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Dracunculiasis = Dracunculose

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Dracunculiasis C am ero o n . Dracunculiasis has probably afflicted villagers in the drier regions of the country for centuries, b u t the first scientific report of the disease in Cameroon was not pub­ lished until 1979. Transm ission of dracunculiasis occurs during the rainy season, usually from M ardi or April until O ctober. D uring this season, villagers seek convenient water for drinking horn tem porary, stagnant ponds and shallow wells. T he water in these locations is often turbid w ith or­ ganic m atter and contains many copepods, small arthropods that are the interm ediate hosts in the disease cycle. Villagers are infected when they swallow vector copepods with drinking-water. In the early 1980s, transm ission of dracunculiasis was suspected to occur in many widely dispersed locations in the country. T he publication in 1979 th at first docum ented the disease in Cameroon indicated a high prevalence among villagers who lived in the M andata M ountains in Extreme N orth Province. In 1983, a consultant from the University o f Bordeaux worked w ith the M inistry of H ealth (M OH) to define the extent of the affected area in the M andata M ountains preparatory to initiating a programme to control the disease. A t the tim e, there were official reports of cases from many locations in the country, b u t these data reflected passive reporting of unconfirm ed cases. In 1984, the M OH attem pted to better docum ent the extent of the endemic area and dracunculiasis was made a reportable disease. Q uestionnaires were sent to provincial and d istria health officials to inquire about the presence of dracunculiasis. All unanswered questionnaires were follo­ wed up by telegram requests. T he survey reconfirmed dra­ cunculiasis m Mayo Sava D istria, but yielded little specific inform ation regarding the occurrence of cases in other areas of the country. Investigation of available inform ation in 1986 suggested that the passive reports indicating wides­ pread dracunculiasis in the country were largely spurious. In fact, confirmed cases appeared to be lim ited to 2 foci, one focus containing fewer than 30 villages in the M andara

Dracunculose C am ero u n . Si la dracunculose sévit probablem ent depuis des siècles parm i les populations rurales des régions les plus sèches du pays, le prem ier rapport scientifique concernant la présence de cette maladie au Cameroun ria été publié qu'en 1979. La transm ission de la dracunculose se produit pendant la saison des pluies, habi­ tuellem ent de mars ou avril à oaobre. D urant cette période, les vil­ lageois puisent leur eau de boisson dans des m ares tem poraires et stagnantes et dans des puits peu profonds. A ces points, l'eau est souvent rendue trouble par la présence de m atières organiques et elle contient de nom breux copépodes, petits arthropodes qui sont les hôtes interm édiaires dans le cycle infectieux. L'infection survient lorsque ces copépodes veaeurs sont ingérés avec l'eau de boisson. Au début des années 80, on pensait que la transm ission de la dracunculose se produisait dans de nom breuses contrées du pays fort éloignées les unes des autres. Dans le rapport paru en 1979, il était indiqué qu'une forte prévalence régnait parm i les habitants des villages situés dans les m onts M andara, dans la province de l'Extrême-Nord. En 1983, un consultant de l'Université de Bordeaux a travaillé avec le M inistère de la Santé pour délim iter l'étendue de la zone affeaée dans les m onts M andara, en prévision du programme de lutte contre la maladie qui allait être lancé. A cette époque, des rapports officiels faisaient état de cas survenus en de nom breux points du pays, mais les renseignem ents donnés pro­ venaient tous d'une notification passive de cas non confirmés. En 1984, le M inistère de la Santé a cherché à préciser davantage les limites de la zone endémique et la dracunculose est devenue maladie à déclaration obligatoire. Des questionnaires concernant la présence de dracunculose ont été adressés aux autorités sanitaires des provinces et des distrias. En cas de non-réponse, des rappels ont été envoyés par télégramme. L'enquête a reconfirm é la présence de dracunculose dans le d istria du Mayo Sava, mais elle ria guère fourni de renseignements précis sur la présence de cas dans d'autres régions du pays. D'après l'analyse des inform ations disponibles faite en 1986, il est apparu que les rapports provenant d'un dépistage passif et faisant état d'une vaste étendue de la dracunculose à travers le pays étaient largement erronés. De fait, les cas confirmés ont sem­ blé se lim iter à 2 foyers, dont un, situé dans les m onts M andara,

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M ountains of Mayo Sava D istrict, in the Extreme N orth Province, and the other focus lim ited to 1 village in N orth Province (Map 1). T he im plem entation of control measures also began in the M andata M ountains. In 1983, researchers from die University of Bordeaux, working in collaboration with die M O H , carried o ut regular treatm ent o f contam inated ponds and shallow wells in die M andata M ountains. They used tem ephos to treat w ater sources th at were suspected to be sources of infection. In 1986, the M OH requested funding from the U nited States Agency for International Developm ent (USAID) for a consultant to help determ ine the extent of dracunculiasis in die country and to develop a national Plan of Action. Following the consultation, a coordinated control effort was organized, based on the Plan o f Action. In the M andata M ountains focus, the plan called for health education and annual searches for cases in all the endemic villages, for the provision of drinking-water to villages where this was tech­ nically feasible, and for health outreach team s to visit the rest o f the affected villages regularly during the rainy season to treat w ater sources w ith temephos. A small grant from G lobal 2000 o f the C arter Presidential Center made it pos­ sible to begin the eradication activities, but as other donors -were n o t found, some of the planned activities could not be com pleted. Intervention activities continued between 1986 and 1990. By 1990, there was evidence o f transm ission in only 13 o f the m ore than 23 villages in die M ayo Sava focus that had previously been confirmed to have endemic dracuncu­ liasis. T he disease had disappeared completely from the one endemic village in N orth Province after bore-hole wells were provided. However, the annual total of reported cases of dracunculiasis in Cam eroon did not show a consistent decli­ ne during this period. Improved surveillance of cases pro­ bably accounts for the increase between 1986 and 1987.

district du Mayo Sava, province de l'Extrêm e-Nord, contenait moins de 30 villages, l'autre foyer ne com ptant qu'un seul village dans la province du N ord (Carte 1). La mise en œuvre des mesures de lutte a aussi commencé dans les m onts M andata. E n 1983, des chercheurs de l'Université de Bordeaux, travaillant en collaboration avec le M inistère de la Santé, ont appliqué un traitem ent régulier des mares et des puits peu pro­ fonds contaminés dans les m onts M andata. Us ont aussi traité au céméphos les sources d'eau suspectes. En 1986, le M inistère dé la Santé a demandé à YAgency for International Development des Etats-U nis (USAID) de financer les services d'un consultant pour l’aider à déterm iner l'étendue de la dracunculose dans le pays et pour élaborer un plan d'action national. A la suite de cette consultation, un programme de lutte coordonné a été organisé sur la base du plan d'action. D ans le foyer des m onts M andara, le plan prévoyait des mesures d'éducation pour la santé et une recherche annuelle des cas dans tous les villages endémiques, la fourniture d'eau potable aux villages où un tel approvisionnement était techniquem ent possible, et des visites régulières par les équipes de santé de la périphérie aux autres villages affectés pour traiter les sources d'eau au téméphos pendant la saison des pluies. Grâce à une petite subvention reçue de G lobal 2000, Carter Cerner, les acti­ vités d'éradication ont pu être mises en route m ais, foute d'autres donateurs, certaines des mesures prévues n'ont pas pu être menées à term e. Les interventions se sont poursuivies entre 1986 e t 1990. En 1990, l'existence d'une transm ission n'a été établie que dans 13 vil­ lages sur plus de 25 situés dans le foyer infectieux du Mayo Sava où la présence de dracunculose endémique avait été confirmée aupa­ rav an t La maladie avait entièrem ent disparu du seul village d'en­ démie situé dans la province du N ord, après que l'on y eut installé des puits forés. Toutefois, le nom bre total de cas de dracunculose déclarés chaque année au Cam eroun n'a pas accusé une dim inution régulière au cours de cette période. L'augm entation enregistrée entre 1986 et 1987 est probablem ent im putable à l'am élioration de la surveillance.

Surveillance and control activities in 1990 In 1990, the Government of Cam eroon resolved to intensify its efforts in order to reach the goal o f eliminating dracun­ culiasis by 1993. Revisions to the national Plan of Action designed to intensify the campaign were considered by the Government of Cameroon in collaboration w ith U N ICEF, USAID, T ulane University, the U nited States Peace Corps, Global 2000, and the W HO Collaborating Center for Research, Training, and Eradication o f Dracunculiasis at the Centers for Disease C ontrol (CDC) in A tlanta. T he first N ational Dracunculiasis D ay was held in M ora on 4 June 1990 to inform and mobilize all concerned governmental and political groups and to provide a forum to publicly announce the determ ination o f the G overnm ent and people o f Cam eroon to eradicate dracunculiasis by 1993. Following this celebration, the N ational Task Force for G uinea W orm Eradication requested a technical consulta­ tion from USAID to help complete the revised Plan of Action to critically review operations o f the campaign. T he resulting plan was adopted by the M O H , pending approval at the èxecutive level.

Activities de surveHoace et de latte eu 1990 E n 1990, le Gouvernem ent du Cameroun a décidé d'intensifier ses efforts pour parvenir à éliminer la dracunculose d'ici à 1993. Des révisions du plan national d'action destinées à intensifier la cam­ pagne ont été étudiées par le Gouvernem ent du Cam eroun avec la collaboration de 1UNICEF, de ÎUSAID, de lU niversité de Tulane, du Peace Corps des Etats-U nis, de Global 2000 et du Centre colla­ borateur OMS pour la form ation, la recherche et l'éradication de la dracunculose des Centers for Disease Control (CDC) d'Atlanta. La prem ière Journée nationale de la dracunculose a été organisée à M ora le 4 juin 1990 pour inform er et m obiliser tous les cercles gou­ vernem entaux et les groupements politiques intéressés et constituer une tribune de laquelle a été solennellement prodam ée la déterm i­ nation du gouvernement et du peuple camerounais d'éradiquer la dracunculose d 'id à 1993. A la suite de cette m anifestation, le Groupe national d'intervennon pour l'éradication du ver de Guinée a dem andé à l'USAID de lui fournir une consultation technique pour parachever le plan d'action révisé et procéder à l'examen cri­ tique des opérations de la campagne. Le plan ainsi mis au point a été adopté par le M inistère de la Santé dans l'attente d'une appro­ bation au niveau exécutif.

Revised Plan of Actioa T he new plan is village-based, involving m ore intensive sur­ veillance, a broader range o f intervention m ethods, and tim e-lim ited procedures to contain each new case before transm ission occurs. Its initial objective is the complete eli­ m ination of dracunculiasis transm ission in the recognized endemic villages of Mayo Sava D istrict during the 1991 transm ission season. T o attain this objective, the new pro­ gramme requires close integration of health workers and supervisors to carry out a spectrum o f interventions within a case-containm ent strategy. 1 02

Pland'actioa révisé C e nouveau plan a pour base le village, et im plique une surveillance plus intense, une gamme plus large de m éthodes d'intervention et des procédures tem poraires pour isoler chaque cas nouveau avant qu'une transm ission puisse se produire. H a pour objectif prem ier d'élim iner com plètement la transmission de la dracunculose au cours de la saison de transm ission 1991 dans les villages reconnus endémiques du district du Mayo Sava. Pour atteindre cet objectif, le nouveau programme nécessite une étroite intégration entre les agents de santé et leurs superviseurs pour l'exécution d'une série d'interventions relevant d'une stratégie d'isolem ent des cas.

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Map 1 DfaaraajSosK: «dem it area in Extreme North Province, Cameroon, and Borna State, Nigeria, 1990

Cartel Draaocolose: zone d'eadéaiidté dans la province de l'Extrême-Nord, Cameroon, et dans l'Etat de Borno, Nigeria, 1990

T he new plan includes provision for resident village health workers in each affected village with support from mobile health outreach team s. T he village health worker will m aintain a register of residents and cases. H e or she is expected to d e te a each case within 24 hours of worm emer­ gence, ensure that the patient avoids contam inating any water source, clean and bandage the wound, alert the other villagers to the case, and report the case prompdy to the health outreach team . Both the village health worker and the health outreach team will provide community health education to villagers about keeping infeaed persons away from drinking-water sources, and on the use of filters to remove copepods from drinking-water, and they will distri­ bute m onofilam ent filters for each household T he field teams will visit each o f the affeaed villages every 2 weeks to apply tem ephos to sources of drinking-water and to confirm th at all interventions have been undertaken. They will also regularly visit nearby villages where dracunculiasis has been absent to d e te a any cases th at m ight occur. Supplies o f donated tem ephos and m onofilam ent filter m aterial have already arrived in the country, w ith the assis­ tance of G lobal 2000 and U N ICEF. A house-to-house search o f the affeaed villages will be carried out at the end o f 1991 to d e te a any cases th at have n o t been registered. Searches will also be carried out in sur­ rounding areas to locate any previously un d eteaed foci of dracunculiasis. E d ito ria l N ote: T he new Plan o f Action for eradication of dracunculiasis in Cam eroon represents the second imple­ m entation o f the case-containm ent strategy th at has been 103

Le nouveau plan prévoit que des agents de santé résideront dans chacun des villages infeaés a seront appuyés par des équipes sani­ taires mobiles de la périphérie. L'agent de santé de village tiendra un registre des résidents e t des cas. Il ou elle devrait pouvoir détecter chaque cas dans les 24 heures qui suivent l'émergence du ver, s'as­ surer que le patient ne risque pas de contam iner une source d'eau quelconque, désinfecter et bander la blessure, avertir les autres vil­ lageois de l'existence du cas a le signaler rapidem ent à l'équipe sani­ taire périphérique. L'agent et l'équipe de santé périphérique dispen­ seront tous deux une éducation pour la santé aux villageois, leur enseignant qu'il faut em pêcher les personnes infectées d'entrer en contact avec des sources d'eau de boisson a leur apprenant à utiliser les filtres pour éliminer les copépodes de l'eau de boisson, et ils dis­ tribueront des filtres de gaze en fibres synthétiques à chaque famille. Les équipes de terrain se rendront toutes les 2 semaines dans chacun des villages infeaés pour tra ita au tém éphos les sources d'eau de boisson et s'assurer que toutes les interventions ont bien été mises en œuvre. En outre, elles se rendront régulièrem ent dans les villages voisins où la dracunculose ne s'est pas m anifestée pour dépister les cas qui pourraient apparaître. D es dons de tém éphos et de gaze en fibres synthétiques pour la confection des filtres ont déjà été livrés dans le pays avec l'assistance de G lobal 2000 et de l'U N ICEF. U ne enquête porte-à-porte aura lieu à la fin de 1991 dans les villages touchés pour y dépister les cas qui n'auraient pas été enre­ gistrés. D es investigations seront également menées dans les zones avoisinantes où des foyers de dracunculose auraient p u passer inaperçus. N ote d e la R édaction: Le nouveau plan d'action pour l'éradication de la dracunculose au Cam eroun consum e la deuxième application de la stratégie d'isolem ent des cas qui avait été inaugurée lors de la

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pioneered by the Pakistan campaign in 199Q.‘ T his strategy is especially appropriate for small b u t persistent foci of dracunculiasis like that in the M andara M ountains. U ntil the im plem entation of the new strategy, the effec­ tiveness of the campaign in the M andara M ountains was ham pered by difficult obstacles. T he rem ote location of the villages and the lack of resident health workers prevented the timely reports of case surveillance and lim ited the effec­ tiveness of health education as well as other attem pted inter­ ventions. Some of the affected villagers use nearby wells in Nigeria during the dry season, com plicating the transm is­ sion o f the disease. T he new eradication strategy has been designed to over­ come these obstacles mainly by the placem ent, tim ing and support of resident village health workers who will distribute monofilament filters. T he village workers will be closely m onitored and supervised on site by the mobile health outreach team s, including a few Peace Corps volunteers. The operations in northern Cam eroon will be coordinated with those of Nigeria's adjacent Bomo State. It is hoped that im plem entation of the measures described here will eliminate transm ission of dracunculiasis in Cameroon in 1991.

campagne menée au Pakistan en 1990.' La stratégie d'isolem ent des cas est particulièrem ent appropriée aux foyers de dracunculose peu étendus mais persistants comme celui qui existe dans les monts M andara. Avant la mise en œuvre de la nouvelle stratégie, la bonne marche de la campagne dans les m onts M andara était entravée par de sérieux obstacles. L'éloignement des villages et l'absence d'agents de santé y résidant en permanence em pêchaient un prom pt achem inem ent des rapports de surveillance des cas et lim itaient l'efficacité de l'édu­ cation pour la santé et des autres tentatives d'intervention. Au cours de la saison sèche, il arrive que des villageois infectés utilisent des puits situés au Nigéria voisin, ce qui complique le régime de trans­ mission de la maladie. La nouvelle stratégie d'éradication a été conçue de façon à résoudre ces difficultés, en particulier par l'affectation d'agents de santé résidant dans les villages, l'organisation de leur emploi du temps et le soutien qui leur est apporté dans leur travail. Ces agents de village distribueront les filtres de gaze en fibres synthétiques et ils seront étroitem ent surveillés et encadrés par les équipes de santé mobiles de la périphérie, auxquelles sont attachés quelques volon­ taires du Peace Corps. Les opérations conduites au nord du Cameroun seront coordonnées avec celles qui se déroulent au Nigéria, dans l'E tat de Bomo lim itrophe du Cameroun. On espère que la mise en oeuvre des mesures qui viennent d'être décrites per­ m ettra d'élim iner la transm ission de la dracunculose au Cameroun en 1991. Voir N“ 7, 1991, pp. 41-43.

1 See No 7, 1991, pp. 41-43.

(Based on: A report from the W HO Collaborating Center for Research, T raining and Eradication o f D racunculiasis, CD C, A tlanta.)

(D'après: U n rapport du Centre collaborateur pour la dracunculose [recherche, form ation et éradication], CD C, A tlanta.)

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Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения