Outbreak of Rift Valley fever, Yemen, August-October 2000 On 17 September 2000, the Ministry of Agriculture and Irrigation and the Ministry of Health of Yemen received reports about the occurrence of a disease compatible with Rift Valley fever (RVF) in El-Zuhrah district of Hodeidah governorate. Clinical features of human disease included acute onset of fever with headaches and complications compatible with RVF, including haemorrhagic disease, jaundice, retinitis and unexplained neurological disease. Reports of animal disease included abortion storms and deaths in young animals. Surveillance efforts by the both ministries documented widespread disease among humans and animals in the area of Wadi Mawr in El-Zuhrah district, including several persons who died. Wadi Mawr is located on a coastal plain that extends from the southern tip of Yemen into the Jizan area of Saudi Arabia. The Ministry of Health of Saudi Arabia has described a simultaneous outbreak of RVF in the Jizan area.1 The ministries of health and of agriculture in Yemen responded to the epidemic by organizing a national effort to limit the spread of the disease, optimize management of affected persons and track the course of the outbreak. WHO provided technical assistance including experts in virology, epidemiology, laboratory diagnostics and entomology. This article summarizes preliminary results of a collaborative investigation performed by the two ministries concerned in Yemen, the Ministry of Health of Oman, the UN Food and Agriculture Organization (FAO), WHO and the United States Naval Medical Research Unit No. 3.
Flambée de fièvre de la vallée du Rift, Yémen, août-octobre 2000 Le 17 septembre 2000, le Ministère de lagriculture et de lirrigation et le Ministère de la santé du Yémen ont reçu des informations concernant la survenue de cas dune maladie dont le tableau correspondait à celui de la fièvre de la vallée du Rift (FVR) dans le district dEl-Zuhrah du gouvernerat dHodeidah. Les caractéristiques cliniques de la maladie humaine étaient notamment les suivantes: fièvre dapparition brutale avec céphalées et complications correspondant à la FVR, notamment troubles hémorragiques, ictère, rétinite et pathologies neurologiques inexpliquées. Les informations concernant les cas animaux faisaient état davortements en série et de décès de jeunes animaux. Les efforts de surveillance entrepris par les deux ministères ont permis de documenter la survenue de nombreux cas chez lhumain et lanimal dans la zone de Wadi Mawr du district dEl-Zuhrah, dont plusieurs cas humains mortels. Wadi Mawr est situé sur une plaine côtière qui sétend de la pointe sud du Yémen à la zone de Djizan en Arabie saoudite. Le Ministère saoudien de la santé a fait état dune flambée simultanée de FVR dans la zone de Jizan.1 Les ministères de la santé et de lagriculture du Yémen ont réagi à lépidémie en mettant sur pied un effort national pour limiter la propagation de la maladie, optimiser la prise en charge des malades et retracer lévolution de la flambée. LOMS a apporté un appui technique, fourni notamment par des experts en virologie, en épidémiologie, en diagnostic de laboratoire et en entomologie. Le présent article résume les résultats préliminaires dune enquête entreprise par les deux ministères concernés au Yémen, le Ministère de la santé de lOman, lOrganisation des Nations Unies pour lAlimentation et lAgriculture (FAO), lOMS et la Naval Medical Research Unit No. 3 des Etats-Unis.
Case finding Since most patients in the outbreak area do not seek health care in medical facilities, mobile surveillance teams have been travelling to villages to interview case-patients or animal owners about recent illness in the community. Initial case-finding was focused among villages in Wadi Mawr and has been expanded to include diverse areas throughout the coastal plain as disease has been detected in other areas. The WHO case definition for disease in humans is being used.
Recherche des cas Comme la plupart des sujets dans la zone de la flambée ne se rendent pas dans des centres de santé pour se faire soigner, des équipes de surveillance mobiles ont été envoyées dans les villages pour interroger les patients ou les propriétaires danimaux concernant les maladies récemment enregistrées dans la communauté. La recherche des cas a initialement porté sur les villages de Wadi Mawr pour être étendue à différentes zones de lensemble de la plaine côtière, car la maladie a également été observée dans dautres zones. On utilise la définition du cas donnée par lOMS pour la forme humaine de la maladie. 1
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See No. 46, 2000, pp. 370-371.
Voir No 46, 2000, pp. 370-371.
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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 48, 1 DECEMBER 2000
Fig. 1. Date of onset and date of death for patients with suspected RVF in Yemen, September-October 2000 Dates du début de la maladie et dates du décès des cas présumés de FVR au Yémen, septembre-octobre 2000 Fig. 1. Cases/Cas Deaths/Décès Number of cases / Nombre de cas Number of deaths / Nombre de décès 1 September-19 October 2000 / 1er septembre-19 octobre 2000
Disease in humans Between 7 August and 7 November 2000, 1 087 suspect casepatients were identified, including 121 (11%) persons who died (Fig. 1). Case-finding does not reflect all ongoing transmission owing to the inability of teams to visit all the affected areas. The mean age of patients affected is 32.2 years, with a range from 1 month to 95 years. The clinical spectrum of disease is typical of that associated with RVF and includes patients with haemorrhagic disease, encephalitis, retinitis and uncomplicated RVF. Most case-patients (75%) reported exposure to sick animals, handling an abortus, or slaughtering of animals in the week prior to illness. Of the 490 casepatients with serological testing, 136 (26%) had IgM class antibody to Rift Valley fever virus; 17 patients (3%) had weakly reactive serological test results. Serologically-confirmed disease transmission has been detected in 16 districts throughout the coastal plain and adjacent mountains. Ten of these districts are shown in Fig. 1.
La maladie chez l’humain Entre le 7 août et le 7 novembre, 1 087 cas présumés ont été identifiés, dont 121 (11%) se sont révélés mortels (Fig. 1). La recherche des cas ne reflète pas intégralement la transmission, car les équipes ne sont pas en mesure de se rendre dans toutes les zones touchées. Lâge moyen des patients est de 32,2 ans, et lon a observé des cas de lâge de 1 mois jusquà 95 ans. Le spectre clinique de la maladie est typique de celui associé à la FVR, avec notamment troubles hémorragiques, encéphalite, rétinite et FVR sans complications. La plupart des cas (75%) ont fait état dune exposition à des animaux malades, de contacts avec le produit dun avortement ou de labattage danimaux la semaine précédant la maladie. Sur les 490 cas ayant fait lobjet dun test sérologique, 136 (26%) étaient porteurs dIgM dirigées contre le virus de la fièvre de la vallée du Rift; 17 patients (3%) présentaient des résultats faiblement réactifs au test sérologique. Il y a eu confirmation sérologique de transmission de la maladie dans 16 districts de la plaine côtière et des montagnes adjacentes. Dix de ces districts font lobjet de la Fig. 1.
Disease in animals Surveillance for disease in animals has detected considerable morbidity and mortality in sheep, goats and cattle. Surveillance efforts are hampered by the geographical distribution of disease and the inability of veterinary teams to visit all the affected areas. Thus, surveillance reports underestimate the total burden of disease. To assess the extent of transmission in animals, cross-sectional surveys were conducted in late September in diverse areas throughout the country. These surveys detected a high prevalence of IgM-class antibody to RVF in numerous areas in the northern part of the coastal plain and adjacent mountains. At the time of these surveys, there was little evidence of RVF transmission south of Marawah. Since that time, transmission has been detected in animals and humans in areas to the south. RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 48, 1er DÉCEMBRE 2000
La maladie chez l’animal La surveillance de la maladie chez les animaux a permis de mettre en lumière une morbidité et une mortalité considérables chez les ovins, les caprins et les bovins. Les efforts de surveillance sont entravés par la répartition géographique de la maladie et limpossibilité pour les équipes vétérinaires de se rendre dans toutes les zones touchées. Ainsi, les rapports de surveillance sous-estiment le fardeau total de la maladie. Pour évaluer lampleur de la transmission chez les animaux, on a procédé à des enquêtes transversales fin septembre dans différentes zones de lensemble du pays. Ces enquêtes ont permis de mettre en évidence une forte prévalence des IgM vis-à-vis de la FVR dans de nombreuses zones de la partie septentrionale de la plaine côtière et des montagnes adjacentes. A lépoque de ces enquêtes, on ne disposait guère déléments concernant une transmission de la FVR au sud de Marawah. Depuis, la transmission a été observée chez lanimal et chez lhumain dans des zones du sud. 393
Outbreak control Activities of the two ministries to control the outbreak include intensive vector-control measures (both vehicles and hand-spraying devices), restriction of animal movement, educational campaigns to prevent exposure to infected animals or abortus and upgrading of local hospitals to optimize treatment of infected patients. Vector surveillance has detected relatively few mosquitos in the outbreak area. Editorial note. RVF was first recognized and isolated as the agent for a zoonotic disease in Kenya in 1930. Outbreaks outside sub-Saharan Africa have been described in Egypt in 1977-1978 and 1993. A large outbreak occurred in East Africa in 1998.2 The current outbreak in Yemen has coincided with an ongoing outbreak of RVF in Saudi Arabia and represents the first documented evidence of RVF virus transmission outside Africa. Several lines of evidence suggest that RVF was probably introduced into the Arabian peninsula prior to this outbreak: the outbreak began simultaneously in geographically diverse areas (including Saudi Arabia), suggesting that RVF virus was circulating prior to the outbreak period and that unique ecological conditions along the coastal plain promoted widescale transmission in early September; the majority of participants in a community survey reported a similar outbreak in 1998; interviews of persons importing sheep from Africa revealed that animals died of a disease compatible with RVF in 1998; the genetic sequence of the virus isolated in Saudi Arabia is closely related to that of the virus isolated in the 1998 outbreak of RVF in Africa. Satellite images and aerial surveys reveal numerous areas throughout the coastal plain and adjacent mountains that would be receptive to Rift Valley fever virus. The geographical distribution of disease presents a challenge for disease-control efforts. Vector-control efforts include knockdown measures in the form of outdoor and indoor thermal fogging, larviciding and residual house spraying (in selected villages). The above measures have been based on geographical reconnaissance and surveillance data. Entomological studies are ongoing to evaluate and guide vector-control operations. Impregnated bednets against mosquitos have also been distributed in the affected areas. Despite intensive vector-control measures, transmission continues to occur in selected areas. The finding that most patients have had direct contact with infected animals emphasizes the importance of health education measures to prevent transmission through contact with infected tissues. The case-fatality ratio is higher than that previously reported for RVF. It is likely that this is due to underreporting of patients with mild disease. In addition, the prevalence of underlying medical conditions may affect disease outcome. Of particular concern is the economic impact that
Lutte contre la flambée Les activités de lutte contre la flambée des deux ministères comprennent des mesures intensives de lutte antivectorielle (dispositifs de pulvérisation à main ou montés sur véhicule), la restriction du mouvement des animaux, des campagnes déducation pour éviter lexposition aux animaux infectés ou produits dun avortement, et le renforcement des hôpitaux locaux pour optimiser le traitement des sujets infectés. La surveillance vectorielle na mis en lumière que relativement peu de moustiques dans la zone de la flambée. Note de la rédaction. La FVR a été reconnue et isolée pour la première fois comme lagent dune zoonose au Kenya en 1930. Des flambées en dehors de lAfrique subsaharienne ont été décrites en Egypte en 1977-1978 et en 1993. Une importante flambée a touché lAfrique orientale en 1998.2 La flambée actuelle au Yémen coïncide avec la flambée de FVR qui touche actuellement lArabie saoudite et représente la première observation documentée de transmission du virus de la FVR hors dAfrique. Plusieurs éléments font penser que la FVR a probablement été introduite dans la péninsule arabique avant cette flambée: la flambée a commencé simultanément dans des zones géographiquement distinctes (y compris lArabie saoudite), ce qui fait penser que le virus de la FVR circulait déjà avant la période de la flambée et que des conditions écologiques uniques le long de la plaine côtière ont favorisé une transmission à une grande échelle début septembre; la majorité des participants à une enquête communautaire ont évoqué une flambée similaire en 1998; linterrogation de personnes qui importent des ovins dAfrique a révélé que des animaux sont morts dune maladie au tableau correspondant à la FVR en 1998; la séquence génique du virus isolé en Arabie saoudite est étroitement apparentée à celle du virus isolé au cours de la flambée de 1998 de FVR en Afrique. Les images par satellite et les enquêtes aériennes révèlent de nombreuses zones de la plaine côtière et des montagnes environnantes susceptibles de convenir au virus de la fièvre de la vallée du Rift. La répartition géographique dune maladie constitue un défi du point de vue des efforts de lutte. Les efforts de lutte antivectorielle comprennent des mesures directes sous forme de nébulisation thermique à lintérieur et à lextérieur des habitations, dépandage de larvicide et de pulvérisation domiciliaire à effet rémanent (dans certains villages). Les mesures ci-dessus ont été fondées sur des données de reconnaissance et de surveillance géographiques. Des études dentomologie sont en cours pour évaluer et orienter les opérations de lutte antivectorielle. Des moustiquaires imprégnées dinsecticide ont également été distribuées dans les zones touchées. Malgré les mesures intensives de lutte antivectorielle, la transmission se maintient encore dans certaines zones. Les nombreux contacts directs de patients avec des animaux infectés font bien ressortir limportance des mesures déducation pour la santé pour éviter la transmission par contact avec des tissus infectés. Le taux de létalité est plus élevé que ceux antérieurement signalés pour la FVR, probablement en raison dune sous-notification des formes bénignes. En outre, la prévalence des affections sous-jacentes peut influencer lissue de la maladie. On se préoccupe aussi beaucoup de limpact économique des restrictions con-
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See No. 15, 1998, pp. 105-109.
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Voir N° 15, 1998, pp. 105-109.
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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 48, 1 DECEMBER 2000
restrictions in animal movement is having on the nutritional status of persons in the outbreak communities. Surveys to address these issues are under way. Ⅲ
cernant les mouvements des animaux sur létat nutritionnel de la population des communautés touchées par la flambée. Des enquêtes sur ces questions sont en cours. Ⅲ