ACTES OFFICIELS DE
L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ N° 38
ACTIVITÉ DE L'OMS EN
1951 RAPPORT ANNUEL DU DIRECTEUR GÉNÉRAL A
L'ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ ET AUX
NATIONS UNIES
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ PALAIS DES NATIONS
GENÈVE Mars 1952
ABRÉVIATIONS
Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation Mondiale de la Santé: BAT BIT BSP
CAC CAT
- Bureau de l'Assistance technique - Bureau International du Travail - Bureau Sanitaire Panaméricain Comité administratif de Coordination - Comité de l'Assistance technique - Conseil pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales
CCICMS CCTA CEAL CEAEO CEE
- Commission de Coopération technique en Afrique au Sud du Sahara - Commission Economique pour l'Amérique latine - Commission Economique pour l'Asie et l'Extrême - Orient - Commission Economique pour l'Europe - Economic Co- operation Administration Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture - Fonds International de Secours à l'Enfance Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies - Organisation Intergouvernementale Consultative de la Navigation Maritime Organisation de l'Aviation Civile Internationale - Organisation Internationale du Commerce (Commission Intérimaire) Office International d'Hygiène Publique - Organisation Internationale pour les Réfugiés Organisation Internationale du Travail - Organisation Sanitaire Panaméricaine Union Internationale des Télécommunications - Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture - Agence des Nations Unies pour le Relèvement de la Corée - Administration des Nations Unies pour les Secours et la Reconstruction
ECA FAO FISE
FMANU IMCO OACI OTC
OIHP
OIR OIT OSP
UIT UNESCO
UNKRA UNRRA
UNRWAPRNE - Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient
- II -
TABLE DES MATIÈRES Page
Introduction
1
PARTIE I - DIRECTION ET COORDINATION DE L'ACTIVITÉ SANITAIRE INTERNATIONALE Chapitre 1. Services de santé publique Chapitre 2. Enseignement et formation professionnelle Chapitre 3. Maladies transmissibles Chapitre 4. Coordination des recherches Chapitre 5. Services épidémiologiques et statistiques Chapitre 6. Médicaments et autres substances thérapeutiques Chapitre 7. Fourniture des médicaments et du matériel essentiels Chapitre 8. Publications et services de documentation Chapitre 9. Information Chapitre 10. Administration générale 12
23
28 38 41
47 53
55 58 61
PARTIE II - AIDE AUX GOUVERNEMENTS DANS LES RÉGIONS POUR LE RENFORCEMENT DE LEURS SERVICES DE SANTÉ Chapitre 11. Région africaine Chapitre 12. Région des Amériques Chapitre 13. Région de l'Asie du Sud -Est Chapitre 14. Région européenne Chapitre 15. Région de la Méditerranée orientale Chapitre 16. Région du Pacifique occidental 70
74 86 101
121
133
PARTIE III - COLLABORATION AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS Chapitre 17. Chapitre 18.
Coordination des travaux de l'OMS avec ceux d'autres organisations Services sanitaires à des groupes spéciaux CARTES
142
150
L 2. 3.
Centres de l'OMS pour la grippe Centres de l'OMS pour la brucellose Réseau de communications épidémiologiques radiotélégraphiques Emplacement des centres d'étalons biologiques Centres de l'OMS pour les salmonelloses Bibliothèques dépositaires des publications de l'OMS - III -
4. 5. 6.
34 36 44 48 49 57
Page
7. 8. 9. 10.
Régions et bureaux de l'Organisation Mondiale de la Santé Région africaine Région des Amériques Région de l'Asie du Sud -Est Région européenne Région de la Méditerranée orientale Région du Pacifique occidental ANNEXES
68 71
11. 12. 13.
75 87 102 122 135
Etats Membres de l'Organisation Mondiale de la Santé 2. Composition du Conseil Exécutif 3. Tableaux et Comités d'experts 4. Conférences et réunions convoquées par l'OMS en 1951 5. Colloques, réunions d'étude et cours de formation professionnelle 1.
155
156 157 162 163
6. 7.
Conférences et réunions convoquées en 1951 par les Nations Unies et les institutions spécialisées et auxquelles l'OMS a été représentée
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Conférences et réunions convoquées en 1951 par des organisations non gouvernementales et d'autres organisations et auxquelles l'OMS a été représentée 8. Organisations non gouvernementales admises à des relations officielles avec l'OMS 9. Prévisions budgétaires pour 1951 10. Etat des contributions et avances au fonds de roulement 11. Structure du Secrétariat 12. Fonctionnaires supérieurs de l'Organisation Mondiale de la Santé 13. Répartition du personnel d'après la nationalité 14. Répartition des bourses d'études 15.
169
170 171
178 179 181
183
Assistance technique
190
SUPPLÉMENT
Analyse sommaire des rapports des Etats Membres
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INTRODUCTION Santé mondiale L'année 1951 a été la troisième année complète d'activité de l'Organisation Mondiale de la Santé. D'une façon générale, ces douze mois ont été encourageants du point de vue de la santé mondiale, et, si l'OMS n'a pas réalisé de progrès sensationnel dans l'accomplissement de sa tâche, elle n'a pas enregistré non plus de recul inquiétant. L'année a été essentiellement marquée par le développement graduel, mais incontestable, d'une « conscience mondiale » des problèmes de santé et par l'extension du concept général du « droit à la santé ». Bien que l'universalité en soit depuis longtemps posée en principe par de nombreuses religions et philosophies, le monde n'a eu que trop tendance à considérer ce droit comme une notion abstraite et à laisser à quelques missionnaires et à quelques idéalistes la tâche écrasante de le mettre en pratique. Aujourd'hui, l'humanité reconnaît que les pays qui possèdent des ressources abondantes et qui sont pleinement en mesure de les utiliser et de les conserver ont le devoir de prêter leur appui, sur le plan scientifique et médical, aux pays moins avancés pour les aider à améliorer la santé de leurs populations. Il ne faut pas, par exemple, qu'un petit nombre de pays se contentent de fabriquer les antibiotiques et les insecticides essentiels dont ils ont besoin pour leur usage, tandis que les autres sont réduits à leurs faibles ressources. Les Etats qui sont à même de fabriquer
des produits indispensables à l'ensemble du monde doivent songer non seulement à eux -mêmes, mais aussi à l'exportation, ou bien ils doivent aider les autres Etats à entreprendre les fabrications qui leur manquent. On admet depuis longtemps que la lutte contre les épidémies doit être organisée sur le plan international, mais aujourd'hui il ne s'agit pas seulement d'épidémies : ce sont la maladie en général, la famine, la malnutrition, la misère des sans -logis, en fait la pauvreté elle -même et la mortalité excessive qui, en quelque lieu qu'elles se rencontrent, préoccupent à juste titre tous les peuples du monde comme constituant pour eux des problèmes d'une importance capitale. Nombreuses sont les raisons qui sont à l'origine des programmes d'assistance en faveur des pays insuffisamment développés. Il en est une toutefois qui mérite d'être soulignée : c'est que de nos jours les peuples les plus fortunés ont reconnu, comme ils ne l'avaient encore jamais fait jusqu'ici, qu'ils ont le devoir de contribuer à résoudre ces problèmes, et ils ont commencé à agir dans ce sens. Il suffit d'examiner rapidement les tendances et les faits principaux enregistrés dans le domaine de la santé mondiale ainsi que le rôle joué par l'OMS à cet égard pour constater que les pays s'intéressent de plus en plus à l'amélioration de la santé, qu'ils estiment indispensable au développement industriel et agricole, et, d'une façon générale, au progrès social et économique. L'une des manifestations de cette attitude est l'importance que de nombreux pays attachent aujourd'hui, dans leurs programmes d'enseignement, aux aspects sociaux de la prévention de la maladie et de la protection de la santé. Cette même tendance est aussi apparue clairement lors des discussions techniques sur l'enseignement et la formation professionnelle du personnel médical et du personnel de santé publique qui ont eu lieu à Genève pendant la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé. Non moins caractéristiques sont, à cet égard, la création de zones de démonstrations, en 1951, à la demande de plusieurs gouvernements, pour montrer que l'activité sanitaire fait partie intégrante du développement social et économique de la collectivité, et l'adjonction de spécialistes des questions sanitaires aux missions d'enquête envoyées dans certains Etats par la Banque internationale pour le Développement économique et la Reconstruction. Toutefois le fait le plus frappant est l'orientation donnée au programme élargi d'assistance technique des Nations Unies aux pays insuffisamment développés, dans lequel une partie notable
des fonds disponibles a été allouée à l'OMS en vue d'une action sanitaire. Les événements survenus en 1951 ne montrent pas seulement que l'amélioration de la santé est plus que jamais considérée comme un élément essentiel du développement économique et social, mais aussi que les pays adoptent de plus en plus, pour résoudre leurs problèmes sanitaires, ce qu'on pourrait appeler la «méthode coordonnée ». Cette méthode suppose la collaboration de tous ceux qui s'occupent des divers aspects d'un même problème ; elle apporte à la solution des problèmes un esprit d'équipe et une communauté de vues qui permettent d'obtenir des résultats plus complets et plus utiles. C'est ainsi que les professionnels et le personnel auxiliaire qui s'occupent de l'assainissement, de l'administration sanitaire, des soins infirmiers, de l'éducation sanitaire, de l'hygiène de la maternité et de l'enfance, de la santé mentale, de l'alimentation et de la nutrition, peuvent unir leurs efforts et contribuer d'une façon substantielle à l'établissement de la « santé totale ». L'OMS préconise le recours à cette méthode partout où elle peut être utile dans l'exécution de ses projets ; un exemple remarquable de son application est la création de services sanitaires et de zones de démonstrations sanitaires avec le concours des Nations Unies et d'autres institutions spécialisées.
-1-
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ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
En préparant leurs programmes sanitaires, un plus grand nombre de gouvernements se sont également rendu compte qu'ils devaient se préoccuper de former du personnel avant de pouvoir développer leurs services d'hygiène publique et de soins médicaux. Certains ont reconnu la nécessité de modifier leur système actuel
d'enseignement technique pour obtenir un personnel possédant les compétences qui lui permettront de se charger efficacement des aspects physique, mental et social de l'action sanitaire. Le rôle important que joue le personnel médical et le personnel sanitaire auxiliaire a été mis en lumière dans les conclusions des discussions techniques qui ont eu lieu à la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé ; l'OMS a également encouragé la formation du personnel professionnel et technique en organisant des cours pratiques, en attribuant un nombre
plus considérable de bourses d'études et en accordant une aide financière et technique aux établissements de recherche et d'enseignement. De nombreux pays ont développé l'étude et l'organisation des services médicaux et des services de santé publique essentiels ; des agglomérations urbaines, ces services gagnent les régions rurales. Un plus grand nombre d'autorités comprennent que maintes campagnes destinées à extirper des maladies n'aboutiront qu'à
des résultats temporaires si elles ne sont pas complétées par l'installation, dans les districts considérés, de services sanitaires permanents chargés, quotidiennement, de combattre la maladie et de la prévenir, et de favoriser la santé. Certains pays ont entrepris ou poursuivi des expériences portant sur l'organisation et la mise en oeuvre de programmes locaux d'hygiène publique ; ces programmes ont pour but de montrer quelle est la meilleure manière d'exécuter des plans d'action sanitaire à longue échéance et d'instituer des services sanitaires permanents adaptés aux besoins nationaux. L'OMS a prêté son concours à plusieurs de ces expériences, l'une de ses responsabilités fondamentales étant de faire tout ce qui dépend d'elle pour renforcer les services sanitaires nationaux. Au cours de ces dernières années, on s'est efforcé de relever le niveau d'instruction générale des populations, par l'intermédiaire surtout de l'UNESCO, ainsi que de différentes institutions gouvernementales et non gouver-
nementales. Une conséquence importante de ces efforts a été de faire comprendre assez généralement la nécessité de l'éducation sanitaire des adultes et des enfants d'âge scolaire. On se rend compte de mieux en mieux que les mesures sanitaires ne peuvent avoir de valeur durable que si chacun, quel que soit son âge, sait prendre avec intelligence sa part de responsabilité personnelle pour résoudre ses problèmes sanitaires particuliers et
ceux de la collectivité. Cette année a vu la création d'une commission intérimaire internationale chargée de constituer la première organisation non gouvernementale pour l'éducation sanitaire du public ; cette année également, l'éducation sanitaire a joué un rôle important aussi bien dans de nombreux programmes de l'OMS que dans les expériences d'éducation de base auxquelles ont procédé différents pays. L'OMS a appris que sans l'appui enthousiaste des populations, leur bonne volonté et leur aptitude à continuer les mesures sanitaires qu'elle a aidé les gouvernements à instaurer, ces mesures ne sauraient être fructueuses. Les efforts de l'OMS seront donc de plus en plus orientés vers différentes formes d'éducation - qu'il s'agisse d'améliorer les normes et les programmes de l'enseignement professionnel et technique, d'assurer l'éducation du public ou de diffuser des informations sur les travaux de l'OMS. Un grand pas a été accompli en 1951 pour intéresser le public à l'oeuvre de l'Organisation : nous voulons parler de la création d'un comité national de l'OMS aux Etats -Unis d'Amérique, sous les auspices du United States National Health Council. Le président du comité directeur responsable de cette initiative a dit : « Ce sera la tâche de ce comité national de faire connaître à tous nos concitoyens l'action sanitaire mondiale et les possibilités qu'elle comporte. Il renseignera et formera l'opinion publique de telle sorte que nos hommes politiques n'auront
jamais à mettre en doute l'appui que la population est prête à donner à l'OMS... » La préservation de la santé, pour autant qu'elle implique la prévention des maladies, repose encore essentiellement sur l'assainissement. Même dans les pays très avancés, il existe de nombreuses régions où les précau-
tions sanitaires élémentaires font parfois défaut et oh les connaissances scientifiques n'ont pas encore reçu d'application pratique. Dans les pays moins évolués, les techniques d'assainissement les plus modernes pourraient sans doute aboutir à des résultats spectaculaires pendant quelque temps ; le plus souvent, toutefois, elles ne sauraient être appliquées d'une manière permanente, car les moyens matériels et les ressources économiques de ces pays permettent rarement de soutenir une telle entreprise. En général, il vaut mieux s'en
tenir aux méthodes d'assainissement familières et éprouvées qui conviennent au degré de développement de ces pays, od, si l'on veut que les programmes sanitaires nationaux soient efficaces, les populations doivent apprendre à appliquer les méthodes simples et quotidiennes d'assainissement, dans les familles et la collectivité.
D'autre part, comme on pouvait le prévoir, l'accélération du développement économique a eu sur la santé publique des répercussions désastreuses dans quelques -uns des pays les moins évolués, les mesures d'assainis-
sement n'ayant pas marché de pair avec l'industrialisation. En 1951, les gouvernements ont poursuivi et accru leurs efforts pour combattre intensivement la maladie par des méthodes thérapeutiques. Cette action a eu des effets visibles sur la santé de larges groupes de population. Par exemple, dans le cadre des programmes de lutte contre les tréponématoses dirigés par l'OMS et le FISE, on a examiné, pour dépister le pian, plus d'un million de gens en Indonésie au cours des derniers dix -huit mois, et 150.000 cas ont été traités ; en Thaïlande, on a examiné jusqu'à maintenant près d'un demi-
INTRODUCTION
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million de personnes, et plus de 500.000 à Haiti où, huit mois après la fin de la campagne en série, on ne trouvait plus un seul cas de pian infectieux. En Yougoslavie, dans la République populaire de Bosnie- Herzégovine, plus d'un million d'examens ont été effectués pour dépister la syphilis endémique non vénérienne chez les enfants ; aujourd'hui, il ne subsiste plus, dans cette région, que quelques foyers secondaires de cette maladie. L'action entreprise dans le monde contre les tréponématoses semble avoir porté sur : 1) l'augmentation de la production de pénicilline et l'adoption de la pénicillinothérapie de préférence au traitement par les arsenicaux ; 2) le rappro-
chement du travail de laboratoire (méthodes sérologiques quantitatives) et des activités prophylactique et clinique dans de nombreux programmes intéressant un pays tout entier. Une tendance analogue s'est manifestée à l'égard de vastes programmes de lutte contre les maladies transmises par les insectes. Le succès obtenu par les pays qui, peu après la dernière guerre, ont entrepris à l'échelon national des campagnes de lutte antipaludique en recourant aux insecticides à effet rémanent, a encouragé de nombreux pays (notamment dans l'Asie du Sud -Est et en Amérique latine) à agir de même. Plus récemment, les avantages obtenus grâce à l'emploi des insecticides dans ces programmes ont incité des gouvernements à transformer en lutte contre les insectes les mesures auparavant dirigées exclusivement contre le paludisme. Ces campagnes de grande envergure contre les tréponématoses et les maladies transmises par les insectes ont fortement augmenté la consommation des antibiotiques et des insecticides. Dans sa résolution WHA4.30, la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé a souligné le danger auquel serait exposée la santé de millions d'individus si la réalisation des programmes sanitaires se trouvait entravée par une pénurie croissante d'insecticides ; elle a invité les gouvernements des pays producteurs à faire en sorte que des quantités suffisantes
d'insecticides soient exportées vers les pays qui en ont besoin. Plus tard, dans le courant de l'année, les Etats -Unis d'Amérique ont accordé des priorités aux pays qui adressent des demandes à l'OMS et à son Bureau régional pour les Amériques, et l'Organisation a acheté des quantités considérables d'insecticides pour
le compte des pays qui l'avaient chargée de le faire. Certains gouvernements estiment qu'une production locale d'antibiotiques et d'insecticides est maintenant justifiée et ils ont pris des mesures dans ce sens, parfois avec l'aide de l'OMS et du FISE. Bien que l'on ne puisse recourir, pour la lutte antituberculeuse, à des mesures spécifiques comparables à celles qui sont appliquées en grand contre les tréponématoses et contre les maladies transmises par les insectes, l'année 1951 marquera sans doute une nouvelle réduction du taux de la mortalité tuberculeuse, du moins dans les pays où l'on dispose à ce sujet de renseignements suffisamment exacts. Dans certains pays, ce taux a baissé
avec une persistance remarquable au cours des quatre ou cinq dernières années et il y a tout lieu de croire que, lorsque les chiffres définitifs pour 1951 auront été publiés, quelque 25 à 30 pays auront battu de nouveaux
records. Les taux de mortalité tuberculeuse ne font toutefois que donner une idée générale de la gravité du problème dans tel ou tel pays et ne reflètent pas la fréquence de la maladie qui, de l'avis de nombreux spécialites, est en augmentation. Ici encore, il reste à évaluer les effets des méthodes modernes de traitement, avant de pouvoir définir leur rôle éventuel dans les dernières variations observées. Le Bureau de l'OMS pour les Recherches sur la Tuberculose, à Copenhague, s'efforce activement de déterminer dans quelle mesure le BCG a contribué à réduire la mortalité, voire la morbidité tuberculeuses. Il est à peu près certain que les pays où la mortalité tuberculeuse a diminué de la façon la plus sensible sont ceux où le niveau de vie s'est élevé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale ; cette amélioration générale est peut -être la cause principale de la récente diminution de la mortalité tuberculeuse. Outre ce phénomène, qui a été mentionné dans une étude publiée par l'OMS, une réduction très prononcée de la fréquence des infections typhoïdiques a été observée en Europe depuis 1947, comme le relève un rapport
rédigé par l'OMS en 1951. Par ailleurs, on a découvert récemment de nouvelles méthodes de traitement de la fièvre typhoïde et les progrès réalisés dans ce domaine devraient être consolidés et développés.
L'accroissement de la population pose un problème des plus importants pour la santé et le bien -être futurs de nombreux peuples, mais ce problème commence seulement à attirer l'attention générale. Cet accroissement et sa répartition dans le monde préoccupe sérieusement tous ceux qui s'intéressent au sort de l'humanité. Le Comité régional pour l'Asie du Sud -Est a souligné la gravité de la situation dans cette région, et les Gouvernements de l'Inde et de Ceylan ont prié l'OMS de les aider, dans le cadre du programme élargi d'assistance technique, à y faire face, notamment en leur donnant des conseils. Dans l'Inde, une première expérience a été tentée pour limiter les naissances au moyen de la méthode dite « du cycle » ; si cette entreprise réussit, on
disposera d'un moyen puissant et nouveau pour combattre la malnutrition, la maladie et la mortalité. Les Nations Unies collaborent à la mise au point de cette expérience et prennent des mesures préliminaires pour réunir, en 1953 ou en 1954, un congrès international sur la population. Pendant l'année a éclaté en Europe et dans d'autres régions une épidémie de grippe qui, heureusement, par son ampleur et sa virulence, n'était pas comparable aux plus graves épidémies de la première moitié du siècle. Les progrès considérables réalisés ces dernières années dans la chimiothérapie des maladies infectieuses, notamment grâce à l'emploi des sulfones et des antibiotiques, ont permis de lutter avec succès contre les infections secondaires qui, en 1918, étaient responsables du taux élevé de mortalité. Au cours de l'épidémie de 1951,
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ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
le Centre mondial de la Grippe (OMS) et ses centres régionaux ont entrepris des recherches sur le virus grippal ainsi que sur la préparation du vaccin, et ils ont tenu les administrations sanitaires nationales au courant de leurs expériences.
Les épidémies de poliomyélite, notamment au Canada, aux Etats -Unis d'Amérique et dans certaines régions de l'Europe, ont fait l'objet d'une enquête de l'OMS. Comme, toutefois, on manque de renseignements sur l'ampleur du problème de la poliomyélite dans de vastes régions du globe et qu'on se heurte à des difficultés de diagnostic, on ne peut pas encore formuler de conclusions très sûres au sujet de la fréquence de cette maladie. Afin de contribuer au maintien de conditions sanitaires satisfaisantes et à la prévention des épidémies, l'OMS, à la demande des Nations Unies, a de nouveau collaboré à la direction des activités sanitaires déployées en faveur des réfugiés de Palestine et de la population civile de Corée. Elle a effectué des enquêtes en Arabie
Saoudite et au Yémen - où l'on craignait des épidémies de peste - et elle a établi un plan de lutte contre cette maladie. Le Conseil Exécutif a accordé, à titre de mesure d'urgence, une somme de $30.000 au Gouvernement de l'Inde pour l'aider à prévenir des épidémies de choléra et de paludisme dans une région où sévissait la famine ; d'autre part, à la demande du Gouvernement turc, elle a ouvert un crédit de $50.000 pour l'envoi de produits pharmaceutiques destinés à prévenir les épidémies parmi les réfugiés venant de Bulgarie. Il convient de souligner que les mesures prises par le Gouvernement turc pour la réinstallation, le logement et la santé de ces réfugiés ont été si efficaces que, au cours de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, ce Gouvernement a généreusement renoncé au reliquat ($35.000) de la somme qui lui avait été allouée. Il est de plus en plus nécessaire de réunir des données quantitatives, non seulement pour pouvoir procéder
à des comparaisons entre les pays, mais également pour pouvoir élaborer des programmes sanitaires bien conçus et en évaluer avec précision les résultats. Des progrès considérables ont été accomplis en 1951 dans le domaine des statistiques démographiques et sanitaires, grâce à la création, dans certains pays, de commissions nationales chargées de perfectionner les systèmes employés pour réunir et enregistrer les statistiques démographiques et sanitaires, et de coordonner les activités des différents organismes nationaux qui traitent des données de ce genre. Dans d'autres pays, par exemple en France, au Royaume -Uni et aux Etats -Unis d'Amé-
rique, des commissions nationales (ou des organismes équivalents) existent déjà, et contribuent utilement à la solution des problèmes d'intérêt international dont l'étude leur a été confiée. Le travail accompli par l'OMS dans le domaine des statistiques sanitaires s'est considérablement intensifié au cours de l'année. Une conférence sur les statistiques de morbidité a eu lieu à Genève à l'occasion d'une réunion du Comité d'experts des Statistiques sanitaires ; un cours de formation professionnelle à l'usage des chiffreurs de statistiques venant d'un certain nombre de pays a également été organisé au Siège, sous les auspices de l'OMS ; des cours régionaux de statistiques démographiques et sanitaires ont été institués dans les Régions de l'Asie du Sud -Est et de la Méditerranée orientale ; enfin, des enquêtes ont été faites dans divers pays sur les méthodes actuellement utilisées pour la réunion et l'enregistrement des données statistiques. L'année 1951 a été marquée par un autre événement important : l'achèvement du projet de Règlement sanitaire international - appelé à remplacer les précédentes conventions sanitaires internationales - et l'adoption de ce texte par les 64 pays représentés à la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé. Ce règlement, revise, unifie et remplace les principales conventions sanitaires qui existaient auparavant ainsi que les accords analogues conclus en vue de la lutte internationale contre la peste, le choléra, la fièvre jaune, la variole et le typhus ; il contient, en outre, des dispositions relatives à la fièvre récurrente. Les pays désirant devenir partie
au nouveau règlement n'ont pas à prendre de mesures positives dans ce sens, puisque ce texte entrera en vigueur en octobre 1952 pour tous les Etats Membres qui n'auront pas formulé de refus ou de réserve avant une date déterminée. On pense que le Règlement sanitaire international offrira à chacun des Etats qui se conformera à ses dispositions, le maximum de sécurité contre la transmission des maladies de pays à pays, et qu'il gênera le moins possible le mouvement international des personnes et des marchandises. La rédaction de ce texte a exigé plusieurs années de travail et la collaboration de nombreux experts ; une Commission spéciale chargée de l'examiner s'est réunie avant et pendant la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé et l'approbation du Règlement sanitaire international est la consécration d'un effort consciencieux et de longue haleine. La même année a vu la publication du Volume I de la Pharmacopoea Internationalis en versions français e et anglaise. Cette première pharmacopée internationale est le couronnement des travaux accomplis pendant plus de dix ans par des experts éminents de différents pays. Elle fera date dans l'histoire et donnera satisfaction, dans une large mesure, aux pharmaciens et aux médecins du monde entier qui, depuis longtemps, désiraient la standardisation internationale de l'activité et de la composition des substances thérapeutiques, ainsi que de la terminologie qui s'y rapporte. Au sein même de l'Organisation s'est poursuivi le processus de décentralisation prescrit par la Constitution. La création à Manille, au début de l'année, d'un Bureau régional pour le Pacifique occidental porta à quatre le nombre des bureaux régionaux. Ce chiffre s'augmenta d'une unité lorsque, au cours de la réunion de septembre du Comité consultatif de l'Europe, la majorité des Etats Membres de cette région décida Péta-
INTRODUCTION
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blissement immédiat d'une organisation régionale pour l'Europe et recommanda au Conseil Exécutif d'en fixer à Genève le siège temporaire. Enfin, le Comité régional pour l'Afrique, qui se réunit également en septembre, décida d'installer à Brazzaville, en Afrique -Equatoriale Française, le Bureau pour l'Afrique. La décentralisation de l'OMS en six bureaux régionaux et en six comités régionaux se trouve donc maintenant achevée, mais il reste encore beaucoup à faire avant que ces derniers puissent commencer de fonctionner à plein rendement. L'OMS a dû faire face à un problème ardu : il lui a fallu réaliser une décentralisation suffisamment poussée sans affaiblir le rôle qu'elle doit jouer en tant qu'unique autorité sanitaire internationale. Ce problème a été étudié
durant toute l'année : on a examiné les responsabilités respectives du Siège et des bureaux régionaux, et les méthodes qui peuvent permettre au Siège d'exercer sa véritable fonction de coordination et de direction technique. La décentralisation plus poussée de l'Organisation a eu pour conséquence inévitable de multiplier les voyages entre le Siège et les régions ; on a reconnu que, pour développer la compréhension mutuelle, pour établir des plans qui tiennent compte des réalités et pour assurer une coordination active, il importait de multiplier les visites. La Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé s'est réunie du 7 au 25 mai. Elle a été précédée et suivie des septième et huitième sessions du Conseil Exécutif, qui ont eu lieu en janvier et en juin. Après avoir examiné les travaux de l'année précédente, l'Assemblée de la Santé a étudié le programme proposé et les prévisions
budgétaires pour 1952, et a adopté finalement un budget total de $9.077.782, ce qui représente un budget effectif de $7.677.782. L'adoption de ce budget plus élevé, qui permettra d'assurer la décentralisation et d'établir
de nouveaux programmes, aura des conséquences importantes, car ainsi l'Organisation pourra faire face à des responsabilités beaucoup plus lourdes et exercer pleinement son action coordinatrice dans le domaine de la santé mondiale. En vue de procurer des fonds supplémentaires à l'Organisation, l'Assemblée a décidé d'émettre des timbres spéciaux de la santé mondiale, et à la fin de l'année, ils ont été préparés et offerts aux Gouvernements Membres désireux de les mettre en vente dans le public. Cette vente commencera lors de la Journée mondiale de la Santé de 1952, en Afghanistan, au Cambodge, dans l'Inde, en Thaïlande et au Viet -Nam.
L'admission du Panama dans l'Organisation, au début de l'année, et celle de la République fédérale
d'Allemagne, du Japon et de l'Espagne pendant l'Assemblée de la Santé, a porté à 79 le nombre total des Gouvernements Membres de l'OMS. La Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé a également adopté un programme
de travail de quatre ans, dont l'exécution doit commencer en 1952 ; elle a étudié encore beaucoup d'autres problèmes et pris de nombreuses décisions. Nous avons déjà mentionné l'adoption du Règlement sanitaire international ainsi que les discussions techniques organisées lors de l'Assemblée, expérience couronnée de succès et que l'on envisage de renouveler chaque année. Autre fait important, la médaille et le prix de la Fonda-
tion Léon Bernard ont été décernés au Professeur René Sand, de Belgique, pour sa contribution précieuse à la médecine sociale. Au cours de la septième session du Conseil Exécutif, le prix de la Fondation Darling, destiné à récompenser l'auteur de travaux sur le paludisme, a été attribué au Professeur H. E. Shortt et au Dr P. C. C. Garnham, du Royaume -Uni. Des comités d'experts de l'OMS ont tenu plusieurs sessions en 1951, et donné des avis techniques sur un grand nombre de questions, à la requête des gouvernements. Tout en poursuivant des tâches aussi importantes que l'administration des conventions sanitaires, le rassemblement et la diffusion de renseignements sur l'épidémiologie, la publication de statistiques sanitaires et l'établissement de normes internationales pour les produits biologiques, l'OMS a, au cours de l'année 1951, encouragé un grand nombre d'activités d'un type nouveau. Sous les auspices de l'Organisation, deux centres antituberculeux ont été créés, divers genres de réunions et
de groupe d'études ainsi que des tournées de conférences et des cours de formation professionnelle d'une conception nouvelle ont été organisés, parmi lesquels il faut citer la mission sanitaire en Israël et en Iran et un groupe d'étude de la santé publique envoyé dans plusieurs pays d'Europe. Un centre international de recherches
sur les antibiotiques s'est ouvert à Rome en juin, et la Commission internationale antivénérienne du Rhin a commencé ses travaux en décembre. Au cours de cette année, l'OMS a participé à l'exécution de projets communs financés au moyen des fonds du FISE, ou rentrant dans le programme élargi des Nations Unies pour l'assistance technique en vue du développement économique des pays insuffisamment développés, projets qui ont exigé le maintien d'une étroite coordi-
nation. Le fait que d'autres institutions des Nations Unies ne sont pas décentralisées ou ne le sont qu'à un degré moindre, a compliqué encore la tâche. L'assistance bilatérale ou extérieure aux Nations Unies, qui a été organisée par les Etats -Unis d'Amérique et par le Commonwealth britannique. continue sur une plus grande échelle que le programme même des Nations Unies ; aussi, pour que les services nationaux de la santé puissent
se développer normalement et que toute l'assistance disponible puisse être utilisée d'une manière efficace, l'OMS assume un rôle de coordination de plus en plus important. Sa coopération avec d'autres institutions s'est accrue dans la même mesure. Telles sont les tendances qui se sont manifestées dans le domaine de la santé mondiale, plus particulièrement
dans l'Organisation Mondiale de la Santé, et qui méritaient d'être soulignées. Certaines modifications apparaîtront dans le programme de l'OMS pour 1952 en raison de ces tendances, et en particulier de la décentra-
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ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
lisation plus poussée de l'Organisation, de sa coopération plus étroite avec l'Organisation des Nations Unies et avec d'autres institutions internationales et bilatérales - coopération essentielle à la mise en oeuvre de projets communs et à la concentration des ressources - et de la nécessité d'aider les gouvernements à établir des plans de programmes sanitaires nationaux à court et à long terme. Au cours de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, le programme ordinaire pour 1952 a été établi selon les grandes lignes fixées dans un plan de quatre ans (1952 -1955) approuvé par la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé et mis au point par le Conseil Exécutif. Bien qu'il soit, dans l'ensemble, assez semblable au programme de 1951, il fait une place particulièrement importante aux projets d'enseignement, aux activités préventives donnant des résultats rapides et tangibles, telles que l'assainissement, et aux fournitures médicales les plus demandées, notamment à la production et à l'emploi des insecticides. On continuera à se préoccuper au premier chef des maladies que l'OMS a déjà signalées comme posant les principaux problèmes de santé publique, mais on accordera également une certaine attention à d'autres maladies, moins graves du point de vue mondial, mais qui constituent, dans certaines régions, des problèmes sérieux. Le Siège de l'OMS continuera à accomplir les fonctions qui ne peuvent être assumées que par une organisation internationale : elle poursuivra ses travaux dans le domaine de l'information épidémiologique, de la standardisation biologique, de la pharmacopée internationale, des publications et des statistiques sanitaires ; dans les régions et à l'échelon national, l'OMS accordera son aide sous différentes formes : bourses d'études, experts -conseils, équipes de démonstration, cours de formation professionnelle, groupes d'études itinérants, et matériel minimum nécessaire. On estime qu'en établissant sur place les plans d'assistance aux gouvernements, en tenant compte des besoins locaux et en utilisant pleinement le dispositif régional prévu dans sa Constitution, l'OMS parviendra, avec le maximum d'efficacité, à atteindre les populations, à mettre à la portée de chaque pays l'expérience des autres et à profiter elle -même de l'expérience de tous.
Coordination avec les Nations Unies Il est aujourd'hui pleinement reconnu que les diverses organisations appartenant à la famille des Nations Unies doivent agir en étroite collaboration pour tirer le meilleur parti de leurs efforts et de leurs ressources ou pour les concentrer sur certains problèmes particuliers. A l'occasion des activités récemment entreprises dans le cadre du programme élargi d'assistance technique, on a pu constater que semblable collaboration devait s'établir également, dans l'exécution de nombre de programmes, avec des organisations extérieures aux Nations Unies. A cet égard, l'OMS a toujours fait valoir que l'aide fournie aux gouvernements ne peut être efficace que si toutes les institutions intéressées examinent en commun les projets d'assistance qu'elles ont conçus et procèdent ensemble à des consultations approfondies avant que l'une d'entre elles prenne des engagements précis avec un gouvernement ou avec une autre institution. Le Comité administratif de Coordination, composé du Secrétaire général des Nations Unies et des Directeurs généraux des diverses institutions spécialisées, se charge de plus en plus de coordonner les travaux de ces organisations. Le Conseil Economique et Social le consulte plus fréquemment et, pour sa part, l'OMS lui a toujours donné son appui, parce qu'elle estime qu'il est l'organisme le mieux qualifié pour assurer la coordination nécessaire. Au chapitre 10 du présent rapport, on trouvera des indications sur les travaux accomplis pour uniformiser les pratiques administratives et financières des Nations Unies et des institutions spécialisées. C'est encore le Comité administratif de Coordination qui a joué le plus grand rôle à cet égard, et c'est à cette fin qu'il a créé un Comité consultatif pour les questions administratives. On espère que le Bureau de l'Assistance technique lui -même jugera possible de recourir à ce comité, ce qui permettra d'uniformiser les pratiques administratives et financières suivies pour les programmes ordinaires et les programmes d'assistance technique, ainsi que les méthodes adoptées pour l'octroi des bourses d'études. Il devient évident que pour être efficaces, les services rendus aux gouvernements par les organismes des Nations Unies exigent une double coordination : 1) au siège de chaque organisme, oí1 sont établies les directives générales ; 2) dans le pays intéressé, oí1 chaque organisme doit se concerter avec le gouvernement et avec les autres institutions qui fournissent également une aide au pays. Durant l'année, on a envisagé plusieurs méthodes possibles de concentration des efforts. L'une d'elles consiste à confier au Conseil Economique et Social et aux institutions intéressées le soin de coordonner les programmes économiques et sociaux des Nations Unies et de leurs institutions en recourant au Comité administratif de Coordination. Suivant une autre méthode, l'Assemblée générale fixerait un plafond pour les budgets des institutions spécialisées. Ces plafonds seraient établis d'après les recommandations de la Cinquième Commission qui s'inspirerait elle -même des recommandations du Comité consultatif de l'Assemblée générale pour les Questions administratives et budgétaires. Il s'agit là d'un organisme composé d'experts indépendants, qui est convenu de tenir des consultations avec le Comité administratif de Coordination et qui se réunit avec
INTRODUCTION
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lui en session commune. Une troisième solution consisterait à financer les « frais généraux » (organisation et administration) des Nations Unies et des institutions spécialisées par des contributions imposées aux gouvernements, alors que les dépenses afférentes aux opérations proprement dites seraient couvertes par des contributions volontaires des gouvernements. Il semble toutefois que si l'on adoptait l'une de ces deux dernières méthodes, les activités des institutions qui traitent de questions économiques et sociales risqueraient trop d'être influencées par des considérations d'ordre politique, peut -être même par des considérations de politique nationale ou locale. On a pu assister ces derniers temps à un net développement du sens de la responsabilité collective parmi les organismes directeurs et les fonctionnaires supérieurs des Nations Unies et des institutions spécialisées.
administratif de Coordination et à son comité préparatoire, ainsi qu'au Comité de Coordination du Conseil Economique et Social.
C'est là, en partie, le fruit du travail accompli en commun au Bureau de l'Assistance technique, au Comité
Le Comité administratif de Coordination lui -même s'est occupé ou s'occupe de questions telles que l'éducation de base, l'action de longue haleine en faveur de l'enfance, la réadaptation des personnes physiquement diminuées, les migrations, les bourses d'études, l'information, les films et les publications, l'activité des bibliothèques des Nations Unies et des institutions spécialisées, ainsi que de divers problèmes administratifs. Toutefois, la coordination ne se fait pas uniquement par son entremise. On est parvenu à des accords satisfaisants par négociation directe entre les institutions intéressées, dans le cas, par exemple, de la formation profes-
sionnelle des assistants sociaux, de la prévention de la criminalité et du traitement des délinquants, et de la question des stupéfiants. Comme il a été exposé dans le rapport de l'an dernier, la résolution 324 (XI) 1 du Conseil Economique et Social a largement contribué à assurer la concentration des efforts et des ressources. Elle définit, en effet, pour le choix des projets propres à l'action internationale, une série de critères qui constituent en réalité un ensemble de règles régissant les relations entre les diverses organisations. Le Conseil Economique et Social a pris acte avec satisfaction du fait que le Conseil Exécutif de l'OMS avait tenu compte de ces critères lors de la préparation annuelle du programme général de travail des quatre années à venir. En 1951, le Conseil Economique et Social n'a apporté aucune modification importante à ces règles.
Certains organismes spécialisés des Nations Unies, par exemple l'Agence des Nations Unies pour le Relèvement de la Corée (UNKRA), le Fonds International de Secours à l'Enfance (FISE) et l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche - Orient (UNRWAPRNE), créés pour répondre à des besoins de caractère urgent ou pour d'autres fins particulières, n'ont pas été considérés jusqu'ici comme pleinement visés par les résolutions du Conseil Economique et Social ; cependant, lors de sa treizième session, celui -ci a invité ces organismes à lui faire savoir dans un prochain rapport jusqu'à quel point ils ont pu appliquer les critères fixés par la résolution susmentionnée et consulter d'autres institutions avant de prendre des engagements précis. C'est là une décision importante : en effet, ces organismes disposent souvent de ressources bien supérieures à celles des institutions spécialisées et il est souhaitable que leur mandat particulier ne les empêche pas de suivre entièrement la recommandation du Conseil. L'OMS et les autres institutions spécialisées ont pris part aux discussions du Comité ad hoc qui a présenté
des suggestions en vue d'améliorer l'organisation et le fonctionnement du Conseil Economique et Social. Si l'Assemblée générale ratifie les conclusions formulées par le Conseil à la suite de ces suggestions, la représentation de l'OMS au sein des commissions et comités du Conseil devrait s'en trouver facilitée et devenir moins onéreuse. On verra, dans la Partie III du présent rapport, comment les principes énoncés ci- dessus ont été appliqués en pratique.
Première année d'assistance technique 2 L'application effective du programme d'assistance technique a débuté en janvier 1951, et, depuis lors, elle a rapidement progressé. Par l'intermédiaire du Bureau de l'Assistance technique, qui est composé des Directeurs généraux des Nations Unies et des institutions spécialisées (ou de leurs représentants), des rapports sont adressés deux fois par an au Comité de l'Assistance technique, organisme intergouvernemental créé par le Conseil Economique et Social pour s'occuper de ce programme. Dans la mesure où le calendrier des sessions le permet, ces rapports sont également soumis au Conseil Exécutif de l'OMS. C'est ainsi qu'en 1951, des rapports intérimaires sur 1 Document des Nations Unies E/1849 2 On trouvera à l'annexe 15 la liste des pays qui ont demandé une assistance technique et des pays où des projets d'assistance
technique sont en cours d'exécution.
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ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
le travail accompli jusqu'au 31 janvier et jusqu'au 31 mai, respectivement, ont été présentés au Conseil Exécutif lors de ses septième et huitième sessions. En 1951, il a été alloué à l'OMS un montant total équivalant à $2.330.000 sur les sommes portées au compte spécial par les pays qui ont acquitté les contributions qu'ils s'étaient engagés à verser. Au moment où
le présent rapport a été rédigé, il n'était pas possible de dire quel montant serait attribué à l'OMS par le Comité de l'Assistance technique pour la deuxième période (année civile 1952), mais le Conseil Economique et Social a recommandé qu'il soit égal ou supérieur à celui de la première période.
Le programme n'a pas été mis à exécution aussi rapidement qu'on l'avait prévu. Il a fallu d'abord s'entendre avec les gouvernements au sujet d'un ensemble d'accords -types susceptibles d'être appliqués par toutes les institutions participantes. De plus, un programme de cette nature, qui doit servir les intérêts économiques d'un pays, ne peut donner tous ses résultats que si l'on obtient la pleine compréhension et l'entière confiance de toutes les parties intéressées - c'est -à -dire du gouvernement bénéficiaire, d'une part, et des institutions participantes, d'autre part (que ces institutions fournissent ou non l'assistance technique dans le cadre des Nations Unies). Les problèmes administratifs et financiers qui se sont posés au Bureau de l'Assistance technique ont été multiples et complexes, et leur solution a absorbé une grande partie du temps du Bureau et de ses organes consultatifs. Néanmoins, dans la plupart des cas, le Bureau n'a pas créé de rouages spéciaux ; désireux de ménager les ressources, il a recouru aux organes consultatifs institués par le Comité administratif de Coordination. On se rend compte aujourd'hui qu'il n'y a pas encore de programme mondial d'assistance technique en vue du développement économique et qu'il n'y en aura pas avant un certain temps ; on se rend compte aussi qu'un programme entièrement coordonné exige une étroite collaboration avec le gouvernement dans le pays même. Le Conseil Economique et Social et son Comité de l'Assistance technique ont à leur tour reconnu ces deux faits. Pour faciliter aux institutions l'établissement de plans en commun avec les gouvernements, et pour permettre à ceux -ci de retirer tout le bénéfice possible de l'assistance fournie, le Bureau de l'Assistance technique a recommandé la nomination de « représentants- résidents de l'assistance technique ». Ces représentants aident les gouvernements, sur leur demande, à élaborer des plans d'assistance technique, à s'assurer que leur budget prévoit des crédits suffisants pour satisfaire à toutes les obligations que leur imposent leurs demandes, et, lorsqu'il est nécessaire, à créer ou à améliorer la procédure qu'exige l'établissement des plans ou des efforts des divers services nationaux. Dans certains pays, ces représentants ont fait fonction de conseillers auprès des organismes gouvernementaux créés pour la circonstance. Les Etats qui ont pris des dispositions de ce genre ont, presque invariablement, présenté des demandes correspondant à des programmes judicieux et bien équilibrés. Le Conseil Economique et Social a stipulé dans sa résolution 222 (IX) que les gouvernements requérants devraient « s'engager à maintenir ou à établir aussitôt que possible tout système de coordination gouvernementale nécessaire pour mobiliser, canaliser et utiliser leurs propres ressources techniques, naturelles et financières, dans l'intérêt du développement économique dont le but est d'élever le niveau de vie de leur population et par lequel pourra être assurée l'utilisation de toutes ressources importantes d'origine internationale en matière d'assistance technique ». Il est donc indispensable que le plus grand nombre possible de pays insuffisamment développés prennent
les dispositions nécessaires pour l'organisation et la coordination de l'assistance technique, qui leur est fournie soit par des organisations participant au programme des Nations Unies, soit par d'autres institutions (appelées parfois «institutions d'assistance technique bilatérale ») - par exemple la Technical Co- operation Administration des Etats -Unis d'Amérique, le Colombo Plan, etc. Toutefois, ces mesures ne sauraient suffire. Il faut également que les pays en cause se procurent, soit à l'étranger, soit sur leur territoire, les capitaux nécessaires pour financer le développement économique en vue duquel leurs ressortissants reçoivent une formation technique. Il y a lieu d'espérer que les difficultés économiques actuelles ne retarderont pas exagérément ce financement indispensable ; s'il en allait autrement, les efforts actuellement déployés pour répandre les connaissances techniques dans les pays insuffisamment développés auraient pour seul résultat de constituer un ensemble de techniciens qualifiés qui seraient sans emploi. En fait, ce lent départ a présenté au moins un avantage : il a donné aux gouvernements et aux institutions participantes le temps de se mieux connaître, de déterminer les moyens les plus efficaces de développer l'économie du pays et de rechercher, avec le concours des « organisations bilatérales », la meilleure manière d'utiliser les diverses ressources disponibles. Il y a un réel danger à accorder trop rapidement une assistance de cet ordre et à assumer une part excessive des responsabilités financières et techniques qui incombent aux gouvernements. Il y a lieu de rappeler, à ce propos, l'intervention d'une institution étrangère au système
des NationsUnies, qui a eu pour résultat de compromettre gravement les efforts faits par l'OMS pour amener le gouvernement à renforcer, chaque année, le budget de son Ministère de la Santé.
INTRODUCTION
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En août 1951, le Conseil Economique et Social a examiné, par l'entremise de son Comité de l'Assistance technique, le travail accompli par le Bureau de l'Assistance technique et par les organisations participantes entre juillet 1950 et juillet 1951. Il a approuvé les vues du Bureau de l'Assistance technique et a discuté l'efficacité de ce bureau pour l'administration courante du programme ; il a finalement décidé que toute modification aux arrangements actuels pour cette administration 3 devrait être introduite progressivement et se fonder sur une expérience plus large. Le Comité administratif de Coordination a examiné ces questions, et le Secrétaire général des Nations Unies, en plein accord avec les directeurs des organisations participantes, est en train de soumettre au groupe de travail intergouvernemental du Comité de l'Assistance technique un plan prévoyant certains changements de structure et de méthodes qui permettront au Bureau d'agir avec plus de souplesse et d'efficacité. En même temps, le Conseil Economique et Social a décidé que le Bureau de l'Assistance technique devrait être investi de pouvoirs plus étendus à l'égard de l'affectation de fonds à des projets déterminés. En conséquence, le montant automatiquement remis aux organisations participantes ne dépassera pas 50 % des fonds obtenus des gouvernements ; le Bureau répartira l'autre moitié entre les divers projets. Le Bureau aura également plus de liberté pour décider des fonds qui pourront être consacrés au matériel et aux fournitures. I1 jouera donc un rôle plus large dans l'exécution du programme. En même temps, l'OMS verra ses responsabilités accrues, tant au Siège que dans les régions : elle devra s'assurer que toutes les propositions soumises au Bureau de l'Assistance technique répondent aux critères stipulés et qu'elles constituent une contribution effective au succès des plans de développement économique et social. En dépit des difficultés initiales mentionnées ci- dessus, et malgré les retards survenus dans la mise en train du programme d'assistance technique, l'OMS procède ou participe actuellement à l'exécution d'un grand nombre de projets financés à l'aide des fonds de l'assistance technique. Ces projets, ainsi que ceux qui sont imputés au budget ordinaire, se trouvent décrits dans le présent rapport. * *
Le Rapport annuel pour 1951 comporte trois parties : la Partie I rend compte des activités de l'Organisation, en tant qu'organisme de direction et de coordination dans le domaine de la santé internationale. La Partie II expose en détail les travaux effectués par les bureaux régionaux, dans les pays mêmes. La Partie III
relate les activités que l'OMS a entreprises en commun avec d'autres organisations. L'attention du Conseil Economique et Social des Nations Unies sera appelée en particulier sur les deux dernières sections de cette introduction, sur la Partie III du rapport et sur les annexes, oÚ figurent des informations statistiques concernant l'OMS, dont la plupart sont précisément nécessaires à l'Organisation des Nations Unies. On y a adjoint,
en supplément, une analyse sommaire des rapports transmis par les Etats Membres, conformément à l'article 62 de la Constitution. Dr Brock CHISHOLM
Directeur général
3 Voir Actes off. Org. mord. Santé, 30, 59.
PARTIE I
DIRECTION ET COORDINATION DE L'ACTIVITÉ SANITAIRE INTERNATIONALE L'Organisation Mondiale de la Santé a pour première fonction, aux termes de sa Constitution, « d'agir en tant qu'autorité directrice et coordinatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international ». C'est surtout au Siège de l'OMS que s'exerce cette fonction. Afin de recueillir des renseignements dans de nombreux domaines techniques ayant trait à la santé, l'Organisation a dressé d'importants tableaux d'experts, et c'est sur ces tableaux qu'ont été choisis les membres des comités d'experts de l'OMS. (On trouvera à l'annexe 3 la liste des tableaux, des renseignements sur la répartition géographique des experts dans les tableaux et la liste des membres des comités d'experts qui se sont réunis en 1951). Les mandats de ces comités varient naturellement selon les questions dont ils sont chargés ; toutefois, d'une manière générale, ils donnent des avis à l'Organisation sur son programme ainsi que sur l'adoption de normes internationales et formulent des recommandations. Si elles sont adoptées ultérieurement par l'OMS, ces recommandations peuvent amener les gouvernements à entreprendre des activités diverses dans des régions et des pays déterminés. En 1951, il y a eu au total 18 réunions d'experts, dont deux tenues en commun avec d'autres institutions spécialisées. (On trouvera à l'annexe 4 la liste complète des réunions de 1951. Dans le cadre de ces fonctions de direction et de coordination, l'OMS s'est constamment préoccupée d'améliorer l'enseignement et la formation professionnelle et d'encourager les échanges d'informations sur des sujets techniques très variés en patronnant, en aidant à organiser ou en faisant bénéficier de son appui un grand nombre de réunions d'étude, de colloques et de cours de formation régionaux (voir annexe 5) et elle a accordé des bourses qui permettent à leurs titulaires d'assister à ces cours ou de poursuivre des études individuelles. Les experts de l'Organisation ont également rédigé de nombreux articles techniques qui ont paru non seulement dans les publications de l'OMS, mais aussi dans celles de nombreuses associations médicales nationales et organisations sanitaires nationales, de même que dans la presse scientifique. Le grand nombre de ces articles et la difficulté d'en établir un choix vraiment représentatif ont empêché, cette année, l'établissement d'une liste. On pourra toutefois se reporter au chapitre 8, où figurent des renseignements sur les publications de l'OMS. L'OMS a également fourni en 1951 des services consultatifs aux gouvernements, et certains services techniques centraux ont fait bénéficier tous les pays de leur activité. Le Siège ne doit pas seulement assumer la responsabilité des fonctions techniques centrales : il doit encore diriger et coordonner l'activité des diverses régions. Au cou rs de l'année considérée, l'OMS a fait porter principalement ses efforts sur les points suivants : services de santé publique ; amélioration de l'enseignement et de la formation professionnelle ; maladies transmissibles ; coordination des recherches ; services épidémiologiques et statistiques ; médicaments et autres substances thérapeutiques ; arrangements en vue de la fourniture de matériel et de produits essentiels ; et programme de publications. Si, en raison de la décentralisation plus poussée de l'Organisation, le Siège a pris une part moins grande à la réalisation pratique des trois premiers points, il n'en a pas moins joué un rôle important dans la direction, la coordination et l'appréciation des résultats de ces activités. Par ailleurs, à quelques exceptions près, les autres activités se sont effectivement poursuivies grâce à l'action du Siège ou sous sa surveillance. Les chapitres 1 à 8 du présent rapport sont consacrés à la description de toutes ces activités, et les chapitres 9 et 10 ont trait aux travaux de l'OMS dans le domaine de l'information et à l'administration générale de l'Organisation.
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CHAPITRE 1
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE L'oyuvre entreprise par l'OMS en vue d'aider les pays à renforcer leurs services de santé s'est considérablement développée au cours de l'année. L'extension des activités régionales a eu pour conséquence de multiplier les échanges de vues entre le Siège et les bureaux régionaux. Cette étroite collaboration, érigée en principe, a porté notamment sur l'établissement des plans d'action, le recrutement du personnel pour l'exécution de projets dans divers pays et l'orientation de ce personnel, d'abord au Siège, puis dans les régions. Elle s'est encore manifestée sous forme de visites effectuées par des fonctionnaires du Siège dans 29 pays, afin d'apprécier les résultats des programmes en cours d'exécution et de participer à l'élaboration des programmes futurs. Le système des zones de démonstrations sanitaires est entré en application en 1951. Ce système, fruit de plusieurs années d'étude approfondie, est une forme d'activité qui donne à l'OMS de multiples occasions de collaborer avec d'autres institutions. Deux nouvelles techniques des plus fécondes - les réunions d'étude et les groupes d'étude itinérants - ont également été utilisées avec profit pour étudier et améliorer les services de santé publique.
Parmi les quèstions qui se rapportent à l'organisation des services de santé publique et qui furent
examinées au cours de l'année par des comités consultatifs d'experts, il y a lieu de mentionner les principes et la pratique de l'administration de la santé publique, les expériences effectuées dans les services sanitaires locaux, la protection de la maternité, la réadaptation des enfants infirmes, l'enseignement, la formation professionnelle et l'utilisation du personnel sanitaire, l'hygiène professionnelle, l'hygiène des gens de mer, le kwashiorkor, le goitre endémique, la détermination de l'état de nutrition, l'alimentation des nourrissons, la pénurie des infirmières dans les pays insuffisamment développés et l'alcoolisme. Il a été décidé que les discussions techniques de la Cinquième Assemblée Mondiale de la Santé porteraient
sur « l'importance économique de la médecine préventive » et qu'elles seraient suivies d'un examen détaillé des méthodes de protection sanitaire à appliquer sur le plan local. La préparation de ces discussions a été entreprise au cours de l'année. Le présent chapitre traite de l'oeuvre accomplie par l'OMS dans les domaines de l'administration de la santé publique, de l'hygiène de la maternité et de l'enfance, de l'assainissement, de la santé mentale, de l'hygiène sociale et professionnelle, de la nutrition, de l'éducation sanitaire du public et des soins infirmiers. Ces domaines
intéressent également les Nations Unies et les institutions spécialisées, et l'OMS a pleinement mis à profit les possibilités qui lui étaient offertes de collaborer avec d'autres organisations. Cette collaboration est décrite dans la Partie III de ce rapport.
Administration de la santé publique Au cours de l'année, 27 pays ont sollicité l'aide de l'OMS pour la mise en oeuvre de leurs programmes
généraux d'administration de la santé publique, y compris l'établissement de zones de démonstrations sanitaires. Des missions envoyées en Irak et à Ceylan sous le patronage de la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement, ainsi qu'une mission organisée par les Nations Unies en Somalie,
Afin de démontrer comment des services médicaux et sanitaires bien conçus et bien organisés contribuent
à élever le niveau sanitaire des populations et à améliorer leur situation économique, trois zones de démonstrations sanitaires ont été instaurées au
ont étudié les besoins sanitaires de ces pays en fonction de leur développement économique. Le personnel de chacune de ces missions comprenait
ruraux dont la population varie entre 70.000 et 180.000 habitants. L'élaboration et la réalisation de ces programmes comprend trois étapes : une
Salvador, en Egypte et à Ceylan, dans des districts
des experts des questions générales de santé publique. Tous les bureaux régionaux ont été pourvus d'administrateurs de santé publique (parfois de deux ou de trois) qui collaborent à l'établissement et à l'exécution
enquête préliminaire, la mise en train du programme et son exécution. En 1951, les enquêtes préliminaires ont été achevées à Ceylan, en Egypte et au Salvador. La deuxième étape du programme a déjà commencé
dans ce dernier pays. Au cours de cette deuxième étape, les activités d'ordre social et économique que comporte le programme sont entreprises en collaboration avec des institutions spécialisées des Nations
de programmes pratiques destinés à renforcer les services sanitaires nationaux dans les régions intéressées.
Unies ou avec des organisations sanitaires inter-
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SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
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nationales non gouvernementales. Il est question de créer une zone de démonstrations sanitaires dans chaque région ; ces zones bénéficieraient chacune de
l'OMS ont invité un groupe de médecins spécialistes de l'examen et de la sélection des migrants à donner
l'aide de l'OMS pendant une période de cinq ou six ans.
leur avis sur ce rapport, lequel a été adopté à la Conférence des Migrations réunie à Naples en octobre 1951. A la demande des Nations Unies, l'OMS a également rédigé une étude sur les aspects sanitaires des migrations, qui constituera un chapitre d'un recueil des mesures internationales de protection
Les spécialistes inscrits au Tableau d'experts de l'Administration de la Santé publique ont fourni des informations très précieuses sur les problèmes sanitaires les plus importants qui se posent dans divers pays, sur l'organisation des services médicaux et sanitaires nécessaires par unité de population, sur
des migrants et des conditions générales de leur établissement.
les besoins en personnel médical et en personnel de santé publique et sur la formation professionnelle de ce personnel.
L'OMS a aidé le Département de la Tutelle et des Renseignements provenant des Territoires non autonomes des Nations Unies à reviser la section consa-
Le Comité d'experts de l'Administration de la Santé publique s'est réuni au cours de la première semaine de décembre. Les deux questions principales de son ordre du jour étaient les suivantes : principes
crée à la santé publique dans le schéma destiné à servir de guide aux Etats Membres pour la préparation des renseignements à transmettre en application de l'article 73 e de la Charte. Le texte revisé a été adopté en octobre 1951 par le Comité spécial des Nations Unies. description figure dans la Partie II du présent rapport.
fondamentaux et pratiques de l'administration de la santé publique, et expériences effectuées dans les services sanitaires locaux.
A la requête de l'OIT et en collaboration avec
L'OMS a organisé un groupe itinérant d'étude de l'administration de la santé publique, dont la prises, d'entente avec la Fédération dentaire inter-
elle, l'OMS a établi un rapport sur l'examen médical
Au cours de l'année, des dispositions ont été
des migrants, où se trouvent notamment définies, pour répondre à la demande formulée par la Conférence préparatoire sur les Migrations, tenues en avril 1950, les normes fondamentales qu'il y a lieu d'appliquer dans les examens de ce genre. L'OIT et
nationale, pour rassembler des renseignements sur la formation du personnel d'hygiène dentaire dans les différents pays et sur l'adjonction de fluor à l'eau en vue de prévenir les caries dentaires.
Hygiène de la maternité et de l'enfance Le programme de l'OMS en matière d'hygiène de la maternité et de l'enfance, élaboré en janvier 1949 par le comité d'experts au cours de sa première session 1 et mis en oeuvre en 1950, a subi un élargisse-
ment dû en partie au développement des activités des bureaux régionaux, particulièrement dans les Amériques, en Asie et dans la Méditerranée orientale. La collaboration avec le FISE s'est poursuivie. A la fin de l'année, des projets mixtes de démonstrations
troisième session, par le Comité FISE /OMS des Directives sanitaires. En collaboration avec les Nations Unies et le FISE, l'OMS a organisé dans 10 pays européens des programmes spéciaux de réadaptation des enfants physiquement diminués et un expert -conseil engagé par l'OMS et les Nations
Unies a été mis à la disposition de ces pays pour préparer leur mise en oeuvre.
et de formation professionnelle en hygiène de la
l'un portait sur les soins à donner aux enfants
maternité et de l'enfance étaient en cours d'exécution dans 16 pays. D'autres projets plus particuliers, dont
prématurés ont également été mis en oeuvre. Des programmes FISE /OMS sur la prematurité ont été exécutés en Finlande, France, Italie et Yougoslavie et ont donné lieu à l'engagement d'un spécialiste de ces questions. Ce spécialiste a fourni des avis au Bureau régional pour l'Europe et s'est rendu dans certains des pays intéressés. Les bureaux régionaux de l'OMS et le FISE ont mis au point conjointement en Amérique latine, en Asie et dans la Méditerranée orientale, certains projets relatifs à l'hygiène de la maternité et de l'enfance. Ces projets ont été exécutés
Avec l'approbation de la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé, un Comité d'experts de la Maternité s'est réuni en novembre 1951 pour discuter des soins prénatals, obstétricaux et postnatals. En décembre 1951, s'est réuni un comité d'experts de la réadaptation des enfants physiquement diminués. C'est le premier comité d'experts de l'OMS qui ait été invité à participer à une réunion commune avec les Nations Unies et les institutions spécialisées intéressées, l'UNESCO et l'OIT.
Cette réunion était prévue dans le programme
conformément aux principes fixés, au cours de sa 1 Actes Off. Org. mond. Santé, 19, 35
commun portant sur la réadaptation, mis en oeuvre par les Nations Unies et ses institutions spécialisées ; les résultats furent jugés satisfaisants par toutes les institutions participantes. Les rapports publiés par le Groupe d'experts de la Prématurité et par le Comité d'experts des Services
d'Hygiène scolaire (qui se sont réunis tous deux en 1950, ainsi que le mentionne le Rapport annuel de
14
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
cette année) 8 ont éveillé un très vif intérêt et provoqué
institution à élaborer des programmes d'éducation de base dans certaines régions. L'OIT, ayant sollicité le concours de l'OMS pour la revision de la Conven-
de nombreuses demandes de renseignements. A titre exceptionnel, le second de ces rapports a été très largement diffusé par le Siège et les bureaux régionaux ; les directions de l'enseignement, dans les divers pays, en ont reçu des exemplaires par l'intermédiaire de l'UNESCO. Dans le rapport sur la prématurité,' il est recommandé que l'on publie les informations dont on dispose sur ce sujet ; c'est
tion de 1919 sur la Protection de la Maternité, l'OMS a rédigé un mémoire sur les normes sanitaires
ainsi qu'un spécialiste a établi, à l'intention des bureaux régionaux et des pays intéressés, un plan concernant l'organisation d'un centre de traitement des prématurés. Ce même spécialiste a d'autre part rédigé un exposé sur la littérature consacrée à la fibroplasie rétro -cristallinienne : cet exposé paraîtra dans le Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé.'
à appliquer en vue de la protection des mères dans les populations ouvrières et a discuté avec l'OIT de la possibilité d'inclure ces normes dans le projet de texte revisé de la Convention sur la Protection de la Maternité. Des informations ont également été fournies à la même organisation au sujet des efforts déployés par l'OMS en matière d'hygiène de la maternité et de l'enfance dans plusieurs pays de la Région du Pacifique occidental. Au nombre des sujets discutés avec les Nations Unies et, dans certains cas, avec les autres institutions spécialisées figurent la coordination des activités de l'OMS dans le domaine de l'hygiène de la maternité et de l'enfance et de celles que le Département des Questions sociales des Nations Unies envisage d'entreprendre en faveur du bien -être de la famille et de l'enfant, ainsi que des
Le thème choisi pour la Journée Mondiale de la
Santé en 1951- Votre enfant, comme tous les enfants
du monde, a droit à la santé - définit une fois de plus le rôle de l'OMS dans le domaine de l'hygiène de la maternité et de l'enfance. Le nombre des bourses d'études de brève durée octroyées par l'OMS pour permettre aux bénéficiaires
propositions prévoyant la réunion, en 1952 et en 1953, de comités mixtes d'experts pour étudier les questions suivantes : l'enfance d'âge préscolaire, l'enfance mentalement déficiente et les problèmes de santé mentale que posent les enfants soignés dans des institutions (en particulier, les enfants privés d'une vie de famille normale).
de suivre des cours de formation professionnelle collective a augmenté ; quarante -deux bourses ont été accordées pour des cours donnés à Paris (organisés
par le Centre international de l'Enfance) ainsi qu'à Zurich et à Londres. Ce dernier cours portait sur la réadaptation des enfants physiquement diminués. L'idée en avait été suggérée par l'OMS, qui en a assuré l'organisation de concert avec le Département des Questions sociales des Nations Unies et le FISE.
L'OMS a fourni un expert au Comité consul-
tatif technique du Centre international de l'Enfance
de Paris et le Bureau régional pour l'Europe a
octroyé plusieurs bourses d'études pour des cours de formation professionnelle organisés par ce centre. Les relations avec les organisations non gouvernementales intéressées aux questions de l'hygiène
De nombreuses informations sur l'hygiène de la maternité et de l'enfance ont été fournies à d'autres organisations, sur leur demande. Les projets FISE/ OMS portant sur l'hygiène scolaire ont fait l'objet d'une étude et des informations détaillées ont été envoyées à l'UNESCO pour aider cette dernière
de la maternité et de l'enfance ont encore été renforcées durant l'année, et on trouvera des renseignements à ce sujet au chapitre 17.
Assainissement
L'importance accrue qui est accordée au problème de l'assainissement se reflète dans la résolution
Région européenne restera à pourvoir. En attendant
WHA4.19, par laquelle la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé a souligné que les mesures d'assainissement sont un élément essentiel de tout programme de santé publique. La nomination, dans chaque région, d'un conseiller
l'engagement d'une personne qualifiée, le Bureau régional pour l'Europe a recours à des experts conseils à court terme. La Partie II du présent rapport traite des projets, de plus en plus nombreux, dont l'exécution requiert le concours de spécialistes de l'assainissement, mais indépendamment des projets concernant exclusivement le domaine qui nous occupe, il y a de multiples projets à la réalisation desquels collabore un personnel particulièrement instruit des méthodes du génie sanitaire. Certains de ces projets sont très spécialisés (campagne de lutte antipaludique et anticholérique), tandis que d'autres intéressent la santé publique en général. L'utilisation de techniciens de l'assainisse-
spécialiste de l'assainissement doit permettre d'accomplir de grands progrès dans ce domaine. A la date oí1 le présent rapport a été rédigé, toutes les régions, sauf deux, étaient dotées d'un conseiller de ce genre,
et il est probable qu'au début de 1952, seule la Actes Off. Org. mond. Santé, 30, 20 3 Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 1950, 27, 12 4 Bull. Org. mond. Santé, 1951, 4, 4 2
ment pour ces divers projets permet à l'OMS de
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
15
démontrer dans la pratique l'importance de l'assainissement dans les programmes de santé publique.
L'organisation de réunions d'étude s'est révélée très utile pour faciliter les échanges de connaissances professionnelles et encourager les pays participants dans la voie des réalisations pratiques. Une initiative intéressante de la première réunion d'étude pour les ingénieurs sanitaires européens, qui s'est tenue aux Pays -Bas en 1950, et dont il est fait mention dans le Rapport annuel pour la même année, a été l'élection d'un comité ad hoc par les membres de ladite réunion, indépendamment de ses organisateurs ; ce comité s'est réuni à Bruxelles en mars 1951 pour conseiller l'OMS au sujet de l'organisation de futures réunions
Tableau d'experts de l'Enseignement professionnel et technique du Personnel médical et auxiliaire, un de ces derniers a été coopté pour siéger au Comité d'experts de l'Assainissement. Un programme rationnel de bourses d'études est évidemment indispensable pour améliorer la situation dans ce domaine ; au cours de l'année 1951, l'OMS a reçu un nombre de plus en plus élevé de demandes
de bourses destinées à former du personnel pour l'assainissement. L'OMS a collaboré avec diverses organisations dont
les activités touchent à d'autres aspects du problème de l'assainissement. C'est ainsi qu'elle a participé à une conférence sur le lait, à laquelle étaient représentés
d'étude dans la Région européenne. Par suite du succès remporté par la première réunion d'étude, une réunion analogue a eu lieu à Rome en novembre
1951, sous les auspices du Gouvernement italien, de la Division internationale d'Hygiène de la Fondation Rockefeller et de l'Organisation Mondiale de la Santé. Le personnel du Siège a aidé le Bureau régional pour l'Europe à préparer cette réunion, qui fournira certainement des renseignements très précieux pour les autres régions.
la plupart des pays de la Méditerranée orientale et où l'on a discuté de l'activité déployée par le FISE et par la FAO dans cette région ; de même, l'OMS a entrepris d'étudier, conjointement avec la FAO, la question de l'hygiène de la viande (voir aussi page 36), et elle a communiqué aux Nations Unies ses vues en matière de régularisation et d'utilisation des eaux. Enfin, l'OMS a commencé à s'intéresser aux problèmes du logement, en collaboration avec la Commission Economique pour l'Europe. La Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé a
Un Tableau d'experts de l'Assainissement a été constitué, et le Comité d'experts de l'Assainissement a tenu sa deuxième session à la fin de l'année. Afin de contribuer à l'application de la résolution
reconnu que des normes d'hygiène et de salubrité très élevées devraient être appliquées à tous les aéro-
WHA4.19 de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, dans laquelle le Conseil Exécutif et le Directeur général sont priés d'aider les Etats Membres, dans la mesure du possible, à organiser la formation professionnelle de personnel d'assainissement, le comité d'experts s'est voué à l'étude des problèmes de l'éducation, de la formation et de l'utilisation de ce personnel spécialisé, dont l'effectif actuel s'avère très insuffisant. Comme ces questions intéressent directement les spécialistes inscrits au
ports internationaux et à toutes les zones de transit direct. Conformément aux résolutions approuvées par l'Assemblée elle -même (WHA4.82) et par le Conseil Exécutif (EB8.R22), des négociations ont été entreprises avec l'OACI afin d'étudier la possibilité de créer un comité mixte d'experts chargés d'établir
des normes internationales de salubrité pour les aéroports, ainsi qu'un projet de convention internationale ou un règlement supplémentaire de l'OMS portant sur cette question (voir chapitre 5).
Santé mentale point de vue exposé dans le premier rapport du Comité d'experts de la Santé mentale :b il vaut en général mieux, dans ce domaine particulier, recourir à des experts -conseils à court terme qu'à des conseillers engagés pour une longue durée.
L'expérience a amplement confirmé, en 1951, le
Pour les missions de brève durée, l'OMS est parvenue à s'adjoindre des experts -conseils hautement compétents, mais il lui a été extrêmement difficile de trouver un personnel aussi qualifié pour ses projets
à long terme, par exemple pour la création d'un centre d'enseignement et de guidance infantile aux Philippines.
Pendant tout le cours de l'année, l'Organisation a mis des experts -conseils à la disposition des gouvernements, conformément aux directives formulées par le comité. Ces spécialistes se sont rendus dans cinq pays pour y donner des avis sur divers aspects du programme de santé mentale de l'OMS, notamment sur l'institution de stages de perfectionnement pour les psychiatres, sur la part de l'hygiène mentale
Indépendamment des services rendus à certains gouvernements, des experts -conseils ont participé à des études internationales consacrées à des sujets
particuliers. Au début de l'année, l'un d'eux s'est rendu dans plusieurs pays pour y réunir des renseignements sur la réadaptation des déficients mentaux. L'Organisation avait, en effet, besoin de ces renseignements pour s'acquitter de la tâche qui lui incombe dans l'exécution du programme commun de réadap-
dans les programmes de santé publique et sur les problèmes d'hygiène mentale des étudiants. Org. mont!. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 9, 37
tation dont les Nations Unies ont pris l'initiative. Les résultats de deux enquêtes analogues effectuées
l'an dernier ont été publiés dans les deux premiers
16
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
numéros de la Série de Monographies de l'Organisation Mondiale de la Santé. La première de ces mono-
et en accordant des bourses d'études pour permettre
à des psychiatres de nombreux Etats Membres d'assister à la réunion. L'OMS a coopéré d'une façon particulièrement étroite avec le service de l'UNESCO qui s'occupe des problèmes spéciaux que pose l'éducation. L'OMS
graphies, publiée en 1951 et intitulée Les aspects psychiatriques de la délinquance juvénile, constitue
l'une des contributions de l'Organisation au programme des Nations Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants ; la seconde, intitulée Soins maternels et Santé mentale, a été rédigée dans le cadre du programme des Nations Unies pour la protection des enfants sans foyer. Cette seconde étude, qui aborde un domaine totalement inexploré, est d'ores et déjà utilisée comme qui organisent des cours sur le développement de l'enfant, la psychiatrie infantile et l'action sociale ; selon toute vraisemblance, elle est appelée à devenir un des ouvrages de base dans ce domaine particulier. L'accueil très favorable que, dans de nombreux Etats Membres, les journaux professionnels et la presse en
et l'UNESCO ont assuré le secrétariat du Groupe mixte UNESCO /OMS d'étude sur l'Hygiène mentale à l'école maternelle, créé par les deux organisa-
tions à la suite d'une recommandation du Comité d'experts de l'OMS pour la Santé mentale. A sa première session, le comité d'experts avait, en effet, suggéré que l'OMS invite l'UNESCO à collaborer avec elle en vue de développer l'enseignement de l'hygiène mentale aux instituteurs et d'encourager ceux -ci
manuel dans certains établissements d'enseignement
à profiter des possibilités que leur offre la vie scolaire pour assurer la santé mentale des enfants. Le groupe d'études convoqué à Paris, au mois de septembre, a rédigé, à l'intention de toutes
général ont réservé à ces deux publications est un signe des plus encourageants. Une seconde réunion d'experts de l'alcoolisme s'est tenue à Copenhague au cours du deuxième semestre de l'année. Ces experts ont procédé à un examen plus détaillé des difficultés et des questions de méthode que
les personnes intéressées, un rapport qui traite notamment de la formation du personnel des écoles maternelles. Ce rapport sera publié en temps utile.
soulèvent l'établissement de dispensaires pour le traitement ambulatoire des alcooliques, l'emploi de diverses substances comme adjuvants thérapeutiques et le rassemblement de données statistiques et autres buveurs excessifs. Ce sont, d'autre part, les membres
La collaboration entre l'OMS et le Centre international de l'Enfance, pour l'examen des problèmes de santé mentale chez les enfants, s'est aussi considérablement renforcée. Un certain nombre d'équipes,
dont le Centre assume la charge, étudient dans divers pays les conséquences que peut avoir sur les enfants en bas âge le fait d'être séparés de leur mère au cours de leurs premières années. C'est un expert du Siège, nommé président du . groupe technique de travail constitué par le centre, qui s'est vu confier la tâche de coordonner le travail de ces équipes. Il y a là un intéressant exemple de coopération entre
concernant la fréquence de l'alcoolisme. Ils ont également essayé de définir les types cliniques de du comité d'experts qui ont constitué le noyau du personnel enseignant lors du premier colloque sur l'alcoolisme organisé par l'OMS en Europe. Ce
colloque a eu lieu vers la fin du mois d'octobre, à Copenhague, et a réuni de multiples participants européens (spécialistes de la santé publique, cliniciens, assistants sociaux). Ces premiers efforts entrepris par l'Organisation pour faire progresser l'étude de l'alcoolisme ont éveillé un très vif intérêt dans de nombreux Etats Membres et il est probable que l'OMS sera priée de patronner des réunions d'étude du même genre dans d'autres régions. L'OMS a continué de coopérer avec les Nations Unies et les autres institutions spécialisées pour l'étude des problèmes de santé mentale d'intérêt commun et cette coopération s'est même renforcée.
plusieurs organismes. L'idée de cette étude avait été suggérée par les Nations Unies dans leur programme général pour la protection des enfants sans foyer. L'OMS avait alors chargé un spécialiste de
procéder à un examen technique approfondi des travaux déjà effectués à ce sujet (le rapport de cet expert a paru sous forme de monographie, comme il a été indiqué plus haut). Par la suite, le Centre international de l'Enfance a pris l'initiative de patronner de nouvelles recherches destinées à élucider les aspects du problème dont l'étude de l'OMS a révélé qu'ils exigeaient un plus ample examen.
C'est ainsi qu'à l'occasion du cycle d'études sur l'assistance sociale individuelle, l'Organisation a question. Elle a également envoyé un expert -conseil
L'OMS a collaboré d'une façon particulièrement étroite avec la Fédération mondiale pour la Santé mentale. En application des clauses du contrat qu'il
procuré aux Nations Unies un chargé de cours
a conclu avec l'OMS, cet organisme a réuni de sons et autres institutions pénales, ainsi que sur la
spécialisé dans les aspects psychiatriques de cette
nombreux renseignements sur la psychothérapie individuelle et sur la psychothérapie collective dans les priréadaptation des déficients mentaux. A la fin de l'année,
à la réunion d'étude sur la délinquance juvénile, organisée par les Nations Unies en Italie. L'OMS a, enfin, collaboré à la réunion d'étude convoquée par les Nations Unies et portant sur l'examen social et psychiatrique des délinquants, en participant à son organisation, en envoyant des experts chargés d'exposer les aspects psychiatriques de la délinquance
il avait entrepris de rassembler des informations sur les services de guidance infantile et les centres de formation psycho -pédagogique, sur l'hygiène mentale des étudiants, et sur les activités des services de santé publique dans l'ordre de l'hygiène mentale.
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
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Hygiène sociale et professionnelle A notre époque d'industrialisation croissante, où le bien -être social préoccupe de plus en plus les esprits, les pays qui ont atteint un haut degré de développement ne sont pas les seuls à reconnaître l'importance spéciale que revêtent divers problèmes graphies techniques et de bibliographies, de rechercher une définition de la cécité qui soit valable sur le plan
administratifs et sociaux se rapportant aux soins médicaux : d'autres pays également commencent à prendre conscience de ces problèmes. L'OMS
international, de fixer des normes internationales pour la fabrication et la pose des appareils de prothèse, et de faire sentir l'importance de la réadaptation dans les programmes de santé publique et de soins médicaux. Un cours consacré à la réadaptation des enfants physiquement diminués a été organisé durant l'année (voir page 14) ; un second cours du même genre, prévu pour 1952 ou 1953, sera ouvert à
collabore avec d'autres institutions dans le domaine de l'hygiène professionnelle, et aide à renforcer les services créés par les gouvernements et chargés des questions suivantes : aspects médicaux de la
réadaptation, services sanitaires pour les gens de mer,
des personnes provenant de plusieurs pays. Des demandes de conseils sur certains programmes de réadaptation, notamment sur la création de centres de démonstrations et de formation technique ont été reçues d'une dizaine de pays. Conformément aux décisions prises par le Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de mer ,6 l'OMS a étudié la question du contenu des pharmacies à bord des navires, et examine actuellement d'autres questions concernant les services sanitaires destinés aux gens de mer. Elle a, d'autre part, entrepris une étude sur les moyens de traitement médical existant dans les principaux ports d'Europe et elle recueille à ce sujet une documentation qui pourra être utile pour l'élaboration de programmes internationaux plus vastes dans ce domaine. En collaboration avec l'OIT, l'OMS a accordé des
organisation des soins médicaux, aspects médicaux de la sécurité sociale, organisation et
administration des hôpitaux, maladies chroniques, problèmes intéressant les personnes âgées, services médico- sociaux et activités apparentées.
Les demandes d'assistance se rapportant à l'hy-
giène professionnelle étaient précédemment adressées,
parviennent maintenant à l'OMS. Nombreux sont les gouvernements qui ont demandé à celle -ci, au titre du programme d'assistance technique, de leur envoyer des experts pour étudier les questions d'hygiène industrielle et les maladies professionnelles
dans la plupart des cas, à l'OIT, mais certaines
et pour les conseiller sur la constitution, l'organisation et la dotation en personnel des centres d'ensei-
gnement. Des arrangements ont été conclus, en conséquence, pour fournir aux gouvernements des experts -conseils qui dépendent à la fois de l'OIT et de l'OMS, quelle que soit celle de ces deux institutions qui aura reçu la demande initiale. D'étroites relations de travail ont été maintenues avec l'OIT, ces experts -conseils, mais aussi pour le recrutement
bourses à des personnes désireuses de participer à des réunions internationales d'étude sur les problèmes de sécurité sociale (voir chapitre 17). Durant l'année,
non seulement pour l'organisation du travail de
un médecin a, d'autre part, été adjoint par l'OMS, à titre d'expert, à une équipe chargée de conseiller les autorités d'un pays qui a envisagé une réforme de son système de sécurité sociale. Sur la demande de l'OIT, un groupe d'experts -conseils a, en outre, été convoqué au mois de décembre par l'OMS, pour étudier les aspects médicaux de la sécurité sociale ; ce groupe a formulé certaines recommandations à propos des dispositions contenues dans les parties
de professeurs pour les centres d'enseignement et pour l'octroi de bourses d'études. En application des résolutions adoptées par la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé (WHA4.31) et par le Conseil Exécutif (EB8.R52), l'OMS collabore également avec l'OIT et la FAO en vue de préciser l'importance
des risques de toxicité que certains insecticides et produits analogues peuvent présenter pour l'homme et
pertinentes du nouveau projet de convention de l'OIT sur la sécurité sociale et son rapport sera examiné en 1952 par la Conférence internationale du Travail. Un autre projet, dont l'OMS a entrepris la réalisa-
les animaux, et de déterminer les mesures à
prendre afin de réduire ces risques au minimum. En 1951, le Comité administratif de Coordination
tion en collaboration avec l'OIT, est celui qui permettrait à des médecins de pays hautement
dont l'Organisation est membre, a créé un groupe technique de travail pour l'étude de la réadaptation des personnes physiquement diminuées. L'activité de l'OMS dans ce domaine s'est donc poursuivie en étroite collaboration avec la Division des Activités sociales des Nations Unies, l'OIT, l'UNESCO et le FISE. C'est à l'OMS qu'il appartient d'étudier les aspects médicaux de la réadaptation ; elle est notamment chargée de préparer l'établissement de mono-
évolués de se rendre dans des pays insuffisamment développés afin d'y pratiquer la médecine générale dans les régions rurales. Ce projet est susceptible d'avoir des répercussions considérables dans l'avenir. En réponse à la demande de deux pays, une enquête
a été entreprise au cours de l'année sur l'ensemble
de leur territoire en vue d'élaborer des plans de 8 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 20, 11
construction d'hôpitaux. Des experts -conseils ont
18
ACTIVITÉ DE L' OMS EN 1951
également donné à plusieurs autres pays des avis techniques sur ces questions. Conformément 'à une résolution (WHA4.20) de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, ce genre d'assistance sera développé.
questions, il y a lieu de citer les suivantes : établisse-
ment de normes régissant les soins médicaux à prévoir pour les prisonniers, en vue de l'élaboration d'un accord international ; formation du personnel des services médico- sociaux ; organisation de services
L'OMS a également commencé à s'occuper de la lutte contre les maladies chroniques. La première demande d'assistance pour combattre le cancer a été reçue en 1951 et il y sera donné suite en 1952. On prépare d'autre part la réunion d'un comité d'experts des affections rhumatismales, conformément à une résolution de la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé (WHA3.29). De concert avec la Division
sanitaires pour les étudiants en médecine ; fonctions du personnel nécessaire pour répondre aux besoins médico- sociaux des familles (voir page 22). Dans toutes les formes d'aide aux gouvernements
qui ont été décrites plus haut - qu'il s'agisse des problèmes médicaux de la réadaptation, de l'hygiène des gens de mer, des aspects médicaux de la sécurité sociale ou des questions apparentées - l'OMS s'est constamment efforcée d'obtenir une intégration satisfaisante des services de soins médicaux dans les services de prévention et de santé publique de chaque
des Activités sociales des Nations Unies et avec d'autres institutions spécialisées, l'OMS a étudié
diverses maladies dont souffrent les personnes âgées, en vue d'élaborer des programmes d'action commune dans certains cas. L'Organisation a examiné de nombreuses questions, se rapportant aux services médico- sociaux. Parmi ces
pays. De cette façon, les divers pays pourront concentrer les ressources dont ils disposent et en tirer pleinement parti pour assurer à leurs populations le niveau de santé le plus élevé possible.
Nutrition Au cours de l'année 1951, l'OMS s'est efforcée, de sa propre initiative ou en collaboration avec la FAO, d'encourager par ses conseils ou son assistance les recherches sur le kwashiorkor, sur la détermination de l'état de nutrition, sur le goitre endémique et
l'alimentation des nourrissons. Ces questions ont été examinées par le Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Alimentation et de la Nutrition ,7 au cours de sa deuxième session tenue à Rome en avril
femmes enceintes, des mères qui allaitent, des nourrissons et des enfants en bas âge, le rôle que d'autres facteurs, tels que les maladies parasitaires tropicales, peuvent jouer dans la détermination de cette affection et, enfin, de définir les méthodes prophylactiques et thérapeutiques les plus efficaces. Au cours des dernières années, cette maladie de la nutrition a attiré
1951. Le comité était composé de dix membres, dont cinq avaient été désignés par la FAO et cinq nombre d'institutions spécialisées, ainsi que des représentants de la Ligue des Sociétés de la Croix Rouge et du Ministère italien de l'Alimentation. Le comité a estimé que, dans les plans d'action future, la première place devrait être réservée aux travaux en cours d'exécution et a suggéré certains projets nouveaux qui pourraient être entrepris dès que les ressources le permettront. Le Rapport annuel du Directeur général pour 1950
de plus en plus vivement l'attention des milieux médicaux dans le monde entier et le rapport sur l'enquête effectuée en Afrique centrale contribuera certainement à encourager de nouvelles recherches. Il est dit notamment dans le rapport sur le kwashiorkor en Afrique : « Il semble, à en juger d'après les observations générales faites sur la nature du kwashiorkor et ses rapports avec d'autres manifestations pathologiques, que, parmi les affections de la nutrition actuellement connues, celle -ci soit la plus grave et la plus répandue». Les informations que
par l'OMS. Prenaient également part à cette réunion, des observateurs des Nations Unies et d'un certain
l'on possède pour certaines parties du monde ne permettent pas de formuler un jugement définitif
signalait que, sur l'initiative commune de la FAO et de l'OMS, un expert -conseil engagé par cette dernière organisation procédait à une enquête sur le kwashiorkor en Afrique centrale, en collaboration avec un membre du personnel de la FAO. Le rapport
sur l'importance de cette maladie, mais elles suffisent à montrer que sa fréquence est élevée dans les pays peu développés.
sur cette enquête a été publié au début de l'année 1951. L'enquête avait principalement pour objet de définir le syndrome du kwashiorkor, d'en déterminer la fréquence, d'établir la relation existant entre
Le Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Alimentation et de la Nutrition 8 s'est penché sur ce problème et a souligné combien il importait de découvrir des méthodes prophylactiques et thérapeutiques efficaces, ainsi que d'assurer une large diffusion aux connaissances déjà acquises. Il a,
le kwashiorkor et le mode d'alimentation de la population en général et plus particulièrement des 7 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1951, 44
d'autre part, indiqué les points qui, à son avis, devraient avant tout faire l'objet de recherches la réunion de ce comité. Le premier, entrepris 8 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1951, 44, 25 -33
futures. Deux projets ont été mis à exécution depuis
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
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conjointement par la FAO et l'OMS, comportait l'envoi d'experts -conseils en Amérique latine, tandis
que le second, qui est le fait de l'OMS seule, prévoyait la visite d'un expert -conseil à court terme dans les pays du Pacifique occidental. Conformément aux recommandations formulées par le Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Alimentation et de
d'un travail provisoire. Cette étude peut certes être utilisée comme guide par les nutrologues et les techniciens de la nutrition, mais elle demandera à être mise à jour périodiquement, afin de tenir compte du progrès des connaissances et de l'évolution des
conceptions dans ce domaine. On a procédé à l'établissement d'une bibliographie et le rapport sur la détermination de l'état de nutrition est maintenant prêt à être distribué. La Troisième Assemblée Mondiale de la Santé avait adopté une résolution (WHA3.40), par laquelle elle priait le Directeur général de renvoyer au Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Alimentation et de la
la Nutrition, des dispositions ont été prises en vue de diffuser largement, parmi les Etats Membres, le rapport sur le kwashiorkor en Afrique. C'est ainsi que ce rapport paraîtra, d'une part, dans le Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé ° et, d'autre part, sous forme d'éditions distinctes en anglais et en français, dans la Série de Monographies de l'Organisation Mondiale de la Santé. Au cours de l'année 1951, l'OMS s'est activement intéressée au problème du goitre endémique et de la
Nutrition l'étude de la prévention et du traitement des déficiences alimentaires graves lors de calamités. Deux rapports ont été établis sur ce sujet, l'un par un groupe d'experts -conseils convoqués par le Directeur
lutte contre cette maladie. Dans plusieurs parties du monde, le goitre endémique est à l'origine de nombreux cas de surdi- mutité et de crétinisme. L'OMS a encouragé les recherches sur l'adjonction d'iode au sel provenant de l'évaporation d'eau de mer au soleil, le sel utilisé dans de nombreux pays étant obtenu par ce procédé. Le Siège et le Bureau régional pour les Amériques ont collaboré à l'organisation d'expériences pratiques sur les diverses méthodes applicables à ce sujet et ces expériences se poursuivent actuellement au Guatemala, en coopération avec l'Institute of Nutrition of Central America and Panama. Au cours de l'année, l'OMS a également entrepris une étude du problème complexe et très important de la détermination de l'état de nutrition. Un
général et l'autre par un membre du Laboratory of Physiological Hygiene de l'Université de Minnesota, Etats -Unis d'Amérique ; ces rapports ont été
réunis en un seul opuscule, 10 dont la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé a pris acte, après qu'il eut été examiné, en avril 1951, par le Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Alimentation .et de la Nutrition.
A la demande du Gouvernement autrichien, un expert -conseil de l'OMS et un expert du Siège se sont rendus en Autriche avec un représentant de la FAO,
pour étudier les problèmes de la nutrition dans ce pays. Leur rapport sera adressé au Ministère autrichien de la Santé publique par l'intermédiaire du Bureau régional pour l'Europe. Un cours de nutrition destiné à la formation de
rapport a été soumis au Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Alimentation et de la Nutrition, en même temps qu'un exposé des vues des spécialistes inscrits au tableau d'experts. Le comité a rédigé un document qui résume l'état actuel des connaissances sur ce sujet, en soulignant qu'il ne s'agissait là que
personnel spécialisé a été organisé à Calcutta, à l'aide de fonds de l'assistance technique, sous la responsabilité du Directeur du All -India Institute of Hygiene and Public Health. Un expert du Siège a participé aux travaux pendant plus de trois mois et donné un certain nombre de conférences.
Education sanitaire du public Les organismes gouvernementaux et non gouverne-
mentaux, ainsi que les institutions internationales comprennent de mieux en mieux que la participation
l'OMS a été priée d'envoyer auprès de ministères de la santé publique quatre éducateurs sanitaires qui, à titre de conseillers, établiront des programmes de travail en collaboration avec leurs collègues des services nationaux ; en outre, deux autres éducateurs
active de la population est essentielle à la mise en oeuvre des programmes de santé publique. Aussi l'OMS a -t -elle été saisie d'un nombre accru de demandes d'assistance en matière d'éducation sanitaire. L'Organisation a prêté son appui à six pays, en procédant à des études sur les programmes en cours et ceux qu'il est possible de prévoir. Des éducateurs
vont être mis à la disposition d'instituts de santé publique pour préparer, organiser et diriger des cours qui s'adresseront au futur personnel de santé publique et porteront sur les méthodes d'éducation sanitaire à appliquer dans les écoles et les collectivités.
sanitaires ont continué de collaborer à l'exécution de trois programmes locaux de démonstrations entrepris en 1950 sous les auspices communs de l'OMS et des gouvernements intéressés. D'autre part, 9 Bull. Org. mond. Santé, 1951, 5
Ces divers éducateurs sanitaires prendront leurs fonctions dans les premiers mois de 1952. Un tableau d'experts de l'éducation sanitaire du public a été établi en 1951. La correspondance ° Org. mond. Santé : Sér. Rapp. techn. 1951, 45
20
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
échangée avec ces experts a permis de recueillir d'utiles renseignements, notamment sur les possibilités qui s'offrent pour la formation de cadres compétents.
taires pour participer, dans l'Asie du Sud -Est, à des expériences locales d'éducation de base. Ces deux personnes s'efforceront, de concert avec leurs collègues locaux, de mettre au point des plans de travail
En consultation avec le Bureau régional pour les Amériques et avec les personnes inscrites au tableau d'experts, l'OMS a examiné sous quelle forme elle
et de suggérer les moyens visuels à utiliser pour l'éducation sanitaire des instituteurs, des écoliers, des parents et des autorités communales. Le programme de démonstrations que l'OMS et les gouvernements
pourrait collaborer à une conférence régionale sur l'éducation sanitaire du public, qu'il est envisagé
de réunir en 1952 dans les pays de l'Amérique latine. Les éducateurs sanitaires de deux autres régions ont 'également manifesté le désir de voir l'OMS prêter son appui à des conférences analogues qui se tiendraient dans leurs régions respectives. Dans trois régions, les programmes régionaux et nationaux ont pris un développement suffisant pour
intéressés exécutent dans la Région de la Méditerranée orientale a fourni l'occasion d'entreprendre,
avec le concours de l'UNESCO, une expérience
portant sur la production locale de moyens visuels d'éducation sanitaire. A la fin de l'année, six autres expériences d'éducation de base étaient à l'étude, et des dispositions étaient prises pour qu'elles puissent être effectuées avec les gouvernements intéressés en 1952.
justifier l'engagement de conseillers régionaux à plein temps pour l'éducation sanitaire du public. D'autre part, un nouvel éducateur sanitaire est venu renforcer le personnel du Siège. L'un des principaux obstacles auxquels se heurtent
L'OMS a aidé l'UNESCO à dresser une bibliographie annotée des publications traitant de l'éducation sanitaire. Cette bibliographie a paru dans un numéro spécial de la Revue analytique de l'éducation
la plupart des pays désireux d'inclure l'éducation sanitaire dans leurs services de santé publique est la pénurie, totale ou partielle, de cadres qualifiés. En vue de remédier en partie à cet état de choses, l'OMS a octroyé un certain nombre de bourses d'études de
de base. L'OMS a, d'autre part, rédigé un numéro complet du Bulletin trimestriel d'éducation de base (à paraître en 1952), qui sera consacré aux méthodes
appliquées en matière d'éducation sanitaire dans les diverses parties du monde, et elle a commencé, avec l'aide du Bureau régional pour l'Asie du Sud Est, à préparer un manuel d'éducation sanitaire à l'intention du personnel enseignant. L'Organisation a élaboré, à l'intention de diverses institutions - le Canadian Film Board, le Colombo Plan for Co- operative Economic Development of création et l'utilisation de moyens visuels d'expression pour l'éducation sanitaire. d'orientation pour le personnel sanitaire à la School Harvard (Etats -Unis d'Amérique). Enfin, elle a pris
brève durée, et, à la fin de l'année, les autorités sanitaires de douze pays au moins envisageaient
de solliciter, auprès de l'OMS ou d'autres institutions, des bourses destinées à permettre à certains membres
du personnel sanitaire de suivre des cours de per-
fectionnement en matière de santé publique et d'éducation sanitaire. L'OMS a collaboré avec l'UNESCO et les gouvernements intéressés, à un certain nombre d'expériences d'éducation de base, dans la mesure oh elles avaient
South and South -East Asia et le Programme du Point IV - des projets destinés à encourager la
trait à l'éducation sanitaire, et a procédé, à cette occasion, à des observations pratiques. Pendant l'année considérée, elle a détaché un éducateur sanitaire, engagé à plein temps, auprès d'un centre régional d'éducation de base et de formation qui fonctionne à Patzcuaro (Mexique) sous la direction de l'UNESCO et qui bénéficie de l'aide des Nations Unies, de la FAO et de l'OIT. Ce centre n'est que
L'OMS a participé à l'organisation d'un cours
of Hygiene and Public Health de l'Université part à la conférence de l'UNESCO sur les centres sociaux, à Royaumont (France), ainsi qu'à la réunion relative à la question des instituts internationaux de sciences
le premier élément d'un réseau que l'on envisage de créer, et l'établissement d'un deuxième centre régional est actuellement à l'étude. D'autre part, l'OMS a envisagé d'envoyer deux éducateurs sani-
sociales organisées par l'UNESCO, à Paris. De plus amples détails sur la collaboration de l'OMS avec d'autres organisations sont donnés
dans le chapitre 17.
Soins infirmiers Il est encourageant de constater qu'en 1951, de nouveaux gouvernements ont ajouté à leur adminisment d'aider les administrations sanitaires nationales
tration sanitaire nationale, une division des soins infirmiers placée sous la responsabilité d'une infirmière. Quatre Etats Membres ont prié l'OMS de leur prêter son concours à cette occasion. Au cours de l'année, l'OMS s'est efforcée spéciale-
à déterminer leurs besoins et leurs ressources en services infirmiers. Elle a préparé à cet effet, au début
de 1951, un ensemble de directives destinées à leur faciliter cette étude. Ces directives ont été utilisées
par le personnel des bureaux régionaux dans les travaux qu'ils entreprennent en collaboration avec
NUTRITION
Les élèves du cours régional sur la nutrition organisé par l'OMS, la FAO et le Gouvernement de l'Inde au All -India Tnstitute of Hygiene and Public Health (Calcutta), étudient l'évaluation des protéines.
Un père fait examiner son enfant par un médecin de l'OMS à Magdalena (Guatemala).
Une infirmière de l'OMS donne des comprimés de vitamines villageoise, pour son enfant qui souffre de glossite.
z
une
ASSAINISSEIVIENm
Réfugiés arabes imperméabilisant les tentes qui leur serviront d'abris pendant l'hiver.
Réservoir d'eau purifiée dans un camp de réfugiés arabes.
Incinération des ordures dans un four crématoire construit par les réfugiés sous la direction d'un ingénieur sanitaire de l'OMS.
Un réfugié, initié aux méthodes d'assainissement par un spécialiste de l'OMS, contrôle la teneur en chlore de l'eau potable.
Surcrtiu nruiuivai ruutc 1.A1,11,11.4Ule.
Le Gouvernement français a offert à l'OMS d'abriter dans ce bâtiment, situé à Brazzaville (A.E.F.), son Bureau régional pour l'Afrique.
GRIPPE
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ippuil \ u au nncroNeopxl Mexmtronigne_
Au Centre mondial de la Grippe, un membre de l'équipe internationale de l'OMS prépare une culture du virus sur muf - une des méthodes permettant de confirmer le diagnostic de la grippe.
Souches de virus grippal conservées pour recherches ultérieures et comparaison avec les échantillons provenant d'autres régions du globe.
31t1111.J1V L11VPV111V1ti11V1V1J .12.l1L.111V11VLV
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Le Dr Yung, Directeur de la Station. Celle -ci reçoit et diffuse des informations sur les principales maladies épidémiques des Régions du Pacifique occidental et de l'Asie du Sud -Est.
Enregistrement des informations reçues par la Station.
Mise à jour de la carte indiquant la répartition géographique des maladies.
Impression du Fascicule hebdomadaire, qui renseigne les administrations sanitaires nationales et portuaires sur les maladies épidémiques.
Les informations épidémiologiques permettent de simplifier et d'accélérer les mesures quarantenaires appliquées aux voyageurs par les autorités sanitaires nationales.
SERVICES DE SANTÉ PUBLIQUE
21
et, avant de faire l'objet d'une publication, elles seront revisées, compte les administrations sanitaires,
tenu de l'expérience acquise. Dans la plupart des cas, les Etats Membres qui se sont adressés à l'OMS ont sollicité l'assistance de l'Organisation pour développer leurs services de formation du personnel infirmier et pour améliorer l'enseignement clinique dispensé dans les hôpitaux et les services sanitaires. Les bureaux régionaux ont organisé l'assistance à 27 écoles de soins infirmiers, dont neuf au moins ont déjà commencé à fonctionner. Dans les programmes communs patronnés par
Il n'est pas sans intérêt de noter que les recommandations qu'il contient, en particulier sur la formation du personnel infirmier, ont été étudiées et discutées
par les membres de la Conférence sur les soins infirmiers qui s'est tenue au Royal College of
l'OMS et par le FISE, on s'est surtout préoccupé
de la formation professionnelle des infirmières et des sages- femmes qui se destinent aux services d'hygiène publique. L'aide fournie a été plus ou moins impor-
tante suivant les cas : alors que, parfois, elle s'est limitée à l'envoi d'une monitrice étrangère, ailleurs
c'est une équipe complète, pourvue du matériel nécessaire, qui est allée donner des cours dans le pays. Les programmes élaborés à cette occasion ont
Nursing, à Londres. Ce rapport a également été discuté, en mai 1951, au cours de la cinquième session de la Commission de la Condition de la Femme (Nations Unies), qui a adopté une résolution priant le Secrétaire général des Nations Unies, d'une part, « d'appeler l'attention des Etats Membres sur l'importance qu'il y a : a) à assurer une reconnaissance plus générale du statut professionnel des infirmières ; b) à donner à ce statut une protection légale » ; et, d'autre part, « de recommander aux organisations non gouvernementales d'offrir leur collaboration à cette fin aux gouvernements et aux associations professionnelles d'infirmières ».18
notamment comporté l'octroi de bourses d'études à des membres du personnel local choisis parmi ceux qui désiraient se préparer à des postes administratifs ou à l'enseignement. A la fin de 1951, 74 infirmières de l'OMS travaillaient à des programmes réalisés sur le terrain. l'aide fournie pour la formation du personnel infirmier, les programmes d'hygiène urbaine et rurale exécutés sur place par l'OMS et les services
représentée l'OMS, le Conseil de la Fondation internationale Florence Nightingale, qui entretient des contacts étroits avec le Conseil international des Infirmières, a dressé le programme des études qu'il compte entreprendre, en 1952 et 1953, avec la collaboration de l'OMS, au sujet de l'enseignement des soins infirmiers. Il est convenu d'étudier en priorité
Au cours de -sa deuxième réunion, à laquelle était
Un fait dont il y a lieu de se féliciter est que
les programmes des cours supérieurs destinés à la formation d'infirmières- monitrices et d'infirmières
rendus en matière d'hygiène de la maternité et de l'enfance ont fait l'objet d'une coordination de plus en plus poussée. Cette coordination permettra aux écoles d'élargir leur programme d'études et de
femmes à s'acquitter de leurs fonctions dans le
préparer les futures infirmières et les futures sages -
chaque cas, les programmes des écoles de soins infirmiers aux besoins et aux ressources du pays considéré. C'est pourquoi, au cours de sa deuxième session, tenue à Genève en octobre, le Comité d'experts des Soins infirmiers a étudié les besoins particuliers des pays dans lesquels les services infirmiers ne sont pas encore complètement organisés. Avec l'aide de l'UNESCO, le comité a formulé certaines directives dont devraient s'inspirer les programmes d'enseignement suivant que les services infirmiers sont plus ou moins développés. Un expert -conseil, au Siège de l'OMS, a collaboré à la préparation de cette réunion, à l'intention de laquelle les spécialistes
cadre de la collectivité. Il est manifestement indispensable d'adapter, dans
chargées de fonctions de direction, et d'établir une liste internationale de ces programmes à l'intention du Conseil international des Infirmières. Ce travail particulier, entrepris en vertu d'un contrat conclu entre l'OMS et le Conseil international des Infirmières, fournira des renseignements très utiles à l'OMS pour l'octroi de bourses d'études. L'Organisation se tient également en rapport constant avec les divisions des services infirmiers de la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge et du Comité international de la Croix -Rouge. (Pour de plus amples détails sur la collaboration instituée avec les organisations non gouvernementales, voir chapitre 17.)
En collaboration avec le Bureau régional pour l'Europe, le personnel du Siège s'est efforcé de déterminer la portée pratique de la Conférence d'étude des infirmières d'hygiène publique, qui s'est tenue à Noordwijk, Pays -Bas, en octobre 1950. Un questionnaire a été adressé en mai 1951 à tous les participants, et les réponses reçues indiquent que la conférence a apporté un encouragement à nombre d'infirmières et d'administrateurs de santé publique et a provoqué la modification des méthodes d'enseignement et l'emploi plus généralisé des méthodes d'enseignement collectif. Un rapport sur les travaux de la réunion a été distribué à tous les gouvernements participants ainsi qu'aux membres qui ont assisté à la conférence. D'autre part, un rapport concernant les méthodes d'organisation adoptées en la circonstance 12 Document des Nations Unies E /1997/Rev.1
inscrits au Tableau d'experts des Soins infirmiers ont fourni des renseignements très précieux.
Le rapport, publié en novembre 1950, que le
Comité d'experts de l'OMS pour les Soins infirmiers avait établi sur les travaux de sa première session,"
a été distribué en un grand nombre d'exemplaires. " Org. mand. Santé: Sée. Rapp. techn. 1950, 24
22
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
a été préparé à l'intention de l'OMS par le Tavistock Institute of Human Relations, de Londres. L'OMS a continué à collaborer avec la Fondation Rockefeller et les Nations Unies à une étude pilote sur le personnel nécessaire pour répondre aux besoins médico- sociaux des familles. Cette étude, amorcée
de rassembler des renseignements complémentaires sur les besoins des familles et sur les diverses caté-
gories de problèmes qui se posent aux visiteuses
en France et en Angleterre au début de 1951 sous la direction d'un expert -conseil de l'OMS, se poursuit actuellement dans ces deux pays. Son. objet est
familiales (assistantes sociales, visiteuses d'hygiène ou agents du service social). Cette étude s'effectue, en collaboration avec les autorités sanitaires intéressées, sous les auspices de l'Institut démographique
français et du Department of Human Ecology de l'Université de Cambridge.
CHAPITRE 2
ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE Les activités de l'OMS en matière d'enseignement et de formation professionnelle ne peuvent guère faire l'objet d'un résumé distinct, étant partie intégrante de la plupart des travaux de l'Organisation et l'élément principal de toute une série de projets dont traite le présent rapport, sous d'autres rubriques et à propos des divers pays et régions. L'OMS, comme on peut le constater d'après la Partie II du présent rapport, accorde une aide de plus en plus grande à la formation professionnelle, et continuera vraisemblablement à le faire, notamment en raison de l'importance attribuée à cette question par le Comité de l'Assistance technique 1 et le Bureau de l'Assistance technique 2 dans le programme d'assistance technique en vue du développement économique. Indépendamment de l'extension de l'aide ainsi fournie aux gouvernements (et l'on ne saurait manquer de remarquer à ce propos les résultats enregistrés dans le domaine de la formation professionnelle sur le plan local aussi bien que régional) divers événements survenus durant l'année écoulée ne laisseront pas d'améliorer dans une certaine mesure les normes de l'enseignement et de la formation professionnelle. A cet égard, il y a lieu de
mentionner tout particulièrement les discussions techniques, relatives à l'enseignement et à la formation professionnelle du personnel médical et du personnel de santé publique, qui se sont tenues au cours de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé. Les principaux thèmes traités étaient les suivants : 1) enseignement dispensé aux étudiants en médecine ; 2) formation de spécialistes de la santé publique ; et 3) formation et utilisation du personnel auxiliaire dans les services médicaux et sanitaires. Comme il était à prévoir, les parti-
cipants à ces discussions n'ont pas été en mesure, dans le court délai qui leur était imparti, de formuler des recommandations précises sur d'aussi vastes sujets ; ils ont néanmoins mis pleinement à profit l'occasion qui leur était offerte d'échanger des informations, d'aborder chaque problème dans un esprit de parfaite collaboration, de mettre en lumière les questions essentielles et de délimiter les points sur lesquels l'accord se trouve d'ores et déjà réalisé. Enfin, alors même que ces discussions étaient terminées, de nombreux gouvernements et organisations non gouvernementales ont continué, tout au long de l'année, à adresser à l'OMS une documen-
tation complémentaire, et certains points mentionnés dans ces communications ont fait l'objet d'un nouvel examen.
Une discussion technique sur une question d'enseignement, la formation de personnel auxiliaire, était prévue à l'occasion de la session, en 1951, du Comité régional pour la Méditerranée orientale ; mais le Comité ne s'étant pas réuni, cette discussion a été renvoyée à une date ultérieure. Le Comité régional pour les Amériques et le Comité régional pour le Pacifique occidental ont décidé de procéder, lors de leur session de 1952, à des discussions techniques portant sur les problèmes de la formation professionnelle et de l'enseignement. Au cours de l'année, l'OMS a collaboré avec les représentants des pays scandinaves à l'établissement de plans et à la création d'une école de santé publique en Scandinavie. Autre exemple de coopération dans le cadre des programmes internationaux d'enseignement : les discussions qui se sont déroulées entre l'OMS et les
autorités des Etats -Unis chargées de fournir une assistance au titre du Programme du Point Quatre. Elles portaient sur les principes suivis et les méthodes adoptées dans l'établissement des projets d'enseignement et de formation professionnelle élaborés par le Gouvernement des Etats -Unis, en vertu d'accords bilatéraux. Ces discussions, au cours desquelles les recommandations du Comité d'experts pour la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaires ont joué un rôle prépondérant, ont eu pour résultat de rendre les projets éducatifs élaborés par lesdites autorités plus conformes aux principes de l'OMS. L'importance de la fonction coordinatrice que l'Organisation est en mesure d'exercer sur le plan de l'enseignement technique a également été mise en lumière au cours des débats d'une conférence sur les soins infirmiers
(Londres), qui a étudié les recommandations formulées par le Comité d'experts des Soins infirmiers pour la formation professionnelle du personnel (voir page 21), ainsi qu'au cours d'une réunion officieuse tenue avec des représentants de l'Association médicale mondiale au sujet des problèmes relatifs à l'enseignement médical. Comme on le verra dans le chapitre 17, l'OMS a continué de participer aux travaux du Conseil pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales. 1 Document des Nations Unies E/2102, paragraphe 13 et annexe 1 2 Document des Nations Unies TAB /SR. 14, paragraphe 38, p. 16 2 Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 195' '12
- 23 -
24
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Il convient également d'appeler l'attention sur des activités entreprises dans certaines régions ou certains pays, à titre d'exemples de méthodes expérimentales pouvant être appliquées à d'autres régions ou pays. C'est ainsi qu'en organisant le voyage d'étude, en Europe, d'administrateurs de la santé publique, l'OMS a bénéficié de l'expérience acquise dans ce domaine par la Société des Nations avant la guerre, tout en tenant compte des changements survenus depuis lors. Pour la mission d'enseignement médical en Israël, l'OMS a mis au point un programme coordonné groupant les sujets suivants : soins cliniques, santé publique, enseignement. Ce genre de programme a amené tous les groupes professionnels directement responsables des différentes
branches de la santé publique dans le pays, non seulement à collaborer au sein de la mission elle -même, mais encore à élaborer ensemble les plans de nouveaux travaux à entreprendre dans le pays. A l'occasion de ces projets éducatifs et d'autres analogues, des contacts étroits entre les administrations sanitaires et les établissements d'enseignement ont été particulièrement encouragés. La situation en 1951 indique donc que la formation professionnelle a pris une importance de plus en plus considérable ; elle constitue l'une des bases essentielles à une oeuvre solide dans le domaine de la santé, et il semble, d'après les programmes recommandés pour les deux prochaines années par les comités régionaux, qu'elle doive à l'avenir recevoir plus d'attention encore. Dans le présent chapitre, on se bornera à traiter des aspects de l'enseignement et de la formation professionnelle du personnel, qu'il convient pour des raisons de commodités, de grouper sous les rubriques suivantes : bourses d'études, échanges d'informations scientifiques et aide accordée aux établissements d'enseignement.
Bourses d'études L'OMS continue durant cette cinquième année, comme au cours des années précédentes, d'aider les gouvernements à renforcer leurs services sanitaires en donnant à leur personnel la possibilité d'acquérir à l'étranger une formation plus poussée et en favorisant les échanges de connaissances scientifiques et techniques. La Commission Intérimaire avait pris plutôt qu'aux bourses individuelles. Dès la mise en ceuvre du programme, des bourses ont été accordées pour la participation à des cours organisés, tels que ceux qui mènent à l'obtention d'un diplôme dans des matières comme la santé publique, l'hygiène de l'enfance et la lutte contre les maladies tropicales, la tuberculose et le paludisme. A partir de 1950, cependant, on s'est efforcé de plus en plus d'octroyer des bourses pour la formation collective ; durant l'année en question, l'OMS a, en effet, commencé àcollaborer
en charge le programme de bourses établi par l'UNRRA, en même temps que les fonds destinés à le financer. Cette action avait, au début, été prévue, uniquement, en faveur des 11 pays dévastés par la guerre, mais le programme a été élargi depuis lors et s'étend actuellement au monde entier. En 1951, un total de 665 bourses ont été accordées à des res-
à l'organisation de cours spéciaux ainsi que de
réunions d'étude. En 1951, sur l'ensemble des bourses
sortissants de 73 pays différents. Sur ce nombre, 511 bourses ont été financées par l'OMS ; les autres,
accordées par l'Organisation, 212, soit 41 %, l'ont été en vue d'une formation en groupe bénéficiant de l'aide de l'OMS (annexe 14, tableau 1). On trouvera à l'annexe 5 des indications plus complètes
bien qu'administrées par l'OMS, ont été accordées sur des fonds provenant d'autres sources. La tendance à la décentralisation et à la régionalisation s'est également manifestée en ce qui concerne
sur les cours organisés par l'OMS ou avec son
assistance. Dans certains cas, des bourses ont été accordées à des équipes de spécialistes des services sanitaires qui devaient, après leur retour dans leur pays, travailler en commun à une tâche déterminée. Des bourses ont été attribuées, non seulement pour
le programme des bourses, dont, précédemment, l'administration relevait uniquement du Bureau du Siège. On a estimé, d'autre part, qu'il y avait lieu d'attribuer des bourses permettant aux bénéficiaires d'acquérir une formation professionnelle et d'étudier les méthodes techniques les plus perfectionnées dans des pays dont les conditions se rapprochent le plus possible de celles qui prévalent dans leur propre pays, et, pour cette raison, les bourses ont été accordées,
renforcer l'aide accordée par l'Organisation aux gouvernements, mais également pour répondre aux besoins spéciaux des diverses régions, tels qu'ils ont
été formulés par les bureaux régionaux et par les gouvernements intéressés. Le choix des domaines pour lesquels des bourses ont été attribuées a donc été déterminé, à la fois, par le type d'assistance fournie et par les besoins particuliers qui ont été signalés ; on trouvera au tableau 2 de l'annexe 14 des indica-
de plus en plus fréquemment, pour des études à l'intérieur même de la région intéressée. Sur soit 61 %, l'ont été pour des études de ce genre. (Voir annexe 14, tableau 1.) Comme par le passé, la préférence a été donnée aux bourses destinées à faciliter une formation collective
les 511 bourses attribuées en 1951 par l'OMS, 339,
tions résumées concernant la répartition de ces
bourses selon les matières. Près des neuf dixièmes de
l'ensemble des bourses ont été accordés pour des études portant sur les maladies transmissibles et sur l'organisation sanitaire et les services de santé
ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE
25
publique, à savoir : les maladies transmissibles, y compris la lutte contre la tuberculose, les maladies vénériennes et le paludisme (101), l'administration de la santé publique et les questions connexes (72), l'organisation des services d'hygiène de la maternité et de l'enfance et des services de pédiatrie (48), les soins infirmiers (28), l'assainissement (50) et les autres services sanitaires (141). Parmi ces dernières bourses, celles qui intéressent la réadaptation des personnes physiquement ou mentalement diminuées, les statistiques sanitaires, la santé mentale, ainsi que
- dans presque tous les cas en vue d'études infrarégionales et, généralement, pour permettre une formation collective.
Il arrive parfois qu'un boursier envoyé dans un pays étranger, au lieu de se borner à suivre les cours prévus pour lui, cède à l'envie de se familiariser le
plus possible avec les progrès réalisés par ce pays dans la spécialité qui l'intéresse, et ce faisant, néglige les fins pour lesquelles la bourse lui a été attribuée.
Ce n'est qu'en assurant une étroite coopération entre les boursiers, les gouvernements bénéficiaires
la guidance infantile ont été de beaucoup les plus nombreuses.
et les bureaux régionaux que l'on peut restreindre les déplacements excessifs et les maintenir dans les
Comme les années précédentes, la plupart des
limites de temps et d'argent qu'impose le budget consacré aux bourses. contrôle rigoureux pendant et après les études effec-
bourses étaient destinées à des études post- universitaires dans un domaine ou un autre. ; 19 bourses seulement ont été accordées à des étudiants n'ayant pas encore terminé leurs études, dont 4 au Libéria (à raison de deux bourses pour la médecine et d'une bourse pour l'art dentaire ainsi que pour l'assainissement) et l 5 à l'Ethiopie (5 bourses dans le domaine des soins infirmiers et 10 bourses pour des études médicales).
Il a été possible d'assurer, dans le passé, un
tuées par les boursiers, au moyen des rapports suivants : 1) rapport sur l'utilité des études entreprises, présenté par le boursier lui -même à l'expiration de sa bourse ; 2) rapport semestriel présenté par chaque boursier, après son retour, sur la contribution que ses études de boursier l'ont mis à même d'apporter aux efforts de son pays dans le domaine sanitaire, et 3) rapport fourni par l'administration
Alors qu'en 1947 des bourses n'avaient été accordées que pour des études à effectuer dans deux régions
seulement - l'Amérique du Nord et l'Europe - on
pour la formation technique, dans la plupart des régions du globe (tableau 4). Ce résultat est dû à la préférence accordée à la formation collective ainsi qu'à l'importance que l'on attache à ce que les études s'effectuent dans un pays voisin de celui du boursier. En 1951, des bourses ont été attribuées en vue d'études dans 52 pays. Le plus grand nombre des bénéficiaires de ces bourses ont effectué leur stage d'études dans les pays suivants : Royaume Uni (163), Etats -Unis d'Amérique (123) et Danemark (79).
met actuellement à profit les ressources disponibles
sanitaire nationale sur les services que chaque boursier a rendus à son pays pendant les deux années
qui ont suivi son retour. C'est sur la base de ces
rapports et des informations supplémentaires recueil-
lies, au cours de leurs visites sur place, par les membres du personnel des bureaux régionaux
L'OMS a, d'autre part, continué à administrer de
les gouvernements dans des travaux qui sont de la compétence
les bourses financées par le FISE, et destinées à aider cette
et du Bureau du Siège, qu'il a été possible de fournir, dans les rapports annuels antérieurs,¢ des indications sur les avantages retirés du programme de bourses de l'OMS. Dans un très petit nombre de cas seulement, la formation acquise par d'anciens boursiers n'a pu être mise à profit après leur retour dans leur pays. Tout au début de l'application du programme des bourses, un nombre très limité de boursiers ne sont pas rentrés dans leur pays afin d'y assumer les fonctions prévues pour eux, principale-
Durant l'année envisagée, l'OMS a accordé 69 bourses de cette catégorie à des ressortissants de 17 pays (tableau 5). L'OMS a commencé en outre à attribuer des bour-
dernière organisation.
ment à cause des changements d'ordre politique survenus après la guerre. Poursuivant ses efforts en vue d'arriver à une meilleure appréciation de la valeur du programme des bourses, l'OMS élabore actuellement un questionnaire, sur la base des critères établis pour l'ordre de priorité des programmes par le Conseil Econo-
ses dont le financement relève du programme de l'assistance technique. Le nombre des bourses ainsi accordées a été assez restreint (tableau 6) ; cela est dû au fait que, jusque vers le milieu de l'année, de telles bourses n'étaient approuvées que si elles se
mique et Social et approuvés par la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé. Il est difficile d'arriver à une évaluation véritablement objective, mais il y a lieu d'espérer que les informations fournies par les divers pays quant à l'influence des pro-
rattachaient à la réalisation d'un projet plus vaste d'assistance technique. Il a toutefois été reconnu que, même lorsqu'elles ne se rapportent pas à des projets bénéficiant d'une aide internationale, certaines bourses peuvent être indispensables pour l'accomplissement de programmes nationaux et apporter ainsi une précieuse contribution au développement économique du pays intéressé. En application de ce programme, 87 bourses ont été attribuées,
grammes de bourses sur leurs services sanitaires, faciliteront une appréciation du programme dans son
ensemble, et donneront, d'autre part, aux autorités sanitaires de chaque pays, la possibilité de décider si elles retirent du programme de bourses tous les 4 Actes of Org. mond. Santé, 24, 17 ; 30, 35
26
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951.
avantages prévus et si des améliorations peuvent ou non être apportées à la sélection des boursiers, au
choix des sujets d'études ou au type de bourses attribuées. été entièrement assurée durant l'année par les bureaux
Il a été nécessaire de délimiter les domaines respectifs du programme des bourses de l'OMS et du Départe-
L'administration des bourses intra- régionales a
ment des Questions sociales des Nations Unies, en particulier pour ce qui est de la santé mentale et des programmes intéressant les enfants déficients.
régionaux, qui ont, en outre, contribué dans une large mesure à assurer le fonctionnement du système. Par ailleurs, il n'y a pas eu de changements notables dans le programme des bourses. Une brochure d'information, basée sur le texte revisé du manuel administratif, a été publiée à l'intention des gouvernements et des boursiers.
l'OMS a également participé aux cours d'orientation organisés par le Département des Questions sociales
propres boursiers. Les principaux problèmes qui retenaient l'attention
des Nations Unies à l'intention de ses
de l'Organisation, vers la fin de l'année, avaient trait aux questions suivantes : aide à fournir aux gouvernements dans la sélection des boursiers, choix
L'OMS a continué à coopérer avec les autres institutions des Nations Unies qui ont établi des programmes de bourses, en vue de réaliser le maxi-
des établissements appropriés pour le stage des boursiers, détermination des ressources et facilités existant pour la formation professionnelle, et directives qu'il convient de donner aux boursiers pendant leurs études à l'étranger.
mum d'uniformité dans ce domaine, d'éviter les doubles emplois et d'aboutir à une action concertée.
Echanges d'inform ations scientifiques L'une des tâches importantes de l'OMS consiste à favoriser les échanges d'informations scientifiques. C'est ainsi que des méthodes et des techniques nou-
En 1951, l'OMS a continué de recourir à ce genre de méthodes pour encourager les échanges d'informations (l'annexe 5 donne la liste des réunions d'étude, colloques et cours de formation professionnelle
velles ont été mises au point dans ce sens au cours des trois dernières années, et que l'Organisation a voué une attention toute particulière à l'élaboration de méthodes dites « directes », qui ont permis à des savants éminents de divers pays d'établir des contacts personnels avec d'autres savants en vue d'un échange d'informations sur d'importants problèmes d'actualité.
organisés par l'OMS) ; elle a également inventé d'autres moyens de développer ces échanges entre des organismes scientifiques toujours plus nombreux
et plus variés. Grâce à l'active collaboration qui existe entre l'OMS et certaines des organisations non gouvernementales admises à entretenir des
Il s'agissait, en l'espèce, non seulement des problèmes classiques de santé publique, tels que ceux que posent les maladies vénériennes (colloques sur la syphilis tenus, en 1950, à Helsinki et à Paris) et l'hygiène de la maternité et de l'enfance (réunions d'étude sur le métabolisme du nourrisson tenues, en 1950, à Leyde et à Stockholm), mais aussi de problèmes médicaux spéciaux, tels que celui de la forma-
relations officielles avec elle, notamment le Conseil pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales, des réunions scientifiques mixtes ont pu être organisées, telles que le colloque sur la croissance bactérienne et son inhibition (juin 1951). institutions scientifiques nationales de réputation internationale, telles que l'Istituto Superiore di
D'autre part, le concours fourni par l'OMS à des Sanità, à Rome, et l'Académie suisse des Sciences médicales, a permis de tenir des réunions d'étude et
tion des anesthésiologues (le centre de formation en anesthésiologie fonctionne à Copenhague, depuis
plus d'un an). Pour ce qui est des méthodes et des techniques, l'OMS a réussi à instituer, en 1950, par l'intermédiaire
de mener à bien des travaux scientifiques qu'il aurait été impossible d'organiser sans cette collaboration. Il y a lieu de mentionner, à cet égard, le centre de recherches et de formation professionnelle dans le domaine des antibiotiques qui a fonctionné à Rome pendant toute l'année, et le colloque sur l'allergie, tenu à Zurich en octobre 1951. L'OMS a également introduit quelques innovations importantes dans les techniques utilisées pour développer les échanges d'informations. Comme il est indiqué ci- dessus (page 24), c'est une manière absolument nouvelle de résoudre ce problème que représente la mission d'enseignement médicale envoyée en Israël, mission composée d'experts et de chargés de cours dans les diverses branches de la santé publique,
des administrations sanitaires nationales, d'étroites relations de travail avec nombre d'universités, ce qui a permis d'établir un mode nouveau de collaboration pour l'échange d'informations scientifiques. Ainsi, le Centre de formation en anesthésiologie de Copenhague a été administré conjointement
par l'Université de Copenhague et par l'OMS ;
les diplômes qu'il délivre portent à la fois la signature du doyen de la Faculté de Médecine et celle du Directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé, ainsi que les sceaux des deux institu-
tions. De même, la réunion d'étude sur le méta-
bolisme du nourrisson, qui a eu lieu aux Pays -Bas, a été organisée conjointement par l'Université de Leyde et par l'OMS.
de la médecine et de l'éducation. Tout cela est décrit en détail dans la Partie II, sous la rubrique « Israël ». Il est envisagé de tenter de semblables expériences
au cours des années à venir.
ENSEIGNEMENT ET FORMATION PROFESSIONNELLE
27
Aide accordée aux établissements d'enseignement En 1951, l'Organisation Mondiale de la Santé a prêté son aide à des gouvernements pour la création,
l'extension et l'amélioration d'établissements d'enseignement où se poursuit la formation technique du personnel. On compte, au nombre des institutions
ayant bénéficié de cette assistance, des facultés de médecine, des écoles de santé publique, des écoles d'infirmières et des centres de formation de personnel
pas lui adresser de demandes portant uniquement sur des fournitures et du matériel d'enseignement, mais lorsque des experts sont affectés à un projet dans un pays, l'Organisation envoie souvent en même temps le matériel dont ils ont besoin pour s'acquitter de leurs fonctions pédagogiques. La tendance à envisager les divers projets sous cet angle est de plus en plus marquée. Dans de nombreuses parties du monde, la pénurie
sanitaire auxiliaire. Plusieurs de ces établissements ont été inclus dans des programmes régionaux ou nationaux, destinés à accroître l'effectif du personnel qualifié. Si l'aide fournie par l'OMS, sur la demande des gouvernements, était surtout destinée à renforcer les services d'enseignement de ces divers établissements, il n'en demeure pas moins qu'une certaine assistance a également été accordée en vue d'encourager les recherches de laboratoire, de coordonner
de personnel sanitaire professionnel compétent et l'impossibilité où se trouvent certains pays de
s'assurer, dans nombre de régions, des professionnels ayant reçu une formation très poussée ont fait ressortir la nécessité de prévoir une plus grande quantité de programmes de formation de personnel auxiliaire. L'importance du rôle que joue le personnel de cette catégorie a été soulignée au cours des discussions techniques qui se sont déroulées lors de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, et des mesures ont été prises pour accroître le nombre des établissements d'enseignement où se forme ce personnel, qui compte des aides -praticiens, des infirmières auxiliaires, des
les travaux des différents services et d'améliorer leur gestion administrative. Le changement le plus important qui se soit produit en 1951 dans la politique de l'OMS en matière d'aide aux établissements d'enseignement peut être défini
comme une tendance de plus en plus marquée à
considérer les programmes relatifs auxdits établissements comme s'inscrivant dans un projet d'ensemble pour l'amélioration de la santé des populations. Les
agents sanitaires ruraux, des agents aptes à donner les premiers soins, des instructeurs sanitaires, des aides -sages- femmes, ainsi que pour améliorer l'enseignement donné dans ces établissements.
projets individuels ne sont pas conçus comme des entités distinctes, mais en tant qu'éléments de programmes plus vastes destinés à former un personnel sanitaire plus nombreux et plus qualifié. Lorsqu'un expert étranger se voit attribuer une chaire dans une
Sous les auspices de l'OMS se poursuit la préparation d'un répertoire des facultés de médecine, qui sera publié et distribué sous peu. C'est là le premier stade d'une enquête sur l'enseignement de la médecine dans le monde entier. L'Organisation a égale-
école de médecine, cette nomination ne constitue qu'une partie d'un projet visant à développer les possibilités d'enseignement du pays, et elle comporte souvent comme corollaire, la formation d'un ressor-
ment dressé une liste - qui sera bientôt publiée des besoins minimums, en fournitures et en matériel, des divers départements d'enseignement des facultés
tissant de ce pays, qui devra remplacer l'expert
de médecine. Des listes séparées ont été établies pour les matières suivantes : anatomie, histologie, anatomo -pathologie, physiologie, bactériologie, biochimie, médecine légale, santé publique et hygiène, pharmacologie. Ces listes seront mises à la disposition
étranger, une fois son professorat terminé. En règle générale, actuellement, on ne considère
pas seulement un projet de l'OMS en fonction du programme éducatif dont il est un élément, mais on
examine également la relation existant entre les différentes parties qui composent ce projet. C'est ainsi que, dans le but d'obtenir des résultats plus durables, l'OMS a prié les gouvernements de ne
non seulement des autorités qui se préoccupent de créer de nouvelles facultés de médecine, mais aussi des établissements qui veulent développer ou améliorer leurs services d'enseignement.
CHAPITRE 3
MALADIES TRANSMISSIBLES L'OMS est de plus en plus sollicitée d'organiser, spécialement dans le cadre du programme d'assistance technique, des projets de lutte contre les maladies transmissibles. Il convient de rappeler que si l'extirpation, au
sens strict du terme, d'une maladie peut être obtenue dans des cas exceptionnels, le résultat atteint par les campagnes contre les maladies consiste, le plus souvent, en une réduction de la fréquence de celles -ci à un mini-
lorsqu'il était possible de les intégrer dans un programme général antituberculeux. L'introduction des techniques modernes a permis, d'autre part, d'entreprendre une action de vaste envergure contre les
mum qu'il est aisé de maintenir sous contrôle. On ne saurait toutefois affirmer qu'à ce stade aucune action nouvelle n'est plus nécessaire. Lorsque, à la suite de mesures dirigées contre les insectes, par exemple, il ne se produit plus de nouveaux cas de paludisme, il ne s'ensuit pas que l'on doive désormais se dispenser d'assurer un service antipaludique. Le principe selon lequel les méthodes de lutte contre une maladie particulière s'avèrent plus efficaces lorsqu'elles s'insèrent dans une campagne générale de santé publique est admis maintenant presque partout. Au lieu de projets dirigés contre une seule maladie, l'Organisation a été invitée de plus en plus fréquemment à exécuter des projets visant à la o destruction des insectes ». La lutte contre le paludisme s'est combinée, en particulier, avec une action dirigée contre le kala -azar, contre la filariose, ou contre la fièvre jaune. De même, les campagnes de vaccination au BCG en vue de la lutte contre la tuberculose n'ont été entreprises que
tréponématoses. Pour ce qui est des autres maladies transmissibles, les activités en matière de recherche ont été stimulées
et coordonnées. Des études ont été effectuées sur les améliorations à apporter aux méthodes de diagnostic ; l'OMS a encouragé des enquêtes, et des procédés nouveaux ont été expérimentés. L'Organisation a, en outre, participé à un grand nombre de travaux pratiques entrepris en vue de combattre d'autres maladies transmissibles, travaux pour lesquels son aide avait été demandée par des gouvernements.
Paludisme Dans l'action qu'elle a poursuivie contre le paludisme au cours des trois dernières années, l'OMS s'est fondée sur la constatation suivante : une campagne antipaludique à l'échelle mondiale, bien que rendue possible aujourd'hui par l'existence d'insecticides et autres produits modernes, se heurte néanmoins dans la pratique à de sérieuses difficultés provenant de l'insuffisance générale des données sur les aspects essentiels de la maladie, de l'absence, dans de nombreux pays, d'une organisation antipaludique efficace, et de la grave pénurie de personnel possédant la formation voulue. Un certain nombre de méthodes ont été mises au point en vue de résoudre ces problèmes ; il y a lieu de mentionner, à cet égard, la
sistance fournie à divers instituts et centres de formation.
Les fonds disponibles en application du pro-
gramme d'assistance technique, ainsi que l'envoi de fournitures et de matériel par le FISE ou par l'Economic Co- operation Administration, ont permis d'accélérer sensiblement l'expansion de ce programme mondial ; douze nouveaux projets ont pu, de cette façon, être amorcés durant l'année, ce qui porte à un total de 22 le nombre des projets de travaux
pratiques à la réalisation desquels l'OMS a participé en 1951 ; sur ce nombre, deux seulement ont été imputés au budget ordinaire. Un grand nombre de ces projets en sont encore aux premiers stades de développement, mais quelques -uns
création d'équipes de démonstrations (dans l'Inde, au Liban et au Pakistan), de services consultatifs à l'intention des gouvernements (en Iran), ainsi que la mise en oeuvre de projets -pilotes (Sarawak) ; il convient de rappeler également l'aide accordée en vue de l'organisation de campagnes nationales contre le paludisme et les autres maladies propagées par les insectes (en Amérique centrale et méridionale), les visites effectuées dans certains pays par des experts conseils engagés à court terme ou par des membres du personnel technique de l'OMS et, enfin, l'as-
d'entre eux sont suffisamment avancés pour qu'il soit possible non seulement de se prononcer sur leur
valeur technique, mais encore de les apprécier du point de vue de l'influence qu'ils ont exercée sur l'élaboration de plans nationaux de lutte antipaludique. C'est ainsi que, en 1951, les travaux amorcés par deux équipes de démonstrations ont pu se pour-
suivre dans l'Inde, après le départ du personnel
de l'OMS, sous l'entière responsabilité des gouvernements des Etats intéressés. L'énergie déployée par
- 28 -
MALADIES TRANSMISSIBLES
29
les pouvoirs publics en vue de continuer - avec l'aide du FISE dans les deux cas - l' oeuvre entreprise prouve que les autorités se sont rendu pleinement compte de la portée économique et sociale de la lutte antipaludique. La région dans laquelle une autre équipe a travaillé avec succès (au Terai, dans l'Inde) a été choisie pour la réalisation d'un projet commun FAO /OMS (demandé par le Gouvernement), visant à accroître la production alimentaire
programmes nationaux de lutte antipaludique. A Ceylan, un centre de formation pour la lutte contre les maladies propagées par les insectes a été créé en application du programme d'assistance technique ; ce centre est appelé à seconder le Gouvernement dans ses efforts visant l'amélioration des moyens de for-
mation technique dans le pays ;
il facilitera les
et à relever le niveau de santé. La réalisation du programme en question, qui doit s'étendre sur cinq années, aura des répercussions favorables sur l'état sanitaire et sur le bien -être de centaines de milliers de personnes. Une autre équipe de démonstrations est à l' oeuvre depuis plus de deux ans en Afghanistan ; non seulement elle a donné une démonstration rationnelle des méthodes de lutte antipaludique, mais elle a pu amener le Gouvernement à organiser, dans l'ensemble du pays, une action contre cette maladie sous le contrôle d'un service central spécialisé. Le programme- pilote initialement entrepris par l'OMS a été poursuivi par des ressortissants du pays, qui en ont progressivement élargi la portée ; à la fin de
travaux de recherche sur la possibilité de combattre toutes les maladies de ce genre, et pourra peut -être servir ultérieurement de centre de formation, dans ce domaine, pour l'ensemble de la Région de l'Asie du Sud -Est.
Les membres des équipes de démonstrations et des autres unités organisées pour la lutte antipaludique ont continué à aider les gouvernements et à leur fournir des avis sur de nombreuses questions sanitaires directement ou indirectement en rapport avec leur travail. Ils ont participé à des campagnes contre la peste, le typhus et le kala -azar, et contribué à assurer la formation, en matière de santé publique, des diverses catégories du personnel affecté aux équipes.
L'OMS a continué à coopérer étroitement, durant l'année, avec d'autres institutions spécialisées, avec
l'année, le Gouvernement avait déjà élaboré une bonne partie des plans qui devaient lui permettre de reprendre à sa charge les travaux d'une seconde équipe de démonstrations (à Kunduz), équipe constituée avec la collaboration de l'OMS. En
la Commission Economique pour l'Europe et le FISE, ainsi qu'avec les diverses organisations qui s'efforcent d'encourager, sur le plan international, la réalisation de programmes antipaludiques ; elle a poursuivi sa collaboration avec la FAO au sein du
Thaïlande, d'autre part, l'OMS a réalisé l'une de ses entreprises les plus heureuses dans la lutte contre le paludisme ; le projet en question, mis sur pied il y a trois ans avec l'aide du FISE, a permis de maîtriser la maladie dans une région comptant près de deux cent cinquante mille habitants. Ce résultat a
groupe mixte de travail chargé de rechercher des régions appropriées pour la mise en oeuvre de projets
communs FAO /OMS, analogues à celui qui a été approuvé pour la région du Terai, dans l'Inde, et dont il a été question plus haut. Des conseillers régionaux pour le paludisme ont été
incité le Gouvernement à élaborer et à mettre en
application, avec l'aide de l'Economic Co- operation Administration, un programme quinquennal visant la suppression définitive du paludisme dans toute la Thaïlande, cette tâche étant considérée comme l'une des plus importantes à accomplir dans ce pays.
Dans de nombreux cas, il s'est avéré nécessaire de modifier les méthodes primitivement adoptées pour les démonstrations. En diverses régions du globe, par exemple dans la Région du Pacifique occidental, la réaction du vecteur de la maladie aux insecticides à effet rémanent n'est pas entièrement connue. Des projets -pilotes de lutte contre le paludisme ont été, pour cette raison, mis sur pied dans cette région, notamment à Sarawak. Sur la base des résultats obtenus, des plans pourront être établis en vue d'une action ultérieure, et les méthodes appliquées pour combattre le paludisme dans l'ensemble de la région s'inspireront de l'expérience ainsi acquise. Dans d'autres régions, le sentiment s'est fait jour qu'il y avait lieu de reviser ou d'amplifier les programmes de lutte antipaludique au moyen d'insecticides à effet rémanent, de façon à étendre cette action aux autres maladies propagées par des insectes. Ce fut particulièrement le cas en Amérique centrale, où neuf pays ont modifié dans ce sens leurs
nommés pour les Régions de l'Asie du Sud -Est, de la Méditerranée orientale et du Pacifique occidental. Dans les Amériques, les services d'un conseiller spécialisé dans la lutte contre les insectes ont été, au cours de l'année, mis à la disposition des autorités pour une brève période. L'OMS a d'autre part continué d'aider à organiser des cours de formation de personnel pour la lutte antipaludique et de renforcer les instituts chargés de cette activité. Elle a notamment secondé les efforts de l'Institut de Paludologie de Kaboul (Afghanistan)
en lui procurant du matériel et des fournitures de laboratoire. Un expert -conseil à court terme et un expert venant du Siège ont donné une série de conférences dans le cadre du cours international de paludologie organisé
en juin 1951 par le Gouvernement du Portugal à l'Institut Aguas de Moura, de Lisbonne. En outre, grâce au généreux concours du Gouvernement de la
Nigéria, il a été possible d'établir des plans préliminaires en vue de l'organisation du premier cours de paludologie en Afrique, conformément à la recommandation formulée en 1950 par la Conférence
du Paludisme en Afrique Equatoriale. On prévoit que ce cours aura lieu à Lagos (Nigéria), en 1952, et qu'il sera suivi par 10 à 12 personnes.
30
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Le comité de rédaction chargé de la standardisation
au problème des normes applicables aux insecticides
des méthodes à suivre pour les enquêtes épidémiologiques sur le paludisme, comité dont la création avait été approuvée par le Conseil Exécutif, lors de sa septième session (résolution EB7.R76), s'est réuni à Amsterdam pendant le dernier trimestre de l'année afin de reviser et de mettre à jour le « Rapport sur la terminologie employée en paludologie », publié par l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations.' Le Comité d'experts des Insecticides a subdivisé en deux parties sa session de 1951 : la première partie de cette session, qui s'est tenue durant l'été (juillet -août) au Centre des Maladies transmissibles de Savannah (Géorgie), a été consacrée à l'examen de questions se rapportant au matériel de pulvérisation ; au cours de la seconde partie de la session,
et à leur préparation. Le rapport sur la seconde session du Comité d'experts des Insecticides, qui s'est tenue en 1950 et dont il a été fait mention dans le Rapport annuel pour ladite année,2 a été accepté comme ouvrage fondamental de référence pour les normes applicables aux insecticides et aux appareils de pulvérisation ; lors des deux sessions qui ont eu lieu durant l'année écoulée, de nouvelles informations
ont été fournies, qui permettront de compléter
le rapport en question. Des mesures préliminaires ont été prises en vue de
donner suite à la résolution WHA4.31 de la Qua trième Assemblée Mondiale de la Santé, concernant
qui a eu lieu, à Genève, à la fin de novembre, le comité a presque exclusivement voué son attention
que certains insecticides et produits analogues utilisés dans l'agriculture et les opérations d'ordre sanitaire peuvent comporter pour les hommes et les animaux. (Voir indications les risques de toxicité
plus détaillées à la page 17.)
Tuberculose L'activité déployée dans le domaine de la lutte antituberculeuse, tant au Siège que dans les pays, a marqué cette année de nouveaux progrès. La mise en oeuvre du programme élargi d'assistance technique
candidats hautement qualifiés et provenant de pays très divers. Dans le courant de 1951, l'OMS s'est substituée à l'OEuvre commune pour la conduite des campagnes
a permis d'établir un certain nombre de projets de démonstrations semblables à ceux qui, en 1950, avaient pu être réalisés en Turquie et au Salvador
de vaccination au BCG. Ce transfert de fonctions
grâce aux fonds du budget ordinaire. On verra, dans la Partie II du présent rapport, à propos de l' uvre accomplie dans les régions et les pays, que ces
au précieux concours de l'ancien personnel de l'OEuvre commune et aussi grâce à l'aide apportée par le FISE. L'OMS n'assume la direction de lutte antituberculeuse. Elle se conforme, à cet égard,
nouveaux projets sont en cours de réalisation en Birmanie, à Ceylan, dans l'Equateur, dans l'Inde (New -Delhi, Patna et Trivandrum) et en Thaïlande,
campagnes de vaccination au BCG que dans les pays qui disposent, parallèlement, de moyens de
et que tous se sont révélés très efficaces pour la formation de personnel dans chacun de ces pays. Des projets analogues sont prévus pour l'Autriche, l'Egypte, la Finlande, la Grèce, l'Indonésie, l'Irak, l'Iran, la Jamaïque, le Paraguay, Sarawak, la Syrie et la Yougoslavie, et, au cours des derniers mois de 1951, l'élaboration des plans d'opérations a sensiblement avancé. Le FISE collabore à certains de ces projets, en procurant notamment le matériel et
à la recommandation du Comité d'experts de la Tuberculose - figurant en particulier dans le rapport sur sa quatrième session a et approuvée par l'Assemblée Mondiale de la Santé (WHA3.46) -, selon
laquelle le programme de vaccination au
BCG ne peut être pleinement efficace que s'il est fonction d'un programme général de lutte antituberculeuse. Dans certaines régions, il n'a pas été nécessaire d'envoyer des équipes de démonstrations,
les fournitures nécessaires pour les campagnes de vaccination au BCG, dont la plupart sont entreprises en liaison avec des projets de démonstrations de lutte antituberculeuse de l'OMS. L'OMS est parvenue jusqu'ici sans trop de peine à s'assurer les services d'un personnel compétent et,
les pays intéressés étant déjà dotés d'un réseau suffisant de dispensaires et d'autres établissements. Mais dans les pays ah les dispensaires sont inexistants ou trop peu nombreux, l'OMS s'est efforcée de coordonner l'envoi des équipes de démonstrations, dont la présence se révélait indispensable, avec l'organisation des campagnes de vaccination. Les années 1951 et 1952 seront probablement celles
à la fin de l'année, 65 personnes participeront à
l'action engagée dans les pays énumérés plus haut. Ce personnel comprendra des médecins, des infirmières, des assistants de laboratoire et des radiologistes, qui ont tous été choisis parmi un ensemble de 1 Bull. Org. Hyg. S.d.N. 1940, 9, 139 -
où l'action antituberculeuse entreprise par l'OMS dans les régions aura atteint son maximum de déve2 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1951, 34 3 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 7
MALADIES TRANSMISSIBLES
31
loppement, notamment du point de vue du nombre des équipes de démonstrations et du recrutement du personnel. Les projets amorcés au cours de ces deux
Le Siège a continué à tenir les spécialistes régionaux
années prendront fin pour la plupart en 1953 et en 1954, et, par la suite, les questions de personnel et de fournitures se poseront avec moins d'acuité. En 1951, ce sont surtout l'Europe, la Méditerranée orientale, l'Asie du Sud -Est et le Pacifique occidental qui ont bénéficié de campagnes antituberculeuses. Dans les vastes régions de l'Afrique et de l'Amérique
de la tuberculose au courant des faits importants survenus dans ce domaine. Le nombre des pays dont les programmes antituberculeux sont connus en détail s'est encore accru et s'élève maintenant à 27. Les renseignements réunis par l'Organisation ont été communiqués aux nombreux phtisiologues qui s'intéressent aux progrès réalisés dans les divers pays.
Il est encore trop tôt pour déterminer dans quelle mesure l'assistance et les conseils fournis aux pays dans le cadre du programme de lutte antituberculeuse
du Sud, la lutte contre la tuberculose - du moins
avec l'aide de l'OMS - n'a pratiquement pas commencé. L'admission de l'Allemagne, du Japon
de l'OMS auront permis d'obtenir des résultats durables, et il serait certainement présomptueux de considérer dès maintenant comme définitifs les premiers succès enregistrés dans certains des centres
et de l'Espagne au sein de l'Organisation offre à celle -ci des possibilités nouvelles de faire oeuvre utile dans des pays où son aide est manifestement nécessaire. Ces pays devront faire l'objet d'une attention toute particulière au cours des prochaines années.
déjà établis. On peut cependant affirmer que la politique de régionalisation et de décentralisation se révèle efficace et que, presque sans exception, les équipes internationales ont été favorablement accueillies dans les pays où elles ont été envoyées. L'institution des équipes de démonstrations contribuera certainement à faire mieux
Aucune réunion d'experts de la tuberculose n'a été tenue en 1951, car on a estimé qu'au cours de ses sessions des années précédentes, le comité d'experts avait déjà fixé les principes qui doivent guider l'OMS dans sa lutte contre la tuberculose. De 1947 à 1951,
dans le monde les problèmes que pose la tuber-
comprendre
ce comité a tenu cinq sessions et établi plusieurs rapports que l'Assemblée Mondiale de la Santé a approuvés pour qu'ils servent de base à l'action de l'OMS, notamment dans les pays où l'on n'a pas encore élaboré de programme complet de lutte antituberculeuse. On prévoit toutefois que le comité se réunira en 1952 pour examiner plus particulièrement les techniques modernes de la chimiothérapie et déterminer, par une étude approfondie des derniers résultats obtenus, la valeur des méthodes actuellement utilisées.
culose et renforcera la collaboration des pays dans leur lutte contre cette maladie. D'immenses efforts seront nécessaires pour extirper la tuberculose de la surface du globe, et cette tâche ne saurait être menée à bien par une politique à court terme ; il n'est d'ailleurs aucune organisation qui, à elle seule, soit capable de s'en acquitter. L'expérience récente a toutefois montré qu'une institution comme l'OMS peut indiquer la voie à suivre. Réduite à ses seules ressources, l'OMS est relativement impuissante ; mais, forte de l'appui des autres organisations intergouvernementales et non gouvernementales, elle peut envisager l'avenir avec optimisme.
Maladies vénériennes et tréponématoses En 1951, l'OMS a poursuivi, affermi et intensifié l'aide qu'elle prête aux gouvernements pour combattre la syphilis et les autres tréponématoses (pian et béjel). Les faits les plus marquants à signaler à cet égard sont peut -être l'institution de traitements systématiques par la pénicilline- retard, les efforts accomplis pour enseigner au personnel de certains pays les méthodes modernes de diagnostic, de traitement et d'épidémiologie, et les progrès sensibles
5) consolidation des résultats acquis. Tel a été, notamment, le déroulement général des campagnes systématiques engagées contre le pian à Haïti, en Indonésie, aux Philippines, en Thaïlande, et contre le béjel en Irak. Il s'est révélé de plus en plus nettement, au cours de l'année dernière, que cette façon de procéder était à la fois rationnelle et réaliste. Des campagnes antisyphilitiques à long terme, poursui-
vies avec le concours de l'OMS et du FISE, ont progressé favorablement en Finlande, où le nombre
réalisés dans la standardisation du sérodiagnostic. L'OMS a bénéficié du concours du FISE pour ses grands programmes de lutte contre les tréponématoses. Ces programmes ont, dans de nombreux cas, comporté cinq étapes : 1) analyse préliminaire du problème ; 2) détermination de la méthode à appliquer ; 3) démonstrations, enquêtes et formation de personnel ; 4) extension des travaux entrepris ;
total des nouveaux cas de syphilis infectieuse est tombé de 4.769 en 1946 à 391 en 1950, et en Yougoslavie, où, dans de nombreuses régions, l'on a réussi
à réduire la fréquence de la syphilis endémique de façon appréciable. De nouveaux pointages des résultats de campagnes analogues menées en Italie et en
Grèce contre la syphilis congénitale et la syphilis
32
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
chez les femmes enceintes ont été effectués dans le courant de l'année.
tration de l'OMS ont activement participé à ces travaux. Des études à long terme sont actuellement entreprises sur les phénomènes provoqués par les tréponématoses expérimentales chez les animaux de laboratoire, sur le choix des animaux à employer pour isoler les souches de tréponèmes, sur l'histopatholo-
Un des faits les plus importants que l'on ait enregistrés ces derniers temps est l'intérêt accru que suscite la lutte contre le pian. Cette maladie, qui mine les forces de millions d'êtres humains dans les
pays humides et insuffisamment développés de la zone tropicale, et qui entrave considérablement
la mise en valeur économique de ces régions, a
la sérologie et l'immunologie comparée des tréponématoses et sur la sensibilité des souches à la pénicilline. Ces études nous permettront peutgie,
longtemps posé un grave problème, étant donné les difficultés que présentent le dépistage des malades dans les régions rurales reculées et l'application des traitements prolongés de la métallothérapie classique. La question du traitement est aujourd'hui grandement simplifiée 'grâce à l'introduction de la pénicilline -
être d'élargir considérablement les bases de nos connaissances en biologie des tréponématoses. Dans le courant de l'année, plusieurs initiatives ont été prises en vue d'assurer, à l'échelle mondiale, le contrôle et la standardisation des antigènes à base de cardiolipine et de lécithine. La Division of Laboratories and Research du New York Department of Health
retard, et les services de santé publique peuvent désormais envisager de combattre efficacement le pian.
Du fait de leur caractère vénérien, la syphilis, la blennorragie, le chancre mou et le lymphogranulome vénérien sont beaucoup plus difficiles à réduire par
un traitement en série que les tréponématoses non vénériennes. Au cours de l'année 1951, l'OMS a mis en oeuvre, en collaboration avec les Gouvernements de la Birmanie,,de Ceylan, de l'Equateur, de l'Egypte et du Paraguay, des projets de démonstrations et de
(qui fait maintenant fonction de Centre de l'OMS pour la standardisation et le contrôle des antigènes à base de cardiolipine et de lécithine) a, en collaboration avec l'OMS, rédigé une monographie sur les méthodes de production et de contrôle de ces antigènes. Le laboratoire de préparations sérologiques de référence de l'OMS au Statens Seruminstitut de Copenhague a continué à expérimenter les antigènes
et les réactifs que lui ont adressés de nombreux Etats Membres, et a poursuivi l'examen des qualités
formation professionnelle pour la lutte antivénérienne. L'exécution d'un projet analogue s'est
poursuivie toute l'année en Afghanistan. La première équipe de démonstrations qui ait terminé ses travaux est celle de Simla (Himachal Pradesh), dans l'Inde.
de conservation de divers antigènes ; il a également cherché, en collaboration avec le New York State Laboratory, à mettre au point des méthodes permettant le contrôle de la cardiolipine et de la lécithine.
Elle a achevé son programme de démonstrations des méthodes modernes dans les zones rurales caractérisées par une fréquence élevée de la syphilis, et elle a terminé ses cours de perfectionnement, qui étaient suivis non seulement par du personnel indien, mais également par des ressortissants de cinq pays voisins de l'Inde.
Conformément à une recommandation du Sous Comité de la Sérologie et des Techniques de laboratoire (du Comité d'Experts des Maladies vénériennes et des Tréponématoses),4 deux études comparatives ont été entreprises en 1951: 1) une étude pilote en vue de déterminer si les sérums desséchés sous congélation peuvent être utilisés pour le contrôle
L'OMS a continué à se préoccuper des aspects particuliers que présente la lutte antivénérienne parmi les marins de la flotte marchande. Le centre portuaire modèle de démonstrations de Rotterdam s'est ouvert en 1951, et un premier groupe d'étude a commencé à examiner les divers problèmes de lutte antivénérienne chez les gens de mer. La Liste inter-
et la standardisation des tests sérologiques (cette expérience a porté sur 4.000 échantillons) ; 2) un échange de plus de 6.000 échantillons de sérum, auquel 29 des spécialistes inscrits au tableau d'experts
ont bien voulu prendre part. Ces études, effectuées avec la participation de nombreux laboratoires répartis dans le monde entier, ont permis de recueillir
nationale des Centres de traitement des Maladies vénériennes dans les Ports, dont la nécessité est depuis
longtemps reconnue, a été publiée et communiquée à tous les Etats Membres. Le Centre international d'Etudes biologiques sur les Tréponématoses (School of Hygiene and Public Health, Johns Hopkins University) a poursuivi ses travaux au cours de l'année. Des souches de tréponèmes ont été prélevées sur des malades atteints de béjel (Irak et Syrie), de syphilis endémique (Yougoslavie), de syphilis d'origine vénérienne (Turquie et Etats -Unis d'Amérique) et de pian (Haïti, Indonésie, Samoa et Thaïlande). Les équipes de démons-
les maladies vénériennes, ont dirigé, pendant la totalité ou une partie de l'année, l'activité des
d'utiles renseignements au sujet des répercussions que peut avoir sur les résultats du sérodiagnostic de la syphilis l'expédition par la poste d'échantillons de sérums à des endroits éloignés. Des conseillers, spécialisés dans la lutte contre
équipes envoyées en mission par l'OMS dans quatre régions de l'Organisation, à savoir : les Amériques, l'Asie du Sud -Est, l'Europe et la Méditerranée orientale. 4
Org.
mond. Santé: Sir. Rapp. techa. 1951, 33
MALADIES TRANSMISSIBLES
33
Recherches et travaux entrepris sur les autres maladies transmissibles Indépendamment des demandes se rapportant à des
projets de lutte contre le paludisme, la tuberculose et les tréponématoses, dont il vient d'être question, l'aide de l'OMS a été de plus en plus sollicitée en vue
créé par l'Indian Council of Medical Research. Parmi les sujets discutés à cette réunion, et lors de la session du Comité d'experts du Choléra qui l'a suivie, il y a lieu de mentionner un projet d'étude du rôle que pourraient jouer les poissons dans la propagation du choléra ainsi qu'une proposition
de combattre des maladies telles que la lèpre, le typhus, la poliomyélite, la diphtérie, la coqueluche, la filariose, le trachome, la peste, la fièvre jaune, le
choléra, l'ankylostomiase, la rage, le charbon, la fièvre Q, les hydatidoses et la bilharziose. -On trouvera
visant à instituer un centre de recherches sur le choléra. Il a été également recommandé que l'on procède à un nouvel examen des possibilités de
dans la Partie II du rapport des indications détaillées sur les travaux entrepris à cet égard dans divers pays. Le présent chapitre se borne à indiquer brièvement maladies.
combattre le choléra par une amélioration simple et peu coûteuse des mesures d'assainissement. Variole
les recherches et autres travaux effectués durant l'année par le Bureau du Siège sur certaines de ces
L'OMS a continué à encourager les travaux de recherche sur les propriétés immunisantes des vaccins antivarioliques secs. Plusieurs spécialistes éminents possédant une grande expérience dans la préparation
Maladies pestilentielles Peste
L'OMS a poursuivi l'élaboration d'un manuel sur la peste, dont six chapitres ont été écrits en 1951. Une bibliographie a été préparée pour ce manuel et communiquée aux experts de la peste. L'Organisation a en outre rédigé, sur la base des réponses fournies par les administrations sanitaires à un questionnaire qui leur avait été adressé, un bref rapport concernant la propagation de la peste des rongeurs sauvages en Afrique tropicale. Ce rapport sera examiné en 1952
de ces vaccins ont été priés de fournir une description écrite des méthodes respectivement utilisées par eux et d'adresser des rapports sur les résultats
obtenus dans l'utilisation des vaccins antivarioliques secs. Des expériences ont été, d'autre part,
entreprises sur des singes, à l'Institut des Vaccins de. Belgaum, dans la Province de Bombay, afin de déterminer le pouvoir immunisant, contre le virus virulent
différentes souches de virus vaccinal. L'OMS a fourni un matériel spécial pour ces essais. De même, des contrôles ont été effectués, dans l'Inde, en vue d'établir le degré d'immunisation du vaccin sec d'Indonésie en cas d'endémo -épidémie ; des expériences analogues ont été faites au Pérou par vaccins préparés par le Département de la Santé de l'Etat de Michigan.
de la variole, des vaccins secs préparés à partir de
par le comité d'experts. Des experts -conseils de l'OMS ont été envoyés en Arabie Saoudite et au Yémen pour enquêter sur les épidémies de peste qui
avaient été signalées dans ces régions. (Pour les détails, voir sous la rubrique des pays intéressés.) Choléra
le Bureau Sanitaire Panaméricain au moyen de Il a été projeté, afin de contrôler les propriétés immunisantes d'une série de vaccins secs préparés dans différentes conditions, de les étudier cliniqued'abord procéder à des recherches préliminaires afin activité reconnue. Typhus
Les recherches épidémiologiques et bactériologiques sur le choléra, entreprises, avec l'aide de l'OMS,
par l'Indian Council of Medical Research, ont été poursuivies en 1951. Elles ont notamment porté sur les points suivants : diagnostic rétrospectif du choléra par la détermination du taux d'agglutinine du sérum après vaccination anticholérique, diagnostic du
ment dans plusieurs grandes villes qui n'ont pas subi les atteintes de la variole. Toutefois, il faudra de choisir une souche -mère de virus qui ait une
choléra par la réaction de Bandi, procédés d'isolement des vibrions dans les eaux de Calcutta, mutation des vibrions et effet des sulfaguanidines sur l'excrétion des vibrions dans les selles des cholériques. Des
Des antigènes spécifiques de rickettsies, préparés avec l'aide de l'OMS dans des laboratoires spécialisés
travaux ont été, en outre, entrepris sur place pour déterminer les méthodes permettant de dépister, dans l'intervalle des épidémies, les cas asymptomatiques, ainsi que pour établir le rôle des porteurs de germes dans la propagation du choléra. Des communications sur ces diverses questions ont été soumises au Comité d'experts du Choléra, qui a tenu
de l'Institut Pasteur de Paris et de l'Institut Sud -
dans l'Inde, au mois de novembre, une session commune avec le Comité consultatif du Choléra
Africain pour les Recherches médicales de Johannesburg, ont été envoyés à des laboratoires de diagnostic en Afrique. On se propose de recueillir progressivement, de cette façon, un ensemble de connaissances précises sur la présence et la répartition des diverses rickettsioses dans ce continent ; ces connaissances
sont indispensables pour permettre d'élaborer des mesures de protection efficaces.
34 CARTE 1.
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
CENTRES DE L'OMS POUR LA GRIPPE
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WHO Influenza Centres World centre
Centres de l'OMS pour les Recherches sur la Grippe
Centre mondial
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De l'aide a été accordée pour les campagnes contre le typhus effectuées en Afghanistan, en Bolivie et au Pérou. (Pour les détails, voir Partie II.)
Maladies à virus Des plans ont été établis en ce qui concerne l'aide
nement en vaccins préparés à partir des souches de virus prédominantes. Un rapport préliminaire sur les souches de grippe isolées en 1950 -1951 a été établi par le Centre Mondial de la Grippe et communiqué par lui aux centres régionaux ainsi qu'aux experts inscrits au Tableau
de l'OMS au projet de lutte contre la fièvre jaune dans l'Equateur et dans d'autres pays des Amériques.
d'experts de la Grippe. Le Centre mondial de la Grippe a effectué, d'autre part, une série d'expériences comparatives en vue de déterminer les rela-
(La délimitation de la zone d'endémicité amarile ainsi que le travail des experts inscrits au Tableau d'experts de la Fièvre jaune sont exposés à la page 42.) Grippe
tions éventuelles entre les souches de virus de la grippe du porc et de la grippe humaine. (Le réseau des centres de la grippe est indiqué sur la carte cidessus).
La présence à Copenhague, au mois de septembre, de nombreux spécialistes des maladies à virus, a été mise à profit pour organiser une réunion sans carac-
Les épidémies de grippe survenues au début de l'année dans de nombreux pays de l'hémisphère
tère officiel, au cours de laquelle les questions se rapportant à la grippe ont été examinées. Il a été convenu, au cours de cet échange de vues, qu'il serait
septentrional ont fourni aux divers centres qui
travaillent en liaison avec le Centre mondial de la Grippe de Londres l'occasion de recueillir, d'isoler et de classer un nombre considérable de souches de virus grippal. Les résultats obtenus dans ce réseau de
souhaitable de convoquer, en 1952, une réunion d'experts, et les questions qui devraient figurer à l'ordre du jour d'une réunion de ce genre ont été passées en revue. Poliomyélite
centres ont été transmis au Centre mondial de la Grippe, qui, dans de nombreux cas, en a contrôlé la
valeur et qui a fourni aux centres en question des informations sur les divers types décelés. L'Organisation a, d'autre part, recueilli et diffusé des informations sur la fréquence et la tendance générale de
l'Association européenne contre la Poliomyélite
L'Organisation a suivi de près les travaux de
la maladie. Elle a donné, en outre, des avis aux
administrations sanitaires sur des questions de quarantaine ainsi que sur les sources d'approvision-
ainsi que ceux du Congrès international de la Poliomyélite de New -York (qui a organisé à Copenhague en septembre la deuxième Conférence internationale de la Poliomyélite). Une aide a été accordée en vue de la coordination des efforts des groupes travaillant
MALADIES TRANSMISSIBLES
35
respectivement en Amérique et en Europe, et on espère que l'OMS sera en mesure de contribuer de façon plus directe à cette coordination des recherches par l'intermédiaire d'un comité d'experts.
réalisation à Montgomery (Alabama). Un spécialiste
de la rage a été détaché de ce service pour fournir des avis techniques à un certain nombre de pays de l'Afrique, de l'Asie du Sud -Est et de la Région de la Méditerranée orientale. Un autre spécialiste s'est
L'OMS a procédé à une analyse critique de la bibliographie concernant les relations éventuelles de cause à effet entre les vaccinations antidiphtérique
et anticoquelucheuse d'une part, et l'apparition de paralysies dans les membres vaccinés, d'autre part. Cette étude, de même que d'autres recherches ayant fait l'objet d'un rapport soumis à la conférence de la poliomyélite, ont permis d'établir que les campagnes de vaccinations peuvent être entreprises sans aucun risque, sous réserve que la vaccination soit pratiquée
rendu en Espagne pour aider à la mise en ceuvre, dans ce pays, d'un programme de lutte antirabique. Le Bureau régional de l'OMS pour les Amériques a, par ailleurs, entrepris l'étude des problèmes que pose l'action antirabique dans l'Amérique latine. Zoonoses
pour y procéder ne coïncide pas avec les mois d'épidémie. Hépatite infectieuse
par la voie sous -cutanée et que la période choisie
L'OMS a, en outre, fait porter ses efforts sur les maladies transmissibles suivantes, qui, comme la rage, sont communes aux hommes et aux animaux : Brucellose
Des travaux préparatoires ont été entrepris en vue
La coopération avec le réseau de centres FAO/ OMS de la brucellose ainsi qu'entre ces divers centres
de la réunion, en 1952, d'un comité d'experts de l'hépatite infectieuse ; cette réunion sera probablement organisée en liaison avec la session de la Société
internationale de Pathologie géographique, qui se tiendra à Bruxelles et sera entièrement consacrée à l'hépatite. Rage
s'est poursuivie. L'OMS leur a fourni des informations techniques sur les méthodes standardisées de laboratoire, ainsi que sur les antigènes- types, les milieux de cultures, les substances pharmaceutiques et colorantes que ces centres doivent utiliser afin que les résultats obtenus par eux soient rigoureusement comparables. Un matériel de laboratoire a été fourni dans certains cas.
Sur la recommandation du Comité d'experts de la Rage, des réserves de sérum hyperimmun ont été
Cinq laboratoires ont échangé des souches de
constituées à l'Institut Pasteur de Téhéran, sérum qui pourra être utilisé conjointement avec la vaccinothérapie en vue de prévenir l'apparition de la rage chez les personnes ayant subi une grave morsure au visage, notamment dans les cas de morsures dues à des loups. Afin de prévenir les réactions anaphylac-
brucella, afin d'en étudier les diverses caractéristiques et de choisir trois variétés de brucella qui, après avoir
tiques, des dispositions ont été prises pour que ces sérums soient utilisés simultanément avec le sérum anti- anaphylactique préparé par l'Institut Haffkine de Bombay.
Des échantillons de la souche Flury de virus rabique (avianisé) ont été expédiés à Ceylan, au Congo belge, en Espagne, dans l'Inde, en Indonésie, en Italie, en Malaisie, aux Philippines, en Suède et en Turquie. Des souches -mères de virus destinées
été desséchées sous congélation seront distribuées, pour référence, à tous les centres de la brucellose. Des antigènes pour l'épreuve de l'anneau ont été fournis à plusieurs laboratoires des Amériques et de la Région de la Méditerranée, avec des instructions concernant la réalisation d'un projet de recherches sur les moyens de déceler la brucellose dans le lait de chèvre. Divers autres projets de recherches sur la brucellose humaine et animale ont été entrepris par les centres FAO /OMS de la brucellose qui figurent sur la carte 2. Des informations techniques sur la brucellose ont été communiquées par correspondance aux administrations sanitaires et aux départements de l'agricul-
à la production du vaccin (du type Semple) ont, d'autre part, été expédiées au Pakistan, sur la demande de la FAO. L'OMS a fourni des avis techniques à l'Etat d'Israël et a prêté son concours au projet de démonstration entrepris dans ce pays et visant la lutte contre la rage par la vaccination des chiens. La fréquence des cas a notablement diminué en Israël, à la suite, semble -t -il, des vaccinations en série qui y ont été
ture d'un grand nombre de pays répartis dans sur place par des membres du personnel de l'OMS
l'ensemble du monde, et des visites ont été effectuées ainsi que par un expert -conseil, spécialement engagé à cette fin, en application du programme d'assistance
technique. Le recours à des méthodes unifiées de diagnostic, élaborées grâce aux efforts de coordination de l'OMS et avec son aide, a permis aux centres de la brucellose de recueillir, dans un grand nombre de pays, des informations plus précises que celles dont on disposait précédemment sur la répartition des diverses variétés de brucellose humaine et animale.
effectuées. Des avis ont été également fournis au sujet de la réalisation d'un autre projet de grande
envergure, comportant la vaccination expérimentale
des chiens contre la rage, dont le United States .
Public Health Service poursuit actuellement la
Pour ce qui est de la collaboration avec l'Office international des Epizooties, voir chapitre 17.
36
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951 CARTE 2.
CENTRES DE L'OMS POUR LA BRUCELLOSE
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Buenos Aires WHO 20n
FAO / WHO Brucellosis Centres Centres FAO / OMS de Recherches sur lo Brucellose
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Fièvre Q
En application d'une recommandation formulée à la fois par le Groupe mixte OMS /FAO d'experts des Zoonoses et par le Groupe mixte OIHP /OMS 5
également à une étude spéciale sur l'utilité pratique de la réaction d'hémo -agglutination de Dubos pour le diagnostic de la tuberculose bovine. Maladie hydatique
d'études sur les Rickettsioses africaines,e une enquête
a été entreprise en vue de déterminer la présence et la fréquence de la fièvre Q chez le bétail et chez d'antres animaux. A cet effet, l'OMS a établi, en consultation avec des spécialistes éminents de la fièvre Q,
Considérant que la maladie hydatique affecte aussi bien l'économie que la santé de différents pays,
une réaction -standard de fixation du complément, analogue à la réaction de fixation qui est largement a recommandé l'application d'une méthode uniforme pour l'étude de la fièvre Q, afin d'assurer la comparabilité des résultats des diverses réactions actuelle-
utilisée actuellement dans certains pays pour le diagnostic des viroses et des rickettsioses. L'OMS
l'Organisation s'est assuré les services d'un spécialiste des questions d'hygiène de la viande qui, en qualité de représentant désigné conjointement par l'OMS et la FAO, s'est rendu dans un certain nombre de pays de la Région de la Méditerranée orientale en vue de leur donner, dans le cadre du programme d'assistance technique, les avis dont ils avaient besoin.
ment utilisées ou qui le seront dans l'avenir. Des antigènes de la fièvre Q et des sérums -témoins ont été envoyés à 23 pays du monde entier qui participent à l'enquête. Tuberculose bovine
Dans toutes les questions se rapportant aux zoonoses, l'Organisation a étroitement collaboré avec
la FAO ainsi qu'avec l'Office international des Epizooties de Paris. Maladies parasitaires
Conformément aux recommandations du Groupe mixte OMS /FAO d'experts des Zoonoses,7 des travaux ont été entrepris, en collaboration avec l'Office international des Epizooties, afin de préparer une tuberculine PPD standard pouvant être utilisée
Un Tableau d'experts des Maladies parasitaires, comprenant un certain nombre de spécialistes dans les divers aspects de la bilharziose, a été établi durant l'année. Bilharziose
pour le dépistage de la tuberculose bovine. Le Laboratoire vétérinaire de Weybridge procédera 5
6 7
Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1951, 40, Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 23, Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1951, 40,
15 19
Des progrès ont été réalisés dans l'enquête sur la bilharziose en Afrique et dans la Région de la Méditerranée orientale, enquête recommandée, en 1949,8 8 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 17, 15
14
MALADIES TRANSMISSIBLES
37
par le groupe mixte OIHP /OMS d'étude sur cette maladie. Des experts de l'OMS se sont rendus dans un certain nombre de territoires qui n'avaient pas encore été visités en 1950, le Libéria, Madagascar, la Réunion, l'île Maurice, ainsi que les territoires britanniques de l'Afrique occidentale. Des arrangements ont été conclus, d'autre part, avec les autorités sanitaires du Congo belge et des territoires portugais, afin que des spécialistes, choisis dans les métropoles respectives, soient chargés de compléter cette enquête en se conformant aux méthodes recommandées par le groupe d'experts. On prévoit que les informations recueillies par les divers experts fourniront la documentation nécessaire pour une étude très complète
l'élaboration de l'ordre du jour de la réunion du comité d'experts ainsi qu'à la préparation d'un ensemble de rapports de base destinés à faciliter la discussion des diverses questions inscrites à l'ordre
du jour. La réunion du comité qui devait avoir lieu à Alexandrie au mois de novembre a dû être reportée au début de 1952. L'ordre du jour et la documentation portent sur les méthodes de lutte contre cette maladie, sur la chimiothérapie du trachome et
sur cette maladie, et que l'attention des administrations intéressées sera appelée à la fois sur la fréquence des cas avérés de bilharziose et sur les dangers de propagation de cette maladie, notamment dans les régions où de nouveaux projets d'irrigation sont en cours d'exécution. Sur la base des résultats
des conjonctivites surajoutées, ainsi que sur la lutte contre le trachome dans le trafic international. Un spécialiste du trachome a été chargé d'établir expérimentalement la valeur respective de certains sulfamides et antibiotiques utilisés dans l'action entreprise en faveur des réfugiés de Palestine. Les essais, qui ont porté sur 3.000 enfants, ont été rendus
possibles grâce aux antibiotiques, fournis à titre gracieux par le FISE, ainsi que par divers fabricants des Etats -Unis d'Amérique et d'Italie. Cette action s'est effectuée sous les auspices de l'UNWRAPRNE, qui a engagé, pour six mois, l'assistant de l'expert primitivement envoyé dans cette région, et l'a chargé de poursuivre les travaux entrepris et d'étendre à un
de cette enquête, le Comité d'experts de la Bilharziose, qui doit se réunir en 1952, sera en mesure de formuler des recommandations expresses à l'intention des administrations sanitaires.
total de 100.000 malades le mode de traitement choisi.
Les laboratoires de Charlottenlund (Danemark), de Paris et de Salisbury (Rhodésie du Sud), chargés de déterminer les variétés de mollusques vectrices de la maladie, ont poursuivi leurs recherches sur des spécimens recueillis par les experts de l'OMS et les fonctionnaires des services des divers territoires intéressés ; ces fonctionnaires, formés par les soins des experts, ont poursuivi leurs travaux et les ont élargis. Afin de mettre au point des méthodes plus
Sur l'initiative et avec l'aide de l'Organisation, des travaux de recherche ont été entrepris au Maroc, en vue de déterminer les méthodes les plus économiques permettant d'assurer efficacement le traitement
économiques de lutte contre les mollusques, un programme a été établi et mis en oeuvre en Egypte, pratiques, la valeur de divers molluscocides.
en série parmi les populations urbaines et rurales. La plupart des médicaments utilisés pour ces expériences provenaient également de dons de certains fabricants. Les résultats de ces recherches présenteront un intérêt particulier pour les territoires insuffisamment développés.
qui permettra de déterminer, au moyen d'essais Lèpre
Sur l'initiative d'un expert de l'OMS, une étude spéciale a été entreprise, à Tunis, au sujet d'un nouveau critère de guérison du trachome par application locale de cortisone. Un critère de ce genre, s'il s'avère pratiquement utilisable, pourra grandement faciliter les migrations en provenance des pays où le trachome sévit à l'état endémique. Actuellement, les personnes venant de ces pays ne sont généralement pas admises comme immigrants, lorsqu'elles présentent des lésions trachomateuses cicatrisées. Autres maladies
Un Tableau d'experts de la Lèpre a été établi dans
le courant de l'année, et les spécialistes qui y sont inscrits ont été consultés sur les programmes futurs de l'OMS et sur l'ordre du jour de la session que le comité d'experts tiendra en 1952. Les travaux préparatoires de cette réunion s'effectuent en collaboration avec le secrétariat de la Société internationale de la Lèpre. Des experts -conseils pour la lèpre ont été envoyés en Birmanie, à Ceylan et en Ethiopie, à la demande des Gouvernements de ces pays. Trachome
Des campagnes de vaccination contre la diphtérie
et la coqueluche ont été entreprises avec l'aide de l'OMS au Chili et en Colombie. L'Organisation a également soutenu l'action menée en Turquie contre le charbon et au Paraguay contre l'ankylostomiase.
Un Tableau d'experts du Trachome a également été
établi, et les experts qui y figurent ont coopéré à
CHAPITRE 4
COORDINATION DES RECHERCHES Bureau de Recherches sur la Tuberculose Le Bureau de Recherches sur la Tuberculose, à Copenhague, a élargi son activité en 1951 et dressé un plan coordonné d'études, en relation, notamment, avec la campagne de vaccination en série au BCG. Il s'est attaché tout spécialement à poursuivre, tant in vitro qu'in vivo, des études sur les vaccins BCG et les tuberculines, à effectuer des enquêtes comparatives sur l'allergie post -vaccinale, à étudier les résultats de la vaccination au BCG dans divers pays et à déter-
régional de l'OMS un statisticien qualifié qui aurait pour tâche de collaborer à l'organisation des travaux statistiques envisagés dans les pays participants et Recherches sur la Tuberculose.
d'en assurer la surveillance, ainsi que de remplir les fonctions d'agent de liaison avec le Bureau de Grâce à des bourses accordées par l'OMS, des médecins et des infirmières d'Islande et des Pays -Bas
ont pu effectuer à Copenhague, en 1951, des stages d'étude au cours desquels ils ont été initiés à toutes les méthodes de recherche sur la tuberculose, méthodes
miner la spécificité de la tuberculino- réaction dans différents pays et chez différentes populations. A la suite d'une proposition émanant du Bureau de Recherches sur la Tuberculose, le Gouvernement danois, avec l'agrément du Secrétaire général des
qu'ils pourront ensuite appliquer dans leur propre pays. Des spécialistes de la tuberculose et des fonctionnaires de la santé publique d'environ vingt
Nations Unies, a affecté en 1951 une somme de 2,3 millions de couronnes, prélevée sur les fonds recueillis à la suite de l'Appel des Nations Unies en faveur des Enfants, à la création et à l'entretien d'un nouveau laboratoire installé sur les terrains du Statens Seruminstitut du Danemark. La construction de ce laboratoire, qui se spécialisera dans des études très poussées sur la vaccination antituberculeuse, sera vraisemblablement achevée à la fin de 1952 ; en attendant, les travaux de recherche seront entrepris dans des locaux provisoires. Un accord vient d'être
pays se sont rendus au Bureau, pour des périodes variant entre quelques jours et plusieurs semaines, afin de discuter et d'étudier des problèmes spéciaux
concernant les recherches sur la tuberculose et la lutte contre cette maladie. La Campagne internationale contre la Tuberculose a fait paraître en février un rapport intitulé Mass BCG Vaccination in Poland, 1948 -1949,1 qui contient une analyse des résultats d'une série d'épreuves à la tuberculine pratiquées sur 4.703.561 personnes
signé à ce sujet entre le Gouvernement danois et l'OMS. Depuis que l'OEuvre commune a pris fin, l'OMS et le FISE doivent déployer des efforts accrus pour
et de vaccinations opérées sur 2.263.952 sujets. Le prochain rapport aura trait à la campagne de vaccination au BCG entreprise en Syrie et comportera, outre des informations sur les tests et les vaccinations effectués, une analyse des observations recueillies à la suite d'un test post -vaccinal effectué dans ce pays. Des rapports analogues ont été établis dans d'autres
continuer la Campagne internationale contre la
Tuberculose, ce qui n'a pas laissé d'influer considérablement sur l'activité du Bureau de Recherches.
En effet, le Bureau, chargé, comme au temps de l'OEuvre commune, de réunir et d'élaborer des données statistiques relatives aux programmes OMS/ FISE de vaccination au BCG, doit, en sus de cette
pays sur les campagnes de vaccination au BCG
effectuées par l'OEuvre commune. Des enquêtes systématiques et très complètes sur l'allergie post -vaccinale ont été effectuées dans l'Equa-
tâche, assumer entre autres celles de former du personnel capable d'exécuter des travaux pratiques,
teur, en Egypte, en Grèce et dans l'Inde. L'analyse des données recueillies a montré que l'allergie post vaccinale variait considérablement d'un pays à l'autre,
de mettre au point et de surveiller des
services
alors même que les vaccins utilisés provenaient du
statistiques dans différents pays, et, enfin, de collaborer, du point de vue technique, à des campagnes de vaccination en série. Grâce à l'expérience acquise au cours des campagnes effectuées par l'OEu-
même lot. C'est ainsi que, avec le vaccin danois, l'allergie post -vaccinale a été plus forte chez les enfants grecs et syriens que chez les enfants égyptiens, mais plus faible que chez les enfants danois vaccinés.
vre commune, il est en mesure d'utiliser, pour les nouveaux programmes, des fiches d'enregistrement et des méthodes statistiques plus simples qui
Dans l'Equateur et dans l'Inde, où furent respectivement utilisés des vaccins provenant des laboratoires de Mexico et de Madras (Inde méridionale), l'allergie 1 Yuan, I -C. & Nyboe, J. (1950) Mass BCG vaccination in Poland, 1948 -49, with special reference to statistics on tuberculin
permettront de réaliser une sensible économie de temps et d'argent, sans que soit compromise pour autant la valeur des données statistiques recueillies.
On a également prévu d'affecter à chaque bureau
testing and BCG vaccination, Copenhague
- 38 -
COORDINATION DES RECHERCHES
39
post -vaccinale s'est révélée plus faible qu'au Dane-
entreprises au cours des deux dernières années ont porté sur 21 projets, dont 14 ont été amorcés en 1951.
mark, mais plus élevée qu'en Egypte. De tous les pays où des épreuves ont été effectuées, c'est en Egypte que l'allergie post -vaccinale est la plus faible. En ce qui concerne ce pays, deux problèmes délicats
Au total, 37.000 enfants ont été soumis à l'épreuve à la tuberculine et 22.000 ont été vaccinés. La première série d'examens (8 à 11 semaines après la vaccination) a été achevée pour dix -huit des projets en question ;
se posent : serait -il indiqué que le Gouvernement égyptien prenne des mesures en vue de soumettre à une deuxième épreuve tous les sujets vaccinés et fasse
la deuxième série d'examens (un an après la vaccination) a été effectuée pour sept projets et la troisième série d'examens (deux ans après la vaccination),
vacciner à nouveau ceux d'entre eux dont l'allergie n'atteint pas un degré déterminé ? Quelles normes convient -il d'appliquer lors de la revaccination ? Une équipe spéciale a été envoyée en Egypte vers la fin
de septembre pour approfondir l'étude de ces problèmes.
pour les premiers projets réalisés. La bonne volonté de la population a grandement facilité l'exécution de ces campagnes. En effet, environ 85 % des écoliers qui avaient été vaccinés se sont soumis aux examens post- vaccinaux.
Le fichier national finlandais, établi sur la base des données recueillies au cours de la campagne de vaccination en série de 1948 et 1949 portant sur un groupe d'âge de 1 à 25 ans, comprend les fiches de 870.000
Au cours de ces études, les résultats de l'examen effectué un an après la vaccination ont généralement
personnes, qui ont été soumises à la tuberculinoréaction et de 580.000 personnes qui ont été vaccinées. Une étude comparative préliminaire des données fournies par les certificats de décès ordinaires et des données figurant au fichier central indique que, en 1950, il y a eu chez les vaccinés 34 décès par tuber-
corroboré les données recueillies lors du premier examen. Ils ont notamment confirmé un fait extrêmement important, à savoir que, jusqu'à un mois, l'âge du vaccin n'influe que dans une mesure négligeable, ou même nulle, sur l'aptitude du vaccin à créer l'allergie. Cette remarque s'applique aussi bien au vaccin danois qu'aux vaccins provenant d'autres
culose, dont 11 par méningite tuberculeuse et 4 par tuberculose miliaire, alors que sur 132 décès constatés
centres de production. Au cours d'une campagne plus récente, on s'est aperçu que du vaccin datant de deux mois et demi était encore capable de produire une allergie suffisante. Les vaccins conservés pendant de longues périodes à une température de 30° C produisent une sensibilité post -vaccinale extrêmement faible à la tuberculine, même avec
chez les sujets réagissant naturellement à la tuberculine, 15 étaient dus à la méningite tuberculeuse et 4 à la granulie. Ces résultats provisoires semblent contredire jusqu'à un certain point l'impression de cliniciens locaux, d'après laquelle les formes aiguës de la tuberculose sont rares parmi les sujets vaccinés. On a commencé à vérifier le diagnostic, ainsi que la validité et la date des vaccinations. Au cours de la campagne danoise de vaccination en série au BCG (qui a porté principalement sur les laquelle le Bureau de Recherches a collaboré, 667.300
une concentration de 100 unités de tuberculine
(UT). Lors d'examens effectués un an après la vacci-
nation, on s'est aperçu que les vaccins conservés à des températures de 20 et 30° C produisaient une
groupes d'âges de 1 à 6 ans et de 15 à 34 ans), à
allergie de durée moins grande que les vaccins conservés à des températures de 2 à 4° C.
Une étude préliminaire a révélé que si les variations
personnes ont été soumises à l'épreuve à la tuberculine et 300.800 ont été vaccinées jusqu'à ce jour. Tous les adolescents et tous les adultes ont fait l'objet d'un examen radiographique ; il a été procédé au total à 507.200 microradiographies et à 15.313 examens sur film normal. Les résultats de 825.000 examens individuels ont été transcrits sur des fiches perforées destinées au fichier central et classées en trois catégories : fiches relatives aux sujets soumis à la tuberculino- réaction, fiches relatives aux sujets vaccinés et, enfin, fiches relatives aux sujets âgés de 1 à 6 ans et de 15 à 34 ans qui ne se sont pas
dans la profondeur des injections n'agissaient pas sur le degré de l'allergie produite, elles influaient, en revanche, de façon très sensible sur la gravité de
la lésion vaccinale. La lésion était d'autant plus grande et la formation d'abcès plus fréquente que l'injection avait été plus profonde. Les variations
des doses administrées (que l'on fasse varier le volume
dans des limites comprises entre 0,05 et 0,3 ml en maintenant constante la concentration, ou que l'on fasse varier la concentration de 1/2 à 1/9 de la concen-
tration -type en maintenant constant le volume du vaccin) ont une influence relativement faible sur la lésion vaccinale ou sur l'allergie. Une découverte importante a été faite l'an dernier, à savoir que l'effet de la vaccination ne dépend pas uniquement du nombre des micro- organismes vivants administrés, mais que la présence dans le vaccin de micro- organismes tués accroît sensiblement l'allergie post -vaccinale et exerce une influence plus grande encore sur la lésion vaccinale. Le Bureau a entrepris des études complémentaires en vue de déterminer de façon plus précise la nature et la durée de l'allergie produite par les composants non vivants du vaccin.
soumis au test. La troisième catégorie de fiches est indispensable pour la constitution d'un fichier complet qui permette, d'une part, de comparer la
morbidité et la mortalité tuberculeuses dans les trois
catégories de sujets et, d'autre part, de confronter les taux observés dans tel ou tel groupe d'âge avec les' courbes de morbidité et de mortalité que l'qn aurait probablement obtenues si la vaccination n'avait pas été pratiquée.
Les vastes études sur la vaccination au BCG
40
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
En 1951, de nouvelles recherches ont été effectuées
moyenne des indurations et la dose ou l'activité des tuberculines utilisées. On a constaté, à Darjeeling, dans l'Inde, - et ce fait
afin de déterminer l'influence que peuvent exercer sur l'efficacité du vaccin diverses conditions extérieures, telles que l'exposition du vaccin à des températures élevées et aux rayons du soleil, ainsi que les méthodes d'emmagasinage et de transport utilisées.
Au cours de la même année, d'autres études ont été achevées ou entreprises : 1) un examen plus étendu des réactions des groupes familiaux à la tuberculine. Les résultats obtenus à la suite d'un nouveau test, un an après la vaccination, n'ont fait que confirmer ceux qui avaient été recueillis dix semaines après
est important et intéressant - que, chez les travailleurs des plantations de thé et les membres de leur famille résidant dans un rayon de 5 kilomètres à vol d'oiseau, la réactivité à la tuberculine variait avec l'altitude. Pour expliquer ce phénomène, on a émis l'hypothèse qu'une infection non pathogène, mais étroitement apparentée à la tuberculose, est fréquente dans les régions de faible altitude et que l'infection produite, à la fois par les micro -organismes non spécifiques et par les bacilles de la tuberculose, provoque une sensibilité moindre que celle que produit le bacille seul. Au centre de Reykjavik, en Islande, on a poursuivi les études sur les réactions provoquées par les divers
cette opération, à savoir que les enfants issus d'une même famille avaient des réactions post -vaccinales identiques et que les sujets appartenant à des familles
différentes ne présentaient pas le même degré de sensibilité à la tuberculine ; 2) l'étude d'une relation éventuelle entre le degré de sensibilité de ces enfants
types de tuberculine et l'on a commencé à transcrire sur des fiches perforées les informations d'identification obtenues au cours du recensement national qui a eu lieu en décembre 1950. Ces mesures sont la première étape vers la constitution d'un fichier central relatif à la tuberculose ; celui -ci permettra de rassembler de précieux renseignements sur les fac-
à la tuberculine et la fréquence de la tuberculose parmi leurs proches parents ; 3) des recherches sur les erreurs expérimentales dans les tests à la tuberculine,
recherches qui ont démontré que les erreurs de lecture étaient à l'origine de la moitié, et parfois davantage, de l'erreur totale du test de Mantoux, laquelle est responsable, pour la plus grande part, des « faux » virages de la réaction ; 4) une étude comparative des
teurs épidémiologiques qui influent sur la baisse rapide de la fréquence de la maladie. Au centre de Madanapalle, dans le sud de l'Inde, on a poursuivi la campagne de tests et de vaccinations qui avait été entreprise dans les collectivités rurales. Afin d'évaluer avec plus de précision les résultats obtenus, on a institué, au cours de l'année, un contrôle qui consiste à ne vacciner que la moitié des sujets à réaction négative, l'autre moitié étant appelée à servir de « témoins ».
tests de Mantoux et de Trambusti, qui a fait apparaître un accord remarquable (82 %) entre les résultats respectivement obtenus lorsque les observations sont lues par des personnes différentes, cet accord allant jusqu'à 92 % lorsque les résultats du test de
Mantoux répété sont lus par la même personne ; 5) une étude comparative de diverses tuberculines, qui a révélé une relation linéaire entre la dimension
Autres centres de recherches L'OMS ne s'est pas bornée à maintenir en fonctions le Bureau de Recherches sur la Tuberculose de Copenhague ; elle a également favorisé la coordination des recherches entreprises dans ce domaine en
riolique sec ; l'India Council of Medical Research a poursuivi ses recherches sur le choléra ; et l'Institut
prêtant son aide à d'autres centres internationaux et en fournissant des avis techniques ou, dans certains cas, des subsides à divers instituts, afin de leur permettre de poursuivre leurs travaux les plus importants. Les cartes 1, 2 et 5 indiquent la configuration du réseau .des centres de la grippe, de la brucellose et des salmonelloses. L'International Treponematoses Laboratory Centre (Johns Hopkins University, Baltimore), le laboratoire de l'OMS pour les préparations sérologiques de référence (au Statens Seruminstitut de Copenhague), le Centre international des
Pasteur et d'autres instituts ont poussé plus avant leurs travaux sur les antigènes typhiques et rickett-
siens. Parmi les autres activités entreprises sous les auspices de l'OMS, au cours de l'année, il convient de signaler les essais pratiques sur le traitement du trachome, les essais relatifs au vaccin antivariolique
sec, une enquête sur la bilharziose, effectuée en Afrique et dans la Région de la Méditerranée orientale, des travaux visant à déterminer les espèces de
Salmonellae et le Centre mondial de la Grippe ont poursuivi leurs travaux. De plus, le Belgaum Institute de Bombay a continué à produire du vaccin antiva-
mollusques vectrices de la bilharziose, des essais pratiques sur les molluscocides, la préparation et la distribution d'antigènes rickettsiens et d'antigènes de la fièvre Q, ainsi que des tests sérologiques. pes détails au sujet de ces activités figurent dans les chapitres pertinents du présent rapport.
CHAPITRE 5
SERVICES ÉPIDÉMIOLOGIQUES ET STATISTIQUES Conventions et Règlements sanitaires Adoption du Règlement sanitaire international (Règle-
ment n° 2 de l'OMS) L'adoption, par la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, le 25 mai 1951, du Règlement sanitaire international est peut -être l'une des réalisations les
Il existe d'importantes différences entre ce Règlement et les conventions et accords qu'il est destiné
à remplacer. Contrairement à la méthode suivie pour l'acceptation des conventions antérieures, qui devaient être adoptées par la conclusion d'un traité international, le Règlement adopté par l'Assemblée de la Santé entre en vigueur, après simple notification,
plus importantes de l'Organisation Mondiale de la Santé.
Le problème de la revision et de l'unification des Conventions sanitaires internationales en un texte applicable à tous les genres de trafic (par air, mer ou terre) avait tout d'abord été examiné par la Commission technique préparatoire de la Conférence sanitaire internationale, tenue à Paris en mars et en avril 1946. En octobre de cette même année, la Commission Intérimaire de l'Organisation Mondiale de la Santé avait, lors de sa deuxième session, insisté sur l'urgence de la revision des Conventions sanitaires internationales. Les travaux préliminaires furent alors entrepris. Maintenant, après quatre années
pour tous les Etats Membres, à l'exception de ceux d'entre eux qui font connaître dans un délai prescrit leur intention de le refuser ou de formuler des réserves à son sujet. En outre, le Règlement est très souple et convient particulièrement à un accord technique international qui doit tenir compte des changements survenant dans la situation épidémiologique, de l'expérience
d'une étude patiente et attentive de tous les aspects du problème, le texte du Règlement sanitaire international a été adopté à l'unanimité par les 67 nations représentées à la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé. Le Rapport annuel du Directeur général pour 1950 indiquait déjà, d'une manière assez détaillée, les progrès réalisés dans la préparation de ce Règlement.' Depuis lors, il a été décidé qu'une Commission spé-
acquise, des progrès de la science et des méthodes d'application. Des renseignements plus détaillés sur les aspects juridiques du nouveau Règlement sont fournis dans le mémoire explicatif publié avec le Règlement.2 Au cours de la séance où le Règlement a été adopté, l'Organisation Mondiale de la Santé a décidé de désigner un comité chargé de contrôler annuellement son application, afin que les amendements ou modifications nécessaires puissent être rapidement et aisément effectués.
Dans la rédaction de ce Règlement, l'on s'est
ciale se réunirait en avril ou en mai, juste avant la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, pour examiner le projet de Règlement. Les délégués de 40 gouvernements assistaient aux séances de cette commission, qui a tenu 36 séances plénières et dont les trois sous -commissions se sont, elles aussi, réunies fréquemment. Pendant la session de cette commission, les articles du projet de texte ont été discutés successivement en détail, et un accord complet a été obtenu
efforcé avant tout de combiner le maximum de protection contre la propagation des maladies dans le monde avec le minimum d'entraves au trafic international. Il a été difficile d'arriver à un accord sur tous les points, mais le texte, bien qu'il ne soit pas toujours parfait du point de vue technique, a été jugé le plus satisfaisant possible dans les conditions actuelles.
Depuis la date de l'adoption de ce Règlement, certains articles.
l'OMS a eu à répondre à de nombreuses demandes des gouvernements concernant l'application de
L'OMS a aussi préparé le nouveau modèle de
sur chacun des articles ; ces articles ont été ensuite remaniés par une sous -commission juridique chargée de leur assurer l'homogénéité nécessaire. C'est ainsi que le texte définitif a été établi. Ce texte, après avoir
été examiné en détail par la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, a été adopté à l'unanimité. Le compte rendu des débats de cette Commission spéciale sera publié au début de 1952, dans les Actes officiels N° 37, avec le texte du Règlement, un mémoire
certificat international de vaccination. D'après l'article 114 du Règlement, ce nouveau certificat doit être utilisé à partir du ler décembre 1951 sous certaines conditions. Les Etats Membres qui ont notifié à l'Organisation qu'ils acceptaient le nouveau certificat après le leT décembre 1951 (avant que le Règlement n'entre en vigueur) sont les suivants : Birmanie, Danemark, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, France,
Japon, Royaume Hachimite de Jordanie, Liban, 2 Actes of Org. mond. Santé, 37
explicatif et un index analytique. 1 Actes off Org. mond. Santé, 30, 41
Luxembourg, Monaco, Nouvelle -Zélande, Philip-
-41 -
42
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
pines, Rhodésie du Sud, Royaume -Uni (y compris les territoires d'outre -mer), Suisse, Syrie, Turquie, Union Sud -Africaine, Venezuela et Viet -Nam. On a aussi entrepris l'étude de plusieurs questions qui ont été soulevées au cours des discussions de la
conventions internationales existantes. Les obligations de l'OMS comportaient le règlement des différends internationaux concernant des questions
Commission spéciale et qui ont fait l'objet de résolutions de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé (WHA4.77 à WHA4.82 inclusivement). Parmi ces questions figurent des mesures spéciales pour la protection des collectivités isolées, la protection sanitaire des mouvements massifs de populations
de quarantaine, la préparation d'un rapport annuel traitant des conditions sanitaires du Pèlerinage de La Mecque et la délimitation de la zone d'endémicité amarile en Afrique. Règlement des différends concernant des questions de quarantaine internationale
et la proposition visant une réunion mixte OMS/ OACI sur l'hygiène et la salubrité des aéroports (voir également page 15). Bien que le Règlement sanitaire international doive remplacer, d'une manière générale, les conventions et accords sanitaires, la partie de la Convention sanitaire internationale de 1944 pour la Navigation aérienne (paragraphe 2 de l'article XVII) qui a trait à la lutte contre les insectes vecteurs du paludisme et d'autres maladies à bord des aéronefs participant au trafic international restera en vigueur, en vertu de l'article 105 j) du Règlement sanitaire, comme une disposition distincte. Cette exception a été
Pendant la période envisagée, 32 questions et différends ont été examinés et réglés, en dehors des problèmes élucidés par les services épidémiologiques des bureaux régionaux et par la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour. Par des explications, par une médiation ou par des avis techniques,
admise parce qu'il a été décidé que le Règlement sanitaire international ne s'appliquerait qu'aux six maladies quarantenaires, c'est -à -dire la fièvre récurrente, et les cinq maladies (peste, choléra, fièvre jaune, variole et typhus) considérées comme pestilentielles
aux termes des conventions sanitaires antérieures. Des règlements supplémentaires ont également
paru nécessaires pour assurer la lutte contre les
insectes vecteurs dans le trafic international maritime
le nombre des questions qui seront renvoyées à l'Organisation Mondiale de la Santé. Rapport annuel sur le Pèlerinage de La Mecque
l'OMS a rendu possible, dans chaque cas, une solution satisfaisante, acceptable pour les pays intéressés. Des délégués responsables, dans leur administration nationale, de l'application du régime quarantenaire ont participé à la longue session de la Commission spéciale du Règlement sanitaire international. Ces représentants de divers Etats ont indubitablement mis à profit l'occasion fournie par cette conférence et l'esprit d'amicale collaboration qui l'a caractérisée pour aplanir toutes les difficultés qui avaient surgi en matière de quarantaine. Ces précieux contacts personnels entre délégués nationaux peuvent contribuer à résoudre les problèmes futurs et prévenir d'éventuels litiges, ou tout au
et aérien. L'OMS a encouragé des expériences et des recherches destinées à déterminer l'importance de ces vecteurs dans le trafic maritime et a conclu qu'avant de disposer d'éléments d'information suffisants, il serait prématuré de préparer un règlement
Dans le courant de l'année, l'OMS a établi le rapport annuel sur le Pèlerinage de La Mecque de 1950 et rassemblé des informations sur le Pèlerinage de 1951. Ces informations sont basées sur des rapports parvenus du Bureau régional pour la Méditerranée orientale, de la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour, ou, dans certains cas, sur des rapports reçus directement des pays intéressés. Fièvre jaune
sur cette question. Le cas est différent pour les insectes vecteurs dans le trafic aérien : la désinsectisation, en vue de la lutte non seulement contre les vecteurs de maladies, mais contre les insectes nuisibles à l'agriculture, est depuis quelque temps pra-
tiquée couramment dans de nombreux pays. Une
certaine quantité de renseignements sur ce sujet ont été réunis en 1947 et 1948, mais, afin de les mettre
à jour, l'OMS a demandé aux Etats Membres un complément d'information. Les
réponses reçues
seront collationnées et un rapport sur les méthodes actuellement employées dans le monde entier sera préparé et soumis au comité d'experts compétent pour servir ensuite de base à un règlement supplémentaire.
Des progrès ont été réalisés au cours de l'enquête immunologique entreprise pour préciser les limites méridionales de la zone endémique en Afrique en
vue de l'application des mesures de quarantaine internationale, comme l'indiquait le Rapport annuel de 1950. Plus de 10.000 échantillons de sang prélevés pour
Administration des conventions sanitaires internationales existantes
n'a pas dispensé les gouvernements et l'OMS de s'acquitter en 1951 des obligations découlant des
L'adoption d'un nouveau règlement pour l'avenir
cette enquête ont été recueillis dans les divers territoires pendant l'année, et envoyés aux instituts de recherches sur les virus d'Entebbe et de Johannesburg. On escompte que les résultats de cette enquête seront connus l'année prochaine. Ils seront étudiés au cours d'une réunion du Comité d'experts de la
SERVICES ÉPIDÉMIOLOGIQUES ET STATISTIQUES
43
Fièvre jaune, qui se tiendra en Afrique du Sud, en 1952, et formulera, le cas échéant, des recommandations en vue d'une revision de la délimitation établie en 1949. Au début de l'année, l'OMS a reçu une demande du Gouvernement du Royaume -Uni à l'effet d'ex-
Conformément à la résolution WHA4.77 de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, le texte du Règlement sanitaire international a été renvoyé aux experts inscrits au Tableau d'experts de la Fièvre
jaune pour qu'ils donnent leur avis sur l'efficacité technique des dispositions concernant la fièvre jaune. En même temps, conformément à une autre résolu-
clure la Somalie Britannique de la zone africaine d'endémicité amarile. Cette demande, accompagnée de documents à l'appui, a été envoyée aux membres compétents du Tableau d'experts de la Fièvre jaune,
tion (WHA4.83), on a demandé auxdits experts de donner leur avis au Directeur général sur la définition des critères techniques pour la délimitation des zones d'endémicité amarile tels qu'ils sont précisés dans le Règlement sanitaire international. Ces renseignements
qui l'a acceptée à l'unanimité. Au mois de juin, le Conseil Exécutif a, en conséquence, approuvé l'exclu sion de la Somalie Britannique de la zone d'endémicité.
seront communiqués à une date rapprochée.
Informations épidémiologiques Pour appliquer avec succès les règlements visant la lutte contre les maladies infectieuses dans le trafic international, il est essentiel de disposer d'un système permettant de réunir et de diffuser les renseignements concernant ces maladies. L'OMS reçoit par an environ 7.000 messages épidémiologiques, rapports ou bulletins statistiques. Elle résume les renseignements qu'ils renferment et adresse ces résumés aux administrations sanitaires nationales et aux fonctionnaires des services de quarantaine dans toutes les parties du monde. Un bulletin radiodiffusé donnant les détails relatifs à la fréquence des maladies pestilentielles ou quarantenaires dans les ports et dans les aéroports est prévaccinations, ainsi que de brefs comptes rendus sur les manifestations épidémiques d'autres maladies transmissibles. Pendant la période examinée, environ 600 communications sur les épidémies ont été publiées
dans l'une des publications épidémiologiques,
le
Relevé épidémiologique hebdomadaire. Une attention particulière a été consacrée à la pandémie de grippe de l'hiver 1950 -1951 ; d'autres communications
portaient sur la poliomyélite, l'hépatite infectieuse, coqueluche, la diphtérie, la rougeole, la fièvre ondulante, la dysenterie, la fièvre récurrente et la scarlatine. Plusieurs suppléments au Relevé épidémiologique la méningite cérébro -spinale, la
paré, chaque jour, au moyen des renseignements les plus récents. Cette émission comprend aussi des
hebdomadaire ont été publiés durant l'année. Ils contenaient sous couverture séparée un certain nombre d'informations courantes sur les vaccinations exigées par les différents pays, les arrangements
informations supplémentaires sur l'application ou le retrait des mesures de quarantaine. Ce message est radiodiffusé quotidiennement à la même heure, en
anglais et en français, par Radio- Nations, sur des longueurs d'ondes qui lui, permettent d'être capté par différents continents. Des bulletins analogues contenant les renseignements réunis sur place sont transmis par la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour et par le Bureau régional pour la Méditerranée orientale, à Alexandrie. Grâce à des accords spéciaux, ils sont aussi retransmis par un réseau de stations très
relatifs à l'immunisation contre la fièvre jaune, les certificats internationaux de vaccination contre la fièvre jaune, les aéroports (« sanitaires » ou « autorisés ») désignés par les Conventions sanitaires inter-
nationales de 1933 et de 1944 sur la Navigation aérienne, ainsi qu'un rapport sur le pèlerinage de La Mecque de 1949. L'OMS a continué à surveiller attentivement les statistiques provenant de 170 pays et territoires et peut
ainsi déceler et signaler l'apparition de n'importe quelle épidémie ou la fréquence anormale de maladies
étendu. Les messages de Singapour, par exemple, sont relayés par les stations de radio des pays riverains du Pacifique occidental et de l'Océan Indien.
transmissibles, telles que la grippe, la poliomyélite et la méningite cérébro -spinale, qui, bien que non
diffusés et par les télégrammes sont confirmés et complétés au moyen des publications épidémiologiques hebdomadaires, distribuées par avion à partir de Genève, de Washington, d'Alexandrie et de Singapour. Ces publications donnent des renseignements supplémentaires sur la fréquence des maladies pestilentielles, sur les mesures de quarantaine, sur les vaccinations exigées des voyageurs, sur les dispositions prises dans les différents pays pour assurer ces
Les renseignements fournis par les bulletins radio-
pestilentielles, présentent néanmoins une grande importance pour la plupart des administrations
sanitaires. Afin d'aider au dépistage de ces maladies, 320 graphiques ont été tenus à jour, parmi lesquels 170 ont été préparés au cours de l'année. Dans le Rapport épidémiologique et démographique
mensuel, outre les tableaux régulièrement publiés sur les maladies transmissibles qui se sont manifestées
dans les différents pays, l'OMS a publié une série d'études sur la répartition et la tendance générale des maladies suivantes : poliomyélite, grippe, ménin-
44
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951 CARTE 3. RÉSEAU DE COMMUNICATIONS ÉPIDÉMIOLOGIQUES RADIOTÉLÉGRAPHIQUES
MANILLE
ANDAKAN
Siège de l'OMS
Bulletin quotidien d iffusé de Genève par l'OMS Bulletin hebdomadaire de la Station d'Information épidémiologique de Singapour
Centres de réunion et
è
de diffusion de renseignements
Genève
épidémiologiques
Autres centres
Bulletin hebdomadaire du WHO
2064\
Bureau régional d'Alexandrie/
gite cérébro -spinale, scarlatine et variole. Des renseignements sur d'autres études figurent dans le chapitre ci- dessous relatif aux statistiques sanitaires. Comme il est indiqué ailleurs (page 46), la Partie I des Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles, 1939 -1946, a paru. La Partie II de cette publication, qui doit porter sur les statistiques rectifiées des maladies à déclaration obligatoire, a été préparée et sera mise sous presse à la fin de l'année.
l'incidence de la grippe et des différentes formes de la poliomyélite. L'OMS a aussi continué d'améliorer son réseau de stations de radio, qui diffusent, chaque semaine et chaque jour, des bulletins épidémiologiques. Elle a pris des dispositions pour que les messages soient relayés par différentes stations. Des longueurs d'ondes
Le fait que pendant la guerre, certains pays se soient abstenus, pour des raisons militaires, de communiquer des renseignements, et les nombreuses modifications de frontières survenues en Europe, n'ont pas facilité la réunion des données qui figurent dans ce volume. Les renseignements reflétant l'influence de la guerre sur l'état de santé des populations constituent un ensemble unique en son genre.
assurant une meilleure réception ont été adoptées pour d'autres stations d'émission. On s'est aussi occupé de faire relayer, une fois par semaine, les bulletins radiophoniques de la station de Genève Prangins par celle du Caire (station d'Abu -Zabaal). L'emploi d'un nouveau matériel par Genève -Prangins pourra sans doute améliorer ultérieurement la réception des bulletins épidémiologiques en Afrique et dans l'Amérique du Sud. La partie principale du nouveau code épidémioloréduire les frais afférents aux échanges de renseigne-
La Station d'Informations épidémiologiques de Singapour a continué à rassembler et à diffuser des renseignements sur les questions d'épidémiologie et Pacifique occidental et l'Océan Indien, de la manière
gique (CODEPID), qui désormais permettra de
de quarantaine à l'intention des pays bordant le
indiquée dans le Rapport annuel de 1950.3 Dans cette région, elle a participé à tout le travail d'information épidémiologique que poursuit l'Organisation et elle a fourni quantité de renseignements sur 3
ments épidémiologiques, est mise au point et prête pour la publication. L'OMS a aussi préparé, pour ce code, un index géographique permettant de désigner avec précision les circonscriptions locales
contaminées en vue des notifications que prévoit le nouveau Règlement sanitaire international, et une carte a été jointe pour que les circonscriptions mentionnées dans les câblogrammes d'informations épidémiologiques puissent être situées plus aisément.
Actes of Org. mond. Santé, 30, 44
SERVICES ÉPIDÉMIOLOGIQUES ET STATISTIQUES
45
Statistiques sanitaires Le programme relatif aux statistiques sanitaires a été exécuté durant l'année, conformément aux directives données par l'Assemblée de la Santé.
que des revisions périodiques de la nomenclature internationale sont nécessaires, il a émis le voeu que des revisions décennales de cette nomenclature
Le Sous -Comité de l'Enregistrement des Cas de Cancer et de leur Présentation statistique s'est réuni à Paris, du 18 au 21 septembre, afin d'étudier,
fussent effectuées au milieu plutôt qu'à la fin de chaque décennie. Le comité a également examiné les recommandations faites en collaboration avec l'OMS, par la Commission des Nations Unies pour la Population ; il a pris note des progrès réalisés dans l'organisation des commissions nationales dans le monde
ainsi que l'avait recommandé le comité d'experts, les points du programme qui rentraient dans son champ d'activité et n'avaient pas été examinés par lui lors de sa première session. Il a élaboré un classement des néoplasmes, d'après la localisation anato-
mique de la lésion, dont il propose de généraliser l'emploi dans l'enregistrement des cas de cancer et dans les statistiques de morbidité établies sur la base du classement statistique international ; il a examiné,
entier, et suggéré qu'une conférence internationale de ces commissions se réunisse en 1953 sous les auspices de l'OMS. En application des résolutions WHA2.38 et WHA 3.71.2, adoptées par les Deuxième et Ti`oisième Assem-
en outre, la question complexe du classement des néoplasmes selon leurs types histologiques en se fondant, pour ce travail, sur une étude récemment effectuée aux Etats -Unis d'Amérique ; il a recommandé que le Manual of tumor nomenclature and coding 4 fasse l'objet d'essais, et il a formulé une proposition en vue d'un groupement statistique, d'après leur stade d'évolution, des cas de cancer affectant des régions anatomiques accessibles. Il a, enfin, insisté sur la nécessité d'une extension des systèmes d'enregistrement des cas de cancer. Le Comité d'experts des Statistiques sanitaires a tenu sa troisième session à Genève au mois de novembre. Conformément à la recommandation H du comité
blées Mondiales de la Santé, un bureau de centralisation a été créé, le ler janvier 1951, au General Register
Office, à Londres, pour l'étude des problèmes que pose l'application du Classement statistique international des Maladies, Traumatismes et Causes de Décès (la création de ce bureau avait été mentionnée
dans le Rapport annuel du Directeur général pour 1950). Il convient de remercier le Registrar - General
d'Angleterre et du Pays de Galles d'avoir facilité la création de ce bureau en mettant à la disposition de l'OMS les installations nécessaires. Le directeur de ce centre a visité, durant l'année, divers bureaux de
statistique d'Amérique et d'Europe et il a discuté avec les autorités chargées de l'établissement des statistiques certaines difficultés communes, comme celles que soulèvent l'établissement des certificats médicaux, le classement des maladies ou la mise en
lors de sa deuxième session, quelques spécialistes inscrits au Tableau d'experts des Statistiques sanitaires ont été convoqués, avant la session, à une conférence de quatre jours (du 21 au 26 novembre) afin d'étudier
les statistiques de morbidité et, en particulier, de
déterminer quels projets appellent une action internationale. L'état actuel des statistiques de morbidité fait l'objet d'un examen, notamment en ce qui concerne les maladies infectieuses dont la déclaration est obligatoire, les statistiques des hôpitaux, les enquêtes sur les maladies, les archives de la sécurité sociale, l'absentéisme dans certains groupes de population, les registres de maladie des forces
code des diagnostics. Ces entretiens avaient pour but de réaliser la plus grande uniformité possible dans les opérations touchant l'établissement des statistiques de mortalité et de morbidité, de façon à assurer une meilleure comparabilité internationale des données. C'est également à cette fin que le bureau de centralisation a organisé, sous les auspices du Bureau spécial
pour l'Europe, un cours destiné aux chiffreurs, et auquel ont assisté des personnes appartenant à 14 pays différents. Ce cours, donné en juin à Genève, a permis
armées et les définitions de la morbidité, et des recommandations ont été faites sur les projets qui doivent être mis en oeuvre à la fois par l'OMS et
les commissions nationales des statistiques démographiques et sanitaires. Le comité d'experts, qui s'est réuni immédiatement après cette conférence, a adopté, avec quelques amen-
dements, le rapport du sous -comité mentionné cidessus ;
il a examiné le travail accompli par les bureaux de l'OMS à Southport, Angleterre, pour résoudre les problèmes que pose l'application du Classement statistique international des Maladies, Traumatismes et Causes de Décès, et reconnaissant 4 American Cancer Society (1951), New -York 5 Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 1950, 25, 8
aux participants d'acquérir des connaissances pratiques sur la façon de résoudre les problèmes qui se posent habituellement dans les bureaux nationaux de statistiques chargés d'établir le classement des maladies et des causes de décès. L'OMS et le Bureau de Statistique des Nations Unies ont patronné deux cours de formation professionnelle organisés, avec la collaboration des gouvernements de Ceylan et d'Egypte, par les Bureaux régionaux pour l'Asie du Sud -Est et. la Méditerranée
orientale. Des étudiants de la plupart des pays compris dans ces régions ont participé à ces cours, dont le premier a eu lieu à Luwara Eliya, Ceylan, du 19 septembre au 11 décembre, et le second au Caire, Egypte, du 8 octobre au 8 décembre. Le but immédiat
de ces cours était d'initier du personnel à la théorie
46
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
et à la pratique des méthodes de statistique démographique et sanitaire, de familiariser ce personnel avec les objectifs et les programmes des institutions internationales intéressées à ces questions, de répan-
européens spécialement choisis, des tableaux des statistiques de mortalité établies selon ces catégories et se rapportant principalement aux années récentes (1948, 1949). Des tableaux annexés à cette
dre et d'échanger des informations sur les étalons internationaux, sur la comparabilité internationale des statistiques nationales et sur les moyens de les améliorer, et enfin, d'encourager l'établissement de relations de travail plus étroites et mieux coordonnées
étude donnent les chiffres correspondants de la population par groupes d'âge et par sexe, ainsi que
le nombre des enfants nés vivants par sexe, ce qui permet de déterminer de façon satisfaisante les taux spécifiques de mortalité ;
entre les institutions nationales intéressées à l'enregistrement des faits démographiques et entre les services de santé publique et les services de statistiques. Les programmes comportaient des cours élémentaires, des cours de revision, des travaux pratiques, des voyages d'étude et des démonstrations. Les Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles 1939 -1946 contiennent, dans la
un article, complété par des tableaux statistiques concernant la natalité, la mortalité générale, l'accroissement naturel des populations et la mortalité infantile en 1950 9 où sont passés en revue les principaux changements enregistrés à cet égard dans le monde pendant l'année écoulée. 4)
Partie I parue en avril, de nombreux tableaux donnant des renseignements sur la superficie des divers pays et le chiffre de leur population, la nuptialité, la natalité, la fécondité, la mortalité générale et la mortalité infantile (en chiffres absolus et en taux afférents à la période en question). On trouve dans cette publication des indications sur la mortalité, classées par causes de décès, pour de nombreux pays, ainsi que
En outre, deux autres documents sur les statistiques
sanitaires ont été établis, mais n'ont pas été publiés
sous forme imprimée en raison de leur caractère provisoire : le premier de ces documents contient des statistiques concernant les installations hospitalières, le personnel médical et de santé publique ainsi que certaines mesures d'hygiène publique,
des statistiques démographiques pour les villes les plus importantes. Ce volume fait suite au dernier Rapport épidémiologique annuel publié par l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations, qui contenait des statistiques pour 1938, en sorte que la continuité des séries statistiques a été rétablie. La préparation de la Partie II de ce volume est décrite à la page 44. A la fin de 1951, la Partie I du volume portant sur les statistiques des années 1947 à 1949 était en bonne voie.
telles que les vaccinations contre diverses maladies infectieuses. Le second document est une étude sur la comparabilité des statistiques des causes de décès,
établies conformément aux cinquième et sixième revisions de la Nomenclature internationale et l'on y trouve une analyse des conditions et des circonstances influant sur la comparabilité des données relatives à la mortalité selon le classement adopté dans les nomenclatures détaillées des revisions de 1938 et de 1948.
Les études suivantes, qui représentent la continuation d'activités déjà mentionnées dans le Rapport publiées durant l'année : 1) une troisième étude sur « L'évolution de la mortalité en Europe pendant le xxe siècle », qui contient une documentation de base pour l'ana-
à l'étude sur la mortalité foetale et la mortalité infantile (étude entreprise conjointement avec les Nations Unies) a été terminée dans les délais prescrits. Cette étude paraîtra prochainement. L'OMS a suivi de près les diverses activités des différentes commissions nationales de statistiques démographiques et sanitaires. Elle a fait paraître, durant l'année, une série de 16 documents d'information et les a fait distribuer aux autres commissions nationales ainsi qu'aux institutions intéressées. L'Organisation a été en mesure de répondre à un nombre considérable de demandes de renseignements émanant de gouvernements, d'organismes semiofficiels,
La tâche assignée à l'OMS pour sa contribution
annuel du Directeur général pour 1950, ont été
lyse commentée des changements survenus, durant cette période, dans quinze pays de l'Europe occi-
dentale,8 en ce qui concerne la mortalité causée par les typhoïdes et paratyphoïdes, la scarlatine, la coqueluche, la diphtérie, la rougeole, le paludisme, la variole et le typhus ; 2) une étude sur « L'accroissement de la population du globe », présentée par pays et traitant principalement des accroissements de population depuis 1900 ; 3)
d'institutions non gouvernementales ou
de personnes qualifiées, et portant sur des questions relatives à l'établissement des statistiques de morbidité et de mortalité. Le fichier central des renseignements
démographiques a grandement facilité la tâche du fournir des avis.
un article sur les « Décès par cause, sexe et âge en Europe » 8 qui donne, pour seize pays
personnel appelé à donner ces informations et à Des avis ont été également donnés sur diverses questions de statistiques touchant les programmes de l'OMS. 9 Rapp. épidém. démogr. 1951, 50
6 Rapp. épidém. démogr. 1951, 45 -46 7 Rapp. épidém. démogr. 1951, 47 8 Rapp. épidém. démogr. 1951, 48 -49
CHAPITRE 6
MÉDICAMENTS ET AUTRES SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES Standardisation biologique Durant l'année 1951, l'activité de l'OMS dans le domaine de la standardisation biologique s'est déroulée conformément aux recommandations du Comité Travaux pour établir de nouveaux étalons et de nouvelles préparations de référence Vaccins
d'experts pour la Standardisation biologique, qui a tenu sa quatrième session en novembre 1950.1 Les deux centres internationaux spécialisés dans la préparation d'étalons biologiques, le Statens Seruminstitut de Copenhague et le National Institute for Medical Research de Londres, avec leur réseau de centres nationaux, ont poursuivi leurs travaux de recherche et de coordination des recherches sur les étalons biologiques internationaux ainsi que la distribution de ces étalons. (La carte 4 ci- dessous indique l'emplacement des centres.)
On a procédé au titrage des préparations de réféde vaccins anticholériques proposées, afin non seulement de choisir celle de ces rence internationales
préparations qui pourrait servir de vaccin de référence, mais aussi de contrôler la valeur de différentes
techniques pour procéder au -test de protection de la souris. A cet effet, six vaccins anticholériques des
types Ogawa et Inaba ont été distribués pour être titrés. Dans l'intention de faciliter ces expériences, on a fourni des cultures desséchées sous congélation du vibrion cholérique, à employer pour les réactions d'épreuves de l'immunité, ainsi qu'un lot de mucine. Des préparations -étalons desséchées du vibrion cholérique des types Ogawa et Inaba ont été établies pour la production des antisérums de diagnostic chez
Etant donné que la préparation et le titrage des
étalons proposés ainsi que le remplacement de ceux
qui existent déjà entraînent un volume de travail toujours croissant, l'OMS a accordé au National Institute for Medical Research une subvention pour lui permettre de s'assurer le concours d'un assistant à temps complet. Le choix s'est porté sur un biolo-
giste, qui a commencé ses travaux à Londres, au début de l'année. Au cours de l'année 1951, les questions suivantes ont été l'objet d'une attention spéciale : Remplacement des préparations- étalons
le lapin et envoyées au Statens Seruminstitut pour être distribuées. Cet institut a également reçu du Central Research Institute de Kasauli d'autres échantillons de sérums anticholériques de diagnostic qui seront distribués aux personnes désireuses d'utiliser cette préparation de référence. Le Statens Seruminstitut a entrepris des recherches sur des vaccins anticoquelucheux de différentes provenances qui se sont révélés efficaces chez l'homme,
L'étalon international de sérum antihistolytique, qui était épuisé, a dû être remplacé. 0,2 mg de la nouvelle préparation -étalon représente une unité internationale. Quatre cents ampoules ont été préparées.
afin d'en choisir un qui puisse être utilisé comme préparation de référence internationale. Anatoxines
Le troisième étalon international de sulfarsphénamine a été également préparé et mis en circulation.
Afin de remplacer le second étalon d'insuline, qui
Le comité d'experts, à sa quatrième session, tenue 1950, a recommandé l'établissement de deux préparations de référence provisoires d'anatoxine diphtérique, dont l'une est une anatoxine simple et l'autre en
était épuisé, on a recueilli le matériel biologique nécessaire et on a vérifié s'il était utilisable. Le matériel a paru satisfaisant, aucun facteur glycogénolytique n'a été découvert, mais un contrôle doit encore être
une anatoxine adsorbée par le phosphate d'aluminium. Le comité a invité le Statens Seruminstitut à examiner s'il serait possible d'attribuer à ces préparations une unité basée sur leur pouvoir immunisant. Des divergences d'opinion se sont fait jour quant à la possibilité d'utiliser comme matériel de référence
effectué par l'Insulin Committee de l'Université de Toronto, chargé de distribuer l'étalon international en Amérique du Nord. Plusieurs laboratoires procèdent à un titrage comparatif d'une préparation de pénicilline afin d'établir un nouvel étalon international pour cette substance ; les résultats de ces travaux seront bientôt connus. 1 Org. mnond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1951, 36
la préparation adsorbée par le phosphate d'aluminium. Certains expérimentateurs ont fait valoir que les difficultés de titrage et de préparation seraient un obstacle pratiquement insurmontable.
La préparation de référence de l'anatoxine tétanique a été distribuée à plusieurs instituts pour être titrée.
- 47 -
48
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Sérum antistreptococcique
La préparation- étalon internationale provisoire de sérum antistreptococcique a été examinée dans des laboratoires de plusieurs pays. Ces laboratoires ont rencontré certaines difficultés provenant des méthodes de titrage, mais on espère qu'il sera bientôt possible d'attribuer une unité à cette préparation.
trophine chorionique ont fait l'objet d'un examen d'ensemble, et le comité d'experts a recommandé que le National Institute for Medical Research détermine le degré d'exactitude et de précision des différentes méthodes. Plusieurs laboratoires ont entrepris
Les techniques courantes de titrage de la gonado-
un titrage comparatif de ce genre.
CARTE 4. EMPLACEMENT DES CENTRES DE PRÉPARATION DES ÉTALONS BIOLOGIQUES
s
adelohia---
I :Addis -Abab
World centres Centres mondiaux
ape Town
National centres related to world centres
iaux J Centres nationaux relies aux centres mond'
-ether national centres
Autres centres nationaux
Countries receiving standards from the world centres Pays recevant des preparations- etalons des centres mondiaux Dunedin WHO 2006
Hormones
Antibiotiques
Les travaux relatifs à l'établissement d'un étalon international d'hormone adrénocorticotrope (ACTH) se sont poursuivis mais la quantité de matériel disponible était insuffisante pour constituer la base de cet étalon. On devra, probablement, au début, en restreindre la distribution et ne l'employer que pour caractériser les étalons de travail nationaux préparés par
L'étalon international proposé pour la dihydrostreptomycine a été obtenu et des titrages ont été effec-
tués en vue de l'établissement de l'unité, basée sur l'activité d'un microgramme de dihydrostreptomycine.
Les fabricants ont été invités à faire savoir s'ils pouvaient fournir de l'auréomycine et de la terramy-
cine pour établir des étalons internationaux ; on a également demandé du matériel pour l'établissement
les centres nationaux de contrôle. Grâce au matériel fourni, on a pu établir une préparation de référence internationale d'hormone thyréotrope ; les spécifications de cette préparation seront bientôt établies. Il n'a pas été possible de se procurer d'échantillon
de la préparation internationale de référence de chloramphénicol. Un échantillon de bacitracine a été
obtenu, mais l'on n'a pas encore examiné la possibilité d'utiliser ce matériel comme préparation internationale. Vitamine B12
d'hormone de croissance susceptible de servir à l'établissement d'une préparation de référence inter-
nationale comme l'avait recommandé le comité d'experts, à sa quatrième session, car la quantité disponible de matériel purifié était très restreinte.
Des progrès ont été réalisés dans les travaux entrepris pour caractériser la préparation -étalon de vitamine B12. Il a fallu reviser l'analyse chimique d'une
MÉDICAMENTS ET AUTRES SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES
49
partie de l'échantillon de ce matériel avant de pouvoir procéder au mélange. Sérums servant à la détermination des groupes
sanguins Rh Il n'a pas été possible de réunir aussi rapidement et facilement qu'on l'avait prévu le matériel nécessaire à l'établissement des étalons des sérums anti -rh servant à la détermination des groupes sanguins. Le
Internationalis. A la fin de l'année, l'étalon canadien britannique d'oxophénarsine avait été définitivement reconnu comme étalon international ; l'étalon international de dextro -tubocurarine était prêt à être distribué et le matériel devant former la base de l'étalon
international proposé pour le dimercaprol avait été envoyé à plusieurs laboratoires nationaux pour observations.
Lister Institute de Londres aide à rassembler ce matériel. Tuberculine
Les antisérums destinés à l'identification des suspensions utilisées pour les épreuves d'agglutination dans le sérodiagnostic des rickettsioses et des infections typhoïdes et paratyphoïdes ont été desséchés
sous congélation et mis en ampoules. A la fin de l'année, ces préparations -étalons, établies sur la
De nouvelles méthodes d'essai, mises au point par le National Institute for Medical Research, ont per-
recommandation du Groupe mixte OIHP /OMS d'études sur les Rickettsioses africaines, étaient presque terminées.
mis d'autres comparaisons d'échantillons de PPD
(Pure Protein Derivative) et de IP48 (Institut Pasteur 1948) pour l'étalon international de tuberculine. Cardiolipine et lécithine
Le champ d'activité du Comité d'experts pour la Standardisation biologique a dû être élargi en sorte
qu'il comprît l'établissement d'étalons internationaux pour certaines préparations à usage vétérinaire. Au cours de l'année, un expert vétérinaire a été appelé à prêter son concours aux membres du comité d'experts.
En vue de l'établissement d'étalons de cardiolipine et de lécithine servant au sérodiagnostic de la syphilis,
la Division of Laboratories and Research du New York State Department of Health (Albany) a envoyé un lot de ces deux substances au Statens Serumins-
BCG
titut pour qu'il les distribue. Autres substances Pour donner suite à une demande du Comité d'ex-
Le comité d'experts a été invité à approuver le vaccin BCG établi par l'Institut de préparation du BCG d'Alabang (Philippines). Un expert -conseil a visité cet institut pour le compte du comité d'experts, et son rapport a été communiqué aux membres de ce comité qui ont, à l'unanimité, agréé l'Institut d'Alabang comme centre de production du BCG. Le Directeur de l'Institut Pasteur de Saïgon a fait
perts de la Pharmacopée internationale, le Comité d'experts pour la Standardisation biologique avait décidé que des étalons ou des préparations de référence seraient établis pour trois substances qui devaient figurer dans le Volume II de la Pharmacopoea CARTE 5.
savoir que la structure du laboratoire de l'Institut chargé de la préparation du BCG avait été modifiée
CENTRES DE L'OMS POUR LES SALMONELLOSES
Tokyo
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Centres de l'OMS pour les Recherches sur Iqs Salmonellae
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50
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
selon les recommandations contenues dans le rapport présenté à la suite de l'inspection de cet établissement. Les membres du comité ont, en conséquence, décidé que l'Institut de Saigon pouvait être également agréé comme centre de production du BCG. Centres internationaux Shigellae des
Unis d'Amérique, à Atlanta (Géorgie) et à Oxford (Angleterre). Le Conseil Exécutif a invité par la suite le Directeur général (résolution EB7.R63) à étudier les moyens de donner effet à cette recomman-
Salmonellae
et
des
dation. A la fin de l'année, l'enquête sur les centres des Shigellae n'était pas terminée, mais le Directeur du Statens Seruminstitut avait informé l'OMS que l'extension envisagée du Centre international des Salmonellae n'entraînerait pas un surcroît de dépenses
A la suite d'une résolution du Comité international permanent de la Nomenclature bactériolologique, le Comité d'experts pour la Standardisation biologique a recommandé 1) que le Centre internatio-
et qu'une subvention supplémentaire ne serait donc pas nécessaire.
Le Centre international des Salmonellae a continué à fournir des souches d'épreuve de salmonellae et des sérums de diagnostic aux 37 centres situés dans
nal des Salmonellae, au Statens Seruminstitut de Copenhague, devienne le Centre international des Salmonellae et des Escherichiae et 2) que des centres internationaux des Shigellae soient créés aux Etats-
différentes parties du monde (voir la carte 5 cidessus) et à recevoir des souches d'autres laboratoires aux fins de diagnostic.
Pharmacopée internationale La publication du Volume I de la Pharmacopoea Internationalis, le 30 octobre 1951, marque un progrès important dans l'unification des normes de pureté et des techniques d'essai des agents médicamenteux en vigueur dans les différents pays. Ce volume a paru en même temps en anglais et en français, et une traduction espagnole d'après les deux textes originaux est en préparation. Les premiers exemplaires en français et en anglais de cette publication ont été présentés à l'Assemblée générale de la Fédération pharmaceu-
antipaludiques et hypnotiques. Outre les substances végétales, inorganiques et organiques, décrites dans la plupart des pharmacopées, le Volume I contient des monographies de sérums, de vitamines, d'hor-
mones, ainsi que de diverses substances choisies parmi les sulfamides et les barbituriques. Les préparations- étalons biologiques et unités internationales sont celles qui ont été mises au point par le Comité d'experts pour la Standardisation biologique et
tique internationale, au cours de la séance d'ouverture, de sa quatorzième session, tenue à Rome, en septembre. La publication de ce volume a nécessité un travail considérable de la part de tous les membres du Comité d'experts pour l'Unification des Pharmacopées.2 Ont également prêté leur collaboration d'autres
La Troisième Assemblée Mondiale de la Santé avait approuvé, dans sa résolution WHA3.10, la publication de la Pharmacopoea Internationalis et recommandé aux Etats Membres d'insérer ses dispositions, après leur adoption par les autorités compétentes, dans les pharmacopées nationales. L'adoption de la Pharmacopoea Internationalis par les pays qui ont déjà des pharmacopées complètes et à jour contribuerait fortement à unifier dans le monde les normes relatives aux médicaments. La Pharmacopoea Internationalis ne saurait, juridiquement parlant, entrer en conflit avec les pharmacopées nationales, car elle n'aura de caractère officiel dans un pays que dans la mesure où le gouvernement de ce pays en
comités d'experts de l'OMS, de nombreuses organisations internationales et nationales (en particulier, l'Union internationale de Chimie pure et appliquée, la Fédération pharmaceutique internationale, l'Association médicale mondiale, l'Organisation internationale de Normalisation, le Bureau international des Poids et Mesures et les commissions nationales de la pharmacopée) ainsi que des chercheurs et des spécialistes du monde entier. Le Volume I contient 200 monographies présentant des descriptions, des normes, des épreuves et essais qui
aura ainsi décidé. Elle sera particulièrement utile aux pays dont les pharmacopées nationales ont besoin d'être revisées ou mises à jour. On espère que ces pays, de même que ceux qui n'ont pas encore de pharmacopée nationale, adopteront la Pharmacopoea Internationalis intégralement et sans modification comme pharmacopée officielle. A mesure que se poursuivait l'élaboration de l'ouvrage et que se développait le programme, il devint évident que la mise au point de tous les textes dont
constituent un ensemble aussi complet que possible de spécifications pour le contrôle de chaque médicament. Quarante -trois appendices décrivent des épreuves et méthodes d'ordre général et fournissent certaines précisions complémentaires. Les monographies offrent un choix représentatif des éléments les plus intéressants des différents groupes pharmacologiques tels
que anesthésiques, analgésiques,
on envisageait l'insertion dans la pharmacopée ne pourrait pas être achevée dans un délai raisonnable. Pour certaines substances, par exemple pour les antibiotiques, les progrès scientifiques étaient si rapides qu'il sembla préférable d'attendre un certain
2 Appelé depuis : Comité d'experts de la Pharmacopée internationale.
MÉDICAMENTS ET AUTRES SUBSTANCES THÉRAPEUTIQUES
51
temps avant d'essayer de définir des étalons interna-
tionaux. Il a donc été décidé de faire paraître la Pharmacopoea Internationalis en deux volumes. La
préparation du Volume II est déjà très avancée : 134 monographies et 9 appendices étaient terminés lors de la neuvième session du Comité d'experts de
nales la protection désirée dans les territoires des pays qui sont parties à la Convention internationale pour la Protection de la Propriété industrielle, et de proposer l'inclusion de dispositions appropriées dans cette convention.
la Pharmacopée internationale (du 29 octobre au 3 novembre 1951). Ce volume contiendra des mono-
Les travaux relatifs à l'établissement d'une liste de synonymes de médicaments figurant dans le Volume I de la Pharmacopoea Internationalis se sont poursuivis. Cette liste, qui sera ensuite publiée, aura une utilité pratique certaine pour les médecins et les
graphies sur les antibiotiques, sur certaines préparations biologiques et sur certaines hormones (y compris les différentes insulines), sur des solutions injectables, sur des comprimés, sur certaines teintures
pharmaciens. On prépare également une liste de synonymes pour les médicaments à inclure dans le Volume II. Les informations recueillies au sujet des propriétés pharmacologiques, aussi bien que de l'emballage, de l'étiquetage et des sources d'approvisionnement des nouvelles substances pharmaceutiques compléteront utilement les listes des dénominations communes internationales et de leurs synony-
et sur quelques -unes des nouvelles substances chimiques
appendices sur les épreuves de contrôle qui s'y rapportent.
organiques synthétiques ainsi que
des
Des mesures ont été prises pour substituer les dispositions de
la
Pharmacopoea Internationalis 1929
à celles des dispositions techniques de l'Arrangement de Bruxelles de
mes, et permettront d'autre part de répondre aux demandes de renseignements à leur égard. Afin d'encourager les administrations sanitaires
qui diffèrent des
spécifications figurant dans le Volume I de cette pharmacopée.
En exécution de la résolution WHA3.11, adoptée par la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé, deux listes, établies par le Sous -Comité des Dénominations communes et comprenant ensemble 520 noms génériques pour des médicaments susceptibles d'être inclus dans la Pharmacopoea Internationalis, ont été soumises aux Etats Membres, qui furent invités à reconnaître officiellement et à approuver ces dénominations, ainsi qu'à prendre toutes dispositions utiles en vue d'empêcher leur utilisation à des fins illicites, en particulier, l'octroi à des fabricants de droits de propriété exclusifs sur lesdites dénominations. A la fin de l'année, plusieurs pays avaient accepté d'accorder la protection demandée. Conformément à l'article 21 d) et e) de la Constitution, une réglementation visant à protéger juridiquement ces dénominations communes internationales sera élaborée et soumise à l'Assemblée Mondiale de la Santé.
des Etats Membres à collaborer efficacement au contrôle des substances pharmaceutiques, l'OMS a poursuivi la préparation d'une conférence sur ce sujet, qui aura lieu au cours de l'automne de 1953. A la fin de 1951, 52 Etats Membres, répondant à une demande de l'OMS, ont envoyé des renseignements
sur les méthodes de contrôle et les lois en vigueur dans leur pays. L'Association médicale mondiale et la Fédération pharmaceutique internationale ont également étudié les problèmes que pose le contrôle des substances pharmaceutiques. Les autorités compétentes en matière de pharmacopée et de contrôle des médicaments, au Canada, en Italie et aux Etats -Unis d'Amérique, ont été consultées sur ce sujet. Un certain nombre de bourses ont été accordées
pour l'étude des méthodes de contrôle des subs-
tances pharmaceutiques et de préparation des phar-
L'Union internationale pour la Protection de la Propriété industrielle a accepté d'étudier les moyens d'assurer aux dénominations communes internatio-
macopées. La plupart des boursiers s'occupaient déjà, dans leur pays, du contrôle des substances pharmaceutiques, et l'on pense que leurs travaux de recherche seront des plus utiles pour les autorités sanitaires de leur pays.
Antibiotiques Les difficultés qu'éprouvent les Etats Membres à obtenir des renseignements sur les techniques de production et sur les recherches qui se poursuivent
recherches sur les antibiotiques et formerait des spécialistes pour ces travaux, a fait du chemin. Le premier institut national de recherche agréé comme
dans le nouveau domaine des antibiotiques ont conduit à la création d'un Comité d'experts des
centre de formation a été l'Istituto Superiore di Smith., à Rome ; avec la collaboration de l'OMS et du Conseil pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales, cet institut a organisé un colloque à Rome, du 25 au 30 juin 1951. Les participants ont appuyé avec enthousiasme l'idée
Antibiotiques, lequel a été convoqué à Genève en avril 1950. Ce comité a recommandé plusieurs métho-
des pour aborder les divers problèmes auxquels se heurtent les Etats Membres et, pendant 1951, l'Or-
ganisation a mis sur pied un programme tenant
compte des suggestions du comité L'idée, tout d'abord émise par le comité, de réunir un certain nombre d'instituts nationaux de recherche
de ce groupe international. Des représentants du Département de Biochimie de l'Université de Wisconsin et de l'Université Rutgers de New Brunswick
en un groupe international qui procéderait à des
(New Jersey) ont déclaré qu'ils étaient disposés à prendre part à l'exécution du programme et qu'ils
52
ACTIVITÍ3 DE L'OMS EN 1951
fourniraient, dans toute la mesure de leurs moyens, les facilités nécessaires pour former du personnel scientifique et technique. Pendant l'année, on a inscrit de nouveaux noms au Tableau d'experts des Antibiotiques, afin de four-
nir aux membres du personnel d'instituts de toutes les parties du monde l'occasion de se rencontrer. (Pour la chapitre 7.)
production
des
antibiotiques,
voir
Drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie L'application de la convention destinée à limiter la fabrication et à réglementer la distribution des stupéfiants impose à l'Organisation Mondiale de la Santé certaines obligations d'ordre technique et consultatif. En 1951, elle a porté à la connaissance du Secrétaire général des Nations Unies que, conformément au Protocole du 19 novembre 1948,3 plaçant général pour 1950,6 et à la fin de l'année elle procédait à l'analyse des réponses obtenues.
sous contrôle international certaines drogues non visées par la Convention de 1931, elle considérait dix substances comme étant susceptibles d'engendrer
L'OMS a maintenu une collaboration étroite avec le Comité central permanent de l'Opium et l'Organe de Contrôle des Stupéfiants des Nations Unies, et s'est fait représenter aux différentes réunions de ces organismes, au cours desquelles il a été nécessaire d'expliquer les travaux de l'OMS, notamment sur les nouvelles drogues synthétiques et sur la diacétylmorphine.
la toxicomanie et tombant, par conséquent, sous le coup des dispositions de l'article 1, paragraphe 2, Groupe I de la Convention ; 4 en outre, elle a considéré que la dihydrocodéine et l'acétyldihydrocodéine pouvaient être transformées en un produit susceptible d'engendrer la toxicomanie et, comme telles, devaient être assujetties aux dispositions concernant les drogues
En avril 1951, l'Organisation s'est fait représenter à la sixième session de la Commission des Stupéfiants,
tenue à New -York. A cette session, la Commission des Stupéfiants a examiné de très près les définitions établies par le Comité d'experts de l'OMS pour les Drogues susceptibles d'engendrer la Toxicomanie ; 8
énumérées à l'article 1, paragraphe 2, Groupe IL Au cours de l'année, l'OMS a suivi de très près la mise au point de nouvelles substances synthétiques pour déterminer si quelques -uns de ces produits qui ne sont pas encore commercialisés n'offraient pas certains avantages sur ceux qui existent déjà sur le marché. En mars 1951, elle a adressé une lettre de rappel aux pays qui n'avaient pas encore répondu à la demande d'informations sur l'emploi ou la suppression de l'emploi de la diacétylmorphine (héroïne)
elle n'a pas étudié en détail l'élaboration de la
convention unique qui doit être préparée par les Nations Unies et qui doit englober les conventions et protocoles actuellement en vigueur ; mais elle examinera cette convention ainsi que le rapport de la Commission d'enquête sur la feuille de coca à sa
prochaine session, qui aura probablement lieu à New -York en 1952.
Pendant son séjour aux Etats -Unis d'Amérique, un expert venant du Bureau du Siège a visité plusieurs
mentionnée dans le Rapport annuel du Directeur 3 Article 1, paragraphe 3 4 Ces substances sont : Ester éthylique de l'acide méthy -1 phényl -4 pipéridine carboxylique -4 (sous forme de chlorhydrate, connu sous les noms de dolantine, démérol, péthidine, isonipécaïne, etc.) ; Chlorhydrate d'éthyl cétone (hydroxyphényl -3) -4 méthyl -1 pipéridyl -4 (connu sous le nom de céto -bémidone) ; Ester éthylique de l'acide méthyl -1 metahydroxyphényl -4
centres s'occupant des problèmes que posent la toxicomanie et l'alcoolisme ; il a fait des conférences au United States Public Health Service Hospital de
Lexington, qui se spécialise dans le traitement des toxicomanes, et y a pris part à des discussions sur l'héroïnomanie chez les jeunes gens.
Des conférences sur des questions relatives à la toxicomanie et sur les activités de l'OMS ont été données à la Commission nationale de contrôle des Drogues engendrant la Toxicomanie, à Rio -de- Janeiro,
pipéridine carboxylique -4 (connu sous le nom de bémidone) ; Alpha -diméthyl -1,3 phényl -4 propionoxy -4 pipéridine
à la Faculté de Médecine de Sao -Paulo, à la Société médicale de Santos, à la. Société de Médecine légale
(désigné par le symbole NU -1196, connu sous le nom de nisentil) ; Béta -diméthyl -1,3 phényl -4 propionoxy -4 pipéridine (éga-
et de Toxíícologie, au Ministère de la Santé, à la Faculté de Médecine et la Faculté de Pharmacie de Buenos -Aires.
lement désigné par le symbole NU -1779) ; Diphényl -4,4 diméthylamino -6 heptanone -3 (également connu sous les noms de méthadone, amidone, dolophine, adanon, etc.) ; Diphényl -4,4 méthyl -5
diméthylamino -6
(connu sous le nom de isométhadone) ; Diméthylamino -6 diphényl -4,4 heptanol -3
hexanone -3
A Buenos -Aires, le représentant de l'OMS a présidé à des discussions sur l'alcoolisme, qui ont eu lieu sous les auspices du Ministère de la Santé. Des contacts ont été établis avec différents groupements s'occupant de l'alcool et de l'alcoolisme aux EtatsUnis d'Amérique, notamment avec la Yale School for the Study of Alcohol et avec les Alcoholics Anony-
désigné par le symbole N.I.H. -2933) ;
(également
Diméthylamino -6 diphényl -4,4 acétoxy -3 heptane (égale-
mous. (Pour les autres travaux sur l'alcoolisme, voir page 16). 5 Actes off. Org. mond. Santé, 30, 43 8 Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 1950, 21, 7
ment désigné par le symbole N.I.H. -2953) ; Morpholino -6 diphényl -4,4 heptanone -3 (également désigné par le symbole CB -11 et connu sous les noms de heptazone ou heptalgine).
LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE AU SALVADOR
Un conseiller technique d'une équipe de démonstration antituberculeuse de l'OMS initie les techniciens locaux au mode d'entretien du matériel de radiologie.
Le laboratoire central de diagnostic du Dépar-
tement d'Hygiène publique de San Salvador (l'OMS a contribué à son équipement).
Le
principal du projet antituberculeux de l'OMS préparent un malade pour un pneumothorax.
directeur médical et le conseiller
LUTTE CONTRE LE PALUDISME
Le chef d'une équipe de l'OMS opérant
dans la région d'Ernad de l'Etat de Madras examine des larves de moustiques.
Le contremaître d'une équipe
de l'OMS envoyée à Tchiengmai (Thaïlande) inscrit sur le mur d'une maison la date pulvérisation au
de la DDT.
Un collecteur d'indans la forêt.
Une
sectes au travail dans une cabane isolée
pulvériseurs attachées à l'équipe de l'OMS opé-
des
escouades de
rant dans l'Orissa fait son
entrée dans un village.
CAMPAGNE CONTRE
LE TYPHUS EN AFGHANISTAN
Un groupe d'infirmières
qui participèrent à une
campagne d'épouillage à Kaboul et Kandahar, sous la direction du personnel technique de l'OMS.
PHARMACOPOEA INTERNATIONALIS 98 PHARMACOPOEA INTERNATIONALIS
EMETINI HYDROCHLORIDUM CH,O OCH,
CH,O
OCH,
CCCCC 1,H jN\C/CC=HS
H,
H,
, ¿CF
+I
+1
H,C\C P.M. 553,6 Le Chlorhydrate d'Emétine est le chlorhydrate d'un alcaloïde, l'émétine, contenant une quantité variable d'eau de cristallisation. Il ne contient pas moins de 85,0 pour cent, ni plus de 90,0 pour cent d'émétine C29H4004N2, calculé par rapport à la substance desséchée à poids constant dans le vide en présence d'acide sulfurique R. Caractères. Poudre cristalline incolore ; inodore ; saveur amère; jaunit par exposition à la lumière. Solubilité. Facilement soluble dans l'eau, dans l'éthanol (90 pour cent) R et dans le chloroforme R C29H4004N2, 2C1H
Réactions d'identité A. Saupoudrez avec une petite quantité pulvérisée la surface de I ml d'acide sulfurique R contenant 0,005 g de trioxyde de molybdène R ; il se produit
une brillante coloration verte. B. Donne les réactions caractéristiques des chlorures. Céphéline. Dissolvez 0,5 g dans 50 ml d'eau, ajoutez 10 ml d'hydroxyde de sodium ST et agitez avec des fractions successives de chloroforme R
jusqu'à complète extraction de l'émétine. Lavez chaque extrait chloroformique successivement avec les deux mêmes quantités d'eau, chacune de 10 ml, et ajoutez les eaux de lavage au liquide aqueux alcalin. Acidifiez le mélange avec de l'acide chlorhydrique dilué R, rendez -le de nouveau juste alcalin avec de l'ammoniaque diluée ST, et agitez avec des quantités successives de chloroforme R jusqu'à complète extraction de la céphéline. Lavez chaque extrait chloroformique successivement avec les deux mêmes
quantités d'eau, chacune de 10 ml. Introduisez les solutions chloroformiques dans un flacon taré; éliminez le solvant, ajoutez 2 ml d'éthanol absolu R, séchez à 1000 et pesez ; le résidu ne pèse pas plus de 0,005 g.
Acide libre. Une solution de 0,1 g dans 10 ml d'eau n'exige pas plus de 0,5 ml d'hydroxyde de sodium 0,02 N pour sa neutralisation en présence de rouge méthyle ST comme indicateur.
Frontispice d'une des plus anciennes pharmacopées, la Pharmacopoea Amateiredamenaia, parue en 1636.
Une page de l'édition française de la Pharmacopoea Internationalis, publiée par l'OMS en 1951.
CHAPITRE 7
FOURNITURE DES MÉDICAMENTS ET DU MATÉRIEL ESSENTIELS Service de fournitures Un service de fournitures destinées aux Etats Membres a été établi au cours de l'année 1951, conformément aux décisions des Première et Deuxième
Assemblées Mondiales de la Santé,' et dans le cadre des livraisons de fournitures et de matériel pour les programmes ordinaire et d'assistance technique. Ce service donne des renseignements techniques sur le lieu d'origine, les prix et la convenance des diffé-
que l'Organisation puisse s'acquitter de cette tâche, il est notamment indispensable que la somme nécessaire soit versée en une ou plusieurs monnaies, avant que les ordres d'achat ne soient passés, car le Directeur général ne possède ni l'autorisation ni les ressour-
ces voulues pour financer de telles opérations au moyen des fonds de l'OMS. Les principes suivant lesquels ce service de fourni-
rentes catégories de fournitures et de matériel ; il achète et expédie les fournitures pour le compte des
gouvernements, donne des avis sur les méthodes d'achat et sur les estimations de dépenses afférentes aux projets sanitaires, signale aux autorités compétentes les problèmes majeurs de l'approvisionne ment en fournitures. informations satisfaisantes sur le lieu d'origine et les prix des fournitures ainsi que sur le coût des projets, il importe que, de temps à autre, elle procède elle -même à des achats : en effet, il est évident que les fabricants ne prendront pas au sérieux les demandes de renseignements qui leur sont adressées si celles -ci ne sont pas suivies parfois de commandes. L'OMS fournit aux gouvernements des précisions sur les conditions auxquelles elle peut acquérir des fournitures pour le compte des Etats Membres, lorsqu'un devis lui est communiqué ou lorsque ces gouvernements lui demandent d'effectuer des achats en leur nom. Pour
tures a été établi ont été approuvés par le Conseil Exécutif, à sa huitième session, dans la résolution EB8.R53.
Pour que l'OMS soit en mesure de donner des
De juillet à octobre 1951, les gouvernements des Etats Membres ont demandé à l'Organisation Mondiale de la Santé d'acheter des fournitures pour un montant de $1.646.000 ; des demandes de renseignements ont également été reçues en vue d'autres
acquisitions dont le montant s'élève à plus d'un
demi- million de dollars. En outre, l'OMS a été chargée par l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -
Orient et par l'Agence des Nations Unies pour le Relèvement de la Corée, d'acheter des fournitures et du matériel médical d'une valeur totale de $125.000. Au cours de l'année, l'OMS a établi des listes -types
de matériel essentiellement destiné aux projets de démonstrations pratiques et à certaines autres activités.
Insecticides Il incombe à l'OMS d'appeler l'attention sur tous les problèmes importants que pose, en hygiène publique, l'approvisionnement en fournitures, afin que les autorités compétentes puissent les résoudre. Le taire Panaméricain et de l'Organisation Mondiale de la
grave problème de la pénurie des insecticides à base de chlore destinés à des campagnes d'hygiène publique a été discuté par la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, qui a demandé, dans sa résolution WHA4.30, que les Nations Unies, par l'intermédiaire de leurs commissions économiques, établis-
Santé - interventions énergiquement appuyées par le United States Public Health Service - la United States National Production Authority a décidé, en juillet 1951, qu'une quantité supplémentaire de DDT
technique (jusqu'à concurrence de 15 millions de livres anglaises) pourrait être exportée des Etats -Unis
sent un groupe de travail chargé de rechercher les causes de cette pénurie et de formuler des recomman-
d'Amérique pendant le reste de l'année pour satisfaire des besoins d'ordre sanitaire et agricole, cette décision étant prise dans l'intérêt de la santé mondiale, afin d'assurer l'exécution ininterrompue de certains programmes de santé publique. Les Etats Membres ont immédiatement été informés de l'octroi
dations sur les moyens d'y remédier. A la suite des interventions de diverses organisations qui s'occupent des questions sanitaires, notamment du Bureau Sani1 Actes off. Org. mood. Santé, 13, 310 ; 21, 48
de cette priorité. A la fin du mois d'octobre, les quantités attribuées à ce titre à un certain nombre de pays étaient, ou complètement, ou à peu près épuisées, et l'OMS a entrepris de nouvelles démarches
- 53 -
54
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
en vue d'aider les pays dont les besoins n'étaient pas encore pleinement assurés pour l'année 1952. Une réunion officieuse des représentants des associations de producteurs européens d'insecticides a,
en outre, été organisée au mois de juillet par la
d'abord, la production de certaines matières premières indispensables et l'on croit savoir que, dans la plupart de ces pays, des plans ont été élaborés pour l'exécution d'autres projets industriels visant ce même but. Les difficultés que ces enquêtes ont fait apparaître
Commission Economique des Nations Unies pour l'Europe, avec l'active collaboration de l'OMS. Diverses questions de production y ont été examinées
et des suggestions ont été émises sur les meilleurs moyens de les résoudre. Le Conseil Economique et Social, au cours de sa treizième session, a demandé au Secrétaire général de constituer un groupe de travail chargé d'étudier la situation mondiale en ce qui concerne l'offre et la demande de certains insecticides 2 (voir Partie III, chapitre 17) ; l'OMS a préparé une documentation et des statistiques à l'intention de ce groupe de travail,
n'ont pas été sous -estimées, et les gouvernements n'ont pas été encouragés à entreprendre la production d'insecticides sans une perspective raisonnable de succès. Avant qu'une production locale ne paraisse justifiée, il a fallu déterminer dans quelle mesure des programmes sanitaires avaient été mis en oeuvre et permettraient d'absorber les insecticides fabriqués ; les disponibilités en matières premières, les capitaux à investir et les coûts de production, l'emplacement proposé pour l'usine et les plans concernant l'administration du projet ont également exigé des études. Il ressort de ces enquêtes que certains pays ne sauraient pratiquement envisager de produire eux -mêmes les insecticides dont ils ont besoin. Ceylan et le Pakistan recevront une aide financière du FISE pour l'acquisition de matériel ; l'Egypte et l'Inde ont également demandé l'assistance de cette
qui se réunira en février 1952.
Un autre service que peut assurer l'OMS, et à
l'égard duquel les gouvernements ont manisfesté un vif intérêt, consiste à fournir à ceux -ci des avis et une assistance technique en matière de production d'in-
secticides et d'antibiotiques. Au cours de l'année, des enquêtes ont été menées au Brésil, à Ceylan, en Egypte, dans l'Inde et au Pakistan, afin de déterminer dans quelle mesure une production locale d'insecticides était réalisable. Dans la majorité des cas, on a constaté qu'il serait nécessaire d'organiser, tout
organisation. Les conseils techniques qu'exige la réalisation de ces projets sont donnés par l'OMS. Les sessions tenues en 1951 par le Comité d'experts
des Insecticides sont décrites dans la Partie I, chapitre 3, page 30.
Production d'antibiotiques En ce qui concerne la production des antibiotiques,
l'OMS a également continué de fournir des avis et de prêter aux gouvernements une assistance de carac-
forme de conseils techniques. Les gouvernements en question ont accepté que ces nouveaux centres servent non seulement à la formation de leurs propres collaborateurs, mais également à celle de personnel venant d'autres centres.
tère technique. Elle a effectué des enquêtes dans certains Etats intéressés à la question et s'est efforcée d'aider leurs gouvernements à établir des centres
de production. Le FISE a fourni des fonds pour l'acquisition de matériel, à l'intention de l'Inde, et de matériel supplémentaire destiné à compléter celui qui existait déjà en Yougoslavie ; cet appui a été accordé sur la recommandation technique de l'OMS, qui doit également fournir une aide sous la 2 Document des Nations Unies E/2119
Plusieurs autres pays ont demandé des avis, dans le courant de l'année, et des plans ont été établis en vue d'effectuer de nouvelles enquêtes. Par suite des difficultés que rencontre la formation du personnel technique, l'OMS a conseillé à certains gouvernements
d'étudier soigneusement le problème avant de se lancer dans une production nationale d'antibiotiques. (Pour les recherches sur les antibiotiques, voir chapitre 6.)
CHAPITRE 8
PUBLICATIONS ET SERVICES DE DOCUMENTATION Publications
Siège ont établi une documentation publicitaire spéciale ainsi qu'une liste d'adresses pour la distribution d'exemplaires de presse. La préparation de l'édition espagnole a été confiée au Bureau régional de l'OMS pour les Amériques. Des commandes ont été reçues pour un nombre considérable d'exemplaires
Une description générale des publications régulières de l'OMS a été donnée dans le Rapport annuel pour 1950. Cette année -là, l'innovation la plus importante, dans le programme des publications, avait été la parution des vingt -neuf premiers numéros
de la Série de Rapports techniques. En 1951, le fait le plus saillant a été la publication de sept nouveaux numéros de la nouvelle Série de Monographies, dont le premier fascicule avait paru à la fin de 1950. Un autre événement marquant a été la parution,
de la Pharmacopoea Internationalis avant même sa parution. Série de Monographies
le 30 octobre, du Volume I de la Pharmacopoea Internationalis, édité séparément en anglais et en français. Il convient également de mentionner deux publications qui ont paru pour la première fois en 1951, à savoir la Liste internationale des Centres de traitement pour Maladies vénériennes dans les Ports et la Partie I des Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles 1939 -1946.
L'accueil fait à la Série de Monographies a pleinement justifié les espérances placées dans cette publication ; certaines de ces monographies ont fait l'objet de nombreux commentaires favorables dans la presse ainsi que dans les publications médicales, et la vente a été considérable. Cette série comprend actuellement les monographies suivantes : No 1. Les aspects psychiatriques de la délinquance juvénile, L. Bovet
Le Conseil Exécutif, lors de sa huitième session, a chargé son Comité permanent des Questions administratives et financières de poursuivre l'étude de la structure et de l'efficacité du travail de l'Organisation et a suggéré que la question des publications figure au nombre de celles qui doivent faire l'objet d'un examen spécial. Un rapport sur les publications a donc été préparé et sera soumis à ce comité lors de sa réunion de janvier 1952. Bulletin
Sept numéros du Bulletin ont été publiés durant l'année ; 1 l'Organisation s'est ainsi rapprochée de la réalisation du voeu formulé par la Troisième Assem-
blée Mondiale de la Santé (WHA3.63) et tendant à ce que cette publication paraisse plus fréquemment. Les numéros publiés comprenaient diverses études importantes qu'il a été jugé opportun de rééditer dans la Série de Monographies (voir ci- dessous) ainsi que les
(paru en anglais et en français) Soins maternels et santé mentale, J. Bowlby (paru en anglais et en français) No 3. Lutte antipaludique par les insecticides à action rémanente, E. J. Pampana (paru en français seulement) No 4. Experiment in Dental Care, J. T. Fulton (paru en anglais seulement) No 5. Atlas of Framboesia, K. R. Hill, R. Kodijat, M. Sardadi (paru en anglais seulement) No 6. Cardiolipin Antigens, Mary C. Pangborn, F. Maltaner, V. N. Tompkins, T. Beecher, W.R. Thompson, Mary Rose Flynn No 2. No 7.
(paru en anglais seulement) Le coût de la maladie et le prix de la santé, C. -E. A. Winslow
deux premiers articles d'une série d'études consacrées à la peste, qui seront ultérieurement réunies pour constituer un manuel sur cette maladie. Suppléments au Bulletin
(paru en anglais et en français) Il a été nécessaire de procéder, en automne, à un nouveau tirage des deux premières monographies de cette série. Recueil international de Législation sanitaire
Un seul supplément au Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé a été publié durant l'année : la Pharmacopoea Internationalis, parue séparément en anglais et en français ainsi qu'il a été indiqué plus haut. Pour préparer cette publication, les services du 1 L'un de ces numéros porte la date 1950, car il était sous presse à la fin de cette année.
Le Recueil continue à paraître sous la forme qui lui a été donnée en 1950. Certains Etats Membres incombe, en vertu de l'article 63 de la Constitution, de communiquer sans délai à l'Organisation les lois
n'ayant pas encore rempli l'obligation qui leur et règlements importants concernant la santé, le Recueil n'est pas, à l'heure actuelle, aussi complet
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56
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
qu'il devrait l'être. Toutefois, la coopération de la Bibliothèque de l'Office européen des Nations Unies
a permis de combler un grand nombre de lacunes qui, autrement, eussent été inévitables.
Des conversations ont eu lieu, durant l'année, avec des membres du Secrétariat de la FAO au sujet
dans les Ports, la Partie I des Statistiques épidémiologiques et démographiques annuelles 1939 -1946, et les Periodica Medica Mundi (publiés conjointement avec l'UNESCO), qui avaient été mentionnées dans
le Rapport annuel pour 1950 comme étant sous publications épidémiologiques et statistiques.
presse, ont paru en 1951. On trouvera ci- dessus, dans
d'une nouvelle série législative que cette dernière institution envisage de publier prochainement. Les arrangements officieux conclus avec les Nations Unies et le Bureau International du Travail en vue d'éviter tout double emploi dans la publication de la documentation législative ont été maintenus en vigueur. Chronique
le chapitre 5, des indications concernant d'autres Distribution et Ventes
Au cours de l'année, on s'est spécialement efforcé
d'établir une liste mondiale d'adresses des périodiques de caractère technique et scientifique auxquels devraient être envoyés des exemplaires de presse
A partir du début de 1951, le Bureau régional de l'OMS pour les Amériques a été chargé de prendre les dispositions nécessaires en vue d'assurer la traduction, la publication et la distribution de l'édition espagnole de la Chronique. L'édition russe continue à paraître avec un certain retard. Série de Rapports techniques
des publications de l'OMS, accompagnés de brèves notices analytiques et d'indications bibliographiques. Le premier catalogue complet des publications de
l'OMS a été distribué au début de l'année. Pour
assurer une vente satisfaisante des publications techniques, il est évidemment nécessaire de créer un réseau
Le quarante -cinquième numéro de cette série a paru à la fin de l'année. La presse technique et scientifique a accueilli avec un vif intérêt les publications de cette série, et certains de ces rapports ont atteint des chiffres de vente si considérables qu'il a été nécessaire de les réimprimer. Actes officiels
suffisant de dépositaires, mais l'élément de succès le plus important est l'accueil réservé à ces publications dans la presse technique et scientifique. Bibliothèque et services de documentation
Grâce à l'enrichissement de la bibliothèque et à l'amélioration des moyens dont elle dispose, ses services ont été utilisés dans une mesure croissante, non seulement par les membres du Secrétariat, mais également par les spécialistes des questions sanitaires des Etats Membres. A l'occasion des discussions techniques qui ont
Il a été publié, en 1951, six numéros des Actes officiels de l'Organisation Mondiale de la Santé, comprenant le Rapport annuel du Directeur général pour 1950, le Programme proposé et Prévisions budgétaires pour 1952, les rapports sur les septième et
eu lieu durant la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, l'OMS avait aménagé à l'intention des délégués une bibliothèque spéciale contenant environ 250 ouvrages, rapports, réimpressions et photocopies, ainsi qu'une collection de prospectus d'écoles
huitième sessions du Conseil Exécutif, le Rapport financier, let janvier -31 décembre 1950, et le Rapport du Commissaire aux Comptes. Les Actes de la Qua-
trième Assemblée Mondiale de la Santé et de la
de médecine et d'écoles de santé publique, et présentant en outre aux délégués un ensemble d'ouvrages médicaux récemment publiés dans les divers domaines
Commission spéciale créée par l'Assemblée Mondiale
de la Santé pour l'examen du Règlement sanitaire international étaient sous presse à la fin de l'année. Les Résolutions et Décisions de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, ainsi qu'un Tableau comparatif destiné à faciliter l'application du Règlement sanitaire international, ont été publiés sous forme de
tirages à part en attendant la parution des volumes complets.
intéressant l'Organisation. Cette bibliothèque spéciale a fourni aux délégués plus de 500 photocopies ou réimpressions d'articles techniques. En plus de son utilité, comme source d'informations générales pour les discussions techniques, cette bibliothèque a permis d'attirer l'attention des délégués sur les services que l'Organisation est à même d'assurer aux Etats Membres en matière de bibliothéconomie ; de nombreux délégués qui ont visité la bibliothèque centrale de l'OMS ont demandé, par la suite, à bénéficier de ces services.
Une troisième édition du Recueil des Documents fondamentaux a été publiée avant la réunion de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé et une quatrième édition de ce recueil, complétée par un index détaillé, a été préparée dans le courant de l'année pour paraître au début de 1952. Publications diverses Trois publications, à savoir, la Liste internationale des Centres de traitement pour Maladies vénériennes
Le bibliothécaire du Ministère de la Santé d'un Etat Membre a effectué, durant l'année, un stage de perfectionnement de trois mois à la bibliothèque de
l'OMS. C'est le second boursier de l'OMS qui ait bénéficié d'une formation de ce genre au Siège de l'Organisation.
CARTE 6.
BIBLIOTHÈQUES DÉPOSITAIRES DES PUBLICATIONS DE L'OMS
AFGHANISTAN
CÔTE DE L'OR
EGYPTE
FRANCE
JAPON
ROYAUME -UNI
Kaboul ALBANIE
Achimota CUBA
Le Caire Alexandrie EQUATEUR
Tirana ALLEMAGNE
Lyon Nancy Paris GRÈCE
Tokio KENYA
La Havane DANEMARK
Nairobi LIBAN
Dresde Gottingen ARABIE SAOUDITE
Quito Copenhague ESPAGNE
Athènes GUATEMALA
Beyrouth LUXEMBURG
Aberystwyth Belfast Cambridge Edimbourg Londres Oxford SALVADOR
Djeddah ARGENTINE
Madrid ETATS -UNIS D'AMÉRIQUE
Guatemala HAITI
Luxembourg MEXIQUE
San -Salvador SINGAPOUR
Buenos -Aires
Tucuman AUSTRALIE
Berkeley, Californie Los Angeles, Californie
Port -au- Prince HAWAII
Mexico NICARAGUA
Singapour SOUDAN
Canberra A.C.T. Sydney AUTRICHE
Vienne BELGIQUE
Bruxelles BIRMANIE
Rangoon BRÉSIL
San Francisco, Californie Stanford University (Palo Alto), Californie Denver, Colorado New Haven, Connecticut Washington, D.C. Chicago, Illinois Evanston, Illinois
Honolulu HONDURAS
Managua NIGERIA
Khartoum SUEDE
Tegucigalpa HONGRIE
Ibadan NOR VEGE
Stockholm SUISSE
Budapest ILES FIDJI
Oslo NOUVELLE -ZÉLANDE
Suva INDE
Wellington OUGANDA
Berne Genève Zurich SYRIE
Rio -de- Janeiro BULGARIE
Sofia CANADA
Urbana, Illinois Bâton Rouge, Louisiane New Orleans, Louisiane Baltimore, Maryland Bethesda, Maryland Boston, Massachusetts Ann Arbor, Michigan Minneapolis, Minnesota St. Louis, Missouri Princeton, New Jersey Albany, N.Y.
New -Delhi IND ONÉSIE
Makerere PAKISTAN
Damas TANGANYIKA
Dar -es- Salaam TCHÉCOSLOVAQUIE
Djakarta IRAK
Karachi Lahore PANAMA
Prague THAYLANDE
Montréal Ottawa Vancouver CEYLAN
Bagdad IRAN
Panama PAYS -BAS
Bangkok TURQUIE
Téhéran IRLANDE
La Haye PÉROU
Ankara UNION SUD -AFRICAINE
Colombo CHILI
Dublin ISLANDE
Santiago CHINE
Ithaca, N.Y. New -York, N.Y.
Lima PHILIPPINES
Nanking Pei -Ping COLOMBIE
Chapel Hill, North Carolina Cleveland,
Reykjavik ISRAEL
Manille POLOGNE
Le Cap URSS Moscou URUGUAY
Ohio
Bogotá CONGO BELGE
Providence, Rhode Island Nashville, Tennessee Galveston, Texas FINLANDE
Jérusalem ITALIE
Varsovie PORTUGAL
Montevideo VENEZUELA
Milan Rome JAMAYQUE
Lisbonne RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
Caracas YOUGOSLAVIE
Léopoldville Costermansville
Helsinki
Mona
Ciudad Trujillo
Belgrade Zagreb
CHAPITRE 9
INFORMATION Le Rapport annuel pour 1950 faisait état des difficultés qu'éprouvait l'Organisation à répondre aux demandes toujours plus nombreuses de renseignements touchant son activité. Si ces difficultés subsistent, l'OMS, durant l'année écoulée, a néanmoins été en mesure d'y faire face de manière plus satisfaisante, en utilisant diverses méthodes propres à faire connaître son effort, et, notamment, en recourant aux moyens visuels d'information. Comme on publicitaires. On envisage de faire paraître, en 1952, des éditions dans plusieurs autres langues.
Une cinquième édition, entièrement revisée, du dépliant intitulé : L'OMS... ce qu'elle est... ce qu'elle fait... comment elle fonctionne, a été publiée en français et en anglais. Des éditions en plusieurs
autres langues paraîtront au début de 1952. La
le verra plus loin, un projet important, placé sous le signe de la lutte de « l'Homme contre la maladie » et mettant en ceuvre plusieurs procédés d'expression,
quantité d'exemplaires distribués annuellement, tant en anglais qu'en français, varie entre 15.000 et 80.000. Il ne s'agit d'ailleurs là que du nombre d'exemplaires effectivement imprimés, et il conviendra de prévoir des tirages beaucoup plus importants pour répondre
a été collectivement réalisé par le Département de l'Information des Nations Unies, les services d'in-
formation de la FAO, de l'OIT, du FISE et de
aux demandes sans cessé croissantes. C'est ainsi qu'en 1951 un pays a commandé à lui seul 15.000 exemplaires du dépliant et 5.000 exemplaires de la première affiche de l'OMS, à l'intention de ses écoles. De même, un nombre de plus en plus considérable d'institutions et de particuliers expriment le désir de
l'UNESCO, ainsi que par l'OMS et le News Chronicle, de Londres. Il convient, en outre, de souligner qu'une
collaboration de plus en plus étroite avec les divers
centres d'information des Nations Unies et avec plusieurs organisations non gouvernementales notamment la Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies - a permis à l'OMS d'assurer à ses informations une diffusion beaucoup plus large qu'il ne lui aurait été possible de le faire par ses seuls moyens. Presse et publications
recevoir la publication mensuelle OMS Nouvelles. Cette publication, qui paraît sur quatre pages, fait l'objet de demandes si nombreuses, notamment en
vue d'un enseignement portant sur
les activités internationales de santé publique et sur le « système »
des Nations Unies dans son ensemble, qu'il ne sera peut -être plus possible d'en assurer le service gratuitement.
L'OMS a continué à tenir le public au courant de ses activités en publiant des communiqués et des bulletins de presse, ainsi qu'en organisant des conférences à l'intention des correspondants et rédacteurs de journaux. Comme en témoigne la très forte augmentation du nombre d'extraits d'articles de presse
D'importants journaux de médecine ont utilisé la documentation fournie par l'OMS pour des numéros spéciaux consacrés aux buts et aux activités de l'Or-
ganisation. On peut notamment mentionner, à ce propos, la Presse médicale (Paris), l'Oesterreichische Aerztezeitung (Vienne) et le Journal of the American Medical Women's Association (New- York). Radio
relatifs à l'OMS et transmis tant au Siège qu'aux bureaux régionaux par les agences internationales spécialisées dans ce domaine, l'ceuvre poursuivie par l'Organisation suscite à travers le monde un intérêt de plus en plus grand. Des articles ont été publiés dans la presse quotidienne et périodique de nombreux pays sur des sujets se rapportant à l'OMS,
L'activité dans ce domaine est restée à peu près la même qu'en 1950; année où fut inauguré le service des
tels que le Règlement sanitaire international, la pénurie mondiale de DDT et la publication de la Pharmacopoea Internationalis.
émissions bihebdomadaires de l'OMS transmises par la station à ondes courtes des Nations Unies, à Genève. L'OMS a régulièrement fourni des enregistrements et des textes d'émissions d'information à la Division de la Radiodiffusion du Département de l'Information des Nations Unies de New -York, ainsi qu'aux autres centres d'information des Nations Unies dans les diverses régions du globe. En outre, des émissions sur l'OMS ont continué à être diffusées régulièrement, en langue espagnole, par l'émetteur à ondes courtes des Nations Unies de New -York. L'Organisation a effectué un grand nombre d'enregistrements, en 32 langues, et les a distribués aux stations et aux réseaux de radiodiffusion des divers
Un fait non moins symptomatique est l'accueil favorable réservé à la première en date des brochures illustrées de vulgarisation sur l'Organisation : Une lampe s'allume. Cette brochure, publiée en 1951, en anglais et en français, a été mise en vente par les organismes officiels de vente et de distribution des Nations Unies et de l'OMS, et plusieurs d'entre
eux ont organisé à cette occasion des campagnes
- 58 -
INFORMATION
59
pays, notamment à l'occasion de l'Assemblée Mondiale de la Santé, des sessions du Conseil Exécutif
Un matériel d'exposition itinérante décrivant les buts et les activités de l'Organisation a été constitué en quinze séries identiques, qui ont été distribuées dans
ou des réunions de comités d'experts, qui attirent à Genève d'éminents spécialistes de la médecine et de la santé publique. Des enregistrements spéciaux ont été effectués, à la demande de services de radiodiffusion nationaux, par le Directeur général et par les Directeurs régionaux
le monde entier. Ce matériel comprend sept grands panneaux descriptifs, ainsi que des panneaux distincts composés d'agrandissements photographiques ;
à l'occasion de la Journée Mondiale de la Santé, de la Journée des Nations Unies et en diverses autres occasions. Le Directeur général a effectué, à Genève, un enregistrement, le premier d'une série d'émissions intitulées « Le dernier ennemi de l'Homme est l'Homme lui -même » et diffusées sur les stations de la Canadian Broadcasting Corporation à partir
ce matériel, dont le prix de revient est peu élevé, a été spécialement conçu pour pouvoir être monté, démonté et transporté aisément et rapidement.- Il est accompagné d'une brochure explicative imprimée qui donne toutes instructions utiles quant à sa nature et son maniement. Des séries complètes, accompagnées de textes rédigés dans les langues appropriées, ont été adressées aux bureaux régionaux de l'OMS, au bureau de liaison de New -York, aux centres d'in-
d'août 1951. L'OMS a préparé un enregistrement, relatif à la Conférence du Paludisme tenue à Kam-
pala (Ouganda), qui a été distribué à un certain nombre de stations de radiodiffusion. Afin de renforcer l'activité déployée dans le domaine
formation des Nations Unies de Londres, Paris et Copenhague, ainsi qu'à divers autres endroits où les itinéraires et les dates d'exposition peuvent être commodément fixés. Il semble bien que cette exposition soit la première dont le matériel ait été « produit » en un aussi grand nombre d'exemplaires. Comme l'OMS ne dispose pas de crédits pour la production de films, l'exécution de plusieurs projets prévus pour 1950 a dû être différée pour diverses raisons, les organisations patronnant ces projets n'ont pas pu réaliser des films expressément consacrés à l'OMS. La section du cinéma de l'Economic Co- operation Administration a cependant terminé un film en technicolor sur les activités sanitaires en Europe, dont une partie est consacrée au travail de l'OMS ; elle a de même entrepris deux courts métra-
de la radiodiffusion par les bureaux régionaux et de permettre également que les enregistrements les plus intéressants réalisés par ces bureaux puissent être renvoyés au Siège pour être utilisés par les réseaux
de radiodiffusion des Nations Unies et les autres réseaux, trois appareils portatifs d'enregistrement ont été envoyés aux Bureaux régionaux d'Alexandrie,
de Manille et de New -Delhi. L'un de ces appareils a été prêté à l'équipe chargée de réaliser l'émission
« l'Homme contre la maladie », dont il a été fait mention plus haut.
Moyens visuels d'information En 1951, il a été possible, dans des conditions beau-
ges sur certains aspects de l'ouvre accomplie par l'Organisation. Le Département d'Etat des EtatsUnis d'Amérique a accordé son patronage à un film sur le paludisme et les méthodes de lutte contre cette maladie. Le texte de ce film, qui insiste sur l'importance du rôle joué par l'OMS dans la lutte antipaludique, a été préalablement soumis à l'Organisation pour avis technique ; la production du film était en
coup plus satisfaisantes et de façon plus complète que lors des années précédentes, de renseigner le public sur les activités de l'OMS par le truchement de diverses catégories d'images. Il s'en faut de beaucoup que les demandes de matériel visuel puissent
être toutes satisfaites, mais, vers la fin de l'année, l'Organisation a été à même de fournir, pour la première fois, quelques documents photographiques sur l'action qu'elle poursuit dans la plupart des régions du monde. S'il subsiste encore des lacunes dans les fichiers photographiques de l'OMS, en particulier dans les fichiers qui concernent l'Amérique centrale,
bonne voie au début de l'automne. A la demande du producteur, et à ses frais, un fonctionnaire du service de l'information de l'OMS a été envoyé en Thaïlande afin de remplir le rôle d'agent de liaison dans les travaux exécutés sur place en vue de ce film,
l'Amérique du Sud et l'Afrique, on peut espérer
qu'elles seront bientôt comblées. Les demandes de photographies et de « récits en images » (photo -stories) se sont multipliées. En un
dont l'importance mérite d'être soulignée. Un film sur la lutte antipaludique dans la région du Terai (Inde), commencé en 1950 par le Gouvernement de l'Inde avec l'aide de l'OMS, est presque achevé, et l'on envisage de produire, dans ce même pays, un autre film sur les problèmes sanitaires de caractère général. L'Organisation a prêté son concours au Département de l'Information des Nations Unies
seul mois, 300 photographies ont été distribuées. Plus de 50 séries de photographies ou de récits en images ont été fournis, et il a fallu répondre à une demande constante de photographies isolées. En vertu d'un contrat passé avec une agence commerciale spécialisée dans la distribution de documentation photographique dans le monde entier, plusieurs
pour la production d'une documentation cinématographique sur l'OMS, destinée à être utilisée dans une émission des Nations Unies : « Ici les Nations Unies ».
Une maison de Londres projette de produire une série de films fixes sur les activités de l'OMS. L'Orga-
récits photographiques complets ont été reproduits dans d'importants hebdomadaires d'une demi douzaine de pays.
nisation a accepté d'acheter un certain nombre de ces bandes ; elle fournira le matériel visuel et le texte,
60
ACTIVITÉ DE L'OMS EN
1951
tandis que la maison en question se chargera de la production des films fixes et de leur distribution. Le travail commencera sous peu. Plus de 35.000 exemplaires de la première affiche
a effectué un voyage de sept semaines dans les pays de la Méditerranée orientale et de l'Asie du Sud -Est,
ont été envoyés, pour distribution, aux bureaux régionaux de l'OMS et aux centres d'information des Nations Unies. La plupart de ces affiches sont rédigées en anglais, en français, en espagnol, en portugais ou en arabe, mais 2.500 d'entre elles ne comportent pas de texte, de telle sorte qu'il est possible
de l'OMS, dessinée par un artiste suisse de renom,
d'y faire figurer une légende en n'importe quelle langue. L'OMS a fourni 5.000 exemplaires de cette affiche à l'Australian Commonwealth Office of Éducation, qui en avait fait la demande.
en vue de rassembler la documentation destinée à illustrer les campagnes de propagande organisées par le CARE pour constituer des fonds de secours aux hôpitaux et institutions qui ont besoin d'aide. Les fonds ainsi recueillis serviront à financer des projets approuvés par les gouvernements intéressés et par l'OMS. Au cours de ce voyage, le représentant de l'OMS a visité l'Egypte, le Liban, la Jordanie, Israël, l'Inde et la Birmanie. Il a reçu quelques centaines de deman-
des d'assistance qu'il a transmises au CARE, avec l'esquisse de quatre projets importants, quelques brefs reportages de propagande et un certain nombre de photographies.
L'Homme contre la maladie (projet réalisé en Asie) Les efforts conjugués de l'Organisation des Nations Unies et de ses institutions spécialisées pour aider les peuples d'Asie à améliorer leurs conditions de vie économiques et sociales ont été le thème général d'un important projet dont l'exécution fut en grande partie rendue possible grâce à la généreuse collaboration des directeurs du News Chronicle de Londres.
Journée Mondiale de la Santé en 1951 Le thème choisi pour la Journée Mondiale de la 1951 était le suivant : « Votre enfant, comme tous les enfants du monde, a droit à la santé ».
Santé de
Les rapports reçus par l'OMS indiquent qu'en la Journée Mondiale de la Santé a été observée dans un beaucoup plus grand nombre de pays que ce n'avait été le cas les années précédentes. Trente pays, au moins, ont pris des dispositions pour faire participer largement le public à cette manifestation ; dans beaucoup d'autres pays, la Journée Mondiale de la Santé a été marquée par des réceptions organisées au Ministère de la Santé, par des conférences et par des émissions radiophoniques auxquelles participaient 1951
Sous la direction du rédacteur scientifique de ce
journal, une équipe formée d'un écrivain, d'un pho-
tographe et d'un commentateur radiophonique a été envoyée en mission pendant dix semaines afin d'observer les travaux des divers organismes des Nations Unies à Bornéo, en Birmanie, dans l'Inde, en Indonésie, au Pakistan et en Thaïlande. On a assuré à la documentation rassemblée au cours de cette mission une diffusion très large et multiforme dans quatre continents, par la voie des journaux et autres publications, de la radio, de la télévision, du cinéma et des films fixes. Le Département de l'Information des Nations Unies, l'OIT, la FAO, l'UNESCO, le FISE et l'OMS ont collaboré à cette mission.
des fonctionnaires de la santé publique et d'autres fonctionnaires. Cette journée semble avoir été obser-
vée tout particulièrement dans certains pays de l'Asie du Sud -Est et de l'Amérique centrale et méridionale. En prévision de la Journée Mondiale de la Santé de 1951, l'OMS avait, comme les années pré-
cédentes, envoyé aux différents pays un dépliant contenant des textes spécialement préparés à l'inten-
Matériel d'information pour le CARE A la demande de la Co- operative for American Remittances to Europe Inc. (généralement connue sous l'abréviation de CARE),1 un membre du Siège 1
tion de journaux, stations de radiodiffusion, etc., choisis dans toutes les parties du monde. Cette docu-
mentation comprenait 14 articles de vulgarisation sur divers aspects de l'hygiène de la maternité et de l'enfance.
Cette activité a été étendue à d'autres régions que l'Europe.
CHAPITRE 10
ADMINISTRATION GÉNÉRALE Administration et Finances En 1951, il n'a été apporté de modifications notables ni à la structure du Secrétariat du Siège (voir graphique de la structure organique et liste des fonctionnaires supérieurs aux annexes 11 et 12), ni à la ligne de conduite suivie dans le domaine administratif. Toutefois, l'administration de l'Organisation
Conseil Exécutif, un directeur régional a été nommé, et Genève a été choisie comme siège temporaire de ce bureau, lequel sera installé au Palais des Nations. Ultérieurement, le Comité régional pour l'Afrique, qui s'est réuni au mois de septembre, a créé un Bureau régional pour l'Afrique en remplacement du bureau
a été sensiblement affectée par la décentralisation
rapide - l'établissement des bureaux régionaux dont il est question ci- dessous - ainsi que par le développement du programme d'assistance technique et les problèmes qui se posent à l'OMS du fait de sa participation à ce programme. L'Organisation
existant au siège de l'Organisation. Ce comité a décidé de recommander au Conseil que le bureau régional soit établi à Brazzaville (Afrique- Equatoriale Française), et il a nommé un directeur régional, sous réserve de la ratification du Conseil Exécutif. Afin d'éviter que les organisations régionales ne se développent dans des voies plus divergentes que ne le justifie réellement la différence des conditions respectives, un plan -type de structure générale a été
a continué à collaborer étroitement, en matière de questions administratives et financières, avec les Nations Unies et les autres institutions spécialisées. C'est ainsi que des représentants de l'OMS ont participé aux réunions du Bureau de l'Assistance technique, du Comité consultatif d'Administration internationale, du Comité consultatif pour les Questions administratives, du Comité de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies et de divers autres comités spéciaux des institutions ayant
élaboré pour les bureaux régionaux au début de l'année (voir annexe 11). Les bureaux régionaux existants se conforment strictement à ce plan ou visent à s'en rapprocher. Dans le cas du Bureau les autres bureaux régionaux.
régional pour les Amériques, il a été nécessaire de s'écarter plus sensiblement du plan -type que pour Recrutement du personnel
leur siège à Genève, qui ont été convoqués pour
étudier des questions administratives d'intérêt commun. Des détails à ce sujet figurent dans les paragraphes qui suivent. Organisation régionale
Durant l'année écoulée, les efforts ont dû porter plus particulièrement sur le recrutement de personnes
possédant une grande compétence technique et
L'établissement d'un Bureau régional pour la Région du Pacifique occidental, destiné à remplacer
le bureau temporaire existant, a été approuvé par le Conseil Exécutif lors de sa huitième session. Le Conseil a décidé, conformément à la recommandation
du Comité régional, que ce bureau serait situé à Manille, et il a nommé un directeur régional. En conséquence, le bureau a été transféré, au mois d'août, de Hong -kong à Manille. Pour ce qui est de l'Europe, le Conseil Exécutif, en juin, a autorisé le Directeur général à établir une organisation régionale dès que le consentement
appelées à remplir les fonctions d'experts -conseils ou de spécialistes et à faire partie d'équipes opérant dans les divers pays. Il a fallu, d'autre part, intensifier les opérations de recrutement en vue de fournir au Bureau régional pour le Pacifique occidental, lequel s'est développé rapidement pendant l'année, ainsi qu'aux Bureaux régionaux pour l'Europe et l'Afrique, le personnel qui leur est nécessaire. Par contre, en dehors des remplacements, il n'a été recruté, pour le Siège et pour les trois autres bureaux régionaux, qu'un nombre relativement minime de personnes.
Par suite de l'expansion rapide du programme et du nombre croissant des projets d'assistance technique, les spécialistes possédant une formation tech-
de la majorité des Etats Membres de cette région aurait été acquis. Le premier jour de la session de septembre du Comité consultatif pour l'Europe, la majorité des
nique appropriée sont de plus en plus recherchés dans le monde entier, et le recrutement de personnel qualifié est devenu plus difficile. L'Organisation a été néanmoins en mesure, dans presque tous les cas, de s'assurer les concours dont elle avait besoin, sans
Etats Membres ont approuvé cette mesure. Le comité s'est alors réuni en tant que Comité régional, et le Bureau régional pour l'Europe a été immédiatement créé afin de remplacer le bureau
devoir abaisser pour cela le niveau des capacités requises.
spécial existant. Sous réserve de l'approbation du
62
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Le tableau ci -après fait ressortir l'effectif du personnel à la fin de l'année 1951, par comparaison à celui du début de l'année. Deux points méritent particulièrement d'être signalés : d'une part, le nombre des fonctionnaires rétribués avec les fonds de l'assis-
Mouvement du personnel en 1951 à l'exclusion des experts- conseils et du personnel recruté localement en dehors du Siège Départs de membres du personnel Catégories Total pour l'année 21
Pourcentage mensuel
tance technique s'est considérablement accru et, d'autre part, un personnel relativement nombreux continue à être employé pour la réalisation des projets communs FISE /OMS. Accroissement de l'effectif du personnel permanent en 1951 Répartition du personnel par unités organiques
Catégorie P4 et au- dessus Catégories P1 à P3 Catégories G6 et au- dessous (Siège seulement) Motifs
29 43 52 27 14
1,458 1,113 1,178
Démission
Pr janvier 1951
au
Effectif *
Expiration du contrat Autres motifs
0,676 0,351 0,260
au 31 décembre 1951
Siège
Personnel international Personnel local Bureaux régionaux Région de l'Afrique Personnel international Personnel local Région des Amériques Personnel international . Personnel local . Région de l'Asie du Sud -Est Personnel international Personnel local Région de l'Europe Personnel international Personnel local Région de la Méditerranée orientale Personnel international Personnel local Région du Pacifique occidental Personnel international Personnel local Personnel destiné aux opérations dans les divers pays Personnel international . Personnel local Bureau de liaison de New -York Personnel international Personnel local FISE, bureau de liaison de New -York Station d'Informations épidémiologiques de Singapour Personnel international Personnel local Bureau de Recherches sur la Tuberculose, Copenhague Personnel international Personnel local Bureau de centralisation de Southport Effectif total du personnel émargeant au budget ordinaire Personnel émargeant au budget du FISE .
374
170 193
2 1
13
22 15
20 22 13
Tous les efforts possibles ont été déployés pour améliorer la répartition géographique du personnel permanent qui comprenait, à la date du 31 décembre, des ressortissants de 44 Etats Membres sur un total de 78.1 A titre de comparaison, il convient d'indiquer que les chiffres correspondants étaient de 27 sur 54 au ler septembre 1948, de 36 sur 68 au 31 décembre 1949 et de 42 sur 74 au 31 décembre 1950 (pour des indications plus détaillées, voir le tableau de l'annexe
46 3
56 6 7
13). Toutefois, ainsi que le Conseil Exécutif l'a reconnu lors de sa septième session,2 il ne sera probablement pas possible de maintenir ce degré de répartition géographique dans la réalisation des programmes d'assistance technique pour les raisons indiquées plus haut. Orientation du nouveau personnel
6 11
17
36 5 5
44 7 31
Un programme étendu d'orientation du nouveau personnel engagé par l'Organisation a été institué au cours de l'année. Cette orientation se fait tout d'abord par correspondance, au moment du recrute-
1
64 6
65 6
4 1
4 4
ment, et se poursuit au cours du stage effectué au Siège et au bureau régional. Elle est non seulement destinée à faire connaître à tout membre individuel l'OMS en tant qu'institution sanitaire internationale, mais encore à donner au personnel affecté aux opérations dans un pays quelconque divers renseignements et appréciations sur la culture de ce pays. Bien qu'il soit trop tôt pour pouvoir se prononcer sur la valeur exacte d'une telle entreprise, les informations
1
1
13
14
4 50
5
52 1
encourageantes reçues à cet égard suffisent à la justifier.
682 31
742 74 164
Traitements et indemnités
Le nouveau plan de traitements et indemnités, soumis au Conseil Exécutif lors de sa septième session, a été accepté et, ainsi que le Directeur général
Personnel rétribué avec les fonds de l'assistance technique
Personnel dont le traitement est remboursé par les pays intéressés . Autre personnel détaché ou engagé à titre remboursable Personnel non rémunéré TOTAL G$NÉRAL . .
3 3
2 3
l'avait proposé, il est entré en vigueur le let janvier 1951. La transformation profonde entraînée par ce plan s'est effectuée sans heurts et a pu être achevée en peu de temps ; son application a donné, au cours de la première année, des résultats des plus satisfaisants. Bien qu'il ait fait de temps à 1 Six autres Etats Membres comptaient des ressortissants dans le personnel rétribué à l'aide des fonds de l'assistance technique.
720
985
* Non compris les experts -conseils
Le tableau ci -après donne des indications sur le mouvement du personnel en 1951, par catégories et par motifs de départ ; comme au cours des années précédentes, ces chiffres sont demeurés très faibles.
2 Actes off. Org. mond. Santé, 33, 35
ADMINISTRATION GÉNÉRALE
63
autre l'objet d'ajustements, le plan de base semble bien adapté aux besoins de l'Organisation. Les représentants de l'OMS au Comité consultatif pour les Questions administratives se sont employés, avec les représentants d'autres institutions, à établir une interprétation plus uniforme du nouveau système
de l'Organisation ont été maintenues dans les limites des rentrées effectives auxquelles on pouvait raison-
nablement s'attendre pour les exercices financiers de ces deux années. La création, par l'Assemblée, d'un compte d'attente et le versement, à ce compte des excédents inutilisés des budgets de 1949 et 1950 ont contribué à améliorer la situation financière de l'Organisation.
de traitements et d'indemnités entré en vigueur le ler janvier 1951. D'autre part, des représentants des
Nations Unies et des institutions spécialisées établies à Genève se sont réunis fréquemment et ont obtenu des résultats encourageants dans le sens d'une application uniforme des conditions d'emploi au personnel local, ainsi que d'une interprétation satisfaisante des règlements et des taux de rémunération communs pour le personnel temporaire. Au cours de l'année, des barèmes de traitements ainsi que des règles relatives à la classification des postes et aux conditions d'emploi, établis selon les directives arrêtées par le Comité d'experts en matière de traitements et salaires, indemnités et congés, sont entrés intégralement en vigueur pour le personnel local des bureaux régionaux. La retenue différentielle instituée pour Genève par les Nations Unies n'a été acceptée ni par la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé ni par le Conseil Exécutif et n'a donc pas été appliquée au personnel
de l'OMS, car elle ne semble pas justifiée par des données suffisamment sûres. La question a été soumise
Il restait la question des prélèvements effectués sur le fonds de roulement en vue de compenser les déficits des budgets de 1948 et de 1949 résultant du non -paiement des contributions fixées pour les Membres inactifs. Sur la recommandation du Directeur général et du Conseil Exécutif, la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé a décidé (voir résolution WHA4.40), afin de liquider ces déficits, que les excédents non utilisés du budget de 1948, que la Première Assemblée Mondiale de la Santé avait fait verser au fonds de roulement, seraient transférés de ce fonds au compte d'attente de l'Assemblée, et que la partie liquide de ces excédents servirait à rembourser le fonds de roulement. Les Membres inactifs n'ont, en aucune façon, été exemptés par là de leurs obligations financières à l'égard de l'Organisation, mais les montants de leurs contributions resteront désormais dus au compte d'attente de l'Assemblée et non plus au fonds de roulement. Cette décision a permis 1) de ramener le fonds de roulement à son niveau normal, 2) de traiter les excédents bugdétaires
à nouveau au Conseil Exécutif, lors de sa huitième session et, à cette occasion, le Conseil a consenti à appliquer toute retenue différentielle fondée sur une enquête véritablement objective et approfondie. A la fin de l'année, une nouvelle enquête sur le coût comparatif de la vie à New -York et à Genève a été effectuée sur la base des critères établis en com-
de l'exercice 1948 de la même façon que ceux des exercices 1949 et 1950 et 3) de simplifier les opérations
mun avec l'OIT et les Nations Unies, et un accord est intervenu au sein du Comité administratif de Coordination sur l'opportunité de définir une série de principes pour régir l'application des ajustements du coût de la vie dans les différentes villes ot les organisations internationales possèdent des bureaux.
comptables afférentes au fonds de roulement. La Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé a également autorisé le Directeur général à constituer un Fonds du Bâtiment à l'aide du solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée, au lieu d'opérer à cet effet un prélèvement sur le fonds de roulement ainsi que l'avait antérieurement décidé la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé. Cette modification a contribué à renforcer encore davantage le fonds de roulement.
A la suite de ces diverses mesures, la situation financière de l'Organisation était considérée à la fin de 1951 comme satisfaisante. Fonds de roulement
Statut du Personnel et Règlement financier
Reconnaissant qu'il est désirable que l'Organisation des Nations Unies et ses institutions spécialisées
appliquent un statut du personnel et un règlement financier uniformes, la Quatrième Assemblée Mon-
diale de la Santé (voir résolutions WHA4.50 et WHA4.51) a adopté le Règlement financier et le Statut du Personnel revisé établis par le Comité
La Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, ayant pris en considération le virement des excédents budgétaires de 1948 du fonds de roulement au compte d'attente de l'Assemblée, a décidé (WHA4. 64) de maintenir le fonds de roulement tel qu'il était
administratif de Coordination et modifiés de façon à tenir compte des besoins spéciaux de l'OMS. Situation financière
La situation financière de l'Organisation était, au début de 1951, nettement plus satisfaisante qu'au début de 1950. A la suite de la décision, prise par la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé, de fixer un plafond de dépenses pour 1950 et 1951, les dépenses
alors constitué et d'y verser, en outre, les contributions reçues des Membres entrés dans l'Organisation après le ler mai 1951. Le paiement des avances au
fonds de roulement a été plus rapide en
1951
que lors des années précédentes. Abstraction faite des sommes dues par les Membres inactifs, ainsi que par certains nouveaux Membres de l'Organisation qui n'ont pas encore eu le temps de mener à
64
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
bonne fin la procédure législative nécessaire, le total des avances non versées est demeuré inférieur à 3 du montant global fixé pour le fonds de roulement.
adopter la définition que l'OMS utilise à cet effet. Un accord est intervenu sur les rubriques principales d'une liste unique de postes de dépenses à laquelle
Crédits budgétaires et dépenses pour le programme de 1951
devraient se conformer les Nations Unies et
les
Un montant de $7.300.000 a été voté par la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé pour le pro-
institutions spécialisées, et cette liste a été soumise à l'approbation du Comité administratif de Coordination. Le Comité consultatif a, d'autre part, décidé que le Bureau de l'Assistance technique devrait être tenu au courant de ces questions afin d'être en mesure d'uniformiser, lui aussi, le mode de présentation des dépenses relatives au programme d'assistance tech-
gramme de 1951. Ce montant a été augmenté de $265.344 par la Quatrième Assemblée Mondiale de
la Santé. De plus, le Conseil Exécutif, lors de sa septième session, a autorisé le Directeur général
(résolution EB7.R30) à utiliser une somme de $82.057, prélevée sur les fonds transférés de l'Office
nique. Enfin, le comité a poursuivi l'examen de la question d'une présentation uniforme des budgets des diverses institutions spécialisées.
International d'Hygiène Publique, afin de couvrir les dépenses afférentes à un certain nombre d'activités épidémiologiques de l'Organisation. En outre, à sa huitième session, le Conseil Exécutif a autorisé le Directeur général (par la résolution EB8.R55) à
Barème et contributions
En établissant le barème des contributions pour de savoir s'il convenait ou non de continuer à fixer le montant des contributions des Membres inactifs. Elle a décidé d'inclure ces Membres dans le barème des contributions, mais d'inscrire à part, 1952, l'Assemblée de la Santé a examiné la question
opérer sur le fonds de roulement un prélèvement n'excédant pas $30.000, en vue d'aider le Gouvernement de l'Inde à lutter contre les épidémies. Le montant total de la somme disponible pour le programme de 1951 s'élève donc à $7.677.401.
L'annexe 9 donne des détails sur la façon dont cette somme a été répartie entre les diverses activités de l'Organisation. Selon une décision de l'Assemblée de la Santé, le Directeur général est cependant tenu, afin que les dépenses ne dépassent pas le niveau des recettes disponibles, de se limiter, pour les engage-
dans la résolution portant ouverture de crédits, un montant représentant le total des contribu-
tions fixées pour l'ensemble de ces Membres et de considérer cette somme comme une réserve non répartie et non disponible pour les dépenses. D'autre part, le principe selon lequel aucun Etat Membre ne devrait contribuer pour plus d'un tiers au budget ordinaire (principe qui, en vertu d'une résolution antérieure de l'Assemblée de la Santé, devait être mis
ments contractés en 1951, au plafond de dépenses que le Conseil Exécutif a déterminé et dont le montant, fixé d'abord à $6.150.000, a été ensuite porté à $6.527.401.3
progressivement en vigueur à partir de 1950) a été confirmé, et la contribution des Etats -Unis d'Amérique, qui avait été fixée à 35 % pour l'année 1951, a été par conséquent ramenée à 331/8% pour 1952.
lorsque les comptes pour l'année 1951 auront été
Le montant exact des dépenses ne sera connu que
arrêtés. Le Rapport financier pour 1951, que le Direc-
Le montant des arriérés restant dus par les Etats Membres a fortement diminué en 1951, certains Membres dont les contributions pour 1948 et 1949 étaient en retard ayant rempli leurs obligations pour
teur général soumettra à la Cinquième Assemblée Mondiale de la Santé avec le Rapport du Commissaire aux Comptes, contiendra le détail des recettes et des dépenses, un tableau comparatif des crédits votés par l'Assemblée de la Santé et des dépenses effectives pour le programme de 1951, aussi bien que le relevé des sommes affectées aux diverses opérations
ces deux années. De nombreux Etats Membres, toutefois, ne sont pas en mesure, par suite de leur procédure législative et en raison des dates fixées pour le début et la fin de leur exercice financier, de verser leurs contributions avant l'année qui suit celle pour laquelle ces contributions sont dues. Bien que les difficultés qui en résultent ne soient pas très graves,
et le détail des frais occasionnés par les services rendus aux Etats Membres à titre individuel. Mode de présentation du programme et du budget Le Comité consultatif pour les Questions administratives a, au cours de sa réunion de 1951, continué à examiner la possibilité d'adopter une présentation plus uniforme pour les postes de dépenses des Nations Unies et des institutions spécialisées. Il a décidé, notamment, que les organisations qui,
puisque les sommes nécessaires pour faire face aux dépenses prévues peuvent être prélevées sur le fonds
de roulement, en attendant le versement de ces contributions, le recours à cet expédient pourrait être évité si les Etats établissaient leurs budgets nationaux de façon à pouvoir verser régulièrement leur contribution annuelle pendant l'année où celle -ci doit être perçue. La Quatrième Assemblée Mondiale
en raison de l'importance des activités qu'elles déploient en dehors de leur siège, sont obligées 3 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 41 (à paraître)
de la Santé a reconnu ce fait et, par sa résolution WHA4.35, elle a prié les Etats Membres de prévoir dans leurs budgets nationaux les crédits nécessaires.
d'établir une distinction entre leurs dépenses administratives et leurs dépenses d'exécution, devraient
On trouvera dans l'annexe 10 un relevé, arrêté au 31 décembre 1951, qui fait ressortir l'état des contributions et des avances au fonds de roulement.
ADMINISTRATION GÉNÉRALE
65
Assistance technique
L'OMS avait reçu, au 31 décembre 1951, l'équivalent de 2.867.000 dollars des Etats -Unis, représen-
une expérience de plusieurs années dans ce domaine, a été particulièrement privilégiée à ce point de vue. Vérification des comptes
sentant sa quote -part des contributions versées au compte spécial du programme élargi d'assistance technique. Les problèmes financiers posés par l'application du programme d'assistance technique furent compliqués
au début par la grande diversité des devises utilisées pour le versement des contributions, par l'accepta-
Le développement régulier des activités de l'Organisation et la décentralisation progressive du travail ont considérablement accru les difficultés de la vérification intérieure. Cette opération, qui permet d'assurer un contrôle minutieux des dépenses, a été effec-
tuée en collaboration étroite avec le commissaire aux comptes, qui organise son propre travail de façon à pouvoir pleinement bénéficier de l'examen détaillé effectué par les vérificateurs internes, et, dans la mesure qui lui semble possible, à réduire son contrôle des diverses transactions journalières. Cette opération vise également à instituer des méthodes uniformes pour résoudre les problèmes financiers et comptables,
tion de contributions en nature et les nombreuses restrictions apportées à l'emploi des fonds. Cependant, au fur et à mesure de la mise en oeuvre des
programmes, il devint plus facile d'utiliser ces multiples devises différentes. Une difficulté a surgi en 1951, du fait que plusieurs pays ont omis d'acquitter leurs contributions au titre du programme d'assistance technique. En conséquence, les activités déployées dans ces pays, qu'il eût été commode de financer dans leur monnaie propre, ont dû être payées en devises étrangères convertibles. Lorsque les contributions auront été versées, l'Organisation risquera
tant dans les bureaux régionaux qu'au Bureau du Siège.
fait partie du groupe mixte des Commissaires aux comptes des Nations Unies, lesquels examinent les problèmes communs à toutes les institutions intéressées et définissent les méthodes uniformes qui doivent servir à les résoudre.
Le commissaire aux comptes de l'OMS
donc de se trouver en possession de devises non convertibles qu'il lui sera peut -être difficile d'utiliser.
Des listes de fournitures pour l'assistance technique ont été présentées durant l'année, dès que des plans définitifs eurent été fixés avec les gouvernements intéressés ; il a donc été nécessaire d'examiner attentivement quelles fournitures pouvaient être acquises au moyen de devises autres que le dollar ou le franc suisse. Afin d'utiliser au mieux les devises non convertibles qui constituent une partie du mon-
Locaux pour les bureaux du Siège A la fin de l'année, les nouveaux agrandissements
et transformations du Palais des Nations étaient mettent un point final aux dispositions prises pour fournir à l'OMS des locaux où installer de façon satisfaisante les services du Siège, ainsi que ceux du Bureau régional pour l'Europe. Les premiers travaux, commencés
tant alloué à l'OMS sur les fonds de l'assistance technique, il a fallu, dans bien des cas, trouver pour
les articles primitivement demandés des produits de remplacement acceptables et solliciter, à cet effet, les offres d'autres pays participants. Les restrictions imposées à l'emploi des devises, la nécessité d'obtenir
en avril 1950, devaient permettre de surélever de trois étages l'annexe du Palais, qui n'en comportait précédemment que deux ; ils ont été achevés en juillet 1951, et l'OMS a aussitôt pris possession des locaux
pour certaines transactions l'approbation préalable
supplémentaires.La deuxième partie des travaux, qui devait adjoindre au Palais une aile de six étages, a été terminée à la fin de l'année. Les Nations Unies
des autorités du contrôle des changes (ou, dans d'autres cas, l'obligation de consulter le bureau régional intéressé au sujet des fournitures de remplacement envisagées), sont autant de facteurs qui ont contribué à ralentir les achats. Certaines indications
transféreront certains de leurs services dans l'aile nouvelle, libérant ainsi un nombre correspondant
de bureaux dans l'ancienne partie du Palais, où l'OMS, conformément au bail de 99 ans conclu par elle avec les Nations Unies, installera définitivement les bureaux de son Siège. On pense que le coût des nouvelles constructions, évalué à environ quatre millions de francs suisses (et auquel le Gouvernement suisse a généreusement contribué pour une somme de trois millions) ne dépassera pds le montant prévu malgré la hausse des prix des matériaux de construction et des salaires. Dispositions relatives aux conférences
permettaient de croire que les fournitures requises pouvaient être obtenues à l'aide des devises disponibles, mais l'on a dû parfois payer sur la base de la valeur de conversion de ces autres devises en dollars, des sommes un peu plus élevées que si les paiements avaient été effectués en dollars ou en francs suisses. Le Bureau de l'Assistance technique et le Comité
consultatif pour les Questions administratives se sont tout spécialement attachés à clarifier et à uniformiser les règles administratives concernant le personnel recruté pour le programme d'assistance technique. Les problèmes particuliers posés par ce programme et qui ont trait au recrutement du personnel sont mentionnés ailleurs. L'OMS, qui possède, de par la nature même de son programme ordinaire,
Parmi les 78 Membres de l'Organisation Mondiale de la Santé, il en est 17 (soit 221/2 % environ) dont la
langue nationale est l'espagnol. D'autres organisations internationales ont également constaté qu'un
66
AC'TIVITÉ DE L'OMS EN 1951
pourcentage assez élevé de leurs Membres était de langue espagnole, et c'est pourquoi les Nations Unies et de nombreuses institutions spécialisées ont
pris des dispositions pour utiliser l'espagnol dans
La coordination entre l'OMS et l'Office Européen des Nations Unies est déjà très avancée et comprend notamment : a) un accord sur des taux uniformes de rémunération des diverses catégories de personnel temporaire, notamment du personnel de conférence (voir ci- dessous), l'échange d'informations sur
une mesure plus ou moins large. La Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé et le Conseil Exécutif ont décidé que, pendant leurs sessions et celles des comités d'experts, tous les discours prononcés langues de travail (anglais et français), mais également, le cas échéant, en espagnol. Cette décision a été mise
seraient interprétés non seulement dans les deux
l'engagement de ce personnel et, dans la mesure
du possible, l'emploi d'un personnel commun pour les conférences ; b) un service médical commun pour le personnel
en application en 1951. L'usage d'une troisième langue de travail a rendu
de l'OMS, de l'OITet de l'Office Européen des Nations Unies ; c) un comité mixte d'achat, centralisant l'acquisition des principales fournitures administratives nécessaires aux deux institutions spécialisées précitées et à l'Office Européen des Nations Unies ; d) des services communs pour la direction des
nécessaire l'emploi de l'interprétation simultanée dans presque toutes les réunions de l'Organisation. On a pu constater que ce mode d'interprétation améliorait sensiblement la conduite des débats. Services communs avec les Nations Unies
Conformément à la résolution 411 (V) adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1950, on s'est attaché spécialement, en 1951, à élaborer des arrangements satisfaisants portant sur les services communs des Nations Unies et de leurs institutions spécialisées. A cet effet, l'OMS a collaboré avec les Nations Unies à l'établissement
constructions et l'entretien des locaux ; e)
f)
g) h) des services communs pour les ventes de publications ; i)
des services communs pour les impressions ; des services communs pour la distribution ; des services communs pour le courrier ;
d'un rapport (exposant les vues des directeurs des principales institutions spécialisées ayant leur siège à Genève ainsi que celles du Secrétaire général des Nations Unies), qui sera soumis au Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires, lequel transmettra ce document à l'Assemblée générale, lors de sa sixième session.
des services communs pour la reproduction des
des documents ;
j)
services communs pour les transports
d'objets.
Il est proposé dans ce rapport de procéder à des enquêtes communes sur certains services qui, à l'heure actuelle, existent dans plusieurs institutions, afin
Dans le passé, il était souvent moins onéreux pour une organisation d'engager du personnel temporaire,
notamment pour les conférences, que de se faire prêter du personnel par les Nations Unies ou par une autre institution spécialisée. Afin de remédier à cette situation, très préjudiciable à une collaboration satisfaisante entre les diverses institutions spécialisées, il
de déterminer s'il ne serait pas plus efficace et plus économique de les faire fusionner. L'OMS a d'ailleurs constamment souligné qu'il s'agissait là d'une mesure
préliminaire indispensable en vue de l'utilisation ultérieure de services communs. Les enquêtes envisagées porteraient sur l'achat et la distribution des fournitures administratives, ainsi que sur les services d'impression.
est proposé dans le rapport susvisé que toute
organisation qui aura emprunté du personnel à une autre organisation applique le barème de rétribution fixé pour le personnel temporaire par le groupe des organisations ayant leur siège à Genève.
Questions constitutionnelles et juridiques Membres de l'Organisation Mondiale de la Santé L'Organisation Mondiale de la Santé comptait, à la fin de 1951, 78 Etats Membres (y compris les Etats qui sont actuellement Membres inactifs 2) et un Membre associé. La liste des Membres de l'OMS est donnée dans l'annexe 1. Quatre Etats sont devenus Membres de l'Organisation en 1951 : Panama, le 2 Albanie, RSS de Biélorussie, Bulgarie, Chine, Hongrie, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, RSS d'Ukraine, URSS
Japon, l'Espagne et la République fédérale d'Allemagne. Le premier de ces Etats est entré dans l'Orga-
nisation au début de l'année, tandis que les trois autres ont été admis, en application de l'article 6 de la Constitution, à la suite d'un vote de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé. En août 1950, le Gouvernement de la Pologne a fait savoir au Directeur général que ce pays ne se considérait plus comme Membre de l'Organisation. Le texte de cette notification a été communiqué aux
ADMINISTRATION GÉNÉRALE
67
gouvernements et porté à l'attention de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé, qui a déclaré qu'elle
se réjouirait toujours de voir la Pologne reprendre entièrement sa collaboration aux travaux de l'Organisation.
des projets d'assistance technique (voir Partie II). Un grand nombre de ces accords portent sur les méthodes à adopter pour donner effet aux divers projets de l'OMS dont il est question dans d'autres chapitres du présent rapport. Privilèges et immunités
Sessions biennales de l'Assemblée de la Santé
Etant donné l'importance du problème que pose la convocation de sessions biennales plutôt qu'annuelles, de l'Assemblée de la Santé, les répercussions
qu'une telle décision aurait, non seulement sur le fonctionnement, mais encore sur la structure même de l'Organisation, la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé a prié le Directeur général de poursuivre l'étude de ce problème au cours de 1951 et de présenter un rapport au Conseil Exécutif et à la Cinquième Assemblée Mondiale de la Santé. L'esquisse d'une étude ou d'un rapport a été approuvée par le Conseil Exécutif lors de sa huitième session et doit être examinée par le Conseil et l'Assemblée en 1952. On se souviendra que la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé, tout en approuvant en principe le projet tendant à la convocation de sessions biennales de l'Assemblée de la Santé, a cependant reconnu tive, il
Trois nouveaux Membres ont adhéré en 1951 à la Convention sur les Privilèges et Immunités des institutions spécialisées : le Guatemala (30 juin), la Suède (12 septembre) et le Chili (21 septembre), ce qui a porté à 12 le nombre des pays devenus parties à cette convention, les autres Etats étant l'Autriche,
le Danemark, l'Inde, le Royaume Hachimite de Jordanie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays -Bas, les Philippines et le Royaume -Uni (on trouvera les
dates d'adhésion de ces pays ainsi que d'autres précisions dans le Rapport annuel du Directeur général pour 1950, page 79). Le Danemark, les Pays -Bas et la Norvège, qui avaient accepté précédemment le texte original de l'Annexe VII à la Convention, ont notifié au Secrétaire général des Nations Unies, les 14 septembre 1950, 15 février 1951 et 22 mai 1951 respectivement, leur acceptation du texte revisé de l'Annexe.
qu'avant d'apporter à la Constitution de l'OMS les amendements qu'entraînerait son adoption définimanière plus approfondie. Accords avec les gouvernements
conviendrait d'examiner ce projet d'une Office International d'Hygiène Publique
En application de la résolution adoptée par la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé (WHA4.58), l'OMS a demandé aux Gouvernements
La Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé a approuvé le texte revisé de l'accord avec le Gouvernement égyptien, portant l'octroi des privilèges, immunités et facilités nécessaires au personnel de
de la République fédérale d'Allemagne, du Japon et de l'Espagne quelles mesures ils avaient prises concernant la dénonciation de l'Arrangement de Rome de 1907, en vertu duquel avait été créé l'Office International d'Hygiène Publique, à Paris.
l'OMS en Egypte, ainsi que l'échange de lettres intervenu à ce sujet entre le Gouvernement de l'Egypte et l'Organisation. La résolution de l'Assem-
Le Japon a informé l'OMS en août qu'il avait notifié sa dénonciation de l'Arrangement au Ministre italien des Affaires étrangères, dépositaire de l'instrument diplomatique. Le Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne a dénoncé l'Arrangement le ler septembre 1950, et le Gouvernement de l'Espagne, le 16 novembre 1950. Les gouverne-
blée sur cette question a été transmise au Gouvernement de l'Egypte, qui, en date du 9 juillet 1951, a ratifié l'accord.
Lors de la création de l'Organisation régionale
pour le Pacifique occidental, il a été décidé d'installer
le Bureau régional à Manille. Un texte d'accord
avec le Gouvernement du « pays -hôte », analogue à ceux qui avaient déjà été approuvés par l'Assemblée de la Santé pour l'Inde et l'Egypte, a donc été soumis au Gouvernement des Philippines et signé, le 22 juillet 1951, à Manille. Cet accord sera soumis à l'appro-
ments parties à l'Arrangement ayant tous notifié leur dénonciation de cet acte, l'Office International d'Hygiène Publique a officiellement cessé d'exister. Le transfert à l'OMS des biens de l'Office a été achevé en 1951. Ces biens comprenaient une bibliothèque d'environ 15.000 volumes, un ameublement et du matériel évalué à $730, et quelques sommes, en devises diverses, représentant approximativement
bation de la Cinquième Assemblée Mondiale de la Santé.
Autres accords
Divers autres accords ont été conclus, durant l'année, avec certains gouvernements, y compris les accords de base et les accords supplétifs concernant
l'équivalent de $171.500. Sur ce montant, $82.057 ont été affectés en 1951, et $43.846 en 1952, à la continuation d'activités précédemment entreprises par l'Office. Le solde reste disponible et pourra être utilisé en 1953 ou durant les années suivantes.
CARTE 7. RÉGIONS ET BUREAUX DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
rf
Singapou
Brazzaville
Région Africaine Région des Amériques Bureau Sanitaire Panomericai Washington exercent les fonctions de bureau régional I
Bureau régional, sous réserve de l'approbation du Conseil Exécutif Siège de l'OMS OBureaux régionaux
Région de l'Asie du Sud -Est
Bureau régional provisoire, sous réserve de l'approbation du Conseil Exécutif AAutres bureaux de l'OMS
Région du Pacifique Occidental Région Européene
Région de la Méditerranée Orientale
Les régions auxquelles ces territoires doivent être rattachés n'ont pos encore été déterminées
WHO 2065
Etant donné ses dimensions réduites, la carte ci- dessus ne donne qu'une idée générale des contours de chaque région.
PARTIE Il AIDE AUX GOUVERNEMENTS DANS LES RÉGIONS EN VUE DU RENFORCEMENT DE LEURS SERVICES DE SANTÉ Une fonction importante de l'Organisation Mondiale de la Santé est « d'aider les gouvernements, sur leur demande, à renforcer leurs services de santé ». En 1951, la création pour l'Afrique, l'Europe et le Pacifique occidental de bureaux régionaux dotés de tous les services nécessaires a complété le réseau régional prévu dans la Constitution de l'OMS, et de plus en plus, c'est aux bureaux régionaux que revient cette tâche, qui implique des négociations directes avec les divers pays des régions, alors que le Siège n'est plus chargé que de donner des avis, de contrôler, de coordonner et d'évaluer les programmes. A présent, les six régions déterminées par la Première Assemblée Mondiale de la Santé sont pourvues d'organisations régionales. Les bureaux régionaux se trouvent à des stades de développement très différents, et c'est pourquoi il est assez malaisé de comparer entre eux les rapports qui ont été établis par les diverses régions
et sur lesquels se fondent les six chapitres suivants. En Afrique, l'OMS commence seulement à fournir son assistance ; le recrutement a été lent et le Bureau lui -même, dont l'emplacement, à la fin de 1951, devait encore être approuvé par le Conseil Exécutif, n'est pas encore effectivement établi? Au contraire, le Bureau régional pour les Amériques a fait preuve d'une grande activité et la coordination étroite avec les travaux du Bureau Sanitaire Panaméricain, déjà mentionnée dans le Rapport annuel de 1950, s'est manifestée de façon encore plus évidente en 1951. Dans l'Asie du Sud -Est, où fut constitué le premier bureau régional, on commence à constater les résultats des efforts que l'Organisation a entrepris depuis plusieurs années: Une expérience considérable a été acquise ; un grand nombre de projets, élaborés notamment dans le cadre du programme élargi d'assistance technique en vue du développement économique, ont été mis en oeuvre. Quant à l'Europe, l'OMS y poursuit ses expériences sur les programmes inter -pays - groupes d'étude régionaux, cours de formation technique, et nombreuses activités dans des domaines très spécialisés ; le programme des bourses d'études est très vaste, et l'Organisation donne également au FISE des avis techniques sur les programmes de fournitures pour de nombreux pays. L'année 1951 a été, pour le Bureau régional de la Méditerranée orientale, une année consacrée en grande partie à l'établissement de plans ; cette région a amorcé ou poursuivi la réalisation de certains projets, mais elle a surtout continué à réunir des renseignements sur les besoins sanitaires existants. Il a été procédé à des enquêtes, de nombreux accords ont été signés avec les gouvernements et des plans détaillés ont été soigneusement établis pour un certain nombre de projets dont la mise à exécution doit commencer en 1952. C'est aussi à l'oeuvre de planification que se sont principalement attachés les gouvernements représentés au Comité régional pour le Pacifique occidental ; toutefois, certains projets ont déjà été mis en chantier, notamment avec la collaboration du FISE ou dans le cadre du programme d'assistance technique. Le Bureau de cette région s'est établi à Manille au cours de l'année. Pendant l'année 1951, l'OMS a prêté son aide à 101 pays ou territoires.
1 Lors de sa neuvième session, en février 1952, le Conseil Exécutif a approuvé le choix de Brazzaville comme siège du Bureau
régional pour l'Afrique (EB9.R37).
69 -
CHAPITRE 11
RÉGION AFRICAINE 1 En 1951, le Bureau pour l'Afrique, établi au Siège de l'OMS à Genève, conformément à la résolution WHA3.55 de la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé, a poursuivi ses travaux préliminaires 1) en nouant des relations avec les gouvernements intéressés, afin de déterminer leurs desiderata et de faciliter leur collaboration, 2) en étudiant la structure orga-
se poursuivent à Accra, à Lagos et Ibadan, les commodités que présente la capitale du Cameroun, la formation du personnel médical à Léopoldville et les conditions existant dans l'Angola. La première session du Comité régional s'est tenue
nique qu'il convenait de donner au futur bureau
à Genève, du 24 au 26 septembre. Tous les Etats Membres ainsi que le Membre associé de la région étaient représentés : Belgique, Espagne, France,
régional, pour tenir compte des viceux exprimés et assurer, en Afrique, une action couronnée de succès, et 3) en rassemblant autant de renseignements que possible sur les problèmes à résoudre. Le Bureau a fonctionné, pendant l'année, avec un
Libéria, Portugal, Rhodésie du Sud, Royaume -Uni et Union Sud -Africaine. Les organisations suivantes avaient envoyé des représentants ou des observateurs : Nations Unies, OIT, FAO, FISE, Centre
personnel très restreint, comprenant un chef, un assistant pour les questions administratives, et une secrétaire. Le chef du Bureau, après consultation des autorités des Etats Membres et du Membre associé de l'Afrique, à la fin de 1950, a terminé en 1951 ses visites aux Etats Membres d'Europe responsables de l'administration de territoires africains. Des conversations ont eu lieu avec les autorités compétentes à Londres, Paris, Bruxelles, Lisbonne,
international de l'Enfance, et Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies. Le comité a procédé à la désignation d'un directeur régional et choisi Brazzaville comme siège du Bureau régional, sous réserve de confirmation par le Conseil Exécutif. S Le comité a, en outre, recommandé
au Conseil Exécutif de prendre des mesures pour établir et maintenir une collaboration avec la Commission de Coopération technique en Afrique au sud du Sahara (CCTA) et ceux de ses bureaux techni-
puis Madrid, après l'admission de l'Espagne en la Santé, deux Etats Membres d'Afrique avaient exprimé le voeu de voir établir l'organisation régio-
qualité de Membre de l'OMS. Au cours de la Quatrième Assemblée Mondiale de
ques qui s'occupent des questions de santé,
et
d'insister auprès du Bureau de l'Assistance technique pour que soient prises en considération les demandes
formulées par certains territoires d'Afrique en vue
nale pour l'Afrique et, en se fondant sur l'article 44 b) de la Constitution, le Conseil. Exécutif, avec le consentement de la majorité des Membres de la région, a autorisé, lors de sa huitième session (EB8.R14), la création d'une organisation régionale pour ce continent. Lors d'une réunion préparatoire des
d'obtenir les fournitures et le matériel qui font partie intégrante des programmes pour lesquels des services techniques existent déjà dans les territoires.
Le Comité régional a prié le Directeur général, lorsqu'il procédera, à la fin de chaque exercice financier, à la répartition des recettes non utilisées, de tenir compte du fait que les crédits alloués à la Région africaine sont beaucoup plus faibles que ceux dont bénéficient les autres régions, et d'examiner la
gouvernements de
l'Afrique, convoquée à
Genève, au mois de juin, avec l'approbation du Conseil, on a proposé que le siège régional soit fixé
à Kampala, à Brazzaville ou à Monrovia. A ces trois noms s'est ajouté celui de Santa Isabel (Fernando Po) à la suite d'une offre du Gouvernement espagnol.
possibilité de maintenir les traitements, dans les pays d'Afrique dont la monnaie a subi une dévaluation, à des niveaux normaux correspondant au coût de la vie, qui est très élevé dans ces pays. Le comité a approuvé la présente organisation du Bureau régional ainsi que la plupart des propositions relatives à un développement ultérieur, il a adopté les budgets de 1952 et 1953, et décidé de tenir sa deuxième session
Après cette réunion, le chef du bureau régional s'est rendu dans les quatre localités proposées. Il a étudié, en même temps, l'activité du Service général d'Hygiène mobile et de Prophylaxie de l'Afrique Occidentale française et de l'Afrique -Equatoriale française, l'organisation sanitaire actuelle du Libéria,
à Monrovia, en août 1952.
les activités relatives à la formation technique, qui 1 Cette région s'étend à toute l'Afrique, excepté les parties comprises dans la Région de la Méditerranée orientale, ainsi que les territoires français de l'Afrique du Nord. Elle a été délimitée par la Première Assemblée Mondiale de la Santé (Actes of Org. mond. Santé, 13, 80, 330).
Au cours de l'année, le Bureau régional a suscité un intérêt général en manifestant l'intention d'envoyer dans les pays de la région des spécialistes de la santé publique qui, en collaborant avec les directeurs 2 A sa neuvième session, le Conseil Exécutif a confirmé la désignation du Dr F. Daubenton comme Directeur régional et a approuvé le choix de Brazzaville comme siège du Bureau régional.
- 70 -
RÉGION AFRICAINE
71
CARTE 8. RÉGION AFRICAINE
Activités entreprises par l'OMS en 1951, y compris les activités communes
GAMB
SIERRA LEONE
AA ® LIBERIA
TOGO
BRIT.
SERVICES CONSULTATIFS (demandés par les Gouvernements)
RHODESIE DU NORD,.
APaludisme et lutte contre les insectes Maladies vénériennes et treponematoses
Autres maladies transmissibles Administration ciels santé publique
+ Education sanitaire QAssainissement
REUNION U
I. MAURICE. UNIOHSII_ D- AFRICAINE
*Bourses d'études Documentation médicale
OMS 2090
des services médicaux, seraient mieux à même d'indiquer au directeur régional où et de quelle manière l'OMS pourrait fournir une aide. Ainsi l'oeuvre de l'OMS sera orientée de façon à compléter les efforts considérables que déploient partout les gouvernements eux -mêmes, car tous les pays de la région ont déjà dressé des plans détaillés d'organisation sanitaire, dont certains portent sur une période de dix ans.
On s'est efforcé de s'assurer les services de spécialistes de la santé publique et de techniciens, mais on s'est heurté à des difficultés considérables. Il semble que le coût élevé de la vie en Afrique, l'éventualité, pour les fonctionnaires mariés, d'avoir à entretenir deux foyers, les congés plus librement accordés
Dans des cas particuliers, on envisage d'envoyer, au lieu de médecins de la santé publique, des ingénieurs sanitaires, des inspecteurs sanitaires ou des sociologues qui, dans le domaine de leur spécialité, aideraient à l'élaboration de programmes d'ensemble rationnels pour 1953. Ces plans sont conformes aux voeux exprimés dans les différentes capitales l'Afrique.
aux fonctionnaires des métropoles et à certains fonctionnaires en mission et l'idée, parfois erronée, que le climat est malsain, fassent paraître peu intéressants les traitements et les congés accordés par l'OMS. Cette question a été examinée au cours de la première session du Comité régional. Vers la fin de l'année, un fonctionnaire de la santé
et aux opinions émises dans d'autres parties de
publique, un ingénieur sanitaire et un inspecteur sanitaire avaient été recrutés et l'on envisageait la
nomination d'un fonctionnaire médical. On comptait que ces spécialistes seraient bientôt engagés dans des
72
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
activités pratiques, bien qu'ils soient attachés au Bureau régional en qualité de conseillers. La plus grande difficulté que l'on ait rencontrée a trait au recrutement du personnel administratif restreint dont le Bureau a besoin et l'on estime qu'il pourrait être nécessaire de procéder à une enquête spéciale sur le coût de la vie et d'envisager, pour les congés, des dispositions particulières. Le Gouvernement français a offert de fournir, à Brazzaville, des locaux administratifs et des logements excellents à prix réduit, ce qui aidera à résoudre ces problèmes. Seize bourses d'études ont été accordées en 1951 à des pays de la région.
forme maligne (kwashiorkor) parmi
les enfants
africains du premier âge (voir page 18). Le manque de protéine et de vitamines, les modes de vie et les parasitoses intestinales feront également l'objet d'une étude lors de la même conférence.
L'OMS a continué à collaborer avec d'autres
organisations internationales qui s'occupent des problèmes sanitaires en Afrique. Le Libéria a signé avec l'OMS un accord de base portant sur l'assistance
technique et d'autres programmes, et des travaux relatifs à deux projets d'assistance technique dans ce pays ont été entrepris. Les autorités françaises et belges ont également
L'enquête sur la bilharziose s'est poursuivie et s'est étendue au Libéria, à Madagascar, la Réunion, l'Ile Maurice et aux territoires britanniques de l'Afrique- occidentale. Des spécialistes du Congo
demandé au FISE de fournir du lait en poudre à des écoles, à des hôpitaux et à d'autres institutions
belge et des territoires portugais compléteront en outre cette enquête dans ces pays. Lors d'une conférence qui s'est réunie vers la fin de 1950 à Kampala, on a également continué l'examen des projets visant la fixation de la limite méridionale extrême de la zone
jets pour le Libéria.
officielles dans les territoires dont elles sont responsables et l'OMS a travaillé avec le FISE à deux pro-
ration technique en Afrique au sud du Sahara
La collaboration avec la Commission de Coopé-
d'endémicité amarile en Afrique. Les résultats de cette étude seront probablement connus au début de 1952.
enquête sur l'épidémiologie de la malnutrition à
Au cours de la même année se tiendra une conférence de la nutrition, dont les travaux se fonderont sur les rapports des experts -conseils qui, sous les auspices de l'OMS et de la FAO, ont procédé à une
(CCTA) est un fait très important. Cet organisme, au sein duquel sont représentés tous les gouvernements africains, à l'exception du Libéria et de l'Espagne, s'attache tout spécialement aux questions sanitaires et l'on espère qu'en maintenant des relations étroites avec cette commission, on obtiendra, sur bien des points, d'utiles résultats. Les activités suivantes ont été entreprises dans les divers pays de la région :
Activités dans les divers pays de la région Les travaux qui ont été ou doivent être financés au moyen des fonds de l'assistance technique sont marqués d'un astérisque. Angola
Libéria
Au moment de la visite du directeur régional par intérim, les autorités ont exprimé le voeu d'obtenir les services d'un ingénieur sanitaire qui serait chargé de donner des avis sur l'approvisionnement en eau et l'installation de divers réseaux d'égouts. Cet ingénieur a été engagé et les consultations se poursuivent avec le Gouvernement portugais. Afrique -Equatoriale française
En 1950, des enquêtes ont été effectuées sur l'admi-
nistration de la santé publique et l'assainissement, et un accord de base, en vue d'une assistance technique à ce pays a été signé. On a envoyé un spécialiste auprès du Directeur de la Santé publique et de
l'Assainissement pour l'aider à élaborer une loi et des règlements de santé publique. Un ingénieur sanitaire a été nommé pour former, au Libéria, des techniciens du génie sanitaire et l'on a dressé un programme national d'assainissement.
La délégation française, au cours de la première session du Comité régional, a suggéré que soit réalisé
L'OMS, avec la collaboration de l'UNESCO,
pour l'Afrique -Equatoriale française un projet de lutte antipaludique, dans le cadre du programme d'assistance technique. Une grosse quantité de DDT sera
est en train de recruter un éducateur sanitaire pour le Libéria.* On procède, dans ce pays, avec l'aide de l'OMS et
nécessaire, mais on dispose déjà, dans le territoire, d'un personnel suffisant pour réaliser ce programme.
du FISE, à l'étude de deux projets importants : une campagne quinquennale de lutte contre le pian* et une campagne antipaludique. Un membre du per-
Côte de l'Or Une bourse d'études a été attribuée à la Côte de l'Or en 1951.
sonnel du Siège s'est déjà rendu au Libéria pour discuter le projet de lutte contre le pian et des dis-
positions ont été prises pour organiser, en mars 1952, une réunion d'étude sur la lutte contre le pian. L'OMS
RÉGION AFRICAINE
73
y enverra des experts et attribuera des bourses. Un autre expert du Siège s'est également rendu dans le
Seychelles
pays pour y étudier la question du paludisme et aider à l'élaboration de plans appropriés.
L'administration des Seychelles, comme l'avait fait l'Angola, a demandé les services d'un ingénieur
Six bourses (dont l'une au titre de l'assistance
technique) ont été accordées à des étudiants ; deux d'entre elles étaient destinées à des études dans la région même. Du matériel d'enseignement a également été fourni.
sanitaire chargé de donner des avis sur l'approvisionnement en eau et les réseaux d'égouts. Des consultations ont eu lieu à ce sujet et l'ingénieur sanitaire recruté pour l'Angola se rendra probablement aussi dans ces îles.
Ile Maurice Une bourse d'études a été accordée à l'Ile Maurice en 1951. Nigéria
Rhodésie du Sud
Deux bourses ont été accordées à la Rhodésie du Sud en 1951. (Voir aussi Rhodésie du Nord.) Ouganda
A la suite de recommandations formulées à la Conférence du Paludisme en Afrique équatoriale,3 tenue à Kampala en 1950, de nóuvelles mesures ont été prises en vue de l'organisation, dans la Nigéria, d'un cours de brève durée réservé aux paludologues. Pendant l'année, la Nigéria s'est vu attribuer une bourse.
En octobre, l'Ecole de Médecine de Makerere, à laquelle certains boursiers de l'OMS, non diplômés, venant d'Afrique, avaient été inscrits pour des études
de médecine, a perdu, à la suite d'une explosion, un important matériel comprenant des miscroscopes. L'OMS a examiné s'il serait possible de procurer du matériel à cette école, en remplacement de celui qui
Rhodésie du Nord
a été détruit. L'OMS a fourni à l'Ouganda du matériel d'enseignement et de la documentation médicale. Union Sud -Africaine
Sur la demande du Gouvernement, un expert de la rage s'est rendu en Rhodésie du Nord, afin d'étudier la question de la production de vaccin. Divers spécialistes de la Rhodésie du Sud se sont rendus en Rhodésie du Nord pour conférer avec cet expert. 3 Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1951, 38, 57
L'OMS a attribué six bourses à des étudiants de l'Union Sud -Africaine.
L'OMS a continué à contribuer à l'entretien du Centre FAO /OMS de la Brucellose du Laboratoire vétérinaire d'Onderstepoort.
CHAPITRE 12
RÉGION DES AMÉRIQUES Conformément à l'accord qui est intervenu entre l'Organisation Mondiale de la Santé et l'Organisation
médicale mondiale. Au nombre des questions que le comité a examinées pendant sa session figuraient : le programme et les prévisions budgétaires de 1953
Sanitaire Panaméricaine, et qui a été approuvé en juin 1949 par la Deuxième Assemblée Mondiale de la Santé et en octobre 1948 par le Conseil de direction de l'Organisation Sanitaire Panaméricaine, le Bureau
Sanitaire Panaméricain continue à faire fonction de Bureau régional de l'OMS pour les Amériques. Le 20 février 1951, la République de Panama est devenue Membre de l'Organisation Mondiale de la Santé. En conséquence, les pays suivants de la Région des Amériques sont Membres de l'Organisation : Argentine, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Costa -Rica, Cuba, Equateur, Etats -Unis d'Amérique,
proposés pour la Région des Amériques ; le programme général de travail élaboré pour une période déterminée par le Bureau régional ; des projets à long terme pour répondre aux besoins régionaux ; la compétence du Comité Exécutif en matière de revision, au nom du Comité régional, des questions administratives, budgétaires et financières ; la participation, au comité, de certains membres de l'OMS
dont le gouvernement n'a pas son siège dans la région ; les discussions techniques lors des réunions ultérieures du Comité régional ; la revision du Code
Guatemala, Haïti, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République Dominicaine, Salvador, Uruguay et Venezuela. D'autre part, la France, les Pays -Bas et le Royaume -Uni, qui sont chargés des relations extérieures de certains territoires
sanitaire panaméricain (La Havane, 1924) d'après le Règlement sanitaire international. Le comité a également étudié les recommandations de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé tendant à ce que tous les gouvernements améliorent l'hygiène du milieu et les conditions sanitaires ; les recommanda-
des Amériques, font partie du Comité régional. Le Conseil de direction de l'Organisation Sanitaire Panaméricaine, au cours de sa cinquième session, réunie à Washington du 24 septembre au 3 octobre, a servi également de Comité régional pour les Amériques. A cette session du Comité régional (la troisième)
tions formulées à la deuxième session du Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Alimentation et de la Nutrition ; 2 les programmes nationaux de protection de l'enfance ; la fourniture d'insecticides ; enfin la forme et la teneur des rapports annuels des Etats Membres.
étaient représentés tous les Etats Membres susmen-
tionnés. D'autre part, des représentants ou des
observateurs des organisations intergouvernemen tales ou non gouvernementales suivantes ont assisté aux débats : les Nations Unies (avec une représentation spéciale du FISE), le Bureau Sanitaire Panaméricain, l'Organization of American States, 1'American College of Chest Physicians, la Société de Biométrie, le Conseil international des Infirmières, les Unions internationales contre le Cancer, la Tuberculose et le Péril vénérien, la Ligue
En janvier 1951, au cours de la septième session du Conseil Exécutif de l'OMS, le mandat du Directeur du Bureau régional pour les Amériques a, sur la recommandation du Comité régional, été renouvelé
pour une période de quatre ans, à compter du 1er février.
Deux immeubles (situés aux Nos 1501 et 1515 de
New Hampshire Avenue, N.W.) ont été acquis, à Washington, pour servir de siège provisoire du Bureau régional. Cette transaction a été facilitée par la Fondation W. K. Kellogg et la Fondation Rocke-
des Sociétés de la Croix- Rouge, la Panamerican Medical Confederation, la Fédération mondiale pour la Santé mentale, la Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, et l'Association 1 Cette région comprend l'ensemble des Amériques, confor-
feller qui l'une et l'autre, depuis de nombreuses années, prennent part aux activités sanitaires de caractère international dans l'Amérique latine, et qui ont chacune consenti au Bureau régional un prêt de $150.000, sans intérêts. L'installation dans les nou-
mément à une décision prise par la Première Assemblée Mondiale de la Santé (voir Actes off. Org. mond. Santé, 13, 81, 331
veaux bâtiments a eu lieu à la fin du mois de mai. s Org. mond. Santé: Sir. Rapp. techn. 1951, 44
- 74 -
RÉGION DES AMÉRIQUES
75
CARTE 9. REGION DES AMÉRIQUES
Activités entreprises par l'OMS en 1951, y compris les activités communes
ÉTATS -UNIS D' AMERIQUE
MEXIQUE AO1° GUATEMALA
-REP.DOMINICAINE
A
ISLES DU VENT I
TRINITÉ
A M©14 ACl ©0 4 COSTA -RICA
S.
SALVADOR
© :a /, EQUÁTEUR4 ::::..,... 11110
SERVICES CONSULTATIFS. (demandés par les Gouvernements)
APaludisme et lutte contre les insectes Tuberculose Maladies vénériennes et tréponematoses
0 Autres maladies transmissibles
Administration de la santé publique
JSoins infirmiers ( Education sanitaire Hygiène de la maternité et de l'enfance CHILI
(!) Alimentation et Nutrition Assainissement
© Autres projets Bourses d'études
ENQUETES
Fièvre
Q
1) Documentation médicale OMS 2091
Exposé général des activités de l'OMS dans la région Le Bureau Sanitaire Panaméricain a continué à fournir aux républiques américaines du personnel et des services dont le financement est assuré dans le cadre du Code sanitaire panaméricain. Il n'est question ici que des travaux ayant bénéficié de l'aide
de l'OMS, mais, dans la poursuite de ces activités également, le Bureau Sanitaire Panaméricain a fourni
une aide d'ordre technique et administratif. Le Bureau régional a non seulement étendu son action aux pays de la Région des Amériques, mais a
76
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
aussi aidé de nombreux Etats Membres qui se trou-
vent en dehors de la région, notamment en leur accordant des bourses d'études et en leur procurant des fournitures. Pour 1951, le budget de l'OMS relatif aux bourses d'études dans la région s'est élevé à $135.000. Au cours de l'année, 82 bourses ont été accordées, y compris 15 bourses du FISE et 12 de l'assistance technique. Soixante -six de ces bourses ont été attribuées aux pays de l'Amérique
seignements épidémiologiques par télégramme avec les stations d'émission de Genève, de Singapour et
de Manille, et continue à assurer la publication hebdomadaire et mensuelle des relevés épidémiologiques. A l'occasion d'épidémies, telles que celles de grippe en Europe ou de fièvre jaune de brousse au Brésil et à Costa -Rica, des notifications spéciales
latine, 15 aux Etats -Unis d'Amérique et une au Canada. Le Bureau régional a établi des programmes à l'intention d'un grand nombre de boursiers venant
ont été envoyées à certains pays. En pareil cas, le Bureau a recommandé les mesures de protection appropriées et a invité, si besoin était, les gouverne-
ments à ne pas édicter de dispositions spéciales,
de régions situées en dehors des Amériques pour continuer leurs études aux Etats -Unis. Des fournitures et du matériel médical destinés à la réalisation de
telles que la présentation de certificats de vaccination, pour les voyageurs internationaux.
Au plus fort de l'épidémie de grippe en Europe, les services sanitaires de la région recevaient, deux fois par semaine, des télégrammes concernant l'évolution
projets de l'OMS ont été procurés à des pays situés hors des Amériques, ainsi qu'à des pays de la région. Afin de faire face à la pénurie d'insecticides, on a
de la situation. C'est par télégramme que l'on a
procédé, sur les besoins en insecticides dans les
Amériques, à une enquête dont les résultats ont été présentés aux autorités gouvernementales des Etats-
Unis qui ont accordé, pour les insecticides, une
priorité d'exportation. Sans cette mesure, il eût été impossible de poursuivre, dans certains pays, l'exécution des programmes de lutte contre les insectes. Le Bureau régional a assumé une autre fonction importante : celle de fournir aux populations américaines des informations sur l'OMS. On a procédé à une large diffusion de communiqués de presse. Une série de cinq articles sur les programmes mixtes BSP /OMS a été publiée dans l'édition dominicale du
signalé à Genève et au Centre mondial de la Grippe de Londres les épidémies ou les cas exceptionnellement nombreux de la maladie enregistrés dans les Amériques. On a également préparé et distribué, en réponse à de nombreuses demandes, des informations sur les mesures prophylactiques à prendre, en insistant spécialement sur l'efficacité du vaccin employé.
Le Bureau a recommandé que les restrictions
quarantenaires suivantes soient considérées comme n'étant pas nécessaires et soient, en conséquence, supprimées : 1) la réglementation à l'égard de la grippe, imposée par divers pays américains à d'autres
New York Times et reproduite dans d'autres journaux. On a effectué des enregistrements sur fil métallique pour la Radio des Nations Unies, la Voix
de l'Amérique, et des postes d'émission locaux de Washington. Au cours des sept derniers mois de l'année, le Bureau de Washington a envoyé toutes
les semaines à la station des Nations Unies, un enregistrement, en espagnol, dont le titre était « Pour la santé des peuples ». On a préparé plusieurs expositions
dépliant de l'OMS a été traduit en espagnol et en
et fourni du matériel pour d'autres. Le
portugais. Quarante mille exemplaires ont été imprimés en espagnol et 10.000 en portugais. On a, également, distribué un grand nombre d'exemplaires
pays américains et européens ; 2) la réglementation à l'égard de la fièvre jaune, imposée par la Trinité au Brésil et au Venezuela et par l'Egypte, Cuba, le Guatemala et le Honduras à Costa -Rica ; 3) les mesures contre la peste imposées par Cuba au Brésil ; et 4) les mesures contre la poliomyélite imposées par Cuba à Panama. Conformément à la décision du Conseil de direction de l'Organisation Sanitaire Panaméricaine, on a entrepris les premières démarches en vue d'adapter le Code sanitaire panaméricain au Règlement sanitaire international. Des statistiques sanitaires concernant les pays de la région ont été établies.
Des réunions officieuses ont eu lieu avec des représentants d'autres organisations internationales intéressées afin d'examiner la possibilité de créer, dans le cadre du programme d'assistance technique,
d'OMS Nouvelles en anglais et en espagnol. A l'occasion de la Journée Mondiale de la Santé (7 avril), des pochettes d'information ont été distribuées ; des déclarations émanant du Surgeon - General de l'United States Public Health Service, du Directeur
un centre permanent de formation en matière de biostatistique à l'Ecole de Santé publique de l'Université du Chili.
général de l'OMS, du Directeur régional pour les
taire Panaméricain ont été transmises, sur ondes courtes, à l'Amérique latine et diffusées sur tout le territoire des Etats -Unis. Des cérémonies et manifestations diverses ont eu lieu à Mexico, à Lima (Pérou) et en d'autres villes de la région. Le Bureau régional pour les Amériques, qui joue le
Amériques et du Secrétaire général du Bureau Sani-
La Bibliothèque a fourni des informations aux bureaux locaux ainsi qu'aux médecins et au personnel de santé publique des Amériques. Le Bulletin
mensuel du BSP a été régulièrement publié, et l'on a fait paraître, en 1951, des publications spéciales. Le rapport de la première sessioli du Comité d'experts
des Soins infirmiers a été traduit en espagnol au Bureau régional. En janvier 1951, le Bureau Sanitaire Panaméricain a conclu un arrangement avec le Siège
rôle de centre régional pour les statistiques et les informations épidémiologiques, a échangé des ren-
pour que la Chronique de l'Organisation Mondiale
RÉGION DES AMÉRIQUES
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de la Santé soit traduite et éditée en langue espagnole,
variole à l'intention des pays qui collaborent à la
et distribuée dans la région. Vers la fin de 1951, le Bureau régional a publié des renseignements sur l'évolution du vaccin contre la
campagne menée contre cette maladie. Il a également
fait paraître, en vue d'une nouvelle distribution, 10.000 exemplaires d'une deuxième édition d'une brochure sur la lutte contre les maladies transmissibles ; un rapport en espagnol sur le Premier Congrès
permettant d'établir dans quelle mesure ces installations pourraient servir de base aux programmes futurs. Des renseignements préliminaires ont été communiqués par le Chili, le Guatemala et l'Etat de Sao Paulo (Brésil). Au cours de l'année, un vaste programme de lutte contre les insectes a été mis à exécution avec l'aide de l'OMS à Costa -Rica, au Guatemala, au Honduras,
des Infirmières, qui s'est tenu à Costa -Rica, et le Deuxième Congrès, qui a eu lieu au Pérou (ce rapport
au Honduras britannique, au Nicaragua et au Salvador. Des négociations étaient également en cours
servira de document -témoin sur le développement d'une association interaméricaine des infirmières) ; la traduction espagnole de deux brochures qui seront distribuées dans toutes les écoles de soins infirmiers de
au sujet d'un nouveau programme de lutte contre les insectes au Pérou et d'un programme destiné à combattre le paludisme à Haïti.
En 1951, des accords de base sur l'assistance technique et d'autres programmes de l'OMS ont été signés avec les pays suivants : Bolivie, Equateur, Honduras, Nicaragua, Panama, Paraguay, Salvador et Venezuela. Des accords analogues, portant sur les programmes de l'OMS, avaient été conclus en 1950 avec Haïti et le Pérou. Quelques accords relatifs à des projets ont également été signés.
l'Amérique latine, l'une intitulée : « Safer ways in Nursing » et approuvée par le Service consultatif mixte pour les soins aux tuberculeux de la National Tuberculosis Association des Etats -Unis d'Amérique ; l'autre : « Basic Education of the Professional Nurse » ; une série de conférences en espagnol et en portugais prononcées lors de la troisième réunion d'étude internationale sur l'administration hospitalière, qui s'est tenue à Rio -de- Janeiro sous les auspices du Bureau Sanitaire Panaméricain ; et la traduction portugaise d'un rapport officiel du United States Public Health Service sur la lutte entreprise contre les maladies transmissibles. Des traductions
Les pays suivants ont demandé la création de
espagnoles de rapports des comités d'experts de l'OMS ont également été publiées ; voici quels sont ces rapports : la première session du Comité d'experts de l'Assainissement, la deuxième session du Comité
Equateur, Haïti, Pérou, Salvador et Venezuela. La première de ces zones de démonstrations sanitaires a été établie au Salvador. Les Nations Unies, la FAO, l'OIT et l'UNESCO prennent également part à ce programme dont la réalisation a été commencée au mois de mai, après que le personnel nécessaire eut été recruté. Des enquêtes ont également été faites au Chili, à Haïti, au Pérou ; l'OMS procurera, pour ces projets, des experts, des fournitures et des bourses. La campagne de BCG de l'OEuvre commune, qui a été reprise par l'OMS et le FISE, s'est poursuivie en Equateur. Au cours de l'année, on procédait dans
zones de démonstrations sanitaires, dans le cadre du programme d'assistance technique : Chili, Colombie,
d'experts de la Santé mentale, la première session du Comité d'experts pour la Formation professionnelle et technique du Personnel médical et auxiliaire et
la première session du Comité d'experts des
Services d'Hygiène scolaire. Le personnel du Bureau régional s'est augmenté,
ce dernier pays à l'instruction d'équipes chargées de la réalisation de programmes analogues à Costa -
en février, d'un conseiller régional pour l'assainissement. Ce conseiller s'est rendu en Amérique centrale ainsi qu'en Argentine, au Brésil, au Chili, à Haïti, au Mexique, à Panama et au Pérou, pour donner des avis aux gouvernements, les inciter à renforcer les programmes nationaux d'assainissement
Rica, à la Jamaïque, au Pérou et au Salvador. On envisageait également pour le Guatemala et Haïti un programme de vaccination au BCG tandis que l'installation d'un laboratoire de diagnostic de la tuberculose au Chili faisait l'objet de négociations. La FAO, l'OMS et les Gouvernements de Costa Rica, du Guatemala, du Honduras, de Panama et du Salvador ont signé un accord tendant au renforcement de l'Institut de nutrition de l'Amérique centrale
et déterminer de quelle manière l'OMS, dans le rait fournir une aide à cet effet.
cadre du programme d'assistance technique, pour-
L'OMS a publié un questionnaire à l'intention
des ingénieurs sanitaires des administrations nationales de santé publique afin d'obtenir sur les installations sanitaires de leurs pays des renseignements lui
et de Panama (INCAP), au titre de l'assistance technique, afin que cet institut puisse devenir un centre de formation pour la région tout entière.
78
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Activités entreprises par certains gouvernements avec l'aide de l'OMS Les travaux qui ont été ou doivent être financés au moyen des fonds de l'assistance technique sont marqués d'un astérisque. Argentine
commencé en 1951.* Un expert- conseil pour l'hygiène
Une subvention a été accordée au Centre FAO/ OMS de la Brucellose, à Buenos -Aires, pour l'aider à poursuivre des recherches qui présentent un intérêt spécial pour l'OMS et la FAO. Bolivie
de la maternité et de l'enfance, envoyé par l'OMS pour contrôler cette exécution, a fait par la suite certaines recommandations touchant le développement futur du programme et son extension à cinq autres Etats du nord -est du Brésil.
A la Faculté d'Hygiène et de Santé publique de l'Université de Sao -Paulo, la sérologie de la syphilis est
La Bolivie et le Pérou entreprennent sur le plan national des campagnes de lutte contre le typhus, pour lesquelles l'OMS fournit les services d'experts et le FISE procurera des fournitures et du matériel. Des dispositions concernant le personnel et les ques-
enseignée à des techniciens avec l'aide d'un
conseiller de l'OMS, et l'Université a commencé le recrutement du personnel médical et auxiliaire qui poursuivra l'exécution du projet lorsque le conseiller aura terminé sa mission. Du matériel a été acheté et
tions administratives ont été prises au début de l'année ; on a envoyé un chef de zone et livré le premier contingent de fournitures ; en mai, la campagne a commencé par des pulvérisations dans les régions riveraines du Lac Titicaca. On voudrait, deux fois par an, saupoudrer les personnes et traiter les maisons au DDT, dans les zones où le typhus est endémique. Au cours des trois premiers mois de la campagne, on a saupoudré 17.000 personnes, 68.000 vêtements et 5.000 lits. Ces travaux sont réalisés concurremment avec une campagne de vaccination
du personnel recruté pour ce programme, dont l'exécution a commencé en août. Honduras britannique Le Honduras britannique, avec l'aide de l'OMS et
du FISE, a réalisé un programme de destruction des insectes afin de lutter contre le paludisme et la fièvre jaune. Grâce à ce programme, le personnel local a été formé par des conseillers de l'OMS et du
Bureau Sanitaire Panaméricain. On a terminé, au cours de l'année, le deuxième cycle de pulvérisations
contre la variole au cours de laquelle, pendant la
même période, 10.300 personnes ont été vaccinées. L'OMS a continué de donner des avis techniques relatifs à la construction, l'équipement et l'organisation d'un hôpital d'enfants, à La Paz ; l'équipement de cet hôpital est fourni par le FISE. Une aide technique a été apportée à l'architecte chargé d'établir les plans d'installation des services essen-
tiels de l'hôpital et un expert -conseil de l'OMS a formulé des avis au sujet du personnel nécessaire et d'un barème des traitements et salaires.*
(avec une émulsion de DDT) et sième cycle. De janvier à la fin de juin, des pulvérisations ont été effectuées dans les six districts du pays avec les résultats suivants : habitants protégés directement : 36.000 ; maisons où ont été effectuées des pulvérisations de DDT : 8.500 ; kilogrammes de DDT à 100 % employés : 2.620 ; grammes de DDT au mètre carré : 2,05. Ces activités ont été bien accueillies par les populations. Chili
L'OMS a prêté également son aide en vue de l'élaboration d'un projet d'éducation de base et par l'OMS et l'autre par l'UNESCO, se sont rendus dans le pays pendant l'année. Brésil
d'enseignement sanitaire en Bolivie, avec le concours de l'UNESCO.* A cette fin, deux experts, l'un fourni
Une campagne contre la diphtérie et la coqueluche, pour laquelle le Gouvernement chilien a reçu l'aide de l'OMS et du FISE, a débuté dans la province de Santiago à la fin de 1950. On a l'intention de vacciner
40 % des enfants âgés de trois mois à six ans, en coordonnant les activités des institutions médicales
L'OMS et le FISE ont aidé à exécuter un programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance au Brésil. Les deux organisations ont procuré des fournitures et du matériel pour les centres sanitaires réservés aux mères et aux enfants, et donné des avis
et de prévoyance sociale du pays. Au cours de l'année, tout le matériel et toutes les fournitures procurés par le FISE en vue de la fabrication du vaccin et de la réalisation du programme sont arrivés au Chili. Le premier vaccin associé, fabriqué par l'Institut de Bactériologie du Chili, a été distribué aux services sanitaires du pays après que les Michigan State Health Laboratories (Etats -Unis d'Amérique) eurent déclaré que ce vaccin était satisfaisant.
sur l'alimentation, sur la formation technique des sages- femmes et des auxiliaires puéricultrices, et
sur l'éducation sanitaire générale dans les quatre Etats du nord -est (Paraïba, Piauhy, Ceara et Rio Grande do Norte). L'exécution de ce programme a
Au cours d'une période de huit mois, on a administré environ 40.000 premières doses et 26.000 deuxièmes doses de vaccin associé ; 466 personnes
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ont été revaccinées. Depuis le début de la campagne, 31.000 enfants avaient reçu les deux doses de vaccin, soit approximativement 43 % du nombre total prévu.
La mortalité infantile est très élevée au Chili et elle est surtout due aux affections respiratoires, aux naissances prématurées, aux infections intestinales, à la tuberculose et aux autres maladies transmissibles. Aussi un programme a -t -il été mis sur pied, avec l'aide de l'OMS et du FISE, en vue de développer,
Barranquilla. Plus de 100.000 doses ont été administrées, au cours d'une année d'activité, en Colombie, et l'on n'a constaté aucune réaction post -vaccinale méritant qu'on s'y arrête. Avant d'aborder la réalisation du projet, on entreprend généralement, dans chaque ville, une campagne intensive d'éducation sanitaire du public, afin de et
d'améliorer et d'étendre les services d'hygiène de la maternité et de l'enfance, surtout dans les zones rurales du pays. Une formation pratique et technique
Le taux de natalité est très élevé en Colombie (30 pour 1.000 habitants), mais il en est de même du taux de mortalité parmi les mères et les enfants
s'assurer la bonne volonté des populations intéressées.
a été donnée au personnel local, et des fournitures ont été procurées aux centres sanitaires de certaines zones rurales et urbaines. L'OMS a assuré le contrôle technique des opérations. Le Gouvernement a pris des dispositions en vue de fournir le personnel qui poursuivra l'exécution de ce programme. En 1951, on a procédé à une enquête préliminaire dans un district rural de la province de Conception. Dans cette région agricole et industrielle se posent des problèmes sanitaires importants, au nombre desquels on compte la mortalité infantile, la tuberculose et les maladies que causent la déficience des
(le taux de mortalité infantile est d'environ 150 pour 1.000 naissances). Dans les zones rurales où ont lieu les deux tiers des naissances, on ne trouve ni médecins, ni sages- femmes compétentes, ni maternités. Un grand nombre des causes de décès sont évitables par les méthodes connues ; aux décès survenus
pendant la gestation et l'accouchement, viennent s'ajouter les décès dus à la diarrhée, l'entérite, la
coqueluche, la rougeole, la tuberculose et à d'autres maladies transmissibles. Il n'y a guère que dans les grandes villes que l'on trouve des services sanides
taires réservés aux enfants. La moitié seulement décès d'enfants font l'objet d'un certificat médical. Il semble que l'on manque surtout de
installations sanitaires, une mauvaise hygiène du travail et une mauvaise nutrition. Sur la base de l'enquête effectuée dans ce pays, l'OMS aidera à y organiser une zone de démonstrations sanitaires, en 1952.*
personnel bien entraîné. L'OMS, avec le concours du FISE, a donc amorcé un programme de formation technique des sages- femmes * afin de former un certain nombre d'infirmières sages- femmes très
Des plans ont été établis pour l'exécution d'un projet de lutte contre les maladies transmissibles dans la province de Santiago.*
compétentes qui joueront le rôle de monitrices et contrôleront l'activité des sages- femmes possédant une formation pratique. On doit créer, à l'Ecole de Santé publique, une section d'obstétrique pour laquelle seront formés des instructeurs. On espère ainsi donner la compétence voulue à un personnel nombreux des zones rurales et urbaines. Un programme de formation supérieure des étudiants de l'Ecole nationale de Santé publique est exécuté avec
Le rapport rédigé par l'expert- conseil qui s'est rendu au Chili, à la fin de 1950, pour fournir des avis sur l'enlèvement et le traitement des ordures ménagères de la ville de Santiago, a été envoyé au Gouvernement du Chili, avec les recommandations appropriées. Colombie
le concours, pour une année ou davantage, d'un
médecin et d'une infirmière sage -femme de l'OMS ; l'Organisation accorde en outre trois bourses d'étu-
A la, fin de l'année, la Colombie n'était pas encore Membre de l'OMS. L'Organisation a toutefois aidé le Gouvernement à mener, dans tout le pays, une campagne de vaccination contre la diphtérie et la vaccins, et l'OMS a procuré un expert -conseil auquel
des pour le personnel local qui prendra ultérieurement la place des experts -conseils.
coqueluche. Le FISE a prêté son aide quant au matériel, aux fournitures et à la préparation des on a également pu faire appel pour effectuer, au Chili, les travaux nécessaires. L'Institut Samper Martínez a commencé en 1951 la production de vaccins associés. Ainsi qu'il a été indiqué dans le Rapport annuel de 1950, les premières doses de vaccin ont été injectées, à Cúcuta, dès le mois de septembre 1950, époque à laquelle un expert -conseil de l'OMS
Un projet de démonstrations sanitaires demandé par le Gouvernement est à l'étude.* Un programme de lutte contre le paludisme et les insectes, qui comporte une campagne pour la destruction totale de l'Aëdes aegypti, est préparé conjointement par l'OMS et le FISE.* Costa -Rica
Des pulvérisations de DDT ont été effectuées de janvier à fin juillet (deuxième cycle) en exécution du programme de lutte contre les insectes, réalisé par le
prêtait son concours au Gouvernement. Dans cette ville, la campagne a été terminée en août 1951, et 46 % des enfants de quatre mois à six ans avaient reçu trois injections. Le programme a été étendu par la suite aux villes de Cali, Manizales, Cartagena
Gouvernement avec l'aide de l'OMS et du FISE ; on a obtenu les résultats suivants : agglomérations où ont été effectuées les pulvérisations de DDT, 1.000 ; maisons traitées, 22.000 ; habitants directe-
ment protégés, 115.000 ; kilogrammes de DDT à
80
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
100 % employés, 6.684 ; grammes de DDT par mètre carré, 2,35. On a procédé, en avril, à une étude sur le fonction-
l'OMS et du FISE, a été élaboré. Des experts- conseils
nement de l'école de soins infirmiers dépendant de l'Hôpital San Juan de Dios à Costa -Rica. On a mis au
seront chargés d'aider à la réalisation de ce projet qui doit faire partie d'un programme régional de lutte contre les insectes pour l'Amérique centrale.* République Dominicaine
point les plans d'aide de l'OMS à cette école, et en juillet, une équipe internationale composée de trois infirmières est arrivée à San José. On tend, par ce programme quadriennal, à former des infirmières d'hygiène publique, car, jusqu'à présent, les soins d'hygiène publique n'étaient pas enseignés dans les écoles de soins infirmiers. Les cours de formation pour les élèves de première année ont commencé ; on a aménagé, en vue d'un enseignement clinique, des salles d'hôpital choisies à cette fin et les autorités
Un programme de lutte contre les insectes était en cours de préparation ; ce programme doit être réalisé avec l'aide de l'OMS et du FISE.* Equateur
C'est en juillet 1951 que s'est terminée la campagne de vaccinations au BCG, commencée en juillet 1950
hospitalières ont accepté de fournir des salles de classe et d'autres salles nécessaires pour chaque service hospitalier. Afin de faciliter la réorganisation de l'école, le Gouvernement a supprimé, par décret,
par le Gouvernement et l'OEuvre commune, avec
l'aide du conseiller régional de l'OMS pour la tuberculose. On a examiné, au cours de cette campagne, 640.000 enfants et jeunes adultes âgés de 1 à 30 ans, et procédé à environ 350.000 vaccinations.
l'enseignement des soins obstétriques dans le programme d'études de base des infirmières. Il a également créé une commission scolaire spéciale, de composition très large, prévu l'extension des locaux d'internat des infirmières ainsi que de nouveaux locaux pour le laboratoire de soins infirmiers, voté des crédits en vue de la construction de laboratoires scientifiques, adjoint deux infirmières à plein temps au corps enseignant et augmenté l'espace affecté à la bibliothèque et aux salles d'étude de l'école. On a également procuré des fournitures et accordé des bourses d'études pour ce projet.*
Le nombre de personnes examinées et vaccinées a atteint le chiffre prévu et, en outre, les dix équipes de vaccination qui se sont déplacées dans le pays
pendant une année ont commencé à réaliser un programme intensif d'éducation antituberculeuse.
Cette campagne a eu également pour résultat que les travaux poursuivis avec la collaboration des centres de recherches radiographiques ont permis le dépistage
et le traitement de nombreux cas de tuberculose récente.
L'architecte nommé en qualité d'expert- conseil auprès du Gouvernement en 1950, et chargé de dresser les plans préliminaires des bâtiments destinés aux services du cancer et de la maternité de l'Hôpital San Juan de Dios, a terminé ses travaux au cours de 1951.
Un centre de lutte contre la tuberculose et d'enseignement dans ce domaine, établi en Equateur avec l'aide de l'OMS et du FISE, a commencé à fonctionner pendant le deuxième semestre.* Les experts de
l'OMS ont aidé les autorités à établir un projet national et international de formation technique. L'institut fournit le laboratoire où sera formé du personnel national et étranger. Deux bactériologistes
Des experts de l'OMS et de l'UNESCO se sont
rendus à Costa -Rica en vue d'établir les plans d'aide à ce pays en matière d'éducation de base et d'enseioeuvre en 1952.
de l'Equateur, anciens boursiers de l'OMS au Statens Seruminstitut de Copenhague, s'occuperont de la bactériologie. Le Gouvernement de
gnement sanitaire.* Ce programme sera mis en
l'Equateur a offert un certain nombre de bourses permettant à des étudiants d'autres pays américains
Sous les auspices de l'OMS et du FISE, on a projeté la réalisation en 1952 d'une campagne de vaccination en série par le BCG. On espère soumettre à la tuberculino- réaction tous les habitants de Costa -
de recevoir à cet institut une formation dans le domaine de la lutte contre la tuberculose. En avril a pris fin l'activité de l'équipe de l'OMS, qui avait entrepris en janvier, à Portoviejo, d'appliquer un programme expérimental de lutte contre la syphilis grâce aux traitements en série par la péni-
Rica âgés de 1 à 30 ans, et vacciner au BCG les sujets réagissant négativement. L'équipe chargée de cette campagne a reçu une formation technique, en Equateur. L'OMS a fourni, au cours de l'année, les services d'un expert -conseil qui a procédé à une enquête sur les possibilités Costa -Rica.
cilline. Ce programme, à la réalisation duquel a également collaboré le Bureau Sanitaire Panaméricain, a permis de traiter par la pénicilline environ 6.000 personnes. On a maintenu une surveillance constante, afin d'observer les rechutes et les réinfections et procédé, en même temps, à une enquête sérologique en série, afin de pouvoir évaluer les résultats obtenus. Les autorités équatoriennes ont demandé à l'OMS d'élargir ce projet et d'accroître
d'enseignement de la médecine à
Cuba
Pendant l'année, un plan détaillé d'opérations concernant un programme de lutte contre les insectes,
pour lequel le Gouvernement a demandé l'aide de
l'étendue de la zone en question, de manière à y comprendre le district de Manta.* Les autorités envisagent également de mettre en train un projet
RÉGION DES AMÉRIQUES
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analogue dans la zone de Cayambe. Il est probable que ce programme se développera sur plus de deux années.
a révélé des ombres suspectes chez 574 personnes. On a recherché les bacilles dans les expectorations ou les mucosités gastriques, prélevées par lavage d'estomac, de 512 des sujets ci- dessus. Cet examen bacté-
Le taux de mortalité des mères et des enfants étant
élevé en Equateur, comme dans beaucoup d'autres pays de la région, on a élaboré, au cours de l'année, un programme destiné à renforcer les services d'hygiène de la maternité et de l'enfance et à former du personnel technique et auxiliaire. Afin d'aider le Gouvernement à dresser ces plans, l'OMS a nommé, pour une durée de deux mois, un expert- conseil pour les soins médicaux et un autre expert pour les soins infirmiers, qui seront chargés d'enquêter sur les possibilités de développer l'hygiène de la maternité et de l'enfance et d'aider à établir un programme d'amé-
riologique était positif dans les deux tiers des cas environ. Au cours de la phase de vaccination au BCG, qui a commencé vers la fin de l'année dernière,
plus de 4.000 personnes ont été vaccinées à San Miguel. Dans cette ville et à San Vicente, des médecins et 'des infirmières, dépendant du Ministère
de la Santé, ont été formés aux techniques modernes de lutte antituberculeuse. Le 3 septembre 1951 a commencé l'exécution du
lioration des services compétents, dans le cadre de l'administration générale de la santé. L'OMS et le FISE prêteront encore leur aide au Gouvernement en 1952. Vers la fin de l'année, l'OMS envisageait également
programme de vaccination en série par le BCG, bénéficiant de l'aide de l'OMS et du FISE : on a
soumis au, test, durant la première semaine, 35.000 personnes et vacciné 18.000 sujets dont la plupart étaient des enfants d'âge scolaire. Les autorités ont demandé que ce programme se poursuive pendant
la création, dans la province de Los Rios, d'une zone
de démonstrations sanitaires.* Cette province, qui fait partie d'une région agricole, est surtout frappée par le paludisme, les parasitoses intestinales et les infections intestinales.
toute l'année 1952 et s'intègre dans les activités relatives à la zone de démonstrations sanitaires susindiquée. On s'est également efforcé, pendant l'année, d'améliorer la tenue des fiches, de former des
Un projet de lutte contre la fièvre jaune et de
destruction totale de l'Aëdes aegypti, projet demandé
par l'Equateur, attendait d'être exécuté. Salvador
techniciens pour les laboratoires de bactériologie, et de constituer une équipe nationale qui, ultérieurement, exécutera le programme prévu pour la zone de démonstrations sanitaires. Le Bureau Sanitaire Panaméricain ayant offert une aide exceptionnelle, à l'occasion du tremblement de terre survenu, en mai, au Salvador, le Ministère de la Santé a souligné le besoin urgent d'antibiotiques
En 1951, l'expert- conseil de l'OMS envoyé au Salvador, vers la fin de 1950, pour obtenir des rensei-
ainsi que de produits destinés à purifier l'eau. Le Bureau régional a envoyé, par la voie aérienne, 4.000 capsules de chloramphénicol et 4.000 capsules d'auréomycine pour traiter les victimes du désastre. On a également envoyé 225 livres anglaises de chlorure de chaux pour désinfecter l'eau et empêcher l'apparition d'épidémies, à la suite du tremblement
gnements sur la possibilité d'établir une zone de
démonstrations sanitaires, a terminé ses travaux. On a dressé des plans détaillés d'exécution, et l'OMS a commencé à procurer des experts, du matériel, des
fournitures, et à accorder des bourses. A la fin de l'année, un médecin -chef, un ingénieur sanitaire et une infirmière d'hygiène publique ont commencé leur travail. On a choisi la vallée de San Andrés,
de terre. Le personnel médical et, technique de
d'une superficie de 1.200 kilomètres carrés, où vivent
l'équipe de l'OMS, qui doit opérer dans la zone de démonstrations de lutte contre la tuberculose au Salvador, s'est immédiatement consacré aux travaux
culeuse de l'OMS au Salvador, commencées en juillet 1950, se sont terminées à San Miguel en février, à San Vicente en septembre et étaient sur le point de commencer à Sonsonate. Les travaux se sont poursuivis, pendant environ sept mois, à
167.000 habitants. Les affections principales semblent être les dysenteries et autres infections gastrointestinales, la tuberculose pulmonaire, le paludisme, la malnutrition, les infections des voies respiratoires et les parasitoses intestinales. On vise à améliorer non seulement la santé publique, mais l'agriculture, l'enseignement et l'industrie. La réalisation du programme a commencé en mai, avec le recrutement du personnel, et continuera probablement pendant cinq années.* Les activités relatives au projet de lutte antituber.
d'urgence et a aidé au traitement des blessés à l'hôpital de San Miguel. contre les insectes, poursuivie par le Gouvernement,
Pendant la réalisation du programme de lutte
avec l'aide de l'OMS et du FISE, l'inspection préliminaire s'est étendue à 110 des 260 circonscrip-
tions du pays. On a constaté la présence d'Aëdes aegypti dans 70 de ces districts. Les résultats des opérations de pulvérisation au DDT, de janvier à fin juillet, sont les suivants : agglomérations où ont été effectuées des pulvérisations,
environ 350 ;
habitants directement protégés, environ 140.000 ; maisons directement protégées, environ 57.000 ; kilogrammes de DDT à 100 % employés, 29.000 (grammes de DDT par mètre carré, 2,19).
San Miguel où environ 15.000 personnes sur 22.000 habitants ont été examinées. L'examen radiographique
La mortalité infantile est relativement élevée au Salvador,. où le taux atteint 107 pour 1.000. On compte 289 médecins pour une population de 2 mil-
82
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
lions d'habitants. Toutefois, 285 agglomérations
des zones rurales (dont la population s'élève, au total à 1.465.000 habitants) ne disposent d'aucun service médical. Sur 80.000 naissances environ par an, 5 % seulement font l'objet de soins appropriés. Vingt pour cent des enfants sont des prématurés, mais il n'existe aucun service spécialisé dans le traitement des prématurés. En 1951, le FISE et l'OMS ont
et de lutte contre la syphilis dans les régions rurales, qui avait commencé avec l'aide de l'OMS, du Bureau Sanitaire Panaméricain et du FISE, en juillet 1950.
On avait traité, à la date d'août 1951, 543.000 aux habitants de plus de 1.200 agglomérations. Sur les 12.800 sujets atteints de pian, en observation à Bainet, de février à août, environ 1.800 souffraient de pian contagieux (1.250 enfants, 550 adultes) et 11.000
personnes, dont 293.000 présentaient des symptômes
cliniques de ces maladies. On a donné des soins
prêté leur aide à la réalisation d'un programme tendant à améliorer et à accroître les services de protection de la maternité et de l'enfance, à étendre les services sanitaires aux régions qui en sont dépour-
vues, à augmenter le nombre des accouchements à l'hôpital et en présence de médecins, et à compléter la formation technique des sages- femmes. Guatemala
aucun échec, ni aucune réinfection. Le sérologiste conseil est arrivé à Haïti, au mois de mars et trois
de pian non contagieux (2.700 enfants, 8.300 adultes). Jusqu'à présent, on n'a constaté
sérologistes locaux ont, depuis, été formés à la sérologie des tréponématoses. En outre, trois médecins haïtiens consacraient tout leur temps à l'exécution du programme, afin de former des médecins locaux qui
On a pu réaliser 60 à 75 % des pulvérisations de DDT prévues par le programme de lutte contre les insectes, dont l'exécution a commencé en 1950 avec l'aide de l'OMS et du FISE et qui doit s'étendre à toute la zone d'endémicité paludique. Au mois de juillet, une inspection préliminaire effectuée dans la zone impaludée avait également permis de déceler, dans 94 agglomérations, la présence d'Aëdes aegypti,
soient capables d'assurer la continuité de la lutte contre le pian après la fin de la campagne. Un statis-
ticien du Bureau de Washington a collaboré à ces activités et un expert -conseil sera envoyé pour procéder à l'évaluation des résultats.* Le Gouvernement a pris des mesures en vue de former du personnel et
mais ce moustique paraissait être inconnu dans 66 autres agglomérations. De janvier à la fin juillet, on a réalisé des pulvérisations dans les conditions ci -après indiquées : agglomérations où ont été effectuées des pulvérisations, 1.500 ; habitants directement protégés, 630.000 ; maisons traitées, 123.000 ; kilo-
grammes de DDT employés, 38.000 (grammes de DDT par mètre carré, 2,27). On a traité au moins deux fois, par des pulvérisations de DDT, toutes les maisons des zones impaludées. On a constaté une régression des cas de paludisme, ainsi qu'une extension des zones exemptes d'Aëdes aegypti. A la fin de l'année, le typhus, lui aussi, était à peu près maîtrisé.
créera, ultérieurement, un service national de lutte contre le pian, rattaché à la division des maladies transmissibles. L'OMS continuera de donner son appui technique au programme pendant toute l'année 1952 et probablement en 1953. Un expert- conseil de l'OMS en matière d'éducation sanitaire a continué de travailler avec le Ministère de la Santé d'Haïti, pour renforcer la section d'éducation sanitaire de ce Ministère, développer les services de cette nature dans le pays et donner des avis sur des programmes déterminés.* Le Gouvernement a demandé deux bourses d'études, afin que le programme puisse être poursuivi après le départ de l'expert -conseil de l'OMS. L'OMS collabore avec l'UNESCO au programme d'éducation de base dans la vallée du Marbial, pour
Le Guatemala a demandé que cette campagne de lutte contre les insectes se poursuive, et l'on recrutait, à cette fin, deux conseillers et trois spécialistes de l'assainissement qui pourront se consacrer à des activités analogues dans l'Amérique centrale et à Panama. *
lequel elle a donné deux bourses d'études, l'une destinée à une infirmière, la seconde à un spécialiste de l'assainissement, ainsi que des fournitures médicales.
Le Gouvernement a demandé à l'OMS d'aider à l'exécution d'un projet visant à développer les écoles de soins infirmiers, les services de santé publique et à
Le conseiller régional pour l'assainissement a procédé à une enquête sur les services sanitaires d'Haïti et présenté des suggestions en vue de renforcer le programme d'assainissement de l'administration sanitaire nationale. Le Gouvernement a également demandé à l'OMS
créer une « unité sanitaire modèle ». Cette unité sanitaire modèle sera située à Antigua et desservira tout le département de Sacatepequez. De l'aide a été fournie à l'Institut de Nutrition de l'Amérique centrale et de Panama afin que cet institut,
de l'aider à établir une zone de démonstrations sanitaires dans le district de Petit -Goave, qui compte
situé au Guatemala, puisse devenir un centre de formation professionnelle pour toute la région. Hatti
une population de 100.000 habitants.* L'enquête préliminaire relative à cette région s'est terminée en 1951. Une unité sanitaire sera établie au début de 1952 dans la ville de Petit -Goave oh l'on réalisera un
On a poursuivi l'exécution, dans plusieurs zones assez étendues, du programme d'extirpation du pian
programme de santé publique faisant une place spéciale à l'assainissement et à la lutte contre les maladies transmissibles, notamment le pian, la syphilis et la tuberculose.
REGION DES AMÉRIQUES
83
Honduras
par le Gouvernement, avec l'aide de l'OMS et du FISE, s'est développé avec la pleine collaboration de nombreuses organisations privées, des municipalités et des populations intéressées. Les taux de morbi-
Le programme de lutte contre les insectes appliqué
naires de la santé et de l'agriculture, à Mexico, relativement à un projet de production, avec l'aide de l'OMS, de vaccin antirabique avianisé.* En réponse à une demande relative à un projet à court terme d'enseignement des soins infirmiers, en vue de former des monitrices dans les écoles de soins infirmiers, on a établi le programme d'un cours de 4 mois, qui doit débuter en janvier 1952.* Nicaragua
Des négociations ont eu lieu avec des fonction-
janvier et la fin d'août, on a obtenu les résultats
dité et de mortalité par le paludisme ont diminué. En procédant à des pulvérisations de DDT, entre suivants : agglomérations traitées, 160 ; habitants directement protégés, 200.000 ; maisons traitées, 40.000 ; kilogrammes de DDT à 100 % employés, 25.000 (grammes de DDT par mètre carré, 2,14).
d'élaboration pour un programme d'éducation sanitaire au Honduras.* Jamaïque
A la fin de l'année, des plans étaient en cours
L'OMS ayant envisagé de fournir au Nicaragua des avis techniques sur l'éducation sanitaire, l'on procédait, à la fin de l'année, au recrutement d'un expert -conseil pour ce projet.* L'attribution de bourses prévue.
d'éducation sanitaire a été également
La campagne de vaccination en série par le BCG,
que mentionnait le Rapport annuel du Directeur général pour 1950, a ¿té amorcée en septembre 1951.
Conformément au programme de lutte contre les insectes que le Gouvernement a réalisé avec l'aide de l'OMS et du FISE, on a terminé un second cycle de pulvérisations de DDT, avec les résultats suivants :
Elle comporte une enquête sur la tuberculose au moyen d'examens radiographiques et bactériologiques. Le FISE a procuré pour ce programme des fournitures et du matériel d'une valeur globale de $106.000 et l'OMS a assuré la formation, en Equateur, d'un médecin et de deux infirmières, et chargé un expert -conseil pour le BCG de diriger pendant un mois les opérations.
agglomérations oíù ont été effectuées des pulvérisations, 2.000 ; maisons traitées, 115.000 ; habitants directement protégés, 600.000 ; kilogrammes de DDT à 100 % employés, 63.300 (grammes par mètre
carré, 2,00). On a abordé le troisième cycle de pulvérisations dans l'intention de traiter 90 % de toutes les maisons du pays (environ 210.000). Au cours des années 1948 à 1950, on avait signalé de nombreux cas de paludisme chez les enfants dans les dispensaires
Le Gouvernement de la Jamaïque a demandé les services d'un radiographe et d'un bactériologue pour contrôler l'exécution de ce programme. Mexique
régional d'Education de base pour l'Amérique
L'OMS a apporté une aide technique au Centre
de Managua, alors qu'en 1951, les cas de paludisme enregistrés ont été peu nombreux. Les importations de médicaments antipaludiques ont diminué ; on en achète beaucoup moins qu'avant les pulvérisations de DDT. Sur la demande du Gouvernement, l'OMS et le FISE ont accepté de contribuer à l'extension de ce programme. Panama
Latine,* établi par le Gouvernement mexicain et l'UNESCO à Patzcuaro, Mexique, et soutenu par l'Organization of American States. Depuis avril, un expert -conseil de l'éducation sanitaire appartient
Le Gouvernement de Panama a demandé la collaboration de l'OMS et du FISE pour la réalisation d'un programme de lutte contre les insectes. A la demande du Directeur de l'Hygiène publique, le conseiller régional pour la tuberculose s'est rendu à Panama pour examiner un programme coopératif de lutte antituberculeuse. Paraguay
au personnel de ce centre. Il a donné des cours sur les méthodes d'éducation sanitaire, organisé et surveillé les travaux sur les lieux, et aidé le Directeur
du centre à inclure tous les aspects de l'éducation sanitaire dans le programme général de formation technique pour l'éducation de base du centre lui même. Tout en créant, pour le centre, une bibliothèque d'ouvrages choisis, le Bureau régional a vérifié et amélioré le matériel d'enseignement fourni
par le centre et par le Bureau de préparation du matériel d'éducation de base pour l'Amérique
destruction complète de l'Aèdes aegypti, dans le cadre d'un programme commencé en janvier 1951, avec l'aide de l'OMS, du Bureau Sanitaire Panaméricain et du FISE. Ce programme suit son cours : il a permis la formation technique de spécialistes de l'assainissement ainsi que l'inspection des bassins du Haut Paraguay et du Haut Paraná. On a, d'autre
On lutte contre le paludisme et l'on vise à la
Latine, situé à Washington. Le centre FAO /OMS de la Brucellose, à Mexico, a bénéficié d'une subvention lui permettant de poursuivre des études auxquelles s'intéressent particulièrement l'OMS et la FAO. On a prévu un projet de lutte contre les insectes, dont l'application doit commencer en 1952.
part, procédé à une étude topographique de ces
régions et indiqué sur une carte les maisons qui s'y
84
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
trouvent. Celles -ci ont bénéficié de deux pulvérisa-
à un grand nombre de grosses agglomérations rurales.
tions et la population a été traitée ao moyen des médicaments antipaludiques. L'OMS a accepté de fournir une assistance techni-
Du personnel sera fourni et des bourses d'études accordées, dans le cadre de ce programme de deux ans, dont l'exécution commencera au début de 1952. Pérou
que en vue de l'organisation d'un programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance dans la zone Assomption -Villarrica. En septembre un conseil-
ler et un expert -conseil pour les soins infirmiers ont commencé leur travail dans le cadre de ce projet.* Le choix de cette région se justifie par le chiffre élevé du taux de mortalité parmi les mères et les enfants, ainsi que par la fréquence des maladies transmissibles.
On développe, conformément à ce projet,
les
services prénatals et postnatals et l'aide aux mères pendant les couches. On s'est également occupé d'améliorer la santé et de combattre les maladies transmissibles chez les enfants de moins de 14 ans, en développant les services sanitaires destinés aux nourrissons et aux enfants d'âge pré -scolaire ou scolaire. On vise finalement dans ce programme, à intégrer les services d'hygiène de la maternité et de l'enfance dans les services généraux de santé publique
La campagne contre le typhus, entreprise avec l'aide de l'OMS et du FISE dans les régions frontières de la Bolivie et du Pérou, a commencé en octobre dans la zone de Cuzco, en même temps qu'une campagne de vaccination antivariolique. Ce projet a les mêmes objectifs que la campagne menée contre le typhus en Bolivie.
L'OMS et le FISE ont projeté d'aider à la réalisation d'un programme intéressant les services généraux de santé publique de la région de Lima Pativilca- Huáraz (hygiène de la maternité et de
l'enfance, maladies transmissibles, y compris la tuberculose, éducation sanitaire, alimentation et nutrition).* L'expert- conseil (soins infirmiers) du
en créant un réseau de centres sanitaires. L'organisation accordera des bourses d'études et le FISE a procuré des fournitures. Au Paraguay, l'ankylostomiase pose un problème
important du point de vue social, économique et sanitaire et réduit considérablement la capacité de travail des populations rurales, atteintes dans une proportion évaluée à 80 %. L'OMS a commencé le recrutement de cinq experts qui devront aider à résoudre ce problème. L'Organisation fournit du matériel d'éducation sanitaire, procure des fournitures pour les démonstrations, des moyens de transport ainsi que du matériel pour construire des latrines.* La zone urbaine -rurale d'Assomption -Villarrica a été choisie pour que l'équipe y poursuive ses activités et s'efforce d'améliorer les conditions générales d'hygiène, l'éducation sanitaire et le traitement des malades.
bureau de zone du Bureau Sanitaire Panaméricain de Lima a donné au personnel infirmier local des instructions concernant les projets Lima- PativilcaHuáraz et a aidé à élaborer les plans de formation technique des aides -infirmières d'hygiène publique nécessaires pour les projets en question.
L'exécution du programme de lutte contre les maladies transmissibles qui rentre, lui aussi, dans l'ensemble du programme de santé publique, se poursuit dans la zone de Lilma -Pativilca- Huáraz depuis septembre 1950. On a procédé à des pulvéri-
sations de DDT et à des vaccinations contre la
variole, la diphtérie, la coqueluche et la typhoïde. C'est le FISE qui a fourni le matériel. Depuis la février 1951, on a effectué environ 24.000 vaccinations antivarioliques et protégé directement 11.000
mise en oeuvre du programme jusqu'à la fin de personnes et 3.000 habitations par le DDT ; 670
On a, en outre, fourni de l'aide en ce qui concerne la mise en oeuvre d'un projet de démonstrations de lutte antivénérienne dans la zone située entre Assomption et Villarrica.* On trouve, entre ces deux villes, dix autres agglomérations dans lesquelles seront établis des dispensaires antivénériens. La
enfants ont reçu la première dose de vaccin associé antidiphtérique -anticoquelucheux et 220 enfants la
deuxième dose. Au cours du mois de mars, on a vacciné environ 3.500 personnes une première fois et 1.800 sujets ont été revaccinés : 1.500 habitations et 5.000 personnes ont été directement protégées par le DDT. On procédait en même temps à des vaccinations contre la diphtérie et la coqueluche. Afin de donner aux travaux futurs des bases solides, on a procédé à une enquête sur les services publics touchant à la santé. Il a été noté que la déclaration des cas de maladies infectieuses s'était améliorée. L'OMS aide également le Pérou à organiser les archives médicales qui relèvent de l'Administration de la Sécurité sociale et du Ministère de la Prévoyance sociale.*
population recevra une éducation sanitaire, et l'on
formera du personnel local dans le domaine de
l'épidémiologie, du diagnostic et du traitement des maladies vénériennes. La population de cette région est évaluée à 400.000 habitants. Un expert- conseil et
une infirmière d'hygiène publique sont envoyés au Paraguay ; du matériel sanitaire est déjà parvenu à destination. L'OMS a également dressé des plans détaillés en vue de donner une assistance technique sous la forme d'un programme amélioré de lutte antituberculeuse et d'un plan de démonstrations rurales de lutte contre
la tuberculose.* Ce projet permettra d'intensifier l'action antituberculeuse à Assomption et de l'étendre
En vue de l'établissement d'une zone de démonstrations de santé publique dans la province de Callao, près de Lima, le gouvernement a demandé l'aide de
l'OMS et du FISE.* Le plan d'exécution de ce
RÉGION DES AMÉRIQUES
85
projet suppose un programme sanitaire d'ensemble mettant en bonne place l'hygiène de la maternité et de l'enfance, la lutte contre les maladies transmissibles (maladies vénériennes et tuberculose), l'assainissement, l'hygiène scolaire, l'éducation sanitaire du public. lutte antituberculeuse commencera au début de 1952 avec l'aide de l'OMS et du FISE.
Le Centre international d'études biologiques sur les tréponématoses, à la Johns Hopkins School of Hygiene and Public Health a continué de fonctionner. Les Etats -Unis d'Amérique ont participé à
L'exécution d'un projet de démonstration de
l'enquête sur la fièvre Q effectuée par l'OMS, et ont continué de fournir à l'Organisation un grand nombre d'experts. Venezuela
Le gouvernement a demandé à l'OMS d'aider à établir une zone de démonstrations sanitaires dans la province de Chiclayo.* L'enquête préliminaire effectuée dans cette région a été achevée en 1951 et l'exécution du programme de santé publique y sera entreprise en 1952. Ile de la Trinité Sur la demande du gouvernement, l'OMS et le Bureau Sanitaire Panaméricain ont fourni des avis techniques au sujet d'un programme de santé mentale, et aidé à dresser un avant -projet d'extension
de l'OMS en vue de la création d'une zone de
Le Gouvernement du Venezuela a demandé l'aide
démonstrations sanitaires dans la vallée du Tuy.* Cette vallée qui s'étend sur 3.039 km2 et dont la population est d'environ 80.000 habitants est surtout agricole. Les principales maladies sont la diarrhée infantile, l'entérite, les parasitoses intestinales, les
maladies transmises par l'eau, la bilharziose et les déficiences alimentaires. L'exécution du projet, après une enquête préliminaire, commencera en 1952 par la création d'une unité sanitaire chargée de s'attaquer aux problèmes mentionnés ci- dessus.
de l'Hôpital psychiatrique de Port of Spain. Le rités intéressées.
programme a été élaboré et examiné avec les autoSous les auspices de l'OMS et du FISE, la vaccination au BCG a commencé en 1952. A la Jamaïque s'effectue la formation d'une équipe provenant de l'Ile de la Trinité. Etats -Unis d'Amérique
Un expert -conseil a aidé le Gouvernement du Venezuela à effectuer une enquête afin de préciser la nature et l'importance de la tuberculose bovine dans ce pays. Un autre expert a donné des avis techniques sur
les mesures à prendre pour combattre une
épidémie de rage dans la ville de Caracas.
Deux médecins du Paraguay ont reçu au laboratoire de sérologie des maladies vénériennes centre de formation professionnelle de Caracas une
En 1951, le Centre FAO /OMS de la Brucellose, à Minneapolis (Minnesota), poursuivait des recherches d'une importance internationale.
formation technique leur permettant de travailler dans leur pays à l'exécution des projets de lutte contre les maladies vénériennes.
CHAPITRE 13
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST 1 Le présent chapitre constitue essentiellement une description des opérations menées par l'Organisation dans l'Asie du Sud -Est. Toutefois, on y trouvera également un aperçu des changements qui se sont produits dans l'organisation du Bureau régional par suite de l'extension rapide de son champ d'activité depuis sa création, en janvier 1949. Cette annéelà, 11 projets avaient été exécutés, et l'effectif du
personnel en mission s'élevait à environ 25 personnes.
examiné le rapport du Directeur régional pour 1951. Il a pris acte des progrès accomplis dans l'intensification des travaux de l'Organisation et passé en revue l'activité déployée par le Bureau régional. Considérant les difficultés d'approvisionnement en matériel et en fournitures indispensables auxquelles se heurtent les projets exécutés dans la région, le comité a recommandé que fussent levées les restrictions actuellement imposées à l'emploi des fonds de l'assistance tech-
Le programme de 1952 prévoit la mise en oeuvre de 74 projets, l'emploi de 227 participants et l'attribution d'environ 144 bourses d'études. Un grand nombre des activités entreprises ont pour objet d'élever le niveau de développement économique des pays de la région, et sont donc financées au moyen
nique dont il est fait mention plus haut. Le comité a souligné qu'il était essentiel de poursuivre l'exécution des projets actuels pendant un certain nombre d'années, d'établir des services sanitaires qui serviraient de base à des programmes sanitaires déterminés et d'instituer au moins un centre -modèle de démons-
des fonds du programme d'assistance technique, ce qui a permis au Bureau régional d'aider les gouvernements à exécuter une foule de projets sanitaires.
trations et de formation professionnelle dans une zone rurale de chaque pays. Il a également discuté les programm es d'assistance technique, la coordination à assurer entre eux, la question des mesures de quarantaine, les rapports annuels des Etats Membres,
Cependant, l'emploi de ces fonds est soumis à certaines restrictions, notamment pour ce qui est des fournitures médicales et du matériel ; aussi l'élaboration des plans n'est -elle pas toujours chose aisée.
l'attribution des bourses d'études et les problèmes démographiques.
La régionalisation et l'extension des programmes d'activité pratique ont amené le Comité régional à multiplier les directives qu'il adresse au personnel affecté à l'exécution desdits programmes. Le Comité régional était encore en voie de formation en 1950, de telle sorte que le Bureau régional s'était vu obligé de prendre alors l'initiative de la plupart des propositions visant les programmes, mais en 1951, une grande partie des suggestions qui concernent les programmes
pour 1952 et 1953 ont été faites par le comité lui même et les gouvernements y représentés. Le Comité régional a tenu sa quatrième session à Rangoon (Birmanie) du 20 au 25 septembre 1951. Les représentants des six pays de la région ont participé à cette session, ainsi que ceux des deux Etats Membres qui sont responsables des relations internationales de territoires situés dans la région. Les travaux ont également été suivis par des représentants de la Commission Economique pour l'Asie et l'Extrême- Orient (CEAEO), de la FAO, du FISE et par des observateurs des trois missions de l'Economic
Après la session s'est tenue pendant trois jours une conférence sur le BCG, organisée par l'OMS et par le FISE. Au cours de cette réunion, à laquelle ont assisté des représentants des pays de la Région de l'Asie du Sud -Est et de la Région du Pacifique occidental, les méthodes à appliquer pour des campagnes de vaccination en série dans les deux régions considérées ont été mises au point de façon détaillée. La structure du Bureau régional demeure celle qui avait été approuvée par le Conseil Exécutif au cours de sa septième session. Il est probable qu'elle restera sans changement pendant un certain temps, encore qu'elle puisse aisément s'adapter, en cas de nécessité, à toute extension des programmes en cours. Parmi les modifications qui sont intervenues jusqu'ici, il convient de signaler la création, sous l'autorité du Directeur régional adjoint, d'un bureau des services de santé publique dont le personnel se compose de trois conseillers pour la santé publique et des sept
Co- operation Administration (ECA) opérant dans la région. Le comité a examiné et approuvé le programme et les prévisions budgétaires pour 1952 et 1953, et 1 Cette région comprend l'Afghanistan, la Birmanie, Ceylan, l'Inde, l'Indonésie et la Thaïlande (Actes off Org. mond. Santé, 13, 81, 330, et résolution WHA3.118, Actes off Org. mond. Santé, 28, 71).
conseillers régionaux, et dont le but est d'assurer une meilleure coordination entre les programmes pratiques et les programmes de santé publique des divers pays. En outre, un service du personnel a été adjoint au bureau des questions administratives et financières.
L'effectif du personnel international affecté au Bureau régional ne s'est accru que d'une unité depuis
juillet 1950, mais le personnel en mission n'a pas cessé de s'accroître. Le 1er juillet 1951, son effectif s'élevait à 60 unités, soit 40 de plus que le même mois
- 86 -
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
87
CARTE 10. RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST Activités entreprises par l'OMS en 1951, y compris les activités communes SERVICES CONSUTATIFS AFGHANISTÏ
AAAAA
1D
( demandes par les gouvernements ) Paludisme et lutte contre les insectes, Tuberculose Maladies vénériennes et tréponématoses
Autres maladies transmissibles Administration de la santé publique Soins infirmiers
Education sanitaire
ÎRMliN
Hygiène maternité et enfance Santé mentale
Inde Port. Inde Fr.
Alimentation et nutrition Assainissement
Autres projets
-AAAA
CEYLAN
Formation technique i
Bourses d'études Documentation médicale
a®O ©OO1)Q0
ENQUÊTES OQ Fièvre
INDONESIE
A vc.t.,a OMS 2092
>
de l'année précédente. Le Règlement du Personnel de l'OMS a été appliqué au début de l'année à l'ensemble
les questions démographiques et aide à la fabrication locale d'antibiotiques et d'insecticides.
du personnel recruté sur place. Un nouveau classement des postes et un nouveau barème des traitements ont été préparés et sont entrés en vigueur en avril. A la fin de 1951, de nombreuses demandes d'aide
En 1951, la collaboration réalisée dans la région par l'OMS avec les Nations Unies et leurs institutions spécialisées est devenue plus étroite encore qu'auparavant. L'Organisation a notamment coopéré avec le
titre de l'assistance technique, 10 étaient mis en oeuvre, 30 étaient en voie d'organisation et deux
au titre de l'assistance technique avaient été reçues. Cinq accords de base relatifs à des programmes d'assistance technique et d'autres programmes de l'OMS avaient été signés avec l'Afghanistan, la Birmanie, Ceylan, l'Indonésie et la Thaïlande ; un grand nombre d'accords portant sur les projets avaient également été signés. Sur plus de 40 projets demandés au
bureau régional du FISE (hygiène de la maternité et de l'enfance, lutte contre les maladies transmis sibles et production de la pénicilline et du DDT). D'autre part, l'OMS a collaboré avec la FAO (alimen-
avaient été annulés. Les demandes portaient sur tout un ensemble de questions relatives à la santé publique :
tation et nutrition, lutte antipaludique et accroissement de la production de denrées alimentaires), avec l'UNESCO (éducation de base), avec le Bureau de Statistique des Nations Unies (cours régional de statistiques démographiques) et avec la Commission Economique pour l'Asie et l'Extrême- Orient (approvisionnement en DDT). En outre, elle a sensiblement renforcé sa collaboration avec les organisations
envoi aux institutions nationales de conseillers et de professeurs spécialisés dans la santé publique ; projets de démonstrations pour la lutte antituberculeuse ; établissement d'une zone de démonstrations sanitaires ; services d'experts -conseils pour l'hygiène industrielle, les soins infirmiers, la physiothérapie et
autres que les institutions spécialisées des Nations Unies. Vers la fin de l'année, les autorités chargées d'appliquer le Colombo Plan ont accepté d'examiner les demandes de matériel et de fournitures pour les programmes de l'OMS.
88
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Exposé général des activités de l'OMS dans la région Les besoins les plus urgents de la région sont la lutte contre le paludisme, la tuberculose et les maladies vénériennes ; la réorganisation et la consolidation des services d'hygiène de la maternité et de l'enfance, ; la formation de personnel, notamment
Indonésie, et Ceylan, qui possède déjà une organisa-
du personnel infirmier, et le renforcement des institutions médicales et paramédicales. Aussi bien la plupart des travaux effectués dans la région ont -ils été entrepris en vue de satisfaire ces divers besoins ; cependant, le choléra, la lèpre et la filariose ont égale-
tion très efficace de lutte antipaludique, procède, avec l'aide de l'OMS, à l'établissement d'un institut de recherche pour la lutte contre les maladies propagées par les insectes. C'est ainsi que l'OMS favorise la lutte contre le paludisme dans chacun des six Etats Membres de la région. Pour que les mesures de lutte antipaludique puissent être appliquées efficacement, il est indispensable qu'une partie au moins des insecticides nécessaires soit produite sur place. Aussi l'OMS et le FISE ont ils élaboré des plans visant à aider les Gouvernements de l'Inde et de Ceylan à créer des fabriques de DDT, procurer gratuitement une tonne de DDT pour chaque tonne fournie par les gouvernements de la région en
ment retenu l'attention de l'OMS qui, par ailleurs, a commencé de s'intéresser dans une certaine mesure au problème complexe, mais important, de l'alimen-
tation et de la nutrition. Le paludisme constitue toujours le principal problème de santé publique dans l'Asie du Sud -Est. Au cours de l'année, l'OMS a poursuivi l'exécution de six projets de démonstration des méthodes de lutte antipaludique et de formation de personnel local. Elle a amorcé deux nouveaux projets du même genre et confié au Gouvernement de l'Inde le soin de poursuivre l'exécution de deux autres projets qu'elle avait
qui commenceront à fonctionner en 1954. Dans l'intervalle, le FISE 'a généreusement offert de sus de leur consommation annuelle moyenne antérieure.
Bien qu'on ne dispose pas de données statistiques
achevé de mettre sur pied. Trois autres projets étaient en cours dans l'Inde, en Afghanistan et en Thaïlande. Un projet commencé dans le Terai, Provinces Unies (Inde) a été élargi et transformé en un projet mixte OMS /FAO. Les démontrations
sûres relativement à la mortalité et à la morbidité tuberculeuses, il y a de fortes raisons de croire que, dans certaines des agglomérations les plus importantes, le taux dépasse 300 décès pour 100.000 habitants. Le problème de la tuberculose est à peu près le même dans tous les pays de la région : on constate partout une fréquence élevée de la maladie, cependant moins sensible dans les zones rurales que dans les zones urbaines, où elle se trouve aggravée par les
entreprises intéressent une superficie de près de 6.000 milles carrés, peuplée d'environ un million d'habitants. De nouveaux projets sont mis en train en Birmanie et en Indonésie. Ces diverses activités ont vivement encouragé tous les pays de la région à mettre à exécution de vastes programmes de lutte antipaludique. Les Gouvernements de l'Afghanistan et de la Thaïlande ont, avec l'aide technique de l'OMS, repris à leur compte et amplifié les projets amorcés par cette dernière, de façon à les étendre à des régions nouvelles, et l'on
conditions de vie peu hygiéniques, par la nette
insuffisance des moyens hospitaliers et par la pénurie
de personnel médical et infirmier convenablement formé. L'OMS, en prêtant son concours aux gouvernements pour l'établissement de centres de démonstration et de formation professionnelle ainsi que pour
peut ainsi espérer que, d'ici quelques années, la quasi -totalité du territoire de ces deux pays sera protégée contre le paludisme. L'Afghanistan continuera à bénéficier de l'assistance de l'OMS, mais le Gouvernement de la Thaïlande, pour sa part, y a renoncé.
la conduite de campagnes de vaccination en série au BCG, s'est efforcée de leur fournir un moyen pratique de lutte contre la tuberculose. Ces centres qui, à l'égard des installations sanitaires et du travail toutes facilités pour diagnostiquer, combattre et prévenir la tuberculose, et former le personnel local
du personnel, sont des modèles du genre, offrent
pour les vaccinations au BCG. D'autres services de
Dans l'Inde, les organisations nationales avaient déjà démontré que les pulvérisations en série de DDT constituaient une arme très efficace. Encouragée par les heureux résultats des quatre projets de démonstra-
prévention s'attachent à réduire la fréquence de
tions OMS /FISE, l'Inde semble être aujourd'hui prête à déclencher une attaque antipaludique de grande envergure ; les propositions du Gouvernement de ce pays concernant la réalisation d'un programme quinquennal ont été entérinées par l'Indian Planning
cette maladie dans les différents pays. L'on espère que le succès d'une telle entreprise encouragera les autorités nationales à créer de nouveaux centres de lutte contre la tuberculose. Le ler juillet, l'OMS et le FISE ont repris à leur compte la campagne de vaccination au BCG qui
Commission, et des crédits suffisants seront probablement fournis à cet effet. Deux nouveaux projets de lutte antipaludique ont
été mis en oeuvre, l'un en Birmanie, l'autre en
commune (où le FISE et les pays scandinaves se sont associés pour mener de vastes campagnes de vaccination au BCG). L'expérience acquise dans l'Inde s'est révélée très utile lorsqu'il s'est agi d'organiser des campagnes de vaccination au BCG dans d'autres pays de la région. La conférence
avait été amorcée dans l'Inde et à Ceylan par l'OEuvre
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
89
sur le BCG, qui s'est tenue après la session du Comité régional, a encouragé l'organisation de nouvelles campagnes. En effet, elle a permis de pro-
céder à des échanges de vues sur les problèmes spéciaux que posent les campagnes de vaccination au BCG, dans les Régions de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental, de mettre en commun les données expérimentales recueillies au cours de ces
campagnes, et ainsi elle a contribué à la mise au point des méthodes à appliquer lors des vaccinations
nent les établissements de ce genre, et instituent des cours de formation à l'intention de toutes les catégories de personnel sanitaire. Le centre de Simla (Inde). où l'équipe de démonstrations de l'OMS poursuit son travail, a été utilisé comme centre de formation pour l'ensemble de la région. L'examen des conditions qui règnent dans l'Asie du Sud -Est a révélé que les services, tant hospitaliers
en série au BCG dans d'autres pays. Les observations rassemblées au cours des opéra-
que non hospitaliers, d'hygiène de la maternité et de l'enfance étaient insuffisants et qu'il importait de vouer une attention de plus en plus marquée aux soins à l'enfance. Dans nombre de centres « d'hygiène de l'enfance », il arrive souvent que les médecins se consacrent exclusivement à l'examen des femmes enceintes et confient les nourrissons aux visiteuses
tions de grande envergure conduites par l'OMS contre les tréponématoses dans l'Inde, en Indonésie et en Thaïlande ont confirmé les estimations primitives quant à la fréquence de ces maladies. Au cours des campagnes menées en Indonésie et en Thaïlande, plus d'un demi- million de personnes ont été exami-
d'hygiène, dont la plupart ne possèdent aucune expérience en matière de pédiatrie. Les services de
nées durant le premier semestre de l'année, et environ 140.000 cas de pian ont été dépistés et traités. La lutte antivénérienne s'intensifie dans ces deux pays, mais beaucoup reste à faire avant que les maladies ne soient complètement éliminées. La pénurie de fournitures reste le principal obstacle
consultations des hôpitaux sont très encombrés, de
sorte que
les
nourrissons
et
les
enfants
auquel se heurtent les efforts déployés dans ce
domaine. Au cours d'une seule campagne, plus de 90.000 millilitres de pénicilline ont été utilisés et
atteints de maladies à des stades divers d'évolution, et dont beaucoup viennent de très loin, sont groupés avec les adultes. Les locaux réservés aux enfants dans les hôpitaux laissent fort à désirer, et la surveillance des cas traités n'est pas très poussée jusqu'à présent. Il est nécessaire d'accorder une attention plus grande à la formation de médecins et d'infirmières, ainsi pédiatrie.
cette quantité est loin de répondre aux besoins
qu'à l'organisation des services de
globaux du pays. Pour surmonter ces difficultés, il a été projeté de créer dans la région une fabrique de pénicilline et aussi d'entreprendre la production concerne ce dernier projet, du matériel a déjà été commandé et il est vraisemblable que la production pourra débuter dans les premiers mois de 1952.
Durant l'année, certains progrès ont été accomplis dans le domaine de l'hygiène de la maternité et de
d'antigènes modernes de diagnostic. En ce qui
Des travaux de laboratoire ont permis d'acquérir d'utiles précisions sur le comportement de ces antigènes dans les régions tropicales. Une conférence régionale de sérologie s'est tenue en novembre, pendant trois jours, au Bureau régional
l'enfance et des soins infirmiers, en Birmanie, à Ceylan, en Afghanistan et dans l'Inde, grâce au travail effectué par quatre équipes de l'OMS, lesquelles, dans une large mesure, ont bénéficié de fournitures procurées par le FISE. Dans l'Inde, le département d'hygiène de la maternité et de l'enfance de l'All -In dia Institute of Hygiene and Public Health
pour préparer l'organisation de vastes campagnes contre les maladies vénériennes et élaborer des techniques normalisées de dépistage de la syphilis sur une grande échelle, qui soient adaptées aux conditions de travail existant dans l'Asie du Sud -Est. Des sérologistes et d'autres spécialistes venant de la Birmanie, de Ceylan, de l'Inde; de l'Indonésie, de la
de Calcutta va être renforcé et accédera au rang de centre international de formation. De l'aide a également été fournie au Gouvernement de l'Indonésie, pour lui permettre de développer ses services d'hygiène de la maternité et de l'enfance. De même,
un centre rural de démonstrations a rités
été établi
en Thaïlande, avec l'appui de l'OMS et du FISE. L'activité déployée par l'OMS a incité les auto-
à se préoccuper davantage de la pédiatrie
Thaïlande et des établissements français de l'Inde assistaient à cette conférence, qui a recommandé une refonte des méthodes utilisées et l'adoption de tests modernes suffisamment simples pour que leur emploi
et de la formation de personnel dans cette branche. De nombreux Etats ont adjoint à leurs services de santé publique des conseillers en matière d'hygiène
de la maternité et de l'enfance. On commence à s'intéresser sérieusement aux services hospitaliers destinés aux enfants, et dans l'Inde, le Medical Council envisage, croit -on, d'adopter un règlement aux termes duquel les étudiants en médecine seraient astreints à effectuer un stage d'au moins six semaines
pût se généraliser en fin de compte dans tous les pays de la région. L'exécution des programmes de lutte contre les maladies vénériennes et les tréponématoses se heurte
à une autre
difficulté : la pénurie de personnel qualifié. Pour y remédier, l'OMS a collaboré à la formation de personnel sanitaire et fourni une aide à des établissements d'enseignement. Les mesures
dans un service de pédiatrie. Néanmoins, il existe toujours une corrélation insuffisante entre les services de médecine curative et les hôpitaux et, d'autre part, les services de médecine préventive et les centres
prises en Birmanie, à Ceylan et en Indonésie concer-
d'assistance sociale, quoique l'on ait recherché, en
90
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
quelques endroits, les moyens propres à remédier à
cet état de choses. L'importance que présente la collaboration des parents doit encore être reconnue, de même que la nécessité de leur apprendre à s'occu-
L'éducation sanitaire du public est encore fort peu développée dans la Région de l'Asie du Sud -Est.
Toutefois, au fur et à mesure que les projets de démonstrations et de formation professionnelle de l'OMS entreront en application, on favorisera les programmes d'éducation sanitaire afin d'encourager
per convenablement de leurs enfants au foyer familial.
Conformément aux recommandations faites par le Comité régional, `lors de sa troisième session, le Bureau de l'Assistance technique a été instamment prié de réserver un accueil favorable aux demandes qui pourraient lui être adressées par les pays de la région en vue d'une aide destinée à leur permettre d'améliorer leurs services d'assainissement ; d'autre
les pays auxquels ils s'adressent à en poursuivre
eux -mêmes l'exécution. Il y a pénurie de personnel qualifié, mais l'OMS a engagé un éducateur sanitaire chargé de collaborer aux projets d'éducation de base qu'exécutera l'UNESCO à Ceylan. D'autre part, les
Gouvernements de Ceylan et de l'Indonésie ont
part, les administrations nationales de santé ont été encouragées à créer des sections de génie sanitaire ;
demandé qu'une assistance leur soit fournie à l'aide
de projets mixtes analogues. Dans le courant de l'année, un expert venu du Siège a effectué une rapide enquête sur les possibilités qui existent dans la région d'accélérer la mise sur pied de programmes d'éducation sanitaire.
enfin ; l'on a recherché les possibilités d'amorcer des
projets -pilotes d'importance restreinte portant sur l'assainissement dans les zones rurales. Des experts conseils de l'OMS ont participé à des cours de forma-
tion professionnelle et de formation en matière de génie sanitaire en Thaïlande et donné des avis concernant des problèmes d'assainissement en Afghanistan.
Presque tous les programmes d'enseignement et de démonstrations exécutés dans la région ont partiellement porté sur les services infirmiers et sur la formation d'infirmières. La plupart des infirmières
L'OMS a également fourni son aide à l'All -India Institute of Hygiene and Public Health de Calcutta, en lui procurant du matériel d'enseignement destiné au département du génie sanitaire. Dans la plupart des pays de la région, des inspecteurs sanitaires ont reçu une instruction professionnelle, qui dans certains
fournies par l'OMS à cet
effet étaient, soit des infirmières- monitrices, ayant enseigné dans des écoles
de soins infirmiers, écoles choisies à cette fin, soit des infirmières d'hygiène publique affectées à des établissements d'enseignement, à des dispensaires urbains et ruraux et à des équipes en mission. Travail-
cas, leur a été donnée dans le cadre des travaux entrepris par les équipes de l'OMS. Le Comité régional a recommandé que des conseillers pour la santé publique soient envoyés auprès des Gouvernements de l'Afghanistan, de la Birmanie, de l'Indonésie et de la Thaïlande. Un de ces conseillers se trouve déjà en Birmanie et un autre se rendra bientôt en Afghanistan, pays qui a déjà bénéficié des avis d'un expert -conseil sur des questions d'assainisse-
lant dans des régions médiocrement développées, elles ont fait beaucoup pour éveiller l'intérêt de la population à l'égard des problèmes sanitaires et pour améliorer les services infirmiers. En ce qui concerne
ment et sur l'organisation de cours de formation professionnelle. Aucun accord n'est encore intervenu
l'enseignement des soins infirmiers, une aide a été accordée, en particulier à plusieurs écoles de soins infirmiers en Afghanistan, en Birmanie, à Ceylan, ainsi qu'à des écoles d'infirmières, des hôpitaux, des facultés de médecine, de même qu'à l'occasion de projets de démonstrations, dans l'Inde et en Thaïlande. Les gouvernements ont parfois éprouvé des difficultés
à ce sujet avec les Gouvernements de l'Indonésie et de la Thaïlande. En matière d'alimentation et de nutrition, l'activité
à adjoindre à ce personnel international des équipes locales capables de poursuivre ensuite le travail
déployée dans la région a comporté des enquêtes, la mise sur pied de programmes et la fourniture de services techniques aux laboratoires. Des experts conseils, des diététiciens et des nutrologues ont été mis à la disposition des autorités de Ceylan, de l'Inde,
de l'Indonésie et de la Thaïlande; d'autre part, un cours de trois mois et demi portant sur la nutrition, organisé selon les directives formulées par le Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Alimentation et de
entrepris. Cela prouve, une fois de plus, combien il est indispensable d'améliorer, dans la région, la formation de base en matière de soins infirmiers. De brefs cours de formation professionnelle et de revision dans des branches spécialisées des soins infirmiers, entrepris en 1951, se sont révélés très utiles et ont éveillé l'intérêt des autorités locales à l'égard de l'enseignement des soins infirmiers.
la Nutrition, s'est tenu à Calcutta, l'Inde jouant le rôle de pays -hôte. A ce propos, l'OMS et la FAO ont fourni les services de chargés de cours itinérants,
Des centres ont également été organisés pour former des sages- femmes, des visiteuses d'hygiène et des « dhais » (sages- femmes locales). Dés programmes
procuré du matériel d'enseignement et des fournitures de laboratoire et attribué 25 bourses d'études. L'OMS et la FAO ont également collaboré à un projet mixte de lutte antipaludique et d'accroissement
d'éducation du personnel infirmier ont, en outre, été mis à exécution dans des secteurs spécialement choisis. Un cours d'une durée de trois mois sur les soins aux tuberculeux a été donné à Delhi à partir du mois de septembre ; un autre a été organisé à Rangoon, pour des infirmières- monitrices. L'OMS a
de la production des denrées alimentaires dans le Terai (Inde).
fourni des bourses d'études pour ces deux cours. Les habitants des zones rurales se sont intéressés et
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
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ont collaboré au programme d'hygiène scolaire et d'enseignement sanitaire, ce qui permet les plus grands espoirs. Il est apparu de plus en plus nettement que de nombreux projets entrepris par l'OMS dans la région ne pourront, en dernière analyse, se révéler pleinement efficaces que dans la mesure où l'on attachera une importance suffisante à l'amélioration des services infirmiers ; il en est particulièrement ainsi
Au cours de l'année, de la documentation médicale
et du matériel d'enseignement ont été distribués
aux différents pays de la région. Quarante bourses d'études ont été attribuées au titre du budget ordinaire, 55 au titre du programme d'assistance technique et 27 ont été administrées au nom du FISE. Des rapports épidémiologiques et démographiques
ont été reçus régulièrement des Etats Membres de la région, de Genève, de la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour et des Bureaux
dans le cas des projets d'hygiène de la maternité et de l'enfance et des programmes de lutte contre la tuberculose, contre le paludisme et contre les maladies vénériennes ; pour donner des résultats valables,
régionaux d'Alexandrie et de Washington. Des notifications télégraphiques sur la fréquence des maladies
ces projets et ces programmes doivent reposer sur la collaboration des habitants. Etant donné l'effectif insuffisant de personnel qualifié capable d'assurer le fonctionnement des
services sanitaires, il est essentiel, si l'on entend
épidémiques et sur les restrictions quarantenaires sont également parvenues de Genève et de Singapour. Les informations ainsi recueillies ont été inventoriées et présentées sous forme de tableaux. Le 19 et 20 novembre, au Bureau régional de New -Delhi, le Comité d'experts du Choléra a tenu
renforcer ceux -ci, de déployer un gros effort en matière d'enseignement et de formation professionnelle.
nécessité dans presque tous les projets de l'OMS. Au cours de l'année, une enquête a été effectuée en Afghanistan sur les conditions d'enseignement de la médecine et un professeur d'épidémiologie et de médecine sociale a été envoyé dans ce pays. Des bourses ont été attribuées à l'Inde pour permettre à des professeurs de suivre des cours de formation professionnelle dans des écoles de médecine ; d'autre
Il a été tenu dûment compte de cette
réunion mixte d'une durée de trois jours avec le Comité consultatif du Choléra de l'Indian Council of Medical Research. Un des experts ayant pris part à cette session, le Professeur Subrahmanyan, fut tué dans un accident d'avion survenu pendant son voyage de retour à Calcutta, et c'est avec un profond regret que nous évoquons ici sa disparition. Le problème de la surpopulation et ses incidences sur le marché du travail, sur la production de denrées alimentaires et sur le niveau de vie de la popu-
sa première session, immédiatement après une
part, on a procédé au recrutement de personnel enseignant pour des écoles de médecine dans l'Inde. Deux cours régionaux ont commencé, en septembre, à Calcutta et à Ceylan. Le premier porte sur l'alimentation et la nutrition et le second sur les statistiques démographiques et sanitaires. Le cours de statistique,
lation de la région a été d'abord discuté lors de la troisième session du Comité régional, qui a recommandé que des mesures soient prises en collaboration
avec d'autres organisations internationales, notam-
ment en ce qui concerne la réunion de données démographiques. Cette question a été évoquée à nouveau par le comité pendant sa quatrième session,
organisé conjointement par le Gouvernement de Ceylan et par le Bureau de Statistique des Nations Unies, a été donné par un expert -conseil qui, conformément à une résolution du Comité régional, a également procédé à une enquête sur les méthodes appliquées par les pays de la région en matière d'établissement des statistiques démographiques et sanitaires.
à l'occasion d'un document qui lui a été soumis par le Directeur régional. Il semble exister un désir général, dans la région, de rechercher une solution à ce problème. C'est ainsi que les Gouvernements
de l'Inde et de Ceylan ont demandé à l'OMS de leur fournir des avis techniques sur les aspe cts sani-
Conformément à la recommandation du Comité régional, on s'est enquis des possibilités de fournir une aide aux instituts de la région pour leur permettre de dispenser une formation professionnelle à des assistants médicaux. On recueille actuellement des informations supplémentaires à ce sujet.
taires de la question. Un projet -pilote concernant la limitation des naissances a été amorcé à la fin de 1951 par une enquête préliminaire d'un expert conseil de l'OMS ; ce projet permettra vraisemblablement de réunir des données qui serviront de base aux travaux futurs dans la région.
Activités entreprises par certains gouvernements avec l'aide de l'OMS Les activités qui ont été ou doivent être financées au moyen des fonds de l'assistance technique sont marquées d'un astérisque. Afghanistan
de Kunduz. Ses travaux, qui ont débuté en mai 1950, ont d'abord porté sur une région de 175 milles
L'équipe de lutte antipaludique, composée de trois experts de l'OMS et du personnel national approprié, a poursuivi son activité dans le district
carrés peuplée d'environ 45.000 habitants. Ils se sont, en 1951, étendus à une zone de 610 milles carrés peuplée de 120.000 habitants. Le Gouverne-
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ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
ment a mis cette occasion à profit pour familiariser son personnel national avec les méthodes de lutte antipaludique dans les zones rurales et a poursuivi les opérations qui avaient été entreprises par l'équipe de l'OMS dans la région de Leghman et dans celle de Fhulekumri. Il envisage d'étendre ces mesures à d'autres régions hyperendémiques du pays (Jalalabad, Wazir, Serobi, Khost, Nijrab, Ghori, Baglan, Kaboul et ses environs) en s'inspirant des méthodes recom-
ment a entrepris l'exécution d'un projet -pilote visant
à renforcer ses services d'hygiène de la maternité et de l'enfance et à lutter contre les maladies vénériennes. En 1951 le programme s'est développé dans le cadre de l'assistance technique et deux
mandées par l'OMS. Vers la fin de l'année, il a sollicité l'aide de l'OMS pour un projet de lutte
à l'exécution du projet en question. Cette équipe a également formé des sages- femmes et organisé un programme d'enseignement à l'école de formation des infirmières. Deux experts de l'OMS ont effectué une enquête sur les conditions de l'enseignement médical en
nouvelles infirmières ont été recrutées. Il a été prévu qu'en 1952 neuf personnes collaboreront à Kaboul,
antipaludique dans une zone urbaine. Cinq médecins et un entomologiste ont suivi des cours de paludologie hors de la région, tandis que quatre inspecteurs paludologues de rang supérieur, huit inspecteurs paludologues subalternes et vingt deux collecteurs d'insectes ont été formés sur place
Afghanistan et ont fait des recommandations en qu'elle a affectés à l'école de soins infirmiers ; en
vue de leur amélioration. L'OMS a également recruté deux instructeurs internationaux de soins infirmiers outre, elle a fourni à la Faculté de Médecine de l'Université de Kaboul un professeur d'épidémiologie et de médecine sociale qui, en plus de son travail univer-
par l'équipe de l'OMS. Un début satisfaisant a ainsi été accompli en vue de l'établissement d'une organisation de lutte antipaludique et d'un institut de paludologie adaptés aux besoins du pays. Le Gouvernement a fourni des crédits suffisants pour le financement de ces mesures. Durant les périodes de faible fréquence paludique, le personnel de l'équipe a collaboré avec le Gouvernement à une campagne contre le typhus entreprise à Kaboul et à Kandahar, où des épidémies de typhus se déclaraient tous les ans. Des mesures d'épouillage au moyen d'insecticides ont été amorcées dans ces
sitaire, collaborera au programme d'enseignement et créera, par la suite, un département d'hygiène et de médecine sociale et un centre de formation pratique à l'intention des étudiants. De la documentation médicale a été envoyée en attribuées à ce pays en 1951. Birmanie
Afghanistan et quatre bourses d'études ont été
villes par le paludologue et l'ingénieur sanitaire. Le Gouvernement a fourni le personnel local chargé de poursuivre ces opérations après le départ
de l'équipe, et il a d'autre part demandé à l'OMS, puis au FISE, de lui accorder une aide matérielle
1951 et, du fait de la situation politique troublée, elle a dû être limitée presque exclusivement aux secteurs urbains. Les efforts entrepris ont porté sur l'amélioration des services d'hygiène de la maternité et de l'enfance, la création de services infirmiers en nombre suffisant et sur la lutte contre les maladies transmissibles, en particulier contre le paludisme, la tuberculose et les maladies vénériennes.
L'activité de l'OMS en Birmanie n'a débuté qu'en
pour ce projet: A la suite des travaux entrepris dans les deux villes susmentionnées; deux cas seulement
de typhus ont été observés, tous deux à Kaboul; s'agissait d'ailleurs de cas importés. Le succès de cette campagne a vivement impressionné la il
population, et il a éveillé chez elle un désir de plus
en plus grand de voir s'effectuer des opérations analogues dans d'autres régions du pays. Durant les mois d'hiver, le personnel international a également commencé à former des inspecteurs sanitaires, des collecteurs d'insectes et des inspecteurs paludologues et, à cet effet, le Gouvernement a demandé que l'ingénieur sanitaire de l'OMS reste en fonction formation sanitaire a été institué au centre de formation professionnelle des maîtres du corps enseignant. L'OMS a fourni les services d'un conseiller pour la santé publique * chargé d'aider le Gouvernement à évaluer les besoins médicaux et sanitaires du pays
En raison de la forte mortalité qui frappe les
nourrissons et les enfants en Birmanie et des moyens insuffisants dont dispose ce pays en matière de formation de médecins et d'infirmières en pédiatrie, des plans ont été élaborés en 1950, en collaboration avec le Gouvernement et avec le FISE, en vue de l'établissement d'un projet* tendant à améliorer les services
jusqu'à la fin de 1952. D'autre part, un cours de
infirmiers et les services d'hygiène de la maternité
et de l'enfance ainsi qu'à organiser des cours de formation professionnelle dans ces domaines. Au début de 1951, une équipe de l'OMS, formée d'un pédiatre, de cinq infirmières- monitrices et de quatre infirmières d'hygiène publique, a commencé l'exécution de ce projet à Rangoon et à Mandalay. Le FISE a pris à sa charge les frais afférents à l'envoi de deux
et à fixer la méthode à appliquer pour mettre sur pied un service de santé publique plus satisfaisant, de façon qu'il soit tiré pleinement parti des fonds supplémentaires qui pourraient être fournis par d'autres organisations.
membres de l'équipe et a, d'autre part, procuré le matériel et les fournitures nécessaires aux centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance et aux services de maternité.
En 1950, avec l'aide de l'OMS et du FISE, qui
ont fourni une équipe de trois experts, le Gouverne-
Huit bourses d'études ont été attribuées à des infirmières venant de régions autres que celle de
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
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Rangoon afin de leur permettre de suivre le cours de trois mois pour infirmières- monitrices qui a débuté en septembre à l'Hôpital général de Rangoon et qui a été organisé avec l'aide des infirmières monitrices mentionnées ci- dessus. Un autre projet d'enseignement des soins infirmiers a été élaboré afin d'assurer les services d'infirmières- monitrices aux écoles de soins infirmiers de deux hôpitaux choisis
FISE. Les progrès accomplis à ce jour sont très encourageants et, vers la fin de l'année, une équipe, demandée par le Gouvernement pour collaborer à une campagne de vaccination au BCG, a également commencé ses travaux. Des enquêtes ont été effectuées sur divers groupes de la population par le moyen de tuberculino -réactions et de radiographies en série. Les spécialistes du
dans d'autres secteurs du pays ; l'exécution de ce projet a commencé à la fin de l'année. Le programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance est lié à la campagne de lutte contre les maladies vénériennes chez les femmes et les enfants ;
BCG ont été fournis par le FISE et un appareil
transportable de radiographie en série a été envoyé par l'OMS, dans le cadre du programme d'assistance technique. Il est également prévu d'envoyer en
l'année. Le FISE a procuré les fournitures et le
un vénéréologue, un sérologiste et une infirmière d'hygiène publique, chargés d'exécuter cette partie du projet, ont commencé leurs travaux à la fin de
matériel nécessaire et l'on compte sur le Gouverne-
ment pour fournir du personnel national supplémentaire. Deux bourses d'études de courte durée sur les maladies vénériennes ont été attribuées en 1951.
Birmanie un chargé de cours de phtisiologie * qui jouera un rôle consultatif auprès du Gouvernement. Ce chargé de cours aidera à organiser l'enseignement de la phtisiologie dans ce pays et fera des recommandations sur la manière dont cet enseignement universitaire peut être amélioré, notamment grâce à une collaboration avec le centre de démonstrations et
de formation professionnelle en matière de lutte d'organiser un cours, sanctionné par un diplôme, sur les maladies tuberculeuses. Des publications médicales
antituberculeuse de Rangoon. Il s'efforcera également
principal problème de santé publique en Birmanie, cause, dans ce pays, de 6.000 à 10.000 décès par an ; cinq millions de cas environ sont annuellement
On estime que le paludisme, qui constitue le
et du matériel d'enseignement seront
également envoyés en Birmanie, à l'occasion de la mise en oeuvre de ce projet. Dans le dernier mois de l'année, un expert -conseil
enregistrés sur une population de dix -sept millions d'habitants. L'OMS a fourni une équipe de démonstrations antipaludiques, composée d'un paludologue,
d'un entomologiste, d'un spécialiste de l'assainissement, d'une infirmière d'hygiène publique et de personnel auxiliaire *. Le matériel et les fournitures nécessaires ont été procurés par le Gouvernement dans le cadre d'accords bilatéraux. L'enquête préliminaire, qui avait dû être différée à cause des troubles politiques, a pu néanmoins débuter en octobre dans
léprologue, envoyé par l'OMS, a effectué une enquête dans le pays ; il adressera des recommandations au Gouvernement, et l'aide que l'OMS accordera ultérieurement dépendra des résultats de cette enquête. Des publications médicales ont été fournies ; cinq bourses d'études ont été attribuées au titre de l'assis-
tance technique et une au titre du budget ordinaire. Ceylan
le voisinage de Lashio. Trois bourses d'études de paludologie ont été attribuées afin de permettre à deux ressortissants birmans de suivre un cours d'un région.
mois en Thaïlande et à un troisième d'effectuer pendant un an un stage (entomologie) hors de la Les services sanitaires de la Birmanie ayant été désorganisés pendant la guerre, le Gouvernement a demandé à diverses organisations internationales et
Le service sanitaire national de Ceylan est relativement bien organisé et doté d'un personnel suffisant. Ce pays a néanmoins besoin d'être aidé pour résoudre certains problèmes particuliers. Au cours de l'année, l'OMS a prêté son concours à Ceylan en vue d'amé-
autres de l'aider à les remettre en état. Depuis le
mois d'août, un expert de l'OMS en matière d'administration de la santé publique* collabore avec le Gouvernement et lui fournit des conseils pour l'orga-
nisation, le développement et la coordination des différents éléments des services sanitaires du pays ainsi que l'amélioration de la formation professionnelle du personnel médical et paramédical. Un centre de démonstrations et de formation pour
liorer la formation professionnelle des infirmières, le régime alimentaire dans les hôpitaux et autres établissements, les services antituberculeux et les services de lutte contre le paludisme et contre les maladies vénériennes. Comme le pays souffre d'une pénurie aiguë d'infirmières hautement qualifiées, l'OMS a envoyé à Colombo une infirmière- monitrice de pédiatrie et deux monitrices d'obstétrique qui, depuis le mois de mai, ont collaboré aux diverses activités de forma-
tion professionnelle entreprises à Colombo ; on a recruté, à la fin de l'année, une deuxième infirmière monitrice de pédiatrie. Bien que les perspectives soient encourageantes, les progrès ont été assez lents
la lutte antituberculeuse * a été établi à Rangoon. L'équipe internationale qui est adjointe à ce centre et qui est composée d'un conseiller de rang supérieur, d'un épidémiologiste, d'un technicien de laboratoire et d'un radiographe, travaille depuis le mois de mai.
jusqu'ici car le Gouvernement a éprouvé certaines difficultés à obtenir du matériel de base et à réunir du personnel local capable de collaborer avec l'équipe
Le matériel et les fournitures sont procurés par le
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ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
internationale. En liaison avec ce même projet, l'OMS et le FISE ont contribué à renforcer les cadres de l'école de soins infirmiers de Colombo ; c'est ainsi qu'une infirmière- monitrice de soins infirmiers a été
approuvé. Le FISE procurera du matériel et des fournitures jusqu'à concurrence de $250.000, tandis que l'OMS fournira, pendant trois ans, les services de quatre experts internationaux.* Les travaux de construction de cette fabrique commenceront prochainement.
affectée à cette école au mois de novembre, afin d'élaborer un programme d'enseignement bien équilibré et d'établir une corrélation entre l'enseignement théorique et la formation pratique dispensée dans les salles d'hôpital. Une deuxième école de formation professionnelle pour les soins infirmiers * a été établie à Kandy, avec
L'OMS a envoyé une équipe composée d'un
vénéréologue, d'un sérologiste et d'une infirmière, en même temps que le matériel et les fournitures néces-
l'aide de 1'OMS, et a été ouverte en octobre. Les fonds ont été fournis dans le cadre du programme d'assistance technique, tandis que l'OMS a engagé un directeur et deux infirmières monitrices. Le matériel d'enseignement nécessaire sera également procuré par l'OMS. Quatre bourses pour l'étude des soins infirmiers, financées par le FISE et administrées
saires pour la mise sur pied, à Colombo, d'un projet de démonstrations de lutte antivénérienne. Cette
équipe est arrivée dans cette ville en juillet et a commencé ses travaux à l'hôpital général. Les mesures prises viendront ultérieurement s'intégrer dans le plan des services de lutte antivénérienne existant actuellement à Colombo, et l'on prévoit que deux nouveaux centres, desservis par des équipes nationales qualifiées, seront créés dans les provinces en 1952.
par l'OMS, ont été attribuées en 1951 et ont permis A des infirmières de Ceylan de suivre des cours au Royaume -Uni.
Le Gouvernement a également demandé que lui soit envoyé un diététicien d'hôpital chargé de
surveiller le régime alimentaire pratiqué dans les hôpitaux et autres établissements et de former des serveuses d'hôpital. Cet expert a assumé ses fonctions au mois de septembre. Des équipes nationales pour la lutte antituberculeuse, qui avaient été formées par l'équipe de spécialistes du BCG que l'tEuvre commune avait envoyée à Ceylan en 1950, ont poursuivi la campagne antituberculeuse. Le Gouvernement a demandé à l'OMS et
A la demande du Gouvernement, il a été décidé d'établir une zone de démonstrations sanitaires * à Ceylan. Un expert -conseil a procédé à une enquête préliminaire et une zone peuplée d'environ 60.000 habitants a été choisie pour ces démonstrations qui seront entreprises dès que les arrangements nécessaires auront été conclus avec le Gouvernement.
A la fin de l'année, le matériel et les fournitures requis avaient été commandés, et les pourparlers en vue du recrutement du personnel avaient commencé.
Le Gouvernement a également demandé l'envoi de deux experts chargés de formuler, après une étude appropriée, des recommandations visant à améliorer le fonctionnement administratif et financier du département des services médicaux et sanitaires. Les
au FISE d'accroître leur aide en fournissant du
personnel chargé de renforcer ce programme et de le transformer en un projet complet de démonstrations et de formation professionnelle. C'est ainsi que l'OMS a engagé un technicien radiographe à la fin de juin, et envoyé à Ceylan, un appareil transportable de radiographie en série et du matériel de laboratoire. A la fin de l'année, on avait commencé de procéder à des examens radiographiques en série, et un labora-
Nations Unies s'occuperont de la suite à donner à cette demande.
d'éducation de base entrepris par l'UNESCO à Ceylan, étant donné que l'éducation sanitaire constitue un élément important de ce projet.
L'OMS a engagé un éducateur sanitaire * qui sera chargé de collaborer à, l'exécution du projet
toire provisoire avait été ouvert au Sanatorium de Welisara. Le projet n'entrera dans sa deuxième phase que lorsque le Gouvernement aura installé un nou-
Un expert- conseil léprologue de l'OMS a été envoyé à Ceylan pour deux mois. Le rapport détaillé
veau laboratoire et un dispensaire plus important.
Ceylan s'est attaqué au problème de la lutte
antipaludique en appliquant depuis plusieurs années, sans aide internationale, un programme de pulvéri-
établi par cet expert a amené le Gouvernement à demander à l'OMS - de lui envoyer en 1952 une équipe de spécialistes de la lutte contre la lèpre. Conformément à une recommandation du Comité régional, un cours sur les statistiques démographiques
sations au DDT dans l'ensemble de l'île. Le paludisme a cessé de poser un problème grave, mais il représente encore un danger virtuel. Aussi le Gouvernement a -t -il demandé qu'une aide lui soit fournie
en vue de l'amélioration des installations du centre de formation professionnelle de Kuranegala pour la lutte contre les maladies propagées par les insectes.
et sanitaires d'une durée de trois mois a commencé à Nuwara Eliya en septembre, sous les auspices du Gouvernement de Ceylan, de l'OMS et du Bureau de Statistique des Nations Unies. Ceylan jouait le rôle de pays -hôte. Vingt -huit bourses d'études ont
été attribuées pour permettre à des étudiants de
L'OMS a procuré * le matériel et les fournitures, ainsi que les services d'un entomologiste qui travaillera dans le pays pendant deux ans.
Un plan visant à établir, avec la participation du Gouvernement, une fabrique de DDT, a été
Ceylan et d'autres secteurs de la région de suivre ce cours ; * cinq boursiers venant de pays situés hors de la région ont également été admis à y assister. Des publications médicales ont été fournies ; deux bourses d'études ont été attribuées à Ceylan au titre
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
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du budget ordinaire, dix au titre de l'assistance technique et quatre ont été administrées au nom du FISE. Inde
d'hygiène publique fournis par l'OMS, qui avait commencé ses travaux dans le Terai en mai 1949, est
Au cours de l'année dont traite le présent rapport, l'OMS s'est principalement consacrée, dans l'Inde, à la lutte contre le paludisme, contre la tuberculose et contre les maladies vénériennes, ainsi qu'à l'amélioration des services d'hygiène de la maternité et de l'enfance et au développement de l'enseignement médical. Elle a exécuté, pendant environ deux ans et demi, des projets de démonstrations dans chacun de ces domaines, ce qui lui a permis de se faire une idée
parvenue, après deux ans d'activité, à protéger une région de 1.500 milles carrés, peuplées de 110.000 habitants. Auparavant, l'indice splénique variait, dans cette région, entre 50 % et 80 %, tandis que l'indice parasitaire était compris entre 40 % et 80 %. Une enquête, effectuée en janvier 1951, a fait apparaître une réduction sensible de l'indice splénique et a permis de se rendre compte que l'indice parasitaire chez les enfants était descendu à zéro. L'analyse des résultats constatés sur 361 enfants de neuf villages a révélé, par rapport à 1950, une réduction de 50
de l'indice splénique et de 30 % de la grosseur
de leur utilité. Il s'est avéré que les démonstrations des méthodes pratiques de lutte antipaludique ont perdu leur raison d'être -dans l'Inde,__ car ce pays dispose maintenant de cadres suffisants. Il ne reste plus qu'à s'assurer que le Gouvernement aura recours à ce personnel. Aussi, l'OMS s'est -elle
surtout efforcée d'aider le Gouvernement à produire les insecticides dont le besoin se manifeste avec une grande acuité, afin de permettre à l'Inde d'étendre les campagnes antipaludiques à l'ensemble
moyenne de la rate. Aucun vecteur n'a été observé dans les villages soumis aux opérations de pulvérisation. Grâce aux excellents résultats obtenus par les mesures de lutte antipaludique, cette région qui, bien que fertile, était restée insuffisamment développée, a été choisie pour l'application d'un projet de mise en valeur des terres inauguré par le Gouver-
nement. Il en est résulté un accroissement de la
du pays sans aide extérieure. En ce qui concerne l'hygiène de la maternité et de l'enfance, l'Inde a grand besoin de cadres adéquats et c'est pourquoi, depuis un certain temps, l'OMS essaie surtout de contribuer à la mise en oeuvre de programmes de formation professionnelle. La collaboration nationale au projet de démonstrations de lutte antivénérienne en cours d'exécution depuis deux ans s'est développée lentement, aussi l'Organisation a -t -elle modifié sa politique et s'est -elle attachée, surtout, à former du personnel et à aider à l'établissement de laboratoires auxiliaires dans les Etats de l'Inde. Il y a lieu de croire que les démonstrations de lutte antituberculeuse seraient susceptibles de prendre une grande ampleur. Quatre vastes projets de démonstrations sont main-
production de denrées alimentaires. Sur la base des résultats obtenus par cette équipe, un projet mixte FAO /OMS * destiné à lutter contre le paludisme et à accroître la production des denrées alimentaires
est actuellement entrepris dans cette région, qui couvre 1.730 milles carrés et compte 145.000 habi-
tants. On encouragera également les collectivités locales à mettre en oeuvre des projets portant sur l'amélioration des services d'hygiène de la maternité
et de l'enfance, sur l'alimentation et la nutrition, sur les travaux d'adduction d'eau et sur les systèmes d'évacuation des ordures et des eaux usées. Equipe No 2 de lutte antipaludique, Collines de Jeypore (Orissa)
tenant en cours et les difficultés auxquelles on se
heurte pour trouver sur place le personnel et le matériel nécessaires sont progressivement résolues. L'expérience acquise semble indiquer que l'OMS devrait consacrer une grande partie des efforts qu'elle déploie dans l'Inde au renforcement des établissements d'enseignement médical et paramédical et à
la mise sur pied de programmes de cours de for-
L'équipe de l'OMS, comprenant un paludologue et une infirmière d'hygiène publique, a commencé ses travaux dans l'Orissa en mai 1949. Au cours de sa première année d'activité, elle a desservi une région de 340 milles carrés peuplée de 61.000 habitants ; l'année suivante, elle a étendu ses opérations à une région de 664 milles carrés comptant 120.000 habitants. L'indice splénique, qui s'élevait à 90 -95
mation professionnelle et de cours de revision. L'Organisation a donc, en 1951, fourni du personnel enseignant à des établissements d'enseignement
médical, créé des cours et formé du personnel. D'autre part, l'OMS collabore très activement, de concert avec le FISE, aux efforts entrepris par le Gouvernement en vue d'installer des fabriques locales
au début de la campagne, avait diminué de 15 % à 20 % à la fin de la seconde année ; la grosseur moyenne de la rate a décru de 30 %, tandis que les indices parasitaires chez les enfants âgés de deux à neuf ans ont baissé de 50 %. Le taux de morbidité, qui oscillait entre 18 et 20 pour 1.000 habitants en 1950, est descendu à 1,5 - 3,75 pour 1.000 à la fin de la campagne. Les observations entomologiques qui
de pénicilline et de DDT.
Equipe No 1 de lutte antipaludique, Terai (Uttar Pradesh) L'équipe de démonstration de lutte antipaludique, composée d'un paludologue et d'une infirmière
ont été recueillies ont révélé que la pulvérisation d'une dose de 200 mg de DDT par pied carré était suffisante pour éliminer les vecteurs pendant une période de dix mois. Le rapport provisoire établi à ce sujet fait ressortir que le cofit de ces mesures
96
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
s'élève à 8 annas (environ 10 cents des Etats -Unis
été ramené à 18 % tandis que, dans la région- témoin,
d'Amérique) par habitant et par année. L'équipe internationale a quitté la région en mai 1951 et l'on espère que les autorités de l'Orissa poursuivront et élargiront le programme entrepris. Equipe N° 3 de lutte antipaludique, Malnad (Mysore)
il restait compris entre 45 % et 53 %. En 1951, la superficie de la zone traitée a été portée à 803 milles carrés et environ 115.000 personnes ont été protégées.
On a constaté une réduction sensible des chiffres de la morbidité (1.450 cas en juin 1949 et 425 en juin 1951). Le Gouvernement de l'Etat a profité de l'occasion qui lui était offerte pour former du personnel national ; après avoir collaboré activement
L'équipe de Malnad, comprenant un ingénieur paludologue et une infirmière d'hygiène publique, est entrée en fonction en juin 1949 et a, pendant sa première année d'activité, traité une région de 488 milles carrés, peuplée d'environ 49.000 habitants. Avant la campagne de pulvérisations, l'indice
aux travaux de l'équipe, il les a pris en charge à la fin de l'année, lorsque le personnel international eut quitté la zone en question. Dans le domaine de l'hygiène de la maternité et
de l'enfance, l'OMS a aidé le Gouvernement à mettre sur pied des programmes de formation professionnelle et de démonstration des méthodes modernes dans deux régions, l'une urbaine et l'autre
splénique s'élevait à environ 38 % dans l'ensemble de la région et à 36 % dans la zone -témoin (non protégée). Au bout de douze mois, cet indice est tombé à 19 %, alors qu'il était de 24 % dans la zonetémoin. L'indice parasitaire chez les nourrissons,
rurale. L'équipe d'hygiène de la maternité et de
qui s'élevait auparavant à 4,6 %, est descendu à deuxième année, l'équipe a étendu ses opérations
l'enfance, composée d'un pédiatre et d'une infirmière d'hygiène publique, qui avait commencé ses travaux
zéro après la première série de pulvérisations ; dans la zone- témoin, il est resté à 3,4 %. Au cours de la à une région de 1.600 milles carrés peuplée de 120.000 habitants. A la fin de cette période, l'indice splénique, dans la région de démonstrations, variait entre 11 et 13 % ; dans les zones non traitées, il avait
dans la zone rurale de Najafgarh, près de Delhi, en 1950, a poursuivi son activité avec du matériel
et des fournitures procurés par le FISE. Bien qu'ayant progressé très lentement, les travaux ainsi entrepris
ont notablement contribué à améliorer les services
d'hygiène de la maternité et de l'enfance dans la zone en question. Cette équipe a également collaboré
à l'exécution de programmes d'enseignement et a permis aux élèves du Delhi College of Nursing et de
légèrement augmenté. Aucun des 1.067 frottis sanguins prélevés sur les enfants nés après la campagne de pulvérisations ne s'est révélé positif. Les données relatives à la morbidité et se rapportant à des cas de paludisme cliniquement diagnostiqués ont également accusé une réduction sensible dans l'incidence
la Lady Reading Health Visitors' School, à Delhi, d'acquérir une formation pratique dans le domaine des soins infirmiers destinés aux régions rurales. Cette
de la maladie. Les pulvérisations de DDT ont eu pour autre résultat d'entraîner une baisse de la fréquence de la peste dans la région. Un programme d'enseignement de l'hygiène scolaire a été établi, et des dispensaires ruraux,
activité est actuellement étendue à la zone urbaine de Delhi et contribue au renforcement des services d'hygiène de la maternité et de l'enfance dans cette ville. Dans le cadre du même projet, un pédiatre et une infirmière spécialisée en pédiatrie supplémen-
qui rencontrent un
taires ont été affectés à l'Irwin Hospital de Delhi pour y mettre sur pied un service de pédiatrie et pour y former, dans ce domaine, des infirmières de Delhi et d'autres régions de l'Inde. Le Gouvernement de l'Inde a fait installer dans cet hôpital un nouveau service de pédiatrie dont le matériel a été fourni par
accueil particulièrement favorable auprès des villageois, ont été construits. L'équipe a également mis en oeuvre un programme important d'enseignement et de formation professionnelle auquel la population et les autorités nationales ont collaboré. Le personnel international a quitté la région au mois de mai, et
le FISE. L'équipe de Delhi prête également son
le Gouvernement a pris des dispositions satisfaisantes en vue de la continuation du travail. L'équipe
concours au Gouvernement de l'Inde pour améliorer les méthodes appliquées par les services d'hygiène
a été considérablement aidée dans sa tâche par la population.
de la maternité et de l'enfance et pour mettre en lumière la corrélation qui existe entre l'activité de ces services, d'une part, et celle, d'autre part, des services de pédiatrie de l'Irwin Hospital et du Lady Hardinge Medical College, qui dispense une formation professionnelle á des étudiants en médecine. Des plans ont été élaborés en vue de l'établissement à l'All -India Institute of Hygiene and Public Health de Calcutta, avec l'aide du FISE, d'un département moderne d'hygiène de la maternité et de l'enfance,
Equipe No 4 de lutte antipaludique, Ernad (Madras) Une équipe de l'OMS comprenant un paludologue
et une infirmière d'hygiène publique a commencé ses travaux à Ernad, dans l'Etat de Madras, en décembre 1949. Au cours de 1950, l'équipe a traité une région de 93 milles carrés peuplée de 52.502 habitants. L'indice splénique s'élevait parmi la population à plus de 43 % ; à la fin de 1950, il avait
qui servira à former des étudiants de l'Inde et des pays voisins qui font partie de la région. Le FISE fournit également du matériel destiné à une centaine de centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
97
de l'Inde, ainsi qu'à des centres d'enseignement de la pédiatrie à Bombay, Madras, Patna, Vellore et Delhi.
miste de participer ultérieurement à la production de cet antigène, qui est utilisé pour le sérodiagnostic de la syphilis.
Afin de remédier à la pénurie d'infirmières qui sévit dans l'Inde, un programme d'enseignement des soins infirmiers a été créé au Medical College Hospital de Calcutta avec une équipe internationale de quatre personnes. On espère également affecter une infirmière
L'OMS et la FAO ont, en collaboration avec le Gouvernement de l'Inde, organisé, à Calcutta, un cours régional de nutrologie * d'une durée de trois
mois, à partir de septembre. Le but visé est de
de pédiatrie à la Nurses' Training School de Madras, où de nouveaux cours de formation professionnelle
et de revision seront organisés. Le Gouvernement procède, avec l'aide de l'OMS
régions de démonstrations et de formation pour la lutte antituberculeuse à Delhi, à Trivandrum et à Patna. Au cours de l'année, les centres de Delhi et de Trivandrum ont commencé à fonctionner et ont professionnelle. La construction des bâtiments destinés au centre de Patna n'est pas encore terminée, mais le matériel nécessaire a été reçu et les dispositions
et du FISE, à l'établissement de trois grandes
fournir à du personnel médical et non médical des notions de nutrologie théorique et pratique, considérée en fonction des conditions particulières aux pays de la région. Au cours des trois derniers mois de l'année, le Gouvernement a fait appel à un expert -conseil de l'OMS en matière de santé mentale pour l'élaboration de plans visant à transformer l'hôpital pour malades mentaux de Bangalore en un institut pan- indien de recherches et d'enseignement dans le domaine de la psychiatrie.
déjà mis en train les programmes de formation
ont été prises pour que les membres de l'équipe locale puissent recevoir, au centre de Delhi, une
formation appropriée. En 1951, l'OMS et le FISE ont poursuivi les efforts que l'OEuvre commune avait entrepris en vue
Ainsi qu'il a été dit plus haut, le Gouvernement de l'Inde a demandé à l'OMS de l'aider à installer une fabrique de production de DDT et une autre pour la pénicilline.* L'OMS fournira le personnel technique nécessaire pour l'établissement des plans de ces fabriques et pour leur mise en marche ; elle collaborera, d'autre part, à la formation du personnel national. Le FISE procurera le matériel qui devra être
campagne de vaccination au BCG. Ils prêtent leur concours aux autorités indiennes pour la conduite de campagnes de vaccination en série, qui avaient déjà été amorcées dans l'Uttar Pradesh, le Pendjab et le Madhya Bharat, et ils ont organisé de nouvelles campagnes.
d'aider le Gouvernement de l'Inde à mener une
importé pour ces deux projets. Afin de faciliter les efforts entrepris par le Gouvernement de l'Inde dans le domaine de l'enseignement médical,* l'OMS s'est assuré les services d'une personne chargée de prendre la direction de l'école de médecine de Trivandrum, ainsi que d'un professeur de pharmacologie affecté à l'école de médecine tropicale de Calcutta. Un expert- conseil a également été engagé, sur la demande du Gouvernement, pour fournir des conseils à l'occasion d'une expérience -pilote portant sur
L'exécution du projet de démonstration de lutte
chal Pradesh) en
antivénérienne qui avait été entrepris à Simla (Hima1949
s'est poursuivie sous la
direction d'un vénéréologue, d'un sérologiste, d'une infirmière et d'un éducateur sanitaire. Cette équipe
ne s'est pas bornée à effectuer des enquêtes et à donner des soins ; elle a également organisé un certain nombre de cours destinés à former des vénéréologues, des sérologistes et du personnel auxiliaire. Le personnel international a quitté la région à la fin de l'année et les travaux ont été pris en charge nationale.
l'utilisation de la méthode dite du « cycle » pour
par
l'administration
sanitaire
la limitation des naissances. Après avoir achevé son travail, il s'est rendu à Ceylan, au milieu de décembre, pour y diriger des expériences analogues. Seize bourses d'études ont été attribuées à l'Inde au titre du programme ordinaire, vingt -cinq au titre de l'assistance technique, et dix au nom du FISE. Des publications médicales ont également été fournies. Inde, Etablissements français Sur la demande du Gouvernement français, l'OMS a procuré du matériel et des fournitures d'une valeur de $1.500 au laboratoire de léprologie de Pondichéry. Ce laboratoire est utilisé pour la formation professionnelle de spécialistes. Une bourse d'études a été attribuée aux Etablissements français de l'Inde au titre du programme ordinaire:: Inde portugaise
L'expérience acquise dans ce centre a démontré la nécessité d'établir un réseau de centres de forma-
tion pour le traitement des maladies vénériennes. Un premier pas a été fait dans ce sens par le Govern-
ment General Hospital de Madras, qui a repris les travaux poursuivis à Simla. En octobre, l'OMS a recruté du personnel pour permettre de renforcer les services de traitement des maladies vénériennes
production d'antigène à base de cardiolipine à Calcutta. L'OMS fournira des avis consultatifs techniques de caractère général et attribuera une bourse d'études * destinée à permettre à un biochi-
de cet. hôpital:. Le FISE a procuré le matériel nécessaire pour
la
Afin d'aider et de renforcer, en
1951,
de santé publique de l'Inde portugaise, l'OMS a
les services
98
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
attribué quatre bourses pour l'étude de la paludologie, de la phtisiologie, de l'hygiène de la maternité
Sumatra et à Bornéo. On espérait que 28 équipes nationales opéreraient au début de 1952. A la fin août 1951, des régions peuplées, au total, de 1.465.781
et de l'enfance et des questions de santé publique respectivement. Une autre bourse d'études a été fournie au titre de l'assistance technique. Indonésie
habitants avaient été traitées ; 154.522 cas de pian avaient été diagnostiqués sur les 951.338 sujets examinés. Le Gouvernement a prêté son concours pour l'exécution et l'élargissement de ce programme, auquel l'OMS a collaboré en fournissant les services
Le. Gouvernement ayant demandé qu'une aide lui soit fournie pour développer les activités de l'Institut
de Nutrologie de Djakarta, l'OMS lui .a fourni les services d'un médecin nutrologue et d'un biochimiste.*
Afin de lutter contre le paludisme, qui constitue un problème très grave en Indonésie, l'OMS et le Gouvernement ont élaboré un plan d'action visant région de Tjilatjap (située au centre de Java), ainsi qu'un centre de formation professionnelle pour le personnel local.* Cette équipe, à laquelle l'OMS fournira, pendant deux ans, quatre experts internationaux, et qui sera pourvue par le Gouvernement de fournitures, de matériel et de personnel local, contribuera à la mise sur pied d'un service national de lutte antipaludique. A la fin de l'année, le paludologue et l'entomologiste étaient déjà au travail.
d'un conseiller et d'un sérologiste.* Un biostatisticien sera prochainement envoyé sur place pour évaluer les données déjà recueillies et donner des directives portant sur l'extension du programme. Enfin, un plan d'opérations prévoyant un projet de démonstrations pour la lutte antituberculeuse,* y compris la vaccination au BCG, identique à ceux qui ont été exécutés en Birmanie, dans l'Inde et en Thaïlande, a été élaboré à l'intention de l'Indonésie. Ce projet, pour l'exécution duquel l'OMS fournira les services d'un conseiller, d'une infirmière d'hygiène
à établir une équipe de démonstration dans la
publique, d'un spécialiste du BCG et de deux infirmières spécialisées dans ce domaine, sera mis en oeuvre en 1952 et financé au moyen des fonds de l'assistance technique, sauf pour ce qui est des vaccinations en série par le BCG, dont le FISE assume les frais.
Des publications médicales ont été fournies et
l'amélioration des services d'hygiène de l'enfance. En effet, les taux de mortalité et de morbidité chez les nourrissons et chez les enfants sont extrêmement élevés. Les hôpitaux sont encombrés, mal installés et dotés d'un personnel insuffisant. Il conviendra donc de former du personnel capable d'assurer des services de pédiatrie tant préventive que curative dans les dispensaires pour enfants. Le FISE a, pour
Il est indispensable de procéder sans tarder à
dont quatre au titre de l'assistance technique et onze au nom du FISE. Thailande
18 bourses d'études ont été attribuées à l'Indonésie,
sa part, fourni du matériel pour les dispensaires d'hygiène de la maternité et de l'enfance et pour les hôpitaux et il a procuré des médicaments et du lait en poudre ; l'OMS a envoyé des conseillers en pédiatrie sociale et en soins infirmiers de santé publique ; ces conseillers seront en Indonésie au début de 1952. Des bourses pour l'étude de l'hygiène
La Thaïlande a obtenu, auprès de diverses organisations internationales et de différents organismes créés en application d'accords bilatéraux, une aide substantielle pour le développement de ses services sanitaires et autres. L'OMS a surtout participé aux mesures de lutte contre le paludisme, contre le pian
et contre les maladies vénériennes, ainsi qu'à la réorganisation des services de soins infirmiers et d'hygiène de la maternité et de l'enfance. Le projet de démonstrations de lutte antipaludique
de la maternité et de l'enfance ont été attribuées afin de permettre à quatre Indonésiens de suivre des cours à l'étranger. Deux des boursiers ont terminé leurs études au cours de l'année. En juillet, dix médecins et infirmières sages- femmes indonésiens
qui avait été amorcé en août 1949 à Tchiengmai au moyen de matériel et de fournitures procurés par le FISE a permis, durant la première année, de protéger contre le paludisme environ 40.000 habi-
ont effectué un bref voyage d'étude à Singapour et à
Penang.
tants, grâce à des pulvérisations de DDT à effet rémanent dans les habitations. L'équipe, composée
En 1950, l'exécution d'un vaste programme de lutte contre les tréponématoses avait été entreprise en Indonésie, programme auquel le FISE a collaboré en procurant des fournitures d'un montant s'élevant
au début d'un paludologue, d'un entomologiste et de personnel auxiliaire, a été ensuite complétée
par une infirmière d'hygiène publique et par un spécialiste de l'assainissement. Elle a procédé à des enquêtes épidémiologiques et entomologiques dans le district de Serapee et a entrepris une action antipaludique. En 1951, ces opérations * ont été étendues avec succès aux régions voisines de Tchiengmai. La
à près d'un million de dollars. Cette action s'est poursuivie pendant toute l'année 1951. Plus de
160 « mantris » (inspecteurs sanitaires) sur environ 800 que compte le pays y ont participé. Les opérations couvrent trois régions les '.plus importantes de
l'He dé Java elles seront étendues plus tard à
superficie de la zone traitée était de 1.270 milles carrés et sa population de 188.000. habitants. Les
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST
99
rapports signalent que les résultats sont des plus satisfaisants. Dans de nombreux villages, les équipes
cadre du programme de soins infirmiers et d'hygiène
de pulvériseurs ont reçu un accueil chaleureux de
la part de la population qui leur offrait le repas de midi et se montrait très heureuse de collaborer avec elles aux travaux. Les habitants des régions limitrophes non visées par la campagne ont adressé des pétitions pour demander que les équipes effectuent des pulvérisations chez eux. Ce travail sera accompli par des équipes nationales qui ont reçu une formation intensive. Bien que le personnel national
de la maternité et de l'enfance : on prévoit à cet effet l'adjonction, à l'équipe primitive, d'une infirmière d'hygiène publique et d'un spécialiste de l'assainissement, la livraison du matériel et des fournitures nécessaires et l'attribution de deux bourses d'études.
Au début d'octobre, on a commencé d'établir à Bangkok un centre de démonstrations et de formation
soit suffisamment exercé pour être en mesure de sauvegarder les résultats acquis, il aurait été nécessaire qu'une équipe internationale restât sur place pour contrôler la campagne qui sera déclenchée, à l'échelon national, avec l'aide de l'institut de paludologie. Malheureusement, le Gouvernement n'a pas accepté de maintenir en fonction le personnel
professionnelle pour la lutte antituberculeuse.* A ce centre ont été affectés un conseiller, une infirmière d'hygiène publique, un épidémiologiste, un bactériologiste et un technicien (radiographie et travaux de laboratoire). Le matériel et les fournitures nécessaires ont été procurés par le FISE.
Le projet de lutte contre les tréponématoses * qui avait été amorcé en 1950 à Rajburi a été poursuivi en 1951 et étendu à d'autres régions du pays. L'équipe
de l'OMS et l'on craint que, dans ces conditions, les résultats déjà acquis ne soient pas mis pleinement
à profit. Des mesures ont été prises en 1951 pour permettre
qui travaille à ce projet et que se compose d'un vénéréologue, d'un sérologiste et d'une infirmière d'hygiène publique, procède à la formation professionnelle de 80 inspecteurs sanitaires ; trois groupes d'inspecteurs ont terminé leurs cours durant l'année et ont été envoyés en mission. Neuf médecins ont
à l'OMS de collaborer à l'établissement d'un programme de soins infirmiers et d'hygiène de la maternité et de l'enfance * à Bangkok. L'OMS a accepté
de fournir, à ce propos, les services d'un pédiatre, d'un expert- conseil des soins infirmiers, d'un conseiller en obstétrique, d'une infirmière d'hygiène publique et d'un spécialiste de l'assainissement ; le FISE procurera les fournitures et le matériel. A la fin de l'année, le pédiatre était entré en fonctions sonnel. L'expert- conseil pour les soins infirmiers
également reçu, à cette occasion, une formation pratique. En juillet, une zone peuplée de 180.000 habitants avait été traitée ; 120.213 personnes avaient 21.000 cas de pian avaient été diagnostiqués et traités. Une bourse pour été examinées et plus de
et l'on procédait au recrutement du reste du persera affectée au Ministère de la Santé et travaillera en collaboration avec sa collègue thaïlandaise. Cette dernière, qui accomplit actuellement un stage, grâce ensuite en mesure de poursuivre les travaux entrepris. Cinq autres bourses d'études ont été attribuées en liaison avec ce projet et un crédit a été prévu pour
l'étude de la sérologie a été attribuée en liaison avec ce projet ; les fournitures ont été procurées par le FISE. L'OMS procède à l'engagement d'un ingénieur sanitaire qui collaborera à l'organisation de cours
à une bourse d'études attribuée par l'OMS, sera
destinés à des ingénieurs sanitaires et à des inspecteurs sanitaires thaïlandais, ainsi qu'à l'établissement, près de Bangkok, d'une zone de démonstrations en ingénieur ait été engagé, le conseiller régional pour cette matière. Un autre spécialiste de l'assainissement
matière d'assainissement.* En attendant que cet l'assainissement a collaboré à l'enseignement de a été utilisé dans le cadre du projet d'hygiène de la maternité et de l'enfance exécuté à Bangkok, dont il a été question ci- dessus, et une bourse d'études a été attribuée pour permettre à un ingénieur sanitaire de suivre un stage à l'All -India Institute of Hygiene and Public Health de Calcutta.
l'engagement d'une infirmière d'hygiène scolaire * qui sera chargée de fournir des avis en ce qui concerne
les aspects sanitaires du programme de formation professionnelle du personnel enseignant mis en oeuvre par l'UNESCO. Dans le cadre de ce programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance, le FISE a procuré à l'hôpital de Bangkok du matériel de laboratoire et du matériel clinique pour les mesures de lutte antivénérienne. Un autre programme de formation professionnelle et de démonstrations en matière de soins infirmiers
Un expert- conseil du Siège a procédé durant
l'année à une enquête sur la santé mentale en Thaïlande. Des enquêtes sur l'état de nutrition de la population ont été entreprises avec l'aide de la FAO et de l'OMS,
et d'hygiène de la maternité et de l'enfance * a été mis en oeuvre dans la région de Tchiengmai. Le matériel et les fournitures sont procurés par le FISE. L'infirmière d'hygiène publique affectée à l'équipe santé publique ont commencé en automne l'exécution
afin de réunir des données susceptibles de servir de base à l'établissement d'un programme de nutrition.
de lutte antipaludique de l'OMS qui se trouve en mission dans le pays et un conseiller pour la de ce projet. En décembre, on a envisagé de créer une unité de démonstration d'hygiène rurale dans le
La Thaïlande a envoyé cinq boursiers au cours régional de formation en nutrologie * qui a été organisé à Calcutta. Un expert -conseil et deux assistants ont procédé, durant l'année, à une enquête de trois mois sur la filariose. L'OMS s'inspirera des données ainsi
100
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
recueillies pour fixer l'importance de l'aide complémentaire à accorder. L'expert- conseil qui avait procédé à une enquête dans plusieurs pays de la région a été envoyé, dans le courant de l'année, en Thaïlande, afin d'y effectuer une étude sur le système utilisé pour l'établissement des statistiques démographiques. Quatre bourses
ont été attribuées afin de permettre à des étudiants thaïlandais de suivre, à Ceylan, le cours régional de statistiques démographiques et sanitaires.*
En 1951, 21 bourses d'études au total ont été
attribuées à la Thaïlande, dont 10 au titre de l'assis-
tance technique et deux administrées au nom du FISE.
L'OMS DANS L'ASIE DU SUD -EST ET LE PACIFIQUE OCCIDENTAL
Une rue du village fortifié de Kan
Tin (Formose), et (à droite) une femme poussant à la rame le sampan qui lui tient lieu d'habitation. C'est à améliorer les conditions de vie de ces populations que s'emploie le
Bureau
du occidental.]
Pacifique
Formé par les experts de l'OMS et du FISE, un personnel sanitaire
local mène en Thaïlande une campagne contre le pian: le voici à l'ceuvre dans une clinique improvisée dans le temple bouddhique de Wat Plaeng.
Un enfant est examiné sous l'ceil de sa mère au centre rural de démonstrations et de formation professionnelle organisé par le FISE et l'OMS à Quezon City (Philippines).
HYGIÈNE DE LA MATERNITÉ ET DE L'ENFANCE
Une femme d'un village de l'Inde
attend d'être examinée avec ses enfants dans une clinique locale dont le personnel a été fourni par l'OMS.
Au cours de leur stage de formation pratique, les étudiantes infirmières
soignent des maladies bénignes et des blessures sans gravité.
Des étudiantes infirmières enseignent
à un Indien, dont la femme est aveugle, les soins à dispenser au nouveau -né.
Une des étudiantes du Delhi College of Nursing donne une leçon d'hygiène à des écolières.
Les enfants mettent en pratique la leçon apprise.
HYGIÈNE DE LA MATERNITÉ ET DE L'ENFANCE
A l'Irwin Hospital de New Delhi, des infirmières formées par des spécialistes de l'OMS en pédiatrie surveillent des jeux de construction en plein air.
Tc'ú,f
26:C
Au pavillon des enfants de l'Irwin Hospital, une infirmière- monitrice de l'OMS, spécialisée en pédiatrie, donne un cours de formation pratique à des infirmières locales.
CHAPITRE 14
RÉGION EUROPÉENNE Le Bureau spécial pour l'Europe, établi au Siège, à Genève, le 1er janvier 1949, par autorisation de la Première Assemblée de la Santé, a assuré, au cours des deux dernières années, avec un personnel très restreint, l'administration des programmes européens de l'Organisation. A l'approche de 1951, vu l'extension assez rapide de ces programmes, et notamment de ceux qui intéressaient plus d'un pays, il est apparu nécessaire, non seulement de renforcer numériquement le personnel du Bureau, mais aussi d'organiser une consultation des Etats Membres de la région.
En 1949, en 1950 et pendant l'année considérée, les programmes de l'OMS en Europe ont porté sur des questions extrêmement diverses, tout en se concentrant sur certaines activités principales, notamment l'enseignement et la formation professionnelle. Le paludisme et la lutte contre les insectes, la tuberculose, les maladies vénériennes et d'autres maladies
transmissibles, les zoonoses, la santé publique (y compris les statistiques démographiques et sanitaires), l'assainissement, les soins infirmiers, l'hygiène sociale
En mai 1951, l'OMS a convoqué une session ad hoc d'un comité consultatif européen, qui a établi les principes appelés à régir les activités de l'OMS en Europe pendant une période de quatre ans. Le temps manquait alors pour appliquer ces principes au programme de l'OMS en cours d'exécu-
et professionnelle, l'éducation sanitaire du public, l'hygiène de la maternité et de l'enfance, la santé mentale, la nutrition et la production de pénicilline ont fait l'objet, en 1951, d'activités particulières. Une
telle variété est inévitable dans une région aussi techniquement développée que l'Europe, mais elle pose d'importants problèmes en ce qui concerne le personnel. Il ressort toutefois des constatations faites en 1951, qu'en utilisant au maximum et de façon appropriée le personnel du Siège, il est possible de réaliser les programmes de l'OMS dans la Région européenne avec le concours du personnel technique des catégories suivantes : 1) experts à cotiet terme,
tion ou aux plans déjà élaborés. Mais pendant les quelques mois suivants, un projet de programme détaillé, qui devait servir de base de discussion à une
autre réunion de groupe, en automne, a été soumis à l'examen des gouvernements des. Etats Membres. Le 3 septembre, au cours de sa deuxième réunion, le comité consultatif a décidé, à la majorité des Etats Membres, de créer pour l'Europe une organisation régionale. Le comité s'est ensuite immédiatement constitué en Comité régional pour l'Europe, réuni en première session ; il a désigné un Directeur régional et recommandé au Conseil Exécutif d'établir provisoirement le Bureau régional au Siège de Genève. Les 4 et 5 septembre, le Comité régional a examiné dans le détail le programme de 1952, il a étudié les principes qui doivent régir celui de 1953 et déterminé les effectifs de personnel nécessaires pour la réalisa-
chargés de donner des avis aux gouvernements sur des problèmes déterminés et de , faire des' conférences (les experts de ce groupe, qui occupent norma-
lement des postes d'enseignement dans leur pays et qui jouissent d'une grande réputation à l'étranger, ne sont généralement ni disponibles ni demandés pour de longues périodes ; il serait donc difficile d'assurer la continuité des activités avec du personnel de cette catégorie, si certains experts ne se montraient pas disposés à accepter, à diverses reprises et durant
tion de ces programmes. Il a décidé de tenir sa deuxième session en septembre 1952. La création officielle de la Région européenne, qui a résolu de nombreuses difficultés dues au caractère
plusieurs années, des engagements à court terme avec l'OMS pendant les vacances universitaires) ; 2) experts-conseils, régionaux, chargés de dresser et
de réaliser des plans dans le cadre régional, par exemple, d'organiser des colloques ou des cours de formation professionnelle (ces experts, qui doivent également être pourvus de titres universitaires d'un rang élevé, peuvent être appelés, pour des périodes conseillers techniques, des études- pilotes de longue haleine, mais en général ils sont engagés pour une durée de trois à six mois ;; et 3) fonctionnaires régio-
temporaire du Bureau spécial pour l'Europe, n'a cependant guère affecté la structure du secrétariat du bureau. Certains fonctionnaires ont changé de statut, mais le tableau des postes n'a pas été remanié plus qu'il n'était nécessaire, pour l'année 1952 tout au moins. Le fait que le Bureau régional et le Siège
allant jusqu'à deux ans, à effectuer en qualité de
sont tous deux situés à Genève a naturellement
permis de réaliser d'importantes économies de personnel, et, tant que cette situation se prolongera, il sera plus aisé de poursuivre des expériences dans ce domaine. 1 Cette région comprend toute l'Europe à l'exclusion de la Turquie, conformément aux décisions des Première et Deuxième Assemblées Mondiales de la Santé (Actes off. Org. mond. Santé, 13, 80, 330 ; 21, 53).
naux de la santé, chargés d'exécuter divers programmes déterminés, de coordonner les activités sanitaires et de suivre certaines manifestations précises, telles que les colloques régionaux ou les visites d'ex-
perts, afin d'empêcher le développement d'activités sporadiques et hétérogènes au cours de l'exécution des divers programmes (on a déjà fait assez largement appel à des conseillers de cette catégorie, mais
- 101 -
102
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
CARTE 11. REGION EUROPÉENNE Activités entreprises par l'OMS en 1951, y compris les activités communes OMS 2089
i.ROYAUM
4 IRLANDE U.R.S.S.
_PAYS-BAS
4V BELGIQÚE
*
ALLEMAGNE LUx.
I
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HONGRIE ; ROUMANIE
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MONACO
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YOUGOSLAVIE \
::..GDDD, A A
01 }m®I >aá ::. SERVICES CONSULTATIFS (demandés par les Gouvernements)
+Education sanitaire A Tuberculose A Mal. vénériennes et tréponematoses l'Hygiène de la maternité et de l'enfance DAutres projets A Autres maladies transmissibles 0Santé mentale
Documentation médicale Commission du Rhin
Administration de la santé publique *Alimentation et nutrition
eFormation technique
O Soins infirmiers
*Assainissement
Bourses d'études
Enquétes, Fièvre Q
l'expérience acquise semble indiquer qu'en Europe, déjà expérimentés en matière de santé publique, peuvent assumer la responsabilité technique de plusieurs catégories d'activités, s'ils bénéficient de la collaboration d'experts à court terme, d'experts- conseils régionaux les
jeunes fonctionnaires
nombre de ces fonctionnaires ne soit pas supérieur à quatre. A la fin de l'année on avait procédé à deux nominations. De plus, deux autres fonctionnaires
et des services du Siège). Le Comité régional a attentivement examiné la question de savoir quel type de fonctionnaire sanitaire régional doit être choisi et il a recommandé que, pour l'instant, le
sanitaires régionaux ont été nommés, le premier au titre de l'assistance technique, et le second au titre des programmes du FISE. Programme ordinaire de l'OMS en Europe Les rapports annuels de 1949 et 1950 indiquaient nettement une tendance à l'adoption de programmes
RÉGION EUROPÉENNE
103
destinés à plusieurs pays de l'Europe ou à tous les pays de cette région. Cette tendance s'est encore accentuée en 1951 et, .sauf quelques bourses individuelles d'études, la presque totalité des activités
examen appliqués lors de stages de formation pratique, et la réunion d'étude des ingénieurs sanitaires
à Rome, qui a permis à du personnel subalterne participant à cette conférence en qualité d'observateur d'acquérir une certaine formation. Toutes ces activités visent, directement .ou indirec-
ordinaires de la région rentre dans le cadre des
programmes « inter -pays » qui se sont révélés comme
répondant le mieux aux besoins de la région. Il y a également lieu d'espérer que les personnes chargées de dresser des programmes sanitaires pour d'autres
régions du monde prendront connaissance avec ayant trait, notamment, à l'enseignement collectif des techniques nouvelles ou à l'étude des conditións et des pratiques sanitaires. Le fait le plus important
profit, ou tout au moins avec intérêt, des programmes
enregistré en 1951 pourrait bien être la tendance croissante de l'Organisation à faire appel aux services
tement, à donner un enseignement professionnel. On s'est efforcé, sur le plan pratique, d'établir en Europe des programmes dont l'objet essentiel est de coordonner les principes d'ordre sanitaire appliqués à la solution de problèmes communs et de faciliter l'échange de renseignements entre les Etats Membres participants. On trouvera au tableau I ci -après un résumé des programmes inter -pays en Europe. -
bien organisés - qui existent en Europe, pour la réalisation d'études- pilotes et de démonstrations.
Les pays européens ont également participé à nombre d'enquêtes et projets de recherches interna-
Pour certains de ces programmes, la contribution financière de l'OMS est relativement minime et se borne au paiement des dépenses nécessitées par les réunions préparatoires. Dans d'autres cas, les dépenses sont partagées entre le pays -hôte et l'OMS.
tionaux entrepris par les services du Siège. C'est ainsi qu'en 1951, le Danemark, l'Espagne, la Finlande,
la France, l'Italie, la Norvège, le Royaume -Uni, la Suède, la Suisse et la Yougoslavie se sont joints à l'enquête sur la fièvre Q. Les centres de la brucellose relevant du Danemark, de la France et du Royaume -
Il ne s'est pas encore présenté de cas où l'OMS ait supporté tous les frais. Il est également intéressant de noter que les programmes de ce genre favorisent la collaboration non seulement entre les pays, mais aussi, tout particulièrement, entre les organisations internationales.
Uni ont poursuivi leur oeuvre dans le cadre du
réseau créé par la FAO et l'OMS ; des avis sur les brucelloses ont été fournis à l'Italie. Quant au Bureau de Recherches sur la Tuberculose de Copenhague,
Chaque fois- que cela a été possible, on s'est efforcé, dans les programmes inter -pays, de prévoir l'échelonnement des activités sur plusieurs années.
on trouvera au chapitre 4 une description de ses activités. -
Ce fait ne ressort pas toujours des rapports qui
-
retracent l'activité de l'OMS pendant un an : c'est ainsi que le cours de formation professionnelle de Roffey Park sur les relations humaines dans l'industrie, mentionné dans le
Programmes «inter -pays»
origine directe dans les visites faites à des pays
présent rapport, a son
programmes inter -pays sont maintenant devenus une caractéristique normale des activités de Les
scandinaves en 1950 par un expert -conseil de l'OMS, spécialiste des aspects psychiatriques de la médecine
l'OMS en Europe. Ils sont parfois prévus pour la région dans son ensemble, mais il arrive qu'ils inté-
du travail. Ce cours influencera, à son tour, les
activités de formation collective en matière d'hygiène
ressent particulièrement un groupe de pays, par exemple ceux de l'Europe septentrionale.
On peut ranger ces programmes dans quatre catégories principales : commissions régionales (telles que la commission intergouvernementale créée pour
lutter contre les maladies vénériennes parmi les bateliers et leurs familles, dans le bassin du Rhin) ; études spéciales, telles que l'étude -pilote entreprise en France et- au Royaume -Uni sur la catégorie de visiteuse d'hygiène répondant le mieux aux besoins médico- sociaux des familles ; cours de formation technique collective, tels que le cours sur la tuberculose en Scandinavie, le cours de formation professionnelle pour la lutte antipaludique à. Lisbonne et le colloque sur l'alcoolisme ; et enfin, études se combinant avec la formation professionnelle, telles que le projet concernant le port de Rotterdam, oh les questions que pose la lutte antivénérienne chez les
du travail qui se dérouleront à Helsinki en 1952. Le tableau contenu dans le présent chapitre ne fait pas ressortir non plus cette continuité dans le cas, par exemple, des activités d'un expert -conseil des soins infirmiers, employé à court terme, qui s'est entièrement consacré à maintenir le contact avec certaines équipes d'infirmières d'hygiène publique infirmières d'hygiène publique convoquée aux Pays -
qui avaient pris part à la conférence d'études des
Bas en 1950. De même, les travaux ayant trait à l'élaboration de nouveaux programmes pour 1952 et les années suivantes ne se trouvent pas mentionnés dans le tableau. Par exemple, a. s une conférence préliminaire qui s'est tenue à enève avec les représentants des pays scand' aves, un membre du
rendu dans ces pays et a participé, en Suède, avec un représentant de la personnel du Siège s'e
gens de mer sont étudiées et les résultats de cet
Fondation Rockefe - r, à une autre conférence sur la création d'une éco e de santé publique pour tous les pays scandinaves.
104
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
TABLEAU I. - PROGRAMMES INTER -PAYS EN EUROPE Description du programme Durée
Gouvernements) principalement
Autres pays participants
Bourses d'études régionales
Institue participantes et rôle du Bureau régional d Burreaau
Administration de la santé publique
Etude de certains aspects de 6 semaines Belgique l'administration de la santé Royaumepublique en Europe, orgaUni nisée à l'intention des fonttionnaires supérieurs de la santé Suède
Allemagne Italie Belgique Norvège Danemark Pays -Bas Espagne Portugal Finlande Royaume France Uni Grèce Suède Islande Suisse Yougoslavie Allemagne Autriche Belgique
16
Le Siège et le Bureau régional, qui a fourni un expert -conseil
Alcoolisme
Colloque pour équipes nationales composées de membres du personnel médicosocial Allergie f
2 semaines
Danemark
Finlande France Suisse Yougoslavie Suisse
Norvège RoyaumeUni Suède
29
L'Université de Copenhague, le Siège, les Nations nal,
Unies et le Bureau regioqui a fourni un
expert -conseil 10
Colloque relatif à l'influence 2 jours de l'hypophyse et du cortex
surrénal sur les réactions biologiques Anesthésiologie
Danemark Espagne Finlande
France Norvège Suède
L'Académie suisse des Sciences médicales, à l'occasion
du Congrès international Allergistes, Zurich des
tenu à
Cours fondamental de perfec- 12 mois
Danemark
tionnement pour anesthésiologues, organisé au Cen-
tre de formation en Anesthésiologie de Copenhague Antibiotiques j' Centre de formation collective 12 mois
Autriche Finlande France Grèce
Norvège Suède Suisse Yougoslavie
10
L'Université de Copenhague et le Bureau régional, qui les a chargés de cours de l'extérieur et une partie du matériel d'enseignement Le Siège
Italie
Finlande
Pays -Bas
2
pour les recherches et techniques de fabrication, orga-
nisé à L'Istituto Superiore di Sanità, Rome Assainissement
Réunion d'étude pour ingénieurs sanitaires, consacrée à la discussion de certaines questions qui revêtent une importance particulière pour l'Europe; tenue à Rome Chiffrage statistique t
1 semaine
Italie
Allemagne Autriche Belgique
Norvège Pays -Bas
32
La Fondation Rockefeller, le Siège et le Bureau régio-
Danemark Finlande France Grèce
Portugal RoyaumeUni Suède Suisse
nal, qui a fourni les services d'un expert -conseil
Irlande
Yougoslavie 20
Cours de formation portant, en particulier, sur l'applica-
1 semaine
Suisse
tion du Classement statistique international des Maladies,
Traumatismes Causes de Décès
et
Italie Autriche Norvège Belgique Pays -Bas Danemark Finlande Portugal France RoyaumeUni Grèce Irlande Suède Islande Suisse Yougoslavie
Le Siège et le Bureau régional, qui a fourni un chargé de cours
Bien que ces centres européens de formation collective offrent des possibilités de formation technique pour d'autres régions, seules les bourses accordées à des ressortissants européens figurent dans le tableau ci- dessus.
RÉGION EUROPÉENNE
105
Description du programme
Durée
Gouvernement(s) principalement intéressé(s)
Autres pays participants
Bourses d'études régionales
Institutions participantes et rôle du Bureau régional
Chirurgie thoracique
Cours systématique sur les 6 semaines Pays -Bas aspects théoriques et pratiques de la chirurgie thoracique, organisé à Groningue
Belgique
Danemark
France Norvège Suisse
7
L'Université de Groningue
Enfants physiquement diminués t
a) cours de formation pour 6 mois auxiliaires médicaux b) cours pour médecins 2 mois
France France RoyaumeUni
Grèce Italie Suisse
Portugal Suisse
3
Le Centre International de l'Enfance
1
Le Centre International de l'Enfance Les Nations Unies et le FISE
c) cours d'orientation pour 2 mois équipes nationales compoSées de membres du personnel médico- social ; or-
Autriche Finlande France
Grèce Italie Yougoslavie
15
ganisé à Londres Examen médico-socio- psychologique des délinquants t
Réunion de formation collec- 2 semaines tive pour des équipes natio-
Belgique
Allemagne Autriche
Norvège Pays -Bas
16
nales composées de psychiatres, de magistrats, d'administrateurs d'établisse-
Les Nations Unies, le Siège et le Bureau régional, qui
Danemark Finlande France Grèce Italie
Portugal RoyaumeUni Suède . Suisse
a fourni cinq directeurs des débats
ments pénitentiaires et de membres des services sociaux ; tenue à Bruxelles
Luxembourg Yougoslavie France Autriche Suède 3
Hygiène de l'Enfance t Colloque à l'intention des 10 jours administrateurs, médicaux et non médicaux, des maisons et des villages d'enfants
Le Centre International de l'Enfance
Finlande
etc. ; tenu à Megève Maladies vénériennes Commission intergouverne-
3 ans
mentale instituée pour lutter
contre les maladies vénériennes parmi les bateliers du Rhin et leurs familles
Allemagne Belgique France Pays -Bas Suisse
-
Le Siège, la
Commission internationale antivénérienne du Rhin et le Bureau régional, qui a
assuré le secrétariat des réunions et
fourni
un
premier lot de dépliants d'information et de car nets de traitement Maladies vénériennes (gens de
mer) t Centre de démonstrations et de formation professionnelle
3 ans
Pays -Bas
-
traitant des problèmes spéciaux relatifs aux maladies vénériennes chez les gens de
Le Siège et le Bureau régional, qui a fourni un mède cin, quelques experts et chargés de cours de l'extérieur et du matériel d'en seignement
mer (port de Rotterdam) Paludisme t Cours de formation compor- 10 semaines Portugal Belgique Espagne
France Grèce
5
tant à la fois des travaux biologiques et cliniques ;
Le Siège et le Bureau régional, qui a fourni un chargé de cours
organisé à Lisbonne
106
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Description du programme
Durée
Gouvernement(s) principalement intéressé(s)
Bourses
Autres pays participants
d'études régloHales
Institutions participantes et role du Bureau régional
Pédiatrie Cours de formation pour diplômés sur la psychologie,
3 semaines
Suisse
Autriche Belgique
la psychiatrie infantile, la pédiatrie et la médecine générale
Danemark
Finlande France Norvège
12
L'Association Internationale
Pays -Bas
de Pédiatrie et la Faculté de Médecine de l'Universite de Zurich 5
Pédiatrie sociale t
4 mois
France
Finlande Grèce
Portugal Yougoslavie Norvège Suède
Le Centre International de l'Enfance
Relations humaines dans le domaine de l'industrie Cours spécial pour les médecins du travail, le personnel
1 semaine
RoyaumeUni
Danemark Finlande
12
Le Roffey Park Institute, l'Organisation Internationale du Travail et le
de direction, les chefs des travaux et les chefs des services du personnel (scandinaves seulement), organisé à Horsham, Surrey Santé mentale Discussions collectives por6 semaines Allemagne
Bureau régional, qui a fourni un chargé de cours
tant, en particulier, sur les divers modes de comportement et sur les névroses
Danemark Finlande France Norvège RoyaumeUni Suède
Le Bureau régional a fourni l'expert itinérant qui a fait des conférences et dirigé des discussions collectives dans sept pays. Cet expert
a également participé au colloque sur l'Alcoolisme,
tenu à Copenhague Tenue au cours du Congrès français d'Hygiène et patronnée par le Comité provisoire de l'Union Internationale d'Hygiène
Santé publique
Conférence sur la formation des fonctionnaires de la
1 jour
France
santé publique
et de Médecine préventive. Le Bureau régional a fourni un certain nombre
de directeurs des débats Tuberculose t
Cours fondamental sur la lutte antituberculeuse, organisée dans le cadre des services suédois
3 mois
Danemark Norvège Suède
Allemagne Espagne
France Irlande
4
Le Siège
Vaccination contre les mala2 mois dies transmissibles t
France
Autriche Norvège Finlande Pays -Bas Italie Portugal Yougoslavie
7
Le Centre International de l'Enfance
Visiteuses d'hygiène
Etude- pilote visant à déter- 2 ans miner la catégorie de per-
sonnet le plus apte à ré-
France RoyaumeUni
-l-
La Fondation Rockefeller et le Buredu régional, qui a fourni le conseiller technique et assuré le secrétariat du Comité consultatif technique
pondre aux besoins médicosociaux des familles
régions, seules les bourses accordées à des ressortissants européens figurent dans le tableau ci- dessus.
t Bien que ces centres européens de formation collective offrent des possibilités de formation technique pour d'autres
RÉGION EUROPÉENNE
107
Programme de bourses d'études
Le programme de bourses d'études en Europe constitue le moyen le plus puissant dont dispose l'OMS pour aider les diverses administrations sanitaires nationales. A ce programme est normalement consacré environ un tiers du budget ordinaire de la Région européenne. En 1951, 296 bourses d'études ont été accordées au titre du programme ordinaire. L'OMS n'a administré qu'un nombre relativement
conférences hebdomadaires du personnel, examine les programmes avec le secrétariat du à des
Bureau régional et visite divers pays avec des représentants du FISE. De cette façon, l'aide internatio-
nale pour les programmes gouvernementaux est mise au point et assurée en commun.
peu élevé de bourses d'études du FISE (18), et 4 bourses seulement ont été attribuées au titre du programme d'assistance technique ; on peut toutefois l'avenir.
De toute évidence, on ne peut espérer que les nouveaux programmes de fournitures du FISE en Europe atteignent l'importance des programmes de ces quatre dernières années. Néanmoins, à la suite de la décision prise par le Conseil d'administration du FISE, de concentrer son action sur l'hygiène de la maternité et de l'enfance, sur la formation professionnelle et sur l'extirpation massive des maladies, un certain nombre de pays d'Europe recevront peut être les fournitures et le matériel indispensables à la réalisation d'importants programmes gouvernementaux, établis avec la collaboration de l'OMS, au titre soit du programme ordinaire, soit du programme
s'attendre à ce que leur nombre augmente dans Il sera peut -être utile d'examiner le programme de bourses pour l'année considérée, notamment du point de vue des différents domaines d'étude. Du temps de la Commission Intérimaire et au cours des premières années d'existence de l'Organisation, le programme des bourses d'études en Europe s'est assurément ressenti de l'incidence très élevée des maladies transmissibles (notamment de la tuberculose
élargi d'assistance technique. Les programmes de fournitures du FISE approuvés vers la fin de 1950
et en 1951 n'ont pas encore tous été exécutés ;
et des maladies vénériennes) pendant la période d'après guerre, et de la nécessité de mettre au courant des derniers progrès scientifiques le haut personnel enseignant des établissements de formation médicale échange d'informations pendant la durée des hostilités.
ils entraînent une somme considérable de travail pour
l'OMS, qui doit s'employer, par le moyen de ses
de nombreux pays, après l'interruption du libre
programmes de consultations et de bourses d'études, à assurer la meilleure utilisation possible des fournitures destinées aux programmes du FISE actuellement exécutés en Europe. Assistance technique
C'est ainsi que le Rapport annuel du Directeur
général pour 1950 2 indique que les bourses accordées pour l'étude des maladies transmissibles ainsi
que des sciences médicales de base et des sujets cliniques ont été beaucoup plus nombreuses que celles qui avaient été octroyées pour l'étude d'autres spécialités. Le tableau des bourses d'études attribuées en Europe en 1951, qui figure à la page 104, montre que cette situation s'est modifiée. Il révèle une ten-
La procédure pour l'octroi ou l'obtention d'une assistance technique exige que les demandes soient présentées sous une certaine forme et que la négociation des accords de base et des accords complémentaires avec les gouvernements revête elle aussi une forme déterminée. Cette procédure ne peut
dance marquée à l'étude de l'administration de la santé publique et des autres services sanitaires, tendance qui semble devoir se maintenir. Sur deux points importants, les demandes de bourses sont
s'appliquer dans le cas des programmes interna-
tionaux qui apportent une assistance simultanément à un certain nombre de pays. Cette difficulté, peut -
relativement peu nombreuses : les soins infirmiers, où le nombre des bourses demandées a été cependant nettement plus élevé en 1951, et l'assainissement, où le nombre des demandes reste encore très faible. Programmes du FISE
être temporaire, explique cependant la différence existant jusqu'à présent, en Europe, entre les activités ordinaires de l'Organisation, qui se concentrent, comme il a été indiqué plus haut, sur des programmes inter -pays, et les activités qui relèvent de l'assistance technique. Cependant, lorsque l'on constate que les
La coordination des activités de l'OMS et du FISE en Europe a été assurée de manière plus satisfaisante en 1951 qu'au cours des années précé-
demandes de nombreux pays présentent des points communs, on prend les dispositions voulues pour que, lorsqu'il s'agit de programmes analogues, le personnel international remplisse les fonctions
d'experts pour quatre ou cinq pays.
dentes. Il faut sans doute attribuer, dans une très large mesure, ce résultat au fait que l'on a chargé, au début de l'année, un membre du personnel du Bureau européen d'assurer la liaison avec le FISE. Ce fonctionnaire, affecté au bureau du FISE à Paris, vient régulièrement à Genève, prend part Actes off Org, mond. Santé, 30, 34
En 1951, l'OMS a signé des accords de base pour l'exécution de programmes d'assistance technique et autres avec les Gouvernements de Grèce et de Yougoslavie, un accord du même genre, relatif à des programmes de l'OMS, ayant déjà été signé avec le gouvernement de l'Irlande ; de plus, des demandes précises ont été formulées par les Gouvernements de l'Autriche et de la Finlande. D'autres pays ont aussi envisagé la possibilité de participer au programme.
108
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Sur la demande des Gouvernements de la Norvège et de la Suède, on a procédé, durant le deuxième semestre de l'année 1951, à une enquête préliminaire sur les
services sanitaires qui existent en Europe pour les gens de mer : on voudrait organiser, au titre du programme élargi, la démonstration de ces services dans les ports de certaines régions du globe choisies à cette fin. Collaboration avec d'autres organisations
A la demande du Haut -Commissaire pour les Réfugiés et en collaboration avec l'OIR, l'OMS a chargé un expert -conseil de faire une enquête sur l'incidence de la tuberculose chez les réfugiés, dans la zone A de Trieste ; l'expert -conseil transmettra aux organisations intéressées les résultats de cette enquête. Des dispositions ont été prises vers la fin de l'année
pour établir des relations entre le Bureau régional pour l'Europe et le Conseil pour l'Europe, dont la Commission sociale a étudié les mesures que les pays
Les problèmes du logement et la question des fournitures médicales, notamment des insecticides, ont été étudiés en 1951, avec la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe. Le Bureau pour l'Europe a collaboré avec l'OIT à une enquête préliminaire sur l'hygiène des gens de mer (pour plus de détails, voir chapitres 1 et 3 du présent rapport), et a pris part, avec cette organisation, aux travaux de la Commission internationale antivénérienne du Rhin. Des relations étroites ont été maintenues avec l'UNESCO à propos de l'éducation et plus particulièrement de la santé mentale chez les enfants. Avec la FAO, l'OMS s'est intéressée à l'alimentation et à la nutrition et aux aspects vétérinaires des maladies animales transmissibles à l'homme
européens pourraient prendre de concert pour améliorer leur état sanitaire et leurs conditions sociales.
Les pages qui suivent présentent, par pays, un résumé des cours de formation, des programmes inter -pays, et des autres activités patronnées par l'Organisation. Dans le programme ordinaire, ces autres activités ont consisté essentiellement à octroyer des bourses individuelles, à envoyer de la documen-
tation médicale et du matériel d'enseignement à certains établissements de formation professionnelle, et
à assurer des services d'ordre consultatif et technique à l'occasion de programmes de fournitures médicales bénéficiant de l'aide du FISE. On trouvera également, ci- dessous, une description des programmes d'assistance technique. Certains travaux d'assistance, qui semblent organisés au profit d'un seul pays, ont, en fait, un objectif international, et il ne faut voir dans le programme
Sur un grand nombre de points, l'OMS a commencé ou continué à collaborer avec la Fondation Rockefeller. Un membre du personnel du Bureau pour l'Europe a pris part aux travaux du Comité consultatif technique du Centre international de l'Enfance de Paris et l'OMS a accordé des bourses pour chacun des quatre cours de formation professionnelle organisés par le Centre en 1951. Les cours de formation professionnelle et les réunions d'étude
où l'OMS a collaboré avec les Nations Unies et d'autres organisations sont énumérés à l'annexe 5.
de 1951 qu'une première étape dans la réalisation de ce dessein. Par exemple, lorsque l'OMS prête son concours pour l'établissement de centres ou de cours nationaux de formation, il ne s'agit là, bien souvent, que d'un premier pas vers la création de centres qui, en temps voulu, pourront former du personnel international.
Activités entreprises par les divers gouvernements avec l'aide de l'OMS Les activités qui ont été ou doivent être financées au moyen des fonds
de l'assistance technique sont marquées d'un astérisque. Autriche
conomie, production de la pénicilline et organisation
Sur la demande du Gouvernement, des membres du personnel de l'OMS et de la FAO, ainsi qu'un
d'une nouvelle école de santé publique.
Au titre du programme ordinaire, un expert -
expert de la nutrition, fourni par l'OMS, se sont
rendus en Autriche au cours de l'année. Ce groupe a donné des conférences dans plusieurs régions du pays et tenu des consultations avec des spécialistes autrichiens sur les problèmes de nutrition présentant une importance immédiate. Une fois les plans préliminaires établis à la suite de plusieurs visites d'experts de l'OMS en Autriche, le Gouvernement a demandé, au titre de l'assistance
conseil de l'OMS est allé en Autriche aider à dresser un plan de travail pour l'assainissement. L'OMS a envoyé, en 1950, une équipe chargée de
technique, une aide dans un certain nombre de domaines : lutte contre la tuberculose, assainissement,
hygiène de la maternité et de l'enfance, bibliothé-
cardiologie à l'Université de Vienne, tandis que le FISE a procuré les premières fournitures. En 1951, l'OMS a de nouveau aidé ce service en adjoignant au programme de fournitures certains articles importants d'équipement. Le Gouvernement a poursuivi l'exécution du projet, et, à l'heure actuelle, le centre ainsi établi instruit et forme des spécialistes du traitement des cardiopathies congénitales. Un membre du personnel de l'OMS s'est rendu
donner des avis sur la création d'un service de
RÉGION EUROPÉENNE
109
en 1950 en Autriche, pour aider à réaliser, à Vienne, un programme de prévention de l'épilepsie chez les adolescents. Le FISE a accordé son aide sous la forme de fournitures ; l'OMS a envoyé un expert -conseil et distribué des bourses d'études. Le centre est main-
Des projets ont également été établis, de concert avec le Gouvernement, afin de développer les activités
visant l'hygiène de la maternité et de l'enfance en améliorant et en accroissant la production des sérums et des vaccins - éventuellement avec l'aide du FISE - et en procurant des fournitures et du matériel pour
tenant créé ; la plupart des fournitures se trouvent déjà dans le pays, et un étudiant s'est vu attribuer une bourse qui lui permettra d'étudier des questions spéciales de diagnostic. Vers la fin de l'année, on envisageait aussi d'établir un programme de guidance infantile.
Après la visite d'un expert -conseil de l'OMS, le Gouvernement autrichien a préparé un programme sur les soins aux enfants physiquement diminués, pour
l'instruction et la formation technique d'un certain nombre de spécialistes de l'hygiène de la maternité et de l'enfance. L'OMS a fourni de la documentation médicale, des périodiques médicaux et certains films éducatifs relatifs à l'hygiène mentale ; d'autre part, elle a accordé 23 bourses (dont trois financées par le FISE).
Certaines de ces bourses permettront à leurs titulaires de collaborer aux programmes inter -pays déjà
lequel le FISE procure des fournitures. L'objectif principal est de fournir du matériel pour améliorer le traitement orthopédique et renforcer les services de médecine physique dans les écoles destinées à ces enfants, et de fournir du matériel spécial pour les enfants aveugles, sourds -muets ou atteints de paralysie spasmodique. C'est dans le cadre de ce programme que l'OMS, le FISE et les Nations Unies
mentionnés dans le présent rapport. Les cours de formation technique et les programmes inter -pays auxquels l'Autriche a participé sont indiqués au tableau I. Belgique
ont accordé, en commun, des bourses permettant aux titulaires de suivre le cours de réadaptation physique organisé au Royaume -Uni. Les boursiers qui ont suivi ce cours sont maintenant de retour dans leurs hôpitaux respectifs, et l'on prévoit qu'un expert -
En 1951, un groupe d'étude de l'OMS, intéressé à l'administration de la santé publique, s'est rendu en Belgique et a principalement concentré son attention sur les problèmes de l'hygiène du travail. La Belgique était représentée à la première session de la Commission internationale antivénérienne du Rhin, nouvellement constituée, qui s'est réunie à Genève en décembre.
conseil de l'OMS et des Nations Unies ira leur rendre visite pour maintenir le contact. en 1950, afin d'aider à la réalisation d'un plan d'ensemble, visant à l'amélioration des moyens de diagnostic et de traitement dans la lutte antituberculeuse. Il faudrait créer des laboratoires centraux de diagnostic dans chacune des six provinces, aider la ville de Vienne à renforcer ses laboratoire et dispensaire centraux et procurer du matériel pour les examens radiographiques en série. Au cours de l'année, les fournitures et le matériel sont arrivés en Autriche, et l'on s'est employé à organiser les laboratoires centraux. A Vienne, on a réorganisé le dispensaire central grâce à des fournitures du FISE, et l'on a entrepris, vers la fin de l'année, le programme Un expert -conseil de l'OMS s'est rendu en Autriche,
Quinze bourses d'études ont été accordées à la Belgique au cours de l'année. Les programmes inter pays auxquels la Belgique a participé, et pour lesquels des bourses d'études ont été accordées sont indiqués
au tableau I. En décembre, le Gouvernement, avec la collaboration des Nations Unies et de l'OMS, a patronné une réunion d'étude de deux semaines sur l'examen médico -socio- psychologique des délinquants. A cette
réunion ont participé des équipes de psychiatres, de juristes et de membres des services sociaux, venus d'autres pays européens. Les participants ont étudié
de dépistage en série. Le FISE a également procuré des fournitures destinées à l'installation d'un laboratoire de BCG, qui préparera le vaccin nécessaire pour le programme de vaccination au BCG en cours d'exécution dans l'ensemble du pays. En 1951, un
le problème général de l'examen des délinquants, notamment au point de vue scientifique, légal et administratif. L'OMS a attribué des bourses à des
qui ont présenté de brèves communications sur certains aspects particuliers de ce problème. Bulgarie
psychiatres et a nommé un certain nombre d'experts
expert -conseil de l'OMS s'est rendu en Autriche pour y discuter le développement de la lutte antituberculeuse et l'application de méthodes spéciales de dépistage dans les zones où la tuberculose est très fréquente. Le Gouvernement applique également un programme visant à traiter et à supprimer la méningite tuberculeuse grâce à des fournitures provenant
Le Gouvernement bulgare n'a pas demandé à l'Organisation de lui fournir directement des services en 1951 ; cependant, l'OMS a continué à lui donner des avis sur les programmes de fournitures du FISE,
du FISE et de l'OMS. Vers la fin de l'année, le
établis avec l'aide de l'agent de liaison de l'OMS
Gouvernement fournira lui -même la streptomycine nécessaire pour continuer les travaux déjà commencés dans huit centres, car les réserves de streptomycine envoyées par le FISE seront alors épuisées.
affecté au siège européen du FISE. Ce fonctionnaire s'est rendu en Bulgarie, pendant le deuxième semestre
de 1950, et l'on compte qu'il y retournera, pour maintenir les contacts, dans les premiers mois de 1952.
110
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Au moyen des fournitures du FISE, le G3u verne ment a créé, à Sofia, un institut central pour 1 a lutte antituberculeuse. Cet institut dirige et coordonne toutes les activités antituberculeuses dans le pays, sous leurs aspects cliniques et
vaccination au BCG qui avait été entrepris en
Le Gouvernement a poursuivi le programme de
épidémiologiques,
la
formation du personnel, et l'organisation d'un vaste programme tendant au dépistage précoce des cas de tuberculose. Le FISE a procuré : 1) des fournitures
Tchécoslovaquie avec l'aide de l'OEuvre commune et les avis techniques de l'OMS. Ce programme est maintenant intégré dans les services généraux de lutte antituberculeuse ; ceux -ci ont amélioré leurs
moyens de diagnostic en laboratoire grâce à des fournitures et à des appareils pour examens radiographiques en série procurés par le FISE. En 1950, c'est
de laboratoire, des appareils pour les examens radiographiques en série, des pellicules et du matériel
divers qui ont permis au Gouvernement de radio-
graphier ou de soumettre à d'autres moyens de
également grâce aux fournitures du FISE que le Gouvernement a pu procéder à plus d'un million d'examens radiographiques et à la surveillance clinique des cas suspects. On estime que plus de deux millions
diagnostic environ un million de personnes en 1951 ; 2) des fournitures pour un laboratoire de BCG, afin
de mettre le Gouvernement en mesure de réaliser un programme contrôlé de vaccination au BCG ; et 3) de la streptomycine pour les centres de tout le pays.
Le FISE a contribué, pendant l'année, au programme gouvernemental de vaccination en série contre la diphtérie, la variole et la coqueluche. C'est le FISE qui procurait les fournitures nécessaires au centre de production de vaccins et de sérums dépen-
de personnes ont été examinées en 1951 et que l'on a suivi plus de 60.000 cas. L'aide du FISE à l'institut central de lutte contre la tuberculose de l'enfance a permis à celui -ci de faire bénéficier toute la nation d'un service d'éducation sanitaire, de la recherche des sources d'infection et de moyens de réadaptation. La plupart des fournitures du FISE se trouvent déjà dans le pays, et l'on compte que le reste sera expédié dans les premiers mois de 1952. Le programme relatif à la streptomycine réalisé en 1951 avec les fournitures du FISE s'est terminé à la fin de 1951 ; le Gouvernement était alors prêt à le continuer au moyen de ses propres ressources.
dant de l'Institut national d'Hygiène. Vers la fin de 1951, le pays avait reçu la plupart des fournitures,
et le centre de production avait déjà étendu ses activités et commencé à former des assistants de laboratoire. Une bourse, financée par le FISE, a été accordée pour l'étude de la fabrication de produits biologiques. Dans le cadre du projet gouvernemental de forma-
On a entrepris en 1950 et poursuivi en 1951 un programme de dépistage sérologique des maladies vénériennes grâce à des fournitures de laboratoire et à de la pénicilline pour le traitement, procurées par le FISE. Pour l'ensemble du pays, on évalue à 2 millions et demi le nombre des examens sérologiques
tion de sages- femmes pour les centres sanitaires ruraux, le FISE a envoyé aux centres des fournitures
et du matériel destinés à l'enseignement des soins aux prématurés.
effectués en 1951. Dans plusieurs régions, le programme de séro- réactions en série pour la syphilis
s'est poursuivi en même temps que le projet de
On a poursuivi la réalisation du projet spécial relatif à la syphilis congénitale, grâce à des fournitures de laboratoire et à la pénicilline provenant du FISE.
Grâce également à des fournitures d u FISE, l'Université de Sofia a créé un centre orthopédique de réadaptation pour les enfants. L'OMS a également
vaccination au BCG, la campagne antituberculeuse et la lutte contre le trachome. L'OMS a approuvé, en 1950, un projet d'aide au Gouvernement en vue de l'extension des services qui s'occupent des prématurés. Le FISE a envoyé des fournitures et du matériel ; neuf centres ont été
créés en 1951. L'hôpital relevant de l'Université Charles, de Prague, a entrepris la formation technique catégories.
approuvé un programme, dont la réalisation a commencé en 1951, et qui vise l'extension des activités du centre en question, la livraison d'appareils de prothèse et l'organisation d'ateliers pour la thérapie de réadaptation ou la thérapie pré- professionnelle. Tchécoslovaquie
d'infirmières, de pédiatres et de personnel d'autres L'OMS a approuvé un projet destiné à intensifier la production d'anatoxine diphtérique et la prépa-
En 1951, le Gouvernement tchécoslovaque n'a pas demandé à l'Organisation de lui fournir directement
ration du vaccin anticoquelucheux. Les fournitures ont été envoyées en 1950, et c'est en 1951 que la première préparation des anatoxines associées a été employée dans les centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance.
des services, mais, comme en Bulgarie, l'OMS a continué à donner des avis sur les programmes de fournitures du FISE, avec l'aide de l'agent de liaison affecté au siège européen du FISE. Ce fonctionnaire s'est rendu plusieurs fois dans le pays vers la fin de 1950, et l'on prévoit qu'il y retournera en 1952.
L'OMS a également adopté un projet visant à renforcer les services qui s'occupent des aveugles et
des sourds. Le FISE procure du matériel pour ce projet, ainsi qu'une petite quantité de matériel pour
trois centres de lutte contre la poliomyélite et de réadaptation. Les fournitures et le matériel ont été expédiés par le FISE en 1951.
RÉGION EUROPÉENNE
111
Danemark
Le centre de formation professionnelle en anesthésiologie de Copenhague a achevé sa deuxième année de travail, sous les auspices communs du Gouvernement danois, de l'Université de Copenhague
rendus dans ce pays pour procéder à des échanges de vues au sujet d'un programme général de santé publique relevant de l'assistance technique. Ensuite, ordinaire, des experts spécialisés dans l'assainissement, l'éducation sanitaire et la lutte antivénérienne, qui ont été chargés de formuler des avis sur ces points
l'OMS a fourni à la Finlande, au titre du budget
et de l'OMS. L'enseignement a été suivi par des stagiaires venant du Danemark et de huit autres pays d'Europe. Outre certains ouvrages de bibliothèque et du matériel d'enseignement, l'OMS a fourni un instructeur pendant tout le cours, un deuxième instructeur pour des périodes plus courtes et une série de chargés de cours itinérants qui traiteront de sujets spécialisés. Ce deuxième cours a été carac-
particuliers du programme envisagé. Le Gouvernement finlandais a continué à attacher une importance toute spéciale à l'étude de la diarrhée infantile, qui est un mal très répandu. Le FISE a mis une
certaine somme, en marks finlandais, à la disposition
térisé par le fait que les instructeurs danois y ont joué un rôle de plus en plus important ; cinq de ces instructeurs ont été officiellement reconnus comme faisant partie du personnel enseignant affecté à ce cours. On vise à développer le centre de telle manière que, dans trois ans, il puisse être entièrement repris par le Danemark. Cette évolution se fait rapidement et de façon satisfaisante.
du Gouvernement afin de permettre à celui -ci d'intensifier son action en matière de contrôle du lait (enquêtes sur la qualité et la distribution du lait, amélioration des méthodes de purification du lait à domicile). L'OMS a attribué une bourse à un bactériologiste finlandais qui a pu aller étudier à l'étranger les problèmes relatifs à la diarrhée infantile et, à son retour en Finlande, entreprendre en laboratoire une étude sur la question. Le dispensaire pour enfants d'Helsinki a exécuté durant l'année un
colloque sur l'acoolisme auquel ont assisté européens.
Au cours de l'année, l'OMS a aidé le Gouvernement et l'Université de Copenhague à organiser un des
programme spécial, à l'aide des fonds du FISE :
des questions sociales venus de dix autres pays
équipes comprenant des spécialistes de l'hygiène et
Un expert -conseil de l'OMS s'est rendu au Danemark pour maintenir le contact avec l'équipe d'infir-
quinze infirmières d'hygiène publique ont enseigné des méthodes d'éducation sanitaire à leurs collègues des diverses régions du pays, en insistant particulièrement sur la surveillance du lait. A la suite d'une visite effectuée en Finlande par un conseiller de l'OMS, en 1950, l'Organisation a élaboré, de concert avec le Gouvernement, un programme ayant pour but d'aider les services d'hygiène de la maternité et de l'enfance à développer les possibilités d'enseignement et de formation professionnelle offertes aux infirmières d'hygiène publique,
mières d'hygiène publique qui avait participé à la conférence d'étude réunie aux Pays -Bas en 1950. Un expert du personnel de l'OMS s'est également
rendu au Danemark pour y étudier les questions concernant l'hygiène des gens de mer et le développement de programmes intéressant les gens de mer dans d'autres régions. Un certain nombre de problèmes courants ont été discutés avec les autorités danoises à Copenhague, et l'on a envisagé la possibilité d'une participation
aux étudiants en médecine, aux médecins et aux sages- femmes, ainsi qu'à mettre sur pied un projet portant sur les soins aux prématurés. Ce dernier projet a permis de renforcer les services pour prématurés de huit hôpitaux principaux du pays, et a mis le Gouvernement en mesure de prévoir un programme pour l'ensemble du pays.
de l'OMS à l'enquête statistique sur la morbidité, qui se poursuit actuellement dans le pays.
Le Danemark a continué à fournir des experts pour les travaux de l'OMS et les programmes inter pays. On verra au tableau I, ceux des programmes
En 1951, l'OMS et le FISE ont accepté de participer à la création d'un centre des cardiopathies congénitales ; le dispensaire pour les cardiopathies
auxquels il a pris part. Vingt bourses d'études ont été accordées au cours de l'année, y compris des bourses afférentes aux programmes en question. Finlande
a commencé de fonctionner, mais le projet ne sera en pleine exécution qu'au début de 1952. Un projet de démonstrations pour la lutte contre la syphilis congénitale a été entrepris par le Gouvernement en 1950 et poursuivi pendant toute l'année 1951, le FISE fournissant la pénicilline, le matériel de laboratoire, les pellicules pour appareils de radiographie et les moyens de transport. Le Gouvernement
A la demande du Gouvernement, un expert -conseil
de l'OMS à effectué un court séjour en Finlande afin de collaborer à l'organisation d'une étude nationale sur les soins infirmiers. L'OMS s'est fait représenter à la cérémonie d'inauguration de l'Institut d'Hygiène industrielle d'Helsinki, qui, espère -t -on,
continue actuellement l'exécution du projet par ses
propres moyens. Les premières données dont on dispose font ressortir que, à la fin de 1951, la syphilis congénitale avait sensiblement régressé et avait cessé de constituer un important problème de santé publique. Au cours de l'année, l'expert -conseil vénéréologue de l'OMS s'est rendu en Finlande afin
servira plus tard de centre de formation collective pour la région. Deux membres du personnel de l'OMS se sont
d'évaluer les résultats déjà obtenus.
112
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Un expert -conseil de l'OMS, spécialiste de la question des enfants physiquement diminués, a prêter son concours. Après avoir pris l'avis de l'OMS,
effectué un voyage en Finlande ; à la suite de ce le FISE a accepté de fournir le matériel nécessaire pour l'installation, à Helsinki, d'un centre d'enseigne-
voyage, le Gouvernement a prié le FISE de lui
sensiblement progressé. Après l'achèvement d'une étude- pilote accomplie sous la direction de l'Institut national d'Etudes démographiques de Paris, des représentants du Royaume -Uni et de la France ont été convoqués à Londres pour y constituer un Comité consultatif technique, principalement chargé de fixer les objectifs à atteindre et de coordonner les études
ment pour enfants sourds et muets, ainsi que de procurer un audiomètre pour servir au dépistage des
entreprises dans les deux pays. L'OMS a fourni le conseiller technique pour l'ensemble du projet et le personnel destiné à assurer le secrétariat des réunions du Comité consultatif technique. Les études sur place ont été en majeure partie financées par la Fondation Rockefeller. Un expert -conseil de l'OMS a donné, à la Sorbonne, une conférence sur les aspects spéciaux du compor-
enfants atteints de surdité totale ou partielle. Le FISE fournit également, avec l'approbation de l'OMS, son aide à un hôpital orthopédique pour la réadaptation des enfants infirmes ainsi qu'à un internat pour enfants infirmes. L'expert -conseil de l'OMS se rendra sans doute en Finlande au début de 1952 pour suivre l'évolution des travaux. En 1950, le Gouvernement a demandé à l'OMS et au FISE d'organiser pour lui un projet de lutte antituberculeuse. Il s'agit d'aider le Gouvernement à développer ses services de dispensaire, à améliorer ses services de laboratoire (notamment à organiser un laboratoire central à Helsinki) et à procurer le matériel de radiographie en série et les moyens de transport nécessaires aux travaux de dépistage. Le FISE a expédié au début de 1951 les fournitures
requises. Le projet a été mis en oeuvre en 1951, et le Gouvernement a renforcé, dans l'ensemble du pays, ses services de lutte antituberculeuse, auxquels il a confié la campagne de vaccination au
tement en relation avec la santé mentale. Au cours du Congrès d'Hygiène de Paris, une courte discussion a été organisée au sujet de la formation professionnelle des fonctionnaires de la santé publique, des visiteuses d'hygiène et des spécialistes de l'assainissement. L'OMS avait fourni un certain nombre de directeurs des débats et collaboré financièrement à la publication d'un rapport. La France a été représentée à la réunion mixte de la Commission internationale antivénérienne du Rhin, tenue à Genève en décembre.
Le Gouvernement envisage, depuis un certain temps, la création d'un centre de formation supérieure
BCG. On estime que plus d'un million de radiographies de la cage thoracique ont été effectuées durant
en anesthésiologie. L'OMS a offert de collaborer aux premières phases de son installation, et elle a fourni un expert -conseil chargé de participer aux travaux préparatoires. Un membre du Secrétariat de l'OMS, accompagné d'un expert -conseil, a conféré avec le Gouvernement
l'année. Le système des dispensaires a été amélioré, et plus d'un demi -million d'enfants ont été testés à la tuberculine et vaccinés. Le laboratoire central de diagnostic d'Helsinki a été organisé au début de 1951.
au sujet de la prochaine étape d'un programme de enfants prématurés. Ce programme national, qui vise à développer les services destinés aux prématurés, avait été élaboré par le Gouvernesoins aux
A la demande du Gouvernement, un expert de l'OMS pour la santé mentale a fait en Finlande des conférences ayant trait aux divers types de comportement et aux névroses.
ment français pour l'année 1949, avec la collaboration
A la suite d'une visite effectuée dans ce pays en 1950 par un expert -conseil de l'OMS spécialisé dans les problèmes psychiatriques de l'industrie, un cours de formation technique portant sur les relations
de l'OMS et l'aide matérielle du FISE. Il s'agissait, notamment, de renforcer et de développer les services prévus pour les femmes enceintes, d'agrandir
et de multiplier les services hospitaliers pour les enfants prématurés dans certains centres des diverses régions de France, d'améliorer l'enseignement théo-
humaines dans l'industrie a été organisé, en 1951, à Roffey Park (Angleterre) pour les pays scandinaves. La Finlande a participé à ce cours, ainsi qu'à un grand nombre de programmes inter -pays exécutés en
rique et pratique des soins aux nouveau -nés et, enfin, de donner de l'extension aux services de laboratoire utilisés pour les travaux cliniques et pour les
Europe. Vingt -six bourses d'études (y compris des bourses individuelles) ont été attribuées durant l'année. Des ouvrages et périodiques médicaux et un appareil d'auscultation électrique (pour l'enseignement) ont été envoyés en Finlande. France En 1951, l'étude effectuée en France sous les auspices
recherches dans des centres importants du pays. Ces projets ont été exécutés en 1950, et, à la fin de 1951, plus de 30 centres pour prématurés avaient été créés. On a organisé six centres pour l'enseignement et la formation du personnel et pour les recherches relatives aux nouveau -nés. Au cours de 1951,
le FISE a décidé d'ouvrir un crédit supplémentaire pour l'achat de fournitures. Avec l'appro-
bation de l'OMS, le Gouvernement projette de créer au total 41 centres et de renforcer les services d 'ensei-
de l'OMS et de la Fondation Rockefeller, et visant à déterminer le type de visiteuse d'hygiène répondant le mieux aux besoins médico- sociaux des familles, a
gnement, de formation professionnelle et de recher-
ches. D'autre part, le FISE a offert des bourses
RÉGION EUROPÉENNE
113
d'études, destinées à des spécialistes et à du personnel
infirmier, qui seront administrées par l'OMS. L'OMS a de nouveau discuté avec le Gouvernement, la Fondation Rockefeller et d'autres institutions intéressées, de l'établissement, dans la région de Soissons, d'une zone de démonstrations et de forma-
contacts, non seulement par l'intermédiaire du Comité consultatif technique, mais également au cours des échánges de vues sur les recherches et sur
la formation professionnelle. En outre, l'OMS a attribué, au total, 19 bourses d'études à l'occasion de colloques et de cours de formation professionnelle
tion professionnelle en hygiène rurale. Le FISE se charge de procurer les fournitures et le matériel pour les aspects de ce projet qui intéressent l'hygiène de la
maternité et de l'enfance, et, de son côté, le Centre international de l'Enfance collaborera sans doute à la formation du personnel de santé publique. Des progrès considérables ont été accomplis, durant l'année, dans l'établissement de cette zone de démonstrations.
organisés par le centre. Les cours de formation professionnelle et les programmes inter -pays auxquels la France a participé et pour lesquels des bourses ont été octroyées
sont indiqués au tableau I. Le nombre total des
bourses accordées à la France, y compris les bourses individuelles, a été de 40, dont neuf offertes par le FISE. La France a également reçu des ouvrages et
des périodiques médicaux ainsi que du matériel d'enseignement. Allemagne, République fédérale
du matériel et des fournitures à trois centres de rééducation et de réadaptation des enfants qui ont été atteints de poliomyélite aiguë. L'un de ces centres
Le FISE, avec l'approbation de l'OMS, a procuré
est actuellement utilisé par le Centre international de l'Enfance pour la formation professionnelle de personnel médical et auxiliaire. L'OMS a également approuvé, du point de vue technique, l'envoi des fournitures et du matériel nécessaires au développement des services qui s'occupent des enfants atteints de cardiopathies congénitales
Après que l'Allemagne eut été admise comme Membre de l'Organisation Mondiale de la Santé, le Directeur général, accompagné du Directeur régional par intérim, s'est rendu à Bonn pour établir des relations avec le Gouvernement et discuter des programmes intéressant ce pays. L'Allemagne a été représentée à la première
et au dépistage des écoliers dont l'appareil auditif est défectueux.
réunion de la Commission internationale antivénérienne du Rhin, tenue à Genève en décembre. En 1950, le Gouvernement allemand avait demandé
Avec l'aide de l'OMS et les fournitures du FISE, le Gouvernement français a également renforcé les deux centres de guidance infantile qui avaient été organisés en 1951. Pour cetto activité, six bourses d'études ont été attribuées par le FISE et administrées par l'OMS. L'OMS a accepté de collaborer à un projet visant à renforcer 50 centres ruraux d'hygiène de la maternité
à l'OMS de l'aider à organiser des centres pour le traitement de la tuberculose miliaire et de la méningite tuberculeuse. En 1951, trois centres principaux et 24 centres secondaires ont été établis, et plus de 5.000 enfants ont été traités. Le FISE a procuré des fournitures jusqu'à la fin du mois d'août, et à partir de ce moment le Gouvernement a poursuivi l'exécution du projet par ses propres moyens.
et de l'enfance. Le FISE fournira le matériel radiographique dont ces centres ont besoin pour dépister les cas de tuberculose parmi les mères et les enfants. Le FISE, avec l'approbation de l'OMS, a également procuré des fournitures et du matériel pour la
Un conseiller envoyé par l'OMS et les Nations Unies s'est rendu en Allemagne à propos du programme national en faveur des enfants physiquement diminués. Ce projet, pour lequel le FISE procure des
production de la globuline gamma et du vaccin
fournitures, tend à améliorer les services de cinq établissements spécialisés dans l'orthopédie et traitant notamment les victimes de la poliomyélite. Le Gouvernement a décidé de développer ces établissements et d'entreprendre un vaste programme de réadaptation. On compte que les fournitures du FISE parviendront en Allemagne à la fin de 1951 et que le travail sera en plein essor durant les premiers mois de 1952. Les Cours de formation professionnelle auxquels l'Allemagne a participé et pour lesquels elle s'est vu attribuer des bourses sont indiqués dans le tableau I.
anticoquelucheux. On compte que, sous la direction
du Centre national de Transfusion sanguine, la globuline gamma sera produite en grand au début de 1952. La production du vaccin anticoquelucheux
a déjà commencé, sous le contrôle de l'Institut Pasteur, et sera accrue. Avec l'approbation de l'OMS, du matériel spécial de laboratoire a été fourni à des
dispensaires de France pour faciliter l'étude des
problèmes relatifs à l'hygiène de la maternité et de l'enfance. L'agent de liaison de l'OMS et certains
membres du personnel du Bureau régional ont, avec la collaboration du FISE, aidé à préparer et à mettre en oeuvre divers autres projets d'hygiène
Onze autres bourses ont été octroyées par l'OMS et cinq sont administrées pour le compte du FISE. Grèce
de la maternité et de l'enfance entrepris par le
Gouvernement français. L'OMS a continué à collaborer, en 1951, avec le
Centre international de l'Enfance de Paris. Des membres du personnel ont établi de nombreux
Un expert -conseil de l'OMS s'est rendu en Grèce afin d'y procéder à des échanges de vues sur les problèmes de l'assainissement et, en particulier, sur la
114
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
formation technique supérieure des ingénieurs sanitaires.
Des membres du personnel de l'OMS ont effectué un voyage dans le pays afin d'établir des plans préliminaires et le Gouvernement a ensuite prié l'OMS
de lui fournir son concours pour un programme sanitaire. * Ce projet porte principalement sur la lutte antituberculeuse, mais il comprend aussi la lutte contre les maladies vénériennes, la lèpre et le trachome. Le Gouvernement a, en outre, demandé l'assistance de
pour lesquels des bourses ont été octroyées sont indiqués dans le tableau I. Des ouvrages et des pério-
lutter contre les maladies transmissibles et à former, par l'enseignement et la pratique, un personnel spécialisé dans ce domaine. Les cours de formation professionnelle et les programmes inter -pays auxquels a participé la Grèce et
diques médicaux ont été fournis à divers établissements d'enseignement. Douze bourses ont été accordées. Islande
l'OMS pour ses établissements d'enseignement médi-
cal, notamment en matière de bibliothéconomie. L'OMS a fourni un expert chargé de collaborer à l'élaboration de certaines parties du programme de lutte contre les maladies transmissibles. Un expert- conseil de l'OMS spécialisé dans la lutte antituberculeuse s'était rendu en Grèce en 1949 ; à la suite de cette visite, le Gouvernement a demandé des fournitures et du matériel de laboratoire destiné à l'amélioration des services de diagnostic. Des labo-
On trouvera au tableau I la liste des cours de formation professionnelle auxquels l'Islande a participé et pour lesquels des bourses ont été attribuées. D'autre part, l'Islande s'est vu octroyer trois bourses,
dont deux pour un stage d'études au Bureau de Recherches sur la Tuberculose de Copenhague. Irlande
ratoires, équipés par le FISE, ont été installés et
fonctionnent déjà. Avec l'approbation et les avis de
l'OMS, du matériel spécial de diagnostic a été expédié à certains centres choisis ; on a fourni de la streptomycine et assuré les facilités de laboratoire requises pour le traitement hospitalier de la méningite tuberculeuse et de la tuberculose miliaire chez les enfants. Ces projets ont été mis en oeuvre en 1951. L'OMS a envoyé un expert chargé de collaborer à la
Un expert -conseil de l'OMS a suivi les travaux du groupe d'infirmières d'hygiène publique irlandaises qui avaient participé à la conférence d'étude tenue aux Pays -Bas en 1950. L'OMS a envoyé un conférencier qui a effectué un voyage en Irlande, à la demande du Gouvernement,
mise sur pied d'un programme national de lutte que ce projet * sera mis à exécution en 1952 et en 1953.
pour faire des causeries sur l'évolution et l'état actuel des services sanitaires au Danemark.
antituberculeuse portant spécialement sur le dépistage et le traitement précoce de la maladie. On escompte
Quatre bourses ont été attribuées à l'Irlande en Les cours de formation professionnelle et les programmes inter -pays auxquels l'Irlande a participé et pour lesquels des bourses ont été octroyées sont indiqués au tableau I. 1951.
A la suite d'une visite effectuée en Grèce par un conseiller de l'OMS, le Gouvernement a établi des plans pour intensifier l'action des services qui s'occupent des enfants physiquement diminués. Ces plans, qui ont été soumis à l'OMS et au FISE en 1950, pré-
Italie
voient l'envoi de fournitures procurées par le FISE
à l'institut national des enfants sourds et muets, ainsi que de matériel d'enseignement et d'orientation professionnelle à certains hôpitaux. Le Gouvernement a, en outre, demandé des fournitures pour la clinique
Le Gouvernement italien a accueilli à Rome, en novembre, une réunion d'étude sur l'assainissement. Quelques mois plus tôt, des membres du personnel
de l'OMS et de la Fondation Rockefeller avaient assisté à deux réunions du comité italien d'organisation ; une conférence eut lieu, à laquelle participaient de nombreux ingénieurs sanitaires de 16 pays européens.
thérapeutique d'Athènes, pour la maison de convalescence de Voula et pour le nouveau dispensaire
orthopédique de Salonique. Le FISE a fourni du matériel que l'OMS a approuvé du point de vue technique. Le Gouvernement a émis le voeu que ce
A la suite de visites faites en Italie par des conseil-
projet soit élargi en un programme national de traitement des enfants infirmes. Cette demande a été approuvée par l'OMS, et l'exécution de ce programme est prévue pour 1952. L'OMS a, d'autre part, fourni des avis sur la création de dispensaires ambulants destinés aux districts
lers de l'OMS, le Gouvernement a élaboré un plan national relatif aux soins à donner aux enfants prématurés. Ce plan se réalise à l'aide de fournitures procurées par le FISE ; il vise à développer, renforcer
et élargir les services destinés aux prématurés dans
des régions déterminées, et à former du personnel spécialisé dans le traitement général de ces enfants.
On projette de créer des centres pour prématurés dans toutes les provinces du pays. Les premiers installés seront ceux de Milan et de Gênes. En 1952, on étendra ces services aux centres de Rome, de Florence,
ruraux et sur la poursuite du programme de lutte antivénérienne. Ces deux projets sont en cours depuis 1951. L'OMS a établi, de concert avec le FISE, des plans visant à aider le Gouvernement à renforcer les services d'hygiène de la maternité et de l'enfance, à
de Cagliari et de Palerme. L'OMS administrera des bourses financées par le FISE et destinées à initier
RÉGION EUROPÉENNE
115
six équipes (composées chacune d'un médecin et de deux infirmières) aux problèmes spéciaux concernant les nouveau -nés.
les gens de la mer, travaillera en étroite collaboration
avec la Commission internationale antivénérienne du Rhin, récemment créée. Toutes les questions de
Le projet mixte FISE /OMS de lutte contre la
syphilis s'est poursuivi en 1951. Ce projet, primiti-
détail restées en suspens ont été réglées au cours de l'année, et l'OMS s'est fait représenter à l'inauguration officielle du centre, en décembre. Le centre de Rotterdam offrira d'intéressantes possibilités d'étude et de formation aux ressortissants de nom-
vement limité à des centres situés dans le sud de l'Italie (Rome, Naples, Messine, Catane, Palerme et Agrigente) a été étendu à trois régions septentrionales.
breux pays du monde. Le Gouvernement des Pays -Bas a été représenté à la première réunion de la Commission internationale antivénérienne du Rhin, tenue à Genève en décembre. D'autre part, le Gouvernement a organisé à l'Université de Groningue un cours de formation professionnelle, portant sur les aspects spéciaux de la chirurgie thoracique. Des élèves venant de nombreux pays, y compris des boursiers de l'OMS, ont participé à ce cours. On trouvera au tableau I la liste des cours de formation et des programmes inter -pays auxquels les Pays Bas ont participé et pour lesquels des bourses, soit 16 en tout, ont été octroyées. Norvège
Avec l'aide de l'OMS et du FISE, le Ministère de la Santé a poursuivi, en 1951, son programme de soins spéciaux pour les enfants atteints de méningite tuberculeuse et de tuberculose miliaire. Le FISE a cessé, au cours de l'année, ses envois de fournitures, et le Gouvernement a continué le projet par ses propres moyens. Après la visite d'un expert envoyé conjointement par l'OMS et par les Nations Unies, un programme en faveur des enfants diminués a été mis en ceuvre par l'OMS et le Gouvernement, en 1950. Le FISE a fourni, notamment, du matériel de physiothérapie générale et des appareils de gymnastique thérapeutique pour les centres de Parme, de Turin et de Rome
relevant de la Société Don Gnocchi, et a procuré des fournitures à d'autres centres situés à Rome et à Naples. L'OMS administre une bourse pour l'étude des méthodes modernes de réadaptation professionnelle. On discute actuellement de l'envoi en Italie
d'un spécialiste de l'organisation de la physiothérapie et de la réadaptation professionnelle qui serait chargé de visiter les trois centres auxquels du matériel a été expédié.
Un expert de l'OMS a donné des conférences en Norvège et a discuté avec des groupes nationaux s'intéressant à certains aspects de la santé mentale, notamment aux recherches sur les modes de compor-
tement. La visite de cet expert s'inscrivait dans le cadre d'un programme régional s'étendant à plusieurs pays, qui se trouve schématisé dans le tableau de la page 104. Un expert -conseil de l'OMS a effectué un voyage
Des périodiques médicaux ont été envoyés en Italie ; 17
dont plusieurs étaient destinées à permettre aux
bourses d'études ont été attribuées,
titulaires de suivre des cours de formation collective en Europe. Les cours de formation professionnelle et les programmes inter -pays auxquels l'Italie a participé sont indiqués dans le tableau I. Luxembourg
en Norvège pour suivre les travaux d'une équipe d'infirmières d'hygiène publique qui avait assisté à
la conférence d'étude tenue aux Pays -Bas en 1950. Sur la suggestion de la Norvège et de la Suède,
Ce pays a reçu une bourse, dont le titulaire étudiera le problème de la délinquance juvénile. Monaco
l'OMS a entrepris l'étude des problèmes médicosociaux relatifs aux gens de mer. L'OIT et d'autres institutions ont, de leur côté, procédé à un examen préliminaire de questions connexes dans le dessein d'instituer, sous les auspices d'organisations internationales, des centres portuaires de démonstration et de formation pour la lutte antivénérienne * dans
d'autres régions du monde. En ce qui concerne l'Europe, l'enquête visant à rassembler un certain nombre de données de fait a été entreprise par des membres du personnel de l'OMS, qui se sont rendus à cet effet en Norvège vers la fin de l'année et qui ont établi d'étroites relations avec de nombreux groupes nationaux s'intéressant à l'hygiène des gens de mer.
L'OMS a envoyé à Monaco des films destinés à la formation des infirmières. Pays -Bas
Au cours de l'année, l'OMS a procédé à de nouveaux échanges de vues avec le Gouvernement au sujet
de l'établissement d'un centre de démonstrations et de formation professionnelle dans le port de Rotterdam. Ce centre, où l'on étudiera surtout les problèmes
Des échanges de vues ont également eu lieu, au cours de l'année, au sujet d'une réunion d'étude sur la psychiatrie infantile (pour les pays scandinaves), qui aura lieu en Norvège en avril 1952, et au sujet de l'envoi éventuel en Norvège, l'an prochain, d'un groupe d'étude de l'administration de la santé publique.
spéciaux que posent les maladies vénériennes chez
116
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Les cours de formation et les programmes inter pays auxquels la Norvège a participé et pour lesquels
des bourses ont été octroyées sont énumérés au tableau I. La Norvège a reçu en tout 23 bourses d'études. Des ouvrages essentiels constituant le noyau d'une bibliothèque médicale ont été envoyés à la nouvelle école de médecine de l'Université de Bergen. Pologne
visent notamment à instituer dans tout le pays une campagne de lutte antituberculeuse, à assurer l'édu-
cation sanitaire de la population, à contrôler les
laboratoires, à isoler les nourrissons atteints de tuberculose et à poursuivre la campagne de vaccination au BCG, ont commencé en 1951. Il est procédé à la créa-
tion de plus de 300 dispensaires, dont 140 environ sont équipés par le FISE. D'autre part, l'OMS a approuvé un projet comportant l'envoi de fournitures à l'Institut national
L'OMS a continué à donner des avis sur les programmes d'envoi de fournitures du FISE en Pologne,
d'hygiène pour lui permettre d'améliorer sa production de sérums et vaccins et d'entreprendre la préparation des anatoxines anticoquelucheuse et antidiphtérique associées. La production de vaccins s'est accrue en 1951, et l'on pense que la préparation des anatoxines associées pourra être amorcée au début de 1952. On estime que plus de 35.000 malades ont été traités
dont la plupart se sont terminés dans les premiers mois de 1951. L'agent de liaison de l'OMS auprès du FISE s'est rendu dans ce pays vers la fin de 1950 pour surveiller la réalisation de ces programmes, et l'on prévoit qu'il effectuera un nouveau voyage au début de 1952. Avec l'approbation technique de l'OMS, le FISE a fourni une aide à l'institut national d'hygiène de la maternité et de l'enfance, qui remplit, pour l'ensemble du pays, le rôle de centre de coordination, d'exécution, de formation professionnelle et de recherche. Cet institut, situé à Varsovie, comprend des sections spéciales consacrées aux problèmes des soins aux nouveau -nés et aux prématurés, de l'alimentation et de la nutrition, et de la lutte contre les maladies transmissibles. Il a formé en 1951 un nombreux personnel spécialisé dans l'hygiène de la maternité et de l'enfance, qui a ensuite poursuivi la réalisation du programme général d'hygiène de l'enfance. A la suite d'études spéciales sur le rachitisme et l'emploi des vaccins anticoquelucheux et antidiphtériques associés, on a entrepris dans l'ensemble du pays des campagnes contre ces maladies, avec l'aide du FISE. La section des soins aux nouveau -nés a déjà contribué
au cours de la campagne antivénérienne que le Gouvernement avait entreprise en 1949, à laquelle l'OMS et
le FISE ont collaboré, et qui s'est terminée en 1950. En 1951, le Gouvernement a poursuivi cette campagne par ses propres moyens, par l'intermédiaire des centres sanitaires et des dispensaires spécialisés dans la lutte antivénérienne, qui sont dirigés par un institut de vénéréologie auquel le FISE a envoyé des fourni-
tures. Bien que l'on n'ait pas encore pu apprécier, d'un point de vue technique, les résultats de la campagne, les données dont on dispose font apparaître que les maladies vénériennes ont cessé de constituer un problème important de santé publique. Avec l'approbation de l'OMS, le FISE prête également son concours au Gouvernement en lui procurant des fournitures et du matériel pour la produc-
tion de plasma et de globuline gamma. Ce projet sera mis en train au début de 1952, et, par l'intermédiaire des hôpitaux et des dispensaires, la totalité de la production du centre sera distribuée pour le traitement des mères et des enfants.
à l'établissement de plusieurs centres comportant des services spéciaux pour les prématurés ; ces centres
ont été équipés par le FISE. En 1950, le FISE a également fourni les moyens
de transport nécessaires au personnel médical et infirmier, en vue d'aider le Gouvernement à étendre
Portugal
ruraux. Des équipes stationnées dans les centres ruraux se sont livrées dans tout le pays à des activités de contrôle et d'éducation sanitaire, de formation professionnelle, de démonstrations d'hygiène infantile, de ses
services sanitaires aux districts
En 1951, l'OMS a pu utiliser, avec l'autorisation du Gouvernement, les instituts de paludologie et les centres locaux de lutte antipaludique du Portugal, d'ailleurs remarquablement équipés, pour organiser un cours de formation professionnelle destiné principalement aux ressortissants de pays extra -européens.
vaccination, et de lutte contre le rachitisme. L 'OMS a approuvé un projet visant à procurer à un centre (déjà créé) de traitement des enfants physiquement diminués, du matériel spécial de physiothérapie et des appareils orthopédiques ; le FISE a commencé ses envois de fournitures, et l'on compte que l'exécution du projet pourra être entreprise au début de 1952. En 1950, l'OMS avait approuvé l'envoi de matériel de radiographie à des dispensaires antituberculeux, afin d'accroître les moyens de dépistage et de renforcer l'action de ces dispensaires. Des travaux, qui
Le personnel enseignant comptait un instructeur et
un chargé de cours fournis par l'OMS. Parmi les élèves figuraient des boursiers de l'OMS venant de la Région de la Méditerranée orientale ainsi que de la Région européenne.
Au cours d'une visite effectuée au Portugal dans les premiers mois de l'année par un fonctionnaire sanitaire régional, spécialiste
maternité et de l'enfance, le Gouvernement a fait savoir qu'il étudiait la possibilité de développer certains de ses programmes sanitaires nationaux, notamment ceux qui ont trait à la protection sani-
de l'hygiène de la
RÉGION EUROPÉENNE
117
taire de l'enfance et à la lutte contre les maladies
et à l'OMS (au titre de l'assistance technique) de lui prêter leur concours pour la réalisation de ces
transmissibles. Il se pourrait qu'il demande au FISE
naves afin de préciser quels sont les besoins de l'école projetée et de chercher comment y pourvoir lorsqu'on déterminera sa structure et ses effectifs.
une réunion avec des représentants des pays scandi-
projets. Les cours de formation professionnelle et les programmes inter -pays auxquels le Portugal a participé
Le programme de l'activité de l'OMS en Europe pour 1952 comprend une assistance concrète à cette école, durant la prochaine étape de son développe-
et pour lesquels des bourses ont été octroyées, sont
indiqués dans le tableau I. Le Portugal a reçu en
ment. L'école comblera une sensible lacune, en
tout 11 bourses. Une collection d'ouvrages médicaux a été fournie à l'Instituto Superior de Higiene de Lisbonne. Espagne
Après que l'Espagne eut été admise comme Membre de l'Organisation Mondiale de la Santé, le Direc-
teur régional par intérim s'est rendu à Madrid pour établir des relations avec le Gouvernement espagnol et pour discuter des programmes éventuels. Il était accompagné d'un expert paludologue du Bureau du Siège, et il a pu examiner sur place les travaux de la campagne antipaludique, où le Gouvernement applique avec succès les insecticides modernes. Des dispo-
sitions ont été prises pour que l'OMS envoie en Espagne un lot important de matériel servant à l'emploi de l'insecticide HCH (hexachloro- cyclohexane).
donnant une formation en hygiène publique adaptée aux conditions locales des pays scandinaves. Depuis plusieurs années, ces pays, grâce à leurs services bien organisés de lutte antituberculeuse, offrent à des boursiers de l'OMS d'excellentes possibilités de formation professionnelle. En 1951, une décision importante a été prise au sujet de l'organisation d'un cours de trois mois qui permettra d'acquérir une formation de base dans ce domaine. Le premier cours, qui est patronné par les pays scandinaves, a eu lieu cet automne en Suède ; ce pays a également organisé, à l'intention des stagiaires, des visites dans d'autres pays scandinaves. Ce sont les services sanitaires suédois qui ont aussi organisé la première visite effectuée par les experts de l'administration de la santé publique participant .
à un voyage d'étude entrepris sous les auspices de l'OMS. Au cours d'un séjour d'environ deux semaines, ce groupe a eu l'occasion de visiter des services sani-
Plus tard, un membre du personnel de l'OMS a effectué un voyage en Espagne pour discuter des maladies de l'animal transmissibles à l'homme. L'expérience acquise par les experts espagnols dans la lutte contre la brucellose et les autres zoonoses sera particulièrement précieuse pour les travaux de l'OMS. Vers la fin de l'année, l'Espagne a demandé à l'OMS de lui prêter son concours pour développer son programme national de lutte contre les zoonoses. Il sera peut -être donné suite à cette demande dans le cadre du programme d'assistance technique. Un autre membre du personnel du Siège a procédé
taires très divers, dans le nord et dans le sud de la Suède.
Un chargé de cours de l'OMS, spécialiste de la santé
mentale, s'est rendu en Suède pour procéder à des échanges de vues au sujet des divers modes de comportement et des névroses.
Les cours de formation professionnelle et les programmes inter -pays auxquels la Suède a participé, et pour lesquels des bourses ont été octroyées, sont indiqués au tableau I. La Suède a reçu en tout 25 bourses, y compris des bourses individuelles. Suisse
à une brève enquête sur la situation à Madrid et à Barcelone, en ce qui concerne les maladies vénériennes.
Il a procédé à un échange de vues préliminaire avec le Gouvernement sur les meilleures méthodes à employer dans la lutte contre ces maladies. On verra au tableau I quels sont les cours de formation et les programmes inter -pays auxquels l'Espagne a participé et pour lesquels des bourses ont été accordées. De la documentation médicale a été
La Suisse a été représentée à la première réunion de la Commission internationale antivénérienne du Rhin, tenue à Genève en décembre. Immédiatement après la clôture du Premier Congrès international de l'Association internationale des
envoyée à l'Ecole de Santé publique de Madrid quatre bourses l'Espagne. Suède
d'études ont été attribuées à
De sensibles progrès ont été réalisés au cours de l'année dans l'élaboration des plans concernant la création, à Goteborg, d'une école scandinave d'hygiène publique. Des membres du personnel de l'OMS
Allergistes, réuni à Zurich, l'Académie suisse des Sciences médicales a organisé un bref colloque sur l'allergie. Dix spécialistes d'autres pays européens, qui s'intéressent particulièrement au rôle de l'hypophyse et du cortex surrénal dans les phénomènes allergiques, ont reçu, à cette occasion, des bourses d'études de l'OMS. En outre, l'Association internationale de Pédiatrie et la Faculté de Médecine de Zurich ont organisé conjointement un cours de formation en pédiatrie, portant principalement sur les problèmes relatifs à la psychologie et à la psychiatrie
de l'enfant. Douze boursiers de l'OMS, venant d'autres pays européens, ont suivi ce cours.
et de la Fondation Rockefeller ont tenu à Goteborg
118
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Au tableau I, on trouvera une énumération des cours de formation et des programmes inter -pays auxquels la Suisse a participé et pour lesquels des bourses ont été attribuées. Au total, 16 bourses ont été accordées à la Suisse, y compris des bourses pour des études individuelles. Royaume -Uni
Les cours de formation et les programmes inter pays auxquels le Royaume -Uni a participé sont indiqués au tableau I. L'OMS a accordé cinq bourses destinées à des études individuelles ; 13 bourses en tout ont été attribuées au Royaume -Uni. Yougoslavie
En 1951 l'OMS, conformément à une décision prise par le Conseil Exécutif en 1950, a envoyé des fournitures au nouveau dispensaire de cardiologie créé
Au cours de l'année, le Royaume -Uni a continué à collaborer de différentes manières avec l'OMS. Des membres du personnel de l'Organisation ont effectué
à Zagreb. On se souviendra que l'OMS avait collaboré à la création de ce dispensaire, en 1950, en four-
le contact avec le personnel médical de ce pays. D'autre part, le Royaume -Uni a fourni à l'Organisation les services de nombreux experts -conseils et d'autres spécialistes.
des visites régulières au Royaume -Uni pour maintenir
nissant une équipe d'experts venue de Suède. Les renseignements reçus de Zagreb indiquent que de rapides progrès ont été accomplis dans l'étude du traitement des enfants atteints de cardiopathies
On a déjà mentionné dans le présent rapport le cours de formation sur les relations humaines dans l'industrie qui a été organisé à Roffey Park, près de Londres, pour les pays scandinaves. L'étude -pilote sur les visiteuses d'hygiène qui
congénitales et dans l'élaboration des techniques chirurgicales. Les cadres du dispensaire se sont trou-
vés renforcés par le retour d'un anesthésiologue, qui avait suivi, pendant un an, un cours de formation au centre d'anesthésiologie de Copenhague et s'était ensuite rendu en Suède et en Angleterre pour perfectionner ses connaissances dans ce domaine. En 1951, l'anesthésiologie.
répondent le mieux aux besoins médicaux -sociaux des familles s'est poursuivie simultanément au Royaume -Uni et en France ; le comité consultatif technique s'est réuni à Londres, vers la fin de 1951,
pour en discuter. De plus les services anglais de réadaptation des infirmes ont permis au cours de l'année d'organiser, en collaboration avec le British Council, un cours de formation de deux mois portant sur le problème des enfants physiquement diminués. Ce cours, qui a eu lieu sous les auspices communs de l'OMS, du FISE, des Nations Unies et de quelques autres institutions spécialisées, était destiné à des équipes mixtes s'intéressant aux divers aspects du traitement de ces enfants. L'OMS a accordé quinze bourses à ces équipes, qui comprenaient des représentants de six pays européens. L'organisateur technique de ce cours, qui s'était rendu auparavant dans
l'aide fournie par l'OMS s'est traduite par l'envoi d'une petite quantité de fournitures essentielles à D'autre part, l'Institut de Nutrologie de Zagreb a continué à se développer. Dans le cadre d'un
cours national de formation organisé à cet institut, un expert- conseil de l'OMS, qui s'était rendu en Yougoslavie l'année précédente, a donné des conférences sur certains des aspects biochimiques de la nutrition. En plus du matériel d'enseignement qu'elle avait 'envoyé en Yougoslavie en 1950, l'OMS a fourni,
en 1951, certains des produits chimiques les plus importants dont l'institut avait besoin pour développer la formation technique et les recherches dans
les pays intéressés, joue actuellement le rôle de conseiller auprès des institutions participantes ; il
le domaine de l'alimentation et de la nutrition en Yougoslavie.
poursuivra l'activité ainsi amorcée dans les pays européens désireux de développer leurs services en faveur des enfants physiquement diminués. Un expert de l'OMS a effectué un voyage en Angle-
terre pour donner des conférences sur les divers modes de comportement et leur rapport avec la santé mentale. Cet expert a également pris la parole devant la Royal Society of Medicine à Londres. Un groupe d'étude de l'administration de la santé publique (OMS) est allé en Ecosse durant l'automne et a eu ainsi l'occasion d'examiner les services médi-
L'événement le plus important de l'année a été l'approbation, par l'OMS, d'une demande d'assistance pour un programme sanitaire élargi portant sur l'hygiène publique et sur des sujets connexes.* Ce programme est relativement vaste et comprend la lutte contre les maladies transmissibles et les maladies causées par des virus, l'assainissement, l'hygiène
alimentaire, l'éducation sanitaire du public, l'aide aux établissements d'enseignement médical (y compris les bibliothèques) et la production de pénicilline. Le Gouvernement a collaboré très étroitement avec
caux desservant des régions rurales. Le groupe a rendu visite au Département de la Santé à Edimbourg,
l'OMS à toutes les étapes de l'élaboration de ce programme. Des échanges de vues ont eu lieu au
parcouru les régions écartées des Highlands et des îles, et examiné certaines installations d'hygiène industrielle à Glasgow. De même qu'en Belgique et en Suède, des préparatifs très poussés avaient été effectués par le Gouvernement en prévision de la visite de ce groupe d'étude itinérant.
sujet des fournitures nécessaires. L'OMS a fourni, dans le cadre de son programme ordinaire, les services de deux experts- conseils chargés de participer à l'élaboration des parties du programme qui intéressent l'assainissement et l'éducation sanitaire. Le premier expert dont les services aient été sollicités au titre du programme d'assistance technique s'est
RÉGION EUROPÉENNE
.
119
rendu en Yougoslavie pour collaborer au développement des services nationaux de lutte contre les maladies transmissibles. En 1951, l'OMS a examiné l'opportunité d'envoyer d'autres experts techniques ; elle a attribué des bourses à un certain nombre de Yougoslaves qui iront acquérir leur formation technique à l'étranger. On peut donc présumer que le programme sera en plein essor en 1952. Plusieurs aspects de ce programme intéressent le FISE, avec
et semi- ruraux ont pu se rendre dans les régions peu accessibles pour y effectuer des campagnes de vacci-
nation, organiser l'éducation sanitaire et contrôler l'activité des agents locaux. Le Gouvernement a également préparé, avec le concours de l'OMS, un programme d'aide aux stations sanitaires épidémiologiques, portant tout spécialement sur l'hygiène de la maternité et de l'enfance. Ce programme, qui vise à renforcer les services locaux de diagnostic pour la lutte contre les maladies transmissibles, a bénéficié
lequel l'OMS a établi des relations spécialement étroites, pour la lutte contre les maladies transmissibles et la production de pénicilline. Sur l'avis d'un expert de l'OMS qui s'était rendu en Yougoslavie en 1950, le FISE a déjà ouvert un crédit de $90.000 pour
de l'aide du FISE sous forme de fournitures de laboratoire et de moyens de transport pour les équipes.
D'autre part, le Gouvernement a entrepris un projet visant à lutter contre les mycoses du cuir chevelu, au moyen de fournitures procurées par le FISE et dont l'envoi avait été approuvé, du point de vue
l'envoi des fournitures qui serviront à moderniser une fabrique de pénicilline dont l'UNRRA avait fait don à la Yougoslavie. On envisage d'aider* encore davantage la Yougoslavie à améliorer la production de cette fabrique ; le Gouvernement a prié l'OMS de fournir des experts de la production de pénicilline et de prendre les dispositions nécessaires pour développer la formation
technique, par l'OMS. Pour ce projet, qui a été amorcé en 1951, quatre dispensaires ambulants ont été rattachés aux 24 dispensaires centraux de section. L'OMS a approuvé un projet suggéré par le Gou-
du personnel. L'accroissement de la production de pénicilline revêt une importance capitale pour l'ensemble du programme de lutte contre les maladies transmissibles et, notamment, pour la campagne contre la syphilis endémique menée en Bosnie et en Herzégovine, avec l'aide de l'OMS et du FISE. Un expert -conseil de l'OMS, après avoir effectué un nouveau voyage dans ces régions au cours de l'année, a souligné qu'il fallait absolument obtenir des quanti-
vernement et tendant à l'établissement de deux centres de formation pour les soins aux enfants prématurés. Ces deux centres ont commencé de fonc-
tionner en automne 1951. L'OMS a octroyé des bourses spéciales destinées à permettre aux direc-
tés suffisantes de pénicilline si l'on ne voulait pas réduire à néant les résultats importants déjà obtenus dans la lutte contre la syphilis endémique. A la fin de 1951, plus de 1.300.000 examens sérolologiques avaient été effectués et plus de 99.000 malades avaient été traités. Le FISE avait fourni la pénicilline,
teurs de ces centres de suivre un stage après lequel ils pourront former à leur tour du personnel dans cette branche particulière de l'hygiène de l'enfance. Après une visite effectuée en Yougoslavie par un expert -conseil de l'OMS, un plan a été élaboré en vue d'introduire, à l'Institut national d'Hygiène de Zagreb, des techniques modernes de préparation des vaccins et sérums. Au cours de l'année, le FISE a envoyé des fournitures à cette fin. Un expert- conseil,
le matériel de laboratoire et les moyens de transport
nécessaires. Ces mesures n'ont pas eu pour seul effet de réduire la fréquence de la syphilis endémique ;
spécialisé dans la lutte contre les maladies transmissibles, a visité le laboratoire et formulé des recommandations à propos du projet envisagé. Deux bourses pour l'étude de la production des vaccins seront également administrées par l'OMS.
elles ont aussi éveillé l'intérêt du public pour les stations sanitaires permanentes que le Gouvernement
Le Gouvernement a demandé des fournitures et du matériel pour la production de plasma et de globuline gamma destinés aux hôpitaux, aux dispensaires
est en train d'installer et qui serviront à l'avenir de centres pour les travaux relevant de la santé publique. Un expert -conseil de l'OMS s'est rendu en Yougoslavie pour inspecter le centre de la brucellose qui a été établi dans ce pays avec l'aide de fournitures de laboratoire, de matériel et de médicaments procurés
et aux centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance. Le FISE et l'OMS ont approuvé cette demande,
à laquelle on donnera satisfaction probablement au début de 1952. Les bourses que fournira le FISE dans le cadre de ce projet seront adminis-
par le FISE. Il a été annoncé que, dans un secteur choisi, la brucellose avait pu être enrayée. Le Gouver-
nement poursuit ses efforts et a établi des contacts avec d'autres centres de la brucellose dans le monde entier.
Au cours de 1951, le Gouvernement, avec l'aide matérielle du FISE et l'assistance d'experts -conseils
de l'OMS, a continué à élaborer un programme national destiné à renforcer les services d'hygiène de la maternité et de l'enfance. Grâce aux moyens de transport fournis par le FISE, des équipes sanitaires exerçant leur activité dans des districts ruraux
trées par l'OMS. Un conseiller de l'OMS pour l'hygiène de la maternité et de l'enfance s'est rendu en Yougoslavie ; par la suite, le Gouvernement a élaboré un programme visant à développer les services de post -cure et de réadaptation des enfants physiquement diminués. Sur la demande du Gouvernement, des fournitures destinées au traitement des enfants aveugles et sourds ont été expédiées en Yougoslavie à la fin de l'année. On présume que l'expert -conseil des Nations Unies
et de l'OMS ira en Yougoslavie au début de 1952 pour suivre les progrès des travaux accomplis.
120
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
L'OMS a approuvé l'envoi de fournitures par le FISE, pour un projet de lutte antituberculeuse entrepris par le Gouvernement. Des services centraux de laboratoires ont été organisés à Zagreb et à Belgrade
et l'on a fourni au pays une certaine, quantité du matériel indispensable aux examens radiographiques
s'est rendu en Yougoslavie pour donner des avis sur l'extension d'un programme national d'hygiène mentale. Les cours de formation professionnelle et les programmes inter -pays auxquels la Yougoslavie a participé, et pour lesquels des bourses ont été octroyées,
en série. Tout ceci permettra d'instituer une campagne de dépistage précoce de la tuberculose, ainsi que des démonstrations, des cours et des stages de formation professionnelle. Le FISE, avec l'approbation de l'OMS, a procuré de la streptomycine à six centres principaux et à 17 centres secondaires pour le traitement de la méningite tuberculeuse et de la tuberculose miliaire. Au cours de l'année, un expert -conseil de l'OMS
sont indiqués dans le tableau I. En tout, la Yougoslavie a reçu 33 bourses (dont une financée par le FISE et quatre au titre de l'assistance technique). Ce chiffre comprend aussi les bourses individuelles.
L'OMS a non seulement envoyé du matériel d'enseignement à des institutions particulières, mais elle
a également procuré 560 périodiques médicaux à 45 bibliothèques médicales et établissements de formation professionnelle en Yougoslavie.
CHAPITRE 15
RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE 1 La tâche principale du Bureau régional pour la Méditerranée orientale, durant les deux premières années de son existence, a consisté à réunir des informations sur les principaux problèmes et les besoins essentiels des Etats Membres de la région technique et des autres programmes, ont été signés avec Aden, l'Arabie Saoudite, 1'Egypte, l'Ethiopie, l'Irak, l'Iran, Israël, la Jordanie, le Liban, le Pakistan, la Syrie et la Turquie. Un grand nombre d'accords portant sur des projets particuliers ont également été négociés. Ceux de ces projets qui ont été entrepris ou poursuivis pendant l'année marquent des progrès satisfaisants. Parmi les projets exécutés en 1951, deux méritent une mention spéciale : le projet de services consultatifs pour la lutte antipaludique dans le Pakistan oriental, qui a incité le Gouvernement à donner à ses services antipaludiques une extension considérable, et le cours régional de statistique démographique et sanitaire qui a eu lieu au Caire en octobre, sous les auspices du Bureau régional et des Nations Unies. Parmi les 44 participants, sept bénéficiaient de bourses de l'OMS. Quatre autres bourses d'études ont été accordées par les Etats -Unis d'Amérique au titre du Programme du Point IV.
dans le domaine de la santé. Cette activité s'est intensifiée au cours de l'année 1951 ; des enquêtes ont été effectuées ; le Directeur régional et son personnel ont continué à visiter les pays de la Méditerranée orientale, afin d'examiner, avec les autorités intéressées, les besoins sanitaires de ces pays. Bien que, dans la région, les activités en soient encore généralement au stade de l'élaboration des plans,
le nombre des projets pour lesquels des crédits étaient prévus dans le budget de 1951 s'est élevé à 75 ; la plupart d'entre eux seront entrepris en 1952.
Le volume croissant des informations reçues, les multiples études et activités poursuivies dans la
région montrent que, pour réaliser de nouveaux progrès, il faut tout d'abord relever le niveau de l'enseignement médical de base, développer et
Un autre fait important, survenu au cours de
renforcer les services de santé publique et orienter en plus grand nombre les membres du personnel médical vers la médecine préventive. L'expérience acquise a révélé également la nécessité d'augmenter les quantités de DDT et d'antibiotiques dont peut disposer la région. région auront pour principaux objectifs : 1) de
En conséquence, les activités futures dans cette
parfaire la coordination de tous les programmes sanitaires ; 2) d'améliorer, sur le plan local, les services de formation technique pour le personnel médical et auxiliaire de toutes catégories ; 3) d'accroître les possibilités de formation professionnelle hors de la région, et 4) d'installer de nouvelles usines
l'année, est le renforcement de la coopération avec les nombreuses institutions internationales de la région qui se préoccupent de la santé et du bien -être des populations. Pour éviter les chevauchements et doubles emplois, il est devenu indispensable de maintenir une étroite liaison avec ces institutions, et les méthodes les plus pratiques de coopération ont déjà fait l'objet de discussions officieuses avec elles, au cours de réunions régulières. On y a souligné tout particulièrement la nécessité d'établir des conditions de travail uniformes pour le personnel.
La collaboration a été particulièrement étroite avec la FAO et le FISE. La FAO et l'OMS ont procédé conjointement à des enquêtes dans le Djézireh (Syrie), en vue d'y établir une zone de démonstrations commune FAO /OMS. Ces deux organisations ont également participé à la création, puis aux travaux d'un groupe de travail chargé d'étudier la conservation du lait, qui s'est réuni à Beyrouth sous les auspices du FISE. On espère que les activités
pour la fabrication du DDT et des antibiotiques. Malheureusement, le Comité régional n'a pu tenir sa troisième session en 1951 ; il a donc fallu établir le programme de 1952 ainsi que le programme et les
prévisions budgétaires pour 1953 en consultation avec chacun des pays de la région. Malgré ces diffi-
cultés, des accords de base au titre de l'assistance Assemblées Mondiales de la Santé (Actes of Org. mond. Santé, 13, 80, 330 ; 21, 17, 53), cette région comprend les pays et territoires suivants : Aden, Arabie Saoudite, Chypre, Côte française des Somalis,
relatives à la conservation du lait encourageront les pays de la région à fournir aux mères et aux enfants de plus grandes quantités d'un lait de meilleure qualité ; l'Iran et l'Irak ont déjà demandé officiellement une aide pour assurer leur ravitaillement en lait. L'accord conclu entre l'Organisation et le Gouvernement égyptien sur les privilèges et immunités
1 Conformément aux décisions des Première et Deuxième
Pakistan, Royaume Hachimite de Jordanie, Somalie britannique, Syrie, Tripolitaine, Turquie, Yémen.
Egypte, Erythrée, Ethiopie, Irak, Iran, Israél, Liban,
accordés à l'OMS, a été ratifié le 25 juin par la Chambre des Députés, le 8 juillet par le Sénat, et
- 121 -
122
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
a reçu le 15 octobre l'assentiment du Roi d'Egypte. En raison de l'expansion des activités régionales et de la décentralisation des fonctions du Siège, le travail du Bureau régional s'est beaucoup accru. Pour faire face à cette situation, on a procédé, au cours de l'année, aux nominations suivantes : deux administrateurs de la santé publique, un conseiller pour la santé publique, chargé de la liaison avec le FISE, CARTE 12.
et des conseillers pour le paludisme, la tuberculose, la vaccination au BCG, les soins infirmiers et l'assainissement. Grâce à ces nouveaux collaborateurs, le Bureau régional pour la Méditerranée orientale était, à la fin de 1951, mieux en mesure d'entreprendre,
seul ou en coopération avec d'autres institutions, son programme d'aide aux pays Membres de la région dans le domaine de la santé.
REGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
Activités entreprises par l'OMS en 1951, y compris les activités communes
SERVICES CONSULTATIFS ( demandés par les gouvernements ) Paludisme et lutte contre les insectes Tuberculose
A D
Maladies vénériennes et tréponématoses
Autres maladies transmissibles Administration de la santé publique Soins infirmiers Education sanitaire Hygiène de la maternité et de l'enfance Santé mentale
Alimentation et nutrition Autres projets Formation technique Bourses d'études Documentation médicale MALTE
ENQUETES Bilharziose
Fièvre Q
OMS 2093
Activités régionales intéressant plusieurs pays En vue de contribuer à améliorer l'administration de la santé publique, le conseiller régional pour la santé publique s'est rendu, en 1951, dans un certain nombre de pays de la région. Au Liban, il a étudié l'administration de la santé publique et les services médicaux des écoles ; en Syrie, il a examiné certains aspects des services et du programme de santé publique, et, au Soudan, il a donné des avis sur un
biblité d'entreprendre une campagne de vaccination
au BCG, et, en Turquie, il a examiné si l'aide de
l'OMS serait nécessaire pour préparer la réception et la réadaptation des réfugiés turcs venant de Bulgarie.
L'assainissement joue un rôle important dans plusieurs projets qui ont été ou qui seront entrepris :
on peut citer, par exemple, la création d'une zone de démonstrations sanitaires en Egypte, et les projets
programme de dix ans, qui prévoit une lutte particulièrement active contre la tuberculose. Sa visite à Aden avait pour but principal d'examiner la possi-
de lutte contre le choléra au Pakistan, contre la bilharziose et le paludisme en Syrie, et contre les maladies professionnelles en Egypte. La nomination
RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
123
de conseillers pour l'administration de la santé publique dans cinq pays de la région, montre également l'importance attribuée à ce genre d'activité. On améliore, actuellement, la formation technique du personnel sanitaire - ingénieurs et inspecteurs grâce à des missions d'enseignement, à des projets d'enseignement et de formation pour les diplômés, et à la création d'un institut de formation professionnelle pour les inspecteurs sanitaires en Egypte. Pour beaucoup de pays, le programme prévoit sanitaire.
l'Egypte et le Pakistan. Dans le domaine plus délicat
des antibiotiques, l'Egypte et le Pakistan ont aussi demandé à l'OMS de les aider, au titre de l'assistance technique, à développer la production locale.
Au cours de 1951, la lutte contre les maladies vénériennes a consisté surtout, dans la région, à
l'octroi de bourses destinées à l'étude du génie L'éducation sanitaire commence à prendre une
grande place dans les programmes régionaux. L'OMS a continué de collaborer avec l'UNESCO à
faire connaître par des démonstrations les méthodes modernes utilisées contre le fléau, à entreprendre des campagnes en série pour dépister et traiter la syphilis et les tréponématoses qui s'y rattachent, à augmenter le nombre des vénéréologues qualifiés, formés dans des conditions aussi voisines que possible de celles qu'ils rencontrent dans leur propre pays, et à développer les services antivénériens dans l'ensemble de la région. Des démonstrations portant sur les métho-
l'occasion d'une enquête sur les besoins en matière d'éducation de base dans les Etats arabes, et, vers la fin de l'année, l'Egypte a demandé du matériel et les services d'un spécialiste de l'éducation sanitaire, qui serait chargé d'initier le personnel à la production de matériel d'enseignement destiné aux écoles. Un
des modernes ont été faites à Tanta (Egypte) par une équipe de spécialistes, envoyée par l'OMS, qui a commencé ses travaux le 1er mai. Une campagne de traitement en série du béjel et de la syphilis par
expert de l'éducation sanitaire du public a été désigné pour participer au projet de lutte antivénérienne à Tanta, où il a travaillé en collaboration avec son collègue de l'équipe locale. Une enquête sur l'éducation sanitaire a été également effectuée en Irak.
la pénicilline a été entreprise en Irak au début de l'année et elle se poursuivra en 1952. Six autres pays ont demandé à l'OMS de les aider à mettre en oeuvre des projets de lutte antivénérienne qu'ils ont l'intention d'amorcer l'année prochaine. Deux médecins du Pakistan ont bénéficié du programme de formation technique en vénéréologie ; l'un a été envoyé en Egypte, au centre antivénérien
La lutte contre le paludisme, la tuberculose et les maladies vénériennes joue un rôle important dans le programme de la région. Le projet de démonstrations réalisé dans le cadre de la lutte antipaludique au Pakistan oriental est arrivé à son terme ; l'étude des résultats a révélé une diminution de la morbidité et une augmentation de la capacité de travail de la population. Des progrès satisfaisants ont été également signalés par le groupe consultatif de l'OMS qui participe au programme national de
de Tanta et à l'Université Ibrahim leT, au Caire ; l'autre a suivi un cours de six semaines au centre
pour le traitement du béjel et de la
syphilis de
Bagdad, et un cours de six semaines à l'Université Ibrahim leT. Ces deux médecins ont pu également étudier le fonctionnement des services antivénériens des pays qu'ils ont visités, et, à leur retour au Pakistan, ils seront désignés comme experts nationaux pour collaborer avec le conseiller médical en chef de
lutte antipaludique en Iran. Au Liban, une autre équipe de l'OMS a effectué en juillet des enquêtes
l'OMS dans l'exécution d'un programme antivénérien, qui doit être entrepris au Pakistan en 1952. Pour ce qui est de la tuberculose, deux problèmes principaux restent à résoudre : il s'agit de déterminer
préliminaires dans les environs de Beyrouth, en vue d'un projet antipaludique, qui prévoit également la formation technique d'étudiants en médecine et de
la fréquence de la maladie et d'organiser la lutte antituberculeuse, notamment dans les régions rurales.
personnel médical auxiliaire. L'OMS, de concert avec 1'UNRWAPRNE, a poursuivi sa campagne antipaludique parmi les réfugiés de Palestine. Enfin, des projets du même ordre ont reçu la signature du
Dans les villes, les services antituberculeux sont encore insuffisants, mais, dans les villages, ils sont pratiquement inexistants. Dans les zones urbaines, le taux de la mortalité due à la tuberculose est très élevé, et
Gouvernement de l'Arabie Saoudite, après qu'un paludologue de l'OMS eut étudié la fréquence de la maladie dans ce pays. Dans la région, on a envisagé avec grande inquiétude le cas où le DDT viendrait à manquer dans le monde ; aussi divers pays ont -ils manifesté le désir d'augmenter leurs stocks en créant des usines pour la production locale.
le nombre des décès est probablement
supérieur à 200 par 100.000 habitants ; on a peu de renseignements sur la fréquence de la maladie
dans les régions rurales. Lorsque l'on sera mieux informé, on pourra mettre en oeuvre des méthodes de lutte telles que la radiographie en série et l'examen des crachats. C'est pourquoi des plans sont actuellement à l'étude pour aider les gouvernements de la région à effectuer des enquêtes épidémiologiques
Trois pays de la région ont demandé l'aide de l'OMS, au titre de l'assistance technique, pour l'installation de fabriques de DDT. En même temps, ils adressaient au FISE des demandes de fournitures et de matériel. A la fin de l'année, des projets communs FISE /OMS avaient été approuvés pour
susceptibles de fournir des données exactes. En 1951,
on a dressé des plans pour créer des
centre d'Istanbul a poursuivi ses travaux, et un
centres de démonstration et de formation technique en Egypte, en Irak, en Iran, en Israël et en Syrie. Le
124
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
autre centre, celui de Karachi, a fonctionné partiellement à compter du mois d'août. L'OMS et le FISE ont repris en commun et déve-
lement procédé à une enquête sur la fréquence du trachome parmi les réfugiés de Palestine, et l'on s'apprête à déclencher une vaste campagne de lutte contre cette maladie, qui est l'affection la plus fréquente et la plus pernicieuse dans la région. Cette campagne s'inspirera des recommandations du Comité d'experts du Trachome. L'Egypte, Israël, le
loppé les campagnes de vaccination au BCG en Egypte et au Pakistan, d'où les équipes de l'OEuvre commune s'étaient retirées en juillet. On pense com-
mencer en 1952 des campagnes de vaccination au BCG dans quatre autres pays au moins. A la fin de l'année, des laboratoires produisant le BCG fonctionnaient en Egypte et en Turquie. Un projet d'hygiène de la maternité et de l'enfance a été entrepris, pour la première fois dans la région, à Lahore (Pakistan), le leT janvier. Il a pour but la formation professionnelle de sages- femmes, qui constitueront un personnel possédant une formation générale en hygiène de la maternité et de l'enfance. Le cours comporte une formation préliminaire de trois mois, une formation technique de 12 mois
Pakistan et la Turquie ont pris part à l'enquête au Pakistan et en Turquie. D'autre part, en 1951, l'OMS a prêté son concours à 1'UNRWAPRNE à l'occasion d'un programme de secours médicaux
sur la fièvre Q, organisée par le Siège, et une aide a été fournie pour lutter contre la brucellose en Israël,
et de protection sanitaire pour les réfugiés de Palestine
en obstétrique, des cours de soins infirmiers de caractère général s'étendant sur trois mois, et des cours d'hygiène publique d'une durée de neuf mois -
au Liban, en Syrie, en Jordanie et dans la région de Gaza (pour de plus amples détails, voir partie III, chapitre 18). La formation professionnelle des médecins, infirmières et autre personnel sanitaire, demeure l'une des tâches principales du Bureau régional et a fait l'objet de nombreuses consultations entre les conseil-
soit, au total, 27 mois. Une fois leur formation
achevée, ces sages- femmes seront affectées à des centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance, où leurs fonctions consisteront principalement à former et
lers régionaux et les autorités des Etats Membres. Les projets de démonstrations et de formation professionnelle pour la tuberculose, l'hygiène de la maternité et de l'enfance et les maladies vénériennes ont porté notamment sur l'enseignement technique. L'OMS a également fourni son aide en participant
à diriger les « dhais » (sages- femmes locales). Ce projet a donné, jusqu'ici, des résultats très
encourageants, et l'expérience a été suivie avec beaucoup d'intérêt, non seulement au Pakistan mais
à la mise en train du cours régional de statistique démographique et sanitaire mentionné plus haut, en organisant des conférences, des cours de perfectionnement pour diplômés, des missions d'enseigne-
aussi dans d'autres pays de la région. Les centres de démonstration et de formation technique pour l'hygiène de la maternité et de l'enfance qui seront créés en 1952 à Peshawar, à Karachi et à Dacca seront conçus, d'une façon générale, sur le modèle de celui de Lahore. On envisage de créer, au début de 1952, des centres analogues au Liban et en Syrie,
et d'autres sont en projet pour la Turquie, l'Irak et l'Iran. L'OMS a préparé également, avec le FISE, un programme d'approvisionnement des centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance en Israël. Ces projets constituent une première étape vers la création, à l'échelon national, de services d'hygiène de la maternité et de l'enfance, services auxquels les gouvernements s'intéressent de plus en plus. En 1952, on s'attachera davantage à développer les services d'hygiène scolaire et l'enseignement de la pédiatrie aux étudiants. Outre les nombreuses enquêtes effectuées par les conseillers régionaux, il faut citer les études entreprises par les experts -conseils de l'OMS sur la fréquence de la bilharziose, dans sept pays, et sur les questions d'alimentation et de nutrition, dans trois pays. Ce type d'enquête, qui consiste à faire étudier par un expert- conseil un problème sanitaire dans plusieurs pays, est considéré comme une importante réalisation dans la région. Des experts de l'OMS ont également donné des avis sur la prévention de la rage, effectué une enquête sur le paludisme en Syrie et, en coopération avec la FAO, donné des conseils sur
ment, des réunions d'étude, des visites d'équipes, et en octroyant des bourses d'études. Le programme de bourses pour la région a pris plus d'ampleur en 1951. Au titre du programme ordinaire, le nombre des bourses attribuées pour études hors de la région est passé de 47 à 53, et celui
des bourses intra -régionales est passé de 12 à 32. Quatorze bourses intra -régionales de longue durée out
été attribuées à des étudiants en médecine, dont dix étaient originaires d'Ethiopie et quatre de l'Arabie Saoudite. De plus, on a octroyé 14 bourses au titre de l'assistance technique et deux au nom du FISE.
Vers la fin de l'année, 50 autres bourses d'études faisaient l'objet de pourparlers. La région a reçu six boursiers venant d'autres régions. Le service d'informations épidémiologiques du du Siège et avec la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour. Conformément à la recommandation formulée par le Comité régional lors de sa troisième session, la région à laquelle s'étend l'activité du service régional comprend maintenant, en sus des pays situés en bordure de la Méditerranée orientale et de la mer Rouge, l'Iran et la Turquie. Le Pakistan, qui est normalement en liaison avec la Station de Singapour, a été invité à échanger, par la poste aérienne, des informations épidémiologiques avec le service du Bureau régional, conformément aux dispositions des Conventions .
Bureau régional a continué à coopérer avec le service
l'amélioration de l'hygiène alimentaire. On a éga-
RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
125
sanitaires internationales. Le Comité régional avait d'ailleurs formulé une recommandation dans le même sens.
provoqués par la mise en vigueur de mesures de
quarantaine ou par l'interprétation erronée nales.
de
dispositions des Conventions sanitaires internatioEn vue de diffuser dans toute la région des informations sur l'OMS, des communiqués de presse sur les questions importantes ont été publiés en anglais,
Le bureau a continué à radiodiffuser un bulletin radiotélégraphique deux fois par semaine, et, au mois de mai, des arrangements ont été conclus en vue de retarder d'une heure l'émission qui a lieu en fin de semaine, afin qu'elle puisse comprendre le
en français et en arabe et distribués par la poste
texte intégral du message radiodiffusé de Genève par les services du Siège. Deux autres recommandations du Comité régional, ayant trait l'une à l'adoption de la semaine épidémiologique (allant du samedi
soir à minuit au samedi suivant) comme durée normale de la période sur laquelle porteront les informations épidémiologiques transmises, et l'autre
aérienne à plus de 600 adresses. Plusieurs causeries ont été radiodiffusées par les réseaux de la radiodiffusion égyptienne et de la BBC, et une exposition montrant les activités de l'OMS a eu lieu au Caire. On a réuni et distribué à la presse des photographies se rapportant à l'oeuvre de l'OMS. Un document sur les activités de l'Organisation Mondiale de la Santé
à l'emploi du code télégraphique AA ont été discutées par les gouvernements de la région ; certains d'entre eux les ont adoptées toutes deux. Des rapports sur les pèlerinages de 1950 et 1951
ont été reçus des autorités sanitaires de l'Arabie
Saoudite et d'autres pays de la région, ainsi que de la Station d'Informations épidémiologiques de Singapour, et transmis au Siège. Durant cette année, le Bureau régional a réglé ou résolu neuf différends
dans la Région de la Méditerranée orientale a été rédigé en anglais, en français et en _arabe_ et a fait l'objet d'une large diffusion, de même que d'autres documents de l'OMS établis soit au Siège, soit sur place. Une importance particulière a été accordée à la mission internationale d'enseignement médical en Iran et au projet concernant le béjel et la syphilis en Irak.
Activités entreprises par les divers gouvernements avec l'aide de l'OMS Les activités qui ont été ou qui seront financées au moyen des fonds de l'assistance technique sont indiquées par un astérisque. Aden
mai 1951. Il a réalisé des progrès appréciables, malgré
En 1945, une enquête sur les écoliers de la colonie,
dont la population s'accroît rapidement (actuellement 120.000 personnes), a révélé que 56 % accusaient
une réaction positive à la tuberculine. Au cours des trois dernières années, les autorités ont mené une utte intensive contre la tuberculose, et le plan élaboré à cette fin est un exemple de ce que l'on peut faire dans un secteur relativement sous -évolué. Pour développer cette activité, les autorités sanitaires
les difficultés rencontrées au début, et il a gagné la confiance de la population et des autorités médicales. Plus de 90 % des personnes examinées se sont présentées à un dispensaire pour les familles, ouvert au cours du deuxième semestre, où. les maris, les femmes et les enfants sont traités ensemble. A la fin de 1951,
25.000 personnes avaient été examinées et 1.000 avaient été traitées pour des maladies vénériennes. Un
personnel chargé d'aider à l'éducation sanitaire a été mis à la disposition de l'équipe et a coordonné les efforts des différents organismes, gouvernementaux et autres, qui exercent leur activité dans les villages. Après le départ de l'équipe fournie par l' OEuvre
ont demandé à l'OMS et au FISE de les aider à organiser une campagne de vaccination par le BCG, qui commencera en janvier 1952. Des plans
ont été élaborés pour la vaccination de toute la
population de moins de 18 ans et pour la création d'un service permanent de vaccination au BCG. Au cours de l'année, des journaux médicaux ont été commandés à l'intention de la colonie d'Aden. Chypre
commune, qui, à la fin de juin, avait pratiqué la tuberculino- réaction sur deux millions de personnes, la campagne de vaccination par le BCG a été poursuivie et développée en Egypte par le Gouvernement,
Une petite quantité de publications médicales ont été commandées en 1951 à l'intention de Chypre. Egypte
avec l'aide de l'OMS et du FISE. Afin de pouvoir faire subir le test à quatre autres millions de personnes, on projette de poursuivre cette campagne pendant deux ans. D'autres recherches sont effectuées
par une équipe spéciale, fournie par le Bureau de Recherches sur la Tuberculose de Copenhague, qui est arrivé à Tanta le ler octobre. Le centre de produc-
Sur la demande du Gouvernement, un centre de démonstrations pour la lutte antivénérienne a été établi à Tanta et a commencé de fonctionner en
tion de BCG d'Agouza, au Caire, créé avec l'aide du FISE, a été agréé par l'OMS en novembre et a commencé ses opérations.
126
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
démonstration et de formation technique pour la campagne antituberculeuse qui doit être entreprise
On a également projeté la création d'un centre de
au Caire au début de 1952.* Ce centre coordonnera les activités de tous les services antituberculeux existants, et un comité mixte du projet, représentant tous les services intéressés, sera constitué en vue de
L'OMS a fourni deux experts pour les cours régionaux de formation technique en matière de statistique démographique et sanitaire, qui ont lieu au centre créé au Caire. Au cours de l'année, dix bourses ont été accordées, toutes pour des études hors de la région. Ces études
contrôler leur fonctionnement. Des experts de la bronchoscopie, de la chirurgie thoracique et d'autres branches participeront à la mise en oeuvre de ce projet.
portaient sur un grand nombre de questions, et
née.* Un expert de l'administration de la santé publique, fourni par l'OMS, a procédé à une étude détaillée du projet, qui prévoit
Les préparatifs concernant la zone de démonstrations sanitaires que l'on se propose de créer dans le district de Calioub se sont poursuivis pendant l'anl'élargissement du projet -pilote de Sindibis. Un plan d'opérations a
notamment sur l'hygiène du travail, l'art dentaire, la tuberculose, l'hygiène de la maternité et de l'enfance et l'éducation sanitaire. Un certain nombre d'ouvrages médicaux ont été commandés par l'Egypte, et quelques brochures ont été également fournies. Ethiopie
vernement ; vers la fin de l'année, on recrutait du personnel. L'Organisation des Nations Unies, sur la demande
été mis au point et présenté à la signature du Gou-
Le conseiller régional a visité le pays pour discuter les plans relatifs à un projet de lutte antivénérienne.*
A la fin de l'année, on procédait au recrutement d'un administrateur de la santé publique chargé d'aider le Gouvernement à renforcer ses services sanitaires. *
du Gouvernement de l'Egypte, étudie actuellement toute la région. On espère que cet institut comprendra
avec l'OMS le projet de création d'un institut de réadaptation pour les aveugles,* qui desservira des ateliers, un centre de recherches sur les causes et la prévention de la cécité, et une école pourvue d'une presse à imprimer en caractère Braille arabes. L'expert qui a été désigné pour veiller à l'exécution de ce projet est déjà sur place. Gouvernement de l'opportunité de prévoir, dans les cours donnés en Egypte aux infirmières, la formation
Le Gouvernement a également demandé l'aide de l'OMS pour une action antituberculeuse.* L'OMS projette d'effectuer une enquête initiale et de fournir, dans une certaine mesure, des services pour le dépistage, le diagnostic et, si possible, le traitement ambulatoire ; on espère ainsi stimuler l'intérêt de
la population afin de pouvoir organiser un service de lutte antituberculeuse. A la suite de la visite d'un expert en 1950, le traitement de 700 lépreux a été entrepris en 1951.* Ces
Les conseillers de l'OMS ont discuté avec le
malades seront traités au sulfétrone pendant un an. Un autre spécialiste de la lèpre sera envoyé, au début de 1952, pour effectuer un enquête ainsi que des études cliniques et pour donner des avis sur les léproseries
technique d'infirmières d'hygiène publique et de sages- femmes.
Le Gouvernement a demandé à l'Organisation Mondiale de la Santé et au FISE de l'aider à installer
d'Addis -Abéba et de Harrar. Des fournitures ont été également envoyées. L'enquête sur la fréquence de la bilharziose, effectuée par un expert de l'OMS, a été étendue à l'Ethiopie vers la fin de l'année. Seize bourses d'études (dont une au titre de l'assistance technique) ont été accordées pendant l'année : dix à des étudiants en médecine et cinq à des élèves infirmières.
une fabrique de DDT.* L'OMS a fourni un expert chargé de rechercher quelles sont les matières premières qui peuvent être obtenues sur place et d'évaluer le montant des dépenses. Les plans concernant
ce projet ont été approuvés en novembre par le
Conseil d'administration du FISE. Vers la fin de l'année, des avis ont été donnés par un expert de la santé mentale. Un programme de recherches sur le trachome a été
également mis en oeuvre, et un chargé de cours sera envoyé, en 1952, au Giza Memorial Hospital. Vers la fin de l'année, un expert -conseil de l'OMS a fait une enquête sur la pellagre, et un autre expert a entrepris une enquête sur l'efficacité des molluscocides dans la lutte contre la bilharziose. Des discussions ont eu lieu sur la possibilité de construire une usine pour la fabrication des antibiotiques et de fonder un institut de formation technique pour les inspecteurs sanitaires.* L'OMS fournira également une mission d'enseignement de l'hygiène publique,* et elle fera procéder à une enquête sur l'hygiène du travail et sur les maladies professionnelles. *
Des revues et des ouvrages médicaux ont été commandés et fournis à l'Ethiopie. Iran
Un conseiller pour l'administration de la santé publique, envoyé auprès du Gouvernement, est entré en fonctions vers la fin de l'année.* La campagne antipaludique que le Gouvernement a entreprise, sur le plan national, et à laquelle l'OMS a contribué, a progressé de façon remarquable. D 'après les derniers comptes rendus, cette activité est de plus
en plus appréciée, et le Gouvernement a accordé une subvention importante afin qu'elle soit poursuivie. A la fin de l'année, un tiers environ de la population exposée à l'infection se trouvait protégé. Les opéra-
REGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
127
tions se sont concentrées principalement sur le littoral de la mer Caspienne, à Kharaj, à Bouchir, à Shirag,
effectué 2.762 tests sérologiques. Un cours de forma-
tion technique pour la lutte antivénérienne a été donné, au centre, du 21 juillet au 3 septembre ; il a été suivi par les membres de l'équipe nationale et par un boursier de l'OMS venant du Pakistan. Le traitement des maladies vénériennes a commencé dans ce centre le leT août, et, en octobre, on a entrepris une campagne en série qui permettra de traiter, pendant les trois prochaines années, de 40.000 à 50.000 personnes par an. Les plans d'une campagne de vaccination au BCG, qui doit commencer en janvier 1952, avec l'aide de l'OMS et du FISE, ont été mis au point et présentés au Conseil d'administration du FISE. Cette campagne sera entreprise tout d'abord dans les grandes villes d'Irak ; elle a pour objectif de pratiquer des tests sur environ 800.000 enfants et adolescents au cours d'une période de deux ans. Le vaccin sera envoyé du Caire. L'OMS projette également d'aider à créer, à Bagdad, un centre antituberculeux comprenant un laboratoire d'analyse. *
et à Bender -Abbas, oû l'on a constaté la présence d'Aëdes subpictus, bien que rien ne prouve que cet anophèle soit le vecteur de la maladie. Une mission d'enseignement médical, organisée sous les auspices de l'OMS et de l'Unitarian Service Committee, s'est rendue en Iran au mois d'octobre, sur la demande du Gouvernement.* Elle comprenait huit des experts qui avaient pris part à la mission en
Israël et qui sont allés à l'Université de Téhéran pour donner le même enseignement. Elle groupait des experts des spécialités suivantes : neurochirurgie, pédiatrie, chirurgie générale et thoracique, radiologie, anesthésiologie en enseignement médical. (Pour de plus amples détails, voir sous «Israël ».) Ses travaux ont été couronnés de succès, et le Gouvernement a demandé
l'envoi d'une mission analogue dans deux ans. Le conseiller régional pour les maladies vénériennes a visité l'Iran, vers la fin de l'année, afin de discuter de la création d'un centre de démonstrations
et de formation technique de personnel sanitaire pour la lutte antivénérienne. Le Gouvernement a signé un accord prévoyant la mise en oeuvre d'un projet en 1952.*
Un expert -conseil de l'OMS a procédé, durant l'année, à une enquête sur l'éducation sanitaire et a recommandé que le Gouvernement nomme un éducateur sanitaire qualifié au Ministère des Affaires
L'Organisation ayant été priée d'examiner s'il était possible de pratiquer simultanément la vaccination au BCG et la vaccination contre la variole, la question a été étudiée par le Bureau de Recherches
sur la Tuberculose de Copenhague, et il est tenu compte de cette étude dans les plans d'une campagne
sociales, charge un médecin militaire d'améliorer l'éducation sanitaire dans l'armée et prenne des dispositions pour poursuivre la campagne d'éducation sanitaire et pour établir une liaison étroite avec les conseillers de l'OMS. Le Ministre de l'Education a décidé de nommer un fonctionnaire qui consacrera une partie de son temps à cette question. A la fin de
de vaccination au BCG qui sera entreprise, en janvier 1952, avec l'aide de l'OMS et du FISE. L'OMS projette également d'aider le Gouvernement dans l'exécution des projets suivants, au titre de l'assistance technique : lutte contre le trachome, enquête sur les conditions sanitaires dans l'industrie, formation professionnelle des infirmières, développe-
secteur de Dujailah était en cours d'examen.* Pendant les derniers mois de l'année, un expert conseil de l'OMS a entrepris, à la demande du Gouvernement, une enquête sur l'hygiène rurale * et, au cours de l'année, un autre expert -conseil en adminis-
l'année, un projet d'éducation sanitaire dans le
technique pour la tuberculose et l'hygiène de la maternité et de l'enfance. A la fin de l'année, on recrutait du personnel pour ces projets.* Des journaux médicaux et des microfilms ont été fournis à l'Iran. Sept bourses ont été accordées, dont une pour le cours de statistique organisé au Caire. Deux de ces bourses étaient financées au moyen des fonds de l'assistance technique. Irak Un projet de lutte contre le béjel et la syphilis a été entrepris, avec l'aide de l'OMS et du FISE, au début de l'année.* Le principal centre est établi à Bagdad, où un laboratoire a été achevé en mars. Les équipes itinérantes ont traité les tribus de bédouins dans les Liwas de Ramadi (Hit), d'Amara, de Basso-
ment des centres de démonstration et de formation
tration de la santé publique, qui faisait partie d'une mission envoyée dans le pays sous les auspices de la
Banque Internationale, a achevé ses travaux. Un expert -conseil de l'OMS pour la santé mentale a effectué également une enquête vers la fin de l'année.
L'enquête préliminaire en vue d'un programme de lutte contre le paludisme s'est terminée en juillet ; on a dressé un plan d'opérations visant un projet de
lutte et de formation antipaludique dans la vallée du Tanjero, Liwa de Sulaimani, qui compte environ 40.000 habitants.* En février, un expert -conseil de l'OMS a effectué
en Irak une enquête générale sur l'alimentation et la nutrition. Il a constaté que les connaissances de la population dans ce domaine et sa situation alimentaire étaient insuffisantes et que les enfants pré-
ra et de Mossoul. Dans. le Liwa de Ramadi, des
prises de sang ont été effectuées, en dépit d'une assez
sentaient des signes de carence alimentaire. Il a recommandé que le Gouvernement crée un laboratoire de nutrologie ou un institut chargé d'étudier la valeur nutritive des divers aliments et, en particulier, la teneur en vitamines des denrées alimentaires les plus communes ; qu'il encourage le corps médical
vive opposition. L'enquête effectuée dans le Liwa d'Amara s'est terminée en mai ; l'équipe a examiné
2.881 personnes, en a traité 1.465 à la pénicilline et a
128
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
à examiner périodiquement l'état de la population à cet égard, en particulier celui des enfants, et qu'il propage parmi la population les connaissances se rapportant à l'alimentation et à la nutrition. Un expert de l'OMS a donné des avis sur la lutte contre la rage, et, vers la fin de l'année, une enquête a été menée sur la fréquence de la bilharziose dans la
du Gouvernement, de l'Université, de l'association des médecins et de la caisse d'assurance -maladie. Au cours de cinq séances d'une demi-journée, ils ont examiné les problèmes que pose la formation technique des étudiants en médecine, des médecins diplô-
partie nord du pays.
On a recruté du personnel pour une équipe de démonstrations d'hygiène de la maternité et de l'enfance, créée en commun par le FISE et l'OMS, qui commencera ses travaux en 1952. Des médicaments et du matériel seront également fournis.* Trois bourses d'études ont été accordées, en 1951, dont deux pour l'administration de la santé publique. Israël
més et du personnel auxiliaire. Les médecins israéliens ont manifesté le plus vif intérêt pour les travaux de cette mission. Comme suite à la proposition du Gouvernement d'établir un centre antituberculeux à Tel -Aviv, le conseiller régional pour la tuberculose s'est rendu en Israël. Des plans détaillés ont été élaborés, et, à la fin de l'année, on recrutait du personnel pour l'exécution de ce projet, qui doit commencer en 1952. Il comprend notamment la formation technique d'infirmières d'hygiène publique. Un expert- conseil de l'OMS a été envoyé auprès du Gouvernement pour lui fournir des avis sur la lutte antivénérienne.
Le programme de lutte contre la rage, entrepris en octobre 1950, a été poursuivi, et l'immunisation a
été pratiquée dans la région comprise entre Haifa, Tel -Aviv et la frontière de la Jordanie, où les cas de rage sont les plus fréquents. En vue de l'exécution de ce programme, du virus avianisé provenant des Etats-
Unis d'Amérique a été conservé à Tel -Aviv dans des réfrigérateurs et distribué dans des bouteilles thermos aux vétérinaires de l'OMS. En même temps, on a entrepris une campagne contre les chacals, qui qui sont le vecteur le plus dangereux de la maladie. Une mission d'enseignement médical, constituée sous les auspices de l'OMS et de l'Unitarian Service
A la fin de l'année, des négociations étaient en cours pour un certain nombre de projets au titre de l'assistance technique : réadaptation et réinstallation des émigrants physiquement diminués, lutte contre les maladies transmises par les insectes, envois de médicaments et fournitures du FISE destinées aux centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance. On envisageait également une aide en vue de la création
d'un laboratoire de vaccins et de sérums et d'un titre de l'assistance technique) ont été accordées
laboratoire central d'analyses.* Au cours de l'année, neuf bourses (dont une au pour un grand nombre de questions d'hygiène publique et de questions médicales d'ordre général ; une d'entre elles portait sur l'administration de la santé publique et deux autres sur l'administration hospitalière.
Committee, a visité le pays en septembre.* Elle comprenait des spécialistes des sciences médicales fondamentales (physiologie, pharmacologie, bio-
chimie), des sciences cliniques (médecine interne, pédiatrie, anesthésiologie, neurochirurgie, chirurgie générale, thoracique et orthopédique) et des diverses branches de la santé publique (administration de la santé publique, épidémiologie et génie sanitaire),
Des ouvrages médicaux et des brochures ont été également fournis.
ainsi qu'un conseiller pour l'enseignement de la
médecine. Sous la conduite de spécialistes d'Israël, ils ont effectué des enquêtes dans leurs domaines respectifs et aidé les autorités sanitaires nationales et locales à résoudre certains des problèmes les plus difficiles.
Jordanie, Royaume Hachimite de
Les experts de la santé publique sont
demeurés en Israël pendant deux mois, et les autres spécialistes y ont passé quatre semaines pour faire la démonstration de techniques nouvelles, principalement à Tel -Aviv et à l'Université de Jérusalem, puis ils se sont rendus en Iran. Ils ont pris part à des visites médicales quotidiennes dans les services de malades, à des colloques et à des conférences clinico- pathologiques et autres, procédé à des opérations chirur-
Un plan détaillé de lutte et de formation antipaludique a été établi pour la vallée de Ghor (Jordanie). Le conseiller régional pour la tuberculose a visité le pays afin de discuter un programme de lutte antituberculeuse et de vaccination au BCG, pour lequel le Gouvernement avait demandé une aide. Toutefois, vers la fin de l'année, le Gouvernement a dû limiter
le nombre des demandes qu'ils avait adressées à
gicales, donné des démonstrations pratiques des nouvelles techniques de laboratoire et exécuté un vaste programme de conférences s'adressant à des centaines de médecins du pays et de membres du personnel de la santé publique. Ils ont discuté de façon très approfondie tous les problèmes concernant l'enseignement de la médecine avec les représentants
l'OMS pour des raisons d'ordre financier. Une liste de priorités est actuellement à l'examen. L'activité concernant les réfugiés de Palestine en Jordanie est décrite dans le chapitre 18. Quatre bourses d'études ont été accordées au titre du programme ordinaire : l'une portait sur l'administration de la santé publique ; deux sur les maladies transmissibles, et la quatrième était une bourse intra -régionale pour l'étude de la paludologie. Deux autres bourses ont été octroyées au titre de l'assistance technique.
RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
129
Des revues et des ouvrages médicaux ont été fournis au Royaume Hachimite de Jordanie. Liban
A la fin de l'année, deux infirmières d'hygiène publique de l'OMS ont été nommées conseillers auprès du Ministère de la Santé Publique, pour aider
En septembre, une équipe de l'OMS a commencé une démonstration de lutte antipaludique en effectuant une enquête dans la plaine d'Akkar, dans plu-
sieurs parties du Békaa, sur le littoral et dans la
à l'organisation de cours d'hygiène publique.* En 1951, on a commencé à recruter du personnel pour un centre de démonstration d'hygiène de la maternité et de l'enfance.* Ce projet sera poursuivi en 1953 par l'OMS et par le FISE.
région voisine de Tyr.* La plaine d'Akkar, où vivent
20.000 habitants, passe pour être hyperendémique (l'indice splénique est de 80 %), et elle n'a jamais été soumise à une action antipaludique. La partie centrale du Békaa, où la Near East Foundation applique des mesures antipaludiques depuis 1945, est, paraît -il,
pour des cours régionaux d'éducation sanitaire et de statistique. Cinq étaient financées à l'aide des fonds de l'assistance technique. Des revues médicales
Huit bourses d'études ont été accordées, dont deux
actuellement indemne du paludisme, mais dans d'autres secteurs il est nécessaire de procéder à des enquêtes et d'entreprendre la lutte. D'après les rapports, les mesures antipaludiques appliquées par le Gouvernement sur le littoral ont été couronnées de succès ; toutefois, les villages situés dans les vallées
ont été commandées à l'intention du Liban, et des brochures lui ont été fournies. L'activité concernant les réfugiés de Palestine est décrite dans le chapitre 18. Pakistan
qui descendent vers la mer n'ont fait l'objet que d'enquêtes partielles. Ce projet sera poursuivi en 1952, et l'on envisage de lui donner plus d'extension, grâce à l'aide fournie par l'OMS et par la FAO, en le faisant porter également sur l'amélioration de l'hygiène rurale et l'agriculture.*
Les projets de démonstrations de lutte antipaludique, dont l'exécution avait commencé en 1949, dans le Pakistan oriental, ont été achevés le 31 janvier 1951. Des pulvérisations ont été effectuées sur plus de 193 milles carrés dans une région d'accès particulièrement difficile ; elles ont été appliquées à 182.000 constructions environ et 260.000 personnes ont été protégées ; les frais se sont élevés à $0,16 sion de la maladie, aussi les opérations ont -elles été effectuées pendant la saison sèche. Leur incidence sur
L'expert -conseil qui a effectué l'enquête sur la nutrition en Irak a procédé à une enquête analogue au Liban ; ses conclusions ont été à peu près identi-
par personne. On a constaté que la période qui précède la mousson est favorable à la transmisl'indice splénique, sur l'indice parasitaire et sur la morbidité a été remarquable, et la capacité de travail de la population indigène a augmenté de 15 % à 40 %. Avec l'aide du FISE, qui fournissait gratuitement une
ques. Le Gouvernement a déjà créé un comité national de l'alimentation et de la nutrition, présidé par le Directeur de la Santé publique, et une proposition tendant à la création d'un laboratoire ou d'un institut de nutrologie est actuellement à l'étude. Les augures sont favorables à la mise en oeuvre d'un programme efficace de la nutrition au Liban.
tonne de DDT pour chaque tonne fournie par le
L'expert de la santé publique que l'OMS a placé comme conseiller auprès du Gouvernement du Liban
a aussi exercé les fonctions de professeur de santé publique et de médecine préventive à l'Université américaine de Beyrouth.* Quatre nouveaux cours ont été inaugurés en octobre ; 65 bourses pour des cours de santé publique ont été accordées à des spécialistes de la technologie médicale et des recherches de laboratoire, à des hygiénistes et à des infirmières d'hygiène publique par les Etats -Unis d'Amérique,
pays, le Gouvernement a poursuivi et amplifié son activité dans le Pakistan occidental aussi bien que dans le Pakistan oriental. Les résultats de l'enquête concernant le kala -azar, effectuée en 1950 par l'équipe consultative de l'OMS
pour le paludisme, a donné, au premier examen, 8,35 % de résultats positifs. Mais lorsqu'on a examiné
à nouveau 2.153 enfants pour lesquels les premiers
résultats avaient été négatifs, dans une région où avaient été pratiquées des pulvérisations de DDT, on a constaté une fréquence de 1,85 % seulement de résultats positifs. On peut en conclure que les pulvérisations de DDT contribuent, de façon sensible, à entraver la transmission du kala -azar. Le FISE et l'OMS ont pris en commun des dispo-
au titre du Programme du Point IV. D'autre part, des conférences de médecine préventive et d'hygiène ont été données à l'Université française de Beyrouth.
L'Université américaine a organisé un colloque de médecine tropicale, auquel ont participé les conseil-
sitions pour aider le Gouvernement à créer une Siège,
lers régionaux de l'OMS pour le paludisme, la
fabrique de DDT, et un expert de l'OMS, venant du
tuberculose et les soins infirmiers. Le Liban a demandé une aide pour créer, à l'Université américaine de Beyrouth, un laboratoire régional de production de microfilms ; ce laboratoire
a effectué une enquête préliminaire pour
desservirait tous les pays de la région.
déterminer si les conditions préalables pourraient être. réalisées.* On a établi un plan d'opération, selon lequel l'exécution du projet commencerait dès que le Gouvernement aura mis en marche une usine pour la production de soude caustique et de chlore.
130
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
On a étudié également la possibilité de produire des antibiotiques et, notamment, de la pénicilline. En août, un centre de lutte antituberculeuse et de formation technique * a été ouvert à Karachi, avec l'aide de l'OMS et du FISE. L'accueil de la population a été favorable, et l'exécution du projet se poursuit de façon satisfaisante. L'infirmière d'hygiène publique attachée à l'équipe de l'OMS a donné une série de conférences dans divers hôpitaux de Karachi. On espère inaugurer un centre analogue à Dacca, au cours du second semestre de 1952.*
Le conseiller régional pour les soins infirmiers s'est rendu dans le pays, en juin, pour examiner la nécessité de former des infirmières d'hygiène publique.
A la suite de cette visite, on a mis au point des plans visant la création d'une école d'infirmières à Dacca ; l'OMS fournira des chargés de cours et des bourses
d'études et le FISE enverra des fournitures et du matériel.*
Le Gouvernement, avec l'aide de l'OMS et du
Au cours de l'année, 11 bourses d'études ont été accordées au Pakistan, dont deux sont administrées par l'OMS pour le compte du FISE. Les questions étudiées comprennent le génie sanitaire, l'adminis-
FISE, poursuit la campagne de vaccination au BCG que l'équipe de l'OEuvre commune avait interrompue en juillet. A cette époque, un million environ de tests à la tuberculine avaient été effectués, et 300.000 per-
tration de la santé publique, la tuberculose et les
sonnes avaient été vaccinées. En attendant que le centre de production de Karachi soit en pleine activité, au début de 1952, le vaccin sera envoyé de Copenhague.
maladies vénériennes. Deux des bourses (maladies vénériennes) sont des bourses intra- régionales qui permettront à leurs titulaires de travailler avec les équipes de l'OMS en Egypte et en Irak ; un autre des boursiers suivra le cours de statistique donné à Colombo.
On a dressé des plans pour créer des centres de démonstrations et de formation technique pour la lutte antivénérienne à Karachi en 1952, et à Chittagong en 1953 ; * vers la fin de l'année, les négociations
Des ouvrages médicaux ont été commandés à l'intention du Pakistan, qui a reçu. des brochures, des catalogues et des photostats de tirés à part. Arabie Saoudite
concernant ces projets touchaient à leur fin. Les plans relatifs au centre de Karachi comprennent un programme sanitaire portuaire.
Le Groupe mixte OIHP /OMS d'études sur le Choléra a recommandé, au cours de sa troisième session,2 qu'une équipe opérant sur place effectue
immeuble qui servira de station de quarantaine pour les pèlerins, dans le port de Djeddah.* Ce
En septembre, on a entrepris la construction d'un
projet, auquel collabore l'OMS, est plus important
une enquête dans le Pakistan oriental et le Gouvernement a demandé à l'OMS de l'aider dans l'exécution de ce projet.* En 1951, un ingénieur sanitaire de l'OMS, attaché à l'équipe, a effectué une enquête sur le choléra dans cette partie du pays et a aidé le Gouvernement à établir un plan d'opérations. Ses propositions ont été soumises, pour observation, au Comité d'experts du Choléra, qui a tenu une session à New -Delhi en décembre. On envisage d'envoyer l'équipe dans une zone de la province du Bengale oriental (Pakistan). Un centre de formation technique et de démonstrations d'hygiène de la maternité et de l'enfance *
mie celui qui avait été tout d'abord envisagé ; il comprend un hôpital général, une école pour la formation professionnelle des infirmières et du personnel auxiliaire, un hôpital et un camp d'isolement pour les personnes atteintes de maladies infec-
tieuses, ainsi qu'un laboratoire. Le chef du service épidémiologique du Bureau régional s'est rendu dans le pays à deux reprises, au cours de l'année, la première fois pour discuter le programme et le budget et la deuxième fois, pour reviser les plans de la station quarantenaire et obtenir la signature des accords. L'OMS fournira des experts qui donneront leurs avis au Gouvernement sur le développement de ses services de quarantaine ; elle enverra également un expert de laboratoire, des fournitures et du matériel. Lorsqu'une epidémie depeste a été signalée, au mois de juillet, en Arabie Saoudite et au Yémen, un expert conseil de l'OMS s'est rendu sur place avec la mission médicale égyptienne pour procéder à des investigations. D'après son rapport, il n'y avait pas de cas
fonctionne à Lahore depuis janvier. L'OMS et le FISE prêtent leur aide à ce centre, où le nombre des élèves- infirmières inscrites s'est élevé à 85 au cours
des neuf premiers mois. Il est déjà manifeste que l'équipe de l'OMS qui a aidé au fonctionnement de ce centre a stimulé les activités d'hygiène de la maternité et de l'enfance et les soins infirmiers dans le Pendjab occidental. Le Gouvernement a également demandé une aide pour la création de centres d'hygiène de la maternité et de l'enfance à Karachi,
de peste ou de choléra à Djeddah, à la Mecque, la peste dans le port de Djeddah a été élaboré. Il prévoit l'envoi d'un expert à court terme et d'un spécialiste de l'assainissement, la protection de
à Peshawar et à Dacca.* Le conseiller régional spécialiste de ces questions s'est rendu au Pakistan
à Médine et à Taïf. Un plan détaillé de lutte contre
pour y inspecter les emplacements proposés et a établi un plan d'opération pour chaque centre. L'exécution de ces projets commencera en mars 1952. 2 Org. ,pond. Santé: Sér. Rapp. teche. 1950, 18. 9
100.000 personnes à Djeddah et dans les villages voisins et des possibilités de formation technique pour le personnel local. Des mesures de dératisation seront également prises dans les ports du pays.
RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
131
Un paludologue de l'OMS a effectué une enquête préliminaire sur la fréquence du paludisme dans le pays et un accord a été ensuite signé avec le Gouvernement ; cet accord prévoit une aide pour un programme de démonstrations de lutte antipaludique.* Le conseiller régional pour les maladies vénériennes a visité également l'Arabie Saoudite pour mettre
miers, la lutte contre le béjel et la syphilis et la créa-
tion d'un centre d'hygiène de la maternité et de l'enfance. Le projet de lutte contre le béjel et la syphilis prévoit une campagne massive. On fournira un équipe-
au point des arrangements concernant un projet de lutte antivénérienne qui comporte la formation
traitement en série.* D'autre part, un accord a été signé pour un programme de lutte contre la lèpre qui serait exécuté en 1952. L'OMS fournira également un conseiller en matière d'administration de la santé publique. Au titre du programme ordinaire, quatre bourses
technique du personnel, des tests sérologiques et un
ment transportable pour les tests sérologiques. Les plans concernant ce projet, une fois mis au point, ont été approuvés par le Conseil d'administration du FISE, et les travaux commenceront au début de 1952. *
cution du programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance. * Du personnel a été recruté pour ce centre qui doit servir à la fois aux démonstrations
L'OMS et le FISE contribuent ensemble à l'exé-
d'études ont été accordées pendant l'année -à des étudiants en médecine pour études à l'Université d'Alexandrie. L'Arabie Saoudite a également reçu des ouvrages médicaux et des cartes. Somalie
et à la formation technique. Il s'ouvrira à Damas au début de 1952. Il formera tout d'abord des infirmières de -« casa» (infirmières de d- istrict) -et des médecins de « casa » (médecins de district), puis des
médecins, des sages- femmes, des étudiants et des infirmières d'hygiène publique.
Au cours des quatre derniers mois de l'année, un expert de l'OMS a donné des avis aux gouvernements sur des questions générales se rapportant aux soins infirmiers.* Des progrès ont été réalisés dans le projet commun OMS /FAO qui vise à augmenter la production de den-
La fréquence de la bilharziose a fait l'objet d'une enquête de la part d'un expert -conseil de l'OMS en 1951, et un expert de la santé publique envoyé par
l'OMS a collaboré à une enquête sur les besoins sociaux et économiques du pays. Soudan
A la demande du Gouvernement, le conseiller régional pour l'administration de la santé publique a visité le Soudan afin de discuter notamment un plan décennal visant le développement des services
médicaux. Ce plan, fondé sur le principe qu'il faut accorder à la médecine préventive autant d'importance qu'à la médecine curative, prévoit l'augmentation du nombre des spécialistes, le développement des services hospitaliers et l'extension des services médicaux aux provinces grâce à une décentralisation
progressive. Pour aider à l'exécution de ce programme, l'OMS nommera deux professeurs qui enseigneront à l'école de médecine.* Le Gouvernement envisage également une cam-
rées alimentaires et à améliorer le niveau sanitaire.* En vue d'organiser cette démonstration, le fonctionnaire régional d'hygiène publique chargé de l'élabo -, ration des plans et le représentant de la FAO en Syrie ont visité, au cours de l'année, le district de Djézireh. Ils ont constaté que l'agriculture y était déjà en plein développement, mais que la récente augmentation de la récolte de blé et de coton avait porté préjudice à la récolte de riz. Le Gouvernement étudiait également deux projets qui devaient être exécutés simultanément : l'un pour démontrer l'efficacité des méthodes de lutte contre la bilharziose, maladie dont souffrent les populations riveraines du Balik et du Djerrahi, l'autre pour protéger la population contre le paludisme par des pulvérisations de DDT et pour
améliorer son niveau de vie grâce à l'éducation sanitaire. Un expert -conseil de l'OMS a effectué également une enquête sur la fréquence de la bilharziose dans cette zone.
pagne de vaccination au BCG et la création d'un centre antituberculeux, associé à un hôpital pour les maladies pulmonaires, où du personnel auxiliaire pourra être formé. L'OMS a soumis des propositions détaillées concernant ces projets. Cinq bourses ont été accordées au cours de l'année :
Le conseiller régional pour la tuberculose s'est rendu à Damas, au cours de l'année, afin de discuter avec le Gouvernement un projet de démonstrations et de formation technique. Les plans concernant ce projet ont été approuvés et leur exécution commen-
deux sont des bourses intra- régionales pour des études en Egypte et les trois autres sont destinées à permettre à leurs titulaires d'étudier, au Royaume Uni, les questions de quarantaine et d'administration de la santé publique. Syrie
cera en 1952. Le conseiller régional pour le BCG a visité également le pays afin de contrôler la bonne marche de la campagne de vaccination que le Gou-
vernement poursuit au moyen de vaccin desséché sous congélation, provenant de l'Institut Pasteur de Paris. L'expert- conseil en matière de nutrition a procédé
Aux termes de l'accord conclu avec le Gouvernement, l'OMS a fourni des avis sur les soins infir-
également à une enquête en Syrie, o$ ce problème suscite beaucoup d'intérêt. Il recommande d'effectuer l'analyse de divers aliments, d'inclure dans la forma-
132
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
tion technique du personnel médical et sanitaire des cours spéciaux sur la nutrition et de répandre dans le grand public la connaissance des principes fondamentaux en cette matière. Au cours de 1951, l'OMS a octroyé à la Syrie dix bourses d'études (dont deux au titre de l'assistance technique). Six d'entre elles sont des bourses intrarégionales. Les sujets étudiés comprennent l'éducation sanitaire, les maladies vénériennes, les mesures de quarantaine et la statistique. Les activités concernant les réfugiés de Palestine sont décrites dans le chapitre 18. Turquie
Le conseiller régional pour l'hygiène de la maternité
et de l'enfance a signalé, après avoir visité le pays, la nécessité de redoubler d'efforts dans ce domaine. En conséquence, sur la demande du Gouvernement, l'OMS a soumis les plans d'un centre de démonstrations et de formation technique qui serait créé en 1952.*
Le conseiller régional pour les soins infirmiers s'est rendu également dans le pays et a constaté une pénurie d'infirmières qualifiées assez grave pour
compromettre la mise en oeuvre du programme
En février, le centre de démonstrations et de formation technique d'Istamboul pour la lutte contre la tuberculose a été officiellement installé dans un immeuble permanent. Quatre cours réservés aux médecins et aux infirmières se sont terminés, ainsi qu'une série de démonstrations pratiques. L'équipe affectée à l'exécution de ce projet a étudié la fréquence et l'épidémiologie de la tuberculose dans des groupes spécialement choisis : enfants des écoles, étudiants de l'université, police, personnel des banques, forces
sanitaire. Le Gouvernement a signé des plans pour la création d'une école de formation professionnelle destinée aux diplômées et d'une école d'infirmières ; l'exécution de ces projets commencera en 1952.* Au cours de l'année, il a été décidé de mettre à la disposition du Gouvernement, pendant deux mois, un expert -conseil de l'OMS pour les maladies vénériennes. L'OMS fournira également de la pénicilline et d'autres fournitures pour l'exécution d'un projet pilote que l'on espère, en 1952, pouvoir transformer en un programme de lutte massive.* L'Institut vétérinaire de l'Etat, à Ettik, est devenu un centre mixte FAO /OMS de lutte contre la brucellose.
Douze bourses d'études (dont une au titre de
armées. A la suite de cette enquête, la fréquence de la tuberculose parmi les étudiants de l'université a été signalée au Gouvernement, qui a rendu obligatoire l'examen radiographique des étudiants nouvellement inscrits. L'équipe a aidé également le Gouvernement à lutter contre la tuberculose parmi les réfugiés turcs
l'assistance technique) ont été accordées au cours de
l'année pour l'administration de la santé publique, les soins infirmiers, l'hygiène de la maternité et de l'enfance, l'épidémiologie et autres questions. De la documentation médicale a été fournie à la Turquie. Yémen
venant de Bulgarie. Le fonctionnaire régional de la santé publique s'est rendu en Turquie, au cours de
l'année, pour examiner si l'OMS pourrait fournir une assistance supplémentaire au Gouvernement, afin de l'aider à résoudre le problème de ces réfugiés, mais il a constaté que les dispositions prises étaient
l'OMS de l'aider à combattre une épidémie qui n'avait pu faire l'objet d'un diagnostic précis. Un
rinage, le Gouvernement yéménite a demandé à
En juillet, immédiatement avant la saison de pèle-
satisfaisantes et qu'une aide supplémentaire n'était pas nécessaire. La coopération a été très étroite entre
l'OMS, le Gouvernement et la Ligue contre la Tuberculose, qui a aidé l'équipe d'experts de l'OMS à surmonter de nombreuses difficultés. Un expert de l'OMS pour la chimiothérapie de la tuberculose, désigné sur la demande du Gouvernement, a coordonné ses travaux avec ceux du centre antituberculeux. Des fournitures et du matériel ont été procurés pour l'exécution de ce deuxième projet.* On a établi les plans d'une campagne de vaccination au BCG, qui doit commencer en 1952 et durer quatre ou cinq ans. Elle a pour but de protéger huit millions d'enfants. L'équipe qui aidera à organiser cette campagne instruira en outre 36 équipes locales, qui pratiqueront chacune environ 5.000 injections par mois.
expert- conseil de l'OMS a accompagné la mission médicale envoyée par 1'Egypte pour procéder à une enquête. La présence de la peste, sous forme endémique, a été constatée dans la province de Khawlan, à la frontière de l'Arabie Saoudite. Plus de 60 villages
ont été examinés et l'on a identifié 137 cas de peste bubonique et un cas de peste pulmonaire. Les malades
ont été isolés dans les villages et six jeunes gens de Taig, après avoir reçu une formation technique p our la lutte contre la peste, ont été chargés de diriger les groupes qui opéreront dans toute la région. Selon les déclarations officielles, l'épidémie s'est terminée
le 15 septembre ; on estime qu'elle était d'origine sylvatique. En 1952, l'OMS fournira les services d'un
inspecteur sanitaire, qui coopérera à l'action prophylactique.
En 1951, un expert- conseil de l'OMS a procédé à une enquête sur la bilharziose dans le Yémen.*
MISSION D'ENSEIGNEMENT MÉDICAL EN IRAN
Une conférence clinique á l'Hôpital Pahlevi, Téhéran. lin médecin iranien présente un cas aux 'tudiants et au personnel de l'hôpital.
Le Dr Erik Warburg, Professeur de médecine à l versité de Copenhague, ausculte un malade cardiaque
Le Dr Carl Semb, Professeur de chirurgie à l'Université d'Oslo, dirige une opération à l'Hôpital Pahlevi.
devant le personnel et les étudiants de l'Hôpital Pahlevi.
MISSION
D'ENSEIGNEMENT MÉDICAL EN ISRAEL
Dr H. Osmond Clarke, de l'Orthopaedic Le
and Accident Hospital,
Londres, examine un malade du Home pour les enfants physiquement diminués (Jérusalem).
Le Dr Carl Evang, (Oslo),
Directeur général de la Santé publique
inspecte les installations et conditions sanitaires d'une colonie israélienne.
Le Dr John Gordon, de la Harvard School d'une conjonctivite.
of Public Health, examine un enfant affligé
Le
Sur les bords de la rivière Wadi Rubin, le Dr Evang cherche des mollusques vecteurs de la bilharziose.
Professeur de chirurgie (Université d'Oslo), vi-
Dr
Carl
Semb,
site en compagnie du Dr Joseph, de l'Ecole de médecine de Hadassah, une salle de l'Hôpital de Hadassah (Tel- Aviv).
CAMPAGNE ANTIVÉNÉRIENNE EN ÉGYPTE
Au Centre de démonstrations de Tanta, les instructeurs sanitaires de l'OMS et leurs collègues égyptiens expliquent aux agents des services sociaux les techniques de dépistage des maladies vénériennes.
Types de villageois de la zone du delta du Nil, où est menée la campagne antivénérienne.
. Dans l'attente d'un premier examen.
-
Infirmières opérant un prélèvement de sang pour les tests sérologiques.
1i
sérologistes de l'OMS et leurs collègues égyptiens effectuent un test.
Un des assistants de laboratoire égyptiens (à gauche) est initié aux dernières techniques de la sérologie.
CHAPITRE 16
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Au cours de l'année 1951, le Comité régional pour le Pacifique occidental a tenu deux sessions. Ce comité se compose des représentants des pays ci- après, dont le Gouvernement a son siège dans la région : Australie, Cambodge, Chine, Corée, Japon, Laos, Nouvelle Zélande, Philippines et Viet -Nam, ainsi que de ceux
des pays suivants, dont relèvent des territoires situés dans la région : Etats -Unis d'Amérique, France, Pays -Bas, Portugal et- Royaume -Uni. La première session du Comité régional devait se tenir en mars 1951, mais elle fut ajournée en raison de la situation internationale. C'est le 18 mai que le --
Infirmières, l'Union internationale contre la Tuberculose, la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge, les Special Technical and Economic Missions (STEM) of the Economic Co- operation Administration, là Fédération mondiale pour la Santé mentale et l'Association médicale mondiale). Les délégués des Etats et territoires de la région ont présenté des rapports sur les problèmes de santé et sur les activités sanitaires de leur pays, tandis que le Directeur régional a rendu compte des travaux du bureau. Après avoir examiné
comité s'est réuni, avec l'approbation de la Qua-
trième Assemblée Mondiale de la Santé et qu'il s'est constitué, au cours d'une session d'une journée, en intérieur. Le comité a recommandé que Manille soit choisie comme siège du Bureau régional, il a désigné le Directeur régional et pris une décision sur le lieu et la date de sa deuxième session. Le Bureau temporaire pour le Pacifique occidental a
le programme de 1952, le comité a adopté, avec certains amendements, les prévisions budgétaires et le programme proposé pour 1953. Il a également été saisi du programme général de travail pour une période déterminée. La création, au sein des adminis-
élisant son bureau et en adoptant son règlement
trations sanitaires nationales, de sections distinctes chargées des questions sanitaires internationales,
les consultations avec le Bureau régional lors de l'élaboration, par les Etats Membres, de programmes sanitaires à long et à court terme, l'intensification
des mesures nationales intéressant l'hygiène et la santé et tendant à prévenir la propagation des maladies quarantenaires, ont fait l'objet de recommandations du comité. Celui -ci a également exprimé le voeu que les gouvernements tiennent compte, dans leurs programmes futurs, des recommandations du Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Alimentation et de la Nutrition ; que soient établis des programmes nationaux pour la protection de l'enfance ainsi que des consultations avec le Bureau régional du FISE
continué de fonctionner à Hong -kong jusqu'en juin 1951, c'est -à -dire jusqu'à l'établissement du Bureau régional à Manille. On a adopté une structure organique qui semblait répondre aux besoins actuels de la région et l'on a procédé au recrutement d'un personnel international et local. C'est à Manille que le personnel local a été recruté en majeure partie. Afin d'éviter le plus possible une désorganisation du
bureau, d'assurer la continuité des travaux et de permettre au personnel de mener à bien la préparation de la deuxième session du Comité régional, on local recruté à Hong -kong. A cette deuxième session, qui s'est tenue à Manille
a transféré à Manille, en plusieurs étapes, tout le personnel international et une partie du personnel du 18 au 21 septembre, ont assisté des délégués de tous les pays mentionnés ci- dessus, à l'exception de la Nouvelle -Zélande et du Portugal (de leur côté, l'Australie et les Etats -Unis d'Amérique n'ont envoyé que des observateurs) ainsi que des représentants de l'OIT, de l'UNESCO, du FISE et des observateurs de plusieurs organisations non gouvernementales et intergouvernementales (l'American College of Chest Physicians, l'Association des sociétés médicales d'Extrême- Orient, le Conseil international des 1
sur la nature et l'importance d'une aide commune éventuelle en vue de la réalisation de programmes médicaux au Cambodge, au Laos et au Viet -Nam ; et que l'OMS accorde une place plus importante au matériel et aux fournitures destinés à des projets médicaux et de santé publique. A l'ordre du jour figuraient, également, les questions suivantes : fournitures d'insecticides aux pays de la région, continuité dans la représentation des divers pays aux réunions
de l'Organisation Mondiale de la Santé, rapports annuels des Etats Membres, et collaboration des Etats Membres dans le domaine de l'information. Le Comité régional a décidé que, lors de sa prochaine session, pendant le deuxième ou la troisième semaine de septembre 1952, à Saïgon, des discussions tech-
niques seraient organisées sur l'enseignement et la formation du personnel médical et de santé publique. Le Gouvernement des Philippines a mis à la disposition du Bureau régional de Manille, un édifice en béton, de deux étages, situé dans le 25me Rue, Port Area. Un bâtiment plus petit, contigu à cet édifice, et
Cette région, telle qu'elle a été délimitée par la Première
Assemblée Mondiale de la Santé (Actes off. Org. mond. Santé,
13, 80, 330), et modifiée par les résolutions WHA3.118 et Chine, Corée, Japon, Laos, Nouvelle -Zélande, Philippines, Viet -Nam et, à titre provisoire, la Malaisie. WHA4.86, comprend les pays suivants : Australie, Cambodge,
qui était occupé précédemment par le Community
- 133 -
134
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Chest of Greater Manila, permettra de procéder à d'éventuels agrandissements. Le 22 juillet, les conditions de fonctionnement du Bureau régional ont été déterminées par voie d'accord avec le Gouvernement des Philippines, pays -hôte.
tuent, avec huit fonctionnaires des services administratifs, le personnel international du bureau. On
Un directeur des services sanitaires, deux administrateurs de la santé publique et quatre conseillers régionaux (hygiène de la maternité et de l'enfance, soins infirmiers, paludisme et tuberculose) consti-
pense lui adjoindre trois autres conseillers (enseignement et formation professionnelle, éducation sanitaire du public, et assainissement). En outre, 21 agents travaillant sur place ont entrepris, à partir du 1er octobre, la réalisation des divers projets mis en oeuvre dans la région par l'OMS seule ou en colla-
boration avec le FISE.
Exposé général des activités de l'OMS dans la région Au cours de la brève période qui s'est déroulée depuis sa création, le Bureau régional pour le Pacifique occidental a donné son appui à un grand nombre
programme de bourses d'études, l'OMS accorde maintenant moins d'importance aux bourses de caractère général alors qu'elle en attribue davantage à celles qui concernent des projets précis, afin que le personnel. technique local ayant reçu une formation
de pays de la région. Les activités patronnées et dirigées par l'OMS se subdivisent en trois catégories : 1)
celles que prévoit le programme ordinaire de
l'OMS ; 2) celles que prévoit le programme d'assistance technique en vue du développement économique et 3) celles qui se poursuivent en collaboration avec d'autres institutions spécialisées (et du FISE). Lorsque le Bureau temporaire fut créé en septembre 1950, la plupart des travaux entrepris dans la .
hors de la région, puisse mener à bien ces projets après le départ des équipes internationales. Des bourses d'études de courte durée ont été accordées à du personnel venant d'autres parties de la région ou de régions avoisinantes, afin qu'il puisse participer à certains projets particulièrement intéressants
région se rapportaient à des projets mixtes FISE/
OMS. Depuis lors, le Directeur régional et ses conseillers ont visité de nombreux pays, se sont rendu compte sur place de la situation, et ont recommandé l'élargis-
du point de vue de la formation technique. C'est habituellement le personnel déjà expérimenté qui reçoit des bourses d'études en dehors de la région, cependant des bourses ont été accordées en vue d'études dans le cadre de la région dans tous les cas où l'on disposait des moyens de formation technique nécessaires.
sement de certains projets et la modification de cer-
tains autres. En outre, plusieurs nouveaux projets ont été mis en oeuvre.
Dans de nombreux districts, la nécessité de projets de longue . haleine se fait sentir, en raison du développement économique insuffisant de certains des pays de la région et des ravages exercés par les guerres récentes. Ce sont les projets entrant dans le
A leur retour, les boursiers ont été nommés, pour la plupart, à des postes importants dans les services sanitaires nationaux et poursuivent les activités pour
lesquelles ils ont été formés. Toutefois, quelques boursiers ont éprouvé des difficultés à rentrer dans
programme d'assistance technique qui ont paru
répondre le mieux aux besoins de ces districts et l'on a vu s'accroître sans cesse le nombre des projets dont
jets, on a accordé une attention particulière aux possibilités d'enseignement. L'impoortance ainsi atta-
leur pays. Dès les premières phases de l'élaboration des pro-
l'exécution est demandée dans le cadre de ce programme. En 1951, plusieurs projets de cette catégorie étaient déjà en cours de réalisation et ceux pour lesquels des négociations se poursuivaient, à différents
chée à la formation des agents professionnels ou non professionnels répondait à la situation existant dans beaucoup de pays de la région. Plusieurs pays, qui désiraient développer leurs centres d'enseignement
stades, étaient encore plus nombreux. Presque tous les pays de la région (voir annexe 15) ont déposé, en
vertu du programme d'assistance technique, des demandes visant des projets dont la réalisation devrait commencer en 1952. Quatre accords de base (avec le Cambodge, la Corée, les Philippines et le Viet -Nam), et de nombreux accords portant sur des projets ont été signés au cours de l'année.
et de formation technique de diverses catégories de personnel sanitaire, ont bénéficié de l'appui du Bureau régional. On a également procuré à un grand nombre de pays de la région, de la documentation médicale, des fournitures et du matériel d'enseignement.
Au cours de sa deuxième session, le Comité régio-
Les bourses d'études ont aidé, dans une large
mesure, les gouvernements à améliorer leurs services
sanitaires. Vingt -quatre bourses au total ont été accordées dans l'année : 18 sur le budget ordinaire,
nal a adopté, comme il a été mentionné plus haut, une résolution invitant instamment tous les Etats Membres à créer une section distincte dans leur ministère de la santé, afin de coordonner efficacement
5 sur les fonds du FISE et une dans le cadre de l'assistance technique (pour de plus amples détails, se reporter au chapitre 2 et à l'annexe 14). Dans son
les activités relevant du domaine sanitaire international. Cette coordination des divers types d'aide fournie, dont le besoin a été ressenti par la plupart des gouvernements de la région, leur permet d'obte-
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
135
CARTE 13.
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
Activités entreprises par l'OMS en 1951, y compris les activités communes
SERVICES CONSULTATIFS ( demandés par les gouvernements ) Paludisme et lutte contre les insectes Tuberculose Maladies vénériennes et tréponématoses
Autres maladies transmissibles FORMOSE
o
Administration de la santé publique Soins infirmiers Hygiène de la maternité et de l'enfance
Finv
VIET-NAM
PHILIPPINES
Bourses d'études Documentation médicale
LAOS
®0 MALAISIE
Om BRUNEI e
®® CAMBODGE
n
N. BORNEO :SARAWAK
iSSIiNGAPOUR
Do 'o tr7 .
® CI w
...
.0
SALOMON
IS. FIDJI
OMS 2094
nir les meilleurs résultats et de prévenir les chevauchements d'efforts et les conflits d'intérêts. A cette fin, des commissions ont été créées à Formose (Taiwan) au Viet -Nam et aux Philippines.
On envisage, depuis quelque temps, un certain nombre de projets visant à aider les Etats Membres
de la région à renforcer leur administration de la
santé publique. Deux pays ont demandé les services d'experts -conseils en matière d'administration de la santé publique, pour les aider à organiser leurs services sanitaires et à adapter les principes modernes aux nécessités et aux conditions locales ; le Cambodge a souhaité recevoir une aide analogue à celle qui est accordée au Gouvernement du Viet -Nam ;
136
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
depuis le mois de mars, dans ce dernier pays, l'élaboration de plans de longue haleine et la coordination des services sanitaires se réalisent avec l'aide d'un administrateur de la santé publique. La plupart des pays de la région ont besoin d'avis d'experts en ce qui
concerne l'administration de la santé publique, et auront bientôt recours à ces avis. Dans les pays suivants : Nord -Bornéo, Brunéi, Malaisie, Philippines et Sarawak, des programmes concernant l'hygiène de la maternité et de l'enfance et la formation professionnelle des infirmières sont
donner à cet institut son agrément officiel pour la production du vaccin. On poursuivait la réalisation
par l'OMS. Les modifications organiques apportées à l'Institut Pasteur de Saigon, selon les recommandations d'un expert -conseil de l'OMS, qui avait visité cet établissement l'année dernière, ainsi que la mise en place d'un nouveau matériel ont amené l'OMS à
d'un programme élargi de lutte antituberculeuse aux Philippines ainsi qu'à Hong -kong - avec l'aide de l'OMS et du FISE dans ce dernier cas. Un programme de vaccination antidiphtérique et un programme de lutte contre les tréponématoses aux Philippines viennent s'ajouter aux autres projets réalisés- avec l'aide de l'OMS et du FISE. Les Philippines, le Japon et la Malaisie ont également coopéré à l'enquête sur la fièvre Q qui est menée par le Siège.
en voie de réalisation avec l'aide de l'OMS et du FISE et, pendant la période considérée, le Bureau régional a réussi à donner une impulsion aux activités qui s'exercent dans ce domaine. Le Gouvernement des Philippines a repris à son compte le projet
en vue duquel l'OMS et le FISE avaient établi un centre de démonstrations et de formation technique pour l'hygiène rurale. A Sarawak, l'exécution du projet relatif aux sages- femmes a été suspendue le 31 octobre et c'est le gouvernement de ce pays qui l'a poursuivie. A la fin de l'année, des négociations étaient en cours sur trois autres projets concernant l'hygiène de la maternité et de l'enfance à Formose (avec l'aide de l'OMS et du FISE), au Cambodge et au Viet -Nam.
La région s'est vivement intéressée aux diverses publications officielles de l'OMS et le Bureau régional a favorisé leur diffusion. La Chronique de l'Organisation Mondiale de la Santé a été traduite en chinois
Le Bureau régional a pris les dispositions voulues pour organiser une enquête sur l'alimentation et la nutrition dans plusieurs pays et, à cette fin, un expert sera envoyé sous peu dans la région. On a également dressé des plans d'éducation sanitaire du public. En octobre, un expert du Siège s'est rendu dans plusieurs pays de la région, afin de rechercher ce que peut faire l'OMS pour que les populations
et a été largement répandue parmi le personnel et les institutions sanitaires des pays où le chinois est la langue prédominante. Au cours de voyages dans les Etats Membres, certains membres du personnel ont fait des conférences, prononcé des allocutions à la radio et provoqué des discussions, afin de stimuler l'intérêt du public à l'égard des activités de l'Organisation. Les éléments d'information ont été diffusés dans toute la mesure des possibilités régionales ;
une section d'information a été créée au Bureau
s'intéressent davantage à l'amélioration des conditions sanitaires. On a prévu des projets spéciaux d'éducation sanitaire pour Hong -kong et Sarawak. Dans la lutte contre les maladies épidémiques et endémiques, une attention toute spéciale a été accordée au paludisme, à la tuberculose, à la diphtérie et
régional et chargée d'intensifier les activités de cette nature. La collaboration a été maintenue avec les Nations Unies pour les questions relatives au personnel de
l'OMS envoyé en mission officielle en Corée et l'OMS a, en outre, collaboré efficacement avec le FISE, avec les missions sanitaires de l'Economic
au pian. Des projets de lutte antipaludique et de lutte contre les insectes, étaient en cours de réalisation
au Cambodge et au Viet -Nam et l'on a entrepris à la fin de l'année, l'exécution d'un projet -pilote de lutte antipaludique à Sarawak. Avec la collaboration du FISE, l'OMS a prêté son appui à la mise en oeuvre de programmes de vaccination au BCG en Malaisie, aux Philippines, à Singapour et a. Formose. Le laboratoire de production de BCG des Philippines a travaillé non seulement pour
Co- operation Administration et avec les autres institutions qui s'intéressent à la réalisation des programmes sanitaires de la région. En dehors des réunions et conférences officielles auxquelles ont assisté les membres du Bureau régional, telles que celles de la Commission du Pacifique sud, la conférence du BCG à Rangoon, ainsi qu'une réunion convoquée à Bangkok par l'Economic Co- operation Adminis-
tration pour - examiner la coordination des programmes sanitaires de la région, des conseillers régionaux ont pris contact avec les groupes scientifiques et professionnels pendant leurs visites dans les pays de la région. On trouvera, ci- dessous, des renseignements concer-
les besoins locaux, mais pour l'exportation vers les pays voisins et l'on a pris les mesures nécessaires
pour qu'un autre laboratoire de BCG, établi à
Formose, satisfasse désormais aux normes fixées
nant l'assistance fournie, sous diverses formes, aux pays de la région.
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
137
Activités entreprises par les divers gouvernements avec l'aide de l'OMS Les activités qui sont ou qui seront financées au moyen des fonds de l'assistance technique sont marquées d'un astérisque. Australie
Bornéo, ainsi que dans la lutte antituberculeuse menée à Brunéi même. Cambodge
Après examen des possibilités qui s'offraient en Australie pour la formation de personnel venant d'autres pays de la région, une partie d'une bourse d'étude de l'OMS a servi à donner une formation technique, dans ce pays, à une infirmière d'hygiène publique des Philippines. Un candidat désigné par le
Un paludologue de l'OMS s'est rendu, le 6 octobre 1950, à Pnom -Penh, sur la demande du Gouverne-
Gouvernement a également reçu une bourse
d'étude. Au centre FAO /OMS de la brucellose, les travaux se sont poursuivis. Protectorat britannique des Des Salomon Une bourse d'études a été attribuée au Protectorat britannique des Iles Salomon.
ment du Cambodge, en vue d'amorcer un projet de lutte contre le paludisme et contre les insectes. * Un hygiéniste l'a rejoint en août 1951. Les travaux de l'équipe, interrompus momentanément par la démis-
sion du paludologue, en mai 1951, ont repris au début d'août, après son remplacement. On a distribué aux fonctionnaires sanitaires provinciaux une docu-
mentation importante, rassemblée par le premier
Bruni
Le rapport de l'année dernière mentionnait déjà que deux infirmières d'hygiène publique, venues dans l'Etat °de Brunéi, en janvier 1950, sous les auspices de l'OMS et du FISE, se trouvaient parmi les premiers membres du personnel international de l'OMS envoyés dans la région. Ces infirmières ont aidé le Gouvernement à développer ses services sanitaires, notamment ceux qui sont destinés aux mères et aux enfants ; elles ont organisé pour les sages- femmes locales des cours de formation tech-
paludologue, sur le paludisme et les autres maladies sévissant dans le pays, ainsi qu'une série de suggestions qu'il avait formulées pour standardiser le
mode de collecte et d'enregistrement des renseignements paludométriques. Dans certaines parties des provinces de Kampot et de Kompong -Cham, ainsi que dans les villages
avoisinant Pnom -Penh, on prévoit la formation technique de personnel local et l'application d'un
nique qui comprenaient les soins prénatals et les soins aux nourrissons, aidé à l'organisation de dispensaires, étendu leurs services à de nouveaux districts et donné, dans les écoles, devant des auditoires
programme de lutte contre le paludisme et les insectes. On espère amplifier ce projet, si de nouveaux districts deviennent accessibles. Il est également procédé à la
formation technique du personnel local qui sera
nombreux, des cours sur les soins à donner aux nourrissons. Une infirmière -monitrice a également été envoyée afin d'organiser un cours de formation pour les infirmières- auxiliaires dans le nouvel hôpital
chargé de poursuivre ces activités après le départ de l'équipe internationale. Ce personnel devrait pouvoir assurer en permanence un service satisfaisant de lutte contre le paludisme et les insectes dans le cadre des services généraux de santé publique du pays. l'exécution d'un programme de démonstrations
On a prévu que l'OMS prêterait son aide pour
Le conseiller régional pour le paludisme s'est rendu récemment à Brunéi pour se concerter avec les autorités officielles. Il a été décidé, à la suite de ces consultations, que le personnel technique du Colonial
de l'Etat.*
et de formation technique en matière d'hygiène de la maternité et de l'enfance, à partir du 1eT janvier 1952. * Ce programme ferait suite à une enquête socio- économique dont sera chargé un spécialiste publique,
de l'hygiène de la maternité et de l'enfance possédant
Office du Royaume -Uni procéderait à une enquête préliminaire sur l'importance du problème que pose le paludisme. Cette étude servira de base à un projet de lutte antipaludique que l'OMS appuiera et dont la réalisation sera entreprise en 1952.* Après la visite du conseiller phtisiologue à Brunéi, en novembre 1950 et en juillet 1951, on a établi les
des connaissances générales en matière de santé que l'OMS s'occupe actuellement de recruter. Pour compenser la pénurie de personnel formé sur place, on a également demandé à l'OMS d'aider à la réalisation d'un projet d'enseignement des soins infirmiers, qui s'étendra, comme le projet
plans d'une enquête sur la tuberculose, combinée avec une campagne de vaccination au BCG. Cette action s'inspirera des projets internationaux antérieurs, en tenant compte néanmoins des conditions locales. Elle s'intégrera dans les travaux sur le BCG qui se poursuivent à Sarawak et au Nord-
d'hygiène de la maternité et de l'enfance, sur une période de cinq années. Un expert -conseil a été envoyé
au Cambodge en novembre dernier pour exécuter ce projet et l'on procède au recrutement d'autres experts.
Des pourparlers ont déjà été entamés à propos d'un projet -pilote de vaccination au BCG, qui serait
138
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
entrepris au cours des deux ou trois prochaines années. On escompte qu'à cette époque on disposera d'un personnel local suffisant et que le programme
une division de l'hygiène de la maternité et de l'enfance, et il a demandé trois bourses (administration d'hygiène de la maternité et de l'enfance, activités médico- sociales et éducation sanitaire). Afin d'améliorer l'enseignement * donné à l'école
général d'hygiène sera assez développé pour permettre l'exécution d'un programme spécialisé de cette nature.
Un expert -conseil en matière d'administration
de la santé publique commencera bientôt ses travaux au Cambodge. Le poste a été pourvu avec un certain
d'infirmières de l'Université nationale de Taiwan, on met en oeuvre un programme d'enseignement des soins infirmiers qui permettra de former cinq infirmières -monitrices. Des bourses d'enseignement des soins infirmiers aideront à la formation d'infirmières locales, qui feront partie ultérieurement du personnel enseignant. Il s'agit là de l'élargissement d'un programme d'enseignement dont la réalisation a commencé en 1947, lorsqu'une infirmière de Formose, titulaire d'une bourse d'études, a été envoyée au Canada. Le paludisme pose un très grave problème de santé publique, surtout dans les zones rurales ; aussi le conseiller compétent s'est -il rendu, en août, à Formose et y est -il retourné en octobre, afin de mettre au point un projet de lutte contre le paludisme et les
retard, car il fallait trouver un candidat possédant la compétence et les connaissances linguistiques requises.
De la documentation médicale a été envoyée au Cambodge pendant l'année.
Chine
Au cours de l'année, le Directeur régional et les conseillers régionaux pour le paludisme, l'hygiène de la maternité et de l'enfance, les soins infirmiers et la
tuberculose, se sont rendus à Formose (Taiwan). Un projet était en cours et les plans d'un certain nombre d'autres projets, qui devraient être entrepris sous peu, étaient mis au point. A la suite de la visite du conseiller pour la tuber-
culose, on a envisagé l'organisation, par l'OMS et le
composée d'un médecin et d'une infirmière, la livraison par les deux institutions de matériel et de divers articles, et l'octroi de bourses d'études. conseiller pour la tuberculose, est arrivée, en avril 1951, pour inaugurer une campagne de vaccination au BCG. Vers la fin de l'année, cette campagne était en cours et un grand nombre des 900.000 écoliers et des 500.000 enfants d'âge préscolaire à traiter avaient été soumis au test et vaccinés. En septembre 1950, un expert- conseil en matière L'équipe internationale, accompagnée
FISE, d'une équipe internationale du BCG,
insectes.* Pour réaliser ce projet, qui débutera au premier trimestre de 1952 et s'étendra sur quatre années,* le Gouvernement avait demandé de l'aide. L'équipe de l'OMS, composée d'un paludologue, d'un entomologiste et d'un ingénieur d'hygiène publique, collaborera à l'exécution du projet ainsi qu'à la formation technique de membres du personnel de l'institut de recherches sur le paludisme qui participent à cette activité.
par
le
Après avoir approuvé un projet de lutte anti-
vénérienne,* on procède actuellement à la revision du plan d'exécution, conformément aux recommandations de l'OMS. On a renvoyé à l'Organisation la question des épidémies périodiques de peste
bubonique dans l'île Kingmen et d'autres îles, et
les autorités intéressées ont été priées de demander les services d'un expert -conseil engagé à court terme, qui serait chargé de procéder à une enquête prélimi-
de BCG a été envoyé par l'OMS, sur la demande du Gouvernement, pour visiter le laboratoire de BCG
de Taipeh. Cet expert a formulé certaines recommandations visant l'observation des normes fixées par l'OMS et a suggéré que le médecin chargé des travaux reçoive une bourse lui permettant d'étudier, à l'étranger, la production du BCG. On s'emploie actuellement à donner suite à ces recommandations. Le laboratoire en question sera sans doute agréé, en temps voulu, comme centre de production du BCG, et fournira alors tout le vaccin nécessaire à Taiwan. Des négociations sur un projet mixte FISE /OMS d'hygiène de la maternité et de l'enfance * sont en cours. Le Gouvernement envisage d'établir un centre d'enseignement rural en vue de la formation technique de médecins, d'infirmières et de sages femmes, avec le concours de l'hôpital provincial et des centres sanitaires ruraux. L'équipe de l'OMS,
naire et de formuler des recommandations sur les mesures qu'il conviendrait de prendre. En 1951, Formose a bénéficié de trois bourses d'études, dont quatre au titre du programme de l'OMS et deux pour le compte du FISE. Le Gouvernement a récem-
ment désigné dix autres candidats à des bourses
d'études. Sur le continent le programme de bourses d'études
s'est trouvé quelque peu bouleversé, et certains boursiers n'ont pu quitter le pays. On a continué de procurer de la documentation médicale, et de nombreux exemplaires de l'édition chinoise de la Chronique de l'OMS ont été distribués. ides Fidji
associée à une équipe locale, fera la démonstration des méthodes employées pour soigner les mères et les enfants. Le Gouvernement envisage également de créer, au Ministère de la Santé publique,
Un haut fonctionnaire médical des îles Fidji s'est vu accorder une bourse d'études à l'Université Otago, de Dunedin, en Nouvelle -Zélande. Il a été demandé
que le conseiller pour la tuberculose se rende dans les îles, et l'on espère que cette visite pourra avoir lieu en 1952.
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
139
Hong -kong
Laos
Les activités de l'OMS à Hong -kong, en 1951, ont porté principalement sur la lutte antituberculeuse. En vertu d'un projet commun FISE /OMS, un
dispensaire mobile ainsi que du matériel pour un laboratoire de diagnostic et pour de nouveaux dispensaires ont été fournis. Le matériel de laboratoire antituberculeux a été mis en place. Le dispensaire mobile a été officiellement pris en charge par le Gouvernement en juin et les boursiers ont terminé leur cycle d'études.
L'expert -conseil de l'OMS pour l'administration de la santé publique, qui a été affecté au Viet -Nam, s'est rendu au Laos et a examiné avec les autorités
sanitaires la manière dont l'OMS pourrait aider le Gouvernement en ce qui concerne les services de santé publique. Une bourse d'études permettra à un médecin lao-
Avec l'aide de l'OMS et du FISE il a été établi un projet d'éducation sanitaire qui non seulement sera utile à Honk -kong mais servira également de projet -pilote. Il fournira des éléments d'information élémentaires mais efficaces qui pourront être utilisés
tien de suivre un cours de paludologie à Lisbonne pendant deux mois et demi. Le Laos a également décidé d'envoyer certains boursiers au Cambodge, dès que fonctionnera l'école de soins infirmiers qui doit être organisée avec l'aide de l'OMS. médicale.
Le Laos a reçu en outre de la documentation
pour des projets analogues dans les autres parties de la région où la langue prédominante est le chinois. Un expert de l'enseignement des questions de santé publique s'est rendu à Hong -kong vers la fin d'octobre. Malaisie
On a également fait appel à l'OMS et au FISE pour un projet de vaccination antidiphtérique qu'entreprendrait le Gouvernement et, après l'approbation donnée par l'OMS, au point de vue technique, des propositions ont été envoyées au FISE. Etant donné l'intérêt qu'éveille chez les autorités la lutte antivénérienne, un expert- conseil employé à court terme ira procéder à une enquête préliminaire
La réalisation du programme OMS /FISE d'enseignement des soins infirmiers s'est poursuivie. Elle a commencé à Penang, en 1950, avec l'arrivée d'une équipe se composant de quatre infirmières (hygiène publique, obstétrique, soins infirmiers généraux et pédiatrie). Un dispensaire prénatal rattaché à l'hôpital a été réorganisé, et un dispensaire postnatal a été ouvert en 1951. Dans le service des prématurés, établi en 1950, l'équipe a créé une « banque»
sur la question et aider le Gouvernement à dresser le plan d'opérations. Hong -kong a bénéficié d'une bourse d'études de l'OMS au cours de l'année. Japon
de lait maternel et pris les dispositions nécessaires pour qu'une visiteuse d'hygiène se rende régulière-
ment chez les mères qui ont quitté l'hôpital. Le
Gouvernement a demandé du personnel supplémentaire qui serait chargé d'enseigner la manière d'administrer les divers services hospitaliers.* On pourra, dans le cadre de ce programme - lorsque l'exécution en sera déjà avancée - former du personnel venant
Ce n'est qu'au mois de mai que le Japon est devenu Membre de l'Organisation. Il a, depuis lors, pris une part active aux travaux de celle -ci. Le Gouvernement a présenté une liste de projets envisagés pour 1952 et 1953. Cette liste a fait l'objet de discussions au cours de la deuxième session du Comité
d'autres pays de la région. Selon les prévisions,
l'OMS fournira également une aide à l'école d'infirmières de Kuala Lumpur. * C'est pendant six mois que s'est poursuivie, dans la Fédération malaise, la campagne de vaccination au BCG commencée en novembre 1950, et durant
régional, à laquelle assistaient trois délégués du Japon.
Cet Etat a participé à l'enquête sur la fièvre Q
laquelle on a attaché plus d'importance à la formation technique des équipes locales qu'aux opérations effectives de vaccination. On enverra à
réalisée par l'OMS ; en outre, il a demandé à l'OMS de l'aider à organiser un programme de lutte contre le cancer. Corée
de l'OMS, a poursuivi des études supérieures à l'Université (Canada). de
En 1951, un docteur coréen, titulaire d'une bourse la
province
de
Saskatchewan
Copenhague, aux fins d'analyse définitive, les renseignements statistiques sur les travaux de l'équipe, collationnés et classés au Département de médecine sociale de l'Université de Malaisie. Des médecins et des infirmières venant de l'étranger et titulaires de bourses de voyage OMS /FISE, ont été adjoints à l'équipe pendant la campagne pour des périodes plus ou moins longues, afin d'acquérir des connaissances sur l'organisation et les techniques spéciales du travail et sur la manière de les enseigner. Une infir-
La collaboration avec les Nations Unies a été maintenue sous la forme d'une aide de l'OMS au Commandement unifié en Corée. (Voir Partie III, chapitre 18).
mière ayant appartenu à l'équipe retournera en Malaisie pour évaluer les résultats obtenus. soins infirmiers dentaires.
L'OMS a administré, au nom du FISE, deux
bourses pour des études d'assistance sociale et de
140
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
brucellose et a également pris part à l'enquête sur la fièvre Q, effectuée par l'OMS. Nouvelle -Zélande
La Malaisie a reçu des avis techniques sur la
pays de la région. Les médecins, les infirmières, les sages- femmes, les éducateurs sanitaires et les hygiénistes qui ont terminé leurs études de base ou qui ont besoin de suivre des cours de revision sur les méthodes
La Nouvelle -Zélande n'a, jusqu'à présent, demandé
à l'OMS que des bourses d'études. Cependant, de la documentation médicale a également été fournie, en une occasion à la bibliothèque de la Medical School
modernes de santé publique trouvent au centre les facilités nécessaires. Les stages organisés par les gouvernements seront accessibles non seulement au personnel sanitaire mais aussi aux étudiants en médecine et aux élèves infirmières. On a mené à bonne fin le projet OMS /FISE visant à fournir du matériel aux centres d'hygiène infantile. Le FISE, le United States Public Health Service
de Dunedin. Une autre bourse d'études lui a été accordée. La Nouvelle -Zélande a collaboré avec l'OMS en assurant la formation technique d'un certain nombre de boursiers de l'OMS, originaires du Pacifique occidental et d'autres régions, dans les diverses branches des activités de santé publique. Nord -Bornéo
et le Gouvernement des Philippines, en unissant leurs efforts, ont édifié et équipé un laboratoire de production du BCG, à Alabang. On peut maintenant y fabriquer tout le vaccin nécessaire aux
contrôle sur les accouchements à domicile. Les autorités ont demandé que ce programme soit élargi * et que d'autres districts de la colonie puissent bénéficier des services du personnel enseignant. Pour pouvoir répondre à cette demande, il sera nécessaire de disposer d'une autre monitrice.
On a envoyé dans le Nord- Bornéo, en 1950, une équipe OMS /FISE composée d'une infirmière -monitrice, d'une infirmière d'hygiène publique et d'une sage- femme. L'équipe était chargée d'améliorer les services d'hygiène de la maternité et de l'enfance et de former du personnel local. Elle a ouvert, en 1951, une école d'infirmières oh l'on enseigne l'art de la sage -femme y compris les soins prénatals et l'hygiène infantile. L'équipe a également exercé un
Philippines et l'on y produit du vaccin qui est exporté vers les pays voisins. L'Organisation a officiellement agréé ce laboratoire comme centre de production du
BCG, sur le vu du rapport de l'expert -conseil de l'OMS pour le BCG qui a inspecté le bâtiment et
ses installations et qui a enseigné au personnel local la technique de production, ainsi que le mentionne le rapport annuel de 1950. On a pris des dispositions
pour qu'un bénéficiaire d'une bourse OMS /FISE étudie les techniques de production du BCG dans ce centre. Le Gouvernement des Philippines a réalisé de vastes projets de lutte antituberculeuse, comprenant la vacci-
nation au BCG. Dans ce domaine, les activités se 1951 grâce à l'action de la campagne antituberculeuse internationale que vient renforcer un programme quinquennal OMS/ FISE. Un centre de démonstrations et de formation technique en matière de tuberculose, équipé en partie par le Gouvernement et en partie par le FISE et par le United States Public Health Service, fonctionne
sont
Le conseiller régional pour le paludisme s'est
rendu dans le Nord -Bornéo, au cours de l'année et a étudié, avec les autorités un projet -pilote de lutte antipaludique* dont l'exécution se déroulerait selon un plan de trois ans. Il s'agit de former du personnel et de déterminer si le traitement des locaux avec un insecticide à effet rémanent constitue le moyen le plus efficace et le plus économique de combattre le paludisme dans la région. Ce projet n'a pas encore
actuellement à Santa Cruz, en exécution du programme susmentionné. A la fin de l'année une vaste
campagne de vaccination au BCG était déjà très avancée.
été mis à exécution, faute de pouvoir trouver le personnel local nécessaire.
Ce projet, qui doit s'étendre sur cinq ans, sera mis en oeuvre grâce aux services d'un expert -conseil qui prêtera son concours au Gouvernement.
Il a fallu surseoir à la mise en oeuvre des plans relatifs à une campagne de vaccination par le BCG dans le Nord- Bornéo, dont le conseiller régional pour la tuberculose, qui s'était rendu dans le pays en novembre 1950, avait pris l'initiative. Philippines
Au cours de l'année, des progrès ont été réalisés dans la mise en oeuvre d'un projet OMS /FISE sur les tréponématoses, élaboré en 1950. Le directeur
de ce projet avait bénéficié d'une bourse d'étude de courte durée pour pouvoir suivre la lutte contre
Avec l'aide de l'OMS et du FISE, un centre de démonstrations et de formation d'hygiène rurale avait été créé aux Philippines en août 1950. Les travaux s'y sont poursuivis jusqu'en août 1951, époque à laquelle le projet a été pris en charge par le Gouvernement, après le départ de l'équipe de l'OMS qui se composait d'une infirmière d'hygiène publique et d'un expert -conseil de l'hygiène de la maternité et de l'enfance. Ce centre offre des possibilités auxquelles peuvent avoir recours d'autres
le pian en Thaïlande et en Indonésie, avant d'entreprendre l'exécution du projet. L'OMS et le FISE doivent aider à la réalisation d'un programme de santé mentale qui sera amorcé aussitôt que l'on aura recruté du personnel qualifié. Il est probable que le Département des Questions sociales des Nations apportera sa collaboration. L'OMS et le FISE ont procédé à des vaccinations antidiphtériques dans plusieurs provinces et dans la plupart des villes des Philippines. On a reçu la plus grande partie du matériel nécessaire pour l'équipe-
RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL
141
ment d'un laboratoire produisant des anatoxines et une bourse a été accordée afin que le boursier choisi puisse recevoir une formation technique dans ce domaine. Des négociations se poursuivent depuis un certain temps en vue de la réalisation d'un projet commun FAO /OMS * tendant à accroître la production de denrées alimentaires, à combattre le paludisme et à relever le niveau de vie aux Philippines. On n'a tou-
moderne qui, ultérieurement, pourra desservir toute la région. L'exécution de ce programme commencera en janvier 1952.*
tefois pas encore déterminé
si
le traitement des
locaux avec un insecticide à effet rémanent constitue le meilleur moyen de combattre le paludisme dans ce pays, et l'on envisage un projet -pilote qui permet-
trait de résoudre la question. En cas de succès, ce projet -pilote pourrait prendre l'importance du projet
commun qui avait été primitivement proposé. Les Philippines ont pris part à l'enquête de l'OMS sur la fièvre Q, effectuée en 1951.
Huit bourses d'études leur ont été attribuées au cours de l'année ; deux de ces bourses étaient administrées par l'OMS pour le compte du FISE et l'une d'elles était accordée au titre de l'assistance technique. Sarawak
Le Gouvernement a prié l'OMS de fournir une infirmière- monitrice chargée d'aider à relever le niveau de l'enseignement donné aux sages- femmes et celui des services qu'elles rendent à Singapour.* On amorcera un programme d'enseignement méthodique des élèves sages- femmes, en ce qui concerne les soins prénatals et postnatals à l'hôpital, à domicile et dans les dispensaires. On prévoit, également, des cours de revision pour les sages -femmes en exercice. La monitrice poursuivra avec les fonctionnaires gouvernementaux, l'amélioration des soins obstétriques. Le Gouvernement prend des mesures pour qu'une candidate locale reçoive une bourse et suive les cours de la monitrice, afin que la continuité de l'enseignement soit assurée. Viet -Nam
Pendant toute l'année, avec l'aide d'une équipe de l'OMS se composant d'un paludologue et d'un ingénieur d'hygiène publique, on a poursuivi l'exécution d'un projet de lutte contre le paludisme et les insectes,* élaboré en 1950. L'ingénieur d'hygiène publique a été affecté à Saigon, en décembre 1950 ; il a également collaboré à la formation technique du personnel local, effectué des enquêtes sur le paludisme et l'assainissement, et aidé à mettre au point les projets gouvernementaux concernant la construc-
En 1950, deux infirmières ont été envoyées à Sarawak ; elles ont dirigé les services de maternité
et de pédiatrie jusqu'en octobre 1951. C'est le FISE qui a procuré les fournitures nécessaires. L'infirmière sage -femme monitrice, aidée d'une infirmière locale,
a appliqué un programme de soins de maternité à domicile et de soins prénatals. Le Gouvernement s'est déclaré satisfait des résultats de ce projet. * A la fin de l'année, le personnel local « associé », formé
tion de logements. Le paludologue, qui est arrivé au printemps de 1951, a travaillé au Viet -Nam, et a été chargé en même temps d'assumer la surveillance de certains projets au Cambodge et au Laos.
par l'équipe de l'OMS, a été chargé de poursuivre l'exécution du projet. Le paludisme, qui sévit dans les districts ruraux
du pays, entrave les progrès de l'agriculture et de l'industrie. C'est pourquoi le conseiller compétent, au cours d'un récent voyage, a examiné avec les autorités sanitaires un projet -pilote de deux années visant la formation de personnel local et la mise au point d'une méthode efficace et économique de lutte antipaludique dans la colonie. L'OMS a dressé un
Un expert -conseil en matière d'administration de la santé publique a été affecté au Viet -Nam, en mars, pour coordonner les projets administrés par le Gouvernement avec la collaboration de l'OMS et pour aider au développement des services hospitaliers et de santé publique. *
de l'hygiène de la maternité et de l'enfance sera chargé de collaborer à la réalisation de plans tendant
Sur la demande du Gouvernement, un spécialiste
plan d'opérations et elle fournit les services d'un entomologiste pour l'exécution de ce programme. * Singapour
à améliorer les services d'hygiène de la maternité et de l'enfance et les moyens d'enseignement.* L'effectif du personnel qui assurera l'exécution de ce projet sera augmenté au fur et à mesure des besoins et du développement du programme.
Le ler juin 1951, l'équipe du BCG, qui avait opéré sur le territoire de la Fédération malaise, s'est rendue
pour quatre mois à Singapour. Cette ville dispose déjà d'un personnel entraîné et de plusieurs centres antituberculeux, et la continuité de l'oeuvre entreprise par l'équipe se trouvera ainsi assurée. On estime que ce projet constituera un élément permanent des services de santé publique de la colonie. Dès le ler octobre le
L'Institut Pasteur de Saigon qui a procédé aux modifications
recommandées par l'expert -conseil
de l'OMS est maintenant agréé comme centre de
production du BCG et l'on s'occupe des plans relatifs à une campagne de vaccination par le BCG au Viet -Nam. On aidera également le Gouvernement à poursuivre la lutte antituberculeuse, dès que la sit na-
Gouvernement en a pris l'exécution à son compte.
L'OMS fournira sept chargés de cours dans le cadre d'un programme destiné à aider l'Université de Malaisie à organiser une école de santé publique
tion politique du pays le permettra.
Une bourse d'études a été attribuée au Viet-
Nam, et des ouvrages médicaux lui ont été envoyés au cours de l'année.
PARTIE III COLLABORATION AVEC D'AUTRES ORGANISATIONS Une fonction, très importante, de l'Organisation Mondiale de la Santé consiste à « établir et maintenir une collaboration effective avec les Nations Unies, les institutions spécialisées, les administrations gouvernementales de la santé, les groupes professionnels, ainsi que telles autres organisations qui paraîtraient indiquées ». Cette fonction incombe surtout au Bureau du Siège de l'OMS et au bureau de liaison de New York, mais, dans nombre de cas, les activités décrites dans la présente partie du rapport montrent que les bureaux régionaux assument désormais une plus grande part de responsabilités dans cette tâche lorsqu'ils travaillent avec les organisations gouvernementales, non gouvernementales et internationales qui ont des bureaux dans leur région. Les méthodes que l'OMS applique pour assurer cette coordination ont été décrites en détail dans le Rapport annuel pour 1950 ; 1 c'est pourquoi l'on ne trouvera ici - dans le chapitre 17 - que des exemples et l'exposé des résultats obtenus. Le chapitre 17 et le chapitre 18 (qui décrit les services sanitaires fournis par l'OMS à certains groupes spéciaux sur la demande des Nations Unies) forment une partie distincte du rapport, de sorte que le Conseil Economique et Social pourra s'y référer aisément.2
CHAPITRE 17
COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS Parmi les activités décrites ci- après, certaines sont en cours, d'autres sont en voie d'élaboration, d'autres sont à l'étude. Toutes ont été facilitées par le fait que l'OMS était représentée aux réunions convoquées par les autres organisations, car cela lui a permis de faire connaître sa politique au sujet des problèmes sanitaires qui se sont posés, et de favoriser ainsi au maximum la coordination des efforts.
Coopération avec les Nations Unies Action de longue haleine en faveur de l'enfance
Le Comité administratif de Coordination a créé organismes mixtes pour examiner les plans d'action de longue haleine en faveur de l'enfance, et l'on pense que les travaux de ces organismes vont maintenant porter leurs fruits. Ici encore, la coordination dans les pays bénéficiaires jouera un rôle important : on s'efforcera d'aider les pays à déterminer leurs besoins réels, à élaborer leurs propres plans et à définir le genre d'assistance pour laquelle ils devront s'adresser à des institutions internatiodes
nales. A la fin de l'année, on s'occupait de choisir les pays où ces activités pourraient être entreprises avec le plus d'avantages. Droits de l'Homme
Le projet de Pacte des Droits de l'Homme a soulevé de nombreux problèmes au sein des Nations Unies. La première partie de ce pacte traite des droits civils et politiques susceptibles d'être protégés par
les tribunaux. On s'est rapidement aperçu que les droits économiques et sociaux, qui font l'objet de la
1 Actes of Org. mond. Santé, 30, 61 2 D'autres informations susceptibles d'intéresser particulièrement le Conseil Economique et Social figurent dans l'introduction du rapport et dans les annexes.
- 142 -
COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS
143
deuxième partie, devaient être protégés par une autre
méthode consistant probablement à prier les gouvernements d'adresser des rapports aux Nations Unies. La question s'est alors posée de savoir si cette
inscrit à l'ordre du jour de sa treizième session une question intitulée « Mesures internationales à prendre pour parer à la grave pénurie d'insecticides dans le domaine de la santé publique ». Le Conseil a invité le Secrétaire général à constituer un groupe de travail,
méthode ne devrait pas également s'appliquer à la première partie du Pacte. Finalement, le Conseil Economique et Social a renvoyé l'ensemble du problème à l'Assemblée générale et, au moment où le présent rapport a été rédigé, la décision de l'Assemblée n'était pas encore connue. L'OMS a travaillé avec la Commission des Droits de l'Homme à rédiger
l'article 25 du projet de Pacte et la section qui vise les mesures de mise en oeuvre des droits économiques
composé de représentants de gouvernements, qui doit étudier le problème et présenter un rapport, si possible au mois de janvier 1952. L'OMS a préparé toute une documentation à l'intention du groupe de travail, procédé à de nouvelles études en collaboration avec les Nations Unies et la FAO, et pris des mesures pratiques pour faciliter la solution de ce problème dans certains pays (voir chapitre 7). L'OMS
et sociaux. L'OMS a fait valoir qu'il serait fâcheux de ne pas confier à l'institution spécialisée compé-
a également participé à une réunion de producteurs
tente le soin d'aider les gouvernements à donner effet au droit à la santé. Paix et sécurité internationales
européens d'insecticides, convoquée par la CEE dans le courant de l'année.
Réadaptation des personnes physiquement diminuées Des progrès ont été accomplis dans l'établissement
La Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé a examiné la résolution 377 (V) de l'Assemblée géné-
d'un programme coordonné pour la réadaptation des personnes physiquement diminuées, y compris les aveugles. D'étroites relations ont été maintenues avec le nouveau service de réadaptation du Départe-
rale des Nations Unies, intitulée « L'union pour le maintien de la paix », ainsi qu'une résolution - la résolution 363 (XII) - adoptée par le Conseil Economique et Social, lors de sa douzième session, au sujet
des mesures d'urgence à prendre par le Conseil et les institutions spécialisées pour contribuer au maintien de la paix et de la sécurité internationales. L'Assemblée de la Santé a formellement déclaré (WHA4. 70) que, sur la demande du Conseil de Sécurité ou de
l'Assemblée générale, l'OMS collaborera avec les Nations Unies et fournira, à cet effet, des renseignements et une aide de caractère exceptionnel, dans le cadre de ses dispositions constitutionnelles et budgétaires. Cette décision a immédiatemment été portée à la connaissance du Secrétaire général des Nations Unies et elle a également été communiquée à l'Assemblée générale.
ment des Questions sociales des Nations Unies et avec d'autres organisations intéressées. Un groupe de travail comprenant des représentants de l'OIT, de l'UNESCO, du FISE, de l'OIR et de l'OMS s'est réuni au mois d'avril et a présenté un rapport à la Commission des Questions sociales du Conseil Economique et Social. L'OMS donne des avis sur les aspects sanitaires du problème, y compris les soins médicaux et la prévention des infirmités, et elle participe à l'établissement de monographies et d'une bibliographie, ainsi qu'à d'autres activitts ayant trait aux normes de réadaptation. Réadaptation des enfants physiquement diminués L'OMS a continué à s'occuper de la réadaptation des enfants infirmes, en collaboration avec les Nations Unies (voir plus loin, sous FISE). Des programmes
Services sanitaires au bénéfice de groupes spéciaux
A la demande des Nations Unies, l'OMS a fourni des services sanitaires aux réfugiés de Palestine et à la population civile de la Corée, et elle a fourni des avis à la Libye sur ces mêmes services. Pour la Corée, l'Organisation a déjà commencé à collaborer avec l'Agence des Nations Unies pour le relèvement de la Corée, qui doit prendre en charge les équipes constituées par l'OMS. L'action de secours proprement dite devenant moins importante, il s'agira de plus en
spéciaux pour la réadaptation des enfants physiquement diminués ont été établis dans dix pays européens au cours de l'année écoulée. Vers la fin de 1951, l'OMS a réuni un Comité d'experts des et l'Organisation elle -même. Condition de la femme
Enfants physiquement diminués, composé de membres
choisis par les Nations Unies, l'UNESCO, l'OIT,
plus pour l'OMS d'aider le Gouvernement de la Corée à organiser un service efficace de santé publique.
On trouvera des précisions sur ces différents points dans le chapitre suivant. Insecticides
La Commission des Nations Unies qui s'occupe de la condition de la femme a examiné, lors de sa cinquième session, le rapport du Comité d'experts de l'OMS pour les Soins infirmiers et elle a adopté
l'attention des Etats Membres sur le fait que le statut professionnel des infirmières doit être plus largement reconnu et protégé par la loi (voir chapitre 2).
une résolution invitant le Secrétaire général à appeler
Sur la proposition de l'OMS, le Conseil Economique et Social a adopté des recommandations en vue d'obvier à la pénurie mondiale d'insecticides et il a
144
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Problèmes de santé mentale
Coopération avec le FISE
L'OMS a continué à collaborer avec les Nations Unies dans l'étude de la délinquance juvénile ainsi
Le nombre des projets exécutés par l'OMS ne cessant d'augmenter, l'action entreprise en commun avec le FISE est allée en se développant et la collaboration des deux institutions est devenue beaucoup plus étroite. En 1951, le FISE et l'OMS ont pris à
que de la prévention de la criminalité et du traitement des délinquants. L'enquête de l'OMS sur
les aspects psychiatriques de la délinquance juvénile a été publiée en 1950 ; l'OMS a ultérieurement envoyé un expert -conseil à une réunion d'étude organisée sur ce sujet en Italie par les soins des Nations Unies.
leur charge la campagne internationale contre la tuberculose précédemment patronnée par l'OEuvre Commune ; on trouvera des précisions à ce sujet au chapitre 3, ainsi que dans les paragraphes consacrés aux pays intéressés. Les deux institutions ont également participé ensemble à d'autres mesures de lutte contre la tuberculose, notamment à l'établissement
L'OMS a également participé, à Bruxelles, à un cycle d'études placé sous le patronage des Nations Unies et destiné à initier diverses catégories de personnel à l'examen médical, sociologique et psychologique des délinquants. L'OMS a collaboré avec les
Nations Unies et avec le Centre International de l'Enfance à l'étude de divers problèmes de santé mentale chez l'enfant, notamment celui des répercussions qu'entraîne chez le nourrisson et le jeune enfant le fait d'être séparé de sa mère. Les Nations Unies ont prêté leur concours à l'OMS lors du colloque sur l'alcoolisme, organisé à Copenhague au mois d'octobre 1951. Centres sociaux
et au renforcement de centres de formation antituberculeuse. Le FISE a continué à procurer des fournitures pour un grand nombre de projets de l'OMS dans des domaines très divers tels que l'action antipaludique, la lutte contre les maladies vénériennes l'hygiène de la maternité et de l'enfance, le dépistage du trachome chez les réfugiés de Palestine et la formation d'infirmières d'hygiène publique et de sages femmes.
En même temps, surtout en Europe, et même dans des pays qui ne se considèrent plus comme Membres
En application d'une résolution du Conseil Économique et Social, les Nations Unies ont entrepris de dresser des plans pour une série d'enquêtes qui seront effectuées en commun par plusieurs institutions sur les centres sociaux existant dans différents pays.
de l'Organisation, l'OMS a continué à donner des avis techniques et à accorder son approbation dans le cas de nombreux projets (concernant surtout la formation professionnelle, l'hygiène de la maternité et de l'enfance et la lutte contre les maladies) pour lesquels le FISE avait été prié d'envoyer des fournitures. L'OMS a continué à gérer un certain nombre de bourses d'études attribuées par le FISE en 1951. L'OMS et le FISE ont en outre associé leurs efforts pour examiner la question du contrôle du lait, pour étudier les moyens visuels d'enseignement et le matériel pédagogique et pour prêter assistance à diverses institutions techniques.
L'OIT, la FAO, l'UNESCO, et l'OMS participent toutes à la préparation de ce projet qui sera vraisemblablement exécuté en 1952. Statistiques
L'OMS a collaboré à la rédaction d'un ouvrage intitulé La Mortalité foetale et la Mortalité infantile ;
ce travail a été achevé dans le courant de 1951 et sera publié par les soins des Nations Unies. Avec l'aide des Nations Unies et des gouvernements intéressés, l'OMS a organisé deux cours régionaux de formation technique en matière de statistique démographique et sanitaire - l'un en Méditerranée orientale, l'autre en Asie du Sud -Est. La collaboration s'est également poursuivie sur la question des statistiques appliquées à l'étude des problèmes démographiques : le Conseil Exécutif de l'OMS, lors de sa huitième session, a invité le Directeur général à étudier ces problèmes de concert avec la Commission de la Population des Nations Unies, en vue de définir les fonctions des deux organisation s. Bourses d'études
En conjonction avec le Centre International de
l'Enfance, à Paris, l'OMS a étudié divers problèmes généraux de la santé de l'enfant, notamment ceux
qui se rapportent à la santé mentale. De concert avec le Département des Questions sociales des
Nations Unies et avec l'OMS, le FISE a patronné un cours sur les soins aux enfants physiquement diminués, qui a eu lieu à Londres. L'OMS a enfin accordé des bourses pour permettre à diverses personnes de
participer à deux cours semblables, à Paris, à un colloque sur l'hygiène de l'enfance, à Megève, à un cours de pédiatrie sociale, et à un cours sur les vaccinations contre les maladies transmissibles, - toutes
manifestations patronnées par le Centre International de l'Enfance. Autres sujets
L'OMS a collaboré avec les Nations Unies et d'autres organisations en vue de coordonner les programmes de bourses des diverses institutions intéressées. En 1951, elle a également participé aux cours d'orientation générale organisés par le Département des Questions sociales des Nations Unies à l'intention de ses propres boursiers.
L'OMS a fourni des avis aux Nations Unies sur les propriétés toxicomanogènes de certains médicaments, afin de permettre aux Nations Unies de limiter, éventuellement, la fabrication de ces produits et de réglementer leur distribution. Elle a collaboré avec
COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS
145
la Commission économique pour l'Asie et l'Extrême -
Orient (CEAEO) au sujet de la régularisation et de l'utilisation des eaux, et avec la Commission économique pour l'Europe (CEE) au sujet des pro-
et à laquelle la Fondation Rockefeller prête également
blèmes de l'habitat. Elle a également procuré un expert pour une réunion d'étude sur la méthode du traitement des cas sociaux individuels (social case work), organisé aux Pays -Bas sous les auspices des Nations Unies. L'OMS, le FISE, la CEAEO et, dans
neuvième sessions du Conseil de Tutelle et aux réunions du Comité spécial des renseignements transmis en application de l'article 73 e de la Charte, et l'on espère que les rapports envoyés par les nouvelles organisations régionales de l'OMS pour le Paci-
son appui. L'Organisation était représentée aux huitième et
certains cas, la CEE, ont élaboré en commun des plans en vue d'aider certains pays à établir leurs propres fabriques d'antibiotiques ou d'insecticides, et ont commencé à fournir une assistance pratique pour ces projets. Les Nations Unies ont aidé l'OMS à effectuer une étude sur les visiteuses d'hygiène, qui est actuellement en cours en Angleterre et en France,
fique occidental et pour l'Afrique lui permettront d'apporter une contribution plus substantielle aux délibérations des Nations Unies sur les territoires
Enfin, une étroite collaboration a, comme toujours, caractérisé l'activité qui s'est exercée dans les divers domaines de l'information : radio, films, expositions et publications (voir chapitre 9.)
non autonomes.
Coopération avec les institutions spécialisées Organisation Internationale du Travail
suggestion de l'OIT, l'OMS a constitué un groupe d'experts des aspects médicaux de la sécurité sociale,
Conformément aux résolutions adoptées par la Conférence préparatoire sur les Migrations, qui s'est tenue à Genève en avril et mai 1950, l'OIT et l'OMS
ont défini, avec l'assistance de l'OIR, les normes fondamentales et les critères applicables à la sélection médicale des migrants. Un groupe d'experts convoqué par les deux institutions spécialisées s'est réuni à Rome au mois de septembre 1951 afin d'examiner le travail effectué ; il a rédigé un rapport à l'intention de la Conférence des Migrations, convoquée à Naples
à l'intention de la Conférence internationale du Travail de 1952. Ce groupe s'est réuni au mois de décembre 1951.
qui fournira des avis à l'OIT et établira un rapport
La collaboration des deux organisations s'est poursuivie dans le domaine de l'hygiène sociale et professionnelle et de l'hygiène des gens de mer, bien que les comités mixtes d'experts chargés d'examiner ces problèmes n'aient pas siégé en 1951. La Commission internationale antivénérienne du Rhin, qui s'occupe de la lutte contre les maladies vénériennes
en octobre 1951 sur l'initiative de l'OIT. La Conférence de Naples, qui comptait 28 délégations nationales et à laquelle l'OMS était représentée, a adopté à l'unanimité les normes fondamentales et les critères applicables à la sélection médicale des migrants et a recommandé au Conseil d'administration de l'OIT de les communiquer aux Etats Membres de l'Organisation Internationale du Travail et de l'Organisation Mondiale de la Santé. La conférence a également adopté plusieurs autres résolutions délimitant la
dans ce bassin fluvial, se réunit sous les auspices communs de l'OIT et de l'OMS. L'OMS a consulté l'OIT à propos du cours de formation technique sur les relations humaines dans l'industrie qui a été donné au Roffey Park Institute (Royaume -Uni).
L'OIT et l'OMS enfin ont coopéré pour l'étude des conditions d'emploi des infirmières, pour la publication de textes législatifs et pour l'élaboration
tâche qui reste à accomplir dans ce domaine et à laquelle l'OMS continuera d'être associée. Les normes fondamentales et les critères établis par la Conférence de Naples ont été approuvés par le Conseil d'administration de l'OIT ; une fois qu'ils auront été examinés par le Conseil Exécutif de l'OMS,
de normes sanitaires destinées à figurer dans la convention sur la protection de la maternité que l'OIT est en train d'établir. Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture Les travaux exécutés conjointement avec la FAO
ils seront communiqués conjointement par les deux organisations à leurs Etats Membres respectifs. A la demande des Nations Unies, l'OIT et l'OMS ont également contribué à la préparation d'un manuel sur les migrations.
se sont étendus en 1951, notamment en ce qui
L'OMS a étudié, en étroite collaboration avec l'OIT, l'organisation des soins médicaux dans le cadre des systèmes de sécurité sociale. Elle a été représentée à deux réunions d'étude sur la sécurité
concerne l'alimentation et la nutrition et les zoonoses. Le Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Alimen-
tation et de la Nutrition a examiné le rapport relatif à l'enquête de 1950 sur le kwashiorkor en Afrique (voir chapitre 2). La FAO et l'OMS ont amorcé deux nouvelles études sur cette maladie et envoyé, à cet effet, des experts- conseils en Amérique latine et dans les pays du Pacifique occidental. Des recherches ont été également entreprises en commun sur les méthodes
sociale, qui ont eu lieu à Costa -Rica et en Turquie sur l'initiative de l'OIT, ainsi qu'à diverses autres réunions consacrées à cette même question. Sur la
146
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
d'appréciation de l'état de nutrition et l'on a commencé à établir une bibliographie sur ce sujet. L'OMS
et le comité mixte d'experts ont, d'autre part, procédé à des recherches sur la prophylaxie et le traitement des déficiences alimentaires graves lors de calamités.
et diverses institutions spécialisées, d'autre part, se trouvaient à l'étude à la fin de l'année. A l'occasion du projet de démonstrations sanitaires entrepris par l'OMS et le Gouvernement égyptien, on a tenté, à
Pour l'étude des zoonoses, une coopération étroite a été maintenue avec la FAO, ainsi qu'avec l'Office International des Epizooties à Paris. Cette dernière organisation examine actuellement les étalons internationaux de produits biologiques établis par l'OMS pour les besoins de la médecine vétérinaire, lesquels ont déjà été acceptés par la FAO. En collaboration avec ces organisations, l'OMS a commencé à recueillir des informations sur la transmission des zoonoses d'un pays à l'autre ; elle examinera
titre d'expérience, de faire produire sur place les moyens visuels nécessaires pour l'éducation sanitaire. Les deux organisations ont aussi associé leurs efforts dans le domaine de l'hygiène scolaire, et l'OMS a prêté son concours pour l'établissement d'une bibliographie annotée concernant les ouvrages de référence consacrés à l'éducation sanitaire. Parmi les autres projets de l'UNESCO à la réalisation desquels l'OMS a collaboré de façon suivie, il y a lieu de mentionner : la création de centres internationaux de recherches sur les zones arides (l'OMS est représentée au Comité consultatif de Recherches sur la Zone aride) ; la mise au point de la technique des conférences internationales, question à laquelle l'OMS s'est particulièrement intéressée ; l'établissel'institution de laboratoires internationaux de recherches. A ce propos, le Centre international de Calcul
ultérieurement les données recueillies en vue de définir un ensemble de principes dont les pays pourront s'inspirer pour prendre des mesures sanitaires à l'égard du bétail en transit d'un pays à l'autre. Les centres FAO /OMS de la brucellose ont poursuivi et intensifié leurs travaux et les deux institutions ont aussi coopéré dans la lutte contre la rage et contre les hydatidoses. Un représentant de Région de la Méditerranée orientale, des avis sur le contrôle de la viande.
ment de comptes rendus analytiques et l'indexage dans les sciences médicales et biologiques ; enfin,
la FAO et de l'OMS a donné, dans les pays de la La réalisation des projets communs visant à combattre le paludisme et à accroître la production alimentaire s'est poursuivie, et certains progrès peuvent être actuellement enregistrés à cet égard, tout particulièrement dans la Région de l'Asie du Sud -Est.
mécanique a été approuvé par le Conseil Economique et Social et se développe favorablement, tandis que les études concernant d'autres centres marquent de nouveaux progrès. L'UNESCO a prêté son concours à l'OMS pour des projets relatifs à la santé mentale de l'en-
fant, à la guidance infantile dans les jardins
d'enfants, ainsi qu'à la formation des jardinières d'enfants.
collaboration entre l'OMS et la FAO, il convient de mentionner les nouveaux projets d'irrigation de la FAO (à cette occasion, l'OMS a fourni des avis techniques sur la prévention des maladies), les services sociaux dans les régions rurales et l'économie
Parmi les autres questions ayant donné lieu à une
Les deux institutions ont continué à soutenir le Conseil pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales, organisation non gouvernementale dont il sera question plus loin; et elles ont collaboré pour prêter assistance à des bibliothèques et des institutions médicales. Autres institutions spécialisées
ménagère, le ravitaillement en lait et les mesures d'assainissement.
La collaboration qui s'est établie à l'occasion du
Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture
programme élargi d'assistance technique des Nations Unies a eu pour effet de resserrer considérablement les relations entre l'OMS et les autres institutions spécialisées.
En 1951, l'OMS a collaboré avec l'UNESCO à la réalisation des projets d'éducation de base, qui ont
reçu une grande extension durant l'année. Des consultations fréquentes ont eu lieu à cet effet entre
les Nations Unies, la FAO, l'UNESCO, l'OMS et d'autres organisations. La réalisation du projet pilote de la Vallée de Marbial à Haiti s'est poursuivie en collaboration avec l'UNESCO ; l'OMS a envoyé un expert de l'éducation sanitaire au centre régional de formation technique et de production de matériel
En avril 1951, l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale s'est fait représenter à la réunion de la Commission spéciale chargée d'examiner le projet de Règlement sanitaire international de l'OMS avant que ce texte fût soumis à la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé. D'autre part, conformément
aux résolutions de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé (WHA4.82) et du Conseil Exécutif (EB8.R22), l'OMS étudie, avec l'OACI, la possibilité
pour les programmes d'éducation de base qui a été créé à Patzcuaro (Mexique) et un autre expert a été envoyé dans les pays arabes pour un projet analogue. Plusieurs autres projets comportant une coopération
de créer un comité mixte d'experts qui examinerait
les normes à appliquer pour assurer la salubrité des aéroports ; le travail de ce comité servirait de base à l'élaboration d'une législation internationale ou de recommandations dans ce domaine.
entre l'UNESCO d'une part et les Nations Unies
COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D'AUTRES ORGANISATIONS
147
L'OMS a continué à collaborer également avec l'Organisation Internationale pour les Réfugiés : cette collaboration a porté sur l'organisation de services sanitaires au profit des réfugiés. A la fin de
l'année, l'OMS et l'OIR ont décidé, à la demande du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, d'envoyer dans la zone A de Trieste un expert -conseil spécialiste de la tuberculose. Quant à l'Union Internationale des Télécommunications, elle a coopéré avec l'OMS en vue d'assurer
les Membres de l'UIT d'accorder aux télégrammes épidémiologiques particulièrement urgents le même traitement que celui dont ils font bénéficier les communications ayant trait à la sécurité de la vie en mer ou dans les airs. Depuis lors, de nombreux Etats
Membres de l'OMS se sont engagés à assurer la
priorité souhaitée. L'OMS a désigné des experts en hygiène publique pour faire partie de missions envoyées par la Banque
la priorité à certaines catégories de télégrammes épidémiologiques. Lors de sa sixième session, qui s'est tenue en avril, le Conseil d'administration de l'UIT a adopté une résolution demandant à tous
internationale dans deux pays qui avaient adressé à celle -ci des demandes de prêts et d'assistance en vue de résoudre certains problèmes économiques, administratifs et financiers.
Coopération avec les organisations non gouvernementales Le Conseil Exécutif a passé en revue, en 1951, les progrès réalisés dans la collaboration avec les orgasations non gouvernementales admises aux relations officielles avec l'OMS, et il a exprimé sa satisfaction et à l'UNESCO par des accords spéciaux. Ce Conseil
a participé avec l'OMS à l'organisation de deux colloques durant l'année. L'une de ces réunions a eu lieu à Rome, avec le concours de l'Istituto Superiore di Sanità, et avait pour objet la croissance bactérienne et son inhibition ; elle groupait 46 savants
devant les résultats obtenus. Lors de sa septième session, il a admis aux relations officielles avec l'OMS cinq autres organisations, qui sont l'American College of Chest Physicians, le Conseil central de l'Education
venant de six pays. Les exposés présentés à cette occasion seront publiés par l'OMS. Le second colloque, consacré à l'allergie, s'est tenu à Zurich au mois d'octobre avec la coopération de l'Académie suisse
sanitaire, l'Association internationale des Microbiologistes, l'Association internationale de Pédiatrie
et la Société internationale pour la Protection des Invalides. Le nombre des organisations non gouver-
de Médecine. L'OMS a continué à s'associer aux travaux du Comité exécutif de ce Conseil, qui attache actuellement une grande importance à l'organisation de cours ou de séries de conférences en liaison avec les congrès internationaux de médecine.
nementales avec lesquelles l'OMS entretient des relations officielles a été ainsi porté à 27 On en trouvera la liste complète dans l'annexe 8. Pour faciliter l'examen des demandes d'admission
aux relations officielles avec l'OMS, le Conseil Exécutif a décidé, à sa huitième session (EB8.54), que les requêtes présentées par des organisations non gouvernementales seraient dorénavant étudiées par le Conseil au cours de sessions autres que celle qui
L'Association médicale mondiale a continué à collaborer à l'établissement du tableau des doses usuelles et maximums des médicaments pour adultes
en vue de son inclusion dans la Pharmacopoea
suit immédiatement l'Assemblée Mondiale de la
Internationalis ; diverses observations présentées par les associations qui lui sont affiliées ont été incorporées dans le Volume I, et l'on examinera s'il y a lieu
mations se rapportant à chacune des demandes
Santé. Il a décidé également que le résumé des infor-
d'introduire certaines autres observations dans le Volume II. L'Association a recommandé également que, pour les dénominations communes internationales des médicaments, on adopte le nom proposé par le chercheur qui a découvert le produit dans la mesure où ce choix n'est pas en contradiction avec les autres principes régissant l'attribution des dénominations. compte des recommandations de l'inventeur, l'Asso-
devrait être envoyé à tous les membres du Conseil trois mois avant l'ouverture de la session au cours de laquelle les demandes viendront en discussion et que, dans le cas où des relations de travail auraient été établies avec des organisations non gouvernementales, aucune demande d'admission aux relations
officielles ne serait prise en considération avant qu'une année ne se soit écoulée depuis l'établissement des relations de travail. L'OMS n'a pas manqué de tirer parti des ressources mises à sa disposition par ces diverses organisations, et des exemples de la coopération ainsi instituée sont cités dans tout le rapport. Les obser-
Il a été convenu que, lorsqu'il sera dûment tenu ciation médicale mondiale prêtera son concours
pour assurer l'acceptation générale des dénominations
communes internationales proposées par l'OMS. Cette association, de même que l'Association internationale des Transports aériens, a également coopéré
vations suivantes présentent toutefois un intérêt particulier.
Une collaboration étroite a été maintenue avec le Conseil pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales, qui est lié à l'OMS
avec l'OMS à l'élaboration du Règlement sanitaire international. Un certain nombre de hauts fonctionnaires de l'OMS et de l'Association médicale mondiale se sont réunis au début de mai en vue d'examiner, à titre officieux, les possibilités de collaboration utile
qui s'offraient dans d'autres domaines.
148
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
L'OMS a procédé à un échange d'informations avec l'Union internationale contre la Tuberculose et, lors de la réunion annuelle de cette dernière, des représentants de l'OMS se sont rendus au Siège de l'Union et ont discuté avec le Conseil d'administration. L'Union a décidé de désigner un Secrétaire exécutif qui s'efforcera de faire mieux connaître son oeuvre et d'accroître le nombre de ses adhérents.
des infirmières, des informations sur le matériel utilisé pour les tests permettant de sélectionner les candidates à la profession d'infirmière, ainsi qu'un
rapport sur une étude concernant l'utilisation des dépôts centraux de fournitures pour les hôpitaux
Il a déjà été question, dans une autre partie du présent chapitre, de la collaboration avec les Nations
canadiens. Une enquête entreprise en commun avec le Conseil international des Infirmières, au sujet des programmes de formation en vigueur pour les
infirmières d'hygiène publique, a été effectuée en 1951, et les conclusions auxquelles elle a abouti ont été incorporées dans un document préparé en vue des
Unies au sujet de la réadaptation des personnes physiquement diminuées et de la prévention de la cécité. Afin de faciliter la tâche des organismes des concours pour la réunion d'une conférence générale des organisations non gouvernementales. La Société
Nations Unies à cet égard, l'OMS a prêté son internationale pour la Protection des Invalides a présenté un mémoire à cette conférence, à laquelle participèrent les organisations suivantes : le Comité International de la Croix -Rouge, l'Association internationale de Prophylaxie de la Cécité, le Conseil international des Infirmières, la Fédération internationale des Hôpitaux et la Ligue des Sociétés de la
discussions techniques à la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé. Le Conseil international des Infirmières consacre une rubrique de son Bulletin Trimestriel aux nouvelles intéressant l'OMS ; cette organisation procède, actuellement, à la demande de l'OMS, à une étude sur les programmes des écoles
supérieures d'infirmières. C'est la Fondation Florence Nightingale qui poursuit cette étude, ainsi que d'autres dont le Conseil international des Infirmières a contribué à dresser les plans. Des renseignements sur les soins infirmiers dans les pays où s'exerce l'activité des sociétés nationales de la Croix -Rouge ont été échangés avec la Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge et avec le Comité International de la Croix -Rouge. Ce comité a prêté
Croix- Rouge. C'était là un essai d'une nouvelle méthode de consultation, et ses résultats ont été encourageants.
La réunion du Comité d'experts des Enfants physiquement diminués, organisée par l'OMS sous les auspices des Nations Unies, avec la participation de représentants des Nations Unies, de l'OIT, de l'UNESCO et de l'OMS, a fourni l'occasion d'établir une collaboration étroite avec la Société interna nale pour la Protection des Invalides. L'OMS a également participé, avec l'Union internationale pour la Protection de l'Enfance, à une réunion consacrée
son concours à l'OMS pour l'établissement d'instructions à l'usage des équipes envoyées en mission dans des pays dont il connaît particulièrement bien la situation. La collaboration a été maintenue avec la Fédération pharmaceutique internationale. Quatre membres du Comité d'experts de la Pharmacopée internationale ont pris la parole lors de la Quatorzième Assemblée annuelle de la Fédération. La Fédération dentaire internationale est restée en liaison avec l'OMS durant l'année. Un plan a été élaboré en commun en vue de réunir des renseignements sur la formation du personnel dentaire, dans les différents pays, ainsi que sur la prophylaxie des caries dentaires par l'adjonction de fluorures à l'eau de boisson.
à l'étude des problèmes spéciaux intéressant les enfants réfugiés en Autriche, en Allemagne et en Italie, et elle a aidé l'Union à dresser le plan d'une étude, actuellement en cours, qui porte sur la question
de l'adoption. L'OMS a, d'autre part, prêté son concours à l'Union pour transférer en Suède son matériel d'exposition sur les enfants infirmes, à l'occasion de la réunion que la Société internationale
pour la Protection des Invalides a tenue dans ce dernier pays. L'OMS a également aidé l'Union à organiser cette exposition en Finlande.
l'Association internationale de Pédiatrie, au cours de laquelle la coordination des services de comptes rendus analytiques dans le domaine de la pédiatrie a fait l'objet d'une discussion. L'établissement des bibliographies et des comptes rendus analytiques tend à devenir plus complexe, et l'OMS suit attentivement cette question afin de s'assurer que son influence s'exerce utilement dans ce domaine. Les associations nationales et les commissions internationales du Conseil international des Infirmières font parvenir à l'OMS une documentation précieuse ; elles ont notamment communiqué, en 1951, des données sur les programmes de recrutement
L'OMS s'est fait représenter à une réunion de
La Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies a préparé, en collaboration avec le Comité d'Hygiène de l'Association autrichienne pour les Nations Unies, un mémoire qui a été distribué par les soins de l'OMS lors de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé à l'occasion des discussions sur l'enseignement professionnel et tech-
nique. La Fédération mondiale, en liaison étroite avec l'OMS, a organisé, pendant trois années consécutives, des réunions annuelles d'étude sur les questions de santé dans le monde, afin de familiariser les étudiants en médecine et les jeunes médecins avec les
problèmes que l'OMS s'efforce de résoudre
de pays différents, ont participé à ces réunions.
dans ses programmes de coopération internationale. Environ 20 à 25 étudiants, provenant d'une dizaine
En 1951, des conférences et des groupes de discus-
sion ont été organisés avec le concours de quel-
COORDINATION DES TRAVAUX DE L'OMS AVEC CEUX D 'AUTRES ORGANISATIONS
149
éminents spécialistes en médecine préventive et en hygiène publique qui ont assisté à l'Assemblée Mondiale de la Santé. Les participants ques -uns des
ont eu également la possibilité d'assister à des séances plénières et à des réunions des commissions principales de l'Assemblée. Des plans, actuellement en préparation, prévoient l'organisation de réunions analogues pendant la Cinquième Assemblée Mondiale de la Santé. Lors des réunions d'étude qui ont été organisées par la Fédération mondiale à la Havane, à Rome, à Téhéran et à Beyrouth, des informations ont été pareillement données sur l'oeuvre accomplie
ment intéressant. L' OMS a en effet entretenu un échange actif de correspondance, d'informations et de points de vues avec toutes les organisations non gouvernementales admises aux relations officielles.
La plupart d'entre elles se sont d'ailleurs fait représenter à la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé et ont participé aux discussions techniques ; de son côté, l'OMS a envoyé des observateurs aux principales conférences qu'elles ont tenues.1
Il existe en outre de nombreuses organisations
par l'OMS. Les « OMS Nouvelles» et le dépliant consacré à l'Organisation sont, actuellement, adressés à toutes les associations pour les Nations Unies ;
qui ne sont pas en relations officielles avec l'OMS, mais avec lesquelles des relations de travail ont été établies ou maintenues. A cet égard, il y a lieu de mentionner la Société internationale de Pathologie
d'autre part, chaque bureau régional de l'OMS
envoie à un certain nombre d'associations nationales des renseignements sur les travaux effectués dans la région. Un grand nombre d'associations ont organisé des expositions à l'aide de matériel fourni par l'OMS. En Autriche, au Japon et dans le Togo où il n'existe pas de commission nationale de l'OMS, les associa-
géographique (Bruxelles) - travaux sur l'hépatite infectieuse - ; la Conférence internationale de la Poliomyélite (Bruxelles) et son Comité permanent d'Europe (Bruxelles) ; le Congrès international vétérinaire et les Congrès interaméricains de la brucellose ; l'Association internationale contre le Trachome ; et enfin l'American National Geographical Society of New York (informations épidémiologiques dans la région du Pacifique).
tions pour les Nations Unies ont créé des sections spéciales, chargées de s'occuper principalement de questions se rapportant à l'OMS. Enfin, des com-
Des représentants de l'OMS ont fait, dans plusieurs pays, des exposés ou des conférences devant des organismes scientifiques, au nombre desquels figurent la Royal Society of Medicine à Londres, l'Institut Pasteur à Paris et l'American Public Health Association. Les projets de l'OMS dont la réalisation est assurée de concert avec la Fondation Rockefeller et le CARE2
missions nationales de l'OMS ont été créées en
Finlande et dans les Etats -Unis d'Amérique. La collaboration avec l'Inter -American Association of Sanitary Engineering (Association inter-américaine du Génie sanitaire) s'est développée durant l'année, et, à la demande de l'OMS, le Président de cette association a présenté au Comité d'experts de
ne cessent de se multiplier et l'on en trouve de nom-
l'Assainissement un rapport sur le programme d'études, la formation pratique et l'emploi du per-
sonnel d'assainissement. L'Association internationale des Microbiologistes a coopéré avec l'OMS dans la lutte contre la rage et
l'Association internationale de Prophylaxie de la
breux exemples tout au long du présent rapport. La Fondation Rockefeller a participé à l'exécution de projets ayant trait, notamment, à la création d'écoles d'hygiène publique et aux démonstrations d'hygiène de la maternité et de l'enfance instituées à Soissons ; elle a, en outre, prêté son concours à
Cécité a prêté son concours pour l'action entreprise contre le trachome.
et pour l'organisation de la réunion d'étude des
l'OMS pour l'étude -pilote sur les visiteuses d'hygiène
A la demande de l'Organisation, la Fédération
mondiale pour la Santé mentale a recueilli des informations sur le traitement psychothérapique dans les établissements pénitentiaires et sur la réadaptation des patients atteints de troubles psychiatriques. Le présent exposé ne prétend pas être un résumé complet de l'oeuvre accomplie par l'OMS en collaboration avec les organisations non gouvernementales ; il ne fait mention que des travaux les plus importants de certaines organisations dont les activités ont revêtu un aspect nouveau ou particulière-
ingénieurs sanitaires. A la fin de l'année, le CARE a promis d'envoyer des fournitures destinées à la mise
en oeuvre de quatre projets importants, dont deux dans la Région de la Méditerranée orientale et deux dans celle de l'Asie du Sud -Est. représenter figure dans l'annexe 7.
Une liste des réunions convoquées par des organisations non gouvernementales et autres auxquelles l'OMS s'est fait
2 Cooperative for American Remittances to Europe, Inc. Les travaux de cette organisation se sont étendus à d'autres régions que l'Europe.
CHAPITRE 18
SERVICES SANITAIRES A DES GROUPES SPÉCIAUX Indépendamment des services qu'elle a dispensés aux gouvernements, sur leur demande, l'OMS a fourni, à la requête des Nations Unies, des services sanitaires à des groupes spéciaux. Ces services sont de différentes sortes ; par exemple, en 1951, en collaboration avec les Nations Unies, l'OMS a prêté assistance aux réfugiés
de Palestine et à la population civile de Corée. D'autre part, sur la demande du Commissaire des Nations Unies en Libye, elle a donné des avis aux autorités de santé publique dans ce pays sur la préparation de leur programme sanitaire.
Réfugiés de Palestine Durant l'année 1951, l'OMS, par l'intermédiaire de l'Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -
d'un paludologue, à fournir un ingénieur sanitaire dont le traitement est remboursé par l'Office, et à organiser des visites d'experts -conseils. Aucune épidémie grave n'a sévi parmi les réfugiés au cours de la période se terminant à la fin de juillet 1951. Cinq cas seulement de variole ont été signalés, contre 181 en 1949 -1950. Les cas de typhus sont un
Orient (UNRWAPRNE), a continué d'assurer la direction et le fonctionnement des services d'aide médicale et de protection sanitaire en faveur des réfugiés de Palestine au Liban, en Syrie, en Jordanie (y compris la partie arabe de la Palestine) et dans la région de Gaza. Le nombre de ces réfugiés est évalué à 850.000 environ. Comme précédemment, les efforts
ont porté principalement sur les activités de santé publique et de médecine préventive. En matière de médecine curative, l'Organisation persévère à dispenser des soins qui, tout en étant adéquats, ne dépassent pas trop sensiblement ceux que fournissent les pays hôtes à leurs nationaux indigents. L'UNRWAPRNE
peu plus nombreux, mais une seule épidémie de typhus, d'ailleurs de faible importance, a éclaté en Jordanie orientale ; les autres cas constituaient des
a poursuivi ses efforts pour remplacer le personnel
international par du personnel local, ce qui est
manifestations sporadiques, relativement bénignes, et s'apparentaient vraisemblablement au typhus murin endémique. L'incidence des maladies intestinales est faible par rapport à la population, surtout si l'on tient compte des conditions sanitaires, souvent très primitives, dans lesquelles vivent les réfugiés, et la mortalité due à ces affections n'est pas élevée.
conforme aussi bien à sa ligne de conduite qu'à la demande, formulée en 1949 par le Comité régional pour la Méditerranée orientale, à l'effet que les « organismes qui ont une fonction active utilisent le person-
(Dans un hôpital, on a signalé que le taux de léthalité, pour les cas avérés de typhoïde, n'était que de 2 %.)
nel sanitaire local dans la mesure du possible ». Sur un personnel total de 1.444 agents, 21 personnes seulement ont été engagées à titre international. La mise en ceuvre du programme de l'Office pour l'assainissement et l'entretien des camps de réfugiés se traduit par une dépense annuelle d'environ $2.000.000. Lorsqu'elle a décidé de prolonger jusqu'au 30 juin 1952 l'exécution du programme de relèvement et de réintégration établi par lUNRWAPRNE, l'Assemblée générale des Nations Unies a tenu à remercier l'OMS de sa collaboration et l'a instamment priée de continuer à accorder à l'Office toute l'aide possible. La Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé a approuvé l'octroi à LUNRWAPRNE, en 1951, d'une subvention de $42.857. En conséquence, l'OMS a continué à assumer la direction technique du programme de l'Office en fournissant le fonctionnaire médical en chef de l'Office, à assurer les services
Au cours de l'année, le nombre des dispensaires fonctionnant par les soins de l'Office est passé de 72 à 81. Les rares dispensaires mobiles dont on dispose servent pour le traitement des réfugiés disséminés dans les différents villages. Les dispensaires comportent comme services principaux : un service de médecine générale, un service des dermatoses et des pansements, un service d'ophtalmologie, un service d'hygiène scolaire, un service de soins aux femmes
enceintes et aux enfants du premier âge. Il existe des dispensaires antivénériens et antituberculeux
dans certaines régions ; dans les autres, ils sont rattachés aux dispensaires généraux. Les vaccinations
s'effectuent, soit en tant qu'activité spéciale, soit en tant qu'activité courante des dispensaires généraux.
Les vaccinations couramment pratiquées portent sur les maladies suivantes : variole, typhoïde et paratyphoïde, diphtérie. Le nombre total des vaccinations
effectuées durant l'année, en ce qui concerné ces trois maladies, a presque atteint le chiffre de 850.000.
- 150 -
SERVICES SANITAIRES A DES GROUPES SPÉCIAUX
151
Tous les réfugiés sont soumis à des pulvérisations de DDT à 10 %, une fois par an, ou même à des intervalles plus fréquents lorsque le nombre des poux est particulièrement élevé ou s'il y a lieu de redouter l'apparition de maladies propagées par ces insectes.
Durant la période comprise entre juillet 1950 et juillet 1951, l'Office a assuré le service ou aidé à assurer le service de 1.806 lits d'hôpital au total ; le chiffre relatif à l'année précédente était de 1.472 et, il y a deux ans, de 692. Cette augmentation du nombre de lits disponibles se répartit de façon sensiblement égale entre les diverses subdivisions de la région intéressée.
conseil de l'OMS la ration de base qui leur est fournie par l'Office. La teneur en calories de ces rations est de 1.500 calories en été et de 1.600 en hiver. En ce qui concerne le programme de lutte antipaludique, il semble que le paludisme soit en régression dans l'ensemble de la région. Pour ce qui est du programme d'application d'insecticides, le DDT, le gammexane et le chlordane ont été utilisés avec de bons résultats dans la lutte contre les moustiques,
les mouches et les poux. Le coût de la campagne de pulvérisations d'insecticides à effet rémanent, contre les moustiques, qui a permis de protéger quelque 370.000 personnes, a été évalué à $ 0,082 par tête d'habitant. La Division sanitaire de l'Office a assumé de noutâches en matière d'assainissement. C'est ainsi que les agents sanitaires de l'Office sont mainvelles
La lutte, amorcée en 1949, contre les maladies vénériennes s'est poursuivie et s'est même légèrement amplifiée sous la- direction d'experts -conseils du
Siège, qui ont formulé d'utiles avis à ce sujet. Un certain nombre de femmes enceintes ont été examinées,
et environ 5 % d'entre elles ont accusé une réaction positive. En raison de l'incidence élevée du trachome dans la région, un expert -conseil de l'OMS a procédé à une étude, et, sur sa recommandation, un programme de lutte contre le trachome par l'emploi des sulfamides
tenant chargés des travaux d'entretien des camps, notamment en ce qui concerne la fourniture d'eau et d'abris aux réfugiés qui s'y trouvent, ainsi que les plans et la construction de nouveaux camps. Malgré la sécheresse exceptionnelle de la région (plusieurs
et d'une pommade contenant des antibiotiques a été
camps ont dû être approvisionnés en eau par des camions- citernes), le niveau de l'hygiène dans la région s'est amélioré, et, malgré la pénurie aiguë d'eau, la fréquence des maladies d'origine hydrique n'a pas augmenté comme on aurait pu le craindre.
mise en oeuvre dans certains camps de Jordanie.
Pour le moment, le nombre des malades en traitement n'atteint que quelques milliers. Toutefois, après récapitulation des résultats des expériences déjà
entreprises et après examen de la question par le Comité d'experts du Trachome, on a abouti à la conclusion qu'il serait possible, avec la collaboration
En application d'une décision de l'Assemblée générale des Nations Unies [résolution 393 (V)], l'objectif principal assigné au programme n'est plus
la fourniture d'une aide aux réfugiés mais bien la réintégration des réfugiés dans la vie économique du Proche -Orient.
des gouvernements intéressés, d'appliquer un programme de plus grande envergure. Le programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance a été poursuivi et amplifié. Le nombre des dispensaires pour femmes enceintes et pour nourrissons a augmenté, et, dans quatre dispensaires pour nourrissons, le nombre des consultations est passé de 7.000, en juin 1950, à 15.237 en juin 1951. Dans plusieurs régions, grâce à la création de petits centres
Il en est résulté pour la Division
spéciaux, un personnel qualifié a été en mesure de surveiller les opérations des sages- femmes locales, dont la plupart sont illettrées. La qualité des soins dispensés s'est sensiblement améliorée au cours de l'année écoulée, et, dans la plupart des régions, les médical, par des infirmières et des médecins.
sanitaire deux nouvelles tâches : d'une part, l'élaboration de plans d'organisation de services médicaux en prévision du moment où les réfugiés auront été réinstallés ; et, d'autre part, la formation de personnel sanitaire et paramédical. Il est à présumer que, lorsque l'action de secours de l'Office aura pris fin, les services en question feront partie intégrante des services normalement assurés par les pays -hôtes en faveur de l'ensemble de leur population et que les services sanitaires destinés aux réfugiés seront absorbés par les services sanitaires de chaque pays intéressé et administrés par les autorités nationales
écoliers sont aujourd'hui suivis, du point de vue Une nouvelle enquête sur l'état de nutrition des réfugiés a été effectuée au printemps par un expert conseil du Siège, qui a déclaré que l'état des réfugiés était « relativement satisfaisant... compte tenu de la situation antérieure dans laquelle se trouvaient les réfugiés et des conditions d'hygiène des populations parmi lesquelles ils vivent actuellement ». Cet expert conseil a recommandé que soit renforcée la valeur calorigène du régime alimentaire des réfugiés, et les indications recueillies permettent de penser que la plupart des réfugiés ont commencé à compléter par un ou plusieurs des éléments suggérés par l'expert-
de la santé. S'il advenait que la réinstallation des réfugiés s'opérât avant que les services sanitaires n'eussent été ainsi transférés aux gouvernements, la Division sanitaire serait probablement invitée à
organiser et à assurer les services correspondants dans les régions de réétablissement des réfugiés. Certains pays ont déjà commencé à élaborer des plans concernant la collaboration à instaurer entre leurs propres services sanitaires et ceux de l'Office.
C'est dans la mesure où il se rapporte à la formation professionnelle de personnel sanitaire que le problème de la réintégration des réfugiés intéresse principalement la Division sanitaire de l'UNRWAPRNE. En effet, les sections que comporte cette division en matière de soins médicaux, de lutte
152
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
contre les insectes, d'assainissement et de soins infirmiers sont, dans une certaine mesure, à même d'offrir aux réfugiés la possibilité de se préparer à remplir les fonctions d'infirmières, d'infirmiers auxi-
liaires, d'hygiénistes, d'agents de la lutte antipaludique, de techniciens,
existantes peuvent être utilisées à cet effet, mais peut -être devront -elles être complétées au point de vue du matériel, des livres et du personnel enseignant, ce qui n'entraînera d'ailleurs que des frais relativement minimes. Il faut espérer que les gouvernements
Comme le nombre des personnes qui pourront bénéficier de cette formation est nécessairement limité, les dépenses seront peu élevées. Les facilités
d'aides -pharmaciens, etc.
seront en mesure d'utiliser, dans leurs services sanitaires, les stagiaires ainsi formés et de leur confier des tâches correspondant à celles pour lesquelles ils
se sont préparés.
Corée Faisant suite à une recommandation formulée par le Conseil Exécutif au cours de sa septième session, la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé a autorisé le Directeur général à maintenir la contribution fournie par l'OMS à l'ceuvre d'assistance des Nations Unies en faveur de la population civile de Corée et a décidé de réserver à cette fin, en 1951, une somme de $245.344. Le personnel de l'OMS stationné en Corée durant
Unies. On prend des mesures énergiques pour empêcher les épidémies, notamment en poursuivant l'exécution du programme de pulvérisations au DDT,
en élargissant le programme de vaccination, qui comprend maintenant la vaccination antityp hique, antivariolique et antityphoidique de l'ensemble de la population de la Corée du sud, évaluée à 20 mil-
lions d'habitants, en améliorant et en rétablissant les services médicaux ».1
l'année comprenait onze fonctionnaires médicaux, cinq ingénieurs sanitaires et cinq hygiénistes de la santé publique. Ces fonctionnaires ont été affectés au
Le personnel actuellement affecté aux travaux d'aide immédiate en Corée sera, à la fin de l'année
« Civilian Assistance Command » de Corée et ont poursuivi leur action parmi la population civile et les réfugiés.
Unies pour le Relèvement de la Corée. L'OMS collabore avec l'Agent général au recrutement de personnel médical et de personnel auxiliaire supplé-
ou au début de 1952, transféré à l'Agence des Nations
immédiate en raison de la situation existant en Corée. Toutefois, il est intéressant de relever dans
Il s'est agi principalement de travaux d'aide
mentaires pour les activités d'ordre sanitaire qui s'imposent. Si l'OMS était priée par le Gouvernement coréen
l'un des rapports publiés par le Commandement des Nations Unies sur les opérations en Corée le passage suivant : « Bien qu'on ait signalé quelques cas de maladies ...les cas de maladies contagieuses
de lui fournir son concours à l'occasion du pro-
n'ont jamais revêtu le caractère d'une épidémie dans les régions occupées par les forces des Nations
gramme à long terme d'activité sanitaire prévu pour la Corée, il est probable qu'elle s'attacherait avant tout à aider ce Gouvernement à relever les services de santé publique du pays.
Libye Comme suite aux recommandations du représen-
tant de l'Organisation Mondiale de la Santé qui, en 1950, a effectué une enquête sur les conditions sanitaires en Libye, un expert- conseil en matière d'administration de la santé publique est parti pour ce pays au début de 1951. Sur la demande du Commissaire des Nations Unies en Libye, il a fourni des avis aux fonctionnaires sanitaires de ce pays et les
l'aide que l'OMS pourrait fournir à la Libye en
préparant un programme d'hygiène de la maternité et de l'enfance et lune campagne de vaccination au BCG (ces deux activités étant entreprises avec la
collaboration du FISE), ainsi qu'en envoyant en Libye une équipe spécialisée dans l'administration de la santé publique. Des publications médicales ont été envoyées en Libye dans le courant de l'année. vement en Corée, document E/2032 des Nations Unies, annexe III
a aidés à élaborer les plans d'un programme sani-
taire dont l'exécution sera entreprise lorsque la Libye aura, en 1952, accédé à l'indépendance. Des plans provisoires ont déjà été établis quant à
1 Rapport du Secrétaire général sur l'assistance et le relè-
ANNEXES
ANNEXE 1
155
Annexe 1 ÉTATS MEMBRES DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ (31 décembre 1951) Etats qui ont accepté ou ratifié la Constitution de l'OMS, signée à New -York le 22 juillet 1946 :1 Etat Date d'acceptation ou de ratification
Etat
Date d'acceptation ou de ratification
Afghanistan (37) Albanie (13) Allemagne, République fédérale d' (78) Arabie Saoudite (14) Argentine (56) Australie (28) Autriche (15) Belgique (49) Biélorussie, RSS de (34) Birmanie (50) Bolivie (68) Brésil (39) Bulgarie (41) Cambodge (72) Canada (3) Ceylan (52) Chili (55) Chine (1) Corée (65) Costa -Rica (60) Cuba (70) Danemark (36) Egypte (25) Equateur (59) Espagne (77) Etats -Unis d'Amérique (46) Ethiopie (11) Finlande (22) France (42) Grèce (31) Guatemala (66) Haiti (17) Honduras (61) Hongrie (43) Inde (27) Indonésie (74) Irak (20) Iran (4) Irlande (23) Islande (44)
19 avril 1948 26 mai 1947 29 mai 1951 26 mai 1947 22 octobre 1948 2 février 1948 30 juin 1947 25 juin 1948 7 avril 1948 ler juillet 1948 23 décembre 1949 2 juin 1948 9 juin 1948 17 mai 1950 29 août 1946 7 juillet 1948 15 octobre 1948 22 juillet 1946 17 août 1949 17 mars 1949 9 mai 1950 19 avril 1948 16 décembre 1947 ler mars 1949 28 mai 1951 21 juin 1948 11 avril 1947 7 octobre 1947 16 juin 1948 12 mars 1948 26 août 1949 12 août 1947 8 avril 1949 17 juin 1948 12 janvier 1948 23 mai 1950 23 septembre 1947 23 novembre 1946 20 octobre 1947 17 juin 1948
Israël (64) Italie (10) Japon (76)
Jordanie, Royaume Hachimite de (9) Laos (71) Liban (58) Libéria (7) Luxembourg (63) Mexique (35) Monaco (53) Nicaragua (69) Norvège (18) Nouvelle -Zélande (5) Pakistan (48) Panama (75) Paraguay (57) Pays -Bas (12)
Pérou (67) Philippines, République des (54) Pologne (38) Portugal (29) République Dominicaine (45) Roumanie (40) Royaume -Uni (2) Salvador (47) Suède (19) Suisse (8) Syrie (6) Tchécoslovaquie (30) Thaïlande (21) Turquie (26) .
.
.
.
.
.
Ukraine, RSS d' (33) Union des Républiques Soviétiques (32) Union Sud -Africaine (16) Uruguay (62) Venezuela (51) Viet -Nam (73) Yougoslavie (24) Socialistes
21 juin 1949 11 avril 1947 16 mai 1951 7 avril 1947 17 mai 1950 19 janvier 1949 14 mars 1947 3 juin 1949 7 avril 1948 8 juillet 1948 24 avril 1950 18 août 1947 10 décembre 1946 23 juin 1948 20 février 1951 4 janvier 1949 25 avril 1947 11 novembre 1949 9 juillet 1948 6 mai 1948 13 février 1948 21 juin 1948 8 juin 1948 22 juillet 1946 22 juin 1948 28 août 1947 26 mars 1947 18 décembre 1946 ler mars 1948 26 septembre 1947 2 janvier 1948 3 avril 1948 24 mars 1948 7 août 1947 22 avril 1949 7 juillet 1948 17 mai 1950 19 novembre 1947
Membre associé :
Rhodésie du Sud (1)
16 mai 1950
1 Les chiffres qui figurent entre parenthèses après le nom du pays indiquent l'ordre chronologique d'acceptation ou de ratification.
156
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Annexe 2 C OMPOSITION DU CONSEIL EXÉCUTIF (31 décembre 1951)
Etats Membres appelés à désigner une personne pour siéger au Conseil Exécutif : Durée du mandat 1 (période non échue) Durée du mandat 1 (période non échue)
1. Belgique
2. Ceylan 3. Chili
4. Cuba 5. Etats -Unis d'Amérique 6. France 7. Grèce 8. Italie 9. Liban
trois ans trois ans deux ans trois ans
10. Libéria 11. Pakistan 12. Philippines 13. Royaume -Uni 14. Salvador 15. Suède 16. Thallande 17. Turquie 18. Venezuela
un an deux ans trois ans deux ans trois ans
trois ans deux ans un an un an deux ans un an deux ans un an un an
Personnes siégeant au Conseil Exécutif de mai à décembre 1951 : Désignés par: Désignés par:
Professeur J. PARISOT, Doyen de la Faculté de France Médecine de Nancy, Président
Dr A. L. BRAVO, Premier Vice -Président, Assurance sociale obligatoire, Santiago, Vice- Président
Dr J. A. HWER, Directeur général de la Santé publique, Stockholm Suède Professeur F. HURTADO, Professeur de Pédiatrie, Ecole de Médecine, Université de
Chili
Dr J. N. TOGBA, Directeur de la Santé publique et de la Salubrité, Monrovia, Vice- Président Libéria Dr J. ALLWOOD -PAREDES, 9 Directeur général de la Santé publique, San -Salvador Salvador
La Havane Cuba Dr H. HYDE, Medical Director, US Public Etats -Unis Health Service, Washington, D.C. d'Amérique Dr M. JAFAR, Director -General of Health, Karachi
Professeur S. BRISKAS, Professeur agréé à la Faculté de Médecine, Paris Grèce Professeur G. A. CANAPERIA, Médecin -
Pakistan
Dr N.
KARABUDA, Sous -Secrétaire d'Etat
adjoint au Ministère de l'Hygiène et de l'Assistance sociale, Ankara Dr W. A. KARUNARATNE, Medical Officer of
Inspecteur général au Haut Commissariat pour l'Hygiène et la Santé publique, Rome Italie Dr S. DAENGSVANG, Directeur général adjoint du Département de la Santé publique, Thallande Bangkok
Turquie
International Health, Department of Medical and Sanitary Services, Colombo Ceylan Professeur M. DE LAET, Secrétaire général du
Dr C. L. GONZÁLEZ, Directeur de la Santé
Ministère de la Santé publique et de la Famille, Bruxelles Dr Melville D. MACKENZIE, Principal Medical Belgique
publique, Ministère de la Santé et de la Venezuela Prévoyance sociale, Caracas Dr S. HAYEK, Directeur du Service d'Epidémiologie et des Relations sanitaires internationales, Ministère de l'Hygiène, Beyrouth Liban
Officer, Ministry of Health, Londres
Royaume -Uni
Dr R. G. PADUA, Sous -Secrétaire d'Etat à la Santé, Manille Philippines
1 A dater de la clôture de la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé (mai 1951) Absent à la huitième session du Conseil, 1 -8 juin 1951
ANNEXE 3
157
Annexe 3 TABLEAUX ET COMITÉS D'EXPERTS Selon le système adopté en 1950 1 dans le but d'assurer à l'Organisation des avis techniques par correspondance et de lui fournir les membres de ses comités d'experts, de larges tableaux d'experts ont été créés pour chacun les sujets suivants : administration de la santé publique ; alimentation et nutrition ; antibiotiques ; assainissement ; brucellose ; choléra ; drogues susceptibles d'engendrer la toxicomanie ; éducation sanitaire du public ; épidémiologie internationale et quarantaine ; fièvre jaune ; formation professionnelle et technique du personnel médical et auxiliaire ; grippe ; hygiène de la maternité et de l'enfance ; insecticides ; lèpre ; maladies parasitaires ; maladies vénériennes et tréponématoses (y compris sérologie et techniques de laboratoire) ; médecine du travail ; paludisme ; peste ; pharmacopée internationale ; rage ; rickettsioses ; santé mentale ; soins infirmiers ; standardisation biologique ; statistiques sanitaires ; trachome et tuberculose.
Plus tard des tableaux d'experts seront créés pour des sujets supplémentaires, et d'autres experts seront inscrits aux tableaux qui ont déjà été créés. Lors de chaque session d'un comité d'experts, le choix des membres pour cette session est fait parmi les experts inscrits au tableau correspondant, selon les questions à l'ordre du jour. La présente annexe indique la répartition géographique des experts inscrits aux tableaux créés avant la fin de l'année ; elle contient également une liste des membres (non cooptés) qui ont participé aux sessions de comités d'experts en 1951. RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DES MEMBRES INSCRITS AUX TABLEAUX D'EXPERTS A LA FIN DE L'ANNÉE 1951 Région et Pays Nombre de Membres Total par région
Région et Pays
Afrique
Amériques (suite) 2 1
Nombre de Membres
par région
Total
Congo belge Kenya Nigeria Ouganda Rhodésie du Sud Tanganyika Union Sud -Africaine Amériques
2 1 1
1
Mexique Nicaragua Panama Paraguay Pérou Porto -Rico 18
12 1
7 1
3
2
-10
Antilles britanniques Argentine Bolivie Brésil
2 11 1
République Dominicaine Salvador Trinité Uruguay Venezuela
2 3
2 3
Canada Chili Colombie Cuba Equateur
25 36 12 2 3
-2
11
345
Méditerranée orientale Chypre Egypte 23 3
Etats -Unis d'Amérique Guatemala Guyane anglaise Haïti Jamaïque 1 Actes off. Org. mond. Santé, 30, 143
4 196 2 1
Irak Iran Israël Liban Pakistan Turquie
2 9 3
2 1
--
4 10
56
158 Région et Pays
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951 Nombre de Membres
par région
Total
Région et Pays
Nombre de Membres 1 1
par région
Total
Europe
Autriche Belgique Danemark Espagne Finlande France 2 Grèce Hongrie Irlande Islande Italie Norvège Pays -Bas
4 26 21 6 11
77 9 2 5
Asie du Sud -Est Afghanistan Assam Ceylan Inde Indonésie Thaïlande Pacifique occidental Australie Nord -Bornéo Chine Hong -kong Japon Java Malaisie Nouvelle- Guinée (Pays -Bas) . Nouvelle -Zélande Philippines
6
44 5 1
58
3 1 1 1
2
20 10
20 1
1
Pologne Portugal Royaume -Uni Suède Suisse Tchécoslovaquie
2 1
5
103 16
3
6
20
22 1
Territoire non rattaché à une région Tanger 373 TOTAL 1 1
Yougoslavie
12
871
COMPOSITION DES COMITÉS D'EXPERTS EN 1951 (Membres inscrits aux tableaux d'experts)
Comité d'experts pour la Standardisation biologique Cinquième session
Comité d'experts du Choléra Première session
Dr J. H. Gaddum, Professor of Pharmacology, Edinburgh University, Edimbourg, Royaume -Uni Dr E. Grasset, Directeur de l'Institut d'Hygiène ; Professeur de Bactériologie et d'Hygiène à l'Université de Genève, Suisse
Dr W. Burrows, Professor of Bacteriology, Department of Bacteriology and Parasitology, University of Chicago, Chicago, Ill., Etats -Unis d'Amérique
DT N. K. Jerne, Chef p. i. du Département de Standardisation biologique, Statens Seruminstitut, Copenhague, Danemark Dr A. A. Miles, Director, Department of Biological Standards, National Institute for Medical Research (Medical Research Council), Londres, Royaume -Uni Dr C. A. Morrell, Food and Drugs Divisions, Department of National Health and Welfare, Ottawa, Ont., Canada Dr J. Orskov, Directeur du Statens Seruminstitut, Copenhague, Danemark Dr W. G. Workman, Chief, Laboratory of Biologics Control, National Institutes of Health (US Public Health Service), Bethesda, Md., Etats- Unis d'Amérique
Dr J. Genevray, ancien Directeur général des Instituts Pasteur d'Indochine, Dijon, France
Dr C. C. B. Gilmour, Director, Public Health Laboratory, Memorial Hospital, Peterborough, Northants., Royaume Uni
Dr M. A. Gohar Bey, Professeur de Bactériologie à la Faculté de Médecine de l'Université Fouad Ter, Le Caire, Egypte
Dr M. Jafar, Director -General of Health, Karachi, Pakistan
Dr C. G. Pandit, Secretary, Indian Council of Medical Research, New -Delhi, Inde
2 Y compris l'Union française
ANNEXE 3
159
Professor K. Subrahmanyan, Professor of Sanitary Engineering, All -India Institute of Hygiene and Public Health, Calcutta, Inde
M. A. Lemierre, Directeur adjoint de la Station centrale d'Essais de Machines, Paris, France Dr R. Pal, Assistant Director, Malaria Institute of India, Delhi, Inde Dr S. W. Simmons, Scientist Director, Chief, Technical Development Services, Communicable Disease Center (US Public Health Service), Savannah, Ga., Etats -Unis d'Amérique Quatrième session
Comité d'experts de l'Assainissement Deuxième session
Professeur J. M. Azevedo Netto, Professeur de Génie sanitaire à la Faculté d'Hygiène et de Santé publique de l'Université de São-Paulo, Brésil Dr R. P. Burden, Sanitary Engineer, Division of Medicine and Public Health, Rockefeller Foundation, Paris, France Professeur G. Ippolito, Directeur de l'Institut d'Hydraulique et de Constructions hydrauliques de l'Université de Naples, Italie Professeur M. Petrik, Professeur de Génie sanitaire à l'Institut d'Hygiène, Zagreb, Yougoslavie Mr. B. W. Russell, Chief Health Inspector, City Health Department, Capetown, Union Sud -Africaine Professor K. Subrahmanyan, Professor of Sanitary Enginee-
Dr R. A. E. Galley, Office of the Lord President of the Council, Londres, Royaume -Uni Dr H. L. Haller, Assistant to the Chief, Bureau of Entomology
and Plant Quarantine, US Department of Agriculture, Washington, D.C., Etats -Unis d'Amérique Dr H. Mazzarri, Chef du Laboratoire de Chimie, Division de
Paludologie, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale, Maracay, Venezuela Dr R. Pal, Assistant Director, Malaria Institute of India, Delhi, Inde Dr J. Treboux, Laboratoire de Recherches J. R. Geigy, S. A., Bâle, Suisse
ring, All -India Institute of Hygiene and Public Health, Calcutta, Inde Dr A. Wolman, Professor of Sanitary Engineering, Johns Hopkins University, Baltimore, Md., Etats -Unis d'Amérique
Comité d'experts de la Pharmacopée internationale Huitième session
Comité d'experts des Statistiques sanitaires Troisième session
Professeur R. Bachi, Bureau central de Statistique et de Recher-
ches économiques, Jérusalem, Israël Dr P. F. Denoix, Chef des Services techniques et de la Section du Cancer, Institut national d'Hygiène, Paris, France
Dr H. Baggesgaard Rasmussen, Professeur de Chimie organique à l'Ecole royale danoise de Pharmacie, Copenhague, Danemark ; Membre de la Commission de la Pharmacopée danoise
Dr I. R. Fahmy Bey, Professeur de Pharmacognosie à la Faculté de Médecine de l'Université Fouad 1eL, Le Caire, Egypte ; Secrétaire de la Commission de la Pharmacopée égyptienne
Dr H. L. Dunn, Chief, National Office of Vital Statistics (US Public Health Service), Washington, D.C., Etats -Unis d'Amérique Mr. F. Fraser Harris, Director, Health and Welfare Division, Dominion Bureau of Statistics, Ottawa, Ont., Canada
Dr H. Flück, Professeur de Pharmacognosie à l'Ecole polytechnique fédérale, Zurich, Suisse ; Membre de la Commis-
Dr W. P. D. Logan, Chief Statistician (Medical), General Register Office, Londres, Royaume -Uni Sous -Comité de l'Enregistrement des Cas de Cancer et de leur Présentation statistique Deuxième session
sion fédérale de la Pharmacopée Dr C. H. Hampshire, formerly Secretary, British Pharmacopoeia Commission, General Medical Council Office, Londres, Royaume -Uni
Dr R. Hazard, Professeur de Pharmacologie et de Matière médicale à la Faculté de Médecine de l'Université de Paris, France ; Membre de la Commission de la Pharmacopée française
Dr J. Clemmesen, Chef du Service d'Enregistrement du Cancer, Copenhague, Danemark Dr P. F. Denoix, Chef des Services techniques et de la Section du Cancer, Institut National d'Hygiène, Paris, France
Dr H. F. Dom, Chief, Biometrics Section, National Cancer Institute, National Institutes of Health (US Public Health Service), Washington, D.C., Etats -Unis d'Amérique
Comité d'experts des Insecticides Troisième session
Dr C. Heymans, Professeur de Pharmacologie et de Toxicologie à l'Université de Gand, Belgique Dr L. C. Miller, Director of Revision of the Pharmacopoeia of the United States of America, New -York, Etats -Unis d'Amérique Dr D. van Os, Professeur de Pharmacie et de Toxicologie à l'Université de Groningue, Pays -Bas ; Président de la Commission de la Pharmacopée néerlandaise Neuvième session
Dr A. L. Berti, Chef de la Division de Paludologie, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale, Maracay, Venezuela Mr. S. H. Fryer, Head, Engineering Section, Chemical Defence Experimental Establishment, Porion, near Salisbury, Wilts., Royaume -Uni
Mr. F. W. Knipe, Surintendant adjoint de l'Ente Regionale per la Lotta Anti Anofelica in Sardegna (ERLAAS), Cagliari, Sardaigne
Dr H. Baggesgaard Rasmussen, Professeur de Chimie organique à l'Ecole royale danoise de Pharmacie, Copenhague, Danemark ; Membre de la Commission de la Pharmacopée danoise et du Conseil scandinave de la Pharmacopée Dr T. Canbâck, Directeur du Laboratoire de Contrôle pharmaceutique, Stockholm, Suède ; Vice -Président de la Commission de la Pharmacopée suédoise ; Membre du Conseil scandinave de la Pharmacopée
160
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Dr H. Flück, Professeur de Pharmacognosie à l'Ecole polytechnique fédérale, Zurich, Suisse ; Membre de la Commission fédérale de la Pharmacopée Dr C. H. Hampshire, formerly Secretary, British Pharmacopoeia Commission, General Medical Council Office, Londres Royaume -Uni
Comité d'experts de la Santé mentale Sous -Comité de l'Alcoolisme
Deuxième session
Dr R. Hazard, Professeur de Pharmacologie et de Matière médicale à la Faculté de Médecine de l'Université de Paris,
France ; Membre de la Commission de la Pharmacopée française Dr C. Heymans, Professeur de Pharmacologie et de Toxicolo-
gie à l'Université de Gand, Belgique Dr L. C. Miller, Director of Revision of the Pharmacopoeia of the United States of America, New -York, Etats -Unis d'Amérique Dr B. Mukerji, Director, Central Drug Research Institute, Lucknow, and Central Drugs Laboratory, Calcutta, Inde ; Joint Secretary, Co- ordination Committee, Indian Pharmacopoeia
Dr S. Betiheim, Clinique de Neuro- Psychiatrie de l'Université de Zagreb, Yougoslavie Dr L. E. Dérobert, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l'Université de Paris, France Dr R. Fleming, Director, Alcoholic Clinic, Peter Bent Brigham Hospital, Boston, Mass., Etats -Unis d'Amérique
Dr G. A. R. Lundquist, Professeur agrégé de Psychiatrie ; Médecin -Chef de l'Hôpital de Làngbro, Stockholm, Suède
Dr I. Matte Blanco, Professeur de Psychiatrie à l'Ecole de Médecine de l'Université du Chili, Santiago, Chili Dr M. Muller, Professeur de Psychiatrie, Médecin -Directeur de l'Hôpital psychiatrique de Münsingen, Berne, Suisse Dr M. Schmidt, Psychiatre en Chef de l'Institut de Psychiatrie légale, Département de Police, Copenhague, Danemark
Dr C. van Os, Professeur de Pharmacie et de Toxicologie à l'Université de Groningue, Pays -Bas ; Président de la Commission de la Pharmacopée néerlandaise Sous -Comité des Dénominations communes
Comité d'experts des Soins infirmiers Deuxième session
Deuxième et troisième sessions Dr H. Baggesgaard Rasmussen, Professeur de Chimie organique à l'Ecole royale danoise de Pharmacie, Copenhague, Danemark ; Membre de la Commission de la Pharmacopée danoise et du Conseil scandinave de la Pharmacopée Dr C. H. Hampshire, formerly Secretary, British Pharmacopoeia Commission, General Medical Council Office, Londres, Royaume -Uni
Miss T. K. Adranvala, Chief Nursing Superintendant, Directorate- General of Health Services, New -Delhi, Inde Miss M. O. C. Bonthron, Matron -in- Chief, Queen Elizabeth's Colonial Nursing Service, Medical Headquarters, Entebbe, Ouganda Mme L. A. de Illueca, Directrice du Service des Soins infirmiers
Dr R. Hazard, Professeur de Pharmacologie et de Matière médicale à la Faculté de Médecine de l'Université de Paris, France Membre de la Commission de la Pharmacopée française Dr L. C. Miller, Director of Revision of the Pharmacopoeia of the United States of America, New -York, Etats -Unis d'Amérique
et Directrice de l'Ecole de Soins infirmiers de l'Hôpital Santo Tomás, Panama, République de Panama Mlle N. S. Mackenzie, Directrice de l'Enseignement, Ecole de Soins infirmiers de l'Hôpital général de Montréal, Canada Mlle G. Peake, Directrice de l'Ecole de Soins infirmiers de
l'Université, Concepción, Chili Miss L. Petry, Chief Nurse Officer, US Public Health Service, Washington, D.C., Etats -Unis d'Amérique
Comité d'experts de la Maternité Première session
Mlle M. R. S. Pinheiro, Directrice de la Division des Soins infirmiers, Serviço especial de Saúde pública, Rio -de- Janeiro,
Dr O. Avendaíio, Professeur d'Obstétrique à l'Ecole de Médecine de l'Université du Chili, Santiago, Chili Mlle K. Brotherus, Surveillante des soins infirmiers, Zone de
D.F., Brésil Miss M. E. Tennant, Assistant Director, Division of Medicine
démonstrations et d'enseignement du Comté d'Unsimaa, Helsinki, Finlande Dr N. J. Eastman, Johns Hopkins Hospital, Baltimore, Md., Etats -Unis d'Amérique Professor N. C. W. Nixon, Director, Obstetric Hospital, University College Hospital, Londres, Royaume -Uni Dr S. Pandit, Adviser in Maternity and Child Welfare, Directorate- General of Health Services, New -Delhi, Inde
and Public Health, Rockefeller Foundation, Paris, France Mlle A. Tiirer, Directrice de l'Ecole de Soins infirmiers du Croissant -Rouge, Aksaray, Istamboul, Turquie
Comité d'experts de l'Administration de la Santé publique Première session
Professeur Sarwono Prawirohardjo, Clinique obstétricale et gynécologique, Ecole de Médecine de l'Université de l'Indonésie, Djarkarta, République d'Indonésie
Dr E. Braga, Surintendant, Serviço especial de Saúde pública, Rio -de- Janeiro, D.F., Brésil
Dr B. C. Das Gupta, Director of Health Services, Medical and Public Health Department, West Bengal Government, Calcutta, Inde Dr K. Evang, Directeur général de la Santé publique, Oslo, Norvège
Dr W. Schmidt, Department of Maternaland Child Health, Harvard University, Boston, Mass., Etats -Unis d'Amérique Professeur J. Snoek, Université libre de Bruxelles ; Clinique gynécologique et obstétricale, Hôpital universitaire Saint Pierre, Bruxelles, Belgique
Dr I. V. Hiscock, Chairman, Department of Public Health, Yale University, New Haven, Conn., Etats -Unis d'Amérique
ANNEXE 3
161
Dr F. W. Jackson, Director, Health Insurance Studies, Department of National Health and Welfare, Ottawa, Ont., Canada
Comité mixte d'experts des Enfants physiquement diminués Première session
Dr M. Jafar, Director -General of Health, Karachi, Pakistan Professeur J. M. Mackintosh, London School of Hygiene and Tropical Medicine, Londres, Royaume -Uni Dr J. W. Mountin, Assistant Surgeon- General, US Public Health Service, Washington, D.C., Etats -Unis d'Amérique Professeur A. Stampar, Président de l'Académie yougoslave des Sciences et des Arts ; Professeur d'Hygiène publique et de Médecine sociale à l'Université de Zagreb, Yougoslavie
Nations Unies:
Mlle J. Akkerhuys, Assistante sociale en psychiatrie, Centre de Guidance infantile, Amsterdam, Pays -Bas Miss B. Hall, Medical Social Consultant, Children's Bureau, US Federal Security Agency, New -York, Etats -Unis d'Amérique
M. H. Radl, Directeur d'Ecoles spéciales, Vienne, Autriche OIT: Mlle E. M. Meyer, Secrétaire général, Association suisse « Pro Infirmis », Zurich, Suisse
Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Alimentation
et de la Nutrition Deuxième session
M. H. Vandries, Chef de Division au Ministère du Travail et de la Prévoyance sociale (Service des Estropiés et Mutilés), Bruxelles, Belgique UNESCO:
FAO :
Professeur M. J. L. Dols, Conseiller de l'Etat en matière de nutrition, Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, La Haye ; Professeur de Bromatologie à l'Université d'Amsterdam, Pays -Bas Professeur A. Hassan Bey, Conseiller technique de la Commis-
Frère B. G. Bonetto, Comité de Liaison entre la Société internationale pour la Protection des Invalides et l'Union inter-
nationale de Protection de l'Enfance, Istituto Gonzaga, Milan, Italie Miss M. M. Lindsay, Special Services Branch, Ministry of Education, Londres, Royaume -Uni
sion permanente de la Nutrition, Faculté de Médecine de l'Université Fouad IQ1, Le Caire, Egypte Dr V. N. Patwardhan, Director, Nutrition Research Laboratories, Indian Council of Medical Research, Coonoor, Inde Dr Hazel K. Stiebeling, Chief, Bureau of Human Nutrition and Home Economics, US Department of Agriculture, Washington, D.C., Etats -Unis d'Amérique
OMS: Dr E. Davens, Chief, Bureau of Preventive Medicine, State Department of Health, Baltimore, Md., Etats -Unis d'Amérique Dr G. G. Deaver, Professor of Physical Medicine and Rehabilitation, College of Medicine, New York University, New York, Etats -Unis d'Amérique Dr A. Grossiord, Médecin des Hôpitaux de Paris ; Chef du
Professeur E. F. Terroine, Directeur du Centre national de Coordination des Etudes et Recherches sur la Nutrition et l'Alimentation, Centre national de la Recherche scientifique Paris, France
Centre de Rééducation pour la Poliomyélite de l'Hôpital Raymond Poincaré, Garches (S.- et -O.), France Dr G. Herlitz, Directeur du Département de Pédiatrie, Hôpital central, Linkoping, Suède Sir Harry Platt, Emeritus Professor of Orthopaedic Surgery, University of Manchester, Royaume -Uni
OMS: Dr J. F. Brock, Professor of the Practice of Medicine, University of Cape Town, Le Cap, Union Sud -Africaine Dr R.C. Burgess, Senior Nutrition Officer, Institute for Medical Research, Kuala Lumpur, Fédération Malaise Professeur A. B. Keys, Director, Laboratory of Physiological Hygiene, School of Public Health, University of Minnesota, Minneapolis, Minn., Etats- Unis -d'Amérique Professeur B.S. Platt, Professor of Human Nutrition, London School of Hygiene and Tropical Medicine ; Director, Human Nutrition Research Unit, Medical Research Council, Londres, Royaume -Uni Dr A. Riquelme, Directeur du Département de la Nutrition, Service national de la Santé publique, Santiago, Chili
Groupe d'experts- conseils pour l'Etude des Aspects médicaux de la Sécurité sociale Dr E. Aujaleu, Directeur de l'Hygiène sociale au Ministère de la Santé publique et de la Population, Paris, France Dr A. L. Banks, Professor of Human Ecology, University of Cambridge, Royaume -Uni Dr C. van den Berg, Directeur général pour les Affaires internationales de Santé, Ministère des Affaires sociales, La Haye, Pays -Bas
Dr H. E. Sigerist, Research Associate for Yale University, New Haven, Conn., Etats -Unis d'Amérique
162
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Annexe 4
CONFERENCES ET REUNIONS CONVOQUÉES PAR L'OMS EN 1951 8 -19 janvier
Conseil Exécutif, Comité permanent des Questions administratives et financières
22 janvier - 5 février 9 avril - 15 mai 10 -17 avril 19 -28 avril 30 avril - 1eL mai
Conseil Exécutif, septième session Commission spéciale pour l'examen du projet de Règlement sanitaire international préparé par le Comité d'experts de l'Epidémiologie internationale
Genève Genève
et de la Quarantaine FAO /OMS : Comité mixte d'experts de l'Alimentation et de la Nutrition, deuxième session
Genève
7 -25 mai
18 mai 28 -29 mai 1er -8 juin
11 juin 9 -10 juillet
Comité d'experts de la Pharmacopée internationale, huitième session Comité d'experts de la Pharmacopée internationale, Sous -Comité des Dénominations communes, deuxième session Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé Comité régional pour le Pacifique occidental, première session Comité consultatif pour l'Europe, première session Conseil Exécutif, huitième session Réunion préparatoire des gouvernements africains sur l'Organisation régionale pour l'Afrique de l'OMS CEE /OMS : Comité de l'industrie et des produits de base, groupe de travail spécial des approvisionnements en insecticides à base de chlore et d'hydro-
Rome Genève Genève Genève Genève Genève Genève Genève
30 juillet - 4 août 13 -18 août
carbure et de leur répartition 2 Comité d'experts des Insecticides, troisième session Comité d'experts du Paludisme, Comité de rédaction pour la standardisation
Genève Savannah, Georgie
des méthodes d'enquête épidémiologique sur le paludisme et pour la terminologie du paludisme 3 septembre 3 -5 septembre 18 -21 septembre 18 -21 septembre 20 -25 septembre 24 -26 septembre
OIT /OMS : Réunion d'experts en matière de sélection médicale des migrants Comité consultatif pour l'Europe, deuxième session, et Comité régional pour
Amsterdam Rome Genève Paris Manille Rangoon Genève
l'Europe, première session Comité d'experts des Statistiques sanitaires, Sous -Comité de l'Enregistrement des Cas de Cancer et de leur Présentation statistique, deuxième session Comité régional pour le Pacifique occidental, deuxième session
Comité régional pour l'Asie du Sud -Est, quatrième session Comité régional pour l'Afrique, première session Comité régional pour les Amériques, troisième session, et Conseil de Direction
24 septembre - 3 octobre 27 -29 septembre 15 -20 octobre 15 -20 octobre 15 -20 octobre
de l'OSP, cinquième session FISE /OMS : Conférence du BCG pour les pays des Régions de l'Asie du
Washington, D.C. Rangoon Genève Copenhague Genève Genève Genève Genève
du Sud -Est et du Pacifique occidental Comité d'experts de l'Assainissement, deuxième session Comité d'experts de la Santé mentale, Sous -Comité de l'Alcoolisme, deuxième session
29 octobre - 3 novembre 5 novembre 5 -10 novembre 1
Comité d'experts des Soins infirmiers, deuxième session Comité d'experts de la Pharmacopée internationale, neuvième session Comité d'experts de la Pharmacopée internationale, Sous -Comité des Dénominations communes, troisième session Comité d'experts de la Maternité, première session
La présente liste ne comprend pas les réunions des commissions de l'Assemblée Mondiale de la Santé ou des comités du Conseil Exécutif qui se sont tenues à l'occasion des sessions de l'Assemblée ou du Conseil ; les réunions auxquelles a pris part le Secrétariat avec d'autres institutions spécialisées ; les réunions d'étude (seminars) organisées par l'OMS en collaboration avec des gouvernements ou d'autres organisations. Quelques -unes des réunions, mixtes ont été convoquées par l'autre institution qui y participait. Convoqué par la CEE avec la collaboration active de l'OMS 2
ANNEXE 5
163 New -Delhi Genève Genève Genève Genève Genève
16 -20 novembre 21 -26 novembre 27 -29 novembre 28 novembre - 4 décembre 3 -7 décembre 3 -8 décembre 3 -8 décembre
Comité d'experts du Choléra, première session Conférence des Statistiques de Morbidité Comité d'experts des Statistiques sanitaires, troisième session Comité d'experts des Insecticides, quatrième session Comité d'experts de l'Administration de la Santé publique, première session
Comité d'experts pour la Standardisation biologique, cinquième session ONU /OIT /UNESCO /WHO : Comité mixte d'experts des Enfants physiquement diminués, première session Commission internationale antivénérienne du Rhin, première session Groupe d'experts -conseils pour l'étude des aspects médicaux de la Sécurité sociale
10 -1I décembre 17 -18 décembre
Genève Genève Genève
Annexe 5 COLLOQUES, REUNIONS D'ÉTUDE ET COURS DE FORMATION PROFESSIONNELLE On a énuméré dans la Partie 1 de la présente annexe les colloques, réunions d'étude et cours de formation professionnelle organisés par l'OMS (seule ou en collaboration avec d'autres organismes) en 1951. La Partie 2 indique les cours placés sous les auspices d'autres organisations ; l'aide de l'OMS a consisté alors à envoyer des conférenciers, octroyer des bourses ou participer aux frais. L'OMS a également attribué des bourses destinées à permettre aux bénéficiaires de suivre certains cours énumérés dans la Partie 1. On trouvera à la page 104 de plus amples renseignements sur les cours qui ont eu lieu en Europe.
Partie 1 Cours organisés entièrement ou en partie par l'OMS
Toute l'année Toute l'année 3 mars - 28 avril
Centre d'anesthésiologie (avec l'Université de Copenhague) Centre de recherches sur les antibiotiques et de formation professionnelle (avec le Département de Biochimie de l'Istituto Superiore di Sanità de Rome)
Copenhague Rome Londres Lisbonne Genève
Cours de réadaptation des enfants physiquement diminués (avec le Département des Questions sociales des Nations Unies et le FISE) 11 juin - 10 août Cours de paludologie Cours de formation de chiffreurs 20 -28 juin Premier colloque international de Chimie microbiologique (avec 1 'Istituto 25 -30 juin Superiore di Sanità de Rome et le Conseil pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales 31 août - 28 septembre Mission d'enseignement médical 1 (avec le Unitarian Service Committee) lez septembre - 30 novembre Cours de soins aux tuberculeux (avec le FISE) Groupe d'étude de l'administration de la santé publique 3 septembre - 10 octobre 3 septembre - 18 décembre 15 septembre - 15 décembre
Rome Israël New -Delhi Belgique Ecosse Suède
Cours sur l'alimentation et la nutrition (avec la FAO) Cours de formation technique en matière de lutte antituberculeuse Groupe d'études sur l'hygiène mentale à l'école maternelle (avec l'UNESCO)
Calcutta Danemark Norvège Suède Paris
19 -22 septembre
1 Cours de quatre semaines pour personnel diplômé. Les sujets traités étaient les suivants : physiologie -pharmacologie, biochimie, médecine interne, pédiatrie, anesthésiologie, radiologie, chirurgie générale et thoracique, neurochirurgie, chirurgie orthopédique, pathologie, administration de la santé publique, épidémiologie et génie sanitaire.
164 19 septembre 11 décembre
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Cours de formation technique en matière de statistique démographique et sanitaire (avec les Nations Unies) Mission d'enseignement médical 2 (avec le Unitarian Service Committee) Cours de formation technique en matière de statistique démographique et sanitaire (avec les Nations Unies) Colloque et cycle de conférences sur l'alcoolisme (avec les Nations Unies et l'Université de Copenhague) Deuxième réunion d'étude des ingénieurs sanitaires européens (avec la Fondation Rockefeller)
Nuwara Eliya, Ceylan
ler -21 octobre
Iran
8 octobre - 8 décembre 22 octobre - 3 novembre 12 -17 novembre
Le Caire Copenhague Rome
Partie 2 Cours qui ont bénéficié de l'aide de l'OMS 8 janvier - 8 juillet Cours de réadaptation des enfants atteints d'infirmité motrice (organisé par le Centre international de l'Enfance) Cours pour personnel diplômé, sur les éléments essentiels de la chirurgie thoracique (organisé par l'Université de Groningue) Colloque sur les maisons et villages d'enfants (organisé par le Centre international de l'Enfance) Cours supérieur sur les relations humaines dans l'industrie (organisé par le Roffey Park Institute of Occupational Health and Social Medicine, avec le concours de l'OIT)
Paris
5 mars - 30 juin 2 juin - 6 juillet 2 -7 septembre
Groningue Megève, France
Horsham, Angleterre Zurich Zurich Paris Paris Bruxelles
1er -2 octobre
Colloque sur les maladies allergiques (organisé par l'Académie suisse de Médecine)
ler -20 octobre
Cours de formation technique en matière de pédiatrie (organisé par l'Associa-
15 octobre - 15 décembre 15 octobre - 15 décembre 3 -15 décembre
tion internationale de Pédiatrie et l'Université de Zurich) Cours sur les vaccinations contre les maladies contagieuses de l'enfance (organisé par le Centre international de l'Enfance) Cours de réadaptation des enfants atteints d'infirmité motrice (organisé par le Centre international de l'Enfance) Réunion d'étude sur l'examen médico -socio- psychologique des délinquants (organisée par les Nations Unies)
Annexe 6 CONFÉRENCES ET RÉUNIONS CONVOQUÉES EN 1951 PAR LES NATIONS UNIES ET LES INSTITUTIONS SPÉCIALISÉES ET AUXQUELLES L'OMS A ÉTÉ REPRÉSENTÉE 7 -10 janvier 15 -19 janvier 15 -27 janvier 30 janvier -16 mars
Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient : Conférence tech-
2 février 5 -6 février
nique de la défense contre les inondations Bureau de l'Assistance technique, huitième session UNESCO : Conseil Exécutif, 25e session Conseil de Tutelle, huitième session Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel, première session
New -Delhi New -York
Paris New -York New -York
Commission économique pour l'Europe : Comité de l'Industrie et des Produits de base, Sous -Comité de l'Habitat (financement des programmes de logement) Genève
2 Cours de trois semaines pour personnel diplômé. Les sujets traités étaient les suivants : physiologie -pharmacologie, biochimie, médecine interne, pédiatrie, anesthésiologie, radiologie, chirurgie générale et thoracique et neurochirurgie.
ANNEXE 6 5 -7 février 7 -9 février 8 -16 février 9 -13 février 10 -12 février
165 New -York New -York
Comité de l'Assistance technique, deuxième session Bureau de l'Assistance technique, neuvième session Commission économique pour l'Amérique Iatine : Comité chargé d'étudier le développement économique et l'immigration, troisième session
Santiago New -York New -York New -York
12 février 12 -15 février 12 -23 février 15 -23 février
Fonds international des Nations Unies pour le Secours à l'Enfance : Conseil d'administration, 74e - 77e réunions Fonds international des Nations Unies pour le Secours à l'enfance : Comité du Programme, 117e - 120e réunions Comité administratif de Coordination : Comité préparatoire, 14e session Bureau de l'Assistance technique : Groupe de travail des Questions administratives et financières OIT : Commission du Bâtiment, du Génie civil et des Travaux publics, troisième session Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient : Comité de l'In-
New -York
Genève
20 février - 21 mars 26 -28 février
26 février - 10 mars 27 -28 février
28 février - 7 mars 15 mars 16 -21 mars
dustrie et du Commerce, troisième session Conseil Economique et Social, 12° session Bureau de l'Assistance technique, dixième session OIT : Conseil d'administration, 1140 session Comité administratif de Coordination : Comité consultatif pour l'Information, 14° session Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient, septième session Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires Nations Unies : Conférence d'organisations non gouvernementales sur les migrations
Lahore Santiago Santiago Genève New -York
Lahore New -York
Genève Genève New -York Genève Paris
19 -22 mars 19 -30 mars
19 mars - 14 avril 19 mars - 28 avril 27 -29 mars 2 -7 avril 2 -7 avril 2 -27 avril
Commission économique pour l'Europe : Comité de l'Industrie et des Produits de base, Sous -Comité de l'Habitat, cinquième session Commission des Transports et des Communications, cinquième session Commission des Questions sociales, septième session Organisation météorologique mondiale, premier congrès Comité administratif de Coordination : Groupe de travail technique pour les migrations, deuxième session UNESCO : Comité d'experts du Cinéma, première session UNESCO : Conférence sur l'étude des collectivités Commission des Questions sociales : Comité spécial de l'Esclavage, deuxième session
Genève Paris Royaumont New -York New -York
3 avril 5 -7 avril 9 -18 avril
Caisse commune des Pensions du Personnel de l'Organisation des Nations Unies : Comité permanent, deuxième session UNESCO : Comité consultatif de Recherches sur la Zone aride, première session
Alger
OIR : Neuvième session du Comité exécutif et septième session du Conseil général
10 avril - 8 mai 10 -13 avril
13 avril 16 -18 avril
16 avril - 19 mai 16 -27 avril
17 avril - le1 mai 23 avril - 4 mai 27 avril - 4 mai
30 avril - 4 mai 30 avril - 14 mai 7 -18 mai
Commission des Stupéfiants, sixième session Fonds international des Nations Unies pour le Secours à l'Enfance (Mission pour le Moyen -Orient) : Groupe de travail pour la question du lait Conseil Economique et Social, 480e réunion UNESCO : Comité d'experts pour la question des instituts internationaux des sciences sociales Commission des Droits de l'Homme, septième session Comité spécial chargé d'étudier l'organisation et le fonctionnement du Conseil Economique et Social et de ses commissions, première session Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel Commission de la Population, sixième session Comité administratif de Coordination : Comité consultatif pour les Questions administratives, onzième session Fonds international des Nations Unies pour le Secours à l'Enfance : Comité du Programme 121e - 129° réunions Commission de la Condition de la Femme, cinquième session Commission de Statistique, sixième session
Genève New -York
Beyrouth New -York
Paris Genève New -York Genève New -York
Genève New -York New -York New -York
166
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
8 -11, 14 mai 14 -15 mai 17 -18 mai
Bureau de l'Assistance technique, onzième session Comité administratif de Coordination, onzième session Fonds international des Nations Unies pour le Secours à l'Enfance : Comité du Programme, 130e - 132e réunions UNESCO : Groupe de travail des Nations Unies et des institutions spécialisées
Paris Paris New -York
17 -18 mai
pour l'éducation de base 21 -25 mai 22 -24 mai 22 -24 mai
Comité consultatif de la Fonction publique internationale, troisième session OIT : Commission paritaire maritime, 16e session Fonds international des Nations Unies pour le Secours à l'Enfance : Conseil d'administration : 78e - 83e réunions
Paris New -York Genève New -York
29 mai -ler juin ler -2 juin 5 -15 juin
UNESCO : Comité d'experts pour la création d'un centre international de calcul mécanique OIT : Conseil d'administration, 115e session Comité central permanent de l'Opium et Organe de Contrôle des Stupéfiants, cinquième session mixte Paris Genève Genève New -York Genève Paris Rome Paris Paris
5 juin - 30 juillet 6 -29 juin 7 -19 juin 11 -23 juin
18 juin - 11 juillet 6 -7 juillet 10 -14 juillet
Conseil de Tutelle, neuvième session OIT : Conférence internationale du Travail, 34e session UNESCO : Conseil Exécutif, 26e session FAO : Conseil, 12e session UNESCO : Conférence générale, 16e session Conseil du Cinéma des Nations Unies, 16e session Commission économique pour l'Europe : Comité des Transports intérieurs ; Groupe de travail de la prévention des accidents de la circulation routière, 2e session UNESCO : Conseil Exécutif, 27e session UNESCO /BIE : Conférence internationale de 14e session
11 -16 juillet 12 -21 juillet
Genève Paris
l'Instruction publique, Genève Genève Genève Genève Genève
24 -28 juillet
30 juillet - 21 septembre 16 août - 3 décembre 29 août - ler septembre
28 août 3 -5 septembre
Bureau de l'Assistance technique, 13e session Conseil Economique et Social, 13e session UIT : Conférence administrative extraordinaire des radiocommunications Bureau de l'Assistance technique, 14e session FAO : Deuxième Réunion régionale pour le Proche -Orient ; Programme et Perspectives
Bloudane Paris Washington Washington Genève Genève Naples Genève Genève Genève
UNESCO : Comité consultatif de Recherches sur la Zone aride, deuxième session BANQUE :
9 -14 septembre 10 -17 septembre 17 -22 septembre
27 septembre - 2 octobre 2 -16 octobre 2 -27 octobre 8 -30 octobre 9 -12 octobre 9 -18 octobre 17 -18 octobre
Conseil des Gouverneurs, sixième réunion annuelle Conseil des Gouverneurs, sixième réunion annuelle Commission économique pour l'Europe : Réunion des Statisticiens européens Comité spécial pour l'examen des renseignements transmis en application de FONDS :
l'article 73 e de la Charte : Sous -Comité chargé de la revision du schéma OIT : Conférence sur les migrations Comité spécial pour l'examen des renseignements transmis en application de
l'article 73 e de la Charte Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires Groupe de vérificateurs extérieurs des comptes, deuxième session Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient : Conférence du développement commercial Nations Unies : Conférence d'organisations non gouvernementales intéressées
Singapour Genève
à la réadaptation des personnes physiquement diminuées 22 -24 octobre 22 -26 octobre
UNESCO : Réunion d'experts sur la technique des conférences internationales Comité administratif de Coordination : Groupe de travail technique pour la
Paris Genève Paris Genève
réadaptation des personnes physiquement diminuées, troisième session 23 octobre - 3 novembre 29 -30 octobre
29 octobre - ler novembre
UNESCO : Conseil Exécutif, 28e session Comité administratif de Coordination, 12e session Fonds international des Nations Unies pour le Secours à l'Enfance : Comité du Programme
Paris
ANNEXE 7
167
30 octobre
30 octobre 30 octobre - ler novembre 5 -7 novembre
Comité administratif de Coordination et Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires, réunion mixte Comité administratif de Coordination : Comité préparatoire, 17e session UNESCO : Comité de Coordination des Comptes rendus analytiques et de l'Indexage dans les Sciences médicales et biologiques Comité administratif de Coordination : Groupe de travail chargé d'étudier l'action de longue haleine en faveur de l'enfance, première session Assemblée générale, sixième session Fonds international des Nations Unies pour le Secours à l'Enfance : Conseil d'administration, 84e - 89e réunions FAO : Conseil, 13e session FAO : Conférence, sixième session OACI : Section de la Facilitation, troisième session Comité administratif de Coordination : Comité consultatif pour l'Information, 15e session Conseil du Cinéma des Nations Unies, 17e session UNESCO : Deuxième Conférence régionale des représentants des commissions nationales Comité consultatif du Haut Commissaire pour les Réfugiés, première session
Genève Genève
Paris Paris Paris Paris Rome Rome Buenos -Aires
6 novembre - 10 février 8 -12 novembre 12 -16 novembre 19 novembre - 6 décembre
21 novembre 22 -26 novembre 23 -25 novembre 26 novembre - 10 décembre 3 -8 décembre 3 -13 décembre 6 -10 décembre 11 -12 décembre 11 -15 décembre 11 -21 décembre 12 -26 décembre
Paris Paris Bangkok Genève Paris Paris Paris Genève
Bureau de l'Assistance technique, seizième session Comité administratif de Coordination : Comité préparatoire, 18e session Comité administratif de Coordination, 13e session OIT : Réunion d'experts sur le travail féminin Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient: Comité des Transports intérieurs OIT : Conférence technique asienne de la main- d'oeuvre
Bangkok Bangkok
Annexe 7 CONFÉRENCES ET RÉUNIONS CONVOQUÉES EN 1951 PAR LES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES ET D'AUTRES ORGANISATIONS ET AUXQUELLES L'OMS A ÉTÉ REPRÉSENTÉE 5 janvier 4 -8 février 11 -13 février 21 -23 février
Conseil pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales, réunion du Bureau All -India Tuberculosis Conference
47th Annual Congress on Medical Education and Licensure Union internationale de Protection de l'Enfance, entretiens consacrés à la situation actuelle et à l'avenir des adolescents réfugiés en Allemagne, Autriche et Italie Troisième Congrès médico- social panaméricain Troisième Conférence interaméricaine de Sécurité sociale Conseil pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales, Comité exécutif, huitième session, et réunion du Bureau du Comité exécutif Union internationale de Protection de l'Enfance, Commission consultative
Paris Hyderabad Chicago
11 -17 mars
12 mars 16 -18 mars
Genève Caracas Buenos -Aires
Paris
27 -31 mars
de l'Enfance délinquante et socialement inadaptée 27 mars - ler avril 29 mars - 10 avril Société italienne pour les Organisations internationales, réunion d'étude sur les problèmes des régions économiquement sous développées Conseil international des Femmes, Réunion triennale du Conseil
Roehampton, près Londres Turin Athènes
168
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
3 avril 3 -7 avril 3 -7 avril 23 -27 avril 23 -25 avril 23 -30 avril 25 -26 avril 25 -27 avril
Fédération mondiale pour la Santé mentale, Comité consultatif interprofessionnel
Dixième Congrès italien de la Tuberculose Fédération mondiale pour la Santé mentale, Conseil exécutif, huitième session
Royal Sanitary Institute, Congrès annuel d'Hygiène Fifth Annual Symposium on Recent Advances in the Study of Venereal Diseases Organisation sanitaire panaméricaine, Comité exécutif, treizième session Association médicale mondiale : Conférence sur les activités éventuelles de
Dublin Naples Dublin Southport
Washington, D.C. Washington, D.C. Genève Nice Genève Manille Alger Alger Lima Genève Paris Paris
29 avril - 6 mai ler -6 mai 8 -9 mai
l'Association médicale mondiale en temps de guerre Institut d'études juridiques de Nice, réunion d'Information de Droit international médical Association médicale mondiale, réunion du Conseil Première Conférence médicale de l'Asie du Sud -Est Treizième Congrès des Pédiatres de Langue française Sixième Journée de Pneumo -Phtisiologie infantile Premier Congrès panaméricain de l'Enseignement médical Association européenne contre la Poliomyélite, Assemblée constitutive Union internationale contre le Péril vénérien, Assemblée générale Office international des Epizooties, dix -neuvième réunion générale annuelle Institut de la Médecine du Travail, inauguration officielle et premier Congrès
10 mai 14-18 mai 19 mai 21 -25 mai 21 -26 mai 26 -29 mai 29 -31 mai 11 -16 juin
scandinave de la Médecine et de l'Hygiène du Travail Union internationale pour l'Education sanitaire populaire, Assemblée constitutive Comité scientifique international pour les Recherches sur la Trypanosomiase, troisième session
Helsinki Paris Bobo- Dioulasso, A.O.F. Paris
11 -17 juin
15 -27 juin 25 -30 juin
Fédération dentaire internationale, 39e session annuelle Commission du Pacifique sud : Conseil de Recherches, troisième session Union internationale des Villes et Pouvoirs locaux, neuvième congrès
Nouméa, Nouvelle- Calédonie
Brighton Vienne Bruxelles
3 -7 juillet 5 -11 juillet 10 -28 juillet 15 -21 juillet 16 -18 juillet 23 -28 juillet 3 -5 août
Association internationale de la Sécurité sociale, dixième réunion générale annuelle
Comité international de l'Organisation scientifique, neuvième congrès international Congrès international des Etudiants en médecine clinique Fédération internationale des Hôpitaux, septième Congrès international des Hôpitaux et Comité exécutif provisoire, première session Institut international de la Soudure, Commission d'Hygiène et de Sécurité Société internationale de Transfusion sanguine, premier congrès annuel Conseil pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médi-
La Haye Bruxelles
Oxford Lisbonne Paris
8 août 8 -11 août
cales, réunion du Bureau Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies : Bureau de la Conférence des Organisations consultatives non gouvernementales, sixième session Economic Co- operation Administration : Conférence régionale des fonctionnaires des services de santé américains en exercice dans les pays de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental
Genève
Bangkok Bruxelles
13 -17 août
Conseil international des Infirmières, Conseil de la Fondation Florence Nightingale, deuxième réunion
20 août - 3 septembre 24 -30 août
Commission du Pacifique sud, Conférence d'experts sur la Filariose et l'Eléphantiasis Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, sixième assemblée plénière Septième Congrès européen d'Hygiène mentale Confédération mondiale de Physiothérapie, séance inaugurale Association médicale mondiale, réunion du Conseil Papeete, Tahiti
Stockholm Vevey
31 août - 3 septembre 8 septembre 9 -14 septembre
Copenhague Stockholm
ANNEXE 8
169
9 -14 septembre
9 -15 septembre 10 -25 septembre
Société internationale pour la Protection des Invalides, Cinquième Congrès mondial Dixième Congrès international de Médecine du Travail Organization of American States, Inter -American Cultural Council, première session
Stockholm Lisbonne Mexico
14 septembre 15 -20 septembre 20 -22 septembre 23 -29 septembre
27 septembre 28 -29 septembre leT -15 octobre 3 -4 octobre 11 -13 octobre
Royal College of Nursing, conférence d'un jour pour l'examen du rapport sur la première session du Comité d'experts des Soins infirmiers (OMS) Association médicale mondiale, Cinquième Assemblée générale Organisation Sanitaire Panaméricaine, Comité exécutif, quatorzième session Fédération pharmaceutique internationale, Quatorzième Assemblée générale Centre international de l'Enfance, Comité consultatif technique Conseil pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales, Comité exécutif, neuvième session Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge, Sixième Conférence interaméricaine Organisation Sanitaire Panaméricaine, Comité exécutif, quinzième session Association internationale de Pédiatrie, Conférence sur les comptes rendus analytiques pédiatriques Congrès international d'Hygiène et de Médecine préventive Trente -et- unième Congrès d'Hygiène
Londres Stockholm Washington, D.C. Rome Paris Paris Mexico Washington, D.C.
22 -24 octobre 22 -24 octobre
Zurich Paris Paris Paris San Francisco Paris New -Delhi
25 octobre 29 octobre - 2 novembre 17 novembre 5 -11 décembre 6 -19 décembre
Centre international de l'Enfance, réunion du groupe de travail du service Bibliothèque et Documentation American Public Health Association, 79° réunion annuelle Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, réunion du Bureau
15 décembre
Institut international de Statistique, 27° session Fédération mondiale pour la Santé mentale, Comité consultatif interprofessionnel, Conseil exécutif, neuvième session et Quatrième Congrès international de la Santé mentale Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, Bureau de la Conférence des Organisations consultatives non gouvernementales, huitième session
Mexico
Paris
Annexe 8 ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES ADMISES A DES RELATIONS OFFICIELLES AVEC L'OMS Académie internationale de Médecine légale et de Médecine sociale, Bruxelles, Belgique
Conférence internationale de Service social Columbus, Ohio, Etats -Unis d'Amérique Conseil central de l'Education sanitaire, Londres, Royaume -Uni Conseil international des Infirmières, Londres, Royaume -Uni Conseil pour la Coordination des Congrès internationaux des Sciences médicales, Paris, France Fédération dentaire internationale, Bruxelles, Belgique Fédération internationale de l'Habitation et de l'Urbanisme, Amsterdam, Pays -Bas Fédération internationale des Hôpitaux, Londres, Royaume -Uni
American College of Chest Physicians, Chicago, Illinois, Etats -Unis d'Amérique Association internationale de Pédiatrie, Zurich, Suisse Association internationale de Prophylaxie de la Cécité, Paris, France Association internationale des Microbiologistes, Rio -de- Janeiro, Brésil Association médicale mondiale, New -York, Etats -Unis d'Amérique Comité international de la Croix -Rouge, Genève, Suisse
170
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies, Genève, Suisse
Société de Biométrie New Haven, Connecticut, Etats -Unis d'Amérique
Fédération mondiale pour la Santé mentale, Londres, Royaume -Uni
Société internationale de la Lèpre, Londres, Royaume -Uni Société internationale pour la Protection des Invalides, New -York, Etats -Unis d'Amérique Union internationale contre la Tuberculose, Paris, France Union internationale contre le Cancer, Paris, France Union internationale contre le Péril vénérien, Paris, France Union internationale de Protection de l'Enfance, Genève, Suisse
Fédération pharmaceutique internationale, Overschie, Pays -Bas
Inter -American Association of Sanitary Engineering, Washington, D.C., Etats -Unis d'Amérique Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge, Genève, Suisse
Ligue internationale contre le Rhumatisme, Londres, Royaume -Uni
Annexe 9 BUDGET POUR 1951 Section
Affectation des crédits
Montant original voté 1
Budget supplémentaire voté 2
Assistance
à l'Inde 3
Montants provenant de
US $
US$
US$
l'OIHP 4 Us $
Montant total revisé US $
Partie I 1.
:
SESSIONS D'ORGANISATION
2. 3.
Assemblée Mondiale de la Santé Conseil Exécutif et ses comités Comités régionaux TOTAL DE LA PARTIE I
160.278 68.780 48.700
20.000
180.278 68.780 48.700
277.758
20.000
297.758
PARTIE II : PROGRAMME D'EXÉCUTION 4. 5. 6. 7.
Services techniques centraux Services consultatifs Bureaux régionaux Comités d'experts et conférences TOTAL DE LA PARTIE II
1,653.829 3,139.657 809.126 285.866 5.888.478
265.344
30.000
41.700 10.000
-265.344 - --
- 30.000 - --
- 62.057 - --
10.357
1.695.529 3.445.001 809.126 296.223
- -6.245.879 1.133.764 1.133.764
PARTIE III : 8.
SERVICES ADMINISTRATIFS
Services administratifs TOTAL DE LA PARTIE III
1.133.764 1.133.764
TOTAL POUR TOUTES LES PARTIES
7.300.000
265.344
30.000
82.057
7.677.401
Voté par la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé (résolution WHA3.109, Actes off. Org. mond. Santé, 28, 65)
z Voté par la Quatrième Assemblée Mondiale de la Santé (résolutions WHA4.37 et WHA4.38, Actes off. Org. mond. EB8.R55, Actes off. Org. mond. Santé, 36, Santé, 35, 32) s Montant prélevé sur le fonds de roulement : résolution adoptée par le Conseil Exécutif à sa huitième session (résolution 19)
4 Résolution adoptée par le Conseil Exécutif à sa septième session (résolution EB7.R30, Actes off. Org. mond. Santé, 32, 11)
ANNEXE 10
171
Annexe 10
ÉTAT DES CONTRIBUTIONS ET AVANCES AU FONDS DE ROULEMENT (au 31 décembre 1951)
1.
ARRIÉRÉS DES CONTRIBUTIONS FIXÉES POUR 1948
(En dollars des Etats -Unis) Etats
Sommes fixées
Sommes reçues
Sommes restant à payer
Membres actifs Argentine Guatemala A.
56.139 1.023 TOTAL A
57.162
-
56.139 1.023
57.162
(= 1,80 %) Membres inactifs Biélorussie, RSS de Bulgarie Chine Hongrie B.
Ukraine, RSS d' URSS TOTAL B C. Non Membre Colombie
6.575 4.298 182.073 6.069 25.541 192.440
994
6.575 3.304 182.073 6.069 25.541 192.440
416.996
994
416.002
(= 13,11 %) 7.504
994
7.504
(= 0,24 %) TOTAL GÉNÉRAL 481.662 480.668
(= 15,15 %)
Montant total des sommes fixées Total des sommes reçues
.
.
.
.
3.172.726
2 692 058 (= 84,85 %)
172
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
2.
ARRIÉRÉS DES CONTRIBUTIONS FIXÉES POUR 1949
(En dollars des Etats -Unis) Membres
Sommes fixées
Encaissements et crédits bonifiés
restant à payer
Sommes
A.
Membres actifs 89.365 2.415 2.415 TOTAL A 406 2.196,92
Argentine Equateur Guatemala
-
88.959 218,08 2.415
94.195
2.602,92
91.592,08
(= 1,82 %) B.
Membres inactifs 2.013 10.466 6.843 289.832 9.661 45.890 16.907 43.475 40.657 306.337 TOTAL B 9
Albanie Biélorussie RSS de Bulgarie Chine Hongrie Pologne Roumanie Tchécoslovaquie
48 31
1.317 44 209 1.050 3.548 185
2.004 10.418 6.812 288.515 9.617 45.681 15.857 39.927
Ukraine, RSS d' URSS
1.392
40.472 304.945 764.248
772.081
7.833
(= 15,14 %)
TOTAL GENERAL
866.276
10.435,92
855.840,08
(= 16,96%) Montant total des sommes fixées Total des sommes reçues 5.046.293,00
.
.
.
.
4 190 452,92 (= 83,04%)
ANNEXE 10
173
3.
ARRIÉRÉS DES CONTRIBUTIONS FIXÉES POUR 1950
(En dollars des Etats -Unis) Membres Sommes fixées
Encaissements et crédits bonifiés
Sommes restant à payer
Membres actifs Argentine A.
Bolivie Corée
Equateur Guatemala Iran Nicaragua Pérou Syrie
Uruguay TOTAL A
130.333 5.870 5.870 3.523 3.523 31.703 2.935 14.090 8.220 12.916
25.486,79 2.082 11.441,95 26
-
2.304
570,70
130.333 5.870 3.566 3.523 3.523 6.216,21 853 2.648,05 8.194 12.345,30
218.983
41.911,44
177.071,56
(= 2,49 %) Membres inactifs Albanie Biélorussie, RSS de Bulgarie Chine Hongrie Pologne Roumanie Tchécoslovaquie B.
2.935 15.265 9.980
Ukraine, RSS d' URSS TOTAL B
422.702 14.090 66.928 24.658 63.406 59.296 446.772 1.126.032 1.345.015
-
2.935 15.265 9.980
7.100.977,00
422.702 14.090 66.928 24.658 63.406 59.296 446.772 1.126.032
(= 15,86 %) 1.303.103,56
TOTAL GÉNÉRAL
41.911,44
(= 18,35 %)
Montant total des sommes fixées Total des sommes reçues
.
.
.
.
5 797 873,44 (= 81,65%)
174
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
4. ETAT DES CONTRIBUTIONS FIXÉES POUR 1951
(En dollars des Etats -Unis) Membres Sommes fixées
Encaissements et crédits bonifiés
Sommes restant à payer
Membres actifs Afghanistan Allemagne, République fédérale d' Arabie Saoudite Argentine Australie Autriche A.
.
.
.
.
3.550 226.527 5.917 131.371 130.514 13.019
Belgique Birmanie Bolivie Brésil Cambodge
95.866 3.550 5.917 131.371 2.959
130.514 13.019 95.866 3.550
-
3.550 5.917
226.527 131.371
Canada Ceylan Chili Corée Costa -Rica Cuba
Danemark Egypte Equateur Espagne Etats -Unis d'Amérique Ethiopie Finlande France Gréce Guatemala
Haïti Honduras Inde Indonésie Irak Iran Irlande Islande Israël Italie Japon Jordanie, Royaume Hachimite de Laos Liban Libéria Luxembourg Mexique Monaco Nicaragua Norvége Nouvelle-Zélande Pakistan
.
.
.
.
Panama Paraguay Pays -Bas
218.084 2.959 31.956 5.917 2.959 20.712 56.218 56.218 3.550 77.265 2.481.159 5.917 10.060 426.070 11.835 3.550 2.959 2.959 230.788 23.671 11.835 31.956 25.446 2.927 8.285 149.125 99.508 2.927 2.959 4.142 2.959 3.550 44.975 2.927 2.959 35.506 31.148 49.708 3.550 2.959 99.417
71.525,36 2.959 218.084 2.959 22.747
-
5.917 59.845,64
2.959 164
20.548
56.218 174
56.044 3.550 77.265
-
9.209 5.917
2.481.159 5.917 10.060 426.070 11.835 2.959 2.959 230.788 23.671 25.446 2.927 145.620 99.508 2.927 2.959 4.112,97 2.959 3.550
3.550
-
37
11.798 31.956
8.285 3.505
35.506 31.148 49.708 3.550
-
44.975 2.959
2.927
99.417
-
-
29,03
2.959
ANNEXE 10
175
Membres
Sommes fixées
Encaissements et crédits bonifiés
Sommes restant à payer
Membres actifs (suite) Pérou Philippines Portugal République Dominicaine * Rhodésie du Sud A.
14.202 20.712 27.813 3.550 1.775
20.712 27.813 3.550 1.775 815.452 3.550 117.227 71.012
-
14.202
Royaume -Uni Salvador Suède Suisse Syrie Thaïlande Turquie Union Sud -Africaine
Uruguay Venezuela Viet-Nam Yougoslavie TOTAL A
815.452 3.550 117.227 71.012 8.285 18.936 64.502 79.297 13.019 18.936 14.795 23.671 6.360.869
18.936 64.502 79.297 18.936 14.795 23.671
-
-
13.019
-
8.285
5.619.153,33
741.715,67
(= 9,90 %) Membres inactifs Albanie B.
Biélorussie RSS de Bulgarie Chine Hongrie Pologne Roumanie Tchécoslovaquie
Ukraine RSS d' URSS TOTAL B
2.959 15.386 10.060 426.070 14.202 67.462 24.855 63.911 59.768 450.333 1.135.006
5.619.153,33
2.959 15.386 10.060 426.070 14.202 67.462 24.855 63.911 59.768 450.333 1.135.006
(= 15,14 %) 1.876.721, 67
TOTAL GÉNÉRAL
7.495.875
(= 25,04 %) * Membre associé
176
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
5. ETAT DES AVANCES AU FONDS DE ROULEMENT
(En dollars des Etats -Unis) Membres Sommes fixées
Montants reçus
Sommes restant à payer
A.
Membres actifs Afghanistan Allemagne, République fédérale d' Arabie Saoudite Argentine Australie Autriche Belgique Birmanie Bolivie Brésil
.
.
.
Cambodge Canada Ceylan Chili Corée Costa-Rica Cuba Danemark Egypte Equateur Espagne Etats -Unis d'Amérique Ethiopie Finlande France Grèce Guatemala Haiti Honduras Inde Indonésie Irak Iran Irlande Islande Israël Italie Japon Jordanie, Royaume Hachimite de Laos Liban Libéria Luxembourg Mexique Monaco Nicaragua Norvège Nouvelle-Zélande Pakistan Panama Paraguay Pays -Bas
1.505,80 97.598 2.509,33 55.714,64 59.227,51 5.520,93 40.656,63 1.505,80 3.203 55.714,64 1.602 96.371,27 1.255,17 13.552,21 3.203 1.471,29 11.212 23.841,18 23.841,18 1.765,15 33.289 1.201.377,59 2.509,33 4.266,77 180.696,12 5.019,67 1.922 1.255,17 1.471,29 97.877,07 12.813 5.019,67 13.552,21 10.791,25 1.255,17 4.485 63.243,64 53.969 1.255,17 1.602 2.059,01 1.255,17 1.765,15 19.073,15 1.255,17 1.602 15.058,01 15.058,01 21.081,21 1.922,15 1.471,29 42.162,43
59.227,51 5.520,93 40.656,63 1.505,80 819 55.714,64 1.602 96.371,27 1.255,17 13.552,21 3.203 1.471,29 11.212 23.841,18 23.841,18
-
1.505,80
97.598
2.509,33
55.714,64
1.201.377,59 2.509,33 4.266,77 180.696,12 5.019,67 1.255,17 1.471,29 97.877,07 12.813 5.019,67 13.552,21 10.791,25 1.255,17 4.485 63.243,64 53.969 1.255.17 1.602 2.059,01 1.255,17 1.765,15 19.073,15 1.255,17 1.602 15.058,01 15.058,01 21.081,21 1.922,15 1.471,29 42.162,43
-
1.765,15 33.289
-
-
2.384
1.922
ANNEXE 10
177
Membres
Sommes fixées
Montants reçus
Sommes restant à payer
Membres actifs (suite) Pérou Philippines Portugal République Dominicaine A.
7.688 8.784,17 11.794,78 1.505,80 961
7.688 8.784,17 11.794,78 1.505,80 961
*Rhodésie du Sud Royaume-Uni Salvador Suède Suisse Syrie
Thallande Turquie Union Sud -Africaine Uruguay Venezuela Viet -Nam Yougoslavie TOTAL A
345.831,97 1.505,80 61.486,21 30.116,02 3.513,87 8.031,27 27.355,05 33.628,89 6.471,88 8.031,27 8.009 10.038,34
345.831,97 1.505,80 61.486,21 30.116,02 1.902 8.031,27 27.355,05 33.628,89 6.471,88 8.031,27 8.009 10.038,34
-
1.611,87
2.897.456,92
2.703.172,26
194.284,66
(= 5,75 %) Membres inactifs Albanie Biélorussie, RSS de Bulgarie Chine Hongrie Pologne Roumanie Tchécoslovaquie B.
Ukraine, RSS d' URSS TOTAL B
1.255,17 6.525,47 4.266,77 180.696,12 6.023,21 28.610,22 10.540,61 27.104,42 25.346,99 190.985,10
3.100 15.488 5.706 14.673
-
679
2.310
576,17 6.525,47 1.956,77 180.696,12 2.923,21 13.122,22 4.834,61 12.431,42 25.346,99 190.985,10
481.354,08 3.378.811
41.956
439.398,08
(= 13,00 %) TOTAL GÉNÉRAL 2.745.128,26 633.682,74
(= 18,75 %) * Membre associé
178
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Annexe 11 STRUCTURE DU SECRÉTARIAT - 1. ORGANISATION AU SIÈGE BUREAU DU DIRECTEUR GENERAL
Division de l'Information -- -- Division de Coordination des Plans et de Liaison Départements Divisions
-Services des Maladies transmissibles
Sections -Paludisme -Tuberculose -Maladies vénériennes -Autres maladies transmissibles
-Services consultatifs
-Organisation des Services de Santé publique
-Hygiène de la Maternité et de l'Enfance -Hygiène mentale -Alimentation et Nutrition -Administration de la Santé publique -Soins infirmiers -Education sanitaire du Public -Assainissement ' -Hygiène sociale et professionnelle
-Services d'Enseignement et de Formation professionnelle
-Bourses d'études -Echange des Informations scientifiques -Assistance aux Etablissements d'enseignement
-Conventions sanitaires et Quarantaine 2 -Technologie
-Services épidémiologiques
-Coordination des recherches - Informations épidémiologiques
-Station d'Informations épidémiologiques de Singapour
-Statistiques sanitaires
-Etudes statistiques -Statistiques de Morbidité -Classement statistique international des Maladies et Causes de Décès
-Services techniques centraux
-Substances thérapeutiques
-Standardisation biologique -Pharmacie -Drogues engendrant la Toxicomanie -Antibiotiques et Insecticides
-Bureau de Recherches sur la Tuberculose, Copenhague
-Services d'Edition et de Documentation
-Edition -Traduction -Bibliothèque et Documentation
-Gestion administrative et Personnel
-Services administratifs et financiers
--
Gestion administrative Personnel
Service juridique Conférences et Services généraux Vérification intérieure des Comptes
-Budget et Finances
I- Budget -Finances et Comptabilité
' Deviendra au début de 1952 une division du Département des Services consultatifs. 2 « Section de la Quarantaine internationale » à partir de décembre 1951.
ANNEXE 12
179
2. ORGANISATION DE BASE DES BUREAUX RÉGIONAUX -Santé publique
-Bureau des Services sanitaires - Enseignement et Formation
-Projets exécutés dans les pays
Bureau du Directeur régional
professionnelle
-Services généraux
-Bureau de l'Administration et des Finances
-Personnel -Budget et Finances
Annexe 12 FONCTIONNAIRES SUPÉRIEURS DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ (31 décembre 1951) Dr Brock Chisholm Dr Pierre Dorolle
Directeur général Directeur général adjoint
BUREAU DU DIRECTEUR GÉNÉRAL Dr W. P. FORREST Mr. J. HANDLER
Dr H. S. Gear
Directeur Directeur Sous -Directeur général 1
Division de Coordination des Plans et de Liaison Division de l'Information
DÉPARTEMENT DES SERVICES TECHNIQUES CENTRAUX Sir Sahib Singh Sokhey Dr Y. BIRAUD Dr M. PASCUA Dr W. TIMMERMAN Dr N. HOWARD -JONES
Sous -Directeur général Directeur Directeur Directeur Directeur
Division dcs Services épidémiologiques Division des Statistiques sanitaires Division des Substances thérapeutiques
Division des Services d'Edition et de Documentation
DÉPARTEMENT DES SERVICES CONSULTATIFS Dr M. Candau Dr W. BONNE Dr V. SUTTER Dr E. GRZEGORZEWSKI
Sous -Directeur général
Directeur par intérim Directeur Directeur
Division des Services des Maladies transmissibles Division de l'Organisation des Services de Santé publique
Division des Services d'Enseignement et de Formation professionnelle
1 Le Dr H. S. Gear remplacera Sir Sahib Singh Sokhey en qualité de Sous -Directeur général du Département des Services techniques centraux, lorsqu'il prendra sa retraite en 1952.
180
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
DÉPARTEMENT DES SERVICES ADMINISTRATIFS ET FINANCIERS
Mr. M. P. Siegel Mr. H. C. GRANT
Sous -Directeur général Directeur
Division de la Gestion administrative et du Personnel
BUREAU RÉGIONAL POUR L'AFRIQUE - BRAZZAVILLE 2 Dr F. Daubenton
Directeur par intérim
2
BUREAU RÉGIONAL POUR LES AMÉRIQUES - WASHINGTON, D.C.
Dr F. Soper
Directeur
BUREAU RÉGIONAL POUR L'ASIE DU SUD -EST - NEW -DELHI
Dr C. Mani Dr S. CHELLAPPAH
Directeur Directeur adjoint
BUREAU RÉGIONAL POUR L'EUROPE - GENAVE Dr N. Begg
Directeur par intérim 8
BUREAU RÉGIONAL POUR LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE - ALEXANDRIE Sir My Shousha, Pacha Directeur
BUREAU RÉGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL - MANILLE
Dr I. Fang
Directeur
Lors de sa neuvième session (en janvier et février 1952), le Conseil Exécutif a confirmé la désignation du Dr F. Daubenton comme Directeur régional ainsi que le choix de Brazzaville comme siège du Bureau régional pour l'Afrique. 3 La désignation du D' N. Begg comme Directeur régional du Bureau régional pour l'Europe a été confirmée par le Conseil Exécutif, au cours de sa neuvième session. 2
ANNEXE 13
181
Annexe 13 RÉPARTITION DU PERSONNEL D'APRÈS LA NATIONALITÉ (au 31 décembre 1951) Pays 2 Catégories Catégories P S et
P.1 à P.4 au- dessus
TOTAL
Assistance technique
FISE
Budget ordinaire
Afghanistan Albanie 3
Allemagne, République fédérale d' Arabie Saoudite Argentine Australie Autriche Belgique Biélorussie, RSS de 3 Birmanie Bolivie Brésil Bulgarie 3 Cambodge
1
2 4
3
1 1
7
Canada Ceylan Chili Chine 3 Colombie 4 Corée Costa -Rica Cuba
1
1 1
1
3
4 4
1 1 1
1
8 1 1
11
2 2
25
1
3
2 28 7 9
1
1
2
2
2 2
3
1
4
1
6 5
1
5
4 1
Danemark Egypte Equateur Espagne Etats -Unis d'Amérique Ethiopie Finlande France Grèce
2
30 4 2 1
4 1 1
2
4 1
2 5
30
29 2 1 1
70 7 8
11 3 3
2 2
81 8 1
7
4 1
3
1
19 1
3 1
6 1
14 3
2
23
6 1
1
4 2 1
5
3 3
Guatemala Haiti Honduras Hongrie 3
Inde Indonésie Irak Iran Irlande Islande Israël Italie Japon Jordanie, Royaume Hachimite de Laos Liban Libéria Luxembourg Mexique Monaco
14 1
7
11
-
2 8
1
32 2
3
1
1
17
1
7
12
2 8
1
2 2
1
1
6
-
2
5
1
297
-
5
3
3
59
28
5
1
1
10
2
7
1
3
A reporter
264
33
82
42
173
1 A l'exception des experts -conseils et du personnel recruté localement
182
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Pays 2
Catégories Catégories P.5 et P.1 a P.4 au-dessus
TOTAL
Assistance technique
FISE
Budget ordinaire
Report Nicaragua Norvège Nouvelle-Zélande Pakistan Panama Paraguay Pays-Bas Pérou Philippines Pologne 3
264
2 15 5 1
33 1
18 10
2 . . . .
Portugal République Dominicaine
Rhodésie du Sud Roumanie 3 . Royaume-Uni Salvador Suède Suisse Syrie Tchécoslovaquie 3 Thaïlande Turquie .
.
.
.
.
.
3 1
94 7 1 1
3 1
297
2 18 5
82 1
19 10
2 3
1
3 1
10 1 1
104 1
25
Ukraine, RSS d' a Union des Républiques Socialistes Soviétiques 3
2 1
1
8
25 1
Union Sud-Africaine Uruguay Venezuela Viet-Nam Yougoslavie TOTAL
3 1
1
1
2 2
1
42 13
2
4 1
3
29
2
1
510
4
2
-
4 3 1 1
173
5
5
14 5 1
3 1
9
66 1
5
23 1
1
2 2
3 1
456
54
125
73
312
2 Membres ou Membres associés de l'OMS, sauf indication contraire 3 Membre inactif 4 Non Membre
ANNEXE 14
183
Annexe 14 RÉPARTITION DES BOURSES D'ÉTUDES 1. BOURSES DE L'OMS PAR PAYS BÉNÉFICIAIRES ET ANNÉES DU ler JANVIER 1947 AU 31 DÉCEMBRE 1951 (y compris les bourses infra- régionales et les bourses de formation collective) Années
Bourses attribuées en 1951 TOTAL 1947 -1951
Région et pays 1947 -1950 1951
Formation collective
Intra- régionales
Afrique
Afrique -Equatoriale française
Côte de l'Or Ile Maurice Libéria Nigeria
Rhodésie du Sud Union Sud -Africaine TOTAL POUR L'AFRIQUE
1
2
1
2 1
1
1
5 1
5
2 2 6
2 6
3
16 5
19 7
Amériques
Argentine Brésil Canada Chili Costa -Rica Cuba Equateur Etats -Unis d'Amérique Guatemala Haïti
2 6 1
6 1
5 3
7
12 2 12 5
4 2
22 2
Iles du Vent Jamaïque Mexique Nicaragua Panama Paraguay Pérou République Dominicaine Salvador Trinité Uruguay Venezuela TOTAL POUR LES AMÉRIQUES
4 1
7
2 2 15 1 1 1 1
4 4 37 2 5 1
1
2
9 1
1
4 3
1
5
4 4
3
6
1
2 2
5
2 2
2 55 4 1
6
74 * 3
129 7 5
Asie du Sud -Est
Afghanistan Birmanie Ceylan Inde Inde, Etablissements français Inde portugaise Indonésie Thaïlande TOTAL POUR L'ASIE DU SUD -EST
4 10 21 3
2 13
2 16 1
12 37 1
4 3
7 5
9
22 96
--
2 2 5
6 6
2 2 1
1
1 1
1 1
3
1
2 2
2 37
1 1
4 2 8
56
40
-
1 Voir Partie I, chapitre 2. * Ce chiffre comprend des bourses supplémentaires attribuées en 1950, au sujet desquelles des renseignements ont été reçus en 1951.
184
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Années
Bourses attribuées en 1951 TOTAL 1947 -1951 1951
Région et pays 1947 -1950
Formation collective
Intra -régionales
Europe
Albanie
Allemagne, République fédérale d' Autriche Belgique Bulgarie
5
11
5 11
-
44 15
20
2
Danemark Espagne Finlande France Grèce Hongrie
18
15 31
64 30 2 38 4 79 49 27
53
20 4 26
15
10 13 10
11
18
13
16
4 22
18
15
27 7 3
Irlande Islande Italie Luxembourg Norvège Pays -Bas
12
27 11
4 3
1 1
17 12
4 24 23
4 9
4 3 1
12
6
49 3
17 1
66 4
12
21 8
23 16 11
Pologne Portugal Royaume -Uni Suède Suisse
94 3
13
44 24 94 14
19 6 8
22
6 16
14
10 8 19 16
13 18
26 43 22 72 141
25
6
Tchécoslovaquie Yougoslavie TOTAL POUR L'EUROPE
72 113
-
16
28
15 18
28
607
296
903 6 1
206
258
Méditerranée orientale
Arabie Saoudite Chypre Egypte Ethiopie
2 1
Iran Irak Israel Jordanie, Royaume Hachimite de Liban Pakistan Soudan Syrie
18 13 17 3
10 5 3
4
15 **
28 28
22 6
4 1
8
12 5 8
4 3
5 8
2 3 5
Turquie TOTAL POUR LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
9 5 8 11
17 7 11
2 1 1 1
4 1
15 * **
2
2 2
16
5
82
85
167
5
31
Pacifique occidental Australie Chine Corée
2 138 7
1
3
4 1
142 8
Hong-kong Iles Fidji Iles Salomon Laos Malaisie Nouvelle-Zélande Philippines Singapour Viet-Nam TOTAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL
1
1 1 1
2 1 1
1
11
1
1
6 1
1
2
17 1
1
2 1
160
18
178
1
3
** Neuf de ces bourses ont été attribuées l'année précédente. * ** Cinq de ces bourses ont été attribuées à des infirmières non diplômées et deux à des étudiants en médecine faisant leurs études en Ouganda.
ANNEXE 14
185
Années
Bourses attribuées en 1951 TOTAL 1947 -19-19 51
Région et pays 1947 -1950 1951
Formation collective
Intra- régionales
Pays non rattachés à une région Libye
Maroc TOTAL POUR LES PAYS NON RATTACHES A UNE RÉGION
1 1
1 1
1 1
2
212
-
339
TOTAL GÉNÉRAL
983
511
1.494
2. BOURSES DE L'OMS PAR SUJETS D'ÉTUDE ET ANNÉES DU 1er JANVIER 1947 AU 15 DÉCEMBRE 1951 (y compris les bourses infra-régionales et les bourses de formation collective)
Années
Bourses attribuées en 1951 T7-1L 1947 -1951 1951
Sujets d'étude 1947 -1950
Formation collective
Intra- régionales
ORGANISATION ET SERVICES SANITAIRES
Administration de la santé publique
Administration de la santé publique Administration hospitalière et administration des soins médicaux
87
64
151
16
39
20 . . .
Construction d'hôpitaux et de cliniques . Bibliothéconomie médicale
5 3
6
26 5
2
5
16
1
2
Total partiel Assainissement
115
72
187
42
Hygiène du milieu Logement et urbanisme Hygiène des denrées alimentaires Total partiel Soins infirmiers . . Soins infirmiers y compris l'obstétrique Soins infirmiers d'hygiène publique et visiteuses d'hygiène Assistance médico- sociale . .
48 1
49 1
97 1
5
6
32 32
38 38 10
54
50
104
21
17
38 53 9
43 8
10 1
Total partiel
72
28
100
3
5
15
Hygiène de la maternité et de l'enfance Organisations des services d'hygiène de la maternité et de l'enfance Pédiatrie et obstétrique Total partiel
40 65
19
29 48
59 94 153
17
12 21 33
105
20
186
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
Années
Bourses attribuées en 1951 TOTAL 1947 -1951
Sujets d'étude 1947 -1950 1951
Formation collective
Intra- régionales
Autres services sanitaires
Santé mentale et guidance infantile Education sanitaire
37 3
Hygiène du travail y compris la médecine et l'hygiène industrielles Nutrologie Statistiques sanitaires Soins et hygiène dentaires Réadaptation Contrôle des médicaments 13 18 11 11
66 9 3 3
103 12 16 21 35 16
24 5
20 2
27 4 141
47 6
23 21
56
58 6
1
21
1
23 110
Total partiel TOTAL POUR L'ORGANISATION ET LES SERVICES SANITAIRES
115
256
100
461
339
800
168
238
SERVICES DES MALADIES TRANSMISSIBLES
Paludisme . . Maladies vénériennes et tréponématoses . Tuberculose Autres maladies transmissibles, épidémiologie .
39
72 62 60 51 6
13 14 31
52 86 93 82
3
6
8 3
17
et quarantaine Services de laboratoire (laboratoires d'analyses et d'immunologie) Chimiothérapie, antibiotiques TOTAL POUR LES SERVICES DES MALADIES TRANSMISSIBLES
22 19 2
7
15
70 8
16
6 1
290
101
391
50
SCIENCES CLINIQUES ET MÉDICALES ET ENSEIGNEMENT
Médecine clinique
Chirurgie et médecine Anesthésiologie Radiologie
76 20 17 7 .
37 14 1
113
17
34 18 10 63
Hématologie, banque de sang Autres spécialités médicales et chirurgicales .
3
.
59 179
4 59
11
33 12
2 47
Total partiel Sciences médicales et enseignement
238
28
Anatomie et histologie Physiologie
5
Biophysique, biochimie et chimie Pathologie Pharmacologie Personnel médical, méthodes d'enseignement
5 15 5
1
2 2
5 7
18 . .
5
7
17 6 18 12
Total partiel TOTAL POUR LES SCIENCES CLINIQUES
53
12
65
28
2 2 4 51
ET MÉDICALES ET L'ENSEIGNEMENT
232 983
71
303
TOTAL GÉNÉRAL
511
1.494
212
339
ANNEXE 14
187
3. BOURSES DE L'OMS ATTRIBUÉES EN 1951 PAR REGIONS ET PAYS DES ETUDES (y compris les bourses intra -régionales et les bourses de formation collective)
Régions et pays od ont lieu les études
boursiers
Visites d
Régions et pays où ont lieu les études
Visites d boursiers
Afrique
Côte de l'Or Ouganda Autres pays TOTAL
2 7 1
Méditerranée orientale Egypte
20 10 TOTAL
Autres pays
30
10
Amériques Brésil
5
Canada Chili
17 5 11
Pacifique occidental Malaisie Nouvelle -Zélande Singapour
14 5
12 1
Autres pays TOTAL
Equateur Etats -Unis d'Amérique Autres pays TOTAL
123 21
32
182
Asie du Sud -Est Ceylan Inde Thaïlande
Pays non rattachés à une région déterminée Algérie Maroc Tunisie TOTAL
1
1
16 30 5 1
3
Autres pays TOTAL
52
TOTAL GENERAL
893
Europe Belgique
25
Danemark Finlande France Italie Norvège Pays -Bas
79 9
Nombre total des visites prévues dans les pays otù ont lieu les études . . .
893
60 40 25 27 7
Nombre total de pays et territoires à visiter 52 (41 pays et 11 territoires) 511
Portugal Royaume -Uni Suède Suisse
Nombre total de boursiers
163 68 71
Moyenne du nombre de pays visités par boursier
1,6
Autres pays TOTAL
10
584
* Le même boursier peut visiter plusieurs pays.
188
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
4. BOURSES DESTINÉES A DES ETUDES INTRA- RÉGIONALES ET INTER- RÉGIONALES,
AINSI QU'A DES COURS DE FORMATION PROFESSIONNELLE COLLECTIVE, EN 1951 Région Intra -régionales Inter -régionales
Formation collective
Afrique Amériques Asie du Sud -Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental
2 37 8
14 18
258 31
32 38 54 15 I
206 5
1
Pays non rattachés à une région TOTAL
3
212
339
172
5. BOURSES OCTROYÉES PAR LE FISE ET ADMINISTRÉES PAR L'OMS DE 1949 A 1951 Années
Région et pays 1949 -1950 1951
TOTAL 1949 -1951
Amériques Brésil
*
Chili Costa-Rica
Jamaïque Paraguay Pérou Salvador Trinité TOTAL POUR LES AMÉRIQUES
*
3 3 3
3 3 3
3
3 3
3 3 3
3
15
18
Asie du Sud -Est Ceylan Inde Indonésie Thaïlande TOTAL POUR L'ASIE DU SUD -EST
8
14 5
4 10 11
12
24 16 11
9
2 27
36
63
Europe
Allemagne, République fédérale d' Autriche France Grèce Yougoslavie
.
.
.
1 1
5 3
5 3
9 1
9 1
1
TOTAL POUR L'EUROPE
18
19
* Les bourses indiquées pour 1950 ont été par la suite prélevées sur des fonds du BSP et du FISE.
ANNEXE 14
189
Années
Région et pays 1949 -1950 1951
TOTAL 1949 -1951
Méditerranée orientale Pakistan TOTAL POUR LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
5
2 2
7 7
5
Pacifique occidental Chine Hong -kong Malaisie Philippines Singapour TOTAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL
6 6 10 3
1
2 2
2 6 8 11 3
25 70
5
30 137
TOTAL GENERAL
67
6. BOURSES OCTROYÉES AU TITRE DU PROGRAMME D'ASSISTANCE TECHNIQUE
ET ADMINISTRÉES PAR L'OMS EN 1951
Année
Année
Région et pays 1951
Région et pays 1951
Afrique
Liberia TOTAL POUR L'AFRIQUE
1
Europe Yougoslavie TOTAL POUR L'EUROPE
4
1
4
Amériques
Colombie * Costa -Rica
2 5
Méditerranée orientale Ethiopie
1
Haïti Jamaïque Paraguay TOTAL POUR LES AMÉRIQUES
2 1
Iran Israël Jordanie, Royaume Hachimite de Liban Syrie Turquie
2 1 . . .
2 5
2 12
2 1
TOTAL POUR LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE
14
Asie du Sud -Est Birmanie Ceylan Inde
5
10 25 1
Inde Portugaise Indonésie, République d' Thaïlande TOTAL POUR L'ASIE DU SUD -EST
Pacifique occidental Philippines TOTAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL
I
4 10
1
55
TOTAL GÉNÉRAL
87
* Non Membre
190
ACTIVITÉ DE L'OMS EN 1951
7. TABLEAU RÉCAPITULATIF DES BOURSES OCTROYÉES PAR RÉGION EN 1951 PAR L'OMS, LE FISE ET AU TITRE DU PROGRAMME D'ASSISTANCE TECHNIQUE POUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE Assistance technique
Région
OMS
FISE
développement économique
pour le
TOTAL
Afrique Amériques Asie du Sud -Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental
16 55
27 5
1
17
15 18
40 296 85 18 1
12 55
4 14
82 122 318 101
2
Pays non rattachés à une région TOTAL
67
1
24 1
511
87
665
Annexe 15 ASSISTANCE TECHNIQUE Les pays et territoires pour lesquels des demandes d'assistance technique ont été reçues en 1951 sont énumérés ci- après. Dans certains cas, plusieurs demandes ont été reçues. Les pays dans lesquels on a entrepris des projets d'assistance technique au cours de l'année sont marqués d'un astérisque. Afghanistan * Arabie Saoudite * Autriche Birmanie * Bolivie *
Bornéo (Nord) Brésil
Ethiopie Finlande Grèce Guatemala Halti * Honduras Hong -kong Inde * Indonésie *
Bruni * Cambodge * Ceylan * Chili Chine (Formose) 1 Colombie * Corée Costa -Rica * Cuba Egypte * Equateur * Espagne
Irak * Iran * Israel * Jamalque *
Mexique * Nicaragua * Pakistan * Paraguay * Pérou * Philippines République Dominicaine Salvador * Sarawak Singapour Soudan Syrie *
Jordanie, Royaume Hachimite de Laos Liban Liberia * 1 Libye *
Thallande * Turquie * Uruguay Viet -Nam * Yémen
Yougoslavie *
Malaisie *
Un projet au titre du programme d'assistance technique a été également entrepris en Somalie.
1 Non Membre
SUPPLEMENT
ANALYSE SOMMAIRE DES RAPPORTS DES ÉTATS MEMBRES
ANALYSE SOMMAIRE DES RAPPORTS DES ÉTATS MEMBRES Chaque Etat Membre de l'Organisation Mondiale de la Santé est tenu de faire rapport annuellement sur « les mesures prises et les progrès réalisés pour améliorer la santé de sa population » (article 61 de la Constitution) et sur « les mesures prises en exécution des recommandations que l'Organisation lui aura faites et en
exécution des conventions, accords et règlements » (article 62). L'article 5 a) du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé stipule que le Rapport du Directeur général doit comprendre une analyse sommaire des rapports présentés par les Membres en application de ces deux articles. Toutefois, faute d'un personnel suffisant pour entreprendre l'analyse prescrite par le Règlement, il n'a pas été possible de donner les résumés des rapports reçus en application de l'article 61 ; de même, les Etats Membres n'ont pas été invités à présenter les rapports prévus à l'article 62. Seuls par conséquent ont été analysés ceux des rapports qui ont été présentés en réponse à une lettre circulaire envoyée en août 1950 1 et qui sont parvenus trop tard pour pouvoir figurer dans le Rapport annuel de l'année dernière.a Au total, 23 gouvernements ont envoyé des rapports : 13 de ces rapports ont été compris dans l'analyse de l'année dernière ; quant aux dix rapports qui ont été reçus ultérieurement, rapports émanant des pays suivants : Australie, Belgique (pour le Congo belge), Ceylan, Danemark, Egypte, France, Laos, Pays -Bas, Royaume -Uni et Suisse, ils sont résumés dans la brève analyse qui suit, en même temps que les rapports présentés comme suite à ceux de 1950 par la Grèce, le Portugal et l'Union Sud -Africaine 3. La lettre circulaire susmentionnée appelait l'attention des Etats Membres sur diverses recommandations, et suggérait que les rapports fissent état des mesures prises en exécution de ces dernières. Toutefois, la présente analyse ne se borne pas à retracer les mesures prises en application desdites recommandations, car nombre de rapports n'établissaient pas une distinction très nette entre ces mesures et les méthodes conformes aux recommandations de l'OMS, mais appliquées depuis longtemps.
Constitution de commissions nationales des statistiques démographiques et sanitaires
médicales a été établi après consultation des présidents des Collèges royaux de Médecins, Chirurgiens et Obstétriciens, et de Gynécologues (Royal Colleges
Des commissions nationales chargées de mettre en oeuvre les recommandations de la Conférence internationale pour la sixième révision décennale des Nomenclatures internationales des Maladies et Causes de Décès (Paris, avril 1948) 4 ont été créées à Ceylan, en France et aux Pays -Bas et le seront plus
of Physicians, Surgeons and Obstetricians and of Gynecologists). Etant donné l'étroite collaboration qui existe entre les services médicaux et les services
Le Danemark, le Laos, le Royaume -Uni et la Suisse ont déclaré que, pour diverses raisons, ils jugeaient inutile la constitution de commissions de ce genre. Au Danemark, l'enregistrement des statistiques officielles est centralisé au Département de Statistique médicale du Service national de la Santé et au Département statistique de l'Etat. Au Royaume -
tard en Egypte.
de statistique dans les plus importants territoires britanniques d'outre -mer, il n'a pas été jugé nécessaire de recommander d'y créer des commissions nationales. De même, on a estimé qu'il n'y avait pas lieu de recommander l'institution de telles commissions dans les territoires coloniaux de faible étendue, mais ceux -ci continueront à enregistrer les statistiques
se rapportant aux maladies tropicales. Enregistrement, réunion et transmission de statistiques sanitaires
Uni, le mandat et la composition de la Population and Vital Statistics Committee ont été élargis de façon à couvrir les statistiques relatives aux diverses activités de l'OMS ; d'autre part, un comité consultatif permanent de la nomenclature et des statistiques 1 Lettre circulaire 53, 1950 2 Actes of Org. mond. Santé, 30, 195 3 De nouveaux rapports sont également parvenus de l'Irlande et du Royaume -Uni, trop tard cependant pour pouvoir être inclus dans cette analyse. 4 Approuvées par la Première Assemblée Mondiale de la Santé, Actes off. Org. mord. Santé, 13, 304, point 6 (4)
Une commission a été créée par le Gouvernement égyptien pour rechercher les voies et moyens propres à assurer la mise en oeuvre aussi complète que possible des recommandations du Comité d'experts des
Statistiques sanitaires concernant l'enregistrement, la réunion et la transmission de statistiques sanitaires.
Des données sont fournies pour les villes et les districts dans lesquels il est possible d'établir des statistiques dignes de foi sur les causes de décès, mais l'on estime que, en raison de la pénurie de
médecins, 41,96 % seulement des décès sont dûment
- 193 -
194
SUPPLÉMENT
constatés. Il n'est pas possible de déterminer jusqu'à quel point la notification des maladies transmissibles est complète. Au Royaume -Uni, on s'efforce d'établir des
établies par les médecins. Les autres maladies épidé-
miques ne sont déclarées que lorsqu'un médecin a été appelé à intervenir. Les listes hebdomadaires sont
statistiques sanitaires complètes, précises et aussi exactes que possible. Le General Register Office a institué des cours à l'intention des personnes spécialisées dans la réunion des statistiques médicales et,
afin d'améliorer la qualité des données de base; il donne des conférences sur la façon d'utiliser le Classement statistique international des Maladies, Traumatismes et Causes de Décès. Les statistiques établies au Congo belge et dans
examinées par des médecins de l'administration et un rapport mensuel est adressé au Service national de la Santé, qui prépare et publie chaque mois, dans une étude sommaire des maladies dans le Royaume du Danemark, une analyse des chiffres portant sur l'ensemble du pays. Enseignement et formation technique en matière de statistique sanitaire 6
le Ruanda -Urundi ainsi qu'au Danemark et en
France sont régulièrement transmises à l'Organisation Mondiale de la Santé. Les publications statistiques du Service national de la Santé du Danemark fournissent, pour chaque année, des renseignements détaillés sur la mortalité et la morbidité, les statistiques hospitalières, les conditions sanitaires générales, etc. La Commission nationale des Statistiques démographiques et sanitaires du Portugal a appelé l'attention des services nationaux compétents sur les recommandations du Comité d'experts des Statistiques sanitaires. Statistiques de mortalité et des maladies soumises à déclaration obligatoire D'après les rapports reçus, les chiffres relatifs à la mortalité dont on dispose en Australie englobent les décès dont les causes ne sont pas dûment établies par un certificat, mais il est impossible de rendre compte, même approximativement, de la mesure dans laquelle
En Australie, au Danemark, en Egypte, en Suisse et dans l'Union Sud -Africaine, le personnel médical
a la possibilité d'acquérir une formation en cette matière. En Australie, les cours de statistique sanitaire
sont obligatoires pour les personnes qui désirent obtenir le diplôme de santé publique et ils figurent au programme d'études de quatrième année de l'Université du Queensland (dans le cadre de l'ensei-
gnement de la médecine sociale et tropicale) et de celle d'Adélaïde (dans le cadre de l'enseignement de la médecine préventive). Les médecins inscrits pour les cours imposés aux candidats aux postes de médecins de l'administration reçoivent également, au
Danemark, une formation dans ce domaine. En Egypte, un cours supérieur de méthodologie fait partie de l'enseignement destiné aux médecins de la santé publique. D'autre part, les étudiants en médecine sont, en Suisse, initiés à la statistique sanitaire élémentaire.
d'une formation technique dans ce domaine à l'occasion d'un cours de gestion hospitalière destiné aux secrétaires d'hôpitaux. Une formation analogue est donnée à ce même personnel en Egypte grâce à un cours portant sur les aspects fondamentaux des statistiques médicales et destiné aux personnes
En Australie, le personnel non médical bénéficie
les notifications sont complètes. On estime qu'au Danemark les certificats médicaux de décès sont délivrés dans la quasi- totalité des cas ; un contrôle effectué en 1949 a fait ressortir que 82 % des médecins
soumettaient régulièrement des listes. Le Danemark a, d'autre part, annoncé qu'une enquête de trois ans sur la morbidité, s'inspirant du nouveau classement international des maladies, a été entreprise au début de 1951.
chargées de la tenue des relevés et de la préparation
des statistiques médicales dans les bureaux de la Dans son dernier rapport, le Portugal a souligné
santé publique, les hôpitaux et les services gouvernementaux intéressés.
Cinq des pays présentement étudiés, à savoir l'Australie, Ceylan, le Danemark, l'Egypte et la France, ont déclaré appliquer la notification hebdomadaire des maladies soumises à déclaration obliga-
que l'enseignement de la statistique médicale à l'Instituto Superiore de Higiene s'est intensifié en 1951.7
toire. La France, où cette notification s'effectuait précédemment tous les 10 jours, a réduit cet intervalle
Ceylan a spécialement mentionné le cours international de statistique démographique organisé dans
à une semaine, en exécution de la recommandation du Comité d'experts des Statistiques sanitaires.5
Le Danemark a fait savoir que certaines des
maladies soumises à déclaration obligatoire (typhoïde, paratyphoïde, méningite cérébro -spinale endémique,
ce pays par l'OMS et les Nations Unies en 1951 (voir Partie II du présent volume, page 94). Ce cours a comporté un stage pratique d'un mois dans diverses institutions de Colombo. En France, un sous -comité particulier de la Commission des Statistiques est en train de procéder 6 Recommandation du Comité d'experts des Statistiques sanitaires, Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn., 1950, 5 7 Voir aussi l'analyse des rapports relatifs à l'année 1950, Actes off. Org. mond. Santé, 30, 196
poliomyélite et encéphalite épidémique aiguë) sont notifiées au Service national de la Santé sur des fiches Org.' Mond. Santé: Sér. Rapp. techn., 1950,5
distinctes ainsi que sur les listes hebdomadaires
ANALYSE SOMMAIRE DES RAPPORTS DES ÉTATS MEMBRES
195
à un examen approfondi des recommandations du Comité d'experts des Statistiques sanitaires. Dans l'Union Sud -Africaine, les étudiants de médecine de quatrième année suivent des cours où leur sont enseignées les méthodes d'établissement des relevés médicaux et les éléments de la méthodologie
date d'entrée en vigueur du Règlement sur son territoire, la Grèce a annoncé que le texte a été traduit en grec et que 10.000 exemplaires ont été imprimés dans cette langue pour être distribués à l'ensemble des services sanitaires, des hôpitaux et des médecins. Des conférences organisées à l'Ecole d'Hygiène d'Athènes sur le Classement statistique international des Maladies, Traumatismes et Causes
Bien que n'ayant pas fourni d'indications sur la
statistique. Dans deux des trois écoles de médecine de l'Union, l'enseignement post- universitaire à l'usage des candidats au diplôme de santé publique comporte un cours sur la méthodologie statistique supérieure et sur la statistique démographique. Règlement No 1 de l'OMS relatif à la Nomenclature (y compris l'établissement et la publication de statistiques) des Maladies et Causes de décès
de Décès ont été suivies par les chefs des centres sanitaires, les médecins, les fonctionnaires spécialisés
dans les statistiques démographiques, les représentants des hôpitaux les plus importants, et de diverses facultés de médecine, etc. Emploi abusif et libre distribution de la streptomycine 9
Quatre pays ont annoncé la mise en vigueur du Règlement No 1 de l'OMS : la France à partir du ler janvier 1950 ; Ceylan, le Danemark et l'Egypte à partir du ler janvier 1951. La Belgique (pour le Congo belge et le Ruanda -Urundi), Ceylan, le Royaume -Uni et la Suisse ont notifié leur acceptation
En Australie, au Danemark et en France, les médecins ont été mis en garde contre l'emploi abusif de la streptomycine.
La distribution de cette substance est contrôlée au Congo belge, où son importation est subordonnée à une licence ; en Egypte, où son emploi est limité aux cas dans lesquels elle est absolument indispensable ou qui satisfont aux conditions recommandées
du Règlement, sous réserve de certaines modifications.8
Ceylan a indiqué que le rapport du RegistrarGeneral sur les statistiques démographiques de 1950
contenait les statistiques de mortalité établies à partir du ler janvier 1950, mais que, en raison de certaines difficultés, la réunion des statistiques de morbidité ne pouvait être entreprise que progressivement. Ceylan envisage, toutefois, de publier des statistiques de morbidité pour 1951, alors même qu'elles ne seraient peut -être pas aussi détaillées que le suggère le Règlement. Le Classement statistique international sera utilisé pour le collationnement des statistiques de mortalité au Danemark. Une conférence des pays scandinaves qui s'est réunie à Copenhague en. septembre 1949 a étudié la question de la préparation et de la publication des statistiques médicales à la suite de l'adoption du Règlement. En France, le Règlement servira de base à tous les relevés des causes de décès. L'Institut national de la
par l'OMS ; en Suisse, où on ne peut l'obtenir que sur présentation d'une ordonnance dûment homologuée.
En France, la streptomycine n'était délivrée qu'aux centres spécialisés dans le traitement de la tuberculose ; elle ne pouvait être administrée,
sous un
contrôle médical rigoureux, qu'aux malades hospitalisés. Elle a été ensuite fournie aux hôpitaux publics,
aux institutions privées et, depuis le ler septembre 1949, aux pharmaciens. Ces derniers, toutefois, doivent se conformer aux règlements très stricts concer-
nant la vente de ce produit, règlements qui ont été portés à la connaissance de tous les membres du corps médical. Lutte antipaludique
Statistique et des Etudes économiques a élaboré un index alphabétique d'environ 200 pages, auquel on a eu recours durant la période comprise entre la date d'entrée en vigueur du règlement et celle de la
Six pays, - la Belgique, Ceylan, la France, la Grèce (en 1951), le Laos et le Portugal, - ont signalé les mesures qu'ils ont prises en application des recom-
mandations adressées aux gouvernements pour la lutte antipaludique.10 De 1947 à 1950, des expériences ont été effectuées avec le DDT dans certaines parties du Congo Belge
publication de l'index alphabétique complet en
langue française. Un comité étudie les modifications qu'il y aura lieu d'apporter aux dispositions légales en vigueur pour garantir que le certificat médical de cause de décès soit conforme aux normes recommandées dans le Règlement. Lorsque la Commission nationale des Statistiques démographiques et sanitaires aura publié les résultats de ses travaux, les Pays -Bas envisageront l'adoption du nouveau Classement. 8 Les réserves formulées à propos d'articles particuliers du Règlement ont été portées à la connaissance des Etats Membres.
et ont donné des résultats variables. Les campagnes entreprises à Elisabethville et dans les districts voisins
ainsi qu'à Léopoldville ont été satisfaisantes et se poursuivent.
A Ceylan, la lutte antipaludique par le moyen de pulvérisations de DDT à effet rémanent est en cours
depuis plusieurs années déjà et la maladie a cessé d'entraver le développement économique du pays. 9 Actes off. Org. mond. Santé, 17, 11, point 2.2.3 19 Actes off. Org. mond. Santé, 25, 9, point 3.2
196
SUPPLÉMENT
Une enquête a été effectuée en 1950 afin d'établir s'il serait possible d'éliminer complètement les vec-
(la Crête et le Péloponnèse), les pulvérisations ont été
teurs. Bien qu'il n'ait pas été jugé possible d'y
parvenir, on espère que la mise en oeuvre des recom-
contrôle épidémiologique a été maintenu ; il n'a été effectué de pulvérisations que dans les villages où
presque entièrement interrompues, mais un strict
mandations alors formulées permettra d'assurer la disparition presque complète du paludisme. L'administration centrale française a progressivement entrepris, depuis 1947, la lutte contre le paludisme en Corse, à la Réunion, en Guyane française, à la Guadeloupe et à la Martinique. Des progrès très importants ont été réalisés en Corse où un seul cas d'infection primaire a été signalé en 1950. En Guyane, l'endémicité est en régression ; d'autre part, on a pu constater la disparition d'Aëdes aegypti. Dans les
l'apparition de cas de paludisme avait été établie par voie d'examen microscopique. Une loi récente rend obligatoire la déclaration de tous les cas de paludisme. Les opérations de lutte contre les larves au moyen de pulvérisations par avion se sont aussi sensiblement
territoires français d'outre -mer, qui assurent leurs propres services sanitaires, la lutte antipaludique se poursuit depuis plusieurs années et le DDT a été utilisé sous toutes ses formes. Une caractéristique essentielle des services qui fonctionnenent en Afrique
ralenties en 1951 et n'ont été effectuées que dans un nombre restreint de vastes étendues marécageuses qui risquaient de constituer des foyers importants. On a envisagé de traiter également les rizières par des larvicides pulvérisés par avion. Si l'on excepte une zone de superficie très réduite
du nord -ouest du pays dans laquelle il n'a pas été possible d'arrêter la propagation du paludisme,
centrale et à Madagascar réside dans la mobilité des équipes. Dans les endroits où le matériel servant à l'emploi des insecticides fait défaut ou n'a pas été utilisé (par exemple dans les écoles et les lieux de travail), on a recours à la chimioprophylaxie. Afin de prévenir la propagation des anophèles,
ainsi que deux localités du Péloponnèse où, faute de mesures antipaludiques, quelques cas nouveaux ont été récemment observés, le paludisme endémique semble avoir été éliminé de la plus grande partie du territoire grec.
services locaux de lutte antipaludique restent en contact étroit avec les autorités qui s'occupent de l'irrigation, de l'agriculture, de la construction de nouveaux bâtiments et de l'élevage domesles
tique du bétail.
Des experts poursuivent leurs recherches dans les laboratoires des services mobiles généraux ainsi que dans les Instituts Pasteur en vue
de mettre au point de meilleures méthodes de lutte antipaludique. Les autorités locales prescrivent l'application de mesures contre les larves et les dispositions des conventions sanitaires internationales sont stric-
L'organisation et le contrôle du programme de lutte antipaludique en Grèce, ainsi que l'évaluation des résultats obtenus, incomberont à la Division du Paludisme et des Maladies des Pays chauds créée aux termes d'une loi promulguée en 1949 et qui a confié les opérations à un comité du génie sanitaire dépendant du Ministère de la Santé. Le Portugal a signalé que la superficie de la zone protégée a, en 1951, augmenté de 35 % par rapport à
tement observées. Des entomologistes sont affectés aux services sanitaires mobiles ainsi qu'aux services de prophylaxie de l'Afrique centrale et au service de lutte antipaludique de Madagascar. Les cas de paludisme sont notifiés chaque mois à l'OMS. Au Laos, seule la chimiothérapie est actuellement employée dans la lutte antipaludique, mais on envisage
1950 et que, au cours des sept premiers mois de l'année 1951, au total 1.719 personnes seulement avaient été infectées dans cette zone, contre 3.906 durant la période correspondante de l'année précédente.
Suppression des droits de douane sur les insecticides
de recourir dans l'avenir, à la destruction des larves. Le rapport pour 1951 reçu de la Grèce indique que
les pulvérisations de DDT a effet rémanent ont encore constitué la principale méthode utilisée dans les régions rurales au cours de la dernière saison de transmission, la lutte contre les larves par pulvérisations de DDT au niveau du sol étant restée limitée,
Se référant à la résolution WHA3.43 par laquelle la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé avait instamment prié les Etats Membres de prendre des mesures pour faciliter la libre circulation des insecticides,12 le Gouvernement du Danemark a signalé que les exportations d'insecticides hors de ce pays ne sont soumises à aucune restriction ni à aucune taxe et que, seul, un droit de douane peu élevé est perçu sur les produits importés. Aux Pays -Bas, aucune restriction légale ou fiscale n'est imposée aux exportations et aux importations d'insecticides. Le Royaume Uni produit une quantité suffisante d'insecticides pour couvrir ses propres besoins et ne procède donc pas à des importations. Dans les territoires pour lesquels le Royaume -Uni assume la responsabilité des relations internationales, les insecticides destinés à des fins offi-
comme auparavant, aux centres urbains." Toutefois, la forme et la portée du . programme général de lutte antipaludique ont subi, en 1951, des changements importants. L'ampleur de la campagne de pulvérisation d'insecticides à effet rémanent a été considérablement réduite ; en 1951, 1.875 villages
seulement ont été traités au DDT, tandis que ce chiffre s'élevait à 5.137 en 1950. Dans deux provinces " Voir aussi Actes off. Org. mond. Santé, 30, 198
cielles de santé publique sont exonérés de droits de douane. 12 Actes off Org. mond. Santé, 28, 30
ANALYSE SOMMAIRE DES RAPPORTS DES ÉTATS MEMBRES
197
Etiquetage exact des insecticides par les fabricants Deux pays (Australie et Danemark) ont fait connaî-
Laboratoires nationaux de référence pour le sérodiagnostic de la syphilis 14
tre qu'ils appliquaient une réglementation officielle destinée à garantir l'étiquetage exact des insecticides. En Australie, tous les produits de ce genre doivent être enregistrés et des mesures ont été prises afin de mettre le public en garde contre le risque que présente l'utilisation d'insecticides sans les précautions indispensables. Aux Pays -Bas, des instructions dans ce sens ont été données aux laboratoires chargés du contrôle des denrées alimentaires et autres marchandises.
Deux pays seulement ont mentionné dans leurs rapports la centralisation des épreuves sérologiques : le Danemark a fait savoir qu'un centre de référence
avait été créé en 1950 au Statens Seruminstitut ; Ceylan a indiqué que les tests sérologiques, pour l'ensemble des dispensaires et des hôpitaux, sont effectués par l'Institut de la Recherche médicale. L'Egypte a déclaré qu'elle a pris des dispositions préliminaires en vue de la création d'un laboratoire
national. Les pays dont traite la présente analyse n'ont pas adopté ou, du moins ne déclarent pas avoir adopté, de mesures pour l'établissement d'un centre national.
En Suisse, la recommandation de l'Assemblée Mondiale de la Santé dans sa résolution WHA3.43 a été portée à l'attention des fabricants de DDT. Il en a été de même au Royaume -Uni où, bien que divers produits soient étiquetés conformément aux règles suggérées, il reste encore à surmonter certaines difficultés techniques avant que ces règles puissent recevoir une application générale. Le Royaume -Uni
Lutte contre la bilharziose
a, d'autre part, fait observer que toutes les commandes sont acheminées par l'intermédiaire des
« Crown Agents for the Colonies » qui constituent l'organisme central de contrôle ; il n'est donc pas nécessaire de transmettre la recommandation de l'Assemblée aux gouvernements des territoires coloniaux. Ceylan et la France ont fait savoir que les recommandations formulées étaient à l'étude. Aspects maritimes de la lutte antivénérienne
Trois pays (Australie, Danemark et Pays -Bas) ont fait observer qu'étant indemnes de bilharziose, ils n'avaient pas à prendre de dispositions à l'égard de cette maladie. En revanche, les recommandations du Conseil Exécutif 15 et du Groupe mixte OIHP/ OMS d'études sur la Bilharziose en Afrique 16 font l'objet d'un examen au Congo Belge, en Egypte, dans
certains territoires de l'Union française et dans les territoires coloniaux du Royaume -Uni, notamment ceux de l'Afrique et de l'Extrême- Orient. Une mission spéciale envoyée au Congo Belge a étudié les
mesures propres à assurer un approvisionnement en eau saine dans un district où sévit cette maladie. Divisions administratives de l'hygiéne de la maternité et de l'enfance Des divisions administratives répondant aux recom-
Les quatre pays suivants ont notifié leur acceptation de l'Arrangement de Bruxelles : Australie, Belgique (pour le Congo belge), Danemark et France.'3
Le traitement des marins a été organisé dans le port de Matadi (Congo belge) et dans les ports égyptiens d'Alexandrie, de Port -Saïd, d'Ismaïlia et de Suez. En vue de la lutte contre les maladies vénériennes à Colombo, Ceylan a créé un centre de démonstrations, dont on s'efforce actuellement d'étendre les activités à l'ensemble de l'île ainsi qu'aux ports (voir aussi Partie II du présent volume, page 94). Au Portugal, la construction, en 1951, de nouveaux,
mandations du Comité d'experts de l'Hygiène de la Maternité et de l'Enfance 17 sont créées depuis un certain temps dans les services sanitaires nationaux de la plupart des Etats de l'Australie ainsi que du
Danemark et de l'Egypte. La Suisse a fait savoir
que les organisations privées répondent actuellement de façon satisfaisante aux besoins qui se manifestent
dans ce domaine, et qu'elle n'a pas considéré utile, ni même possible, de créer la division administrative nationale suggérée.
locaux pour les services maritimes de santé dans le port de Lisbonne permettra au dispensaire d'élargir son champ d'activité. 13
Le Danemark a annoncé la promulgation d'une réglementation détaillée,
applicable
aux
zones
urbaines et rurales, et rendant obligatoire la mise sur pied de services locaux adéquats d'hygiène de la maternité et de l'enfance. Des services de ce genre existent également dans les principales villes de chaque province du Laos. Au Congo Belge et dans
les recommandations du Comité d'experts des Maladies
Le Conseil Exécutif a approuvé, à sa cinquième session,
vénériennes (Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 13),
et a appelé l'attention des Etats Membres sur l'importance que présenterait l'adhésion d'un plus grand nombre de pays à l'Arrangement de Bruxelles (Actes off. Org. mond. Santé, 25, 11, point 3.2.4). 14 Recommandation du Sous -Comité de la Sérologie et des
le Ruanda -Urundi, où il n'existe point de services spécialisés, on envisage la création d'une oeuvre nationale congolaise pour la maternité et l'enfance. 15
Techniques de Laboratoire (Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 14, 14).
16 17
Actes off. Org. mond. Santé, 25, 6, point 2.1.6.3 Org. mond. Santé : Sér. Rapp. tech. 1950, 17 Actes of. Org. mond. Santé, 19, 43
198
SUPPLÉMENT
Goitre endémique et emploi de sel iodé dans les régions atteintes 18
L'Australie, le Congo Belge, Ceylan, le Danemark, la France et la Suisse ont signalé l'existence du goitre
dans certaines régions de leur territoire mais n'ont pas communiqué de renseignements sur la fréquence de cette maladie. L'Australie, Ceylan et la Suisse utilisent des
comprimés contenant de l'iode afin de réduire la fréquence du goitre. L'emploi de sel iodé, généralisé en Suisse depuis de nombreuses années, a été tenté au Congo Belge. Des comprimés renfermant de l'iode sont distribués gratuitement, en même temps que des instructions
eux étaient atteints de goitre « palpable ». En raison de la nécessité de procéder à des études complémentaires dans ce domaine, la France envisage de mettre en oeuvre des moyens matériels suffisants pour permettre au Ministère de la Santé publique d'entreprendre des recherches dans les régions où le goitre endémique continue à sévir et de reconstituer, sous l'égide de l'Académie de Médecine, la commission du goitre qui ne s'est plus réunie depuis 1864. Le goitre endémique est pratiquement inexistant en Egypte. Des études préliminaires ont été effectuées dans la région de faible superficie où des cas ont été observés mais jusqu'ici aucune mesure préventive n'a été prise. Développement des possibilités de traitement psychiatrique 19
concernant leur mode d'emploi, aux mères des
enfants d'âge pré- scolaire et d'âge scolaire en Australie, par l'intermédiaire des centres d'hygiène infantile, des départements de l'éducation, des dispen-
saires pour femmes enceintes, et des hôpitaux. A Ceylan, un lot d'un million de comprimés à base
d'iodure de potassium représentant un don de
l'Iodine Educational Bureau est utilisé à titre prophylactique parmi les groupes particulièrement
réceptifs dans les zones humides de l'île. La Suisse a annoncé que des études entreprises parmi divers groupes de malades ont fait apparaître une sensible amélioration après le traitement au moyen de com-
Cinq pays (Australie, Danemark, Egypte, Portugal et Union Sud -Africaine) ont fourni des renseignements au sujet des possibilités de traitement psychiatrique qu'ils possèdent. L'Australie a annoncé la construction, en 1950, d'un- hôpital de triage à Brisbane pour le traitement des cas précoces et incipients ainsi que d'un nouvel hôpital pour malades mentaux, à Charters Towers, qui desservira les régions situées dans le nord de l'Etat de Queensland. Un emplacement approprié a égale-
primés contenant de l'iode.
Au Congo Belge, une tentative faite il y a quelques
ment été choisi pour l'établissement d'un centre destiné à l'isolement et au traitement des cas séniles.
années et visant à introduire l'emploi de sel iodé dans la région qui s'étend au nord du fleuve Congo a donné des résultats décevants en raison des difficultés de distribution. L'Institut des Recherches
Des possibilités de traitement sont offertes au
scientifiques de l'Afrique centrale a procédé, en 1951, à une étude d'ensemble de la question du goitre endémique dans ce pays. On continuera à observer de très près les résultats fournis par l'utilisation de sel iodé à Ceylan, où l'on envisage de procéder commercialement à l'iodisation du sel brut. En Suisse, l'emploi de sel iodé à des fins culinaires s'est révélé efficace, mais il n'existe aucune loi rendant obligatoire l'application de moyen prophylactique dans l'ensemble du pays, chaque canton étant libre d'utiliser ses propres méthodes. En 1948, 78 du sel livré au public était iodé et des recherches sont en cours en vue de déterminer si la teneur en iode du sel actuellement vendu est suffisante. La France n'a pas appliqué de mesures prophylactiques générales. Il fut un temps où le goitre était fort répandu dans ce pays, mais, avec les années, la situation s'est nettement améliorée. Toutefois, certains faits donnent à penser qu'une recrudescence de la maladie s'est manifestée en 1940 et une enquête faite en 1948 auprès des enfants d'âge scolaire dans le département de la Corrèze a révélé que 51 % d'entre 18 Voir recommandation du Comité mixte FAO /OMS d'experts de l'Alimentation et de la Nutrition, Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 16, 16.
Danemark dans les hôpitaux pour malades mentaux, relevant de l'Etat et des municipalités, les cliniques psychiatriques organisées par l'Université et la municipalité de Copenhague, les services pour
déficients mentaux assurés par l'initiative privée mais subventionnés par l'Etat, les institutions spéciales pour épileptiques et psychopathes criminels ainsi que dans un sanatorium privé pour maladies du système nerveux. En application d'un accord conclu avec les psychiatres de Copenhague, les spécial.
membres de la Caisse d'assurance- maladie bénéficient
aux frais de la caisse, d'un traitement psychiatrique
dans les hôpitaux d'Etat pour malades mentaux ainsi que dans les dispensaires pour malades externes
En Egypte, des possibilités de traitement existent
atteints de psychonévroses et d'affections mentales précoces, qui ont été créés en 1949 dans deux des hôpitaux généraux du Caire. Le nombre des centres de consultations administrés par le Dispensaire d'Hygiène et de Prophylaxie mentales au Portugal a augmenté et des services sont maintenant assurés dans les deux petites villes provinciales de Tomar et Portalegre. Des centres spécialisés pour épileptiques alcooliques et psychonévropathes ont également été créés au Dispensaire d'Hygiène et de Prophylaxie mentales et on a com19 Voir recommandation du Comité d'experts de la Santé mentale, Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 9, 35, d)
ANALYSE SOMMAIRE DES RAPPORTS DES ÉTATS MEMBRES
199
mené le traitement ambulatoire par choc hypoglycémique. 20 L'établissement d'un centre d'eugénisme a été approuvé.
central dont relèveraient
La Suisse, après avoir envisagé d'établir un comité les services d'hygiène mentale pour enfants, a finalement décidé de main-
Les services de santé mentale de l'Union Sud Africaine appliquent des méthodes modernes de traitement psychiatrique et assurent la réadaptation sociale des malades convalescents ou rétablis. Cette dernière activité relève du Département de la Prévoyance sociale et des sociétés d'hygiène mentale. Création de sections d'hygiène mentale préventive dans
tenir en vigueur le système actuel en vertu duquel cette tâche est confiée aux divers cantons. Dans l'Union Sud -Africaine, le Département de la Santé comporte une section de santé mentale qui s'occupe des enfants européens mentalement déficients et déséquilibrés. D'autre part, diverses universités ont organisé des centres de guidance infantile. Etalons biologiques internationaux Cinq pays ont fait savoir qu'ils ont pris des mesures
les Ministères de la Santé et de sections d'hygiène mentale dans les instituts de santé publique 21
Quatre pays seulement ont déclaré avoir pris des mesures dans le sens suggéré par cette recommandation. L'Australie a annoncé la création, au Queensland, d'un bureau central placé sous le contrôle du Directeur du Service d'Hygiène mentale. Le Danemark a affecté au Service national de la Santé un expert -conseil psychiatre. L'Egypte a fait savoir que,
en vue d'adopter les étalons biologiques internatio-
naux recommandés par la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé. 23 A Ceylan, les services civils de fournitures médicales (Civil Medical Stores) et l'Institut de la Recherche médicale (Medical Research Institute) procèdent
lorsqu'elle disposera d'un plus grand nombre de psychiatres, elle créera une section spéciale d'hygiène mentale rattachée au Ministère de la Santé publique.
à la revision nécessaire des étalons nationaux. Au Danemark, le Laboratoire d'Etat des Vitamines utilise depuis un certain temps, pour ces produits, les étalons internationaux, et la Commission de la Pharmacopée s'occupe de maintenir l'activité des préparations de la pharmacopée aussi conforme que possible à ces étalons. D'autre part, le Statens Seruminstitut a été mis au courant des étalons recommandés. En France et aux Pays -Bas, les recommandations de l'Assemblée de la Santé ont été signalées à l'atten-
Dans l'Union Sud -Africaine, les services de santé mentale, qui, auparavant, étaient administrés par les autorités provinciales, sont placés, depuis 1943, sous la direction du Département de la Santé. Création de services de santé mentale infantile 22
tion des autorités responsables de la pharmacopée nationale de chacun de ces deux pays. Au Royaume -
;a-
L'existence de services de santé mentale infantile a été signalée par l'Australie, le Danemark, l'Egypte, la Suisse et l'Union Sud -Africaine. En Australie, les services préventifs sont assurés
Uni, l'unité internationale a été adoptée comme unité de standardisation pour les substances soumises à une réglementation en vertu de la loi de 1925 sur les substances thérapeutiques ainsi que pour les
par les départements sanitaires des Etats et les services curatifs par les hôpitaux psychiatriques et les dispensaires pour enfants des divers Etats. Une école administrée par l'Etat à Moonah, Tasmanie, s'occupe des enfants arriérés atteints de débilité mentale ou de crétinisme dans les régions à faible population.
nique, qui ne sont pas visées par cette
substances, figurant dans la Pharmacopée britanloi. Le
Royaume -Uni a, d'autre part, signalé que la Pharma-
copée britannique est en usage dans tous les territoires coloniaux où le même système est appliqué.
Aucune mesure n'a été prise au Laos, où les
Au Danemark, l'Etat subventionne et dirige, à
Copenhague et à Aarhus, trois dispensaires psychiatriques pour enfants. Deux cliniques de Copenhague, dont la première est dirigée par l'Université de cette ville et l'autre par des particuliers, assurent un service de consultations. En Egypte, les activités déployées dans ce domaine relèvent de la compétence du Ministère de l'Education et d'autres départements gouvernementaux. 20 Au sujet des autres possibilités de traitement, voir le résumé des rapports pour 1950, Actes of Org. mond. Santé, 30, 200.
produits pharmaceutiques sont importés ; au Congo belge, oh les autorités ne sont pas à même d'entreprendre des études ou une action quelconque dans ce domaine ; et en Australie, où il n'existe point de dispositions légales rendant obligatoire l'emploi des étalons internationaux.
Journée Mondiale de la Santé
Huit pays ont déclaré avoir célébré la Journée Mondiale de la Santé, dont six (Egypte, France, Grèce, Laos, Pays -Bas et Portugal) à la date officielle
21 Recommandation du Comité d'experts de la Santé mentale, Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 9, 35 e) 22 Recommandation du Comité d'experts de la Santé mentale, Org. mond. Santé: Sér. Rapp. techn. 1950, 9, 38 (section 14 e)
du 7 avril. A Ceylan, en revanche, les cérémonies ont eu lieu dans le cadre de la Semaine cinghalaise de la Santé (22 -28 juillet) dont le dernier jour a été réservé à la Journée Mondiale de la Santé. Le Dane23 Actes off. Org. mond. Santé, 28, 17
200
SUPPLÉMENT
mark a célébré la Journée de la Santé à l'occasion de la Journée des Nations Unies (24 octobre). Les manifestations organisées à Ceylan ont comporté des campagnes d'éducation du grand public, des expositions sanitaires, des émissions radiophoniques, des affiches et des causeries accompagnées de projection de films sur le thème «La santé pour votre enfant et pour les enfants du monde entier » ; une importance particulière a été accordée à l'hygiène
illustrant les activités de l'OMS a, d'autre part, été
mis en vedette dans une section spéciale d'une exposition centrale organisée à Colombo. Le Portugal
a adopté le thème « Votre enfant, comme tous les enfants du monde, a droit à la santé », et a mis tout spécialement l'accent sur les services fournis par l'Institut de la Maternité. En Grèce, des émissions radiophoniques, des articles de presse, des discours publics et des fêtes offertes aux écoliers ont contribué à donner à cette célébration un caractère officiel.
scolaire et aux activités relevant de l'hygiène de la maternité et de l'enfance. Du matériel de propagande
WORLD HEALTH Of<GA?ASATION MONDIALE D='. LA SANTO,'