Onchocerciasis Control Programme in the Volta River Basin area Programme de Lutte contre I'Onchocercose dans la Région du Bassin de la Volta JOINT PROGRAMME COMMITTEE Office of the Chairman COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Première session JPC.CCP COMITÉ CONJOINT DU PROGRAMMEBureau du Président JPCl .4 Partie 7 novembre 1980 I Yamous soukro 24-27 novembre l98O Point 6 de 1'ordre du jour provisoire LES ASPECTS DU DEVELoPPEI,IENT SOCIO-ECONOMIQUE HAUTE -VOLTA La Haute-Volta tout comme les six (6) autres pays participants au Progranrne Onchocercose a eu à présenter elle-même pour Ia première fois un rapport sur 1es aspects du développement socio-économique des zones de son territoire où 1e contrôle de 1'onchocercose est assuré lors de 1a sixième session du Comité conjoint de Coordination du Progranrne de Lutte contre 1'Oncho- cercose dans 1e Bassin de 1a Vo1ta. En trois chapitres 1. Origine et justification de 1a mise en valeur des Vallées des Volta en Haute-Volta 2. Le cadre institutionnel pour la conduiEe des opérations d'aménagement dans les VaIIées des Volta;1'autorité des aménagements des Va11ées des Volta (AW). 3. Méthodes d'aménagement des Va1lées des Volta par 1'AVV. Nous avions eu à développer tous 1es aspects du développement socio-économique des zones 1ibérées de 1'onchocercose en conformité avec 1e plan national voltatque. Les méthodes d'aménagement des Vallées des Voltas, largement développées dans le rapport de 1979, constituent la partie essentielle. Depuis un an des direcÈives ont été données à 1'autorité des aménagements des Val1ées des Volta qui doit procéder si possible à certaines révisions de ses méthodes d'intervention afin de pouvoir réaliser sur le terrain des actions plus larges c'est-à-dire eng1obant plus de populations, plus de terres, plus de domaines; des actions aux coûts acceptables; des actions instaurant peut-être des modifications dans certaines infrastructures. Ainsi pour 1980 Ie rapport que nous présentons reprend 1es mêmes chapitres et paragraphes mais avec des parties résumées (parties déjà traitées en 1979 et n'ayant pas subies de modi- fications) et des parEies plus développées (données nouvelles) avec un accenË particulier dans 1e domaine de 1a san!é où le Gouvernement tient des décisions de mise en place d'infrastruc- tures importantes. I. ORIGINE ET JUSTIFICATION DE LA MISE EN VALEUR DES VALLEES DES VOLTA EN HAUTE-VOLTA La Haute-Volta connaît 1es méfaits de 1'onchocercose sur 84 % de son territoire national mais, au commencement du Programme Onchocercose (épandage des larvicides) en décembre 1974, seules 1es Va11ées des Volta, terres les plus fertiles, ne faisaient pas encore 1'objet d'une mise en valeur de façon systémaEique. t JPC 1 .4 Partie 7 Page 2 Ces tçrres représentent les 10 % de 1a superficie totale du pays et font 1'objet d'un développement intégré qui doit permettre d'ahsorber 1e croît normal de 1a populationvoltatque durant la période de sa réalisation; de déconcentrer certaines régions très peuplées et surtout permettre d'amorcer 1'aménagement du territ.oire national. II LE CADRE INSTIT]TIONNEL POUR LA CONDUITE DES OPERATIONS D'AMENAGEMENT DANS LES VALLEES DES VOLTA : L'AUTORITE DES AMENAGEMENTS DES VALLEES DES VOLTA (AVV) Conscient de f importance d'une véritable planification de la mise en valeur des Va1lées des Volta, 1e Gouvernement de Haute-Vo1ta a créé en 1974 I'Autorité des Aménagements des Va1lées des Volta. L'AW est chargée d'étudier, de promouvoir, de coordonner, d'exécuter ou de contrôler 1'exécution de I'ensemble des opérations nécessaires au développement éconornique et social des périmètres d' aménagement. III. LES METHODES D'AMENAGE},IENT DES VALLEES DES VOLTA PAR L'AVV En tenant compte de 1'aptitude et de 1a vocation de chaque secteur, on établit - ou on étudie - un zonage des périmètres d'aménagement. On aboutit ainsi à un schéma directeur d'aménagement général fixant des affectations préférentielles du territoire. On a pu distinguer: - des zones d'agriculture sèche avec une forte proportion de bons sols où sont installés des villages d'agriculteurs recrutés dans des régions surpeuplées ou manquant de terres cu1 tivables ; - des zones d'agriculture irriguée où I'on rencontre des ressources en eau suffisante et des sols adaptés et où s'exécutent les projets d'aménagement hydroagricole avec cortrne ressource complémentaire 1a pêche dans 1es retenues artificielles créées; - des zones d'élevage surtout dans 1es régions méridionales de rassemblement du bétai1, où pourront se développer des projets de ranch et d'embouche; - des réserves de faune où 1'on doit aménager des parcs naturels et exécuter des projets touris tiques ; - des zones forestières proches des centres de consommation où s'effectueront des planta- tions d'arbres forestiers pour en tirer du bois de chauffe et de service. Les études de base permettent une meilleure affectation des terres selon leur vocation et partant un meilleur aménagement. Puis viennent : Ia mise en place des infrastructures, f ins- tallation des paysans avec cortrne corollaire 1es actions sociales, 1a formation, I'artisanat. A. Les méthodes actuelles d'aménagement et de mise en valeur 1. Etudes d'aménegemen! Dans un premier stade, on rassemble 1es données de base pour une unité géographique d'aménagement de 10 OOO ha en moyenne appelée b1oc. , Une mission aérienne fournit à et 1'occupation des sols tandis que d'aménagement : 1'éche11e au tfzo oooe 1e modè1e physique, 1'hydrographie trois types d'études élaborent 1es premiers éIéments - Les études sociologiques permettent de mieux connaître 1'occupation actuelle des zones qui pe sont jamais complètement inhabitées : migrants spontanés, droits fonciers des villages environnants, élevage peulh avec son degré de sédentarisation. , JPC 1 .4 Partie 7 Page 3 - La section sociologie de 1'AW a ent.rePris : des études sur le milieu humain de la zone pastorale de la Nouhao et du Plateau Mossi I une étude préliminaire de la question des migrants sponEanés; étude du bloc de Mankarga; une étude (début) sur 1es droits fonciers; une étude sur 1'écoulement du bois; une étude sociologique de Ia région de Poura; un sondage d'opinion des paysans installés Par 1'AW. - Les études pédologiques déIimiÈent les sols à retenir pour 1'aménagement agricole en précisant leurs caractéristiques. - Les études hydrogéologiques localisent les ressources en eau souterraine. Dans les péri- mètres des Volta Blanche et Rouge le socle précambrier est représenté essentiellement Par des roches volcano-sédimentaires et par des granitotdes. Sur substratum granitiques dans ce périmètre les zones décapées sont souvent étendues. En terrain granitique, 1'épaisseur des a1térites étant un facteur limitant de la productiviEé, ceci explique, avec 1es con- ditions climatiques, les pourcentages d'échecs relalivement plus élevés renconErés dans ces zones en comparaison avec des résultats obtenus sur des terrains de même nature géo1o- gique sous autres cieux en Afrique de 1'Ouest. L'implantation des forages se fait au droit d'étroites poches altérées ou sur d'étroits passages fracturés et une erreur de quelques mètres peu! conduire à un trou sec. La prospection géophysique (profil de résistivité apparente et sondages électriques) a ses limites et ses degrés d'imprécision. Dans le but d'optimiser les campagnes de réalisation de points d'eau en augmentant la précision d'implantation (ce qui diminue les échecs) 1'AVV a entrepris dès 1979 de tester Ies applications hydrogéologiques de quelques méthodes é1ecÈromagnétiques. - En toute rigueur, iI faudrait étudier aussi les végétations (ligneuses et herbacées) et 1a faune en vue de 1'aménagement intégral des parties non mises en culture. En fonction de critères simples d'aménagement et du type foncier de 1'exploitation agricole de base, les résultats des études permettent d'élaborer un schéma directeur d'arnéna- gement de bloc (SNAB) qui fait apparaître : - 1'emplacement des villages; - 1'extension des territoires de culture pour chaque village; - 1e tracé des tlessertes routières atteignant chaque village; la localisation des équipements collectifs de bloc : marché, éco1es, hangars, dispensaires. L'AW à partir de la vocation d'une zone et de sa dynamique (nombre réduit de vocations pour 1es sols) tend vers un aménagement régional intégré, ce qui va 1'amener à porter ses actions sur des régions jouxtant les périmètres où eLle mène son action. t I JPC1 .4 Partie 7 Page 4 2. Travaux dt infrastruc ure llective Avant l'installation des migrants dans les villages nouvellement créés, 1es réalisations des équipemerlts collectifs doivent être achevéesetnotament les voies de desserte, 1es points dteau, les magasins de stockage, les logements du personnel d'encadrement technique et social, les bâtiments scolaires et sociaux. 3. Réseau routier La réalisation de certaines études complémentaires a permis au Service Routes de répondre rapidement à la nécessité d'une réduction générale des coûts. Un premier essai de construction avec des normes réduites pendant la campagne L979-1980 a permis d'aboutir à 1'abaissement con- sidérable des prix de revient au kilomètre. ,D'autre part la méthode de préparation des travaux routes a étê affinée pour la campagne 1980/81 permettant une recherche plus précise des tracés. Cela devrait entralner 1e choix de solutions où en plus d'un cott réduit de construction un entretien minimum est probable. 4. Points d'eau Les besoins à satisfaire onE été évalués à terme à 4OO litres par jour et par famille(8 personnes à 20 litres, 4 boeufs à 30 litres, 12O litres pour petit bétail). Le niveau d'équi- Pement est actuellement déteruriné par Ia faiblesse des moyens manuels d'elhaure; une pompe manuelle ne peut donner plus de 5OO litres par heure en moyenne, soit 5 mJ par jour pour 10 heures d'utilisation; une pompe alimente donc 12r5 familles. Une étude sur les normes a conclu qut il serait de la dernière imprudence de réduire 1e nombre de points d'eau dans les périmètres AVV. I1 est par contre très probable qu'avec 1'augmentation du nombre des exploitants qu'amènera un aménagement régional intégré 1e nombre de pompes ou leur capacité par village devra être augrnenté. ?our la réalisation des points d'eau, 1'AVV se propose également d'essayer une méthode de travail déjà utilisée ailleurs (Côte d'Ivoire, Togo, Mali et Niger). E11e prendrait en considé- ration deux nouvelles composantes : remplacement de 1a méthode géophysique par une étude photogéologique, morphologique, végétale et hydrographique; augnenter 1a profondeur du forage de 45 jusqu'à 60 mètres. 5. Bâtiments Les bâtiments à construire sur les terroirs des blocs aménagés se divisent en deux parties : ceux au niveau des villages et ceux avec une fonction pour tout le bloc. Par famille installée i1 est construit actuellement en moyenne 2,7 mZ de surface couverte de bâtiments villageois et 4,75 *2 d. bâtiments de bloc. Actuellement ltAW a entrepris d'arriver à une réduction des coûts d'investissements en bâtiments et 1a possibilité d'en faciliter lrentretien dans 1'avenir. La Direction des Travaux étudie 1a question avec 1'OPEV (Office pour Ia Promotion des Entreprises voltaïques), la Ce11u1e d'Urbanisme du Ministère des Travaux publics, 1e Centre national Profession des Arti- sans ruraux, l'ADAUA (Association pour le Développement naturel d'une Architecture et drun Urbanisme africain). I1 semble que des voies srouvrent dans les directions suivantes - utilisation de matériaux locaux et matériaux locaux amé1iorés; - recherche de sous-so1s stables; - quelques réductions de normes. I JPCl .4 Partie 7 Page 5 6, Entretien des in fras tructures La réduction des cotts va entraîner une diminution de la qualité qui augmentera sans aucun doute les besoins en entretien. I1 est donc très important que 1es modifications tiennent éga- lement compte des moyens dont disposent les paysans pour pratiquer les réparations indispen- sables. 11 est non moins nécessaire de préparer 1a population à liidée de cette tâche. Ainsi pour les pompes il est juste que 1a charge incombe aux utilisateurs. 11 en sera de même pour 1es bâtiments villageois (magasins et bureaux), les routes 82 d'accès aux vi1lages, les pistes villageoises Cl et les pistes agricoles C2. Mis e e dtexploitations agricoles Options f amentales L'exploitation des terres jugées aptes à 1a culture est confiée à des farnilles sous leur responsabilité individuelle;1es terrains étant propriété dtEtat, elles ne jouissent que d'un droit d'exploitation avec obligation de mise en valeur personnelle, les conditions juridiques restant encore à préciser. Toutefois un cahier des charges vient d'être élaboré définissant 1es obligations réciproques du nouvel exploitant et de 1'AVV mandataire de la puissance publique. La migration Comment sont choisis les houures, artisans de cette mise en valeur agricole ? 11 faut drabord faire connaître 1es possibilités dtaccueil de 1'AW. On agit en priorité dans les zones où 1'émigration est déjà la plus forte en raison de 1a surpopulation et de la baisse de fertilité des sols surexploités. Les responsables administratifs et techniques de ces régions sont contactés systématiquement et participent à la diffusion de lrinformation auprès dtunettclientèle" déjà avertie par des émissions de radio rurale et par ltaction dtun réseau bien implanté d'enquêteurs placés par 1tÀW. A son arrivée sur place, le migrant prend possession de sa concession où il construit son habitation selon 1a technique traditionnelle. Les familles sont accueillies Par ltencadrement qui les assiste et qui leur distribue des vivres dturgence fournies par 1e Prograrnne alimentaire mondial (feU;. I1 est reproché à cette méthode dtêtre chère et 1'alternative de recrutement sur place des migrants spontanés est recherchée. Le résultat est qu'il apparalt que les familles des migrants spontanés doivent être transportées des mêmes régions avec leurs biens et que Ie cott d'instal- lation d'un migrant spontané n'est pas sensiblement moins cher que celui d'un migrant tradi- t ionne 1 . Responsabilisation des Davsans Pour arriver relativemenÈ vite à une responsabilisation des Paysans, des tâches et des responsabilités au profit des paysans et des cadres du une décentralisation terrain est nécessaire. Travaux topographiques et expérimentation de défense et restauration des sols Le nouvel exploitant va donc recevoir en tout six parcelles. Ltassolement s'établit progressivement, para1lèlement à la croissance de la productivité agricole: d'abord 2 soles, puis une nouvelle chaque année pour achever le tout en 5 ans. Les terrains sont distribués selon le plan d'aménagement du terrain, celui-ci est établi en fonction d'impératifs de conser- vation des sols dtaprès 1a morphologie du terrain à mettre en culture. En 1'absence de documents topographiques préexistants à grande éche11e, on doit effectuer des levés au tfrc OOO à raison de un point par ha pour connaître les pentes; 1'emplacement du réseau hydrographique et les accidents de terrain. Ceux-ci permettent de situer exactement 1es sols retenus par 1e pédologue et les emplacements choisis pour les vi1lages. I JPCt .4 Partie 7 Page 6 Depuis 1978 et pour certains blocs, plans photogrammétriques . on remplace cette opération par la réalisation de Les terrains distribués étant recouverts d'une végétation naturelle dense, i1 faut lesdéfricher. La lre année, une sole est défrichée mécaniquement par 1'AW et deux autres manuel- lement par I'exploitant. Pour le défrichement, une nouvelle méthode esE préconisée. Des essais de défrichage à1'aide d'une'rchaîne à éEais'r munie d'une boule de grand diamètre tractée par deux bulldozers de 2OO CV ont été effectués début 1980 à Rapadama et Bagré. Ils ont donné des résultats extrême_ ment intéressants en temps de travail qui sont presque réduits de moitié. Une expérimentation sur les sols de la région est conduite par 1'AVv pour connaître lesprécautions à prendre ou les erreurs à éviter pour la bonne conservation des sols, soumis à une éros ion. L'AW et 1'ICRISAT (lnstitut international de Recherches sur les Cultures des zones semi-- arides troPicales) vont entreprendre, sur financement USAID, des études destinées à définir,pour de Petits bassins versants cultivés (5 à 10 ha), des critères d'aménagement spécifiquespour améliorer 1'utilisation et 1a conservation de 1'eau et du so1; accroître et régulariserla production agricole dans les zones à prédominance de sol argileux. L'aménagement fonc ier de base A f installation, la terre vierge présente un sol compact encombré de racines. Un labourprofond ameublit un horizon suffisanrnent épais, facile à travailler avec la traction animale et constitue un réservoir d'eau qui garantira les cultures contre 1es irrégularités pluvioméEriques. Une conunission technique de 1'AVV a élaboré un prograrnme de travaux d'ouvertures desterres plus Iéger et plus adapté aux différents types de so1s. Aménagement forestier Pour apprendre aux paysans à respecter leur d'eux une action éducative visant : fragile milieu naturel, 1'AW mène auprès - d'une part à sauvegarder 1a partie de la forêt non mise en culture; - d'autre part à planter le plus d'arbres possibles de manière : a) à lutter contre 1'érosion du fait des cultures par croissance rapide (eucalyptus, neem, cassia) autour des interbandes; la plantation des essences à concessions et sur 1es b) à créer et entretenir des de chauffe. forêts villageoises pour I'autosatisfaction en bois iL'AVV entreprend également de développer la culture fruitière qui en plus de l,apport nutritionnel dans 1'alimentation influe sur re milieu écologique. En sormne, i1 est question d'une utilisation forestière des milieux. Trois types différenEs de gestion de la couverture végétale des milieux sont prér,us, Niveau 1 : Mise en défense I1 s'agit ici d'une Protection intégrale de la strate arbustive et arborée. anEhropique se situe dans la mise en place de mesure stricte de protection contre1'éleva$e et toute occupation intempestive. L'intervention 1es feux, JPC1 .4 Partie 7 Page 7 Vu les risques imporÈants de dégr adation des milieux, toute zone non aménagée doiE être mise en défense. Niveau 2 : ExploitaÈion traditionnel le contrôlée I1 s'agit d'une exploitation par coupe contrôlée de la végétaEion naturelle. Cette exploi- tation doit permettre une régénération de la forêt et pour cela faire 1'objet d'un règlement très strict. Niveau 3 : Boisement industriel et villageois La mise en valeur du milieu se fait par 1'exploitati,on d'essence plantée suivant un programne préétabli. I1 s'agit souvent d'espèces introduites à croissance rapide: - boisement indust,riel de !üayen; - boisement biencôt de Poura. Suivi des exploitations agricoles Toutes les opérations précédentes aboutissent à des investissements intégrés, conçus, réalisés et financés par 1'autorité qui se comporte ainsi corme une société d'équipement du territoire. On a pris I'option d'aider dans un premier temps par des moyens concentrés d'assistance à la constitution et au fonctionnement d'un appareil productif de qualité et rationnellement organisé, globalement en avance par rapport au reste du pays. A Èerme cependant, ces exploita- tions agricoles modernes deviendront autonomes et devront pourvoir à leur propre développement sans aide technique et financière particulière. Encadrement des paysans La Direct,ion de la mise en valeur de l'AW dirige les opérations de production et de forma- Èion des paysans, en prograuunnt, organisant et en faisant exécuter 1es directives sur le terrain par un réseau d'encadreurs, contrôIés par des responsables de bloc et de secteur. Ce réseau dense au démarrage est appelé à être allégé par Ia suite dès f instant où 1e niveau de formation et d'évolution du paysan 1e permet. En effet, on estime que 1es tâches de 1'encadrement s'al1ègenÈ une fois les installations achevées, les techniques culturales assimilées et que les paysans, grâce à 1'alphabétisation foncti.onnelle et à 1'animaÈion villageoise seront à même de prendre leur propre développement en charge. Formation et alphabétisat ion foncËionne1le 11 est incontestable que des actions de développement auront d'autant plus d'impact que les houures qui les conduisent sur le terrain y seront mieux préparés. Actuellement, un accent particulier est mis sur Ia formation de I'ensemble des paysans. Des leaders Paysans choisis par les membres des groupements constitués par les villages reçoivent une formation spécifique donÈ les orientati.ons sont les suivantes : formation générale sur le rôle des groupements, de leur comité; sur leur constiÈution et les actions à menerl sur l'aide à attendre de l'AW; formation à La gestion des responsables alphabétisés des comités; formation à 1'animation des groupement.s. JPC1 .4 Partie 7 Page 8 Crédit agricole - approvisionnement eE commercialisation L'AW esÈ responsable de la fourniture des équipements et des intrants agricoles aux migrants qu'el1e installe sur les périmètres aménagés. Leurs cessions ne pouvant se faire au comptant en raison du faible pouvoir d'achat des exploitants à leur arrivée, ces facteurs de production sont placés à terme et I'on adapte les remboursements aux recettes monétaires des bénéfic iaires . lraction bovine et élevage Le facteur essentiel de progrès agricole est Ia pratique de 1a culture attelée. A partir de la deuxième année d'installation et en tout cas en troisième année au plus tard, lemigrant est tenu de passer à Ia traction bovine. Le système de crédit agricole 1ui permet de s'équiper en fonction de ses possibilités en boeufs et matériels (voir plus haut). L'encadrement, formé spécialement pour ce1a, aide au dressage des animaux et à 1'apprentissage de la culture attelée, technique nouvelle pour 1a plupart des migrants. Les artisans ruraux, formés par Ie BIT, assurent 1es réparations et fabriquent des pièces de rechange pour le matérie1. L'intégration de 1'élevage à 1'agriculture n'a pas encore été poussée. Jusqu'à présent 1'élevage a été envisagé sous Ia seule forme de boeufs de trait, considérés sous 1'angle ttmoyen de tractiontr. D'un autre côté beaucoup de paysans investissent leurs économies en bétai1 et pratiquent un élevage extrêmement pas productif et totalement séparé de leur exploi- tation agricole. L'AW est donc amenée à mettre au point une politique et des méthodes qui permettent de développer 1es spéculations en matière d'élevage pour leur propre intérêt écorrærique et pour ce qu'e1les peuvent apporter à 1'agriculture. Ainsi I'AW commencera en 1980/81 un prograuune d'élevage rationnel dans le cadre d'un aménagement plus complet des périmètres. L'action sera basée sur un recensement détai11é donnant la structure (sexes et âges) et 1e mode de gestion des troupeaux. On situera le terrain pastoral de chaque village. Les infrastructures à mettre en place sont : - les couloirs de contention; - 1es points d'eau; - I'habitat des animaux; - 1es étables fumières. L'alimentation: - production de fourrage sur les jachères; - réco1te et conservation de fourrage; - pâturages naturels; - compléments alimentaires (graines de coton, son L'action sanitaire: - vaccination obligatoire ; - déparasitages; - soins particuliers. Aqtion sur I'embouche. Action d' intensification. ...) tJPC1.4 Partie 7 Page 9 Prophylaxie en aviculture et construction de pou1aillers. Au village V9 de Rapadama, du fait des points d'eau possibles à la limite d'une zone de culture et d'une zone pastorale, i1 sera tentéeraprès un certain aménagement pourpouvoirexpé- rimenter dès 1e dernier trimestre de 1980, une intégration élevage-agriculture (élevage nomade) . Aspects socio-humains Le développement de 1'exploitation familiale passe par la promotion de la femrne qui doit être associée aux activités de 1'exploitation. En dehors des traditionnels conseils de PMI et d'éducation ménagère, Ies animatrices féminines de 1'AW (1 pour 75 familles) dispensent des notions économiques et agricoles afin que les ferrnes deviennent des éléments dynamiques et participenÈ à 1'évolution de 1'exploitation. En 1980 1'AVV, avec 1'appui technique de 1'INADES-HAUTE-VOLTA, a entrepris Ia formation des fermnes des périmètres. Un environnement économique amélioré doit s'accompagner d'un environnement socio-cu1Èurel bien structuré. Dans le domaine de la santé, 1'AW conjugue ses efforts avec Ie Ministère de la Santé dans 1'équipement et le fonctionnement des dispensaires assurés par des infirmiers maintenant mis à la disposition de 1'AW par 1'Etat. Le 27 aott 1980 le Conseil des Ministres, présidé par le Chef de l'Etat, a consacré 1'essentiel de ses travaux aux secteurs de 1a santé, suite au plan saniEaire national pour période LgSOfi.9gO qu'i1 a arreté le 14 mars 1979. 1a La mise en place des postes de santé primaires au niveau des villages se poursuit. Un projet de couverture sanitaire s'insérant dans le plan sanitaire national a été élaboré. Ce projet vise Ie développement des infrasÈructures sanitaires par la mise en place progressive de formations sanitaires d'un type nouveau et implantées de te1le sorte que soitréaliséeune couverÈure totale d'un département. Ce dispositif comporte 1es échelons suivants : 1) 1e poste de santé primaire dans chaque village tenu par deux agents : 1'agent de santé et 1'accoucheuse de village; 2) le centre de santé et de promotion sociale - unité polyvalente rassemblant au même endroit dispensaire, maternité, centre de santé maternelle et infantile. I1 est dirigé par une équipe de santé qualifiée (prophylaxie, diagnostic et traitement); 3) 1e centre médical au chef-1ieu de chaque sous-préfecture et de certains Bros arron- dissements. I1 est tenu par un médecin aidé d'un personnel paramédica1 important; 4) 1'hôpital départemental. Dans le domaine de 1'éducation 1'AVV assure 1es constructions et 1'équipement des écoles. L'éducation naËionale fournit les instituteurs et assure le foncEionnement. De plus en plus les paysans, grâce à une structure villageoise organisée et à la mise en place d'un fonds de développement villageois, participent dans Ie fonctionnement de Ia santé et de 1'éducation : pharmacie villageoise, cantine scolaire, complément de fournitures scolaires, etc. I1 est également prévu de promouvoir 1'artisanat et d'encourager 1a création de petites entreprises locales mettant en oeuvre des technologies intermédiaires. La vie conrnunautaire dans les villages a en effet besoin de services qui doivent être fournis 1e plus possible par les enÈreprises villageoises. JPCl .4 Partie 7 Page 10 IV. I^ES AUTRES ACÎIVTTES ENVISAGEES Si jusqu'à présent 1'AVV s'est concentrée statuts 1'autorisent à lancer des actions dans industries, du reboisement, du tourisme etc. sur les aménagements de culture sèche, ses Ies domaines de f irrigation, des agro- Les périmètres irrigués L'Autorité des Aménagements des ValLées des Vo1ta, consciente que 1a maitrise de 1'eau et son utilisation pour 1a producti,on agricole restent un facteur déterminant à court et à long terme dans sa stratégie de mise en valeur des zones 1ibérées de 1'onchocercose, a inscrit trèstôt dans son Programme d'action, la réalisation d'importants ouvrages hydro-agricoles sur lesprincipales rivières du pays. Le barrage de Bagré sur la Volta Blanche dont 1'étude de factibilité est achevée en décembre 1978 permettra, dans sa première tranche de réalisation, f irrigation de 5OOO hectares avec producti-on d'énergie électrique de 42 GW hfan. En phase de croisière, Bagré permettraf irrigation de 30 OOO hectares. Sur la base de ce dossier de factibilité, les premières négociations avec les sources definancement Pourront avoi-r lieu au cours de 1'année 1980. L'ouverture d'un périmètre pilotedès juin 1980 permettra la mise au point des techniques d'irrigation, de Ia formation des agriculteurs irrigants et de la strucÈure de gestion du futur périmètre de Bagré. Le dossierde factibilité a été remis à différents bailleurs de fonds (pays et organismes) et une réunion regrouPant les principaux intéressés pourrait se tenir avant fin 1980 à Ouagadougou. A signaler la réalisation au site de Bagré d'un petit barrage devant permettre l'exploi-tation de 73 hectares. Le Sourou, 1e cours supérieur de la volta Noire et la Moyenne Val1ée de la Volta Noire auront leur schéma directeur d'aménagement prêt d'ici juin 19g1. Pour coumencer 1'aménagement du bassi-n du Sourou il est prévu de réaliser d'ici octobre 1981 un seuil sur la Volta Noire en aval du confluent du Sourou et de 1a Volta Noire afin de retenir pour le moment assez d'eau dans le Sourou, CoGt : 7oo ooo ooo Fr. CFA. Pour le Kompienga il existe le dossier de factibilité du barrage prévu. Déjà une réunion a regroupé à Ouagadougou les financiers intéressés par ce projet le mois de juillet 19g0. Les autres projets envisagés sont à un stade d'études beaucoup moins avancé. On peut citer 1'aménagement hydro-agricole de la Bougouriba, le barrage de Tanema sur 1a Douloulamoundi, lebarrage de Noumbiel sur la Volta Noire. Le tourisme La réserve de faune et 1a forêt classée de Pô (Vo1ta Rouge) étant situées à f intérieurdes périmètres A\/V, c'est à I'autorité qu'i1 incombe d'aménager cette réserve très bien située Par raPport à Ouagadougou. Une étude d'aménagement a été réalisée en Lg74-Lg75. Dans la Bougouriba, iI existe également des zones dont les ressources cynégétiques sontimPortantes. Leur aménagement sera envisagé progressivement dès que les études d'inventaire etles études des mouvements saisonniers des animaux auront été faites et s'intègreront dans le schéma directeur d'aménagement de 1a Bougouriba. Les agro-industries Leür déveloPPement s'effectuera paral1èlement à celui des installations de migrants. Laproductilon actuelle de coton des périmètres A\'\r peut facilement être absorbée par les usinesd'égrenage existantes, mais vers 1985 une usine d'égrenage pourra se justifier dans Ia VoItaBlanche. De rnême, avec-le développement des périmètres de Bagré et du Sourou, une sucrerie,des rizeries pourront être envisagées à la fin des années 19go. ) JPCl.4 Partie 7 Page 11 Fl HoH È.e JÔÔ(')ôl\Tôll oo J a; JÈ{ .r{ É(o l+l ,{qtÀ tt, o EÉ o lt, tr 0,)À @ oo q) o(!p o F{ lr (n (ül o a) t{(! ! o(,) E oooooooooooo oort|rl(f)F\O\@ \O ôl \O d) J ooo o æ o\ ôl oooNooo\TOO? F{OOON\ooLr\r (I, o.Ëov t{11o zO rG,É1 ..t ô0lr .'{\0, ,{Èt{ 'r{ ttt ooo o @ ooo o @ oooà.eooo@ooa OON -1 ôl 1ôcl Uo^(0T -o :i .F{ tr .J 30È o Êa oooooooooooo oooo(floNo INJF{ ooo oo\o oooùe§toorooa \O@æ\t (d _É -'r- :- '.{dd .r{ @ oÉ oQ) .r{ .r{50. oÿ oooooooooooo OOtôtô o\ rô ôl (1J\O(1J ooo ooô J oooÈ<C\0oNOO\ F{0orô F{@F{ 0)^ ,t(Ûo.c (! F{ C,Éè0 (!0 uÉ 14OU >q, oooooooooooo oooo(1NOr^ôt$NF{ ooo ooo F.l oooà<\OOOc{oorô C1-T@Ê{or{ I (.) l{ rJOJOE ,ôo|oü,O$U'.{ .,{ > <0, Ht{Ot{,ôOF{OO c) \0) ô((! ol(,JI .F{ lJl Éol o +rllÉ ojl O .Jl .J ol ! .r{l (Et+il o r. I .r{ ol F{ oJ .F{;l s tt (ül oi(n(/)oOo!è0roq, J ]J à-9 F{ .F{JEÉÉ .r{(§00 > (}.l .r.{ .â1J!oood t{ tr r{ F{ê.êaaEEÀoooooZZÈê{ lr 0)U (§ F.{ Ê 'r{ ,(É U' o rJ(ü rl Jê oÊ{ Ét{Hz sÈ H cnzoHH sp êio ê{ HÈl û rI](J z ElE ÊlH C) l-{Ê{d rI] ê{ a : È1 Ëzz t 14 q H ts U) HF H U) rI]XÈIzz JPC1 .4 Partie 7 Page 12 ANNEXE 2 : LES ETUDES DE BASE REALISEES DE 1972 A t97g (Mise en valeur en culture sèche) Type d'étude Echelle D isponib 1e en L977 (hec tares ) Année de réalisation Financement - Couverture aérienne - Couverture aérienne - Couverture aérienne - Couverture aérienne - Cartographie - Pédologie - Pédologie - Hydrogéologie - Hydrogéologie - Géophysique - Topographi# - ropographiJ - Agrostologie - Agrostologie r/roo ooo rfro ooo tfzo ooo tfqo ooo tfzo ooo r/roo ooo tfzo ooo r/roo ooo tfzo ooo r/ro ooo r/ro ooo r/roo ooo tfzo ooo 1 990 000 200 000 2 260 000 120 000 908 000 700 000 510 000 685 000 510 000 339 000 170 000 25 000 200 000 197 4- t97 6 t979 197 2- L97 4 t979 t973 à L977 t973 à L977 L973 à L979 1973 à t977 t973 à L979 t973 à L979 t975 à L979 t973 à 1977 L974 à t976 FAC FED FAC- PNUD FAC FAC- PNUD FAC- PNUD FAC-PB- PNUD FAC.PNI]D FAC. PNI]D FAC-PNIID FAC-PNUD FAC-PB FAC FAC PNIID PB: Fonds d'Aide et de Coopération de la République française : Prograrmre des Nations Unies pour le Développement. Assistance néerlandaise. 3 Pl^n" topographiques réalisés à partir des phoros ao l/2O OOO ! L.ré" topographiques des bandes de culture et des villages. ) JPC1 .4 Partie 7 Page 13 ANNE)G 3 : LES ETUDES DE BASE A REALISER (Mise en valeur en culture sèche) Type d'étude Echel le Superficieà réaliser Estimation du cott (mi11ions Fr. CFA)3 Couverture aérienne Cartographie Pédologie Pédo logie Hydrogéologie Hydrogéologie Géophys ique Topographie! Topographie9 Agros tologie Agros to logie tfzo ooo tfzo ooo r/roo ooo rfzo ooo r/roo ooo tfzo ooo tfrc ooo r/ro ooo r/roo ooo tfzo ooo 1 350 000 1 402 000 830 000 545 ooo 830 000 545 000 550 000 550 000 2 000 000 à déterminer 205 60 35 520 55 620 240 270 330 60 2 395 Ê C"tt" estimation n'a qu'un caractère indicatif. Les prix unitaires utilisés sont ceux de L979. b3 Plar," topographiques réalisés à partir des photos a., t/:O OOO. S Implantations topographiques des parcelles de culture et des villages. d = Y compris sondages de reconnaissance. JPC1.4 Partie 7 Page 14 ANNEXE 4 RECAPITULATIF DES ETUDES DE BASE REALISEES ET A EFFECTUER D'ICI A L'AN 2OOO (Mise en valeur en culture sèche) Type d'étude Echelle Disponible en 1979(hectares ) A réaliser (hectares ) Total (hec tare s) % de réalisation en L979 Couverture aérienne Couverture aérienne Cartographie Pédologie Pédologie Hydrogéologie Hydrogéologie Géophys ique lopographiJ TopographiJ Agros to 1o gie Àgros to logie r/roo ooo rfzo ooo tfzo ooo r/roo ooo tfzo ooo r/roo ooo tfzo ooo r/ro ooo rfrc ooo r/roo ooo tfzo ooo t 900 000 2 260 00æ 908 000 700 000 510 000 685 000 510 000 339 000 170 000 25 000 200 000 1 350 000 1 402 000 830 000 545 000 830 000 545 000 795 000 550 000 550 000 2 000 000 à déterminer 1 900 000 3 610 000 2 310 000 1 530 000 1 055 000 I 515 000 1 134 000 1 134 000 720 000 575 000 2 000 000 100 % 63% 39% 46% 48% 45% 48% 30% 23% 5 "/" 3 Non compris 2 4OO OOO hectares dans Ia va11ée de 1a Volta Noire qui ont été réalisés 1974 sur financement PNUD en vue d'une étude d'aménagement intégré de cette va1lée. de financemenE, cette étude n'a jamais été entreprise. b3 Pl"rr" topographiques réalisés à partir des photos au tfZO OOO ou tf+O OOO. C - Levés topographiques des parcelles de culture et des vi11ages. en Faute JPCt .4 Partie 7 Page 15 ANNE)G 5 : PREMIERES REALISATIONS DE L,AVV 639 2 785 7 2 L83 202 668,880 53 ,5 15 40,136 40,L36 4 10 86 20 62,9 37 ,55 37,060 t973 L974 L975 L976 L977 L978 L979 1980 TOPOGRAPHIE (ha) - levés tfrc ooo - parcelles de culture - village DEFRICHEI,IEM (ha) rABorrRs MECAI{TQUES (ha) VILIÂGES CREES (nb) FAI{ILLES INSTALLEES EXPLOITAT IONS RESTAMES EN ]-980 (cr:mulées ) POPUIATION TOTALE (cumu1ée) AIDE ALIMEMAIRE I(PAI'l) I - sorgho (tonnesl - poisson (tonnes) - huile (tonnes) | - lait en poudre i(tonnes) INFRASTRUCTURX SOCIALE - infirmeries - écoles PUITS INFRASTRUCTIIRE ROTII IERE - pistes provi- soires (km) - pistes de desserte (km) - pistes défini- tives (km) - routes vi1la- geoises 100 30 10 47 39 2 L2 10 86 L4 4 3 500 800 225 6t6 582 7 2L4 226 1 535 25L 6 8 4 2 18 60 15 L7 4 000 1 400 400 1 039 1 007 5 224 34s 2 648 225 10 5 2 2 23 100 26 25 5 500 2 200 600 1 160 1 075 7 287 622 4 L87 231 23 L6 2 2 2 11 L29 33 27 7 000 3 700 600 s48! al_ 955- 7 315 901 6 27ê 225 18 13 13 58,2 km 12,0 km 17,4 km 8 000 5 800 1 000 828 2 450 7 299 L 276 8 810 254 20 15 15 40 31 43 1 351 2 972 L4 556 1 833 L2 987 586 46 35 35 5,9 km 27,7 kn 30,I l«n 3o,1 a Provisoire. ) JPC1 .4 Partie 7 Page 16 o @ I Or N o\ (Y') c!r\ or\r\ N rô co e.l F{ r/) (\ coN@ ol\c{r\T sl r^ c\l F\INO\o d o,OO@ooJoco i r-{ (1 00Narf)OF-N(\tO Orôôr^ NF{Lôôlt'* + \t (\ ô.1 rô OLôrôrôN rô (\ ô.1 F\ r\ @11rr§'$ Jt^c.l§'\o ca<, æ rô Ne{ th .rf trÈ ts o o o o .rt U(! É E o a o t) o rJ a .o u o o AJ d 'aJ (! tr(U o. o \01 o tr(! o o o)U '.{ q 0) ! à{ r^ d * o\ N I @r o\ o\ @ co È rô -J.§l (1coo cO \+ \TÈTLôJN (f) J ÈNO\ F\ @ oq o,OO\ooo NôI@ Fll * O\N O\ tô 14 tô 6i-J'F{co+-t F{N o LÔr}L^0rô NNC.lr^ rl ô\t cI\rô .i' F\cOÈ\.oN .$r \t C1 Hil @È I N F\ o\ H (1 \o F\ O\tr^ o\ .S@ ôt@Nôl-ro FIN N Itt F\ F{ f\\o r^\o cooocooo\OJCO *N(r) N ÿ4\O Lô 'ô \Tf\ -l \T+ vF{ r^ orô c{ tôN F{LôHF\O\Nr^ôl Ocl ô ilr{ rô o\ r\ N N|-\ I\o r\ o\ NN rô c{ F\ôl \t (.NôI oirôJO\ \t (7) .+ .t\o rô .t ooorôoo NOOooo@N@ 14 * rOaOO\oô.eoo Nl/1c)r^ e{ F{ C) F{rô+O-r H O rô r^ r.,.t rô Tô (\NF\N N \o.J .+ itô clO.JF-q) \OOTHJ J \or\ I N o\ \t\o Fl tt\ (a @\o ôl \o(1 C! (?) .$\o F-ôl c.l cO O co r^ ôl lôO\@ æoO\o\O F{ F\\tN \t \t tl.iNc1 Or\t -il\OJ.{ \, o\ô I r^ N I \fr o\È cf)o r{ O'-ir dÔJÜ1 Or È(nF\O F-.t\o@\o N.f@.J- i o c1i \o \t co c?) F{ r-l \O O\ C.l (\ F{ Ol rô \t N I c1 r o\ r^ôN\ît^ô\O N(1\O r^@\o oo o.tJ rô F\cnN\ONFIJHô -t a) o o .il H @(! o ô0 o (0() o q) ÉÉ oU o ! o o Ë o .r{ ! q, o .F{ J(! 'F{ o H c)ë E o(J at) q) ]J .r{ H o ! o o ! ^q)ao ÇooooÉuÉ É.rÉo(d o!H lJ v .lJ U)o(/) oE 'H cl(UÉo HOOà08 (/)Éooc, o '(, o .r{ !, (,) !o olrÀ o! otl o IJ o(0 h o \o)(,)À|l 'r{ q, Ero\o .o ü)qJÉ Ed o(.) à!(tt ..{ o(üÀ È.s 0)Én o o r{]J o r!ti! 0, o É(d o (U o o o! U c) É c) o 'r'{ (, t4 o oô0lJlrJO O'.{ ooE (! \fd !lÊl ot EI ol 'uttrl otül o ào KJO '.roÉ o ! o o o 0) ot) EIôt .rl UI el)l5 ol r{l ê{l O(,)E-c troô0 olJlrr{> O O'ri"io o E'o ! o d a 0) \0) 'r{U 14 o a q) ti lr 0) ts cJ) t{Èo C)Hüo cJ) rI]z(J À (J t/) f:lâ CN H ts Fl (r) trl : \o ÊIX rdzz tJPC1.4 Partie 7 Page 17 È'e F{ -T (1 \t ôl \oi(1 ôl o\$O r^ N rÔ (n ôlF{Jrôco(\ o\co(1 È.f(ÿ) Àt oo oo F{ .: oo '.{ O+., T .rüEa)o) ..{ €OF{rr^..{UErô.oÉÉ{(ü(u@IJE\Oooo$ € ct,O'.{O cooo'o r@9l.F{0rO\orüdEF\OE U(üÉEo$lO'1ô0 .r{ooo lJOHlrÉJÀÀ q)ZI E ELLJJoooââa 0rt (Hl ô0t -dr 0) .J o.(ûtr' ôoooÀooÉ +J.(ü vlr c, rq E 'r'{ vtlr^rJo)\T\oa Ed+E..{ (dE lrOo.è0ÉoooO\orjot{ O rC,oæ.É0(oÀÉrôÊqvO vv.r{ 5uEE(d (1 l{o@^\c)r^-{oÀ iJF\O o+++o 0) o(/)(,€ .ÉdÉ 0,ooo0,O ...,1 'r{ "{ F{.J!J+JlJ(i tr(dqr(ütrÀt]t{l{uEô0@ô0É O .r{ .Fl 'F{ 0,)OEEÉO v v vdoo>EEIDË,oooo..{H@ON(É (ülPrortt* J(ü U oH ooo \o o\ô c{ (\ lt) c10F\ O\o'S NJO\OO(1 orn F\F\or^oôrt^ÈO(') \OO\\TO F\(1(\NO\T \T .-{ (n o\l/\O\\tN\T \T .-) æ(\ -T \o r{\o Ê{ i o co o\ F{ NCltNdroF\O\o\t F\ (1 C{(NC'.lJ t/] F\F-orô(n F{ tô F{(n \O O\ -T -ô\T(1r\NNrôc{(ÿ) o\ôN\o @(\ -T F{ c{F\ ôl o\ F\ o\ J \o rô ô0r .Ctôo@ rô \o F{ F{(1 (ol Ior 'Oo@(Y)rôO\OF{tôNrô-T rô(1F{O Ê.t o\ t\\o N @È o\ F{ \o\T @l ,trN@|f.|O âl dt I!t tt ot '|trôro@coF\(1\0$r/1l/'t ôl r^ J -T@ @ È F\ t\ o\ J o\\o @toN r-{ Or (|r@o\(ÿl r^ t-\ i oor\ \oô @ r--{ \oÈ o\ d F\ @rô Or\TN\O \O N i F{r\ \ F\: F{ rô N Or J ô.1 -1srô11rr È F{\o -1r\ o\ J \o o\r)Nô|N N (1 o\(1 C1È o\ J N oN N o ê.1 NÈ o\ J o I F{ o rf hh- 14hh (J OOorrlhoaaH; d ct^ N tôi.{ ir{ * H il d dÊl ll N!j lJ(J = (,) i JL) <t> ll â tü O OC) v Ftl ]JaHd o u {J<(u H (J Êo Z tr rrl cü u .rJ À <r) z zç4 J(t u H I H 14ho&È p a Èlz H(J F4üoÈ< f4(â (.) 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Les aspects du développement socio-économique : Haute - Volta
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