Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents

Projet TIDC Lubutu, RDC : rapport du Monitorage Participatif Indépendant

Всемирная организация здравоохранения
Открыть оригинал документа

Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.

Полный текст

+ORGANISATION MONDIALE DE I,A SANTE PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE MoniteuÆ externes : Dr François BANYOMBO, Centrafrique, Chef d'équipe Rapport du Monitorage Particip atif Indépendant Projet TIDC Lubutu, RDC Dr Akoh Arrey MATILDA, Cameroun Monitews internes: Dr Daniel Muteba KOLONGO, RD Congo Dr Fortunat NTIIMBA TSHIKOTA TUDIK, RD Dr Parfait YOKA, RD Congo Dr Arthur NONDO, RD Congo Novembre 2009 tu For Adioa fo: CooR§ For ln{orrnotlon Tor §rR A tl- ? î iir.ü" 28üg APoc/DlR RECU LE ,1, R Table des matières T. ACROI{YMES, II. RESLmIE EXECUIIF...... II. REMER CIEMEI\TT9......,.. 1.INTRODUCTION 2. TERMES DE REFERENCE DE L'ETUDE 3. PRESENTATION DE I"A ZONE DU PROJET TIDC LUBUTU. .. 4. METHODOLOGIE 4.1. Lieu et durée....... 4.2.Type d'étude: 4.3. Echantillonnage.. 4.4. Sélection des villages....... 4.4.1. Sélection des ménages.............. 4. 4.2. Formation des moniteurs internes................ 4.5. Collecte des données.... 4.6. Organisation des focus group 4.7. Organisation des réunions communautaires.... 4.8. Analyse des données.... 4.9, Diffrcultés.... 5 PRESENTATION DES RESULTATS 5.1. Participation et appropriation du programme par les communautés bénéficiaires .............. 5.2. Approvisionnement, enlèvement et distribution du Mecti2an.............. 5.3. Couverture ........ 5.4. Travail des DC............ 5.5. Education sanitaire, Mobilisation et sensibilisation des communautés 5.6. Formation, monitorage et supervision.......... 5. 7. Intégration ...... 5.8. Questions du genre et des groupes minoritaires /non'autochtones...., 5.9. Partenariat avec les ONG, Districts, Sous'comités ou Sous-districts sanitaires 5.10. Contribution en ressources (finances et autres) par les partenaires 6. CONCLUSION..... 7. RECOMMANDATIONS.......... ANNEXES 4 é I 19 19 19 20 2l 22 23 24 24 26 26 28 29 31 2 Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 13 ..9 ..10 ......... 133 ........... 13 13 ...... 14 ........16 ....... t7 . ... ... l8 _Liste des indicateurs ............... Liste des personnes rencontrées...., Adresses des Moniteurs .......... 31 33 33 Rapport du monitorage parlicipatif indépendant du projet TIDC Lubutu J I. ACROI\I"YI\{ES AMC Auto'Monitorage Communautaire APA Autorité(s) politico administrative(s) APOC Programme Africain de lutte contre I'Onchocercose BUT But Ultime de Traitement CA Conseil d'Administration CCT Comité Consultatif Technique (Groupe consultatif scientifique d'APOC) COSA Comité de Santé CODESA Comité de développement sanitaire DC Distributeur Communautaire DOTS Directly Observed Treatement Strategy ECZ Equipe Cadre de Ia zone de santé ESG Effet Secondaire Grave GTNO Groupe de Travail National de lutte contre l'Onchocercose HGR Hôpital Général de Référence IEC Information, Education, Communication IT Infirmier Titulaire LGA Local Government Area (Région sous administration locale) MCZ Médecin Chef de Zone MDH Médecin Directeur de l'hôpital de référence MINSAN Ministère de la Santé OAT Objectif Annuel de Traitement OBC Organisation à Base Communautaire OMS Organisation Mondiale de la Santé ONG Organisation Non'Gouvernementale ONGD OrganisationNon'GouvernementaledeDéveloppement PDM Programme de Donation de Mectizan PEV Programme Elargi de Vaccination RAPLOA Rapid Prevalence of Loasis RDC République Démocratique du Congo REA Rapid epidemiological Assessment REMO Rapid Epidemiological Mapping of Onchocerciasis RPP Réunion des Parties Prenantes SSP Soins de Santé Primaires TIDC Traitement par Ivermectine sous Directives Communautaires ZS Zone de santé Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 4 II. RESUME EXECUTIF Ce rapport présente Ies résultats du Monitorage Participatif Indépendant du projet TIDC dans l'aire de Lubutu en République Démocratique du Congo. Son but est de déterminer le niveau d'avancement du processus de mise en æuvre du TIDC. C'est une étude transversale et descriptive qui a combiné à la fois l'approche quantitative et I'approche qualitative pour la collecte des données. Le projet TIDC Lubutu n'intervient que dans 2 zones de santé traitées. Celles'ci ont été toutes séIectionnées d'emblée. Dans chaque zone, 3 aires de santé ont été tirées au hasard. Pour chaque aire de santé, 5 communautés ont été sélectionnées également au hasard avec I'adoption de la technique de pas de sondage. Pour les 2 zones de santé, trente (30) communautés ont été choisies pour abriter cet exercice du monitorage participatif indépendant. Le choix des ménages a été fait en utilisant la technique de pas de sondage après un décompte du nombre des ménages et le tri du premier ménage au hasard. Au total, 300 ménages ont été sélectionnés et enquêtés. Les données collectées ont été analysées en tenant compte des rubriques et des indicateurs définis par APOC. Il ressort de cette étude qu'il y'a une très faible OON) participation des communautés au choix de la période ou de la méthode de distribution. L'approvisionnement des communautés en Mectizan a êté faite par les IT dans environ 60% des communautés enquêtées contre 40% de celles où ce sont les DC qui ont enlevés le produit du centre de santé vers Ieurs communautés de base. L'enquête a rêvéIé que seulement 6,6%o des communautés visitées ont connu un retard d'approvisionnement en Mectizan. Globalement, Ie système d'approvisionnement en Mectizan ne pose pas de problème majeur pour les communautés. Il faut cependant déplorer le fait que les DC ont été contraints de remettre le reste des comprimés à l'Infirmier Titulaire. Ces comprimés ont été immédiatement récupérés par les IT dans la journée qui a suivi la fin de la distribution. En conséquence, il n'y a pas eu de récupération des absents, car la distribution n'a duré que 3 ou 4 jours et les DC n'étaient plus disponibles. Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 5 En 2008, sur 1003 communautés que compte le projet, 304 ont été traitées, soit une couverture géographique de 30%. Au cours de la même année, 77872 personnes âgées de 5 ans et plus ont été traitées sur les 230728 attendues, soit une couverture thérapeutique de 33,7%. Aucun DC n'a été changé et aucun abandon n'a été enregistré. La proportion des DC qui ont des outils de mesure de la taille est de 66,60/o. Les DC ne reçoivent aucun soutien ou une quelconque motivation (ni en nature, ni en espèces), car les communautés interrogées considèrent qu'ils sont pris en charge par le centre de santé. Malgré le nombre appréciable des leaders communautaires qui ont été mobilisés en faveur du TIDC (100 personnes en tout dans les 304 communautés traitées, soit 80% de I'ensemble), seulement 13% se sont impliqués dans Ia gestion des activités du programme, c'est'à'dire, dans la mobilisation/éducation sanitaire/supervision des activités TIDC, faute d'information. L'enquête a révélé que 80% des communautés ont été sensibilisées sur l'importance du traitement prolongé à I'ivermectine et que 100 décideurs de district/LcA ont été sensibilisés sur le TIDC. Aucun village n'a procédé à l'auto monitorage communautaire. L'information sur les aspects du TIDC (responsabilité communautaire, entre autres) n'a pas été suffisamment diffusée à cause du nombre insuffisant de réunions tenues avec les membres des communautés. S'agissant de l'appropriation du programme et de ses objectifs, des efforts n'ont été faits pour informer les membres des communautés. L'insuffisance d'informations en direction des communautés explique leur faible implication dans les activités du TIDC. Néanmoins, tous les DC ont été formés. Mais globalement, cette formation n'a duré qu'une demi'journée ou de 2 à 3 heures et par endroit. La plupart des communautés (80,3%) ont bénéficié d'une supervision pendant Ia dernière campagne de distribution. Cependant, Ia récupération des exclus temporaires, des absents et des refus n'a pas fait I'objet de préoccupations des superviseurs. Il n'existe aucun autre programme de santé ayant adopté I'approche du TIDC pour la mise en æuvre de ses activités. Aucune communauté n'a entrepris l'auto monitorage communautaire intégré. Aucune femme n'a été associée à la prise de décision sur la sélection des DC et sur le choix de Ia période 6 Rapport du monitorage parlicipatif indépendant du projet TIDC Lubutu ou du mode de distribution. Toutefois, 100% des communautés reconnaissent que les femmes peuvent être DC et 30% des communautés ont des DC femmes. De manière générale, les communautés n'ont pas participé aux séances d'éducation sanitaire. Les réunions relatives aux activités de TIDC n'ont pas été organisées et suivies. Deux partenaires internationaux (ONG) interviennent dans le domaine de la santé à Lubutu. Mais, ils n'intègrent pas Ie TIDC dans leur programme. Le projet ne fonctionne qu'avec le financement d'APOC à hauteur de 75% de son budget. Rapport du monitorage parlicipatif indépendant du projet TIDC Lubutu II. REMERCIEMET.ITS Le Monitorage Participatif Indépendant du projet TIDC Lubutu est le premier du genre mené dans cette localité en RDC. L'équipe des moniteurs tient à exprimer sa vive reconnaissance et sa profonde gratitude à toutes les organisations, les personnalités et à tous ceux dont l'apport a été déterminant pour la réussite de cet exercice. Nous pensons particulièrement : - Au Management de I'OMS/APOC et en particulier au Dr AMAZIGO, qui nous ont choisis et qui ont apporté leurs soutiens technique, matériel et financier à la réalisation de cette opération. Nous pensons également à Monsieur le Représentant de I'OMS en RDC et à son équipe pour leur appui administratif et logistique i - Au personnel du Ministère de Ia Santé, notamment le Directeur de la lutte contre la Maladie, le Directeur de Programme National de Lutte contre l'Onchocercose et tout le personnel du PNLO pour leur contribution à l'organisation et au bon déroulement de notre mission i - A Monsieur le Coordonnateur du Sous-Bureau OMS de la Province Orientale pour son implication personnelle dans l'organisation des activités et pour la qualité de Ia collaboration réservée aux moniteurs i - Aux Médecin Inspecteur de District Nord Maniema, au Coordonnateur du Projet TIDC Lubutu et à toute son équipe pour leur appui. - Aux équipes cadres des zones de santé et des Centres de Santé visités pour leur collaboration i - Aux communautés visitées et aux guides pour leur compréhension, leur contribution, et leur disponibilité à participer à l'exercice. 8 Rapport du monitorage parlicipatif indépendant du projet TIDC Lubutu 1. INTTRODUCTION L'onchocercose constitue un problème majeur de santé publique en République Démocratique du Congo. Toutes les 11 provinces de ce pays sont endémiques. Avec une population estimée à 70.000.000 habitants en 2009, près de 27.000.000, soit 39% de la population totale sont exposées à la maladie. Pour contrôler cette endémie, la RDC avec l'appui de I'OMS/APOC a mis en chantier 20 projets TIDC parmi lesquels le projet TIDC Lubutu dont les activités ont commencé en 2006. S'il est admis qu'un contrôle efficace de cette maladie nécessite une longue période de traitement des communautés, son efficacité repose sur Ia mise en place des mécanismes de durabilité, tels que définis par APOC. C'est pourquoi, des structures de niveau central, intermédiaire et périphérique chargées de la lutte contre cette maladie ont été mises en place. Le TIDC est une stratégie basée sur l'implication d'un partenariat établi entre les communautés affectées, le gouvernement et les partenaires. L'objectif étant de mettre en place un système durable de distribution de I'Ivermectine dans les communautés endémiques. Pour parvenir aux objectifs fixés, APOC a développé des outils de monitorage afin de déterminer Ie niveau d'avancement du processus de mise en ceuvre du TIDC dans les communautés. Cet exercice s'applique généralement aux projets TIDC ayant déjà organisé au minimum 2 à 3 tours de distribution de l'Ivermectine. Le projet TIDC Lubutu, qui a fait l'objet de ce monitorage, est à sa troisième année d'activités. Il a commencé ses activités en mai 2OO7 gràce au soutien d'APOC et du Gouvernement de la RDC, à Ia suite des enquêtes REA/RAPLOA menées en juin 2006. II s'agit d'un projet qui couvre une région post-conflit. C'est aussi un projet qui fait face à la Co-endémicité oncho-loase. C'est ce projet qui a été désigné pour accueillir cette étape importante en vue de l'améIioration du processus de mise en ceuvre des activités de lutte contre l'onchocercose. Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 9 2. TERÀ{ES DE REFERENCE DE I"A MISSION 2.1 But Déterminer le niveau d'avancement du processus de mise en ceuvre du projet TIDC dans l'aire du projet de Lubutu en RDC. 2.2 Objectifs sp écifi ques 1. Déterminer le niveau d'appropriation du PNLO par les communautés de Lubutu i 2. Vérifier Ie degré d'intégration des activités TIDC dans le système de santé i 3. Vérifrer Ia bonne application de la stratégie TIDC dans Ie site du projet i 4. Déterminer le niveau d'implication des femmes dans le processus de mise en æuvre du TIDC 5. Vérifier la concordance des résultats de traitement obtenus au cours des campagnes de distribution. 3. PRESENTATION DE I,A ZONE DU PROJET TIDC LUBUTU. Le projet TIDC Lubutu est situé dans la Province sanitaire du Maniema. Cette Province est subdivisée en 4 Districts Sanitaires : a. Le District Sanitaire Nord- Maniema avec 4ZlSanté i b. Le District Sanitaire Centre' Maniema avec 4 ZlSanté i c. Le District Sanitaire Urbain avec ZZlSanté i d. Le District Sanitaire Sud'Maniema avec SZlSanté. Sur une population totale de la province estimée à 1.993.370 habitants, I.286.479 habitants, soit 64% vivent dans les zones hyper endémiques ou méso endémiques de l'onchocercose. Le projet TIDC couvre une population estimée à 327 688 personnes, vivant dans 1003 communautés hyper endémiques. La prévalence (REMO) des nodules varie entre 30 et 55% i la moyenne étant située autour de 45o/o. La province de Maniema a 2 projets TIDC qui couvrent 12 zones de Santé sur 18 que compte la province. La répartition de ces zones se présente comme suit : Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu l0 Au Sud, se trouve le Projet TIDC Kasongo avec 8 zones de santé: Kabambare, Kampene, Kasongo, Kunda, Lusangi, Pangi, Salamabila et Samba i Au Nord, se trouve Ie Projet TIDC Lubutu avec 4 zones de santé : Punia, Ferekeni, Obokote et Lubutu. Le projet TIDC Lubutu est localisé à l'extrême nord de la province du Maniema. II est Iimité au Nord par le territoire de Bafivasende dans la province Orientale, au Sud par le territoire de Kailo dans la province du Maniema, à l'Est par Ie territoire d'Ubundu dans Ia province orientale et à l'Ouest par le territoire de Walikale dans la province du Nord Kivu comme I'indique la carte ci'après. Le projet TIDC Lubutu s'étend sur deux territoires administratifs, Lubutu et Punia. Le climat est du type équatorial. Il pleut pratiquement toute I'année, avec une petite saison sèche qui va de juin à Aout. Cette région baigne dans un réseau hydrographique très dense, dominée par le fleuve Congo qui draine les eaux de plusieurs affluents dont les plus importants sont Lubutu, Lowe et Ulundi. Toutes les zones de santé de l'aire du projet sont situées entièrement dans Ia forêt équatoriale. Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu ll Figure 1 : Carte géographique de la province du Maniema La Co-endémicité à la Loase (RAPLOA de plus de 45% dans les communautés enquêtées) fait courir les risques d'ESG liés à l'Ivermectine lors de traitement de masse. Le présent exercice s'est déroulé dans 2 zones de santé et 6 FSPL qui comptent en tout 524 communautés. Prwircc oricntela l§i, OS Nord-iraniema I os certre-Manlema f osvile-Kandu I ossud-Maniema Norü-Kivu Sui-Kir4r f.sri Oricntal I{ararga Rapport du monitora.ge participatif indépendant du projet TIDC Lubutu T2 f 4. METHODOLOGIE 4.1 Lieu et durée Ce monitorage a été mené dans l'aire du projet Lubutu, du 6 au 18 novembre 2009. La méthodologie utilisée pour le choix des sites à monitorer a été celle préconisée par le guide de monitorage participatif indépendant de I'OMS/APOC. 4.2Tÿpe d'étude: II s'est agi d'une étude transversale et descriptive combinant 2 approches (quantitative et qualitative). Les instruments ont été administrés à chaque niveau hiérarchique de Ia pyramide sanitaire du pays : Ie secrétariat général du GTNO, Ia direction nationale de lutte contre la maladie, l'inspection provinciale de Ia santé, Ie Sous'bureau de I'OMS de la province orientale qui est en charge de I'appui technique du projet Lubutu (située dans la province du Maniema) pour raison de proximité, la Coordination du projet TIDC Lubutu, les FSPL, Ies communautés bénéficiaires et leurs représentants. 4.3 Echantillonnage Le projet TIDC Lubutu a intégré les activités dans 2 zones de santé sur les 4 qu'il compte. Comme l'exercice de monitorage ne pouvait être mené que dans les zones traitées, ces 2 zones de santé traitées ont été toutes sélectionnées d'emblée. L'échantillonnage a été basé sur le choix aléatoire des sites à monitorer, tel que prévu dans le guide de monitorage de I'OMS/APOC. 4.3. 1 Sélection des villages Dans chaque zone de santé, 3 aires de santé ont été tirées au hasard. Pour chaque aire de santé, 5 communautés ont été sélectionnées, également au hasard, avec l'adoption de la technique du pas de sondage, après le tirage aléatoire d'un premier village à partir des listes des communautés. Il y a eu très peu de problème d'accessibilité. Ainsi, les communautés choisies ont été accessibles, aussi bien, sur Ie plan sécuritaire que géographique. En revanche, certains villages ayant des habitants numériquement faibles ont été remplacés par d'autres. C'est le cas du village Uyugu qui a été remplacé par le village Mengwe. 13 Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubuttt , En somme, trente (30) communautés ont été choisies dans le site du projet pour abriter l'exercice du monitorage participatif indépendant. 4.3.2 Sélection des ménages Dans les villages sélectionnés, le choix des ménages a été fait en utilisant la technique du pas de sondage après le décompte du nombre des ménages et le tri du premier ménage au hasard. Au total, 300 ménages ont été sélectionnés et enquêtés. Les instruments ont été administrés au chef du ménage et aux autres membres. Tableau 1 : Sites échantillonnés et chronogramme des activités Zonee de SaDté Aires de Santé Distance par rapport au eiège du projet Villagee ou Communautée Chronogramme des activitée Lubutu Mengwe 58 Km Shinabanda 09 et 10.11.09Ungandula Mengwe IJbukabi Ugaliya Oleka 2 2Km Avenue Islamique 10 et 11.11.09Avenue Monganga Dona Avenue Defao Avenue Ngofu Avenue Olekal Katinga 5Km Oyangana 11 et 12 .11.09 Mission CK 16 Otako Obongena Katinga Makondo Batua 67 Km Obokote 1 12 et 13.11.09Mukuku Simisi Sociak Mangolingoli Pumuzika Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu t4 Obokote Omoyaki 35 Km Omoyaki 13 et 14.11.09Onango Otiandombo Umawa Bawengi BIimu 20 Km Okolomba l4 et 15.11.09Obusoko IJbabu Osukwaseko Elimu 4.4 Formation des moniteurs internes Une formation préalable des moniteurs a eu lieu avant la descente sur le terrain. Au cours de cette formation : - Un rappel de certains sujets importants relatifs au TIDC a été falt par des moniteurs désignés à cet effet. Il s'agit de l'historique de I'Onchocercose en RDC ou dans la région, du Mectizan, du PNLO GDC), de la présentation du TIDC en RDC ; - Tous les instruments de collecte de données et le guide ont été lus et expliqués en vue d'harmoniser les points de vue et d'une meilleure assimilation des indicateurs. L'objectif visé était d'amener les participants à avoir une compréhension commune des instruments et des procédures, - Un accent particulier a été mis sur Ia collecte de toutes les données. Les données qualitatives qui serviront à renforcer I'analyse des données quantitatives lors de l'éIaboration du rapport final ont fait I'objet d'attention particulièrei - Certaines règles d'éthique en matière de recherche ont été présentées. Des dispositions importantes ont été également soulignées, notamment celles de ne pas susciter des réponses aux enquêtés, celles relatives au respect du temps, etc. Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 15 4.5 Collecte des données La collecte des données était basée sur la revue documentaire et I'interview des personnes choisies. Les autorités politico'administratives, les responsables des différentes structures de la pyramide sanitaire (Inspection Provinciale de la Santé, Coordination du Projet, zones de santé, centre de santé) et les communautés dans lesquelles les DC, Ies Chefs de villages, les membres de la communauté ont été interrogés. Eu égard au temps imparti et pour des raisons d'efiicacité, les moniteurs ont mis en place un mécanisme de collaboration pour vite avancer lors de la collecte des données. 4.6 Organisation des focus group Les exercices de Focus Group Discussion (FGD) se sont déroulés dans 6 communautés choisies intentionnellement sur la base du poids démographique. Sur le terrain, la taille du groupe variait entre 8 à 12 femmes ayant manifesté un vif intérêt de participer à Ia discussion. Cette discussion a été faite en langue locale et traduite par les guides. Les conditions ont été créées pour permettre aux participants de s'exprimer librement, de présenter leurs attentes, leurs craintes, voire de formuler d.es recommandations aux moniteurs. Compte tenu de I'intérêt suscité par les discussions, les FGD prenaient entre t heure et th20mn. 4.7 Organisation des réunions communautaires Comme pour le FGD, Ie choix des villages pour les réunions communautaires a tenu compte du critère démographique. Les réunions qui étaient organisées en lieux publics (souvent aux alentours des églises ou écoles) ont été animées par quelques membres de l'équipe des moniteurs et traduites en langue locale par les guides pour les communautés. Compte tenu de I'intérêt suscité par les discussions, la taille moyenne des participants a varié entre 30 et 45 personnes. Pour pouvoir améliorer Ia participation féminine, les réunions ont été tenues, soit tôt dans la matinée, soit dans la soirée à cause de la période de récolte du riz. La durée maximale des réunions était d'environ heure et trente minutes (thaOmd. Rapport du monitorage participatif indépendant du proiet TIDC Lubutu t6 4.8 Analyse des données L'analyse des résultats a été faite sur la base du logiciel Excel, avec transfert en SPSS. Toutes les données quantitatives y ont été saisie et les analyse faite sur le logiciel SPSS. Les réponses aux questions ouvertes (qualitatives) ont été regroupées par thème et par indicateur. Les données qualitatives issues des FGD et des réunions communautaires ont servi à renforcer les explications et faciliter la compréhension des tendance Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu t7 4.9 DIFFICULTES RENCONTREES Quelques diffrcultés ont été rencontrées, notamment - Certaines questions n'ont pas d'indicateurs spécifiques, d'autres paraissent superflues i ' Certains indicateurs n'ont pas de questions appropriées dans les instruments i - L'instrument adressé aux DC comporte des redondances et certaines questions n'ont aucun indicateur de référence sur la liste i - Les conditions de travail à Lubutu, notamment l'absence d'électricité (le groupe électrogène du projet n'a pas été révisé) et le peu d'appui de la coordination du projet n'ont pas permis de traiter les données dans de bonnes conditions et de faire la restitution des résultats aux principaux acteurs à Lubutu. Les moniteurs étaient obligés de se rendre à Kisangani et à Kinshasa pour tenter de terminer les travaux. C'est ce qui a rendu possible la restitution des résultats aux responsables du PNLO et autres responsables à Kinshasa. Rapport du monitorage parlicipatif indépendant du projet TIDC Lubutu l8 5. PRESENTATION DES RESI]LTATS Les résultats présentés ici sont issus des réponses fournis par les différents animateurs du projet TIDC Lubutu, les leaders communautaires, les DC, les ménages des ménages. Référence est faite aux indicateurs par rubrique conçus par le management d'APOC. 5.1. Participation et appropriation du progretttme par les communautés Bénéficiaires Une très faible participation des communautés au choix de la période ou de la méthode de distribution a été notée dans les 30 communautés enquêtées. Cette participation ne représente que 10% de ces communautés. Lors des séances de FGD et des réunions communautaires, I'assertion suivante est revenue fréquemment: « ce sont Ies infirmiers qui ont choisi Ia période ou la méthode et organisé la distribution ». Mieux, à la question de savoir comment la communauté a op&é le choix des personnes chargées de la distribution des médicaments aux membres, les réponses suivantes a été enregistréesi<< on n'était pas impliqué » ou « il n'y a pas eu de réunion pour cela »», << c'est au centre de santé qu'on a pris la décision de tout faire». Par ailleurs, l'enquête a révélé que 33,3% des communautés ont sélectionné leurs propres Distributeurs Communautaires (DC) parmi lesquels figurent les relais communautaires coptés d'office comme DC par lesdites communautés, vu leur participation antérieure aux activités sanitaires. Le reste, c'est-à'dire 67% des DC ont été choisis par les infirmiers titulaires. Les leaders communautaires participent à la mobilisation des communautés et tous les DC ont rapporté leurs données au centre de santé de leur ressort. 5.2. Approvisionnement, enlèvement et distribution du Mectizan L'enquête a révéLé que seulement 6,6Yo des communautés visitées ont connu un retard d'approvisionnement en Mectizan, retard dû à un problème d'organisation. Globalement, Ie système d'approvisionnement en Mectizan ne pose pas de problème majeur pour les communautés. II ressort de cette étude que 40% des Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubuttt l9 communautés ont procédé elles-mêmes à l'enlèvement du Mectizan auprès de la formation sanitaire la plus proche du village. Dans la plupart des cas (60%), I'approvisionnement des communautés en Mectizan a été faite par les IT. II faut cependant déplorer le fait que les DC n'ont gardé le Mectizan que pendant la période de la distribution et ont ét6 « contraints » de remettre le reste des comprimés à l'Infrrmier Titulaire. Dans la plupart des villages, certains participants ont émis des idées convergentes rapportant que « les infirmiers sont passés recenser les gens et un jour après, ils ont commencé à distribuer le médicament ». Il ressort de ce qui précède que les mécanismes de mise en ceuvre des activités du TIDC ne sont pas observés. Répondant à certaines de nos questions, quelques chefs de village ont rapporté que le Comité de Santé les a désignés comme DC pour distribuer Ie Mectizan. Ce qui fait que les autres chefs de village manifestent le désir d'être eux-aussi DC- La distribution s'est faite selon le mode porte à porte, généralement bien accueilli par les communautés, même si elles n'ont pas participé à Ia prise de décision ou même si certains membres n'y ont pas participé, car ils ne sont pas informés. Toutefois, tous souhaitent poursuivre I'application du mode porte à porte et manifestent la volonté de continuer le traitement parce que selon un enquêté : « les démangeaisons sont encore là et Ies filaires ne sont pas encore finies » et selon un autre : « pour éviter que les gens deviennent aveugles ». Les membres de la communauté ont respecté le moment choisi pour avaler le médicament. Une interviewées a dit que « Ies comprimés étaient avalés devant la personne qui les a distribués ». 5.3. La couverture A l'heure actuelle, le projet TIDC Lubutu n'a couvert que 2 zones de santé sur les 4. En 2008, sur 1003 communautés que compte le projet, 304 ont été traitées, soit une couverture géographique de 30%. Au cours de la même année, 77872 personnes âgées de 5 ans et plus ont été traitées sur les 230728 attendues, soit 20 Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubuttt une couverture thérapeutique de 33,7%o.Il faut noter qu'il n'y a pas de minorités (non autochtones) dans la région. En 2008, Ies comprimés étaient immédiatement récupérés par les IT dans la journée qui suivait Ia fin de la distribution. En conséquence, il n'y a pas eu de récupération des absents, car la distribution n'a duré que 3 ou 4 jours et les DC n'étaient plus disponibles. Une femme, lors du FGD a précisé que « les femmes qui n'étaient pas traitées étaient les femmes enceintes et celles qui allaitaient les bébés. Ces dernières n'étaient pas traitées après ». Le motif du non traitement le plus fréquent est donc l'absence (3%) et le refus $,gN). A Lubutu, la raison évoquée est la peur ou la rumeur de la survenue des ESG ; le projet ayant une forte prévalence de Ia loase. Aucune disposition n'a été prise pour récupérer les cas de refus et les absents, d'autant que Ia période de distribution n'a duré que 3 ou 4 jours sur I'ensemble de I'aire du projet. Bien que toutes les communautés aient eu un registre TIDC conforme aux normes, le remplissage de ce dernier a posé de sérieux problèmes dans la mesure où seules les personnes traitées y ont été inscrites. Cependant, le cas de celles qui n'ont pas été traitées n'a pas été inscrit. Il s'agit notamment des enfants de moins de 5 ans, des femmes enceintes, des cas de refus, des absents et des personnes malades. La mauvaise tenue des registres a rendu difficile le calcul des taux de couverture du projet. Il n'y a pas eu de recensement dans les communautés de la zone du projet avant la distribution. Les données du recensement auraient pu permettre d'avoir Ie dénominateur qui devrait être utilisé pour calculer les taux de couverture du projet. Le dénominateur disponible émane des autres programmes de santé. 5.4. Travail des DC Aucun DC n'a été changé et aucun abandon n'a été enregistré. De fait, il nous a été difficile d'apprécier la situation réelle des DC car, en 2008, le projet Lubutu en était à sa première distribution dans 2 zones de santé. 2l Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu La proportion des DC qü ont des outils de mesure de la taille est de 66,6%. Cela signifie que plus de 30% des outils ont été, soit perdus, soit abandonnés pour mauvaise qualité. Nous avons cependant noté une volonté manifeste de la part des DC de continuer avec la distribution du Mectizan, même si la communauté n'a aucunement contribué à leur motivation tant sur le plan moral, matériel ou financier. Les communautés estiment qu'il faudra procéder à l'élection des DC et renforcer leur formation. Selon un responsable communautaire : « avoir plusieurs DC est bon pour assurer une bonne couverture thérapeutique et géographique mais ils doivent être bien formés et souvent recyclés ». Lors des réunions communautaires, nous avons enregistré ce qui suit: « les DC sont choisis par les Infirmiers Titulaires ». Leur mode de désignation pose donc problème. Ne sachant comment le DC fonctionne et ignorant la philosophie du TIDC, les membres de la communauté ne soutiennent pas leurs DC. Ainsi, à la question: Comment soutenez'vous Ie DC ? La réponse enregistrée dans les communautés visitées est : « Rien, on ne savait pas comment », ou «on n'était pas informés ». Lors de FGD, une femme a déclaré que «nous pensons que les DC sont payés par l'infirmier » et lors d'une réunion communautaire, un participant a précisé que « Les DC ne reçoivent aucun soutien car nous considérons qu'ils sont pris en charge par le centre de santé ». 5.5. Education sanitaire, Mobilisation et sensibüsation des communautés Malgré le nombre appréciable des leaders communautaires qui ont été mobilisés en faveur du TIDC (SOX de I'ensembler), seulement 13% se sont impliqués dans la gestion des activités du programme, c'est-à'dire, dans la mobilisation/éducation, sanitaire/supervision des activités TIDC, faute d'information. L'enquête a révélé que 80% des communautés ont été sensibilisées sur l'importance du traitement prolongé à l'Ivermectine et que 100 décideurs de District/LGA ont été sensibilisés sur Ie TIDC. I Données du rapport technique annuel 2008 du projet TIDC Lubutu Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutrt 22 aII faut noter que, la plupart des communautés n'ont pas participé aux séances d'éducation sanitaire. Néanmoins, celles qui ont bénéficié de cette éducation nous ont rapporté ce qu'elles ont entendu. Un participant a rappelé ce qu'a dit un infrrmier: «il nous a montré comment on utilise le médicament. Quand on le prend, il faut éviter l'alcool, le café, la cigarette. Le médicament va aider à soigner les filaires et autres maladies. Il permet d'éviter la cécité ». En général, les membres des différentes communautés ont entendu parler de l'onchocercose. Ils connaissent les signes cliniques et le vecteur de cette maladie. Ils connaissent également le médicament indiqué pour Ie traiter : le Mectizan. Mais, s'agissant de I'appropriation du programme, de ses objectifs et de son attente, Ies membres des communautés ont déclaré qu'ils n'ont pas été informés. Ils n'ont reçu aucune information sur la responsabilité communautaire. L'un des participants au GFD a rapporté qu'« il Gnfirmier) n'a pas parlé de la responsabilité communautaire ». La non implication des communautés dans toutes les activités du TIDC explique la méconnaissance de I'appropriation communautaire. Rappelons que les communautés ne sont pas suffisamment impliquées dans la prise de décision sur la sélection des DC, la période et le mode de distribution du Mectizan. 5.6. Formation, monitorage et supenrision Une formation en cascade a été organisée. Les personnels de santé des zones de santé, les DC, les autorités politico-administratives ont bénéficié d'une réunion de plaidoyer au cours de laquelle l'essentiel du programme TIDC a été expliqué. Il ressort de cette enquête que 100% des communautés ont des DC formés sur Ie TIDC. Mais cette formation n'a duré qu'une demi-journée voire 2 à 3 heures seulement à certains endroits. Elle a donc été expéditive. L'information sur la surveillance, la notification et la prise en charge des ESG a été diffusée dans les communautés. Les structures sanitaires les plus proches ont enregistré 6,2% des cas d'ESG dans les 304 communautés traitées. Ces cas ont été pris en charge sans qu'aucun décès ne soit enregistré. Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 23 ISignalons, cependant, que les décès enregistrés lors de Ia distribution dans le projet voisin de la Tshopo ont laissé planer une sérieuse rumeur de survenue d'ESG dans l'aire du projet Lubutu. Cette rumeur a été notée comme un défi majeur à relever par les DC. La plupart des communautés (gO,gX) ont bénéficié d'une supervision pendant la dernière campagne de distribution. Les principales activités supervisées ont été : le remplissage des registres, la prise de la taille, le respect des posologies du Mectizan, I'enregistrement des données, la recherche active des ESG. Mais, la récupération des exclus temporaires, des absents et des refus n'a pas fait l'objet de préoccupations des superviseurs, dans la mesure où la période de la distribution n'a étê que de courte durée. 6.7.Intégration Il n'existe aucun autre programme ayant adopté I'approche du TIDC pour Ia mise en æuvre de ses activités. Les zones de santé de Lubutu et d'Obokote (50%) ont intégré le TIDC dans le paquet minimum d'activités de leurs structures de première ligne. Dans les 6 structures visitées (tOOoZ), les professionnels de santé combinent le TIDC et les autres activités du secteur sanitaire (vaccination, consultations curatives, etc.). Cependant, aucune communauté n'a entrepris l'auto monitorage communautaire intêgré. 5.8. Questions du genre et des groupes minoritaires (non-autochtones) Dans ces communautés, aucune femme n'a été associée à la prise de décision sur la sélection des DC, sur le choix de la période ou du mode de distribution. L'enquête a permis de comprendre que 37,2o/o des femmes interviewées dans les ménages ont participé aux différentes séances d'éducation sanitaire. Or, lors des entretiens de groupe, les participantes ont déclaré qu'il n'y a pas eu de femmes ayant participé à Ia dernière séance d'éducation sanitaire, parce que, affirme l'une d'elles « il n'y a pâs eu de réunion pour cela. Ce sont les infirmiers qui se sont organisés pour tout faire, c'est'à'dire pour Ie choix de l'heure et du lieu des réunions». Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubuht 24 En conséquence, des confusions ont été entretenues dans le processus des activités du TIDC. Quelques raisons fondamentales méritent d'être soulignées pour expliquer Ia faible représentativité des femmes comme DC: 1. Le faible niveau d'études des femmesi 2. Le fait que le choix des DC ait été opéré par les IT. Un participant s'interroge :« qui aurait sous-estimé la compétence des femmes dans une activité aussi complexe que le TIDC ? » 3. Les exigences des maris, dont certains ont estimé que leurs femmes devaient rester à la maison, ou aller au champ, au lieu de, affirme I'un d'eux : « se promener inutilement pour une activité qui ne paie même pas ». A Ia question de savoir comment le travail être rendu attractif pour les femmes : des réponse de ce genre ont été enregistrées « nous avons besoin de formation » ou « il faut former les femmes et les guider ». Mais aussi, « il faut les motiver financièrement ». S'agissant des contraintes qui peuvent entraver I'intérêt des femmes pour le travail de DC, cette idée a été totée: le refus des maris et les lourds travaux ménagers et champêtres sont les principales contraintes. Lors des réunions communautaires, toutes les communautés ont reconnu le rôle important que peuvent jouer les femmes dans le processus du TIDC. II ressort donc de cette enquête que 100% des communautés reconnaissent que les femmes peuvent être DC et que 30% des communautés ont des DC femmes alors que le nombre d'agents de santé féminins demeure inconnu. Près de la moitié @l,gN) des femmes enquêtées ont attesté avoir bénéficié du traitement au Mectizan lors de la première distribution. Des questions ont été soulevées par les participants lors des réunions communautaires : ne peut'on pas motiver Ies DC ? Pendant combien de temps va' t'on prendre Ie Mectizan? Qui va garder le Mectizan après la distribution et où ? Comment va-t-on récupérer les absents, les femmes ayant accouché etc ? Pourquoi l'exacerbation des démangeaisons après la prise du Mectizan ? Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubuht 25 a aNous comprenons que ces questions ont été posées parce que, globalement, Ies communautés n'ont pas participé aux séances d'éducation sanitaire. Les réunions relatives aux activités de TIDC n'ont pas été sérieusement organisées et suivies. 5.9. Partenariat avec les ONG, Districts, Sous-comités ou Sous-districts sanitaires Deux ONG internationaux appuient les activités des soins de santé primaires dans les zones de santé de Lubutu, en l'occurrence Médecins Sans FrontièrelBelgique et Merlin UK. Un partenaire æuvrant dans I'agro-pastorale est également présent (AAA: Action Agro Allemande). Cependant, nous avons noté que ces partenaires internationaux n'intègrent pas le TIDC dans leur programme. Il existe également des ONG locales, comme le COPADELU (Coltectif Paysan pour le Développement de Lubutu) dont la contribution pour la mise en æuvre du TIDC n'a pas été très signifrcative, bien que son Représentant légal ait joué un rôIe déterminant dans les réunions de plaidoyer et servi de guide aux moniteurs pour le MPI. Les partenaires de première ligne restent les communautés de base à travers les organisations à assise communautaire. Mais, elles n'ont joué qu'un rôle très limité dans la mise en æuwe du TIDC. Elles ont, certes, rendu disponibles les DC. En dehors de ce fait, aucun autre soutien aux activités du TIDC n'a été noté. 5.10. Contribution en ressources (finances et autres) par les partenaires Le projet TIDC Lubutu ne bénéfîcie pas d'appui d'ONG partenaires' Il ne fonctionne que grâce au financement d'APOC à hauteur de 75% de son budget. La mise en place d'un gouvernement élu en RDC en 2006 à facilité le développement d'un partenariat responsable avec I'OMS et la MONUC pour asseoir les projets dans les zones à risque. C'est ce qui renforce l'appui de I'OMS RDC qui se charge des volets transport au niveau du projet avec la contribution de la MONUC et I'exonération sur les produits importés (Ivermectine). Les ressources du projet Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 26 étant limitées, il ne peut pas réaliser une couverture géographique satisfaisante étendue aux 4 zones de santé à traiter. Par ailleurs, rappelons que Ies DC ne reçoivent aucun soutien ou une quelconque motivation (ni en nature, ni en espèces) car les communautés interrogées considèrent qu'ils sont pris en charge par le centre de santé. A ce sujet, les chefs de ménages enquêtés, les leaders communautaires, et les autres personnes interviewées lors des FGD et réuniorrs communautaires ont évoqué Ie manque d'informations sur la responsabilité communautaire vis'à-vis du TIDC. Il ressort de cette enquête qu'aucun village n'a procédé à l'auto monitorage communautaire. L'information sur les aspects du TIDC (responsabilité communautaire) n'a pas été suffisamment diffusée à cause du nombre insuffisant de réunions tenues avec Ies membres des communautés. Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 27 a a6. CONCLUSIONS Il ressort de cette étude que les communautés expriment une réelle volonté de participer aux activités du TIDC. Elles manifestent le désir de continuer à prendre régulièrement le Mectizan pendant des années sachant que c'est un prod.uit qui leur fait du bien. Les femmes et les DC acceptent de s'impliquer davantage dans Ia mise en æuvre du TIDC. Cela traduit la vision positive que les composantes de la communauté ont de ce projet. Mais, dans les communautés visitées, Ia philosophie du TIDC n'a pas été suffisamment vulgarisée pour faciliter Ia mise en æuvre du projet. La question de l'appropriation communautaire n'est pas bien perçue par les communautés' C'est pourquoi, les leaders communautaires, au lieu de jouer leur rôle de mobilisateur, deviennent eux-mêmes des DC. La défrnition des attributions des Comités de Santé n'a pas été bien faite si bien que leur fonctionnement pose problème. Pourtant, ce sont ces structures qui sont mieux indiquées pour animer Ia vie des communautés dans la mise en ceuvre des programmes de santé, partant du projet TIDC. L'enquête a ftvéIé des facteurs liés à l'environnement socioculturel et aux interactions individuelles qui contribuent à freiner la mise en æuvre effective du TIDC. Spécifiquement, les pratiques coutumières liées à la vie conjugale se révèlent être des facteurs de limitation de Ia participation des femmes aux activités du TIDC. Il s'agit notamment des exigences des maris, dont certains ont estimé que leurs femmes devaient rester à la maison, ou aller au champ. L'étude a, en outre, permis de comprendre le rôle déterminant du statut des hommes dans Ia lenteur de la mise en æuvre du TIDC à Lubutu. Pourtant, I'échéance du désengagement de I'OMS/APOC a été fixée en 2015. En dépit des progrès timides réalisés par le projet, des efforts sont encore à faire pour tendre vers l'appropriation communautaire, c'est'à-dire vers la réalisation du leitmotiv: « pleins pouvoirs aux communautés ». Rapporl du monitorage partictpatif indépendant du projet TIDC Lubutu 28 tEn vue de corriger les faiblesses identifrées dans le processus de cette mise en æuvre, des recommandations ont été formulées en tenant compte des cibles et des responsabilités. 7. RECOMI\{ANDATIONS a) Au Programme National de Lutte contre I'Onchocetrose de Ia RDC 1. Intensifier le plaidoyer pour obtenir une ONG devant prendre en charge le projet TIDC ; 2. Multiplier les visites de supervision et monitorage du projet Lubutu b) A la coordination du projet TIDC 1. Intégrer les 2 nouvelles zones de santé et poursuivre le traitement des anciennes i 2. Renforcer les capacités des professionnels de santé de première ligne dans la gestion des activités du TIDC ; 3. Former et recycler les DC i 4. Assurer la supervision à tous les niveaux i 5. Faire un plaidoyer en vue d'obtenir l'adhésion et la contribution des partenaires (I'Eglise, MSF, AAA, Merlin, COPADELU) à la mise en ceuvre du TIDC. c) Aux équipes cadres des zones de santé - 1. Intégrer Ie TIDC dans le paquet minimum d'activités des centres de santé. d) Aux professionnels de sailté à tous les niveaux 1. Restituer le leadership de la gestion des activités TIDC aux communautés i 2. Mettre à contribution les organes existants (clans, groupements, villages) pour vulgariser I'information sur Ia gestion et I'appropriation du TIDC par les communautés i 3. Intensifier la sensibilisation et éduquer les communautés sur leurs responsabilités en matière du TIDC ; 4. Initier I'auto monitorage communautaire(AMC) ; Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 29 aa 5. Tenir des réunions d'éducation sanitaire ciblées aux communautés et axées sur la maladie, son traitement et les responsabilités communautaires. e) Aux leaders et responsables commt'qautaires 1. Amener les communautés à soutenir les distributeurs communautaires i 2. Renforcer la sensibilisation de la communauté sur l'importance de la prise du Mectizan (une fois l'an pendant plusieurs années) et sur son innocuité i 3. Maintenir Ie système d'approvisionnement en Mectizan i 4. Recenser toute Ia population (les éligibles et non éligibtes) avant la distribution afin de maitriser Ie dénominateur i 5. Assurer le suivi des absents, les refus et les suivre après la distribution i 6. Augmenter le nombre des DC, surtout des DC'femmes i 7. Garder les outils de travail (toise) après la distribution du Mectizan i 8. Encourager la participation des femmes dans tous les processus du TIDC ; 9. Procéder à I'auto monitorage des données de couvertures en TIDC. Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 30 8. ANNEXES 8.1. Liste des indicateurs pour Ie monitorage participatüindépendant 1. 0 Particip a tion e t appropriation comm una utaires 1.1 Proportion et nombre de communautés cibles, qui ont choisi la période ou la méthode de traitement. I.2 Proportion et nombre de communautés cibles où Ia "communauté" a sélectionné ses propres DDC. 1.3 Proportion et nombre de communautés cibles où toutes les couches de la communauté, y compris les minorités sont impliquées dans la mise en æuvre. 1.4 Proportion et nombre de communautés où les membres de la communauté font la mobilisation, la distribution et le rapportage. 1.5 Proportion et nombre de communautés cibles qui enlèvent l'Ivermectine du point d'enlèvement/centre de santé. 2.0 Appruuisionnement en Mectizan, Collecüon et Distribution 2.1 Proportion et nombre de communautés/projets qui ont connu des retards d'approvisionnement ou des pénuries d'Ivermectine. 3.0 Couverture 3.1 Proportion et nombre de refus deux mois après la distribution 3.2 Proportion et nombre d'absents qui ont été traités plus tard 3.3 Proportion et nombre de villages à risque traités 3.4 Proportion et nombre de personnes âgées de 5 ans et plus qui ont reçu de l'Ivermectine. 4.0 Travail des DDC 4.1 Proportion et nombre de communautés où les DDC ont été changes par la communauté après Ie traitement i 4.2 Proportion et nombre de DDC ayant des outils de mesure de la taille 4.3 Proportion et nombre de communautés ayant des registres de traitement précis 4.4Proportion et nombre de DDC qui ont cessé de mener des activités de TIDC 5. 0 Ed ucation Sanitaire, Mobilisation et Sensibilisation 5.1 Proportion et nombre de communautés ayant reçu une éducation sur l'importance du traitement prolongé par l.'Ivermectine 5.2 Proportion et nombre de décideurs politiques de districtllGA qui ont été sensibilisés sur le TIDC 5.3 Proportion et nombre de leaders communautaires qui ont été mobilisés pour les activités de TIDC Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 3l ,a a 5.4 Proportion et nombre de leaders communautaires qui ont été impliqués dans la mobilisation /éducation sanitaire / supervision dans les activités TIDC 6.0 Formaüon, Monitorage et Supemision 6.1 Proportion et nombre de communautés ayant des DDC formés 6.2Proportion et nombre de communautés dont les structures sanitaires les plus proches ont des données d"'effets secondaires graves" 6.SProportion et nombre de communautés cibles qui ont été supervisées/suivies pendant la dernière distribution de Mectizan 7.0Intégation 7.1 Proportion et nombre de programmes de santé qui ont adopté l'approche TIDC pour les seryices de santé T.2Proportion et nombre de districts/LGA qui ont intégré le TIDC dans les plans/budgets annuels T.3Proportion et nombre d'agents de santé qui combinent le TIDC avec d'autres activités sanitaires. 7.4 Proportion et nombre de communautés cibles qui ont entrepris l'auto' monitorage communautaire intégré 8.0 Questions du gente et Gruupe Minoritaires 8.1 Proportion et nombre de communautés où il y a des DDC femmes. 8.2 Proportion et nombre d'agents de santé femmes 8.3 Proportion et nombre de communautés qui reconnaissent que les femmes peuvent être des DDC. 8.4 Proportion et nombre de femmes qui participent aux séances d'éducation sanitaire. S.SProportion et nombre de femmes qui ont été traitées pendant la dernière distribution 8.6Proportion et nombre d'agents de santé qui ont participé à la sélection des DDC S.TProportion et nombre de femmes qui ont participé au choix du jour de distribution 9.0Partenariat avec les ONGD, OCB, Districts, sous-comtés ou sous'üstricts sanitaires 9.1 Proportion et nombre de partenaires locaux, d'ONGD et d'OCB et fournissant un appui technique (formation, éducation sanitaire, etc.) à différents niveaux g.2Proportion et nombre de partenaires/ONGD participant à la planification et à Ia budgétisation de routine des activités de TIDC. 9.SProportion et nombre de partenaires/ONGD menant le plaidoyer pour les activités de TIDC 10.0 Contribution en ûessources (frnances et autres) par les partenaires. l0.l Proportion et nombre de communautés qui soutiennent leurs DDC Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 32 i) I 8.2 Liste des personnes rencontrées 1. Monsieur Ie Directeur de cabinet du Ministère de la santé (RDC) ; 2. Monsieur Ie Représentant a.i de IOMS en RDC i 3. Monsieur Ie Directeur de la lutte contre Ia maladie i 4. Monsieur le Directeur de Programme National de Lutte contre I'Onchocercose i 5. Monsieur le Coordonnateur du Sous'Bureau OMS de la Province Orientale 6. Monsieur I'Inspecteur de District Nord Maniema i 7. Monsieur le Coordonnateur de Projet TIDC Lubutu i 8. Messieurs les membres des équipes cadres des zones de santé et des centres de santé i 9. Monsieur Ie Chef de secteur d'Obokoté i l0.Monsieur le Chef de secteur de Lubutu i ll.Messieurs les chefs de village et de quartiers. Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubuttt 33 ta{rr 8.3 Adresses des moniteurs Nom et Prénoms Adresses Dr François BAITIYOMBO Enseignant'chercheur, IJniversité de Bangui, BP 1037, Bangui, TéIéphone 00 236 75 50 62 08/00 236 72 50 62 08, mail : banvombof@vahoo.fr Dr Matilda AKOH-ARREY Chef de la ceIIuIe de Supervision, Suivi et Evaluation DéIégation Régionale de la Santé Publique, Région Sud Ouest, Buea Cameroun Tél /Fax bur 00237 33 32 22 62 Mobile :00237 77 74 83 12 Email echi54@hotmail.com ou echi_5@vahqa.calq Dr Parfait YOKA LONGO Coordonnateur TIDC Equateur KIRI, Mbandaka, BP 8081 Kinshasa 1, TéIéphone 00 243 81 50 34911, mail : drpariol@live.fr Dr Fortunat Ntumba TSHITOKA Médecin Superviseur au PNLO RD CONCO. Téléphone : oo 243 994 538 960, mail : dfntumbacito@yahoo.fr Dr Muteba KOLONGO Superviseur chargé de la gestion des Effets Secondaires Graves au PNLO, BP 8081 Kinshasal Tél: 0024399735L9941 00243816739872 danielmuteb a2 0 0 2@]rahoo . fr Dr Arthur NONDO SIIAMBA Médecin de santé publique, Coordonnateur du projet TIDC Kasongo, RDC Té1.00243993 30233 41 0024381 328895 1 mail:arthurn@ Rapport du monitorage participatif indépendant du projet TIDC Lubutu 34 '-'!'r.. r

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения