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Campagne antisimulidienne 2003 : préparation-mise en œuvre-résultats

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II PROJET D'ELIMINATION DES VECTEURS DE L'ONCHOCERCOSE DE L'ILE DE BIOKO (GUINEE EQUATORIALE) Par Prof Traoré Soungalo-l Mr Barro Télé -2 Mr Diallo Nly-2 Mr Ake Assi -3 Mr Coulibaly Siaka-4 COORD/VE-BIOKO/Rap/05/03ÆS Juin 2003 a I CAMPAGNE ANTISIMT]LDIENNE 2OO3 tion - Mise en æuvre - RésultatsP 1. Conseiller Temporaire, Coordonnateur des Activités 2. ConseillerTemporaire 3. OMS/SIZ, Membre de la Coordination 4. OMS/APOC, Membre de la Coordination RECU I 6 sEP. 2003 APOC DIR aat , SOMMAIRE RESTIME ANALYTIQUE EXECTITIVB ST]MMARY 4.1 BuT DE LA CAMPAGNE .............. 4.2 Os.rgcrrF DE LA Cnupncne 4.3 STRarrcrE 4.4 DoRouLemENTDESOpER1rtoNS................. 4.5 C.rIeNoRIe R DES ACTIVITES 4,6 TRNVNUXENTOMOLOGIQUESREALISES 1.6.1 Ntrture des lrrvaux 4.6.1.1 Prospection des gîtes pré imaginaux............... 4.6.1.2 Réalisation des Tests de sensibilité................ 4.6.1.3 Insecticide recommandé pour les traitements ............. 4.6.1.4 Mesure des débits (cl'. photo 9)................ 4.6.1.5 Réalisation des Essais en rivière... 4.6.1.6 Epandage des Insecticides (cl. photo l0) 4.6.1.7 Capture et dissection des l'emelles de §. dantnosum s./............ .. 4.6.1.8 Conservation des Simulies et des parasites récoltés lors des dissections 4.6.2 Résultsts 4.6.2.1 Prospection des Gîtes larvaires de S. damnoswtt s.l. 4.6.2.2 Réalisation des Tests de sensibilité................ 4.6.2.3 Mesures de débits des Rivières.................. 4.6.2.4 Réalisation d'un essai en rivière... 4.6.2.5 Insecticides utilisés pendant la campagne................. 4.6.2.6 Captures, dissections et inl'estations ............... 4.6.2.7 Echantillons conserves pour analyse ADN........ 4.6.2.8 Impact des traitements larvicicles sur la laune non cible.... 1.6.3 Discussiorts 4.6.4 Cortclusiort§................. 5. ETAT D'AVANCBMENT DE L'EXECUTION DTT PLAN D'ACTION 6. RECOMMANDATIONS... 7. REMERCIEMENTS.. ANNEXES 11 ....... ItI ......vI Y I ) INTRODUCTION 9 JTTSTIFICATION ..... l0 3. PRESENTATION DU FOYER (CF. PHOTOS I A 8)............... .......10 4. CAMPAGNE 2OO3 D'ELIMINATION DES VECTETIRS DE L'ONCHOCEITCOSE DANS LE FOYER DE BrOKO (GUINEE ÉQUITORIALE)........ ......................12 t2 t2 12 I2 13 r3 1J 13 14 t4 t5 t5 15 l5 l6 l7 t7 18 18 I8 l8 t9 20 20 20 'l .t 25 26 27 29 30 3l PHOTOS ........32 a aI llt Résumé analvtique L'île de Bioko est la seule île connue à ce jour, préserrtant une endén'rie onchocerquienne. Cette particularité offre une opportunité unique d'élinrination du \'Ècteur. Par ailleurs, grâce au travail des consultants recrutés par APOC, des données de ['r;.rsc sont disponibles en qLralité et en quantité suffisarltes pour planifier et el]treprendre dcs opérations de lutte contre le vecteur. Les épandages larvicides au sol réalisés en 2001, quoique efficaces sur les populations 1rr'éirragirrales de S. tlqmttosrrrr, ont démontré que l'élinrination du vecteur par cette nréthode n'est pas réalisable car la configuration du terain n'autorise pas une couverture totale de tours les gîtes. Par contre, cet objectif pourrait être atteint grâce à des traitements par voie aérienne. Un plan d'action et de budget a donc été élaboré et une campaglle d'éparrdages aériens de lan,icides antisirnulidiens a été réalisée à Bioko. L'objectif de la campagne était de dérnontrer que l'on peut obtenir une couverture rrttés,r'ale de tous les gîtes de l'île par les traitemenLs rnsecticides. La stratégie de lutte proposée pour atteindre cet objectif et partant l'élinrinatiorr des vecteurs a été le traitentent insccticide hebdomadaire de tous les gîtes larvaires du vecteur par voie aérienne. Cette o1rération s'est étalée du l7 février au 1l mai 2003, soit l2 cycles cle traitements aériens. Des traiterlents au sol ont néanmoins dû être réalisé chaque senrzrine dans le massif Nord de l'île sur des petits cours d'eau posant des problènres de traitenrents aériens de par ler-rr taille, Ieur couverture végétale (gîtes inaccessibles par voie aérienne) ou à cause cl'interdiction de survol (zone urbaine de Malabo). Ces épandages d'insecticides visaieut à détruire les laryes du vecteur dans des sites restreints et bien délinrités oùr elles se développent. La canlpagne a été niarquée par la réalisation de plusieurs activités dont la cartographie des points d'épandage, le contrôle des gîtes larvaires, les tests de sensibilité, les nresures des débits grâce à la méthode du flotteur, les essais en rivière du teknar, les traitet-nents des gîtes, les captures et dissections pour apprécier la densité sirriulidienne et le niveau de la transmission et l'évaluation des effets des traitenleltts sLlr la faurre non cible. Ces activités ont donné lieu à de nombreuses observations qLri sont résuruées ci- après sor.rs forme de résultats. Les prospections effectuées avant les traitements insecticides pemtettent de retenir que les rivières sont nombreuses, courtes, jalonnées de chutes et de rapides et parfois particulièretrrent encaissées entre les flancs de la ntontagne. Au total, 87 rivières capables d'lréberger S. duntnosutn s. l. ont été identifiées au nord (30) et au sud (57) de l'île. Ces rivières ont été couvertes par 850 points d'applications de l'insecticide dont 370 au nord et 480 au sud. Au cours des traitements insecticides (17 février - 1l rnai), Il5 gîtes du massif Nord oltt été prospectés et seulement 3 stades préimaginaux ont été récoltés en avril sur les rivières Boolo (1 larve, I nymphe) et Bisoco (1 nymphe). Parcorltre, entre le ll nrai (arrêt des traitements) et le 31 mai, tous les contrôles larvaires ont été nécatifs. Le test de sensibilité a été réalisé sur 1337 larves de S. tlutttnosunt s. /. provenant des rivières Apu, Musola, Rio grande et Iladji. Les résultats indiquerlt que qLrel que soit le a t' IV ntassif (Nord ou Sud), la sensibilité des larves au téméphos reste err deçà de la linrite intërieure d'acceptabilité. Dans le ttord de l'île, en saison sèche, des mesures de débits ont été réalisées avant les épandages d'insecticides en l2 points répartis sLrr 9 rivières. Les valeurs étaient conrprises erttre 0,096,',.,r/s lE.icorico) et l,724nttls(Musola). Quant au sud de l'île.6 ntesures yont été effèctuées et les valeurs s'étalaient de 0,178 nrl/s (Eola) à 6 nr't/s (Moaba). Par ailleurs, pendant toltte la cat'ltpagne et pour ajuster les quantités d'insecticides à dér,erser dans les gîtes,2l ntesures de débits ont été effectuées en nlars (6), avril (13) et nrai (2). Elles ont eu lieu sur ll rivières répa(ies au nord (7) et au sud (a) de l'île. Lc rlaxinrunr de débit (4.119 'nl/s; a été obserr,é sur la rivière Moaba et le mininrurn (0,292 nrr/s; sur leTiburortes. Au regard de ces débits,2213,74litres de téméphos (épandages aériens:2189 litres ; traitetnent au sol :24,740litres) et 2898 litres de teknar ont été utilisés au cours de la catrrpagrrc2002-2003. Au total, 28358 I de jet Al et 2000 I 6'41,gas ont été consommés respectiventent par I'hélicoptère et le CESSNA. L'essai réalisé sttr le Rio grartde avant le démanage de la cantpaqne cl'clpandages d'insecticides, a ntontr'é que la portée efficace (100% de décrochcntent) du teknar était de 0,5 Knr pour un clébit de 2, 033 nrl/s. Le plan d'action et de budget avail prévu que les aéronefs consonrleraient 330 heures de vol (hélicoptère :270 heures ; CESSNA : 60). Mais ['objectif d'élinrination et la réalité du terrain ont fait que I'hélicoptère de traitement a utilisé 217,5 Heures. Les heures restantes (52,5) ont perntis de couvrir les ferry Kara-Bioko-Kara dc l'liélicoptère et dLr CESSNA. Ce dernier a essentieller-nent assuré du transport de ntatériel. De janvier à décembre 2007,48659 femelles ont été capturées dans le nord de l'île à Sampaka, Barleycorn, Musola, Balacha et Riaba. Sur 23813 fenlelles clisséquées, on note 12353 pares, 764 infectées et 126 infectieuses. En tenant conrpte d'une répartition par poirrt de capture, les densités simulidiennes fluctuent de 42 à 359 piclûresihontnte/jour et Ies PAT de 297 à 3344. Ltt2002, dans le sud de l'île, des captures ont été effectuées unicluenrent en décembre. Elles ont perrnis de collecter 7162 simulies (en rnoyenne 323 piqûresihonrme/jour) reparties entre Ureca (3087), Moaba (3900) et Osa (775). Sur les 3813 fernelles disséqurées, ort a enregistré 2307 pares, 107 infectées,32 infectieLrses et Lut PMT variant de 54 à 704. De janvier à nrai 2003, 335 jours de capture ont été effectués clans le nord (239 jours) et le sud (96 jours) de l'île. Au total, on rlote 22062 fernelles capturées, 14b44 disséquées, 9233 pares,416 infectées, 171 infectieuses (soit environ 19 pour 1000 pares),90 lan,es ittfectantes pour 1000 pares et un PMT nloyen de 111 (minimunt:0; maximurn:465). La répartition de ces résultats par zone (nord, sud) et par rnois indique que dans le lord de l'île, 12792 femelles ont été captLlrées en janvier (7573), février (4b39), nrars (519), avril(56) et mai (5). Sur les 8922 femelles disséquées, on a enregistré 6133 pares,295 infectées et 1 l9 infectieuses. Pour la même période, 9270 fentelles ont été capturées dans le sud de l'île et 5722 ottt été disséquées dont 3100 pares, l2l infectées et 52 infèctieuses. Les pMT sol-lt compris entre 0 et 414 au nord, contre 0 et 465 au sud. Quand au nombre moyen de piqûrres par homme et par joLrr, il est dans le nord de 168, I19, 10, I et 0 respectivement en janvier, février, ntars, a"'ril et mai. Dans le sud, et pour les mênres nrois, on note respectivement 298, 243,4.0 et 0 piqûres par hotnme et par jour. Les lan,es infectantes ( l1l3) récoltées lors des dissections ont été transtuises att laboratoire spécialisé du Centre de Surveillance pluripathologique de t'Olv'lS/AFRO basé à Ouagadougou, pour idcntitlcation nroléculaire. Les larves ont été collectées en 2002 (578) et 2003 (835). Les échantillons proviennent du nord (Sanrpaka : i5 ; Barleyconr : 257; Musola:203; Balacha 145; Riaba: 325) et du sud (Ureca:276, Moaba: l3l, Osa : 4l) de l'île. Par ailleurs, 17481 fenrelles de S. dunutosutlt s. /. ett ltrovettatlce du Itord (13503) et du sr.rd (3978) dc l'île ont également été transmises au labo ADN. L'analyse des résultats ci-dessus exposés autorise quelques conclusiotts : Les densités sintulidiennes enregistrées tout aLl long de I'année 2002 indicluent que les agressions des ferlelles anthropophiles constituent Lme gène cluasi- pemranente pour les populations riveraines de l'île de Bioko. Restc qtl'ert saisotr sèche, les sintulies sol.rt rares (voire absentes) sur certaius gîtes (ttotatmtrtettl att nord de l'île) du fait de I'assèchement partiel ou total des cottrs d'eau. a a a a Les fenrelles disséquées présentent les caractéristiques lnorphologiqLres de S. Yuhettse ; ceci confin-ne les résultats des analyses cytotaxoltotniques et cytogénétiques des d i fférents auteurs. Les taux d'inlestatiotrs et les charges parasitaires élevés indiqLrent clLre lc réservoir de parasites n'a pas encore été neutralisé par le TIDC. La carrrpagne 2002-2003 a atteint son objectif premier de dénronstratioti cle la faisabilité des traitenrents larvicides par voie aérienne dans l'île de Bioko. Ces denriers, combinés à des traitements au sol d'appoint, ont abouti à une baisse spectacLrlaire (r,oire la disparition) des densités sirnulidiennes. La sr.rrveillatrce entomologique et le maillage du réseau de capture ntis eu place, devraietrt pemettre de suivre l'évolution de Ia sitr"ration entomologique (flLrctuations des densités simulidiennes notamment). Par ailleurs, pour valoriser et rentabiliser les acqr-risitiorr de la cantpagne2002-2003, il est souhaitable de réaliser la cartrpagne 2003-2004, afin d'apporter une réponse définitive à la qr.restion de l'efficacité de ces campaglles en tenne d'éliminatiou dlt vectellr. vl Executive summarv Bioko is the only island knorvn to this day, to be erltlentic. for onchocerciasis' This peculiarity oflers a unique opportur-rity for vector elipripation' Besides' from the rvork of consultants recruitcd by Apoc, data bases are available in sul-ljcient quality and quarttity to plan and unclertake vector control operations' Ground lan,iciding carried out in 2001, although c-ll'cctiYe on the pre-irliaginal populations of S. rltttttttosuttr s.1., clemonstrated that the elininattotr ol the vector by this method is not ltr.actrcable because the topography of tl're lancl clocs ttot allorv a total coverage of all tlie breedi,g sites. How"u.r, ilri, objective could bc reacSetl by aerial larvicidi*g' A pla, of action and budget was, therefore, elaborated and an aerial larviciding canrpaign was executed irr Bioko. The objective of the campaign was to demotrstrate that a conlplete coverage of all the trr.c.etling sites of the island could be achievecl by larYicirling. The cotltrol strategy proposed to a[aln tltis olrjective and thus, the elimination ol'thc Vector, \\/as a rveekly larvicide treatnlellt of' all vector larval breeding sites by aerial spraving' This operatioll took place fi'om l7 FebrLrary to ll May 2OO3; that is 12 aerial treatrtrcnts. Ground larviciding rvas nevertheless, executecl every rveek ir-r tl-re northenr massif ol- thc island otr snrall streau'l]s which were inaccessible by aerial treatnrents due to ttreir size, vegetation cover (breeding sites iraccessible by air) or because of flight restrictron (urban zone of Malabo). The larviciding rvas ai,recl at destrâying the larvae of-the vector irr linrited areas atrd rvell-defirled sites where they develop. TIte ca,tpaig. was highlighted by the executioll o1-several activities including tlie rnapping of larYiciding points, the control of larval breeding sites, sertsitivity test, measLlrelnents of river clischarge-by the float method, river testing of tel<nar, trezrtmellt of breeding sites, collectiou and clrssectiorr to asses Sirnulium densitiei, the IeveI of tratrsmission atrd evaluation of the c-lfect ol- rhe treatnlents on non target fauna. The results of tltese activities are suntmarized belou'. l'r,estigations nrade before the larvicide treatntettt, revealed that the rivers are nLlfilerous, short, ü'oken by falls and rapids and sotnetimes deepll' buried betweeu the nlountain sides' on tlre whole, g7 rivers in which S. duntnosunt s I coulti breed, were identified ir-r the Norlh (30) a'd i, tle South (57) of the island. Tl'rese rivers \\'ere covered rvith 850 insecticide dosing poinrs of which 370 were in the North and 480 in the Sotrth. During Iarvici<ling (i7 Febnrary - l1 May), ll5 Lrreeding sites oI the North massif were ,rospected a.d oniy 3 pre-irnaginal stages were collected i, April on rivers Boolo (l larva, I pLrp.) a,d Bisoco (l pupa). However àther hand, betueen 1l1r' lentl of treatnrents) and 3l't Ivlay, all larval controls were negative. Sensitivity tests were carried out on 1337 larvae of s. tlttmnosutn s'l' from river Apu, Musola' Rio Gra,de and lladji. The results indicate that whichever the nrassif (North or South), sensitivity to ternephos remained within tlte lower acceptable linlits. In tlie North of the island, during the dry season, nleilsLil'etllents of clischarge were caried out before the application of the insecticide at l2 points spread ortt over 9 rivers' The values were berween 0.096 ,-,rrls lEricorico) and 1.724 tnlls (Musola). As lbr the South of the island, 6 vll nreasrrrenrents were made and values ranged fronr 0.178 m-]/s (Eola) to 6 nrr/s (Moaba). Besides. during the entire canrpaign and to adjust the quantities of insecticide to be applied at the breeding sites, 2l rvater discharge measurements \\'ere nrade in Ir4arch (6), April (13) and Mai, (2). They took place on I I rivers in the North (7) and South (4) of the island. The rtraxirnunr discharge (4.49 nr''/s) rvas observed on the river Moaba ancl the nrininrum (0.292 rtr''/s) on Tiburones rvith their discharge, 2213.74 liters of tenrephos (aerial spraying: 2189 litcrs: ground larviciding:21.740 liters) and 2898 liters of teknar s'ere used during the canrpaign 2002-2003. Trials rttatle ott Rio Grande belore the start up oI the larviciding canrpaign showed tliat the cflèctive carry (100 % clearance of substrate) ol'tcknar u'as 0.-5 krtr fbr a discharge of 2.03 i nrr/s. The Plan of action had foreseen that aircrafts would consume 330 l)ight hours (helicopter: 270 Itours; CESSNA: 60). But the elirnination objective and the reality on the ground tumed out tlrat treatrtient used helicopters 277.5 hours. The remaining hours (52.5) covered the ferry of the hclicopter and the CESSNA Kara-Bioko-Kara. The later assurerl cssentially the transport of nral.crrals. Irrorrt .lanuary to Decenrber, 2002, 48659 fernale black flies §'cre capturcd in the North of the island at Sanrpal<a, Barleycorn, Musola, Balacha and Riaba. Out o1'23813 black flies dissected. 12353 were parols,764 infected and 126 infective. lf n,e take into account the distribution by catcliing points, Sirrulium densities fluctuate betrveen 42 and 359 bites I ntan I day and the ATP betrveen 291 and3344. h"t 2002, in the South of the island, catches were made only in Decentber. Tlrey led to the collection of 7762 Simulium flies (average of 323 bites / nran / day) divided among Ureca (3087), Moaba (3900) and Osa (775). Out of 3813 flies dissected. rve recorded2307 parous, 107 infected,32 infective and a MTP ranging from 54 to 704. Fronr .lanLtary to May, 2003, 335 days of fly collections were nracle in the North (239 days) and the South (96 days) of the island. On the wliole, one notes 22062 fenrales flies captr-rred, 14644 clissected, 9233 parous, 416 infected, 171 infective (about 19 per 1000 parous), 90 infective larvae per 1000 parolrs and an average MTP of I l1 (nrininrunr : 0; maximum : 465). Tlte distribLrtion of these results by zone (North, South) and by nronth, indicates that in tlre North of the island, 12792 fernales were captured in January (7513), in February (4639), itt March (519), April (56) and May (5). Out of 8922 dissected, 6133 were parous, 295 infected and 119 infective. For the same period,9210 fenrales were caLrght in the South of the islancl and 5122 rvere dissected out of which 3100 rvere parolrs, l2l inlected and 52 infective. The MTP raltges between 0 and 4l4in the North, against 0 and 465 in the SoLrth. Regarding the average nuntber of bites per man and per day, in the North they are 168, I19, 10, 1 and 0 respcctively irr January, February, March, April and May. In the South, and for the same rrrorrtlrs, rve note respectively 298,243,40,0 and 0 bites per man and per day. The infective larvae (1413) collected during dissections were sent to the Multi -diseases Surveillance Centre of WHO/AFRO specialised laboratory based in Ouagadougou, for trrolecular identification. Larvae were collected in 2002 (578) and 2003 (835). Sample resulrs corrre fron.t tlre North (Sampaka: 35; Barleycom:257, Mlrsola: 203; Balaclia: 145; Riaba: 325) and the South (Ureca: 276;Moaba: 131, Osa: 4l) of the island. Besides, I7481 females of ^S. vlll Iuntttosunt s /. from the Norlh (13503) and frotn the South (3978) of the island rvere also settt to the DNA laboratory. An analysis of the results presented above allou's lor sorne conclusions: .l TIre Sinuliunr densities recorded throughout the year 2002 irtdicate the aggressive lrehaviour of biting antl-rropophilic lenrale flies constitute a setli pernrattent nuisance to the riverine populations of Bioko island. Ho\r,ever, durin-e the dry season Sinrulium llies are rare (even absent) in certain sites (notabl),in the north of the island) due to the partial or total drying up of the streams. .l The fenrale flies dissected had the morphological characteristics of ,S. Yulrcttse; lhis confirms the results of cytotaxonomical and cytogerretical analysis of various authors. * The infection rates and the liigh parasitic loads indicate that the parasite reservoir is ttot yet neutralized by CDTI. .l The 2002-2003 year cantpaign has attained its llrst objective that of demonstrzrting the l'easibility of aerial larryicide treatnrents in Bioko island. The later, corlbiued rvith tintely ground larviciding has brought aboLrt a spectacular decrease in Sinruliur.u densities. Thc cntomological surveillar-rce and the closely nit collection network put in place should allorv r.rs to follow the evolution of the entonrological situation (mainly the fluctuatiort irt Sinrr.rlium densities). Besides, to add value to zrnd maxiurise the achieveurents of the 2002- 2003 cantpaigrr, it is advisable to carry out urother campaign in 2003-2004 to give a firtal altswer to the question of tl-re efficacy of these carrpaigns in ternts of vector elirninatiolt. 9l. lntroduction L'onchocercose, filariose demrique due au déi'eloppernent dans le tissu sotls cutané de I'horrrme d'un nérnatode dénomnté Onchoccrcu volvuh,s, pose toujours un grave problème de srrrté publique en Afrique tropicale. Le Progranrme Alricain de lutte contre I'onchocercose (APOC cle son sigle anglais) a été mis en place pour conrbattre cette irllporlante parasitose. L'objectif d'APOC est d'instaurer dans un délai de 12 à l5 ans, Lln systènle efficace et aLllouonte de traitenrent à I'ivenrrectine clans toutes les zones d'endérlie de I'aire géographique du Programnre et si possible. élinriner le vecteur dans des lbyers détemrinés et r so I c1s. Pour nraîtriser I'onchocercose en tant qLre problème de santé publique et socio- éconorliclue, la stratégie de base du Progranrnre APOC est le Traitentertt par I'ivermectirle sous Directives Conrrlunautaires (TIDC). Toutefois, depuis le lancement des opérations du Progranrnre APOC, des projets d'élirnination du vecteur sont venus en appLri au TIDC dans certains pays (fig. l). Ces projets sont en cours en Ouganda (foyers cl'ltw'arra et Mpanrba Nkusi), en Tanzanie (foyer de Trlkuyu) et en Guinée Equatoriale (loycr de Bioko). La stratégie de lutte retenue dans tous ces foyers est l'épandage de lan'icides dans les cours tl'eau. L'objectif visé est d'éliminer le vecteur et en conséquence la nraladie en utilisant des nréthodes respectueuses de l'environnement. Par ailleurs, Ia réuniorr des partenaires d'APOC (nrai 2000) a décrit Ie contexte dans leqr-rel devait se réalisel l'élinrination du vecteur dans chacluc foyer: << un petit volet de la stratégie clu Pro-qranrme APOC est l'élimination du vecteur en Alrique de l'Est (Ouganda, Tanzanie), ainsi c1u'en Cuinée Ecluatoriale oùr la nralaclie et ses vectellrs se rencontrent dans de petits foyers isolés et oùr les études préliniinaires semblent indiquer que cette activité est faisable et rentable >>. Dans [e cas particulier du foyer de Bioko (Guinée Equatoriale : fig. 2), grâce au travail des consultants recrutés par APOC, des données de base étaient disponibles en qualité et quantité strfllsarrtes pour planifier et entreprendre des opérations de lutte corrtre S. tlumnosurr fonle Bioko. Les épandages de larvicides au sol réalrsés en 2001, cluoiclrre efficaces sur les populations préimaginales ont été inconrplets dLr thit de l'inaccessibilité aLr sol des colrrs d'eau, notal'nment dans le sud de l'île. La démonstration était faite clLre l'élimination du vectelrr, uniquement par des traitements au sol, n'est pas réalisable car la configuration du terrain n'autorise pas une couverture totale de tous les gîtes. Par contre, cet objectif por.rrrait être atteint grâce à des traitements par voie aérrenne (utilisation d'un hélicoptère), combinés à de ponctuels épandages au sol. Un plan d'action et de budget a donc été élaboré et Llne canrpagrle d'épandages de larvicides antisimulidiens a eu lieu du l7 février au ll rnai 2003. soit l2 cycles de traitements hebdor-nadaires. La réalisation de la campagne a nécessité le recours à un personnel hauternent qualifié et à I'utilisation d'Lrrr liélicoptère spécialerrrent éc1uipé dr.r système d'application en vigueur dans les zones d'intervention spécifiques (SIZ) de l'ex OCP. Le présent rapport fait état de la préparation, de Ia mise en ceLlvre et des résultats de la canrpagne antisimulidienne menée dans le foyer de Bioko en 2003. l0 2. Justification Le Progranrnre APOC s'est engagé dans des activités d'élinrination du vecteur sur la base d'éléntertts tels que la taille et le degré d'isolement des foyers, les données de base disponibles et le coût des carttpagnes. Par ailleurs, il est admis que ce type de lutte préserlte plusieurs avantages. irtterruption inrnrédiate de la transmission, pas de consécluences pour I'environrtenrent, I'ellct de la lutte est en principe définitif. Au départ. il était donc enrendu que l'élinrination du vecteur dans les foyers devait être complète, définitive et rapide. En Atiique de I'Ouest. on ne connaît purs de cas d'élinrination des vr.cteurs tle I'onclrocercose car les siurulies du conrplexe 5. tlunrnosurtr se déplacent sur cle lougues distances. Par contre, en Afrique de I'Est (Kenya, Ouganda), le recours à des traitelnents uu sol des gîtes larvaires a pemris d'élirniner les vecteurs de I'onchocercose darrs six petits foyers (cf. Walsh, 1990.). Ce sr.rccès indiclue qu'une opération d'élimination cles vecteurs pourrait être entreprise datts tout foyer présentant des caractéristiques sinrilaires ii celles de ces six l'oyers. L'île de Bioko est [a seule île connue à ce jour présentant une endér-nie onchocerquienne. Cette particularité ofll'e une opportunité unique d'élimination du vecteLrr. Ce derrrier est Lrr.l nrerrrbre du colttplexe Sintulittnt tluntuosrurr identifié sous l'appellation S..vtltetrse lornte Bioko. Par ailler,rrs, plusieurs raisons indiquent que I'élimination de ce vecteur est réalisable si la lutte est conduite en snison sèche : Une seLrle espèce endéntiqrle ; Très peu de rivières coulent en saison sèche ; Les rivières qui nécessitent un traitement sont coufies ; Les débits des rivières sorlt faibles d'oùr de petites clLranrités cl'insecticides suff rraieut pour les traitenreuts ; Les gîtes préintaginaux sont essentiellement situés elt clessous cle 500 pt d'altitude. En outre, les auteurs sont unaninres sur le fait clue le foyer de Bioko est isolé. En effet, il s'agit d'Lttte île oir les conditions météorologiclues (urouvenreut des veuts notaurnrent) entpêcltertt toute réinvasiott du foyer. Par ailleurs, des évidences cytotaxonor-r-riclues (Boakye, It)93: Post et al, 2003), morpliologiques (Wilson, 1996) et Zynrotaxonomiclues (post et erl, 2003) atrrèuent à reconnaître que le S. vcthense présent à Bioko est différent tlu type srantlard. ll y a dotrc ut-t isolentent génétique par rapport aux espèces simLrlidiennes les plus proches et que I'ott I'ellcontre sur les côtes camerounaises. Cet isolement at clonc fàrt penser à uu progran'lnle d'élinlirtation du vecteur, associé à la distribution d'ivenlectine cpri a dénrarré depuis 1990. 3. Présentation du fover (cf. photos 1 à 8) Aucientre colonie portugaise jusqu'en 1778, puis colonie espagnole cle 1778 à 1968, la Cuinée Equatoriale est un pays d'Afrique Centrale. Elle est située au fond du goll-cle Guinée(fig. 2). Son territoire natiotral est divisé en deux parlies : une partie continentale clénonrmée Rio Muni et Lrne partie insulaire appelée Bioko. II Nous ne retiendrons ci-après que les caractéristiques physiques du foyer, dans la nlesure oir elles peuvent avoir une influence sur la biologie et l'écologie de Sinmliutrt dtttttttostttn s. l. L'île de Bioko est ut)e lnasse de terre d'origine volcanique de 2017 Knrr (72 Knr de long sur j5 Krtr de large). Elle est située au large des côtes du Cameroutr et du Gabon- etrtre les latitude-s 3o4g'N - 3"12'N et lcs longitucles 12"7'E et 12o40 E. Le reliel- est très accttsé, .rga*isé autourde deux nrassil-s volcaniclues puissants, l'un au nord (Piz Basile:dôttre péléen ,fe fOlT rn) et I'autre au sud; ce demier est lui-ntênte double: caldeira de Luba (cratère égueulé typique,266l nr) etpizde Biao (2009 m) servzrnt d'écrin à r.ur lac de cratère sotnmital rron nroitrs caractéristique. Le climat est de type équatorial à deux saisons : une saison sèche (novetlbre à ntars) clrri est raren-lent sèche toute la saison et une saison des pluies (avril à octobre). La terrpérature arrnuelle nroyenne est de 25"C. La pluviométrie varie de 1930 mnr au nord à 10.990 nlll.l tlLl sud. L'île de Bioko appartient à la ceintLrre de la lbrêt tropicale. Le colrvert végétal est celttt tl'u,e lbrêt pripiairè ou seconclaire subéquatoriale, fon ant Llne canopée qlrasi-contintte nlascluallt presque complèten-teut le sous-bois, surtout dans le massif sud inhabité. Dans ce .rassif, les seules possibilités d'atterrissage repérées sout Ureca, unique village drr rltassif et les e,rbouchures des plus grands fleuves. Le couvert du massif Nord est pltrs fi'agnrerlté le lo,g d,une bande côtière senti-annulaire correspondant à l'ancienne zone cacaoyère, et trotté par une soixantaine de petits villages, quelqrres routes et des pistes. Les études du vecteur-de I'onchocercose sur l'île de Bioko sont relativerttertt récetltes (mars 1989). Toutefois, une étude de faisabilité de l'élimination des vecteurs dans ce foyer a été réalisée en lgg6. Reste que c'est uniquement à partir d'avril 1999 c1u'une rnéthode stantlardisée (1rodèle OCP) a été régulièrement appliquée aux captLlres et dissections des simulies. Depuris cette date, les simulies ont été l'objet de ph.rsieurs types de travaux : identité cles vecteurs, localisation des gîtes préimaginaux, dynamique et longévité des populations, sensibilité des populations larvaires cle S. dctntnosutn s. l. aux insecticides, dyltamiqr"re cle la trausmission de I'onchocercose. Toutes ces études (Wilson, 1996; Barro, 1999; Meyer, 1999 , Chel<e' 1999; Mc Calt, 1999; Mas et al, 2000; Meyer, 2001 ; Post et al, 2003) ont contribtté i\ une meillettre copnaissance du foyer de bioko. Les résultats acquis penttettent de retenir cc clLri sLtit : Le réseau hydrographicpe est fait de petites rivières à fàibles débits (0, 0l à 5 nr3/s) qui descendent des rltolltagues. Toutefois, dans le srrd de l'île. les débits peLlvent être plus impoftants (5-30 mr/s). Du tait de la pente, les rivières coulent vite (0,3 à 1 m/s). Elles sont très nombreuses (247), courtes (en moyenne 7 Kru de long) et protégés par une végétation luxuriante, d'ott l'inaccessibilité de nombreux cours d'eau. En saison sèche, les débits des rivières sopt généralement inférieurs à I ml/s. L'eau est claire (ttrrbidité < 5 JTU) et fraîche (19" < Terlpérature < 26oC). Le réseattr hydrogrerphiclLre radiaire délinrite de très nombreuses vallées à forte peltte, très accidetrtées, d'autant plus encaissées qu'on s'élève en altitude et tenlrinées en amol-lt pilr des canyons verligineux séparés par des crêtes acérées. ll n'existe pas d'échelle de crue en état d'être gtilisée pour Lltl calcul de débit. t2 L'épidémiologie de I'onchocercose rappeile celle des forêts tropicales d'Afrique de I'ouest (Mas et ar. 1995). La prér,alerce nloyenne était e, 1989 d'environT59/o (85% chez les personnes âgées de plus de l5 ans). Le REA et le recensetrent réalisé en avril 2002 intiiquent que l'onchocercose denreure une préoccupatiolt irrrportante tie santé publique dans l'île tle Bioko. En effet, les taux tle prér'alence des nodules vlriaient de 15,6 r\ 73,3oÂ. Par ailleurs, le niveau ti'c'ndénricité fluctuait cle 40 à75% dans 5l% des villages recensés. EIt outre'. cles nodules ont été retrouvés chez cles errfants de 4 ans. Le vecteur de l'endémie ottcltocerquienne sur l'île cle Bioko est S. _r,4âe2sc,fonne Bioko. Les densités sirttulrdiennes sont inrportantes en saisop despluies (wilson, 1996) conlnre en saison sèche (Anonynre, 2000; Cheke, 2001). Quant à la transniission, res travaux cles auteurs (wilson, 1996: Anonytte,2000;Cheke,2001) indiquent cpr'elle est inrportante sur l'île cle Bioko. 4' Canrpagne 2003 d'élimination cles vc'cteurs de I'Onchocer-cose dans Ie foyer deBioko (Guinée Équatoriale) 4.1 But de la Campagne La campagne anti-simulidienrte 2003 est Lrne opération ponctuelte (3 mois) qui a poLrrbLrt cl'élinliner les vecteurs de I'Onchocercose cle l'îie de Bioko, aLr nroindre coût et sansdonrnrage pour l'environnement biologique. 4.2 Objectif de la Campagne L'Objectif général de la lutte contre l'Onchocercose est habituellement de parvenir.à rtlaîtriser durablement l'endémie. Mais l'objectif ultirne fixé à Apoc est l,éli,rination de cette rlraladie en tant qu'important problèrr-re de santé publique et obstacle au développenlent socio-éconolttique dans toute l'Afi'ique. C'est pourquoi ia réLrniop sur la revLre des activitésd'élinlination des vecteurs de l'Onchocercose au sein du Progranrme ApOC (rnai 2002) avaitI'econrttlandé que la campagne anti-sinit-rliclienne 2003 ait pour objectif cle dé,io,trer que l,on lletrt obtenir ulle couverture intégrale de tous les gîtes cie l'île par làs traitepre,ts i,secticides. -1.3 Stratégie La stratégie de lutte proposée pour atteinclre les objectifs fixés comporte : le traiterneptttlsecttcide hebdomadaire de tous les gîtes larvaires du vecteur, par voie aérienpe et au sol,pendant toute Ia saison sèche (l-rabituellemer.rt janvier à avril 2oo3). Ces épandagesd'insecticides visent à détruire les larves du vecteur dans des sites restreints et bie. délimités où elles se développent. 4.4 Déroulement des Opérations Le déroulement des opérations a. conrporté une phase préparatoire et Ia carnpagned'application d'insecticides proprenlent dite. Là mise.,., è,,ur. a nécessité la 'robilisation deressoLlrces humaines, rnatérielles et financières. r3 La préparation de la cantpagne a entraîné des activités de temain dont essentiellement des travaux entonrologiques. Ces demiers avaient pour but d'étudier : '/ la localisation des gîtes pré irnaginaux cie S. tlunrttosuttt s.l, ainsi que les variations de cette localisation cn lbrrction tles lluctuartions du iégirne hydrologique. '/ la biologie des fenrelles de ,S. tluntttosunt s./ et notanrnrent la «iyraprique des populations et leur longévité. ,/ la dyranrique de la transmission tic I'onchocer.cose. Ces dillërentes dottnées constituent généralerl]ent I'unitcl de rélërence qui penuet aux erttomologistes de connaître avec exactitude le degré d'efficacité des épandages larvicides. Pe,cla,t la plrase préparatoire, il a donc c1té procéclé r\ : la nrise en place du personnel ; la commaude et la mise en place de I'clclripr-,re,t c't de I'rrsecticicle; la reconnaissance géographique du lbver- ; I'établissentent du réseau de captLrres : Ia collecte des données de pré traitenrenr (entonrologie, hyclrobiologie) ; la planification des circuits de traitenrent ; la mise en état des voies d'accès aux poiuts d'irrtervention au sol pour les traitenrents etlou les prospections lan,aires. La canlpagne proprement dite a consisté, entre le l7 lévrier et le I I ntai 2003, à traiter les gîtes dLr Nord et du sud de l'île par des épandages hebdonradaires de larvicides par voie aét'ietlne et arl sol. Puis, sur instruction du Managerrent cl'ApOC, Lrne surveillance etrtotrrolosiqtre a été tnise en place ; elle est prévue poLrr s'éraler jusqu'à la caprpagn eZO04. 4.5 Calendrier des Activités La carllpagne 2003 d'épandages de larvicides se sitLre tlans un calendrier d,activités résLrnré ci-après : '/ Septernbre 2002: Rédaction du Projer d'élrnrinatiorr des vecteurs de I'onchocercose dans l'île de Bioko (cLrinée Écluatoriare) '/ Octobre 2002 - l6 février 2003 : Collecte cles clonnées de pré trairemept '/ l7 lévrier- I I mai 2OO3: Campagne 2003 cl'épanclagc-s Je larvicides '/ À partir du l2 mai 2003: Surveillance entonrologique juscpr'à la campagne 2004. 4.6 Travauxentomologiquesréalisés 4.6.1 Nature des travaux 4.6.1.1 Prospection des gîtes pré imaginaux La prospectiotr cottsiste en ult repérage et une inspection cles supports Iarvaires sitlés au trivetru des gîtes potentiels, afin d'établir la présence et partelpt la cle.sité ou l,absence de t4 stades pr'é inraginaux de S. tluntnostttn s.l. Si des supports Iarvaires positifs sollt trouvés, un iyttstettteltt des points d'épandages est nécessaire pour le nraintien ou I'arnélioration de la qtralité rlcs r'ésultats d'une campagne de lutte ou d'élinrination des vecteurs. Darts le cadre des activités de pré traiterrent, de nonrbreuses prospections ont été cf'fectuécs en janvier et février 2003 pour établir la répartition tlc-s _qîtes pr'é inraginaux sur l'île clc Brolio ctt saison sèche. Dans le Nord de l'î[e. les pros]rr-ctions aériennes et aur sol ont pr'nlls rle visiter les différents poirlts d'épandages (ll3) rr-teltucs en 2001 (Mu-1,er,2001). Par contr'ù. le sud de l'île a été exclusiventent prospecté par voie aér'ierrue. Datts une canlpaglle de lutte ou d'élinrination cles vecteurs, il cst indispensable de l)rocrlder i\ l'évaluation des épandages d'insecticides. Dans ces zones traitées, la prospection pennet cl'estinter la densité des populations pré imaginales résicluelles et partant d'évaluer les caltlpilsllcs de traitements larvicides. Les prospections réalisées elt ntars, avril et nrai 2003 rerltrent clatrs ce cadre. Il est évident que, étant donné une plus grande tacilité d'accès aux cottrs cl'c'au du nord de l'île, les gîtes des rivières situées au-dessus de I'axe Luba-Riaba ont été plus souvcut prospectés. 1.6.1.2lléalisation des Tests de sensibilité Le test de sensibilité est un bio essai cpri consiste à exposer la populatiorr de S tltttttrtt.tsttttt s.l à des concetrtrations croissantes d'un lan,icide puis de cléternriner Ia ntortalité a[r uivcarr de chaqr.re lot. Pour le ténréphos, lorsque la CL95 (concentration létate 95) est égale ou inférieure à 0,4 nrg/I, ott est en présence d'une population larvaire de S. tlumrtosuttt s.lsensible. QLrand elle est égale ou supérieure à lmg/I, ces larves sont résistantes. Pettdartt la phase préparatoire aux opérations d'épanclages dcs lan,icides, quatre tests de sertsrbilité ont été réalisés sur les larves provenant du Norcl (3 tests:Rivières Apu, Musola et Rio grande) et dr-r sud (1 test:Rivière Iladji) de l'île. Les larves cles rivières Apu et gralde ollt été sout.nises à sept concentrations de téméphos allant de 0,0039 zl 2,5 rtrg/1. par contre, la rareté cles larves de S. clumrtosutn s./ de la rivière Mr.rsola n'a pentris de tester que quatre cortcetrtrations (0,07Sntg/1, 0,3125mg11, 0,625ntgll et l,250nrg/1. Quant aux larves de la rivière Iladji, elles ont été soumises à six (6) concentrations de ténréphos allant de 0,039 à l,25nrg/1. 4.6.1.3 Insecticide recommandé pour les traitements Pottr coltveuir contnre insecticide utilisable contre les larves cle srmulics (notamrnent S. tlttrttttr-tsrtttt s.l),1'insecticide doit satisfaire aux conditions suivantes: Ètre peLr toxique pour les nrattrnrifères, être actif à faible concentratiorr sLrr les larves de sinrr,rlies, ne pas afiectèr la làutte acluatique non cible, se décomposer rapidement dans l'environnentent biologique(biodégradable), avoir une fonnulation telle qu'il pLrisse se disperser rapidenrent et demeurer el1 sLlspension à un niveau où les larves peuvent l'absorber avec les aLttres substances partictrlaires en sLrspension. Le téméphos en concentré émulsifiable à 2Oo cle rnatière active répond parlaitement bien à ces conditions. Dans le cas particttlier des cours d.'eau du loyer de Bioko, la tlose opérationnelle a été de 0,4 linr''/s de débit au lieu des 0,3 l/rrri/s habituels. Cette légèr'e âugnrentation est liée aux conditions pré\'alentes entre janvier et avril, période des traitentents: Tenrpérature de I'eau (19-24'c), débits très faibles (inférieurs à lmr/s;, courant rapide (0.3 à lmr/s), dispersion rapide de I'insecticide et rivières couvertes (couvert végétal pouvant enrpêcher la pénétration de I'insecticide jusqu'au gîte). t5 1.6.1.41\lesure des débits (cf. plroto 9) La corrnaissance des débits des cours d'eau à traiter est un lircter.rr essentiel de la qualité et cle I'cfflcacité des applications de larvicides. Les sous dosages riscluent d'être inelllcaccs contre les vecteurs et d'avoir de graves conséc;uences clpitlelrtrrologiques, tandis clue Ies surdosagcs sont préjudiciables à I'environnenlent. Dans les tleux cas. rl y'a gaspillage d'insecticide. Or sur l'île de Bioko, il n'existe pas d'échelle de crue en état d'être utilisé poLrr urt calcul tle débit. Ce demier a donc été périodiquenrent nresuré slrr un certain rronrbre cle rivières principales, grâce à la nréthode du flotteur (Anonyrle, l99l et 1992). 4.6.1.5 Réalisatiorr des Essais en rivière Lors des prospections aériennes et au sol, l'aspect ouvert de la partie inlérieure de certairtes rivières (Musola, Rio grande et Tiburones au Nord; lladji et Moaba au sucl) autoriserait lc recours au Bt (Teknar) pourdétruire les larn,es de S. tlrttttrrr.,srtttr s.l. Alln de cléterminer la portée efficace de cet insecticide biologrcpre, un essai a été réalisé sur le Rio grande aux alentours du barrage hydroélectriqLre de Riaba. 4.6.1.6 Epandage des Insecticides (cf. photo l0) La principale rnéthode préconisée pour l'élimination des vecteurs de l'Onchocercose sur l'île de Bioko est l'épandage d'insecticides par voie aérienne, pour détruire les larves de,S. rluttrttostrnt s./ clarts les gîtes. Toutefois, oLrtre les épandages aériens des traitenrents zru sol Irebdontadzrires e1 reprenant le schértra des traitentents de la campagne terrestre 2001, ont été réalisés dans le tlassif nord. Ces traitemeuts concement des petits cours d'eau posaltt des problèmes de traitetnent aériens de par leur taille, leur couvertr-rre végétale ou ir cause d'interdiction de sLrrvol (zone urbaine). 4.6.1.7 Capture et dissection des femelles de S. damnosurn s.l. Les procédés classiques de captllre sur homnre et de dissectron des lèmelles de S. tluntttosttnt s.l. ont été décrits dans de nombreux documents (notarnnterrt Lervis, 1958; Philippon, 1978). Nous retiendrons quelques éléments : Le captureur est assis et récolte les siu-rr.rlies cpri vieullent se poser sur ses jambes dénudées avant qu'elles n'entantent leur repas de sang. L'équipe est composée de deux personnes qui travaillent à tour de rôle pendant une heure. Les captures ont été effectuées de 7 heures à 18 heures et à raison de deuxjours successifs par point. Huit points ont été retenus pour le suivi de la fluctuation de la derrsité simulidienne et dLl niveau de la transmission de l'onchocercose par le vecteLlr. Ces points se l6 srrue.t sur des cours d'eau du nord (Sampaka. Apu, Musola. Rrttna, Rio grande) et du sud (Eolil. osa. I\4oaba) de l'île. outre ces huit points pernlânet'lts. -13 autres ont été sLrivis dans le cadrc tlu praillage du réseau de capture mis ell place. après I'arrêt des épandages d' i ns..ctr c icies, porrr détecter les faibles densités si nltr l idiennes' La techpique de dissection cottsistc à sépzrrer SoLls [otrpe binoculaire, les S. duntttosttttt s./. ctt lèntelles lt'ayant janrais polldu (nullipares) et femelles ayant effecttré un oLl plusieurs cycles golotrophiques (fenrelles pares). Ces derrtières sont dilacérées dans une goutte d'eau plrysiotogicltte i\ 9 pour nlille de chlorure cle sodiurn, puis minutieuseurent e-xanrittécs potrr la recherclte des larves d'Onchocerctt t'ttltultrs dottt le trotlbre et les stades d'évolutiol pemrettent d'établir lcs taux d'inflestatiotts, les charges parasitaires et l'intensité de transrtiission potentielle des femelles anthropophiles de la zotte d'étudc. Datts Llll site dont'ré, cette intensité est quantifiée par le potentiel attnuel de trattsnrissiott (PAT) qui est le cuntul des poterrtiels tletrsuels de trattsurissiotl (PMr). La tlissectiop et l'exanren microscopiclue des fènrelles captur'ées a été pratiqtrée lors de cSaque enc*rête hebdornadaire. Les fernelles ont été exarnrinées alin de cléterntiner: . Ler,rr âge physiologiclue datrs le bLrt tle préciser la dytlantique des popLr Iations sin-rulidiellrles, - Leurs taux d'infestations par O. t'olvttltts, celui-ci pennettant de détermiler, d'Lute part le contact entre les populations I-tunraines et sin-rulidiennes et d'autre part, les contpétences vectrices de ces popu lations simu lidienr-res' 4.6.1.8 Conservation des Simulies et cles parasites l'écoltés lors des dissections Pour chaqLre point de capture, le nombre tle Iènretles ii clisséc1r-rer par joLrr a été fixé à 200. Aussi, en cas d'abondance simulidienne, toutes les l'entelles rlon disséquées de chaqrre lot jounralier ont été conservées en alcool. La préthodologie de conservation des parasrtes a été décrite par Toe et al (1997). Afin de clistipgger Ies infections par O. toltulus de celles dtres à d'alttres espèces de filaires, les L3 tête rencoptrées sopt placées dans Llne goLltte cl'eart physrologiqtre sLll'Lllle lanie. Après assècheprept cle la goutte, les larves sont recouvertes avec une lamelle. Cette dernière est scellée alx cluatre èoins à I'aide d'une golrtte tle vernis à ongles et étiquetée (point de capture, date, numéro, tlotnbre de larves). l7 4.6.2 Résultats 4.6.2.1 Prospection des Gîtes larvaires de S. dutrttrosutn s,l. a) Avant les traitements insecticides Les prospections eftèctuées en janvier et fevrier 2003 indiquent LlLre les rivières sont nonrbreuses, courtes et jalonnées de chutes et de rapides. Dans le sud de l'île, certains coLlrs d'eau (notamnrent Moaba) sont particulièrement encaissés entre les llancs de la nrontagne. Leurs fortes pentes font que des -qîtes se cortstituerlt chaqlle fbis qu'un otrstacle pouvant 1àire olfice cle support est présent dans le courant. Dans la zone nord de l'île, les prospections aériennes et au sol ont perntis d'identifier 30 rivières présentant un écoulement susceptible d'héberger S. tlutttttosttttr s./. Ces écoulenrents se situertt essentiellement sur les systèmes des rivières Rurtra, Crande, Musola, Tiburorres, Apu et dans les alentours de Malabo (rivières Consul, Matadero, Canrarn, Mirupuru, Ericorico). Au total, 370 points d'application ont été retenus clont 2l pour la conrnlune de Malabo. Dans le sr-rd de l'île, la prospection aérienne a permis d'identifier'57 rivières capables d'lréberger des stades pré imaginaux de S. dantnosunt s.l. Par ailleurs, elle a pernris de retenir 480 points d'application répartis essentiellement sur les systèmes des rivières Ole, Eola, Moaba et lladji. ll est à noter que certains points d'applications de rrvière du nord (Rio grande, Musola) conrme du sud (Ole, Moaba, Iladji) de l'île, se situcnt aLr rlelà de 500rr d'altitr.rde. La collecte de larves pour les tests de sensibilité au téméphos et l'exartren des suppolls pour les essais en rivière du Bt, ont montré que les stades pré imaginaux étaient rares darrs la zorle prospectée des cours d'eau. Les supports larvaires et nymphaux sont, el1 cette période de basses eaux essentiellement constituées par des débris végétaux (brindilles, lèLrrlles). b) Au cours des traitements insecticides Un total de 115 gîtes du nord de l'île ont été prospectés en ntars (69) et avril (46) 2003. Les gîtes sont répartis sur 84 rivières dont 46 ont été visitées en nrars et 38 en avril. Les prospectior-rs oltt pemris de récolter seulement 3 stades 1tré rntaginaux de S.tlutnttosunt s.1.. Ces échantillons, une larve et deux nylphes ont été prélevés en ervril sur la rivière Boolo (une larve, une nymphe) et sur un affluent de la rivièr-e Bisoco à proximité dLr village de Forturré (une nymphe). c) Après l'arrêt des traitements insecticides Entre le 11 mai (date d'arrêt des épandages larvicides) et Ie 3l nrai, outre les gîtes des points de capture l-rabituels qr,ri sont visités chaque semaine, 9 autres gîtes orrt été prospectés et ont été trouvés négatifs. Ces derniers gîtes se situent sur les rivières Muchuchurnuana, Ruma, Musola, Ocooco et Rio grande. r8 4.6.2.2 Réalisation des Tests de sensibilité Le tc'st de sensibilité a été réalisé sur 1337 lan'es rlc s. r/rrrm osuttt s. /. Elles se .crp,r'tisserr e.rre les rivières Ap, (357). Musora (2r9), Rio gra,de (.r53)er Iradji (30g). Enterrafrt colllpte du dosage de I'insecticide, nous norolls lg:1, 197,230,221. 163, lgg et l-13lrn'es re'spectivenlent exposées aux concelltratiolls cle 2,5ntg/|. l,25nrg/I, 0,625nrgll,u,3l25nrgil,0,l56nrg,0,078rng et 0,039nrgil. Quant aux CL95, elles soni de 0,3543g0,0'381392 et 0,320697 respectivelrellt pour lei lr.r,às pro'era.t cle Apu, Mgsola et Riaba. 1.6.2.3 N{esures de débits des Rivières 1.6.2.4 Réalisation d'un essai en rivière Darts le ttord de l'île, en saisott sèche, cles,resures cle tlébits ont étc. réalisées a'ant leséllartclages tl'insecticides en l2 points répartis sLrr g riYières (Matadero, Ericorico, Musola,I{trllta' Rio cra,de' Lada, Matagi, Tibr-rro,es, Mi.Lrprrru). Les valeurs so.t conrprises ertre0'096rrrr/s (Ericorico) et l,724rnÿs(Musola;. eLranr r,., ,.-itcje l,î1e,6,resur.es de débits y o,teltc1 r'éalisées sur les rivières ole, Moaba, Eola, Bzrca, Mulooba et llailji. Les valeurs s,étale,tclc 0,l7Snrr/s (Eola) à 6rnr/s (Moaba). Pctlciatlt toute la canlpagne et po^ur ajuster les qLrantrtés d,insecticicles à déverser danslcs gîtes,2l nresures de débits ont été effectuées ",', ,.,.,r,r, 1o;, avril (13) et nrai (2) 2003. EIIeso, ctrt Iieu sur I I rivières réparties au ,ord (7) et au s,ct i+y cle I'île. Les débits maximunr erttltttinlttrrt crlregistrés en mars dans le sud cle l'île ont été respectrve,ert tle 4,ll9nrl/s sur lat't'ic\t'e Moaba et l,618rlll/s sur la rivière ole. E,,r,r'il. ccs rrêrres do,.ées so,t dans l,or«lretie 3,932rrlr ls et 0,945nr3/s sur les mêmes rivières. Dans le nord de l'île, le ntaxinrunr de débit a été obser-r,é sur Ie Rio gra'de en nlars(l,367nrr/s) cornme en arrii 1r,o+:r-,rjzs). Ir e, est rre ,rre",rr.'*;;:'r. ,rirr"rr, qui a étéerrregistré en mars (0,292m3/s) et en avril 10,305r.,,1r;.*.ia.iuiere Tuborores. Avant la campagne antisimulidienne 2oo3.l'essai réalisé sur Ie Rio Gra,de a,ro.rré lT,trl',rllTltée efficace (loo%o de décrocheme,r) ciu rekrar était de 0,5 l<,r pou,. u,., débit tle 4.6.2.5 Insecticides utilisés pendant la campagne Pendatlt toLrte la calrpagne, soit l2 senraines de lraitentent, le ténréphos a été r-rtilisépour les traitements d'appoint au sol. Ainsi 24,740 litres au total o,t été épand,s sur Lrrec;r-rarantaine de gîtes en moyenne chaque sertraine. ALr regard des débits enregistrés (cf 4.6.2.3), Ia qLrantité de ténréphos fluctuera enrre0'0i8 et 0'70 litres par point traité au sol. Par co,tre,'pou. i.ni,. compte de la déperdition liée àla rlrétltode d'épandage par voie aérienne, la quantité nrininrale d,insecticide sera de 0,5 à 0,7litrcs selon que Ie gîte est plus ou moins couvert. Au S,cr, les gîtes étant traités uniquenrentllat'v'oie aét'ienne, les quantités s'étalero,t de 0,5 a Z,S f ,tr., cle té,réphos. l9 L'insecticide de base pour les traitements aériens a également été le téméphos. Toutefois. dans la cinquiènie semaine de traitentent (17-23 mars), le sud de l'île a été errtièr'eltteltt traité au tekltar. Par ailleurs, dans Ia sixiènte senraine (24-30 nrars), c'est toutel'îlc' cltri a été traité att teknar. Par corltfe, au cours des rpratre clerpières se.rai,es de trliletrtetlt. setrl I'aval de cltacune des grandes rivières dLr Sud a été trairé au teknar. Arr total,l2li.7l lttrcs cle téméphos et 2898 litres de teknar ont été urilisés pour I'errsentble des tri.li tcllcnts aéri ens. ll crtait prévu que les aéronefs conson'lnreraient 330 heures tle vol répartis eptre l'lrélicoptc\r'e (270 heures) et le CESSNA (60 heures). Mais I'objectif d'éli6i.ation er la réalitcl cltt tel'raitr (notatnnletrt abondance des rivières et cours d'eau préseptapt elt conti,u des cotrclitiorts de courant à priori favorables pour les fernelles de S. duntttosutrt s.l.) o,t fait que I'lrélrcoptère de traiterrent a utilisé 277,5 heures. Les heures restantes (52,5) o,t permis de cotrvrir les ferry Kara-Bioko-Kara de l'hélicoptère er du CESSNA. Ce demier a u-ssetlticllu'ntent assuré le transport de matériel. Au total,28358 lde jet Al et 2000 I d,Avgas ont été consommés respectivement par I'trélicoptère et le cESSNA. 1.6.2.6 Ca p tu res, d issection s et in I'estations Dc'prris octobre 2002, la collecte de I'ensemble des données a été placée sous la sttpet'r'isioll de l'équipe de la Coordination mise ert place par le Progrernrpre àe L,tte contre l'Otrcltocercose er1 Afi-ique (APOq. Par ailleurs. et ert rappel, la car,pagrre d,épa.dage cl'ttlseclictcles s'est étalée du 17 février au I I ntai 2000. loUtelbrs, alllt dà perntetrre une ér'alttitLtoll approfondie et détaillée des traitenrents larvrcicles, nous clonuons ci-dessous les résLrltats tle la Campagne et ceux de 2002, année antérieure aLrx épandages. ll est à noter que cle jartvicl'à septembre 2002, les captures et dissections ont été effectLrées par l,éqLripe nationa le. a) Résultats de l'année2002 Les captures, dissections et infestations des S. dutttrtosum s./. captLrrées de jalvier à décenlbre 2002 dans le Nord de l'île à Sarnpaca, Barleycorr, Musola, Bilacha et Riaba sont récapittrlées dans les tableaux I à 6. Ces denriers inclicluent qLre 48659 fe,relles ont été capttrrées et 23813 disséquées dont 12353 pares,764 infectées et 126 iplècrueuses. En tenant corrrpte d'utte répartition par point de capture, les PAT sonr de 291, j()9,10g3. g50 et 3344 rcsPcctivclllerlt à Sampaca, Barleycom, Musola, Balacha et Riaba. Pour ces nrê.res points cie cirpttrre, la densité sirnulidienne moyenne est dans I'orclre cle 42.131,213, lg4 et 359 piqûres par hontnte et par joLlr. En 2002, dans le Sud de l'île, des captures orrt été effectuées uniquement en déceprbre(tableau 7). Elles ont permis de collecter7762 simulies (en moyenne 323 piqûres par honrnre et par jotrr) réparties entre Ureca (3087), Moaba (3900) er Osa (175). S,i les 3gl3 femelles disséqtrées, on a enregistré 2307 pares, 107 ir-rfectées, 33 infectier-rses et un pMT variant de 57 t\ 704. 20 b) Résultats préliminaires de la Campagne 2003 De janvier à nrai 2003 (tableaux 8 à l5), 335 jours de capture ont été eflèctués dans Ie Nord (239 jours) et le Sud (96 jours) de l'île. Au total, on note 22062 fenrelles capturées, 14641 disséquées,9233 pares. 416 inflectées, l7l rnfectueuses (soit environ l9 pour 1000 pares), 90 lan'es infectantes pour 1000 pares et un PMT moyen de lll (rlinintun = 0. trraxinrun = 465).La répartition de ces résultats par zone (Nord, Sud) et par ntois indique : Daris le Nord de l'île (tableau l6), 12792 [enrelles ont été capturées en janvier 17573). fër'rier (4639), nrars (519), ai'ril (56) et nrai (5). Sur les 8922 fènrelles disséc1uéL-s. on i.r enregistré 6133 pares, 295 inlèctées et I l9 infectueuses. Pour la rnêrtre période. 9270 fenrelles ont été capturées dans le Sud de l'île (tableau l7) et 5722 ont été dissécprées dont 3100 pares, l2l infectées et 52 infectueuses. Les PMT sont corlpris entre 0 et 414 (Riaba, fér'rier) au Nord, contre 0 et 465 (Ureca, février) au Sud. Quant au rronrbre ntoyen de piqûres par hornnre et par jour, il est de 168, ll9, 10, I et 0 respecriventeltr ert janvier, fér'r'ier. nrars, avril, ct nrai tlans le Nord. Dans le SLrd, et pour les nrênrcs tttois, on r-rotc respecti\/erlent 298, 243,4,0 et 0 piqûr'es par horlnte et par joLrr. a a Pour I'atrtrée 2003 fianvier à Irai), les ligLrrcs 3 à 8 résuntent le's llLrctuations rlu lerux tlensuel de piqûres (MBR), du Potentiel Mensuel de Transnrission (PMT) er ciu norrrbre deLill000 pares, respectivenrent dans le Nord et le Sud de l'île. 4.6.2.7 Echantillons conserves pour analyse ADN Les tableaLrx l8 et l9 niontrent que 1413 larves infectantes (Li) ont été transntises arlr laboratoire ADN du Centre pluripathologique. Les larves ont été collectées en2002 (578) et 2003 (835). Les échantillons proviennent du Nord (Sampaba : 35 : Barlel,corn : 251 : Musola:203;Balacha:l45,Riaba:325)etduSLrd(Ureca 276;Moaba:l3l;osa:.ll)de l'île. La baisse des densités sinrulidielues coustatée en mars, avril et urai n'a pas perntrs de présewer des fenrelles en alcool. Par contre entre octobre2002 et février 2003, (tableair 20 et 21), 17481 fenrelles en provenance du Nord (13503) et du Sud (3978) de l'île ont été transmises au laboratoire ADN. 4.6.2.8 Impact des traitements lan,icides sur la faune non cible Pour apprécier l'impact des traitemeuts larvicides sur la faune aquaticlue, <Jeux enquêtes ont été effectuées sur les rivières (Musola, Apu, MirupLlruru, Matadero) cle l'île. Lzr première a eu lieu du 23 janvier ar-r 8 février 2003 et la seconde du 15 au 29 mai 2003, soir respectivement avant et après les épandages. Les résultats de ces enquêtes sont consignés dans un autre rapport (Abban et al, 2003). 4.6.3 Discussions Darts le Nord de l'île, les prospections effectuées en période de basses eaux, r'nontrent c1u'et] I'absence de traiteuretrts insecticides, il y a uue discordance uette entre I'abondance tles 2t lèmelles piqueuses et la rareté des stades préinraginaux dans les gîtes. ll est à noter que c'est trniclucrrrerrt sur le Rio Grande, que la relative abondartce des larves de S. duntttosutn s.l. zt pernris tle réaliser un test en rivière au Bt. Or il a fallu retenir 850 points d'applications de l'insecticide dans le Nord (370 points) et le Sud (.180 points) de l'île car. toLrs les cours d'eaux présentent en continu des conditions de courant à priori favorables pour les femelles cle S. tkttrrttostttn s.l. C'est adrtrettre qu'en saisort sc\cltc'. les principaux lieux de ponte de ccs l'cnrclles se situeraient essentiellemertt darts les zr)nes inaccessibles à pied. Conrme I'indiclue Philippon (2003), Lrne autre hypotlrèse serait la << rlilution » des populations préimaginales de .1..r'rrlrc,rrsc [ornre Bioko au sein des populatiorts lbortdarttcs cl'autres espèces de sinrulies jusrpr'i\ des densités relatives indécelables au fur et ar nresurc qu'on progresse vers I'amont et en altitLrde et que la température de l'eau s'abaisse. Cctte é\,entualité pose les problènies de la linrite des sites d'épandage en anrorlt, ainsi cpre de la taille et du débit nraxinrum des rivières à traiter. Toutefois, eu égard à I'objectif d'élinrination clu \/ecteur, le lraitenrent de « toute eau clui coule »» reste la stratégie de nécessité. Les contrôles larvaires sont pour le nronrent inrpossibles clans la c;uasi-totalité du massif SLrci. Cependant, pour la réalisation des tests de sensibilité, des prospections héliportées ont lrerrnis dc récolter de rares stades préinraginaux rle ,\. duttttrosunt .s I sur les rivières Olé, Moaba ct ltaclyi. Philippon (2003) note que les contrôles larraires sor.rt ardus et peu gratillants à cause des clifficultés d'accès et du manque de références cluant au faciès des gîtes larvaires de la [bnne Bioko. Par ailleurs, Ies gîtes posltil-s eu absence de traitenreut sot'lt peu abondants au regard des innornbrables possibilités de courant et de supports. Cette sitr.ration est accentuée sous la pressiorr des traitements insecticides, d'oir la quasi-absence des stades préimaginar-rx darrs les cours d'eau. C'est dire que pour la canrpagne 2003-2004, il sera indispensable de procéder à une prospection approfondie des cours d'eau avant le début des traitements. EIle contribuerait à une meilleure typologie des gîtes et permettrait d'envisager une stratégie nrieux crblée. Les tests de sensibilité conduits en 2003 indrclLrent que les larves de S. tluntrtostutt s.l. récoltées sur les rivières du Nord comnre du Sud de t'île, sont sensibles au térléphos. Ce résultat confinle celui obtenu par Barro clui en 1999 notait qu'avec I0O" de mortalité à 3,l25nrg/I, les résultats des tests insecticides réalisés sur des larves récoltées dans les rivières Musola et Apu sont excellents. L'obligation d'efficacité intpose clue les cprantités d'insecticides épandues soient lbnctiorr des débits des rivières. Cette corrtrainte'. nralgré I'absence d'échelle de crue, a été respectée tout au long de la campagne2002-2003. grircc à des nresures ponctuelles des débits des princrpales rivières par la méthode du flottcur. Cette dernière, au regard de la baisse régulière des densités simulidiennes, s'est avérée efTcace dans la détemrination des débits et partant des quantités d'insecticides. Au regard de l'essai réalisé sur le Rio Grande, le teknar dans le contexte de l'île de Bioko devrait être plus efficace en début de saison des pluies ou à la mi-saison sèche. En ces périodes, les débits sont alors nloyens et les points d'épandage en nombre restreint. Reste qu'en toLrte période et notamment ell pleine saison sèche, le teknar peut être utilisé sur les cours cl'eau inférieurs des grandes rivières clr"r Nord et du Sud de l'île. Par contre, cet insecticide s'avère défaillant lorsqu'il est éparrdu sur les gîtes des rivières clui sont petites (laibles débits) et couvertes. En effet, Ia préseuce de lenrelles nullipares dans les captLlres 22 depuis fln mars et la relative recrudescence d'avril. ont été mises en regard de I'emploi du teknar durant la seconde quinzaine de mars. Cette hy,pothèse semble confrrmée par le fait que le cltangement d'insecticide (térnépltos à la placc du teknar) inten,enu en clébut avril, s'est tr:rduit par urle inversion des tendances dès la seconde quinzaine d'avril. L'objectif d'élinrination impose une couverture totale des gîtes. Ces derniers n'étant pas tous couverts par les épandages aériens dans le nrassilNord cle l'île, des traitenrents au sol ont c1té réalisés en appoint. Ils reprennent le schénra clcs lraiterlents cle la carupagne tenestre de 2001 et tous les écoulements sont concenrés. L'actron conrbinée rle ces deux nréthodes a abouti a une baisse spectaculaire des densités sirnLrlidre'nnes. Dans le cas particulier de la ville de i\4alabo et ses environs, zone traitée uniquement au sol, les captures derneurent nulles près de trois nrois après l'an'êt des épandages d'insecticides. C'est dire c1ue, coordonnés et syncltronisés avec les épandages aériens, les traite rlents aLr sol peuvent contribuer cl'llcacenrent à l'extinction des populations sinrLrlidiennes de l'île de Bioko. C'est le lieu «le sigrtaler que les traitements aériens sont rentlLrs dilficites par le relief, elt particulier l'cucaissenrent des vallées et la végétation arborclc. lls nécessitent unc nraîtrise de la part des pilotcs rlui tre peuvent assurer leur missiou que gr'âce au géoréférençage des points de Lraltenrent. L'Lrtilisation de I'ltomme comme appât est cl'usage couraut poLrr la cirpture de nombreux itrsectes hértiatopliages. Pour la capture des pollulirtiorrs de S. tlutttttostttn s.1., ce procédé tlcttreure le plus répandu et le plus efficace. Les captLrres sur hourrle pennettent de conuaître la derrsité des populations de femelles piqueuses tle S. tluntnosunt s./. en un lieu et à une périocle clonnée, et de l'estimer en trombre de piclûres par horlnre et par jour. Ainsi, pour I'attttée 2002, il apparaît que les populations sinrLrlidiennes ont été les ph-rs abondantes en octobre et troventbre sur tous les points de capture. Toutefois, il est à ltoter qLle la mise en ltlace d'une supervision par la coordination, a entraîné une nette augnrerrtation (de I à 5 lois) cltt ttontbre de fenrelles capturées. C'est dire clue les densités sintr.rlidicnnes enregistrées avant litrlttc'supervision sorrt sr.rjettes à cautiorr. ll serait clonc IrasardeLrx de vouloir établir des co nr paraisorts. Huit points de capture couvrant les massif-s Nord et Sud cle l'î[e ont été suivis chaclue setttaitre duratrt toute la campagne. Conrrne I'inclicpre Plrilippon (2003), ce réseau de capture a couvert raisottnabletrrent bien le massif Nord (sauf la zone périptrériclue de Malabo), ntais pas I'Orrest, le Centre et l'Est du massif Sud. Cette situation résulte de l'accessibilité aLr cours cl'eau rendue difficile par le relief et la couverture du Sud de l'île. Reste cependant que dans le caclre du renforcement du maillage du réseau cle captures ntis en place pour détecter les liribles densités simulidier-ures. toutes les zones précitées ont été i,isitées au moins une fois. Atr regard des captures, les densités sinrulidiennes ont été en lraisse constante. En effet, au Nord de l'île on passe de l0 piqûres par honrnre et par jour en nrars à 0,98 piqûres par hotunre et parjour en avril. Il en de même dans le Sud cle l'île oir I'on note une moyenne de 4 piclûres par hornme et par jour en nrars contre 0,07 piqûres par hornme et par jour en avril. Si cll lllill-s des ferlelles ont été capturées sur toLls les points de capture, par contre en avril, des capttlres nulles ont été enregistrées au Nord (Sarnpaka, Balaclia) et au Sud (Moaba, Osa) «le l'île. Cette tendance a été accentuée en rnai avec 0,1 piqûres par hontnre et par jour au Nord et des captures nulles au Sud. Il est à signaler qu'un ser-rI point de capture sur cinq a été productif au Nord. C'est le lieu de signaler qu'en I'absence de traitement, les populations humaines sont habituellentent confrontées à un problème de nuisance. 23 Les points pemranents retenus pour le suivi cle I'efficacité des traitenrents larvicides per'e.r eti-. .oniioérés conrnre repréientatifs de la situatiott gérlérale. Erl etÈt, sur les 25 poi,.,t, testés tlaps le cadre du resserrenlent du maillage dtt réseatt de capture' 22 ont présenté rlcs résulrats sinrilaires à ceux des points pemlanents' La longér.ité r,oyenne d'une population de tènrelles de S. tltttttrtosttttt s./' est estimée tl'après la coi,position d'âge de cette population. Comnre I'indiclrre Philippon (1970), cet âge .royL-. esl erlrêmerrent iirportant à connaître dans le cas d'utte trutrstrtission biologiqtre cor,rle celle de l'onchoceicose ou le parasite, une lois ingércr par soll vecteur, doit ncrccssilircntellt itccollplir un cycle chez ce tlertrier aYatrt tle pottvoir ôtre retratrsmis z\ utl autre hôtc. L'i.terrsité cle lairansmission est en effet fonction cle la proportion d'individus c1ui, dans la population vectrice atteindront urr âge assez avancé (âge épiclenliologiclueurent dangereux) 1roi,r.1,',", le parasite absorbé all coLlrs d'un précédellt repas sangltit-t ayant effecttré son cycle courplet, il ait atteint sa forme iufestante et puisse être retransnris au coLrrs d'utr repas satrgttitl ultérieLrr. Les clorr,ées collectées avant les traitenrents insecticides indicluent cltle l'âge physiologique moyen exprinré par le pourcentage de femelles pares' pr'ésente à Bioko des fluctuatio.s aurnuelles "ànlpu.obl.s à celle observées dans certaitrs loyers d'Alriqtre de I'Ouest, c',esr-à-dire que la longévité est généraletrlent la plrrs éler'ée en période de basses caux. ccrre corstatatiàrr est vérifiée quel qire soir le point de capture tltr Nord de l'île. certes ltour le Sutl les travaux ne couvrent pas encore toLlte une année, nlats les résttltats enregistrés en clclcenrtrre 2002, e\ Ureca (62,6% de pares), Moal'ra (51,6%), et Osa (61'/ù sout du mêure ortlrc cle grandeur qr" ..rtoi,rs points du Nor<l (Sampaka '. 66,5" cle llares ; Barleycortr : 65,6, ,Musola : CA,àV4.ll en eside même en 2003 pour le nrois de j,r'rvier (Nord :58 à72" cle pares ; Sud 66 eiq%l et celuide février (Nord :61 à93" , Srrd : 67 à1lo de pares)' L,efficacité des traitements larvicides entraîne généralelllent tttre chute des densités simLrlicliertnes du fait de la suppression progressive cle la source de prodr"rction' Les JeL*es fel-relles étant les premières affèctées, la llopLrlatior-r résidLrelle est essenrielleurert constituée de ferlelles âgées. Ceci explique clLre les trattet-nents ayaut débLrté en nti-lër,rier à Bioko, l'âge physiologique cles fenrelles cilpturées ell rllars s'est ttccrue dans le Norcl (g4% cle pares) co,r],-,ll àans te SLrd (89%) de l'île. En zrvril, le tattx de fèmelles pares darrs le Nord est retoi,bé à77oÂ,du fait de productions locales de simulies sur plusieurs gîtes. par co.tre, clans Ie Sr-rd de l'île, la densité simulidienne est si faible (2 fenlelles capturées en 26 jours), qu'elle n'autorise pas de calcul de pourcetltages. Il eu est de tliêrne en mai au Nord (5 lenrelles capturées en 46 jours) comme au sud (aucune femelle callturrée) de l'île' L,inte.sité de la transmission de l'onchocercose est estilllée en uombre de larves irrfectantes d'O. Volvttlus reçu par un individu et par qlité de temps (ottr, mois ou a6née)' Philippon (1970) note que..tt" int"nsité est clotrc fonction de la qurantité de piqûres i.festzrrtes reçues 1c'est-à-dire de la densité simulidienne et de la proportion des fer-nelles réellenrent vectrices) et de I'infestation individuelle rroyenue des femelles inf-ectieuses' or' les résultats incliquent que I'arivée de la coordination s'est traduite au triveau de tous les points de capture, pur. ,n. multiplication significative des quantités de sitrr'rlies capturées et une aLtgmentation des taux d'infestation, d"t fernelles pares. c'est dire que les données collectées avant octobre z}O},ne peuvent servir ni de référence pour évaluer l'efficacité des traitenrents, r.ri de base poui etuutir des tentatives de corrélation etrtre l'évolurtion des 24 paralnL\tres entonlologiques et celle des paranrètres parasitologiclues chez I'homrrre lPtrilippon, 2003). Darrs le Nord de l'île et quel que soit le point de capture. l'intensité tle la transmissiou rle l'onchocercose, exprinré en nonrbre nrensueI de lan es irtfectarttes d'O. r'olr'rrlrrs par rntlivitlu cst làible (nrininrunr : 0; nraxirttunt égal = 100) t1e janvier à septerttbt'e 2002. Par conrrc à partir d'octobre 2002, la supervision dc's disscctiorts a eu pour conséquence Llne au_gnrcntation des PMT dont les valeurs sont con'lprises entre 49 et l82l . Cette augnrentatiorr est très nctte lorsqu'on conrpare les PMT de janvicr et fër'rier 2002 respectivement à ceux cle lirrrvicr ct lër,rier 2003 à Barleyconr (anvier: 0 i\ 253 ; férric'r: 60 à 353), Musola (44 à 230 ct 23 i\ 176). Balacha (0 à 53 et 0 à 115) et Riaba (37 à 377 ct 0 i\ 44). Du point de l'ue transmission, les femelles capturées cn r"uilrs se caractérisent également lrar tles taux d'infestations (% de femelles infectécs ct irtf'ectic'uses) et des charges parasitaires(L3 tête notanrnrent) élevés. Certes, en avril, aucr.nre inlèction n'a été enregistrée dans le Sud rlc l'île, par contre, dans le Nord, la transnrission cst restée irrtensc (1394 Lil1000 pares; la linritc acceptable dans les clonnées OCP est de l0 Lri 1000 pares) rrralgré les densités sinruldiennes faibles (0,98 piqûres par homnre et par jour). Ce constat n'est pas surprenant eLr égard arrx rendenrents parasitaires très élevés de S..t'ultet,se en tant que vecteLrr ( Prod'hon et al 1983, Quillevere, 1979). Comme I'indiqLre Philippon (2003), ccs élénrents sigrrent la persistance d'une transrnission significative nralgré douze années cle distribution tl' l t'a r n r cclirre clans l'île. 4.6.4 Conclusions L'objectif affiché d'élimination du vecteLrr de l'onchocercose dans l'île de Bioko a arrené l'équipe de la coordination à intégrer plusieurs élénrents: repérage n-réticuleux et géorélérençage des points de traitements, adoption de la stratégie de traitement de «toute eau clLr'on voit couler>», prospection régulière des cours d'eau accc'ssibles, uresLlres hebdomadaires dcs clébrts des rivières, traitement hebdomadaire au sol en appui aux éparrdages aériens. al-firrase du nraillage du réseau de capture. L'intégration de ces éléments a pennis la d'éparrdage d'insecticides par voie aérienne dans collectées permet de tirer les conclusiolls suivantes : réalisatron cle l'île tie Bioko Iu prenrière call-lpague L'artalyse des données Les prospections effectuées par l'écluipe de la coordination inclicluent qu'erl saison sèche, le dédale rocheux et qLrelques rares végétaux constituent les principaux supports des stades préimaginaux. La rareté des larves dans la zolle prospectée et l'abondance des femelles piqueuses indicluent qlre des gîtes productifs existeraient au-delà de 500m d'altitude ou sur les cours inférieurs inaccessibles des rivières, notatument à I'amont de leurs eurbouchures. Une autre hypothèse serait la dilution des populations de S. yultettse au scin des popu lations abontlantes d'autres espèces. Les densités sinrr"rlidiennes enregistrées tout au long de I'année 2002 indicluent qLle les agressions des femelles antliropophiles constitueut une gène quasi- pernlanente pour les populations riveraines de I'île de Bioko. Reste qu'en saison 25 sèche, les simulies sont rares (r,oire absentes) sur certaitts gîtes (ttotatnment au Nord de l'île) du fait de I'assèchetlent ltartiel ou total des cours d'eau. Les inlorrnations sur la typologie des gîtes de la forme de Broko dc- S.tzr/rerrse lbnt défaut, ce qui ne pentlet pas pour le nronrent d'etrvisa-qer ulte stratégie miettx ciblée et donc allégée. sans risrlue de rc-rtortcenretrt à I'objc'ctif d'élintination. La scnsibilité des d'acceptabilité. larves i.rLr ténréphos reste en deçà tlc la liniite inférietrre Les fenrelles disséquées préserrtent Ies caractéristiques lttorphologiques de 5'. rttltettse, ceci confimre Ies résultats des analyses cytotaxol'louriques et cytogénétiques de di fférents iluteLll's. Les taux d'ir-rfestations ct les charses parasitaires élerés indiquetrt clure Ie réservoir de parasites n'a pas eucorc étc1 ncutralisé par le TIDC. La couverture de I a chimiothérapie est probab letttcllt erlcorc dé Iic rcllte. La Canrpagrrc 2002-2003 a attcint son objectif premier cie dérrtotrstration de la faisabilité des traitements larvrcrdcs par voie aérienne datrs l'île de Bioko. Ces demiers, combinés à des traiteurents au sol d'appoint, ont eLl pour conséqtlellce pren-rière la baisse spectaculaire et parl'ois la disparition des densités de lenrelles piqueuses. Porrr valoriser et rentabiliser les acclLrisitions de la Canrpagrc 2tJ02-2003, il est d'irrtérêt scientifique de réaliser la Canrpagne 2003-2004 alin d'apporter utre réponse définitive à la question cle l'efficacité de ces carrpagnes en ternle d'élinrination dtt vectettr. 5. Etat d'avancement de l'exécution du plan d'action L'état d'avancement des activités prér,ues au chronograll-ule drr projet aété régulièrertrent rappelé dans les différents rapports intemrédiaires. Etr résuttré trous retiendrot-ts rci : APOC a retenu Ia recommandation de la réunion de mai 2002 du choix, erttre alltres options, de mener jusqu'à leur ternre c'est-r\-tlire, la teutative d'éliminattolt dtt vecteLlr, les travaux entrepris par ce Prograurme depuis quelqr"res atrtrées à Bioko. Attssi, ert août 2002 il procède à Ia mise en place d'une équipe de coordination. Cette dernière se réurrit en septembre pour l'élaboration d'un plan d'action et de budget pour la réalisation du projet d'élirnination du vectelrr de I'onchocercose dar-rs l'île de Bioko. a a D'octobre à décembre 2002, l'écluipe de lar «Coordination APOC» a sr.rpervisé la collecte des données de pré-traitenrent et préparé la mise elt celrvre des opérations de traitement de tous les gîtes de reproclLtctiott cltr vecteur. La car.npagne a démané en début janvier' 2003 avec les préparatifs au sol, puis les rroyens aériens ont été mis en place en fin janvier. a 26 a La phase de détenniuation des points d'épandage (travail infonnatisé de repérage et de cartographie du réseau hydrographique) s'est étalée du 03 arr l4 tevrier 2003 et le lancemelt officiel de la campagne d'épartdagc des insecticides sur l'île de Bioko a err lieu le l8 fér,rier 2003. La pSase de traitemenl des gîtes s'r--st étalée du l7 levrier aLr Il rttai 2003, à raison d'un traitelnellt par senlaine petldartt dottze sL'lllailles. Les gîtes larvaires de l'île ont été traités par voie aérietttte. Totrtefbis, des traitenrerlts ,,, rôl o6t été réalisés chaque selrarne clarts lc rtrassif Nord sur des petits cours d'eatt posant des problèmes de traitenrents aérielts de par leltr taille otl à cattse d'interdictions du survol (zone urbaine de Malabo). Depuis I'arrêt des épandages larvicicles, une sun'eillattce entotrlologicpre a été mise en place par APOC pour suivre l'ér,olution cles clensités sirttLrliclieltties. Elle s'étalera jr.,rqr.,'.,', décenrbre 2003 et perrnettra ainsi la collectc de doltrtées de pré-traitement à la prochaipe carrpagne larvicide prér'ue pour Ia saisolt sèche 2004 (jarri'rer à avril). o a a (r. Iteconrmandatiotts ALr regard des résultats exposés dans le présent document et de I'objectif fixé qr.ri est l'élinrination des vecteurs de l'ouchocercose sur l'île cle Bioko, la coordinatiou recotnnrande : La collecte continue d'inforntzrtions sur la t)/pologie des gîtes de la lbmre Bioko cle S. .ttthense, afin d'envisager uue stratégie mieux ciblée des traitetttents sur les gîtes avérés lors de la campagn e 2003-2004. La désignation au sein de l'équipe nationale de lutte colttre l'otrchocercose, d'rtt-l responsable technique chargé de l'aspect scientificlrre des travaux, de l'organisation et du suivi des équipes sur le terrain. La révision de la ntéthode de recrutenrent des agerrts ten'lporaires (captureLlrs et chauffeurs notamment) appelés à travailler dans le projet, afin de réduire les risques etlou imprévus dus à I'irtconsciertce de certains agellts. L'organisation d'une réuniorr en octobre 2003 pour analyser les résultats de la cal'tlpagne avec le plus grand soin, conlbnlément z\ Ia recornmandation de rtrai 2002. L'organisation d'une rencontre à Malabo sotrs l'égide de APOC et du WR de Ia Guirrée Equatoriale, afrn d'exposer les résultats acquis et, face à I'augmentation irnprévue des coûts (insecticides notanrnrent) de la cantpagne 2003-2004, solliciter Ia participation financière de I'Etat et de certains partetraires. L'iptervention de APOC auprès d'Ever-r{reen afin que cette cottrpagnie dépêche à Bioko en 2004, por.rr la phase préparatoire et pour la canrpagrle d'épandages aériens, au moins un pilote ayant l'expérience de la campagne 2003. 27 Le dclnrarrage des activités de la campagne 2003-2004 en début janvier 2004, pour profiter au nrieux des conditions d'étiage des cours d'eau. 7. Rernercienrents Lr canrpagne d'épandage des larvicides antisimulidiens sur l'îlr-'tle Broko n'a pLr avorr lieu clue grâce à I'aide et à I'appui de nonrbreuses personnes. Il nor.rs est un agréable devoir de renrercier: Monsieur le Ministre de la Santé et du Bien être Social pour sa tlisponibilité constilnte et ses conseils pour une conduite htrrrnonieuse des opérations cl'épandage. Monsieur le Ministre de la Sécurité Intérieure, pour les instnrctiorrs tlonnées allrr cle laciliter la circulation des personnes, cles véhicules ct cte I'hélicoptère sur toute l'étenrlue de l'île de Bioko. N4onsieur le Ministre de la Coruuruniczttion et des Transports, por.lr avorr arccordé les autorisations de survol et cl'attenissage sur l'île dc Bioho aLrr lér'onel-s tlu projet. Monsieur le Dr Azodoga Sékétéli, Directeurr du Progranrnre APOC, poLrl la conliance placée dans l'équipe de la coordination et sou sor-rci pernranent d'assurer d'excellentes conditions de travail à cette équipe. Nous n'oublions pas tous ses collaborateurs et plus particulièrement le Dr L. Yzuréogo, [e Dr M. Nonta, Monsieur H. Zouré,les secrétaires et chauffeurs de I'Unité CEV/APOC pour leur clisponibilité et leur appui technique. Monsieur le Dr Soro Benoît, Représentant de l'OMS en Guinée Ecluatoriale, poLrr sorr dynamisnre et son efficacité dans le traitenrent des differents dossiers dLr projet. Ces actions orlt Iargement contribué alr dénrarrage des opérations d'épandage et au bon déroulement de la campagne. Nos rernercientents s'adressent égalenrent à tous ses collaborateurs pour leur accueil et appui allx activités APOC. Monsieur le Dr Sima Anacleto, Directeur du PNLO, et Secrétaire Général du GTNO, pour son accr.reil et sa disponibilité constante. Sa conrraissatlce des circuits cle l'Adnrrnistration Guiuéetine a assuré un aboutissemeut heureux aLrx différerrtes doléances formulées par [a coordination du projet. Nos rcnrcrcienrents s'atdressent égaletrent à tous les nrembres de l'écluipe nationale (Techniciens, Chauffeurs, Captureurs) qr-ri ont contribué grandement à la réalisation cle la canrpagne. Les efforts foumis, malgré les difficurltés du terrairl, ont pem-ris la collecte des données entomologiques. Monsieur le Dr Jordi Mas, précédemrnent responsable cle l'ONGD, pour sa contribution active à la préparation des activités sur le terrain. Sa connaissance exceptionnelle du nrilieu pl-rysiqr.re, social, sanitaire et or-rchocerquien de l'île a été fort appréciée. 28 Mortsieur le Dr B. Philippon, Directeur de Recherche (lRD) et Consulranr APOC, pour l'appui technique apporté à la coordination lors de son séjour à Bioko. Nous avotls largentent tiré profit des conclusions et reconrnrandatlor.ls de son rapport de nr issiou. i\4ortsieur le Directeurde la Société Exxon Mobil et ses collaborateurs (nol.anlnent i\4essieurs J.M.C. Neill, J. Miguel, A. Fructuoso et les pilotes) pour leur appui. En ltlL-ttattt gratuiterlent ull hélicoptère à la disposition de la coordination en r.lécctttbre 2002 (2 fois) et janvier 2003 (l fois), lL-s travau\ cntontologiques onr pLr détttal'rer et être suivis darts le Sud de l'île ai,ant I'arrrrelc'des nroyens aériens du projct. Mottsieur le Directeur de I'ASECNA et ses collaborateurs pour leur accueil et leur aide. Mottsieur R. Gonr.ran et ses collaborateurs (pilotc's. rlécaniciens) de la Société Evcrgreetr pour la patience et la conrpréhension dont ils ont lirit preLlve, notantnrent pendant les prenrières semaiues de leur sé.jour ii Malabo. 2t) AI\NtrXE,S 30 TABLEAUX 'fableau I : captures, dissectiorts et irtlèstittiotls clans le Nord 2002 Tablearr 2 : Captures, dissections et irrfèstations à Sarrlpaka 2002 Tableau 3 : Captures, dissections et irtlestatiorls i\ Baleycorn 2002 .lableatr 4 : Captures, dissections et irilèstatiorls à Mtrsolzt 2002 Tableatr 5 : Captures, dissectiotls et irlfestatrorls i\ Balaclra 2002 Tableatr (l : Captures, dissectiorrs et irrlèstatiorrs a\ Riaba 2oo2 Tableag 7 : Captures, dissectiops et infestatiotts tlalrs le SLrd île décelrbre 2002 Tableau 8 : Cerptttres, clissectiorls et irrl'estatiols i\ Sanrpaka jatrvier-t1ai 2003 Tableau 9 : Carptures, dissections et rrll-estatiotls i\ Barleycortl jatlvier-nrai 2003 Tableau [0 : Cirptr-rres, dissectiolls et irllèstatiorts i\ Mr'rsola jallvier-tlttri 2003 Tableau I I : Captr.rres, dissections et irlfestations à Balacha janvier-r11ai 2003 TableaLr l2 : Captures, dissections et infestatiorts à Riaba janvier-nlai 2003 Tableau l3 : Captures, dissections et infestations z\ Ureca janvier-mai 2003 Tableau l4 : Capturres, dissections et infestattotls à Moaba jetrlvier-trtai 2003 Tableau l5 : Captr-rres, dissectiorls et inlestatiorls à osa janvier-mai 2003 Tableau l6 : Captures totales jzrtN'ier-nrai 2003 (tous points Nord) Tableau l7 : Captures totales janvier-ular 2003 (tous points Sud) Tableau l8 :Nornbre de Li du nord trarlslllls au Laboratoire ADN Tableau I9 :Nonlbre de Li du Sr-rd transnris au Laboratoire ADN Tableau 20 : Nornbre de femelles du Norcl tratlsulises au Laboratoire ADN TableaLr 21 : Nombre de femelles du Sttd transmises au Laboratoire ADN 3t FIGURES - Figure I : Cafte avec foyers Bioko-Tanzanie-Ouganda - Figure 2 : Carte Guinée Equatoriale - Figure 3 : Evolution du MBR dans le Nord en 2003 - Figure 4 : Evolution du MBR dans le Sud en 2003 - Figure 5 : Evolution du PMT dans le Nord en 2003 - FigLrre 6 : Evolution du PMT dans le Sud en 2003 - Figure 7 : Evolution du nonrbre de Lil1000 pares dans le Nord en 2003 - Figure 8 : Evolution du nombre de Lil1000 pares clans Ie Sud en 2003 32 Photo I Photo 2 Plroto 3 Plroto 4 Photo 5 Pholo 6 Photo 7 PHOTOS Lac naturel au sotllntet de Ia utonlilglte et r'égétation errvironnante. Cours d'eau du Sud accessible au traitenrent aérien. Ouverture dans la Canopée perr.nettant l'épandage aérien des insecticides. Particularité du terrairr de Biolio Ecoulernent d'eau le long tles ltenlcs tle la urontagne. Couvert végétal troué par un vrllage. La plage est I'une des possibilités cl'atterrissage cle l'hélicoptère. Photo 8 : Les embouchures des grands lleuves sont des possibilités d'attemissage de l'hélicoptère Photo 9 : Mesure du débit à l'zrrde de la ntéthocle rlu llotteur Photo l0 : Passage de I'insecticide après traitentent cle la rivière r- o\ôt o\ o\r- f1 00 rn æ v§ fî .1 q, Z) r*aî r-o\ \cco re ærn \? a ê)q u0?i 0.).: 9o?. r- rf a.l æôl § vô.1 U) OJ q) 0.) .,0 'o .o9u z.É o\û \o ôlra F-§ \ot\ .rvr- o) .d.lnôl ôl tf1 o\(ÿ)(\ æ\o 1?)îo rn cAôt .a ra) .a ô.1 o Q o) at> t) ê) or ra '!'r Pq): -otrGze.) q) Fà A) r* æ ôl § ca cQôl \n Vt o cga rnT ra§ C.l 00t\tr- aa Vt (J (,) cÊ æ æ§ ôl lfi o an a æ\a r- æ§ t-- rn Êa ?a\o ldr\o fi o\F- ra 6 6 co aaô{ llt æ .-- Vt ôl c§ F ôl N ql z q) ar) (, c! 0., o q C) é)(n(t) al ê) c§ U :l ÉlqJl -oldl FI l-J llo lu Ito lcr l= lr..r ô tD(, (n(,ô 0 ô ô 0 O (t ô bJ h.J -l ô. ? z a(D E) Cr qr 7rà D9 7rà Ê) (a 11ô. 7rà O UI(,r -I -t § UI (,I (, UI À (, UI (, t-)t, U.)J. i.Jul{ J.tr) tÀÀÀ À ao(,r À o\(, l:æ -t { UJ A oæz Xoai .d.a oo À b..) 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Année 2002 Janvier 2003 Fér'rier 2003 N{ars 2003 Avril 2003 NIai 2003 Total 24 9 2 0 i0 0 35 85 76 94 0 0 0 257 Musola 5r 66 47 35 0 0 203 Balacha r03 l3 17 12 0 0 145 Riaba 146 56 49 71 lO 0 325 409 220 209 r2l 0 0 965 Points de cil tu re Saltr Année 2002 Janvier 2003 Fér,rier 2003 N{ars 2003 Avril 2003 N{ai 2003 Total l0l 82 93 0 0 0 216 Moaba 59 4t 21 4 0 0 l3t Osa 9 7 22 J 0 0 4l Total 169 130 142 1 0 0 448 Bar nt Total 'l'alrleau l9 : Liste des larves inl'ectantes rJ'Ortc'ltoceru s7r récoltées au Sud de l'île et transrnises au laboratoire ADN. Points de ca tu re Urcca Tableau 20 : Liste des femelles piqueuses capturées dans le massif Nord et transmises au laboratoire ADN. Points de captu re Nombres de femelles 0 Barleycorn 1651 Musola 2898 Balacha 1 380 Riaba 7574 Total I 3503 Sanr aka Tableau 2l : Liste des femelles piqueuses capturées dans le massif Sud et transmises au laboratoire ADN. Points de captu re Nombre de femelles Urecir 810 Moaba 1354 Osa 1814 Total 3978

\râ Û) .-aI GN -L cq - (' rI] - -(, U oÈ L €,) I €) ! o \0) E U) (l) oLÈ rl 6)I r-l =làa frl t-I cË â0ra ,, o \ 0) - .§L()o\o) {iE§ II l J \. I) ,i * 'I E / l '.*q \ ôlla) ! "8 §liEI ËÊË$â =IËE iBr $s§ ur srl iir IOao.. d;r; . erttE§ EËgÊ! €a{{'IlsrrEETEEd ! ëg E€ §â F] -J ü oF! o{d hl9l zp u ê '-/I ii§, -1, .Ëô : r!t GI ÊÉtT 1) ô ,I ü P 7,l r§ri * § I c :ii: r- §I I .'t t-i -êiJ È r Ès!_È (,) G L o cÉ ri o\q) o (l) 1' 6) È\q)É NI(l)t r.l =làa fr! utÉ,- 3l vt z z a oillle * o Ê0 53 Fig:rre 3: E..,o!ut!+n du MBR dens le Ncrd en 200-r. MBR 5000 I MBR 4000 3000 2000 1 000 o Janwier Féwrier lVlars Avril tvtai Figrrre 4 : E.,,+!nti+n du MBR clans !e Sud en 200-1. 6000 1 0000 9000 aooo 7000 6000 5000 4000 3000 2000 1 000 o If r MBR I I I II Janvier Février lVlars Avril tvtai MBR 54 Fieure 5: Evolution du PMT dans le Nord en 2003. Fisure 6: Evolution du PMT dans le Sud en 2003. PTVIT 250 200 150 100 50 o Janvier Février Mars Avril Mai I PIVIT PTVIT 350 300 250 200 150 100 50 o Janvier Février Mars Av ril Mai I III I PTVIT III III Lill OOOpares 350 300 250 2o0 150 100 50 o Janvier Février l\4ars Avri! tvlai Et LallOOopares 55 Figure 7: Evolution du Nb. de Lil1000 pares dans le Nord en 2003. Figure 8: Evolution du Nb. de Lil1000 pares dans le Sud en 2003. Lill OOOpares 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 o Janvier Février lVlars Avril !\rai @ Lül OOOpares 56 Photo I : Lac naturel au sommet de la montagne et végétation environnante Photo 2 : Cours d'eau du Sud accessible au traitement aérien , 22/4/2003 # .)I J F ,i 57 Photo 3 : Ouverture dans la canopée permettant l'épandage aérien des insecticides Photo 4 : Particularité du terrain de Bioko { + . -.-\F,) r''i!i trlll 58 -l Photo 5 : Ecoulement d'eau le long des pentes de la montagne Photo 6 : Couvert végétal troué par un village a t\ \' n it \" l Ï,ü !1i tr M fi; §htt Ttt \ \ 4 rp Ètf rrr "s *: 59 a ' t Photo 7 : la plage est l'une des possibilités d'atterrissage de l'hélicoptère Photo 8 : Les embouchures des grands fleuves sont des possibilités d'atterrissage de l'hélicoptère t '*- :--lr" '- -'itr:î"- =Z-lér -"rr/.r 4/4/?A03 t+/4lzooi \ E 60 a l I Photo 9 : Mesure du débit à I'aide de la méthode du flotteur Photo l0 : Passage de I'insecticide après traitement de la rivière 4 a :ii.ùl ' 'I 7 "ô

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения