WORLD HEALTH ORGANIZATION AFRICAN REGION RAPPORT DE S ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST B P 549 OUAGADOUGOU, Burkina Faso Télégr ONCHO OUAGADOUGOU Tél 342953 -342959-342960Télex ONCHO5241 BFFax 342875 ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE REGION DE L'AFRIQUE ES ACTIVITES E L'ONCHOCERCOSE EN GUINÉE FTHESI,{ DU PROGRAMME D G Tr DANS LE BASS U o Par Arsène SAGNO. Sous contrat de service avec I'OCP Le présent rapport a été revu par le Dr Yiriba BISSAN, membre du personnel OCP, avec la collaboration du Directeur du Programme et des Responsables des Unités Techniques N"001 /02/vcu/TEC/3. 1 0 * Entomologrste médrcal, Equipe nationale Oncho/Guinée Versron fran arse Décembre 2002 \ Jr t- 1SOMMAIRE 1- lntroduction 2- Situation géographique et caractéristiques bioécologiques du bassin du Milo 2-1- Climat - Végétation - Régime hydrologique 2-2- Données socio-démographiques et activités humaines 3- Etudes sur l'Onchocercose avant le début des activités du Programme OCP 3-1 -Etudes entomologiques et traitements expérimentaux 3-2-Etudes épidémiologiques 4- Activités du Programme de lutte contre I'Onchocercose 4-1- Surveillance de l'environnement aquatique 4-2- Ev aluation entomologiq ue 4-2-1- Biefs et sfafions hydrologiques 4-2-2 Points de capture, prospections entomologiques et planification des activité s hebdom ad ai re s 4-3- Traitements larvicides 4-3-1 Traitement par voie aéienne et gestion des dépôfs d'insecticides ef de carburant 5- Résultats entomologiques 5-1- Dynamique et rôle vectorieldes espèces simulidiennes impliquées dans la transmission 5-2- Evolution des principaux indices entomologiques 6- Evaluation épidémiologique et chimiothérapie 6-1- Evolution de la situation épidémiologique 6-2- Distribution de l'ivermectine 6-2-1- Distribution par les équipes mobiles 6-2-2- Distribution sous directives communautaires 7- Sensibilisation des communautés 7-1- Sensibilisation dans le cadre des études préliminaires 7-2- Sensibilisation en rapport avec les activités de lutte antivectorielle 7-3- Sensibilisation en relation avec les traitements à I'ivermectine 8- Discussions 9- Conclusion 6-Bibliographie Annexes 1- lntroduction Le bassin du Milo fait partie du système hydrographique du grand bassin du Haut Niger en Guinée. Les cours d'eaux de la haute Guinée sont réputées d'être à l'origine de la "cécité des rivières", maladie très répandue dans cette région. En effet l'Onchocercose a été la cause de la désertion de certains villages le long du Milo, citons entre autres les cas de Wami, Boussoulé, et Madya en amont de tMorigbèdougou, Kogbèdougou sur le moyen Milo, Massadou et Toubakoro sur le haut Milo. En raison de son importance parmi les endémies qui frappent cette zone, elle a fait l'objet de multiples enquêtes entomologiques et épidémiologiques et depuis 1989, du fait de I'extension des traitements larvicides entrepris par le Programme de lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest (OCP), le bassin du Milo à l'instar des autres bassins adjacents, fait l'objet de traitements larvicides intenses. L'objectif de ces traitements aériens est de contribuer à ramener cette endémie à un seuil tel qu'elle ne constitue plus un problème de santé publique et mieux un obstacle au développement économique de cette région. A cela il faut souligner que les équipes d'évaluation épidémiologique ont de leur côté entrepris depuis 1988 le traitement à l'ivermectine des villages de ce bassin et depuis 1997 le traitement à l'ivermectine sous directive communautaire (TIDC) est rentré dans la stratégie de la lutte contre l'Onchocercose. C'est dans le but d'évaluer ce travail gigantesque entrepris que, la chefferie du Programme nous a demandé de rédiger un rapport de synthèse des activités menées par OCP de 1987 à 1999 dans cette zone. Le présent rapport passera en revue les données préliminaires avant le début des traitements et s'attachera beaucoup plus aux résultats obtenus durant 13 années de lutte antivectorielle. Les données concernant les activités épidémiologiques, hydrologiques et hydrobiologiques seront également résumées. 12- Situation géographique et caractéristiques bioécologiques du bassin du Milo 2-1- Climat - végétation - réqime hvdrologique Notre zone d'étude se situe entre les latitudes 8"37'-N et 10'07'-N et les longitudes 8"52'-W et 9'37'-W. Son climat est de type soudanoguinéen caractérisé par l'alternance de deux saisons : une saison pluvieuse de mai à octobre et une saison sèche de novembre à avril, mais la démarcation n'est pas toujours nette et varie sensiblement d'année en année. Les isohyètes de précipitation annuelle oscillent entre 1400 mm au nord et 2100 mm au sud (tableaux N'1a et 1b). Sa végétation comprend deux grandes zones : une zone de savane soudanienne et une zone de savane aôorée dite pré- forestière; cette dernière occupe les superficies les plus importantes, recouvrant essentiellement les versants des collines. La végétation de la Haute Guinée est victime des feux de brousse chaque année. Le Milo prend sa source dans la chaîne montagneuse de Sinedougou, à une altitude de 1332 m, près du village de Ouleba dans la préfecture de Beyla. De la source à I'embouchure sur le Niger, il a une longueur approximative de 470 km. Les affluents les plus importants sont: la Baoulé (130 km), la Guissé (75 km) et le Limbo (70 km). En dehors de ceux-là, le Milo reçoit une multitude de petits affluents dont la plupart sont temporaires et leur longueur est estimée à 2120 km. Au total la longueur approximative des cours d'eaux du bassin du Milo est d'environ 2590 km. (figure N"1) Sur le plan géologique on rencontre sur la partie amont du gneiss, des schistes et quartzites à minerais de fer avec quelques effleurements de dolorite et de kimberlite. Dans la partie inférieure la rivière coule sur un sol composé de roches granitiques. A cause du caractère accidenté du relief surtout en amont de MorigkÈclougou jusqu'à la source, le lit de la rivière est coupé par de nombreux seuils rocheux qui constituent autant de rapides favorables à l'installation des stades préimaginaux de S. damnosum s.l. Les gîtes les plus importants sont localisés entre Kérouané et Morigbèdougou et en amont de Konsankoro dans la montagne. Le cours inférieur du Milo (de Morigbèdougou à I'embouchure sur le Niger) ne présente pas de gîtes potentiels, car la rivière coule ici sur un terrain plat avec un lit large et sablonneux. Sur les affluents existent quelques gîtes mais d'importance très variable. Les seuls affluents qui comportent des gîtes importants sont: la Fefeya, le Fonigban, et la Baoulé. Pour cette dernière rivière, du fait de la forte activité minière. la plupart des gîtes situés entre Banankoro et la confluence avec le Milo ont toujours été trouvés faiblement colonisés en stades aquatiques de S. damnosum s.l. La forte turbidité de cette rivière rend la colonisation des supports très faible, par contre les gîtes situés en amont de Banankoro vers Fenaria et Wandadou sont très productifs 2et on note dans cette zone des foyers d'onchocercose. Sur la Fefeya et le Fonigban qui sont soumis aux traitements larvicides on rencontre des gîtes importants aux alentours de Tiekouradou et Gbofodou . La zone du bas Milo étant peu accidentée, les affluents qui y coulent présentent très peu de gîtes. 2-2- Données socio-démog raphiques et activités humaines Du point de vue de la dynamique démographique, on note un exode saisonnier des jeunes dû notamment à l'intense activité minière vers I'amont et le moyen lVilo (Banankoro, Gbeinko, [Vlamouroudou, Kérouané ). L'activité principale est I'agriculture qui est étroitement liée à la pluviométrie. Les principales cultures sont . le riz, le fonio, I'arachide, le manioc et l'igname. Les potentialités hydro- agricoles sont énormes et ouvrent de belles perspectives d'avenir pour le développement d'une agriculture mécanisée (tableau No.2). Dans la zone de Kérouané, il existe un projet agricole dénommé PRODABEK qui s'occupe de I'aménagement des bas-fonds selon les besoins des paysans. Plusieurs villages le long du [vlilo ont bénéficié de I'assistance de ce Projet . Les superficies aménagées varient de 10 à 50 Ha par village. Le suivi de l'exploitation rationnelle de ces bas- fonds relève du Service National de Promotion Rurale et de Vulgarisation (SNPRV). Dans I'ensemble, les moyens de production sont encore rudimentaires mais on note des cas d'agriculture mécanisée tout le long du [t/ilo. ll n'y a pas encore d'utilisation à large échelle de pesticides ou d'engrais. L'élevage est limitée à la satisfaction des besoins domestiques. La pêche est une activité importante dans toute la région , elle est pratiquée par des amateurs guinéens et des professionnels étrangers (maliens pour la plupart). Du point de vue activité minière, le diamant constitue la principale richesse minière de la zone auquel vient s'ajouter en deuxième position l'or qui est exploité en même temps que le diamant à Dalanian, lVlamouroudou et Fabala. Le diamant est exploité à grande échelle par diverses sociétés à Gbeinko, Banankoro et Kérouané. 3- Etudes sur l'onchocercose avant le début des activités du Programme OCP. 3-1 Etudes ento Le bassin du Milo a, comme on I'a déjà signalé, fait l'objet de plusieurs enquêtes entomologiques. Bien avant I'intervention de I'OCP, c'est en 1965 que furent menées les premières captures de simulies sur le Milo, ces captures ont été faites à Morigbèdougou, Banankoro, Doussoumoridou, Frankonedou, Kérouané, Diomandou et Sayamoridou. Depuis lors, Pons en 1968, Danilov en 1969 et Kuzoé en 1974 ont aussi procédé à des captures de femelles dans un certain nombre de villages le long du Milo (tableau N"3). L'Equipe Nationale qui était déjà en place bien avant OCP, a fortement contribué avec l'assistance de chercheurs et d'autres experts de I'OMS à recueillir le maximum de renseignements concernant l'onchocercose dans cette zone. Toutes ces captures étaient menées conjointement avec les prospections des gîtes 3larvaires. Cette équipe qui était installée avant à Kouroussa a déménagé à Kankan vers les années 70. Face à l'ampleur de l'endémie onchocerquienne dans notre pays et dans le cadre de la création du projet "Sénégambie" pour la lutte contre I'onchocercose en Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Sénégal et Sierra Leone, le gouvernement guinéen en accord avec I'OMS a procédé en fin 1978 à la formation des cadres (entomologistes et techniciens entomologistes à I'OCCGE à Bouaké, Médecins épidémiologistes et techniciens épidémiologistes à I'IOTA à Bamako). C'est à I'issue de cette formation en 1979 que fût implantée une véritable équipe nationale. Cette équipe basée à Kankan a, depuis son installation entrepris une série d'enquêtes entomologiques et épidémiologiques sur presque tous les cours d'eaux de la Guinée. En juin 1980, Séchan et Sagno puis en septembre 1980 Guillet et Sagno effectuèrent les premières prospections aériennes en Guinée. Tous les grands cours d'eaux ont pu être ainsi prospectés en saison sèche et en saison des pluies. Les résultats de ces prospections ont beaucoup servi pour Ia planification des activités entomologiques ultérieures. Les différentes études spéciales entreprises entre 1985 et 1986 (Task Force) sur certains bassins en Guinée dont le Milo, ont permis dans une large mesure d'avoir des informations précises sur la répartition des différentes espèces et d'étudier leur pouvoir vectoriel. Les résultats obtenus ont permis de conclure que sur le haut Milo et sur la Baoulé on trouve chez les populations larvaires de S. damnosum, une proportion très importante (majoritaire en saison des pluies) d'espèces forestières. Au cours de ces études spéciales trois points ont été suivis sur le Milo : Balan sur le moyen Milo, Konsankoro sur le haut Milo et Wandadou sur la Baoulé I'affluent le plus important du Milo. Bien avant le début des activités de OCP en Guinée, !'Equipe Nationale basée à Kankan a, durant une saison en 1975 et avec I'aide du gouvernement Allemand effectué des essais de lutte antilarvaire à base de Témephos et de DDT. Ces essais ont été effectués par voie fluviale et terrestre dans trois zones pilotes dont, deux sur le ttlilo (de Morigbèdougou à Frankonedou et'de Samondou à Konsankoro) et un sur la Baoulé (de'Fenaria à Karifaya). Cette lutte n'a pas pu être menée d'une manière régulière à cause des moyens de transport inadéquats et surtout de l'inaccessibilité de certaines parties de la rivière. ll faut noter que pendant les années 1987 et 1988, des traitements saisonniers ponctuels ont été effectués sur le Milo et d'autres bassins adjacents (Sankarani et haut Sassandra dans sa partie guinéenne) dans le but de contrôler le phénomène de réinvasion observé sur certains bassins sous traitement de I'aire initiale. 43-2- Etudes épidémioloqiques Ayant eu I'avantage d'être à proximité du siège du Projet Onchocercose d'alors, le bassin du Milo a été bien avant le début des activités de OCP en Guinée, fait l'objet de beaucoup d'investigations épidémiologiques. Dans !e cadre de la coopération Guinéo-Allemande et avec l'assistance d'experts de I'OMS, l'Equipe Nationale a, bien avant les années 70 mené un certain nombre d'enquêtes dans la localité. Les investigations préliminaires ont montré que les localités situées entre le Niandan, le Balé et le Milo sont plus ou moins infectées et le cas de Moribaya a particulièrement retenu I'attention du fait de sa grande distance des fleuves majeurs. A la lumière des observations, il ressort que la transmission de I'onchocercose peut être très importante sur les petits affluents dans cette zone. Cette maladie est surtout endémique dans la partie haute et médiane du Milo, sur le cours inférieur (de Morigbèdougou à la confluence avec le Niger), les enquêtes épidémiologiques effectuées ont mis en évidence une hypoendemicité relative. Les résultats obtenus lors de ces premières investigations figurent sur le tableau N'4. Avant l'avènement de l'ivermectine (r-connu sous le nom commercial de Mectizan, ce médicament est le dernier-né des produits utilisés pour éliminer les microfilaires dans I'organisme), I'Equipe Nationale a procédé jusqu'en 1987 au traitement à la notézine de plusieurs villages le long du Milo. 4- Activités du Programme de lutte contre I'onchocercose La réussite de la lutte contre l'onchocercose est le résultat d'actions multiples combinées : - La lutte contre le vecteur sous sa forme aquatique par des épandages larvicides effectués au moyen d'aéronefs, en particulier d'hélicoptères s'appuyant sur des structures logistiques nationales: aéroports, réseaux hydrologiques, réseaux de communication routière, stations météorologiques etc... ; - L'évaluation entomologique, qui est un des atouts majeurs d'OCP, est réalisée par les équipes nationales coordonnées par l'équipe de soutien de I'unité de lutte antivectorielle ; - L'évaluation des effets du traitement sur la faune non cible et sur l'environnement est réalisée par une équipe d'hydrobiologistes nationaux ; - L'évaluation épidémiologique et le suivi de l'effet combinée des traitements larvicides et ivermectine sur la transmission de la maladie sont assurés par I'Equipe Nationale. 54-1 Surveillance de l'environnement aquatique L'un des critères de choix des insecticides utilisés par OCP est leur bonne sélectivité (c'est à dire efficace exclusivement sur les larves de simulies). L'unité hydrobiologique de OCP a charge de veiller à ce que l'environnement aquatique (faune non cible) ne soit pas endommagé du fait des traitements larvicides. Pour ce faire, elle mène de temps en temps des investigations sur le terrain afin d'évaluer I'impact des traitements larvicides sur la faune non cible. Du point de vue de la surveillance hydrobiologique au niveau des invertébrés, on peut distinguer 2 phases principales : une première phase qui va de 1984 à 1989 et qui inclut 3 années de pré{raitement et 3 années de traitement (dont 2 années de traitement saisonnier). Une seconde phase qui s'étend de 1991 à 1997. A I'analyse des résultats obtenus lors des différentes enquêtes il ressort que la variabilité des données biologiques durant la période de pré-traitement est imputable au faible nombre d'échantillons récoltés. On a noté durant la période de traitement une faiblesse relative des densités globales malgré I'importance du nombre d'échantillons. Au niveau des poissons, les prises par unité d'effort (P.U.E.) sont restés globalement stables durant toute la période d'échantillonnage. lci aussi, trois périodes peuvent être distinguées: 1985- mi87, mi87 à 1991 et la dernière phase qui va de 1992 à 1996. Les changements structuraux en 1991 et 1992 sont concomitants pour les invertébrés et les poissons mais ce fait n'est certainement pas imputable aux épandages larvicides. A I'analyse générale des résultats durant les trois périodes on ne peut pas toutefois exclure un effet possible des insecticides (surtout pour les plus toxiques) sur certains groupes taxonomiques. ll faut cependant noter que les fluctuations dans la structure taxonomique sont à relier avec les rotations des insecticides et non à leur toxicité relative (Synthèse de 20 années de surveillance écologique en Afrique de I'Ouest). A toutes ces hypothèses il est important de signaler que la pratique de la pêche par les ichtyotoxiques souvent entreprise par les populations riveraines des cours d'eaux a une influence très nette et nocive sur toute la faune des rivières et ce fait peut en conséquence influencer les enquêtes hydrobiologiques. En résumé, face à une multitude d'impacts possibles et des larvicides et des facteurs environnementaux (ne pas négliger la forte turbidité des eaux du Milo à partir de la confluence avec le Baoulé due à l'intense activité minière sur cette rivière), il est extrêmement difficile de faire la part de chacun d'eux dans les tendances générales des résultats. 64-2 Evaluation entomologique 4-2-1 Biefs et slations hydrologiques Le régime hydrologique du bassin du Milo est beaucoup influencé par la forte pluviométrie enregistrée dans sa partie haute et moyenne, et nul n'ignore I'importance très capitale des données hydrologiques dans la conduite des épandages larvicides. Pour une bonne appréciation des débits, la rivière a été découpée en 5 biefs (ML100 à ML500), mais dans la pratique et à cause de l'existence des gîtes, les traitements larvicides sont uniquement appliqués sur les 4 premiers biefs à savoir les ML100,200,300 et 400 et quelques petits affluents (figure No.1). Les quantités d'insecticides à déverser sur chaque bief sont calculées en fonction de leur débit. Afin d'éviter des surdosages ou des sous-dosages de larvicides respectivement préjudiciables à la faune aquatique non cible ou à I'efficacité des traitements, il est nécessaire de disposer d'un réseau hydrométrique très efficace. Pour ce faire, la surveillance hydrologique du Milo s'appuie sur un réseau de quatre échelles liminimétriques (à Kankan, Balan, Kérouané et Konsankoro) et de deux balises Argos (à Kankan et Kérouané) permettant la transmission par satellite des hauteurs d'eaux enregistrées. Ce dernier dispositif a permis d'améliorer considérablement l'efficacité des traitements larvicides grâce à la connaissance à temps réel du régime hydrologique (figure N'2). 4-2-2- Points de capture, prospections entomologiques et planification des activités hebdom adai res Pour évaluer les effets des traitements larvicides, le moyen le plus simple consiste à observer dans les gîtes larvaires soumis au traitement, la disparition des larves puis des nymphes de S. damnosum s.l. Etant donné le très grand nombre de gîtes à examiner I'unique méthode permettant de mesurer avec fiabilité et de manière quantitative les résultats des traitements, reste la capture des femelles vectrices sur appât humain. Elle consiste à placer en des lieux déterminés des individus qui capturent avant qu'elles ne piquent, toutes les femelles de S. damnosum s.l. qui se posent sur eux. La dissection de ces femelles par les techniciens entomologistes permet de déterminer leur âge physiologique et leur degré d'infection par O. volvulus. Une équipe d'évaluation entomologique comprend outre le chauffeur, un technicien (chargé de disséquer les mouches capturées, prospecter les gîtes larvaires, lire les échelles de crue et contrôler les dépôts d'insecticide et carburant), deux captureurs chargés de capturer les simulies piqueuses en se relayant tour à tour de 7h à 18h. Les dissections se font sur place et les résultats portés sur des fiches conçues à cet effet sont communiqués en fin de mission par radio aux différents centres de décision du Programme. C'est à l'analyse de ces résultats au cours du briefing hebdomadaire qur se trent généralement tous les lundis, que sont prises les décisions de traitement des 7rivières. Sur le bassin du Milo les différentes études entreprises de 1985 à 1986 ont beaucoup contribué dans le choix des points de capture. En définitive ont été retenus comme points de capture : Morigbèdougou, Banankoro, Lèlè, Konsankoro et Tiekouradou. Au point de vue des circuits de capture, ces points sont suivis par les équipes de 2 bases opérationnelles : La base de Kankan s'occupe de Morigbèdougou, Banankoro et Lèlè tandis que celle de Kérouané s'occupe de Konsankoro et Tiekouradou. It/origbèdougou, Lèlè et Tiekouradou sont des points A suivis hebdomadairement, Banankoro et Konsankoro sont des points B suivis une fois toutes les deux semaines (figure No.3). Le principal critère de choix d'un point de capture étant sa proximité avec les gîtes larvaires, nos équipes ont la possibilité de prospecter un ou plusieurs gîtes à partir d'un seul point de capture. En dehors des gîtes conventionnels prospectés hebdomadairement ou bihebdomadairement nous avons localisé un certain nombre de gîtes que nous prospectons au besoin lorsque les résultats entomologiques ne sont pas bons (surtout lorsque les taux de nullipares sont élevés). C'est le cas des gîtes de [Morigbèdougou aval, Narina, Kogbèdougou, Dalanian, Baladou, Kérouané et amont Konsankoro. Les petits affluents accessibles tels la Wassa, le Fonigban, la Fefeya, la Loya et le Talibakoro font aussi l'objet de prospections ponctuelles. Face à l'inaccessibilité de certains points de captures en pleine saison des pluies, l'équipe nationale en accord avec la direction du programme a initié l'utilisation des captureurs villageois. Pour le bassin du Milo le point de Banankoro qui est inaccessible aux mois de septembre et octobre a bénéficié de la formation de deux captureurs villageois qui sont chargés de capturer les mouches deux jours successifs une semaine sur deux. Le transport de ces mouches se fait à I'aide de vélos jusqu'au point d'inaccessibilité où le technicien chargé de la dissection attend avec le véhicule. 4-3 Traitements larvicides 4-3-1- Traitement par voie aérienne et de s dépôts d' insecticrdes et de carburant Pour lutter contre les vecteurs de l'onchocercose, l'OCP a procédé par la voie des traitements larvicides aériens à un rythme hebdomadaire. Les aéronefs, surtout les hélicoptères ont été les moyens les plus sûrs et les plus économiques pour accéder à tous les gîtes larvaires et ce en toutes saisons. Pour le choix des insecticides, I'OCP en collaboration avec la Division de la Biologie des Vecteurs et de la lutte antivectorielle de I'OMS et I'assistance d'un certain nombre de laboratoires collaborateurs a réussi à cibler un certain nombre d'insecticides répondant aux critères exigés (sélectivité, bonne biodégradabilité, bonne portée, innocuité pour la faune non cible...). A l'heure actuelle OCP utilise 7 insecticides qui sont : le 8.t., le Témephos, le Pyraclofos, le Phoxime, la Permethrine, I'Etofenprox et le Carbosulfan. 8A I'instar des bassins adjacents (Sankarani et Niandan), le Milo est régulièrement soumis depuis 1989 à des épandages de larvicides antisimulidiens dans le cadre des activités de lutte antivectorielle initiées dans la Zone d'Extension Ouest du Programme OCP (tableaux N"5 et 6). Les traitements ont été effectués selon la stratégie de rotation recommandée par le Groupe Ecologique pour gérer efficacement le phénomène de résistance aux organophosphorés, phénomène observé en certains points du Milo depuis la période des traitements saisonniers initiés en 1987. Ainsi, les 7 larvicides disponibles ont été utilisés selon leur toxicité, le rapport coûUefficacité et la sensibilité des populations larvaires aux organophosphorés. Pour I'approvisionnement des hélicoptères en carburant et insecticides, des dépôts ont été créés à une distance plus ou moins variable du cours d'eau et en fonction de leur accessibilité permanente. Ces dépôts ne sont pas toujours restés fixes car, à la suite des vols constatés sur certains dépôts, l'équipe nationale sur les instructions des Opérations Aériennes a procédé à des transferts de dépôt d'un village à un autre. Actuellement nous avons deux dépôts sur le Milo : Lèlè et Tiekouradou dont le suivi et le contrôle relèvent respectivement des bases opérationnelles de Kankan et Kérouané. Farabana et Konsankoro ont été supprimés à la suite de malversations constatées sur ces dépôts. Tous ces dépôts sont régulièrement ravitaillés en carburant et insecticides selon les besoins des Opérations Aériennes. 4-3-2- Les manuels Les traitements au sol sont effectués par les techniciens entomologistes chaque fois qu'un gîte a été trouvé positif après traitement héliporté. Les gîtes des petits affluents trouvés positifs en larves sont aussi traités manuellement par les équipes. Les gîtes ayant fait !'objet de traitement au sol sont les suivants: Morigbèdougou aval (par pirogue ou bateau en saison sèche), Baladou et Kérouané sur le Moyen Milo, Gbofodou sur le Fonigban et Tiekouradou sur la Fefeya. Pour les traitements manuels, nos équipes utilisent le plus souvent le 8.t., un insecticide biologique qui leur a été recommandé à cause de son efficacité, de sa facilité de manipulation et surtout du fait qu'un surdosage éventuel ne peut pratiquement nuire à la faune non cible. Dans le cadre du perfectionnement des techniciens de I'Equipe Nationale aux techniques du traitement au sol, un recyclage a été organiséen novembre 1995 au niveau de toutes les bases opérationnelles. L'occasion a été saisie pour initier un certain nombre de villageois lettrés et de cadres intellectuels au niveau de certaines unités agro-industrielles aux techniques de traitements manuels. En ce qui concerne le Milo les points de Banankoro (Milo), Gbofodou (Fonigban) et Banankoro (Baoulé) ont eu chacun deux villageois formés. I5- Résultats entomoloqiques 5-1- Dynamique et rôle vectoriel des espèces simulidiennes impliquées dans la transmission Du fait que le Milo coule dans une zone à trois faciès bioclimatiques, la composition de la faune simulidienne s'en trouve profondément influencée. Pendant la saison des pluies, on rencontre en grande majorité les espèces forestières dans la partie amont du bassin qui coule en zone forestière et pré-forestière. La fréquence des espèces savanicoles devient de plus en plus importante vers les régions nord du bassin (partie aval). En saison sèche, des savanicoles sont rencontrées de manière erratique vers I'amont, notamment à Konsankoro et Tiekouradou, tout comme il arrive de trouver quelques espèces forestières dans le moyen Milo à Lèlè en saison pluvieuse. Toutes les espèces rencontrées ont été identifiées au stade larvaire par la technique de la cytotaxonomie, et au stade adulte par la morphométrie qui est limitée à la séparation des espèces savanicoles et forestières au sein desquelles S. vahense peut être identifiée. ll convient de noter que peu de temps après le début des traitements larvicides, certaines des nombreuses espèces de S. damnosum s.l. observées sur l'ensemble des gîtes avant le lancement des opérations du Programme ont disparu des échantillons récoltés. C'est notamment le cas de S. sanctipauli, S. konkourense forme tt/ilo et S. konkourense forme lMénankaya dont les disparitions respectives ont été constatées dès les années 1989 (tableau N"7) La totalité des larves récoltées à Morigbèdougou sur le bas Milo appartient à des espèce s savanicoles (S. damnosum s.l. et S. sirbanum), tandis qu'à Tiekouradou sur le haut Milo presque toute la population appartient à des espèces forestières (S. vahense et S. squamosum), mais quelques rares cas de S. damnosum y ont été rencontrés en pleine saison sèche en avril. Sur le [t/ilo d'une manière générale, les espèces savanicoles dominent les espèces forestières sur I'ensemble des mouches capturées sur tous les points. Les espèces forestières proviennent généralement du haut IVilo à Tiekouradou surtout, point situé à la lisière de la zone forestière ainsi qu'à Konsankoro. Leur densité varie suivant les mois de 77,9o/o à 98,4Yo à Tiekouradou. A Lèlè, zone intermédiaire, les savanicoles prédominent toute l'année, mais on note tout de même des forestières toute I'année avec des maxima en pleine saison des pluies (entre 24,60/o et44,9oÂ). A lVorigbèdougou quelques rares forestières commencent à apparaître entre juillet et décembre ; cette zone est surtout colonisée par des savanicoles (93% à 100%) suivant les saisons (tableau N' 8 et figure N'4). En se référant aux résultats obtenus lors des études "Task Force" il ressort que le rôle vectoriel des espèces varie suivant la position géographique des points de capture. Ainsi, les savanicoles sont responsables de la presque totalité de la transmission observée à Balan, Lèlè et lVorigbèdougou, alors que l'essentiel de la transmission à Konsankoro et Tiekouradou est assuré par les espèces forestières (§. squamosum surtout) (tableau N'9). 10 En plus de S. damnosum s.l responsable de la transmission de l'onchocercose, des larves d'autres espèces de simulies ont été observées lors des prospections larvaires, il s'agit notamment de : S. adersi, S. unicornutum, S. cervicornutum et S. hargraevesi mais les adultes de ces espèces n'ont jamais été capturés lors de nos captures de routine. 5-2 Evolution des principaux indices entomologiques Au niveau de la transmission du parasite, avant 1993 on n'avait pas encore mis au point une méthode permettant !a différenciation de O. volvulus des autres espèces d'onchocerques notamment O. ochengi rencontrés au niveau du vecteur. Les potentiels annuels de transmission (ATP) bruts étaient presque partout élevés avant le début des traitements larvicides. A partir de 1989, cette situation a évolué en dents de scies en fonction des points mais avec une tendance générale à la baisse, c'est seulement à Konsankoro où on a remarqué une situation qui, sans être tout à fait bonne n'est pas aussi mauvaise ( ATP=180 en 1993 et 120 en 1997 figure N'5a). Avec l'introduction de I'analyse des échantillons par !a sonde ADN, les résultats se sont encore beaucoup améliorés. Selon les figures No. 5b et 5c, il n'y a plus eu de transmission depuis 1993 à Konsankoro et Banankoro. A Tiékouradou également, il n'y a pas eu de transmission depuis 1993, c'est seulement en 1999 qu'on a enregistré un ATP SAV. de 21. A Morigbèdougou la transmission a beaucoup régressé et on est à un ATP SAV. de 10 en 1999. C'est seulement à Lèlè où comme on I'avait dit, la transmission persiste un peu mais à un seuil acceptable puisqu'elle est encore en dessous de 100 ( 56 en 1999). C'est dire que surtout le bassin du Milo on peut affirmer que du point de vue de la transmission les résultats sont bons puisque I'objectif du programme était de ramener oette transmission à un seuil tel qu'elle ne soit plus une menace pour !a santé publique. Sur les 35 femelles infectieuses capturées sur tous les points de capture du Milo de 1993 à 1999 nous avons 52% qui sont porteuses de O. volvulus savane, 14o/o de O. volvulus forêt et 34o/o porteuses d'autres onchocerques (figures N"6 et 7). Les facteurs influençant les taux de piqûre par homme et par jour étant généralement complexes (température ambiante, vent, pluie, couvert végétal...) nous avons remarqué que les taux annuels de piqûre (TAP) sont restés élevés dans l'ensemble avec toutefois quelques variations à Tiekouradou, Lèlè et Morigbèdougou qui sont des points A suivis hebdomadairement. Le TAP le plus élevé (43.769) a été observé à Morigbèdougou en 1999. Konsankoro et Banankoro qui sont des points B (suivis une fois toutes les deux semaines) ont eu les TAP les plus bas et le minimum a été observé à Konsankoro en 1991 (545). 11 6- Evaluationépidémiologiqueetchimiothérapie 6-1 Evolution de la situation épidémiologique A l'analyse des résultats obtenus lors des différentes évaluations épidémiologiques (avant le début des traitements et au cours des traitements larvicides et chimiothérapiques) la décroissance de la prévalence microfilarienne et des CIMFL est très visible. Les résultats obtenus dans les villages témoins (Banfèlè, Morigbèdougou, Narina, l/oussaya, Dalanian et Lekoro) montrent tous des courbes décroissantes (tableau N'10 et figure N"8). Bien que les indices de prévalence ne soient pas calculés suivant une même formule, il est facile de comprendre surtout en comparant les indices parasitaires des années 1965 à 1970 avec les CMFL de 1987 à 1999 que les traitements combinés ont eu un impact dans la diminution des charges microfilariennes. Lors des premières évaluations, en dehors de Fesse, Lekoro et Mana- Farabana tous les autres villages visités avaient des prévalences supérieures à 50% (figure No.9), mais lors de la dernière évaluation en 1999 toutes les prévalences observées étaient au dessous de B% (figure No.10 et tableau 10). 6. 2 Distribution de l'ivermectine 6-2-1 Distribution de l'ivermectine par les équipes mobiles L'ünité d'évaluation épidémiologique de I'Equipe Nationale a, à la suite de plusieurs enquêtes sur le terrain dressé une carte des différents types d'endémicité de tout le pays et en fonction des priorités, elle a procédé à la constitution des équipes mobiles chargées du traitement de la plupart des villages. Cette action s'est poursuivie jusqu'en 1996, année à laquelle fût abolie le traitement par les équipes mobiles et l'instauration du Traitement à l'lvermectine sous Directive Communautaire (rDC). Les données concernant la distribution de I'ivermectine par les équipes mobiles dans les villages du bassin du Milo ne sont pas complètes. Si de 1988 à '1991 les données sont disponibles, par contre à partir de 1992, il est pratiquement impossible de dissocier ceux du tMilo de ceux du Niandan (tableau 11). ll nous a été également impossible d'obtenir les quantités de comprimés d'ivermectine distribués au cours de cette période. ll est important de signaler que les équipes VCU ont également contribué à la distribution de I'ivermectine dans les villages se situant sur les axes de leurs circuits hebdomadaires de capture. Des stocks d'ivermectine ont été également déposés au niveau des chefs-lieux des bases opérationnelles pour le traitement éventuel de tous les cas suspects ou confirmés d'onchocercose. 12 6-2-2 Distribution de l'ivermecfrne sous di rectives co m m u n a utaire s ( T I D C) Comme signalé plus haut, la distribution de I'ivermectine par les équipes mobiles ayant été abolie en 1996, la stratégie adoptée pour assurer une plus grande couverture des populations exposées à la maladie a été le TIDC. Des quantités d'ivermectine sont déposées périodiquement au niveau des centres de santé des zones onchocerquiennes, qui à leur tour ravitaillent tous les villages de leur ressort. A I'heure actuelle au niveau de tous les centres de santé dans la zone d'étude les agents sont tous formés. Au niveau des villages également des distributeurs villageois ont été formés pour assurer la distribution de I'ivermectine à grande échelle. En principe tous les villages et hameaux des 11 sous préfectures que couvre la zone (Tintioulen, Komodou, Kérouané, Konsankoro, Moribaya, Koumban. Baté-Nafadji, Mamouroudou, Banankoro, Karifamoriah et Balandougou) devraient recevoir chaque année leur dotation d'ivermectine (tableau N'12). 7- Sensibilisationdescommunautés 7-1 §enqibilisation dans le cadre des études préliminaires Dans le cadre des études préliminaires, une équipe de sensibilisation a été constituée depuis 1980 au sein de !'Equipe Nationale. Cette équipe, sous la direction d'un technicien d'entomologie et fils du terroir, a sillonné toutes les zones onchocerquiennes de la Haute Guinée. l! fallait préparer I'opinion publique et surtout les populations des zones rurales à cette opération que la communauté internationale allait entreprendre en vue d'éliminer l'onchocercose en Guinée. Plusieurs volets avaient été abordés dont entre autres I'assistance souhaitée des responsables locaux et chefs de villages (les premières missions n'étant presque pas financées, les équipes vivaient à la charge des paysans), l'aménagement des voies d'accès menant aux villages et aux points de capture, I'importance de la biopsie dans la détection de la maladie. 7-2 Sensibilisation en rapport avec les activités de lutte antivectorielle Durant toutes les années de traitement, le volet sensibilisation a pris de I'importance au fur et à mesure qu'on avançait vers la fin du programme. Tout le personnel évoluant au sein de l'équipe nationale a été initié à cette tâche. La sensibilisation s'adresse en premier lieu aux populations rurales ensuite aux élus locaux, aux responsables politiques et administratifs et aux travailleurs des sociétés opérant dans la zone d'endémie. Toutes les équipes évoluant sur le terrain. en particulier les équipes d'évaluation entomologique ont charge de procéder à des séances de sensibilisation dans toutes les localités traversées lors de leur mission. A cet effet un mini-briefing de sensibilisation a été instauré par la direction du Programme. Régulièrement les messages de sensibilisation sont expédiés à Odienné et Ouaga faisant le point de la situation de cette activité menée au cours des semaines et des mois par les équipes. 13 Les principaux sujets abordés au cours de ces séances de sensibilisation s'articulent autour des points suivants : Le rôle des équipes ONCHO dans les zones rurales ; Le rôle des simulies dans la transmission de la maladie ; L'importance des épandages larvicides par les hélicoptères ; La nécessité de veiller sur les dépôts, les balises et les échelles de crue pour éliminer les cas de vol et de vandalisme ; Les voies d'accès à entretenir pour la bonne marche des activités concourant à l'élimination de la maladie ; L'assistance à apporter aux équipes ONCHO ; Le retour très prochain, après l'arrêt des traitements aériens, des mouches mais qui ne sont plus dangereuses pour la santé d'où le combat contre "l'onchopsychose" ; La recherche des répulsifs locaux pour lutter contre la nuisance Au cours de ces dernières années, des cadres du Service des Transports de OCP procèdent régulièrement à la sensibilisation des chauffeurs conduisant les véhicules du Programme. Cela a eu un effet très bénéfique sur la longévité des véhicules car on enregistre depuis lors moins de cas d'accidents. Depuis que les équipes de terrain ont commencé à sensibiliser les populations, nous avons remarqué que dans toutes les zones couvertes par nos activités, très peu d'individus ignorent aujourd'hui !e rôle des équipes ONCHO. Les voies d'accès menant tant aux points de capture qu'aux dépôts et aux balises sont régulièrement entretenues et tous les dépôts d'insecticides et de carburant sont tous sous la surveillance des villageois. La sensibilisation est de nos jours une des armes efficaces dans ce combat contre ce redoutable fléau que constitue I'onchocercose. 7.3. Sensibilisation en relation avec les traitements à l'ivermectine Depuis quelques années et en prélude à I'arrêt des traitements larvicides sur le Milo prévu en décembre 2001, I'Equipe Nationale a intensifié ses activités de sensibilisation dans les villages se situant dans la zone d'endémie. A cet effet les équipes d'évaluation épidémiologique et surtout les équipes VCU beaucoup plus fréquentes sur le terrain, procèdent régulièrement à la sensibilisation des communautés sur la nécessité pour elles de prendre régulièrement l'ivermectine. médicament distribué gratuitement dans le cadre de la continuation de la lutte contre l'onchocercose. 14 La sensibilisation intéresse également les responsables sanitaires dans la mesure où la réussite du TIDC dépend en grande partie d'eux. Le ravitaillement des distributeurs villageois devant être ininterrompue, il est nécessaire que les chefs des centres de santé accordent beaucoup d'importance à la régularité de ce circuit. lls sont eux aussi vivement impliqués dans la sensibilisation des villageois. 8- Discussions Depuis le début des traitements larvicides du ltIilo en 1987 (traitements ponctuels de 1987 à 1989 et traitements réguliers depuis 1990), la situation entomologique et épidémiologique a, sur le plan général, incontestablement changé dans le sens de l'amélioration des résultats. Avec I'introduction de I'ivermectine en 1987 dans le traitement de masse des collectivités rurales, cette situation s'est encore sans nul doute améliorée. Au regard des résultats, I'incidence des traitements ivermectine combinés avec les traitements larvicides s'est fait sentir graduellement au fil des années et on note une baisse considérable des taux de transmission. L'analyse de la prévalence de I'onchocercose dans les six villages choisis comme repaires sur tout le bassin du Milo montre des courbes qui ont toutes régressé en 1989. La plupart des courbes ont montré des pics en 1990, mais depuis lors la prévalence a amorcé une décroissance graduelle et à partir de 1997 toutes les prévalences sont au-dessous'de 10. A Narina en 1997 età Lekoro en 1999 les prévalences sont tombées à 0. A Banfèlè, Morigbèdougou, Moussaya et Dalangnan toutes les prévalences sont bien au dessous de 10 (figure N'8). Cela montre encore une fois de plus que sur le plan pratique, I'incidence des traitements larvicides combinés avec les traitements à I'ivermectine est très nette et doit être considérée comme un indice de réussite du Programme OCP pour le cas précis du Milo. Le maintien des acquis du Programme est I'un des objectifs du mandat d'OCP. Pour ce faire les équipes nationales déjà en place ont charge de tout mettre en æuvre pour la détection précoce de toute recrudescence éventuelle de I'onchocercose. Elles devront, après découverte de tout cas de recrudescence soit lors des enquêtes épidémiologiques, soit en contrôlant le taux d'infectivité des simulies grâce aux nouvelles techniques de sondes ADN, tirer sur la sonnette d'alarme afin que des dispositions soient prises pour freiner cet état de chose. Puisqu'au niveau des communautés rurales des distributeurs villageois d'ivermectine ont été formés, il s'agira pour les autorités sanitaires déjà impliquées dans la lutte contre la maladie, de veiller à ce que le circuit de distribution de l'ivermectine ne soit pas interrompu et que tous les distributeurs villageois soient régulièrement ravitaillés. Le suivi et le contrôle de cette activité doivent également être assurés par les agents des centres de santé. Puisque la lutte contre l'onchocercose est déjà intégrée dans les activités des centres de santé, il faudra entrevoir la possibilité de procéder à des traitements ponctuels des gîtes accessibles au sol aux alentours des agglomérations et des 15 unités agro-industrielles. Pour I'acquisition des larvicides (notamment le Bt. à cause de son coût et de son efficacité), une structure doit être mise en place par les autorités nationales pour I'approvisionnement des équipes nationales et des unités agro-industrielles. A cette phase de désengagement progressif du Programme et surtout après l'arrêt de ses activités, les responsables nationaux doivent se préparer à gérer I'après OCP. En Guinée, un Comité National de Dévolution a même été créé. Les activités de chimiothérapie et de surveillance épidémiologique devront être renforcées et bien suivies; dans ce cadre le modèle épidémiologique de microstimulation (ONCHOSIM) est un bon moyen d'étude pour déterminer le risque et la dynamique de la recrudescence. En tout cas, de gros efforts de sensibilisation doivent être déployés à tous les niveaux afin que ne soient pas vains tant d'années d'efforts humains et financiers que nul programme de santé n'avait réussi à financer jusque là. 9. Conclusion Ce rapport de synthèse nous a permis d'analyser tous les résultats obtenus tant du point de vue épidémiologique qu'entomologique. Ce sont surtout ces deux paramètres qui peuvent nos permettre d'apprécier la qualité de la lutte entreprise. Du constat fait il ressort clairement que les activités que I'OCP a eu à mener dans notre zone d'étude ont été vraiment bénéfiques pour les populations rurales. Pour concrétiser ces succès remportés la preuve la plus palpable réside dans le fait que la plupart des villages autrefois abandonnés du fait de I'onchocercose sont aujourd'hui repeup!és. Le retour progressif des populations sur les plaines libérées a entraîné la naissance ici et là de nombreux hameaux de cutture sur les rives du Milo. ll est aussi évident que les activités menées par le programme ont eu un impact socio-économique certain dans cette zone; les différents projets agricoles mis en place en sont une illustration. L'occupation des plaines tout le long du Milo est effective. Les plaines de Morigbèdougou qui ont été abandonnées depuis plus de 20 ans sont actuellement exploitées par des groupes d'agriculteurs. Vers Dalanian de vastes plaines ont été récupérées et sont exploitées par des colons qui y pratiquent une agriculture mécanisée. Avec la sensibilisation des villageois, des élus locaux et des responsables politico-administratifs, les voies d'accès des villages ont été entretenues, et pour la plupart des villages jadis très peu fréquentés, les véhicules ONCHO du fait de leurs visites fréquentes ont contribué dans une large mesure à leur désenclavement. Les résultats d'évaluation entomologique de ces dernières années sont très encourageants et permettent d'espérer qu'après I'arrêt définitif des traitements aériens la reprise des infestations sera probablement négligeable au moins durant plusieurs années. 16 ll est donc souhaitable, qu'après tant d'efforts consentis pour juguler la maladie, que les autorités à tous les niveaux s'investissent pour conserver ces bons résultats obtenus après ces 13 années de lutte( chutes des indices parasitaires, diminution des cas de cécité). Ces résultats sont sans nul doute, imputables à I'action combinée de la lutte antivectorielle avec les traitements à l'ivermectine. Remerciements Pour la rédaction de ce rapport nous avons bénéficié de l'assistance de plusieurs personnes que nous tenons ici à remercier très sincèrement pour leur inestimable concours, en particulier : Le Directeur du Programme OCP et le chef VCU qui nous ont choisi pour I'exécution de ce travail. Le CAT de la Zone Ouest et le Coordonnateur de la Recherche Entomologique qui nous ont encadré dans la rédaction de ce rapport. Nos collègues de l'Equipe Nationale et de la Base d'Odienné pour leurs d ifférentes contrib utions. Bref, tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre ont contribué à la réalisation de ce travail. Que tous, trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude. 17 BIBLIOGRAPHIE 1 . Agoua, H.1996. Rapport de synthèse des activités de I'OCP sur le bassin de la Bougouriba et la Bambassou au Burkina Faso de 1974 à 1996. 2. seketeli, P. Guillet, B. colussa, B. Philippon, D. Quillévéré & E. M. samba. Equipes nationales entomologiques de la zone Ouest (OCP) de 1986 à 1990. 3. Anonyme,1981.Projet Sénégambie. Lutte contre l'onchocercose en Guinée, Mali, Sénégal et Sierra Leone. 4. Prost, A. Bougemont et M.S. Omar, 1980. Caractères épidémiologiques, cliniques et biologiques des onchocercoses de savane et de forêt en Afrique Occidentale. Revue critique et éléments nouveaux. 5. B. Colussa, 1982. Synthèse par rivière des données concernant l'onchocercose dans la République Populaire et Révolutionnaire de Guinée au 30 mars 1981 . 6. Diop M.E. 1996. Surveillance de l'environnement aquatique: ichÿofaune (Rapport de synthèse 1985-1996). 7. Diop M.E., Kondé E.F.,Nabé K. 1996. Evaluation du risque d'impact sur I'environnement aquatique (Milo à Boussoulé). 8. Garms. 1964. Rapport concernant la lutte contre I'onchocercose en Guinée (Projet N'F.E.383). 9. Hougard J.M., Poudiougou P., Agoua H.,Akpoboua K.L.B.,Yaméogo L.,Meyer R.,& Quillévéré D. 1994. De la nécessité de mener à terme les activités de lutte antivectorielle du Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest : rappel des enjeux et proposition d'un budget à minima pour la période 1998-2002. 10. Hougard J.M.,Poudiougou P., Zerbo G. Meyer R., Agoua H., seketeri A.. Samba E.M.,et al. 1993. La lutte contre les vecteurs de I'onchocercose en Afrique de I'Ouest. description d'une logistique adaptée à un programme de santé publique de grande envergure. 11. J.P. coulaud, Larivière M., Gervais M.c., Gaxotte Ph., Aziz A., Deluol A.M. et Cenac J. Traitement de l'onchocercose humaine par I'lvermectine. 12 Knüttgen H.J.1964. Rapport concernant la lutte contre l'onchocercose en Guinée. (Projet N'F E 383) 18 13. P Guillet, A. Seketeli, H Agoua , B.A. Boatin, D. Quillévéré, E.[/1. Samba et al 1992. lmpact of combined large-scale ivermectin ( Mectizan ) distribution combined with vector control on transmission of onchocerca volvulus in the Onchocerciasis Control Programme in west Africa : Niger bassin in Guinea. 14. R. Leberre, G.K. Fiasorgbor, 1985. lmportance de I'identification cytotaxonomique des espèces du complexe Simulium damnosum dans la lutte contre I'onchocercose. 15. R.H. Baker, D.A.T. Baldry, D. Boakye and ltl. Wilson, 1987. Measures aimed at controlling the invasion of Simulium damnosum Theobald s.l.(Diptera :Simuliidae) into the Onchocerciasis Control Programme area lll. Searches in the upper Niger basin of Guinea for additional sources of flies invading south-eastern Mali. 16. R.H. Baker 1986. Task Force lll repport. 17. Yves F.,Paugy D. 1996. Résultats de 2Oannées de surveillance ichtyologique en Afrique de I'Ouest. 9I ANNEXES 1Eiqurel Situation géographique du Milo et bassins fluviaux adjacents BAS ILO & SAN Rivirnel ofllumts UL5OO Codo du birf t \ Fiâ dô bi.f ' e Poinr d. coorun (4105) Code dq pohi do cçrn ***r**Linrlr d'&ots (c .b O Chrt liru dr bose oilroflonmlte A 640 Oepol dc coôurontsÉc codog.€crnpogæ Y Echcll! d! cruê ovæ bdisê orgc l0 20 @50 €At lh o l4loc) 644 A aI C OTE (4r20) 8oloro5.o lvot a 650 4ror)l f o'tr s) \) U q o I I I I I I I N 4) .66t ^68EYLA tI Boc €4 ( 4l2r) Lrb<rlo 4 ( 4 r19) Bonoüoro l..t?21 Tiriro Forobro a 655 \ E\ E (4 403 65r ^ s. 652 656 2Fiqure 2 : Hydrogrammes du Milo 2a : Hydrogrammes de la station de Kankan IJ oo câ E c o o .Ëlt{,o 1 000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0 tr \^II , Ii \'.I I a ! , a I I ? 9 11 13 15 17 19 21 232527 29 31 33 35 37 39 41 43 45 47 49 51 Semaines -1997 - -1998 1999 t:I 1357 2bl : Hvdrooramme de la station de Kérouané 250,0 200,0 150,0 00,0 50,0 0,0 50,0 -1997 - -1998 't ---1999 t t I rLt \ aIt t t1 a a I I I I a aa. l.'\ , 1 3 5 7 I 11 131517 1921232527 2931 333537 3941 434547 4951 I a 2Fiqure 2 : Hydrogrammes du Milo 2a : Hydrogrammes de la station de Kankan l l '1000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0 I a I I , , I I o oo(9 E E o o .Ëo{,o II ^\l.\ a' 1 3 5 7 9111315171921232527 29313335373941434547 4951 Semaines -1997 - -1998 1999 a I T I I\ I I 2b) : Hvdrooramme de la station de Kérouané 0200 250,0 I 150,0 100,0 50,0 0,0 -50,0 -1997 - -1998 ---1999 ]r s s 7 s 11 13 15 17 1s21232s272s 31 333s37 3s41 424s47 49sl Ill It I I IIt , i 1 \a a ÿ l.l 4'tuacgo ruo^oN 'lco tdo§ l00v I T T T T I I I I a , I a a u!n1 !euu lu^v sJBl,I .J^9J 'uer o E, oE' ,(,ltE' o = T I {, -(,J I =o!,(E L =oJ o F I InI I I I I t o)(» C» -O ,(E =N =B - I Ë€Éa .=oo6Oo(§ 'Etrlg r. (Uq? ol gLI (J -l o6t+ a-l .-lr| E(U tr o oto@oo o(o oôlo§l o soloclue^es 'luocJnod 5I I I) o!(u =oj .0) + 'a ,a I o o .)a c(§ an É, oY I o oJtr otr G(D + o o) oE .o -o E» o =I I I O) C» o) æ o) o) o, o) (0 O)(t) I() O) o) $ o)(» ({) o) o) §to)ao)o '.O e o ot ol O) O) O) z(lt t+ co O) oE s = ,6 o(§ -o o o o\o È oolt o o L -oÀ F- o JE e '-a o(§i (EIo oL - ) .9 lJ. o) æ o) æ æ o) F-o o) (o æ o) |(, æ o) § @ ct,\ ooooooooool{)oroor{) ClNF o dIV 6oÉ. o\<z z m + o TJJ co o É.o = + oÉ.o)< z. a z.o\< + TU IU + foo É.fo :< TU t- + o, o) o) @ o, o) N o, o) (0 o) o)Ê 1r) o) o) s o, o) -, cf) o, o, N o, o) o) o, o o) o) o,@ o, @@ o)r F-@ C» (o @ O) tr) @ O) .ir @ O) ct) o) C')r(Y) C') ct) OF =to =E -'oJr.rE6tro .-aoooË 8Ë .. o -ol 't)1ol '= ol ot-l (J5l a olË 1tl : o +, J6 IIJ T oOOo C\ oOo§ootr) ocf, C sgolrJoc dIV 7o) C') o, G' olg) lt- o) C', (o o) o) l{, o) o) É o) C" (Y' o) o) Socto ,F r(! tr5a o o) o) o, @ o) @ c, o) o(» (0 G' ct) ro e, or tE' o) a o, o,O- -l =g =o, - - Ll)V .=EA= 8EmE ,81 *ol .ol-l ctt -lJI Lotx El èÈF oooo§t oofo oot oolo I t I I \ , , I o o sgEuroc dIV I Ici oL+, J oo G =lUlJ. tr +,(o L oILt o oo (E =lUIL tr or(E (U ot o oo (E =lU lJ- EI oL - J{., CL CEo ot, ot,C T- o CL oÉ oYz z o oÉ oYz oz oY f oo Éf oY IJJ F c» o)(nç r(§ (1 - Cl)êo,(E-OoPrtoo o€.8\&? =EE -! 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Taux de cécité Enquêteurc et années Nafadji Dalaba Milo 27,9 1 Knûttgen 1965 Nafadii Tesslllma Milo 12,8 2,02 thüüsen 1965 Nafadji Benkalan Mllo 11,7 2,1 lGüttgcn 1965 Kankan Morigbèdougou ililo 67,1 5,83 Knût$an 1965 Kankan Kassa Milo 61 3 Pons 1969 Kankan Dalaba Milo 41,9 1,6 Pons 1969 Kankan Dabola Milo 14 0 Kankan Sanankoro Milo 22,4 0 Kankan Diansoumana Milo 8 0,9 Kankan Kaala Milo 16,2 3'4 Danilov 1970 Komodou Doussoumoridou Milo 70 5,93 Kniitlgen 1965 Komodou Sarimoridou Milo 58,7 2,33 Knüügcn 1965 Komodou Frankonedou Milo 4/i.11 1,1 Knüttgen 1965 Komodou KogtÈdou Milo 78,6 8,9 lhüttgen 1965 Komodou Balan Milo 65,6 7,7 Danilov 1970 Komodou LèIè Milo 51,9 3 Danilov 1970 Moribaya Dalanian Milo 67,2 1,3 Kniittsen 1965 Moribaya Famanian Milo 60,9 2,25 Knüttgen 1965 Moribaya Wami Milo 92,3 10,2 Polrs 1969 Moribaya Bafèlè Milo 43,3 Moribaya Banankoro Milo 66,7 Moribaya Fofanaro Milo 60 4,8 Danilov 1970 Moribaya Narina Milo 56,8 4,2 Danilov 1970 Morcdougou Senankoroni Milo 76,5 0 Danilov 1970 Itlorcdougou Fercdou Milo 56 1,3 Danilov 1970 Kerouané Fercdou Milo 71,1 2,7 Ilanilov 1970 Kérouané Diala Milo 61,8 1,1 Danilov 1970 Kérouané Bafouro tlilo 55,2 Danilov 1970 Kérouané Konsankoro Milo 52,1 0,1 Danilov {970 Kérouané Fcrcboridou Mllo 39,3 0 Danibv 1970 Kérouané §amaradou Milo 36,4 1,9 Danil,ov 1970 Kérouané Kérouané Milo 11,3 1,2 tlanilov 1970 Banankoro Soumassenia Baoulé 71 0 Danllov 1970 Banankoro Difassaya Baoulé 4.5,5 1 Danilov 1970 Banankoro tazano Baoulé 39,7 2,3 Danilov 1970 Kenkan Famoria Soun §rl 0 Danibv 1970 Kenkan Korakorc Soun 4,4 2,2 Danibv t970 Kenkan Farabana Soun 4/|.12 1'6 Danibv 1970 Kankan Foulounl Mira 60 1,1 Ilanibv 1970 Kenkan Koledou Mira 51,4 3 Danilov 1970 Kankan Fankono Mira 37,5 0,7 Danil,ov 1970 Banankoro Sinigueridou Bomboko 63,6 5 Equ. Nat1970 Banankoro Selndou Bougban 63 3 Equ. Natl970 Kercuané Talibakoro Gbononkoba 25,9 1,2 Komodou Diradou Diassa 31,1 0,8 Komodou Farandou Diassa 22,6 1,1 Komodou Nialemoridou Diassa 15,7 0,4 Komodou Manguèbou Wassa 27,1 0 Komodou Fabala Wassa 16,7 Moribaya Moribaya Wan 21 1,6 Moribaya Banko Talibako 4',1,7 b Kankan Gnanankoro Diaman 45 1,69 Kankan Moussaya Diaman 60 6,8 Kankan Santiguila Limbo 7,1 0,6 Kankan Moussaia Limbo 6,3 0 Kankan Sanfina Limbo 4 1 Kankan tissamana Limbo 5,2 0 Kankan tloumbaolia Limbo 2 0,7 Kankan Ourembaya Milo 6,8 Banankoro B.nankoro Baoulé | 5,2 0 Danilov {970 L7 Tableau 5 Gycles de traitements sur Ie Milo de 1989 à 1999 $Er ML2OO MUI00 ML4OO MLlOO MLlOl MLl02 MLl03 ML2OO ML30O I ML301 A!ûr.rEE I I1989 I 1989 1989 199b 1990 1 990 1990 1 990 r990 1990 1990 't991 t ggtl 1991 1991 1991 1 991 19S1 1 991 1991 1991 t991 1992 1992 1 S92 1992 1oô92 1 992 1992 1 992 1 9S2 1 992 1992 1992 1993 1993 1 993 / 1993 '1993 1993 1993 1 993 1 993 1993 1 993 ML4OO MLlOO MLlOl MLl02 1,.1Ll03 ML104 MLl05 ML106 MLzOO ML3OO ML3O1 ML4OO MLlOO ML1Ol MLl02 ÈrLl03 IüL104 |,,1L105 ttL106 NlL107 [,1L108 !,1L200 titL300 !,1L400 lllLl00 LtLl01 tdL102 MLl03 MLl05 ML't06 ÈtL1 07 ML108 ML200 ['1L300 ML4OO MLlOO MLl0'l MLl02 ML105 ML106 ML108 ML2OO .MLiioo 1994 1994 1994 1994 1994 1994 1994 1994 1994 TEM VEC TEK CHL PH9 PEB CAR PYR ETO SUSP 11 0 0 t 3 0 0 0 335 0 I lt 0 0 0 7 0 0 0 26 7 0I 11 0 0 0 0 0 28 12 0 0 2 o o 615 't7 0 r5 t7 0 10 0 0 2 0 o I 15 I6 0 r0 0 0 2 0 o 9 10t5 16 0 10 0 0 1 0 0 I6 U u L U Jt4 1t U 6 , ,.12 0 I 0 o 4 0 u Ê 16 o 0 o 0 0 500 c 0 2 0 6 4 o 0 166 t2 22 0 0 B 0 0 0 0 11 o 415 526 0 0 0 0 0 6r 0r5 5r5 I 26 0 0t 0 0 0 6 0 0 245 21 0 0 0 0 0 2 280 0 o o 5t0': s 0' 0 5 0 o ,É.il It 0 0r 0 0 0 0 o 502 0 0 0 0 0 0 0 0 3 B 0 129 20 0 ll0 0 0 0 5 6 012 18 0 0 500 2 0 0 0 o 0 140 0 0 3 6 o1t 18 0 30 0 I 0 0 b 016 26 0 130 0 1 0 0 1l6 21 0 0 120 1 0 018 21 0 0 0 390 0 0 03 10 0 0 341 0 0 05 12 0 0 0 110 1 0 0 017 23 0 330 0 0 015 4 0 0 0 0 o 370 0 0 012 3 0 0 0 0 343 0 0 0 0r5 150 3 I oI5 21 0 0 0 14 o 150 0 70 16!o 0 14 0 15û 0 70 16 0 0 5 0 I0 0 0 027 t2 0 0 0 0 2A3 0 0 0 029 130 0 028 11 0 0 0 0 0 as0 0 03 0 0' 0 0 I4 012 0 0 0 028 0 o 90 o 131 l1 0 0 0 0 470 0 o3 2 0 0 0 1 o 11o 0 0 0 031 I 0 190 o 220 ll o 0 0 12 0 253 010 2 0 0 0 242 o 12 012 2 0 0 0 1 0 220 0 0l6 r3 0 0 0 0 o 22r3 0 0 0 017 0 220 0 0 017 13 0 0 0 0 0 220 0 0 017 r3 220 o 0 0t7 13 0. 0 0 220 o0 o17 r3 0 0 0 0 320 20 0 0 0I 10 201t 06 o7 o 0 0I 2710 00 o7 0 0 0IML4OO I 18 BE Tableau 6 Cyctes de traitements sur le Milo de 1989 0 1999 A}INEE, 1995 1995 r995 '1995 r995 1995 1995 r995 1995 1995 1995 I 996 1996 1996 I 996 1 996 1 996 1 996 1 9S6 1 996 1996 1996 I 997 1997 r997 1 997 1997 1997 1 997 I 997 r997 1997 .1997 1998 1998 1 998 1998 r998 1 998 1 9S8 I 998 1 998 1 998 1 999 1 999 , §39 I 999 11!.9 19:;g 1!!r9 19:19 't999 MLlOO tlL101 MLT02 MLl03 MLl05 ML106 [t1108 lrL200 ÀrL300 NL301 LtL.t00 ttL1 00 Ltl101 À{11 02 ÀrL1 03 MLl OJ ML105 ML106 MLl 08 ML2OO ML3OO ML4OO MLlOO MLl O1 ML102 Àr1103 ÀlL1 05 lilL10ô MLl Oô LtL200 M1300 ML3OI ,{1400 MLlOO MLl01 MLI02 ML1O5 MLl06 MLlO8 ML2OO ML3OO ML3O1 ML4OC t{11 0t t,lLl 01 r,{L1 0? llL t0t, lJL108 rrL200 LlL300 ML4OO ?1 39 39 39 -13 .1 :J 6 6 rJ a1 7 4 TEM vEc TEK CHL PER CAR PYR ETO susP.. r6 t{ 0 0 I 0 0 0 0 21 r6 t5 0 0 0 0 0 0 0 21 15 14 0 0 0 0 0 0 0 23 1 2 0 0 0 0 0 0 0 49 16 l5 0 0 0 0 0 0 0 21 I6 l5 0 0 0 0 0 0 0 ?1 l6 r5 0 0 0 0 0 0 0 21 16 alo 0 2 0 0 0 0 30 17 3!o 0 c 4 I 1'l 0 15 2 0 0 0.- c 0 0 0 0 50 1ô 3 0 0 I I il 0 2A 12 9;C c n 0 0 0 28 13 9i0 û n 0 0 3 2 0 28 10 I 0 0 0 0 0 2 0 Ji 3 010 c 0 0 0 0 0 49 1 0i0 l 0 0 0 0 c 5l 13 I 0 0 U 0 0 2 0 28 13 9 0 0 0 0 0 2 0 28 '13 I 0 0 0 0 0 2 0. 28 12 2 0 0 0 2 00 0 36 r6 3 0 0 2 o6 0 5 æ 18 3 0 0 3 I I 00 l9 0 10 0 0 9 0 0 0 t2 2l 0 17 0 0 10 0 0 0 2 ZJ 0 t7 0 0 o 0 0 0 3 23 0 0 0 o 5l0 0 I 0 0 0 rIo 0 ll 0 0 0 I æ. 0 t7 lo 0 10 0 0 0 2 23 0 18 I o 0 10 0 0 0 2 z2. 2 o 0 0 I 2 0 0 12 21 6 4 0 0 7 6 0 5 r.3 'n 2 0 0 0 0 0 0 0 0 50 6 5 0 0 7 +J 0 5 t2 t4 3 13 0 0 0 0 0 0 0 36 3 18 310 0 0 0 o 0 0 3 r8 0 0 0 0 0 0 310 3 l3 0 0 0 0 0 0 0 36 3 r8 0 0 0 0 0 o 0 3I 3 17 0 0 0 0 0 o 0 12 3 o ) 0 390 0 1 I 0 J l0 b 0 0 5 6 0 0 n I 0 I 0 0 0 0 0 0 48 2 1? I 0 0 5 4 0 0 0 1 0 60 0 0 0 0 6 6 'I n 0 0 0 60 1 n C 0 0 0 6 1 0 t.: 0 0 o 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 (_r 6 ,') t\ J a i_ 1 5 I 0 0 0 o {) () r.) n 0 0 0 6 0 0 tt C o 0 { o 0 21 Pt{ô.1 19 Tableau 7 Données cytotaxonomiques du Bassin du Milo (1980 - 2001) Années Damn. Sir Dieg Squa. Yah Sacx. Sass Soss. Somi Kome. TOTAL 1 980 0 0 0 0 118 0 0 0 24 13 155 1 982 2 5 0 10 3 0 0 0 2 0 22 1 984 7 61 0 0 0 1 0 19 163 0 251 1 985 3 63 0 86 1 0 1 1 't 36 17 307 1 986 28 256 3 85 0 0 0 0 105 2 479 1 987 I 169 8 0 0 0 0 0 87 3 276 1 988 0 13 17 0 0 0 0 I 2 40 1 989 61 0 38 0 0 0 0 0 0 99 1 990 0 I 0 43 2 0 0 0 0 0 56 1 991 0 15 0 216 13 0 0 0 0 244 1992 0 13 0 25 3 0 0 0 0 0 41 1 993 0 21 0 68 7 0 0 0 0 0 96 1 994 0 86 0 I 0 0 0 0 0 0 94 't 995 21 19 0 27 0 0 0 0 0 0 67 1 997 31 160 0 5 0 0 0 0 0 0 196 1 998 51 158 0 88 1 0 0 0 0 0 298 1 999 30 46 0 11 0 0 0 0 0 0 87 0 0 Tableau 8 Données morphologiques du Bassin du Milo 11992 - 1999) æ Libellé Découp Savane Sou/squa Yah. % sav. % forest. TOTAL LèIè 1 1313 23 0 98,3 1,7 1336 t Lèlè 2 2602 24 0 99,1 0,9 2626 LèIè 3 2230 3 0 99,9 0,1 2233 LèIè 4 554 19 0 96,7 3,3 573 LèIè 5 r368 3 0 99,8 0,2 1371 LèIè 6 346 27 0 92,8 7,2 373 LèIè 7 222 119 2 il17 35,3 34il LèIè I 467 282 2 62,2 37,8 751 LèIè 9 509 409 6 55,1 44,9 924 LèIè 10 474 306 3 60,5 39,5 783 LèIè 11 920 410 12 68,6 31,4 1342 LèIè 12 1096 356 1 75,4 24,6 1453 Morigbèdougou 1 3513 5 0 99,9 0,1 3518 Morigbèdougou 2 5015 1 0 100 0 5016 Morigbèdougou 3 3604 0 0 100 0 3604 Morigbèdougou 4 1120 0 0 100 0 1120 Morigbèdougou 5 164/ 0 0 100 0 1644 Morigbèdougou 6 872 1 0 99,9 0,1 873 MorigtÈdougou 7 505 2 0 99,6 0,4 507 Morigbèdougou I 150 5 0 96,8 3,2 155 Morigbèdougou 9 89 6 0 93,7 6r3 95 Morigbèdougou t0 680 5 0 99,3 o17 685 Morigbèdougou 11 768 7 0 99,1 0,9 775 Morigbèdougou 12 1475 11 0 99,3 0,3 1486 Tiekouradou 1 13 182 7 6,4 93,6 202 Tiekouradou 2 {05 43 1 19,1 80,9 549 Tiekouradou 3 180 634 1 22,1 77,9 815 Tiekouradou 4 39 436 8 8,1 91,9 483 Tiekouradou 5 10 576 22 1,6 s8r 608 Tiekouradou 6 97 549 50 13,9 86,1 696 Tiekouradou 7 13 306 28 3,7 96,3 u7 Tiekouradou I 82 664 91 9,8 90,2 837 Tiekouradou 9 31 1091 125 2,5 97,5 1247 Tiekouradou 10 39 1694 94 2,1 97,9 1827 Tiekouradou 11 25 740 26 3,2 96,8 791 Tiekouradou 12 40 481 12 7,5 92,5 533 2t §l»(to-F 66(tç o§l(o F Éo = t È- tooN o t-(t J ot, oL§z lo§to o ai,J(, o (o I FI ar! IJI .r l<ool >t <l (»N i-§t o o .o (, o tr §trl c, q, o o a! CL s (',- (0 @ §l oo o o- (ot\aî ta,$to,cî o .9,o oG'C' @o o, +J CL(U(J ol C"G' oL oE d,L .Ctzl N s = 9 = o E :9 .rÉ. g =o(!ql o,Lf CL(! o o,ï, ol :lLI ol o-l a ot,(! E'tr(U = Ê o, F(,,J o 4tz (/) N (r:, a, G' o Ilz @ o (r,i- TN o (,, oLttz @ o r(' o ooo =o (, o s @ I o o o oos a,o :t I @ o c,@ o§t o oo Cq. s rO !j oo o cl'.(n AD @ o tto ro- @o oo ao C o- $G' c, N cl,§t (, Gl' or(t, GI'N cl,or .\t@ N oo§t t,lo(J .o CLûlu at, o f oU' fo U' fooo l0JILl CL(! o o!, lo E o o- o o .rc(E oc oY c§ Gdl o o ,xc .EocoY o oJÊ(E oc oY o!, .EEc(! = o!, G!,tr6 = oî,6!,co = §a ra, F ro) E op r! o (r)oôl tr o,§t o às Eoz o otr oE G ai lo- o o E =o o E(E J o s ro-@ o)(1 oE .Ctz c,oN ootroâ :, oo o s (o o az o N@ oo ,o o eolt s oto)§l eoz oN tat Gl l,lo loto E G 6(r, o)(»s (, a{rO oL4tz §t o CL a!(, @!tû Ê,6o o o -tstr o oÉ oY trg oo f oï, GEtr a! = oË o (§ CL o =o() o o CL c .9 o ,9 E o t! T E o) oo C' L oo ooo .o CL oo oo!, o '.=l-(E CL o, É, o o, oo .= -e .E oo Itr o ooE' c o E(E CL o 1 lt o, E *l o@(l' oG't (n(r, loo às @ o \@ N Tos @d clt N (o G,os ç1, o oq. GIN oN §tos !o- N ro crt .i' N s .', o s ood o, t\ tN (oË oLJ CL(! o oE o tr 'o-À tr§(E @ oL oI tr a! oc oY f o!, a!Ec(! = (o @ o) o o E =- uJ oÉ. ott Y @ t tr o G .o o, e oï, oo .o trtr oo ctl -lJI(El orl -ol(UI FI otr o o oo ..2E o oo CL oo o oE üt o = o .o r o o) lx c,, Câ !o oos JC'ooa6l foo c(! 22 Tableau 10 Résumé des données épidemiologiques du bassin du Milo de 1987 à 1999 Nom du village Date Pop.recen. Pop.exami. Prév. mf CMFL Bafèlè 8712 ,184 125 82,4 24,08 881 I 195 124 56,3 4,65 8912 196 118 18,4 0,85 901 I 185 83 40,5 '1,59 9112 179 121 41,4 2,19 9703 186 142 711 o12 Balan 8711 139 110 73,7 27,24 9112 219 164 36,9 2,5 9501 286 208 4r3 0,09 9703 302 208 4,9 0,12 Dalanian 8712 148 87 64,7 19,9 9212 241 151 19,9 0,62 9512 326 tzls 6,4 0,19 9904 401 213 413 0,14 Fakolela 8704 141 99 61,1 8,97 9904 211 145 5,4 0,04 Fesse 8703 199 176 4,4 0,16 Koumana 8803 105 42 65,2 12,73 9112 127 110 24,5 I ,13 9501 141 91 3,1 0,05 9703 152 130 7,9 0,2 Lekoro 8704 125 109 46,2 8,69 9212 210 1s2 4 0,11 9512 254 172 1,9 0,07 9904 271 181 0'5 0,06 Morigbèdougou 8712 332 211 82,1 41,85 881 1 373 30s 70,9 8,36 8912 372 112 15,9 0,45 901 I 366 207 57,4 7,62 9112 371 245 52,3 6,44 9703 416 308 3 0,08 Moussaya 881 1 250 122 54,7 2,O2 8912 265 '122 7r7 0,26 901 1 276 141 38,4 2,43 9112 273 203 38,4 2,59 9703 383 312 4r7 0,16 Narina 8712 111 80 87,2 20,89 881 1 167 94 45,9 1,77 8912 180 13 212 0,04 901 1 192 66 25,1 0,53 9112 181 105 22,7 0,7 9312 198 116 12,3 0,21 9703 213 152 0,7 0,01 Madina-Baoulen 8704 234 188 68,9 22,16 Nana-Farabana 8704 407 351 43,1 5,67 Wandadou 861 I 117 75 73,2 13,03 23 o+,(E o @@ G c, e oz o) oq oz o ol oz ol o .o o N ol(, .o o C,, ol o .o o to ol tr(Ea s o)§ü(o co- o) tlo §t @lo @_ o(o -ï-(o(o t_(o(o to- -T\ (l)(0 o\o .=(E L|: CL o o- (o Nç)§t 00 c, cl,N N o,tN o,ooG' N o) o)§t T(,NtoloN rF oo c,N æ]\ F æN o\o otr oo oÉ. ct o o- ]\ C') @ cl, ç C') o) aD o)T\Nt I\t(r)$ to 1(,t ôto ro G'(o N r{, æ a, §t o) roo\t oo E')§ 5 oL. .ctz çN çN ôt§t tN (oN (o o) §toN cl,NN o .= oo(E o I = o = s = o = o = tr(§!,tr .gz .9 = tr GE'tr .gz o = E GE'tr .gz o = oo\o @@ C» - @@(» - C') @ o) F o ol o) F F(r) o) F §t(r) o) (9 o) o) - st) C'I C') F s o) C» - (0 C') o) F ,(E @@ o) F o!, otr{.,oo EL o o+,tr o Eo .Ë(U L+, ooE' o+,(§ = =o r@ É. -F - J(E o .ct(EF 24 o E o CL E{, o Ë o J o o oE' xf o lt s "0, .Ë IU d, tr E oz l! t- ooo§t ,(u o)ol o!, s = E' .E oo(gtt -g =o oo tr o +a(! = o{, - §l - (Eg .ct(UF {, c,E ooooÉ, 6, lt E oz tlÉ x =(E oF s F st @- @ ao s(o ro§i @ s CO o;t* s(Y)(t rt @ st(, (ÿ,o s ta,§l @6 s o{ @ F !(t @i+ o§l @oi-ÉN ro o, @ (o Nÿ,t t- o,§t (o t o)§t ro @Nÿ,(, É, Itt(0(v)§t l(,§tg) o)§t (o o o, o ta, §totf u, to tt(') (o o,lr, o,(", ooo C\l s F s(") -.lt-(o oo s§t rod @ srt(o- (o @ so cod s ao(1_ @ 00 s §1, air- (o s(o NË CO F I\ 1.- atq') roçot* c)o§)(n @È-o cD roo N ro N É. §tN @ (v)t @ (r, 1.-§t§t§t @ @ @ ot @@ (v) @to(7) (n o, cn s F ès (r)- (o @ sN(Y,- @i- s CO @ ut N sN .t- È-q, s 6/)ç) .fl'- s@ ot @ s Nt' @ F lo o,(Y' Itl ro(ÿ,o @ oN @ @ §tooo CD(ÿ)(v)o §t|o roÈ- tJ) É, lr,N(o o F-i- oItNN§t It\t o o,(ÿ) æ(o st(., oÈ- @(9 €(n o, s F s cr) cr)§i(n so ri@ s o)(l' r.l slo @- (D s @ ao- cl, @ §o ai, aito sNôl oo F roÿ,o .(, O){ÿ)(o (D@ (nIt!to tt§tÿ, tto oo) o) É. 6r) rorl ro o)(D§t 1'. C"§G' N o! to oo ta,(a @ (v)t(ÿ, N N o, o) s F s@\ @ s o)(o- F-t- s(i)\o ao st) @- roo ès aî oto sto\ @ F (o{ t\t-Nl(, o§t]\ It U)|.-Cî aÉ,irt lo(o È- É. o, t-l(, N o,i- ao (oo(ÿ, N c, roo(o @otoN t(o È- @ oo oo .o (! ct ot, (! Gll o = (! .cl E) oÿ :=t, r! G, o cl t0 .o o i= J o ol oE tr c, Eo o E') oE o o E(E = (! L o E(! =(! Y
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Rapport de synthèse des activités du programme de lutte contre l'onchocercose dans le bassin du Milou en Guinée
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