CHLORAMPHENICOL-RESISTANT SALM O NELLA TYP H I VI-PHAGE TYPE E l A ustralia . — Salmonella typhi Vi-phage type E l was isolated in Australia in October 1978 from the blood and faeces of two related patients.1 The patients developed typhoid whilst holidaying abroad and S . typhi was isolated on their return to Australia. The strains from the blood o f each patient were sensitive to antibacterial drugs whereas the strains from faeces were resistant to ampidllin, chloramphenicol, streptomycin, sulphonamides and tetracyclines (R-type ACSSuT). It was stated that the patients had not received antibiotic therapy prior to the isolation of the strains from both blood and faeces and responded rapidly to treatment with ampidllin and chloramphenicol, administered intravenously.
SALM O NELLA TYP H I LYSOTYPE VI E l RÉSISTANTE AU CHLORAMPHÉNICOL A ustralie . — Salmonella typhi, lysotype Vi E l, a été isolée en Australie en octobre 1978 dans le sang et les selles de deux malades apparentés.1 Ces malades avaient contracté la typhoïde pendant des vacances à l’étranger et S. typhi a été isolée à leur retour en Aus tralie. Les souches de sang de chacun des deux malades étaient sensibles aux antibiotiques alors que celles de leurs matières fécales étaient résistantes à l’ampicilline, au chloramphenicol, à la strepto mycine, aux sulfamides et aux tétracyclines (spectre de résistance: ACSSuT). Il a été indiqué que les malades n ’avaient reçu aucun antibiotique avant l’isolement des souches dans leur sang et leurs selles et qu’ils ont réagi rapidement au traitement à l’ampicilline et au chloramphénicol administrés par voie intraveineuse. Les souches sensibles et les souches résistantes ont été envoyées au Centre collaborateur OMS pour la Lysotypie et la Pharmacorésistance des entérobactéries, où il a été constaté que les résistances avaient un déterminant plasmique et étaient portées par un piasmide unique autotransférable appartenant au groupe de compatibilité N. Ce qu’il y a d ’insolite dans le cas de ces deux malades, c’est que l’on a isolé en même temps des souches sensibles dans leur sang et des souches résistantes dans leurs matières fécales. L ’explication la plus plausible est que les malades ont été infectés par une souche de S . typhi pharmacosensible qui s’est répandue dans l’organisme, provoquant une infection intestinale. Le piasmide déterminant la pharmacorésistance a été acquis ultérieurement dans l’intestin, ce qui démontre l’aptitude du bacille typhique à acquérir des plasmides de résistance in vivo en l’absence de pression sélective exercée par des antibiotiques. Des poussées d ’infection par S. typhi résistante au chloramphé nicol se sont produites au Mexique, en Asie du Sud-Est et en Inde. Dans tous ces cas, la résistance au chloramphénicol était codée par des plasmides appartenant au groupe de compatibilité et il semblerait que toutes les fois que des souches de S. typhi résistantes au chloramphénicol se propagent de manière épidémique, le facteur R impliqué appartienne au groupe Hx. Dans le cas présent, c ’est la première fois que l’on observe chez S . typhi la présence d'un piasmide du groupe N déterminant la résistance au chloramphénicol. Rien ne permet de penser que les souches résistantes au chlor amphénicol isolées en Australie se soient propagées, et dans les deux cas décrits ici la présence d ’un piasmide de résistance du groupe N chez les souches isolées dans les matières fécales n ’a pas entravé la réponse des malades à Tantibiothérapie intraveineuse. * Voir N» 11, 1979, p. 83.
Sensitive and resistant strains were referred to the WHO Collab orating Centre for Phage Typing and Drug Resistance of Entero bacteria, where it was shown that the resistances were plasmidencoded and were carried on a single autotransferring plasmid of compatibility group N. An unusual feature of these cases was the concomitant isolation of sensitive strains from the blood and resistant strains from the faeces of the two patients. The most likely explanation is that the patients were infected with a drugsensitive strain of S. typhi which spread systemically, with the development of enteric fever. The drug resistance plasmid was acquired subsequently in the bowel, which demonstrates the ability of the typhoid bacillus to acquire resistance plasmids in vivo in the absence o f antibiotic selective pressure. Outbreaks of chloramphenicol-resistant S. typhi have occurred in Mexico, South-East Asia and India. In all cases chloramphenicol resistance was encoded by plasmids of compatibility group Hj, and it would appear that whenever chloramphenicol-resistant strains of S. typhi spread epidemically, the R factor involved is o f group Ht. This is the first example of the occurrence in S. typhi o f a group N plasmid coding for chloramphenicol resistance. There is no evidence to suggest that the chloramphenicol-resistant strains isolated in Australia have spread, and in the two cases described here the presence of a group N resistance plasmid in the strains isolated from the faeces did not impair the response of the patients to intravenous antibiotic therapy. See No. Il, 1979, p. 83.
(Based on/D ’après: Report from WHO Collaborating Centre fo r Phage typing and Drug Resistance o f Enterobacteria, Division of Enteric Pathogens, Central Public Health Laboratory, London.)
Epidemiological notes contained in dus number:
Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro:
Chloramphenicol-Resistant Salmonella typhi Vi-Pbage Type E l, Dengue Fever Surveillance, Influenza Surveillance, Surveillance of Yellow Fever, Viruses in Water. List of Newly Infected Areas, p. 84.
Présence du virus dans l’eau, Salmonella typhi Vi E l résis tante au chloramphénicol, surveillance de la dengue, surveil lance de la fièvre jaune, surveillance de la grippe. Liste des zones nouvellement infectées, p. 84.