Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents

Rapport d'activité de l'Organisation Mondiale de la Santé pour 2001 : janvier - octobre 2001

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Onchocerciasis Control Progrâmmô in West Africa Programme de Lutte contre I'Onchocefcose en Afrique de I'Ouest COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Bureau du Président COMITE CONJOTNT DU PROGRAMME Vingt-deuxième sdssion Washington. l0-l I décembre 2001 Point 5 de I'ordre du jour provisoire CCP. JPC JOINT PROGRAMME COMMITTEE Office of the Chairman JPC22.2 ORIGINAL: FRANÇAIS Octobre 2001 a uORGANrsATmh{ Moxnulp DE LA SeNrp pouR 2oot (Janvier -O,etobre 200 1 ) I Rapponr p'AcrrvrrE DE -JI*^')-, 7I 1". .l a 7' I, '"qilÇ Tl* * t TABLE DES MATIERES Page RESUME LUTTE ANTIVECTOzuELLE Conditions climatiques ...................... Flotte et opérations aériennes ............ Insecticides et stratégie de lutte Hydrologie et télétransmission ..... 12 TRAITEMENT A L'IVERMECTINE. ........I2 1 5 5 5 7 8 8 9 Réseau de surveillance et d'évaluation entomologiques ............ Surveillance de I'environnement aquatique .............r.... DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE (MECTIZANï ET ACTIVITES EPIDEMIOLOGIQUES............. t EVALUATIONS EPIDEMIOLOGIQUES....... Surveillance épidémiologique dans l'aire initiale du Programme Evaluations épidémiologiques dans les zones d'extension du Programme Evaluations ophtalmologiques.... BIOSTATISTIQUE ET INFORMATIQUE TRANSFERT DES ACTIVITES AUX PAYS PARTICIPANTS .............. Etudes entomologiques spéciales Tests de diagnostic pour la surveillance de I'onchocercose............ Modélisation épidémiologique PROJET DE CHIMIOTHERAPIE MACROFIL ADMINISTRATION ET SERVICES DE SOUTIEN. Obj ectifs, organisation et fonctionnement des services........ Coûts administratifs .............. Budget et finances Personnel.. Approvisionnements et services Transport et communications..... Partenariat avec les Pays Participants......... OCP et APOC et les structures statutaires.. Collaboration avec la Compagnie Evergreen Helicopter ...... OCP-APOC et les milieux scientifiques.......... ,.............. 14 ............. l5 t ......18 17 18 19 t9 20 2t 2t 22 3l 32 Formation. Appui de I'OMS/AFRO aux activités de I'OCP RECHERCHES INTERDISCIPLINAIRES.. Insecticides Identification des parasites. Etude des mouvements simulidiens et de la variabilité génétique des populations de vecteurs et de parasites.................. .............24 ')') ...24 )\ ..,....,.25 ,........3 1 ........ 3 I ........32 ........32 ACTIVITES DE LIAISON, D'INFORMATION ET DE VALORISATION..... ...........33 .........33 ..........34 ..........34 ............34 ............35 Collaboration avec les donateurs................ .......34 Communication avec le grand public 35 Travaux de valorisation et de promotion Le fonds documentaire.............. Relations institutionnelles.......... ......36 Les réunions et séminaires............ .....................37 ...35 ...36I JPC22.2 Page 1 RESUME a a) Les principales activités entreprises durant la période 2000-2001 ainsi que les progrès réalisés sont résumés comme ci-après : Comme en l999,la saison sèche a été marquée en 2001 par un déficit pluviométrique et de plus faibles écoulements sur I'ensemble des bassins par rapport à la même période de 2000. b) La longueur totale des rivières susceptibles d'être traitées en I'an 2001 par voie aérienne ou terrestre à des fins de contrôle de la transmission est passée de l1 698 km en 1999 à 13 760 km en 2001. c) Le nombre d'hélicoptères sous contrat en 2001, a varié de cinq au maximum à quatre en mars et mai, et à trois en avril. Aucun traitement par voie aérienne n'a été entrepris en zone Est pendant cinq semaines, du 19 mars au 22 avril 2001, en raison d'une bonne situation entomologique. En zone Ouest par ailleurs, il n'y a pas eu de traitements larvicides par voie aérienne du l0 au 30 septembre 2001. d) Cette arurée cependant, le nombre d'heures de vol consommées pendant les neuf premiers mois de I'année est en augmentation (130,8 heures) par rapport à la même période de I'année précédente. Cette situation s'explique par (i) I'intensification des traitements et leur extension à certains afTluents en vue de résoudre les problèmes entomologiques rencontrés et (ii) une utilisation plus prononcée du B.t. H-14, insecticide dont la dose efficace reste élevée par rapport à celle des insecticides chimiques. e) La stratégie de rotation des sept larvicides disponibles à I'OCP (téméphos, phoxime, pyraclofos, B.t. H-I4, perméthrine, carbosulfan et étofenprox) a continué à être utilisée afin de prévenir les phénomènes de résistance et limiter I'impact des traitements sur la faune aquatique non cible. Toutefois, depuis juin 1999, I'accent est mis sur I'utilisation de cinq larvicides principaux : le B.t. H-14, le téméphos, le pyraclofos, la perméthrine et l'étofenprox. Les deux autres larvicides sont toujours disponibles et participent à la stratégie de rotation lorsque la situation de la sensibilité et / ou les conditions hydrologiques I'exigent. Le réseau de surveillance hydrologique de I'OCP comporte actuellement 110 stations limnimétriques dont 54 sont équipées de télé-balises Argos. La surveillance de ce réseau incombe à quatre brigades hydrologiques dont deux brigades nationales en Guinée (basées à Kankan et Faranatr), et deux brigades OCP (basées à Kara et Odienné). Ces brigades, avec I'appui du Coordonnateur des activités hydrologiques basé au siège du Programme à Ouagadougou, assurent (i) la maintenance des balises Argos et leur redéploiement, (ii) la maintenance des stations hydrométriques, (iii) les mesures des débits liquides pour les ajustements des courbes de tarage. f) i JPC22.2 Page2 s) Les résultats de l'évaluation entomologique sont satisfaisants dans I'ensemble de la zone traitée où l0 points de captures sur 107 régulièrement visités ont présenté en 2000 un potentiel annuel de transmission (PAT) d'Onchocerca volvulzs supérieur à 100. En 2001, ce nombre est pour l'instant de six en attendant I'identification des parasites par le Laboratoire de Biologie Moléculaire (LBM). Quant à la transmission de I'onchocercose humaine (O. volvulus) par les espèces de savane de S. damnosum, elle est pour le moment supérieure à 100 larves infectantes/homme/an sur cinq de ces points de captures (dont Asubendé), contre un en 2000. Ces données pourraient changer d'ici la fin de I'année avec I'identification des parasites par le Laboratoire de Biologie Moléculaire. Les peuplements ichtyologiques des cours d'eau traités en Guinée présentent une tendance généiale à la hausse, une certaine stabilité en Côte d'Ivoire. Par contre sur la Pru au Ghana, la baisse régulière des prises observée depuis 1987 semble s'être estompée en 1998/99 et une nette tendance à la hausse a été enregistrée en 2000. En outre, les coefftcients de condition sont stables comme les années précédentes. L'entomofaune aquatique des stations sous traitements larvicides présente des densités globalement faibles et dominées par les Hydropsychidae et les Chironomidae. Sur les cours d'eau qui ne sont plus traités, lorsque les paramètres de la qualité de I'habitat aquatique sont bons, contrairement à 1999, on note des signes de recolonisation par certains taxons qui ont été affectés par les traitements larvicides, surtout les Neoperla sp et les Tricorythidae. Les Oligoneuriidae par contre sont toujours absents des échantillons. Les activités du Laboratoire de Biologie Moléculaire se sont poursuivies en 2001 dans les domaines suivants : i) appui aux opérations par I'identification (grâce aux sondes d'ADN spécifiques des espèces d'onchocerques et des souches d'O. volvulzs) des larves infectantes du parasite collectées dans les simulies infectieuses, ou des microfilaires préleves chez I'homme, ii) I'amélioration des connaissances sur le niveau de pathogénicité des parasites collectés, iii) la formation des nationaux à I'identification des parasites par les sondes d'ADN, et des vecteurs par les techniques de l'hétéroduplexe et des microsatellites. Les résultats de l'étude de la compatibilité vecteurs/parasite indiquent un faible niveau de compatibilité entre les souches d;O. volvulus de deux patients de la Sierra Leone et la population de S. sirbanum rencontrée à Morigbédougou (Rendement parasitaire : 0,16 oÂ). Cette population montre par contre une compétence vectorielle plus importante avec les onchocerquiens de Guinée et du Mali (Rendements parasitaires : 2, 64 %o et l, 56 %), bien que ces derniers soient nettement moins parasités que ceux de la Siena Leone. k) L'analyse partielle d'échantillons de simulies provenant des principaux foyers de (excepté la Sierra Leone pour raison de sécurité) révèle la présence d'au trois populations de ,S. sirbanum dans la zone d'étude. Une seule de ces populations semble impliquée dans les migrations saisonnières qui se déroulent du sud-ouest (nord de Sierra Leone) vers le nord-est (Guinée-Mali) en début de saison des pluies, à la faveur de la remontée du Front intertropical (F.I.T.), et dans le sens inverse au début de la saison sèche à la faveur de l'harmattan. h) i) i) t JPC22.2 Page 3 n) D Les études de détection précoce de la recrudescence et ceux portant sur I'impact de l'ivermectine sur la transmission se sont poursuivies sous la direction des entomologistes nationaux des Pays participants. Ces études ont montré : (i) que les entomologistes formés par I'OCP sont capables de mettre en æuvre ces études dans leurs pays respectifs et ; (i) qu'un réseau de collecte de simulies au niveau national peut bien fonctionner. Les rares cas de disfonctionnement dans I'acheminement des simulies vers le Laboratoire de Biologie Moléculaire ont été corrigés. Les taux d'infectivité obtenus dans ces études sont généralement satisfaisants sauf à Chiasa sur la Kulpawn-Mole au Ghana où la valeur est supérieure au seuil de 0,5 femelles infectieuses pour 1000 femelles capturées. m) Les activités de TIDC se sont poursuivies dans les différents pays où il est mis en oeuvre. Les couvertures thérapeutiques sont acceptables dans l'ensemble. Il en est de même des couvertures géographiques mais l'objectif de couverture de 100% des villages en traitement n'est pas encore atteint dans toutes les zones du Programme. Les résultats partiels enregistrés montrent une couverture géographique moyenne de 77o et une couverture thérapeutique moyenne de 72oÂ. Une nette amélioration a été observée dans les résultats des évaluations épidémiologiques menées dans 526 villages de 10 Pays participants, tant dans I'aire initiale que dans l'aire d'extension. Les taux de prévalences vont de ïYo à moins de l0%o dans la plupart des bassins. Après près de 5 ans de traitement à l'ivermectine, les prévalences enregistrées dans le bassin de la Bougouriba (Burkina Faso) dans 10 villages évalués en 2001 varient de 0,30yo à 6,70Â. Lors de la détection de la recrudescence dans ce bassin en 1995, les prévalences y variaient de 0%o à 53%. La prévalence qui était de 64,5Yo en 1995 à Titira dans le bassin de la Haute Kéran (Togo) est descendue à21,7o/o en 2001. Au Mali, les résultats épidémiologiques sont satisfaisants à I'exception d'un village du bassin de Bafing (village de Dagari) avec une prévalence de 43,8Yo. Dans la zone d'extension, une prévalence de 35,9yo a été observée à Agbogbome et 22,1%o à Aguigadji dans le bassin de l'Ouémé (Bénin). Une prévalence de 35,5yo a été relevée dans le village de Cobuncara dans le bassin de Rio Corubal (Guinée Bissau). Même si dans les zones d'ombre les prévalences ne sont pas encore celles escomptées, elles sont en déclin et il y a un besoin d'intensifier la distribution de l'ivermectine dans ces zones. Dans le bassin du Tinkisso (Guinée), la prévalence qui était de 50,7Yo à Kamakan en 1987 est de ÙYo en200l. o) Le transfert des données aux pays s'est poursuivi cette année avec un accent particulier sur le renforcement de la formation des équipes nationales organisée à Ouagadougou pour les épidémiologistes et dans les bases pour les entomologistes. Ces formations rentrent dans le cadre de I'apurement et de la mise à jour des bases de données des évaluations épidémiologiques, entomologiques et du TIDC. Une attention particulière a été portée à la saisie des données longitudinales accumulées sur la distribution de l'ivermectine et à l'analyse des données épidémiologiques. L'OCP a fourni aux équipes nationales du matériel informatique supplémentaire plus performant afin de leur permettre une analyse des données pax cartographie. Elles ont également été initiées à l'exploitation des Systèmes d'Information Géographique (SIG) pour cette analyse. p) s) q) r) Durant l'année, 60 bourses ont été attribuées at»( pays pour la formation en Santé Publique, en Epidémiologie, en Biologie Moléculaire, en Entomologie et en Gestion des Services de Santé. Le Programme et les partenaires ont appuyé la formation/recyclage de 1066 travailleurs de la santé et de 34 033 distributeurs communautaires dans les pays. Le développement des compétences en gestion des données a continué au cours de cette période par la formation de personnes provenant de quatre Pays participants. Le service de la documentation de I'OCP s'attèle à la constitution d'une banque de données facilement accessible et exploitable après la fermeture du Programme. Ces informations seront également disponibles sur Internet. L'intégration et la décentralisation des activités se poursuivent dans les pays et sont à des degrés divers. Des équipes de mise en oeuvre des activités résiduelles sont disponibles et formées au niveau opérationnel dans la quasi-totalité des pays. Le Programme continue la sensibilisation des pays non seulement pour une intégration rapide et efiicace des activités résiduelles dans les systèmes nationaux de lutte contre la maladie, mais également pour leur financement après la fermeture de I'OCP en fin 2002. JPC22.2 Page 4 ItPC22.2 Page 5 LUTTE ANTIVECTORIELLE Conditions climatiques 1. Les cinq premiers mois de I'année 2001 qui correspondent à la saison sèche ont été marqués par un déficit pluviométrique et de plus faibles écoulements sur I'ensemble des bassins par rapport à la même période de 2000. Notons toutefois que les pluies ont été plus précoces et plus abondantes en 2000 par rapport à 1999 également. Les pluies précoces ont été rares et tardives en 2001. Flotte et opérations aériennes 2. L'an 2001 est la troisième année du dernier contrat de quatre ans signé entre I'OMS et la compagnie Evergreen Helicopters Inc. (EHI) pour les traitements anti-larvaires héliportés. Comme en 2000, un maximum de cinq hélicoptères sont sous contrat cette année, et I'OMS garantit à la compagnie I'utilisation de 3001,6 heures de vol à raison de 53,6 heures par mois pour chaque hélicoptère sous contrat. En tenant compte des fluctuations de I'intensité des activités des opérations d'épandages aériens des larvicides, seulement trois hélicoptères étaient sous contrat en avril et quatre en mars et mai 2001. 3. D'une manière générale, le nombre d'heures de vol effectivement utilisé chaque année est très proche du nombre d'heures garanties. C'est ainsi qu'en 2000, les hélicoptères ont effectué 3 004,2 heures de vol alors qu'en 1999 c'était3 019,2 heures qui ont été utilisées. Cette année cependant, le nombre d'heures de vol consommées pendant les neuf premiers mois de I'année est en augmentation (+130,8 heures) par rapport à la même période de I'année précédente comme I'indique le tableau l. Cette situation s'explique par (i) I'intensification des traitements en vue de résoudre les problèmes entomologiques rencontrés sur certains cours d'eau et (ii) une utilisation plus prononcée du B.t.H- 14, insecticide dont la dose efficace reste élevée par rapport à celle des insecticides chimiques. 4. En effet, la consommation globale des insecticides de janvier à septembre 2001 a augmenté de près de 5%o par rapport à la même période de 2000 (tableau 2). Cette augmentation est surtout le reflet de I'utilisation importante du B.t. H-14 mentionné plus haut (+I5%) au détriment des insecticides chimiques (-6%o), en raison d'une saison sèche relativement prolongée et de la stratégie d'utilisation accrue des insecticides d'origine biologique mise en place. Cette opération avait pour objectif de contrôler la résistance ou de minimiser les risques de développement d'une résistance des larves de simulies aux insecticides organophosphorés, mais aussi de réduire la pression des insecticides chimiques sur la faune aquatique non-cible. 5. Dans I'aire initiale du Programme, les seuls épandages aériens qui se poursuivent concernent les affluents de I'Oti au Togo (Kéran, Kara et Mô), assimilés depuis 1995 aux bassins de l'extension sud-est. Toutefois, les traitements au sol de la Dienkoa au Burkina Faso se sont poursuivis au cours de la période écoulée sous la supervision de l'équipe nationale et avec le soutien technique et financier de I'OCP. 6. En zone d'extension sud en Côte d'Ivoire, seul le cours moyen du Sassandra et ses affluents Bagbé et Bafing sont encore sous traitements larvicides. En extension Ouest, les traitements aériens se poursuivent uniquement sur les cours d'eau de la Guinée. Le Niger aux environs de Bamako et ses affluents continuent d'être traités au sol par l'équipe nationale du Mali avec le soutien technique et financier du Programme. JPC22.2 Page 6 Tableau 1. Consommation d'heures de vol de traitement de janvier à septembre 2001 et comparaison avec la période précédente. Heures de vol Difïérence entre 2001 et 2000 Dilférence (en US$)MOIS 2000 2001 Janvier 255,8 289 33,2 37383,2 Féwier 329,8 349,5 19,7 22182,2 Mars 275,2 267,7 -7,5 -8445 Awil 101,9 98,1 -3,8 -4278,8 Mai 183,6 297,4 I13,8 128138,8 Juin 237,6 285 53,4 60128,4 Juillet 208,8 224,6 15,8 17790,8 Aott 389,2 250,7 - 138,5 -l 5595 I Septembre 139 183,7 44,7 50332,2 Total 2114,9 2245,7 130,8 147280,8 Tableau 2. Consommation de larvicides de janvier à septembre 2001 et comparaison avec la période précédente. Larryicides Quantité utilisée (litres) Différence Janv.-sept. 2000 Janv. - sept. 2001 (en litres) (en US$) Téméphos 17t86 r6209 -977 -t6751 Vectobac 103684 74400 -29284 -168087 Teknar 71135 r27t0t 55965 331315 Phoxime tt682 5558 -6t24 -94804 Perméthrine 10352 7416 -2936 -32232 Carbosulfan 7625 729 -6896 -143571 Pyraclofos 9359 8626 -734 -19401 Etofenprox 8774 12011 3237 78181 Total 239797 252049 r2253 -65350 7. Dans toute I'aire du Programme, la longueur totale des rivières susceptibles d'être traitées par voie aérienne ou terrestre à des fins de contrôle de la transmission a légèrement augmenté avec la mise sous traitements de certains cours d'eau saisonniers ; cela dans le but d'une meilleure maîtrise des densités simulidiennes. Elle est ainsi passée de 11 698 km en 1999 à 13 760 km en 2001. Toutefois, aucun traitement par voie aérienne n'a été entrepris en zone Est pendant cinq semaines, du 19 mars au 22 avt'.l200l, en raison d'une bonne situation entomologique. En zone Ouest, aucun traitement larvicide par voie aérienne n'a été réalisé pendant trois semaines, du 10 au 30 septembre 2001. Dans I'ensemble, la couverture larvicide la plus importante a été enregistrée entre le 25 juin et l"' juillet (26'^" semaine). t IJPC22.2 PageT Figure 1 : Couverture larvicide en 2Û0ltLanricide coverage in 2001 Insecticides et stratêgie de lutte 8. La stratégie de rotation des sept larvicides disponibles à I'OCP (téméphos, phoxime, pyraclofos, B.t. H-14, perméthrine, carbosulfan et étofenprox) a continué à être utilisée afin de prévenir les phénomènes de résistance et limiter I'impact des traitements sur la faune aquatique non cible, Toutefois, depuis juin 1999,1'accent est mis sur I'utilisation de cinq larvicides principaux : le B.t. H-14, le téméphos, le pyraclofos, la perméthrine et l'étofenprox. Les deux autres larvicides sont toujours disponibles et participent à la stratégie de rotation lorsque la situation de la sensibilité et / ou les conditions hydrologiques I'exigent. 9. La mise en æuvre de cette stratégie a eu pour conséquence une amélioration ou au moins, une stabilisation de la situation de la sensibilité dans la plupart des bassins. Ainsi, au niveau des points où des tests de sensibilité ont été effectués en Zone Est (Ekpla sur le Sio, Angolin Pahou sur l'Ouémé, Toutionga sur l'Oti et Djodji sur le Gban Hou), aucune baisse de sensibilité des populations larvaires n'a été suspectée vis-à-vis des organophosphorés. En Zone Ouest, la sensibilité à ces produits s'est nettement amélioré sur le Milo à Morigbédougou où l'on est passé d'une situation intermédiaire en décembre 1999 à une situation normale en avril 2001 pour les 3 organophosphorés utilisés par le Programme. La situation reste relativement stable chez les populations simulidiennes du Niger dans la zone de Tienfala (sensibilité normale au téméphos et au phoxime, intermédiaire au pyraclofos). Sur le Tinkisso par contre, une légère baisse de la sensibilité au téméphos a été constatée à Deindéra où la situation est passée de normale à intermédiaire de juin 1999 àjanvier 2001. ( t t -r1 crortr:traÈ_... ...Elvlata ltatlaa "l],1] o,ouna '.ao, -ntorLut. rntlY.dori.ll. .u tol ,,alr Saatonal traatmant / Trailamaft t iaignniar - Pr.r.nlOCP boundary(odeiôal,ert.rn. roulh.rn atrd loratt onoho .xt.nrion bound.ry) Limlt. rotualla OCP (.ir. iniü.1.. .ü.nrionr ou.st, rùd at onaùoÉrê6. d. fol.0 Oaigin.l Programma araa boqhdarÿr, Limil. .ir. iniüal. -'_ Wdrrn :nd routhah a{anraon araa boundary/ Limita dar axtanrionr ouad alrud. JPC22.2 Page 8 10. Dans le bassin du haut Sassandra en Côte d'lvoire, la sensibilité au téméphos reste bonne sur I'affluent Bagbé à Ngolodougou, et intermédiaire sur le Sassandra principal dans la zone de Sorotana/Igesco . On note par contre une relative baisse de cette sensibilité à Bac Semien, où la situation est passée de normale en juillet 2000 à intermédiaire en juin 2001. En aval de ce point, la présence de populations larvaires très peu sensibles aux organophosphorés a été constatée à travers une dose diagnostique effectuée à Piébli. 11. Le faible niveau de sensibilité au téméphos observé sur le haut Sassandra semble être en rapport avec la nette prédominance de S. damnosum s.s, espèce savanicole la plus impliquée dans la résistance au téméphos dans l'aire du Programme. Elle représente plus de 90 % des populations larvaires testées à Igesco et Piebli, et environ 77 % et 83 %o respectivement à Bac Semien et N'golodougou. Aucun signe de résistance ou de baisse de sensibilité n'a été constaté vis-à-vis des autres insecticides utilisés par le Programme, à savoir : le carbosulfan, la perméthrine, l'étofenprox etle Bacillus thuringiensis H-14. 12. C'est le lieu de préciser que la stratégie d'utilisation du B.r. H-14 a été légèrement modifiée pour tenir compte des performances actuelles des formulations commerciales. Ainsi, la préférence est portée sur le B.t. H-14 pour les traitements de basses eaux jusqu'à des débits de 50 m'/s, ce qui a eu pour conséquence une augmentation de la consommation relative de ce produit par rapport aux autres comme indiqué dans le chapitre sur les opérations aériennes. Hydrologie et télétransmission 13. Le réseau de surveillance hydrologique de I'OCP comporte actuellement 110 stations limnimétriques dont 54 sont équipées de télé-balises Argos. La surveillance de ce réseau incombe à quatre brigades hydrologiques dont deux brigades nationales en Guinée (basées à Kankan et Faranah), et deux brigades OCP (basées à Kara et Odienné). Ces brigades, avec I'appui du Coordonnateur des activités hydrologiques basé au siège du Programme à Ouagadougou, assurent(i) la maintenance des balises Argos et leur redéploiement, (ii) la maintenance des stations hydrométriques, (iii) les mesures des débits liquides pour les ajustements des courbes de tarage. 14. Les stations de réception des satellites sont localisées à Odienné et à Kara, les deux bases des Opérations Aériennes, ainsi qu'à Ouagadougou, au siège du Programme (station d'appui). Réseau de surveillance et d'évaluation entomologiques 15. Depuis 1999, le nombre de points de capture régulièrement visités du réseau d'évaluation entomologique en zone traitée est de 107. Chaque semaine, 54 de ces points sont surveillés (points A) et les autres, 53, le sont tous les 15 jours (points B). Toutefois, dans un certain nombre de bassins fluviaux (Oti et affluents, Ouémé, Haut NigerÀ4afou et Tinkisso), des captures ont été organisées à la demande sur des points de piégeage occasionnel (points de captures tests), pour tenter de trouver des explications ou des solutions à des problèmes entomologiques ponctuels soulevés au cours des briefi ngs hebdomadaires. 16. Les résultats de l'évaluation entomologique sont satisfaisants sur I'ensemble de la zone. Alors que 10 points de captures ont présenté en 2000 un potentiel annuel de transmission (PAT) d'Onchocerca volvulus supérieur à 100, cette année, ce nombre est pour I'instant de six (étant entendu que toutes les identifications des larves infectantes ne sont pas encore faites) et concerne les localités d'Asubende sur la Pru au Ghana (PAT:105), Djabata (PAT:223) et Kaboua (PAT=343) sur I'Okpara, M'Bétékoukou sur I'Ouémé (PAT:308) au Bénin, Faya (PAT:I19) sur la Faya et Tienfala (PAT:239) sur le Niger moyen au Mali (figure 2). Quant à la transmission d'O. volvulus pil les espèces de savane de S. damnosum, elle est supérieure à 100 larves t JPC22.2 Page 9 infectantes/homme/an sur cinq de ces points de captures pour I'instant (Asubende, Djabata, Kaboua, Faya et Tienfala) cette année (figure 3), contre un en 2000 (Vialadougou sur le Sassandra en Côte d'Ivoire). Il est à noter que la forte transmission qui avait été observée à Vialadougou en 2000 ne s'est pas reproduite cette année. Par contre, la situation s'est dégradée cette année à Fifa avec une transmission particulièrement élevée en février. 17. Si les actions spécifiques initiées sur le Mafou et les affluents de l'Oti (intensification de la couverture larvicide et de la distribution du Mectizan) ont porté des fruits, permettant ainsi de ramener les PAT au-dessous du seuil de tolérance de 100 ces dernières années, il n'en est pas totalement de même de la Pru. Ces bassins continuent donc de faire I'objet d'une attention toute particulière et les mesures correctives mises en place ont été renforcées, surtout sur le Tinkisso par une implication de l'équipe de recherche de I'unité de lutte antivectorielle, afin de ramener au plus vite les taux de piqûres à un niveau acceptable. 18. D'une manière générale, la transmission est restée relativement faible en saison sèche où aucune femelle infectieuse n'aété capturée dans toute la zone traitée aux semaines 13 et 14 (dta26 mars au 08 avril). Elle a étéla plus importante à la semaine 26 (du 25 juin au 0l juillet) avec un total de 19 femelles infectieuses porteuses de 31 larves infectantes. 19. Les densités simulidiennes ont relativement baissé ou sont restées au même niveau qu'en 2000 sur l'ensemble des bassins sous traitements larvicides à I'exception du Mafou et du Tinkisso en Guinée. Des échecs de traitements qui n'ont pas été décelés à temps par les équipes de prospections entomologiques, ont occasionné une augmentation considérable des densités en février 2001 (4 480 piqûres / homme /mois cette année sur le Tinkisso à Fifa contre 857 en 2000; 1225 piqûres / homme /mois cette année sur le Mafou à Yalawa contre 318 en 2000) et en juin 2001 sur le Tinkisso (1691 piqûres / homme /mois cette année contre 535 en 2000). Surveillance de I'environnement aquatique 20. Les activités de surveillance se poursuivent dans quatre pays de la zone du Programme : Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana et Guinée. En zone traitée, elle est exclusivement assurée par les équipes nationales d'hydrobiologie sous la forme de lettres d'accord établies par le Programme avec les trois derniers pays. 21. Le service d'hydrobiologie du Programme qui coordonne ces activités conduit également les études du potentiel de recolonisation des cours d'eau qui ne sont plus traités au Burkina Faso. Il assure en outre la liaison entre les équipes de terrain et le Groupe écologique et est responsable de la saisie et de l'exploitation partielle des données. S'agissant de l'exploitation des données, le transfert de cette activité aux équipes nationales est presque achevé à travers leur dotation en matériel informatique. 22. Les résultats de la surveillance sont bons dans I'ensemble (figures 4 et 5). La richesse spécifique et les prises par unité d'efforts (p.u.e) des peuplements ichtyologiques des cours d'eau traités en Guinée présentent une tendance générale à la hausse depuis 199511996 sur l'ensemble des stations. En côte d'lvoire, la richesse spécifique en200012001 est également en hausse par rapport aux deux années précédentes. Ainsi à Pont frontière, sur la Léraba un spécimen de Heterotis niloticus a été rencontré pour la première fois dans les filets. Quant aux prises par unité d'efforts, la hausse constatée depuis 1994 s'est stabilisée en 2000 sur les trois stations. Au Ghana, la baisse régulière des prises observée depuis 1987 à Asubende sur la Pru semble s'être estompée en 1998199 et une nette tendance à la hausse a été enregistrée en 2000. Sur l'ensemble de toutes les stations de surveillance ichtyologique aucune disparition d'espèces n'a été signalée et les coefficients de condition des differentes espèces sont stables comme les années précédentes. JPC22.2 Page l0 tr'igure 2 : Potentiels Annuels de Transmission (PAT) partiels en zone traitée (Toutes espèces) Janvier - Septembre 2001. Figure 3 : Potentiels Annuels de Transmission (PAT) partiels en zone traitée (espèces savanicoles) Janvier - Septembre 2001. / ATP <100 'rüI199 zl&399 4m-7æ >8m PrËst OCP bordily (dighal, wêstdn, soLlhern and lorêst mcÿE ëxtension bqr|dary) Lhita rd6lê OCP (aiê initiâlc, êxtênsions Msl, sud d onchocêrcosa dc forâ) Oriqind Progrâmc arêa bowtdry / Limitc âiê inliâlc Espèces du compl8re simulium damnosum infectées par Onchoc8lca mhrulus Simulium demnosum c0mpler species infecled vÿilh Onchocerca volwlus l /cslarn md süittHn axtensin aræ bflndty /Lhüe des Extemims ouest el sud. PAT 'ATP o <1m o 1@1es o zæ.9æ O lmzæ O ,em Prâst OCP bdndary (ilUnd, wêslêrn, silthern md l(cd mctp "imim borndarÿ)Lhtâ âctdê OCP (*c lrflhlê, cxlmsions ilêst, s/d ct mclEücos de lüêt) Espèces savanicoles du complexe simulium damnosum infectÉes par Onchocerca volvulus Simulium damnosum compler sa,ranna species infected wilh Onchocerca vohrulus Origild Pÿorm æa bqrÉry / Linl6 alre lnfiide l /Gddn ând sdlhêrn cxlm§m arca b@nddy / Liritê dos cxtmsims oæsl et sud. / .-z-t- L (\-€ 4 .\ ) Fig. 4 : Tendances des prises par unité d'efforts (P.U.E.) de poissons sur quelques stations de surveillance JPC22.2 Page 1l Fig. 5 : Evolution de la richesse spécilique de la faune ichtyologique de certaines stations sous surreillance Boussoula surl. Mllo d. 1985 à 20Ol 85 85 87 88 89 90 9'l 92 91 9'l 95 96 96 97 98 99 00 0l C.nsa rur lr Comoa d. 1975 i 2001 l! 16 ll 79 8t 8t 85 97 89 91 93 95 97 99 01 16000 I ol E EI G o =cÀ D ater d'achantlllonn.g. D atai d'ôc h rntl llo nn rg. 0 t4000 t2000 t0000 8000 6000 4000 2000 0 25000 _ 20000 o E 6 15000 a E ; roooo =oq 5000 Mrndl.nr rur l. S anlaranl da 198t à 2001 50 {5 ,403rs ,o *30{rt 820ÈrsÊ = r0 -5 0 15 96 87 88 89 90 tl 92 t' 9t e5 96 96 07 9t '9 00 01Dar.r d'ach !ntlllonnà9. CrnsÔ sur l. ComoÔ d. 1076 à 2001 o oo4 o ! o ! È = - ta l5 ,0 25 20 tl ta 5 a t, ft tf 7t tt tt t5 t, lt tl tt ta t, t, at O.tr3 d'Ôch.ntlllonnrg. 23. L'entomofaune aquatique des stations sous traitements larvicides présente des densités globalement faibles et dominées par les Hydropsychidae et les Chironomidae. Ce sont les Ephémeroptères (Heptageniidae, Oligoneuriidae, Tricorythidae) etlesNeoperla sp qui sont les plus affectés durant la période des traitements larvicides. Sur les cours d'eau qui ne sont plus traités, lorsque les paramètres de la qualité de l'habitat aquatique sont bons, on note des signes de recolonisation par certains taxons qui ont été affectés par les traitements larvicides, surtout les Neoperla sp et les Tricorythidae. Les Oligoneuriidae par contre sont toujours absents des échantillons. 24. La dégradation de la qualité de l'habitat aquatique étant perceptible sur la majorité des stations de surveillance, le projet de suivi de la biodiversité et de gestion des écosystèmes aquatiques dans les zones libérées de l'onchocercose élaboré en 2000 et soumis au Fonds pour l'environnement mondial pour financement devrait contribuer à une prise de conscience des populations riveraines quant à la sauvegarde et à la restauration de leur environnement. 25. La valorisation des activités de surveillance aquatique a été intensifiée. Outre des articles à paraître dans des revues internationales, une brochure "grand public" sur ces activités est en voie de publication et un document de synthèse des résultats scientifiques est en cours de rédaction avec la collaboration des membres du Groupe écologique et d'experts extérieurs. JPC22.2 Page 12 DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE (MECTIZAIIO) ET ACTIVITES EPIDEMIOLOGIQUES TRAITEMENT A L'IVERMECTINE 26. La méthode de traitement par l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC) est maintenant installée dans tous les pays concernés par la distribution. La mise en æuvre du TIDC a malheureusement été entravée en Sierra Leone et en Guinée Bissau pendant quelques années. Il a partiellement repris en Sierra Leone en 2000. En Guinée Bissau il a redémarré en 2001 dans le bassin de Rio Corubal où une évaluation épidémiologique a été effectuée en juin 2001. 27. Le Programme, au cours de la période écoulée a encore fourni son appui financier et technique aux pays en les aidant à recycler les agents des centres de santé périphériques en particulier ainsi que les distributeurs communautaires. Presque tous les villages disposent de distributeurs effectuant la distribution de I'ivermectine dans leurs localités respectives. Ces distributeurs sont choisis par les communautés qui décident elles-mêmes de la manière dont elles souhaitent effectuer la distribution, soit de porte-à-porte ou en un lieu de rassemblement. La formation des distributeurs incombe au personnel de santé. Le personnel est lui-même formé par l'équipe nationale, l'équipe régionale ou l'équipe de district chargée de la lutte contre I'onchocercose. 28. Comme les années précédentes, le traitement a été effectué dans les zones autrefois hyper et mésoendémiques. La figure 6 montre les zones du Programme sous traitement ivermectine. Dans la partie nord de l'extension Ouest du Programme en Guinée, au Mali et au Sénégal, le TIDC est la seule méthode de lutte utilisée contre l'onchocercose. Le TIDC est appliquée également dans certaines parties de l'aire initiale du Programme. C'est le cas des bassins de la Dienkoa, de la Bougouriba et de la Volta Noire (Mouhoun) dans le district de Batié au Burkina Faso, les bassins de l'Oti-Pendjari, de la Sota Alibori au Bénin, de l'Oti et ses affluents au Togo, les bassins de la Sissili, de la Kulpawn-Molé et de la basse Volta Noire au Ghana, les bassins de la Comoé, du N'Zi/Bandama, du Sassandra et de la Marahoué en Côte d'Ivoire ainsi que les bassins de la Kankélaba, de la Bagoé et du Baoulé Est au Mali. La plupart de ces bassins et celui de la Gambie au Sénégal doivent bénéficier de deux traitements annuels. 29. A l'exception du personnel de santé nouvellement affecté dans les zones endémiques et des nouveaux distributeurs communautaires, toutes les personnes impliquées dans le TIDC, celles des districts en particulier ont été recyclées pour une utilisation optimum de I'ivermectine. La supervision et le suivi de la distribution sont assurés par le personnel de santé du niveau périphérique responsable des villages sous TIDC dans leur zone d'intervention. Ils sont également chargés de collecter les données sur chaque village sous traitement et de préparer un rapport adressé aux médecins chefs de district. Ces demiers fournissent à leur tour un rapport de synthèse aux Coordonnateurs nationaux. Dans la majorité des pays, le suivi et la supervision des principaux acteurs ont été assez régulièrement effectuées en vue de minimiser les erreurs et de fournir aux acteurs de première ligne le soutien dont ils ont besoin. Les techniciens/infirmiers sont les premiers responsables de la prise en charge de tout effet secondaire grave que pourraient rapporter les distributeurs communautaires. Aucune réaction grave n'a été signalée durant la période considérée. 30. Des formations et des recyclages pour mieux consolider la mise en æuvre du TIDC ont été assurés par les membres des équipes nationales en collaboration avec I'OCP et les ONGs. La première étape consiste à former des formateurs dont des médecins et des infirmiers chefs des postes de santé des zones concernées par la distribution. La deuxième étape consiste en la formation des distributeurs communautaires par ces agents de santé. Durant l'année écoulée, tous les pays JPC22.2 Page 13 appliquant le TIDC, à l'exception de la Guinée Bissau ont achevé ces formations/recyclages. La formation a redémarré en Sierra Leone par des ateliers à f intention des médecins chefs de district puis des infirmiers dans le but de la relance des activités de distribution d'ivermectine. Durant cette année, environ 34 033 distributeurs communautaires,l066 agents de santé dont 238 médecins-chefs de district et 828 autres agents ont bénéficié d'une formation ou d'un recyclage en TIDC dans les centres de santé. A ce jour, environ 250 médecins, plus de 2500 techniciens/infirmiers et autres agents paramédicaux, plus de 55 000 distributeurs communautaires ont bénéficié d'une formation ou d'un recyclage en TIDC dans les differents pays. Le recyclage des agents est basé sur besoins identifiés lors des supervisions. Ces supervisions sont plus ou moins régulières selon les pays. 31. Comme les années précédentes les ONG ont apporté leur soutien technique etlou financier à la mise en æuvre du TIDC en participant entre autres au suivi, à la supervision et à la formatiorÿrecyclage des techniciens/infirmiers et des distributeurs communautaires. On peut citer Sight Savers International au Mali, au Ghana et en Guinée, l'Organisation pour la Prévention de la Cécité (OPC) au Mali, en Guinée et au Sénégal. Helen Keller Woldwide (anciennement Helen Keller Intemational ou HKI) qui continuent d'assister les Pays participants dans le domaine de I'IEC ONCHO et collaborent avec ces derniers dans la mise en ceuvre de plusieurs activités concourant à la promotion du TIDC. Ils apportent également aux pays un appui pour la communication (Téléphone,Intemet, Email), la formation, la supervision et le suivi. 32. Environ 7 millions de personnes dans 24 340 villages et hameaux ont été traités par l'ivermectine à travers la méthode du TIDC en 2001. La proportion de villages effectivement couverts par rapport au nombre de villages prévus pour traitement dans les districts sanitaires endémiques, varie d'un pays à un autre. Elle va de 33% à L00% avec une moyenne de 77o (Tableau 3). La couverture thérapeutique moyenne ou pourcentage de personnes traitées par rapport à la population recensée dans l'ensemble des pays ayant procédé au traitement est de l'ordre de 72%o, avec des taux fluctuant entre 5lo et 82o selon les pays. En 200I,les villages du bassin de la Bougouriba au Burkina Faso, de la Gambie au Sénégal et des affluents de l'Oti au Togo ont reçu deux traitements avec une couverture géographique autour de 90oÂ. 33. La distribution de l'ivermectine est actuellement étendue à toutes les zones de forêt éligibles en Guinée, au Ghana et au sud de la Côte d'Ivoire où les formations des distributeurs communautaires sont en cours. On observe une augmentation remarquable du nombre de villages et des populations couverts par le TIDC par rapport aux prévisions de 1997 et 1998 oir démarrait le TIDC. Les progrès réalisés sont généralement satisfaisants quoique des disparités existent entre les pays, voire au sein des pays. Les résultats consignés dans ce rapport sont partiels en raison des difficultés de collecte des données à partir de la périphérie. Les résultats de la Côte d'Ivoire sont aussi partiels. La faible couverture observée est consécutive des troubles qu'a connus le pays. 34. Du 25 avril au 27 mai200l, un groupe de trois consultants extérieurs et un coordonnateur national a évalué en collaboration avec les équipes nationales des pays visités, l'état d'avancement du TIDC au Bénin, au Ghana, en Guinée et au Mali. D'autre part, trois membres du Comité Consultatif des Experts du Programme ont également effectué une visite de terrain en Côte d'Ivoire, en Guinée, au Mali et au Togo dans quelques zones nécessitant une attention particulière avant ou après la fin du Programme telles que certaines zones du bassin du Niger, du Mafou et de la Kéran. Ces visites étaient surtout focalisées sur la situation entomologique, les traitements larvicides au sol et l'éta| d'avancement des activités du TIDC. Malgré quelques contraintes relevées, les investigations menées objectivent d'une façon générale la mise en place du TIDC dans les pays. Il demeure toutefois évident que des efforts supplémentaires restent à accomplir en vue de l'atteinte d'une meilleure couverture géographique et thérapeutique, notamment dans certains pays comme la Côte d'Ivoire et le Ghana. Pays Nombre de villages à traiter Prévus Traités Couverture géographique Recensée Traitée Population Couverture thérapeutique 78% 82% s6% sr% 79% 79% 79% 62% 7t% Benin Burkina Faso Cote d'Ivoire Ghana Guinea Mali Senegal Sierra Leone Togo 3 t94 313 1 685 2 722 7 443 3 502 602 452 4 427 2 193 313 559 1318 7 274 2 629 602 331 3 602 67% t00% 33% 7s% 98% 7s% t00% 62% 8t% I 310 661 20t 4rt 326 979 1 586 0s8 2 684 964 1 400 490 156 988 89 297| 870 052 | 0t7 867 t64 467 t82 7t5 805 969 2 127 756 I r03 320 t24 t59 s5 254 I 334 320 Total 24 340 t5-6r8 77'h 9 626 900 6 915 827 72'/" JPC22.2 Page 14 Tableau 3: Traitement à l'ivermectine dans I'aire OCP en 2001 4 ti Lt 35. En 2001, tous les pays sauf la Guinée Bissau ont procédé directement auprès du Programme de Donation de Mectizan (MDP) à la commande des comprimés d'ivermectine dont ils ont besoin pour le traitement des populations des zones endémiques. Les dotations ont été directement reçues par ces pays eux-mêmes avec l'appui des représentations de I'OMS et intégrées dans leurs systèmes nationaux respectifs de distribution de médicaments. La Sierra Leone et la Côte d'Ivoire ont effectué et reçu au cours de l'année 200l,leur première commande d'ivermectine auprès de MDP. EVALUATIONS EPIDEMIOLOGIQUES 36. Les efforts combinés des pays et de I'OCP ont permis de mettre en place et de former des équipes d'évaluations épidémiologiques de l'onchocercose au niveau central et au niveau décentralisé dans chaque pays. Les évaluations épidémiologiques ont été effectuées dans l'aire de I'OCP par ces équipes. Dans certains pays, les techniciens de I'OCP ont participé aux évaluations afin d'assurer la formation ou le recyclage des techniciens nationaux et effectuer le contrôle de qualité des évaluations/surveillances. Les surveillances permettent d'apprécier la situation épidémiologique de l'onchocercose dans les villages de l'aire initiale où les épandages larvicides ont été arrêtés. Dans les zones d'extensions ouest et sud-est, et dans les zones spécifiques de l'aire initiale soumises uniquement à la distribution de l'ivermectine ou combinée avec les épandages larvicides, elles permettent d'évaluer l'impact des activités menées. 37 . De janvier à septembre 2001, 526 villages ont été évalués dans 10 pays participants de l'OCP, aussi bien dans l'aire initiale que dans la zone d'extension, soit 39 villages au Bénin, I 1 au Burkina Faso (21 villages sentinelles supplémentaires y seront évalués avant fin 2001),35 en Côte d'Ivoire, 75 at Ghana, 96 en Guinée, 37 en Guinée Bissau, 109 au Mali, 13 au Niger, 31 au Sénégal et 80 au Togo. La procédure utilisée dans toutes ces évaluations était la même que par le passé, à savoir la méthode parasitologique classique de la biopsie cutanée qui permet d'apprécier la prévalence, l'intensité de l'infection et éventuellement l'apparition de nouvelles infections. Ces dernières sont définies comme des infections survenant chez des enfants de moins de cinq ans qui n'ont pas reçu de traitement à l'ivermectine, ou chez des individus qui avaient été trouvés antérieurement négatifs lors de deux évaluations consécutives. Outre la méthode parasitologique de la biopsie cutanée, l'essai à grande échelle du test de pansement à la Diethylcarbamazine (DEC) s'est poursuivi dans certains villages de l'aire du Programme. La série d'évaluations épidémiologiques de l'année en cours, complètera l'évaluation transversale, commencée en 1997 dans le but d'obtenir une vue d'ensemble de la situation épidémiologique générale dans toutes les zones du Programme avant la f, JPC22.2 Page 15 fin de celui-ci. La figure 7 donne les résultats épidémiologiques de la période concernée de septembre 2000 à septembre 2001. Surveillance épidémiologique dans l'aire initiale du Programme 38. Plus de 140 villages sentinelles situés dans I'aire initiale du Programme, ont été évalués par les équipes nationales pendant la période couverte par ce rapport au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Mali, au Niger et au Togo. Les résultats sont généralement excellents dans la plupart de ces bassins sous surveillance épidémiologique avec une prévalence autour de 0o dans la majorité des villages. Dans les bassins qui demeurent sous traitement ivermectine comme ceux de l'OtiÆendjari et affluents, les prévalences maximales observées dans les villages évalués en 2001 sont respectivement de 3,72 yo au Bénin (Porga-village), l},lyo (Moalla) au Ghana et 2I,7%o (Titira) au Togo. Dans le bassin de la Volta Noire au Ghana la prévalence maximum relevée est de l4,3Yo (Hiampenika). 39. Dans les villages évalués dans l'aire initiale au Burkina Faso en 2001 dans le bassin de la Dienkoa encore sous épandage larvicide au sol combiné avec le TIDC, la situation épidémiologique est excellente avec des prévalences généralement nulles. Aucun nouveau cas n'a été décelé. Les épandages larvicides seront arrêtés dans ce bassin à la fin de l'année 2001. Sur le bassin de la Bougouriba/Volta Noire, les prévalences les plus élevées observées sont de 6,6yo à Mouvielo, et de 7,9%o à Salibor, avec des charges microfilariennes quasiment nulles. 40. Au Niger la situation épidémiologique demeure excellente. L'évaluation épidémiologique effectuée en 2001 montre des prévalences nulles dans les bassins du Diamongou, du Niger et du Sirba. 41. Dans les bassins du N'Zi et de la Volta Noire en Côte d'lvoire les résultats sont globalement satisfaisants. Les résultats observés dans 10 villages évalués en mars et avril 2001 donnent des prévalences variant de 0o à7,7o/o §amilohokaha) dans le bassin du N'Zi et de 0,7 à l,7yo dans le bassin de la Volta Noire. 42. Au Ghana, les résultats épidémiologiques sont excellents avec des prévalences nulles dans les villages évalués dans le bassin de la Sissili et de la Volta Rouge. Par contre, la situation épidémiologique n'est pas encore satisfaisante dans les bassins de la Volta Noire (l4,3yo), de Daka (13,70Â-15,1%) et de la KulpawrÿMole (27,5%). Toutefois, les tendances sont globalement à la baisse par rapport aux résultats précédents. Des dispositions appropriées accompagnées d'un suivi renforcé continuent d'être prises en collaboration avec l'équipe nationale du Ghana pour améliorer la couverture géographique des villages et la couverture thérapeutique des populations sous traitement à l'ivermectine. JPC22.2 Page 16 Fig.6 : Zones de traitement à grande échelle à l'ivermectine dans I'aire de I'OCP en 2001 Fig.7 : Prévalence en microfilaires des villages évalués dans l'aire de I'OCP en 2001. t/t )t b o und.ry) ouêJt, ,udLihil. OCP (.ira lnltl.l.. .)d.htiont .t onohoær06. dc iorêl) OCP bouhdrry (orlglhal. }{.tiohrl bound.d.r / Frônlièt.J liSdir- tÈiffi ææ aoGd.dffi.u mdiû t_ A.'-'- lt':-' i /l ffi DT YE PtE dq lrlffin pr.n Fffffihdud.dh th. lffiian tnrrrt zoæs d! lorlt læh8 d.nJ h tr-ffi a mditan Odgin.l Progrrnma ara. bouhd.ry,/ Limila air. inili.l. Oilqinal and mitarn and touthah.xlantion ataa boundary Limil. aira initial. .l .d.nrionr ouatl .l tud. PREVÂLENCE OF MICROFILÂRIAE IiI I'f,LAGES E\'ÂLUTTEO BETWEEII 1999 . 2(X'T il OCP PREVALET{CE EI{ TICROfILAIRES DES VILLAGES EVALtf,S E]ITRE 19!X'. AX'l  L'OCP o o o o o 0 -5 5. {. l5 r5.t.30 xt.t€0 >d) /.- CouE d"u ocP boundarY (oriqinal. western. southem and forel oncho exlension b Umite OCP (aire initiale, edensions ouest, sud el onrhocercose de forêD Original Programme area boundary/ Limile aire initiale Oriqinal and western and southern extension area boundary Umile aire lniliale et extensions ouest et sud. National boundaries / Fronlières *-;J1 ts' JPC22.2 Page 17 Evaluations épidémiologiques dans les zones d'extension du Programme 43. Dans l'extension sud en Côte d'Ivoire, les évaluations épidémiologiques effectuées en 2001 dans le bassin du Sassandra encore sous épandages larvicides saisonniers combinés à la distribution de l'ivermectine ont donné des résultats satisfaisants. Les prévalences restent basses comme durant la période précédente et varient de 0o et 6,30Â. Les charges microfilariennes avoisinent zéro. Les épandages larvicides prendront fin dans ce bassin en décembre 2001. Sur la Comoé et le Marahoué les résultats sont également bons. Il en est de même dans les villages évalués dans les bassins de N'Zi et de la Bandama où toutefois les villages de Youbouebo §'Zi) et de Gbogbobo (Bandama) ont respectivement des prévalences de 1 1,8 et l4,7o/o. 44. Après plus de quatre années d'arrêt de la distribution de l'ivermectine, une enquête épidémiologique a été conduite en juin 2001 en Guinée Bissau dans les bassins de Rio Geba et de Rio Corubal. La prévalence est nulle dans les 12 villages évalués dans le bassin de Rio Geba. Dans le bassin de Rio Corubal les prévalences sont en majorité nulles ou très voisines de 0%o à l'exception du village de Cobuncara avec une prévalence de 35,60 (56,70 en 1990 et 10,8o% en 1997), de Cuatche avec une prévalence de 23,60 (22,30 en 1990 et 2,2o en 1997), et de Queue avec une prévalence de ll,8o (57,3o en 1990 et 1,7%o en 1997). Des investigations sont en cours pour mieux comprendre et confirmer ces résultats. 45. En Guinée, sur les 96 villages évalués de fevrier à août 2001,76 sont situés dans les bassins à la fois sous traitements ivermectine et larvicides. Les résultats sont assez satisfaisants et les prévalences sont nulles dans la plupart des villages évalués dans les bassins sous épandages larvicides combinés avec le traitement par l'ivermectine, comme celui du Milo-Niandan, de Mongo- Kaba, de Sankarani et le Tinkisso-Bakoye. La prévalence maximale relevée dans le bassin du Niger à Walia-Dabourou est de 15,60Â. A Moussoni-Sambouya dans le Mafou elle est de 60 et de 7,3o à Bankokoro dans le bassin du Tinkisso. A Kamakan dans ce bassin, la prévalence qui était de 50,70 en 1987 achuté à0% en 2001. 46. Dans les bassins uniquement sous distribution de l'ivermectine en Guinée, les résultats sont excellents dans les bassins de Bafing où la prévalence maximale est de 3,6 dans 9 villages évalués. La situation épidémiologique est également satisfaisante dans le bassin du Koulountou-Kolilba et de Kolenté. 47. Au Sénégal, des évaluations épidémiologiques simples ont été entreprises en avril et mai 2001 dans 31 villages des bassins de la Falémé, de la Gambie et du Koila-Kabé qui sont sous traitement ivermectine seul depuis 1988. Les résultats de ces enquêtes épidémiologiques demeurent excellents dans l'ensemble des villages évalués avec des taux de prévalence variant entre 0o et 4,lo à Diyala-Bakary dans le bassin de la Gambie. Dans le bassin de la Falémé les prévalences les plus élevées sont de 3,7o à Frandi et de 3,60 à Bambadji. Elles sont nulles dans 20 des 31 villages évalués. Toutes les infections ont été notées chez des sujets âgés de plus de 20 ans. On n'a observé aucune nouvelle infection dans ces bassins. 48. Dans les bassins de l'extension sud-est au Togo et au Bénin encore sous épandages larvicides combinés avec la distribution de l'ivermectine, les évaluations épidémiologiques réalisées cette année montrent des tendances épidémiologiques généralement bonnes. Au Bénin ll a été enregistré une prévalence de 35,9o et de 22,7 o dans le bassin de l'Ouémé (à Agbogbomé et à Aguigadji), 79,20 dans le bassin de Térou/Ouémé (à Azraou), 15,90 dans le bassin de Okpara (à Waria). JPC22.2 Page 18 49. Les autres villages évalués dans les bassins de Okpara, Térou, Adjiro, Zoq Agbado, Oli, Kouffo au Bénin et ceux des bassins d'Amou, Anié, Mono, Ogou, Chra, Gban-Houo, Zio et Todjé au Togo présentent une tendance épidémiologique généralement satisfaisante, sauf dans quelques villages : 16,70 dans le bassin d'Amou (à Igbo-Amot), 15,7o dans le bassin de Gban-Houo (à Kémédisso), 16,3o (à Klo-Mayondi) et l4,9Yo (à Kpimé-Séva) dans le bassin de Todjé. Ces chiffres quoique relativement élevés sont nettement meilleurs que ceux des évaluations précédentes. Evaluations ophtalmologiques 50. Une évaluation ophtalmologique a été réalisée en novembre 2000 à Asubende (Ghana) dans le but de mesurer l'impact de la lutte combinée antivectorielle et traitement à l'ivermectine sur les lésions onchocerquiennes oculaires dans cette aire. Les résultats ont montré une régression et une stabilité, respectivement des lésions de la chambre antérieure et de celles de la chambre postérieure de l'æil. Aucune microfilaire oculaire n'aété décelée. BIOSTATISTIQUE ET INFORMATIQUE 51. Le transfert des outils informatiques (équipements, programmes et données) aux Pays participants demeure une priorité pour I'unité PET. Ainsi le service Biostatistique et système d'information (BIS) a poursuivi cette activité, pendant la période couverte par ce rapport, en affinant les programmes de consultation et d'analyse des données entomo-épidémiologiques. BIS continue également de coordonner le traitement des données des évaluations entomologiques et épidémiologiques, notamment la saisie et la validation des données effectuées par les agents des unités techniques, et d'assurer un rôle prépondérant dans I'assistance informatique au sein du Programme (maintenance des différents équipements et programmes, du réseau local et des services associés comme l'Intemet et le courrier électronique). Cette assistance concerne également la formation en informatique, la gestion des différentes banques de données ainsi que leur sauvegarde. 52. Comme les années précédentes, BIS a poursuivi normalement la mise à jour des differentes banques de données par des informations collectées sur le parasite, le vecteur et le traitement à l'ivermectine. Il a effectué les analyses de routine sur les données ophtalmologiques, celles des études épidémiologiques des effets de I'ivermectine et celles récoltées lors de l'étude des nouveaux outils de diagnostic tels que le test de pansement à la DEC, le test sérologique ainsi que le test basé sur la recherche d'ADN dans les biopsies cutanées. Un accent particulier a été porté cette année, sur la collecte et l'analyse des données sur le traitement à l'ivermectine de 1987 à nos jours. 53. Dans le but de renforcer les capacités opérationnelles des Pays participants du Programme dans la gestion des données épidémiologiques, BIS a doté chaque pays de matériels informatiques très performants. Il y a également poursuivi la formation de leurs techniciens afin qu'ils soient en mesure de dépouiller, saisir, valider et analyser les données récoltées lors des évaluations épidémiologiques ou des traitements ivermectine. Ces données seront échangées avec I'OCP, pour la mise à jour de la banque centrale des données dont I'apurement constitue encore une priorité à BIS. Pour faciliter l'utilisation de l'outil informatique dans les Pays participants, BIS a continué le développement d'un programme simple et pratique. Ce programme permet la saisie et la consultation des résultats épidémiologiques et du TIDC tant au niveau du village que du district sanitaire. Il permet en outre, l'analyse intégrée des données épidémiologiques, entomologiques et sur le traitement à l'ivermectine. 54. L'utilisation du Système d'Information Géographique (SIG) est basée principalement sur les logiciels Maplnfo et ArcView qui sont relativement assez difficiles à apprendre. Par conséquent l'unité HealthMap de I'OMS à Genève a développé en collaboration avec I'OCP un module simple I JPC22,2 Page 19 et pratique pour les décideurs et les techniciens des Pays participants. Cet outil permet l'analyse spatiale intégrée des données collectées dans le cadre de la lutte contre l'onchocercose (épidémiologie, entomologie et ivermectine). Dans le cadre du transfert des compétences aux pays, la formation sur ce module sera intensifiée pour les différentes coordinations nationales. 55. L'ampleur des activités informatiques continue de grandir au sein du Programme. Le réseau local antérieur a été étendu pour le Programme APOC. Un serveur dédié a été installé pour le service de la documentation. L'accès à Internet (web, e-mail, ...) est permanent et accessible à tout le personnel. La formation du personnel de I'OCP / APOC en Word, PowerPoint, Excel et Internet s'est poursuivie. Le personnel de la documentation a été formé sur un nouveau logiciel documentaire (Bibliomaker). Outre ces fonctions de saisie et consultation des références bibliographiques, ce logiciel permet aussi la consultation des documents via Intemet. La mise en place du nouveau site Web est en cours de finalisation. TRANSFERT DES ACTIVITES AUX PAYS PARTICIPANTS 56. Le transfert des activités résiduelles du Programme aux Pays Participants s'est poursuivie en vue de garantir leurs capacités à assurer une prise en charge efficace des activités résiduelles après 2002. L'intégration des activités de lutte contre la morbidité, de détection et de maîtrise de la recrudescence sont en cours dans les systèmes nationaux de surveillance épidémiologique pluripathologique. Elle est assez avancée dans la plupart des pays. L'OCP, préoccupé par l'accélération et I'efficacité de cette intégration assiste les pays dans ce domaine également en leur apportant comme par le passé un appui technique, logistique et financier pendant la période couverte par ce rapport. 57. La formation, la sensibilisation des autorités et du public, le soutien à la recherche opérationnelle, le transfert à chaque pays des données le concernant ont par ailleurs été poursuivis. Pour la mise en ceuvre de son plan d'action, I'OCP, comme à I'accoutumée, a travaillé en étroite collaboration avec le Bureau régional de I'OMS pour I'Afrique et le Siège de I'OMS. 58. Les contacts entre I'OCP et les Pays participants se sont renforcés; i) d'une part, par la tenue de plusieurs réunions avec les Coordonnateurs nationaux. La réunion annuelle des Coordonnateurs telle qu'organisée les années précédentes a été remplacée par des rencontres plus efficaces en groupes restreints de pays ayants des problèmes communs. Ainsi les Coordonnateurs et les Entomologistes nationaux du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana, du Niger et du Togo se sont réunis du 12 at 14 mars, ceux de la Côte d'Ivoire, de la Guinée et du Mali du 18 au 20 avt',l, ceux de la Guinée Bissau, du Sénégal et de la Sierra Leone du 7 au 9 mai 2001 à Ouagadougou ; ii) Des stages pratiques ont été organisés au Siège du Programme pour des membres des équipes nationales de différents pays; iii) l'organisation de missions et de rencontres dans les pays. Formation 59. Afin de garantir le succès du processus de transfert, le Programme a poursuivi sa politique de formation des cadres nationaux en accordant, pendant la période couverte par ce rapport, des bourses d'études de spécialisation aux ressortissants des Pays participants dans les domaines liés à lutte contre l'onchocercose, l'administration, la gestion des services de santé, la santé publique. Entre septembre 1999 et août 2001, au total 60 bourses d'études ont ainsi été accordées par I'OCP. Ces bourses de longue et de moyenne durée sont réparties de la façon suivante : Epidémiologie (14), Gestion des services de santé (4), Biologie moléculaire (2), Entomologie (11), Santé publique (28), Administration générale (1). Ces formations s'insèrent dans le plan de formation couvrant la période 1998 à 2002 que la plupart des pays ont soumis et discuté avec le Programme et qui est en TPC22.2 Page 20 cours d'exécution. Ces chiffres portent à environ 571, le nombre de bénéficiaires de bourses d'études OCP depuis le début du Programme en 1974. 60. Comme les années écoulées, I'OCP continue de privilégier la formation en cours d'emploi sur le terrain dans les principaux domaines de lutte contre l'onchocercose tels que: l'entomologie, la méthodologie de l'évaluation et de la surveillance épidémiologiques ainsi que la distribution de I'ivermectine. Un accent particulier continue d'être mis sur la formation des Coordonnateurs nationaux et d'autres agents des équipes nationales en méthode OCP de collecte des données épidémiologiques sur l'onchocercose, d'analyse et d'interprétation des données de la surveillance entomo-épidémiologique active et la manipulation de I'outil informatique. 61. A l'exception de la Sierra Leone tous les pays ont entrepris la formation et le recyclage des agents à la méthodologie de la surveillance/évaluation épidémiologique au cours des enquêtes épidémiologiques effectuées dans les villages durant la période écoulée. Outre la biopsie cutanée, l'accent a été mis pendant ces formations sur la pratique du test de pansement à la DEC sur terrain. A ce jour, au total plus de 300 techniciens, infirmiers et autres agents paramédicaux et plus de 50 médecins ont été formés sur place dans leurs zones d'intervention respectives au niveau des pays. L'utilisation effective de ces agents formés dans le cadre d'une surveillance/évaluation épidémiologique décentralisée et intégrée dans le système national de surveillance pluripathologique est en cours dans tous les pays, dans le but d'assurer la prise en charge effective de ces activités à tous les niveaux, surtout au niveau des districts, des régions ou des zones sanitaires. Appui de I'OMS/AFRO aux activités de I'OCP 62. La collaboration entre I'OCP-APOC et I'OMS s'est davantage renforcée. Elle a entre autres porté sur la recherche de solutions les plus appropriées aux problèmes qu'engendrera la fermeture de I'OCP en fin 2002 après 28 ans d'existence. Dans le cadre de cette fermeture, le Directeur Régional de I'OMS pour l'Afrique a constitué un Groupe de Travail composé des responsables de I'OMS-AFRO et de I'OCP/APOC. Une première rencontre s'est tenue à Ouagadougou au siège de I'OCP du 19 at22 mars puis une deuxième rencontre a eu lieu du 11 au 15 juin 2001. Le Groupe de Travail est chargé par le Directeur Régional de prendre contact avec le personnel, d'étudier les documents du Programme et d'évaluer ses biens meubles et immobiliers afin de soumettre des propositions de leur utilisation ou de leur devenir à la fin du Programme. Un premier rapport a déjà été soumis au Directeur Régional. Une autre session de travail se tiendra incessamment 63. Les Bureaux des Représentations de I'OMS poursuivent leur appui aux programmes nationaux de lutte contre l'onchocercose dans les onze pays OCP. Elles contribuent largement aux efforts déployés par les ministères de la santé en vue de l'intégration effective des activités de lutte contre l'onchocercose dans les systèmes nationaux de santé. Les Représentions de I'OMS des pays OCP et leurs épidémiologistes appuient activement les équipes nationales. Elles jouent un rôle prépondérant dans la réception des dotations d'ivermectine destinées aux équipes nationales de lutte contre l' onchocercose. 64. Le Bureau régional continue d'accélérer le processus d'implantation du centre de surveillance pluripathologique. Il a commencé à mettre en place le personnel dans la perspective d'un démarrage imminent des activités de centre. JPC22.2 Page2l RECHERCHES INTERDISCPLINAIRES Insecticides 65. L'un des problèmes rencontrés avec le Bacillus thuringiensis H-14 est son instabilité dans le temps. Des essais en rivières ont donc été engagés à la fin de I'année écoulée avec des formulations améliorées de Vectobac@ 12AS de la compagnie Valent BioSciences et de Teknar@ HP-D de Thermo Trilogie/Agrisense stockées pendant 15 mois environ dans le dépôt central de la base d'Odienné en Côteâ'Ivoire. Les tavaux se-sont déroulés à des débits de 43 m3/s pour le Vectobac@ et 47 m3/s pour le Teknar@. Les lots concemés ont été utilisés à raison de 0.54 litre/m'/sec, soit 3L de la dose opérationnelle normale ; ils avaient été testés au par avant en rivière en novembre 1999, soit environ 3 mois après leur livraison à I'OCP. Les résultats (figure 8) mettent en exergue la bonne stabilité du Teknar@ (portée que I'on peut estimer entre f èt S km à 47 m3ls), ainsi qu'une stabilité non négligeable du Vectobac@ avec une portée d'environ 2,5 km à un débit se situant entre 43 et 51,55 m'/s 1léger accroissement du débit pendant l'essai). Sur la base de ces résultats, l'utilisation opérationnelle du Vectobac@ à 0.54 litre/m3/sec (à I'instar du Teknar@) n'est plus à exclure 66. En ce qui conceme les insecticides chimiques, la collaboration engagée en 1999 avec la compagnie Phytagri a permis l'évaluation récente par le Programme d'une nouvelle formulation expérimentale de téméphos. Les données recueillies à I'issue des premières étapes de cette évaluation (test de dispersion spontanée et évaluation en laboratoire de I'efficacité sur les larrres de §. damnosum s.l.) sont très encourageantes dans la mesure où nous avons une bonne dispersion Figurc E : Etlicacité comporée dc dcur fq'mulations de Badllur ttrurindcn$s H-14 rte 15 mois d'âgc appliquées à la dorc 0.S4Ulnt/scc (75 Vo dc la dose opératlonnellc ) cn Octobrc 20ü). VECTOI}AC 1]AS Bzrdme blent (EIB500r 43 rn3/sec Sanil d'efllcecité l-t'I\§\R tlP lt Ilandrme b la:r.,Illi5ûil) 4'i ln3 .er a!! ois l,l r"t 2,5 3 95 s Ê76il Lilô57 t Ir ..938à 19 0 3r9 5,7 Distancc (hr) E2 92 rO,31 altrrlt! !tttt!atrttrtt!r!!aa a a a a JPC22.2 Page22 spontanée du produit ainsi que des indices d'efficacité assez compétitifs (CLso et CLce respectivement de 9.79.mÿUs et 55.74.mÿlls, contre l0.23.mglVs et 58.32.mÿUs pour le lot opérationnel). Des essais en rivière avec cette nouvelle formulation seront conduits dans des bassins hébergeant des populations simulidiennes sensibles dès qu'une quantité sufftsante de produit nous sera envoyée par la firme. Identification des parasites 67. Les activités du Laboratoire de Biologie Moléculaire se sont poursuivies en 2001 dans les domaines suivants: i) appui aux opérations par l'identification (grâce aux sondes d'ADN spécifiques des espèces d'Onchocerques et des souches d'O. volvulzs) des larves infectantes du parasite collectées dans les simulies infectieuses, ou des microfilaires prélevés chez I'homme, ii) I'amélioration des connaissances sur le niveau de pathogénicité des parasites collectés, iii) la formation des nationaux à I'identification des parasites par les sondes d'ADN, et des vecteurs par les techniques de I'hétéroduplexe et des microsatellites. 68. La détermination de la prévalence de I'infection dans des broyats de simulies par utilisation des sondes d'ADN s'est poursuivie en 2001. Un accent particulier a été mis sur I'accroissement de la prise en charge de cette activité par les paÿs. L'acheminement des échantillons des villages au laboratoire de biologie par exemple s'est effectué dans la plupart des cas en suivant un circuit national identifié par les pays qui en assument la responsabilité. Les résultats enregistrés ont été communiqués aux pays avec lesquels des échanges ont eu lieu sur leur interprétation et les décisions opérationnelles qu'ils commandent. 69. Dans le cadre du développement d'outils de diagnostic de la résistance à I'ivermectine, la collecte de microfilaires s'est poursuivie en 2001 avec un accent particulier mis sur la recherche de microfilaires chez des patients ayant pris six fois (ou plus) l'ivermectine. Par ailleurs, les tests de pansement à la Diéthylcarbamazine (DEC) ont encore connu la participation du Laboratoire de Biotogie Moléculaire à des essais pour la réduction du temps d'observation à moins de 12 heures, et à la formation des formateurs à I'utilisation du test. Etude des mouvements simulidiens et de la variabilité génétique des populations de vecteurs et de parasites 70. La bonne connaissance des particularités bioécologiques des populations de vecteurs et de parasites apparaît de plus en plus comme une nécessité incontournable pour le maintien des acquis âu Programme. A cet effet, des études ont été initiées sur les migrations simulidiennes et sur la dynamique de la transmission onchocerquienne. Ces investigations qui se poursuivent concernent en priorité les populations de S. sirbanum, espèce qui, bien que savanicole, est rencontrée dans toutes les zones biogéographiques du Programme du fait de son implication dans les déplacements de grande amplitude. Elles devraient permettre de mettre en exergue I'incidence de la variabilité génétique de cette espèce ubiquiste sur sa compétence vectorielle vis-à-vis des souches parasitaires qu'elle pourrait rencontrer dans les différents foyers de migration saisonnière, particulièrement celles couvrant, du sud-ouest vers Ie nord-est, les régions du Nord de la Sierra Leone, du bassin du haut Niger en Guinée et du moyen Niger au Mali. 71. Des échantillons de simulies (larves et adultes) prélevés pendant la période de migration dans les bassins concernés ont été analysés à I'aide des techniques d'identification utilisées actuellement par le Programme (cytotaxonomie et techniques de biologie moléculaire essentiellement). Par ailleurs, la compétence vectorielle de la population simulidienne de Morigbédougou (point situé sur Ia rivière Milo en Guinée) a été évaluée vis-à-vis des souches d'O. volvilus de six onchocerquiens sélectionnés dans les 3 principaux foyers de migration ci-dessus JPC22.2 Page 23 évoqués, à raison de deux onchocerquiens par foyer. Signalons toutefois que les patients de la Sierra Leone sont plutôt du centre du pays au lieu du Nord en raison des difficultés d'accès à cette région. Par ailleurs, leurs charges microfilariennes moyennes (92 mf,r. et 68 mf/b) étaient beaucoup plus élevées que celles des onchocerquiens de Guinée (18 mf/b et 12 mflb) et du Mali (23 mf/b et 0,5 mf/b). Figure 9: Evolution du parasitismc des simulies gorgées sur les onchocerquiens de Guinèe. Sierra Leone et Mali lt Patirntsda Guinée (R = f,,64 oÂ) E 9t dr rimulÈr p rnrilécr E Chrrgcr lrrrrihlær i , !! ,rl U!rl. {! n.r.liÿI.r rrr prrr.rrrlr{ r rt tt I uD..r nr {.rrh}t.hrnr ÿ!'rlrrrJrr tn0 a0 60 a0 r0 0 JO 5.t À Jt.a r5-? Duér ir d hrù11mal p ürrihir. (R = 1,56 or'o) Patbnts tu MaIi O', l. "rDùr,r. ttirqr..r Ol rr.t.. prÿr'rrrlr rr (R = 0,16 o/r) O', dt .rar rtr.. r,*.,rrt{.r Et r.',,'trrrr{!tr,k. j il ,: Paticntsda Sicna Lcoru R 72. Les résultats effegistrés indiquent un faible niveau de compatibilité entre les souches d'O. volvulus des deux patients de la Sierra Leone et la population de S. sirbanum rencontrée à Morigbédougou (Rendement parasitaire : 0,16 oÂ). Cette population montre par contre une compétence vectorielle plus importante (figure 9) avec les onchocerquiens de Guinée et du Mali (Rendements parasitaires : 2, 64 o et l, 56 oÂ), bien que ces derniers soient nettement moins parasités que ceux de la Sierra Leone. 73. En ce qui conceme les mouvements simulidiens, l'analyse partielle d'échantillons de simulies provenant des principaux foyers de migration (excepté la Sierra Leone pour raison de sécurité) révèle la présence d'au moins trois populations de S. sirbanum danslazone d'étude. Une seule de ces populations semble impliquée dans les migrations saisonnières qui se déroulent du sud-ouest (nord de la Sierra Leone) vers le nord-est (Guinée-Mali) en début de saison des pluies, à la faveur de la remontée du Front intertropical (F.I.T.), et dans le sens inverse au début de la saison sèche à la faveur de l'harmattan. 74. Cette étude est menée en collaboration avec des institutions extérieures: l'Université d'Alabama à Birmingham (USA) et l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) de Montpellier pour l'étude de la diversité génétique des populations simulidiennes; l'Institut de Noguchi pour la Recherche Médicale de l'Université du Ghana à Accra qui apporte son appui aux identi fi cations cÿotaxonomiq ues. , JPC22.2 Page 24 Etudes entomologiques spéciales 75. Les études de détection précoce de la recrudescence et celles portant sur l'impact de l'ivermectine sur la transmission se sont poursuivies sous la direction des entomologistes nationaux des Pays participants. Ces études ont montré la capacité des entomologistes formés par I'OCP à mettre en Guvre ces études dans leurs pays respectifs, et la possibilité pour un réseau national de collecte et d'acheminement des simulies de fonctionner convenablement. Les rares cas de disfonctionnement dans l'acheminement des simulies vers le Laboratoire de Biologie Moléculaire ont été corrigés. Le système d'information entomologique entre les équipes nationales et le laboratoire a ainsi connu un début d'activités. Les résultats enregistrés sont généralement satisfaisants sauf à Chiasa sur la Kulpawn-Mole oir le taux d'infectivité reste supérieur au seuil de 0,5 femelles infectieuses pour 1000 femelles capturées. Cette information a été communiquée aux responsables du Programme au Ghana en vue d'une amélioration de la distribution de I'ivermectine dans cette zone. 76. En 2001 le traitement expérimental de l'Oti a été effectué pendant 06 semaines (de la 4è-' à la 09è'" semaine c'est à dire dans la période allant ût 22 janvier au 04 mars 2001) ; 03 cycles de pyraclofos et 03 de Teknar@ ont été effectués. Ces traitements expérimentaux qui sont effectués pour la 4'*" année consécutive (de 1998 à 2001) ont pour but d'empêcher l'installation sur l'Oti principal des simulies transportées par l'harmattan (vents du Nord-Est) qui proviennent des régions non traitées du nord du Bénin (Pendjari, Mékrou, Alibori et Sota). A partir de la semaine 09 (début mars), des traitements au sol au Teknar@ ont été effectués en bateau ou en pirogue sur l'Oti principal jusqu'en mai 2001. 77. Les fortes densités simulidiennes enregistrées particulièrement sur le Tinkisso en juin nous ont conduit à entreprendre des investigations pour identifier I'origine du phénomène afin de prendre les actions qui s'imposent. Des prospections conjointes équipes nationales /personnel de I'unité de recherche entomologique du Progtamme, et des captures tests ont été entreprises sur le cours principal, les affluents et dans les bassins adjacents en tenant compte de la direction de vents de mousson. La contribution d'échecs de traitements à ces remontées de densités simulidiennes a ainsi été démontrée, situation qui aurait pu être évitée si les prospections avaient été bien conduites les semaines antérieures. Tests de diagnostic pour la surveillance de I'onchocercose 78. La biopsie cutanée demeure la principale méthode utilisée pour les évaluations et surveillances épidémiologiques. Les pays continuent de la coupler au test de pansement à la diéthylcarbamazine (DEC) comme méthode altemative de diagnostic. A l'exception de celles de la Sierra Léone et la Guinée Bissau, les équipes nationales ont été toutes formées à l'utilisation de ce test qui a donné des résultats satisfaisants La formation du personnel du niveau opérationnel se fait lors des enquêtes épidémiologiques. Des recherches sont en cours pour améliorer ce test dans le but d'obtenir une forme de présentation en "Monotest" pour faciliter son utilisation sur le terrain. 79. Les essais sur le terrain du test sérologique basé sur la détection d'anticorps IgG4 à OV-16 ont été réalisés dans différentes zones endémiques de I'OCP. Ce test est très facile à exécuter (goutte épaisse sanguine, 15 minutes d'attente, lecture visuelle du test) et il n'exige pas l'équipement spécial. Ces résultats préliminaires laissent penser que ce test pourrait être un nouvel outil utile pour le diagnostic spécifique de l'onchocercose en clinique et pour évaluer le succès des Programmes de lutte sur le terrain. I ! JPC22.2 Page25 Modélisation épidémiologique 80. Les recommandations faites lors de la revue de la modélisation épidémiologique pendant la réunion de recherche en 1999 a mis l'accent sur trois points principaux, soit (i) une analyse approfondie de l'évaluation des données du Programme, de façon plus intégrée et multidiciplinaire, incluant la simulation avec les opérations de contrôle avec les données enregistrées par l'Unité de Lutte Antivectorielle, en donnant la priorité à l'étude de l'impact de la combinaison de la lutte antivectorielle et du traitement à l'ivermectine dans la zone d'extension Est et Ouest ; (ii) la révision de la quantification des paramètres du modèle en relation avec le développement du parasite et son action dans le corps de l'homme et du vecteur, en se basant sur la connaissance de l'histoire de la lutte dans la zone du Programme dont les informations anecdotiques, et (iii) et appliquer le modèle ONCHOSIM pour la simulation dans les zones oir des populations mixtes de vecteurs, y compris des vecteurs de forêt vivent ensemble. Ces recommandations ont été formulées de nouveau cette année de concert avec le département de santé de l'Université Erasmus de Rotterdam, Hollande. Il y a eu des échanges fructueux entre Rotterdam et l'équipe de I'OCP. 81. L'analyse intégrée des données à l'aide d'ONCHOSIM a continué sur la base de l'utilisation des nouvelles directives et priorités qui étaient discutées avec l'Université de Rotterdam. Une application directe sera disponible pour les pays en vue de les guider dans leurs prises de décisions sous forme de prédictions épidémiologiques avec ONCHOSIM en tenant compte des différentes stratégies de lutte utilisées avant et après OCP. PROIET DE CHIMIOTHERAPIE MACROFIL Objectifs : 82. L'objectif de MACROFIL (FILARIOSES R&D) est de développer ou d'optimiser des outils de détection, d'évaluation et de traitement de l'onchocercose. 83. L'accent est porté principalement sur la découverte et le développement d'un traitement qui pourrait être utilisé dans le cadre des programmes de lutte contre l'onchocercose, et qui aurait pour conséquence la stérilisation ou l'élimination perrnanente des vers adultes. 84. L'accent porte secondairement sur la découverte d'indicateurs moléculaires chez Onchocerca volvulus qui pourraient être corrélés avec un parasite non sensible ou résistant à I'ivermectine. De telles connaissances permettront de développer un outil utilisable sur le terrain par les programmes de lutte pour détecter la résistance à I'ivermectine si elle se produisait. En même temps, des observations/études cliniques ciblées sur le terrain sont entreprises dans le but de vérifier si la résistance à l'ivermectine se produit effectivement chez certains patients ou pas. Activités cliniques 85 (-nwhinnicnno de l'ivermectine le tra i tom on t rl o l'nn nh nnêr?nc o Le Dr. K. Awadzi du Centre de Recherche sur la Chimiothérapie de I'Onchocercose (OCRC) vient de terminer deux études cliniques importantes: i) L'étude sur l'innocuité, la pharmacocinétique, l'effet microfilaricide et macrofilaricide de I'administration conjointe de I'ivermectine et de l'albendazole. Les combinaisons se sont avérées de la même efficacité que l'ivermectine utilisé seul, par rapport à leur effet contre les microfilaires. Elles n'ont présenté aucun avantage supplémentaire par rapport à celui de I'ivermectine quant à leurs JPC22.2 Page 26 effets sur I'activité reproductrice des vers femelles adultes ou sur la viabilité du ver. Les differentes combinaisons ont été bien tolérées et n'ont pas produit plus d'effets indésirables graves que I'ivermectine utilisé seul. Aucune interaction pharmacocinétique des médicaments n'a été détectée. ii) L'étude sur l'innocuité et la pharmacocinétique des combinaisons Lévamisole + ivermectine et lévamisole + albendazole: tout comme pour l'étude citée ci-dessus, aucun avantage n'a été détecté comparé à f ivermectine utilisé seul. Les résultats de ces études sont en cours de préparation pour publication. 86. La Moxidectine: La Moxidectine est un produit vétérinaire homologué (de l'American Home Products commercialisé par American Cyanamid) pour lequel I'effet sur les filarioses chez les modèles animaux expérimentaux a été intensivement étudié par des scientifiques sous l'égide de TDR. Après des consultations informelles avec American Home Products à travers sa Division de Recherche Wyeth-Ayerst, les données disponibles ont été jugées appropriées pour justifier un programme de développement du médicament. Une étude clinique chez l'homme avec des volontaires nornaux (i.e. non infectés par O. volvulus) a été initiée au Royaume Uni en vue d'évaluer l'innocuité, la tolérabilité et la pharmacocinétique de la moxidectine (étude en cours). Sur la base des résultats de cette étude (anvier 2002), la décision de poursuivre le développement clinique de ce produit comme outil de lutte contre l'onchocercose sera discutée entre la " Compagnie ", APOC, OCP, et TDR. Les coûts des études cliniques seront supportés par MACROFIL, tandis que le partenaire commercial supportera tous les coûts liés au développement pharmaceutique et à l'homologation du produit. L'objectif final qui sera poursuivi par ce prograrnme de développement est la démonstration que le traitement des individus infectés par Onchocerca avec une seule dose de moxidectine aura pour conséquence l'élimination durable des microfilaires de la peau (par la mort ou la stérilisation permanente des vers adultes). Cet effet devra être réalisé avec une innocuité et une tolérabilité comparables ou meilleures à celles de I'ivermectine. 87. Wolbachia: utilisation prolongée de certains antibiotiques chimiothérapeutiques potentiels contre les filarioses : comme agents i) Doxltcycline: Une étude récente de l'Institut Bernhard Nocht de Médecine Tropicale de Hambourg en Allemagne, a montré que I'administration de la doxycycline (en dose orale joumalière de 100 mg) pendant au moins 6 semaines à des patients infectés par Onchocerca volvulus (précédemment traités à I'ivermectine au Ghana), a eu pour conséquence l'élimination des microfilaires de la peau pendant au moins 18 mois. On suppose que cet effet est lié à I'effet antibiotique de la doxycycline stx Wolbachia, un endosymbiont des parasites filariens. En se basant sur cette observation clinique, plusieurs propositions de recherche clinique visant un examen plus approfondi de l'effet de cet antibiotique chez des patients onchocerquiens ont été soumises à TDR. Après un examen critique de ces propositions, il a été décidé de ne pas approuver d'autres études cliniques sur la doxycycline, principalement parce qu'il n'y a aucune indication que des périodes plus courtes de traitement seraient efficaces ou que des doses plus élevées seraient plus efficaces. Par ailleurs, même si elle s'avérait efhcace, I'utilisation prolongée de la doxycycline est considérée comme étant non compatible avec les besoins et les limitations imposés par la nature des programmes de lutte contre I'onchocercose. La contre-indication de I'utilisation de ce produit en début de grossesse imposerait I'exclusion ou la l'éviction de toute grossesse pendant la durée du traitement (6 semaines). En raison d'une semblable contre-indication chez les enfants, ceux-ci seraient également exclus de I'avantage thérapeutique du produit. En outre, I'utilisation prolongée de la doxycycline pourrait déclencher une sélection pour la résistance à ce médicament chez certains micro-organismes extrêmement dangereux pour la vie. Par contre, il a été admis que la doxycycline pourrait être envisagée pour la prise en charge spécifique de certains patients onchocerquiens ou JPC22.2 Page 27 dans certaines communautés particulières. Sur la base de ces discussions, il a été reconnu que LYolbachia représentait une cible appropriée et il a été recommandé que le groupe de découverte des médicaments de TDR entreprenne les études appropriées en vue d'identifier des médicaments appropriés contre Wolbachia (voir ci-dessous). ii) Rifampicine: Des observations expérimentales chez les animaux ont montré que la rifampicine, un médicament généralement utilisé pour le traitement de la tuberculose et également comme agent antirickettsien, est efficace contre llolbachia. Pour mieux valider 'tlolbachia comme cible pour le traitement des filarioses, il a été initié une étude clinique chez l'homme visant à évaluer I'infection par Brugia malayi chez des patients atteints de tuberculose (TB) pulmonaire et qui sont actuellement inclus dans le programme de Traitement à Observation Directe - courte durée (DOTS). Ces patients reçoivent de la rifampicine pendant une période de six mois. Une étude de cas des patients arrivant pour le traitement de la TB à I'Unité de Tuberculose au sein du T.D.Medical College Hospital (Départements de Médecine Interne, Maladies Thoraciques et Tuberculose, Pédiatrie, ainsi qu'au Centre de Tuberculose de District), en collaboration avec I'Unité de Chimiothérapie des Filarioses à Allepey, en Inde, a été initiée. Les patients subissent des tests de dépistage de microfilaires (examen de sang noctume) avant de recevoir le DOTS (y compris la rifampicine) et ceux qui ont des microfilaires dus à I'infection par Brugia malayi seront revus à des intervalles de deux, quatre et six mois. L'étude évaluera I'efficacité à long terme (réduction du nombre de microfilaires dans le sang) d'une thérapie contenant la rifampicine sans interférer avec le traitement de la TB. 88. Éndes chez l'homme de la pharmacocinétique. de l'innocuité et de l'efrcacité des alb en daz o I e * ivermec tine/D E C le traitement de la Des études cliniques pertinentes pour le programme mondial d'élimination de la LF et son intégration dans les programmes de lutte contre l'onchocercose ont été lancées et sont en cours d'exécution. Elles ont trait aux combinaisons suivantes: i) Albendazole * ivermectine: étude d'innocuité et d'efficacité dans le traitement de la FL et des helminthiases intestinales dans l'île de Pemba (Dr. M. Dahoma). 1000 sujets y compris des patients atteints de FL. La phase de traitement de cette étude est achevée. Actuellement les patients sont suivis en vue de l'appréciation de I'efficacité et de l'innocuité du traitement. La fin de l'étude est prévue pour décembre 2001. ii) Albendazole + DEC: pharmacocinétique, étude d'innocuité (Dr. K. Shenoy) Cette étude a démontré qu'il n'y a aucune interaction pharmacocinétique entre I'albendazole et la DEC. iii) Albendazole-t DEC: innocuité, efficacité et PK (Dr. N. Kshirsagar) 1400 Sujets d'une région endémique de la FL en Inde ont été traités; les résultats de l'étude seront disponibles en décembre 2001. 89. Étude clinique en vue d'évaluer des individus provenant de certaines zones choisies de l'aire de I'OCP ayant des charges microfilariennes cutanées non conformes aux résultats attendus après des traitements répétés à I'ivermectine : 90. L'analyse épidémiologique et entomologique des données disponibles à I'OCP a mis en évidence le fait que quelques individus des régions de Bui-Volta Noire et Pru (Ghana), bien qu'ayant été traités à I'ivermectine 9 fois ou plus, avaient toujours des charges microfilariennes cutanées supérieures à celles normalement attendues après autant de traitements (i.e.10 microfilaires/biopsie ou plus). Après des consultations entre I'OCP, I'OCRC, le programme national de lutte contre I'onchocercose du Ghana, TDR et des experts de I'Institut Noguchi pour la Recherche Médicale au Ghana, il a été décidé d'étudier ces individus. Sous une stricte surveillance JPC22.2 Page 28 clinique (à l'OCRC), ces individus ont été traités avec la dose normale d'ivermectine recommandée. Afin de vérifier si le médicament avait été correctement absorbé et métabolisé, les niveaux du médicament contenus dans le sang ont été mesurés. En outre I'effet du médicament sur les parasites a également été déterminé par la quantification des microfilaires contenus dans la peau avant et après le traitement, ainsi que par la quantification et l'évaluation de la survie des microfilaires chez des simulies. Par ailleurs un examen ophtalmologique, des examens ultrasonographiques et histopathologiques des nodules seront effectués en vue de déterminer la vitalité et la fertilité des vers adultes. Les parasites isolés chez ces patients seront examinés par l'équipe de biologistes moléculaires qui rechercheront les changements survenus au niveau des principaux gènes. L'étude a été lancée en avril2001 et les résultats sont attendus pour juillet 2002. Activités de recherche pré-clinique Outil de détection de la résistance à l'ivermectine 91. L'objectif de ce projet est de développer un test basé sur le PCR en vue de détecter la résistance à l'ivermectine par l'évaluation des variations dans les fréquences des allèles aux locus pouvant servir de marqueurs de la résistance à l'ivermectine chez O.volvulus. Deux équipes de recherche collaborent dans cette étude, une en Afrique de l'Ouest pour le travail de terrain (voir le travail clinique mentionné ci-dessus) et une équipe internationale pour le travail de laboratoire. Durant la première année du projet, I'identification des gènes candidats associés à la résistance à l'ivermectine chez Haemonchus contortus et C. elegans a été achevée. 92. Durant la deuxième année (année du présent rapport), des gènes candidats de O. volvulus prélevés sur du matériel génétique de microfilaires adultes provenant de zones "non choisies" (i.e. des zones non traitées à I'ivermectine) et de zones exposées à l'ivermectine ont été examinés pour un éventuel polymorphisme. Une "analyse d'association" de certains marqueurs choisis parmi ces échantillons a été effectuée. Par ailleurs une méthode de préparation de I'ADN compatible avec la méthode actuelle de collecte d'échantillons pendant les activités routinières de terrain (biopsie cutanée ou capture de simulies) a été mise au point en collaboration avec l'équipe du laboratoire de I'OCP à Ouagadougou. 93. Pendant la troisième année (2002),les gènes manifestant un polymorphisme seront évalués en vue de développer un test de PCR pour la détection de la présence d'allèles plus fréquents dans quelques zones sous ivermectine choisies. A la fin de la troisième année, un test de PCR comme "preuve du concept" en vue de détecter les changements au niveau des allèles des gènes candidats chez O. volvulus sera achevé. 94. Malheureusement, ce projet a été mis en veilleuse parce que les négociations avec une société allemande en vue du développement d'un produit standardisé basé sur une technologie d'administration des médicaments par voie percutanée n'ont pas progressé comme prévu. Des entretiens directs récents entre le Dr. B. Liese et la Direction de la société concernée ont ramené les partenaires potentiels à la table de négociation et les activités de R&D pour la production d'un prototype ont débuté. I Optimisation du test de pansement à la DEC JPC22.2 Page 29 Activités de découverte des médicaments Inhibiteurs spéciliques des sytthétases atninpacvl l&lÿLfr.larjennes et de Wolbachia 95. La conception à base structurelle des médicaments a révolutionné le développement de la nouvelle thérapeutique des infections microbiennes, du VIH et du cancer. Cette approche offre une occasion unique de collaboration à partir d'une université dirigée par le Dr. Michael Kron (de l'Université d'Etat du Michigan) pour la conception et l'expérimentation d'inhibiteurs d'une enzyme des parasites filariens connue sous le nom de synthétase d'aminoacyl-tRNA (AARS). Cette enzpe est une nouvelle cible moléculaire validée pour la découverte de médicaments contre les infections microbiennes, reconnue par ceux qui dans I'industrie pharmaceutique sont responsables du développement de nouveaux médicaments antibactériens et antifongiques. L'équipe utilise quatre nouvelles technologies pour identifier des inhibiteurs d'une AARS du parasite humain: o Production d'une eîzyme recombinée et purification à grande échelle. Les enzymes se sont révélées suffisamment stables pour être utilisées dans des formats robotiques de "criblage à grand débit", dans lesquels I'inhibition des enzymes est mesurée après leur exposition à chacun de milliers de différents inhibiteurs chimiques potentiels. o Utilisation d'une méthodologie de conception des médicaments appelée SLIDE (criblage pour Ligands avec arrimage efficacement induit,) développée à I'Université d'Etat du Michigan et précédemment appliquée seulement dans I'industrie pharmaceutique du secteur privé. Cette méthode effectue le criblage sur ordinateur de bases de données chimiques et prédit le meilleur candidat inhibiteur d'enzyme par des essais "d'arrimage" de ceux-ci à la structure à trois dimensions de la cible protéique. o Etablissement réussi de la structure atomique à trois dimensions d'une AARS filarienne, en collaboration avec le Dr. Stephen Cusack, Directeur du Laboratoire Européen de Biologie Moléculaire de Grenoble Outstation, groupe de cristallographie. C'est la première fois qu'une telle structure d'enzyme a été établie. o Collaboration avec des chimistes de synthèses organiques engagés dans la conception de médicaments (Oslo, Norvège et Christchurch, Nouvelle-Zélande), ce qui donne I'occasion de synthétiser et d'optimiser les "échafaudages" moléculaires identifiés par d'autres méthodes. Des composés synthétisés ou naturels identifiés par différentes méthodes de criblage sont testés à nouveau in vitro afin de voir s'ils inhibent I'enzyme recombinée ot in vivo afin de vérifier leur activité contre des vers adultes maintenus en culture. Ces étapes fournissent une rétro- information permettant d'affiner chaque phase du cycle de conception de I'inhibiteur. 96. Environ 100.000 inhibiteurs potentiels de I'enzyme filarienne ont été analysés, et nous nous sommes assurés les méthodes nécessaires pour continuer à analyser jusqu'à 400.000 inhibiteurs de plus. La recherche a identifié 17 nouvelles structures chimiques (produits synthétiques et naturels) qui inhibent la AARS du parasite, comme composés antifilariens prometteurs pour une étude plus approfondie. La mise en æuvre réussie de notre stratégie de découverte des médicaments a attiré I'attention d'une compagnie pharmaceutique internationale, Basilea Inc. (la compagnie anti- infectieuse dérivée de Roche), qui a promis son futur soutien en foumissant des conseils médicaux en matière de chimie ainsi que I'accès à sa collection privée de bibliothèques de nouveaux produits chimiques. 97. De même, afin de trouver des composés prometteurs capables de tuer Wolbachia, l'équipe a cloné et est en train d'extraire une AARS très unique de Wolbachia vivant dans les parasites femelles adultes de Brugia malayi. Après purification de cette eîzyme,la stratégie décrite ci-dessus sera suivie: détermination de la structure de I'AARS de Wolbachia, utilisation de la méthode SLIDE et criblage à grand débit. , À JPC22.2 Page 30 98. Ainsi, par un choix rigoureux d'une équipe de recherche interdisciplinaire et multinationale, d'une cible moléculaire unique et I'incorporation de nouvelles technologies de grand intérêt pour les objectifs du secteur privé en matière de "découverte rentable de médicaments contre la maladie", nous progressons à grands pas vers le développement rationalisé des médicaments anti-filariens et anti-Ilolbachia. sur le entier in 99. Des substances obtenues des bibliothèques chimiques disponibles ainsi que des substances spécifiques (antibiotiques) sont examinées dans le laboratoire de S. Townson. Les composés sont d'abord examinés in vitro dans un essai de 5 jours contre Onchocerca gutturosa mâle. Cela a permis d'identifier 5 antibiotiques (rifampicine, minocycline, doxycycline, clofazamine et ethambutol) ayant une activité significative contre Onchocerca. Les composés actifs sont ensuite testés in vivo contre des microfilaires d'On chocerca chez des souris et contre des macrofilaires de Brugia pahangi transplantés dans des jirds. Les composés positifs sont encore évalués contre Brugia pahangi chez le chien. 100. Bien qu'un grand nombre de médicaments connus de la médecine vétérinaire dans le domaine anti-helmintique aient été examiné chez les modèles ci-dessus cités, aucun nouveau produit prometteur n'a été identifié. L'on suppose qu'étant donné que les médicaments pertinents actuellement utilisés pour la prise en charge des parasitoses animales sont menacés par la résistance, les compagnies de découverte des médicaments orientées vers " le profit " doivent avoir plusieurs nouveaux composés dans leur "portefeuille de projets". Malheureusement, en raison de la valeur marchande potentiellement élevée de ces composés, ceux-ci ne sont pas mis à disposition pour évaluation contre les parasites humains. Gestion du projet 101. Les activités de MACROFIL sont menées dans le cadre opérationnel de la Division Recherche et Développement des Produits de TDR. Le groupe de Recherche pour la Découverte des Médicaments s'occupe des activités ayant trait au criblage et à la découverte de nouvelles cibles. L'évaluation des progrès accomplis et les décisions concemant la validité scientifique des découvertes sont gérées par un comité de pilotage composé d'experts dans le domaine de la découverte des médicaments. Les activités cliniques et le développement des produits sont exécutées par les Equipes de Développement des Produits, qui sont évaluées par le comité de Recherche et Développement de TDR PRD. 102. Durant la période concernée par le présent rapport, le projet a fonctionné avec un budget de US$ 1,71 m. Ce montant représente une réduction de US$ 390,000 par rapport au budget des années précédentes. Cette réduction est reflétée dans la diminution significative des activités de découverte des médicaments. Etant donné que les produits de Filarioses R&D entrent dans leur dernière phase de développement, l'on s'attend à ce que les besoins budgétaires augmentent considérablement. Avec la clôture prévue de I'OCP à la fin de 2002 et l'incertitude quant au financement futur, il est difficile de planifier et d'établir un ordre de priorité des activités de R&D à long terme. I -- aJPC22.2 Page 3 1 ADMINISTRATION ET SERVICES DE SOUTIEN Objectifs, organisation et fonctionnement des services 103. L'unité d'administration et de finances a pour rôle de soutenir les activités des unités opérationnelles, techniques et scientifiques de I'OCP. Elle gère l'infrastructure du Programme ainsi que ses ressources humaines, financières, et matérielles en respectant les disponibilités financières. Elle a aussi en charge la gestion de la traduction et de l'organisation des réunions statutaires. Elle offre les services en matière d'achats, de finances, de gestion de personnel, de transports et communications ainsi que d'administration générale. Durant la période considérée, l'unité a notamment apporté son appui à la réalisation des objectifs suivants : i) Formation à l'utilisation des logiciels Word, Excel et PowerPoint ainsi qu'à la pratique d'Internet et du courrier électronique pour les assistants administratifs et secrétaires de I'OCP. ii) Formation chez Philips en Hollande d'un technicien radio pour l'utilisation et la maintenance du matériel d'interprétation de l'OCP. iii) Poursuite de la campagne de sensibilisation et de recyclage sur la sécurité routière des chauffeurs du Programme contribuant à maintenir un taux faible d'accidents de circulation. Coûts administratifs 104. Les coûts administratifs du Programme sont définis comme ceux ayant trait aux postes budgétaires concernant le Bureau du Directeur, l'Administration et les Services de soutien à Ouagadougou ainsi qu'à Genève. On trouvera dans le tableau ci-après les dépenses effectuées de 1996 à 2000 dans le cadre de ces appuis ainsi que le pourcentage que ces dépenses représentent dans le budget global du Programme. Tableau 4 : Coût de l'administration du Programme de 1996 à 2000 (en US$) Categoriæ 1996 t997 1998 t9e9 2ffio Bureau du Directeur 767 t6l 763 847 879 721 688 230 609 851 Administration ot Services de soutien Ouagadougou I 842 s70 1 715 580 I 345 471 I 169 398 I 046 3t3 Services de soutien Genève 348 451 3rt 467 360 068 363 532 333 2t2 Total des coûts administratifs 2 958 182 2 790 894 2 585 266 2 221 160 I 989 376 Total des dépenses du Programme 2t 792 694 2t tt0 4s7 t7 206 221 t5 025 927 t3 860 579 o/o des coiits administratifs 13,57 o 13122 o 15,03o/o 14,,78 o/o 14,35 o/o --_ JPC22,2 Page 32 105. Notons que le taux des dépenses d'administration par rapport aux dépenses totales du Programme est passé de 14,78 o en 1999 à 14,35 o en 2000. Les dépenses d'administration en 2000 ont baissé globalement de 10,43 o par rapport à 1999. Des dispositions continuent à être prises pour contrôler les dépenses et pour, notamment en matière de personnel, ne remplacer les postes devenus vacants et les départs à la retraite, que par des contrats d'engagement spéciaux temporaires ou de courte durée, moins onéreux que les contrats OMS. Budget et finances 106. En 2000, le taux de change est passé de 653 FCFA pour 1 US$ en janvier à 758 FCFA pour 1 US$ en décembre. Le taux de change moyen pour l'année 2000 a été de 708 FCFA pour 1 US$ . Le budget de 2000 avaitété préparé sur labase d'un taux de change raisonnable de US$ 1 :550 FCFA. Par mesure de prudence, le budget 2001 a lui été préparé sur la base d'un taux de change équivalent de US$ 1 :600 FCFA. 107. Le service des finances gère 14 comptes bancaires répartis dans les 11 pays participants du Programme et en vérifie chaque mois la concordance avec les dépenses des équipes nationales et des zones d'opération est et ouest. Les normes et bonnes pratiques en matière de gestion des comptes bancaires ont été respectées cette année. 108. Comme par le passé, le service du Budget et Finances a pris en charge les opérations comptables du programme APOC en ce qui concerne tous les paiements, les transferts de fonds pour les différents projets dans les 19 pays du Programme, les enregistrements comptables des données ainsi que le suivi de l'exécution du budget. 109. Le service continue de bénéficier de l'appui du siège en matière de maintenance et de fonctionnement du nouveau système informatisé ROAFI. La mise à jour de la banque des données comptables se fait par le personnel OCP à Ouagadougou. Personnel 110. Le service du Personnel a continué à apporter son assistance et son expertise aux deux programmes OCP et APOC dans les recrutements, principalement APOC, ainsi que les renouvellements de contrats des temporaires (secrétaires, assistants et chauffeurs) pour couvrir les périodes de grande activité. 1 1 1. Etant donnée la fin prochaine du programme OCP, le service a commencé à mettre en place les dispositions pour faciliter le désengagement progressif du personnel. Une importante activité est déployée pour aider le personnel à franchir, le moment venu, le cap de la fermeture du Programme. Approvisionnements et services ll2. Ce service gère tous les achats de biens et services du Programme, s'occupe de la gestion des stocks des projets ainsi que de la liquidation des articles obsolètes ou devenus excédentaires aux besoins du Programme. Il contrôle par ailleurs les services de gestion des bureaux, des voyages par avion et des visas, de la réception et de la distribution du courrier, du fax et du téléphone. Il supervise également les services de la sécurité et du nettoyage fournis par des entreprises extérieures. C .*. aa JPC22.2 Page 33 113. Un grand nombre de réunions se sont tenues dans la salle de conférence de I'OCP cette année encore. Le Service a apporté sa contribution et l'appui logistique et administratif nécessaires à la bonne tenue de ces réunions. Il a géré sur le plan technique le remplacement de toute l'installation d'interprétation devenue obsolète. ll4. Le Service des achats a effectué, pour les deux programmes OCP et APOC, 710 ordres d'achat pour 881 articles localement achetés pendant la période considérée pour un montant total de US$ 1.257.832 . De même, 196 ordres d'achat d'un montant de US$ 3.924.762 ont été traités par la division centrale des achats de I'OMS à Genève. Transport et communications 115. Ce service est chargé, sur l'ensemble de la zone du Programme, de la gestion du parc automobile qui comporte encore 218 véhicules, du réseau de télécommunications composé de 45 stations de radios/téléscripteurs, de 5 magasins de pièces de rechange ainsi que de 5 cuves de carburant d'une capacité totale de près de 60.000 litres. 116. La politique de réduction de la flotte s'effectue au fur et à mesure que les activités de lutte antivectorielle diminuent et que les pays prennent en charge la responsabilité de la détection et de la lutte contre l'onchocercose. 117. Composéde81 oÂdevéhiculestoutterrain, leparc aétéopérationnel à90%.Les3/+des véhicules ont été mis à la disposition des équipes nationales pour les activités VCU et PET. Suite à la réforme de 35 véhicules éprouvés et à la cession de 2 véhicules aux pays participants, la flotte a été réduite de près de 14,5 oÂpar rapport à l'année précédente. I 18. Le service a géré les stocks du magasin central de Ouagadougou qui compte plus de 30.000 articles differents et qui approvisionne les autres centres régionaux en pièces détachées. Ces stocks ont permis d'éviter un grand nombre d'immobilisations de véhicules. Les achats dans ce secteur sont actuellement gelés et un assainissement des stocks excédentaires est entrepris en vue de la fin du programme. 119. En matière de télécommunications, et à l'exclusion de la Guinée-Bissau, toutes les capitales des pays du Programme sont équipées de radio, amenant ainsi le réseau à 45 stations ACTIVITES DE LIAISON, D'INFORMATION ET DE VALORISATION 120. L'awrée 2001 est l'avant dernière d'une vie longue et très active de I'OCP. Depuis vingt sept ans, I'OCP à su bâtir et consolider des relations de coopération et de partenariat aussi divers que fructueux. Il a tissé une solidarité solide et dynamique, développé un savoir-faire vaste et riche au contact du terrain et de plusieurs experts à travers le monde.. Il a réussi à porter très haut le flambeau et la voix des plus faibles, des plus pauvres et enfin, des victimes de l'onchocercose. l2l. Il a développé des canaux de communication qui ont largement facilité ses activités, son expertise et ses contacts avec les bases opérationnels, les pays participants et différents experts et institutions à travers le monde. Il a su générer une collaboration solide avec les pays concernés par la lutte et créé une dynamique opérationnelle pour la réalisation d'un transfert adéquat et sauvegarder les acquis du Programme après l'échéance de décembre 2002. a t JPC22.2 Page 34 122. La conjonction positive des efforts a permis à toutes les parties prenantes de participer et de renforcer les initiatives et les opérations menées par I'OCP et le Programme Africain de Lutte contre l'Onchocercose (APOC). Partenariat avec les Pays Participants 123. Le Groupe Ecologique et les hydrobiologistes des 11 Pays participants de I'OCP ont eu cette année leur rencontre statutaire annuelle à Accia, au Ghana du 05 au 09 mars 2001 . Cette 22è^" session du Groupe écologique a mis un accent particulier sur le « West African Freshwater Biodiversity Conservation and Ecosystem Management Project » (WAIEM). Ce projet qui sera financé par le Fonds de l'Environnement Mondial (FEM) contribuera à améliorer la qualité de la vie des populations rurales, anciennement victimes de la cécité des rivières. 124. Le Dr Boakye A. Boatin, Directeur de I'OCP, a visité la zone Est du Programme recouvrant le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Niger et le Togo du 20 au 25 Février 2001. A quelques mois de la fin du Programme OCP, le Directeur a initié cette tournée afin de s'entretenir avec les autorités nationales, les sensibiliser le besoin de pérennisation des acquis du Programme et encourager le personnel des pays qui sera chargé de la mise en ceuvre des activités à l'échéance de I'OCP en2002.Il a entamé une visite similaire dans les pays de laZone Ouest du Programme, plus tard au cours de l'année. 125. La réunion annuelle des zones opérationnelles a regroupé dt 22 au 26 octobre 2001, à Bobo- Dioulasso au Burkina Faso, tous les coordonnateurs, les entomologistes nationaux des 1l pays participants et les responsables techniques de I'OCP. Cette réunion a permis de passer en revue les problèmes cruciaux du Programme et envisagé des perspectives. Différentes réunions ont antérieurement regroupé les coordonnateurs nationaux à Ouagadougou dans le même but au cours de l'année. OCP et APOC et les structures statutaires 126. Du 18 au 19 janvier 2OOl,le Directeur de I'OCP a pris part à lag2è^" session du Comité des Agences Parrainantes à Washington aux USA. Il a ensuite participé du 31 mars au 1" avril 2001 à la 93è'' session à Paris., au 94"'" à Genève et au 95"'" à Rome. Du 07 au 09 mars, s'est tenue à Ouagadougou, la 17''' rencontre d'APOC avec les ONGD. Le Comité Technique Consultatif d'APOC s'est tenu le même mois du 12 Vu 16, toujours à Ouagadougou. Du 04 au 08 juin 2001 s'est déroulé au Siège du Programme la 22''" session du Comité Consultatif des Experts. Collaboration avec les donateurs 127. Le Directeur de I'OCP a représenté de façon régulière le Programme aux réunions du Comité des Agences Parrainantes avec les Donateurs en vue de garantir l'acquisition des fonds nécessaires à la bonne exécution des activités du Programme. Collaboration avec la Compagnie Evergreen Helicopter 128. Le 02 mai 2001, s'est tenue une rencontre de concertation entre les responsables de I'OCP et ceux d'Evergreen. L'an 2001 étant I'avant-demière année de I'OCP, cette rencontre a une valeur stratégique pour les deux (2) partenaires dans leur lutte contre l'onchocercose. I , t ) À aJPC22.2 Page 35 OCP-APOC et les milieux scientifiques 129. La participation active de I'OCP aux rencontres scientifiques procède d'une volonté de communication et de collaboration dynamique avec les scientifiques d'horizons divers à travers le monde. Ainsi le Directeur de I'OCP a pris part durant la période couverte par ce rapport à plusieurs rencontres de haut niveau dont la réunion du Comité des Experts de Mectizan à Atlanta aux Etats- Unis du 13 au 17 janvier 200l,la réunion des Hydrobiologistes et la 22" " session du Groupe Ecologique du 03 au 10 mars 2001 et celle sur la résistance à I'ivermectine du 25 au28 avil2001 à Accra au Ghana. L'OMS et I'OCP ont cosponsorisé une conférence sur la Filariose Lymphatique et l'Onchocercose qui s'est tenue à Hambourg en Allemagne du 18 au22 Septembre 2001. Communication avec le grand public 130. Dt 12 au 14 avril 2001, le service de I'OCP chargé de la Communication a pris part à un atelier organisé à l'intention des Chargés de Communication des Agences des Nations Unies basées au Burkina Faso. Cet atelier avait pour objectif de mieux préparer les Communicateurs aux nouvelles sciences de l'information et de la Communication (SIC) afin qu'ils puissent apporter un meilleur soutien à I'IINDAF (United Nations Development Assistance Framework) et assurer la promotion des activités du Système des Nations Unies. 131. L'OCP a produit cette année des communiqués et des dossiers de presse, des articles de sensibilisation du grand public sur la lutte contre l'onchocercose dans les journaux locaux. Des cassettes vidéo et des photos sur les activités de I'OCP sont réalisées en vue de pérenniser les actions du Programme et documenter le processus de son évolution. 132. Les Programmes OCP, APOC et le Centre de Surveillance Pluripathologique en création ont fait l'objet d'émissions télévisées dans la rubrique CANAL ONU. 133. L'OCP et I'APOC ont été honorés le jeudi 1"' mars 2001 par la visite de son Excellence Ministre de la Santé du Burkina Faso, Monsieur Pierre Tapsoba avec qui le personnel a eu des échanges fructueux. Travaux de valorisation et de promotion 134. Comme toujours, I'OCP a pris une part très active aux activités de différentes sous- commissions des Agences des Nations Unies présentes au Burkina Faso : celles portant sur l'administration, les urgences, la communication, la gestion des programmes, le VIH-SIDA, l'association du personnel. 135. L'OCP a organisé et entretenu des contacts très utiles avec les Médias nationaux et internationaux, les correspondants de presse nationaux et internationaux, Fréquence et CANAL ONU, les autorités politiques et les représentants des Agences des Nations Unies et des Institutions Internationales. Cette année quatre (4) numéros d'Oncho News ont été produits et concernent entre autres les travaux du Comité Conjoint des Experts (EAC) et le Comité des Agences Parrainantes (CSA) de 2001. 136. En communication interne, la cellule de sensibilisation et d'Appui de l'OCP (CESAP) a continué l'information et la mobilisation du personnel dans la perspective de la fermeture du Programme en décembre 2002. Avec les efforts et l'appui de la Direction de I'OCP et du Groupe de Travail spécialement créé par le Directeur Régional de l'OMS/Afro pour l'étude des questions I i a ---r. ) JPC22.2 Page 36 inhérentes à la fermeture de I'OCP, on note une plus grande sérénité au sein du personnel par rapport au problème de la fin prochaine du Programme. Le fonds documentaire 137. Les documents techniques et archives du Programme font l'objet actuellement d'un important projet démarré en septembre 1999. Ce projet vise le stockage des données collectées par le Programme au cours des 28 ans d'activités sur un support électronique approprié, garantissant leur conservation, leur classement, un accès et une consultation rapide. 138. Dans ce cadre, des missions de nettoyage documentaire, de réorganisation et de traitement des archives ont été effectuées dans les bases opérationnelles (Kara, Parakou, Hohoe) en novembre 2000 et à Odienné en février et août-septembre 2001. 139. En mars, un informaticien de la bibliothèque du Siège de l'OMS/Genève est venu à Ouagadougou assurer une formation au personnel du Centre de documentation sur le logiciel BiblioMaker pour l'enregistrement des données bibliographiques et le logiciel Pixview pour le scannage. Suite à cette formation, plus de 1672 doatments, soit 25 080 pages ont été scannées. Grâce à l'utilisation du système BiblioMaker 300 documents ont déjà été enregistrés. 140. Pendant la période couverte par le présent rapport, le Centre a connu une fréquentation intense des utilisateurs externes. Il a enregistré 602 utilisateurs externes réguliers comprenant surtout des étudiants et des élèves des écoles de santé, des médecins, des experts et consultants d'organismes et institutions divers de recherches médicales. I1 a effectué 320 prêts à domicile et distribué 25 029 documents (articles scientifiques, dépliants OCP et APOC, documents sur le Labo ADN, sur le Centre de documentation, des brochures OCP et APOC, des posters). Le Centre a également distribué à des partenaires 20 cassettes vidéo dont le documentaire « Les yeux de l'Espoir ». Des unités documentaires basées à Ouagadougou ont reçu plus de 600 publications de I'OMS et du Programme OCP. l4l. En vue de la sensibilisation du public sur la de lutte contre l'onchocercose, des projections de films ont été faites à des élèves des collèges et lycées. Le Centre de documentation a en outre participé à des expositions de documents et de photos au cours de manifestations nationales et internationales comme le Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO), tenu à Ouagadougou du 24 févier au 03 mars 2001. Relations institutionnelles 142. Comme à l'accoutumé, le Centre de documentation entretient des relations avec de nombreuses unités documentaires d'organismes de recherches installées dans le pays. Ainsi, outre le prêt inter-bibliothèque qu'il pratique, le Centre participe à l'animation de réseaux documentaires sur le plan national et interafricain. C'est le cas avec le Réseau National d'Information Sanitaire du Burkina Faso qui regroupe les Centres de documentation et Bibliothèques de la Représentation de I'OMS au Burkina, l'Ecole Nationale de Santé Publique, la Faculté des Sciences de la Santé, le Centre National de lutte contre le Paludisme, le Centre du Système Francophone d'Edition et de Diffusion (SYFED), l'Organisation de Coordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE), l'Institut de Recherche et de Développement (IRD) et I'OCP/APOC. On peut également citer la participation du Centre au projet « Index Medicus Africain )), qui est un outil documentaire de l'Association pour l'Information et les Bibliothèques de Santé en Afrique (ATBSA). t , I t t L É.- t F+.'/ .\' . -t' -, r,fl -tr: ij I \ I I I É I ?I! J World Health Organisation Organisation Mondiale de la Santé Onchocerciasis Control Programme in West Africa Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest Ouagadougou - Burkina Faso Téléphone : (226) 34 2s 53 / 5s/ 60 Télex . 524r BF Fax , (zza) s+ sB 7 5 E-mail : nanaa@.oncho.oms.bf T ! ,. , { t a I \

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения