Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents

Procès-verbal de la première séance, lundi 6 septembre 1976

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(WPR/RC27/SR/l)

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE Salle de conference de l'OMS, Manille Lundi 6 septembre 1976, 9 heures PRESIDENT : Dr A. Tanaka (Japon) puis : M. J.S. Singh (Fidji) SOMMAIRE Pages 1. 2. Ouverture officie11e de 1a session par Ie Vice-President sortant ..•.•.....••.•.••••••••••••••••••••• Election du Bureau: President, Vice-President et Rapporteurs ........................................................................................

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3. 4.

Adoption de l'ordre du jour Constitution du Sous-Comite du Programme et du Budget •.••••••••••.....•.•.•.•.•••.••••••••••••••••• Accuse de reception par Ie President des rapports succincts des gouvernements sur leurs activites sanitaires .............................................................................................. ..

78 78

5.

79

6.

Rapport du Directeur regional •.•••••.••••••••••.•••••.•••• Affectation et gestion des res sources de l'OMS aux niveaux regional et national .•..••.•••..••••••••••••••

79 89

7.

- 73 -

74

COMITE REGIONAL : VINGT-SEPTIEME SESSION

Premiere seance Lundi 6 septembre 1976, 9 heures

PRESENTS I. Representants des Etats Membres

AUSTRALIE CHINE

Dr C. Evans M. K. Boreham Dr Dr Dr M. M. Chen Hai-feng Chin Hsiang-kuan Huang Yu-hsiang Tsao Yung-lin Li Ching Hsiu

ETATS-UNIS O'AMERIQUE FIOJI FRANCE

Dr J.C. King M. J. S. Singh Dr J.B. Senilagakali Dr P. Leproux Dr A. Tanaka Dr H. Shinozaki M. T. Yano Tan Sri Datuk (Dr) Abdul Majid Ismail Dr Mehar Singh Gill M. Onn bin Kayat Dr B.W. Christmas M. E. Robin Safitoa Dr K. Wari Dr Dr Dr Dr

JAPON

MALAISIE

NOUVELLE-ZELANDE PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE PHILIPPINES

J. SU1llpaico J.J. Dizon F. Aguilar A.M. 'Angara

PORTUGAL

Dr Leonel dos Remedios Dr Kyong Shik Chang M. Se Lin Huh M. Moo Geun Jeon Dr Keo Phimphachanh

REPUBLIQUE DE COREE

RE~UBLIQUE

DEMOCRATIQUE POPULAlRE LAO

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE

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REPUBLIQUE SOCIALISTE DU VIET NAM ROYAUME-UNI SAMOA-OCCIDENTAL SINGAPOUR II.

Dr Tran Ngoc Dang Dr Nguyen Van Trong M. Nguyen Hong Quang Dr J.A.B. Nicholson Dr Solia Tapeni Faaiuaso Dr Leong Kwok Wah

Representants de l'Organisation des Nations Unies et des institutions apparentees FONDS DES NATIONS UNIES POUR L' ENFANCE PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DEVELOPPEMENT ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL M. P. Bailey M. D. Bergstrom M. S. Wijayasingha M. J.M. Duijvestein

III. Representants d'autres organisations intergouvernementales BANQUE ASIATIQUE DE DEVELOPPEMENT COMMISSION DU PACIFIQUE SUD IV. M. K.H. Phua Dr E. Macu Salato

Representants des organisations non gouvernementales ASSOCIATION INTERNATIONALE DES FEMMES MEDECINS ASSOCIATION INTERNATIONALE DES TECHNICIENNES ET TECHNICIENS DIPLOMES EN ELECTRO-RADIOLOGIE MEDlCALE ASSOCIATION MONDIALE DES ANCIENS COMBATTANTS COLLEGE INTERNATIONAL DES CHIRURGIENS COMITE INTERNATIONAL CATHOLIQUE DES INFIRMIERES ET ASSISTANTES MEDICO-SOCIALES Dr E.I. Cuyegkeng M. N.A. Palomo

Brigadier general P.R. Sotto (Ret.) Dr L.D. Martinez ~e

M.R. Ordonez

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COMMISSION MEDlCALE CHRETIENNE CONSEIL DES ORGANISATIONS INTERNATlONALES DES SCIENCES MEDICALES CONSElL INTERNATIONAL DE L'ACTION SOCIALE CONSEIL INTERNATIONAL DES INFIRMIERES FEDERATION DENTAlRE INTERNATIONALE FEDERATION INTERNATIONALE DES HOPITAUX FEDERATION INTERNATIONALE POUR LE PLANNING FAMILIAL FEDERATION MONDIALE DE MEDECINE ET DE BIOLOGIE NUCLEAIRES FEDERATION MONDIALE DES SODRDS FEDERATION MONDIALE POUR LA SANTE MENTALE FEDERATION MONDIALE POUR L' ENSEIGNEMENT DE LA MEDICINE L'ASSOCIATION MEDICALE MONDIALE LIGUE DES SOCIETES DE LA CROIX-ROUGE LIGUE INTERNATIONALE CONTRE LE RHDMATISME SOCIETE INTERNATIONALE POUR LA READAPTATION DES HANDICAPES SOCIETE INTERNATIONALE DE TRANSFUSION SANGUINE UNION INTERNATIONALE 0' EDUCATION POUR LA SANTE UNION INTERNATIONALE DES ARCHITECTES

Dr G.H. Viterbo Dr A.M. Dalisay

Brigadier general P.R. Sotto (Ret.) MDle F.M. Valdez Dr P. Gonzales Dr R. C. Navia Dr G.A. Carreon Dr J.P. Caedo, Jr. Dr J.B. CatiDdig Dr L. S. Villadolid MIlle

-.

E. S. Car los

Dr L. Ignacio Dr J. Cuyegkeng Dr A.Z. Romualdez Brigadier general P.R. Sotto (Ret.) Dr T.P. Torralba M"'e C. Floro Dr G.C. Caridad Dr F. Herrera M. J.

,

Nakpil

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE

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v.

Secretariat de l'OMS

SECRETAlRE

'Dr Francisco J. Dy

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COMITE REGIONAL

VINGT-SEPTIEME SESSION

1.

OUVERTURE OFFICIELLE DE LA SESSION PAR LE VICE-PRESIDENT SORTANT Point 1 de l'ordre du jour provisoire

En l'absence du Dr T. M. McKENDRICK, President sortant, Ie Dr A. TANAKA, Vice-President sortant, ouvre solennellement la vingt-septieme session du Comite regional de l'OMS pour Ie Pacifique occidental. 2. 2.1 ELECTION DU BUREAU: PRESIDENT, VICE-PRESIDENT ET RAPPORTEURS Point 4 de l'ordre du jour provisoire Election du President

Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Zelande) propose la candidature de M. SINGH (Fidji). Cette proposition est appuyee par Ie Dr FAAIUASO (Samoa-Occidental). Decision 2.2 M. SINGH est elu

a

l'unanimite.

Election du Vice-President

Le Dr EVANS (Australie) propose la candidature de M. SAFITOA (Papouasie-Nouvelle-Guinee). Cette proposition est appuyee par Ie Dr DIZON (Philippines). Decision 2.3 M. SAFITOA est elu

a

l'unanimite.

Election des Rapporteurs

Le Dr MAJID (Malaisie) propose la candidature du Dr EVANS (Australie) comme Rapporteur de langue anglaise. Cette proposition est appuyee par Ie Dr KYONG SHIK CHANG (Republique de Coree). Le Dr LEPROUX (France) propose la candidature du Dr TRAN NGOC DANG (Republique socialiste du Viet Nam) comme Rapporteur de langue fran~aise. Cette candidature est appuyee par Ie Dr PHIMPHACHANH (Republique democratique populaire lao). Decision: Le Dr EVANS et Ie Dr TRAN NGOC DANG sont elus 3.

a

l'unanimite.

ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR: Point 6 de l'ordre du jour proviso ire (Documents WPR/RC27/l et Add.l)

Le PRESIDENT propose l'adoption de l'ordre du jour apres suppression des points 2 et 3. Decision: En l'absence d'observations, l'ordre du jour est adopte. 4. CONSTITUTION DU SOUS-COMITE DU PROGRAMME ET DU BUDGET: Point 7.1 de l'ordre du jour Conformement

a

a

la resolution WPR/RC21.Rl adoptee par Ie Comite regional

sa vingt et unieme session, par laquelle i1 a

ete

decide que Ie Sous-

Comite du Programme et du Budget "se composerait de la moitie des Membres

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE

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de la Region et du President du Comite regional, les membres etant choisis par roulement entre les representants des divers Etats Membres, etant entendu que tout representant qui Ie desire pourra participer aux debats du Sous-Comite", i1 est decide que, cette annee, Ie Sous-Comite se composer a de representants des pays suivants : Etats-Unis d'Amerique, Fidji, Malaisie, Papouasie-Nouvel1e-Guinee, Philippines, Portugal, Repub1ique democratique popu1aire lao, Republique socialiste du Viet Nam, Samoa-Occidental et Singapour. II est egalement decide que Ie Sous-Comite se reunira Ie mardi 7 septembre a 14 h 30 et Ie jeudi 9 septembre a 9 heures. 5. ACCUSE DE RECEPTION PAR LE PRESIDENT DES RAPPORTS SUCCINCTS DES GOUVERNEMENTS SUR LEURS ACTIVITES SANITAIRES : Point 8 de l' ordre du jour

j

l \

Le PRESIDENT accuse reception des rapports sur les activites sanitaires des pays ou zones suivants : Australie, Fidji, Hong Kong, Japon, Macao, Malaisie, Nouvelle-Zelande, Papouasie-Nouvelle-Guinee, Philippines, Republique de Coree et Republique socialiste du Viet Nam. Les autorites de la Polynesie fran~aise ont aussi envoye des rapports qui n'ont pu etre diffuses mais que Ie Secretariat tient a la disposition des personnes interessees. 6. RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL Point 9 de l'ordre du jour (Document WPR/RC27/3 et Corr.l)

En presentant son Rapport annuel, Ie DlRECTEUR REGIONAL souhaite la bienvenue aux delegations de la Papouasie-Nouvelle-Guinee, precedemment Membre associe de l'Organisation, et de la Republique socialiste du Viet Nam reunifiee. Pendant l'annee consideree, la notion de so ins de sante primaires a gagne du terrain; c'est Ie cas par exemple au Samoa-Occidental, Oll se sont

tenues des discussions preliminaires sur la formulation d'un programme national d'action sanitaire et I'elaboration d'un systeme de soins de sante primaires. Les gouvernements sont invites a examiner les problemes souleves et les res sources necessaires pour executer des programmes elargis de vaccination. Il faut que les gouvernements usent de toute leur force

politique pour la mise en oeuvre de ces programmes et qu'ils fournissent l'appui administratif requis pour la continuite des operations. II importe Bussi qu'ils disposent de vaccins en quantites suffisantes et de travailleurs sanitaires qualifies. II est encourageant de constater, d'apres la diminution du nombre des

demandes de cooperation adressees

a

l'OMS pour Ie developpement des per-

L'Organisation pourra continuer a envoyer des consultants dans des domaines specialises pour donner des cours de perfectionnement, comrne elle l'a fait deux annees consecutives au Territoire sous tute1le des iles du Pacifique.

sonnels de sante, que certains pays sont desormais en me sure d'entreprendre leurs prop res programmes de formation au moyen des ressources nationales.

Dans Ie domaine des techniques de laboratoire de sante,

1a penurie de main-d'oeuvre qualifiee demeure cependant un obstacle majeur.

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COMITE REGIONAL

VINGT-SEPTIEME SESSION

Le Centre regional de formation d'enseignants de Sydney a poursuivi son programme en organisant des conferences-ateliers et des cours nationaux. II prepare desorrnais a un diplome de mattrise en formation des personnels de sante et Ie premier cours a commence en juillet 1975. Le Directeur regional ne s'attarde pas sur les evenements survenus

pendant l'annee consideree dans les domaines de la sante infantile, de la nutrition, de la salubrite de l'environnement ni de l'alcoolisme et des autres problemes de dependance puis que Ie Comite doit examiner ces proRrammes en detail dans Ie courant de la session. Un fait notable dans Ie deroulement du programme regional a ete l'etablissement d'un Comite consultatif regional de la recherche medicale dont la premiere reunion s'est tenue en juin 1976. Devant la progression alarmante du cancer, des maladies cardio-vasculaires et d'autres maladies chroniques,

il faut se feliciter de ce qu'au nombre des activites de recherche entreprises dans la Region, Ie Comite consultatif regional de la recherche medicale ait recommande que les maladies cardio-vasculaires soient prioritaires. Les autres domaines de recherche prioritaires sont l'elaboration de strategies pour la recherche sur les services de sante, la sante de la famille, la salubrite de l'environnement ainsi que les maladies parasitaires et autres maladies transmissibles. Le Directeur des services de sante revient d'un voyage a-Tokyo OU il a au nom de l'OMS, un nouveau don genereux de la Fondation japonaise des constructeurs de navires. En reaffirrnant la profonde gratitude de l'OMS, Ie Directeur regional rappel Ie aux Representants que l'Organisation est de plus en plus dependante de ressources extrabudgetaires pour l'application de nombre de resolutions adoptees par l'Assemblee mondiale de la Sante. Dans la Region du Pacifique occidental des ressources sont necessaires pour fournir une assistance speciale au Kampuchea democratique, a la Republique democratique populaire lao et a la Republique socialiste du Viet Nam, et pour appliquer les recommandations forrnulees par Ie Comite consultatif regional de la recherche medicale. re~u,

En conclusion, Ie Directeur regional appelle l'attention des representants sur les "profils sanitaires de pays" etablis d'apres les renseignements communiques par divers gouvernements, l'OMS et les Nations Unies. Lea profils deja approuves par les gouvernements interesses pourront etre consultes par les Representants sur leur demande dans la salle de conference. Le PRESIDENT propose que, conformement a la suggestion du Directeur regional et si Ie Comite y consent, Ie rapport soit examine chapitre par chapitre. II invite ensuite les representants a fonnuler leurs observations. Le Dr EVANS (Australie) se reporte aux pages xviii et 67 du rapport qui traitent de l'aide a la Republique soc1aliste du Viet Nam. Le Gouvernement australien desire faire parvenir a l'OMS la somme de 5nO noo dollars australiens pour l'exercice 1976/1977 au titre du programme d'assistance a la Republique socialiste du Viet Nam pour l'eradication de la tuberculose. Le Gouvernement saisit egalement cette occasion pour dire sa satisfaction

devant Ie rapport complet et detaille sur les besoins sanitaires en Republique socialiste du Viet Nam qui a ete prepare par l'OMS en collaboration avec les autorites vietnamiennes; grace ace canevas, l'evaluation des besoins et 1a decision quant aux mesures a prendre ont ete grandement f acilitees.

COMPTE RENnU ANALYTlQUE DE LA PREMIERE SEANCE

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Le Dr MAJID (Malaisie) felicite Ie D1recteur regional pour son rapport. La delegation de la Malaisie approuve la priorite elevee accordee dans la Region du Pacifique occidental aux soins de sante primaires, dont la base meme est la participation de la collectivite. En Malaisie, l'experience a montre que, grace aux soins de sante primaires, un plus grand nombre de perBonnes avaient pu beneficier des services de sante, tout particulierement dans les regions eloignees. C'est cette approche qui est envisagee pour l'elaboration d'une infrastructure sanitaire nationale constituant l'assise d'un programme national integre d'action sanitaire. Les succes enregistres en Malaisie dans Ie cadre des programmes de lutte contre la tuberculose et contre la lepre et d'hygiene de l'environnement ont ete dUB en grande partie au systeme de prestation des soins de sante primaires, surtout dans les zones rurales. Le developpement des services de soins de sante primaires doit se faire par l'intermediaire de la collectivite, notamment pour ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles, la planification familiale, l'education sanitaire et les autres activites de sante. Le Dr Majid s'associe au point de vue exprime par Ie Directeur regional concernant la formation du personnel, qui doit etre axee sur les taches a accomplir. Les cours assures doivent faire l'objet d'une selection soigneuse si l'on veut accroitre l'efficacite du personnel dans l'accomplissement des taches qui lui sont assignees. II serait bon que les cours soient donnes dans Ie meme cadre de travail que celui ou se trouvera Ie stagiaire et soient organises dans la Region plutot que dans un environnement tres different.

II a ete dit que Ie cancer, d'autres maladies chroniques et les maladies transmissibles sont en augmentation dans la Region du Pacifique occidental, surtout dans les pays en developpement. Cela signifie - semblet-il - qu'il est temps d'entreprendre des etudes approfondies sur les maladies propres a la vieillesse et aux pays riches pour se faire une idee de l'ampleur du probleme. Des etudes epidemiologiques sur ce probleme ne seront possibles que s' il existe des systemes surs de collecte de donnees. L'OMS pourrait collaborer avec les pays et zones de la Region a l'elaboration de tels systemes afin de fixer les priorites qui s'imposent pour les programmes sanitaires nationaux. Le Dr CHEN HAI-FENG (Chine) felicite les membres du Bureau de leur election. II ajoute qu'il est juste de souligner l'importance du developpement des services de sante de base, comme Ie fait Ie rapport. De nombreux pays du Tiers-Monde sont en mesure de faire part de leurs experiences concretes dans ce domaine. La base de la politique sanitaire de la Chine est la notion de service aux paysans et aux travailleurs, accompagne d'une formation appropriee des cadres dont font partie les medecins aux pieds nus. Le Dr Huang Yu-hsiang, suppleant, est un medeciD rural qui a forme des medecins aux pieds nus et peut donc parler des resultats obtenus.

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COMrTE REGIONAL

VINGT-SEPTIEME SESSION

Le Dr HUANG YU-HSIANG (Chine) declare que les medecins aux pieds nus sont des travailleurs medicaux d'un type nouveau, qui beneficient de l'appui personnel du President Mao Tse-toung. Leurs services sont tres apprecies par les masses de paysans pauvres et moyens pauvres des zones rurales, ou la situation sanitaire s'est amelioree de fa~on spectaculaire grace & leur travail, entratnant par 1& meme une amelioration de la production agricole. Les medecins aux pieds nus sont pour la plupart choisis, sur recommandation des masses, parmi les jeunes issus des familIes de paysans pauvres et moyens pauvres et, dans certains cas, parmi les jeunes intellectuels des villes qui s'installent & la campagne. Leur formation est adaptee aux conditions locales. Depuis la Grande revolution culture lIe du proletariat, Ie Dr Huang Yu-Hsiang et d'autres travailleurs medicaux des hopitaux de commune ont organise 16 cours & l'intention des medecins aux pieds nus au nom des paysans et sous la conduite du Comite du parti et du comite revolutionnaire de la commune. Ces cours presentent trois caracteristiques principales. D'une part, l'accent est mis sur 1 'education politique et ideologique. Les medecins aux pieds nus etudient les oeuvres de Marx, de Lenine, et du President Mao Tse-toung et ecoutent les recits de paysans qui, ayant souffert sous l'ancien regime, sont invites & relater l'amertume de leurs experiences passees et Ie bonheur de leur condition presente. Cela permet d'entretenir constamment la conscience politique de la population. Les medecins aux pieds nus, qui sont remuneres selon Ie systeme de repartition entre les membres de la collectivite, sont invites & participer & tous les travaux agricoles. Cette formation les encourage & conserver un esprit de lutte et de devouement, & nouer des liens etroits avec les masses, qui leur sont favorables, et les prepare mentalement au travail rural. D'autre part, les methodes d'enseignement et Ie programme des cours ont ete modifies. Les medecins aux pieds nus peuvent par exemple etre appeles

a se

rendre chez un malade pour examiner et observer un cas,

l'analyser et discuter des methodes de prevention, de diagnostic et de traitement. L'enseignement englobe la medecine traditionnelle chinoise et la medecine occidentale et l'enseignement theorique est complete par des seances pratiques. L'experience pratique est acquise soit dans un hopital de commune, soit lors de tournees avec une equipe medicale mobile ou de stages aVec une equipe medicale urbaine. Des cours de perfectionnement utilisant des methodes variees sont egalement donnes. Contrairement & l'enseignement medical traditionnel, les cours de base et l'enseignement clinique sont etroitement integres; il existe en outre une veritable collaboration entre etudiants et enseignants. Ainsi, un cours portant sur un systeme anatomique peut etre immediatement suivi d'une etude des maladies qui s'y rattachent, des medicaments a administrer et du traitement par les methodes traditionnelles et occidentales. De bons resultats ont ete obtenus en ce sens que les medecins aux pieds nus sont a meme de prevenir et de traiter les maladies courantes, de prendre en charge certains cas graves et meme de pratiquer des operations dans les cas d'appendicite, de hernie ou de tumeur; 1a plupart des femmes qui exercent 1a fonction de medecin

aux pieds nus sont capables d'aider au deroulement d'un accouchement difficile et d'assumer certaines responsabilites en matiere de planification familiale.

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE

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Enfin, pour renforcer leur specialisation et accrottre leur competence generale, les medecins aux pieds nus re~oivent une formation devant leur permettre de s'acquitter de taches preventives et therapeutiques. Pendant leurs stages, qu'ils effectuent en contact etroit avec les masses laborieuses, ils ont recours aussi bien a la medecine traditionnelle qu'a la medecine occidentale, ils accomplissent Ie travail d'un medecin ou d'une infirmiere et sont a meme de cultiver des plantes medicinales et de fabriquer des preparations medicinales. Certains medecins aux pieds nus peuvent extraire une dent en pratiquant une anesthesie par acupuncture et etablir des ordonnances de plantes medicinales pour Ie traitement de plus de dix maladies sous forme d'injections, de comprimes ou de sirops. Une grande importance est accordee a la prevention des maladies. Les medecins aux pieds nus enseignent l'hygiene aux auxiliaires sanitaires, aux agents d'assainissement et aux eleveurs dans les brigades de production et mobilisent les masses dans Ie cadre du mouvement patriotique pour la sante pour l'elimination des mouches, moustiques, rats et punaises et la suppression des maladies infectieuses. Enfin, ils donnent des cours aux etudiants travailleurs-paysans-soldats dans les ecoles de medecine. Grace a l'appui et aux conseils qu'ils dispensent a tous les niveaux, les medecins aux pieds nus sont devenus une force essentielle qui a permis de revolutionner les structures sanitaires des zones rurales et l'enseignement de la medecine. M. BOREHAM (Australie) indique que les autorites australiennes ont releve deux modifications importantes dans la premiere partie du rapport. Un theme nouveau "Promotion et developpement de la recherche" occupe la premiere place, alors que la "Sante de la famille" fait main tenant partie de la rubrique "Renforcement des services de sante, ce qui reflete probablement un changement dans l'ordre des priorites de l'OMS. De plus, pour ce qui est du "Renforcement des services de sante", les autorites

australiennes souhaiteraient voir l'accent porter sur trois aspects des soins de sante primaires : la necessite de s'assurer la participation de la collectivite pour la prestation de ces soins; la designation des travailleurs sanitaires par les habitants des villages qu'ils sont appeles a desservir, et Ie danger de voir des services de sante imposes par une autorite superieure. Faute de tenir compte de ces trois aspects, les populations rurales se tournent souvent vers les guerisseurs traditionnels au lieu de s'adresser aux services gouvernementaux.

A la rubrique "Sante de la famille", il est satisfaisant de cons tater que l'approche pluridisciplinaire integree pour repondre aux besoins sanitaires de tous les membres de la famille est de plus en plus acceptee. II convient de souligner l'importance du role des autres organismes participant a des activites de developpement. Pour ce qui est du "Developpement des personnels de sante", i1 est interessant de noter que, pendant la periode consideree, Ie Departement

australien de la Sante s'est charge de la formation de 42 boursiers OMS. Cependant, les autorites se heurtent constamment au probleme du placement des boursiers. dont Ie nom est diffuse trop tardivement. La reevaluation du programme de bourses d'etudes s'impose.

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COMITE REGIONAL

VINGT-SEPTIEME SESSION

Au chapitre sur "La lutte c~ntre les maladies transmissibles", note est prise des observations du Directeur regional concernant la resistance de plus en plus grande de la population aux pulverisations intradomiciliaires de DDT mais l'attention est de nouveau appelee sur les effets nocifs qu'a souvent Ie DDT pour l'environnement. Quant aux repercussions du probleme des liquidites du PNUD sur la mise en oeuvre des activites financees par cette institution, des renseignements sur la situation financiere actuelle du PNUD seraient utiles. Enfin, comme Ie souligne Ie rapport, etant donne l'importance du cancer, des troubles cardio-vasculaires et des maladies chroniques dans les pays en developpement, il semble surprenant que les credits qui leur sont consacres dans Ie projet de budget de 1978-1979 soient si modestes. La question sera soulevee ulterieurement lors de l'examen du projet de budget programme. Le Dr FAAIUASO (Samoa-Occidental) felicite Ie Directeur regional de son rapport. L'expression "soins de sante primaires", objet du paragraphe 2.2.1, qui semble etre en usage depuis ces dernieres annees, correspond depuis longtemps a une notion fondamentale au Samoa-Occidental, ou la participation des organisations communautaires et des comites feminins aux services de sante des villages remonte aux annees 1920. II est encourageant de constater que l'OMS accorde une priorite elevee au developpement des soins de sante primaires. Le Gouvernement du Samoa-Occidental est tres reconnaissant a l'OMS de son appui pour l'elaboration d'un programme national. Son pays a ete Ie cadre de l'etude sur la participation de la collectivite aux soins de sante primaires menee en 1976 par Ie Comite mixte OMS/FISE des directives sanitaires et il est heureux de pouvoir a son tour etre utile a ces deux organisations. II faut esperer qu'une etude analogue pourra etre faite d'ici quelques annees pour etudier les progres accomplis. Comme il est dit a la page 6, Ie Samoa-Occidental s'interesse a la programmation sanitaire nationale, qui devrait etre tres utile pour la planification des services de sante; on espere que l'OMS pourra preter une aide dans ce domaine. Le Dr SUMPAICO (Philippines) felicite Ie Directeur regional de son rapport. Les priorites sanitaires des Philippines suivent de pres celles de l'OMS. Une attention particuliere est accordee au developpement des soins de sante primaires ainsi qu'a la prevention et aux moyens de combattre les maladies transmissibles, qui restent Ie principal probleme de sante publique. Un programme elargi de vaccination vient de debuter. Le Dr SENILAGAKALI (Fidji) declare que l'election du Ministre de la Sante de Fidji a la presidence de cette session est un honneur pour son pays. Les soins de sante primaires sont une notion nouvelle sur laquelle il serait interessant d'avoir de plus amples renseignements au cours de la session. II faut remercier Ie Representant de la Malaisie d'avoir fait mention des personnes agees; en effet, on s'interesse aux meres, aux enfants et aux adultes, mals l'on songe moins aux vielllards. Le Gouvernement de Fidji fait grand cas de la vie humaine, de la conception a la mort.

COMPTE RENDU ANALYTIQUE DE LA PREMIERE SEANCE

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Le Dr Senilagakali a suivi avec inter~t l'expose sur les medecins aux pieds nus en Chine. L'Ecole de Medecine de F1dji s'eta1t lancee sur une voie analogue au d1x-neuvieme s1ecle, mais Ie systeme a evolue au cours des annees de telle sorte que la formation des medecins ne correspondait plus aux besoins du pays; c'est pourquoi il a ete decide en 1975 de retourner aux sources et d'organiser un cours a 1 'intention des assistants medicaux qui dispenseront des soins de sante prima ires dans les zones rurales.

Dans 1 'ensemble , Ie niveau de sante est satisfaisant a F1dji. Toutefois, les idees venues de pays voisins sont toujours les bienvenues. Ainsi, Ie Samoa-Occidental forme des infirmieres pour leur confier des responsabilites supplementaires dans les zones peripheriques et Fidji souhaiterait ~tre mieux renseigne sur cette question. Le Dr MAJID (Malaisie) precise que Ie Ministere de la Sante de la Malaisie a entrepris, avec la cooperation technique de l'OMS, un projet pour la mise en place de systemes d'information sur la gestion sanitaire dont l'objectif est d'organiser un systeme entierement integre destine a repondre aux besoins en information du Ministere et assurer la planification et la gestion sanitaires a tous les echelons. Le systeme d'information sera con~u en fonction de la situation et de l'environnement du pays. Le projet, qui doit durer deux ans et consistera a mettre a l'essai et a evaluer Ie systeme envisage, regroupe un comite directeur et un groupe de travail sur les systemes d'information. Le comite directeur, qui a a sa tete Ie Directeur general de la Sante et se compose des chefs des divisions techniques et administratives du Ministere, est charge d'elaborer Ie systeme d'information, avec l'aide du groupe de travail. Les etapes de conception et d'analyse de systemes sont maintenant terminees, et l'on met actuellement au point les details concrets du systeme. Viendra ensuite l'etape de developpement, qui consistera a ameliorer la conception technique par des methodes de simulation. Ces differentes etapes s'acheveront a la fin de 1976 et, l'annee suivante, Ie systeme sera mis a l'essai et evalue. Une fois tous les essais termines, Ie systeme devrait pouvoir etre applique au pays en tier au debut de 1978. Le Dr TRAN NGOC DANG (Republique socialiste du Viet Nam) decrit l'organisation sanitaire de son pays., centree sur un vaste reseau medical de base qui dessert sur place la population rurale, c'est-a-dire 80% des habitants. Toutes les communes - une commune englobe plusieurs villages - disposent actuellement de leur infirmerie/maternite, composee en principe d'une infirmerie de cinq a dix lits, d'une maternite de cinq lits et d'un d~pot de medicaments. Le personnel de ces postes varie suivant la densite de la population: il comprend un ou deux medecins auX pieds nus, une accoucheuse et deux ou trois infirmieres. Un certain nombre de communes disposent deja des services de docteurs en medecine, et la plupart ont leur Jardin de plantes medicinales, qui leur permet de preparer sur place les medicaments. Ces postes ruraux donnent des soins d'urgence, appliquent des mesures prophylactiques, propagent les preceptes d'hygiene et veillent a 1a protection de la mere et de l'enfant; elles beneficient de l'aide d'agents benevoles (agents sanitaires, activistes d'hygiene, membres de 1a CroixRouge).

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COMITE REGIONAL

VINGT-SEPTIEME SESSION

A l'echelon du district, on trouve un hopital polyvalent de 50 a 100 lits, un dispensaire de cinq ou six sections, qui dirige Ie travail prophylactique et epidemiologique, la lutte contre les maladies sociales, la planification familiale, etc.; un comptoir d'Etat de produits pharmaceutiques, qui livre des medicaments a l'hopital de district et aux depots communaux, et une section locale de l'Association de medecine traditionnelle. Ce reseau est renforce aux echelons provincial et central par des centres de cure et des instituts hautement specialises. Le personnel sanitaire communal provient de familIes paysannes de la region merne et est forme a l'ecole secondaire de medecine de province; les ecoles superieures de medecine ont commence a former les premiers medecins communaux. L'edification de ce reseau sanitaire rural est un veritable succes. II represente un temoignage vivant de la sollicitude du Parti et du Gouvernement envers tous les travail leurs du pays. M. SAFITOA (Papouasie-Nouvelle-Guinee) remercie les delegues de l'avoir elu a la Vice-Presidence et felicite Ie Directeur regional pour son rapport exhaustif. L'importance qu'attache Ie Gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinee a l'etablissement d'un systeme complet de soins de sante primaires se reflete dans Ie plan quinquennal d'action sanitaire du pays. On a insiste sur la creation de centres de sante ruraux, puis que l'essentiel de la population vit dans les campagnes. La centralisation sous forme de grands hopitaux s'est revelee denuee d'efficacite, car les ressources limitees empechent de donner aces etablissements tout Ie personnel dont ils ont besoin. Le plan accorde egalement la priorite au lancement d'un programme global de formation de travailleurs paramedicaux, chose essentielle pour que des services de sante puissent etre dispenses a la population rurale. Le Dr PHIMPHACHANH (Republique democratique populaire lao) explique que des sa naissance, la Republique democratique populaire lao, proclamee Ie 2 decembre 1975, s'est attachee a panser les blessures causees par trente annees d'hostilites, a recaser des centaines de milliers de deracines et a reparer les sequelles de la guerre. C'est a juste titre que Ie Directeur regional a mis l'accent sur Ie developpement des services de sante et en particulier sur les soins·de sante primaires. La delegation lao approuve entierement les considerations emises par Ie Directeur regional au sujet de la formation du personnel de sante; Quant a la programmation sanitaire, elle a represente pour Ie Laos une tres fructueuse experience. Le Dr Phimphachanh conclut en remerciant les Etats Membres et les organisations internationales de l'aide pretee a son pays, et en soulignant que la collaboration avec l'OMS s'est revelee particulierement precieuse.

Le Dr KYONG SHIK CHANG (Republique de Coree) felicite Ie President et les membres du Bureau de leur election et remercie Ie Directeur regional de son rapport, que la delegation de la Republique de Coree approuve enti~rement. Le Gouvernement remercie l'OMS de l'aide precieuse qu'elle apporte a ses programmes de sante. La Republique de Coree a beaucoup progresse ces derni~res annees sur Ie plan economique. Entre 1962 et 1975, elle a atteint un taux moyen de croissance economique de 9% par an, devenant ainsi pratiquement autonome. Dans le quatri~me plan quinquennal de

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developpement economique, qui couvre la periode 1977-1981, la priorite sera donnee aux questions suivantes: amelioration de l'environnement grAce a la lutte contre la pollution, Ie developpement de l'approvisionnement en eau ct l' amelioration des methodes de traitemt:'ni:. c.es eaux usees; rcnfOrCCITlt.!nt des services de sante grAce a l'amelioration des soins dispenses aUK groupes a faible revenu; enfin, prevention et lutte contre la maladie. L'Institut coreen de developpement sanitaire, cree en 1976, fera des recherches et procedera a des evaluations pour mettre au point des mesures et des methodes efficaces pour l'elaboration des politiques nationales d'action sanitaire. L'Institut fera des etudes en collaboration avec d'autres etablissements de recherche du pays et de l'etranger et m~nera, a la demande du Gouvernement, des projets de recherche sur les prestations sanitaires. Le Gouvernement de la Republique de Coree est reconnaissant a l'OMS de la cooperation fournie par Ie passe, et il espere qu'el1e se poursuivra. II continuera pour s" part a promouvoir la cooperation internationale dans'le domaine de la sante publique et dans d'autres secteurs d'inter@t commun pour tous les autres pays ou zones de la Region du Pacifique occidental et pour le monde entier. Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Zelande) tient lui aussi a feliciter Ie Directeur regional pour la presentation de son rapport. Consciente du probleme de la specialisation en medecine, la Nouvelle-Zelande vient d'instituer un systeme de formation finance par Ie Gouvernement pour permettre a de jeunes internes d'hapitaux de recevoir une formation dans des cabinets de generalistes agre~s. D'autre part, un systeme subventionne a ete mds sur pied afin de permettre a des medecins de zones rurales de recruter des infi:1mi~res pour les seconder; les medecins des zoneS urbaines ayant demande des services analogues, Ie syst~me leur a egalement ete applique. La population de la Nouvelle-Zelande vieillit et c'est pourquoi Ie Dr Christmas approuve la proposition du Representant de la Malaisie tendant a ce que les services nationaux de sante s'occupent des personnes 1gees. Lc Gouvernement de la Nouvelle-Zelande insiste tout particuli~rement sur la surveillance epidemiologique; comme I' a justement dit Ie Directeur regional, i1 faut renforcer et coordonner les services de laboratoires hospitaliers. En Nouvelle-Zelande, les laboratoires des hapitaux re~oivent des subventions pour entreprendre des travaux de sante publique, et l'on d~veloppe actuellement Ie National Health Institute a Wellington pour en faire un laboratoire de reference pour la microbiologie, la toxicologie et la biochimie clinique, sur Ie mod~le du Center for Disease Control, a Atlanta, aux Etats-Unis d'Amerique, et du Central Public Health Laboratory, A Londres (Colindale), au Royaume-Uni. Quant aux services de sante dans leur ensemble, Ie Gouvernement de 10 NOllvelle-Ze1ande est conscient qu'il faut dresser un plan d'avenir pour lcs personnels medicaux, et une conference-atelier a ete organisee recemment en vue de revoir les besDins en personnels medicaux pour les prochaines annees. A 1a suite du changement de gouvernement en 1975, Ie programme thcorique de reamenagement des services de sante a ete revuet un Livre

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blanc publie. Une revision est consideree comme une urgente necessite, et un comite consultatif special pour les services de sante a ete cree. Seconde par une unite de recherche sur les services de gestion, il formulera un programme nouveau qui devrait deboucher sur des services de sante integres et complets. Le Dr NICHOLSON (Royaume-Uni) felicite Ie Directeur regional de son rapport extremement bien equilibre, qui met en lumiere les priorites essentielles. Comme d'autres orateurs l'ont dit avant lui, il faut insister sur les soins de sante primaires. Mais, tout en approuvant entierement l'idee selon laquelle la collectivite doit fournir sa participation et les travail leurs de sante communautaires doivent etre designes par les villageois eux-memes, car il faut eviter d'imposer d'en haut des services de sante, Ie Dr Nicholson estime qu'il ne faut pas negliger l'importance du medecin de district, qui dirige l'equipe sanitaire de district et joue un role important dans l'encadrement, la formation, Ie recyclage et l'acheminement des malades vers des services specialises. II ne faut pas non plus oublier Ie role des medecins traditionnels, en particulier 18 au il existe des contraintes sur Ie plan des personnels et des ressources. On peut obtenir d'excellents resultats - et certains pays ou zones de la Region l'ont fait - en formant conjointement des specialistes de la medecine traditionnelle et occidentale. Le Dr SENILAGAKALI (Fidji) se reportant 8 la deuxieme partie du rapport, page 87 (troisieme paragraphe) remercie Ie Directeur regional d'avoir attire l'attention Sur Ie fait que la malnutrition constitue un probleme majeur 8 Fidji. Ce probleme a pris de l'ampleur ces dernieres annees 8 cause de l'urbanisation de la population d'origine rurale. II faut se feliciter de ce que Ie Programme alimentaire mondial, en collaboration avec Ie Ministere de la Sante de Fidji, se prepare 8 entreprendre en 1977 un programme de distribution gratuite de lait pendant cinq ans, representant un montant de US$ 5 millions. D'autre part, l'Agency for International Development des Etats-Unis doit, avec Ie Ministere de la Sante, lancer en 1977 un projet d'un montant de US$ 500 000 pour combattre la malnutrition. Le Dr DOS REMEDIOS (Portugal) souligne que son Gouvernement attache

une grande importance au programme de bourses d'etudes ainsi qu'aux

programmes inter-pays pour Ie developpement des personnels de sante, c~r les territoires dont il est responsable manquent de personnel de sante. II est prevu de demander une aide plus importante dans ce domaine a l'avenir.

M. SAFITOA (Papouasie-Nouvelle-Guinee) exprime ses remerciements pour les onze projets auxquels l'OMS collabore en Papouasie-Nouvelle-Guinee et felicite Ie Directeur regional d'avoir mis l'accent sur 1a prestation

de soins fondamentaux a la base. La Papouasie-Nouvelle-Guinee accorde la priorite au developpement des services de sante pour la population rurale. Le Dr FAAIUASO (Samoa-Occidental) note avec satisfaction que Ie Directeur regional a accorde une attention speciale au probleme de la filariose. Le Samoa-Occidental est une zone pilote pour les activites de l'OMS en matiere de lutte contre 1a filariose, et l'Organisation ainsi que Ie FISE ont consacre des ressources considerables a la lutte centre cette rnaladie ces dix dernieres annees. Cemme il est dit dans Ie rapport, l'indice microfilarien a recemment accuse une augmentation. Pour Ie faire diminuer, il faudra reperer et soigner tous les cas, et Ie

Dr FAAIUASO espere que l'OMS collaborera

a

cette tache.

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Le Gouvernement du Samoa-Occidental est pret a fournir toute la cooperation possible au projet prevu dans Ie pays par l'OMS en matiere de recherche sur la filariose. Le DIRECTEUR REGIONAL, repondant a la question soulevee par Ie Representant de l'Australie a propos des credits du PNUD, attire l'attention sur Ie tableau de la page 73 de son rapport, ou figurent les depenses engagees au titre des credits du PNUD jusqu'en 1975. En 1976, des programmes prevus pour un montant de US$ 94 000 ont du etre supprimes, tandis que des activites eminemment prioritaires representant un montant de US$ 128 000 ont du etre transferees au budget ordinaire de l'OMS. L'ensemble des reductions de credits du PNUD pour la Region s'eleve a quelque US$ 222 000. En 1977, il Y aura un deficit de US$ 80 000 au titre des activites de formation d'enseignants pour les personnels de sante. Peut-etre Ie representant du PNUD a Manille pourra-t-il donner de plus amples informations lorsqu'il s'adressera au Comite a l'occasion de l'examen du point 18 de l'ordre du jour.

Pour repondre a une autre question posee par Ie Representant de l'Australie, Ie Directeur regional fait observer que si une priorite peu elevee est accordee dans la Region a la lutte contre les maladies chroniques telles que Ie cancer et les maladies cardio-vasculaires, c'est parce que l'ensemble des Etats Membres, et non pas l'OMS, Ie veut ainsi. II reconnatt qu'il faudrait etudier plus soigneusement ce groupe de maladies. II serait egalement souhaitable d'accorder plus d'attention aux maladies transmises par voie sexuelle et a la nutrition. Le Directeur regional se felicite des progres evoques par Ie Representant de la Malaisie a propos de la mise en place du systeme d'information sanitaire dans ce pays. II espere que des travailleurs d'autres pays ou zones de la Region pourront se rendre en Malaisie pour tirer parti de cette experience.

Enfin, il tient a remercier les representants des mots aimables qu'ils ont eus pour lui a propos de son rapport. S'il a pu faire etat de tels resultats, c'est essentiellement gr~ce aux efforts du personnel de la Region, en particulier celui qui travaille pour les projets. En l'absence d'autres observations, Ie PRESIDENT prie les Rapporteurs de rediger une resolution appropriee. (Pour l'examen du projet de resolution, voir la troisieme seance, section 1.1.)

7.

AFFECTATION ET GESTION DES RESSOURCES DE L'OMS AUX NIVEAUX REGIONAL ET NATIONAL: Point 10 de l'ordre du jour (document WPR/RC27/4)

Le DIRECTEUR REGIONAL informe Ie Comite que Ie document WPR/PC27/4 expose de fa~on detaillee des propositions visant a ameliorer les modalites d'etablissement du budget programme a partir de la notion de programrnation par objectif et de budgetisation par programme. Si Ie Comite approuve les propositions avancees, une nouvelle forme de presentation

budgetaire sera introduite dans Ie projet de budget programme pour 1980-1981.

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En 1978, Ie C omite, au lieu d' etre saisi d 'un document contenant des

~~:~S!;!~~Sl!t~:!i:~u~O~~ ~~~u~~~r~;R~~~i~i2d(;:0~:~rd:o!:~;:td:~~~;~mme pour les exercices financiers 1978 et 1979) qu'il va examiner ulterieurement au cours de 1a presente session, sera saisi d'un resume SOllS forme d'exposes descriptifs sur les programmes par pays definissant les grandes tendances, objectifs et modalites d'action des programmes, accompagnes d'un chiffre de planification pour chaque pays ou zone ventile par grand programme ou domaine de collaboration. La programmation proprement dite devra etre faite par les pays eux-memes au debut de 1978. Ce n'est que l'annee precedant irnmediatement la periode d'execution que les grandes propositions de programme seront etablies de fa~on detaillee en terIDes de res sources humaines, de fournitures, de materiel, etc. Des plans d'operation pour des activites precises aureut ete dresses avec les autorites natlonales et examines entretemps, tandis que le dialogue se poursuivra avec les autorites nationales au cours de la periode d'execution dans Ie cadre de la gestion et de l'evaluation continues. Le Dr FAAIUASO (Samoa-Occidental) est en faveur de la methode proposee et cons tate avec satisfaction que la politique de l'OMS est desormais axee non plus sur les projets mais sur les programmes. II aimerait avoir d'autres details sur la fa<;on dont on obtiendra les differents "chiffres de planification par paystl. Le Dr EVANS (Australie) fait observer que certaines parties du texte anglais du document WPR/RC27/4 sont extremement dHficiles a comprendre. Mais, dans 1 'ensemble , il s'~git d'un document utile et il reconnatt que Ie type d'exposes de planification envisage sera plus comprehensible pour les representants. Cette approche axee sur les programmes est une innovation

judicieuse. Neanmoins, comme certains projets chevauchent deux periodes biennales, il importe de connattre leurs couts pour l'avenir suffisamment tot pour pouvoir evaluer les res sources disponibles pour de nouveaux projets. Le nouveau systeme risque de compliquer les mi§canismes financiers de l'OMS; peut-etre serait-il souhaitable que Ie Cornite regional etablisse un groupe de travail charge de faire des enquetes dans certains secteurs du programme. Mais, pour Ie reste, la delegation de l'Australie appuie les propositions faites. Le Dr KYONG SHIK CHANG (Republique de Coree) estime que la presentation budgetaire proposee est realiste, et il est en faveur de la mise en place de ce nouveau systeme. Le Dr MAJID (Malaisie) est tout a fait conscient des problemes rencontres par l'OMS dans la gestion de la cooperation au niveau national. La Malaisie a participe avec l'OMS a la mise au point du nouveau systeme de budget programme. Au bout de cinq annees d'efforts acharnes, le projet d'analyse de systemes, s'i1 n'a pas donne 1a reponse finale, a tout au moins indique des approches nouvelles.

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Le Gouvernement de Malaisie pense lui aussi que Ie budget programme de l'OMS doit avoir pour base la programmation par objectif et la budgetisation par programme. II est probable que des prohlemes de mise en oeuvre se poseront, mais ils ne devraient pas etre insurmontahles. Dans 1a pratique, il fauclra tenir compte des cycles budgetaires des Etats r1embres, qui ne correspondent pas au cycle de I'OMS; ainsi, 1a Malaisie possede un cycle annuel dans le cadre d'un plan quinquennal. En Malaisie, Ie plan national d'action sanitaire est integre dans les plans nationaux d'ensemble et il est con~u pour completer et etayer les politiques et objectifs generaux du gouvernement. Le systeme que l'OMS s'attache a mettre au point est semblable a celui qu'applique actuellement 1a Malaisie, laquelle est prete a apporter une aide au faire part de son experience pour 1a mise en oeuvre du systerne nouveau.

Le Dr PHIMPHACHANH (Republique democratique populaire lao) indique que son pays devra mener a bien d'importants programmes d'ici 1980. II s'~git, premierement, d'assurer l'acces aux so ins a I'ensemble de 1a population, notamment aux masses laborieuses et aux differentes minorites ethniques, en mettant l'accent sur les soins comrnunautaires, et, deuxiernernent, de produire des medicaments dans Ie pays merne, en mettant sur pied, pour commencer, des laboratoires preparant des serums tant sales que gluco~es qui constituent la base des produits pharmaceutiques fabriques aI' echelle artisanale et industrielle. Le Dr KING (Etats-Unis d'Amerique) felicite Ie Directeur regional de la fa~on directe dont il a aborde la planification nationale a long terme et de la proposition tendant a integrer les plans dans Ie cycle budgetaire de l'OMS deux ans a l'avance. La distinction entre la cooperation et l'assistance est une bonne chose, et i1 est juste de sou1igner que la cooperation represente la tache veritable de l'OMS. II faut esperer que les exposes descriptifs de programmes dans les pays seront clairs et bien rediges. II faudrait inclure d'une fa~on au d'une autre un cadre chronologique pour les programmes, de merne qu'il faudrait avoir une idee de ce que Ie pays ou la zone concerne s'engage a faire pour appuyer Ie programme. Le Dr King note qu'il n'est pas envisage de presenter des activites detaillees et des listes de projet dans les budgets programmes; mais, a mesure que les programmes progresseront, il sera indispensable de donner ces renseignements pour permettre au Comite regional de proceder a une evaluation. II souhaite instamment que l'on donne relativement tot au cours de l'elaboration du programme, une idee de la ventilation prevue pour les credits alloues par l'OMS et par Ie pays au personnel, aux bourses d'etudes et aux frais de voyage. Ceci ne devrait pas amoindrir la souplesse du procede mais empecher des depenses excessives pour I'OMS en credits, en fournitures et en materiel. Les grands secteurs de programme definis initialement devraient etre progressivement elabores au cours de deux annees de discussion avec les gouvernements de fa~on que puissent etre etablis des projets bien definis avec des chiffres precis. (Voir la suite de la discussion a Ia deuxieme seance, section 1.) La seance est levee a 11 h 55.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения