SYPHILIS SURVEILLANCE
SURVEILLANCE DE LA SYPHILIS d A m é r iq u e . — Tant les cas notifiés que les taux de syphilis primaire et secondaire ont augmenté aux Etats-Unis au cours des trois dernières années. En 1980,27 204 cas ont été notifiés contre 20 399 en 1977, soit une augmentation de 33,4%. Les taux pour 100 000 habitants sont passés de 9,5 en 1977 à 12 en 1980, soit une augmentation de 26,3%. Des cas de syphilis primaire et secondaire ont été notifiés plus fréquemment par les grands centres urbains que par les secteurs moins peuplés. C’est ainsi que 63 villes de 200 000 habitants ou plus ne représentant que 25% de la population du pays comptaient pour 63% des cas notifiés en 1980. La même année, les taux les plus élevés pour 100 000 habitants ont été communiqués par les agglomérations sui vantes: San Francisco (153,2), Atlanta (138,9), la Nouvelle-Orléans (95.6) , Memphis (87,1) et le District de Columbia (77,3). Malgré des fluctuations annuelles constatées entre 1969 et 1980, les taux nationaux de cas de syphilis primaire et secondaire ont augmenté de 50,8% chez les hommes et diminué de 19,1% chez les femmes (Fig 1). Les taux ont commencé à augmenter à partir de 1977 et jusqu’en 1980 tant chez les hommes (29,3%) que chez les femmes (17,0%). La tendance des cas notifiés de syphilis primaire et secondaire chez les femmes se traduit également par les cas de syphilis congénitale (enfants de moins d’un an). Le nombre des cas de syphilis congénitale avait progressivement décliné pour passer de 451 en 1971 à 107 en 1978, sait le niveau le plus bas jamais atteint Toutefois, 129 cas étaient signalés en 1979 et 111 en 1980. De 1979 à 1980, les plus forts écarts en hausse ou en baisse'ont été notifiés par la Californie (15 cas de moms) et par le D istria de Columbia (9 cas de plus). Quinze Etats n’ont signalé aucun cas congénital chez les enfants de moins d’un an que ce soit en 1979 ou en 1980. Au cours des deux années 1979-1980, le nombre des cas de syphilis congénitale pour 1 000 cas de syphilis primaire et secondaire chez les femmes allait de 5,9 à 74,1 dans les Etats signalant deux cas de syphilis congénitale au moins. Les Etats où les chiffres étaient le plus élevés sont le Missouri (74,1), l’Orégon (66,7), le Massachusetts (65,6), le D istn a de Columbia (60,5) et l’Indiana (59,8) ; les Etats où les chiffres étaient le plus faibles sont la Caroline du Nord (5,9), Je Mississippi (6.6) a la Flonde (7).
United States of America. — Both the reported cases of and the rates of primary and secondary syphilis in the United States increased over the past three years. In 1980, 27 204 cases were reported com pared with 20 339 in 1977, a 33.4% increase. Rates per 100000 pop ulation increased by 26.3%, from 9.5 in 1977 to 12.0 in 1980. Primary and secondary syphilis cases were reported more fre quently from large urban areas than from less populated areas. Sixtythree cities with populations o f200 000 or more, comprising only 25% of the nation’s population, accounted for 63% o f the reported cases m 1980. The same year, the highest rates per 100 000 population were reported for the following large cities: San Francisco (153.2), Atlanta (138.9), New Orleans (95.6), Memphis (87.1) and the District o f Columbia (77.3). Despite annual fluctuations between 1969 and 1980, national rates of primary and secondary syphilis cases increased for men by 50.8% and decreased for women by 19.1% (Fig. 1). Rates began to increase from 1977 through 1980 for both men (29.3%) and women (17.0%). The trend of reported cases of primary and secondary syphilis among women is also reflected in the cases of congenital syphilis (children < 1 year of age). The number of congenital syphilis cases had fallen progressively from 451 m 1971 to an all-time low of 107 in 1978. But 129 cases were reported in 1979 and 111 cases in 1980. From 1979 to 1980, the largest changes in numbers o f cases were reported from California ( 15 fewer cases) and from the District o f Columbia (9 more cases). Fifteen states reported no congenital cases in children < 1 year of age in either 1979 or 1980. During the two-year period 1979-1980, the number o f oongenital syphilis cases per 1 000 primary and secondary syphilis cases m women ranged from 5.9 to 74.1 in those states reporting two or more congenital syphilis cases. States with the highest numbers were Mis souri (74.1), Oregon (66.7), Massachusetts (65.6), the District of Columbia (60.5), and Indiana (59,8); states with the lowest numbers were North Carolina (5.9), Mississippi (6.6), and Florida (7.0).
E t a t s - U n is
Wkiy Epidem Rec No 4$ - 4 December 1981
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Relevé epidem hebà . N° 48 - 4 décembre 1981
Editorial Note : The increase in numbers o f reported primary and syphilis cases in the United States probably reflects an actual increase in incidence of the disease, even though reported rates are influenced by changes in diagnostic procedures, reporting practices, and a shift of the population at risk from the sector of private practice to the public clinic, where reporting is more complete. Reported rates are also influenced by case-finding activities and the availability of clinic facilities. An important factor in the rise in the number of syphilis cases from 1977 to 1980, particularly among women, may have been the shift in emphasis from syphilis to gonorrhoea by state and local venereal disease-prevention programmes.
The diverging trend of rates for men and women can be attributed in part to an increase in the number and proportion o f men with early infectious syphilis who name other men as recent sexual partners. The number of such cases among men increased 187.2%—from 2 343 in 1969 to 6 729 in 1980, while the proportion increased steadily from 24% in 1969 to 47% in 1980. Congenital syphilis can be prevented by proper prenatal care and by reducing the incidence of syphilis in pregnant women.
N ote de la Rédaction : L’augmentation du nombre des cas notifiés de syphilis primaire et secondaire aux Etats-Unis traduit vraisembla blement une augmentation réelle de l’incidence de la maladie, même si les taux signalés sont influencés par l’évolution des méthodes de diagnostic, les usages en matière de notification, ainsi que par un déplacement de la population exposée au risque du secteur de la médecine privée vers les dispensaires publics, où la notification est plus systématique. Les taux notifiés sont également fonction des acti vités de dépistage et de l’accessibilité des soins. Un autre facteur important qui pourrait expliquer l’augmentation du nombre des cas de syphilis de 1977 à 1980, notamment chez les femmes, serait le fait que tant au niveau des Etats que localement les programmes de pré vention des maladies vénériennes ont mis davantage l’accent sur la gonococcie et moins sur la syphilis. Quant à l'écart de tendance entre les taux masculins et féminins, il pourrait être attribué en partie à une augmentation du nombre et de la proportion des hommes atteints d’infection syphilitique précoce qui citent d’autres hommes comme partenaires sexuels récents. Le nom bre de ces cas, constatés chez des hommes, a augmenté de 187,2% — de 2 343 en 1969 à 6 729 en 1980 — alors que leur proportion aug mentait régulièrement de 24% en 1969 à 47% en 1980. On peut prévenir la syphilis congénitale au moyen de la consulta tion prénatale et parune réduction de l’incidence de la syphilis chez les femmes enceintes.
Fig 1 Primary and Secondary Syphilis Case Rates by Sex, and Congenital Syphilis Cases, United States of America, 1969-1980 Taux des cas de syphilis primaire et secondaire par sexe, et cas de syphilis congénitale, Etats-Unis d’Amérique, 1969-1980
States with low rates o f congenital syphilis usually have effecuve prenatal care, serological testing o f high-risk pregnant women in the third trimester, and timely and thorough epidemiological follow-up of expectant mothers and o f fathers who are contacts of persons with infectious syphilis. Further reducuons in the incidence of congenital syphilis in these states will occur only if the incidence of syphilis in the general community is reduced.
Les Etats qui communiquent de faibles taux de syphilis congénitale sont généralement ceux dont les services de consultauon prénatale sont efficaces, qui procèdent à l’examen sérologique des femmes enceintes à haut risque au cours du troisième trimestre, et qui assurent suffisamment à temps le suivi épidémiologique rigoureux des futures mères et des pères qui sont des contacts de personnes atteintes de syphilis infectieuse. L’incidence de la syphilis congénitale ne pourra être réduite davantage encore dans ces Etats que si l’on obuent une réduction de l’incidence de la syphilis dans le public général.
(Based on/D’après: Morbidity and Mortality, 1981,30, No. 35; US Center for Disease Control.) Editorial Note : The World Health Organization recently con vened a Scientific Group which recommended updated standards and guidelines for serological diagnosis, treatment and control of trepon emal infections which will be published in the WHO Technical Report Series. N ote de la Rédaction.- L’Organisation mondiale de la Santé a récemment réuni un Groupe scientifique qui a recommandé une mise à jour des normes et des directives relatives au diagnostic sérologique, au traitement et à la réduction des tréponématoses en vue de la publication dans la Série des Rapports techniques de l’OMS.