JOINT COORDINATING COMMITTEE Onchoccrciasis Control Programme in the Volta River Basin Area Ofrce of the Indcpcndent Chairman c/o World Health Organization l2l I Gcneva 27, Switzcrland Tcl. 3rl6O6l TclcxZtlX 2782I J.C.C.-C.C.C. COMITÉ CONJOINT DE COORDINATION Programme de Lutte Contre I'Onchocercose dans la Région du Bassin de la Volta Bureau du Présiùnt Inüpendant c/o Organisation Mondiale de la Santé l2ll Genève 27, Suisse Tél 3{6061 Télex § 2782L JCC6. 5 Partie 3 ? COMITE CONJOINT DE COORDINATION Sixième session Genève, 3-5 décembre 1979 22 ocEobre 1979 ASPECTS DU DEVELOPPEMEM SOCrO-ECONOI,IrQUE - HAUTE-VOLTA Des sept pays africains membres du Progranrne de Lut.te contre 1'Onchocercose dans le Bassin de la Volta, la Haute-Volta est 1a plus affectée puisque 84 % de sa superficie toÈaLe (274 OOO km2) sont touchés eE 90 % de sa population vivent dans la région où sévit 1'onchocercose. L'onchocercose esE 1'un des facEeurs qui ont éEé à 1'origine de 1'abandon quasi total de certaines parties de notre terriEoire national, parties qui sont pourtant. les zones les plus riches. ORIGINE ET JUSTIFICATION DE IA MISE EN VALEUR DES VALLEES DES VOLTA EN HAUTE-VOLTA La Haute-Volta connalt les méfaiEs de t'onchocercose sur 84 % de son territoire national mais au contrnencement du Pr<lgranrne Onchocercose (épandage des larvicides) en décembre L974, seules les Vallées des Vo1ta, Eerres les plus fertiles, ne faisaient pas encore I'objet d'une mise en valeur de façon systématique. Ces t.erres représentent les 1O % de la superficie totale du pays. Le resEe du pays (dont 74 % de zone onchocerquienne) connaissant depuis fort longtemps des acEions de développement conformément aux poliEiques définies par la Haut.e-Vo1ta en 1a matière, et mise en oeuvre par les services Eechniques centraux et leurs anEennes et par les Organismes régionaux de Développement (ORD). Ainsi le Progranrne Onchocercose a permis de démarrer avec le plus de garanEi-e possible le programme de développement intégré des Vallées des Volta, terres les plus riches du pays eE 1es plus vides également selon un schéma de, base élaboré dès 1971. Ce programme de développement intégré de ces vallées qui pourrait à lui tout seul justifier, pour ce qui est de 1a Haute-Volta, de la nécessité du Programme Onchocercose doiE permett.re d'aborder (1e croit normal) de la population voltalque durant la période de sa réalisationl de déconcentrer certaines régions très peuplées et surEout permettre d'amorcer 1'aménagemenE du terriEoire national. 1 JCC6.5, Partie 3 Page 2 Les rapports économiques qui 1es actions de développement dans seront présentés sur 1a Haute-Vo1ta porteraient surtout sur les Vallées des Volta. 2 LE CADRE INSTITUTIONNEL POUR LA CONDUITE DES OPERATIONS D'AMENAGEMENT DANS LES VALLEES DES VOLTA L,AUTORITE DES AMENAGE]'IENTS DES VALLEES DES VOLTA (AVV) Conscient de f importance d'une véritable planification de 1a mise en valeur des Valléesdes volta, 1e Gouvernement de Haute-volta a créé et 1974 I'Autorité des Aménagements des val1éesdes Volta; 1es périmètres d'aménagement placés sous Ie contrôle de 1'AVV ont été définis pardeux décrets dès L976 eL en application de la Loi N" 29/63/AN autorisant le Gouvernement à réserver pour 1'EtaE, qui décide de leur affectation, les terres peu peuplées ou é1oignées des agglomérations et qui ont fait 1'objet d'aménagements spéciaux; I'Autorité, entre autres acti- vités, procède depuis fin 1973 à f installation organisée de familles de paysans en ces lieux. L'AW est chargée d'étudier, de promouvoir, de coordonner, d'exécuter ou de contrôlerl'exécution de I'ensemble des opérations nécessaires au développement économique et social despérimètres d' aménagement. 3. LES METHODES D'AMENAGEMENT DES VAILEES DES VOLTA PAR L'AVV En tenant comPte de I'aptitude et de la vocation de chaque secteur, on établit - ou onétudie - un zonage des périmètres d'aménagement. on aboutit ainsi à un schéma directeur d'amé- nagement général fixant des affectations préférentielles du territoire. On a pu distinguer : des zones d'agriculture sèche avec une forte proportion de bons sols où sont installés des villages d'agriculteurs recrutés dans des régions surpeuplées ou manquant de terres cultivables; des zones d'agriculture irriguée où 1'on rencontre des ressources en eau suffisantes etdes sols adaptés et où s'exécutent les projets d'aménagement hydroagricole avec comme ressource complémentaire 1a pêche dans les retenues artificielles créées; des zones d'élevage, surtout dans 1es régions méridionales de rassemblement du bétai1, oùpourronr se développer des projets de ranch et d'embouche; des réserves de faune où l'on doit aménager des parcs naturels et exécuter des touristiques; projets des zones forestières, proches des centres de consornrnation, où s'effectueronL des planta- tions d'arbres forestiers pour en tirer du bois de chauffe et de service. Une carte jointe en annexe donne ce schéma pour les périmètres de 1a Volta Blanche et dela Volra Rouge. La période allanr de 1974 à 1977 a surtout été marquée, au niveau du projet, par des acti- vités de mise en valeur pluviale par installation d'exploitations agricoles regroupées dans des viLlages neufs. Depuis 1977 d,'autres actions à caractère spécifique ont été entamées dans 1es domaines dela forêt, de l'élevage et des aménagements hydroagricoles. Dans le domaine de l'élevage, outre les activités de surveillance sanitaire et d'entretiendes boeufs de trait, des activités de recherche et développement sont menées dans un centred éreva8e créé à Sondré en vue de résoudre certains problèmes préalables à toute politique cohérente de développement de 1'élevage : I mise au point des techniques d'amélioration et de question des pârurages; ÇJCC6.5, Partie 3 Page 3 - intégration harmonieuse de la production fourragère dans 1'ensemble de 1'exploitation Paysanne; - recherche de Èechniques approprlées de conservatlon du fourrage en milieu paysan; - déterminaEion et malÈrise des facteurs influanÈ sur 1'accrolssement de 1a productivit.é des espèces bovines. Les aménagemenËs hydroagricoles connaissent égalemenÈ un rapide développement avec la réallsation, à partir d'octobre L979, d'un périmètre pilote de 80 ha, prélude à un aménagementhydroagricole de grande envergure prévu sur la Volta Blanche à Bagré et donÈ les études sont terminées. Trois objecEifs principaux sont poursuivis au niveau du périmètre pilote : formaÈion d'agricurt,eurs à f irrigaÈion et à 1a culture intensive; adaptation des structures liant Ies paysans attributaires à la structure de gestion duprojet; recherche d'une autonomie financière dans Ia gestion du projet. Pour les zones forestières, un projet de TOOO ha a été lancé à 50 km à l'est de Ouagadougou. Sa réalisaÈion a débuté ea L977 par la plantagion de 2OO ha eE s'est poursuivie Par : 525 ha en 1978; 685 ha en 1979, soit 141O ha planrés à fin 1979. L'arti-sanat est déjà diversifié au nlveau des blocs. La pluparE des arÈisans exerçaientdéjà ce mét,ier dans leur village d'origine, quelques-uns sont restés avec leurs acquis, drautres ont reçu une formation complémentaire au CNpAR. Les principaux artisans que l-'on rencontre âctuellemenË sont Les forgerons et forgerons menuisiers qui sont au nombre de 12. de matériels de rechange de 1a culture attelée (socs, but.teurs, crochets, etc. ) . Les Pot'iers travaillent à 1a confecÈion des canaris, jarres et ustensiles traditionnels. Les charbonniers sont peu nombreux. Les vanniers fabriquent des paniers, des chaises et des tables en Eige. En plus de ceux qui travaillent déjà sur les blocs, l'AW a entrepris, à la demande des exploitants et comPEe tenu des objectifs de bien-être social poursuivi dans les blocs (amélio- ration de 1'habitat, réparatlon des moteurs et vélos, confection des toitures et meubles,habillement, etc.), de former d'aut.res artisans : Au CNPAR : maçon, menuisier, cyclomotorisÈe. Et au niveau des fenrnes, avec ou sans le concours de ltextérieur, Ie tissage, la couture,1e tricot. Le suivi des artisans, 1'organisation de la producEion et de 1a connnercialisation s'inscrivent également comme des objectifs imporÈants. L'amélioration des ateliers, 1a création des groupements professionners, 1a construction au niveau des blocs de centre de rencont.re, 1'aide que le Fonds de Développement villageoisPeut consenÈir aux art,isans, devraient permettre d'organiser et de développer les oeuvresartisanales. I1s fournissent 1'essentiel rasettes, ferreures, jougs, JCC6. 5, Part ie 3 Page 4 Les méthodes actuelles d'aménagement et de mise en valeur Etudes d'aménagement Dans un premier stade, on rassemble les données de base Pour une unité géographique d'aménagement de 10 OOO ha en moyenne, appelée bloc. Une mission aérienne fourniE à l'échel1e dr lf2O OOOème 1e modèle physique, 1'hydrographie et 1'occupation des sols tandis que trois Eypes d'études élaborent les premiers éléments d'aménagement : - 1es études sociologiques permettent de mieux connaître 1'occupation actuelle des zones qui ne sont jamais complètement inhabitées: migrants sauvages, droits fonciers des villages environnants, élevage peulh avec son degré de sédentarisation; - 1es éEudes pédologiques délimitent les sols à reEenir pour 1'arnénagement agricole en précisant leurs caractéristiques ; - Ies études hydrogéologiques localisent 1es ressources en eau souterraine à 1'aide de géophysique et de sondages préliminaires. En touge rigueur, i1 faudrait étudier aussi les végétations (ligneuses eE herbacées) et la faune en vue de l'aménagement incégral des parties non mises en culture. En fonction de critères simples d'aménagement (distances minimales entre cenEre des villages et terres de culture, entre habitat et point d'eau, regrouPement des centres d'exploi- tation en village de 50 familles, avec attribuEion d'une parcelle Privative de t ha appelée parcerle de concession) et du type foncier de 1'exploiEation agricole de base décrit ci-après, les résultaEs des études permettent d'élaborer un schéma directeur d'aménagement de bloc (SDAB) qui fait apparaître : - 1'emplacement des villages - 1'extension des territoires de culture Pour chaque village - le tracé des dessertes routières atteignant chaque village - la localisation des équipements collectifs de bloc : marché, écoles, hangars, dispensaires Cette phase dure au minimum 2 années, la première est consacrée aux études de base socio- logiques, pédologiques et hydrogéologiques; 1a seconde aux recherches d'eau en fonction des résultats pédologiques, avec une camPagne combinée de géophysique et de sondages' Travaux d'infras truc ture collective Avant I'installation des migrants dans les villages nouvellement créés, Ies réalisations des équipements collectifs doivent être achevés et notamment les voies de desserte, Ies points d'eau, 1es magasins de stockage. t Les logements du personnel d'encadrement technique et migrants, les bâtiments scolaires et sociaux sont également des villages. social chargé d'accueillir les édifiés au moment de f installation Ces travaux d'infrastructure furenE réaLisés entièrement en régie, au cours dcs premières années, par Ies moyens proPres d'autorité. Depuis 1978, i1 est fait appel progressivemenr à l,entreprise pour 1'édification des bâtiments collectifs, écoles, infirmeries, magasins de stockagl Go % en 1979). par contre, les travaux routiers, d'aménagements fonciers, Ies créa- tions àe puits d'eau sont Eoujours réalisés par les moyens de 1'AVV, équipements et Personnel' Réseau rouEier L,Autorité doit non seulement construire des routes à f intérieur de ses périmètres mais aussi les relier au réseau roucier existant, parfois au moyen de bretelles de plusieurs dizaines de kilomètres. YJCC6.5, Partie 3 Page 5 Actuellelnent, I'Autorité construiE trois tyPes de routes : r) Les routes d'acc ès aux périmètres et de desserEe des villases Ces routes assises sur une emprise de 30 m environ ont une plateforme de 7OO soit en remblais, soit en profil avec fossés triangulaires suivant la configuration du terrain naturel. ElIes comporEaient des fossés de garde exécuÈés au bulldozer et implantés à 1'extérieur de la plateforme. La couche de base en graves latéritiques sélectionnées a 15 cm d'épaisseur environ et tient Iieu de couche de roulement. L'assainissement est assuré par des passages busés et des dalots en béton armé Les marigoE.s importants sont franchis par des Ponceaux en béEon armé 2) s routes vill o]-SeS Les routes permettant la circulation à I'intérieur des villages ont 6 m de largeur sans fossés ni ouvrages d'assainissement et reçoivent une couche de roulement latéritique d'environ 8 cm d'épaisseur. 3) Les pistes d ' ouver ture Ces pistes ont pour objet de desservir les périmètres avant la construction des routes définitives et facilitent les études sur te terrainr les travaux de forage et de construction des bâtiments. Elles sont réalisées par un simple Passage du bull-dozer. Les opérations avancent au ryLhme des possibilités de I'unique unité rout-ière actuelle qui peut construire 45 km de rouEes par an, ce qui conduit à un échelonnement des opérations. Les sources de financement ayant manifesté le désir de voir réduire le coût des investis- sements routiersr les techniciens de l'Autorité écudient en liaison avec la cellule pluri- disciplinaire Ies modifications suscepEibles d'être apportées aux caracCéristiques du réseau routier et en Particulier : - modification des normes actuelles pour les routes d'accès aux périmètres - adoption de routes plus sommaires pour la liaison de chaque village au réseau primaire. PoinEs d'eau Les besoins à satisfaire ont été évalués à terme à 4OO I par jour et Par famille(8 personnes à 20 1,4 boeufs à 30 1, I2O 1 pour petiE bétail). Le niveau d'équipement est actuellement déterminé par la faiblesse des moyens manuels d'exhaure; une pomPe manuelle ne peut donner plus de 5OO I par heure en moyenne, soit 5 13 pr. jour pour IO tr d'utillsationi une pompe alimente donc 12,5 familles. Les forages sont effectués mécaniquement à moyenne profondeur (4O m) et sont de Petit diamèEre (15 cm). De ce fait, ils ne peuvent recevoir qu'une seule PomPe manuelle. D'où les normes retenues : 2 forages pour un village de 25 familles, 3 pour un de 50, L Pour un de 75, normes qui dépassent sensiblement les premières estimations. Bâ E iment s Les bâtiments à construire sur les terroirs des blocs aménagés parties : ceux au niveau des villages et ceux avec une fonction Pour insEallée iI est construit actuellement en moyenne 2r7 m2 de surface villageois eL 4,75 m2 de bâtiments de bloc. se divisent en deux tout le bloc. Par famille couverte de bâtiments JCC6.5, Partie 3 Page 6 Pour les bâtiments villageois trois types standards de bâtiments sont appliqués logement deux pièces (28 m2; pour les encadreurs (l pour 25 famiLLes) pour les animatrices (l pour 50 familles) pour les enquêteurs (l pour 100 familles) - magasin 36 n2 : pour un village de 25 familles - magasin 54 m2 : pour des villages de 50 familles Pour Ies bâtiments de bloc, six types standards ont été adoptés soit: - logement 4 pièces (6o m2) : pour le personnel d'encadrement de bloc et pour Les insti- tuteurs des écoles - logement 4 pièces : pour les directeurs des écoles et pour les chefs de * dépendance (lOO m2) secteurs - magasin central (fOO m2; pour 1es blocs de 2OO à 25O familLes - magasin central (2OO m2; pour les blocs de 3OO ou plus de familles - dispensaire ruraL (82 m2) : un par bloc - salle de classe octogonale : trois sur des blocs de 2oo à 35o familles(80 m2; six sur des blocs de 300 ou plus de familles Les bâriments du bloc sonE en principe construits par des entrepreneurs nationaux pendant que Les bâtiments villageois sont mis en oeuvre par des tâcherons (petits entrepreneurs auxquels l'AVV fournit les matériaux de construcEion) ou en régie (ce dernier seulement quand il s'agit d'une construction éloignée et isolée d'autres constructions). Chaque logement est équipé d'un WC extérieur Pour Ies bâtiments qui n'entrent pas dans Le progranrme standard des plans spéciaux sont étudiés si cela est nécessaire. Ce progranrme cj--dessus est en application à 1'AVV depuis deux ans. Les bâtiments sont Eous consEruits en dur pour assurer une pérennité suffisante. Les murs sont en agglos de ciment, les couvertures sont en menuiserie métallique et les toitures en bacs alus, ÿ Des d im inue r études permanentes sont en cours pour améliorer les qualités des ouvrages réaLisés et si possrble Ies coûts. Egalement, I'utilisation de matériaux locaux dans les constructions, en conservant les normes de qualité actuelLe sont en cours d'étude. 11 ise en p lace d'explortations agricoles Options fondamentales L'exploitation des terres jugées aptes à Ia culture est confiée à des familles sous leur responsabilité individuelle. Les terrains étant propriété d'Etat, rls ne jouissent que d'un droit d'exploitation avec obligation de mise en valeur personnelle, les condiEions juridiques restant encore à préciser. Toutefois, un cahier des charges en cours de rédaction définira les obligations réciproques du nouvel exploitant et de I'AVV - mandataire de Ia puissance publique. Le système de culture a été choisi de façon à assurer le maintlen du niveau de fertilité par un assolement judicieux : 4 soles culEivées : 1 deplantes sarclées, I de légumineuses,2 de céréales, 2 soles en jachère; l'autosubsistance de la famille, avec un tiers au moins de cultures vivrières locales; JCC6.5, Partie 3 Page 7 un revenu monétaire suffisant pour dégager un surplus appréciable après rémunération desfacteurs et des moyens de production, par 1a culture ducoton dont les débouchés commerciaux sont garantis ; compte Eenu du niveau d'intensité et des moyens de production employés, la surface culti- vable annuellement Par actif s'établit à L,2 ha en moyenne. Calculée sur une capacitéde travail famitial estimée à terme à 5 acEifsr l'exploitation type comporte 9 ha deculture de plein champ, auxquels il faut ajouter t ha de parcelle d'habitat et I ha deterrain à boiser; l'accès aux facteurs de production (semences sélectionnées, produits phytosânitaires, engrais et culture attelée) est assuré par l'AVV, qui les achète, 1es transporte jusqu'auterroir et les emmagasine sur place. Leur acquisition se fait grâce au crédit agricole àcourt et moyen terme, selon un système adapté à la capacité financière des exploitations.En 1'absence d'un système national de crédit agricole, c'est 1'AVV qui gère son propre système; il convient de noter que I'approvisionnement en semences est réalisé par I'AW grâce à sespropres centres de production et de conditionnement; une expérimenEation agronomique d'accompagnement., conduite sur des points d'application choisis en fonction de leur représentativité agroclimatique, étudie les améIiorations à aPPorEer au système cultural en intégranË les apports de la recherche agronomique, et. ondéduit des recommandations pratiques à diffuser aux exploitants; la mise en oeuvre simultanée de toutes ces techniques nouvelles pour le paysan ne peutréussir que grâce à un encadrement technique très dense. L'AVV maintient en permanencedans ses villages des encadreurs à raison de un pour 25 familles en première roEation. rlest Prévu après quelques années de réduire cette densité d'encadremànt, corréraEivementà 1'évolution du paysân. La mi ration Conrnent sont choisis les honrnes, artisans de cette mise en valeur agricole ? Il faut d'abord faire connaître les possibilités d'accueil de l'AVV. on agit en prioritédans Ies zones où l'émigration est déjà la plus forte en raison de la surpopulation et de labaisse de fertilité des sols surexploités. Les responsables administratifs et techniques deces régions sont contactés systématiquement et participent à la diffusion de f information auprès d'une "clientèlertdéjà averrle par des émissions de radio rurale. Des réunions d'information sont organisées dans 1es secteurs sensibles et des visites deSrotrpes paysans sont entreprises en direction des blocs AVV; il est très importanE que 1asituation de I'agriculteur à 1'AVV soit bien connue pour éviter des candidatures non motivées. Les voLontaires pour la migration s'inscrivent auprès des organismes régionaux de Déve-loppement (oRD) ou des préfectures. un réseau bien implanté d'enquêteurs pracés par I,AVVatteint chaque candidat. L'agent recruté vérifie qu'i1 remplit certaines conditions : - être chef d'une famille avec un nombre suffisant de personnes actives, exercer déjà uneactivité agricole, présenter des garanties personnelles (santé, morale, motivatio;). rl lui donne un aPerçu complet de sa future condition et lui explique ses droits etobligations ' si sa candidature est retenue, le migrant est transporté vers le terroir de sonchoix à condition que certe exigence puisse être remplie. Le transport de sa familre et de sesbiens est assuré par 1'AVV et s'effectue en une seule fois entre le rer janvier et le 3I marsde I'année d' instal lation. A son arrivée sur place, le migrant prend possession de sa concession prévative où i1construit son habitation selon la technique tradltionnelle. Les familles sont accueillies par1'encadrement qui les assiste et qui leur distribue des vivres d,urgence fournies par 1eProgranrne alimentaire mondial (faU;. JCC6.5, Partie 3 Page 8 Travaux topographiques eÈ exP érimentation de défense et restauration des sols Le nouvel exploitant va donc recevoir en tout six parcelles. L'assolement s'établit pro- gressivement, parallèlement à 1a croissance de 1a productivité agricole: d'abord deux soles, puis une nouvelle chaque année pour achever le tout en cinq ans. Les terrains sont distribués selon le plan d'aménagement du terrain; celui-ci est établi en fonction d'impératifs de conser- vation des sols d'après la morphologie du terrain à mettre en culture. En I'absence de documents topographiques préexistants à grande écheIle, on doit effectuer des levées au l,/lo OOOème à raison de un point par ha pour connaltre les pentes, 1'emplacement du réseau hydrographique et les accidents de terrain. Ceux-ci Permettent de situer exactement les sols retenus par le pédologue et les emplacements choisis pour les villages. Ce travail est effectué par les brigades du service topographique de t'AVV qui doivent Lever IOOO à l5OO ha pour un village de 5O familles. Depuis 1978 et pour certains blocs on remplace cette opération par la réalisation de plans photogranrnétriques au t/fO OOOème issus d'une nouvelle prise de vue aérienne. Cette opération peut intervenir aussitôt après l'établissement du SDAB qui délimite les terroirs de culture et les sites de villages, c'est-à-dire au pLus tôt un an avant I'installation. Une expérimentation sur les sols de la région est conduite Par I'AVV Pour connaîEre les précautions à prendre ou 1es erreurs à éviter pour la bonne conservation des sols, soumis à une érosion très intense. Par des mesures du ruissellement et des transports solides, on apprécie les vitesses d'évolution en fonction de différentes situations (couvert, techniques "Litu."I"., pâturage). Les premiers résultats montrent l'intérêt de disposer les parcelLes en courbe de niveau, de ne pas laisser 1e terrain nu, de planter des bandes brise-vents, de prati- quer si possible la culture en bandes alternées et de Protégei les jachères contre les feux de brousse. A partir de ces considérations, on dessine le loEissement parcellaire agricole sur le plan d'aménagement du terroir, en faisant apparaître bandes de culture, regroupées en soles, chemins d'exploitation et axes de drainage mis en défense. Les équipes toPographiques procèdent à parÈir du plan d'aménagement à I'implantation sur le terrain de 1'ensemble de ces infra- strucÈures. Les bandes de culture sont implantées, sole par sole, sur le terrain au fur et à mesure que les exploitants sont prêts à les mettre en culture. L'encadrement peut alors procéder à la division en lots individuels de 1,5 ha, affecté à chaque exploitant, lequel n'en cultive qu'une superficie calculée d'après sa force de travail. Les terrains distribués ét.ant recouverts d'une végétation naturelle dense, i1 faut les défricher. La première année, une sole est défrichée mécaniquement par 1'AVV et deux autres manuellement par l'exploitant. On peut ainsi disposer d'une sole d'avance, les trois mois de réco1te. Le défrichement manuel est effectué au moyen d'outils (pel1es, pioches, hache) renouvelés chaque année. Le défrichement mécanique se fait au bouteur à chenilles de 15O CV fourni par 1'AVV ' L' amén ement foncier de base A f installation, la terre vierge présente profond ameublit un horizon suffisanrnent épais, et constituant un réservoir d'eau qui garantira pluviométriques . un sol compact encombré de racines. Un labour facile à travailler avec la traction animale 1es cultures contre les irrégularités Suivant Ia structure préexistante des so1s, on exécute à I'aide d'un bouteur à chenilles puissant (caterpillar D6), soit un sous-solage profond (80 % des cas), soit un pulvérisage (ZO % des cas : vertisols). Une façon culturale superficielle, juste avant 1e semis, complète ce premier travail : pulvérisage léger ou hersage lourd ' Ces travaux, exécutés par 1'AVV avec son propre parc de matériel, s'étalent tout au long de la saison sèche et se poursuivent pendant les cinq ans d'installation de L'exploitation, au fur et à mesure des défrichements ' IAménagement fores tier Pour apPrendre aux Paysans à respecter leur fragile milieu naturel, 1'AVV mène auprès d'eux une action éducative visant i - d'une part à sauvegarder la partie de la forêt non mise en culture; - c1'autre part à planter le plus d'arbres possible de manière : a) à lutter contre l'érosion du fait des cultures par la plantation des essences à croissance rapide (eucalypEus, neem, cassia) autour des concessions et sur 1es interbandes; b) à créer et entretenir des forêts villageoises pour 1'autosatisfaction en bois de chauffe. L'AVV entreprend également de développer la culture fruitière qui nutritionnel dans 1'alimentation influe sur le milieu écologique. en plus de l'apport Suivi des exploitations agricoles Toutes Ies opérations précédentes aboutissent à des investissements intégrés, conçus, réalisés eÈ financés Par I'Autorité qui se comporte ainsi conrne une société d'équipement du territoire. On a pris l'option d'aider dans un premier E.emps par des moyens concentrés d'assistance, à la constitution et au fonctionnement d'un appareil productif de qualité et rationnellement organisé, globalement en avance Par rapPort au reste du pays. A terme cependant, ces exploi- tations agricoles modernes deviendront autonomes et devront pourvoir à leur propre développe- ment sans aide technique et. financière particulière. Encadrement des paysans La direcEion de la mise en valeur de I'AVV dirige les opérations de production et de formation des paysans, en prograrmant, organisanÈ eE en faisant exécuter les directives sur le terrain par un réseau d'encadreurs, contrôlés par des responsables de bloc et de secteur'. Ce réseau dense au démarrage : un encadreur pour 25 familles en première rotation (cinq ans) est appelé à être allégé par 1a suite (un encadreur pour 50 à 2OO familles) dès l'instant où ie niveau de formation eE d'évolution du paysan le permet. JCC6.5, Partie 3 Page 9 on estime que les câches de l'encadrement s'al1ègent une fois Les installations techniques culturales assimilées et que les paysans, grâce à l'alphabétisation et à l'animation villageoise, seront à même de prendre leur propre développernent En effet, achevées, 1es fonctlonnelle en charge. FormaEion et alphabétisation fonctionnelle I1 est. incontesEable que des acEions de développement auront d'autant les honrnes qui les conduisent sur le terrain y seront mieux préparés. plus d'impact que L'AVV est ainsi obligée de former elle-même ses agents de terrain (encadreurs, anima- trices, enquêteurs, etc.), les structures nationales ne pouvant pas y pourvoir. Elte recrute à un niveau é1émentaire et fournit les connaissances techniques nécessaires à ses propres objectifs Lors de stages courts de préformation et de formation continue. ActuelLernent un accent particulier est mis sur la formation de I'ensemble des paysarrs Des leaders paysans choisis par 1es membres des groupements constitués par les villages reçoivent une formation spécifique dont les orientations sont les suivantes : formation générale sur le rôle des groupements, de leur comité; sur leur constit,rtion et Les actions à mener; sur l'aide à attendre de I'AVV; JCC6 . 5, Par tie 3 Page i0 formation à 1a gestion des responsables alphabétisés des comités; formation à I'animation des grouPements. Les différentes formations, selon 1es publics sont réa1isées lors de stages, de séminaires plus ou moins longs soit à Ouagadougou (cadres et employés), soit en centres à Mogtedo et Kaibo (personnel d'encadrement de terrain, paysans) soit sur les terrains même dans les villages et les blocs (paysans, leaders, jeunes agriculteurs, encadrement lors des suivi- formations ) . Crédit agricole - Approvisionnement et cortrnercialisation L'AVV est responsable de 1a fourniture des équipements et des intrants agricoles aux migrants qu'e1le installe sur les périmètres aménagés. Leurs cessions ne pouvant se faire au comptant en raison du faible pouvoir d'achat des exploitants à leur arrivée, ces facteurs de production sont placés à Eerme et l'on adapte les remboursements aux recettes monéEaires des bénéficiaires. Complément indispensable à 1'action d'encadrement, cette activité de.crédit agricole tient compte de la nature spécifique de 1'AVV et est conçue de manière à être insérée dans un système nationaL de crédit agricole en phase de réorganisation. Le crédit purement agricole, à l'instar de I'exploitation s'octroie pour le moment à titre individuel. Au fur et à mesure que les villages s'organisent et se structurent en corl[Ilu- nautés, des crédits collectifs sont accordés en vue de 1a promotion de petites entreprises villageoises (moulins à mil, boutiques, pharmacies, stocks céréaliers villageois, etc.) concourant au bien-être économique et social des migrants. En amont et en aval du crédit agricole, on assure un approvisionnement correct, intrants et équipements, et une cortrnercialisation des produits des migrants. Diverses dispositions sont prises pour garantir les migrants contre les risques : - assurance bétail contre la mortalité des animaux de trait; - fonds de garantie générale et de calamités pour les sinistres naturels (dégâts d'animaux, inondations, etc. ) . L'adaptation du syst.ème de crédit, Liée aux bons résultats de La production, conduit à un remboursement très satisfaisant (pIus de 95 % chaque année) des crédits accordés. Traction bovine et élevage Lc. facteur essentiel de progrès agricole esf 1a pratique de 1a culture attelée. A partir de la deuxième année d'installation et en tout cas en troisième année au plus tard, Ie migrant est tenLr de passer à la traction bovine. Le système de crédit agricole lui permet de s'équiper en fonction de ses possibilités en boeufs et matériels (voir plus hauE.). L'encadrement, formé spécialement poilr cela, aide au dressage des animaux et à I'apprentissage de la culture attelée, technique nouvelle pour la plupart des migrants. Des artisans ruraux, formés par le BIT, de rechange pour le matériel. assurent Ies réparations et fabriquent des pièces Outre le fonds de garantie bétail, les exploitants bénéficient d'une couverture sanitaire correcte pour leurs animaux de trait. Dans chaque bloc ce travail est assuré Par un infirmier vétérinaire ou au moins par un vaccinateur. L'intégration de l'élevage à 1'agriculture n'a pas encore été poussée : on attend que les exploitarions agricoles soient solidement éEablres. Rien n'excluera alors le passage à des exploitations mixtes où l'élevage valorisera une partie de 1a production agricole. On projette également d'associer 1'élevage peulh traditionnel qui, sur les terroirs pastoraux contigus, pourrai-t assurer le naissage et 1'embouche de tout ou partie du bétail des agriculteurs AVV. I JCC6.5, Partie 3 Page I I As cts socio-humains Le développement de I'exploitation familiale passe par la promotion de la fenrne qui doitêtre associée aux activités de 1'exploitation. En dehors des traditionnels consei[s de p],lr etd'éducation ménagère, les animatrices féminines de 1'AW (une pour 75 familles) dispensent des notions économiques et agricoles afin que l-es fenrnes deviennent des éléments dynamiques etparticipent à 1'évolution de L'exploitation. Un environnement économique amélioré doit s'accompagner d'un environnement socio-culturelbien structuré. Dans le domaine de 1a santé, 1'AvV conjugue ses efforts avec le Ministère de la Santé dansl'équipement et le fonctionnement des dispensaires assurés par des infirmiers maintenant misà la disposition de 1'ÀVV par 1'Etat. Dans le domaine de l'éducation, 1'AVV assure les constructions eÈ 1,équipement desécoles. L'éducation nationale fournit les instituteurs et assure le fonctionnement. De plus en plus les paysans, grâce à une structure villageoise organisée et àplace d'un fonds de dévelopPement villageois, participent dans le fonctionnement dede l'éducation : pharmacie villageoise, cantine scolaire, complément de fourni-tures e cc . ) . La mise en la santé et scolaires, r1 est également prévu de promouvoir 1'artisanat et d'encourager la création de petitesentreprises locales mettant en oeuvre des technologies intermédiaires. La vie communautairedans les villages a en effet besoin de services qui doivent être fournis le plus possible parles entreprises villageoises. En conclusion, les actions nombreuses et diversifiées qui viennent d'être analysées peuventapparaltre comme étant disparates et dispersées, mais el1es sont en fait étroitement liées ets'inrègrent dans un projet g1oba1 et concerté. r1 faut souligner que, dans de nombreux domaines, ItAVV doit pallier par des propresmoyens le manque loca1 de services ou d'entreprises adaptées, "" q,.ri rend encore plus complexecette opération et lralourdit indéniablement. Enfin' les dtfférentes étapes du projet (études, travaux, installations, suivi) formentune chaîne opérationnelle qui s'étend sur une longue période de 9 ans (4 ans avant ia premièreinstallation, 5 ans après). on ne saurait donc procéder, sans étude approfondie et sans grandes précautions, à uneamputation ni nlême, à f inverse, à un alourdissement d'une partie"du p.o;"a. Les autressubiraient inévitablement des répercussions et toute 1'opéràtion en serait perturbée. 4. LES AUTRES ACTIVITES ENVISAGEES si jusqu'à présent 1'AVV s'est concentrée sur res aménagements de curture sèche, sesstatuts 1'autorisent à lancer des actions dans 1es domaines de f irrigation, des agro-industries, du reboisement, du tourisme, etc. Les périmè tres irrigués LtAutorité des Aménagements des vaLlées des volta, consciente que la maitrise de lreau etson utilisation pour 1a production agricole reste un facteur déterminant à court et à longterme dans sa strâtégie de mise en valeur des zones 1ibérées de 1'onchocercose, a i,nscrit trèstôt dans son programme d'action, 1a réalisation d'importants ouvrages hydro-agricoles sur lesprincipales rivières du pays. JCC6.5, Partie 3 Page 12 Un inventarre des sites hydro-agricoles possibles a révé1é d'importantes possibilités dans ce domaine et quatre zones font 1'objet d'études approfondies : - Le barrage de Bagré sur la Volta Blanche dont 1'étude de factibilité est achevée en décembre 1978 permettra, dans sa première tranche de réalisation, f irri.gation de 5OOO ha avec production d'énergie électrique de 42 GW h/an. En phase de croisière Bagré permettra f irrigation de 30 OOO ha. Sur Ia base de ce dossier de factibilité,1es premières négociations avec les sources de financement pourront avoir lieu au cours des années L979 et 1980. L'ouverture d'un périmètre pilote dès juin 1980 permettra la mise au point des techniques d'irrigation, de 1a formation des agriculteurs irrigants et de la structure de gestion du futur périmètre de Bagré. - La Val1ée du Sourou, pour laquel1e on estime les surfaces irrigables à 3O OOO ha, a fait 1'objet de nombreuses études depuis une vingtaine d'années et 1a bonne qualité des sols est connue depuis longtemps. 11 a été entrepris en mars 1979 de faire la synthèse de toures les études existantes en vue de 1'élaboration d'un schéma directeur d'aménagement et de 1'établissement d'un dossier de factibilité de ce schéma. - Le cours supérieur de la Volta Noire recèle également d'énormes potentialités hydro- agricoles et une étude de schéma directeur d'aménagement et de mise en valeur avec éta- blissement d'un dossier de factibilité est en cours de réalisation. - Le Barrage de Pama sur 1e Kompienga, dont 1es études financées Par le CANADA sont à un stade très avancé, permettra une troduction d'énergie électrique d'environ 30 GW h/an et f irrigation de 7 à SOOO ha. Les autres projets envisagés sont à un stade d'études beaucoup moins avancé. On peut citer ltaménagement hydro-agricole de la Bougouriba, 1e barrage de Tanéma sur la Dougoulamoundi pour lesquels toutes les études sont à faire. Le tourisme La réserve de faune et la forêt classée de Pô (Volta Rouge) étant situées à f intérieur des périmètres de I'AW, c'est à ltAutorité qu'i1 incombe draménager cette réserve, très bien située par rapporr à OUAGADOUGOU. Une étude d'aménagement a été réalisée en 1974115. Dans 1a Bougouriba, i1 existe également des zones dont les ressources cygénétiques scnt importantes. Leur aménagement sera envisagé progressivement dès que Ies études d'inventaire et Ies études des mouvements saisonniers des animaux auront été faites. Les agro-industries Leur développement s'effectuera paral1èlement à celui des installations de migrants. La production actuelle de coton des périmètres AVV peut facilement être absorbée par les usines d'égrenage existantes, mais, vers 1985, une usine d'égrenage pourra se justifier dans Ia Volta Blanche. De même, avec le développement des périmètres de Bagré et du Sourou' une sucrerie, des rizeries pourront être envisagées à la fin des années 80. JCC6.5, Partie 3 Page 13 C§ ]J oH t.e a o) lr(§ !() 0) H6Cî Ô N-fNd oooooooooooo OOrôr^(ftro\co\.o C! \O Ca H o o o @ o\ ôl oooNooo !UU9 roodN\Oo l^ ri c) .i ts(!|l !(!À o 0.) o o! o. cO 0l o) o(§ -o (! i tl t/) rUl ooo! \qJ /o ô0(!É.AÉ .i !vli!\0J .iÀ lrl oo o cO a o co oooà{ooo@ooi oo.:\, ôJ rr)(1 d -ô l. X^ oH-c ôJD .. v Êa oooooooooooo ooooc.)Or\O iôlÈd ooo oo\o oooÈ{ôrOOioorr\ \O@cO$ .> ô0; ç^ a';-É a =v .-l oAÿ oooooooooooo oor^rôO\t^Ncai\oôd ooo oo oooù{Noo c{OON ico"iÀ@à 0) 9 0., Hso =ôd4&-Ë(n ,, u- o UUUVoooooooo oooocaôlor^C!-T(\À ooo ooo J OOO*-\oOONoorô ca§-Od: 0) tl !0)JOE ,@aaO(!!'Êl .rr>(o! lrOlr,ô0àoo 0) \0) è{ Cd a o) o 'rl !(0 o ! D (! ! o ! o) .i (.) (H tJ 0) a (!l GJ: au)(!Oo!ô0io(6a!ù{ i.iieÉÉ .r{(!00 >(H.r{.i !1J ood(i tr!àÀ -ô-oaaÉÉo.o.oooozzÀÀ tr 0) +J ê 'rl ^d U) o .i !(d ê o O{ tcHz ,.1À É azoH Ei ÈÈoÀ HÈl û rdo z rI1 rdÊ CJ ü rd êr U) tdX zz =qÈH U7 H H U) rdX rdzz ; JCC6.5, Partie 3 Page 14 ANNEXE 2 LES ETI]DES DE BASE RNALISEES DE 1972 A L979 (I,lise en valeur en culture sèche) - Couverture aérienne - Couverture aérienne - Couverture aérienne - Couverture aérienne - Carthographie - Pédologie - Pédologie - Hydrogéologie - Hydrogéologie - Géophysique- _.4 - LopograPnr% - IopograPnre- - Agrostologie - Agrostologie Trype d'étude Eche 1 Ie Di spon ib 1e en L977 (hec tare s ) Année de réal isation Financement t/too ooo li 30 000 1'20 000 1/40 000 L//,2o ooo 1,/ 1oo ooo l.'20 000 1,/ 100 000 1,,'20 ooo 1 10 000 1// 10 0oo 1',100 000 1'20 000 I 990 000 200 000 2 260 000 120 000 908 000 700 000 510 000 685 000 510 000 339 000 170 000 25 000 200 000 t974 à t976 t97 9 1972 à L974 L97 9 t973 à L977 L973 à L977 L973 à 1979 1973 à t977 L973 à L979 t973 à L979 L975 à L979 t973 à L977 L974 à L976 FAC FED FAC-PNUD FAC FAC-PNl'D FAC- PNiID FAC-PB-PNI.ID FAC-PNUD FAC- PNTID FAC- PN1ID FAC- PNIID FAC-PB FAC FAC PN1JD P. B. Fonds d'Aide et de CoopéraEion de la République française. Progranrne des Nations Unies pour le Développement. Assistance néerlandaise. 9 P1r.,, topographiques réalisés à partir des photos au 1,,/ 20 OOOème. ! t"rés topographiques des bandes de culture et des villages. JCC6.5, Partie 3 Page 15 ANNEXE 3. LES ETTIDES DE BASE A REALISER (MISE EN VALEUR EN CITLTURE SECHE) Type d'étude Eche 1 le Superficieà réaliser Estimation du coût (mi 11 ions Fr. CFA) a Couverture aérienne Car tographie Pédo log i e Hydrogéologie Hydrogéo1ogi e Géophys ique Topographieq Topographit' Agros tologie Agros to 1 ogie tfzo ooo rfzo ooo r/roo ooo rfzo ooo r/roo ooo tfzo ooo r/ro ooo rlro ooo i/roo ooo tfzo ooo 550 000 550 000 2 000 000 A déterminer I 350 000 1 402 000 830 000 545 000 830 000 545 000 205 60 35 520 55 620 240 270 330 60 2 395 I C"tt" estimation n'a qu'un caractère indicatif. Les prix uni- taires utilisés sont ceux de L979. h: Plans topographiques réalisés à partir des photos au t/:O OOO. I Implantations topographiques des parcelles de culture et des vi 1 lages . d - Y compris sondages de reconnaissance. JCC6.5, Partie 3 Page 16 ANNEXE 4. RECAPITUI.ATIF DES ETUDES DE BASE REALTSEES ET A EFEECTUER D'ICI A L,AN 2OOO (Mise en valeur en culture sèche) Type d'étude Eche 1 1e Disponible en 1979 (hec rare s ) A réaliser (hec tare s ) Total (hectares) % de réali- sation en 1979 CouverEure aérienne Couverture aérienne CartograPhie Pédo logie Pédo logie Hydrogéo logie Hydrogéologie Géophys ique bTopographic Topographif Agros Eologie Agros to logie 1/roo ooo t/zo ooo t/zo ooo 1/1oo ooo L/zO OOO r/1oo ooo t/20 ooo 1/1o ooo r/10 ooo t/roo ooo L/2o ooo 1 900 000 2 260 00æ 908 000 700 000 510 000 685 000 510 000 339 000 170 000 25 000 200 000 I 350 000 I 402 000 830 000 545 000 830 000 545 000 795 000 550 000 550 000 2 000 000 à déterminer 1 900 000 3 610 000 2 3lo ooo 1 530 000 t 055 000 1 515 000 I 134 000 1 134 000 7 20 000 575 000 2 000 000 100 % 63 "L 39% 46 7" 48 7" 4s% 48 7. 30 7" 1) ot )h o% 3 No., compris 2 4OO OOO ha dans la Va1lée de la Volta Noire qui ont été réalisés en 1974 sur financement PNUD en vue d'une étude d'aménagement intégré de cette vallée. Faute de financement, cette étude n'a jamais été entreprise. ! rr.r," ropographiques réalisés à partir des photos au tf3O OOOème ot I/4O OOOème. 9 Le.rés topographiques des parcelles de culture et des villages. JCC6.5, Partie 3 Page 17 ANNEXE 5. PREMIERES REALISÀTIONS DE L'AVV t I ooo 5 800I ooo 828 2 450 1 299 I 276 I 810 254 20 l5 I5 40 31 4J Topographie (ha) - levés 1'10 OOO - parcelles de culture - village Défr ichement (ha) Labours mécaniques (ha ) Villages créés (nb) Familles installées Exploitations restantes en 1979 (cumulées) Population totale (cumulée) ( PAI'I)Aide alimentaire sorgho (tonnes) poisson (tonnes) huile (tonnes) lait en poudre (tonnes) Infrastructure sociale infirmeries écoles Puits Infrastructure rouEière - prstes provisoires (km - pistes de desserEe (km - pistes définitives (km - routes villageoises t97 9 L973 t97 4 L97 5 L976 197 7 L97 8 I 35I 2 972 L4 556 1 833 L2 987 586 46 35 35 5, )1 9 7 I I 30 30 lo0 30 l0 47 39 2 L2 10 86 L4 4 3 500 800 225 6t6 582 7 2L4 226 I 535 25t 6 8 4 2 18 60 15 L7 4 I 000 400 40o 1 039 1 007 5 224 345 2 648 225 IO 5 2 2 23 loo 26 25 5 2 500 200 600 1 160 1 075 7 287 622 4 L87 23L 23 16 2 2 2 11 L29 33 27 7 3 ooo 700 600 e4* 1 e5É 7 315 901 6 27É 225 18 l3 l3 58,2 t2 L7 ,4 a Provi so ire . , IJCC6 Pag e Partie 35, l8 a cd a H ,tÉF = o iiF\, =Êo Êi r,lê a .lC L)Ê cl(J U)F F Fl al! \o L] l!.1z o\ N I ær o\ o\ @ @ r^ <'ô1 C1 coo co -T -IF\ t lflÊ(\ cô tr\ O\N cO oo o'OO\OOON C-.1 CO -:( O\N O\tô:t^ cO:-Ii coi + â vôl rôrôL^O Nôlc!!n ca\TO\r]NCO:\O -tr \t o a cî$ N a '.ttiÀ o o o o .i +J(! E o o o U o +r I(§ ._ ! 0) a qJ tA)â i(! ti(!À a L) tr c0 É, lr a o o q) ! 0.) N i co N IÈ r o\ ca\o N o-Trn o\\t cO c\coN§ldo : ô.1 r rt F\ FiN\o cooocooo\OiCO à{ car^ri\Odt^\T N§ + vi rl or1 N L^ôl iÿ1FlN O\c{trlô!O.1 ca iÊ o\r ÔJ r|-\ I \or o.\ i N N (\N N\t clrc\ Oirôdo\ c.) \O t]î -T QOOr^oo Noo co sl co \oNOO\o OOâu.\ NÊ{OLôN oiLô+oi r)rnL^r) NNTN \o-J-îi caO§Fr \OO\ii o N co \o N I È !\o J L^ aô co\oN\o _) N ca \t N Ncoo co tal Nt^ O, CO cco \Oâ r N -I\Tt^:NcaO,§ :1\o:; § ca L^ r I N (*) oO\\tâcairn o\ Êcî È QN\t\O cO \O F- \Tco§C!o \T co -)li\OO\N§I r I CÔ N r^c1 c\ -J rôtn (ÿl \ONCl\Ot^ CO \O q? O-Irc,.)N\OC{Êi:Ê -t 0) o U .i tr èo(§ 0) ô0 IUÀ E CO O a q) o ! o ! o o o IJ(§ a $ .i o! 0) Ë. o(J a 0) tr ! 'rli o ! o O tl ^o =aÉoo0) 0'iÉ! Éo(§OJJ!!v+J oq) o o-o .rr L)t!trotrO0)ôOE oEOO o o! É .9 ]J o .o o tlÀ C) a tl 0) (,)(! h a \o) oÀ LH .i o(/O .o) -o o(,) Ê 'o(u oo> !(E 'Ér o.(! À à'! 0Jl cl .;l àl ;l .il :l(ol rrl "i o a É(ü o (!q o .o ]J 0) 0..) o q E] o oô0 ! l'1:o o.iooE (s .Cà ! 0) É,q) 0) o .É b0lrÊo.:AE, c o ! o (.) .Éà3 LI ol .t ]J (.) E o tr ooÉ,c rr oô00)! tr: >O O'-l 'io o É,É !ç o o .c a c)\o ! U q 0)tl tr o Ei lt JCC6.5, Partie 3 Page 19 à-e r\\Oʧ!r]c,\o.lNtn O\ONo\tnr]tôO\T\1. (\ 6-< oo q) Àd tr ô0 o. o rJ v c)ç.: ! u1 u\t .q aÉ (! 11 o.è0ooOrOrJt{O'=oô0EÉ'odo.oo rô-Ov..{O vvlJF\ E'(üEEE(Dq) cô 'r{ Éo@rrô O rô .É,1 rJrdr\rô!É- ddOr=+++!ÉY'ooô'ir lron, o@(,)o.F{-: .ÉËÉoo(/)ov c,rOOOF\(/,-O o ..{ .F{ .r{ r .Fl O y ..{u+J!\O(üdE l.tddrdr\oHÊ. lr!t{ulEE.f.P.TEE.gf.oEEE.r{oo9 vvvrrOlr!ÉÉ;ÀÀ vààà9É>rJÉ,ÉoooÉÈaaHcoOC\rOO $l -ôl ol 'ul 0rl .Hl ôq -Él Fl4Ho ts cnotôOOtrr@co\oô.1 O\ cO O O\ c\f \O H O\\otôH\o§rô-tcl cî N ( o^\ @ @ o\ F\ o\ H \o r^@ri -Éb \o cî (0l or dr -do"hr^o\o% ;1,':3-t3 Ê o\ F\\o N @t'\ o\ \o -T ,Èc0l ",Io%*À%(1\o-tr^lrr e\lLr\:i -oÀ N r^ \t @ co J N t-\ o\â o\\o%*À%ôtrrN Nâ o F\ \o æ F{ \or\ Ol F\ @ o$No \O\Or^ c!F\ \t\ H i rô F\ o\ N ! o\f rô r) F\ i\o \tr\ Ol \o o\ rn ôtôtN c{ (1 Oi(ÿ) c1N o\ ôlo N C\o e{ ô.1r o\ o i o I d tc (Jfi UO hut!lr9t9'"â trê.trrôHtqvhJO o qJ cJ rô c-'l tr o)adIdUc,"e\t lrt lrt <r>ild(dil\ uuOZ(,Ài{/>4A(dOOVf'; ÊrêÊ1 al o!!H(Jê tsÊl -o& H Dâ ÊlzÉ(J H&o ch(J HpoÀoÈrÉOcd k(n qf H oÉ(J </) o H 'rtziEli ti É,(J zH h <J-) ,dA o FI H s HH anÊl 0886t OHAI !q : t F. 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Aspects du développement socio-économique : Haute-Volta
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