaire non trachomateuse ainsi que sur les autres infections
oculaires essentielles. Des études de ce genre ont déjà été entreprises en collaboration avec des person-
après exposition à des conditions défavorables comme
celles des climats tropicaux. Il est probable que ces essais dureront au moins deux ans et qu'ils seront
nalités inscrites au Tableau d'experts de l'OMS et d'autres trachomatologistes éminents ; un rapport sur les résultats obtenus est en préparation en prévision de la session du Comité d'experts du Trachome qui doit avoir lieu en 1955. 8 Rec. int. Lég. sanit., 1954, 5, 219
complétés par d'autres, entrepris dans les zones endémiques. 1 Bull. Org. mond. Santé, 1954, 11, 315 -508 2 Actes off. Org. mond. Santé, 56, 83
16
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
L'extension du projet pilote mis en ceuvre à Taiwan, conformément à la décision prise par le Gouvernement en 1953, permettra de traiter tous les écoliers de l'île ; une enquête a été instituée à cet effet en 1954. C'est grâce encore à l'exécution d'un projet pilote qu'on est parvenu à prévenir au Maroc (zone française) l'épidémie annuelle de conjonctivite saisonnière (voir aussi page 90). Enfin
l'établissement de plans ont été menés à bien dans l'Inde, en Indonésie et en Espagne. Autres maladies à virus et à rickettsies
Etant donné l'urgence d'autres travaux, il a fallu laisser en suspens des projets relatifs à des recherches coordonnées sur l'hépatite à virus, les virus du groupe lymphogranulome -psittacose- trachome, les encéphalites à virus et les rickettsioses.
de nouveaux projets pilotes ont été entrepris en Egypte et en Tunisie, tandis que des enquêtes ou
Autres maladies transmissibles Diphtérie et coqueluche
L'OMS a accordé une subvention au Medical Research Council du Royaume -Uni afin d'aider à financer les importants essais d'application pratique que cette institution étend maintenant à la vaccination associée contre la diphtérie et la coqueluche. Les sujets vaccinés sont en observation, mais les résultats ne seront probablement pas connus avant 1956.
C'est la première étude d'ensemble de ce genre qui ait jamais été tentée ; les données relatives à certains pays avaient été rassemblées au cours d'enquêtes entreprises spécialement en prévision de la conférence. Lèpre
Fièvre typhoïde Les essais contrôlés de vaccination contre la typhoïde en Yougoslavie, qui avaient été prévus
La lutte contre la lèpre s'intensifie dans un certain nombre de pays. Des projets sont élaborés en Indonésie, en Irak et aux Philippines. Le Bureau Sanitaire Panaméricain a fait une enquête au Paraguay ; de son côté, l'OMS a commencé l'exécution de projets à Ceylan et dans la Nigeria. En Birmanie,
en 1953, sont maintenant en cours. Les rapports qui
parviennent sur la conduite des opérations et sur les vaccins utilisés sont des plus satisfaisants. On a examiné s'il serait possible de soumettre les vaccins
d'autre part, où l'assistance de l'OMS a pris fin, la continuation du projet en cours a été confiée au personnel national. La mise au point de directives en vue de l'élaboration de projets futurs se poursuit. Une étude a été publiée dans le Recueil international de Législation sanitaire,2 sous le titre « La lèpre, aperçu de législation sanitaire comparée ». L'étude internationale méthodique du matériel histopathologique s'est poursuivie. Peste et choléra
à de nouvelles épreuves de laboratoire en vue de l'établissement d'une préparation internationale de référence ; il a été fait rapport à ce sujet au Comité d'experts pour la Standardisation biologique. Onchocercose
l'Onchocercose, publié à la fin de l'année,' décrit les symptômes et la pathologie de la maladie, propose des méthodes susceptibles d'être appliquées dans les
Le premier rapport du Comité d'experts
de
Sur la demande du Gouvernement de l'Iran, l'OMS a prêté assistance à ce pays en l'aidant à établir un programme de coordination des recherches relatives à la lutte contre la peste murine. L'Organi-
enquêtes épidémiologiques et passe en revue les méthodes de lutte en ce qui concerne les mesures thérapeutiques et la lutte contre les vecteurs. Le rapport insiste sur la nécessité d'entreprendre des enquêtes détaillées sur la répartition géographique et l'épidémiologie de l'onchocercose en Afrique et dans les Amériques. Une conférence sur l'onchocercose en Afrique a été organisée en novembre à Léopoldville : un groupe
sation a convoqué au mois d'octobre, à Téhéran, une réunion pour la coordination des recherches sur la peste sylvatique et des mesures à prendre contre cette maladie. Des spécialistes représentant les
d'experts venus d'Europe, de territoires africains, de diverses organisations non gouvernementales ont,
Gouvernements respectifs de l'Iran, de l'Irak, de la Syrie et de la Turquie ont participé aux travaux. Il a été procédé à d'utiles échanges d'informations sur les conditions épidémiologiques régnant dans les différents pays.
au cours de cette conférence, fait l'inventaire des données épidémiologiques dont on peut actuellement
faire état pour l'Afrique. 1 Org. mond. Santé: Sir, Rapp. techn. 1954, 87
Les participants ont arrêté d'un commun accord un plan coordonné et progressif de formation professionnelle de personnel local aux techniques de la 2 Rec. int. Lég. sanit., 1954, 5, 3
MALADIES TRANSMISSIBLES
17
lutte contre la peste et les modalités de la collaboration à instituer en vue de délimiter la zone d'endémicité, première étape de l'application éventuelle de mesures pour combattre la maladie. L'établissement d'un nouveau plan d'opération a permis de reprendre l'exécution d'un projet de lutte contre la peste dans l'Inde. Le projet de lutte contre le choléra au Pakistan, visant la mise en pratique de mesures de salubrité simples, s'est poursuivi avec plus d'ampleur jusqu'au
l'identification et la classification des mollusques s'est réuni à Paris ; dans son rapport sur les mollusques vecteurs africains, il s'efforce d'aboutir à une classification
provisoire acceptable sur le plan
international et de formuler certaines directives à l'usage des agents des services d'opérations.' Les campagnes entreprises en Egypte, aux Philippines et en Syrie se sont poursuivies ; de nouvelles demandes d'assistance sont parvenues en grand nombre à l'OMS et des dispositions ont été prises
mois d'octobre, date à laquelle les opérations ont pris fin, en vertu d'une décision du Gouvernement. Il y a lieu de signaler la publication d'une monographie sur la peste,' qui contient une documentation complète mise à jour sur la question. Deux fragments d'une monographie analogue sur le choléra ont paru dans le Bulletin de l'OMS.2 Bilharziose
en vue de l'organisation de cours de formation professionnelle et de conférences. Au Soudan une enquête sur la bilharziose a été menée à bonne fin. Filariose
Au cours de l'année la préparation technique de la réunion d'un groupe d'étude sur la filariose a progressé.
ziose ont eu pour objet essentiel de stimuler les
En 1954, les travaux de l'OMS relatifs à la bilharFièvre récurrente
recherches écologiques sur des mollusques vecteurs et d'encourager les essais d'application pratique des molluscocides récents. Un groupe d'étude sur ' Pollitzer, R. (1954) La peste, Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, No 22) 2 Bull. Org. mond. Santé, 1954, 10, 421 -461
L'OMS a entrepris un programme de recherches sur le réservoir de virus de la fièvre récurrente en Ethiopie. Les Instituts Pasteur de Tunis et d'Addis Abeba offrent des facilités à cet effet (voir page 36). 3 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1954, 90
CHAPITRE 2
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE L'un des buts de l'Organisation est de renforcer les services nationaux de santé en faisant adopter des mesures qui viendront ensuite s'intégrer dans l'organisation sanitaire permanente du pays intéressé. La nature de ces mesures dépend évidemment du degré de développement des services de santé et les méthodes adoptées à cet effet peuvent être rangées en trois catégories : premièrement, dans les projets exécutés dans
les pays, l'OMS s'est attaquée à des problèmes sanitaires particuliers, montrant ainsi quelles activités peuvent être reprises et développées par des services nationaux organisés ; en second lieu, l'OMS a entrepris, en général dans des régions rurales, la démonstration de services sanitaires bien coordonnés, qui pourraient être étendus ultérieurement à l'ensemble du pays ; la troisième méthode appliquée par l'Organisation consiste à encourager par divers moyens les particuliers, les collectivités ou les groupes professionnels à prendre eux mêmes l'initiative de développer leurs services de santé. 1) Démonstration de services sanitaires dans un domaine particulier. La plupart des projets qui bénéficient de l'aide de l'OMS, y compris les démonstrations de lutte contre les maladies transmissibles (dont il a été question au chapitre précédent), se rangent encore dans la première catégorie, mais on s'efforce actuellement de les transformer progressivement et méthodiquement en services sanitaires organisés. Dans de très nombreux cas, les chefs d'équipes ont été choisis parmi des personnes possédant une formation ou une expérience générale dans le domaine de la santé publique. Après l'achèvement des projets initiaux, ces spécialistes ont aidé les gouvernements à organiser un service sanitaire permanent dans les mêmes localités. Les projets d'hygiène de la maternité et de l'enfance exécutés avec l'assistance de l'OMS et du FISE en Birmanie, dans l'Inde et au Pérou, ainsi que le projet entrepris dans la République Dominicaine avec l'aide du Bureau Sanitaire Panaméricain et du FISE, offrent des exemples d'une transformation de ce genre, qu'elle soit déjà acquise ou envisagée à bref délai. On en trouvera de nombreux autres dans les différents chapitres du présent rapport.
Dans quelques pays - Afghanistan, Arabie Saoudite, Birmanie, Cambodge, Ceylan, Inde, Indonésie et Iran - des administrateurs de la santé publique ou des conseillers envoyés par l'OMS ont été chargés de coordonner les divers projets de cette nature exécutés avec l'aide de l'Organisation. 2) Démonstration de services sanitaires coordonnés. Lors des discussions techniques qui ont eu lieu en 1954, à la Septième Assemblée Mondiale de la Santé, sur les problèmes de santé publique dans les régions rurales, trois questions ont retenu particulièrement l'attention : l'organisation de services de la santé dans les régions rurales, l'assainissement rural et les zoonoses. Les participants ont reconnu que le moyen le plus efficace et le plus économique de résoudre ces problèmes consiste à créer dans les régions rurales des services sanitaires coordonnés. Le deuxième rapport du Comité d'experts de l'Administration de la Santé publique a paru durant l'année sous le titre Méthodes à appliquer pour l'élaboration d'un programme coordonné d'action sanitaire dans les zones rurales.1 Dans un certain nombre de pays des Amériques, ainsi qu'en Birmanie, en Egypte, en Ethiopie et en Malaisie, l'OMS a collaboré à l'exécution de projets pilotes pour le développement de services sanitaires coordonnés dans diverses zones rurales.
De nouveaux progrès ont été réalisés dans la zone de démonstrations sanitaires du Salvador ; avec la participation active de la population, les services sont actuellement décentralisés jusqu'à l'échelon des villages. Grâce aux efforts personnels des habitants de ces régions, des systèmes du tout à l'égoût et d'adduction d'eau (voir aussi page 72) ont été créés dans plusieurs villes (Quezaltepeque, Nejapa, Apopa, Guazapa, Opico et El Paisnal). Au Panama, des résultats importants ont été enregistrés : en effet, l'Organisation, après avoir prêté son aide à un nombre limité de centres sanitaires locaux (à la Chorrera, David, Chame, Ocu et Antón), a été priée de donner des conseils en vue de la réorganisation du Service central de la Santé, qui comprendra désormais une section chargée de développer les services sanitaires locaux (unidades sanitarias). Un programme très poussé de formation en santé publique à l'intention des médecins, inspecteurs sanitaires, infirmières et aides sanitaires (auxiliares sanitarias) a été mené à bonne fin au centre sanitaire de La Chorrera. Le centre de démonstration et de formation en santé publique de Callao, au Pérou, offre un exemple de la création de services sanitaires coordonnés dans une région urbaine. Ce projet a été amorcé vers la fin de 1952 1 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1954, 83
- 18 -
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
19
par une enquête préliminaire et, en moins de deux ans, la totalité des services sanitaires de la région (qui jusqu'alors relevaient directement des diverses divisions du Ministère de la Santé) ont été groupés en un service sanitaire local unifié (voir détails à la page 74). Outre les trois derniers projets mentionnés, l'OMS collabore au développement des services sanitaires ruraux dans six autres pays des Amériques, en montrant surtout comment on peut coordonner les services sanitaires (voir liste de projets dans la Partie IV). La zone de démonstrations sanitaires en Egypte a été établie dans la région de Calioub, et des recherches ont été entreprises en 1954 en vue de réunir les éléments d'information indispensables à l'exécution de programmes de démonstrations. Il s'est agi notamment du recensement de la population, d'enquêtes sur les maladies les plus répandues, sur les mesures d'assainissement appliquées et sur les services existants. Un conseiller médical en chef a rejoint son poste en octobre.
Le projet intéressant la Malaisie n'a été entrepris qu'à une époque tardive de l'année.
3)
Encouragements à l'initiative individuelle ou collective en vue du développement de services sanitaires.
Sous cette rubrique se rangent, du moins indirectement, de nombreuses formes d'aide accordée par l'OMS, telles que les programmes d'enseignement et de formation professionnelle (y compris les bourses d'études) dans tous les domaines, les travaux se rapportant à l'éducation sanitaire ou à l'aménagement des collectivités, l'organisation de conférences en vue d'un échange d'informations, l'assistance prêtée sous forme de conseils techniques, la publication et la distribution des rapports des comités d'experts, les études et les monographies techniques ; on peut même ranger dans cette catégorie quelques -unes des activités qui sont, en principe, plutôt de la compétence du Bureau du Siège, telles que celles qui se rapportent aux étalons et normes, à l'épidémiologie ou aux statistiques sanitaires. Ces diverses formes d'aide sont décrites dans les pages qui suivent et dans d'autres chapitres du Rapport. Parmi les projets de cet ordre, qui contribueront directement au renforcement des services sanitaires, on peut mentionner à titre d'exemple significatif le groupe itinérant d'étude de l'administration de la santé publique en Europe, créé il y a plusieurs années déjà (voir page 86). Ce groupe a visité, en 1954, l'Allemagne et l'Italie et a témoigné d'un grand intérêt pour la discussion des problèmes communs que pose l'administration de la santé publique ; les membres du groupe et les gouvernements des pays visités ont bénéficié de ce projet et ont mis à profit cette occasion pour discuter en commun leurs problèmes. En 1955, la période de voyage de ce groupe d'étude sera portée à cinq semaines. Le groupe d'étude des services locaux de santé est un autre exemple de projets de ce genre. Lors de sa réunion de décembre, ce groupe a examiné les diverses mesures qui permettraient d'organiser l'assistance sanitaire sur le plan local et il a mis au point un programme d'étude de cas individuels. Afin de lui fournir les informations préliminaires nécessaires à ses travaux, une étude pilote sur des cas individuels avait été entreprise précédemment dans trois régions choisies de l'Europe. La collaboration de l'Organisation aux programmes de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées a contribué également, dans certains cas, à renforcer les services nationaux de santé ; il y a lieu de mentionner spécialement à cet égard la participation de l'OMS aux programmes d'aménagement des collectivités, ainsi que sa collaboration avec le Conseil de Tutelle des Nations Unies et avec le Comité des Renseignements relatifs aux territoires non autonomes ; on trouvera toutes indications à ce sujet au chapitre 17. Les pages qui suivent décrivent l'aide apportée par l'OMS aux gouvernements pour le renforcement de leurs services de santé, dans les domaines de la nutrition, de la santé mentale, de l'hygiène de la maternité et de l'enfance, des soins infirmiers, de l'éducation sanitaire de la population, de l'hygiène sociale et de la médecine du travail, ainsi que pour les services de santé publique fournis aux réfugiés de Palestine.
Nutrition La malnutrition et la sous -alimentation des enfants
en bas âge au moment du sevrage et pendant la période subséquente de douze mois, ou plus, demeure
dans de nombreux pays l'un des principaux problèmes de santé publique dans ce domaine. Les états morbides de ce genre deviendront vraisemblablement plus fréquents encore, par suite de la baisse de la mortalité et de la persistance d'une forte natalité. La carence de protides appropriés constitue l'une des causes les plus importantes de morbidité
bénignes, les déficiences protidiques sont difficiles à diagnostiquer, mais l'intérêt croissant que ces problèmes suscitent a encouragé les milieux médicaux à les étudier de plus près et on sait aujourd'hui que cette carence nutritive est très répandue dans de
chez les enfants en bas âge. Dans leurs formes
nombreux pays. L'OMS et la FAO ont contribué de façon décisive à faire reconnaître l'importance de la question en prenant l'initiative de la première enquête de grande envergure à ce sujet. Le rapport établi à la suite de cette enquête a imprimé un vif élan aux recherches ultérieures.
20
ACTIVITE DE L'OMS EN 1954
Les protides animaux, en particulier sous forme de lait, sont nécessaires à la croissance et au développement de l'enfant ; malheureusement, la production laitière globale demeure au- dessous des besoins mondiaux et il ne semble pas qu'elle puisse jamais les satisfaire complètement. Les protides végétaux, par contre, sont peu coûteux et peuvent être obtenus en quantités relativement considérables, mais ne suffisent pas à assurer d'une manière satisfaisante la croissance et le développement de l'enfant.
serait de nature à encourager les spécialistes d'autres centres à appliquer celles -ci à l'étude des problèmes qui se posent dans leur pays.
Bien que les disponibilités globales en protides propres à l'alimentation des enfants du premier âge en pleine croissance soient insuffisantes et qu'il importe de rechercher les moyens de les accroître,
la carence protidique est due à d'autres causes encore, de nature plus complexe, car elle se manifeste
Si l'on parvient à trouver les causes de leur insuffi-
sance à cet égard, il sera possible de mettre au point des méthodes économiques permettant de traiter les protides d'origine végétale de manière à leur donner une valeur nutritive à peu près égale à celle des protides animaux, rares et plus coûteux. C'est pourquoi l'OMS a fait principalement porter
même là où les protides peuvent être obtenus en quantités relativement satisfaisantes. Dans les cas de ce genre, la solution consiste à modifier - en recourant aux méthodes modernes d'éducation sanitaire - les habitudes alimentaires de la population, tout particulièrement au moment du sevrage, qui rend l'enfant extrêmement vulnérable aux maladies de carence. On sait que le régime alimentaire dépend, dans une large mesure, des conditions sociales, des croyances et des coutumes locales, et íl importe de déterminer le rôle de ces facteurs avant d'entreprendre un effort d'éducation sanitaire. Une première tentative a été faite dans ce sens en
ses efforts sur l'étude des moyens permettant de prévenir la carence protidique. Elle a encouragé et
coordonné les activités dans ce domaine et a accordé une aide aux centres qui poursuivent des recherches
sur les protides végétaux pouvant servir à l'alimentation des enfants en bas âge. Une subvention a été accordée, à la fin de 1953, au centre de recherche sur la nutrition créé par le British Medical Research Council, à Kampala, dans l'Ouganda, afin
1954, dans un programme visant à prévenir la carence protidique par une meilleure éducation de l'Asie du Sud -Est pour y ouvrir une enquête sur les conditions d'existence d'une population
sanitaire. Un sociologue a été envoyé dans un pays au sein de laquelle cette carence est fréquente chez
de faciliter les recherches sur la protéine qui peut être extraite du tournesol. Grâce à un échange de spécialistes, organisé en 1953, entre ce centre de recherche et l'Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama, au Guatemala, les travaux se poursuivent actuellement dans ces deux centres sur des bases comparables. L'OMS a, en 1954, organisé un échange analogue de spécialistes entre le centre de recherche de Kampala et les laboratoires de nutrition de l'Indian Council of Medical Research, auxquels elle a en outre accordé une subvention pour encourager les recherches sur la possibilité d'utiliser les plantes légumineuses indigènes en vue de prévenir
les enfants, en dépit d'une situation économique qui n'est pas particulièrement mauvaise. Les recherches entreprises par ce spécialiste visent notamment à déterminer la fréquence relative de cette carence dans les divers groupes ethniques, à établir si cette
carence est plus répandue dans les familles ayant participé à l'exode rural, chez les enfants adoptifs ou chez ceux de parents divorcés, ainsi que les pratiques et les croyances qui influent sur l'alimentation des mères et des enfants. On espère, grâce à ces recherches, préciser la nature
la sous -alimentation des enfants dans l'Inde. Ces travaux se développeront parallèlement à ceux qui
des informations qu'il importe de recueillir pour trouver une solution satisfaisante au problème. Les conclusions seront examinées au cours d'un
ont lieu au Guatemala et à Kampala. L'OMS
maintiendra un contact étroit entre les spécialistes de ces divers centres au moyen d'échanges, et en organisant des réunions auxquelles prendront part également des représentants de disciplines apparentées, qui seront compétents pour évaluer les progrès
colloque sur le rôle de l'éducation en matière de nutrition, qui sera organisé en 1955 avec le concours
réalisés et donner des avis sur des questions de
de la FAO. L'orientation ultérieure du programme à long terme pour la prévention de la malnutrition infantile au moyen de l'éducation sanitaire dépendra dans une large mesure des résultats de ces travaux préliminaires.
principe. Des biochimistes, des nutritionnistes spécialisés dans les recherches, des pédiatres et des représentants
de disciplines connexes sont à l'aeuvre dans chacun de ces centres, et on espère que les résultats qu'ils obtiendront pourront être utiles à d'autres régions.
L'OMS a reçu, au début de l'année, deux rapports qui résument l'enquête sur la nutrition effectuée, en 1953, par des centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance des Régions de la Méditerranée orientale, de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental. Ces
Il est probable que leurs efforts se traduiront tout d'abord par une certaine uniformisation des méthodes appliquées pour déterminer expérimentalement dans
rapports traitent : a) de l'éducation que ces centres ont donnée aux mères sur les questions de nutrition, et b) de l'utilisation de la poudre de lait distribuée
quelle mesure les divers types de protides peuvent assurer une croissance et un développement satisfai-
sants. Un tel résultat constituerait à lui seul un progrès notable, car la normalisation des méthodes
par le FISE à ces centres. Les deux rapports, qui témoignent d'un effort constructif, ont bénéficié d'une très large diffusion. La deuxième question a été discutée par le Comité mixte FISE /OMS des
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
21
Directives sanitaires, lors de sa réunion d'avril. Un rapport sur l'alimentation des enfants dans les zones tropicales et subtropicales a été établi par le consultant qui avait été chargé de l'enquête à ce sujet. L'Organisation a, durant l'année, poursuivi ses recherches sur la fréquence et la prévention de la pellagre. Des consultants envoyés par les bureaux régionaux ont visité certains pays des Régions de
peu coûteux créés à cet effet. Un consultant spécialisé dans les questions chimiques et techniques se rapportant à l'iodisation du sel s'est rendu en 1954 dans les Amériques pour y donner des avis sur l'organisation de la lutte contre le goitre endémique
et a visité quinze pays de l'Amérique latine en compagnie d'un consultant nommé par le Bureau régional.
l'Europe et de la Méditerranée orientale, afin de
délimiter le problème et de donner des avis sur les moyens de prévenir cette maladie ; d'autres consultants se sont rendus dans le Basutoland et en Rhodésie du Sud pour recueillir des informations sur la pellagre dans cette partie du monde, et examiner de quelle façon les méthodes préventives appliquées ailleurs pourraient être adaptées aux conditions particulières qui y règnent. L'un des premiers problèmes de nutrition étudiés par l'OMS a été celui du goitre endémique, maladie qui pose, dans de vastes régions du monde, un grave problème à la fois social, économique et médical. Comme il est difficile de maintenir la concentration d'iode nécessaire dans le sel brut qui est d'usage général dans ces territoires, de nombreux pays ont renoncé à appliquer la mesure préventive efficace consistant à ajouter de l'iode au sel. Il a été établi que les iodates, relativement stables dans le sel brut, ont la même efficacité que les iodures pour la prévention du goitre ; qu'ils sont dépourvus de toxicité aux doses consommées avec le sel iodé, même lorsque
Lors de sa quatrième session, tenue à Genève à la fin d'octobre, le Comité mixte FAO /OMS d'experts de la Nutrition a examiné les besoins en calories et autres éléments nutritifs ; il a étudié tout spécialement les divers aspects des problèmes présentant une importance considérable pour les programmes actuels et futurs des deux organisations : addition de substances chimiques aux denrées alimentaires, pellagre, goitre endémique, éducation en matière de nutrition,
anthropométrie appliquée à la nutrition, nutrition et maladies de dégénérescence et addition de vitamines A et D au lait écrémé. L'OMS s'est fait représenter à la vingtième session du Conseil de la FAO tenue à Rome en septembre,
au IIle Congrès international de la Nutrition qui s'est réuni le même mois à Amsterdam, ainsi qu'à
la réunion des correspondants désignés par les Etats Membres de la Commission de Coopération technique en Afrique au Sud du Sahara qui a été convoquée à Bruxelles, en septembre également, pour discuter les
la concentration d'iode y correspond au taux le plus élevé qui soit recommandé ; d'autre part ils peuvent être introduits dans le sel brut au moyen d'appareils
l'Organisation a été désigné comme membre d'un groupe d'étude qui s'est réuni à Paris en octobre pour examiner les activités du Centre international de l'Enfance dans les pays tropicaux et subtropicaux.
problèmes de nutrition. Un représentant de
Santé mentale Dans le domaine de la santé mentale, l'OMS a poursuivi l'exécution de son programme conformémené à bonne fin l'étude comparative des législations méthodes utilisées pour déterminer les besoins auxquels doivent satisfaire les hôpitaux généraux ont été analysées en vue d'établir si des méthodes analogues seraient applicables à l'étude et à l'organisation des hôpitaux psychiatriques. Il y a lieu de penser que les informations recueillies à ce sujet seront suffisamment complètes en 1956 pour per-
ment aux principes précédemment établis. Elle a régissant, dans les différents pays, l'hospitalisation des malades mentaux. Après l'achèvement de cette étude, commencée en 1953, et dont les résultats seront publiés au début de 1955 dans le Recueil international
de Législation sanitaire, le Comité d'experts de la Santé mentale s'est réuni pour examiner les divers problèmes que soulève la législation relative à l'assistance psychiatrique : il a préparé un rapport contenant des recommandations sur les principes dont devraient s'inspirer à l'avenir les dispositions législatives applicables en la matière. Tenant compte des vues formulées par le Comité
mettre au Comité d'experts de la Santé mentale d'aborder ce problème lors de sa prochaine session. L'OMS a convoqué en 1954 une réunion de spécialistes, choisis parmi ceux qui figurent aux Tableaux
d'experts de la Santé mentale et des Drogues susceptibles d'engendrer la Toxicomanie, pour étudier certains aspects du problème de l'alcool et de l'alcoo-
lisme. Les rapports sur l'alcoolisme établis précédemment par le Comité d'experts de la Santé mentale
d'experts dans son troisième rapport (section 4.1 « L'hôpital psychiatrique public » 1), l'OMS a mis à l'étude la question de l'architecture des hôpitaux psychiatriques dans la mesure où celle -ci peut influer
sur le fonctionnement de ces établissements. Les 1 Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 1953, 73, 16
et le rapport sur la première session du Comité d'experts de l'Alcool ont fait clairement ressortir que ce problème présente certains aspects qui ne peuvent être étudiés utilement qu'au cours d'une réunion groupant à la fois des cliniciens et des techniciens de laboratoire. Cette réunion a en effet permis
d'élucider dans une mesure considérable certains
22
ACTIVITÉ DE LOMS EN 1954
problèmes techniques qui se posent dans ce domaine (voir aussi page 49). La préparation d'une série d'études nationales sur les problèmes que pose l'alcool a été poursuivie.
pédiatrie et de la pédo -psychiatrie dans l'activité des hôpitaux pour enfants. A la suite du deuxième colloque de l'OMS sur l'alcoolisme, réuni en Argentine en 1953, le consultant de l'OMS pour ces questions s'est rendu dans différents pays des Amériques afin d'y rencontrer des groupes de personnes ayant participé aux discussions et de procéder avec elles à des échanges de vues à ce sujet. L'OMS a continué à venir en aide à divers pays. Des consultants à court terme se sont rendus en Iran, en Irak et en Malaisie ; un spécialiste de la psychologie de l'enfance a été recruté pour le service d'hygiène mentale infantile de Bangkok, en Thaïlande, et des professeurs en soins infirmiers psychiatriques, en électrophysiologie et en neurologie ont été engagés pour l'All -India Institute of Mental Health à Ban-
Le groupe d'étude du développement psycho biologique de l'enfant s'est réuni pour la deuxième fois au début de l'année. Le rapport relatif à cette réunion a été mis au point et des préparatifs ont été
faits en vue de convoquer une troisième fois ce groupe au début de 1955. D'autre part, l'OMS réunira, en 1955 également, un nouveau groupe d'étude et de recherche chargé d'examiner la question de l'épilepsie juvénile et d'étudier sous tous ses aspects ce grave problème de santé publique, notamment des points de vue neurologique, pharmacologique, psychologique et social ; les préparatifs de cette réunion sont de même en cours. Une analyse critique des études relatives à l'épidémiologie des troubles psychiatriques a été entreprise. Les recherches de cette nature n'ont pas suscité jusqu'ici, de la part des spécialistes de la santé publique, l'intérêt
galore, Inde. Dans la région de la Méditerranée orientale, un programme de santé mentale a été entrepris en Jordanie (page 96). Le programme relatif à l'alcoolisme en Europe est décrit à la page 92. L'intérêt suscité par certaines études que le Bureau du Siège a menées à bien au cours des années précédentes ne s'est pas démenti. C'est ainsi que la mono-
qu'elles méritent et il est urgent de dresser, sur la base des informations les plus récentes, un inventaire
critique de l'ensemble des études auxquelles cette question donne ou a donné lieu dans les divers pays. Comme les années précédentes, les colloques inter-
nationaux ont contribué d'une manière particulièrement utile au succès du programme de santé mentale de l'Organisation. Le troisième colloque de l'OMS sur l'alcoolisme, tenu aux Pays -Bas, a été principalement consacré au traitement des alcooliques (voir détails à la page 92). La Suède a accueilli
graphie Soins maternels et santé mentale qui, à l'origine, avait paru en anglais et en français, a été depuis lors publiée par des maisons d'édition privées
en trois autres langues (voir page 53). Abstraction faite de la vente considérable de l'édition originale, plus de 25 000 exemplaires d'une version abrégée en anglais, parue en librairie, ont été
écoulés et celle -ci sera prochainement traduite en hollandais.
un groupe régional d'étude des rapports de
la
Hygiène de la maternité et de l'enfance La pénurie de personnel qualifié et d'administrateurs dans cette branche constitue l'un des principaux obstacles à un développement de services
médicaux et de santé publique qui réponde aux besoins particuliers de la maternité et de l'enfance.
C'est pourquoi l'OMS s'est surtout attachée, de concert avec le FISE, à aider les gouvernements à établir des programmes de formation professionnelle, aussi bien à l'intention des spécialistes que des auxiliaires. Durant l'année, des équipes FISE /OMS,
Dans l'Inde, les Gouvernements des Etats de Bihar, de Hyderabad, de Travancore- Cochin, de Uttar Pradesh et du Bengale occidental ont entrepris l'exécution de vastes programmes visant à la fois à coordonner et à développer leurs services de protection maternelle et infantile et à améliorer la formation de base de ceux qui se consacreront à cet ordre d'activité. L'OMS et le FISE secondent ces efforts, et les deux organisations prêteront leur concours à trois autres états de l'Inde pour l'exécution de projets analogues qui doivent être amorcés
complétées par du personnel national homologue, ont été affectées à des projets de démonstration et de formation professionnelle à Ceylan, en Jordanie, en Libye, en Turquie, ainsi que dans l'Inde. Vingt autres centres de démonstration et de formation professionnelle, appartenant à seize pays, ont continué à bénéficier d'une assistance analogue. Dans sept cas les équipes ont quitté le pays après avoir achevé leur mission et c'est le personnel national qui assume désormais l'entière responsabilité de l'exécution du programme. 1 Voir aussi Soins infirmiers, p. 24.
en 1955. D'autre part, l'exécution du programme de protection maternelle et infantile à Bangkok, Thaïlande (page 80), marque des progrès. L'extension prise par ces projets et d'autres de même nature accroit encore la nécessité de prévoir, dans le cadre des programmes généraux de santé publique, un enseignement postuniversitaire de spécialisation
en protection maternelle et infantile, ainsi qu'en matière d'organisation et d'administration de services de protection maternelle et infantile. Les ressources actuellement disponibles à cet effet sont très limitées. Toutefois, le Gouvernement de l'Inde, avec l'aide du
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
23
FISE et de l'OMS, agrandit actuellement le département de l'hygiène de la maternité et de l'enfance de l'All -India Institute of Hygiene and Public Health
à Calcutta, afin qu'il soit à même d'assurer cette formation, qui présentera un intérêt particulier pour la Région puisqu'elle tiendra compte des conditions existant dans de nombreux territoires. L'organisation d'un enseignement approfondi de
nésie, en Libye, au Pakistan et à Taiwan, les administrations sanitaires se sont spécialement efforcées d'instituer, dans le cadre des services généraux de protection de l'enfance, des programmes destinés aux enfants d'âge scolaire. Une conférence européenne sur les services d'hygiène scolaire, organisée
par le Bureau régional de l'OMS pour l'Europe, s'est tenue au mois de juin, avec la participation de vingt -six spécialistes (voir page 91). L'OMS a continué à aider plusieurs pays à développer leurs services en faveur des enfants diminués. On trouvera à la page 99 une analyse du projet de
la pédiatrie dans les universités et dans des cours postuniversitaires est la condition préalable nécessaire à la création de services d'hygiène infantile satisfai-
sants. L'amélioration de cette formation est prévue,
en tant qu'élément d'un programme général de protection maternelle et infantile, dans certains projets à l'exécution desquels l'OMS collabore. L'étude sur l'enseignement de la pédiatrie, qui a été menée à bien par l'OMS en collaboration avec l'Association internationale de Pédiatrie, a été poursuivie durant l'année dans la plupart des pays d'Europe et a été,
réadaptation des enfants infirmes en Israël. Des consultants ont été envoyés également en Autriche,
en Grèce, en Italie et au Japon. Différents pays ont mis au point des programmes en vue d'organiser des services d'assistance sanitaire aux enfants prématurés. Afin d'étendre ces services
à l'ensemble du territoire des pays intéressés, un certain nombre de centres locaux pour enfants préma-
en outre, étendue à l'Australie et à la Nouvelle Zélande. Cette étude porte sur les cours de pédiatrie pour étudiants en médecine, sur les cours de formation professionnelle pour les médecins désirant se spécialiser en pédiatrie et sur les cours d'entretien pour les practiciens de médecine générale. Il est à
turés, dotés chacun d'un personnel spécialisé, ont été créés et pourvus de moyens de transport rapides. D'autre part, il a été établi qu'il existe une relation entre l'apparition de la fibroplasie rétrocristalli-
nienne, qui aboutit fréquemment à la cécité, chez les enfants prématurés, et l'apport excessif d'oxygène pendant la période néo- natale ; on reconnaît, toute-
prévoir que le rapport définitif pourra être publié vers la fin de 1955. Conformément à une recommandation du Comité d'experts de la Maternité, le Comité d'experts pour la Formation des Sages- Femmes s'est réuni en 1954, avec la participation de spécialistes inscrits aux Tableaux d'experts de l'Hygiène de la Maternité et
de l'Enfance et des Soins infirmiers. Au cours de cette réunion, le Comité a appelé l'attention sur la nécessité de pousser, dans les diverses régions du monde, l'étude des problèmes se rattachant à la grossesse et à l'accouchement (voir aussi page 25). Les besoins spéciaux des enfants d'âge scolaire et la possibilité d'y pourvoir par une collaboration inter organisations ont été le thème principal des discus-
fois, que l'apparition de cette maladie et son degré de gravité dépendent probablement de divers autres facteurs encore. Le FISE, auquel l'OMS donne les avis techniques nécessaires, envoie dans divers pays des couveuses artificielles, principalement destinées au transport à longue distance. La collaboration avec le FISE dans les programmes
de distribution de lait (voir pages 20 et
32) a
également progressé au cours de l'année. L'Organisation a maintenu d'étroites relations de
sions de la troisième session du groupe de travail technique inter -secrétariats pour une action à long terme en faveur de l'enfance, organisme de coordination créé par l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées. On conçoit mieux actuellement à quel point les maîtres qui auraient reçu une formation appropriée
travail avec le Centre international de l'Enfance à Paris. Un représentant de l'OMS a fait partie du Comité technique consultatif du Centre, et d'autres membres du personnel de l'OMS ont été invités à prêter leur concours, dans leurs spécialités respectives, à l'élaboration de programmes de recherche et de formation du personnel. A mesure que les services de protection maternelle et infantile, ainsi que les programmes de formation
pourraient contribuer au développement des programmes d'hygiène scolaire comportant des services médicaux et l'éducation sanitaire. En Thaïlande, par exemple, un vif essor a été imprimé durant l'année
à un projet pilote de formation professionnelle d'instituteurs, organisé par le Ministère de l'Education avec le concours de l'UNESCO, par l'adjonction,
professionnelle dans ce domaine, prendront plus d'ampleur dans de nombreux pays, les spécialistes intéressés auront avantage à se rencontrer pour s'entretenir de leurs problèmes et confronter les résultats de leur expérience. L'OMS peut jouer un rôle utile de ce point de vue, en stimulant l'intérêt pour l'organisation de conférences et de colloques sur des bases nationales ou régionales, et en encourageant ou en aidant les gouvernements à créer des cours d'entretien à l'intention du personnel spécialisé et des auxiliaires.
sur la demande du Ministère de la Santé, de deux conseillers de l'OMS en hygiène scolaire. En Birmanie,
au Cambodge, à Hong -kong, dans l'Inde, en Indo-
24
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Soins infirmiers Au cours de l'année, l'OMS a maintenu son aide à dix-sept écoles d'infirmières et l'a étendue à cinq autres. Au Cambodge, au Népal et dans le nord de Bornéo, des élèves ont eu pour la première fois la la
possibilité de s'inscrire, dans leur propre pays, à des cours officiellement reconnus de soins infirmiers.
On trouvera à la page 71 un exposé des progrès réalisés à l'école nationale d'infirmières de Bolivie,
s'observe déjà dans plusieurs écoles d'infirmières de création récente. De nombreux pays possèdent encore trop peu de manuels élémentaires pour les soins infirmiers et la pratique des accouchements ; l'OMS s'efforce, dans certaines régions, d'aider à remédier à cette situation. A Taiwan, par exemple, des infirmières monitrices,
santé publique. Une tendance dans ce
sens
qui reçoit une aide de l'OMS depuis 1953, et à la page 80 une description de l'école d'infirmières de Kandy, Ceylan. L'OMS a envoyé dans neuf pays des infirmières sages- femmes chargées d'organiser et de donner des cours fondamentaux de formation de sages- femmes ; en outre, elle a continué de fournir
recrutées tant à l'étranger que sur place, ont rédigé en chinois, à l'usage des pays de langue chinoise,
des ouvrages de base sur les soins infirmiers de
médecine, de chirurgie et de pédiatrie. Des manuels
son aide aux premiers cours institués pour les infirmières de la santé publique en Indonésie, en Malaisie et en Thaïlande. L'Indonésie a également organisé
le premier cours de formation de sages -femmes monitrices, et beaucoup d'autres pays ont établi des plans en vue de l'ouverture, en 1955, des cours destinés à former des infirmières monitrices et des sages -femmes monitrices. Dans plusieurs pays, où
de soins infirmiers de pédiatrie ont également été préparés en Afghanistan et dans l'Inde. Beaucoup d'écoles auxquelles l'OMS apporte son aide sont en train de reviser les notes polycopiées qui sont utilisées par le corps enseignant et qui serviront ultérieurement pour la mise au point de manuels ou de textes adaptés aux besoins des pays intéressés.
Dans les régions où l'enseignement est limité et où la situation faite au personnel infirmier laisse à désirer, les jeunes femmes qui veulent continuer leurs
des raisons d'ordre économique et la pénurie de personnel ont rendu impossible l'organisation de cours complets de formation professionnelle, des cours de brève durée ont été donnés à l'intention de membres du corps enseignant, de chefs et admi-
nistrateurs des services infirmiers. Tous les programmes de formation professionnelle comprennent
l'enseignement théorique et la formation en cours d'emploi, afin d'améliorer les soins donnés par les infirmières aux malades et de renforcer l'expérience clinique des élèves infirmières.
études et se préparer à la profession d'infirmière se heurtent à de grandes difficultés. Pour remédier à cet état de choses dans la Région de la Méditerranée orientale, il a été créé, en collaboration avec l'Université d'Alexandrie, une école supérieure régionale d'infirmières. Cette école desservira plusieurs pays de la Région et offrira pour la première fois à des jeunes filles de langue arabe l'occasion de poursuivre,
dans leur propre langue, des études couronnées par un diplôme de soins infirmiers. Dans la Région du Pacifique occidental également, l'OMS collabore à
La plupart des pays ne possèdent pas assez de personnel qualifié et doivent donc faire appel à du personnel auxiliaire, mais encore faut -il initier
l'organisation d'un cours universitaire pour infirmières à l'Université nationale de Taiwan.
celui -ci aux tâches qui l'attendent. Il est admis que c'est au personnel qualifié qu'il faut confier la formation professionnelle des auxiliaires et le soin de les diriger ; aussi les infirmières et les sages- femmes doivent -elles apprendre dès leur formation de base à enseigner et à diriger du personnel. L'intérêt du service exige - et l'on a dûment insisté sur ce point - que le personnel spécialisé et le personnel auxi-
Dans de nombreux cas on a enregistré avec
satisfaction une augmentation du contingent masculin
parmi les candidats à la profession. Il faut s'en
féliciter, car bien des pays sont dans l'impossibilité de recruter suffisamment d'infirmières, soit parce que le développement industriel fait largement appel à la main- d'oeuvre féminine, soit, au contraire,
parce que la tradition limite le nombre des occupa-
liaire travaillent ensemble et soient animés d'un esprit d'équipe. Dans tel pays, c'est la visiteuse d'hygiène qu'il a été décidé de former avec l'aide de l'OMS ; après une année de préparation, elle est capable d'enseigner certaines questions d'ordre sanitaire. Dans tel autre pays, c'est à l'intention de la visiteuse médico- sociale (community health visitor) que l'on organise des cours
tions auxquelles des femmes peuvent être employées. Il arrive même fréquemment qu'en raison de coutumes locales ou de croyances religieuses on n'utilise que du personnel masculin qui trop souvent n'a pas
reçu une formation appropriée. L'Organisation a continué d'aider les administrations sanitaires à élaborer la législation nécessaire
de plus longue durée, s'étendant davantage sur les soins infirmiers et la pratique des accouchements. Ce genre de cours peut servir de base pour la formation d'un personnel officiellement qualifié et spécialisé dans les soins infirmiers, les accouchements et
en matière de soins infirmiers. Une étude sur la législation relative aux sages- femmes dans une trentaine de pays a été publiée dans le Recueil international de Législation sanitaire; 1 cette étude sera sans doute utile aux administrations qui 1 Rec. int. Lég. sanit. 1954, 5, 441
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
25
envisagent d'adopter de nouvelles dispositions ou de reviser leur législation actuelle.
des services infirmiers qui
relèvent de la santé
La Journée Mondiale de la Santé 1954, dont le thème était « L'infirmière, militante de la santé », a, dans de nombreux pays, stimulé l'intérêt du public
publique ou des hôpitaux. Une analyse préliminaire des facteurs qui rendent difficile l'administration des services infirmiers a révélé que cet état de choses
à l'égard des problèmes infirmiers et éveillé des vocations. En 1956, les discussions techniques de l'Assemblée Mondiale de la Santé auront pour sujet « Les infirmières et les visiteuses d'hygiène : leur formation
était dû surtout au triple fait que les relations humaines laissaient à désirer, que le perfectionnement professionnel en cours d'emploi était insuffisant
et leur rôle dans les services de la santé ». Des
et que la politique suivie à l'égard du personnel n'était pas satisfaisante. Le rapport du Comité d'experts indique, dans leurs grandes lignes, les principes à suivre dans l'administration des services infirmiers et fournit des exemples de leur application dans les services infirmiers qui relèvent de la santé publique ou des hôpitaux. Cinq infirmières sages- femmes ont participé à la session du Comité d'experts pour la Formation des
dispositions sont actuellement prises pour permettre à des infirmières et à d'autres membres du personnel
sanitaire des Etats Membres de participer dès le début à la préparation de ces discussions, afin que celles -ci se rapportent étroitement aux programmes et aux besoins des divers pays. Le Conseil international des Infirmières a publié,
avec l'aide financière de l'OMS, en vue de leur distribution aux Etats Membres, les deux rapports préparés en 1953.1 Le premier, intitulé « Liste internationale de programmes de perfectionnement en matière de soins infirmiers », fournit, pour la première fois dans un seul volume, des renseignements détaillés sur les programmes de formation professionnelle dont peuvent bénéficier les infirmières diplômées dans les pays où il existe un enseignement
Sages- Femmes qui s'est réuni à La Haye du 2 au 7 août (voir page 23). Le rapport du Comité décrit la formation de base du personnel à tous les échelons
et dans tous les pays, mais plus particulièrement dans ceux où la pénurie de sages- femmes qualifiées rend nécessaire l'emploi de nombreuses auxiliaires. Dans la Région de la Méditerranée orientale, un
colloque réservé aux sages- femmes s'est tenu au Liban (voir page 95) et, de son côté, le Bureau
régional de l'Europe a organisé
supérieur de ce genre. Le second, qui a pour titre « Comment procéder à l'étude du fonctionnement d'une école d'infirmières », décrit les techniques que suggère l'étude de cinq des écoles indiquées dans la liste dont il est fait mention ci- dessus. Le but est de fournir aux écoles d'infirmières une méthode assez souple pour qu'elles puissent l'utiliser
à Istanbul un colloque sur les soins infirmiers. Il se dégage des programmes nationaux de soins infirmiers auxquels l'OMS collabore certaines tendances dont les plus significatives sont les suivantes :
les programmes de longue haleine sont préparés avec plus d'attention ; on se préoccupe davantage d'expérimenter des méthodes et des techniques afin de déterminer quelles sont celles qui conviennent le mieux à la situation ; on se rend mieux compte de l'étroite interdépendance qui existe entre l'enseignement infirmier et les services infirmiers ; enfin, dans la constitution des équipes sanitaires, l'emploi du personnel auxiliaire est de plus en plus admis.
pour évaluer leurs programmes avant d'apporter à ceux -ci des améliorations éventuelles. A sa troisième session, tenue à Londres du 29 mars
au 3 avril, le Comité d'experts des Soins infirmiers
a étudié les problèmes relatifs à l'administration
Education sanitaire de la population services nationaux de santé, l'Organisation a collaboré avec les gouvernements à la création de les
Poursuivant son ceuvre en vue d'aider à renforcer
dans les programmes entrepris par l'Organisation conjointement avec des Etats Membres ; trois
services d'éducation sanitaire répondant aux intérêts, aux besoins et aux caractéristiques ethnologiques des populations, ainsi qu'aux ressources et aux moyens disponibles.
ethnologues, engagés à plein temps, ont continué à collaborer avec les administrations sanitaires et les spécialistes des questions de santé à des études sur
place, à l'élaboration de projets de formation professionnelle et au plan d'enseignement prévu dans les programmes sanitaires. Des conférences régionales d'éducation sanitaire,
En 1954, l'Organisation a aidé vingt -cinq gouvernements à organiser et développer des services nationaux et locaux d'éducation sanitaire, dans le cadre des programmes sanitaires. Cette assistance a été fournie par l'entremise du Bureau du Siège et des
bureaux régionaux et a compris l'affectation de personnel aux programmes de démonstration et de formation professionnelle. L'importance des facteurs ethnologiques a été reconnue et il en a été tenu compte 1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 51, 30.
analogues à celles qui se sont réunies en 1953 au Mexique et au Royaume -Uni, ont été organisées. Une réunion s'est tenue à Lyon (France) pour préparer la deuxième conférence européenne qui étudiera en 1956 la formation à donner, en matière d'éducation sanitaire de la population, au personnel des services de santé et aux membres du corps ensei-
gnant. De concert avec la FAO, l'OMS a préparé une conférence régionale sur l'éducation sanitaire
26
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
et la nutrition qui s'ouvrira en 1955 dans la Région du Pacifique occidental. Les travaux qui devaient être entrepris à la suite des conférences régionales tenues précédemment ont été commencés dans deux Régions et de l'aide a été fournie pour la préparation
pris fin au mois de juillet. Les travaux se poursuivent sous la direction d'un spécialiste désigné par le Gou-
vernement. Un consultant a été chargé, d'autre
part, d'aider l'Ecole de Santé publique de la Turquie
et l'organisation de colloques et conférences sur d'autres questions techniques, tel que le colloque régional sur les soins infirmiers qui a eu lieu en Turquie (voir page 91). Grâce, en grande partie, à l'intérêt suscité par les conférences régionales, des colloques nationaux sur l'éducation sanitaire ont été organisés dans six pays. Lors de sa première session, tenue à Paris en 1953,
à organiser un cours de formation pour médecins des services de santé publique. L'OMS a participé à une réunion concernant les programmes d'études à l'Institut de l'Education de
l'Université de Londres, où, durant le trimestre d'automne, un cours d'éducation sanitaire sanctionné
par un diplôme a été donné pour la première fois, en collaboration avec la London School of Hygiene
and Tropical Medicine, le Central Council for Health Education et l'Institute of Child Health (voir aussi page 91). Un certain nombre d'Etats Membres estiment qu'il est nécessaire de former un noyau de spécialistes de l'éducation sanitaire qui pourront, à leur tour,
le Comité d'experts de l'Education sanitaire de la Population a accordé une attention particulière au rôle que peuvent jouer les établissements d'enseignement dans l'éducation sanitaire. Il a recommandé à l'OMS d'étudier, de concert avec l'UNESCO, des méthodes permettant de développer l'enseignement
de l'éducation sanitaire dans les écoles normales
d'instituteurs et les universités.' Afin de préparer les travaux de futurs groupes d'étude et conférences sur cette question, les deux organisations se documentent sur la formation que reçoivent actuellement les membres du corps enseignant en matière d'éducation sanitaire.
contribuer à initier du personnel des services sanitaires et de l'instruction publique et collaborer à la création et à l'organisation de services d'éducation sanitaire plus complets dans le cadre des programmes nationaux de santé. Comme les années précédentes, l'Organisation a attribué des bourses
pour des périodes allant de quelques mois à une année, en vue d'études supérieures en éducation sanitaire de la population.
L'OMS est en mesure de contribuer largement, avec les moyens dont elle dispose, à l'élaboration et l'extension de programmes sanitaires judicieux des-
tinés aux enfants d'âge scolaire. Durant l'année, d'entretien et des programmes de formation professionnelle sur l'éducation sanitaire à l'école, sur le rôle qui dans ce domaine incombe aux instituteurs et la préparation qu'il exige. Les cours de perfectionnement, organisés par des instituts ou des écoles de santé publique, fournissent
plusieurs services nationaux et locaux de la santé et de l'éducation ont organisé des colloques, des cours
Afin d'assurer la formation d'un nombre limité d'éducateurs sanitaires parmi les réfugiés arabes, l'OMS a maintenu sa collaboration avec l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient. Le premier cours organisé à cet effet ayant donné des résultats satisfaisants, un cours analogue destiné à un second groupe d'élèves a été ouvert au mois de novembre, toujours avec la collaboration de l'OMS. L'OMS a poursuivi son action en faveur de l'éducation sanitaire dans le cadre des divers programmes d'aménagement des collectivités et d'éducation de base entrepris par l'Organisation des Nations
une excellente occasion d'initier le personnel des services de santé aux principes et aux méthodes de l'éducation sanitaire de la population. L'Organisation
Unies, l'UNESCO et d'autres institutions spécialisées.
a prêté son concours au Gouvernement de l'Inde pour l'organisation, à l'All -India Institute of Hygiene and Public Health de Calcutta, de cours d'éducation
D'autre part, l'OMS a participé à la préparation de la troisième conférence internationale de l'Union internationale pour l'Education sanitaire populaire
sanitaire destinés aux étudiants désireux d'obtenir un diplôme en administration de la santé publique, en soins infirmiers de santé publique, en hygiène de la maternité et de l'enfance et en hygiène industrielle. A l'Université de Malaisie, à Singapour, l'aide
qui doit se réunir à Rome, Italie, en 1956. Enfin, elle s'est fait représenter à la réunion du Comité consultatif d'Hygiène de la Ligue des Sociétés de la
Croix -Rouge tenue à Oslo (Norvège) au mois de mai, où l'éducation sanitaire constituait l'un des deux principaux thèmes de discussion.
accordée par l'OMS pour l'éducation sanitaire a
Hygiène sociale et médecine du travail Etant donné la diversité des problèmes qui se classent sous cette rubrique, le Tableau d'experts de l'Hygiène sociale et de la Médecine du travail de l'OMS a été remplacé en 1954 par quatre tableaux 1 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1954, 89, 38
d'experts respectivement spécialisés dans l'organi-
sation des soins médicaux, dans la médecine du travail, dans l'étude des maladies dégénératives chroniques et dans les problèmes de réadaptation.
Pour le présent, les experts de ces divers tableaux se consacreront : ceux de la médecine du travail aux
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
27
problèmes de l'hygiène chez les gens de mer, ceux de l'organisation des soins médicaux à l'organisation et l'administration des hôpitaux, ceux des maladies dégénératives chroniques au groupe des maladies rhumatismales cardio -vasculaires, etc., et enfin les spécialistes des problèmes de réadaptation aux appareils de prothèse. Organisation des soins médicaux L'organisation des soins médicaux revêt une
problèmes industriels, que les ingénieurs soient mis
au courant des exigences sanitaires et que le personnel infirmier soit initié à la question des rapports
humains dans le monde de l'industrie. Des écoles d'hygiène industrielle sont créées dans diverses parties du monde, à commencer par l'Egypte, l'Indonésie
et l'Inde, afin d'accroître le personnel affecté aux services de médecine du travail. Le professeur d'hygiène et de physiologie industrielles envoyé par l'OMS au All -India Institute of Public Health de Calcutta a terminé sa mission en août 1954. II a jeté les fondements d'un centre permanent d'enseignement et de recherche qui
importance croissante dans un certain nombre de pays dont les services de santé atteignent maintenant de nouveaux stades de développement. Les sommes
considérables consacrées à la médecine curative, même dans les pays à faible revenu, pourraient en même temps favoriser l'action de santé publique si l'on tirait parti des possibilités qui s'offrent d'initier les malades hospitalisés et leur famille à des règles simples d'hygiène et si, d'autre part, les services de consultations externes participaient également aux activités de médecine préventive. Il est possible de réaliser d'importantes économies en développant suffisamment les services de soins médicaux à domicile pour pouvoir soigner chez eux, plutôt qu'à
fonctionnera sous la responsabilité de l'administration indienne. Un consultant de l'OMS a achevé un rapport sur médecine du travail.
la création et le développement des services de Un groupe de travail inter -secrétariats, comprenant des représentants de l'OIT et de l'OMS, s'est réuni en février, sur la demande de l'Union Postale Universelle (UPU), pour étudier les risques professionnels auxquels sont exposés les postiers, et il a préparé un questionnaire qui sera communiqué par l'UPU à ses Etats Membres. Sur la demande du Conseil Exécutif (résolution
l'hôpital, tous les malades dont l'état n'exige pas absolument l'hospitalisation. L'OMS a continué d'aider certains gouvernements à résoudre divers problèmes d'organisation et d'administration des services hospitaliers. Il convient de citer, à cet égard, la réorganisation de l'administration des dépôts de fournitures médicales à Ceylan et le projet concernant la construction et l'adminis-
EB13.R54), l'OMS a entrepris une étude sur les
mesures visant à assurer la protection du personnel technique et de la population en général contre les radiations ionisantes (rayons X et substances radioactives). Les Etats Membres ont été priés de fournir des renseignements sur leurs dispositions législatives et réglementaires en la matière. Hygiène des gens de mer
tration d'hôpitaux en Turquie. Des programmes pays.
analogues sont en cours d'élaboration dans d'autres Des dispositions sont prises actuellement en vue de la convocation, en 1956, d'un comité d'experts de
l'organisation des soins médicaux. D'autre part, l'OMS a publié en français une monographie sur L'hôpital rural,' dont une édition anglaise est en préparation. Médecine du travail
En approuvant le rapport du Directeur général sur les « mesures propres à renforcer les activités en matière de médecine du travail »,2 le Conseil Exécutif a tracé les grandes lignes du programme de l'OMS et de la collaboration de l'Organisation avec
A sa deuxième session, tenue en avril, le Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de Mer a reconnu que l'organisation actuelle de consultations médicales par radio à l'intention des navires en mer est, d'une manière générale, satisfaisante, mais il a néanmoins recommandé l'application de nouvelles mesures en vue de son amélioration. Il a, d'autre part, adopté, pour faciliter la tâche des gouvernements, certaines recommandations types visant le contenu et l'utilisation des pharmacies de bord sur les navires où il n'y a pas de médecin et il a suggéré une liste minimum de médicaments. Il a également recommandé de prévoir l'examen médical de toute personne entrant dans la profession maritime, en vue
l'OIT dans ce domaine. Deux points retiennent l'attention de l'OMS : il s'agit, d'une part, de stimuler l'intérêt des administrations sanitaires natio-
nales et de la profession médicale à l'égard des
problèmes de médecine du travail et, d'autre part, de former du personnel pour les services d'hygiène industrielle. Il est nécessaire, si l'on veut doter un programme d'hygiène industrielle de personnel qua-
du dépistage de la tuberculose, et d'encourager les marins à se soumettre à des examens périodiques, grâce à une campagne continue d'éducation sanitaire. Le Comité a, par ailleurs, noté l'importante amélioration réalisée dans la lutte antivénérienne chez les gens de mer.
lifié, que les médecins aient quelques notions des 'Bridgman, R. F. (1954) L'hôpital rural, Genève (Organisation Mondiale de la Santé: Série de Monographies, I'j° 21) 2 Actes off. Org. mond. Santé, 52, 131
Réadaptation médicale des personnes physiquement diminuées
L'OMS a poursuivi, tant au Siège que dans les Régions, diverses activités concernant la réadaptation médicale des diminués physiques. En août a
28
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
été convoqué un groupe de consultants sur les appareils de prothèse, auquel les Nations Unies, l'OIT, l'UNESCO et d'autres organisations intéressées, telles que la Société internationale pour la Protection
au Venezuela. En Turquie une enquête préliminaire,
précédant la mise en oeuvre de programmes de réadaptation, est actuellement poursuivie. Maladies rhumatismales
des Invalides et la Fédération internationale des Organisations d'anciens Combattants avaient également été invitées à participer. Ce groupe, qui s'est réuni à Copenhague, a examiné les causes d'ampu-
tation et les façons de les prévenir, ainsi que la Il a, d'autre part, formulé des recommandations
théorie et la pratique de la réadaptation de l'amputé, notamment sous le rapport des appareils de prothèse.
sur l'emploi de membres artificiels simplifiés dans les pays moins développés du point de vue technique.
Un rapport sur cette conférence sera très prochainement publié dans la Série de Rapports techniques. L'OMS a, en outre, participé à la cinquième session du groupe de travail technique spécial pour la réadaptation des personnes physiquement diminuées, créé
Le Comité d'experts des Maladies rhumatismales avait recommandé, dans son premier rapport,' que l'OMS étudie le problème de la prévention du rhumatisme articulaire aigu et de ses séquelles. Des mesures préliminaires ont été prises, depuis lors, en vue d'une étude sur l'épidémiologie de cette maladie au point de vue de ses complications cardio- vasculaires et autres ; il va maintenant être procédé au rassemblement des informations que l'on possède à ce sujet. Autres questions
par le Comité administratif de Coordination. A
l'ordre du jour de cette réunion figurait notamment l'étude d'un programme international d'éducation et de réadaptation des personnes atteintes de surdité totale ou partielle.
L'Organisation a continué - parfois à l'aide de fournitures et de matériel livrés par le FISE - de collaborer à des activités concrètes de réadaptation
d'adultes et d'enfants physiquement diminués en Grèce, dans l'Inde, en Israël (voir aussi page 99), en Italie et au Japon. De concert avec l'Administration de l'Assistance technique des Nations Unies,
Les travaux concernant les problèmes médicaux relatifs aux migrants ont également été poursuivis. L'OMS a collaboré avec l'OIT et le Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes à la préparation d'un rapport sur la réunion d'experts de la sélection médicale des migrants (voir Rapport annuel de 1953 2), qui a été soumis au Conseil Exécutif lors de sa quatorzième session. Conformément à la décision du Conseil (résolution EB14.R18),
elle a aussi fourni des avis portant sur des projets analogues entrepris au Guatemala, en Indonésie et
ce rapport a été transmis aux Gouvernements des Etats Membres pour étude à propos de l'examen médical des migrants qui se destinent à un travail normal, à un travail de force ou à un emploi nécessitant des aptitudes physiques spéciales.
Hygiène dentaire D'autres gouvernements sont venus s'ajouter à ceux qui avaient manifesté leur intérêt à l'égard des problèmes d'hygiène dentaire et d'organisation des dans ce domaine. Des représentants de la Fédération
services dentaires. A la suite d'une discussion à l'Assemblée Mondiale de la Santé et au Conseil Exécutif, un groupe de consultants a été convoqué pour examiner les principaux problèmes d'hygiène dentaire et pour donner au Directeur général des avis sur les grandes lignes du programme que l'Organi-
dentaire internationale et de la Fondation Kellogg ont participé à cette réunion. Il s'est tenu en Nouvelle - Zélande, au mois de septembre, un colloque sur l'hygiène dentaire, auquel
ont participé trente -sept personnes venant de trois régions (voir aussi page 105). Un rapport final sur ce colloque a été établi. On envisage d'envoyer en 1955 un consultant dans certains des pays représentés à cette réunion.
sation Mondiale de la Santé pourrait entreprendre
L'action sanitaire chez les réfugiés de Palestine 8 La Septième Assemblée Mondiale de la Santé, par sa résolution WHA7.11, a prorogé jusqu'au 30 juin 1955 l'accord conclu en 1950 avec l'Office de Secours 1 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1954, 78 8 Actes off Org. mond, Santé, 51, 31
et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche - Orient (UNRWA).
L'OMS a donc continué à élaborer et à diriger le 3 Un aperçu complet des activités sanitaires de l'UNRWA figure dans le rapport annuel de sa Division sanitaire ; ce document est diffusé par le bureau de l'Office à Beyrouth.
SERVICES DE SANTA PUBLIQUE
29
programme sanitaire de l'Office (voir Rapport annuel pour 1953 1) et elle a mis, en 1954, à la disposition de celui -ci, en sus d'un médecin engagé à plein
temps, d'un paludologue, d'un ingénieur sanitaire et de consultants, un éducateur sanitaire, dans le cadre d'un projet mixte dont il est fait mention plus loin. Une nouvelle subvention de $42 857 a été accordée à l'Office. Les dépenses de l'UNRWA, pour les programmes
des sujets atteints de tuberculose ouverte est restée élevée. Les possibilités d'hospitalisation demeurent insuffisantes et il est souvent impossible d'isoler convenablement les cas de tuberculose ouverte. L'exécution du programme d'éducation sanitaire patronné conjointement par l'UNRWA et l'OMS (qui avait commencé en 1953) 2 s'est poursuivie au cours de l'année ; neuf étudiants ont terminé leurs six mois de cours théoriques et leurs six mois de stage
à l'exécution desquels l'OMS a collaboré, se sont élevées à un total de $5 064 626 pendant les douze mois allant du lQr juillet 1953 au 30 juin 1954. Cette
somme comprend $1 975 691 au titre des services sanitaires généraux, du personnel, des fournitures, des dispensaires et autres établissements, etc., et $1 625 573 au titre de l'assainissement, de l'entretien des camps et de la construction de nouvelles habitations. Ces chiffres accusent une augmentation d'environ $300 000 (résultant principalement de la
pratique. Onze autres étudiants ont commencé leur cours de douze mois. Outre les services de l'éducateur sanitaire, l'Organisation procure des fonds pour le financement des bourses attribuées aux stagiaires,
ainsi que du matériel et des fournitures d'enseignement. De son côté l'UNRWA accorde des allofournitures de bureau et envoie des moniteurs. On pense, grâce à cette initiative, pouvoir disposer sanitaires locales.
cations pour la formation pratique, procure des de vingt éducateurs sanitaires en 1955 dans les collectivités de réfugiés et auprès des autorités
construction de nouvelles habitations) par rapport aux dépenses de l'exercice précédent. L'exécution des programmes d'alimentation de complément et de distribution de lait a été transférée pour la première fois à la Division sanitaire, et les dépenses y afférentes se sont montées à $1 463 362.
Comme au cours des années précédentes, on a continué à recourir aux vaccinations préventives pour maintenir à un niveau aussi élevé que possible l'immunité à l'égard des maladies infectieuses. Au
L'effectif de la Division sanitaire est passé d'environ 1800 personnes, en juin 1953, à 2900 en juin 1954 ; cet accroissement s'explique en grande partie
cours des douze mois considérés, il a été pratiqué environ 244 000 vaccinations antivarioliques, 286 000 vaccinations TAB et 163.000 vaccinations antidiphtériques.
par les affectations de personnel aux divers programmes de nutrition. Exception faite de dix -huit agents internationaux, le personnel a été recruté sur place, en majeure partie parmi les réfugiés de Palestine. Les gouvernements hôtes et les oeuvres privées ont
La campagne antipaludique s'est poursuivie pendant l'année. Dans le district de Gaza, qui est resté exempt d'anophèles depuis leur élimination en 1947, on a entrepris l'application de mesures antilarvaires contre les moustiques non vecteurs qui constituent
fourni un utile concours pour le fonctionnement des hôpitaux, des dispensaires et des services de protection
une gêne pour la population. Ailleurs, l'OMS a collaboré étroitement avec les gouvernements à
maternelle et infantile, ainsi que pour l'organisation et l'exécution de divers programmes de formation professionnelle.
L'état sanitaire général des réfugiés est demeuré satisfaisant pendant toute l'année. Il n'y a eu aucun cas de maladies quarantenaires. On a, en revanche, enregistré 88 cas de fièvre récurrente à tiques, dont 84 en Jordanie, et 26 cas de poliomyélite, dont 22 en Jordanie également. De petites poussées épidémiques de rougeole, de coqueluche et de varicelle sont survenues en automne et au printemps ; l'incidence de la diphtérie (77 cas) et des fièvres typhoparathyphoïdes (1010 cas) a été moindre que l'année précédente, notamment parmi les résidants des camps. Cette diminution s'explique par la proportion élevée
l'exécution de campagnes de pulvérisations à effet rémanent dans les zones impaludées. La campagne antipaludique dans les vallées du Yarmouk et du Jourdain est menée de concert avec le Gouvernement jordanien, sous la direction technique du
paludologue UNRWA /OMS et avec l'aide d'un entomologiste et d'un groupe d'inspecteurs des services antipaludiques. Elle se poursuit maintenant
depuis près de deux ans. On a effectué chaque
année, au printemps, des pulvérisations de DDT à action rémanente dans les régions impaludées et, pendant une période de huit mois, une campagne larvicide hebdomadaire intensive a été menée dans ces deux vallées. L'efficacité de ces mesures s'est traduite par un déclin notable du nombre des malades
de personnes qui avaient été vaccinées et par les mesures de contrôle des approvisionnements en eau. Le trachome est encore très répandu, et la conjonctivite aiguë a fortement sévi au cours des mois d'été. Le nombre des cas de tuberculose signalés a accusé une nouvelle diminution - il est descendu à environ
présentant des symptômes de paludisme clinique. L'accord conclu entre l'UNRWA et le Gouvernement au sujet de cette campagne a récemment été prolongé pour une période de cinq ans. Il ressort d'une enquête menée par des consultants
de l'OMS et de la FAO que l'état de nutrition des réfugiés est resté sensiblement le même qu'en 1953. On a, toutefois, observé quelques signes précoces de z Voir Actes off Org. mond. Santé, 51, 34.
64 % du chiffre des douze mois précédents - mais l'incidence des infections parmi les contacts proches 1 Actes of Org. mond. Santé, 51, 33
30
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
carence vitaminique A parmi les écoliers. On étudie
actuellement la question de l'adjonction de vitamine A au lait reconstitué fourni à tous les enfants
A l'heure actuelle, 90 dispensaires de l'Office desservent les réfugiés, soit 9 de plus qu'en 1953, et l'on compte plus de 2000 lits d'hôpitaux pour leur
et l'on procède à des expériences. Une grande importance est accordée aux programmes d'alimentation
traitement. La proportion est maintenant d'un lit pour 313, 327, 475 et 524 réfugiés au Liban, dans le vement.
de complément et de distribution de lait, car ils sont indispensables pour la sauvegarde de l'état de nutrition des groupes particulièrement vulnérables. Les barèmes de distribution de rations de base et de
district de Gaza, en Syrie et en Jordanie respectiLe Service des Camps et de l'Assainissement de la Division sanitaire est chargé d'assurer un appro-
rations d'appoint ont été modifiés de façon à y
introduire des denrées locales telles que le burghol (sorte de semoule) et pour réserver des sommes plus considérables à l'achat d'aliments frais (viande, légumes, fruits et oeufs) destinés à compléter l'alimentation des sujets ayant fait l'objet d'une sélection de la part des médecins des camps. Un service d'hygiène scolaire a été mis en oeuvre au début de l'année scolaire 1954/1955. Il comprend six équipes sanitaires réparties entre les divers pays et chargées de s'occuper des 110 000 enfants réfugiés
visionnement convenable en eau, de pourvoir à
l'évacuation, dans des conditions hygiéniques, des matières usées, et d'appliquer, sous la direction dg l'épidémiologiste, des mesures de lutte contre les insectes. Ce service a, en outre, pour tâche d'entretenir les abris des réfugiés et les installations des camps de l'UNRWA. Le remplacement progressif des latrines ordinaires par des fosses septiques s'est poursuivi avec succès au cours de l'année. Il a été procédé à des examens bactériologiques systématiques des approvisionnements en eau, et les quantités d'eau
qui reçoivent un enseignement dans les écoles de l'Office.
On a continué de préparer certains réfugiés aux fonctions d'agents médicaux auxiliaires. Des cours ont été organisés en vue de la formation d'infirmières générales, d'infirmières de la santé publique, de psychiatrie et de lutte antituberculeuse, d'inspecteurs des services antipaludiques, de techniciens de laboratoire, d'aides -pharmaciens, d'inspecteurs sanitaires, d'aides -infirmiers et de sages- femmes. En 1954,
traitée par le chlore ont augmenté. Aux tentes se substituent peu à peu des baraquements construits par l'Office ou par les réfugiés eux -mêmes ; lorsqu'on a besoin de nouveaux abris, on édifie exclusivement
des baraquements. Sur un total de 884 700 réfugiés à fin juin 1954, environ 324 700 (soit 36,8 % de la population) vivent à l'intérieur ou aux alentours des cinquante -huit camps de l'Office ; les autres sont logés dans les villages et les villes. Au cours de l'année, le FISE a mis à exécution un
204 réfugiés recevaient ou avaient terminé leur 147 en 1953.
formation dans des branches paramédicales, contre
programme visant à procurer des fournitures médicales et sanitaires pour un montant de $680 000.
MOTHERCRA,FT BABYS WEIGHT
HYGIÈNE DE LA MATERNITÉ ET DE L'ENFANCE
Au Centre Ram Chand Lohia à New Delhi, une élève explique l'utilisation du
tableau
de
pesées
du
Au Centre de protection maternelle et infantile de Beyrouth, une élève observe l'instructeur qui prend
nourrisson.
la tension d'une femme enceinte.
A l'aide d'une poupée, cette élève du Centre de New -Delhi montre
comment on doit s'occuper d'un nouveau -né.
Ces réfugiées palestiniennes apprennent à confectionner des vêtements
d'enfant dans l'une des maternités de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies, dont le pro-
gramme sanitaire est placé sous la direction technique de l'OMS. Une infirmière sage -femme et une élève sage -femme d'un centre thaïlandais administrent des soins après un accouchement difficile.
Au Centre Ram Chand Lohia, une élève donne des notions simples d'hygiène alimentaire à un groupe de mères, pendant que les enfants boivent leur ration quotidienne de lait.
LUTTE CONTRE LE PIAN
AU LAOS ET EN MALAISIE
Au Laos, une équipe traverse une rivière sur un bac de fortune avec son équipement et ses véhicules.
Le chef de district et des membres de l'équipe de l'OMS discutent des opérations à entreprendre dans la région de Chamoung, au Laos.
Une équipe partant pour un village reculé de Malaisie quitte la grand -route et aborde l'étape difficile de son voyage.
A l'arrivée d'une équipe de l'OMS, l'instituteur d'un village de Malaisie demande à ses élèves de prêter leur aide.
Le chef de l'équipe de l'OMS et son collègue laotien examinent les enfants et font devant leurs aides une démonstration des méthodes de diagnostic et de traitement.
Le chef d'équipe laotien fait une injection à une jeune malade.
ASSAINISSEMENT
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A gauche - des cours et une ruelle à Yunnawa, en Thaïlande. Les dangers pour la santé sont manifestes. On voit la difficulté que présente l'enlèvement des ordures.
Ci- dessus - un expert de l'OMS, accompagné de stagiaires thaïs, fait une tournée d'inspection.
Ci- dessous - cette maison, située dans le même quartier, montre ce qu'il est possible de réaliser avec des moyens relativement simples et un peu de peine.
CHAPITRE 3
ASSAINISSEMENT Par la résolution WHA7.53, la Septième Assemblée Mondiale de la Santé a demandé que l'OMS établisse des directives plus précises en matière d'assainisse-
ment et encourage les Etats Membres à donner à cet ordre d'activité, dans leurs programmes sanitaires,
l'OMS s'efforce d'encourager l'extension de l'enseignement donné sur les questions d'assainissement dans les écoles de médecine. Le Bureau régional de l'Europe s'est particulièrement occupé de ce problème et on trouvera à la page 92 des informations détaillées sur son programme de formation professionnelle.
l'importance qui lui est due. Parmi les problèmes généraux qui doivent retenir l'attention dans ce
pratique et sûre, dans les collectivités et - ce qui
domaine, il y a lieu de mentionner : 1) L'évacuation des eaux usées, excreta et ordures, d'une manière
Les progrès réalisés dans l'exécution des projets d'assainissement bénéficiant de l'aide du FISE et auxquels l'OMS collabore sur le plan technique constituent l'un des résultats les plus satisfaisants de l'année. L'on se souviendra qu'en 1953 le Conseil
est plus urgent encore - dans les habitations rurales ; 2) l'amélioration de la distribution d'eau de boisson de bonne qualité ; 3) l'approvisionnement en lait pur et autres aliments non contaminés, ce qui suppose l'adoption de mesures d'hygiène dans la production, l'emmagasinage, le traitement, la préparation et l'utilisation de ces aliments ; 4) la lutte contre les agents vecteurs des maladies, et les normes applicables aux insecticides, rodenticides et molluscocides, ainsi
d'administration du FISE, sur la recommandation du Comité mixte des Directives sanitaires, avait accepté que le FISE entreprenne une action en faveur de l'assainissement puisqu'il pourrait ainsi contribuer
que la manipulation, l'emploi de ces produits et le matériel requis ou les méthodes à suivre ; 5) les problèmes sanitaires que posent les habitations ainsi que
directement à la protection des enfants. L'assainissement fait partie des projets entrepris ou organisés avec l'aide des deux organisations en Colombie, au Pérou, en Birmanie et à Ceylan. Les projets d'assainissement rural comportent des mesures relatives aux
eaux de boisson et à l'évacuation hygiénique des excreta et des matières usées ; ils prévoient en outre
les mesures d'urbanisme et d'aménagement rural ; et 6) la protection des travailleurs industriels et de l'atmosphère ou les milieux insalubres. Par la résolution EB14R.21, le Conseil Exécutif a appelé l'attention sur l'importance de l'approvisionnement en eau salubre et de l'évacuation des matières usées, et a prié le Directeur général d'étudier, avec l'aide des organisations régionales, les moyens qui pourraient être employés pour stimuler une action locale dans ce domaine. L'étude a été soumise au Conseil Exécutif lors de sa quinzième session.
des mesures d'éducation sanitaire de la population
la population en général contre la pollution de
ainsi que la formation de diverses catégories de personnel.
La nécessité d'améliorer les conditions sanitaires en milieu rural a été soulignée aussi bien par l'Assem-
blée de la Santé que par le Conseil Exécutif ; les discussions techniques qui eurent lieu lors de la Septième Assemblée Mondiale de la Santé furent consacrées en partie à cette question. L'OMS est venue directement en aide aux gouvernements pour la préparation et l'avancement de projets d'assainissement rural. Elle a préparé également, sous forme de projets, des manuels sur l'approvisionnement en eau de boisson et sur l'évacuation des excreta dans les campagnes. Ces manuels feront ressortir les principes fondamentaux d'ordre technique et adminis-
d'assainissement. Elle a donné aux pays des avis consultatifs et elle a collaboré avec l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et d'autres organisations s'intéressant aux questions spéciaux de la santé publique, notamment dans la lutte contre les maladies transmissibles et l'organisation de services de la santé publique. Le manque de personnel compétent en matière d'assainissement reste un problème qu'il serait
En 1954, l'OMS a continué son programme
tratif et montreront, par des exemples concrets,
sanitaires internationales ; l'assainissement est devenu partie intégrante de son action dans certains domaines
comment ces principes peuvent être appliqués dans diverses conditions. Un manuel analogue, également en préparation, traite des problèmes théoriques et pratiques se rapportant à la production et à l'utilisation des composts et fournit à ce sujet des indications d'ordre sanitaire et
urgent de résoudre. C'est pourquoi la formation d'ingénieurs sanitaires et d'autres spécialistes a retenu particulièrement l'attention : on recrute actuel-
économique. Le texte a été établi en collaboration avec la FAO et sera soumis sous forme de projet aux
lement deux instructeurs qui seront chargés d'organiser des cours de génie sanitaire en Egypte et dans l'Inde ; d'autre part, des colloques sur le génie sani-
experts dans de nombreuses régions du monde. L'OMS a continué l'enquête commencée en 1953 sur les méthodes couramment appliquées dans le
monde pour analyser l'eau et sur les normes de et onze pays ont été groupées, analysées et distri-
taire ont eu lieu, durant l'année, en Amérique du Sud et en Amérique centrale (voir page 71) et
qualité de l'eau de boisson. Cette enquête a suscité un vif intérêt. Les informations fournies par soixante
- 31 -
32
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
buées par les bureaux régionaux pour servir de base de discussion à des groupes de travail. Une première réunion s'est déjà tenue dans la Région européenne, et des réunions analogues auront lieu également en 1955 dans d'autres Régions. Il est envisagé de convo-
lesquelles remontent à 1953, ont déjà permis d'établir
qu'il existe des souches résistantes en Egypte, en Ethiopie et dans l'Afrique du Sud. Les trousses spéciales dont il a été fait mention dans le Rapport annuel de 1953 sont déjà parvenues à quarante -six
quer, après les discussions régionales, un groupe d'experts qui étudiera la question sur le plan mon-
pays. Le Comité d'experts des Insecticides, qui a tenu sa cinquième session à Caracas (Venezuela) en septembre, a pour la première fois inclus dans son
dial. Il y a lieu d'espérer que l'élaboration et la
diffusion d'un ensemble de critères réalistes et pratiques relatifs à la qualité de l'eau, accompagnés de méthodes uniformes pour les analyses de laboratoire, faciliteront l'acceptation générale de ces normes.
L'action en faveur de la salubrité du lait s'est poursuivie durant l'année, notamment grâce à la collaboration, au sein d'un groupe de travail inter organisations, des secrétariats de la FAO, du FISE et de l'OMS. Pour établir une réglementation applicable au lait et aux produits laitiers, certains pays se sont autrefois inspirés fréquemment de lois modèles rédigées à l'intention de pays plus évolués du point de vue de la technologie laitière. Il en est résulté de grandes difficultés dans l'application des règles édictées ; c'est pourquoi la FAO, le FISE et l'OMS unissent leurs efforts pour mettre au point des principes dans lesquels les pays trouveront une
rapport des normes applicables à une poudre pour pulvérisations sèches à usage médical, susceptible d'être employée contre les poux devenus résistants aux hydrocarbures chlorés. Au cours de l'année, il a été procédé, en Egypte, en Iran et en Israël, ainsi que dans les camps administrés par l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient, à des études sur les points suivants :
base sûre pour établir une législation sur le lait
qui réponde à leur situation spéciale. L'OMS a en outre chargé un consultant, versé dans ce genre de législation, de donner des avis aux autorités sanitaires
mesures prises pour combattre les insectes, coordination de l'activité de l'OMS avec celle de divers instituts de recherches et de formation professionnelle en entomologie, utilisation de substances et de matériel nouveaux et application de méthodes modernes. Ces études ont été faites par des membres du personnel du Siège et du Bureau régional de la Méditerranée orientale. L'OMS a continué à s'occuper des problèmes que pose l'hygiène de l'habitation, en se faisant représenter à des réunions et en préparant des documents
de deux pays de l'Asie du Sud -Est et de collaborer à l'exécution du programme régional. D'autre part, la collaboration inter -organisations a permis d'ouvrir à Bombay, sous les auspices de la FAO et du Gouver-
techniques à l'intention des commissions économiques des Nations Unies.
nement de l'Inde et avec la participation du FISE et de l'OMS, un cours sur les problèmes du lait dans
collabore étroitement avec l'OIT, qui a établi de longue date un programme d'amélioration des
Dans le domaine de l'hygiène industrielle, l'OMS
les régions tropicales et d'apporter au Gouvernement de l'Egypte une aide en vue du développement de son industrie laitière. Afin d'enrayer la propagation de certaines maladies transmises par des vecteurs, l'OMS s'est employée activement à organiser la lutte contre ces derniers.
conditions sanitaires dans l'industrie (voir également page 27). Elle a également apporté son concours en vue de la réunion d'un comité d'experts en matière de transport des marchandises dangereuses, créé par la Commission des Transports et des Communications du Conseil Economique et Social. En continuant à aider les gouvernements à orga-
Les spécialistes inscrits au Tableau d'experts des Insecticides ont collaboré à bien des titres à cette activité : ils ont entrepris des recherches, dressé le bilan des projets exécutés, donné des avis scientifiques et contribué constamment à faire progresser les opérations : c'est là un excellent exemple de la façon dont la science des spécialistes du monde entier
niser et à créer des services d'assainissement en milieu urbain et rural et à incorporer ces services dans les activités de leur administration sanitaire en voie d'expansion, l'OMS espère avancer grandement les fins qu'elle se propose. Les besoins urgents de toutes les Régions en matière d'assainissement sont examinés dans la Partie II du présent rapport. Du personnel qualifié et expérimenté peut grandement contribuer à améliorer l'assainissement dans les pays, ainsi que le prouve l'influence exercée par un seul consultant sur des programmes nationaux. Cette influence s'est manifestée particulièrement en Birmanie, à Ceylan et en Indonésie, où les gouverne-
peut être mise à profit pour l'exécution des pro-
grammes de l'OMS. Certaines études ont porté spécifiquement sur des questions telles que la résistance
des poux au DDT et à d'autres insecticides,
la
toxicité de ces produits pour l'homme et les effets que l'emmagasinage des insecticides dans des régions
tropicales peut avoir sur les caractéristiques physiques de ces préparations. Le développement et le perfectionnement du matériel utilisé pour la dispersion ou l'application des insecticides et molluscocides sur le terrain ont donné lieu également à de nombreux travaux. Les recherches entreprises sur la résistance
ments, sur la recommandation d'un conseiller du Siège, vont établir en 1955 de vastes projets pour l'organisation de services et de programmes d'assainissement. L'OMS prête son concours pour la réali-
sation, dans le Bornéo du Nord et à Taiwan, de programmes analogues, également suggérés par des consultants.
des poux au DDT et à certains autres insecticides,
CHAPITRE 4
ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE L'exécution du programme d'enseignement et de formation professionnelle s'est poursuivie conformément aux directives tracées par le Conseil Exécutif dans l'étude qu'il a consacrée à la question et qui a été examinée par l'Assemblée de la Santé en 1953. L'activité de l'OMS dans ce domaine a présenté deux aspects essentiels : elle a, d'une part, aidé les gouvernements à résoudre leurs problèmes de formation professionnelle et, d'autre part, encouragé l'application, dans l'enseignement, de certains principes qui se sont dégagés d'études faites sur le plan international ou qui correspondent à des tendances nouvelles et à des expériences récentes. L'Organisation s'est attachée comme par le passé à renforcer les établissements d'enseignement nationaux : attribution de bourses d'études, encouragement aux échanges d'informations, envoi de personnel enseignant, de fournitures et de matériel d'enseignement, et avis d'experts sont autant de moyens qu'elle utilise à cet effet et qui sont analysés en détail ci- après. Dans presque toutes les Régions, des écoles de médecine, des écoles d'infirmières, des écoles de santé publique et d'autres établissements de formation professionnelle de personnel sanitaire ont bénéficié de cette assistance. L'OMS a également prêté son appui à des institutions ou à des cours organisés ou subventionnés conjointement par plusieurs pays, tels que l'école supérieure régionale d'infirmières
en Egypte, le Centre interaméricain de Biostatistique au Chili, les cours de formation professionnelle en hygiène publique dans les pays scandinaves. L'assistance s'est étendue, d'autre part, à des cours internationaux sur la santé de l'enfant, les statistiques sanitaires, l'assainissement, l'anesthésiologie, les soins infirmiers et
l'éducation sanitaire, ainsi qu'à certains cours nationaux. Une autre forme d'action a consisté à organiser sur le plan international, notamment dans la Région de l'Europe, des colloques et des conférences qui ont permis à des experts de confronter leurs expériences. En 1954, quelque deux cents projets - soit environ 40 % du total de ceux qui ont bénéficié de l'aide de l'OMS pendant l'année - avaient pour objectif essentiel la formation professionnelle (voir liste des projets dans la Partie IV). Ce chiffre ne tient pas compte des projets
se rapportant principalement à un autre ordre d'activité, mais pour lesquels l'OMS a prêté assistance sous forme de bourses d'études ; seuls y sont compris les projets de formation professionnelle proprement dits. Les projets de cet ordre mis en oeuvre dans la Région de la Méditerranée orientale représentaient 25 % environ
du total ; dans l'Asie du Sud -Est 40 %, en Europe plus de 50 %, tandis que dans les autres Régions elle variait de 25 à 35 %. Afin d'analyser les tendances observées dans le domaine de l'enseignement et d'en dégager des principes généraux, les comités d'experts de l'OMS étudient depuis plusieurs années la formation des médecins, des infirmières et des ingénieurs sanitaires, ainsi que les problèmes posés par la préparation à diverses activités plus spécialisées rentrant dans ces trois grandes catégories. En novembre 1954 s'est réuni un comité d'experts pour la formation des sages- femmes (voir page 25) ; d'autre part, le rapport du Comité d'experts de l'Education sanitaire de la Population a été publié.1 Deux études ont progressé : l'une, sur l'enseignement de la pédiatrie, menée conjointement par l'OMS et l'Association internationale de Pédiatrie et dont la partie relative à l'Europe sera probablement terminée en 1955 ; l'autre, qui est l'aboutissement de deux conférences organisées en 1952 et en 1953, sur l'enseignement de la médecine préventive, de l'hygiène et de la santé publique. L'OMS a procédé, à titre officieux, à des échanges de vues avec l'Association médicale mondiale au sujet de sa participation éventuelle à la deuxième conférence mondiale sur l'enseignement de la médecine, qui aura lieu en 1959 sous les auspices de cette association et au cours de laquelle seront étudiés certains problèmes relatifs à l'enseignement postuniversitaire. Mettant à profit l'expérience et les connaissances acquises au cours d'études d'ordre international et d'une collaboration directe avec les gouvernements pour la solution de leurs problèmes spéciaux d'enseignement, l'OMS entreprend une enquête sur l'enseignement de la médecine à l'échelon régional, dont les résultats doivent lui permettre de présenter des suggestions en vue de développements futurs. Son choix s'est porté d'abord sur la Région de l'Asie du Sud -Est, en raison de l'intérêt que celle -ci a manifesté pour la question et de la documentation déjà rassemblée. Un résumé des résultats de l'enquête sur l'enseignement de la médecine dans cette Région, dont les détails sont donnés à la page 35, a été discuté en septembre par le Comité régional, qui a adopté une résolution reconnaissant et définissant les besoins urgents de la Région en matière de formation professionnelle et recommandant les mesures qui devraient être prises par l'OMS et par les Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1954, 89
-- 33 --
34
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
gouvernements intéressés pour faire face à ces besoins. Les études séparées sur l'enseignement de la médecine dans les divers pays de la Région, qui sont jointes au compte rendu des résultats de l'enquête, sont communiquées aux gouvernements, institutions et personnalités intéressés dans l'espoir qu'elles leur seront utiles pour faire
le point des problèmes qui se posent dans leurs pays respectifs et qu'elles serviront de base à une action concertée en vue de développer l'enseignement de la médecine. Si la méthode des plans à long terme donne les résultats attendus, elle pourra être appliquée dans d'autres Régions avec l'aide des gouvernements et des autres institutions intéressées.
Le programme de bourses d'études Depuis l'année 1947, qui marque le début du programme, l'OMS a attribué au total 4416 bourses d'études, dont 667 pendant l'année 1954 (voir détails à l'annexe 11). On s'est efforcé encore de placer une forte proportion des boursiers dans leur propre Région. En 1954, les bourses d'études régionales ont représenté 68 % du nombre total de bourses attribuées, contre 55 % seulement pour la période 1947 -1951. C'est grâce à une utilisation plus méthodique des ressources
tion de la santé publique (17 %), assainissement (7 %), soins infirmiers (7 %), hygiène de la maternité et de l'enfance (7 %), autres services sanitaires plus
spécialisés (16 %), lutte contre les maladies transmissibles (33 %). Les autres, soit 13 %, ont étudié la médecine, les sciences médicales fondamentales et divers aspects de la médecine clinique. Afin de faciliter la tâche du personnel des bureaux régionaux appelé à aider le candidat et l'administra-
existantes et à la création de cours nouveaux, dont certains de caractère permanent, que cette proportion a pu être ainsi augmentée. En dehors de l'économie
tion dont il relève à choisir le lieu des études du futur boursier, il a été établi un répertoire des établissements d'enseignement et cours de formation
manifeste de frais de voyage qu'elles comportent, les bourses régionales présentent l'avantage de permettre aux boursiers de faire leurs études dans des conditions analogues à celles qui règnent dans leur propre pays et d'adapter plus aisément les connaissances qu'ils acquièrent au milieu dans lequel ils sont destinés à vivre. Parmi les bourses attribuées en 1954, 144 (soit 22 %)
professionnelle utilisés par 1100 boursiers pendant la période 1951/1952. Ce répertoire est complété par des renseignements mis à jour au fur et à mesure que les informations parviennent au Siège central ou aux bureaux régionaux. Il a été entrepris une revision de diverses pratiques qui n'ont pas donné entière satisfaction, telles que : la fixation de délais pour la remise des demandes de
bourses d'études, calculés en fonction du temps
rentraient dans les 14 programmes de formation collective (cours, etc.) organisés par l'OMS ou bénéficiant de son appui. Ces chiffres ne comprennent
nécessaire à l'établissement des plans et aux travaux préparatoires ; les épreuves que doivent subir les candidats pour justifier de leur connaissance de la
ni les 13 réunions d'étude, où il n'était pas établi de distinction de principe entre maîtres et élèves, ni les 308 participants à des réunions de cet ordre, ni enfin les 5 cours nationaux organisés avec l'aide de l'OMS, en application de la résolution WHA6.35, et qui ont été suivis par 79 nationaux dont l'entretien et les déplacements étaient à la charge de l'OMS. Ces bourses spéciales accordées en vue d'une participation à des cours nationaux existent depuis 1951
langue du pays où ils se proposent de poursuivre leurs études ; les arrangements concernant les visites
aux boursiers au cours de leurs études. La présentation des demandes de bourses en temps
utile a eu pour effet de faciliter les entrevues avec les candidats et l'examen détaillé, avec ces derniers, des plans relatifs à leurs travaux futurs. Des dispositions plus satisfaisantes sont prises également en
et ont été instituées pour la première fois dans le programme approuvé par la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé.' Des boursiers de l'OMS ont fait des études dans 72 pays, les quatre cinquièmes environ d'entre eux ayant été placés dans les dix -sept pays suivants : Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord, France, Etats -Unis d'Amérique, Suède, Pays Bas, Danemark, Chili, Suisse, Egypte, Norvège,
ce qui concerne les visites faites aux boursiers au
cours de leur stage à l'étranger - notamment à ceux qui poursuivent de longues études en un même endroit - pour aplanir toutes difficultés éventuelles et réadapter si besoin est les programmes d'études.
Jusqu'ici, il n'avait pas été possible d'ériger cette pratique en système et la responsabilité de telles initiatives était parfois assumée par un membre de l'administration sanitaire nationale du pays où avaient lieu les études. Toutefois, en 1954, le Bureau régional pour les Amériques et la Foreign Operations
Inde, Turquie, Italie, République fédérale d'Allemagne, Finlande, Liban, Canada. La plupart des boursiers de 1954 ont fait des études relatives à l'organisation des services de santé publique et autres services apparentés : administraActes off. Org. mond. Santé, 23, 162 -163
Administration (FOA) - qui a entrepris un vaste programme de bourses d'études - ont accepté de prendre conjointement des mesures afin que le plus grand nombre possible de leurs boursiers reçoivent institution.
la visite de représentants de l'une ou de l'autre
ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE
35
Il est extrêmement difficile, comme on l'a déjà souligné, de déterminer avec quelque précision la valeur des bourses d'études. Les institutions spécialisées des Nations Unies coopèrent pour essayer d'établir des critères satisfaisants permettant d'apprécier le succès d'une bourse. En 1953, l'OMS a entrepris une première étude expérimentale pour évaluer les résultats des bourses attribuées de 1947 à 1949.1 Une évaluation de ce genre ne peut avoir lieu qu'après un certain laps de temps, car elle a pour base deux rapports annuels du boursier sur son activité dans son propre pays et un rapport du gouvernement, envoyé deux ans après le retour du boursier, sur les services rendus par ce dernier. En 1954, un nouvel effort d'évaluation a été tenté. Les rapports réglementaires ont été remis et d'autres
universitaires, ont déclaré qu'une année d'études méthodiques sur la santé publique, par exemple, avait suffi pour orienter de façon décisive leur carrière. Des organisateurs et des chercheurs ont indiqué que les contacts qu'ils avaient pu établir au cours de leurs études de boursiers avec des personnes d'autres nationalités les avaient amenés à concevoir leur travail sous un angle plus large. Certains boursiers ont fait l'apprentissage d'un grand nombre de techniques nouvelles, ont pu se spécia-
liser - souvent pour la première fois - dans leur
pays, ont formé du personnel capable de reprendre à leur compte le travail entrepris par des spécialistes étrangers et, dans certains cas, ont pu même exercer une influence sur la législation sanitaire de leur pays. Le nombre de bourses qui peuvent être considérées comme ayant été vraiment inutiles est relativement
données ont été rassemblées et analysées par les
bureaux régionaux ; avec la collaboration des admi-
peu élevé. La plupart des boursiers de l'OMS sont des médecins, des infirmières ou des techniciens sanitaires qui, par leurs longues études et leur
nistrations sanitaires nationales, un consultant du
Siège a eu une entrevue avec environ six cents boursiers
appartenant à onze pays différents :
Autriche, Egypte, Finlande, Grèce, Israël, Italie, Liban, Norvège, Suède, Syrie et Yougoslavie. Un rapport détaillé, fondé sur les renseignements recueillis, est en préparation. D'une manière générale,
les conclusions s'écartent peu de celles de l'étude préliminaire. Les résultats des bourses que l'on peut
vocation professionnelle, ont déjà subi en quelque sorte une sélection préalable, et un grand nombre d'entre eux ont déjà accompli une longue carrière. Seul un petit nombre des bourses d'études considérées comme infructueuses pour des raisons de force majeure - décès, maladie, bouleversements
qualifier de fructueuses sont très variés. Certains boursiers reconnaissent avoir acquis la majeure
politiques, etc., ou incompatibilité personnelle aurait pu être éliminé par une sélection et un examen médical plus poussés. On a constaté que les gouver-
partie de leurs connaissances spéciales au cours de leurs études à l'étranger. D'autres, sensiblement plus jeunes, qui ont bénéficié de bourses d'études post-
nements ont plus de chances d'utiliser les boursiers avec profit à leur retour lorsque la bourse d'études
fait partie d'un programme conçu spécialement pour développer certains services de santé publique.
Echange d'informations scientifiques L'échange d'informations scientifiques joue un rôle de premier plan dans la plupart des activités techniques de l'OMS. Corollaire naturel des contacts
des missions d'enseignement médical ont été organisés pour développer, au moyen de contacts per-
scientifiques que l'Organisation établit sur le plan international dans l'exercice de ses attributions, il revêt une importance particulière lorsqu'il s'inscrit dans le cadre de projets spéciaux, tels que les réunions
sonnels parmi les membres du corps enseignant universitaire et les chercheurs, les échanges d'informations sur les sciences médicales fondamentales, les disciplines cliniques, la médecine préventive, l'assistance médico- sociale et les services spécialisés
scientifiques organisées en nombre croissant pour l'étude des sujets les plus divers. Le but essentiel de cet échange peut varier suivant les cas. Il s'agit tantôt d'accroître la diffusion des connaissances acquises, tantôt d'apporter certaines améliorations dans les services de santé publique et dans les soins aux malades. L'échange d'informations scientifiques peut être enfin un auxiliaire précieux de l'enseignement médical, et comme tel contribuer à élever le
de santé publique. Des rapports détaillés sur ces
activités, établis par des consultants et des membres du personnel, ont permis d'accumuler une importante documentation sur de nombreux aspects de l'ensei-
gnement de la médecine dans diverses parties du monde et, en particulier, dans la Région de l'Asie du Sud -Est. En 1954, cette documentation a fourni la
niveau du personnel enseignant des universités. C'est ce dernier aspect que nous examinerons ici.
base d'une étude analytique très complète sur l'enseignement de la médecine dans cette Région. Une telle étude a été entreprise pour aider à pallier la pénurie de personnel médical qui paraît être l'un des principaux obstacles - sinon le plus sérieux à la mise en oeuvre, dans la Région, de programmes sanitaires urgents et par ailleurs réalisables. Les écoles de médecine étant l'unique pépinière de per-
Entre 1950 et 1953, des colloques, des symposiums, Santé, 51, 38.
1 Voir Rapport annuel pour 1953, Actes of Org. mond.
36
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
personnel médical expérimenté, les divers problèmes
de ces écoles sont examinés en fonction du programme national à long terme de santé publique. Ainsi, la pénurie de personnel enseignant, notamment pour les sciences médicales fondamentales, apparaît
ment à la recherche et le développement de cette activité sont devenus une préoccupation croissante dans les programmes d'enseignement. L'OMS, qui a abordé ce problème dans le programme des missions médicales et dans l'étude dont il a été question plus haut, a aidé en outre le Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales (voir ci- après) à organiser à Londres, au mois d'octobre, une première conférence internationale des conseils nationaux de recherche. Le rapport de la conférence utiliser les chercheurs se révélera, lorsqu'il sera
comme un problème d'une importance et d'une urgence beaucoup plus grandes qu'on ne l'admet généralement. L'attention des gouvernements est appelée sur le fait que si l'on n'augmente pas l'effectif de ce personnel il ne sera pas possible d'accroître la capacité des écoles de médecine existantes et le nombre des médecins qu'elles peuvent former, ni de fonder de nouvelles écoles ; la solution quanti-
sur les méthodes à suivre pour choisir, former et
tative du problème du recrutement de personnel médical se heurtera donc toujours à des difficultés insurmontables.
publié, d'une grande utilité pratique pour tous les pays.
Avec le même objectif en vue, l'OMS a également
L'aspect qualitatif de ce problème a également retenu l'attention, l'enseignement de la médecine et la formation professionnelle du futur médecin devant être adaptés aux exigences spéciales du pays. On estime que, pour répondre le mieux aux besoins de l'Asie du Sud -Est, l'enseignement médical devrait être fortement axé sur l'action préventive. On fait valoir à ce propos que, dans toute partie du monde où la santé des populations est encore exposée aux risques les plus élémentaires, une amélioration des soins donnés aux individus ne saurait suffire à elle seule pour relever de façon appréciable le niveau sanitaire général. Ce qui importe c'est d'imprimer
établi un nouveau programme d'échange de chercheurs. Trois projets distincts ont été mis en oeuvre dans le cadre de ce programme. Le premier de ces projets a été mené à bonne fin ; il visait à éclaircir certaines notions fondamentales de la pathologie du trachome qui sont sujettes à controverse. Comme il est indiqué au chapitre 1, page 15, des spécialistes
venus de l'Egypte, de l'Iran, du Japon, du Maroc (zone française) et de la Tunisie ont participé aux
travaux ; ils se sont rendu réciproquement visite dans
une nouvelle orientation à l'enseignement donné dans les écoles de médecine et de remanier les programmes d'études ; des modifications s'imposent
tant dans le domaine technique que dans celui de l'organisation. L'étude passe en revue les questions d'ordre social, économique aussi bien que professionnel que soulèveraient de telles modifications et contient des recommandations détaillées sur ce qui, de l'avis des auteurs, serait un moyen pratique de surmonter les difficultés d'ordre administratif et de réaliser les réformes suggérées.
leurs laboratoires, ils ont étudié la documentation existante, inspecté en commun, dans leurs régions respectives, les lieux où des campagnes contre le trachome étaient en cours, et déposé des rapports sur les résultats de leur enquête. Un deuxième projet inscrit au même programme a pour but une étude comparative des méthodes et des résultats des recherches sur le cancer du foie en Afrique ; ces recherches sont menées simultanément,
sans pour autant être coordonnées, à l'Institut des
Hautes Etudes de Dakar (Ecole préparatoire de Médecine et de Pharmacie) et à l'Université du Witwatersrand à Johannesburg. Enfin le troisième projet, entrepris en collaboration par les Instituts Pasteur de Tunis et d'Addis -Abéba, vise à déterminer en Ethiopie l'importance du réser-
A cette analyse de caractère général s'ajouteront des études détaillées sur les différents pays. L'étude sur la Birmanie a été terminée en 1954 et celle qui concerne l'Indonésie est presque achevée. Ces études
voir de virus de la fièvre récurrente, qui jouerait un rôle décisif dans l'épidémiologie de cette maladie.
spéciales proposent des programmes d'enseigne-
Les résultats de l'étude seront communiqués aux autres savants intéressés dans tous les pays du monde afin que puissent s'instituer des échanges de vues et d'observations. Les grands congrès des sciences médicales consti-
ment médical qui s'étendent sur cinq à dix années et dont l'exécution pourrait être assurée conjointement par les gouvernements et toutes les institutions étrangères et internationales s'intéressant à l'enseignement de la médecine. A cet égard, l'étude analytique devrait faciliter grandement l'élaboration des programmes. La majeure partie des recherches médicales s'effectue dans les universités où elles sont indissolublement liées à l'enseignement ; si l'on ne pourvoit
tuent un des principaux et classiques moyens d'échange d'informations scientifiques. L'OMS leur a toujours donné son appui, en patronnant le Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales (CIOMS), en collaborant étroitement avec lui et en lui accordant une subvention annuelle. Bien que
pas aux moyens nécessaires pour les poursuivre,
l'enseignement dispensé par ces écoles de médecine ne pourra jamais atteindre le niveau universitaire, en particulier dans les pays qui, jusqu'ici, n'ont pas eu à compter uniquement sur leurs propres ressources en matière de recherche. C'est pourquoi l'encourage-
les efforts du CIOMS pour coordonner les dates, lieux de réunion et thèmes de discussion de ces congrès n'aient rencontré jusqu'ici qu'un succès très limité, certains progrès ont été réalisés dans les
techniques des congrès et dans l'organisation des symposiums scientifiques qui s'y rattachent ; le
symposium sur le glaucome, qui s'est tenu en sep-
ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE
37
tembre, à l'occasion du XVIIe Congrès international d'Ophtalmologie, en est l'exemple le plus récent. L'OMS a participé activement au Congrès international de Gynécologie et d'Obstétrique, en juillet,
Avec l'aide de l'OMS, un service de microfilms est établi pour la Région de la Méditerranée orientale
à la Bibliothèque de l'Université américaine de
Beyrouth. Il s'agit, en l'espèce, d'un genre de projet
car, pour la première fois, un congrès consacrait entièrement ses travaux à l'aspect préventif d'un sujet clinique d'intérêt majeur. Cette collaboration a été facilitée par le fait que le congrès s'est réuni à Genève. Une séance spéciale, organisée par l'OMS au Palais des Nations, a réuni un millier de médecins accoucheurs et de gynécologues de toutes les parties du monde. Des membres du personnel de l'OMS ont
inauguré en 1949 et en 1950 pour certains pays Prague,' dont l'intérêt a été reconnu et l'extension recommandée par le Comité d'experts pour la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire, lors de sa première session.a Une équipe restreinte de spécialistes des sciences médicales devait visiter, au cours de l'année, l'Université de Damas en Syrie, pour montrer comment l'enseignement des aspects préventifs des questions
d'Europe à la Bibliothèque de l'Université Karlovy, à
donné lecture d'exposés sur le principal thème de discussion et ont aidé à organiser un symposium sur
l'organisation et l'enseignement de la prophylaxie en gynécologie et obstétrique, auquel ont pris part quelque soixante -dix professeurs.
cliniques peut être introduit dans les programmes d'études de médecine. Cette visite a été annulée pour des raisons indépendantes de l'Organisation.
Aide aux établissements d'enseignement : Envoi de personnel enseignant et autres formes d'assistance de courte durée, les livraisons de matériel et de L'envoi de personnel enseignant pour des périodes étape d'un plan de longue haleine soigneusement mis au point. Si les gouvernements et les établissements
fournitures et les avis donnés sur divers aspects de l'enseignement de la médecine ont constitué une
d'enseignement se préoccupaient de préparer les futurs professeurs, dès le début de leur carrière universitaire, à la tâche dont ils devront s'acquitter, ils contribueraient à développer l'enseignement de la médecine dont la nécessité se fait sentir aujourd'hui dans de nombreux pays. Etant donné l'influence de l'instruction générale sur la formation professionnelle, l'action de longue haleine qui doit être entreprise pour favoriser ce développement appelle une collaboration avec les autorités nationales de l'enseignement et avec les services d'éducation de l'UNESCO. Pour des raisons évidentes, les professeurs chargés de mission par l'OMS devraient pouvoir être nom-
partie importante du programme d'aide aux établissements d'enseignement adopté par l'OMS. Ces établissements, dont le nombre ne cesse de croître, cherchent à se documenter sur les programmes d'études, les méthodes d'enseignement et sur entrepris de dresser le bilan de l'expérience acquise en ce domaine ; dans l'espoir d'améliorer ses services consultatifs, elle a essayé de déterminer les facteurs
l'organisation administrative. En 1954, l'OMS a
qui jouent un rôle dans le rythme et l'orientation du développement des écoles de médecine.
Le but principal de l'Organisation, lorsqu'elle
envoie un professeur en mission dans un établissement d'enseignement, n'a pas varié : celui -ci a pour tâche de recruter et former sur place un personnel enseignant (un professeur, des instructeurs) qui
més pour une durée d'au moins deux ans. Or, il a
soit capable de lui succéder à la tête du service dans certains cas où la formation donnée par le
été difficile de trouver des candidats remplissant les conditions requises et pouvant interrompre leur carrière pour une aussi longue période. Rares sont
les gouvernements et les établissements des pays avancés qui ont pu jusqu'ici prendre les dispositions nécessaires pour permettre à leurs meilleurs éléments de s'expatrier pendant un an ou deux, sans que leur carrière ait à en pâtir. Malgré ces difficultés, il se constitue une liste de personnes à la fois suffisamment qualifiées et disposées à accepter des postes à l'étranger. Pour s'acquitter de cette tâche, l'OMS est restée en liaison avec l'UNESCO, chacune des deux organisations mettant à la disposition de l'autre sa liste de candidats. Au cours de l'année 1954, une trentaine de pro1 Voir Actes o ff. Org. mond. Santé, 24, 40 ; 30, 112. 2 Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 1950, 22, 17.
dont il assumait la direction et d'enseigner le sujet qui constituait sa spécialité. Ce résultat a été obtenu professeur en mission a été complétée par l'attribution de bourses aux candidats locaux afin de leur permettre de faire des études supérieures à l'étranger. On a constaté néanmoins qu'une période de deux ou même de trois ans ne suffisait pas au professeur
étranger pour former un successeur capable de remplir de façon satisfaisante les fonctions qui incombent à un chef de service en matière d'enseignement, de recherche et d'administration. On estime
maintenant que cette forme d'assistance extérieure doit constituer non pas la première, mais la dernière
38
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
fesseurs fournis par l'OMS enseignaient dans des écoles de médecine de nombreux pays. Sept d'entre eux ont assumé leurs fonctions au cours de l'année :
l'un en Afghanistan (physiologie), un autre en Birmanie (formation de personnel auxiliaire), deux
en Ethiopie (formation de personnel auxiliaire et assainissement), deux dans l'Inde (hygiène de la maternité et de l'enfance et médecine sociale) et un en Indonésie (pédiatrie). Parmi les huit professeurs
vices de santé publique assurés par un personnel pleinement qualifié a été soulignée au cours des années précédentes. L'OMS a continué à étudier la question. L'Organisation des Nations Unies a convoqué à Genève, au mois de juillet, une réunion inter -organisations pour étudier l'utilisation, les fonctions, les responsabilités et la formation du personnel auxiliaire et des travailleurs sociaux dans divers domaines techniques. Au cours de cette réunion, il a été formulé un certain nombre de principes qui aideront peut -être les gouvernements à prendre les dispositions nécessaires pour répondre à leurs
qui ont terminé leur mission au cours de l'année figurait le recteur d'une école de médecine de Trivandrum (Inde). Lorsqu'il a quitté le pays après deux années d'enseignement, le développement de l'école se poursuivait de façon satisfaisante, selon
les voies qu'il avait tracées en collaboration avec ses
collègues locaux. Les six autres qui ont mené à
besoins à cet égard. Afin d'encourager une étude plus approfondie et plus poussée de la question du personnel sanitaire auxiliaire, un comité d'experts sera convoqué en 1955.
terme leur tâche se répartissent comme suit : trois dans l'Inde (pharmacologie, physiologie, hygiène industrielle, physiothérapie), un au Pakistan (pathologie), et deux à Singapour (nutrition appliquée et éducation sanitaire de la population). Des spécialistes des questions de bactériologie, d'administration de la santé publique et de génie sanitaire ont été envoyés pour trois mois à l'Université des Philippines afin d'y faire des conférences. L'envoi dans les mêmes conditions de personnel enseignant pour les soins infirmiers et la formation de sages- femmes est
Des informations ont été rassemblées pour la
deuxième édition du Répertoire mondial des Ecoles de Médecine, publié pour la première fois en 1953. Les renseignements donnés dans la première édition ont été revisés, complétés et mis à jour en collaboration avec l'Association internationale des Universités.
Dans la deuxième édition, les renseignements de détail sur les différents établissements seront précédés
d'un exposé des systèmes d'enseignement de la médecine en vigueur dans chacun des pays (environ
quatre -vingts au total) qui sont dotés d'écoles de médecine. La documentation nécessaire a été réunie
examiné de façon plus détaillée au chapitre 2. L'expérience acquise dans ce domaine d'activité a permis au Siège et aux bureaux régionaux de donner aux professeurs sur le point de partir en mission des instructions plus complètes et plus précises. La pratique qui consiste à inviter ces derniers à venir au Siège dès la fin de leur mission a été érigée en règle,
au cours de l'année. Les professeurs de médecine auront ainsi à leur disposition non seulement des tableaux contenant des données de fait, comme dans la première édition, mais aussi des renseignements fondamentaux qui pourront servir de point de départ pour des études comparatives sur l'enseignement de la médecine. L'UNESCO a publié une liste préparée par l'OMS (voir Rapport annuel de l'année dernière 1) du matériel nécessaire pour l'enseignement des sciences médicales fondamentales aux étudiants en médecine.
de sorte qu'il a été possible de recueillir un grand nombre de renseignements utiles pour évaluer les résultats des projets déjà exécutés dans le domaine de
l'enseignement et pour en mettre sur pied de nouveaux. L'OMS a continué, comme elle le fait depuis quelques années, à fournir aux professeurs chargés de mission le matériel d'enseignement qu'ils jugeaient nécessaire à l'accomplissement de leur tâche.
Le matériel d'enseignement indiqué pour chaque discipline est celui qu'une vingtaine de professeurs autorisés s'accordent à juger indispensable. Les listes, établies pour des classes de quarante étudiants, sont à la fois qualitatives et quantitatives. Elles indiquent
En 1954, l'Université de Malaisie à Singapour, où des spécialistes envoyés par l'OMS ont donné des conférences sur la nutrition appliquée, la physiologie appliquée, l'éducation sanitaire de la population et les statistiques médicales, a obtenu du General Medical Council du Royaume -Uni la reconnaissance du diplôme de santé publique qu'elle confère (voir aussi page 107). On trouvera à la page 70 une description du vaste programme mis en oeuvre dans les Amériques pour améliorer l'enseignement de la médecine et de la santé
approximativement les prix et sont précédées d'un bref exposé des méthodes d'enseignement, surtout du point de vue de l'organisation des travaux pratiques. Elles sont destinées principalement aux écoles de création récente et à celles qui réorganisent
leurs services. Une édition française paraîtra sous peu ; sa publication sera annoncée dans la presse médicale ; en outre, des exemplaires seront envoyés à titre gracieux aux Etats Membres et aux doyens des écoles de médecine. 1 Actes off. Org. mond. Santé, 51, 41
publique, par l'envoi de professeurs et l'attribution de bourses d'études. L'importance spéciale des auxiliaires sanitaires dans les régions qui ne disposent pas encore de ser-
CHAPITRE
5
SERVICES D'ÉPIDÉMIOLOGIE ET DE STATISTIQUES SANITAIRES Deuxième année d'application du Règlement sanitaire international La deuxième année d'application quasi mondiale
du Règlement sanitaire international a pris fin le ler octobre 1954. La carte 3 et le tableau qui l'accompagne montrent quels sont, à la date du 31 décembre
Les administrations sanitaires ont été priées à nouveau de faire connaître à l'Organisation (en vue de la préparation du rapport annuel sur l'application du Règlement) les difficultés rencontrées. Comme on pouvait s'y attendre, celles -ci ont été moins nombreuses qu'en 1953. Les administrations sanitaires semblent constater que, à l'exception des dispositions
1954, les états et territoires qui avaient accepté le Règlement et ceux qui ne l'avaient pas encore fait.
Si l'on tient dûment compte de la nouvelle procédure
adoptée pour l'entrée en vigueur du Règlement et de l'influence exercée par celui -ci sur les législations nationales, la situation peut être considérée comme
assez satisfaisante. Il convient, en outre, de noter que les administrations sanitaires de plusieurs des états et territoires qui officiellement
relatives à la fièvre jaune, le Règlement s'adapte assez aisément à leurs services quarantenaires, la plupart des problèmes qui se posent étant réglés de façon satisfaisante par un remaniement des textes législatifs nationaux ou, quand il s'agit de questions qui intéressent plus d'un pays, par des discussions
accepté le Règlement ont informé l'Organisation qu'elles se conformeraient néanmoins aux dispositions de celui -ci dans la mesure compatible avec leur législation ; il y a donc de bonnes raisons d'espérer que le Règlement recevra, par la suite, une application réellement universelle.
n'ont pas
et négociations permettant d'aboutir à un accord. On peut dire que, dans l'ensemble, le Règlement paraît fonctionner de façon satisfaisante. Comme on vient de l'indiquer, il faut, néanmoins, faire une exception pour les dispositions relatives à la fièvre jaune. La délimitation des zones d'endémicité amarile est l'une des tâches imparties à l'OMS par le Règlement. Le Comité d'experts de la Fièvre internationale, des recommandations concernant
A cet égard, le fait le plus marquant de l'année est incontestablement l'adoption, par la Septième Assemblée Mondiale de la Santé, d'une série de décisions et de recommandations qui permettront
de remédier à un grand nombre des
jaune, qui s'était réuni en septembre 1953, avait formulé, à l'intention du Comité de la Quarantaine cette délimitation. Mais il y eut des divergences de vues entre les experts ; le Comité de la Quarantaine internationale rejeta les recommandations du Comité d'experts de la Fièvre jaune et se prononça pour une délimitation différente, contre laquelle certains de ses membres s'élevèrent dans un rapport de minorité. Des consultations ultérieures, engagées avec les états intéressés, sur les délimitations proposées firent encore apparaître des points de désaccord. La Septième Assemblée Mondiale de la Santé eut donc à connaître de plusieurs opinions et recommandations contradictoires. Après une discussion prolongée, elle
difficultés
rencontrées par les états et territoires dans l'applica-
tion quotidienne du Règlement. Les décisions et recommandations de l'Assemblée de la Santé ont
été prises après examen du premier rapport du Comité de la Quarantaine internationale. Les futures Assemblées de la Santé compléteront sans doute peu à peu cette série de recommandations et de décisions, dont l'ensemble constituera un guide utile pour l'interpré-
tation et l'application pratique du Règlement. A la
administrations sanitaires seront en mesure de modifier, dans leur législation et leurs services quarantenaires, les éléments qui ne concordent pas avec les interprétations données. Les débats, décisions et rapports de la Septième Assemblée Mondiale de
suite des débats de l'Assemblée de la Santé, les
décida de renvoyer au Comité de la Quarantaine internationale, en vue d'un remaniement, l'ensemble des dispositions du Règlement relatives à la fièvre
la Santé relatifs à la quarantaine internationale, y compris les divers rapports et opinions sur la délimitation des zones d'endémicité amarile, ont été publiés dans un volume spécial de la série des Actes officiels.' ' Actes of: Org. moud. Santé, 56. Ce volume contient le Rapport annuel du Directeur général sur l'application du Règlement, le premier rapport du Comité de la Quarantaine internationale et les débats et décisions de la Septième Assem-
jaune. Jusqu'au moment où les recommandations de ce Comité seront soumises à la Huitième Assem-
blée Mondiale de la Santé et où celle -ci pourra prendre une décision formelle à leur sujet, les délimi-
tations qui avaient été établies avant l'application du Règlement sanitaire international demeureront valables.
Vers la fin de l'année, le Comité de la Quarantaine
blée Mondiale de la Santé relatifs à la quarantaine internationale.
internationale a tenu sa deuxième session. Quatre spécialistes inscrits au Tableau d'experts de la Fièvre
- 39 -
CARTE 3. RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL
Position des états et territoires au 31 décembre 1954
STATES AND TERRITORIES -ETATS ET TERRITOIRES- ESTADOS Y TERRITORIOS bound by the Regulations not bound by the Regulations non liés par le Règlement no obligados por el Reglamento
Fliés par le Règlement obligados por el Reglamento
position not yet defined dont la position n'est pas encore définie situación no definida todavía WHO 4491
La carte ci- dessus donne une idée générale de la position des états et territoires vis -à -vis du Règlement sanitaire international à la date du 31 décembre 1954. On y trouvera la liste des états et des territoires liés par le Règlement - avec ou sans réserves -, de ceux qui ne le sont pas, et enfin de ceux dont la position n'est pas encore connue. Les territoires sont rangés sous le nom de l'état ou des états qui ont la responsabilité de la conduite de leurs relations internationales.
LIÉS PAR LE RÈGLEMENT : SANS RÉSERVES Etats Membres Afghanistan Argentine Autriche Belgique Bolivie Brésil
Cambodge Canada Chine Corée
Irlande Islande Israél Italie Japon Jordanie (Royaume Hachimite de) Laos Liban Libéria Libye
Salvador Suède Suisse Syrie
Zone de protectorat espagnol au Maroc 1 Etats -Unis d'Amérique Alaska Guam Hawaî Iles du Pacifique
Madagascar et dépendances
Maroc (zone française) 1
Thaïlande Turquie Uruguay Venezuela Yémen Viet -Nam Yougoslavie
Nouvelle -Calédonie et dépendances Saint-Pierre-et-Miquelon
Guinée portugaise Inde portugaise Macao Mozambique São Tomé et Principe Timor portugais Royaume-Uni Aden Bahamas Bahrein Barbade
Iles sous le Vent
(Montserrat, Saint Christophe et Nevis, (îles Vierges) Jamaïque
Katar Kenya Koweit Malaisie (Fédération de) Maurice (île) Nigeria
(Carolines, Mariannes et Marshall) Iles Vierges Unis)
Togo français Tunisie 1
(Etats-
Costa Rica Cuba Danemark Equateur Espagne Etats -Unis
d'Amérique Ethiopie Finlande France Guatemala Hatti Honduras Indonésie Irak Iran
Luxembourg Mexique Monaco Népal Nicaragua Norvège Nouvelle -Zélande Panama Paraguay Pays -Bas
Territoires d'outre -mer ou éloignés Belgique
Panama (Zone du Canal)
Italie Somalie Nouvelle- Zélande
Porto Rico Samoa américain France Afrique -Equatoriale française Afrique- Occidentale française Cameroun français Comores (îles)
Congo belge Ruanda -Urundi Egypte, Royaume -Uni Soudan Espagne Afrique -Occidentale espagnole Guinée espagnole
Territoires insulaires Samoa occidental Pays -Bas Antilles néerlandaises Nouvelle- Guinée
Pérou Portugal République Dominicaine Royaume -Uni de Grande -Bretagne et
néerlandaise
Côte française des Somalis Etablissements
d'Irlande du Nord
fran-
çais de l'Océanie
Portugal Angola Cap -Vert (îles du)
Basutoland Bechuanaland Bermudes Bornéo du Nord Cameroun britannique Chypre Côte de l'Or Fédération de la Rhodésie et du Nyassaland 1 Gibraltar Guyane britannique Honduras britannique Iles du Vent (Grenade seulement)
Oman sous régime de traité Ouganda Sainte - Hélène
Seychelles (îles) Sierra Leone Swaziland
Togo britannique Trinité Zanzibar France, Royaume -Uni Nouvelles- Hébrides
Etat non membre Cité du Vatican
LIES PAR LE RÈGLEMENT : AVEC RESERVES Etats Membres Arabie Saoudite (réserves aux articles 61, 63, 64, 69, Al, A6) Ceylan (réserves aux articles 37, 68, 74, 76, 104 et à l'annexe 3) Egypte (réserves aux articles 69, 70, A7, All) Grèce (réserve à l'article 69) Inde (réserves aux articles 42, 43, 70, 74, 100 et à l'annexe 3) Pakistan (réserves aux articles 42, 43, 70, 74, 100 et à l'annexe 3) Philippines (réserve à l'article 69) Union Sud -Africaine (réserves aux articles 40, 42, 43, 76, 77) Territoires extérieurs Pas -Bas
NON LIES PAR LE RÈGLEMENT Etats Membres Allemagne (Républ. fédérale d') 2 Australie Birmanie Chili Territoires d'outre -mer ou éloignés Australie Tous les territoires Danemark Féroé (îles) *
POSITION NON ENCORE DÉFINIE Etats Membres inactifs Roumanie Biélorussie, RSS de Tchécoslovaquie Bulgarie Ukraine, RSS d' Hongrie Union des Républiques Pologne Socialistes Soviétiques Albanie
Surinam (réserve aux articles 17, 56) Union Sud -Africaine Sud -Ouest africain (réserves aux articles 40, 42, 43, 76, 77)
Groenland * Etats non membres Liechtenstein Mascate et Oman (Sultanat de)
Territoires d'outre -mer ou éloignés Australie, Nouvelle- Zélande, Royaume -Uni (suite) Royaume- Uni Hong -kong * Iles du Vent (Dominique, * Nauru (île) Sainte -Lucie,* Saint -Vincent 5) Iles sous le Vent (Antigua * seuleRoyaume-Uni ment) Brunéi * Malte * Falkland (îles) Salomon britanniques (lies) * Fidji, y compris les Tonga Sarawak * (îles) * Singapour * Gambie * Somalie britannique * Gilbert et Ellice (îles) * Tanganyika *
1 Membre associé
2 La décision interviendra lorsque des mesures d'ordre constitutionnel auront été mises au point. * Les refus ou les réserves concernant les territoires dont le nom est marqué d'un astérisque ont été examinés par l'Assemblée Mondiale de la Santé. Les gouvernements intéressés n'ont pas encore fait connaître leur position.
Etats ou territoires non membres Andorre Saint -Marin Colombie Tanger (Zone internationale) Mongolie (République populaire de)
42
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
jaune ont participé aux discussions ayant trait à cette maladie. Le remaniement des dispositions du
Règlement relatives à la fièvre jaune était, bien
pèlerinage et possibilité de délivrer aux pèlerins un certificat international de vaccination contre le
choléra après une seule injection de vaccin. Le Comité a examiné, en outre, les questions suivantes : responsabilité du point de vue du droit international, en cas d'accidents survenus pendant la dératisation,
entendu, la principale question de L'ordre du jour. Après un examen approfondi, l'accord s'est fait sur
un projet de texte qui remplace les dispositions actuelles et qui sera soumis en mai 1955 à la Huitième
Assemblée Mondiale de la Santé. Le Comité de la Quarantaine internationale a également étudié les observations et remarques formulées par les Etats Membres et par le Directeur général sur la deuxième année d'application du Règlement ; il a discuté les points suivants relatifs au pèlerinage de La Mecque, en tenant compte de l'opinion des pays intéressés :
possibilité d'exempter les enfants de l'obligation d'avoir un certificat de vaccination contre la variole et la fièvre jaune et, enfin, atténuation de l'immunité après vaccination antivariolique et apparition de l'immunité après revaccination. Sur chacun de ces points, des renseignements ont été communiqués par des experts et, dans les cas appropriés, par les gouvernements intéressés. La Huitième Assemblée Mondiale de la Santé sera appelée à se prononcer sur les nouvelles recommandations du Comité de la Quarantaine internationale.
conditions d'hygiène et de salubrité des pèlerins voyageant par des moyens autres que navires et aéronefs ; généralisation de l'emploi du carnet de
Informations épidémiologiques L'application du Règlement sanitaire international ne peut être assurée efficacement que si chaque pays est rapidement mis au courant de la présence ou de l'absence, dans d'autres pays, de maladies transmissibles dangereuses. Les services épidémiologiques de
aux gouvernements par lettre circulaire, afin de déterminer l'utilité des bulletins épidémiologiques radiodiffusés de l'OMS et l'emploi qui en est fait par les états et territoires. Les résultats de cette enquête sont résumés dans le Tableau I ci- contre. Il ressort du Tableau I que 65 % des états et territoires consultés ont répondu et que 27 % seulement ont fait des arrangements administratifs officiels pour
Au cours de l'année, un questionnaire a été adressé
l'Organisation contribuent donc pour beaucoup au
succès ou à l'échec du Règlement, ainsi que le
soulignait le Rapport annuel pour 1953. Ces services font l'objet d'un constant examen et les changements jugés nécessaires y sont apportés pour améliorer la diffusion des informations et des notifications.
recevoir régulièrement un ou plusieurs bulletins radiodiffusés de l'Organisation. Le faible pourcentage
A maints égards, on constate une amélioration dans la régularité de l'envoi des relevés et rapports. La situation, cependant, n'est pas encore entièrement satisfaisante et c'est seulement lorsque l'Organisation recevra des relevés complets et réguliers qu'elle sera en mesure de s'acquitter pleinement de ses obligations.
des états ayant pris de tels arrangements peut être considéré comme décevant. Il est vrai, d'autre part, que les bulletins sont aussi captés par les services locaux des ports et des aéroports ainsi que par les navires en mer ; de plus, les administrations sanitaires qui n'utilisent que le Relevé épidémiologique hebdomadaire
ou ses équivalents régionaux en
décidé, sur l'avis du Comité de la Quarantaine
La Septième Assemblée Mondiale de la Santé a
dehors des périodes d'épidémie prennent des dispo-
sitions, en cas de poussée épidémique soudaine,
internationale, que le Relevé épidémiologique hebdomadaire et les bulletins radiodiffusés quotidiens seraient utilisés par l'OMS pour transmettre officiellement aux administrations sanitaires les renseignements épidémiologiques et autres reçus en application du Règlement sanitaire, et que l'Organisation serait considérée, de ce fait, comme s'acquittant de certaines
pour recevoir les bulletins radiodiffusés. Néanmoins, une utilisation aussi restreinte des bulletins ne permet pas aux administrations sanitaires de profiter pleine-
ment de la protection qu'assure l'OMS par son
des fonctions qui lui incombent en vertu de ce Règlement. Ces bulletins épidémiologiques radiodiffusés transmettent dans le monde entier des
réseau d'informations épidémiologiques télédiffusées. Les débats qui ont eu lieu à la Septième Assemblée Mondiale de la Santé et les observations favorables
d'un certain nombre de pays au sujet de l'utilité des bulletins radiodiffusés ont été, en revanche, encourageants et l'OMS continuera de recourir le plus
informations importantes sur l'incidence des maladies quarantenaires et des autres maladies présentant un intérêt international ; ils sont diffusés chaque jour
de Genève (sur huit longueurs d'onde en anglais et sur deux en français), chaque semaine de Singapour, deux fois par semaine d'Alexandrie et chaque jour sur un vaste réseau de stations qui permettent d'atteindre l'Océan indien et le Pacifique occidental.
possible à ce service pour transmettre des informations épidémiologiques et quarantenaires urgentes. Les publications imprimées serviront, comme par le passé, à compléter et à confirmer les renseignements transmis par radio. L'emploi du nouveau code télégraphique épidémiologique (CODEPID) a été généralisé le ler
janvier.
Destiné à assurer une transmission télégraphique
SERVICES D'ÉPIDÉMIOLOGIE ET DE STATISTIQUES SANITAIRES
43
TABLEAU I. RÉCEPTION DES BULLETINS ÉPIDÉMIOLOGIQUES RADIODIFFUSÉS DE L'OMS PAR LES ADMINISTRATIONS SANITAIRES NATIONALES (situation au 31 décembre 1954) Afrique Amériques
Asie du Sud -Est
Europe
Méditerranée orientale
Pacifique occidental
TOTAL
Questionnaires envoyés
.
.
.
.
35 9
45 17
9 2 7
36 12
25 ** 13
37 9
187
Questionnaires non retournés Réponses reçues
62 125
26
28
24
12
28
Administrations sanitaires ayant
pris des dispositions permanentes afin de recevoir des
bulletins -
a) de deux stations : GENÈVE et SINGAPOUR GENÈVE et ALEXANDRIE b)
.
. .
. .
. .
d'une station :
GENÈVE ALEXANDRIE SINGAPOUR
1
8
3
4 4
2
4
1
1
2
6 1
16
2
2 1
8
30 2 16 55
TOTAL *
12
6
17
6
10
* Ce total comprend les pays desserv's par la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour : sur 57, 40 ont répondu , 18 ont pris des dispositions permanentes afin de recevoir régulièrement les bulletins ; 5 reçoivent les bulletins de Genève, et 18 ceux de Singapour. ** Y compris la Somalie britannique
fidèle, sûre et économique des notifications officielles,
il a remplacé la troisième édition du Code AA qui avait été établie en 1925 et il est actuellement utilisé par de nombreuses administrations. Les observations
été mis au point durant la dernière partie de l'année et les cartes pourront être distribuées au début de
reçues à son sujet ont été favorables. Le supplément cartographique du CODEPID a
miques en facilitant l'identification des localités mentionnées dans les relevés épidémiologiques et dans les rapports des administrations sanitaires.
1955. Il doit permettre de situer les poussées épidé-
Statistiques sanitaires Publications statistiques Bien que le Relevé épidémiologique hebdomadaire paraissant à Genève ainsi que les publications équivalentes d'Alexandrie, de Singapour et de Washington
tendance de la morbidité due aux maladies à déclaration obligatoire dans son pays avec celle des pays voisins et prendre toutes mesures utiles. En 1954,
contiennent beaucoup de chiffres relatifs à la fréquence des maladies pestilentielles, on ne peut guère les considérer comme des publications statistiques,
ce périodique a publié des tableaux statistiques spéciaux sur la mortalité infantile, néo- natale et maternelle, sur la natalité et la mortalité générales ;
sur la mortalité par gastrite et entérite (avec la
car ils servent avant tout à transmettre rapidement
distribution saisonnière de ces décès) et sur la morta-
des informations pour
les besoins des
services
quarantenaires. Le Rapport épidémiologique et démographique mensuel contient, en revanche, des séries de statistiques sur les cas et décès dus aux diverses maladies
lité par bronchite, pneumonie et tuberculose (avec des chiffres comparatifs pour la mortalité par tuberculose respiratoire depuis le début du siècle). Un certain nombre de tableaux originaux ont été publiés,
en outre, sur les principales zoonoses et sur les maladies vénériennes. Deux volumes des Statistiques épidémiologiques et
transmissibles dans un grand nombre d'états et de territoires, ainsi que des statistiques courantes sur
le mouvement de la population et des tableaux
relatifs à des causes particulières de décès. Chaque administration sanitaire peut ainsi comparer la
démographiques annuelles ont été publiés pour les années 1950 et 1951. Depuis 1948, les statistiques
publiées dans cette série portent, de ce fait, sur
44
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
treize années (1939 -1951) et l'intervalle entre les années étudiées et la date de parution a été progressivement réduit. Un certain écart demeure, néanmoins,
commencé en 1951 avec la création d'un centre de l'OMS pour les problèmes relatifs au classement des maladies ; ce centre, institué dans le cadre du General
inévitable car, si l'on veut que cette série constitue un ouvrage de référence faisant autorité, il faut que toutes les données soient revisées avant leur publication. Le volume relatif à 1951 contient des tableaux
Register Office of England and Wales, joue, en quelque sorte, le rôle d'un laboratoire chargé de soumettre à des essais les améliorations susceptibles
sur la population, avec distribution par âge et par sexe quand ces données étaient disponibles, sur le mouvement général de la population dans certains pays, avec les données correspondantes par mois de l'année civile en vue de montrer les variations saisonnières, ainsi que des informations détaillées sur les décès d'enfants de moins de cinq ans. Pour vingt -huit pays dont les statistiques de mortalité sont particulièrement exactes, les chiffres des décès sont indiqués par cause, conformément à la liste internationale abrégée, en même temps que par âge et par sexe. Des statistiques détaillées sont également fournies sur la mortalité des enfants de moins de cinq ans selon la cause, l'âge et le sexe, ainsi que sur les décès par tuberculose et par tumeurs malignes selon la localisation. Pour vingt -quatre maladies transmissibles présentant une nette variation saisonnière, les statistiques des cas et décès sont données par mois
d'être apportées aux listes internationales et aux règles concernant la mise en tableaux des causes multiples de décès. Les résultats des études faites au centre ont été présentés à un groupe consultatif pour le classement des maladies qui s'est réuni à Londres, en février 1954, afin d'étudier les perfectionnements techniques qui pourraient être apportés aux listes internationales actuelles. Les changements recommandés par ce groupe ont été communiqués aux gouvernements, dont les observations et suggestions ont été examinées par le Comité d'experts des Statistiques sanitaires lors de sa quatrième session, en septembre, puis groupées, autant que possible, dans un document qui servira de base aux travaux
de la conférence de revision de 1955. Le Comité d'experts a souligné, comme l'avait fait le groupe consultatif, qu'en 1955
il
ne serait nécessaire
ou par période de quatre semaines ; pour d'autres maladies, les statistiques se rapportent à l'année. Un tableau des maladies à déclaration obligatoire dans chaque territoire complète le volume. Amélioration des statistiques de mortalité
d'apporter aux listes et au classement actuels que des modifications secondaires, ce qui constitue un témoignage significatif de la valeur du travail accompli.
Statistiques de morbidité
Conformément à une recommandation de la conférence de 1951 sur les statistiques de morbidité, l'étude des améliorations à apporter aux statistiques de morbidité a été confiée aux commissions nationales de statistiques démographiques et sanitaires, la comparabilité internationale dépendant, avant tout, des progrès réalisés à l'échelon national. Parmi les commissions nationales qui ont procédé à des études de ce genre en 1954, il convient de mentionner celle
L'analyse des renseignements contenus dans les divers volumes des Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles montre qu'il y a, entre les
divers territoires, de grandes différences quant au caractère plus ou moins complet de l'enregistrement des maladies à déclaration obligatoire, qu'il n'existe pas de données internationalement comparables sur la morbidité due à d'autres maladies, et qu'on ne possède aucune donnée, si rudimentaire soit -elle, sur la mortalité d'une grande partie de la population mondiale. Cette analyse indique dans quel sens il conviendrait d'améliorer les statistiques sanitaires. En ce qui concerne la comparabilité internationale des statistiques de mortalité, des efforts persévérants ont été faits depuis soixante ans pour obtenir les données sûres ; ils ont abouti, en 1948, à la Conférence
des Etats -Unis d'Amérique, qui a entrepris des recherches sur la relation entre les données des hôpitaux sur la morbidité et la morbidité générale dans la population et qui a également préparé des enquêtes détaillées sur les maladies et les soins médicaux ; de son côté, la commission nationale française s'est occupée plus particulièrement de la morbidité cancéreuse ainsi que de l'unification de la terminologie correspondante. Le service central créé au siège de l'Organisation pour assurer la liaison avec les commissions nationales de statistiques démographiques et sanitaires a communiqué à celles -ci les études mentionnées ci- dessus et d'autres documents relatifs à l'utilisation des
recommandé que la prochaine conférence de revision
internationale pour la sixième revision décennale des Nomenclatures internationales des maladies et causes de décès, préparée par l'OMS. C'est alors que, pour la première fois, il a été établi une liste internationale détaillée à base décimale.' Le Comité d'experts des Statistiques sanitaires a
méthodes de sondage, aux statistiques des hôpitaux
psychiatriques, à l'enseignement de la statistique aux étudiants en médecine, à l'enquête danoise sur
se tienne en 1955.E Les travaux préparatoires ont ' Publiée en 1948 sous le titre Manuel de Classement statistique international des Maladies, Traumatismes et Causes de Décès E Voir le troisième rapport du Comité d'experts, Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1952, 53, 43.
la morbidité, ainsi que des extraits des comptes
rendus de diverses commissions nationales. Ces docu-
ments ont été diffusés afin de maintenir le plus
efficacement possible entre les commissions nationales la collaboration qu'avait sensiblement renforcée la conférence tenue à Londres par leurs représentants en octobre 1953.
SERVICES D'ÉPIDÉMIOLOGIE ET DE STATISTIQUES SANITAIRES
45
Collaboration avec les organisations internationales La collaboration avec les organisations internationales s'occupant de statistiques a été activement des arrangements d'après lesquels l'Organisation des
poursuivie. En dehors de l'application régulière
Nations Unies fournit à l'OMS des statistiques démographiques tandis que l'OMS lui communique des données sur le personnel et les établissements médicaux, l'Organisation a été invitée, avec d'autres institutions internationales, à participer à une étude
sur l'évaluation des niveaux de vie, organisée par le Conseil Economique et Social. Il est à noter que, dans les documents préparatoires, toutes les institutions participantes ont placé les indicateurs sanitaires
l'Indian Statistical Institute, à Calcutta. L'aide donnée au Centre interaméricain de Biostatistique a été continuée (voir page 75). Afin que les gouvernements puissent bénéficier de ses conseils, l'OMS a mis à leur disposition les consultants de ses bureaux régionaux ou du Siège, ou bien elle a envoyé auprès de certaines administrations nationales des experts statisticiens employés à temps complet. D'autre part, des statisticiens du Siège ont collaboré à l'exécution de projets de lutte contre le pian et le paludisme, ainsi que de projets d'assainissement et d'enregistrement des faits d'état
civil en Afrique tropicale et d'un projet de lutte contre le trachome en Afrique du Nord.
en tête de la liste des éléments composants des Unies ont été soumis au Comité d'experts des
niveaux de vie. Les indicateurs sanitaires étudiés en avril par la Commission de Statistique des Nations Statistiques sanitaires de l'OMS, qui les a examinés en septembre 1954 et a recommandé des recherches sur les indicateurs sanitaires les plus significatifs qui
Les services de statistique ont été appelés de plus en plus fréquemment à donner des avis aux sections techniques du Siège, aux bureaux régionaux et aux consultants en mission, sur les méthodes statistiques
le mieux adaptées à l'étude de leurs problèmes respectifs, en particulier sur l'évaluation statistique
des résultats obtenus et l'établissement de plans
pourraient être obtenus dans un grand nombre de pays et de territoires. A la demande de l'Organisation des Nations Unies et conformément à l'accord conclu avec elle, l'OMS a participé à la Conférence mondiale de la Popula-
d'opérations. Cette planification statistique est évidemment indispensable pour assurer, en définitive, une analyse et une évaluation exactes des résultats. Etudes épidémiologiques
tion qui s'est tenue à Rome en septembre. Un
certain nombre de documents traitant des aspects statistiques de la mortalité et de la morbidité ont été soumis à cette conférence. Formation de statisticiens et conseils sur les méthodes statistiques
Des membres des services d'épidémiologie et de statistique ont collaboré avec des spécialistes des maladies transmissibles à la préparation d'études épidémiologiques, notamment sur les maladies à virus. Des études ont été publiées en 1954 sur l'évolution de la poliomyélite au cours des trente dernières
années, sur les progrès réalisés récemment dans l'épidémiologie de cette maladie et sur la distribution
L'aide aux gouvernements pour la formation de personnel spécialisé en statistiques démographiques et sanitaires est l'une des tâches que l'OMS assume conjointement avec l'Organisation des Nations Unies. En septembre et octobre, un membre du secrétariat du Siège a été chargé, en Afghanistan, de l'organisation technique d'un cours de six semaines, donné au centre d'enseignement des statistiques démogra-
géographique du choléra dans le monde. D'autres études, fondées sur la documentation statistique statistique, ont été consacrées à la mortalité mondiale par morsures de serpents, aux statistiques sanitaires
courante ou sur des informations spécialement recueillies par les services d'épidémiologie et de des régions urbaines et rurales et à la mortalité des nouveau -nés et des enfants dans les zones où les taux de mortalité sont élevés. De plus, un certain nombre de brèves notices épidémiologiques sur des questions d'actualité ont été publiées dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire.
phiques et sanitaires, à Kaboul, avec l'appui du
Gouvernement, de l'Organisation des Nations Unies et de l'OMS. Des conférences ont été faites également au Centre international permanent pour l'Enseignement de la Statistique créé par les Nations Unies à
CHAPITRE 6
MÉDICAMENTS ET AUTRES SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES Standardisation biologique de mesurer l'activité biologique d'une substance Les étalons biologiques internationaux permettent Préparations internationales de référence des antitoxines de Clostridium welchii (types B et D). Ces préparations seront utiles aux fabricants de sérums thérapeutiques utilisés à la fois en médecine humaine et en médecine vétérinaire. Etalons internationaux de toxine d'épreuve de Schick (diphtérie). Ces étalons permettront de déceler
(c'est -à -dire son activité thérapeutique, prophylactique ou tout autre forme d'activité biologique) en unités internationales. Une unité internationale (par exemple d'antitoxine diphtérique ou d'insuline) est l'activité d'une quantité convenue de l'étalon inter-
national de la substance considérée. Les étalons biologiques internationaux sont donc comparables
aux étalons internationaux des poids et des mesures, lesquels permettent de spécifier le poids ou la longueur
de façon plus précise la sensibilité à la diphtérie. D'autre part, d'importants progrès ont été réalisés dans l'établissement d'un étalon international de toxine diphtérique adsorbée qui permettra de mesurer avec beaucoup plus d'exactitude qu'auparavant l'activité des agents prophylactiques de la diphtérie. Etalon international d'immunsérum anti -N du rouget
d'un corps en unités internationales (c'est -à -dire en grammes ou en mètres) ou en fractions ou en multiples de ces unités. Il existe toutefois deux différences importantes entre les étalons biologiques et les étalons de poids et de mesures. Alors que ces derniers sont en nombre restreint et ne s'usent pratiquement pas, il faut
du porc. De même que les nouvelles préparations internationales de référence d'antitoxines de Clostridium welchii, dont il est question plus haut, cet étalon
prévoir pour chaque produit biologique un étalon distinct qui s'épuise à mesure que les laboratoires en
sera utile aux fabricants de sérums thérapeutiques employés à la fois en médecine humaine et en médecine vétérinaire ; néanmoins, il servira principalement en médecine vétérinaire. Etalon international de dérivé protéinique purifié de
prélèvent une partie pour déterminer, par comparaison, l'activité de leurs propres produits. La double tâche consistant, d'une part, à établir de nouveaux étalons pour les nouvelles substances biologiques thérapeutiques et autres et, d'autre part,
à renouveler les stocks en voie d'épuisement s'est poursuivie sans interruption au cours de l'année. La principale et la plus délicate partie de ce travail technique continue d'être assurée, en collaboration avec des laboratoires du monde entier, par les deux centres internationaux d'étalons biologiques - celui de Copenhague pour les étalons de substances immu-
tuberculine aviaire. Il existe déjà un étalon international de dérivé protéinique purifié de tuberculine de mammifère, et le nouvel étalon de tuberculine aviaire facilitera les études sur la spécificité des réactions à la tuberculine tant chez l'homme que chez les bovins. Etalon international de thyréotrophine. Cet étalon
sera utilisé dans le traitement et dans l'étude des troubles endocriniens. Préparation internationale de référence de protamine.
nologiques, et celui de Londres pour les étalons de substances non immunologiques. Ces deux centres ne se bornent pas à assumer la
responsabilité de la plus grande partie du travail technique ; ils se chargent en outre de constituer des stocks des étalons qui sont créés et d'en distribuer
Cette préparation facilitera la production de lots d'insuline protamine -zinc dont on puisse prévoir l'activité et la durée d'efficacité, après injection à des diabétiques. Préparations internationales de référence de Mel B
des lots aux laboratoires nationaux d'étalons biologiques des diverses régions du globe. Cette activité, dans son ensemble, est menée pour le compte de
et MSb. Ces substances font l'objet d'un emploi croissant et d'études de plus en plus poussées pour
l'Organisation Mondiale de la Santé à la lumière des avis donnés par le Tableau d'experts et le Comité
le traitement et la prophylaxie de la maladie du sommeil africaine ; les préparations internationales
d'experts pour la Standardisation biologique. Le Comité d'experts s'est réuni de nouveau en 1954 et a établi les neuf nouveaux étalons internationaux suivants :
de référence permettront d'en mieux déterminer l'activité et la toxicité avant de les administrer à l'homme.
- 46 -
MÉDICAMENTS ET AUTRES SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES
47
Centres internationaux des Salmonellae et des Esche richiae, des Shigellae et de détermination des groupes sanguins
même travail de différenciation des bactéries de la dysenterie. Un consultant a été chargé de faciliter la coordination des travaux des deux centres. Il existe
Les étalons biologiques internationaux servent essentiellement à des fins quantitatives ; en d'autres termes, ils permettent de mesurer avec précision, en unités internationales, l'activité des produits considérés. Mais il existe un autre type de préparation biologique qui sert au classement et à l'identification
en outre des centres internationaux qui exercent une activité analogue dans le domaine de la bru-
plutôt qu'aux mesures. C'est le cas, par exemple, des sérums utilisés pour l'identification des microorganismes, ainsi que pour le typage ou la détermination des groupes sanguins qu'on rencontre rarement. Il a été créé des centres internationaux d'identificaCentre international des Salmonellae et des Escherichiae, à Copenhague, qui fonctionne sous les auspices
cellose et de la grippe (voir cartes 1 et 2 respectivement, pages 11 et 13). Le Laboratoire international de Référence pour la Détermination des Groupes sanguins de Londres a continué à distribuer et à typer des sérums ainsi qu'à donner des conseils à des laboratoires du monde entier.
Publications sur la standardisation biologique
tion et de classement. Le premier en date est le de l'OMS depuis 1948.
L'OMS a encouragé des experts à rédiger, en vue de leur publication dans le Bulletin de l'Organisation
L'OMS a créé en
1954
Atlanta, Géorgie (Etats -Unis d'Amérique) Londres respectivement, deux nouveaux centres
à et à
Mondiale de la Santé, des articles sur les étalons biologiques internationaux et sur divers aspects de la standardisation biologique, si bien qu'en 1954 a paru un numéro du Bulletin exclusivement consacré à des articles traitant de ce sujet.l
internationaux des Shigellae qui sont chargés du
Normes et nomenclature pharmaceutiques Parmi les questions de la compétence de l'OMS, celle des préparations pharmaceutiques - notamment la publication d'une pharmacopée internationale et l'établissement de dénominations communes interIl résulte d'informations émanant de sources diverses que, dans différents pays, les autorités responsables des pharmacopées étudient actuellement le texte du Volume I et, dans la mesure du
nationales - représente un domaine d'activité dont l'importance ne le cède en rien à celui des unités de mesure des substances biologiques. En 1954, le Volume II de la première édition de la Pharmacopoea
Internationalis était à l'impression et pouvait être obtenu sous forme d'épreuves. Ce volume et l'Adden-
dum actuellement en préparation compléteront la première édition, dans laquelle les Etats Membres trouveront des normes pour un nombre considérable
terminée au cours de l'année, est actuellement à compte tenu des avis d'ordre technique ou général recueillis auprès des
possible, en incorporent les normes et la nomenclature dans leurs pharmacopées nationales. Il semble donc que ce volume ait été utile à un grand nombre d'administrations sanitaires et de commissions nationales des pharmacopées. L'édition espagnole a été publiée et envoyée aux gouvernements des pays de langue espagnole ; la traduction allemande,
de préparations pharmaceutiques d'un emploi très répandu dans les divers pays. Au cours de l'année, le texte du Volume II a été soumis aux personnalités
l'impression. La préparation de la deuxième édition se poursuit, personnalités inscrites au Tableau d'experts et d'autres spécialistes, de comités d'experts, d'organisations nationales, de fabricants ainsi que de commissions de pharmacopée et autres commissions de divers pays. Il a été procédé à des échanges de vues aussi larges que possible sur des questions telles que les substances dont les normes devraient figurer dans la pharmacopée internationale,
inscrites au Tableau d'experts de la Pharmacopée internationale et des Préparations pharmaceutiques, dont les observations ont été ensuite examinées à la treizième session du Comité d'experts de la Pharmacopée internationale qui s'est tenue du 28 juin au 3 juillet. Donnant suite à certaines demandes, l'OMS
a également adressé à divers Etats Membres des épreuves de ce volume. Les suggestions que ces états
les tableaux de doses pour adultes et enfants, les normes concernant les réactifs qui conviennent pour les essais de la pharmacopée, les méthodes physiques, chimiques et biologiques à inclure dans le volume après une étude en laboratoire des essais décrits dans
ont présentées seront examinées en vue de leur inclusion éventuelle dans le texte des monographies
et appendices du Volume II, avant sa publication définitive, ou de leur utilisation pour la deuxième édition. La préface du Volume II rappellera que la Pharmacopoea Internationalis ne constitue qu'une série de recommandations et ne peut avoir force de loi que dans les pays où elle est adoptée par les autorités responsables des pharmacopées.
le Volume I, appliqués à des échantillons obtenus de divers pays.
Les personnalités inscrites au Tableau d'experts ont préparé, pour examen au cours d'une session 1 Bull. Org. mond. Santé, 1954, 10, 867 -1038
48
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
ultérieure du Comité d'experts, des rapports sur l'établissement et le maintien de normes appropriées d'innocuité et de pureté pour lés préparations pharmaceutiques. L'OMS a continué à collaborer étroitement avec les administrations sanitaires nationales et les autorités chargées de choisir des désignations pour les médicaments d'après la liste de dénominations communes internationales. D'une manière générale, les dénominations communes internationales qui ont été proposées ont été acceptées et introduites dans
ment au moyen de questionnaires portant sur des points tels que la désignation des dérivés de l'acide barbiturique. Les observations reçues au sujet de la première liste de dénominations communes internationales ont été soigneusement examinées : elles ont donné lieu à des échanges de vue par correspondance
au sein du Sous -Comité des Dénominations communes, qui s'est réuni du 27 au 30 septembre, et qui a établi un projet de liste supplémentaire de et
les pharmacopées nationales et autres recueils de normes de date récente Elles ont permis d'éviter, dans la pratique, les confusions qui résultent de l'emploi, pour une même substance, de dénominations communes multiples variant suivant les pays. Les commissions nationales de pharmacopée ont été consultées sur divers aspects de cette activité, soit par l'entremise de gouvernements ou de personnalités inscrites au Tableau d'experts, soit directe-
dénominations. L'expérience acquise en ce qui concerne ces dénominations pourra être utile si l'on décide de réviser la procédure à suivre pour le choix de dénominations communes internationales recommandées, ainsi que les principes directeurs adoptés à la douzième session du Conseil Exécutif pour l'établissement de ces dénominations. On s'efforce, avec la collaboration des Etats Membres, d'éviter qu'il soit porté atteinte aux droits de propriété industrielle.
Drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie Soucieuse de remplir ses obligations techniques et consultatives concernant les conventions sur la fabrication et la distribution des stupéfiants, l'OMS a continué à s'acquitter de ses fonctions dans ce domaine : elle a recueilli des renseignements, conseillé les gouvernements sur leur demande, réuni le comité
est ou non visée par cette définition, ladite substance sera considérée comme « pouvant être transformée »
plutôt que comme « ne pouvant pas être transformée » (résolution WHA7.7).
d'experts compétent et transmis à l'Organisation des Nations Unies des avis sur les substances suceptibles d'engendrer la toxicomanie. Parmi les activités que l'OMS a été ainsi appelée à exercer en 1954, il en est une qui mérite de retenir spécialement l'attention. Afin de faciliter la décision,
Par une autre résolution (WHA7.6), la Septième Assemblée Mondiale de la Santé a précisé les modalités selon lesquelles doivent s'exercer les fonctions conférées à l'Organisation en application des divers accords internationaux relatifs aux drogues engendrant la toxicomanie. Aux termes de cette résolution, le Directeur général est maintenant habilité à prendre,
dès qu'il a reçu l'avis des experts compétents, les décisions concernant le classement de substances aux
lorsqu'il s'agit de déterminer si une substance qui n'est pas en soi susceptible d'engendrer la toxicomanie peut ou non être transformée en un produit de ce genre, elle a interprété, dans les limites de ses responsabilités, le sens de l'expression « produit qui peut être transformé » figurant dans la Convention de 1931 pour limiter la fabrication et réglementer la distribution des stupéfiants (paragraphes 3 et 4 de l'article 11), telle qu'elle a été amendée par le Protocole de 1948. A la suite des discussions intervenues au Comité d'experts des Drogues susceptibles
termes de certains accords internationaux. Ainsi se trouvera considérablement accélérée la mise sous contrôle des nouvelles drogues engendrant la toxico-
manie, ce qui ne manquera pas de contribuer à
renforcer la protection de la santé publique. L'Assemblée Mondiale de la Santé ou, dans les cas d'urgence et à titre provisoire, le Conseil Exécutif continueront à prendre les décisions relatives à l'application ou à
l'interprétation des conventions internationales et à toutes modifications des fonctions attribuées à
d'engendrer la Toxicomanie, lors de sa quatrième session, réunie en juin 1953, et compte tenu de la recommandation adressée par le Conseil Exécutif à l'Assemblée Mondiale de la Santé (résolution
l'Organisation dans le cadre du régime de contrôle. La collaboration avec la Division des Stupéfiants des Nations Unies s'est considérablement développée.
Pendant l'année, des avis ont été donnés à cette division sur de nombreuses questions et des mémorandums ont été établis pour la neuvième session de la Commission des Stupéfiants du Conseil Economique et Social. Le premier article d'une série qui traitera de substances syntétiques à effet morphinique a été établi de concert par les Nations Unies et l'OMS, ' Actes off. Org. mond. Santé, 49, 7, 29
EB13.10), la Septième Assemblée Mondiale de la Santé a décidé que, dans l'exercice des fonctions qui lui sont attribuées par ladite Convention, l'OMS considérera une substance comme un produit qui
« peut être transformé » lorsque la facilité de la
transformation et le rendement de l'opération constituent un danger pour la santé publique et que, dans les cas où il est difficile de déterminer si une substance
MÉDICAMENTS ET AUTRES SUBSTANCES THÉRAPEUTI QUES
49
conformément à la résolution 505 C (XVI) du Conseil Economique et Social. Cet article, relatif à l'aspect chimique de la question, a été publié dans le Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé.' Le deuxième article de cette série est en préparation. La collaboration avec le Comité central permanent de l'Opium et avec l'Organe de Contrôle des Stupéfiants des Nations Unies s'est poursuivie comme par le passé. L'Organisation était représentée à la plupart des séances de la neuvième session de la Commission des Stupéfiants qui s'est tenue du 19 avril au 14 mai
rendement considérable, en une drogue de cette nature. Il a décidé, en conséquence, de soumettre ces drogues au contrôle international des stupéfiants ; le Directeur général, en application de la Convention de 1931
et du Protocole de 1948, a adressé les notifications correspondantes au Secrétaire général des Nations Unies.
Le Comité d'experts a étudié la situation en ce qui concerne l'abus de la péthidine parmi les médecins et les membres des professions paramédicales, et il
a pris note de la forte proportion de médecins,
à New York. Comme les années précédentes, le représentant de l'OMS a participé aux discussions
d'infirmières et de membres des professions apparentées que l'on trouve parmi les péthidinomanes dans un certain pays. Le Comité a exprimé l'avis que la péthidine est aussi dangereuse que la morphine en
sur la diacétylmorphine (héroïne), la feuille de coca, la cannabis, les stupéfiants synthétiques, la toxicomanie et le projet revisé pour les rapports annuels des gouvernements que ceux -ci doivent présenter conformément à la Convention de 1931 et qui seront peut -être à l'avenir la source d'importants renseigne-
tant que produit susceptible d'engendrer la toxicomanie et a demandé instamment au Directeur général
de signaler à l'attention des gouvernements et du corps médical de tous les pays, par les moyens qu'il jugerait appropriés, le danger que constitue l'aptitude
ments que l'OMS ne peut se procurer autrement. La Commission des Stupéfiants s'est montrée particulièrement intéressée par l'opinion que le Comité d'experts des Drogues susceptibles d'engendrer la Toxicomanie a exprimée à ses troisième et quatrième sessions et d'après laquelle il conviendrait de renforcer
de cette drogue à engendrer la toxicomanie et la
nécessité d'observer à son égard les mêmes précautions que pour la morphine. Plusieurs produits synthétiques nouveaux ayant des effets analogues à la morphine et qui en sont encore aux premiers stades de l'expérimentation ont également été examinés. Le fait que l'on continue à découvrir de nouveaux groupes de produits de synthèse confirme l'opinion selon laquelle on peut s'attendre à des progrès thérapeutiques dans
les mesures de contrôle de l'amphétamine et de ses elle a consulté l'OMS sur la valeur théradérivés peutique et l'aptitude à engendrer la toxicomanie de la dihydrodésoxymorphine ainsi que sur les formules officielles pour les ordonnances prescrivant des drogues de cette nature. Une réunion d'experts de la santé mentale et de 2 ;
l'alcool a eu lieu à Genève du 27 septembre au 2 octobre. Au cours de cette réunion, les experts ont confirmé le classement adopté pour l'alcool par le Comité d'experts des Drogues susceptibles d'engendrer la Toxicomanie et par le Comité d'experts de 8
ce domaine. Le Comité a également recherché les moyens d'accélérer le choix de dénominations communes internationales pour les drogues engendrant la toxicomanie. Entre autres questions importantes, il s'est préoccupé de la situation en ce qui
concerne la Cannabis sativa. D'après un rapport
émanant de l'Union Sud -Africaine et certains rende sessions antérieures, a exprimé l'avis que l'abus
seignements reçus de l'Inde et d'autres pays, le Comité, qui avait déjà discuté cette question au cours
l'Alcool,4
qui ont estimé que l'alcool appartenait
à une catégorie de substances intermédiaires, par la nature et l'intensité de leur action pharmacologique, entre celles qui «engendrent la toxicomanie» et celles qui « font naître une accoutumance ». On trouvera à la page 21 des renseignements complémentaires sur cette réunion.
de la cannabis rentre incontestablement dans le cadre de la définition qu'il a donnée de la toxicomanie, que cet abus pose encore un problème sérieux
dans de nombreuses parties du monde et que, non seulement il ne saurait être question d'atténuer les mesures de contrôle applicables à cette substance, mais il importe de redoubler d'efforts pour supprimer
La cinquième session du Comité d'experts des Drogues susceptibles d'engendrer la Toxicomanie a eu lieu à Genève du 11 au 16 octobre. Le Comité a reconnu six drogues, dont certaines étaient de nouveaux dérivés de la morphine et les autres des produits
la culture de cette plante. Au cours de discussions avec les autorités de divers gouvernements, des informations ont été échangées pendant l'année sur certains aspects de la question
synthétiques, comme engendrant la toxicomanie et une autre comme pouvant être transformée, avec un ' Bull. Org. mond. Santé, 2 Org. mond. Santé: Sér. 76, 11 8 Org. mond. Santé: Sér. 4 Org. mond. Santé: Sér. 1954, 10, 1003
des drogues engendrant la toxicomanie, tels que l'abus de la résine de cannabis (marihuana), le diphényl -4,4 diméthylamino -6 hexanone -3 (contenu dans la potion Ticarda contre la toux) ; la dihydroiso-
Rapp. techn. 1952, 57, 12 ; 1954, Rapp. techn. 1952, 57, 11 Rapp. techn. 1954, 84, 11
codéine, l'ester isopropylique de l'acide méthyl -1 phényl-4 pipéridine carboxylique-4 (c'est -à -dire le composé isopropylique analogue de la péthidine) ; les méthodes actuellement appliquées pour le traitement des toxicomanes.
CHAPITRE 7
ENVOIS DE FOURNITURES Les achats de fournitures et de matériel à usage médical et autre pour les projets de l'OMS financés au moyen du budget ordinaire et de fonds de l'assistance technique se sont élevés à $420 000 pendant l'exercice compris entre le ler octobre 1953 et le en 1954 pour les dépenses qui relèvent de l'assistance
30 septembre 1954. La plupart des achats ont été faits en dehors de la zone dollar avec des fonds de l'assistance technique. Dans la conduite d'opérations de cette nature, il est important pour l'OMS de pouvoir comptabiliser ses commandes en monnaies de telle ou telle catégorie, compte tenu de l'évolution de ses disponibilités en devises au cours de l'année. Elle y a été aidée pendant la période considérée par l'assouplissement progressif des restrictions aux exportations et par l'extension, ces dernières années, de la gamme des produits fabriqués dans plusieurs pays européens et autres. Les possibilités se multi-
technique, fluctuations qui ont provoqué des difficultés dans l'organisation et l'exécution des envois de fournitures et de matériel. Au début de 1954, il a été nécessaire de réduire notablement les crédits qu'on espérait pouvoir affecter aux programmes d'opérations prévus pour l'année ; puis, au cours
du deuxième trimestre, une fois les ajustements nécessaires introduits, il a fallu apporter d'autres
remaniements par suite de nouvelles affectations de fonds faites par le Bureau de l'Assistance technique. Les bureaux régionaux ont été obligés de rectifier à plusieurs reprises leurs demandes de fournitures et de matériel, ce qui a créé au Siège des retards dans
le placement des commandes et l'obtention des livraisons nécessaires aux projets considérés. En 1954, le solde des obligations afférentes aux fournitures et au matériel destinés à l'exécution des
plient d'acheter hors de la zone dollar du DDT
répondant aux normes recommandées par le Comité d'experts des Insecticides de l'OMS. Grâce à l'expérience qu'elle a acquise concernant les moyens d'acquérir certains produits ou pièces détachées de remplacement, grâce aussi à l'établissement et à la tenue à jour au Siège et dans les bureaux régionaux d'une documentation facile à consulter touchant les sources d'approvisionnement sur les marchés importants de fournitures médicales, l'Organisation a été
projets d'assistance technique, et qui avaient été achetés mais non livrés en 1953, a été notablement plus élevé que les années précédentes, et cela est encore dû dans une large mesure au fait qu'en raison de l'incertitude financière dans laquelle on se trouvait en 1953, le placement des commandes s'est vu retardé. Appareils de radiologie pour les campagnes antituberculeuses
mieux en mesure de tirer le meilleur parti de ses
Les prix des fournitures et du matériel utilisés dans l'exécution des programmes de l'OMS n'ont en général guère varié au cours de l'année. A noter toutefois que le prix de la pénicilline PAM a subi une nouvelle diminution, ce dont ne peuvent que se féliciter les pays qui font usage de ce produit dans leurs campagnes de masse. A signaler aussi que des perspectives nouvelles s'offrent pour l'emploi d'autres préparations de pénicilline- retard, dont certaines font l'objet d'essais d'application pratique sous contrôle de l'OMS. Certains fournisseurs européens ont pu
liquidités.
Les fabricants ont poursuivi leurs efforts en vue de produire des groupes mobiles ou fixes mieux adáptés
aux régions tropicales et nécessitant un minimum de réparations. Les récents perfectionnements en matière d'ap-
pareils de radiophotographie ont rendu possible l'emploi de générateurs plus légers et plus simples et,
effectuer leurs livraisons un peu plus rapidement
partant, de volume moindre, de prix plus bas et d'entretien plus aisé. En outre, on dispose maintenant d'appareils radiologiques qui présentent une plus grande résistance à la chaleur, à l'humidité, à la poussière, etc. qui règnent sous les tropiques. L'OMS a donc encouragé les fabricants à produire des appareils répondant le mieux possible aux exigences de la lutte antituberculeuse dans les pays insuffisamment développés de la zone tropicale et subtropicale. Elle a notamment insisté sur l'abaissement des frais d'achat et de fonctionnement, sur la simplicité de la manipulation et de l'entretien, sur la robustesse et, le cas échéant, sur la mobilité des appareils. L'Organisation a également étudié de
que les années précédentes. L'Organisation a continué de collaborer étroitement avec les services d'achat d'autres institutions des Nations Unies qui ont à faire face à des problèmes de nature analogue et elle a procédé avec eux à des échanges de renseignements récents sur les sources d'approvisionnement de certains produits, leur prix et leur efficacité. On trouvera aux chapitres 10 et 18 des indications
sur les fluctuations des sommes affectées à l'OMS
près avec les fabricants la question du type des
- 50 -
ENVOIS DE FOURNITURES
51
groupes mobiles de radiologie qui conviendrait le mieux aux régions de ce genre. Il est ainsi apparu que les groupes mobiles autonomes installés dans des véhicules appropriés présentent certains avantages sur les appareils portatifs qu'il est nécessaire de monter et démonter. Mais encore faut -il dans la construction
de ces groupes et dans le choix des véhicules tenir compte de facteurs tels que la nature du terrain où l'on opérera, le type, le rendement et le mode de protection du générateur, la nécessité d'une ventilation suffisante et l'existence des moyens nécessaires au développement rapide des films.
nitures ont été expédiées par bateaux affrétés pour l'UNKRA, par transports militaires ou par navires marchands ordinaires. Les livraisons devant être synchronisées avec l'achèvement des bâtiments de l'hôpital, on ne disposait que d'un temps limité pour l'établissement de la liste définitive ainsi que pour l'exécution des commandes et les expéditions, aussi le personnel responsable a -t -il dû faire face à une tâche exceptionnellement lourde. A plusieurs reprises,
il a fallu entrer personnellement en contact avec les fournisseurs et avec les autorités sanitaires des pays intéressés, qui n'ont pas ménagé leur concours.
Rendement et convenance du matériel
Les équipes travaillant sur le terrain ont été priées de fournir des renseignements sur le rende-
ment et la convenance du matériel qui leur est confié. Les informations ainsi recueillies ont été étudiées avec les fabricants intéressés et, dans certains
Listes types de matériel pour les projets à exécuter dans les pays On a poursuivi la préparation de listes types de matériel destiné à certains projets. C'est ainsi que
l'on a élaboré une liste type du matériel de base
pour un centre d'enseignement infirmier, et revisé, à la lumière de l'expérience acquise, la liste de ce qui
cas, des modifications ont été apportées à la construction des appareils.
Aide aux Etats Membres et à d'autres institutions des Nations Unies
est nécessaire à l'équipement d'un laboratoire de vénéréologie. On a, d'autre part, commencé à dresser une liste analogue pour des projets d'assainissement. Ces listes sont utilisées par l'OMS et par le FISE pour l'organisation de nouveaux projets. The Co- operative for American Remittances to Everywhere, Inc.
Nations Unies pour le Relèvement de la Corée (UNKRA), qui a fourni les devises nécessaires, la
L'OMS a acheté pour le compte de l'Agence des
totalité des fournitures médicales et du matériel indispensables à l'équipement d'une école de médecine, d'un hôpital universitaire et d'une école d'infirmières, au prix global de $280 000. Elle a collaboré à l'établissement de listes détaillées des articles nécessaires et a défini les normes auxquelles devaient satisfaire par la suite les livraisons. Des achats
L'accord avec la Co- operative for American Remittances to Everywhere, Inc. (CARE) a été maintenu en vigueur pendant toute l'année. La CARE a précisé que, durant l'année, elle a fait don de $67 000 de matériel et fournitures à usage médical, neufs et usagés, et qu'elle a expédié pour $7500 de fournitures à des institutions qui lui en avaient adressé la demande.
portant sur des milliers d'articles différents ont été effectués dans un grand nombre de pays ; les four-
CHAPITRE 8
PUBLICATIONS ET DOCUMENTATION L'Organisation s'est toujours préoccupée de développer ses services de publication et de documentation
qui sont un instrument utile pour l'exécution de son
programme d'activité et la poursuite de ses buts essentiels. Pour cela, il lui a fallu procéder à de constantes mises au point afin d'être en mesure de répondre à la diversité des besoins en matière d'édition, de résoudre au mieux les problèmes que pose la distribution gratuite ou commerciale des publications ou d'utiliser avec le plus d'efficacité possible ses services de bibliothèque et de documen-
volume de ces publications ne saurait évidemment constituer une fin en soi, et le nombre des textes que les principes adoptés interdisent de publier s'est lui aussi accru. Lorsqu'un manuscrit est étudié en vue de sa publi-
cation éventuelle, l'une des principales questions qu'il faut poser est la suivante : quel avantage y aurait -il à publier ce document sous le nom d'une organisation sanitaire intergouvernementale ? Lorsqu'il s'agit de textes purement descriptifs, en ce sens qu'ils relatent les observations faites directement par l'auteur au laboratoire, en clinique ou sur le terrain, leur publication par l'OMS répond à un objet précis si les renseignements qu'ils contiennent apportent
ce changement au début de 1955 dans toute la mesure autorisée par l'Assemblée de la Santé, il serait indispensable de recruter, dans les derniers mois de 1954,
tation tant au Siège que dans les Régions. Une tâche importante dont elle a dû s'acquitter en 1954 a été d'étudier en détail les conséquences de la décision de la Septième Assemblée Mondiale de la Santé au sujet d'un élargissement de l'emploi de l'espagnol comme langue de travail. Cette étude a montré clairement que, pour pouvoir introduire
quelque chose de nouveau et s'ils présentent de l'intérêt pour telle ou telle activité inscrite dans le programme de l'Organisation. Mais lorsque les
problèmes ont une portée sociale ou administrative nelles de l'auteur qui vont au delà des renseignements présentés ou qui n'en découlent pas nécessairement. Des difficultés, voire parfois des divergences d'opinion marquées, peuvent alors surgir sur le point de savoir s'il convient ou non que l'OMS publie le manuscrit.
plus vaste, à l'exposé objectif des faits se mêlent souvent des vues ou des recommandations person-
quelques traducteurs et rédac-
teurs de langue espagnole. L'Organisation a donc fait appel à un traducteur consultant pour l'aider à résoudre les divers problèmes que soulèvent le recrutement et la formation d'un personnel nouveau et pour travailler à la mise au point d'une terminologie appropriée. A la fin de l'année, une sélection a été opérée parmi les nombreuses candidatures aux
postes de traducteurs et de rédacteurs de langue espagnole qui étaient à pourvoir. Production des publications En 1948 déjà, la Commission Intérimaire de l'OMS,
Il est fort possible qu'un examen rétrospectif des publications parues à ce jour montre que certaines d'entre elles ne répondaient pas à une nécessité absolue, mais il n'en reste pas moins que l'Organisation est de mieux en mieux consciente de l'impor-
tance qu'il y a pour elle à s'en tenir, à cet égard, à des principes clairement définis. Parmi les numéros du Bulletin publiés en 1954, huit portaient sur des sujets spéciaux : syphilis, rage, substances thérapeutiques, prophylactiques et diagnostiques, statistiques sanitaires, fièvre jaune en Afrique, paludisme, tuberculose, assainissement. Pendant la période de six ans comprise entre 1949 et 1954, il a été publié au total environ 7000 pages du Bulletin, et en 1954 un peu plus de 1800 pages. Indépendamment de la tendance mentionnée plus haut de publier de plus en plus souvent des numéros spéciaux du Bulletin, on a créé une rubrique intitulée « Notes et rapports » pour assurer, sous une forme abrégée, une plus large diffusion à certains articles extraits de la vaste documentation technique distribuée sous forme de documents de travail. A la fin de 1954, vingt numéros avaient été publiés dans la Série de Monographies en anglais, seize en français et deux en édition mixte.
en transmettant à la Première Assemblée Mondiale de la Santé le « Rapport général sur les Publications »
rédigé par le Secrétaire exécutif, avait insisté sur «...l'importance particulière qu'il y aurait à publier des recueils et des monographies sur des sujets spéciaux » ; quatre années plus tard, le Conseil 1
Exécutif, étudiant le programme de publications de l'Organisation, s'est déclaré favorable à la publication de numéros spéciaux du Bulletin et de mono graphies,2 ratifiant ainsi la politique antérieurement formulée.
Bien que des progrès substantiels aient été enregistrés dans la production de monographies et de numéros spéciaux du Bulletin, l'augmentation du 1 Actes off. Org. mond. Santé, 12, 18 2 Actes off. Org. mond. Santé, 40, 54
- 52 -
PUBLICATIONS ET DOCUMENTATION
53
Les monographies publiées dans le courant de l'année ont porté sur les sujets suivants : Editions anglaises : La grippe ; Biologie d'Anopheles gambiae ; La peste ; La rage : techniques de laboratoire ; La donovanose. Editions françaises : Toxicité pour l'homme de certains pesticides ; Psychologie normale et pathologique de l'Africain ; Plans et fonctionnement des fosses septiques ; Zoonoses : connaissances et techniques nouvelles ; La grippe ; L'hôpital rural ; La peste ; La pasteurisation du lait ; Terminologie du paludisme ; La vaccination par le BCG.
à partir du premier numéro de 1955, soit publiée par
le Siège et non plus par le Bureau régional des Amériques. Le Bureau régional liquidera le volume précédent qui est en retard, et on espère ainsi pouvoir maintenir à jour l'édition espagnole de la Chronique sans solution de continuité. Indépendamment des volumes ordinaires des Actes
officiels qui ont été publiés pendant l'année, un
volume spécial (No 56) intitulé « Débats, décisions et rapports relatifs à la quarantaine internationale »
a paru en automne.
L'amélioration que l'on se proposait d'apporter à la périodicité du Recueil international de Législation
sanitaire et à laquelle il avait été fait allusion dans le Rapport annuel précédent a été réalisée de façon satisfaisante en 1954, année au cours de laquelle le volume 5 a été publié en quatre fascicules trimestriels paraissant chacun dans la première moitié du trimestre
qui continue de battre tous les records de vente. Le deuxième numéro de cette série, paru pour la première fois au début de 1952 et intitulé Soins maternels et santé mentale, a atteint les chiffres de vente les plus élevés et il continue de faire l'objet d'une demande réduite mais régulière. Depuis la première impression, il a été procédé, au moyen du fonds de roulement des publications, à six nouveaux
Accueil réservé aux publications de l'OMS Dans l'ensemble, c'est la Série de Monographies
considéré. Des études de législation sanitaire com-
parée relative à la lèpre, à la vaccination anti-
variolique et aux sages- femmes figurent dans ce volume. Des tirés à part de ces diverses études ont été préparés en vue de leur vente et de leur distribution
tirages de l'édition anglaise, de sorte que, à la fin de l'année, près de 12 000 exemplaires de cette édition et 1000 exemplaires de l'édition française avaient été
aux personnalités inscrites aux tableaux d'experts intéressés.
vendus. En outre, des abrégés de cette monographie à l'usage du grand public ont été publiés au Royaume -
La publication du volume 8 de la Chronique au cours de l'année a été marquée par certaines améliorations. Le format a été légèrement augmenté et le texte a été réparti sur deux colonnes, ce qui à la fois facilite la lecture - les lignes étant plus courtes - et permet de présenter les illustrations sous une forme plus intéressante. On a également essayé d'améliorer
Uni et aux Etats -Unis d'Amérique, sur une base commerciale ; enfin, des maisons d'édition privées ou des services officiels en ont publié des traductions
en danois, en suédois et dans les langues serbo-
le contenu de cette publication, à l'intention du
travailleur sanitaire auquel elle s'adresse, en réservant
une plus grande place aux activités techniques de l'Organisation et en diminuant en proportion les textes consacrés aux réunions constitutionnelles et à d'autres questions présentant surtout un intérêt administratif. Une autre innovation a été la publication d'un numéro consacré intégralement à un exposé général de l'activité déployée par l'OMS dans un domaine particulier, celui des tréponématoses.
croates avec l'agrément de l'Organisation. Cette monographie traitait d'un sujet qui intéresse à des titres divers de nombreuses catégories de personnel sanitaire et social. Les monographies purement scientifiques, comme celles qui ont été publiées en 1954 au sujet de la grippe et de la peste,
n'ont pas atteint un chiffre de vente aussi élevé. Néanmoins, elles ont toutes trouvé auprès de la presse professionnelle et scientifique un accueil des plus favorable. Distribution et ventes Au cours de l'année, on s'est efforcé de rationaliser
Il est envisagé de continuer à publier des
numéros spéciaux de ce genre au moins une fois, et si possible deux fois, par an. Les années précédentes, les index du Bulletin et de la Chronique paraissaient avec un grand retard,
la distribution gratuite des publications en revisant les listes de destinataires, et le problème de l'extension
de sorte que des plaintes parvenaient des bibliothèques désireuses de relier ces périodiques. En 1954,
des ventes a été étudié de très près. De nouveaux dépositaires ont été désignés au Congo belge, dans la République fédérale d'Allemagne, en Indonésie, en Italie, au Japon, à Taiwan et en Thaïlande. Les dépositaires de quatre autres pays n'ayant pas donné satisfaction, l'OMS a dû les remplacer. A la fin de
ce retard a été entièrement rattrapé et des mesures ont été prises pour faire paraître ponctuellement les index après la publication de chaque volume. La publication mensuelle régulière de la Chronique en anglais et en français continue, mais celle du Bulletin
l'année, les publications de l'OMS pouvaient être obtenues contre paiement en monnaie locale dans quarante et un pays. L'OMS a échangé une nombreuse correspondance avec ses dépositaires tant pour les renseigner sur ses nouvelles publications que pour déterminer l'usage qui pourrait être fait du catalogue et des prospectus
est beaucoup plus difficile, notamment parce qu'il faut soumettre les épreuves aux auteurs dans de nombreux pays.
Toutes les dispositions utiles ont maintenant été prises pour que l'édition espagnole de la Chronique,
qui paraissent de temps à autre. Après examen de
54
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
la question avec les dépositaires représentant le
avait été versée à ce titre ; déduction faite des escomptes commerciaux et de la commission perçue par le Service des Ventes des Nations Unies, il reste au fonds de roulement des publications un bénéfice net de $14 000 environ. Les sommes touchées en 1954 se sont chiffrées au total à $31 222, représentant une valeur nominale d'environ $63 000. Bibliothèque et documentation
commerce du livre de langue anglaise, elle a décidé,
pour se conformer aux exigences du marché, qu'à partir de 1955 les éditions anglaises des monographies de l'OMS ne seraient mises en vente que sous reliure toile, les éditions brochées étant réservées à la
distribution non commerciale.
Au printemps, le catalogue avait été distribué à raison de 21 000 exemplaires en langue anglaise et de 9000 exemplaires en langue française. Plusieurs propres catalogues, annonces publicitaires ou journaux. Au début de l'année ont été introduits les abonnements globaux et combinés et autres abonnements spéciaux, dans l'espoir qu'ils présenteraient un
dépositaires se sont maintenant fait une règle de mentionner les publications de l'OMS dans leurs
L'Organisation a été représentée à trois conférences internationales consacrées à divers problèmes de documentation : le Comité consultatif international de la recherche dans le programme des sciences exactes et naturelles de l'UNESCO, le Comité consultatif international de Bibliographie de l'UNESCO et le Comité international de l'UNESCO pour la documentation des sciences sociales. A la dernière de
intérêt spécial pour les bibliothèques. Cet espoir a été pleinement justifié. L'abonnement global, dont
combinés, à $52,50 ; ce genre d'abonnement donne droit à tous les périodiques de l'Organisation, aux Actes officiels et aux Rapports techniques. Des prix spéciaux sont également prévus pour l'abonnement combiné au Bulletin et à la Chronique ainsi qu'au Rapport épidémiologique et démographique et au Relevé épidémiologique hebdomadaire.
le prix a été fixé à $80 pour l'année 1954, donne droit à toutes les publications de l'OMS dans une des langues de travail ; soixante abonnements de ce genre ont été souscrits au cours de l'année. Il a d'autre part été souscrit quarante abonnements
ces réunions, l'OMS a présenté un document sur
les points bibliographiques communs que présentent les sciences médicales et les sciences sociales.
Des améliorations ont été apportées au système d'organisation et de diffusion des publications
statistiques nationales, ainsi qu'à la façon dont il y a lieu de répondre aux demandes de littérature
médicale reçues des bureaux régionaux. A partir du début de l'année, la présentation de Nouvelles de la Bibliothèque a été modifiée, toutes les rubriques
étant classées selon le système Barnard qui avait été adopté par la Bibliothèque de l'OMS l'année précédente.
publications de l'OMS qu'il présenta au Conseil Exécutif lors de sa onzième session, le Directeur général s'exprimait en ces termes : « Dans quelques pays, la désignation de bibliothèques dépositaires a été faite sur des bases plutôt larges, ce qui a entraîné certaines anomalies. Actuellement, plusieurs bibliothèques qui pourraient, sans difficultés financières ou monétaires spéciales, souscrire des abonnements aux publications de l'OMS, reçoivent celles -ci gratuitement parce qu'elles ont été agréées comme dépositaires. Des bibliothèques semblables, situées
Dans le rapport sur la distribution et la vente des
Un remaniement complet de la vaste documentation que possède l'OMS dans l'aile de la bibliothèque
des Nations Unies et notamment de la collection de l'Office International d'Hygiène Publique a été plusieurs milliers de volumes, mais il a porté ses entrepris en mai 1953 et a été achevé en mars 1954. Ce travail a nécessité l'examen et le classement de
fruits, car une quantité importante de textes précieux sont devenus de ce fait aisément accessibles. Tout en développant les services normaux qu'elle
dans le même pays, sont abonnées à toutes les publications de l'OMS ou à une partie d'entre elles.» Toutefois, des dispositions furent prises aussitôt que possible pour offrir des abonnements globaux
rend au Secrétariat de l'OMS à Genève, la Bibliothèque a, durant l'année, poursuivi ses efforts en vue d'en faire bénéficier également le personnel technique des bureaux régionaux et des missions travaillant sur le terrain. Afin de faciliter l'emploi des microfilms,
ou combinés en lieu et place de la distribution
gratuite et, au début de l'année, l'OMS a adressé à trente -trois bibliothèques dépositaires des lettres pour
les informer qu'il ne lui serait plus possible de leur assurer le service gratuit de ses publications et pour appeler en même temps leur attention sur l'avantage des nouveaux prix des abonnements spéciaux. Vingt -trois de ces bibliothèques ont depuis lors
économique que la reproduction au « photostat » pour fournir de la documentation à ceux qui en ont besoin, des appareils de lecture des microfilms ont été envoyés à Brazzaville et à Manille ; le matériel que la bibliothèque possédait en double a été expédié régulièrement aux bibliothèques des bureaux régionaux. Il a été procédé à des échanges de vues avec le Bureau régional de l'Europe sur les conséquences qu'aurait, du point de vue des services de bibliothèque et de documentation, le transfert du Bureau régional
qui constituent un moyen plus
souscrit des abonnements globaux ou combinés et
aucune d'elles ne s'est plainte de la cessation du service gratuit. Les résultats du paiement anticipé des abonnements aux publications de l'OMS ont été très satisfaisants. Au milieu de l'année, une somme de $23 000 environ
à Copenhague, et un accord complet a été réalisé sur les moyens à mettre en oeuvre pour éviter les doubles emplois dans la documentation proprement dite et dans les services rendus.
PUBLICATIONS ET DOCUMENTATION
55
Fait symptomatique de l'importance de plus en plus grande qui est attribuée à la collection d'ouvrages
médicaux récents dont dispose la Bibliothèque: il a fallu examiner très sérieusement au cours de l'année
la question des prêts que celle -ci est appelée à consentir à d'autres bibliothèques médicales ou dans ce sens, un millier d'ouvrages environ ont été
prêtés par l'intermédiaire du service suisse de prêts inter -bibliothèques, et des microfilms ont été fournis sur demande à des bibliothèques médicales et scientifiques des Etats -Unis d'Amérique, de France,
d'Italie, du Japon, de Norvège, de Pologne, de la République fédérale d'Allemagne, de Tchécoslovaquie et de l'Union Sud -Africaine.
scientifiques. Malgré les mesures restrictives adoptées
CHAPITRE 9
INFORMATION Au Siège central comme dans les Régions, l'année a été marquée par des progrès dans tous les domaines de la Nouvelle Delhi relatif aux services de distribu-
de l'information. Des rapports encourageants sur
tion d'eau et sur la santé mentale ont été particulièrement bien accueillis.
le programme d'information de l'OMS ont été présentés par les directeurs des centres d'information des Nations Unies en Europe, en Asie et en Afrique
On s'efforce d'accroître le nombre des articles écrits directement en français. Radio
qui ont assisté à la vingtième session du Comité consultatif de l'Information, tenue à la fin de juin à Genève sur l'invitation de l'Organisation Mondiale de la Santé. Presse et publications Les journaux, comme en témoignent les coupures de presse reçues de quarante -huit pays, ont fait un usage abondant des communiqués et articles spéciaux
L'OMS a continué pendant l'année à envoyer de la documentation aux services de radiodiffusion des Nations Unies à Genève et à New York. La station de radio des Nations Unies à Genève a consacré deux
émissions hebdomadaires à l'OMS. Celle de New York a présenté une causerie sur la grippe dans l'un de ses programmes spéciaux. Au début de 1954, le service européen de la BBC a préparé une émission spéciale sur l'OMS, enregistrée
de l'OMS, notamment de ceux qui portaient sur la pénicilline et la syphilis, la mortalité par morsures
de serpents dans le monde, la publication de la
monographie de l'OMS sur la peste, les accidents de dus à l'alcool, la baisse de la mortalité infantile, les décès causés par des accidents de transport et les maladies transmissibles à l'homme par les animaux. La documentation préparée par les membres de la mission d'information qui a visité en 1953, sous les communs auspices de l'UNESCO, du FISE et de l'OMS, un certain nombre de pays de la Méditerranée orientale (voir Rapport annuel pour 1953 1) a été communiquée à la presse au cours de l'année.
en partie à Genève et diffusée par la BBC en onze langues. La documentation recueillie par la mission d'information qui s'est rendue en Méditerranée les auspices communs de l'UNESCO, du FISE et de l'OMS a été utilisée dans trois émissions de la BBC d'une heure chacune. Photographies et expositions
Une série d'articles sur cette mission a paru dans Paris -Presse ainsi européens.
que
dans d'autres journaux
La distribution de photographies et de matériel documentaire s'est accrue. Sur les 31 000 photographies de format normal et les 500 panneaux d'exposition produits en 1954 par le laboratoire de photographie de l'OMS, 22 000 ont été distribués soit à des fonctionnaires régionaux de l'information, soit à des journaux, à des revues, à des agences de photographie ou à des particuliers pour être publiés ou exposés. La publication d'« histoires illustrées » en séries de douze images ou davantage, accompagnées d'un texte succinct, a eu beaucoup de succès auprès des
Le dépliant d'information générale intitulé L'OMS, son but, son action, sa structure a été diffusé en dix langues.
Une brochure illustrée a paru à la fin de l'année en anglais, en français et en espagnol. Elle est destinée à remplacer Une lampe s'allume, dont les stocks sont épuisés.
agences de photographie et des revues illustrées. Les six histoires déjà parues ont été reproduites dans
OMS Nouvelles
plus de vingt pays. D'autres ont été commencées, qui porteront sur la lèpre en Birmanie, la fièvre jaune
Au cours des neuf premiers mois de 1954, les demandes individuelles ont à elles seules fait passer le tirage total d'OMS Nouvelles de 39 500 à 43 000 exemplaires par mois, dont 35 000 en langue anglaise.
Le tirage de l'édition française, comme celui de l'édition anglaise, a doublé pendant les deux dernières années. Les numéros sur l'alcoolisme, sur le colloque 1 Actes of Org. mond. Santé, 51, 59
en Amérique latine, la réadaptation des malades atteints de poliomyélite en Europe et la lutte contre le pian et le paludisme dans le Cameroun français. Le matériel de l'exposition itinérante a été adapté en sept autres langues : arabe, chinois, allemand, hébreu, italien, suédois et ourdou. Un nouveau genre de matériel d'exposition consistant en une série de seize photographies agrandies,
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INFORMATION
57
accompagnées d'un texte imprimé en noir, a été constitué sous le titre La santé est pour l'homme un droit fondamental. Cinq mille séries ont été imprimées en cinq langues afin de répondre à la demande crois-
sante de matériel d'exposition qui se manifeste dans les Régions.
Journée mondiale de la Santé Les administrations nationales et les bureaux régionaux de l'OMS ont largement utilisé le thème « L'infirmière, militante de la santé », choisi pour la Journée mondiale de la Santé de 1954, à l'occasion du centenaire de l' oeuvre inaugurée par Florence
Nightingale pendant la guerre de Crimée. Dans Films et films fixes
Une bande d'actualités de court métrage, tournée pendant la Septième Assemblée Mondiale de la Santé,
a été projetée dans des cinémas et au cours de
programmes de télévision dans diverses parties du monde. On a estimé à quarante millions le nombre de personnes qui ont vu cette bande en totalité ou en partie. Deux scénarios ont été préparés en 1954 pour être soumis à des milieux susceptibles de s'y intéresser ; dessin animé sur l'alcoolisme. Un film fixe spécialement conçu en couleurs pour illustrer la structure et les activités de l'OMS sera utilisé comme moyen d'initiation et servira aussi à accompagner des causeries ou conférences.
beaucoup de pays, les associations d'infirmières et leurs revues professionnelles ont collaboré avec les services de santé nationaux et locaux pour organiser la célébration de cette journée. Le message du Directeur général pour la Journée mondiale de la Santé a été enregistré et diffusé par un grand nombre de stations de radio, dont vingt cinq au moins en Europe, très souvent dans le cadre de programmes spéciaux ou de discussions organisées
l'un se rapporte aux campagnes de masse contre les tréponématoses, l'autre doit accompagner un
pour la circonstance. Sous le titre World Nurse, la BBC a produit en collaboration avec l'OMS un programme documentaire spécial de télévision, d'une durée de soixante minutes ; d'après les évaluations de la BBC, cette projection a été vue par environ quatre millions de personnes au Royaume -Uni. Le thème choisi par la Septième Assemblée pour la Journée mondiale de la Santé de 1955 est « L'eau, miroir de la santé ».
CHAPITRE 10
QUESTIONS CONSTITUTIONNELLES, FINANCIÈRES ET ADMINISTRATIVES Questions constitutionnelles Membres de l'Organisation la situation juridique, les privilèges et les immunités de l'Organisation, en prévision de l'installation du
A la Septième Assemblée Mondiale de la Santé, la Fédération de la Rhodésie et du Nyassaland a été admise comme Membre associé de l'Organisation
et, de ce fait, la Rhodésie du Sud a cessé d'être Membre associé. Le chef de la délégation du
Bureau régional de l'Europe à Copenhague ; et e) d'arrangements avec le Gouvernement du Mexique pour la réunion de la Huitième Assemblée
Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du
Mondiale de la Santé et de la seizième session du Conseil Exécutif à Mexico.
Nord, conformément aux articles 106 et 107 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, a notifié, au nom de la Fédération, l'acceptation de la qualité de Membre associé à la sixième séance plénière tenue le 14 mai 1954. La liste des 84 Membres et Membres associés de l'Organisation 1 figure à l'annexe 1. Accords avec des gouvernements
Adhésions à la Convention sur les Privilèges et Immunités
Deux Etats Membres ont adhéré à la Convention sur les Privilèges et Immunités des Institutions
spécialisées pendant l'année - le Népal le 23 février et l'Irak le 9 juillet - ce qui porte à vingt le nombre des Etats Membres qui ont adhéré à cette convention
Des négociations ont eu lieu pendant l'année en vue de la conclusion : a) d'un accord tendant à l'adoption de nouvelles dispositions concernant le Bureau régional de l'Afrique à Brazzaville ; b) d'un accord avec le Gouvernement du Danemark (pays hôte) comprenant des dispositions sur
(certains avec des réserves) en ce qui concerne l'Organisation Mondiale de la Santé. Ce sont : Autriche, Belgique, Chili, Danemark, Egypte, Equa-
teur, Guatemala, Haïti, Inde, Irak, Italie, Luxembourg,
Népal,
Norvège,
Pays -Bas,
Philippines,
Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Royaume Hachimite de Jordanie, Suède et Yougoslavie.
Questions financières Bien que la présente section soit consacrée surtout à la situation financière telle qu'elle ressort du budget ordinaire de l'Organisation - le chapitre 18 donnant des précisions sur l'évolution financière dans le cadre
celles qu'elle avait rencontrées en 1953, par suite de l'insuffisance persistante des fonds mis à sa disposi-
tion dans le cadre du programme élargi d'assistance technique. Afin de pouvoir poursuivre l'exécution de tous les projets déjà entrepris, el a dûle
du programme élargi d'assistance technique - il est impossible de faire entièrement abstraction des questions d'assistance technique, toute modification des fonds disponibles à ce titre influant nécessairement sur les crédits du budget ordinaire. De même, les principes qui régissent le remboursement par le FISE de certaines dépenses engagées par l'OMS pour exécuter des projets bénéficiant d'une assistance commune sont évoqués ici en raison des effets qu'ils exercent sur le budget ordinaire.
financer au moyen du budget ordinaire certains projets inclus à l'origine dans le programme d'assistance technique et ajourner quelques nouveaux projets inscrits au budget ordinaire de 1954. Une analyse complète du programme de 1954 a donc été entreprise en vue d'adapter celui -ci au montant total des ressources
disponibles. En outre, l'OMS a
Pendant le premier semestre de 1954, l'OMS a dû affronter des difficultés financières semblables à 1 Ce chiffre comprend neuf Membres inactifs.
demandé au FISE de lui prêter son aide financière en 1954 en lui remboursant les frais de personnel entraînés par l'exécution de projets relatifs au BCG et de certains autres projets bénéficiant d'une assistance commune ; le Conseil d'administration du
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QUESTIONS CONSTITUTIONNELLES, FINANCIÈRES ET ADMINISTRATIVES
59
FISE a accepté d'ouvrir un crédit de $828 000 à cette fin. Lors de sa treizième session, le Conseil Exécutif a approuvé (résolution EB13.R39) les dispositions
nisation, ainsi que les virements que le Directeur général a opérés, avec l'approbation du Conseil Exécutif, entre les sections de la résolution portant ouverture de crédits. Le montant exact des engagements de dépenses pour l'année ne sera connu que lorsque les comptes à fin d'exercice auront été arrêtés. Ces comptes seront
prises ou envisagées par le Directeur général pour faire face à la situation ; il lui a demandé notamment de soumettre à la Septième Assemblée Mondiale de la Santé un rapport sur les modifications apportées
au programme de 1954, à la suite de la revision entreprise par ses soins, et sur les faits nouveaux qui auraient pu se produire dans la situation financière. L'Assemblée de la Santé a approuvé les modifications ainsi apportées, dans lesquelles il était tenu compte d'un accroissement du montant affecté à l'OMS par le Bureau de l'Assistance technique, après la session du Conseil Exécutif en janvier.
publiés dans le Rapport financier (en supplément au présent volume) qui sera présenté, en même temps
que le rapport du Commissaire aux Comptes, à la Huitième Assemblée Mondiale de la Santé. Contributions et fonds de roulement
Après la Septième Assemblée Mondiale de la Santé, un nouvel accroissement du montant alloué au titre de l'assistance technique a permis au Directeur général de financer avec ces fonds certains des projets qui avaient été précédemment transférés au budget ordinaire. Ce retransfert de projets, conforme aux principes adoptés par la Septième Assemblée Mondiale de la Santé pour le programme de 1955, a permis d'entreprendre de nouvelles activités, prévues à l'origine au programme ordinaire de 1954 mais ajournées par la suite. Il a été jugé également possible de financer les frais de personnel relatifs à certains projets bénéficiant d'une assistance commune
En général, la rentrée des contributions pour l'année considérée a été encore satisfaisante. De nouveaux progrès ont été aussi enregistrés dans le recouvrement des contributions dues à l'Organisation pour les années précédentes ; il a donc été possible
de rembourser au fonds de roulement $104 032 et de liquider les avances prélevées sur le fonds en attendant la rentrée des contributions inscrites au budget de 1952. En revanche, certains gouvernements ont laissé augmenter encore l'arriéré de leurs contri-
FISE /OMS, frais que le Conseil d'administration du FISE avait accepté de à l'OMS ; le FISE a donc été informé que l'OMS serait en mesure de rembourser environ $134 000 sur le montant total
butions, bien que leur attention ait été appelée sur ce point par les états mensuels ordinaires et par des lettres ou même des télégrammes spéciaux. Des tableaux indiquant l'état des contributions reçues au 31 décembre 1954, le taux comparé des recouvrements à la fin des exercices 1952, 1953 et 1954, ainsi que les avances au fonds de roulement, figureront
dans le Rapport financier. Vignettes de l'OMS
attribué à ce titre en 1954 par son Conseil d'administration. Budget de 1954
Assemblée Mondiale de la Santé en mai 1953 se chiffrait à $9 838 000 ; après déduction des contributions dues par les Membres inactifs ($1 340 300), il restait un budget effectif de $8 497 700.
Le budget de 1954 approuvé par la
Sixième
La Septième Assemblée Mondiale de la Santé a approuvé (résolution WHA7.23) l'émission de vignettes de la santé mondiale en 1955. L'intérêt manifesté par les gouvernements pour la vente de ces vignettes a fléchi et dans bien des cas les recettes n'ont pas couvert les frais d'impression. Onze pays
ont participé à la vente en 1952, sept seulement
L'annexe 7 indique
la
répartition des crédits
votés pour 1954 entre les diverses activités de l'Orga-
en 1953 et cinq en 1954. Sept pays ont demandé des vignettes pour 1955.
Administration Structure du Secrétariat et personnel
activité de caractère industriel, cette responsabilité ayant été transférée à l'Administration de l'Assistance technique des Nations Unies (voir Rapports annuels de 1952 et de 1953) ; elle doit donner également des avis sur les méthodes et les techniques employées dans les laboratoires de santé publique. Dans le Département des Services administratifs et financiers, le Service des Voyages a été transféré
ture du Secrétariat du Bureau du Siège, au cours de l'année écoulée, soit par suite de circonstances nouvelles, soit pour augmenter son efficience. La structure du Secrétariat est indiquée dans l'annexe 8. Dans le Département des Services techniques centraux, la Section des Antibiotiques et des Insecticides a été remplacée par une Section des Méthodes
Certains changements ont été apportés à la struc-
de la Section des Conférences et des Services intérieurs à la Section des Finances et de la Comptabilité, 1 Actes off. Org. mond. Santé, 45, 54 et 51, 53.
des Laboratoires de Santé publique. Cette section est chargée de donner des avis sur les antibiotiques dans le domaine scientifique en s'abstenant de toute
60
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
ce qui a permis de grouper dans un seul service des fonctions qui précédemment étaient exercées sépa-
rément et de réaliser un contrôle financier plus efficace. Une autre modification opérée dans ce département a consisté à placer dans la Division de la Gestion administrative et du Personnel le Bureau des Fournitures qui précédemment relevait directement du Sous -Directeur général. L'importance numérique et la répartition géogra-
transféré du Fonds du Bâtiment au compte d'attente de l'Assemblée, il reste un solde de $5121,26 (Fr. s. 21 919,03) qui sera transféré lorsque les comptes définitifs auront été reçus et approuvés. Lieu de la Huitième Assemblée Mondiale de la Santé
phique du personnel n'ont guère varié en 1954.
La Septième Assemblée Mondiale de la Santé a accepté l'invitation que lui a faite le Gouvernement mexicain de réunir en 1955 à Mexico la Huitième
On trouvera dans les annexes 9 et 10 des indications détaillées sur la composition du Secrétariat au 30 novembre 1954.
Assemblée Mondiale de la Santé et la seizième
Locaux du Siège Toutes les questions relatives au nouveau bâtiment ont été maintenant réglées en ce qui concerne l'OMS.
session du Conseil. Les pourparlers concernant les arrangements administratifs pour ces deux réunions ont commencé immédiatement après l'Assemblée de la Santé. Siège du Bureau régional de l'Europe Le Comité régional de l'Europe a tenu une session spéciale pendant la Septième Assemblée pour réexaminer, à la demande du Conseil Exécutif, la question du siège permanent du Bureau régional, compte tenu des renseignements nouveaux que l'on avait reçus.
Le coût total de l'agrandissement du Palais des Nations, sous réserve d'une modification peu importante lors de la réception des comptes définitifs des Nations Unies, s'est élevé à Fr. s. 4 424 613,97, dont Fr. s. 3 000 000 ont été pris en charge par la Confédération suisse. Comme les Quatrième et Cinquième Assemblées
Mondiales de la Santé avaient voté à cet effet un crédit de $362 975 (Fr. s. 1 553 533), il y avait un excédent de Fr. s. 128 919,03. Un montant de $25 000 (Fr. s. 107 000) ayant été précédemment
Le choix de Copenhague fait par le Comité a été approuvé par le Conseil en mai et les négociations ont été ouvertes avec le Gouvernement du Danemark
en vue de l'accord à conclure avec le pays hôte et de la construction de locaux destinés aux bureaux (voir aussi page 83).
PARTIE II
LES RÉGIONS
CARTE 4. REGIONS ET BUREAUX DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
\ 1
z.zt
° 2, p 0.
\ 1'o
\
x` ``o`.a `
Singapour
Siège de l'OMS OBureaux régionaux aa IIIIIIIII
Région africaine Provisoirement rattaché b la Région africaine Région des Amériques
Région de l'Asie du Sud -Est
Région de IIIIII la Méditerranée orientale
1
,
li
1
Provisoirement rattaché à la Région du Pacifique occidental
9 Bureau régional provisoire
Ej Région européenne aProvisoirement rattaché b la Région européenne
Provisoirement rattaché à la Région de la Méditerranée orientale Région du
D.
Autres bureaux de l'OMS
Pacifique occidental
riÉtats et territoires qui ne sont pas encore rattachés á une Région
WHO 4492
Etant donné ses dimensions réduites, la carte ci- dessus ne donne qu'une idée générale des contours de chaque Région.
CHAPITRE 11
RÉGION AFRICAINE 1 Les grandes lignes du programme pour l'Afrique et les méthodes adoptées pour sa réalisation ont été décrites dans les Rapports annuels précédents. Certains progrès ont été accomplis, en collaboration avec les services de santé actuels et avec le FISE, dans l'extension des campagnes contre les maladies transmissibles, en particulier le paludisme et les tréponématoses. D'autres activités sont en cours :
Il a approuvé, sous réserve de modifications de détail, le projet de programme et de budget pour 1956
présenté par le Directeur régional. Il a également approuvé le programme et le budget révisés de 1955. Un échange de vues a eu lieu sur la question des campagnes antivarioliques, au sujet desquelles les
lutte contre la tuberculose, la lèpre et d'autres maladies transmissibles, amélioration de la nutrition,
des soins infirmiers, de la protection maternelle et infantile, développement de l'assainissement. Grâce aux enquêtes des années précédentes, la réalisation de nouveaux projets et l'organisation de cours de formation professionnelle reposent sur des bases solides. Néanmoins, ce qui a été fait à ce jour ne représente qu'une très faible partie de ce qui reste à réaliser. Etant donné les conditions très particulières que présente la Région, des études doivent être
administrations sanitaires de la Région avaient été consultées, conformément à une résolution adoptée par le Comité régional à sa troisième session. Les renseignements recueillis ont montré que la plupart des gouvernements de la Région menaient déjà une action contre cette maladie et confirmé qu'une
aide pratique de l'OMS ne s'imposait pas dans
encore entreprises, avant l'établissement d'un plan d'opérations plus vastes, sur les méthodes susceptibles de donner les meilleurs résultats. Comité régional Le Comité régional de l'Afrique a tenu sa quatrième
l'immédiat. Le Comité régional a néanmoins réitéré sa recommandation antérieure au sujet d'une intensification des campagnes antivarioliques et suggéré que de nouvelles études soient faites sur les méthodes et les types de vaccination qu'il convient d'appliquer. Des discussions techniques ont été consacrées aux problèmes de santé publique qui se posent en milieu
rural. Le Comité régional a confirmé sa décision antérieure suivant laquelle il procéderait chaque année à des discussions techniques portant sur le thème discuté à la précédente Assemblée Mondiale
de la Santé et il a décidé en conséquence que les discussions techniques lors de sa prochaine session porteraient sur « les problèmes sanitaires de l'enfant d'âge préscolaire en Afrique et le rôle de l'infirmière dans la solution de ces problèmes ». Le Comité régional a accordé une attention particulière à l'évolution des relations avec la Commission
session à Léopoldville, Congo belge, du 20 au 25 septembre. Ont pris part à cette réunion des représentants de tous les Etats Membres et Membres associés de la Région : Belgique, Espagne, France, Libéria, Portugal, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Union Sud -Africaine, la
de Coopération technique en Afrique au sud du Sahara (CCTA). Il a insisté sur l'opportunité d'éviter les chevauchements d'activités et a recommandé que
Fédération de la Rhodésie et du Nyassaland et la Zone de protectorat espagnol au Maroc. Le FISE, sept autres organisations intergouvernementales et huit organisations non gouvernementales, ont envoyé des représentants ou des observateurs. Le Directeur général était représenté par un sous -directeur général.
les points suivants, entre autres, soient étudiés de concert avec la CCTA : coopération dans l'organisation des colloques et conférences, enquêtes communes dans le domaine de la santé et répartition des tâches dans l'assistance fournie pour l'exécution de programmes sanitaires inter -pays. comité spécial créé à sa session précédente et chargé
Le Comité régional a discuté et pris note avec satisfaction du Rapport annuel du Directeur régional. I Cette Région se compose des parties de l'Afrique qui ne sont pas comprises dans la Région de la Méditerranée orientale ni dans les territoires français de l'Afrique du Nord. Elle a été délimitée par la Première Assemblée Mondiale de la Santé (voir Actes off. Org. mond. Santé, 13; 80, 330). Conformément à la résolution WHA6.46, les territoires suivants lui ont été provisoirement rattachés : Ascension, île Maurice, Sahara espagnol et ses dépendances, Sainte -Hélène, Seychelles,
Le Comité régional a examiné le rapport d'un
d'étudier les conditions d'emploi du . personnel du Bureau régional (voir Rapport annuel de 1953 2), ainsi qu'un exposé du Directeur régional sur les faits nouveaux survenus depuis la réunion de ce comité spécial. Il est apparu que des progrès avaient été réalisés dans l'amélioration des conditions d'emploi 2 Actes off Org. mond. Santé, 51, 68
Somalie britannique, Tristan da Cunha, Zone de protectorat espagnol au Maroc et Zanzibar.
--- 63 -
64
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
du personnel et dans l'adoption de mesures propres à augmenter sa stabilité. Les principaux faits nouveaux étaient l'accroissement de l'effectif du personnel
Des dispositions sont actuellement prises et du personnel est recruté pour donner au Bureau régional l'importance de celui de l'Asie du Sud -Est, car elle
local et l'offre faite par le Gouvernement français de mettre une partie de la Cité du Djoué à la dispodes logements. Les autorités de l'Afrique -Equatoriale
sition du Bureau régional pour aider celui -ci à résoudre le problème des locaux administratifs et française ont pris des dispositions pour permettre aux membres du Comité régional de visiter la Cité
paraît correspondre aux besoins de la Région. A la fin de l'année, onze agents recrutés internationale ment et treize agents recrutés localement travaillaient
du Djoué. Le Comité régional est parvenu à la
conviction que les négociations en cours aboutiront à une solution satisfaisante et a remercié le Gouvernement français de son assistance. Enfin, le Comité régional a confirmé sa décision de tenir sa cinquième session à Tananarive, Madagascar, à partir du 19 septembre 1955, et a accepté une invitation du Gouvernement portugais à se réunir à Loanda, Angola, en 1956. Bureau régional
au Bureau régional. L'engagement de personnel qualifié s'est heurté à des difficultés et le poste de directeur régional adjoint est demeuré vacant. Il a été difficile aussi de trouver suffisamment de personnel pour l'exécution des projets : à la fin de l'année, l'effectif sur le terrain était de quatorze personnes, appartenant à neuf pays ; de plus, quatre consultants à court terme avaient été engagés.
Au cours de l'année, les fonctionnaires techniques du Bureau régional ont fait le plus de visites possible
dans les pays et territoires de la Région pour se renseigner directement sur les besoins sanitaires et sur les travaux déjà entrepris. Le fonctionnaire de la santé publique de la zone ouest a passé une partie de l'année au Siège ; à la fin de 1953, il s'est rendu au Sénégal, au Libéria, dans la Côte de l'Or, dans la Nigeria et à Léopoldville à l'occasion de projets bénéficiant de l'aide du FISE et de l'OMS ; il est allé plus tard au Cameroun français, au Libéria et dans la Nigeria pour y discuter les projets de campagnes contre les maladies transmissibles. L'ingénieur sanitaire du Bureau régional a aidé l'administration sanitaire de la Nigeria à organiser l'adduction d'eau potable dans la Province d'Oudo (zone de l'ouest) et techniques ; le technicien sanitaire a poursuivi son
Le Dr F. Cambournac a assumé ses fonctions de Directeur régional en février. Il a rendu visite aux Gouvernements de tous les Etats Membres de la Région.
nistratives de la Région ont été remplacées par quatre nouvelles zones :
Au cours de l'année, les trois subdivisions admi-
Zone du centre: Congo belge, Ruanda - Urundi, Afrique -Equatoriale française, Angola, îles Sao Tomé et Principe et île de Sainte -Hélène et ses dépendances (Ascension, Tristan da Cunha). Zone de l'ouest: Libéria, Zone de protectorat espagnol au Maroc (zones septentrionale et méridionale), Afrique -Occidentale française, Cameroun
s'est rendu à Lagos pour y donner des conseils
travail aux Seychelles. Des progrès ont été accomplis dans l'élaboration de plans de longue haleine. Le sociologue attaché
(français), Togo (français), Guinée portugaise, îles du Cap -Vert, Guinée espagnole (y compris Fernando Po, Annobon, Corisco, Petite Elobey et Grande Elobey), Sahara espagnol (Rio de Oro et Sekia el Hamra), Sidi Ifni, Nigeria, Côte de l'Or, Sierra Leone, Gambie, Togo (britannique) et Cameroun (britannique). Zone de l'est: Kenya, Ouganda, Seychelles, Somalie britannique, Tanganyika, Zanzibar et
au Bureau régional a mis au point une méthode d'étude sociologique des problèmes sanitaires et à rédigé des observations sur tous les projets entrepris dans la Région. Les résultats de ces travaux montrent que des avis de ce genre sont indispensables à toutes les étapes de l'exécution des programmes
Pemba.
Zone du sud: Union Sud -Africaine, Fédération de
la Rhodésie et du Nyassaland, Madagascar et
dépendances, La Réunion, îles Comores, Mozambique, Basutoland, Bechuanaland, île Maurice et dépendances, et Swaziland.
Un fonctionnaire de la santé publique doit être affecté à chacune des trois dernières zones ; pour la zone centrale, le travail sera effectué par le person-
d'aide aux pays techniquement sous -développés et, en particulier, lors de l'élaboration des plans. Le service d'information s'est considérablement développé dans la Région depuis la nomination d'un fonctionnaire spécial en septembre 1953. Des communiqués de presse et autres informations ont été publiés, et des informations sur l'OMS sont diffusées régulièrement par Radio -Brazzaville dans trois programmes ; plusieurs émissions spéciales ont également été organisées en 1954. La Journée mondiale de la Santé a été célébrée en Afrique -Equatoriale française, au Cameroun français, au Libéria, dans
la Nigeria, en Rhodésie du Nord et dans les Seychelles. Vers la fin de l'année, le Bureau régional a pu fournir des renseignements sur les moyens visuels d'information existants, distribuer des films fixes et préparer des expositions itinérantes.
nel du Bureau régional. Deux des fonctionnaires prévus travaillaient dans la Région à la fin de l'année.
RÉGION AFRICAINE
65
Collaboration avec d'autres institutions
régionales sur le cancer du foie en Afrique, voir page 36.)
Le Bureau régional a collaboré avec le FISE à un grand nombre de projets : la liste figurant dans la Partie IV montre qu'en Afrique ces projets communs ont représenté une proportion élevée du total.
Conférences régionales, colloques et cours de formation professionnelle
Des rapports étroits ont été maintenus avec la FAO en ce qui concerne les programmes et les plans communs pour l'organisation de cours de formation professionnelle sur la nutrition. Comme par le passé, le Bureau régional a eu des contacts utiles avec la CCTA ; la coordination s'est
Une conférence sur l'onchocercose africaine s'est tenue à Léopoldville en octobre 1954 ; toutes les installations nécessaires ont été fournies par le Gouvernement belge. Cette conférence, à laquelle ont participé une trentaine d'experts appartenant à de nombreux pays et territoires d'Afrique, à des pays européens et américains et à plusieurs organisations non gouvernementales, avait pour objet de permettre
poursuivie sur les questions relatives à toutes les conférences que devait organiser l'une ou l'autre institution, que ce soit indépendamment ou conjointement. Cette coopération s'accentuera, avec l'accord
un échange de renseignements sur la gravité et la fréquence de cette maladie en Afrique. Divers aspects de l'onchocercose ont été discutés : facteurs respon-
de la CCTA et conformément à la résolution du
Comité régional (voir plus haut). Des plans ont été établis pour l'organisation d'un cours et d'un colloque sur la rage, patronnés par les deux organisations.
Au Libéria, le Bureau régional a eu des contacts fréquents avec le personnel de la Foreign Operations Administration (FOA) des Etats -Unis d'Amérique. Enquêtes et recherches régionales Certaines des enquêtes mentionnées dans les
Rapports annuels précédents ont été continuées en 1954. L'enquête sur la tuberculose en Afrique occidentale et en Afrique centrale a été terminée, et des investigations analogues ont été faites dans des pays et territoires de l'Afrique du sud et de l'est, y compris la plupart des îles de l'océan Indien qui font partie de la Région. Les deux rapports établis à ce sujet seront envoyés aux gouvernements intéressés.
sables de l'incidence élevée de la cécité et d'autres complications oculaires graves dans les diverses régions d'endémicité, rapports entre l'onchocercose et divers types d'éléphantiasis, l'onchocercose chez les enfants, importance économique et sociale de la maladie, cycle évolutif du ver parasite, biologie et distribution géographique des simulies vectrices en Afrique et, enfin, formation de personnel sanitaire spécialisé. La conférence régionale a également étudié les mesures générales à prendre au cours des campagnes contre l'onchocercose et l'organisation éventuelle de programmes nationaux et internationaux de lutte contre cette maladie en Afrique. Les participants se sont accordés à reconnaître que le succès des projets de lutte contre les vecteurs et les progrès thérapeutiques justifiaient l'exécution de ces programmes et il a été suggéré que les gouvernements
intéressés coordonnent leur action dans ce domaine avec l'assistance des organisations internationales compétentes.
par un consultant du Siège qui s'était rendu dans certains des pays de la Région à la fin de 1953 a été
L'enquête sur les statistiques sanitaires entreprise
Des préparatifs ont été faits pour l'organisation de plusieurs conférences, colloques et cours de forma-
achevée au début de 1954. Etant donné qu'il est urgent d'améliorer les statistiques démographiques et sanitaires en Afrique, l'OMS a entamé des pourparlers avec la CCTA en vue de patronner un projet spécial à cet effet en 1955.
tion professionnelle en 1955 : une conférence sur le paludisme, un colloque sur le pian, le colloque et le cours sur la rage mentionnés plus haut, un cours
pratique de paludologie pour médecins qui sera
Enfin, on a reçu des réponses à deux questionnaires, dont l'un portait sur la mortalité par morsure de serpents, problème qui a fait l'objet d'une enquête,
donné en français au début de 1955 à Yaoundé avec la collaboration du Gouvernement français et, enfin, un cours sur la nutrition, en français égale-
et l'autre sur l'épidémiologie du paludisme et la
lutte contre cette maladie. Quant aux recherches effectuées dans la Région sous les auspices de l'OMS, le South African Institute for Medical Research a accepté d'entreprendre des enquêtes et d'exécuter des épreuves sur la résistance des poux de corps aux insecticides, et des négociations
ment, qui sera organisé conjointement par l'OMS et la FAO. Une conférence préparatoire pour le colloque sur le pian, organisée par le Gouvernement français et à
laquelle assistait un représentant de l'OMS, s'est tenue en décembre à Bobo -Dioulasso (Afrique Occidentale française). Des plans ont d'autre part été établis en vue d'une conférence sur la bilharziose
sont en cours pour en faire un centre régional de recherches sur la poliomyélite. L'OMS a accordé des subventions au Virus Research Institute, à Entebbe, et au South African Institute for Medical Research,
qui doit avoir lieu en 1956 ; elle aura pour tâche d'analyser les données réunies au cours des enquêtes entreprises ces dernières années par le centre d'identi-
à Johannesbourg, pour des recherches sur l'épidémiologie de la fièvre jaune et sur l'immunité à l'égard
fication des mollusques qui poursuit son activité dans la Fédération de la Rhodésie et du Nyassaland et lors des travaux effectués dans divers pays de la Région.
de cette maladie en Afrique. (Pour les recherches
66
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
On prépare également l'organisation de colloques sur l'assainissement et sur l'éducation sanitaire de la population en 1955 ou en 1956. Bourses d'études
Si, dans la plupart des cas les bourses étaient individuelles (69), pour la première fois des bourses furent accordées aussi pour des cours de formation professionnelle collective organisés par l'OMS ou avec son assistance. Soixante -trois bourses furent attribuées pour des études dans d'autres Régions et vingt et une en vue d'études dans la Région africaine. Un certain nombre de ces dernières devaient permettre à leur titulaire de
L'OMS a accordé une importance toute particulière dans la Région africaine au programme de bourses d'études, car elle y voit un moyen puissant de renforcer les programmes de formation de per-
suivre des cours de formation individuelle dans
sonnel sanitaire et d'aider au développement des services de santé.
l'Union Sud -Africaine, en Afrique occidentale et au Tanganyika. Vers la fin de l'année, le Bureau régional a assumé
Le nombre annuel des bourses attribuées s'est accru pour la première fois depuis quatre ans : il s'est élevé à 84 en 1954 contre 27 en 1953.
la responsabilité de l'administration de toutes ses bourses d'études, tâche dévolue jusqu'alors au Bureau régional de l'Europe.
Aperçu de quelques projets : Lutte contre les maladies transmissibles
Comme le Bureau régional et la plupart de ses activités sont encore dans une période de démarrage, il
est trop tôt pour pouvoir décrire des projets
« caractéristiques » de la Région. On trouvera dans la Partie IV du présent Rapport la liste complète et une description succincte de tous les projets en cours d'exécution en 1954. Il convient peut -être ici de
La distribution de la population diffère selon les époques de l'année. Comme la région considérée borde le désert, la population se groupe dans des villages pendant la saison sèche, surtout en juillet et août, mais se disperse largement pendant la saison
des pluies et les mois qui suivent. Aussi l'activité des équipes varie -t -elle suivant la saison.
dire quelques mots sur certaines des campagnes années.
entreprises contre le paludisme et les tréponématoses dans des pays de la Région, parfois depuis plusieurs
Les progrès ont été plus rapides qu'on ne l'avait prévu et l'on espère former une deuxième équipe nationale en 1955.
Tréponématoses non vénériennes au Bechuanaland
tembre 1953 en vue d'une campagne contre les tréponématoses non vénériennes, connues au Bechua-
Une enquête préliminaire avait été faite en sep-
Une entière collaboration a été constamment accordée par le Gouvernement, par le South African Institute for Medical Research et par la population elle -même, qui a manifesté un véritable enthousiasme pour l'assistance qui lui était apportée. Lutte antipaludique en Afrique française
naland sous le nom de « dichuchwa ». Au cours de la première année, ce projet (Bechuanaland 1) devait comprendre cette enquête et la formation du per-
sonnel qui, au cours des deuxième et troisième
Depuis novembre 1952, l'OMS et le FISE apportent leur concours au Gouvernement français pour
années, serait chargé du traitement de masse. L'équipe nationale a été préparée à sa tâche et les opérations ont commencé le 23 novembre 1953. En
l'exécution d'un projet inter -pays de lutte anti-
1954, la phase d'exploration était terminée et on a analysé les renseignements fournis par la statistique et le laboratoire pour déterminer la symptomologie,
paludique (Afrique française 1). Les campagnes sont menées par le Gouvernement français lui -même au Sénégal, en Haute -Volta, en Côte d'Ivoire, au Togo, au Dahomey et dans le nord du Cameroun français.
l'endémicité et l'épidémiologie de la maladie, ainsi que ses conséquences sociales. A fin juin, 18 438 personnes avaient été examinées et 10 443 traitées.
L'OMS collabore à un projet pilote dans la ville et les environs de Yaoundé (Cameroun français) en fournissant du personnel et des conseils techniques.
Le FISE procure des sateurs et des
Les travaux ont porté surtout sur les Bakwena, qui sont au nombre de 40 000 environ. Un grand nombre de cas de syphilis latente, surtout chez les individus de plus de quinze ans, et un taux élevé de séro -positivité ont été observés, mais on n'a guère dépisté de cas de tréponématose évolutive, sauf dans la population vivant en bordure du désert (région de Zelteking).
moyens de transport pour les campagnes (sauf pour celle de la Côte d'Ivoire) et pour le projet pilote. Au cours de l'exécution de ce projet, qui a débuté
insecticides, des pulvéri-
en avril 1953, on a essayé divers insecticides et diverses méthodes pour établir quels sont ceux qui donneraient les meilleurs résultats dans une campagne
de lutte antipaludique dans cette région. En outre,
RÉGION AFRICAINE
67
on étudie la biologie des anophèles locaux, et les résultats obtenus sont analysés du point de vue entomologique ainsi que sous le rapport de l'incidence de la maladie. La zone pilote compte approximativement 40 000
habitants, répartis dans 200 villages environ. Au cours de la première série de pulvérisations, qui a débuté le 24 février et s'est terminée le 24 mai 1954, 35 519 personnes ont été protégées et 10 000 habitations environ ont été traitées par les insecticides.
entreprise par l'infirmier de la santé publique, et les enquêtes sérologiques et traitements de masse ont été poursuivis. Pour la lutte antipaludique on utilise trois insecticides, comme au Cameroun français, afin de déterminer celui qui est le plus efficace. Ce travail a été lui aussi retardé par le manque de moyens de transport, de fournitures et de personnel local et par les nombreux changements survenus parmi le personnel international. A la fin de 1954, 55 000 personnes environ avaient été protégées. Les méthodes de pulvérisation ont été modifiées : on a décidé de n'appliquer
A la fin de 1954, quelque 765 000 personnes avaient été protégées dans la zone nord (savanes) et dans la zone sud qui entoure celle du projet pilote
et où le travail est exécuté exclusivement par du personnel relevant du Gouvernement.. Les résultats,
l'HCH que deux fois par an et d'augmenter la zone traitée par la dieldrine. On pense que la zone d'opérations sera sensiblement étendue en 1955.
du point de vue de l'incidence du paludisme, sont encourageants aussi bien dans la zone pilote que dans la zone nord. Aucun résultat n'a encore été obtenu dans la zone sud, car les opérations n'y ont commencé que tout dernièrement. Des retards sont de nouveau survenus parce que les fournitures n'arrivaient pas assez vite, que les
Nouveaux projets entrepris dans la Nigeria et en Afrique orientale
véhicules de transport n'étaient pas adaptés au terrain et que les nominations de personnel national homologue n'étaient pas faites. Des progrès appréciables ont néanmoins été accomplis au centre pilote. On attend beaucoup du travail de ce centre, lequel fournit d'utiles renseignements scientifiques sur
l'épidémiologie du paludisme en Afrique, sur les anophèles et sur les méthodes de lutte les plus efficaces. Des plans ont été établis pour l'organisation d'un cours de formation en paludologie à Yaoundé en 1955.
L'exécution de nouveaux projets de lutte contre le pian et le paludisme (Nigeria 1 et 2) a commencé en 1954 avec l'aide du FISE et de l'OMS. Dans le projet de lutte contre le pian, des équipes volantes, dont le personnel a été fourni et formé par le Gouvernement, administrent des traitements de masse par pénicilline procaïnée dans chacune des trois régions du pays ; elles obtiennent des résultats particulièrement bons dans la région est. Le médecin fourni par l'OMS participe aux opérations dans la région est
Lutte contre le pian et le paludisme au Libéria
et coordonne les activités des trois régions. En septembre, les équipes nationales avaient examiné 309 512 personnes, diagnostiqué et traité 206 712 cas de pian et traité 96 427 cas latents et contacts. La rapidité des progrès s'explique en grande partie
L'OMS apporte son aide au gouvernement du Libéria depuis 1952 pour l'exécution d'un projet de lutte combinée contre le pian et le paludisme (Libéria 3 et 5). En ce qui concerne le pian, des enquêtes ont été faites dans 134 villages d'août 1953 au 30 juin 1954. Les opérations se sont étendues pendant la première
par les connaissances et l'expérience que possédaient déjà les médecins et le personnel affectés aux opérations. Un nouveau schéma de posologie de la pénicilline a été adopté au cours de l'année.
partie de l'année aux districts de Gbarnga et de Sanniquellie, et une nouvelle enquête a été menée dans la région de Bahn et de Saklepea. A la suite de ces enquêtes initiales ou secondaires, 40 239 personnes avaient été examinées et un traitement avait été administré à 22 122 malades et 12 306 contacts à la fin d'août 1954. Les progrès ont cependant été ralentis par le manque de moyens de transport, de pénicilline et de carburant pour les véhicules, la pénurie de personnel local et le renouvellement constant de celui -ci, le manque de coopération des habitants et la difficulté de recruter des remplaçants pour le personnel international. Le projet s'est déroulé sans conseiller principal de l'OMS à partir de mars et sans administrateur à partir de septembre, mais on pense que des remplaçants arriveront sur les
Quant aux opérations antipaludiques, qui constituent un projet pilote destiné à mettre au point des mesures adaptables à d'autres parties du pays, elles ont été commencées par le Gouvernement. Environ 50 000 personnes ont déjà été protégées par l'appli-
cation de dieldrine, de DDT et d'HCH dans trois secteurs du pays. Une bourse d'études a été attribuée
au paludologue responsable du projet. L'OMS recrute un entomologiste qui participera aux travaux.
Un autre projet auquel l'OMS a commencé de collaborer dans le courant de l'année vise le renforcement du service antipaludique d'Afrique orientale à Amani (Afrique orientale 1). Ce service, qui est
assuré par la Haute Commission britannique en Afrique orientale et dont l'action s'étend sur le Kenya, l'Ouganda, le Tanganyika, Zanzibar et la
Somalie britannique, sera développé en un institut du paludisme ; celui -ci servira de centre de recherche et de centre d'organisation et de direction des activités antipaludiques dans toute l'Afrique orientale. L'OMS
lieux au début de 1955. L'éducation sanitaire a été
et le FISE procurent respectivement du personnel
68
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
et des fournitures. Le directeur du service dirige, dans la région des Monts Paré (Tanganyika), un important projet pilote dont l'exécution se poursuivra pendant quatre ans. Ce projet pilote diffère assez sensiblement des autres : il doit permettre d'évaluer les répercussions totales de la lutte antipaludique sur la population d'une zone d'hyperendé-
micité, et comprend en conséquence une enquête approfondie sur les conditions sociales, physiques et même mentales. Environ 54 000 personnes seront protégées
par l'application de dieldrine dans quelque 12 000 habitations ; cette opération vise moins à découvrir les moyens de protéger la population qu'à déterminer les effets de cette protection.
Tendances actuelles et perspectives futures
Les programmes visant à développer l'assainisse-
ment et l'éducation sanitaire seront l'objet d'une attention spéciale. Le Bureau régional persévère dans
ses efforts pour assurer la formation de plus vastes contingents de personnel, car c'est là un des moyens les plus propres à renforcer les services de santé.
L'aide pour la lutte entreprise contre les principales maladies transmissibles sera poursuivie et de nouvelles campagnes seront mises en oeuvre ; ellet ne débuteront toutefois que lorsque les études dons il a été fait mention plus haut auront apporté des précisions sur les méthodes les plus adaptables aux conditions variées de la Région.
CHAPITRE 12
RÉGION DES AMÉRIQUES 1 Dans les Amériques, au cours de ces dernières années, les services de santé publique se sont développés considérablement. Toutefois, les progrès accomplis doivent être évalués en fonction des
convenable, la formation professionnelle que ce
qualifié l'emploi à plein temps et une rétribution
besoins croissants d'une population elle -même en cours d'augmentation rapide, surtout dans les régions tropicales. Aujourd'hui, la population de l'Amérique latine est presque égale à celle des Etats-
personnel aura reçue restera inutile, il n'y aura pas intérêt à en former davantage et les services de santé ne pourront faire face à leur tâche. Comité régional
Unis d'Amérique et du Canada réunis et elle augmente rapidement. Améliorer les services de santé continue pour faire face aux besoins futurs est donc une tâche qui demande des efforts considérables. Pour développer des services de santé publique, il faut des chefs, de l'énergie, des ressources écono-
publique de manière à satisfaire aux exigences actuelles et en même temps les étendre de façon
caine, qui était également la sixième session du Comité régional de l'OMS, s'est tenue à Santiago du Chili du 7 au 22 octobre. Les séances du Comité régional ont été suivies par les représentants de tous
La Quatorzième Conférence Sanitaire Panaméri-
les Etats Membres de la Région à l'exception du Honduras (le Canada était représenté par un observateur officiel), par ceux de la France, des Pays -Bas et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord pour le compte de certains territoires situés dans les Amériques. Des observateurs ont été
miques et du personnel ayant reçu une formation professionnelle ; en même temps, il importe au plus haut point de continuer à aider les gouvernements à mener des campagnes spéciales contre les maladies transmissibles susceptibles de céder à un traitement de masse. Les problèmes particuliers de santé dont il a été question les années précédentes n'ont guère changé. Les données statistiques recueillies mettent en évidence le caractère sérieux des infections gastrointestinales et des infestations parasitaires ; elles font donc ressortir la nécessité de l'assainissement. Le recrutement d'un personnel réellement qualifié, bien rétribué et travaillant à plein temps est indis-
envoyés par l'Organisation des Nations Unies et par ses institutions spécialisées, par l'Organization
of American States ainsi que par un certain nombre d'organisations non gouvernementales s'occupant
de santé publique. Enfin, le Directeur général de l'OMS y assistait. La Conférence a adopté pour le Bureau Sanitaire Panaméricain (BSP), qui fait également fonction de Bureau régional de l'OMS pour les Amériques, un programme pour 1955 qui prévoit principalement le renforcement des services sanitaires nationaux et un budget de $2 100 000, soit le même montant qu'en 1954. Sur cette somme, un montant de $2 000 000 sera couvert par les contributions des membres de l'Organisation Sanitaire Panaméricaine (OSP) et le solde de $100 000 sera constitué par des ressources
pensable pour la création de services sanitaires règles
efficaces dans toute la Région. Il est évident que les
publique - notamment le statut du personnel concernant l'administration publique dans son ensemble ; toutefois, si on ne recherche pas les
applicables à l'administration de la santé
et les conditions d'emploi - dépendent des règles qui régissent tous les services gouvernementaux. L'OMS ne peut naturellement pas donner d'avis moyens d'assurer à un personnel de santé publique Conformément à la décision de la Première Assemblée Mondiale de la Santé (Actes off Org. mond. Santé, 13, 80, 331) cette Région comprend l'ensemble des Amériques. Les pays suivants de la Région sont Membres de l'OMS : Argentine, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Costa Rica, Cuba, Equateur, Etats -Unis d'Amérique, Guatemala, Haïti, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République Dominicaine, Salvador, Uruguay et Venezuela. Au cours de la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé, les îles Falkland et leurs dépendances ainsi que les îles Hawaï ont été rattachées à la Région à titre provisoire (résolution WHA6.46).
diverses et des contributions versées au nom des territoires non autonomes pour lesquels la France, les Pays -Bas et le Royaume -Uni sont responsables. La Conférence, agissant en tant que Comité régional
de l'OMS, a approuvé pour 1956 un projet de programme et de budget de $1 158 255 pour la Région des Amériques ; il a été transmis au Directeur général en vue de la préparation du budget de l'OMS pour cet exercice.
Le Dr Fred L. Soper, Directeur du BSP, a été réélu par la Conférence pour une nouvelle période de quatre ans à dater du ler février 1955 ; la Conférence, agissant en tant que Comité régional, a égale-
ment proposé au Conseil Exécutif de l'OMS de renouveler le mandat du Dr Soper en qualité de Directeur régional.
- 69 -
70
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Des rapports ont été présentés sur la situation sanitaire et les progrès réalisés dans vingt et une républiques américaines, membres de l'OSP, au cours des quatre années qui se sont écoulées entre la Treizième et la Quatorzième Conférence Sanitaire
Conférence. Lors de la réunion qui a précédé la Conférence, le Comité exécutif a examiné le budget régional pour 1956. Il se réunira à Mexico en avril, juste avant la Huitième Assemblée Mondiale de la Santé.
Panaméricaine. La Conférence a procédé à des discussions techniques et adopté des résolutions sur
C'est à Washington, en octobre 1955, que le Conseil de Direction de l'OSP doit tenir sa huitième session, qui sera la septième du Comité régional. Bureau régional : d'organisation Questions d'administration et
l'éradication du paludisme et des tréponématoses dans les Amériques. En ce qui concerne le paludisme,
l'attention a été appelée, d'une part, sur les résultats obtenus dans les pays qui sont parvenus à extirper
cette maladie, d'autre part, sur des observations récentes d'après lesquelles quelques espèces d'anophèles ont acquis une résistance à certains insecticides. La Conférence a souligné qu'il était urgent de donner plein effet à la résolution XVIII de la Treizième
Un programme d'économie et de décentralisation
recommandait au Bureau Sanitaire Panaméricain d'encourager l'intensification et la coordination des mesures antipaludiques, afin d'amener la disparition complète du paludisme dans l'hémisphère occidental.
Conférence
Sanitaire
Panaméricaine, qui
appliqué par le Bureau régional à partir de 1951 a exercé son effet surtout l'année suivante : à cette époque, en effet, le continent a été divisé en zones dans chacune desquelles un bureau a été organisé.'
Au cours de 1952 et de 1953, on s'est encore préoccupé de compléter le personnel de tous les
bureaux ; presque tous les postes importants étaient pourvus au début de 1954 ; vers la fin de l'année il ou dans les cadres du personnel envoyé en mission.
Par une autre résolution, la Conférence a autorisé l'utilisation, jusqu'à concurrence de $100 000, de l'excédent qui sera disponible au 31 décembre 1954 pour renforcer les activités du Bureau dans le domaine
ne subsistait plus que quelques vacances de cette catégorie à Washington, dans les bureaux de zone Il y a lieu de signaler particulièrement la création du poste de conseiller médical au bureau régional du
de la lutte antipaludique. Dans le même but, elle a décidé d'augmenter d'un montant égal par rapport
FISE et la désignation d'un fonctionnaire chargé
au chiffre du budget de 1954 le crédit inscrit au
budget de 1956. Les méthodes propres à améliorer la qualité des données statistiques brutes nécessaires à l'établissement des programmes sanitaires, la lutte contre la diarrhée infantile compte tenu des progrès scientifiques récents, l'éducation sanitaire dans les régions rurales de l'Amérique latine, ont en outre fait l'objet de discussions techniques. Il a été décidé que celles qui auront lieu lors de la septième session du Comité régional porteront sur : a) les méthodes de nature
de l'occuper. Le recrutement a été entravé par divers facteurs ;
c'est ainsi qu'il est de plus en plus difficile de se procurer aux sources normales des techniciens qualifiés. Un certain nombre d'Etats Membres
à améliorer la formation du personnel de santé
appartenant à la Région des Amériques se montrent de moins en moins disposés à détacher du personnel auprès des organisations internationales ; ils sont en effet persuadés que la présence de ces spécialistes dans leur propre pays est beaucoup plus nécessaire. De même, certaines procédures administratives
instituées à l'échelon national ont pour effet de
publique ; b) les services médicaux dans les régions rurales.
retarder l'engagement de plusieurs ressortissants des pays en cause. Malgré ces obstacles, on parvient à
Le Comité exécutif de l'OSP (qui fait également fonction d'organe du Comité régional) s'était précé-
demment réuni à Washington, du 22 au 27 avril, puis à Santiago immédiatement avant et après la
compléter l'effectif du personnel lentement mais sûrement, et il y a lieu d'espérer que la plupart des postes seront prochainement pourvus de titulaires capables.
Aperçu de quelques projets caractéristiques
On trouvera dans la Partie IV la liste complète des projets en cours en 1954. Les projets ci -après ont été choisis pour faire l'objet d'une description plus détaillée. 1 I1 existe six zones, à savoir : la zone I (Bureau à Washington)
Enseignement de la médecine et de la santé publique Afin d'aider les pays à relever le niveau de l'enseignement fondamental de la médecine et de la santé publique, le Bureau régional et les bureaux de zone, collaborant avec d'autres institutions intéressées, duras, le Nicaragua et le Panama ; la zone IV (Bureau à Lima,
comprenant l'Alaska, le Canada, les Etats -Unis d'Amérique, Honduras britannique ; la zone II (Bureau à Mexico) comprenant Cuba, la République Dominicaine, Haïti et le Mexique ;
ainsi que des territoires non autonomes à l'exception du
Pérou) comprenant la Bolivie, la Colombie, l'Equateur, le Pérou et le Venezuela ; la zone V (Bureau à Rio de Janeiro, Brésil) comprenant le Brésil ; et la zone VI (Bureau à Buenos Aires, Argentine) comprenant l'Argentine, le Chili, le Paraguay et l'Uruguay.
la zone III (Bureau à Guatemala) comprenant le Honduras britannique, Costa Rica, le Salvador, le Guatemala, le Hon-
RÉGION DES AMÉRIQUES
71
recueillent méthodiquement des données précises sur les écoles de médecine de l'Amérique latine. Sur la
laboratoires d'Etat, sur l'ensemble du continent américain. Il a particulièrement porté sur les méthodes
base de ces renseignements, des bourses d'études sont attribuées à des professeurs, spécialement choisis, qui vont se perfectionner dans d'autres pays ;
couramment utilisées pour le diagnostic et l'interprétation des résultats, d'après des règles uniformes,
des professeurs ont aussi été détachés auprès de quelques écoles de médecine auxquelles on remet le matériel d'enseignement indispensable (AMRO 18).
car beaucoup de pays de la Région ne sont pas
En 1954, des visites ont été faites dans plusieurs de ces écoles pour évaluer leurs programmes et dresser des plans d'assistance s'étendant sur plusieurs années. Ce projet comporte aussi l'octroi de bourses de voyage à des doyens et à des directeurs d'institutions sélectionnées ; ces bourses ont pour effet de leur faciliter l'examen critique des programmes d'enseignement à la lumière des progrès accomplis dans d'autres pays. Malheureusement, l'application
producteurs d'antigènes. Le colloque consacré au génie sanitaire (AMRO 64.1) a eu lieu à Caracas, Venezuela, au mois de mai. A la différence du cours sur la brucellose, les parti-
cipants à cette réunion étaient des personnalités occupant des postes de première importance dans les services de génie sanitaire des pays des zones IV
et V. Le colloque leur a permis de confronter leur expérience et de procéder à des échanges de vues sur les méthodes de nature à améliorer les services publics de génie sanitaire et sur la possibilité d'inscrire
de cette partie du programme n'a guère porté de fruits en 1954 ; l'échec est dû pour une large part à des changements inattendus dans le personnel des
cet ordre d'activité dans les programmes généraux de santé publique. Le Gouvernement du Venezuela, qui a accueilli cette réunion et y a participé, publiera
établissements pour lesquels une assistance avait été prévue. Le programme relatif aux écoles de santé publique permet d'enregistrer de meilleurs résultats. Sept
le compte rendu des travaux avec l'assistance de l'OMS. Enseignement infirmier, Bolivie
bourses ont été attribuées à des professeurs de l'enseignement supérieur de l'Amérique du Nord pour des missions en Amérique latine et à six profes-
Dans le cadre d'un projet à long terme (Bolivia 5), la
seurs de l'enseignement supérieur de l'Amérique latine (trois au Chili, une en Argentine, une en
d'enseignement infirmier, en vue d'améliorer la qualité des soins infirmiers sur tout le territoire du
Bolivie bénéficie d'une assistance en matière
en Amérique du Nord et en Amérique du Sud.
Haïti et une au Mexique) pour des voyages d'étude
pays. On s'est assigné comme objectif immédiat d'élever le niveau de l'Ecole nationale d'infirmières.
Des crédits ont également été prévus pour l'envoi temporaire de professeurs dans certaines des écoles en question et la remise à celles -ci de quantités limitées de matériel d'enseignement. Colloques et cours de formation professionnelle
On s'efforce d'y parvenir par la refonte du programme d'études, la formation d'un corps d'infirmières monitrices et l'amélioration du service de salles grâce auquel les élèves acquièrent des connais-
sances cliniques. Deux infirmières monitrices ont collaboré en 1954 à l'exécution de ce projet.
Plusieurs colloques et cours de formation professionnelle destinés à améliorer la qualité technique du travail dans des domaines spéciaux de la santé publique ont été organisés dans les Amériques en 1954 ; parmi ceux -ci on citera un cours de forma-
nellement été maintenues à un niveau élevé afin que l'on puisse constituer un noyau d'infirmières diplômées capables d'assumer plus tard les fonctions services sanitaires. Après deux ans, le conseil consul-
Les conditions d'admission à l'école ont intention-
de monitrices à l'école et d'inspectrices dans les
tion professionnelle de brève durée, consacré aux colloque sur le génie sanitaire.
méthodes de diagnostic de la brucellose, et un
tatif de l'école décidera si l'on peut continuer a exiger des candidates une instruction secondaire complète ou si ce degré d'instruction préparatoire est trop élevé. Le premier cours par lequel a débuté l'année scolaire, le 19 avril 1954, groupait dix -sept élèves qui, pour la plupart, possédaient un diplôme de « bachillerato ».
Le cours de brève durée (AMRO 26.2) a été
donné à Mexico, au mois de mars, avec la collaboration du Centre FAO /OMS de la Brucellose et du
Ministère de la Santé. Un consultant de l'OMS s'est rendu dans les divers pays des zones II et III pour aider au choix des participants : des spécialistes
Un cours d'entretien portant sur l'enseignement au chevet des malades et sur les tâches administratives a été donné à dix -sept infirmières diplômées,
de la brucellose ont ainsi été sélectionnés dans dix pays. Deux experts des Etats -Unis d'Amérique -
en janvier et février, afin de préparer un groupe d'infirmières -chefs qui soient pleinement au courant du nouveau programme. Un corps d'infirmières monitrices se forme ainsi lentement. Jusqu'à la fin de l'année, six candidates,
l'un attaché au Service de la Santé publique et l'autre au Département de l'Agriculture - ont donné des leçons et collaboré tant avec le personnel
du centre de la brucellose qu'avec le consultant
vétérinaire pour la zone II. Ce cours était le second d'une série ayant pour but d'introduire de meilleures méthodes de diagnostic de la brucellose dans les
dont trois en 1954, avaient été envoyées au Chili pour y recevoir une préparation de base en matière de soins infirmiers ; d'autre part, des bourses d'une année ont été attribuées à trois infirmières diplômées
72
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
pour leur apprendre à enseigner certaines spécialités. Pour la première fois, une infirmière a été nommée
directrice de l'école, et elle est entrée en fonction au mois d'avril. Centre d'enseignement antituberculeux, Equateur
qu'exigeaient les bâtiments destinés aux centres de santé et à la formation professionnelle. L'année suivante, des enquêtes détaillées sur la région furent effectuées par des inspecteurs sanitaires,
Le projet exécuté au centre d'enseignement antituberculeux de Guayaquil (Equateur 5) avait pour
des infirmières et des éducateurs sanitaires, et un plan d'opérations fut élaboré par le Gouvernement. Les travaux commencèrent dans la circonscription sanitaire de Quezaltepeque où furent établis des services centraux. Ils prirent progressivement plus d'ampleur au cours des années suivantes ; le degré de développement qu'ils ont atteint permet aujourd'hui de faire bénéficier les deux tiers de la population de la région d'une assistance sanitaire complète, tandis
objet de donner une formation technique à des étudiants du pays et, si possible, à des étudiants de pays étrangers où se posent des problèmes analogues,
mais où les moyens de formation professionnelle sont insuffisants.
que l'autre tiers y a accès dans une mesure plus Une partie de la population est devenue migrante
un foyer où sont logés les étudiants, et l'OMS a mis à sa disposition un anatomo -pathologiste et un consultant à court terme ; elle a en outre accordé une aide financière d'un montant limité. En 1954, un cours d'une durée de six semaines a été suivi par
Le Gouvernement de l'Equateur a fait construire
restreinte.
par suite du caractère saisonnier de l'emploi dans les industries du sucre, du café et du coton ; il en est résulté des problèmes spéciaux du point de vue du logement et de la continuité des services sanitaires.
onze étudiants de l'Equateur et par huit ressortissants de la Bolivie, du Salvador, du Guatemala, du d'anatomo -pathologie.
Honduras, du Panama et du Paraguay. Il a été particulièrement traité de la création de services Zone de démonstrations sanitaires, Salvador
Les conditions de logement ont donc retenu particulièrement l'attention. Des centres sanitaires et des dispensaires ont été fondés et fonctionnent dans les principales villes ; des postes sanitaires en voie de création permettront de desservir les régions rurales. Il a été pourvu, dès l'origine, aux soins médicaux, à la protection mater-
Le Ministre de la Santé du Salvador sollicita en août 1950
nelle et infantile et au traitement des cas urgents ; les services créés à cet effet ont été récemment élargis de façon à pouvoir s'occuper également de l'hygiène
vallée San Andrés, important territoire agricole
d'une zone de démonstrations sanitaires dans la enquête révéla que les principaux problèmes sanitaires de la zone étaient le paludisme, les infections gastro-
l'aide de l'OMS pour l'établissement
comptant environ 100 000 habitants. Une première intestinales, la tuberculose et la malnutrition et qu'il était impossible de combattre efficacement ces maladies par suite de la pénurie de personnel apte
scolaire et mener la lutte contre les maladies transmissibles telles que la tuberculose et les affections vénériennes. On s'est particulièrement préoccupé,
durant toutes les phases du projet, des mesures
indispensables d'assainissement : approvisionnement
en eau salubre, construction de latrines, création de locaux et d'installations hygiéniques pour les marchés et les abattoirs, évacuation des ordures ménagères, des
à donner des soins médicaux et à améliorer les conditions d'hygiène et de salubrité générale. Le projet avait pour but d'organiser et de développer, dans une région choisie à cet effet, un ensemble de services sanitaires coordonnés avec les programmes d'amélioration économique et sociale (dans les
matières usées, élimination hygiénique des déchets
provenant des industries du café et du sucre. La population a été encouragée à participer à ces diverses
domaines de l'agriculture, de l'éducation et des relations interprofessionnelles), de faire la démonstration de méthodes de santé publique susceptibles d'être appliquées dans d'autres régions du pays, et d'assurer la formation pratique du personnel des services sanitaires. L'OIT, la FAO et l'UNESCO ont également collaboré à ce projet (Salvador 5). Un comité spécial, comprenant des représentants de certains ministères et d'institutions internationales pouvant fournir une assistance technique, fut chargé durant la première année (1951) d'établir les plans
l'étranger, sera à même en définitive de prendre entièrement en charge les services sanitaires, après le départ des équipes internationales. L'enseignement
activités. Une aide a été accordée, en outre, pour le rassemblement d'informations statistiques et la création d'un système satisfaisant d'enregistrement. Un personnel national, formé dans le pays ou à
donné au personnel déjà en fonction constitue, d'autre part, l'un des éléments fondamentaux du
programme. On s'efforce de développer des centres de formation professionnelle. Des programmes spéciaux d'orientation ont été mis au point à l'inten-
indispensables. On commença à traiter la zone au moyen de pulvérisations de DDT, et des programmes
tion de spécialistes possédant déjà une certaine préparation en santé publique. Des bourses pour des études à l'étranger ont été attribuées dans les domaines de l'administration de la santé publique, de la nutrition, de l'éducation sanitaire, des soins infirmiers de santé publique et de l'assainissement. Ce sont, toutefois, les cadres attachés à la zone de démonstrations qui se chargent des statistiques,
de formation professionnelle furent mis au point à l'intention des inspecteurs sanitaires, des infirmières
de la santé publique et du personnel infirmier auxiliaire. On amorça également les travaux de réfection
RÉGION DES AMÉRIQUES
73
dans une mesure croissante du soin de former le personnel local, après quoi ce personnel est employé
sur place ou affecté par le Ministre de la Santé à d'autres secteurs du pays où ils mettent en pratique les méthodes qu'ils ont apprises. On s'efforce actuellement de décentraliser l'administration du projet en la confiant aux centres locaux. Pour les années à venir, les plans prévoient l'extension
Nord -Ouest. Dans le département du Sud, l'examen d'un échantillon de près de 40 000 personnes (soit environ 5 % de la population) a révélé que les taux de fréquence s'échelonnaient d'un maximum de 8 pour une localité et de 4,3 % pour un secteur rural
donné, à 0 % dans six secteurs ruraux, soit une prévalence moyenne de 0,8 %. Ces taux mettent en évidence les résultats remarquables de la campagne, même dans les régions qu'on pensait avoir insuffisamment traitées. L'enquête effectuée dans les départements du Nord et du Nord -Ouest a porté sur un échantillon d'approximativement 5600 personnes, soit 0,8 % de la population. Les taux de prévalence observés allaient de 0,8 % (dans deux secteurs ruraux,
à l'ensemble de la zone de la totalité des services sanitaires, la formation d'un personnel supplémentaire, ainsi que l'évaluation et la consolidation des résultats obtenus. Eradication du pian et lutte contre la syphilis, Haiti
soit un dans chaque département) à 0 % dans un secteur rural, avec une prévalence moyenne de 0,35 pour les deux départements. Les écarts entre les taux
Jusqu'en 1950, il était indéniable que le pian constituait à Haïti le problème de santé publique le
plus important. Malgré le manque presque total
d'informations statistiques, il était notoire que cette maladie sévissait surtout dans les régions rurales ; on estimait qu'elle atteignait un tiers de la population rurale, et dans certaines zones 50 à 70 % des habitants étaient malades. Beaucoup de ces sujets étaient hors
moyens révélés par les deux enquêtes peuvent être attribués pour une part à la différence des méthodes de traitement appliquées, à savoir celle des con ;liftafions quotidiennes au dispensaire dans le département du Sud et celle du traitement systématique à domicile dans les départements du Nord et du Nord Ouest.
d'état de travailler ou défigurés, et la maladie était cause de grandes souffrances. En 1949, le Gouvernement de Haïti demanda une aide internationale pour combattre le pian ; en juillet 1950, le Gouvernement, le FISE et l'Organisation Mondiale de la Santé unirent leurs efforts pour s'attaquer à ce problème et entreprirent une campagne d'extirpation (Haïti 1) qui consistait à soumettre les malades à une thérapeutique de masse par la pénicilline (600 000 unités pour les malades et 300 000 pour les contacts). De juillet 1950 à octobre 1951, plus de 650 000 personnes furent traitées selon la méthode des consultations quotidiennes au dispensaire. Toutefois, lorsque, en 1951, les résultats du premier recensement officiel de la population furent connus, on s'aperçut que le nombre de personnes ainsi traitées ne repré-
Il est procédé à des enquêtes analogues dans le reste du pays afin de déterminer la fréquence actuelle
du pian. Les enquêtes sur le nombre de cas infectieux qu'il des résultats encourageants et renforcé l'espoir d'une
n'a pas encore été possible d'éliminer ont donné extirpation prochaine du pian dans l'ensemble du pays. On estime que la fréquence de cette maladie ne dépasse pas actuellement 0,5 % dans l'ensemble des régions rurales de Haïti. On se propose d'élargir le programme de lutte contre le pian en y rattachant une campagne intensive
contre la syphilis dans les centres urbains, avec application des méthodes de traitement de masse que
justifie l'ampleur du problème. En effet, une étude
récente sur la syphilis dans les zones urbaines a
sentait qu'une proportion relativement faible de la population de la zone considérée. C'est alors qu'il fut jugé nécessaire de recourir à la méthode de traitement systématique à domicile, qui consistait à visiter toutes les familles et à traiter tous les malades ainsi que les contacts. L'application de cette méthode permit, du 27 octobre 1951 au 31 juillet 1954, d'étendre cette thérapeutique à plus de deux millions et demi de personnes, ce qui portait à trois millions
confirmé les observations faites précédemment quant à la gravité de la situation.
Lutte antituberculeuse et vaccination par le BCG, Paraguay
lose n'est dépassé que par celui de la mortalité
Au Paraguay le taux de la mortalité par tubercu-
au total le nombre de cas traités, soit près de 98 de la population de la région intéressée. A l'heure actuelle, le traitement selon l'une ou l'autre méthode a été appliqué dans toutes les régions rurales. Bien que les visites systématiques à domicile permettent d'atteindre une forte proportion des malades, de petits foyers d'infection subsistent sur le territoire de Haïti. Afin d'évaluer l'efficacité des deux méthodes, il a été procédé à des enquêtes, de novembre 1953 à mars 1954, dans le département du Sud, et de mars à avril 1954, dans les départements du Nord et du
infantile due aux maladies parasitaires et intestinales. Le Gouvernement sollicita en 1951 l'aide de l'OMS pour organiser une vaste campagne contre la tuber-
culose et pour assurer la formation du personnel local qui serait chargé de la mener à bien (Paraguay 2). Ce programme devait être coordonné avec les activités d'autres services sanitaires pour lesquels
le Gouvernement avait aussi demandé l'aide de l'OMS dans le cadre du programme d'assistance technique.
L'Organisation a envoyé un conseiller en tuberculose, un médecin bactériologiste, une infirmière de la santé publique et un technicien radiologiste ;
74
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
elle a, d'autre part, expédié le matériel et les fournitures requis pour la radiologie, les travaux de laboratoires et les services cliniques, etc., prévus pour mener ce programme à bonne fin. Toutefois, les difficultés rencontrées en 1952 dans le recrutement du personnel et particulièrement dans l'achat et l'envoi du matériel eurent pour effet
d'entraver les progrès. En 1953, on se préoccupa principalement de la formation du personnel local. Quatre groupes de radiologie fournis par l'Organisation furent installés, avec le concours du technicien radiologiste, à Assomption, Villa -Rica, Paraguari et San Bautista. En 1954, l'exécution du programme a sensiblement progressé. Les services antituberculeux dont la ville
préparatoire, avec l'aide de deux consultants internationaux. Conformément au plan établi ensuite, toutes les activités sanitaires qui relevaient précédemment des services centraux du Ministère de la Santé devaient être groupées au sein d'un centre sanitaire local dont le directeur relèverait uniquement de la Division des Centres sanitaires du Ministère. Les services nouvellement créés, qui devaient être coordonnés avec d'autres services médicaux et
apparentés de ce district, auraient pour tâche de En 1953, le centre sanitaire de Callao fut doté
démontrer les méthodes et les techniques modernes en matière de santé publique.
d'Assomption était déjà dotée ont été élargis et de nouveaux services ont été créés dans les régions rurales situées en dehors de la zone de la capitale. On a procédé à des examens radiologiques dans la capitale et dans quelques -uns des nouveaux dispensaires. La formation du personnel national affecté au programme s'est poursuivie. Le technicien radiologiste de l'OMS a mis au point des normes pour les enquêtes radiologiques, ainsi que des instructions
d'un budget national distinct ; un comité de coordination fut institué et on entreprit l'unification des
services. Deux divisions furent établies, l'une de l'éducation sanitaire, l'autre des soins infirmiers de santé publique, et les services de l'assainissement furent organisés. Un certain nombre de postes fixes à plein temps furent créés pour spécialistes expérimentés en santé publique. Une partie du personnel des divers services centraux fut affectée au centre récemment créé et un enseignement en cours d'emploi
destinées au personnel clinique des dispensaires. Un fichier central des tuberculeux a été constitué à Assomption.
fut organisé à leur intention ainsi que pour les membres du personnel nouvellement recrutés. été poursuivis en 1954. Des campagnes de dépistage
La coordination et l'extension des services ont de la tuberculose et des maladies vénériennes ont été entreprises parmi certains groupes choisis de population et des méthodes ont été mises au point pour l'enregistrement et la déclaration des maladies transmissibles par les médecins et les hôpitaux. Bien que le dispensaire antituberculeux local continue
Les laboratoires médicaux de cette dernière ville et ceux des divers dispensaires ont été équipés. Un membre du personnel national a reçu de l'OMS une bourse afin d'étudier en Argentine les aspects cliniques et les méthodes de prophylaxie de la tuberculose.
D'autre part, une campagne de vaccination par le BCG a été organisée avec l'aide du FISE et de l'OMS (Paraguay 7). Des conseillers régionaux ont formé du personnel et ont aidé à établir des plans généraux pour la campagne ; un médecin et une infirmière ont été recrutés par l'OMS (les dépenses
à relever de la division compétente du Ministère de la Santé, il est en voie d'intégration dans le centre sanitaire. La division de l'assainissement du centre sanitaire de Callao a pris en charge le programme d'inspection sanitaire précédemment appliqué par la municipalité ;
engagées seront remboursées par le FISE) et un statisticien BCG a séjourné plusieurs semaines au
Paraguay afin d'initier le personnel aux questions de statistique en rapport avec la campagne. Centre de démonstration et de formation professionnelle en santé publique, Pérou
les efforts entrepris en vue d'assurer l'approvisionnement en eau salubre, la protection des denrées alimentaires ainsi que l'évacuation hygiénique des ordures ménagères et des matières usées, commencent
à porter fruit. On a développé les services de protection maternelle et infantile, ainsi que les services d'hygiène scolaire,
l'Assistance sociale du Pérou demanda l'aide de l'OMS et du FISE pour coordonner et élargir les services sanitaires de la municipalité de Callao, centre urbain voisin de Lima. L'OMS, en septembre 1952, accepta d'aider à l'exécution d'un projet qui permettrait d'unifier et de développer les services sanitaires
En décembre 1950, le Ministre de la Santé et de
en donnant une place prépondérante aux mesures d'ordre préventif. Il a été particulièrement réconfor-
de Callao, afin de démontrer les avantages que
tant de constater que les parents des élèves et les instituteurs s'intéressaient d'une manière agissante à l'hygiène scolaire. Un programme d'éducation sanitaire a été établi pour chacun des services et tous les membres du personnel ont été appelés à y collaborer. Le centre
présente la coordination des activités pour la solution des problèmes sanitaires majeurs ; ce projet devait
également servir à mettre au point des méthodes types d'administration et d'organisation de la santé publique, susceptibles d'être appliquées ensuite dans
sanitaire de Callao est également utilisé pour la formation pratique des étudiants en médecine et des élèves infirmières, et son programme a été étudié
par un certain nombre de médecins désireux de s'informer des méthodes de santé publique. On se propose de renforcer davantage encore ce programme en 1955 en faisant appel à un conseiller
d'autres régions du pays (Pérou 13). Il fut procédé vers la fin de 1952 à une enquête
RÉGION DES AMÉRIQUES
75
en protection maternelle et infantile et en attribuant deux bourses en vue d'études à l'étranger. L'enseignement destiné au personnel déjà en fonction sera poursuivi. Les problèmes qui restent à résoudre ont trait à l'insuffisance des locaux disponibles au centre (faute de fonds, il a fallu renoncer aux travaux de construction envisagés), à la stabilisation du budget, à l'amélioration du statut du personnel et à l'adoption de barèmes de traitements suffisamment élevés pour permettre l'emploi à plein temps. Programme d'enseignement et de formation professionnelle en statistique
Le cours, d'une durée de neuf mois (dont six mois d'enseignement théorique et trois mois de travaux pratiques), est destiné à des élèves possédant l'instruction secondaire requise pour l'admission aux univer-
sités et, si possible, une préparation d'un degré plus
élevé, à l'exclusion toutefois des médecins et des statisticiens professionnels. Il a été suivi en 1954 par vingt -sept étudiants appartenant à quinze pays.
Des professeurs de l'Ecole de Santé publique du Chili ont collaboré à ce programme et ont, en 1954, pris une part plus active à l'organisation et à l'enseignement ; ils ont, d'autre part, offert les bureaux de statistique de leur école pour les travaux pratiques. L'OMS prête son aide pour l'organisation, à l'intention de commis statisticiens, de cours de forma-
les divers pays des Amériques, on met au point actuellement un programme de formation professionnelle qui comporte une série de projets particuliers ; on trouvera ci -après l'analyse de quatre projets,
Afin d'améliorer les statistiques sanitaires dans
tion professionnelle sur les statistiques démographiques, les statistiques des maladies soumises à déclaration obligatoire et les éléments de la méthodologie statistique. Le premier cours de ce genre, d'une durée de six semaines et consacré à la biostatistique (AMRO 79), a été donné à la Jamaïque à la fin de 1954 et a été suivi par dix -sept élèves venus des pays suivants : Antigua, la Barbade, les Bermudes,
sur les cinq qui ont bénéficié d'une aide. L'un des projets en question (AMRO 75, financé par le BSP) vise à encourager la formation professionnelle de statisticiens par l'organisation de cours universitaires et postuniversitaires à leur intention, de façon à faire en définitive de la statistique sanitaire
la Guyane britannique, la Dominique, la Grenade, la Jamaïque, les Antilles néerlandaises, Saint Christophe, Sainte -Lucie, Saint -Vincent et la Trinité.
une spécialité professionnelle distincte. Il faut pour cela organiser, dans les universités des divers pays, des cours réguliers sur les éléments de la statistique
Au nombre des sujets traités figuraient les statistiques démographiques, les éléments de méthodologie statistique, les statistiques sanitaires, le Classe-
et créer un ou plusieurs centres qui donneront un enseignement postuniversitaire en statistiques sanitaires, sanctionné par un diplôme correspondant à celui de licencié ès sciences. Ce projet vise à aider les pays à organiser l'enseignement universitaire de la statistique et à améliorer les cours de statistique
ment statistique international des Maladies, Traumatismes et Causes de Décès, les statistiques hospitalières et les statistiques destinées aux services sanitaires et médicaux. Afin d'améliorer la valeur professionnelle du personnel déjà en fonction, on se propose d'organiser, en 1955, un cours sur le Classement statistique international ; ce cours sera donné en espagnol au centre de classement des maladies attaché au Ministère de la Santé du Venezuela, à l'intention des élèves originaires des pays américains de langue espagnole (AMRO 85).
donnés dans les écoles de santé publique. Il est envisagé à cet effet d'attribuer des bourses d'études, d'envoyer des consultants à court terme et de procurer des fournitures. L'introduction dans les programmes un certain temps, mais des progrès ont été enregistrés
universitaires actuels de cours de statistique pour les étudiants et les statisticiens diplômés demande à cet égard durant l'année. Le Centre interaméricain de Biostatistique au Chili (AMRO 10) a organisé en 1954 un second cours sur les statistiques démographiques et sanitaires à l'intention de fonctionnaires qui doivent assumer d'importantes responsabilités dans l'enregistrement, le rassemblement, la compilation et
En vue d'encourager le développement de ce programme dans deux zones de la Région, un spécialiste des statistiques sanitaires sera adjoint en 1955 au personnel (AMRO 86). Il collaborera à
l'exécution des programmes d'enseignement et de formation professionnelle en statistique, en aidant à organiser dans les universités l'étude de la biostatistique et des cours de formation professionnelle
l'analyse des statistiques démographiques et sanitaires en Amérique latine et enseigner ces matières. * *
et à choisir les élèves appelés à bénéficier de cet enseignement.
Tendances actuelles et perspectives futures
bureaux de zone, en consultation avec les autorités sanitaires nationales, et à l'étude attentive à laquelle le programme et le budget sont ensuite soumis par le Comité régional, les efforts de l'OMS bénéficient aujourd'hui d'un large esprit de compréhension et
Grâce à l'élaboration des programmes par les
d'un appui quasi général. Dans tous les pays, les services de santé publique retirent des avantages de la participation des gouvernements à une organisation internationale et les administrations sanitaires nationales sont toujours plus portées à se prévaloir des moyens d'action offerts sur le plan international
76
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Le nombre élevé de projets inter -pays entrepris dans la Région atteste clairement le désir des gouver-
nements de collaborer en vue de la solution des problèmes communs. Certains de ces projets ont trait à la lutte contre les maladies transmissibles ou
le Comité régional, en sorte qu'aucun changement important n'est à prévoir dans les années à venir. Le progrès consistera plutôt dans une définition plus précise des objectifs, dans le relèvement de la qualité des services consultatifs, dans l'extension et l'amélioration progressive des moyens de formation profes-
à la destruction des agents vecteurs de certaines maladies ; d'autres visent à créer et à maintenir des établissements spéciaux, tels que des laboratoires, dont les travaux peuvent être assurés de façon plus économique et efficace sur la base de la collaboration ; d'autres, enfin, ont pour but de développer les moyens de formation professionnelle et d'assurer l'échange d'informations scientifiques.
sionnelle et dans la rationalisation des plans. La lutte contre les maladies transmissibles sera poursuivie. Les constatations faites jusqu'ici autorisent à penser que les tentatives d'extirpation du pian dans cette Région reposent désormais sur une base solide. Les programmes antipaludiques entrepris par les divers pays de la Région seront amplifiés de
Les administrations sanitaires reconnaissent toujours davantage la valeur des services consultatifs techniques de l'Organisation et la nécessité d'y
recourir. Par suite de l'emploi plus général des
méthodes modernes d'administration et d'organisation, le recours fréquent à des services consultatifs est désormais considéré comme une conséquence normale et nécessaire de l'expansion et du progrès ; on s'aperçoit de plus en plus que le fait de demander des services de ce genre correspond à un désir de développement aussi bien qu'à une aptitude à assimiler des notions et des techniques nouvelles. Cette attitude tend fort heureusement à remplacer l'idée regrettable qu'une demande d'avis technique implique l'aveu de l'insuffisance des services existants.
manière à vaincre cette maladie ; d'autre part, on s'efforcera de purger la Région d'Aëdes aegypti dans le plus bref délai possible. On se préoccupera tout particulièrement, enfin, d'organiser la lutte contre la variole, problème dont le Comité régional a souligné l'importance au cours des dernières années.
On s'attache à développer et à améliorer les statistiques de santé publique ; le consultant envoyé dans cette Région (comme il a été indiqué à la page 75)
pour aider les administrations sanitaires amorcera en 1955 des travaux intéressant une zone étendue. Des mesures sont prises également en vue d'assurer de façon plus judicieuse la préparation des programmes sanitaires : les informations de base indispensables à cet effet sont recueillies sur chaque pays et les gouvernements ont présenté, dans le cadre de certains projets entrepris avec l'aide de l'OMS, une demande d'aide pour l'élaboration des programmes
Les budgets consacrés par de nombreux pays de la Région aux activités sanitaires se sont substantiellement accrus au cours des cinq années précédentes.
La tendance générale à élaborer des programmes sanitaires nationaux coordonnés, qui a été signalée en 1954, s'est affirmée ; deux projets d'aide pour la coordination des services nationaux de santé publique
nationaux, ainsi que pour la création, au sein de leur administration sanitaire nationale, de services spécialisés à cet effet. Les projets visant à coordonner les différents types de services de santé publique se prêtent particulièrement bien à la généralisation des mesures d'assainis-
ont été entrepris en 1954, au Guatemala et au
Nicaragua respectivement, et d'autres projets de ce genre sont envisagés pour 1955 et 1956. Les activités entreprises dans les divers pays sont conformes au programme à long terme adopté par
sement et il y a lieu de prévoir que les efforts des pays de la Région s'intensifieront encore dans cette direction.
CHAPITRE 13
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST 1 Dans la Région de l'Asie du Sud -Est, 85 % de la population habite des zones rurales, où le niveau de vie est extrêmement bas ; aussi l'organisation de
tâches du Bureau régional ont beaucoup augmenté
en ce qui concerne la coopération avec d'autres
services de santé pour ces territoires est -elle une nécessité fondamentale. Pour répondre à ce besoin,
institutions et les conseils dispensés aux gouvernements. Des commissions de coordination sanitaire existent maintenant dans tous les pays de la Région. Comité régional
les gouvernements sont en train d'établir des centres sanitaires ruraux de diverses catégories, qui débutent sous une forme modeste - les efforts étant orientés principalement vers les domaines de l'assainissement et se développent peu à peu en fonction des ressources
et de l'hygiène de la maternité et de l'enfance disponibles en argent, en matériel et en personnel. Les programmes d'hygiène de la maternité et de l'enfance, de lutte contre les maladies transmissibles
du Sud -Est a eu lieu à New Delhi, au siège du Bureau régional, du 21 au 25 septembre. Des représentants de neuf des dix Etats Membres de la Région étaient présents (le Royaume -Uni de Grande -
La septième session du Comité régional de l'Asie
et de formation de personnel sanitaire, qui sont exécutés avec l'aide de l'OMS, sont graduellement absorbés par les services généraux de santé publique. Ces programmes donnent lieu à une activité impor-
Bretagne et d'Irlande du Nord ne s'était pas fait
représenter). Ont également assisté à la session des
représentants des Nations Unies (y compris des représentants du Bureau de l'Assistance technique
tante dans la Région et quelques -uns d'entre eux sont en cours depuis plusieurs années. Pour organiser et contrôler le développement des services sanitaires, il est indispensable qu'il y ait à tous les échelons une structure administrative adéquate. Afin d'aider à renforcer l'administration nationale en Afghanistan, en Birmanie, à Ceylan et en Indonésie, des experts, recrutés internationale ment, ont été ou doivent être attachés à la direction de la santé de ces pays. L'hygiène élémentaire du milieu demeure le problème capital : aussi des plans ont -ils été élaborés
des Nations Unies et du FISE), de l'OIT, de l'UNESCO et de quatorze organisations intergouvernementales ou non gouvernementales, ainsi que des observateurs d'autres institutions. Le Premier Ministre de l'Inde a assisté à la séance d'ouallocution. Le sixième rapport annuel du Directeur régional a
verture, au cours de laquelle il a prononcé une fait l'objet d'une discussion approfondie, qui a permis de dégager en particulier les points suivants. Les administrations sanitaires nationales dépensent pour les établissements de soins médicaux des sommes représentant un pourcentage exagérément
pour qu'une aide accrue soit accordée dans Région.
le
domaine de l'assainissement à tous les pays de la
élevé du budget national par rapport aux crédits consacrés aux activités de santé publique telles que l'assainissement et la distribution d'eau ; il est nécessaire d'accorder une importance beaucoup plus
La pénurie de personnel qualifié continue à se faire sentir dans presque toutes les professions : médecins, infirmières, sages- femmes, techniciens sani-
taires, visiteuses d'hygiène, etc. et les effectifs du personnel auxiliaire sont également très insuffisants. C'est pourquoi l'OMS se préoccupe de plus en plus d'aider les gouvernements à réaliser leurs programmes de formation professionnelle.
grande à l'effectif de personnel que doivent avoir les administrations sanitaires nationales, à l'échelon
central et provincial, pour que l'exécution de programmes méthodiques de santé publique soit efficacement surveillée ; on s'est rendu compte que les commissions sanitaires nationales de coordination sont utiles et importantes ; étant donné l'industria-
Pour que ces buts puissent être atteints, il est devenu absolument indispensable de coordonner les
activités sanitaires entreprises dans la Région par diverses organisations internationales ; de ce fait, les 1 La Région comprend l'Afghanistan, la Birmanie, Ceylan, l'Inde, l'Indonésie, le Népal et la Thaîlande (voir Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80, 330 ; résolutions WHA3.118 et WHA6.48). Aux termes de la résolution WHA6.46, les îles Maldives y ont été rattachées provisoirement.
lisation rapide de la Région, il importe d'accorder une plus grande attention aux services d'hygiène industrielle ; l'assainissement, l'éducation sanitaire et les services d'enseignement et de formation professionnelle devraient continuer à être considérés comme des activités sanitaires fondamentales dans la Région ; sans nier l'importance des bourses d'études internationales, l'Organisation devrait continuer à encourager l'attribution de bourses régionales
- 77 -
78
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
et nationales ; les rapports du Directeur régional devraient contenir des renseignements non seulement sur les activités qui bénéficient d'une assistance inter-
Bureau régional
nationale, mais aussi sur celles des administrations sanitaires nationales en général.
du Bureau régional. Un petit nombre de postes locaux, comme celui de commis pour les voyages, ont
Il y a eu peu de changement dans l'organisation
Le Comité régional a estimé qu'un équilibre
été supprimés pour raison d'économie. D'autres postes sont demeurés vacants par suite de la difficulté
approprié et satisfaisant avait été maintenu dans le programme régional pour 1955 entre les grands domaines d'activité, malgré les modifications imposées par les compressions budgétaires. Un projet de
de recruter du personnel qualifié. Un conseiller régional pour la lutte antivénérienne a été nommé ; en revanche, le poste de statisticien au service de l'épi-
programme et de budget ainsi qu'un programme supplémentaire de projets ont été discutés et approuvés pour 1956. En conclusion des débats sur l'assainissement et l'enseignement de la médecine, les Etats Membres de
démiologie et des statistiques sanitaires, ceux de conseillers régionaux pour l'assainissement et l'éducation sanitaire et celui de représentant de zone pour
la Thaïlande n'ont pu être pourvus. La difficulté d'engager des spécialistes compétents pour le travail
la Région ont été invités à accorder la priorité
absolue à l'assainissement dans leurs programmes de santé et le Directeur régional a été prié d'encourager
la réunion de conférences ou de groupes d'étude nationaux pour permettre à des professeurs de méde-
sur le terrain a été aggravée par l'incertitude des disponibilités financières au titre de l'assistance technique. Dans d'autres cas, le recrutement s'est ressenti des retards apportés par certains Etats Membres soit à signer les plans d'opérations soit à agréer des candidats éventuels.
cine et à des administrateurs d'examiner les problèmes de l'enseignement à donner aux étudiants en médecine.
Dans le domaine de l'information, des relations plus étroites ont été établies avec les Gouvernements
Un certain nombre de recommandations utiles ont été formulées à la suite des discussions techniques
des Etats Membres. A l'occasion de la Journée
sur les besoins en personnel infirmier, tels qu'ils
ressortent des programmes sanitaires. Le Comité régional a pris note avec satisfaction de la recommandation du Conseil Exécutif ainsi que de la décision de l'Assemblée Mondiale de la Santé tendant à dispenser les Gouvernements Membres de l'obligation de fournir le logement et de verser des indemnités journalières de subsistance (y compris des indemnités journalières pour les voyages dans le pays) aux experts affectés à l'exécution des nouveaux projets qui doivent commencer en 1955 et de tous les projets entrepris à partir de 1956.
mondiale de la Santé, l'on s'est efforcé d'intéresser la population aux programmes sanitaires nationaux et locaux, au lieu de faire simplement connaître les activités de l'OMS. Six Etats Membres ont, à l'heure actuelle, nommé des fonctionnaires de liaison qui collaboreront avec le Bureau régional afin de mieux renseigner le grand public sur les objectifs et les activités de l'OMS visant à renforcer les services sanitaires nationaux. Une brochure illustrée, d'une quarantaine de pages, sur l'action sanitaire accomplie en Afghanistan avec une assistance internationale
Il a été décidé que, chaque fois que les sujets choisis pour les discussions techniques à l'Assemblée Mondiale de la Santé présenteront un intérêt direct et immédiat pour la Région, le Comité régional prendrait les mesures nécessaires pour que ces sujets
a été publiée, et le Bureau régional a réussi à intéresser un certain nombre de firmes commerciales à la production éventuelle de films documentaires et éducatifs.
soient discutés à l'échelon régional. Le sujet choisi pour les discussions techniques régionales en 1955 porte sur l'examen des mesures antituberculeuses en Asie du Sud -Est.
Coopération avec d'autres institutions Les relations entre le Bureau régional, d'une part, les Nations Unies et les institutions spécialisées, d'autre part, ont été étroites et cordiales. Le Bureau
régional a pris une part active à l'exposition internationale de l'habitation à bon marché et au colloque sur le logement à bon marché organisés en 1954 par l'Administration de l'Assistance technique des Nations Unies. Un groupe de travail inter -secrétariats
Le Comité régional a exprimé sa gratitude de l'offre faite par le Gouvernement de l'Inde de mettre gracieusement les installations du Central Research Institute de Kasauli à la disposition des pays de la Région, pour l'exécution de tests relatifs à la qua-
lité et à l'activité des produits biologiques et pour la formation de personnel. Le Comité régional a accepté l'invitation que lui a faite le Gouvernement indonésien de tenir sa huitième session en Indonésie. La neuvième session aura
sur l'habitation, créé sous le patronage de la Commission économique pour l'Asie et l'Extrême -
Orient, s'est réuni au siège du Bureau régional.
L'OMS a été représentée à la commission instituée par les Nations Unies pour étudier l'aménagement des collectivités dans l'Inde, à Ceylan et en Thaï-
lieu au siège du Bureau régional de New Delhi et la dixième se tiendra en Birmanie, sur l'invitation du Gouvernement de l'Union de Birmanie. Ces différentes sessions auront lieu en septembre 1955, 1956 et 1957.
lande. Les représentants de zone de l'OMS ont
contribué très activement à faciliter la coordination des programmes sanitaires établis à l'échelon national et se sont tenus en liaison étroite, dans tous les pays de la Région, avec les représentants résidents de l'assistance technique.
SOINS INFIRMIERS COURS DE FORMATION PROFESSIONNELLE AU BRUNEI
L'OMS aide le Gouvernement du Brunei à mettre en aux besoins du pays. 1
oeuvre un programme d'enseignement infirmier adapté
2
r 3
1. Deux élèves s'interrogent mutuellement sur leur leçon. 2. Le lait en poudre est mesuré.
3. La première opération. 4. Pour apprendre à changer un
pansement, les
élèves
s'entraînent sur une de leurs condisciples.
5. Préparation des instruments pour la visite des salles par le médecin.
6. Travaux pratiques dans la pouponnière. 7. On administre un médicament à un malade de l'hôpital. 4
5
6
7
RÉADAPTATION DES INFIRMES EN GRÈCE
DÉMONSTRATION SANITAIRE
A TAIWAN
Athènes : Une physiothérapeute de l'OMS dirige les exercices
d'un jeune malade, à l'école fondée par la Société hellénique pour les enfants physiquement diminués.
Les soins maternels enseignés en plein air, au centre de santé rural du district de Taichung.
L'expert de l'OMS montre à une collègue grecque les exercices spéciaux pour malades atteints de tuberculose osseuse.
Une infirmière de l'OMS et sa collègue locale organisent leur travail pour la semaine.
La gymnastique est un élément important du traitement donné à l'école pour enfants physiquement diminués.
La propreté est l'un des sujets importants enseignés à cette classe
enfantine, qui se tient dans un temple.
La thérapie occupationnelle apporte 'a ce groupe d'enfants la distraction et la joie.
Pesée d'un bébé au centre de santé rural.
A l'école pour aveugles d'Athènes, une volontaire dicte à un opérateur de machine à composer.
La propreté quotidienne : on se lave les mains avant et après les repas.
FORMATION PROFESSIONNELLE En Jordanie, l'OMS a collaboré à l'extension du laboratoire d'hygiène publique créé par l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies et repris par le Gouvernement jordanien.
Les photographies reproduites ci- dessous ont été prises en 1953 au cours d'une tournée faite dans l'Inde par quatorze
Ce laboratoire assure, en plus des services normaux, la formation de personnel.
éminents spécialistes. La documentation réunie au cours de ces visites et à l'occasion de colloques et de symposiums a été utilisée en 1954 pour la préparation d'une étude d'ensemble sur l'enseignement médical en Asie du Sud -Est.
Cours de formation pour techniciens de laboratoire: enseignement théorique.
Conférence au personnel du Haffkine Institute à Bombay.
Formation
pratique: des étudiants inconnus.
examinent des échantillons
Examen d'un enfant infirme à l'Hôpital d'orthopédie pour enfants de Bombay.
Chargement de l'autoclave (stérilisateur à vapeur sous haute pression).
Une étudiante de l'Ecole de Médecine nationale Topiwala à Bombay expose ce qu'elle a appris au cours d'une expérience.
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
79
La collaboration entre institutions s'est également développée en ce qui concerne les activités entreprises dans les divers pays. En Birmanie et en Thaïlande, la Division des Affaires sociales des Nations
se sont unies pour aider à l'exécution de plusieurs projets de grande envergure, notamment dans le domaine de la protection maternelle et infantile et de la lutte contre les maladies vénériennes, la tuberculose
Unies et l'OMS ont apporté leur concours aux
services de protection maternelle et infantile et une aide a été fournie de concert avec la FAO dans le domaine de la nutrition. A Ceylan et en Thaïlande, la réalisation de trois projets d'éducation de base
et le paludisme. En outre, l'OMS fournit des avis
techniques pour un certain nombre de projets entrepris par le FISE, qui n'apparaissent pas de façon complète dans le programme de travail de l'OMS et qui ne figurent pas non plus dans la liste des projets de la Partie IV. Les représentants de zone de l'OMS et les missions médicales de la Foreign Operations Adminis-
bénéficiant de l'assistance de l'UNESCO a reçu l'appui actif de l'OMS. Celle -ci a participé au colloque sur l'enseignement des sciences sociales organisé dans l'Inde par l'UNESCO ; elle a apporté
son aide aux études pilotes indiennes sur la procréation dirigée (family planning), en collaboration avec la Division de la Population des Nations Unies ; de plus, la FAO et l'OMS ont collaboré à l'activité du centre de la brucellose de Mukteswar.
tration des Etats -Unis d'Amérique ont continué d'élaborer conjointement leurs plans. La collaboration de l'OMS avec l'administration du
Plan de Colombo dans le domaine sanitaire s'est intensifiée. Outre les avis techniques qu'elle a fournis,
Les relations avec le FISE ont continué d'être très satisfaisantes. Des efforts communs ont été entrepris pour établir des projets de longue haleine en vue de faciliter l'élaboration et l'exécution harmonieuse des programmes. Les deux organisations
l'OMS a fréquemment pris l'initiative de réunir des représentants des pays donateurs et des pays bénéficiaires ; elle a joué le rôle de « centre de triage » pour l'étude des propositions de programmes établies dans le cadre du Plan de Colombo.
Aperçu de quelques projets caractéristiques
On trouvera dans la Partie IV la liste complète des projets en cours en 1954. Les projets ci -après ont été choisis pour faire l'objet d'une description plus détaillée. Lutte contre le paludisme et les insectes, Afghanistan
Kundus -Khanabad au début de 1950. Pendant deux ans, elle étudia l'épidémiologie locale du paludisme et les espèces vectrices et introduisit des méthodes
modernes de lutte antipaludique par pulvérisation de DDT à l'intérieur des habitations. Environ 110 000 habitants furent ainsi protégés. Les résultats
non seulement convainquirent les autorités de la possibilité d'une action antipaludique efficace et très peu coûteuse, mais amenèrent également les collectivités atteintes à réclamer de manière pressante une
Jusqu'à ces derniers temps, le paludisme posait en
Afghanistan le plus important problème de santé publique. Sur une population totale de douze millions d'habitants, près de deux millions étaient exposés à ses atteintes. La situation, très grave dans
protection contre le paludisme et même à offrir spontanément des fonds pour couvrir les dépenses. En conséquence, le Gouvernement donna une grande extension à la lutte antipaludique à partir de 1952,
les vallées riveraines, où la culture du riz est très répandue et od les terres sont irriguées sans précautions d'hygiène, entravait sérieusement le développement de l'économie nationale.
avec l'aide du FISE, qui procura des fournitures, du matériel et des moyens de transport, et le concours
La campagne d'action antipaludique entreprise avec l'assistance de l'OMS (Afghanistan 11) a permis
de l'OMS pour les avis techniques. Depuis lors, la
campagne n'a cessé de se développer et touche aujourd'hui 1 200 000 habitants ; on espère qu'à la
d'obtenir en cinq ans de remarquables progrès.
Avant 1950, il n'existait aucun service antipaludique
dans le pays. En 1949, un consultant paludologue de l'OMS fit une enquête à la suite de laquelle un projet pilote fut exécuté dans le district de Laghman.
fin de 1956 toute la population des zones impaludées aura été protégée. Le coût de la campagne a été de douze cents des
Les résultats obtenus furent si frappants que le
Gouvernement adressa une demande formelle tendant à l'envoi d'une équipe complète de démonstration dotée de matériel, de fournitures, de moyens de transport, etc. et qui devait travailler pendant deux ans ; une équipe de l'OMS, formée de trois spécialistes, commença son activité dans le district de
Etats -Unis d'Amérique par habitant. Dans son budget de la santé, le Gouvernement a inscrit des crédits importants pour l'action antipaludique ; en 1954, ils atteignaient environ 3 1/3 millions d'afghanis. Les avantages économiques de la lutte antipaludique sont déjà manifestes : les villes de Phulekhumri,
Kunduz et Kandahar ont assisté à une petite révolution industrielle et la valeur des terrains a augmenté
au -delà de toute attente.
80
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Une organisation nationale de lutte antipaludique est maintenant solidement établie ; elle est dotée de huit paludologues, deux entomologistes et soixante quatre auxiliaires. Un institut de paludologie, inau-
nouveau. L'infirmière pédiatrique cinghalaise, qui
s'était révélée une monitrice capable, était alors prête à reprendre la tâche assumée par l'infirmière pédiatrique de l'OMS, à la place de laquelle l'OMS a nommé une monitrice pour les soins infirmiers de santé publique. Les répercussions de ce changement sur le programme d'enseignement ont été importantes, car le cours de santé publique pouvait dès
guré par le roi d'Afghanistan, a été créé à Kaboul pour former davantage de personnel dans le pays même et poursuivre des recherches de paludologie locale. L'Afghanistan dispose aujourd'hui de services restreints mais bien pourvus de personnel ; aussi les deux paludologues de l'OMS ont -ils été retirés à la
lors être développé davantage, ce qui a permis
fin de l'année. L'OMS continuera à fournir des services de consultants en 1955 et 1956. Programme d'enseignement infirmier, Kandy, Ceylan
n'a pas été aussi grand qu'on l'avait envisagé, le La deuxième école d'infirmières de Ceylan a été organisée à Kandy en 1952, avec l'assistance de l'OMS qui a envoyé deux infirmières monitrices, du matériel d'enseignement et des fournitures et qui a attribué des bourses d'études. Ceylan, comme beaucoup d'autres pays, souffre d'une grave pénurie d'infirmières et l'unique école
d'inclure les questions générales de santé publique dans la formation des élèves. En 1954, le nombre des élèves admises à l'école
problème du logement ayant suscité de nombreuses difficultés imprévues. Il semble toutefois que le nombre d'élèves désiré - 120 - sera atteint l'année suivante. On se propose de donner un enseignement bilingue
à l'école en 1955. Des monitrices swabhasha ont été
nommées pendant le dernier trimestre de 1954 et chargées de préparer le cours suivant qui sera donné en cinghalais. Le but est de dispenser un enseignement identique en anglais et en cinghalais et d'utiliser les élèves qui suivent les cours de langue anglaise
de Colombo, qui forme chaque année environ
soixante -quinze infirmières diplômées, ne pouvait suffire à assurer des services infirmiers d'un niveau minimum acceptable pour une population de plus de sept millions d'habitants.
comme groupes témoins. Le programme d'enseignement en cinghalais mis en application à l'école d'infirmières de Kandy servira de guide pour d'autres écoles:, nationales dont la création n'est encore qu'à l'étude.
Les principaux buts de ce projet (Ceylan
15)
peuvent se résumer comme suit : aider le Gouvernement à augmenter l'effectif des infirmières ; veiller à ce que la formation professionnelle donnée
dans l'école d'infirmière de Kandy tienne compte à la fois des aspects préventifs et des aspects curatifs des soins infirmiers et que la formation pratique soit étroitement liée à l'enseignement théorique ; conseiller le Gouvernement sur l'élaboration et la mise en train des programmes d'enseignement infirmier.
Cette entreprise a permis jusqu'ici d'obtenir les résultats suivants. Le nombre total des infirmières du pays a augmenté. Le programme d'enseignement et de formation professionnelle a été élaboré suivant des principes rationnels : les aspects préventifs des soins infirmiers sont enseignés en même temps que les aspects curatifs. L'enseignement infirmier a été accepté dans le pays, comme le montre le plan élaboré
Le premier groupe d'élèves a été admis à l'école en octobre 1952. Un programme préliminaire de formation professionnelle de trois mois a été principalement consacré à l'enseignement en classe, mais des travaux pratiques ont été également organisés en
par le Gouvernement pour créer suivant les mêmes principes de nouvelles écoles d'infirmières où l'ensei-
gnement sera donné dans la langue maternelle de l'élève. Les élèves se montrent fières de leur école et de leur profession, ce qui constitue une étape importante du progrès des services infirmiers à Ceylan.
hôpital. Par la suite, l'enseignement ex cathedra a progressivement perdu de son importance au profit de l'enseignement clinique et du travail pratique dans les salles de malades et les services spéciaux, transition qui s'est opérée de la façon la plus satis-
Hygiène de la maternité et de l'enfance et soins infirmiers, Bangkok
faisante, avec la pleine collaboration de tout le personnel. Les questions de santé publique, y compris l'édu-
Ce projet (Thaïlande 6) visait les objectifs suivants : élever le niveau de santé de la population,
cation sanitaire, sont mises en lumière tout au long des cours. Chaque élève doit donner des explications sur des questions d'hygiène aux femmes admises en maternité pour accoucher ou aux mères hospitalisées avec des
en particulier des femmes et des enfants, par l'amélioration et l'extension des services sanitaires existants et par l'organisation de moyens plus adéquats
pour la formation professionnelle du personnel une zone urbaine et une zone semi- rurale, un modèle de services sanitaires pour la protection de la collectivité dans lequel soit réalisée l'unification des aspects préventifs, curatifs et sociaux.
sanitaire de toutes catégories affecté aux activités d'hygiène maternelle et infantile ; constituer, dans
enfants malades. Ensuite, les élèves se rendent au domicile de certaines des mères pour donner des conseils sur les soins aux nourrissons et des instruc-
tions générales sur la protection de la santé. Au bout de deux ans, l'assistance accordée par l'OMS pour l'exécution du projet a été définie à
Ce projet a bénéficié de l'assistance de l'OMS de septembre 1951 jusqu'en 1954. Le personnel
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
81
fourni par l'Organisation comprenait un spécialiste de l'hygiène maternelle et infantile, une infirmière de la santé publique, un technicien sanitaire et une
du FISE, est la plus vaste de ce genre qui ait été organisée ; elle en est au début de sa cinquième année. On se rend pleinement compte que le pian pose un problème extrêmement grave en Indonésie : il est responsable d'un grand nombre de cas d'invalidité dans la population, et comme il s'attaque aux individus des classes d'âge productrices, il entrave
monitrice obstétricienne. De plus, une assistante sociale a été fournie par les Nations Unies. Le travail a été effectué dans un certain nombre de centres créés dans le cadre du projet. En plus traditionnelles entreprises dans le domaine de l'hygiène maternelle et infantile - telles que les soins avant et après la naissance et les soins des activités
le développement économique du pays. L'intérêt manifesté par le Gouvernement pour cette campagne
aux nourrissons - des dispensaires pédiatriques, antivénériens et antituberculeux ont été organisés dans les locaux. Le personnel sanitaire local et la population ont pu ainsi voir comment des services médicaux pouvaient être centralisés et unifiés. Les services assurés par ces centres comprenaient égale-
et l'appui donné par les institutions participantes montrent l'importance que l'on attache à ce problème de santé publique. De plus en plus, au cours des deux dernières années de campagne, on a recouru à un système de traitement simplifié qui a permis des
contrôles plus étendus. L'effectif des équipes a été diminué mais le nombre de celles -ci a été augmenté,
ment la vaccination et l'éducation sanitaire, soit dans les locaux des centres, soit à domicile. Un système de liaison étroite a été organisé entre les hôpitaux, les dispensaires et les services créés
de sorte que la campagne pourra finalement être étendue au pays entier. A la fin de 1954, plus de quatorze millions d'habitants avaient été examinés et plus de deux millions avaient reçu des soins. Si l'on
dans le cadre du projet d'hygiène maternelle et infantile. Un service permanent d'accouchement à domicile a été institué pour la première fois, et plus de 800 femmes ont enfanté chez elles entre juin 1952 et mai 1954. On a commencé dans une école à intégrer les services d'hygiène scolaire au programme général d'activité.
analyse la documentation actuellement disponible, on voit que la campagne a progressé régulièrement et rapidement chaque année depuis 1950, date de son début.
Le laboratoire installé au siège central de la campagne a permis d'assurer un contrôle scientifique des
Les élèves venues de leurs provinces à Bangkok pour y suivre des cours d'entretien sont retournées chez elles appliquer les méthodes apprises dans les centres rattachés au projet. Au cours de cette période, la mortalité infantile a diminué de près de moitié dans la zone d'exécution du projet. La population a commencé à réclamer des services médicaux de tout genre et demande la création d'autres centres. Lutte contre le pian, Indonésie
opérations et a facilité la formation de techniciens de laboratoire spécialisés. Actuellement, on se préoccupe du but final qui est d'intégrer la campagne antipianique aux services généraux de santé publique ;
l'attention se porte également sur des recherches relatives aux techniques et aux méthodes de travail. Bien que deux millions d'individus qui souffraient du pian et constituaient une charge pour la collectivité soient aujourd'hui indemnes de cette maladie, il reste beaucoup à faire. Près de soixante millions d'habitants doivent encore être examinés et une cer-
Cette campagne de lutte contre le pian (Indonésie 1), qui bénéficie de l'assistance de l'OMS et
taine proportion d'entre eux - qui se chiffre aussi par millions - devra être traitée. Les plans visant à étendre rapidement la campagne à l'ensemble du pays étaient, à la fin de l'année, assez avancés.
Tendances actuelles et perspectives futures La nomination de représentants de zone auprès des pays de l'Asie du Sud -Est a beaucoup contribué à faire comprendre et accepter le rôle de l'OMS, qui est d'aider les gouvernements à améliorer leurs services sanitaires. Outre les demandes d'assistance pour des programmes, les gouvernements sollicitent de
plus en plus les avis techniques de l'Organisation sur des problèmes déterminés. Une liaison importante est établie avec l'administration du Plan de Colombo et les institutions bilatérales d'assistance technique des Etats -Unis d'Amérique. Dans la plupart des pays de la Région, le budget
de la santé augmente progressivement, comme le montre le tableau suivant :
82 Pays
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Budget de la santé
Pourcentage du budget de la santé par rapport au total du budget national
Afghanistan Birmanie Ceylan
1952 -53 1953 -54 1952 -53 1953 -54 1952 -53 1953 -54
13 766 825 afghanis 25 742 342 afghanis 19 959 000 kyats 30 883 000 kyats
donnée non disponible » » »
3,09 4,2
90 728 527 roupies 95 463 474 roupies 297 118 350 rupiahs 328 663 000 rupiahs
9,57 12,00 ° %,
Indonésie
1953 1954
1,7
2,4
Thallande Inde
6,8 °% 127 039 249 bahts 5,6 °% 114 483 452 bahts Bien que les chiffres actuels ne soient pas encore connus, il y a lieu de pré-
1953 1954
ciser que les budgets de la santé ont été fortement augmentés, tant à l'échelon central qu'à celui des états, en vertu du premier plan quinquennal,
qui prévoit l'octroi par le Gouvernement central de larges subsides aux divers états.
s'ajouter aux sommes prévues dans les budgets d'autres ministères pour des activités sanitaires telles
Les augmentations indiquées ci- dessus viennent
que, par exemple, l'aménagement de systèmes de distribution d'eau dans les villes et les campagnes. En ce qui concerne le recrutement d'auxiliaires et
d'élèves dans le pays, la situation demeure peu satisfaisante et les projets de l'OMS seraient plus utiles aux gouvernements si l'on pouvait invariablement obtenir du personnel national qualifié. On ne se rend pas toujours suffisamment compte que seuls des moyens adéquats de formation professionnelle permettent d'acquérir le personnel indispensable au développement des activités de santé publique.
tendent à préférer des activités préventives fondamentales, comme l'assainissement et l'éducation sanitaire, à la construction d'hôpitaux. Les activités sanitaires se développent rapidement et, au cours de ces prochaines années, il s'agira de vouer une plus grande attention à la consolidation des campagnes de masse contre les maladies transmissibles et à leur intégration dans les services de santé nationaux. Une aide accrue sera accordée aux plans d'aménagement des collectivités, à la formation professionnelle et au renforcement du personnel d'inspection et de direction attaché aux administrations sanitaires des pays de la Région. On obtiendra davantage des institutions bilatérales qui travaillent dans le domaine de la santé en aidant ces organismes à orienter leur effort dans le sens des besoins les plus urgents ; dans ce domaine, des responsabilités plus
En revanche, l'élaboration commune de plans avec les gouvernements fait des progrès et cette activité est régulièrement prévue dans les programmes. Chaque projet est aujourd'hui considéré en fonction de la place qu'il occupe dans le programme sanitaire national et, comme il a été dit plus haut, la coordination des programmes sanitaires à l'échelon national s'est améliorée. Les gouvernements modifient lentement leur attitude et
grandes incomberont aux représentants de zone. Enfin, la plupart des activités entreprises sur le terrain répondront aux nécessités d'une action essentiellement préventive.
CHAPITRE 14
RÉGION EUROPÉENNE 1 S'ils diffèrent par la structure de leurs services sanitaires, par les problèmes de santé qui se posent à eux et par leur degré de développement économique,
les pays de l'Europe forment néanmoins une Région probablement plus homogène que toute autre Région de l'OMS.
organisations non gouvernementales entretenant des relations officielles avec l'OMS. Le Directeur général était représenté par le Directeur général adjoint. Le Comité régional a approuvé les modifications
Grâce à cela, il a été possible de concentrer les
qu'il avait fallu apporter au programme pour 1955 et qui résultaient surtout du fait que la Septième Assemblée Mondiale de la Santé avait adopté un budget réduit ; mais, comme des situations critiques
disponibilités en personnel spécialisé et les ressources
financières sur des activités qui intéressent à la fois
un certain nombre ou la totalité des pays de la
se sont produites dans certains pays de la Région en ce qui concerne la poliomyélite, il a recommandé que soit ajouté au programme un cours de formation sur les méthodes spéciales de traitement des malades frappés de poliomyélite avec atteintes bulbaires. Dans l'examen détaillé du programme proposé pour
Région. Il est regrettable que l'Albanie, la Bulgarie,
la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la RSS de Biélorussie, la RSS d'Ukraine, la Tchécoslovaquie et l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques n'aient pas encore jugé possible de reprendre leur participation à l'action sanitaire internationale de l'OMS en Europe. Les nombreux programmes inter -
pays que le Bureau régional a patronnés ces dernières années témoignent du haut degré de coopération qui a été atteint en matière de santé publique par les Etats Membres de la Région. Comité régional Le Comité régional a tenu deux sessions en 1954 :
1956, le Comité régional a formulé diverses suggestions en vue d'améliorer certains des projets inter -pays envisagés et il a également indiqué de façon précise les activités qu'il conviendrait d'incorporer dans des programmes futurs de l'OMS en Europe.
Le Comité régional a de nouveau examiné la
question d'une éventuelle augmentation des fonds
destinés à l'activité de l'OMS en Europe, mais, tenant compte des vues exprimées par les gouverne-
une session spéciale à Genève le 21 mai et sa quatrième session ordinaire à Opatija, Yougoslavie, du
ments des Etats Membres, il n'a pas recommandé que ceux -ci soient invités à verser, pour le moment, des
régional a poursuivi l'examen de la question du siège permanent du Bureau régional et a recommandé
13 au 16 septembre. A sa session spéciale, le Comité
été approuvé par le Conseil Exécutif lors de sa
que celui -ci soit établi à Copenhague. Ce choix a quatorzième session. La quatrième session du Comité régional réunissait des représentants des vingt -trois Membres actifs et
contributions à un budget régional supplémentaire. En ce qui concerne les discussions techniques, le Comité régional s'est déclaré partisan du choix de sujets présentant un intérêt régional particulier et a retenu comme thème de discussion pour sa prochaine session les « Modifications des Services de Santé publique nécessitées par le vieillissement de la population ».
Membres associés ainsi que des Nations Unies (et du FISE), du Centre international de l'Enfance et des organisations intergouvernementales intéressées ;
y assistaient également des observateurs de neuf 1 Conformément à la décision de la Première Assemblée Mondiale de la Santé (Actes Off Org. mond. Santé, 13, 80, 330), cette Région comprend toute l'Europe .La Turquie y a été rattachée tandis qu'elle suspendait provisoirement ses activités dans la Région de la Méditerranée orientale (résolution WHA5.46). Aux termes des résolutions WHA5.43 et WHA6.46, l'Algérie, le Maroc (zone française), la Tunisie, le Groenland, Gibraltar et Malte y ont aussi été rattachés provisoirement. Les
D'autre part, le Comité régional a exprimé une fois de plus l'opinion que chaque comité régional devrait être habilité, s'il le désire, à octroyer à ses Membres associés la plénitude des droits de vote au cours de ses réunions, et il a invité le Conseil Exécutif à tenir compte de cette opinion lorsqu'il formulerait ses recommandations à la Huitième Assemblée Mondiale de la Santé. Le Comité régional a décidé de tenir sa cinquième
session ordinaire à Vienne, Autriche, la sixième à Copenhague, Danemark. Bureau régional
Rabat, Maroc (zone française), et la septième à
Membres et Membres associés suivants ont participé aux
travaux en 1954: Allemagne (République fédérale), Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Maroc (zone française), Monaco, Norvège, Pays -Bas, Portugal, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Suède, Suisse, Tunisie, Turquie et Yougoslavie.
Après la décision du Conseil Exécutif relative au siège du Bureau régional, des négociations ont été engagées avec le Gouvernement danois pour la
- 83 -
84
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
conclusion d'un accord dit de pays hôte et au sujet des locaux nécessaires à la fois au Bureau régional
et au Bureau de Recherches sur la Tuberculose. Comme il sera indispensable de construire des
demande du Haut -Commissaire pour les Réfugiés, le Bureau régional a mené une enquête pilote sur la santé mentale des enfants hébergés dans les camps de réfugiés européens. Le Bureau régional s'est fait repré-
locaux supplémentaires, il n'est pas encore possible d'indiquer avec précision la date à laquelle le Bureau régional s'installera à Copenhague. Les fonds reçus au titre de l'assistance technique ayant continué d'être insuffisants et des réductions ayant dû être apportées en conséquence à l'activité dans les pays d'Europe, il a fallu en 1954 restreindre l'effectif du Bureau régional : trois postes techniques pour la bibliothéconomie médicale, l'éducation
senter, quand il y avait lieu, aux réunions tenues par les comités compétents de la Commission économique pour l'Europe des Nations Unies ; il a pu ainsi envisager les répercussions qu'implique, sur le plan de la santé, tout programme de construc-
tion de logements et d'urbanisme et déterminer avec les organismes intéressés quels sont les domaines
dans lesquels une collaboration serait la plus fruc-
sanitaire de la population et la lutte contre les au titre du programme d'assistance technique, le fonctionnaire chargé de la conduite des opérations
tueuse. Dans cette période de mise au point de l'activité de l'OMS en Europe, le Bureau régional a
maladies endémo -épidémiques ont été supprimés. Seul a été conservé parmi le personnel technique, contre le trachome dans plusieurs pays de la Région. Comme il était déjà envisagé dans le Rapport annuel
également bénéficié du concours sans réserve du bureau de Paris de la Fondation Rockefeller. On s'efforce maintenant d'associer plus étroitement les organisations non gouvernementales à l'activité de l'OMS en Europe. C'est ainsi que des échanges de vues officieux sur les activités futures ont eu lieu avec un groupe européen désigné par la
de 1953,1 des spécialistes régionaux de la santé mentale et des soins infirmiers ont été engagés au titre du budget ordinaire, de façon à assurer la continuité des travaux dans ces importants domaines.
Fédération mondiale pour la Santé mentale. Ce genre de contacts est sans nul doute appelé à se développer dans la mesure od les circonstances le
La décision d'installer le Bureau régional hors du Siège n'a pas eu de répercussions immédiates sur la structure du personnel en 1954, mais elle exigera néanmoins par la suite certaines modifications, en particulier dans les services administratifs, financiers et généraux. Quarante membres du personnel ont participé aux opérations entreprises en exécution de projets nationaux ou de programmes inter -pays ; neuf d'entre eux avaient un engagement à long terme et trente et un un engagement à court terme. De plus, des dispositions ont été prises pour
permettront. A la demande du Conseil de l'Europe, le Bureau régional donne des avis sur une série de programmes sanitaires que le Conseil a été invité à exécuter par certains de ses membres. Les programmes visant à renforcer la collaboration entre les pays européens
sont actuellement étudiés par un comité d'experts nommé par le Conseil avec la participation du Bureau régional.
l'organisation de groupes d'étude, de colloques et de conférences totalisant 222 participants et 67 directeurs des débats, ce qui montre l'importance du travail administratif qu'exige la convocation de réunions de ce genre, qui ont lieu chaque année et habituellement en dehors de Genève. Dans la période
Assistance technique en vue du développement économique -
liers ont été fortement amputés par suite de la réduction des fonds mis à la disposition de l'OMS, au titre de l'assistance technique, pour son activité
Les programmes d'assistance à des pays particu-
qui s'écoulera avant le transfert du Bureau régional à Copenhague, une série d'arrangements provisoires permettront au Bureau régional de se familiariser avec certaines activités administratives qui n'ont pas encore été complètement décentralisées.
en Europe. Néanmoins, les fonds reçus à ce titre au cours des dernières années ont rendu possibles des travaux dont le financement aurait été très difficile autrement. En 1954, des activités restreintes (il
Collaboration avec d'autres institutions
Le Bureau régional use régulièrement des moyens
s'agit surtout de bourses d'études) ont été entreprises en Autriche, en Finlande, en Grèce et en Espagne, mais en Turquie et en Yougoslavie il a été possible de poursuivre, à une échelle réduite, les programmes généraux de santé publique.
de formation professionnelle qu'offre le Centre international de l'Enfance de Paris ; d'autre part, il collabore avec le FISE à l'élaboration et à l'exécu-
Au Maroc (zone française) et en Tunisie,
les
tion de certains programmes. En 1954, la FAO a participé avec l'OMS à un colloque sur la salubrité
fonds de l'assistance technique ont surtout permis de contribuer au financement de campagnes contre le trachome, la majeure partie des dépenses ayant été supportées par le FISE en 1954. En raison de certains aspects qui présentent un intérêt particulier, la lutte contre le trachome est décrite dans le présent chapitre sous le titre « Aperçu de quelques projets caractéristiques ».
des viandes, qui s'est tenu à Copenhague. A la Voir Actes of. Org. mond. Santé, 51, 85.
RÉGION EUROPÉENNE
85
Programme ordinaire
qui illustrent plus clairement l'objet d'un programme inter -pays et
Pour faire face à la réduction apportée au programme ordinaire prévu pour l'Europe en 1954, on
la façon dont il s'intègre dans un En abordant un problème
a autant que possible réduit l'importance de la participation financière de l'OMS aux différents projets, de façon à éviter de retarder ceux dont les préparatifs étaient déjà très poussés avant que
ensemble de faits portant sur plusieurs années. Il est toutefois utile de mentionner ici un aspect des activités inter -pays.
l'ampleur de la crise ne soit connue. Considérée dans son ensemble, l'activité de l'OMS
en Europe s'appuie essentiellement sur les programmes inter -pays. Ceux qui se rapportent à l'enseignement et à la formation professionnelle ont conduit à de nouveaux travaux inter -pays. Par
sanitaire, l'OMS s'est efforcée de mobiliser simultanément toutes les principales disciplines intéressées. Ainsi le champ d'action commune des médecins et vétérinaires des services de santé, qui a été discuté pour la première fois à Vienne en 1952 au cours d'un colloque sur les zoonoses, a été étendu à la salubrité des viandes lors d'une réunion tenue à Copenhague en 1954 (voir pages 12 et 89). Les échanges de vues
exemple, les conférences internationales sur l'enseignement de la santé publique tenues à Nancy en 1952 et à GSteborg en 1953 ont fourni la documentation pour l'établissement d'une monographie, actuellement en préparation, sur l'enseignement de la médecine préventive en Europe. Parmi les autres activités qui offrent de nouvelles possibilités de collaboration entre les pays dans le domaine de l'enseignement, il y a lieu de signaler les cours de formation professionnelle en matière de santé
qui ont eu lieu pendant ces deux réunions contribueront beaucoup à clarifier la prochaine étude : celle -ci portera sur l'organisation des services vétérinaires de santé publique et se tiendra en 1955.
Europe concerne les responsabilités communes des différents services s'occupant de la santé de l'enfant. Entre les diverses formes relativement récentes de la
Une autre question qui est à l'ordre du jour en
protection infantile, l'OMS a porté son attention sur un problème important, celui de la santé mentale de l'enfant hospitalisé. Au cours d'une réunion tenue
publique, organisés dans les pays scandinaves, et les services de formation en hygiène rurale qui se créent rapidement à Soissons. Toujours en prévision
à Stockholm en 1954, des pédiatres et des pédopsychiatres ont examiné quelques dossiers caractéristiques d'enfants hospitalisés. On envisage de prendre des initiatives du même
d'une activité internationale plus étendue dans le domaine de la formation professionnelle, l'OMS s'est
associée à l'extension des centres nationaux de préparation à la santé publique d'Athènes, de Rome et d'Ankara (ce dernier projet étant toutefois financé par l'assistance technique), et elle coopère étroitement à l'organisation d'activités futures dans d'autres centres.
genre concernant l'étude des problèmes de santé mentale intéressant la santé publique. Un colloque tenu à Amsterdam en 1953 est parvenu à certaines conclusions générales qui serviront de base à une étude plus détaillée qu'entreprendront conjointement des fonctionnaires de la santé publique et des psychiatres, en vue de définir des principes directeurs pour la collaboration future de ces deux catégories de personnel dans le domaine de la santé publique. Bourses d'études
Les programmes se rapportant à des pays déterminés reflètent aussi les activités inter -pays pour lesquelles les administrations sanitaires demandent à
l'OMS une collaboration plus grande. L'attention accordée par l'OMS à la formation professionnelle en santé publique dans les programmes inter -pays, dont il a été parlé plus haut, se manifeste également dans les programmes de bourses d'études intéressant
des pays déterminés : là encore, une proportion croissante des fonds disponibles est affectée à la santé publique. Des tendances analogues se rencontrent dans d'autres domaines : par exemple, il est facile de se rendre compte que l'importance accordée
La procédure suivie pour l'administration des bourses d'études en Europe - suite donnée aux demandes de bourses, placement des boursiers et surveillance de ceux -ci pendant leur stage - s'améliore régulièrement, ce qui est dû en grande partie à un échange de vues officieux avec des membres du
maintenant, en Autriche, en Grèce et en Italie, aux programmes nationaux de soins aux enfants diminués
a son origine dans une série d'activités inter -pays entreprises depuis 1951 et relatives à la réadaptation des enfants diminués ; ces activités ont été exposées dans les précédents Rapports annuels. Le Tableau II renseigne sur les programmes inter pays exécutés en 1954. D'autres activités régionales,
Comité régional au cours de la troisième session ordinaire, en 1953. Afin d'améliorer sur le plan technique l'exécution du programme de bourses, on laisse une grande initiative à chaque fonctionnaire sanitaire régional pour les bourses correspondant à sa spécialité. On s'efforce, par des contacts avec les gouvernements et les boursiers, de déterminer le bénéfice retiré des bourses en se fondant sur l'activité exercée ensuite par le boursier sur le plan national et les travaux connexes de l'OMS dans la Région européenne.
par exemple des études sur les termes utilisés en génie sanitaire et sur les normes applicables à l'eau, sont indiquées dans la liste des projets figurant dans la Partie IV. On trouvera ci- après, dans le présent chapitre, l'exposé de quelques projets caractéristiques
L'espoir de voir le programme de bourses se réaliser sans heurts et s'intégrer convenablement dans les
autres activités de l'OMS en Europe paraît
86 se
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
réaliser aujourd'hui plus qu'en aucune autre période du développement de l'Organisation. La quasi -totalité des pays de l'Europe participe au programme de bourses. Il en résulte que le nombre de bourses accordées à un pays particulier ne peut être élevé ; toutefois, on remarquera que le total pour la
Région en 1954 a atteint 283 bourses (dont deux administrées pour le FISE), contre 287 l'année précédente. Cent cinq boursiers venant d'autres Régions ont étudié en Europe ; 16% de toutes les bourses de l'OMS ont été accordées pour des études en Europe.
TABLEAU II. PROGRAMMES INTER -PAYS EN EUROPE Gouvernement(s) principalement intéressé(s)
Description du programme
Durée
Autres pays participants
Participants ou boursiers e
Institutions participantes et r61e du Bureau régional
Administration de la santé publique
a) Continuation de l'étude sur certains aspects de l'admi-
nistration de la santé publique en Allemagne et en Italie EURO 12.3
1 mois 15 mars15 avril
Allemagne, République fédérale Italie
Autriche Belgique
Norvège Pays -Bas
21
Danemark Espagne Finlande France Grèce
Portugal Royaume -Uni Suède Suisse
Le Bureau régional a fourni deux chefs de groupe et un administrateur pour le
groupe itinérant d'étude.
Irlande Islande
Turquie Yougoslavie
b) Cours de formation collective pour le personnel de la santé publique et les vétérinaires scandinaves ; GSteborg EURO 60
2 mois ler août30 sept.
Suède
Danemark Finlande
Islande Norvège
Le Gouvernement suédois et 21
le Bureau régional qui a fourni un conférencier international et participé aux frais afférents au cours.
Alcoolisme
Un colloque d'information pour les médecins, les admi-
nistrateurs de la santé publique et les assistants sociaux en psychiatrie qui s'occupent activement de la
2 semaines 28 mars10 avril
Pays -Bas
Allemagne, République fédérale Autriche Belgique Espagne
France Irlande Italie Royaume -Uni
26
Le Gouvernement néerlandais et le Bureau régional qui a envoyé un directeur des discussions et onze
Turquie
professeurs de faculté.
prévention et du traitement de l'alcoolisme ; Noordwijk EURO 67
Anesthésiologie
a) Cinquième cours fonda- 1 an mental de perfectionnement août 1954pour anesthésiologistes ; juillet 1955 organisé au Centre d'anesthésiologie de Copenhague t EURO 52
Danemark
Allemagne, République fédérale Autriche Espagne
Grèce Norvège Portugal Turquie Yougoslavie
9
L'Université de Copenhague et le Bureau régional qui a envoyé des chargés cours. de
b) Cours de perfectionnement pour anesthésiologistes ; organisé au Centre d'anesthésiologie de Paris EURO 62
1 an mai 1953 avril 1954§
France
Allemagne, République fédérale Belgique
Espagne Grèce Suisse Turquie
L'Université de Paris et le 6
Bureau régional qui a envoyé un conseiller tech-
nique, un chargé de cours matériel d'enseignement.
et fourni une partie du
* Participants ou boursiers de la Région invités par l'OMS t Bien que des ressortissants d'autres Régions aient été invités à prendre part aux activités inter -pays, il n'est fait mention ici que des boursiers et des participants européens. l'OMS a dû être remise jusqu'en janvier 1955 en raison de difficultés budgétaires.
§ Bien qu'un autre cours de formation professionelle ait dû commencer en 1954, la participation des boursiers de
RÉGION EUROPÉENNE
87
PROGRAMMES INTER -PAYS EN EUROPE (suite) Gouvernement(s) principalement intéressé(s)
Description du programme
Durée
Autres pays participants
Participants ou
boursiers
et rôle du Bureau ré61 onal
Institutions participantes
Assainissement
a) Cours avancé de formation professionnelle pour ingénieurs des services de distri-
3 semaines 22 mars10 avril
Belgique Pays -Bas
bution des eaux organisé à La Haye et à Liège EURO 45
Autriche Grèce Espagne Irlande Maroc (zone française) Allemagne République fédérale Autriche Belgique Danemark Finlande France Grèce Irlande Islande Italie
Portugal Tunisie Turquie Yougoslavie
13
Les Gouvernements néerlandais et belge et le Bureau
régional qui a envoyé un
consultant pour aider à l'organisation du cours.
b) Conférence
d'ingénieurs sanitaires européens sur la pollution et la chloration de l'eau ; organisée à Opatija EURO 9.4
10 jours 21 -30 avril
Yougoslavie
Luxembourg Maroc (zone française) Norvège Pays -Bas
36
Le
Gouvernement yougo-
slave, la Fondation Rockefeller et le Bureau régional
qui a envoyé sept directeurs des discussions.
Portugal Royaume -Uni Suède Suisse Tunisie
Turquie
Assistantes médico- sociales
Préparation du rapport sur 4 ans l'étude pilote effectuée en France et au Royaume -Uni de 1951 à 1953 pour déter1951 -54
France RoyaumeUni
-
-
-
miner la catégorie de personnel le mieux adapté aux besoins médico- sociaux des familles EURO 6
La Fondation Rockefeller et le Bureau régional qui ont en commun envoyé deux experts pour collaborer à
la rédaction du rapport.
Etude sur la séparation de la mère et de l'enfant Etude des effets produits sur le développement de l'enfant par la séparation de la mère au cours des premières années EURO 64
Depuis nov. 1952
France RoyaumeUni
-
-
-
Le Centre international de l'Enfance et le Bureau
régional qui a participé aux frais afférents aux
équipes qui ont procédé à cette étude en France et au Royaume -Uni.
Hygiène scolaire Conférence sur certaines quel-
6 jours 14 -19 juin
France
tions relatives aux services d'hygiène scolaire à l'intention des médecins des écoles et des personnes s'occupant activement de l'hygiène sco-
Allemagne, République fédérale
Autriche Belgique
Luxembourg Maroc (zone française) Monaco Norvège Pays -Bas Royaume -Uni
26
Le Gouvernement français et
le Bureau régional qui a envoyé un organisateur de la conférence.
laire ; Grenoble EURO 40.2
Danemark Espagne Finlande Grèce Irlande Islande Italie
Suède Suisse Tunisie
Turquie Yougoslavie
* Participants ou boursiers de la Région invités par l'OMS
88
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
PROGRAMMES INTER -PAYS EN EUROPE (suite) Gouvernement(s) principalement intéressé(s)
Description du programme
Durée
Autres pays participants
Participants
boursiers
ou
et rote du Bureau régional
Ins titutons i participantes
Immunisation Conférence pour médecins sur les méthodes modernes
6 jours 15 -20 mars
d'immunisation ; Francfortsur -le -Main EURO 47
Allemagne, République fédérale
Autriche Belgique
Danemark Espagne Finlande France Grèce
Maroc (zone française) Norvège Pays -Bas
31
Le
Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne et le
Bureau
Portugal Royaume -Uni Suède Suisse
régional qui a envoyé dix directeurs des discussions.
Irlande Islande Italie Luxembourg
Tunisie Turquie Yougoslavie
Maladies vénériennes
a) Continuation des travaux du centre de démonstration et de formation professionnelle dans un port (Rotter-
Depuis 1950
dam) pour la lutte contre les
Allemagne, République fédérale Belgique
-
-
-
Le Bureau régional qui a continué à participer aux frais d'opération du centre.
maladies vénériennes
France Pays -Bas Suisse
parmi les gens de mer EURO 59
b) Cours de formation collec-
tive sur les divers aspects de la lutte contre les maladies vénériennes en particulier parmi les gens de mer ; Rotterdam t EURO 59
8 semaines 18 oct.11 déc.
Pays -Bas
Allemagne, République fédérale Espagne Grèce Italie
Maroc (zone française) Suède
10
Le centre de démonstration et de formation professionnelle dans un port
Turquie Yougoslavie
(Rotterdam) et le bureau régional.
Pédiatrie sociale Cours de formation collective
pour pédiatres et adminis-
trateurs de la santé puMique ; Paris EURO 74.3
12 semaines 26 avril18 juillet
France
Espagne Grèce Italie
Tunisie Yougoslavie
5
Centre international de l'Enfance
Réadaptation Cours de formation collective
sur l'adaptation des enfants atteints d'infirmité motrice, à l'intention des médecins, du personnel médical auxiliaire et des assistants sociaux ; Paris EURO 74.1
6 semaines 11 janv.21 -févr.
France
Espagne Italie
Portugal Yougoslavie
6
Centre international de l'Enfance
* Participants ou boursiers de la Région invités par l'OMS t Bien que des ressortissants d'autres Régions aient été invités à prendre part aux activités inter -pays, il n'est fait mention ici que des boursiers et des participants européens.
RÉGION EUROPÉENNE
89
PROGRAMMES INTER -PAYS EN EUROPE (suite) Gouvernements) principalement intéressé(s)
Description du programme
Durée
Autres pays participants
Participants ou
boursiers
Institutions participantes Instit et stil du Bureau régional
Salubrité des viandes Colloque pour vétérinaires et médecins des services de
6 jours 22 -27 févr.
Danemark
santé ; Copenhaguet EURO 50
Allemagne, République fédérale Autriche Belgique Espagne Finlande
Maroc (zone française) Norvège Pays -Bas
29
Le Gouvernement danois et
le Bureau régional qui a envoyé dix directeurs des discussions et un consul tant chargé d'aider à l'organisation du colloque.
Portugal Royaume -Uni Suède Suisse
France Grèce Irlande Italie Santé mentale
Tunisie Turquie Yougoslavie Grèce Italie Norvège Pays -Bas 21
Conférence d'étude pour p6diatres et pédo -psychiatres sur l'enfant hospitalisé ; Stockholm EURO 43
10 jours 2 -11 sept.
Suède
Allemagne République fédérale Autriche Belgique Danemark Finlande France Allemagne, République fédérale Autriche Espagne Grèce Italie
Le Gouvernement suédois et
le Bureau régional qui a envoyé un directeur des études et six directeurs des discussions.
Portugal Royaume -Uni Suisse Yougoslavie
Soins infirmier de santé publique
Colloque sur le travail d'équipe des services infirmiers, pour médecins administra teurs et infirmières de la santé publique et des h8pitaux ; Istanbul EURO 72
2 semaines 17 -31 oct.
Turquie
Maroc (zone française) Portugal Suisse
37
Le Gouvernement turc et le Bureau régional qui
envoyé un directeur des études et deux directeurs des discussions.
a
Tunisie Yougoslavie
Tuberculose
a) Cours de formation collective pour phtisiologues ; Istanbul EURO 56
4 semaines 22 nov.18 déc.
Turquie
Autriche Espagne Finlande Grèce Maroc (zone française) Espagne Grèce Maroc (zone française)
Portugal Tunisie Yougoslavie
11
Le Centre antituberculeux de formation professionnelle
et de démonstration d'Istanbul et le Bureau régio-
nal qui a envoyé deux chargés de cours.
b) Cours de formation collective sur la tuberculose pour infirmières de la santé publique ; Istanbul EURO 56
4 semaines 22 nov.18 déc.
Turquie
Portugal Tunisie Yougoslavie
8
Le Centre antituberculeux de formation professionnelle
et de démonstration d'Istanbul et le Bureau régional qui envoyé un chargé de cours. 1
c) Cours de formation collective sur la prévention de la la tuberculose de l'enfant, pour pédiatres et adminis-
5 semaines 4 oct.6 nov.
France
Autriche
Centre international de l'Enfance
trateurs de la santé publique ; Paris EURO 74.4
Participants ou boursiers de la Région invités par l'OMS t Bien que des ressortissants d'autres Régions aient été invités à prendre part aux activités inter -pays, il n'est fait mention ici que des boursiers et des participants européens.
90
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Aperçu de quelques projets caractéristiques
On trouvera dans la Partie IV la liste complète des projets en cours en 1954. Les projets ci -après ont
laboratoires de santé publique et de leurs bactériologistes et sérologistes, un colloque au cours duquel
été choisis pour faire l'objet d'une description plus détaillée.
seront étudiés, pour ce groupe de maladies,
les
Maladies transmissibles La variole, le paludisme et les maladies vénériennes
ne posent plus de graves problèmes en Europe. Certains pays ont pris des mesures satisfaisantes pour combattre les maladies transmissibles de l'enfance les plus répandues mais, bien que l'on dispose maintenant de moyens efficaces, la prophylaxie de ces maladies n'est pas encore suffisamment assurée. On estime, par exemple, qu'en 1953,
aspects techniques et administratifs des services de laboratoires. Bien que l'on admette que la forte épidémicité du trachome et de la conjonctivite saisonnière aiguë dans certaines régions est due à des conditions de milieu, on s'est efforcé récemment de lutter contre ces infections par la chimiothérapie de masse et par les antibiotiques. Dans l'Afrique du Nord, oh. les deux maladies coexistent, la prophylaxie du trachome
dépend essentiellement de celle de la conjonctivite
les pays européens ont dépensé au moins deux millions de dollars pour soigner les cas déclarés de diphtérie dont le nombre s'est élevé à 60 663. Au cours d'une conférence européenne, tenue au début de 1954 à Francfort -sur -le -Main, des administrateurs de la santé publique, des pédiatres, des épidémiologistes et des bactériologistes ont examiné
saisonnière. On envisage d'instituer, à partir des projets pilotes entrepris avec l'aide de l'OMS et du FISE au Maroc (zone française) et en Tunisie, des opérations aussi étendues que le permettront les ressources économiques. Les premiers résultats ont
les récents progrès et les aspects pratiques de la vaccination dans la lutte contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la rougeole, la poliomyélite, la fièvre scarlatine, la variole et la tuberculose. Cet
été encourageants. Au cours de l'année 1954, des campagnes organisées contre la conjonctivite saisonnière dans les deux secteurs des projets pilotes ont permis de traiter 400 000 personnes. Le traitement efficace du trachome au cours des premières années de fréquentation scolaire élimine une source
d'infection et réduit au minimum les risques de complications ultérieures qui peuvent amener la trachomateux est -il actuellement introduit dans les
examen a fait suite à une conférence technique organisée par l'OMS en 1952 à Dubrovnik pour les
cécité ; aussi le traitement méthodique des enfants
chefs de laboratoires préparant des vaccins antidiphtériques et anticoquelucheux 1. L'OMS, avec le
écoles. Environ 50 000 enfants ont ainsi reçu, en 1954, un traitement par les antibiotiques. Des projets du même ordre, mais comportant certaines modifica-
l'exécution d'un projet concernant la production et l'administration d'agents prophylactiques pour la lutte contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos. En Yougoslavie, une équipe de consultants a donné des cours sur les moyens de combattre les maladies transmissibles, et plus tard un spécialiste de la production a séjourné pendant un certain temps dans des laboratoires yougoslaves préparant des sérums et des vaccins. L'Administration de l'Assistance technique des Nations Unies a fait savoir que le projet commun
FISE, a fourni une assistance à l'Autriche pour
tions, ont été prévus, avec les avis techniques de l'OMS, pour l'Espagne où la conjonctivite saisonnière pose un problème moins grave qu'en Afrique du Nord, ainsi que pour la Yougoslavie où le tra-
chome sévit à l'état presque pur. L'OMS s'est tout particulièrement d'uniformiser les méthodes d'enregistrement et d'évaluation des résultats, afin de faciliter entre les divers pays, la comparaison des données et des expériences. efforcée
entrepris par le FISE et l'OMS (et ultérieurement transféré aux Nations Unies) pour développer et perfectionner une fabrique de pénicilline en Yougoslavie avait été mené à bonne fin et que la production dépasse les chiffres initialement prévus.
Soins infirmiers
L'Organisation continue à aider les laboratoires de santé publique en attribuant des bourses pour l'étude des maladies bactériennes et des maladies à virus et à rickettsies. Les changements survenus en
La première conférence d'infirmières européennes a été organisée en 1950 à Noordwijk, avec la collaboration du Gouvernement des Pays -Bas.2 Les participantes, venues de dix pays du nord et de l'ouest de l'Europe, ont examiné, dans les domaines géné-
raux de l'éducation sanitaire, de la santé mentale et de la nutrition, les problèmes pratiques en présence
Europe dans la situation, en ce qui concerne les maladies transmissibles, ont mis plus en évidence les maladies à virus et à rickettsies. On se propose d'organiser en 1956, à l'intention des directeurs de 1 Le rapport de cette conférence a été publié dans Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1953, 61
quotidiennement placée. Au cours de contacts ultérieurs, les participantes ont tenu à souligner
desquels l'infirmière de la santé publique se trouve
combien leur enseignement et la pratique de leur 2 Voir Actes of Org. mond. Santé, 30, 29, 110.
profession avaient été influencés par cette première
RÉGION EUROPÉENNE
91
conférence. On peut citer, à titre de résultat direct, une conférence nationale analogue qui a été organisée en 1952, par le Gouvernement des Pays -Bas, avec la participation de l'OMS. La deuxième conférence régionale tenue en 1953 au Mont Pèlerin, en Suisse, a réuni un plus grand nombre de participants : des infirmières de vingt et un pays de l'Europe y assistaient. Les discussions ont porté sur la formation du personnel et la coordination des services infirmiers des hôpitaux et de la santé publique. On a insisté tout particulièrement sur la nécessité de mieux comprendre les besoins de l'individu, de la famille et de la collectivité en matière de soins infirmiers et sur les méthodes à suivre pour mieux utiliser les ressources disponibles. Il est
sanitaires dans ce domaine et les possibilités qui s'offrent à eux. Cette conférence a suscité des activités diverses. Des réunions et des colloques ont été organisés, sur
le plan national, en vue de discussions de groupe sur des problèmes choisis par les participants. Un programme national d'éducation sanitaire à long terme a été mis sur pied au Portugal. A Pérouse, en Italie, un projet d'éducation sanitaire a été réalisé sanitaires nationales ; un des participants yougoslaves a traduit des articles sur l'éducation sanitaire sous la direction du fonctionnaire provincial de
la santé publique et avec la collaboration des autorités
de la population et les a publiés sous forme d'un volume. Dans plusieurs pays de la Région, une
intéressant de signaler une innovation introduite au
collaboration plus étroite s'est établie, pour l'exécu-
cours de la conférence du Mont Pèlerin et qui a consisté à instituer, à la demande des participantes, une démonstration pratique des techniques de
tion de programmes d'éducation sanitaire, entre les autorités de la santé publique et les autorités scolaires. Autre résultat de cette conférence : un plus grand nombre de bourses ont été attribuées à du
conférence, destinée à leur permettre d'organiser ultérieurement des réunions analogues dans leurs pays.
personnel sanitaire pour étudier la pratique,
les
Au cours et à la suite de cette deuxième conférence régionale, les participantes ont aidé le Bureau régional
à préparer une troisième manifestation à l'intention, surtout, des pays de l'Europe méridionale. Celle -ci a pris la forme d'un colloque sur le travail d'équipe des services infirmiers, qui a été organisé à Istanbul, en 1954 (voir Tableau II) et auquel chacun des onze pays participants a envoyé un médecin, une infirmière de la santé publique et une infirmière d'hôpital.
méthodes et l'organisation de l'éducation sanitaire. Au cours de l'année, des plans ont été établis et des dispositions préliminaires ont été prises en vue de réunir en 1956 une deuxième conférence. Un comité spécial a donné des avis sur l'organisation de cette conférence qui étudiera les besoins, les possibi-
Ces trois réunions régionales ont permis aux
lités actuelles et les ressources virtuelles en ce qui concerne la formation de spécialistes de l'éducation sanitaire de la population. La création, à l'Université de Londres, d'un cours préparant à l'obtention d'un diplôme sur l'éducation sanitaire et ses méthodes, constitue un élargissement notable des moyens dont dispose la Région pour la formation de ce personnel. Ce cours est organisé par l'Institut d'Éducation de l'Université, en collaboration avec la London School of Hygiene and Tropical Medicine et l'Institute of Child Health ; le Central Council for Health Education participe également à l'enseignement. Services d'hygiène scolaire
membres du personnel infirmier européen de procéder à de larges échanges d'idées et d'expérience et
il est évident, d'après les contacts maintenus avec les participants, que l'objectif visé, qui était de stimuler sur le plan national des activités similaires,
a été atteint. Un autre résultat intéressant de ces réunions est qu'elles ont permis d'obtenir une image
beaucoup plus nette des services infirmiers de la Région et des problèmes particuliers qui se posent dans les différents pays. Ces renseignements serviront de guide à l'OMS et lui permettront d'envisager plus
nettement l'action future à entreprendre, en matière d'enseignement infirmier, dans l'ensemble de la Région et dans certains pays particuliers, tels que la Tunisie et la Turquie, qui ont demandé à l'OMS de leur prêter son concours. Education sanitaire de la population
L'organisation des services d'hygiène scolaire a été étudiée par des boursiers de l'OMS dans différents pays. En 1953, un voyage d'étude a été organisé
à l'intention d'un groupe de fonctionnaires supérieurs des services d'hygiène scolaire de dix-huit pays de la Région, qui étaient accompagnés par des fonctionnaires venant de pays de la Méditerranée orientale. Pendant trois semaines, les membres de ce groupe ont eu l'occasion d'étudier, au Danemark et aux Pays -Bas, toute une série de services généraux ou spécialisés et de procéder à des confrontations d'expériences sur l'organisation des services d'hygiène scolaire dans leur propre pays. En 1954, une conférence européenne sur les services d'hygiène scolaire s'est tenue à Grenoble ; des observateurs de l'UNESCO y assistaient. Des
La Conférence sur l'Education sanitaire de la Population, qui a eu lieu à Londres en 1953, a réuni des membres de diverses professions - admi-
nistrateurs médicaux, fonctionnaires de la santé publique, infirmières de la santé publique, éducateurs, techniciens de l'assainissement et spécialistes
des relations avec le public - pour examiner le champ d'action actuel et le développement ultérieur de l'éducation sanitaire, ainsi que le rôle des agents
fonctionnaires supérieurs de la santé publique de vingt -deux pays de la Région, des infirmières des
92
ACTIVITf; DE L'OMS EN 1954
services de santé publique et d'hygiène scolaire, un
de cette forme spéciale d'activité. Un deuxième colloque européen sur l'alcoolisme a été organisé en 1954 à Noordwijk (Pays -Bas) pendant les mois de
spécialiste de l'hygiène dentaire, un membre du corps enseignant et psychologue ont examiné dans leurs grandes lignes les problèmes administratifs et législatifs que soulève la question, notamment la nature des services requis par les pays qui se trouvent à des degrés différents de développement économique. On s'est préoccupé spécialement de la façon dont les maîtres, le personnel médical, le personnel scolaire
mars et d'avril avec la participation des pays sui-
non enseignant et les parents pouvaient collaborer pour assurer la santé des écoliers. L'éducation sanitaire dans les écoles présente, au moins, trois aspects : 1) l'enseignement des sciences fondamentales (telles que l'anatomie et la physiologie) et des sciences sociales, qui incombent entièrement au maître ; 2) l'enseignement de l'hygiène générale et individuelle et des premiers secours, l'éducation sportive et physique, qui semblent également devoir incomber principalement au maître, et 3) l'enseignement de la médecine préventive et de la prophylaxie des maladies sociales, qui relève surtout de la compétence du médecin ou d'une infirmière scolaire expérimentée.
vants : Autriche, Belgique, Espagne, France, Irlande, Italie, Pays -Bas, République fédérale d'Allemagne, Royaume -Uni, Turquie (avec des observateurs du Chili et de l'Union Sud -Africaine). En Belgique et aux Pays -Bas, il a été récemment tenu des réunions ayant uniquement pour objet d'étudier et d'examiner
Un laps de temps considérable a été consacré à l'étude des répercussions du travail scolaire sur la santé. Les participants ont été d'avis que c'est moins
la documentation résultant du colloque de Noordwijk. On s'est préoccupé plus particulièrement de la question des formes d'alcoolisme existant dans les différents pays et il a été admis que la connaissance de cette question, qui est actuellement insuffisante, constitue l'une des conditions premières de succès dans l'établissement des programmes de lutte contre l'alcoolisme. Ces observations indiquent dans quel sens pourrait s'orienter l'activité future du Bureau régional de l'Europe : il apparaît souhaitable d'encourager des enquêtes sur les formes d'alcoolisme, organisées de façon que leurs résultats soient comparables. Des progrès ont été également accomplis dans la réunion de données sur le traitement des alcooliques assuré par des services publics, et sur la
le surmenage qu'un ensemble de circonstances très souvent une vie mal organisée comportant des
nature des problèmes que pose l'alcool dans les pays européens. Formation professionnelle du personnel d'assainissement
tensions et des pressions de diverses natures qui provoque un état de fatigue mentale chez l'écolier et chez l'étudiant adolescent. On s'est efforcé
de classer les causes physiques et mentales de la fatigue scolaire. On a estimé utile, pour que des remèdes appropriés puissent être trouvés, que, dans chaque pays, les services d'hygiène scolaire soient représentés dans les commissions scolaires et autres organismes chargés d'élaborer les programmes
Le programme régional à long terme en matière d'assainissement consiste à développer les échanges
d'études. Les soins dentaires ont été considérés comme l'un des principaux éléments de l'hygiène scolaire et on a estimé qu'il est de toute urgence de prendre, à cet égard, des mesures rationnelles. Enfin,
d'informations techniques, à encourager la collaboration et la compréhension mutuelle entre les ingénieurs et les autres agents de la santé publique et à organiser certaines formes de préparation professionnelle collective destinées à compléter la formation individuelle assurée par le programme de bourses d'études. Les principales difficultés auxquelles on se heurte dans le développement des programmes
les participants ont proposé des méthodes visant à encourager, à l'échelon international, des échanges d'informations sur les services d'hygiène scolaire.
d'assainissement sont le manque de fonds et, ce qui est plus grave encore, la pénurie de personnel expérimenté. Les pays très développés, on les travaux
On n'attendait pas de cette conférence qu'elle
étudiât tous les aspects de la question des services d'hygiène scolaire et il y aura lieu, au cours d'une réunion ultérieure, d'aborder l'examen de questions connexes, telles que la vaccination à l'école, la
de grande envergure destinés à assurer à la population les installations sanitaires indispensables, comme
surveillance médicale du personnel enseignant, l'hygiène alimentaire et les problèmes de santé mentale. Alcoolisme
les systèmes de distribution d'eau et d'égouts, sont pour ainsi dire terminés, ont maintenant à faire face à des problèmes nouveaux tels que l'accroissement de la population, les changements survenus dans sa répartition et les exigences du public en vue de l'amélioration, à d'autres égards, des conditions sanitaires ; ils ont, en conséquence, toujours besoin d'ingénieurs plus nombreux et mieux formés.
Dans les principales activités relatives à l'alcoolisme qu'elle a exercées en Europe, l'OMS s'est conformée aux recommandations du Comité d'experts. On peut citer, à titre d'exemple, les colloques sur la prévention et le traitement de l'alcoolisme, comme celui qui a eu lieu en 1951 à Copenhague et dont les répercussions ont justifié la continuation
D'autres pays, qui s'efforcent encore de réaliser de vastes plans d'aménagement, se trouvent entravés
dans l'exécution de leur programme par le fait qu'ils ne disposent pas d'un personnel unissant à une profonde compréhension des besoins du pays une expérience rationnelle des progrès accomplis dans d'autres régions plus avancées.
RÉGION EUROPÉENNE
93
Afin de remédier à cette situation, il est depuis longtemps d'usage d'envoyer des stagiaires dans des établissements étrangers, surtout aux Etats -Unis d'Amérique, où ils peuvent acquérir une formation dans tous les domaines nécessaires. Toutefois, même avec une aide extérieure, aucun pays n'a les
Anesthésiologie
A la fin de la deuxième guerre mondiale, la plupart des pays d'Europe accusaient un retard considérable dans le domaine de l'anesthésiologie qui, souvent, existait
moyens d'envoyer s'instruire à l'étranger tout le personnel dont il a besoin pour l'assainissement et il se manifeste actuellement une tendance à former
Parmi les premières mesures prises par l'OMS en Europe figurait l'élaboration de programmes destinés à faire face à la demande d'anesthésiologistes expérimentés. Sur l'invitation du Gouvernement danois
à peine en tant que spécialité distincte.
du personnel en Europe et même dans le pays intéressé. Plusieurs institutions de la Région élaborent des programmes d'études et organisent un enseignement destinés à former, en vue des travaux d'assainissement, des ingénieurs déjà diplômés.
et de l'Université de Copenhague, il fut établi au Danemark, en 1950, un centre qui pouvait assurer immédiatement, dans ce domaine, un enseignement accessible à des ressortissants de tous les pays. En sus des étudiants suivant cet enseignement à leurs propres frais ou aux frais d'autres institutions sanitaires, soixante -quatre boursiers de l'OMS, Européens ou non -Européens, auront reçu au centre une formation professionnelle d'une année lorsque prendra fin le cours qui se déroule actuellement et qui est le cinquième de son genre. Pendant les quatre dernières années, l'influence du centre a permis de réduire le long délai qui aurait été normalement nécessaire pour que l'importance d'une spécialité relativement récente soit reconnue et pour que ses techniques soient portées au niveau actuellement requis par la chirurgie. Les renseignements recueillis sur les boursiers européens qui ont été formés au centre indiquent que certains d'entre eux occupent maintenant des postes éminents dans leur pays. En Yougoslavie, l'OMS a collaboré avec un ancien boursier pour organiser à Zagreb, sur le
Le Bureau régional a collaboré avec la Division sanitaire de la Fondation Rockefeller qui, depuis longtemps, fournit une aide financière et attribue des bourses d'études en vue de renforcer les programmes d'assainissement en Europe.
Afin de compléter les initiatives prises dans ce domaine par certains pays et d'encourager de nouveaux projets, le Bureau régional a envisagé d'organiser un symposium sur la formation professionnelle des ingénieurs s'occupant de travaux
il s'efforcera de trouver des réponses à toute une série de questions et de donner des directives aux
d'assainissement. Ce symposium aura lieu en 1955 ; institutions ou aux gouvernements sous les auspices desquels s'effectue ce travail de pionnier. Parmi les autres activités déployées pendant l'année considérée on peut citer : 1) l'organisation,
en avril, de la quatrième conférence européenne pollution des eaux et la désinfection de l'eau par chloration ; 2) l'institution, à la fin du mois de mars services de distribution des eaux, organisé en collad'ingénieurs sanitaires à Opatija (Yougoslavie), dont les deux principaux thèmes de discussion étaient la
plan national, une formation professionnelle en anesthésiologie : elle a envoyé un chargé de cours étranger expérimenté et une certaine quantité de
et pendant le mois d'avril, d'un cours avancé de formation professionnelle pour les ingénieurs des boration avec les Gouvernements belge et néerlandais ; 3) la collaboration avec le Gouvernement
matériel spécial. Par la suite, l'Organisation a participé à la création d'un deuxième centre d'anesthésiologie à l'Université
de Paris. Ce deuxième centre complète celui de Copenhague en assurant l'enseignement en français et en offrant des possibilités d'études avancées dans
des techniques spéciales. Six boursiers de l'OMS
ont suivi jusqu'ici les cours du centre de Paris
portugais pour la mise en train, sur le plan national,
d'un cours d'assainissement à Lisbonne ;
auquel l'OMS a également procuré un consultant pendant la première année. Une étude plus détaillée, dans laquelle on s'efforcera de déterminer avec plus de précision la relation existant entre les programmes d'enseignement de l'anesthésiologie et les progrès réalisés dans certains pays d'Europe, est actuellement en préparation. x:
4) la
continuation de l'étude sur les méthodes d'analyse de l'eau et sur les normes de qualité auxquelles doit satisfaire l'eau potable ; 5) la continuation de l'étude sur la terminologie française et anglaise en matière de génie sanitaire.
Tendances actuelles et perspectives futures
Le Comité régional procédera d'ici peu à une revue générale des objectifs à long terme que l'OMS
envisage d'atteindre en Europe. Il n'en résultera pas nécessairement des changements d'importance majeure dans les objectifs généraux mais très vraisemblablement une minutieuse sélection des acti-
vités nouvelles. Au cours de ces dernières années, pour diverses raisons - complet développement de certains projets qui avaient eu des débuts très modestes, nécessité de maintenir la continuité et de se
tenir au courant des résultats des activités poursuivies - le Bureau s'est trouvé virtuellement dans l'impossibilité d'entreprendre de nouvelles tâches
94
ACTIVITÉ DE L'OMS EN' 1954
avec le budget dont il disposait. Si des programmes nouveaux doivent être mis en oeuvre et si aucune autre solution n'est trouvée au problème financier, le Bureau n'aura d'autre ressource que de se retirer
progressivement de certains projets qui sont en
cours depuis de longues années et auxquels il n'y a plus de raison d'accorder la priorité, et peut -être d'espacer d'autres programmes, de caractère plus courant, comportant des objectifs à long terme. On pourrait ainsi commencer les travaux préliminaires
sur d'autres projets dont l'exécution est différée depuis longtemps et qui sont destinés à résoudre des problèmes d'une certaine ampleur qui se posent actuellement en Europe. Parmi ceux -ci, figurent les questions de santé publique que soulèvent certaines maladies chroniques qui sont parmi les plus graves
les relations humaines dans les industries en voie de développement, et bien d'autres encore. D'autre part, il importera d'améliorer constamment les techniques de mise au point et d'application des programmes inter -pays et d'en élaborer de nouvelles pour la diffusion des informations afférentes à ces programmes. En outre, il reste encore une tâche importante à accomplir pour établir le programme des bourses d'études sur des bases de caractère plus permanent et pour mettre les anciens et les nouveaux boursiers en contact plus étroit avec le Bureau régional. Avec la coopération constante des Etats Membres,
il y a lieu d'espérer que l'activité future de l'OMS en Europe en arrivera à se concentrer de plus en plus sur deux objectifs essentiels : une collaboration
causes de décès ou d'invalidité, l'unification des règlements sanitaires en Europe (comme ceux qui concernent la salubrité des denrées alimentaires), le facteur humain dans les accidents de la circulation,
plus étroite des services de la santé publique dans le cadre européen et le développement des programmes d'enseignement et de formation professionnelle.
PESTE DES RONGEURS SAUVAGES Au cours de la réunion tenue sur ce sujet en Iran sous les auspices de l'OMS, les participants ont visité la région du Kurdistan, où l'on connaissait l'existence d'un foyer, pour exposer la technique des recherches en campagne.
A la recherche de colonies de rongeurs sauvages (meriones).
Débouchés des terriers, et pistes qui les relient.
un terrier, découverte d'une provision de grains pour l'hiver.
Dans
On ouvre les terriers pour y rechercher les puces qui peuvent être les vecteurs de la peste.
Des puces et autres ectoparasites
sont prélevés sur un meriones pour être examinés au laboratoire.
PROJET DE DÉMONSTRATIONS SANITAIRES DANS LE DISTRICT RURAL DE CALIOUB, EN ÉGYPTE
Dépistage de la tuberculose. Les hommes
du village de Mit Haifa attendent leur tour près du camion radiologique.
Cette série de photographies montre divers aspects du projet de démonstrations sanitaires de Calioub. Le but visé est d'organiser
un service modèle de santé publique qui L'enquête se poursuit la nuit, afin de joindre les hommes qui travaillent aux champs dans la journée.
puisse également servir de centre de démonstrations et de formation professionnelle. Cinq ministères égyptiens y participent: rurales,
Santé, Agriculture, Affaires municipales et
sociales. L'OMS met à la disposition du Gouvernement une nombreuse équipe de spécialistes et procure, au moyen des fonds de l'assistance technique, les fournitures et l'équipement nécessaires.
Instruction
publique
et
Affaires
L'équipe interroge la population du village de Mit Haifa au cours de son enquête sur les maladies intestinales.
Une infirmière de l'OMS lit une réaction à la tuberculine.
Dans chaque maison visitée,
des échantillons d'eau sont prélevés pour analyse chimique et
bactériologique.
Un technicien égyptien prend des radiophotographies des enfants du village.
Cette femme explique à un membre de l'équipe que sa famille trouve l'eau du Une pompe est désinfectée à la lampe à souder.
Cette
canal meilleure que l'eau pure de la pompe située à la porte.
garderie pour les du village a été ouverte à Mit Haifa peu après le commencement de la enfants campagne.
CAMPAGNE CONTRE LA BILHARZIOSE Depuis la fin de 1952, le Gouvernement des Philippines mène avec l'aide de l'OMS une campagne contre la bilharziose, maladie parasitaire débilitante qui, selon les évaluations actuelles, atteint plus de 300 000 personnes sur le million d'habitants que comptent les zones d'endémicité.
Xevett
%-
,:
1
;N. =4'
r,`11:;,
Leyte: Ce paysan qui travaille nu -pieds
est
très exposé à l'infection.
Des sacs de sulfate de cuivre sont traînés dans l'eau pour empoisonner les mollusques vecteurs.
(à
Des échantillons de terre (à gauche) et d'eau droite) sont prélevés pour être analysés au centre technique.
\
i
Deux membres de l'équipe relèvent un piège à mollusques dans un canal d'irrigation.
Au laboratoire, préparation des lames pour l'examen microscopique.
Une malade vient à la station centrale de la campagne se faire examiner.
CHAPITRE 15
RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE' Le programme régional de l'OMS dans la Région de la Méditerranée orientale prévoit une assistance
aux gouvernements pour trois
et autres, et pour l'initier à certains problèmes de santé publique. On cherche également à obtenir la collaboration des instituteurs et de comités de village à caractère représentatif pour développer l'éducation sanitaire de la population.
renforcer les administrations sanitaires nationales, lutter contre les maladies transmissibles, améliorer la formation du personnel sanitaire, en particulier par le développement des moyens d'enseignement dans la Région. Administration de la santé publique. La pénurie d'administrateurs de la santé publique bien préparés à leur tâche est l'un des points faibles de la Région. C'est pourquoi les bourses d'études offertes dans la Région sont accordées en grande partie à des administrateurs de la santé publique, pour leur permettre
fins principales :
Le nombre des programmes d'hygiène de la de l'enfance
maternité et
auxquels
participent
conjointement l'OMS et le FISE a beaucoup augmenté. Des centres de protection maternelle et infantile créés à cet effet ont donné des démonstrations sur les techniques modernes de l'accouchement à domicile et des soins à la mère et à l'enfant (depuis la période prénatale jusqu'à l'âge scolaire). Bien que
les centres donnent des soins aux enfants dans les cas bénins, on veille à éviter qu'ils ne deviennent des dispensaires ordinaires de pédiatrie, en insistant sur
d'étudier à l'étranger et de voir par eux -mêmes comment des problèmes analogues à ceux qui se posent dans leur pays ont été traités ailleurs.
Les pays de la Région n'ont pas encore tous compris à quel point il est nécessaire d'employer
l'aspect préventif de leur activité. Cette distinction
est relativement plus facile à conserver dans les grands centres urbains que dans les régions rurales. Les centres donnent également une formation professionnelle en hygiène maternelle et infantile à du personnel très divers : médecins, étudiants en médecine, élèves infirmières, infirmières diplômées, sages -femmes, et parfois même accoucheuses sans instruction technique, visiteuses d'hygiène (voir page 97) et auxiliaires. Les efforts faits dans ce domaine comprennent également des distributions de lait, financées par les
un personnel sanitaire permanent et hautement qualifié. Certains gouvernements ne sont pas parvenus à fournir le personnel homologue qui devait être formé par des experts de l'OMS, compliquant ainsi les efforts faits pour renforcer les services de santé nationaux et compromettant la poursuite des travaux après le départ de l'équipe internationale.
L'assainissement est devenu un élément indispensable de presque tous les projets sanitaires entrepris dans la Région avec l'assistance de l'OMS. Ce
sont les moyens régionaux de formation professionnelle qui font le plus défaut, et l'OMS a collaboré
gouvernements et par le FISE et prévues à titre montré que les complications de grossesse constatées
à l'exécution de plusieurs plans destinés à former des techniciens sanitaires en Egypte et au Liban. Pour attirer de bons éléments vers ces professions, pour les y retenir et pour assurer la continuité des services, il importe de leur offrir une rémunération satisfaisante et la sécurité d'emploi. De nombreux projets régionaux ont été conçus pour convaincre la population des avantages que peut
d'activité courante de chaque centre. Des enquêtes très étendues, faites par le conseiller régional, ont
dans toute la Région étaient dues principalement à la malnutrition et à l'absence de soins pendant la période prénatale ; il est apparu également que la mortalité infantile résultait dans la plupart des cas
de la malnutrition et de l'ignorance du régime
apporter une amélioration des conditions d'hygiène 1 Conformément aux décisions des Première, Deuxième et Cinquième Assemblées Mondiales de la Santé (Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80, 330 ; 21, 17, 53 ; 42, 31), cette Région comprend : Aden, l'Arabie Saoudite, Chypre, la Côte fran-
alimentaire à donner aux nourrissons, en particulier pendant la période de sevrage. Le Gouvernement du Liban a patronné et organisé
un colloque pour sages- femmes, qui a duré sept jours. Une vingtaine de conférenciers ont pris la parole et ont tenu des séances de discussion avec les 120 participantes. L'idée qu'un service médical scolaire est un élément
çaise des Somalis, l'Égypte, l'Ethiopie, l'Irak, l'Iran, Israel, le Liban, la Libye, la Pakistan, le Royaume Hachimite de Jordanie, la Somalie britannique, la Syrie, la Turquie et le Yémen. Conformément aux résolutions WHA5.46 et WHA 6.46, la Turquie a été provisoirement transférée à la Région la Somalie sous tutelle ainsi que Bahrein, Koweit Katar et les Territoires sous régime de traité ont été provisoirement rattachés à la Région de la Méditerranée orientale. de l'Europe ; la Somalie britannique à la Région de l'Afrique ;
indispensable de la médecine préventive n'est pas encore pleinement comprise dans la Région. Certaines
bourses d'études ont été accordées pour permettre aux pays de la Région de progresser dans ce domaine.
L'on envisage également de maintenir la collaboration du FISE.
- 95 -
96
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Des enquêtes étendues sur les problèmes de la santé mentale ont déjà été faites par des consultants en Egypte, en Iran, en Irak, en Jordanie, au Liban,
au Soudan et en Syrie. Comme suite à l'enquête menée en Jordanie, un consultant, procuré par l'OMS, a commencé dans ce pays au début de 1954 l'exécution d'un projet - le premier de ce genre dans la Région - tendant à constituer un service complet de diagnostic et de traitement et à organiser la thérapeutique occupationnelle et la formation professionnelle. Il faut aussi reviser une législation anachronique sur les aliénés et des pratiques médi-
sur l'emploi du produit. L'Iran et l'Irak ont demandé des programmes analogues. La fréquence des tréponématoses varie grandement à l'intérieur de la Région ; certaines formes de tréponématoses endémiques existent dans divers pays. En 1954, les centres de démonstration et de formation professionnelle antivénérienne, qui avaient
été créés avec l'aide de l'OMS, ont continué leurs travaux en Ethiopie, en Iran et en Arabie Saoudite ;
le personnel de l'OMS s'est retiré du centre qui avait été installé au Pakistan, et l'exécution d'un projet relatif au béjel et à la syphilis a commencé en
cales dépassées, non seulement en Jordanie mais
Syrie. Selon les plans actuels, la lutte contre ce
de la population à l'égard de ces problèmes et la formation de personnel doivent être modifiées. Un autre consultant de l'OMS donne des avis sur l'organisation et le fonctionnement d'une école pour enfants retardés qui est en voie de création à Bagdad.
dans la plupart des pays de cette Région, où l'attitude
groupe de maladies continuera à bénéficier de l'assistance de l'OMS.
Certains problèmes entravent la lutte contre la bilharziose dans cette Région. Le prix élevé des molluscocides rend presque prohibitif le coût de la lutte contre l'hôte intermédiaire, et il faudra cette maladie en changeant les habitudes ancestrales de la population. Le projet entrepris en Egypte est certains problèmes et de mettre au point des méthodes plus simples et plus efficaces.
Afin d'améliorer les services infirmiers, il est nécessaire d'accroître le nombre des infirmières qualifiées en uniformisant l'enseignement et en le portant à un niveau supérieur, comparable à celui qui a été atteint dans d'autres pays. Il faut également rendre la profession d'infirmière suffisamment
évidemment beaucoup de temps pour combattre
en cours de revision : on s'efforce de résoudre La fréquence de la tuberculose varie considérablement d'un pays à l'autre. Dans la- plupart d'entre eux, des campagnes de vaccination par le BCG sont en cours, et l'on envisage d'en faire une des activités normales des services sanitaires nationaux (les opérations menées en Irak sont décrites à la page 98). Une équipe d'évaluation du BCG s'est récemment mise au travail dans la Région.
intéressante du point de vue économique et social
pour y attirer des jeunes femmes possédant les aptitudes requises. Non seulement les ministères de la santé, mais aussi d'autres services gouvernementaux doivent donner leur appui pour que les infirmières trouvent dans leur carrière des conditions de travail aussi
bonnes que dans d'autres professions concurrentes.
Dans la zone de démonstrations sanitaires de
Calioub, l'OMS aide à mettre au point un système de services sanitaires adapté aux besoins des régions
rurales de l'Egypte. Une attention particulière est accordée aux relations entre les services de santé et d'autres services, par exemple ceux qui sont néces-
La problème du trachome a toujours retenu l'attention du Bureau régional. Depuis que les sulfamides et les antibiotiques sont connus, la préparation d'une campagne régionale contre cette maladie est à l'étude. Les renseignements nécessaires
saires dans les communautés rurales, dans l'agriculture, l'hygiène publique vétérinaire, l'enseignement et le service social. L'Organisation des Nations
Unies participe également à ces travaux, qui sont coordonnés avec ceux que poursuit la FAO dans cette région.
Lutte contre les maladies transmissibles. La lutte antipaludique s'est concentrée jusqu'à présent sur
l'Iran, l'Irak, Israël, la Jordanie, le Liban et la Syrie, pays voisins les uns des autres et dans lesquels l'élimination de la maladie semble possible dans un
ont été puisés à diverses sources, entre autres une action expérimentale organisée parmi les réfugiés de Palestine, les recommandations du comité d'experts qui s'est réuni à Genève en 1952 1 et les campagnes actuellement en cours en Afrique du Nord avec l'aide de l'OMS et du FISE. Un projet pilote doit être réalisé d'ici peu en Egypte pour mettre au point une méthode pratique et efficace applicable aux campagnes de masse dans la Région. Enfin, il faut noter le grave problème des maladies gastro -intestinales, qui se rattache étroitement à ceux
avenir rapproché. (On trouvera dans la suite du présent chapitre un compte rendu spécial de la
de l'assainissement et de l'éducation sanitaire de la population. Enseignement et formation professionnelle. Les moyens d'enseignement et de formation profes-
lutte antipaludique dans ces pays, sous la rubrique « Aperçu de quelques projets caractéristiques ».) Une conférence inter -régionale avec les pays de la Région européenne est prévue pour 1955. A partir de 1955, on espère également mener plus activement
sionnelle varient beaucoup d'un pays à l'autre.
L'OMS collabore à la formation de plusieurs catégories de personnel: administrateurs et instructeurs, qui reçoivent des bourses pour étudier des sujets tels que l'administration de la santé publique et l'enseignement infirmier ; médecins et infirmières,
la lutte contre le paludisme dans les pays de la
Région qui sont situés en Afrique et dans la péninsule
arabe. En Egypte et au Pakistan se construisent des usines de DDT, avec des fonds de l'assistance technique et l'aide du FISE ; l'OMS donne des avis
qui ont besoin d'une formation complémentaire, 1 Publié dans Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1952, 59
REGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
97
particulièrement en santé publique et en médecine préventive ; ingénieurs sanitaires ; techniciens sanitaires ; infirmières et sages- femmes ; visiteuses d'hygiène et auxiliaires ; techniciens de laboratoire et autre personnel. La Région de la Méditerranée
tionne à titre provisoire en étant subdivisé en deux sous -comités (désignés ci- dessous par les lettres A et B). Toutefois, un seul de ces sous -comités a pu se réunir en 1954.
orientale a un programme de bourses d'études
analogue à ceux des autres Régions ; toutefois, une importance particulière y est donnée aux bourses à long terme destinées aux étudiants venant de pays où il n'existe pas d'école de médecine. D'une façon générale, on ne se rend pas encore compte dans cette Région qu'il est nécessaire d'employer les boursiers dans la spécialité qui correspond à leur stage d'études. Tous les cours de formation donnés aux infirmières dans la Région mettent en lumière les aspects de la
Etats Membres appartenant à la Région s'ils désiraient participer aux travaux d'un seul ou des deux sous -comités. Il
Le Directeur régional a d'abord demandé aux
leur a également demandé des
suggestions sur le lieu des réunions et sur les moyens de faciliter l'application satisfaisante des dispositions de la résolution précitée. Onze Etats Membres (Arabie Saoudite, Egypte, Ethiopie, Irak, Iran,
Liban, Libye, Pakistan, Royaume Hachimite de Jordanie, Syrie et Yémen) ont fait savoir qu'ils désiraient participer aux travaux d'un sous -comité, et trois Etats Membres (France, Italie et Royaume Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) ont
profession qui touchent à la santé publique. La est en voie de création à Alexandrie et qui doit
pénurie de monitrices constitue l'un des obstacles les plus graves. L'école régionale d'infirmières, qui s'ouvrir au début de 1955, aura un rôle important à jouer dans ce domaine. Pour faire face aux besoins les plus urgents, certains gouvernements créent également une catégorie spéciale de visiteuses d'hygiène appelées à travailler dans les collectivités rurales. Elles reçoivent des cours de formation
décidé de participer aux travaux des deux sous comités.
D'autre part, la majorité des Membres a exprimé le désir de voir le Sous -Comité A se réunir à Alexandrie ; des dispositions ont donc été prises pour
organiser une réunion au siège du. Bureau régional du 27 septembre au ler octobre. Le Gouvernement italien a proposé Mogadiscio, en Somalie, comme lieu de réunion du Sous -Comité B et le Directeur
professionnelle qui s'étendent sur une période de vingt -sept mois et qui sont donnés de façon permanente dans dix centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance situés dans la Région. On leur enseigne la technique générale des soins infirmiers, des notions d'obstétrique et, plus particulièrement, les soins infirmiers relevant de la santé publique. Une formation professionnelle complète exigerait normalement
régional a fait savoir aux pays intéressés que le Un Gouvernement (Israël), qui avait réservé sa
sous -comité en question serait convoqué dans cette ville, du 13 au 16 octobre.
position, a renouvelé par la suite cette réserve, déclarant qu'il n'était pas en mesure de participer aux réunions. Le Directeur régional a mis tous les Etats Membres
quatre ans et demi d'études ; ces cours abrégés sont donc destinés à parer au plus pressé. Des auxiliaires sont également formées pour les soins infirmiers (par exemple en Syrie). Les cours qu'elles suivent durent environ une année et portent surtout sur la protection maternelle et infantile, la tuberculose, les maladies vénériennes et l'assainissement. Leur objectif est de constituer le personnel nécessaire pour le développement immédiat des services sanitaires, qui emploieront ces auxiliaires sous la surveillance d'infirmières diplômées. mation professionnelle (dai) est toujours loin d'être résolu : le remplacement progressif des dais par des sages- femmes compétentes demandera beaucoup
de la Région au courant de la situation ; au cours de la session du Sous -Comité A, tenue à Alexandrie,
les représentants de la France, de l'Italie et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du session du Sous -Comité B.
Nord ont déclaré que, dans ces conditions, leurs Gouvernements ne se feraient pas représenter à la A la suite de ces décisions, la session du Sous Comité B, qui devait se réunir à Mogadiscio, n'a pas pu avoir lieu à la date et dans la ville prévues et ces trois pays ont décidé qu'ils exerceraient leur droit de vote au Sous -Comité A.
Le problème posé par l'accoucheuse sans for-
A la session du Sous -Comité A, quatorze des quinze Etats Membres étaient représentés. Le Soudan a envoyé un observateur. L'Organisation des Nations
de temps, il faudra augmenter bien davantage les moyens de formation professionnelle et assurer de meilleures conditions d'emploi si l'on veut inciter les sages- femmes qualifiées à s'établir dans les régions rurales.
Unies, le FISE, l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient (UNRWA), plusieurs institutions spécialisées et diverses autres organisations observateurs. Le Directeur général était représenté par le Directeur général adjoint.
ont également envoyé des représentants ou des
Comité régional
En application de la résolution WHA7.33, le
Sous -Comité a adopté son propre règlement intérieur.
blée Mondiale de la Santé a recommandé que le Comité régional de la Méditerranée orientale fonc-
Dans sa résolution WHA7.33, la Septième Assem-
Le Sous -Comité a commenté en termes élogieux les progrès et l'extension considérables de l'activité déployée par l'OMS dans la Région depuis la
98
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
dernière réunion du Comité régional (1950) ; il a approuvé les modifications au programme régional pour 1955 qui avaient été proposées. Il a passé en revue et jugé satisfaisant le projet de programme et de budget présenté pour 1956 par le Directeur régional, et il a spécialement insisté sur la partie du programme qui intéresse les activités inter -pays. Il a souligné combien il était important que les ministères de la santé établissent des plans à long terme en collaboration avec d'autres ministères, par exemple avec les ministères chargés des affaires sociales, de l'agriculture, de l'enseignement et des finances.
et à l'UNRWA pour l'oeuvre réalisée par eux dans le domaine sanitaire. Il a noté avec approbation le travail d'information épidémiologique accompli par le Bureau régional. Il a également souligné l'intérêt que présente l'élaboration de programmes de coordination des recherches. Une discussion technique a eu lieu sur l'emploi et la formation professionnelle du personnel sanitaire
auxiliaire, question qui présente une importance capitale pour la Région et qui, a -t -il été suggéré, pourrait utilement faire l'objet de discussions à l'Assemblée de la Santé de 1956. Toutefois, de l'avis du Sous -Comité, les discussions techniques accompagnant les sessions des comités régionaux ne doivent pas nécessairement, en règle générale, porter sur les mêmes sujets que les discussions organisées à l'occasion de l'Assemblée Mondiale de la Santé.
Au cours des discussions sur le programme, une attention particulière a été accordée à la nécessité de l'assainissement, condition préalable dont dépendent la plupart des autres mesures prises en faveur
de la santé publique dans la Région, et à la lutte antivariolique. Les pays de la Région ont été invités à établir des programmes relatifs à ces deux sujets importants ; l'OMS a été priée d'y collaborer et de réunir des renseignements sur l'immunité résultant de la vaccination. Au cours d'une séance à huis clos, le Sous -Comité
Il a été décidé de tenir la prochaine session au Liban.
Enfin, bien que la session de l'autre sous -comité ait été annulée, le Sous -Comité a décidé de nommer
un représentant et un suppléant pour se conformer aux dispositions de la résolution WHA7.33.1 Bureau régional
a recommandé la prolongation du contrat du
Dr A. T. Shousha, Directeur régional. La question de l'emploi de l'arabe comme l'une des langues de travail de l'Organisation régionale a été posée, et le Sous -Comité a recommandé de la
mettre à l'étude et de présenter un rapport à une session ultérieure. Une certaine inquiétude s'est manifestée à propos
Aucun changement n'a été apporté à la structure fondamentale du Bureau régional au cours de l'année écoulée, mais il y a eu certaines modifications dans l'effectif du personnel.
de la nouvelle politique d'allocation des fonds du programme élargi d'assistance technique pour le développement économique. On craignait en effet que l'action sanitaire ne se voie allouer des fonds plus réduits du fait de la nouvelle procédure d'établissement des plans à l'échelon national que le Comité de l'Assistance technique et le Conseil Economique et Social ont instituée. En ce qui concerne le paiement par les gouverne-
Un consultant spécial a été nommé à titre temporaire et un représentant de zone a été rappelé au Bureau régional pour l'aider à franchir une période critique ; de plus, un poste de conseiller paludologue
et un poste de conseiller pour l'enseignement et la formation professionnelle ont été rétablis. L'attribution aussi rapide que possible de ces postes à des complémentaire aidera grandement le Bureau régional à accomplir sa tâche de façon satisfaisante. De même, sur le plan administratif, la nomination
personnes possédant une formation générale en matière de santé publique et une spécialisation
ments des dépenses locales afférentes aux projets bénéficiant d'une assistance internationale, le Direc-
teur régional a été prié de poursuivre l'étude d'une harmonisation éventuelle des politiques suivies à cet égard dans le programme ordinaire et dans celui d'assistance technique. Le Sous- Comité a exprimé sa gratitude au FISE
d'un analyste du budget et le renforcement du personnel du service des fournitures médicales a
en dépit des difficultés supplémentaires résultant technique.
permis au Bureau régional de faire face à son travail
des fluctuations subies par les fonds de l'assistance
Aperçu de quelques projets caractéristiques
On trouvera dans la Partie IV la liste complète des projets en cours en 1954. Les projets ci -après ont été choisis pour faire l'objet d'une description plus détaillée. 1 L'alinéa 2(8) de cette résolution a la teneur qui suit : «pour coordonner les opinions des deux sous -comités la
Tuberculose en Irak Le projet de vaccination antituberculeuse en Irak (Irak 10) offre un exemple de campagne systématique sous -comité intéressé, se rencontrer avec la personne désignée par l'autre sous -comité et avec le Directeur régional en vue d'harmoniser, dans la mesure nécessaire, les décisions des sous -comités et de présenter un rapport final ; les décisions des sous -comités pourront être transmises au Conseil
procédure suivante sera adoptée: une personne désignée par chaque sous -comité pourra, avec l'autorisation du
Exécutif avec le détail du vote, s'il y en a eu un».
RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
99
de vaccination par le BCG que l'on coordonne étroitement avec d'autres travaux relatifs à la tuberculose et incorpore avec succès dans un service antituberculeux permanent. Des enquêtes préliminaires, faites par des conseil-
être appliquées à des villages spécialement choisis. En attendant, le centre antituberculeux de Bagdad forme le personnel dont l'organisation nationale aura besoin : médecins, infirmières, visiteuses d'hygiène, techniciens de laboratoire, techniciens de radiologie,
lers de l'OMS dans un secteur important de la population, révélèrent que la fréquence de la maladie
commis d'archives et commis de statistiques. De plus, l'OMS a accordé trois bourses pour l'étude des
était probablement très grande. Les résultats de la campagne de vaccination par le BCG qui eut lieu
méthodes de lutte antituberculeuse et une bourse pour l'étude de la bactériologie de la tuberculose. Ce projet est remarquable pour une double raison. D'une part, la transition entre la campagne de masse
ensuite montrèrent que 16 % de la classe d'âge de 1 à 6 ans, 40 % de la classe d'âge de 7 à 14 ans et 78 % des enfants de plus de 14 ans présentaient une
réaction positive à la tuberculine. Le seul service antituberculeux existant se composait d'un sanatorium spécialisé de 300 lits et d'un dispensaire, situés tous deux à Bagdad. Avec l'aide du FISE, les opérations de vaccination par le BCG commencèrent en mai 1952 ; elles visaient à donner une certaine protection immédiate et à jeter les bases d'un service permanent du BCG, combiné avec une organisation antituberculeuse nationale. Au mois d'août 1954, 460 853 personnes,
et l'installation d'un service antituberculeux permanent s'est faite sans heurts ; d'autre part, la population y a pris un vif intérêt et demande que des tuberculose.
mesures soient prises pour prévenir et enrayer la L'aide du FISE pour la campagne de vaccination par le BCG a été prolongée jusqu'au milieu de 1955. Selon les plans actuels, la participation de l'OMS au
projet de lutte sera maintenue, avec des effectifs réduits, jusqu'au milieu de 1956. Réadaptation des enfants infirmes, Israël
des écoliers pour la plupart, avaient été testées et 175 723 sujets réagissant négativement avaient été vaccinés au cours d'une campagne menée dans la plus grande partie du pays. En mai 1953, le conseiller principal de l'équipe BCG, tout en conservant la direction générale de la campagne BCG, fut chargé du projet de démonstra-
En 1951, Israël connut une grave épidémie de poliomyélite, avec de nouvelles poussées de la maladie les années suivantes. Ces poussées épidémiques furent caractérisées par une fréquence anormalement
tion et de formation professionnelle pour la lutte antituberculeuse (Irak 7).
Un plan de trois ans, organisant une lutte d'ensemble contre la tuberculose, a été établi. Ce plan
élevée de cas chez les enfants de moins d'un an, et par un très fort pourcentage de séquelles paralytiques, dont le nombre était évalué à 1500 à la fin de 1953. Il s'y est ajouté de nombreux cas de séquelles chez les immigrants.
prévoit la constitution au Ministère de la Santé d'une section antituberculeuse chargée des questions de politique générale, de législation, de coordination et de finances ; la création, sur le plan national, d'une
Pour faire face à ce grave problème, Israël ne
station de formation professionnelle et d'un laboratoire de diagnotic rattachés au centre de Bagdad ; enfin, la mise en place d'une organisation régionale, provinciale et rurale. Chaque circonscription admi-
disposait que d'une vingtaine de physiothérapeutes qualifiés et d'un nombre insuffisant d'assistants qui n'avaient été formés que par apprentissage. Il n'existait pas d'école de physiothérapie. En mai 1951, le Gouvernement demanda l'aide de l'OMS pour créer un centre de réadaptation pour
nistrative (liwa) de la province doit avoir son dispensaire antituberculeux, dont le personnel comprendra un médecin, une infirmière, deux visiteuses d'hygiène, un technicien de laboratoire et un technicien de radiologie. Chaque dispensaire sera équipé et pourvu des moyens matériels nécessaires pour le diagnostic (clinique, radiologique et de laboratoire), la vaccination par le BCG et le traitement. Jusqu'à présent deux dispensaires de «liwa », fonctionnant
thérapeute. Du matériel, y compris les matières premières nécessaires à la fabrication d'appareils de
enfants physiquement diminués et une école nationale de physiothérapie. En 1953, l'OMS envoya un physio-
prothèse furent fournis par le FISE (Israël
8).
L'Ecole nationale de Physiothérapie fut ouverte en dix -sept étudiants y étaient inscrits. Un programme
décembre 1953, à l'Hôpital d'Etat de Sarafand ; de trois ans, conforme aux spécifications de la Confédération mondiale de Physiothérapie, fut inauguré.
dans les conditions prévues par le plan, ont été
installés. L'organisation par « liwa » prévoit également la construction de sanatoriums régionaux pour tuberculeux à Bassorah, Mossoul et Bagdad ; ils doivent desservir respectivement les régions nord, sud et centre du pays. Sur le plan rural, la lutte antituberculeuse en est encore au stade expérimental. Les activités seront organisées sur le même modèle que celles des dispensaires de « liwa » ; elles consisteront au début à étudier certaines méthodes de lutte, qui devront
imprévu, mais qui a été dicté et justifié par les circonstances. Le nombre de physiothérapeutes qualifiés
L'exécution du projet a évolué dans un sens était si faible par rapport au nombre élevé
d'enfants paralysés qu'il n'était possible ni de retenir les enfants indéfiniment à l'hôpital, ni de les mettre
en traitement ambulatoire à l'hôpital (à cause des difficultés de transport), ni d'ouvrir des dispensaires
de physiothérapie dans les régions éloignées, ni d'organiser le traitement à domicile. On a résolu le
100
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
problème en élaborant un système de traitement simplifié
et uniforme, donné à domicile par les
parents sous la surveillance d'infirmières de la santé
publique qui reçoivent une formation spéciale à cet effet.
professionnelle donnée a été étendue au traitement des maladies rhumatismales, des maladies nerveuses chroniques, des cas chirurgicaux, des cas pré -natals et post -natals et à la réadaptation des vieillards.
Il est à remarquer également que la formation
concert avec l'OMS, ont commencé par préparer des projets comprenant des enquêtes, des démonstrations sur les méthodes antipaludiques modernes et des cours de formation professionnelle. De plus, l'Iran a reçu une aide pour la création d'un institut du paludisme. Grâce aux connaissances acquises dans l'exécution
des projets de démonstrations, des mesures antipaludiques ont été mises en application dans des régions de plus en plus vastes. Au Liban, des mesures
Sarafand, s'est constitué plus lentement, mais les
Le centre de réadaptation, également situé à
s'étendent déjà à la presque totalité du pays. Dans
les efforts qu'ils font pour organiser la lutte sur l'ensemble de leur territoire, les pays ont bénéficié de
bâtiments sont maintenant terminés et comprennent une salle de gymnastique entièrement équipée, une station d'hydrothérapie et un service de thérapeutique par le travail. Deux salles ouvertes en juillet abritent quarante et un malades souffrant de séquelles de la poliomyélite, tandis qu'un service de consultations externes traite les séquelles de la poliomyélite avec les autres cas de chirurgie orthopédique. L'atelier de prothèse doit être agrandi pour pouvoir fabriquer ou adapter tous les appareils nécessaires. Programmes inter -pays de lutte contre le paludisme Pendant les cinq dernières années, l'Organisation
l'aide du FISE et de la United States Foreign Operations Administration (FOA), qui a accordé des subventions importantes pour l'achat de fournitures, de matériel et de moyens de transport. Dès à présent,
environ cinq millions et demi d'habitants sont protégés contre le paludisme. Au fur et à mesure que la lutte engagée dans des pays limitrophes se généralise et gagne les frontières, la nécessité d'une coordination entre ces pays devient
a aidé les Gouvernements de l'Iran, de l'Irak, du Liban et de la Syrie à intensifier la lutte contre le paludisme. Sous les auspices de l'UNRWA, une action analogue a été menée parmi les réfugiés arabes, particulièrement en Jordanie. Israël a également bénéficié d'une assistance sous forme de conseils techniques et de bourses d'études. Ce groupe de pays forme un ensemble à peu près
plus évidente. De plus, l'expérience acquise dans d'autres régions montre que si des mesures antipaludiques donnent une protection complète à de très vastes zones pendant un temps suffisant pour briser le cycle de la transmission, il est probable coûteuses opérations de pulvérisation sans recrudescence du mal. On prépare donc une conférence inter -régionale, qui réunira les représentants des pays précités de la
que l'on pourra en fin de compte suspendre les
isolé qui s'étend du littoral oriental de la Méditerranée à la frontière montagneuse et désertique du Pakistan. Il est borné au nord par des montagnes et par la mer Caspienne, au sud par le désert et par le golfe Persique. La Turquie, rattachée à la Région européenne, a des liens étroits avec ce groupe. D'une façon générale, les communications sont aisées entre la plupart de ces pays, que ne sépare aucune grande
Méditerranée orientale et des pays voisins appartenant à la Région européenne, ainsi que les représentants d'autres organisations intéressées, pour qu'ils puissent discuter des problèmes communs et organiser une campagne visant à l'élimination complète du paludisme. Il reste beaucoup à faire et des fonds importants devront être engagés à la fois par les pays eux -mêmes
frontière naturelle et qui sont aux prises avec des problèmes analogues en ce qui concerne la lutte antipaludique. Dans l'antiquité, ces terres, en grande partie irriguées, étaient très fertiles et pouvaient nourrir une population nombreuse. Avec les siècles, extrême, et une dépopulation générale s'est produite.
et par les organisations qui les appuient, mais les résultats économiques et le bien -être que l'on peut attendre de ces efforts n'ont pas de prix. Il se peut même qu'ainsi des surfaces très étendues retrouvent un jour leur antique fertilité. On voit donc que des projets de démonstrations, qui s'amplifient pour devenir de véritables campagnes nationales et finalement des programmes inter -pays, peuvent permettre dans un avenir rap-
les réseaux d'irrigation sont tombés en ruines, le paludisme s'est répandu et a revêtu une gravité Pour attaquer le paludisme dans ce territoire, la plupart des gouvernements intéressés, agissant de
proché de délivrer d'un fléau séculaire un groupe de pays dont la population se monte à quelque trente -deux millions d'êtres humains.
Tendances actuelles et perspectives futures
Les déclarations faites par les représentants des gouvernements à la session du Sous -Comité A (voir page 97) témoignent d'une confiance accrue dans l'oeuvre de l'Organisation et montrent que ses
intentions et ses objectifs sont compris. Une preuve supplémentaire en est fournie par l'évolution de la nature des demandes reçues : à l'heure actuelle les gouvernements demandent moins souvent des quan-
tités importantes de fournitures et de matériel et
RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
101
préfèrent solliciter des conseils et une aide de carac-
importance relative sera dictée par les circonstances
tère technique pour l'élaboration et l'exécution de projets d'enseignement et de formation professionnelle. La politique suivie pendant les années où il n'y a pas eu de réunion du Comité régional se trouve ainsi justifiée. Dans ces conditions, le programme régional
et par les besoins à long terme. L'accent sera mis sur les programmes de coopération régionale ; pour
des tâches spéciales, on fera appel de façon plus systématique aux services de consultants à court terme, qui rencontrent une faveur croissante auprès des gouvernements.
consistera sans doute moins en démonstrations et en projets exécutés sur le terrain qu'en efforts visant à améliorer les possibilités d'enseignement et de
On peut encore noter avec satisfaction que plusieurs pays de la Région établissent des plans de cinq à dix ans pour le développement de leurs services
formation pour le personnel professionnel et
les
auxiliaires. Il est peu probable qu'on arrive à résoudre
les problèmes qui se posent dans cette Région en cherchant à constituer un effectif suffisant de personnel hautement qualifié ; les conditions de la vie économique dans les petites villes et dans les villages ne le permettront pas, et un personnel de cette qualité n'acceptera pas de s'installer dans des localités
sanitaires, et on s'efforce actuellement de les aider dans cette tâche de longue haleine. Un financement plus stable du programme régional devrait faciliter
l'établissement de plans pour une collaboration portant sur des périodes plus longues, non seulement dans les cas oí1 l'OMS prête son concours à un pays
où la vie offre peu d'agréments et où. le confort est minime. En revanche, le travail peut être accompli - et probablement mieux - par des auxiliaires ayant reçu une formation appropriée, moyennant une surveillance suffisante exercée par un personnel rompu aux questions de santé publique. On attend de bons résultats des discussions techniques sur l'utilisation et la formation du personnel intérêt très général, sur lequel on possède une grande
déterminé, mais aussi lorsque plusieurs pays sont en cause. Le moment est venu, semble -t -il, d'augmenter le nombre des programmes véritablement régionaux. Plusieurs pays ont créé des fonds spéciaux, en sus de leurs recettes ordinaires, pour financer ces plans à long terme et d'autres plans de même nature.
Ces ressources extra -budgétaires mises à part, les dépenses effectuées régulièrement par les gouvernements pour la marche courante de leurs services sanitaires sont maintenant voisines de 10 % des budgets nationaux.
auxiliaire, qui ont eu lieu pendant la session du Sous -Comité A. C'est un sujet qui présente un expérience, mais qui provoque des divergences de vues
remarquables, même sur la terminologie
élémentaire. La confrontation des résultats obtenus les conceptions.
dans les différents pays de cette Région et dans d'autres Régions pourrait contribuer à harmoniser
jusqu'à présent, en raison surtout du manque de fonds, seul le colloque de 1953 sur la santé mentale
L'enseignement et la formation professionnelle étant à l'ordre du jour, le Bureau régional projette depuis quelque temps d'organiser une série de colloques régionaux, tout en continuant le programme de bourses d'études. Certains pays de la Région ont pris part à des conférences inter -régionales, mais
L'établissement de programmes sanitaires coordonnés varie considérablement d'un pays à l'autre. Dans certains cas, des efforts sont faits pour améliorer la coordination, soit en augmentant les responsabilités du Ministère de la Santé à cet égard, soit en combinant tous les services sanitaires à l'échelon de la province sous une direction unique, comme, par exemple, dans la zone expérimentale de démonstration et de formation professionnelle de Calioub. On constate en général une tendance progressive vers le fusionnement des services curatifs et préventifs, et vers la coordination étroite des organisations sanitaires avec d'autres services sociaux. Par contre, dans un ou deux pays, des services
sanitaires séparés sont en voie de création, par
exemple dans le cadre d'assurances pour les travailleurs ou sous l'égide de ministères des affaires sociales. Ces services échappent à la compétence des ministères
a pu avoir lieu. Toutefois, d'autres colloques, sur l'hygiène de la maternité et de l'enfance, l'assainissement, la salubrité des viandes, sont prévus pour 1955 et 1956. Des plans ont été dressés pour inaugurer
en 1955 une série de colloques itinérants, qui permettront à des administrateurs de la santé publique occupant des postes importants de visiter les pays de la Région, de discuter des problèmes d'intérêt commun et d'étudier les moyens de les résoudre. Le
premier de ces colloques itinérants se rendra en Egypte, en Irak et au Soudan. Des résultats de plus en plus fructueux sont attendus de ce système, grâce auquel des administrateurs et des spécialistes de la santé publique pourront discuter de
problèmes communs avec un ou deux confrères étrangers.
de la santé et cette décentralisation ne va pas sans les multiples inconvénients qu'elle comporte toujours. Dans ce domaine, l'Organisation, en collaboration avec le FISE, participe depuis peu à plusieurs projets destinés à constituer des centres ruraux de santé qui pourront assurer un ensemble de services sanitaires et former du personnel. Une évolution importante s'est manifestée au cours de ces dernières années dans la coordination des travaux avec le FISE, avec le Bureau de l'Assistance technique des Nations Unies et avec diverses organisations ou fondations internationales. C'est surtout dans les relations avec le FISE que cette tendance s'est fait jour, depuis que les activités de cette organisation ont perdu leur caractère de secours
Bien entendu, les démonstrations et les travaux sur le terrain ne seront pas abandonnés, mais leur
immédiat et s'orientent toujours davantage vers les
102
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
plans à long terme. La collaboration avec le FISE et l'octroi d'une assistance commune aux gouvernements vont certainement aller croissant.
doivent pas être grevés par toutes les dépenses - très importantes - qu'il faut engager pour obtenir dans ce domaine des résultats appréciables ; les
D'importants investissements en capital seront
nécessaires dans les pays de la Région pour l'exécution des programmes d'assainissement que le Sous Comité désire voir bénéficier d'une attention parti-
travaux d'assainissement compris dans des programmes de mise en valeur de l'agriculture et de développement des transports, de l'énergie ou de l'industrie devraient être financés par les organismes qui exécutent des programmes.
culière. Les budgets des ministères de la santé ne
CHAPITRE 16
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Dans la Région du Pacifique occidental, comme ailleurs, l'action de l'OMS vise avant tout à renforcer les services de santé nationaux. Encore faut -il pour tement contaminée, est certainement suspecte. Quant à l'évacuation hygiénique des excrétions humaines, elle n'existe que dans un petit nombre de villes. Dans maintes collectivités et dans la quasi -totalité des régions rurales, la pollution du sol et la contamina-
cela qu'il y ait suffisamment de personnel qualifié et que ses services soient pleinement utilisés. Une grave pénurie de personnel dans certains pays a fait obstacle à la réalisation des programmes : les équipes de l'OMS ont dí3 quelquefois se passer du concours
tion de l'eau de boisson sont patentes, et l'on s'y désintéresse complètement ou presque des autres problèmes d'assainissement, tels que ceux qui ont
des homologues nationaux promis, de sorte que le transfert des projets au personnel sanitaire national s'est trouvé retardé ou que la mission du personnel
international a pris fin avant que le personnel national ait reçu une formation suffisante pour prendre la relève. Les administrations sanitaires croissant des demandes d'assistance (bourses d'études, centres de formation, colloques, échanges de professeurs) présentées par les gouvernements en
nationales sont d'ailleurs conscientes de la gravité de cet état de choses, comme le montre le nombre
trait au logement, à l'évacuation des déchets et à la lutte contre les rongeurs et les mouches. Aucun effort n'a été négligé pour aider les gouvernements à définir les problèmes auxquels ils se heurtent et à étudier les plans qui permettraient de développer la salubrité. On se rend d'ailleurs de mieux en mieux compte de la grande importance des travaux d'assainissement.
faveur de l'enseignement et de la formation professionnelle.
Les réductions budgétaires ont continué à entraver les opérations sur le terrain. A cela s'ajoutent d'autres difficultés dues à la mauvaise situation économique de certains pays, causée par l'instabilité qui y règne et l'afflux des réfugiés. Comité régional
Si les pays de la Région reconnaissent volontiers l'utilité de l'éducation sanitaire, ils sont plus lents à comprendre le principe - préconisé par l'OMS de la participation de la collectivité à l'oeuvre sanitaire. Bon nombre de gouvernements n'aperçoivent pas encore l'importance des éducateurs sanitaires, aussi l'OMS s'efforce -t -elle, par des démonstrations pratiques, de souligner l'intérêt de l'éducation sanitaire, à laquelle elle réserve une place dans tous
Le Comité régional a tenu à Manille, du 10 au 16 septembre, sa cinquième session à laquelle assistaient des représentants de tous les Etats Membres
de la Région. Les Gouvernements des Etats -Unis d'Amérique, de la France, des Pays -Bas, du Portugal et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande
les projets exécutés sur le terrain dans la Région. Les maladies susceptibles d'être combattues par l'application des méthodes d'assainissement actuelles posent un sérieux problème dans de nombreux pays. Seules quelques rares agglomérations urbaines dispo-
du Nord, responsables de territoires de la Région, se sont fait représenter par des administrateurs de services de santé locaux. Etaient également présents les représentants du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, du Bureau de l'Assistance technique des Nations Unies, de l'Agence des Nations Unies pour le Relèvement de la Corée, de l'Organisation Inter-
sent d'une eau répondant à des normes minimales d'hygiène ; la grande majorité des populations rurales
consomment une eau qui, si elle n'est pas manifes1 Le Région, telle qu'elle a été délimitée par la Première Assemblée Mondiale de la Santé (Actes off. Org. mond. Santé,
nationale du Travail, de la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour, ainsi que les observateurs de seize organisations non gouvernementales
en relations officielles avec l'OMS. Le Directeur général était représenté par un sous -directeur général. Le Comité régional a entériné certaines modifications apportées au projet de programme et de budget
13, 80, 330) et compte tenu des modifications apportées par les résolutions WHA3.118, WHA4.86 et WHA6.46, comprend les pays suivants : Australie, Cambodge, Chine, Corée, Japon, Laos, Nouvelle - Zélande, Philippines et Bornéo du Nord, VietNam ainsi que, provisoirement, les territoires suivants : Bru néi, Fidji, Gilbert et Ellice, Guam, Hong -kong, Malaisie, Territoires insulaires de la Nouvelle -Zélande, Nouvelles- Hébrides,
pour 1955 par suite des réductions budgétaires les projets sanitaires demandés par le Cambodge, le Laos et le Viet -Nam, tels qu'ils figurent dans la liste
décidées par la Septième Assemblée Mondiale de la
Santé, et il a adopté une résolution proposant que
Iles du Pacifique sous tutelle, Protectorat britannique des Iles Salomon, Samoa sous administration américaine, Sarawak,
Singapour, Tonga et d'autres possessions du Royaume -Uni dans le Pacifique sud.
supplémentaire de projets, aient la priorité si des fonds provenant d'économies budgétaires devenaient
- 103 -
104
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
disponibles en 1954 et 1955. Lors de l'examen des propositions pour 1956, le Comité régional, rappelant
l'importance que présentent les conférences et les
voyages d'étude dans la Région et estimant que pareilles mesures créent des relations cordiales
et la bonne entente entre les Etats Membres de la Région, a demandé qu'aucun effort ne soit négligé pour affecter des crédits à cette fin. La question des
principes directeurs à observer dans le choix des projets qui doivent être financés au moyen du budget
ordinaire a été également étudiée et le Directeur régional a été prié de formuler des principes et de les soumettre à l'examen du Comité régional lors de sa sixième session. Le Comité régional a discuté des maladies à virus transmises par des insectes dans la Région du Pacifique occidental, de leur importance et des moyens de les combattre. Il a recommandé que des spécialistes de la Région soient chargés de préparer, à l'intention des membres du Tableau d'experts des Maladies à
Il n'y a pas eu de changements majeurs dans le personnel, si ce n'est que, par souci d'économie, on a jugé nécessaire de supprimer le poste régional de statisticien et évaluateur de programmes, ceux de représentants de zone et quelques postes de commis peu importants. Cependant, le perfectionnement du personnel en cours de service, une meilleure délimitation des responsabilités et le fait que les mouvements de personnel ont été très rares ont permis un meilleur rendement des activités du Bureau régional. Le recrutement du personnel affecté aux projets s'est amélioré pendant l'année et une répartition géographique satisfaisante a été maintenue. Les transferts inter -régionaux de personnel de cette catégorie se sont révélés fructueux, car ils ont permis de mettre à profit l'expérience des intéressés et leur habitude du travail pratique dans des pays autres que le leur. Vingt -sept
experts internationaux appartenant à dix pays ont été affectés à des opérations, ce qui porte l'effectif du personnel de ce genre à soixante et une personnes,
Virus, des rapports sur les problèmes de santé publique que posent ces maladies, en prévision d'un colloque.
provenant de dix-sept pays. En outre, neuf consultants à court terme ont été recrutés dans trois pays. La stabilisation des fonds de l'assistance technique et la séparation entre ces fonds et le budget ordinaire
Le Comité régional a approuvé le rapport du Directeur régional, s'est félicité de l'extension du programme régional de bourses d'études et a recom-
commencent déjà à libérer le Bureau régional des incessantes revisions et recomptabilisations de projets
mandé que soit rétabli le poste de statisticien et bénéficier d'une assistance de ce genre.
évaluateur de programmes (supprimé pendant l'an-
auxquels il ne pouvait auparavant échapper. Une plus grande attention est accordée aux rapports sur les économies budgétaires, si bien que les économies
née), afin de permettre aux gouvernements de
réalisées sur un projet sont transférées le plus tôt possible à d'autres projets, afin que le possible soit tiré des fonds disponibles. parti
Les discussions techniques ont été consacrées à l'administration sanitaire et plus particulièrement à l'organisation des services de santé publique. Les échanges de vues ont porté principalement sur les questions suivantes : a) les méthodes de recrutement
de personnel qualifié pour les services de santé publique ; b) le centre sanitaire de base dans les régions oí1 les services de santé sont insuffisants ou inexistants ; c) l'utilisation de l'assistance multilatérale et bilatérale pour les programmes sanitaires.
Coordination des programmes avec ceux d'autres organisations
La coordination de l'activité du Bureau régional avec celle d'autres organisations travaillant dans la Région est assurée par des comités locaux créés à cet effet. Aux Philippines, des sous -comités du comité
Le Comité régional a estimé que les discussions avaient été utiles, mais il a exprimé l'avis qu'il y aurait intérêt à choisir pour la sixième session un sujet plus étroitement délimité. Le Comité régional a décidé de tenir sa sixième session à Singapour en 1955 et sa septième session
de coordination des programmes de santé publique ont été institués dans les domaines suivants : bilharziose, assainissement, éducation sanitaire, remise en état des hôpitaux, paludisme, hygiène de la maternité
à Manille, à moins que le Directeur régional ne
et de l'enfance, santé mentale, services de santé ruraux et tuberculose. Ces divers sous -comités, qui comprennent des représentants du Département de la Santé des Philippines, de l'OMS, du FISE et de la Foreign Operations Administration, se réunissent pour discuter des questions relatives à l'élaboration, à la mise en oeuvre et aux phases de réalisation des programmes. Les relations avec le représentant Nations Unies et avec d'autres institutions spécialisées
reçoive, avant la clôture de la sixième session, une invitation d'un Etat Membre. Bureau régional
Au cours de l'année un bâtiment préfabriqué, abritant la bibliothèque, une salle de conférences et
résident du Bureau de l'Assistance technique des des Nations Unies, comme le FISE et l'UNESCO, ont continué à être très satisfaisantes. La collaboration avec le FISE a permis de développer les programmes déjà en cours d'exécution et d'en entre-
deux bureaux, a été ajouté aux locaux du Bureau régional. L'installation éventuelle du Bureau régional dans un immeuble permanent, qu'il partagerait avec les services installés à Manille par l'Organisation des Nations Unies et par d'autres institutions spécialisées,
est à l'étude.
prendre de nouveaux, si bien que le nombre des projets bénéficiant de l'assistance de l'OMS et du
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
105
FISE dans la Région se trouve maintenant porté à dix -huit.
Information
Dans la plupart des pays de la Région, la Journée mondiale de la Santé a été mieux célébrée en 1954 que les années précédentes. Le Bureau régional a édité des affiches, des brochures, des dépliants et des tracts ; il a organisé des conférences de presse, des causeries radiophoniques et des réunions publiques ainsi que des projections de films et des conférences dans les écoles. Le thème « L'infirmière, militante de la santé » a été, pendant un mois surtout, sur imprimé sur la correspondance acheminée par les bureaux de poste de plusieurs pays de la Région ainsi
en préparation. C'est le Bureau régional qui a pris l'initiative de ces programmes et qui s'est chargé de les coordonner. Lorsqu'ils reposeront sur des bases solides, l'appui de l'OMS cessera et ira à d'autres institutions dont les besoins sont analogues. Autre événement à signaler : les bourses attri-
buées pour études dans la Région ont été plus
nombreuses (notamment en Australie, au Japon, en Nouvelle - Zélande et aux Philippines) en exécution d'une résolution adoptée par le Comité régional à sa quatrième session ; 59 bourses d'études, dont 28 de ce genre, ont été attribuées au cours de l'année.
Un colloque sur l'hygiène dentaire s'est tenu à Wellington (Nouvelle - Zélande) du 4 au 21 mai 1954 dans les locaux de l'Ecole d'Infirmières dentaires du Dominion. Il a permis à des spécialistes de l'hygiène
que sur le courrier expédié par le Bureau régional.
Le Bureau de l'Information a développé son
activité. Plus de 65 000 documents de tous genres ont
été distribués dans quatre langues, contre 50 000 en 1953. Une édition japonaise du dépliant sur l'OMS a été publiée en 100 000 exemplaires, avec la collaboration du Gouvernement japonais qui s'est
dentaire de procéder à des échanges de vues sur certains des problèmes importants qui se posent à cet égard dans différentes parties du monde. Les discussions ont porté sur les questions suivantes : application locale de fluorure pour la prévention de la carie dentaire ; services d'hygiène dentaire dans les pays peu avancés ; conceptions actuelles sur la carie dentaire : étiologie, pathologie et prévention générale ; formation et utilisation du personnel dans les services publics d'hygiène dentaire ; cause et fréquence des périodontites ; les soins dentaires
chargé de la traduction et de la surveillance de la publication. La série d'émissions radiophoniques
diffusées de Manille depuis le début de 1952 a continué. Les possibilités offertes par la station de télévision de Manille ont été mises à profit, et les stations émettrices locales ont diffusé des enregistrements sur l'OMS fournis par la Division de la Radiodiffusion des Nations Unies et par le Siège de l'OMS
à Genève. Des films illustrant l'activité de l'OMS ont reçu une large diffusion dans les cinémas commerciaux.
considérés comme partie intégrante des services modernes de la santé publique ; prévention de la carie dentaire par l'hygiène buccale. Ont participé au colloque trente -sept personnes provenant des pays et territoires suivants : Australie, îles Fidji, Hong -kong,
Japon, Corée,
Malaisie, Nouvelle -
Zélande, Bornéo du Nord, Philippines, Sarawak, Singapour, Territoire de Papua et Nouvelle- Guinée,
Enseignement et formation professionnelle
L'un des faits marquants de l'année a été l'intérêt de plus en plus vif que suscitent les échanges de professeurs entre les écoles de médecine, soit à l'intérieur de la Région, soit avec d'autres Régions. Cet état de choses est dû surtout au succès remporté par les échanges de professeurs effectués entre
l'Ecole de Santé publique de l'Université Johns
Chine (Taiwan) et Viet -Nam pour la Région du Pacifique occidental ; Birmanie, Inde, Indonésie et Thaïlande pour l'Asie du Sud -Est ; Egyp.e et Iran pour le Région de la Méditerranée orientale. Deux nouvelles écoles de santé publique ont été fondées pendant l'année, l'une en Corée, sous l'impulsion de la mission de planification sanitaire OMS /UNKRA, l'autre à Taiwan od l'Institut de Santé publique a été inauguré en février, une fois terminée la réorganisation de l'Institut de Médecine tropicale de l'Université nationale.
Hopkins et l'Institut d'Hygiène de l'Université des Philippines. Trois programmes du même genre sont
Aperçu de quelques projets caractéristiques
On trouvera dans la Partie IV la liste complète des projets en cours en 1954. Les projets ci -après ont été choisis pour faire l'objet d'une description plus détaillée.
de huit millions d'habitants. En mai 1952, sur la demande du Gouvernement, l'OMS envoya à Taiwan une équipe internationale chargée de parti-
ciper à l'organisation et à l'exécution d'un pro-
Paludisme et lutte contre les insectes, Taiwan
importants. On estime qu'il frappe chaque année
publique qui se posent à Taiwan l'un des plus 10 % de la population totale, laquelle s'élève à plus
Le paludisme est parmi les problèmes de santé
gramme antipaludique sur tout le territoire de l'île ; on espérait que ce programme servirait, par la suite, de base à une campagne tendant à éliminer complètement la maladie. L'équipe de l'OMS se composait de trois personnes : un paludologue, un entomologiste et un ingénieur sanitaire. Le Gouvernement
106
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
désigna, comme organisation coéquipière, l'Institut provincial de recherche sur le paludisme de Taiwan. L'OMS a fourni, dans le cadre du programme d'assis-
tance technique des Nations Unies, le personnel international et une certaine quantité de matériel et de fournitures de laboratoire ; la majeure partie du matériel et des fournitures a été livrée par la Foreign Operations Administration. Ce projet (Chine 7), qui devait primitivement durer quatre ans, a
présentaient des frottis sanguins positifs, alors que la proportion était de 2,5 % pour 1997 nourrissons dans la zone témoin. La deuxième série de pulvérisations s'est terminée, dans la zone de démonstrations,
en octobre 1953, et, une enquête menée le mois suivant sur l'indice parasitaire des nourrissons montrait qu'aucun des 1725 enfants examinés
n'avait contracté le paludisme. Les zones témoins
été prolongé d'une année à la demande du
Gouvernement. A la suite d'une enquête préliminaire faite en 1952, une zone de démonstrations contenant 37 280 habi-
furent traitées pour la première fois en octobre 1953 ; le mois suivant, deux nourrissons seulement sur les 1596 examinés (0,13 %) étaient positifs. La preuve
était faite que, pour arrêter la propagation du palu-
tants et une zone témoin de 21 370 habitants furent créées. On constata que le vecteur principal, Anopheles
minimus, gîtait de préférence dans certaines parties déterminées des habitations ; comme les maisons des
régions rurales sont construites à peu près sur le même modèle, un système sélectif de pulvérisation fut mis en application dans certains secteurs. Les habitations de plus de 156 000 personnes reçurent
que les pulvérisations complètes. Des réductions tout aussi significatives ont été constatées dans les indices spléniques et parasitaires et dans la densité de l'espèce vectrice à l'intérieur des habitations après les pulvérisations. Avec le développement de la campagne les activités
disme, les pulvérisations sélectives sont aussi efficaces
en 1952 des pulvérisations de DDT. En 1953, la protection fut étendue à un nombre d'habitants presque dix fois plus élevé ; des pulvérisations
de formation professionnelle se sont accrues. A la fin de 1954, plus de 180 surveillants, 870 contremaîtres et 3490 opérateurs avaient terminé leur stage, et, grâce à la politique de décentralisation des pulvé-
sélectives furent faites dans une zone fortement
impaludée comptant 244 770 habitants ; des zones témoins furent conservées pour permettre la comparaison, et des enquêtes annuelles supplémentaires furent organisées sur les indices spléniques, les indices parasitaires, la morbidité paludéenne et les indices parasitaires des nourrissons, ainsi que sur les données entomologiques. Ces activités ont été
risations, dont il est fait mention plus haut, chaque municipalité s'est trouvée en mesure de se suffire à elle -même, ce qui a eu pour effet de renforcer les services antipaludiques à tous les échelons. Le projet est maintenant entré dans sa phase de consolidation, au cours de laquelle tout sera fait pour préserver les résultats acquis et pour étendre les travaux à d'autres maladies transmises par les insectes, notamment de celles qu'il est possible de combattre par les insecticides.
poursuivies en 1954, année au cours de laquelle toutes les régions impaludées de Taiwan ont été incluses dans les opérations, le but visé étant d'assurer une protection directe à 5 400 000 habitants environ,
chiffre total de la population de Taiwan exposée au paludisme. La décentralisation des opérations de pulvérisation
Projet pilote de lutte contre la bilharziose, Philippines
La bilharziose, qui est endémique en Chine, au Japon et aux Célèbes, pose aux Philippines un problème sérieux tant au point de vue sanitaire que socio- économique, car on n'a pas encore trouvé de méthode permettant de traiter efficacement la bilharziose à Schistosoma japonicum, ni établi de système de lutte à la fois efficace et économique. Sur un million d'habitants que comptent les douze régions endémiques définies à ce jour aux Philippines, on estime que plus de 300 000 sont infectés. Aucune
mérite d'être particulièrement signalée. Un ou deux techniciens de chacune des 365 stations sanitaires de Taiwan ont été chargés, après avoir reçu la formation nécessaire, de contrôler les pulvérisations dans la zone de leur ressort. Ces techniciens reprennent leurs occupations normales une fois terminées ces
opérations, qui durent un ou deux mois par an. sonnel qualifié ; mais aussi, dans certains cas,
Cette méthode a permis non seulement de réaliser des économies et d'obtenir la collaboration de perd'intégrer la lutte antipaludique dans l'activité des services de santé locaux. La comparaison des indices parasitaires des nourrissons dans les zones traitées et dans les zones non traitées montre bien l'efficacité de la campagne. En juin 1952, avant les pulvérisations, 9,6 % des 833 nourrissons examinés dans la zone de démonstrations et 7,9 % des 491 examinés dans la zone témoin
évaluation n'a été faite jusqu'ici quant aux répercussions de cette maladie sur la santé de la population en général.
A la demande du Gouvernement, une équipe de l'OMS composée d'un parasitologiste, d'un malacologue et d'un ingénieur sanitaire effectua, du 20 juin
au 30 septembre 1952, une enquête et une étude sur cette maladie aux Philippines. Suivant les recommandations de l'équipe, le Gouvernement a bilharziose auquel l'OMS a affecté trois experts ainsi que des fournitures et du matériel. Des four-
avaient été reconnus paludéens. La première série de pulvérisations eut lieu dans la zone de démonstrations en septembre de la même année ; un mois plus tard, 0,4 % seulement des 2487 nourrissons examinés
mis au point un projet pilote de lutte contre la nitures et du matériel supplémentaires ont été livrés par la Foreign Operations Administration des Etats-
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
107
Unis d'Amérique et par le Philippine Council for United States Aid. La durée prévue du projet (Philippines 9) est de quatre ans environ. L'entreprise a essentiellement pour objet de déter-
miner les moyens par lesquels la bilharziose peut être le plus efficacement et économiquement combattue dans le pays. On formera ensuite du personnel professionnel et auxiliaire et on élaborera un programme national de lutte.
selon l'habitat et les répercussions des procédés agricoles sur les populations de mollusques. Les travaux expérimentaux de lutte ont compris des études sur les résultats que permettent d'obtenir la suppression de la végétation dans l'habitat des mollusques, l'amélioration des techniques agricoles et l'évacuation hygiénique des excrétions humaines.
La population d'une région hyperendémique a bénéficié d'une aide pour la construction de latrines. Cette expérience a été tentée afin d'établir dans quelle mesure l'évacuation hygiénique des excreta, en interrompant la contamination de l'habitat des
Les opérations se déroulent dans une partie de l'île de Leyte où l'on sait depuis longtemps que la bilharziose est fortement endémique. D'importants progrès ont été accomplis à ce jour : un nouveau laboratoire complètement équipé et des bâtiments pour les centres d'opérations ont été construits et dotés de personnel national et international ; on a réuni une masse considérable de renseignements par
des études sur l'hôte humain, sur les gastropodes vecteurs et sur les réservoirs constitués par les animaux domestiques et les animaux sauvages ; les facteurs écologiques et biologiques intéressant l'hôte
mollusques aquatiques, se répercute sur la densité des populations de mollusques et sur l'incidence de l'infection dans leurs colonies. On s'est aperçu que, bien que la majorité des familles aient construit des latrines dans cette zone (et malgré l'effort fait par le
personnel affecté au projet pour en encourager l'emploi), elles n'étaient pas utilisées régulièrement et quelquefois ne l'étaient même pas du tout. Pour que ce moyen de lutte contre la bilharziose puisse réussir, il faut amener ces populations à se servir
intermédiaire ont donné lieu sur le terrain à des études très poussées ; enfin, diverses méthodes de lutte ont été mises à l'épreuve au laboratoire et sur le terrain. Des enquêtes menées dans deux collectivités semi-
des lieux d'aisance, ce que l'on ne pourra obtenir sans une meilleure compréhension de leurs coutumes,
ainsi que de leurs croyances et habitudes de vie.
rurales de l'île, et comportant un examen unique des selles, ont montré que près de la moitié de la population était infectée (47,7 % à Palo et 46,1 % à
Il est encore trop tôt, bien entendu, pour une évaluation du projet. On peut néanmoins déclarer que le plan d'opérations a été assez fidèlement suivi jusqu'à présent et que, malgré quelques déconvenues, on se rapproche de façon sûre et régulière de l'objectif essentiel.
Tanauan). Dans une zone hyperendémique de la région de Palo, une étude comprenant à la fois un examen unique des selles et l'administration intradermique d'antigène de trématodes adultes a révélé que, sur un groupe de 171 personnes adultes, 74,8 étaient porteuses d'ceufs et 19,8 % (chez lesquelles l'examen unique des selles avait été négatif) réagissaient positivement à l'épreuve cutanée. Il se peut
Enseignement de la santé publique à l'Université de Malaisie, Singapour Lorsqu'en 1949 fut fondée l'Université de Malaisie à Singapour, le très ancien King Edward VII College of Medecine en devint la Faculté de Médecine. L'une
donc que 94,6 % de la population adulte de cette région ait été infectée à tel ou tel moment.
Des épreuves sur les animaux domestiques ont montré que l'incidence de l'infection s'échelonnait entre 20 % chez les vaches et moins de 1 % chez les karabaus. La prévalence moyenne chez les animaux domestiques était de 11,3 % à Palo et de 10,6 % à Tanauan. Chez les rats sauvages, on a observé un taux global d'infection de 48 %. Les variations des taux d'infection chez les rats atteignaient des propor-
des premières initiatives prises dans le cadre des nouveaux statuts fut la création d'une chaire de médecine sociale et de santé publique en vue de répandre les principes de la médecine sociale dans l'enseignement et la recherche et d'organiser au plus tôt, à l'intention des médecins de la santé publique, un enseignement postuniversitaire adapté aux besoins du pays. Ces médecins ne se verront donc plus obligés d'aller suivre des cours de santé publique dans les écoles de Grande -Bretagne ou d'Amérique.
tions telles qu'il y avait tout lieu de soupçonner la présence, dans le voisinage, de colonies de mollusques
infectés. On vient d'entreprendre une étude pour déterminer dans quelle mesure les taux d'infection chez les rongeurs permettent de localiser ces colonies avec précision.
Désireux d'atteindre rapidement cet objectif et d'attirer des étudiants de pays ne possédant pas d'école analogue, le Gouvernement demanda en 1950 à l'OMS de soutenir cette entreprise à ses débuts en
Les études écologiques et biologiques sur les gastropodes vecteurs ont donné d'utiles renseignements concernant la distribution des colonies, les densités de population, la distribution écologique des mollusques, le rapport numérique des sexes, les différences par sexe et par âge des taux d'infection,
lui prêtant une assistance sous la forme suivante : envoi de sept chargés de cours (éducation sanitaire, nutrition appliquée, statistique médicale, hygiène industrielle, protection maternelle et infantile, génie sanitaire, physiologie appliquée), attribution de bourses pour la formation de professeurs nationaux ; livraison de fournitures et de matériel pour chaque
les taux de croissance, la longévité des mollusques
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ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
consultant. Ce projet (Singapour 2) devait être financé
au moyen des fonds de l'assistance technique. Le premier cours de préparation au diplôme de santé publique, qui devait tout d'abord s'ouvrir à l'Université en octobre 1952, fut ajourné d'un an par suite de difficultés dans le recrutement des consultants et de retards dans le dépôt des candidatures. Ce sursis fut mis à profit pour améliorer les programmes d'études et construire des bâtiments
Démonstration et formation professionnelle en matière de lutte antivénérienne, Taiwan
A la demande du Gouvernement, l'OMS envoya à Taiwan en août 1953 un vénérologue (à titre de chef d'équipe) et un éducateur sanitaire pour organiser sur tout le territoire de l'île une campagne de lutte contre les maladies vénériennes (Chine 1) ; un sérologiste et une infirmière de la santé publique ont été affectés à ce projet au début de 1954. Ont également apporté leur concours le FISE (pour les fournitures et le matériel) et la Foreign Operations Administration des Etats -Unis d'Amérique.
destinés à accueillir le personnel et les étudiants. Les plans de formation de personnel établis par l'Université elle -même avec la collaboration des autorités gouvernementales de Singapour avaient progressé à tel point qu'à la date prévue pour l'ouverture de l'école les étudiants qui suivaient à
Bien que l'on ne disposât d'aucune information précise sur la fréquence des maladies vénériennes à
l'étranger des cours de protection maternelle et infantile et de génie sanitaire étaient de retour et qu'un professeur de médecine sociale, spécialisé
Taiwan, on savait qu'elles y posaient un sérieux problème de santé publique. Pour lutter contre ce danger, un comité consultatif fut créé et chargé d'établir un plan d'ensemble. Un centre de démons-
également en hygiène industrielle, exerçait déjà ses fonctions. L'Université était ainsi en mesure de se passer des trois chargés de cours étrangers dans ces disciplines.
tration et de formation professionnelle fut ouvert à l'hôpital provincial de Taipeh et un laboratoire de substances de référence installé dans le laboratoire des vaccins et sérums de Taiwan. Après avoir formé en cours de service une équipe nationale, on s'efforça d'établir un programme de longue haleine destiné à préparer du personnel sanitaire à la lutte antivénérienne. Vingt techniciens (un
universitaire de santé publique fut officiellement inauguré par le Vice -Chancelier le 5 octobre 1953
Le premier cours de préparation au diplôme post -
avec trois étudiants malais. L'OMS avait recruté quatre chargés de cours étrangers : un professeur d'éducation sanitaire aux Etats -Unis d'Amérique, un lecteur en statistique médicale au Royaume -Uni, un professeur de physiologie appliquée aux Philippines
par laboratoire choisi pour les travaux) reçurent une formation au laboratoire de référence ; ils étaient répartis en groupes de six ou sept. Des méde-
et un spécialiste de la nutrition appliquée en Australie. Ces consultants vinrent renforcer le corps enseignant de l'Université et servir en même temps de conseillers auprès des autorités gouvernementales de Singapour et de la Fédération de Malaisie. Ils ont collaboré aux cours donnés aux étudiants en méde-
cins et des infirmières - à raison d'une personne par centre de santé de l'île - furent formés par groupes de quatre ou cinq au centre de démonstration
et de formation professionnelle. Des cours d'une durée plus brève (une semaine environ) furent égale-
cine, ainsi qu'aux étudiants en pédagogie, en éducation populaire et en sciences sociales, et ont aidé à former des auxiliaires médicaux tels que chiffreurs de statistiques, inspecteurs sanitaires et assistantes médico- sociales.
ment organisés à l'intention de médecins et d'infirmières dans les stations sanitaires. Le personnel formé constitua le premier élément d'un réseau de lutte antivénérienne ; sous la surveillance des direc-
teurs des centres de santé, il donna des cours de préparation intensive aux médecins et aux infirmières des stations sanitaires locales dont le nombre dépasse 350. Les praticiens exerçant en clientèle et le personnel médical des dispensaires et des hôpitaux de Taiwan bénéficièrent également de ce programme de formation professionnelle. En automne 1954, 681 médecins,
Les trois étudiants ont terminé le cours avec succès en juin 1954, et le second cours a débuté le 11 octobre
devant sept étudiants : quatre de Malaisie, deux des Philippines et un de la Nouvelle- Guinée néerlan-
daise. Cinq étaient titulaires de bourses d'études. Bien que le nombre des participants soit encore faible, ces cours jouent déjà un rôle international. Lorsque l'accord actuel prendra fin en juillet 1955, un institut de la santé ou centre de santé urbain aura
38 étudiants en médecine, 639 infirmières /sagesfemmes et 21 techniciens de laboratoire avaient reçu
une formation de ce genre, de sorte qu'au total
été créé par le Gouvernement à côté de l'Ecole de Médecine, avec l'aide de l'OMS et en collaboration avec l'Université et la Municipalité. L'institut, en liaison avec la chaire de médecine sociale de l'Univer-
sité, les services de santé du district, le principal dispensaire d'hygiène scolaire de Singapour et
et équiper un réseau de laboratoires sur tout le territoire de l'île, afin que la population entière puisse se soumettre à des examens sérologiques gratuits. Fin 1954, ces mesures étaient appliquées dans vingt -deux zones de l'île, qui disposent toutes aujourd'hui de sections antivénériennes en pleine activité et de laboratoires d'examens sérologiques
1379 personnes ont participé à des cours de formation professionnelle depuis la mise à exécution du projet en automne 1953. Parallèlement au programme de formation professionnelle, des mesures furent prises pour installer
d'autres services, offrira des moyens de recherche, des possibilités de formation professionnelle à du personnel sanitaire de toutes catégories, et des services sanitaires à la collectivité.
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
109
pourvus de tout l'équipement nécessaire. Rien n'a été négligé pour que la qualité des épreuves pratiquées dans ces laboratoires soit excellente et pour que le personnel comprenne l'importance qu'il y a à uniformiser les techniques, les réactifs, les dossiers et les rapports, ainsi qu'à faire des recherches et des études spéciales.
Des plans ont été mis au point pour le contrôle périodique de la qualité des épreuves exécutées dans tous ces laboratoires, qui ont été dénommés «stations collectrices » ; les sérums négatifs ou positifs sont
envoyés au laboratoire de référence, où une série
essayés par les méthodes habituelles de chaque laboratoire, après quoi les résultats feront l'objet d'une analyse statistique et d'une évaluation par les soins du laboratoire central. Ce contrôle périodique des épreuves se fera tous les ans, et les techniciens ne répondant pas aux normes requises seront invités à retourner faire un stage de perfectionnement au laboratoire central.
de cent sérums « inconnus » sera préparée et expédiée à chacun des laboratoires de l'île. Les sérums seront
a été faite à ce problème dans les cours de formation professionnelle en matière de lutte antivénérienne. Les centres de protection maternelle et infantile de toute l'île collaborent à ce programme. L'éducation sanitaire a également été développée ; du matériel spécial d'enseignement - manuels, films fixes et tableaux muraux -a été employé dans les cours de formation professionnelle ; des affiches, des brochures et des notices ont été distribuées au personnel sanitaire recevant une formation antivénérienne pour que celui -ci en assure la diffusion dans son milieu professionnel et dans le public. Le spécialiste de l'UNESCO affecté à Taiwan pour l'enseignement audio- visuel a collaboré à la préparation de films fixes et à d'autres instruments d'information visuelle. Un programme de propagande antivénérienne a été établi à l'intention de certains secteurs de la population ainsi que pour la collectivité tout entière.
Les activités ont été élargies conformément au plan établi ; les agents sanitaires du centre et des stations sanitaires possèdent maintenant les connaissances élémentaires nécessaires pour entreprendre un programme satisfaisant de lutte antivénérienne. malades et de dépister les contacts a attiré l'attention sur l'aspect épidémiologique de la lutte antivénérienne
Des enquêtes de dépistage sérologique ont été faites dans différents groupes professionnels et socioéconomiques pour obtenir une image plus exacte de
la prévalence de l'infection et être ainsi en mesure de concentrer les efforts sur les groupes de popula-
L'adoption de mesures permettant de suivre les
tion et les régions les plus atteints. En raison de l'importance de la syphilis congénitale, on a accordé une attention particulière à l'examen et au traitement de tous les enfants et femmes enceintes, et une place
et l'on pense que, lorsqu'une expérience suffisante aura été acquise, il sera possible de réaliser un programme complet de lutte antivénérienne dans l'ensemble de l'île.
Tendances actuelles et perspectives futures
attribuées sera consacrée au financement d'études à
maintenant un appui plus actif au programme de l'OMS et ont mis à la disposition de celle -ci leurs établissements d'enseignement et de formation professionnelle.
Les pays très développés de la Région accordent
l'intérieur de la Région. Cette décision permettra d'élargir le programme de bourses, grâce aux économies réalisées sur les frais de voyage, et de renforcer les centres d'enseignement et de formation professionnelle. Le programme d'échange de professeurs entre écoles de médecine de la Région et avec les écoles d'autres Régions sera également développé, et l'on espère pouvoir l'étendre par la suite à la plupart des institutions du Pacifique occidental susceptibles de bénéficier de ce genre d'assistance. Rien ne sera ménagé, enfin, pour réaliser les projets inter -pays du genre colloque ou groupe d'étude, qui permettent
Les pays qui, auparavant, s'intéressaient surtout aux programmes de livraison de fournitures médicales
commencent aujourd'hui à se rendre compte que le personnel international peut aussi être d'un grand secours. Les pays accordent aussi une plus grande importance à la bonne sélection des boursiers, afin de pouvoir utiliser au mieux leurs services à l'expiration de leur stage d'études.
de rassembler des fonctionnaires de la santé de différentes zones et de tous les pays de la Région.
L'arrêt des hostilités dans certaines régions a
facilité jusqu'à un certain point l'exécution de projets dans les zones rurales, mais il en est résulté aussi des difficultés nouvelles en ce qui concerne le logement du personnel et le financement local. Cette situation est étudiée de près car elle touche les membres des
Etant donné le manque de données statistiques de base, l'attention des gouvernements sera attirée colloque à cet effet est prévu pour les pays de langue française en 1955.
sur l'importance des services de statistique. Un L'OMS continuera de mettre l'accent sur l'assainissement. Les programmes mis au point à la suite d'enquêtes seront exécutés dans les limites des fonds disponibles. Si l'on dispose de fonds supplémentaires,
équipes et a des répercussions sur les possibilités disponibles. A l'avenir, une plus grande proportion des bourses
d'exécution des projets pour lesquels des fonds sont
110
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
la priorité sera accordée aux projets d'assainissement prévus dans le programme supplémentaire. Dans les programmes de lutte contre les maladies transmissibles, on se préoccupera des îles isolées et
négociations sont en cours en vue de déterminer l'aide nécessaire pour les campagnes antipianiques et d'autres activités sanitaires. Une plus grande attention sera accordée à l'élaboration de plans à long terme. Ainsi, l'achèvement
à population clairsemée du Pacifique Sud. Le pian est très répandu dans bon nombre de ces îles et l'on espère que l'assistance de l'OMS pourra être accordée à des campagnes contre les tréponématoses. A la fin de l'année, une campagne de lutte contre le pian a débuté dans les îles Fidji ; on espère qu'elle éveillera
des campagnes de vaccination par le BCG dans
certains pays, comme les Philippines et Taiwan, sera
mis à profit pour encourager les pays intéressés à entreprendre des programmes visant l'établissement de services plus généraux de lutte antituberculeuse sur l'ensemble de leur territoire.
l'intérêt des autorités d'autres territoires où des
PARTIE III COOPÉRATION AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS
CHAPITRE 17
COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS
influé sur le programme de l'OMS et les relations de cette institution avec l'Organisation des Nations Unies sont, d'une part, l'adoption par le Conseil Economique et Social d'un nouveau plan pour l'organisation de ses travaux et, d'autre part, les mesures prises par l'Assemblée générale des Nations à des fins pacifiques. La première de ces décisions est
Les faits nouveaux survenus en 1954 qui ont
activités. En 1950, il invita le CAC à indiquer de temps à autre les champs d'activité principaux et les objectifs auxquels il conviendrait d'attribuer une importance majeure (résolution 324 (XI)). En vue de définir de façon plus réaliste les buts de l'action sociale, il pria en 1952 le Secrétaire général des
Unies en vue de l'utilisation de l'énergie atomique
le fruit de huit années d'expérience en matière de collaboration internátionale. La deuxième crée de nouvelles possibilités de collaboration internationale dans un domaine scientifique qui offre d'importantes perspectives pour l'amélioration de la santé.
Nations Unies de préparer, en collaboration avec les institutions spécialisées et les organisations non gouvernementales intéressées, des rapports sur la situation sociale dans le monde et sur les programmes
d'amélioration sociale (résolution 434 (XIV)). En 1953, il approuva un programme d'action sociale, dont il définit les principes généraux et fixa les objectifs immédiats (résolution 496 (XVI)). Les gouvernements se sont efforcés en second lieu
Réorganisation des travaux du Conseil Economique et Social Depuis plusieurs années, les gouvernements recher-
de faire du Conseil un instrument qui se prêtât mieux à leurs délibérations et facilitât leurs décisions.
chent les moyens d'améliorer la coordination entre ont convergé sur les activités du Conseil Economique
institutions des Nations Unies et de conférer à
leur action un caractère plus réaliste. Leurs efforts
En 1951, le Conseil revisa une partie de son règlement, supprima certains organes subsidiaires et espaça les réunions de quelques autres (résolution 414 (XIII)). En 1954, il adopta une résolution (557 (XVIII)) touchant son organisation et son fonctionnement, afin de pouvoir mieux concentrer ses efforts sur les problèmes économiques et sociaux
et Social, mais ils ont également porté sur celles d'autres organes des Nations Unies ainsi que sur les travaux des organes directeurs des institutions spécialisées. Ces efforts visaient 1) à la concentration
essentiels - c'est -à -dire sur le contenu des programmes qui déterminera sous quelle forme se feront
et au renforcement des programmes, et 2) à la
les consultations inter -organisations - et de permettre à de hauts fonctionnaires de participer aux débats. En outre, le Conseil décida que ses deux ses-
rationalisation du travail des organes directeurs. En ce qui concerne les programmes, l'attention
fut appelée en 1949 sur le problème de la multiplication des activités et de leur chevauchement. A la suite des discussions sur la concentration des énergies et des ressources, le Conseil adopta, en 1950,
des critères qui devaient servir à déterminer l'ordre de priorité des activités (résolution 324 (XI)),' et il établit en 1952, dans les domaines économique et social, une liste de programmes prioritaires (résolution 451 A (XIV)). Il invita les institutions spécialisées à se concerter, par l'entremise du Comité administratif de Coordination (CAC), sur les activités
sions annuelles régulières seraient consacrées aux problèmes économiques et sociaux essentiels et que l'une d'elles porterait sur le développement et la coordination des programmes et des activités des Nations Unies dans leur ensemble. Les directeurs des institutions spécialisées furent invités à prendre une part active aux discussions du Conseil sur les programmes de l'Organisation des Nations Unies, et, au besoin, aux débats sur la situation économique et la situation sociale dans le monde.
qui présentaient un intérêt commun, avant qu'elles ne fussent soumises à une approbation, et de formuler des programmes mixtes. Lors de ces discussions, le Conseil examina les
Grâce aux nouvelles dispositions adoptées par le Conseil, il sera possible de rassembler toutes les informations que peuvent fournir les Nations Unies et les institutions spécialisées et ainsi d'examiner les programmes à la lumière des discussions communes
qui auront lieu sur chaque problème. En conséquence, l'OMS est désormais tenue de communiquer au Conseil, pour l'aider à fixer une politique et des programmes généraux, des informations pertinentes sur la situation et la politique sanitaires. L'OMS peut
buts communs à ces institutions ainsi que leurs 1 Reproduit partiellement dans Actes of. Org. mond. Santé, 32, 48
-- 113 -
114
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
être amenée, dans un proche avenir, à examiner la place qu'il y a lieu d'attribuer dans son programme aux évaluations périodiques de la situation sanitaire. Utilisation de l'énergie atomique à des fins pacifiques
de la santé publique, notamment l'emploi actuel des isotopes radio -actifs et leurs possibilités d'utilisation future dans les recherches biologiques et médicales,
pour le diagnostic et le traitement, ainsi que dans l'épidémiologie et la lutte contre les maladies. Comité administratif de Coordination
Le 4 décembre 1954, l'Assemblée générale a exprimé l'espoir qu'une agence internationale de l'énergie atomique sera créée sans retard et qu'une fois créée, celle -ci négociera un accord approprié avec
En 1954, le Comité administratif de Coordination
l'Organisation des Nations Unies ; l'agence sera chargée de faciliter l'utilisation, dans le monde entier, de l'énergie atomique à des fins pacifiques et d'encourager la coopération internationale en vue
s'est préoccupé surtout de contribuer aux travaux du Conseil Economique et Social, d'élaborer des programmes sociaux internationaux et de coordonner sa propre activité avec celle du Bureau de l'Assistance technique (voir chapitre 18).
du développement accru de l'énergie atomique et de son application pratique au profit de l'humanité. D'autre part, l'Assemblée générale a décidé qu'une conférence internationale technique se tiendra sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies, en août 1955 au plus tard, pour rechercher les moyens de développer, grâce à la coopération internationale, les
utilisations de l'énergie atomique à des fins
pacifiques et, en particulier, pour étudier le dévelop-
Pour la première fois le groupe de travail chargé de l'action à long terme en faveur de l'enfance a été saisi du problème de l'extension de l'enseignement gratuit et obligatoire, et de nouveaux échanges de vues ont eu lieu sur la question de la formation d' h personnel auxiliaire et du personnel affecté au service de la collectivité, laquelle doit être désormais résolue dans le cadre du programme d'aménagement des collectivités. En outre, le comité administratif
pement de la production de l'énergie atomique et pour examiner d'autres domaines techniques - tels que ceux de la biologie, de la médecine, de la protection contre les radiations, ainsi que de la science pure - dans lesquels la coopération internationale peut être réalisée avec le plus d'efficacité. Elle a invité tous les Etats Membres de l'Organisation des Nations Unies ou des institutions spécialisées à participer à cette conférence. Les institutions spécialisées elles -mêmes seront représentées et celles que la question intéresse le plus directement - notam-
de Coordination a poussé plus avant l'étude des institutions, ainsi que l'examen des divers programmes
programmes économiques qui intéressent plusieurs
de collaboration dans le domaine social et des
problèmes de coordination administrative. Les prin-
cipaux programmes approuvés par le CAC sont indiqués ci- après.
Programmes sociaux internationaux
Au cours de l'année, il a été décidé que les chefs des départements responsables des programmes
ment la FAO, l'UNESCO et l'OMS - collaboreront à l'organisation de cette conférence. L'OMS, pour sa part, se préoccupe depuis quelque temps déjà des conséquences que les nouveaux progrès scientifiques peuvent exercer sur son programme d'activité. Les acquisitions scientifiques récentes, par exemple les découvertes faites dans le domaine des antibiotiques et des insecticides, ont exercé une influence profonde sur les travaux de l'Organisation ; sans doute, l'on ne peut encore prédire l'effet qu'auront finalement les découvertes réalisées dans le domaine de l'énergie atomique sur les méthodes et les possibilités d'action sanitaire,
sociaux des Nations Unies, de l'OIT, de la FAO, de l'UNESCO et de l'OMS se rencontreraient chaque année pour procéder à des échanges d'informations et coordonner leurs plans en vue de l'exécution de leurs programmes. A la suite d'une offre faite par l'UNESCO lors de la réunion de 1954, on a envisagé de charger cette dernière organisation d'entreprendre l'OMS.
certaines études sociologiques pour le compte de L'OMS a participé à l'enquête internationale sur les programmes d'amélioration sociale et a également continué à collaborer aux travaux entrepris en exécution de programmes communs d'intérêt social. Enseignement gratuit et obligatoire Le groupe de travail du CAC chargé de l'action à long terme en faveur de l'enfance a examiné la place qu'il y avait lieu de réserver à l'enseignement gratuit et obligatoire dans le programme social international. Reconnaissant l'importance du rôle des écoles dans le développement économique et social, le CAC
mais il n'en est pas moins vrai que l'évolution
scientifique actuelle mérite d'être suivie de près. Compte tenu de cette situation et de la résolution adoptée par l'Assemblée générale, le Directeur général a réuni au mois de décembre 1954 un groupe
restreint d'experts internationaux. Ces spécialistes ont discuté de deux problèmes d'ordre sanitaire : 1) la protection des personnes exposées par leur travail aux radiations atomiques, l'évacuation des déchets radio -actifs, les mesures de sécurité applicables aux réacteurs nucléaires, la définition des unités radiologiques et la standardisation des substances radio -actives ; 2) l'emploi de l'énergie atomique en biologie, en médecine et dans le domaine
a exprimé l'avis qu'il incombait à l'UNESCO de rechercher la pleine et entière collaboration de toutes
les institutions intéressées en vue d'aider les gouvernements dans leurs efforts et initiatives pour développer l'enseignement gratuit et obligatoire et d'appuyer toutes les mesures prises par eux pour
COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS
115
encourager la fréquentation scolaire et améliorer la qualité de l'enseignement. Dans le cadre de ces activités, l'OMS s'est engagée à fournir, sur demande, des avis et de l'aide pour les projets relatifs au développement des services sanitaires pour les écoles et à l'enseignement de l'hygiène. Formation de personnel auxiliaire nisation des Nations Unies a consulté diverses
l'oeuvre de collaboration entreprise en Syrie et de
procéder à des évaluations de même type dans d'autres pays. Réadaptation des personnes physiquement diminuées
En 1954, au cours d'une réunion spéciale, l'Orga-
organisations intéressées sur un rapport relatif à la
formation de personnel auxiliaire, qui doit être soumis
Dans le cadre de ce programme, l'OMS a réuni, de concert avec les Nations Unies, l'OIT, l'UNESCO et deux organisations non gouvernementales, une conférence sur les appareils de prothèse (voir page 27). L'OMS a également participé à des conférences sur la réadaptation en Yougoslavie et en Italie ; elle a donné des avis techniques concernant les programIndonésie et au Venezuela avec l'assistance des
à la Commission des Questions sociales. Lors de cette consultation, un accord a été réalisé sur les principes relatifs à la formation d'auxiliaires sociaux et de travailleurs sociaux des collectivités qu'il appartiendra à chaque organisation d'appliquer dans la mesure nécessaire. Aménagement des collectivités
mes de réadaptation appliqués au Guatemala, en
Nations Unies, et elle continue de collaborer avec le FISE à des campagnes entreprises au bénéfice de l'enfance diminuée. Autres programmes sociaux communs
L'OMS a continué de participer aux consultations
L'OMS s'est fait représenter à la conférence régionale sur l'aménagement des collectivités dans l'Asie
du sud et du sud -est que les Nations Unies avait
organisée, conformément à la résolution du Conseil Economique et Social visant le programme d'action concertée dans le domaine social. Il s'agit de la
inter -institutions sur les migrations, dont l'OIT a pris l'initiative et auxquelles participe également le Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes (CIME) (voir page 28). Elle a marqué
première d'une série de conférences destinées à permettre aux gouvernements d'échanger des inforprogramme national d'aménagement des collectivités.
l'intérêt qu'elle portait aux travaux des Nations Unies en matière de logement et d'urbanisme en assistant à diverses réunions et en participant au colloque et à l'exposition que le Gouvernement de l'Inde a organisés dans ces domaines en janvier 1954.
A la demande de quelques gouvernements, le personnel de l'OMS affecté à des projets d'assainissement
Niveaux de vie. En 1954, la Commission de Statistique du Conseil Economique et Social a examiné le rapport du comité d'experts réuni en 1953 par les
ou chargé de l'établissement de services locaux de
Nations Unies, l'OIT et l'UNESCO pour procéder à la définition et à l'évaluation des niveaux de vie du
santé ou encore de l'organisation de l'éducation sanitaire a aidé à recueillir et préparer la documentation nécessaire pour cette conférence. Education de base L'OMS a détaché, en 1954, deux membres de son personnel auprès du Centre d'éducation de base pour
point de vue international. L'OMS a fourni des observations sin- le rapport de ce comité ainsi que des renseignements sur l'activité connexe de l'Organisation. Donnant suite à la recommandation de la Commission, laquelle engageait les Nations Unies et les institutions spécialisées intéressées à étudier la valeur des indicateurs statistiques proposés par les experts, ainsi qu'à vérifier l'exactitude des statistiques
les pays arabes, créé par le Gouvernement égyptien avec l'assistance de l'UNESCO. Elle s'est fait repré-
senter aux réunions du comité consultatif que ce centre a récemment constitué ; par l'intermédiaire du Bureau régional des Amériques elle est demeurée en
pertinentes, l'OMS a soumis le rapport desdits experts à son Comité d'experts des Statistiques sanitaires.
relations avec le Centre d'éducation de base pour l'Amérique latine. L'OMS a également donné des avis techniques pour l'exécution des projets nationaux d'éducation de base organisés à Ceylan et en Thaïlande avec l'assistance de l'UNESCO. Action à long terme en faveur de l'enfance
En Syrie, le Bureau régional de la Méditerranée orientale a apporté sa contribution à un essai d'évaluation des services créés en faveur de l'enfance ; cet essai fait partie d'une série de tentatives analogues, prévues dans ce programme commun. Des échanges de vues sont en cours sur la possibilité de poursuivre
Ressources hydrauliques. En 1954, le Conseil a adopté dans sa résolution 533 (XVIII) une série de recommandations visant à renforcer la collaboration technique internationale en vue de la mise en valeur et de l'utilisation des ressources hydrauliques. Lors d'une réunion inter -secrétariats ayant pour objet de coordonner les mesures envisagées dans cette résolution, l'OMS s'est intéressée au problème de la pollution des eaux courantes et de la qualité de l'eau en période de développement agricole et industriel, et à la question du danger d'épidémies résultant de la concentration de la main- d'oeuvre pendant l'exécution de projets de construction ou de l'affluence de population dans les régions récemment développées.
116
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Coordination administrative
La coordination administrative a été assurée par la participation de l'OMS aux travaux du Comité consultatif de la Fonction publique internationale, du Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires, de la Caisse commune des Pensions du Personnel et de divers comités spéciaux
Il a été fait mention plus haut, à propos du programme social international, d'un grand nombre d'activités que l'OMS et les Nations Unies poursuivent en collaboration dans le domaine social. En Europe, l'OMS a participé à plusieurs réunions techniques organisées par les Nations Unies dans le domaine général de l'assistance sociale et, en particulier, de la protection de l'enfance. Les deux organisations collaborent également à l'exécution en Birmanie et en Thaïlande de projets d'hygiène de la
réunis pour étudier des problèmes administratifs d'intérêt commun En 1954, l'OMS a été saisie du rapport établi par le Comité consultatif de la Fonction publique internationale sur les normes de conduite requises des fonctionnaires internationaux, rapport qui doit être distribué à tous les membres du personnel. Le Comité administratif de Coordination
maternité et de l'enfance auxquels elles accordent toutes deux leur assistance. L'OMS a continué à coopérer avec l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de
a demandé au Comité consultatif de la Fonction
publique internationale d'entreprendre, en 1955, une étude sur les problèmes que pose aux fonctionnaires internationaux l'éducation de leurs enfants. Pendant l'année écoulée également, un représentant de l'OMS
(UNRWA), l'Agence des Nations Unies pour le Relèvement de la Corée (UNKRA) et le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés.
Palestine
dans
le
Proche -Orient
a assisté à une réunion extraordinaire du Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires, afin de définir le mandat d'un comité d'experts qui se réunira au début de 1955 pour étudier certains aspects de la rémunération des membres du personnel appartenant à la catégorie dite professionnelle.
Il est rendu compte dans le présent rapport des mesures d'ordre sanitaire prises en liaison avec l'UNRWA (voir page 28). Des fournitures médicales
ont été procurées à l'UNKRA (voir page
51).
Enfin, sur la demande du Haut -Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, l'OMS a entrepris une étude pilote sur la santé mentale des enfants qui vivent en Europe dans des camps de réfugiés.
FISE Collaboration avec d'autres organismes des Nations Unies
A la suite de demandes émanant soit du Comité des Renseignements relatifs aux Territoires non autonomes, soit du Conseil de Tutelle, l'OMS a intensifié sa collaboration avec ces doux organismes.
Elle a fait rapport sur des projets exécutés avec son
d'hygiène de la maternité et de l'enfance exécutés en commun par le FISE et l'OMS ont servi de base à la création de services de santé (voir page 18). Le FISE accroît l'aide dont il fait bénéficier les projets d'assainissement et, en particulier, les programmes de distribution de lait pur qu'élabore le groupe de travail FAO /FISE /OMS du lait et des produits laitiers (voir pages 13 et 32). Le Directeur général est actuellement représenté
En 1954, un certain nombre de programmes
assistance dans ces territoires et elle a étudié de manière assez détaillée les questions sanitaires traitées
dans les rapports qui sont parvenus au Conseil de Tutelle.
au Comité consultatif du Centre international de l'Enfance. L'OMS continue de tirer parti des ressources offertes par le Centre en matière de formation professionnelle et collabore avec lui à l'exécution de
Il est rendu compte aux chapitres 5 et 6 du présent rapport de la collaboration continue avec les Nations
Unies tant en matière de réunion et de publication de statistiques que dans le domaine des drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie. La première
certains programmes techniques (voir page 23 et chapitre 14). La Septième Assemblée Mondiale de la Santé a confirmé le principe suivant lequel l'OMS devrait, dans les limites de ses ressources financières, assumer
d'une série d'études techniques entreprises en collaboration, à la demande du Conseil dans sa résolution 505 C (XVI), et traitant de l'effet toxicomanogène de substances synthétiques à effet morphinique, commencées.
a été achevée en 1954 par les Nations Unies et l'OMS et a été publiée.' D'autres études ont été L'OMS a collaboré avec la Commission des Transports et des Communications et avec la Com-
la responsabilité d'engager le personnel technique nécessaire aux activités communes. Elle a de plus décidé que l'OMS devait continuer à exécuter un programme de santé publique bien équilibré et elle
a prié le Directeur général de n'inclure dans les programmes futurs d'activités conjointes
FISE/
mission économique pour l'Europe à des études techniques sur le transport des marchandises dangereuses (voir page 32).
OMS que les projets pour lesquels il sera assuré de pouvoir rémunérer le personnel technique engagé par l'Organisation. En vertu de cette résolution, les directeurs du FISE et de l'OMS ont examiné ensemble
'
Bull. Org. mond. Santé, 1954, 10, 1003
les conditions dans lesquelles certains projets pouvaient être exécutés si les fonds exigés dépassaient les ressources habituelles de l'OMS.
COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS
117
Dans l'intervalle, pour certains des projets entrepris (énumérés dans la Partie IV) le FISE a continué de rembourser à l'OMS les dépenses occasionnées par l'envoi de personnel technique (voir page 58). Collaboration avec diverses institutions spécialisées
OIT
Le rapport du Directeur général sur les mesures destinées à renforcer l'action entreprise dans le domaine de la médecine du travail a été approuvé en 1954 par les organes directeurs de l'OIT et de l'OMS (voir page 27). Les travaux en commun sur les normes internationales se poursuivent et la collaboration se fait plus étroite dans le domaine des études techniques et pour les projets d'assistance aux gouvernements. Le Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens
de l'UNESCO, et les deux organisations, désireuses d'apporter leur appui aux recherches sur le cancer, sont tombées d'accord sur la relation qui existe entre les travaux que poursuit l'OMS en vue de coordonner les recherches sur cette maladie et les travaux internationaux entrepris par l'UNESCO dans le domaine de la recherche fondamentale sur la croissance cellulaire et les problèmes connexes. L'exécution de nombreux autres programmes de l'OMS a également fait l'objet d'une collaboration étroite avec l'UNESCO ; il en a été ainsi en matière d'enseignement professionnel et technique (voir
chapitre 4), d'éducation sanitaire de la population (page 26) et d'hygiène scolaire (page 23). L'OMS s'est fait représenter aux séances du Comité consultatif de l'UNESCO pour les Recherches sur la Zone aride, ainsi qu'à deux conférences régionales de l'UNESCO consacrées à l'enseignement des sciences sociales.
de Mer s'est réuni en 1954. Il a été décidé que l'activité de la Commission internationale antivénérienne du Rhin, aux travaux
Autres institutions spécialisées
de laquelle l'OIT et l'OMS ont collaboré, serait
prise en charge par les gouvernements participants, dans le cadre de leurs programmes normaux de soins médicaux et de sécurité sociale. L'OMS a pris part à la mission d'enquête sur les populations indigènes des Hautes Andes organisée par les Nations Unies, l'OIT et l'UNESCO. FAO
L'OACI a apporté une contribution de valeur aux travaux du Comité de la Quarantaine internationale de l'OMS, en 1954, et les deux organisations préparent en collaboration un manuel sur la salubrité des aéroports. A la demande de l'UPU, un groupe
de travail formé de représentants de l'OIT et de l'OMS a été constitué ; ce groupe formulera des avis sur les risques professionnels auxquels sont exposés les fonctionnaires postaux (page 27). Organisations non gouvernementales
dans les domaines de la nutrition, de l'hygiène alimentaire et de la lutte contre les maladies animales
La préparation et l'exécution des travaux entrepris
transmissibles à l'homme font partie intégrante du programme d'action commune avec la FAO ; ces activités sont décrites aux chapitres 1 et 2. Deux comités mixtes d'experts se sont réunis en 1954: l'un s'est occupé de nutrition et l'autre de la salubrité des viandes. Il a déjà été question plus haut du groupe de travail inter -secrétariats du lait et des produits laitiers composé de fonctionnaires du FISE,
de la FAO et de l'OMS ; d'autre part, la FAO
a été consultée à propos d'une étude sur la préparation de composts de déchets organiques en vue de l'évacuation hygiénique de ces produits et de l'amendement des terres (voir page 31). Les travaux relatifs aux préparations internationales de référence pour plusieurs substances biologiques utilisées en médecine
Organisations non gouvernementales admises aux relations officielles avec l'OMS En 1954, lors de la treizième session du Conseil Exécutif, trois organisations non gouvernementales - le Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales, l'Association internationale des Femmes Médecins et l'Union OSE ont été admises aux relations officielles avec l'OMS. Onze autres demandes avaient été présentées : les unes ont été rejetées et les autres ont été renvoyées pour examen à la quinzième session du Conseil. Après avoir procédé à l'examen bisannuel concernant vingt -sept organisations non gouvernementales déjà admises aux relations officielles, le Conseil, sur
vétérinaire (voir pages 12 et 46) ont été exécutés, suivant l'usage, de concert avec la FAO et l'Office international des Epizooties. UNESCO
la recommandation de son Comité permanent des Organisations non gouvernementales, a décidé de maintenir les relations officielles avec vingt -cinq d'entre elles. Dans l'attente de renseignements complémentaires, il a ajourné jusqu'à sa quinzième session l'examen des relations avec les deux autres organisations.
Il a déjà été fait mention de la collaboration qui s'est instituée avec l'UNESCO dans le domaine de l'éducation de base et à propos du développement de l'enseignement gratuit et obligatoire. dans le programme des sciences exactes et naturelles
L'OMS a participé à la première réunion du Comité consultatif international de la recherche
Comme précédemment, toutes les organisations non gouvernementales admises aux relations officielles ont été invitées à se faire représenter à la Septième Assemblée Mondiale de la Santé, à la treizième et à la quatorzième sessions du Conseil Exécutif et à toutes les sessions des comités régionaux.
118
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Nous donnons ci- après des indications succinctes
sur l'état des relations avec quelques -unes de ces organisations. Le Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales (CIOMS) (voir également page 36)
assistantes sociales et autres collaborateurs des services de santé publique, venant de quatorze pays. Le colloque a été ouvert par le Directeur général ;
a procédé à une analyse critique de l'utilité et des possibilités qu'offrent les grands congrès internationaux et autres réunions scientifiques. Il a continué
à subventionner, en
1954,
divers congrès inter-
nationaux et il a patronné deux réunions de moindre importance organisées sous ses propres auspices : un symposium sur le glaucome, qui a eu lieu au Canada à l'occasion du XVIIe Congrès international d'Ophthalmologie ; une réunion des représentants des conseils et instituts nationaux de recherche, tenue à
au programme figuraient des causeries sur toute une série de problèmes sanitaires, faites par divers membres du personnel de l'OMS attachés soit au Siège, soit aux bureaux régionaux. Parmi les autres réunions patronnées par la Fédération, il convient de mentionner : un colloque régional pour le Pacifique sur l'enseignement relatif aux Nations Unies et sur l'éducation pour la compréhension internationale, qui a eu lieu à Manille et au cours duquel un représentant de l'OMS a prononcé une allocution ; un colloque sur l'organisation internationale et les problèmes sanitaires, réuni à Milan sur l'initiative de l'Association italienne pour les Nations Unies et au cours duquel un haut fonction-
Londres, qui a mis à l'étude le recrutement et la formation du personnel de recherche, ainsi que l'appui qui doit lui être accordé (voir également page 36).
naire des services nationaux de santé a fait un rence sur la santé mondiale, à laquelle l'OMS et cinquante -sept médecins venant de vingt pays diffé-
La Fédération dentaire internationale a envoyé deux représentants pour participer aux travaux du groupe consultatif sur l'hygiène dentaire convoqué par l'OMS au mois de septembre (voir page 28). De
exposé ; enfin, organisée à Bad Gastein par l'Association autrichienne pour les Nations Unies, une confé-
rents ont pris part. Par l'entremise de ses asso-
son côté, l'OMS a amorcé une collaboration avec la Fédération en vue de réunir des données sur l'enseignement professionnel de la médecine dentaire.
Le Conseil international des Infirmières, qui a bénéficié d'une subvention de l'OMS, a entrepris une étude sur les principes pédagogiques applicables
à l'enseignement infirmier et sur le rôle de l'école d'infirmières dans la préparation d'un personnel appelé à assumer des responsabilités croissantes en raison de l'évolution survenue dans la pratique de la médecine et de l'hygiène publique. Les deux rapports publiés par le Conseil sur une précédente étude sont résumés à la page 25. Le Conseil a également
ciations membres, la Fédération a contribué d'une manière remarquable à la célébration de la Journée mondiale de la Santé, notamment en Australie, en Autriche, en Grèce, à Hong -kong, en Israël et dans la Nigeria. C'est à l'Association britannique que l'on est en grande partie redevable des dispositions prises en vue de la réunion qui s'est tenue au Royal College of Nursing, à Londres, à l'occasion de la Journée mondiale de la Santé. L'Association médicale mondiale a continué de collaborer avec l'OMS en vue de la mise au point de la Pharmacopoea Internationalis. Lors des sessions de son Conseil et de son Assemblée générale, qui se
aidé à réunir une documentation sur infirmiers psychiatriques.
les soins
L'OMS a accordé une subvention de $6000 à l'Association internationale de Pédiatrie pour une
sont tenues respectivement à Zurich au mois d'avril et à Rome au mois de septembre, on a pu constater l'intérêt croissant que suscitèrent les questions
d'enseignement médical, de médecine du travail et de législation médicale internationale. L'OMS a été représentée à des réunions tenues par les trois organisations admises cette année aux relations officielles : 1) au Ve Congrès du Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales, qui s'est tenu à Québec en septem-
de l'Europe occidentale avec lesquels l'OMS est activement en rapport et, autant que possible, dans certains pays d'autres parties du monde. Cette étude, qui a débuté l'an dernier, est les pays
enquête sur l'enseignement de la pédiatrie dans tous
décrite à la page 23. A la demande de l'Association internationale des
Sociétés de Microbiologie (antérieurement Association internationale des Microbiologistes), l'OMS a établi en 1954, deux centres internationaux des shigellae (voir page 47) et a continué de se documenter sur les moyens de faciliter la transmission des matières biologiques par voie postale.
bre et pendant lequel le Conseil général de cette organisation s'est réuni pour examiner les moyens de collaborer avec l'OMS ; 2) à la séance inaugurale du Vlle Congrès de l'Association internationale des Femmes Médecins, qui s'est tenu en Italie en septembre ; 3) aux réunions de l'Union OSE, qui a organisé sa propre conférence mondiale ainsi qu'une conférence sur l'étude des problèmes sanitaires
Les relations avec la Fédération mondiale des
Associations pour les Nations Unies (FMANU) se sont renforcées au cours de l'année. Le sixième col-
loque sur la santé mondiale organisé par cette - médecins, étudiants en médecine, infirmières,
Fédération a eu lieu pendant les deux premières semaines de la Septième Assemblée Mondiale de la Santé ; il a été suivi par quarante -huit participants
parmi les populations juives et le rôle qu'elle est appelée à jouer dans ce domaine ; ces réunions ont eu lieu à Paris au mois de juillet. Des contacts analogues ont été maintenus avec la quasi -totalité des autres organisations non gouvernementales admises aux relations officielles (la liste complète en est donnée à l'annexe 6).
COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS
119
Plusieurs organisations non gouvernementales se sont fait représenter ou ont participé aux réunions convoquées par l'OMS ; elles ont collaboré au choix de personnalités inscrites aux tableaux d'experts ou de consultants ; elles ont donné ou demandé des avis techniques ; elles ont enfin procédé à des consultations en vue d'activités futures qui pourraient être entreprises en commun. Organisations non gouvernementales non admises aux relations officielles Quelques organisations non gouvernementales
Normalisation (ISO), l'Union internationale pour l'Education sanitaire de la Population, la Confédération mondiale de Physiothérapie, la Société internationale de Pathologie géographique, l'Association internationale de Gérontologie, l'Association internationale des Universités, la Fédération internationale
de Laiterie, l'Organisation internationale contre le Trachome, la Société internationale de Criminologie, l'Union internationale des Architectes, la Commission permanente des Congrès de Médecine vétérinaire, l'Association scientifique du Pacifique et la Fédération mondiale des Anciens Combattants. Autres organisations La collaboration de l'OMS avec des organisations
pour collaborer avec ces organisations se sont révélées d'une grande utilité. A cet égard il y a lieu de mentionner les travaux effectués en 1954 par la Fédération internationale des Associations des Etudiants en Médecine, la Société internationale d'Hydatidologie, la Société internationale de Transfusion sanguine, l'Organisation internationale de
avec lesquelles l'OMS n'entretient pas de relations officielles ont néanmoins apporté une contribution à ses activités ; très souvent, les dispositions prises
telles que la Fondation Rockefeller, la Fondation Kellogg et la CARE s'est poursuivie ; il en est fait mention, lorsqu'il y a lieu, à d'autres endroits du présent rapport. La collaboration de ces organisations à des projets déterminés est indiquée dans la liste de la Partie IV.
CHAPITRE 18
PROGRAMME ÉLARGI D'ASSISTANCE TECHNIQUE EN VUE DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE Les ressources financières disponibles pour la quatrième période des activités entreprises au titre du programme élargi d'assistance technique en vue du développement économique ont été, en 1954, encore inférieures aux prévisions. Toutefois, en ralentissant le rythme des travaux, et en recourant même pendant quelque temps aux prêts consentis par le Bureau de l'Assistance technique, l'OMS est parvenue à exécuter son programme sans avoir à le remanier outre mesure, à assurer la continuation des projets en cours conformément aux plans établis moitié de 1953 et exprimé l'espoir que ces éléments importants du programme continueraient à recevoir
à l'avenir toute l'attention qu'ils méritent ; c) a insisté sur l'importance de l'analyse critique du programme effectuée par les institutions participantes, du double point de vue de son efficacité et de son influence sur le développement économique ; il a mis en garde contre le danger de conceptions trop théoriques et a déclaré que le coût des activités
et à entreprendre dans certains cas des projets nouveaux pour tenir compte de demandes partiEn décembre 1954, 128 projets bénéficiant de
d) a préconisé à nouveau que les organisations mation professionnelle, à l'aide des comités nationaux
de ce genre doit être maintenu à un niveau minimum ;
participantes aient recours, dans le recrutement des experts et dans l'organisation de colloques de ford'assistance technique ; et enfin, e) a noté avec satisfaction que le Bureau de l'Assistance technique et les organisations participantes sont parvenus
culièrement urgentes.
l'aide de l'OMS étaient en cours d'exécution au titre du programme élargi, contre 121 à la fin de 1953. D'autre part, 26 projets ont été achevés au cours de l'année et 39 projets nouveaux ont été commencés (y
à réduire leurs frais d'administration et les autres dépenses indirectes se rapportant à l'exécution du programme, en exprimant l'espoir que l'on s'efforcera de les comprimer davantage encore. Dispositions financières en 1954
compris
les
projets
entrepris
d'accord avec les gouvernements pour utiliser cer-
taines devises non convertibles), contre 34 et 9
respectivement en 1953. L'OMS a engagé, au titre du programme élargi d'assistance technique, 126 experts de trente nationalités différentes, contre 150 en 1953. En décembre 1954, 225 experts
Lors de la Quatrième Conférence de l'Assistance technique, qui s'est tenue du 12 au 13 novembre 1953,
au total (contre 239 en 1953), venus de 36 pays différents, participaient aux travaux de l'Organisation
dans 51 pays et territoires. En 1954, 217 bourses d'études (contre 238 en 1953) ont été attribuées à des candidats originaires de 50 pays et territoires, et 142 boursiers ont terminé leurs études durant l'année.
60 gouvernements s'étaient engagés à verser, pour le programme de 1954, des contributions s'élevant au total de US $23 617 000 ; au 30 novembre 1954, les promesses faites par 73 gouvernements représentaient un total de US $25 342 044.
L'activité déployée par l'OMS au titre du programme d'assistance technique est restée dans ses grandes lignes à peu près la même qu'en 1953. On s'est toutefois efforcé d'accorder plus d'importance encore à la formation professionnelle et aux projets de nature à influer le plus favorablement sur l'évolution économique et sociale. En procédant à l'examen du sixième rapport annuel
du montant des contributions promises dont le paiement pourrait être raisonnablement envisagé durant les six premiers mois, a fixé à douze millions de dollars le « plafond des obligations contractées »
Le Bureau de l'Assistance technique, tenant compte
pour toutes les opérations relatives au programme jusqu'au 30 juin 1954. Il en est résulté que l'OMS a
pu disposer d'une somme de $2 752 207 - comprenant le solde reporté de 1953, laissé à la disposition
du Bureau de l'Assistance technique, le Comité de l'Assistance technique a) a insisté sur l'opportunité de réserver aux projets les plus importants les ressources limitées dont on dispose ; b) a constaté la diminution du nombre de bourses d'études attribuées et des dépenses afférentes aux envois de fournitures et de matériel ; il a toutefois admis que ces réductions étaient dues principalement aux difficultés financières rencontrées durant la deuxième
de l'Organisation - alors que le coût total du programme bénéficiant de l'aide de l'OMS pour 1954 et approuvé par le Bureau de l'Assistance technique
s'élevait, pour l'année en question, à $4 491 000. Cette situation a été soumise au Conseil Exécutif et à la Septième Assemblée Mondiale de la Santé ; celle -ci a autorisé le Directeur général à aménager le programme de manière à assurer la continuation de tous les projets et activités en cours et à entre-
- 120 -
PROGRAMME ÉLARGI D'ASSISTANCE TECHNIQUE EN VUE DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
121
prendre ceux qui faisaient l'objet de plans très poussés (ou partie intégrante de programmes divisés en étapes). Ce résultat a été obtenu 1) en transférant au budget ordinaire certains projets d'assistance
l'année du programme, de façon que l'on n'ait pas à annuler, par suite du manque de fonds, des projets précédemment approuvés ; des sommes supplé-
technique en cours et en ajournant l'exécution de projets nouveaux ; 2) en demandant au FISE de prendre à sa charge les dépenses afférentes à certains projets communs ; 3) en réalisant le maximum d'économies sur l'ensemble du programme, et 4) en obtenant, sur les fonds de l'assistance technique, une avance remboursable sur les sommes qui seraient ultérieurement allouées à l'OMS en 1954.
mentaires seront affectées dans la mesure où le paiement des contributions promises le justifierait ; à partir du moment où le fonds de roulement et de réserve aura été entièrement constitué, chacune des organisations participantes limitera ses engagements contractuels anticipés, majorés des obligations relatives à toute opération de liquidation, au montant de sa quote -part à ce fonds ; le fonds spécial de
réserve sera établi comme fonds de roulement et
Grâce à la rentrée progressive des contributions promises par les gouvernements, la situation financière s'est améliorée et, dans le courant de l'année,
le Bureau de l'Assistance technique s'est vu en mesure de porter le « plafond des obligations contractées » de douze millions de dollars à quatorze millions et demi en mars, à dix -sept millions en mai et, finale-
de réserve, son montant sera accru de façon à atteindre normalement les 50 % du total des contributions promises pour l'année précédente et les sommes nécessaires à cet effet seront prélevées sur les contributions qui doivent être versées en 1955 et 1956 et
dont le montant total a été provisoirement fixé à
ment, à dix-huit millions, pour l'ensemble des opérations de 1954. En conséquence, la part de l'OMS sur ces fonds a été finalement portée de $2 337 500 à $3 552 575. II a été possible pour cette raison d'accroître le rythme des opérations durant la veau avec les fonds de l'assistance technique quelques -
deuxième partie de l'année et de financer de nouuns des projets qu'il avait fallu transférer précédemment au budget ordinaire.
douze millions de dollars ; en attendant que le fonds de roulement et de réserve soit entièrement constitué, chaque organisation participante limitera ses engagements contractuels anticipés, majorés des obligations relatives à toute opération de liquidation, au montant de sa quote -part des douze millions de dollars. Cette procédure a été approuvée par l'Assemblée générale
sur la recommandation formulée par le Conseil Economique et Social dans sa résolution 521 (XVII).
Dispositions réglementaires
Règles d'allocation des fonds L'un des faits les plus importants de l'année a été l'approbation, par l'Assemblée générale, d'une
Financement futur du programme
Le Comité de l'Assistance technique, qui a reconnu, comme on le sait, la nécessité d'obtenir un appui financier plus stable pour garantir une action à long terme, a revisé en 1953 les règles financières appliquées au programme. Lors de sa session de janvier 1954, le Conseil Exécutif a décidé qu'en raison des fluctuations annuelles du montant disponible au titre de l'assistance technique et pour sauvegarder l'exécution du programme, les fonds nécessaires pour mener à terme tout projet envisagé devront être disponibles et lui être affectés avant gouvernement intéressé. Le Comité de l'Assistance
recommandation du Comité de l'Assistance technique adoptée par le Conseil Economique et Social et tendant à amender à nouveau la résolution 222 (IV),
telle qu'elle avait été modifiée par la résolution
433 (XIV), de manière à assurer un contrôle intergouvernemental plus strict. Après avoir examiné, lors de sa dix -huitième session
tenue en juillet, un rapport du Comité de l'Assistance
technique, ainsi qu'un rapport spécial du Comité administratif de Coordination énonçant un certain nombre de considérations fondamentales sur l'administration financière du programme, le Conseil
que celui -ci ne fasse l'objet d'un accord avec le technique a admis, lors de sa session de mars, la nécessité de renforcer la sécurité financière. Estimant toutefois que les mesures propres à donner la sécurité
Economique et Social a adopté à l'unanimité la
résolution 542 B (XVIII) qui modifie notablement les
règles de gestion du programme et d'allocation des fonds.
Cette résolution prévoit qu'en 1956 et les années suivantes, le programme d'assistance technique sera
intégrale préconisée par le Conseil Exécutif pour-
raient avoir une répercussion sur l'exécution du programme, il s'est borné à approuver les règles suivantes, considérées comme un compromis satisfaisant : chaque organisation participante veillera à ce que les dépenses engagées par elle ne dépassent à aucun moment le montant des fonds qui lui ont été affectés par le Bureau de l'Assistance technique ; pour chaque exercice, ces fonds seront affectés à contributions susceptibles d'être versées durant
établi à l'échelon national par le gouvernement intéressé, en consultation avec le représentant du Bureau de l'Assistance technique et compte tenu
des chiffres fixés par ce Bureau pour chaque pays. Les organisations participantes devront, comme par le passé, apporter leur concours aux services gou-
vernementaux compétents pour la mise au point
l'origine d'après l'évaluation la plus prudente des
technique des divers projets. La résolution prévoit, d'autre part, que le Comité de l'Assistance technique examinera et approuvera le programme d'ensemble, à dater de celui de 1956,
122
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
en fonction de l'intérêt qu'il présente pour le développement économique ; lors de cet examen, le Comité ne s'occupera ni des aspects techniques du programme ni des allocations de fonds aux pays,
projets, à la Partie IV, des exemples concrets de projets entrepris en commun à l'aide de fonds d'assistance technique provenant de sources diverses.
mais des priorités à établir dans le programme
d'ensemble, de l'évaluation des projets et des rapports entre les différents éléments du programme. Tout engagement de dépenses pour l'exécution du programme sera subordonné à l'approbation préalable du Comité. Le Comité autorisera, d'autre part, l'allocation à chaque organisation participante de fonds proportionnels à sa participation à l'ensemble du programme approuvé ; toutefois, pour éviter des fluctuations trop importantes, les sommes allouées à chaque organisation ne seront pas inférieures à 85 % de la part qui lui a été allouée pour l'exercice en cours.
Plans pour 1955 A sa dix -huitième session, le Conseil Economique
et Social a examiné le programme pour 1954 que
Il n'a pas fixé, sur le plan financier, de montant déterminé pour 1955, mais a insisté auprès des gouvernements participant au programme élargi pour qu'ils maintiennent et même augmentent l'aide dont ils font bénéficier celui -ci. Lors de la Cinquième Conférence de l'Assistance
lui avait soumis le Bureau de l'Assistance technique.
technique, qui s'est tenue le 26 novembre 1954, 56 pays ont promis de verser des contributions pour un total de $12 264 136. Nouveau régime relatif aux dépenses locales et exemptions
Ainsi donc, pour le programme de 1956 et des années suivantes, les fonds du programme élargi d'assistance technique ne seront plus alloués aux organisations participantes en fonction de pourcentages fixes, comme en avait décidé précédemment le Conseil Economique et Social dans la résolution 222 (IX). Le montant des sommes qui, conformément à ce nouveau système, seront allouées à l'OMS en 1956
A la date du 31 décembre 1954, 61 gouvernements
avaient approuvé l'application du nouveau régime relatif aux dépenses locales. Le Bureau de l'Assistance
technique a examiné, durant l'année, la question des « exemptions en faveur d'un pays » - lesquelles dispensent un pays du paiement des dépenses locales pour la totalité des projets d'assistance technique et celle des « exemptions valables pour un projet »
et les années suivantes dépendra donc de la place réservée aux activités sanitaires dans les programmes nationaux coordonnés des divers gouvernements (mais elle ne sera pas inférieure à 85 % des sommes qui
lui ont été allouées l'année précédente). Il importe donc plus que jamais que les administrations sanitaires nationales des pays bénéficiaires veillent à ce que les activités sanitaires reçoivent l'attention qu'elles méritent dans l'ensemble des plans économiques et sociaux de leur pays. Collaboration à d'autres programmes d'assistance technique
qui ne s'appliquent qu'à certains projets pour
l'exécution desquels les gouvernements fournissent
La collaboration plus étroite et plus féconde qui s'est instituée durant l'année avec les administrations responsables d'autres programmes d'assistance technique constitue un fait particulièrement encourageant. Les prises de contact qui avaient déjà eu lieu et les arrangements conclus à titre officieux avec d'autres
déjà un personnel nombreux et d'autres services. Le Bureau a décidé de fixer des critères uniformes pour l'octroi d'exemptions en faveur d'un pays ; il a estimé, par contre, que les critères admis pour les exemptions valables pour un projet ont cessé d'être applicables en raison de l'introduction du nouveau système régissant les dépenses locales, et qu'il n'y aurait plus lieu d'accorder normalement ces dernières exemptions. Toutefois, l'OMS a fait remarquer que, même après l'entrée en vigueur du nouveau système, le Comité de l'Assistance technique avait autorisé, dans des circonstances exceptionnelles,
l'octroi d'exemptions de cette nature. En attendant l'Assistance technique, toutes les exemptions pré-
que la question soit tranchée par le Comité de cédemment accordées à des pays ou pour des projets déterminés ont été prorogées jusqu'au 30 juin 1955.
institutions ont frayé la voie à l'établissement de relations de travail efficaces dans les pays recevant une aide sanitaire substantielle provenant d'autres sources, en particulier du Plan de Colombo et de la Foreign Operations Administration des Etats -Unis
Entre temps, aucune exemption nouvelle ne sera accordée pour des projets particuliers. Evaluation
d'Amérique (FOA). La coordination, à l'échelon supérieur, avec la FOA a été facilitée par deux réunions que son Directeur et les principaux collaborateurs de celui -ci ont tenues avec les membres du Bureau de l'Assistance technique et avec des représentants des organisations participantes. De nouveaux efforts ont été déployés en 1954 en vue d'améliorer la coordination des travaux entrepris dans les pays, de manière à éviter les doubles emplois
Après avoir examiné le rapport du Bureau de l'Assistance technique sur les méthodes d'évaluation
en usage dans les diverses organisations participantes, et considérant que la période initiale d'étude
dans l'application du programme élargi est à peu près close, le Comité de l'Assistance technique a estimé que le moment était venu de tenter d'évaluer l'efficacité
dans le programme. On trouvera dans la liste de
et les résultats du programme et son
PROGRAMME ÉLARGI D'ASSISTANCE TECHNIQUE EN VUE DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
123
influence sur le développement économique. Il a constitué un groupe de travail de onze membres, chargé d'apprécier les résultats du programme. Le devrait non pas s'inspirer de considérations théoComité a été unanime à penser que cette évaluation riques, mais avoir un caractère essentiellement pratique et se fonder principalement sur les vues des gouvernements bénéficiaires. D'autre part, le groupe de travail mettra pleinement à profit les travaux du Bureau de l'Assistance technique pour évaluer l'ensemble du programme ou ses divers éléments, ainsi que l'expérience acquise à cet égard par les organisations participantes ; il tiendra compte enfin des méthodes mises au point par celles -ci. sistance technique a décidé qu'aucune dépense
titre du programme élargi soient recrutés par leur intermédiaire. Etant donné que les sources et les modes actuels de recrutement, qui résultent d'une expérience de cinq années, sont particulièrement adaptés au fonctionnement décentralisé de l'Organisation et au caractère hautement technique et spé-
cialisé de son personnel, le Conseil Exécutif a été d'avis que le système actuel de recrutement et de sélection du personnel affecté aux projets convient aux besoins de l'Organisation (résolution EB13.R43).
La troisième conférence des comités nationaux des pays européens, qui s'est tenue à Rome au mois de septembre, avec la participation de vingt pays, a noté avec satisfaction que quelques -unes des institutions spécialisées avaient pris les mesures nécessaires pour se conformer aux conclusions de la précédente conférence, tenue en septembre 1953 ; elle a exprimé l'espoir que l'Assemblée Mondiale de
En entreprenant cette étude, le Comité de l'As-
nouvelle ne devrait être envisagée au stade actuel. Comités nationaux européens
la Santé consentirait à réexaminer les moyens de donner effet à ces conclusions, nonobstant la résolution du Conseil Exécutif. L'attention de la conférence a été, cette fois encore, appelée sur l'aspect technique des travaux des experts
Lors de sa treizième session, le Conseil Exécutif a été saisi d'un rapport complet sur les deux premières réunions des comités nationaux des pays européens. Le Conseil a pris connaissance du point de vue des comités nationaux en ce qui concerne les méthodes de recrutement, ainsi que des recommandations qu'ils ont présentées afin que les experts engagés au
de l'OMS et sur les dispositions constitutionnelles de l'Organisation. Certains délégués ont fait savoir qu'ils se réservaient de porter la question devant l'Assemblée Mondiale de la Santé.
PARTIE IV
LISTE DES PROJETS
PROJETS EN COURS D'EXÉCUTION EN 1954 Cette partie du Rapport contient une liste des projets signalés comme ayant été en cours d'exécution pendant tout ou partie de l'année 1954, et pour lesquels l'OMS prête assistance aux gouvernements en leur procurant du personnel, des fournitures, ou en leur donnant des avis techniques. Un certain nombre de projets du FISE, qui ont bénéficié des avis techniques de l'OMS, ne sont pas décrits dans la présente liste et les bour-
ses n'y figurent que lorsqu'elles font partie de programmes plus étendus. (On trouvera à l'annexe 11 des tableaux indiquant les bourses attribuées au cours de l'année et les sujets d'études.) La présente liste est beaucoup plus détaillée que celle du Rapport annuel de 1953. On s'est efforcé, cette année encore, de dresser un bilan sommaire de certains des projets terminés. Ce travail a été facilité par le système d'évaluation élaboré en 1953, appliqué à titre expérimental à un certain nombre de projets en 1954, et auquel l'Organisation recourra désormais lorsqu'il s'agira d'établir les plans de projets d'assistance aux gouvernements, de les exécuter et d'en évaluer les résultats. Toutefois, il n'a pas encore été possible d'appliquer le système en question à tous les projets compris dans la liste ci- dessous. Il convient d'ailleurs d'appeler de
nouveau l'attention sur la difficulté d'évaluer les résultats de certaines catégories de projets, aussitôt que l'aide internationale prend fin, car il arrive fréquemment que leur effet ne se fasse pleinement sentir qu'après plusieurs années. Les projets portent un numéro de série et sont de nouveau groupés d'après les six Régions de l'OMS : Afrique, Amériques, Asie du Sud -Est, Europe, Méditerranée orientale et Pacifique occidental. Les projets qui intéressent plusieurs pays d'une même Région viennent en premier et sont désignés par les abréviations « AFRO », « AMRO », « SEARO », « EURO », « EMRO » ou « WPRO ». Les autres projets suivent dans l'ordre alphabétique des pays. Les projets inter -régionaux apparaissent en fin de liste. Dans la première colonne intitulée « No du projet, origine des fonds, organisations participantes », l'abréviation « B » désigne le budget ordinaire de l'OMS ; les initiales « AT » désignent les fonds de l'assistance technique et les initiales «FISE» le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance. Les noms des autres organisations participantes, qu'elles aient ou non prêté un appui financier, sont indiqués entre parenthèses. Lorsque le FISE a non seulement envoyé des fournitures mais remboursé les frais du personnel employé, il est fait mention de ce point dans la description du projet. Dans la deuxième colonne sont indiquées les dates de commencement et d'achèvement des projets terminés pendant l'année. On considère que l'exécution d'un projet dans un pays a commencé lorsqu'un membre de rang supérieur de l'équipe internationale est arrivé sur place, ou, s'il n'a pas été fourni de personnel, lorsque les fournitures sont parvenues à destination. Le projet est censé avoir pris fin lorsque le personnel international est retiré.
Comme il s'agit de projets gouvernementaux, leur objet qui, dans la plupart des cas, est brièvement spécifié immédiatement au- dessous du titre, dans la troisième colonne, est celui -là même que vise le gouvernement lorsqu'il décide d'exécuter un projet, quelle que soit l'importance de l'aide prêtée par l'OMS.
AFRIQUE N. du projet Origine des fonds Organisations participantes -
Dates
Description
AFRO 8 B
oct. 1954
Conférence sur l'onchocercose, Léopoldville Objet. Etudier la fréquence et l'épidémiologie de l'onchocercose africaine ainsi que ses répercussions sociales et économiques. Cette conférence, organisée par le Bureau régional et le Siège, a réuni des experts
venant de diverses parties de la Région, des Amériques et de l'Europe, ainsi que des experts d'organisations non gouvernementales. Pour plus de détails, voir pages 16 et 65.
- 127 -
128 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Dates Description
AFRO Si B
oct. 1953-
mars 1954
Enquête sur la tuberculose Objet. Déterminer la répartition et la fréquence de la tuberculose dans la Région, en vue d'un programme de lutte contre cette maladie. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Deux consultants. Travail accompli. Les deux consultants ont visité presque tous les pays de la Région, y compris les ?les de l'océan Indien ; l'un d'eux a dirigé une enquête dans l'ouest et le centre de l'Afrique, et son collègue dans le sud et l'est. Faisant suite à cette enquête, un projet était en préparation à la fin de 1954 pour le Bechuanaland et on prévoit l'engagement d'un consultant pour les examens radio -
photographiques en série. Des projets étaient également en préparation pour le Nyassaland et le Kenya ; un programme de recherches sur différentes formes de traitement de la tuberculose avait été provisoirement établi pour ces projets et les problèmes du renforcement des services de laboratoire et de l'envoi de consultants étaient à l'étude.
AFRO S10 B
nov. 1953févr. 1954
Enquête sur les statistiques démographiques et sanitaires Objet. Améliorer les statistiques démographiques et sanitaires. Travail accompli. Un expert du Siège a examiné le problème des statistiques démo-
graphiques et sanitaires avec les autorités locales dans le Libéria, la Nigeria, le Cameroun français, l'Afrique- Equatoriale française, le Congo belge, la Rhodésie du Sud, le Kenya et les Seychelles.
Il a également donné des conseils sur les questions statistiques relatives aux projets de lutte contre le pian dans le Libéria et la Nigeria, aux projets antipaludiques du Libéria et du Cameroun français et au projet d'assainissement entrepris dans les Seychelles.
Afrique française 1 AT FISE
nov. 1952-
Lutte antipaludique, Cameroun français Objet. Par un projet pilote, déterminer quelles méthodes permettent l'utilisation la plus efficace des insecticides à effet rémanent pour des campagnes antipaludiques dans
le Cameroun français et, ultérieurement, dans d'autres territoires d'Afrique équatoriale.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un paludologue et un technicien de l'assainissement. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à fin 1956. Travail accompli. Voir page 66.
Afrique orientale 1 AT FISE
nov. 1954-
Institut du Paludisme, Amani Transformer en un institut du paludisme le centre actuel d'Afrique orientale (dirigé par la British East Africa High Commission et desservant le Kenya, l'Ouganda, le Tanganyika, Zanzibar et le Protectorat du Somaliland). Assistance fournie par l'OMS. Un entomologiste et un chimiste (à partir de novembre 1954). Est également prévu l'envoi de deux techniciens de l'assainissement, dont l'un entrera en fonctions en janvier 1955. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à fin 1956 en premier lieu. Travail en cours. Le centre antipaludique d'Afrique orientale exécute dans le Tanganyika un projet pilote de lutte contre le paludisme pour lequel le FISE fournit des insecticides, des pulvérisateurs et des moyens de transport. Le FISE procure également du matériel de laboratoire à l'Institut. Pour plus de détails, voir page 67. Objet.
Bechuanaland 1 B
sept. 1953 -
Tréponématoses non vénériennes Objet.
Entreprendre, dans le Protectorat du Bechuanaland, des recherches sur la
FISE
« dichuchwa », tréponématose non vénérienne (son étiologie, son épidémiologie, ses symptômes cliniques et ses aspects bactériologiques, sa réaction au traitement, sa parenté biologique avec d'autres tréponématoses) ; mettre en oeuvre (à partir de 1955) une campagne de vaccination systématique à base de pénicilline- procaine avec mono stéarate d'aluminium ; recruter sur place et former du personnel spécialisé et du personnel auxiliaire. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un vénéréologue. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à fin 1956. Travail accompli en 1954. Voir page 66.
LISTE DES PROJETS : AFRIQUE N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
129
Description
Kenya 3 li
1953-
mars 1954
Enseignement et formation professionnelle des sages -femmes, du personnel infirmier et du personnel médical auxiliaire Objet. Renforcer les établissements qui assurent la formation de ce personnel par l'envoi de matériel d'enseignement. Douze commandes ont été passées en 1953 ; quelques livraisons furent faites la même année, les autres ont été effectuées en mars 1954.
Libéria 3 AT FISE
oct. 1952-
Lutte contre le pian, Ganta et Kpain Objet. Dépister les cas de pian et les traiter ; former sur place un personnel spécialisé et autre ; dans la mesure du possible, employer les méthodes thérapeutiques modernes pour les maladies qui se prêtent au traitement ambulatoire.
Ce projet et le projet Libéria 5 (lutte antipaludique, Kpain) sont exécutés conjointement.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un vénéréologue (conseiller principal) jusqu'en mars ; un sérologiste et un infirmier de santé publique ; un administrateur jusqu'en septembre ; un consultant pour des périodes d'une durée limitée. Des remplaçants de l'administrateur et du conseiller principal ont été engagés et entreront en fonctions en janvier 1955. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à fin 1957. Travail accompli. Voir page 67. Libéria 5 AT FISE
févr. 1953-
Lutte antipaludique, Kpain Objet. Déterminer, par des enquêtes épidémiologiques et entomologiques, les méthodes de lutte antipaludique les plus efficaces et les plus économiques ; élaborer un programme de lutte antipaludique appelé à se développer progressivement. Le projet se limite au territoire de la Province centrale (quartier général à Kpain).
Ce projet et le projet Libéria 3 (lutte contre le pian, Ganta et Kpain) sont exécutés conjointement.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un paludologue, un entomologiste et un technicien de l'assainissement. Durée probable de l'assistance. Jusqu'au début de 1958. Travail accompli. Voir page 67.
Libéria 6 AT
mars 1952-
Education sanitaire de la population
Evaluer les ressources existantes en matière d'éducation sanitaire de la population et élaborer un programme d'éducation sanitaire, qui serait exécuté Objet.
Nigeria 1 AT FISE
juillet 1954-
Nigeria 2 AT FISE
août 1954-
Nigeria 4 B
oct. 1953 -
mars 1954
éventuellement avec le concours d'organisations internationales. L'exécution de ce projet a dû être ajournée en raison du manque de fonds, mais l'OMS a fourni, en décembre 1954, pour une brève période, les services d'un consultant en éducation sanitaire. Lutte contre le pian Objet. Combattre le pian par un traitement systématique à la pénicilline procaïnée ; former du personnel local. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin qui prêtera son concours dans la partie orientale de la Nigeria et coordonnera les opérations menées dans tout le pays. Un second médecin sera affecté, en 1955, à la partie occidentale du territoire. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à fin 1956. Travail accompli en 1954. Voir page 67. Lutte antipaludique, Nigeria septentrionale Objet. Exécuter, dans la Province Sokoto, un projet pilote de lutte antipaludique visant à démontrer la possibilité économique et technique d'adapter à d'autres régions du pays les méthodes utilisées. Assistance fournie par l'OMS. Un entomologiste pour trois ans. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à fin 1957. Travail accompli en 1954. Le paludologue chargé par le Gouvernement de la direction du projet, et qui avait reçu une bourse pour trois mois d'études dans l'Inde et le Moyen Orient, est rentré en Nigeria en novembre. Les moyens de transport et les insecticides sont arrivés dans le pays en juin (voir aussi page 67). Ecole d'assistants médicaux, Kano L'OMS a fourni des modèles anatomiques et du matériel d'enseignement pour l'école d'assistants médicaux qui doit être créée à Kano.
130 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Nigeria 5 B
oct. 1953mars 1954 déc. 1953juin 1954
Formation de personnel auxiliaire, Makurdi L'OMS a fourni des manuels, des cartes murales et du matériel d'enseignement à l'école qui forme ce personnel et aux équipes médicales mobiles de la Nigeria. Ecole de santé publique, Zomba
Nyassaland 1 B
L'OMS a procuré des fournitures et du matériel d'enseignement à l'école d'assistants médicaux de Zomba.
Protectorat du Somaliland 1 B
janv. -juin 1954 Formation de personnel auxiliaire, Hargeisa
L'OMS a procuré des fournitures et du matériel d'enseignement à l'école d'infirmières de Hargeisa. déc. 1953juin 1954
Rhodésie du Sud 1 B
Matériel d'enseignement pour les maternités L'OMS a fourni du matériel d'enseignement aux hôpitaux suivants : Maternité Harari, Salisbury ; Hôpital de Salisbury ; Hôpital de Bulawayo ; Maternité Mpilo, Bulawayo.
Seychelles 1 B
août 1953-
Santé publique et assainissement Objet. Former du personnel sanitaire auxiliaire. Assistance fournie par l'OMS. a) Un conseiller en matière d'assainissement (à partir d'août 1953) pour mettre en train le projet et le poursuivre jusqu'à la nomination d'un fonctionnaire de la santé publique et d'un technicien de l'assainissement. Une infirmière de la santé publique entrera en fonctions en janvier 1955. b) Une bourse pour un stage d'études dans le Tanganyika. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en août 1956. Formation de personnel auxiliaire L'OMS a fourni du matériel d'enseignement aux écoles d'infirmières de Kongwa, Dar -es- Salaam, Mwanza, Bumbuli et Minaki. Formation de personnel auxiliaire
Tanganyika 1 B
déc. 1953déc. 1954
Zanzibar 1 B
-déc. 1954
L'OMS a fourni du matériel d'enseignement et du matériel d'obstétrique au centre de formation de personnel infirmier.
LES AMÉRIQUES AMRO 1 B
déc. 1952-
Formation professionnelle de personnel de l'assainissement au Brésil, au Chili et au Mexique (pour tous les pays de la région) Objet. Former des ingénieurs sanitaires et du personnel auxiliaire pour les services de santé nationaux et locaux ; développer et renforcer les moyens d'enseignement de l'Université de São Paulo et des écoles de santé publique de Santiago et de Mexico. Assistance fournie par l'OMS en 1954. a) Un consultant à court terme ; des membres du personnel de l'OMS /BSP ont aussi prêté leur concours. b) Trois ingénieurs sanitaires et deux inspecteurs sanitaires appartenant à trois pays différents ont reçu des bourses pour effectuer un stage à São Paulo ; douze inspecteurs sanitaires et un ingénieur
sanitaire appartenant à huit pays ont reçu des bourses pour effectuer un stage à Santiago. c) Des bourses ont été attribuées à deux inspecteurs sanitaires pour des études au Salvador et à un ingénieur sanitaire pour des études aux Etats -Unis d'Amérique. Durée probable de l'assistance.
Dix ans au minimum.
AMRO 6 (ONU) (OIT) (UNESCO)
juillet 1952-
Mission commune d'action auprès des populations aborigènes des Hauts Plateaux des Andes en Bolivie, en Equateur et au Pérou Objet.
Favoriser le développement de l'instruction et le progrès social chez les
populations aborigènes de ces régions et faciliter leur intégration dans la vie nationale. Assistance fournie en 1954. Un consultant à court terme en santé publique de février à août (dépense remboursable par l'OIT). Durée probable de l'assistance. Les populations intéressées ayant réagi favorablement aux services qui leur étaient offerts, l'OIT envisage de poursuivre son assistance en 1955.
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES N. du projet
131
Origine des fonds Organisations participantes
Dates
Description
AMRO 7 AT FISE
oct. 1952-
Lutte contre les insectes, Amérique centrale et Panama Combattre le paludisme et les autres maladies transmises par les insectes, éliminer Aëdes aegypti et prévenir la réintroduction de la fièvre jaune urbaine en effectuant des pulvérisations de DDT à effet rémanent, en vaccinant les individus Objet.
exposés aux vecteurs de la jungle et en formant du personnel local.
Assistance fournie par l'OMS. Un spécialiste de la lutte contre les insectes (du milieu de 1952 à octobre 1954) et deux inspecteurs (depuis le milieu de 1952). Une bourse a été accordée en 1954 pour études à l'étranger en vue de l'obtention du diplôme de
Master of Public Health. Durée probable de l'assistance.
Travail accompli.
Jusqu'en décembre 1956. Les gouvernements ont fait des efforts considérables pour lancer,
sur toute l'étendue de leur territoire, des campagnes de lutte contre les maladies transmises par les insectes. Depuis le début des opérations, tous les pays de l'Amérique centrale et le Panama ont fortement augmenté leur budget de lutte contre les insectes. L'éradication d'A. aegypti est presque achevée au Panama et au Nicaragua. Des cours ont été organisés pour former du personnel local dans un ou plusieurs pays. Le labo-
ratoire d'entomologie du Honduras, qui dessert également les pays voisins, a été développé, notamment en ce qui concerne les services assurés pour la lutte antipaludique.
AMR() 8 AT FISE
oct. 1952-
Lutte contre les insectes, région des Antilles Combattre le paludisme et les autres maladies transmises par les insectes, et éliminer Aëdes aegypti soit au moyen de pulvérisations systématiques de DDT dans les habitations des zones impaludées, soit par l'application de la méthode périfocale lorsque A. aegypti est seul présent. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Deux conseillers techniques et quatre techniciens de l'assainissement, dont l'un a terminé sa mission en juin. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli. A. aegypti a été éliminé des Bermudes et de la Guyane française. A Porto -Rico, son éradication est presque terminée. Objet.
En 1954, les opérations ont été menées dans les Bahama, à la Barbade, à la Jamaique, dans les îles Sous le Vent, dans les Antilles néerlandaises, au Surinam, à la Trinité et dans les Iles du Vent. Le personnel de plusieurs îles a été formé localement.
AMRO 10 AT
oct. 1952-
Centre interaméricain de Biostatistique, Santagio du Chili (pour l'Amérique latine) Améliorer les statistiques démographiques et sanitaires dans les pays latinoaméricains en formant au Centre des statisticiens et en développant les services nationaux chiliens de statistiques démographiques et sanitaires, de façon à pouvoir Objet.
(Bureau de Statistique
de l'ONU) (FOA)
les utiliser comme services modèles pour les démonstrations.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un spécialiste des statistiques hospitalières depuis juin 1953, un coordonnateur adjoint depuis octobre 1952, et un consultant à court terme (professeur de méthodologie statistique) pendant quatre mois ; trois membres du personnel permanent de l'OMS /BSP ont donné certains des cours. Chaque cours comprend six mois d'études théoriques et trois mois d'études pratiques ; ils sont donnés en espagnol. En dehors de l'enseignement qu'ils donnent au Centre, les experts internationaux
font office de conseillers auprès du Gouvernement chilien pour le développement des services de statistique. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957. Travail accompli en 1954. Voir page 75.
AMRO 13.2 B
17 -24 mars 1954
Colloque sur le génie sanitaire, San José, Costa Rica (pour les pays de l'Amérique centrale) Objet.
Stimuler l'intérêt porté au génie sanitaire par les membres de la profession
au moyen de réunions des représentants des cadres des services d'assainissement des
pays américains en vue d'un échange d'informations sur les techniques appliquées et sur les problèmes d'intérêt commun (voir aussi AMRO 64.1). Assistance fournie par l'OMS. a) Des membres du personnel permanent de l'OMS/ BSP ont collaboré aux travaux. b) Des bourses de voyage ont été accordées à six personnes appartenant à six pays pour leur permettre d'assister au colloque, auquel ont participé également quelque vingt -cinq ingénieurs sanitaires en fonctions dans divers pays ou dans des organisations internationales.
132 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Dates
Description
AMRO 18 B
mars 1953-
Enseignement de la médecine et de la santé publique, Amérique latine Objet. Renforcer les écoles de médecine et de santé publique de l'Amérique latine par les moyens suivants : envoi de consultants, échanges de professeurs, attribution de bourses d'études et de voyage à des titulaires de chaires principales. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un consultant à court terme pendant un mois ; du matériel. Durée probable de l'assistance. Dix ans au moins. Travail accompli en 1954. Voir page 71.
AMRO 21 B
1946-
déc. 1954
Laboratoire et centre de formation pour les maladies antivénériennes, Guatemala (pour l'Amérique centrale et le Panama) Objet. Etudier divers problèmes que posent les maladies vénériennes en Amérique centrale ; former du personnel ; uniformiser les méthodes de diagnostic à utiliser dans les laboratoires de sérologie de l'Amérique centrale et du Panama. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Attribution d'une subvention au Centre pour le développement de ses services de laboratoire. Travail accompli. Tous les laboratoires de diagnostic des maladies vénériennes de l'Amérique centrale pratiquent maintenant des épreuves sérologiques et, d'après les rapports reçus, leur fonctionnement est devenu plus efficace.
AMR() 26.2 B
avril 1954
Cours de formation en matière de brucellose, Mexico (pour les pays de l'Amérique centrale et de la région des Antilles) Objet. Améliorer les techniques de diagnostic de la brucellose dans les laboratoires officiels de toute la Région des Amériques. L'OMS a offert le concours du consultant vétérinaire de la zone II. (Celui -ci était aidé par deux experts, dont l'un avait été détaché par le Service de la Santé publique des Etats -Unis d'Amérique et l'autre par le Département de l'Agriculture du même pays.)
Des participants mexicains et dix -sept boursiers venant de dix autres pays ont suivi le cours. Pour la description du cours (le second de la série), voir page 71.
AMRO 29 B
janv. 1953-
Ethnologie appliquée, Amérique centrale et Panama Objet.
Aider les pays à adapter leurs programmes sanitaires aux besoins de la
population, en rassemblant des données ethnographiques sur les diverses sociétés de la région et en effectuant des enquêtes ethnologiques et des études sur les problèmes actuels d'éducation sanitaire. Assistance fournie par l'OMS. Un ethnologue depuis janvier 1953 et un éducateur sanitaire depuis avril 1953. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de décembre 1955. Travail accompli. Des enquêtes préliminaires ont été menées à bonne fin au Salvador, au Guatemala, au Honduras, au Nicaragua et au Panama. Les rapports sur les deux derniers pays sont achevés ; les autres sont en préparation. Lorsqu'une enquête est
terminée, les constatations faites sont communiquées aux autorités nationales et locales, dont l'attention est particulièrement attirée sur les problèmes offrant les meilleures perspectives de solution et sur les techniques qui ont le plus de chances de se révéler efficaces dans le milieu culturel de la région considérée.
AMRO 31 B
mars 1952-
Statisticien BCG, Amérique centrale, Amérique du Sud et région des Antilles Objet. Enseigner et expliquer les méthodes à suivre pour établir et tenir à jour des
relevés statistiques concernant les campagnes BCG et les programmes de lutte antituberculeuse.
Assistance fournie par l'OMS. Un statisticien, qui travaillait auparavant au Bureau de Recherches sur la Tuberculose à Copenhague. (Les dépenses afférentes à ce poste ont été remboursées par le FISE, de mars 1952 à mars 1953.) Durée probable de l'assistance. Primitivement prévue jusqu'à la fin de 1954, mais il
se peut que les services du statisticien soient retenus en 1955 en raison des bons résultats obtenus.
AMRO 47 AT FISE
nov. 1954-
Eradication du pian et lutte contre la syphilis, région des Antilles Objet.
Eliminer le pian et combattre la syphilis dans les îles de la Jamaïque, de
Saint -Christophe, de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Dominique, de Sainte Lucie, de Saint -Vincent, de la Grenade et de la Trinité, par la méthode des visites « porte -à -porte » pour le traitement des malades et des contacts.
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES N° du projet Origine des fonds
133
Dates
Description
Organisations participantes
L'OMS aide les gouvernements à mettre en ceuvre le projet et à uniformiser les techniques (schémas de traitement, méthodes de laboratoire, programmes de formation professionnelle, etc.). Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un consultant (depuis novembre) chargé de
faire le point et de collaborer à l'établissement d'un plan d'opérations pour le programme combiné. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
AMRO 61 B
janv. 1954-
Lutte contre la rage Développer, améliorer et coordonner les programmes nationaux et locaux de lutte antirabique ; intensifier et améliorer la production de vaccins ; former du personnel ; étudier l'écologie des vampires et d'autres animaux sauvages ainsi que leur rôle dans la persistance et la propagation de la maladie. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un mammalogiste a été recruté à la fin de l'année et assumera ses fonctions en 1955. Concours de membres du personnel de l'OMS /PSB. Cuba, les Etats -Unis d'Amérique, la Guyane britannique, Haïti, le Mexique, le Pérou, la République Dominicaine et la Trinité ont bénéficié d'avis Objet.
techniques.
En outre, des démonstrations et des enquêtes sont exécutées par du personnel technique prêté par l'administration des Etats -Unis d'Amérique. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956, date à laquelle un cours de formation professionnelle sera organisé pour la région en question. AMRO 64.1 B
17 -31 mai 1954
Colloque sur le génie sanitaire, Caracas, Venezuela (pour les pays de l'Amérique du Sud)
Stimuler l'intérêt porté au génie sanitaire par les membres de la profession au moyen de réunions des représentants des cadres des services d'assainissement des des pays américains en vue d'un échange d'informations sur les techniques appliquées et sur les problèmes d'intérêt commun (voir aussi AMRO 13.2). Assistance fournie par l'OMS. a) Des membres du personnel permanent de l'OMS/ BSP ont collaboré aux travaux. b) Des bourses de voyage ont été accordées à seize personnes appartenant à cinq pays pour leur permettre d'assister au colloque, auquel ont également participé une cinquantaine d'ingénieurs sanitaires en fonctions dans divers pays de l'Amérique latine ou dans des organisations internationales. On trouvera une description de ce colloque à la page 71. Objet.
AMRO 76 B
juillet 1954 -
Objet.
Essais de vaccins, Michigan Department of Health Laboratories Développer d'une part les services d'essais des vaccins anticoquelucheux et
antidiphtérique que les Michigan Department of Health Laboratories ont assurés pour des laboratoires officiels du Brésil, du Chili, de la Colombie et du Pérou et, d'autre part, assurer le contrôle d'autres vaccins, comme les vaccins antityphoïdique, antitétanique et antirabique, pour le compte d'autres laboratoires. Assistance fournie par l'OMS. Subvention accordée aux Michigan Department of Health Laboratories. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957. AMRO 79 B
Ier nov.11 déc. 1954
Cours de formation en biostatistique, Jamaïque Objet. Former aux statistiques démographiques et sanitaires et aux méthodes statistiques des commis statisticiens des pays de langue anglaise de la zone des Antilles. Assistance fournie par l'OMS. Deux consultants à court terme et des membres du personnel de l'OMS /BSP ont prêté leurs concours. On trouvera une description de ce cours à la page 75.
AMRO 87 BSP
Oct. 1954-
(INCAP)
Goitre endémique, Amérique du Sud et Amérique centrale Objet. Etudier l'endémicité du goitre en Amérique latine ; exposer les techniques simples d'iodisation du sel en vue de leur application courante dans les pays intéressés.
Assistance fournie par l'OMS. Deux consultants à court terme - un expert nutritionniste et un expert spécialisé dans les techniques d'iodisation - nommés en octobre. L'enquête, qui a duré onze semaines, est terminée. On envisage de continuer cette
assistance par l'entremise de l'Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama (INCAP).
134 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Bolivie 5 B
août 1953-
Enseignement infirmier, La Paz Objet. Améliorer les services infirmiers dans l'ensemble du pays grâce à une réorganisation de l'Ecole nationale d'infirmières. Assistance fournie par l'OMS. Deux infirmières monitrices, à partir d'août 1953 et juillet 1954 respectivement. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1958. Travail accompli. Voir page 71.
Bolivie 6 B
juillet 1953 mars 1954
Etude du service de distribution des eaux, La Paz Améliorer le service des eaux de la ville grâce à l'étude des problèmes de distribution et à la formation de techniciens nationaux. Assistance fournie par l'OMS en 1954. a) Concours d'un consultant (ingénieur spécialisé dans le traitement chimique de l'eau) pendant trois mois. b) Deux bourses d'études, l'une à un ingénieur qui travaillera ultérieurement au service des eaux, l'autre pour des études de chimie et de pharmacie. c) Envoi de matériel. A partir de 1954, la participation de l'OMS se limitera à l'attribution de bourses Objet.
d'études. Travail accompli.
Au cours de la première phase d'exécution du projet (deux semaines
en 1953), une étude préliminaire des problèmes a été faite et une liste du matériel nécessaire a été établie. Une partie de ce matériel a été fournie par l'Organisation. La deuxième phase a consisté à analyser les données recueillies, à faire une étude chimique
de l'eau et à préparer un plan pour l'adduction et la distribution d'eau dans des conditions quantitativement et qualitativement satisfaisantes. Brésil 4 B
sept. 1951-
Vaccin antidiphtérique et anticoquelucheux, Instituto Oswaldo Cruz Objet. Créer un laboratoire de production de vaccin antidiphtérique et anticoquelu-
FISE
cheux à l'Instituto Oswaldo Cruz. (Ce projet complète le projet du BSP Brésil 3 Hygiéne de la maternité et de l'enfance.) Assistance fournie par l'OMS en 1954. Le personnel du bureau de zone a prêté son concours au laboratoire. Travail accompli. La production de vaccin n'a commencé qu'en juin 1953, à un rythme de 4000 doses par mois. A la fin de 1954, le laboratoire produisait environ 10 000 doses par mois.
Tous les lots de vaccin sont contrôlés par le Michigan Department of Health Laboratories dans le cadre du projet AMRO 76 (essai de vaccins). Un plan systématique de vaccination de masse a été mis en application au Brésil. Chili 10 B
mai 1954-
FISE
Lutte antituberculeuse (BCG) Objet. Soumettre à l'épreuve tuberculinique et vacciner les personnes âgées de un à trente ans dans les villes de moins de 5000 habitants ; former du personnel local. Assistance fournie par l'OMS. Des avis consultatifs ont été donnés par le personnel
du bureau de zone. Chili 12 B
oct. 1954-
FISE
Soins aux enfants prématurés, Hôpital Calvo Mackenna, Santiago Objet. Diminuer la mortalité des prématurés en améliorant les soins ; les mesures prévues à cet effet comprennent la création, à l'Hôpital Calvo Mackenna, d'un centre de démonstration et de formation professionnelle pour le personnel professionnel et auxiliaire, la mise au point de normes et de techniques pour les soins aux prématurés, l'intégration des services pour prématurés dans les services généraux de santé du pays, et l'extension de ces soins spéciaux à toutes les parties du territoire. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. Des bourses ont été accordées à deux médecins pour qu'ils puissent étudier aux Etats -Unis d'Amérique la pédiatrie et les soins aux prématurés, et à l'infirmière en chef pour qu'elle puisse suivre des cours sur la prématurité et visiter des centres pour prématurés.
Colombie 4 B
sept. 1951-
FISE
Hygiène de la maternité et de l'enfance, Bogota Objet. Organiser des cours de formation professionnelle à l'Ecole de Santé publique de Bogota en vue de constituer un noyau d'infirmières sages- femmes possédant une formation suffisamment poussée pour exercer les fonctions de monitrices et de surveillantes.
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES N° du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
135
Description
L'Hôpital San José, l'Ecole nationale d'infirmières et le Centre de Santé Na 6 de la Ville de Bogota collaborent avec le Ministère de la Santé à l'exécution de ce projet qui sera incorporé par la suite à un autre projet tendant à l'organisation d'un ensemble de services de santé publique. Assistance fournie par l'OMS. Deux infirmières monitrices, depuis la fin de 1952 ; le contrat de l'une d'elles a pris fin en septembre 1954. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957.
Travail accompli. A la date de mai 1954, trois cours de huit mois pour infirmières sages- femmes avaient été donnés. L'OMS a attribué aux meilleures élèves des deux premiers cours une bourse pour des études à l'étranger ; à leur retour, elles occuperont les fonctions de monitrice. Colombie 5 AT FISE
avril 1951-
Lutte contre les insectes Objet. Eliminer Aëdes aegypti et combattre le paludisme et les autres maladies transmises par les insectes dans la partie septentrionale du pays grâce à des pulvérisations systématiques de DDT dans les habitations des zones impaludées et à l'application de la méthode périfocale lorsque A. aegypti est seul présent ; former du personnel local - professionnel et auxiliaire - pour l'application des méthodes les plus efficaces de lutte contre les insectes. La fièvre jaune existe à l'état endémique dans la jungle en Colombie et A. aegypti
est présent dans diverses parties du pays qui sont souvent fortement infestées. La présence du vecteur rend possible la propagation, dans ces régions, de la fièvre jaune de brousse. Assistance fournie par l'OMS. a) Un conseiller spécialiste de la lutte contre les insectes, depuis avril 1951, et un technicien de l'assainissement depuis janvier 1952. b) Une bourse a été attribuée en 1954 pour des études d'entomologie à l'étranger. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955 ; ensuite, l'exécution du projet sera placée sous la direction d'un conseiller spécialiste de la lutte contre les insectes, qui sera affecté aux pays de la zone IV. Travail accompli. A la date d'avril 1954, 694 localités traitées par le DDT avaient été inspectées et une seule était infestée par A. aegypti, et 462 localités sur les 581 inspectées dans les zones non impaludées avaient fait l'objet d'un traitement dirigé contre A. aegypti. Lors d'une nouvelle inspection faite dans 438 de ces localités, on a constaté que 8 seulement étaient encore infestées. Selon une évaluation du Ministère de la Santé, la réduction du nombre des cas de paludisme s'est traduite par une économie de 14 000 000 de pesos (d'après le coût du traitement et le nombre d'heures de travail précédemment perdues pour cause de maladie). Colombie 15 FISE
avril 1954-
Lutte antituberculeuse (BCG) Objet. Procéder dans l'ensemble du pays à une campagne de vaccination par le BCG. Assistance fournie. Un conseiller technique (dépense remboursée par le FISE). Le statisticien BCG affecté au projet AMRO 31 procède à l'enregistrement des données
initiales et à des épreuves de contrôle. Une bourse de courte durée a été attribuée pour des études à l'étranger sur la production du vaccin BCG. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. Après l'annonce de la campagne dans le public, des épreuves à la tuberculine ont été pratiquées dans les écoles, puis dans les administrations publiques et les entreprises commerciales. En septembre 1954, 60 479 personnes avaient été vaccinées.
Costa Rica 3 AT
juin 1951-
Enseignement infirmier, San José Objet. Développer les moyens d'enseignement à l'Ecole d'infirmières de l'Etat, rattachée à l'Hôpital San Juan de Dios ; préparer un nombre limité d'infirmières diplômées à l'enseignement, aux soins hospitaliers et aux soins infirmiers de santé
publique ; former du personnel infirmier auxiliaire ; organiser un cours postuniversitaire d'une année pour les infirmières sages -femmes diplômées. Assistance fournie par l'OMS. a) Cinq infirmières monitrices (une en qualité de monitrice en chef et quatre, respectivement, pour la psychiatrie, les accouchements, les soins infirmiers de santé publique et la formation d'auxiliaires). La monitrice en chef est affectée à ce projet depuis 1951 ; les autres sont entrées en fonctions entre avril 1953 et septembre 1954. b) Quatre bourses en 1954 pour études à l'étranger.
136 No du proiet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli. Le programme de bourses d'études a permis de former un corps
d'infirmières monitrices. Le premier groupe d'élèves ayant suivi les cours depuis la réorganisation du programme a passé ses examens de diplôme à la fin de 1954. Le premier groupe d'infirmières auxiliaires (une quarantaine environ) a passé les siens en décembre 1953 ; deux autres cours pour cette catégorie de personnel ont commencé. Un cours de perfectionnement pour infirmières sages- femmes diplômées a débuté en juillet 1954.
Costa Rica 5 B
mars 1952 -
juillet 1954
FISE
Vaccination par le BCG Objet. Procéder dans l'ensemble du pays à une campagne BCG. Assistance fournie par l'OMS. Le statisticien BCG affecté au projet AMRO 31 a consacré un certain temps à l'enregistrement des données initiales et à des épreuves de contrôle. Travail accompli. Après l'annonce de la campagne dans le public, des épreuves à la
tuberculine ont été pratiquées à San José et étendues ensuite aux provinces. Lors de l'achèvement de la campagne de masse, en juin 1954, 262 738 personnes avaient été testées et 195 116 vaccinées. Des plans ont été établis, de concert avec le Gouver-
nement, pour la continuation des épreuves de contrôle et l'équipe nationale qui en sera chargée est maintenant bien au courant des techniques. Equateur 5 B
sept. 1951-
FISE
Centre d'enseignement antituberculeux, Institut national de la Santé, Guayaquil Objet. Améliorer et renforcer les services actuels de diagnostic et de traitement et créer des moyens de formation pour le personnel de 1'Equateur et d'autres pays des Amériques. Assistance fournie par l'OMS. Un anatomo -pathologiste depuis 1952 et un consultant
à court terme, l'un et l'autre en qualité d'instructeurs principaux. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. Voir page 72. Equateur 6 B
août 1952-
FISE
Laboratoire du BCG, Guayaquil Objet. Donner au personnel du laboratoire de production du vaccin BCG à Guayaquil une formation complémentaire portant sur les méthodes de préparation du vaccin, afin que celui -ci réponde aux normes établies par le Comité d'experts pour la Standardisation biologique, en vue de l'autorisation d'emploi général du produit ; le laboratoire
a été construit par l'Etat et inauguré en août 1952, en application du programme BCG, entrepris avec l'aide de l'OMS et du FISE après la campagne de vaccination de masse effectuée entre juin 1950 et juillet 1951. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un consultant à court terme, depuis le mois
d'août. Equateur 7 AT 1951-
avril 1954
Lutte antivénérienne, Portoviejo (1951), Manta (1952) et Bahia (1953 -54) Objet. Lutter contre la syphilis par des traitements de masse. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un vénéréologue et une infirmière de la santé publique. Travail accompli. En sus de la campagne de traitement de masse, il a été procédé à deux enquêtes sérologiques et les sujets ayant réagi positivement aux épreuves ont fait ensuite l'objet d'un nouveau contrôle.
Equateur 11 AT
oct. 1952-
Institut national de la Santé, Guayaquil Objet. Améliorer la qualité du travail de l'Institut qui assure le contrôle des médicaments et des denrées alimentaires importées ; l'Institut est rattaché au Bureau du Directeur général de la Santé et, à ce titre, est chargé de produire les vaccins contre plusieurs maladies transmissibles, d'assurer des services de diagnostic et d'entreprendre des recherches épidémiologiques. Assistance fournie par l'OMS. Un spécialiste des virus depuis août 1953. Une bourse pour études à l'étranger sur l'administration de la santé publique. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. En mai, l'animalerie de l'Institut avait été réorganisée et un nouveau bâtiment avait été construit pour l'abriter.
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES NO du projet Origine des fonds Organisations participantes
137
Dates
Description
Guatemela 8 B
août 1954-
FISE
Services ruraux de santé publique Objet. Réorganiser les services de santé publique des zones rurales dans l'ensemble du pays et créer des centres ruraux de santé ; réorganiser les services sanitaires à tous les échelons ; créer un centre de démonstrations sanitaires et des centres subsidiaires ; former du personnel pour les services médicaux, les services infirmiers et l'assainissement. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin depuis août. Deux bourses pour
des études à l'étranger dans le domaine des soins infirmiers de santé publique. Guatemala 10 B
févr. 1953août 1954
Evacuation des ordures ménagères à Guatemala Objet. Réorganiser le système d'enlèvement et d'évacuation des ordures ; ce projet servira à des démonstrations et à la formation de personnel pour d'autres villes du pays. Assistance fournie par l'OMS. Un ingénieur sanitaire pour la durée du projet. Une
bourse d'études a été attribuée en 1953 à un ingénieur sanitaire local, qui a pris la direction du service à son retour, en 1954. Travail accompli. Un nouveau système d'enlèvement des ordures a été conçu et son application a commencé. Un système moderne de tenue des dossiers a été créé ; des démonstrations ont été faites sur l'emploi du nouveau matériel. Une campagne contre les mouches a été organisée. Des mesures d'éducation sanitaire ont été prises dans le cadre de ce projet. Guyane britannique 1 B
marsjuillet 1954
Lutte antituberculeuse (BCG) Objet. Procéder à une campagne BCG.
F1SE
Un consultant spécialiste du BCG (dépense remboursée par le FISE). Le statisticien BCG affecté au projet AMRO 31 a collaboré pendant quelque temps à l'enregistrement des données initiales et à des épreuves de contrôle. Travail accompli. Le projet a commencé à Georgetown, puis a été étendu aux secteurs avoisinants. Après deux semaines de propagande, il a été procédé aux épreuves tuberculiniques, d'abord dans les écoles, puis dans les administrations publiques et dans les entreprises commerciales. La première série d'épreuves tuberculiniques et de vacciAssistance fournie.
nations a été achevée, et la surveillance des résultats a commencé. A la fin de septembre, plus de 123 000 personnes avaient été testées et près de 72 000 avaient été vaccinées.
L'examen radiologique complémentaire des sujets à réaction tuberculinique positive s'effectue sous la direction du service existant de lutte antituberculeuse.
Haiti 1 B
juillet 1950-
BSP
Eradication du pian et lutte contre la syphilis Objet. Eliminer le pian et combattre la syphilis dans les zones urbaines et les zones rurales par des traitements de masse, au moyen d'antibiotiques ; à cet effet, former du personnel local et instruire la population des effets bienfaisants qu'entraînent les mesures de traitement du pian et de la syphilis et la lutte contre ces maladies.
FISE
Ces plans ont été établis vers la fin de 1954 en vue d'inclure dans ce programme une campagne intensive de lutte contre la syphilis dans les zones urbaines, au moyen de traitements de masse. Assistance fournie par l'OMS. Trois médecins, un depuis février 1950, un depuis octobre 1952 et un depuis novembre 1954 respectivement. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1947. Travail accompli. Voir page 73.
Haïti 2 AT
sept. 1954-
Services de santé locaux Objet. Organiser et développer les services de santé ruraux dans tout le pays. Ce projet résulte d'une combinaison du projet BSP Haiti 9 (laboratoire de santé
publique) et du projet Haïti 10 (formation d'accoucheuses non diplômées) avec le projet envisagé dans le domaine de la protection maternelle et infantile et le projet de Petit Goave (démonstrations concernant les services de santé locaux).
Travail accompli en 1954. A titre de première mesure, quatre bourses d'études à l'étranger ont été attribuées - l'une pour l'obtention d'un diplôme de Master of Public Health (douze mois), la deuxième pour l'étude de l'obstétrique (deux mois) et les deux autres pour l'étude de l'administration de la santé publique (environ deux mois chacune). On envisage de fournir ultérieurement des consultants qui conseilleront le Gouvernement et de démontrer, avec l'aide d'une équipe nationale homologue, l'utilité des services de santé ruraux, tout d'abord dans des zones spécialement choisies.
138 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Dates
Description
Honduras britannique 2 B
sept. 1953sept. 1954
Vaccination par le BCG Objet. Soumettre à l'épreuve tuberculinique tous les habitants du territoire âgés de moins de trente ans et vacciner par le BCG tous les sujets réagissant négativement ;
FISE
former du personnel local, tant professionnel qu'auxiliaire, pour l'application des techniques d'épreuve et de vaccination ainsi que pour l'évaluation des résultats et la tenue des dossiers. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Le chef de zone ainsi que le consultant statisticien engagé pour le projet AMRO 31 ont donné des avis techniques. Travail accompli. Une forte proportion de la population a été vaccinée.
Iles du Vent 1 B
janv.mars 1954
FISE
Vaccination par le BCG, Grenade Objet. Procéder à une campagne BCG. Assistance fournie. Un consultant pour le BCG (dépense remboursée par le FISE).
Le statisticien BCG affecté au projet AMRO 31 a consacré un certain temps à la partie du programme qui concerne l'enregistrement des données et les épreuves de contrôle.
Après deux semaines de propagande en faveur de la campagne, des épreuves ont été pratiquées tout d'abord dans les écoles, puis dans les administrations et dans les entreprises commerciales. Le nombre total des personnes soumises Travail accompli.
à l'épreuve a été de 60 471, dont 39 579 ont été vaccinées. Des examens radiologiques,
institués pour suivre les sujets ayant réagi positivement à la tuberculine, se poursuivaient à la fin de 1954.
Iles Sous le Vent 1 B
nov. 1953 -
mars 1954
FISE
Vaccination par le BCG, Saint - Christophe, Nevis et Anguilla Objet. Procéder à une campagne BCG. Assistance fournie. Un consultant pour le BCG (dépense remboursée par le F1SE).
Le statisticien BCG attaché au projet AMRO 31 a consacré un certain temps à la partie du projet concernant l'enregistrement des données et les épreuves de contrôle. Travail accompli. Après une propagande de deux semaines en faveur de la campagne
de vaccination, des épreuves ont été pratiquées tout d'abord dans les écoles, puis dans les administrations et dans les entreprises commerciales. Le nombre total de personnes testées a été de 37 533 ; 95 % environ de ces personnes ont été vaccinées. Des examens radiologiques, institués pour suivre les sujets ayant réagi positivement à la tuberculine, avaient été entrepris à la fin de 1954. Mexique 15 FISE
sept. 1954-
Services de santé ruraux Objet.
Organiser des services ruraux de santé publique d'abord dans huit Etats
et ensuite dans l'ensemble du pays ; assurer la formation professionnelle, en cours de service, de personnel sanitaire de toutes catégories. On se préoccupera tout spécialement des services d'hygiène de la maternité et de l'enfance dans les huit Etats, ainsi que de l'assainissement dans l'Etat de Guanajuato. Assistance fournie en 1954. Un consultant pour un mois (dépense remboursée par le FISE). Par la suite, un conseiller en santé publique, un ingénieur sanitaire et une infirmière de la santé publique participeront aux travaux. Durée probable de l'assistance. Environ cinq ans. Travail accompli en 1954. Le consultant a procédé à une enquête préliminaire. Son rapport était en préparation à la fin de l'année. Mexique 53 AT F1SE
juillet 1953-
Lutte contre les insectes Objet. Eliminer Aëdes aegypti et combattre le paludisme dans l'ensemble du pays par des pulvérisations systématiques de DDT dans les habitations des zones impaludées et par la méthode périfocale dans les endroits où A. aegypti est seul présent. Assistance fournie par l'OMS en 1954. a) Deux conseillers pour la lutte contre les insectes, l'un depuis juillet et l'autre depuis août ; concours de membres du personnel OMS /BSP. b) Deux bourses de voyage, l'une pour suivre à Maracay un cours sur
le paludisme, et l'autre pour visiter des services antipaludiques en Argentine, au Brésil, dans l'Uruguay et au Venezuela. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1959. Travail accompli en 1954. Des opérations sur le terrain ont été entreprises vers le milieu de 1954 dans le sud -est et seront progressivement étendues jusqu'à ce que le pays tout entier en bénéficie (vers la fin de 1956). La formation professionnelle de personnel local a commencé.
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES N. du projet
139
Origine des fonds Organisations participantes
Dates
Description
Nicaragua 3 AT BSP FISE
sept. 1954-
Services ruraux de santé publique Objet. Réorganiser et développer les services de santé publique des zones rurales dans l'ensemble du pays ; création d'un centre de démonstration et de formation professionnelle et extension des services locaux ; renforcement des services centraux, et mise en oeuvre d'un programme d'assainissement. Ce projet continue et développe le projet Nicaragua 51 (assainissement) entrepris par le BSP. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un ingénieur sanitaire depuis le mois de
septembre et un médecin depuis le mois d'octobre ; une bourse pour des études à l'étranger dans le domaine des soins infirmiers. Durée probable de l'assistance. Cinq ans. Travail accompli en 1954. Travail d'organisation et élaboration de plans.
Panama 1 AT FISE
août 1952-
Services ruraux de santé publique Objet. Coordonner et développer les services de santé publique dans certaines zones rurales déterminées ; former, en cours de service, du personnel de santé publique dans
un centre sanitaire rural ; élaborer des méthodes d'administration sanitaire mieux adaptées aux besoins de la population. Assistance fournie par l'OMS. a) Un médecin, un expert des laboratoires de santé publique, un ingénieur sanitaire et deux infirmières de la santé publique. A l'exception de l'une des infirmières, entrée en fonctions au mois de novembre 1954, tout le personnel fourni par l'OMS travaille à l'exécution du projet depuis 1952 ou le début de 1953. b) Deux bourses pour études à l'étranger. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1957. Travail accompli. Au cours de la première étape de l'exécution du projet (1952- 1953),
une enquête a été entreprise sur les services existants, des renseignements ont été recueillis sur la situation sanitaire et autres conditions dans le pays et un service spécial
a été créé pour coordonner le travail. On a, en outre, institué un centre de démonstrations sanitaires, formé du personnel professionnel et auxiliaire en cours de service
et réorganisé le laboratoire central de santé publique de la ville de Panama. Des bourses en vue d'études à l'étranger ont été attribuées à des Panaméens qui sont ensuite rentrés dans leur pays pour participer à l'exécution du projet. La seconde étape a commencé, en 1954, par la réorganisation des services ruraux de santé publique de zones déterminées. La formation du personnel s'est poursuivie. Des progrès ont été accomplis dans la réorganisation des services centraux de santé publique.
Paraguay 1 AT FISE
mai 1951 -
Lutte contre les insectes Objet.
déc. 1954
Eliminer Aëdes aegypti et combattre le paludisme et les autres maladies
transmises par les insectes dans tout le pays, au moyen de pulvérisations systématiques de DDT dans les habitations des zones impaludées et par la méthode périfocale dans les endroits où A. Orgypti est seul présent.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un inspecteur sanitaire d'août 1952 à juin 1954 ; concours de membres du personnel OMS /BSP ; une bourse pour des études à l'étranger en vue de l'obtention du diplôme de Master of Public Health. Travail accompli. En 1954 le Paraguay était entièrement débarrassé d'A. aegypti. Le paludisme n'avait pas été complètement éliminé par les mesures appliquées. Le consultant du BSP pour le paludisme a donc été chargé de procéder à une évaluation et à une analyse de la situation. Son rapport fournira les renseignements nécessaires pour déterminer les bases d'une nouvelle coopération avec le Gouvernement dans la lutte contre cette maladie. Paraguay 2 AT
juin 1952 déc. 1954
Lutte antituberculeuse, Assomption et zones rurales Objet. Combattre la tuberculose, par une campagne de grande envergure, à Assomp-
tion et dans les zones rurales du pays, et coordonner le programme de lutte antituberculeuse avec d'autres activités spéciales entreprises par le Département de la Santé publique.
Le projet comporte des examens radiologiques, pour lesquels on a établi des normes, et la formation de personnel de dispensaire et d'autre personnel. Assistance fournie par l'OMS. a) Un médecin, un médecin bactériologiste, une infirmière de la santé publique et un technicien radiologiste, qui tous ont travaillé à
l'exécution du projet pendant des périodes allant de deux ans à deux ans et demi. b) Des fournitures et du matériel. Travail accompli. Voir page 73. En 1955, ce projet sera fusionné avec le projet Paraguay 10 (services généraux de santé publique).
140 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Paraguay 3 B
sept. 1951déc. 1954
FISE
Hygiène de la maternité et de l'enfance, région d'Assomption -Villa Rica Objet. Réduire les taux de mortalité et de morbidité maternelles par l'amélioration et le développement des services pré- et post -natals des centres de santé existants, par la création de nouveaux centres, et par la formation de personnel. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un conseiller médical et une infirmière sage femme de la santé publique ; des bourses d'études. Travail accompli. Des programmes d'hygiène de la maternité et de l'enfance ont été prévus pour les centres sanitaires, et des sages- femmes, des infirmières qualifiées ainsi que du personnel auxiliaire ont été formés pour ces centres. Le personnel auxiliaire (notamment les aides -infirmières, les techniciens de l'assainissement ainsi que les techniciens de laboratoire et de radiologie) a été formé sur place ; des bourses ont été
attribuées à des fonctionnaires nationaux supérieurs pour des études à l'étranger. Un programme de vaccination par le BCG a été mis en train en août 1954. Une équipe, comprenant du personnel de l'OMS affecté à divers projets et à ce projet en particulier, sera chargée de donner des avis au Gouvernement ; son organisation est en bonne voie.
En 1955, le présent projet sera fusionné avec le projet Paraguay 10 (services généraux de santé publique). Paraguay 4 AT
déc. 1951déc. 1954
Lutte antivénérienne, région d'Assomption -Villa Rica
Déterminer la fréquence des maladies vénériennes ; faire la démonstration des méthodes de lutte antivénérienne ; créer des services dans la région. Assistance fournie par l'OMS. Un sérologiste depuis mai 1953 et une infirmière de la santé publique depuis décembre 1951 ; une bourse pour études à l'étranger. Travail accompli. Prélèvements d'échantillons de sang, analyses et examens cliniques ; traitement des cas positifs. Amélioration des services de laboratoire et formation de Objet.
sérologistes.
En 1955, le projet sera fusionné avec le projet Paraguay 10 (services généraux de santé publique). Paraguay 5 AT
déc. 1951déc. 1954
Lutte contre l'ankylostomiase et la variole, région d'Assomption -Villa Rica Objet. Réduire les taux de mortalité et de morbidité par l'ankylostomiase et la variole
en appliquant un programme général de lutte contre ces maladies, d'abord dans la région d'Assomption -Villa Rica, puis dans l'ensemble du pays ; ce programme comporte des démonstrations sur les méthodes et techniques appropriées ainsi que la formation de personnel professionnel et auxiliaire. Assistance fournie par l'OMS. a) Un conseiller pour la santé publique, un éducateur
sanitaire, un ingénieur _sanitaire et un inspecteur sanitaire. Les deux premiers ont travaillé prés de trois ans à l'exécution du projet et les deux derniers, prés de deux ans. b) Deux bourses ont été attribuées en 1954 pour des études à l'étranger. Travail accompli. Traitement en série, mesures d'assainissement, éducation sanitaire,
examens coprologiques pour la lutte contre l'ankylostomiase. L'application des mesures d'assainissement a été entravée, au début, par la pénurie de personnel local. Au cours de la campagne antivariolique menée de juin 1953 à mars 1954, 74 527 personnes ont été vaccinées avec un vaccin desséché fourni par l'OMS. En 1955, le projet sera fusionné avec le projet Paraguay 10 (services généraux de santé publique). Paraguay 6 B
janv. 1953-
Chaire de médecine préventive, Ecole de Médecine d'Assomption Objet. Améliorer l'enseignement de la médecine préventive à l'Ecole de Médecine de l'Université nationale du Paraguay ; améliorer l'enseignement général de la médecine en y introduisant l'étude de la médecine préventive à tous les stades du programme.
Assistance fournie par l'OMS. Un professeur d'hygiène publique depuis janvier 1953.
Jusqu'à la fin de 1955, date à laquelle l'Université sera en mesure de maintenir la chaire de médecine préventive en tant que partie Durée probable de l'assistance.
intégrante de l'Ecole de Médecine. Travail accompli. Le premier cours complet sur ce sujet a été donné en 1953 et le second en 1954. Des cours de brève durée à l'intention des étudiants en médecine et de certains techniciens ont également été donnés. L'intégration de la médecine préventive dans l'enseignement des autres disciplines est en bonne voie.
LISTE DES PROJETS : LES AMÉRIQUES No du projet Origine des fonds Organisations participantes
141
Dates
Description
Paraguay 7 B
août 1954-
FISE
Vaccination par le BCG Objet. Procéder à une campagne BCG. Assistance fournie. Un conseiller pour la vaccination par le BCG et une infirmière (dépense remboursée par le FISE). Le statisticien BCG attaché au projet AMRO 31 a consacré un certain temps à la partie du programme qui concerne l'enregistrement des données et les épreuves de contrôle. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. Voir page 74.
Pérou 10 AT FISE
sept. 1952déc. 1954
Protection maternelle et infantile et services de santé connexes, Zone rurale Lima Pativilca -Huarás -Callejón de Huaylas Objet. Créer, dans une zone rurale, des services généraux de santé publique pouvant
également servir de centre pour la formation professionnelle de personnel de santé publique.
Assistance fournie par l'OMS. Un médecin depuis mai 1953, un expert de laboratoire depuis août 1953 et une infirmière de la santé publique depuis décembre 1952 ; bourses d'études. Travail accompli. Organisation de dispensaires d'hygiène de la maternité et de l'enfance, dont douze fonctionnaient déjà à la fin de 1954. Une première étape a été franchie dans l'organisation d'un laboratoire de santé publique et d'un service de lutte antituberculeuse ; en outre, la mise en oeuvre de programmes de nutrition et d'assai-
nissement général a été commencée. Des cours ont été institués à l'intention du personnel auxiliaire. Pour des raisons d'ordre financier, notamment la difficulté d'assurer une rémunération suffisante à un personnel travaillant à plein temps, le Gouvernement a quelque peine à poursuivre l'exécution du projet après le retrait de l'aide internationale.
Pérou 13 AT FISE
sept. 1952-
Centre de démonstration et de formation professionnelle en santé publique, Callao Objet. Coordonner et développer les services de santé publique dans l'agglomération urbaine de Callao, située à proximité de Lima, et créer, dans cette agglomération, un centre de santé publique pouvant être utilisé pour former du personnel sanitaire et servir de modèle en vue de l'organisation d'activités analogues dans d'autres parties du pays.
Assistance fournie par l'OMS. Un médecin spécialisé dans la lutte antivénérienne et une infirmière de la santé publique, depuis les derniers mois del'année 1952. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. Voir page 74.
Pérou 14 B
1951-
Centre sanitaire d'Ica (destiné à desservir les zones rurales voisines du centre) Objet. Mettre en oeuvre un programme de services généraux de santé publique portant sur l'éducation sanitaire de la population, l'adduction d'eau potable, l'évacuation des eaux usées et des détritus, l'assistance médicale, l'hygiène de la maternité
FISE
et de l'enfance au centre et dans les foyers. L'assistance de l'OMS, avis donnés par une infirmière et par un ingénieur attachés au bureau de la zone IV, continuera pour un temps indéterminé. A la fin de 1954, des services d'hygiène de la maternité et de l'enfance avaient été créés à Pisco, Chinela et Nazca, ainsi qu'à Ica même. Pérou 16 B
sept. 1953-
FISE
Vaccination contre la diphtérie et la coqueluche Objet. Protéger les enfants dans l'ensemble du pays contre la diphtérie et la coqueluche qui sévissent fortement au Pérou et assurer une continuation efficace du programme.
L'exécution du programme est facilitée par l'existence de campagnes de vaccination antivariolique en série exécutées dans diverses parties du pays par les soins du Fonds national de Santé publique et de Prévoyance sociale. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Le personnel du bureau de la zone IV a donné des avis. Travail accompli en 1954. A la fin de juin, 75 319 enfants avaient été vaccinés,
142 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L' MIS EN 1954 Description
République
sept. 1952-
Dominicaine 2 AT FISE
Lutte contre les insectes Objet. Eliminer Aëdes aegypti et lutter contre le paludisme et contre les autres maladies transmises par des insectes dans l'ensemble du pays grâce à des pulvérisations systématiques de DDT dans les habitations des zones impaludées et à l'application de la méthode périfocale dans les endroits où A. aegypti est seul présent. Assistance fournie par l'OMS. Un paludologue depuis septembre 1952. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli. La protection a été étendue, dans les zones impaludées, à plus d'un million de personnes (la moitié de la population). L'extirpation d'A. aegypti progresse de façon satisfaisante.
Salvador 5 AT (OIT) (FAO) (UNESCO)
mai 1951-
Zone de démonstrations sanitaires, Vallée de San Andrés Objet. Organiser des services sanitaires coordonnés dans une collectivité rurale spécialement choisie ; mettre au point des méthodes efficaces pour l'administration de la santé publique ; faire la démonstration des méthodes permettant de coordonner les programmes sanitaires avec les programmes économiques et sociaux ; assurer la formation du personnel par des stages pratiques. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin et un statisticien (depuis 1952), un ingénieur sanitaire et deux infirmières de la santé publique. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli. Voir page 72.
Salvador 6 B
1952-
FISE
Hygiène de la maternité et de l'enfance Objet. Améliorer les services de protection maternelle et infantile dans l'ensemble du pays en développant ces services dans les zones urbaines, en créant des services analogues dans certaines zones rurales qui en sont encore dépourvues, en formant du personnel professionnel et auxiliaire, en organisant des services d'accouchement à domicile et des cours de formation pour sages- femmes ; en amplifiant les programmes d'éducation sanitaire dans certaines régions. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Le personnel du bureau de zone a donné des avis techniques. Durée probable de l'assistance. En 1955, le projet doit être continué en tant qu'élément
d'un programme de services ruraux de santé. Trinité 1 B
avril 1952mai 1954
FISE
Vaccination par le BCG, Trinité et Tobago Objet. Procéder à une campagne de vaccination par le BCG. Assistance fournie. Un consultant pour la vaccination par le BCG (dépense remboursée par le FISE). Le statisticien BCG affecté au projet AMRO 31 a consacré un certain temps à la partie du projet concernant l'enregistrement des données et les épreuves de contrôle. Travail accompli. Après deux semaines de propagande en faveur de la campagne, des épreuves ont été pratiquées tout d'abord dans les écoles, puis dans les administrations et dans des entreprises commerciales. Le nombre total des personnes soumises à l'épreùve a été de 337 648, soit plus de 50 % de la population ; 211 923 de ces personnes ont été vaccinées. Des examens radiologiques, permettant de suivre les sujets ayant réagi positivement à la tuberculine, sont assurés par le service antituberculeux.
ASIE DU SUD -EST Afghanistan 1 et 11 B
juillet -nov. 1949
Lutte antipaludique, ensemble du pays Objet. (1949).
AT FISE
juin 1950déc. 1954
Procéder à une enquête sur le paludisme et à une démonstration de lutte
antipaludique dans une zone restreinte du district de Laghman de la Province orientale
Faire la démonstration des méthodes modernes de lutte antipaludique dans la zone de Kunduz -Khanabad (Province de Kataghan) ; évaluer les résultats ; former des médecins et du personnel auxiliaire nationaux (1950 -51). Etendre les opérations de lutte antipaludique aux différentes zones impaludées du pays ; faire une démonstration de lutte antipaludique dans la ville de Kaboul ; fonder un institut du paludisme à Kaboul (1952 -54). Assistance fournie par l'OMS en 1954. Deux paludologues, retirés à la fin de l'année.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST Na du projet Origine des tonds Organisations participantes
143
Dates
Description
(Pendant la première partie du projet (1949) l'OMS a, de juille tà novembre, envoyé deux experts et pendant la deuxième partie (1950 -51), un paludologue, un entomologiste, un ingénieur sanitaire ainsi qu'un inspecteur du paludisme, pour quatre mois.) Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956 (services de consultants). Travail accompli. Voir page 79. Afghanistan 2 et 10 AT FISE
sept. 1950-
Hygiène de la maternité et de l'enfance et lutte contre les maladies vénériennes, ensemble du pays Objet. a) Exécuter un projet pilote d'hygiène de la maternité et de l'enfance, pour déterminer : les causes de la mortalité élevée parmi les nourrissons ; les lacunes à combler
dans la formation des élèves infirmières ; les besoins de rations supplémentaires de lait ; la fréquence de la syphilis, b) Exécuter un programme élargi, comportant la lutte contre les maladies vénériennes, limitée d'abord à Kaboul et à Hérat, puis ultérieurement à l'ensemble du pays ; établir à Kaboul un dispensaire modèle qui servira de centre d'enseignement ; créer un service de laboratoire ; procéder à une enquête sur les maladies vénériennes dans les groupes de population ; pratiquer systématiquement des tests sur les femmes enceintes et dépister les contacts. Assistance fournie par l'OMS. a) Un vénéréologue jusqu'à mars 1954, un biologiste
clinicien, un technicien de laboratoire, deux infirmières de la santé publique, un pédiatre, un gynécologue obstétricien, une infirmière pédiatrique, une infirmière monitrice, une monitrice d'obstétrique, et une monitrice d'obstétrique à domicile. b) Des fournitures. c) Des bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en avril 1955, suivant le plan initial d'opérations ; ce projet a été remanié à la fin de 1954 et l'on établira, pour 1955 et 1956, un
nouveau plan d'opérations en vue d'un vaste projet d'hygiène de la maternité et de l'enfance. Travail accompli en 1954. La première école d'infirmières a été créée. Un laboratoire pour les maladies vénériennes a été mis sur pied. Des dispensaires antivénériens et des centres de protection maternelle et infantile sont en voie de création. Les écoles pour sages- femmes et infirmières ont été améliorées. Afghanistan 4 B
oct. 1953-
Ecole d'élèves infirmiers, Hôpital Ali-Abad, Kaboul Objet. Renforcer le personnel enseignant de l'hôpital et compléter l'enseignement dans les salles de conférences et dans les salles de malades. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Une infirmière monitrice jusqu'en septembre. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. Des difficultés ont surgi lors de l'exécution de ce projet. On prévoit la création d'une école qui formera des agents sanitaires et à laquelle seront affectés en 1955 un infirmier moniteur et un technicien de l'assainissement. Administration de la santé publique, Kaboul
Afghanistan 6 B
nov. 1951-
Améliorer l'administration de la santé publique, par l'intermédiaire d'un conseiller en santé publique chargé de faire une enquête sur l'organisation actuelle des soins médicaux et les conditions sanitaires, de contribuer à la mise au point de programmes de formation de médecins et de personnel paramédical, d'établir des Objet.
plans en vue d'améliorer les services sanitaires ainsi que de rationaliser et de coordonner les différents programmes entrepris par des organisations nationales et internationales. Assistance fournie par l'OMS. Un conseiller en santé publique auprès de la Direction de la Santé. Afghanistan 9 B
nov. 1953-
Démonstrations et formation professionnelle (tuberculose) Objet. Etablir un service antituberculeux bien organisé ; former du personnel local. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un conseiller principal, une infirmière de la santé publique depuis janvier, un technicien radiologiste depuis novembre 1953, et un technicien de laboratoire depuis janvier. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. Le premier dispensaire antituberculeux moderne a été créé et une enquête est en cours.
144 N° du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Afghanistan 12 B
déc. 1951nov. 1952 janv. 1954-
Assainissement, Kaboul Objet. Améliorer les conditions de salubrité.
Assistance fournie par l'OMS. a) Un ingénieur sanitaire (de décembre 1951 à novembre 1952 et à partir de janvier 1954), avec les attributions suivantes : organiser un cours au centre de formation professionnelle d'instituteurs ; prêter son assistance au Ministère
de la Santé dans les questions relatives à la santé publique, à l'assainissement, aux services et enquêtes des inspecteurs sanitaires ; faire des conférences à la Faculté de Médecine ; aider l'Institut du Paludisme de Kaboul à mettre sur pied des installations sanitaires et à développer les campagnes de lutte contre le typhus ; contrôler les plans et la construction des services de distribution d'eau et autres installations sanitaires ; collaborer avec l'équipe de lutte contre le paludisme. b) Fournitures et matériel d'enseignement. Durée probable de l'assistance. Afghanistan 13 B
Jusqu'à la fin de 1956.
janv. -août 1952
Assistance à la Faculté de Médecine, Université de Kaboul Objet.
sept. 1953-
Organiser des chaires à la Faculté de Médecine et former des nationaux
appelés à remplacer les professeurs étrangers. Assistance fournie par l'OMS. Un professeur d'épidémiologie et de médecine sociale
en 1952 (à temps partiel) ; un professeur d'anatomie depuis septembre 1953 et un professeur de physiologie depuis mars 1954. En 1954, l'OMS a fourni du matériel d'enseignement et a accordé une bourse d'études au suppléant national du professeur de physiologie. Durée probable de l'assistance. Afghanistan 18 B
Jusqu'à la fin de 1956.
sept. -oct. 1954
Cours de préparation aux statistiques démographiques et sanitaires, Kaboul Objet. Améliorer les services nationaux de statistique démographique et sanitaire en
organisant un cours de six semaines portant sur les techniques élémentaires de la statistique démographique et sanitaire. Assistance fournie par l'OMS. Deux experts statisticiens ; des fonds pour la traduction des conférences en farsi ; une certaine quantité de matériel et de fournitures ; l'entretien et la moitié des dépenses de voyage des stagiaires non domiciliés à Kaboul. Trente -huit personnes ont suivi le cours. Travail accompli. On a réuni un premier groupe de personnes pour effectuer des travaux statistiques. Birmanie 2 AT avril 1951-
Lutte antipaludique à Lashio, puis à Maymyo Objet. Créer un centre de démonstration et de formation professionnelle pour la lutte antipaludique ; procéder à une enquête préliminaire ; faire la démonstration des méthodes modernes de lutte antipaludique ; former du personnel national ; établir une organisation nationale antipaludique. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un paludologue, un entomologiste et un ingénieur sanitaire. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin du premier semestre de 1956. Travail accompli. Des études paludométriques ont montré que les résultats des deux premières années d'opérations ont été très satisfaisants. Le paludisme est tenu en échec dans toute la région et un nombreux personnel a été formé pour les opérations sur le terrain. En avril 1954, l'équipe de l'OMS a entrepris des opérations à Maymyo. Par la suite, on s'est attaché surtout à organiser la formation du personnel nécessaire pour exécuter le plan quinquennal du Gouvernement qui vise à protéger sept millions et demi de personnes. Démonstration et formation professionnelle (tuberculose), Rangoon et Mandalay Objet. Etablir un centre de démonstration et de formation professionnelle à Rangoon
Birmanie 3 et 18 AT FISE
juillet 1951-
et un autre à Mandalay. Assistance fournie par l'OMS. a) Un conseiller principal et une infirmière de la santé publique depuis juillet 1954, et un technicien de laboratoire depuis septembre 1954.
(Un technicien radiologiste sera recruté pour 1955.) c) Bourses d'études.
b) Matériel et fournitures.
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin du premier semestre de 1956.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
145
Description
L'assistance de l'OMS au centre de Rangoon a pris fin en juillet 1954 et l'équipe s'est rendue à Mandalay où a été établi le deuxième centre. Le centre de Rangoon poursuit ses activités sous la direction de l'Etat. Un dispensaire antituberculeux a été créé et du personnel local a été formé. L'OMS doit envoyer auprès du Gouvernement un conseiller qui lui aidera à organiser un service antituberculeux plus Travail accompli. vaste.
Birmanie 4 et 6 AT FISE (ONU)
sept. 1950-
Hygiène de la maternité et de l'enfance et lutte contre les maladies vénériennes, Rangoon
et Mandalay Objet. Améliorer l'hygiène de la maternité et de l'enfance en fournissant aux services
de prophylaxie, de traitement et d'enseignement une aide, notamment en matière de diagnostic et de thérapeutique de la syphilis chez les mères et les enfants ; établir un
plan d'action de longue haleine ; créer un laboratoire de sérologie ; enseigner à des diplômés les techniques sérologiques modernes. Bien que le plan initial d'opérations reste valable jusqu'à la fin de 1955, ce projet a été remanié à la fin de 1954. A dater de cette époque, la partie du projet qui concerne les soins infirmiers sera fractionnée en trois : aide à une école supérieure d'infirmières à Rangoon, détachement d'un conseiller en soins infirmiers auprès de la Division des
Soins infirmiers, et aide à l'Ecole d'Infirmières de Mandalay. De même, à partir de la fin de 1955, la partie du projet relative à la lutte antivénérienne sera étendue de façon à constituer un projet sanitaire applicable à la province. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un vénéréologue, un sérologiste, un pédiatre, deux infirmières monitrices et quatre infirmières de la santé publique. (Le vénéréologue sera remplacé par un fonctionnaire de la santé publique en 1955.) Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
Travail accompli. De bonnes possibilités de formation sont offertes aux élèves infirmières, et on a également créé pour la ville de Rangoon un service bien organisé de protection maternelle et infantile, pour lequel on a formé du personnel local. Birmanie 7 B
mars 1953 -
Ecole d'infirmières, Hôpital Dufferin, Rangoon Objet. Renforcer le personnel enseignant de l'Hôpital Dufferin qui est l'école de sages femmes la plus importante de Birmanie ; former des infirmières et des sages- femmes.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Deux infirmières monitrices, depuis mars 1953 et février 1954 respectivement. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
Travail accompli. Un programme satisfaisant a été établi en vue de la formation de sages- femmes et de moniteurs pour les opérations sur le terrain. Birmanie 11 FISE
nov. 1951déc. 1954
Vaccination par le BCG, ensemble du pays Objet. Renforcer les services antituberculeux destinés aux enfants et aux adolescents en englobant les services du BCG dans le programme général de prévention et de traitement des services de tuberculose, en donnant à la démonstration de la vaccination par le BCG l'ampleur d'une campagne systématique, et en formant du personnel local. Assistance fournie (dépenses remboursées par le FISE). Un médecin -chef pour le BCG jusqu'en février 1954 et une infirmière BCG jusqu'en décembre 1954. Travail accompli. La démonstration de la vaccination par le BCG a eu lieu de la fin de 1951 à juin 1952 ; elle a été suivie de la campagne systématique qui a duré de juillet 1952 à décembre 1954. Dix équipes nationales poursuivent la campagne depuis la fin de 1954.
Birmanie 20 B
janv. 1954-
Ecole d'assistants sanitaires, Rangoon Objet. Améliorer la formation du personnel paramédical et de ses conditions d'emploi.
Assistance fournie par l'OMS. a) Un spécialiste de l'enseignement médical qui conseillera et aidera le directeur de l'Ecole d'assistants sanitaires de Rangoon en vue d'établir un programme d'études pour le personnel paramédical ; il donnera des avis aux services du Ministère de la Santé en ce qui concerne l'emploi de ce personnel et recommandera toutes modifications appropriées dans les conditions d'emploi et la formation professionnelle. b) Au début, une certaine quantité de fournitures et de matériel. c) Bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. Cent vingt assistants sanitaires ont obtenu leur diplôme au début de 1954 et ont été placés dans des centres sanitaires ruraux pour recevoir une formation pratique. Une autre classe a été admise.
146 No du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Birmanie 26 B
août 1954-
Nutrition, Rangoon Objet. Réorganiser les services de nutrition et le programme d'enseignement de la nutrition ; créer à Rangoon un laboratoire de nutrologie ; former un personnel national qui sera chargé de poursuivre les travaux après le départ du personnel international. Assistance fournie par l'OMS en 1954. a) Un nutritionniste, depuis le mois d'août. (Un biochimiste sera recruté en 1955). b) Fournitures et matériel. c) Bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
(FAO)
Birmanie 29 B
juillet -sept. 1954
Stage d'entretien de courte durée pour infirmières pédiatriques, Hôpital général de Rangoon
Le personnel affecté par l'OMS à l'hygiène de la maternité et de l'enfance à Rangoon a prêté son assistance pour un cours de pédiatrie destiné à des infirmières venant d'hôpitaux de Mandalay, de Maymyo, de Bassein et de Taunggyi. L'OMS a également accordé des indemnités de subsistance et de déplacement aux personnes qui ont suivi le cours.
Birmanie 31 AT
mai 1954-
Renforcement de la Division du Paludisme, Harcourt Butler Institute, Rangoon Objet. Renforcer la division du paludisme du Harcourt Butler Institute ; organiser l'extension des travaux antipaludiques à l'ensemble du territoire et former le personnel nécessaire.
Assistance fournie par l'OMS. Un paludologue ; bourses d'études. Durée probable de l'assistance.
Jusqu'à la fin de 1956.
Ceylan 2 AT (UNESCO)
mars 1952avril 1953 sept. 1954-
Education sanitaire de la population La contribution de l'OMS au centre d'éducation de base de l'UNESCO à Min -
neriya - un éducateur sanitaire - a été inévitablement interrompue en 1953. En septembre 1954, un éducateur sanitaire a été affecté à la Direction centrale de la Santé,
afin d'aider le Gouvernement à mettre au point le programme national d'éducation sanitaire et de donner des conseils au sujet du projet d'éducation de base. Il est prévu que l'assistance de l'OMS se poursuivra jusqu'à la fin de 1956. Ceylan 4 AT FISE avril 1951déc. 1953 sept. 1954 Centre de démonstration d'hygiène de la maternité et de l'enfance, Colombo et Kalutara Objet. Elaborer un programme d'enseignement pour les sages- femmes ; améliorer les soins infirmiers de pédiatrie ; organiser la formation des infirmières pédiatriques dans le cadre de l'enseignement infirmier de base ; organiser, d'autre part, l'enseignement des soins infirmiers de santé publique. Assistance fournie par l'OMS. a) Deux sages- femmes monitrices et deux infirmières
monitrices de pédiatrie, de 1951 à décembre 1953. b) Deux infirmières de la santé publique, à dater de septembre 1954. c) Bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. Préparation d'un programme d'enseignement pour les sages femmes ; adjonction au programme d'études fondamentales des infirmières non spécialisées de trois mois de formation pratique en obstétrique ; formation technique, en cours de service, des sages- femmes, des infirmières temporaires et des infirmières régulières. Des conférences sur les soins infirmiers obstétriques ont été données à des étudiants en médecine. L'enseignement des soins infirmiers de pédiatrie a été incorporé dans le cours de soins infirmiers de la santé publique destiné aux diplômés. L'OMS a
prêté son assistance pour améliorer les modes de préparation des biberons et pour enseigner les soins à donner aux enfants prématurés. On a stimulé chez les membres du personnel hospitalier, les infirmières de la santé publique et le personnel auxiliaire, l'intérêt pour la pédiatrie et pour l'amélioration de la pratique de l'obstétrique. Sept infirmières, qui avaient été formées à Ceylan et avaient reçu des bourses pour
étudier à l'étranger, sont revenues dans le pays et, à la fin de 1954, occupaient des postes de confiance où elles étaient chargées de la réalisation du programme qui avait été élaboré. Ceylan 8 B
oct. 1951 -
Ecole d'infirmières, Colombo Objet.
Améliorer l'enseignement professionnel donné à l'école d'infirmières de
l'Hôpital général de Colombo (en liaison avec le projet Ceylan 4, Centre de démons-
trations d'hygiène de la maternité et de l'enfance, Colombo et Kalatura), où sont envoyées les infirmières afin d'y être instruites en pédiatrie et en obstétrique. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Une infirmière monitrice et une infirmière monitrice de la santé publique, chargées de prêter leur concours à l'école d'infirmières. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin du premier semestre de 1956.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST N. du projet
147
Origine des fonds Organisations participantes
Dates
Description
Ceylan 9 AT
nov. 1951déc. 1954
Lutte contre les maladies transmises par les insectes - Centre de formation professionnelle, Kurunegala Objet. Améliorer les moyens de formation professionnelle, notamment en entomologie et relever le niveau scientifique du centre de formation pratique en paludologie ;
entreprendre des enquêtes et coordonner les recherches sur la lutte contre toutes les maladies transmises par les insectes qui sévissent dans le pays. Assistance fournie par l'OMS. Un entomologiste ; une certaine quantité de fournitures et de matériel. Travail accompli. Une équipe a été formée pour les recherches et a déjà prêté une assistance très utile - grâce à laquelle des économies considérables ont été réalisées pour les programmes d'opérations contre le paludisme et la filariose. Ceylan 10 AT FISE
juin 1951-
Centre antituberculeux de démonstration et de formation professionnelle, Colombo Objet. Enseigner au personnel les méthodes modernes de lutte contre la tuberculose en se fixant comme dernier objectif la création de neuf centres analogues en d'autres parties de l'île, centres qui seraient dotés de personnel formé à Colombo, afin d'exécuter un programme s'étendant à tout le pays (voir également Ceylan 25).
Assistance fournie par l'OMS. Un technicien radiologiste et un technicien de laboratoire ; une certaine quantité de matériel et de fournitures. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en avril 1955. Ceylan 15 AT
janv. 1952-
Ecole d'infirmières, Kandy
Améliorer la formation des infirmières et des sages -femmes à l'école d'infirmières de Kandy et augmenter le nombre des élèves formées ; organiser l'enseignement Objet.
des soins infirmiers et développer les services de soins infirmiers (voir également page 80). Assistance fournie par l'OMS. Une infirmière pédiatrique (remplacée ultérieurement
par une infirmière monitrice de la santé publique) et une monitrice en techniques infirmières ; fournitures et bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. Voir page 80. Ceylan 22 B
oct. 1953mai 1954
Consultant en médecine légale, Services médicaux et sanitaires, Colombo Objet. Maintenir la qualité de la médecine légale à Colombo, en attendant qu'un médecin du pays ait reçu la formation nécessaire pour s'acquitter de sa tâche ; former des médecins chargés de fonctions médico- légales dans les provinces ; améliorer la qualité de la médecine légale dans l'ensemble de l'île. Assistance fournie par l'OMS. Un consultant en médecine légale. Travail accompli. Une enquête s'est terminée et des recommandations ont été formulées en vue de l'organisation adéquate du service médico- légal.
Ceylan 23 B
nov. 1952sept. 1954
Dépôts de fournitures médicales Objet.
Etudier le système d'achat, d'emmagasinage et de répartition du matériel,
des fournitures et des médicaments qui sont nécessaires au Département des Services médicaux et sanitaires ; organiser le travail des dépôts civils de fournitures médicales
quant à la détermination des besoins, l'achat, l'emmagasinage et la distribution ; améliorer le mode de distribution du matériel, des fournitures et des médicaments aux institutions médicales ; former un suppléant de l'expert fourni par l'OMS, ainsi que du personnel.
Assistance fournie par l'OMS. Un expert spécialisé dans la gestion des stocks de fournitures médicales, de novembre 1952 à septembre 1954.
Travail accompli. Le système de distribution des fournitures médicales a été complètement réorganisé, ce qui a permis de réaliser une grande économie. Ceylan 25 AT FISE
mai 1953-
Centre antituberculeux de démonstrations et de formation professionnelle, Galle Objet.
Assurer la coordination des travaux du centre de Galle avec ceux du centre
de Colombo et intensifier la campagne antituberculeuse (voir Ceylan 10) ; entreprendre
une étude épidémiologique de la tuberculose dans la Province méridionale ; former du personnel local.
148 No du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un conseiller principal, un radiologiste et une infirmière de la santé publique. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en avril 1955. Travail accompli en 1954. On a organisé un service antituberculeux local, pour lequel
on forme du personnel. Ceylan 26 E
juillet 1954-
Lutte contre la lèpre Objet. Améliorer le programme de lutte contre la lèpre et les recherches sur cette maladie ; transformer un dispensaire central en un centre de formation professionnelle et de recherche (qui pourrait servir à des fins internationales) pour les personnes qui s'occupent de la prophylaxie de la lèpre ; organiser à l'intention des lépreux un système de thérapeutique occupationnelle.
Assistance fournie par l'OMS. Un léprologue et un ergothérapeute ; au début, matériel et fournitures ; une bourse d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin du premier semestre de 1956. Ceylan 32 FISE mai 1954-
Vaccination par le BCG Objet. Réorganiser et amplifier la campagne actuelle de vaccination par le BCG ;
inscrire la vaccination par le BCG dans le programme de lutte antituberculeuse étendu à tout le pays. (Cette campagne, organisée antérieurement surtout à l'intention des écoliers, englobera dorénavant tous les enfants, adolescents et adultes jeunes.) Assistance fournie (dépense remboursée par le FISE). Une infirmière BCG chargée d'aider à relever le niveau de la campagne sur le plan technique et à former du personnel local. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955.
Ceylan 36 g
mai 1954-
Spécialiste de la tuberculose, Colombo Assistance fournie par l'OMS. Un spécialiste de la tuberculose en qualité de conseiller auprès du Gouvernement, pour aider à organiser la campagne antituberculeuse et à en régler les détails techniques et, d'autre part, pour former un suppléant national. Durée probable de l'assistance. A l'origine, jusqu'à la fin du premier semestre de 1956.
Inde 2 FISE
juin 1953-
Service de l'Hygiène de la Maternité et de l'Enfance, All -India Institute of Hygiene and Public Health, Calcutta Objet. Transformer la section de protection maternelle et infantile de l'All -India Institute of Hygiene and Public Health en un service modèle d'hygiène de la maternité et de l'enfance, qui assurera la formation professionnelle de nationaux de l'Inde et d'autres pays de l'Asie. Assistance fournie (dépenses remboursées par le F1SE). Une infirmière monitrice de pédiatrie et une infirmière monitrice de la santé publique depuis juin 1953, un administrateur depuis février 1954, ainsi qu'un spécialiste de la médecine sociale, un pédiatre et un éducateur sanitaire depuis octobre 1954. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
Inde 15 F1SE
juin 1952-
Fabrication de cardiolipide, All-India Institute of Hygiene and Public Health, Calcutta Objet. Fonder une usine en vue de la fabrication d'antigène cardiolipidique. Assistance fournie par l'OMS. Avis techniques. Travail accompli en 1954. La fabrication a commencé sous la surveillance du sérologiste du Gouvernement indien ; on escompte que le premier lot de produits à base de cardiolipide -lécithine sortira au début de 1955. Soins infirmiers, Calcutta Objet. Développer l'école d'infirmières (enseignement de base) du Medical College Hospital de Calcutta, notamment en ce qui concerne la formation en soins infirmiers d'obstétrique et de la santé publique ; organiser des cours d'entretien et pourvoir à l'instruction du personnel. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Quatre infirmières monitrices. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. En octobre, des cours de santé mentale ont été inscrits au programme d'études de l'école. Ainsi se trouvait complétée la liste des matières fondamentales à inscrire au programme, sur la proposition du Indian Nursing Council.
Inde 19 IT
juin 1952-
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST N. du projet
149
Origine des fonds Organisations participantes
Dates
Description
Inde 24 AT FISE
oct. 1952 -
Lutte contre le pian dans une partie des Etats de Madhya Pradesh, Hyderabad et Andhra Objet.
août 1953 févr. 1954-
Ramener l'incidence du pian à un niveau permettant aux services de santé
publique de lutter efficacement contre la maladie. Assistance fournie par l'OMS. Avis du conseiller régional. Un consultant en février 1954.
Inde 26 AT
août 1952 -
juin 1954
Ecole de médecine, Trivandrum Objet. Développer l'école de médecine récemment créée à Trivandrum et établir un programme d'études rationnel et approprié.
Assistance fournie par l'OMS. Un spécialiste chargé d'assurer la direction de l'établissement d'août 1952 à juin 1954. Travail accompli. En dépit des difficultés dues à la pénurie de personnel, il a été
possible de constituer un corps enseignant composé de professeurs en retraite. On espère que des médecins qui sont allés se perfectionner à l'étranger pourront, à leur retour, se charger de l'enseignement. Inde 28 FISE
juillet 1951-
Campagne de vaccination de masse par le BCG Objet. Protéger les enfants et les adolescents contre la tuberculose a) en continuant et en développant au maximum les campagnes de vaccination de masse par le BCG et b) en intégrant les services du BCG dans le cadre des programmes généraux de prophylaxie et de lutte des services antituberculeux nationaux. Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Un conseiller prin
cipal pour le BCG, trois infirmières BCG, un médecin spécialiste du BCG et un administrateur. A la fin de 1954 le projet prenait une extension satisfaisante et, dans un grand nombre d'Etats, des équipes nationales assuraient elles -mêmes le travail. Travail accompli.
Inde 29 AT
oct. 1952-
Pharmacologie, Ecole de Médecine tropicale, Calcutta Objet. Former des pharmacologues pour l'enseignement et la recherche ; organiser un centre d'enseignement et de recherches pharmacologiques ; former un remplaçant qui reprendra les fonctions du professeur fourni par l'OMS.
Assistance fournie par l'OMS. Un professeur de pharmacologie d'octobre 1952 à octobre 1954. Remplacement du professeur pendant six mois à partir de novembre 1954.
Travail accompli. objet.
Le travail s'est déroulé de façon satisfaisante conformément à son
On a sensiblement amélioré le service de pharmacologie et donné plus d'importance aux recherches. Inde 30 AT (ONU) oct. 1951mars 1954
Etudes pilotes sur la procréation dirigée, Etat de Mysore et New Delhi Objet. Entreprendre des études pilotes sur l'application de la méthode du cycle.
Assistance fournie par l'OMS. Un consultant pour l'enquête initiale (octobre décembre 1951) et deux enquêteurs pour les études proprement dites (mai 1952 mars 1954). Travail accompli.
Une des études a été faite à New Delhi, parmi des fonctionnaires de l'Etat, de milieu cultivé mais à faibles revenus, et l'autre parmi des habitants illettrés de quatorze villages de l'Etat de Mysore. L'Organisation des Nations Unies a aidé à l'élaboration des plans et à l'évaluation statistique de ces études. Le rapport final sur le projet, accompagné de recommandations, a été transmis au Gouvernement. Ces études devraient permettre au Gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour une action nationale. Inde 31 B
juillet 1952-
Lutte contre la peste, Uttar Pradesh Objet. Compléter le système d'enquête actuel ; étudier les méthodes en usage ; appliquer des mesures contre la maladie dans des régions choisies ; former du personnel. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un consultant en mai et en juin ; un médecin
(Institut Pasteur de Téhéran)
(consultant) à partir d'octobre. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. A la suite de la visite du consultant, en mai et juin, le projet a été réorganisé comme suit : les recherches sur la peste seront poursuivies pendant
deux ans par des experts de l'Institut Pasteur de Téhéran ; le siège central du projet
150 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
sera transféré à Dehra Dun, dans le district nord -ouest de l'Uttar Pradesh ; l'OMS fournira le matériel nécessaire pour permettre au laboratoire de fonctionner de façon absolument autonome, ainsi que les moyens de transport et les autres produits destinés aux opérations sur le terrain. Le travail a été repris activement en octobre, dès l'arrivée du médecin. Le projet en est encore au stade des enquêtes. Inde 34 AT
sept. 1952août 1954
Hygiène physiologique et industrielle, All-India Institute of Hygiene and Public Health, Calcutta
Assurer l'enseignement et la recherche dans le domaine de l'hygiène physiologique et industrielle ; encourager le développement rationnel de la section d'hygiène physiologique et industrielle de l'Institut ; donner des directives pour les recherches entreprises par la section d'hygiène industrielle de l'Indian Council of Medical Research ; former un remplaçant qui puisse reprendre les fonctions du professeur fourni par l'OMS. Assistance fournie par l'OMS. Un professeur d'hygiène physiologique et industrielle de septembre 1952 à août 1954 (son rapport a été soumis au Gouvernement). Travail accompli. Le Service d'Hygiène industrielle de cet institut a été considérablement développé et constitue maintenant un bon centre de formation. Une certaine importance est attribuée aux recherches, et la liaison a été établie avec l'industrie. Objet.
Inde 38 AT
iuin 1954-
Soins infirmiers, Ludhiana Objet. Organiser la formation de base d'un personnel infirmier ; former des visiteuses d'hygiène et créer un centre rural de formation professionnelle. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Une infirmière monitrice à partir de juin. (Une seconde infirmière monitrice sera envoyée en 1955.) Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
Inde 39 B
avril 1954-
Centre de chirurgie thoracique, Delhi Objet. Créer et équiper un centre moderne de chirurgie thoracique au Silver Jubilee Hospital, afin d'assurer le traitement chirurgical de la tuberculose pulmonaire et de certaines autres maladies thoraciques ; initier le personnel chirurgical et médical, le personnel infirmier et le personnel technique aux méthodes employées en chirurgie thoracique. Assistance fournie par l'OMS en 1954. a) Un conseiller principal, un anesthésiologiste,
une infirmière de salle d'opérations à partir d'avril, et un physiothérapeute à partir de juin. b) Matériel et fournitures. Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1955. Travail accompli en 1954. Des progrès satisfaisants ont été réalisés. Inde 40 13
sept. 1953-
Soins infirmiers, Bombay Objet. Développer le programme de formation de personnel infirmier dans le groupe
des J.J. Hospitals, et améliorer, entre autres, les cours de perfectionnement destinés aux infirmières et sages -femmes diplômées ; élaborer dans ces hôpitaux des techniques et méthodes de soins infirmiers adaptées aux conditions locales ; relier l'enseignement
théorique à l'enseignement pratique donné dans les salles d'hôpital, et préparer le personnel non seulement aux tâches qui relèvent de la médecine curative mais aussi à celles qui intéressent la santé publique. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Une infirmière monitrice (conseillère principale), une infirmière monitrice des techniques infirmières, une infirmière monitrice de pédiatrie et une infirmière monitrice d'obstétrique ; matériel et fournitures ; bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. Des progrès satisfaisants ont été réalisés. Inde 41 AT
oct. 1952-
Ecole de physiothérapie, Kern Hospital, Bombay
Créer un centre et une école de physiothérapie pour former des étudiants venant de toutes les parties de l'Inde ; former des physiothérapeutes pour l'école. Objet.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Deux physiothérapeutes, l'un pour toute l'année et l'autre jusqu'à mars ; fournitures et matériel. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en avril 1955. Travail accompli. Pour la première fois, un enseignement moderne a été organisé ; la formation de personnel local compétent présente encore beaucoup de difficultés.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST No du projet Origine des fonds Organisations participantes
151
Dates
Description
Inde 49 FISE
mars 1954-
Protection maternelle et infantile /Soins infirmiers, Hyderabad Objet. Améliorer et développer les moyens de formation professionnelle de base de
certaines catégories de personnel sanitaire, ainsi que les cours de perfectionnement destinés au personnel sanitaire diplômé, dans diverses institutions choisies et dans les zones de travaux pratiques (urbaines et rurales), une importance particulière étant attribuée à l'hygiène de la maternité et de l'enfance. Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Un médecin chef depuis le mois de mars ; une infirmière pédiatrique et une sage -femme monitrice depuis le mois de mai. Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1956.
Inde 52 B
févr. 1953-
Pharmacologie, Ecole de Médecine G.S. Seth, Bombay Enseigner la pharmacologie à des étudiants en médecine ; mettre au point un programme d'études conforme aux prescriptions de 1'lndian Medical Council ; développer la recherche ; améliorer le service de pharmacologie de l'Ecole ; former un remplaçant qui puisse reprendre les fonctions du professeur envoyé par l'OMS. Assistance fournie par l'OMS. Un professeur de pharmacologie depuis février 1953 fournitures et matériel ; bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. L'objet initial était uniquement d'enseigner la pharmacologie à des étudiants en médecine. Lorsque la Fondation Rockefeller a fourni du matériel supplémentaire, la portée du projet a été étendue de façon à inclure l'enseignement de la pharmacologie à des médecins diplômés. A la fin de 1954, trois membres du personnel du service de pharmacologie avaient acquis la formation nécessaire pour continuer la tâche de l'expert de l'OMS après le départ de celui -ci. Une bourse d'études internationale de six mois a été attribuée à l'un des médecins diplômés, et le remplaçant principal a obtenu un congé de deux ans avec traitement pour poursuivre ses études à l'étranger. Objet.
Inde 55 B
nov. 1954-
Hygiène de la maternité et de l'enfance /Soins infirmiers, Bengale occidental
FISE
Créer de nouveaux centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance, dotés par le FISE de matériel et de fournitures ; améliorer et développer la formation de Objet.
personnel sanitaire ; établir et organiser une zone urbaine et une zone rurale de démonstrations et de formation professionnelle dans le domaine de l'hygiène scolaire.
Assistance fournie par l'OMS. Une infirmière de la santé publique à partir de novembre 1954. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Inde 69 FISE
janv. 1954-
Equipe chargée de contrôler et apprécier les résultats de la vaccination par le BCG Objet. Apprécier les résultats des campagnes de vaccination par le BCG. Assistance fournie (dépenses remboursées par le FISE). Un médecin et deux infirmières du BCG. Durée probable de l'assistance. L'équipe doit retourner dans l'Inde pour trois mois pendant le deuxième trimestre de 1955. Travail accompli en 1954. L'équipe a procédé surtout à de nouvelles épreuves tuberculiniques sur des enfants déjà vaccinés au cours des campagnes organisées par divers
états de l'Inde. Elle a évalué sur place six lots consécutifs de vaccin BCG indien ; l'évaluation a porté également sur un vaccin danois afin de permettre une comparaison
entre les deux vaccins. Des études ont été entreprises en outre sur l'allergie post vaccinale parmi des sujets vaccinés au cours de campagnes restreintes ou par l'équipe. Des études concernant l'épreuve tuberculinique sur des sujets vaccinés et non vaccinés ont été faites suivant les indications données par le Bureau de Recherches sur la Tuberculose de Copenhague. L'équipe a travaillé dans les états suivants : Madhya Pradesh, Delhi, Assam, Bengale occidental, Pendjab, Pepsu, Travancore- Cochin, Mysore et Hyderabad. Indonésie 1 AT FISE
juin 1950-
Lutte contre le pian à Djakarta et à Djogjakarta (ultérieurement dans tout le pays) Objet. Mettre au point un programme de lutte contre le pian, ainsi que des mesures de prévention de la syphilis congénitale, applicables seulement à Djakarta et Djogjakarta ; par la suite, étendre le programme au pays tout entier en appliquant une méthode simplifiée de lutte contre le pian.
152 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un sérologiste pour le laboratoire de Djogjakarta ; un consultant à court terme en février et un biostatisticien jusqu'au mois d'août. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. Les recommandations du consultant, fondées sur l'enquête
d'évaluation menée par celui -ci, ont été soumises au Gouvernement. Pour plus de détails, voir page 81. Indonésie 2 AT FISE
janv. 1952déc. 1953 déc. 1954-
Hygiène de la maternité et de l'enfance, Djogjakarta Les activités exercées par l'OMS à Djogjakarta dans le domaine de la protection maternelle et infantile ont été suspendues quand le pédiatre affecté à ce projet a été retiré à la fin de 1953. En décembre 1954, l'OMS a envoyé un consultant en pédiatrie pour faire une enquête sur les besoins dans ce domaine. Démonstrations de lutte antipaludique, Tjilatjap Objet. Organiser des démonstrations sur la lutte antipaludique (trois phases : enquête ; opérations de lutte ; nouvelle enquête) ; créer un centre de recherches et de démonstrations ; former des médecins, des entomologistes et du personnel auxiliaire.
Indonésie 4 AT
août 1951-
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un paludologue, un entomologiste et un ingénieur sanitaire. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. La lutte antipaludique a été organisée dans une région comptant 175 000 habitants. Indonésie 5 AT
janv. 1952-
Institut de la Nutrition, Djakarta Objet. Mettre au point des programmes efficaces d'études sur la nutrition ; rétablir les repas scolaires ; mener des enquêtes sur l'état de nutrition ; procéder à des analyses chimiques des denrées alimentaires consommées en Indonésie, ainsi qu'à des analyses de matériel biologique recueilli à l'occasion des enquêtes sur l'état de nutrition de la population.
Assistance fournie par l'OMS. Un biochimiste jusqu'en juin 1954 et un médecin nutritionniste jusqu'en décembre 1954. Travail accompli en 1954. Continuation du programme de formation et des recherches, principalement sur la carence protidique. Indonésie 8A AT FISE
oct. 1952-
Vaccination par le BCG Objet. Vaccination par le BCG, avant une campagne de masse. Assistance fournie (dépenses remboursées par le FISE). Un médecin depuis octobre 1952 et deux infirmières du BCG depuis novembre 1953. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. La campagne de vaccination de masse a été commencée et en juin 1954 environ un million d'enfants avaient été soumis à des épreuves tuberculiniques par huit équipes. Démonstrations et formation professionnelle (lutte antituberculeuse), Bandoeng Objet. Créer une zone de démonstration et de formation professionnelle pour la lutte antituberculeuse, limitée d'abord à la ville de Bandoeng, puis étendue par le personnel local ; exécuter un programme de démonstration et de formation en matière de vacci-
Indonésie 8B AT FISE
sept. 1952-
nation par le BCG. Assistance fournie par l'OMS en 1954.
Un médecin, une infirmière de la santé publique
et un technicien de laboratoire. Durée probable de l'assistance. Indonésie 13 B
Jusqu'à la fin de 1956.
sept. 1953-
Faculté de Médecine, Université de Gadjah Mada, Djogjakarta et Samarang Objet. Développer rationnellement la Faculté de Médecine ; former des homologues nationaux qui continueront l'enseignement commencé par les professeurs envoyés par l'OMS. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un professeur adjoint de biochimie depuis septembre 1953 ; un professeur de pharmacie et de chimie pharmaceutique depuis octobre 1953 et un professeur de pédiatrie depuis août 1954. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
LISTE DES PROJETS : ASIE DU SUD -EST No du projet Origine des fonds Organisations participantes
153
Dates
Description
Indonésie 15 B
janv. 1954-
Ecole supérieure d'infirmières, Bandoeng Organiser des cours supérieurs sur la formation des sages- femmes et les soins infirmiers de santé publique à l'école supérieure d'infirmières de Bandoeng et (pour les Objet.
travaux pratiques) à l'hôpital municipal de Rantjabadak. Assistance fournie par l'OMS en 1954. a) Une infirmière de la santé publique depuis janvier ; une sage -femme monitrice depuis juin et une deuxième infirmière de la santé publique depuis juillet. b) Une bourse pour des études de sage -femme. c) Une certaine quantité de matériel d'enseignement et de fournitures. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Népal 1 B
juin 1954-
Lutte antipaludique, vallée du Rhapati Objet. Etudier la situation du paludisme et déterminer les méthodes de lutte appropriées ; pratiquer des pulvérisations de DDT à l'intérieur des habitations dans les
(FOA)
régions non comprises dans le champ d'action de la Foreign Operations Administration ; former des nationaux pour la prévention du paludisme. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un paludologue, depuis juin ; un entomologiste et du personnel auxiliaire depuis octobre. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. Le siège du projet a été établi à Rhimpedi dans la vallée du Rhapati. Les progrès ont été retardés par de fortes inondations qui ont désorganisé les communications.
Népal 2 AT
nov. 1954-
Formation d'infirmières, Kathmandu Objet. Elaborer un programme d'enseignement infirmier ; créer une école d'infirmières.
Assistance fournie par l'OMS. Deux infirmières monitrices depuis novembre 1954 ; matériel d'enseignement et fournitures ; bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Népal 4 B
oct. -nov. 1954
Enquête sur l'administration de la santé publique Objet. Créer une administration sanitaire en rapport avec les besoins croissants du pays.
Assistance fournie par l'OMS. Un consultant à court terme (octobre- novembre) chargé de mener une enquête. Thaïlande 2 AT FISE
sept. 1950-
Lutte contre les tréponématoses Objet. Organiser une lutte systématique contre le pian sur tout le territoire du pays ; ramener le réservoir d'infection à un niveau où la maladie puisse être maîtrisée par les autorités sanitaires rurales ; former du personnel local ; intégrer la lutte contre le pian dans les services permanents de santé publique (le centre des opérations est à Rajburi). Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un sérologiste jusqu'à la fin de juillet et une
infirmière de la santé publique jusqu'en septembre ; un statisticien pendant quatre mois. Le chef de l'équipe, un vénéréologue, qui avait été affecté antérieurement au projet, est parti en janvier. Travail accompli en 1954. Des progrès satisfaisants ont été réalisés bien qu'il n'ait pas été possible de remplacer en 1954 les membres de l'équipe de l'OMS. Thaíyande 5 B
févr. 1954-
(UNESCO)
Hygiène scolaire, Chachoengsao Objet. Mettre sur pied un service général d'hygiène scolaire en liaison avec le projet d'éducation de base et le programme de formation de personnel enseignant organisés
par l'UNESCO. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin scolaire depuis février -et une infirmière scolaire depuis mai. Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1956.
Thaïlande 6 AT FISE (ONU)
août 1951juillet 1954
Hygiène de la maternité et de l'enfance, Bangkok Objet. Créer, dans une zone urbaine, un centre de démonstrations de santé publique pour assurer la formation pratique d'infirmières de la santé publique et de sages fenunes ; organiser des cours destinés aux étudiants en médecine, aux élèves infirmières
154 NO du projet Origine des fonds Organisations participantes
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Dates Description
et aux élèves inspecteurs sanitaires et des cours de perfectionnement destinés aux médecins de la santé publique ; créer des services d'hygiène scolaire. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un pédiatre, une infirmière de la santé publique, une sage -femme monitrice et un technicien sanitaire. Travail accompli. Voir page 80. Thaïlande 7 AT FISE
oct. 1951juin 1954
Centre antituberculeux de démonstration et de formation professionnelle, Bangkok Objet.
Créer un centre moderne de démonstration et de formation professionnelle
destiné à constituer le noyau d'un futur service antituberculeux qui assurera le diagnostic, la prévention, la lutte épidémiologique et l'hospitalisation en vue de l'isolement et du traitement. A cet effet, toutes les ressources présentes et futures seront placées sous une direction centrale ; il sera créé un laboratoire pour le diagnostic de la tuberculose ; des campagnes de vaccination par le BCG seront entreprises ; un personnel local sera initié aux méthodes modernes de lutte antituberculeuse ; des enquêtes épidémiologiques seront faites au moyen de groupes fixes et de groupes mobiles de radiographie de masse. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un conseiller principal, un épidémiologiste, un
technicien radiologiste, un technicien de laboratoire et une infirmière de la santé publique. Travail accompli. Le centre a été doté de sections de diagnostic, de prévention, de traitement et d'épidémiologie. Des progrès satisfaisants ont été accomplis dans tous les domaines, sauf dans le service de visites à domicile, pour lequel il est devenu de plus en plus difficile de recruter du personnel infirmier local. Une vaste enquête épidémiologique a été faite ; elle a consisté en partie à visiter chaque habitation dans certains quartiers
de Bangkok. Les examens radiologiques ont révélé une fréquence de la tuberculose pulmonaire d'environ 5 %, avec une moyenne de 1 % de crachats positifs. Dans les mesures de prophylaxie antituberculeuse, l'isolement a été préconisé ; dans tous les cas où l'habitation comportait suffisamment d'espace pour permettre d'isoler les malades la nuit, on a installé des couchettes ; lorsque cela n'était pas possible, d'autres mesures préventives ont été prises. Des programmes d'enseignement et de démonstrations, à l'intention des diplômés et des étudiants, ont été mis en oeuvre, tant au centre qu'à l'hôpital pour tuberculeux de Nonburi. La vaccination par le BCG a été pratiquée dans le cadre du projet Thailande 15 (voir ci- dessous). Thailande 13 AT FISE
nov. 1951-
Centre sanitaire rural, Chiengmai (hygiène de la maternité et de l'enfance /soins infirmiers)
Créer un centre sanitaire rural pour l'amélioration des conditions sanitaires générales - en particulier dans les domaines de l'assainissement et de la protection maternelle et infantile - et pour la formation de personnel local. Objet.
Assistance fournie par l'OMS en 1954.
Un conseiller pour la santé publique (spécialisé
dans la protection maternelle et infantile), deux infirmières de la santé publique et, depuis le mois de mai, un technicien de l'assainissement. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Thaïlande 15 FISE mai 1953-
Vaccination par le BCG Objet. Exécuter une campagne de vaccination de masse par le BCG ; soumettre à l'épreuve tuberculinique cinq millions au moins de jeunes gens et vacciner les sujets à réaction négative. Assistance fournie (dépenses remboursées par le FISE). Un médecin et une infirmière du BCG depuis mai 1953 ; une seconde infirmière du BCG depuis septembre 1954. L'équipe d'appréciation des résultats du BCG (voir Inde 69) a également participé pendant trois mois en 1954 à l'exécution du projet. Ecole supérieure d'infirmières, Bangkok Objet. Créer une école supérieure d'infirmières ; organiser des cours supérieurs sur les services infirmiers de santé publique. Assistance fournie par l'OMS. Une infirmière- monitrice ; une certaine quantité de matériel et de fournitures d'enseignement ; deux bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
Thailande 21 AT
avril 1954-
LISTE DES PROJETS : EUROPE N. du projet Origine des fonds Organisations participantes
155
Dates
Description
Thallande 24 B
juin 1954-
Programme d'hygiène rurale Objet.
Créer des services d'hygiène rurale comprenant des services infirmiers ;
(FOA)
assurer une direction et une surveillance satisfaisantes des services infirmiers et des services d'accouchement.
Ce projet est étroitement associé au projet du FISE visant à développer et à renforcer les centres de protection maternelle et infantile en Thaïlande. Assistance fournie par l'OMS. Une infirmière sage -femme de la santé publique.
EUROPE EURO 6 B 1951 -54
Etude sur les assistantes médico- sociales (personnel sanitaire chargé des besoins médico -sociaux des familles)
(Fondation Rockefeller)
EURO 9.4 B
21 -30 avril 1954
Conférence sur la pollution et la chloration des eaux, Opatija
(Fondation Rockefeller)
EURO 9.5 B
12 -13 oct. 1954
Comité spécial d'ingénieurs sanitaires, Bruxelles
Examen des travaux de la conférence sur la pollution des eaux (EURO 9.4) et préparation de la prochaine réunion à Helsinki en 1956. Administration de la santé publique, voyage d'étude en Allemagne et en Italie
EURO 12.3 B
15 mars15 avril 1954
EURO 25.2 B
11 -12 juin 1954
Comité spécial de l'éducation sanitaire, Lyon Neuf experts en santé publique ont tenu une réunion pour préparer la deuxième conférence européenne sur l'éducation sanitaire de la population (la date de la conférence n'est pas encore fixée). Conférence sur les services d'hygiène scolaire, Grenoble *
EURO 40.2 B
14 -19 juin 1954
EURO 43 B
2 -11 sept. 1954
Conférence d'étude sur les soins aux enfants hospitalisés, Stockholm * Cours de formation professionnelle pour ingénieurs des services de distribution d'eau, La Haye et Liége * Conférence sur l'immunisation, Francfort- sur -le -Main *
EURO 45 B
22 mars10 avril 1954 15 -20 mars 1954
EURO 47 B
EURO 50 B
22 -27 fév. 1954
Colloque sur la salubrité des viandes, Copenhague * Cinquième cours fondamental de perfectionnement pour anesthésiologistes, Copenhague *
EURO 52 B
août 1954-
AT
EURO 56 AT
22 nov.18 déc. 1954 1950-
Cours de formation professionnelle pour la lutte antituberculeuse, Istanbul * Centre de démonstration et de formation professionnelle dans un port pour la lutte contre les maladies vénériennes, Rotterdam *
EURO 59 B
*
Pour plus de détails, voir Tableau II, page 86.
156 N° du projet
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Dates Description
Origine des fonds Organisations participantes
EURO 59 B
18 oct.11 déc. 1954 1
Cours de formation professionnelle pour la lutte contre les maladies vénériennes, Rotterdam * Cours de formation professionnelle pour des fonctionnaires de santé publique scandinaves, Göteborg *
EURO 60 B
août -
30 sept. 1954 1950-
EURO 61 B
(Centre international de l'Enfance) (Fondation Rockefeller)
Centre de formation professionnelle en hygiène rurale, Soissons * Nouveau centre dont le but est d'assurer la formation professionnelle sur les plans nationaux et internationaux. L'OMS a attribué des bourses d'études au personnel du centre, fourni du matériel d'enseignement et financé les services de statistique. Cours de formation professionnelle pour anesthésiologistes, Paris *
EURO 62 B
mai 1953 -
avril 1954 avril 1952 -
EURO 63 B
déc. 1954
Enquête sur la morbidité, Danemark * Enquête pilote présentant un intérêt international.
(Fondation Rockefeller)
L'OMS a fourni les services d'un consultant, attribué des bourses d'études à du personnel chargé de l'enquête statistique, et envoyé du matériel. Le rapport sur cette enquête doit être prêt en 1955. nov. 1952-
EURO 64 B
Etude sur la séparation de la mère et de l'enfant, France, Royaume -Uni *
(Centre international de l'Enfance)
EURO 65 B
juin 1953-
(UNESCO)
Etude de la terminologie du génie sanitaire * Etude ayant pour but d'établir une terminologie (en français et en anglais) qui sera utilisée en Europe. Le projet doit être terminé en 1955. Etude des normes applicables à l'eau de boisson Un consultant de l'OMS a établi un rapport exposant la situation actuelle en ce qui concerne les normes de qualité et les méthodes d'analyse de l'eau de boisson, et dans lequel se trouvent des propositions pour les mesures ultérieures à prendre à cet égard.
EURO 66 B
26 sept.26 oct. 1954
On a continué en 1954 à préparer la deuxième réunion du groupe d'étude des normes applicables à l'eau de boisson, prévue pour 1955 ; les travaux préparatoires d'ordre technique seront effectués par un consultant. EURO 67 B
28 mars 10 avril 1954
Colloque sur la prévention et le traitement de l'alcoolisme, Noordwijk, Pays -Bas *
EURO 72 AT
17 -31 oct. 1954
Colloque sur les soins infirmiers de santé publique, Istanbul * Etude pilote sur la santé mentale des enfants dans les camps de réfugiés, Autriche
EURO 73 B
août -nov. 1954
Une équipe de l'OMS, comprenant quatre experts recrutés par l'Institut de Médecine préventive de Leyde, a fait une enquête sur la situation dans les camps de réfugiés. Son rapport a été soumis au Haut Commissaire pour les Réfugiés.
(Haut Commissaire) pour les Réfugiés) EURO 74.1 B (Centre
11 janv.21 février 1954
Cours de formation professionnelle sur l'adaptation des enfants atteints d'infirmité motrice, Paris *
international de l'Enfance)
EURO 74.3 B
26 avril 18 juillet 1954
Cours de formation professionnelle en pédiatrie sociale, Paris *
(Centre international de l'Enfance)
* Pour plus de détails, voir Tableau II, page 86.
LISTE DES PROJETS : EUROPE N. du projet Origine des fonds Organisations participantes
157
Dates
Description
EURO 74.4 B
4 oct.6 nov. 1954
Cours de formation professionnelle sur la prévention de la tuberculose chez les enfants, Paris *
(Centre international
de l'Enfance) EURO 76 B
5 -10 avril 1954
(UNESCO)
Conférence sur les services psychologiques scolaires, Hambourg Conférence sur les services psychologiques des écoles et autres établissements à l'intention des spécialistes de la psychologie de l'enfance. Deux conférenciers ont été
fournis par l'OMS. EURO 78 B
26 mai -
5 juin 1954 2 -12 oct. 1954
Cycle d'études sur le placement familial des enfants, Paris Un consultant de l'OMS a fait des conférences et a participé à des discussions de groupe.
(AAT)
EURO 81 B
(AAT)
Colloque sur la réadaptation des adultes physiquement diminués, Belgrade Un conférencier envoyé par l'OMS a traité des problèmes de santé mentale que soulève la réadaptation. Comité spécial sur les problèmes de santé mentale que pose la santé publique, Genève
EURO 82 B
4 -5 juin 1954
A donné des avis sur la préparation de la réunion d'un groupe d'étude qui se tiendra en 1955.
EURO 94 B
19 sept.11 déc. 1954
Enquête sur les établissements assurant la formation professionnelle des ingénieurs sanitaires dans la Région européenne Un consultant a fait une étude des établissements de la Région européenne qui assurent la formation des ingénieurs sanitaires, cette étude doit servir de base aux travaux d'un symposium sur la formation des ingénieurs sanitaires prévu pour 1955. Lutte antituberculeuse Objet. Renforcer les services de lutte contre la tuberculose afin de réduire le taux de morbidité relativement élevé dans le pays. Assistance fournie par l'OMS. Bourses destinées au personnel de cadre ; matériel et fournitures. Travail accompli en 1954. Trois bourses ont été utilisées (l'une de six mois, pour l'étude de la tuberculose clinique aux Etats -Unis d'Amérique ; une autre de trois mois, pour des études de bactériologie de la tuberculose au Danemark ; la troisième de deux
Autriche 4.2 AT
déc. 1952-
mois pour l'étude de la chirurgie thoracique en Allemagne). En octobre, un boursier a commencé au Royaume -Uni des études, qui dureront six mois, sur la réadaptation des tuberculeux. Deux autres bourses d'études d'une durée de trois mois chacune ont été attribuées à la fin de l'année pour des études en 1955 ; le projet sera terminé lorsque les bénéficiaires auront terminé leurs études. Autriche 4.5 B
nov. 1952-
FISE
Réadaptation des enfants physiquement diminués, Wiener Neustadt Objet. Renforcer et développer les services existants pour les enfants physiquement diminués ; créer un centre de réadaptation à la Waldschule, à Wiener Neustadt. Assistance fournie par l'OMS. Un consultant en physiothérapie ; des bourses d'études aux membres du personnel de ce centre. Travail accompli en 1954. Un boursier a terminé en mai une période de six mois
d'études sur la réadaptation (poliomyélite et autres affections neurologiques) aux Etats -Unis d'Amérique et dans le Royaume -Uni. Un médecin du centre de Wiener Neustadt, titulaire d'une bourse de six mois, a commencé en novembre à étudier les méthodes de réadaptation dans le Royaume -Uni. Une bourse a été attribuée pour des études en 1955.
Autriche 4.6 B
nov. 1952-
Santé mentale, Vienne
FISE
Objet. A l'origine il s'agissait d'établir à Vienne un centre pour le diagnostic et le traitement de l'épilepsie infantile, de l'équiper avec du matériel du FISE, de former le personnel des cadres grâce à de bourses de l'OMS. (Le projet a été étendu par la suite à d'autres services mentaux pour les enfants.)
* Pour plus de détails, voir Tableau II, page 86,
158 N° du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Travail accompli en 1954. Deux consultants ont donné en 1954 chacun pendant un mois des conférences à la Clinique de Guidance infantile de Vienne. Un boursier a terminé en juillet, aux Etats -Unis d'Amérique, des études sur la neurologie. Un autre boursier a terminé en octobre des études sur les soins infirmiers de psychiatrie dans le Royaume -Uni.
Autriche 4.10 AT FISE
sept. 1954-
Production de sérums et de vaccins Objet. Améliorer et augmenter la production de sérums et de vaccins pour la pro tection des enfants contre les maladies de l'enfance ; obtenir des produits de la plus haute qualité et en quantités suffisantes pour protéger efficacement tous les enfants d'Autriche. Assistance fournie par l'OMS. Services de consultants spécialisés dans la production de sérums et de vaccins et en épidémiologie ; bourses d'études. Travail accompli en 1954. Un consultant s'est rendu en Autriche pour donner des
avis sur la production de substances immunologiques et sur l'emploi du matériel fourni par le FISE. Une bourse d'études a été attribuée à un membre de l'Institut sérologique de l'Etat. Espagne 1 AT
mai 1952-
Maladies endémo- épidémiques Objet. Réduire la fréquence de la tuberculose, des zoonoses et d'autres maladies endémo- épidémiques.
Assistance fournie par l'OMS. Services d'un consultant ; fournitures et matériel ; bourses d'études. Travail accompli en 1954. Un consultant a visité des rizières, dans le sud de l'Espagne, en vue d'aider à déterminer l'ampleur du problème de la leptospirose. Des bourses ont été accordées pour des études sur la brucellose, la lutte contre les insectes, la tuberculose, le paludisme, les maladies vénériennes, les zoonoses et les méthodes quarantenaires. Des fournitures médicales ont été envoyées. Grèce 3 B
sept. 1952 -
nov. 1954
Réadaptation des enfants physiquement diminués, Voula Objet. Développer les services de diagnostic, de traitement et de réadaptation pour
FISE (AAT) (OIT)
les enfants physiquement diminués, en coordonnant et en améliorant les services existants, en augmentant l'effectif de personnel qualifié, en centralisant la direction d'un programme visant les enfants physiquement diminués. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un consultant en qualité de directeur médical (de mai à novembre) et un consultant en physiothérapie (jusqu'à la fin de juillet). Travail accompli en 1954.
Le Centre de Voula pour les enfants physiquement diminués,
officiellement ouvert en juillet, a accueilli un certain nombre d'enfants. Le consultant en physiothérapie a collaboré à un deuxième cours de formation en physiothérapie. Grèce 4 AT
sept. 1952-
FISE
Protection maternelle et infantile, Thessalie Objet. Créer et développer un service de protection maternelle et infantile et fournir des équipes mobiles pour les régions rurales, qui seraient rattachées aux centres sanitaires permanents de Thessalie. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un consultant en pédiatrie sociale pour un mois (octobre- novembre). Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1956. Travail accompli en 1954. Le consultant a soumis des propositions concrètes en vue de l'utilisation la plus efficace des services en voie de développement. Ecole d'hygiène, Athènes Objet.
Grèce 5 B
mars 1954-
Développer l'enseignement postuniversitaire à l'Ecole d'hygiène d'Athènes.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un consultant en mars. Travail accompli en 1954. Le consultant a donné au Ministère de la Santé et à la Direction de l'Ecole d'Hygiène des avis sur le développement de l'enseignement post universitaire.
LISTE DES PROJETS : EUROPE N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
159
Description
Grèce 6.1 AT
juin 1952-
Lutte antituberculeuse Objet.
Elaboration d'un programme de lutte antituberculeuse dans le cadre du
programme national de santé publique ; création de zones régionales pour l'organisation de la lutte antituberculeuse ; développement et transformation de l'Institut de Phtisiologie d'Athènes en un centre de formation professionnelle du personnel grec chargé de la lutte antituberculeuse.
Assistance fournie par l'OMS. En 1952, services de deux consultants ; une petite livraison de matériel à l'Institut de Phtisiologie d'Athènes. En 1954, l'OMS a fait de nouvelles livraisons de matériel, procuré un groupe radiologique mobile, attribué deux bourses pour des études qui commenceront au début de 1955. Un médecin de la santé publique spécialisé dans la lutte antituberculeuse sera affecté au projet en 1955.
Italie 5 B
sept. 1952-
FISE
Réadaptation des enfants physiquement diminués, Rome et Parme Créer des services de physiothérapie à Rome et à Parme ; organiser un service général de réadaptation. Assistance fournie en 1954. Un consultant en physiothérapie (dépense remboursée par le FISE) ; bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1956. Travail accompli en 1954. Le consultant a donné un cours destiné à seize étudiants en physiothérapie et qui a pris fin en mars. Son rapport final a été soumis au GouverObjet.
nement. Un membre de l'Institut orthopédique Rizzolo, de Bologne, a reçu une bourse de trois mois, pour étudier dans le Royaume -Uni les problèmes relatifs à la réadaptation des enfants infirmes.
Italie 9 B
oct. 1952-
Ecole de Santé publique, Rome Objet. Créer une école de santé publique à Rome pour l'enseignement postuniversitaire et la recherche dans des domaines de la santé publique. Assistance fournie par l'OMS. Depuis 1952, du matériel d'enseignement et de la documentation médicale. En 1954, encore de la documentation médicale, des bourses pour deux membres du personnel enseignant. Un chargé de cours sera détaché auprès de l'Ecole en 1955. Education sanitaire, Pérouse Améliorer l'éducation sanitaire par la création d'un centre de démonstrations sanitaires dans la région de Pérouse. Assistance fournie par l'OMS. Matériel d'enseignement ; bourses d'études pour des membres du personnel chargés de fonctions importantes au centre. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1956. Travail accompli en 1954. L'ouverture officielle du centre expérimental a eu lieu en juin. L'OMS a donné des avis techniques et fourni du matériel audio- visuel. Objet.
Italie 15 B
sept. 1953-
Maroc 1 AT FISE
mars 1953
Lutte contre les ophtalmies transmissibles (trachome) Objet.
Combattre le trachome et les ophtalmies transmissibles par une campagne
régionale intensive contre la conjonctivite saisonnière aiguë, le traitement méthodique
du trachome dans les écoles, l'éducation sanitaire de la population, un programme pour le traitement des complications de la conjonctivite et du trachome dans les centres sanitaires existants. Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Un ophtalmologiste
et un ingénieur sanitaire (à partir de janvier) et un statisticien (de juin à décembre) ; bourses d'études. Durée probable de l'assistance.
Jusqu'à mai 1955. Travail accompli en 1954. Environ 31, 000 écoliers trachomateux, dont 12 000 à Marrakech et 19 000 à Casablanca, ont été traités au moyen d'antibiotiques. L'évaluation statistique des résultats de l'opération a débuté vers la fin de l'année. Une campagne contre les poussées saisonnières de conjonctivite aiguë a débuté en juillet dans les territoires de Tafilalet et de Ouarzazate. Un groupe de seize villages du secteur de Goulmiva, dans le Tafilalet, a été choisi en vue d'une étude comparative détaillée ayant pour objet de déterminer la valeur respective de trois méthodes fondamentales de lutte contre la maladie : traitement chimiothérapique de masse des porteurs de germes -
160 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE I.'OMS EN 1954 Description
durant la période précédant l'épidémie, traitement de masse au moyen d'antibiotiques durant la saison d'épidémie et destruction des mouches. Il a été accordé cinq bourses d'études, d'une durée de deux à trois mois, et trois boursiers ont terminé leurs études durant l'année.
Maroc 2 AT FISE
août 1954-
Lutte antivénérienne
Diminuer l'incidence de la syphilis en général et enrayer sa propagation à la population rurale. Assistance fournie par l'OMS. Experts étrangers et bourses d'études (conformément aux recommandations d'un consultant de l'OMS qui en 1953 procéda à une enquête Objet.
Deux boursiers de l'OMS ont terminé leurs études (un et deux mois respectivement). Une troisième bourse a été attribuée pour des études en 1955. Le recrutement d'un physicien sérologiste a été ajourné à 1955. Pays -Bas 4 B
préliminaire). Travail accompli en 1954.
oct. 1952-
Centre de formation en santé publique, Amsterdam et Leyde Objet. Développer le centre de formation en santé publique (qui groupe l'Institut néerlandais de Médecine préventive de Leyde, l'Institut d'Hygiène tropicale de l'Université d'Amsterdam et l'Institut de Médecine tropicale de Leyde). Assistance fournie par l'OMS. Conférenciers étrangers, matériel d'enseignement et bourses d'études aux membres du personnel enseignant du centre. Travail accompli en 1954. En avril, le Directeur du Bureau régional de la Méditerranée orientale a donné des conférences et dirigé des colloques au centre. Deux membres du personnel enseignant du centre ont terminé des études entreprises grâce à des bourses de l'OMS. Des fournitures et de la documentation médicale ont été envoyées au centre.
Portugal 10 B
sept. 1954
Production de vaccin antirabique, Lisbonne Un consultant de l'OMS a passé le mois de septembre à Lisbonne et a prêté son
concours à des spécialistes portugais pour la production et le contrôle de vaccin antirabique. Son rapport a été soumis au Gouvernement. Portugal 12 B
oct. 1954
Cours pour ingénieurs sanitaires, Lisbonne
Cours de perfectionnement en génie sanitaire, destiné particulièrement aux ingénieurs des services municipaux d'assainissement. Un cours de formation professionnelle de deux semaines a été organisé en octobre -
novembre. L'OMS a envoyé deux chargés de cours, a versé des allocations à vingt stagiaires et a fourni une certaine quantité de matériel d'enseignement. Tunisie 3 AT FISE nov. 1953-
Lutte contre les ophtalmies transmissibles (trachome) Campagne contre les poussées saisonnières de conjonctivite aiguë ; organisation du traitement méthodique du trachome dans les écoles. Objet.
Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Un ophtalmologiste comme chef d'équipe (à partir de novembre 1953), ainsi qu'un bactériologiste (à partir de février 1954). Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1956. Travail accompli en 1954. Environ 9000 enfants trachomateux ont été soignés à l'aide d'antibiotiques dans les écoles de l'île de Djerba. L'opération a pris fin en juin et ses résultats ont été évalués en octobre -novembre. La première phase de la campagne de masse contre les poussées saisonnières de conjonctivite aiguë, durant laquelle 181 000 personnes ont été soignées, s'est terminée à la fin de juillet. La seconde phase a débuté en septembre.
Turquie 6 AT FISE
sept. 1952-
Protection maternelle et infantile, Ankara Objet.
Formation de spécialistes de la protection maternelle et infantile, dans un
centre de démonstration et d'enseignement qui doit être créé à Ankara et qui préludera à l'organisation, en Turquie, de services de protection maternelle et infantile, dans le cadre de l'administration de la santé publique.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un spécialiste de pédiatrie sociale (chef d'équipe), une infirmière de la santé publique et une sage -femme (tous trois ont commencé leur travail en septembre) ; bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957.
LISTE DES PROJETS : EUROPE N. du projet
161
Origine des fonds Organisations participantes
Dates
Description
Travail accompli en 1954. Un boursier de l'OMS a commencé en avril une période d'étude de douze mois sur la protection maternelle et infantile ; deux bourses ont été attribuées pour des études qui débuteront en 1955.
Turquie 8 AT
août 1952 -
août 1954
Ecole d'infirmières, Ankara Objet. Développer les écoles d'infirmières et de sages- femmes et en créer de nouvelles
et inclure dans le programme d'études l'enseignement des soins infirmiers de santé publique ; organiser à l'Ecole d'infirmières d'Ankara un cours de perfectionnement pour infirmières diplômées. Assistance fournie par l'OMS. Envoi d'une infirmière monitrice de la santé publique et d'une sage -femme monitrice (août 1952 -août 1954) ; bourses d'études. Travail accompli. Les monitrices ont donné deux cours sur l'enseignement des soins
infirmiers et formé des infirmières monitrices, dont quelques -unes occupaient des postes d'enseignement à la fin de 1954. Des fournitures et du matériel ont été envoyés. Sauf en ce qui concerne les études que continuent d'effectuer des stagiaires grâce à des bourses, le projet a pris fin lors du départ de l'équipe, en août 1954. Turquie 13 FISE 1952-
Vaccination par le BCG Objet. Exécuter une campagne de vaccination par le BCG, pour les enfants et les adolescents ; créer un service chargé d'évaluer les résultats ; poser les bases d'un service national permanent de vaccination par le BCG en organisant des démonstrations sur les méthodes à employer et en formant du personnel local. Assistance fournie en 1954. Une infirmière en qualité de conseillère pour la vaccination par le BCG, jusqu'en juin (dépense remboursée par le FISE). Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. La conseillère de l'OMS en soins infirmiers a collaboré avec l'équipe spéciale chargée de l'évaluation des résultats à Bursa, Balikésir, Aydin, Erzeroum, Kastamonu, Sinope et Smyrne. Ecole de santé publique, Ankara Objet. Améliorer l'enseignement postuniversitaire donné à l'Ecole de santé publique d'Ankara. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Trois chargés de cours en matière d'épidémiologie, d'assainissement et d'éducation sanitaire. Durée probable de l'assistance. Non déterminée. Travail accompli en 1954. Un cours a été donné du 29 mars au 26 juin, à l'intention de médecins, avec la participation d'un consultant de l'OMS qui a fait des conférences et a dirigé des colloques sur l'épidémiologie. Un second cours a été donné du 16 août au 27 octobre. Construction d'hôpitaux Objet.
Turquie 16 AT
juillet 1953 -
Turquie 22 AT
juin 1953 nov. 1954
Améliorer l'établissement des plans, la construction et l'aménagement des
hôpitaux. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin en qualité de consultant et un architecte pour deux mois, et un ingénieur pour un mois. Travail accompli en 1954. Des avis ont été donnés au Département de la Santé publique et à l'assurance- maladie des travailleurs turcs, concernant la construction de divers hôpitaux. Turquie 24 AT (ONU) (OIT)
août 1953-
Statistiques démographiques et sanitaires Objet. Améliorer des statistiques démographiques et sanitaires.
Assistance fournie par l'OMS.
Un consultant statisticien, de septembre 1953 à
septembre 1954. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1956. Travail accompli en 1954. Avec l'aide de l'Office central de Statistiques, le consultant a achevé d'organiser des groupes chargés de procéder à des statistiques démographiques
par sondage. Quelques -uns de ces groupes avaient terminé leurs premières enquêtes à la fin de mai.
162 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Yougoslavie 2 B
1950-
Cardiothérapie congénitale En 1954, l'OMS a fourni des films de radiographie et a pris les dispositions néces-
saires pour permettre à deux boursiers de parfaire leur formation en cardiologie et en radiologie. Cette mesure constitue la suite des travaux effectués en 1950 par l'équipe de l'OMS qui avait fait des démonstrations sur les nouvelles techniques de diagnostic et de traitement chirurgical des affections cardiaques chez les enfants. Le projet prendra fin lorsque les boursiers auront terminé leurs études. Yougoslavie 16.1 AT 1953-
Maladies endémo- épidémiques Objet. Réduire la fréquence des maladies intestinales, du typhus, de la fièvre Q, du trachome, de la pellagre, de la diphtérie et d'autres maladies endémo -épidémiques qui continuent à poser un grave problème en Yougoslavie. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un consultant spécialisé dans le goitre endémique et la pellagre pendant un mois ; bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1956. Travail accompli en 1954. Le consultant a visité des régions dans lesquelles le goitre et la pellagre existent à l'état endémique. Son rapport a été soumis au Gouvernement. Trois boursiers de l'OMS ont commencé leurs études durant l'année et quatre bourses ont été attribuées en vue d'études qui seront entreprises en 1955.
Yougoslavie 16.4 AT
1953-
Lutte antituberculeuse Objet. Développer les services antituberculeux nationaux. Assistance fournie par l'OMS. Services d'un consultant (le voyage d'un consultant est prévu pour 1955) ; matériel et fournitures ; bourses d'études. Travail accompli en 1954. Un boursier de l'OMS a commencé à suivre un cours
de six mois de chirurgie thoracique. Trois autres bourses ont été attribuées pour des études en 1955 sur la lutte antituberculeuse et la réadaptation, la tuberculose pulmonaire et osseuse. Yougoslavie 16.9 AT FISE
déc. 1953-
Hygiène de la maternité et de l'enfance Développer les services de protection maternelle et infantile, notamment en donnant plus d'extension aux consultations de maternité et aux centres de protect ion infantile et en accroissant les possibilités de formation professionnelle des infirmières Objet.
et des sages- femmes. Assistance fournie par l'OMS. Services de consultants et bourses d'études (conformément aux recommandations de consultants de l'OMS qui ont procédé à des enquêtes préliminaires en 1952 et en 1953). On envisage, pour 1955, d'envoyer dans les centres nationaux de formation professionnelle des conférenciers pour des périodes de courte durée.
Travail accompli en 1954. Une infirmière pédiatrique a accompli trois mois d'études sur les services infirmiers de santé publique, pour lesquelles une bourse lui avait été attribuée ; une deuxième bourse a été accordée pour des études en 1955. Yougoslavie 16.11 AT 1954-
Statistiques démographiques et sanitaires Objet. Améliorer le service de statistiques démographiques et sanitaires. Assistance fournie par l'OMS. Deux bourses en vue d'études dans le Royaume -Uni. Un consultant sera envoyé en 1955.
Yougoslavie 16.12 AT
1954-
Hygiène sociale et médecine du travail Diminuer la fréquence des accidents et relever le niveau de santé des travailleurs de l'industrie en appliquant des mesures appropriées, en améliorant les dispositifs Objet.
de sécurité et de ventilation, ainsi que le régime alimentaire des travailleurs et en créant des laboratoires régionaux pour l'hygiène professionnelle. Assistance fournie par l'OMS. Bourses d'études conformément aux recommandations d'un consultant de l'OMS qui a effectué une visite préliminaire en 1952. Travail accompli en 1954. Un boursier de l'OMS a commencé, au Royaume -Uni, une période de formation professionnelle de six mois. Trois nouvelles bourses ont été attribuées en vue d'études qui seront effectuées en 1955.
LISTE DES PROJETS N. du projet
MÉDITERRANÉE ORIENTALE
163
Origine des fonds Organisations participantes
Dates
Description
MÉDITERRANÉE ORIENTALE EMRO 5 AT
oct. 1953-
Ecole régionale d'infirmières, Faculté de Médecine, Université d'Alexandrie Objet. Elever le niveau des soins infirmiers et de l'enseignement infirmier en Egypte et dans d'autres pays de la Région, en créant une école supérieure d'infirmières ouverte aux étudiantes d'Egypte et d'autres pays de la Région ; en favorisant l'exécution, dans la Région, d'études et de recherches sur les soins infirmiers ; et en aidant à la solution des problèmes infirmiers. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Une infirmière monitrice principale commé directrice de l'école depuis octobre 1953, ainsi qu'une infirmière monitrice de la sante publique et une monitrice pour les soins infirmiers depuis septembre 1954 ; une bourss
de deux ans à une infirmière monitrice égyptienne pour des études aux Etats -Unis d'Amérique. (L'OMS fournira en 1955 encore du personnel et d'autres boursee d'études.) Durée probable de l'assistance. N'est pas encore fixée, mais s'étendra vraisemblablement sur plusieurs années, le personnel devant rester sur place jusqu'à fin 1956. Activité future. On prévoit que l'école s'ouvrira en janvier 1955. L'Organisation se chargera du recrutement de 30 % des élèves, en faisant appel à des candidates remplissant les conditions voulues et originaires de divers pays de la Région.
EMRO 7 AT (UNESCO)
mai 1953-
Centre d'éducation de base pour les Etats arabes, Sirs -el- Layyan Objet. Il s'agit d'un projet de l'UNESCO visant à initier aux principes de l'éducation de base un personnel national provenant de tous les Etats arabes. Assistance fournie par l'OMS. a) Un médecin depuis mai 1953 et un éducateur sanitaire depuis septembre 1953 jusqu'à août 1954, chargés d'enseigner les questions sanitaires qui se rattachent à l'éducation de base et de donner des cours sur l'éducation sanitaire de la population. b) Bourses d'études à des ressortissants de cinq Etats arabes de la Région. Durée probable de l'assistance. Au moins jusqu'en mai 1955.
EMRO 14 FISE
oct. 1954-
Equipe BCG (évaluation des travaux), Libye, Egypte, Iran et Chypre Objet. Evaluer les résultats des campagnes de vaccination en série par le BCG et réunir des renseignements en prévision des campagnes futures. Assistance fournie (dépenses remboursées par le FISE). Un médecin spécialiste du BCG et deux infirmières spécialistes du BCG. Travail accompli en 1954. En Libye d'abord, en Egypte ensuite, l'équipe a étudié l'allergie à la tuberculine des enfants vaccinés par le BCG en vue d'évaluer les résultats des campagnes de masse ; elle a également étudié la différence d'intensité de l'allergie
à la tuberculine chez les enfants et les adultes non vaccinés, pour que l'on puisse s'inspirer des constatations ainsi faites dans l'organisation de futures campagnes de vaccination par le BCG. En décembre, l'équipe s'est rendue en Iran pour cinq mois. Activité future. En Iran, l'équipe recueillera des renseignements sur : a) l'allergie conférée par le BCG au cours de la campagne de vaccination en série ; b) le tableau et la fréquence de la sensibilité tuberculinique naturellement acquise dans toutes les classes d'âges ; c) la capacité à réagir (production de l'allergie et lésion locale) de la population à la vaccination par le BCG pratiquée par l'équipe ; d) la sensibilité à la tuberculine chez les tuberculeux ; e) les problèmes spéciaux liés à la sensibilité à la tuberculine ; f) les résultats de la vaccination antituberculeuse et de la vaccination antivariolique pratiquées simultanément (voir aussi le projet Iran 11). Arabie Saoudite 1 B
déc. 1952-
Station de quarantaine pour pèlerins, Djeddah Objet. Agrandissement de la station de quarantaine destinée aux pèlerins allant à La Mecque. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un épidémiologiste spécialisé dans les méthodes de quarantaine ; fournitures et matériel. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en septembre 1955 (fin de la saison du pèlerinage de 1955). Travail accompli en 1954. Les travaux se rapportant à la création de la nouvelle
station ont progressé lentement et n'étaient pas terminés à la fin de l'année. L'épidémiologiste de l'OMS restera donc après la saison de pèlerinage de 1955 pour conseiller les autorités locales pendant la première année d'activité de la station.
164 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Arabie Saoudite 2 AT
nov. 1952-
Lutte contre les maladies vénériennes, La Mecque Objet. Créer à La Mecque un centre de démonstrations chargé d'enseigner au personnel technique et auxiliaire local les méthodes modernes de diagnostic et de traitement des maladies vénériennes ; étudier l'épidémiologie des maladies vénériennes, au moyen d'enquêtes effectuées sur le terrain. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin et un infirmier de la santé publique jusqu'à la fin de septembre. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en juin 1956 (maintien en fonctions d'un médecin et envoi de fournitures.) Travail accompli.
Un centre antivénérien a été créé à La Mecque; il comprend un
service de consultations externes, un certain nombre de lits pour malades hospitalisés et un laboratoire central. Deux autres laboratoires ont été créés à Asir et à Médine respectivement. Des enquêtes locales ont été effectuées à Asir, à Taif et à Médine. L'insuffisance numérique du personnel local n'a pas permis d'organiser des cours de formation professionnelle. Arabie Saoudite 3 B
juillet 1953-
Administration de la santé publique Objet. Amélioration générale des services de santé publique. Assistance fournie par l'OMS. Un conseiller en santé publique. Travail accompli en 1954. Résultats concrets obtenus : création d'un comité permanent chargé de s'occuper de toutes les questions sanitaires se rapportant au pèlerinage de
La Mecque ; élaboration d'un plan pour la réorganisation du Ministère de la Santé ; amélioration des méthodes de lutte contre les maladies infectieuses; mise au point de mesures destinées à résoudre le grave problème des chiens errants ; élaboration d'une nouvelle loi régissant l'octroi de licences d'exploitation aux établissements dans lesquels
des denrées alimentaires sont manufacturées, cuites, préparées ou exposées pour la vente ; ouverture à Djeddah d'un centre de protection maternelle et infantile, le premier de ce genre dans le pays ; construction à Taif du premier sanatorium antituberculeux ; vaccination antivariolique et antiamarile de tous les membres du personnel des ports et aéroports qui sont en contact avec des navires ou des aéronefs.
Arabie Saoudite 4 AT
mars 1952-
Lutte contre le paludisme Objet. Enquêtes dans la région de Gizan et dans d'autres régions, en vue de l'organisation ultérieure d'opérations contre les insectes ; lutte contre les moustiques dans la ville de Djeddah ; formation de personnel national pour les travaux antipaludiques. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un paludologue, un entomologiste et un technicien de l'assainissement. Durée probable d'assistance. Jusqu'au milieu de 1956. Travail accompli en 1954. Des pulvérisations ont été pratiquées dans les régions de
Gizan et de Hasa et des enquêtes, suivies de pulvérisations, ont été effectuées aux alentours de Djeddah, ainsi que dans les districts du littoral méridional. Le programme
de formation professionnelle a continué tout en étant restreint en raison du petit nombre d'étudiants ; toutefois les étudiants du cours précédent ont collaboré efficacement, durant l'année, à l'exécution du projet. Pendant la saison du pèlerinage, l'équipe a été chargée d'organiser la lutte contre les mouches, mais, en l'absence d'installations sanitaires élémentaires, les opérations, très onéreuses, ne donnent que des résultats insuffisants et temporaires. En octobre et novembre, des mesures spéciales ont été appliquées à Najran pour combattre le paludisme. Chypre 1 B
sept. 1954-
Enseignement infirmier, Nicosia Objet. Introduire les méthodes modernes d'enseignement infirmier à l'école d'infirmières qui sera créée à l'Hôpital général de Nicosia pour former le personnel d'infirmières diplômées nécessaires aux services de santé de File. Assistance fournie par l'OMS. Une infirmière monitrice à partir de septembre 1954. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en septembre 1956.
Egypte 5 AT
août 1953-
Zone de démonstrations sanitaires, Calioub Objet. Organiser un système de services de santé dans une zone rurale spécialement choisie, procéder à des études et faire des démonstrations des méthodes à appliquer pour assurer la corrélation entre ces services et les services de développement social
LISTE DES PROJETS : MÉDITERRANÉE ORIENTALE N. du projet
165
Origine des fonds Organisations participantes
Dates
Description
et économique ; évaluer les effets de cette action sur la situation sanitaire, sociale et économique de la population ; faire des démonstrations des méthodes d'administration sanitaire locale qui répondent aux besoins de la zone choisie ; donner une formation
pratique en matière de santé publique rurale à un personnel technique provenant d'Egypte et d'autres pays. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un administrateur de la santé publique en tant que conseiller principal, depuis octobre ; un ingénieur sanitaire, depuis février, un épidémiologiste, depuis avril 1953 ; un éducateur sanitaire, depuis janvier 1953 ; deux infirmières de la santé publique depuis octobre 1953, et un statisticien depuis décembre 1953. (L'OMS procurera du personnel supplémentaire en 1955). Le consultant
pour la lutte contre les mouches affecté au projet Egypte 31 a collaboré à ce projet de septembre à décembre. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli. Un recensement pilote a été effectué et ses résultats analysés, et un recensement complet était en cours à la fin de 1954, ainsi que des enquêtes sur la situation sanitaire. On a entrepris l'exécution d'un programme d'adduction d'eau et d'un programme d'évacuation des excréta, ce dernier avec l'aide de la Foreign Opera tions Administration (FOA). La FOA a aussi entrepris un projet d'éducation sanitaire, auquel l'OMS collabore en donnant des conseils aux éducateurs. A la fin de 1954, on examinait les moyens de coordonner la lutte contre la bilharziose et les ophtalmies transmissibles, à laquelle coopère l'OMS, avec les activités déployées par la FAO dans la zone considérée. Egypte 6 B
déc. 1952févr. 1954
Recherches sur le trachome, Memorial Ophtalmic Laboratory, Gizeh Objet.
Entreprendre des recherches sur le trachome et organiser des cours au
Memorial Ophtalmic Laboratory de Gizeh. Assistance fournie par l'OMS. Un virologiste ; du matériel et des fournitures ; une bourse d'études. Travail accompli. Les travaux de recherches se sont heurtés à des difficultés du fait de l'insuffisance du matériel, mais des progrès ont été réalisés dans la réorganisation du laboratoire. Le Gouvernement n'a pas été en mesure de fournir un virologiste comme homologue de l'expert de l'OMS ; on a cependant formé deux assistants, dont l'un a reçu une bourse pour études à l'étranger. Egypte 9 FISE juillet 1951 mars 1954
Vaccination par le BCG Objet. Poursuivre une campagne de vaccination en série par le BCG. Assistance fournie en 1954. Une infirmière spécialiste du BCG depuis novembre 1953 (dépenses remboursées par le FISE). Travail accompli en 1954. De novembre 1953 à mars 1954, l'infirmière spécialiste du BCG a travaillé avec l'équipe désignée par le Gouvernement pour évaluer les résultats de la campagne de vaccination et a aidé à enseigner à trois infirmières égyptiennes la technique des épreuves tuberculiniques post -vaccinales. Lutte contre la bilharziose, province de Calioub Objet. Montrer les résultats que la coordination des efforts dans la lutte contre la bilharziose permet d'obtenir dans une collectivité spécialement choisie du sud -ouest de la province de Calioub (les mesures prises se rapportent à l'éducation sanitaire, à l'assainissement, à la destruction des mollusques et au traitement des malades). Assistance fournie par l'OMS. Un malacologue pendant certaines périodes chaque
Egypte 10 AT
nov. 1952-
année, depuis novembre 1952, et un ingénieur sanitaire à temps complet depuis décembre 1953. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. Des études sur l'utilité du sulfate de cuivre dans la destruction des mollusques et sur l'écologie des colonies de mollusques ont été poursuivies, et une enquête a été effectuée sur les méthodes d'assainissement de cette région. On a continué à traiter des cas, mais les résultats ont été médiocres.
Etant donné les résultats obtenus, il a été décidé de modifier ce projet, en choisissant une autre zone et en donnant plus d'importance aux recherches sur le terrain. Egypte 20 AT
août 1952-
Centre antituberculeux de démonstration et de formation professionnelle, Le Caire Objet. Créer un centre régional de démonstration et de formation professionnelle pour la lutte antituberculeuse sous tous ses aspects : prophylaxie, diagnostic et trai-
166 N. du projet Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Origine des fonds Organisations participantes
tement ; coordonner les services actuels de lutte antituberculeuse et en créer de
nouveaux. Le centre donnera un enseignement théorique et pratique sur les méthodes modernes de lutte antituberculeuse et aidera à la création d'un service de laboratoire pour l'établissement des diagnostics. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un spécialiste de la tuberculose (chef d'équipe) et un technicien de laboratoire, un épidémiologiste jusqu'en juillet, un bactériologiste jusqu'en août, une infirmière de la santé publique et un assistant pour le travail de
secrétariat jusqu'en juin. (L'OMS a procuré une deuxième infirmière de la santé publique jusqu'en décembre 1953.) Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin juin 1955. Travail accompli en 1954. Le travail du centre a été bien organisé et le personnel de l'OMS progressivement rappelé, le chef de l'équipe restant en qualité de conseiller. Des rapports sur les enquêtes effectuées dans la ville du Caire et dans la zone de démonstrations de Calioub pendant l'année seront publiées en 1955. Egypte 21 B
févr.-avril 1954
Enquête sur la pellagre Objet. Evaluer les différents facteurs locaux qui influent sur l'évolution et les manifestations cliniques de la pellagre, en liaison avec une vaste enquête qui se poursuit actuellement ; rechercher des méthodes efficaces de lutte contre la maladie. Assistance fournie par l'OMS. Trois consultants pendant trois mois. Travail accompli. De février à avril 1954 les consultants ont procédé à leur enquête. Leur rapport et leurs recommandations ont été soumis au Gouvernement. Insecticides et résistance des insectes aux insecticides Objet. Etudier la résistance de certains insectes aux insecticides. Assistance fournie par l'OMS. Un consultant pendant trois mois. Travail accompli. Le consultant a effectué une enquête de septembre à décembre 1954 ; son rapport a été soumis au Gouvernement. Administration de la santé publique, Addis -Abéba Objet. Améliorer l'administration de la santé publique en général (y compris l'admi-
Egypte 31 B
sept. -déc. 1954
Ethiopie 3 B
oct. 1952-
nistration des services hospitaliers, les services de statistique, l'épidémiologie, les informations et les recherches épidémiologiques, la nutrition, la lutte contre les maladies
infectieuses, les laboratoires d'analyses médicales et les institutions de recherche, l'assainissement en milieu urbain et en milieu rural) et coordonner ces services et d'autres services dans le cadre d'un programme général de santé publique à long terme. Assistance fournie par l'OMS. Un administrateur de la santé publique depuis octobre 1952.
Durée probable de l'assistance.
Jusqu'à la fin de 1955.
Ethiopie 4 AT
juin 1952-
Lutte antivénérienne à Addis -Abéba (ultérieurement dans l'ensemble du pays) Objet.
Faire connaître les méthodes modernes de lutte antivénérienne et étudier
l'épidémiologie des maladies vénériennes dans l'ensemble du pays ; évaluer les résultats de l'action entreprise à cet égard ; former un personnel et créer un laboratoire central dans l'un des dispensaires antivénériens d'Addis- Abéba.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un conseiller principal et un sérologiste jusqu'en mai et une infirmière de la santé publique ; un successeur du conseiller principal a été nommé en août. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli. Le travail a commencé à Addis- Abéba. Lorsqu'on aura formé un personnel suffisant, on l'affectera aux centres sanitaires d'autres parties du pays. Le conseiller principal engagé en août 1954 s'est surtout occupé de réorganiser le centre d'Addis -Abéba et d'élaborer des plans pour 1955. Activité future. On espère pouvoir entreprendre en 1955, avec la participation du
FISE, un programme élargi de traitement qui portera, au début, sur les femmes enceintes.
Ethiopie 5 B
janv.-déc. 1954
Enquête sur la Sèvre jaune, province de Shoa Objet. a) Organiser et effectuer une enquête sur la fièvre jaune dans la province de
Shoa, puis dans les parties de l'Ethiopie situées au sud et à l'ouest de cette
LISTE DES PROJETS : MÉDITERRANÉE ORIENTALE N. du projet
167
Origine des fonds Organisations participantes
Dates
Description
province. b) Etendre l'enquête à la partie septentrionale de l'Ethiopie et à l'Erythrée
L'enquête est confiée au personnel de l'Institut Pasteur d'Addis -Abéba. Assistance fournie par l'OMS. Une subvention de $2000 pour couvrir les dépenses. Ethiopie 8 FISE avril 1953-
Vaccination par le BCG Objet. Organiser et effectuer des épreuves tuberculiniques chez les individus de moins de vingt ans et vacciner par le BCG ceux qui réagiraient négativement ; poser les bases d'un service permanent de vaccination par le BCG dans le cadre du service général de lutte antituberculeuse, en faisant des démonstrations des méthodes à employer et en formant un personnel local. Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Un conseiller principal
en matière de BCG, un administrateur, deux infirmières spécialistes du BCG, un médecin et un technicien de laboratoire. En 1955 seront seuls conservés les services du médecin, d'une infirmière et de l'administrateur. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Ethiopie 9 B
mars 1954-
FISE
Formation de personnel sanitaire auxiliaire, Gondar Objet. Former du personnel auxiliaire au centre qui sera créé à Gondar ; organiser des services sanitaires modèles pour la province de Begemeder et la ville de Gondar ; procéder à des enquêtes en vue de dresser le tableau épidémiologique de la région considérée ; étendre les services de santé à tout le pays ; enfin, agrandir le centre de Gondar afin qu'il puisse assurer la formation du personnel professionnel. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un épidémiologiste (chef d'équipe) depuis
mars, un ingénieur sanitaire depuis octobre et une infirmière de la santé publique depuis mai. Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1957. Travail accompli en 1954. La formation de fonctionnaires de la santé publique a débuté en septembre.
Irak 7 AT
oct. 1953-
Lutte antituberculeuse, Bagdad Objet. Améliorer la lutte antituberculeuse à Bagdad en créant un centre de démonstrations qui fonctionnera en liaison avec d'autres services antituberculeux, notamment
de sanatoriums. Le projet comprend la formation professionnelle, l'établissement et la tenue à jour de relevés statistiques, l'éducation de la population concernant les modes de propagation de la maladie et les mesures de prophylaxie à prendre. Assistance fournie par l'OMS. Un conseiller principal depuis octobre 1953, une infirmière de la santé publique depuis septembre 1954, un technicien radiologiste depuis juin 1954 et un technicien de laboratoire de mars à juin 1954 ; du matériel, des moyens
de transport et des fournitures ; des bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1956. Travail accompli. Voir page 99.
Irak 8 FISE
oct. 1953-
Protection maternelle et infantile Objet. Préparer, créer et équiper dans tout le pays, dans le cadre des services natio-
naux de santé, un service de protection maternelle et infantile assurant les soins prénatals, des services d'obstétrique et de soins post -natals et le traitement prophylactique des nourrissons et des jeunes enfants par : la démonstration des méthodes les
mieux appropriées à l'Irak ; la formation, en matière de protection maternelle et infantile, de diverses catégories de personnel, notamment les infirmières visiteuses auxiliaires et les sages- femmes visiteuses locales. Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Un médecin principal
depuis octobre 1953, deux infirmières de la santé publique depuis novembre 1953 et une sage -femme monitrice depuis mars 1954. (On espère pouvoir envoyer trois autres infirmières en 1955.) Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli. Le dispensaire Sheik Omar à Bagdad a été réorganisé en centre de protection maternelle et infantile et une administration a été établie au Ministère de la Santé pour l'hygiène de la maternité et de l'enfance, avec la coopération de l'équipe de l'OMS et une équipe nationale complète. La formation de visiteuses d'hygiène auxiliaires a commencé en mai 1954 et, en août, un centre d'hygiène rurale a été ouvert à Dawra. L'équipe de l'OMS a coopéré avec la mission FOA en Irak.
168 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Dates
Irak 10 FISE
mai 1952-
Vaccination par le BCG Objet. Organiser et exécuter une campagne de vaccination en série par le BCG ; organiser un service national de vaccination par le BCG qui fonctionnerait dans le cadre du service de lutte antituberculeuse. Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Un conseiller en matière de BCG, une infirmière spécialiste du BCG de février à avril et de septembre à décembre ; un commis statisticien de janvier à juin. Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1955 (le médecin seulement). Travail accompli. Voir page 98. Lutte antipaludique, vallée du Tanjero, Sulaimaniya Liwa Objet. Continuer la lutte antipaludique dans le Sulaimaniya Liwa et, éventuellement, réduire la fréquence d'autres maladies propagées par les insectes ; former un personnel local ; évaluer les résultats de l'action entreprise au moyen de relevés paludométriques, concernant surtout les enfants, et de recherches entomologiques. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un paludologue et un technicien de l'assainissement. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. Les pulvérisations ont été poursuivies dans le Sulaimaniya Liwa. L'extension des opérations aux zones adjacentes en 1956 a été préparée et le personnel nécessaire a été formé. Les indices entomologiques et paludométriques ont servi à faire de fréquentes comparaisons entre les zones traitées et les zones témoins ; les résultats obtenus montrent que les pulvérisations de DDT à action rémanente ont été très efficaces.
Irak 11 AT
mai 1952-
Irak 17 B
oct.déc. 1954
Ecole pour enfants arriérés, Bagdad Objet. Créer à Bagdad une école pour les enfants arriérés ; par la suite, créer des écoles analogues dans d'autres parties de l'Irak.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un expert pendant trois mois, à partir d'octobre, chargé de collaborer à l'élaboration de programmes d'études appropriés et de surveiller l'enseignement.
Irak 19 B
nov. 1953févr. 1954
Enquête sur l'ankylostomiase Objet. Evaluer la fréquence de l'ankylostomiase en Irak.
Assistance fournie par l'OMS. Un consultant, de novembre 1953 à février 1954, chargé d'effectuer l'enquête. Travail accompli. Le rapport du consultant et ses recommandations sur les mesures à appliquer pour éliminer la maladie en l'espace de cinq ans ont été soumis au Gou-
vernement.
Iran 2 AT
déc. 1952-
Lutte contre les maladies transmises par les insectes, Sabzawar Objet. Combattre les maladies transmises par les insectes dans une zone spécialement choisie, grâce à la mise en ceuvre d'un projet pilote faisant intervenir les méthodes modernes de lutte contre les insectes. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un ingénieur sanitaire, un épidémiologiste (chef d'équipe) depuis janvier et un technicien de laboratoire depuis avril ; un entomologiste de janvier à juin. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli.
Il n'a pas été possible de réaliser le projet pilote aux endroits
primitivement choisis (Rizaiyeh et Hamadan), et il a fallu consacrer quelques mois à la recherche d'une zone appropriée, c'est -à -dire dans laquelle sévissent plusieurs maladies propagées par les insectes et où il n'avait jamais encore été effectué de pulvérisations d'insecticides à action rémanente. Sabzawar a été choisie en mai 1954. Un plan révisé d'opérations était en discussion à la fin de 1954.
Iran 4 AT
nov. 1952-
Lutte antivénérienne, Téhéran Objet. a) Développer et intensifier la lutte antivénérienne à Téhéran et dans ses envi-
rons en établissant à Téhéran un centre antivénérien avec un laboratoire chargé d'exécuter des séro- réactions et de former des sérologistes et des techniciens ; en formant un personnel professionnel et technique (en particulier, une équipe destinée à succéder au personnel de l'OMS) aux méthodes modernes de lutte antivénérienne.
LISTE DES PROJETS : MÉDITERRANÉE ORIENTALE N. du projet
169
Origine des fonds Organisations participantes
Dates
Description
b) Intensifier la lutte antivénérienne dans d'autres parties du pays en créant des centres antivénériens. c) Par la suite, combattre les maladies vénériennes dans l'ensemble du pays en organisant une campagne de masse.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un vénéréologiste, un sérologiste et une infirmière de la santé publique. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli en 1954. Le dispensaire du centre de Téhéran a été réorganisé et doté d'un nouveau système de fiches, et le laboratoire de sérologie a été bien installé. Le vénéréologue et le sérologiste ont commencé une série de visites dans les provinces. Un plan pour la lutte contre les maladies vénériennes dans l'ensemble du pays a été établi et soumis au Ministère de la Santé.
Iran 5 AT
nov. 1951-
Administration de la santé publique, Téhéran
Développer l'administration sanitaire de base, de manière qu'elle englobe les soins médicaux, la santé publique, la médecine préventive et la protection médicoObjet.
sociale.
Assistance fournie par l'OMS. Un conseiller pour la santé publique de novembre 1951 à la fin de 1954 ; une infirmière de la santé publique de septembre 1952 à août 1954 ; un statisticien d'octobre 1954 à fin 1955. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955.
L'équipe a procédé à des études très utiles sur les services de santé d'Iran. L'une des principales tâches du conseiller pour la santé publique consistait à donner des avis au Gouvernement sur le développement de l'administration de la santé publique et la coordination des services de prévention et de traitement, et son travail dans ce domaine a été compliqué par la Coopérative de Santé publique créée par le Gouvernement en vertu du Point IV. L'assistance de l'OMS, qui a pris fin en décembre 1954, sauf en ce qui concerne les services du statisticien, a consisté surtout à fournir des renseignements qui pourront servir lors de l'élaboration des programmes futurs d'assistance technique dans le domaine sanitaire. Travail accompli.
Iran 8 AT
nov. 1952-
Enseignement infirmier, Ecole d'infirmières Ashraf, Téhéran Objet.
Elever le niveau des soins infirmiers qui, en Iran, est inférieur à celui des
soins d'obstétrique, en formant des infirmières ; en affectant un personnel d'infirmières
qualifiées à l'école et aux services de l'hôpital Pahlevi ; en affectant un personnel qualifié aux écoles et aux hôpitaux de province.
Assistance fournie par l'OMS. Quatre infirmières monitrices ; du matériel d'enseignement ; des bourses d'études. Durée probable de l'assistance.
Jusqu'à la fin de 1956.
Travail accompli. De bons progrès ont été réalisés par l'établissement de bases
saines pour la formation des infirmières et par la revision du programme d'études.
Iran 9 AT
mars 1954-
Centre antituberculeux de démonstration et de formation professionnelle, Téhéran Objet. Créer un centre antituberculeux qui formera du personnel, fera des démons-
trations des méthodes modernes de lutte antituberculeuse et servira de dispensaire antituberculeux central pour Téhéran ; établir un laboratoire central de diagnostic de la tuberculose sous la direction de l'Institut Pasteur de Téhéran ; organiser une équipe épidémiologique mobile chargée de mener des enquêtes parmi des groupes de la population spécialement choisis ; par la suite, mettre au point un programme national de lutte antituberculeuse.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un conseiller principal depuis mars, un technicien radiologiste et un technicien de laboratoire depuis août et une infirmière de la santé publique depuis septembre. Durée probable de l'assistance. Travail accompli en 1954.
Jusqu'au milieu de 1956.
Les travaux ont souffert des retards survenus dans l'achèvement du centre de Téhéran.
170 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Iran 10 AT FISE
déc. 1954-
Centre de démonstration et de formation professionnelle (protection maternelle et infantile), Téhéran Objet. Créer à Téhéran un centre de protection maternelle et infantile, chargé de faire des démonstrations de méthodes à employer pour les soins à donner aux mères et aux enfants, et d'assurer la formation de personnel médical et auxiliaire ; établir des plans en vue de créer dans tout le pays des services de protection maternelle et infantile. Assistance fournie par l'OMS. Un pédiatre (chef d'équipe) et une infirmière de la santé
publique depuis décembre 1954 ; une seconde infirmière de la santé publique sera envoyée en 1955. Durée probable de l'assistance.
Jusqu'à la fin de 1956.
Iran 11 FISE
janv. 1952-
Vaccination par le BCG Objet. Développer le laboratoire de production de BCG à l'Institut Pasteur de Téhéran
et créer, sous la direction de l'Institut, un service de distribution de vaccins et un laboratoire chargé d'effectuer la dilution de la tuberculine ; organiser et mettre en oeuvre un programme de vaccination en série par le BCG, en fusionnant la campagne
organisée avec l'aide du FISE et de l'OMS et la campagne nationale en une seule campagne pour l'ensemble du pays.
Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Une infirmière spécialiste du BCG, un administrateur et un fonctionnaire des transports. La plupart des membres de l'équipe internationale ont été rappelés en 1953. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955, l'infirmière spécialiste du BCG et l'administrateur restant en fonctions toute l'année. Travail accompli. Les épreuves à la tuberculine ont montré une très faible fréquence de l'infection tuberculeuse en Iran, constatation si surprenante qu'il a été décidé que l'équipe régionale chargée d'évaluer les résultats des campagnes de vaccination par le BCG (voir projet EMRO 14) étudierait la situation. L'équipe a commencé son travail en décembre 1954 et restera cinq mois dans le pays.
Iran 21 FISE
nov. 1954-
Ecole de sages- femmes, Téhéran
Réorganiser l'école de sages- femmes de l'hôpital de femmes de l'Université de Téhéran par les moyens suivants : étude des ressources actuelles en matière d'enseignement ; organisation d'un cours d'entretien pour sages -femmes et infirmières sages -femmes et d'un cours de formation professionnelle destiné à permettre à des infirmières qualifiées d'obtenir le diplôme d'infirmières sages- femmes. Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Une sage -femme monitrice à partir de novembre. (Deux nouvelles infirmières sages -femmes seront envoyées si l'on dispose des fonds nécessaires.) Ce personnel sera chargé de donner des conseils au sujet du programme d'études de l'école et de faire quelques cours. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Objet.
Israël 8 B
oct. 1953-
FI SE
Réadaptation des enfants diminués, Sarafand Objet. Créer, à l'hôpital de Sarafand, un centre général de réadaptation qui s'occupera surtout des enfants physiquement diminués ; faire des démonstrations des
méthodes modernes de physiothérapie dans le traitement des enfants diminués ; créer une école nationale de physiothérapie. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un professeur de physiothérapie à partir d'octobre 1953. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en septembre 1955. Travail accompli. Voir page 99. Israël 11 AT
juillet 1954-
Centre antituberculeux de démonstration et de formation professionnelle, Jaffa Objet. Créer un centre de démonstration et de formation professionnelle, pourvu d'un dispensaire antituberculeux modèle et de services connexes, qui fonctionnera en liaison avec les services de sanatorium et exercera les activités ci -après : conseils sur la lutte antituberculeuse ; diagnostic clinique, radiologique et bactériologique ; dépistage, examen et surveillance ultérieure des contacts ; traitement des cas ambulatoires ; visite des malades à domicile ; formation de personnel ; services de statistique ; éducation de la population concernant les modes de propagation de la maladie et les mesures de prophylaxie à prendre.
LISTE DES PROJETS : MÉDITERRANÉE ORIENTALE N. du projet
171
Origine des fonds Organisations participantes
Dates
Description
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un conseiller principal en tuberculose et une infirmière de la santé publique, tous deux depuis juillet. Durée probable de l'assistance. L'infirmière jusqu'à fin 1955 ; le conseiller principal
sera rappelé en juin. Travail accompli en 1954.
Le centre a été officiellement ouvert en décembre.
Israël 16 B
août 1952-
Zoonoses Objet. Intensifier la lutte contre la tuberculose bovine, la rage et la brucellose.
Assistance fournie par l'OMS. Avis techniques généralement donnés par les membres permanents du personnel. Travail accompli en 1954. Le spécialiste du Siège pour les questions vétérinaires s'est rendu en Israël au mois d'août et son rapport a été soumis au Gouvernement. Israël 21 B
nov. 1954-
FISE
Soins aux enfants prématurés, Tel -Aviv, Haifa et Tabarieh Objet. Equiper trois centres pour les soins aux enfants prématurés, à Tel -Aviv, Haifa et Tabarieh.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un consultant pendant trois semaines (novembre -décembre), pour donner des conseils au sujet du matériel nécessaire qui sera fourni par le FISE. Travail accompli en 1954. Le rapport et les recommandations du consultant ont été fournis au Gouvernement et au FISE. Jordanie 3 AT FISE
juin 1954-
Centre de démonstrations (hygiène de la maternité et de l'enfance), Amman, Jordanie occidentale et Jordanie orientale
Développer la protection de la maternité et de l'enfance en améliorant les onze centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance existant actuellement dans le pays (dont un à Amman et dix en Jordanie occidentale) et en créant onze nouveaux centres en Jordanie orientale ; coordonner et développer les services ; faire la démonstration des méthodes modernes de soins aux mères et aux enfants ; former des sages femmes visiteuses ; organiser des cours d'entretien à l'intention des médecins et des Objet.
infirmières. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Une infirmière monitrice de la santé publique à partir du mois de juin et une sage -femme monitrice à partir de décembre. (Un pédiatre
sera recruté en qualité de chef d'équipe au début de 1955.) Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1956.
Jordanie 8 FISE
nov. 1953-
Vaccination par le BCG Objet. Créer, dans le cadre du programme antituberculeux, un service permanent de vaccination par le BCG, chargé : de procéder, dans l'ensemble du pays, à des épreuves tuberculiniques sur les enfants, y compris ceux des réfugiés et de vacciner par le BCG tous les sujets à réaction négative ; d'étudier l'allergie tuberculinique pré -vaccinale dans divers groupes d'âges, afin de jeter les bases nécessaires pour les plans futurs. Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Un médecin spécialiste du BCG et, à partir de février, une infirmière BCG. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. La campagne a commencé à Amman en décembre 1953. A la fin de septembre 1954, près de 187 000 personnes avaient été soumises aux épreuves et environ 93 000 d'entre elles avaient été vaccinées. Dix vaccinateurs du ministère de la santé, cinq des forces militaires et un de l'UNRWA, ont achevé leur formation. La campagne, dans les forces armées, a débuté en mars 1954. A la fin de l'année l'exécution du programme était, dans l'ensemble, en avance sur les plans établis et progressait de manière satisfaisante. Laboratoire de la santé publique, Jérusalem Objet. Organiser, afin d'en faire un laboratoire de la santé publique, le laboratoire de l'hôpital Augusta Victoria de Jérusalem repris par le Gouvernement à l'UNRWA, notamment : créer des services d'examens courants de diagnostic, en matière de santé publique ; produire des vaccins et d'autres substances antigéniques ou des immun sérums ; former des techniciens de laboratoire ; effectuer des enquêtes épidémiologiques.
Jordanie 9 B
juillet 1952 juin 1954
Assistance fournie par l'OMS. Un technicien de laboratoire. Travail accompli en 1954. Le rapport final soumis par le technicien de laboratoire était à l'examen vers la fin de l'année.
172 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Jordanie 10 B
mars 1954-
Santé mentale, Bethléem, Amman, Jérusalem Objet. Améliorer et développer les services de santé mentale de l'administration de la santé publique, notamment : améliorer et étendre immédiatement les services de l'hôpital psychiatrique de Bethléem ; créer, dans un proche avenir, des services de consultations externes, en particulier à Amman et à Jérusalem ; former des infirmières psychiatriques et d'autres catégories de personnel pour les services de santé mentale ; améliorer les moyens de traitement destinés aux aliénés délinquants et aux détenus atteints de troubles psychiatriques légers. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un expert en santé mentale à partir de mars. Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1956. Enquête sur la fièvre récurrente Objet. Enquête sur l'épidémiologie de la fièvre récurrente en Jordanie, visant notamment à identifier le vecteur. Assistance fournie par l'OMS. Un consultant, de juillet à septembre 1954. Travail accompli. Le rapport préliminaire du consultant, qui a été soumis au Gouver-
Jordanie 12 B
juillet-
sept. 1954
nement, établit qu'en Jordanie la fièvre récurrente, transmise par les tiques, existe à l'état sporadique dans tout le pays, en particulier autour d'Irbid et de Nablus. Cette maladie frappe surtout les bergers et rarement les populations urbaines. Les tiques vecteurs sont Ornithodoros tholozani et O. coniceps ; ce dernier n'avait pas encore été identifié comme vecteur.
Liban 6 AT FISE
févr. 1952août 1954
Centre de démonstration et de formation professionnelle (hygiène de la maternité et de l'enfance), Beyrouth Objet.
Améliorer les services de protection maternelle et infantile de Beyrouth,
grâce à la création d'un centre chargé, entre autres, de former des infirmières (du type casa) et d'assurer un service d'accouchements à domicile. Assistance fournie par l'OMS. Un médecin, une infirmière de la santé publique et une infirmière sage -femme ; des bourses d'études à deux médecins et à une infirmière de la santé publique. Travail accompli. Prévu primitivement pour deux ans, le projet a été prolongé pour une troisième année et élargi de manière à comprendre la création de centres à Tripoli et à Tyr. Le Gouvernement a nommé du personnel national parallèle à celui de l'OMS et a affecté les boursiers, après l'achèvement de leurs études de perfectionnement, à des postes au Ministère de la Santé, dans le cadre duquel il a été créé un département de l'hygiène de l'enfance. Le nombre de personnes ayant eu recours au centre de Beyrouth s'est accru, ce qui atteste la popularité des services en question. Liban 7 AT FISE août 1951 -
Lutte antipaludique Objet. a) Faire une enquête épidémiologique dans la zone de démonstrations et dans une zone témoin ; entreprendre des opérations antipaludiques et évaluer les résultats obtenus. b) Créer, au Ministère de la Santé, un service antipaludique doté d'un personnel compétent et organiser une lutte intensive contre le paludisme afin d'extirper progressivement cette maladie du pays. Assistance fournie par l'OMS. Un paludologue, un entomologiste, une infirmière de la santé publique jusqu'en avril 1952, ainsi qu'un ingénieur sanitaire. Travail accompli. Les activités des divers organismes participant à la lutte contre le
janv. 1954
paludisme ont été coordonnées. Une équipe nationale a été formée pour la continuation de la lutte dans le Liban. Une enquête approfondie sur le paludisme (la première de ce
genre dans le pays) a été effectuée et les opérations ont été, pour la première fois, étendues à toutes les zones impaludées. L'équipe de l'OMS a été retirée à la fin de janvier 1954 et son rapport définitif est à l'examen. Le FISE continue à fournir du DDT au Gouvernement. Liban 11 B
1952-
Service de production de microfilms à l'Université américaine de Beyrouth Objet. Fournir des microfilms et des services connexes dans la Région grâce à la création d'un laboratoire de microfilms à l'Université américaine de Beyrouth. Assistance fournie par l'OMS. Envoi de fournitures et de matériel, dont l'OMS conservera la propriété et qui seront importés dans le pays en franchise de douane, avec exemption d'impôts et de toutes autres taxes.
LISTE DES PROJETS : MÉDITERRANÉE ORIENTALE No du projet Origine des fonds Organisations participantes
173
Dates
Description
Travail accompli en 1954. Des mesures législatives ont été prises pour libérer le matériel retenu par la douane, et l'on espère que le matériel sera livré au début de 1955.
Libye 1 AT (ONU)
janv. 1951févr. 1954
Administration de la santé publique Objet. Organisation d'un service sanitaire.
Assistance fournie par l'OMS. Un administrateur de la santé publique jusqu'à février 1954 ; un ingénieur sanitaire et une infirmière de la santé publique ont quitté le pays en 1953. Travail accompli en 1954. Le rapport établi par l'administrateur de la santé publique a été soumis au Gouvernement.
Libye 2 B
avril 1954-
FISE
Centre de démonstration et de formation professionnelle (hygiène de la maternité et de l'enfance), Suk el Juma, Tripolitaine Objet. Créer un centre de démonstration et de formation professionnelle qui formera des sages- femmes visiteuses et leur fera, ainsi qu'à d'autres membres du personnel,
des démonstrations sur les méthodes modernes de soins aux mères et aux enfants et donnera une formation pratique appropriée pour les régions rurales. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin et une infirmière de la santé publique à partir d'avril. (Une infirmière sage -femme sera recrutée au début de 1955 ; un éducateur sanitaire affecté au projet Libye 4 travaillera également au centre.) Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1957. Travail accompli en 1954. Le FISE a envoyé des fournitures au centre et l'équipe de l'OMS a assuré, en 1954, des services cliniques et des soins à domicile. L'équipe nationale parallèle a été désignée au mois de juillet. Dix stagiaires ont commencé leur travail de formation pratique en août et leur préparation théorique en septembre (des allocations ont été versées par le FISE pour ces stagiaires). Libye 4 B
juin 1953-
Education sanitaire, Tripoli, Benghazi Objet. Améliorer la santé des individus et des collectivités grâce à l'éducation sanitaire.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Deux éducateurs sanitaires, dont l'un en Tripolitaine (où il collabore également avec le centre d'hygiène de la maternité et de l'enfance de Suk el Juma - voir projet Libye 2) et l'autre en Cyrénaique. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Libye 5 FISE
janv. 1953-
Vaccination par le BCG, population sédentaire de la Tripolitaine, du Fezzan et de la Cyrénaique Objet. Organiser et effectuer des épreuves tuberculiniques sur le plus grand nombre
possible d'habitants âgés de moins de dix -huit ans et vacciner au BCG tous les sujets à réaction négative ; organiser un service permanent de vaccination par le BCG dans le cadre du programme régulier de lutte antituberculeuse. Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Un médecin spécialiste du BCG et deux infirmières BCG, dont l'une a été rappelée en février. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. (En ce qui concerne le travail effectué par l'équipe BCG régionale en Libye, voir projet EMRO 14.)
Pakistan 2 AT FISE
févr. 1951-
Lutte antituberculeuse, Karachi, Pakistan occidental Objet. a) Créer à Karachi un centre de démonstration et de formation professionnelle pour la lutte contre la tuberculose, qui enseignera aux médecins, infirmières et techniciens les méthodes modernes de lutte contre cette maladie. b) Créer par la suite, dans d'autres parties du pays, des centres analogues dotés d'un personnel formé à Karachi,
ce qui permettra d'étendre progressivement à l'ensemble du pays le programme de lutte contre la tuberculose. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un conseiller principal et un technicien de laboratoire jusqu'à la fin de mars et une infirmière de la santé publique jusqu'à la fin d'avril. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en février 1955. Travail accompli en 1954. L'équipe de l'OMS a été retirée à l'exception du conseiller principal qui est resté pour mettre le personnel pakistanais du centre au courant du travail.
174 N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÍ? DE L'OMS EN 1954 Description
Pakistan 3 AT FISE
avril 1952déc. 1954
Centre de démonstration et de formation professionnelle (hygiène de la maternité et de l'enfance), Peshawar, Pakistan occidental Objet.
Créer un centre qui formera des visiteuses d'hygiène pour le programme
provincial d'hygiène de la maternité et de l'enfance, et démontrera l'utilité des services de protection maternelle et infantile. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un spécialiste de l'hygiène de la maternité
et de l'enfance jusqu'en juin, ainsi qu'une monitrice des soins infirmiers de santé publique et une sage -femme monitrice jusqu'en décembre. Travail accompli. L'objectif principal du projet a été atteint. En décembre 1954 les neuf premières sages- femmes visiteuses étaient formées et à la fin de l'année dix autres accomplissaient leur stage de formation. L'absence d'un homologue national du chef a retardé les travaux et les difficultés administratives ont été considérables. La mise
en oeuvre des plans du Gouvernement et de la Croix -Rouge en vue d'étendre aux provinces les services d'hygiène de la maternité et de l'enfance ouvriront vraisemblablement des débouchés aux sages- femmes visiteuses qui reçoivent leur formation professionnelle en vertu de ce programme. Pakistan 5 AT
août 1952 nov. 1954
Lutte contre le choléra, Jhalakati, Pakistan oriental Objet.
Etudes bactériologiques d'ensemble se rapportant à l'épidémiologie du
choléra ; démonstration des méthodes d'assainissement qui permettront de combattre le choléra dans le Pakistan oriental. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un ingénieur sanitaire et un technicien de l'assainissement. Travail accompli en 1954. Les travaux ont été retardés par des conditions matérielles et climatiques défavorables ainsi que par des difficultés d'ordre administratif, mais des progrès ont été peu à peu réalisés dans le forage de puits et la construction de latrines
ainsi que dans l'amélioration de l'approvisionnement en eau et dans l'éducation sanitaire. Il n'a pas été possible de recruter un éducateur sanitaire. Après deux années
de recherches, on était parvenu à trouver un bactériologiste capable de surmonter les difficultés inévitables. Toutefois, après discussion avec le Gouvernement, la décision fut prise de mettre fin au projet. On estimait en effet que les travaux d'assainissement nécessaires pour la lutte contre le choléra avaient fait l'objet de démonstrations suffisantes, bien que les effets des mesures en question sur le choléra endémique dans la région restent à déterminer. L'équipe de l'OMS a été retirée en novembre ; la façon dont les fournitures et le matériel envoyés doivent être utilisés était à l'examen vers la fin de l'année.
Pakistan 7 AT
nov. 1952juin 1954
Centre antivénérien de démonstration et de formation professionnelle, Karachi, Pakistan occidental Objet. Améliorer la lutte contre les maladies vénériennes à Karachi et dans la région
environnante, notamment : en créant, à Karachi, un centre antivénérien moderne et en développant les possibilités existant dans la ville et le district environnant ; en faisant des démonstrations des méthodes modernes de traitement et formation de personnel ; en créant un laboratoire d'analyses sérologiques chargé de desservir la population de Karachi et de la région avoisinante (y compris les marins des navires de commerce touchant le port) et de former des sérologistes et du personnel de laboratoire. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un vénéréologue, un sérologiste et une infirmière de la santé publique jusqu'à la fin de juin. Travail accompli. A la fin de juin, le directeur homologue a pris en charge la direction du centre, avec l'aide d'un sérologiste pakistanais préposé au laboratoire.
Pakistan 9
oct. 1953-
g FISE
Centre de démonstration et de formation professionnelle (hygiène de la maternité et de l'enfance) Karachi, Pakistan occidental Objet. Création d'un centre chargé de démontrer l'utilité des services d'hygiène de la maternité et de l'enfance et de former des visiteuses d'hygiène et des dais pour le programme provincial de protection maternelle et infantile. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un spécialiste de la pédiatrie sociale (chef d'équipe) à partir de février ; une infirmière de la santé publique ; une sage -femme monitrice ; une sage -femme chef de district, et une infirmière monitrice. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en septembre 1956.
LISTE DES PROJETS : MÉDITERRANÉE ORIENTALE N. du projet
175
Origine des fonds Organisations participantes
Dates
Description
Travail accompli en 1954. L'équipe, qui avait été affectée précédemment à un projet similaire à Lahore, est arrivée à Karachi en novembre 1953, et le chef d'équipe a rejoint
son poste en février 1954. Toutefois, les retards dans la construction du bâtiment n'ont permis d'entreprendre les travaux qu'au mois de mai, lorsque le dispensaire de soins pré- natals a été ouvert. A partir de ce moment, les divers services du centre se sont développés rapidement. Un premier groupe de stagiaires a été inscrit et a entrepris ses études en mai, et un second groupe en octobre, mais la formation de dais n'a pas encore commencé. A la fin de l'année, des mesures avaient été prises pour assurer la formation pratique de visiteuses d'hygiène appelées à travailler dans les régions rurales ou semi- rurales.
Pakistan 10 AT FISE
févr.
1953-
Centre de démonstration et de formation professionnelle (hygiène de la maternité et de l'enfance), Dacca, Pakistan oriental Objet. Créer un centre qui démontrera l'utilité des services d'hygiène de la maternité
et de l'enfance, assurera la formation de visiteuses d'hygiène pour le programme provincial de protection maternelle et infantile, enseignera l'hygiène de la maternité et de l'enfance aux médecins et aux étudiants en médecine, ainsi qu'aux infirmières diplômées et aux élèves infirmières, et améliorera l'enseignement de la pédiatrie et les soins pédiatriques à l'hôpital de l'Ecole de Médecine de Dacca, afin que cet établissement puisse servir de modèle pour le Pakistan oriental. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin (hygiène de la maternité et de l'enfance) en qualité de chef d'équipe ; deux infirmières monitrices pour les soins infirmiers de santé publique ; deux sages- femmes monitrices. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en mars 1956. Travail accompli en 1954. L'activité du centre a été consolidée et élargie ; de futurs stagiaires ont été admis à l'école préliminaire et des étudiants avancés ont commencé leur formation en obstétrique et santé publique. Un service d'accouchements à domicile
- auquel la population est favorable -a été établi. Pakistan 12 AT FISE
mars 1953-
Centre antituberculeux de démonstration et de formation professionnelle, Dacca, Pakistan oriental Objet. a) Créer un dispensaire antituberculeux modèle qui enseignera au personnel
les méthodes modernes de lutte antituberculeuse, b) Organiser un service antituberculeux pour le Pakistan oriental. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un conseiller principal, une infirmière de la santé publique, un technicien radiologiste et un technicien de laboratoire. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956 (seuls le conseiller principal et l'infirmière de la santé publique seront maintenus en fonctions). Travail accompli en 1954. Des progrès satisfaisants ont été réalisés durant l'année. Le premier cours de formation de base pour infirmières visiteuses, techniciens de laboratoire et techniciens radiologistes a débuté en janvier et s'est terminé en juillet. A la fin de l'année, un programme prévoyant les applications de la chimiothérapie dans la lutte contre la tuberculose, avec la participation du FISE, était à l'étude. Pakistan 13 FISE nov. 1951-
Vaccination par le BCG Objet.
Continuer le programme de vaccination par le BCG et l'élargir en une
campagne de masse ; former le personnel nécessaire pour la création d'un service permanent de vaccination par le BCG. Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Trois médecins spécialistes du BCG et six infirmières BCG (dont quatre jusqu'en mai et deux jusqu'à
la fin de décembre), un conseiller en statistique et un administrateur. Durée probable de l'assistance.
Jusqu'à la fin de 1956, avec une équipe réduite.
Pakistan 19 B
oct. 1952-
FISE
Formation d'infirmières, Dacca, Pakistan oriental Objet. Augmenter dans le Pakistan oriental le nombre des infirmières possédant une
formation satisfaisante, en développant et en améliorant les moyens dont l'hôpital de l'Ecole de Médecine de Dacca dispose pour la formation d'élèves infirmières, d'infir-
mières diplômées, de monitrices, de surveillantes et d'auxiliaires. Le programme d'études de l'hôpital sera revisé de manière à y inclure l'enseignement de la santé publique. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Une infirmière monitrice principale et deux infirmières monitrices en pédiatrie et en soins chirurgicaux respectivement.
176 N. du projet
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Dates Description
Origine des fonds Organisations participantes
Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. L'équipe a été complétée après beaucoup de retard. La formation professionnelle a été poursuivie, avec un nombre accru d'étudiants, qui ont
reçu une formation meilleure que les étudiants de l'année précédente. Il n'y a pas encore suffisamment de surveillantes de salle qualifiées et il faudra quelques années pour remédier à cette pénurie. Pakistan 20 B
avril 1952-
Aide à la Faculté de Médecine Dow, Karachi, Pakistan occidental Objet.
Amélioration de l'enseignement de la pathologie et de la physiologie à la
Faculté de Médecine Dow, à Karachi. Assistance fournie par l'OMS. Un professeur de pathologie jusqu'en janvier 1954, et un professeur de physiologie chargés de diriger les départements de pathologie et de physiologie respectivement, de collaborer avec le doyen de la Faculté à l'établissement des programmes d'études, de donner des cours théoriques et pratiques, de moderniser les laboratoires de leurs départements respectifs, d'enseigner au personnel universitaire les méthodes adoptées en pathologie et en physiologie, et de fournir, sur demande, des avis au Gouvernement du Pakistan ou au Gouvernement provincial, sur les questions générales rentrant dans leur spécialité. Durée probable de l'assistance. Le Gouvernement a demandé que l'engagement du professeur de physiologie soit prolongé jusqu'en juin 1956, en raison de la difficulté que présente le recrutement d'un professeur pakistanais pour le remplacer. Travail accompli en 1954. Le rapport final établi par le professeur de pathologie a été soumis au Gouvernement. Pakistan 21 1 AT juillet 1953Conseiller en soins infirmiers Objet. Développer les services et l'enseignement infirmiers. Assistance fournie par l'OMS. a) Un conseiller en soins infirmiers, attaché au bureau du Directeur général de la Santé du Pakistan. b) Une bourse d'études à une infirmière pakistanaise pour lui permettre de se préparer à occuper le poste de conseiller en soins
infirmiers après le départ du consultant de l'OMS. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Soudan 3 FISE mars 1954-
Vaccination par le BCG
Créer un service permanent de vaccination par le BCG dans le cadre du programme de lutte contre la tuberculose ; étudier l'allergie tuberculinique pré Objet.
vaccinale chez des échantillons représentatifs de la population ; élaborer, sur la base des constatations faites, un plan pour les travaux futurs dans ce domaine. Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Un médecin spécialiste du BCG et une infirmière BCG. Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1955. Travail accompli en 1954. Un projet pilote a été mis en oeuvre dans les provinces méridionales. Un personnel national parallèle à l'équipe de l'OMS a été formé. Soudan 4 B
juillet 1954
Ecole de Pharmacie, Khartoum Objet. Améliorer l'enseignement de la pharmacie au Soudan. Assistance fournie par l'OMS. En juillet, un consultant chargé d'étudier la situation dans le pays. Travail accompli. Le rapport établi par le consultant et les recommandations formulées par lui en vue de l'amélioration des études de pharmacie ont été soumis au
Gouvernement.
Soudan 5 B
juillet 1954
Lutte contre la bilharziose, zone d'irrigation de la Djézireh Deux consultants désignés, l'un par l'OMS, l'autre par le Gouvernement égyptien, se sont rendus au Soudan pour étudier un programme de lutte contre la bilharziose dont l'exécution est prévue pour 1955. Leur rapport a été soumis au Gouvernement.
un à Dacca et dix (hôpitaux locaux) dans le Pendjab.
1 L'OMS donne des avis et son approbation techniques pour neuf projets du FISE au Pakistan. Ces projets concernent : la lutte antipaludique ; les centres de protection maternelle et infantile ; le matériel d'équipement pour les maternités ; les services d'hygiène scolaire ; la lutte contre le typhus ; la production d'anatoxine de la diphtérie ; la création de douze hôpitaux, un à Karachi,
LISTE DES PROJETS : MÉDITERRANÉE ORIENTALE No du projet Origine des fonds Organisations participantes
177
Dates
Description
Syrie 2 AT FISE
oct. 1952-
Lutte antipaludique Objet. Extirpation complète et définitive du paludisme grâce à l'extension progressive
des opérations de pulvérisation d'insecticides, et continuation des mesures de lutte contre la maladie jusqu'à l'interruption effective de la transmission. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un paludologue et un technicien de l'assainissement. Travail accompli en 1954. Des enquêtes paludométriques et entomologiques ont été effectuées dans les zones de Homs -Hama et de Lattaquié -Baniyas, et des pulvérisations
d'insecticides ont été pratiquées dans la zone côtière (Lattaquié). Des enquêtes préliminaires ont été effectuées dans le nord -ouest de la Syrie, en prévision des opérations, et des enquêtes de contrôle ont été entreprises dans les régions oh des pulvérisations avaient été pratiquées à titre de démonstration. Les opérations de pulvérisation ont été répétées dans la zone de Homs.
Syrie 3 B
mars 1954-
FISE
Lutte contre le béjel et la syphilis, Deir es -Zor Objet. Combattre le béjel et la syphilis dans le nord de la Syrie et initier du personne professionnel et technique aux méthodes de lutte contre ces maladies. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin en qualité de conseiller principal et un sérologiste jusqu'en août, et un infirmier de la santé publique. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli en 1954. Un centre a été créé à Deir es -Zor. Les travaux cliniques
ont progressé régulièrement, mais les travaux sérologiques ont été retardés par l'attente d'une partie importante du matériel de laboratoire, ainsi que par le départ du sérologiste en août. Celui -ci a été remplacé temporairement par un sérologiste syrien désigné par le Gouvernement, mais qui n'a pu assurer son service qu'à horaire
partiel. De vastes enquêtes ont été effectuées dans les vallées de l'Euphrate et du Khabour.
Syrie 4 B
déc. 1953-
Lutte contre la bilharziose et le paludisme, Djézireh Objet. Combattre la bilharziose et le paludisme dans la région de la Djézireh, notamment par des démonstrations des méthodes de lutte dans certaines zones de la région affectées par la maladie, en vue d'amener l'extension de ces mesures à la région entière; par la formation du personnel syrien appelé à continuer les travaux après le départ de l'équipe de l'OMS ; par l'initiation de la population locale à l'utilité des mesures de lutte contre ces maladies, afin d'obtenir leur collaboration. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin, un ingénieur sanitaire, un technicien de l'assainissement et un technicien de laboratoire. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
Travail accompli en 1954. L'abondance des pluies durant l'hiver de 1953/1954 et l'attente des fournitures ont retardé les opérations. Toutefois, des sections techniques ont été constituées et du personnel a été formé. On est parvenu à intéresser la population à la lutte contre ces maladies. En ce qui concerne la bilharziose, on estime que les progrès réalisés vers la fin de l'année dans les mesures appliquées à titre expérimental
permettront de combattre ultérieurement cette maladie par des moyens appropriés. Syrie 5 AT FISE
sept. 1952-
Centre de démonstration et de formation professionnelle (hygiène de la maternité et de l'enfance), Damas Objet. Améliorer l'hygiène de la maternité et de l'enfance à Damas, notamment en créant un centre en vue de la démonstration de méthodes satisfaisantes pour les soins
à donner aux mères et aux enfants ; en formant du personnel professionnel local ; en évaluant les résultats d'après la baisse de la mortalité et l'utilisation, par la population, des services mis à sa disposition ; en donnant des conseils au sujet de l'extension
de ces services à d'autres parties du pays. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un spécialiste en pédiatrie sociale (chef d'équipe) jusqu'en juin, une infirmière monitrice des soins infirmiers de santé publique et une sage -femme monitrice. Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1955. Travail accompli en 1954. On s'est efforcé, principalement, d'assurer la formation d'auxiliaires de la santé publique, en particulier pour les nouveaux centres d'hygiène
178 N. du projet
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Dates Description
Origine des fonds Organisations participantes
de la maternité et de l'enfance, dont quatre ont été ouverts durant l'année à Alep, Lattaquié, Homs et Déraa. L'effectif du personnel local du centre de Damas a été renforcé ainsi que les services cliniques, mais la pénurie de personnel a entravé l'organisation du service d'accouchement à domicile. Syrie 10 B
mai 1952-
Centre antituberculeux de démonstration et de formation professionnelle, Damas Objet. Démonstration des méthodes efficaces de lutte contre la tuberculose et création à cette fin, d'un centre appelé à travailler en liaison avec les autres services antituberculeux. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin en qualité de conseiller principal,
un épidémiologiste jusqu'en mai, une infirmière de la santé publique jusqu'en août, un technicien de laboratoire et un technicien radiologiste jusqu'en juin. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en juin 1955 (le conseiller médical seulement). Travail accompli. La lutte contre la tuberculose a débuté en Syrie par la création de deux centres, à Damas et à Alep, et par l'établissement d'un programme détaillé de mesures
antituberculeuses dont l'exécution doit s'étendre sur plusieurs années. A la fin de 1954, la direction du programme et des services antituberculeux, y compris les vacci-
nations par le BCG, avaient été entièrement transférées au personnel syrien, et la formation du personnel local avait été améliorée et développée. La présence de l'équipe à Damas a été mise à profit pour perfectionner la formation du personnel existant et pour former du nouveau personnel appelé à collaborer au projet. Le matériel envoyé par l'OMS a permis de renforcer les possibilités d'action. Des bourses d'études ont été attribuées à des personnes travaillant au centre de Damas.
Syrie 13 B
sept. 1954-
FESE
Services d'hygiène scolaire (lutte contre la teigne faveuse) Objet. Création, dans le cadre de l'administration générale de la santé, de services permanents pour la lutte contre les mycoses du cuir chevelu chez les enfants ; amélioration des méthodes de lutte contre cette maladie et formation de personnel. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un dermatologue chef d'équipe, à partir de septembre, et un technicien radiologiste à partir d'août. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en septembre 1955. Enseignement infirmier, Damas
Syrie 14 T
juin 1953-
Améliorer la formation des infirmières et renforcer les effectifs d'infirmières des hôpitaux, d'infirmières de la santé publique et de sages -femmes, notamment en développant l'enseignement théorique et pratique à l'école d'infirmières de l'Université de Syrie, à Damas ; en revisant le programme d'études de cette école afin d'y inclure tous les aspects des soins infirmiers ; en préparant des infirmières diplômées pour les postes de chef de salle dans les hôpitaux ou de directrice de centres sanitaires, ainsi que Objet.
pour les fonctions de monitrice et de surveillante des élèves infirmières et des auxiliaires locales.
Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un conseiller principal en soins infirmiers et une monitrice des soins infirmiers de santé publique (la question de l'envoi, en 1955, d'une monitrice des soins infirmiers pédiatriques et d'une infirmière monitrice était à l'étude à la fin de l'année). Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli en 1954. Un nouveau programme d'études a été mis en application à l'école. Des cours sur les soins infirmiers de santé publique ont été introduits dans l'enseignement de base et les centres de santé publique ont été utilisés pour la formation pratique des élèves infirmières. Une section des soins infirmiers, placée sous la direction d'une infirmière syrienne, a été officiellement créée au Ministère de la Santé. Yemen 3 B
févr. 1954-
Administration de la santé publique Objet. Etudier les services sanitaires existant dans le pays, en vue de déterminer les besoins les plus urgents, et élaborer des plans pour l'extension des services et installations sanitaires. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un conseiller en santé publique, de février à
mars. Son successeur sera envoyé en janvier 1955. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956.
LISTE DES PROJETS : PACIFIQUE OCCIDENTAL N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
179
Description
PACIFIQUE OCCIDENTAL WPRO 12 FISE janv. 1954Equipe BCG (évaluation des travaux) Objet
Pays pour lesquels un programme de vaccination par le BCG est envisagé mais non encore commencé. Recueillir, au moyen de sondages effectués dans des localités 1)
choisies, des informations concernant la proportion des sujets réagissant à la tuberculine, en vue de déterminer les localités et les groupes d'âge que les campagnes BCG devront englober ainsi que les techniques et méthodes qui devront être appliquées. 2)
Pays où une campagne de vaccination par le BCG a été menée à bonne fin.
Déter-
miner, par voie de sondages, les résultats obtenus et recueillir des informations permettant de modifier et d'améliorer, si besoin est, les méthodes et les techniques employées.
Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Un médecin et deux L'équipe a procédé à des contrôles pratiques des vaccins provenant du Laboratoire Alabang, dans les Philippines (utilisés aux Philippines, en Indonésie, à Sarawak, à Brunéi et à Hong -kong), ainsi que des vaccins produits par les Laboratoires BCG de Taipeh (utilisés à Taïwan) et par celui de Saigon (utilisés au VietNam et au Cambodge). Après avoir opéré dans les Philippines, au Viet -Nam et en Indonésie (Région de infirmières. Travail accompli.
l'Asie du Sud -Est), l'équipe s'est rendue à Taïwan en décembre. Elle se rendra à Hong -kong et retournera dans les Philippines en 1955. Le FISE a accepté d'assurer le financement de ce projet jusqu'à la fin d'avril 1955.
WPRO 16 B
juillet -nov. 1954
Enquête sur la variole Objet. Recueillir des informations sur l'origine, la fréquence et la répartition de la variole dans certains pays de la Région, en vue d'élaborer les mesures à prendre sur le plan national ou dans le cadre de programmes inter -pays afin d'extirper cette maladie. Assistance fournie par l'OMS. Un consultant à court terme pour une période de cinq mois. Travail accompli. Une enquête a été faite dans les territoires suivants : Cambodge,
Corée, Hong -kong, Japon, Macao, Malaisie, Philippines, Singapour, Taiwan et Viet -Nam. Le rapport relatif à cette enquête sera soumis aux gouvernements intéressés.
WPRO 17 B
4 -21 mai 1954
Colloque sur l'hygiène dentaire, Wellington, Nouvelle -Zélande
Réunir des experts en hygiène dentaire en vue de la discussion de certains problèmes communs, notamment: méthodes permettant d'introduire efficacement des programmes d'hygiène dentaire dans l'activité régulière des services de santé publique, ainsi que le recrutement et la formation du personnel des services d'hygiène dentaire. Objet.
Le colloque a groupé trente -sept participants appartenant à vingt pays des Régions du Pacifique occidental, de l'Asie du Sud -Est et de la Méditerranée orientale. On trouvera une description de ce colloque à la page 105.
Bornéo du Nord 6 AT
juin 1950-
Enseignement infirmier, Jesselton et Sandakan
Elaboration d'un programme d'enseignement infirmier de base, y compris les soins infirmiers d'hygiène publique et l'obstétrique. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Deux infirmières monitrices et une infirmière de la santé publique. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. A la fin de 1954, cinq centres sanitaires avaient été organisés dans la région de Jesselton ; une école d'infirmières avait été créée à Sandakan et la formation de sages- femmes, d'infirmières de la santé publique, d'élèves infirmières et d'aides infirmiers s'est poursuivie. La pénurie de personnel infirmier a retardé les travaux, les élèves ayant dû être transférés à d'autres centres et les infirmières diplômées ayant dû assurer les soins infirmiers dans les régions où le besoin s'en faisait le plus fortement sentir. Objet.
180 Na du projet Origine des fonds Organisations participantes
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Dates Description
Bornéo du Nord 8 AT
déc. 1953-
Assainissement
Etude des problèmes d'assainissement en vue de l'application de mesures appropriées, notamment en ce qui concerne la collecte et l'évacuation des matières usées à Jesselton, Labuan, Kudat, Tawau, Sandakan, Papar et Beaufort. Assistance fournie par l'OMS. Un consultant de décembre 1953 à février 1954 et deux ingénieurs sanitaires à partir de juillet et de novembre 1954 respectivement. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. Il a été procédé à des inspections dans diverses régions ; des travaux pour l'aménagement de canalisations d'égouts ont été entrepris à Jesselton. Objet.
Brunéi 1 B
janv. 1950juin 1954
Ecole d'infirmières, Brunéi Objet. Former des infirmières auxiliaires, y compris le perfectionnement du personnel déjà en fonctions ; évaluer les programmes de formation professionnelle, compte tenu des besoins locaux et des ressources du pays. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Une infirmière de la santé publique. Travail accompli. Un programme de formation professionnelle a été établi à l'intention des infirmières auxiliaires, et trente auxiliaires ont été formées. Des plans ont
été élaborés en vue de permettre à des élèves spécialement choisies de devenir des infirmières diplômées pleinement qualifiées. Un programme de repas scolaires a été mis au point en novembre 1953 et le Gouvernement en a assuré la continuation après le départ, au mois de juin, de l'infirmière de la santé publique. Brunéi 3 AT
oct. 1953-
Projet pilote de lutte contre le paludisme et les insectes Objet. Voir la description de Sarawak 5. Nutrition Objet. Examen, en vue de son extension, du programme de repas scolaires appliqué
Brunéi 4 B
août -déc. 1954
à Brunéi. Assistance fournie par l'OMS. Un médecin nutritionniste pour une période de quatre mois. Travail accompli.
Le programme de repas scolaires a été élargi ; le nombre total d'enfants recevant un repas gratuit à l'école était de 4350 au 30 septembre 1954 (soit une augmentation d'environ 60% par rapport au mois de mai 1954). Grâce à la décentralisation effectuée, la population témoigne d'un intérêt accru pour ce programme dont l'application se poursuit dans des conditions très satisfaisantes, sous la surveillance de comités scolaires, directement responsables envers le Département médical. Cambodge 1 AT
août 1951-
Lutte contre le paludisme Objet. Organiser des services antipaludiques; démontrer des méthodes de lutte contre
le paludisme avec création d'une zone de démonstrations et d'une zone témoin, et former du personnel national. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un paludologue et un technicien de l'assainissement. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli. Bien que, en raison de la situation troublée du pays, il ait fallu
restreindre les activités sur le terrain, une zone de démonstrations et une zone témoin ont été établies, des études entomologiques et des enquêtes sur l'indice parasitaire des nourrissons ont été menées à bien et la capture des moustiques pendant la nuit a été organisée. Vers la fin de 1954, l'amélioration de la situation générale dans le pays a permis de poursuivre les travaux dans des conditions plus satisfaisantes. Cambodge 2 B
nov. 1953-
Administration de la santé publique
Améliorer l'administration de la santé publique par les moyens suivants : coordination des programmes sanitaires et élaboration de programmes à long terme, enquêtes sur les conditions sanitaires. Assistance fournie par l'OMS. Un spécialiste de l'administration de la santé publique qui, à partir de novembre 1953, collaborera aux travaux susmentionnés et assurera la coordination des activités sanitaires des institutions internationales. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en novembre 1956. Objet.
LISTE DES PROJETS : PACIFIQUE OCCIDENTAL N. du projet
181
Origine des fonds Organisations participantes
Dotes
Description
Cambodge 3 B
sept. 1951-
Enseignement infirmier, Phnom -Penh Objet. Créer à Phnom -Penh une école d'infirmières (la première de ce genre dans le pays) ; développer la formation professionnelle en soins infirmiers et en obstétrique.
Assistance fournie par l'OMS. Une infirmière de la santé publique chargée de diriger l'équipe (à dater de septembre 1951) et trois infirmières monitrices (dont l'une à dater
de novembre 1952, et les deux autres - chargées d'enseigner les soins infirmiers généraux et les soins d'obstétrique - à dater d'août 1954). Durée probable de l'assistance. Jusqu'en décembre 1956. Travail accompli. La situation troublée dans le pays et l'absence d'un personnel
national homologue suffisamment compétent ont retardé les travaux au début. Il a été néanmoins possible de créer un centre sanitaire en liaison avec le projet d'hygiène
de la maternité et de l'enfance (Cambodge 4) ; ce centre, qui dessert quelque 1400 familles, dispose d'infirmières ayant soit perfectionné leur formation pratique après leur entrée en fonctions, soit suivi un cours complémentaire de six mois. Il assure également la formation pratique d'autres infirmières. En liaison également avec le projet d'hygiène de la maternité et de l'enfance, un service de pédiatrie de vingt -cinq lits a été créé et doté d'un personnel d'infirmières formées par l'équipe. Un enseignement pratique de la pédiatrie fait désormais partie intégrante du programme des cours de soins infirmiers. Cambodge 4 AT FISE
janv. 1952-
Hygiène de la maternité et de l'enfance, Phnom -Penh Objet. Enseigner les méthodes modernes de protection maternelle et infantile, compte tenu des conditions ethnologiques du pays et de ses ressources financières ; améliorer l'enseignement de l'obstétrique et de la puériculture dans les écoles d'infirmières et les écoles d'accoucheuses de Phnom -Penh, ainsi que l'enseignement de la pédiatrie, de l'obstétrique et de la gynécologie à l'Ecole royale de Médecine ; démontrer les méthodes permettant de grouper et de coordonner les activités curatives, préventives et éducatives des services sanitaires ; développer les services d'hygiène de la maternité et de l'enfance et les intégrer dans les services sanitaires généraux du pays. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin et une infirmière de la santé publique, à partir de novembre. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli. Un centre sanitaire et un service de pédiatrie ont été créés (voir Cambodge 3). La création d'une division d'hygiène de la maternité et de l'enfance au Ministère de la Santé était à l'étude à la fin de 1954. Ecole royale de Médecine, Phnom -Penh Objet. Elever le niveau de l'Ecole royale de Médecine par l'expédition de fournitures et de documentation médicale et l'envoi de chargés de cours afin d'aider le Directeur de cet établissement à organiser certaines sections et de collaborer à l'enseignement. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un chargé de cours. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en juillet 1956.
Cambodge 5 AT
juillet 1953-
Cambodge 6 FISE Chine 1 B
Vaccination par le BCG Voir 1a description de Viet -Nam 4. août 1953Lutte antivénérienne, Taiwan Objet.
Combattre les maladies vénériennes dans l'île tout entière, en initiant le
FISE
personnel local au dépistage des malades, à la recherche des contacts, à l'éducation sanitaire, ainsi qu'aux méthodes modernes de diagnostic et de traitement ; en
améliorant les laboratoires existants en standardisant leurs méthodes de travail ; et par des enquêtes. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un vénéréologue, un sérologiste, un éducateur sanitaire et une infirmière de la santé publique. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en août 1956. Travail accompli. Voir page 108.
182 No du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Chine 3 AT FISE
août 1952-
Hygiène de la maternité et de l'enfance, Taiwan Objet. Organiser, dans l'ensemble de l'île, des services efficaces de protection maternelle et infantile ; initier du personnel médical et infirmier à tous les aspects de la santé publique intéressant la maternité et l'enfance ; améliorer l'éducation sanitaire. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin, une infirmière monitrice (en obstétrique) et une infirmière de la santé publique. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en août 1956. Travail accompli. A la fin de 1954, dix surveillants, trente -cinq élèves infirmières et soixante élèves stagiaires des services infirmiers avaient achevé leur formation en hygiène de la maternité et de l'enfance. Des cours de formation professionnelle d'une durée de quatre mois ont été donnés dans seize centres sanitaires. On s'efforce d'étendre progressivement les attributions et les responsabilités
des surveillantes, qui collaborent à l'enseignement ainsi qu'au perfectionnement du personnel déjà en fonctions et au contrôle des activités d'hygiène de la maternité et de l'enfance dans les territoires situés en dehors de la région de Taichung.
Le FISE s'est chargé de procurer les fournitures et le matériel nécessaires à cinquante centres de protection maternelle et infantile, dont le personnel fait des stages de perfectionnement pratique au centre de Taichung. Chine 6 AT
mai 1952-
Enseignement infirmier, Taiwan Objet. Relever le niveau de l'enseignement infirmier et améliorer les services infirmiers
grâce à la création d'une école supérieure d'infirmières rattachée à l'Hôpital universitaire de Taipeh. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Une infirmière monitrice faisant fonction de directrice et quatre autres infirmières monitrices. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en mai 1957. Travail accompli. Des progrès ont été réalisés dans l'élaboration des plans en vue de rendre plus sévères les conditions d'admission à l'école et d'organiser un cours universitaire pour la formation d'infirmières aux tâches de monitrice, de directrice et d'administratrice. Des manuels d'enseignement des soins infirmiers, des soins obstétricaux, des soins de pédiatrie et de chirurgie ont été établis et traduits en chinois. Des bourses d'études ont été attribuées à des monitrices pour leur permettre de se perfectionner à l'étranger. Chine 7 AT mai 1952-
Lutte contre le paludisme, Taiwan Objet. Combattre le paludisme et finalement éliminer la maladie de l'île par l'emploi d'insecticides à action rémanente. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un paludologue, un entomologiste et un ingénieur sanitaire. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957. Travail accompli. Voir page 105. Campagne de masse contre le trachome, Taiwan
Chine 13 AT FISE
oct. 1954-
Combattre le trachome, au moyen d'une campagne de masse, dans une population englobant plus d'un million d'enfants d'âge scolaire et leurs familles ; organiser, auprès des écoles et des stations sanitaires, un réseau de centres à partir Objet.
desquels l'application des mesures préventives et curatives pourra être assurée de façon à peu près permanente.
Ce projet fait suite au projet pilote de lutte contre le trachome entrepris avec l'aide de l'OMS et du FISE, qui a pris fin en mars 1953. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un consultant pour un mois. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en octobre 1956. Travail accompli en 1954. Le consultant a contribué à une étude préliminaire de la situation, à l'évaluation des résultats du projet pilote, et à l'établissement des plans pour la campagne. Chine 14 B
oct. 1954-
Assainissement, Taiwan Objet. Etudier l'organisation et le fonctionnement des services gouvernementaux
AT
responsables de l'assainissement ; évaluer les principaux problèmes qui se posent en matière d'assainissement et établir des priorités pour les travaux ; exécuter un projet
LISTE DES PROJETS : PACIFIQUE OCCIDENTAL No du projet Origine des fonds Organisations participantes
183
Dates
Description
pilote pour la démonstration des méthodes modernes d'assainissement les plus économiques ; former du personnel. Assistance fournie par l'OMS en 1954. a) Un consultant en assainissement pour une durée de trois mois. (L'OMS enverra ultérieurement deux ingénieurs sanitaires pour une durée de deux ans.) b) Une bourse d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en décembre 1956. Fidji 1 B
nov. 1954-
FISE
Lutte contre les tréponématoses Objet. Réduire la fréquence du pian grâce à un examen systématique de la population et au traitement des malades par la pénicilline ; éliminer en fin de compte cette maladie en tant que problème de santé publique ; initier du personnel local au diagnostic, au traitement et à l'épidémiologie du pian.
Assistance fournie (dépenses remboursées par le FISE). Un conseiller médical principal et un sérologiste pour une période de six mois à dater de novembre 1954. Ces deux médecins collaboreront également à l'exécution d'un projet dans le Samoa occidental, prévu pour 1955. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en novembre 1956. Hong -kong 4 AT
avril 1953-
Hygiène de la maternité et de l'enfance Objet. Faire des démonstrations de services modernes d'hygiène maternelle et infantile répondant aux besoins de Hong -kong ; renforcer les programmes de protection infantile et d'hygiène scolaire, ainsi que les services d'accouchement à domicile ; initier les maîtres d'école et les parents aux problèmes que pose la santé de l'enfance et organiser des cours d'entretien à l'intention des sages- femmes ; améliorer la formation en pédiatrie et développer l'enseignement postuniversitaire dans ce domaine. Assistance fournie par l'OMS. Un médecin à dater d'avril 1953 et deux infirmières monitrices à dater de mars et de juillet 1954 respectivement. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en septembre 1955. Travail accompli. A la fin de 1954, un programme de formation en cours d'emploi, destiné aux infirmières de la santé publique et aux sages -femmes, et un programme d'hygiène scolaire étaient en cours d'application. Poliomyélite et réadaptation des enfants infirmes, Tokyo Objet.
Japon 1 13
nov. 1952-
Renforcer et étendre les services existants pour la protection de l'enfance
FISE
contre les infirmités et les difformités, ainsi que les services de diagnostic, de traitement et de réadaptation des enfants infirmes ; former des spécialistes et des auxiliaires nationaux. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un consultant ergothérapeute à court terme (septembre- octobre).
Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957. Travail accompli. Un consultant à court terme s'est rendu à Tokyo en novembre
1952 ; un plan d'organisation de cours de formation professionnelle a été ultérieurement approuvé, et des bourses d'études ont été attribuées à des nationaux qui à leur retour seront appelés à diriger les cours de formation professionnelle. La mise en oeuvre de la deuxième phase du projet a coïncidé avec l'arrivée du consultant ergothérapeute en septembre 1954 ; des recommandations ont été soumises au Gouvernement à la fin du mois d'octobre. Japon 2 B
nov. 1952-
Enfants prématurés, Tokyo Objet.
Etudier les causes de la prématurité en vue de mettre au point des mesures
préventives dans ce domaine ; faire des démonstrations de méthodes modernes de soins aux prématurés ; former des spécialistes et des auxiliaires locaux.
Assistance fournie par l'OMS. Un consultant pour trois mois en 1953 ; des bourses d'études ; des fournitures et du matériel. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1957. Travail accompli. A la suite de la visite du consultant, des recommandations ont été soumises au Gouvernement. L'OMS a procuré du matériel et attribué trois bourses d'études en 1954.
184 N. du projet Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Origine des fonds Organisations participantes
A la fin de 1954, ces trois boursiers avaient regagné leur pays pour reprendre leurs fonctions antérieures ; d'autre part, un centre de formation professionnelle a été créé à la Maternité de la Croix -Rouge. On se propose d'inaugurer, en 1955, un centre pour prématurés à la Pouponnière de Sategaya.
Japon 4 B
juin 1953-
Institut national de la Santé mentale, Tokyo Objet. Etudier les besoins et les services actuels et élaborer un programme de santé mentale ; effectuer des travaux de recherche ; former des spécialistes et des auxiliaires nationaux. Assistance fournie par l'OMS. Deux consultants en 1953, pour la durée d'un mois chacun ; une bourse d'études ; des fournitures et du matériel. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. Durant la première phase du projet, les consultants formulèrent des recommandations qui ont été acceptées par le Gouvernement. Lutte contre les tréponématoses, Thakhet, Savannakhet, Saravane et Paksé Objet. Etudier la situation en ce qui concerne le pian ; initier du personnel local au diagnostic et au traitement du pian ; organiser une campagne de masse comprenant des mesures d'éducation sanitaire, le dépistage systématique des malades au moyen de visites à domicile et le traitement de tous les cas cliniques et des contacts découverts, de façon à ramener la fréquence du pian à un niveau permettant aux services de santé publique de lutter efficacement contre la maladie. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un conseiller médical principal. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en décembre 1956. Travail accompli. En dépit de l'instabilité de la situation qui a entravé les travaux, il avait été possible, à fin 1954, d'inspecter un certain nombre de régions et de traiter un fort pourcentage de leur population. On a réuni une abondante documentation, et les villages où l'on avait constaté une forte fréquence de la maladie ont été soumis à une seconde inspection. Enseignement infirmier, Kuala Lumpur et Penang Objet. Elever le niveau de l'enseignement infirmier de base ainsi que de l'enseignement universitaire, et améliorer la qualité des services infirmiers ; préparer des infir-
Laos 2 AT
janv. 1953-
Malaisie 1 AT
juin 1950-
mières locales à des fonctions administratives et à l'enseignement, et adapter les programmes d'enseignement infirmier aux besoins et ressources du pays. Assistance fournie par l'OMS. A Kuala Lumpur : une sage -femme monitrice jusqu'en juin 1955. A Penang : une infirmière directrice des études et un infirmier instructeur jusqu'à la fin de 1955, ainsi qu'une monitrice en pédiatrie et une infirmière monitrice jusqu'en août 1954. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955. Travail accompli. A la fin de 1954, une école professionnelle préparatoire avait été créée et des cours pour infirmières et pour sages- femmes y étaient donnés. Un cours postuniversitaire, organisé à Penang du 2 août au 8 septembre 1954, a été consacré plus particulièrement à des questions de médecine, aux soins infirmiers médicaux et à des problèmes pédagogiques. On se propose de créer ultérieurement des écoles de sages- femmes à Penang,
Ipoh, Kuala Lumpur, Malacca et Johore Bharu, de façon à poser les bases d'un service d'obstétrique pour l'ensemble de la Malaisie. Malaisie 3 B
déc. 1953-
FISE
Lutte contre le pian, Kelantan et Trengganu Objet. Réduire la fréquence du pian à Kelantan et Trengganu, grâce à un traitement de masse par la pénicilline, et plus tard enrayer définitivement la maladie ; initier des spécialistes et des auxiliaires locaux au diagnostic, à la thérapeutique moderne et à l'épidémiologie du pian ; encourager le dépistage et le traitement des malades par les dispensaires, les centres de consultation et les hôpitaux existants. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un sérologiste pour une période de deux mois (mars -avril) ; des bourses d'études. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1955.
LISTE DES PROJETS : PACIFIQUE OCCIDENTAL N. du projet
185
Origine des fonds Organisations participantes
Dates
Description
Travail accompli en 1954. La campagne de masse a débuté en avril ; malgré un programme bien conçu de visite systématique à domicile, il n'a été possible d'examiner
que 75 % environ de la population. On estime que, dans les régions englobées par l'enquête, la proportion des pianiques est d'environ 20 %. Une bourse d'études a été attribuée au médecin chargé de la direction du projet afin de Iui permettre d'observer sur place l'exécution des campagnes de lutte contre le pian entreprise en Thaïlande, en Indonésie et dans les Philippines. Malaisie 9 B
nov. 1954-
FISE
Centre de formation pour le personnel des services ruraux de santé, Jitra, Kedah Objet. Création, à Jitra, d'un centre de formation professionnelle pour aides -visiteuses d'hygiène, sages- femmes exerçant dans les zones rurales, préparateurs et inspecteurs sanitaires.
Le personnel formé dans ce centre sera affecté aux centres ruraux de santé qui doivent être institués dans le cadre du projet Malaisie 5, dont l'exécution doit commencer en 1955. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un médecin et une infirmière de la santé publique pour une durée de deux ans à dater du mois de novembre. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Malaisie 11 B
nov. -déc. 1954
Santé mentale Objet. Etudier les besoins et les ressources actuels en ce qui concerne les hôpitaux psychiatriques, en vue notamment d'établir un programme relatif à la fondation d'un hôpital psychiatrique public.
Assistance fournie par l'OMS. Un consultant, en novembre et décembre. Travail accompli. Le consultant a visité les deux hôpitaux psychiatriques de la Fédération et a formulé des recommandations concernant la formation des médecins et du personnel infirmier, le nombre de lits à prévoir, et les mesures à prendre pour prévenir les maladies mentales. On a estimé qu'il était urgent de doter l'Université de Malaisie d'au moins deux monitrices en soins psychiatriques et d'un chargé de cours en psychiatrie. Philippines 9 AT
juin 1952-
Projet pilote de lutte contre la bilharziose, Leyte Objet.
Déterminer les méthodes permettant de combattre la bilharziose avec le
maximum d'efficacité et le minimum de frais ; former des spécialistes et des auxiliaires locaux ; organiser des études sur les hôtes de Schistosoma japonicum - hôtes humains, animaux domestiques et mollusques - ainsi que sur le parasite lui -même ; faire une
enquête épidémiologique sur la maladie dans une zone de forte endémicité; mettre au point un programme de lutte contre la bilharziose. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un parasitologiste, un malacologue et un ingénieur sanitaire. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli.
Voir page 106.
Philippines 12 AT (Université
juillet 1953-
Institut d'Hygiène, Université des Philippines, Manille Objet. Donner aux professeurs de l'Institut d'Hygiène un enseignement complémen-
Johns Hopkins) (Fondation Rockefeller)
taire grâce à l'organisation d'échanges avec l'Ecole d'Hygiène et de Santé publique de l'Université Johns Hopkins. Les professeurs de génie sanitaire et d'administration de la santé publique de l'Université Johns Hopkins ont fait des stages de courte durée à l'Institut, en 1953 et en 1954, et le Professeur de Microbiologie s'y est rendu en 1954. Les professeurs adjoints de génie sanitaire, de parasitologie et de microbiologie de l'Université Johns Hopkins ont été attachés à l'Institut d'Hygiène de Manille pour une période d'une année, et deux membres du personnel de cet institut ont été affectés pour une année également à l'Ecole d'Hygiène et de Santé publique de l'Université Johns Hopkins. Les consultants étrangers ont donné des cours à l'Institut d'Hygiène, à l'Ecole de Médecine et à l'Ecole de Génie sanitaire et ont collaboré dans une certaine mesure à d'autres programmes d'enseignement de l'Université. D'autre part, ils ont donné au Département de la Santé des avis sur des questions spéciales. La continuation du projet est prévue jusqu'en 1957.
186 No du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Description
Philippines 14 AT
févr. 1952juillet 1954
Projet pilote de lutte antipaludique, Mindoro Objet. Déterminer les moyens les plus efficaces et les plus économiques de combattre
le paludisme transmis par Anopheles minimus fiavirostris, principal vecteur de la maladie dans les Philippines ; former du personnel local ; effectuer des études sur l'espèce vectrice ; élaborer un programme général de lutte contre le paludisme englobant
le pays entier. Assistance fournie par l'OMS. Un paludologue et un entomologiste ; des fournitures et du matériel. Travail accompli. Le projet pilote a donné des résultats très satisfaisants qui présentent une importance particulière. En effet, ils ont permis de démontrer, pour la première
fois, qu'il est possible, au moyen d'insecticides à effet rémanent, de combattre le paludisme transmis par A. minimus flavirostris. Le projet a fourni les bases nécessaires pour la mise au point du programme antipaludique d'ensemble que le Gouvernement
entreprend avec l'aide du FOA. Philippines 15 B
août 1951-
Lutte contre les tréponématoses Objet. Combattre le pian dans des régions choisies (voir ci- dessous) ; réduire la fréquence de la maladie de façon qu'elle puisse être par la suite maîtrisée par les autorités sanitaires locales ; former du personnel et mettre au point un programme à long terme qui sera intégré dans l'activité régulière des services gouvernementaux. Assistance fournie par l'OMS. Avis techniques. (Fournitures et matériel procurés
FISE
par le FISE.) Durée probable de l'assistance. Jusqu'en décembre 1955. Travail accompli. Une démonstration de lutte contre le pian a été terminée en août 1953 dans les provinces de Samar et de Leyte. Par la suite, le programme a été étendu
aux provinces de Surigao, Agusan, Davao, Cotabato, Zamboanga, Sulu et Catanduanes. Dans d'autres provinces, oQ la fréquence du pian est considérée comme faible, la lutte contre la maladie a été comprise dans l'activité des services sanitaires provinciaux qui s'acquittent de cette tâche avec l'aide du personnel local. Un projet de loi sur l'organisation sanitaire dans les régions rurales, qui prévoit la création de 1102 centres ruraux de santé, permettra de consolider les résultats obtenus par ces campagnes. Philippines 29 FISE
oct. 1953-
Formation des sages- femmes, Caloocan Objet.
Etudier les services actuels d'accouchement et les moyens de formation
professionnelle dans ce domaine ; former des accoucheuses indigènes (hilots) ; étudier les besoins et les ressources en ce qui concerne les soins infirmiers aux parturientes ; établir une loi sur l'exercice des professions de sage -femme et d'infirmière. Assistance fournie en 1954. Une infirmière monitrice pour les soins obstétricaux (dépenses remboursées par le FISE). Durée probable de l'assistance. Jusqu'en décembre 1956. Travail accompli. A la fin de 1954, des cours pour sages- femmes avaient été organisés
dans plusieurs régions. Des infirmières ayant achevé leur formation collaboraient, dans leurs villes respectives, à la création de cours pour hilots.
Sarawak 5 AT
juillet 1952-
Projet pilote de lutte contre le paludisme, Baram, Sarawak septentrional Objet.
Combattre le paludisme au moyen de pulvérisations d'insecticides à effet
rémanent à l'intérieur des habitations dans une zone choisie à titre expérimental, pour déterminer l'efficacité de cette méthode dans le pays ; former dans l'ensemble du pays des spécialistes, des auxiliaires et de la main- d'oeuvre pour la lutte antipaludique. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un paludologue et un entomologiste. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en décembre 1956. Travail accompli. A la fin de 1954, la carte de répartition géographique du paludisme avait été établie pour la presque totalité du pays, des observations avaient été effectuées concernant la période de transmission de la maladie, et la bionomie de l'espèce vectrice avait été étudiée. La formation de personnel se poursuivait. En octobre 1953, le projet a été étendu à Brunei - projet Brunei 3.
A partir de février 1954, l'équipe a commencé à associer aux enquêtes et aux pulvérisations effectuées dans les villages éloignés une campagne contre le pian et la blennorragie (traitement à base de pénicilline).
Ce projet présente une grande importance pour la région, et les résultats des expériences faites seront utiles pour tout le territoire de Bornéo.
LISTE DES PROJETS : PACIFIQUE OCCIDENTAL N. du projet Origine des fonds Organisations participantes Dates
187
Description
Singapour 2 AT
oct. 1953-
Université de Malaisie Objet.
Développer l'enseignement de la médecine préventive et de la médecine
sociale à la Faculté de Médecine de l'Université ; créer une école de perfectionnement en santé publique donnant un enseignement de haute qualité. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Un professeur d'éducation sanitaire (jusqu'en juillet), un chargé de cours sur les statistiques médicales, un professeur de physiologie appliquée et un chargé de cours sur la nutrition appliquée. Durée probable de l'assistance. Jusqu'au milieu de 1955. Travail accompli. Voir page 107. Singapour 3 AT
juin 1952-
Enseignement infirmier, Singapour Objet. Améliorer le niveau de l'enseignement infirmier et la qualité des services infirmiers, ainsi que l'enseignement sanitaire d'une façon générale ; préparer des infirmières locales aux fonctions d'administration et d'enseignement ; adapter le
programme d'enseignement infirmier aux besoins et aux ressources locales. Assistance fournie par l'OMS en 1954. Deux infirmières monitrices auprès de l'Hôpital général de Singapour. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en 1956. Travail accompli. A la fin de 1954, des cours pour sages -femmes avaient été organisés, des programmes de formation professionnelle avaient été élaborés à l'intention des élèves infirmières et des infirmières et un service de soins de post -cure à domicile avait été introduit. Viet -Nam 2 B
févr. 1951 -
juin 1953 oct. 1954-
Administration de la santé publique Objet. Elaborer des plans à long terme pour les services de santé.
Assistance fournie par l'OMS. Un administrateur de la santé publique, de février 1951 à juin 1953, et un deuxième administrateur à partir de novembre 1954. Durée probable de l'assistance. Jusqu'en novembre 1956.
Viet -Nam 3 AT FISE
déc. 1954-
Hygiène de la maternité et de l'enfance, Saigon, Hué et Dalat Objet. Réorganiser les trois dispensaires de Salgon -Cholon pour assurer les soins préventifs et curatifs nécessaires aux enfants ; mettre au point un programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance, en créant des services de consultations pré -natales et post -natales, des centres de protection maternelle et infantile dans les trois dispensaires de Saigon, dans un hôpital de Hué et dans un hôpital de Dalat, et en constituant progressivement un service de visiteuses d'hygiène.
Assistance fournie par l'OMS. Un spécialiste de l'hygiène de la maternité et de l'enfance à partir de décembre 1954. Une infirmière de la santé publique sera envoyée en 1955. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Viet -Nam 4 FISE
janv. 1954-
Vaccination par le BCG Assistance fournie en 1954 (dépenses remboursées par le FISE). Un spécialiste de la vaccination par le BCG et deux infirmières spécialisées. Durée probable de l'assistance. Jusqu'à la fin de 1956. Travail accompli en 1954. La campagne a été entravée par la situation troublée existant dans ce pays, mais trois équipes avaient été constituées à la fin de l'année et on espérait en organiser une quatrième à bref délai. A la fin de l'année, le personnel fourni par l'OMS avait étendu son activité au Cambodge (projet Cambodge 6) et son chef répartira son temps entre les deux pays. L'équipe chargée des enquêtes et des évaluations relatives au BCG (voir projet WPRO 12) a opéré au Viet -Nam pendant l'année. Hôpital pour enfants, Saigon -Cholon
Viet -Nam 5 FISE
nov.déc. 1952 janv. 1954-
Créer, à Salgon- Cholon, un hôpital d'enseignement de 260 lits, d'après les plans établis par le consultant de l'OMS en organisation hospitalière, qui s'est rendu Objet.
au Viet -Nam pour deux mois en 1952 et pour une semaine au début de 1954. Assistance fournie par l'OMS. Avis techniques donnés par l'équipe d'hygiène de la maternité et de l'enfance opérant au Viet -Nam (voir projet Viet -Nam 3). L'ouverture de l'hôpital est prévue pour mars 1955.
188 N° du projet Origine des fonds Organisations participantes
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Dates Description
PROJETS INTER -RÉGIONAUX Inter -régional 7 B
1952-
Essais d'application pratique du traitement de la rage Des laboratoires de cinq pays collaborent à une étude en cours, tendant à déterminer la valeur de différentes méthodes d'inoculation du vaccin antirabique et du sérum hyperimmun. D'autre part, on poursuit des études sur l'efficacité du sérum hyperimmun chez les humains exposés à la morsure de loups enragés. Centres de la brucellose Des travaux sont en cours dans les quatorze centres de la brucellose créés conjointerrent par la FAO et l'OMS dans différentes parties du monde (voir carte 1, page 11) sur la normalisation des tests de diagnostic, des études bactériologiques, des recherches sur la thérapeutique humaine, des vaccins pour la prophylaxie des zoonoses et des études sur la pathogenèse de la brucellose.
Inter- régional 8 B
1951-
(FAO)
Inter -régional 10 B
1948-
Centres de la grippe Les centres (voir carte 2, page 13) rassemblent et étudient des souches de virus de la grippe provenant de différentes parties du monde ; surveillent l'apparition d'épidémies de grippe et classent les types de virus de façon qu'il soit possible de préparer le vaccin qui convient avant que l'épidémie ne s'étende à d'autres pays.
Inter- régional 11 B
août 1953-
Laboratoire du Centre international des Tréponématoses, Ecole d'Hygiène et de Santé publique, Université Johns Hopkins, Baltimore Ce centre recueille des souches de tréponèmes, détermine leur structure antigénique et leur sensibilité à la pénicilline, entreprend des études immunologiques sur les tréponèmes et met au point des tests effectués avec des tréponèmes. Actuellement, on dispose de trois tests : le test d'immobilisation du tréponème (TIT), le test d'adhérencedisparition et le test d'agglutination du tréponème. Une subvention de $5000 a été versée en 1954 à l'Université Johns Hopkins.
Inter -régional 13 B
janv. 1954-
Centres internationaux des Shigellae, Royaume -Uni et Etats -Unis d'Amérique Deux centres ont été établis le 1e7 janvier 1954, l'un au laboratoire central de santé publique à Londres, l'autre au centre des maladies transmissibles à Atlanta (Géorgie),
Etats -Unis d'Amérique). Les deux centres recueillent et identifient des souches de Shigella, répartissent les souches et les sérums entre les centres nationaux et forment des spécialistes envoyés par les centres nationaux. Les subventions suivantes ont été versées en 1954 : $3500 au Medical Research Council, $10 000 au Service de Santé publique des Etats -Unis d'Amérique. Inter -régional 14 B
1954-
Centres de la poliomyélite
Ces centres rassemblent et étudient des souches de virus de la poliomyélite recueillies dans différentes parties du monde ; entreprennent des études épidémiologiques en vue de l'utilisation ultérieure de vaccins ; enseignent à des virologues les techniques les plus modernes de la culture tissulaire.
Inter -régional 15 B
avril 1954-
Normalisation des tests permettant de déterminer la présence de virus et de rickettsies On poursuit des travaux tendant à simplifier et à rendre plus exactes les méthodes de dépistage à appliquer dans les tests effectués par les laboratoires de santé publique concernant diverses rickettsies et autres maladies à virus. Des laboratoires de nombreux pays collaborent à ces travaux. Conférence du Paludisme BRPO /BRASE, Baguio, Philippines Cette conférence a réuni quarante -deux personnes venant de treize pays. Après
Inter- régional 16 B
15-24 nov.. 1954
la conférence, dix -neuf participants ont visité les services paludologiques et ont vu comment étaient organisées les campagnes antipaludiques entreprises à Taiwan. L'un des principaux sujets discutés à la Conférence était la question de savoir si l'on pouvait recommander, pour la lutte contre le paludisme, les pulvérisations à action rémanente dans les zones où l'affection est transmise par des espèces vectrices qui, jusqu'à ces derniers temps, n'étaient pas considérées comme susceptibles d'être combattues par cette méthode.
LISTE DES PROJETS : PROJETS INTER -RÉGIONAUX No du projet Origine des fonds Organisations participantes
189
Dates
Description
Inter -régional 21
nov. 1950et juin 1954-
Laboratoires de référence de l'OMS, Copenhague et Chamblee
Le laboratoire international pour les préparations sérologiques de référence de l'OMS a été créé au Statens Seruminstitut de Copenhague en novembre 1950. Ce centre contrôle les antigènes et les sérums, examine les préparations de référence, étudie les méthodes sérologiques et forme du personnel. Une subvention de $4000 a été versée à l'Institut en 1954. Un laboratoire pour la recherche sur les maladies vénériennes a été créé en juin 1954 à Chamblee (Géorgie, Etats -Unis d'Amérique) au centre des maladies transmissibles. Ses fonctions sont les mêmes que celles du laboratoire de Copenhague. Le laboratoire ne reçoit pas de subvention.
ANNEXES
ANNEXE 1
193
Annexe 1 ÉTATS MEMBRES DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ (31 décembre 1954) On trouvera ci- dessous la liste des Etats Membres de l'OMS, ainsi que la date à laquelle ils sont devenus parties à la Constitution, l'ordre chronologique étant indiqué par le chiffre figurant entre parenthèses. On trouvera également la liste des territoires admis comme Membres associés. Etats Membres Date
Etats Membres
Date
Afghanistan (37) Albanie (13)
Allemagne, République fédérale d' (78) Arabie Saoudite (14) Argentine (56) Australie (28) Autriche (15) Belgique (49) Biélorussie, RSS de (34) Birmanie (50) Bolivie (68) Brésil (39) Bulgarie (41) Cambodge (72)
Canada (3) Ceylan (52) Chili (55) Chine (1) Corée (65) Costa Rica (60) Cuba (70) Danemark (36) Egypte (25) Equateur (59) Espagne (77) Etats -Unis d'Amérique (46) Ethiopie (11) Finlande (22) France (42) Grèce (31) Guatemala (66) Haiti (17) Honduras (61) Hongrie (43) Inde (27) Indonésie, République d' (74) Irak (20) Iran (4) Irlande (23) Islande (44) Israel (64) Italie (10) Japon (76) Jordanie, Royaume Hachimite de (9) Laos (71)
19 avril 1948 26 mai 1947 29 mai 1951 26 mai 1947 22 octobre 1948 2 février 1948 30 juin 1947 25 juin 1948 7 avril 1948 lez juillet 1948 23 décembre 1949 2 juin 1948 9 juin 1948 17 mai 1950 29 août 1946 7 juillet 1948 15 octobre 1948 22 juillet 1946 17 août 1949 17 mars 1949 9 mai 1950 19 avril 1948 16 décembre 1947 ler mars 1949 28 mai 1951 21 juin 1948 11 avril 1947 7 octobre 1947 16 juin 1948 12 mars 1948 26 août 1949 12 août 1947 8 avril 1949 17 juin 1948 12 janvier 1948 23 mai 1950 23 septembre 1947 23 novembre 1946 20 octobre 1947 17 juin 1948 21 juin 1949 11 avril 1947 16 mai 1951 7 avril 1947 17 mai 1950
Liban (58) Liberia (7) Libye, Royaume Uni de (79) Luxembourg (63) Mexique (35) Monaco (53) Népal (80)
Nicaragua (69) Norvège (18) Nouvelle -Zélande (5) Pakistan (48) Panama (75) Paraguay (57) Pays -Bas (12) Pérou (67) Philippines, République des (54) Pologne (38) Portugal (29) République Dominicaine (45) Roumanie (40) Royaume -Uni de Grande -Bretagne et .
19 janvier 1949 14 mars 1947 16 mai 1952 3 juin 1949 7 avril 1948 8 juillet 1948 2 septembre 1953 24 avril 1950 18 août 1947 10 décembre 1946 23 juin 1948 20 février 1951 4 janvier 1949 25 avril 1947 11 novembre 1949 9 juillet 1948 6 mai 1948 13 février 1948 21 juin 1948 8 juin 1948 22 juillet 1946 22 juin 1948 28 août 1947 26 mars 1947 18 décembre 1946 let mars 1948 26 septembre 1947 2 janvier 1948 3 avril 1948
d'Irlande du Nord (2) Salvador (47) Suède (19) Suisse (8) Syrie (6) Tchécoslovaquie (30) Thailande (21) Turquie (26) Ukraine, RSS d' (33) Union des Républiques Soviétiques (32) Union Sud -Africaine (16) Uruguay (62) Venezuela (51) Viet -Nam (73) Yémen (81) Yougoslavie (24) Membres associés
Socialistes
24 mars 1948 7 août 1947 22 avril 1949 7 juillet 1948 17 mai 1950 20 novembre 1953 19 novembre 1947 Date d'admission . .
Maroc
Zone de protectorat espagnol Zone française Rhodésie et Nyassaland, Fédération 1 Tunisie
20 mai 1953 12 mai 1952 14 mai 1954 12 mai 1952
1 En conséquence, la qualité de Membre associé de la Rhodésie du Sud (admise le 16 mai 1950) prend fin.
194
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Annexe 2
COMPOSITION DU CONSEIL EXÉCUTIF EN 1954 A.
Lors de la treizième session (12 janvier -2 février 1954) Désignés par Désignés par
Professeur G. P. ALIVISATOS Professeur O. ANDERSEN Dr S. ANWAR Dr C. VAN DEN BERG Professeur M. J. FERREIRA
Grèce
Dr Melville MACKENZIE, Président
Danemark Indonésie Belgique Brésil
Royaume -Uni de Grande -Bretagne et
d'Irlande du
Dr S. HAYEK, Rapporteur Professeur F. HURTADO, Vice -Président
Dr H. van Zile HYDE, Rapporteur Professeur H. M. JETTMAR Dr D. L. J. KAHAWITA
.
Liban Cuba Etats -Unis d'Amérique Autriche Ceylan
Dr P. E. MOORE Professeur J. S. SALER Dr J. N. TOGBA Dr H. B. TuRBOTT,l Vice- Président Dr O. VARGAS -MÉNDEZ Dr P. VOLLENWEIDER
Nord Canada Iran Libéria Nouvelle -Zélande
Costa Rica Suisse
Dr S. AL -WAHBI
Irak
B. A dater de la quatorzième session (27 et 28 mai 1954) Lors de la Septième Assemblée Mondiale de la Santé (résolution WHA7.12), l'Arabie Saoudite, la Birmanie, le Chili, la France, le Japon et l'Union Sud -Africaine ont été élus comme Membres habilités à désigner une personne pour siéger au Conseil
Exécutif en remplacement des pays sortants - Belgique, Ceylan, Cuba, Grèce, Liban et Libéria - donnant ainsi au Conseil la composition suivante : Désignés par
Durée du mandat restant d courir
Professeur O. ANDERSEN, Vice -Président Dr S. ANWAR Professeur M. J. FERREIRA, Vice- Président
Danemark Indonésie Brésil
Dr H. van Zile HYDE, Président Professeur H. M. JETTMAR
Dr J. J. Du Pré LE Roux Dr Melville MACKENZIE
2
Etats -Unis d'Amérique Autriche Union Sud -Africaine Royaume -Uni de Grande -Bretagne
1 an 2 ans 1 an 2 ans 2 ans 3 ans 1 an 3 ans 1 an 3 ans 3 ans 3 ans 3 ans 1 an 1 an 2 ans 2 ans 2 ans
et d'Irlande du Nord Dr U MAUNG-U Dr P. E. MOORE Dr Ryu OZAWA Professeur J. PARISOT Dr R. PHARAON, Rapporteur Dr P. RAFFO-SIVORI
Birmanie Canada Japon France
Arabie Saoudite Chili
Professeur J. S. SALEH Dr H. B. TURBOTT, Rapporteur Dr O. VARGAS-MÉNDEZ Dr P. VOLLENWEIDER S
Iran Nouvelle -Zélande
Costa Rica Suisse
Dr S. AL-WAHBI
Irak
I 2
Remplacé par son suppléant, le Dr F. S. Maclean Remplacé à la quatorzième session par son suppléant, le Dr B. M. Clark Remplacé à la quatorzième session par son suppléant, le Dr R. Loria Cortés
ANNEXE 3
195
Annexe 3 TABLEAUX D'EXPERTS ET COMITÉS 1
1.
TABLEAUX D'EXPERTS
En vue d'assurer à l'Organisation des avis techniques par correspondance et de lui fournir les membres de ses comités d'experts (et du Comité de la Quarantaine internationale), des tableaux d'experts ont été institués pour chacun des sujets suivants :
Administration de la santé publique Antibiotiques Assainissement Brucellose Choléra Drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie
Médecine du travail Nutrition Organisation des soins médicaux Paludisme Peste Pharmacopée internationale et préparations pharmaceutiques
Education sanitaire de la population Fièvre jaune Formation professionnelle et technique du personnel médical et auxiliaire
Quarantaine internationale Rage
Réadaptation Rickettsioses
Hygiène de la maternité et de l'enfance Insecticides Lèpre
Maladies à virus Maladies dégénératives chroniques Maladies parasitaires Maladies vénériennes et tréponématoses (y compris sérologie et techniques de laboratoire)
Santé mentale Soins infirmiers Standardisation biologique Statistiques sanitaires Trachome Tuberculose Zoonoses
2.
COMITÉS D'EXPERTS
Voici la liste des membres des comités d'experts qui se sont réunis en 1954 :
Comité d'experts de l'Alcool et de l'Alcoolisme Première session
Comité d'experts pour la Standardisation biologique Huitième session
Dr H. Duchêne, Médecin -Chef du Service de Prophylaxie mentale, Département de la Seine, Paris, France Dr H. Isbell, Directeur des Recherches á l'Hôpital du Service de la Santé publique, Lexington, Ky., Etats -Unis d'Amérique
Dr E. Grasset, Directeur de l'Institut d'Hygiène ; Professeur de bactériologie et d'hygiène à l'Université de Genève, Suisse
Dr G. A. R. Lundquist, Professeur agrégé de psychiatrie ; Médecin -Chef de l'Hôpital de Làngbro, Stockholm, Suède
Dr O. Mafflue, Chef du Service de Standardisation biologique, Statens Seruminstitut, Copenhague, Danemark
M. L. D. MacLeod, B.Sc., Burden Neurological Institute, Stapleton, Bristol, Angleterre
Professeur A. A. Miles, Directeur, Lister Institute of Preventive Medicine, Londres, Angleterre
Dr J. Mardones Restat, Professeur de pharmacologie à la Faculté de Médecine, Université du Chili, Santiago, Chili Professeur J. E. Staehelin, Clinique psychiatrique de l'Université, Bâle, Suisse Dr H. M. Tiebout, Greenwich, Conn., Etats -Unis d'Amérique
Dr C. A. Morrell, Directeur des Divisions des Denrées alimentaires et des Produits pharmaceutiques, Département de la Santé nationale et du Bien -Etre social, Ottawa, Canada
Professeur A. B. Nichols, Secrétaire, United States Pharmacopoeia) Convention Inc., New York, N.Y., Etats -Unis d'Amérique
1 Le Comité de la Quarantaine internationale, qui assume des fonctions spéciales définies par l'Assemblée de la Santé dans la résolution WHA6.20, est indu pour des raisons de commodité dans la présente annexe, en tant que section 3.
196
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 Comité d'experts des Insecticides Cinquième session
Dr W. L. M. Perry, Directeur du Service de Standardisation biologique, National Institute for Medical Research, Mill Hill, Londres, Angleterre Professeur R. Prigge, Directeur, Paul- Ehrlich Institut, Staatliche Anstalt für Experimentelle Therapie, Francfortsur -le -Main, Allemagne
Dr A. W. A. Brown, Chef du Département de Zoologie, Université de l'Ontario occidental, London, Canada Dr R. A. E. Galley, Directeur du Laboratoire de Recherches sur les Produits coloniaux, Londres, Angleterre Dr H. L. Haller, Directeur adjoint (Recherches sur les récoltes),
Professeur J. Tréfouèl, Directeur de l'Institut Pasteur, Paris, France
Dr P. M. Wagle, Directeur, Haffkine Institute, Bombay, Inde
Dr W. G. Workman, Chef du Laboratoire de Contrôle bioInstitute, National Institutes of Health (Public Health Service), Bethesda, Md., Etats -Unis d'Amérique logique,
Service de Recherches agricoles, Département de l'Agriculture, Washington, Etats -Unis d'Amérique Dr H. Mazzarri, Chef du Laboratoire de Chimie, Division de la Paludologie, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale, Maracay, Venezuela
National
Microbiological
Dr R. Pal, Directeur adjoint, Malaria Institute of India, New Delhi, Inde Dr J. Treboux, Laboratoire de Recherches, J. R. Geigy, S.A., Bâle, Suisse Comité d'experts de la Pharmacopée internationale Treizième session
Comité d'experts des Drogues susceptibles d'engendrer Toxicomanie Cinquième session
la
Sir Ram Nath Chopra, M.D., Emeritus Professor, Directeur du Laboratoire de Recherches sur les Drogues, Srinagar, Cachemire Dr N. B. Eddy, Chef de la Section des Analgésiques, Division
de Chimie, National Institute of Arthritis and Metabolic Diseases, National Institutes of Health (Public Health Service), Bethesda, Md., Etats -Unis d'Amérique Dr F. Eichholtz, Professeur de pharmacologie à la Faculté de Médecine, Université de Heidelberg, Allemagne Dr G. Joachimoglu, Professeur de pharmacologie ; Président
Dr H. Baggesgaard Rasmussen, Professeur de chimie organique à l'Ecole royale danoise de Pharmacie, Copenhague, Danemark ; Membre de la Commission de la Pharmacopée danoise et du Conseil scandinave de la Pharmacopée Dr T. Canbdck, Directeur du Laboratoire de Contrôle des Produits pharmaceutiques, Stockholm, Suède ; Vice Président de la Commission de la Pharmacopée suédoise ;
du Conseil supérieur de la Santé, Ministère de l'Hygiène, Athènes, Grèce Dr J. La Barre, Professeur de pharmacologie à la Faculté de Médecine et de Pharmacie, Université libre de Bruxelles, Belgique
Dr B. Lorenzo -Velázquez, Professeur de pharmacologie à la Faculté de Médecine, Université de Madrid, Espagne
M. J. R. Nicholls, D.Sc., Department of the Government Chemist, Londres, Angleterre Dr J. M. Watt, Professeur de pharmacologie et de thérapeutique à l'Ecole de Médecine, Université du Witwatersrand, Johannesburg, Union Sud -Africaine Comité d'experts des Statistiques sanitaires Quatrième session
Membre du Conseil scandinave de la Pharmacopée Dr I. R. Fahmy, Professeur de pharmacognosie à la Faculté de Médecine, Université du Caire, Egypte ; Secrétaire de la Commission de la Pharmacopée égyptienne Dr H. Flück, Professeur de pharmacognosie à l'Ecole polytechnique fédérale, Zurich, Suisse ; Membre de la Commission fédérale de la Pharmacopée Dr C. H. Hampshire, ancien Secrétaire de la Commission de la Pharmacopée britannique, General Medical Council Office, Londres, Angleterre Dr R. Hazard, Professeur de pharmacologie et de matière médicale à la Faculté de Médecine, Université de Paris, France ; Membre de la Commission permanente de la Pharmacopée française Dr L. C. Miller, Directeur pour la revision de la Pharmacopée des Etats -Unis d'Amérique, New -York, N.Y., Etats -Unis d'Amérique
Dr M. J. Aubenque, Chef de la Section des Statistiques sanitaires, Institut national de la Statistique et des Etudes économiques, Paris, France Dr M. Grais, Directeur de la Section de Statistique, Ministère
Dr B. Mukerji, Directeur, Central Drug Research Institute, Lucknow, Inde ; Co- Secrétaire du Comité de Coordination de la Pharmacopée indienne Dr D. van Os, Professeur de pharmacie et de toxicologie à l'Université de Groningue, Pays -Bas ; Président de la Commission de la Pharmacopée néerlandaise
de l'Hygiène publique, Le Caire, Egypte M. F. F. Harris, Directeur de la Division de la Santé et du Bien -Etre, Bureau fédéral de Statistique, Ottawa, Canada Dr I. M. Moriyama, Chef du Service d'Analyse de la Mortalité, Bureau national des Statistiques démographiques, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale, Washington, Etats -Unis d'Amérique Dr K. C. K. E. Raja, Ministère de la Santé, New Delhi, Inde Dr Sadamu Watanabe, Division des Statistiques sanitaires et
Dr J. L. Powers, Président, Committee on National For mulary, American Pharmaceutical Association, Washington, Etats -Unis d'Amérique Sous -Comité des Dénominations communes Sixième session
de la Prévoyance sociale, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale, Tokyo, Japon
Dr H. Baggesgaard Rasmussen, Professeur de chimie organique à l'Ecole royale danoise de Pharmacie, Copenhague, Danemark ; Membre de la Commission de la Pharmacopée danoise et du Conseil scandinave de la Pharmacopée
ANNEXE 3
197
M. T. C. Denston, Secrétaire de la Commission de la Pharmacopée britannique, Londres, Angleterre Dr R. Hazard, Professeur de pharmacologie et de matière médicale à la Faculté de Médecine, Université de Paris, France ; Membre de la Commission permanente de la Pharmacopée française Dr E. Sellés, Professeur de pharmacie galénique à la Faculté de Pharmacie, Université de Madrid, Espagne ; Membre de
Mlle P. M. Dickens, Sage -femme en chef, Service médical Ministère de la Santé, Gouvernement du Soudan, Khartoum, Soudan
D' N. J. Eastman, Professeur d'obstétrique, Université Johns Hopkins, Baltimore, Md., Etats -Unis d'Amérique M18 N. Goffard, Sage -femme monitrice, Institut Edith Cavell -Marie Depage, Bruxelles, Belgique
la Commission de la Pharmacopée espagnole D' R. T. Stormont, Secrétaire, Council on Pharmacy and Chemistry, American Medical Association, Chicago, Ill., Etats -Unis d'Amérique
Dr J. H. de Haas, Chef du Département de la Protection maternelle et infantile, Service national de la Santé publique,
La Haye ; Chef du Département de la Santé à l'Institut néerlandais de Médecine préventive, Leyde, Pays -Bas Mlle
Comité d'experts de la Santé mentale Quatrième session
D' J. V. Ashburner, Psychiatre en chef, Hôpital psychiatrique, Kew, Australie
M. Kaneko, Chef de la Section des Soins infirmiers, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale, Tokyo, Japon D' S. Prawirohardjo, Professeur d'obstétrique et de gynécologie, Université d'Indonésie, Djakarta, Indonésie
D' E. J. Aujaleu, Directeur de l'Hygiène sociale, Ministère de la Santé publique et de la Population, Paris, France Dr A. Botelho, Directeur du Service national des Maladies mentales, Rio de Janeiro, Brésil Dr R. Felix, Directeur, National Institute of Mental Health, National Institutes of Health (Public Health Service), Bethesda, Md., Etats -Unis d'Amérique Professeur H. W. Gruhle, Directeur de la Clinique neuropsychiatrique de l'Université, Bonn, Allemagne Professeur G. Kraus, Clinique psychiatrique de l'Université, Groningue, Pays -Bas
D' J. M. Sénécal, Professeur de pédiatrie à l'Institut des Hautes Etudes de Dakar, Sénégal Mlle E. Stephenson, Infirmière en chef, Département de la Santé publique, Newcastle -upon -Tyne, Angleterre
Comité d'experts des Soins infirmiers Troisième session
D' G. A. R. Lundquist, Professeur agrégé de Psychiatrie ; Médecin -Chef de l'Hôpital de Làngbro, Stockholm, Suède Khartoum North, D' Tigani el Mahi, Clinique Soudan
M118 Mei -yu -Chow, Doyenne et Professeur de soins infirmiers, Département des Services infirmiers, Centre médical de la Défense nationale, Taipeh, Taiwan M11e E. Cockayne, Chef du Service des Soins infirmiers, Ministère de la Santé, Londres, Angleterre Mlle M. M. Doctor, Chef des Services infirmiers, Office of the Surgeon -General, Gouvernement de l'Etat de Bombay, Inde
Dr T. P. Rees, Médecin -Chef, Warlingham Park Hospital, Warlingham, Surrey, Angleterre Comité d'experts pour la Formation des Sages -Femmes Première session
Mlle R. M. Morrison, Professeur adjoint à l'Ecole d'Infirmières, Université de la Colombie britannique, Vancouver, Canada M11e M. Rosa S. Pinheiro, Directrice de la Division des Services infirmiers, Service spécial de la Santé publique, Rio de Janeiro, Brésil.
Mlle A. Anderson, Infirmière sage -femme consultante, Direc-
tion générale de la Santé publique, Stockholm, Suède D' S. Bhatia, Conseiller (protection maternelle et infantile), Direction générale Ldes Services de Santé, New Delhi, Inde
M11e R. Sleeper, Directrice de l'Ecole d'Infirmières et du Service infirmier, Massachusetts General Hospital, Boston, Mass., Etats -Unis d'Amérique
Comités mixtes d'experts Comité mixte OMS /FAO d'experts de la Salubrité des Viandes Première session
OMS
Dr W. C. Cockburn, Laboratoire central de santé publique, Service des Laboratoires de santé publique, Londres, Angleterre
FAO
Professeur A. Jepsen, Collège royal d'Hygiène vétérinaire et d'Agriculture, Copenhague, Danemark
Professeur G. M. Dack, Directeur, Food Research Institute, Université de Chicago, Ill., Etats -Unis d'Amérique M. N. A. Nilsson, Sveriges Slakterifórbund, Stockholm, Suède
D' A. R. Miller, Chef du Service d'Amérique
fédéral d'Inspection, Département de l'Agriculture, Washington, Etats -Unis
D' H. Thornton, Inspecteur vétérinaire en chef de la Ville de Newcastle- upon -Tyne, Angleterre
Professeur F. Schonberg, Institut für Tierdrztliche Lebensmittelkunde und Milch Hygiene, Hanovre, Allemagne Dr A. A. Sidky, Directeur général du Département municipal de la Santé, Le Caire, Egypte D' Takeo Matsui, Chef du Département de l'Hygiène vétérinaire, Institut de la Santé publique, Tokyo, Japon
198
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Comité mixte FAO /OMS d'experts de la Nutrition Quatrième session FAO
D* J. Salcedo Jr, Chef du Département des Questions chimiques relatives à l'Hygiène et de la Nutrition, Institut d'Hygiène de l'Université des Philippines, Manille, Philippines
Professeur M. J. L. Dols, Conseiller général au Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, La Haye, Pays -Bas
Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de Mer Deuxième session
Professeur A. Keys, Directeur du Laboratoire d'Hygiène physiologique, Université du Minnesota, Minneapolis, Minn., Etats -Unis d'Amérique D* Hazel K. Stiebeling, Directrice de la Section des Recherches
sur la Nutrition humaine et sur l'Economie ménagère, Département de l'Agriculture, Washington, Etats -Unis d'Amérique
OIT Capitaine O. I. Loennechen, Vice -Président de la Fédération internationale des Armateurs, Tonsberg, Norvège
Sir Richard Snedden, Directeur général de la Fédération internationale des Armateurs, Londres, Angleterre Capitaine D. S. Tennant, Secrétaire général, Navigators and Engineer Officers Union, Londres, Angleterre M. Tom Yates, Secrétaire général, National Union of Seamen, Londres, Angleterre OMS
Professeur E. F. Terroine, Directeur du Centre national de Coordination des Etudes et Recherches sur la Nutrition et l'Alimentation, Centre national de la Recherche scientifique, Paris, France D* N. Wright, Conseiller scientifique principal, Ministère de l'Alimentation, Londres, Angleterre OMS
D* J. M. Bengoa, Chef de la Section technique, Institut national de la Nutrition, Caracas, Venezuela Professeur W. J. Darby, Directeur de la Division de la Nutrition, Ecole de Médecine de l'Université Vanderbilt, Nashville, Tenn., Etats -Unis d'Amérique Professeur B. S. Platt, Directeur de la Section de Nutrition
D* P. R. Dutt, Sous -Directeur général adjoint des Services de Santé, New Delhi, Inde D* K. Evang, Directeur général de la Santé publique, Oslo, Norvège Professeur W. M. Frazer, Emeritus Professor of Public Health, Université de Liverpool, Angleterre
London School of Hygiene and Tropical Medicine ; Directeur de la Section des Recherches sur la Nutrition humaine, Medical Research Council, Londres, appliquée,
D* G. H. Hunt, Assistant Surgeon General ; Chef adjoint du Bureau des Services médicaux, Service de la Santé
publique, Département de la Santé, de l'Education et la Prévoyance sociale, Washington, Etats -Unis d'Amérique D* L. Lembrez, Médecin Inspecteur divisionnaire de la Santé, de
Angleterre
D* M. V. Radhakrishna Rao, Chef du Département de la Nutrition, Gouvernement de l'Etat de Bombay ; Haffkine Institute, Bombay, Inde
Directeur du Service de Contrôle sanitaire, Marseille, France
3.
COMITÉ DE LA QUARANTAINE INTERNATIONALE 1
Deuxième session Membres
M. H. B. Calderwood, Bureau des Questions économiques et sociales des Nations Unies, Département d'Etat, Washington, Etats -Unis d'Amérique D* A. Castro, ancien Directeur du Service national de Lutte contre la Peste, Ministère de l'Education et de la Santé, Rio de Janeiro, Brésil Professeur A. Halawani, Directeur de l'Institut de Recherches et de l'Hôpital des Maladies tropicales, Le Caire, Egypte D* M. Jafar, Directeur général de la Santé; Secrétaire d'Etat au Ministère de la Santé, Karachi, Pakistan
Dr C. B. Spencer, Directeur médical, Chef de la Division de la Quarantaine internationale, Service de la Santé publique, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale, Washington, Etats -Unis d'Amérique D* O. Vargas -Méndez, Directeur général de la Santé, San José, Costa Rica D* M. A. Vaucel, Inspecteur général des Instituts Pasteur d'Outre -Mer, Institut Pasteur, Paris, France Autres membres spécialistes des questions relatives à la fièvre jaune D* A. F. Mahaffy, ancien Directeur, Virus Research Institute, Entebbe, Ouganda D* K. C. Smithburn, Division de la Médecine et de la Santé
D* C. K. Lakshmanan, Directeur général des Services de Santé, Ministère de la Santé, New Delhi, Inde D* M. T. Morgan, Conseiller médical, Ministère des Transports ; ancien médecin des Services de Santé, Port of London Authority, Londres, Angleterre 1 Le Comité de la Quarantaine internationale est régi par un règlement spécial adopté par la Septième Assemblée Mon-
diale de la Santé (résolution WHA7.56). Ce règlement est reproduit dans Actes off. Org. mond. Santé, 56, 70.
publique, Fondation Rockefeller, South A frican Institute for Medical Research, Johannesburg, Union Sud -Africaine D* R. M. Taylor, Directeur du Département de Virologie, US Naval Medical Research Unit No. 3, Le Caire, Egypte D* B. Wilson, auparavant Division de la Médecine et de la Santé publique, Fondation Rockefeller, New York, N.Y., Etats -Unis d'Amérique
ANNEXE 4
199
Annexe 4 REUNIONS CONSTITUTIONNELLES ET REUNIONS DES COMITÉS D'EXPERTS
ET DES GROUPES CONSULTATIFS TENUES EN 19541 7 -13 janv.
12 janv. - 2 fév. 15 -20 fév.
29 mars - 3 avril 9 -12 avril
29 avril - ler mai 4 -21 mai
21 mai 27 -28 mai
28 juin - 3 juillet 2 -7 août 23 -28 août 2 -11 sept. 6 -13 sept. 13 -16 sept. 13 -18 sept. 20 -25 sept. 20 -25 sept. 21 -25 sept. 27 -30 sept.
Groupe d'étude sur le développement psycho -biologique de l'enfant Conseil Exécutif, treizième session Groupe consultatif pour le Classement des Maladies Comité d'experts des Soins infirmiers, troisième session OIT /OMS : Comité mixte de l'Hygiène des Gens de Mer, deuxième session FISE /OMS : Comité mixte des Directives sanitaires, septième session Septième Assemblée Mondiale de la Santé Comité régional de l'Europe, session spéciale Conseil Exécutif, quatorzième session Comité d'experts de la Pharmacopée internationale, treizième session Comité d'experts pour la Formation des Sages- Femmes, première session Groupe de consultants sur les appareils de prothèse Comité d'experts des Insecticides, cinquième session Comité régional du Pacifique occidental, cinquième session Comité régional de l'Europe, quatrième session
Londres Genève Londres Londres Genève Genève Genève Genève Genève Genève
La Haye Copenhague Maracay, Venezuela Manille Opatija, Yougoslavie Genève Léopoldville Genève New Delhi Genève Alexandrie Genève
27 sept. - 107 oct.
27 sept. - 2 oct. 7 -22 oct.
11-16 oct. 18-23 oct.
Comité d'experts des Statistiques sanitaires, quatrième session Comité régional de l'Afrique, quatrième session Groupe de consultants en hygiène dentaire Comité régional de l'Asie du Sud -Est, septième session Comité d'experts de la Pharmacopée internationale, Sous -Comité des Dénominations communes, sixième session Comité régional de la Méditerranée orientale, quatrième session : Sous -Comité A Comité d'experts de l'Alcool et de l'Alcoolisme Comité régional des Amériques, sixième session, et Quatorzième Conférence Sanitaire Panaméricaine Comité d'experts des Drogues susceptibles d'engendrer la Toxicomanie, cinquième session
Santiago, Chili Genève Genève Genève Genève Genève Genève Genève
25 oct. - 2 nov. 26 oct. - 2 nov. 107-6 nov.
6-11 déc. 13-15 déc.
Comité d'experts pour la Standardisation biologique, huitième session Comité de la Quarantaine internationale, deuxième session FAO /OMS : Comité mixte d'experts de la Nutrition, quatrième session Comité d'experts de la Santé mentale, quatrième session OMS /FAO : Comité mixte d'experts de la Salubrité des Viandes, première session Groupe de consultants sur l'énergie atomique dans ses rapports avec la médecine et la santé publique
1 Des détails sur les colloques, les cours de formation professionnelle et les conférences techniques régionales organisés par l'OMS en collaboration avec les gouvernements ou avec d'autres organisations figurent dans la Liste des Projets à la Partie IV,
et dans le Tableau II, à la page 86.
200
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Annexe 5
CALENDRIER PROVISOIRE DES RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES DE L'OMS EN 1955 10 janvier
18 janvier 10 mai
Début de juin 19 septembre Septembre Septembre Septembre
Conseil Exécutif, quinzième session, Comité permanent des Questions administratives et financières Conseil Exécutif, quinzième session Huitième Assemblée Mondiale de la Santé Conseil Exécutif, seizième session Comité régional de l'Afrique, cinquième session Comité régional de l'Asie du Sud -Est, huitième session Comité régional de l'Europe, cinquième session Comité régional de la Méditerranée orientale, cinquième session Sous -Comité A Sous -Comité B
Genève Genève Mexico Mexico Madagascar Indonésie Vienne
Liban (Lieu non désigné)
Septembre Octobre
Comité régional du Pacifique occidental, sixième session Comité régional des Amériques, septième session, et Conseil de Direction de l'OSP, huitième session
Singapour Washington
Annexe 6
ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES
ADMISES A DES RELATIONS OFFICIELLES AVEC L'OMS (au 31 décembre 1954) Académie internationale de Médecine légale et de Médecine sociale,
Bordeaux, France American College of Chest Physicians, Chicago, Illinois, Etats -Unis d'Amérique Association interaméricaine de Génie sanitaire Rio de Janeiro, Brésil Association internationale de Pédiatrie, Zurich, Suisse Association internationale de Prophylaxie de la Cécité, Paris, France Association internationale des Femmes médecins, Londres, Angleterre Association internationale des Sociétés de Microbiologie, Rome, Italie Association médicale mondiale, New York, Etats -Unis d'Amérique Central Council for Health Education, Londres, Angleterre Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales,
Comité international de la Croix - Rouge, Genève, Suisse Conférences internationales du Service social, Columbus, Ohio, Etats -Unis d'Amérique Conseil des Organisations internationales des médicales,
Sciences
Paris, France Conseil international des Infirmières, Londres, Angleterre Fédération dentaire internationale, Londres, Angleterre Fédération internationale de l'Habitation et de l'Urbanisme, La Haye, Pays -Bas Fédération internationale des Hôpitaux, Londres, Angleterre Fédération internationale pharmaceutique, Amsterdam, Pays -Bas Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, Genève, Suisse
Fédération mondiale pour la Santé mentale, Londres, Angleterre
Paris, France
ANNEXE 7
201
Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge, Genève, Suisse
Ligue internationale contre le Rhumatisme, Philadelphie, Pennsylvanie, Etats -Unis d'Amérique Société de Biométrie, New Haven, Connecticut, Etats -Unis d'Amérique
Société internationale de la Lèpre, Londres, Angleterre Société internationale pour la Protection des Invalides, New York, Etats -Unis d'Amérique
Union internationale contre la Tuberculose, Paris, France Union internationale contre le Cancer, Paris, France Union internationale contre le Péril vénérien, Paris, France Union internationale de Protection de l'Enfance, Genève, Suisse
Union OSE - Union mondiale des OEuvres de secours aux enfants et de protection de la santé des populations juives, Genève, Suisse
Annexe 7 BUDGET ORDINAIRE DE 1954 Montant original voté I US$ Virements
Section
Affectation des crédits
autorisés par le Conseil Exécutif 2 US$
Montant total revisé
US$
PARTIE I : RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES 1.
2. 3.
Assemblée Mondiale de la Santé Conseil Exécutif et ses comités Comités régionaux
159 500 87 450
(2 200) 5 3
44 400
-
600
157 300 87 450 50 000
Total de la Partie I PARTIE II : PROGRAMME D'EXÉCUTION
291 350
400
294 750
4. 5. 6. 7.
Services techniques centraux Services consultatifs Bureaux régionaux Comités d'experts et conférences
544 847 4 357 963 1 149 277 135 757 1
(33 116) (45 862) 75 578
-
1 511 731 4 312 101 1 224 855 135 757
Total de la Partie Il PARTIE III : SERVICES ADMINISTRATIFS 8.
7 187 844
(3 400)
7
184 444
Services administratifs
1
018 506
1
018 506 018 506
Total de la Partie III TOTAL DES PARTIES I, II ET III PARTIE IV : RÉSERVE 9.
1
018 506
1
8
497 700
8
497 700
Réserve non répartie
1
340 300
1340 300 1
Total de la Partie IV TOTAL DE TOUTES LES PARTIES
1
340 300 838 000
340 300
9
9 838 000
1 Voté par la Sixième Assemblée Mondiale de la Santé (résolution WHA6.28, Actes off. Org. mond. Santé, 48, 27) 2 Virements autorisés par le Conseil Exécutif à ses treizième et quatorzième sessions (résolutions EB13.R22, Actes off. Org. mond. Santé, 52, 8, et EB14.R16, Actes off. Org. mond. Santé, 57, 4)
202
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Annexe 8 STRUCTURE DU SECRETARIAT DU SIEGE DIRECTEUR GENERAL - Bureaux du Directeur général
-Division de l'Information -Service des Relations extérieures -Service de l'Assistance technique -Service d'Etudes et de Rapports Sections -Paludisme et Lutte contre les Insectes -Tuberculose -Maladies vénériennes et Tréponématoses -Maladies endémo- épidémiques
Départements
Divisions
-Services des Maladies transmissibles
-Hygiène de la Maternité et de l'Enfance -Santé mentale
-Services
consultatifs - -Organisation des Services de Santé publique
-Nutrition -Administration de la Santé publique -Soins infirmiers -Education sanitaire de la Population -Hygiène sociale et Médecine du Travail
-Assainissement
-Services d'Enseignement et de Formation professionnelle
-Bourses d'études -Echange des Informations scientifiques -Assistance aux Etablissements d'enseignement -Informations épidémiologiques et Statistiques de Morbidité
-Services d'Epidémiologie et de Statistiques sanitaires
- -Etudes statistiques Singapour
-Quarantaine internationale -Classement international des Maladies et Causes de Décès -Station d'Informations épidémiologiques de
-Services techniques centraux
-Standardisation biologique
-Substances thérapeutiques
-Pharmacie -Drogues engendrant la Toxicomanie -Méthodes des Laboratoires de Santé publique -Bureau de Recherches sur la Tuberculose, Copenhague
-Services d'Edition et de Documentation
-Publications techniques -Législation sanitaire -Documents et Actes officiels
-Traduction -Bibliothèque et Documentation
-Gestion administrative et Personnel
-Gestion administrative -Personnel -Conférences et Services intérieurs
-Fournitures
-Services administratifs et financiers
-I- Service juridique Bureau de la Vérification intérieure des Comptes -
-Budget et Finances
-IBudget -
Finances et Comptabilité
ANNEXE 9
203
Annexe 9 EFFECTIF ET RÉPARTITION DU PERSONNEL 1 1953 -1954
Effectif à la date du 30 novembre 1953 Répartition Total Assistance technique
Effectif it la date du 30 novembre 1954 Assistance technique
FISE
Budget ordinaire
Total
FISE
Budget ordinaire
Siège
Personnel international Personnel local Bureaux régionaux Afrique
.
198
226 424 67
-
195 221
357
416
45
-
371
Personnel international Personnel local Amériques
.
.
10 13
11
30
23
1
22
41
3
38
Personnel international Personnel local Asie du Sud -Est Personnel international Personnel local Europe
.
27 34 61
27 33
14
47
60 17
11
-
49
.
19
86 105
29
60
88
76
105
26
79
Personnel international Personnel local Méditerranée orientale Personnel international Personnel local Pacifique occidental Personnel international Personnel local
.
18
20 25 27 45 21 6
23 41 .
14
39
29 60 89 .
59 68
21
80 20 45
18
62
.
22 48 70 22
48
65
11
Personnel des équipes en mission . Personnel international Personnel local .
77
54
378 5
398 241
214 107 3 5
383
82
398
Bureau
de
Liaison avec .
les .
Nations Unies, New York Personnel international Personnel local
3 5
8
1
Liaison avec le FISE l Non compris les consultants
4
-
1
7 3
8 3
-
-
8
3
204
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Effectif à la date du 30 novembre 1953 Répartition Total Assistance technique
Effectif à la date du 30 novembre 1954 Assistance technique
FISE
Budget ordinaire
Total
FISE
Budget ordinaire
Station d'Informations épidémiologiques de Singapour Personnel international Personnel local .
I
1
13
Bureau de Recherches sur la Tuberculose, Copenhague Personnel international Personnel local UNWRA .
14
-
-
12
14
13
- 1
13
4 47 51
5
4 1277
410
46
10 71
41
51
4
4
77
51 3
796
1289
335
877
Personnel détaché, rétribué par le Bureau Sanitaire Panaméricain, dont le poste est imputé sur le fonds de roulement des publications, ou sans traitement 9 18
TOTAL GENERAL
1286
1307
ANNEXE 10
205
Annexe 10 RÉPARTITION DU PERSONNEL D'APRÈS LA NATIONALITÉ au 30 novembre 1954 Pays
Catégories Catégories P.5 et P1àP4 au- dessus
TOTAL
Assistance technique
FISE
Budget ordinaire
Allemagne, République fédérale d' Argentine Australie Autriche Belgique Bolivie Brésil
1
5
6 6
2 3
1 1
3
2
Canada Ceylan Chili Chine Colombie 2
Costa Rica Cuba Danemark Egypte Equateur Espagne Etats -Unis d'Amérique Finlande France Grèce Haiti Hongrie 3 Inde Iran Irlande Israel Italie Japon Liban Luxembourg Mexique Norvège Nouvelle - Zélande Pays -Bas
2 4 3
6 12 6 1I
2 8 3
14 6 11
4 3 5 1
2 8
2 10
41 3
45 3
6 21 1
4 9 3
7 13 3
3
4
2 I
2 1
1
1
40 14
2 9
1
41 15 2 10
6 1
13
2 1
6 1
4 23 2
4 7 3 1 1
21
5
1
17
85 3
102 3
41 2 7 5
6 1
46 8
52 9 2 1
2 1
5 1
15
20 3
10 1
1 1 1
2 8 1
8 1
16 1
17 1
4 3
4 3
4 7 2 8
2 2 3
Pérou Philippines Pologne 3
4 1 1
10 23 10 25 4 5
10
24 11
1 1
7 9
2 9
60 1
9 1
36 3
2 1
l0 2 4 1
1
9 1
2 1
13 2
2 9 6
29 4 6 3
6 3
2 3 1
Portugal Roumanie 3
Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Salvador Suède Suisse Syrie Tchécoslovaquie 3
1
4 1
11 1
137 8
Union des Républiques Socialistes Soviétiques 3 Union Sud -Africaine Yougoslavie Apatrides TOTAL
1
1 1
148 1
9
35 2
35 2 1
1
3 1
6
9 3 1
2 1
4 2
-
4
19 1
57
1
2 3
2 1
10 3
81 1
3
3
5
2
28 1
2
1 1
1 1
6
-
3
76
649
725
251
76
398
Non compris les consultants et le personnel recruté localement, détaché, rétribué par le Bureau Sanitaire Panaméricain, émargeant au fonds de roulement des publications ou sans traitement 2 Non membre 3 Membre inactif
206
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Annexe 11 BOURSES D'ÉTUDES ACCORDÉES EN 19541 1.
RÉPARTITION SUIVANT LE PAYS D'ORIGINE DES BOURSIERS, LA SOURCE DES FONDS ET LE GENRE DES BOURSES ACCORDÉES 2 Origine des fonds
Genre de bourses "
Région et pays d'origine OMS Assistance technique
FISE
TOTAL
Interrégionales
Régionales
Formation individuelle
Formation collective 3
Afrique Afrique -Equatoriale française Afrique- Occidentale espagnole Afrique -Occidentale française
.
. . .
. .
Bechuanaland Cameroun français Congo belge
3 1 1
1
15 1
Côte de l'Or Kenya Libéria Madagascar Maurice ale) Nigeria Ouganda Rhodésie et Nyassaland, Seychelles Tanganyika Territoires portugais Togo français Union Sud -Africaine Zanzibar
1
4 3 (3)
3 1
4 2
4 2 16 5 1
3
1
5
Zone de protectorat espagnol au Maroc TOTAL POUR L'AFRIQUE 71
1
1
13
-
-
3 1
3 I
1
15 i
4
3 (3) 1
3 1
1
3
15
4
3
1
1
5
5
2 5
2
4 2 21 1
4 - -5 1
1 1 1
1
2 1
1 1
15 1
4
1
3
4 2 5
1
2 14
4 7
4
5 I
1 1
5 I
2 16
3 1 1
5 1
4
3
3
1
84
63
21
69
15
Amériques
Argentine Bolivie Brésil
5
2 1
6 (1) 2 3
Canada Chili
3
Colombie Costa Rica Cuba Etats -Unis d'Amérique Guatemala Haïti Honduras
2 2 3
5 5 1 1
1 1
1
5
-
7
7 (1) 3 3 3 3 3
1
7 7 3
4
3 3
4 2 3
2 1
3
2
3 3
3 3 3
5 5
1
5 5
5 3
1
2 3
2 1
6 1
-
6 1
5
1
1 Il s'agit ici de toutes les bourses administrées par l'OMS, qu'elles soient imputées sur le budget ordinaire, sur les fonds du FISE ou sur les fonds de l'assistance technique. On n'a pas tenu compte des bourses attribuées en décembre 1954 pour lesquelles on n'a pas obtenu de renseignements. 2 Les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre de bourses attribuées à des étudiants. 2 Il s'agit des bourses attribuées aux participants à des cours de formation collective ou à des réunions du même ordre organisés par l'OMS ou avec son aide. Les bourses de courte durée (moins d'un mois) sont comprises dans ce chiffre.
ANNEXE 11
207
Origine des fonds
Genre de bourses TOTAL Interrégionales
Région et pays d'origine OMS
Assistance technique
FISE
Régionales
Formation individuelle
Formation collective 1
Amériques (suite) Jamaïque Mexique Nicaragua Panama Paraguay Pérou
2
2 1
3 3
2 7
4 7
2 1
Porto Rico République Dominicaine Salvador Uruguay Venezuela TOTAL POUR LES AMÉRIQUES
2 1
3
3 5 1
4 1 1
69 a
35
-
2 5 3
7
14 4 1
4 7 6
2
3
2 5 3
2
4 2 3
1 1
7
4 7
14 4 I
7 2
4 7 6
1
4 4
2
3 1
2
4 1
2 101
104 a
60
44
Asie du Sud -Est Afghanistan Birmanie Ceylan Inde Indonésie Thaïlande TOTAL POUR L'ASIE DU SUD -EST
8 3
4 16 5
10
1 1
8
4 4 16 6 10
1
8
8
4 16
4 4
3
4
4 16 6 6
2 6
4 4
46 b
2
48 b
29
19
44
Europe
Allemagne, République fédérale Autriche Belgique
.
13 8
7
Danemark Espagne Finlande France Grèce
10 7 8
18 3 5 1
Irlande Islande Italie Maroc (zone française) Norvège Pays -Bas
10 3
Portugal Royaume -Uni de Grande -Bretagne
13 7 6 13 1
10 11
8 7
11
3
-
13 18 7
3
2 3
10 18 16 18 10 5 I
10 14 13 7 9 13 1
4 1
3
10 16 4 6 18 15 15
10 14 7 5 11
3
4 5
10 18 5
10 3 1
2 4 1
6 13
5
5 1
7 6
6 7
4 3
11
3
10
et d'Irlande du Nord Sarre Suéde Suisse
14 7
-
14 7
3
4 9 13 1
7 5
13 1
2
12 7
7 7
4 7
6
1 Il s'agit des bourses attribuées aux participants à des cours de formation collective ou à des réunions du même ordre organisés par l'OMS ou avec son aide. Les bourses de courte durée (moins d'un mois) sont comprises dans ce chiffre. a Douze de ces bourses, attribuées à la fin de 1953, n'ont pu être incorporées dans le tableau correspondant qui figure dans le Rapport annuel du Directeur général pour 1953. b Vingt- quatre de ces bourses, attribuées à la fin de 1953, n'ont pu être incorporées dans le tableau correspondant qui figure dans le Rapport annuel du Directeur général pour 1953.
208
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954
Origine des fonds
Genre de bourses TOTAL Interrégionales Régionales
Région et pays d'origine OMS
Assistance technique
FISE
Formation individuelle
Formation collective 1
Europe (suite) Tunisie Turquie Yougoslavie TOTAL POUR L'EUROPE
8
6 11
9 14
29 102
2 2
17
20 42
1 1
17 19 41
12 18 33
5
2 9 71
179
283
33
250
212
Méditerranée orientale Arabie Saoudite Egypte Ethiopie (y compris l'Erythrée) . Irak Iran Israël Liban Libye, Royaume -Uni de Pakistan Soudan Syrie Yémen
6 (5) 10 .
9 (8) 5 5
5
2 5 1
6 3
Jordanie, Royaume Hachimite de
6
7 (6) 2 5 3
2 (1) ORIENTALE
2 2 3
2
6 (5) 15
1
15
9 (8) 7 10 7 3
2 7
10
5 2 1
6 9
6 14 9 6 10 7 3
8
7 (6) 4 5
7 2 3 1
8 7
5 1
4 5 3
6
2 (1) 89
5
4 1
2
2
1
1
3
TOTAL POUR LA MÉDITERRANÉE
69
20
53
36
84
5
Pacifique occidental Australie
Bornéo du Nord Chine Corée Hong-kong
Japon Laos Malaisie Nouvelle- Guinée néerlandaise Papua et Nouvelle -Guinée . Philippines Singapour .
.
.
2 5 1
1
2 1
2 1
23 3
28 3
14 3
3
1 1
2 3
2
8 (8) 2 1
8 (8) 2 2 1
1
2
4 1
6 1
3 1
14 8 1 1
2 1
28 3
2 3
2
8 1 1
2 1
4 1
2
4 1
2 5
TOTAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL
14
45
59
31
28
54
TOTAL POUR TOUTES LES RÉGIONS
448 e
217
6670
212
455
523
144
Pourcentage
67,2%
32,5 %
0,3 %
100 %
31,8 %
68,2%
78,4 %
21,6%
1 Il s'agit des bourses attribuées aux participants à des cours de formation collective ou à des réunions du même ordre organisés par l'OMS ou avec son aide. Les bourses de courte durée (moins d'un mois) sont comprises dans ce chiffre. C Trente -six de ces bourses, attribuées à la fin de 1953, n'ont pu être incorporées dans le tableau correspondant qui figure dans le Rapport annuel du Directeur général pour 1953.
ANNEXE 11
209
2.
RÉPARTITION PAR RÉGIONS ET SUJETS D'ÉTUDES Régions
Sujets d'études Afrique
Les
Amériques
Asie du Sud -Est
Europe
Méditer-
Pacifique orien ale occidental
Organisation et services sanitaires Administration de la santé publique Administration hospitalière et administration des soins médicaux Construction d'hôpitaux et de cliniques Assainissement Contrôle des denrées alimentaires Soins infirmiers Soins infirmiers de santé publique
5
17
1
3 1 1 1
26 5 8 1
3
51 6 1
7
27
107 7
1
5
3
7
2 6 3
2
4 4 6 2 5
4 2 1
2
44 5
25 21
4 1
Hygiène de la maternité et de l'enfance Pédiatrie et obstétrique Santé mentale Education sanitaire Médecine du travail Nutrition et diététique Statistiques sanitaires Soins dentaires Réadaptation Contrôle des médicaments Services des maladies transmissibles Paludisme Maladies vénériennes Tuberculose Autres maladies transmissibles Services de laboratoire Sciences cliniques et médicales et enseignement Chirurgie et médecine Anesthésiologie Radiologie Hématologie Autres spécialités médicales et chirurgicales Anatomie Physiologie Biophysique Pharmacologie Personnel médical, méthodes d'enseignement
4 2 1
9
1
2
3 1
1
3 1
2
14 17 2 6
4 9
14
2 1
2 15
1
2 5
2 2 5
4
2 3
2 1
23 24 24 10 9 7
2
1
3I 3
18
4 tr,
22 6 11
2 13 1
4 4 3 1
1
2 1
20 39 17 16
36 33
5 3
74 37 34
10 3
4
2 5
7
2
3 1
.
.
.
.
1
4
1
1 1
1
2 11 I
19 3
4
10 1
1
1
2 2
1
2
1
6
2 48
I
2 2 1 1
24 15
4 6
18 1
3
2 5
1l
TOTAL
84
104
283
89
59
667
ACTES OFFICIELS DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ No 59
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1954 RAPPORT ANNUEL DU DIRECTEUR GENERAL A
L'ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ ET AUX NATIONS UNIES
INDEX
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ PALAIS DES NATIONS
GEN ÈVE
INDEX Les chiffres gras indiquent les références principales; sous les noms de pays, ils renvoient à la liste des projets,
Accords avec des gouvernements, 58 Actes officiels de l'Organisation Mondiale de la Santé, 53 Administration de la santé publique, 18, 19 Afghanistan, 143 ; Arabie Saoudite, 164 ; Cambodge, 180 ; Ethiopie, 166 ; Europe, 19, 86, 155, 156 ; Iran, 169 ; Libye, 173 ; Méditerranée orientale, 95 ; Népal, 153 ; Viet -Nam, 187 ; Yémen, 178 Voir aussi Services de santé publique Aëdes aegypti, éradication Afrique, 15 ; Amériques, 15, 76, 131 ; Colombie, 135 ; Mexique, 138 ; Panama, 131 ; Paraguay, 139 ; République Dominicaine, 142 Afghanistan, 24, 79 -80, 142 -4 Afrique, 16, 36, 63 -8, 127 -30 Afrique française, 66 -7, 128
Bahama (îles), 131 Barbade, 131 BCG campagnes de vaccination, 7 -10 Birmanie, 145 ; Cambodge, 181, 187 ; Ceylan, 148 ; Chili, 134 ; Colombie, 135 ; Costa Rica, 136 ; Egypte, 165 ; Ethiopie, 167 ; Guyane britannique, 137 ; Honduras britannique, 138 ; Iles du Vent, 138 ; Iles Sous le Vent, 138 ; Inde, 149 ; Indonésie, 152 ; Irak, 99, 168 ; Iran, 170 ; Jordanie, 171 ; Libye, 173 ; Pakistan, 175 ; Paraguay, 73 -74, 141 ; Soudan, 176 ; Thaïlande, 154 ; Trinité et Tobago, 142 ; Turquie, 161 ; Viet -Nam, 187 équipes d'évaluation, 8, 151, 154, 163, 179
production du vaccin, Equateur, 136
Afrique orientale, Institut du Paludisme d'Aman], 67 -8, 128 Alcool et alcoolisme, 21, 49 Europe, 22, 86, 92, 156 Allemagne, 19, 155 Amérique centrale, 131, 132, 133 Amériques, 15, 69 -76, 130-42 Andes, Mission d'action auprès des populations aborigènes des Hauts Plateaux, 130 Anesthésiologie
statisticien, Amérique centrale, Amérique du Sud et région des Antilles, 132 Bechuanaland, 66, 128 Béjel, Syrie, 177 Bermudes, 131 Bibliothèque de l'OMS, 54 -5 Bilharziose, 17 Afrique, 65 ; Egypte, 96, 165 ; Méditerranée orientale, 96 ; Philippines, 106 -7, 185 ; Soudan, 176 ; Syrie, 177 Biostatistique, Amériques, 75, 131, 133 Voir aussi Statistiques sanitaires Birmanie, 6, 144 -6 Bolivie, 71, 130, 134 Bornéo du Nord, 24, 179-80 Bourses d'études, 34 -5, 120, 206 -9 Afrique, 66 ; Asie du Sud -Est, 77 ; Europe, 85 -6 ; Méditerranée orientale, 97 ; Pacifique occidental, 104, 105, 109
Europe, cours de formation, 86, 93, 155, 156 ; Yougoslavie, 93 Ankylostomiase
Irak, 168; Paraguay, 140 Antibiotiques, recherches, 5 Antilles, région des, 75, 131, 132, 133 Antilles néerlandaises, 131 Appareils de prothèse, groupe de consultants, 28 Appareils de radiologie, 50 -1 Arabie Saoudite, 97, 163 -4 Asie du Sud -Est, 77 -82, 142 -55 enquête sur l'enseignement de la médecine, 33 -4, 35 -6 Assainissement, 31 -2 Afghanistan, 144 ; Amériques, 130 ; Asie du Sud -Est, 77, 78 ; Bolivie, 134 ; Bornéo du Nord, 180 ; Europe,
Brésil, 130, 133, 134 Brucellose, 10 -11, 188
cours de formation, Mexico, 71, 132 Brunéi, 180, 186 Budget de 1954, 59, 201 Voir aussi Programme et budget pour 1956.
87, 92 -93, 155 ; Guatemala, 138 ; Méditerranée orientale, 95, 98, 102 ; Mexique, 138 ; Pacifique occidental, 103, 109 -10 ; Pérou, 74 ; réfugiés de Palestine, 30 ; Salvador, 72 ; Seychelles, 130 ; Taiwan, 182 -3 ; Thaïlande, 154 Voir aussi Génie sanitaire ; Ingénieurs sanitaires Assemblée Mondiale de la Santé, Huitième, 60 Assistance technique, programme, 58, 59, 84, 98, 104, 120 -3 Assistantes médico- sociales étude pilote, France et Royaume -Uni, 87, 155 Voir aussi Visiteuses d'hygiène Assistants sanitaires, voir Personnel sanitaire auxiliaire Association internationale de Pédiatrie, 23, 118 Association internationale des Femmes Médecins, 117, 118 Association internationale des Sociétés de Microbiologie, 118 Association internationale des Universités, 38 Association médicale mondiale, 33, 118 Autriche, 85, 90, 157-8
Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé, 7, 12, 15, 17, 47, 49, 52, 53 Bureau de l'Assistance technique, 104, 120, 121, 122 Bureau de Recherches sur la Tuberculose, Copenhague, 9 Bureaux régionaux Afrique, 64 Amériques, 70 Asie du Sud -Est, 78 Europe, siège, 60, 83-4 Méditerranée orientale, 98 Pacifique occidental, 104 Cambodge, 24, 180 -1, 187 Cancer, recherches, 117 Afrique, 36 Cannabis sativa, 49
Cardiolipide, production dans l'Inde, 148
-1-
2
INDEX
Cardiothérapie, Yougoslavie, 162
CARE (Co- operative for American Remittances to Everywhere, Inc.), 51 Carence protidique, 20 CCTA, 21, 63, 65 Centre de démonstration et de formation professionnelle en santé publique, Pérou, 18, 74 -75, 141 Centre de Recherches sur l'Immunisation contre la Tuberculose, Copenhague, 10 Centre interaméricain de Biostatistique, Chili, 75, 131 Centre international de l'Enfance, 21, 23, 84 Centre international des Salmonellae et des Escherichiae, Copenhague, 47 Centres FAO /OMS de la Brucellose, 10, 11, 188 Centres internationaux des Shigellae, 47, 188 Ceylan, 80, 146 -8
Comités régionaux (suite) Amériques (Conférence Sanitaire Panaméricaine), 4, 69 -70 Asie du Sud -Est, 77 -78 Europe, 83 Méditerranée orientale, 97 -98 Pacifique occidental, 103 -4
Commission de Coopération technique en Afrique au Sud du Sahara, voir CCTA Commission des Stupéfiants (ONU), 49 Commission Economique pour l'Europe, 84 Commission internationale antivénérienne du Rhin, 117 Commissions nationales de statistiques démographiques et sanitaires, 44 Conférence inter -régionale sur le Paludisme (Asie du Sud -Est et Pacifique occidental), 4
Chili, 75, 130, 131, 134 Chine, 181 -3
Voir aussi Taiwan Chirurgie thoracique, Inde, 150 Choléra, 17 Pakistan, 17, 174 Chronique de l'Organisation Mondiale de la Santé, 7, 53 Chypre, 164 CIOMS, 36, 118 Classement des maladies, groupe consultatif, 44 CODEPID (Code télégraphique épidémiologique), 42, 43 Collectivités, aménagement, 115 Colombie, 134 -5
Conférence mondiale de la Population, Rome, 45 Conférence Sanitaire Panaméricaine, quatorzième, 4, 69, 70 Congrès international d'Ophtalmologie (XVIIe), 15, 37 Congrès international de Gynécologie et d'Obstétrique, 37 Conjonctivite aiguë Espagne, 90 ; Maroc (zone française), 16, 90, 159 ; Tunisie, 90, 160
Colombo, Plan de, 79, 122 Comité administratif de Coordination, 113, 114, 116 Comité central permanent de l'Opium, 49 Comité consultatif de la Fonction publique internationale, 116 Comité consultatif pour les Questions administratives (CAC), 116
Conseil de l'Europe, 84 Conseil de Tutelle, 116 Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales, voir CIOMS Conseil Economique et Social, 113, 121 Conseil Exécutif, composition, 194 Conseil international des Infirmières, 25, 118 Contributions, état, 59 Convention sur les Privilèges et Immunités des Institutions spécialisées, adhésions, 58 Coqueluche, 16 Pérou, 141
Comité de l'Assistance technique, 120, 121, 122 Comité de la Quarantaine internationale, 14, 39, 42, 198 Comité des Renseignements relatifs aux Territoires non autonomes (ONU), 116 Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes, 28 Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales, 117, 118
production de vaccin : Autriche, 90, 158 ; Brésil, 134 Corée, 105 Costa Rica, 135 -6 Croix -Rouge, Ligue des Sociétés de la, 26 Danemark, 9, 58, 91 DDT fourniture, 50 production, Méditerranée orientale, 96 Démonstrations sanitaires, zone(s) Egypte, 19, 96, 164 -5 ; Salvador, 18, 72 -73, 142 Dénominations communes internationales des préparations pharmaceutiques, 48 Diphtérie, 16 Pérou, 141
Comité mixte FAO/OMS d'experts de la Nutrition, 21, 198 de la Salubrité des Viandes, 13, 197 Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de Mer, 27, 198 Comités d'experts, 199 administration de la santé publique, 18 alcool et alcoolisme, 21, 49, 195 drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie, 49, 196 éducation sanitaire de la population, 26 formation des sages- femmes, 23, 25, 197 insecticides, 196 maladies rhumatismales, 28 onchocercose, 16
production de vaccin : Autriche, 90, 158 ; Brésil, 134 Discussions techniques dans les comités régionaux, 63, 70, 78, 83, 98, 104 Donovanose, 5, 6, 7 Drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie, 48 -9, 116 Eau
pharmacopée internationale, 47, 196 poliomyélite, 14 rage, 11 santé mentale, 21, 197 soins infirmiers, 25, 197 standardisation biologique, 12, 14, 46, 195 -96 statistiques sanitaires, 44, 45, 196 Comités régionaux Afrique, 63-4
normes de salubrité, 31, 156 pollution et chloration, colloque, 87, 155 Eaux
service de distribution en Bolivie, 134 utilisation, 115 Ecoles de médecine, répertoire mondial, 38 Ecoles de santé publique Corée, 105 ; Italie, 159 ; Taiwan, 105 ; Turquie, 161 Education de base, 115 Ceylan, 146 ; Méditerranée orientale, 163 ; Thallande, 153
INDEX
3
Education sanitaire de la population, 25 -6 Ceylan, 146 ; Europe, 25, 91, 155 ; Italie, 91, 159 ; Libéria, 129 ; Libye, 173 ; Pacifique occidental, 103 ; Pérou, 74 ; réfugiés de Palestine, 26, 29 ; Singapour, 107, 187 ; Taiwan, 109 Education sanitaire populaire, Union internationale pour l', 26 Egypte, 12, 19, 95, 96, 97, 164 -6 Endémicité amarile, voir Zones d'endémicité amarile Energie atomique, utilisation à des fins pacifiques, 114 Enfants placement familial, 157 santé mentale, Europe, 22, 84, 85, 87, 89, 155, 156, 157 -8 services créés en Syrie, 115
Fièvre Q, 12 Fièvre récurrente, 17 Ethiopie, 17, 36 ; Jordanie, 172 Fièvre typhoïde, 16 Filariose, 17 Ceylan, 147 Finlande, 9
FISE, 23, 31, 65, 79, 84, 98, 100, 101, 104, 116 -17 remboursement des frais de personnel international, 58, 59, 116 -17, 121
Voir aussi Hygiène de la maternité et de l'enfance ; Hygiène scolaire
FOA (Foreign Operations Administration), 34, 65, 79, 100, 104, 106, 122, 165 Fondation Rockefeller, 84, 93, 151 Fonds de roulement, avances, 59 Fournitures médicales, 50 -1
Enfants arriérés, Irak, 96, 168 Enfants physiquement diminués, réadaptation, 23, 28, 115 Autriche, 85, 157 ; Europe, 88, 156 ; Grèce, 85, 158 ; Israël, 99 -100, 170 ; Italie, 85, 159 ; Japon, 183 Enfants prématurés, soins, 23 Chili, 134 ; Israël, 171 ; Japon, 183 -4 Enseignement, assistance aux établissements, 37 -8 Afghanistan, 143, 144 ; Afrique, 129 -30 ; Amériques, 70 -71, 130, 132 ; Birmanie, 145 ; Bolivie, 71 -72, 134 ; Cambodge, 181 ; Ceylan, 80, 146, 147 ; Costa Rica, 135 -6 ; Equateur, 136 ; Grèce, 158 ; Inde, 148, 149, 150 ; Indonésie, 152 ; Iran, 169, 170 ; Italie, 159 ; Pacifique occidental, 105, 109 ; Pakistan, 175, 176 ; Paraguay, 140 ; Pays -Bas, 160 ; Philippines, 185 ; Singapour, 26, 38, 107 -8, 187 ; Syrie, 178 ; Turquie, 161 Enseignement de la médecine Amériques, 38, 70 -71 ; Asie du Sud -Est, 33 -4, 35 -6, 78 Enseignement et formation professionnelle du personnel sanitaire, 33 -8 Amériques, 70 -71, 130 ; Asie du Sud -Est, 35 -6, 77, 78 ; Birmanie, 145 ; Ethiopie, 167 ; Europe, 92 -93 ; Méditerranée orientale, 96 -97, 98, 101 ; Pacifique occidental, 103 ; réfugiés de Palestine, 30 ; Seychelles, 130 Epidémiologie, études, 45 Epidémiologie, services, 39-45 Epilepsie juvénile, 22 Autriche, 157 Epreuves tuberculiniques, 9
envoi aux réfugiés de Palestine, 30 organisation de dépôts, Ceylan, 147 Gamma -globuline, 14 Génie sanitaire
Amériques, 31, 71, 130, 131, 133 ; Egypte, 31 ; Europe, 87, 92 -93, 155, 157 ; Inde, 31 ; Portugal, 160 terminologie, 156 Voir aussi Assainissement Gens de mer, hygiène, 27
Voir aussi Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de Mer ; Maladies vénériennes Glaucome, symposium, 36 Goitre endémique, 21
Amérique du Sud et Amérique centrale, 133 ; Yougoslavie, 162
Gonorrhée, 6 Granulome inguinal, 5, 6, 7 Grèce, 85, 158 -9 Grippe, 13 -14, 188
Equateur, 72, 130, 136 Espagne, 12, 90, 158 Etalons biologiques vétérinaires, 12, 46 Etats Membres, voir Membres de l'OMS Etats -Unis d'Amérique, 11, 14, 132, 133 Ethiopie, 17, 36, 97, 166 -7 Ethnologie appliquée, 25 Amérique centrale et Panama, 132 Europe, 22, 83 -94, 155 -62 siège du Bureau régional, 60, 83 -4
Groupe consultatif pour le classement des maladies, 44 Groupe d'étude sur le développement psychobiologique de l'enfant, 22 Groupe de travail FAO/FISE /OMS sur le lait et les produits laitiers, 13, 32 Groupe de travail technique pour la réadaptation des personnes physiquement diminuées, 28 Groupe de travail technique pour une action à long terme en faveur de l'enfance, 23 Groupes consultatifs, réunions en 1954, 199 Guatemala, 132, 137 Guyane britannique, 137 Guyane française, 131 Gynécologie, 37
FAO, 10, 21, 32, 65, 79, 84, 117 Fédération de la Rhodésie et du Nyassaland, 58 Voir aussi Nyassaland ; Rhodésie du Sud Fédération dentaire internationale, 118 Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, 118
Habitation, hygiène, 32, 78 Voir aussi Logement Hatti, 6, 73, 137 Haut -Commissaire pour les Réfugiés, 84, 116 Honduras, 131, 132 Honduras britannique, 138 Hong -kong, 183
Fédération mondiale pour la Santé mentale, 84 Fidji (îles), 110, 183 Fièvre jaune, 14 -15 enquêtes sur l'épidémiologie, 65, 166 -7 revision des dispositions du Règlement sanitaire interna-
Hôpitaux, construction, 21 Turquie, 161 ; Viet -Nam, 187 Hôpitaux psychiatriques, 21 Malaisie, 185 Hydatidose, 12 Hygiène alimentaire, 12-13 Voir aussi Lait ; Viandes
tional, 14, 39, 42
4
INDEX
Hygiène de la maternité et de l'enfance, 22 -3 Afghanistan, 143 ; Birmanie, 145 ; Cambodge, 181 ; Ceylan, 146 ; Colombie, 134 -5 ; Grèce, 158 ; Hongkong, 183 ; Inde, 22, 148, 151 ; Indonésie, 152 ; Irak, 167 ; Iran, 170 ; Jordanie, 171 ; Liban, 172 ; Libye, 173 ;
Iran, 16, 97, 168 -70 Israel, 12, 99 -100, 170 -71
Italie, 19, 85, 91, 155, 159 Jamaïque, 131, 132 Japon, 183 -4
Méditerranée orientale, 95 ; Mexique, 138 ; Pakistan, 174, 175 ; Paraguay, 140 ; Pérou, 74, 141 ; Salvador, 142 ; Syrie, 115, 177 -78 ; Talwan, 182 ; Thaïlande, 80, 153, 154, 155 ; Turquie, 160 -1 Viet -Nam, 187 ; Yougoslavie, 162 Voir aussi Enfants Hygiène dentaire, 28, 92, 118 colloque, Wellington, 105, 179 Hygiène industrielle, 27, 32 Inde, 150 Voir aussi Hygiène sociale et médecine du travail Hygiène publique vétérinaire, 10 -13 Hygiène rurale France, centre de Soissons, 156 ; Thaïlande, 155 Voir aussi Services ruraux de santé Hygiène scolaire, services, 23, 26, 115 Europe, 87, 91 -92, 155, 157 ; Hong -kong, 183 ; Méditerranée orientale, 95 ; Pérou, 74 ; réfugiés de Palestine, 30 ; Syrie, 178 ; Thaïlande, 23, 153 Hygiène sociale et médecine du travail, 26 -7 Yougoslavie, 162 Voir aussi Hygiène industrielle ;
Jordanie, Royaume Hachimite de, 96, 97, 171 -72 Journée mondiale de la Santé, 57, 64, 105, 118 Kenya, 129 Laboratoire international de Référence pour la Détermination des Groupes sanguins, Londres, 47 Laboratoire international des Tréponématoses, Baltimore, 5, 188
Laboratoires de santé publique Equateur, 136 ; Europe, 90 ; Jordanie, 171 Laboratoires sérologiques internationaux de référence, Copen-
hague et Chamblee, 5, 189 Lait
Iles du Vent, 131, 138 Iles Sous le Vent, 131, 138 Immunisation, conférence, 88, 90, 155 Inde, 6, 17, 22, 24, 148 -51 Indonésie, 24, 81, 151 -3 Infirmiers, formation, 24 Afghanistan, 143 Infirmières, Conseil international des, 25, 118 Infirmières, formation, 24, 25 Birmanie, 146 ; Bolivie, 71 -72, 134 ; Bornéo du Nord, 24, 179 ; Brunéi, 180 ; Cambodge, 24, 181 ; Ceylan, 80, 146, 147 ; Chypre, 164 ; Costa Rica, 135 -6 ; Inde, 148, 150, 151 ; Indonésie, 153 ; Iran, 169 ; Malaisie, 184 ; Méditerranée orientale, 24, 96, 97, 163 ; Népal, 24, 153 ; Pakistan, 175 -76 ; Singapour, 187 ; Syrie, 178 ; Taiwan, 24, 182 ; Thaïlande, 80 -1, 154 ; Turquie, 161
distribution, Méditerranée orientale, 95 en poudre, 20 normes de salubrité, 13, 32 Lait et produits laitiers, Groupe de travail FAO /FISE/OMS, 13, 32, 116 Laos, 184 Lèpre, 16 Ceylan, 148 Leptospirose, 12 Liban, 95, 96, 97, 98, 100, 172 Libéria, 67, 129 Libye, 97, 173 Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge, 26 Liste internationale des centres de traitement pour maladies vénériennes dans les ports, 5 Locaux du Siège, 60 Logement et urbanisme, 84, 115 Voir aussi Habitation Maladies à virus, 13 -16, 188 Pacifique occidental, 104 Maladies dégénératives chroniques, Tableau d'experts des, 26, 27 Maladies endémo- épidémiques Espagne, 158 ; Yougoslavie, 162
Voir aussi Soins infirmiers Information, 56 -7 Afrique, 64 ; Asie du Sud -Est, 78 ; Pacifique occidental, 133 Informations épidémiologiques, 42 -3 Informations scientifiques, échange, 35 -7
Ingénieurs sanitaires, formation Amériques, 130 ; Egypte, 31 ; Europe, 92 -93, 157 ; Inde, 31 ; Portugal, 160 Voir aussi Génie sanitaire Insectes, lutte contre Afghanistan, 79 -80, 142 ; Amériques, 131 ; Brunéi, 180, 186 ; Colombie, 135 ; Mexique, 138 ; Panama, 131 ; Paraguay, 139 ; République Dominicaine, 142 ; Salvador, 72 ; Taiwan, 105 -6, 182 Voir aussi Paludisme Insecticides, 32
absorption par les murs de terre, 3, 4 résistance des insectes, 4, 32, 65 Egypte, 166 Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama, 133
Maladies rhumatismales, 28 Maladies transmises par les insectes Ceylan, 147 ; Iran, 168 ; Pacifique occidental, 104 Maladies transmissibles, 3 -17 Europe, 90 ; Méditerranée orientale, 96 ; Pacifique occidental, 110 Maladies vénériennes, 5 -7 Afghanistan, 143 ; Amériques, 132 ; Arabie Saoudite, 164 ; Birmanie, 6, 145 ; Equateur, 136 ; Ethiopie, 166 ; Iran, 168 -9 ; Maroc (zone française), 160 ; Pakistan, 6, 174 ; Paraguay, 140 ; Pérou, 74 ; Taiwan, 108 -9, 182 gens de mer, 88, 155, 156 Voir aussi Commission internationale antivénérienne du Rhin ; Syphilis Malaisie, 12, 184 -5 Malnutrition, voir Carence protidique Marchandises dangereuses, transport, 32 Maroc (zone française), 16, 90, 159 -60 Matériel d'enseignement Kenya, 129 ; Nigeria, 129, 130 ; Nyassaland, 130 ; Protec-
torat du Somaliland, 130 ; Rhodésie du Sud, 130 ; Tanganyika, 130 ; Zanzibar, 130
rak, 96, 97, 98 -99, 167 -8
INDEX
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Matériel nécessaire pour les écoles de médecine, liste, 38 Médecine du travail, voir Hygiène sociale et médecine du travail
Paludisme (suite) Philippines, 186 ; réfugiés de Palestine, 29 ; République Dominicaine, 142 ; Sarawak, 186 ; Syrie, 177 ; Taiwan, 105 -6, 182
Médecine légale, Ceylan, 147 Médecine préventive Paraguay, 140; Singapour, 187 Medical Research Council, 15 Méditerranée orientale, 24, 37, 95 -102, 163 -78 Membres associés, 193 admission de la Fédération de la Rhodésie et du Nyassaland, 58 droits et obligations dans les comités régionaux, 83 Membres de l'OMS, 58, 193 Mexique, 12, 58, 130, 138 Microfilms, production en Méditerranée orientale, 37, 172 -73 Migrants, examen médical, 28 Missions d'enseignement médical, 35, 37 Monographies, voir Série de Monographies de l'Organisation Mondiale de la Santé Morbidité, statistiques, 44 enquête, Danemark, 156
Conférence, Philippines, 4, 188 Panama, 18, 131, 132, 139 Paraguay, 73 -74, 139 -41 Pays -Bas, 91, 160
Pédiatrie, Association internationale de, 23, 118 Pédiatrie, étude sur l'enseignement, 23, 33 Pédiatrie sociale, Europe, 88, 156 Pèlerinage de La Mecque, 42, 163 Pellagre, 21 Egypte, 166 ; Yougoslavie, 162 Pénicilline, 5, 50
production, Yougoslavie, 90 Pérou, 18, 74 -75, 130, 141 Personnel
bureaux régionaux, 63, 64, 70, 78, 84, 98, 104 effectif et répartition, 203 -4
répartition d'après la nationalité, 205 Personnel sanitaire auxiliaire, formation, 24, 38, 114 Afrique, 177 -78
Nations Unies, voir Organisation des Nations Unies Népal, 24, 153 Nicaragua, 131, 132, 139 Nigeria, 67, 129 -30
129 -30 ;
Amériques,
130 ;
Birmanie,
145
Ethiopie, 167 ; Méditerranée orientale, 97, 98, 101 Paraguay, 140 ; réfugiés de Palestine, 30 ; Syrie,
Niveaux de vie, évaluation, 45, 115 Nomenclature pharmaceutique, 47 -8 Nutrition, 19 -21
Personnes physiquement diminuées, voir Réadaptation des personnes physiquement diminuées Peste, 16 -17 Inde, 17, 149 -50 ; Iran, 16 Péthidine, 49
Afrique, 65 ; Birmanie, 146 ; Brunéi, 180 ; Indonésie, 152 ; réfugiés de Palestine, 29 Nyassaland, 130 Voir aussi Fédération de la Rhodésie et du Nyassaland OACI, 117 Obstétrique, 37 Bornéo du Nord, 179 ; Cambodge, 181 Voir aussi Sages- femmes
Pharmacie, enseignement au Soudan, 176 Pharmacologie, Inde, 149, 151 Pharmacopoea Internationalis, 47 Philippines, 106 -7, 185 -6
Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient, voir UNRWA OIT, 27, 28, 117 OMS Nouvelles, 56 Onchocercose, 16 Conférence, Léopoldville, 16, 65, 127
Opium, Comité central permanent de l', 49 Ordures ménagères, Guatemala, 138 Voir aussi Assainissement
Organe de Contrôle des Stupéfiants des Nations Unies, 49 Organisation de l'Aviation Civile Internationale, voir OACI Organisation des Nations Unies, 45, 48, 78, 79, 113, 114, 116 Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, voir FAO Organisations non gouvernementales, 84, 117 -19, 200 -1 Pacifique occidental, 15, 24, 103 -10, 179 -187 Pakistan, 6, 17, 97, 173 -76 Paludisme, 4 -5 Afghanistan, 79 -80, 142 -3 ; Afrique, 65 ; Afrique française, 66 -7, 128 ; Afrique orientale, 67 -8, 128 ; Amériques, 70, 76, 131 ; Arabie Saoudite, 164 ; Birmanie, 144, 146 ; Brunéi, 180, 186 ; Cambodge, 180 ; Ceylan, 147 ; Colombie, 135 ; Indonésie, 152 ; Irak, 168 ; Liban, 172 ; Libéria, 67, 129 ; Méditerranée orientale, 96, 100 ; Mexique, 138 ; Népal, 153 ; Nigeria, 67, 129 ; Panama, 131 ; Paraguay, 139 ;
Physiothérapie, Inde, 150 Pian, 6, 8 Afrique, 65 ; Amériques, 76, 132 -3 ; Fidji, 183 ; Haiti, 6, 73, 137 ; Inde, 6, 149 ; Indonésie, 81, 151 -2 ; Laos, 184 ; Libéria, 67, 129 ; Malaisie, 184 -5 ; Nigeria 67, 129 ; Philippines, 186 ; Sarawak, 186 ; Thaïlande, 153 Plan de Colombo, 79, 122 Poliomyélite, 14, 65, 188 Europe, 83 ; Japon, 183 Porto Rico, 131 Portugal, 160 Postiers, risques professionnels, 27 Préparations pharmaceutiques, normes et nomenclature, 47 -8 Procréation dirigée, Inde, 149 Programme et budget pour 1956, 63, 69, 78, 83, 98, 103 Programmes d'action sociale, 113, 114 -15, 116 Programmes inter -pays en Europe, 85, 86 -9, 155 -7 -
Projets inter -régionaux, 188 -9 Protection maternelle et infantile, voir Hygiène de la maternité
et de l'enfance Prothèse, voir Appareils de prothèse Publications et documentation, 52 -5 Quarantaine station de Djeddah, 163
Voir aussi Comité de la Quarantaine internationale ; Règlement sanitaire international Radiations ionisantes (rayons X et substances radio -actives), protection contre, 27, 114
6
INDEX
Rage, 11 -12, 188 Afrique, 65 ; Amériques, 11, 12, 133 ; Israël, 12 ; Malaisie,
12 ; Portugal, 160 Rapport épidémiologique et démographique, 43
Singapour, 26, 38, 107 -8, 187 Soins dentaires, voir Hygiène dentaire Soins infirmiers, 24 -5, 118 Afghanistan, 24, 143 ; Birmanie, 145, 146 ; Bolivie, 71 -72,
Réadaptation, Tableau d'experts de la, 26, 27 Réadaptation des personnes physiquement diminuées, 23, 27-8, 115
134 ; Bornéo du Nord, 24, 179 ; Brunei, 180 ; Cambodge, 24, 181 ; Ceylan, 80, 146, 147 ; Chypre, 164 ; Costa Rica, 135 -6 ; Europe, 89, 90-91, 156 ; Inde, 24, 148, 150, 151 ; Indonésie, 153 ; Iran, 169 ; Malaisie, 184 ; Méditerranée orientale, 24, 96, 97, 163 ; Népal, 24, 153 ; Pakistan, 175, 176 ; Singapour, 187 ; Syrie, 178 ; Taiwan, 24, 182 ; Thailande, 80 -1, 153, 154, 155 ; Turquie, 161 ; Yougoslavie, 162 Voir aussi Assistantes médico- sociales Soins maternels et santé mentale, 22, 53 Soins médicaux, organisation, 27 Somaliland, Protectorat du, 130 Soudan, 176 Sous -Comité des Dénominations communes, 48, 196 -97 South African Institute for Medical Research, Johannesburg, 65, 66 Standardisation biologique, 12, 46 -7 Statens Seruminstitut, Copenhague, 5 Statisticiens, formation, 45 Afghanistan, 144 ; Amériques, 75, 133 Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles, 43, 44 Statistiques sanitaires, 43 -5 Afghanistan, 144 ; Afrique, 65, 128 ; Amériques, 70, 75, 76, 133 ; Pacifique occidental, 109 ; Turquie, 161 ; Yougoslavie, 162 Stupéfiants, voir Drogues susceptibles d'engendrer la Toxicomanie Surinam, 131 Syphilis, 6, 7 Equateur, 136 ; Hatti, 73, 137 ; Maroc (zone française), 160 ; région des Antilles, 132 -3 ; Syrie, 177 Syrie, 37, 97, 115, 177 -78
Autriche, 85, 157 ; Europe, 88, 156 ; Grèce, 85, 158 ; Israël, 99 -100, 170 ; Italie, 85, 159 ; Japon, 183 Recherches, coordination, 3, 5, 15, 65, 98 Recueil international de Législation sanitaire, 15, 16, 21, 24, 53 Réfugiés, Haut -Commissaire pour les, 84, 116 Réfugiés de Palestine, 26, 28 -30
Régions et bureaux de l'OMS, carte, 62 Règlement sanitaire international, 14, 39-42 Relevé épidémiologique hebdomadaire, 42, 43, 45 Répertoire mondial des Ecoles de Médecine, 38 République Dominicaine, 142
Réunions constitutionnelles de l'OMS, 199, 200 Rhodésie du Sud, 130 Voir aussi Fédération de la Rhodésie et du Nyassaland Rickettsioses, 12, 16, 188 Rockefeller, Fondation, 84, 93, 151 Sages- femmes, formation, 23, 24, 25 Birmanie, 145 ; Bornéo du Nord, 179 ; Ceylan, 146, 147 ; Colombie, 134 -5 ; Costa Rica, 135 -6 ; Hong -kong, 183 ; Inde, 150 ; Indonésie, 24, 153 ; Irak, 167 ; Iran, 170 ; Liban, 172 ; Libye, 173 ; Malaisie, 184 ; Méditerranée orientale, 95, 97 ; Paraguay, 140 ; Philippines, 186 ; Salvador, 142 ; Singapour, 187 ; Syrie, 178 ; Thaïlande, 153 ; Turquie, 161 ; Yougoslavie, 162 Voir aussi Obstétrique Salmonellae et Escherichiae, Centre international de Copenhague, 47 Salvador, 18, 72 -73, 132, 142 Santé mentale, 21 -2 Autriche, 157 -8 ; Europe, 84, 85, 89, 155, 156, 157 -8 ; Japon, 184 ; Jordanie, 96, 172 ; Malaisie, 185 ; Méditerranée orientale, 96 Voir aussi sous Enfants
Santé publique, voir Administration de la santé publique ; Ecoles de santé publique Sarawak, 186 Secrétariat du Siège, structure, 59 -60, 202 Série de Monographies de l'Organisation Mondiale de la Santé,
4, 5, 7, 11, 17, 22, 27, 52, 53 Services d'hygiène scolaire, voir Hygiène scolaire Services de santé publique, 18 -30 Amériques, 75 -76 ; Asie du Sud -Est, 81 -2 ; Méditerranée orientale, 101 ; Pacifique occidental, 104 Voir aussi Zone(s) de démonstrations sanitaires Services des eaux, Bolivie, 134 Services infirmiers, voir Soins infirmiers Services locaux de santé, groupe d'étude, 19 Services ruraux de santé Asie du Sud -Est, 77 ; Egypte, 96 ; Guatemala, 137 ; Haiti, 137 ; Malaisie, 185 ; Mexique, 138 ; Nicaragua, 139 ; Panama, 18, 139 ; Pérou, 141 ; Salvador, 18, 72, 142 ; Thaïlande, 154, 155 Voir aussi Hygiène rurale Seychelles, 130
Tableaux d'experts, 195 fièvre jaune, 42 insecticides, 32 maladies dégénératives chroniques, 26, 27 médecine du travail, 26, 27 organisation des soins médicaux, 26, 27 pharmacopée internationale et préparations pharmaceutiques, 47, 48 réadaptation, 26, 27 Taiwan, 16, 24, 105 -6, 108 -9, 181 -3 Tanganyika, 130 Terminologie du paludisme, 4 Thaïlande, 23, 80 -1, 153 -5 Toxicomanie, voir Drogues susceptibles toxicomanie Trachome, 15 -16, 36
d'engendrer
la
Egypte, 165 ; Espagne, 90 ; Maroc (zone française), 16, 90, 159 -60 ; Méditerranée orientale, 96 ; Taiwan, 16, 182 ; Tunisie, 90, 160 ; Yougoslavie, 90 Tréponématoses, 3, 5 -7 Bechuanaland, 66, 128 ; Méditerranée orientale, 96 Voir aussi Béjel ; Pian
Trinité, 75, 131, 142 Tuberculose, 7 -10 Afghanistan, 143 ; Afrique, 65, 128 ; Autriche, 157 ; Birmanie, 144 -5 ; Ceylan, 147, 148 ; Egypte, 165 -6 ; Equateur, 72, 136 ; Europe, 89, 155, 157 ; Finlande, 9 ;
Shigellae, centres internationaux, 47, 188 Siège
locaux, 60 structure du Secrétariat, 59 -60, 202
INDEX
7
Tuberculose (suite) Grèce, 159 ; Indonésie, 152 ; Irak, 98 -99, 167 ; Iran, 169 -70 ; Israël, 170 -71 ; Méditerranée orientale, 96 ; Pakistan, 173, 175 ; Paraguay, 73 -74, 139 ; Pérou, 74 ; Philippines, 110 ; Syrie, 178 ; Talwan, 110 ; Thallande, 154 ; Yougoslavie, 162 Voir aussi BCG
Vaccin(s) (suite)
Tuberculose, Bureau de Recherches de Copenhague, 9 Tuberculose, Centre de Recherches sur l'Immunisation contre la, 10 Tuberculose animale, 12 Tunisie, 90, 160 Turquie, 160 -1
UNESCO, 37, 38, 79, 104, 109, 117 Union internationale pour l'Education sanitaire populaire, 26 Union OSE, 117, 118 Université de Londres, 91 Universités, Association internationale des, 38 UNKRA, fournitures, 51 UNRWA, 26, 28 -30, 98 UPU (Union Postale Universelle), 27 Urétrite non gonococcique, 5, 6 Vaccin(s)
études, 3, 10, 11, 14, 15, 16 production : Autriche, 90, 158 ; Brésil, 134 ; Portugal, 160 Vaccination, voir Immunisation Variole, 15 Afrique, 63 ; Amériques, 76 ; Méditerranée orientale, 98 ; Pacifique occidental, 179 ; Paraguay, 140 Viandes, salubrité colloque, Copenhague, 12, 89, 155 Voir aussi Comité mixte FAO/OMS d'experts de la Salubrité des Viandes Viet -Nam, 187 Vignettes de l'OMS, 59 Virus Research Institute, Entebbé, 65 Visiteuses d'hygiène, 24 Méditerranée orientale, 97 Voir aussi Assistantes médico- sociales
Yémen, 97, 178 Yougoslavie, 6, 90, 93, 162 Zanzibar, 130 Zone(s) de démonstrations sanitaires Egypte, 19, 96, 164 -5 ; Salvador, 18, 72 -73, 142 Zones d'endémicité amarile, délimitation, 39 Voir aussi sous Fièvre jaune Zoonoses, 10 -13 Israël, 171
antiamaril, approbation, 15 essais, Michigan Department of Health Laboratories, 133