P. O. Box 06, Djoue | Brazzaville | Congo Tel | 00 47 241 39437 Website | www.afro.who.int s é ri e Renforcement du principe D'action en faveur des Pays en vue d'un impact Accru sur la Santé Le Programme de Transformation Mai 2019 2SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ Certains droits réservés. La présente publication est disponible sous la licence Creative Commons Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Partage dans les mêmes conditions 3.0 IGO (CC BYNC-SA 3.0 IGO ; https://creativecommons.org/ licenses/by-nc-sa/3.0/igo). Aux termes de cette licence, vous pouvez copier, distribuer et adapter l’œuvre à des fins non commerciales, pour autant que l’œuvre soit citée de manière appropriée, comme il est indiqué cidessous. Dans l’utilisation qui sera faite de l’œuvre, quelle qu’elle soit, il ne devra pas être suggéré que l’OMS approuve une organisation, des produits ou des services particuliers. L’utilisation de l’emblème de l’OMS est interdite. Si vous adaptez cette œuvre, vous êtes tenu de diffuser toute nouvelle œuvre sous la même licence Creative Commons ou sous une licence équivalente. Si vous traduisez cette œuvre, il vous est demandé d’ajouter la clause de non responsabilité suivante à la citation suggérée : « La présente traduction n’a pas été établie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’OMS ne saurait être tenue pour responsable du contenu ou de l’exactitude de la présente traduction. L’édition originale anglaise est l’édition authentique qui fait foi ». Toute médiation relative à un différend survenu dans le cadre de la licence sera menée conformément au Règlement de médiation de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Citation suggérée. Le Programme de transformation, série 1 – Renforcement du principe d’action en faveur des pays en vue d’un impact accru sur la santé. Brazzaville : Organisation mondiale de la Santé, Bureau régional de l’Afrique, 2019. Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Catalogage à la source. Disponible à l’adresse http://apps.who.int/iris. Ventes, droits et licences. Pour acheter les publications de l’OMS, voir http://apps. who.int/bookorders. Pour soumettre une demande en vue d’un usage commercial ou une demande concernant les droits et licences, voir http://www.who.int/about/ licensing. Matériel attribué à des tiers. Si vous souhaitez réutiliser du matériel figurant dans la présente œuvre qui est attribué à un tiers, tel que des tableaux, figures ou images, il vous appartient de déterminer si une permission doit être obtenue pour un tel usage et d’obtenir cette permission du titulaire du droit d’auteur. L’utilisateur s’expose seul au risque de plaintes résultant d’une infraction au droit d’auteur dont est titulaire un tiers sur un élément de la présente œuvre. Clause générale de non responsabilité. Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’OMS aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les traits discontinus formés d’une succession de points ou de tirets sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’OMS, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’OMS ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. Conception et Imprimé en Congo Le Programme de transformation, série 1 – Renforcement du principe d’action en faveur des pays en vue d’un impact accru sur la santé ISBN 978-929031312-0 © Organisation mondiale de la Santé, Bureau régional de l’Afrique 2019 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 i TABLE DES MATIÉRES AVANT-PROPOS 1 1. CONTEXTE 5 2. EXAMENS FONCTIONNELS DES BUREAUX DE PAYS DE L’OMS : MÉTHODOLOGIE 9 3. 3. EXAMENS FONCTIONNELS NATIONAUX – PROGRÈS RÉALISÉS 13 4. EXAMENS FONCTIONNELS DANS LES PAYS – PRINCIPALES CONCLUSIONS 17 5. PERSPECTIVES 27 ii SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 1 Chers lecteurs et partenaires, Le Programme de transformation du Secrétariat de l’Organisation mondiale de la Santé dans la Région africaine 2015-2020, ci-après désigné le « Programme de transformation », est un programme audacieux et ambitieux qui a été lancé en vue de l’édification d’une organisation sanitaire régionale clairvoyante, proactive, capable de répondre aux attentes, axée sur les résultats, transparente, responsable, dotée des ressources appropriées et outillée pour remplir son mandat. L’objectif du Programme de transformation est de parvenir à une organisation capable de répondre aux besoins et aux attentes de ses parties prenantes, autrement dit de mettre en place « l’OMS que souhaitent l’ensemble du personnel et les partenaires » et qui, entre autres réalisations, contribue efficacement au renforcement des systèmes de santé nationaux, à la coordination des activités de prévention et de maîtrise des maladies, y compris à la préparation et à la riposte aux épidémies, et mène des actions supranationales en faveur de la sécurité sanitaire mondiale. La première année de mise en œuvre du Programme de transformation (2015) a coïncidé avec le processus de planification en vue de la préparation du budget programme 2016-2017 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). C’est également en 2015 qu’ont été adoptés les 17 objectifs de développement durable et leurs 169 cibles, qui serviront de boussole à l’action mondiale de développement au cours des 15 prochaines années, jusqu’en 2030. L’objectif 3 de développement durable, axé exclusivement sur la santé, vise à permettre à tous de vivre en bonne santé et [à] promouvoir le bien-être de tous à tout âge. Le Secrétariat de l’OMS dans la Région africaine a commencé à donner une forme concrète à son Programme de transformation en élaborant ce que l’on a appelé le Programme de transformation de la santé en Afrique 2015-2020 – Une vision pour une couverture sanitaire universelle, un document qui sert de cadre stratégique pour orienter la contribution de l’OMS à la plateforme du développement durable en Afrique. L’objectif visé dans ce document est de garantir l’accès universel à un ensemble de services de santé essentiels dans tous les États Membres de la Région et, de fil en aiguille, de converger vers la couverture sanitaire universelle, en éliminant autant que possible les obstacles financiers, géographiques et sociaux à l’accès aux services. AVANT-PROPOS 2SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ Nous sommes fiers des nombreuses réalisations enregistrées depuis le lancement du Programme de transformation. En collaboration avec nos États Membres, nos partenaires de développement et nos donateurs, nous avons réalisé des progrès et effectué des changements sur trois principaux fronts. Dans le domaine de la sécurité sanitaire, la capacité accrue de la Région et des pays à détecter rapidement les menaces pour la santé publique et à y riposter efficacement a permis d’endiguer rapidement la plupart des flambées épidémiques qui se sont déclarées. Les efforts faits pour édifier des systèmes de santé pleinement opérationnels dans lesquels tous les individus reçoivent en toute équité les services de santé de qualité dont ils ont besoin sans encourir à cet effet des difficultés financières ou autres se traduisent progressivement par un meilleur accès à des interventions sanitaires d’un bon rapport coût-efficacité, ainsi qu’à de meilleurs résultats sanitaires dans les États Membres. En outre, les efforts faits pour que le Secrétariat opère une mutation culturelle, programmatique et institutionnelle qui lui permettrait de s’acquitter de son mandat ont permis d’améliorer la qualité de ses prestations, avec à la clé l’émergence d’une nouvelle culture institutionnelle ancrée sur des valeurs comme la lutte ouverte contre le harcèlement et la création d’un milieu de travail respectueux. Des mutations importantes s’opèrent déjà dans notre façon de travailler, de penser et de collaborer avec d’autres ; la responsabilisation, l’efficacité et la transparence ne cessent de croître ; et nous commençons à obtenir des résultats dans les pays. La liste de publications ci-après s’inscrit dans notre volonté de partager avec vous quelques- unes des grandes avancées que nous avons enregistrées dans des axes spécifiques depuis le lancement du Programme de transformation. Six documents sont publiés au titre des séries sur le Programme de transformation, à savoir : • Le Programme de transformation, série 1 – Renforcement du principe d’action en faveur des pays en vue d’un impact accru sur la santé ; • Le Programme de transformation, série 2 – Renforcement des partenariats dans l’optique de la couverture sanitaire universelle : l’expérience de l’Érythrée ; RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 3 • Le Programme de transformation, série 3 – Une capacité accrue à faire face aux flambées épidémiques dans la Région africaine de l’OMS – Leçons tirées des flambées de fièvre jaune en République d’Angola et en République démocratique du Congo • Le Programme de transformation, série 4 – Progrès durables accomplis sur la voie de la certification de l’éradication de la poliomyélite dans la Région africaine de l’OMS ; • Le Programme de transformation, série 5 – Promotion de l’efficacité, de la responsabilisation et de l’optimisation des ressources : les indicateurs de performance essentiels dans le domaine de la gestion ; et • Le Programme de transformation, série 6 – Vers un accent marqué sur la qualité et les résultats – les indicateurs de performance essentiels en matière programmatique. Au moment où nous célébrons les acquis engrangés jusqu’à présent, permettez-moi de saisir cette occasion pour exprimer notre gratitude à l’ensemble de nos parties prenantes – États Membres, partenaires de développement, donateurs, fondations et autres – qui sont passés de la parole aux actes avec nous. Ces acquis doivent être consolidés, soutenus et même renforcés à mesure que nous évoluons vers les derniers mois de 2019, et même au-delà de l’année 2019. Je vous recommande vivement ces documents. Vous pouvez accéder aux copies électroniques sur le site Web du Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique, à l’adresse www.afro.who.int. Nous nous attendons à ce que les réalisations et les succès présentés dans ces publications consacrées au Programme de transformation nous incitent à poursuivre nos efforts pour permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous, moyennant l’instauration de la couverture sanitaire universelle, la gestion des situations d’urgence sanitaire et la promotion d’une meilleure santé pour toutes les populations. Dre Matshidiso Moeti Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique Brazzaville, République du Congo Mai 2019 4SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 5 1. CONTEXTE Le principe de l’action en faveur des pays adoptée par le Secrétariat de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans la Région africaine repose sur la diversité des situations et des besoins sanitaires des pays, ainsi que sur les réalités nationales, les capacités et le niveau de développement de chaque État Membre. Qu’elle soit ou non physiquement présente dans le pays, l’OMS collabore avec tous les États Membres et les accompagne dans leur processus national de développement sanitaire. L’OMS encourage notamment chaque pays à assurer le niveau de santé durable le plus élevé possible à toute la population, sans exclusive. L’Organisation coopère avec les gouvernements et les autres partenaires à la mise en œuvre des stratégies et plans nationaux relatifs à la santé, et veille à ce que les engagements collectifs pris dans le cadre de ses organes directeurs tels que l’Assemblée mondiale de la Santé et le Comité régional de l’OMS pour l’Afrique soient suivis d’effet. Compte tenu de la nature variable et évolutive de la situation et des besoins sanitaires des pays, l’OMS ne peut pas adopter une approche unique pour répondre aux besoins sanitaires des États Membres. Face à ce problème, l’Organisation a conçu ce que l’on appelle la stratégie de coopération avec les pays, un document qui lui sert de boussole pour mener ses activités dans les pays concernés1. La stratégie de coopération avec les pays est une vision à moyen terme de la coopération technique de l’OMS avec ses États Membres, qui permet à l’Organisation de soutenir les politiques, les stratégies ou les plans nationaux de développement sanitaire. La stratégie de coopération avec les pays constitue le socle de l’harmonisation de la collaboration de l’OMS avec d’autres institutions du système des Nations Unies et des partenaires de développement dans les pays et avec d’autres secteurs. Cette stratégie de coopération donne à l’Organisation la possibilité de renforcer les partenariats et les approches multisectorielles afin de s’attaquer aux priorités définies dans les plans stratégiques nationaux de développement sanitaire et, partant, de contribuer à l’atteinte des objectifs du développement durable2. En somme, la stratégie de coopération avec les pays recense les besoins des pays, les lacunes et les axes de collaboration stratégique de l’OMS dans un pays donné. La stratégie garantit l’adaptation de l’appui de l’OMS aux spécificités des pays, à l’évolution de la situation et aux environnements à risque. 1 Organisation mondiale de la Santé. Stratégie de coopération de l’OMS avec les pays. 2 Document A/70/L des Nations Unies. Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Septembre 2015. 6SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ Les divers défis que les États Membres doivent relever pour améliorer la santé de leurs populations imposent à l’OMS d’ajuster sa réponse en fonction du contexte qui prévaut dans chaque pays. Le rôle principal que l’Organisation joue dans les pays est de fournir des conseils techniques et un appui stratégique répondant aux normes internationales les plus strictes. Aussi se doit-elle d’adapter ses méthodes de travail et ses compétences techniques à l’évolution des besoins et des attentes de ses États Membres. En outre, l’adoption des objectifs de développement durable a créé de nouveaux rôles et responsabilités pour l’OMS dans les pays. Le programme d’action sanitaire n’est pas mis en œuvre de façon isolée, mais il est lié à d’autres objectifs de développement nécessitant des actions intersectorielles. L’attention accrue portée aux actions menées au niveau des pays accentue la nécessité d’une délégation de pouvoirs accrue et l’impératif de structurer des systèmes pour la responsabilisation des organisations internationales dans les pays. Pour l’OMS, cela souligne l’importance de disposer de bureaux de pays efficaces et efficients, en reconnaissant que les besoins vont largement varier dans le temps et en contexte. Cet aspect a été mis en avant lorsque la réforme mondiale de l’OMS3 a été lancée en 2012. La politique d’action en faveur des pays adapte les opérations de l’OMS aux besoins des États Membres à l’échelle nationale. Le succès de l’action en faveur des pays est lié à d’autres processus de l’OMS visant à améliorer la performance du Secrétariat de l’OMS dans son ensemble. Une nouvelle dynamique a été insufflée à l’action en faveur des pays avec le lancement du Programme de transformation du Secrétariat de l’Organisation mondiale de la Santé dans la Région africaine4 par la Dre Matshidiso Moeti en février 2015, lors de sa prise de fonctions en qualité de Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. Le Programme de transformation est audacieux, ambitieux, et vise à faire de l’organisation sanitaire régionale une institution clairvoyante, proactive, capable de répondre aux attentes, axée sur les résultats, transparente, responsable, dotée des ressources appropriées et outillée pour remplir son mandat : autrement dit, une organisation capable de répondre aux besoins et aux attentes de ses parties prenantes. Le Programme de réforme est une vision et une stratégie pour le changement qui aspirent à faciliter l’émergence de « l’OMS que souhaitent l’ensemble du personnel et les partenaires ». 3 Résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé sur la réforme de l’OMS (disponible à l’adresse http://apps.who.int/gb/ ebwha/pdf_files/WHA65-REC1/ A65_REC1-fr.pdf#page=25 4 Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique. Programme de transformation du Secrétariat de l’OMS dans la Région africaine 2015-2020 ; ISBN: 978- 929023282-7 (Classification NLM : WA 541.1) Disponible à l’adresse https://www.afro.who.int/sites/ default/files/pdf/generic/WHO_ transformation_agenda_French. pdf RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 7 Le Programme de transformation repose sur les quatre axes prioritaires suivants : des valeurs prônant la production de résultats ; une orientation technique intelligente ; des opérations stratégiques répondant aux attentes ; une communication et des partenariats efficaces, avec des résultats escomptés clairement définis et des mesures stratégiques à mettre en œuvre pour les atteindre, organisés selon trois niveaux d’échéance. L’orientation technique intelligente constitue l’un des domaines prioritaires du Programme de transformation de l’OMS dans la Région africaine, et vise à produire un impact dans chaque pays. Il n’est pas possible d’obtenir un impact au niveau national sans une stratégie nationale et un modèle opérationnel approprié. L’« examen du fonctionnement » des bureaux de pays de l’OMS est la méthodologie adoptée dans le cadre du Programme de transformation pour s’assurer que l’action de l’OMS est effectivement alignée sur les priorités définies par le pays et que l’Organisation a mobilisé les compétences et modèles opérationnels appropriés à cet effet. Objectif Résultats escomptés Orientation et priorités Structure et effectifs Ressources financières Gestion Des orientations et priorités stratégiques claires et au besoin révisées, fondées sur les besoins et sur la situation du pays Un organigramme révisé et un nouvel effectif dotés de l’éventail de compéten- ces voulues pour les postes à pourvoir Un plan de financement indiquant les possibilités de mobilisation de ressources pour lever le financement requis pour es ressources humaines Un mode de fonctionnement amélioré pour maximaliser les résultats, la satisfa- ction du personnel et les attentes des parties prenantes extérieures Impact souhaité Un bureau de pays qui fournit des conseils techniques et un soutien opérationnel de haute qualité, pertinents et appréciés par le gouvernement hôte et les partenaires internationaux 1 2 3 4 Assurer un meilleur alignement des effectifs et des opérations de l’OMS sur la situation sanitaire, les besoins et les priorités du pays Fig. 1: Examen fonctionnel du pays: Cadre logique 8SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ La raison d’être de l’examen fonctionnel est de veiller à ce que l’OMS s’attaque aux bonnes priorités nationales tout en déterminant les compétences appropriées pour s’acquitter des fonctions correctement identifiées à l’aune des besoins des pays et des attentes des gouvernements et des organisations partenaires. Le processus tente également de réorienter et de concentrer les ressources disponibles vers des fonctions essentielles que seule l’OMS peut assumer tout en laissant de côté les autres fonctions qui peuvent être mieux remplies par d’autres partenaires dans le pays. Les résultats escomptés au terme du processus d’examen fonctionnel sur les suivants : revoir, le cas échéant, l’orientation stratégique et les priorités en fonction des besoins et de la situation du pays ; revoir la structure des bureaux de pays ; renforcer les plans financiers pour la mobilisation des ressources ; et améliorer la gestion interne. Si les examens fonctionnels ont pour but de renforcer les compétences et la configuration institutionnelle de chaque bureau de pays, leur succès est fortement tributaire de la définition des priorités stratégiques. Le processus des examens fonctionnels n’a pas pour vocation de revisiter ni de remplacer le processus normal d’élaboration et d’approbation d’une stratégie de coopération avec les pays et d’un plan de travail et budget semestriels, mais il offre la possibilité de passer en revue ces plans, et éventuellement de les actualiser. Sur la base d’une compréhension claire des priorités définies pour le pays lors des consultations avec le gouvernement et les partenaires, et suivant les fonctions établies pour le bureau de pays, la finalité de l’examen fonctionnel est de faire en sorte que le bureau de pays dispose de la structure et des effectifs les mieux adaptés pour accompagner efficacement le pays dans la concrétisation de ses priorités et la satisfaction des besoins recensés en matière de santé. Les bureaux de pays ne peuvent pas fonctionner convenablement sans un financement suffisant et adapté. Cependant, il ne s’agit pas uniquement d’un certain montant de ressources financières, mais aussi de la nature et des fins pour lesquelles ces ressources sont allouées. Le processus d’examen fonctionnel offre aux donateurs et aux partenaires potentiels l’occasion de présenter et d’expliquer les principales fonctions et priorités de l’OMS. L’examen fonctionnel permet par ailleurs d’examiner les systèmes de gestion interne et les méthodes de travail. RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 9 Conformément au principe de l’action en faveur des pays, le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, en consultation avec les principales parties prenantes, a lancé un processus systématique, appelé « examens fonctionnels », pour évaluer la structure des bureaux de pays afin de s’assurer que ceux-ci sont dotés d’une expertise adéquate et aptes à répondre aux priorités des pays. Le cabinet de conseil Dalberg Global Development Advisors a été chargé d’élaborer un « modèle d’examen fonctionnel au niveau des pays », un outil qui permettrait au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique de définir la taille, la structure et le profil de chaque bureau de pays de l’OMS. Dalberg a achevé ces travaux en août 2017 et, en début 2017, une équipe de projet a été constituée pour mener un exercice de restructuration des 47 bureaux de pays de l’OMS dans la Région africaine. Les examens du fonctionnement des bureaux de pays de l’OMS dans la Région africaine ont débuté en août 2017 à la suite d’un exercice similaire mené au Bureau régional et dans les équipes d’appui interpays et portent essentiellement sur l’amélioration des performances des bureaux de pays. Ces examens sont conduits par une équipe multidisciplinaire composée de membres du personnel justifiant d’une expertise dans des domaines tels que la santé publique, la structuration des institutions, la gestion des ressources humaines, l’administration, la mobilisation de ressources, l’orientation professionnelle et la communication. Un comité de supervision présidé par le Directeur de la gestion des programmes au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique donne des orientations à l’équipe de projet et assure les arbitrages nécessaires, ainsi que la cohérence à l’échelle de l’Organisation, tout en faisant régulièrement le point de la situation à la Directrice régionale. L’exercice a démarré dans quatre pays pilotes, à savoir l’Afrique du Sud, le Sénégal, le Soudan du Sud et le Togo. Les examens ultérieurs ont été effectués sur la base des leçons tirées de ces quatre pays. La méthodologie de l’examen fonctionnel a évolué avec les examens subséquents. 2. EXAMENS FONCTIONNELS DES BUREAUX DE PAYS DE L’OMS : MÉTHODOLOGIE 10 SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ Le processus comprend essentiellement trois phases : les travaux préparatoires avant la mission dans un pays ; les missions dans les pays ; et la période qui vient après la mission dans le pays, qui est également la période de mise en œuvre. Travaux préparatoires à la mission dans un pays. Préalablement à la mission dans un pays, l’équipe chargée de l’examen fonctionnel veille à l’adéquation des travaux préparatoires. À cet effet, l’équipe mène des consultations suffisantes avec le bureau de pays et les groupes organiques du Bureau régional pour faire en sorte que la mission dans le pays soit un succès. Il s’agit en général d’échanges par téléconférence avec le Représentant de l’OMS, les représentants du gouvernement du pays concerné et les partenaires, afin de convenir de l’objet, du calendrier et du programme de l’examen fonctionnel. Le Représentant de l’OMS informe ensuite l’ensemble du personnel du bureau de pays de l’objectif et du processus d’examen fonctionnel, tout en soulignant que cet examen vise à aligner les fonctions et les besoins en personnel sur les priorités du pays, et non à dégraisser l’effectif. Les possibilités d’avancement professionnel offertes par l’examen sont également mises en évidence. Une telle démarche permet de réduire l’anxiété du personnel et d’éviter un impact négatif qui pourrait infléchir sur son rendement. La Directrice régionale envoie une lettre au Ministre de la santé au moins un mois à l’avance pour l’informer du but et du processus d’examen fonctionnel. L’équipe chargée de l’examen fonctionnel obtient et analyse la documentation pertinente disponible sur le bureau de pays et le pays avant la mission afin d’avoir une idée d’ensemble de la situation du pays avant la mission. En outre, deux questionnaires – l’un sur la satisfaction du personnel du bureau de pays et l’autre sur les perceptions des parties prenantes nationales – sont envoyés au personnel et aux partenaires du bureau de pays dans les pays concernés pour obtenir des données quantitatives et qualitatives sur ces aspects. Les consultations préalables avec les groupes organiques concernés du Bureau régional permettent à l’équipe d’avoir une meilleure compréhension des spécificités de chaque pays et de s’assurer que les processus en cours sont pris en compte. Par exemple, les principaux faits intervenus dans le cadre des activités des groupes organiques – tels que la réduction graduelle des activités du Programme d’éradication de la poliomyélite, le déploiement des programmes phares sur « la santé de l’adolescent » et « la couverture sanitaire universelle », le renforcement du Programme OMS RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 11 de gestion des situations d’urgence sanitaire et autres – ont tous des implications humaines et financières au niveau national. Missions dans les pays. Les structures et les besoins en personnel des pays sont déterminés à l’aide du modèle d’affectation du personnel proposé par Dalberg. Ce modèle est ensuite complété par les consultations menées au niveau national. Lors de la visite dans le pays, l’équipe veille à ce que des consultations suffisantes soient organisées avec le plus grand nombre possible de parties prenantes. L’équipe chargée de l’examen fonctionnel s’entretient avec le Ministre de la santé, d’autres hauts responsables de la santé, les responsables gouvernementaux compétents et des partenaires du secteur de la santé, y compris des organisations de la société civile, afin de valider les priorités nationales et de comprendre leurs attentes. Il est principalement question de déterminer les principales priorités du pays et les attentes du gouvernement et des principaux partenaires quant aux types d’appui requis de l’Organisation. La discussion porte aussi sur les activités entreprises par les autres partenaires et donc sur les fonctions que l’OMS devrait moins assumer, ainsi que sur les relations de travail et les pratiques et structures existantes ou souhaitées pour l’avenir. Le bureau de pays présente ses principales fonctions et priorités sur la Figure 2. Rencontre de l’équipe chargée de l’ex- amen fonctionnel avec le Ministre de la santé et les hauts fonctionnaires du Ministère de la santé en Angola 12 SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ base des priorités du pays en matière de santé. Un mini-atelier est organisé avec l’ensemble du personnel clé du bureau de pays afin d’identifier les rôles de l’OMS et les compétences requises pour répondre aux priorités convenues. L’équipe chargée de l’examen fonctionnel rencontre aussi l’Association du personnel du bureau de pays, organise des séances d’orientation professionnelle, examine la situation des ressources humaines, analyse les possibilités de mobilisation des ressources et examine les méthodes de travail internes. L’équipe fournit au personnel du bureau de pays un retour d’information sur les discussions avec le Ministère de la santé et ses partenaires, non seulement aux fins de la restructuration, mais également pour qu’il en soit tenu compte lors des futurs travaux. Ces consultations permettent d’assurer l’adhésion du personnel du bureau de pays et contribuent à réduire ses craintes, ainsi qu’à éclairer la définition de la structure du bureau de pays. En fonction du contexte du pays, des réactions du gouvernement et des partenaires du secteur de la santé et des résultats du mini-atelier avec le personnel du bureau de pays, des fonctions uniques du bureau de pays sont identifiées et regroupées par domaines thématiques afin de déterminer l’expertise requise et de développer une structure organisationnelle. Les consultations visent également à préciser les rôles uniques de l’OMS, sa structure organisationnelle et ses méthodes de travail. Période après la mission dans le pays ou période de mise en œuvre. C’est le moment de consulter le comité directeur et la direction afin d’examiner les leçons apprises, de cerner les problèmes et de proposer des solutions. C’est encore au cours de cette période que les rapports, les plans de mise en œuvre et les rapports d’étape sont produits et examinés. Les pays bénéficient de l’appui de l’équipe chargée de l’examen fonctionnel et de l’administrateur régional des ressources humaines dans la mise en œuvre du rapport d’examen approuvé. RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 13 3. EXAMENS FONCTIONNELS NATIONAUX – PROGRÈS RÉALISÉS Au 31 mars 2019, trente-huit bureaux de pays de l’OMS sur 47 avaient procédé à des examens fonctionnels nationaux et 21 pays avaient commencé à mettre en œuvre des plans nationaux. Les neuf pays restants devraient faire l’objet d’un examen fonctionnel avant la fin du mois de juillet 2019. La deuxième phase des examens fonctionnels a démarré au début de l’année 2019 et devait permettre aux pays de mettre en application les plans de mise en œuvre des examens fonctionnels approuvés – qui comprennent des recommandations sur les nouvelles structures et les mesures non liées aux ressources humaines – et à passer d’une approche par projet à un appui permanent des pays par le Bureau régional. Compte tenu des ressources financières limitées disponibles, un exercice d’établissement des priorités a été entrepris afin de définir les ressources humaines minimales requises pour obtenir les résultats ciblés par le treizième programme général de travail de l’OMS dans les pays, et pour aider les bureaux de pays à jouer un rôle optimal dans le contexte de la nouvelle réforme des Nations Unies. L’exercice de hiérarchisation des priorités a permis de recenser les compétences minimales requises pour assurer les fonctions essentielles liées à la couverture sanitaire universelle, à la sécurité sanitaire et aux fonctions d’appui de l’OMS, ce qui a entraîné une augmentation significative des coûts relatifs aux ressources humaines. La mise en œuvre se concentre non seulement sur les mesures touchant aux ressources humaines en suivant des procédures accélérées, mais aussi sur l’atteinte simultanée d’autres objectifs de l’examen fonctionnel, à savoir la réalisation des priorités stratégiques, la mobilisation soutenue des ressources et une bonne gestion des bureaux, qui seront essentiels pour obtenir l’impact souhaité par les examens fonctionnels des bureaux de pays dans la Région africaine de l’OMS. 14 SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ Algérie Mauritanie Mali Burkina Benin Tchad Rép. centrafricaine Ouganda Rép.-Unie de Tanzanie Zambia Comores Seychelles Maurice Madagascar Cabo Verde Gambie Sierra Leone Niger Cameroon Gabon Zimbabwe Malawi Sénégal Guinée-Bissau Sao Tomé-et-Principe Equatorial Guinea Nigeria Togo Ghana Congo Rép. dém. du Congo Soudan du Sud Érythrée Éthiopie Rwanda Burundi Angola MozambiqueNamibie Afrique du Sud Botswana Eswatini Lesotho Côte d’Ivoire Kenya Libéria Guinée Figure 3. État d’avancement des examens fonctionnels dans les pays, en mars 2019 Approuvé Effectué À achever RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 15 Un soutien est fourni au niveau national et à distance pour accélérer davantage la mise en œuvre des mesures de l’examen fonctionnel touchant aux ressources et à d’autres domaines, à l’aide de lignes directrices normalisées élaborées et testées au préalable. Les pays devant bénéficier d’un soutien national sont l’Angola, l’Éthiopie, l’Ouganda, la République centrafricaine, le Zimbabwe, la Sierra Leone, le Kenya, le Libéria, la République centrafricaine et le Tchad. Les autres pays continueront de recevoir à distance les conseils du Bureau régional. L’équipe du projet consigne également les bonnes pratiques, les leçons apprises et l’impact des examens fonctionnels. La fourniture d’un appui en matière d’orientation professionnelle au personnel du bureau de pays constitue un élément important de la mise en œuvre des recommandations de l’examen fonctionnel. Des mesures sont prises dans ce sens, notamment en organisant des séances individuelles d’orientation professionnelle. 16 SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 17 Priorités nationales. Les examens fonctionnels ont montré une prise de conscience accrue de la place importante que le secteur de la santé occupe dans le développement national des pays concernés dans son ensemble. L’instauration de la couverture sanitaire universelle a été identifiée comme l’une des stratégies prioritaires à mettre en œuvre dans la poursuite du programme de développement national au titre de l’appropriation des objectifs de développement durable. Dans cette optique, les pays s’attachent à renforcer les piliers des systèmes de santé, en particulier au niveau des districts et des communautés. Ils s’attendent à ce que l’OMS leur prête son concours afin qu’ils puissent parvenir à la couverture sanitaire universelle. En plus de l’objectif primordial de mettre en route la couverture sanitaire universelle, les pays font face à diverses priorités en fonction de leur profil de développement et de leur profil épidémiologique. Cependant, les thématiques récurrentes sont la réduction du fardeau des maladies non transmissibles, la réduction de la mortalité maternelle, et le renforcement de la préparation pour faire face aux menaces épidémiques nouvelles et récurrentes. Climat des partenariats. De nombreux partenaires opèrent au niveau des pays et se concentrent sur divers types d’interventions qui vont de la prestation de services jusqu’à l’appui technique, en passant par la production de lignes directrices pour assister les gouvernements dans la réalisation de leurs priorités sanitaires. Dans certains pays, on note un chevauchement avec les domaines d’appui traditionnels couverts par l’OMS ; certains partenaires font double emploi avec le travail d’autres partenaires, et l’appui n’est généralement pas coordonné. Des enquêtes anonymes sur la perception des partenaires sont menées dans le cadre des examens du fonctionnement des bureaux de pays. Des réponses ont été reçues de 606 partenaires répartis dans 31 pays. Les résultats de l’enquête montrent que la majorité des partenaires apprécient le 4. EXAMENS FONCTIONNELS DANS LES PAYS – PRINCIPALES CONCLUSIONS 18 SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ travail que l’OMS effectue dans les pays. Les partenaires et autres parties prenantes s’attendent également à ce que l’OMS poursuive et renforce les fonctions suivantes : l’information sanitaire, les données factuelles et la recherche pour la santé ; le renforcement des capacités du Ministère de la santé ; le leadership, le rôle fédérateur et la coordination ; le renforcement des systèmes de santé en vue de la réalisation de la couverture sanitaire universelle ; la surveillance de la maladie, ainsi que l’alerte et l’action en cas d’épidémie et de pandémie ; l’élaboration des politiques et stratégies ; l’établissement de normes ; l’appui technique accru ; les pratiques exemplaires et les innovations dans le secteur de la santé ; et la réponse multisectorielle aux problèmes de santé. Les partenaires attendent vivement que l’OMS rende ses lettres de noblesse au forum des partenaires pour le développement sanitaire, qu’elle communique plus efficacement avec les autres donateurs ou partenaires et qu’elle communique sur ses activités avec les donateurs. Les partenaires s’attendent également à ce que l’OMS joue un rôle de plaidoyer plus important en incitant les gouvernements hôtes à accroître l’efficacité des investissements et à lutter contre la gabegie et l’utilisation non rationnelle des ressources publiques, en particulier la corruption. En outre, l’OMS n’est pas seulement censée jouer un rôle d’intermédiation ; l’Organisation doit être un intermédiaire honnête et indépendant qui communique et défend des opinions divergentes lorsqu’il le faut. La figure 4 présente un résumé des autres principaux résultats de l’enquête sur la perception des partenaires. Attentes envers l’OMS. En résumé, les gouvernements et les partenaires de presque tous les pays visités s’accordent pour dire que l’OMS a un rôle unique à jouer dans les quatre domaines fonctionnels décrits ci-après. • Production et utilisation de données probantes sur les options en matière de politiques et de stratégies de santé et évaluation de l’impact des interventions, y compris des travaux analytiques visant à orienter l’allocation des ressources et à faciliter une utilisation plus rationnelle de ces ressources ; • Mobilisation des partenaires, définition du programme d’action et coordination des partenariats pour la santé ; plaidoyer et assurance de la cohérence des politiques sectorielles et intersectorielles ; RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 19 Les gouvernements et l’équipe de pays des Nations Unies apprécient davantage la présence de l’OMS que les donateurs et les OSC. Attentes des partenaires conformément aux mandats et fonctions de l’OMS. Selon les partenaires, les cinq principaux domaines de travail du bureau de pays sont : HSS, EPR, NCD, CDC et la vaccination ou l’information sanitaire. Les répondants satisfaits de notre appui technique vont de 46 % pour les MNT à 63 % pour les systèmes de santé. Il est nécessaire de maintenir et d’améliorer la confiance dans les bureaux de pays, en particulier parmi les donateurs. Problèmes émergents dans les pays Les gouvernements sont convaincus de la capacité des bureaux de pays à s’attaquer aux menaces pour la santé, alors que d’autres partenaires sont plus sceptiques. Les partenaires, à savoir les donateurs, doivent s’engager davantage. Figure 4. Résultats de l’enquête sur la perception des partenaires 20 SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ • Soutien au renforcement des éléments du système de santé, en particulier : o le renforcement des capacités de gouvernance de la santé aux niveaux national et infranational en mettant l’accent sur la capacité de coordination et de rassemblement autour des plans nationaux de santé, y compris la mobilisation du secteur privé, l’application des politiques et des stratégies, le suivi, les examens et l’analyse d’impact ; o la mise en œuvre et suivi des stratégies et des plans, y compris les ensembles de services, la qualité des soins, l’application des normes et des règles et la mise en place de systèmes communautaires fonctionnels ; o la définition et mise en œuvre de stratégies et d’options durables pour le financement de la santé ; o la formation, l’attraction, la fidélisation et le perfectionnement d’un personnel de santé suffisant et doté des compétences voulues ; o la garantie de l’adéquation et de la qualité des médicaments et des fournitures, et le maintien de normes et d’une chaîne d’approvisionnement fonctionnelle ; • Renforcement des capacités de préparation aux situations d’urgence sanitaire et aux flambées épidémiques, notamment par des investissements multisectoriels dans la prévention, la préparation et le renforcement de la résilience aux dangers connus et potentiels. Implications des fonctions attendues. L’exécution des fonctions attendues exige un éventail de compétences différent au niveau des pays, et de nouvelles compétences dans la plupart des bureaux de pays. Ces fonctions sont nécessaires pour permettre aux bureaux de pays de soutenir les efforts des pays désireux d’atteindre la couverture sanitaire universelle, et d’assurer la sécurité sanitaire et le bien-être, conformément au treizième programme général de travail. Ces fonctions requièrent aussi la présence physique de l’OMS au niveau infranational dans les grands pays, ou une couverture fonctionnelle dans les petits États. De plus, les fonctions essentielles nécessitent des compétences de haut niveau qui peuvent ne pas être facilement disponibles localement dans de nombreux pays, y compris au niveau infranational, d’où le recours à l’expertise internationale. Le coût des experts internationaux est supérieur à celui des experts nationaux et gonflera les budgets RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 21 % En moyenne 82% 84% de l’augmentation moyenne des coûts relatifs aux ressources humaines sont liés à une hausse de la capacité technique 41% La capacité du personnel technique devrait augmenter en moyenne (483 avant l’examen, contre 669 après). 16% Le personnel d’appui devrait diminuer (483 avant l’examen contre 669 après) 76% Le personnel recruté sur le plan international augmenter en moyenne (144 membres du personnel avant, contre 251 membres du personnel après l’examen) 40% Le personnel recruté sur le plan national devrait augmenter (323 avant l’examen, contre 443 après) La plus forte différence en pourcentage dans le personnel technique varie d’une augmentation de 257 % (14 avant l’examen contre 50 après) au Mali à une augmentation de 7 % en Éthiopie (117 avant l’examen contre 125 après) La plus grande différence de pourcentage en termes de personnel international varie d’une augmentation de 500 % (un avant l’examen contre six après) au Congo et en Érythrée à une augmentation de 3 % en Éthiopie (117 avant l’examen, contre 125 après) Le plus fort pourcentage du coût des ressources humaines varie d’une augmentation de 354 % (US $0,9 million, contre US $3,3 millions) au Lesotho à une augmentation de 33 % au Togo (US $2,6 millions contre US $3 millions) d’augmentation du coût des ressources humaines est attribuée à 21 pays approuvés (US $117 millions avant l’examen et US $216 millions après) Figure 5. Incidences financières et sur le plan des ressources humaines pour les 21 pays 22 SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ des bureaux de pays. Pour les 21 pays dont les plans de mise en œuvre ont été approuvés, on estime que US $41 millions seront nécessaires tous les deux ans pour financer ces fonctions essentielles. Les incidences financières et sur le plan des ressources humaines sont présentées pour les 21 pays dans la figure 5 ci-après. Autres préoccupations qui émergent. Les consultations nationales ont régulièrement révélé des problèmes communs à la plupart des pays, auxquels les bureaux de pays n’ont jusqu’à présent apporté aucune solution satisfaisante. Il s’agit notamment d’un plaidoyer en faveur d’un financement accru pour le personnel, d’un engagement au-delà des Ministères de la santé, d’une amélioration des communications et d’une concentration accrue sur les maladies non transmissibles (voir la figure 6 pour plus de détails). Deux de ces questions – les maladies non transmissibles et la collaboration avec les organisations de la société civile – sont présentées ci-après. D’autres questions émergentes liées à la capacité à assumer les fonctions d’appui et à recourir aux pratiques de gestion sont traitées en proposant des fonctions transversales dans tous les pays examinés. Un programme de perfectionnement dans le domaine du leadership a par ailleurs été lancé à l’intention des Représentants de l’OMS dans les pays afin de renforcer leurs capacités de gestion, d’affiner leurs capacités d’analyse et de réflexion stratégique, et de mieux comprendre les problèmes complexes auxquels sont confrontés les hauts responsables et leaders d’aujourd’hui et de demain. RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 23 Figure 6. Problèmes communs aux pays Le financement du personnel proposé par les donateurs n’est pas souvent conforme aux résultats de l’examen fonctionnel et encouragent une approche « verticale ». Les bureaux de pays de l’OMS dans la Région africaine doivent amorcer une collaboration avec d’autres secteurs du gouvernement et des OSC ou ONG et continuer à étendre leur collaboration au-delà du Ministère de la santé. Il faut continuer à améliorer la participation du personnel aux questions susceptibles d’améliorer son moral et sa productivité. Dans certains pays, les maladies non transmissibles apparaissent désormais comme la principale cause de morbidité et de mortalité par rapport aux maladies transmissibles. Là où elles existent, les fonctions d’appui sont faibles, notamment la collaboration avec les donateurs et la communication, ce qui ternit l’image de marque des bureaux de pays et ne facilite pas la mobilisation de ressources. Enquête sur les perceptions des partenaires: principales conclusions 24 SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ Maladies non transmissibles. Les maladies non transmissibles constituent des causes majeures de morbidité et de mortalité par rapport aux maladies transmissibles, en particulier dans les pays à revenu intermédiaire et élevé de la Communauté de développement de l’Afrique australe. Dans le Royaume d’Eswatini par exemple, la prévalence du surpoids et de l’obésité est alarmante (environ 50 % des femmes sont en surpoids et 25 % d’entre elles sont obèses). L’hypertension touche environ un quart de la population âgée de 15 à 69 ans, mais seulement 21,1 % d’entre eux sont sous traitement et 5 % uniquement contrôlent leur pression artérielle. Au Botswana, les maladies non transmissibles représentent 37 % du total des décès dans le pays. De plus, dans tous les pays étudiés, le fardeau des maladies non transmissibles est en augmentation rapide, et ces pathologies sont en passe de poser un problème de santé publique majeur. Même si les maladies non transmissibles ont été reconnues comme un problème de santé publique majeur dans les pays à revenu intermédiaire ou industrialisés, il n’en demeure pas moins que les bureaux de pays ne disposent pas ou très peu de ressources, y compris humaines, pour y faire face comme il convient. Quantité de gouvernements et de partenaires affectent plutôt les ressources à la lutte contre les maladies transmissibles, en particulier l’infection à VIH, en recourant à cet effet à une approche verticale. Le processus d’examen fonctionnel met en place des fonctions qui permettent de gérer le lourd fardeau des maladies non transmissibles en utilisant des approches multisectorielles et intégrées, ainsi que des partenariats étendus adossés sur les leçons tirées de la lutte contre les maladies transmissibles. RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 25 Figure 7. Rencontre de l’équipe chargée de l’ex- amen fonctionnel avec les OSC au Mali Organisations de la société civile (OSC). En tant que facteur crucial pour la réalisation de la couverture sanitaire universelle, les organisations de la société civile et le secteur privé apportent leur contribution au secteur de la santé en tant que défenseurs et exécutants directs de services et de projets, moyennant leur collaboration avec les communautés. Les organisations de la société civile espèrent vivement collaborer avec l’OMS et renforcer leur participation à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques, plans et stratégies. L’une des principales recommandations des examens fonctionnels est que les bureaux de pays accentuent leur collaboration avec les organisations de la société civile et jouent un rôle d’interface entre les organisations de la société civile, le Ministère de la santé et les partenaires de développement. 26 SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 27 Une évaluation à mi-parcours a été réalisée en février 2018 par le Bureau de l’évaluation (Siège de l’OMS). Cette évaluation a permis de conclure que le consensus général est que le processus des examens fonctionnels est un exercice très important qui arrive à point nommé, et qui suscite l’adhésion des représentants et du personnel de l’OMS dans les bureaux de pays. L’évaluation a mis en évidence les principaux points à améliorer, à savoir : le renforcement des compétences de l’équipe de projet, y compris sur le plan linguistique ; l’augmentation du temps passé dans les pays ; l’appui aux pays dans la mise en œuvre des recommandations à cause de l’écart important qui existe entre la structure de financement et les besoins en personnel ; la charge de travail élevée et la lenteur de la mise en œuvre des recommandations qui se justifie par une forte hausse des opérations connexes liées aux ressources humaines ; et une communication accrue sur les progrès réalisés dans la conduite des examens fonctionnels et sur les incidences de cet exercice. L’impact final souhaité par l’examen fonctionnel est que les bureaux de pays fournissent des conseils techniques doublés d’un soutien opérationnel de qualité, pertinent et apprécié par le gouvernement hôte comme par les partenaires internationaux. En vue d’obtenir l’impact souhaité, l’examen fonctionnel a eu l’avantage unique d’énoncer clairement les attentes des gouvernements et des partenaires. Les attentes sont intégrées dans les structures respectives du bureau de pays de façon à doter ces bureaux d’un effectif optimal capable de répondre aux priorités stratégiques, ainsi que d’un niveau de financement suffisant et viable pour maintenir cet effectif. L’objectif est aussi d’encourager l’adoption de meilleures pratiques de gestion afin de créer un environnement propice à un impact optimal. La redynamisation des bureaux de pays, l’amélioration des résultats et les nouvelles méthodes de travail devraient susciter l’attention et l’intérêt des partenaires et attirer leur soutien financier à l’appui des interventions des bureaux de pays. Les examens fonctionnels aboutissent déjà à des modèles opérationnels nationaux adaptés aux besoins, à une meilleure harmonisation des priorités nationales, et à des opérations stratégiques adaptées. Les efforts s’intensifient pour soutenir les bureaux de pays dans la mise en œuvre du modèle opérationnel national le plus efficace et le plus recommandé afin d’obtenir un impact sanitaire conséquent au niveau national. La mise en œuvre se concentre non seulement sur les 5. PERSPECTIVES 28 SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ mesures touchant aux ressources humaines en suivant des procédures accélérées, mais aussi sur l’atteinte simultanée d’autres objectifs fixés pour l’examen fonctionnel, à savoir la concrétisation des priorités stratégiques, la mobilisation accrue des ressources et une bonne gestion des bureaux, toutes choses qui seront primordiales pour obtenir l’impact ciblé par l’exercice d’examen du fonctionnement des bureaux de pays dans la Région africaine de l’OMS. Les bureaux de pays devraient pouvoir soutenir les efforts des pays désireux d’atteindre la couverture sanitaire universelle et d’assurer leur sécurité sanitaire et leur bien-être. Cela se fera par la prestation des principales fonctions essentielles, notamment : la coordination des investissements et de l’action dans le domaine de la santé ; la production et la diffusion d’informations sanitaires pour éclairer les interventions et en évaluer l’impact ; le soutien au renforcement des systèmes de santé, y compris au niveau des districts ; le renforcement de la préparation aux épidémies et aux situations d’urgence sanitaire ; l’amélioration considérable de la promotion de la santé en fonction du contexte national. L’objectif étant d’achever l’examen fonctionnel de 47 bureaux de pays en juillet 2019, il reste encore beaucoup à faire pour veiller à ce que toutes les recommandations issues de cet exercice soient mises en œuvre. À cette fin, l’équipe chargée des examens fonctionnels a formulé des lignes directrices pour veiller à ce que la mise en œuvre soit étayée par une assistance à distance ou au niveau national. L’équipe élaborera un plan de transition pour s’assurer que les différents domaines de travail sont systématisés au niveau des responsables concernés au niveau du Bureau régional. Un rapport détaillé sur les examens fonctionnels nationaux devrait être publié au cours du premier semestre de 2020 pour donner une idée d’ensemble de l’impact du travail accompli. Les progrès réalisés dans la conduite des examens du fonctionnement des bureaux de pays et les premiers résultats obtenus font qu’il est impératif que toutes les parties prenantes se joignent à nous pour que les bureaux de pays disposent de la structure et des effectifs les plus appropriés pour répondre efficacement aux besoins et priorités sanitaires des États Membres. L’achèvement du processus des examens fonctionnels concourra certainement, dans le cadre du Programme de transformation, à l’instauration de la couverture sanitaire universelle et à l’atteinte des objectifs de développement durable dans la Région africaine de l’OMS. RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 29 30 SÉRIE 1 RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ RENFORCEMENT DU PRINCIPE D’ACTION EN FAVEUR DES PAYS EN VUE D’UN IMPACT ACCRU SUR LA SANTÉ SÉRIE 1 31 P. O. Box 06, Djoue | Brazzaville | Congo Tel | 00 47 241 39437 Website | www.afro.who.int s é ri e Renforcement du principe D'action en faveur des Pays en vue d'un impact Accru sur la Santé Le Programme de Transformation Mai 2019
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Publications
Le Programme de transformation, série 1 – Renforcement du principe d’action en faveur des pays en vue d’un impact accru sur la santé
Открыть оригинал документа
Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.
Полный текст