I I I ; { I ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST GROUPE ECOLOGTQUE Quatorzième session Cotonou. l8-22 ianvier 1993 10 6 LI ocP/vcuÆrYBro/93.t1 ORIGINAL: Français SURVEILLANCE ECOLOGIQUE DE LA FAUNE ICHTYOLOGTQUE DES COURS D'EAU IVOIRIENS TRAITES AUX LARVICIDES ANTISIMULTDIENS DANS LE CADRE DE LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE (Résumé) (K. Traoré et L. Konan) I-a campagne de surveillance de l'ichtyofaune des cours d'eau ivoiriens traités s'est effectuée sous forme de pêches de contrôle réalisées à l'aide de filets maillants et d'éperviers. Au total, six séries de pêches ont été effectuées dans chacune des trois stations choisies : Niakaramandougou sur le cours supérieur du fleuve Bandama, Gansé sur le cours supérieur du fleuve Comoé et le Pont-Frontière sur la l-eraba à la frontière de la Côte d'Ivoire et du Burkina Faso. fæs paramètres pris en compte au cours de cette campagne sont au nombre de quatre : - l'évolution qualitative et quantitative du peuplement ichtyologique des cours d'eau traités ; - l'évolution temporelle de l'état d'embonpoint des spécimens des principales espèces capturées ; - les éventuelles variations de la composition du régime alimentaire des principales espèces insectivores ; - le suiü de l'évolution comparée du taux de reproduction des principales espèces. L) S'agissant de la composition du peuplement ichtyologique, les six séries de pêches ont permis de recenser à Niaka : 32 espèces dont : 22 enfévrier 1992 en mars 1992 en mai 1992 en juillet 1992 en aorit 1992 en novembre 1992. I I I 2A la station de Gansé (Comoé), 28 espèces ont été inventoriées soit : enfévrier 1992 en mars 1992 en mai 1992 en juillet L992 en aottt L992 en novembre 1992. A la station de la I-éraba,33 espèces ont été recensées soit : 2l enfévrier 1992 19 en avril 1992 9 en mai 1992 15 en juillet 1992 en septembre 1992 8 en novembre 1992. Au plan qualitatif, aucune remarque particulière ne semble s'imposer en ce sens que la plupart des principales espèces qui peuplent ces trois stations sont constamment présentes et qu'aucune mortalité massive n'a été constatée au cours de la campagne d'épandages des larvicides. Des espèces comme Oreochromis niloticus qui ne figurent pas dans nos captures, se retrouvent dans les butins des pêcheurs traditionnels à la station de Niaka. Il en est de même de Clarias anguillaris ou C. gariepinus. 2) Au plan quantitatif, l'évolution du peuplement est matérialisée par celles des prises par unités d'effort (p.u.e) obtenues à l'issue de chacune des pêches réalisées. I-es p.u.e exprimées en nombre de poissons capturées sont demeurées très faibles dans les trois stations d'autant plus que les valeurs moyennes ont varié entre 10,5 et 244 poissons par nuit de pêche pour l'ensemble des filets utilisés. Cela s'explique par le fait que s'il n'y a pas eu effectivement diminution du nombre d'espèces (comparée aux résultats des années précédentes), il y a tout de même appauwissement des stations üsitées. Si l'année dernière, l'appauwissement constaté semblait être dri à un effort de pêche plus accru à cause d'une certaine affluence des bozos dans les zones de pêches, celui de la présente campagne doit chercher son origine ailleurs. Il faut noter que d'une façon gétérale,la pluüomêtrie a étê caractérisée par son insuffisance et sa mauvaise répartition. Par ailleurs, la pêche a été très mauvaise sur l'ensemble des plans d'eau ivoiriens notamment dans les lacs de barrages comme Kossou et Buyo. Ainsi à la station de Niaka, sur le Bandama, les plus fortes valeurs ont été obtenues au mois de féwier et mai avec un ma;rimum de 168 poissons par nuit de pêche alors qu'à Gansé les p.u.e ma:rimales ont été obtenues en mai avec 244 poissons par nuit de pêche. C'est au mois de mars que les p.u.e maximales ont été obtenues à la station de la léraba avec 105 poissons capturés par nuit de pêche. t3 t7 23 15 10 3Comparées at»( résultats des années précédentes, les valeurs de p.u.e obtenues au cours de la présente campagne sont plus faibles. En effet, elles ont varié entre L0,5 et 244 poissons par nuit de pêche alors qu'au cours de la campagne 1988-1989, les p.u.e se situaient entre 100 et 400 poissons contre 50 à 200 pour la campagne 1989-1990 et 32 à290 pour la campagne 1990-1991,. Cette comparaison sommaire met en éüdence une baisse :§sez régulière d'année en année du nombre de poissons capturés au cours des "monitorings". Exprimées en poids de poissons capturés, les prises par unités d'effort (p.,r.e) cumulées ont évolué entre 299 et 9 888 grammes par nuit de pêche pour l'ensemble des filets utilisés au cours de la campagne. En 1991, les p.u.e totales ont varié entre 1 101 et 6 667 grammes contre 3 500 et 8 500 grammes en 1990. Dans l'ensemble des trois stations, les valeurs des p.u.e totales obtenues cette année semblent en baisse par rapport aux années précédentes. Dans Ia station de Niaka, les plus fortes valeurs ont été obtenues au mois de féwier avec des p.u.e totales cumulées de 9 888 grarnmes alors que la plus faible valeur (945 grammes) a été obtenue en novembre et la moyenne obtenue au cours de cette campagne a été estimée à 3 500 grammes ont été enregistrées en juillet. Dans la station de Gansé, la valeur maximale des p.u.e totales cumulées a été obtenue en mai avec 4 136 grammes alors que les valeurs minimales qui sont de l'ordre de| 217 grarnmes ont été enregistrées en juillet. A Gansé et à Pont-Iéraba, les filets de petites mailles ont fourni les meilleurs scores suivis en cela par les filets de mailles moyennes. Cela prouve que les poissons de petites tailles et les juvéniles sont encore abondants dans les stations traitées. On peut en déduire que même si d'aventure, les épandages de larvicides antisimulidiens avaient un impact sur l'ichtyofaune, on ne peut dire qu'ils ont détruit le potentiel de repeuplement du milieu. En récapitulant les p.u.e par catégories de mailles de filets, on constate que : S'agissant des p.u.e exprimées en nombre de poissons capturés, les filets de petites mailles ont fourni les meilleurs scores de captures dans la station de Niaka, car hormis les résultats du mois de février, les p.u.e des petites mailles ont toujours été supérieures à celles des autres catégories de mailles. Les grandes mailles ont fourni les plus mauvais résultats car le nombre de poissons pêchés par les filets de grandes mailles est nettement plus faible que celui des autres types de mailles. Exprimées en poids de poissons capturés, les p.u.e des filets de petites mailles ont été les plus faibles excepté le cas du mois de mars. Iæs filets de mailles moyennes ont fourni les meilleurs scores. Cela prouve que les poissons de petites tailles sont en général les plus abondants dans le captures. 4Dans la station de Gansé, les filets de petite taille ont fourni les meilleurs scores. Exprimées en poids de poissons capturés, les p.u.e fournies par les filets de mailles moyennes et par les petites mailles sont plus fortes que celles des grandes mailles. Cela prouve que les poissons de grande taille deviennent de plus en plus rares dans les prises. A la station de la léraba, ce sont les filets de petites mailles qui ont réalisé les meilleurs scores si l'on ne prend en compte que le nombre de poissons capturés. Mais s'agissant des p.u.e exprimées en poids de poissons capturés, ce sont les filets de mailles moyennes qui ont réalisé les meilleurs scores. Cela nous amène à dire que d'une façon générale, les poissons de grande taille sont de moins en moins pêchés et que les juvéniles se maintiennent tant bien que mal dans les stations traitées. En récapitulant les prises par unités d'effort (p.u.e) par espèce, on s'aperçoit qu'aucune espèce n'est véritablement prépondérante dans les captures à l'instar de ce qui se passait d'antan pour les Characidae notamment en ce qui concerne Alestes baremoze, Brycinus nurse, etc. qui étaient largement prépondérantes. En effet, tant au niveau du nombre de poissons capturés que de celui du poids des captures, les p.u.e restent à un niveau faible tout au long de l'année (tableaux l, 2, 3, 4, 5 et 6). Toutefois, Alestes baremoze demeure l'espèce la plus fréquente et la plus constante nota[lment dans les stations de Niaka même si le nombre de spécimens capturés diminuent au fur et à mesure que I'on passe de la période d'étiage à la période de crue. Cette tendance est perçue chez plusieurs autres espèces telles que Schilbe intermedius, Hydrocynus forskalii, Brycinus macrolepidotus (tableaux 1 et 4). Dans la Comoé à Gansé, Alestes baremoze, Chrisichthys marus, Chrisichthys nigrodigitatus et Petrocephalus bovei sont les espèces qui sont encore relativement abondantes mais leur niveau de capture demeure assez faible. Les captures réalisées dans la L,éraba au Pont Frontière se caractérisent par leur niveau très faible tout le long de l'année (tableaux 3 et 6). Par ailleurs, l'examen des tableaux 23,24 et25 met en évidence une nette tendance à la baisse généralisée des p.u.e par espèce dans les trois stations traitées tant et si bien qu'aucune espèce n'est significativement concernée par les captures. Autrement dit, toutes les espèces sont capturées en très faible proportion. Nous pouvons conclure que s'il est difficile d'affirmer qu'il y a disparition d'espèces dans les cours d'eau traités, on peut en revanche dire que la diminution interannuelle des p.u.e met en évidence une raréfaction progressive des poissons dans les trois stations de surveillance. Cette raréfaction semble être la résultante de la conjugaison de plusieurs facteurs qui sont : - les conditions environnementales qui deviennent au fil des ans défavorables ; - l'intensification de l'effort de pêche induit par des pêcheurs itinérants. Par ailleurs, au mois de juillet, nous avons réalisé des cycles de 24 heures dans les trois stations, pour établir une caractérisation de la chaîne trophique et les mois de nourrissage des poissons.
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Surveillance écologique de la faune ichtologique des cours d'eau ivoiriens traités aux larvicides antisimulidiens dans le cadre de la lutte contre l'onchocercose (résumé)
Открыть оригинал документа
Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.
Полный текст