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Zoonoses control : Equine morbillivirus in Queensland = Lutte contre les zoonoses : Le morbillivirus équin ou Queensland

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Zoonoses control Equine morbillivirus in Queensland Australia. The equine morbillivirus (EMV) was isolated in September 1994 by the Australian Animal Health Laboratory, the Queensland Department of Primary Industries’ (DPI) Animal Research Institute and the Queensland Department of Health. The isolation of this virus was achieved as part of an emergency disease outbreak investigation conducted by the Queensland DPI. Fourteen horses died as a result of infection with EMV in south-east Queensland during September 1994. A further 7 horses were shown to have been infected by the virus and, to avoid possible relapses in these horses, they were humanely destroyed. The first death attributed to the infection was a mare dying on 9 September 1994 after a short illness (first noticed to be ill on 7 September). The virus produced very severe damage to the lungs with the accumulation of massive amounts of fluid. Two people who had close contact with the sick mare became infected with the virus and also suffered respiratory illness, in one case with fatal consequences. 208

Lutte contre les zoonoses Le morbillivirus équin au Queensland Australie. Le morbillivirus équin (MVE) a été isolé en septembre 1994 par l’ Australian Animal Health Laboratory, le Queensland Department of Primary Industries (DPI) Animal Research Institute et les autorités sanitaires du Queensland. Ce virus a été isolé dans le cadre de l’enquête d’urgence faite par le DPI du Queensland sur une flambée de maladie. En septembre 1994, 14 chevaux sont morts d’une infection due au MVE dans le sud-est du Queensland. Sept autres chevaux se sont avérés avoir été contaminés par le virus et, pour éviter tout risque de rechute, ils ont été abattus sans souffrance. Le premier décès attribué à l’infection est survenu chez une jument le 9 septembre 1994, à la suite d’une brève maladie (celle-ci avait été constatée le 7 septembre). Le virus avait entraîné de très graves lésions pulmonaires avec accumulation massive de liquide. Deux personnes qui avaient été en contact étroit avec la jument malade ont été contaminées par le virus et ont également souffert d’une maladie respiratoire, qui a eu, dans un cas, une issue fatale.

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 27, 5 JULY 1996 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 27, 5 JUILLET 1996

The DPI conducted a wide range of investigations at that time. These included blood testing of over 1 000 horses to see if any had been exposed to EMV. Results showed that none had been exposed. Work also began at the site where the mare was thought to have become sick, to examine other animals for evidence of EMV or related viruses.

Le DPI a alors mené toute une série d’enquêtes, notamment en procédant à des analyses sérologiques sur plus de 1 000 chevaux pour savoir s’ils avaient été exposés au MVE. Les résultats ont montré qu’aucun animal n’avait été exposé. Des travaux ont également débuté à l’endroit où l’on pensait que la jument était tombée malade, dans le but de rechercher la présence éventuelle du MVE ou d’un virus apparenté chez d’autres animaux.

A previous outbreak During October 1995, a third human infection with EMV was diagnosed by physicians. The man came from a property in Mackay where 2 horses had been diagnosed as dying from avocado poisoning and snakebite during August 1994. By the end of 1995, new tests had been developed allowing tissues preserved in formaldehyde to be tested for evidence of the EMV agent. Using these tests, both horses were shown to have been infected by the virus, and enough material had been saved from one of these horses to show that EMV was the cause of death. The man who was diagnosed as a case had been ill at about the same time as his horses. He had had close contact with the horses before and after their deaths. The horses in Mackay died about 4 weeks prior to the mare becoming ill. The 2 episodes are closely clustered in time, but geographically are about 800 km apart. Despite lengthy investigation, no link has been made between the 2 occurrences.

Flambée antérieure En octobre 1995, une troisième infection humaine due au MVE a été diagnostiquée par des médecins. Il s’agissait d’un homme vivant sur une exploitation de Mackay où avaient été diagnostiqués chez 2 chevaux, en août 1994, des cas mortels d’intoxication par des avocats et de morsure de serpent. A la fin de 1995, de nouveaux tests avaient été mis au point pour rechercher dans des tissus conservés dans le formaldéhyde la présence éventuelle du MVE. Ces tests ont montré que les 2 chevaux avaient été contaminés par le virus; on avait, d’autre part, conservé suffisamment de matériel provenant d’un des animaux pour montrer que le MVE a bien été à l’origine du décès. L’homme chez lequel on a diagnostiqué l’infection est tombé malade à peu près en même temps que ses chevaux. Il avait été en contact étroit avec les animaux avant et après leur décès. Les chevaux de Mackay sont morts environ 4 semaines avant que la jument ne tombe malade. Les deux épisodes sont étroitement associés dans le temps mais, du point de vue géographique, 800 km les séparent. Malgré des enquêtes approfondies, on n’a pas pu établir de rapport entre ces 2 épisodes.

Investigations Experimental challenge of a range of animals with EMV showed that the disease could be reproduced artificially in cats and guinea pigs. A survey of 500 cats from the Brisbane metropolitan area showed that none tested positive for EMV. A retrospective study of specimens submitted to laboratories in Queensland going back as many years as possible has looked for cases that may have been caused by EMV but which were not diagnosed as such at the time. No cases have been found. Since 1994, over 5 000 animals throughout Queensland have been tested for evidence of EMV. Most of those tested were horses. In addition, horses suffering from sudden illness or death with signs that may have been caused by EMV have been investigated with negative results. It seems clear that EMV infection of horses is not a usual occurrence in Queensland. It may be that these 2 foci of infection in horses are the only previous occurrences. An on-going watch for possible future outbreaks will be maintained. To date all testing has failed to show any evidence of EMV infection in locations or animal species other than in those initially detected. Some recent blood tests performed on a range of flying foxes (large fruit bats, especially of the genus Pteropus, suborder of megachiropters) have indicated that a similar virus circulates among these animals. Antibodies which react with EMV have been detected in a number of these bats. These antibody reactions confirm that the bats have been previously infected by a member of the Paramyxovirus group of viruses which is the same family as that to which EMV belongs. 209

Enquêtes L’inoculation expérimentale du MVE sur une série d’animaux a montré que l’on pouvait reproduire artificiellement la maladie chez le chat et le cobaye. L’analyse de 500 chats de la zone métropolitaine de Brisbane a montré qu’aucun d’entre eux n’était positif pour le MVE. Dans le cadre d’une étude rétrospective d’échantillons soumis à des laboratoires du Queensland en remontant aussi loin que possible dans le temps, on a cherché à savoir si des cas avaient pu être provoqués par le MVE mais n’avaient pas été diagnostiqués comme tels à l’époque. Aucun cas n’a été décelé. Depuis 1994, on a examiné plus de 5 000 animaux de tout le Queensland pour rechercher la présence éventuelle du MVE. Il s’agissait, dans la plupart des cas, de chevaux. D’autre part, des chevaux subitement atteints de maladie ou morts avec des symptômes pouvant être attribués au MVE ont fait l’objet d’une enquête, mais les résultats ont été négatifs. Il semble évident que l’infection due au MVE chez le cheval n’est pas courante au Queensland. Il se peut que ces 2 foyers d’infection chez des chevaux aient été les deux seuls épisodes antérieurs. Il faudra maintenir une surveillance permanente pour repérer à l’avenir d’éventuelles flambées. Jusqu’ici, aucun des examens pratiqués n’a apporté la preuve d’une infection due au MVE en des endroits ou chez des espèces animales autres que ceux repérés initialement. Des examens sérologiques pratiqués récemment sur une série de roussettes (chauvessouris frugivores, notamment du genre Pteropus, sous-ordre des mégachiroptères) ont montré qu’un virus analogue circule parmi ces animaux. Des anticorps réagissant avec le MVE ont été décelés chez plusieurs de ces chauves-souris. Ces réactions d’anticorps confirment que les chauves-souris avaient été auparavant contaminées par un membre du groupe de virus Paramyxovirus appartenant à la même famille que le MVE.

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 27, 5 JULY 1996 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 27, 5 JUILLET 1996

At this point in the investigation it is not possible to establish the degree of relatedness of the bat paramyxovirus to the EMV which has been shown to infect horses and humans. To do this it will be necessary to isolate the bat paramyxovirus and compare it with EMV. Flying foxes are abundant in Australia, Indonesia and Papua New Guinea, as well as in islands of the Western Pacific and the Indian Ocean and in tropical areas. As only 2 outbreaks of EMV infection have been recorded it appears that spill-over of this virus from a natural host to other species is a rare event. Even if the bat paramyxovirus is shown to be the same as EMV, it is likely that flying foxes do not pose a significant risk to people. Until more is known about this bat paramyxovirus it would be advisable for those handling flying foxes to observe normal good hygiene and care practices. Future studies by the DPI will look more closely at this newly detected bat paramyxovirus. (Based on: An information sheet from the Animal and Plant Health Service, Queensland Department of Primary Industries, May 1996.)

A ce stade de l’enquête, il n’est pas possible d’établir le degré de relation entre le paramyxovirus de la chauve-souris et le MVE qui s’est avéré avoir infecté des chevaux et des êtres humains. Pour cela, il faudra isoler le paramyxovirus de la chauve-souris et le comparer avec le MVE. Les roussettes sont très répandues en Australie, en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, ainsi que dans les îles du Pacifique occidental et de l’Océan indien et dans les zones tropicales. Etant donné que seules 2 flambées de cas dus au MVE ont été enregistrées, il semble que ce virus passe rarement d’un hôte naturel à d’autres espèces. Même si le paramyxovirus de la chauve-souris s’avère analogue au MVE, il est probable que les roussettes ne représentent pas un risque important pour l’être humain. Tant qu’on ne sera pas mieux renseigné sur ce paramyxovirus de la chauve-souris, il est recommandé aux personnes qui sont en contact avec les roussettes de respecter les pratiques normales en matière d’hygiène et de soins. A l’avenir, le DPI se propose d’étudier de plus près ce paramyxovirus de la chauve-souris nouvellement décelé. (D’après: Une fiche d’information de l’Animal and Plant Health Service, Queensland Department of Primary Industries, mai 1996.)

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения