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Rapport du test pilote au Burundi Faso du manuel de référence APOC

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Évat-uATroN trloÉpeNDANTE DE LA couvERTURE DU TRAITEIIENT À L'MERirEcnNE DANs LEs pRoJETS TrDc (TRAITEMENT À T'IVERIIiECTINE SOUS DIRECTIVES COMiTIUNAUTAIRES) RAPPORT DU TEST PILOTE AU BURUNDI DU MANUEL oe nÉrÉnerucE Apoc Février 2015 RECU TE 2 ù mr§ 20t5 APOC / DIR, I I Table des matières REiIIERCIEiTENTS LISTE DES TABLEAUX LISTE DES FIGURES LISTE DES ANNEXES LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES 7 RESUi'IE DU RAPPO*' I. INTRODUCTION 11 L'ELlMlNATloNDEL'oNcHocERcoSEESTLEMANoATDEAPoc- LEPRoJETTlDcesrLASTRATEGlEDEAPocPoURL'ELlMlNATloN- L'EVALUATION INDEPENDANTE OE LA COUVERTURE OU TIDC ?. LE PROCESSUS DE DEVELOPPEi,ENT D'UN MANUEL DE REFERENC F 2.1 PREPARATION ADMINISTRATIVE DE L'ENQUETE 2,2 PTnxITICETION TECHNIQUE DE L'ENQUETE 2.3 RERUSNNON OE L'ENQUETE DE TERRAIN 2.4 GESTIOU ETANALYSE DES DONNEES 2,5 DISSeUITRTON DES RESULTATS 2.6 UTILISRTIOI.I DES RESULTATS 3. APPLICATION AU BURUNDI : ESSAI PILOTE DU iTIANUEL 18 JUSTIFICATION DU TEST PILOTCRU BURUI.IOI 18 OBJECTIFS oU TEST PILOTE AU BURUNDI l9 SeIeCTIOI.I DU SITE POUR LE TEST PILOTE AU BURUNDI 19 3.4 DEUNRCXE SUIVIE POUR LE TEST PILOTE RU BURUI.IOI 19 3.4.1 Préparation administrative de I'enquête 19 3.4.2 Planification technique de l'enquête 20 3.4.3 Réalisation de l'enquête de 3.4.4 Gesfrbn et analyse des données 21 3.4.5 Plan de valoisation des résultafs 3.5 RESULTATS DU TEST PILOTE 22 3.5.1 Desciption de l'échantillon 22 3.5.2 Estimation des indicateurs de couvefture thérapeutique -23 3.5.3 Connar.ssanc,es, attitudes et pntiques des populations 3.5.4 lnterprétation des résu/tafs du test pilote 32 3 t 5 6 ir 1 2 3 1 1 1 11 11 11 12 13 13 15 17 18 18 3.1 3.2 3.3 3.6 LEÇoNS APPRTSES 3.7 RecouttvtRttoATtoNs CONCLUSIONS ET ETAPES FUTURES -35 REFERENCES 22 4. 5. 6. 7. BIBLIOGRAPHIE 37 ANNEXES I I I APOC_Rappport_TestPlloteilanuel-Burundl-2févrler20l 5 Pagc 2 rullT Remerciements Ce test pilote du manue! de référence de APOC pour l'évaluation de !a couverture thérapeutique dans les projets TIDC a été mené au Burundi à la demande de l'équipe de Management de APOC basée au Burkina Faso. Nous remercions particulièrement les Drs Grace FOBI et François SOBELA et à travers eux toute l'équipe technique et managériale de APOC pour le soutien permanent, la patience manifestée et les contributions scientifiques inestimabtes dans l'obtention des documents sources, la revue critique des premiers drafts du manuel et l'accompagnement continu pour ce test pilote au Burundi. Nos remerciements s'adressent également à l'équipe OMS/Burundi, en particulier, le Dr. Dismas BÊZAqui a organisé toute la logistique de ce test pilote. Nous étendons nos sincères remerciements au Dr. Onesime NDAYISHIMIYE et à toute son équipe du Programme National lntégré de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées et !a Cécité qui a été de toutes les étapes de ce test pilote. Qu'il nous soit enfin permis de remercier tous les enquêteurs, contrôleurs, superviseurs et opérateurs de saisie dont la qualité du travail tout au long de ce test pilote a été remarquable. Ce rapport du test pilote au Burundi du manuel APOC d'évaluation indépendante de la couverture thérapeutique dans les projets TlDc a été préparé par M. Hermann Badolo (Démographe) et le Prof. Nicolas MEDA (Médecin épidémiologiste), Centre MURAZ, Bobo-Dioulasso, Burkina Faso. APOC-Rappport_TêstPlloteManuel_Burundl_2février2Ol 5 Page 3 sur47 Liste des tableaux Tableau I : Répartition de la population par district selon le sexe et leur éligibilité au traitement par l'ivermectine lors de la dernière campagne Tableau 2 : Répartition de la population éligible au traitement par âge selon la prise de l'ivermectine Tableau 3 Tableau 4 : Tableau 5 : Répartition des chefs de ménage par district selon la prise de I'ivermectine à la dernière campagne de distribution 23 24lors de Ia dernière campag Répartition des chefs de ménage par district selon le sexe déclarant avoir « entendu parler de I'onchocercose »» _26 Répartition des chefs de ménage par district selon le sexe et le fait d'avoir entendu parler de la campagne de distribution 29 31 APOC_Rappport-TcstPl loteManuel_BurundL2févrler20l 5 Pagc 4 sur,l7 Liste des figures Figure 1: Figure 2 : Figure 3: Figure 4: Figure 5 : Figure 6 : Figure 7 : Figure I : Répartition de la population éligible au traitement par district selon le sexe et la prise de l'ivermectine lors de la dernière campagne _ 24 Répartition de la population éligible au traitement n'ayant pas pris l'ivermectine selon les raisons de non prise de l'ivermectine lors de la dernière campagne 25 Répartition des chefs de ménages par districts selon la connaissance de la manifestation de I'onchocercose 2Z Répartition des chefs de ménages par district selon leurs connaissances des modes de transmission de I'onchocercose_ 2g Répartition des chefs de ménages par district seton la connaissance des modes de prévention de I'onchocercose 28 Répartition des chefs de ménages par districts selon la sourced'informationsurladernièrecampagnededistribution-30 Répartition des chefs de ménages par districts selon leur appréciation des distributeurs communautaires à la dernière campagne 30 Répartition des chefs de ménages par districts selon Ieurs raisons de 31 32 prise de I'ivermectine à la dernière campagne Figure 9 : Répartition des chefs de ménages par district selon les problèmes de santé eus après la prise de I'ivermectine à la dernière campagne de distribution APOC_Rappport_TestPlloteManuel_Burundl_2frâvrler2Oi 5 Page 5 sur 47 Liste des annexes Annexe 1. Questionnaire ménage 39 Annexe 2. Questionnaire pour I'enquête CAP 40 Annexe 3. Fiche de dénombrement 44 Annexe 4. Chronogramme des activités de test pilote du manuel d'enquête indépendante d'estimation de la couverture du TIDC au Burunda 46 APOC-Rappport-TestPl loteManuel-Burundl-Iévrler20t 5 Pagc 6 sur tt7 APOC: DOTS: OMS: PEV: PNILMTNC Liste des abréviations et sigles TIDC : WHO: African Program for Onchocerciasis Control Directed Observed Treatment Strategy Organisation mondiale de la Santé Programme Élargi de Vaccination Programme National lntégré de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligees et la Cécité Traitement par I'lvermectine sous Directives communautaires World Health Organization APOC_Rappport_TestPI lotetl anuel_Bu ru ndl_2fév rler2Ol 5 Page 7 sur 47 Résumé du rapport APOC a élaboré un manuel de référence pour une estimation fiable de la couverture thérapeutique atteinte par les projets de TIDC dans les pays d'endémie onchocerquienne. En vue de prétester la validité et la fiabilité de ce manuel de référence, il a été préconisé d'effectuer des évaluations pilotes dans certains projets TIDC pour estimer !a couverture du traitement par I'ivermectine sur la base du manuel. Ainsi, après un premier test pilote réalisé dans un projet TIDC au Burkina Faso (région sanitaire des Cascades), les trois projets TIDC du Burundi ont été retenus pour mener ce deuxième test pilote. Ce test pilote poursuivait quatre objectifs : 1. évaluer la robustesse du plan d'échantillonnage proposé dans le manuel ; 2. vérifier la qualité des outils utilisés ; 3. estimer le temps et le budget nécessaires pour la mise en æuvre d'une enquête de terrain sur la base du manuel de référence : 4. évaluer le taux de couverture du traitement à I'ivermectine dans les zones d'intervention des projets de Bururi, de Rutana et de Cibitoké- Bubanza; 5. déterminer les comportements, les attitudes et les pratiques des populations par rapport au traitement de masse par I'ivermectine sous di rectives comm unautai res. Dans le présent test pilote, un comité de pilotage a été mis en place comme cela est indiqué dans le manuel. Ce comité composé des représentants du Centre Muraz, des représentants de APOC et des représentants du Programme national intégré de lutte contre les maladies tropicales négligées et la cécité (PNILMTNC), a joué ce rôle d'orientation, de supervision, de contrôle et de validation de toutes les étapes de la conception, de la mise en æuvre et de la restitution des résultats de l'enquête. Ce Comité a permis de faire les choix stratégiques nécessaires tels que le site et le projet à évaluer ainsi que I'envergure de l'évaluation. Une équipe technique de coordination dirigée Pr. Nicolas MEDA, Médecin épidémiologiste, a été constituée. Cette équipe technique de coordination a finalisé les différents outils (fiche de collecte et manuel des superviseurs et des enquêteurs) et budgétisé les ressources financières requises pour cette évaluation. Cette équipe a également fixé les objectifs à atteindre et tiré l'échantillon à enquêter. Un sondage probabiliste à 3 degrés tel que décrit dans le manuel de référence des enquêtes de couverture thérapeutique dans les projets TIDC a été opéré pour tirer 30 villages, 10 concessions par village APOG-Rapppo?t_TætPI lotêManuel-BurundL2févrler20t 5 Page 8 tur,l? rl et un ménage à enquêter par concession. C'est le sondage 30X10X1. Enfin te Comité de pilotage a fait le choix des outils et des techniques d'enquêter à utiliser. Pour ce test pilote, deux types d'outils ont été utilisés ménage et (2) un questionnaire pour une enquête CAp. (1) un questionnaire Avant I'enquête de terrain, une formation de tous les enquêteurs a été effectuée au cours de laquelle le test pilote des outils a été réalisé. Les agents enquêteurs et les contrôleurs ont été ensuite constitués en deux équipàs au total et déployés sur le terrain. La première équipe était composée d'un contrôleur et de 6 agents enquêteurs et la deuxième d'un contrôleur et de 9 agents enquêteurs. La première équipe avait 13 collines à enquêter et la deuxième,17. Au total quinze (15) agents enquêteurs et 2 conirôleurs ont réalisé l'enquête de terrain. L'enquête s'est réatisée de façon simultanée dans les trois projets TIDC du Burundi. Les enquêteurs et les contrôleurs ont été accompagnés sur !e terrain par une équipe d'encadrement composée de deux superviseurs. La collecte des données de I'enquête pour l'évaluation indépendante de la couverture du traitement à I'ivermectine sous directives communautaires a été effectuée au moyen de questionnaires en papier. Après vérification et correction sur le terrain, les questionnaires ont été envoyés à l'équipe technique au niveau de la représentation de I'OMS au Burundi pour I'enregistrement et la vérification supplémentaire avant leur transmission à l'équipe de saisie organisée en deux groupes. Ce travail de saisie a été effectué par une équipe de six opérateurs de saisie de données. Chaque questionnaire a été saisi deux fois par des opérateurs différents. L'enquête de terrain a permis de recruter 1659 personnes dont 1351 étaient éligibles au traitement par I'ivermectine dans 300 ménages tirés selon le plan d'échantillonnage préconisé dans le manuel, dans les trois projets TIDC du Burundi. Les résultats de cette évaluation ont permis d'estimer le taux de couverture du traitement à I'ivermectine à 76,50/o (que ce soit une prise supervisée (74,8o/o) ou non supervisée (1,7o/o\l avec un intervalle de confiance à 95% allant de 66,70/o à 86,5%. Les résultats de I'enquête CAP ont montré que dans I'ensemble des trois projets TIDC, sur 100 chefs de ménages, 90 ont déclaré avoir entendu parler de I'onchocercose. Parmi ceux qui ont déjà entendu parler de la maladie, 94,60/o ont cité la prurit cutané localisé comme une manifestation de l'onchocercose et 66,4% des chefs de ménages savaient que I'onchocercose se transmettait à travers la piqure d'une petite mouche. De plus, 80,3% des chefs de ménage ont déclaré que le traitement de masse à I'ivermectine pouvait réduire les risques de contracter I'onchocercose et seulem ent 1 ,7o/o APOC-Rappport_TertPlloteilanuel_Burundl-2f6vrter2Ol S Page I aur 47 ont cité l'épandage d'insecticides dans les cours d'eau comme moyen de prévention. En mettant en relation les résultats de l'enquête CAP et le niveau mesuré du taux de couverture thérapeutique, beaucoup de facteurs expliquent le niveau insatisfaisant (76,5%) observé. Le premier facteur est I'absence (15,9%) des personnes éligibles à leur domicile au moment du passage du distributeur communautaire. Les absences étaient liées soit au travail soit à des voyages. Le deuxième facteur tiendrait de I'insuffisance de la sensibilisation des popUlations SUr I'onchOCercose, SeS cOnséquences, ses mOdes de transmission et ses modes de prévention lors de la dernière campagne de distribution. Le troisième facteur, quoique négligeable, a été le refus (2,1o/ol de la prise de I'ivermectine. Le test pilote du manuel a mis en exergue la nécessité de constituer une équipe de pilotage de I'enquête. Une telle équipe est utile pour orienter, superviser, contrôler et valider toutes les étapes de la conception, de la mise en æuvre à la restitution des résultats de I'enquête. Ce test pilote a mis en exergue aussi la nécessité de bien budgétiser toutes les activités de l'évaluation indépendante, afin d'éviter que certaines activités souffrent d'un manque de ressources dans la phase de mise en æuvre. Ce travail a permis de se rendre compte qu'il faut un temps relativement court entre la date de la dernière campagne de distribution de l'ivermectine et le début effectif de I'enquête indépendante d'évaluation, car par exemple, un enfant non éligible au traitement au moment de la distribution, peut être éligible pendant I'enquête de couverture. Malgré les consignes claires, certains enquêteurs peuvent toujours se tromper, toutes choses qui peuvent influencer dans un sens ou dans l'autre le taux de couverture thérapeutique calculé. Comme les activités se sont exécutées à flux tendu, du recrutement à la formation des agents à I'apurement et aux résultats préliminaires, il a fallu 20 jours de travail pour exécuter I'ensemble de ces activités. Cette évaluation indépendante a corjté environ 21 237 USD dans le contexte du Burundi. APOC-Rappport-TGstPl loteManuel-BurundL2f&rler201 5 Page t0 sur 47 1. lntroduction 7.7 L'élîmînation de l'onchocerco.se est le mandat de ApOC De 1974 à 2002 I'OMS a conduit un vaste programme de lutte anti-vectorielle centrée sur la pulvérisation aérienne d'insecticides larvicides complétée par la suite par I'administration de masse de médicaments dans les zones de savane et de forêt pour le contrôle de I'onchocercose dans les 11 pays d'endémie en Afrique de l'Ouest(]-gl. Ce programme très réussi a rompu la chaîne de transmission dans la plupart des pays de sa zone cible, il a empêché la survenue de plus de 600 000 àas de cecité et permis de récupérer plus de 25 millions d'hectares de terres arables autrefois abandonnées en raison de I'importance, dans ces zones, de la transmissionde I'onchocercose (2). Mais la transmission de I'onchocercose s'est toutefois maintenue et s'est étendue à 19 pays supplémentaires en Afrique intertropicale (4). L'agenda actuel de APOC, est fondamentalement tourné vers l'élimination de I'onchocercose dans les 30 pays d'endémie onchocerquienne en Afrique (4). C'est un mandat confié à APOC depuis 1996 (2). 7.2 Le projet TlDc est la stratégie de APoc pour l'élîmination La stratégie majeure déployée par APOC pour l'élimination de I'onchocercose en Afrique est !a distribution annuelle de masse d'ivermectine par des volontaires(distributeurs communautaires) dans les communautés à risque. C'est le traitement par I'ivermectine sous directives communautaires ou TIDC (4). ll s'agit, en réalité, d'une stratégie DOTS, c'est-à-dire, de prise médicamenteuse directement observée par le distributeur communautaire. A présent, plus de 120 projets TIDC sont en cours avec plus de 250 000 distributeurs communautaires d'ivermectine opérant dans plus de 150 000 villages (communautés) dans une trentaine de pays en Afrique (2). 7,3 L'évaluation indépendante de la couverture du TtDc : une exigence scientifique et de redevabilîté pour l'élimination Les distributeurs communautaires qui tiennent des registres établissent des rapports administratifs de terrain qui sont compilés à l'échelle de chaque projet TIDC à la fin de chaque campagne annuelle de distribution de I'ivermectine pour estimer la couverture thérapeutique. Toutefois des observations récurrentes et des évaluations régulières de terrain montrent des difftcultés dans le système de monitorage de cette couverture thérapeutique (5, 6). ll n'est donc pas clair que le système d'assurance, de contrôle et d'évaluation de la qualité du système d'information sanitaire à base communautaire permet d'estimer une couverture thérapeutique crédible. Pourtant des données scientifiques solides indiquent que l'élimination de I'onchocercose peut être observée dans des aires géographiques dans lesquelles une couverture du traitement par I'ivermectine dépasse 80% pendant au moins une décennie (7). APOC_Rappport_lestPl lotet[anuel_Burundl_2févrlel20l S Pagell sur47 Dans une optique d'élimination de I'onchocercose à I'horizon 2020, il s'impose à APOC de faire régulièrement des évaluations indépendantes pour disposer d'estimations plus fiables de la couverture thérapeutique atteinte dans chaque communauté cible de la distribution de I'ivermectine. Ainsi les raisons pour une évaluation indépendante de la couverture thérapeutique suivant les campagnes de distribution communautaire d'ivermectine sont les suivantes : Disposer d'une estimation fiable de la couverture thérapeutique à comparer aux données des rapports administratifs de couverture thérapeutique tirés des registres des distributeurs communautaires ; Suivre les changements dans les indicateurs de couverture thérapeutique au cours du temps, par aire géographique et par groupe de population dans la perspective de I'atteinte et du maintien des niveaux favorables à l'élimination de I'onchocercose : Fournir des informations de diagnostic du fonctionnement des projets TIDC afin de réajuster leur mise en æuvre pour plus d'efftcacité (8, 9) ; ldentifier les connaissances et les pratiques des populations bénéficiaires par rapport aux projets TIDC afin d'affiner les programmes de sensibilisation et d'éd ucation thérapeutique. 2. Le processus de développement d'un manue! de référence pour l'évaluation indépendante de la couverture thérapeutique atteinte par un projet TlDc ll est établi que si les couvertures thérapeutiques des populations éligibles à I'ivermectine sont élevées (>80%) et sont maintenues à ces niveaux pendant au moins dix ans, l'élimination de I'onchocercose est possible dans les aires géographiques considérées (7). C'est pourquoi démontrer et suivre de façon fine que les couvertures thérapeutiques de l'ivermectine sont supérieures aux niveaux conduisant à l'élimination dans les zones d'endémie onchocerquienne est devenu la principale priorité programmatique de APOC des pays et de leurs partenaires au développement (4). Dans une optique d'élimination de I'onchocercose à l'horizon 2020,la fourniture aux programmes nationaux de lutte contre I'onchocercose d'un manuel de référence d'estimation fiable de la couverture thérapeutique atteinte par les projets TIDC dans les pays d'endémie onchocerquienne, était devenu indispensable à APOC. Obtenir un tel outil a fait I'objet d'une résolution du Comité Technique Consultatif de APOC à sa 35èmê session qui stipulait de : « développer des mécanismes permettant de faire le monitorage indépendant de la couverture du traitement et de renforcer la capacité aux niveaux national et local pour sa mise en æuvre ». Un avant-projet de manuel de référence d'une enquête de couverture thérapeutique atteinte par un projet TIDC a décrit succinctement les étapes clés. L'optique a été de rédiger un manuel de référence très didactique décrivant les processus et les modes opératoires standardisés pour réaliser une évaluation indépendante de la couverture du traitement par I'ivermectine dans un projet TIDC. Les étapes clés sont synthétisées ci-après. a APOC_Rappport_TestPi loteManuel-Burundl-2févrler2Ol 5 Page l2 tur tl7 n n 5 2.7 Préparation administratîve de l'enquête Une équipe de pilotage de I'enquête doit être établie pour orienter, superviser, contrôler et valider toutes les étapes de la conception, de la mise en æuvre et de la resütution des résultats de I'enquête. Cette équipe de pilotage devra naître des concertations à mener entre le Ministère de la Santé et ses partenaires dans la lutte contre I'onchocercose. Cette équipe de pilotage à terme devrait comprendre les responsables du PNLO, les partenaires techniques et financiers, les responsables des projets TIDC à l'échelle régionale et locale. Cette équipe de pilotage pourrait également coopter toute autre personne ressource jugée utile. L'équipe de pilotage doit décider du schéma d'étude qui sera utilisé pour I'enquête de couverture thérapeutique. Différentes décisions doivent être prises par l'équipe de pilotage de I'enquête pour fixer les contours et les objectifs de lbnquête à mener. En effet, les questions qui se posent à chaque enquête de couverture thérapeutique peuvent être les suivantes : (1) à quelle échelle géographique I'enquête devra-t-elle être menée ? (2) quelle pourrait être I'envergure (informations collectées) de I'enquête ? (3) quel projet TIDC devra-t-il être évalué pour sa performance en termes de couverture thérapeutique ? En effet trois besoins de données existent traduisent dans les trois questions essentielles suivantes: quelle est la couverture thérapeutique exacte ? Quel est l'état de fonctionnement du projet TIDC qui explique que la couverture soit à tel ou tel niveau ? Que savent les populations sur les projets TIDC et I'importance de l'observance thérapeutique ? Une évaluation peut s'attaquer à une, deux ou aux trois questions. Une fois I'ensemble de ces choix stratégiques opérés par l'équipe de pilotage, le processus est mûr pour rédiger les termes de référence du recrutement de l'équipe technique de coordination qui assurera la réalisation de I'enquête de couverture thérapeutique. 2.2 Planîlîcotion technique de l'enquête C'est à l'équipe technique de coordination recrutée d'assurer la planification technique de I'enquête. Cette équipe doit entre autres : r' Préciser I'organisation envisagée pour la collecte des données : ll importe en effet de définir clairement les structures hiérarchiques entre le responsable de I'enquête et les enquêteurs (comité de pilotage, comité de coordination, superviseurs, contrôleurs et enquêteurs). La mise en æuvre de l'enquête est du ressort du comité de coordination qui est chargé de recruter et former les enquêteurs, de les déployer sur le terrain. Les enquêteurs à leur tour vont sélectionner les participants à I'enquête et les interviewer. r' Budgétiser les ressources financières requises : Le budget doit faire apparaître les dépenses de personnel, les dépenses d'équipement et tous les autres postes de dépenses. ll est bon aussi, lors de l'établissement du budget, de APOC_Rappport_TestPlloteManueLBurundl_2février2O'l 5 Page l3 cur,l7 suivre les indications générales données par I'institution qui financera I'enquête afin de faciliter ainsi l'approbation du projet de budget. r' Indiquer le calendrier général de I'enquête : le calendrier doit comprendre nécessairement les travaux préparatoires, le travail sur le terrain, le travail de traitement et d'analyse de données et le travail de diffusion et de dissémination. Cependant, l'étendue du calendrier variera selon le ÿpe d'enquête et la masse d'informations à collecter. { Obtenir les autorisations nécessaires : pour que cette opération se déroule dans les normes, les responsables de I'enquête (le comité de pilotage) devraient préalablement s'atteler à initier des correspondances administratives à I'attention d'un certain nombre d'institutions de la place pour soit, obtenir I'autorisation officielle pour I'exécution de I'enquête, soit solliciter un appui quant au bon déroulement de ladite opération dans les village ou quartiers retenus ou encore pour obtenir des données statistiques utiles à sa préparation. A cet effet, l'équipe de coordination de I'enquête doit préparer des demandes d'autorisation de I'enquête ainsi que des lettres d'information. r' Réaliser le tirage de l'échantillon à enquêter: Avant de déployer les enquêteurs sur le terrain, le comité technique de coordination de !'enquête doit procéder au tirage préalable des 30 villages (ou quartiers ou secteurs ou communautés) qui seront concernés par I'enquête. La sélection des 30 villages sera faite par tirage aléatoire avec probabilité proportionnelle à !a taille. Pour cela, il faut disposer de la liste exhaustive de tous les villages et quartier avec les chifftes de population de la zone d'intervention du projet (ou des projets). Le schéma d'étude globa! est un sondage simple à trois degrés dans un projet TIDC , évalué. Au premier degré 30 villages (unités primaires) sont tirés. Au deuxième degré, après un recensement des concessions au sein du village, 10 concessions sont tirées au sort par une technique de sondage systématique à probabilité égale. Au troisième degré, après recensement de tous les ménages au sein d'une concession, un seul ménage est tiré au sort par un sondage élémentaire simple pour la collecte des données. Au total par TIDC ou par groupe de TIDC, 30 villages sont sélectionnés, puis 10 concessions par village, puis un ménage par concession. C'est le sondage 30 x 10 x 1. Ainsi 10 ménages seront toujours enquêtés par village. r' Préparer le recrutement et la formation des enquêteurc : L'enquêteur se trouve à I'interface avec les enquêtés. Comme c'est le représentant de I'organisateur de l'enquête qui se trouve constamment en contact avec le déclarant, la façon dont il s'acquitte de son travail influe directement sur le succès de I'enquête. La sélection des enquêteurs doit par conséquent beaucoup retenir I'attention et être faite sérieusement. L'enquêteur doit être capable de communiquer efficacement avec I'enquêté et posséder toutes les qualités nécessaires pour encourager I'enquêté à fournir des informations exactes. { Organiser !a logistique de I'enquête de terrain : ll est important d'envisager la logistique et !'organisation générale de I'enquête en amont, afin que l'équipe (enquêteurs, contrôleurs et superviseurs) puisse se consacrer uniquement et APOC_Rappport_TêstPI loteManuel_BurundL2févrlcr2Ol 5 Pago 14 3u? /l7 pleinement au travail de collecte de données. ll faut pour cela anticiper et mobiliser les ressources matérielles, mais aussi essayer de connaître et deprendre en compte tous les éléments du terrain jouant un rôle dans le bon déroulement de I'enquête. ll faut anticiper les indemnités et perdiems que toucheront les ressources humaines, à savoir les guides de village, ies enquêteurs, les superviseurs, le consultant éventuellement mobilisé pour léchantillonnage et I'analyse de données, les agents de saisie et les chauffeurs. ll faut également prévoir les ressources matérielles nécessaires pour la formation, I'impression des documents, etc. r' Recruter et former les enquêteurc : La formation du personne! de terrain faitpartie intégrante des activités préparatoires d'une enquête. C'est une phase extrêmement importante, surtout quand il s'agit des agents enquêteurs, ceux-là qui sont appelés à collecter les informations auprès de la populaiion : car, de son succès, dépend en grande partie celui de I'enquête sur le terrain. ll est donc indispensable, pour réussir I'opération de coliecte de données que I'agent enquêteur ait une bonne connaissance des instructions contenues dans léurs manuels préparés à cet effet. La formation va consister à transmettre de façon fidèle les concepts et les instructions aux enquêteurs afin de leur permettre de remplir conectement le questionnaire. Le formateur devra éviter de s;écarter de la définition des concepts admise lors des séances d'adaptation des manuets. r' Piloter sur le terrain et raffiner ensuite les outils et la logistique après la formation sur table: D'une manière générale, te test pilote àes outals et de la logistique de I'enquête permet d'identifier plusieurs problèmes concernant la formulation des questions, la présentation des questionnaires, la traduction en langue locale et de tester I'ensemble du dispositif de la collecte et du traitement des données. Cette activité de test pilote sera généralement mise en æuvre par la réalisation d'une enquête pilote. 2.3 Réalîsation de l'enquête de terrain Pour réaliser I'enquête sur le terrain, les activités suivantes doivent se réatiser : r' Déployer les équipes d'enquête sur le terrain : à la fin de la formation, l'équipe de coordination de I'enquête procède à l'affectation des agents dans leur zone respective de travail. Chaque contrôleur §oint alors sa zone de contrôle accompagné de ses agents enquêteurs. ll prend contact avec les autorités locales, leur explique l'objet de la visite et sollicite leur collaboration par un travailde sensibilisation. ll procédera ensuite à la reconnaissance de sa zone de contrôle avec l'aide des autorités locales. Chaque agent enquêteur procèdera à son tour à la reconnaissance de sa zone d'enquête. r' S'introduire dans un village : Le travail dans le village débutera par le contact avec les responsables administratifs eUou coutumiers de ce village. A cette occasion le contrôleur leur expliquera en quoi consiste le travail et en même temps, il leur fera connaître le programme de travail des agents de tenain. !l demandera également leur aide pour sensibiliser la population. Les agents enquêteurs devraient également procéder à la reconnaissance du villagâ ou APOC_Rappport_TestPllotoManuel-Burundi_2févrler20i 5 Page 15 sur 47 secteur. Un guide local serait nécessaire pour faciliter ce travail préliminaire combien important pour la suite de I'opération. r' Choisir les concessions à enquêter : Avant d'administrer le questionnaire sur le terrain chaque enquêteur devra disposer de la liste (quand elle existe) ou faire la liste exhaustive des concessions (maisons) (ce qui est couramment fait sur le terrain) de chaque zone d'enquête (village ou quartier) qui Iui est attribué. À l'issue de cette énumération des concessions (ce qui est idéal), le contrôleur procédera au tirage aléatoire simple des concessions à enquêter. La sélection se fera par un tirage aléatoire simple à l'aide d'une table des nombres aléatoires (voir Annexe 1c et 5) ou une feuille Excel conçue à cet effet. r' Choisir les ménages à enquêter: Avant d'administrer Ie questionnaire sur le terrain chaque enquêteur devra disposer de la liste (quand elle existe) ou faire la liste exhaustive des ménages par concession sélectionné (ce qui est couramment fait sur le terrain) de chaque zone d'enquête (village ou quartier) qui lui est attribué. A l'issue de cette énumération des ménages (ce qui est idéal), le contrôleur procédera au tirage aléatoire simple d'un ménage à enquêter par concession. La sélection se fera par un tirage aléatoire simple à l'aide d'une table des nombres aléatoires (voir Annexe 1c et 5) ou une feuille Excel conçu a cet effet. r' S'introduire dans un foyer (ménage) : La première impression que fera I'enquêteur à la personne interrogée, déterminera la volonté de cette dernière de coopérer à I'enquête. L'enquêteur doit se présenter en donnant son nom de manière claire, montrer sa carte d'enquêteur et demander poliment à parler au chef du ménage/de famille. r' lnterviewer les participants à I'enquête : Des enquêteurs recrutés et formés pour l'enquête collecteront les données à travers des interviev'rs en face à face. Conduire une interview avec succès est un art et ne doit pas être considéré comme un procédé mécanique. Chaque interview est une nouvelle source d'informations, il faut donc la rendre intéressante et agréable. L'art d'enquêter se développe avec la pratique mais il existe certains principes de base que les enq uêteurs/enq uêtrices d oivent suivre pou r réussi r. r' Vérifier sur le terrain la qualité des données collectées : La vérification sur le terrain de la qualité des données collectées passera par deux étapes essentiellement : le contrôle de présence et les contre-interviews r' Superviser le processus général de I'enquête : Des contrôleurs seront recrutés et formés pour relire et vérifier systématiquement tous les questionnaires complétés par les enquêteurs afin d'aider à rattraper les données manquantes et incohérentes sur le terrain. Le contrôleur doit réunir ses agents enquêteurs après chaque journée de travail, pour discuter des difficultés de tenain et de remplissage des questionnaires. Des superviseurs des équipes d'enquêteurs/contrôleurs coordonneront I'ensemble de la collecte des données, en relais d'une équipe centrale de coordination, vérifieront la fiabilité de la procédure d'échantillonnage utilisée par l'équipe d'enquêteurs. Les superviseurs APOC-RapppoÉ-TcatPl lotelul anuel-Bu ru n d l-2f év rler2Ol 5 Page 16 cur 4? I devront fualement prendre contact avec les responsables du district pour les informer de la période, des oblectifs de I'enquête, de sa méthode de coliecte, de caractère non policier et non fiscal. En fonction des questions de rechercher abordées, les superviseurs peuvent être responsabilisés pour évaluer le fonctionnement des projets TIDC au niveau régional, du district et de I'aire de saltÉ tandis que les contrôleurs se chargeront d'interviewer les leaders d'opinion et détenteurs d'enjeux dans les villages enquêtés et I'ensemble collectera tous les documents sources nécessaires. r' Transmettre les données pour leur infomatisation et boucler I'enquête de terrain: à la fin de la collecte, chaque agent enquêteur doit vérifier son travailpour corriger les éventuelles erreurs avant la remise de son travail à son contrôleur. Le contrôleur à son tour vérifiera le travail de ses agents afin de s'assurer de l'exhaustivité et de la qualité du travail accompli. Les dàssiers seront alors soigneusement emballés puis remis au superviseur. Le superviseur après réception de tous les dossiers de sa zone, les examine pour s'assurer de leur exhaustivité et de la qualité du travail. ll remettra ensuite I'ensemble au niveau central (la structure de coordination de I'enquête) qui doit contrôler et vérifier I'exactitude de toutes les informations mises à sa disposition. Un pointage systématique village par village sera effectué pour s'assurer de leur complétuàe avant qu'ils ne soient classés selon les divisions géographiques du pays ou par division opérationnelle de I'enquête. C'est seulemenl apres ces actiüités qu'il pourra être affirmé que I'enquête de terrain est bouclée. 2,4 Gestion et analyse des données La gestion et I'analyse de données comprennent les phases suivantes : r' Traitement des données : Le traitement des données de I'enquête débute par la réception des questionnaires et se termine par la tabulation et !a création d'une base de données. Au niveau du traitement, on distingue généralement les étapes opérationnelles suivantes: l'élaboration du masque de saisie, la formation des agents de saisie, la codification, la saisie, l'apurement de la base de données(nettoyage des données) et la création des bases de données. r' Analyse des données : Le sucês d'une opération de collecte de données ne peut être complet que lorsque les données collectées sont analysées et publiées dans un délai raisonnable après la collecte. Toutes les activités de I'enquête (la conception, la planiftcation, I'exécution jusqu'au traitement des données) sont conçues et exécutées en fonction des travaux d'analyse clairement définis au début du processus. L'essentiel des produits de I'enquête dépend de la qualité des travaux d'analyse. C'est pour cela qu'il faut prendre un grand soin à définir ta stratégie d9 I'analyse des données (plan d'analyse) dès le début du processus de I'opération1. Gumucio S, Merica M, Luhmann N, Fauvel G, Zompi S, Ronsse A et al. Colleclo de données, méthodes quantitatives exemPlo dês enquêleG CAP (connaissances, attitudês, prathu€s). Paris: Terre des Hommes, 201 1. APOC_Rappport_TestPl lotellanuel_Burundl_2févrler20l 5 Page l7 aur 47 / lnterprétation des résultats : Les données analysées et les résultats générés ont généralement besoin d'un retour sur le terrain pour une interprétation fine en inteàction avec toutes les parties prenantes. Le personnel de santé, les leaders communautaires, les participants à qui les résultats seront restitués seront à même d'aider l'équipe de coordination de I'enquête à mieux comprendre l'état des indicateurs calculés et à valider le profil dressé des personnes non traitées. Ces parties prenantes trouvent généralement des éléments de contexte qui aident à expliquer les résultats et à justifier les conclusions. Toutefois les ressources peuvènt être limitées et une telle opération peut être couplée avec un atelier national programmé de restitution du rapport de I'enquête de couverture. Ainsi le rapport nnat rédigé après I'atelier prendra en compte la fine interprétation des résultats par toutes les parties prenantes. 2.5 Dîssémination des résultats Les données définitives seront diffusées, à travers !'organisation d'un atelier de dissémination eUou à travers une valorisation programmatique et scientifique, sous forme de rapport d'exécution de I'enquête, de rapport technique de I'enquête ou de note (synthèse) technique. La dissémination des résultats de I'enquête de couverture dépendra de chaque cible et des ressources disponibles pour réaliser cette activité. La première cible comprend les partenaires techniques et financiers, les décideurs de santé et les responsabbs des programmes. Même si I'ensemble du rapport technique doit leur être transmis, ceux-ci ônt besoin d'une note d'orientation politique ou d'une synthèse à leur attention. Les chercheurs et les responsables des programmes ont besoin de valoriser les résultats de I'enquête à travers des communications à des congrès, à travers des articles scientifiques ou pour les étudiants, la préparation de mémoires ou de thèses d'exercice des métiers de la santé. Les bénéficiaires (population générale), les professionnels de santé et relais communautaires peuvent être touchés par des ateliers de restitution et de dissémination. 2.6 lltilisation des résultats Les résultats des enquêtes de couverture thérapeutique des proiets TIDC devraient être utilises par les chefs de projet comme un tableau de bord dans la mise en æuvre de leurs projets. À l'intention des décideurs et du politique, une policy brief (note de synthèse des résultats) devrait être produit et mise à disposition pour une meilleure imprégnation des rêsultats de I'enquête 3. Application au Burundi : essai pilote du manuel 3.7 tustificatîon du test pilote au Burundi APOC a élaboré un outil plus fiable d'estimation de la couverture thérapeutique atteinte dans chaque communauté cible de la distribution de I'ivermectine. Obtenir un APOc-Rapppott-TcstPllot€llanueLBurundl-2févrler20l 5 PegG 18 sur /|7 tel outil a fait I'objet d'une résolution du Comité Technique Consultatif de APOC à sa 35ème session qui stipulait de : « développer des mécanismes permettant de faire le monitorage indépendant de la couverture du traitement et de renforcer la capacité aux niveaux national et local pour sa mise en æuvre ». Pour ce faire, APOC en collaboration avec le Centre MUFIAZ, a été rédigé un manuel de référence pour une estimation fiable de la couverture thérapeutique atteinte par les projets de TIDC dans les pays d'endémie onchocerquienne. En vue de pré-tester la validité et la fiabilité de ce manuel de référence, il a été préconisé d'effectuer des évaluations pilotes dans certains projets TIDC pour estimer la couverture du traitement par I'ivermectine sur la base du manuel. Ainsi, en plus du projet de TIDC dans la région sanitaire des Cascades du Burkina Faso, les trois projets TIDC au Burundi (Bururi, Rutana et Cibitoke-Bubanza) ont été retenus pour mener un deuxième test pilote de ce manuel. 3.2 Objectifs du test pilote au Burundi Les objectifs du test pilote du manuel au Burundi ont été Ies suivants: { Évatuer la robustesse du ptan d'échantillonnage proposé dans le manuel ; { Évaluer la qualité des outils utilisés ; r' Estimer le temps et le budget nécessaires pour la mise en æuvre d'une enquête de terrain sur la base de ce manuel ; r' Déterminer le nombre et la qualité du personnel nécessaire à la mise en æuvre de ce ÿpe d'enquêtes ; { Évaluer le taux de couverture du traitement par I'ivermectine dans les projets TIDC de Bururi, de Rutana et de Cibitoke-Bubanza ; { Déterminer les comportements, les attitudes et les pratiques des populations par rapport au traitement de masse par I'ivermectine sous directives communautaires. 3.3 Sélection du sîte pour le test pilote au Burundi La mise en æuvre de ce test pilote au Burundi a été effectuée dans les zones d'intervention des trois projets TIDC (Bururi, Rutana et Cibitke-Bubanza), sur 30 villages sélectionnés selon le plan d'échantillonnage proposé dans le manuel. Ces zones qui abritent les projets de TIDC au Burundi, ont été choisies par l'équipe chargée du test pilote. 3.4 Démarche suivie pour le test pilote au Burundi 3.4.1 Préparation administrative de l'enquête Dans le présent test pilote, un comité de pilotage a été mis en place comme cela est indiqué dans !e manuel. Ce comité composé des consultants, des représentants de APOC et des représentants du Programme national intégré de lutte contre les APOC-Rappport-TertPa lotoManueLBurundl_2f6vrler20l 5 Page 19 aur 'û7 maladies tropicale négligé et la cécité (PNILMTNC), a joué ce rôle d'orientation, de supervision, de contrôle et validation de toutes les étapes de la conception, de la mise en æuvre et de la restitution des résultats de I'enquête et a permis de faire les choix stratégiques (le site et projet à évaluer, I'envergure de l'évaluation). Une équipe technique de coordination a été constituée. Cette équipe a été dirigée par Pr. Nicolas MEDA, Médecin épidémiologiste, Professeur Agrégé de Santé Publique, Directeur Général du Centre MURAZ. ll a été secondé par Hermann BADOLO, Démographe à I'Unité de Formation et d'Appui Méthodologique (UFAM) du Centre MURAZ. Cette équipe a été appuyée par Dr SOBELA François (Siège/APOC), Dr. BAZA Dismas CT/APOC au Burundi, Dr Onesime et Dr Donatien du PNILMTNC du Ministère de la santé publique et de la lutte contre Ie Sida. 3,4.2 Planification technique de l'enquête L'équipe technique de coordination a procedé ensuite à la planification technique de I'enquête. Elle a finalisé les différents outils (fiche de collecte et manuels) et budgétisé les ressources financières requises pour cette évaluation. Cette équipe a également fixé les objectifs à atteindre, tiré l'échantillon selon la procédure d'échantillonnage décrite dans le manuel et fait le choix des outils et des techniques à utiliser. Pour ce test pilote du manuel, deux types d'outils ont été utilisés : r' Un questionnaire ménage élaboré pour évaluer la couverture thérapeutique (Annexe 1). Ce questionnaire a permis de collecter les informations sur l'âge, le sexe, la prise de I'lvermectine lors du dernier traitement, etc. Cet outil a été utilisé pour collecter ces informations auprès de tous les individus résidant dans les ménages sélectionnés. / Un questionnaire d'enquête CAP (Annexe 2) : en plus des informations collectées par le questionnaire ménage, cet outil a permis de collecter des informations sur les connaissances, les attitudes et les pratiques (CAP) des chefs de ménages et sur le statut socio-économique de ces derniers. En plus de ces outils de collecte, une fiche d'énumération des concessions et des ménages (Annexe 3) dans les villages a été utilisée pour I'estimation des coefficients de pondération des ménages. Après cette étape de tirage de l'échantillon, l'équipe a procédé au recrutement et à la formation des agents, au test pilote des outils, à Ia finalisation des outils et à la reproduction de ces derniers. 3.4.3 Réalisatlon de l'enquête de terrain La collecte des données sur le terrain s'est déroulée du 14 au 18 Juillet 2014, soit une durée de cinq jours. Après la formation et le pré-test des outils, les agents enquêteurs et contrôleurs ont été constitués en deux équipes au total et déployés sur le terrain. La première équipe était composée d'un contrôleur et de 6 agents enquêteurs et la deuxième d'un contrôleur et de 9 agents enquêteurs. APOC_Rappport_TestPlloteilanueLBurundi_2févrler20l 5 Pagc 20 sur 4? La première équipe avait 13 collines à enquêter et la deuxième en avait 17. Elle a donc mobilisé quinze (15) agents enquêteurs et 2 contrôleurs et s'est réalisée de façon simultanée dans les trois projets TIDC du Burundi. Les enquêteurs ont été accompagnés sur le terrain par une équipe d'encadrement composée de deux superviseurs. ll ressort du débriefng avec les superviseurs, les contrôleurs et les enquêteurs, les constats relatifs à I'accessibilité géographique (en raison du terain et du relief), au long trajet (3 à 4h à pied) pour rejoindre certains enclos, au temps long mis pour tâire le dénombrement, la sous-estimation de la taille de certaines collineé/sous-collines. Mais les équipes ont fait face à ces difficultés en faisant preuve de créativité et d'adaptation pour trouver des solutions pour compléter I'enquête dans les ménages sélectionnés à enquêter au cours de cette évaluation indépendante au Burundi. 3.4.4 Gestion et analyse des données La collecte des données de l'enquête pour t'évaluation indépendante de !a couverture du traitement à !'ivermectine sous directives communautaires a été effectuée au moyen de questionnaires en papier. Après vérification et correction sur le terain, les questionnaires ont été envoyés à l'équipe technique au niveau de la représentation de I'OMS au Burundi pour I'enregistrement et la vérification supplémentaire avant leur transmission à l'équipe de saisie organisée en deuxgroupes. Ce travail a été effectué par une équipe de six opératèurs de saisie de données. Chaque questionnaire a été saisi deux fois par des opérateurs différents. La saisie et le traitement des données ont été effectués par l'équipe de saisie au moyen du logiciel Epidata Entry. Cette activité a été faite en trois phases : la conception du masque de saisie, la formation des agents de saisie et la saisie proprementdite. Cette dernière activité a été faite en trois phases : I'adaptation du masque de saisie, la formation des agents de saisie et la saisie propremeni dite : r' Une fois que les questionnaires ont été finalisés après le pré-test des outils, les masques de saisie y afférents ont été immédiatement adaptés. Deux (02) types de masques de saisie ont été adaptés pour cette évaluaiion indépendante: le masque de saisie pour !e questionnaire ménage et le masque de saisie pour le questionnaire CAp.{ La formation des agents de saisie qui a duré un jour (17-18 juillet 2014\ a consisté tout d'abord en la prise en main des questionnaires (la relation enire les questions, les différents sauts, etc.), aux indications sur les différents codes prévus pour la saisie et au pré-test du masque de saisie. r' La saisie des données qui a été faite en double saisie, a duré cinq jours (18, 19,21 el2Sjuillet 20141dont quatre jours pour la saisie propremeni âite ei unjour pour la validation. Elle a mobilisé six opérateurs de saisie et le gestionnaire de données du PNIMTNC quijouait le rôle de superviseur. APOC_Rappport_TestPllotelrlanuel_Burundl_2février20l S Page 2l aur 47 L'ensemble des observations ont été pondérées afin d'assurer une inférence efficace. Les pondérations utilisées correspondaient aux probabilités d'inclusion des ménages dans les sous-collines. Le calcul des probabilités d'inclusion a été effectué en plusieurs étapes, selon le plan d'échantillonnage global de I'enquête : r' Toutes les collines de la zone d'intervention des trois projets TIDC (base de sondage) ont été incluses avec des poids proportionnels à leur taille ; r' Les ménages ont été pondérés dans les sous-collines en considérant le nombre de ménages enquêtés (10 ménages) sur le nombre total de ménages énumérés dans la sous-colline; r' Finalement, le poids du ménage dans la base de données a correspondu au poids du ménage dans le village multiplié par le poids du village dans la base de sondage. 3.4.5 Plan de valorisation des résultats Pour la valorisation des résultats de cette évaluation, Les chercheurs du Centre MURAZ en collaboration avec les responsables de APOC, du PNILMTNC et les responsables des projets TIDC évalués vont: / utiliser les résultats (surtout par les chefs de projet) comme un tableau de bord dans la mise en æuvre de leurs projets ; r' présenter les résultats à travers des communications à des congrès ; { produire et publier des articles scientifiques dans des revues scientifiques nationales et internationales : / produire et mettre à la disposition des décideurs politiques une policy brief (note de synthèse des résultats) pour une meilleure imprégnation des résultats. 3.5 Résultats du test pilote 3.5.1 Descriptiondel'échantillon Ce test pilote du manuel a permis de recruter 1659 personnes dont 1351 (81,97o) étaient éligibles au traitement par I'ivermectine et 308 (18,1o/o) avaient moins de 5 ans, dans 300 ménages tirés selon le plan d'échantillonnage préconisé dans le manuel, dans les trois projets TIDC du Burundi. Cet échantillon était composé de 819 hommes (49,4o/o) et 840 femmes (50,6%). Ces proportions ne varient pas beaucoup selon les projets TIDC évalués. En effet, 81,1o/o, 84,3o/o et 81,0% de la population était éligible au traitement par I'ivermectine lors de la dernière campagne de traitement, respectivement dans les projets TIDC de Bururi, Rutana et Cibitoké-Bubanza (Tableau 1). APOC-Rappport-TestPl loteManud-Burundl-2févrler20l 5 Page 22 eur 47 Tableau 1 : Répartition de la population par district selon le sexe et teuréligibilité au traitement par l'ivermectine lorj de la dernière campagne Proiet T!DC Personne éligible au traitement Total 78,30/o 21,7yo 211 100,0% Bururi 81,10/o 18,90 407 100,0% 84,50/o 15,50/o 168 100,0% Gibitoke- Bubanza 81,60/o 18,40/o 100,00/o 81,00/o 19,00/o 910 100,00/o 82,30/o 17,7Vo 840 100,0% 3.5.2 Estimation des indicateurs de couverture thérapeutique L'un des objectifs de cette enquête indépendante, était d'évaluer la couverture du traitement par I'ivermectine lors de la dernière campagne de distribution de masse dans les trois projets TIDC du Burundi. Les personnes éligibles au traitement pendant cette dernière campagne, étaient tous les individus âgéi de 5 ans et plus au ment de la distribution de masse, dans Ia zone d'intervention. Au cours de cette enquête, une question sur l'âge des enquêtés a été posée pour d'abord identifier les personnes éligibles avant de leur poser la question sur la prise de I'ivermectine. Dans I'ensemble, sur 100 individus dans la zone d'étude, près de 24 n'onl pas pris l'ivermectine lors de la dernière campagne de traitement. Autrement dit, lors du dernier traitement de masse par l'ivermectine, le taux de couverture était de 76,50/o(que ce soit une prise supervisée (74,8%) ou non supervisée (1,7o/o)) (Figure 1) avec un intervalle de confiance à95o/o compris entre 66,70/o et 86,5%. Ces chiffres variaient selon les projets. En effet, les taux de couverture du traitement par I'ivermectine dans les différents projets, lors de la dernière campagne étaient de 75,1o/o,79,2o/o et75,7o/o respectivement dans les projets TIDC de Bururi, Rutana et Cibitiké-Bubanza. 434 Sexe Masculin Total Féminin Masculin Total Féminin APOC_Rappport_TestPiloteManue!_Burundi_ffévrier20i 5 Page 23 sur 47 Lso96 90% ao% 7016 69r{ solÉ 40 6 3096 20?6 Lsr6 096 c E 6 = .s c 5r T6ts .Ê Eô = c c .E L TË c E o = ÊÊ '6 É TË .E d,F = .=É 5r TËF Bururl Rutlnr CabltoklBuban2. En3êmbl. I A prls l'lvatm.ctlnG El N'. p.3 prl3 I'lvârmâctlm Figure 1: Répartition de la population éligible au traitement par district selon !e sexe et la prise de I'ivermectine lors de la dernière campagne En faisant une analyse selon I'âge, comme I'indique le tableau 2, on note que le taux de couverture (prise supervisée et prise non supervisée) est moins élevé chez les 5- 9 ans (83,1%) et les 20-24 ans (85,7%). Tableau 2 : Répartition de la population éligible au traitement par âge selon la prise de l'ivermectine lors de la dernière campagne Prise de I'ivermectine Total 0-,4 ans 0,oo/o 100,0% 289 100,0% 10-14 ans 98,70/o 18,50/o 100,0% 20-24 ans 85,70/o 29,2Vo 136 100,0% 30-34 ans 95,3% 21,30/o 100,0% 4044 ans 99,3% 18,00/o 100,0% 50-54 ans 99,40/o 17,90/o 100,0% 60-64 ans 98,3% 18,80/o 100,0% ans et plus 98,0% 100,0% Age APOC_Rappport_TestPiloteManueLBurundi-ffévrier20't 5 19,10/o Page 24 sur 47 Dans !'ensemble, parmi les individus éligibles au traitement et qui n'ont pas pris !'ivermectine lors de la dernière campagne de traitement, 41,87o ont déclarè n'avoir pas pris l'ivermectine pour des raisons autres (comme moins de 5 ans au moment de la distribution et nouvellement mariées et vivant hors d'une zone TIDC). D'autres n'ont pas pris parce qu'elles étaient enceintes (26,70/o), étaient absent (partis au travail ou en voyage) (15,9%) lors du passage des distributaires commuÀautaires, seulement 4,9yo ignoraient qu'il y avait un traitement et 2,1% ont simplement refusé de prendre le traitement. L'ampleur de ces raisons avancées variaent énormément selon les projets TIDC. C'9st dans !e projet TIDC de Rutana que la proportion des personnes éiigibles au traitement et qui ont déclaré n'avoir pas pris I'ivermectine pour des raisoÀs autres(comme moins de 5 ans au moment de la distribution et nouvellement mariées et vivant hors d'une zone TIDC) est la plus élevée (52,7o/o contre 38,7Vo et 3g,3% respectivement dans les projets TIDC de Bururi et Cibitoké-Bubanza). La proportionde ceux qui étaient absents (partis au travail, en voyage) au passage des distributeurs communautaires était plus élevée dans le projet TIDC de Bururi (21,4o/o) que dans ceux de Rutana (0%) et cibitoké-Bubanza (19,9%) (Figure 2). Figure 2 : Répartition de la population éligible au traitement n'ayant pas pris l'ivermectine selon les raisons de non prise de I'ivermectine tors de la dernière campagne I Rcfus I lgnortlt qu'll y avalt un TM t Partt au travall, en voyage I N'a pas payé I Enceint E Mahdc trAutrcs EnsEmble tû% gffi 8ÿo 7ÿo 6ffi 1Wo 4Vo 3ffi ZWo It/" o% Bururi Rutanâ Cibltoke-Bubanza APOC_Rappport_TestPi loteManuelBurundi 2février201 5 Page 25 sur 47 3.5.3 Connaissances, attitudes et pratiques des populations en rapport avec la prise en charge de !'onchocercose Au cours de cette enquête, il était également question d'évaluer les connaissances, les attitudes et les pratiques des populations en rapport avec la prise en charge de l'onchocercose. Pour cela, des questions ont été posées aux chefs de ménage sur leurs connaissances de la maladie, ses conséquences, ses modes transmission et de prévention. On leur a également posé des questions sur la dernière campagne de distribution. Dans l'ensemble des projets TIDC du Burundi, comme le montre le tableau 3, sur 100 chefs de ménages, 99 ont déclaré avoir entendu parler de l'onchocercose. Cette proportion était légèrement plus faible dans le projet TIDC de Bururi (98,6%). Notons également que dans le projet TIDC de Rutana, tous les individus ont entendu parler de I'onchocercose. Tableau 3 : Répartition des chefs de ménage par district selon le sexe déclarant avoir << entendu parler de l'onchocercose » ProjetTIDC Total 97,40/o 2,60/o 38 100,0% Bururi 98,6% 1,4Vo 70 100,0% 100,0% 0,0% 25 100,0% 100,0% 0,00/o 104 100,0% Cibitoke- Bubanza 99,40/o 0,60/o 170 100,0% 99,20/o 0,8% 123 100,0% Lors de l'enquête, on a demandé aux chefs de ménages s'ils connaissaient les manifestations de I'onchocercose. Les informations collectées sont présentées à la Figure 3. Dans l'ensemble, sur 100 chefs de ménages, 95 ont cité !a prurit cutané locatisé comme une manifestation de I'onchocercose. Cette proportion est de 92,9o/o, 96,70/o et94,7ÿo respectivement dans les projets TIDC de Bururi, Rutana et Cibitiké- Bubanza. A entendu parler de I'onchocercose Sexe Masculin Total ;F§pi§in..,.$ Féminin Masculin Total Féminin APOC_Rappport-TestPi loteManuelBurundi-ffévrier20l 5 Page 26 sur 47 I l0o,o% go,t6 60,û6 40,t6 oôt 20,vo x Fl §§ O,OYo Bururl Rutana El Prurit cutané localisé tr Nodule de taille sous la peau tr Diminution de l'acuité visuelle EAutres ClbltokêBubanza Ensemble E Parties de la peau épaisses/dépigmentées n Conjonctiüte ICécité d'un ou des deux yeux x d Fl aÿl Ë lnNx àe Fl ÉFl Notons également que dans l'ensemble 54,80 et28,8o/o des chefs de ménages ont cité respectivement « partie de la peau épaisse/dépigmentée » et « nodule OL tailte sous la peau » comme des manifestations de l'onchocercose. Figure 3: Répartition des chefs de ménages par districts selon la connaissance de la manifestation de lnonchocercose Les modes de transmission de l'onchocercose sont souvent méconnus et les idées erronées sont souvent fréquentes. Au cours de l'enquête, pour évaluer le niveau des connaissances correctes sur la transmission de t'onchocercose, une série de propositions de réponses a été soumise aux chefs de ménages. Les résultats sont présentés à la figure 4. Ces résultats montrent que dans I'ensemble, 66,40/o des chefs de ménages savaient que I'onchocercose se transmettait à travers la piqure d'une petite mouche. Quant aux autres propositions de réponses, 4,4o/o et 6,40/o des chefs de ménages ont répondu respectivement que I'onchocercose se transmettait par la boisson de I'eau des marigots et la piqure des moustiques. APOC_Rappport_TestPiloteManuel_Burun di 2tév rier201 S Page 27 sur 47 ,.oo,096 9(,,O% ao,o% 7O,Crr6 6,0,016 sodr6 40,096 3o,Orâ, 2(,,OtX LO,O16 o,016 àR\66 Burtrrl Rutana clbltokê'Bubanzâ lA travers la pigÛre d'une petite mouche! Boisson d'eau de rneriSot ! Pigure de moustique EAutres Ensêrnblê Figure 4: Répartition des chefs de ménages par district selon COnnaiSSanCeS des mOdes de transmission de l'onchocercose leurs La connaissance des moyens de prévention appropriés de l'onchocercose est essentielle pour se protéger de cette maladie. On a demandé aux chefs de ménages s'ils connaissaient les moyens pouvant permettre de réduire les risques de contracter cette maladie. Les informations collectées sont présentées à la Figure 5. Dans l'ensemble, plus de I chefs de ménage sur 10 (80,3%) ont déclaré que le traitement de masse à l'ivermectine pouvait réduire les risques de contracter l'onchocercose. Et seulement 1 ,7ÿo ont cité l'épandage d'insecticides dans les cours d'eau comme moyen de prévention. Figure 5 : Répartition des chefs de ménages par district selon la connaissance des modes de prévention de I'onchocercose ,.(xr,o96 90,t% ao,æ6 7O,At6 60,o9€ 50,o16 40,O9a 30..c>6, 20,1r9É 10,O16 o,o Bururl Rutena clbltokê-Bu benza Ensêmble I EpandaBe d'insecticides dans les cours d'eau ! Port de pantalon chemises manches lon8ues g Utilisetion de rnoustiguaire I Application de crèmes répulsives sur ta peâu ETrâitement de masse âvec l'ivermectine @Autres A POC-Rapp port-TestPi loteManuel-Burundi-ff évrier2Ot 5 Page 28 sur 47 i I i I La prise de l'ivermectine lors de la dernière campagne de distribution, suppose, au préalable, que les populations aient entendu parler de cette campagne. Pour évaluer ce fait, une question a été posée aux chefs de ménage s'ils ont entendu parter de la dernière campagne de distribution de l'ivermectine et par quetle source d'information. Dans I'ensemble 97o/o d'entre eux ont entendu parler de la dernière campagne de distribution de masse de l'ivermectine, contre 3,Oo/o qui n'ont pas entendu parler(Tableau 4). Ces proportions variaient selon les projets TIDC. En effet, 91,4o/o, lOOo/o et 98,2o/o de !a population des chefs de ménage a entendu parler de la campagne, respectivement dans les projets TIDC de Bururi, Rutana et Cibitoké-Bubanza(Tableau 4). Tableau 4 : Répartition des chefs de ménage par district selon le sexe et le fait d'avoir entendu parler de la campagne de distribution Projet DC TotalA entendu parler de la distribution 92,10/o 7,90/o 38 100,00/o Bururi 91,40/o 8,60/o 25 70 100,00/o 100,0% 0,oo/o 100,0% 98,10/o 1,90/o 104 100,0%Cibitoke- Bubanza 98,20/o 1,go/o 170 100,0% 96,70/o 3,3Vo 123 100,00/o Parmi les chefs de ménages qui ont entendu parler de la dernière campagne de distribution de I'ivermectine, dans l'ensemble, 59,870, 78,Oo/o et73,Oo/o ont été mis au courant respectivement par « Des messages a l'église/mosquée)), par les responsables administratifs locaux et par les distributeurs communautaire (DC) (Figure 6). Dans les projets TIDC de Rutana et Bururi, la population a été plus mise au courant de la campagne par les responsables administratifs locaux (respectivement g0,0% et 80,6%), tandis que dans le projet TIDC de Cibitoké-Bubanza I'information est plus passée par les distributeurs communautaires (77,5o/o) (Figure 6). Sexe Masculin Total Féminin Masculin Total Féminin APOC_Rappport_TestPa loteManuelBurundi_ffévrier20i S Page 29 sur 47 I EncamblgBururl Rut na clbltoké-Bu b.nz. ! MG33r8ê d.ns l'é3llsc/mosquéa ! LcÉ rcapons.bbs rdmlnEtrâtlf3 loc.ux BLæ DC ERadto 3 AfflchGs ! Auttê3 Figure 6 : Répartition des chefs de ménages par districb §elon la source d'information sur la dernière campagne de distribution L'appréciation des distributeurs par les populations est I'un des indicateurs qui permet d'appréhender le niveau et le comportement des distributeurs communautaires lors de la dernière æmpagne de distribution. Comme l'indique la figure 7, dans I'ensemble, plus de 85 chefs de ménages sur 100, ont reconnu que les distributeurs ont été utites (85,1%), les distributeurs ont répondu aux questions (44,3o/o) et les distributeurs étaient sympathiques (39,9%). Læ,A16 90.,a9ô ao,q96 7O,grç 60,o9L, 50.,o16 40,o16 30.,æ6 2o,t 6, to,o% o,096 Bururl Rutrna I Les distribut€u.t n'étôlcnt pas dlsponibles t Ls distributeu.s étôient sÿmpôthlques ! Ls distributeurs ont été utiles E Alrt16 Clbtttokê.Bubrna EnrGmbl. I Læ dt3trtbûeurs lnæpables de répondre aux questlgB I L6 dlstrlbuteurs ont répondu aux qustlons I Je ne sâis Pa§ Figure 7 : Répartition des chefs de ménages par districts selon leur appréciation des distributeurs communautaires à la dernière campagne APOC-Rappport-TestPi loteManueLBurundi-ffévrier20l 5 Page 30 sur 47 7@,ÿo 90,o% ao,oÿo 7o,o% 60,o% 5o,o/o 40,o% 3o,oyo 2o.,oyo 1,O,Oyo o,o% I I I i I I Le taux de couverture du traitement par l'ivermectine chez les chefs de ménages est élevé. En effet, sur 100 chefs de ménages dans la zone d'étude, 90 ont déclaié avoir pris I'ivermectine lors de la dernière campagne de distribution. Ces proportions ont été de 82,9o/o, 95,0% et de 91,2o/o respectivement dans les projets TIDC de Bururi, Rutana et Cibitoké-Bubanza (Tableau 5). Tableau 5 : Répartition des chefs de ménage par district selon la prise de l'ivermectine à la dernière campagne de distribution Proiet e lors campagne 82,9o/o 14,30/o 2,go/o 70 100,0% Cibitoke- Bubanza 91,20/o 8,20/o 0,60/o 170 100,0% Comme le montre la figure 8, dans I'ensemble, 49 chefs de ménage sur 100 qui ontpris l'ivermectine lors de la dernière campagne ont déclaré qu'ils ont pris te traitement pour éviter la cécité. Cette proportion est de 38,3o/o à Bururi, 51,go/o a Rutana et de 50,3% a Cibitoké-Bubanza. Notons égatement que dans I'ensemble, 25,5o/o et25,1% des chefs de ménages ont respectivement pris !'ivermectine pour les raisons suivantes : « Tout le monde doit prendre » et << On m'a dit que je devais prendre ». Figure 8: Répartition des chefs de ménages par districts seton leurs raisons de prise de l'ivermectine à la dernière campagne t@,0?6 90,g)6 ao,g% 7o,ÿ% 60,ü 50,O% 40,916 30,g16 20.,gr5 LO,@6 o,016 o- Bururl Rutana ClbatokêEubanza Enssmble DOn m'â dit que je devais le prendre E Pour éviter la cécité !Tout le monde doit prendre E Pour éliminer la cécité DAutres A POC_Rappport_TestPi loteM anuel_Buru n dLffév rier20l S Page 3'l sur 47 Parmi les chefs de ménage qui ont été traités à l'ivermectine lors de !a dernière campagne, 54,9o/o ont déclaré n'avoir pas eu d'effets secondaires après la prise du médicament. Ces déclarations sont plus observées dans les projets TIDC de Bururi (74,2%) et Rutana (67 ,2o/o) que dans celui de Cibitoké-Bubanza (42,7o/o) (Tableau 6). ll était également important de chercher à connaitre le type d'effets secondaires que les chefs de ménages qui ont déclaré avoir eu après prise de l'ivermectine. Selon la figure 9, les démangeaisons (7,60Â), les nausées (6,1%) et les vertiges (6,9%) ont été cités comme effets secondaires rencontrés par les chefs de ménages qui ont eu des problèmes de santé après prise du médicament. Les nausées (19,0%) et les vertiges (19,0%) ont été plus observés dans le projet TIDC de Rutana. 1æ,Wo 90,o% 80,oyo 70,o%o 6A,Aÿo 50,aYo 40,oyo 30,0% 2A,Aÿo L0,oÿo o,ff/o àc rl x or Bururi Rutana !Arrun effet secondaire r Maux de tête ! Nausées t Démançaisons Cibitoké-Bubanza EFÈwe lvertiges EDouleurgénéralisée lAutres Ensemble Fl cl àR rOF{ x rjl Figure 9 : Répartition des chefs de ménages par district selon Ies problèmes de santé eus après la prise de l'ivermectine à la dernière campagne de distribution 3.5.4 lnterprétation des résultats du test pilote Ce test pilote a permis d'estimer !e taux de couverture du traitement à l'ivermectine à 76,5o/o (que ce soit une prise supervisée (74,8o/o) ou non supervisée (1,7o/o)) lors de la dernière campagne de distribution. Ces chiffres étaient de75,1o/o,79,2o/o et75,7o/o respectivement dans les projets TIDC de Bururi, Rutana et Cibitiké-Bubanza. APOC_Rappport_TestPiloteManuelBurundLffévrier20'l 5 I I Page 32 sur 47 Ces taux de couverture sont moins élevés que ceux donnés par les rapports administratifs de terrain (75,1o/o, 79,2o/o et 75,7o/o pour le teit pilote ôàntre respectivement 81,1o/o; 80,3% et80,7o/o pour les rapports administratifsj. En mettant en relation les résultats de I'enquête CAP et le niveau du taux de couverture obtenu par I'enquête, ce dernier pourrait s'expliquer non seulement par les raisons pour lesquelles certains n'ont pas pris te iraiiement, mais aussi les résultats de la sensibilisation lors de la dernière campagne. En effet, 1S,gyo de ceuxqui n'ont pas pris I'ivermectine lors de la dernière campagne ont déclaré que c'estparce qu'ils étaient absents (partis au travail ou en voyage) lors du passage des distributaires communautaires, qu'its n'ont pas pris le médicament.'Certains ont simplement refusé de prendre !e médicament (2,1%). De plus, si I'on veut un taux de couverture du traitement à l'ivermectine dépassant les 80%, il est nécessaire que les populations connaissent I'onchocercose et qu'elles soient suffisamment sensibilisées avant et pendant la campagne de distribution. La prise de I'ivermectine lors de la dernière campagne de distribution, suppose, aupréalable, que les populations aient entendu parler de cette campagne ou connaissent I'onchocercose. Et pourtant, lors de cette évaluation, la proport]on des chefs - de ménages gy! n'ont pas entendu parler de ta dernière campagne était estimée à 3o/o el 4,9o/o de la population ignorait qu'il y avait un traitemént. Ceci dénote d'une insuffisance dans la sensibilisation des populations sur t'onchocercose, ses conséquences, ses modes de transmission et ses modes de prévention lors de la dernière campagne. De même une insufftsance semble persistei dans ta formation des distributaires communautaires, car par exemple beaucoup sont ceux qui n'ontpas pq répondre aux questions que les populations leur posaient surtout dans le projet TIDC de Bururi (4,3o/o). 3.6 Leçons apprîses A Pendant les activités préparatoires r' Le test pilote du manuel a mis en exergue la nécessité de constituer une équipe de pilotage de I'enquête. Une équipe de pilotage de !'enquête doit être établie pour orienter, superviser, contrôler et valider toutes les étapes de la conception, de la mise en æuvre à la restitution des résultats de I'enquête ;r' Le test pilote du manue! a mis en exergue la nécessité de bien budgétiser toutes les activités de l'évaluation indépendante. Cela évite d'hypothéquer la poursuite de certaines activités à l'étape de leur mise en æuvre :{ Le test pilote du manuel a permis de faire réapparaitre I'importance de la disponibilité du budget et de l'étroite collaboration des différentes parties prenantes. .3. Sur le terrain r' Ce tavail a permis de se rendre compte qu'i! faut un temps relativement court entre la date de la dernière campagne de distribution de I'ivermectine et le APOC_Rappport_TectPl lotoiianueLBurundl_2févrter2Ol 5 Page 33 aur 47 début effectif de I'enquête indépendante d'évaluation, car par exemple, un enfant non éligible au traitement au moment de la distribution, peut être éligible pendant l'enquête. Malgré les consignes claires, certains enquêteurs peuvent toujours se tromper, toutes choses qui pourraient influencer le tiaux de couverture calculé. * Après I'analyse des données { Les résultats de I'analyse des données ont mis en exergue une insuffisance dans la sensibilisation des populations sur I'onchocercose, ses conséquences, ses modes de transmission et ses modes de prévention, lors de la dernière campagne. ; r' Parmi les populations qui n'ont pas pris I'ivermectine lors de la dernière campagne de traitement, nombreuses sont celles qui ne I'ont pas prise parce qu'elles étaient absentes (parties au travail ou en voyage) lors du passage des distributaires communautaires (15,9%). Réfléchir sur au moins trois passages avant de renoncer peut permettre de rattraper ces absences. 3.7 Recommandotions Au terme de cette évaluation, la faisabilité de I'utilisation du manuel de référence a été démontrée dans le contexte du Burundi. Les résultats n'ont pas montré de différence statistiquement significative entre les estimations de couverture thérapeutique faites par les distributeurs communautaires et celles tirées de I'enquête indépendante. Toutefois les estimations des DC, et cela est un fait récurrent d'un projet TIDC à un autre, sont toujours plus élevées que celles des enquêtes par sondage. Les principales difficultés rencontrées tiennent à I'implication des communautés à la base et au niveau de connaissances des populations et des DC sur les projets TIDC évalués. C'est pour éviter à I'avenir de telles difficultés que les recommandations suivantes sont formulées : .1. Concernant la mise en euvre d'une enquête indépendante d'évaluation r' Constituer une équipe de pilotage de I'enquête r' Bien budgétiser les activités, rendre disponible le budget avant I'enquête et garantir une étroite collaboration des différentes parties prenantes (comité de pilotage, comitétechnique, ...) ; r' Commencer I'enquête évaluative immédiatement après la campagne de distribution de masse, au minimum dans les trois mois qui suivent cefte campagne. A Concernant les connaissances de la population sur I'onchocercose et sur la distribution de masse de I'ivermectine / Sensibiliser davantage les populations sur I'onchocercose, ses conséquences, ses modes de transmission et ses modes de prévention. Faire également une bonne sensibilisation des populations avant et pendant chaque campagne de distribution de masse de I'ivermectine ; APOC-Rappport-TestPlloteManucl-Burundl-2févrler20l 5 Page 3'l sur 17 r' Former davantiage les distributaires communautaires sur l'onchocercose, ses conséquences, ses modes de transmission et ses modes de prévention et surla manière de faire la distribution, afin qu'à leur tour, ils transmettent la bonne information aux populations ; r' Trouver une stratfuie appropriée pour atteindre les populations qui sont allées au travail ou en voyage, surtout les populations des zones urbaines ; r' ll serait également intéressant de tenir compte du volet fonctionnement du projet dans les prochaines évaluations. 4. Conclusions et étapes futures Ce test pilote du manuel de référence de APOC pour t'évaluation indépendante de la couverture du traitement à l'ivermectine dans les projets TIDC poursuivait quatre objectifs essentiels: 1. évaluer la robustesse du plan d'échantiflon nage proposé dans le manuel ; 2. vérifier la qualité des outils utilisés ; 3. estimer le temps et le budget nécessaires pour ta mise en æuvre d'une enquête de terrain sur la base du manuel de référence ; 4. évaluer le taux de couverture du traitement à I'ivermectine dans les zones d'intervention des projets de Bururi, de Rutana et de Cibitoké- Bubanza ; 5. déterminer les comportements, les attitudes et les pratiques despopulations par rapport au traitement de masse par t'ivermeitine sous di rectives communautai res. Ce test pilote du manuel a permis de se rendre compte que si les activités s'exécutent à flux tendu, du recrutement à la formation des agents jusqu'à I'apurement et la tabulation des données, il faut 20 jours de travait pour exécuter ces activités. Le corlt du test pilote au Burundi s'est élevé à 21 2gl usD. L'enquête de terrain a permis de recruter 1659 personnes dont 1351 étaient éligibles au traitement par I'ivermectine dans 3OO ménages tirés seton le plan d'échantillonnage préconisé dans le manuel, dans tes trois projets TIDC du Burundi. ll a fallu cinq jours de travail intensif à 15 agents enquêteurs et à deux contrôleurs pour enquêter tous ces individus. Les résultats de cette évaluation ont permis d'estimer le taux de couverture du traitement à I'ivermectine à76,50/o (que ce soit une prise supervisée (Z4,Bo/o) ou non supervisée (1,7o/oll avec un intervalle de confiance à 95% compris 66,2o/oet 86,5%. APOC-Rappport_TestPI loteilanuel_Burundl_2févrler20l 5 Page 35 ur 47 Dans I'ensemble des trois projets TIDC, sur 100 chefs de ménages, 90 ont déclaré avoir entendu parler de I'onchocercose. Parmi ceux qui ont déjà entendu parler de la maladie, 94,60/o ont cité la prurit cutané localisé comme une manifestation de I'onchocercose et 66,40/o des chefs de ménages savaient que I'onchocercose se transmettait à travers la piqure d'une petite mouche. Ces résultats montrent aussi que 80,3olo des chefs de ménage savaient que le traitement de masse à I'ivermectine pouvait réduire les risques de contracter I'onchocercose et seulemenl 1,7o/o citait l'épandage d'insecticides dans les cours d'eau comme moyen de prévention. Pour ce qui est de la dernière campagne de distribution, 97,0o/o des chefs de ménages ont entendu parler de la dernière campagne de distribution de masse de I'ivermectine. Parmi ceux qui ont entendu parler de la dernière campagne de distribution, 59,87o, 78,0o/o et 73,0% ont été mis au courant respectivement par « Des messages à l'église/mosquée», par les responsables administratifs locaux et par les distributeurs communautaire. En ce qui concerne I'appréciation de distributeurs communautaires, 85,1olo des chefs de ménages ont reconnu que les distributeurs ont été utites, les distributeurs ont répondu aux questions (44,3o/o\- Parmi les chefs de ménage qui ont été traités à I'ivermectine lors de la dernière campagne , 54,9o/o ont déclaré n'avoir pas eu d'effets secondaires après la prise du médicament. Les démangeaisons (7,60/ol,les nausées (6,1olo) et les vertiges (6,9%) ont été cités comme effets secondaires rencontrés par les cheË de ménages qui ont eu des problèmes de santé après la prise du médicament. Ce test pilote au Burundi qui complète celui réalisé rassure sur la robustesse du protocole de sondage « 30 villages x 10 concessions x 1 ménage » pour l'évaluation de la couverture thérapeutique dans les projets TIDC. Si la mesure de la couverture thérapeutique est aujourd'hui un acquis avec cette méthodologie, expliquer pourquoi tel projet est à tel niveau plutôt que tel autre nécessite le couplage de l'évaluation de la couverture à celle du fonctionnement du projet TIDC. ll a été seulement possible tant au Burkina Faso qu'au Burundi de couper une enquête «< connaissances, attitudes et pratiques » de la population face à I'onchocercose et projet TIDC. Les enquêtes CAP de la population ne permettent pas de rendre totalement compte de la fonctionnalité des projets TIDC. Afin de développer un manuel complet qui aiderait les responsables des programmes d'élimination de I'onchocercose dans les pays, cette évaluation de la fonctionnalité des projets TIDC là où des enquêtes de couverture du traitement à l'ivermecti ne sont réalisées s'avère essentielle. APOC-Rappport-TestPlloteilanucl-Burundl-2févrler2Ol 5 Page 36 eur 47 lr I I i, I I I I I I I I I il l1 I I I I i : 5. Références 1. Diallo NK. [Partnerships for prolonged success in onchocerciasis control in Guineal. Sante. 1998;8(1):70-1. 2. Hodgkin c, Molyneux DH, Abiose A, philippon B, Reich MR, Remme JH, Thylefors B, Traore M, Grepin K. The future of onchocerciasis control in Africa. PLoS - neglected tropical diseases. 2001 ;1 (11:el 4. 3. Cupp EW, Sauerbrey M, Richards F. Elimination of human onchocerciasis: history of progress and 9yn91t_feasibiliÿ using ivermectin (Mectizan((R))) monotherapy.Acta tropica. 201 1;120 Suppt 1 :S1 00-8. 4. Bockarie MJ, Kelly-Hope LA, Rebollo M, Molyneux DH. 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Ë E â i,*ËËË eis{EP=çc P aE.ËBr âËË(JIJJr!r!O-aLZc)< o o, @ Fr @ rO !t (O N o o) @ t- (o l() t (o N o q) @ t- (o lo \t (f) N o o) @ t- (o rOÿ (f) N o o) @ È- (o rO§ (O N o O) @ F- (o rO !û (ÿ) N o .o .O5 Etr(, oot E oz l,§l-oz N (o v ro (o r- :l J o (C) f :'u= bc) -'9o=Eb Eoofza E oz _l I : c) o)([ E .o E fE oz o E '6 ofo U) :l o E oo lq)IE' t()l'E a ôE oo tr c, 'E' (L I o (U o- It :l g, (§ Qr o o)(U E .o E o (E cc o o o =? F oxoÊtr oo xo c Ë î(t t 0t C( cï( o sIq( c c Annexe 2. Questionnaire pour l'enquête CAP Date de I'interuiew: l_!_ll-l-l 20 @: 1 - IDENTIFICATION Nom du contrôleur: t_il_tt1 District r_il_tl2 Colline tll_ll2a Sous- colline t_il_rt3 Numéro du ménage Nom, Prénoms du chef de ménage t_il_tl5 Numéro de ligne durépondant 2 - Statut socio-économique r_t_tS1 Age du répondant Age révolu lnscrire le code correspondant s2 Sexe répondant Masculin= 1Féminin= 2 lnscrire le code correspondant t_t Célibataire = 1 Marié(e) monogame = 2 Marié polygame = 3 Divorcé(e)/séparé(e) = 4 Veuf (ve) =5 s3 Situation matrimoniale du répondant Aucun= 0 Primaire = 1 Secondaire = 2 Supérieur = 3 Ne sait pas = 4 Autres=5(àpréciser): Refus = 9 lnscrire le code correspondant t_t S4 Niveau d'instruction du répondant Voiture Moto Vélo Autres (à préciser) lnscrire'1' ou "2'dans les cases selon la réponse) ; 1= oui, 2=Nonl-l t_t t_t t_t s5 Moyen de déplacement du répondant I a4 3. Connaissance de l'onchocercose 4. Connai nce de Ia camoaqne de distribution o1 Avez-vous entendu parler de I'onchocercose ? Mwoba mumaze kumva indwara bita Urukushi/filaire ? Oui= 1 Non = 2 (aller à la section 4) Ne sait pas = 3 (aller à la section 4) Refus = 9 (aller à la section 4) lnscrire le code correspondant l_t o2 Etes-vous inquiet par le fait que vous pouvez attraper l'onchocercose ? Urazi ko indwara y' urukushilfilaire ushobo ra kuyandura ? Oui= 1 Non= 2 Ne sait pas = 3 Refus = 9 lnscrire le code correspondant t_t o3 Quelles sont les manifestations de l'onchocercose ? Woshobora kumbwira i b i menyetso vy' i ndwara y'Urukushi lîilaire? Prurit cutané localisé (l<wÿagaz a, l<wishimagura) Parties de la peau épaisses, dépigmentées, (ibirabagu vyo ku rukoba) Nodule de taille sous la peau. Conjoncliüte (larmoiement, photophobie) Diminution de l'acuité visuelle Cécité d'un ou des deux yeux Autres (à précise|_ lnscrire'1' ou "2' dans les cases selon la réponse) ; 1= oui, 2=Non t_t t_t t_t t_t t_t t_tlt o4 Comment peut-on contracter l'onchocercose ? I n dwa ra y' U ru kush i/fi I ai re bayandura gute ? A travers la piqûre d'une petite mouche Boisson d'eau de marigot Piqure de moustique futres à préciser; lnscrire'1' ou '2' dans les cases selon la réponse) ; 1= oui, 2=Non l_t l_t t_ttt Que peut-on faire pour prévenir l'onchocercose ? Twol«wikingira gute indwara y'Urukushilfilaire? Epandage d'insecticides dans les cours d'eau Port de pantalon chemises manches longues Utilisation de moustiquaire Application de crèmes répulsives sur la peau Traitement de masse avec I'ivermectine Autres (préciser) lnscrire'1'ou '2' dans les cases selon la réponse) ; 1= oui,2=Non l_t t_t t_t t_t t_t t_t c1 Avez-vous entendu parler de la dernière campagne de distribution de l'ivermectine? Mwoba mwaramenye isekeza rtheruka ryo gutanga ibinini vya Mecüzan ? Oui = 1 Non= 2 Ne sait pas = 3 Refus = 9 lnscrire le code correspondant t_t APOC_Rappport_TestPi loteMan ueLBuru n di_ffévrier2Ol 5 Page 4'l sur 47 I o5 Message dans l'église/mosquée Les DC Les responsables administratifs locaux Affiches Radio autres (à préciser) : lnscrire'1' ou '2'dans les cases selon la réænse) ; 1= oui, 2=Non t_t t_t t_t t_t t_t t_t c2 Comment avez-vous entendu parler de la campagne de distribution ? Mwabimenye biciye ku buhe buryo? G3 Après la campagne de distribution, avez-vous entendu parler du nombre de personnes dans votre localité qui ont été traités? lnyuma y'isekeza rtheruka ryo gutanga Mectizan woba waramenye igitigiri c'abantu banyoye ibinini ? Oui= 1 Non= 2 Ne sait pas = 3 Refus = 9 lnscrire le code correspondant t_l Avez-vous pris le médicament pendant la dernière campagne de distribution ? Woha waramize ibinini vya Mectizan mw'isekeza rîheruka ? Oui= 1 (alleràlaC4b) Non= 2 (alleràlaC4a) Ne sait pas = 3 Refus = 9 lnscrire le code correspondant t_t C4a Pourquoi n'avez-vous pas pris ce médicament au cours de cette campagne de distribution? Hoba hart îmvo yatumye utamira ivlto binini ico gihe? Je ne savais pas que je devais prendre ces médicaments On m'a dit que je ne pouvais pas prendre ces médicaments J'étais enceinte J'étais hors de la localité J'étais malade Je ne voulais pas prendre ce médicament Ces médicaments me rendent malade Je ne sais pas Autre (à préciser) : lnscrire'1'ou '2" dans les câses selon la réponse) ; 1= oui, 2=Non t_t t_t t_t t_t t_t t_t t_t t_l t_t c4b Pourquoi avez-vous décidé de prendre le médicament au cours de cette campagne de distribution ? Kubera iki wanyoye ibinini murt iry sekeza ? Tout le monde doit prendre On m'a dit que je devais le prendre Pour éliminer la cécité Pour éviter la cécité Je ne sais pas Autre (à préciser) lnscrire'1'ou '2' dans les cases selon la réponse) ; 1= eui,2=Non t_l t_t t_t l_t t_tlt A POC_Rapp port_TestPi loteM anuel_Burun dLffévrier20t 5 Page 42 sur tl7 c4 I l C5a Quels effets secondaires avez- vous eu lorsque vous avez pris ces médicaments? Wamerewe gutemuyuma y'aho umiriye ibinini Aucun effet secondaire Maux de tête Fièvre Vertiges Nausées Démangeaisons Douleur généralisée Je ne sais pas Autres (à préciser) t_t t_t t_t t_t l_t t_t l_t t_ttt c6 Y a t-il quelque chose que vous voulez nous dire sur ce que les gens vous disent au sujet des distributeurs de ces médicaments? Har'ico abantu boba bavuga kuvyerekeye igikotwa c'abaremeshakiyago mugihe batanga ibinini? Oui= 1 (alleràC6a) Non= 2 (alleràC7) Ne sait pas = 3 Refus = 9 lnscrire le code correspondant t_t C6a Quel feedback avez-vous? Wotubwira i co ban eg u yel b ash i mye ? Les distributeurs n'étaient pas disponibles pour répondre aux questions Les distributeurs étaient incapables de répondre aux questions Les distributeurs étaient sympathiques Les distributeurs ont répondu aux questions Les distributeurs ont été utiles Je ne sais pas Autre (à préciser) lnscrire'1' ou '2'dans les cases selon la réponse) ; 1= oui, 2=Non t_t t_t l_t t_t t_t t_t t_t c7 Y a t-il quelque chose que vous voulez nous dire sur les personnes distribuant ces médicaments ? Hart ico woshikirtza ubwawe kuvyerekeye igikorua c'abaremeshakiyago ? Oui= 1 (alleràC7a) Non = 2 (fin du questionnaire) Ne sait pas = 3 Refus = 9 lnscrire le code correspondant l_t C7a Qu'est-ce que vous avezà nous dire sur les personnes distribuant ces médicaments ? Woba ufrse ico ushikiriza ku buryo abaremeshakiyago bakora igikorwa cabo ? Les distributeurs n'étaient pas disponibles pour répondre aux questions Les distributeurs étaient incapables de répondre aux questions Les distributeurs étaient sympathiques Les distributeurs ont répondu aux questions Les distributeurs ont été utiles Je ne sais pas Autre (à préciser) lnscrire '1' ou '2' dans les cases selon la réponse) ; 1= oui, 2=Non t_t t_t t_l t_t t_t t_ttt APOC_Rappport_TestPi loteManueLBurundLffévrier20'l 5 Page 43 sur 47 uc _o oE E oz Lf -0) ,9 co C) fo E oz otr o o È ooIl o otr €€ g E8Ett tr.otrc,Ê , EÀ oÉL ;ËË o ED .Etr .o =ot o o =t o E otr .o È o E oz -l- _l: ,, o .tr 6() ofoü, (U ooEE EEoozz id Eoo o _t _l _l E o E c)L -o E oC .o E' oE c oog oo oCDtr E ".9'9u iitrtro ;§ Ëoulz o§'6 €§= >6 o a o o,(U o- Ir =lfajl o o)(§È _l I -l o)E o .C oô I oo F- c)p'À I a oÈ Ir :l g (U o otr +.o o EL o à L(E CL +,tr o E o .Ë oLF o3auO 'Ecl5:-Ee EE 'o .LÉsEil =trl-JoÉ =Eoooo GOo c) *, -oàEËEÉoI-- Ia L o CL o+,tr TEî,tr o CL\ott .= o+.(O ETtr UJ E o E o o E oC .o) 1f o! oE .olt §1, o xotr = I I I I I I i\t o to!f o ED .UÀ ro oÈ .9 {, N .-tt 5L o _t ottr a! -o -9 o- oot- Ël o CL ILê GÉ, IooÀ otr .9 (U È oolt o €g -cE 'E'9 Ftr t, rts OP 6Eo o E')(U tr\o =ot oso t, o E otr .o o. o E oz oEDtr Ë; fitrÊo ;€ Ë c o.9 ooto ^(J2E(, o o o,$ o. --t _l 5o --t _l o o)(§È :l oz ôc Eo o J oo r§ oE E oz o' z ôE Eo§ oE E oz o tot o CD(!À lo o§ o s N t,E a =o a, =t(! -o o =À oo Ël oê CL CL .EÉ. Ioo o. Ec J =co =(§(Jô F E o f t- o) o(J s oE c .9 P(! E VIp TI o c(E E'c o, CL .o T' .= o <o =ETC o Er J E(§ E)tl o Po 'a th(u (tJ EI tn .o .Ë .àP(J t! thoï, o E E(§ ô0 oc o -c.() + oxotrtr ott o .oÈ o a C')N 00N N =G =À @N roN tN G'N NN N oN o) 00 (o u) t (r, N o o) € ct, UI ts o ol o e,l oo =!, o .z (E .9,Ë E E'(! tr o (E (E ETr6' o. ooù F C) o) C) 0) à oo Coo oo o at, LÈ ô co @ =o É. ==o o) a EL fo(J oo o aî, I .o L :,o .o al, oE q Ë. 0) 'Ë d) ôtol EI &.Elt-_uo eEi r-Oe =i gz7,Fo- =Èg 86 >oot 3:E§Ë i;(E 0)(u YjÉy 8s3 Ë'39(Uc= 838 z É. É, utF UJF IIJfoz lU I =G)(O L Eoo a L :, c) i(1) fq c o oZ .r, oE Pd taAdi o)oc) bE q.ô qLto-O-tLo .9. f, o (r, oE co o .oEciI o O) .q)ltt, ooc .=oabla .9 !z o.Doo =Ecr o)OU'O'=E'ts cPo> 6_o x= -c.-9oxEÜ ÿld, I cl(5lt1 o)ÿ o); =o oo o- =o .o) ooE- eo PËb.e '6E o-(/, .ocoB ooo c o) Eoc 'Ë o .c.oo o oo .o cc9a ÛDLgE oç?i .9666Eo6 ît, ul ulzz oo o UJo IIJo J z F UJ Fz UJ =ul ts É,F *i o (r, '6 o oo o co o,(5 o o)p co o Eo LL o o) .o) ccoo o o)E o ü, '6 a 0)E o u,o -o (§ oE c c) E E f o- 9Llo (al'E c)l(E .c,lEC ls€ olc o .E -o .c) o l-É. oÀ o. É. =o zIFo o uJÉ, FÉ, oÈÀ É. =o z o F 32 =lr I I

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения