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Avant-projet de budget programme pour l’exercice 2018-2019 : version établie à l’intention du Conseil exécutif

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CONSEIL EXÉCUTIF EB140/36 Cent quarantième session 16 janvier 2017 Point 12.2 de l’ordre du jour provisoire Avant-projet de budget programme pour l’exercice 2018-2019 Version établie à l’intention du Conseil exécutif EB140/36 2 TABLE DES MATIÈRES INTRODUCTION ....................................................................................................................................... 3 CATÉGORIE 1 – MALADIES TRANSMISSIBLES ....................................................................................... 14 CATÉGORIE 2 – MALADIES NON TRANSMISSIBLES .............................................................................. 46 CATÉGORIE 3 – PROMOUVOIR LA SANTÉ À TOUTES LES ÉTAPES DE LA VIE ....................................... 79 CATÉGORIE 4 – SYSTÈMES DE SANTÉ ................................................................................................. 106 PROGRAMME OMS DE GESTION DES SITUATIONS D’URGENCE SANITAIRE..................................... 133 CATÉGORIE 6 – SERVICES INSTITUTIONNELS ET FONCTIONS D’APPUI ............................................. 146 ÉRADICATION DE LA POLIOMYÉLITE .................................................................................................. 162 ANNEXE. AVANT-PROJET DE BUDGET PROGRAMME 2018-2019 : VENTILATION PAR BUREAU ET PAR CATÉGORIE.................................................................................................................... 167 EB140/36 3 INTRODUCTION 1. L’avant-projet de budget programme 2018-2019 est le dernier budget biennal relatif au douzième programme général de travail, 2014-2019. Il poursuit les efforts entrepris au cours des précédents exercices, inspirés en partie par les objectifs du Millénaire pour le développement, mais saisit aussi les occasions offertes par les objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030. 1 2. Au cours de la période visée par les objectifs du Millénaire pour le développement, la santé s’est améliorée pratiquement quels que soient les repères qu’on utilise, et des progrès remarquables ont été apportés en matière de survie de la mère et de l’enfant, d’approvisionnement en eau potable, d’atténuation de la pauvreté et de la faim, et de prévention des décès dus au VIH/sida, au paludisme et à la tuberculose. À cet égard, l’OMS a joué un rôle directeur indispensable. 3. En 2016, l’Organisation s’est trouvée confrontée à de nouveaux défis qu’elle a su relever, tout en poursuivant les avancées dans les domaines ayant un large impact sur la santé dans le monde. Le 29 mars, elle a fait entendre sa voix et a usé de son autorité en déclarant la fin de la flambée de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest et, le 1 er février, le Directeur général a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale à la suite de l’infection à virus Zika associée à des groupes de cas de microcéphalie et d’autres troubles neurologiques. En déclarant terminée l’urgence de santé publique de portée internationale le 18 novembre 2016, le Directeur général a néanmoins souligné que la maladie à virus Zika n’allait pas disparaître et qu’elle appelait une prise en charge efficace de la part des États Membres, du Secrétariat et des autres partenaires. L’OMS a joué un rôle majeur dans la lutte couronnée de succès contre des flambées explosives de fièvre jaune urbaine en Afrique, dans l’élimination de la rougeole dans la Région des Amériques, ainsi que dans les progrès obtenus contre le paludisme dans la Région européenne, désormais libérée de la maladie, et contre le tétanos maternel et néonatal dans celle de l’Asie du Sud-Est. D’autres pays ont adopté des lois imposant un conditionnement neutre pour les produits du tabac. Avec l’appui de l’OMS, de nouveaux pays sont en train d’éliminer la filariose lymphatique, le trachome cécitant, la leishmaniose viscérale, la schistosomiase et d’autres maladies tropicales négligées, de même que la transmission mère-enfant du VIH et de la syphilis. Les progrès sont significatifs et l’OMS a joué un rôle directeur indispensable dans leur réalisation. 4. Si l’avant-projet de budget programme 2018-2019 renforce les progrès accomplis, l’OMS regarde également vers l’avant et saisit les nouvelles occasions que présentent les objectifs de développement durable en exploitant les déterminants sociaux, économiques et environnementaux afin d’améliorer encore la santé et le bien-être. 5. L’avant-projet de budget programme énonce les priorités conformément aux objectifs de développement durable et reflète comment seront renforcées les synergies entre le principal objectif de développement durable lié à la santé (l’objectif 3, Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge) et les autres objectifs de développement durable qui ont une incidence sur la santé. Pour mettre en œuvre ces priorités avec succès, il faudra modifier les méthodes de travail. Il ne sera pas possible de permettre à tous de vivre en bonne santé ni de promouvoir le bien-être de tous à tout âge en réalisant des percées isolées dans différents programmes de l’OMS. Les défis auxquels se trouvent confrontés les secteurs de programme, que ce soit dans la dernière ligne droite en vue de l’élimination d’une maladie ou dans les progrès pour l’instauration de la couverture sanitaire universelle, démontrent clairement que des modifications doivent être apportées aux méthodes de travail dans un sens correspondant aux objectifs de développement durable. Il faut une approche élargie qui cible les instruments du changement et les facteurs qui le favorisent tels que : l’action intersectorielle associant des partenaires multiples ; le renforcement des systèmes de santé pour la couverture sanitaire universelle ; le respect de l’équité et des droits de l’homme ; le financement durable ; la recherche et l’innovation scientifiques ; et le suivi et l’évaluation. 1 Voir la résolution 70/1 (2015) de l’Assemblée générale des Nations Unies. EB140/36 4 6. Le budget programme pour l’exercice 2018-2019 créera des incitations pour que les programmes placent ces thèmes au cœur de la mise en œuvre de leur stratégie ; il utilisera également ces thèmes pour établir des synergies entre les programmes. 7. Dans le cadre des objectifs de développement durable, six grandes considérations ont présidé à l’établissement de l’avant-projet de budget programme 2018-2019. 8. Premièrement, l’avant-projet indique les raisons pour lesquelles des investissements ultérieurs sont essentiels en faveur du nouveau Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. Il envisage l’ensemble du champ du Programme en veillant à ce que l’Organisation dispose des capacités opérationnelles nécessaires pour faire face aux flambées et situations d’urgence humanitaire dans les délais voulus indépendamment de leur ampleur. L’Organisation veillera aussi au cours de l’exercice 2018-2019 à ce que le Programme dégage des synergies avec d’autres programmes pour tirer profit des points forts et des atouts de l’ensemble de l’Organisation dans la préparation et la riposte face à toutes les situations d’urgence sanitaire. 9. Deuxièmement, l’avant-projet de budget programme 2018-2019 présente un programme cohérent et complet pour combattre la résistance aux antimicrobiens. Il met l’accent sur une mise en œuvre complète des plans d’action sur le sujet 1 en prévoyant différentes activités et notamment les suivantes : permettre et généraliser les changements de comportement nécessaires à l’appui de l’usage approprié des antibiotiques et de la lutte contre l’infection ; renforcer les systèmes en faveur de l’usage approprié des antimicrobiens ; renforcer les bases factuelles sur la consommation et l’usage des antimicrobiens ; et permettre une meilleure coordination entre les parties prenantes de toute une série de secteurs, notamment celui de la santé animale. Les activités entreprises avec d’autres partenaires visant à accélérer la mise au point de nouveaux médicaments et d’autres technologies sanitaires retiendront également davantage l’attention de l’OMS. 10. Troisièmement, l’Organisation continuera de placer la couverture sanitaire universelle au centre de ses priorités. La couverture sanitaire universelle constitue elle-même une cible des objectifs de développement durable (objectif 3, cible 3.8) et elle sous-tend de ce fait la réalisation de l’ensemble des autres objectifs liés à la santé. L’OMS continuera, au cours de l’exercice 2018-2019, à mettre l’accent sur la mise en place de systèmes de santé solides et résilients. Les systèmes de santé sont eux aussi au cœur de la stratégie visant à assurer que tous les pays soient prêts à faire face à n’importe quelle urgence sanitaire. L’Organisation maintiendra son niveau d’investissement élevé en suivant des approches ciblées pour la mise sur pied de systèmes de santé résilients (c’est-à-dire en utilisant la stratégie FIT 2 ) qui tiennent compte du contexte et sont adaptés aux situations et aux problèmes de santé propres à chaque pays cherchant à instaurer la couverture sanitaire universelle. 11. Quatrièmement, l’avant-projet de budget programme prévoit de poursuivre la mise en œuvre de la réforme de l’OMS. L’effort de réforme a profondément modifié la façon dont l’Organisation planifie ses activités et en rend compte. L’avant-projet de budget programme 2018-2019 place les réalisations de la réforme en matière de transparence et de responsabilisation au centre des méthodes de travail, non seulement en ce qui concerne les fonctions d’appui mais aussi dans les programmes techniques. Il reflète aussi les efforts supplémentaires à consentir pour mettre en œuvre le nouveau Cadre de collaboration de l’OMS avec les acteurs non étatiques. 1 Voir la résolution WHA68.7 (2015). 2 L’OMS a mis au point la stratégie phare « FIT to the context » : F – établir les bases des systèmes de santé dans des environnements difficiles ; I – renforcer les institutions du système de santé des pays disposant déjà de bases ; et T – appuyer la transformation du système de santé en vue de l’instauration de la couverture sanitaire universelle. EB140/36 5 12. Cinquièmement, au cours de l’exercice 2018-2019, les activités visant à honorer les engagements déjà pris seront poursuivies, notamment dans les domaines suivants : Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles ; 1 Plan d’application exhaustif concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant 2012-2025 ; 2 résolutions de l’Assemblée de la Santé sur l’engagement à mettre en œuvre la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent ; 3 Santé et environnement : agir face aux conséquences sanitaires de la pollution de l’air ; 4 mettre fin à l’épidémie de sida, de tuberculose et de paludisme et aux maladies tropicales négligées, et combattre l’hépatite ; 5 et renforcer la couverture vaccinale chez les populations et communautés difficiles à atteindre. 6 13. Enfin, l’OMS renforcera au cours de l’exercice 2018-2019 sa capacité de veiller à ce que les stratégies et plan d’action mondiaux, comme par exemple sur le vieillissement et la santé, s’imposent davantage alors que se poursuivront les efforts sans relâche en vue de mettre en œuvre le Plan stratégique pour l’éradication de la poliomyélite et la phase finale 2013-2018. Il s’agira notamment de veiller à ce que les autres programmes de santé continuent à bénéficier des facteurs à l’origine des succès du programme contre la poliomyélite et des atouts du programme. L’ÉLABORATION DU BUDGET PROGRAMME 14. Le Secrétariat souhaite obtenir du Conseil exécutif une contribution et des orientations sur la mise au point du texte définitif de l’avant-projet de budget programme 2018-2019 qui doit être soumis à la Soixante-Dixième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2017. 15. L’avant-projet de budget programme 2018-2019 repose sur un solide processus de définition des priorités qui a commencé par une définition ascendante des priorités et a été complété par une approche itérative tenant compte des programmes de santé régionaux et mondiaux ainsi que des résolutions des organes directeurs et des engagements à honorer. On trouvera des informations sur les priorités par pays sur le portail Web du budget programme. 7 16. L’avant-projet a également pu se fonder sur la contribution et les observations reçues des comités régionaux et issues des discussions qui ont suivi avec les grands bureaux et les réseaux de catégories dans l’ensemble de l’Organisation. VUE D’ENSEMBLE DU BUDGET 17. L’avant-projet de budget programme 2018-2019 s’établit à US $4474,5 millions au total (voir le résumé au Tableau 1), dont US $3453,3 millions pour les programmes de base, ce qui représente une augmentation totale de US $99 millions (uniquement pour les programmes de base). L’augmentation proposée est due 1 Voir la résolution 66/2 (2012) de l’Assemblée générale des Nations Unies. 2 Voir la résolution WHA65.6 (2012). 3 Voir la résolution WHA69.2 (2016). 4 Voir la résolution WHA68.8 (2015). 5 Voir la résolution 70/1 (2015) de l’Assemblée générale des Nations Unies – Transformer notre monde : le programme de développement durable à l’horizon 2030. 6 Voir les résolutions WHA65.17 (2012) et WHA68.6 (2015). 7 Voir http://extranet.who.int/programmebudget/ (consulté le 10 janvier 2017). EB140/36 6 principalement au budget du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire (US $69,1 millions) et à la lutte contre la résistance aux antimicrobiens (US $23,3 millions). Les autres secteurs restent relativement stables avec quelques modifications entre secteurs de programme et catégories. 18. Le Tableau 1 montre le budget programme au cours du douzième programme général de travail, 2014-2019 selon les priorités fixées. L’augmentation la plus importante dans l’avant-projet de budget programme concerne les investissements dans le domaine des situations d’urgence, dont le budget aura doublé au cours des six années du douzième programme. On observe aussi un alignement global sur les engagements de haut niveau dans les domaines de la mise en place de systèmes de santé résilients, de la lutte contre les maladies non transmissibles et de la promotion de la santé à toutes les étapes de la vie. Ces investissements sont axés sur la mise en œuvre des objectifs de développement durable. Tableau 1. Vue d’ensemble du budget au cours du douzième programme général de travail, 2014-2019 (en millions de US $) Catégories et secteurs de programme Budget programme approuvé 2014-2015 Budget programme approuvé 2016-2017 a Avant-projet de budget programme 2018-2019 1 – Maladies transmissibles 792,1 783,5 805,4 2 – Maladies non transmissibles 350,4 376,0 381,4 3 – Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie 345,6 381,7 384,3 4 – Systèmes de santé 531,1 594,5 594,5 5 – Préparation, surveillance et intervention 254,5 - - E – Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire - 485,1 554,2 6 – Services institutionnels et fonctions d’appui 684,0 733,5 733,5 Total partiel : Programmes de base 2 957,7 3 354,3 3 453,3 Poliomyélite et programmes spéciaux 792,0 986,1 1 021,2 Total 3 749,7 4 340,4 4 474,5 a Indique l’augmentation du budget au titre du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire, approuvée dans la décision WHA69(9) (2016). 19. La présentation du budget suit la structure programmatique du budget programme 2016-2017 avec les quelques modifications ci-après consécutives aux récents changements liés à la création du Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire, à savoir : • le budget de base du Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire est présenté selon le nouveau cadre de résultats. Dans les précédents budgets programmes, l’action de l’OMS relative aux situations d’urgence sanitaire relevait de deux secteurs de programme rattachés à ce qui était alors la catégorie 5 concernant les activités ordinaires et en cours de préparation, de surveillance et d’intervention, et au secteur de programme Interventions en cas d’épidémies ou de crises. Dans l’exposé du budget concernant le Programme, seule figure la portion relevant du budget de base ; • on aura toujours besoin d’une composante déterminée en fonction des événements qui sera financée au moyen d’appels, c’est-à-dire de « plans d’action humanitaires et autres appels ». Il est toutefois impossible de prévoir à l’avance les besoins budgétaires pour des urgences spécifiques. Les plans d’action humanitaire et les appels feront l’objet d’un plan, d’un budget et d’un financement au moment de l’intervention et au moyen de la planification d’urgence. Cette composante remplace la composante Interventions en cas d’épidémies ou de crises figurant dans le budget programme 2016-2017 ; EB140/36 7 • le budget de la résistance aux antimicrobiens fait l’objet d’un secteur de programme distinct. Ce budget couvre les travaux du Secrétariat, y compris le personnel et les activités qui contribuent directement au Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens. Les questions programmatiques concernant la résistance aux antimicrobiens supposent une approche transversale. Si les éléments sont prévus dans différents secteurs de programme, l’établissement de synergies et les efforts pour éviter la fragmentation pendant la planification, la mise en œuvre et le suivi dans l’ensemble des secteurs seront déterminants pour atteindre les résultats recherchés. D’autres efforts devront également être consentis pour affiner le champ d’activité du secteur de programme afin que l’action de l’Organisation pour combattre la résistance aux antimicrobiens soit menée de la façon la plus cohésive et robuste possible ; • le budget de la sécurité sanitaire des aliments, qui faisait auparavant partie de la catégorie 5, figure désormais dans la catégorie 2. 20. Comme lors de l’exercice précédent, le projet de budget programme 2018-2019 présente aussi des lignes budgétaires distinctes pour le Programme spécial UNICEF/PNUD/Banque mondiale/OMS de recherche et de formation concernant les maladies tropicales et pour le Programme spécial PNUD/UNFPA/UNICEF/OMS/Banque mondiale de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine. INVESTISSEMENTS PROPOSÉS DANS LE BUDGET GLOBAL 21. D’autres investissements sont proposés au cours de l’exercice 2018-2019 dans les domaines du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire et de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. 22. Une augmentation de US $69,1 millions est proposée pour le Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire. Cette augmentation a été proposée à la suite d’une définition détaillée des coûts liés au personnel et aux activités nécessaires pour assurer la pleine capacité opérationnelle du Programme. Ce budget supplémentaire renforcera la capacité de l’Organisation à tous les niveaux pour assurer la préparation de tous les pays, et notamment de ceux qui sont particulièrement vulnérables. L’augmentation proposée dans la présente version tient compte de la nouvelle hiérarchie des priorités d’action privilégiant les besoins les plus importants et urgents concernant les capacités pour que le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire soit entièrement opérationnel au cours de l’exercice 2018-2019, notamment la mise en place d’équipes de gestion des incidents dans les pays les plus prioritaires, la gestion des risques dans tous les pays particulièrement vulnérables et l’appui à la préparation des pays et à l’application du Règlement sanitaire international (2005) dans tous les pays qui en ont besoin. 23. Il est proposé d’augmenter de US $23,3 millions les investissements en faveur de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. Cette proposition fait suite à une évaluation plus rigoureuse du champ des activités du Secrétariat aux trois niveaux de l’Organisation concernant la mise en œuvre du Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens. L’augmentation est nécessaire pour renforcer la capacité de l’OMS d’assurer les tâches visées par la Déclaration politique issue de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la résistance aux agents antimicrobiens. 1 Il s’agit notamment d’appuyer l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action nationaux et d’activités contre la résistance aux antimicrobiens dans tous les pays. Un montant additionnel sera également nécessaire pour permettre à l’OMS de tenir le rôle qui lui est confié par la Déclaration politique, à savoir coprésider un groupe spécial de coordination interinstitutions sur la résistance aux antimicrobiens avec le Cabinet du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. 1 Voir la résolution 71/3 (2016) de l’Assemblée générale des Nations Unies. EB140/36 8 24. L’OMS continuera d’augmenter ses investissements en faveur de la lutte contre les maladies non transmissibles au niveau des bureaux de pays. Plus des deux tiers des bureaux ont défini la lutte contre ces maladies comme prioritaire. Cette décision constitue un engagement résolu en faveur d’un renforcement de la mise en œuvre de plans nationaux de lutte contre les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque. 25. Le projet de budget programme 2018-2019 fait également valoir les arguments en faveur d’une augmentation des investissements concernant le Programme spécial UNICEF/PNUD/Banque mondiale/OMS de recherche et de formation concernant les maladies tropicales et le Programme spécial PNUD/UNFPA/ UNICEF/OMS/Banque mondiale de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine. Les augmentations budgétaires, comparativement aux montants approuvés pour l’exercice 2016-2017, résultent des décisions prises par les organismes de gouvernance des deux Programmes spéciaux et des prévisions de financement sur lesquelles repose l’élaboration de leur budget. 26. Le budget du programme pour l’éradication de la poliomyélite est déterminé par le processus budgétaire de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite qui relève du Conseil de surveillance de la poliomyélite. Le budget de l’éradication de la poliomyélite s’établit à US $902,8 millions pour l’exercice 2018-2019, une légère augmentation de US $8,3 millions par rapport à l’exercice précédent. Les activités en vue de l’éradication de la poliomyélite seront intensifiées dans les quelques pays où la transmission du poliovirus subsiste, et la surveillance sera renforcée pour assurer l’immunité de la population en 2017 et 2018. Un énorme effort de planification sera entrepris en 2018-2019 pour la transition du personnel et des actifs afin de maintenir durablement les succès obtenus dans le secteur de programme de la poliomyélite. MODIFICATIONS DES BUDGETS DES CATÉGORIES ET SECTEURS DE PROGRAMME 27. Le processus itératif de définition des priorités a conduit à une modification des budgets des secteurs de programme et des catégories. Ces modifications n’ont pas seulement été influencées par le niveau de priorité du programme ou l’importance qui lui est accordée, mais aussi par différents facteurs comme un changement d’approche stratégique, la nécessité d’un niveau d’engagement approprié et la rectification des estimations sur la base d’une détermination plus détaillée des coûts ou de données sur les dépenses antérieures. 28. On trouvera une comparaison entre le budget par catégorie et secteur de programme pour les exercices 2016-2017 et 2018-2019 au Tableau 2. 29. Des investissements supplémentaires sont nécessaires dans le secteur de programme VIH et hépatite en 2018-2019. S’il sera difficile de trouver des ressources en raison du financement plus limité apporté par l’ONUSIDA, des investissements accrus sont requis principalement dans la Région africaine où le VIH conserve un rang de priorité élevé. Des ressources plus importantes seront également nécessaires pour la mise en œuvre des nouvelles stratégies mondiales du secteur de la santé contre le VIH, l’hépatite virale et les infections sexuellement transmissibles, 1 comprenant la stratégie « Traiter tout le monde » concernant le VIH. 30. Après une réduction du budget du secteur de programme Tuberculose au cours de l’exercice 2016-2017 comparativement à 2014-2015, les pays ont affiné leur définition des coûts et indiqué les ressources accrues nécessaires pour une application efficace de la Stratégie mondiale et des cibles de l’OMS pour la prévention de la tuberculose, les soins et la lutte après 2015 (la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose), notamment l’action concernant la crise de santé publique due à la tuberculose multirésistante. La tuberculose constitue une priorité pour plus de la moitié des bureaux de pays. 31. Les budgets dans la catégorie 4, Systèmes de santé, ont sensiblement augmenté au cours des deux derniers exercices. En 2018-2019, ils resteront élevés mais à un niveau stable. Les objectifs prioritaires consistent à renforcer les synergies avec d’autres programmes, et surtout le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire, ainsi qu’à optimiser les résultats en collaborant avec les partenaires, notamment en vue de la réalisation des objectifs de développement durable. 1 Voir la résolution WHA69.22 (2016). EB140/36 9 32. Afin de mettre en œuvre la Stratégie et le Plan d’action mondiaux de l’OMS sur le vieillissement et la santé 2016-2020, les capacités du Siège devront être renforcées pour lui permettre de tenir son rôle normatif et de fournir l’appui technique initial nécessaire aux Régions et aux pays. Il est proposé d’ajouter un montant de US $1,4 million au budget actuel du secteur de programme Vieillissement et santé. Tableau 2. Avant-projet de budget programme 2018-2019, par secteur de programme (en millions de US $) Catégorie/secteur de programme Budget programme approuvé 2016-2017a Avant-projet de budget programme 2018-2019b Différence entre l’avant-projet de budget programme 2018-2019 et le budget programme approuvé 2016-2017 1. Maladies transmissibles 1.1 VIH et hépatite 141,3 144,7 3,4 1.2 Tuberculose 117,5 123,9 6,4 1.3 Paludisme 121,5 115,8 -5,7 1.4 Maladies tropicales négligées 104,2 107,3 3,1 1.5 Maladies à prévention vaccinale 280,5 271,9 -8,6 1.6 Résistance aux antimicrobiens 18,5 41,8 23,3 Total – Maladies transmissibles 783,5 805,4 21,9 2. Maladies non transmissibles 2.1 Maladies non transmissibles 198,3 197,7 -0,6 2.2 Santé mentale et abus de substances psychoactives 46,0 48,9 2,9 2.3 Violence et traumatismes 34,4 32,9 -1,5 2.4 Handicaps et réadaptation 16,7 17,8 1,1 2.5 Nutrition 44,5 48,6 4,1 2.6 Sécurité sanitaire des aliments 36,1 35,5 -0,6 Total – Maladies non transmissibles 376,0 381,4 5,4 3. Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie 3.1 Santé reproductive et santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent 206,3 211,3 5,0 3.2 Vieillissement et santé 13,5 14,9 1,4 3.3 Intégration d’une démarche antisexiste, soucieuse de l’équité et respectueuse des droits humains 16,3 18,3 2,0 3.4 Déterminants sociaux de la santé 35,6 32,2 -3,4 3.5 Santé et environnement 110,0 107,6 -2,4 Total – Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie 381,7 384,3 2,6 4. Systèmes de santé 4.1 Politiques, stratégies et plans de santé nationaux 142,1 142,1 0 4.2 Services de santé intégrés centrés sur la personne 156,5 155,1 -1,4 4.3 Accès aux médicaments et aux technologies sanitaires et renforcement des moyens réglementaires 171,6 167,4 -4,2 4.4 Informations et données factuelles sur les systèmes de santé 124,3 129,9 5,6 Total – Systèmes de santé 594,5 594,5 0 E. Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire E.1 Gestion des risques infectieux 107,2 95,8 -11,4 E.2 Préparation des pays à faire face aux situations d’urgence sanitaire et Règlement sanitaire international (2005) 138,1 145,3 7,2 E.3 Informations sur les urgences sanitaires et évaluation des risques 59,8 58,8 -1,0 E.4 Opérations d’urgence 120,7 153,8 33,1 E.5 Services essentiels pour l’action d’urgence 59,3 100,5 41,2 Total – Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire 485,1 554,2 69,1 6. Services institutionnels et fonctions d’appui 6.1 Leadership et gouvernance 222,7 223,2 0,5 6.2 Transparence, responsabilisation et gestion des risques 57,1 54,0 -3,1 6.3 Planification stratégique, coordination des ressources et établissement de rapports 41,0 38,8 -2,2 6.4 Gestion et administration 372,7 372,9 0,2 6.5 Communication stratégique 40,0 44,6 4,6 Total – Services institutionnels et fonctions d’appui 733,5 733,5 0 Total partiel – Programmes de base 3 354,3 3 453,3 99,0 EB140/36 10 Catégorie/secteur de programme Budget programme approuvé 2016-2017a Avant-projet de budget programme 2018-2019b Différence entre l’avant-projet de budget programme 2018-2019 et le budget programme approuvé 2016-2017 Poliomyélite et programmes spéciaux Éradication de la poliomyélitec 894,5 902,8 8,3 Recherche sur les maladies tropicalesc 48,7 50,0 1,3 Recherche en reproduction humainec 42,9 68,4 25,5 Total 4 340,4 4 474,5 134,1 a Montant révisé comprenant l’augmentation budgétaire au titre du Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire dans le budget programme 2016-2017. b Enveloppe budgétaire globale des grands bureaux maintenue au niveau de 2016-2017 avec des augmentations dues au Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire et à la résistance aux antimicrobiens. c Les augmentations budgétaires dans ces secteurs résultent des décisions prises par les différents mécanismes de gouvernance et des prévisions de financement en vue de l’établissement du budget. 33. Dans les secteurs dont le budget diminue, la réduction ne signifie pas que les importantes priorités retiennent moins l’attention ; il s’agit plutôt d’une modification stratégique vers des activités politiques et techniques en amont qui renforcent les capacités des États Membres et des partenaires dans les pays. 34. Une réduction significative a été observée dans le budget des secteurs Paludisme et Maladies à prévention vaccinale. L’augmentation sensible du montant alloué au programme de lutte contre le paludisme dans le budget programme 2016-2017, à la suite de l’adoption de la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030, 1 a été ajustée à la lumière d’une définition plus détaillée des coûts liés au personnel et aux activités nécessaires. Dans le processus de définition ascendante des priorités, le secteur de programme Paludisme a été défini comme une priorité dans moins de 50 pays. 35. Si les maladies évitables par la vaccination constituent une priorité pour les deux tiers environ des bureaux de pays, la réduction du budget traduit une évolution stratégique vers des activités politiques et stratégiques en amont. Ainsi, au cours de l’exercice 2018-2019, l’Organisation s’attachera par exemple à appuyer l’élaboration de politiques et de stratégies de vaccination nationales, les systèmes de surveillance et d’autres activités normatives au lieu de s’engager fortement dans des activités plus traditionnelles comme les campagnes de vaccination qui sont déjà couvertes par les partenaires sur le terrain. 36. Les investissements en faveur des fonctions d’appui (catégorie 6) resteront stables malgré le soutien apporté à des secteurs de programme supplémentaires (au titre des situations d’urgence sanitaire) et malgré les ressources accrues nécessaires pour répondre aux attentes des États Membres concernant l’intégration plus poussée des acquis de la réforme (par exemple la mise en œuvre du Cadre de collaboration avec les acteurs non étatiques récemment adopté) dans les travaux et les opérations du Secrétariat. Le niveau limité des dépenses de fonctionnement sera maintenu grâce à de meilleures mesures de contrôle des coûts et aux efforts accrus visant à améliorer les économies d’échelle et la rentabilité. 37. Le caractère intégré des activités de la catégorie 6 est illustré par le fait que les augmentations budgétaires proposées sont compensées par des diminutions correspondantes. Ainsi, la légère réduction concernant la transparence, la responsabilité et la gestion des risques (secteur 6.2) n’entraîne pas une réduction de la dotation en personnel et des activités, ce qui permettra de préserver les progrès accomplis dans ces domaines clés de la réforme. Bien au contraire, l’engagement en faveur de ces domaines de réforme importants est encore renforcé, car l’Organisation intègre ces fonctions à la gestion et à l’administration. Certains montants passent du secteur 6.2 au secteur 6.4, car il est nécessaire d’accroître les fonctions et les capacités en matière d’administration et de gestion (secteur 6.4). On assurera ainsi un renforcement ultérieur des politiques de transparence, de responsabilisation et de gestion des risques. Le rôle de coordination à l’échelle de l’Organisation et les autres fonctions importantes de la conformité, de la gestion des risques et de l’éthique, des services de contrôle interne et de l’évaluation ne seront pas réduites au Siège. 1 Voir la résolution WHA68.2 (2015). EB140/36 11 38. À mesure que l’élaboration du budget programme avance, les estimations budgétaires seront affinées par une détermination plus détaillée des coûts au début de la planification opérationnelle en vue de la version à soumettre à l’approbation de l’Assemblée de la Santé. Les chiffres du budget ont également été validés au regard de l’allocation stratégique des volants budgétaires révisée conformément à la décision WHA69(16) (2016). 39. Le Tableau 3 ci-dessous montre la part relative du budget de l’OMS pour la coopération technique avec les pays par grand bureau de chaque Région (segment opérationnel 1). 1 Il montre comment les budgets sont compatibles avec l’allocation stratégique des volants budgétaires convenus pour la coopération technique avec les pays. La seule légère exception concerne la Région de la Méditerranée orientale où il est impossible de suivre la trajectoire prévue de l’allocation des volants budgétaires dans les pays en raison du grand nombre de situations d’urgence. Tableau 3. Allocation stratégique des volants budgétaires appliquée à l’avant-projet de budget programme pour l’exercice 2018-2019 (segment 1 uniquement) a Grand bureau Allocation stratégique des volants budgétaires (en %) 2014-2015 2016-2017 b 2016-2017 c 2018-2019 2020-2021 2022-2023 Afrique 42,3 42,8 44,0 42,8 43,2 43,4 Amériques 8,4 9,4 9,0 9,5 10,6 11,3 Asie du Sud-Est 15,7 15,1 14,1 13,6 14,4 14,1 Europe 4,5 5,5 5,7 6,2 6,2 6,4 Méditerranée orientale 14,3 14,2 15,0 15,5 14,2 14,2 Pacifique occidental 14,8 13,0 12,3 12,4 11,4 10,6 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 a Sur la base du modèle C (modèle fondé sur des besoins zéro pour les indicateurs supérieurs à la médiane de l’OCDE), comme indiqué dans le document EB137/6. b Sans le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. c Après révision tenant compte du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. 40. L’allocation budgétaire par niveau de l’Organisation au Tableau 4 fait apparaître les progrès accomplis dans le sens d’une planification tendant à allouer davantage de ressources à la coopération technique au niveau des pays. Les priorités au niveau des pays et les rôles et responsabilités de chacun des niveaux de l’Organisation devenant progressivement plus clairs, la tendance à l’augmentation des budgets au niveau des pays sera maintenue. Tableau 4. Avant-projet de budget programme pour l’exercice 2018-2019, par niveau de l’Organisation – Programmes de base uniquement (en million de US $) Budget programme a Grand bureau Bureaux de pays Bureaux régionaux Siège Total 2014-2015 2018-2019 2014-2015 2018-2019 2014-2015 2018-2019 2014-2015 2018-2019 Afrique 432,5 562,9 240,0 277,2 – – 672,5 840,1 Amériques 107,2 119,0 57,7 72,6 – – 164,9 191,6 Asie du Sud-Est 174,4 182,8 90,8 104,0 – – 265,2 286,8 Europe 55,5 95,7 160,5 163,6 – – 216,0 259,3 1 Les quatre segments opérationnels sont les suivants : coopération technique au niveau des pays ; production de biens mondiaux et régionaux ; gestion et administration ; et interventions dans les situations d’urgence telles que flambées épidémiques et crises (voir le document EB137/6). EB140/36 12 Budget programme a Grand bureau Bureaux de pays Bureaux régionaux Siège Total 2014-2015 2018-2019 2014-2015 2018-2019 2014-2015 2018-2019 2014-2015 2018-2019 Méditerranée orientale 181,3 221,6 87,4 118,4 – – 268,7 340,0 Pacifique occidental 158,3 165,9 104,8 116,0 – – 263,1 281,9 Siège – – – – 1 107,3 1 253,6 1 107,3 1 253,6 Total 1 109,2 1 347,9 741,2 851,8 1 107,3 1 253,6 2 957,7 3 453,3 Allocation par niveau (en %) 38 39 25 25 37 36 100 100 a Sauf indication contraire. FINANCEMENT 41. Le nouveau modèle de financement de l’Organisation vise à aboutir à un budget programme entièrement financé qui soit réaliste et corresponde aux priorités et produits escomptés convenus par les États Membres. L’approbation du budget programme dans son ensemble par l’Assemblée de la Santé facilite l’attribution des fonds qui proviennent des contributions fixées ou des contributions volontaires. 42. Le budget programme sert aussi d’instrument central pour un dialogue structuré et transparent sur le financement. Le dialogue sur le financement, qui a lieu avant le début de chaque exercice biennal, est destiné à assurer que les résultats et les prestations de l’OMS définis d’un commun accord correspondent au budget programme dans son ensemble. Il a pour but d’arriver au financement complet du budget programme. 43. Le budget programme de l’OMS est financé par les contributions fixées et les contributions volontaires, celles-ci provenant aussi bien d’États Membres que d’acteurs non étatiques. 44. Au cours des 10 dernières années, le financement total de l’Organisation a sensiblement augmenté. Le budget programme pour l’exercice 2014-2015 a été entièrement financé. L’amélioration du financement est due principalement aux contributions volontaires d’un nombre limité de donateurs, alors que le montant des contributions fixées, lui, n’a pas augmenté. 45. Cette situation représente une sérieuse menace pour l’Organisation à long terme. Les contributions fixées constituent la substance vitale de plusieurs secteurs et un catalyseur pour d’autres, et elles ont tout simplement permis à certains programmes de continuer à fonctionner. 46. Les contributions fixées préservent les décisions collectives des États Membres et donnent à l’Organisation les moyens de continuer à financer pleinement leur mise en œuvre, ce qu’elle fait de deux manières. 47. Tout d’abord, un niveau suffisant de contributions fixées permet à l’Organisation d’assurer ses programmes et fonctions essentiels. L’OMS est particulièrement vulnérable face aux fluctuations du niveau des contributions volontaires qu’elle reçoit. Une des dures leçons de la crise de la maladie à virus Ebola a été que l’Organisation doit garder une capacité et une préparation de base suffisantes pour lui permettre d’assurer la riposte nécessaire à un événement avant qu’il ne devienne une urgence sanitaire tant du point de vue de la rapidité de sa propagation que de son ampleur. 48. Deuxièmement, les contributions fixées ont été utilisées comme un important moyen de faire face au déséquilibre entre les besoins de financement de l’Organisation et les priorités des États Membres. Il a fallu affecter une partie des contributions fixées aux priorités bénéficiant de montants moins importants provenant des contributions volontaires. La capacité opérationnelle étant garantie par les contributions fixées, les programmes de l’OMS sont ainsi mieux en mesure d’exploiter les autres ressources pour atteindre les résultats recherchés. EB140/36 13 49. La crise de la maladie à virus Ebola a mis en lumière la nécessité d’une transformation du financement des activités de l’Organisation. Le Groupe de haut niveau sur la riposte mondiale aux crises sanitaires, mis en place par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, a recommandé que les États Membres de l’OMS accroissent leurs contributions fixées à l’OMS d’au moins 10 %. 1 50. Suite à cette recommandation, et pour dégager des fonds suffisants pour le budget programme de l’exercice 2018-2019, le Directeur général propose d’augmenter de US $93 millions le montant des contributions fixées. 51. Le succès de la conclusion par étapes de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite constitue un défi particulier pour l’OMS. L’Initiative est tributaire d’un certain nombre de programmes de santé essentiels de l’OMS au niveau des pays auxquels elle apporte une contribution – en particulier dans les domaines de la vaccination systématique et de l’introduction de nouveaux vaccins, de la logistique, des systèmes d’information, de la surveillance, y compris les réseaux de laboratoire et la riposte d’urgence. Lorsque les capacités du programme de lutte contre la poliomyélite diminuent, d’autres programmes de santé et capacités nationales risquent d’être touchés. 2 L’OMS et ses partenaires intensifient les travaux sur la planification de la transition de la poliomyélite (ce qu’on appelait auparavant la planification de la transmission des acquis). Il s’agit d’assurer que les fonctions essentielles pour maintenir un monde exempt de poliomyélite après l’éradication soient intégrées à des programmes permanents de santé publique et que les leçons tirées des activités de l’éradication de la poliomyélite soient transmises à d’autres initiatives sanitaires ; il faut aussi planifier le transfert des capacités, des atouts et des moyens d’action pour appuyer d’autres priorités sanitaires. Cette évolution pourra avoir une incidence sur les chiffres indiqués dans la version du projet de budget programme qui sera soumise à l’Assemblée de la Santé. 52. Pour financer intégralement le budget programme, il faut des niveaux judicieux de financement par les contributions fixées et les contributions volontaires ; il est également nécessaire d’élargir la base des contributeurs et l’Organisation redouble d’efforts pour y parvenir. 1 Voir le document A/70/723 de l’Assemblée générale des Nations Unies, recommandation 18. 2 Pour plus d’informations sur la transition de la poliomyélite, voir le document EB140/13. EB140/36 14 CATÉGORIE 1 – MALADIES TRANSMISSIBLES Progresser sur la voie des objectifs de développement durable à l’horizon 2030 afin d’endiguer l’épidémie mondiale des principales maladies infectieuses (y compris le VIH/sida, l’hépatite, la tuberculose, le paludisme, les maladies tropicales négligées et les maladies à prévention vaccinale) et mettre en œuvre le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens. Les 15 dernières années ont démontré que, moyennant une action coordonnée et un financement renforcé, l’Organisation peut répondre efficacement à certains des plus grands défis sanitaires mondiaux ; par ailleurs, l’objectif 6 du Millénaire pour le développement a été atteint. Pendant cette période, la vaste riposte internationale engagée face au VIH, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées a fortement réduit l’incidence et les taux de mortalité au plan mondial, et sauvé plus de 50 millions de vies. La vaccination est l’une des interventions de santé publique les plus efficaces et les plus rentables. Au niveau mondial, les vaccins de base sont administrés à plus de 85 % des nourrissons ; selon les estimations, la protection conférée par les vaccins permettrait d’éviter plus de deux millions de décès chaque année. Cependant, les maladies infectieuses restent un motif de préoccupation pour tous les pays. Elles pèsent lourdement sur la santé publique de nombre d’entre eux, sapant également leurs perspectives de croissance économique. Avec l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030, le monde a une occasion sans précédent d’accélérer l’ensemble des interventions, de les renforcer et de les pérenniser. L’objectif 3 de développement durable relatif à la santé appelle notamment à mettre fin à l’épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées d’ici à 2030 et à combattre l’hépatite et les maladies à prévention vaccinale, en particulier chez les nouveau-nés et les enfants de moins de cinq ans. Il sera impossible de gagner la bataille contre les maladies infectieuses sans combattre la résistance aux antimicrobiens. Il est indispensable de disposer de médicaments antimicrobiens efficaces pour prendre des mesures préventives et curatives, protéger les patients de maladies potentiellement mortelles et veiller à ce que des actes complexes, tels que les gestes chirurgicaux et la chimiothérapie, puissent être réalisés sans que le risque soit élevé. Cependant, l’utilisation à mauvais escient ou excessive de ces médicaments en médecine humaine et pour la production de denrées alimentaires a créé un risque pour tous. Peu de produits de remplacement sont en développement. En l’absence de mesures harmonisées et immédiates au niveau planétaire, le monde va s’acheminer vers une ère postantibiotique dans laquelle même des infections courantes pourraient bien redevenir mortelles. Pour mettre en œuvre ce programme ambitieux en se fondant sur les principes de l’équité et du pluralisme, il faudra transformer notre façon d’envisager la lutte contre les maladies et l’élimination. • Pour atteindre la cible 3.3 consistant à mettre fin aux épidémies des principales maladies transmissibles d’ici à 2030, il faudra opter résolument pour une approche plus systémique. Le principe de l’universalité des objectifs de développement durable reposant sur la couverture sanitaire universelle constitue une incitation supplémentaire à étendre la couverture des interventions à tous, en particulier aux personnes extrêmement vulnérables qui bénéficient rarement de ces interventions pour faire en sorte que personne ne soit laissé pour compte. Il faut également modifier notre façon de penser, de disposer de financements robustes et prévisibles, d’accroître l’investissement dans le renforcement des systèmes de santé, de mieux intégrer les programmes et d’élaborer et de déployer de nouveaux outils. • Pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens, il faut adopter une approche qui aille bien au-delà du secteur de la santé. À cet égard, il convient de modifier non seulement les politiques sanitaires, mais aussi les politiques publiques relatives au commerce, à l’agriculture, aux finances, à l’alimentation et à la production pharmaceutique. Faire collaborer tous ces secteurs imposera de modifier les méthodes de travail de tous les acteurs et de renforcer les modalités de collaboration. EB140/36 15 Conformément au projet d’instauration progressive de la couverture sanitaire universelle, et dans le cadre des fonctions essentielles de l’Organisation, l’OMS, en tant que principale institution sanitaire chargée de fédérer les parties prenantes clés, s’attelle à ce que toutes les populations touchées aient accès aux interventions salvatrices de prévention et de traitement, à accélérer les progrès en vue de mettre fin à l’épidémie et à lutter de manière globale contre la résistance aux antimicrobiens. À cette fin, elle œuvre avec les pays et les partenaires pour : • élaborer et mettre en œuvre des stratégies et des plans nationaux afin d’étendre la couverture des interventions rentables, notamment les mesures de prévention, les tests de diagnostic, les traitements de qualité garantie, les soins chroniques et d’autres interventions telles que la lutte antivectorielle ; • renforcer les systèmes de surveillance des maladies, améliorer la qualité et la disponibilité des données (notamment des données ventilées) et augmenter les taux de diagnostic et de notification précoces (le cas échéant) ; • faire en sorte que les programmes nationaux comblent les lacunes de couverture, améliorent la qualité des services en vue d’une efficacité maximale, réduisent les inégalités d’accès aux soins de santé et contribuent à instaurer la couverture sanitaire universelle, notamment la protection contre le risque financier ; • fournir des soins intégrés et centrés sur le patient pour toutes les maladies infectieuses endémiques et amplifier la portée des programmes afin d’édifier des systèmes de santé plus solides et de trouver des solutions à long terme pour la prestation de services ; • conduire les efforts de recherche, renforcer les capacités dans ce domaine et faire en sorte que l’innovation se traduise par des retombées favorables pour la santé ; • renforcer les modalités de travail intégrées préconisées dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, collaborer avec les secteurs autres que la santé et tirer parti de la participation communautaire et des partenariats multisectoriels pour atteindre les cibles des objectifs de développement durable ; • accélérer la mise au point de médicaments, d’outils de diagnostic et d’autres instruments nouveaux pour combattre la résistance aux antimicrobiens, en collaboration avec la FAO et l’OIE, afin de réduire autant que possible les risques de développement et de propagation de la résistance aux antimicrobiens à l’interface entre l’homme et l’animal ; • assurer la mise en œuvre complète des plans d’action nationaux pour combattre la résistance aux antimicrobiens et poursuivre les travaux sur le cadre mondial de gestion afin de traiter les questions relatives à l’accès, en particulier pour les pays disposant de peu de ressources, afin de préserver les agents antimicrobiens importants à utiliser de façon appropriée, et de trouver des moyens durables de faire face aux défaillances du marché en ce qui concerne la mise au point de médicaments nouveaux. VIH et hépatite En 2016, la Soixante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé a adopté les nouvelles stratégies mondiales du secteur de la santé contre le VIH, l’hépatite virale et les infections sexuellement transmissibles pour la période 2016-2021, qui présentent les mesures que l’OMS et les États Membres devraient prendre pour combattre ces épidémies et contribuer à l’atteinte des cibles mondiales. Pendant la période biennale 2016-2017, l’OMS a mis au point des plans d’action régionaux et aidé les pays à élaborer des plans nationaux pour appliquer les nouvelles stratégies dans les Régions et les pays. La Stratégie mondiale du secteur de la santé contre l’hépatite virale est la première stratégie mondiale de ce type et constitue une avancée majeure face à cette épidémie. Au niveau mondial, l’hépatite virale est à l’origine de 1,4 million de décès annuels, selon les estimations, dus principalement aux infections chroniques par les virus des hépatites B et C. Des vaccins efficaces existent pour prévenir les hépatites A, B et E, alors que les hépatites B et C peuvent être évitées par la lutte contre les infections, notamment en assurant la sécurité EB140/36 16 des injections. Les récentes avancées dans le traitement de l’hépatite chronique, notamment des médicaments permettant de guérir de l’infection chronique par le virus de l’hépatite C, ouvrent des possibilités pour réduire fortement la charge que l’hépatite virale fait peser sur la santé publique. La Stratégie mondiale du secteur de la santé contre le VIH est étroitement alignée sur la stratégie de l’ONUSIDA et sur la Déclaration politique sur le VIH/sida. Fondée sur une approche accélérée, elle fixe des cibles mondiales consistant à ramener à moins de 500 000 le nombre de nouvelles infections, renforcer le dépistage et le traitement conformément aux cibles 90-90-90 et pratiquement éliminer la transmission mère-enfant d’ici à 2020. Des mesures spécifiques sont recommandées pour les groupes clés et dans les domaines de la prévention combinée de l’infection à VIH et des innovations pour la prévention, de la résistance aux médicaments contre le VIH et des co-infections VIH-tuberculose et VIH-hépatite. Il est également fait référence à des problèmes importants tels que l’accès aux médicaments contre le VIH et aux produits de diagnostic, les droits fondamentaux, la problématique hommes-femmes et la lutte contre le VIH chez les femmes et les filles. De grands progrès ont été accomplis, mais nombre de défis restent à relever. La riposte à l’hépatite ne fait que commencer et des efforts massifs et bien coordonnés seront nécessaires pour amplifier l’accès au diagnostic et au traitement. L’adoption en 2015 de l’approche du « traitement pour tous » a entraîné une forte hausse du nombre de personnes justiciables d’un traitement et les cibles de 2021 visent à mettre près de 30 millions de personnes sous antirétroviraux. Si le traitement antirétroviral a connu une formidable expansion, elle ne s’est pas traduite par une réduction correspondante de nombre de nouvelles infections à VIH, près de la moitié des personnes vivant avec le VIH ignorent encore qu’elles sont infectées, et les groupes clés comme leurs partenaires sexuels restent cachés et difficiles à atteindre. Les enfants ont encore moins accès que les adultes au traitement contre le VIH et le but consistant à éliminer la transmission mère-enfant du VIH n’a pas encore été atteint. En 2018-2019, l’OMS continuera de travailler avec ses partenaires, notamment l’ONUSIDA, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le Plan d’urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR), la société civile et d’autres acteurs afin de mettre en œuvre les nouvelles stratégies et d’atteindre progressivement les cibles mondiales relatives au VIH et à l’hépatite virale. L’OMS jouera un rôle de chef de file mondial ; fixera des critères et des normes sur la prévention, le dépistage et le traitement du VIH et de l’hépatite virale ; favorisera l’expansion des nouvelles technologies de prévention ; œuvrera à l’élimination des nouvelles infections à VIH chez l’enfant ; agira contre les principales co-infections (notamment VIH-tuberculose et VIH-hépatite B ou C) ; fera un suivi des tendances épidémiologiques et établira des rapports à ce sujet ; favorisera une prestation de services améliorée et intégrée ; et facilitera l’accès à des médicaments et produits de diagnostic abordables. Fait capital, les bureaux régionaux et les bureaux de pays de l’OMS collaboreront avec les pays en vue de recenser les besoins de soutien technique et fourniront ce soutien technique aux pays afin qu’ils élaborent et mettent en œuvre des stratégies et des plans d’action nationaux, adoptent et appliquent les orientations de l’OMS et dispensent des services efficaces contre le VIH et l’hépatite virale. L’OMS aidera également les pays à renforcer leurs capacités nationales, et, selon qu’il conviendra, à améliorer leurs moyens nationaux de financement de la lutte contre le VIH et l’hépatite virale. Tuberculose Les efforts mondiaux, régionaux et nationaux pour le diagnostic, le traitement et la prévention de la tuberculose ont permis des progrès considérables. Fin 2015, la cible des objectifs du Millénaire pour le développement tendant à réduire le taux d’incidence de la tuberculose avait été atteint, avec une baisse annuelle estimée à 1,5 %. Le taux de mortalité a baissé de 47 % entre 1990 et 2015, l’essentiel des améliorations ayant été enregistré depuis 2000. L’efficacité du diagnostic et du traitement a permis de sauver, d’après les estimations, 43 millions de vies entre 2000 et 2014. De nouveaux produits de diagnostic et médicaments ont été introduits et d’autres sont en cours d’élaboration. En dépit de ces avancées, et même si presque toutes les personnes atteintes de tuberculose peuvent guérir si elles sont diagnostiquées rapidement et traitées efficacement, la charge de morbidité due à la tuberculose reste élevée : on dénombre ainsi chaque année plus de 9 millions de nouveaux cas et 1,5 million de décès (dont 400 000 chez les personnes VIH-positives). EB140/36 17 De 2006 à 2015, les efforts de réduction de la charge de morbidité due à la tuberculose s’inscrivaient dans la Stratégie Halte à la tuberculose de l’OMS. Suite à son adoption unanime par l’ensemble des États Membres à la Soixante-Septième Assemblée mondiale de la Santé en 2014, c’est désormais la Stratégie OMS pour mettre fin à la tuberculose (2016-2035) qui guide les efforts aux niveaux mondial, régional et national, dans le cadre plus général des objectifs de développement durable. Le but global de la Stratégie est la fin de l’épidémie mondiale de tuberculose, définie comme une réduction à 10 nouveaux cas pour 100 000 habitants par an. Une cible en ce sens figure également dans les objectifs de développement durable. La Stratégie pour mettre fin à la tuberculose inclut trois indicateurs de haut niveau pour lesquels des cibles (2030 et 2035) et des étapes (2020 et 2025) ont été fixées. Les cibles pour 2030 visent à réduire le taux d’incidence et le nombre de décès dus à la tuberculose de 80 % et 90 %, respectivement, par rapport aux niveaux de 2015 ; les étapes pour 2020 consistent à réduire ce taux et ce nombre de 20 % et 35 %, respectivement. Il s’agit aussi de faire en sorte que plus aucun ménage touché ne supporte de coûts catastrophiques liés à la tuberculose. Pour atteindre ces cibles, la Stratégie repose sur trois grands piliers : soins et prévention intégrés et centrés sur le patient ; politiques audacieuses et systèmes de soutien ; et intensification de la recherche et de l’innovation. Pour la période biennale 2016-2017, l’accent a été porté sur l’adoption et l’adaptation de la Stratégie par l’ensemble des États Membres. Ces efforts doivent être renforcés et élargis au cours de la période biennale 2018-2019. Il faut notamment renforcer la tutelle des pouvoirs publics et la responsabilisation en mobilisant les ressources nécessaires pour combler les principales lacunes de financement ; mener davantage d’évaluations épidémiologiques nationales (notamment des analyses des inégalités nationales et des évaluations connexes de l’équité) et d’études sur les coûts supportés par les ménages affectés, en utilisant les résultats pour combler les lacunes persistantes de détection et de notification, y compris au moyen de politiques sur la couverture sanitaire universelle et la protection sociale ; renforcer la couverture des tests de pharmacosensibilité de routine, afin d’offrir un traitement adéquat à toutes les personnes atteintes de tuberculose ; renforcer les cadres de surveillance et les cadres réglementaires, notamment ceux relatifs à la notification obligatoire et aux statistiques d’état civil ; renforcer le financement mondial ; et déployer des stratégies nationales de recherche. Pendant la période biennale 2018-2019, le Secrétariat fournira un soutien aux États Membres par l’intermédiaire d’orientations stratégiques et d’outils connexes sur ces thèmes et d’autres, en coordonnant et prodiguant une assistance technique, en collaborant avec un large éventail de partenaires (notamment des réseaux de recherche) et en assurant un suivi mondial de l’épidémie de tuberculose et des progrès accomplis au titre des cibles et des étapes de la Stratégie OMS pour mettre fin à la tuberculose et de l’objectif de développement durable, une attention particulière étant accordée aux étapes pour 2020. Paludisme Selon les estimations, 214 millions de cas de paludisme ont été enregistrés dans le monde en 2015 (marge d’incertitude : 149-303 millions) ainsi que 438 000 décès dus à cette maladie (marge d’incertitude : 236 000-635 000). La cible 6.C des objectifs du Millénaire pour le développement (qui consistait, à l’horizon 2015, à endiguer l’incidence du paludisme et à commencer à inverser la tendance) a été atteinte. Selon les estimations, depuis 2000, l’incidence du paludisme a baissé de 37 % dans le monde et de 42 % dans la Région africaine, où surviennent 88 % des cas. De même, le taux estimé de mortalité palustre a reculé de 60 % au niveau mondial et de 66 % dans la Région africaine, où sont enregistrés 90 % des décès imputables à cette maladie. Les progrès accomplis tiennent à une forte hausse des dépenses internationales consacrées à la lutte contre le paludisme, qui sont passées de moins de US $100 millions en 2000 à un montant estimé à US $2,5 milliards en 2015, et au leadership des pays, lequel a permis d’amplifier les mesures de prévention, de diagnostic et de traitement, en particulier pour les moustiquaires à imprégnation durable, les tests de diagnostic rapide et les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine. Cependant, le financement international de la lutte antipaludique reste bien inférieur à ce qui serait nécessaire pour atteindre les buts de la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030, laquelle, adoptée par la Soixante-Huitième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2015, vise une réduction de l’incidence du paludisme et des taux de mortalité de 40 %, 75 % et 90 % d’ici à 2020, 2025 EB140/36 18 et 2030, respectivement. Le risque d’épidémie et de résurgence lié à l’insuffisance des ressources financières et à la résistance croissante aux médicaments et aux insecticides reste très préoccupant. Il faudra donc pouvoir bénéficier d’un accroissement des ressources intérieures et d’investissements durables de la part des donateurs. La Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme s’articule autour de trois piliers et de deux éléments de soutien qui orientent les efforts mondiaux pour accélérer les programmes de lutte antipaludique en vue de l’élimination. Le premier pilier souligne l’importance de garantir l’accès universel à la prévention, au diagnostic et au traitement du paludisme. À cette fin, l’ensemble d’interventions de base recommandées par l’OMS pour combattre le paludisme – lutte antivectorielle, chimioprévention, tests de diagnostic et traitement – devrait être étendu à l’ensemble des populations à risque. Au titre du deuxième pilier, les programmes sont encouragés à accélérer les efforts vers l’élimination et vers l’obtention du statut exempt de paludisme. Tous les pays doivent redoubler d’efforts pour éliminer la transmission du paludisme, en particulier dans les régions de faible endémicité. Le troisième pilier vise à faire de la surveillance du paludisme une intervention de base. Le renforcement des systèmes de surveillance est une priorité pour assurer une utilisation efficace des ressources limitées, moyennant une planification des programmes fondée sur les données, et évaluer les progrès et l’impact des mesures de lutte. Les deux éléments essentiels d’appui consistent, d’une part, à mettre à profit l’innovation et à développer la recherche et, d’autre part, à favoriser un environnement propice, en particulier à renforcer les systèmes de santé. Au cours de la période biennale 2018-2019, le Secrétariat continuera d’aider les pays d’endémie palustre à adopter et adapter la Stratégie technique mondiale et ses cibles, y compris moyennant l’accélération des programmes d’élimination et de renforcement des capacités. La Stratégie technique mondiale fournit un cadre pour guider la collaboration entre l’OMS et les pays et partenaires d’exécution en vue de mettre en œuvre à plus grande échelle des ensembles d’interventions adaptés aux contextes de transmission, tout en s’attachant à renforcer la surveillance et à combattre la résistance aux médicaments et aux insecticides, deux axes prioritaires. La stratégie mondiale de lutte antivectorielle, en cours d’élaboration, fournira des orientations intégrées pour la lutte contre les maladies à transmission vectorielle, notamment le paludisme. Le Secrétariat continuera de donner des recommandations actualisées et reposant sur des bases factuelles par l’intermédiaire des travaux du Comité de pilotage de la politique de lutte antipaludique et de ses groupes d’experts techniques et Groupes d’examen des données probantes. Le Groupe consultatif stratégique sur l’éradication du paludisme conseillera l’OMS sur les déterminants de l’éradication du paludisme et les voies possibles vers cet objectif. Maladies tropicales négligées Un milliard de personnes dans le monde sont touchées par une ou plusieurs maladies tropicales négligées et deux milliards y sont exposées dans les pays et zones tropicales et subtropicales. Les personnes les plus pauvres – souvent aussi celles qui vivent dans des zones rurales reculées, des bidonvilles ou des zones de conflit – sont les plus affectées. Les maladies tropicales négligées sont une cause majeure de handicap et de perte de productivité parmi certaines des populations les plus défavorisées. Plus de 70 % des pays et territoires touchés par les maladies tropicales négligées sont des pays à revenu faible ou intermédiaire et la totalité des pays à faible revenu sont confrontés à cinq maladies tropicales négligées au moins, en partie du fait de différentes associations de déterminants sociaux qui les affectent et en partie du fait de l’incapacité de leur population à intéresser les décideurs à leur sort et à obtenir les ressources nécessaires pour remédier à la situation. Bien que les répercussions de ces maladies soient plus durement ressenties dans certaines Régions que dans d’autres et qu’elles ne contribuent pas autant que d’autres pathologies à la mortalité globale, la réduction de leur impact sanitaire et économique est une priorité mondiale pour les raisons suivantes : on dispose désormais de nouvelles interventions plus efficaces ; la réduction de leur impact peut contribuer à accélérer le développement économique ; et le Secrétariat est bien placé pour établir et entretenir des partenariats entre les pouvoirs publics, les dispensateurs de services de santé et les laboratoires pharmaceutiques. La feuille de route de l’OMS pour l’accélération des travaux visant à réduire l’impact des maladies tropicales négligées propose un calendrier détaillé pour combattre et, le cas échéant, éliminer et éradiquer certaines de ces maladies. Elle tient compte du contexte complexe dans lequel s’inscrivent les interventions contre les EB140/36 19 maladies tropicales négligées, notamment leur intégration dans les systèmes de santé existants, dans les objectifs de développement durable et dans d’autres secteurs, et fait une analyse rigoureuse des considérations liées à l’équité, au genre et à d’autres déterminants sociaux de la santé. Les partenariats avec les laboratoires pharmaceutiques sont importants pour assurer l’accès à des médicaments de qualité garantie. Pour maintenir l’élan actuel dans la lutte contre ces maladies, il faudra disposer non seulement de produits et de moyens financiers, mais aussi d’un soutien politique. Pendant l’exercice biennal 2018-2019, conformément aux cibles mondiales pour 2020 de la feuille de route de l’OMS, l’OMS soutiendra l’intensification des activités visant à éliminer le trachome cécitant, la lèpre, la trypanosomiase humaine africaine et la filariose lymphatique. Comme de nouvelles maladies viennent rejoindre cette catégorie, et comme les dates butoirs de la feuille de route s’approchent pour plusieurs de ces affections, les États Membres et les partenaires devront renouveler leur engagement afin de pouvoir amplifier les activités de l’OMS en 2018-2019. Concernant l’éradication mondiale de la dracunculose d’ici à 2018-2019, l’OMS aidera les précédents pays d’endémie à mettre en place une surveillance au niveau national pendant la période obligatoire de trois ans et, lorsque celle-ci aura été menée avec succès, ces pays seront certifiés exempts de transmission de la dracunculose. L’OMS s’attachera à ce qu’une récompense mondiale soit attribuée après 12 mois passés sans nouveau cas, conformément à la recommandation de la Commission internationale pour la certification de l’éradication de la dracunculose. Le Secrétariat continuera de privilégier les mesures tendant à améliorer l’accès aux médicaments essentiels contre les maladies tropicales négligées, à développer la chimioprévention et à mettre en place des méthodes innovantes et intensifiées de prise en charge. Des efforts particuliers seront consacrés au renforcement de la lutte contre la dengue en se fondant sur des estimations claires de la charge de morbidité, la mise au point de nouveaux outils de lutte antivectorielle et la lutte antivectorielle intégrée. Suivant l’exemple de ce qui a été fait contre la rage, le Secrétariat soutiendra le renforcement de la lutte contre les zoonoses. En outre, le renforcement des capacités nationales de surveillance des maladies et la certification/vérification de l’élimination de certaines maladies tropicales négligées resteront au cœur de l’appui apporté par le Secrétariat aux pays. Maladies à prévention vaccinale Quelque 2,5 millions d’enfants de moins de cinq ans dans le monde meurent chaque année de maladies évitables par la vaccination, soit plus de 6800 enfants par jour. La vaccination est l’une des interventions de santé publique les plus efficaces et les plus rentables. Au niveau mondial, les vaccinations de base sont administrées à plus de 85 % des nourrissons. On estime que la protection conférée par les vaccins permet d’éviter plus de deux millions de décès chaque année. L’attention internationale accordée aux maladies à prévention vaccinale actuelles et futures dans le cadre de la Décennie de la vaccination et du Plan d’action mondial pour les vaccins 2011-2020 (dont l’application fait l’objet d’un suivi annuel par les organes directeurs de l’OMS) témoigne de la priorité absolue accordée à ce sujet. Plusieurs nouveaux vaccins sont disponibles et la vaccination systématique ne cible plus uniquement les nourrissons et les femmes enceintes, mais aussi les adolescents et les adultes. Un nombre croissant de pays à revenu faible ou intermédiaire incluent les nouveaux vaccins dans leurs programmes nationaux avec l’appui de l’Alliance GAVI. L’introduction de nouveaux vaccins se fait de plus en plus en coordination avec d’autres programmes dans le cadre d’un ensemble d’interventions de lutte, surtout contre la pneumonie, les diarrhées et le cancer du col de l’utérus. En utilisant davantage les vaccins existants et en introduisant de nouveaux vaccins homologués plus récemment, on pourrait éviter près d’un million de décès par an. De plus, il a été démontré que la vaccination réduit l’usage des antimicrobiens et aide ainsi à contrer la résistance aux antimicrobiens. La mise au point et l’homologation de vaccins supplémentaires pourraient permettre d’éviter davantage encore de décès, de handicaps et de cas de maladie. Si la couverture de la vaccination est élevée, notamment au niveau national, des inégalités géographiques et socioéconomiques d’accès à cette intervention subsistent dans les pays. L’ajout de nouveaux vaccins a accru la complexité des programmes, qui doivent s’appuyer sur des agents de santé mieux formés, ainsi que des chaînes d’approvisionnement améliorées, un suivi de la couverture et des systèmes de surveillance. EB140/36 20 Pendant l’exercice 2018-2019, l’accent sera porté sur l’instauration de la couverture universelle en luttant contre les inégalités par la mise à disposition de vaccins salvateurs dans chaque communauté. Le Secrétariat soutiendra l’élaboration et la mise en œuvre de plans nationaux de vaccination en renforçant les capacités nationales pour le suivi des résultats de ces programmes et en assurant l’accès aux vaccins et aux fournitures en vue de répondre aux besoins de tous les États Membres. En outre, les efforts visant à atteindre l’objectif de l’élimination de la rougeole et du tétanos néonatal ainsi qu’à lutter contre la rubéole et l’hépatite B seront intensifiés. Programme spécial UNICEF/PNUD/Banque mondiale/OMS de recherche et de formation concernant les maladies tropicales Par son action, le Programme spécial contribue à réduire la charge mondiale des maladies infectieuses liées à la pauvreté et à améliorer la santé des populations vulnérables, notamment les femmes et les enfants. Il s’attache principalement à traduire les données, solutions et stratégies de mise en œuvre relatives aux maladies infectieuses en des politiques et des pratiques dans les pays d’endémie. Cette réalisation passe par un ensemble de produits tels que l’amélioration des capacités de transfert de la recherche et des connaissances au sein des pays, des données de qualité en recherche interventionnelle et opérationnelle, et la contribution des principales parties prenantes nationales à l’élaboration du programme de recherche. Le budget du Programme spécial pour l’exercice 2018-2019, dans le cadre du plan stratégique pour 2018-2023, vise à financer un portefeuille compétitif d’activités tendant à améliorer les résultats sanitaires moyennant des projets de recherche innovants et un renforcement des capacités de recherche dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Le budget et le plan de travail suivent les axes stratégiques du Programme spécial : recherche opérationnelle ; recherche multidisciplinaire intégrée sur les vecteurs, l’environnement et la société ; collaboration mondiale ; et renforcement des capacités de recherche en santé dans les pays en développement d’endémie. Le Programme spécial présente un excellent rapport coût/efficacité : plus de 80 % des fonds sont affectés aux opérations (y compris pour financer le personnel directement chargé de l’exécution) et son modèle de fonctionnement est axé sur la collaboration et la mise à contribution des partenaires. Sa restructuration en 2012 a permis de le rationaliser, avec une réduction des dépenses de personnel de 60 % par rapport à 2010-2011. Le Programme spécial consacre la majeure partie de ses fonds aux opérations directes, et il continuera sur cette voie en 2018-2019. Le portefeuille de projets novateurs lancé depuis 2014 est en constante évolution et sera encore étendu en 2018-2019 afin de disposer de la souplesse nécessaire pour relever les nouveaux défis liés à la mission du Programme spécial. Celui-ci poursuivra parallèlement les principales activités à long terme de son portefeuille de projets de base. Le portefeuille de recherche inclut des projets visant à trouver des solutions novatrices qui sont ensuite testées et déployées avec les parties prenantes (chercheurs, responsables des programmes de lutte, décideurs, membres de la communauté et représentants des patients). Il porte aussi sur des questions transversales recouvrant plusieurs maladies et secteurs, comme les maladies à transmission vectorielle et les interventions de lutte antivectorielle à l’interface entre l’être humain et son environnement. Les projets de recherche examinent également des moyens innovants de collaborer avec les communautés en vue d’appliquer à plus grande échelle les outils et les stratégies de prévention des maladies liées à la pauvreté. Les activités sur le renforcement du potentiel de recherche et la collaboration mondiale visent à consolider le potentiel de recherche des scientifiques et des institutions dans les pays d’endémie, moyennant des subventions à l’éducation et aux formations brèves, et à soutenir la gestion des connaissances pour maximiser l’impact sanitaire de la recherche. EB140/36 21 Résistance aux antimicrobiens La résistance aux antimicrobiens menace le cœur même de la médecine moderne et la viabilité d’une action de santé publique efficace et mondiale face à la menace durable des maladies infectieuses. Consciente de cette crise, l’OMS a défini l’action qu’elle entend mener contre la résistance aux antimicrobiens, et notamment la résistance aux antibiotiques, dans le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens que ses États Membres ont adopté en mai 2015 dans la résolution WHA68.7. En outre, suivant l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2015, de la résolution 70/183 sur la santé mondiale et la politique étrangère, la résistance aux antimicrobiens figure désormais au centre des discussions dans le système des Nations Unies au sens large. La résistance aux antimicrobiens affecte plusieurs secteurs et, par conséquent, les changements requis concernent non seulement les politiques de santé, mais aussi les politiques publiques relatives au commerce, à l’agriculture, au financement, à l’alimentation et à la production pharmaceutique. L’OMS collabore désormais avec de nombreux autres organismes du système des Nations Unies et avec des parties prenantes mondiales intervenant dans différents secteurs. Le secrétariat de la résistance aux antimicrobiens au Siège de l’OMS coordonne des mesures visant à réunir ces secteurs dans des efforts concertés élargis. L’importance de la résistance aux antimicrobiens est généralement reconnue et le Plan d’action mondial fixe un cadre directeur convenu sur les mesures que les pays doivent prendre à cet égard. Pourtant, certains États Membres expriment de vives préoccupations concernant l’insuffisance des capacités systémiques disponibles pour combattre ce phénomène, notamment dans les secteurs de la santé et de l’agriculture. Le Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens a déjà été mis au point et adopté, et la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques a été lancée. Pendant la période 2014-2017, on s’attendait à ce que la plupart des pays élaborent des plans d’action nationaux conformes au Plan d’action mondial OMS pour combattre la résistance aux antimicrobiens. Au cours de l’exercice 2018-2019, le Secrétariat veillera principalement à ce que les États Membres mettent pleinement en œuvre les plans d’action nationaux. Pour cela, on s’attachera à étendre les changements de comportements nécessaires au bon usage des antibiotiques et à la lutte contre les infections ; à renforcer les systèmes à l’appui d’un usage approprié des antimicrobiens ; à renforcer la base de connaissances sur les taux de prévalence et les tendances concernant la résistance, et la consommation et l’usage d’antimicrobiens ; et à assurer une meilleure coordination des parties prenantes dans plusieurs secteurs. L’OMS travaillera également avec d’autres partenaires pour accélérer la mise au point de nouveaux médicaments, produits de diagnostic et autres outils afin de combattre la résistance aux antimicrobiens. Elle collaborera avec la FAO et avec l’OIE pour réduire au minimum les risques de développement et de propagation de ce phénomène à l’interface homme-animal. L’élaboration du cadre de gestion se poursuivra donc au cours de la période 2018-2019 afin de traiter les questions suivantes : accès, en particulier dans les pays aux ressources faibles ; préservation d’importants agents antimicrobiens en vue de leur usage approprié ; et façon de répondre durablement aux défaillances de marché associées à la mise au point de nouveaux médicaments. Liens avec les autres programmes et avec les partenaires Les approches transversales et multisectorielles sont essentielles pour une mise en œuvre efficace et durable de tous les programmes relevant de cette catégorie. Pour agir en faveur du développement tel qu’il est défini dans les objectifs de développement durable, avec ses 13 cibles sanitaires et ses autres cibles liées à la santé, il faudra améliorer considérablement la collaboration et la cohérence des stratégies et des approches. Si l’on veut mettre un terme à l’épidémie, prévenir les maladies et progresser dans la résistance aux antimicrobiens, il conviendra de renforcer la coordination avec les partenaires et de mieux intégrer les programmes de lutte contre EB140/36 22 les maladies. Il est essentiel de participer à l’intensification de la recherche et de l’innovation, de s’appuyer sur des systèmes de santé renforcés afin d’instaurer la couverture sanitaire universelle et de garantir un financement durable, et d’approfondir la collaboration avec les autres secteurs, les partenaires du développement et les acteurs non étatiques. De nombreux secteurs de programme de cette catégorie possèdent à cet égard une longue et fructueuse expérience qu’il faut mettre à profit pour aller de l’avant. Les activités relatives à la résistance aux antimicrobiens complètent et étendent celles sur les maladies transmissibles et les autres catégories. Les activités concernant la résistance aux antimicrobiens s’appuieront sur les réalisations obtenues et les modèles dans des domaines tels que le VIH et les agents pathogènes responsables de la tuberculose et du paludisme et seront intégrées et renforcées dans tous les secteurs de programme de l’OMS. Le Secrétariat coordonnera et favorisera les activités et veillera à la cohérence des efforts déployés dans les autres catégories du budget programme. Bien souvent, cela suppose de recourir davantage aux approches intégrées de prestation de services. Certaines initiatives doivent ainsi être poursuivies ou renforcées. C’est le cas notamment de la fourniture intégrée d’une chimioprévention contre au moins cinq maladies tropicales négligées à plus d’un milliard de personnes à risque, et de la collaboration entre les programmes de lutte contre le VIH et contre la tuberculose dans la Région africaine, où plusieurs initiatives dans ce domaine ont permis de renforcer fortement la lutte contre ces deux maladies, sauvant quelque 5,9 millions de vies entre 2000 et 2014. On trouve aussi des exemples fructueux d’intégration programmatique dans les systèmes de santé, comme l’intégration aux services de santé de la mère et de l’enfant, d’interventions contre le VIH telles que le dépistage, le conseil aux femmes enceintes et à celles qui envisagent une grossesse et la fourniture de traitements antirétroviraux et de conseils sur l’alimentation du nourrisson en vue de réduire le risque de transmission mère-enfant. De même, la prévention et le traitement de certaines maladies tropicales négligées, dont la schistosomiase et les géohelminthiases, amélioreront la santé des femmes et des mères et l’issue de l’accouchement. La mise au point conjointe d’une riposte mondiale pour la lutte antivectorielle en est un autre exemple. Grâce à une action et à une collaboration intersectorielles et intrasectorielles renforcées, à une amélioration de la surveillance entomologique, à un élargissement de la mise en œuvre et à la participation des communautés, les États Membres peuvent mener une lutte antivectorielle efficace, durable et adaptée au niveau local et ainsi réduire le nombre de cas de maladies et le nombre de décès et gérer les flambées de maladies à transmission vectorielle avant le déclenchement d’épidémies. Cela contribuera non seulement à la réalisation de l’objectif de développement durable 3, mais aussi à la mise en œuvre d’initiatives en faveur de l’eau propre et de l’assainissement (objectif 6), de villes et de communautés durables (objectif 11) et de mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques (objectif 13). La résistance aux antimicrobiens est un grand problème pour les systèmes de santé et les activités menées dans chaque secteur de programme de la catégorie Systèmes de santé devraient être renforcées pour y faire face. Les plans d’action nationaux doivent être intégrés dans des stratégies et des budgets sectoriels plus larges. Les personnels de santé doivent être renforcés pour prévenir et prendre en charge la résistance aux antimicrobiens, et les programmes relatifs à la qualité, à l’innocuité et à la prévention des infections devraient comporter comme élément essentiel une stratégie visant à réduire la résistance aux antimicrobiens. La résistance aux antimicrobiens constitue un risque particulier à l’interface homme-animal et le programme de lutte contre la résistance aux antimicrobiens collaborera étroitement avec le programme de sécurité sanitaire des aliments pour que ces risques soient mieux compris et afin de prôner un usage plus responsable des antibiotiques dans la production de denrées alimentaires. Les capacités développées pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens aux niveaux national et régional (en particulier les moyens de laboratoire et de surveillance) amélioreront la préparation des pays et renforceront les capacités mondiales d’intervention dans le cadre des épidémies et des situations d’urgence humanitaire, sous l’égide du nouveau Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire. EB140/36 23 Les informations relatives à la recherche sur la résistance aux antimicrobiens seront conservées par l’Observatoire mondial de la recherche-développement en santé. La lutte contre la résistance aux médicaments et aux insecticides est une priorité pour tous les programmes, ce problème courant étant un obstacle potentiel à l’atteinte de nombreuses cibles dans le cadre des objectifs de développement durable. Tirant parti des efforts en cours dans le domaine de la résistance aux médicaments et aux insecticides ciblant les maladies transmissibles, la mise en œuvre du Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens s’appuiera sur les atouts et sur les enseignements tirés de l’expérience. Enfin, les succès obtenus au regard des objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier concernant l’objectif 6, peuvent être attribués aux efforts considérables déployés par les pays et aux efforts conjoints de la communauté mondiale, notamment au soutien reçu des principaux partenariats, des initiatives mondiales pour la santé, des organismes de développement, des grandes fondations et des autres acteurs non étatiques, ainsi qu’à la complémentarité des travaux menés par l’OMS avec les autres organismes et à la cohérence au sein du système des Nations Unies. Il faut résolument poursuivre sur cette voie. Par exemple, pour renforcer son rôle normatif, l’OMS intensifie ses échanges avec les États Membres et renforce les partenariats avec les autres organismes mondiaux, y compris l’UNICEF, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et la Banque mondiale, ainsi qu’avec des fondations, des organisations et des entreprises qui qui s’acquittent d’un vaste éventail de fonctions en santé publique. L’OMS travaille en étroite collaboration avec l’Alliance GAVI, menant les travaux normatifs nécessaires au succès des programmes de vaccination, notamment en facilitant la recherche-développement, en fixant des normes, en réglementant la qualité des vaccins et en exploitant les données factuelles pour aiguiller l’usage des vaccins et développer l’accès au maximum. Les orientations normatives de l’OMS continueront de jouer un rôle central pour orienter les investissements du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en contribuant à ce que les notes soumises par les pays en vue d’un financement se fondent sur les recommandations de l’OMS relatives aux stratégies à bases factuelles, et à ce que la qualité des médicaments et des autres produits de santé soit garantie. VIH ET HÉPATITE Réalisation 1.1 – Élargissement de l’accès aux interventions essentielles pour les personnes porteuses du VIH ou d’une hépatite virale Indicateurs de réalisation Base Cible Nombre annuel de nouvelles infections à VIH 2,1 millions (2015) <500 000 (2020) Pourcentage de personnes vivant avec le VIH qui bénéficient d’une thérapie antirétrovirale 46 % (2015) 81 % (2020) Nombre annuel de nouvelles infections à VIH chez les enfants 150 000 (2015) <40 000 (2020) Nombre cumulé de personnes traitées pour hépatite B ou C <2 millions (2015) 8 millions (2020) Produit 1.1.1 – Renforcement de la capacité des pays de mener des interventions essentielles contre le VIH à travers une participation active au dialogue politique, l’élaboration d’orientations normatives et d’outils, la diffusion d’informations stratégiques et la fourniture d’un soutien technique Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays mettant en œuvre des actions accélérées qui ont adopté les recommandations relatives au « traitement pour tous » 3 (2015) 35 (2019) EB140/36 24 Prestations des bureaux de pays • Fournir un appui aux pays pour la mise en œuvre de plans d’action nationaux contre le VIH conformes aux plans d’action régionaux • Actualiser les stratégies, lignes directrices et outils nationaux, conformément à l’ensemble des orientations mondiales et régionales concernant la prévention, la prise en charge et le traitement de l’infection à VIH • Renforcer la capacité des pays de générer et d’utiliser systématiquement des informations stratégiques à travers des systèmes nationaux d’information et un suivi systématique des programmes, conformément aux normes et principes mondiaux • Renforcer la capacité des pays d’assurer des interventions essentielles concernant le VIH par la formation, le mentorat et l’encadrement, sur la base de manuels, d’outils et de programmes adaptés • Aider les pays à cartographier les besoins d’assistance technique pour la lutte contre le VIH au niveau national et à accéder à une assistance technique adéquate et de haute qualité pour la gestion des programmes, la gouvernance, la mise en œuvre et la mobilisation de ressources Prestations des bureaux régionaux • Fournir un soutien technique aux pays pour la mise en œuvre de plans d’action régionaux sur le VIH • Développer et renforcer les informations stratégiques régionales sur les tendances épidémiologiques en matière de VIH et sur les interventions des pays face au VIH, et suivre l’évolution de la mise en œuvre des plans d’action régionaux • Diffuser, à l’échelon régional, les politiques, lignes directrices et pratiques recommandées au niveau mondial afin de surmonter les obstacles régionaux et nationaux à l’accès équitable à la prévention, au diagnostic, à la prise en charge et au traitement de l’infection à VIH • Mettre en place des réseaux régionaux de prestataires d’une assistance technique de qualité pour aider les pays à appliquer les plans d’action, les politiques et les lignes directrices de l’OMS • Fournir un appui pour la mise en application de résultats de la recherche et d’innovations afin d’accélérer l’utilisation par les pays d’interventions et de technologies efficaces Prestations du Siège • Assurer le leadership mondial et la coordination du programme VIH de l’OMS pour l’application de la Stratégie mondiale du secteur de la santé contre le VIH, 2016-2021 • Fournir des orientations normatives et pratiques et des options politiques et veiller à ce que les bureaux régionaux assurent un appui technique pour l’extension effective des recommandations relatives au « traitement pour tous » et des recommandations permettant d’atteindre les cibles « 90-90-90 » pour le diagnostic (dépistage du VIH et conseils, diagnostic précoce chez le nourrisson), le traitement, les soins et le suivi en laboratoire (charge virale, pharmacorésistance du VIH) • Fournir des orientations normatives et pratiques, des options politiques et un appui aux bureaux régionaux pour prévenir de manière efficace la transmission du VIH et associer équitablement les groupes clés à l’action contre le VIH • Fournir des orientations normatives et pratiques, des options politiques et apporter un soutien aux bureaux régionaux dans la fourniture d’un appui technique pour réduire la mortalité et l’incidence grâce au traitement des personnes vivant avec le VIH et aux soins qui leur sont donnés • Fournir des orientations normatives et un appui technique à l’information et à la planification stratégiques EB140/36 25 • Établir et diffuser des rapports sur les progrès de l’action du secteur de la santé contre le VIH • Fournir des orientations sur les modèles de fourniture de services concernant le VIH et suivre des approches élargies liées à la couverture sanitaire universelle, aux maladies non transmissibles, à la tuberculose, à l’hépatite, à la santé sexuelle et génésique, à la santé de la mère et de l’enfant, à la santé mentale et aux médicaments essentiels • Aider les bureaux régionaux et les bureaux de pays à fournir un appui technique pour l’application des orientations de l’OMS et la mise en œuvre des plans d’action régionaux Produit 1.1.2 – Renforcement de la capacité des pays de mener des interventions essentielles contre l’hépatite à travers une participation active au dialogue politique, l’élaboration d’orientations normatives et d’outils, la diffusion d’informations stratégiques et la fourniture d’un soutien technique Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays concernés dotés d’un plan d’action national pour prévenir et combattre l’hépatite virale conforme à la Stratégie mondiale du secteur de la santé contre l’hépatite virale, 2016-2021 10 (2015) 28 (2019) Prestations des bureaux de pays • Appuyer l’élaboration et l’application de politiques et de stratégies nationales multisectorielles de prévention et de lutte concernant l’hépatite virale (et/ou leur intégration dans des stratégies sanitaires plus larges) selon contexte épidémiologique local • Renforcer les capacités à mettre au point des systèmes nationaux de surveillance et de collecte de données sur la charge de l’hépatite virale et à suivre l’action nationale • Fournir un appui pour l’adaptation de lignes directrices nationales de prévention et de lutte correspondant aux orientations mondiales et pour l’intégration des interventions essentielles contre l’hépatite dans les mécanismes et systèmes existants de soins de santé • Soutenir des campagnes de sensibilisation à l’hépatite virale auprès des responsables de l’élaboration des politiques et de la population générale en utilisant les mécanismes existants de promotion de la santé Prestations des bureaux régionaux • Fournir un soutien technique aux pays pour la mise en œuvre de plans d’action régionaux sur l’hépatite virale • Mobiliser un engagement politique en faveur de la lutte contre les hépatites virales • Fournir un appui pour la diffusion, l’adaptation et l’application des lignes directrices de l’OMS concernant la lutte contre les hépatites virales • Fournir un appui aux bureaux de pays concernant le dialogue politique, l’assistance technique et le renforcement des capacités pour l’action nationale contre l’hépatite virale • Appuyer le renforcement des capacités régionales et nationales de surveillance et de collecte de données concernant l’hépatite virale • Suivre l’application de la Stratégie mondiale et des plans d’action régionaux de lutte contre les hépatites virales • Mettre en place des réseaux régionaux de prestataires d’une assistance technique de qualité pour aider les pays à appliquer les plans d’action, les politiques et les lignes directrices de l’OMS EB140/36 26 Prestations du Siège • Diriger et coordonner les activités concernant la prévention, le diagnostic, la prise en charge et le traitement de l’hépatite virale • Fournir des orientations normatives pour contribuer à l’extension des efforts de prévention, de diagnostic, de prise en charge et de traitement de l’hépatite virale • Renforcer les systèmes d’information sanitaire et de notification afin d’évaluer et de suivre les épidémies d’hépatite virale et de mener les activités dans ce domaine • Fournir des orientations et un appui aux bureaux régionaux dans la fourniture d’une assistance technique pour la mise au point de stratégies et de plans nationaux contre l’hépatite en vue d’une action équilibrée qui soit intégrée aux programmes de santé en général TUBERCULOSE Réalisation 1.2 – Accès universel à des soins antituberculeux de qualité conformément à la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose Indicateurs de réalisation Base Cible Nombre cumulé de cas de tuberculose diagnostiqués et traités avec succès depuis l’adoption de la stratégie recommandée par l’OMS (1995) 80 millions (2017) 90 millions (fin 2019) Nombre annuel de patients dans le monde présentant une tuberculose multirésistante confirmée ou présumée qui bénéficient d’un traitement contre la tuberculose multirésistante (y compris les cas résistant à la rifampicine) 300 000 (2017) 350 000 (d’ici à 2019) Produit 1.2.1 – Adaptation et mise en œuvre mondiales de la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose et des cibles pour la prévention de la tuberculose, les soins et la lutte après 2015, conformément à la résolution WHA67.1 Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays ayant fixé, dans le cadre de leur plan stratégique national actuel, des cibles pour la réduction de la mortalité par tuberculose et de l’incidence, conformément aux cibles mondiales fixées dans la résolution WHA67.1 À déterminer (2017) 194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Appuyer et renforcer la capacité des pays à adapter et appliquer les lignes directrices et les outils conformément à la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose, aux plans régionaux pertinents et aux plans stratégiques nationaux • Aider les pays à coordonner les efforts de secteurs et de partenariats multiples, à contribuer à l’élaboration de stratégies de coopération avec les pays et de plans stratégiques nationaux ainsi qu’à faciliter la mobilisation de ressources • Appuyer la collecte, l’analyse, la diffusion et l’utilisation de données sur la tuberculose et suivre l’épidémie de tuberculose et les mesures prises au niveau national, notamment en procédant à des analyses de données ventilées (par exemple par âge, par sexe et par lieu) permettant d’évaluer les inégalités et l’équité à l’intérieur des pays EB140/36 27 Prestations des bureaux régionaux • Renforcer la capacité des pays à adapter et appliquer les lignes directrices et les outils de l’OMS conformément à la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose, aux plans d’action régionaux et/ou aux plans, cadres et politiques régionaux pertinents • Coordonner l’appui technique assuré par l’OMS et ses partenaires, selon les besoins des pays, y compris les mécanismes régionaux de soutien tels que les Comités Feu vert régionaux et les centres collaborateurs de l’OMS • Améliorer le suivi de la situation des tendances régionales en matière de tuberculose, de co-infection VIH/tuberculose et de tuberculose résistante en renforçant les systèmes de surveillance et en favorisant l’analyse, la diffusion et l’utilisation des données et informations sanitaires pertinentes • Jouer un rôle de chef de file en matière de sensibilisation, de coordination des partenaires et de mobilisation des ressources Prestations du Siège • Diriger la coordination, la sensibilisation et la mobilisation des ressources pour faciliter l’adoption et la mise en œuvre de la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose, et collaborer avec les bureaux régionaux et les bureaux de pays de l’OMS et avec tous ceux qui s’occupent de la tuberculose, de l’infection à VIH, de la résistance aux antimicrobiens, des maladies non transmissibles, de la santé de la mère et de l’enfant, des systèmes de santé et d’autres questions de santé pertinentes • Diriger la collaboration avec les parties concernées au sein de l’OMS et en dehors pour harmoniser les efforts de lutte, dans le cadre du mouvement général en faveur de la couverture sanitaire et de la protection sociale universelles, en contribuant au renforcement des systèmes de santé et aux efforts destinés à éliminer les dépenses catastrophiques auxquelles doivent faire face les patients atteints de tuberculose • Assurer le suivi et l’évaluation des progrès à l’échelle mondiale vers les cibles et les jalons concernant la réduction de la charge de la tuberculose définis dans les objectifs de développement durable et dans la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose, notamment en procédant à des analyses de données nationales permettant d’évaluer les inégalités et l’équité dans les pays et en diffusant largement des informations au niveau mondial au moyen de rapports mondiaux, de la base de données mondiale de l’OMS sur la tuberculose et de l’Observatoire mondial de la santé de l’OMS Produit 1.2.2 – Mise à jour des lignes directrices politiques et outils techniques à l’appui de l’application de la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose afin d’atteindre les cibles en matière de prévention, de soins et de lutte après 2015 couvrant les trois piliers : 1) soins et prévention intégrés, centrés sur le patient ; 2) politiques audacieuses et systèmes de soutien ; et 3) intensification de la recherche et de l’innovation Indicateur de produit Base Cible Nombre de lignes directrices et de documents techniques nouveaux et actualisés appuyant la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose élaborés et adoptés dans les Régions et les pays 0 (2017) 10 (2019) Prestations des bureaux de pays • Soutenir les pays dans l’adaptation de la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose et des plans et cadres régionaux pertinents aux politiques, stratégies et plans nationaux, en les harmonisant avec les efforts globaux de renforcement des systèmes de santé en faveur de la couverture sanitaire et de la protection sociale universelles et faciliter un dialogue politique transversal avec d’autres secteurs, les partenaires et les populations touchées EB140/36 28 • Aider les pays à adopter des lignes directrices et des outils concernant la tuberculose conformément aux dernières orientations mondiales et aux orientations régionales pertinentes • Promouvoir et faciliter l’application de la recherche opérationnelle et des innovations en fixant des programmes de recherche et en renforçant les capacités Prestations des bureaux régionaux • Jouer un rôle de chef de file dans l’élaboration des stratégies régionales de mise en œuvre relatives à la tuberculose et des cadres connexes et fournir une plateforme régionale pour un dialogue politique afin d’adapter les stratégies et plans mondiaux de lutte au contexte régional • Formuler des options politiques et élaborer et actualiser des orientations techniques pour faciliter l’adoption et la mise en œuvre de la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose dans le contexte des plans et cadres régionaux • Jouer un rôle de chef de file en appuyant la collaboration des États Membres aux initiatives internationales contre la tuberculose, ainsi que leur participation active au traitement des questions concernant la santé dans le monde, et assurer la coordination avec les entités régionales et sous-régionales • Promouvoir et faciliter la recherche opérationnelle et les innovations en fixant des programmes de recherche et en renforçant les capacités par une collaboration étroite avec les bureaux de pays, les États Membres et les partenaires clés • Favoriser la collaboration et l’échange de bonnes pratiques entre différentes parties prenantes au niveau régional Prestations du Siège • Actualiser les directives pour le diagnostic et le traitement de la tuberculose, notamment sur l’utilisation de produits diagnostiques, médicaments et schémas thérapeutiques nouveaux, ainsi que les outils et normes de laboratoire correspondants • Mettre au point des orientations politiques pour les soins concernant toutes les formes de tuberculose, notamment les formes pharmacosensibles et pharmacorésistantes, la tuberculose associée au VIH, la tuberculose chez l’enfant, et pour des services renforcés intégrés à ceux couvrant les maladies non transmissibles, les soins de santé de la mère et de l’enfant, les soins communautaires et les soins aux groupes vulnérables, en tenant compte de l’appartenance sexuelle, de l’équité et des droits de la personne • Mettre au point des orientations politiques et des outils pour favoriser l’application effective de politiques nationales et de cadres nationaux renforcés en matière de réglementation et de recherche à l’appui de la Stratégie pour mettre fin à la tuberculose PALUDISME Réalisation 1.3 – Élargissement de l’accès des groupes à risque à des interventions préventives, à la confirmation du diagnostic de paludisme et au traitement antipaludique de première intention Indicateurs de réalisation Base Cible Pourcentage de cas confirmés de paludisme dans le secteur public bénéficiant d’un traitement antipaludique de première intention conformément à la politique nationale 70 %* (2014) 77 %* (2019) EB140/36 29 Indicateurs de réalisation Base Cible Pourcentage de cas suspects de paludisme bénéficiant d’un test parasitologique, dans le secteur public 65 %* (2014) 85 %* (2019) Pourcentage de la population ayant accès aux interventions de lutte antivectorielle dont elle a besoin 53 %* (2014) 80 %* (2019) Nombre de pays où la transmission du paludisme se poursuit en 2015 déclarant zéro cas autochtone 0 (2015) 8 (2019) * Chiffres pour l’Afrique subsaharienne seulement ; les autres régions ont déjà presque atteint les 100 %. Produit 1.3.1 – Capacité donnée aux pays d’appliquer des plans stratégiques de lutte antipaludique fondés sur des bases factuelles, en mettant l’accent sur la couverture effective par les interventions de lutte antivectorielle, les tests diagnostiques et le traitement ainsi que le suivi et la surveillance de l’efficacité thérapeutique et de la résistance aux insecticides à travers un renforcement des moyens de réduire le paludisme Indicateur de produit Base Cible Pourcentage de pays pour lesquels plus de 80 % des rapports d’établissements de santé ont été reçus au niveau national 49 % (2014) 80 % (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les programmes nationaux de lutte antipaludique à définir les besoins en matière de renforcement des capacités et à renforcer les capacités techniques et gestionnaires pour la prévention, la lutte antipaludique et l’élimination au niveau sous-national • Aider les pays pour tous les aspects de la mise en œuvre du programme de lutte antipaludique, y compris l’amélioration de la surveillance du paludisme ; le recensement des populations difficiles d’accès ; le suivi des progrès relatifs à la lutte antipaludique et à l’élimination du paludisme, par le biais des systèmes nationaux d’information sanitaire ; la production et l’utilisation de données, y compris pour le suivi et la notification de l’efficacité thérapeutique des antipaludiques, et de la résistance aux insecticides • Appuyer des analyses des lacunes des programmes afin d’aider à lever des fonds Prestations des bureaux régionaux • Évaluer les besoins prioritaires communs des pays en matière de renforcement des capacités, faciliter le renforcement des capacités aux niveaux régional et interpays et diffuser les meilleures pratiques contribuant au renforcement à long terme des capacités dans les pays • Aider les bureaux de pays à améliorer les capacités des pays en matière de collecte d’informations stratégiques en évaluant les obstacles à l’accès, notamment par la cartographie des risques et en produisant des informations pour une meilleure stratification faisant apparaître le sexe, le statut économique, l’âge, les différences entre population rurale et population urbaine, le fait que certaines populations sont marginalisées, l’appartenance ethnique/la race ; utiliser efficacement les données issues de la surveillance antipaludique ou des programmes ou liées à la santé ; mettre en œuvre des interventions visant à combattre la polychimiorésistance du paludisme, y compris la résistance aux combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine et la résistance aux insecticides ; augmenter la couverture effective des interventions de lutte antivectorielle, du diagnostic parasitologique de qualité et du traitement du paludisme ; et créer et maintenir des systèmes d’assurance de la qualité EB140/36 30 • Fournir un appui interpays et à certains pays en particulier pour accélérer la lutte antipaludique et l’élimination du paludisme et pour prévenir la réapparition de la maladie, notamment en assurant une coordination et un appui technique, en facilitant la collaboration transfrontière, en entreprenant des travaux de recherche quantitative, qualitative et participative, en menant une action de sensibilisation et en mobilisant des ressources, en collaboration avec les parties intéressées, les partenaires et les secteurs concernés • Suivre et analyser les tendances régionales Prestations du Siège • Fournir une expertise là où des capacités supplémentaires sont nécessaires dans les Régions pour appuyer des domaines particuliers de la prévention, de la lutte et de l’élimination • Gérer l’information stratégique concernant le paludisme au niveau mondial, y compris en assurant la maintenance des bases de données sur la résistance aux insecticides et aux médicaments, et rendre compte des progrès accomplis dans la lutte mondiale contre le paludisme • Fournir des outils programmatiques et de formation pour aider les Régions et les pays à renforcer les ressources humaines nécessaires aux fins de la mise en œuvre des stratégies et de la surveillance recommandées par l’OMS Produit 1.3.2 – Mise à jour des recommandations politiques et des lignes directrices stratégiques et techniques relatives à la lutte antivectorielle, aux tests de diagnostic, au traitement antipaludique, y compris pour les populations difficiles d’accès, à la prise en charge intégrée des affections fébriles, à la surveillance et à la ventilation des données, à la détection des épidémies et à la riposte pour accélérer la réduction du paludisme et son élimination Indicateur de produit Base Cible Proportion des pays d’endémie palustre appliquant les recommandations politiques, les stratégies et les lignes directrices de l’OMS 72/94 (2014) 85/94 (2019) Prestations des bureaux de pays • Fournir un appui technique aux pays pour l’adoption/l’adaptation et la mise en œuvre au niveau national des lignes directrices techniques actualisées relatives à la lutte antivectorielle, au dépistage à visée diagnostique, au traitement antipaludique – y compris pour certains groupes spéciaux de population – et à la prise en charge intégrée des affections fébriles • Appuyer l’élaboration/l’actualisation de stratégies nationales de prévention, de lutte et d’élimination ainsi que l’examen des programmes de lutte antipaludique • Appuyer le dialogue politique et stratégique au niveau des pays pour suivre la mise en œuvre des stratégies antipaludiques, examiner les lacunes dans les capacités et planifier la mise en œuvre efficace de la lutte et de l’élimination Prestations des bureaux régionaux • Appuyer la diffusion, l’adoption, l’adaptation et la mise en œuvre de la Stratégie technique mondiale, y compris des stratégies pour la réduction, l’élimination et la prévention de la réapparition du paludisme aux niveaux sous-régional, national et infranational, et appuyer aussi la recherche opérationnelle, y compris sur les obstacles à une couverture efficace EB140/36 31 Prestations du Siège • Actualiser les directives techniques relatives à la surveillance, à la lutte antivectorielle, aux tests diagnostiques et au traitement, y compris pour des groupes spéciaux, à la prise en charge intégrée des affections fébriles et à l’élimination du paludisme et mettre au point des outils pour faciliter l’adaptation et l’application de la Stratégie technique mondiale, des recommandations politiques et des lignes directrices • Collaborer avec les bureaux régionaux pour renforcer l’appui technique fourni dans des domaines hautement spécialisés de la prévention et de la prise en charge des cas, y compris de la polychimiorésistance (dont la résistance aux combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine) MALADIES TROPICALES NÉGLIGÉES Réalisation 1.4 – Élargissement et maintien de l’accès aux interventions de lutte contre les maladies tropicales négligées Indicateurs de réalisation Indicateur Cible Nombre de pays où l’éradication de la dracunculose est certifiée 188/194 190/194 Nombre de personnes ayant besoin d’interventions contre les maladies tropicales négligées 1,7 milliard 1,5 milliard Produit 1.4.1 – La mise en œuvre et le suivi de la feuille de route de l’OMS sur les maladies tropicales négligées sont facilités Indicateur de produit Indicateur Cible Proportion de pays d’endémie ayant utilisé le mécanisme et les normes recommandés par l’OMS pour la planification de la mise en œuvre de la chimioprévention contre les maladies tropicales négligées et la présentation de rapport sur la mise en œuvre 70 % (2017) 80 % (2019) Prestations des bureaux de pays • Fournir un appui technique pour une chimiothérapie de masse et l’élaboration et la mise en œuvre de politiques, de stratégies et de plans d’action intégrés au niveau des pays pour combattre, éliminer et éradiquer les maladies tropicales négligées • Aider à renforcer le suivi et l’évaluation au niveau national pour guider les politiques et les décisions de mise en œuvre et rendre compte des progrès accomplis dans la lutte contre les maladies tropicales négligées et leur élimination • Aider les pays à assurer la disponibilité de médicaments de qualité garantie contre les maladies tropicales négligées à tous les niveaux des services de soins de santé, et l’accès à ces médicaments, ainsi que leur intégration aux politiques d’achat de médicaments essentiels et appuyer la mobilisation des ressources • Soutenir le renforcement des capacités nationales pour pouvoir adapter la chimiothérapie préventive, la prise en charge innovante et intensifiée des maladies et les interventions de lutte antivectorielle intégrée, ainsi que la collaboration avec d’autres programmes et secteurs, selon qu’il conviendra EB140/36 32 Prestations des bureaux régionaux • Faciliter le dialogue régional entre les gouvernements, les prestataires de services, les fabricants, les donateurs et les partenaires techniques et de la mise en œuvre pour l’application de plans nationaux conformes à la feuille de route de l’OMS relative aux maladies tropicales négligées • Suivre les progrès au niveau des pays moyennant un dialogue et une collaboration actifs avec les gouvernements, les donateurs et les partenaires et coordonner les groupes régionaux d’examen des programmes et les réunions des administrateurs de programme conformément à la feuille de route de l’OMS relative aux maladies tropicales négligées • Créer une plateforme régionale pour renforcer les capacités des programmes nationaux de lutte contre les maladies tropicales négligées dans les pays de la Région, en particulier pour la surveillance, l’application des résultats de la recherche opérationnelle et des données sur l’équité entre les sexes, et soutenir la certification/vérification de l’élimination de certaines maladies tropicales négligées • Améliorer la coordination de l’appui technique assuré aux niveaux régional et mondial, et avec les donateurs et les partenaires techniques Prestations du Siège • Mettre au point des outils et appuyer le renforcement des capacités au niveau des Régions et des pays pour faciliter la mise en place des éléments d’action prévus dans la feuille de route de l’OMS sur les maladies tropicales négligées • Coordonner la certification de l’élimination/éradication dans les pays concernés • Renforcer le suivi, l’évaluation et la présentation de rapports, y compris la création d’une base de données sur les maladies tropicales négligées, et publier le rapport et les statistiques mondiaux sur les maladies tropicales négligées, y compris des données sur le genre et l’équité, si possible • Mener une action mondiale de plaidoyer en faveur de la lutte contre les maladies tropicales négligées et de leur élimination/éradication, mobiliser des ressources, et coordonner et assurer le suivi au niveau mondial de l’approvisionnement en médicaments essentiels contre les maladies tropicales négligées offerts ou non par des donateurs Produit 1.4.2 – La mise en œuvre et le suivi des interventions de lutte contre les maladies tropicales négligées sont facilités par des directives techniques fondées sur des bases factuelles et la fourniture d’un appui technique Indicateur de produit Indicateur Cible Nombre de pays d’endémie ayant adopté les normes, principes et bases factuelles de l’OMS concernant le diagnostic et le traitement des maladies tropicales négligées 84 (2017) 88 (2019) Prestations des bureaux de pays • Fournir un appui technique aux pays pour la mise au point d’essais cliniques concernant les maladies tropicales négligées et pour l’adaptation des orientations techniques pour le diagnostic, le traitement, la prise en charge, la lutte contre la transmission et la surveillance des maladies tropicales négligées • Fournir un appui technique pour l’élaboration ou la révision des lignes directrices nationales sur l’utilisation de la chimiothérapie de masse pour prévenir et combattre des maladies spécifiques, notamment les géohelminthiases et la schistosomiase ; mettre en place une assurance qualité et assurer la pharmacovigilance EB140/36 33 Prestations des bureaux régionaux • Adapter les lignes directrices mondiales au contexte régional pour améliorer la prévention, l’accès aux interventions, la détection et la prise en charge des cas et la lutte contre les maladies tropicales négligées • Déterminer les priorités régionales de la recherche opérationnelle, plaider en faveur de la coopération avec les centres collaborateurs de l’OMS, les établissements de recherche et les réseaux de recherche dans la Région, et coopérer effectivement • Prêter main forte aux bureaux de pays pour aider les États Membres à adapter des lignes directrices et des systèmes d’assurance de la qualité et à mener d’autres actions spécifiques pour combattre, éliminer et/ou éradiquer les maladies tropicales négligées • Aider le Siège à élaborer des lignes directrices techniques avec un apport spécifique de la Région pour la surveillance et l’évaluation des interventions concernant les maladies tropicales négligées et la lutte antivectorielle Prestations du Siège • Élaborer des normes et principes techniques relatifs aux maladies tropicales négligées à l’échelle mondiale au moyen de comités d’experts et de groupes d’études et les actualiser • Faciliter la mise au point de tests diagnostiques rapides et simples pour des maladies tropicales négligées comme l’ulcère de Buruli, la trypanosomiase humaine africaine, la leishmaniose, la maladie de Chagas, le pian, la fasciolase, la dengue et d’autres maladies tropicales négligées qui sévissent au niveau régional • Faciliter le dialogue politique interdépartemental et intersectoriel sur le genre et l’équité en ce qui concerne le contenu, les processus et l’impact des stratégies visant à combattre et à éliminer les maladies tropicales négligées Produit 1.4.3 – De nouvelles connaissances, de nouvelles solutions et de nouvelles stratégies de mise en œuvre répondant aux besoins sanitaires des pays d’endémie sont développées grâce à un renforcement de la recherche et de la formation Indicateur de produit Indicateur Cible Nombre d’outils, de solutions et de stratégies de mise en œuvre nouveaux et améliorés qui ont été élaborés Sans objet 7 (2019) Prestations du Siège • Faciliter la définition d’un programme de recherche sur les maladies infectieuses liées à la pauvreté et réunir les parties prenantes afin de définir un ensemble de recommandations et de pratiques avec le concours des principaux pays d’endémie • Mettre au point des interventions de haute qualité et appliquer les données issues de la recherche sur les maladies infectieuses liées à la pauvreté, avec la participation des principaux pays d’endémie et mettre au point des méthodes, des solutions et des stratégies de lutte contre ces maladies et leur traitement efficace • Soutenir le renforcement des capacités de recherche aux niveaux individuel et institutionnel dans les pays d’endémie, conformément aux priorités des Régions et des pays EB140/36 34 MALADIES À PRÉVENTION VACCINALE Réalisation 1.5 – Extension de la couverture vaccinale pour les populations et communautés difficiles à atteindre Indicateurs de réalisation Base Cible Couverture moyenne mondiale par trois doses de vaccin antidiphtérique-antitétanique-anticoquelucheux 86 % (2018) ≥90 % (2019) Nombre d’États Membres pour lesquels l’élimination de la rougeole a été vérifiée 77/194 88/194 Proportion des 75 États Membres prioritaires (d’après le Compte à rebours 2015) ayant introduit les vaccins contre le pneumocoque et le rotavirus 52/75 (69 %) 60/75 (80 %) Produit 1.5.1 – Mise en œuvre et suivi du Plan d’action mondial pour les vaccins en mettant l’accent sur le renforcement de la prestation de services et de la surveillance de la vaccination en vue d’atteindre les buts de la Décennie de la vaccination Indicateur de produit Base Cible Nombre d’États Membres à revenu faible ou intermédiaire n’atteignant pas les cibles de couverture vaccinale 1 du Plan d’action mondial pour les vaccins qui ont reçu un soutien de l’OMS pour élaborer des plans de travail annuels pour l’amélioration de la couverture 0/94* (2017) 50/94* (2019) * États Membres cités dans le Plan d’action mondial pour les vaccins Prestations des bureaux de pays • Aider les pays à élaborer et mettre en œuvre des plans nationaux annuels et pluriannuels (y compris une microplanification pour la vaccination) en mettant l’accent sur les populations sous-vaccinées et non vaccinées • Aider les pays à mobiliser des investissements et un soutien des partenaires pour l’application de leurs plans stratégiques nationaux de vaccination (plans pluriannuels complets ou autres) • Soutenir le renforcement des capacités nationales de surveillance des maladies à prévention vaccinale en améliorant la qualité des données sur la vaccination et leur utilisation pour le suivi de l’efficacité des vaccins, le suivi des programmes et l’amélioration des résultats programmatiques Prestations des bureaux régionaux • Fournir aux pays ayant besoin de capacités supplémentaires une expertise pour l’identification des inégalités de couverture et l’élaboration de stratégies pour atteindre les populations non vaccinées et sous-vaccinées, et pour l’introduction de nouveaux vaccins, et faciliter la collaboration avec les partenaires • Aider les pays à élaborer et mettre en œuvre des politiques et des stratégies visant à garantir la pérennité des programmes de vaccination, et notamment soutenir la mise en place d’organes décisionnels nationaux et le renforcement de leurs capacités 1 Couverture des trois doses de vaccin antidiphtérique-antitétanique-anticoquelucheux ≥90 % au niveau national et ≥80 % dans tous les districts. EB140/36 35 • Coordonner la surveillance régionale des maladies à prévention vaccinale (y compris le rotavirus et les affections bactériennes invasives évitables par la vaccination) et élaborer ou adapter des stratégies visant à améliorer la qualité et l’utilisation des données de surveillance de la vaccination Prestations du Siège • Aider les bureaux régionaux au moyen d’orientations politiques et stratégiques pour la mise en œuvre du Plan d’action mondial pour les vaccins et rendre compte annuellement des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan • Actualiser les recommandations sur l’utilisation des vaccins actuels et nouveaux et introduire les lignes directrices sur les vaccins nouveaux ou sous-utilisés • Fixer des normes mondiales pour la surveillance des maladies à prévention vaccinale et pour le suivi de l’impact des programmes, avec des contributions importantes des Régions et des pays Produit 1.5.2 – Intensification facilitée de la mise en œuvre et du suivi de stratégies pour l’élimination de la rougeole et de la rubéole, la lutte contre l’hépatite B et l’élimination du tétanos maternel et néonatal Indicateur de produit Base Cible Nombre d’États Membres ayant bénéficié du soutien de l’OMS pour mettre en place un comité de vérification national ou sous-régional* pour la rougeole 131/194 (2017) 138/194 (2019) * Les comités sous-régionaux pourraient s’avérer plus pratiques pour certains petits pays d’une sous-région. Prestations des bureaux de pays • Soutenir les pays dans l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies nationales visant à éliminer ou combattre la rougeole, la rubéole/le syndrome de rubéole congénitale, le tétanos maternel et néonatal et l’hépatite B et consistant notamment à suivre les lacunes immunitaires, recenser les populations échappant systématiquement à la vaccination et déployer des efforts particuliers pour les atteindre • Appuyer le renforcement des capacités des pays en matière de surveillance de la rougeole et de la rubéole/du syndrome de rubéole congénitale, y compris moyennant un appui technique aux pays en vue de l’agrément de leurs laboratoires de recherche sur la rougeole/rubéole • Fournir un soutien aux comités nationaux de vérification afin de s’assurer que les buts relatifs à la lutte contre les maladies à prévention vaccinale et à leur élimination ont été atteints Prestations des bureaux régionaux • Passer en revue et actualiser les stratégies régionales pour éliminer ou combattre la rougeole, la rubéole/le syndrome de rubéole congénitale, le tétanos maternel et néonatal et l’hépatite B ; et apporter un soutien aux bureaux de pays pour leur mise en œuvre • Renforcer les capacités régionales en matière de surveillance des cas de rougeole et de rubéole/syndrome de rubéole congénitale avec confirmation au laboratoire, y compris en coordonnant des réseaux de laboratoires régionaux pour la rougeole/rubéole • Faciliter la création d’organismes régionaux et de procédures régionales pour la vérification de l’élimination de la rougeole, de la rubéole/du syndrome rubéoleux congénital et des progrès de la lutte contre l’hépatite B, et leur apporter un appui EB140/36 36 Prestations du Siège • Fournir une expertise lorsque des capacités techniques supplémentaires sont nécessaires pour mettre en œuvre les mesures d’élimination et de lutte et en vérifier l’efficacité • Coordonner un réseau mondial de laboratoires de recherche sur la rougeole et la rubéole • Surveiller les réalisations et les tendances à l’échelle mondiale en matière d’incidence de la rougeole/rubéole et de lutte contre l’hépatite B et en rendre compte Produit 1.5.3 – Définition et adoption de priorités de recherche et d’examens complets pour les politiques de vaccination relatives aux nouveaux vaccins et aux autres technologies en rapport avec la vaccination, afin de mettre au point et d’introduire des vaccins importants pour la santé publique et de surmonter les obstacles à la vaccination Indicateur de produit Base Cible Nombre de profils de produit cibles et de caractéristiques de produit à privilégier qui ont été établis pour les nouveaux vaccins et technologies de vaccination prioritaires pendant la période biennale 0 (2017) 3 (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les pays à produire des données en vue de prendre des décisions fondées sur l’expérience sur l’utilisation des vaccins et la sélection de produits vaccinaux adaptés aux programmes • Soutenir les travaux de recherche opérationnelle susceptibles de vaincre les obstacles qui subsistent pour atteindre une couverture et un accès élevés et équitables aux vaccins et aux services de vaccination Prestations des bureaux régionaux • Coordonner des démonstrations et des études pilotes en vue de l’introduction de nouveaux vaccins dans les Régions • Soutenir la mise en place et le renforcement de capacités institutionnelles nationales pour la prise de décisions fondées sur l’expérience et la collecte de données systématique sur l’efficacité des vaccins et leur impact dans différents contextes et pour différents groupes cibles, le but étant d’adapter les politiques de vaccination aux Régions • Faciliter la définition de priorités de recherche et la conduite de recherches sur la mise en œuvre afin d’appuyer le renforcement des programmes de vaccination dans les Régions Prestations du Siège • Fixer les priorités de la recherche pour la vaccination et faciliter la mise au point et l’évaluation clinique de certains vaccins prioritaires, notamment ceux destinés à la riposte aux épidémies, conformément à des feuilles de route mondiales sur la recherche-développement fondées sur le schéma directeur en matière de recherche-développement et aux procédures en vigueur pour les essais/l’homologation • Fournir les bases de connaissances et des recommandations dans les domaines suivants : politiques relatives aux vaccins nouveaux et actuels ; orientations sur les préférences de l’OMS en matière de mise au point de vaccins, y compris pour les profils de produits cibles et les caractéristiques de produits à privilégier pour les nouveaux vaccins et technologies en rapport avec la vaccination EB140/36 37 • Encourager et/ou soutenir la mise au point de cadres, d’outils et d’examens pour évaluer de manière critique, sur la base de données factuelles, l’impact des vaccins aux niveaux mondial, régional et national, et d’outils et/ou de protocoles pour améliorer la qualité et la disponibilité des informations essentielles RÉSISTANCE AUX ANTIMICROBIENS Réalisation 1.6 – Disponibilité de données et de tendances concernant les niveaux de résistance aux antimicrobiens de première intention chez les principaux agents pathogènes affectant l’homme, comme base d’intervention visant à réduire les infections dues à la résistance aux antimicrobiens Indicateurs de réalisation Base Cible Ampleur de la réduction de la résistance aux céphalosporines de troisième génération chez Escherichia coli À déterminer À déterminer Ampleur de la réduction de la résistance à la pénicilline chez Streptococcus pneumoniae À déterminer À déterminer Ampleur de la réduction de la résistance aux céphalosporines de troisième génération chez Klebsiella pneumoniae À déterminer À déterminer Produit 1.6.1 – Capacités des pays concernant la résistance aux antimicrobiens et niveau de compréhension et de connaissance du phénomène renforcés Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays menant des activités de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens À fournir en mars après enquête (2017) À fournir en mars après enquête (2017) Prestations des bureaux de pays • Assurer des activités de formation à la résistance aux antimicrobiens à l’intention de certains destinataires, notamment les points focaux nationaux chargés de la résistance aux antimicrobiens, le personnel soignant, le personnel de laboratoire et d’autres, selon qu’il conviendra • Apporter un appui technique à l’élaboration de programmes de communication nationaux qui renforcent le programme régional et incitent les partenaires locaux à mener des campagnes pour le changement de comportement, en utilisant, en les adaptant, les matériels et outils de communication essentiels • Soutenir la participation nationale aux campagnes de la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques et à d’autres événements et activités en rapport avec la résistance aux antimicrobiens • Collaborer avec des associations professionnelles et des établissements de formation afin d’adapter et de diffuser des conseils sur les compétences de base nécessaires pour adopter des comportements judicieux et encourager leur intégration aux programmes d’études des agents de santé Prestations des bureaux régionaux • Mettre au point et tenir un répertoire de matériels régionaux et nationaux relatifs à la résistance aux antimicrobiens et les diffuser aux pays et aux partenaires dans les langues officielles pertinentes des Nations Unies ainsi que dans d’autres langues nationales et d’autres formats afin de pouvoir les adapter aux différentes cultures en fonction des besoins EB140/36 38 • Apporter un appui aux bureaux de pays pour qu’ils puissent aider les pays à participer à la campagne mondiale, y compris la Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques, ainsi qu’à d’autres campagnes concernant la résistance aux antimicrobiens, à les mettre en œuvre, et encourager les partenaires régionaux à mener des campagnes visant à modifier les comportements • Aider les bureaux de pays à collaborer avec des associations professionnelles et des établissements de formation afin d’adapter et de diffuser des conseils sur les compétences de base nécessaires pour adopter des comportements judicieux et encourager leur intégration aux programmes d’études des agents de santé Prestations du Siège • Collaborer avec des associations professionnelles afin d’améliorer la sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens et d’encourager les meilleures pratiques au sein de ces groupes • Élaborer et diffuser des programmes de communication, des campagnes et des matériels de formation en rapport avec la résistance aux antimicrobiens qui soient pertinents et importants au plan mondial • Mesurer les tendances concernant la sensibilisation à la résistance aux antibiotiques et la compréhension du phénomène et diffuser les résultats • Apporter dans les domaines nécessaires une expertise technique sur l’adaptation et la diffusion d’orientations sur les compétences de base nécessaires pour adopter des comportements judicieux et encourager leur intégration aux programmes d’études des agents de santé en collaborant avec les associations professionnelles et les établissements de formation Produit 1.6.2 – Encouragement efficace à la gestion et à l’utilisation de données complètes de qualité sur l’usage d’antibiotiques et les résidus antibiotiques et la résistance chez l’homme, l’animal et dans l’environnement Indicateurs de produit Base Cible Nombre de pays dotés d’un système de surveillance national fournissant des données sur les schémas de résistance au Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens 0/194 (2015) 77/194 (2019) Nombre de pays dotés d’un système de surveillance national fournissant des données sur la consommation d’antimicrobiens au Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens À déterminer (2017) À déterminer (2019) Nombre de pays fournissant des données classées de niveau A (selon la définition du réseau pour la surveillance de la résistance aux antimicrobiens en Asie centrale et en Europe orientale (CAESAR)) en vue d’une évaluation fiable de l’ampleur et des tendances de la résistance aux antimicrobiens au niveau mondial À déterminer (2017) 40 (2019) Nombre de pays ayant mis en œuvre une surveillance intégrée de la résistance aux antimicrobiens chez l’homme, dans l’alimentation et chez l’animal À déterminer (2017) À déterminer (2019) Nombre de pays dotés d’au moins un laboratoire national de référence À déterminer (2017) À déterminer (2019) EB140/36 39 Prestations des bureaux de pays • Fournir un appui technique au renforcement des capacités et des systèmes de surveillance nationaux, et notamment des laboratoires • Favoriser la participation du système de surveillance national aux réseaux de surveillance régionaux et au Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens Prestations des bureaux régionaux • Suivre la résistance mondiale aux antimicrobiens ainsi que la situation et les tendances de la consommation d’antimicrobiens, et soumettre des rapports à ce sujet • Appuyer l’introduction et l’adaptation de normes et d’outils de surveillance dans les États Membres de la Région • En compagnie des bureaux de pays, aider les États Membres à mettre au point et appliquer des systèmes et activités de suivi et de surveillance et faciliter leur participation à la fois aux réseaux de surveillance régionaux et au Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens • Appuyer la surveillance intégrée dans le cadre de l’initiative « One Health » • Apporter un soutien à l’établissement de laboratoires de référence nationaux d’appui à la surveillance de la résistance aux antimicrobiens • Promouvoir la recherche pour déterminer la charge sanitaire et économique de la résistance aux antimicrobiens dans la Région • Renforcer les capacités de collecte et d’analyse des données, de surveillance de la pharmacorésistance, de laboratoire et de diagnostic Prestations du Siège • Mettre au point et appliquer un programme de surveillance mondial pour recueillir des données sur la consommation et l’utilisation des antimicrobiens et la résistance aux antimicrobiens • Suivre la situation et les tendances de la résistance aux antimicrobiens, de la consommation et de l’utilisation des antimicrobiens au niveau mondial et établir des rapports à ce sujet • Faciliter la collaboration et le soutien des partenaires mondiaux afin de promouvoir la surveillance intégrée des antimicrobiens dans le cadre de l’initiative « One Health » et la consommation et l’utilisation des antimicrobiens dans les différents secteurs • Mettre en place des modèles de collaboration ouverts afin de mieux comprendre l’impact économique et sanitaire de la résistance aux antimicrobiens ; et de définir des méthodes innovantes de collecte et d’analyse des données sur la consommation et l’utilisation des antimicrobiens propres à améliorer l’accès aux connaissances et à la sensibilisation et à stimuler les investissements • Définir les exigences de base pour faciliter l’établissement de laboratoires de référence nationaux afin d’appuyer la surveillance de la résistance aux antimicrobiens • Mieux comprendre les effets de la contamination de l’environnement par des résidus et des bactéries résistantes, comme déterminant de la résistance aux antimicrobiens • Examiner les méthodes employées par l’OMS pour suivre la consommation et l’utilisation des antimicrobiens, y compris la mise au point d’outils de technologie de l’information • Mettre au point des outils et des méthodes pour recueillir et regrouper les données provenant du suivi des patients concernant la santé et la résistance aux médicaments contre des maladies déterminées et pour recueillir et analyser les données sur la surveillance de la pharmacorésistance, et les données de laboratoire et de diagnostic EB140/36 40 Produit 1.6.3 – Fournir une expertise spécialisée pour combattre la résistance aux antimicrobiens dans les établissements de soins, notamment en favorisant l’intégration de la formation à la résistance aux antimicrobiens dans la formation professionnelle à la lutte contre l’infection Indicateurs de produit Base Cible Nombre de pays utilisant les principaux volets des programmes de lutte contre l’infection dans les établissements de soins pour combattre la résistance aux antimicrobiens À déterminer (2017) À déterminer (2019) Pourcentage des pays dotés d’une politique nationale en matière d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans les établissements de soins dont le coût a été évalué et qui est mise œuvre À déterminer (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les ministères de la santé à intégrer la résistance aux antimicrobiens et les risques qui lui sont associés à la mise au point et à l’application d’activités et de pratiques de lutte contre l’infection au niveau local • Appuyer les activités liées à la formation et au renforcement des capacités au niveau des pays concernant la résistance aux antimicrobiens dans les établissements, aussi bien en soins hospitaliers qu’en ambulatoire, conformément aux lignes directrices de l’OMS sur les principaux volets des programmes de lutte contre l’infection Prestations des bureaux régionaux • Appuyer les bureaux de pays en leur fournissant des orientations normatives et des meilleures pratiques fondées sur les priorités mondiales et régionales ainsi que des lignes directrices pour gérer la résistance aux antimicrobiens en améliorant la lutte contre l’infection • Appuyer les bureaux de pays en apportant, le cas échéant, un appui au renforcement et à la mise au point de programmes de lutte contre l’infection mettant l’accent sur la prévention des infections nosocomiales pharmacorésistantes Prestations du Siège • Favoriser la participation de la société civile et de groupes de patients à l’amélioration des pratiques d’hygiène et de lutte contre l’infection en rapport avec la résistance aux antimicrobiens • Intégrer la résistance aux antimicrobiens à la promotion de l’approvisionnement en eau, de moyens d’assainissement et de l’hygiène dans les établissements de soins et au niveau communautaire • Évaluer l’intégration des nouvelles recommandations de l’OMS sur « les principaux volets des programmes de lutte contre l’infection » dans les documents régionaux et des pays sur la lutte contre l’infection et la résistance aux antimicrobiens, y compris les plans d’action nationaux • Mettre au point des modules de formation/modes opératoires normalisés pour prévenir et combattre les agents pathogènes multirésistants dans les soins de santé, surtout là où les ressources sont limitées EB140/36 41 Produit 1.6.4 ‒ Capacité donnée aux pays d’optimiser l’usage des antimicrobiens chez l’homme et dans la production alimentaire par l’adoption de normes et l’application de lignes directrices techniques et d’une réglementation appropriée Indicateur de produit Base Cible Politique et réglementation nationales visant à améliorer l’usage responsable et rationnel d’antibiotiques de qualité garantie mises au point et appliquées dans les établissements de soins À déterminer (2017) À déterminer (2019) Capacité donnée aux pays d’optimiser l’usage des antimicrobiens en santé humaine et dans la production alimentaire par l’adoption de normes et l’application de lignes directrices techniques et d’une réglementation appropriée À déterminer (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Apporter un appui technique aux États Membres pour la mise au point et l’application de politiques et d’une réglementation pour l’usage responsable et rationnel des antimicrobiens dans les différents secteurs et dans le cadre de l’initiative « One Health » • Fournir un appui technique aux niveaux des pays pour l’adaptation des orientations et des normes concernant la sélection sur des bases factuelles et la prescription, la délivrance et l’usage responsables et rationnels des antimicrobiens dans les différents secteurs et dans le cadre de l’initiative « One Health » Prestations des bureaux régionaux • Aider les bureaux de pays à adopter des normes et à mettre en œuvre des orientations sur la consommation et l’usage des antimicrobiens • Aider les pays à mettre en œuvre des politiques et des pratiques visant à encourager l’usage responsable et rationnel des antibiotiques y compris la prescription, la délivrance et le suivi de l’utilisation dans le cadre des programmes de médicaments essentiels • Aider les pays à mettre en œuvre des politiques et des pratiques visant à encourager l’usage responsable et rationnel des antibiotiques dans le cadre de l’initiative « One Health » Prestations du Siège • Mettre au point des normes et des orientations relatives à l’utilisation des données sur la résistance dans les guides thérapeutiques normalisés • Examiner les antibiotiques et les antifongiques prioritaires figurant sur la Liste des médicaments essentiels • Aider les bureaux régionaux et les bureaux de pays à apporter un appui aux pays pour la mise en œuvre de politiques et de pratiques visant à améliorer l’usage responsable et rationnel des antibiotiques en milieu hospitalier et en milieu communautaire dans le cadre des programmes de médicaments essentiels • Fournir, le cas échéant, une expertise technique en vue de la mise au point d’une réglementation visant à assurer la qualité des antimicrobiens et à réduire la présence sur le marché de produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits EB140/36 42 • Réviser les directives et le code d’usages du Codex Alimentarius visant à réduire la résistance aux antimicrobiens dans la chaîne alimentaire, ou en élaborer de nouveaux • Tenir et actualiser la liste OMS des antimicrobiens d’importance critique pour la santé humaine et les lignes directrices de l’OMS qui les accompagnent • Fournir à la Commission du Codex Alimentarius des orientations fondées sur des données factuelles pour la mise au point de normes internationales sur la résistance aux antimicrobiens, en collaboration avec la FAO Produit 1.6.5 ‒ Efforts mondiaux visant à améliorer les interventions disponibles, y compris la mise au point d’outils diagnostiques et de vaccins pour la lutte contre l’infection Indicateur de produit Base Cible Nombre de nouveaux produits (vaccins, produits diagnostiques et médicaments) en cours de mise au point avec la participation de l’OMS 0 (2017) 5 (2019) Prestations des bureaux de pays • Dans la mesure du possible, encourager les investissements visant à mettre au point des médicaments, outils diagnostiques et vaccins nouveaux ainsi que d’autres interventions utiles pour combattre la résistance aux antimicrobiens Prestations des bureaux régionaux • Dans la mesure du possible, encourager les investissements visant à mettre au point des médicaments, outils diagnostiques et vaccins nouveaux ainsi que d’autres interventions utiles pour combattre la résistance aux antimicrobiens Prestations du Siège • Apporter un appui technique, en collaborant avec eux, aux principaux partenaires en train de mettre au point de nouveaux produits pour combattre la résistance aux antimicrobiens, notamment le Partenariat mondial sur la recherche-développement en matière d’antibiotiques de l’OMS et de l’Initiative sur les médicaments pour les maladies négligées • Mettre au point un cadre mondial de développement et de gestion pour combattre la résistance aux antimicrobiens • Encourager de nouveaux modèles pour la mise au point de médicaments, d’outils diagnostiques et de vaccins nouveaux ainsi que d’autres interventions utiles pour combattre la résistance aux antimicrobiens • Lignes directrices et code d’usages révisés et/ou nouveaux du Codex Alimentarius pour réduire la résistance aux antimicrobiens dans la chaîne alimentaire • Tenir et actualiser la liste OMS des antimicrobiens d’importance critique essentiels pour la santé humaine qui accompagne les lignes directrices de l’OMS • Fournir des orientations fondées sur des bases factuelles à la Commission du Codex Alimentarius pour la mise au point de normes internationales sur la résistance aux antimicrobiens, en collaboration avec la FAO EB140/36 43 Produit 1.6.6 ‒ Encouragement efficace à l’élaboration, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation de plans d’action nationaux pour combattre la résistance aux antimicrobiens Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays dotés d’un mécanisme de coordination multisectorielle de supervision des stratégies nationales de lutte contre la résistance aux antimicrobiens 51/194 (2015) 100/194 (2019) Nombre de pays dotés d’un plan d’action national aligné sur le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens À déterminer (2017) À déterminer (2019) Nombre d’éléments d’un cadre de suivi pour lesquels des données sont recueillies À déterminer (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Fournir un soutien aux États Membres pour l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action national multisectoriel conforme aux objectifs du Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens • Appuyer le suivi et la mise en œuvre des plans d’action nationaux • Encourager les gouvernements et les partenaires du développement à assurer un financement durable des activités visant à combattre la résistance aux antimicrobiens Prestations des bureaux régionaux • Appuyer la collaboration et l’engagement concernant les besoins prioritaires des États Membres, en élaborant des stratégies multisectorielles intergouvernementales et des cadres régionaux d’appui aux mesures prises par les États Membres pour combattre la résistance aux antimicrobiens • Aider les bureaux de pays à surveiller l’élaboration et la mise en œuvre de plans nationaux pour combattre la résistance aux antimicrobiens alignés sur le Plan d’action mondial • Suivre les progrès et réunir les éléments fournis par les pays concernant la mise en œuvre des plans d’action nationaux dans la Région • Encourager les États Membres et les partenaires du développement à assurer un financement durable des activités visant à combattre la résistance aux antimicrobiens et aider les bureaux de pays lorsqu’une expertise complémentaire est nécessaire pour présenter des arguments en faveur de la mise en œuvre des plans d’action nationaux pour combattre la résistance aux antimicrobiens Prestations du Siège • Fournir une expertise technique aux bureaux régionaux et aux bureaux de pays pour l’élaboration et la mise en œuvre de plans nationaux et régionaux pour combattre la résistance aux antimicrobiens • Élaborer et mettre en œuvre un cadre de suivi pour l’établissement de rapports sur l’impact de la mise en œuvre des plans d’action nationaux • Réunir des données issues de l’ensemble des sources, évaluer l’impact sur la base de critères déterminés et établir des rapports contenant des recommandations EB140/36 44 Produit 1.6.7 – Engagement et action coordonnés pour combattre la résistance aux antimicrobiens à tous les niveaux de la société Indicateurs de produit Base Cible Rapports exhaustifs fournis sur la situation mondiale et la gravité du phénomène de résistance aux antimicrobiens À déterminer (2017) À déterminer (2019) Mesures visant à faciliter la collaboration et la participation aux mécanismes de coordination des Nations Unies pour combattre la résistance aux antimicrobiens entièrement mises en œuvre 0 (2017) 100 % (2019) Prestations des bureaux de pays • Apporter des éléments permettant d’établir régulièrement des rapports de situation sur la mise en œuvre du Plan d’action mondial et la réalisation des cibles nationales en matière d’impact • Au niveau national, encourager la coopération, la coordination et l’élargissement des activités visant à combattre la résistance aux antimicrobiens avec la FAO et l’OIE et d’autres partenaires des Nations Unies et partenaires internationaux de différents secteurs à l’appui de la mise en œuvre du Plan d’action mondial Prestations des bureaux régionaux • Apporter des éléments permettant d’établir régulièrement des rapports de situation sur la mise en œuvre du Plan d’action mondial et la réalisation des cibles en matière d’impact • Au niveau régional, encourager la coopération, la coordination et l’élargissement des activités visant à combattre la résistance aux antimicrobiens avec la FAO et l’OIE et d’autres partenaires des Nations Unies et partenaires internationaux de différents secteurs à l’appui de la mise en œuvre du Plan d’action mondial • Veiller à l’harmonisation et à la coordination des mesures à l’échelle de la Région en vue de mettre en œuvre le Plan d’action pour combattre la résistance aux antimicrobiens et la résolution WHA68.7 sur le Plan d’action mondial, ainsi qu’à l’harmonisation et à la coordination avec les principaux partenaires en vue de renforcer la gouvernance organisationnelle et régionale et la cohérence des activités Prestations du Siège • Coordonner et élargir les activités visant à combattre la résistance aux antimicrobiens avec la FAO et l’OIE et d’autres partenaires des Nations Unies et partenaires internationaux de différents secteurs à l’appui de la mise en œuvre du Plan d’action mondial • Publier régulièrement des rapports de situation sur la mise en œuvre du Plan d’action mondial et la réalisation des cibles en matière d’impact • Collaborer avec les partenaires pour renforcer les arguments en faveur de la réalisation de travaux sur la résistance aux antimicrobiens en tant que question relevant du développement • Exploiter les réseaux multisectoriels actifs et les comités gouvernementaux à l’appui de l’établissement d’un réseau multisectoriel solide contre la résistance aux antimicrobiens • Veiller à ce que les questions concernant la résistance occupent une place importante dans les stratégies et cadres pertinents de l’OMS EB140/36 45 • Veiller à un dialogue politique coordonné et à l’intégration de l’éventail le plus large possible d’activités revêtant une importance stratégique pour la réduction de la résistance dans des activités de sensibilisation et de mobilisation de ressources harmonisées • Jouer le rôle de chef de file international et assurer la coordination pour appuyer l’examen et la prise de décisions concernant la résistance aux antimicrobiens à l’Assemblée générale des Nations Unies, à l’Assemblée mondiale de la Santé, au Conseil exécutif, dans les comités régionaux, ainsi que lors des réunions politiques de haut niveau et autres réunions pertinentes dans les pays • Veiller à l’harmonisation et à la coordination des mesures à l’échelle de l’OMS en vue de mettre en œuvre le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens et la résolution WHA68.7 (2015) sur le Plan d’action mondial, ainsi qu’à l’harmonisation et à la coordination avec les principaux partenaires en vue de renforcer la gouvernance organisationnelle et mondiale et la cohérence des activités BUDGET PAR BUREAU ET PAR SECTEUR DE PROGRAMME (EN MILLIONS DE US $) Secteur de programme Afrique Amériques Asie du Sud-Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental Siège Total 1.1 VIH et hépatite 54,1 7,5 11,1 7,8 6,1 12,5 45,6 144,7 1.2 Tuberculose 32,4 1,9 17,8 11,5 8,2 16,4 35,7 123,9 1.3 Paludisme 45,9 1,6 12,3 1,0 6,0 13,4 35,6 115,8 1.4 Maladies tropicales négligées 31,9 6,2 13,4 0,4 6,3 6,5 42,6 107,3 1.5 Maladies à prévention vaccinale 119,9 11,6 27,9 14,3 22,2 22,3 53,7 271,9 1.6 Résistance aux antimicrobiens 6,9 1,6 5,5 4,7 2,6 3,5 17,0 41,8 Total – Catégorie 1 291,1 30,4 88,0 39,7 51,4 74,6 230,2 805,4 Secteur de programme Afrique Amériques Asie du Sud-Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental Siège Total Recherche sur les maladies tropicales – – – – – – 50,0 50,0 Total – Recherche sur les maladies tropicales – – – – – – 50,0 50,0 EB140/36 46 CATÉGORIE 2 – MALADIES NON TRANSMISSIBLES Réduire la charge des maladies non transmissibles, y compris les maladies cardiovasculaires, le cancer, les pneumopathies chroniques, le diabète et les troubles mentaux, ainsi que les handicaps, les conséquences de la violence et les traumatismes, par la promotion de la santé et la réduction des risques, la prévention, le traitement, la réadaptation et la surveillance des maladies non transmissibles et de leurs facteurs de risque, réduire la charge des maladies d’origine alimentaire et combattre efficacement les zoonoses. La catégorie couvre les quatre principales maladies non transmissibles (maladies cardiovasculaires, cancer, diabète et pneumopathies chroniques) et leurs principaux facteurs de risque (tabagisme, mauvaise alimentation, sédentarité et usage nocif de l’alcool), ainsi que la santé bucco-dentaire, les troubles mentaux, la santé oculaire et auditive, la sécurité sanitaire des aliments, les zoonoses, le handicap et les conséquences de la violence, des traumatismes, de l’abus de substances psychoactives et de la mauvaise nutrition. Il est admis de plus en plus au niveau international que les décès prématurés et les handicaps dus aux maladies non transmissibles et d’origine alimentaire, aux troubles mentaux, neurologiques et liés à l’utilisation de substances psychoactives, à la malnutrition, à la violence et aux traumatismes provoquent d’énormes souffrances, réduisent la productivité et la croissance économique et sont à l’origine d’un vaste problème social dans la plupart des pays. L’engagement à traiter ces questions comme des questions essentielles pour le développement et l’équité est démontré par l’importance qui leur est accordée dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Or il apparaît aujourd’hui clairement que les interventions les plus rentables contre ces maladies et ces problèmes offrent des solutions réalisables et constituent aussi un excellent investissement économique, notamment dans les pays les plus pauvres. Elles sont aussi extrêmement utiles pour atteindre les objectifs de développement durable, dans la mesure où cinq des treize cibles liées à la santé relevant de l’objectif 3 se rapportent directement à cette catégorie et où plusieurs liens supplémentaires sont possibles au sein de l’objectif 3 et d’autres objectifs. La catégorie a pour vocation d’assurer un leadership mondial pour favoriser la santé en réduisant la charge des maladies non transmissibles et d’origine alimentaire, des troubles mentaux, neurologiques et liés à l’utilisation de substances psychoactives, de la malnutrition, de la violence et des traumatismes, et d’améliorer la vie des personnes handicapées. Les activités relevant de cette catégorie ont notamment pour objectif : de fournir de manière efficace et en temps voulu des données épidémiologiques et de santé publique à l’appui de mesures de santé publique fondées sur des bases factuelles ; de collaborer avec les pays pour élaborer des politiques associant tous les ministères et les acteurs non étatiques ; de jouer un rôle de chef de file dans l’élaboration de politiques et de plans mondiaux de santé publique et de favoriser la réalisation des objectifs internationaux plus larges du développement ; d’accorder un rang de priorité plus élevé aux maladies non transmissibles et d’origine alimentaire aux plans national et international ; de soutenir et de promouvoir les activités de la Commission du Codex Alimentarius ; de favoriser la collaboration multisectorielle en coordination avec la FAO, l’OIE et l’OMC ; de faciliter les interventions internationales et nationales dans les situations d’urgence liées à l’alimentation ; de fournir aux pays de manière efficace et rapide des conseils de politique générale et des conseils techniques en santé publique ; d’œuvrer dans un sens propre à encourager la couverture sanitaire universelle ; et de prier les États Membres de rendre des comptes au sujet de leurs engagements exprimés dans les résolutions adoptées par l’Assemblée générale des Nations Unies, y compris celles relatives à la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles (2011), au document final de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale consacrée à un examen et à une évaluation approfondis des progrès accomplis dans la prévention et la EB140/36 47 maîtrise des maladies non transmissibles (2014), 1 au Programme de développement durable à l’horizon 2030, à la Décennie d’action pour la sécurité routière (2011-2020) et à la Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition. L’action du Secrétariat au titre de cette catégorie s’inspirera de plusieurs principes : • l’action suivra une approche intégrée pour l’ensemble de l’Organisation et sera alignée sur les principes du processus de réforme de l’OMS ; • des considérations d’équité, d’égalité entre les sexes et de droits humains ainsi que les déterminants sociaux et les facteurs de risque des maladies non transmissibles et d’origine alimentaire seront intégrés à tous les aspects de l’action ; et • l’action sera au cœur des efforts visant à tenir les engagements du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et les autres engagements mondiaux. Maladies non transmissibles Sur les 56 millions de décès survenus dans le monde en 2012, 38 millions – soit plus des deux tiers – étaient imputables à des maladies non transmissibles. Près de 14 millions de ces décès sont survenus entre 30 et 70 ans en majorité dans des pays à revenu faible ou intermédiaire et la plupart auraient pu être évités si les gouvernements avaient mis en œuvre une série d’interventions peu coûteuses et rentables. Les facteurs de risque modifiables ainsi que les différentes maladies non transmissibles sont associés à de profondes inégalités résultant de plusieurs déterminants sociaux de la santé. Dans bien des pays à faible revenu, les maladies non transmissibles ne sont détectées que tardivement, à un stade où des soins hospitaliers importants et coûteux sont nécessaires pour soigner des complications graves ou des épisodes aigus. Par ailleurs, hommes et femmes ont différents niveaux d’exposition aux facteurs de risque de maladies non transmissibles et niveaux de vulnérabilité, ne présentent pas nécessairement les mêmes symptômes ou ne réagissent pas toujours de la même manière face aux risques. Il faut tenir compte de ces différences entre les sexes lorsqu’on met au point des interventions. De nombreux déterminants des maladies non transmissibles et les facteurs de risque qui leur sont associés ne relèvent pas du domaine de la santé et sont étroitement liés aux droits humains, à la couverture sanitaire universelle et aux déterminants sociaux de la santé, tels que la pauvreté et l’analphabétisme, qui ont aussi une incidence sur la santé en général. Une intervention politique est également nécessaire pour renforcer les systèmes de santé et les orienter vers la prévention et la lutte et les déterminants sociaux sous-jacents au moyen de services de santé centrés sur la personne et de la couverture sanitaire universelle tout au long de l’existence, sur la base des recommandations contenues à l’appendice 3 du Plan d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020. Les maladies non transmissibles sont devenues un des principaux aspects du programme de santé mondial depuis l’adoption par les dirigeants mondiaux de la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles en 2011. Il existe désormais un programme mondial fondé sur neuf cibles mondiales concrètes pour 2025 qui s’articulent autour du plan d’action mondial prévoyant une série de mesures qui, prises collectivement par les États Membres, les partenaires internationaux et le Secrétariat, contribueront à atteindre la première cible mondiale volontaire d’une réduction de 25 % de la mortalité prématurée par maladies cardiovasculaires, cancer, diabète ou pneumopathies chroniques d’ici à 2025. Les cibles relatives aux maladies non transmissibles qui figurent dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 sont inspirées des cibles mondiales concernant les maladies non transmissibles, à atteindre d’ici à 2025. L’une des cibles du Programme de développement durable à l’horizon 2030 prévoit de réduire de 33 % la mortalité prématurée due aux maladies non transmissibles d’ici à 2030. 1 Résolution 68/300 (2014) de l’Assemblée générale des Nations Unies. EB140/36 48 L’Équipe spéciale interorganisations des Nations Unies pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, constituée par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies en 2013 et placée sous la direction de l’OMS, fournit un appui technique aux pays pour mobiliser des secteurs au-delà de celui de la santé en vue de renforcer les interventions nationales contre les maladies non transmissibles, en assurant six fonctions précises : 1) le renforcement de l’appui aux pays ; 2) l’échange facilité d’informations sur les activités ; 3) la communication d’informations sur les ressources disponibles ; 4) le renforcement de la sensibilisation ; 5) le contrôle de la poursuite de la lutte antitabac ; et 6) le renforcement de la coopération internationale. Le mécanisme mondial de coordination de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles vise à faciliter et à renforcer la coordination des activités, l’engagement des différentes parties prenantes et leur action intersectorielle aux niveaux national, régional et mondial, en assurant cinq fonctions précises : 1) la sensibilisation ; 2) la diffusion de connaissances et d’informations ; 3) la promotion de l’innovation et le recensement des obstacles ; 4) le progrès de l’action multisectorielle ; et 5) la sensibilisation en vue de la mobilisation des ressources. Ces deux mécanismes contribuent également aux efforts déployés par les pays pour accorder un degré de priorité plus élevé aux maladies non transmissibles dans le cadre des mesures prises au niveau national dans le but d’atteindre les objectifs de développement durable. Ce sont les progrès réalisés à l’intérieur des pays qui comptent le plus. Au cours de l’exercice 2018-2019, le Secrétariat continuera d’apporter son appui au renforcement de la capacité des pays : à accorder un degré de priorité plus élevé aux maladies non transmissibles dans le cadre des mesures prises au niveau national dans le but d’atteindre les objectifs de développement durable, 1 à envisager de fixer des cibles nationales pour les maladies non transmissibles ; à élaborer et à appliquer des plans d’action multisectoriels nationaux réduisant les facteurs de risque modifiables de maladies non transmissibles en ce qui concerne la mise en œuvre – notamment, mais pas exclusivement – de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, de la Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé, et des recommandations de l’OMS sur la commercialisation des aliments et des boissons non alcoolisées destinés aux enfants ; à mettre en œuvre les recommandations de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant et la Stratégie mondiale visant à réduire l’usage nocif de l’alcool ; et à renforcer et à orienter les systèmes de santé au moyen de soins de santé primaires centrés sur la personne et de la couverture universelle pour prendre en charge efficacement les maladies non transmissibles ; ainsi qu’à renforcer les systèmes de surveillance nationaux pour suivre les progrès et mesurer les résultats. Les Secrétariats de l’OMS et de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac continueront à collaborer pour atteindre des buts et des objectifs communs en matière de lutte antitabac. Le Secrétariat soutiendra les pays dans leurs efforts nationaux en vue de mettre en place un mécanisme multisectoriel afin d’assurer la participation, la cohérence de l’action et la responsabilité des différentes sphères décisionnelles ayant un impact sur les maladies non transmissibles, afin de mettre en œuvre des politiques et des approches globales impliquant tous les acteurs publics et la société tout entière. 2 Le Secrétariat aidera aussi les pays à renforcer la capacité des ministères de la santé à jouer un rôle stratégique de direction et de coordination en matière d’élaboration des politiques qui garantisse la participation de toutes les parties prenantes au sein du gouvernement comme des acteurs non étatiques. 3 Il aidera également les pays à intégrer des mesures concernant les maladies non transmissibles dans le processus d’élaboration du plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement, 4 dans les plans nationaux de développement et dans les autres plans et politiques relatifs à la santé. Des efforts seront également déployés pour faire prendre 1 Notamment les cibles 3.a, 3.b, 3.c, 3.4, 3.5 et 3.8. 2 Conformément au paragraphe 30.a) vi) de la résolution 68/300 de l’Assemblée générale des Nations Unies. 3 Conformément au paragraphe 30.a) viii) de la résolution 68/300 de l’Assemblée générale des Nations Unies. 4 Conformément au paragraphe 30.a) v) de la résolution 68/300 de l’Assemblée générale des Nations Unies. EB140/36 49 davantage conscience, grâce à des argumentaires d’investissement, du fardeau pour la santé publique nationale que représentent les maladies non transmissibles. 1 Une activité tout aussi importante consistera pour l’OMS à apporter un appui aux pays confrontés à des actions en justice intentées par l’industrie du tabac et d’autres industries sur des questions de santé publique liées aux maladies non transmissibles. Cet appui s’étend aussi à une assistance préventive aux pays visés par des actions en justice intentées par l’industrie du tabac. Et dans le contexte du Programme d’action d’Addis-Abeba pour le financement des objectifs de développement durable qui reconnaît que les mesures fiscales et de prix du tabac représentent un moyen de financement du développement dans bien des pays, le Secrétariat s’attachera à promouvoir une meilleure application des politiques fiscales sur les produits du tabac au niveau des pays. Le Secrétariat privilégiera aussi des activités aidant les pays à renforcer les systèmes de santé nationaux en vue d’améliorer la prévention, le dépistage précoce et le traitement des maladies cardiovasculaires, des cancers, des affections respiratoires chroniques, du diabète et des autres maladies non transmissibles, ainsi que les soins de réadaptation et la prise en charge au long cours pour les personnes atteintes de ces pathologies ou présentant un risque élevé d’en être atteintes. Le Secrétariat met actuellement au point une trousse d’urgence pour les maladies non transmissibles incluant les médicaments et les technologies essentiels pour assurer la continuité du traitement chez les personnes qui vivent dans des régions où l’approvisionnement en médicaments et en technologies est perturbé. Il continuera d’appuyer activement l’exécution des programmes sur le terrain sur la base des recommandations de l’OMS et des solutions les plus rentables, notamment en apportant un appui technique direct aux programmes des pays visant à prévenir les maladies non transmissibles au moyen de la santé mobile (mHealth) dans le cadre du programme conjoint de l’OMS et de l’UIT. En étroite collaboration avec le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Secrétariat soutiendra la préparation de la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles, prévue en 2018, en soumettant un rapport de situation à l’Assemblée générale en août 2017 et en organisant des consultations informelles aux niveaux mondial et régional au deuxième semestre 2017 et au premier semestre 2018. Santé mentale et abus de substances psychoactives En 2015, on estimait qu’à l’échelle mondiale 311 millions de personnes étaient touchées par la dépression, 23 millions par la schizophrénie et plus de 110 millions par des troubles liés à l’abus d’alcool ou de drogues. De surcroît, plus de 47 millions de personnes étaient atteintes de démence et plus de 50 millions souffraient d’épilepsie. Par ailleurs, plus de 800 000 suicides ont été enregistrés en 2012. Il ressort des estimations les plus récentes de l’OMS qu’au moins 3,3 millions de décès annuels sont dus à la consommation d’alcool et au moins 400 000 à l’usage de drogues psychoactives. Les données actuelles font apparaître que, dans la majorité des pays en développement, les troubles mentaux, neurologiques et liés à la consommation de substances psychoactives prioritaires ci-après contribuent le plus à la morbidité globale : dépression, troubles dus à la consommation d’alcool et de drogues illicites, schizophrénie et autres psychoses, conduites suicidaires, épilepsie, démence, et troubles mentaux de l’enfant. En outre, le fait d’être exposé à l’adversité, par exemple en raison d’une situation d’urgence ou d’actes de violence sexiste, a des conséquences sur la santé mentale. Face à ces troubles, une action concertée et coordonnée s’impose. Le Plan d’action global de l’OMS pour la santé mentale 2013-2020 s’articule donc autour de six cibles mondiales à atteindre d’ici 2020 comprenant des actions à mener par les États Membres, les partenaires internationaux et le Secrétariat. Dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, les cibles 3.4 et 3.5 engagent les gouvernements, respectivement, à promouvoir la santé mentale et le bien-être et à renforcer la prévention et le traitement de l’abus de substances psychoactives. La Stratégie mondiale de l’OMS visant à réduire l’usage nocif de l’alcool comprend une série d’options politiques et d’interventions à l’intention des États Membres. 1 Conformément au paragraphe 30.a) iv) de la résolution 68/300 de l’Assemblée générale des Nations Unies. EB140/36 50 En 2016, l’Assemblée générale des Nations Unies, à sa session extraordinaire consacrée au problème mondial de la drogue, a adopté un document final contenant des recommandations opérationnelles sur les mesures publiques à prendre face au problème et le Secrétariat applique les tâches qui relèvent de son mandat et de ses fonctions essentielles, en collaboration avec les entités des Nations Unies et les autres partenaires concernés. La résolution WHA67.8 (2014) sur les mesures globales et coordonnées pour la prise en charge des troubles du spectre autistique préconise un renforcement de l’action de l’OMS pour renforcer les capacités des pays d’améliorer les soins et les services dont bénéficient les enfants concernés et leur famille. La résolution WHA68.20 (2015) sur la charge mondiale de l’épilepsie et la nécessité d’une action coordonnée au niveau des pays pour influer sur ses conséquences sanitaires et sociales et sensibiliser l’opinion publique comprend une série de mesures fondées sur des données factuelles que les États Membres doivent prendre face au fardeau mondial de l’épilepsie. L’OMS a également été priée par les États Membres en 2016 d’élaborer un plan d’action mondial pour une riposte de santé publique à la démence. Le Secrétariat aidera les pays dans les domaines de la santé mentale (y compris les troubles neurologiques) et de l’abus de substances psychoactives afin : de renforcer le leadership, la gouvernance et l’élaboration des politiques ; de fournir des services de santé mentale et d’aide sociale complets, intégrés et adaptés aux besoins dans un cadre communautaire ; de promouvoir la santé et de mettre en œuvre des stratégies de prévention, des interventions et des mesures de réadaptation ; et de renforcer les systèmes d’information, les bases factuelles et la recherche, y compris en ce qui concerne les indicateurs des objectifs de développement durable relatifs à la santé mentale et à l’abus de substances psychoactives. Violence et traumatismes Chaque année, plus de cinq millions de personnes meurent des suites d’actes de violence et de traumatismes involontaires. Les accidents de la circulation sont à l’origine d’un quart de ces décès et les piétons, les cyclistes et les motocyclistes représentent plus de la moitié des tués sur les routes. Un autre quart est imputable aux suicides et aux homicides. Pour chaque personne décédée des suites d’actes de violence, de nombreuses autres sont blessées. À l’échelle mondiale, jusqu’à un milliard d’enfants sont victimes de violence physique, sexuelle ou affective chaque année, une femme sur trois est victime de violence de la part du partenaire intime au cours de sa vie et 6 % des personnes âgées ont été victimes de maltraitance au cours du mois écoulé. Les actes de violence non mortels peuvent entraîner des traumatismes et sont un facteur de risque de maladie mentale et d’adoption de certains comportements, tels que consommation de tabac, pratiques sexuelles à risque et abus d’alcool et de drogues, qui élèvent le risque de contracter des maladies transmissibles ou non transmissibles. Les chutes, les noyades, les brûlures et les intoxications représentent également d’importantes causes de décès et de handicaps. Les enfants et les jeunes sont particulièrement exposés à la plupart des types de traumatismes, les personnes âgées plus spécialement au risque de chute. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 prévoit des objectifs ambitieux concernant la violence et les traumatismes, à savoir, d’ici à 2020, diminuer de moitié le nombre de décès et de blessures dus à des accidents de la route (cible 3.6), éliminer toutes les formes de violence faite aux femmes et aux enfants (cible 5.2) et réduire nettement, partout, toutes les formes de violence et les décès qui y sont associés (cible 16.1). En 2016, la Soixante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé a adopté une résolution historique 1 approuvant le Plan d’action mondial de l’OMS visant à renforcer le rôle du système de santé dans une riposte nationale multisectorielle à la violence interpersonnelle, en particulier à l’égard des femmes et des filles et à l’égard des enfants. 1 Résolution WHA69.5 (2016). EB140/36 51 Les traumatismes jouent aussi un rôle important dans les inégalités en santé. Les traumatismes intentionnels et involontaires sont inégalement répartis entre pays riches et pauvres et à l’intérieur même des pays. On constate aussi des inégalités liées au sexe, à l’âge et à l’origine ethnique qui varient en fonction des causes des traumatismes et du cadre. Toutes causes confondues, le nombre de décès annuels consécutifs aux traumatismes est deux fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes et les décès par homicide, suicide, noyade, intoxication et accidents de la route sont sensiblement plus nombreux chez les hommes – 82 % des victimes d’homicide sont par exemple des hommes. L’inégalité des sexes est à la fois une cause et une conséquence de la violence à l’égard des femmes et des filles. Ces dernières sont deux à trois fois plus nombreuses que les garçons à subir des sévices sexuels. Les femmes sont plus souvent victimes d’actes de violence physique ou sexuelle commis par le partenaire intime, et la majorité des victimes d’agressions sexuelles commises par un inconnu ou une connaissance sont des femmes. On observe aussi une différence entre les sexes parmi les victimes d’un homicide, 38 % des homicides de femmes étant le fait d’un partenaire ou d’un ancien partenaire. Les interventions visant à réduire les inégalités et le bilan total des décès et handicaps imputables à la violence et aux traumatismes doivent privilégier des mesures qui concernent d’autres secteurs que celui de la santé, portant par exemple sur le soutien aux parents et aux aidants, le développement du jeune enfant, l’enseignement, la sécurité des logements et de l’environnement, l’alcool, la drogue et les politiques et lois régissant les armes à feu, les transports durables et à prix abordable, les systèmes de protection sociale et les politiques de réduction des inégalités économiques. Les seules interventions visant à modifier les comportements individuels sont insuffisantes. Le renforcement des systèmes de soins d’urgence, essentiel pour atténuer l’effet de la violence et des traumatismes, constitue une stratégie clé pour améliorer l’équité en santé. Les soins d’urgence représentent un composant essentiel de la couverture sanitaire universelle, car les unités d’urgence sont très souvent un peu partout le premier point de contact avec le système de soins de santé. Les systèmes de soins d’urgence efficaces traitent les traumatismes aigus, font le lien avec les soins longitudinaux, et les interventions à ce niveau visant à réduire le risque de violence ou de traumatisme peuvent se révéler particulièrement performantes. Il a été démontré qu’une meilleure organisation des systèmes de soins d’urgence permet de sauver des vies et d’améliorer les résultats fonctionnels des blessés. Au cours de l’exercice 2018-2019, le Secrétariat continuera d’insister sur les actes de violence et les traumatismes involontaires, et sur les possibilités de prévention. Il s’attachera particulièrement à renforcer les bases factuelles des politiques, des programmes et des lois qui ont un effet sur les causes sous-jacentes des actes de violence, des traumatismes liés aux accidents de la route, des noyades, des chutes et des autres traumatismes involontaires ; à aider certains États Membres à appliquer ces politiques, ces programmes et ces lois ; et à apporter des améliorations durables de la prise en charge des blessés dans le cadre des programmes de soins d’urgence et de traumatologie et de l’Alliance mondiale de l’OMS pour les soins aux blessés. Le Secrétariat continuera de mener les activités prévues pour l’OMS dans le cadre de la Décennie d’action pour la sécurité routière (2011-2020), ainsi que celles prévues pour l’OMS dans le Plan d’action mondial visant à renforcer le rôle du système de santé dans la riposte à la violence interpersonnelle, en particulier la violence à l’égard des femmes et des filles et à l’égard des enfants, notamment par la mise en œuvre du module technique interorganisations dirigé par l’OMS, intitulé « INSPIRE : sept stratégies pour mettre fin à la violence à l’encontre des enfants » et par la participation au Partenariat mondial pour mettre fin à la violence à l’égard des enfants. Handicaps et réadaptation On compte plus d’un milliard de personnes handicapées dans le monde, c’est-à-dire environ 15 % de la population mondiale ou une personne sur sept, 1 un chiffre appelé à augmenter en raison de l’amélioration de 1 World report on disability, 2011. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011 (http://whqlibdoc.who.int/ publications/2011/9789240685215_eng.pdf?ua=1, consulté le 15 décembre 2016). Résumé en français sous le titre, Rapport mondial sur le handicap. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2011. EB140/36 52 l’espérance de vie et de la prévalence accrue des maladies non transmissibles et autres problèmes de santé chroniques, comme les troubles mentaux et les effets des traumatismes. Les femmes, les aînés et les plus démunis sont plus exposés au risque de handicap. Leurs besoins n’étant pas pris en compte, les personnes handicapées rencontrent nombre d’obstacles – stigmatisation et discrimination, absence de soins de santé et de services de réadaptation adéquats, accès limité aux transports, aux bâtiments et à l’information notamment. Leur accès aux services de santé est entravé et les issues sanitaires sont plus défavorables dans leur cas. Dans le cadre de la cible 4.5, qui concerne les taux de chômage des personnes handicapées, et de la cible 10.2, qui vise à autonomiser toutes les personnes et favoriser leur intégration sociale, économique et politique, le Programme de développement durable à l’horizon 2030 permet de comprendre plus en profondeur le problème de l’inégalité des chances pour les personnes handicapées. On compte dans le monde 285 millions de personnes atteintes d’une déficience visuelle et 360 millions d’une déficience auditive, alors que des stratégies préventives et curatives permettent d’éviter 80 % des déficiences visuelles et la plupart des déficiences auditives. Au cours de l’exercice 2018-2019, le Secrétariat collaborera avec les États et les partenaires pour éviter la cécité et la surdité. Une attention particulière sera également accordée à l’appui à l’élaboration de politiques, plans et programmes nationaux pour la santé oculaire et auditive et au renforcement des services fournis dans le cadre de l’élargissement des capacités du système de santé. Le Secrétariat collaborera aussi avec les États et les partenaires afin : d’éliminer les obstacles à l’amélioration de l’accès aux services et programmes de santé pour toutes les personnes handicapées ; de renforcer et de développer les services d’adaptation et de réadaptation, les aides techniques, les services d’aide et de soutien, et la réadaptation à base communautaire pour tous ceux qui en ont besoin ; et de renforcer la collecte de données pertinentes sur le handicap qui soient comparables au niveau international et d’appuyer la recherche sur le handicap. Nutrition En 2015, on estimait que quelque 50 millions de personnes avaient un poids insuffisant pour la taille et que 156 millions souffraient d’un retard de croissance. En outre, on comptait 42 millions d’enfants d’âge préscolaire en surpoids dans les pays développés et en développement. En 2011, 29 % des femmes en âge de procréer (496 millions) et 43 % des enfants de moins de cinq ans (273 millions) étaient anémiques. Chaque année, on estime que 13 millions d’enfants naissent avec un retard de croissance intra-utérine. Les groupes socioéconomiquement désavantagés sont les plus touchés par différentes formes de malnutrition, présentent une prévalence plus faible d’allaitement maternel adéquat 1 et ont moins tendance à bénéficier d’une alimentation saine. L’accès à une alimentation saine à un prix abordable fait partie intégrante des efforts tendant à réduire les inégalités sociales. Le soutien accordé aux groupes les plus vulnérables pour assurer à chacun une alimentation saine constitue un impératif éthique dont le respect implique de remédier aux carences en matière de gouvernance du système alimentaire. 2 Le plan d’application exhaustif de l’OMS concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant vise à soulager le double fardeau de la malnutrition de l’enfant, dès les premiers stades de son développement. Le plan s’articule autour de six cibles mondiales à atteindre d’ici 2025 et comprend des activités proposées pour les États Membres, les partenaires internationaux et le Secrétariat. 1 Social determinants of health Nutrition fact sheet (https://www.health.qld.gov.au/__data/assets/pdf_file/0028/ 423478/20403.pdf, consulté le 15 décembre 2016). 2 Déclaration de Vienne sur la nutrition et les maladies non transmissibles dans le contexte de Santé 2020, approuvée par le Comité régional de l’Europe dans la résolution EUR/RC63/R4 (http://www.euro.who.int/fr/health- topics/disease-prevention/nutrition/publications/2013/vienna-declaration-on-nutrition-and-noncommunicable-diseases-in- the-context-of-health-2020, consulté le 15 décembre 2016). EB140/36 53 La Deuxième Conférence internationale sur la nutrition, réunie conjointement par la FAO et l’OMS en 2014, a conclu que les systèmes alimentaires présentaient des dysfonctionnements et a décidé de s’engager à prendre des mesures d’urgence pour y remédier et de veiller à ce que la fourniture d’une alimentation saine tout au long de la vie devienne l’objectif principal des politiques et programmes visant à régir la production, la distribution et la consommation alimentaire. 1 Reconnaissant ces approches, le Programme de développement durable à l’horizon 2030 comporte des engagements en vue d’assurer l’accès de chacun, toute l’année, à une alimentation saine, nutritive et suffisante (cible 2.1) et de mettre fin à toutes les formes de malnutrition et de répondre aux besoins nutritionnels des adolescentes, des femmes enceintes ou allaitantes et des personnes âgées (cible 2.2). L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la période 2016-2025 Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition, et a prié la FAO et l’OMS d’en être les chefs de file. 2 Dans la résolution WHA69.8, l’Assemblée de la Santé a prié le Secrétariat d’apporter un soutien aux États Membres dans l’élaboration, le renforcement et la mise en œuvre de leurs politiques, programmes et plans destinés à relever les multiples défis de la malnutrition et d’envisager des engagements qui soient spécifiques, mesurables, réalisables, pertinents et assortis de délais. Suite aux nombreuses demandes adressées à l’OMS pour qu’elle assume un rôle de chef de file en matière de nutrition, le secteur de programme cherche à réviser la vision, la mission et le modèle d’action de l’OMS. Au cours de l’exercice 2018-2019, le Secrétariat s’attachera à élaborer de nouvelles orientations pour promouvoir une alimentation saine, pour mettre en œuvre des mesures efficaces en faveur de la nutrition et pour suivre les progrès accomplis en vue d’atteindre les cibles mondiales en matière de nutrition. Il renforcera aussi la capacité des pays : à créer un environnement favorable à la mise en œuvre de politiques alimentaires et nutritionnelles complètes ; à regrouper toutes les interventions efficaces pour la santé ayant un impact sur la nutrition dans des plans nutritionnels nationaux ; à stimuler les politiques et programmes de développement extérieurs au secteur de la santé et qui reconnaissent et comprennent la nutrition ; à allouer des ressources humaines et financières suffisantes pour mener les interventions dans le domaine de la nutrition ; et à suivre et à évaluer l’application des politiques et des programmes. Le Secrétariat veillera aussi à la tenue de réunions visant à regrouper les engagements dans le cadre de la Décennie d’action pour la nutrition et publiera des rapports de situation concernant leur mise en œuvre. Sécurité sanitaire des aliments Chacun a le droit d’avoir accès à une alimentation sûre, suffisante et nutritive. 3 Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 porte le projet d’un monde où il y ait des aliments en quantité suffisante pour tous et où chacun puisse se nourrir de manière saine et nutritive quels que soient ses moyens, conformément à la cible 2.1 dans laquelle le monde s’engage à garantir l’accès de tous à une alimentation sûre. Un approvisionnement alimentaire sûr soutient l’économie d’un pays, son commerce et son tourisme, contribue à la sécurité sanitaire et nutritionnelle et stimule le développement durable. Les aliments impropres à la consommation entraînent des maladies aiguës ou chroniques, allant des maladies diarrhéiques à divers types de cancers et sont à l’origine d’une importante charge de morbidité au plan mondial, comme en témoignent les estimations que l’OMS a publié en 2015 à ce sujet : 31 agents pathogènes présents dans 1 Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et Organisation mondiale de la Santé, documents ICN2 2014/2 et ICN 2014/3 (consultés le 7 juillet 2016). 2 Résolution 70/259 de l’Assemblée générale des Nations Unies. La Décennie d’action des Nations Unies pour la nutrition (2016-2025) (consulté le 7 juillet 2016). 3 Voir le document final de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition (Déclaration de Rome sur la nutrition) à l’adresse http://www.fao.org/3/a-ml542f.pdf (consulté le 15 décembre 2016). EB140/36 54 l’alimentation causent 600 millions de cas de maladies par an. Ces maladies touchent une personne sur dix et provoquent 420 000 décès, dont un tiers chez des enfants de moins de cinq ans. 1 Les hommes et les femmes sont exposés à des risques différents en matière de sécurité sanitaire des aliments tout au long de la vie, en fonction des normes sociales applicables à leur sexe et d’autres déterminants sociaux comme le revenu, le lieu de résidence et l’éducation. C’est ainsi qu’il incombe bien souvent aux femmes de préparer les repas et, par conséquent, d’assurer la sécurité sanitaire des aliments au niveau familial. Les principes de détection, d’évaluation, de prévention et de gestion des risques sanitaires et des maladies s’appliquent également à la sécurité sanitaire des aliments. Un aspect essentiel de la prévention dans ce domaine est la mise en place de recommandations et de normes harmonisées au niveau international, sur la base d’une évaluation raisonnable des risques. De même, la préparation repose sur l’existence d’options fondées sur des données factuelles qui permettent de gérer les principaux risques tout au long de la chaîne alimentaire. L’appui de l’OMS au renforcement des capacités sera guidé par l’évaluation des besoins des pays et par les réseaux internationaux. La collaboration multisectorielle entre les secteurs de l’agriculture, de la santé animale et de la santé publique sera privilégiée. Au cours de l’exercice 2018-2019, le Secrétariat poursuivra ses travaux en continuant de promouvoir des normes, critères et recommandations internationaux par l’intermédiaire de la Commission du Codex Alimentarius, avec la participation accrue des États Membres. L’OMS continuera à assurer le secrétariat du Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments. Les activités menées dans le cadre de ce programme contribuent à renforcer les capacités des pays en matière de préparation aux flambées de maladies d’origine alimentaire et à l’organisation de réunions d’experts internationaux pour procéder à l’évaluation des risques sanitaires prioritaires en matière alimentaire. Le Secrétariat fournira un soutien technique aux pays afin qu’ils mettent en place des systèmes de sécurité sanitaire des aliments fondés sur les risques ; dirigera les efforts de sensibilisation et d’éducation sanitaire dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments et assurera le secrétariat de la collaboration tripartite FAO/OIE/OMS avec les secteurs de l’agriculture, de la santé animale et de la santé humaine, y compris pour les aspects de la résistance aux antimicrobiens qui concernent la sécurité sanitaire des aliments. Innovation Pendant la période 2009-2015, l’OMS a été en première ligne des efforts pour donner une place plus importante aux maladies non transmissibles et d’origine alimentaire en matière de développement. Des publications et des réunions marquantes ont renforcé le mouvement mondial visant à établir les liens de causalité entre ces maladies et le développement, à plaider en faveur d’un consensus mondial sur les solutions les plus rentables et à établir un cadre mondial de suivi, dont bien des éléments sont désormais inscrits dans les objectifs de développement durable. À l’ère des objectifs de développement durable et dans un monde en constante mutation, l’OMS se doit de faire de l’innovation un élément essentiel de son action contre les maladies non transmissibles et d’origine alimentaire au sein des six secteurs de programme aux trois niveaux de l’Organisation, y compris des unités techniques, du mécanisme mondial de coordination et de l’Équipe spéciale interorganisations. Le contexte alimentaire dans les pays riches et pauvres évolue avec les nouvelles technologies de production, les nouvelles formulations et les nouveaux modes de commercialisation et de distribution. L’urbanisation aggrave la charge des maladies non transmissibles et de certaines maladies d’origine alimentaire et les risques associés, mais les villes servent également de catalyseur pour l’innovation. Le secteur privé est le moteur des déterminants commerciaux des maladies non transmissibles et d’origine alimentaire et son aide sera nécessaire pour trouver des solutions. Alors qu’ils s’efforcent d’améliorer la santé d’ici à 2030, de nombreux pays font face à la menace d’une situation où les enfants seront en moins bonne santé que leurs parents. 1 Les estimations de l’OMS sur la charge mondiale de morbidité attribuable aux maladies d’origine alimentaire sont disponibles à l’adresse http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/foodborne-disease-estimates/fr/ (consulté le 15 décembre 2016). EB140/36 55 Dans ce paysage nouveau qui évolue, l’OMS continue d’innover dans la mise en œuvre et la réalisation des objectifs de développement durable. Les solutions les plus rentables sont réexaminées et leurs bases factuelles actualisées. Sur la base du Programme d’action d’Addis-Abeba, un nouveau modèle financier est élaboré avec trois sources de financement – financement jouant un rôle de catalyseur (provenant de sources extérieures), financement interne (généré par exemple par l’impôt sur le tabac et sur l’alcool). De nouvelles capacités sont mises en place dans des pays pilotes qui accélèrent leurs efforts pour adopter des programmes respectant les délais fixés par les autorités. Des modules techniques sont mis au point pour améliorer la couverture des interventions fondées sur des bases factuelles pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires dans le cadre des soins de santé primaires grâce à la délégation des tâches et à l’utilisation de liens électroniques. À mesure que les efforts s’intensifient pour obtenir plus rapidement des résultats, on formule des solutions nouvelles permettant de faire face à des problèmes nouveaux en constante évolution. L’application du séquençage du génome entier pourrait révolutionner la surveillance des agents pathogènes présents dans l’alimentation et la prévention et la prise en charge des flambées de maladies d’origine alimentaire. La percée des emballages neutres pour les produits du tabac est en passe d’atteindre un point de non-retour et des victoires sont enregistrées devant les tribunaux un peu partout dans le monde. Certains pays exigent l’étiquetage interprétatif sur le devant de l’emballage des produits alimentaires, alors que d’autres taxent les boissons sucrées. La commercialisation de certains produits alimentaires est réglementée et des efforts sont déployés pour réglementer le marketing de l’alcool. La couverture sanitaire universelle et l’accès à des modules d’interventions essentielles contre les maladies non transmissibles et d’origine alimentaire deviennent plus courants, par exemple au moyen de la fourniture intégrée de thérapies antirétrovirales et contre les maladies non transmissibles. Parallèlement, on assistera à d’importants bouleversements dans les domaines liés aux maladies non transmissibles et d’origine alimentaire au cours de la décennie à venir : cela ira des crises mondiales, situations d’urgence et phénomènes migratoires de grande ampleur aux effets de la numérisation croissante de la vie courante et des soins de santé et à l’utilisation accrue de la santé mobile et de la cybersanté, de l’émergence de la génomique et des technologies et médicaments nouveaux à l’aggravation des inégalités, de la multiplication des actions en justice intentées contre l’industrie du tabac aux problèmes non réglés de la diffusion judicieuse des interventions de santé publique à l’échelle voulue. Au cours des préparatifs en vue de la session de 2018 de l’Assemblée générale des Nations Unies et de la période qui suivra, l’OMS renforcera son rôle de chef de file de la lutte contre les maladies non transmissibles et d’origine alimentaire à tous les niveaux de l’Organisation afin : • d’examiner les tendances géopolitiques, sociales, économiques, scientifiques et technologiques pour leur application pratique dans la lutte contre les maladies non transmissibles et d’origine alimentaire ; et • d’informer à titre préventif les gouvernements sur les analyses permettant de favoriser l’expérimentation, la recherche-développement de politiques et de plans, l’évaluation et une large diffusion des conclusions. Liens avec d’autres programmes et partenaires À la suite des conclusions de la Neuvième Conférence mondiale sur la promotion de la santé (Shanghai, 21-24 novembre 2016), le réseau de la catégorie 2 collabore étroitement avec les bureaux de pays de l’OMS (et les équipes de pays des Nations Unies) pour que la santé occupe une place plus importante dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 dans les pays, pour progresser plus vite dans l’atteinte des cibles pertinentes liées à la santé, pour que les compétences relevant de la catégorie 2 soient disponibles en temps utile et au coût le plus bas possible et pour créer des groupes de travail résidents des Nations Unies (auparavant appelés « groupes thématiques ») au niveau des pays, dans les domaines couverts par la catégorie 2. Il existe aussi des possibilités de synergie avec d’autres catégories techniques et avec le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. Les maladies transmissibles, notamment des maladies à prévention vaccinale, sont une cause importante de certains cancers et de déficiences auditives, et des liens étroits existent entre, la tuberculose, le VIH/sida, la santé mentale, l’abus de substances psychoactives et les maladies EB140/36 56 non transmissibles et d’origine alimentaire. De même, une bonne nutrition joue un rôle essentiel dans la prévention et la prise en charge des maladies transmissibles. Les environnements malsains et les comportements nuisibles pour la santé qui touchent le nouveau-né, l’enfant et l’adolescent ont une incidence sur tous les domaines prioritaires de cette catégorie. Il y a lieu de citer, à cet égard, l’apparition et la prise en charge des maladies non transmissibles et d’origine alimentaire, le tabagisme, l’usage nocif de l’alcool et la violence et les traumatismes. En outre, il est crucial de prévenir la dénutrition et le surpoids pour favoriser la santé à tous les âges de la vie. La prise en compte des déterminants sociaux de la santé et la lutte contre la pauvreté sont par ailleurs essentielles pour tous les secteurs de programme de la catégorie des maladies non transmissibles et d’origine alimentaire. Enfin, il est important de promouvoir des conditions de vie et de travail favorables à la santé pour prévenir le cancer, les maladies cardiovasculaires et les troubles mentaux, de même que pour améliorer la sécurité routière et prévenir les brûlures et les noyades. À part les liens thématiques, il existe aussi des approches techniques générales comme l’utilisation de techniques numériques qui peuvent être davantage développées dans la lutte contre les maladies aussi bien transmissibles que non transmissibles. L’initiative de santé mobile de l’OMS et de l’UIT l’a déjà démontré au Sénégal où l’on a pu se prévaloir d’un programme de santé mobile contre le diabète pour diffuser des messages SMS préventifs au plus fort de la crise due au virus Ebola en 2014. Des systèmes de santé fondés sur les soins primaires et soutenant la couverture sanitaire universelle sont importants pour combattre les principales maladies non transmissibles et d’origine alimentaire et leurs facteurs de risque ainsi que les autres maladies couvertes par les six secteurs de programme de cette catégorie. Le Programme mondial commun de lutte contre le cancer du col de l’utérus réunit sept organisations du système des Nations Unies pour fournir aux pays un appui technique intégré et durable. Il y aura une collaboration étroite dans le domaine des bases factuelles et de l’information sur les systèmes de santé en vue d’améliorer les estimations de l’OMS sur les maladies cardiovasculaires et le cancer, et sur la mortalité et les handicaps associés aux traumatismes et à la violence, et de réduire l’impact des troubles mentaux et de l’abus de substances psychoactives. Comme les maladies non transmissibles et les maladies mentales touchent une part croissante de la population mondiale, la prise en charge et la réadaptation occupent une place toujours plus grande dans la planification et l’action en matière de situations d’urgence et de catastrophes. La fréquence des actes de violence et des traumatismes augmente en situation d’urgence, et la dénutrition est souvent une des conséquences en cas de catastrophe humanitaire. La prévention et la détection précoce des situations d’urgence d’origine alimentaire, ainsi que la préparation et la riposte à ces situations, exigent une collaboration avec des initiatives qui ont trait au Règlement sanitaire international (2005) et à son application, y compris l’évaluation nationale et le renforcement des capacités nationales, sous l’égide du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. Un nombre croissant de résolutions adoptées par l’Assemblée générale des Nations Unies et l’Assemblée mondiale de la Santé soulignent l’importance que revêt la collaboration de l’OMS avec l’Organisation des Nations Unies, la société civile et les partenaires du secteur privé. L’OMS collabore avec plusieurs organismes du système des Nations Unies, la Banque mondiale et d’autres organisations intergouvernementales pour renforcer la programmation commune dans les domaines visés. En particulier, la lutte contre les risques de santé publique qui existent à l’interface entre l’animal, l’homme et l’écosystème, dont la résistance aux antimicrobiens et les zoonoses, s’appuie sur l’initiative tripartite « One Health » de l’OMS, de la FAO et de l’OIE. Elle renforcera ses activités à l’appui des équipes de pays des Nations Unies, par l’intermédiaire des responsables des bureaux de l’OMS dans les pays, en intégrant ces domaines dans les plans-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement. Elle continuera de présider l’Équipe spéciale interorganisations des Nations Unies pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles et le Groupe des Nations Unies pour la collaboration en matière de sécurité routière et de coprésider le Partenariat mondial pour mettre fin à la violence à l’égard des enfants. Elle participe en outre activement au mouvement Renforcer la nutrition. L’Organisation collabore avec Bloomberg Philanthropies pour aider les États Membres à réduire le tabagisme au sein de la population et à améliorer la sécurité routière et la prévention des noyades. Elle collabore avec la Fondation Bill & Melinda Gates pour appuyer les efforts nationaux visant à réduire l’exposition au tabagisme et à améliorer la nutrition dans le monde. Elle collabore avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime pour la prévention et le traitement de la consommation de drogues psychoactives et avec les Centers for EB140/36 57 Disease Control des États-Unis d’Amérique pour l’amélioration du dépistage et de la prise en charge, au niveau des soins primaires, du risque cardiovasculaire dans le cadre des troubles liés à la consommation de drogues. Parmi les liens avec d’autres problèmes de la catégorie des maladies non transmissibles et d’origine alimentaire, on peut mentionner : la réduction de l’obésité par une politique des transports qui encourage l’activité physique et limite l’exposition au trafic motorisé ; la réduction de l’usage nocif de l’alcool au moyen de politiques appropriées ; et la mise au point de programmes contre la maltraitance de l’enfant qui peut entraîner des troubles mentaux et des maladies non transmissibles et d’origine alimentaire tout au long de l’existence. MALADIES NON TRANSMISSIBLES Réalisation 2.1 – Accès amélioré aux interventions visant à prévenir et à prendre en charge les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque Indicateurs de réalisation Base Cible Au moins 10 % de baisse relative de l’usage nocif de l’alcool 1 selon ce qu’il convient dans le cadre national 6,2 litres (2010) Réduction de 10 % au moins (2025) Baisse relative de 30 % de la prévalence de la consommation actuelle de tabac chez les personnes âgées de 15 ans ou plus 22 % (2010) Réduction de 30 % (2025) Réduction relative de 10 % de la prévalence de l’activité physique insuffisante 25 % (2010) Réduction de 10 % (2025) Baisse relative de 25 % de la prévalence de l’hypertension, ou limitation de la prévalence de l’hypertension, selon la situation nationale 23 % (2010) Réduction relative de 25 % (2025) Arrêt de la recrudescence du diabète et de l’obésité Diabète/glycémie plasmatique à jeun 8 % ; obésité 12 % (2010) Augmentation de 0 % (2025) Au moins 50 % des personnes remplissant les conditions bénéficient d’une chimiothérapie et de conseils (y compris le contrôle de la glycémie) en prévention des infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux Inconnu Couverture d’au moins 50 % (2025) Baisse relative de 30 % de l’apport moyen en sel/sodium dans la population 2 10 grammes (2010) Réduction de 30 % d’ici à 2025 1 Dans la Stratégie mondiale visant à réduire l’usage nocif de l’alcool, la notion d’usage nocif de l’alcool s’entend au sens large et englobe la consommation d’alcool qui a des conséquences sociales et sanitaires néfastes pour le buveur, son entourage et la société en général, ainsi que les modes de consommation qui augmentent le risque d’issues sanitaires défavorables. 2 L’OMS recommande moins de 5 grammes de sel ou 2 grammes de sodium par personne et par jour. EB140/36 58 Indicateurs de réalisation Base Cible Disponibilité et accessibilité financière de 80 % des médicaments essentiels, y compris génériques, et des technologies de base nécessaires pour traiter les principales maladies non transmissibles dans les établissements des secteurs public et privé Inconnu Au moins 80 % (2025) Produit 2.1.1 – Accélération de l’élaboration et de l’application de politiques et de plans multisectoriels nationaux pour la lutte contre les maladies non transmissibles Indicateurs de produit Base Cible Nombre de pays disposant d’au moins une politique, une stratégie ou un plan d’action national multisectoriel opérationnel intégrant plusieurs maladies non transmissibles et facteurs de risque communs À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) Nombre de pays qui ont fixé, au niveau national, des cibles et des indicateurs assortis de délais concernant les maladies non transmissibles, suivant les orientations de l’OMS À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) Nombre de pays disposant d’au moins une commission, une institution ou un mécanisme national multisectoriel opérationnel pour coordonner la lutte contre les maladies non transmissibles À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Organiser et soutenir un dialogue multisectoriel et fournir des conseils politiques aux homologues et partenaires nationaux et infranationaux chargés de prévenir et combattre les maladies non transmissibles • Fournir un appui technique à l’élaboration et à l’application de plans nationaux et infranationaux multisectoriels de lutte contre les maladies non transmissibles conduits par les pays, conformément au Plan d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020, aux engagements mondiaux, aux objectifs de développement durable et aux stratégies, plans et cadres régionaux Prestations des bureaux régionaux • Renforcer et compléter les capacités des bureaux de pays à fournir un appui technique pour élaborer, appliquer et évaluer les plans d’action, cibles et indicateurs nationaux et infranationaux multisectoriels sur les maladies non transmissibles et des mécanismes de coordination multisectoriels pour la lutte contre les maladies non transmissibles • Élaborer des cadres politiques régionaux fondés sur les plans d’action, les stratégies, les orientations et les outils existants aux niveaux national, régional et mondial, et des instruments juridiques liés à une approche intégrée et multisectorielle des maladies non transmissibles Prestations du Siège • Mettre au point des orientations techniques et des outils pour établir, hiérarchiser, chiffrer, mettre en œuvre et évaluer des plans nationaux multisectoriels sur les maladies non transmissibles, y compris des orientations sur un mécanisme national multisectoriel EB140/36 59 • Amener les partenaires à soutenir la recherche et l’innovation en ce qui concerne la mise en œuvre des interventions et des options qui figurent dans le Plan d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 Produit 2.1.2 – Capacité donnée aux pays d’appliquer des stratégies visant à réduire les facteurs de risque modifiables de maladies non transmissibles (tabagisme, mauvaise alimentation, sédentarité et usage nocif de l’alcool), y compris les déterminants sociaux sous-jacents Indicateurs de produit Base Cible Nombre de pays ayant renforcé et élargi l’application de mesures de politique générale concernant l’ensemble de la population visant à réduire l’usage nocif de l’alcool À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) Nombre de pays dotés d’une politique, d’une stratégie ou d’un plan d’action opérationnel(le) visant à réduire la sédentarité et/ou à promouvoir l’exercice physique À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) Nombre de pays disposant d’une politique, d’une stratégie ou d’un plan d’action opérationnel(le) en vue de lutter contre la mauvaise alimentation et/ou de promouvoir une alimentation saine À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) Nombre de pays qui ont mis en œuvre les quatre mesures suivantes, prévues par la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac en vue de réduire la demande : la taxation du tabac, les environnements sans fumée, les mises en garde et l’interdiction de la publicité et du parrainage À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Fournir une assistance technique aux pays pour la mise en œuvre de mesures abordables et d’un bon rapport coût/efficacité afin de réduire la consommation de tabac et de promouvoir l’application de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac • Soutenir, grâce aux cadres politiques et aux outils techniques de l’OMS, l’élaboration de politiques multisectorielles et l’application de mesures auprès de la population en vue de réduire l’usage nocif de l’alcool, au moyen d’une assistance technique, du renforcement des capacités et d’une coordination interinstitutions • Fournir un appui technique aux pays pour la mise en œuvre de mesures de prévention auprès de la population pour réduire la consommation de sel, promouvoir l’exercice physique et prévenir le surpoids et l’obésité, surtout des mesures concernant la commercialisation auprès des enfants, des politiques fiscales et des interventions en milieu scolaire Prestations des bureaux régionaux • Adapter au contexte régional les outils et les lignes directrices et faciliter la mise au point de stratégies régionales visant à réduire les principaux facteurs de risque modifiables de maladies non transmissibles • Assurer le leadership, la coordination et le soutien au niveau régional afin que les réseaux régionaux et les bureaux de pays mettent en œuvre les stratégies et les plans d’action mondiaux et régionaux visant à réduire l’usage nocif de l’alcool par le biais de mesures auprès de la population EB140/36 60 • Amener les réseaux régionaux et aider les bureaux régionaux, en coordination avec le Secrétariat de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, à mettre pleinement en œuvre la Convention, en mettant l’accent sur les mesures visant à réduire la demande • Assurer le leadership régional et l’appui technique pour que les pays mettent en œuvre auprès de la population des mesures multisectorielles en vue de promouvoir l’exercice physique et de prévenir le surpoids et l’obésité • Assurer le leadership régional et l’appui technique pour que les pays mettent en œuvre auprès de la population des mesures multisectorielles en vue de promouvoir un régime alimentaire sain, notamment de réduire la consommation de sodium, et de prévenir le surpoids et l’obésité Prestations du Siège • Assurer le leadership, la coordination et l’orientation et l’appui techniques au niveau mondial pour la mise en œuvre de la Stratégie mondiale visant à réduire l’usage nocif de l’alcool par le biais de mesures auprès de la population • Assurer le leadership au niveau mondial et apporter un savoir-faire spécialisé, et mettre au point des politiques, des lignes directrices et des outils novateurs avec la participation des secteurs concernés, afin de promouvoir l’exercice physique et prévenir le surpoids et l’obésité • Assurer le leadership au niveau mondial et apporter un savoir-faire spécialisé, et mettre au point des politiques, des lignes directrices et des outils novateurs avec la participation des secteurs concernés, afin de promouvoir les régimes alimentaires sains, notamment la réduction de la consommation de sodium, et prévenir le surpoids et l’obésité, surtout au moyen des recommandations de la Commission pour mettre fin à l’obésité de l’enfant • Produire et diffuser des connaissances, des outils et les meilleures pratiques et fournir un appui pour l’élaboration de politiques et de plans d’action multisectoriels, en coordination avec le Secrétariat de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, afin d’accélérer la mise en œuvre complète de la Convention, en mettant l’accent sur les mesures visant à réduire la demande et sur la réduction de la consommation de tabac Produit 2.1.3 – Capacité donnée aux pays d’améliorer la couverture sanitaire pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires, du cancer, du diabète et des affections respiratoires chroniques et la gestion de leurs facteurs de risque, y compris dans les situations de crise et d’urgence Indicateurs de produit Base Cible Nombre de pays ayant des lignes directrices/protocoles/normes nationaux reconnus/approuvés par le gouvernement et fondés sur des bases factuelles pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires, du cancer, du diabète et des affections respiratoires chroniques À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) Nombre de pays ayant intégré la détection précoce, l’orientation des patients et la prise en charge des maladies non transmissibles dans les soins de santé primaires À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) Nombre de pays où les médicaments essentiels contre les maladies non transmissibles : aspirine, statines, inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, diurétiques de type thiazide, inhibiteurs calciques à longue durée d’action, metformine, insuline, bronchodilatateurs, et agents stéroïdiens en inhalation ; ainsi que les technologies suivantes : dispositifs de mesure de la tension artérielle, balances, dispositifs de mesure de la glycémie et de la cholestérolémie avec bandelettes et bandelettes pour détecter l’albumine dans l’urine sont généralement disponibles dans le secteur public À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) EB140/36 61 Prestations des bureaux de pays • Appuyer l’élaboration ou l’adaptation de lignes directrices/protocoles/normes nationaux fondés sur des données factuelles pour la prise en charge des maladies cardiovasculaires, du cancer, du diabète et des affections respiratoires chroniques • Renforcer les capacités nationales de détection, de diagnostic, de traitement et de prise en charge des maladies non transmissibles et de leurs facteurs de risque dans le cadre du système de santé national, en mettant l’accent sur les soins de santé primaires en vue de garantir la couverture sanitaire universelle et de réduire les écarts en termes d’équité entre les sexes et d’équité en santé • Promouvoir et soutenir la mise en œuvre de lignes directrices sur la prévention et la prise en charge intégrées des maladies non transmissibles dans les situations de crise et d’urgence • Promouvoir l’intégration de toutes les contributions de l’OMS dans le système national de riposte aux situations de crise et d’urgence Prestations des bureaux régionaux • Adapter au contexte régional et mettre en œuvre des lignes directrices/protocoles/normes mondiaux pour la détection précoce, le diagnostic et le traitement des maladies cardiovasculaires, du cancer, du diabète et des affections respiratoires chroniques, et pour la lutte contre ces maladies • Renforcer les capacités des bureaux de pays et soutenir les efforts nationaux en vue d’augmenter les moyens de détecter précocement, de diagnostiquer, de traiter et de combattre les maladies non transmissibles, en mettant l’accent sur les soins de santé primaires • Soutenir les bureaux de pays dans les efforts qu’ils déploient pour inscrire les médicaments essentiels, génériques compris, contre les maladies non transmissibles sur leurs listes nationales de médicaments essentiels et pour rendre les médicaments essentiels contre les maladies non transmissibles et les technologies de base plus disponibles et plus abordables dans le secteur public de la santé • Orienter et soutenir les pays pour qu’ils mettent en œuvre une prévention et une prise en charge intégrées des maladies non transmissibles dans les situations de crise et d’urgence • Donner une formation à l’utilisation des lignes directrices et fournir des listes d’experts pour le soutien dans les situations de crise et d’urgence Prestations du Siège • Mettre au point des lignes techniques et des kits pour la détection précoce, le diagnostic et le traitement des maladies cardiovasculaires, du cancer, du diabète et des affections respiratoires chroniques, et pour la lutte contre ces maladies, et pour la prise en charge des maladies non transmissibles dans les situations d’urgence • Aider les bureaux régionaux à apporter une assistance technique au niveau des pays en vue d’assurer une couverture des soins de santé plus équitable concernant les maladies non transmissibles en renforçant les soins de santé primaires et les soins spécialisés • Établir des orientations et apporter un soutien pour rendre plus équitable l’accès aux médicaments essentiels contre les maladies non transmissibles, y compris aux médicaments génériques et aux technologies de base • Élaborer et diffuser des lignes directrices sur la prévention et la prise en charge intégrées des maladies non transmissibles dans les situations de crise et d’urgence • Établir et administrer une liste mondiale d’experts de ce secteur de programme pour soutenir les interventions en urgence, sur demande • Fournir des orientations à la communauté internationale sur l’intégration des maladies non transmissibles dans la préparation et la riposte aux situations de crise et d’urgence EB140/36 62 Produit 2.1.4 – Mise en place d’un cadre de suivi pour faire rapport sur les progrès accomplis au regard des engagements contenus dans la Déclaration politique de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles et du Plan d’action mondial de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays dotés de systèmes de surveillance et de suivi des maladies non transmissibles leur permettant d’établir des rapports sur les neuf cibles mondiales volontaires concernant les maladies non transmissibles À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Adapter et appliquer les outils de suivi et de surveillance de la morbidité et de la mortalité par maladies non transmissibles et des facteurs de risque modifiables • Soutenir les efforts nationaux destinés à renforcer la capacité de suivre l’évolution de la situation sanitaire nationale concernant les maladies non transmissibles et les facteurs de risque modifiables Prestations des bureaux régionaux • Renforcer les capacités des bureaux de pays à appuyer l’adaptation et la mise en œuvre des outils de suivi et de surveillance de la mortalité, de la morbidité, des facteurs de risque et des interventions des systèmes nationaux concernant les maladies non transmissibles • Compléter les efforts des bureaux de pays visant à renforcer la capacité nationale de déterminer, de suivre et d’évaluer la situation sanitaire nationale concernant les maladies non transmissibles et les facteurs de risque modifiables • Suivre la situation et les tendances régionales concernant les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque, ainsi que les politiques et les interventions des systèmes de santé pour les prévenir et les combattre, et faire rapport sur les progrès accomplis suivant les mandats, les cibles et les indicateurs convenus Prestations du Siège • Élaborer des orientations et des outils pour le renforcement de la capacité des pays en matière de surveillance et de suivi de la charge des maladies non transmissibles sur la base du cadre global mondial de suivi, des neuf indicateurs du Plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles 2013-2020 et des 10 indicateurs de suivi des progrès pour déterminer si les engagements nationaux en matière de lutte contre les maladies non transmissibles ont été tenus • Suivre la situation mondiale concernant les maladies non transmissibles, leurs facteurs de risque et les capacités nationales de prévention et de lutte, et établir périodiquement des rapports mondiaux de situation sur la base de ce suivi (en tenant compte des profils des pays en ce qui concerne les maladies non transmissibles, du rapport sur l’épidémie mondiale de tabagisme, du rapport de situation mondial sur l’alcool et la santé, du rapport de situation mondial sur les maladies non transmissibles et du rapport de suivi des progrès de la lutte contre les maladies non transmissibles) EB140/36 63 Produit 2.1.5 – Renforcement de la coordination des activités, de la coopération entre plusieurs parties prenantes et de l’action multisectorielle, en collaboration avec les organisations du système des Nations Unies concernées, d’autres organisations intergouvernementales et des acteurs non étatiques, pour aider les gouvernements à tenir leurs engagements en matière de lutte contre les maladies non transmissibles Indicateurs de produit Base Cible Nombre de pays ayant incorporé les maladies non transmissibles dans leur programme national de développement, y compris le cas échéant au plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) Nombre de mécanismes fonctionnels, mondiaux et régionaux, de partage du savoir convoqués par les États Membres, les organisations du système des Nations Unies et les acteurs non étatiques en ce qui concerne l’action de plusieurs parties prenantes en faveur de la lutte contre les maladies non transmissibles À déterminer (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Coordonner les activités interinstitutions de l’OMS avec les Nations Unies pour intégrer les maladies non transmissibles aux programmes nationaux de développement, par le biais des plans-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement et des stratégies OMS de coopération avec les pays, le cas échéant • Encourager les parties intéressées aux niveaux national et infranational à participer à des plateformes réunissant plusieurs parties prenantes à l’échelon régional et mondial pour un dialogue politique sur la lutte contre les maladies non transmissibles Prestations des bureaux régionaux • Renforcer et soutenir les bureaux de pays afin qu’ils plaident pour l’intégration des maladies non transmissibles aux programmes nationaux de développement, aux plans-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement et aux stratégies OMS de coopération avec les pays • Appuyer les plateformes réunissant plusieurs parties prenantes pour le partage de connaissances aux niveaux mondial et régional afin de permettre une action de sensibilisation et un dialogue, notamment pour la création de réseaux et l’échange des meilleures pratiques et les résultats des recherches sur les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque • Donner des orientations aux bureaux de pays et aux partenaires techniques pour la gestion des conflits d’intérêts lors de la collaboration entre plusieurs parties prenantes • Adapter et diffuser du matériel de communication mondial sur la lutte contre les maladies non transmissibles Prestations du Siège • Assurer la coordination mondiale et renforcer les partenariats à l’appui de la lutte contre les maladies non transmissibles, y compris grâce au mécanisme mondial de coordination de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles et à l’Équipe spéciale interorganisations des Nations Unies pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles • Promouvoir et soutenir la création de plateformes mondiales et régionales de partage du savoir convoquées par les États Membres, les organisations du système des Nations Unies et les acteurs non étatiques en ce qui concerne l’action de plusieurs parties prenantes et la concrétisation des engagements de haut niveau en faveur de la lutte contre les maladies non transmissibles EB140/36 64 • Mettre au point des orientations et des outils pour l’intégration des maladies non transmissibles aux programmes nationaux de développement, y compris par le biais des plans-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement et des stratégies OMS de coopération avec les pays • Mettre au point et diffuser des matériels de communication mondiaux qui permettent de mieux faire connaître la charge que représentent les maladies non transmissibles pour la santé publique et les mesures à prendre pour atteindre i) les neuf cibles mondiales volontaires ; et ii) les objectifs de développement durable qui ont trait aux maladies non transmissibles ; et évaluer l’impact de ces efforts SANTÉ MENTALE ET ABUS DE SUBSTANCES PSYCHOACTIVES Réalisation 2.2 – Accès amélioré aux services portant sur les troubles mentaux et sur les troubles liés à la consommation de substances Indicateurs de réalisation Base Cible Pourcentage de personnes atteintes de graves troubles mentaux (psychose, troubles affectifs bipolaires, dépression modérée à sévère) qui utilisent les services 35 % (2017) 40 % (2019) Taux de suicide annuel pour 100 000 habitants (en rapport avec l’indicateur 3.4.2 des objectifs de développement durable) 10,8 pour 100 000 (2017) 10,5 pour 100 000 (2019) Produit 2.2.1 – Renforcement de la capacité des pays à élaborer et appliquer des politiques, des plans et des systèmes d’information nationaux conformes au Plan d’action global pour la santé mentale 2013-2020 et à d’autres résolutions et plans d’action des organes directeurs Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays dotés d’une politique et/ou d’un plan nationaux pour la santé mentale conformes au Plan d’action global pour la santé mentale 2013-2020 116 (2017) 136 (2019) Nombre de pays dotés d’une politique, d’un plan ou d’une stratégie contre la démence 29 (2017) 45 (2019) Prestations des bureaux de pays • Œuvrer avec les partenaires pour soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de politiques, lois, règlements et plans nationaux pour la santé mentale qui soient conformes aux plans d’action régionaux et mondiaux en la matière et aux normes relatives aux droits de l’homme • Collaborer avec des partenaires pour soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de politiques, de plans ou de stratégies nationaux conformes aux plans d’action régionaux et mondiaux contre la démence et aux normes en matière de droits de l’homme • Favoriser la collecte, l’analyse, la diffusion et l’utilisation des données concernant l’ampleur, les tendances, les conséquences et les facteurs de risque des troubles mentaux et neurologiques, à l’échelle nationale ; aider les pays à renforcer les bases factuelles et la recherche pour orienter l’élaboration des politiques et la planification EB140/36 65 Prestations des bureaux régionaux • Fournir des orientations et un soutien aux pays de la Région pour l’élaboration et la mise en œuvre des politiques, des stratégies et de la législation nationales en matière de santé mentale, y compris moyennant l’utilisation d’orientations et d’outils mis au point au Siège et au niveau régional • Coordonner les activités et plans régionaux pour la mise en œuvre du Plan d’action global pour la santé mentale 2013-2020 et les cadres/plans régionaux • Fournir aux pays de la Région des orientations et un appui pour l’élaboration et la mise en œuvre de politiques, de plans ou de stratégies contre la démence • Collecter, analyser et diffuser les données régionales en se fondant sur un ensemble de base d’indicateurs mondiaux de la santé mentale et neurologique Prestations du Siège • Fournir, en matière de santé mentale, des orientations et des outils pour l’élaboration de politiques et de lois conformes aux droits de l’homme, ainsi que des outils pour la planification des ressources et la collaboration avec les parties prenantes • Fournir des orientations sur l’utilisation d’un ensemble de base d’indicateurs en vue de suivre la situation de la santé mentale dans les pays et publier une évaluation biennale des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan d’action global pour la santé mentale 2013-2020 • Développer et actualiser régulièrement la plateforme en ligne MiNDbank de l’OMS sur les politiques, les stratégies, les lois et les normes de service nationales ayant trait à la santé mentale et à des domaines connexes, ainsi que les résolutions et les normes en matière de droits de l’homme régionales et internationales pertinentes, et en assurer la maintenance • Fournir des orientations et des outils pour mettre au point des politiques, des plans ou des stratégies contre la démence et pour mettre en œuvre une série d’indicateurs essentiels dans le cadre d’un observatoire mondial de la démence Produit 2.2.2 – Élaboration, par les pays disposant de la capacité technique voulue, de services intégrés de santé mentale englobant la promotion, la prévention, le traitement et le rétablissement Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays dotés de programmes intersectoriels opérationnels de promotion de la santé mentale et de prévention des troubles mentaux 115 (2017) 140 (2019) Nombre de pays utilisant les matériels QualityRights pour le renforcement des capacités afin de former les parties intéressées en santé mentale et dans des domaines connexes 10 (2017) 40 (2019) Nombre de pays utilisant le programme d’action « Combler les lacunes en santé mentale » (mhGAP) pour étendre la portée des services 60 (2017) 90 (2019) Prestations des bureaux de pays • Soutenir la mise en place de services communautaires de santé mentale qui soient intégrés aux services de santé primaires et travaillent en étroite collaboration avec les services de protection sociale • Favoriser et soutenir la mise en œuvre de lignes directrices et d’une formation sur les troubles mentaux et neurologiques couvrant la qualité des soins, le traitement, le rétablissement, la prévention et la promotion EB140/36 66 Prestations des bureaux régionaux • Soutenir les pays dans l’élaboration de modèles communautaires intégrés de services de santé mentale et de prise en charge neurologique en utilisant les orientations et les outils mis au point au Siège et au niveau régional • Synthétiser et diffuser des données régionales sur l’efficacité et le rapport coût/efficacité des interventions de traitement, de rétablissement, de promotion et de prévention des troubles mentaux et neurologiques • Orienter et soutenir les pays pour fournir un soutien psychosocial et en matière de santé mentale dans les situations d’urgence complexes Prestations du Siège • Élaborer et diffuser des orientations et des outils élargis pour la structuration des services et la mise au point et la fourniture de soins de santé et de services sociaux intégrés et adaptés aux besoins, au niveau des soins de santé primaires et dans les communautés, y compris des interventions sur les troubles mentaux et neurologiques et des mesures de renforcement des capacités concernant les droits humains et l’approche visant le rétablissement • Élaborer et diffuser des orientations et des outils pour la coordination des stratégies multisectorielles de promotion et de prévention en matière de santé mentale, y compris pour la prévention du suicide • Mettre en place un observatoire mondial de la démence et aider les États Membres à élaborer et mettre en œuvre des stratégies dans ce domaine • Élaborer et diffuser des orientations et d’autres outils techniques pour renforcer les services en vue de favoriser le développement de l’enfant et de prévenir et de prendre en charge les troubles du développement de l’enfant • Élaborer et diffuser des orientations et des outils techniques pour améliorer la prise en charge de l’épilepsie • Élaborer et diffuser des orientations et des outils techniques sur les interventions en santé mentale pour les populations dans l’adversité, par exemple celles confrontées à des situations d’urgence humanitaire ou à des actes de violence sexiste Produit 2.2.3 – Les pays ont les capacités techniques voulues et l’élaboration de leurs politiques a été renforcée de sorte qu’ils peuvent étoffer et soutenir les stratégies, les politiques et les systèmes nationaux destinés à accroître la couverture et la qualité des interventions de prévention et de traitement pour les troubles causés par l’alcool, les drogues psychoactives et les conduites addictives Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays dotés de politiques, de stratégies, de systèmes et d’interventions élargis et renforcés pour la prévention et le traitement de la consommation de substances psychoactives et des troubles liés à la consommation d’alcool ou de drogues et aux conduites addictives 80 (2017) 85 (2019) Nombre de pays où la couverture par les interventions visant à traiter les troubles liés à la consommation de substances psychoactives a augmenté À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) EB140/36 67 Prestations des bureaux de pays • Soutenir les pays dans l’adaptation et la mise en œuvre des stratégies, plans d’action, lignes directrices et autres outils techniques et activités de l’OMS en vue de réduire l’usage nocif de l’alcool et de prévenir et traiter les troubles liés à la consommation de substances psychoactives et les problèmes de santé connexes • Animer des réseaux d’échange de données d’expérience et de pratiques et élaborer des plans d’action conformes à la Stratégie mondiale visant à réduire les effets nocifs de l’alcool Prestations des bureaux régionaux • Animer et soutenir des réseaux d’échange de pratiques et de données d’expérience et élaborer et mettre en œuvre des plans d’action régionaux conformes à la Stratégie mondiale visant à réduire l’usage nocif de l’alcool • Coordonner l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies et de plans d’action régionaux visant à accroître l’efficacité de la couverture et la qualité des interventions de prévention et de traitement pour les troubles liés à la consommation de substances psychoactives et les problèmes de santé connexes • Aider les bureaux de pays à adapter et à mettre en œuvre les stratégies, plans d’action, lignes directrices, normes et autres outils techniques de l’OMS pour renforcer les capacités locales en vue de réduire l’usage nocif de l’alcool et des drogues psychoactives, d’accroître la couverture et la qualité des interventions de prévention et de traitement des troubles liés à la consommation de ces substances Prestations du Siège • Élaborer et diffuser des lignes directrices, des normes et d’autres outils techniques pour renforcer les interventions politiques et programmatiques à l’appui de la mise en œuvre de la Stratégie mondiale visant à réduire l’usage nocif de l’alcool • Favoriser et renforcer l’intégration des questions de santé publique dans les dialogues de politique générale et les efforts internationaux relatifs à la riposte du secteur de la santé au problème mondial de la drogue, y compris le dialogue et la collaboration au sein du système des Nations Unies, en particulier avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime • Élaborer et diffuser des lignes directrices, des normes, des protocoles de traitement et de recherche, des produits d’information et d’autres outils techniques pour renforcer les stratégies et les systèmes de prévention et de traitement. Il s’agit d’améliorer la couverture et la qualité des interventions de prévention et de traitement pour les troubles dus à la consommation d’alcool et de drogues psychoactives et aux conduites addictives, ainsi que les problèmes de santé connexes • Développer et actualiser régulièrement les systèmes mondiaux d’information sur la consommation de substances psychoactives et son impact sur la santé de la population ainsi que les politiques, les stratégies et les interventions visant à prévenir et à traiter les maladies liées à l’alcool, à la consommation de drogues et aux conduites addictives, et en assurer la maintenance, en collectant, en produisant, en analysant et en diffusant les informations correspondant aux indicateurs pertinents qui figurent dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 EB140/36 68 VIOLENCE ET TRAUMATISMES Réalisation 2.3 – Réduction des facteurs de risque et amélioration de la couverture par des interventions visant à éviter et prendre en charge les traumatismes involontaires ou consécutifs à des actes de violence Indicateurs de réalisation Base Cible Pourcentage des pays disposant d’une législation complète contre les cinq principaux facteurs de risque d’accidents de la route 15 % (2010) 46 % (2019) Pourcentage des pays appliquant au moins six programmes de prévention de la violence interpersonnelle 48 % (2014) 63 % (2019) Produit 2.3.1 – Élaboration et mise en œuvre de plans et de programmes multisectoriels de prévention des traumatismes, l’accent étant mis sur l’atteinte des cibles fixées dans le cadre de la Décennie d’action pour la sécurité routière (2011-2020) Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays disposant de stratégies de sécurité routière dotées d’un financement 119/194 (2010) 153/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Coordonner le renforcement de la capacité des pays à élaborer des programmes types nationaux pour atteindre les cibles fixées dans le cadre de la Décennie d’action pour la sécurité routière (2011-2020) • Organiser un dialogue politique national en vue de promouvoir la collaboration multisectorielle dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques et de programmes de sécurité routière Prestations des bureaux régionaux • Appuyer le développement des capacités des pays et l’élaboration de programmes types nationaux visant à atteindre les cibles de la Décennie d’action pour la sécurité routière (2011-2020), selon le suivi assuré par la série de rapports de situation mondiaux • Collaborer avec les États Membres et les autres partenaires pour élaborer, mettre en œuvre, suivre et évaluer les stratégies et plans d’action régionaux et les soins de traumatologie, et apporter un appui à la mise en œuvre des stratégies mondiales Prestations du Siège • Coordonner les initiatives mondiales sur la sécurité routière, y compris le Groupe des Nations Unies pour la collaboration en matière de sécurité routière et le secrétariat de la Décennie d’action pour la sécurité routière (2011-2020) • Publier le quatrième rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde en tant qu’outil permettant de suivre la Décennie d’action pour la sécurité routière (2011-2020) et d’atteindre la cible 3.6 relative à l’objectif de développement durable 3 • Formuler des orientations normatives et mettre au point des matériels de formation sur la sécurité routière pour aider les pays à mettre en œuvre de bonnes pratiques en vue d’atteindre la cible 3.6 relative à l’objectif de développement durable 3 EB140/36 69 Produit 2.3.2 – Capacité des pays et des partenaires à élaborer et mettre en œuvre des programmes et des plans de prévention des décès et des traumatismes non intentionnels consécutifs à des brûlures, à des noyades ou à des chutes Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays recevant une évaluation de leurs politiques de prévention des traumatismes de l’enfant 13/194 (2017) 28/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Diriger le renforcement de la capacité des pays à élaborer des programmes nationaux fondés sur des bases factuelles pour la prévention des traumatismes non intentionnels • Soutenir un dialogue politique national en vue de promouvoir la collaboration multisectorielle pour prévenir les traumatismes non intentionnels Prestations des bureaux régionaux • Soutenir le développement des capacités des pays et l’échange d’expériences dans la Région pour prévenir les traumatismes non intentionnels • Collaborer avec les États Membres et d’autres partenaires pour promouvoir une action politique multisectorielle afin de prévenir les traumatismes non intentionnels Prestations du Siège • Apporter un soutien et des compétences là où des moyens supplémentaires sont nécessaires pour prévenir les traumatismes non intentionnels • Assurer le leadership et l’orientation technique pour les politiques de prévention des noyades, des brûlures et d’autres traumatismes non intentionnels Produit 2.3.3 – Élaboration et mise en œuvre facilitées des politiques et des programmes de lutte contre la violence à l’égard des femmes, des jeunes et des enfants Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays appliquant la moitié au moins des programmes de prévention de la violence interpersonnelle visés dans le rapport de situation mondial sur la prévention de la violence de 2014 54/194 (2017) 74/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Renforcer la capacité des pays à élaborer et mettre en œuvre des programmes de lutte contre la violence à l’égard des enfants, des femmes et des jeunes, et suivre leur mise en œuvre Prestations des bureaux régionaux • Aider les États Membres à mettre en œuvre et à suivre le plan d’action mondial visant à renforcer le rôle du système de santé dans une riposte à la violence interpersonnelle et le module interinstitutions pour prévenir la violence à l’égard des enfants • Renforcer les capacités dans les Régions et entre les pays pour l’élaboration et le suivi de programmes destinés à prévenir la violence et à y faire face EB140/36 70 • Aider les pays à collecter des données pour le deuxième rapport de situation sur la prévention de la violence dans le monde et à établir des aide-mémoire régionaux sur la prévention de la violence Prestations du Siège • Aider à la mise en œuvre et au suivi du plan d’action mondial de l’OMS qui renforce le rôle du système de santé dans une riposte à la violence interpersonnelle et le module technique interinstitutions de l’OMS pour prévenir la violence à l’égard des enfants • Publier le deuxième rapport de situation sur la prévention de la violence dans le monde et mettre au point des orientations normatives et des matériels de formation sur la prévention de la violence et les services aux victimes • Réunir les partenaires de l’Alliance pour la prévention de la violence et renforcer ses activités, codiriger le Partenariat mondial pour mettre fin à la violence à l’égard des enfants Produit 2.3.4 – Amélioration des systèmes de soins d’urgence préhospitaliers et hospitaliers pour la prise en charge des traumatismes Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays qui procèdent à une évaluation nationale standardisée du système de soins d’urgence pour repérer les lacunes et définir les mesures prioritaires pour développer le système (en utilisant l’outil d’évaluation des systèmes de soins d’urgence de l’OMS ou similaire) 10/194 (2017) 20/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Soutenir la mise en œuvre d’initiatives pour améliorer les soins d’urgence dispensés aux blessés Prestations des bureaux régionaux • Soutenir la mise en œuvre d’initiatives, au niveau régional, les améliorations dans les soins d’urgence dispensés aux blessés conformément aux orientations techniques de l’OMS Prestations du Siège • Diriger l’élaboration de cadres et d’outils en vue d’améliorer la qualité et la sécurité des soins de traumatologie et coordonner l’Alliance mondiale pour les soins aux blessés HANDICAPS ET RÉADAPTATION Réalisation 2.4 – Accès accru à des soins oculaires, à des soins auditifs et à des services de réadaptation complets Indicateurs de réalisation Base Cible Nombre de pays qui renforcent leurs politiques et leurs services de réadaptation en collaboration avec l’OMS 41/194 (2017) 58/194 (2019) Nombre de pays qui signalent la mise en place de services de soins oculaires et auditifs en collaboration avec l’OMS 6/194 (2017) 18/194 (2019) EB140/36 71 Produit 2.4.1 – Mise en œuvre, conformément aux priorités nationales, du Plan d’action mondial de l’OMS sur le handicap 2014-2021 : un meilleur état de santé pour toutes les personnes handicapées Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays qui collectent des données complètes sur le handicap à l’aide de l’enquête modèle sur le handicap 4/194 (2017) 15/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les pays à élaborer et à mettre en œuvre un renforcement de systèmes de santé s’étendant au handicap en mettant l’accent sur l’amélioration de l’accès aux services dans le cadre de l’instauration de la couverture sanitaire universelle et sur la suppression des obstacles pour les personnes handicapées • Aider les pays à renforcer la politique, la planification et les mécanismes de coordination nationaux sur la réadaptation, les aides techniques et la réadaptation dans les communautés • Appuyer les pays dans la collecte, l’analyse, la diffusion et l’utilisation de données nationales sur le handicap aux fins des politiques, de la programmation et du suivi Prestations des bureaux régionaux • Aider les bureaux de pays à fournir des compétences techniques dans les pays pour appuyer le renforcement de systèmes de santé s’étendant au handicap en mettant l’accent sur l’amélioration de l’accès aux services dans le cadre de l’instauration de la couverture sanitaire universelle et sur la suppression des obstacles • Aider les bureaux de pays à fournir des compétences techniques pour appuyer la politique, la planification et les mécanismes de coordination nationaux sur la réadaptation, l’adaptation, les services d’appui, les aides techniques et la réadaptation dans les communautés • Lorsque des compétences techniques supplémentaires sont nécessaires, aider les bureaux de pays pour la collecte, l’analyse, la diffusion et l’utilisation de données nationales sur le handicap aux fins des politiques, de la programmation et du suivi Prestations du Siège • Fournir des orientations politiques et techniques pour le renforcement de systèmes de santé s’étendant au handicap en mettant l’accent sur l’amélioration de l’accès aux services dans le cadre de l’instauration de la couverture sanitaire universelle et sur la suppression des obstacles • Fournir des orientations politiques et techniques en vue de mettre en place des mécanismes nationaux d’élaboration de politiques, de planification et de coordination pour la réadaptation, l’adaptation, les aides techniques, les services d’assistance et de soutien et la réadaptation dans les communautés • Fournir des orientations politiques et techniques pour la collecte, l’analyse, la diffusion et l’utilisation de données nationales sur le handicap aux fins des politiques, de la programmation et du suivi EB140/36 72 Produit 2.4.2 – Capacité donnée aux pays de renforcer les services complets de soins oculaires dans le cadre des systèmes de santé Indicateur de produit Base Cible Nombre d’États Membres ayant procédé à une évaluation documentée de la prestation de services de soins oculaires complets 25/194 (2017) 40/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les pays à inclure des services de soins oculaires complets dans les plans, les programmes et les projets nationaux relatifs à la santé • Soutenir les pays dans la collecte d’informations sur les indicateurs relatifs aux soins oculaires à l’aide des outils ou des systèmes nationaux d’information sanitaire de l’OMS Prestations des bureaux régionaux • Fournir un appui technique spécialisé afin que des services de soins oculaires complets soient inclus dans les programmes et les plans sanitaires régionaux et nationaux • Fournir un appui technique spécialisé aux bureaux de pays et aux États Membres pour la collecte d’informations sur les indicateurs relatifs aux soins oculaires à l’aide des outils ou des systèmes d’information sanitaire de l’OMS Prestations du Siège • Fournir des orientations politiques, stratégiques et techniques pour évaluer, mettre en œuvre et suivre des plans et des programmes nationaux concernant les services de soins oculaires complets, intégrés si possible dans les services de santé généraux • Fournir des outils et des orientations techniques pour la collecte d’indicateurs spécifiques sur les soins oculaires à des fins de politique, de programmation, de financement et de suivi • Établir un rapport mondial sur les soins oculaires Produit 2.4.3 – Capacité donnée aux pays de renforcer la prévention et la prise en charge des maladies auditives et de la perte d’audition dans le cadre des systèmes de santé Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays qui mettent en œuvre des stratégies pour les soins de l’oreille et la prise en charge des troubles auditifs, en collaboration avec l’OMS 12/194 (2017) 22/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Fournir un appui aux pays dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des plans nationaux sur les soins de l’oreille et la prise en charge des troubles auditifs, s’agissant notamment de l’intégration avec les autres services de santé • Soutenir les pays dans la collecte d’informations sur les indicateurs concernant spécifiquement la santé auditive à l’aide des systèmes nationaux d’information sanitaire EB140/36 73 Prestations des bureaux régionaux • Fournir aux pays un appui technique spécialisé pour faciliter l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des plans nationaux sur les soins de l’oreille et la prise en charge des troubles auditifs, s’agissant notamment de l’intégration avec les autres services de santé • Fournir aux pays un appui technique spécialisé pour la collecte d’informations sur les indicateurs concernant spécifiquement les soins de l’oreille et la prise en charge des troubles auditifs à l’aide des systèmes nationaux d’information sanitaire Prestations du Siège • Fournir aux pays un appui technique spécialisé pour la collecte d’informations sur les indicateurs concernant spécifiquement les soins de l’oreille et la prise en charge des troubles auditifs à l’aide des systèmes nationaux d’information sanitaire • Fournir des orientations politiques et techniques pour la collecte d’indicateurs sur les soins de l’oreille et la prise en charge des troubles auditifs aux fins des politiques, de la programmation et du suivi • Diriger des partenariats mondiaux et y participer afin de promouvoir les services de soins de l’oreille et de prise en charge des troubles auditifs NUTRITION Réalisation 2.5 – Réduction du risque nutritionnel pour améliorer la santé et le bien-être Indicateurs de réalisation Base Cible Nombre d’enfants de moins de cinq ans présentant un retard de croissance (en rapport avec l’indicateur 2.2.1 des objectifs de développement durable) 165 millions (2011) 102 millions (2025) Proportion de femmes en âge de procréer (15-49 ans) présentant une anémie 30 % (2015) 15 % (2025) Produit 2.5.1 – Capacité donnée aux pays d’élaborer des plans d’action pour combattre la malnutrition sous toutes ses formes, d’en suivre la mise en œuvre et d’atteindre les cibles mondiales de 2025 sur la nutrition et les composantes nutritionnelles des objectifs de développement durable Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays qui mettent en œuvre des plans d’action nationaux conformes au plan d’action exhaustif concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant À déterminer/194 (2017) À déterminer/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les pays à fixer des cibles de nutrition nationales et à élaborer ou renforcer des politiques, stratégies et plans d’action nationaux conformes au plan d’application exhaustif concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant, au Cadre d’action de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition, et à la composante nutritionnelle des objectifs de développement durable, conformément aux stratégies régionales de l’OMS sur la nutrition EB140/36 74 • Plaider pour une meilleure nutrition, mobiliser des engagements nationaux au titre de la Décennie d’action pour la nutrition, soutenir la création de partenariats et de mécanismes de coordination sur la nutrition et de synergies entre les programmes sur la nutrition et les autres programmes 1 afin de promouvoir une alimentation saine et d’atteindre les cibles nationales de sécurité alimentaire et nutritionnelle • Aider les pays à créer et à gérer des systèmes intégrés pour le suivi et l’évaluation des résultats en matière de nutrition et la mise en œuvre des politiques nutritionnelles, et à évaluer l’efficacité des plans d’action pour la responsabilisation nationale et internationale Prestations des bureaux régionaux • Élaborer, mettre en œuvre et évaluer, selon qu’il conviendra, des plans d’action régionaux conformes au Plan d’application exhaustif concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant, au Cadre d’action de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition et aux objectifs de développement durable liés à la nutrition • Dynamiser les partenariats en collaborant avec les parties prenantes, notamment dans les secteurs autres que celui de la santé, et mobiliser des engagements au titre de la Décennie d’action pour la nutrition, afin de promouvoir l’action et la coordination interinstitutions et multisectorielles pour garantir une alimentation saine et assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau régional • Élaborer et renforcer les systèmes d’information régionaux sur les résultats nutritionnels et la mise en œuvre des politiques nutritionnelles • Fournir un soutien technique pour fixer les cibles nationales, élaborer et suivre les plans d’action nationaux et mener une action de sensibilisation pour promouvoir une alimentation saine et la sécurité alimentaire et nutritionnelle Prestations du Siège • Contribuer à l’exécution de la Décennie d’action pour la nutrition en mobilisant des engagements au titre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, en mettant en œuvre le Cadre d’action de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition et en facilitant un dialogue mondial entre les entités des Nations Unies et les autres parties prenantes • Fournir un soutien technique aux bureaux régionaux et aux bureaux de pays et concevoir des outils pour aider les pays à renforcer, élaborer et suivre des plans et des politiques nutritionnels nationaux qui soient conformes au plan d’application exhaustif concernant la nutrition chez la mère, le nourrisson et le jeune enfant, au Cadre d’action de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition et aux composantes nutritionnelles des objectifs de développement durable • Publier des rapports mondiaux sur les progrès accomplis en vue d’atteindre les cibles mondiales de nutrition, les résultats de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition et les composantes nutritionnelles des objectifs de développement durable 1 Maladies transmissibles et non transmissibles, santé de la mère et de l’enfant, santé et environnement et renforcement des systèmes de santé. EB140/36 75 Produit 2.5.2 – Élaboration et adoption de normes, critères et options visant à promouvoir les buts en matière d’alimentation de la population et les cibles mondiales de 2025 sur la nutrition et les objectifs de développement durable relatifs à ce thème, et intégration de ceux-ci aux plans nationaux actuels sur la santé et le développement Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays adoptant les lignes directrices de l’OMS et les politiques recommandées pour combattre la malnutrition sous toutes ses formes À déterminer (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Soutenir l’établissement et l’actualisation de lignes directrices et de recommandations nationales sur l’alimentation saine et de la législation, de la réglementation et des programmes sur la nutrition en adaptant les normes et les lignes directrices mondiales • Soutenir la mise en œuvre d’interventions nutritionnelles efficaces dans le secteur de la santé, le système alimentaire et d’autres secteurs connexes en agissant sur toutes les formes de malnutrition dans les situations stables et dans les situations d’urgence • Renforcer les ressources humaines pour des programmes de santé et de nutrition efficaces en intégrant des mesures sur la nutrition des femmes, des adolescents, des enfants et des personnes âgées Prestations des bureaux régionaux • Fournir un soutien aux pays pour l’adoption d’orientations mondiales et régionales et leur transposition en interventions efficaces dans le secteur de la santé, le système alimentaire et d’autres secteurs connexes, afin de promouvoir une alimentation saine et la sécurité alimentaire et nutritionnelle et pour combattre toutes les formes de malnutrition dans les situations stables et les situations d’urgence • Renforcer les capacités des pays à élaborer une législation et une réglementation sur l’étiquetage des denrées alimentaires, leur commercialisation et la reformulation et l’enrichissement des aliments et sur la gestion des conflits d’intérêts • Introduire des approches innovantes pour engager des actions efficaces en matière de nutrition Prestations du Siège • Définir des buts, des lignes directrices et des normes en matière d’alimentation de la population, ou les actualiser, en vue d’engager des actions efficaces pour prévenir ou prendre en charge toutes les formes de malnutrition dans les situations stables ou les situations d’urgence • Fournir des orientations techniques et des conseils scientifiques sur la nutrition et l’étiquetage des denrées alimentaires pour soutenir les travaux du Codex Alimentarius • Élaborer des options de politique générale et des stratégies à bases factuelles efficaces pour la lutte contre la malnutrition sous toutes ses formes et pour les composantes nutritionnelles des objectifs de développement durable, y compris moyennant des actions efficaces à bases factuelles dans le domaine de la nutrition et la promotion d’une alimentation saine EB140/36 76 SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS Réalisation 2.6 – Tous les pays sont bien préparés pour prévenir et atténuer les risques d’origine alimentaire Indicateur de réalisation Base Cible Nombre de pays dotés de mécanismes appropriés pour prévenir ou atténuer les risques d’origine alimentaire 123/194 (2017) 129/194 (2019) Produit 2.6.1 – Capacité donnée aux pays de maîtriser le risque et de réduire la charge des maladies d’origine alimentaire Indicateur de réalisation Base Cible Nombre de pays ayant un système de sécurité sanitaire des aliments doté d’un cadre juridique et d’une structure d’exécution appropriés 149/194 (2017) 155/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Faciliter la collaboration multisectorielle entre les secteurs de la santé publique, de la santé animale, de l’agriculture et de l’environnement • Soutenir les pays pour qu’ils renforcent la gestion des risques et la communication des risques d’origine alimentaire et zoonosique dans le continuum de la ferme à la table, y compris au moyen de mesures multisectorielles pour endiguer la résistance aux antimicrobiens telles que la surveillance intégrée et la mise en œuvre des normes du Codex et des textes connexes pertinents pour la santé publique Prestations des bureaux régionaux • Guider une approche stratégique pour promouvoir la sécurité sanitaire des aliments dans les Régions avec la participation des comités de coordination régionaux du Codex Alimentarius • Coordonner la collaboration régionale entre les secteurs de la santé publique, de la santé animale, de l’agriculture et de l’environnement pour renforcer les autorités compétentes en vue de traiter les risques liés à la sécurité sanitaire des aliments, dont la résistance aux antimicrobiens • Aider les États Membres à défendre la gestion des risques d’origine alimentaire et à renforcer les capacités en la matière à l’interface homme-animal, y compris la résistance aux antimicrobiens en situation d’urgence Prestations du Siège • Aider les bureaux régionaux et les bureaux de pays à soutenir l’administration du Fonds fiduciaire du Codex dans les pays qui peuvent en bénéficier • Promouvoir la collaboration entre les secteurs de la santé publique, de la santé animale, de l’agriculture et de l’environnement pour traiter les maladies zoonosiques liées à l’alimentation et les aspects de la résistance aux antimicrobiens qui concernent la sécurité sanitaire des aliments • Concevoir des outils pour la communication des risques pour la santé publique liés à l’alimentation et des messages essentiels de promotion de la santé à cet égard • Améliorer la capacité des pays à faire face aux événements liés à la sécurité sanitaire des aliments, conformément au Règlement sanitaire international (2005) grâce au Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments EB140/36 77 • Apporter un appui au renforcement de la capacité des pays à mettre en place des systèmes de sécurité sanitaire des aliments fondés sur les risques, à analyser et à interpréter les données, et à mettre en place des mesures liées à certains risques spécifiques tout au long de la chaîne alimentaire, notamment à la résistance aux antimicrobiens Produit 2.6.2 – Définition de normes internationales et mise en place d’une plateforme mondiale d’échange d’informations et d’une collaboration multisectorielle pour une gestion efficace des risques d’origine alimentaire Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays ayant un mécanisme de collaboration multisectorielle pour la réduction des risques d’origine alimentaire pour la santé publique 152/194 (2017) 158/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Faciliter et appuyer les travaux de la Commission du Codex Alimentarius au niveau national, notamment par le Fonds fiduciaire du Codex Alimentarius • Faciliter la participation des points de contact nationaux au Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments Prestations des bureaux régionaux • Faciliter et promouvoir les travaux de la Commission du Codex Alimentarius au niveau régional, notamment par le Fonds fiduciaire du Codex Alimentarius • Élaborer et mettre en œuvre des approches régionales pour améliorer et renforcer le Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments • Faciliter la collecte, l’analyse et l’interprétation systématiques des données régionales pour soutenir les activités de gestion des risques, y compris la définition de normes et la prise de décisions politiques Prestations du Siège • Concevoir et formuler des normes, critères et recommandations internationaux dans le cadre de la Commission du Codex Alimentarius • Assurer le secrétariat du Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments pour garantir une intervention internationale rapide dans les situations d’urgence en matière de sécurité sanitaire des aliments et lors des flambées de maladies d’origine alimentaire • Mettre au point et actualiser des orientations mondiales pour la gestion des risques sanitaires d’origine alimentaire à l’interface entre l’homme, l’animal et les écosystèmes et dans toute la chaîne alimentaire, y compris sur l’utilisation du séquençage du génome entier, la surveillance intégrée de la résistance aux antimicrobiens et les protocoles et outils connexes, ainsi que la liste des antimicrobiens essentiels en médecine humaine, accompagnée de lignes directrices • Servir de secrétariat à la collaboration tripartite FAO/OIE/OMS et à la coopération avec les autres partenaires internationaux afin de promouvoir la coordination entre les secteurs de la santé publique, de la santé animale, de l’agriculture et de l’environnement, y compris pour le suivi et l’évaluation intersectoriels des risques posés par les zoonoses émergentes d’origine alimentaire, et les aspects de la résistance aux antimicrobiens qui concernent la sécurité sanitaire des aliments et la sécurité alimentaire EB140/36 78 Produit 2.6.3 – Conseils scientifiques dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments pour soutenir les activités de la Commission du Codex Alimentarius et des États Membres afin de mettre au point des normes, des lignes directrices et des recommandations en matière de sécurité sanitaire des aliments Indicateur de produit Base Cible Pourcentage de demandes prioritaires de conseils scientifiques formulées par la Commission du Codex Alimentarius qui ont été satisfaites 80 % (2017) 90 % (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les pays à fournir des données et des experts pour les activités d’évaluation des risques • Aider les pays à interpréter et à utiliser les résultats des activités d’évaluation des risques Prestations des bureaux régionaux • Aider les pays de la Région à fournir des données et des experts pour les activités d’évaluation des risques • Faciliter la collecte, l’analyse et l’interprétation systématiques des données régionales pour soutenir les activités d’évaluation des risques • Faciliter la diffusion des résultats des activités d’évaluation des risques Prestations du Siège • Donner des conseils scientifiques aux États Membres et à la Commission du Codex Alimentarius en procédant à des évaluations des risques, en organisant des réunions d’experts internationaux et en collectant et suivant des données concernant les dangers alimentaires prioritaires, y compris ceux associés aux antimicrobiens BUDGET PAR BUREAU ET PAR SECTEUR DE PROGRAMME (EN MILLIONS DE US $) Secteur de programme Afrique Amériques Asie du Sud-Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental Siège Total 2.1 Maladies non transmissibles 41,3 19,3 17,6 22,2 16,0 25,1 56,2 197,7 2.2 Santé mentale et abus de substances psychoactives 6,9 3,3 3,3 6,1 6,3 4,3 18,7 48,9 2.3 Violence et traumatismes 3,6 2,8 3,2 3,2 1,7 3,5 14,9 32,9 2.4 Handicaps et réadaptation 1,1 1,1 0,7 1,2 1,1 2,6 10,0 17,8 2.5 Nutrition 9,1 3,6 2,8 3,0 4,1 3,6 22,4 48,6 2.6 Sécurité sanitaire des aliments 4,7 3,7 1,9 1,1 2,1 3,8 18,2 35,5 Total – Catégorie 2 66,7 33,8 29,5 36,8 31,3 42,9 140,4 381,4 EB140/36 79 CATÉGORIE 3 – PROMOUVOIR LA SANTÉ À TOUTES LES ÉTAPES DE LA VIE Favoriser une bonne santé aux principaux stades de l’existence compte tenu de la nécessité d’agir sur l’équité en santé, les déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la santé et les droits humains, en cherchant à promouvoir l’égalité entre les sexes. Cette catégorie regroupe les stratégies de promotion de la santé et du bien-être, de la conception jusqu’à un âge avancé. La santé est ici envisagée comme une résultante des politiques menées dans tous les domaines et dans ses liens avec les déterminants sociaux, économiques et environnementaux et elle englobe le leadership et l’orientation technique sur ces domaines transversaux dans l’ensemble de l’Organisation et dans les États Membres pour ce qui est du secteur de la santé. Transversale par nature, la catégorie a aussi pour mandat de veiller à ce que ses thèmes soient adoptés par tous les programmes et dans l’ensemble des catégories. À ce titre, elle vise à répondre aux besoins sanitaires des populations en mettant tout particulièrement l’accent sur les stades clés de l’existence. Une telle démarche permet de mettre au point des stratégies intégrées répondant à l’évolution des besoins, de la démographie, des facteurs épidémiologiques, sociaux, culturels, environnementaux et comportementaux, ainsi qu’à la nécessité de réduire les inégalités entre les sexes en matière de santé. Elle envisage comment des déterminants multiples, par exemple le sexe et l’âge, agissent les uns sur les autres et influencent la santé tout au long de la vie et d’une génération à l’autre, tout en assurant la responsabilisation, la transparence et la participation qui constituent des contributions déterminantes des approches fondées sur les droits humains. La santé est envisagée comme un processus dynamique continu plutôt que comme une suite d’états distincts. La démarche souligne l’importance des transitions et fait le lien entre les étapes, définit les facteurs de protection contre les risques et donne priorité à l’investissement dans les soins de santé et les déterminants sociaux et environnementaux. Les activités menées dans cette catégorie contribuent à aborder la santé de manière générale en atteignant les objectifs de développement durable, même au-delà de l’objectif 3 (Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge). À part la contribution qu’elle apporte à cet objectif lié à la santé, cette catégorie suivra une approche de la santé dans tous les objectifs, offrant une bonne occasion de prévention et de promotion primaires. À cet égard, plusieurs secteurs de programme mettront l’accent sur les domaines présentant les meilleures perspectives d’améliorer les déterminants sociaux et environnementaux de la santé et de réduire les inégalités sanitaires. Santé reproductive et santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent Des progrès considérables ont été réalisés dans la lutte contre la mortalité de la mère et de l’enfant qui a diminué de près de moitié entre 1990 et 2015, les progrès les plus spectaculaires étant intervenus au cours de la deuxième moitié de cette période. Pourtant plus de 800 femmes meurent encore chaque jour des suites d’une grossesse ou d’un accouchement et, chaque année, 5,9 millions d’enfants meurent avant d’atteindre leur cinquième anniversaire, dont 45 % au cours des quatre premières semaines de la vie. Le problème des besoins insatisfaits de santé sexuelle et reproductive subsiste : on estime ainsi qu’en répondant aux besoins toujours insatisfaits de 222 millions de femmes en matière de contraception, 118 000 décès maternels seraient évités. En outre, 47 000 femmes décèdent chaque année de complications liées à un avortement non sécurisé, ce qui correspond à 13 % des décès maternels, et l’on dénombre 358 millions de nouveaux cas annuels de quatre types d’infections sexuellement transmissibles qu’il est possible de traiter. La plupart des décès de mères et d’enfants surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Des interventions efficaces existent pour améliorer la santé sexuelle, la santé reproductive et la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant et pour éviter ces décès. Le défi consiste à réaliser et élargir ces interventions pour qu’elles soient accessibles à tous ceux qui en ont besoin, avant et pendant la grossesse, lors de l’accouchement et dans les premières années de la vie, en veillant aussi à la qualité des soins. EB140/36 80 La Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent du Secrétaire général de l’ONU (2016-2030), s’inscrivant dans le cadre des objectifs de développement durable, sous-tend l’ambitieux programme du secteur et le défi qu’il doit relever, avec pour objet la survie, l’épanouissement et la transformation. L’extension de la Stratégie aux adolescents et l’accent mis, entre autres, sur la santé et le développement, l’action multisectorielle, l’égalité entre les sexes, l’équité et les droits et les situations de crise humanitaire et de fragilité constituent des défis que les parties prenantes et les partenaires devront relever lors de la mise en pratique des objectifs au niveau des pays. La mise en œuvre de la Stratégie mondiale, avec un financement accru et continu, aura des retombées considérables d’ici à 2030 : • la fin des décès évitables de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, et des mortinaissances ; • le décuplement, au minimum, du rendement des investissements grâce à l’amélioration du niveau d’instruction, à la participation des personnels et aux contributions sociales ; • au minimum US $100 milliards de dividendes démographiques résultant des investissements dans le développement et la santé du jeune enfant et de l’adolescent ; et • une « grande convergence » dans le domaine de la santé qui donne à l’ensemble des femmes, enfants et adolescents des chances égales de survie et d’épanouissement. Pour permettre à l’OMS de fournir l’appui technique nécessaire à la mise en œuvre de la Stratégie mondiale, il faut une plus étroite collaboration entre les secteurs de programme à tous les niveaux, ainsi qu’une actualisation des compétences et capacités existantes et des ressources humaines supplémentaires. La mise en œuvre de la Stratégie mondiale OMS du secteur de la santé contre les infections sexuellement transmissibles pour la période 2016-2021 et du plan d’action mondial pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles et à l’égard des enfants encadrera plus largement les efforts de ce secteur de programme. Vieillissement et santé La Stratégie et le Plan d’action mondiaux de l’OMS sur le vieillissement et la santé envisagent un monde où chacun puisse vivre longtemps et en bonne santé. Tout d’abord, même si notre compréhension des facteurs contribuant au vieillissement en bonne santé présente d’importantes lacunes, des données suffisantes existent dans de nombreux domaines pour permettre d’agir aujourd’hui afin de concrétiser cette vision. Le premier but (D’ici à 2020, mettre en œuvre pendant cinq ans des mesures à bases factuelles pour développer au maximum les aptitudes fonctionnelles de chaque personne) s’articule donc autour de l’idée selon laquelle cette action doit être aussi large que possible. La Stratégie et le Plan d’action mondiaux sur le vieillissement et la santé admettent néanmoins que l’on manque de données factuelles et d’infrastructures dans nombre de domaines cruciaux. Le deuxième but, « D’ici à 2020, disposer des données factuelles et des partenariats nécessaires pour appuyer la Décennie pour le vieillissement en bonne santé 2020-2030 », consiste à tirer parti des cinq années de la Stratégie pour combler ces lacunes et veiller à ce que les États Membres et les autres parties prenantes soient en mesure de s’engager, de 2020 à 2030, dans une décennie de mesures concertées fondées sur des bases factuelles. La Stratégie et le Plan d’action mondiaux sur le vieillissement et la santé fixent cinq objectifs stratégiques et domaines d’action prioritaires pour atteindre chacun de ces buts. Mais il s’agit d’objectifs larges dépourvus de la précision nécessaire pour guider l’action concrète de l’OMS et de ses partenaires. Les produits du secteur de programme 3.2, Vieillissement et santé, permettront à l’OMS d’y remédier en intervenant dans plusieurs domaines clés : appui à l’élaboration de politiques et de stratégies ; soins intégrés centrés sur les aînés ; mise au point de systèmes de soins au long cours ; amélioration du suivi des données factuelles et de l’évaluation ; et promotion d’environnements favorables aux personnes âgées. EB140/36 81 Les produits proposés dans ce secteur de programme couvrent des initiatives spécifiques définies par le plan de mise en œuvre de la Stratégie mondiale : faciliter l’élaboration de normes, de critères, de lignes directrices et d’orientations sur des éléments essentiels de la Stratégie mondiale ; favoriser l’échange de données d’expérience et d’innovations entre les pays et faciliter l’engagement des États Membres ; et créer un dispositif consultatif en bonne et due forme chargé de faciliter la contribution en cours des experts techniques dans le domaine du vieillissement (autres organismes internationaux, organisations non gouvernementales, associations professionnelles et donateurs potentiels notamment) afin d’examiner les questions prioritaires et de coordonner leurs interventions. Intégration d’une démarche antisexiste, soucieuse de l’équité et respectueuse des droits humains Pour jouir d’une bonne santé tout au long de l’existence, il faut que les facteurs structurels et sociaux qui conditionnent la santé aient été suffisamment pris en compte et fait l’objet d’efforts ciblés. Ces facteurs sont les suivants : les causes de la vulnérabilité face aux problèmes de santé ; les résultats sanitaires différents aux niveaux de l’individu ou des groupes de population (par exemple selon l’âge, le sexe, le revenu, le genre, l’éducation, l’origine ethnique ou la race) ; et d’autres obstacles socioéconomiques et culturels qui empêchent de jouir pleinement de la santé. L’intégration de cette démarche suppose que des transformations soient apportées aussi bien à l’OMS qu’à l’extérieur de l’Organisation. Les pays pourront alors tenir compte de l’égalité des sexes, de l’équité et des droits lors de l’élaboration et de l’application des stratégies, politiques et programmes de santé nationaux et mondiaux. Cette perspective rend les politiques et programmes plus efficaces (mieux adaptés aux besoins), plus inclusifs et durables (grâce à une approche plus participative) et ciblés (sur la réduction des inégalités sanitaires). En intégrant plus systématiquement ces trois considérations et en mettant davantage l’accent sur la lutte contre les inégalités telles qu’elles sont définies dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, on contribuera à répondre aux besoins des laissés pour compte. Le Secrétariat maintiendra ses efforts de sensibilisation politique et son engagement en faveur de l’intégration de l’égalité des sexes, de l’équité et des droits humains en santé, notamment pour les priorités qui se profilent, comme les situations migratoires ou de crise humanitaire, et continuera de renforcer la capacité interne et externe propre à favoriser ces efforts par l’intensification et l’introduction d’outils ayant fait l’objet d’essais pilote (par exemple le suivi des inégalités en santé, l’approche « Innov8 » pour l’examen des programmes sanitaires nationaux, l’élaboration de lignes directrices, la formation du personnel et la mise au point de méthodes d’apprentissage). Le Secrétariat veillera aussi à ce que les mécanismes et fonctions institutionnels de l’OMS aillent dans ce sens. Le secteur de programme revitalisera et élargira les réseaux existants et permettra de forger de nouveaux partenariats avec les parties prenantes et les États Membres partageant la même vision pour encourager une plus grande responsabilisation à l’égard des objectifs de développement durable. Il importera de mieux ventiler les données à cet égard. Le Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes reste un outil de responsabilisation qui est parfaitement d’actualité. Une conception plus globale des progrès réalisés, complétée par des cadres émergents tels que les nouveaux plans-cadres des Nations Unies pour l’aide au développement, des stratégies et engagements régionaux et des cadres au niveau du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination fondés sur le rôle central des droits dans les objectifs de développement durable, permettra de renforcer ces mécanismes. La collaboration étroite entre les Unités Genre, équité et droits humains et Déterminants sociaux de la santé et d’autres secteurs techniques et avec des partenaires extérieurs comme le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes) reste un pilier des engagements de l’OMS en matière d’intégration d’une démarche antisexiste, soucieuse de l’équité et respectueuse des droits humains. EB140/36 82 Déterminants sociaux de la santé L’essentiel de la charge mondiale de morbidité et les principales causes d’inégalités en santé tiennent aux conditions dans lesquelles chacun naît, grandit, vit, travaille et vieillit. Les déterminants sociaux de la santé sont donc importants dans tous les domaines d’activité du Secrétariat. Tout au long de l’exercice 2018-2019, les déterminants de la santé, y compris les conditions sociales, économiques et environnementales, et la promotion de l’équité en santé feront l’objet d’une attention soutenue dans chacune des catégories techniques. De surcroît, les activités de renforcement des capacités visant à promouvoir et mettre en œuvre l’action intersectorielle ainsi qu’à encourager l’association et la collaboration entre le secteur de la santé et d’autres secteurs et à favoriser la collaboration nationale, régionale et mondiale sur l’action intersectorielle pour la santé resteront au centre des préoccupations du Secrétariat. Des outils, tels que des lignes directrices pour définir comment intégrer les déterminants sociaux de la santé par l’action de différents secteurs, par exemple celui du logement, et un ensemble standard d’indicateurs pour suivre l’action sur les déterminants sociaux de la santé sont nécessaires pour tenir compte de la santé dans toutes les politiques. Une orientation s’impose également sur les moyens de traiter les déterminants sociaux de la santé dans les fonctions de programmation de la santé ainsi qu’une collaboration avec les autres organisations du système des Nations Unies pour suivre et mettre en œuvre le plan d’action conjoint établi avec eux. Enfin, conformément à la Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé, le Secrétariat se concentrera sur la nécessaire amélioration de la supervision des acteurs toujours plus nombreux dans le secteur de la santé – ce qu’on appelle généralement la « gouvernance de l’action sanitaire ». La gouvernance mondiale de l’action sanitaire prend de plus en plus d’importance grâce à l’Initiative politique étrangère et santé mondiale. Santé et environnement Les déterminants environnementaux de la santé sont à l’origine d’environ un quart de la charge mondiale de morbidité et de 12,6 millions de décès chaque année, selon les estimations. Les plus touchés sont les femmes et les enfants pauvres qui vivent et travaillent dans les écosystèmes les plus pollués et les plus fragiles de la planète et se trouvent exposés à différents facteurs de risque pour la santé tels que les produits chimiques, les rayonnements, le manque d’eau potable et de moyens d’assainissement, les conditions de travail précaires, la pollution atmosphérique et les changements climatiques. Les petits États insulaires sont particulièrement exposés au changement climatique et à l’élévation du niveau des mers. Le changement n’est pas seulement rapide et intense, mais il est aussi de plus en plus imprévisible et entraîne de nouvelles difficultés, en particulier pour la préparation et les interventions face aux événements météorologiques extrêmes et aux autres catastrophes liées au climat. Historiquement, les facteurs environnementaux ont été surtout associés aux maladies transmissibles, notamment celles à transmission hydrique et à transmission vectorielle. Cependant, on sait aujourd’hui que les facteurs environnementaux – principalement la pollution atmosphérique et les substances chimiques – sont aussi fortement corrélés avec les maladies non transmissibles, en particulier les accidents vasculaires cérébraux, les cardiopathies ischémiques, les traumatismes non intentionnels, les cancers et les affections respiratoires chroniques. Au cours de l’exercice 2018-2019, tout en maintenant les fonctions normatives et d’appui technique, le Secrétariat accordera une plus grande attention au suivi et à la notification des tendances dans le contexte des objectifs de développement durable, en particulier pour ce qui est des indicateurs qui ne concernent pas la EB140/36 83 santé. L’OMS est officiellement garante de dix indicateurs relatifs à la santé et à l’environnement, 1 dont sept ne relèvent pas de l’objectif 3. En plus de couvrir le nombre de décès et de maladies dus à des substances chimiques dangereuses et à la pollution et à la contamination de l’air, de l’eau et du sol (cible 3.9), le suivi et la notification porteront également sur les cadres ou secteurs essentiels dans lesquels les interventions offrent les meilleures perspectives d’améliorer les déterminants de la santé liés à l’environnement et au travail. On peut mentionner par exemple les objectifs suivants : améliorer l’accès à l’eau et aux moyens d’assainissement (objectif 6) ; promouvoir l’accès universel à une énergie durable et moderne, notamment à domicile (objectif 7) ; promouvoir un travail décent et un milieu professionnel sans danger (objectif 8) ; rendre les villes et les établissements humains plus propres, plus sûrs et plus durables (objectif 11) ; établir des modes de consommation et de production durables (objectif 12) et prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions (objectif 13). Compte tenu de la nature multisectorielle des travaux sur les déterminants environnementaux de la santé et sur les déterminants de la santé des travailleurs, une attention accrue est également accordée au secteur de programme Santé et environnement afin que le secteur de la santé participe comme il se doit aux processus mondiaux, régionaux et nationaux concernant l’environnement, le travail et le développement durable. Par ailleurs, le Secrétariat renforcera son appui aux États Membres pour : • la mise en œuvre des aspects sanitaires de la Convention de Minamata sur le mercure, (résolution WHA67.11 (2014)) ; • la mise en œuvre de la feuille de route sur le rôle du secteur de la santé dans la gestion rationnelle des produits chimiques (résolution WHA69.4 (2016)) ; • la réalisation des objectifs du Plan d’action mondial pour la santé des travailleurs (2008-2017) ; • la mise en œuvre du plan de travail sur le changement climatique et la santé pour la période 2014-2019 approuvé par le Conseil exécutif à sa cent trente-sixième session dans sa décision EB136(15) (2015) ; • la réalisation des objectifs de santé publique visés dans l’Accord de Paris sur le climat (2015) ; et • la mise en œuvre de la feuille de route pour une action mondiale renforcée face aux effets néfastes de la pollution de l’air sur la santé, dont l’Assemblée mondiale de la Santé a pris note avec satisfaction dans sa décision WHA69(11) (2016). Le Secrétariat poursuivra sa collaboration avec les pays et les partenaires en vue de faire face à un large éventail de risques environnementaux pour la santé et de risques pour la santé des travailleurs, à la fois dans les situations d’urgence et dans le contexte des menaces à long terme que représentent les changements climatiques, la perte de la biodiversité, la raréfaction de l’eau et des autres ressources naturelles, la précarité de l’emploi et la pollution. Il continuera aussi d’appuyer les plateformes et processus politiques multisectoriels pertinents, notamment ceux auxquels sont associés les ministères de la santé et de l’environnement dans plusieurs Régions. 1 Dans le cadre de l’objectif 3 (santé), les indicateurs 3.9.1 (taux de mortalité attribuable à la pollution de l’air dans les habitations et à la pollution de l’air ambiant), 3.9.2 (taux de mortalité attribuable à l’insalubrité de l’eau, aux déficiences du système d’assainissement et au manque d’hygiène) et 3.9.3 (taux de mortalité attribuable à un empoisonnement accidentel). Dans le cadre de l’objectif 6 (eau et assainissement), les indicateurs 6.1.1 (proportion de la population utilisant des services d’alimentation en eau potable gérés en toute sécurité), 6.2.1 (proportion de la population utilisant des services d’assainissement gérés en toute sécurité, notamment des équipements pour se laver les mains avec de l’eau et du savon) et 6.3.1 (proportion des eaux usées traitées sans danger), ainsi que les indicateurs 6.a.1 (montant de l’aide publique au développement consacrée à l’eau et à l’assainissement dans un plan de dépenses coordonné par les pouvoirs publics) et 6.b.1 (proportion d’administrations locales ayant mis en place des politiques et procédures opérationnelles encourageant la participation de la population locale à la gestion de l’eau et de l’assainissement). Dans le cadre de l’objectif 7 (énergie durable), l’indicateur 7.1.2 (proportion de la population utilisant principalement des carburants et technologies propres). Dans le cadre de l’objectif 11, l’indicateur 11.6.2 (niveau moyen annuel de particules fines (PM 2,5 et PM 10, par exemple) dans les villes, pondéré en fonction du nombre d’habitants). EB140/36 84 Liens avec les autres programmes et avec les partenaires Cette catégorie entretient de nombreux liens avec les autres programmes de l’OMS, comme ceux portant sur les maladies transmissibles, les vaccins, la nutrition, les services de santé intégrés et centrés sur la personne visant à réduire la mortalité et la morbidité chez la mère et l’enfant, ainsi qu’avec les programmes sur les comportements à risque à l’adolescence et les maladies non transmissibles chez l’adulte, notamment chez les actifs. La réponse apportée par le Secrétariat aux besoins de santé des personnes âgées est, elle aussi, multidimensionnelle et mobilise tous les secteurs de l’Organisation. Il sera particulièrement important de collaborer étroitement avec les programmes consacrés aux maladies non transmissibles et aux troubles mentaux chez les aînés et leur accès aux soins de santé et aux soins au long cours. Il est tout aussi important de faire le lien avec les efforts visant à protéger la santé des femmes, des enfants et des personnes âgées dans les situations d’urgence. Par nature, les activités relevant de cette catégorie et de ses approches transversales portant par exemple sur les déterminants sociaux de la santé, la santé et l’environnement, le genre, l’équité et les droits humains – concourent à l’action menée dans toutes les autres catégories et en bénéficient. Dans l’ensemble des programmes de l’Organisation et dans les pays, l’analyse et le suivi de ces domaines transversaux seront déterminants pour répondre à l’appel mondial en faveur de l’équité et du respect des droits dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Ces activités, notamment dans le contexte de la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent 2016-2030 du Secrétaire général de l’ONU seront menées avec le concours des partenaires de l’OMS, y compris les autres organisations du Partenariat mondial pour la santé H6 (ONUSIDA, UNFPA, UNICEF, ONU-Femmes et Banque mondiale) et le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant, ainsi que le PNUD et la Division de la population de l’ONU, le Programme spécial PNUD/UNFPA/UNICEF/OMS/Banque mondiale de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, l’Alliance GAVI ainsi que des établissements universitaires et de recherche, la société civile et les partenaires du développement. Forte de l’expérience acquise aux côtés d’autres grandes organisations du système des Nations Unies dans le cadre de la plateforme des Nations Unies sur les déterminants sociaux de la santé, l’Organisation est bien placée pour souligner l’importance critique de l’action intersectorielle et d’une approche pangouvernementale, indispensables pour atteindre les objectifs de développement durable et pour faire de la santé et de l’équité en santé des indicateurs essentiels pour mesurer les progrès au sens large accomplis en vue du développement durable. Concernant l’objectif de développement durable 7 (Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable), l’OMS conservera son rôle au sein de l’ONU-Énergie et de l’initiative du Secrétaire général de l’ONU sur l’énergie durable pour tous. Concernant l’objectif 6 (Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau), l’OMS conservera son rôle au sein de l’ONU-Eau et renforcera sa collaboration avec l’UNICEF dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Concernant l’objectif 11 (Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables), elle mettra sur pied avec le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) un nouveau cadre de collaboration sur la salubrité de l’environnement en milieu urbain, en particulier dans le contexte de son nouveau programme III. L’Organisation continuera d’assurer le secrétariat du Programme interorganisations pour la gestion rationnelle des produits chimiques et de participer à cet organe essentiel de coordination de l’action du système des Nations Unies en vue de l’objectif 12. Quant à l’objectif de développement durable 13 (Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions), elle fera en sorte que la question de la santé soit mieux prise en compte dans l’action globale que le système des Nations Unies a engagée face au changement climatique, notamment par EB140/36 85 l’intermédiaire du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination et du Comité de haut niveau sur les programmes. Le Secrétariat apportera aussi une contribution technique d’ordre sanitaire aux programmes relevant de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ainsi qu’à certains partenariats avec d’autres organisations du système des Nations Unies. SANTÉ REPRODUCTIVE ET SANTÉ DE LA MÈRE, DU NOUVEAU-NÉ, DE L’ENFANT ET DE L’ADOLESCENT Réalisation 3.1 – Élargissement de l’accès aux interventions visant à améliorer la santé de la femme, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent Indicateurs de réalisation Base Cible Taux de prévalence de la contraception (toutes méthodes modernes confondues, au niveau mondial) 57 % (2015) 68 % (2019) Nombre de pays cibles ayant réduit d’au moins 10 % l’écart de quintile de richesse concernant la satisfaction de la demande de moyens de contraception modernes Sans objet 25/75 (2019) Accouchement en présence de personnel qualifié (pourcentage de naissances vivantes ayant lieu en présence d’un personnel de santé qualifié) 75 % (2015) 85 % (2019) Nombre de pays cibles ayant réduit d’au moins 10 % l’écart de quintile de richesse pour les accouchements en présence de personnel qualifié au cours de l’exercice Sans objet 25/75 (2019) Soins postnatals pour les mères et les enfants (pourcentage de femmes et de nouveau-nés bénéficiant d’un contact avec un prestataire de soins de santé dans les deux jours suivant l’accouchement) 60 % (2015) 70 % (2019) Allaitement maternel exclusif pendant six mois (pourcentage d’enfants de 0 à 5 mois nourris exclusivement au sein) 40 % (2015) 50 % (2019) Pourcentage d’enfants chez qui une pneumonie a été suspectée et qui ont été vus par un prestataire de soins de santé compétent 63 % (2016) 70 % (2019) Taux de natalité chez les adolescentes (pour 1000 filles de 15 à 19 ans) 45 pour 1000 filles (2015) 40 pour 1000 filles (2019) Pourcentage de femmes ayant déjà été mariées ou en couple, âgées de 15 à 49 ans, ayant été victimes de violence physique et/ou sexuelle de la part d’un partenaire intime masculin au cours des 12 derniers mois (indicateur 5.2.1 des objectifs de développement durable) 30 % (2013) 25 % (2019) Pourcentage d’enfants de moins de 5 ans ayant été enregistrés par une autorité civile (indicateur 16.9.1 des objectifs de développement durable) 72% (2014) (Base de données mondiale de l’UNICEF) À déterminer (2019) Nombre de pays dotés de textes législatifs et réglementaires garantissant aux femmes âgées de 15 à 49 ans l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’à des informations et une éducation dans ce domaine (indicateur 5.6.2 des objectifs de développement durable) 115/194 (2015) 150/194 (2019) EB140/36 86 Produit 3.1.1 – Capacité donnée aux pays d’améliorer la santé maternelle au moyen d’un accès encore élargi aux interventions efficaces visant à mettre un terme aux décès maternels avant la grossesse et jusqu’au post-partum et aux décès périnatals (mortinaissances et décès néonatals précoces), privilégiant la période de 24 heures qui entoure la naissance, et au moyen d’une amélioration de la qualité de ces interventions Indicateurs de produit Base Cible Nombre de pays qui alignent leurs plans sur la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent (2016-2030) en intégrant les cibles d’épanouissement et de transformation 0 (2015) 100/194 (2019) Nombre de pays cibles dotés de plans prévoyant des cibles intermédiaires pour mettre un terme aux décès maternels, mortinaissances et décès néonatals évitables d’ici à 2030 0 (2015) 54/54 (2019) Prestations des bureaux de pays • Adapter et mettre en œuvre les lignes directrices mondiales et animer un dialogue politique entre les partenaires au niveau des pays sur la stratégie et les plans d’ensemble visant à supprimer les goulets d’étranglement qui entravent les systèmes de santé et, en améliorant leur qualité, à élargir l’accès aux interventions visant à mettre un terme aux décès maternels et néonatals évitables et réduire les malformations congénitales • Appuyer le renforcement des capacités en vue d’améliorer l’information sur la santé maternelle et périnatale et en vue de suivre la mortalité maternelle et périnatale et de prendre des mesures pour la réduire • Renforcer la capacité nationale de collecte, d’analyse, de diffusion et d’utilisation de données sur la santé de la mère et du nouveau-né et instituer des examens de programme réguliers, notamment en recensant les meilleures pratiques, afin d’améliorer l’accès aux interventions et leur qualité • Collaborer avec les partenaires, notamment les autres institutions du Partenariat mondial pour la santé H6 et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, afin de dégager des synergies entre différents secteurs de programme et domaines du système de santé et de mobiliser des ressources pour mettre un terme aux décès maternels et néonatals évitables et prévenir la transmission mère-enfant du VIH Prestations des bureaux régionaux • Fournir un cadre pour les activités de sensibilisation et l’échange d’options de politique générale, de données d’expérience et de meilleures pratiques, et appuyer les politiques et stratégies visant à mettre un terme aux décès maternels et périnatals évitables et à réduire les malformations congénitales en améliorant l’accès aux interventions de qualité réalisées avant la grossesse et jusqu’au post-partum, en privilégiant la période de 24 heures qui entoure la naissance • Adapter les directives cliniques et les lignes directrices sur le suivi, notamment pour la surveillance des décès maternels et périnatals et la riposte, et l’étude des décès périnatals au niveau régional, et fournir un appui pour leur application dans les pays • Aider les pays à collaborer avec les partenaires, notamment les autres institutions du Partenariat mondial pour la santé H6 et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, afin de dégager des synergies entre différents secteurs de programme pour mettre un terme aux décès maternels et néonatals évitables • Aider les pays à adopter, mettre en œuvre et suivre les politiques, les stratégies et les lignes directrices visant à mettre un terme aux décès maternels et périnatals évitables et à améliorer la qualité, l’équité et la dignité des soins EB140/36 87 Prestations du Siège • Élaborer et actualiser des stratégies, des politiques et des orientations techniques pour améliorer l’accès à des interventions efficaces menées avant la grossesse et jusqu’au post-partum en vue de mettre un terme aux décès maternels et périnatals évitables, et pour améliorer la qualité de ces interventions • Renforcer la collaboration avec les partenaires, notamment les autres institutions du Partenariat mondial pour la santé H6, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le mécanisme mondial de financement et le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant • Renforcer la mesure et le suivi de la mortalité maternelle et périnatale, notamment en fournissant des estimations mondiales, en élaborant/actualisant des lignes directrices sur la surveillance des décès maternels/périnatals, les interventions visant à les prévenir et l’étude des décès évités de justesse, et en mesurant la qualité des soins maternels et néonatals ; définir des indicateurs clairs et publier des rapports mondiaux Produit 3.1.2 – Capacité donnée aux pays d’appliquer et de suivre des interventions efficaces pour couvrir les besoins non satisfaits en santé sexuelle et reproductive Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays qui appliquent les stratégies et interventions de l’OMS pour couvrir les besoins non satisfaits en planification familiale 30/69 (dénominateur à confirmer) 69/69 (2019) Nombre de lignes directrices techniques, cliniques et politiques publiées sur la santé sexuelle et reproductive (par exemple, sur la planification familiale et la santé maternelle et périnatale) Sans objet 15 (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les pays à utiliser une approche faisant appel à plusieurs parties prenantes ou à des partenariats pour supprimer les goulets d’étranglement qui entravent le système de santé et à adopter/adapter des lignes directrices sur la santé sexuelle et reproductive qui fassent le lien avec la lutte contre le VIH et la syphilis congénitale et avec la santé des adolescents, et apporter un soutien à leur mise en œuvre en s’attachant à réduire les inégalités en santé sexuelle et reproductive • Aider les pays à mettre en œuvre et à suivre les interventions relatives à la santé sexuelle et reproductive, à la prévention des avortements non sécurisés, aux infections sexuellement transmissibles et aux autres infections de l’appareil reproducteur et aux cancers des organes reproducteurs, et à la prévention et à la prise en charge de la violence sexuelle et sexiste, ainsi qu’à renforcer les liens avec les autres programmes, par exemple concernant les maladies non transmissibles • Renforcer le système d’information national en ajoutant des indicateurs de la santé sexuelle et reproductive Prestations des bureaux régionaux • Faciliter la coopération technique entre pays pour promouvoir le recours à des interventions, des lignes directrices et des outils efficaces pour atteindre les objectifs de développement durable connexes et répondre aux besoins non satisfaits en matière de santé sexuelle et reproductive, en s’attachant plus particulièrement à réduire les inégalités EB140/36 88 • Faciliter un dialogue politique régional sur la santé sexuelle et reproductive dans les pays ; organiser des consultations régionales permettant d’échanger des informations sur les meilleures pratiques • Appuyer la diffusion, l’adoption, la mise en œuvre et le suivi des politiques et des lignes directrices ainsi que le renforcement des systèmes de santé en matière de santé sexuelle et reproductive, notamment en ce qui concerne le VIH, les infections sexuellement transmissibles, les cancers gynécologiques et la prévention et la prise en charge de la violence sexuelle et sexiste Prestations du Siège • Élaborer des politiques ainsi que des directives techniques et cliniques reposant sur des bases factuelles pour répondre aux besoins non satisfaits de santé sexuelle et reproductive • Étoffer et valider les indicateurs de santé sexuelle et reproductive figurant dans les indicateurs et le cadre de suivi de la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent (2016-2030) Produit 3.1.3 – Capacité donnée aux pays d’appliquer et de suivre des plans stratégiques intégrés pour la santé du nouveau-né et de l’enfant, en privilégiant un accès élargi à des interventions de qualité visant à améliorer le développement du jeune enfant et à mettre un terme aux décès évitables de nouveau-nés et d’enfants dus à la pneumonie, à la diarrhée et à d’autres affections Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays qui incluent le développement du jeune enfant dans le cadre de plans de développement ou de plans stratégiques intégrés nationaux pour la santé du nouveau-né et de l’enfant À déterminer (2017) À déterminer (2019) Nombre de pays cibles disposant de plans assortis de cibles intermédiaires en vue de mettre un terme aux décès évitables de nouveau-nés et d’enfants d’ici à 2030 0 (2017) 54/54 (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les pays à élaborer des politiques et des stratégies, notamment pour la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant, et à adapter/adopter et à appliquer des lignes directrices et des outils pour prévenir la mortalité et la morbidité chez l’enfant • Mettre en place un mécanisme opérationnel de collaboration entre les programmes de santé reproductive et de santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant et les programmes pertinents comme les programmes de vaccination, ainsi que des approches multisectorielles pour améliorer la santé de l’enfant, et notamment la lutte contre la pneumonie et la diarrhée • Renforcer la capacité nationale de collecte, d’analyse et d’exploitation des données ventilées sur la morbidité et la mortalité de l’enfant et les causes de décès, dans le cadre du renforcement global des systèmes d’information sanitaire Prestations des bureaux régionaux • Faciliter, au niveau régional, le dialogue politique et stratégique entre les pays et les partenaires sur l’application plus étendue d’interventions intégrées efficaces pour améliorer la santé du nouveau-né et de l’enfant et le développement du jeune enfant et mettre un terme aux décès évitables de nouveau-nés et d’enfants conformément aux cibles des objectifs de développement durable • Appuyer la mise en œuvre et le suivi des stratégies et des plans au niveau régional et au niveau des pays EB140/36 89 • Collaborer avec les pays et les partenaires en vue de dégager des synergies entre les différents secteurs de programme par l’échange de données d’expérience et d’informations sur les meilleures pratiques pour améliorer la qualité des soins pour les enfants en s’appuyant sur une approche fondée sur les droits, pour prévenir et pour prendre en charge la diarrhée et la pneumonie et pour promouvoir la santé et le développement de l’enfant Prestations du Siège • Élaborer et actualiser des stratégies, des politiques et des orientations techniques, ainsi que les outils et les capacités nécessaires pour les adapter, les appliquer et en assurer le suivi, afin d’améliorer l’accès aux interventions en faveur de la santé du nouveau-né et de l’enfant visant à promouvoir le développement de l’enfant et à mettre fin aux décès évitables dus à la pneumonie, à la diarrhée, aux affections du nouveau-né et à d’autres affections, et améliorer la couverture de ces interventions • Actualiser et élaborer des outils de mise en œuvre, renforcer les capacités de les utiliser et fournir, le cas échéant, une expertise pour appuyer l’application de stratégies, de politiques et de lignes directrices intégrées pour le développement de l’enfant, et concernant la diarrhée, la pneumonie et les autres affections graves de l’enfant • Mettre au point et gérer un cadre de suivi et des bases de données mondiales, conformément aux indicateurs et au cadre de suivi de la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent (2016-2030), y compris l’Observatoire mondial de la santé, et publier des rapports mondiaux, par exemple sur le Child Health Epidemiology Reference Group, la Stratégie mondiale pour la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent (2016-2030) et l’initiative pour la qualité des soins Produit 3.1.4 – Capacité donnée aux pays d’appliquer et de suivre des politiques et stratégies intégrées de promotion de la santé et du développement de l’adolescent et de réduction des comportements à risque pendant l’adolescence Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays dotés d’une stratégie/d’un plan complet sur les adolescents dans le cadre d’une stratégie plus large sur la santé reproductive, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent ou d’un plan sanitaire national 47/194 (2016) 80/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les pays à adopter/adapter et appliquer des lignes directrices transversales pour les politiques et stratégies de santé de l’adolescent prévoyant le renforcement du système, et notamment l’amélioration de la fourniture des services de santé • Aider les pays à élaborer, appliquer et suivre des interventions complètes (ou intersectorielles) sur la santé de l’adolescent, notamment en renforçant les corrélations entre les activités et les programmes essentiels comme ceux concernant la santé sexuelle et reproductive, le VIH et les infections sexuellement transmissibles, la nutrition et l’exercice physique, la violence et les traumatismes, la lutte antitabac, l’utilisation de substances psychoactives, la santé mentale et la prévention des maladies non transmissibles ainsi que la promotion de modes de vie sains • Renforcer la qualité et la disponibilité des informations sur la santé de l’adolescent en ajoutant des indicateurs ventilés selon l’âge et le sexe dans les systèmes nationaux d’information sanitaire EB140/36 90 Prestations des bureaux régionaux • Aider les bureaux de pays à apporter un appui à l’adoption de lignes directrices fondées sur des bases factuelles et à appliquer des politiques et des interventions efficaces visant à promouvoir la santé de l’adolescent par des modes de vie sains et l’exercice physique et à réduire les comportements à risque de l’adolescent et les facteurs de risque, notamment en ce qui concerne la santé sexuelle et reproductive, le VIH et les infections sexuellement transmissibles, la nutrition, la violence et les traumatismes, l’abus de substances psychoactives, la lutte antitabac et la santé mentale • Faciliter le dialogue politique régional et la coopération technique entre les pays pour échanger des données techniques, des données sur les expériences concluantes et les meilleures pratiques de santé de l’adolescent et suivre l’application des programmes de santé de l’adolescent Prestations du Siège • Mettre au point des orientations politiques et stratégiques fondées sur des bases factuelles pour dégager des synergies entre les programmes clés et les domaines pertinents en vue de promouvoir la santé de l’adolescent • Élaborer un programme de recherche mondial complet sur les adolescents, notamment en fixant des priorités de recherche, jouer un rôle de leadership mondial pour faire avancer ces travaux et élaborer des lignes directrices à bases factuelles pour promouvoir la santé de l’adolescent et les modes de vie sains • Aider à compiler et analyser les données sur l’état de santé des adolescents et élaborer un cadre type pour la notification de données sur la santé de l’adolescent avec des données ventilées en fonction de différents critères, notamment selon l’âge et le sexe Produit 3.1.5 – Recherches entreprises et données factuelles produites et synthétisées concernant la santé du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent et la recherche programmatique connexe pour la mise au point des interventions essentielles Indicateur de produit Base Cible Nombre de publications scientifiques faisant état d’outils, de solutions et de stratégies nouveaux et améliorés dans le domaine de la santé du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent au cours de l’exercice Sans objet 100 (2019) Prestations des bureaux de pays • Appuyer la mise au point des priorités de la recherche en matière de santé sexuelle et reproductive et de santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent et l’application des résultats de la recherche au niveau des pays • Promouvoir des travaux de recherche opérationnelle et sur le système au niveau des pays, notamment des travaux qui étayeront les politiques et stratégies nationales et contribueront à la gestion et à la mise en œuvre des programmes • Renforcer le potentiel national de recherche en santé sexuelle et reproductive et en santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, en particulier dans les instituts nationaux, notamment en reliant ceux-ci aux centres collaborateurs de l’OMS EB140/36 91 Prestations des bureaux régionaux • Fixer les priorités de recherche régionales et soutenir la recherche • Renforcer les capacités de recherche dans les pays, notamment en facilitant la collaboration avec les centres collaborateurs de l’OMS et les institutions nationales, et en obtenant leur soutien ; planifier et faciliter l’échange et l’utilisation des résultats, en particulier pour les travaux de recherche multipays ; tenir à jour et actualiser une base de données régionale Prestations du Siège • Mettre en œuvre un programme de recherche complet, notamment en fixant les priorités de la recherche, et soutenir les centres de recherche • Coordonner la recherche et les examens systématiques en vue de produire des connaissances et une base de connaissances pour appuyer l’élaboration des interventions essentielles • Publier des rapports mondiaux et diffuser les résultats de la recherche et des examens systématiques Produit 3.1.6 – Recherches entreprises et capacités de recherche renforcées en santé sexuelle, reproductive et maternelle, par l’intermédiaire du Programme spécial PNUD/UNFPA/UNICEF/OMS/Banque mondiale de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine Indicateurs de produit Base Cible Nombre de publications scientifiques faisant état d’outils, de solutions et de stratégies nouveaux et améliorés dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive parues pendant l’exercice biennal Sans objet 200 (2019) Nombre de centres de recherche renforcés au moyen de subventions pour le renforcement des capacités de recherche pendant l’exercice biennal Sans objet 50 (2019) Nombre d’analyses systématiques de questions essentielles de santé sexuelle et reproductive publiées pendant l’exercice biennal Sans objet 60 (2019) Nombre de publications scientifiques parues pendant l’exercice biennal traitant principalement de questions de genre, de droits et d’équité en matière de santé sexuelle et reproductive Sans objet 20 (2019) Prestations du Siège • Recherches entreprises et données factuelles produites et synthétisées concernant la planification familiale, la santé maternelle et périnatale, la santé sexuelle et reproductive de l’adolescent, les infections sexuellement transmissibles, la prévention de l’avortement non sécurisé, la stérilité, la santé sexuelle, les mutilations sexuelles féminines, la violence à l’égard des femmes, et la santé sexuelle et génésique dans les situations d’urgence humanitaire • Capacités de recherche renforcées par l’Alliance des programmes de santé reproductive et par des subventions au renforcement des capacités de recherche aux niveaux institutionnel et individuel • Diffusion des résultats de la recherche et de lignes directrices par des réseaux et plateformes mondiaux, régionaux et nationaux EB140/36 92 VIEILLISSEMENT ET SANTÉ Réalisation 3.2 – Augmentation de la proportion des personnes pouvant vivre longtemps en bonne santé Indicateur de réalisation Base Cible Espérance de vie en bonne santé à la naissance (ou à 60 ans) 1 Hommes : 61,5 ans Femmes : 64,6 ans À déterminer (2019) Produit 3.2.1 – Moyens donnés aux pays d’élaborer, en se dotant de la capacité nécessaire, des politiques et des stratégies favorisant le vieillissement en bonne santé tout au long de la vie Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays qui ont élaboré et qui mettent en œuvre des plans nationaux de santé (politiques, stratégies, plans) prévoyant explicitement des mesures visant à répondre aux besoins des personnes âgées 0/194 (2017) 25/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les pays à élaborer et à mettre en œuvre, en se dotant de la capacité nécessaire, des plans et des politiques nationales et infranationales favorisant le vieillissement en bonne santé, notamment des plans multisectoriels pour le vieillissement en bonne santé Prestations des bureaux régionaux • Aider les pays à élaborer et à mettre en œuvre, en se dotant de la capacité nécessaire, des plans et des politiques nationales et régionales favorisant le vieillissement en bonne santé et la mise au point d’approches intersectorielles Prestations du Siège • Apporter un appui aux bureaux régionaux et aux bureaux de pays en vue d’aider les États Membres à élaborer et mettre en œuvre des politiques et des plans pour le vieillissement en bonne santé et à renforcer leurs capacités à cet égard • Créer et entretenir des dispositifs à l’échelle mondiale pour relier entre eux et appuyer les décideurs et les principaux partenaires • Promouvoir l’engagement politique de haut niveau, le dialogue politique et l’utilisation pratique des connaissances sur le vieillissement en bonne santé et maintenir des plateformes pour renforcer la collaboration intersectorielle 1 La base est l’espérance de vie moyenne en bonne santé au niveau mondial, par sexe, pour 2015, la dernière année pour laquelle des données sont disponibles. World Health Statistics, 2016. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2016. Voir la section 3.2 sur l’espérance de vie en bonne santé, reflétant les méthodes décrites dans le document technique WHO/HIS/HSI/GHE/2014.5, disponible à l’adresse http://www.who.int/healthinfo/statistics/LT_method.pdf?ua=1&ua=1 (consulté le 28 juin 2016). Cet indicateur de réalisation sera remplacé par l’espérance de vie en bonne santé à 60 ans si les estimations à partir de 2015 deviennent disponibles avant 2018. À cette fin, les pays doivent fournir des données de haute qualité sur la mortalité et la charge de morbidité chez les aînés pour obtenir des estimations de l’espérance de vie en bonne santé à la naissance et à 60 ans qui soient comparables. Il faudrait chercher à fournir dans les rapports mondiaux et nationaux des données de pays ventilées par sous-groupes et à établir une distinction entre l’espérance de vie à la naissance et à 60 ans. EB140/36 93 Produit 3.2.2 – Capacité donnée aux pays de fournir des soins intégrés centrés sur les personnes âgées répondant aux besoins des deux sexes et de remédier aux inégalités en santé dans les situations de revenu faible, intermédiaire ou élevé Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays bénéficiant d’un appui pour fournir des soins intégrés centrés sur les personnes âgées répondant aux besoins des deux sexes dans les situations de revenu faible, intermédiaire ou élevé 21 (2017) 39 (2019) Prestations des bureaux de pays • Promouvoir et fournir un appui technique aux pays pour leur permettre d’assurer des soins de santé centrés sur la personne et des soins au long cours, dans le contexte de la couverture sanitaire universelle, sur la base des lignes directrices cliniques de l’OMS relatives aux soins intégrés pour les personnes âgées Prestations des bureaux régionaux • Fournir un appui technique pour favoriser la compréhension et l’élaboration des politiques et des plans pour mettre en place des systèmes de soins au long cours durables et équitables • Aider les bureaux de pays à fournir un appui à la réorientation des systèmes de santé et à des soins intégrés centrés sur les aînés, dans le contexte de la couverture sanitaire universelle, sur la base des lignes directrices cliniques de l’OMS relatives aux soins intégrés pour les personnes âgées Prestations du Siège • Élaborer des normes, des critères, des lignes directrices et des orientations politiques/techniques pour appuyer l’alignement des systèmes de santé en vue de soins intégrés centrés sur les personnes âgées • Fournir des orientations et un appui technique sur des modèles de soins au long cours durables et équitables applicables aux différents niveaux de ressources • Fournir des conseils techniques et mettre au point des approches normalisées pour permettre le suivi et l’évaluation des systèmes de soins de santé et de soins au long cours mondiaux, régionaux et nationaux Produit 3.2.3 – Renforcement des bases factuelles, du suivi et de l’évaluation pour guider les politiques et mesures sur les questions essentielles relatives à la santé des personnes âgées Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays qui suivent et notifient les différentes tendances et la distribution en matière de santé et les déterminants de la santé chez les personnes âgées 14 (2017) 31 (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les États Membres à renforcer la collecte, l’analyse, l’échange et la notification de données issues du suivi et de la surveillance du vieillissement en bonne santé aux niveaux national, infranational et communautaire • Aider les États Membres à promouvoir la recherche et la synthèse des données factuelles sur les solutions propres à favoriser le vieillissement en bonne santé EB140/36 94 Prestations des bureaux régionaux • Aider les États Membres à renforcer l’examen et l’échange des données, des indicateurs et des méthodes pour le suivi et la surveillance ; contribuer à l’élaboration des unités de mesure et méthodes de l’OMS ; et les intégrer aux systèmes d’information sanitaire existants • Engager un dialogue politique et des activités de plaidoyer pour renforcer les capacités de recherche et de synthèse des données factuelles, les méthodes et la collaboration afin de favoriser le vieillissement en bonne santé Prestations du Siège • Élaborer et communiquer un programme de recherche mondial sur le vieillissement en bonne santé et encourager sa mise en œuvre, notamment l’extension et le renforcement du réseau mondial de centres collaborateurs de l’OMS sur le vieillissement en bonne santé • Élaborer et favoriser le consensus sur les unités de mesure et les méthodes visant à décrire, analyser, suivre et notifier le vieillissement en bonne santé aux niveaux de la communauté et de la population ; favoriser la production de données de haute qualité à des intervalles réguliers ; et fournir une orientation technique pour leur utilisation par les Régions et les pays • Compiler, analyser et notifier le suivi du vieillissement en bonne santé au niveau mondial Produit 3.2.4 – Élaboration et maintien d’environnements adaptés aux personnes âgées dans les pays suivant la stratégie et le plan d’action sur le vieillissement et la santé Indicateurs de produit Base Cible Nombre de pays dont au moins une municipalité participe au Réseau mondial OMS des villes et des communautés amies des aînés 45 (2017) 64 (2019) Nombre de pays participant à la campagne mondiale contre l’âgisme 0 (2017) 10 (2019) Prestations des bureaux de pays • Promouvoir et appuyer la création d’environnements adaptés aux personnes âgées et de mesures contre le vieillissement dans les situations de crise humanitaire Prestations des bureaux régionaux • Fournir un appui technique pour permettre aux États Membres d’aménager des villes et des communautés adaptées aux personnes âgées et pour répondre de manière satisfaisante aux besoins des aînés dans les situations de crise humanitaire Prestations du Siège • Renforcer et étendre le Réseau mondial OMS des villes et des communautés amies des aînés • Élaborer et mettre en œuvre une campagne mondiale contre l’âgisme • Fournir une orientation et un soutien techniques aux bureaux régionaux et de pays pour permettre aux pays d’élaborer des environnements adaptés aux personnes âgées, y compris dans les situations de crise humanitaire EB140/36 95 INTÉGRATION D’UNE DÉMARCHE ANTISEXISTE, SOUCIEUSE DE L’ÉQUITÉ ET RESPECTUEUSE DES DROITS HUMAINS Réalisation 3.3 – Intégration de l’équité, de l’égalité entre les sexes et des droits humains dans les politiques et programmes du Secrétariat et des pays visant à réduire les inégalités en santé dans le cadre de la réalisation des objectifs de développement durable Indicateur de réalisation Base Cible Réduction des inégalités en santé, notamment des inégalités entre les sexes à l’intérieur des pays 65 (2016) 85 (2019) Produit 3.3.1 – Intégration de l’équité, de l’égalité entre les sexes et des droits humains dans les mécanismes de gestion et de planification et les prestations programmatiques de l’OMS pour réduire les inégalités en santé et faire en sorte que personne ne soit laissé à l’écart Indicateur de produit Base Cible Nombre de secteurs de programme de l’OMS dans lesquels l’équité en santé, l’égalité entre les sexes et les droits humains ont été intégrés de manière à ne laisser personne à l’écart 13/24 (2017) 21/24 (2019) Prestations des bureaux de pays • Permettre le renforcement des capacités en matière d’équité, d’égalité entre les sexes et de droits humains pour le personnel technique des bureaux de pays • Adapter et appliquer en fonction des spécificités nationales des outils et des méthodologies en vue d’intégrer l’équité, l’égalité entre les sexes et les droits humains dans les secteurs de programme de l’OMS au niveau des pays • Contribuer à l’analyse au niveau des pays et à l’échange de données d’expérience et d’enseignements, avec des recommandations, en vue d’intégrer l’équité, l’égalité entre les sexes et les droits humains dans les secteurs de programme de l’OMS au niveau des pays Prestations des bureaux régionaux • Contribuer à la mise au point de méthodologies et d’outils mondiaux, et à leur adaptation régionale, en vue d’intégrer l’équité, l’égalité entre les sexes et les droits humains dans les secteurs de programme et les mécanismes institutionnels de l’OMS • Fournir une assistance technique, faciliter la collaboration entre programmes et renforcer la capacité du personnel des bureaux régionaux et des bureaux de pays à utiliser les outils et les méthodologies permettant d’intégrer l’équité, l’égalité entre les sexes et les droits humains (et, le cas échéant, la diversité) dans les secteurs de programme et mécanismes institutionnels de l’OMS • Procéder à une analyse régionale et à l’échange de données d’expérience et d’enseignements, en formulant des recommandations sur l’intégration de l’équité, de l’égalité entre les sexes et des droits humains dans les secteurs de programme de l’OMS au niveau des pays et des Régions Prestations du Siège • Prêter assistance aux bureaux régionaux, selon les besoins, en complétant les compétences disponibles pour soutenir l’utilisation d’outils, de méthodologies et de mécanismes institutionnels (tels que le suivi des inégalités en santé, l’autoévaluation et l’élaboration de plans de travail) visant à intégrer l’équité, l’égalité entre les sexes et les droits humains aux secteurs de programme de l’OMS EB140/36 96 • Donner des orientations, mettre en application des connaissances et fournir une expertise lorsque des capacités techniques supplémentaires sont requises, pour l’intégration de l’équité, de l’égalité entre les sexes et des droits humains dans les secteurs de programme de l’OMS • Suivre et évaluer les secteurs de programme pour apprécier les besoins d’une meilleure intégration en matière d’équité, d’égalité entre les sexes et de droits humains et juger de l’efficacité des approches actuelles Produit 3.3.2 – Capacité donnée aux pays d’intégrer et de suivre l’équité en santé et les approches tenant compte de l’égalité entre les sexes et fondées sur les droits humains dans l’ensemble des politiques et des programmes de santé nationaux pour renforcer la gouvernance et la redevabilité et parvenir à la couverture sanitaire universelle Indicateurs de produit Base Cible Nombre de pays mettant en œuvre au moins deux activités soutenues par l’OMS afin de tenir compte de l’équité, de l’égalité entre les sexes et des droits humains dans leurs politiques et les programmes sanitaires afin que personne ne soit laissé à l’écart 70 (2017) 100 (2019) Nombre de pays intégrant le suivi des inégalités dans leurs systèmes d’information sanitaire afin de concevoir des politiques et des plans et de suivre les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable À collecter au moyen d’une enquête mondiale (les résultats sont attendus fin 2017) À définir (2017) Prestations des bureaux de pays • Assurer ou faciliter un appui technique au dialogue politique entre plusieurs parties prenantes sur l’intégration et le suivi de l’équité, de l’égalité entre les sexes et des droits humains dans la législation, les politiques et les programmes relatifs à la santé • Faciliter la participation de l’OMS aux travaux interinstitutions sur l’équité, l’égalité entre les sexes et les droits humains, y compris au renforcement des capacités et des mesures nationales relatives à l’établissement des rapports au titre des traités et conventions se rapportant à la santé • Faciliter l’adaptation et l’application au niveau des pays des méthodologies, lignes directrices et outils de l’OMS visant à intégrer l’équité, l’égalité entre les sexes et les droits humains dans les politiques et programmes de santé, et suivre les progrès de cette intégration • Renforcer les politiques et programmes de santé fondés sur des bases factuelles en favorisant l’équité et l’analyse de l’égalité entre les sexes, et l’évaluation des données nationales sous l’angle des droits humains Prestations des bureaux régionaux • Organiser et faciliter des partenariats, des plateformes et un dialogue aux niveaux régional et national, ainsi que la collaboration intersectorielle en matière d’équité, d’égalité entre les sexes et de droits humains • Fournir un appui technique aux pays et favoriser un dialogue politique multisectoriel visant à intégrer l’équité, l’égalité entre les sexes et les droits humains (et, le cas échéant, la diversité) dans les politiques et programmes de santé EB140/36 97 • Conduire l’analyse régionale et assurer l’échange de données d’expérience et d’enseignements, en fournissant des recommandations concernant l’intégration de l’équité, de l’égalité entre les sexes et des droits humains dans les politiques et programmes de santé • Faciliter et conduire des analyses des données nationales quantitatives et qualitatives existantes sous l’angle de l’équité et de l’égalité entre les sexes afin de renforcer les bases factuelles régionales et nationales, de les utiliser et de suivre l’équité, l’égalité entre les sexes et les droits humains dans les politiques et les programmes de santé Prestations du Siège • Renforcer les bases factuelles concernant l’intégration de l’équité, de l’égalité entre les sexes et des droits humains dans les politiques et programmes de santé, par l’analyse et l’échange de données d’expérience et d’enseignements au niveau mondial, et formuler des recommandations sur les interventions rentables • Favoriser, renforcer et réunir des groupes d’experts mondiaux, des tribunes et des partenariats sur l’équité, l’égalité entre les sexes et les droits humains • Mettre au point et renforcer des outils techniques et des méthodologies sur l’intégration et le suivi de l’équité, de l’égalité entre les sexes et des droits humains dans les politiques et programmes de santé • Aider les bureaux régionaux à renforcer la capacité et l’action des pays pour l’intégration et le suivi de l’équité, de l’égalité entre les sexes et des droits humains dans les programmes et politiques de santé DÉTERMINANTS SOCIAUX DE LA SANTÉ Réalisation 3.4 – Renforcement des politiques et des mesures intersectorielles pour améliorer l’équité en santé en agissant sur les déterminants sociaux de la santé Indicateurs de réalisation Base Cible Nombre de pays dans lesquels la proportion de la population urbaine vivant dans des bidonvilles, des implantations sauvages ou des logements inadaptés a diminué 8/194 (2017) 12/194 (2019) Nombre de pays dans lesquels la différence entre le quintile de revenu supérieur et inférieur en ce qui concerne le pourcentage de ménages cuisinant avec des combustibles solides a diminué 8/194 (2017) 14/194 (2019) Produit 3.4.1 – Amélioration des politiques, des capacités et des mesures intersectorielles des pays relatives aux déterminants sociaux de la santé et à la réduction des inégalités en santé par les approches de la santé dans toutes les politiques, de la gouvernance et de la couverture sanitaire universelle dans le cadre des objectifs de développement durable Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays appliquant des outils et des orientations de l’OMS pour renforcer les capacités et les interventions en faveur de « la santé dans toutes les politiques » 35*/194 (2017) 48*/194 (2019) * Ces chiffres ne tiennent pas compte des estimations cibles de la Région des Amériques. EB140/36 98 Prestations des bureaux de pays • Réunir les partenaires, animer un dialogue politique, étudier et adapter au niveau national des outils et des lignes directrices de l’OMS afin de faciliter la mise en place de mécanismes de coordination pour appuyer la gouvernance en vue d’appliquer l’approche de « la santé dans toutes les politiques », notamment en vue de faire progresser les mesures visant à atteindre les objectifs de développement durable • Appuyer les politiques, les programmes, les outils et les processus intersectoriels de prise de décisions au niveau national afin que des mesures soient prises et que les capacités soient renforcées pour agir sur les déterminants sociaux de la santé et l’égalité en santé, y compris en utilisant des données factuelles et des exemples des pays, en évaluant l’équité en santé et en menant des recherches sur les politiques • Aider les pays à mettre au point des pratiques/mesures pour appliquer les résolutions et les programmes aux niveaux mondial et régional en tenant compte des déterminants sociaux de la santé, de l’équité en santé et de « la santé dans toutes les politiques » Prestations des bureaux régionaux • Réunir les partenaires et animer un dialogue politique au niveau régional à des fins de sensibilisation et pour mettre en place des mécanismes de coordination et appuyer la gouvernance régionale en vue d’agir sur les déterminants sociaux de la santé et appliquer l’approche de « la santé dans toutes les politiques », notamment pour faire progresser les mesures visant à atteindre les objectifs de développement durable • Aider les bureaux de pays à fournir un appui aux pays pour l’application des bonnes pratiques dans l’action sur les déterminants sociaux de la santé, l’analyse de l’équité en santé et la mise en œuvre des résolutions et des programmes mondiaux et régionaux sur « la santé dans toutes les politiques » • Appuyer l’élaboration et l’utilisation de données et d’outils appropriés relatifs aux déterminants sociaux de la santé et à l’équité en santé dans les politiques régionales concernant différents programmes/questions sanitaires et dans les processus intersectoriels de prise de décisions Prestations du Siège • Mettre au point des orientations mondiales et renforcer les capacités relatives aux approches de « la santé dans toutes les politiques » et de la gouvernance à l’appui de l’élaboration et de l’application de politiques, de mécanismes et de mesures intersectorielles relatives aux déterminants sociaux de la santé et à l’équité en santé, notamment pour faire progresser les mesures visant à atteindre les objectifs de développement durable • Élaborer des orientations et des outils à l’appui de la recherche sur les politiques, de l’analyse de l’équité et de l’utilisation de données relatives aux déterminants sociaux de la santé et à l’équité en santé dans les politiques et les processus intersectoriels de prise de décisions aux niveaux national, régional et mondial • Renforcer le dialogue et l’action au niveau mondial concernant les déterminants sociaux de la santé et l’équité en santé dans les organisations du système des Nations Unies et auprès des principaux partenaires dans le contexte de la couverture sanitaire universelle, des interventions sanitaires d’urgence, de la charge de morbidité croissante, des objectifs de développement durable et du programme de développement pour l’après-2015 EB140/36 99 Produit 3.4.2 – Intégration d’une approche fondée sur les déterminants sociaux de la santé pour améliorer la santé et réduire les inégalités en santé dans les programmes et stratégies nationaux, régionaux et mondiaux de santé ainsi qu’à l’intérieur de l’OMS, dans le cadre d’approches liées à la couverture sanitaire universelle et des objectifs de développement durable Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays ayant amélioré la planification, la mise en œuvre et le suivi des programmes de santé en y intégrant les déterminants sociaux de la santé et l’équité en santé, conformément aux outils et aux orientations soutenus par l’OMS 41*/194 (2017) 53*/194 (2019) * Ces chiffres ne tiennent pas compte des estimations cibles de la Région des Amériques. Prestations des bureaux de pays • Appuyer et promouvoir l’intégration des déterminants sociaux de la santé et de l’équité en santé dans les programmes, politiques et stratégies nationaux de santé et la production de données factuelles sur la mise en œuvre, si nécessaire • Appuyer l’intégration des déterminants sociaux de la santé et de l’équité en santé dans les programmes de pays de l’OMS et la production de données factuelles sur la mise en œuvre, si nécessaire Prestations des bureaux régionaux • Mettre au point ou adapter les stratégies de renforcement des capacités et/ou les outils d’orientation et fournir un appui technique aux pays pour intégrer et mettre en œuvre les déterminants sociaux de la santé et l’équité en santé dans les programmes, politiques et stratégies des pays • Élaborer ou adapter les stratégies de renforcement des capacités et fournir un soutien technique pour l’intégration et la mise en œuvre des déterminants sociaux de la santé et de l’équité en santé dans les programmes, politiques et stratégies de l’OMS • Réunir et diffuser les données factuelles, les enseignements et les bonnes pratiques relatifs aux déterminants sociaux de la santé et à l’équité en santé dans les stratégies, politiques et programmes des pays Prestations du Siège • Élaborer des orientations et des outils pour renforcer les capacités et appuyer l’intégration et la mise en œuvre des déterminants sociaux de la santé et de l’équité en santé dans les programmes et stratégies de santé nationaux, régionaux et mondiaux • Réunir et diffuser les enseignements et les bonnes pratiques sur l’intégration et la mise en œuvre des déterminants sociaux de la santé et de l’équité en santé dans les programmes, politiques et stratégies de santé, en collaboration avec les bureaux régionaux et les bureaux de pays EB140/36 100 Produit 3.4.3 – Suivi des tendances et des progrès concernant les mesures relatives aux déterminants sociaux de la santé et à l’équité en santé, notamment dans le cadre de la couverture sanitaire universelle et des objectifs de développement durable Indicateur de produit Base Cible Suivi et notification des tendances et progrès mondiaux et régionaux concernant les mesures relatives aux déterminants sociaux de la santé et à l’équité en santé 2* (2017) 4* (2019) * La base et la cible ne tiennent pas compte des estimations de la Région des Amériques. Prestations des bureaux de pays • Renforcer les capacités des pays et appuyer la collecte, l’analyse, la diffusion et l’utilisation des données sur les mesures relatives aux déterminants sociaux de la santé et à l’équité en santé prises au niveau national, y compris dans le contexte du suivi mondial des objectifs de développement durable et de la couverture sanitaire universelle • Renforcer les systèmes d’information sanitaire au niveau des pays pour agir sur les déterminants de la santé et les inégalités en santé et atteindre les populations difficiles d’accès et vulnérables • Soutenir le renforcement des systèmes de santé à l’aide de données stratégiques afin que l’ensemble de la population puisse bénéficier de services inclusifs (dans les régions en proie à des conflits ou frappées par des catastrophes, les systèmes de santé doivent pouvoir prendre en charge les populations les plus négligées, y compris les castes et les tribus répertoriées) Prestations des bureaux régionaux • Appuyer le renforcement des systèmes d’information sanitaire et des réseaux au niveau régional pour la collecte, l’analyse, la diffusion et l’utilisation des données afin de suivre la situation et les tendances régionales concernant les mesures relatives aux déterminants sociaux de la santé et à l’équité en santé, y compris dans le contexte du suivi mondial de la couverture sanitaire universelle et des objectifs de développement durable • Aider les bureaux de pays à renforcer les capacités par le biais de la formation et à renforcer l’information sanitaire nationale en vue d’agir sur les déterminants sociaux de la santé et l’équité en santé et d’examiner/analyser la santé dans toutes les politiques Prestations du Siège • Assurer le suivi et la notification de la situation et des tendances mondiales concernant les mesures relatives aux déterminants sociaux de la santé et à l’équité en santé en regroupant, validant, analysant, diffusant et utilisant les données liées à la santé, y compris dans le contexte de la couverture sanitaire universelle et des objectifs de développement durable • Fournir un appui technique et un soutien général aux bureaux régionaux afin qu’ils participent au renforcement des bureaux de pays par le biais de la formation et qu’ils renforcent les informations sanitaires nationales, y compris la recherche sur les interventions des objectifs de développement durable et l’évaluation de leur impact, dans le but d’agir sur les déterminants sociaux de la santé et l’équité en santé EB140/36 101 SANTÉ ET ENVIRONNEMENT Réalisation 3.5 – Réduction des menaces environnementales qui pèsent sur la santé Indicateurs de réalisation 1,2 Base Cible Proportion de la population utilisant des services d’alimentation en eau potable gérés en toute sécurité (indicateur 6.1.1 relatif aux objectifs de développement durable) À déterminer (2017) À déterminer (2019) Proportion de la population utilisant des services d’assainissement gérés en toute sécurité, notamment des équipements pour se laver les mains avec de l’eau et du savon (indicateur 6.2.1 relatif aux objectifs de développement durable) À déterminer (2017) À déterminer (2019) Proportion de la population utilisant principalement des carburants et technologies propres (indicateur 7.1.2 relatif aux objectifs de développement durable) À déterminer (2017) À déterminer (2019) Niveau moyen annuel de particules fines (PM 2,5 et PM 10, par exemple) dans les villes, pondéré en fonction du nombre d’habitants (indicateur 11.6.2 relatif aux objectifs de développement durable) À déterminer (2017) À déterminer (2019) Produit 3.5.1 – Renforcement de la capacité des pays à évaluer les risques pour la santé et à élaborer et appliquer des politiques, des stratégies ou une réglementation visant à éviter, atténuer et gérer les conséquences des risques environnementaux et professionnels pour la santé Indicateurs de produit Base Cible Nombre de pays ayant procédé à une évaluation nationale ou un examen de la situation concernant l’eau et l’assainissement en ayant recours aux données, à l’analyse ou à l’appui technique de l’OMS 55/194 (2017) 65/194 (2019) Nombre de pays ayant élaboré des plans sanitaires d’adaptation au changement climatique 40/194 (2017) 52/194 (2019) Nombre de pays ayant mis au point des instruments politiques nationaux pour la santé des travailleurs avec l’appui de l’OMS 145/194 (2008) À déterminer 3 1 Les indicateurs de réalisation choisis pour 2018-2019 font partie des indicateurs relatifs aux objectifs de développement durable concernant la santé et l’environnement dont l’OMS est officiellement garante. Ils ont été choisis, car les définitions et les méthodologies d’évaluation ont été convenues avec le Groupe d’experts des Nations Unies et de l’extérieur chargé des indicateurs relatifs aux objectifs de développement durable et, car les estimations de base seront disponibles d’ici à mi-2017. Les évaluations de suivi de ces indicateurs devraient également avoir lieu avant fin 2019, ce qui permettra donc de rendre compte utilement des résultats au cours de l’exercice biennal. 2 Rapport du Groupe d’experts des Nations Unies et de l’extérieur chargé des indicateurs relatifs aux objectifs de développement durable (document E/CN.3/2016/2/Rev.1, disponible à l’adresse http://www.un.org/ga/search/ view_doc.asp?symbol=E/CN.3/2016/2/Rev.1&referer=https://www.google.com/&Lang=F (consulté le 30 juin 2016). 3 Cet indicateur permet de suivre les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures préconisées dans la résolution WHA60.26 (Plan d’action mondial pour la santé des travailleurs 2008-2017). Une évaluation des progrès accomplis est en cours et il en sera fait rapport à la Soixante et Onzième Assemblée mondiale de la Santé, en mai 2018. À ce moment-là, davantage de précisions devraient être données sur les cibles et les activités supplémentaires que le Secrétariat devra soutenir dans ce domaine au cours de l’exercice 2018-2019. EB140/36 102 Prestations des bureaux de pays • Améliorer grâce à l’appui technique de l’OMS les capacités nationales et infranationales de participer à une coordination intersectorielle efficace pour l’environnement, le travail et la santé, d’évaluer et de gérer les conséquences des risques environnementaux pour la santé, y compris par une évaluation de l’impact sur la santé et d’appuyer l’élaboration de politiques et de plans nationaux de salubrité de l’environnement et de santé des travailleurs • Renforcer les capacités nationales et infranationales de préparation et de riposte aux situations d’urgence environnementale (par exemple, les événements météorologiques extrêmes, les situations d’urgence chimique et radiologique et les autres situations d’urgence environnementale), y compris dans le contexte du Règlement sanitaire international (2005), et agir sur les risques sanitaires d’origine environnementale, par exemple en fournissant de l’eau et des moyens d’assainissement en quantité suffisante et en veillant à la santé et à la sécurité des travailleurs lors de la préparation et de la riposte à toutes les situations d’urgence sanitaire Prestations des bureaux régionaux • Assurer le leadership de l’OMS pour faciliter l’élaboration de stratégies/plans d’action régionaux sur la salubrité de l’environnement, concernant notamment l’eau, l’assainissement, les déchets, la qualité de l’air, les produits chimiques et les changements climatiques, et sur la santé et la sécurité des travailleurs • Fournir un appui technique aux bureaux de pays, selon les besoins, pour soutenir l’élaboration et l’application de politiques et de règles sur la salubrité de l’environnement et la santé des travailleurs et pour renforcer les systèmes de santé afin d’améliorer l’évaluation et la gestion des menaces environnementales qui pèsent sur la santé, et promouvoir et protéger la santé des travailleurs, y compris dans les situations d’urgence • Créer, soutenir et renforcer des partenariats et des plateformes politiques intersectorielles entre États Membres et partenaires régionaux pour agir sur les déterminants environnementaux de la santé et les déterminants de la santé des travailleurs Prestations du Siège • Mettre au point des méthodes et des outils et produire des données pour aider à élaborer des politiques, stratégies et règles visant à éviter et gérer les risques environnementaux et professionnels et les changements climatiques, notamment dans des secteurs de l’économie autres que la santé • Leadership et soutien de l’OMS pour l’élaboration et l’application de stratégies/plans d’action mondiaux sur la salubrité de l’environnement et la santé des travailleurs, et pour renforcer la coopération mondiale et les partenariats pour agir sur les déterminants environnementaux et professionnels de la santé • Fournir un appui technique aux bureaux régionaux, selon les besoins, dans des domaines techniques hautement spécialisés, y compris dans les situations d’urgence • Mettre au point des lignes directrices, des modes opératoires normalisés, des politiques, des outils et des matériels de formation pour la préparation et les interventions face aux situations d’urgence environnementale (par exemple, les événements météorologiques extrêmes, les situations d’urgence chimique et radiologique et les autres situations d’urgence environnementale), y compris dans le contexte du Règlement sanitaire international (2005), et agir sur les risques sanitaires d’origine environnementale, par exemple en fournissant de l’eau et des moyens d’assainissement en quantité suffisante et en veillant à la santé et à la sécurité des travailleurs lors de la préparation et de la riposte à toutes les situations d’urgence sanitaire EB140/36 103 Produit 3.5.2 – Élaboration de normes, de critères et de lignes directrices relatifs aux risques et avantages pour la salubrité de l’environnement et la santé des travailleurs associés, par exemple, à la pollution atmosphérique, aux nuisances sonores, aux produits chimiques, aux déchets, à l’eau et à l’assainissement, aux rayonnements, et aux changements climatiques, et l’appui technique aux niveaux des Régions et des pays pour leur mise en œuvre Indicateur de produit Base Cible Nombre de normes, critères et lignes directrices de l’OMS élaborés ou actualisés au cours de l’exercice biennal concernant les risques pour la salubrité de l’environnement et la santé des travailleurs 0 (2017) 3 (2019) Nombre de pays qui ont mis au point des politiques ou des normes nationales, ou qui ont révisé celles qui existent, sur la base des lignes directrices de l’OMS relatives aux risques sanitaires environnementaux et aux risques pour la santé des travailleurs 35 (2017) 50 (2019) Prestations des bureaux de pays • Appui technique de l’OMS pour l’application dans les pays et dans les villes des lignes directrices, des outils et des méthodologies de l’OMS pour prévenir et gérer les conséquences pour la santé des déterminants environnementaux de la santé, par exemple ceux associés à la pollution de l’air, à l’exposition aux produits chimiques, au défaut d’accès à l’eau et aux moyens d’assainissement, et les risques pour la santé des travailleurs Prestations des bureaux régionaux • Appui technique de l’OMS pour l’application et l’adaptation dans les pays et dans les villes des normes, critères et lignes directrices de l’OMS en matière de salubrité de l’environnement et de santé des travailleurs, selon les besoins, et pour l’application de ces normes, critères et lignes directrices au niveau régional ou leur élaboration si cela est pertinent et nécessaire, en accord et en coordination avec le Siège Prestations du Siège • Élaborer et actualiser les normes, critères et lignes directrices sur les risques environnementaux et professionnels pour la santé, et fournir un appui aux bureaux régionaux et aux bureaux de pays, le cas échéant, pour leur application, en tenant compte des données produites aux niveaux régional et national Produit 3.5.3 – Prise en compte des objectifs de santé publique dans l’application des conventions et accords multilatéraux sur l’environnement, dans les initiatives relatives à l’environnement, dans l’Accord de Paris (tel qu’adopté par la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), dans les conventions internationales du travail relatives à la santé et à la sécurité au travail et en relation avec les objectifs de développement durable Indicateurs de produit Base Cible Nombre de pays ayant intégré des considérations de santé publique dans leur stratégie nationale à l’appui de la ratification et de la mise en œuvre de la Convention de Minamata sur la base d’éléments fournis par l’OMS 7 (2017) 20 (2019) EB140/36 104 Indicateurs de produit Base Cible Nombre de pays ayant intégré des considérations de santé publique relatives à l’atténuation dans leurs contributions à l’application de l’Accord de Paris, déterminées au niveau national 1 28/194 (2017) 28/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Appui technique de l’OMS pour une collaboration intersectorielle efficace, afin d’animer des dialogues politiques et de réunir des partenaires pour accorder une plus large place aux questions de santé publique dans les programmes nationaux relatifs à l’environnement, au travail et au développement durable, et pour appliquer, aux niveaux des pays et des villes, les dispositions des conventions et accords multilatéraux sur l’environnement, le travail et le développement durable Prestations des bureaux régionaux • Défendre et soutenir activement la coopération multisectorielle entre les parties prenantes au niveau régional et pour promouvoir le programme de santé dans les initiatives régionales sur l’environnement, le travail et le développement durable et pour la mise en œuvre d’accords régionaux multilatéraux sur l’environnement, y compris dans le cadre de réunions intergouvernementales et de partenariats pertinents, au niveau régional • Suivre la situation et les tendances régionales en matière de salubrité de l’environnement et de santé des travailleurs et présenter des rapports à ce sujet, notamment dans le cadre des efforts mondiaux de suivi selon qu’il conviendra Prestations du Siège • L’OMS assure la direction technique de réunions d’instances mondiales en matière d’environnement et de développement durable, regroupant d’autres organismes des Nations Unies, des donateurs internationaux et des organismes concernés par les questions de santé publique • Mener une action de sensibilisation pour favoriser la prise en compte des questions de santé publique dans l’élaboration et l’application d’accords multilatéraux, de conventions et d’initiatives mondiales sur l’environnement, le travail et le développement durable • Suivre la situation et les tendances en matière de salubrité de l’environnement et de santé au travail au niveau mondial et présenter des rapports sur ce sujet, notamment dans le contexte des objectifs de développement durable 1 La cible pour 2019 et la base sont identiques, car les pays ne sont pas censés actualiser leurs contributions déterminées au niveau national avant 2020, conformément au calendrier défini dans l’Accord de Paris. EB140/36 105 BUDGET PAR BUREAU ET PAR SECTEUR DE PROGRAMME (EN MILLIONS DE US $) Secteur de programme Afrique Amériques Asie du Sud-Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental Siège Total 3.1 Santé reproductive et santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent 74,9 19,9 17,2 7,4 19,8 12,5 59,6 211,3 3.2 Vieillissement et santé 1,7 1,5 0,6 1,5 0,9 1,4 7,3 14,9 3.3 Intégration d’une démarche antisexiste, soucieuse de l’équité et respectueuse des droits humains 4,1 3,0 1,0 1,1 1,3 1,5 6,3 18,3 3.4 Déterminants sociaux de la santé 8,9 4,3 1,9 8,2 2,8 1,9 4,2 32,2 3.5 Santé et environnement 15,7 7,6 8,9 21,5 5,5 10,7 37,7 107,6 Total – Catégorie 3 105,3 36,3 29,6 39,7 30,3 28,0 115,1 384,3 Secteur de programme Afrique Amériques Asie du Sud-Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental Siège Total Recherche en reproduction humaine – – – – – – 68,4 68,4 Total – Recherche en reproduction humaine – – – – – – 68,4 68,4 EB140/36 106 CATÉGORIE 4 – SYSTÈMES DE SANTÉ Des systèmes de santé fondés sur les soins de santé primaires, favorisant la couverture sanitaire universelle À la fin de l’exercice, il ne restera que 10 ans pour atteindre la cible des objectifs de développement durable visant à faire en sorte que chacun ait accès aux services de santé de bonne qualité dont il a besoin sans être exposé à des difficultés financières dues au paiement de ces services. Cela suppose : un système de santé résilient, efficace, réactif et bien géré ; un système de financement des services de santé ; l’accès aux médicaments et aux technologies essentiels ; et des ressources humaines en nombre suffisant, composées de personnels de santé bien formés et motivés. Aujourd’hui, on estime à 400 millions le nombre de personnes toujours privées des services de santé essentiels dont elles ont besoin, parce que ces services sont inaccessibles, inexistants ou d’un coût excessif. Beaucoup d’autres obtiennent des services, mais de piètre qualité. L’aggravation des inégalités dans le monde entraîne chaque année la paupérisation de quelque 100 millions de personnes contraintes de payer elles-mêmes pour les services de santé auxquels elles font appel. Or, des systèmes de santé dont le fonctionnement est satisfaisant permettent d’atténuer les disparités sociales, les inégalités entre les sexes et les violations du droit à la santé, comblant ainsi les lacunes dans l’équité en santé. Pour y parvenir, il convient de donner une nouvelle orientation aux systèmes de santé, moyennant une gouvernance renforcée, participative, responsable et réactive, une action intersectorielle, des cadres législatifs appropriés et la participation des patients, des familles et de la société civile. Les systèmes de santé doivent aussi faire l’objet d’un suivi, la première préoccupation étant les populations vulnérables et mal desservies. Les effets bénéfiques de la couverture sanitaire universelle sur le développement sont bien connus. Elle favorise l’amélioration de la santé et de l’équité en santé et contribue donc au développement directement, mais aussi indirectement par l’effet que produit une meilleure santé sur la productivité économique et la croissance. La protection financière consacrée par la couverture sanitaire universelle atténue le risque de paupérisation due aux dépenses de santé. Les systèmes de santé constituent aussi une partie importante de l’économie nationale et, dans bien des pays, le secteur de la santé est un des principaux employeurs. Pour progresser durablement en vue de l’instauration de la couverture sanitaire universelle, il faut, entre autres, des dispositifs de financement de la santé permettant de lever des fonds, de les mettre en commun et de rémunérer les prestataires de façon à favoriser l’équité et à assurer une croissance raisonnable des dépenses. Il a été estimé qu’entre 20 % et 40 % des gains potentiels liés aux dépenses consacrées à la santé sont perdus par manque d’efficacité. 1 Pour progresser durablement vers l’instauration de la couverture sanitaire universelle et réaliser des gains en matière de santé plus importants avec les ressources disponibles, il faut en priorité remédier aux causes principales du manque d’efficacité. Les systèmes de santé doivent être en mesure de combattre efficacement les maladies non transmissibles, de détecter les maladies émergentes et les catastrophes et d’y réagir, de mettre un terme à l’augmentation de la résistance aux antimicrobiens et d’adopter des mesures concrètes pour parvenir à la couverture sanitaire universelle. À cette fin, le Secrétariat et les États Membres sont guidés par les cadres de la couverture sanitaire universelle et des déterminants sociaux de la santé. En s’attaquant activement aux déterminants sociaux, les systèmes de santé peuvent contribuer à l’autonomisation des femmes et, plus généralement, à 1 Rapport sur la santé dans le monde – Le financement des systèmes de santé : le chemin vers une couverture universelle. Genève, Organisation mondiale de la Santé, 2010 (http://whqlibdoc.who.int/whr/2010/9789242564020_fre.pdf?ua=1, consulté le 14 décembre 2016). EB140/36 107 l’autonomisation sociale pour une meilleure équité en santé, et réduire les obstacles financiers et géographiques à l’accès dans le cas des groupes défavorisés. Les systèmes de santé, pour peu qu’ils soient orientés vers l’équité en santé, ont un effet de levier sur l’action multisectorielle dans l’ensemble des services publics. La participation active de la communauté au fonctionnement des systèmes de santé est indispensable afin d’orienter les services sur les réels besoins de ces communautés et familles. Il sera essentiel d’assurer que ces services soient sûrs, intégrés et de bonne qualité pour satisfaire le programme inachevé des objectifs du Millénaire pour le développement et pour garantir que les flambées de maladies et les événements sanitaires extraordinaires n’ont pas de conséquences dévastatrices. Le rôle des familles gagnera en importance, surtout pour ce qui est du soutien envers les patients nécessitant des soins au long cours dans la plupart des États Membres de l’OMS confrontés à une évolution des tendances démographiques. Le risque de voir les organismes et institutions de financement favoriser une approche fragmentée et faisant double emploi dans les pays doit être atténué afin d’assurer le renforcement de systèmes de santé complets dirigés par les pays. Dans le cadre des objectifs de développement durable, la cible 3.8 sur la couverture sanitaire universelle offre une occasion unique de relever le défi à condition que les pays et la communauté internationale soutiennent une approche complète et cohérente pour le renforcement des systèmes de santé. Au niveau mondial, et avec un fort appui du Secrétariat, l’importance critique du renforcement des systèmes de santé connaît un regain d’attention. Le groupes des sept pays les plus avancés économiquement (G7) et de nombreux partenaires du développement se sont engagés à investir dans les systèmes de santé, en appuyant notamment la transformation du Partenariat international pour la santé (IHP+) en Partenariat international de santé pour la CSU 2030 – le nouveau partenariat des systèmes de santé pour la couverture sanitaire universelle – et la mise au point de la feuille de route « systèmes sains – vies saines », qui continuera à aider la communauté mondiale à cet égard. L’OMS joue également un rôle central dans l’appui apporté aux pays pour coordonner les partenaires et accélérer les progrès visant à renforcer le système de santé en faveur de la couverture sanitaire universelle, en étroite collaboration avec les États Membres, les partenaires du développement, la société civile et le secteur privé. En ce qui concerne l’appui aux pays et le renforcement des bonnes pratiques du partenariat Union européenne/Luxembourg-OMS en faveur de la couverture sanitaire universelle, l’Organisation a mis au point, pour adapter le soutien aux systèmes de santé en fonction de la situation et des problèmes de chaque pays, la stratégie phare « FIT to context » : • « F » : Établir les bases des systèmes de santé dans des environnements difficiles ; • « I » : Renforcer les institutions du système de santé des pays disposant déjà de bases ; et • « T » : Appuyer la transformation du système de santé en vue de l’instauration de la couverture sanitaire universelle dans les pays disposant de systèmes de santé déjà parvenus à maturité. Il convient de noter que bien des pays pourraient tirer profit simultanément des trois approches : différents aspects du système de santé dans un pays déterminé peuvent avoir besoin d’une approche pour l’établissement de bases, pour le renforcement des institutions ou pour la transformation. Il ne s’agit pas d’appliquer les trois composantes successivement. Le pilier de la stratégie FIT pour favoriser la couverture sanitaire universelle est le Cadre OMS pour des services de santé intégrés centrés sur la personne. Ce cadre recommande des réformes qui mettent les individus, les familles, les soignants et les communautés au centre de systèmes de santé répondant aux besoins. En 2018-2019, le Secrétariat continuera à fournir un soutien « FIT » personnalisé aux États Membres pour renforcer leurs systèmes de santé nationaux et accroître leur résilience en vue de l’instauration de la couverture sanitaire universelle. Cette action passe par l’élaboration, l’application et le suivi des politiques, des stratégies et des plans de santé nationaux ; la mise en place de systèmes solides de gouvernance de l’action sanitaire et de financement de la santé ; la mise à disposition de services de santé équitables, intégrés, centrés sur la personne et fournis par un personnel adéquat et compétent ; la garantie de l’accès à des services de santé sûrs et essentiels ; l’accès plus aisé à des médicaments et autres technologies de santé sûrs, efficaces et EB140/36 108 d’un prix abordable, y compris à des services de laboratoire et de transfusion sanguine renforcés ; l’amélioration de la sécurité des patients et de la qualité des soins ; l’amélioration des systèmes d’information sanitaire ; et le renforcement de la capacité de recherche ainsi que l’obtention et la gestion des connaissances et des données requises pour les interventions sanitaires et l’élaboration des politiques. Politiques, stratégies et plans de santé nationaux Les politiques, stratégies et plans de santé nationaux sont indispensables pour définir les priorités des pays et leurs budgets, ainsi que pour concevoir un projet visant à améliorer et à préserver la santé des populations, à améliorer la protection contre le risque financier et à assurer la résilience du système de santé, tout en se rapprochant de la couverture sanitaire universelle. Conformément aux objectifs de développement durable, de tels plans devraient dépasser le cadre du secteur de la santé, être souples et permettre de faire face aux crises. L’OMS appuie l’institutionnalisation de la mise au point des politiques et des stratégies sur la base d’un dialogue politique associant différents secteurs et parties prenantes, notamment l’élaboration et l’application de stratégies de financement de la santé. Les mesures visant à améliorer la gouvernance du système de santé seront essentielles pour accroître la transparence et faire en sorte que l’ensemble des parties prenantes aient davantage de comptes à rendre. L’action de l’OMS dans ce secteur de programme consistera à s’appuyer sur les meilleures données produites par les pays et à promouvoir l’équité, la solidarité et les droits humains. Pour se rapprocher de la cible de la couverture sanitaire universelle, l’OMS collaborera avec 120 de ses 194 États Membres afin de renforcer les cadres d’ensemble de la gouvernance de l’action sanitaire mondiale et les capacités dans des systèmes de plus en plus décentralisés ; elle aidera les ministères de la santé à collaborer avec le secteur privé, la société civile, les autres secteurs et les partenaires du développement dans le dialogue politique. Il est à noter que la couverture sanitaire universelle est un défi non seulement pour les pays à revenu faible ou intermédiaire, mais aussi pour les pays à revenu élevé nécessitant une approche centrée avant tout sur les besoins individuels de chaque pays. Le Secrétariat a élaboré une approche aidant les pays à mieux cerner leurs besoins spécifiques, ce qui lui permet de faire face au nombre croissant de demandes qui lui sont adressées. La participation de la population à la prise de décisions, ainsi qu’à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des activités, est un aspect fondamental de la gouvernance de l’action sanitaire et permet d’accroître la responsabilisation, la participation, la cohérence et la transparence. Le Secrétariat aidera également les pays à mettre au point, appliquer et réviser les options politiques et les cadres institutionnel, légal, réglementaire et sociétal qui leur sont liés afin que le plan de santé national puisse être appliqué efficacement pour faciliter l’instauration de la couverture sanitaire universelle. Il faudra pour cela aider les ministères de la santé à mener un dialogue multisectoriel sur les options concernant le renforcement des systèmes de santé nationaux en vue de l’instauration de la couverture sanitaire universelle, notamment par les réformes du financement sanitaire nécessaires pour assurer des progrès durables ; il faudra aussi fixer des normes et maintenir des bases de données mondiales sur les politiques, stratégies et plans de santé nationaux, la protection financière et les dépenses de santé, et les utiliser pour un engagement efficace en faveur des processus de réforme politique nationaux. Les éléments essentiels de cette entreprise consistent à produire des données sur les meilleures pratiques, à mettre au point et à appliquer des outils, à renforcer les capacités institutionnelles et à diffuser à l’ensemble des pays les enseignements tirés de l’expérience pour renforcer le processus des efforts nationaux de réforme de la santé – et leur contenu – et progresser vers l’instauration de la couverture sanitaire universelle. Le Secrétariat mettra l’accent sur l’orientation intersectorielle voulue associant différentes parties prenantes pour que les autorités nationales adoptent, en matière de stratégies de santé nationales et régionales, des approches pangouvernementales de « santé dans toutes les politiques ». Enfin, le Secrétariat continuera de soutenir les principes du Partenariat international de santé pour la CSU 2030, notamment l’adhésion nationale aux priorités sanitaires, un financement prévisible, l’harmonisation et l’alignement sur les systèmes de pays, ainsi que la responsabilisation mutuelle concernant les résultats. EB140/36 109 Services de santé intégrés centrés sur la personne Dans de nombreux pays, les services de santé, lorsqu’ils sont tout simplement disponibles, restent mal organisés et manquent d’effectifs adéquats ; les délais d’attente sont longs ; il n’est pas tenu compte des préférences culturelles, ethniques ou sexuelles des patients ; ou leur gestion est médiocre. Même accessibles, les services sont parfois de piètre qualité, mettent en danger la sécurité des patients et compromettent les résultats sanitaires. En outre, des systèmes de santé résilients doivent établir un lien entre leurs capacités de surveillance et les principales capacités en santé publique au titre du Règlement sanitaire international (2005), tout en renforçant leurs services et leurs personnels de santé. La pénurie et la répartition inadéquate des professionnels de la santé compétents – médecins, personnel infirmier, sages-femmes, pharmaciens, agents de santé de niveau intermédiaire et à base communautaire, agents de laboratoire, responsables de la formation et de la réglementation –, imposent aux pays des pressions considérables pour répondre aux besoins de santé de la population. Pour offrir les ressources humaines qui permettront d’atteindre l’objectif 3 de développement durable et pour donner suite aux recommandations de la Commission de haut niveau des Nations Unies sur l’emploi en santé et la croissance économique, des mesures d’urgence s’imposent sur les politiques et stratégies mondiales concernant l’emploi et sur la distribution, la gestion, le déploiement et la fidélisation du personnel de santé. La Stratégie mondiale sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030 adoptée par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2016 s’inspire des progrès accomplis en vertu du Code de pratique mondial de l’OMS pour le recrutement international des personnels de santé. La déréglementation du secteur privé, le dysfonctionnement des systèmes d’orientation et l’utilisation irrationnelle des technologies sont certains des autres défis auxquels de nombreux pays sont confrontés. Le Secrétariat aidera les États Membres dans leurs efforts visant à accélérer les progrès en vue de l’instauration de la couverture sanitaire universelle en examinant leur système de santé de façon à maintenir et à élargir l’accès à des services de santé de haute qualité, sûrs et intégrés tout au long de l’existence, depuis la promotion, la prévention, les soins (y compris les soins au long cours) et la réadaptation jusqu’aux soins palliatifs, en maintenant des liens étroits avec les services sociaux. Afin de réduire les inégalités en matière de santé, il faut privilégier les services de soins communautaires et primaires ciblant les groupes à risque et réduire les paiements directs moyennant la suppression des paiements par l’usager dans le secteur public et la mise au point de moyens novateurs de limiter les autres coûts des soins, tels que les médicaments, le transport et les autres coûts d’opportunité. Il faut aussi améliorer l’accès géographique au moyen d’investissements en faveur des services publics primaires et secondaires dans les zones mal desservies et d’une réorientation vers ces zones, et au moyen d’investissements en faveur de nouvelles stratégies visant à améliorer l’acceptabilité, la qualité et la responsabilisation des soins des secteurs public et privé, y compris des mesures visant à surmonter les obstacles à la demande de services fondés sur le sexe. Cela suppose un engagement et une coopération multisectoriels solides, notamment la participation de tous les niveaux et secteurs publics, de la société civile et des autres principales parties prenantes. Finalement, toutes les activités à l’appui de services de santé intégrés contribuent à la mise en place de systèmes de santé résilients. Par conséquent, l’OMS collaborera avec les pays pour renforcer leurs principales capacités en santé publique et leurs capacités au titre du Règlement sanitaire international (2005), tout en améliorant la prévention des infections, la sécurité des services et les principales capacités des personnels de santé. Au cours de l’exercice 2018-2019, le Secrétariat continuera d’aider les pays à adopter et à appliquer des approches de services de santé intégrés et centrés sur la personne. Tous les pays devront examiner des modèles nouveaux et novateurs pour dispenser les soins de santé tout au long de la chaîne et faire face à différents défis d’ordre épidémiologique ou démographique. Ils devront aussi renforcer et améliorer la formation et l’éducation des agents de santé, veiller à une certification des compétences professionnelles et à leur reconnaissance, et promouvoir une répartition équitable et la fidélisation du personnel. Un changement transformationnel s’impose en matière de formation concernant notamment le partage des tâches au niveau des agents de santé et des agents communautaires, ce qui se traduira par des services plus efficaces et, en fin de compte, par des économies. Un tel changement nécessitera sans aucun doute des investissements, mais, en envisageant des modèles plus efficaces pour le personnel de santé et l’organisation des services, on pourra débloquer des ressources importantes. Il est essentiel de renforcer les capacités institutionnelles et EB140/36 110 individuelles en matière d’analyse du marché du travail, de planification, de gouvernance et de gestion des ressources humaines pour la santé afin de conduire les réformes politiques nécessaires de façon efficace. L’établissement de registres pour améliorer la disponibilité et la qualité de l’information sur les agents de santé et l’application progressive de comptes nationaux des personnels de santé favoriseront une analyse et des réformes politiques fondées sur des données factuelles. Dans certaines Régions, la gouvernance et la gestion des hôpitaux devront être renforcées et la réforme hospitalière devra devenir une priorité au même titre que le renforcement des soins de santé primaires. L’autonomisation des patients et de leur famille et leur association à la prestation des soins seront indispensables pour améliorer la qualité et la sécurité des services de santé et faire en sorte qu’ils répondent mieux aux besoins. Au cours de l’exercice 2018-2019, le Secrétariat appuiera la réforme des institutions et services de santé et des soins sociaux et renforcera les capacités de santé publique au sein des systèmes de santé pour surmonter les obstacles à l’accès des populations sous-desservies et il examinera de nouvelles approches permettant d’évaluer la qualité des soins aux niveaux local et national dans les secteurs public et privé. Cela suppose des approches multisectorielles plus larges pour tenir compte des déterminants sociaux et structurels de la santé, de façon à mieux relever les défis majeurs comme une prévalence accrue des maladies non transmissibles, la violence et les traumatismes, le vieillissement des sociétés et les carences dans la gestion des connaissances requises par les nouvelles technologies sanitaires, ainsi que les inégalités en matière de santé. Pour relever ces défis, le Secrétariat appuiera le renforcement des capacités des professionnels de la santé publique et du personnel médical et social dans la recherche d’approches multisectorielles. On a largement pris conscience de la nécessité pour chaque pays de disposer d’un système de santé publique robuste pour pouvoir faire face de manière efficace à des événements sanitaires imprévus quelle que soit leur nature. Or, les services et fonctions de santé publique sont actuellement fragmentés, variables et incomplets, et souvent déconnectés du système de santé dans son ensemble. Par ailleurs, il est fréquent que la compréhension des fonctions de santé publique essentielles dans un monde interconnecté ne soit que peu partagée. L’OMS continuera donc de collaborer avec ses partenaires pour faire progresser un ensemble de fonctions de santé publique mondialement reconnues en vue d’une intégration future dans les systèmes de santé. Un tel ensemble de fonctions peut être utilisé en tant que cadre d’investissement et adapté sous forme d’outil visant à aider les pays à mieux renforcer la sécurité sanitaire mondiale, à encourager la viabilité à long terme des systèmes et, plus largement, à atteindre des objectifs de développement économique et de développement durable. Il s’agira notamment de définir les rôles et responsabilités des services de santé concernant la conformité avec le Règlement sanitaire international (2005). Accès aux médicaments et aux technologies sanitaires et renforcement des moyens réglementaires Pour garantir l’accès universel aux services de santé, il faut que les médicaments et autres technologies sanitaires de qualité garantie (vaccins, produits diagnostiques et appareils) soient accessibles à un prix abordable et qu’on en fasse un usage rationnel et rentable. Ce secteur de programme a, par conséquent, été retenu parmi les six priorités de leadership de l’OMS figurant dans le douzième programme général de travail, 2014-2019. Du point de vue économique, les médicaments et autres technologies sanitaires constituent le deuxième élément par ordre d’importance dans la plupart des budgets de la santé (après les ressources humaines) et la composante la plus importante des dépenses de santé du secteur privé dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Dans la plupart de ces pays, les systèmes de réglementation sont peu développés et la sécurité, l’efficacité et la qualité des médicaments et autres technologies sanitaires ne peuvent être garanties. Cela contribue à perpétuer les inégalités dans l’accès à des médicaments de qualité et entrave le droit à la santé. Au cours de l’exercice 2018-2019, l’OMS continuera d’appuyer l’élaboration de politiques nationales appropriées relatives aux médicaments et technologies sanitaires, sur la base des principes de bonne gouvernance, d’achats et de politiques de prix rationnels, de prescriptions optimales et d’un bon usage des produits. La médecine traditionnelle et complémentaire est une composante importante et souvent sous-estimée des soins de santé. Elle est présente dans la quasi-totalité des pays et ses services font l’objet d’une demande croissante. De nombreux pays reconnaissent désormais qu’il faut mettre au point une approche cohésive et intégrée pour les soins de santé qui permette aux gouvernements, aux praticiens et surtout aux usagers d’avoir EB140/36 111 aussi accès à la médecine traditionnelle et complémentaire. Le Secrétariat s’efforcera d’aider les États Membres à intégrer pleinement les médicaments traditionnels et complémentaires dont la qualité, la sécurité et l’efficacité sont avérées dans leurs systèmes de santé, ce qui contribuera à l’instauration de la couverture sanitaire universelle. L’OMS intensifiera donc ses efforts visant à renforcer les systèmes de réglementation nationaux et régionaux, et s’attachera à promouvoir l’usage rationnel des médicaments et autres technologies médicales, en tant qu’élément important du Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens. Des modèles de conduite efficace des activités seront mis au point. Le Secrétariat continuera de renforcer et d’élargir le programme de préqualification de l’OMS pour que tous ceux qui en ont besoin aient accès à des médicaments, produits diagnostiques et vaccins essentiels de bonne qualité à un prix abordable contre toutes les maladies visées par la Liste modèle des médicaments essentiels. Il faudra pour cela accroître l’aide apportée aux autorités de réglementation régionales et nationales, et renforcer les systèmes de réglementation. Ces activités contribueront à atténuer l’impact des produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits. En outre, le Secrétariat continuera d’appuyer la mise en œuvre de la Stratégie mondiale et du Plan d’action pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle, et d’évaluer leur efficacité. Il s’agira notamment de promouvoir la capacité d’innovation dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, de renforcer la capacité des pays à gérer les questions liées aux droits de propriété intellectuelle, de stimuler le transfert de technologie et de faciliter la production locale pour améliorer l’accès aux technologies sanitaires à des prix abordables. Le renforcement de l’Observatoire mondial de la recherche-développement en santé, de l’OMS, s’inscrira également dans le cadre de cet effort. L’action normative essentielle à travers les comités d’experts de la sélection et de l’utilisation des médicaments essentiels, de la pharmacodépendance, de la standardisation biologique, des dénominations communes internationales et des spécifications relatives aux préparations pharmaceutiques continuera d’être à la base du rôle unique de l’OMS dans le domaine des médicaments et autres technologies sanitaires. Informations et données factuelles sur les systèmes de santé L’information et les données factuelles sont les fondements mêmes de choix judicieux en matière de politiques et de programmes de santé publique, d’allocation de ressources et de prise de décisions concernant la santé. Les systèmes d’information sanitaire, qui fournissent des informations fiables, actualisées et complètes sur la situation sanitaire et ses tendances, répondent aux besoins locaux en matière d’amélioration de la planification et de la mise en œuvre, et évaluent les progrès en vue de la réalisation des objectifs de développement durable liés à la santé, restent inadéquats dans beaucoup de pays. Le déficit est particulièrement marqué au niveau des informations permettant de définir et de suivre les inégalités importantes en santé et l’accès aux services de santé, qui sont essentielles pour l’élaboration de politiques, de programmes et d’interventions. Il s’agit notamment de la ventilation des données selon l’âge, le sexe et d’autres variables clés pour l’équité, ainsi que de la collecte systématique de données sur les inégalités en santé et leurs déterminants, notamment en ce qui concerne l’égalité entre les sexes. Les données factuelles sont très fragmentaires sur les solutions qui donnent des résultats probants et les coûts, ainsi que sur l’utilisation des connaissances et des données pour améliorer les politiques et les programmes. Au niveau mondial, l’OMS s’efforcera d’apporter des conseils techniques et stratégiques, et d’assurer un travail de sensibilisation sur la base d’un suivi judicieux de la recherche-développement en santé par l’intermédiaire de l’Observatoire mondial de la recherche-développement en santé, de promouvoir des lignes directrices systématiques de qualité sur la base d’examens et une éthique de santé publique, et d’assurer le maintien d’un système d’enregistrement des essais cliniques. Pour ce qui est des États Membres, l’OMS s’attachera à renforcer la capacité d’entreprendre des recherches suivant les principes d’éthique acceptés au niveau mondial afin de produire des connaissances et de les transformer en politiques et en pratiques, en vue d’un usage stratégique des technologies de l’information et de la communication dans les services et systèmes de santé. Un accès équitable et durable aux savoirs en matière de santé reste une nécessité vitale. EB140/36 112 Le Secrétariat aidera les États Membres à renforcer les systèmes d’information sanitaire en mettant l’accent sur l’utilisation d’approches novatrices concernant la collecte, le transfert, l’analyse et la communication des données, en tenant compte de toutes les principales sources de données, telles que les enquêtes et les données provenant des établissements de santé. Une attention spéciale sera vouée à l’amélioration des systèmes d’enregistrement des données d’état civil et d’établissement des statistiques d’état civil, au suivi des progrès vers les objectifs et les cibles de développement durable liés à la santé, y compris la couverture sanitaire universelle, et dans l’utilisation des systèmes de notification électronique. Ces travaux seront aussi utiles pour la surveillance, notamment des flambées épidémiques. Au cours de l’exercice 2018-2019, l’OMS continuera de suivre et de diffuser les données relatives à la situation sanitaire et aux tendances aux niveaux mondial, régional et national à travers l’Observatoire mondial et les observatoires régionaux de la santé. Le Secrétariat entreprendra la Onzième Révision de la Classification internationale des maladies et poursuivra l’actualisation des systèmes de classification internationaux servant à orienter la fourniture de services sanitaires et à maintenir les dossiers épidémiologiques et autres, notamment des statistiques fiables sur la mortalité. L’Organisation continuera à fournir des orientations stratégiques et à aider les pays à élaborer des stratégies nationales sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour la santé (cybersanté) et sur la pratique de la médecine et de la santé publique à l’aide de dispositifs mobiles (santé mobile) pour améliorer la normalisation et l’interopérabilité des services de cybersanté et des systèmes d’information, l’innovation et l’apprentissage électronique dans le contexte de la promotion de la santé et du renforcement des capacités en ressources humaines, et pour évaluer les tendances mondiales et à constituer la base de données factuelles pour la cybersanté. L’OMS renforcera les activités ci-après dans le domaine de la gestion et de la diffusion des savoirs : élaboration de lignes directrices et d’outils fondés sur des bases factuelles ; élaboration de produits d’information multilingues et multiformats ; accès durable des professionnels des soins de santé à des connaissances scientifiques et techniques actualisées ; maintien de plateformes d’échanges d’informations sur les essais cliniques et la recherche en santé ; gestion des réseaux de connaissances et appui à ces réseaux ; production de données factuelles débouchant sur des politiques et des pratiques concrètes ; et promotion de l’usage approprié des technologies de l’information et de la communication. Liens avec d’autres programmes et partenaires Pour atteindre les objectifs de développement durable, les synergies et la collaboration entre les programmes techniques à l’intérieur de l’OMS et les secteurs extra-sanitaires devront être renforcées. Afin de concentrer les efforts sur la collaboration à l’intérieur d’une même catégorie et entre différentes catégories de manière plus efficace, un appui sera apporté aux pays aux trois niveaux de l’Organisation, par exemple pour la prestation des services de santé, afin de renforcer la couverture sanitaire universelle au niveau des pays. Il convient d’établir un lien entre l’action de développement des systèmes de santé et les secteurs de programme liés à une maladie ou une population déterminée dans d’autres catégories, comme : la santé de la mère, de l’enfant, de l’adolescent, de l’adulte et des personnes âgées (Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie) ; la vaccination, le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme et les autres maladies infectieuses (Maladies transmissibles) ; et les maladies non transmissibles et la prévention de la violence et des traumatismes (Maladies non transmissibles). Les systèmes de santé étant indispensables à la préparation, à la riposte puis au relèvement en cas de situations d’urgence quelles qu’elles soient, il existe aussi un lien intrinsèque avec le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. La catégorie Systèmes de santé entretient par ailleurs également des liens avec les préoccupations transversales de l’OMS concernant l’égalité entre les sexes, les droits humains, l’équité et les déterminants sociaux de la santé. Pour donner une nouvelle orientation aux systèmes de santé de façon à ce qu’ils atténuent les inégalités en matière de santé, il est impératif d’agir sur les déterminants sociaux de la santé, les inégalités entre les sexes et les droits humains. L’action concernant la catégorie Systèmes de santé sera donc étroitement liée à la catégorie Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie afin de concrétiser les engagements de l’OMS pour l’équité dans le domaine de la santé et le droit à la santé. Elle le sera tout autant à la catégorie Maladies transmissibles pour appliquer le schéma directeur de la recherche-développement pour la prévention des épidémies. EB140/36 113 Les systèmes de santé constituent le moyen de faire progresser au mieux la santé et, par conséquent, les efforts déployés dans le cadre de la catégorie 4 doivent être menés en collaboration avec les autres acteurs mondiaux en santé, au-delà de l’OMS, tels que l’UNICEF, l’UNFPA, le PNUD, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et l’Alliance GAVI, ainsi qu’avec d’autres acteurs au-delà du secteur de la santé. Le secteur financier revêt une importance particulière (en collaboration avec la Banque mondiale et les banques régionales de développement) ; il en va de même du secteur de la formation du personnel (en collaboration avec l’UNESCO). Les systèmes de santé doivent aussi collaborer avec le marché du travail (en collaboration avec l’OIT et l’OCDE) pour veiller à ce que les conditions de travail contribuent à réduire les pénuries actuelles et futures de personnel de santé. Pour améliorer au maximum l’accès aux médicaments et aux autres technologies sanitaires, il faut collaborer avec l’OMPI et l’OMC sur les questions de propriété intellectuelle et d’échanges commerciaux. L’action en cybersanté et en santé mobile continuera d’être menée conjointement avec l’UIT, en collaboration avec les organisations internationales chargées de fixer des normes. En matière d’information et de données factuelles, le projet de collaboration sur les données sanitaires propose une plateforme mondiale qui rationalise l’ensemble des efforts majeurs mondiaux et des pays pour renforcer les systèmes d’information sanitaire des pays, l’OMS jouant un rôle central de facilitation. Certains domaines prioritaires d’action supposent un engagement aux trois niveaux de l’Organisation, ainsi qu’entre les différentes catégories et entre les différents secteurs. La lutte contre la résistance aux antimicrobiens – l’un des domaines prioritaires – donnera l’occasion de démontrer comment la catégorie Systèmes de santé peut fédérer les autres catégories afin de faire face à un problème de santé publique majeur. POLITIQUES, STRATÉGIES ET PLANS DE SANTÉ NATIONAUX Réalisation 4.1 – Tous les pays disposent de politiques, stratégies et plans de santé nationaux complets visant à instaurer progressivement la couverture sanitaire universelle Indicateur de réalisation Base Cible Nombre de pays dotés d’une politique, d’une stratégie ou d’un plan national complet pour le secteur de la santé, assorti d’objectifs et de cibles et actualisé au cours des cinq dernières années 115/194 (2016) 125/194 (2019) Produit 4.1.1 – Amélioration de la capacité de gouvernance des pays pour formuler, appliquer et examiner des politiques, stratégies et plans de santé nationaux complets (notamment des instruments pour l’action multisectorielle, une approche de « la santé dans toutes les politiques » et des politiques en faveur de l’équité) Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays dotés des capacités de suivi des progrès de leur politique, stratégie ou plan de santé au cours de l’exercice biennal 0 (2017) 75/125 (2019) Prestations des bureaux de pays • Faciliter l’élaboration et la mise en œuvre de politiques, stratégies ou plans de santé nationaux complets en appliquant des outils et des approches de l’OMS qui garantissent et/ou renforcent la résilience des systèmes de santé et une approche fondée sur les droits fondamentaux, respectent la prise en main par les pays, permettent à la population de s’exprimer, améliorent la responsabilisation et la cohérence des politiques, et soient conformes aux principes de prise en main par les pays du programme de développement et de gestion du système de santé défendus par le Partenariat international de santé pour la CSU 2030 EB140/36 114 • Aider les responsables de la santé à instaurer avec la population et les parties prenantes du secteur privé, des communautés, des organisations non gouvernementales, de la société civile, des organismes de développement et d’autres secteurs un dialogue stratégique en vue d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques, stratégies et plans de santé nationaux conformes au principe intersectoriel de « la santé dans toutes les politiques » et aux approches fondées sur les droits humains qui renforceront la résilience de leurs systèmes de santé dans le cadre des efforts visant à promouvoir des progrès équitables vers la couverture sanitaire universelle et les objectifs de développement durable • Définir les besoins et apporter un soutien visant à renforcer la capacité de gouvernance des pays, notamment les cadres institutionnels, législatifs, réglementaires et sociétaux nécessaires pour améliorer la responsabilisation, la participation, la cohérence et la transparence en vue d’instaurer progressivement la couverture sanitaire universelle et de s’occuper des priorités pour la santé et la sécurité au niveau mondial, par exemple la résistance aux antimicrobiens et les situations d’urgence Prestations des bureaux régionaux • Fournir un appui technique aux bureaux de pays et aux États Membres pour l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de politiques, stratégies et plans de santé nationaux complets, et à mener des réformes institutionnelles en appliquant une approche fondée sur les droits humains, qui permettent de progresser sur la voie de la couverture sanitaire universelle équitable et des objectifs de développement durable, de renforcer la résilience des systèmes de santé, de veiller au respect de la prise en main par les pays, de permettre à la population de s’exprimer, et d’améliorer la responsabilisation et la cohérence des politiques, et soient conformes aux principes de prise en main par les pays du programme de développement et de gestion du système de santé défendus par le Partenariat international de santé pour la CSU 2030 • Produire des données et réunir des informations sur les bonnes pratiques et les enseignements au niveau régional sur : la participation effective de la population et des parties prenantes du secteur privé, des communautés, des organisations non gouvernementales, de la société civile et d’autres secteurs à un dialogue politique ; l’action intersectorielle et « la santé dans toutes les politiques » ; et la mise en œuvre de politiques, stratégies et plans de santé nationaux prioritaires qui amélioreront la résilience des systèmes de santé, dans le cadre des efforts visant à favoriser des progrès équitables vers la couverture sanitaire universelle et les objectifs de développement durable, sans que personne ne soit laissé à l’écart • Adapter au contexte régional des outils et des approches mondiaux pour améliorer la gouvernance des systèmes de santé, y compris les cadres institutionnels, juridiques, réglementaires et sociétaux et agir en coordination avec les partenaires régionaux, les organisations du système des Nations Unies et les partenaires du développement pour améliorer la responsabilisation et la transparence, et progresser vers une couverture sanitaire universelle équitable et les objectifs de développement durable Prestations du Siège • Produire des bonnes pratiques internationales et élaborer des orientations pour aider les États Membres à mener un dialogue stratégique multipartite, ascendant et participatif, et à renforcer les capacités d’élaboration, de mise en œuvre et de suivi des politiques, stratégies et plans de santé nationaux complets suivant une approche fondée sur les droits humains, afin de renforcer leurs systèmes de santé et de s’acheminer vers une couverture sanitaire universelle équitable et en vue d’atteindre les objectifs de développement durable • Se coordonner avec les partenaires au niveau mondial et aider les bureaux régionaux et les bureaux de pays à faciliter la coordination et l’alignement des parties prenantes nationales et externes dans le cadre des efforts de renforcement de capacités à l’appui de la couverture sanitaire universelle et EB140/36 115 en vue d’atteindre les objectifs de développement durable et, si nécessaire, en vue d’élaborer et de signer des pactes ou d’autres documents de coordination conformes aux principes de prise en main par les pays du programme de développement et de gestion du système de santé défendus par le Partenariat international de santé pour la CSU 2030 • Produire des bonnes pratiques internationales et élaborer des outils et des orientations pour aider les États Membres à conduire des réformes institutionnelles, y compris la décentralisation, afin de renforcer leurs systèmes de santé conformément aux principes des droits humains et de l’équité et aux valeurs de la couverture sanitaire universelle et en vue d’atteindre les objectifs de développement durable • Produire des bonnes pratiques internationales et élaborer des orientations pour aider les États Membres à conduire un dialogue stratégique multipartite et à renforcer les capacités d’élaboration et de mise en œuvre efficaces de mesures intersectorielles et de « la santé dans toutes les politiques » qui soient axées sur la couverture sanitaire universelle et visent à atteindre les objectifs de développement durable • Produire des bonnes pratiques internationales et élaborer des outils et des orientations pour aider les États Membres à faire participer les citoyens aux processus décisionnels et pour mettre en œuvre, suivre et évaluer les activités, le but étant d’accroître la responsabilisation, la participation, la cohérence et la transparence et, par conséquent, de renforcer les systèmes de santé conformément aux principes de la couverture sanitaire universelle et en vue d’atteindre l’objectif de développement durable 16 • Produire des bonnes pratiques internationales et élaborer des outils et des orientations pour aider les États Membres à mettre au point des cadres juridiques et réglementaires, y compris pour la réglementation du secteur privé, le but étant de renforcer les systèmes de santé conformément aux principes de la couverture sanitaire universelle et en vue d’atteindre les objectifs de développement durable Produit 4.1.2 – Amélioration des stratégies nationales de financement de la santé en vue de faciliter l’instauration de la couverture sanitaire universelle Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays suivant et notifiant les progrès en matière de protection financière 50 (2017) 100 (2019) Prestations des bureaux de pays • Faciliter l’action de sensibilisation au niveau national et les politiques/stratégies nationales de financement de la santé afin de contribuer aux progrès vers la cible 3.8 (couverture sanitaire universelle) des objectifs de développement durable • Aider les pays à institutionnaliser le suivi des informations nécessaires pour appuyer l’élaboration et la mise en œuvre de la politique/stratégie de financement de la santé, y compris la protection financière et le suivi des ressources • Aider les pays à renforcer les capacités institutionnelles d’analyse, d’élaboration et d’application d’options de financement de la santé, en incorporant les enseignements tirés d’autres pays ou les données d’expérience régionales et mondiales EB140/36 116 Prestations des bureaux régionaux • Aider les bureaux de pays à soutenir les États Membres dans l’élaboration de stratégies de financement de la santé pour atteindre la cible 3.8 (couverture sanitaire universelle) des objectifs de développement durable, y compris pour le développement des capacités institutionnelles et le dialogue politique avec les autorités budgétaires nationales et les autres parties prenantes concernées s’agissant du financement durable de la santé • Aider les bureaux de pays à soutenir les États Membres dans le suivi de la protection financière et l’équité du financement des services de santé et de leur utilisation, l’évaluation du rapport coût/efficacité et le suivi des dépenses de santé, tout en facilitant l’actualisation des bases de données mondiales concernées • Synthétiser et diffuser les enseignements tirés de l’expérience de la réforme du financement de la santé aux niveaux national et régional, y compris en les appliquant aux programmes de formation sur le financement des systèmes de santé pour la couverture sanitaire universelle et en favorisant l’élaboration de politiques à bases factuelles Prestations du Siège • Orienter les partenaires au niveau international et aider les bureaux de pays et les bureaux régionaux à soutenir les progrès des États Membres vers la cible 3.8 (couverture sanitaire universelle) des objectifs de développement durable en soutenant le dialogue stratégique et en dirigeant le renforcement des capacités de financement de la santé, en mettant l’accent sur le renforcement des dispositifs de financement nationaux et en s’alignant sur les systèmes de gestion financière publics, et dispenser des conseils en vue de transitions budgétairement viables tendant à éviter la dépendance à l’égard de l’aide extérieure • Donner des orientations théoriques, synthétiser des bonnes pratiques et réunir les partenaires internationaux, les experts et les communautés de pratique pour aider les bureaux de pays et les bureaux régionaux à soutenir les États Membres dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques visant à ce que les ressources soient allouées aux prestataires en fonction de leurs résultats et des besoins sanitaires des populations qu’ils servent (« achats stratégiques ») • Affiner les outils et fixer des normes pour le suivi des ressources, promouvoir leur usage aux fins des politiques de financement de la santé et de la responsabilisation publique, et tenir à jour la base de données mondiale sur les dépenses de santé • Affiner les outils et fixer des normes pour la mesure de l’équité et de la protection financière, promouvoir leur utilisation aux fins des politiques de financement de la santé et pour la mesure des progrès vers la cible 3.8 (couverture sanitaire universelle) des objectifs de développement durable, et tenir à jour une base de données mondiale sur la protection financière • Mener une analyse économique du secteur de la santé en lien avec le reste de l’économie afin d’éclairer le dialogue stratégique aux niveaux national, régional et mondial • Fournir des orientations sur les processus et élaborer et affiner des méthodes et des outils d’évaluation économique (y compris des analyses sur le rapport coût/efficacité, le calcul des coûts et l’impact et l’équité budgétaires) à l’appui de l’intervention sanitaire et de l’évaluation technologique, tenir à jour des bases de données mondiales pertinentes et promouvoir leur utilisation à l’appui de la prise de décisions à bases factuelles EB140/36 117 SERVICES DE SANTÉ INTÉGRÉS CENTRÉS SUR LA PERSONNE Réalisation 4.2 – Mise en place des politiques, du financement et des ressources humaines nécessaires pour améliorer l’accès à des services de santé intégrés centrés sur la personne Indicateurs de réalisation Base Cible Nombre de pays mettant en œuvre des services intégrés 80/194 (2017) À déterminer (2019) Nombre de pays transmettant des données ventilées sur le personnel de santé national (selon les 10 principales catégories de personnel, le lieu d’emploi, le secteur rural ou urbain(deuxième niveau), la zone administrative locale) À déterminer (2017) À déterminer (2019) Produit 4.2.1 – Mise en place de systèmes de prestation de services équitables, intégrés et centrés sur la personne dans les pays et renforcement des approches en matière de santé publique Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays en mesure d’appliquer des stratégies de services intégrés et centrés sur la personne moyennant différents modèles de prestation de soins correspondant à leur infrastructure, leurs capacités et leurs autres ressources 83/194 (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Définir les besoins en matière de renforcement des capacités afin d’instaurer progressivement la couverture sanitaire universelle moyennant une approche multisectorielle • Aider les pays à élaborer et mettre en œuvre des stratégies nationales en tenant compte des cadres mondiaux, notamment le Cadre de l’OMS pour des services de santé intégrés centrés sur la personne, la Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023 et la Stratégie mondiale sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030 • Promouvoir et diffuser aux niveaux national et local des approches probantes fondées sur les principes de santé publique afin de réduire les inégalités, de prévenir les maladies, de protéger la santé et d’accroître le bien-être au moyen de différents modèles de prestation de soins correspondant aux infrastructures, aux capacités et aux autres ressources • Fournir un appui en vue, d’une part, de définir le rôle des services de soins primaires, hospitaliers, de longue durée, communautaires et à domicile et d’améliorer leur efficacité, dans le cadre de systèmes de prestation de services de santé intégrés centrés sur la personne, y compris en renforçant leur gouvernance, la responsabilisation les concernant, leur gestion, leur qualité et leur sécurité ; et, d’autre part, de favoriser une réponse efficace face aux situations d’urgence et aux catastrophes Prestations des bureaux régionaux • Soutenir les bureaux de pays pour qu’ils optimisent les fonctions essentielles de santé publique en tant qu’élément central d’un système de santé résilient et pour contribuer à l’amélioration des résultats sanitaires • Élaborer des stratégies/feuilles de route régionales guidant l’action de toutes les parties prenantes à l’appui de réformes pour une prestation de services intégrés centrés sur la personne visant à l’atteinte des objectifs de développement durable, en particulier concernant la couverture sanitaire universelle, une attention particulière étant accordée aux liens entre les services sociaux et les services de santé EB140/36 118 • Réunir les enseignements et les meilleures pratiques des pays de la Région, et mettre en place des cadres pour l’échange d’informations et l’interaction entre les principales parties prenantes sur les modèles probants de prestation de services afin d’instaurer progressivement la couverture sanitaire universelle • Prêter assistance aux bureaux de pays en vue de soutenir les États Membres dans leur collaboration avec les communautés et les autres parties prenantes pour la fourniture de services de santé intégrés et centrés sur la personne, notamment en recueillant et en diffusant des meilleures pratiques et des modèles concernant la participation et l’autonomisation des patients au niveau régional • Prêter assistance aux bureaux de pays afin qu’ils aident les pays à élaborer et mettre en œuvre des stratégies nationales en tenant compte des cadres mondiaux, y compris le Cadre de l’OMS pour des services de santé intégrés centrés sur la personne, la Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023 et la Stratégie mondiale sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030. Prêter assistance aux bureaux de pays afin qu’ils fournissent une assistance technique et des outils de renforcement des capacités afin d’améliorer les services de soins primaires, hospitaliers, de longue durée, palliatifs, communautaires et à domicile, y compris leur gouvernance, la responsabilisation les concernant, leur gestion, leur qualité et leur sécurité, dans le cadre d’un système de prestation de services efficaces, intégrés et centrés sur la personne, et leur permettre de réagir efficacement aux situations d’urgence et aux catastrophes Prestations du Siège • Suivre les progrès des États Membres dans l’utilisation des stratégies mondiales, y compris le Cadre pour des services de santé intégrés centrés sur la personne afin d’aider leurs systèmes de santé à atteindre progressivement les objectifs de développement durable, et en particulier celui relatif à la couverture sanitaire universelle de services de qualité dans un continuum allant de la promotion de la santé aux soins palliatifs, et à mettre en œuvre la Stratégie de l’OMS pour la médecine traditionnelle pour 2014-2023 et la Stratégie mondiale sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030 • Recueillir, analyser, synthétiser, diffuser et faciliter les échanges de données d’expérience entre Régions sur les modèles probants de prestation de services et les meilleures pratiques afin de faciliter l’adaptation aux niveaux régional et national et de créer des liens entre les services sociaux et les services de santé, en mettant l’accent sur l’amélioration des résultats et la responsabilisation dans les hôpitaux et en matière de soins de santé primaires et communautaires de soins palliatifs • Affiner un cadre d’action applicable au plan mondial concernant les fonctions essentielles de santé publique parallèlement à des mécanismes pour les échanges techniques entre pays et entre Régions • Affiner un cadre d’action mondial sur les migrations et la santé ainsi que des mécanismes pour les échanges techniques entre pays et entre Régions • Élaborer une approche validée au niveau mondial pour soutenir les systèmes de santé à l’appui de la préparation nationale aux situations d’urgence ainsi que des mécanismes pour les échanges techniques entre les pays EB140/36 119 Produit 4.2.2 – Mise en œuvre dans les pays de stratégies des ressources humaines axées sur la couverture sanitaire universelle Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays qui mettent en place une comptabilité nationale de leurs personnels de santé au cours de l’exercice biennal 30/194 (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les États Membres à renforcer la collecte d’informations sur les personnels de santé, à établir une comptabilité nationale de leurs personnels de santé et des ensembles de données minimum et à mettre en œuvre les résolutions adoptées aux niveaux régional et mondial, comme celles concernant le Code de pratique mondial de l’OMS pour le recrutement international des personnels de santé et celles ayant trait à la formation, à la fidélisation, au personnel infirmier et aux sages-femmes • Fournir des conseils et un appui de politique générale pour renforcer la capacité des pays d’élaborer et d’appliquer des stratégies de ressources humaines pour la santé conformes à la Stratégie mondiale sur les ressources humaines pour la santé, au Cadre pour des services de santé intégrés centrés sur la personne aux stratégies régionales sur les personnels de santé • Soutenir les États Membres dans l’éducation et la formation d’un personnel de santé correctement équipé pour agir face aux grandes priorités sanitaires mondiales, notamment pour prévenir et combattre les épidémies et d’autres situations d’urgence, conformément au Règlement sanitaire international (2005), et le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens Prestations des bureaux régionaux • Prêter assistance aux bureaux de pays afin qu’ils soutiennent les pays dans l’établissement d’une comptabilité nationale de leurs personnels de santé afin de faciliter la planification stratégique, et, d’autre part, l’actualisation et le renforcement des bases de données régionales et des observatoires sur les ressources humaines pour la santé ainsi que leur intégration dans les systèmes d’information sanitaire • Suivre les progrès accomplis aux niveaux national et régional dans la mise en œuvre du Code de pratique mondial de l’OMS pour le recrutement international des personnels de santé et des stratégies mondiales et régionales sur les personnels de santé • Collaborer avec les bureaux de pays pour renforcer la capacité des pays à mettre en œuvre la Stratégie mondiale sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030, le Cadre pour des services de santé intégrés centrés sur la personne et les stratégies régionales sur les personnels de santé • Soutenir des approches interpays et régionales en vue de renforcer les capacités des personnels de santé pour les grandes priorités sanitaires mondiales, comme la prévention et la lutte contre les épidémies et les autres situations d’urgence, conformément au Règlement sanitaire international (2005), et le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens Prestations du Siège • Fournir des orientations et suivre l’établissement des comptes nationaux des personnels de santé pour appuyer la planification stratégique ; actualiser et maintenir les bases de données mondiales et les statistiques sur les personnels de santé, notamment en suivant l’application du Code de pratique mondial de l’OMS pour le recrutement international des personnels de santé EB140/36 120 • Élaborer, faire connaître et diffuser la Stratégie mondiale de l’OMS sur les ressources humaines pour la santé à l’horizon 2030, le Cadre pour des services de santé intégrés centrés sur la personne et les résolutions existantes de l’Assemblée mondiale de la Santé, et soutenir leur mise en œuvre • Soutenir des approches mondiales pour renforcer les capacités des personnels de santé pour les grandes priorités sanitaires mondiales, comme la prévention et la lutte contre les épidémies et les autres situations d’urgence, conformément au Règlement sanitaire international (2005), et le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens Produit 4.2.3 – Capacité donnée aux pays d’améliorer la sécurité des patients et la qualité des services, et autonomisation des patients dans le cadre de la couverture sanitaire universelle Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays dotés des capacités d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies visant à améliorer la sécurité des patients et la qualité des services au niveau national dans le contexte de la couverture sanitaire universelle 77/194 (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Définir les besoins nationaux en matière de renforcement des capacités et aider les États Membres à améliorer la qualité et la sécurité des services de santé, par la réglementation, l’homologation et la mesure des résultats • Faciliter la participation et l’autonomisation des communautés et des patients par des initiatives, des réseaux et des associations de patients • Soutenir les États Membres dans l’amélioration des pratiques d’hygiène et de lutte contre les infections, en particulier pour combattre la résistance aux antimicrobiens dans les établissements de soins Prestations des bureaux régionaux • Adapter, diffuser et soutenir la mise en œuvre de politiques, de lignes directrices et d’outils novateurs pour appuyer l’évaluation et le renforcement de la qualité et de la sécurité des services de santé • Aider les bureaux de pays à soutenir les États Membres en vue de relever les défis mondiaux pour la sécurité des patients et de mettre en œuvre des efforts d’amélioration de la qualité de manière générale, y compris l’homologation et la réglementation des établissements de santé • Faciliter la mise en place de partenariats et soutenir les réseaux régionaux de prestataires (par exemple les partenariats interhospitaliers novateurs) et favoriser la participation des communautés et des patients par l’intermédiaire du réseau « Les patients pour la sécurité des patients » et d’autres initiatives ou associations de patients • Aider les bureaux de pays à soutenir les États Membres dans l’amélioration des pratiques d’hygiène et de lutte contre les infections, en particulier pour combattre la résistance aux antimicrobiens dans les établissements de soins Prestations du Siège • Fournir le cas échéant une expertise spécialisée dans les Régions et pays pour améliorer les pratiques de prévention et de lutte en matière d’hygiène et d’infection, en particulier celles associées aux procédures invasives, et pour combattre la résistance aux antimicrobiens dans les établissements de soins, y compris en favorisant l’intégration de l’éducation à la résistance aux antimicrobiens dans les formations professionnelles et la mise en œuvre des principaux volets de la lutte contre l’infection déterminés par l’OMS EB140/36 121 • Élaborer des meilleures pratiques, des politiques, des lignes directrices et des approches novatrices pour évaluer et améliorer la sécurité des patients et la qualité, y compris pour les questions techniques de gouvernance clinique et de gestion des risques et pour les partenariats destinés à améliorer les résultats dans le cadre de la couverture sanitaire universelle • Fournir un appui en vue d’un défi mondial pour la sécurité des patients consacré à la sécurité des médicaments, en collaboration avec le secteur de programme Accès aux médicaments et aux autres technologies sanitaires et renforcement des moyens réglementaires, afin de réduire les erreurs de médication et les effets dommageables d’une mauvaise médication, en utilisant les meilleures données disponibles, et élaborer et mettre en œuvre des stratégies, des orientations et des outils pour améliorer globalement la sécurité et la qualité du processus de médication • Élaborer des politiques, des lignes directrices et des outils novateurs pour encourager un consensus mondial sur un cadre de principes éthiques pour les produits sanguins et les autres produits médicaux d’origine humaine, notamment des systèmes de bonne gouvernance et des approches de gestion et de surveillance/vigilance • Élaborer une approche validée au niveau mondial pour l’élaboration et l’amélioration des politiques et des stratégies nationales relatives à la qualité, dans le cadre de la couverture sanitaire universelle, parallèlement à des mécanismes d’échanges techniques entre les pays • Mettre en place des partenariats mondiaux pour traiter les problèmes dans le domaine de la génomique humaine, notamment les malformations congénitales et les hémoglobinopathies ACCÈS AUX MÉDICAMENTS ET AUX AUTRES TECHNOLOGIES SANITAIRES1 ET RENFORCEMENT DES MOYENS RÉGLEMENTAIRES Réalisation 4.3 – Amélioration de l’accès à des médicaments et à d’autres technologies sanitaires sûrs, efficaces, abordables et de qualité et usage plus rationnel de ces médicaments et technologies Indicateur de réalisation Base Cible Disponibilité de médicaments indicateurs dans les secteurs public et privé 65 % (2017) 75 % (2019) Produit 4.3.1 Amélioration de l’accès aux médicaments essentiels et aux autres technologies sanitaires et de leur usage, moyennant des orientations mondiales et l’élaboration et la mise en œuvre de politiques, de stratégies et d’outils nationaux Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays élaborant et appliquant des politiques, des stratégies et/ou des outils nationaux pour améliorer la disponibilité et l’accessibilité économique des médicaments essentiels et des autres technologies sanitaires essentielles 133/165 (2017) 159/194 (2019) 1 L’expression « technologies sanitaires » désigne des dispositifs, y compris des technologies d’assistance, des médicaments, des vaccins, des procédés et des systèmes, mis au point pour résoudre différents problèmes de santé et améliorer la qualité de la vie. EB140/36 122 Prestations des bureaux de pays • Fournir/coordonner un soutien technique pour réviser et mettre en application des politiques, des stratégies et des outils nationaux sur l’accès à prix abordable aux médicaments essentiels (y compris les antimicrobiens), vaccins et autres technologies sanitaires essentielles, et sur leur usage rationnel • Soutenir les efforts d’institutionnalisation et de renforcement des capacités en faveur d’un accès durable aux médicaments, aux vaccins et aux autres technologies sanitaires, et de leur usage rationnel, y compris lors des situations d’urgence et des flambées épidémiques • Soutenir la création, la tenue à jour et le bon usage de bases de données nationales pour la collecte et l’analyse de données sur la consommation nationale et la prescription des médicaments essentiels, y compris les antimicrobiens • Fournir une assistance technique pour les achats et la gestion de la chaîne d’approvisionnement en vue d’améliorer l’accès à des médicaments et d’autres technologies sanitaires qui soient abordables et de qualité Prestations des bureaux régionaux • Rassembler, analyser, synthétiser et diffuser des informations nationales sur l’accès aux médicaments et aux autres technologies sanitaires, y compris les antimicrobiens, et sur leur usage • Aider les bureaux de pays à élaborer/adapter des politiques, des stratégies et des directives techniques en vue de promouvoir l’accès aux médicaments, aux vaccins et aux autres technologies sanitaires, y compris aux listes de médicaments/technologies essentiels, ainsi que leur sélection et leur usage rationnel sur des bases factuelles, et renforcer leurs capacités • Fournir une assistance technique aux États Membres pour la surveillance et la collecte de données concernant l’accès à des médicaments essentiels, des vaccins et d’autres technologies sanitaires essentielles qui soient de qualité, et concernant leur usage • Publier des rapports régionaux sur les tendances concernant la disponibilité, les prix et les mécanismes financiers pour les médicaments et dispositifs médicaux essentiels • Soutenir la capacité des États Membres à mettre en place et renforcer des politiques, des stratégies et/ou des outils pour améliorer la prescription et l’usage des médicaments et des autres technologies sanitaires et pour enrayer l’usage irrationnel des antimicrobiens Prestations du Siège • Élaborer, en se fondant sur des bases factuelles et les meilleures pratiques, des orientations concernant les politiques visant à améliorer la disponibilité de médicaments essentiels, vaccins et autres technologies sanitaires essentielles qui soient abordables, renforcer l’accès à ceux-ci, les sélectionner sur la base de données factuelles et en faire un usage rationnel, en utilisant des outils d’évaluation des technologies sanitaires, y compris la Liste modèle des médicaments essentiels de l’OMS et des listes similaires de technologies sanitaires • Mettre en place, améliorer et tenir à jour des observatoires mondiaux/bases de données mondiales sur les politiques et pratiques concernant la disponibilité à prix abordable des médicaments essentiels et des autres technologies sanitaires essentielles, l’accès à ceux-ci et leur usage rationnel, en vue d’un usage dans les pays, y compris par exemple, concernant les prix et la disponibilité • Élaborer et actualiser des orientations stratégiques, des meilleures pratiques et des outils pour promouvoir une tarification juste des médicaments et des technologies sanitaires, instruments qui devraient reposer sur des données factuelles concernant les mécanismes qui influencent les prix (comme le coût de la production, la recherche-développement et les achats groupés) EB140/36 123 • Élaborer et actualiser des orientations, des meilleures pratiques et des outils pour une chaîne d’approvisionnement efficiente et pour améliorer la disponibilité des médicaments essentiels, des vaccins et des technologies sanitaires essentielles dans les pays • Élaborer et actualiser des orientations, des meilleures pratiques et des outils concernant l’usage rationnel des médicaments dans les pays, y compris pour les antimicrobiens, et soutenir la mise en place de programmes de gestion responsable dans les pays • Élaborer et actualiser des orientations, des meilleures pratiques et des outils pour améliorer la gouvernance des services pharmaceutiques dans les pays, y compris dans les hôpitaux, en tenant compte de la contribution du secteur privé à des services pharmaceutiques de qualité axés sur la santé publique Produit 4.3.2 – Mise en œuvre de la Stratégie et Plan d’action mondiaux pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays qui communiquent des données sur les investissements dans la recherche-développement de produits pour la santé 71/194 (2017) 100/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Soutenir la collecte et la diffusion d’informations sur les progrès accomplis et les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la Stratégie et Plan d’action mondiaux pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle • Soutenir les États Membres dans l’application des normes éthiques et autres concernant le caractère éthique et l’adéquation des essais cliniques pour les médicaments, notamment ceux auxquels participent des enfants, et faciliter la coordination afin de promouvoir l’échange d’informations sur les essais cliniques pédiatriques et les autres essais Prestations des bureaux régionaux • Établir, actualiser et tenir à jour des observatoires régionaux de la recherche-développement en santé ou une plateforme régionale en ligne sur l’innovation en santé et l’accès aux technologies sanitaires • Fournir des compétences techniques aux bureaux de pays pour soutenir l’application des différents éléments de la Stratégie et Plan d’action mondiaux pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle Prestations du Siège • Renforcer la capacité d’innovation dans le domaine de la recherche-développement pour améliorer l’accès aux médicaments et aux autres technologies sanitaires par la diffusion d’options de politique générale pour l’application et la gestion des droits de propriété intellectuelle • Superviser et soutenir la mise en œuvre de la Stratégie et Plan d’action mondiaux pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle, notamment avec des orientations sur la production locale stratégique de médicaments et de technologies • Jouer un rôle de chef de file pour la mise en œuvre du schéma directeur en matière de recherche-développement pour agir afin de prévenir les épidémies contre lesquelles il existe peu ou il n’existe pas de moyens de lutte, en collaboration avec les autres secteurs de programme de l’OMS concernés EB140/36 124 Produit 4.3.3 – Amélioration de la qualité et de la sécurité des médicaments et des autres technologies sanitaires par des normes, des critères et des lignes directrices, par le renforcement des systèmes de réglementation, et par la préqualification Indicateurs de produit Base Cible Nombre d’autorités nationales de réglementation exerçant des fonctions essentielles de réglementation pour les médicaments et les vaccins 50/194 (2015) 72/194 (2019) Nombre d’autorités nationales de réglementation pour lesquelles toutes les fonctions de contrôle de base sont prévues dans la législation (dispositifs médicaux) 33/194 (2015) 48/194 (2019) Prestations des bureaux de pays • Soutenir le renforcement des capacités nationales pour l’application des directives techniques, normes et critères de l’OMS relatifs à l’assurance de la qualité, au contrôle de la qualité et à la sécurité des médicaments, des vaccins et des autres technologies sanitaires • Soutenir le renforcement des systèmes de réglementation afin de favoriser des pratiques appropriées pour optimiser la gestion responsable des antimicrobiens et combattre la résistance à ceux-ci • Renforcer les fonctions des autorités nationales de réglementation pour les médicaments, les vaccins et les autres technologies sanitaires • Appuyer la collecte et la notification de données par les autorités nationales de réglementation sur les questions de sécurité des médicaments, des vaccins et des autres technologies sanitaires, y compris concernant les produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits, la pharmacovigilance, l’hémovigilance et la technovigilance • Soutenir la mise en œuvre des systèmes de surveillance pour prévenir le risque que des produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits entrent dans la chaîne d’approvisionnement, le détecter et y répondre • Soutenir l’utilisation de l’outil d’évaluation comparative de l’OMS dans les autoévaluations des autorités réglementaires nationales et promouvoir le plan de développement institutionnel face aux faiblesses et carences mises en évidence Prestations des bureaux régionaux • Fournir une assistance technique aux bureaux de pays afin de renforcer les autorités et les systèmes réglementaires nationaux, y compris pour la mise en œuvre des normes et critères de l’OMS relatifs à l’assurance qualité et à la sécurité des technologies sanitaires et pour l’utilisation de l’outil OMS d’analyse comparative aux fins de l’évaluation et de l’autoévaluation des autorités réglementaires nationales ; et promouvoir, soutenir et mettre en œuvre le plan de développement institutionnel face aux faiblesses et carences mises en évidence • Faciliter la collaboration entre les pays conduisant à la convergence progressive des pratiques réglementaires entre les pays de la Région et entre les Régions afin d’améliorer leur qualité et leur efficacité • Appuyer des initiatives mondiales visant à élaborer de nouveaux modèles pour la préqualification des médicaments, des vaccins et des autres technologies sanitaires EB140/36 125 • Animer des plateformes régionales en vue de favoriser la collaboration internationale et l’échange des meilleures pratiques concernant la sécurité, la pharmacovigilance ainsi que la surveillance et la réglementation des chaînes d’approvisionnement, et sensibiliser au problème des produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits • Apporter des compétences techniques aux bureaux de pays pour améliorer les systèmes de réglementation afin de favoriser des pratiques appropriées en vue d’optimiser l’usage des antimicrobiens et de combattre la résistance à ceux-ci Prestations du Siège • Élaborer et soutenir l’application des lignes directrices, normes et critères techniques mondiaux pour l’assurance de la qualité et la sécurité des médicaments, des vaccins et des autres technologies sanitaires, y compris pour les produits biologiques complexes, les produits biothérapeutiques et apparentés, les produits sanguins, les produits de diagnostic in vitro et les nouveaux médicaments à usage humain fondés sur la thérapie génique, la thérapie cellulaire somatique et le génie tissulaire • Convoquer les Comités OMS d’experts de la standardisation biologique et des spécifications relatives aux préparations pharmaceutiques, en tenant compte des progrès technologiques dans la caractérisation des produits biologiques et biothérapeutiques, des besoins et capacités réglementaires nationaux et de l’équilibre entre les sexes et en veillant à une représentation géographique équitable et à la diversité des compétences techniques • Jouer un rôle de chef de file mondial pour renforcer les systèmes de réglementation et faciliter la convergence progressive des pratiques réglementaires, la confiance et le partage des tâches, en favorisant l’interaction entre les différents réseaux et initiatives, l’utilisation de l’outil mondial OMS d’évaluation comparative des autorités réglementaires nationales, la formation d’une coalition mondiale d’organismes de développement et de centres d’excellence et l’élaboration d’une série de lignes directrices et d’outils sur les meilleures pratiques en matière de réglementation • Héberger et tenir à jour le répertoire mondial de données sur la réglementation, notamment en élaborant et en actualisant les bases de données pertinentes dans le domaine des bonnes pratiques réglementaires et du renforcement de capacités • Préqualifier des médicaments, des vaccins et d’autres technologies sanitaires (y compris des produits de lutte antivectorielle) pour les achats internationaux, et, parallèlement, mettre au point et essayer de nouveaux modèles de préqualification • Animer des plateformes mondiales visant à promouvoir la collaboration internationale et l’échange de données et de meilleures pratiques concernant l’innocuité, la pharmacovigilance, ainsi que la surveillance et la réglementation des chaînes d’approvisionnement et à prévenir et combattre les produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits • Héberger et soutenir des organes consultatifs mondiaux sur la sécurité des produits en vue d’évaluer le rapport risque/efficacité et de transmettre les données aux autorités nationales • Jouer un rôle directeur dans l’amélioration des systèmes de réglementation et soutenir les meilleures pratiques pour optimiser l’usage des antimicrobiens et combattre la résistance à ceux-ci EB140/36 126 INFORMATIONS ET DONNÉES FACTUELLES SUR LES SYSTÈMES DE SANTÉ Réalisation 4.4 – Tous les pays sont dotés de systèmes d’information sanitaire, de cybersanté, de recherche, d’éthique et de gestion des connaissances visant à appuyer les priorités sanitaires nationales et fonctionnant correctement Indicateur de réalisation Base Cible Nombre de pays qui disposent de rapports analytiques publics de qualité satisfaisante, axés sur l’équité, dont s’inspirent les examens réguliers de la stratégie du secteur de la santé 120 (2017) À déterminer (2019) Produit 4.4.1 – Suivi d’ensemble de la situation, des tendances, des inégalités et des facteurs déterminants de la santé aux niveaux mondial, régional et national, au moyen de normes mondiales, y compris la collecte et l’analyse des données pour remédier aux lacunes dans les données et évaluer les résultats des systèmes de santé Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays ayant produit une évaluation complète de la situation sanitaire et de ses tendances au cours de la période 2018-2019 156 (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Examiner et évaluer régulièrement la situation et les tendances sanitaires aux niveaux national et local en utilisant des méthodes comparables et en tenant compte des priorités nationales, régionales et mondiales relatives aux objectifs de développement durable, et veiller à la qualité des statistiques • Générer et faire la synthèse des informations et des statistiques locales et nationales correspondantes, à un niveau de ventilation approprié, en utilisant les normes et méthodes convenues au niveau international à l’appui de l’élaboration de politiques fondées sur des données factuelles • Soutenir l’application de normes internationales pour les systèmes d’information sanitaire et pour la gestion des données sanitaires • Soutenir le partage de données et l’établissement de rapports en temps voulu concernant les indicateurs, notamment ceux liés aux indicateurs relatifs aux objectifs de développement durable ou approuvés par les organes directeurs de l’OMS • Défendre et soutenir la mise à disposition de politiques et d’outils efficaces concernant l’open data, ainsi que d’un appui politique et de ressources suffisants pour renforcer les systèmes d’information sanitaire nationaux et infranationaux axés sur l’équité et d’autres innovations dans le développement des systèmes d’information sanitaire, y compris les systèmes basés sur les dossiers médicaux personnels • Soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies, de mesures et de plans d’investissement pour l’information sanitaire et les systèmes d’enregistrement des données d’état civil et des statistiques d’état civil • Soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de l’open data pour les données sanitaires, y compris pour les données structurées et non structurées EB140/36 127 Prestations des bureaux régionaux • Évaluer régulièrement la situation et les tendances sanitaires aux niveaux régional et national en utilisant des méthodes comparables et en tenant compte des priorités et des cibles régionales, et veiller à la qualité de tous les produits d’information de l’OMS, en mettant l’accent sur la santé et les objectifs de développement durable liés à la santé • Produire des informations et en faire la synthèse par le biais d’observatoires régionaux de l’information sanitaire, de plateformes de données et de tableaux de bord afin de soutenir l’élaboration de politiques fondées sur des bases factuelles sur les progrès dans la réalisation des objectifs de développement durable, en tenant compte d’autres institutions supranationales concernées dans la Région et en collaborant avec elles • Mettre au point, adapter et diffuser des normes, des méthodes et des outils pour l’information sanitaire dans les pays, y compris des stratégies/cadres/modèles régionaux sur le suivi des objectifs de développement durable liés à la santé/de la couverture sanitaire universelle, et en défendre l’utilisation • Créer et diriger des réseaux et des activités de collaboration et d’apprentissage mutuel, régionaux et infrarégionaux, y compris des forums techniques et des réseaux régionaux de compétences afin de renforcer les capacités des pays à suivre les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable et la couverture sanitaire universelle, et d’améliorer la responsabilisation • Fournir un appui technique aux pays pour renforcer les capacités institutionnelles nationales de suivi et d’évaluation de la santé publique, axés sur l’équité, en utilisant les données issues des enquêtes systématiques des systèmes d’information sanitaire et d’autres sources, telles que les systèmes d’enregistrement des données et des statistiques d’état civil, ainsi que pour améliorer la qualité, l’analyse, la diffusion et l’utilisation des rapports statistiques locaux et nationaux, ainsi que la mesure des inégalités, en mettant l’accent sur le suivi des progrès dans la réalisation des objectifs de développement durable • Recenser et mettre au point des méthodes novatrices et fondées sur les meilleures pratiques pour le renforcement des systèmes d’information sanitaire et la prise de décisions en connaissance de cause à tous les niveaux • Veiller à ce que l’OMS ait mis au point et applique une stratégie sur l’innovation, reposant par exemple sur l’utilisation des « big data », des informations géospatiales et d’autres progrès connexes dans le domaine des systèmes d’information sanitaire • Renforcer l’expertise analytique des pays par des activités régionales de renforcement des capacités • Renforcer la capacité des pays par la création ou le renforcement de réseaux d’information sanitaire régionaux ou sous-régionaux • Appuyer le renforcement des capacités dans les pays au moyen d’ateliers régionaux ou sous-régionaux d’information sanitaire et de bases factuelles pour l’élaboration de politiques Prestations du Siège • Évaluer la situation et les tendances sanitaires aux niveaux national, régional et mondial en utilisant des méthodes comparables de manière régulière et veiller à la qualité des statistiques et des estimations de l’OMS, en mettant l’accent sur le suivi des progrès dans la réalisation des objectifs de développement durable relatifs à la santé et de ceux liés à la santé • Générer des informations et des statistiques mondiales, régionales et nationales correspondantes et en faire la synthèse par l’intermédiaire de l’Observatoire mondial de la santé de l’OMS à l’appui de l’élaboration de politiques fondées sur des bases factuelles EB140/36 128 • Établir, réviser et publier des normes d’information sanitaire et notamment la révision de la Classification internationale des maladies ainsi que les normes relatives au suivi des progrès dans la réalisation des objectifs de développement durable • Mettre au point des outils et des orientations pour renforcer les systèmes d’information sanitaire axés sur l’équité et suivre les progrès dans l’atteinte des cibles mondiales, et aligner les partenaires mondiaux en vue de renforcer les systèmes nationaux et régionaux dans le cadre du dispositif de collaboration sur les données sanitaires • Veiller à ce que l’OMS ait mis au point et applique une stratégie sur l’innovation, reposant par exemple sur l’utilisation des « big data », des informations géospatiales et d’autres progrès connexes dans le domaine des systèmes d’information sanitaire • Aider les bureaux régionaux à renforcer leurs capacités afin qu’ils assurent une coopération technique dans leurs Régions respectives Produit 4.4.2 – Les pays ont acquis la capacité de planifier, d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie pour la cybersanté Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays ayant élaboré et appliquant une stratégie de cybersanté À déterminer (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Soutenir le renforcement des capacités et les partenariats pour la mise au point et l’application d’une stratégie nationale de cybersanté afin d’améliorer les services de santé et l’élaboration de politiques sur des bases factuelles et de permettre le passage à des dossiers médicaux électroniques • Soutenir la poursuite de l’utilisation de la santé mobile pour la prise en charge des maladies non transmissibles et pour l’amélioration des soins dispensés aux mères et aux enfants, selon des priorités et les besoins nationaux Prestations des bureaux régionaux • Soutenir le renforcement des capacités et les partenariats pour la mise au point et l’application d’une stratégie nationale de cybersanté afin d’améliorer les services de santé et l’élaboration de politiques sur des bases factuelles et de permettre le passage à des dossiers médicaux électroniques • Réunir les bonnes pratiques, en faire la synthèse et faciliter l’accès aux connaissances, à l’expérience, aux ressources et aux réseaux afin de renforcer les bases factuelles en cybersanté • Prêter assistance aux bureaux de pays afin qu’ils aident les pays à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies nationales de cybersanté et à appliquer des normes de cybersanté afin de rendre l’interopérabilité plus durable et plus efficace et de renforcer l’architecture nationale de cybersanté • Collaborer avec des partenaires dans les domaines de la cybersanté et de l’innovation afin d’harmoniser les activités régionales à l’appui du rôle et des applications de la technologie, par exemple les dossiers médicaux électroniques, dans l’instauration de la couverture sanitaire universelle et la réalisation des objectifs de développement durable • Promouvoir la création de plateformes nationales d’échange d’informations sanitaires, y compris l’utilisation d’identifiants uniques et de registres pour les patients et les clients, les établissements de santé et le personnel de santé EB140/36 129 • Apporter un appui à l’intégration des systèmes de santé nationaux par l’harmonisation de l’information sanitaire et la normalisation des processus de prestation de services, avec l’appui de la technologie • Adapter les lignes directrices pour faciliter l’évaluation des services de cybersanté dans les pays • Recenser les domaines dans lesquels il faut agir en priorité et promouvoir l’application d’approches de santé mobile fondées sur des bases factuelles afin d’améliorer la prestation de services dans le cadre de la couverture sanitaire universelle, y compris pour les mères et les enfants et contre les maladies non transmissibles Prestations du Siège • Collaborer avec les autres organismes du système des Nations Unies et les autres parties prenantes pour établir des normes et fournir des orientations, des outils et des ressources en vue de l’élaboration de stratégies nationales de cybersanté et de l’adoption de normes de cybersanté, y compris en ce qui concerne les dossiers médicaux électroniques • Renforcer la base factuelle sur la cybersanté et diffuser les informations et les données factuelles recueillies par l’intermédiaire de l’Observatoire mondial de la cybersanté et de l’index numérique mondial sur la santé • Soutenir la mise en œuvre de solutions de cybersanté, telles que les dossiers médicaux électroniques, afin de tirer un bénéfice maximal de la prestation des services • Recenser les domaines dans lesquels il faut agir en priorité et promouvoir l’application d’approches de santé mobile fondées sur des bases factuelles afin d’améliorer la prestation de services pour les mères et les enfants et contre les maladies non transmissibles Produit 4.4.3 – L’OMS et les pays ont mis au point et utilisent des politiques, des outils, des réseaux et des ressources pour la gestion du savoir en vue de renforcer leurs capacités à produire, partager et appliquer des connaissances Indicateur de produit Base Cible Nombre de documents d’orientation et de produits d’information analogues faisant la synthèse des données factuelles et offrant des options politiques pour la prise de décisions À déterminer (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Établir des mécanismes pour renforcer continuellement la capacité nationale de gestion et d’application des connaissances à l’appui de la mise en œuvre des politiques et interventions de santé publique • Soutenir l’adaptation/l’élaboration de lignes directrices fondées sur des bases factuelles dans les domaines de la santé publique et de la pratique clinique, en fonction des priorités sanitaires nationales • Recenser les experts disponibles au niveau national en vue de leur intégration dans le répertoire des experts nationaux ou dans d’autres systèmes de localisation des experts • Sensibiliser les pays à la nécessité d’utiliser efficacement les produits d’information et les plateformes de gestion des connaissances de l’OMS ; indiquer aux producteurs techniques les formats/langues appropriés et appuyer l’utilisation de plateformes de gestion des connaissances, y compris le Programme HINARI d’accès à la recherche dans le domaine de la santé, les archives institutionnelles pour l’échange d’informations de l’OMS (Institutional Repository for Information Sharing) et d’autres produits d’information technique tels que la bibliothèque virtuelle de santé EB140/36 130 Prestations des bureaux régionaux • Aider les bureaux de pays à fournir un appui pour renforcer la capacité nationale de définir, produire, appliquer et utiliser des données factuelles pour l’élaboration de politiques par des plateformes d’application des connaissances, telles que le Réseau de politique fondée sur des faits • Renforcer l’utilité et la qualité de la contribution des réseaux régionaux de centres collaborateurs de l’OMS aux priorités de santé nationales, régionales et mondiales pour l’élaboration de politiques sanitaires fondées sur des bases factuelles • Faciliter et maintenir l’accès à des ressources et produits essentiels en matière d’information, y compris les bases de données régionales de l’Index Medicus, le Programme HINARI d’accès à la recherche dans le domaine de la santé et les archives institutionnelles pour l’échange d’informations le système IRIS de l’OMS (Institutional Repository for Information Sharing) et le réseau de centres de documentation de l’OMS • Produire, publier et diffuser les produits d’information conformément aux priorités régionales et dans les langues voulues et dans des formats normalisés • Appuyer le renforcement des capacités du personnel de l’OMS en matière de gestion des connaissances, notamment dans les domaines de l’utilisation des outils et de l’accès aux produits d’information et ressources clés en publication et bibliothéconomie, y compris l’accès au projet Global Information Full Text • Améliorer les capacités régionales en matière d’adaptation de lignes directrices fondées sur des bases factuelles dans les domaines de la santé publique et de la pratique clinique et de mise au point de notes d’orientation ou de produits similaires pour faciliter l’élaboration de politiques sanitaires Prestations du Siège • Mettre au point des outils et des méthodologies visant à renforcer la capacité nationale de définir, appliquer et utiliser des données factuelles pour l’élaboration de politiques par des plateformes d’application des connaissances • Appuyer les priorités nationales, régionales et mondiales de santé par le réseau mondial de centres collaborateurs de l’OMS, les comités/tableaux consultatifs d’experts et le répertoire des experts nationaux • Renforcer les archives institutionnelles pour l’échange d’informations le système IRIS de l’OMS (Institutional Repository for Information Sharing) comme unique répertoire des produits d’information de l’OMS, promouvoir l’utilisation de l’Index Medicus mondial et faire en sorte que la littérature médicale, technique et scientifique soit accessible à tous les pays à revenu faible, y compris par l’intermédiaire du Programme HINARI d’accès à la recherche dans le domaine de la santé • Produire, publier et diffuser des produits d’information conformément aux priorités mondiales de l’OMS dans les langues et les formats voulus • Fixer des normes et des critères pour la publication par l’OMS, dans le cadre du groupe de coordination de la politique en matière de publications, et fournir un accès à la documentation médicale, technique et scientifique à tous les membres du personnel de l’OMS par l’intermédiaire du projet Global Information Full Text • Renforcer et assurer la qualité et les bases factuelles des lignes directrices de l’OMS par l’intermédiaire du Comité d’examen des directives EB140/36 131 Produit 4.4.4 – Fourniture d’options de politique générale, d’outils et d’un appui technique visant à promouvoir et à renforcer la capacité de recherche en santé et à traiter les questions d’éthique en matière de santé publique et de recherche Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays disposant d’une politique nationale explicite exigeant toute recherche impliquant des sujets humains qu’elle soit inscrite dans un registre public reconnu 76 (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Définir les besoins en matière de renforcement des capacités et fournir un appui aux États Membres dans les domaines comme la gouvernance pour la recherche en santé, la recherche sur les systèmes de santé et l’éthique et la publication dans le domaine de la recherche en santé à l’appui de la couverture sanitaire universelle • Aider les États Membres à définir et traiter les questions d’éthique liées à l’application des programmes de santé publique et à la prestation de services de santé • Aider les ministères de la santé à améliorer les capacités de recherche, à définir les priorités de la recherche, à mener des travaux de recherche relatifs à la mise en œuvre et à l’évaluation afin d’estimer l’impact des programmes sanitaires et de différentes politiques et à fournir la base factuelle nécessaire à la prise de décisions rationnelles, en fonction des priorités nationales Prestations des bureaux régionaux • Faciliter la définition des priorités de la recherche en santé au niveau régional, par exemple au moyen de comités consultatifs sur la recherche en santé ou d’autres mécanismes pour la recherche d’un consensus, en fonction des priorités sanitaires régionales ou nationales, en mettant l’accent sur la couverture sanitaire universelle et sur les objectifs de développement durable liés à la santé • Mettre en place et renforcer des comités d’examen éthique de la recherche de l’OMS au niveau régional et aider les bureaux de pays à appuyer les comités d’éthique nationaux • Aider les bureaux de pays à appuyer la mise en place et le renforcement par les États Membres de leur capacité de gouvernance et de réalisation de travaux de recherche en santé publique et sur les systèmes de santé, ainsi que d’enregistrement des essais cliniques • Soutenir les bureaux de pays pour qu’ils aident les États Membres à définir et à traiter les questions d’éthique liées à l’application des programmes de santé publique et à la prestation de services, y compris dans les situations d’urgence • Évaluer les moyens de recherche et les structures de recherche-développement dans les pays, et aider les bureaux de pays à apporter un soutien aux ministères de la santé afin qu’ils améliorent les capacités de recherche Prestations du Siège • Faciliter la définition des priorités et la synthèse des travaux de recherche mondiaux pour un programme de recherche en santé, en mettant l’accent sur la couverture sanitaire universelle et sur les objectifs de développement durable liés à la santé • Élaborer et diffuser des outils, des normes et des lignes directrices pour la santé publique et l’éthique en matière de recherche, notamment par le renforcement ultérieur du système d’enregistrement international des essais cliniques de l’OMS et le Comité d’examen éthique de l’OMS EB140/36 132 • Faciliter les plateformes et réseaux mondiaux de renforcement du consensus sur les questions d’éthique prioritaires liées à la santé publique, aux services de santé et à la recherche en santé, en mettant l’accent sur les systèmes de données et d’informations • Collaborer avec les États Membres et les partenaires pour mettre en place un répertoire durable pour la recherche sur la résistance aux antimicrobiens et les maladies à potentiel épidémique, dans le cadre du projet d’observatoire mondial de la recherche-développement en santé afin de remédier aux principales lacunes dans les connaissances sur la résistance aux antimicrobiens BUDGET PAR BUREAU ET PAR SECTEUR DE PROGRAMME (EN MILLIONS DE US $) Secteur de programme Afrique Amériques Asie du Sud-Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental Siège Total 4.1 Politiques, stratégies et plans de santé nationaux 20,5 13,7 16,7 16,7 15,4 16,8 42,3 142,1 4.2 Services de santé intégrés centrés sur la personne 32,5 6,3 16,0 16,6 20,0 16,4 47,3 155,1 4.3 Accès aux médicaments et aux technologies sanitaires et renforcement des moyens réglementaires 19,3 7,4 9,2 5,5 8,8 11,2 106,0 167,4 4.4 Informations et données factuelles sur les systèmes de santé 17,0 8,5 13,9 11,2 12,3 8,8 58,2 129,9 Total – Catégorie 4 89,3 35,9 55,8 50,0 56,5 53,2 253,8 594,5 EB140/36 133 PROGRAMME OMS DE GESTION DES SITUATIONS D’URGENCE SANITAIRE Au cours des prochaines années, le Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire devra faire face à un nombre sans précédent d’urgences sanitaires. Le changement climatique, l’urbanisation croissante, la mondialisation et l’intensification des troubles civils sont à l’origine de la multiplication et de l’aggravation de ces situations qui ont des conséquences pour la santé. Une flambée d’un nombre même limité de cas peut susciter un niveau de préoccupation et de riposte très élevé alors que des situations d’urgence à grande échelle provoquent de nombreux décès et beaucoup de souffrances. Quelle que soit la nature des risques, les situations d’urgence affectent de manière disproportionnée les plus démunis et les plus vulnérables. En termes économiques, leur coût dépasse en moyenne US $100 milliards par an. La gestion appropriée des risques en temps opportun suppose des capacités et une collaboration efficaces au plan national et international. Une coopération plus étroite avec les partenaires est indispensable : l’OMS ne peut obtenir des résultats en agissant seule. La grande majorité des situations d’urgence sanitaire et des flambées de maladies à forte morbidité et à forte mortalité frappent des pays moins développés dont les capacités de préparation et de riposte aux situations d’urgence sont limitées. Tout ce que fait le Programme doit contribuer à améliorer les résultats au niveau des pays. Pour prévenir et détecter les situations d’urgence et pour assurer la riposte, le Programme privilégie le renforcement des capacités des pays avec l’appui nécessaire des partenaires nationaux, régionaux et mondiaux. Le Programme repose sur un cadre conceptuel pyramidal qui lui confère une vision et une orientation globales. Il se fonde, surtout dans les pays les plus vulnérables, sur un système de santé bien développé et des services de santé publique essentiels qui reçoivent de lui un appui constant et rigoureux permettant aux États Membres : de renforcer leurs capacités de préparation, d’atténuation et de riposte face aux situations d’urgence tous risques confondus ; de mettre au point des stratégies interorganisations à long terme pour prévenir et combattre les maladies infectieuses ; et de se prévaloir d’un instrument solide, efficace et doté de ressources suffisantes pour la détection, l’évaluation des risques et la riposte, assurant un maximum d’impact à l’appui apporté aux autorités sanitaires nationales par l’OMS et ses partenaires. On peut distinguer cinq grands domaines d’activité du Programme : 1) celui des informations sur les urgences sanitaires et de l’évaluation des risques qui vise à fournir en temps opportun une analyse de la situation, une évaluation des risques et un suivi de la riposte fiables face à tous les événements et risques majeurs pour la santé ; 2) celui des opérations d’urgence qui doit assurer l’accès des populations touchées par les situations d’urgence à un ensemble essentiel de services de santé permettant de sauver des vies ; 3) celui de la gestion des risques infectieux qui doit veiller à la mise en place de stratégies et de capacités contre les risques infectieux majeurs ; 4) celui de la préparation des pays à faire face aux situations d’urgence sanitaire et du Règlement sanitaire international (2005) qui vise à doter les pays des capacités nécessaires pour une gestion d’urgence de l’ensemble des risques ; et enfin 5) celui des services essentiels pour l’action d’urgence qui a pour but de fournir rapidement et durablement au Programme les ressources financières et humaines nécessaires. La présente section énonce le cadre des résultats du Programme. Il intéresse les trois niveaux de l’Organisation et comporte cinq grands domaines d’activité : un programme et une équipe pour obtenir des résultats concrets. Informations sur les urgences sanitaires et évaluation des risques Le domaine d’activité des informations sur les urgences sanitaires et de l’évaluation des risques fournit des informations fiables qui permettent de prendre des décisions concernant la santé publique en situation d’urgence. Il s’agit de repérer les nouveaux événements de santé publique, d’évaluer les risques qu’ils présentent pour la santé publique, d’assurer la surveillance épidémiologique et les enquêtes de terrain, de suivre les interventions de santé publique et de communiquer les informations sur la santé publique aux partenaires techniques. La surveillance des événements constitue un aspect essentiel de ce domaine d’activité permettant au Programme de repérer les nouveaux événements susceptibles d’avoir des effets néfastes pour la santé publique. L’évaluation des risques que présentent les nouveaux événements pour la santé publique est EB140/36 134 importante pour mettre en place des mesures de préparation et de riposte. Dans le cas des événements nouveaux ou qui durent depuis un certain temps, la surveillance et l’investigation épidémiologique ainsi que le suivi des interventions de santé publique jouent un rôle critique pour une gestion efficace des effets sanitaires des situations d’urgence. Il faut pouvoir communiquer des informations techniques aux partenaires dans la communauté chargée des situations d’urgence et de la santé publique de façon à pouvoir optimiser la coordination des interventions communes et des capacités. Le Département Informations sur les urgences sanitaires et évaluation des risques collabore étroitement avec les autres domaines d’activité du Programme, les bureaux de pays, les bureaux régionaux et les partenaires. Opérations d’urgence L’OMS continue de renforcer ses systèmes et ses méthodes de travail pour assurer une riposte plus prévisible et efficace aux situations d’urgence sanitaire. Les opérations d’urgence poursuivent trois objectifs principaux : i) renforcer les capacités opérationnelles de l’OMS ; ii) développer et renforcer les capacités internationales de riposte aux situations d’urgence au moyen de partenariats ; et iii) favoriser et coordonner la riposte internationale aux urgences sanitaires. Le partenariat est donc essentiel aux opérations de l’OMS et il faut un engagement institutionnel complet en faveur d’une action collective. L’OMS collabore avec les gouvernements et les partenaires pour assurer une riposte rapide et ciblée aux événements aigus de santé publique de façon à éviter une aggravation et des flambées à grande échelle. Le Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie joue un rôle central dans ce processus – de l’alerte et de l’évaluation des risques jusqu’à la mise en œuvre rapide de mesures de lutte. Lorsque des situations d’urgence menacent la santé, l’OMS soutient un recours plus large aux interventions essentielles de santé publique et un renforcement des services de santé sur la base de normes convenues afin d’atténuer l’augmentation de la morbidité et de la mortalité. Le Groupe sectoriel mondial pour la santé, le Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie, les équipes médicales d’urgence, les partenaires en réserve et d’autres réseaux jouent un rôle de premier plan dans le cadre de ces efforts. L’OMS continue de renforcer la gestion de ses propres opérations d’urgence en adoptant et en institutionnalisant le système de gestion des incidents. Celui-ci prévoit que les fonctions essentielles de gestion d’urgence seront régulièrement mises en place au niveau des pays alors que des équipes d’appui à la gestion des incidents au niveau régional et au Siège apporteront l’appui technique et opérationnel nécessaire. Les centres d’opérations d’urgence doivent être dotés de toutes les ressources nécessaires dans les bureaux régionaux et au Siège, leur fonctionnement étant régi par des normes internationales. Ils seront reliés de plus en plus aux autres centres d’opérations d’urgence au niveau mondial par le biais du Réseau des centres d’opérations d’urgence de la santé publique coordonné par l’OMS. Pour pouvoir intervenir de manière efficace sur le terrain même au plus près des problèmes, l’OMS a besoin d’une plateforme opérationnelle solide. Son appui opérationnel, la logistique sanitaire et les capacités de la chaîne d’approvisionnement continueront donc d’être renforcés et élargis. Les partenariats stratégiques sont également essentiels à cet égard car l’Organisation s’attache à exploiter les avantages comparatifs de ses partenaires opérationnels. Gestion des risques infectieux Les systèmes et réseaux d’experts seront encore renforcés et l’accent continuera d’être mis sur le transfert des connaissances et des compétences techniques à tous ceux qui en ont besoin – c’est-à-dire aussi bien à ceux qui doivent assurer la riposte en première ligne et aux communautés touchées qu’aux autorités de santé publique aux niveaux national et infranational. Des stratégies mondiales sont mises au point en compagnie de partenaires issus d’un large éventail de domaines techniques, scientifiques et sociaux pour faire face aux risques infectieux majeurs. EB140/36 135 Les dispositifs régissant la gestion des stocks mondiaux de vaccins continuent d’être renforcés par souci de responsabilisation, de transparence, de fiabilité et de régularité. Afin d’améliorer la préparation des pays, d’importants efforts sont également consentis pour déterminer à l’avance où les épidémies dues à des risques infectieux connus sont susceptibles de survenir. À mesure que de nouveaux domaines d’activité apparaissent, il faudra faire appel à de nouvelles compétences de pointe. L’expertise technique appropriée sera maintenue pour faire face aux prochaines grandes épidémies. Préparation des pays à faire face aux situations d’urgence sanitaire et Règlement sanitaire international (2005) Les activités concernant la préparation des pays à faire face aux situations d’urgence sanitaire et le Règlement sanitaire international (2005) comprennent le suivi et l’évaluation des capacités nationales de préparation, la planification et le renforcement des principales capacités, ainsi que le fonctionnement du secrétariat du Règlement sanitaire international (2005). Le Règlement lui-même, y compris le cadre de suivi et d’évaluation et le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030), sont d’importants instruments de préparation multisectorielle face à l’ensemble des risques qui établissent un lien entre les principales capacités nationales prévues par le Règlement et des systèmes de santé résilients. Ce domaine d’activité aide les États Membres à suivre le processus dynamique et constant d’évaluation et de renforcement de leurs capacités prévu par le Règlement sanitaire international (2005), conformément au cadre de suivi et d’évaluation, ainsi qu’à préparer, mettre en œuvre et suivre les mesures prises pour le respect de leurs obligations en vertu du Règlement et à faire rapport aux organes directeurs, ainsi qu’aux Comités d’urgence et d’examen du Règlement. L’évaluation externe conjointe est utilisée pour apprécier les capacités des pays et élaborer des plans de renforcement des principales capacités essentielles en mettant l’accent sur les pays vulnérables. En coopération avec les organisations du système des Nations Unies, les organisations non gouvernementales et les autres partenaires, les activités dans ce domaine renforceront encore l’appui fourni aux États Membres pour améliorer les capacités de l’ensemble du cycle de gestion des situations d’urgence (prévention, préparation, riposte et relèvement précoce). Il faut aussi veiller à la préparation opérationnelle des États Membres et du Secrétariat dans les pays particulièrement vulnérables, recueillir des informations sur la préparation des rassemblements de masse, assurer les transports, les voyages et les échanges internationaux et fournir des orientations aux voyageurs pendant les flambées. Services essentiels pour l’action d’urgence Le domaine des services essentiels pour l’action d’urgence est chargé de mettre en œuvre les capacités, les politiques, les procédures et les systèmes qui sont normalisés à l’échelle de l’Organisation et directement applicables dans la pratique afin d’appuyer une gestion efficace du Programme ainsi que des ressources humaines et financières durables tout en assurant l’interopérabilité et la régularité au cours des efforts coordonnés de riposte à des situations d’urgence au moyen d’un partenariat. Ce domaine d’activité englobe l’administration, la communication, la mobilisation des ressources et l’octroi de subventions, la planification stratégique, la gestion des ressources financières et humaines, la sécurité, ainsi que la santé et le bien-être du personnel. L’OMS continue de renforcer sa gestion et l’administration des urgences sanitaires afin que les décisions de gestion permettent de déboucher rapidement sur la fourniture ininterrompue de services répondant aux normes voulues pour les situations d’urgence et facilitent l’action du Programme. À cette fin, elle met en place des modes opératoires normalisés, des politiques, des orientations et des modèles standardisés, qui s’inspirent des enseignements tirés des précédents efforts de riposte et des meilleures pratiques des autres partenaires opérationnels, et elle examine et évalue en permanence les résultats obtenus dans ce domaine. En procédant ainsi, elle pourra constamment améliorer ses services et contribuer dans l’ensemble à l’excellence de son action. EB140/36 136 CADRE DE RÉSULTATS GESTION DES RISQUES INFECTIEUX Réalisation E.1 – Tous les pays sont dotés de moyens d’atténuer les risques infectieux majeurs Indicateur de réalisation Base Cible Nombre de pays ayant intégré à leur plan d’action national des mesures d’atténuation des risques infectieux majeurs 40 % (2017) 60 % (2018) 80 % (2019) Produit E.1.1 Stratégies de lutte, plans et capacités mis en place contre des maladies telles que le choléra, la fièvre hémorragique virale, la méningite et la grippe et les maladies provoquées par des agents pathogènes à support vectoriel, émergents et réémergents Indicateur de produit Base Cible Nombre de stratégies et de plans mondiaux adoptés pour la gestion des risques infectieux majeurs (par exemple au moyen de vaccins antigrippaux, d’antiviraux, du vaccin antiamaril et du vaccin anticholérique) 5 (2017) 8 (2018) 10 (2019) Prestations essentielles • Mettre en place et coordonner des réseaux d’experts techniques pour la gestion de risques infectieux majeurs déterminés • Suivre, analyser, modéliser et prévoir les événements liés à des risques infectieux majeurs • Élaborer et mettre à l’épreuve des stratégies et outils nouveaux pour prévenir et combattre les risques infectieux majeurs • Mettre au point et diffuser des lignes directrices techniques et d’autres produits de diffusion des connaissances sur la gestion des risques infectieux majeurs • Aider les pays à mettre en place et maintenir des programmes de surveillance et de prévention des risques infectieux majeurs Produit E.1.2 ‒ Réseaux d’experts mondiaux et mécanismes innovants mis au point pour gérer les risques infectieux majeurs nouveaux ou qui évoluent (par exemple pour la prise en charge clinique, les laboratoires, les sciences sociales et la modélisation de données) Indicateur de produit Base Cible Nombre d’établissements contribuant aux réseaux d’experts et mécanismes mondiaux 65 (2017) 80 (2018) 95 (2019) Prestations essentielles • Mettre au point et utiliser un mécanisme de partenariat au niveau mondial pour assurer l’accès à des interventions contre les risques infectieux majeurs permettant de sauver des vies (par exemple des stocks de produits) EB140/36 137 • Constituer et gérer au niveau mondial des réseaux d’experts chargés de la prévision et de la modélisation, de l’identification des agents pathogènes et de l’évaluation de leur virulence, de la prise en charge clinique et de la protection des agents de santé, de la communication des risques et de la riposte fondée sur les sciences sociales • Élaborer un programme de recherche en santé publique pour gérer les risques infectieux majeurs nouveaux ou qui évoluent • Fournir une expertise technique pour évaluer les risques, atténuer/combattre les événements et assurer la riposte aux risques infectieux majeurs nouveaux ou qui évoluent • Assurer un large accès à des connaissances techniques adaptées aux risques infectieux majeurs nouveaux ou qui évoluent PRÉPARATION DES PAYS À FAIRE FACE AUX SITUATIONS D’URGENCE SANITAIRE ET RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL (2005) Réalisation E.2 ‒ Tous les pays évaluent et comblent les principales lacunes en matière de préparation aux situations d’urgence sanitaire, notamment en ce qui concerne les principales capacités prévues par le Règlement sanitaire international (2005) Indicateur de réalisation Base Cible Nombre de pays établissant un rapport annuel sur l’application du Règlement sanitaire international (2005) 100 (2017) 120 (2018) 140 (2019) Produit E.2.1 ‒ Principales capacités des pays concernant la préparation aux situations d’urgence sanitaire et le Règlement sanitaire international (2005) évaluées de manière indépendante et plans d’action nationaux établis Indicateur de réalisation Base Cible Nombre de pays dont les principales capacités ont fait l’objet d’une évaluation indépendante 60 (2017) 120 (2018) 180 (2019) Nombre de pays ayant établi un plan d’action national 25 (2017) 60 (2018) 130 (2019) Prestations essentielles • Vérifier la présentation annuelle de rapports sur l’application du Règlement sanitaire international (2005) en coordination avec les points focaux nationaux • Procéder à des exercices de simulation et à des examens a posteriori dans le cadre des évaluations de pays • Coordonner et appuyer l’évaluation multisectorielle indépendante volontaire des principales capacités des pays et de l’application du Règlement sanitaire international (2005) • Élaborer et diffuser régulièrement des rapports sur l’application du Règlement sanitaire international (2005) • Appuyer l’élaboration de plans d’action nationaux multisectoriels sur l’évaluation des capacités des pays et appuyer l’octroi des ressources nécessaires pour combler les lacunes concernant les principales capacités (par exemple l’initiative « One Health ») • Faire rapport sur la mise en œuvre des plans d’action nationaux EB140/36 138 Produit E.2.2 ‒ Principales capacités essentielles concernant la préparation aux situations d’urgence sanitaire et le Règlement sanitaire international (2005) renforcées dans tous les pays Indicateur de produit Base Cible Pourcentage des pays les plus vulnérables appuyés par l’OMS ayant réalisé des progrès avérés de leurs principales capacités essentielles concernant les situations d’urgence sanitaire, le Règlement sanitaire international (2005) et la sécurité sanitaire mondiale 30 % (2017) 60 % (2018) 80 % (2019) Prestations essentielles • Élaborer des politiques et des lignes directrices pour les capacités multisectorielles de préparation aux situations d’urgence • Fournir un appui technique aux pays prioritaires en vue du renforcement des capacités de dépistage précoce et de riposte efficace en temps opportun en situation d’urgence sanitaire tous risques confondus (par exemple centres d’opérations d’urgence sanitaire nationaux, alerte et intervention rapide, laboratoires, points d’entrée, formation) • Appuyer les réseaux et la collaboration internationaux multisectoriels pour encourager l’échange d’informations et les meilleures pratiques de préparation aux situations d’urgence sanitaire • Fournir un appui technique pour renforcer les liens entre la préparation aux situations d’urgence tous risques confondus, les systèmes de santé et les opérations de santé publique essentielles (évaluations de l’indice de sécurité hospitalière, systèmes de services médicaux d’urgence et plans d’urgence des hôpitaux) Produit E.2.3 – Plans de préparation opérationnelle (OMS et partenaires) appliqués et mis à l’épreuve contre des risques spécifiques dans les pays particulièrement vulnérables Indicateur de produit Base Cible Pourcentage des bureaux de pays de l’OMS dotés d’une série minimale de mesures de préparation opérationnelle 20 % (2017) 50 % (2018) 70 % (2019) Prestations essentielles • Procéder à une délimitation de la vulnérabilité stratégique et de l’évaluation des risques dans les pays particulièrement vulnérables • Aider les pays et les partenaires à assurer la continuité institutionnelle et à se doter de plans d’intervention contre des menaces et des risques spécifiques • Favoriser la mise en œuvre de mesures visant à améliorer la préparation opérationnelle à l’OMS, dans les pays à haut risque particulièrement vulnérables et au niveau des partenaires • Procéder à des exercices de simulation pour éprouver le degré de préparation de l’OMS et de ses partenaires EB140/36 139 Produit E.2.4 – Services de secrétariat fournis pour l’application du Règlementaire sanitaire international (2005) Indicateur de produit Base Cible Nombre de points focaux nationaux ayant bénéficié d’un appui en vue de l’application du Règlement sanitaire international (2005) 60 (2017) 100 (2018) 150 (2019) Prestations essentielles • Tenir la liste d’experts et le répertoire des points focaux/de contact nationaux et régionaux pour le Règlement sanitaire international (2005) • Fournir des conseils juridiques concernant l’application et l’interprétation du Règlement sanitaire international (2005) • Convoquer et appuyer les comités d’urgence en cas d’événement de santé publique de portée internationale en vertu du Règlement sanitaire international (2005) • Suivre la mise en œuvre des recommandations temporaires formulées par les comités d’urgence chargés de l’examen d’événements de santé publique de portée internationale en vertu du Règlement sanitaire international (2005) et établissement des rapports à ce sujet • Favoriser le dialogue au niveau mondial entre parties prenantes/partenaires, secteurs et disciplines sur les questions liées aux événements de santé publique de portée internationale • Organiser et appuyer la réunion de comités d’examen prévus par le Règlement sanitaire international (2005) INFORMATIONS SUR LES URGENCES SANITAIRES ET ÉVALUATION DES RISQUES Réalisation E.3 – Les événements sanitaires sont détectés et les risques évalués et communiqués en vue de mesures appropriées Indicateur de réalisation Base Cible Pourcentage d’événements détectés intéressant la santé publique dont les risques sanitaires sont évalués et communiqués Pas de valeur de base 85 % (2018) 100 % (2019) Produit E.3.1 – Nouveaux événements détectés et risques pour la santé publique évalués Indicateur de produit Base Cible Nombre moyen de jours s’écoulant entre la diffusion, sur le système de gestion des événements de l’OMS et le site d’information sur les événements, concernant les événements aigus détectés intéressant la santé publique internationale 15 (2017) 10 (2018) 5 (2019) Prestations essentielles • Assurer une surveillance des événements 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 en utilisant les multiples sources de données disponibles EB140/36 140 • Mettre au point une nouvelle génération d’outils pour la surveillance des événements, y compris le système de gestion des événements et le site d’information sur les événements • Intégrer la surveillance des événements aux autres systèmes de surveillance de la santé publique, y compris les situations d’urgence humanitaire et les catastrophes naturelles • Mettre au point des modes opératoires normalisés et des outils pour repérer les événements de santé publique devant faire l’objet d’une évaluation des risques • Procéder à des évaluations des risques et prendre les mesures recommandées concernant tous les événements de santé publique pertinents, et les communiquer Produit E.3.2 – Disponibilité d’informations fiables et à jour en vue d’interventions de santé publique et du suivi des opérations de riposte Indicateur de produit Base Cible Dans les deux semaines suivant leur classement, le pourcentage d’événements concernant lesquels une série d’indicateurs sanitaires de base pour le suivi (réalisation, risque ou couverture sanitaire) a été adoptée et pour lesquels une délimitation des services de santé a été entreprise Pas de valeur de base 85 % (2018) 100 % (2019) Prestations essentielles • Réunir des données épidémiologiques et évaluer les services de santé disponibles en situation d’urgence • Collaborer avec les partenaires pour mettre en place, recueillir et échanger des indicateurs de performance clés pour suivre les opérations de riposte en cours • Élaborer des modes opératoires normalisés et tenir des catalogues d’indicateurs de performance clés à utiliser pour suivre la mise en œuvre de la riposte Produit E.3.3 – Informations fiables sur des situations d’urgence communiquées en temps opportun Indicateur de produit Base Cible Pourcentage des risques/événements/crises aiguës concernant la santé publique au sujet desquels les premières informations opérationnelles et épidémiologiques pertinentes sont rendues publiques à l’intention des décideurs, indépendamment du format, dans la semaine suivant leur classement ou leur diffusion sur le site d’information sur les événements Pas de valeur de base 85 % (2018) 100 % (2019) Prestations essentielles • Établir régulièrement des rapports de situation sur les événements et risques qui existent déjà • Établir des répertoires et systèmes de gestion des données • Établir des cartes et d’autres moyens infographiques • Échanger des analyses d’informations sanitaires sur les événements par des canaux appropriés EB140/36 141 OPÉRATIONS D’URGENCE Réalisation E.4 – Les populations touchées par des urgences sanitaires ont accès à des services de santé essentiels permettant de sauver des vies et à des interventions de santé publique Indicateur de réalisation Base Cible Pourcentage des populations touchées par des situations d’urgence ayant bénéficié d’un ou plusieurs services de santé essentiels 75 % (2017) 75 % (2018) 75 % (2019) Produit E.4.1 – Opérations sanitaires gérées de manière efficace à l’appui de la riposte nationale et locale Indicateurs de produit Base Cible Pourcentage des situations d’urgence classées ayant déclenché un système de gestion des incidents au niveau des pays dans les 72 heures 50 % (2017) 75 % (2018) 100 % (2019) Pourcentage des événements nouvellement classés ayant donné lieu à l’établissement d’un plan de riposte stratégique avec les partenaires dans les 30 jours 80 % (2017) 90 % (2018) 100 % (2019) Prestations essentielles • Mettre en place une structure pour un système de gestion des incidents au niveau des pays et des mécanismes d’appui du bureau régional/ Siège concernant toutes les urgences sanitaires classées • Assurer une gestion efficace aux niveaux national et infranational concernant toutes les urgences sanitaires • Mettre en place et maintenir des centres d’opérations d’urgence ; présider à l’élaboration d’un plan stratégique pour le secteur de la santé concernant tous les événements classés et prolongés • Exploiter les capacités techniques de l’Organisation à l’appui des opérations d’urgence Produit E.4.2 – Riposte collective des partenaires opérationnels coordonnée de manière efficace Indicateurs de produit Base Cible Pourcentage d’événements nouvellement classés ayant donné lieu à l’établissement d’un plan commun des opérations avec les partenaires dans les 30 jours 80 % (2017) 90 % (2018) 100 % (2019) Nombre de partenaires du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie appuyant l’alerte, l’évaluation des risques et la riposte concernant les événements et urgences de santé publique 230 (2017) 250 (2018) 270 (2019) Pourcentage des groupes sectoriels pour la santé dans les pays disposant d’un coordonnateur spécialisé à plein temps 90 % (2017) 100 % (2018) 100 % (2019) EB140/36 142 Indicateurs de produit Base Cible Nombre d’équipes médicales d’urgence vérifiées et/ou conseillées au niveau mondial 40 (2017) 80 (2018) 130 (2019) Nombre de déploiements à l’appui d’opérations d’urgence effectués par des partenaires en réserve 45 (2017) 55 (2018) 65 (2019) Prestations essentielles • Renforcer les capacités mondiales de riposte interopérable aux urgences sanitaires par l’élargissement et le renforcement du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie, du Groupe sectoriel mondial pour la santé, des équipes médicales d’urgence et des partenaires en réserve, avec une interopérabilité accrue entre les réseaux • Faire régulièrement appel au Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie en vue de l’alerte, de l’évaluation des risques et de la riposte en cas d’événement de santé publique ou d’urgence sanitaire • Faire régulièrement appel au Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie, au Groupe sectoriel mondial pour la santé, aux équipes médicales d’urgence et aux partenaires en réserve pour la riposte en cas d’urgence sanitaire • Combler les lacunes des capacités en matière de riposte internationale aux urgences sanitaires par la constitution de partenariats stratégiques • Promouvoir/mettre au point des normes techniques pour les opérations d’urgence sanitaire et suivre la riposte sanitaire sur la base de ces normes • Entreprendre des formations et des exercices communs avec les partenaires opérationnels (Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie, Groupe sectoriel mondial pour la santé, équipes médicales d’urgence, partenaires en réserve et autres) Produit E.4.3 – Appui efficace en matière logistique et opérationnelle rapidement mis sur pied et maintenu Indicateur de produit Base Cible Pourcentage d’événements d’urgence concernant lesquels un appui opérationnel et des fournitures sont apportés dans un délai d’une semaine 70 % (2017) 100 % (2018) 100 % (2019) Prestations essentielles • Fournir un appui opérationnel, notamment en ce qui concerne le transport, l’hébergement, les équipements, la sécurité et les technologies de l’information et de la communication • Veiller à ce que les fournitures et équipements médicaux soient disponibles • Élaborer des politiques et des modes opératoires normalisés pour l’appui opérationnel et la gestion de la chaîne d’approvisionnement • Établir des normes techniques pour la logistique sanitaire et en assurer le suivi • Apporter un appui à la gestion de la sécurité EB140/36 143 Produit E.4.4 – Lacunes prioritaires en matière de politique et d’orientation humanitaires comblées, plus particulièrement dans le domaine de la santé Indicateur de produit Base Cible Nombre de documents d’orientation établis pour combler les lacunes politiques/techniques prioritaires en collaboration avec les partenaires 0 (2017) 2 (2018) 3 (2019) Prestations essentielles • Élaborer et mettre à l’épreuve des politiques, des lignes directrices et les meilleures pratiques pour les opérations d’urgence sanitaire • Veiller à l’intégration des préoccupations sanitaires dans la politique interorganisations sur les questions humanitaires et le développement • Veiller à l’établissement de rapports et à la présentation d’une documentation fiable concernant les attaques contre les soins de santé et leur impact sur les services de santé dispensés SERVICES ESSENTIELS POUR L’ACTION D’URGENCE Réalisation E.5 – Programmes d’urgence nationaux appuyés par un Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire efficace doté de ressources suffisantes Indicateurs de réalisation Base Cible Pourcentage des postes prévus qui ont été pourvus 75 % (2017) 80 % (2018) 80 % (2019) Pourcentage des besoins essentiels financés par les ressources de base de l’OMS ou des accords de financement sur plusieurs années 40 % (2017) 40 % (2018) 50 % (2019) Produit E.5.1 – Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire géré de manière efficace et doté de ressources humaines et financières durables Indicateurs de produit Base Cible Pourcentage du budget de base de l’exercice biennal disponible à mi-parcours 50 % (2017) 75 % (2018) 75 % (2019) Pourcentage des demandes de fonds d’urgence initiaux d’un montant de US $500 000 au maximum satisfaites dans les 24 heures 100 % (2017) 100 % (2018) 100 % (2019) Pourcentage des cibles concernant les listes interne et externe qu’on a atteintes en désignant des personnes présélectionnées et formées dont le nom y figurait 75 % (2017) 75 % (2018) 75 % (2019) Pourcentage des équipes de riposte rapide du Programme déployées dans les 72 heures suivant la décision pertinente 75 % (2017) 75 % (2018) 75 % (2019) EB140/36 144 Prestations essentielles • Établir des plans d’activités et des budgets normalisés pour les situations d’urgence • Faire le point des fonds disponibles et prévus ainsi que des déficits à combler • Gérer les listes, recruter et déployer les membres du personnel et les consultants • Assurer les services médicaux et de bien-être du personnel • Suivre et gérer les subventions et veiller au respect des prescriptions en matière de notification • Mettre au point et appliquer des modes opératoires normalisés pour les services administratifs Produit E.5.2 – Communication et mobilisation des ressources efficaces Indicateur de produit Base Cible Nombre de donateurs apportant un appui financier au programme par des contributions volontaires dépassant US $1 million par exercice biennal 22 (2017) 26 (2018) 28 (2019) Prestations essentielles • Informer le public au moyen de déclarations dans les médias locaux et internationaux et d’autres types d’informations • Diffuser des alertes aux donateurs locaux, mobiliser des fonds auprès de donateurs locaux et appuyer la mobilisation de fonds au niveau international ; collaborer avec les donateurs pour assurer un financement adéquat durable en temps opportun tout en veillant au respect des exigences en matière de notification Réalisation E.5.3 – Leadership, planification et gestion des résultats Indicateur de produit Base Cible Évaluation annuelle des résultats du Programme Oui (2017) Oui (2018) Oui (2019) Prestations essentielles • Assurer le leadership extérieur et intérieur efficace du Programme • Assurer une planification stratégique et une planification des opérations cohérentes pour l’ensemble des secteurs du Programme • Évaluer l’efficacité du Programme et institutionnaliser la formation permanente EB140/36 145 BUDGET PAR BUREAU ET PAR SECTEUR DE PROGRAMME (EN MILLIONS DE US $) Secteur de programme Afrique Amériques Asie du Sud-Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental Siège Total E.I Gestion des risques infectieux 20,4 5,9 2,9 7,8 11,9 3,6 43,3 95,8 E.2 Préparation des pays à faire face aux situations d’urgence sanitaire et Règlement sanitaire international (2005) 44,2 8,6 9,4 10,9 14,8 17,7 39,7 145,3 E.3 Informations sur les urgences sanitaires et évaluation des risques 14,9 3,2 2,8 4,2 10,0 3,5 20,2 58,8 E.4 Opérations d’urgence 40,9 6,0 7,9 6,0 37,7 5,5 49,8 153,8 E.5 Services essentiels pour l’action d’urgence 20,9 5,6 4,5 4,3 18,5 3,7 43,0 100,5 Total – Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire 141,3 29,3 27,5 33,2 92,9 34,0 196,0 554,2 EB140/36 146 CATÉGORIE 6 – SERVICES INSTITUTIONNELS ET FONCTIONS D’APPUI La catégorie porte sur les activités qui tendent à assurer le leadership de l’Organisation et les services institutionnels nécessaires au maintien de l’intégrité et du fonctionnement efficace de l’OMS, et consistent notamment à renforcer le leadership et la gouvernance de l’OMS ; à accroître la transparence, la responsabilisation et la gestion des risques au sein de l’Organisation ; à améliorer la planification stratégique, la gestion des ressources et l’établissement des rapports ; et à assurer efficacement la gestion générale et l’administration, ainsi que la communication stratégique. Le leadership de l’Organisation et les fonctions d’appui sont l’épine dorsale d’une intégration réussie des valeurs et des approches fondées sur l’équité, les droits humains et l’égalité entre les sexes, et tenant compte des déterminants sociaux dans tous les domaines d’activité. Au cours de l’exercice 2018-2019, l’accent sera mis sur le renforcement de l’efficacité de l’Organisation et sur l’amélioration de l’efficience, de manière à faciliter l’action du Secrétariat pour répondre à l’évolution des besoins des États Membres, en particulier en rapport avec la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 (les objectifs de développement durable) et le renforcement de la préparation et de la riposte aux situations d’urgence sanitaire mondiales. Le renforcement de la gouvernance de l’Organisation restera une priorité pour permettre une prise de décisions plus stratégique, participative et rationnelle par les États Membres. D’un point de vue gestionnaire, la catégorie Services institutionnels et fonctions d’appui fournira des services efficaces aux catégories techniques et au Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire en proposant un portefeuille de services correspondant aux besoins des divers programmes, tout en renforçant la responsabilisation aux trois niveaux de l’Organisation. Toutes ces activités s’inscriront dans le cadre d’une démarche de gestion fondée sur les résultats comprenant une définition claire des résultats, lesquels feront l’objet d’un suivi régulier. Leadership et gouvernance Les activités relevant de cette composante favorisent une plus grande cohérence de l’action sanitaire mondiale, l’OMS continuant de jouer un rôle moteur pour permettre à de nombreux acteurs différents d’œuvrer à la réalisation du Programme prévu dans le cadre des objectifs de développement durable. À l’appui de son rôle de leadership, l’OMS exerce une action fédératrice qui lui permet d’organiser toutes sortes de négociations et de discussions sur des questions de santé entre les États Membres, ainsi qu’avec d’autres parties prenantes. Elle exerce cette fonction au niveau des pays pour la coordination avec les partenaires en santé, au niveau régional pour les questions transfrontières ou autres intéressant des groupes de pays ou une Région dans son ensemble, et au Siège, du fait du nombre croissant de problèmes mondiaux appelant des négociations et des accords intergouvernementaux. L’action en faveur de la réalisation des objectifs de développement durable implique la reconnaissance explicite de toute une gamme de déterminants sociaux, économiques et autres associés à un mauvais état de santé et à des résultats inéquitables en matière de santé, dans le souci d’améliorer les issues sanitaires et d’augmenter l’espérance de vie. Répondre à cette exigence et intégrer cette démarche dans la réflexion institutionnelle est, en soi, une priorité stratégique de leadership qui demande une coordination étroite avec les parties prenantes et en particulier avec les partenaires des Nations Unies qui s’occupent d’éléments connexes des objectifs de développement durable. L’OMS reste attachée à présenter des rapports sur le cadre du Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Dans l’esprit des objectifs de développement durable, la mise en œuvre du Cadre de collaboration avec les acteurs non étatiques permet de renforcer et d’approfondir la collaboration avec les organisations non gouvernementales, les entités du secteur privé, les fondations philanthropiques et les établissements universitaires, en protégeant mieux l’OMS de toute influence indue et en offrant un niveau sans précédent de transparence et de responsabilisation en ce qui concerne cette collaboration. EB140/36 147 Le nouveau Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire de l’OMS est une innovation majeure pour l’Organisation, complétant son rôle technique et normatif traditionnel par de nouvelles capacités opérationnelles pour son action lors des flambées épidémiques et situations d’urgence humanitaire. La mise en œuvre de ce Programme suppose d’agir aux trois niveaux de l’OMS pour intégrer la nouvelle structure et renforcer la fonctionnalité et l’harmonisation des processus, ainsi que la gouvernance et la collaboration avec les partenaires. Les activités relevant de cette catégorie s’appuieront sur les résultats du processus de réforme de la gouvernance de l’OMS. Les prochaines étapes consisteront à renforcer davantage le rôle stratégique des organes directeurs et les travaux visant à améliorer leur fonction d’intégration, leur transparence et leur efficacité, y compris en favorisant des ordres du jour plus gérables, de meilleurs outils de communication avec les États Membres, une amélioration des délais de disponibilité des documents d’appui et une gestion plus efficace des sessions des organes directeurs. La collaboration avec les partenaires et les acteurs non étatiques se fondera sur une analyse approfondie des risques encourus suivant le cadre convenu avec les États Membres. Pour que l’Organisation soit plus efficace, il faudra renforcer le leadership et la bonne gestion à tous les niveaux. En particulier, un Secrétariat plus efficace permettra à l’OMS de mieux répondre aux besoins et priorités des pays et de mieux soutenir les autorités nationales dans l’élaboration du programme sanitaire global avec les autres partenaires. Ce travail se fonde sur les stratégies de coopération avec les pays conformes aux objectifs de développement durable, au budget programme et aux priorités nationales en termes de santé. Une priorité centrale consiste à renforcer les capacités de leadership de l’OMS dans les pays, en veillant à ce que le personnel soit doté des compétences et des savoir-faire appropriés. Le treizième programme général de travail 2020-2025 qui sera élaboré en cours d’exercice définira les orientations stratégiques de l’activité de l’Organisation au cours des années à venir. Transparence, responsabilisation et gestion des risques La responsabilisation gestionnaire, la transparence et la gestion des risques restent des priorités pour l’Organisation et de nombreuses mesures ont été introduites et mises en œuvre au cours des deux précédents exercices. En matière de gestion des risques, les trois lignes de défense seront précisées et renforcées. Dans le cadre de la première, la gestion opérationnelle doit adhérer à l’évaluation et à la gestion des risques sur lesquelles il faudra rendre des comptes, ce qui sera favorisé par une sensibilisation accrue. Dans la deuxième, la gouvernance interne est renforcée par l’harmonisation des fonctions de respect des règles et d’alignement des activités au sein d’un cadre cohérent. La gestion des risques mérite une attention particulière. L’OMS est exposée à différents types de risques liés à ses activités techniques et en matière de santé publique, à son financement et à ses achats, aux systèmes et structures sous-tendant son fonctionnement, au contexte en matière de politique et de gouvernance, et à sa réputation. Un cadre de gestion des risques, efficace et global, a été établi et mis en œuvre. Des risques ont été repérés aux trois niveaux de l’Organisation et ils ont été classés dans des catégories, évalués et hiérarchisés dans le cadre d’un processus ascendant complété par une évaluation descendante en fonction des risques les plus critiques pour l’Organisation. Ces fonctions sont en cours d’intégration au processus de gestion axé sur les résultats pour établir un lien beaucoup plus solide avec la phase de planification et la définition et le suivi des résultats, les activités pour atténuer les risques étant ainsi alignées sur les résultats à obtenir. Les modalités seront encore affinées et simplifiées dans le registre global en ligne des risques à l’échelle de l’Organisation et continueront à être actualisées et contrôlées. Ces mesures donnent à la direction plus de moyens pour prendre des décisions en connaissance de cause et au moment voulu. Dans le cadre de la troisième ligne de défense, les services de vérification intérieure des comptes et de surveillance du Secrétariat continueront de veiller au respect des normes les plus strictes en matière de pratique institutionnelle, en particulier pour ce qui est de l’évaluation de l’adéquation et de l’efficacité du système de contrôle interne de l’Organisation, de la gestion financière et de l’utilisation des actifs ainsi qu’au renforcement de la fonction d’enquête sur les fautes graves et les autres activités irrégulières. La fonction de surveillance sera assurée par le Commissaire aux comptes et d’autres organismes externes, y compris le Corps EB140/36 148 commun d’inspection et le Comité consultatif indépendant d’experts de la surveillance, qui établit le lien entre la surveillance interne et les organes directeurs de l’OMS, par l’intermédiaire du Conseil exécutif et de son Comité du programme, du budget et de l’administration. Le bureau chargé d’exercer la fonction éthique travaillera dans le cadre d’un système de justice interne réformé. L’évaluation reste essentielle pour améliorer la performance, renforcer l’obligation de rendre compte des résultats obtenus et promouvoir l’apprentissage au sein de l’Organisation. Après l’institutionnalisation de la fonction d’évaluation dans l’Organisation, l’accent est mis maintenant sur un nouveau renforcement des capacités d’évaluation et sur la poursuite des activités en vue de favoriser une culture de l’évaluation au sein de l’OMS. On s’efforce d’y parvenir en faisant en sorte d’intégrer l’évaluation dans la planification, parallèlement à une solide appréciation des résultats de l’OMS par rapport au budget programme. Une attention particulière sera accordée à l’apprentissage au sein de l’Organisation afin que les enseignements, les résultats et les recommandations servent à élaborer des politiques et à prendre des décisions opérationnelles, en contribuant ainsi à l’efficience et à l’efficacité globales de l’Organisation. Planification stratégique, coordination des ressources et établissement de rapports Cette composante concerne le financement et l’alignement des ressources sur les priorités et les besoins sanitaires des États Membres, et l’application d’un cadre de gestion axé sur les résultats pour la planification stratégique, la planification opérationnelle et l’évaluation de la performance. Ce domaine englobe aussi la gestion budgétaire, la mobilisation des ressources et l’établissement de rapports aux trois niveaux de l’Organisation. Les aspects essentiels de ces activités sont la mise en œuvre d’un solide processus de planification ascendante, qui permet de tenir compte des besoins et priorités des pays. L’établissement des priorités se fait dans la rigueur et la transparence, les activités et les ressources étant axées ainsi sur un ensemble ciblé de priorités, lesquelles sont alignées aux niveaux national régional et mondial et sur les priorités fixées par les organes directeurs. L’Organisation continuera parallèlement de chercher à établir un budget programme réaliste pour 2018-2019 qui présente les résultats obtenus à tous les niveaux de l’Organisation. Les travaux préparatoires vont débuter en vue de l’élaboration du treizième programme général de travail 2020-2025, qui fixera les orientations stratégiques de l’action de l’OMS pour les années à venir. L’évaluation intégrée de la performance de l’OMS du point de vue aussi bien financier que programmatique continuera à être renforcée au cours de l’exercice 2018-2019. Elle fera l’objet d’un seul document, le rapport programmatique et financier de l’OMS. Alors que l’OMS continue à mettre en œuvre les réformes demandées par ses États Membres, des améliorations seront apportées à la définition, à la mesure et à la présentation des résultats et à la mise en correspondance des résultats dans certains domaines programmatiques avec les réalisations et l’impact afin de faire plus clairement ressortir la rentabilité à l’intention des contributeurs. L’OMS continuera de rendre compte de son action par l’intermédiaire de l’initiative internationale pour la transparence de l’aide et de nouvelles activités seront entreprises pour améliorer le portail Web de l’OMS afin de fournir des informations précises supplémentaires sur les ressources et les résultats. Le dialogue biennal sur le financement continuera de jouer un rôle de premier plan et de favoriser la transparence du financement et des ressources prévisibles alignées sur le budget programme. La coordination de la mobilisation des ressources sera encore renforcée pour appuyer l’exécution du budget programme grâce à un financement davantage prévisible et en affectant à chaque niveau de l’Organisation les fonds nécessaires au regard de ses rôles et responsabilités et de son bon fonctionnement. Pour y parvenir, il faudra à tous les niveaux une planification et une mobilisation des ressources bien ordonnées, une coordination et une gestion efficientes, et un suivi constant des résultats et leur notification sur la base de données factuelles. Les budgets et les ressources continueront à être alloués suivant le modèle d’allocation stratégique des volants budgétaires, sur la base des enseignements des exercices précédents. EB140/36 149 L’OMS veillera à ce que l’équité, les droits de l’homme, l’égalité des sexes et les déterminants sociaux de la santé continuent à être pris en compte dans la planification, la mise en œuvre, le suivi et l’établissement des rapports dans tous les secteurs de programme et aux trois niveaux de l’Organisation. Gestion et administration Cette composante couvre les services administratifs de base grâce auxquels l’OMS peut fonctionner avec efficacité et efficience, à savoir les finances, les ressources humaines, les technologies de l’information et le soutien opérationnel, y compris les achats et la sécurité sur le terrain et dans les locaux. En vertu et dans le cadre de la deuxième ligne de défense susmentionnée, une saine gestion financière garantit que les dépenses sont dûment autorisées et enregistrées ; que l’actif est préservé et le passif correctement quantifié ; et que des rapports financiers exacts sont présentés en temps voulu. L’OMS doit être dotée de systèmes qui montrent clairement aux États Membres et aux donateurs comment les ressources fournies à l’Organisation ont été utilisées et quels ont été les résultats programmatiques obtenus. À cet égard, l’OMS restera attentive aux mesures d’économie dans toutes les catégories et tous les secteurs de programme. La mise en œuvre de la stratégie révisée des ressources humaines restera une priorité pendant l’exercice 2018-2019. Cette stratégie fait partie intégrante de la réforme gestionnaire générale, car elle vise à faire correspondre la dotation en personnel aux besoins à tous les niveaux de l’Organisation, conformément au Programme de développement durable à l’horizon 2030. L’inclusion de plusieurs éléments clés – attirer les talents, les retenir et les développer, et offrir un environnement favorable – devrait garantir que l’OMS dispose, en matière de ressources humaines, de politiques et de systèmes qui lui permettront de répondre rapidement à l’évolution de la situation et à celle des besoins dans le domaine de la santé publique, notamment en situation d’urgence. À partir du 1 er janvier 2019, la politique de mobilité géographique, promulguée par le Directeur général en janvier 2016, aura un caractère obligatoire. Les membres du personnel dont la durée de l’affectation actuelle aura dépassé la durée type dans leur lieu d’affectation devront changer de poste. Cette politique sera mise en œuvre sur la base des enseignements tirés de 2016 à 2018, trois ans au cours desquels elle aura un caractère facultatif. Les membres du personnel constituent le principal atout de l’Organisation et doivent disposer d’un environnement de travail approprié, sûr et d’un bon rapport coût/efficacité. Les efforts se poursuivront en vue d’améliorer la sûreté et la sécurité du personnel et des locaux aux trois niveaux de l’Organisation afin de faire face à l’augmentation des risques à l’échelle mondiale. Les services opérationnels et d’appui restent importants pour améliorer l’efficience, et la mise en œuvre de la nouvelle politique d’achat permettra une approche plus solide, plus transparente et plus efficace des achats de biens et services dans l’Organisation. Les fonctions essentielles de l’OMS englobent la convocation de consultations et de réunions d’experts nationaux et l’apport d’avis d’experts aux pays sur des thèmes de santé. Bien que les voyages restent un élément important de ces activités, on continuera à chercher des alternatives efficaces afin de limiter les dépenses liées aux voyages. Dans le cadre de la stratégie de rénovation des bâtiments à Genève, les travaux de construction débuteront mi-2017 pour s’achever en 2020. Cette stratégie ambitieuse, dont la mise en œuvre devrait être achevée en 2024, va sans aucun doute avoir un impact significatif sur le fonctionnement habituel de l’Organisation et tout sera fait pour réduire dans la mesure du possible les répercussions sur le fonctionnement du Secrétariat. Des travaux de rénovation auront également lieu dans les locaux du Bureau régional de l’Asie du Sud-Est. La fonction Gestion de l’information et appui technologique permet une prestation efficace des services, grâce à des solutions et à des méthodologies techniques qui favorisent un soutien collectif et cohérent et permettent aux programmes d’atteindre leurs objectifs. Plus précisément, les services sont les suivants : un bureau chargé de la gestion des projets qui assure trois fonctions, à savoir la gestion de la demande, la gestion des projets et la gestion des ressources ; un centre de veille stratégique et d’excellence offrant de meilleurs outils pour la prise de décisions en connaissance de cause et en temps opportun ; un centre pour l’architecture de solutions afin de mettre au point des systèmes d’information rentables, utilisables à l’échelle voulue et durables ; et une EB140/36 150 équipe chargée de la sécurité de l’information, qui veille à la protection de l’information et des technologies de l’OMS à l’échelle mondiale. En outre, des services informatiques sont disponibles, à jour et en prise avec l’évolution des besoins institutionnels. Le Système mondial de gestion poursuivra sa transformation au cours de l’exercice 2018-2019. Des améliorations seront apportées pour rendre le Système plus convivial, pour intégrer des contrôles automatisés des processus et pour lui permettre de répondre à l’évolution des besoins de l’Organisation. Des approches innovantes en matière de technologies de l’information pour la santé publique seront introduites et les spécialistes concernés collaboreront étroitement avec les programmes techniques pour recenser les secteurs et activités de santé publique susceptibles de bénéficier des nouvelles solutions proposées par les technologies de l’information, y compris dans le cadre de la riposte aux situations d’urgence et de crise. Communication stratégique La communication de l’OMS a pour objectif stratégique d’informer, de conseiller et d’orienter les décideurs afin de les aider à protéger la santé des individus, des familles, des communautés et des nations. Pour être utile, la communication de l’OMS doit être considérée comme crédible et fiable, compréhensible, pertinente, opportune, facilement accessible et susceptible de conduire à une action concrète. La stratégie de communication de l’OMS présente les mesures à prendre pour que toutes ces exigences soient respectées. La stratégie décrit également le continuum de communication – le processus qui consiste à faire passer de la sensibilisation à une question de santé à la prise de mesures pour protéger la santé, auprès d’un public donné. Pour la mise en œuvre de cette stratégie, le Secrétariat soutiendra les unités internes et les États Membres en créant des capacités de communication sur la santé, y compris sur les risques. L’OMS collaborera avec les médias et avec le personnel pour adopter une approche proactive en vue d’expliquer le rôle de l’Organisation et l’impact de son action sur la santé des populations. L’OMS a défini une série de principes essentiels et elle propose un éventail de politiques, de modèles, d’exemples des meilleures pratiques, de listes de contrôle, de matériels de formation et d’autres outils qui seront encore affinés et mis en avant au sein de l’Organisation. La pertinence et le succès des activités de communication continueront à être contrôlés au moyen d’enquêtes régulières auprès des parties intéressées, afin de connaître leur point de vue, qui permettront d’ajuster la stratégie générale de communication selon les besoins, et au moyen d’un renforcement des capacités pour soutenir la fourniture d’informations sanitaires grâce aux possibilités de communication novatrices afin d’atteindre un plus large public. Au cours de l’exercice 2018-2019, les investissements dans ce secteur augmenteront afin d’appuyer le renforcement des capacités aux trois niveaux de l’Organisation, notamment en matière de communication des risques et de satisfaction des besoins de communication liés aux situations d’urgence sanitaire. LEADERSHIP ET GOUVERNANCE Réalisation 6.1 – Plus grande cohérence de l’action sanitaire mondiale, l’OMS, de par son rôle de chef de file, permettant aux différents acteurs de contribuer activement et efficacement à la santé de tous les peuples Indicateur de réalisation Base Cible Degré selon lequel les priorités de l’OMS en matière de leadership se reflètent dans les résolutions et décisions des organes directeurs (Assemblée mondiale de la Santé, Conseil exécutif et comités régionaux) adoptées au cours de l’exercice 55 % (2015) Au moins 80 % (2019) EB140/36 151 Produit 6.1.1 – Leadership et gestion efficaces de l’OMS conformément aux priorités associées à son leadership Indicateurs de produit Base Cible Progrès vers les cibles définies dans le Plan d’action à l’échelle du système des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes 67 % (2015) 90 % (2019) Pourcentage de stratégies OMS de coopération avec les pays, ou d’instruments équivalents, qui sont explicitement alignés sur les plans et priorités nationaux pour le développement et fondés sur les objectifs de développement durable À déterminer (2017) À déterminer (2019) Prestations des bureaux de pays • Mettre en place et maintenir un leadership et une coordination efficaces des activités de l’OMS au niveau des pays conformément au douzième programme général de travail 2014-2019 et aux politiques, stratégies et plans nationaux dans le domaine de la santé, y compris dans le cadre des stratégies de coopération avec les pays, afin d’aider les États Membres à mettre en œuvre les cibles des objectifs de développement durable liées à la santé, à suivre l’évolution de la situation et à soumettre les rapports prévus Prestations des bureaux régionaux • Mettre en place un leadership et une coordination efficaces des activités de l’OMS au niveau des pays et des Régions • Instaurer un leadership efficace en s’engageant auprès des partenaires régionaux sur des questions importantes de politique générale, de dialogue stratégique et de sensibilisation, dont la coopération triangulaire et la coopération Sud-Sud Prestations du Siège • Renforcer la coopération technique de l’OMS au niveau des pays en améliorant la coordination des activités aux trois niveaux de l’Organisation, et la sélection et la formation à l’entrée en service des chefs de bureau de l’OMS ; et en renforçant le processus de coopération avec les pays • Instaurer un leadership efficace en s’engageant auprès des parties prenantes et des partenaires mondiaux sur des questions importantes de politique générale, de dialogue stratégique et de sensibilisation, dont la coopération triangulaire et la coopération Sud-Sud • Fournir des services juridiques à la direction générale et aux unités dans les bureaux de pays, les bureaux régionaux et au Siège, selon qu’il conviendra Produit 6.1.2 – Collaboration efficace avec les organismes des Nations Unies et les acteurs non étatiques en vue de bâtir un programme sanitaire commun correspondant aux priorités des États Membres Indicateur de produit Base Cible Nombre d’acteurs non étatiques et de partenariats pour lesquels on dispose d’informations sur leur nature et leur collaboration avec l’OMS 100 (2015) 2500 (2019) EB140/36 152 Prestations des bureaux de pays • Promouvoir des mécanismes efficaces pour coopérer avec d’autres secteurs, la société civile et d’autres acteurs non étatiques en vue de participer au programme commun d’action sanitaire • Coordonner la collaboration de l’OMS avec les Nations Unies dans les pays, y compris moyennant une participation active aux équipes de pays des Nations Unies et à l’élaboration du plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement Prestations des bureaux régionaux • Œuvrer en faveur de relations de travail et de mécanismes efficaces tendant à renforcer la collaboration avec les secteurs autres que la santé, y compris les autres ministères, les parlements, les organismes gouvernementaux et les acteurs non étatiques • Collaborer avec les partenariats régionaux, les partenaires techniques, les donateurs et les organes directeurs d’autres organisations (y compris celles du système des Nations Unies) afin de les sensibiliser aux priorités sanitaires des pays et de la Région dans son ensemble Prestations du Siège • Maintenir et renforcer à l’échelle de l’OMS une coopération, une politique et des systèmes efficaces à l’appui de la gestion des partenariats hébergés par l’Organisation • Collaborer avec les acteurs non étatiques au programme commun d’action sanitaire • Collaborer avec les partenariats mondiaux, les réseaux mondiaux de partenaires techniques, les donateurs et les organes directeurs d’autres organisations, y compris celles du système des Nations Unies Produit 6.1.3 – Gouvernance renforcée de l’OMS avec une supervision efficace des sessions des organes directeurs et des ordres du jour efficients et harmonisés Indicateur de produit Base Cible Pourcentage de la documentation des organes directeurs fournie dans les délais impartis 53 % (2016) 80 % (2019) Prestations des bureaux de pays • Fournir un appui aux États Membres dans la préparation des réunions et autres processus des organes directeurs régionaux et mondiaux, ainsi que dans la mise en œuvre des décisions et résolutions adoptées par les organes directeurs Prestations des bureaux régionaux • Assurer la gestion et l’administration des comités et sous-comités régionaux dans toutes les langues officielles pertinentes et fournir un appui aux pays afin qu’ils se préparent à participer efficacement aux activités des organes directeurs Prestations du Siège • Assurer la gestion et l’administration de l’Assemblée mondiale de la Santé, du Conseil exécutif et de ses comités, ainsi que des groupes de travail connexes et de divers processus intergouvernementaux, dans toutes les langues officielles et leur fournir des conseils et des services juridiques ; et apporter un appui aux États Membres afin qu’ils se préparent à participer efficacement aux activités des organes directeurs EB140/36 153 TRANSPARENCE, RESPONSABILISATION ET GESTION DES RISQUES Réalisation 6.2 – L’OMS agit de façon responsable et transparente et dispose de cadres de gestion des risques et d’évaluation qui fonctionnent bien Indicateur de réalisation Base Cible Pourcentage des vérifications opérationnelles évaluées comme étant « satisfaisantes » ou « partiellement satisfaisantes » au cours de l’exercice 75 % (2015) 100 % (2019) Produit 6.2.1 – Responsabilisation assurée et gestion des risques institutionnels renforcée à tous les niveaux de l’Organisation Indicateur de produit Base Cible Pourcentage des risques institutionnels critiques pour lesquels des plans d’atténuation approuvés sont mis en œuvre 0 % (2015) 85 % (2019) Prestations des bureaux de pays • Veiller à l’application appropriée de mécanismes de conformité institutionnelle, y compris un cadre exhaustif de gestion des risques au niveau du pays Prestations des bureaux régionaux • Mettre en œuvre un cadre de contrôle conforme aux politiques et à la réglementation administratives de l’OMS au niveau régional • Maintenir un mécanisme efficace et efficient de conformité, y compris un cadre exhaustif de gestion des risques Prestations du Siège • Mettre en œuvre un cadre de contrôle conforme aux politiques et à la réglementation administratives de l’OMS à tous les niveaux • Maintenir un mécanisme efficace et efficient de conformité, y compris un cadre exhaustif de gestion des risques au niveau de l’Organisation • Entreprendre des vérifications et mettre en œuvre les recommandations du vérificateur intérieur des comptes et du Commissaire aux comptes ainsi que celles d’autres mécanismes de surveillance indépendants Produit 6.2.2 – Apprentissage institutionnel découlant de la mise en œuvre de la politique et des plans d’évaluation Indicateur de produit Base Cible Proportion des recommandations issues des évaluations institutionnelles mises en œuvre dans les délais prévus À déterminer à fin 2016 Au moins 80 % (2019) EB140/36 154 Prestations des bureaux de pays • Mener dans les bureaux de pays des évaluations conformes à la politique et aux méthodologies de l’OMS en la matière et renforcer la capacité des bureaux de pays à mettre en œuvre cette politique Prestations des bureaux régionaux • Entreprendre des évaluations, en rassembler les résultats et les diffuser à l’échelle régionale ; fournir un appui aux pays afin qu’ils se préparent à procéder à des évaluations conformes à la politique et aux méthodologies de l’OMS en la matière ; appliquer les enseignements qui en sont tirés Prestations du Siège • Coordonner la mise en œuvre et le suivi de la politique d’évaluation de l’Organisation • Mener des évaluations systématiques telles que définies dans le plan de travail biennal pour l’évaluation, approuvé par le Conseil exécutif à sa cent quarante-deuxième session, et suivre la mise en œuvre des résultats et des recommandations afin de promouvoir l’apprentissage institutionnel Produit 6.2.3 – Promotion d’un comportement éthique, d’une conduite décente et de l’équité dans toute l’Organisation Indicateurs de produit Base Cible Pourcentage de membres du personnel ayant suivi une formation sur le comportement éthique au cours de l’exercice 0 % (2016) 100 % (2019) Pourcentage de membres du personnel concernés ayant complété la déclaration annuelle d’intérêts 100 % (2016) 100 % (2019) Prestations des bureaux de pays • Promouvoir un bon comportement éthique, développer les capacités et gérer les conflits d’intérêts au niveau des pays Prestations des bureaux régionaux • Promouvoir un bon comportement éthique, développer les capacités du personnel et gérer les conflits d’intérêts au niveau des pays et de la Région • Maintenir des mécanismes équitables et justes concernant la représentation du personnel, l’administration de la justice interne et le lancement en temps opportun d’enquêtes sur des cas présumés de faute grave et de harcèlement du personnel au sein de la Région Prestations du Siège • Promouvoir un bon comportement éthique, développer les capacités et gérer les conflits d’intérêts au niveau mondial • Maintenir des mécanismes équitables et justes concernant la représentation du personnel, l’administration de la justice interne et les enquêtes en temps opportun sur des cas présumés de faute grave et de harcèlement du personnel EB140/36 155 PLANIFICATION STRATÉGIQUE, COORDINATION DES RESSOURCES ET ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS Réalisation 6.3 – Alignement du financement et de l’allocation des ressources sur les priorités et les besoins sanitaires des États Membres dans un cadre de gestion axé sur les résultats Indicateurs de réalisation Base Cible Pourcentage du budget programme financé au début de l’exercice 83 % (2016-2017) 85 % (2020-2021) Proportion des secteurs de programme financés à 75 % au moins à la moitié de l’exercice dans l’ensemble des grands bureaux À déterminer à fin 2016 26/31* (2019) * À l’exclusion de l’éradication de la poliomyélite. Produit 6.3.1 – Mise en place de la fixation des priorités en fonction des besoins et allocation des ressources alignée sur l’obtention de résultats Indicateur de produit Base Cible Pourcentage de produits pleinement réalisés à la fin de l’exercice par secteur de programme et grand bureau 80 % (2014-2015) 82 % (2016-2017) Prestations des bureaux de pays • Entreprendre une évaluation efficace des besoins, le classement des priorités, la planification opérationnelle, la mise en œuvre et le suivi, y compris le suivi de la vulnérabilité financière Prestations des bureaux régionaux • Assurer une coordination régionale efficace et fournir un soutien aux pays concernant la planification ascendante et le chiffrage réaliste du coût des priorités régionales et des pays, conformément aux rôles et responsabilités convenus aux trois niveaux de l’Organisation et en consultation avec les organes directeurs régionaux • Coordonner le suivi et l’évaluation de la contribution des bureaux régionaux et des bureaux de pays à l’obtention des réalisations, produits et plans, y compris en suivant les indicateurs de performance et en fournissant des analyses et des rapports connexes sur la performance, le budget et l’exécution • Contribuer à l’élaboration du treizième programme général de travail 2020-2025 Prestations du Siège • Assurer la coordination efficace des processus de planification mondiale, y compris dans l’élaboration du budget programme, la définition des priorités moyennant un processus ascendant, la synthèse des travaux techniques par l’intermédiaire des réseaux de catégorie et de secteur de programme, et l’application de méthodes de chiffrage des coûts, afin d’estimer plus efficacement les besoins en ressources • Mener à bien au niveau mondial le suivi et l’évaluation de la performance générale de l’Organisation par rapport au budget programme et aux indicateurs de performance, et veiller à l’établissement de rapports transparents sur l’obtention de résultats et l’utilisation des ressources • Coordonner l’élaboration du treizième programme général de travail 2020-2025 en consultation avec les États Membres et les trois niveaux de l’Organisation EB140/36 156 Produit 6.3.2 – Mise en place d’un financement prévisible, adéquat et aligné permettant l’exécution intégrale du budget programme de l’OMS dans tous les secteurs de programme et grands bureaux Indicateur de produit Base Cible Pourcentage des propositions de financement établies par l’intermédiaire d’un système à l’échelle de l’Organisation 0 % (2015) 90 % (2019) Prestations des bureaux de pays • Aligner, au niveau des pays, les approches et les pratiques associées à la mobilisation et à la gestion des ressources sur les priorités convenues, y compris l’établissement en temps opportun de rapports précis Prestations des bureaux régionaux • Veiller à la coordination efficace des efforts de mobilisation des ressources et des engagements avec les donateurs, ainsi qu’au partage des informations en temps utile et à l’établissement de rapports exacts sur les progrès réalisés au niveau régional Prestations du Siège • Veiller à la mise en œuvre appropriée de politiques de mobilisation des ressources, y compris le dialogue sur le financement en vue d’un budget programme intégralement financé • Veiller à la coordination efficace des efforts de mobilisation des ressources et des engagements avec les donateurs, ainsi qu’au partage des informations en temps utile et à l’établissement de rapports exacts sur les progrès réalisés au niveau mondial GESTION ET ADMINISTRATION Réalisation 6.4 – Gestion et administration efficaces, efficientes et cohérentes dans toute l’Organisation Indicateur de réalisation Base Cible Niveau d’efficacité de la gestion et de l’administration de l’OMS Adéquat (2013) Élevé (2019) Produit 6.4.1 – Bonnes pratiques financières gérées au moyen d’un cadre de contrôle adéquat Indicateurs de produit Base Cible Pourcentage de bureaux de pays se conformant aux apurements des avances 96 % sont notés « A » (2017) 100 % sont notés « A » (2019) Aucune réserve émise Oui (2017) Oui (2019) EB140/36 157 Prestations des bureaux de pays • Mettre en place de saines pratiques de gestion financière, y compris le suivi des dépenses et l’établissement de rapports, la gestion des avances et des paiements locaux, au niveau du pays, conformément aux politiques et procédures établies Prestations des bureaux régionaux • Gérer la comptabilité, les activités de conformité et de contrôle, le suivi des dépenses et l’établissement de rapports financiers au niveau régional en vue d’en garantir la fiabilité • Gérer les paiements locaux au niveau régional Prestations du Siège • Gérer et comptabiliser les recettes et dépenses institutionnelles et établir des rapports sur le sujet ; traiter et vérifier les opérations relatives aux comptes créditeurs, états de paie, droits à prestation et voyages • Gérer la trésorerie institutionnelle et la comptabilité, le suivi des dépenses et l’établissement de rapports, les recettes et contributions • Administrer le régime des pensions et l’ensemble des assurances Produit 6.4.2 – Mise en place d’une gestion et d’une coordination efficaces et efficientes des ressources humaines Indicateurs de produit Base Cible Rapport général hommes/femmes recrutés dans la catégorie professionnelle sur le plan international 55/45 (2017) 53/47 (2019) Pourcentage de pays non représentés ou sous-représentés (Liste A) dans les effectifs de l’Organisation 28 % (2017) 27 % (2019) Pourcentage du personnel international qui change de lieu d’affectation 5 % (2017) 10 % (2019) Prestations des bureaux de pays • Mettre en œuvre un plan efficace de ressources humaines en vue d’aligner les ressources en personnel sur les priorités Prestations des bureaux régionaux • Appliquer les politiques et stratégies concernant les ressources humaines, y compris les objectifs d’équilibre entre les sexes et de répartition géographique, l’accent étant mis sur le recrutement, le roulement et la mobilité, la gestion des résultats et le développement du personnel • Faciliter la planification des ressources humaines en fonction des besoins et des priorités de la Région et suivre la mise en œuvre du plan des ressources humaines EB140/36 158 Prestations du Siège • Développer et actualiser les politiques de ressources humaines, y compris les objectifs d’équilibre entre les sexes et de répartition géographique, l’accent étant mis sur le recrutement, le roulement et la mobilité, la gestion des résultats, le développement du personnel, le suivi et la gestion des postes • Soutenir la planification des ressources humaines en fonction des besoins et des priorités de l’Organisation ; suivre la mise en œuvre des plans au niveau mondial • Assurer le traitement des contrats du personnel, administrer les droits à prestation et gérer les ressources humaines et les données relatives au personnel de manière efficiente et efficace Produit 6.4.3 – Fourniture efficace et efficiente d’infrastructures informatiques, de systèmes et d’applications institutionnels et liés à la santé Indicateur de produit Base Cible Pourcentage de lieux dotés d’infrastructures et de services informatiques essentiels alignés sur les normes organisationnelles convenues, y compris de systèmes et d’applications institutionnels et sanitaires 40 % (2017) 50 % (2019) Prestations des bureaux de pays • Administrer les technologies de l’information et de la communication de façon à assurer leur application efficiente et efficace dans les bureaux de pays Prestations des bureaux régionaux • Gérer et administrer les technologies de l’information et de la communication dans les domaines de la gouvernance, de la politique, de la coordination et du développement des moyens en matière de continuité institutionnelle et veiller à la conformité avec les initiatives mondiales et régionales convenues concernant ces technologies • Gérer et administrer les applications liées aux technologies de l’information et de la communication, y compris la formation et le soutien Prestations du Siège • Gérer et administrer l’information et la communication au niveau mondial et du Siège, dans les domaines de la gouvernance, de la politique, de la stratégie, de la coordination et du développement des moyens en matière de continuité des opérations • Gérer la mise en œuvre et le fonctionnement des feuilles de route technologiques mondiales, et recenser et concevoir des solutions et des services communs, y compris pour les réseaux, les télécommunications, les plateformes, les systèmes et outils d’appui à l’utilisateur final, l’hébergement, les solutions et applications institutionnelles, et la formation • Gérer les services et l’appui institutionnels, y compris le Système mondial de gestion (avec la gouvernance appropriée) et le Bureau mondial d’assistance informatique EB140/36 159 Produit 6.4.4 – Fourniture d’un appui opérationnel et logistique, de services d’achats, d’entretien des infrastructures, de gestion des actifs et maintien d’un environnement sécurisé pour le personnel et les biens de l’OMS Indicateurs de produit Base Cible Pourcentage des bureaux de l’OMS où le niveau de sécurité est de 3 qui, dans le monde, respectent les normes minimales de sécurité opérationnelle de l’Organisation des Nations Unies 80 % (2017) 90 % (2019) Le système d’appel d’offres électronique est utilisé pour les appels d’offres concernant des biens d’une valeur supérieure à US $200 000, sauf pour les achats d’urgence Néant (2016) 90 % (2019) Prestations des bureaux de pays • Veiller à une gestion efficace des services administratifs, de la maintenance des bâtiments, des achats de biens et services, des actifs, de la sécurité et des voyages • Coopérer avec l’Organisation des Nations Unies pour assurer la sécurité du personnel de l’OMS dans les pays Prestations des bureaux régionaux • Assurer et gérer efficacement la supervision des services administratifs, de la maintenance des bâtiments, des achats de biens et services, des actifs, de la sécurité et des voyages au niveau régional • Coopérer avec l’Organisation des Nations Unies pour assurer la sécurité du personnel de l’OMS et gérer les autres coûts partagés identifiés au niveau régional Prestations du Siège • Assurer et gérer efficacement la supervision des services administratifs, de la maintenance des bâtiments, des achats de biens et de services, des actifs, de la sécurité et des voyages au niveau mondial • Coopérer avec l’Organisation des Nations Unies pour assurer la sécurité du personnel de l’OMS et gérer les autres coûts partagés • Concevoir une politique, une stratégie et une planification des achats ; gérer et administrer leur mise en œuvre • Gérer les contrats mondiaux, administrer les produits et traiter les bons de commande de services • Gérer et administrer l’infrastructure et le fonctionnement du Centre mondial de services COMMUNICATION STRATÉGIQUE Réalisation 6.5 – Meilleure compréhension des activités de l’OMS par le public et les parties prenantes Indicateur de réalisation Base Cible Pourcentage de membres du public et d’autres parties prenantes jugeant « satisfaisants » ou « excellents » les résultats de l’OMS 64 % (2015) 88 % (2019) EB140/36 160 Produit 6.5.1 – Information sanitaire exacte et en temps opportun accessible dans le cadre d’une plateforme pour l’efficacité de la communication et des pratiques connexes Indicateur de produit Base Cible Pourcentage des membres du public et autres parties prenantes jugeant « satisfaisantes » ou « excellentes » l’opportunité et l’accessibilité de l’information de santé publique fournie par l’OMS opportunité 63 %, accessibilité 69 % (2015) 75 % (2019) Prestations des bureaux de pays • Assurer la visibilité des activités de l’OMS dans le cadre de réseaux stratégiques et de partenariats avec les spécialistes de la communication en santé, les médias et divers praticiens compétents au niveau des pays Prestations des bureaux régionaux • Créer des réseaux stratégiques et des partenariats avec les spécialistes de la communication en santé, les médias et divers praticiens compétents au niveau régional, afin de satisfaire les besoins en matière de communication dans les bureaux de pays • Assurer la visibilité des activités de l’OMS grâce à des plateformes de communication et de sensibilisation efficaces dans toutes les langues pertinentes au niveau régional Prestations du Siège • Élaborer des politiques de communication et des modes opératoires normalisés pour renforcer la communication stratégique ainsi que la qualité et l’utilisation de plateformes médiatiques • Créer des réseaux stratégiques et des partenariats avec les spécialistes de la communication en santé, les médias et divers praticiens compétents au niveau mondial • Assurer la visibilité des activités de l’OMS grâce à des plateformes de communication et de sensibilisation efficaces dans toutes les langues pertinentes au niveau mondial Produit 6.5.2 – Renforcement de la capacité institutionnelle pour fournir en temps utile et avec précision des communications internes et externes conformes aux priorités programmatiques de l’OMS, y compris durant les flambées de maladie, les situations d’urgence de santé publique et les crises humanitaires Indicateur de produit Base Cible Nombre de bureaux ayant intégralement suivi des ateliers sur la stratégie mondiale de communication (Siège, bureaux régionaux, bureaux de pays) 12 (2015) 20 (2019) Prestations des bureaux de pays • Appliquer les modes opératoires normalisés en matière de communication durant les situations d’urgence au niveau des pays Prestations des bureaux régionaux • Appliquer les modes opératoires normalisés en matière de communication lors des situations d’urgence et fournir des moyens supplémentaires aux bureaux de pays lorsque nécessaire EB140/36 161 • Renforcer la capacité du personnel de l’OMS au niveau des Régions et des pays afin de contribuer aux activités de communication Prestations du Siège • Soutenir la mise en œuvre des modes opératoires normalisés en matière de communication au cours des situations d’urgence et fournir des moyens supplémentaires aux Régions • Renforcer la capacité du personnel de l’OMS à contribuer aux activités de communication BUDGET PAR BUREAU ET PAR SECTEUR DE PROGRAMME (EN MILLIONS DE US $) Secteur de programme Afrique Amériques Asie du Sud-Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental Siège Total 6.1 Leadership et gouvernance 47,3 6,8 18,0 33,7 20,2 15,6 87,3 228,9 6.2 Transparence, responsabilisation et gestion des risques 4,3 2,7 3,2 2,4 2,7 3,4 37,7 56,4 6.3 Planification stratégique, coordination des ressources et établissement de rapports 5,9 2,0 3,1 2,6 3,6 5,8 15,8 38,8 6.4 Gestion et administration 108,4 11,3 36,0 26,1 57,1 27,5 238,4 504,8 6.5 Communication stratégique 4,7 3,1 2,5 4,4 2,8 4,1 23,0 44,6 Total partiel 170,6 25,9 62,8 69,2 86,4 56,4 402,2 873,5 Déduction faite du prélèvement en rapport avec l’occupation des postes 24,2 – 6,4 9,3 8,8 7,2 84,1 140,0 Total – Catégorie 6 146,4 25,9 56,4 59,9 77,6 49,2 318,1 733,5 EB140/36 162 ÉRADICATION DE LA POLIOMYÉLITE En mai 2015, la Soixante-Huitième Assemblée mondiale de la Santé a adopté la résolution WHA68.3, dans laquelle elle a noté les progrès accomplis en vue de l’interruption de la transmission et du retrait progressif du vaccin antipoliomyélitique oral et a invité instamment les États Membres à mettre à disposition les ressources nécessaires pour la mise en œuvre intégrale et continue du Plan stratégique pour l’éradication de la poliomyélite et la phase finale 2013-2018. 1 Celui-ci vise à mettre un terme à toutes les formes de poliomyélite, partout dans le monde, moyennant un programme de travail accéléré s’articulant autour de quatre objectifs : 1) détection et interruption de la transmission du poliovirus ; 2) renforcement des systèmes de vaccination systématique, introduction du vaccin antipoliomyélitique inactivé et retrait du vaccin antipoliomyélitique oral de type 2 ; 3) confinement des poliovirus sauvages résiduels et certification de l’éradication ; et 4) planification de la transition après l’éradication de la poliomyélite (ce qui a été appelé la « planification des acquis »). En 2014, suite à une propagation internationale du poliovirus, le Directeur général a convoqué un Comité d’urgence en vertu du Règlement sanitaire international (2005). Suivant l’avis de ce Comité, le Directeur général a déclaré que la propagation internationale du poliovirus sauvage constituait une urgence de santé publique de portée internationale et a présenté des recommandations temporaires pour y mettre un terme. 2 Le Plan stratégique a été modifié par le Conseil de surveillance de la poliomyélite en 2015 à l’issue d’un examen à mi-parcours, à la suite des retards intervenus dans l’interruption de la transmission dans les dernières zones d’endémie. En avril 2016, l’Initiative pour l’éradication de la poliomyélite a publié ses estimations budgétaires 2016-2019 indiquant une augmentation du total des besoins de financement de tous les partenaires d’exécution – l’OMS, l’UNICEF et l’Alliance GAVI –, lequel passe de US $5,5 milliards pour 2013-2018 à US $7,0 milliards pour 2013-2019. La part de l’OMS pour 2018-2019 est légèrement supérieure à US $900 millions. La transmission actuelle du poliovirus sauvage atteint les niveaux les plus faibles jamais enregistrés, ne survenant plus que dans certaines parties de trois pays, à savoir, dans l’ordre de la charge de morbidité, le Pakistan, l’Afghanistan et le Nigéria. Un seul sérotype du poliovirus sauvage est encore observé (le poliovirus de type 1) ; l’éradication du poliovirus sauvage de type 2 a en effet été déclarée officiellement en 2015 et aucun cas de poliomyélite dû au poliovirus de type 3 n’a été enregistré dans le monde depuis 2012. En sa qualité de partenaire de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, l’OMS assure la direction opérationnelle générale de la planification, de la mise en œuvre et du suivi du Plan stratégique. Le Secrétariat continue de fournir aux États Membres un soutien à grande échelle sur le terrain, dans les zones géographiques prioritaires. L’action de la majorité du personnel de terrain et la plus grande partie des ressources totales de programme de lutte contre la poliomyélite sont centrées sur l’objectif 1 du Plan stratégique, avec des activités consistant essentiellement à : i) poursuivre et renforcer la surveillance des poliovirus sur le terrain et au laboratoire, parmi les cas de paralysie flasque aiguë et par l’intermédiaire de la surveillance environnementale ; ii) fournir une expertise technique pour la planification, la mise en œuvre et le suivi des activités de vaccination supplémentaire aux niveaux national et infranational et les autres activités de vaccination supplémentaire afin d’obtenir une immunité suffisante dans la population pour interrompre la transmission des poliovirus et pour le renforcement de la vaccination systématique ; et iii) soutenir les activités de riposte d’urgence en cas de flambée épidémique de poliomyélite. L’OMS, avec ses partenaires de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, coordonne également le programme de travail des objectifs 2 à 4 du Plan stratégique. Le principal élément de l’objectif 2 est le retrait progressif des vaccins antipoliomyélitiques oraux, à commencer par le remplacement du vaccin antipoliomyélitique oral trivalent par le vaccin bivalent, ce qui a été réalisé en avril 2016. Dans le cadre de l’opération, qui est minutieusement gérée par le partenariat, on introduit le vaccin antipoliomyélitique inactivé en rencontrant toutefois des contraintes en matière 1 Plan stratégique pour l’éradication de la poliomyélite et la phase finale 2013-2018 (voir http://www.polioeradication.org/ Resourcelibrary/Strategyandwork.aspx, consulté le 12 décembre 2016). 2 Déclaration de l’OMS suite à la réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international concernant la propagation internationale du poliovirus sauvage. Disponible à l’adresse http://www.who.int/mediacentre/news/statements/ 2014/polio-20140505/fr/ (consulté le 12 décembre 2016). EB140/36 163 d’approvisionnement au niveau mondial. Un stock mondial de vaccin monovalent contre le poliovirus de type 2 a été constitué sous l’égide du Directeur général afin de faciliter, le cas échéant, la riposte à une éventuelle flambée de cas dus au poliovirus de type 2. En outre, le Secrétariat continuera d’appuyer les activités de recherche-développement en vue d’obtenir les données et produits nécessaires, notamment en favorisant des processus de production du vaccin inactivé à partir de matériels stériles, des formulations nouvelles de vaccin antipoliomyélitique oral et des patchs à microaiguilles pour la vaccination par le vaccin inactivé (qui facilitent l’administration en porte-à-porte), le but étant d’atteindre les objectifs du Plan stratégique et d’éradiquer définitivement la poliomyélite. À mesure que l’interruption de la transmission du poliovirus progresse, les objectifs 3 et 4 prennent de plus en plus d’importance. Pour contribuer au confinement des poliovirus vivants résiduels, le Secrétariat fournit des conseils techniques aux autorités des États Membres chargées du confinement ainsi qu’aux laboratoires et aux fabricants de vaccins. Plusieurs secteurs de programme collaborent au sein du Secrétariat et avec les partenaires en vue de planifier la transition après l’éradication. Le Secrétariat fournit également des conseils et un soutien techniques aux pays qui ont bénéficié d’un appui important de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite en vue de les aider à planifier : le retrait de ce soutien tout en veillant à la durabilité ; l’intégration des fonctions de lutte antipoliomyélitique ; et le transfert éventuel du personnel, des actifs et de l’application des enseignements de l’expérience à l’appui des systèmes de santé, des programmes de vaccination, de la surveillance des flambées et d’autres priorités sanitaires complémentaires. Dans la même visée, le Secrétariat entreprend avec ses partenaires une planification mondiale et régionale de la transition. ÉRADICATION DE LA POLIOMYÉLITE Réalisation – Plus aucun cas de paralysie dû à un poliovirus sauvage ou à un poliovirus apparenté au virus vaccinal de type 2 dans le monde Indicateur de réalisation Base Cible Nombre de pays signalant des cas de paralysie dus à un poliovirus sauvage ou à un poliovirus apparenté au virus vaccinal de type 2 au cours des 12 mois écoulés 6 (2015) 0 (2019) Produit – Assistance technique pour renforcer la surveillance et garantir une forte immunité de la population en la portant au niveau nécessaire au maintien du statut exempt de poliomyélite, en particulier dans les zones à risque Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays à risque recevant un soutien pour mener la surveillance requise pour la certification et des campagnes de vaccination contre la poliomyélite garantissant une forte immunité dans la population 85 (2017) 85 (2019) Prestations des bureaux de pays • Fournir un soutien direct pour la surveillance et les campagnes de vaccination antipoliomyélitique dans l’ensemble des pays confrontés à une flambée ou exposés à un risque élevé de flambée • Les pays à risque établissent des rapports hebdomadaires sur les cas de paralysie flasque aiguë et de poliomyélite ainsi que sur les activités supplémentaires de vaccination antipoliomyélitique EB140/36 164 Prestations des bureaux régionaux • Établir des rapports semestriels d’évaluation des risques au niveau régional (ou des rapports trimestriels pour les pays à risque) afin de recenser et de combler les lacunes en matière d’immunité de la population et de sensibilité de la surveillance du poliovirus • Faire la synthèse des rapports de pays sous la forme de bulletins régionaux hebdomadaires et mensuels, et fournir une analyse et des informations en retour pour chaque pays • Soutenir la riposte aux flambées, l’examen de la surveillance et l’évaluation des programmes en vue de l’éradication de la poliomyélite Prestations du Siège • Élaborer et actualiser tous les six mois, avec les bureaux régionaux, des plans d’action opérationnels pour l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, et faire la synthèse des rapports régionaux sous la forme de bulletins mondiaux hebdomadaires et mensuels • Coordonner une évaluation des risques au niveau mondial, chaque trimestre, pour les zones où des activités de vaccination supplémentaire sont nécessaires, afin de faciliter la réaffectation des ressources financières et humaines Produit – Nombre de pays ayant convenu d’un calendrier pour l’arrêt de l’utilisation du vaccin antipoliomyélitique oral bivalent dans l’ensemble des programmes de vaccination systématique partout dans le monde Indicateur de produit Base Cible Nombre de pays et de territoires (ceux qui utilisent le vaccin antipoliomyélitique oral) ayant convenu d’un calendrier pour l’arrêt de l’utilisation du vaccin antipoliomyélitique oral bivalent dans la vaccination systématique 0 (2017) 152 (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les pays à élaborer un plan pour le retrait du vaccin antipoliomyélitique oral bivalent Prestations des bureaux régionaux • Soutenir l’élaboration d’un plan régional pour le retrait du vaccin antipoliomyélitique oral bivalent Prestations du Siège • Coordonner la planification du retrait du vaccin antipoliomyélitique oral bivalent et trouver des moyens d’atténuer les risques associés à ce retrait, en consultation avec le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination • Coordonner la planification de l’atténuation des risques avant l’arrêt et l’établissement de plans de riposte après l’arrêt EB140/36 165 Produit – Mise en place de processus de gestion du risque poliomyélitique à long terme, y compris le confinement de tous les poliovirus résiduels, et certification de l’éradication de la poliomyélite partout dans le monde Indicateur de produit Base Cible Nombre de Régions de l’OMS dans lesquelles aucun cas de poliomyélite dû au poliovirus sauvage n’a été signalé depuis deux ans au moins 4 (2016) 6 (2019) Prestations des bureaux de pays • Aider les pays à élaborer des plans pour le confinement des poliovirus de types 1 et 3 • Aider les pays à établir leurs documents de certification nationaux et à les soumettre à la commission régionale de certification Prestations des bureaux régionaux • Veiller à ce que des plans soient élaborés pour le confinement des poliovirus de types 1 et 3 • Soutenir les travaux de la commission régionale de certification Prestations du Siège • Élaborer des lignes directrices et un plan d’action mondiaux sur le confinement, y compris des modes opératoires normalisés pour le réseau mondial de laboratoires pour la poliomyélite, et élaborer des protocoles pour la période suivant le retrait de l’ensemble des vaccins antipoliomyélitiques oraux Produit – Finalisation et mise en œuvre mondiale du plan pour la transition après l’éradication de la poliomyélite Indicateur de produit Base Cible Finalisation et mise en œuvre du plan pour la transition après l’éradication de la poliomyélite dans tous les pays recevant un soutien de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite 0 (2015) 85 (2018) Prestations des bureaux de pays • Soutenir les pays dans l’élaboration et la mise en œuvre des plans de transition nationaux Prestations des bureaux régionaux • Fournir un appui à l’élaboration et à la mise en œuvre de plans pour l’ensemble des Régions Prestations du Siège • Intégrer les fonctions essentielles à long terme de lutte antipoliomyélitique • Transférer les actifs à l’appui d’autres priorités sanitaires • Obtenir un consensus régional sur les priorités de la transition du programme d’éradication de la poliomyélite EB140/36 166 • Créer et tenir à jour un inventaire mondial des actifs humains et matériels du programme d’éradication de la poliomyélite • Rassembler, étayer et diffuser les enseignements tirés de l’éradication de la poliomyélite • Élaborer et mettre en œuvre, avec les Régions et avec les parties prenantes de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, un plan de transition mondial BUDGET PAR BUREAU (EN MILLIONS DE US $) Secteur de programme Afrique Amériques Asie du Sud-Est Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental Siège Total Éradication de la poliomyélite 327,5 1,9 55,5 5,5 208,7 4,6 299,1 902,8 Total – Éradication de la poliomyélite 327,5 1,9 55,5 5,5 208,7 4,6 299,1 902,8 EB140/36 167 ANNEXE. AVANT-PROJET DE BUDGET PROGRAMME 2018-2019 (EN MILLIONS DE US $) : Catégorie et secteur de programme Afrique Amériques Asie du Sud-Est Bureaux de pays Bureau régional Total Bureaux de pays Bureau régional Total Bureaux de pays Bureau régional Total 1. Maladies transmissibles VIH et hépatite 43,9 10,2 54,1 4,7 2,8 7,5 7,4 3,7 11,1 Tuberculose 27,4 5,0 32,4 1,2 0,7 1,9 14,5 3,3 17,8 Paludisme 31,5 14,4 45,9 0,4 1,2 1,6 9,0 3,3 12,3 Maladies tropicales négligées 25,1 6,8 31,9 4,0 2,2 6,2 7,5 5,9 13,4 Maladies à prévention vaccinale 87,8 32,1 119,9 6,1 5,5 11,6 20,2 7,7 27,9 Résistance aux antimicrobiens 4,7 2,2 6,9 1,1 0,5 1,6 4,2 1,3 5,5 Total – Catégorie 1 220,4 70,7 291,1 17,5 12,9 30,4 62,8 25,2 88,0 2. Maladies non transmissibles Maladies non transmissibles 25,2 16,1 41,3 14,2 5,1 19,3 12,8 4,8 17,6 Santé mentale et abus de substances psychoactives 5,4 1,5 6,9 2,1 1,2 3,3 2,4 0,9 3,3 Violence et traumatismes 2,7 0,9 3,6 1,9 0,9 2,8 2,5 0,7 3,2 Handicaps et réadaptation 0,3 0,8 1,1 0,7 0,4 1,1 0,5 0,2 0,7 Nutrition 6,0 3,1 9,1 2,8 0,8 3,6 1,9 0,9 2,8 Sécurité sanitaire des aliments 2,9 1,8 4,7 2,9 0,8 3,7 0,7 1,2 1,9 Total – Catégorie 2 42,5 24,2 66,7 24,6 9,2 33,8 20,8 8,7 29,5 3. Promouvoir la santé à toutes les étapes de la vie Santé reproductive et santé de la mère, du nouveau- né, de l’enfant et de l’adolescent 60,5 14,4 74,9 15,8 4,1 19,9 11,5 5,7 17,2 Vieillissement et santé 1,1 0,6 1,7 0,8 0,7 1,5 0,5 0,1 0,6 Intégration d’une démarche antisexiste, soucieuse de l’équité et respectueuse des droits humains 3,1 1,0 4,1 2,4 0,6 3,0 0,3 0,7 1,0 Déterminants sociaux de la santé 6,5 2,4 8,9 2,7 1,6 4,3 0,8 1,1 1,9 Santé et environnement 9,5 6,2 15,7 3,5 4,1 7,6 5,7 3,2 8,9 Total – Catégorie 3 80,7 24,6 105,3 25,2 11,1 36,3 18,8 10,8 29,6 4. Systèmes de santé Politiques, stratégies et plans de santé nationaux 14,0 6,5 20,5 9,3 4,4 13,7 13,8 2,9 16,7 Services de santé intégrés centrés sur la personne 21,3 11,2 32,5 4,6 1,7 6,3 12,6 3,4 16,0 Accès aux médicaments et aux technologies sanitaires et renforcement des moyens réglementaires 13,8 5,5 19,3 5,1 2,3 7,4 6,8 2,4 9,2 Informations et données factuelles sur les systèmes de santé 9,6 7,4 17,0 5,4 3,1 8,5 5,1 8,8 13,9 Total – Catégorie 4 58,7 30,6 89,3 24,4 11,5 35,9 38,3 17,5 55,8 E. Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire Gestion des risques infectieux 7,8 12,6 20,4 1,8 4,1 5,9 1,0 1,9 2,9 Préparation des pays à faire face aux situations d’urgence sanitaire et Règlement sanitaire international (2005) 31,1 13,1 44,2 5,8 2,8 8,6 5,0 4,4 9,4 Informations sur les urgences sanitaires et évaluation des risques 3,7 11,2 14,9 0,8 2,4 3,2 0,5 2,3 2,8 Opérations d’urgence 25,0 15,9 40,9 4,1 1,9 6,0 4,3 3,6 7,9 Services essentiels pour l’action d’urgence 10,9 10,0 20,9 2,2 3,4 5,6 1,9 2,6 4,5 Total – Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire 78,5 62,8 141,3 14,7 14,6 29,3 12,7 14,8 27,5 6. Services institutionnels et fonctions d’appui Leadership et gouvernance 32,6 14,7 47,3 4,8 2,0 6,8 9,3 8,7 18,0 Transparence, responsabilisation et gestion des risques 0,3 4,0 4,3 1,4 1,3 2,7 0,9 2,3 3,2 Planification stratégique, coordination des ressources et établissement de rapports 0,1 5,8 5,9 - 2,0 2,0 2,0 1,1 3,1 Gestion et administration 48,6 35,6 84,2 5,1 6,2 11,3 16,3 13,3 29,6 Communication stratégique 0,5 4,2 4,7 1,3 1,8 3,1 0,9 1,6 2,5 Total – Catégorie 6 82,1 64,3 146,4 12,6 13,3 25,9 29,4 27,0 56,4 Total – Programmes de base 562,9 277,2 840,1 119,0 72,6 191,6 182,8 104,0 286,8 Poliomyélite et programmes spéciaux Éradication de la poliomyélite 311,3 16,2 327,5 – 1,9 1,9 43,5 12,0 55,5 Recherche sur les maladies tropicales – – – – – – – – – Recherche en reproduction humaine – – – – – – – – – Total partiel 311,3 16,2 327,5 – 1,9 1,9 43,5 12,0 55,5 Total 874,2 293,4 1 167,6 119,0 74,5 193,5 226,3 116,0 342,3 EB140/36 Annexe 168 VENTILATION PAR BUREAU ET PAR CATÉGORIE Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental Siège Total Bureaux de pays Bureau régional Total Bureaux de pays Bureau régional Total Bureaux de pays Bureau régional Total 2,2 5,6 7,8 3,3 2,8 6,1 7,3 5,2 12,5 45,6 144,7 5,7 5,8 11,5 6,4 1,8 8,2 10,7 5,7 16,4 35,7 123,9 0,2 0,8 1,0 3,9 2,1 6,0 6,8 6,6 13,4 35,6 115,8 – 0,4 0,4 5,3 1,0 6,3 3,3 3,2 6,5 42,6 107,3 4,1 10,2 14,3 16,7 5,5 22,2 11,7 10,6 22,3 53,7 271,9 1,5 3,2 4,7 1,9 0,7 2,6 1,7 1,8 3,5 17,0 41,8 13,7 26,0 39,7 37,5 13,9 51,4 41,5 33,1 74,6 230,2 805,4 11,2 11,0 22,2 10,2 5,8 16,0 14,4 10,7 25,1 56,2 197,7 1,8 4,3 6,1 3,9 2,4 6,3 2,3 2,0 4,3 18,7 48,9 0,4 2,8 3,2 1,3 0,4 1,7 2,0 1,5 3,5 14,9 32,9 1,1 0,1 1,2 0,7 0,4 1,1 1,1 1,5 2,6 10,0 17,8 1,1 1,9 3,0 3,3 0,8 4,1 1,8 1,8 3,6 22,4 48,6 0,3 0,8 1,1 1,0 1,1 2,1 2,3 1,5 3,8 18,2 35,5 15,9 20,9 36,8 20,4 10,9 31,3 23,9 19,0 42,9 140,4 381,4 3,4 4,0 7,4 15,1 4,7 19,8 9,5 3,0 12,5 59,6 211,3 0,5 1,0 1,5 0,6 0,3 0,9 0,9 0,5 1,4 7,3 14,9 0,4 0,7 1,1 0,9 0,4 1,3 1,0 0,5 1,5 6,3 18,3 2,0 6,2 8,2 2,5 0,3 2,8 1,4 0,5 1,9 4,2 32,2 4,5 17,0 21,5 2,6 2,9 5,5 7,6 3,1 10,7 37,7 107,6 10,8 28,9 39,7 21,7 8,6 30,3 20,4 7,6 28,0 115,1 384,3 5,6 11,1 16,7 11,8 3,6 15,4 12,0 4,8 16,8 42,3 142,1 7,4 9,2 16,6 13,5 6,5 20,0 10,2 6,2 16,4 47,3 155,1 1,0 4,5 5,5 4,3 4,5 8,8 8,0 3,2 11,2 106,0 167,4 2,8 8,4 11,2 5,1 7,2 12,3 5,5 3,3 8,8 58,2 129,9 16,8 33,2 50,0 34,7 21,8 56,5 35,7 17,5 53,2 253,8 594,5 1,0 6,8 7,8 4,6 7,3 11,9 2,4 1,2 3,6 43,3 95,8 6,0 4,9 10,9 9,2 5,6 14,8 10,9 6,8 17,7 39,7 145,3 0,5 3,7 4,2 4,9 5,1 10,0 0,4 3,1 3,5 20,2 58,8 3,3 2,7 6,0 29,7 8,0 37,7 3,0 2,5 5,5 49,8 153,8 1,6 2,7 4,3 11,6 6,9 18,5 1,8 1,9 3,7 43,0 100,5 12,4 20,8 33,2 60,0 32,9 92,9 18,5 15,5 34,0 196,0 554,2 19,6 14,1 33,7 11,9 8,3 20,2 10,2 5,4 15,6 81,6 223,2 – 2,4 2,4 0,5 2,2 2,7 1,2 2,2 3,4 35,3 54,0 – 2,6 2,6 0,5 3,1 3,6 2,4 3,4 5,8 15,8 38,8 6,5 10,3 16,8 33,9 14,4 48,3 11,3 9,0 20,3 162,4 372,9 – 4,4 4,4 0,5 2,3 2,8 0,8 3,3 4,1 23,0 44,6 26,1 33,8 59,9 47,3 30,3 77,6 25,9 23,3 49,2 318,1 733,5 95,7 163,6 259,3 221,6 118,4 340,0 165,9 116,0 281,9 1 253,6 3 453,3 0,6 4,9 5,5 197,4 11,3 208,7 – 4,6 4,6 299,1 902,8 50,0 50,0 68,4 68,4 0,6 4,9 5,5 197,4 11,3 208,7 – 4,6 4,6 417,5 1 021,2 96,3 168,5 264,8 419,0 129,7 548,7 165,9 120,6 286,5 1 671,1 4 474,5 = = =

Основные сведения
Тип документа Governing Bodies documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения