Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Journal articles

COMPARATIVE ONCOLOGY = ONCOLOGIE COMPARÉE

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Wkly Epidem. R ec. No. 31 - 7 August 1981

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Relevé èpidem hebd. *N° 31 - 7 août 1981

COMPARATIVE ONCOLOGY One of the objectives of comparative oncology is to investigate spontaneous tumours in animals in order to gain knowledge o f value to the control of cancer in man. Naturally occurring tumours of ani­ mals parallel neoplasms in man more closely than the experimental­ ly-induced tumours. It is felt that the medical profession can learn much from studies of animal models. For example, while most human immunotherapy trials show negative results, several veteri­ nary trials in this field (notably on eye cancer in cattle) have shown positive results. The term "comparative oncology” is used in the sense of allowing extrapolation from animal tumours to human tumours and not only comparing tumours of one animal with those of another.

ONCOLOGIE COMPARÉE L’un des objectifs de l’oncologie comparée est d’étudier les tu­ meurs spontanées chez les animaux en vue d’en tirer d’utiles ensei­ gnements pour la lutte contre le cancer chez l’homme. Les tumeurs qui apparaissent naturellement chez les animaux ont un comporte­ ment plus proche de celui des néoplasmes humains que les tumeurs provoquées expérimentalement II semble que la médecine puisse tirer beaucoup d’utiles informations de l’étude de modèles animaux. Par exemple, alors que la plupart des essais d’immunothérapie chez l’homme donnent des résultats négatifs, plusieurs essais en médecine vétérinaire dans ce domaine (notamment pour le traitement du can­ cer de l’œil chez les bovins) ont donné des résultats positifs. L’expres­ sion «oncologie comparée» est utilisée dans le sens de l’extrapola­ tion de données recueillies sur les tumeurs animales aux tumeurs humaines et non pas seulement dans le sens de la comparaison des tumeurs d’un animal avec celles d’un autre. Le premier projet OMS dans ce domaine comprenait l’élaboration de la classification histologique internationale des tumeurs des ani­ maux domestiques,1 qui complète la classification des tumeurs de l’homme. Cette activité a été d’une grande valeur en fournissant l’oc­ casion d’une normalisation des méthodes et en donnant la possibilité d’analyser les résultats de la recherche internationale en oncologie comparée car, depuis quelques années maintenant, l’approche du traitement des tumeurs chez les animaux domestiques est plus scien­ tifique et les techniques sont devenues plus élaborées. L’étape suivante a été la Classification TNM 2 des tumeurs chez les animaux domestiques.3 Cette classification a été calquée aussi étroi­ tement que possible, compte tenu des nombreuses différences anato­ miques et pathologiques sur la classification TNM des tumeurs mali­ gnes de l’homme qui a été publiée par l’Union internationale contre le Cancer (UICC) (troisième édition, 1978) qui est apphquée à l’éche­ lon international depuis quelque temps. Le système TNM de classi­ fication fondé sur l’étendue de la maladie constitue une sorte de notation sténographique pour la description des tumeurs malignes et son principal objet est de permettre la transmission des observations cliniques d’une personne à d’autres sans ambiguité. Outre qu’elle constitue ainsi un dispositif essentiel de communication et d’échange d’information, elle est également un guide utile pour le pronostic et le traitement. Les 11 localisations classées dans la brochure recouvrent la plus grande part de la pathologie oncologique pour les chiens et les chats et la plupart conviennent pour les autres animaux. Chaque localisa­ tion est envisagée de la même façon d’un point de vue général, les détails suivants étant précisés dans de brèves remarques introducti­ ves: 1. Description de la localisation et des régions. 2. Définition des ganglions lymphatiques régionaux et, le cas échéant, juxta-régionaux pour chaque localisation. 3. Si nécessaire, méthodes cliniques et chirurgicales recommandées pour établir les catégories TNM. En collaboration avec le Centre collaborateur OMS pour l’oncolo­ gie comparée situé à l’Université de Cambridge, Royaume-Uni, la TNM est déjà utilisée pour planifier les essais cliniques internatio­ naux d’oncologie comparée. Deux de ces essais sont déjà en cours. L’un porte sur la radiothérapie des cas spontanés d’ostéosarcome chez le chien avec et sans sensibilisateur de cellules hypoxiques. L’os­ téosarcome canin a un comportement biologique suffisamment sem­ blable à celui de l’homme pour constituer un excellent modèle dans l’étude de la tumeur primitive et des métastases pulmonaires. Si l’on trouve des moyens de lutter efficacement contre ces métastases, il deviendra plus important de trouver les moyens de préserver la fonc­ tion du membre. Les objectifs de l’étude en cours sont notamment les suivants: a) Déterminer si l’irradiation combinée à un sensibilisateur de cel­ lules hypoxiques est plus efficace que l’irradiation seule pour lut­ ter contre la tumeur locale et préserver la fonction du membre. b ) Déterminer si l’irradiation pulmonaire avec ou s a n s sensibilisa­ teur de cellules hypoxiques permettra - d’avoir plus de temps avant l’apparition des signes radiogra­ phiques de métastases, et - de prolonger la survie après traitement de la tumeur primitive et des poumons. cj Evaluer la toxicité du sensibilisateur de cellules hypoxiques. * Org.mond. Santé, 1974,50 (1/2), Org. mond. Santé» 1976, S3 (2/3). 2T » extension de la tumeur primitive N = état des ganglions lymphatiques (nodes en anglais) régionaux M = présence ou absence de métastases à distance. 3 Document OMS non publié VPH/CMQ/80,20 (a i anglais seulement) pouvant être obtenu sur demande auprès de l'imité de la Santé publique vétérinaire, Division des Mala­ dies transmissibles, Organisation mondiale de la Santé, 1211 Genève 27, Suisse.

The first WHO project in this field mvolved the preparation of the WHO International Histological Classification of Tumours of Domestic Animals,1 which complemented the classification of tu­ mours o f man. This has been of considerable value in providing standardization of procedures and offering possibilities to compare results in international research on comparative oncology, as for some years now there has been a more scientific approach to the treatment of tumours in domestic animals, and techniques have become more sophisticated. The next step has been the T N M2 Classification o f Tumours in Domestic Animals.3 This has been adapted, as closely as possible, allowing for the many anatomical and pathological differences, to the TNM Classification of Malignant Tumours in Man, published by the International Union against Cancer (UICC) (Third Edition, 1978), which has been in international use for some time. The TNM system of classification based on extent of disease represents a kind of short­ hand notation for the description of a malignant tumour and its principal purpose is to provide a method of conveying one person’s clinical observations to others without ambiguity. Apart from pro­ viding this essential communication and information exchange de­ vice, it is a useful guide for prognosis and therapy. The 11 sites classified in the booklet cover the greater part of the veterinary field for dogs and cats and most are suitable for other animals. Each site is considered in the same general manner, the following details being set out in short introductory remarks: 1. Description of the site and regions. 2. Definition of the regional and, where applicable, the juxtaregional lymph nodes for each site. 3. Where necessary, the clinical and surgical methods recommended for establishing the TNM categories. In conjunction with the WHO Collaborating Centre for Compara­ tive Oncology at the University of Cambridge, United Kingdom, the TNM classification is already being used in planning international clinical trials on comparative oncology. Two of these are already in progress. One is on radiotherapy of spontaneous cases o f osteosar­ coma in dogs, with and without a hypoxic cell sensitizer. The biolog­ ical behaviour of canine osteosarcoma is sufficiently similar to that of man to provide an excellent model for control o f the primary tumour and o f lung metastasis. If methods can be found to control the latter effectively, it will become more important to find ways of preserving limb function. The objectives of the current study include :

(a) Determination whether irradiation with a hypoxic cell sensitizer is more effective for local tumour control and preservation of limb function than irradiation alone. (b) Determination whether lung irradiation with or without a hy­ poxic cell sensitizer will - increase time to radiographic evidence of metastasis, and - increase time of survival following treatment of the primary tumour and the lungs. Evaluation of the toxicity of the hypoxic cell sensitizer.

(c)

' B u ll W ldH lth Org.. 1974, SO (1/2), Bull. W ld H ltk O rg. 1976, 53 (2/3). 2T = the extent of primary tumour N = the condition of the regional lymph nodes M - the absence/presence of distant metastasis. 1 WHO unpublished document VPH/CMO/80.2Q, available on request to the Veterinary Public Health Unit, Division of Communicable Diseases, World Health Organization, 1211 Geneva 27, Switzerland.

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The second trial concerns immunotherapy of cases of spontaneous canine mammary tumours, which are the most common neoplasms of bitches and show a similar biological behaviour to breast cancer in women. The objectives are; (a) To assess whether immunotherapy using bacterial antigens fol­ lowing surgery is better than surgery alone in delaying or prevent­ ing metastasis.

(b) To compare the therapeutic effectiveness of live BCG and inac­ tivated Corynebacterium parvum vaccines. Trials of new methods o f therapy are difficult in humans since they can only be ethically carried out where standard therapy has failed. The results of the animal studies will therefore be of great value for extrapolation to man. Veterinary institutes and veterinarians in France, Netherlands, United Kingdom and United States o f America, are already collabo­ rating in the mais ; the collaboration of other veterinarians in these countries would be welcome. We would also like to have the cooper­ ation of veterinary institutes in other countries who are interested in organizing national participation in the trials. In both cases contact should be made with Chief, Veterinary Public Health, World Health Organization, 1211 Geneva 27, Switzerland.

Le deuxième essai concerne l'immunothérapie des cas de tumeurs mammaires spontanées, qui sont les néoplasmes les plus courants chez les chiennes et ont un comportement biologique analogue au cancer du sein chez les femmes. Les objectifs sont: a) D’évaluer si un traitement faisant suivre la chirurgie d’une immunothérapie par antigènes bactériens donne de meilleurs résultats que la chirurgie seule pour retarder ou empêcher les métastases. b) Comparer l’effet thérapeutique du BCG vivant et des vaccins à base de Corynebacterium parvum inactivé. Les essais de nouvelles méthodes thérapeutiques sont difficiles chez les êtres humains puisque l’éthique ne les autorise que lorsque les méthodes thérapeutiques courantes ont échoué. Les résultats des études sur les animaux seront donc d’un grand intérêt pour l’extrapo­ lation à l’homme. Des vétérinaires et des instituts'vétérinaires en France, aux PaysBas, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis d’Amérique participent déjà à ces essais; la collaboration d’autres vétérinaires dans ces pays serait la bienvenue. Nous serions heureux également d’obtenir la coopéra­ tion d’instituts vétérinaires dans d’autres pays qui souhaitent organi­ ser une participation nationale à ces instituts. Dans les deux cas, on peut prendre contact avec le chef du service de la'Santé publique vétérinaire, Organisation mondiale de la Santé, 1211 Genève 27, Suisse.

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения