Dracunculiasis eradication Geneva Declaration on Guinea-worm eradication, Geneva, 2004. A ministerial round-table meeting on eradication of dracunculiasis or guinea-worm disease took place on 19 May 2004 in conjunction with the 57th World Health Assembly. Ministers of Health or their representatives from 12 countries that were endemic for the disease in 2003 (Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ethiopia, Ghana, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Sudan, Togo and Uganda) participated in the round-table meeting. The meeting was chaired by the Deputy Executive Director of UNICEF and the Regional Directors of AFRO and attended by the former United States President Jimmy Carter, the Regional Director of EMRO, the chairman of the International Commission for Certification of Dracunculiasis Eradication, and donor agencies. The ministers reaffirmed their commitment to achieve eradication of the disease by 2009 and adopted the following Declaration: We, the Ministers of Health of Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ethiopia, Ghana, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Sudan, Togo and Uganda, the 12 countries still endemic for dracunculiasis, meeting on 19 May 2004 during the Fiftyseventh World Health Assembly in Geneva, Switzerland, Recalling World Health Assembly resolutions WHA39.21, WHA42.29, WHA44.5 and WHA50.35; Noting the tremendous progress made since the inception of the dracunculiasis eradication programme in reducing the number of cases from 3.5 million to below 33 000; Noting that 168 countries and territories are already certified free of dracunculiasis transmission; Acknowledging that, in the areas where the disease is still present, it is a barrier to development, as it adversely affects the workforce and prevents children from attending school; Recognizing that further efforts and resources are required to achieve eradication as soon as possible; Recognizing the important investment made so far by governments, international organizations, nongovernmental organizations, the private sector and individuals; 234
Eradication de la dracunculose Déclaration de Genève sur l’éradication de la dracunculose – Genève 2004 Une table ronde ministérielle sur l’éradication de la dracunculose (ou maladie du ver de Guinée) a eu lieu le 19 mai 2004 pendant la Cinquante-Septième Assemblée mondiale de la Santé. Les ministres de la santé de 12 pays d’endémie en 2003 (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Ouganda, Soudan et Togo) ou leurs représentants ont pris part à la réunion qui a été présidée par le Directeur général adjoint du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance et le Directeur régional pour l’Afrique de l’OMS. Ont également assisté à la réunion l’ancien Président des Etats-Unis Jimmy Carter, le Directeur régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale, le Président de la Commission internationale pour la Certification de l’Eradication de la Dracunculose, ainsi que des organismes donateurs. Les ministres ont réaffirmé leur engagement à éradiquer la maladie d’ici 2009 et adopté la déclaration suivante: Nous, Ministres de la Santé du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de l’Ethiopie, du Ghana, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, de l’Ouganda, du Soudan et du Togo, les 12 pays où la dracunculose est encore endémique, réunis le 19 mai 2004 à l’occasion de la Cinquante-Septième Assemblée mondiale de la Santé à Genève, Suisse, Rappelant les résolutions WHA39.21, WHA42.29, WHA44.5 et WHA50.35 de l’Assemblée mondiale de la Santé; Constatant les progrès considérables réalisés depuis le début du programme d’éradication de la dracunculose, qui ont permis de ramener le nombre de cas de 3,5 millions à moins de 33 000; Notant que 168 pays et territoires ont déjà été certifiés exempts de transmission de la dracunculose; Conscients que, dans les zones où la maladie est encore présente, elle représente un obstacle au développement, car elle affecte la main d’œuvre et empêche les enfants d’aller à l’école; Reconnaissant que des efforts et des ressources additionnels sont nécessaires pour parvenir à l’éradication dès que possible; Reconnaissant par ailleurs l’investissement important consenti jusqu’ici par les gouvernements, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales, le secteur privé et les particuliers; WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD , NO. 25, 18 JUNE 2004
Hereby commit ourselves to lead political, technical and financial efforts towards the eradication of dracunculiasis in our countries by ensuring: 1. greater involvement of political leaders, including heads of states and government; 2. maintenance of adequate budgetary provisions for national dracunculiasis eradication programmes, especially in the last phase of eradication; 3. intensified surveillance in areas where dracunculiasis transmission has been interrupted in countries that otherwise are highly endemic for the disease (particularly Burkina Faso, Ghana, Mali, Nigeria, Sudan and Togo); 4. provision of safe drinking-water to populations at risk of dracunculiasis transmission (particularly Mali, Mauritania and Niger); 5. increased commitment of national personnel at all levels of the health systems to implementation of eradication activities, in particular the supervision of village volunteers; 6. targeted advocacy campaigns to involve villagers , eminent persons and influential local leaders in prevention activities; 7. national and international pressure to insure safe passage and working conditions in areas of conflict or civil unrest, such as Côte d’Ivoire, Ethiopia, Mali, Niger, Sudan and Uganda; 8. rapid mobilization of resources to implement eradication activities in newly accessible areas immediately following the cessation of hostilities and preparedness for best management and implementation of Guinea-worm eradication activities in the post-war era in Sudan. We, representing the Governments of Benin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ethiopia, Ghana, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Sudan, Togo and Uganda, WHO, UNICEF and The Carter Center, commit ourselves to intensifying implementation of eradication activities to free the world of dracunculiasis by the end of 2009. Adopted in Geneva, Switzerland, 19 May 2004. Editorial note. Dracunculiasis eradication is at a critical juncture. Although remarkable progress has been made during the past 15 years, there are still 12 endemic countries reporting about 33 000 cases in 2003, down from about one million cases reported in 1989. A final push is needed by all partners to maintain this investment and free the globe from this disease. Financial resources and political will are required to intensify efforts by all endemic countries and partners to eradicate the disease by 2009. The 2009 target date was established primarily for Sudan.1 All other endemic countries should complete eradication before then. Ⅲ 1
Nous engageons à diriger les efforts politiques, techniques et financiers en vue de l’éradication de la dracunculose dans nos pays par: 1. une participation accrue des responsables politiques, y compris des chefs d’Etat et de gouvernement; 2. le maintien de prévisions budgétaires appropriées pour les programmes nationaux d’éradication de la dracunculose, en particulier dans la dernière phase de l’éradication; 3. une surveillance intensifiée dans les zones où la transmission de la dracunculose a été interrompue dans les pays par ailleurs à forte endémicité (particulièrement au Burkina Faso, au Ghana, au Mali, au Nigeria, au Soudan et au Togo); 4. la fourniture d’eau potable aux populations exposées à la transmission de la dracunculose (plus particulièrement au Mali, en Mauritanie et au Niger); 5. un engagement accru, à tous les niveaux, du personnel national des systèmes de santé en faveur de la mise en œuvre des activités d’éradication, en particulier pour la supervision des agents de santé de village; 6. des campagnes ciblées de sensibilisation visant à obtenir la participation des villageois, de personnalités et des chefs locaux influents aux activités de prévention; 7. une pression nationale et internationale afin d’assurer la liberté de passage et des conditions de travail sûres dans les zones de conflit ou de troubles civils, telles que la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Mali, le Niger, l’Ouganda et le Soudan; 8. une mobilisation rapide de ressources pour mettre en œuvre des activités d’éradication dans des zones nouvellement accessibles immédiatement après la cessation des hostilités et la préparation en vue d’une meilleure gestion des activités d’éradication de la dracunculose dans la période de l’après-guerre au Soudan. Nous, représentants des Gouvernements du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de l’Ethiopie, du Ghana, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, du Soudan, du Togo et de l’Ouganda, ainsi que de l’OMS, de l’UNICEF et du Carter Center, nous engageons à intensifier les activités d’éradication pour libérer le monde de la dracunculose d’ici fin 2009. Adoptée à Genève, Suisse, le 19 mai 2004. Note de la rédaction. Les efforts en vue de l’éradication de la dracunculose sont arrivés à un tournant. Si des progrès remarquables ont été enregistrés ces 15 dernières années, on comptait encore 12 pays d’endémie en 2003 signalant quelques 33 000 cas, alors que le nombre de cas était de l’ordre du million en 1989. Un dernier effort s’impose de la part de tous les partenaires pour poursuivre les investissements nécessaires et libérer la planète de la maladie. Il faut, de la part de tous les pays d’endémie et des partenaires, des ressources financières et la volonté politique d’intensifier les efforts afin d’éradiquer la dracunculose d’ici 2009. La date cible de 2009 a été fixée avant tout pour le Soudan;1 tous les autres pays d’endémie devraient éradiquer la maladie avant cette date. Ⅲ 1
See also WHA57.9 Resolution, 22 May 2004
Voir aussi la résolution WHA57.9 du 22 mai 2004.