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Procès-verbal de la quatrième séance, mercredi 15 septembre 1999

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WPRJRC50/SRl4 PROCES-VERBAL DE LA QUATRIEME SEANCE Hyatt Regency Ballroom, Macao Mercredi 15 sevtembre 1999 it 9hOO

PRESIDENT: Dr Jose Alardo TRONI (Macao)

TABLE DES MATlERES

I, 2,

Rapport a\UlUei sur les infections sexuellement transmissibles, l'infection it VIH et Ie SlDA ,,,,, Examen des projets de resolutions

140 150 150 150 151

2, I 2.2

Reforme dans la Region du Pacifique occidental Projet de budget programme 2002-2003 : allocations aux pays"""""",,,, """",,,,,,,,,,,,,,,,,,,, Eradication de la poliomyelite dans la Region : rapport d' activite """ " """

2,3

3, Luttc contre la tuberculose

151

- 139 -

140

COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION

I.

RAPPORT ANNUEL SUR LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES, L'INFECTION A VIH ET LE SIDA : Point II de l'ordre du jour (Document WPRlRC50!7) (suite) Le Dr SUN (Chine) note que, en raison de la propagation rapide du VIHJSIDA, la

collaboration avec ('OMS et l'ONUSIDA est tres importante.

Afin de lutter contre la maladie, il

convient d'aborder la question du lien entre Ie SIDA et l'utilisation des drogues injectables. En Chine, 40% des infections it Vlli sont associees

a l'utilisation de drogues injectables

Bien que Ie traitement

antiretroviral se soit revele tres efficace, Son cout eleve en empeche I 'utilisation

a grande echelle.

La

question de savoir comment Ie rendre abordable pose un grand probleme. En outre, l' apparition des pharmacoresistances m,cessite des recherches supplementaires. 11 souligne que les approches du

probleme des infections sexuellement transmissibles (1ST) et du VIHJSIDA devraient etre Iiees entrc elles pour rendre la prevention de ces deux maladies et la lutte contre elles plus efficaces. Le Dr NOVOTNY (Etats-Unis d' Amerique) fait observer que, meme si Ie nombre d'infections

a VIH semble se stabiliser dans certains pays, iI est d'avis, tout comme Ie representant de la Chine, que Ie risque d'une explosion de l'epidemie de VIH/SIDA est toujours present. 11 est important de s' attaquer it des questions telles que Ie renforcement de la prevention primaire et secondaire, qui peut etre determinante dans la lutte contre l' extension de la maladie, en particulier dans les pays qui ne disposent pas des res sources permettant d' acceder

a la tberapie antiretrovirale.

11 convient egalement

de renforcer la surveillance au niveau comportemental et clinique, afin de mieux comprendre et de mieux suivre l'evolution de I'infection

a Vlli.

Les pays OU l'incidence croit devraient tirer des le<;ons

des experiences d'autres pays de la Region et s'efforcer de trouver un ensemble efficace de techniques adaptees

a leur propre situation.

Si Ie developpement des therapies et des travaux de recherche pour

trouver un vaccin se poursuit, il faudrait neanmoins mettre l' accent sur les elements fondamentaux de la prevention, comme (' education, les tests volontaires ct les conseils, la prevention de la transmission perinatale et l'engagement au niveau politique. L'intervenant encourage la mise en place d'nn plan strategique national de prevention. Le Dr HONG SUN HUOT (Cambodge) decrit la situation du VIHlSIDA dans son pays, ou elle constituc un probleme de sante prioritaire. La prevalence des cas de seropositivite pour Ie VIH chez les donneurs de sang est passee de 0, I % en 1991, annee oil ils ont ete detectes pour la premiere fois,

a 3,6% en 1997.

En 1998, la prevalence de la seropositivite a ete de 3,75% chez les adultes de

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15 it 45 ans, de 2,6% chez les femmes en age de proen:er, et de 30 it 60% chez les prostitut:(e)s. Pour la meme annee, les chillies montrent qu'il y avait environ 16000 patients atteints de SIDA dans Ie pays. L'incidence croissante de la tuberculose associee au SIDA est egalement un sujet de

preoccupation. En 1993, un plan national dctaille de lutte contre Ie S IDA et les infections sexuellement transmissibles a etC elabore et la politique nationale sur Ie VlHlSIDA a ete approuvee en 1995. On s' emploie actuellement it mettre en place Ie programme "Ie prescrvatif tout Ie temps" aupres des prostitue(e)s et de leurs clients. Malgre de serieux problemes financiers, son pays a continue de lutter contre Ie probleme du VIHISIDA et des infections sexuellement transmissibles en recourant it une approche multisectorielle. On se penche sur les effets it long terme de I' epidemie, comme Ie probleme des enfants devenus orphelins it la suite du deces de leurs parents infectes. On s'efforce egalement d'ameliorer les

conditions socio-economiques qui accroissent les risques d'infection dans certaines conununautes. Les problemes transfrontieres sont traites en collaboration avec la ThaHande. M. PEHIN ABDUL AZIZ (Brunei Darussalam) indique que la prevalence du VIHlSIDA s' est stabilisee dans son pays. La grande majorite des cas notifies concernent des etrangers, Ie principal mode de transmission etant heterosexuel. Les principales mesures de lutte et de prevention sont la surveillance epidemiologique, la protection de I'approvisionnement national en sang, I'Cducation sanitaire et la sensibilisation aux problemes de sante, la demarche religieuse et la prise en charge clinique des personnes infectees ainsi que Ie soutien it ces personnes. Le traitement antiretroviral cst assure gratuitement. Bien que la pn:vention des 1ST et les soins soient importants si ron veut reduire la transmission du VIH. son pays est confronte it certains problemes lies

a la prise en

charge des cas, notanunent la

sous-notification et Ie manque d' agents de sante bien formes. C' est pourquoi des mesurcs sont prises pour anleliorer la notification des cas et recruter des medccins qualifies. Le Dr HUAN (Viet Nam) fait savoir au Comite que Ie nombre de cas de VIH notifies a continue d'augmenter chaque armee dans son pays, plus de la moitie etant attribuable it la consommation de drogues par injection intraveineuse. Le nombre des cas de SIDA et de deces a double depuis 1998, et les taux de transmission progressent chez les prostitue(e)s, les femmes encemtes et les recrues de I'armee. Le nombre de cas d'IST cst aussi en augmentation rap ide et on sait qu'i1s sont largement sous-notifies.

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Les mesures de lutte et de prevention visent les groupes a haut risque, et portent notamment sur la promotion de I'education par les pairs, l'utilisation de preservatifs et de seringues jetables et les groupes d'auto-assistance. L'approche communautaire se developpe par Ie biais d'associations, de

services de conseils et par l'education en petits groupes afin d'ameliorer l'acces it l'informatlOn. L'information du public est renforcee en se servant des medias. Grace it l'aide internationale, la therapie antiretrovirale devrait we accessible sous peu aux femmes enceintes. Le Dr MARGHEM (France) fait observer que la promotion de l'utilisation correcte, non seulement des produits derives du sang, mais egalement des substituts, est essentielle it la securite transfusionnelle. De plus, les auto-transfusions qui diminuent Ie risque de contamination, sont peu utilisees meme si elles ne demandent que des ressources limitees. L'OMS pourrait jouer un r61e plus actif it cet egard. Si l'on mettait davantage I'accent sur la securite transfusionnelle, cela permettrait de lutter contre les maladies transmises par l'utilisation du sang, ce qui semblerait preferable it une approche particuliere it chaque maladie. II convient de mettre plus fortement l'accent sur la prise en charge des cas, en proposant entre autres aux personnes infectees et it leur famille un appui psychosocial. Les associations et les groupes conununautaires contribuent beaucoup it I'acceptation sociale des personnes vivant avec Ie SIDA et leur travail doit etre encourage. existantes des soins de sante. Les cas doivent we d'abord pris en charge dans les structures Compte tenu du risque de maladies opportunistes recurrentes, des

reseaux dOlvent etre mis en place pour coordonner les soins et assurer Ie suivi it domicile en relation avec Ie soutien psychosocial et I' approvisionnement des services de sante en medicaments essentiels genenques. En ce qui concerne I'acces aux traitements antiretroviraux, la France a contribue iI creer Ie Fonds international de soJidarite therapeutique afin de reduire les inegaJites dans I 'acc':s aux traitements. Consciente des difficultes rencontrees pour permettre I'acces aces traiternents dans les pays en developpement, elle soutient la lutte contre la transmission verticale et Ie suivi de ces cas. II recommande que l'OMS fasse davantage attention it la prise en charge des personnes infectees dans la Region tout en s'inscrivant dans Ie cadre du Fonds international de soJidarite therapeutique auquel il engage tous les pays it participer.

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Dato' CHUA (Malaisie) est heureux de constater que Ie nombre de cas de VIH semble se stabiliser dans plusieurs pays de la Region. Les consommateurs de drogues injectables representent la majorite des cas dans son pays, et la transmission dans ce groupe a continue d'augmenter

a cause de

l'echange des seringues et des relations sexuelles non protegees. Ceux qui se trouvent dans des centres de readaptation ne sortent pas avant d'avoir beneficie d'un progranrme complet de conseil. Les cas sont activement depistes par Ie criblage de tous les donneurs de sang, ]' obligation du test pour les toxicomanes et I'introduction des tests de recherche du VIH dans les services de soins des 1ST. Le depistage prenatal s' est recemment generalise afin d' eviter la transmission verticale et de

fournir des donnees sur la prevalence du V1H. Environ 250 000 femmes enceintes en ant bem!ficie volontairement. Les resultats indiquent que la transmission verticale est tres faible et que Ie traitement

a l' AZT,

dispense gratuitement aux meres infectees, s'est revel'; extremement efficace pour proteger

leurs enfants. En ce qui concerne la notification des cas, il met en doute l' exactitude des chiffres fournis par certains pays. L' exactitude des donnees depend de I' ampleur de la surveillance et du depistage actif des cas. Les estimations donnees dans Ie tableau I du document WPRlRC5017 sont utiles it cet egard ; il demande dans quelle mesure ces chiffres sont exacts, acceptables et reflctent I'incidence du SIDA dans chaque pays de la Region. La discrimination envers les personnes vivant avec Ie VIH/SIDA et meme l'opposition

a la

creation de services de soins du VIH dans certaines regions sont des prob1i:mes importants dans taus les pays de la Region et constituent un obstacle a la lutle contre Ie VIR. Les mesures ooucatives destinees au public n' ont pas encore reussi infect':es combatlre. M. WARAKOHIA (nes Salomon) signale que, bien qu'on n'observe aucun cas de VIH dans son pays, l'mcidence croissante des 1ST, notamment chez les jeunes, cst une source de preoccupation. Avec I' aide du Macfarlane Burnet Centre for Medical Research, l' evaluation du VIHlSIDA dans Ie pays est en cours et eUe constitue la premiere ernpe dans la preparation d'une strategic globale de lulte contre Ie VIHISIDA.

a surmonter les

prejuges auxquels sont confrontees les personnes

De nouvelles etudes sur cet ostracisme aideront les pays Ii trouver des moyens de Ie

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COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION

Le Professeur WHITWORTH (Australie) declare que son pays est vivement interesse par la reponse apportee collectivement par la Region au VIHlSIDA et qu'il consacre ala lutte contre les 1ST et Ie VIHISIDA une part importante et croissante de son aide a l' etranger. Les ateliers regionaux ont mis en evidence Ie beso;n d' effectuer davantage de travaux de recherche dans Ie domaine social et comportemental, afin d' aider a cibler des mesures de prevention sur Ies personnes les plus exposees au risque. L'AustraIie a inelus de tels travaux de recherche dans ses strategies nationales de lulte et elle verrait avec plaisir la possibilite de parlager son experience et tirer des enseignements de projets semblables dans la Region. Notant les avantages que la cooperation authentique avec d'autres organismes actifs dans Ia prevention du VIH et la lutte pourrait presenter, elle appelle a une collaboration etroite entre Ie Bureau regional, l'ONUSlDA et d'autres partenaires travaillant aux niveaux des pays ou de la Region. Afin d' encourager cette cooperation, elle demande que les activites specifiques irnpliquant une collaboration entre Ie Bureau regional et l'ONUSlDA, avec l'identification des facteurs contribuant a des resultats positifs, soient detaillees dans Ie rapport de I'annee prochaine. Lc Dr CHERN (Singapour) indique que Ie nombre de cas declares d'infection

a VIH augmente

dans son pays, meme s'il part de tn!s bas et que les contacts heterosexuels sont Ie principal mode de transmission. II convient avec les precedents orateurs que les cas pourraient etre dans une large mesure sous-declares et partage les doutes de la Malaisie concernant I'exactitude des chiffres. 11 faut rester vigilant pour eviter que Ie VIH ne se transmette par la consommation de drogues par voie intraveineuse et par contact heterosexuel en particulier. Ce dernier est a I' origine de

l' augmentation de la transmission verticale, et l'intervenant engage les Etats Membres

a renforcer Ie

depistage du VIH chez les femmes enceintes. A Singapour, Ie depistage du VIH est partiellement pris en charge dans toutes les e1iniques publiques afin d' encourager les femmes enceintes

a passer Ie test.

Singapour a egalement cree des centres de depistage anonyme qui peuvent contribuer a rMinre la transmission dans les pays ou une discrimination est a craindre. 11 peut toutefois s' averer necessaire de divulguer certaines informations pour des raisons de sante publique. Singapour a done modifie sa

legislation, qui permet desormais de communiquer des informations concernant une personnc infectee a son epoux ou a son partenairc pour des raisons de sante ou la securite pubJiques. La loi punit

egalement Ie fait de foumir des informations erronees a une banque de sang quand on fait un don de sang ou de produits sanguins.

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Le regime de securite sociale rembourse desormais tous les medicaments antiretroviraux homologues it Singapour. Mais la clef de voute de la lutte anti-VIH dans son pays est la prevention par I'education pour la sante. Le Dr PRETRICK (Etats federes de Microncsie) dit qu'il y a peu de cas d'infection it VIH dans son pays, meme si I' on ne cannait pas la prevalence avec exactitude. Plusieurs facteurs pourraient toutefois entrainer une hausse de la prevalence: une grande partie de la population est jeune, sexuellement active et mobile; Ie tourisme se developpe ; la prevalence des 1ST est elevee. Le plan national de lutte contre Ie VIH, execute en collaboration avec l'ONUSIDA et integre aux services de soins de sante primaires existants, est axe sur la gestion des programmes, l'elaboration de la politique anti-VIH, l'information du public, Ie developpement des services de depistage et la distribution de preservatifs. On exerce une surveillance et plus de 5000 personnes ant passe Ie test en 1998, bien que les demieres techniques de depistage ne soient pas encore disponibles dans Ie pays. Le pays mene des activites d'education communautaire : ateliers, semin,nres et messages dans les medias. Pour renforcer la lutte contre Ie VIH, il aurait besoin d'un appui technique it plusieurs egards, par exemple l'assurance de la qualite, la surveillance aU

moyen de trousses de depistage,

I' obtention de preservatifs, l'Claboration de la politi que et la fonnation du personnel. Le Dr KIENENE (Kiribati) signale que son pays a I'un des taux les plus Cleves d'infection it VIH de la Region, bien que Ie taux d'IST soit relativement faible. La strategie de lutte est passee de progranunes verticaux dirigcs par Ie Ministere de la Sante it une approche sociale faisant intervenir la communaute et des organisations non gouvemementales. Kiribati apprecie Ie soutien que lui apporte l'OMS ct d'autrcs organismes comme la Communaute du Pacifique et I' Australian Agency for International Deveioppement. L'OMS devrait montrer la voie dans des domaines tels que Ie droit et l'"thique, Ie developpement des ressources humaines pour les services de conseil et les questions de politique, Ces domaines sont essentiels dans les petits pays faiblement peuples, oil il faut garantir la confidentialite. Concernant l'ec1aircissement du role et des priorites de l'ONUSIDA, il fait observer qu'a Kiribati, Ie programme est en perte de vitesse depuis que l'ONUSlDA se charge de superviser et de coordonner l'action anti-SIDA.

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Mme EARP (Nouvelle-Ze1ande) constate que Ie taux d'infection

a VIHlSIDA

s'est stabilise

dans certains pays mais qu'iI augmente dans d'autres, et elle invite instamment l'OMS soutenir ces derniers.

a continuer de

Dans son pays, Ie taux d'infection regresse grace aux efforts intenses de

prevention et de lutte deployes depuis que Ie SIDA est devenu une maladie

a declaration obligatoire.

Une serie d'approches visant des communautes ou des groupes specifiques se sont averees efficaces quand il est possible de faire passer des messages adaptes. II est essentiel d'avoir des strategies de prevention appropriees telles que methodes de surveillance active, securite transfusionnelle, integration de la prevention de l'infection

a VIH

et du

SIDA dans les programmes 1ST, soutien aux groupes d'entraide, programmes destines aux prostituees et aux consommateurs de drogue par vo;e intraveineuse, et promotion de nouveaux comportements. L'OMS doit continuer

a

chercher des solutions pour faciliter I'acces au traitement

antiretroviral afin d'eviter la transmission verticale. Elle pense comme les precedents orateurs qu'une plus grande coordination s'impose entre Ie Bureau regional et rONUSIDA pour que rappui apporte par celui-ci soit meilleur dans la Region. Le Dr T ANGI (Tonga) exprime sa preoccupation du fait que, selon les estimations, il y aura en ran 2000 un million de personnes infectees par Ie VIH dans la Region et il convient qu'une approche dynamique de la prevention du traitement s'impose. Toutefois, les mesures destinees aux jeunes, L' utilisation

comme la fourniture tTllS tot de preservatifs, doivent etre examinees soigneusement.

niguliere des preservatifs, que l' on plaide pour la protection contre l'infection a VIH, doit erre source de grands benefices pour les fabricants. II suggere de rechercher des moyens pour reorienter une partie de ces benefices vers les programmes de prevention dans la Region. Le Dr TAMARUA (Iles Cook) releve que, selon Ie rapport, les infections sexuellement transmissibles et Ie VIH sont toujours un grave probleme de sante publique dans la Region. Bien qn' aucnn cas d' infection a VIH n' ait ete notifie dans Ies Ues Cook, la population est mobile ct l' on sait que des personnes infectees voyagent dans ce pays. Une analyse de la situation du programme national de lutte contre Ie VIHlSIDA a ete entreprise avec l'assistance de Macfarlane Burnet Centre for Medical Research (Australie). U est encourageant de voir que, d'apr"s ce rapport, les mesures de sante publique et les strategies de lutte ont bien fonctionne. Toutefois, Ie cout des agents antiretroviraux est un

inconvenient important pour la plupart des pays de la RegIOn. La prevention primaire, reposant sur un changement des comportements au niveau des relations sexuelles, reste ]a mesure ayant Ie meilleur

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rapport cout-efficacite. La surveillance, la prevention, Ie lutte contre les 1ST doivent etre maintenues et la collaboration entre les Etats Membres est essenlielle. M. ROKOVADA (Fidji) declare que la collaboration pour amdiorer la surveillance des 1ST, du VIH et du SIDA, pour ameliorer I'administration des programmes, Ie recours

a la prise en charge

syndromique des cas d'IST, pour developper davantage d'intcrventions axees sur les prostituces et leurs clients et pour soutenir Ie developpement des soins destines aux patienls atteints du SIDA et d'IST est essentielle, compte tenu du laux deve d'IST curables dans la Region. II se fdicite de la disponibilite d'une therapie antiretrovirale de courte duree pour diminucr la transmission du VIH de la mere

a

['enfant et du fait qu'elle devrait se reveler abordable. L'OMS doit poursuivre ses activites de suivi et de soutien aux services de sante publique s'occupant de la prevention des 1ST et it la lutte contre ces maladies. II se joint aux intervenants precedents pour demander des informations sur les activites du groupe thematique des Nations Unies sur Ie VIH/SIDA dans la Region du Pacifique. Le rapport

interimaire du Directeur regional sur I' execution du budget pour Ie budget programme 1998-1999 (document WPRJRC50/4) indique que US $748 271 ont

ete

donnes

a I'ONUSIDA

pour

r exercice

bienna!. II demande si les pays, ou ]' on observe une transmission r6duite sont habilites it recevoir une partie de cette allocation. M. SHEM (Vanuatu) declare que, bien qu'aucun cas d'infection

a VIH au de SIDA n'ait ete Des progres ant ele etablis

notific dans son pays, cclui-ci maintient un programme de sensibilisation et de surveillance cible sur les communautes, les groupes

a haut risque et les groupes de defense d'interets.

dans I'elaboration d'une politique nationale conlre Ie VIHlSIDA, dans la collaboration avec les organisations non gouvernementales, dans Ie renforcement de la prise en charge des cas d'[ST par les agents de sante, et dans Ie deveioppemenl de programmes continuels de sensibilisation du public. Bien que Ie rapport presente au Camire decrive des programmes pour integra les services de lulte contre les 1ST it ('educallOn des prostituees, il cstime que ('attention doit egalement se toumer sur ks hornnles et les jeunes. Les pecheurs, qui pcuvent etre une source importante de transmission, constituent un autre

groupe

a cibler dans les pays comme Ie Vanuatu.

II remercie ]' OMS, Ie Gouvernement australien et Ie

Macfarlane Burnet Centre pour leur assistance continuelle. M. RETZLAFF (Samoa) signale que ses recherches sur les strategies juri diques pour combattre Ie VIH/SIDA montrent que la meilleure legislation collective dans Ie monde est celle des Philippines, qui prevoit des moyens globaux de proteger les victimes et de prevenir la propagation de

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COMITE REGIONAL. CINQUANTIEME SESSION

l'infection et de la maladie. Les methodes juridiques qui ant cours dans Ie monde consistent soit it ne ricn faire, comme dans la plupart des pays, soit it faire appeL

a La coercition,

comme it Cuba; soit it

avoir rccours it une approche collective, comme aux Philippines. La pLupart des pays procedent au coup par coup, amendant graduellement la legislation existante. Le document intituIe AIDS and the law: does protection exist for AIDS victims? (Le SIDA et la loi • la protection cxiste-t-elle pour les

victimes du SIDA ?) d6crivant Les resuhats est disponibLe pour Les representants interesses par ce sujet. L'infection it VIR est une guerre avec Ie virus pour ennemi. II est important de surmonter les prejuges qui conduisent it considerer La victime comme l'ennemi. Justice Kirby en Australie a decrit un des paradoxes de la lutte contre Ie SIDA • l'arme la plus efficace etant de changer les comportements, il est essentie! de ne pas s'aliener les victimes, mais de prendre leurs interets en consideration. L' experience de Samoa montre que les personnes atteintes, qui sont pretes it renoncer it leur droit it la confidentialite et

a parler de leur experience, plaident tres efficacemcnt en faveur des changements de

comportements. II considere qu'il existe une relation directe entre la prevalence du VIHlSIDA et Les droits des fenmles. Les pays qui respectent ces droits sont en mesure de lutter pLus efficacement contre I' epidemic que ceux qui les ignorent. Des changements positifs des habitudes, des attitudes et des

modes de vie, soutenus par une direction ferme et efficace au plus haut niveau, sont necessaires. Des ressources enormes sont requises pour trailer Les infections opportunistes chez Les personnes infectees par Le VIR et elles peuvent epuiser rapidement toutes les res sources sanitaires d'un pays. D'autres facteurs intcrviennent • "Ia fuite des cerveaux vers la tombe", c' cst-it-dire La mort des jeunes qui ant ete eduques it grands frais, et les ressources necessaires pour soccuper des orphelins laiss"s par les victimes du SIDA. M. UEDA (Palaos) fait savoir que deux cas de SIDA ant ete detectes dans son pays, taus deux importes et mortels. Les informations diffusees it La radio ant apaisc les craintes de la population. Il estime lui aussi que Ie VIH/SIDA doit etre combattu selon une approche integr"e des 1ST et qu'il faut evitcr I'ostracismc lie au VIH/SIDA. II sait gre aux Etats-Unis d'Amerique et au Secretariat de la Conununaute du Pacifique, notanmlent de l'aide qu'ils ant apporte a son pays. Lc D1RECTEUR REGIONAL, reprenant les points abordes, propose d'inclure dans son prochain rapport sur les 1ST, l'infection

a VIR

et Ie SIDA, des annexes decrivant les activit"s de

collaboration entre la Region et I'ONUSIDA ; les succes remportes par les pays de la Region dans la

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lutte contre les 1ST, l'infection a Vlli et Ie SIDA ; et les mesures legislatives prises aux Philippines, car e1les pourraient semr de cadre de base a d'autres pays. Plusieurs representants ont pose des questions sur les relations entre l'OMS ct rONUSIDA tant sur Ie plan du fmancement que des activites. Les relations ont ete difficiles au debut,

a cause

surtout du manque de coordination; e1les se sont ameliorees depuis et Ie r61e des deux organisations est devenu plus clair. Pour sa part, l'OMS s'occupe des questions de sante publique comme I'approche des 1ST en fonction des syndromes, les statistiques epidemiologiques, la formation, la distribution de preservatifs aux prostitue(e)s et voie intraveineuse

a leurs clients et les mesures visant les consommateurs de drogues par

Les autres organismes coparrainants, par exemple I'UNICEF et Ie PNUD,

s'occupent des domaines qu'ils maitrisent Ie mieux. Avant la creation de rONUSIDA. les fonds OMS destines aux programmes de lutte contre Ie VIHlSIDA etaient directement affectes aux pays. Us sont dorenavant achemines par l'intermediaire des Groupes thematiques des Nations Unies sur Ie VIHlSIDA constitues dans plus de dix pays de la Region. Les pays re~oivent

d'autres credits directement du

Burcau regional et d'organismes de financement bilateraux.

Les fonds provenant de rONUSIDA

seront utilises Ie plus judicieusement possible en consultation avec Ics pays. Le CONSEILLER REGIONAL POUR LE SIDA ET LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES ajoute que l'ONUSIDA a consacre US $2 millions aux activites de lutte contre Ie VIH/SIDA dans la Region pendant cet exercice, par l'intermediaire des Groupes thematiques. Bureau regional a mobilise des fonds supplementaires, portant les cn,dits Le

a US $7

millions au total,

dont deux tiers sont alloues aux activites de pays et un tiers aux activites interpays. Sur cette somme, US $1,5 million emane de l'ONUSIDA. Le financement des activites VIHISIDA dans la Region est donc au meme niveau qu'avant la creation de I'ONUSIDA. Le financement provenant des organismes bilateraux et d' autres organisations des Nations Unies s' est egalement beaucoup accru au caurs des

demieres annees. Repondant au representant de la Malaisie, il explique que les estimations et les projections concernant la prevalence de l'infection d'experts organises dans certains pays.

a VIH

et du SIDA s'appuient sur les resultats des ateliers

Ces donnees sont continuellement revisees sur la base des

statistiques issues de la surveillance dans les pays. los estimations donnent une idee suffisamment juste de I'ampleur du problCme et des tendances pour qu'on puisse s'cn servir pour concevoir des

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COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION

interventions de sante publique. recueillies dans les pays.

Leur exactitude depend de celie des dormees epid6niologiques

Sur l'invitation du PRESIDENT, Ie representant de Soroptomist International fait une declaration.

2.

EXAMEN DES PROJETS DE RESOLUTION

2.1

Reforme dans la Region du Pacifique occidental (Document WPRJRC50/Conf. Paper No.1) Le Dr WOONTON (Nioue), Rapporteur en langue anglaise, propose de renforcer Ie

paragraphe 4(4) du dispositif en modifiant la fin de la phrase de la fayon suivante : "dans la deuxieme partie du rapport l'examen approfondi d'une question specifique". Le Dr ROMUALDEZ (Philippines) demande que Ie mot "dans" dans cette partie de la phrase soit remplace par "comme". M. VILLAGOMEZ (Etats-Unis d'Amerique) suggere de renforcer Ie paragraphe 4(3) du dispositif en modifiant la phrase apres la virgule de la fayon suivante: "et qu'il contierme une evaluation critique ainsi qu 'une analyse des programmes de l'OMS avec les Etats Membres dans la Region du Pacifique occidental". Le PRESIDENT demande aux rapporteurs de preparer une version revisee du projet de resolution qui tierme compte des modifications proposees et qui sera examinee lors d'une reunion ulterieure.

2.2

Proiet de budget programme 2002-2003 : allocations aux pays (Document WPRJRC5 O/Conf. Paper No 2.) Repondant a une question de M. LlU Peilong (Chine) concernant Ie paragraphe 3 du dispositif,

Ie DIRECTEUR REGIONAL rappelle que les organes de decision de I'Organisation ne Se sont pas prononces sur la responsabilite des decisions concernant les allocations aux pays. La pratique actuelle est que les organes directeurs decident de l'allocation regionale et que Ie Directeur regional decide des allocations aux pays. Pour faire en sorte que I'Organisation ne fasse qu'une, Ie Directeur general

tiendra compte du point de vue des Comites regionaux quand elle prendra une decision concernant

PROCES-VERBAL DE LA QUATRIEME SEANCE

lSI

l'ensemble de rOMS. Cette approche est refletee dans Ie quatrieme paragraphe du preambule et dans Ie paragraphe 3 du dispositif En 1998, Ie Comite regional a charge Ie Directeur regional de dresser une liste de criteres pour determiner les allocations aux pays, liste que Ie Comite a examine lors de cette sessIOn. II entend faire part de l'opinion du Comite au Directeur general lors de la reunion qu'elle tiendra avec les six Directeurs regionaux paralleJement a un seminaire des membres du Conseil cxecutif, en octobre 1999. Le Dr ROMUALDEZ (Philippines) partage l'inquiCtude du Representant de Ia Chine ct propose donc de modifier Ie quatrieme paragraphe du preambule en ajoutant "qui tient compte des besoins sanitaires regionaux dans Ies differents pays" a la fm du paragraphe. Decision: Le projet de resolution, tel que modi fie, est adopte (voir resolution WPRlRC50.Rl).

2.3

Eradication de Ia poliomyeiite dans la Region: rapport d'activitc (Document WPRlRC50/Conf Paper No.3) M. LIU Peilong (Chine) remet en cause Ie dernier alinea du paragraphe du dispositif 3(2), qui

laisse entendre que J'appui externe pour Ia surveillance et Ia vaccination supplementaire pourrait cesser une fois Ia certification mondiale obtenue. Le DIRECTEUR REGIONAL declare qu'il est difficile de se faire une idee claire de Ia mesure dans laquelle ]' aide externe sera necessaire ou disponible apres I' eradication mais, si r eradication de la variole peut servir de reference, Ia surveillance se poursuivra mais la vaccination supplementaire pourrait ne plus €Ire necessaire. Tant que des stocks de virus seront gardes dans les laboratoires, des flambees seront possibles II propose qu' afin de repondre aux inquietudes exprimees, les mots "et

au-dela, si necessaire" soient ajoutes a la fin de la resolution. Decision: Le projet de resolution tel qu'amendC est adopte (voir ,,;solution WPRlRC50.R2)

3.

LUTIE CONTRE LA TUBERCULOSE: Point 12 de rordre dujour (Document WPRlRC50/S) Lc DIRECTEUR REGIONAL, apres avoir ete invite par Ie PRESIDENT a presenter ce point,

rappelle qu'il a deja declare au cours de cette session qu'il etait inacceptable que Ia Region commence Ie nouveau millenaire avec la tuberculose en recrudescence. Lars de ses consultations avec les Etats

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COMITE REGIONAL. CINQUANTIEME SESSION

Membres de la Region apr':s sa nomination, pratiquement tous les pays, qu'ils soient developpes ou en deve/oppement, ont exprime leurs inquietudes

a propos de cette maladie.

II fuit remarquer que Ie traitement de courte duree sous surveillance directe (DOTS) constitue deja une arme efficace pour combattre la tuberculose. Avec la volonte politique, Ie nombre des cas dans la Region pourrait diminuer de moitie en lOans, comme Ie montre la figure 6 du rapport. L'OMS a declare que la situation de la tuberculose etait une urgence mondiale en 1993 et en 1998 elle a lance l'initiative "Halte

a la tuberculose".

Le probleme est particulierement grave dans la

Region du Pacifique occidental, OU l' on retrouve environ 29% de tous les cas de tuberculose dans Ie monde, soit plus que dans toute autre region, si I' on excepte I' Asie du Sud-Est. On estime que, chaque annee dans la Region, il y a environ deux millions de nouveaux cas de tuberculose, dont 43 % seulement sont notifies. L'OMS estime egalement qu'environ 355000 personnes sont mortcs de la tuberculose dans la Region en 1998. II s'agit non seulement d'une tragedie pour les victimes et leur farnille, rnais egalement d'un phenomene qui a des repercussions profondes sur les economies nationales. la maladie etant particu Iierement prevalente chez les adultes de 15 dans la population. Lc problCme prend de l' ampleur ; Ie taux regional de notification des cas infectieux est passe de 18 it 23 pour 100 000 entre 1994 et 1998, soit une augmentation de 28%. Le fosse croissant qui separe les riches et les pauvres dans certains pays en est une des raisons. Le poids de la morbidite est bien plus lourd chez les populations demunies que celles disposant de plus de moyens. Si une pcrsonne infectee qui assure les revenus d'une famille n'est pas corrcctement diagnostiquee et traitee, elle peut perdre en moyennc une annee de travail. Si elle meurt, c' est Ia fanlille entiere qui risque de plonger dans Ia pauvrcte. II fait observer que Ia strategie DOTS recommandoe par rOMS permet de guenr neuf tubcrcnleux sur dix. C'est aussi rune des interventions sanitaires les moms coutenses dans Ies pays a faiblc rcvenu ou it revenu moyen. Le prix d'un traitement de six mois est compris entre US $20 et US $30. Si cette strategic etait appliquee dans toute la Region, des dizaines de milliers de personnes echapperaient chaque annee :i la souffrance et a la mort. On a commence a appliquer la strategie DOTS dans 1a Region au debut des annees 1990. La couverture s'est accrue regulierement et, fin 1998, 46% des ma1ades recenses dans la Region etaient

a 54 ans,

la tranche d' age la plus productive

PROCES-VERBAL DE LA QUATRIEME SEANCE

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sous traitement. Mais on estirne que pres de 60% des cas ne sont pas depistes, de sorte que 20% seulement du nombre total de cas dans la Region beneficient actuellement de la DOTS. La tuberculose etant souvent consideree comme une fatalite, la majorite des pays les plus touches n'accordent pas suffisamment d'importance Ii la lulte contre celte maladic. De plus. les

res sources affectees Ii la lulte antituberculeuse ant diminue aux niveaux institutionnel et communautaire. Par consequent, beaucoup de systemes de sante n'ont pas les moycns de dispenser des soins appropries aux tuberculeux. Un programme DOTS de qualite peut Ii la fois tirer parti de

I'amelioration des systemes de sante et y contribuer. Pour que la lulte contre la tuberculose fasse de reels progr,:,s dans la Region, il faut fournir un effort special. II propose done que la tuberculose devienne un projet special de rOMS dans la Region et beneficie de ressources accrues. On creera un groupe consultatif ext"rieur afin d'associer des

experts intemationaux au projet "Halte Ii la tuberculose" et un effort special sera fait pour que la strategie DOTS soit appliquee dans toute la Region d'ici 2005. II engage taus les Etats Membres Ii accorder Ie plus haut niveau de priorite Ii la lulte antituberculeuse, moyennant la strategie DOTS dans Ie cadre du developpement du secteur de la sante. II est convaincu qu' en travaillant ensemble, les Etats Membres et rOMS reussiront, d'ici dix ans, Ii diviscr par deux Ie nombre de cas de tuberculose dans la Region Pour Ie Dr GALSIM (Philippines), qui fait I'eloge du rapport, il est clair que Ie combat contre la tuberculosc est loin d'etre gagne. C'est vrai dans son pays, qui fait partie des 22 pays qui

representent Ii eux seuls 80% de la charge de morbidite dans Ie monde, et il approuve et soutient fermement la proposition du Directeur regional visant Ii creer un projet special. Les Philippines se sont engagees Ii alteindre une couverture de 100% par Ie traitement DOTS d'ici l'an 2001, ot la lulte contre la tuberculose est rune des priorires du programme de r&formes du secteur de la sante: Ie budget prevu pour ran 2000 a double. Le regime dc securite sociale rembourse Ie traitemcnt DOTS dans les services ambulatoires ; une initiative "alerte it la tuberculose" a etc lancee en vue d'encourager les personnes qui ant des symptomes Ii se faire soigner; et 25 organisations ant signe un memorandum d'accord en faveur de la strategie DOTS. La collaboration doit absolument se poursuivre aux niveaux national et international pour qu' on puisse ameliorer les services de laboratoire charges du depistage et se procurer des medicaments surs. Les Philippines ant besoin des orientations L'l du concours de rOMS pour ce qui a trait it l'action de persuasion et a la formation.

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COMITE REGIONAL: CINQUANTJEME SESSION

Le Dr Joon Sang LEE (Republique de Coree) salue les efforts faits par l'OMS pour appliquer plus largement la strategie DOTS dans la Region avec I'appui de la Banque mondiale et d'organisations non gouvemementales. II demande au Directeur regional pourquoi il faut faire de la lutte

antituberculeuse un projet special et comment on est parvenu a cette decision. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) salue lui aussi les efforts faits par Ie Bureau regional et les Etats Membres, mais s'inquiete de la lenteur avec laquelle la strategie DOTS est introduite dans son pays, qui souffie des contraintes enumerees dans Ie chapitre 5 du rapport. Le

systeme de sante est faible et manque de personnel qualifie, l'approvisionnement en medicaments est irregulier, la topographie du pays pose probleme et les ressources financieres sont maigres Convaincu de l'efficacite du traitement DOTS, son pays sollicite un appui pour lutter contre la tuberculose et prendre des mesures contre Ie VIHISIDA. Moyennant une approche multisectorielle, la Papouasie-

Nouvelle-Guinee espere mettre en place un systeme de prestations durable et realiser une couverture totale par la strategic DOTS d'ici 2005. II s'interroge sur Ie rapport cout-efficacite du traitement DOTS ainsi que sur son prix et ses avantages par rapport ala chimiotherapie de breve duree utilisee dans les annees 1980. II demande egalement des renseignements supplementaires sur les "meilleures pratiques" pour la Region en matiere de lutte integree contre Ie VIHISJDA et la tuberculose, et suggere que les budgets des trois prochains exercices prevoient des fonds pour qu'on etudie les moyens d'appliquer la strategie DOTS de f390n rentable et durable dans les pays touches, et qu'on mobilise des fonds exterieurs. Il recommande aussi de considerer Ie VIHISIDA et la tuberculose comme des urgences regionales et de prendre I'engagement de leur accorder la priorite pendant ces exercices. M. LIU Peilong (Chine) estime que Ie rapport fait une excellente analyse de la situation epidemiologique, et releve quelques faits marquants, notamment la preponderance des cas dans 1a Region du Pacifique occidental (29%) et des deces en Chine, qui, depuis que la notification s'est ameliorce, compte pour environ 70% dans la mortalite dans la Region. La couverture par la strategie DOTS dans la Region a augmente, passant de 30% en 1996 a 46% en 1998, en grande partie grace it son extension en Chine. Ce pays appuie sans reserve les efforts

de lutte deployes dans la Region et la proposition du Directeur regional tendant a faire de la tuberculose un projet special. En Chine, la lutte contre cette maladie devient une priorite nationale, et la strategie

PROCES-VERBAL DE LA QUATRJEME SEANCE

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DOTS est appliquee dans plusieurs provinces depuis 1993, avec Ie soutien de la Banque mondiale. Les resultats exceptionnels qui ont

ere obtenus

montrent que cette strategie est la bonne et que, si eUe

requiert des ameliorations du systeme de soins de sante, elle contribue aussi it les mettre en place. Les plus grandes difficultes sont d'ordre financier. Dans I'Annexe 3 du rapport, la Chine

figure dans Ie premier groupe de pays, it savoir ceux ou Ie poids de la tuberculose est deve et la mise en oeuvre de la strategie DOTS limitee ; les "contraintes financieres" y sont mentionnees it juste titre. 11 sera necessaire d'assurer Ie fmancement it grande echelle si I'on veut que Ie progranunc soit couronne de succes et qu'il soit raisonnable de considerer corume atteignables les cibles indiquees au Tableau I. En ['an 2000, Ie Ministre chinois de la Sante lancera la Quatrieme enquete epidemiologique sur la tuberculose et organisera un atelier de haut niveau sur la lutte contre cette maladie, afin d'obtenir un soutien politique qui permettra de poursuivre les efforts deployes. Toutefois, en raison de I'ampleur du probleme, les efforts nationaux sont insuffisants et l'orateur lance un appel it rOMS pour qu'elle aide la Chine it convaincre les decideurs de l'importance et de I'urgence de ce probleme, qu ·elle mobilise la conununaute internationale en vue d'obtenir une aide financiere pour la Chine et qu'elle accroisse la cooperation technique pour les services de laboratoire et la formation du personneL Se referant it nouveau au Tableau I, il fait remarquer que certaines des cibles sont trop difficiles it atteindre pour la Chine d'ici 2005. Selon Ie Dr SHINOZAKI (Japan), Ie nombre de cas de tuberculose dans son pays a diminue regulierement chaque annee pendant environ 40 ans, jusqu'en 1997, epoque ou il a augment'; de fayon surprenante et ou on a signale des infections nosocomiales et touchant certains groupes, ainsi qu 'une resistance aux medicaments, ce qui a necessite la revision de la strategie. Le Minis\re de la sante a declare Ie pays en situation d'urgence en juillet 1999 et de nombreuses ONG internationales se sont associees it des progranunes de lutte contre la maladie. Le faible niveau d'application de la strategie DOTS dans certains pays de la Region peut etre dii it la non-gratuite des medicaments. Ce facteur, ainsi que la necessite de disposer de registres des patients devraient faire l' objet de mesures faisant appel it un engagement pohtique. Le Japon a apporte sa contribution it des programmes de formation et un appui technique par Ie biais de l'Institut de Recherche sur la Tuberculose de Tokyo.

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COMlTE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION

Le pays est classe dans Ie groupe 5 avec l' Australie et la Nouvelle-Zelande, it l' Annexe 3 du rapport, mms selon Ie Dr Shinozaki, avec un taux de prevalence de plus de 30 cas pour 100 000 personnes, il devrait plutot figurer panni les pays Oll la charge de la tuberculose est restee "moyenne". L'importance de la collaboration avec les pays ayant une charge elevee ou analogue est admise, et il propose l'eIaboration d'un mecanisme permettant d'echanger des donnees d'experience dans la lutte contre la pharmacoresistance et les infections touchant certains groupes, la promotion de la strategie DOTS et la fourniture de medicaments antituberculeux. Le Japon s' engage par consequent it fournir un appui technique et financier au Bureau regional et aux pays de la Region. L'intervenant souligne combien il attache d'importance it une large

couverture par la strategie DOTS,

a la mise en valeur des ressources humaines et a l'ameJioration des

services de laboratoire. II est crucial de comprendre les conditions qui n\gnent dans les pays it "charge moyenne':

Le Japon appUie sans reserve la proposition du Directeur regional tendant it faire de la tuberculose un sujet special. Le Dr MARGHEM (France) appuie pleinement les efforts faits par rOMS pour lutter contre la tuberculose. La resurgence de la maladie necessite la mobilisation de tous les pays de la Region. Tout en reconnaissant les progn\s accomplis grace

a la strategie , DOTS,

il souhaite savoir si

seuls les pays appliquant les cinq elements de cette strategie sont consideres comme la mettant en

oeuvre. En plus de la strategie DOTS, il estime que des mesures supptementaires doivent etre prises. En particulier, des faiblesses dans I'organisation des services de sante, la faible observance du traitement et du suivi, des ruptures dans I'approvisionnement en medicaments et la non-integration de toutes ces activites dans les soins de sante primaires risquent de limiter l' efficacite de la strategie DOTS et de compromettre la lutte contre la tuberculose. II souligne egalement I'importance d'effectuer des recherches sur les foyers d'infection, quel qu'en soit Ie colit, si l'on veut interrompre la transmission, sans oublier les causes sociales de la maladie et la necessite d'ameliorer l'hygiene et de reduire la pauvrete. A cette fin, l' action multisectorielle et Ie developpement economique sont la de de la

prevention de la tuberculose, dont la reapparition temoigne de l'existence d'une nouvelle pauvrete dans certains pays "developpes" Oll cette maladie n'est pas simplement Ie resultat d'une co-infection par Ie

PROCES-VERBAL DE LA QUATRlEME SEANCE

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VIR. La ou cette co-infection apparait, Ie Bureau regional devrait promouvoir une strategie integree tuberculose/SIDA a l'image de celie qui Se

met en place dans d'autres regions.

La seance est levee a 12h3 O.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения