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YELLOW FEVER IN 1986 = LA FIÈVRE JAUNE EN 1986

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YELLOW FEVER IN 1986 In Africa, the year 1986 was marked by an important epidemic of yellow fever in Nigeria during which 3 291 cases and 623 deaths were reported. No other African country notified cases in 1986. In South America, 1S9 cases and 131 deaths were notified by 4 countries. The low incidence reported in Bolivia, Brazil and Colombia indicates a quiet endemic situation. Peru, however, reported nearly twice as many cases and deaths in 1986 ( 118 cases, 98 deaths) as in 1985. The distribution o f cases in Africa and South America is presented in Table 1 and Map 7.1

LA FIEVRE JAUNE EN 1986 En Afrique, l'année 1986 a été marquée par une épidémie importante de fièvre jaune au Nigéria avec un total de 3 291 cas et 623 décès. Aucun autre pays africain n’a notifié de cas en 1986. En Amérique du Sud, 159 cas et 131 décès ont été notifiés par 4 pays. Le faible taux d’incidence enregistré en Bolivie, au Brésil et en Colombie est caractéristique d’une situation d’endémie peu marquée. Le Pérou, cependant, a signalé en 1986 près de 2 fois plus de cas et de décès (118 cas, 98 décès) qu’en 1985. La distribution des cas en Afrique et en Amérique du Sud est présentée au Tableau 1 et sur la Carte

Table 1. Yellow fever and jungle yellow fever: number of cases and deaths notified to WHO, 1985-1986 Tableau 1. Fièvre jaune et fièvre jaune de brousse: nombre de cas et de décès notifiés à l’OMS, 1985-1986 1985

1986 Deaths —Dcces 3 3 37 5 5 — 44 91 94 Cases

Country - Pays A frica — A friq u e

Cases —Cas 7 (s) 6 (s) 13 53 7 5 1 59 125 138

—Cas

Deaths

—Deces —

Burkina F a so ......................... ............................. Nigeria — N igeria............... ................... .. T o ta l............................................. South A m erica

— 3 291 3 291 26 9 6 — 118 159 3 450

623 623 19 8

—A m ériq u e d u S u d Bolivia — Bolivie .................. Brazil —Brésil..................................................... Colombia —Colombie . .................................... Ecuador — Equateur ........................................... Peru - Pérou ....................................................

6 — 98 131 754

T o ta l..................................................................... G ra n d

total —Total général ....................................

(s) Suspected case. — Cas suspect.

Africa Nigeria The largest epidemic of yellow fever reported in Africa for at least the last 3 decades occurred in the south-eastern part of Nigeria during the second half of 1986.3A total of 3 291 cases with 623 deaths were reported; this is probably far below the true inci­ dence. For instance, in 1 of the 2 affected areas, an epidemiological projection o f available data indicates that the actual number of cases could have been nearly 3 times the reported figure and the number of deaths ten-fold. The epidemic occurred in a typical emergence zone for yellow fever; humid and semi-humid 1 Set No. 49, 1987, pp 377-380. J See No 21, 1987. p. 155.

Afrique Nigeria La plus grave épidémie de fièvre jaune signalée en Afrique depuis au moins 3 décennies s’est produite pendant la deuxième moitié de l’année 1986 dans le sud-est du Nigéria.3 Au total, 3 291 cas, dont 623 mortels, ont été notifiés, ce qui est probablement très inferieur au taux réel d’inci­ dence. Ainsi, dans l’une des 2 zones touchées, une projection épidémio­ logique des données disponibles a montré que le nombre réel des cas avait peut-être été de près de 3 fois supérieur au chiffre notifié et qu’il y avait peut-être eu 10 fois plus de décès. L'épidémie s’est produite dans une région présentant les caractéristiques propices à l’apparition de la fièvre 1 Voir N° 49,1987, pp. 377-380. J Voir N° 21, 1987, p 155

Epidemiological notes contained in this issue.

Informations épidémiologiques contenues dsns ce numéro:

Acquired immunodeficiency syndrome (AIDS), leprosy, listeriosis, yellow fever. List of infected areas, p. 374.

Fièvre jaune, lèpre, listériose, syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA). Liste des zones infectées, p. 374.

Wkly Epidem Sec No, 4 9 - 4 December 1987

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Reteié éptdèm. hebd. N" 4 9 - 4 décembre 1987

savannah next to the rain forest where the sylvatic cycle o f yellow fever is maintained in a large monkey population. Aedes afrtcanus appears to be the most likely vector in this epidemic.

jaune: savane humide et semi-humide proche de la forêt vierge où se maintient le cycle sylvatique de la fièvre jaune dans une importante population de singes. Aedes afncanus apparaît comme le vecteur le plus probable de cette épidémie.

Map 1. Jungle yellow fever in South America and yellow fever in Africa, 1986 Carte 1. Fièvre janne de brousse en Amérique du Sud et fièvre jaune en Afrique, 1986

The epidemic was first recognized in early October 1986 in Oju Local Government Area (LGA), Benue State, although at least 2 suspect cases had occurred there during the first and third weeks of September. By mid-October, large numbers of fatal cases with jaundice and other clinical features suggesting yellow fever were also seen in Alifokpa G an Area, Ogoja LGA, a neighbouring area of Cross River State. The epidemic reached a peak in OctoberNovember but sporadic cases were still occurring in January 1987. Systematic surveys carried out in 9 villages in Oju LGA indi­ cated that about 20% o f the population had been infected during the outbreak. The infection rates varied from village to village and reached 38% in Adum East. Attack rates varying from 0 to 3.5% were recorded. Mortality rates ranged from 0.5% in areas with low attack rates to 4.8% m areas with high attack rates. A projection from these data suggests that there were approximately 30 000 subclinically infected individuals, 9 000 clinical cases and 5 400 deaths in Oj u LG A alone. Comparable data are not available from Ogoja LGA of Cross River State, but the number o f reported deaths indicates that the epidemic could have been as extensive there. South America Bolivia The 26 cases with 19 deaths reported in 1986 represent a decrease compared with the 1985 figures (53 cases, 37 deaths). Twenty-five cases occurred in La Paz Department, mosdy during the first half of 1986, mainly among persons engaged in mining activities. All were males and, with the exception o f 2 patients aged 12, all were over 15 years o f age. As in 1985, most cases oc­ curred in La Paz Department during the first half of the year and among persons involved in mining acuviues. None had been vac­ cinated against yellow fever. The diagnosis was made by hislopathoiogy. serology or on clinical grounds.

L’épidémie a été décelée au début du mois d’octobre 1986 dans la circonscription d’Oju, Etat de Benue, bien que 2 cas suspects au moins aient déjà été observés dans cette région au cours des première et troi­ sième semaines de septembre. A la mi-octobre, de nombreux cas mortels accompagnés de jaunisse et d’autres caractéristiques cliniques suggérant qu’il pouvait s’agir de fièvre jaune avaient également été observés dans la région d’Alifokpa Clan, circonscription d’Ogoja, région voisine de l’Etat de Cross River. L’épidémie a atteint son intensité maximale en octobrenovembre, mais des cas sporadiques se produisaient encore en janvier 1987. Les enquêtes systématiques organisées dans 9 villages de la circons­ cription d’Oju ont montré que 20% environ de la population avaient été touchés au cours de l’épidémie. Les taux d’infection variaient d’un village à l’autre mais atteignaient 38% à Adum Est. Des taux d’atteinte oscillant entre 0 et 3,5% ont été enregistrés. Les taux de mortalité allaient de 0,5% dans les zones à faible taux d’atteinte à 4,8% dans celles où les taux d’atteinte étaient élevés. Une projection de ces données permet de penser qu’il y a eu approximativement 30 000 cas d’infection infraclinique, 9 000cas cliniques e t5 400décès dans la seule circonscription d’Oju. L’on ne dispose pas de données comparables pour la circonscription d’Ogoja dans l’Etat de Cross River, mais le nombre des décès notifiés permet de conclure que l’épidémie a été également importante dans cette zone. Amérique du Sud Borne Les 26 cas et 19 décès notifiés en 1986 représentent une diminution par rapport à 1985 (53 cas, 37 décès). Vingt-cinq cas se sont produits dans le département de La Paz, pour la plupart au cours de la première moitié de 1986 et chez des travailleurs des mines. Tous les cas étaient de sexe masculin et, à l’exception de 2 enfants de 12 ans, tous étaient âgés de plus de 15 ans. Ainsi, comme en 1985, la plupart des cas ont été observés dans le département de La Paz au cours du premier semestre de l’année et chez des travailleurs des mines. Aucun n’avait été vacciné contre la fièvre jaune. Le diagnostic a été posé par examen histopathologique, sérolo­ gique ou clinique.

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Relevé epidém. kebd. N“ 49 - 4 décembre 1987

Brazil A low number of cases was reported in 1986 (9 cases, 8 deaths) as in 1985 (7 cases, 5 deaths) and may be the result of increased yellow-fever vaccination coverage. However, for the first time since 1981, cases were reported in Goiàs State where 5 of the 9 cases occurred. The remaining were in Mato Grosso State (3 cases) and the Federal Territory o f Roraima (1 case). Most of the cases occurred in the first half of the year. Apart from a 2-year-old boy and a 4-year-old girl, all cases were adult males. The diagnosis was made by histopathology or serology. Colombia Six cases, all fatal, were reported during 1986 maintaining the low level of incidence observed in the period 1981-1985 during which a total of 31 cases were reported. This low incidence of yellow fever may be an indication o f a satisfactory vaccination coverage level. Two cases were reported from Guaviare Comisaria, and 1 each from the Departments of Meta and Santander and from the Intendencias of Arauca and Putumayo. Except for 1 case in a 12-year-old boy, all were in adult males, between 22 and 31 years old. The diagnosis was confirmed by histopathology. Peru The 118 cases (98 deaths) reported in 1986 represent the highest figure reported in Peru since 1965. Yellow-fever activity increased towards the end of the past decade with 272 cases reported in the period 1977-1979. The number of cases dropped to 30 in 1980 but rose to 98 in 1981. From 1982 to 1984 the number o f cases decreased—only 74 cases were reported. However, in 1985 the number of cases increased again (59) and doubled in 1986, Most cases in 1986 occurred during the first 7 months of the year and in particular during May, June and July. The majority of patients were from the Departments of San Martin, Junin and Madré de Dios (55, 26 and 18 cases respectively). Considerable yellow-fever activity had been recorded in San Martin and Junin during 1985 (15 and 12 cases, respectively). Only 5 cases were reported from Cuzco Department (20 in 1985) and 7 from Huânuco (14 in 1985). For the first time since 1981 a case was reported in Pasco Department. Another was also reported in the Department of La Libertad where no cases have been recorded during this decade. O f the 111 cases whose age was known, 93% were 15 years old or more. Six cases were in females. No data were available on the occupation and origin of the patients. In the past most cases have been among migrant agricultural workers from areas where yellow-fever virus is not known to occur. Sixty-six cases were confirmed by histopathology, 1 was diagnosed serologically and 51 on clinical evidence.

Brésil Le petit nombre de cas notifiés en 1986 (9 cas, 8 décès) comme en 1985 (7 cas, 5 décès) est peut-être le résultat de l’augmentation de la couverture de la vaccination contre la fièvre jaune. Toutefois, pour la première fois depuis 1981, des cas (5 des 9 cas enregistrés) ont été signalés dans l’Etat de Goiàs. Les cas restants se sont produits dans l'Etat du Mato Grosso (3 cas) et sur le territoire fédéral de Roraima (1 cas). La plupart se sont déclarés pendant la première moitié de l’année. Si l'on excepte un petit garçon de 2 ans et une petite fille de 4 ans, tous étaient des adultes de sexe masculin. Le diagnostic a été posé par examen histopathologique ou sérologique. Colombie Six cas, tous mortels, ont été notifiés en 1986; ainsi se maintient le faible taux d’incidence observé pendant la période 1981-1985 au cours de laquelle ont été signalés 31 cas au total. Ce faible taux d'incidence est peut-être le résultat d’un niveau satisfaisant de couverture vaccinale. Deux cas ont été notifiés par le Guaviare Comisaria et 1 chacun par les départements de Meta et Santander et par les Intendencias de Arauca et Putumayo. Si l’on excepte un garçon de 12 ans, tous les cas étaient des adultes de sexe masculin, âgés de 22 à 31 ans. Le diagnostic a été confirmé par histopathologie. Pérou Les 118 cas (98 décès) notifiés en 1986 représentent le chiffre le plus élevé notifié au Pérou depuis 1965. L’activité de la fièvre jaune a aug­ menté vers la fin de la dernière décennie avec 272 cas pour la période 1977-1979. Le nombre des cas est tombé à 30 en 1980 mais est passé à 98 en 1981. Il a diminué de 1982 à 1984, avec un total de 74 seulement II a cependant augmenté de nouveau (59) en 1985 et doublé en 1986. La majorité des cas de 1986 se sont produits pendant les 7 premiers mois de l’année et en particulier en mai, juin et juillet. Les malades venaient pour la plupart des départements de San Martin, Junin et Madré de Dios (respectivement 55, 26 et 18 cas). On a observé une activité amarile intense dans les départements de San Martin et Junin en 1985 (respectivement 15 et 12 cas). Seuls 5 cas ont été signalés par le départe­ ment de Cuzco (20 en 1985) et 7 par celui de Huânuco (14en 1985). Pour la première fois depuis 1981, un cas a été enregistré dans le département de Pasco. Un autre a également été signalé dans celui de La Libertad, où aucun cas n’avait été observé pendant la présente décennie. Sur les 111 cas dont on a pu établir l’âge, 93% étaient âgés de 15 ans ou davantage. Six cas étaient de sexe féminin. Aucun renseignement n’a été obtenu sur la profession et l’origine des malades. Autrefois, la plupart des cas se produisaient chez des travailleurs agricoles migrants provenant de régions où la présence du virus n’a pas été signalée. Au totaL 66 cas ont été confirmés par examen histopathologique, 1 par diagnostic sérologique et 51 d’après les signes cliniques.

Comments The large outbreak in Nigeria in 1986 is another reminder that yellow fever is a zoonosis which it is impossible to control and which is capable of causing dramatic epidemics in human popu­ lations. These epidemics are unpredictable and sometimes diffi­ cult to detect at an early stage. Close clinical surveillance by prop­ erly trained and alert health-care staff is needed for detection of cases. Virological and/or serological confirmation o f suspected cases requires access to national or regional laboratories. In areas where the risk of epidemics is high (tropical Africa) the prevention of epidemics depends on the development of routine immuniza­ tion o f the population at risk.1 A gradual increase in the number of yellow-fever cases has been observed in the American Region over the past few years : 50 cases notified in 1983,95 in 1984,125 in 1985 and 159 in 1986. Seventyfour per cent of the cases reported in 1986 were from Peru; the remaining cases were reported in Bolivia, Brazil and Colombia. These 4 countnes have reported cases in each year of the present decade. Yellow fever in the Americas continues to present epi­ demiological features typical of its jungle cycle: most cases are in males aged 15-45 years and engaged in agricultural or forestry activities. Thus, of the 159 cases reported in 1986,152 were males. Ninety per cent o f those with known age were between 15 and 44 years ; 5 cases occurred among children under 5 years of age while 3 were among persons over 45 years. ‘ Prevention and Control o f Yellow Fever m Africa. WHO, Geneva, 1986.

Observations La poussée importante survenue au Nigéria en 1986 rappelle une fois de plus que la fièvre jaune est une zoonose qu’il est impossible de com­ battre et qui peut provoquer de graves épidémies dans les populations humâmes. Ces épidémies sont imprévisibles et parfois difficiles à dépister aux premiers stades. 11importe, pour le dépistage des cas, qu’un personnel de santé vigilant et correctement formé assure une surveillance clinique étroite. La confirmation virologique et/ou sérologique des cas suspects suppose que l’on puisse utiliser des laboratoires nationaux ou régionaux. Dans les régions où le risque d’épidémie est élevé (Afrique tropicale), la prévention des épidémies passe par la vaccination systématique des populations exposées.1 Le nombre des cas de fièvre jaune a progressivement augmenté dans la Région des Amériques ces dernières années: 50 cas ont été notifiés en 1983,95 en 1984,125 en 1985 et 159 en 1986. Sur le total notifié en 1986, 74% se sont produits au Pérou, les autres en Bolivie, au Brésil et en Colombie. Ces 4 pays ont notifié des cas chaque année de la présente décennie. La fièvre jaune aux Aménques continue de présenter les caractéristi­ ques épidémiologiques particulières au cycle sylvattque: la plupart des cas sont observés chez des sujets de sexe masculin âgés de 15 à 45 ans et participant à des activités agricoles ou forestières. Ainsi, sur les 159 cas notifiés en 1986,152 étaient de sexe masculin. Quatre-vingt-dix pour cent de ceux dont l’âge a été précisé avaient de 15 à 44 ans; 5 cas se sont produits chez des enfants de moins de 5 ans et 3 chez des personnes de plus de 45 ans. 1 L utte contre ta fièvre jaune en Afrique. OMS, Genève (traduction française a paraître).

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Тип документа Journal articles
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Источник Всемирная организация здравоохранения