PROGRAMME OMS DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFzuQUE DE L'OUEST WHO ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA Siège de I'OCP - BP 549 Ouagadougou - Burkina Faso Tél: (226) 30 23 12 I 30 23 13 I 30 23 0l ; Fax :30 21 47 Rapport Annuel d'Activités de I'OMS/OCP Contribution de VCU pour 1997 (ler mai 1996 - 30 avril 1997) Version du juin 19, 1997 à 08:43 RAP I I 86 /97 N CU/ADM/5. 3 a
2RESUME a) Les mois d'août, septembre et octobre 1996 ont été relativement pluvieux. Ces précipitations n'ont toutefois pas été homogènes dans leur répartition, ce qui a engendré des àen"itr pluviométriques dans la plupart des bassins sous traitement larvicide (entre 15 et 3O%). par rapport à I'année précédente, la saison sèche 1997 a été marquée par un déficit pluviométrique en zone Ouest. Un phénomène inverse a été observé en zone Est où les précipitations ont été relativement précoces. b) Le nombre d'hélicoptères sous contrat pendant la période considérée a varié de sept (de mai à décembre 1996) à quatre (avril lggl). L'armée 1997 est I'avant dernière année du contrat aérien de trois ans établi entre |a compagnie Evergreen Helicopter Inc. (EHI) et Ie Programme' Les modalités du prochain contrat devront être étudiées avec attention dans la mesure où les opérations de lutte antivectorielle tireront à sa f,rn. I1 faudra notalnment prendre en cànsidération I'importante réduction de la couverture larvicide liée à I'arrêt probable, fin 1998, des traitements en Côte d'Ivoire. c) par rapport à la période mai lgg5 I avrrl l996,le Programme a économisé 133 000 U.S.$ en heures de vol et 643 000 U.S.S d'insecticides. La diminution de la couverture larvicide ne peut expliquer à elle seule ces différences qui sont probablement liées au déficit pluviométrique enregistré sur Ia plupart des bassins au cours de cette période. d) Conformément au plan d'opérations de l'année précédente, les traitements par voie aérienne ont été définitivement arrêtés en janvier 1997 sur la basse volta Noire au Ghana (région du Bui) et en mars 1997 sur la Kankélaba au Mali (un affluent de la Bagoé). Les traitements se poursuivent sur les affluents de I'Oti au Togo (Kéran, Kara et Mô) et, par épandages au sol, sur la Dienkoa au Burkina Faso' e) La stratégie de rotation des insecticides, destinée à prévenir la résistance des simulies et à limiter les effets des traitements sur la faune aquatique non cible, a été la même que les années précédentes. Les insecticides ont été utilisés en tenant compte des restrictions habituelles liées à leur toxicité, à leur rapport coûVefficacité et aux niveaux de sensibilité des simulies, en particulier aux organophosphorés (téméhos, phoxime et pyraclofos)' 0 Le réseau de surveillance hydrologique de I'OCP comporte actuellement 150 échelles de crues dont 78 sont équipées de télébalises hydrologiques appartenant pour la plupart à I'OCP (sept balises appartiennent au réseau "Hydroniger" et quatre au service hydrologique du Bénin). Les stations-àe réception du satellite sont localisées à Odienné et à Kara, les deux bases des opérations aériennes, ainsi qu'à Ouagadougou, au siège du Programme (station d'appui). g) po,r la période allant de mai 1996 à avrll 1997,10 points de capture (sur les 126 visités iégufièrement) présentent pour la période considérée des potentiels de transmission de I'onchocercose humaine supérieurs à 100. En ne considérant que la transmission occasionnée par les espèces de savane du complexe S. damnosum, seulement quatre points présentent des potentiels de transmission supérieurs à 100, deux sur les affluents de I'Oti au Togo, un au sud du Bénin et un sur le bassin du Tinkisso en Guinée' Jh) La technique visant à déterminer, par les sondes d'ADN, la prévalence de I'infection dans un broyat de simulies est désormais opérationnelle. Une première étude de faisabilité réalisée sur le Baoulé au Mali, dans le cadre d'une étude entomologique de post-traitement, a donné des résultats encourageants. Un protocole simplifié est à l'étude af,rn que cette méthode, simple et peu coûteuse, puisse rapidement être utilisée en tant qu'outil entomologique de détection précoce de la recrudescence dans les zones libérées de I'onchocercose. i) L'arrêt définitif des traitements larvicides sur la basse Volta noire au Ghana a eu pour conséquence directe la fermeture, fin 1996, du sous-secteur de Kintampo et, de façon indirecte, du secteur de Tamale. Fin 1996 a vu également la fermeture du secteur de Parakou et le renforcement du secteur de Kara qui supervise désormais les sous-secteurs de Parakou et Bohicon au Bénin, de Kara et d'Atakpamé au Togo et de Hohoe au Ghana. j) Le recentrage des activités de surveillance de I'environnement aquatique intervenu depuis l'élargissement du mandat du Groupe écologique a conduit le Programme à assurer aux hydrobiologistes nationaux une formation de courte durée en études d'impacts environnementaux. L'évaluation de I'impact sur le milieu aquatique des facteurs autres que les insecticides est dorénavant une des composantes importantes de cette activité de surveillance. La surveillance de I'environnement est désormais réalisée presque exclusivement par les équipes nationales d'hydrobiologie. k) Les sept larvicides utilisés par I'OCP (téméphos, phoxim, pyraclofos, B.r. H-14, permétrhine, carbosulfan et étofenprox) ont été utilisés comme les années précédentes selon une stratégie de rotation destinée à prévenir les phénomènes de résistance et à limiter I'impact des traitements sur la faune aquatique non cible. L'évaluation de nouveaux larvicides n'étant plus une priorité, les efforts de recherche sont désormais orientés vers les contrôles de qualité des lots opérationnels et I'amélioration des formulations de B.t. H-14. l) Aucune baisse de sensibilité des simulies at B.t. H-14 n'a encore été mise en évidence dans I'aire du Programme après plus de quinze années d'utilisation. En ce qui conceme les insecticides chimiques, la priorité a été accordée aux organophophorés (téméphos, phoxime et pyraclofos), en particulier sur les bassins où une résistance à ces produits avait été précédemment mise en évidence. Les résultats obtenus cette année montrent que les restrictions d'utilisation rigoureusement appliquées depuis plusieurs arurées vis à vis de ces produits ont permis d'abaisser progressivement le niveau de résistance sur les bassins concemés. m) L'identification des femelles du complexe S. damnosum par I'analyse hétéroduplex de I'ADN est désormais opérationnelle. Sa validation sur le terrain par rapport à la cytotaxonomie se poursuit cependant dans les zones de transition forêt / savane où cohabitent plusieurs espèces simulidiennes et où se rencontrent des espèces hybrides. Cette validation concerne également I'identification morphologique etlou morphométrique, du fait du chevauchement des critères utilisés pour certaines différenciations. Ces deux techniques d'identification restent toutefois très concordantes dans la plupart des bassins traités. n) Depuis 1995, des études spéciales sont entreprises dans le but de renforcer les connaissances sur la transmission et l'épidémiologie de I'onchocercose dans les régions forestières situées en dehors de I'aire du Programme et de plus en plus marquées par le 4déboisement intensif etlou les migrations humaines. Les régions concernées par ces recherches sont celles du sud-ouest du Ghana sur les bassins Pra et Tano, du sud-est de la Côte d,Ivoire sur la Bia et la basse comoé et du sud-est de la Guinée sur la rivière Diani. o) Suite à la détection d'une recrudescence de I'infection sur le bassin de la Bougouriba au Burkina Faso, des études entomologiques spéciales ont été instituées au cours de la saison des pluies 1996 afin d'évaluer le niveau de transmission de I'onchocercose. Cette étude entomologique va se poursuivre en 1997 afin de suivre l'évolution des paramètres de la transmission en présence d'une distribution renforcée d'ivermectine. p) Peu après I'arrêt définitif des traitements larvicides sur la Kulpawn et la Mole en 1995, une étude entomologique spéciale a été mise en place afin de déterminer si la distribution deux fois par an de l'ivermectine avait un impact sur la transmission de I'onchocercose. pour ce faire, le Programme a réalisé au cours de la saison des pluies 1996 une étude entomologique de post-traitement visant à déterminer les taux d'infectivité en l'absence de larvicide. Les conclusions finales de cette étude pourront être fournies à I'issue d'une nouvelle évaluation entomologique prévue en 1998. LUTTE ANTIVECTORIELLE Conditions climatiques 1. Les mois d'août, septembre et octobre 1996 ont été relativement pluvieux. Ces précipitations n'ont toutefois pas été homogènes dans leur répartition, ce qui a engendré des déficits pluviométriques dans dans la plupart des bassins sous traitement larvicid e (25 à 30% en zone Est, 13 à 24% en zone Ouest). A cette tendance générale font exception I'ouest du Ghana, I'Est du Togo et le centre de la Côte d'Ivoire dans le bassin de la Marahoué. par rapport à I'année précédente, la saison sèche 1997 aété marquée par un déficit pluviométrique en zone Ouest. Le phénomène inverse a été observé en zone Est où les précipitations ont été relativement précoces. Ainsi, à la fin du mois d'avril 1997, soit avec un -ài, d'uu*ce par rapport à 1996, tous les principaux cours d'eaux de la zone Est étaient en écoulement. Flotte et opérations aériennes 2. Le nombre d'hélicoptères sous contrat pendant la période considérée a varié de sept (de mai à décembre 1996) à quatre (avrll 1997). Du ler au 12 avril1997, nous avons utilisé en réalité que trois hélicoptères en raison de débits très faibles, en particulier pour les bassins dela zone Est du Programme. Les épandages aériens ont en effet été totalemànt suspendus dans cette zone pendant six semaines consécutives, du 1 I mars au 1g avrll 1997 . 53. L'année 1997 est l'avant dernière année du contrat aérien de trois ans établi entre la compagnie Evergreen Helicopter Inc. (EHI) et le Programme. Les modalités du prochain contrat devront être étudiées avec attention dans la mesure où les opérations de lutte antivectorielle tireront à sa fin. Il faudra notamment prendre en considération I'importante réduction de la couverture larvicide liée à I'arrêt probable, fin i998, des traitements en Côte d'Ivoire puis, fin 2001, dans plusieurs bassins hydrologiques des extensions Ouest et Sud-Est. 4. De mai 1996 à avrll 1997, les hélicoptères ont effectués 4 668 heures de vol de traitement (aucun vol de prospection) contre 4 850 heures en 199511996 durant la même période (tableau l). Cette faible différence (moins de 4%) s'explique par le fait que la diminution des heures de vol liée à I'arrêt définitif, fin 1996, des traitements larvicides sur la basse Volta noire a été compensée par la reprise des traitements aériens au Nord de la Sierra Leone en mars 1997. 5. L'économie en heures de vol par rapport à la période précédente ne s'élève qu'à 722 U.S.$ x 182 heures soit environ 133 000 U.S.$ (722 U.S.$ représentant le coût de I'heure supplémentaire, carburant inclus, sachant que les heures garanties sont payées en priorité). Tableau 1. Consommation d'heures de vol de traitement de mai 1996 à avril 1997 et comparaison avec la période précédente. Mois Heures de vol Différence entre 95196 et 96197Mai 95 - Avril96 Mai 96 - Avril9T Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Janvier Février Mars Avril 322 538 379 497 345 246 576 480 472 559 288 148 385 388 433 480 385 416 391 389 469 404 308 220 + 063 - 150 + 054 - 0r7 + 040 + 170 - 185 - 091 - 003 - 155 + 020 + 072 Total 4 850 4 668 - 182 (-3,750Â) 6. Par rapport à la période mai 1995 / avril 1996, le Programme a économisé 643 000 U.S.$ (environ l7oÂ) d'insecticides (tableau 2). Cette différence est due à une baisse générale de la consommation de I'ensemble des insecticides, à I'exception de la perméthrine et du phoxime. La diminution de la couverture larvicide ne peut expliquer à elle seule cette baisse de la consommation qui est due également au déficit pluviométrique global enregistré au cours de cette période. 6Tableau 2. Consommation de larvicides de mai 1995 à avril 1996 et comparaison avec la période précédente. Larvicides Quantités utilisées (litres) Différence entre 95196 et96197 Coût en U.S.$ Mai 95-Avril96 Mai 96-Avril97 Téméphos 40 432 27 396 - 13 036 (-32%) - r8t 722 B.t. H-14 228 773 t77 392 - 51 381 (-22%) - 238 408 Phoxime 20 36r 26 409 + 6 048 (30 %) + 102 937 Perméthrine 15 155 21 360 + 6 205 (41 %) + 63 849 Carbosulfan 19 165 7 366 - lt 7ee (- 62%) - 245 655 Pyraclofos 35 053 34 231 - 822 (-2%) - 21 742 Etofenprox 16 825 11 760 - 5 06s (-30%) - 122 320 Total 37s 764 305 914 - 6e 850 (-te %) - 643 060 (-17%) Zones traitées (figure 1) 7. Dans I'aire initiale du Programme, conformément au plan d'opérations de I'année précédente, les traitements par voie aérienne ont été définitivement arrêtés en janvier 1997 sur la basse Volta Noire au Ghana (région du Bui) et en mars 1997 sur la Kankélaba au Mali (un affluent de la Bagoé). Les traitements se poursuivent sur les affluents de I'Oti au Togo (Kéran, Kara et Mô) et, par épandages au sol, sur la Dienkoa au Burkina Faso. Concemant ce dernier bassin, et après analyse détaillée de la situation, il a été suggéré que l'équipe nationale du Burkina Faso poursuive les traitements larvicides au sol, en combinaison avec la distribution d'ivermectine, jusqu'à la fin du Programme (avec le soutien technique et financier de I'OCP au travers de lettres d'accord entomologique et épidémiologique). 8. Les bassins de I'extension sud-Côte d'Ivoire n'ont connu aucune modification de leur couverture larvicide pendant la période considérée. Il est toutefois prévu d'arrêter dès juin 1997 les traitements larvicides sur la Marahoué. La décision définitive sera prise après avoir pris connaissance des résultats des enquêtes parasitologiques et des études entomologiques de post-traitement en I'absence d'épandages larvicides et de distribution d'ivermectine. 9. Les bassins de I'extension sud-est, sous traitement larvicide depuis février 1988, et ceux de la Guinée, traités depuis mars 1989, n'ont également connu aucune modification de leur couverture larvicide pendant la période considérée. Rappelons que les affluents de I'Oti, bien que faisant partie de I'aire initiale, ont été rattachés à I'extension sud-est en raison de I'infiltration permanente, jusqu'en 1988, de simulies infectieuses en provenance des bassins adjacents situés plus au sud. 710. Au nord de la Sierra Leone, après plusieurs années de suspension des traitements larvicides pour raisons d'insécurité (trois ans pour le bassin du Rokel et deux ans pour la Kolente, le Mongo et la Kaba), les épandages aériens ont pu reprendre en mars 1997. Malheureusement, depuis mai 1997,la sécurité des pilotes et du personnel au sol ne peut plus être assurée et les traitements aériens ont été de nouveau suspendus. I 1. Les traitements au sol du fleuve niger, près de Bamako, et de ses affuents Fié, Faya et Dylamba, continuent d'être pris en charge par l'équipe nationale du Mali, moyennant un appui f,rnancier (sous forme de lettre d'accord) et une supervision technique (décision de traitement et choix des insecticides) de I'OCP. A I'instar de la Dienkoa, après analyse détaillée de la situation, ll a été suggéré que l'équipe nationale du Mali poursuive les traitements larvicides au sol, en combinaison avec la distribution d'ivermectine, jusqu'à la fin du Programme. Insecticides et stratégie de lutte 12. La stratégie de rotation des insecticides, destinée à prévenir la résistance des simulies et à limiter les effets des traitements sur la faune aquatique non cible, a été la même que les années précédentes. Les insecticides ont été utilisés en tenant compte des restrictions habituelles liées à leur toxicité, à leur rapport coût/efficacité et aux niveaux de sensibilité des simulies, en particulier aux organophosphorés (téméphos, phoxime et pyraclofos), 13. Les bassins de I'extension sud-Côte d'Ivoire, en particulier le bas-Bandama, le N'zi, la basse Comoé et la Marahoué ont fait I'objet, comme chaque année, d'une attention particulière en raison de la résistance aux organophosphorés, en particulier au téméphos. Ce produit n'est donc toujours pas utilisé sur ces bassins, au profit du pyraclofos et du phoxime, dont la sensibilité pour ce dernier s'améliore, et surtout de I'étofenprox, le seul insecticide non- organophosphoré utilisable entre 15 et70 m'/sec. 14. Pour les bassins de I'extension ouest, aucune restriction particulière n'est à signaler au cours de la période considérée à I'exception du Niger, au niveau de Bamako, où les simulies savanicoles, qui continuent d'avoir une sensibilité moyenne au téméphos, ont développé en 1995 une résistance au pyraclofos. Le niveau de sensibilité des simulies à ce dernier composé s'est toutefois amélioré mais son utilisation, ainsi que celle du téméphos, reste limitée à quelques cycles par an. Pour ces raisons, I'utilisation de la perméthdne, du carbosulfan et de l'étofenprox reste privilégiée par rapport aux autres insecticides. Sur les bassins de I'extension sud-est, le téméphos et le phoxime sont utilisés avec précautions sur les affluents situés à I'est du lac Volta ainsi que sur le Mono et I'Ouémé. 15. Tous les insecticides ont été utilisés conformément aux recommandations du Groupe Ecologique. La perméthrine a toutefois dérogé une fois de plus à la règle en étant utilisée plus de six cycles consécutifs sur le Niger au niveau de Bamako, en raison de débits très élevés pendant plusieurs semaines et des restrictions d'emploi des organophosphorés. Le carbosulfan continue de ne pas être utilisé sur le Sankarani, le Milo et le Niandan de façon à poursuivre les études d'impact à long terme de la perméthrine sur la faune aquatique non-cible. 816. Au cours de la période considérée, la qualité des lots opérationnels de B.t. H-14 iv.oouu".) s'est sensiblàment améliorée et se rapproche désormais des spécifications initiales du contrat établi pour la période lgg5-lgg7 entre I'OCP et la compagnie Abbott. Des premiers essais prometteurs en rivière ont d'autre part été réalisés avec une autre formulation de B. r' H- itii"kr*t; ,r. le Bandama blanc, la Volta noire et le Niger. Ces essais vont se poursuivre au cours de la saison des pluies 1997 de façon à disposer d'un maximum d'informations avant que ne soit lancé le nouvel appel d'offre pour I'année 1998. 17 . En 1997, la longueur totale des rivières susceptibles d'être traitées à des fins de contrôle de la transmission, par voie aérienne ou terrestre, est de 11 220 km' Cette couverture larvicide maximale reste bien entendu théorique car elle inclut les bassins du nord de la Sierra Leone, actuellement non traités. Pendant la semaine 4 au 10 novembre 1996, période de décrue et donc de forte productivité larvaire, 4 563 km de rivières ont été traitées, mobilisant les 7 hélicoptères sous contrat. A I'inverse, la semaine du I au 13 av:,il 1997, période d'étiage et donc de faible productivité larvaire, a connu la plus faibte couverture larvicide avec | 268 km de rivières traitées et I'utilisation de seulement 3 hélicoptères de traitement. Hydrolo gi e et télétransmission 1g. Le réseau de surveillance hydrologique de I'OCP comporte actuellement 150 échelles de crues dont 78 sont équipées de télébalises hydrologiques appartenant pour la plupart à l,OCp (sept balises appartiennent au réseau "Hydroniger" et quatre au service hydrologique du Bénin)- Rappelons qul "" dispositif permet une transmission par satellite des hauteurs d'eau' Corpie a un logici"i a" p.euision des débits qui s'appuie sur les données télétransmises, il permet d'améliorer considérablement I'efficacité des traitements larvicides grâce, d'une part, à une connaissance en temps réel des données hydrologiques et, d'autre part, à des prévisions du régime hydrologiqr" uprè, analyse des données par un logiciel spécialisé (système PERLES)' L'éxploitation àe I'ensàmble des balises (à I'exception du réseau Hydroniger) est assurée sur la base d'un forfait annuel d'utilisation faisant I'objet d'un contrat passé entre I'OCP et une société chargée de la télétransmission (société Argos). Les stations de réception du satellite sont localisées à Odienné et à Kara, les deux bases des opérations aériennes, ainsi qu'à Ouagadougou, au siège du Programme (station d'appui)' lg. Comme pour la période précédente, la surveillance de ce réseau incombre à cinq brigades hydrologiques dànt deux brigades OCP (une à Odienné, une à Kara) et trois brigades nationales (deux errGuinée et une en Sierra Leone). Ces brigades permettent de diagnostiquer les pannes des balises, de les dépanner et de les redéployer si nécessaire, après un nouvel étalonnage et un réajustement des courbes de tarage en vigueur' Grâce à la formation dispenséà en 1995 à Ouagadougou à deux hydrologues et trois électroniciens du Programme, plus de 80%o des pièces défectueuses peuvent désormais être réparées sur place. 9Réseau de surveillance et d'évaluation entomologiques 20. Le réseau d'évaluation entomologique en zone traitée comporte actuellement L26 points de capture visités régulièrement dont 66 surveillés chaque semaine (point A) et 60 tous les 15jours (point B). Des captures peuvent être organisées à la demande sur des points de piégeage occasionnel (points C) pour tenter de trouver des explications ou des solutions à des problèmes entomologiques ponctuels soulevés au cours des briefings hebdomadaires. 21. D'une manière générale les résultats de l'évaluation entomologique sont satisfaisants sur I'ensemble de la zone traitée du Programme. Sur certains bassins cependant, la transmission de la souche savanicole du parasite par les simulies de savane reste difficile à maîtriser malgré la poursuite des épandages larvicides et la distribution de I'ivermectine. Une réduction importante des Potentiels Annuels de Transmission (PAT) est y pourtant enregistrée mais les valeurs restent chaque arurée toujours élevées et dépassent parfois le seuil des 100 larves infectantes par homme et par an (exemple des affluents de I'Oti au Togo). Ces bassins font I'objet d'une attention toute particulière en vue d'identifier I'origine des contre-performances et d'apporter des mesures correctives appropriées avant la fin du Programme. 22. Après avoir séparé par les sondes spécifiques d'ADN les parasites d'origine animale des parasites humains, 10 points de capture (sur les 126 visités régulièrement) présentent pour la période considérée des potentiels de transmission de I'onchocercose humaine supérieurs à 100 (figure 2). La moitié de ces point§ sont situés dans des zones frontalières du Programme, quatre dans le bassin de I'Ouémé et un sur le Tinkisso. En ne considérant que la transmission occasionnée par les espèces de savane du complexe S. damnosum (figure 3), seulement quatre points présentent des potentiels de transmission supérieurs à 100, deux sur les affluents de I'Oti (Titira : 170 et Tapoundé : 207), un au sud du Bénin (Konfokpa : 149) et rm sur le bassin du Tinkisso en Guinée (Fifa: 182).La transmission est négligeable en saison sèche (2 femelles infectieuses au cours de la semaine du ler au 5 avril 1997) mais plus intense pendant les périodes de forte productivité larvaire et de contact homme/vecteur étroit (25 femelles infectieuses au cours de la semaine du 29 juillet au 3 aôut 1996). 23. L'application des nouveaux outils d'identification des vecteurs et des parasites apporte chaque année un éclairage nouveau sur les conditions de la transmission en milieu naturel. Il semble ainsi désormais clairement établi que I'association entre les vecteurs de savane et la souche cécitante du parasite n'est pas aussi étroite que ne le laissaient supposer les résultats des études xénodiagnostiques réalisées dans le cadre de transmissions expérimentales. Différents recoupements entomologiques, parasitologiques et ophtalmologiques réalisées en zones de transition forêt / savane incitent cependant à penser qu'il existerait, chez le parasite, différents niveaux de pathogénicité ou bien, chez l'homme, des prédispositions immunologiques à développer ou non des lésions cécitantes d'origine onchocerquienne. 24. La technique visant à déterminer, par les sondes d'ADN, la prévalence de I'infection dans un broyat de simulies est désormais opérationnelle. Une première étude de faisabilité réalisée sur le Baoulé au Mali, dans le cadre d'une étude entomologique de post-traitement, a donné des résultats encourageants. Un protocole simplifié est à l'étude afin que cette méthode, simple et peu coûteuse, puisse rapidement être utilisée par les pays participants en tant qu'outil 10 entomologique de détection précoce de la recrudescence dans les zones libérées de I'onchocercose. 25. L'arrêt définitif des traitements larvicides sur la basse Volta noire au Ghana a eu pour conséquence directe la fermeture, fin 1996, du sous-secteur de Kintampo et, de façon indirecte, du secteur de Tamale. Le maintien de cette demière structure ne pouvait plus se justif,rer dans la mesure où il ne reste plus qu'un seul sous-secteur entomologique au Ghana (Hohoe). C'est dans le même esprit qu'il a été décidé de supprimer, fin 7996,le secteur de Parakou et de renforcer Ie secteur de Kara qui supervise désormais les sous-secteurs de Parakou et Bohicon au Bénin, de Kara et d'Atakpamé au Togo et de Hohoe au Ghana. Surveillance de I'environnement aquatique 26. Le recentrage des activités de surveillance de l'environnement aquatique intervenu depuis l'élargissement du mandat du Groupe écologique a conduit le Programme à assurer aux hydrobiologistes nationaux une formation de courte durée en études d'impacts environnementaux. L'évaluation de I'impact sur le milieu aquatique des facteurs autres que les insecticides est dorénavant une des composantes importantes de cette activité de surveillance. Toutefois, l'étude de I'impact à long terme des larvicides les moins sélectifs (perméthrine, carbosulfan, pyraclofos et étofenprox) sur la faune non-cible se poursuit. La surveillance de I'environnement est désormais réalisée presque exclusivement par les équipes nationales d'hydrobiologie. La saisie et I'exploitation partielle des données, la coordination des activités de surveillance de même que la liaison entre les équipes de terrain et le Groupe Ecologique sont assurées par la Coordination de la Surveillance Hydrobiologique (CSH) du Programme. 27. La consolidation en 1996 des études d'impacts environnementaux initiées en 1995 dans differents bassins fluviaux a confirmé la capacité des hydrobiologistes à conduire ce type d'activité. En relation avec la situation qui prévaut sur le Sassandra par exemple et la qualité des données recueillies, le Groupe Ecologique estime que ce travail pourrait constituer la base d'une étude pilote à grande échelle dans le haut bassin du Sassandra. 28. En ce qui conceme la surveillance de routine, elle fait état d'une baisse d'abondance des insectes non-cibles, de modifications de structures suite à la raréfaction de certains taxons corrme les Trycorythidae. Ces modif,rcations ne semblent pas être prejudiciables aux fonctions de transfert d'énergie entre les différentes communautés d'invertébrés benthiques. En ce qui conceme la faune des poissons, la plupart des espèces qui avaient été signalées comme étant devenues rares en 199411995 sont mieux représentées dans les prises 199511996. Les autres paramètres utilisés pour évaluer la structure et la santé des peuplements ichÿologiques montrent de légères variations mais restent dans des limites acceptables. 29. D'une manière générale, les traitements réalisés depuis plus de 20 ans sur certains cours d'eau n'ont pas engendré de modifications majeures sur les peuplements de poissons. Même si un impact existe, il est de faible amplitude et masqué par d'autres facteurs. Une tendance au retour à la normale est manifestée par les communautés d'invertébrés pendant les périodes de suspension des traitements ou d'arrêt définitif de ceux-ci. Il semblerait donc que les groupes taxonomiques l1 et fonctionnels ne soient pas altérés au delà des variations qui pourraient survenir dans les bassins fluviaux concemés. RECHERCHES INTERDISCIPLINAIRES Insecticides 30. Les sept larvicides utilisés par I'OCP (téméphos, phoxim, pyraclofos, B.r. H-14, permétrhine, carbosulfan et étofenprox) ont été utilisés comme les années précédentes selon une stratégie de rotation destinée à prévenir les phénomènes de résistance et à limiter I'impact des traitements sur la faune aquatique non cible. L'évaluation de nouveaux larvicides n'étant plus une priorité, les efforts de recherche sont désormais orientés vers les contrôles de qualité des lots opérationnels et I'amélioration des formulations de B.t. H-14. 31. Au cours de la période considérée, la qualité des lots opérationnels de B.t. H-14 (Vectobac@) a été sensiblement améliorée, se rapprochant de plus en plus des spécifications techniques (CL 50 inférieure à 115 mglUs pendant les six premiers mois après la livraison du produit) mentionnées dans le contrat établi entre I'OCP et la compagnie Abbott (fin du contrat en décembre 1997). Parallèlement à ces essais, des lots opérationnels d'une autre formulation de B.t. H-14 (Teknar@) ont été testés cette année, tant à échelle réduite qu'en rivière. Les premiers résultats sont très prometteurs et des essais comparatifs plus poussés entre ces deux formulations vont avoir lieu avant le prochain appel d'offre. 32. Les recherches sur les souches recombinées de B.t. H-l4 se poursuivent en collaboration avec le laboratoire des bactéries entomogènes de I'Institut Pasteur de Paris. Outre I'intérêt de renforcer I'effrcacité et la stabilité des formulations commerciales (un gain d'un tiers de la dose opérationnelle permettrait d'envisager I'utilisation du B.t. H-14 à des débits de 100 rn'/r;, ""srecherches ont permis de conJirmer I'activité majeur de la protéine hémolytique du B.r. H-14 sur les lares de S. damnosum s.1.. Cette caractéristique va être mise à profit pour tenter de développer une méthode simple de dosage de cette protéine (méthode colorimétrique) en vue de déterminer I'efficacité des formulations sur le site même de production puis de réception. 33. Aucune baisse de sensibilité des simulies au B.t. H-14 n'a encore été mise en évidence dans I'aire du Programme après plus de quinze armées d'utilisation. En ce qui conceme les insecticides chimiques, la priorité a été accordée aux organophophorés (téméphos, phoxime et pyraclofos), en particulier sur les bassins où une résistance à I'un ou I'autre de ces produits avait été précédemment mise en évidence (bassins du sud de la Côte d'Ivoire, Niger à Bamako, Milo, Niandan, bassins de I'Ouémé et du Mono). Les résultats obtenus cette année montrent que des restrictions d'utilisation rigoureusement appliquées permettent d'abaisser progressivement le niveau de résistance sur la plupart des bassins concemés. l2 Identification des vecteurs 34. La cytotaxonomie reste toujours la technique de réference potrr I'identification des espèces du complexe S. damnosum. Elle a d'ailleurs été largement utilisée dans le cadre des investigations entreprises pour l'évaluation et la validation des autres méthodes d'identification du vecteur, en l'occurrence la morphologie-morphométrie et l'hétéroduplex (cf. infra). 35. Une banque de données cÿotaxonomiques rigoureusement gérée par les équipes de recherche constitue actuellement un précieux outil de travail dans la mesure où elle regroupe tous les résultats d'identifications obtenus depuis 1980. En effet, la composition spécifique des populations simulidiennes étudiées est régulièrement contoôlée à partir de cette banque, ce qui permet également de suiwe l'évolution de la sensibilité des différentes espèces aux insecticides utilisés par le Programme. 36. A partir de la banque de dorurées morphologiques régulièrement mise à jour depuis 1993, la dynamique saisonnière des populations savanicoles et forestières de S. damnosum s.l. est régulièrement suivie dans tous les bassins traités. Ce suivi a permis de préciser les zones dans lesquelles les populations savanicoles et forestières cohabitent, avec une prédominance plus ou moins nette selon les saisons. Sur le plan bioclimatique, ces zones sont généralement caractéristiques des zones de transition forêt / savane ou de forêt dégradée. 37. L'identification des femelles du complexe S. damnosum par I'analyse hétéroduplex de I'ADN est désormais opérationnelle. Sa validation sur le terrain par rapport à la cytotaxonomie se poursuit cependant dans les zones de transition forêt / savane où cohabitent plusieurs espèces simulidiennes et où se rencontrent des espèces hybrides. Cette validation conceme également I'identification morphologique etlou morphométrique, du fait du chevauchement des critères utilisés pour certaines différenciations. Ces deux techniques d'identification restent toutefois très concordantes dans la plupart des bassins traités. Identification des parasites 38. L'identification des larves infectantes du parasite provenant des simulies infectieuses se poursuit au laboratoire de Bouaké de façon satisfaisante depuis maintenant cinq ans. Rappelons que le Programme dispose de quatre sondes spécifiques d'ADN, deux d'espèces (O. volvulus et O. ochengi) et deux de souches (souche forestière et souche savanicole du parasite humain). Comme chaque année, cette technique, alliée à I'identification morphologique des vecteurs, permet de fournir, pour l'évaluation entomologique des traitements larvicides, deux catégories de résultats. Le premier concerne la transmission de I'onchocercose humaine par toutes les espèces du complexe Simulium damnosum (figure 2) tandis que le second fait état de la transmission de I'onchocercose humaine par les seules simulies de savane (figure 3). La catégorie faisant état de la transmission de la souche savanicole du parasite n'est toujours pas retenue car il semblerait qu'il existe dans les zones de transition forêt/savane des niveaux intermédiaires de pathogénicité diff,rciles à mettre en évidence par les techniques actuellement utilisés (cf. 23). l3 39. La technique visant à déterminer la prévalence de I'infection dans un broyat de simulies a été testée en 1996 sur la Bougouriba, la Léraba et la Volta Blanche puis, en 1997 sur le Baoulé. Les résultats obtenus ne sont signif,rcativement pas différents de ceux des dissections de routine. Le protocole est déjà finalisé pour les études de post-traitement et les derniers ajustements sont en cours pour son utilisation par les pays participants comme outil de détection précoce de la recrudescence. 40. Les contrôles de qualité des identifications réalisées au laboratoire de Bouaké se poursuivent chaque année par I'envoi d'échantillons codés au laboratoire de I'université d'Alabama. Les vérifications effectuées jusqu'à présent montrent une concordance parfaite entre les identifications faites à Bouaké et aux Etat-Unis. Ces résultats confirment la fiabilité de la technique et la qualité du travail réalisé à Bouaké. Des contrôles de qualité viennent également d'être institués pour I'analyse par hétéroduplex de I'ADN. 41. La collaboration entre I'Université d'Alabama et I'OCP va se poursuiwe dans I'année à venir. Sur le plan entomologique, les recherches vont se poursuivre pour adapter la technique de I'hétéroduplex aux parasites d'onchocerques en vue de déterminer la phylogénie entre souches savanicoles "cécitantes" et souches forestières "moins cécitantes". Les travaux préliminaires ont permis de détecter un polymorphisme dont I'importance est en cours d'évaluation. Ces travaux ont pour but d'établir une corrélation entre souches de parasites et pathogénécité, et de révéler d'éventuels niveaux intermédiaires. Un autre axe de recherche en cours concerne la capacité de I'ADN microsatellite à servir de marquerus pour les différentes populations de vecteurs et de parasites. Une collaboration sur ce sujet est en cours avec I'Université d'Alabama, d'une part, et avec le Centre ORSTOM de Montpellier, d'autre part. ETUDES ENTOMOLOGIQUES SPECIALES 42. Depuis 1995, des études spéciales sont entreprises dans le but de renforcer les connaissances sur la transmission et l'épidémiologie de I'onchocercose dans les régions forestières situées en dehors de I'aire du Programme et de plus en plus marquées par le déboisement intensif etlou les migrations humaines. Les régions concemées par ces recherches sont celles du sud-ouest du Ghana sur les bassins Pra et Tano, du sud-est de la Côte d'Ivoire sur Ia Bia et la basse Comoé et du sud-est de la Guinée sur la rivière Diani (cf. 43, 44 et 45). Rappelons gue, dans toutes ces régions, une distibution d'ivermectine sous directive communautaire est en train d'être instituée avec le soutien logistique et financier de I'OCP. 43. L'étude réalisée au sud-ouest du Ghana a bénéficié de la collaboration technique d'une équipe du Noguchi Memorial Institute for Medical Research d'Accra (Dr. V/ilson). Les résultats font état d'un mélange d'espèces forestières et savanicoles. Les espèces forestières transmettent à la fois les souches forestières et savanicoles du parasites et sont présentes toute I'année. Les espèces savanicoles sont davantage sujettes à des variations saisonnières (les plus fortes densités étant observées en saison sèche) et très peu impliquées dans la transmission. t4 44. La région de la basse Comoé et du sud-ouest Ghana montrent de nombreuses analogies, particulièrement en ce qui concerne la composition spécifique des populations de S. damnosum s.l. et la dynamique des espèces savanicoles. Par contre, au sud de I'aire du Programme (rivière Bia et partie la plus en aval de la basse Comoé), les gîtes larvaires sont peu abondants et composés uniquement d'espèces forestières. 45. Au sud-est de la Guinée, les enquêtes périodiques menées dans cette zone ont révélé I'absence quasi totale de vecteurs savanicoles quelle que soit la saison considérée. Les seules espèces forestières rencontrées sont S. yahense et S. squamosum qt;; ne transmettent que la souche d'O. volvulzs de forêt. Le vecteur prédominant est S. yahense qui représente plus de 80% des populations simulidiennes observées. 46- Suite à la détection d'une recrudescence de I'infection sur le bassin de la Bougouriba au Burkina Faso, des études entomologiques spéciales ont été instituées au cours de la saison des pluies 1996 afin d'évaluer le niveau de transmission de I'onchocercose. Parmi les six points de capture retenus, trois font état d'une transmission supérieure à 100 larves infectantes par homme et par an' Cette étude entomologique va se poursuivre en 1997 afin de suivre l'évolution des paramètres de la transmission en présence d'une distribution renforcée d'ivermectine (trois à quatre passages par an dont unjuste avant la saison des pluies). 41. Peu après I'arrêt définitif des traitements larvicides sur la Kulpawn et la Mole en 1995, une étude entomologique spécialeaété mise enplace afin de déterminer si la distribution de I'ivermectine, telle qu'elle est pratiquée à I'heure actuelle (2 fois par an), avait un impact sur la transmission de I'onchocercose. Pour ce faire, le Programme a réalisé au cours de la saison des pluies 1996 une étude entomologique de post-traitement visant à déterminer les taux d'infectivité en I'absence de larvicide. Les conclusions finales de cette étude pourront être fournies à l'issue d'une nouvelle évaluation entomologique prévue en 199g.
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