WORLD HEALTH ORGANIZATION AFRICAN REGION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE REGION DE L'AFRIQUE I \ Or\CHOCI,RCIASIS CONTROL PROGRAMME IN TIIE VOLTA RIVER BASIN AREA PROCRAÀ{N{E DE LUTTÈ CONTRD L'ONCHOCERCOSE DANS LA RIGION DU BASSIN DE LA VOLTA Té1.: 333.12-329.10-338.57- Télé.r ONCHO 5241 UV COMITE CONSULTATIF D,EXPERTS Troisième réunion OCP/EAC3 .98 eptembre 1982 ORIGINAL : FRANCAIS RESI.JME ET COMMENTAIRES - RAPPORT DU GHANA suR LE DEVELOPPEI,IENT SOCIo-ECONOMIQTE DE IA ZONE DU PROGRAMME I. Résumé du Lalport I. Le résumé et les conrnentaires ci-après présentés se rapportent. au Eexte soumis par le Ghana à la sixième réunion des Comités nationaux de LuE.te conÈre 1'Onchocercose. 2. Ce texte de référence souligne d'abord 1'aÈtention accordée par le Gouvernement au développemenE socio-économique de la zone du Programme, présente ensuite cette zone et enfin développe les activités et les projets qui y sont en cours d'exécution. 3. Au Ghana, La zone du Programme couvre 1a Région du Nord (Northern Region) et la Haute Région (Upper Region) siÈuées entre les latitudes 8' et 11" nord et longitudes 3' ouest et 1o est. Les deux régions forment les 34,4 % de 1'étendue du pays, soit 70 383 km2 pour la Région du Nord ec 27 719 kmz pour Ia Haute Région. Elles abritent 18 % de 1a population totale du Ghana, soit, au titre de 1'année 1980, f 041 431 habitants pour la Région du Nord et I O27 457 habitanÈs pour la Haute Région. 4. Le GouvernemenÈ du Ghana, conscient de la grande contribution du Programme à la libération des terres et à leur mise en valeur, a décidé d'instalter, dès t975, le Secrétariat national Pour 1'Onchocercose. Depuis, ce Secrétariat a fonctionné comme un organe de liaison entre les strucÈures nationales et d'autres groupes techniques concernés par le développement de la zone libérée. De plus, il a aidé à la définition des acËions prioritaires de La zone eÈ à leur prise en comPte dans le prochain PIan quinquennal de développement. Les Èrois objectifs principaux sont : - accroltre la production vivrière de base - susciter une distribution plus équitable des revenus afin de réduire les disparités entre les zones rurale et. urbaine - développer les infrastructures essentielles de base afin qu'elles servent de levier à unfutur développement accé1éré du nord du Ghana. 5. L'agriculture, qui jusque-1à a soufferÈ de la réduct.ion des terres arables à cause de 1'onchocercose, de la trypanosomiase et de 1'érosion, sera 1'activité économique de base de cette zone où 80 7" de la population sont des paysans avec, dans le seul secteur du nord, 125 0OO familles de fermiers. La zone occupe le premier rang dans.la production céréalière du Pays et contient d'énormes possibilités pour une agriculEure mécanisée. Dans le prochain plan quinquennal, les objectifs de la politique du développement intégré viseronÈ a) 1'autosuffisance alimentaire, b) I'accroissement de 1a productivité agricole pour générer les fonds pour un développement industriel, c) la diversification de la production agricole : à 1'horizon de 1985,la zoae doit pouvoir produire 4OOO t de millet, 12 OOO t d'igname, 18 OOO t de coton, sur 28 35O ha grâce à l'encadrement de la Cotton Development Board basée à Tamalé, 11 OOO È d'ara- chides grâce aux crédits pour 1'acquisition des facteurs de production, fournis par la Tamale Vegetable OiI Mil1s, 1e Ministère de I'AgriculÈure, 1a Ghana Industrial Holding CorporaEion, la Agricultural Development Bank et Ia Ghana Corrnercial Bank. La très prisée Genève, 13-17 s I ocP/EAC3 .98 Page 2 culture du riz, pluvial comme irrigué, sera intensifiée et devra Passer des 55 OOO ha actuels à 70 OOO ha et bénéficier des recherches variétales de la WesÈ Africa Rice Development Asso- ciation (WARDA) dont les essais se déroulent autour des barrages de Tono et de Vea. Pour pallier les inconvénients d'une saison agricole unique et ceux de la distribution irrégulière des pluies, 1e Gouvernement du Ghana est décidé à lancer un vaste progranme d'irri- gatlon en plus des grands ouvrages de Tono et de Vea, et de 22O Petits barrages et diguettes disséminés dans toute Ia zone 1ibérée de 1'onchocercose. Ce prograrrne sera réalisé par la Irrlgation Development Authority et 1e Ghana and German Agricultural Development Programme (GGADP). I1 a déjà conrnencé par Ie barrage de taille moyenne de Bontanga Irrigation Project, d'un coût de 22 millions de cedis, et qui doit permettre d'irriguer 1OOO ha et de faire diverses cultures. 6. L'élevage de la région, essentiellement constitué par les bovins, les ovins et les caprins, sera développé et au moins 40 OOO ha seront couverts par 1e projet l{ulugu Livestock Company conjointement parrainé par la Bank of Ghana, la Northern Region Development Corpo- ration (NRDC) et le Mamprusi Traditional Council. 7 . En matière de conununication, la zone esE assez bien desservie avec ses 4OO km de routes primaires, L25O km de routes secondaires, 4OO km de pistes rurales et, 4OO autres km de pistes rurales en construction. Le principal problème actuel est celui de l'entretien. Le prochain Plan quinquennal envisage d'y faire face. 8. Dans Ie dornaine sanitaire, La zone esE couverte par 14 hôpitaux (privés et publics), lO centres de santé eE 21 postes de santé. Le Ministère de 1a Santé prévoit une unité épidémio- logique qui visitera les zones onchocerquiennes et traiÈera les cas graves, pendant qu'une série de progranunes s'occuperont de nnladies transmissibles. Dans ces programmes, signalons notamment les 35 cliniques fixes et les 10 stations mobiles des régions de Bawku, Bolgatanga et Lar^rra, en plus des 178 autres cliniques pour les autres régions. 9. Le GouvernemenÈ du Ghana apprécie vivement Ia contribution du Programme à 1a formation de deux de ses ressortissants en Economie de la Santé. Cette formation sera mise à profit dans 1'exécution et La planification des Projets de la zone. 10. Ia sollicitude du PNIJD est vivement souhaitée pour poursuivre 1e financement du projet CWfAOfOZt, résultaE d'une mission tripartiEe. La contribuÈion des auEres agences est aussi vivemenE atE.endue. II. ComnenE.aires 1. Ce rapporE est, globalement, eonforme aLxK recomnandations exprimées par les instances du Programme. Toutefois, on y cerne mal les contours de f inventaire des projets et leur état d'avancement en rapport avec I'évolution de 1'action antisimulidienne. 2. Le Gouvernement du Ghana lance un vibrant appel aux partenaires du Programme soucieux du libérées pour qu'ils aident à la mise en oeuvre I développement socio-économique des zones diligente du projeE GHA/80/21. t I ,1 REPUBLIQUE DU GHANA DE\ÆLOPPB,IENT SOCIO-ECONOMIQUE DES ZONES LIBEREES DE L,ONCHOCERCOSE Le C,ouvernemenÈ de la République du Ghana a pleinement conscience de I'inrnense contribution que Ie Programme de luEEe contre 1'onchocercose a apportée à la réduction eE à 1'éradicaËion de 1'onchocercose et i1 est résolu à mettre en oeuvre Ia colonisation et le développement soci-o- économique des zones ainsi 1ibérées de Ia maladie. Cela a nécessité en premier lieu 1a création du Secrétariat national de 1'Onchocercose (en 1975). Du fait que la maladie a fait totalement obstacle à la mise en valeur agricole et industrielle des zones rurales, le SecrétariaÈ a étudié, cortrne suite à 1'Etude Landsat, 1e poÈentiel de développement des zones 1ibérées de I'onchocercose afin de promouvoir des acLivités de développement déterminées et d'assurer les fonctions d'organe de coordination pour la liaison avec tous les organismes nationaux tels que le NORRIP (Prograrmne intégré rural de la Région Nord), 1'URADEP (Progranrne de développemenE agricole de 1a ttupper Region't) , 1a FASCOTI (Farmers' Services Company) et les autres groupes d'assistance technique inEéressés, en vue de mettre en valeur les zones libérées. Le Secrétariat a également mis 1'accent sur les activités de développement prioritaires nécessaires dans la région pour 1e compte des pouvoirs publics et des investisseurs poEentiels. IMPORTANCE DE LA ZONE La zone libérée de 1'onchocercose, qui comprend actuellement la Région Nord et 1'Upper Region du Ghana, se situe dans Ia zone de savane de 1'Afrique de 1'Ouest, entre les latitudes 8" et 11" N et les longicudes 3' trrI et 1' E. La Région Nord, qui est la plus vaste du Ghana, a une superficie de 70 383 km2, tandis que 1'Upper Region a une superficie de 27 719 km2. Ces deux régions représenEent ensemble environ 34,4 % de la superficie totale du Ghana. Selon Ie recensement de 197O, quelque 18 % de la population totale du Ghana vit dans ces régions. La population totale projetée pour 1980 était de 1 041 431 habitants pour la Région Nord et de L O27 457 habitants pour I'Upper Region. Conformément à 1'objectif gouvernemental consistant à mettre en oeuvre le développement rural intégré des régions ainsi 1ibérées de I'onchocercose, diverses propositions ont été recueillies auprès des organismes compétents dans ces zones, ces propositions devant faire partie inÈégrante d'un plan quinquennal de développement pour le Gtrana. Ces propositions reflètent les finalités eÈ aspirations de 1a population ainsi que les buÈs et objectifs envi- sagés pour les cinq prochaines années au regard des ressources de ceÈte zone, compte tenu des invesÈissements étrangers et du financement assuré par 1e C,ouvernement cenËral. L'intégration du plan de cetÈe zone dans 1e plan naEional a pour but ultérieur : i) d'assurer à la base de production une expansion correspondant à la nécessité d'amé- liorer le niveau de vie de la population croissante de cette zone, dans la mesure où 1es ressources 1e permettent; ii) d'assurer une répartition équitable des revenus afin de supprimer le trop grand écart entre les revenus ruraux et urbains; iii) de mettre en place une infrastructure essenÈie11e pouvant servir à 1'avenir tle tremplin au développement économique accé1éré du secteur septentrional du Ghana. MISE EN VAIEUR DES RESSOURCES EN EAU Le problème de 1'approvisionnement en eau dans 1a zone Oncho et les autres régions du secteur sePËentrional du Ghana se pose régulièrement. La plupart des cours d'eau en apparence de grande taille sonE en fait saisonniers et asséchés Ia moitié de 1'année. Aussi 1e Gouverne- ment du Ghana a-t-il adopté 1e Système nat,ional d'adduction d'eau qui consisÈe à mettre en oeuvre un progranme d'approvisionnement en eau dans les districts aboutissant ultérieurement à I Ia constitution d'un réseau national. Ce système remplace 1e précédent, qui consistait à plani- fier les ouvrages d'adduction d'eau séparément pour les différentes municipalités. La Société ghanéenne d'Adduction d'Eau et d'Egouts a mis en route en divers endroits plusieurs projets visant à puiser dans Ia Volta Blanche et d'autres cours d'eau pour compléter le système d'appro- visionnement existant. Des projets sont également prévus dans 1es districts en vue d'un approvi- sionnemenÈ à partir des barrages de retenue de E.aille moyenne. Dans d'autres secteurs, des pompes mécaniques et des forages sont conçus et installés par 1'Agence canadienne de Développe- ment international (ACOI; et d'autres institutions en vue de répondre aux besoins en eau de la région. Les projets visent en I'occurrence à fournir un puits alimenté par les eaux souterraines pour chaque groupe de 3OO personnes. RESSOURCES EN SOLS Les sols dans la zone Oncho sont principalement d'origine granitique, éEant peu profonds et composés de concrétions de texÈure grossière dans une grande partie du secteur sept.entrional du Ghana. Les zones de colonisation sont nettement concentrées sur les sols plus profonds et plus fins à proximité des frontières occidentale et orientale, L'érosion en nappe est très prononcée et des mesures de conservation des sols sont prises pour y porter remède. La plupart des vallées fertiles et des tertes de bonne qualité, qui n'étaient pas mises en valeur en raison de leurs sols plus lourds et de la présence de simulies, sont progressivement exPloitées, s'agissanÈ de limon très fin et hautement productif. ACTIVITES Agriculture La producEion agricole dans la région a êté entravée par Ia perte de bonnes terres arables par suite de 1'onchocercose, de la t.rypanosomiase et d'une érosion du sol qui augmente rapide- ment. Les activités dans la zone complètent le projet d'éradication de 1'onchocercose qui esE en cours et contribuent à mettre fin aux pertes de sols dues à 1'érosion. L'économie de cette zone repose sur 1a production agricole, les petits exploitants représentant quelque 80 % de La population Èota1e. Plus de 125 OOO familles de paysans sont implantées dans le secteur sePten- trional de la zone, qui occupe Ia première place pour la production céréalière du Ghana et offre aussi un vaste potentiel- pour la mécanisation de 1'agriculture. Compte tenu de la corrélation positive entre la croissance de 1'agriculture et une politique visant clairement à stimuler la production agricole, f intégration de Ia stratégie de développement de la zone dans 1e Plan quinquennal national vise : i) à réaliser l'auÈosuffisance pour 1a production des denrées alimentaires de base afin d'assurer le ravitaillemenE à des prix raisonnables et de répondre aux besoins nutri- Eionnels fondamentaux de la population; ii) à accroître Ia productivité agricole afin de 1ibérer et d'engendrer des ressources suffisantes pour Ie dévelopPement industriel; iii) à favoriser les efforts de diversificaÈion de 1'agriculture. Dans les régions situées à f intérieur ou à la périphérie des zones de planification prioritaires' on estime qu'au stade de développement compleE 1'accroissement annuel de la production sera de l'ordre de 4OOO tonnes pour 1e mil, 12 OOO tonnes pour les ignames, 18 OOO tonnes Pour le coton, 11 OOO tonnes pour les arachides et 6000 tonnes pour les tomates. PRODUCTION RIZICOLE La riziculture est la spéculation agricole la plus réPandue dans la zone libérée de 1'onchocercose, de même que dans Ia plus grande partle du secteur sePtentrional du Ghana. Le riz fait 1'objet d'une culture intensive, tantôt pluviale, tantôt irriguée. La superficie des exploiÈations varie d'une d,izaine d'hectares à plus de 5OO. Le plan quinquennal de développe- ment prévoit que, d'ici à 1985, les rizières occuperont plus de 70 OOO hectares. Leur suPer- ficie est actuellement d'environ 55 OOO hectares et, en vue de promouvoir 1a riziculture dans ces régions grâce à 1a culture de différentes variétés de ri-z, 1'Association pour Ie Dévelop- pement de la Riziculture en Afrique de 1'Ouest (ADRAO) a mis en route des travaux de recherche, I I I3 des essais sur le terrain et diverses méthodes visant à déterminer les Èypes de sols les mieux appropriés et à préparer des semences améliorées à Tono et à Vea. A Tono, c'est la variété IET 2885 qui produit Ie rendement le plus élevé, soit environ 7,12 tonnes à 1'hectare. Dans d'autres régions, telles que ce1les de Tamalé et de Zuo, I'ADRAO a constaté que le rendement le plus é1evé était obtenu avec la variété 4418. ARACHIDES Chaque année, 1a fabrique d'huile végéta1e de Tamalé traite 28OO tonnes d'arachides produites dans la région. Pour promouvoir un accroissement de 1a production, le Ministère de I'AgricuIture, Ia Ghana Industrial Holding Corporation, la Banque de Développement agricole et la Banque cormnerciale du Ghana viennent en aide aux planteurs d'arachides en leur accordant des facilités de crédit et en mettant à leur disposition des tracteurs. AUTRES CULTURES Les autres cultures dans la région sont les ignames, le sorgho et le mil. CULTURES INDUSTRIELLES Les principales cultures industrielles sont le coton et le kénaf. Le siège de 1'Office de Développement du CoÈon est à Tamalé. Cette culture s'est beaucoup développée depuis 1972, tant pour le rendement que pour 1a superfici.e. Cet office produiË 30 7" des besoins en coton- fibre de la nation, la majeure partie étant cultivée dans la zone Iibérée de 1'onchocercose. Des plans sont en cours pour instituer des services de recherche et de vulgarisation qui per- mettraient d'accroître notablemenÈ 1a production cotonnière. I1 est prévu qu'au moins 28 35O hectares seront plantés en coton d'ici à 1985 pour alimenter 1es usines textiles du Ghana méridional. On cultive à Tamalé, Yendi, Damango et l.ialewale du kénaf que l'usine de fibres Èextiles de Koumasi utilise à 1a place du jute pour fabriquer des sacs destinés au cacao, au café, au ri-2, au maîs et aux arachides. ELEVAGE Le bétail éIevé dans la zone considérée est surÈout composé de bovins, d'ovins eE de caprins. Des élevages de reproduction sont en cours d'installation à Pong Tamalé, Daboya et Bole. La Banque du Ghana, la Société pour le Développement de la Région Nord (NRDC) et le Mamprusi Traditional Council ont constitué ensemble la Wulugu Livestock Company (Société d'élevage de l.Iulugu) pour la production commerciale du bétail et le ranch de cette entrepri-se occupera, une fois en place, plus de 40 OOO hectares. PROJETS D'IRRIGATION Le Gouvernement du Ghana a pleinement conscience de 1a nécessité de I'irrigation pour remédier à l'insuffisance des pluies certaines années et à f irrégularité des précipitations dans la zone consj-dérée. Outre les grands barrages tels que ceux de Vea et de Tono, qui ont énormément contribué à I'amélioration de 1'agriculture dans la région, i1 existe plus de 22O petits ouvrages de ce genre dispersés dans la zone libérée de 1'onchocercose. Les travaLrx de construction sont en cours pour 1es ouvrages d'irrigation de taille moyenne de Bontanga, d'une valeur de 22 millions de cedis, qui devraient permettre d'irriguer IOOO hectares de terre pour diverses cultures. Des études de faisabilité ont été menées en vue de la consÈruction d'autres barrages sur la Volta Blanche ainsi qu'à Ïamne près de Bawku. L'Office de Développe- ment de l'Irrigation (IDA) assume en grande partie la responsabilité de ces barrages dans les vallées, tandis que c'est Ie Progranrne de Développement agricole germano-ghanéen (GGADP) qui se charge de la construction des petits barrages et ouvrages analogues dans les régions où Ia pluviosité est mieux répartie. 4L'IDA alloue en outre des terres aux agriculteurs locaux moyennant de faibles redevances et leur fournit aussi des services de vulgarisation et des moyens de production. Dans 1es va11ées irriguées, i1 s'agit de riziculture, tandis qu'on cultive sur les pentes 1es légume..,, le mais, les arachides et 1e sorgho. Les autres projets qu'iI est proposé d'entreprendre dans la mesure où le permettent les ressources financières et les moyens de production sont 1es suivants : i) Le projet de Mpaha au confluent de la Volta Blanche et de La Volta Noire, pou:: irriguer 52OO hectares de terres destinées aux rizières, aux cotonniers et au soja. ii) Le projet de Pressam sur la route lamale-Yendi, pour irriguer l2OO hectares de terre en vue de la riziculture et de la production de légumes. ROUTES La construction des pistes dans cette zone n'est pas allée de pair avec la nécessité o'en faciliter 1'accès en vue du développement agricole. Le réseau routier est suffisant en quantité, mais sa qualité laisse à désirer. C'est ainsi qu'au sud de la zor.e de planification prioritaire, on comPte 4OO km de voies à grande circulation, 1250 krn de routes secondaires et 40O km de pistes d'intérêt localr 4OO krn de pistes supplémentaires étant en construction. Les principaux obstacles ont été 1e manque d'entrepreneurs, d'équipement et de matériaux pour l'empierrement, f insuffisance des fonds consacrés à 1'entretien des routes et 1'absence de coordination enËre 1es services chargés de cet entretien. Le plan quinquennal prévoit que 1'accent sera mis en grande partie sur la construction et 1'entretien des routes. L'empierrement sera refait sur les routes Fumbisi-trIiasi, Dadema- Fumbisi, Sandema-Chiana et d'autres, afin de remédier aux difficultés de transport da:ts 1a région. De plus, des plans sont en cours pour améliorer la route qui, passant par Daboya, nèr,. à la vallée de Fumbisi, ainsi que la route Nabungu-Yabaga qui servira d'autre vo:-e de corr.rLu- nication entre 1a va1lée de Fumbisi et Yapei. EQUIPEMENTS SANITAIRES I1 est largement admis dans ces régions que Ies services de santé contribuent au déve- loppement économique et social. Aussi les actions visant à améliorer 1a santé et Ia situation socio-économique des collectivités locales ont-e11es été acceptées en tant qu'opératicns arti- culées entre e1les et qui se soutiennent mutuellement. Le système des soins de santé prinaires, qui comprend des éléments concernant 1'environnement et Ia santé individuelle, a éié édifié sur le principe de la participation directe de la collectivité, lequel est à la base de toutrs les prestations sanit.aires. Font partie intégrante du système les mécanismes permettant d'aiguiller rapidement les malades, selon les besoins, vers les différents échelons de soutien pour les prestations. Le système des soins de santé primaires offre des prestations à trois échelons i) Echelon A - Corrnunauté : A ce niveau, les agents de santé conrnunautaires ec fanri- 1iaux, choisiset rémunérés par 1a coûEnunauté elle-même, éventuellement avec ie concours cit, conseil de district, sont formés et encadrés par le Ministère de la Santé en vue d'assurer les, services fondamentaux de prévention, de promotion de la santé et de traitement. Les responsa- bilités portent principalement sur I'accouchement, 1'espacement des naissances, la croissance et le développemenË des nourrissons et des enfants, I'accent étant mis sur Ia nutrition, 1'amélioration de la santé individuelle, la protection du foyer et de 1'environnement, etc. LL) Echelon B Sous - t r dépendant des conseils locaux ( res1 ons relevant dIun post( sanitaire) : Toute collectivité disposant d'agents de niveau A est dotée dans un rayon de 8 km d'un Poste sanitaire servanÈ de point de premier recours et assurant le contect avec 1e. personnel du Ministère de la Santé. Le poste sanitaire est doté d'au moins deux infirmières/ sages-femnes colmlunauÈaires et d'un assistant de f inspection sanitaire. C'est à cet écheton que sont assurés le soutien et 1'encadrement technique des agents de niveau A. Le personnel assure en outre Ie diagnostic et Ie traitement des malades qui lui sont envoyés. 5- t 111, EchelonC-District: C'est 1'échelon primordial du système des soins de santé primaires, servant de base à la planification, à la gestion, à I'encadrement, à la collecte et à 1'analyse des données, à l'établissement du budget et au contrôle financier. Une équipe de gestion sanitaire de district, composée du médecin de districE, de f infirmière de santé publique du district, de f inspecteur principal de 1a santé et de 1'administraÈeur technique principal (service médical de terrain), est chargée de toutes 1es activités sanitaires dans le district. Ce système est en cours d'implantation dans les disÈricts de lüest Dagomba, Bple, Lawra et Bar^7ku. PRESTATIONS Sont dispersés dans la zone et aux alentours 14 hôpitaux (tant publics que privés), lO cenÈres de santé eE 2L postes saniÈaires. Le Service d'Epidémiologie du llinistère de la Santé a f intention de mettre sur pied des centres de traitement pour soigner 1'onchocercose dans les villages les plus touchés. D'ici 1à, le médecin spécialiste attaché au Prograsme se rend régulièremenÈ dans les secteurs att,eints pour y assurer le traitement des malades. D'auEre part, 1e Ministère de la Santé a conçu divers progralr[l0es pour lutter contre les maladies transmissibles. Le Service de Ia Lèpre gère 35 dispensaires fixes et 10 stations mobiles dans diverses régions telles que Bawku, Bolgatanga et Lawra, ainsi que dans 178 autres secteurs relevant d'un dispensaire. En collaboraÈion avec 1'USAID, la CEE et le FISE, le Gouvernement du Ghana applique divers programnes de lutte contre Ie tétanos, la rougeoler la fièvre jaune et la tuberculose. BOURSES D'ETUDES Le Gouvernement de la République du Ghana rend homnage au Progranme pour le grand rôle qu'iI a joué en ce qui concerne l'amélioraÈion des effecÈifs de personnel dans 1e pays en vue d'assurer le développement socio-économique de la zone 1ibérée de 1'onchocercose. Les deux Ghanéens dont le Progranone finance acÈuellement les études en économie de la santé aux Etats- Uni-s seront extrêmement utiles pour les divers projets actuellement poursuivis ou prévus dans la zone. APPORTS DU PNIID Le projeÈ Cllilæ/OZt, qui avait été soumis au PNIJD à 1a suite des recorrrnandations d'une réunion d'examen tripartite, n'a pas encore été exécuté. Les facteurs suivants ont retardé la mise en oeuvre du projet : le Coordonnateur de la Planification du Développement désigné par la FAO, qui était chargé de mettre au point dans le détai1 les modalités d'application, le plan de travail et le cadre institutionnel du projet, a reçu une nouvelle affectation. D'autre part, les effectifs du SecréÈariat sonÈ devenus insuffisants à 1a suite du départ à la retraite de 1'ancien Directeur exécuÈif et du départ des deux membres ghanéens du Service de Planification économique, ainsi que du spécialiste agricole de la FAO faisant partie du Secrétariat. Un nouveau Directeur exécutif et quelques personnels de soutien ayant maintenant pris leurs fonctions au Secrétariac, la FAO a été priée d'envoyer une mission sur place pour faire le point de la situation et présenter des reconrnandations au PNUD en vue du financement des autres éléments du projet, comprenant notamûent des moyens de transport adéquats, 1'équipement nécessaire aux opéraEions sur le terrain avec un stock de pièces de rechange, 1'établissement du plan de développement décennal pour la zone de planification prioritaire et du matériel de campement complet pour les personnes qui seront appelées à travailler dans la zone d'acEion prioritaire. Le Gouvernemerrt du Ghana a Ie ferme espoir qu'il peut compter sur la coopération du PNUD, laquelle ne lui a jamais fait défaut en ce qui concerne le financement de ce projet. A cette fin, le Gouvernement. ghanéen s'est déjà engagé à fournir 2 millions de dollars au titre de son chiffre indicatif de planificaËion. I1 est demandé à toutes les institutions qui participent au développement socio-économique de la zone libérée de l'onchocercose au Ghana de poursuivre cette tâche avec dévouement. ?
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Résumé et commentaires : rapport du Ghana sur le développement socio-économique de la zone du programme
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