t@ \ryORLD HEALTH ORGANIZATIONORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ ocPf 82.3ORIGINAI : ANGLAIS PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE PROPOSITIONS CONCERNANT L'EXTENSION DU PROGRAMME VERS L'OUEST EN GUINEE, EN GUINEE-BISSAU, AU MALI, AU SENEGAL ET EN SIERRA LEONE a ocPf 82.3 Page 2 Table des matières Synops is Partie I IntroducEion à 1'onchocercose dans 1a zone d'extension vers 1'ouest proposée pour le Programme et principes fondamenEaux régissant 1a 1ut.te contre cette maladie .. Chapitre I InEroduction .. Historique ... Approches et événemenËs nouveaux .... ... Zone d'extension proposée vers 1'ouest . LimiEes Géographie physique Mal i Sénéga1 Guinée 3.3 Géographie sociale et économique ..... 3.4 Aspects logistiques de la zoîe . Nécessité de 1a lutte contre 1'onchocercose ConsidéraEions sanitaires .... .. Cons idérations socio- économiques ChapiEre II. Principes régissant 1a lutte conÈre 1'onchocercose Introduct ion Lutte antivectorielle Espèces vectrices à combattre ... . Méthodes de lutte antivecLorielle I"1éthodes écologiques Méthodes chimiques. Lutte adulticide LuÈËe larvicide . 2.3 EvaluaEion des opérations de lut,te anEivectorielle Evaluations entomologiques .. . . Evaluations épidémiologiques .. Surveillance de 1' environnement Références bibliographiques citées dans 1a part.ie I Partie II. Plan d'opérations pour les six premières années de lutte contr'e 1'onchocercose dans Ia zone d'extension vers l'ouest Chapitre III. Responsabilités Introduction .. Responsabilités du Programme Responsabilités des pâys . Pages 5 ÿ 8 8 1 2 3 8 9 IO + 3.1 i.z 4.L 4.2 3.2.t 3.2.2 3.2.3 2.2.1))) 2.3 .t )'t) 2.3.3 10 11 l1 L2 L4 15 16 L7 L7 t9 1 2 27 22 22 23 23 23 LJ 24 26 26 27 28 2l 28 30 2.L), 2.2.2.L)))) 30 1 2 3 30 30 31 ocPf 82.3 Page 3 Pages 32Chapitre IV. Echelonnement des activiEés concernant 1'extension lntroducEioo ... Echelonnement dans 1'espace Calendrier de 1'échelonnement des activités Dans la sous-région du nord.... Dans la sous-région du sud ..... Chapitre V. Activités préparatoires Int.roduction .. Activités du Programme Dans 1a zone de la phase I ... .. .. Dans la zone de la phase II ... . . . Dans la zone de la phase III .. . . . 3. Act.ivités des pays Dans 1es zones des phases I et II Dans la zone de 1a phase III .. . . I 2 3 32 34 35 35 35 t 2 36 36 38 40 3.1 3.2 2.L 2.2 2.3 3.1 3.2 5.1 5.2 46 46 r.1 L.2 1.3 L.4 2.1 aa 2.3 2.4 3.1 3.2 3.3 2.r 2.2 37 36 37 37 37 38 42 42 42 43 44 45 46 36 Accivités menées de concert par Ie Programme et 1es autorités naË ionales 38 Besoins du Programme en stations hydrologiques et en routes supplémen- taires dans les zones des phases I et II ... . . 38 Stations hydrologiques nécessaires RouEes supplémentaires nécessaires 6 Autres considérati-ons 4L Chapitre VI. Opérations de lutte antivectorielle dans les zones des phases I et II 42 l. Bases opérationnelles 42 Base opérationnelle principale Bases opérationnelles secondaires .... Aires d'atterrissage pour Ies hélicoptères du Programme Soutien logistique Z. Logistique et cott des opérations aéri.ennes Aéronefs nécessaires .... Mise en ligne des aéronefs .... .. Coût de base des aéronefs Besoins en heures de vol eÈ coûts 3. Quantités d' insecticide nécessaires Quantité de téméphos néc-essaire pour 1a zone de la phase I Quantité de téméphos nécessaire pour la zone de la phase II Coût et quantité de téméphos nécessaire au total . 4 5 43 43 43 43 43 44 44 44 44 4. Encadrement ChapiEre VII. 1.) 5. Recherche appliquée .. Evaluations entomologiques dans 1es zones des phases I et II InEroducÈion Sous-uniE.és d' évaluaÈ.ion entomologique Secteurs et sous-sccteurs DoEation en personnel des secteurs et sous-secteurs 46 ocPf82.3 Page 4 Fonctions des chefs de secteur et de sous-secteur . Calendrier des activiÈés des secteurs Véhicules nécessaires à un secteur Matériel nécessaire à un secteur SEations radio nécessaires Sous- unit.é cytotaxonomique Durée des évaluations préliminaires Chapitre VIII. Evaluations épidémiologiques dans 1es zones des phases I et II Introduction Sélection des villages indicateurs Population des villages indicateurs justiciables des évaluations Equipes d'évaluation 4.L EvaluaEions parasitologiques 4.2 Evaluations ophtalmologiques Potentiel des aut.orités saniEaires Pages 2.3 2.4 2.5 2.6 2.7 5.1 5.2 5.3 3.r 3.2 48 49 49 49 49 50 50 3 4 51 52 52 53 I I 2 3 4 5l 51 52 52 5 nationales Evaluations simples EvaluaEions ciétai11ées Options pour les évaluations ophtalmologiques ChapiEre IX. Surveillance de I'environnement dans 1es zones des phases I et II InEroduc tion Equipe de surveillance interpays ... . . 2.L Personnel nécessaire 3 2.2 l'latérie1 nécessaire Procédures de surveillance Méthodes Enregistrement et analyse des données .... . . Chapitre X. Base opérationne11e, Bamako Introduction . Personnel .... Unité de lutte antivectorielle ... Unité d'évaluation épidémiologique Unité administrative . Véhicules nécessai-res Matériel et fourni-tures nécessaires Chapitre XI. BudgeÈ IntroducEicn ... Contributions nationales ContribuEions inLernationales Directives pour la PréParation du budget I 2 55 55 56 56 56 57 57 57 53 53 53 60 60 60 61 62 s8 60 58 59 59 59 59 1 2 58 58 3 4 2.L ,) n2 3.1 3.2 1 2 3 Tableaux 1 à Cartes 1 à 7 639 Budget 76 ocPf 82.3 Page 5 SYNOPSIS Que 1e problème de 1'onchocercose se posât avec gravité dans la région qui s'étend à I'ouest du Programme de Lutte contre 1'Onchocercose dans la région du bassin de la Volta et que 1'entrée en action de 1'OMS dans la lutte contre cette maladie se justifiât pour des rai- sons aussi bien sanitaires que socio-économiques, voilà qui éEait pleinement avéré à 1'époque, en décembre 1981, où 1e Comité conjoint du Programme était saisi de propositions concernant un projet de lutte conEre 1'onchocercose en Sénégambie. Qui plus esE, I'on s'accordait à recon- naître que la lutte contre l'onchocercose à entreprendre dans cette région devait 1'être dans la foulée du Progranrne initial et ne pas faire I'objeÈ d'un projet distinct englobant plusieurs maI ad ies . En conséquence, 1e Programme a été chargé de disséquer 1e premier rapport de faisabilité, de recueillir dans 1a région des informations supplémentaires et de dresser un plan opérationnel révisé. Les enquêtes menées en 1982 tant à f intérieur des limites actuelles du Programme que dans son prolongement territorial vers I'ouest ont permis de mettre à jour des données qui, au moment où la première étude de faisabilité avait été faite, n'étaient pas disponibles ou ne ressortaient pas à 1'évidence, mais qui revêtent à I'heure actuelle une importance telle qu'i1 a fallu rePenser entièremenÈ la lutte contre I'onchocercose dans 1'extension territoriale vers l'ouest. Ces données nouvelles se rapportent essenEiellement au Èableau partiel de 1a réparti- tion vectorielle, au problème de 1a résistance aux insecticides en Côte d'Ivoire,aux contraintes imposées par I'infrastructure et la logisÈique dans la zone d'extension, ainsi qu'aux sujé- tions imputables au relief et au climat dans la partie méridionale de cette zone. Bien que les espèces vecÈrices soient les mêmes dans 1'aire du Progranrne et dans son exten- sion vers 1'ouest, la répartition de toutes les espèces n'est pas connue avec précision, pas plus que 1a capacité vectorielle de certaines espèces n'est encore pleinement éEablie. Ce que 1'on sait, cependant, avec une certitude relaÈive, c'est que S. soubrense est largement répandu dans le bassin supérieur du fleuve Niger et que sa zone de distribution est bordée par des régions infestées où les larves résistent aussi bien au téméphosqu'au chlorphoxime. Tant que Ie problème de cette résistance ne sera pas résolu de façon satisfaisante, 1'extension des opérations de lutte anÈivecËorielle dans le bassin supérieur du Niger s'accompagnera de risques injustifiables et pourrait avoir de graves répercussions. En ce qui concerne 1es entraves liées à f infrasÈructure et à la logisEique, el1es tiennent pour 1'essentiel à f insuffisance du réseau routier dans bien des parties de la zone d.'exten- sion qui sont d'un intérêt Eechnique critique, ainsi qu'au mauvais état généra1.de nombreuses routes. Comme il pLeut davantage dans la partie méridionale de la région (15OO à 28OO mm de moyenne pluviométrique annuelle contre 7OO à 15OO rrn dans le nord), 1es routes y sont en général en plus mauvais état, surtouE pendant Ia saison des pluiesr ç1uê dans le nord. 11 s'ensuit qu'i1faudrait résoudre nombre de problèmes de logisÈique, lors même que 1a lutte antivectorielle sejustifierait sur le plan Eechnique dans le sud, et qu'il serait impossible de procéder à des évaluations entomologiques sur une éche1le aussi vaste que 1'exigent les critères du Programme, Les autres obstacles à une extension prochaine des opérations au sud de la région sont d'ordre topographique, faunique et climatique, c'est-à-dire plus précisément 1e cumul d'un relief montagneux, de luxuriantes forêts bordant les cours d'eau (et dissimulant nombre d'entre eux à la vue de 1'observateur aérien) et d'une couche nuageuse descendant très bas et interdi- sant en certains endroits, en même temps qu'elle le rend très dangereux en d'autres, le vol à basse altitude des aéronefs de traitement. Il faudra étudier de bien plus près ces obstacles afin de pouvoir déterminer 1es mesures les plus indiquées pour les é1iminer, Ies abaisser ou les contourner. En attendant, il a fallu prendre une décision quant aux parties de 1a zone d'extension où la lutte contre 1'onchocercose pourrait commencer à bref délai et celles qui, au conÈraire, ne pourront pas entrer en ligne de comPte tant que les entraves à une acEion efficace n'auront pas été suffisamment neutralisées ocPf 82.3 Page 6 et ramenées à un niveau acceptable. On en a conclu qu'il serait possible d'étendre à brève échéance les activités du Progranrne au nord de la région, pays essentiellement plat et aride de savane où se trouvent uniquement 1es vect.eurs foncièrement savanicoles de 1'onchocercose, à savoir S. sirbanum et S. damnosum s.s. Il est impossible, en revanche, d'envisager pour I'instant de les prolonger à courte échéance dans le sud, région montagneuse et dominée par la savane humide et 1a forêt ombrophile, qui sert d'habitat à un grand nombre d'espèces vectrices. Dans 1e nord de la zone d'extension sont englobés le Mali occidental, une bonne partie du Sénégal oriental et une étroite bande de terre s'étendant aux confins de la Guinée, et dans Ie sud la majeure Partie de la Guinée, une petite parÈie du Sénégal oriental, Ia totalité de la Guinée-Bissau et les zones affectées en Sierra Leone. Dans 1a stratégie proposée pour une extension, 1a partie septentrionale serait subdivisée en deux zones repérées par les chiffres I (bassin du fleuve Sénéga1, c'est-à-dire essentielte- ment la partie occidentale du }lali) eE II (bassin du fleuve Gambie, soit principalemenE Ia partie orientale du Sénéga1), tandis que la parÈie méridionale serait considérée provisoirement cortrne formant 14 zone de la phase III. Le début des activités du Programme dans la zone de la phase II interviendrait une année après la date de démarrage de ces mêmes acLivités dans la zone de la phase I. Dans les deux zones, les opérations de lutte antivectorielle ne courrnenceraient normalement qu'après deux années d'activités préparatoires au cours desquelles les problèmes logistiques seront autant que possible résolus, et créées les unités d'évaluation nécessaires, de sorte que 1es données préliminaires concernant. au minimum une année entière puissent être disponibles avant que srengage 1a lutte antivectorielle. Pendant 1'une et 1'autre période d'activités préparatoires, les investigations logistiques et techniques seront intensifiées dans la zone de 1a phase III et serviront à définir une ouplusieurs stratégies de lutEe appropriées et à fixer à tit.re indicatif une date pour le débutde 1a lutte antivectorielle dans cetEe zone. Les travaux aériens dans le cadre de l'actuel en ce sens. envisagés seront entrepris dans toutes zones des différentes phases contrat relatif aux opérations aériennes du programme qui sera remanié Le Programme et les gouvernements participants se parEageront les responsabilités en matière de dotation en personnel et d'exécution des diverses activités nécessaires pour menerà bien cette extension. La direction et 1a gestion générales seront du ressort du progranune,qui mènera toutes les opérations de lutte antivectorielle et se chargera en outre des évalua-tions entomologiques. Quant aux éva1uaÈions épidémiologiques et aux activités de surveillancede I'environnement, ce sont les gouvernements participants qui s'en acqui-tteront soit séparé- ment, soit conjointement. Quoi qu'il en soit, ces deux activités du ressort des pays seront coiffées et coordonnées par le Progranune qui participera en outre à la création des équipes etdes services épidémiologiques et écologiques en mettanÈ à leur disposition re matérieI de baseet en formant le personnel nécessaire. Conrne aucun des pays participants ne possède de servicede surveillance de 1'environnement, ce n'est pas sans mal que les équipes nationales corres-pondantes pourront être mises sur pied. En conséquence, le Progran*" po,.rrraiÈ avoir à confiercette surveillance sous conErat à un institut spécialisé pendant les deux premières années,période au cours de laquelle il serait possible de former le personnel et de.créer 1es équipes Etant donné la distance qui sépare le siège du Programme, à ouagadougou, de Ia zoned'exEension vers 1'ouest, il est proposé d'installer au Mali, à Bamako, une antenne opération-nelle à laquelle seront subordonnées les activités entreprises dans cette zone. si 1e Groupe écologique entérine les propositions avancées dans le présent rapport ausujet de la stratégie à appliquer, et si le comité conjoinE du progranune approuve ra réali-sation à bref délai de cetÈe extension, les activités préparatoires pourront déunrrer en 19g3dans la zone de Ia phase r, et les opérations de lutte antivecEorielle environ detrx annéesaprès, en février 1985. ocPf 82 .3 Page 7 Le montant prévisible de Ia contribution internaÈionale à I'exEension de la lutte vers 1'ouest a été calculé assez en détail pour ce qui est des trois premières années d'activité; en ce qui concerne 1es trois années suivantes, le montant prévu est plus approximatif. Le budget pour ces six années peut se résumer ainsi : Année 1 2 3 4 5 6 US $ (en mi 1 1 ions) 3 018 5 407 7 L49 7 909 8 391 6 876 soit au total US $ 38 751 OOO. ocPf 82.3 Page 8 PARTIE I INTRODUCTION A L'ONCHOCERCOSE DANS LA ZONE D'EXTENSION VERS L'OUEST PROPOSEE POUR LE PROGRAI'TME ET PRINCIPES FONDA},IEMAIIX REGISSANT LA LI'TTE CONTRE CETTE MALADIE CHAPITRE I IMRODUCTION I. HISTORIQUE Lors de la deuxième session du Comité conjoint du Prograunre (CCP), tenue en décembre 1981 à Genève, le Progra"rme de Lutte contre 1'Onchocercose (OCP) a été invité à élaborer un plan d'opérations en vue de son extension en Guinée, en Guinée-Bissau, au I'lali, au Sénéga1 et en Sierra Leone. Afin de pouvoir s'acquitter dans les meilleurs délais de cette tâche, le CCP a approuvé pour 1982 un budget s'élevanÈ à US $442 OOO. Le mandat accepté était le suivant : 1. étudier le rapport sur 1'étude de faisabilité d'une campagne de lutte contre I'oncho- cercose dans la région du bassin du fleuve Sénégal et ses aûnexes, le discuter en détail avec ses auteurs et rassembler toutes les informations utiles disponibles (cf. document JPC 2.8); 2. se rendre dans les pays en question afin de déterminer de quel personnel i1s disposent pour mettre sur pied Ia lutte antivectorielle; 3. dresser un plan d'acÈion pour 1'exécution de la phase I et, plus précisément : a) créer un réseau logistique - bâÈiments, moyens de transport, radioconrnunica- tions, etc. - doté du personnel nécessaire; b) réunir des données entomologiques et hydrobiologiques de base; c) préparer des circuits d'application des insecticides et évaluer les besoins en insecticides, ainsi que 1e nombre d'aéronefs nécessaires et leur type; d) établir un calendrier pour le démarrage des opérations de lutte anEivectorielle; 4. collaborer avec le Bureau du Conseiller juridique et examiner avec lui les répercus- sions juridiques d'une tel1e extension aux Pays de la Sénégambie; 5. prévoir les besoins afférents aux phases II et III et établir un calendrier pour Ia mise à exécutionl 6. préparer le budget pour 1'extension vers l'ouestl 7. s'assurer de concert avec Ie Bureau régional pour 1'Afrique que les structures néces- saires pour poursuivre les activités de surveillance épidémiologique existent bien dans Ies pays; 8. rédiger un rapport détaillé qui sera soumis au CCP à sa troisième session. Un coordonnateur consultant a travaillé depuis janvier 1982 en étroite collaboration avec le personnel du Prograrmne et du Projet *XfrcpfYIpOfOOt au rassemblement des données et' confor- mément au point 8 du mandat ci-dessus, à la rédaction du présent raPPort. Ce rapport se présente en deux parties. La Partie I consiste en une introduction à 1'oncho- cercose dans la zone d'extension proposée vers I'ouest et aux principes fondamentaux de la lutte contre cette maladie, tandis que la Partie I1 traite du plan d'opérations et du budget. ocPf 82.3 Page 9 2. APPROCHES ET EVENEI'IENTS NOlIVEAUX Il a été dûment tenu compte, dans le rassemblement des données et dans 1'examen de diffé- rents scénarios, de diverses approches nouvelles pouvant être retenues pour la lutte contre I'onchocercose et son évaluation dans Ia zone d'extension vers 1'ouest, des faits et événements socio-économiques survenus récement dans certains des pays en cause et des progrès techniques réalisés dans le cadre de 1'actuel Progranrne. Conrne cette extension vers I'ouest doit être abordée avec circonspection, 1'on s'est beau- coup préoccupé, compte tenu d'une part des ressources et du potentiel des pays, et de 1'autre du savoir-faire technique et des ressources du Prograrmne, des diverses possibilités de parvenir à un juste équilibre enEre 1es participations nationales et la particiPation internationale. La solution la plus valable serait que le Progranrne se charge de 1'administration généraIe, des opérations de lutte antivectorielle et des évaluations entomologiques, qu'il suive 1'évolution économique et coordonne 1a surveillance épidémiologique et hydrobiologique. Pour leur part, les autorités des pays participants devraient s'acquitter soit individuellement, soiE de concert, des tâches suivantes: i) fournir f infrastructure et 1es services de base; ii) assurer 1es services d'équipes nationales de parasitologie et d'ophtalmologie chargées de rassembler les données nécessaires pour une évaluation épidémiologique précise et à long terme (selon les besoins particuliers de 1'un ou 1'autre pays, ces équipes pourraient être intégrées à un service de surveillance de plusieurs maladies); ij.i) prévoir des réseaux complets de stations hydrologiques eÈ météorologiques; iv) assurer des lignes de conmunication idoines; v) surveiller les éventuels effets sur les écosystèmes aquatiques d'une utilisation prolongée et répétée des pesticides. I1 s'agit là d'objecÈifs théoriques que certaines auEorités nationales auront peut-être de la peine à atteindre; aussi faudra-t-i1 faire preuve de beaucoup de souplesse dans la réparti- tion et 1e financemenE des diverses tâches. L'étude des principaux problèmes techniques auxquels doit actuellement faire face 1e Pro- grarme, à savoir la résistance aux insecticides eÈ la réinvasion, a pesé d'un grand poids dans la définition de la stratégie la plus indiquée pour I'extension vers l'ouest des opérations de lutte antivectorielle. Le problème critique de la résistance aux insecticides constatée dans nombre de vallées de la Côte d'lvoire revêt à cet égard une importance parriculière. Très Srave est la situation dans le contexte actuel, du fait que 1'on trouve des popuiations de simulies résistantes à la frontière entre la Côte d'Ivoire et la Guinée. On peut en déduire Logiquement que ces populations se sont d'ores et déjà propagées dans 1'est de la Guinée ou qu'el1es y apparaîtront en toute probabilité dans un proche avenir. A 1'heure actuelle, ce problème de la résistance aux insecticides tourne essentiellement autour de imulium soubrense esPece inféodée surtout à la forêt ombrophile et aux zones de savane humide. L'incidence épidémio1o- gique de ces popu lations de S. soubrense qui résistent au téméphos n'a pas encore été établie avec certitude. L'expérience nous apprend qu'une telle résistance aux insecticides peut gagner très rapidement d'autres systèmes fluviaux, comme en Èémoignent à 1'évidence les dates, indiquées ci-dessous, auxquelles 1a résistance de S. soubrense au téméPhos a été déce1ée en Côte d'Ivoire : Date Cours d'eau Mai l98O Août 1980 Novembre 1980 Janvier 1981 Février 1981 Mars 1981 Mai 1981 Bandama, cours inférieur ùlarahoué N'zi et Kan Sassandra, cours moyen Leraba Bandama Blanc et Haut-Sassandra Comoé, cours moyen et inférieur ocPf82.3 Page lO cette résistance s'est encore sérieusement compliquée par la suite avec 1'apparition chez autre composé quiS. soubrense résistant au téméphos d'une double résistance au chlorphoxime, avait été utilisé en premier lieu pour remédier à la résistance au téméphos. Rien n'est négligé pour maîtriser ce problème de la double résistance. On procède acÈue11e- ment à 1'application d'un larvlcide contenant un agent biologique de lutÈe antivectorielle, à savoir Bacillus thuringiensis sérotype H-14 (8.t. H-14). La formulatlon de B.t. H-14 dontdispose le Progranure n'est malheureusement pas celle qui conviendralt 1e mieux au matérie1 et aux technlques classiques d'épandage qu'utilise le Progranrne. En raison de ses caractéristiquesparticulières de formulation, i1 faut 1'appliquer : i) après 1'avoir dilué dans 1'eau; ii) sous fomre de pulvérisation ordinaire, rapidement au fond des cours d'eau traités; iii) à une dose volumétrique supérieure de logiques locaux, à ce1le du téméphos. faute de quoi sa densité élevée 1'entralne 3 à 10 fois, en fonction des paramètres hydro- 11 a donc été nécessaire dès 1e début de mettre au point et de monter sur les aéronefs du Prograrnme des équipenoents différents et plus compliqués qu'i1 n'en fallait pour 1'application au vide-vite du ténéphos. De surcrolt, la capacité des réservoirs à insectlcides n'étatt pas suffisante Pour traiter au B.t. H-14 un seul glte larvaire de S. soubrense lorsque Ie débitdes rivières était élevé. I1 s'en est suivi de nouveaux problèmà" ope..tionnels et logistiquesqui n'avaient rien d'insoluble durant la saison sèche, alors que le débit des cours d'eau estfaible en général; en revanche, 1e débit de certains cours d'eaur pêr êXê111ple les rlvières Comoé et Bandama' est troP fort en côte d'Ivoire pendant la saison des pluies pour qu,il soitpossible de les trai.ter par épandage aérien du B.t. H-14, aussi fallait-i1 mettre provisoirement un terme aux mesures de lutte anÈivectorielle avec ce produit dans certaines régions. La nécessité de chercher et d'évaluer d'autres larvicides sten trouve rehaussée. Les problèmes découlant de la résistance aux insecticides et de 1'utilisation de B.t. H-14 en Côte d'Ivoire démontrent combien i1 serait dangereux, tant que des larvicides de remplacement ne seront pas disponibles, d'étendre les opérations de lutte antivectorielle aux parties des régions de forêt et de savane humide de la zone d'extension vers l'ouest où la présence deS. soubrense est connue ou soupçonnée. Les contraintes imposées au progranrme par le Groupe éco-logique correspondent aux impératifs de cette situation. 3. ZONE D'EXTENSION PROPOSEE VERS L'OUEST La région proposée pour 1'extension vers l,ouest tants. E1le est représentée sur la carte 1. compte au minimum 5r3 millions d'habi- 3.1 Limites Conune de nombreuses lacunes subsistent encore dans notre connaissance de la répartitiondes différentes espèces de simulies et de 1'onchocercose dans les zones à fortes précipitatlonsde la région, une rectification des limites de celle-ci au sud et au sud-ouest pourraii se jus-tifier en fin de compte. Le déplacement de ces limites, de manière à y englober des zones qui se trouvent au-de1à, par exemple la zone d'onchocercose endémique du Libérla, pourraic êtrejugé nécessai-re. Il convi-ent en outre de remarquer que le Gouvernement de la Guinée souhaiterait, du faitque deux barrages doivenÈ être construits (à Souapiti et à Amaria) sur La rivière Konkouré, quele bassin de celle-ci ne soit pas écarté des propositions concernant 1'extension vers 1,ouest. Bien que la situaÈion soit confuse en ce qui concerne les simulies et 1'onchocercose enGambie, la limite occidentale de 1'extension vers 1'ouesË paraît valable. L.intérêt qu,i1 y auraiE à éclaircir aussi rapidement que possible cette situation a récenrnent été souligné au niveau ministériel (Anon, 1981). ocPf 82.3 Page 11 Quoique 1es éléments d'appréciaÈion disponiblesdonnentàpenserquelefleuve Garnbie (dans les limites territoriales de la Gambte) ne se prête pas à 1a reproduction de S. damnosum s.1. et que les cas d'onchocercose isolés qui peuvenE être détectés ne sont pas autochtones, des enquêtes entomologiques détai1lées devraient néanmoi-ns âtre effectuées sur 1a Gambie avant que soient dressés les plans des opérations de lutte antivectorielle à entreprendre en amont de ce fleuve, dans le sud-est du Sénéga1. 3.2 Géogqaphie physiqqe Ainsi qu'il appert d'un réexamen de 1'éÈendue de la zone dtextension vers^l'ouest, com- prise dans ses limites primitives, elle couvre envi-ron 365 OOO tm2 (lZO OOO kmz selon Orain, 1981; 361 7OO kmz d'après le présent rapport). L'extension des opérations de lutte antivecto- rieIle au bassin de la Konkouré (Guinée) auratt pour conséquence de 1'accroltre de quelque 12 OOO tm2. Si sa limite méridionale, à 1'est de Freetown (Sierra Leone), était repoussée vers le sud, parallèlement à la côte et à 90 km approximativetrent de celle-cL,62 OOO km2 viendraient encore s'y ajouter. Compte Èenu de tous ces agrandissements éventuels, 1a zone de lutte antl- vectorielle couvrirait au bout du compte 440 OOO km2. En ce qui concerne 1a topographie de Ia région, e1le est dominée par une élévaËion de terrain (montagneuse par endroits) en forme de croissant qui s'étire vers 1'ouest à partir de la frontière entre la Côte d'Ivolre et 1a Guinée, vers le nord à travers 1e centre-ouest de la Guinée, puis vers le nord-est jusqu'en Mali occidental. Les principaux éléments en sont : - la région montagneuse de la Guinée et le mont Nimba dans le sud-esË de ce pays; - cette même région montagneuse et 1es montagnes l.Iara !üara, Loma et Tingi situées en Sierra Leone; - le massif du Fouta-Djalon dans 1e centre-ouest de 1a Guinée; - les monts Manding tout à l'ouest du Mali et le plateau de Malinké, plus proche du centre du Mali occidental. L'impressionnante influence exercée par cetEe chalne montagneuse en forme de croissant sur le système hydrographique de la région revêt un intérêt particulier. Dans ce croissant se trouvent 1es sources du fleuve Niger qui parsèment les plaines du Haut-Niger (voir carte 1). I1 forme aussi la llgne de partage des eaux qul sépare le bassin du Niger des bassins drautres fleuves de savane (1a Gambie et 1e Sénéga1) et d'un conplexe côtier de systèmes hydrographiques(Corubal, Konkouré, LltÈle Scarcies, Moa, Loffa, Cava1ly, etc.). La zone d'extension vers 1'ouest est dans 1'ensemble beaucoup plus complexe que celle du Progranme actuel en ce qui concerne tant la configuration que les caractéristiques, Ia faune et la flore de ces systèmes. Les zones bioclimatiques de la région, fondées sur les travaux d'Aubreville et al. (1959), sont illustrées sur Ia carte 2; La pluviosité moyenne annuelle 1'esÈ sur la carte 3. De plus amples précisions sur la géographie des trois pays constituant la majeure partie de la zone d'extension vers I'ouest, c'est-à-dire la Guinée, le l,tali et Ie Sénégal, sont données ci-dessous. 3.2.L Mali La région du I'lali qui s'inscrit dans 1a zone d'extension vers I'ouest a une superficie avoisinant les 15O OOO kmz et une populaEion d'environ 1 15O OOO. Hornis une petite partie de lavallée du fleuve Niger, e1le coîncide avec 1e bassin supérieur du fleuve Sénégal. On peut y disEinguer trois zones : le bassin supérieur, la chaîne de Kaarta et le haut plateau du bassin supérieur. a) Le bassin supérieur , dominé par 1e flanc septentrional du massif du Fouta-Djalon, esÈ une région mont,agneuse surplombant le plateau de l'landingo qui s'étend jusqu'à la ligne formée par 1e fleuve Sénégal et les rivières Bakoye et Baoulé. Son altitude moyenne est de 5OO m, mais el1e peut atteindre 7OO à 8OO m ou même plus, au sud, aux sources du Bakoye eÈ du Baoulé. ocPf 82.3 Page 12 Malgré son nom, il ne s'agi-t pas d'un vaste plateau uniforme, mais d'une série de plateaux de hauteur variable qui s'abaissent en gradins aussi bien du nord, au sud, que vers les cours d'eau qui le découpent en plusieurs parties. Sur son bord occidental, ce plateau se fait plus massif et se termine sans transition par une falaise qui s'élève à 2OO m au-dessus de la plaine bordant 1es rivières Bambouk eE Falémé. Autrement, il s'incline en général en pentes douces. Les cours d'eau de la région coulent toute 1'année durant; ils passent souvent par des gorges dans leurscours moyen et supérieur et sont Ponctués de chuÈes d'eau et de rapides. Les valIées ne s'ouvrent qu'à leur partie infé- rieure, 1à où elles Èouchent en général aux cours d'eau. b) La chaîne de K4arta (ou de Sarakollé) confine au sud aux vallées du fleuve Sé néga I et de 1a rivière Bakoye, puis à la vallée de la rivière Baoulé jusqu'à l'extrême pointe de sa rrboucle". Elle est bordée à l'ouest par la rivière Kolimbiné et au nord par la dépression de Hodh. A 1'est, le plaÈeau descend graduellement et se perd sous les sables d'un désert très ancien. On peut distinguer, en fonction de l'altitude, du relief et de la nature du so1, quaÈre secteurs ou micro-régions naturelles : i) avec une altitude dépassant 5OO m, le secteur sud-ouest est Ie plus élevé du urassif; au nord de Bafoulabé se trouve le point culminant du Kaarta. Les vallées des rivières Bakoye et Kolimbiné sont dominées par une paroi de 3OO m de hauteur fornrant un mur qui s'étend au nord, où les somrnets et 1es éminences sont un peu moins hauts; les vallées riches en terre argileuse que séparent les collines s'enfoncent loin dans le massif; ii) la zone sud-est, appelée l(aarta-Bagué du fait qu'elle est proche de 1a rivière Bakoye (Bagué en malinké), se courpose de larges vallées et plaines alluviales à pentes douces ret.enant 1'humidité pendant une bonne partie de la saison sèche; iii) la zone centrale constitue le vrai Kaarta. C'est une région de topographie variée dont les plaines et les cuveÈtes sont emplies d'une épaisse couche de terre noire et très fertile; iv) dans le nord et le nord-est, de faible altiEude et au relief peu prononcé, iI y a surtout des sols légers, nais aussi un peu de terres alluviales et de terres lourdesl 1es va1lées découpées par le Kolimbiné et ses affluents dans le Kaarta recueillent 1'eau de ruissellement charriant le schiste, le calcaire et Ia dolérite qui font toute 1a fertilité des terres des vallées, dépressions et plaines de cette région, tout comme ils font de Kaarta le "grenier à mil" du bassin supérieur du Sénégal. c) Le haut plateau du beSS:n sqpértgu! varie dans le détail d'une région à 1'autre; échancré par des vallées fluviales plus ou moins larges, selon la nature de la roche sous-jacente, i1 esE aussi percé de plaines encaissées qui se sont formées à la confluence des cours d'eau. Les cours d'eau du nord du Mali occidenEal coulent dans des vallées relativement larges et peu profondes. Pour la plupart, ils n'ont d'eau que pendant 1a saison des pluies et sont à sec le resEe de l'année. 11 n'y a d'eau toute l'année que dans Ie cours inférieur du Kolimbiné et du Karakoro, mais elle est stagnante pendant la saison sèche. A f inverse de ce qui se passe dans 1es régions sahéliennes du nord, le problème de l'eau ne se pose pas, du moins sous la même forme, dans le sud. Bien que les cours d'eau ne s'assè- chent pas de toute 1'année, 1es avantages découlant de la présence permanente de 1'eau dans les vaIlées se trouvent neutralisés par deux facteurs : d'une part, les fortes pentes qui encaissent 1es va1lées ne peuvent retenir les alluvions en quantité important.e, et de 1'autre I'humidiÈé créée par les fort.es chutes de pluie (8OO à I5OO mr pendant cinq à sept mois) est favorable à de nombreux insectes vecteurs de maladies, y compris 1'onchocercose. 3.2.2 Sénéea1 La zone d'extension vers 1'ouest recouvre le Sénéga1 oriental, partie la plus ét.endue du pays avec une superficie de 56 OOO km2 environ, donE les habitant.s sont au nombre de quelque 300 000. ocPf 82.3 Page 13 Sur le plan administratif, le SénégaI oriental se compose des départements de Bake1, Kédougou et Tambacounda; ses limites sont : - la région du fleuve au nord; - 1a frontière avec la Guinée au sudl - la frontière avec 1e Mali à l'est; - les régions de Casamance et de Siné-Salor:m et 1a frontière avec la Gambie Le socle précambrien affleure dans le sud-est de la région sous ta forme de séries méta- morphiques plissées (quartzites, arkoses, schisÈes, micaschi-stes, gneiss) et synkinématiques(Saraya et sud-est de Kidira) ou de nrassifs granitiques birrimiens posttectoniques (nord de Kédougou) . 11 est parcouru de strates primaires formant entre Kidira et la Gambie une bande orientée du nord au sud dans laquelle se trouvent : des grès et des quartzites du cambrien inférieur constituanE le bord septentrional du Fouta-Djalon; du cambrien formé d'un complexe volcanique et de conglomérats recouverts de couches sédimentaires qui s'achèvent en grès argileux rouges du cambrien supérieur; de 1'ordovicien : grès blancs traversée de cambrien; un affleurement de silurien schisÈeux à I'ouest de la bande nord-sud de cambrien et des séries ordoviciennes. Des do1érites intrusives postdévoniennes apparaissent au nord et à 1'ouest de Kédougou. La moitié septentrionale de la région esÈ une vaste pénéplaine siEuée à moins de 1OO m au- dessus du niveau de la mer qui s'é1ève graduellement à 2OO m (cotlines du pays Bassari). Les seules hauteurs (4OO-5OOm) sontau sud (frontière avec 1a Guinée et boucle du fleuve Gambie) eE corresPondent soit au bord du plaÈeau guinéen ou à des affleurements de do1érites s'étageant en terrasses le long des cours d'eau. Ces hauteurs sonË recouvertes de savanes Combretum ou Andropogon qui peuvent être boisées, parsemées d'arbres ou couvertes d'arbustes. La végétation est hydromorphique dans 1es régions où le sol est de cette nature. Deux format,ions végétales particulières - Ie "bowé" (auxendroits où la couche de latérite est découverte) et les bosqueEs de bambous - peuvent également être mentionnées. Les bassins de 1a région qui ont de f importance sont 1es suivants i) le bassin du fleuve Sénégal avec la rivière Falémé dont la surface réceptrice est de 28 9OO krn2 à la station de Kidira. Presque nuls à l'époque des basses eaux, les débits peuvent rlépasser :OOO m3/s en temps de crue; ii) 1e bassin du fleuve Gambie qui a sa source dans le Fouta-Djalon et donE la surface réceptrice est de 7550 k$2 à Kédougou et de 10 450 km2 à Mako. Ses principaux affluents dans Ia région de Kédougou sont le Komboutourou, le Tiokoye, le Din Kha et Lelliokolo-Koba A in/assadou, le bassin versant du fleuve Gambie couvre 20 gOO km2. Son lit à 1'étiage est nettement marqué (largeur, 12O m), ses berges verticales sonE. hautes de 1O m. De vastes zones sont inondées lors des grandes crues. Ses affluenÈs sont dans cette région 1e Nieri-Ko, qui draine une surface réceptrice de 11 946 kmzr puis le Koulountou eÈ, peu avant Gouloumbou, le Niaoulé dont le bassi.n versant n'aEteint que 1584 t<m2. e Gouloumbou, sa surface réceptrice est de 41 1+OO k*n2, son 1it s'élargit et prend 1a forme d'un vaste trapèze. Après avoir traversé la plaine de Guenoto, i1 pénètre en Gambie où il recueille les eaux du Sandougou et de ses 9960 km2 de surface récepErice. Le Sandougou coule tantôt vers 1'ava1 (quand les eaux de ruissell-e- ment de sa surface réceptrice 1'emportent), tantôt vers 1'amont (reflux provoqué par la montée de la Gambie qui précède et surpasse celle du Sandougou); ocPf 82.3 Page 14 iii) les bassins des rivières Kayanga et Anambe. Née au sud de la frontière sénéga1o- guinéenne, la rivière Kayanga pénètre au Sénéga1 au sud de Patinr-Kouta pour se jeter dans 1'Anambe aux environs de Niapo, où son bassin versant avoisine les 1755 km2. Le bassin de 1'Anambe est une vasÈe dépression d'environ 11OO km2, dist.incte des bassins versants du fleuve Gambie au nord, du fleuve Casaroance à 1'ouest et de la rivière Kayanga au sud et à 1'est. 3 .2 .3 Guinée Pays de La zone littorale de l'Afrique occidentale, la Guinée est située par 7" à 12' de latitude nord et 8'à 15'de longitude ouesE, dans la zone tropicale humide, et s'étend sur 246 OOO km2. Les pays limitrophes sont Ia Guinée-Bissau, le Mali et 1e Sénégal au nord, 1a Côte d'Ivoire à I'est, le Libéria et la Sierra læone au sud. Sa côte se développe sur 3OO km, ce qui lui confère une position géopolitique exceptionnelle. Le relief,'le climat et la végétation la partagent en quatre régions naturelles, autorisant ainsi des productions agricoles d'une très grande diversité. i) La Guinée maritime est une région côtière de faible élévation, au climat tropical humide du type guinéen méridional, où les précipitations dépassent partout 2OO cm par année et où la saison sèche dure cinq mois (de décembre à avril). C'est une région de mangroves, de vergers et de rizières alimentées par les pluies. D'importantes exploitations de bauxite s'y trouvent également. ii) La Movenne-Guinée correspond au massif du Fouta-Djalon dont 1'altitude se situe entre 600 et 15OO m (l'{ont Loura). La saison sèche dure de cinq à six moi-s (de novembre à avril) et 1es précipitations annuelles sont en moyenne de 18OO nm. Les principaux cours d'eau de la région naissent dans Ie Fouta-DjaIon, jadis couvert de forêts, mais dont la végétation s'est dégradée et où 1'érosion atteint des proportions alarmantes. Pays d'agriculture et d'élevage où la densité de 1a population est I'une des plus élevées du pays (plus de 40 habitants par km2), c'est évidement aussi, de ce fait, une région de grande émigration vers 1es villes et les pays limitrophes, le Sénégal en particulier. iii) La Haute-Guinée, au nord et à I'est du pays, a une superficie approximative d,e 97 OOO km2. Le climat y est du type soudanais méridional. Les précipitations atteignent une moyenne de 15OO nun, mais la saison sèche peut durer jusqu'à huit mois et 1es variations sont exËrâmes, d'où des fluctuaÈions considérables du niveau de la production agricole. C'est une zone de savane où 1'activité humaine se concentre dans les vallées fluviales, notaûEflent celle du Niger, et où lapopulation massée surtout le long des cours d'eau, se répartit inégalement. iv) La Guinée forestière, dans le sud, a un climat du type équatoriel; la saison des pluies dure fréquenrnent plus de dix mois et i1 tombe en moyenne plus de 2OOO rmn de pluies par année.C'est essentiellement une région à forte densiÈé de population et où les forêts sont impéné- trables. Elle est riche d'un gisement de minerai de fer de première importance (mont Nimba). Selon les estimations, la superficie et la population de ces régions sont les suivantes Guinée mari time I,l.oyenne- Guinée Haute- Guinée Guinée fores tière Superficie (km2) Population (1978) 45 000 1 300 000 55 000 1 550 000 97 000 I 140 000 49 000 1 160 000 ocPf82.3 Page 15 3.3 Géosraphie sociale et économique D'un point de vue historique et culturel, en dépiÈ des frontières héritées de la coloni- sation, les groupements humains qui habitent la région présentent de très fortes affinités; en effet, la très grande majorité d'entre elles se rattache aux deux principaux groupes ethno- linguistiques, Peul et Bambara-Malinké, qui se sont pârtagê La prééminence dans 1'histoire de la région au cours des derniers siècles : Emplre Mandigue de Soundjata au 14e siècle; épopée des Peul de Koli Tenguéla au 16e siècle; royaumes du Gabou, du Boundou, du Kaarta, de Ségou; almanyats Peul de Labé et de Timbo du 17e au 19e siècle; Djihad d'El Hadj Ornar qui, parti de Dinguiraye dans les années 1850, a soumis tout 1'Ouest du l'lali avant d'a1ler se dissoudre dans le Macina; émergence enfin de l'Empire de Sanrori à la fin du 19e siècle à partir de la Haute- Guinée et son extension snr une grande partie du Centre Ouest africain. Juxtaposés à ces grands regroupements de population existent de petits groupes ethniques, linguistiquement et cultu- rellement différentsr Qui, à un moment de leur histoire, ont été refoulés soit dans des régions montagneuses (Bassari, Coniagi, Diakhanké) soit à la limite des zones forestières (Kissi, Toma, Guerzé, etc.) aux frontières du Libéria et de la Côte d'Ivoire. Les paysans de la région cultivent principalement les céréales (sorgho, mi1, maîs, riz) ainsi que des niébés, de l'arachide et parfois du coton. Dans 1a partie méridionale de 1a zone, les cultures fruitières (mangues, agrumes) sont relativement abondantes, de mâme que ce1les des tubercules, manioc surtout. L'élevage est très répandu, autant celui des bovins (principa- lement sous forme de variétés trypano-résistantes telles que la Ndama, originaire semble-t-i1 de Guinée) que celui de petits ruminants, ovins et capri-ns. La culture itinérante sur brû1is avec de plus ou moins longues périodes de jachère reste le système prédominant malgré I'appa- rition de pratiques plus intensives (traction animale, utilisation d'engrais, cultures de bas- fonds) sur quelques points de la zone. Du point de vue démographique, 1a région peut âtre considérée comne sous-peuplée (environ 10 habitants au km2 en moyenne) avec toutefois la présence de quelques zones plus peuplées et même une zone qui peut âtre considérée comme surpeuplée. La plus grande partie de 1a région connaît des densités comprises entre -5 et 20 habitants au krrP : presque toute la Première Région du Ma1i, la Haute-Guinée, 1a Guinée forestière, la région de Gabu en Guinée-Bissau. Une zone est nettement sous-peuplée : 1e Sénégal oriental (densité inférieure à 5 habitants aukmA). Une zone peut âtre considérée corrne surpeuplée : la partie centrale du massif du Fouta-Djalon(densité supérieure à 40 habitants au pp2); certaines zonesr par contre, peuvent être définies comme moyennement peuplées (densités comprises entre 25 et 40 habitants au km2) : pays Khassonké au MaIi, sous-zones forestières de Macenta et de Nzérékoré en Guinée. Dans la répartition géo- graphique de la population, le Sénégal représente un exemple d'inégalité : pour une densité moyenne nationale d'environ 25 habitants au 1sn2, celle-ci dépasse l2O habitants au km2 dans certaines zones rurales du Bassin arachidien, pour tomber à moins de 4 dans certaines parties du Sénégal oriental (zone de Kédougou). Les raisons de cette 'répartition inégale de la popula- tion sont extrômement complexes et liées à la nature des sols, à 1'environnement, auxconditi-ons sanitaires prévalant dans la zone et enfin à I'histoire. Sur 1e plan socio-économique, la région peut être consi-dérée comme un ensemble assez homogène : en effet, en dehors de certaines sous-zones en Guinée, soit diamantifères (Kérouané), soit situées en bordure de Ia forât tropicale (Nzérékoré, Macenta) où existent quelques cultures arbustives (café, bananes), les revenus de ces populations sont extrâmement bas; e11es sont parmi les plus pauvres du monde avec un revenu dans les zones rurales le plus souvent compris entre 5O et 1OO dollars US par an, évidenrnent accompagné par tout Ie cortège de maladies, de peines et de souffrances qu'impliquent de tels niveaux de revenus. Cette situation se retrouve surtout dans la partie septentrionale de La zone (isohyète 7OO-1OOO mn) à la hmite des régions sahéliennes où la faible pluviométrie s'accompagne d'une grande irrégularité interannuelle des pluies. La dernière décennie, 1970-1980, a connu une série d'années de sécheresse qui ont com- promis tout 1'équilibre vivrier de la zone et entraîné de véritables famines. Ce contexte, accompagné par de nombreuses endémies (paludisme notanrnent) et un très faible niveau <i'infra- structures etde moyens au niveau social et sanitaire se traduit par un tartx de mortalité des enfants de moins de 5 ans situé parmi les plus élevés du monde. Enfln, il faut souligner une caractéristique cormnune à presque toutes les zones de 1a région: 1'enclavement, qui gône la circulation des personnes et des marchandises et en particulier limite considérablement les ocPf 82.3 Page 16 possibilités de conunercialisation des récoltes. L'absence d'un véritable réseau routier rend 7-es 4/5e de la région absolr,ment impénétrables pendant la saison des pluies et les:/Se trasdifficilement accessibles même pendant Ia saison sèche. 3.4 cts 1o ist es de la zone Les facteurs toPographiques, climatiques, fauniques et sociaux s'al1ient pour engendrer un certain nombre de problèmes logistiques critiques, parmi lesquels figure celui dont i1 vientd'âtre brièvement question, à savoir les déficiences du réseau routier dans la zone d.extension vers 1'ouest qui rendent les quatre cinquièmes de la région impénétrablesdurant la saison des Pluies et les trois cinquièmes très difficilement accessibles môme pendant la saison sèche. Le relief montagneux, les fortes précipitations et la densité de la végétation en sont en grandepartie responsables dans beaucoup de régions, comrtre les sols sablonneux le sont dans lesparties sèches et septentrlonales de Ia zone d'extension. Pour obtenir de première main des inforur,ations à jour sur cette situation, des randonnéespar la route ont été effectuées en mrrs 1982 au Mali occidental et en avril 1982 en Guinée orientale, à 1'occasion desquelles toutes 1es vi1les provisoirement retenues pour abriter les secteurs et sous-secteurs pour les opérations aériennes ou 1es évaluations entomologiques ontété visitées. Les conclusions des deux missions sont récapitulées séparément ci-dessous. Cette région est desservie par un réseau routier limité qui n'est pas en bon état. Dans les monts Manding et sur le plateau de Malinké, les routes sont rocailleuses et franchissent de très nombreux petits ravins souvent difficiles à négocier. Sur la rive nord (droite) du Sénégal et de la Baoulé, les routes sont sablonneuses et en tout tenps peu praticables. Dans laItboucle de la Baoulétr, les routes, e1les aussi sablonneuses, deviennent si vite impraticables qu'elles sont fréquement abandonnées au profit de nouveaux tracés. Dans ces conditions, emprunter 1es routes réserve beaucoup de déboires au nouveau venu et retarde ses déplacements; mais il est possible que la difficulté soit moindre pour ceux qui font régulièrement de tels trajets,par exemple une équipe d'évaluation entomologique. I1 est cependant rassurant de constater que 1es travaux entrepris pour améliorer 1'état de nombreuses routes sil-lonnant 1a vallée du Sénégal et de la Baoulé se poursuivent. Qui plus est, la grande route reliant Bafoulabe et Manantali est sur le point d'âtre achevée. Autre facteur d'une importance logistique notable : le plupart des villes où doivent être établis les secteurs ou 1es sous-secteurs de la lutte antivectorielle sont reliées à Bamako(centre d'opérations général pour la zone d'extension vers 1'ouest) par des liaisons ferro- viaires fréquentes et régulières. Le rail permettrait donc d'éliminer au moins certains des obstacles suscités par la médiocrité du réseau routier. Guinée orientale Dans cette région, qui recouvre une partie de la Haute-Guinée et de Ia Guinée forestière, 1es difficultés du transport par route sont essentiellement au nombre de deux: d'un côté 1'absence de routes dans la partie la plus orientale de cette région qui interdit ou limite 1'accès aux sources du sous-système du Sankarani, c'est-à-dire les rivières Dion, Limou et Kourai; et de I'autre le mauvais état du réseau routier dont de nombreuxponts se sont effrondrés et dont le revôtement laisse dans I'ensemble à désirer. L'impression généraIe qui se dégageait de 1'enquête sur 1es routes était que toutes ou presque se détérioraient progressivement et que les travaux nécessaires pour 1es remettre en état n'étaient pas entrepris. La plupart des déviations Permettant de contourner les ponts effondrés étaient fortement usées, ce qui donnait à penser qu'e11es étaient empruntées depuis longtemps. Kankan se trouve au terminus de Ia voie ferrée venant de l'ouest, mais 1es trains sont peu fréquents et ne circulent par régulièrement, aussi le rail ne pourrait-il vraiment se substituer dans 1a région à Ia route. De ce fait, toutes les activités d'extension du Progranme y seraient confrontées aux difficultés 1iées à la médiocrité des cormnunications routières. En outre, 1'électricité, 1'eau courante, le carburant et 1'huile pour les véhicules, 1e matérie1 et les Mali occidental ocPf 82.3 Page 17 fournitures, 1es aliments, etc. faisant généralement défaut en Guinée orientale, celle-ci manque du minimum d'infrastructure et de soutien logistique nécessaire pour une opéraEion normale de lutte contre l'onchocercose. Le climat pourrait également soulever un sérieux problème. Dans la région montagneuse de la Guinée (Guinée orientale), les nombreuses cimes se perdent dans des nuages qui descendent très bas dans beaucoup de vallées et présentent ainsi une grave menace pour I'efficacité des reconnaissances aériennes et des opérations d'épandage et pour l-a sécurité des aéronefs qui Ies exécutent. Bien que 1a région qui s'étend autour de Beyla (dans la région montagneuse de la Guinée orientale) soit qualifiée de "savane sylvaËique humide'r, la végétationy est bien plus luxuriante que ce n'est normalement le cas dans ce genre de régions boisées. Des pans de forât climax s'étalent sur 1es flancs de nombreuses montagnes. Les rivières coulent souvent dans des valIées très encaissées et sous la voûte dense des forôts poussant sur leurs rives. Outre les diffi- cultés normalement associées au vol à basse altitude dans de pareilles conditions, il faudra donc s'attendre aussi à des problèmes de navigation aérienne. En bien des endroits, i1 sera impossible d'effectuer des prospections aériennes des gltes larvaires, etdansd'autresd'épandre f insecticide aux lieux voulus du fait que les cours d'eau sont dissimulés par la végétation. Après avoir travaillé en de pareilles circonstances dans la région de Man, en Côte d'Ivoire, Walsh et al. (1981) ont signalé "qr'ilétait difficile, sans mettre en péri1 les équipages, de se servir d'aéronefs pour les opérations de lutte antivectorielle dans ces ravins couverts de forâts touffues. En conséquence, les opérations larvicides ont été écourtées chaque fois que le risque était jugé trop grand." Bien qu'aucune enquête sur les routes n'ait encore été faite au Sénégal oriental, i1 ressort des informations disponibles que le réseau routier n'y est pas très dense, surtout dans la valIée de la rivière Falémé. NECESSITE DE I,A LUTTE CONTRE L,ONCHOCERCOSE I Considérations sanitaires La prévalence et la gravité de 1'onchocercose dans la zone d,'extension vers 1'ouest sont connues de longue date. Les statistiques reprises au tableau ci-dessous permettent de se faire une idée de l'ampleur du problème : SITUATION DE L',ENDEMIE ONCHOCERQUIENNE EN l98O* Population des zones concernées par 1'endémie Population non exposée Population directement exposée - au niveau d'hyperendémie - au niveau de mésoendémie - au niveau d'hypoendémie Nombre de personnes aEteinÈes de cécité 5 390 2 L9L 3 199 428 9ü 1 866 33 ooo ooo 000 ooo 500 500 700 De plus amples précisions sur 1'onchocercose dans 1es pays participants de la région sont données ci-dessous. Gu inée L'onchocercose est hyperendémique en Haute-Guinée où e1le a de très graves conséquences : un pourcenEage élevé de cas de cécité et 1'abandon par la populaEion de vastes vallées pourtant réputées très fertiles, 4 4 'i'Dans ce tableau ne figurent pas les données concernant la Sierra Leone ocPf 82.3 Page 18 En I'{oyenne-Guinée, 1'endémicité de 1'onchocercose est moyenne, ponctuée pourtant de quelques foyers d'hyperendémie aux abords des rivières Bafing, Bantala-Komba, Coliba et Koulountou où les taux de fréquence de la cécité sont élevés. La maladie est toutefois hypo- endémique dans les régions administratives de Labé et de Pita, dans 1a zone monÈagneuse du Eouta- Djalon. Dans la Guinée forestière, elle est peu à moyennement endémique, avec un seul foyer d'hyperendémie dans la région de Beyla. Le taux de fréquence de la cécité est cependant bas en général, ce qui signifie que la maladie est moins sévère dans ceEte région. Enfin, en Basse-Guinée, I'onchocercose n'est manifestement pas endémique; 1a prévalence et les taux de fréquence de la cécité sont faibles. Ainsi qu'i1 ressort des données disponibles, c'est en Haute-Guinée et en Moyenne-Guinée(sauf 1a région montagneuse du Fouta-Djalon) que 1'onchocercose sévit sous une forme grave. Ces deux régions devraient être englobées en priorité dans une campagne de lutte contre cette maladie. La conclusion qui s'impose est que 1'onchocercose est présente à divers degrés dans la majeure partie de 1a Guinée. Certaines régions, surtout en Haute-Guinée (Kankan, Faranah et Dinguiraye) sont plus particulièrement touchées, mais de nombreux arrondissements d'autres régions le sont également. En ce qui concerne la Moyenne-Guinée, le niveau d'endémicité paraît bas dans la partie centrale du ur,assif du Fouta-Djalon, où 1a densité de la population est rela- tivement forÈe (plus de 40 habitants par km2). 11 est en revanche plus élevé aux alentours du Fouta-Djalon où la population est plus clairsemée. L'onchocercose existe aussi enGuinée fores- tière (Yomou, Nzérékoré et Lola), mais sous forme moins grave que dans la savane. La région qu'il est proposé d'inclure dans La zone d'extension vers 1'ouest a une super- ficie approximetive de 22O OOO km2 et une population d'environ 3 557 OOO âmes. La population direcÈement exposée à 1'onchocercose est évaluée à 2 OO9 OOO personnes dotL 254 OOO vivent dans 1es zones d'hyperendémie, 545 OOO dans les zones de mésoendémie et | zLO OO0 dans les zones d'hypoendémie. Selonles estimations, 560 0OO personnes sont atteintes d'onchocercose et 20 OOO de cécité, ce qui fait que, sur la population exposée,28% souffrent de la maladie et 1 % est aveugle. Guinée-Bissau La prévalence de I'onchocercose n'a étê établie que dans les deux régions orientales, Gabu et Bafata, de ce pays, c'est-à-dire une superficie de 13 9OO km2, avec 2O4 OOO habitants et une densité de population de 15 personnes par km2. Toute la région de Gabu esE affectée, alors que seul le secEeur de Contuboel 1'est dans la région de Bafata. Au total, 132 OOO personnes sont directement exposées à 1'onchocercose, dont 13 OOO vivent dans des zones d'hyperendémie, 59 OOO dans des zones de mésoendémie et 59 OOO dans des zones d'hypoendémie. Le nombre d'onchocer- quiens est évalué à 30 OOO au Eotal, celui des cas de cécité à 1400. I'ta I i Deux régions administraÈives de ce pays sont affect.ées par I'onchocercose endémique, la Première Région (Kayes) et la Seconde Région (Koulikouro, 1'ancienne région de Bamako). La zone d'extension vers 1'ouest représente 138 94O km2 et compte 1 214 OOO habiËants, soit une densiEé moyenne de 8,7 habitants par km2. Dans 1a Première Région (Kayes), les cercles,de Yélimané, Nioro, Diéma et Kayes ne sont que légèrement affectés, alors que la maladie est moyennement à fortement endémique dans les cercles de Kita, Bafoulabé et Kéniéba. Dans Ia Seconde Région, trois cercles seulement sonE affectés, ceux de Kangaba et de Kati dans les arrondissements situés sur la rive gauche du Niger et celui du Kolankani dans I'ouest de la région. En 1980, on estimait que 860 OOO personnes (73 % de la population de la région) étaient directement exposées à 1'onchocercose : 138 OOO dans les zones d'hyperendémie, 27O OOO dans les zones de mésoendémie eÈ 455 OOO dans les zones d'hypoendémie. On évalue à 28O OOO le nombre des onchocerquiens et à 10 5OO celui des aveugles. ocPf 82.3 Page 19 Sénégal La zone d'onchocercose endémique recouvre tr-e sud du Sénégal oriental et le nord du pays où elle ne franchit toutefois pas une ligne innginàire reliant Kidira à la frontière orientale de 1a République de Gambie. A l'ouest, le départemenL de Velingara, en Haute-Casamance, est éga- lement englobé dans le foyer endémique, mais celui-ci ne s'étend pas au-de1à de I'arrondissement de Baconto. Dans la zone d'endémie vivent au toÈal 418 OOO personnes, la population directement exposée au risque d'onchocercose étant évaluée à f98 OOO personnes, dont 23 OOO dans les zones d'hyperendémie, 40 OOO dans les zones de mésoendémie et 135 OOO dans les zones d'hypoendémie. Selon les estimations, sur ces 198 OOO personnes, 44 OOO sont atteintes d'onchocercose et 1500 de céc iÈé, soi-t 22 % d'onchocerquiens et L % d'aveugles . Sierra Leone Les données entomologiques disponibles don(rent à penser, encore que les enquêtes faites aient été peu nombreuses, que 1'onchocercose de savane pourrait exister dans la province nord du pays. Les enquêtes épidémilogiques limitées entrlprises oculaire y sévit; en deux endroits, on a enregi$tré des gnant respecÈivemenE de 0,7 à 8 % et de 4,75 à I %. à ce jour ont révélé que I'onchocercose taux de fréquence de Ia cécité attei- Pour délimiËer le foyer de I'onchocercose Çe savane, il faudra entreprendre des évaluations parasiEologiques et ophtalmologiques détai1lées dans cette province. Les données susmentionnées suivant : concernant les divers pays sont récapitulées dans le tableau Niveau d'endémicité Total endémie Populat ion non exposée Hyperendémie Mésoendémie Hypoendémie GUINEE-BISSAU GUINEE MALI SENEGAL ENSEMBLE DE LA REGION(sauf Sierra Leone) 13 000 254 000 138 000 23 000 428 000 49 500 545 000 270 000 40 000 904 500 69 500 1 210 000 452 000 135 000 r 866 500 132 000 2 009 000 860 000 198 000 3 t99 000 72 000 1 548 000 351 000 220 000 2 191 000 En guise de conclusion, on peut dire que 3,2 millions de personnes au moins profiteraient de l'extension vers 1'ouest de la lutte conËre 1'onchocercose, donÈ 1,2 million approximativement dans la partie sepÈentrionale où règne Ia savane sèche et environ 2 millions dans les parties méridionales dominées par la savane humide et la forêt. 4.2 Considérations socio-économiqu OuEre les avantages qui découleraient sur le plan de la santé de la luÈte contre I'onchocer- cose dans la zone d'extension vers 1'ouest, une telle extension serait éminenrnenE profitable aussi du point de vue socio-économique, car e1le se traduirait en parÈiculier par : i) une augmentation des revenus grâce à 1'accroissement quantitatif et à I'amélioration qualitative des ressources en main-d'oeuvre et en terres; ii) une meilleure répartition des revenus dont bénéficierait une population qui se range parmi les plus pauvres du monde. ocPf82.3 Page 2O EnÈre 1978 et 1981, époque à laquelle des études de faisabilité ont eu lieu dans la zoned'extension vers 1'ouest, une place importante a étê réservée aux études socio-économiques entre-prises en Guinée, en Guinée-Bissau, au Mali et au Sénégal. Des rapports appropriés ont étérédigés et annexés au rapport de faisabilité final. Ces études par Pays ont permis de recenser 22 projets de développement en cours représen-tant us §539 millions de dépenses d'équipement, plus 20 projets envisagés dont le cott étaitestimé à us S685 mi11ions. ces projets, d'une valeur roralede us çL224 miIlions, profitent oupourraient profiter à 3,6 millions d'habitants. Le dévelopPement socio-économique à 1'étude pour 1a zone d,extension vers l,ouest a étérécerunent marqué par un événement important, la passaÈion en mars 19g2 par l,organisation pourla mise en vareur du fleuve sénégal (OMVS) d'un marché pour la construction, à proximité duvillage de Manantari, dans 1'ouest du Mali, d'un grand barrage sur la rivière Bafing. selon resestimations, la construction de ce barrage coûtera us $8oo *illionr. une fois qu,iI sera achevé,la vallée du fleuve sénégal sera modifiée du fait que quelque 35o ooo hectares de bonnes rerresarables pourront êÈre mises en culture. ocPf 82.3 Page 21 CHAPITRE II PRINCIPES REGISSANT LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE 1. INTRODUCTION Conrme dans 1e cas de I'actuel Prograrnme, 1'extension proposée vers 1'ouest a pour objet de ramener f impact de 1'onchocercose clinique à un niveau où elle ne constituera plus un problème de santé publique et un obstacle au développement socio-économique, ni une entrave à la mise en valeur de bonnes terres arables encore inoccupées. Les principes et les stratégies de lutte proposés pour la zone d'extension vers I'ouest seraient, autant que possible, identiques à ceux qui s'appliquent actuellement au Progranrne. Malgré les perspectives encourageantes qui se dessinent dans le domaine de 1a recherche chimiothérapique, i1 faut bien se rendre compte que 1'absence de produiE spécifique pouvant être utilisé facilement et en toute sécurité dans le traiEemenE de masse ne nous laisse d'autre choix, dans la lutte contre 1'onchocercose, que de limiter ou d'interrompre 1a trans- mission en recourant à la lutte antivectorielle. Les opérations de lutte antivectorielle sont dirigées en généra1 contre 1es larves de simulies et sont menées à 1'aide d'insecticides qui ne présentent pas de risques intolérables pour 1e milieu aquatique. 11 convient cependant de remarquer que le Prograrmne intensifie la recherche appliquée sur la desEruction des adultes pour arriver à savoir si el1e pourrait déboucher sur une ou des techniques efficaces d'endiguement localisé de f impact de la réinva- sion. 11 est donc possible que les activités de destruction des adultes puissent jouer un rôle important dans 1es régions de la zone d'extension vers 1'ouest où 1a réinvasion pourrait avoir de graves conséquences. Etant donné 1e pouvoir migratoire (dispersion) des simulies adultes, on admet en général qu'iI est nécessaire d'appliquer simuLtanânent des mesures de lutte antivectorielle dans de vastes zones afin de réduire le risque de réinvasion des zones traitées. C'est 1à un objectif théorique qu'il a pourtant été possible d'atteindre dans 1e Programme actuel (encore que 1a réinvasion continue de soulever un grave problème sur les flancs est et ouest). En ce qui concerne 1es régions de savane sèche de 1a zone d'extension vers 1'ouest (Ma1i occidental, Sénéga1 oriental et frange septentrionale de la Guinée), cet objectif est également valable bien que certains obstacles s'opposent à sa réalisation intégrale dans la savane humide et dans les régions montagneuses de la Guinée eE de la Sierra Leone. En raison du'cumul des -difficultés inhérentes au relief accidenté, à une végétation touffue, à de mauvaises condi- tions climatiques, aux déficiences des moyens logistiques et au risque d'apparition d'une résistance aux insecticides, i1 sera peut-être nécessaire d'appliquer une sEratégie modifiée restreignant davantage dans 1'espace les attaques lancées contre le vecteur. Du fait de 1a longévité prolongée du parasite (tant des vers adultes que des rnicrofi- laires), i1 est indispensable de mener sans trêve, pendant plusieurs années, 1es acEivités de lutte antivectorielle. Les résultats parasitologiques 1es plus récents obtenus par 1e Progranrne donnent à penser que cettc période pourrait être inférieure aux vingt ans que I'onjugeait nécessaires auparavanE, mais il est encore trop tôt pour se prononcer sur le nombre d 'années en moins . Si les recherches en cours devaient aboutir à la mise au point d'un médicament approprié ou d'une autre méthode de lutte contre I'onchocercose répondanÈ aux besoins du Progranrne(voir 1e rapporÈ final de 1a Comnission indépendante), i1 serait nécessaire, pour profiter d'un progrès aussi important, de revoir 1a stratégie de lutte mise en oeuvre tant dans ta zone actuelle du Prograrmne que dans la zone d'extension vers 1'ouest. CettettpercéeI ne pourrait cependanE avoir de répercussions sensibles sur 1e Progranrme au cours de 1a période de six ans sur laque11e porte 1e présent rapport, mais e11e pourrait être prise en considération lors d'opérations u1térieures . ocPf Bz.3 Page 22 2. LUTTE ANTIVECTORIELLE Les méthodes et stratégies de lutte antivectorielle convenant à 1a zone d'extension vers 1'ouest sont en règle générale celles qui sont déjà appliquées par le Progranrme, c'est-à-dire des opérations larvicides aériennes dirigées contre 1es gîtes et metEant en oeuvre des composés biodégradables. Selon les prévisions, il faudra traiter au minimum 22 OOO km de cours d'eau dans la zone d'extension vers 1'ouest, contre 18 OOO lsn dans 1'actuelle zone du Progranune. 2.1 Espèces vectri ces à combattre Les connaissances actuelles en matière de répartition des espèces du conrplexe dans la zone d'extension vers l'ouest sont résumées sur Ia carte 4. IL convient de S. damnosum se rappe 1 er, repré-lorsqu'on consulte cette carte, qu'il n'existe pas de corrélation entre les symboles sentant le nosrbre d'espèces et 1'abondance de ces dernières. Si les statistiques concernant la moitié sud de la région sont plus nombreuses, c'est parce que : les opératiôns de prélèvement d'échantillons y ont été bien plus intensives du fait de f inquiétude qu'inspire une propagation éventuelle de la résistance au téméphos à partir de 1'actuel Progrannre dans la partie méridionale limitrophe de Ia zone d'extension vers 1'ouest; les espèces sont beaucoup plus nombreuses dans le sud de la région (au moins 5 vecteurs connus) que dans 1e nord (seulement 2 vecteurs connus). Une étude approfondie de 1a répartition géographique des diverses espèces, de leurs caractéristiques bio-écologiques et de leur pouvoir vecteur permet de dégager certaines conclusions quant aux régions à traiter. Les régions peuplées par S. darrnosum s.s et S. sirbanr-rm doivent êEre impérativement traitées. Ces deux espèces transmettenË la souche d'onchocerque de savane la plus pathogène pour 1'honme. Leur aire de répartition coincide avec 1es foyers d'hyperendémie onchocerquienne. Très mobiles en outre toutes 1es deux, e1les sont susceptibles, lorsque les conditions météoro- logiques sont propices à 1a réinvasion, de franchir des distances de 1'ordre de 3OO à 400 km. L'espèce S. soubrense d'origine forestière est capable, bien qu'eIle n'ait pas la répu- tation d'être apte à parcourir de grandes distances, de s'insEaller en savane guinéenne et de s'y maintenir toute 1'année. Les études de transmission dans les conditions naturelles et expérimentales ont abouti à des résultats contradictoires qui font qu'il serait difficile de déterminer s'il faut considérer S. soubrense corule une espèce cible ou une espèce non cible. Des études plus poussées seront donc nécessaires. L'espè ce S. sanctipauli inféodée aux zones humides a dans les conditlons naturelles, un pouvoir vecteur pour ainsi dire nul, compte tenu de sa faible longévité et de son imporEante zoophilie. Ce n'esE normalement pas une espèce mobile. I1 est donc inutile de Ëraiter les zones peuplées par cette espèce. Les espèces S. yahense et S. squamosum sont d'excellents vecteurs forestiers , mais 1a souche d'onchocerque Eransmise est peu pathogène pour 1'honrne (absence de lésions oculaires). Ce sont au demeurant de mauvais vecteurs de la souche de savane. L'espèce S..yahense est beaucoup plus sédentaire que 1'espèce S. squamosum dont on sait qu'elle peut parcourirjusqu'à 1OO km. 11 semble donc inutile de traiter 1es gîtes de ces espèces. En résumé, seules les aires de distribution de S. damnosum s.s. S. sirbanum et S soubrense devront être incluses dans 1 a zoîe à traiter. Les données S. damnosum s.s e grande. Sur le plan partout 1a même. En rie11e et la moyenn, susmentionnées montrent que, en relaEion avec la réinvasion, Ies es pèces t S. sirbanum sonÈ les espèces dont f importance épidémiologique est la plusgéographique, toutefois, f importance des simulies allochtones n'est pasfait, i1 existe manifest ement une corrélation entre la capacité vecto_ e des précipitations annu e1les (Dr J. B. Davies, cournunicationpersonnelle) ocP/82.3 Page 23 Dans la zone de la région du Progranrne où cette moyenne est de 125O-1500 nrm, les simulies responsables de la réinvasion sont d'ordinaire si nombreuses que 1es opérations larvicides n'entraînent pas de modification des niveaux de transmission (situation 1). Dans la zone de cette région où elle est de 1OOO-1250 nnn, 1es simulies sont en généra1 suffisarnment nombreuses pour entretenir la transmission (situation 2). Dans la zone où la moyenne est de 75O-1OOO nrn, ces mêmes simulies ne sont normalement pas assez nombreuses pour constituer une menace. Toutefois, si 1a reproduction est Possible, i1 peut s'ensuivre une situation pathologique dangereuse quoique localisée (situation 3). On pourrait mieux prévoir, par extrepolation de ces corrélations à la zone d'exEension vers 1'ouest, la gravité des problèmes de réinvasion qui peuvent se poser; mais c'est avec toute la circonspection de mise en 1'occurrence qu'il faut lire les prévisions suivantes : Situation 1 la région fronEalière sénéga1o-guinéenne; 1a partie la plus méridionale du Mali occidental; le nord de la Guinée (en dessous du Mali) où se trouvent les vallées du cours inférieur de Ia rivière Bafing, du cours moyen et supérieur de la rivière Tinkisso et 1es sources de 1a rivière Bakoye. Situation 2 - la vallée du fleuve Gambie dans I'est du Sénégal; - le Mali occidental, 1a majeure partie du système de la rivière Bafing, le cours moyen et inférieur de 1a rivière Bakoye et les sources de la rivière Baoulé. Situation 3 - dans 1'est du Sénégal, les vallées de la rivière Niériko et du cours inférieur de 1a Fa1 émé; - au Mali occidental, le fleuve Sénégal et le cours moyen et inférieur de la Baoulé. .2 Méthodes de lutte antivectorielle2 La lutte antivectorielle peut revêtir diverses formes tel1es que l'aménagement de 1'envi- ronnement, 1'application d'insecticides aux insectes adultes ou aux larves, 1'utilisation d'agents biologiques. Divers moyens peuvent être employés pour mettre en oeuvre, soit séparé- ment soit conjointement, ces différentes formes de 1utte. 2.2.1 Méthodes écologiques Bien que 1'aménagement, 1es modifications et 1es manipulations de 1'environnement puissent être efficaces dans des circonstances très particulières, ces méthodes ne sauraient cependant être préconisées lorsque la lutte doit s'étendre à de vastes zones. 2 .2 .2 Méthodes chimiques Conme 1'aménagement de 1'environnement ne permet jamais à lui seul d'éliminer touEes les populations vectrices, il a fa11u recourir aux insecticides qui paraissent encore et toujours constituer 1a meilleure des armes disponibles. 2.2.2.1 . Lutte adulticide A 1'heure actuelIe, 1a lutte adulticide contre les simulies vectrices d'onchocercose ne peut plus être considérée coflrme une méthode de lutte en raison du grand pouvoir de dispersion ocPf Bz.3 Page 24 de ces insectesr eui obligerait à traiter de très vastes étendues. Par contre, 1a protection localisée de certains sites pourrait être envisagée, à condition de disposer d'insecticides aPProPriés et de connaltre avec précision les lieux de repos des femelles. Bien que 1'utilisation généralisée des méthodes de lutte adulticide sur une vaste échelle ne se justifie pas, il importe néanmoins de mettre au point d'urgence de telles méthodes afin de pouvoir déterminer jusqu'à quel point e1les permettraient de résoudre 1es problèmes de réinvasion dans Ies conditions propres à la saison des pluies. Ce point de vue a été entériné dans le rapport final de la Conunission indépendante et dans Ie rapport d'activité du Progranrne pour 1e8t'<ôcp/pz/BL.q. Davies et a1. (sous presse) ont passé en revue les diverses méthodes de lutte adulticide qui sont utilisées dans différentes parties de 1'Afrique et, de même que Baldry et al., ils ont décrit Ies résultats des essais effectués en 1978 dans Ia zone du Prograurne. Les résultats des derniers de ces essais étaient très encourageants. Une seule application discriminante par hélicoptère de deltaméthrine (OMS 1998) à raison de 12,5 ÿha par plage d'aspersion (1arge de 30 m) sur des forêts riveraines d'une largeur comprise entre 3O et IOO m a permis de lutter efficacement pendant une douzaine de jours, dans des conditions propres à la fin de Ia saison sèche, contre S. damnosum. Une application analogue d'endosulfan (OMS 57O) à raison de lOOg/ha par plage d'aspersion s'est révélée efficace environ neuf jours durant. Par la suite, f intérêt suscité par les méthodes de lutte adulticide ayant crû, le Pro- gramle a octroyé un contrat de recherche à 1'IRTO, à Bouaké, au titre de la sélection d'insec- ticides pouvant être utilisés contre les simulies. A 1'heure actue1le, le Progræune accélère son propre progr€Erme de recherche sur 1a mise au point de méthodes efficaces et économiques de lutte adulticide. A ce propos, i1 est rassurant d'apprendre que la plupart des simulies de réinvasion s'installent à proximité imrédiate des cours d'eau; à partir de ces derniers, leur nombre diminue progressivement jusqu'à une distance de 3 km. I1 serait donc possible d'élaborer des méthodes de lutte adulticide bien plus discriminantes que ce qui pouvait être envisagé auparavant. 2.2.2.2 Lutte larvicide Les gltes de reproduction des vecteurs, inféodés qu'ils sont aux eaux courantes, se répar- tissent de façon discontinue le long des rivières. Les larves constituent le naillon le plus vulnérab1e du cycle de développement des simulies; Ieur destruction apparaît actuellement corEne le moyen le plus approprié pour lutter contre les vecteurs d'onchocercose. La périodicité des traitements dépend de la durée de vie larvaire des vecteurs qui est en moyenne de sept jours dans les conditions climatiques de la savane ouest-africaine. Les formulations larvicides doivent présenter des caractéristiques telles qu'e1les permettent des traitements répétitifs sur une base hebdomadaire. Ces traitements ne doivent pas endonunager de façon irréversible 1'environnement aquatique. Les insecticides employés doivent être peu toxiques pour 1'hormne et Ies mamnifères. La matière active ne doit pas persister dans 1'environnement, de manière à éviter une accumulation dans 1a chaîne alimentaire. Les composés utilisés actuellement dans La zone du Prograrmne sont les suivants. Organop,hosphoré s Le composé le plus utilisé par 1e Prograrmne est un concentré émulsionnable à 20 % (Lr.1.ré- dient actif) de téméphos. A l'heure actuelle, environ 75 % de La zone sont traités avec succès à l'aide du téméphos. Malheureusement, en 1980 est apparue chez S. soubrense et -S. sanc@_I! , au sein duprogramne, une résistance au téméphos qui ne pouvait pas être vaincue par 1'accroissement des quantités d'insecticides employées. I1 faut noter cependant qu'aucun cas de résistance n'a encore été signalé chez S damosum s.s. et S glrbanum, les vecteurs typiques de savane. Etant donné 1a continuité de la réP artition de S. soubrense dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, où la résistance est apparue, et 1e sud-est de la Guinée, il est à prévoir que cette résistance ocqf82.3 Page 25 au téméphos existe déjà ou se manifestera bientôt dans ce secteur de la zone d'extension vers 1'ouest (surtout si e1le est directement exposée à des traitements au téméphos). Le chlorphoxime est un concentré émulsionnable spécial à 20 7" qui a été utilisé (à des doses inférieures de moitié à celles du téméphos) dans la zone du Prograrmne pour lutter contre les populations de S. soubrense résistant au Èéméphos. Cette formulation présente toutefois I'inconvénient d'être plus toxique que le téméphos pour la faune aquatique non cib1e. 11 a fallu y renoncer rapidement du fait de I'apparition chez les populations de S. soubrense résis- tant au téméphos d'une double résistance au chlorphoxime. Des essais sur le Èerrain se poursuivent actuellement avec trois autres composés, le chlorpyrifos-méthy1, le pirimiphosméthy1 et le bromophos. Baci llus thuringiensis (agent de lutte biologique) Du fait de son innocuité pour 1es mamifères et la faune aquatique non cible, le @i!!5 thur igiens i s séroÈype H-14 a été utilisé par le Progranrne pour lutter contre les populations deS soubren s e résistant tant au téméphos qu'au chlorphoxime. Le B.t. H-14 dans la formulation actuellement disponible n'est malheureusement efficace que lorsque i1 est appliqué en fortes doses volumétriques (jusqu'à 10 fois supérieures à celles du téméphos) et par pulvérisation (faute de quoi il coule rapidement au fond de 1'eau et perd toute efficacité). Conune ces paramètres sont dans une très large mesure incompatibles, le Programme continue d'être confronté à de nombreux problèmes techniques et logistiques. Au cours de la saison des pluies de 1982, ces problèmes se sont révélés insolubles pour ce qui est de la lutte contre S. soubrense dans certaines parties du sud de la Côte d'Ivoire; en effet, il a fallu renoncer à utiliser I" -8.t.. H-14 quand le débit des cours d'eau était élevé. On procède actuellement à des évaluations de formulations de B.t. deux ou trois fois plus concentrées que celle qu'utilise actuellement 1e Prograrmne. Malheureusement, aucune de ces formulations n'est encore produite en grande quantité. Le coût par litre des composés utilisés par le Progranrne est de US $7,80 pour 1e téméphos, 7,4O pour le chlorphoxime et 5,2O pour le B.t. H-14. Etant donné que le chlorphoxime est appliqué à des doses approximativement égales à un tiers de celles du téméphos et le B.t. H-14 à des doses de 3 à 10 fois plus importantes (en fonction des conditions hydrologiques), leurs coûts comparés, rapportés à un litre de téméphos, s'établissent comme suit : - téméphos US $7,80 - chlorphoxime US $2,50 - B.r. H-14 US $15,60 à 52,O. Compte tenu du fait que 1e B.t. H-14 doit être dilué dans I'eau et que les frais d'exploi- tation des aéronefs sont fortement majorés parce qu'i1 faut 1'appliquer en grandes quantités, iL s'agit 1à de toute évidence d'un larvicide très coûteux dans sa formulation actuelle. 11 faudra 1'améliorer ou remplacer ce produit dès qu'un autre composé sera disponible. Diverses méthodes peuvent être employées pour 1'application des larvicides. i) App lication à partir du sol Cette méthode peut être recorrnandée lorsqu'i1 s'agit de traiter un gîte unique (barrage, radier, etc.) parfaitement accessible en toute saison, ou encore une série de gîtes situés à faible distance d'une route. E1le ne peut toutefois être envisagée dans le cas du traitement généralisé et permanent d'une vaste zone englobant de nombreux bassins hydrographiques. ocPf82.3 Page 26 ii) Traitements aériens Le moyen le plus str et 1e plus économique d'accéder à tous les gîtes larvaires, et ce en toutes saisons, est d'employer des aéronefs. Ce sera la méthode de choix pour le traitement des gîtes larvaires dans la zone d'extension vers 1'ouest. Le type des aéronefs variera suivant la nature des cours d'eau à traiter et selon leur débit. Lorsqu'il s'agira de traiter de grands fleuves ou de grosses rivières nécessitant 1'emploi de grandes quantités d'insecticide, on utilisera de préférence des avions. 11 est à noter que ces mêmes cours d'eau Peuvent ne néces- siter en saison sèche 1'emploi que de faibles quantités d'insecticide, auquel cas on Pourra avoir recours à 1'hélicoptère. Cependant, d'une façon générate, 1'emploi de 1'hélicoptère sera réservé au traitement des petits cours d'eau torÈueux à faible débit. On profitera alors de la plus grande maniabilité de cet appareil qui, par ailleurs, ne Peut emPorter qu'une quantité plus faible d'insecticide. Cette méthode de lutte est ce1le qui est appliquée avec succès Par le Progrmte et qui a étê retenue pour 1a zone d'extensi-on vers 1'ouest. Les quantités d'insecticide employées à chaque point de traitement sont calculées en fonction du débit du cours d'eau. Afin d'éviter des surdosages ou des sous-dosages de larvicides respectivement préjudiciables à la faune aquatique non cible ou à I'efficacit.é des Èraitements, i1 est nécessaire de disposer, pour lescmpagnes de luttecontre les vecteurs d'onchocercose, d'un réseau hydrométrique relativement dense. 2 3 Evaluation des opérations d€ lutte antivectorielle 2.3.L Evaluat ions tomo losioue s Par suite de 1a nature cumulative de I'onchocercose et de la longévité du parasite chez 1'honmre, Ies effets d'une campagne antivectorielle ayant Pour but d'éliminer 1a transmission ou de 1a réduire à un niveau acceptable pour les coomunautés humaines n'apparaîtront chez les populations protégées qu'au bout de plusieurs années. Afin de pouvoir évaluer le plus précocement possible le degré d'efficacité des traitements larvicides, d'en déceler et pallier rapidement les défaillances éventuelles et d'adapter extem- poranément 1es épandages aux conditions extrêmement fluctuantes imposées par le milieu, i1 est nécessaire d' envisager une évaluation entomologique déLaillée. Cette évaluation, qui devra être permanente et aussi déployée dans 1'espace que possible, aura pour objectifs : d'établir, avanE Ia campagne, les densités de populations simulidiennes et les potentiels de transmission; de suivre duranE la campagne les résultats des traitements et de moduler ceux-ci en fonction des données obtenues : suspension temporaire, poursuite selon Ie plan prévu, accentuation éventuelle ; de déterminer les niveaux de transmission résiduelle; de collecter lesdonnées hydrologiques nécessaires à 1a planification et à 1'exécution des traitements; de contrôler en permanence Ia sensibilité des vecteurs aux insecticides. Le moyen le plus simple d'évaluer 1es effets des traiEements larvicides est d'observer, dans les gîtes larvaires soumis au traitement, 1a disparition des larves puis des nymphes de S. damnosum s.1. Etant donné le très grand nombre de gîtes à examiner, l'énormité de certains d'entre eux et les difficulÈés d'accès, cette méthode purement qualitative ne permet de rendre compte qu'imparfaitement des effets réels des traitements et ne Peut être utilisée que corure appoint occasionnel. La capture des femelles vectrices cherchant à s'alimenter est 1'unique méthode permettanÈ de mesurer quantitativement et avec fiabitité les résultats des traitements. A cet effet, on place en des lieux déterminés, généralement à proximité de cours d'eau ou de villages, des individus qui capturent, qui se posent sur eux. E avant u'elles ne tant donné les variations ocP/82.3 Page 27 , toutes 1es femelles de S. damnp§gm s.1.journalières et saisonnières du rythme d'acti- %) des villages indica- devant fcurnir des Ces études comprennent statut migratoire), de vité de piqûre, les captures sont effectuées durant toute la période d'activité de f insecte(de 7 h à 18 h), le nombre de jours de capture par période hebdomadaire ou bimensuelle étant déterminé en fonction de f intérêt du point de capture, de son accessibilité et des moyens disponibles en honrnes et en transPort. La dissection de ces femelles permet de déterminer leur degré d'infection par 0. volvulus et leur âge physiologique. Une population jeune indique 1'apparition d'un gîte actif à proxi- mité du point de capture, une population âgée étant f indice certain d'une réinvasion par des femelles allochtones. Conrne i1 est désormais possible d'établir une corrélation entre 1e nombre de larves infec- tantes d'0. volvulus reçues par les individus d'une coflununauté et Ie niveau d'endémicité(prévalence et incidence) observê chez cette coflmunauté, i1 est également essentiel de pouvoir mesurer 1e potentiel de transmission assuré par les vecteurs avant et pendant une campagne de lutte. La méthode permettant d'évaluer ce potentiel de transmission par unité de temps consiste en une extrapolation à un mois (potentiel mensuel de transmission : PMT) ou à une année (poten- tiel annuel de transmission: PAT) du nombre de larves infectantes obtenues à partir de captures régulières eE périodiques en un point donné. Les participants à une réunion tenue en L977 à Genève en ont conclu qu'un PAT de 1OO et un taux annuel de piqûre (TAP) de 1OOO constituent le seuil supérieur de tolérance au-dessus duquel des lésions graves peuvent se manifester à long terme. 2.3.2 Evaluations épidém Cormne dans 1e Programme actuel, les évaluations épidémiologiques dans la zone d'extension vers I'ouest auront pour objet la collecte conEinue dans certains villages indicateurs de données permettant de suivre la situation épidémiologique avant et après les opérations de lutte antivectorielle. Les études devront servir à déterminer I'impacE de cette lutte sur la prévalence et f incidence de 1'onchocercose et à suivre l'évolution des lésions oculaires. I1 faut tenir compte, dans 1'évaluation épidémiologique de I'onchocercose dans la zone d'extension vers 1'ouest, de 1'expér:ience acqui-se par le Programme dans ce domaine. Le mode opératoire retenu devra néanmoins faire ltobjet d'une adaptation en conformité avec I'acquis. Après six années d'interruption de la transmjssion, on a constaté qu'il n'y avait plus aucune -Lnf ect ion par O. volvulus - ou qu'elle n'était qu'exceptionnelle - dans le groupe d'âge en Cessous de 5 ans. De plus, la prévalence a baissé de manière spectaculaire dans le groupe entre 5 et 9 ans. En outre, 1'absence de surinfection fait que le processus cumulatif est interrompu chez les adultes. Il s'ensuit que les niveaux d'hyperendémie sont ramenés à ceux de méso-, puis d'hypoendémie. Selcn les méthodes employées, on peut distinguer des évaluations simples et des évaluations détaiLlées. El1es sont résumées ci-dessous. a) Evaluations s imples L'évaluation simple a pour but 1'étude de 1a prévalence de la maladie dans la population tout entière d'un village indicateur. Répétée tous 1es trois ou quatre ans, elle permet d'évaluer la situation épi-démiologique dont i1 s'agit de suivre 1'évolution. ElIe comprend Ie recensement de la population du village par fami1le, un examen clinique (nodules, Iésions cutanées, etc.), un examen parasitologique (biopsies cutanées) et un test d'acuité visuelle. b) Evaluations détaillées Les évaluations détaillées sur un faible pourcentage (environ 1O teurs consistent en études cliniques et épidémiologiques approfondies informations détaillées sur 1'évolution de 1a situation pathologique. un recensement des individus (prenant notament en considération leur ocPf 82.3 Page 28 brefs examens deux yeux. cliniques' un examen parasitologique et un examen ophtalmologique détai11é des 2.3.3. Surveillance de 1'environnement L'évaluation de f incidence des applications d'insecticide sur Ia faune aquatique non cible est un moyen essentiel de préservation optimale de la qualité de 1'environnement. En 1981, I la lutte contre e Groupe écologique est parvenu à la conclusion que I'emploi du téméphos dans S. damnosum aux doses et dans les formulations adoptées pour le Programme, ne constituait Pas, au bout de six ans, un risque grave pour l'écosystème aquatique et, plus précisément, que : 1'effet iurmédiat du téméphos sur la faune des invertébrés est acceptable du point de vue écologique du fait que, malgré la forte mortalité aiguë enregistrée, un certain pourcen- tage des invertébrés de la quasi-totalité des groupes taxonomiques survit néanmoins; la mesure dans laquelle Ie téméphos réduit la densité des invertébrés dans les gîtes larvaires n'a encore jamais provoqué de déséquilibre lorsque f insecticide étaitappliqué dans des conditions normales; - rien ne permet de conclure à la disparition de certaines espèces I aucune modification de leurs- aucune mortalité n'a été enregistrée chez les poissons, populations n'a été décelée; 1'accumulation dans la chalne alimentaire paraît faible. Pour autant que les applications d'insecticide envisagées dans la zone d'extension vers 1'ouest soienÈ identiques à celles qui sont opérées par le Programme (même formulation et même dosage du téméphos, appliqué selon les mêmes techniques), iI serait peut-être bon de ne pas procéder inutilement à la même surveillance de 1'environnement que dans la zone initiaLe du Programme. Toutefois, étant donné qu'il faudra peut-être employer d'autres larvicides, par exemple pour résoudre un problème de résistance au téméphos, des activités de surveillance de 1'environnement doivent être envisagées d'emblée. Les méthodes de surveillance de l'environnement déjà utilisées avec un très grand succès dans le cadre de l'étude dss invertébrés aquatiques et des poissons dans la zone du programme, et qui Ie seraient aussi dans La zone drextension vers ,1'ouest, visent 1es objectifs suivants - déterminer les composantes de la faune qui sont le plus affectées par 1es traitements larvicides; établir des bilans qualitatifs et quanEitatifs comparés pour 1a période précédant la camPagne larvicide et pour les périodes suivant le début des traitements; - Prévenir tout effet nocif considéré comme important pour les équilibres biologiques. REFERNNCES BIBLIOGRAPHIQUES CITEES DANS LA PÀRTIE I Anon (f981). Rapport de la 3e Réunion ministérie1le de concertation des Etats du bassin du fleuve Sénéga1 (Dakar, novembre 1981) AubrevilIe, Duvigneaud, Hoyle, Keay, Mandoga, Pichi-Sernolli (i959). Vegetation Map of Afrrca(South of the Sahara). CCTVCSA Oxford Univ. Press Baldry, D. A. T., Everts, J., Roman, 8., Boon von Ochssee, G. Tropical Pest Management, 27, 83-LLO A. & Laveissiere, C. (I981) ocPf 82.3 Page 29 Claude, J. (1980). Données hydrologiques nécessaires pour une campagne de lutte contrel'oncho- cercose dans la région du bassin du fleuve Sénéga1. Document OMS/ORSTOM.25 pp. de texte, 6 annexes et 1 carte Coleman, M. & I,Ihite, P. T. (L979). Farmer health survey (Sierra Leone) Colussa, B. (1981). Synthèser paE rivière, des données concernant 1'onchocercose dans 1a République populaire révolutionnaire de Guinée, au 30 mars 1981. OMS, document ICp^pOfOOl, non publié, 88 pp. de texte et 19 cartes connor, D. H., cupp, E. w., Ganley, J. p., Gibson, D. w. & Schilrer, E. L. (L979). Draft Report. Studies on onchocerciasis in northern Liberia, including topical treatment v/ith diethylcarbamazine: pathology, ophthalmology, parasitology and entonology; and recommen- dations for conÈroI of the disease (26 novembre-l8 décembre 1978). Publié par the American PubIic HeaIth Association, 115 pp. Crosskey, R. I,I. & Post, R. J. (1981). A synopsis of present knowledge of the Simuliumdamnosum complex in the Republic of Sierra Leone, with special emphasis on its geographical distri- bution and relation to onchocerciasis. Rapport non publié; 35 pp. de texter 4 tableaux et 4 cartes Davies, J. B., Gboho, c., Baldrÿ, D. A. T., Belrec, c., sawadogo, R. & Tiao, p. c. (souspresse). The effects of helicopter applied adulticides for ri-verine tsetse control on Simulium populations in a West African savanna habitat. I. Introduction, methods and the effect on biting adults and aquatic stage of Simulium damnosum s.1. TroPical Pest Management Garms, R. & Vajimé, C. G. (1975). Tropenmed. Parasit., 26,375-380 Orain, H. L. (1981). Projet drétude de faisabiliré d'une,campagne dans Ia région du fleuve Sénégal. ON, document fCP/}fD/OO7i Quillévéré, D., Guillet, P. & Séchan, y. sito1., 14 (4), 303-3O9 de lutte contre 1'onchocercose 12 pp. de texte etL29 annexes Vajimé, C. G. & Dunbar, R. W. (1975). Walsh, J. F., Davies, J. B. & Garms, R (1981). Cah. O.R.S.T.O.M sér. Ent. med. et Para- Tropenmed. Parasit., 26, 111-138 . (1981). Tropenmed. parasir. , Z, 269-273 ocPf 82 3 Page 3O PARTIE II PI,AN D'OPERATIONS POIIR LES SIX PRffIERES ANNEES DE LUTTE CONTRE L,ONCIIOCM.COSE DANS LA ZONE D'D(TENSION VERS L'OUEST CHAPITRE III RESPONSABILITES 1. IMRODUCTION La question des responsabilités dévolues respectiveuent au Prograume et aux gouvernements des pays dans le cadre de 1'extension vers 1'ouest a déjà été brièvement abordée dans le présent rapport. Toutefois, avant d'entrer dans Ie détall de la conception, de 1'exécution et de 1'évaluation de 1'extension, il importe d'examiner de bien plus près la répartition de ces responsabilités. 2. RESPONSABILITES DU PROGRA},IME Les responsabilités du Prograrme auxquelles i1 sera fait face au moyen de fonds interna- tionaux seront dans leurs grandes lignes les suivantes : i) I'adurinistration généraIe de 1'extensi-on vers 1'ouest en étrolte liaison avec les comités nationaux de lutte contre 1'onchocercose; ii) toutes les activités de lutte antivectorielle et les activités de soutien connexes; toutes les opérations aériennes, qu'il s'agisse de survelllance ou de lutte antivecto- rielle, exigent la coordination la plus parfaite et des moyens d'appui logistique d'unequalité excePtionnelle, aussi est-i1 indispensable que toutes ces activités soienE stric- tement contrôlées et dirigées par le Programe; iii) la réalisation des évaluations entomologiques; pour que la collecte des données entomologiques puisse se faire régu1ièrement et efficacement, notamnent en ce qui concerne 1'orientation et 1'évaluation des opérations de lutte antivectorielle, i1 est indispen- sable que 1es évaluations entomologiques soient du ressort du Progranuoe; iv) 1'encadrement des équipes d'évaluation épidémlologique nationales ou interpays; v) la participation à 1a création d'équipes ou de services nationaux ou interpays de surveillance de 1'environnement ; vi) I'assistance au titre de f implantation de et de la remise en état de stations existantes; stations hydrologiques supplémentaires vii) Ia formation des personnels nationaux nécessaires pour assurer 1'efficacité de la réalisation et de 1'évaluation de I'extension; viii) la recherche appLiquée; ix) la rédaction et 1a soumission de rapports (par 1e truchement du système correspon-dant institué par le Prograunre). Aux niveaux logistique et opérationnel, 1e prograurme se chargera de x) Ia construction, sur la base d'opérations principale, d'un hangar pour aéronefs,d'un atelier et des locaux ou aires de stockage nécessaires pour le carburant aviation etles insecticides; xi) 1a construction dans 1es régions rurales, à des endroits stratégiquement situés,d'aires d'atterrissage pour hélicoptères et de dépôts pour les carburants aviation et lesinsecticides; ocPf 82.3 Page 31 xii) 1'aménagement et 1'ameublement des locaux occupés par le Prograrnoe; xiii) 1'achat et 1'exploitation de véhicules et de touEes les autres fournitures; xiv) 1'extension du réseau de radiocouun:nications du Prograrnme; xv) Ia distribution de 1'ensemble du matériel et des fournitures; xvi) le recrutement et 1a rérmrnération (et autres frais) de tout 1e personnel international. 3. RESPONSABILITES DES PAYS Les activités relevant des gouvernements des pays participants à 1'extension vers 1'ouest seront les suivantes : i) la constitution de comités nationaux de lutte contre 1'onchocercose (sauf le Mali); ii) la nonination d'attachés de liaison nationaux qui travailleront en collaboration étroite avec les organes nationaux et internationaux afin d'assurer au jour le jour le bon déroulement de toutes les opérations; i-ii) la fourniÈure de tous les bâtiments et locaux nécessaires Pour accueillir la base d'opérations principale et 1es équipes chargées de la surveillance entouologique, épidé- miologique et écologique, 1à où e11es seront basées; iv) 1'emploi de tous 1es personnels nécessaires pour 1es évaluations épidémiologiques et pour les activités de surveillance de 1'environnement, ainsi que (le cas échéant) 1a création des services dans lesquels ils s'intégreront; en relation avec ces activités, les gouvernements se chargeront d'évaluer les besoins en matière de formation et de soumettre au Prograrnme des candidats destinés à recevoir une formation appropriée; v) 1'exploitation et 1'entretien de toutes les stations hydrologiques existantes; vi) 1a construction, 1'exploitation et 1'entretien des stations hydrologiques supplémen- taires qui seront nécessaires (à cet égardr le Programne sera associé à 1'acquisition du matérie1 essentiel); vii) 1'entretien et la réfection de toutes les routes nécessaires aux équipes nationales ou internationales pour accéder aux stations hydrologiques, aires d'aÈterrissage pour hélicoptères, villages indicateurs, points d'évaluation entomologique (points de capture) et points de surveillance de 1'environnement aquatique; viii) la construction de routes permettant aux diverses équipes d'évaluation de se rendre en des endrolts jusque-là inaccessibles (le financement de ces activités exigera peut-être des fonds excédant les possibilités des autorités nationales compétentes. Les gouvernements pourraient se trouver dans I'obligation de s'en procurer auprès de sources extérieures); ix) les dispositions à prendre avec les autorités corrpétentes de 1'aviation civile pour la construction d'installations de soutien aérien, I'exonération des droits de douane frappant le matériel aéronauti.quer les carburantsr les lubrifiants, les pièces de rechange et les outils,1'exonération des droits d'atterrissage et de stationnement des aéronefs sur Ies aérodromes des villes, et de 1'octroi des autorisations de survol; x) des campagnes poussées d'information, destinées à bien familiariser, outre les popu- lations rurales, tous les ministères, services nationaux, administrations et forces armées avec tous les personnels nationaux ou internationaux associés à 1'extension vers 1'ouest et les inciter à collaborer avec ces personnels. Les besoins du Progra[rme, en ce qui concerne les routes et les stations hydrologiques supplémentaires (voir plus haut, sous vi) et viii)), seront précisés plus loin dans les parties du présent rapport qui traitent de plus près de ces questions. ocPf 82.3 Page 32 CHAPITRE IV ECHELONNEMENT DES ACTIVITES CONCERNANT L' EXTENSION 1. INIRODUCTION Les propositions vement les suivantes relatives à 1'échelonnement des opérations dans 1'espace étaient prirniti- Phase I : le bassin du fleuve Niger et certaines rivières du littoral de la Sierra Leone Phase II : le bassln du fleuve Sénégal et certaines rivières côtlères de Ia Sierra Leone Phase III : tous les autres basslns hydrographiques de la Guinée occidentale, de la Guinée-Bissau et du Sénéga1. En ce qui concerne 1'échelonnemenÈ dans le temps, on a proposé de coflntencer les activités dans les zones des phases II et III respectivement une année et deux années après Ie début des opérations dans la zone de 1a phase I. Toutefois, étant donné les constatatlons supplémentai.res faites récercnent dans la zone d'extension vers 1'ouest, ainsi que 1es faits et événements sur- venus dernièrement dans la zone du Progranuue, on estime qu'il ne sera plus possible de s'en tenir aux ProPositions primitives concernant cet échelonnement. Les plus importants de ces facteurs sont examinés les uns après Ies autres dans les sections qui suivent. i) La répartition des espèces siroulidiennes Les données concernant cette répartition qui sont présentées sur la carte 4 ne permettent en aucun cas de se faire une idée complète de la réparEltion de toutes 1es espèces simuli- diennes. Les lnformations recueillies, cel1es notarmlent qui ont Èrait à de nombreuses zones montagneuses et forestières, sont d'une valeur limitée à 1a fois dans le temps et dans 1'espace. Alors qu'un nombre très restreint d'espèc es savanLcoles (essentiellement S. sirbanum avec quelques S. damnosum s.s.) domine mani-festement dans la moitié septentrionale de la zone d'extension vers l'ouest, c'est f inverse dans 1e sud de cette région où la situation est beaucoup plus cornplexe et moins bien connue. On y trouve cinq espèces importantes (ou six, si 1'on admet que la formetrKonkourétt est distincte des autres), mais Ies informations à leur propos sont encore, sinon inexistantes, du moins rares. Il convient de signaler à cet égard que 1'on ne possède encore aucun renseignement sur les espèces peuplant sur de longues distances 1es rivières qui forment ce que nous appelions plus haut le complexe côtier, c'est-à-dire le Rio Geba, le Rio Corubal, les LitEle Scarcies et la Moa. La situation est la même plus au nord, dans le foyer d'hyperendémie onchocerquienne situé le plus à 1'est, qui englobe les rivières Dion, Linou, Yeremou et Kourai. 11) La résistance au téméoh os e 1a nécesslté de disposer d'autres larvicldest Dans le rapport consacré à 1a deuxième session du CCP (tenue en décembre 1981), il est dit que trCornme cela avait été 1e cas au sujet des extensions vers le sud au Bénin, au Ghana et au Togo, les particlpants ont lnsisté longuement sur le fait qu'il importait de dis- poser de larvicides d'appoint avant d'engager la lutte contre 1es vecteurs dans la zone de la Sénégambie. I1 fallait disposer en réserve de deux ou de préférence trois larvicides devant tous appartenir à des groupes drinsecticides différents, au cas où une résistance croisée apparaîtrait. tt Blen que des progrès aient été accomplis dans la lutte en Côte d'Ivoire contre les popula- tions de S soubrense résistant au téméphos, la situation est te1le dans certai.ns endroits de la forêt et de 1a savane humide qu'i1 est impossible au Progranure d'assurer entièrernent pour f instant 1a lutte dans les conditions inhérentes à la saison des pluies. Rien n'est épargné pour améliorer cette situaEion, et ce en utllisant des aéronefs plus gros, en appliquant une formulation de B.t. H-14 plus concentrée et en intenslfiant la recherche d'autres larvicides. ocPf 82 .3 Page 33 I1 serait toutefois peu judicieux, tant que des larvicides supplémentaires ne seront pas dispo- nibles et n'auront pas permis de rég1er le problème de la résistance qui se pose en Côte d'Ivoire, de vouloir étendre les traitements au téméphos et au B.t. H-14 aux régions de savane humide et de forât de la zone d'extension vers l'ouest. iii) L'infrastructure et 1es yens d'appui logistique De récentes enquêtes faites sur le terrain au Mali occidental et en Guinée orientale ont révé1é que de nombreuses parties de 1a zone d'extension vers 1'ouest manquent de l'infrastruc- ture et des moyens d'appui logistique Ies plus élémentaires qui sont indispensables pour entre- prendre sur une vaste éche1le des activités de lutte contre 1'onchocercose. On peut notamment citer à cet égard 1e mauvais état de nombreuses routes et la médiocrité des réseaux routiers dans beaucoup de régions où i1 serait indispensable de pouvoir accéder toute 1'année durant, ce qui n'est Pas possibLe actuellement, pour mener avec toute 1'efficacité voulue 1a lutte anti- vectorielle et les opérations d'évaluation. La situation est particulièrement critique dans nombre de régions de savane humide et de forêt qui se trouvent dans le sud de la zone d'exten- sion vers 1'ouest. Le Progranrne a déjà effectué, le fait était signalé plus haut, quelques études logistiques dans 1a zone d'extension vers 1'ouest. Ces études sepoursuivront jusqu'au stade des activités préparatoires à l'extension. iv) Les facteurs topoqraph iques et climatiques La siEuation Ee1le qu'elle est présentée sous iii) est encore aggravée dans bien des cas par 1e relief montagneux extrêmement accidenté et par f intensité des précipitations r Qui se conjuguent pour entraver sérieusement les déplacements des véhicules et du personnel technique qui s'en sert. Du fait de la durée des saisons des pluies (jusqu'à 7 mois, avec 50-1OO rnm de précipitations au minimum par mois) et de 1a nâture accidentée du terrain à haute altitude, le sol est recouvert de brouillard et i1 se forme une couverture nuageuse dense et basse qui, 1'un et 1'autre, limitent sévèrement 1'utilisation sans risque des aéronefs volant à faible altitude Les entraves imposées par les facteurs topographiques et climatiques sont principalement de deux ordres, 1'un logistique et 1'autre technique. Grâce aux étrrdes logistiques mentionnées plus haut sous iii) qui se poursuivent, des informations supplémentaires pourront être rassem- blées au cours des mois à venir. En ce qui concerne les problèmes techniques que soulève la Iutte antivectorielle dans 1es régions montagneuses et dans ies zones de végétation dense, i1 est Peu probable que des solutions idoines puissent être rapidement trouvées. En toute probabi- 1ité, 1e service de 1a recherche appliquée du Progranrme devra élargir son champ d'activité actuel afin de pouvoir consacrer à ce problème toute 1'attention spécialisée voulue. Si 1'on rapproche tous ces facteurs de Ia reconmandation du CCP concernant 1a nécessité de disposer d'autres larvicides d'appoint, l'on constate que les perspectives quant à une réalisa- tion prochaine de 1'extension vers 1'ouest ne sont pas encourageantes, notamment dans 1e cas des régions de montagne, de forêt ou de savane humide. Toutefois, 1e fait que le CCP ait chargé le Progranrme d'élaborer un plan d'opérations pour cette extension donne à penser que sa recorrF mandation sur les larvicides d'appoint doit s'entendre au sens d'une directive adressée au Pro- gralTlrne et non d'un embargo total frappant toutes les propositions d'extension. Si nolls âcceptons ceËEe thèse, nous pourrons passer à 1'examen des activités susceptibles d'être exécutées dans Ia zone d'extension vers 1'ouest, eÈ ce avec circonspection et souplesse, au gré des experts du Programme et de leurs conseillers professionnels, et sans trop attendre. Du reste, nous pouvons d'ores et déjà déterminer 1es secteurs et 1es activités qu'i1 nous faudra laisser en souffrance dans un avenir prévisible, en attendant que les nombreux obstacles mentionnés plus haut aient été écartés, neutralisés en partie cu contournés. ocPf 82.3 Page 34 2. ECHELONNEMENT DANS L.ESPACE Dans la moitié nord de 1a zone d'extension vers 1'ouest, où dominent en général 1es savanes sèches de faible altitude, ne se trouvent que 1es espèces savanicoles du complexe S. damnosum; c'est pourquoi la situation quant aux vecteurs n'y est Pas sans analogie avec la partie septentrionale de 1a zone actuelle du Progranrme où la lutte antivectorielle est possible et où elle a été couronnée d'un grand succès. On peut donc considérer que la lutte antivecto- rie1le, avec la technologie actuelle d'épandage utilisée Par le Programme et le larvicide téméphos, peut être menée à bien dans ceEte région, sous réserve toutefois que le Groupe écolo- gique et 1e Comité consultatif d'Experts en aPProuvent 1e principe. En revanche, étant donné les nombreux obsËacIes qui s'opposent à une lutte contre I'oncho- cercose et à une évaluation présentant toutes les conditions d'efficacité requises dans les régions de savane humide et de forêt de la zone d'extension vers l'ouest, dont il est question plus haut dans le présent chapitre, i1 faudra remettre à plus tard les oPérations du Progranrne dans le sud de cette région. Le Progranme n'en poursuiE pas moins ses études dans cette partie de la région et les étoffera considérablement lorsque 1'extension vers 1'ouest deviendra réa1ité. Après examen très approfondi des répercussions techniques et logistiques d'une scission de la zone d'extension vers 1'ouest en deux parties (nord et sud) où les activités de lutte contre 1'onchocercose cortrnenceraient à des époques différentes, on a constaté qu'i1 n'existait aucun paramètre permettant de tracer rationnellement Ia ligne de partage de ces deux sous- régions. I1 a donc faIIu prendre en considération de nombreux paramètres afin de parvenir à une solution de compromis pouvant être qualifiée de réaliste. Cormne le régime des précipita- tions est un très important facteur permetEanE de distinguer les régions de savane sèche des régions de savane humide et de forêt, il a longuement retenu I'attention (voir carte 3). Beaucoup d'intérêt a étê accordé également à 1a délimitation des zones dans lesquelles se trouvenE les espèces savanicoles S. sirbanum et g,-.1!4gsg! s.s. (voir carte 4) ' Enfin, 1'on s'est beaucoup préoccupé aussi des réseaux hydrographiques, de la topographie et de I'accessi- bilité des cours d'eau. En dernière analyse, on a déduit des différentes séries de données étudiées que la ligne de démarcation devraiE se situer entre les isohyètes de PréciPitation annuelle moyenne de l3OO et 15OO nrn (voir carte 3). Compte tenu d'autres critères encore' elle Peut se définir (voir carte 5) comme une ligne orientée d'est en ouest qui: part de 1'actuelle limite du Progranrne à 1'ouest, sur Ie cours inférieur du Niger, à la frontière entre le Mali et la Guinée; longe 1a ligne de partage des eaux du bassin du Sénégal et du sous-système de la rivière Tinkisso (appartenant au bassin du Niger); traverse le cours supérieur de Ia rivière Bafing au droit de la station hydrologique de Boureya; côtoie la ligne de partage des eaux de la Falémé (bassin du Sénégal) et du cours supérieur de la Gambie; franchit le cours supérieur de la Gambie au niveau de la station hydrologique de Madina- Kouta ; borde la ligne de partage des eaux de la Gambie d'une part, et des rivières Corubal et Géba de 1'autre. La sous-région septentrionale de savane sèche de la zone d'extension vers I'ouest englobe ainsi 1'ouest du Ma1i, une bonne partie de 1'est du Sénégal et 1es districts frontaliers du nord de la Guinée. Quant à la sous-région méridionale de savane humide et de forêt, elle s'étend à une petiEe partie du Sénégal oriental (bassin de la Géba), à la totalité de Ia Gulnée-Bissau et de la Sierra Leone, et à la majeure Partie de 1a Guinée. ocPf 82 .3 Page 35 3 3 I CAIENDRIER DE L.ECHELONNEMENT DES ACTIVITES Dans la sous-région du nor<! Lors de l'élaboration des propositions concernant 1'échelonnemenÈ des activités dans cette sous-région, i1 a étê soigneusement tenu comPte des facteurs suivants : - 1'opportunité de limiter la zone {e chaque phase à 1'ensemble d'un bassin; - 1a nécessité d'assumer 1a responsabiliEé des opérations localisées de lutte antivecto- rielle (et de 1es renforcer) que 1'OMVS pourrait avoir entreprises dans le sous-système de 1a rivière Bafing afin de protéger le périmètre du barrage de Manantali; - 1a nécessité de protéger au plus tôt les populations en voie d'accroissement qui vivent dans Ia région du foyer d'hyperendémie de 1a rivière Fa1émé. II est proposé de limiter en conséquence la phase I au bassin du Sénégal et la phase II au bassin de la Gambie (voir carte 5). Dans le cadre de l'une et 1'autre de ces phases, Bamako, au Mali' sera la base principale pour les opérations du Programme. II est proposé de cornmencer les opérations du Progranrne dans La zone de 1a phase II une année après leur début dans la zone de 1a phase I. À moins que de nouveaux faits et événements surgissant dans cette sous-région n'entralnent une modificatlon des prévisions' 1es opérations de lutte antivectorietle ne coflûnenceront dans chacune des zones qu'au bout de deux années d,activités préparatoires donnant des résultats satisfaisants. Ainsi, dans 1e cadre des six années prévues dans la présente proposiEion concernant 1'extenslon vers 1'ouest, ces opéra- tions seront réalisées pendant quatre ans dans la zone de la phase I et trois années durant dans la zone de 1a phase II. 3.2 Dans la sous- on du sud Tant que de plus amples précisions ne seront pas disponibles au sujet de la distribution des espèces simulidiennes, des facEeurs logisÈiques et des stratégies aPProPriées pour 1a lutte antivectorielle dans 1es régions monEagneuses et boisées, i1 sera impossible de dire si cette sous-région pourra être considérée en fin de compte comme constiEuant soit une seule zone pour une phase, soit un ensemble de petites zones. pour l'heure, et aux fins du présent rapport, la sous-région sud sera EraiÈée conme si elle constituait 1a zone de la phase I1I. ocPf 82.3 Page 36 CHAPITRE V ACTIVITES PREPARATOIRES 1. INTRODUCTION I1 faudra dans la plupart des cas une période préliminaire de deux années pour former les personnels, recueillir les données supplémentaires indispensables pour la planification, la mise en place et l'étalonnage des stations hydrologiques de renfort, la mise en place de I'infrastructure nécessaire pour les EraiEements aériens, Ia commande du matérie1 et des four- niEuresr l'organisation des corrnunications avec les centres d'opérations et I'a.ménagement effi- cace de 1'extension. Dans le cas de chacune des zones correspondanÈ aux différentes phases, Ia première et la deuxième année consacrées aux activités préparatoires seront ci-après appelées première année d'exEension et seconde année d'extension. De même, les années duranE lesquelles les opérations de lutte antivectorielle se poursuivronË seront qualifiées de Eroisième ou quatrième ou de cinquième ou sixième année d'exEension. Pour ce qui est de la zone de la phase Ir la première année d'exEension pourraitcoïncider avec 1'année civile 1983. Les différentes acEivités préparatoires qui devronE êt,re achevées à point norrmé seront ex:minées ci-dessous les unes après Ies autres eÈ en fonction de 1a répartition des responsabilités. ÀCTIVITES DU PROGRAI.î,IE 1 Dans la zone de la phase I Les act.ivités Ies plus importantes qui seronE enEreprises par le Prograrnme pendant la première année d'extension (AEl) dans la zone de la phase I sont les suivantes : i) recrutement et installation du personnel international sur la base d'opéraEions prin- cipale de Bamako et dans les secteurs et sous-secteurs d'évaluaÈion entomologique; ii) construction à Bamako d'un hangar pour aéronefs et des installations auxiliaires nécessaires; iii) équipement eE ameublement de toutes les bases d'opérations et d'évaluationr ÿ compris 1'achat et la répartition des véhicules, du matériel et des fournitures; iv) extension du réseau de radioconmuni'cations du Programme; v) reconnaissance aérienne des gîtes larvaires et préIèvement d'échantillons pour des études cytotaxonomiques et pour des tests de sensibilités aux insecticides; vi) octroi à un organisme indépendanE d'un contrat de deux ans au titre des acEivités de surveillance de 1'environnement à entreprendre et de la ParticlPation à la formation des personnels nationaux ; vii) participation à Ia formation du personnel chargé des évaluations épidémiologiques; viii) début des évaluations entomologiques; ix) participation avec les GouvernenenEs (Mali et Sénégal) à la mise sur pied d'équipes d'évaluation épidémiologique et supervision du début des évaluations; x) débuE de la recherche appliquée sur la lutte adulEicide. point n'est besoin de préciser que certaines de ces acEivités se poursuivront au cours des années d'extension suivantes. I1 est cependant indispensable qu'elles soient entreprises aussitôt que possible au cours de I'4E1. 2 2 ocPl82.3 Page 37 Les autres activités qui pourraient être menées pendant les eEl et LEZ sont les suivantes xi) évaluation des besoins en aéronefs et prise des dispositions nécessaires pour un xii) xiii) xiv) élargissement du conErat col construction d' aires a' rtt"] aviation et les insecticide, exécution d' études fogirtiq] irclu par le Prograrnme au Eitre des opéraEions aériennes; Irissage pour hélicoptères et de dépôts pour le carburant t; ues eE techniques dans les zones des phases I et II; codage des cours d'eau convenant aux opérations de lutte [nent et au traitemenE des données relatives aux évalua- xv) 2.2 Dans institution d'un système de larvicide et à l'enregistrel tions entomologiques; rédaction et soumi-ssion de fapports. t@ Les activités préparatoi-res à prévoir dans Ia zone de la phase II sont essentiellement les mêmes que celles énumérées sous 2.1 dans la zone de la phase I. I1 sera nécessaire en out t:e : L) ii) iii) iv) 2.3 Dans d' installer une base opérationnelle ; de construire un hangar pour aéronefs et les installations annexes nécessaires; d'octroyer un conErat pour la surveillance de 1'environnement (le contrat mentionné plus haut sous 2.1 vi) sera valable pour les zones des deux phases); de procéder à des essais de luLte adulticide. 1a zone de la phase III Ainsi qu'i1 est dit plus haut dans le présent rapport, le personnel du Programme qui s'occupe directement de la planification, de I'extension vers 1'ouest Poursuit, même si ce n'esE que sur une échelle réduite, ses études sur la zone proposée pour la phase III. Toute- fois, en attendanE que 1es opérations d'exLension commencent dans la zone de la phase I, et dès que le processus initial d'installation aura été achevé, ce personnel sera en mesure d'effec- tuer des études bien plus poussées dans Ia zone de Ia phase iII. TanE que dureront les AEI à AE3, les études dans cette dernière zone seront essentiellement axées sur les facteurs logis- Eiques, après quoi i1 sera possible de vouer une plus grande attention aux asPects techniques de la lutte contre 1'onchocercose. Des études sur la répartition des espèces simulidiennes et des tests de sensibilité aux insecticides seronE notarrrnenE effectués. 3, ACTIVITES DES PAYS 3,1 Dans les zones de s phases I et II Les act.ivités naEionales qu'i1 faudra entreprendre dans les zones aussi bien de la phase I que de 1a phase II, mais selon des calendriers différenEs, et qui intéressent principalement les Gouvernemenl-s du Mali et du Sénégal sont les suivantes : i) créaEion en Guinée et au Sénégal de comités nationaux de lutte contre 1'onchocercosel iii) nomination en Guinée, au Mali eE au Sénégal, par les comités nationaux de luEte contre l'onchocercose, d'attachés de liaison dont chacun travaillera dans I'un de ces pays en éEroite collaboraE.ion avec Les organismes nationaux eE internationaux et les aidera à résoudre les problèmes quotidiens; dispositions nécessaires à prendre pour faire en sorte que 1es stations hydrolo- giques fonctionnent correctemenE et qu'e1Ies soienE accessibles toute I'année durant; construction de stati-ons hydrologiques supplémenÈairesl accessibles en tout,e saison, en fonction des impératifs énoncés plus loin dans le présenÈ chapitre; ii) iv) ocPf 82 .3 Page 38 v) amélioration et enÈretien de 1'actuel réseau routier, consEruction et entretien de routes supplémenËaires, conformément aux critères exposés plus loin dans Ie présent chapitre; mise à la disposition des équipes responsables des activités de surveillance entomo- logique, épidémiologique eÈ écologique des bâEiments qui leur seront nécessaires; prise de dispositions avec les autorités compétentes de 1'aviaEion civile en vue de 1'érection à 1'aéroport international de Bamako d'un hangar pour aéronefs, de la construction d'aires d'atterrissage pour hélicoptères dans les régions rurales (Ie Prograrnme prendra à sa charge Ies frais de construction), de I'exonération des droits de douane frappant le matérieI aéronauti.que, les carburants, 1es lubrifiants , les pièces de rechange et 1es outils, de I'exonération des droiEs d'atterrissage et de sËationnement des aéronefs sur les aérodromes des villes, et de I'octroi des autori- sations de survol; Ia création d'unités de surveillance épidémiologique et écologique, eE indication précise du personnel qui devra être formé par le Programme; vi) vii) viii) ix) lancement d'une vaste campagne d'information. 3.2 Dans la zone de la phase III EtanE donné qu'un comité national de luEte contre 1'onchocercose de Guinée sera créé au cours de I'AEl en même temps que devront. être entreprises les acÈivités d'exEension dans les zones des phases I et II, il est à prévoir que des comités analogues seront constiEués pendant I'AE2 en Guinée-Bissau et en Sierra Leone. Vu L'incertitude qui règne à propos de la date à laquelle les activités pourraient être étendues à Ia zone de la phase III, il serait vain de vouloir donner ici une liste détaillée de celles qui doivent être entreprises au cours de la ou des périodes préparatoires; en tout état de cause, elles seront à tous égards analogues aux activités, décrites plus haut , rela- tives aux zones des phases I et II. ACTIVITES MENEES DE CONCERT PAR LE PROGRAMME ET LES AUTORITES NATIONALES Les plus importantes de ces activités peuvent se résumer ainsi : i) choix des villages indicaEeurs pour les évaluations épidémiologiques et 1a collecEe de données de base préalables; ii) choix des lieux où seront faites des études hydrobiologiques. 5 BESOINS DU PROGRAMME EN STATIONS HYDROLOGIQUES ET EN ROUTES SUPPLEMENIATRES DAI{S LES ZCNES DES PHASES ] ET II 5.1 Statiolrs hydrologiques qécessairçs La zone d'extension vers I'ouest. a fait. I'objeE en 1970-198O d'une étude hydrologique déEai1lée. Le rapport qui en traite permet de résumer Ia situation telle qu'eJ,le se présente dans les zones des phases I et II et de préciser les besoins supplémentaires pour les opéra- tions de luEEe antivecE.orielle. CelLes-ci le sont ci-dessous dans leur cadre national. i) Mali occidental Vingt-neuf stations hydrologiques étaient en service en l98O; f inst,allaEion de cinq autres était proposée sur les rivières Baoulé, Badin-Ko, Bale-2, Bali.nn et Bale-1. En mars 1982, on a constaté que deux nouvelles staEions, outre celles dont il est question ci-dessus, avaient été implantées à I'est de Kayes, à Ségala, sur la rivière Korigon et, à Lambatara, sur la rivière Gari. La mesure dans laquelle ces stations pourraient êlre uEiles au Progranrne n'a pas encore été déterminée. 4 ocPf 82.3 Page 39 Les stations hydrologiques supplémentaires et celles qui doivent être réétalonnées sont les suivantes : Sous-système du Bafing Nouvelles stations sur les rivières Bale-1, Bale-2 et Balinn. Sous-système de la Bakové Réétalonnage de la station de Diangola sur la rivière Bakoyé. Sous- s stème de 1a Nouvelles stations sur la Baoulé, en aval de 1a boucle de Baoulé, eÈ sur la rivière Badinn-Ko. Réétalonnage des stations de Ia gare de chemin de fer (Toukoto) et du parc de Baoulé ii) Sénégal Vingt-six stations fonctionnaient en 1980; il étaiÈ proposé d'en installer deux de plus sur la Falémé et Ia Niokolo-Koba : Sous-système de la Falémé Nouvelle station à Sansandé. Système du f leuve Gambie Nouvelle station près de Simenti, sur le cours inférieur de la Niokolo-Koba. ]-rr) Guinée En 1980, il y avait 63 sEations dans le pays; sept. de plus devaient être mises en place sur les rivières Koulai, Bakoyé, Lélé, Niantan, Banie, Bouka et KoulounEou. Une étude plus récente a révélé que 25 au moins des stations actuelles n'étaient plus exploitées. Les opérations de lutte antivectorielle à entreprendre dans les zones des phases I et II ne seront pas tributaires des stations hydrologiques situées en Guinée. Cela étanE, et du fait aussi que 1es besoins du Programme dans ce pays n'ont pas encore été entièrement précisés, i1 serait impossible d'exposer dans le déÈai1 ce que devrait être le réseau hydrologique. Aux fins du Progranrne, il faudrait qu'une nouvelle station hydrologique ou une station réétalonnée re1ève Pendant deux ans Ies clonnées nécessaires pour calculer au mieux les dosages; que 1es ni.veaux d'eau relevés soient indiqués par des chiffres de grandes dimensions et placés bien en vue afin qu'un pilote d'aéronef puisse facilement les lire. Pour améliorer les réseaux hydrologiques du l"Iali et du Sénégal et les amener au niveau exigé par le Progra.atme, il en coûterait pour l'essentiel, selon les estimations : ocPl82.3 Page 40 Activité US$ Constructi or.fréparation de 5 st,ations au Mali Etalonnage de 8 sEations au l"lali 3 500 11 200 Total partiel L4 700 Construction de 2 stations au Sénégal Etalonnage de 2 stations au Sénégal Total partiel Total 4 2C,0 : C'est aux Gouvernements du Mali et du Sénéga1 qu'il incombe de fournir ces fonds. Toute- fois, pour que les Eravaux puissent ôtre exécutés en temps voulur le Prograune pourrait prendre en partie à sa charge le coût des matériaux. 5.2 Routes supplémentaires nécessaires Tant que des représentants du Prograune n'en auront pas discuté à fond avec des ingénieurs des ponts et chaussées des autorités nationales conpétent,es, les listes des routes dont le Prograrrme aura besoin devronÈ être considérées corme provisoires. De même, en attendanE que Ie tracé des nouvelles routes proposées soit exacÈenent fixé par t.ous les int.éressés, iI esg impossible d'évaluer les engagements financiers nécessaires. on peut cependant supposer sans risquer de se tromper qu'il faudra des fonds considérables pour ccmpléter le réseau routier du l'lali et du Sénégal . Les nouvelles routes à const,ruire sont les suivantes : Au I'laLi 1 2 400 800 18 900 i) ii) iii) de Kolokani vers I'ouest jusqu'à la confluence des rivières Baoulé et Dia; de Kita vers I'ouest jusqu'à la rivière Bakoye; de Kita vers le nord-est jusqu'à 1a rivière Baoulé après franchissement des rivières Badinn-Ko et Kenieba-Ko; de Manantali vers le sud, sur la rive droite de la rivière Bafing, jusqu'à Bafing- I'lakana; de Koundia vers le sud-est, par Ia val1éedela rivière Balinn, jusqu'à Bafing-Makanal de Kenieba vers le sud-est jusqu'aux rivières Kouloun-Ko et Dassabola; de Dialafara vers 1'ouest jusqu'à la rivière Falémé. iv) v) vi) vlr ) Au Sénégal viii) ix) de la route Kedougou-Kenieba vers Ie nord jusqu'à la rivière Fa1émé; de Ia route Kedougou-Kenieba vers le sud-est jusqu'aux rivières Koila-Kabé et Balinn-Ko; de Salemata vers le nord jusqu'au fleuve Garrbie; de la route Tambacounda-Youkounkoun vers I'est jusqu'a 1a rivière Koulountou. x) xi) I ocPf 82 .3 Page 4I 6. AUTRES CONSIDERATIONS r1 convient de mentionner qu'i1 existe dans la zone d'extension vers l'ouest plusieurs exploitations minières (d'autres encore sont prévues) qui pourraient exercer une certaineinfluence sur les opérations de lutt.e antivectorielle (voii carte 6). En premier lieur leseffluents déversés par certaines mj-nes dans de proches cours d'eau pourraient diminuer1'efficacité des opérations de lutte larvicide. En second lieu,les règles de sécurité appli-quées par les mines de diamanÈ et d'autres pierres précieuses le sont avec une très grande rigueur; 1'accès aux périmètres miniers peut même être absolument interdit dans certains cas.cela étant, i1 faudrait obtenir des pouvoirs publics compétenEs toutes les autorisations néces-saires avant de prévoir et d'exécuter des activités d'évaluation ou de luÈte anti.vectorierle.Pour des raisons évidentes, toutes ces autorisations devraient être obtenues au stade des acti-vités préparatoires. I1 ocPl82.3 Page l+2 CHAPITRE VI OPERATIONS DE LUTTE ANTIVECTORIELLE DANS LES ZONES DES PI1ASES I ET II BASES OPERATIONNELLES I Base opérationnelle principale Corrrne les traitements larvicides aériens seront strictement du ressort du Progranrne et compte tenu du fait que des opéraEions aériennes de lutte adulticide pourront également être décidées, toutes les opéraÈions aériennes seront centralisées. La base opérationnelle principale sera installée au Mali, à Bamako, où il faudra construire un hangar pour aéronefs, un atelier et des bureaux. Selon les prévisions, cette base ne sera pas chargée au départ de la révision des aéronefs et des réparations de quelque importance(qui auront lieu comme par Ie passé à Bobo-Dioulasso), mais uniquement de I'entreÈien courant' 1 -2 Bases ooérationnelles secondaires Les aéronefs utiliseïong au maximum, autant que possible, les installations qui existent et où 1'approvisionnement en carburanÈ et en insecticide ne crée pas, au MaIi et au Sénégal, de difficulté rnajeure. Les terrains pouvant être utilisés aussi bien par les avions que par les hé1-icoptères sont les suivanEs: Au },lali (phase I) : Kayes : peut être ravitaitlé par le rail à Partir de Bamako; Kenieba : Peut être ravitaillé par larouÈe à partir de Kayes; Bafoulabé : Peut être ravitaillé par le rail, au départ de Bamako, par Ia gare de Mahina; Manantali (Bingassa) : peut être ravitaillé par la route à partir de Bafoulabé; Kita : peut être ravitaillé par le rail à Partir de Bamako; Kolokani : peut être ravitaitlé par la route à partir de Barnako. AuS eal (phase II) Tambacounda : peut êEre ravitaillé par le rail à Partir de Dakar; Kedougou : Peut êEre ravitaillé par la route à Partir de Tambacounda 1.3 Aire d'aEterr our lic tèr du Pro Les lieux envisagés pour la construction de ces aires d'atE'errissage sont les suivants Au Mali ohase I) Bafing-Ilakana : Peut être raviEaillé par la route, via l'lananta1i, à partir de Bafoulabé- Mahina; Torodo: peuÈ être ravitaillé par la route à partir de Bamako; Toukoto : peuE être ravitaillé par 1e rail à ParÈir de Banrako et éventuellement par Ia route au déPart de Kita. ts âfitrtre ocPf 82.3 Page 43 Au Sénéga1 (phase II) Simenti : peut être ravitaillé par la route à partir de Tambacounda Les aires d'atterrissage construites dans des régions isolées ou sur un terrain sablonneux devront être suffisarnment résistantes et être constituées soir par un socLe de béton de 5 x 5 m entouré sur 4OO m2 de gros gravier compacté, soit simplement par ce gravier compacté. L.4 Soutien logistique L'insecE.icide et le carburanË aviation seront auEanL que possible acheminés vers Les bases opérationnelles secondaires et les aires d'atterrissage pour hélicoptères par des camions gros porEeurs ou par chemin de fer. Dans 1e premier cas, il faudra disposer de 4 camions au Mali (2 à Bamako, 1 à Bafoulabé et I à Kayes) et de 2 au Sénégal (à Tambacounda). Dans 1es régions rurales, les stocks d'insecticides et de carburant aviation seront gardés par des vigiles recrutés sur place. 2. LOGISTrQUE ET COUT DES OPERATTONS AERTENNES 2.L Aéronefs nécessaires Des aéronefs du type déjà utilisé par le Prograurne - c'est-à-dire un hélicoptère pouvant emporter 2OO litres d'insecticide et un avion ayant une capacité d'emport de 600 litres - pourraienÈ 1'être aussi pour les traitements classiques au téméphos. I1 serait toutefois plus avanÈageux, du point de vue logistique, de se servir d'aéronefs plus gros porteurs. 2.2 Mise en ligne des aéronefs Tous les aéronefs seront normalement stationnés à Barnako d'où i1s prendront leur envol. Toutefois, pour rendre les circuits d'épandages aériens aussi économiques que possible, i1 faudra que les pilotes fassent parfois escale la nuit sur un nombre limité de bases opéraÈion- nelles secondaires, par exemple Kayes et Tambacounda. 2.3 Coût de base des aéronefs Le coût des opérations sera pour 1e Progranrne, pendant.la période 1983-1985 (deux années), le suivant: Hé licoptères US$ Location à l'heure, Earif de base IOO litres de carburant au prix unitaire de US $0,37 Èota1 par heure 422 37 459 (arrondi à US $460) 440 55 ,5 495,5 Coût Avions Location à 1'heure, tarif de base I5O litres de carburant au prix unitaire de US $O,37 2.4 B en heures de v coûts Ces données sont présentées au tableau 1 Coût total par heure (arrondi à US $5OO). ocPt:92.3 Page 44 3. QUANIITES D'INSECTICIDE NECESSAIRES Tous les calculs concernant 1es quantités d'insecticide nécessaires se fondent sur I'hypothèse que 1e téméphos en concentré émulsionnable à 20 % normalement utilisé dans 1'actuelle zone du Programme, ou un produit analogue, le sera également dans la zone d'exten- s ion vers I' oues t. 3.1 Quantité de téméphos nécessaire pour la z de la phase I Les besoins en téméphos au cours des onze mois que durera la première année de traitement ont été évalués sur une base mensuelle. Ils sont indiqués au tableau 2. II en faudra au total Ll7 498 litres, sans compter une certaine réserve pour imprévus. 11 serait donc bon d'en prévoir 13O OOO litres. En ce qui concerne les trois années de traitement suivantes, les besoins sont est.imés à 135 OOO litres par année. Si la construction du barrage de I'lanantali est achevée en cours de trait.ement eË si 1esgîtes larvaires situés sur une partie de la rivière Bafing sont submergés par la retenue d'eau ainsi créée, une moindre quantité de téméphos sera nécessaire; mâis il est encore trop tôt Pour essayer de calculer f importance des économies qui pourraient être réalisées de ce fait. 3.2 Quantité de Èérnéphos nécessai pour 1a zone de la phase II En première approximation, il faudra Eabler, pour le système du fleuve Gambie, sur 39 O0O litres de téméphos pendant la première année eE, par la suite,4l OOO litres par année. 3.3 Coût et quantité de os nécessaire au total Les chiffres ci-dessous ont été calculés en partant de 1'hypothèse que la quantité de téméphos nécessaire durant la première année sera achetée en 1984. Phase. zone et année US$de traitement Téméphos(litres) Ph.I-An 1 (1984) Ph. I-An 2 Ph. I-An 3 Ph. I-An 4 1 170 000 1 309 500 L 4L4 260 I 527 400 130 000 135 000 135 000 135 000 Totaux partiels ( 1e8s ) Totaux partiels ToEa I 535 000 5 42L t60 Ph.II-An I Ph. II-An 2 Ph. II-An 3 39 000 41 000 41 000 121 000 378 300 397 700 426 400 I 202 400 656 000 6 623 560 4. ENCADREMENT Le sous-chef de 1'unité de Lutte antivectorielle nommé à Barnako sera responsable des opérations dans 1a zone d'extension vers l'ouest. Ses tâches seront les suivantes : a s surer Eou te s en permanence 1a liaison avec le chef de I'Unité de Lutte antivectorielle pour 1es questions techniques; ocPf 82.3 Page 45 - coordonner et superviser, après consultation directe des chefs des sous-unités, lesopérations d'épandage aérien et 1es évaluations entomorogiques; - superviser la surveillance de 1'environnement après consultation des équipes nationaleset des organismes ou instituts avec lesquels le Programme aura sous-traité les activiÈéshydrobiologiques ; - maintenir 1a liaison avec les équipes nationales d'évaluation épidémiologique; - transmettre les résultats au service d'enregistrement eÈ d'analyse des données; - contrôler les rapports d,activité des unités; - participer à la formation du personnel national. Le sous-chef de l'unité de Lutte antivectorielle se rendra aussi souvent que possibledans les secteurs et 1es sous-secteurs afin d'assurer au mieux ra cohésion et de motiver aumaximum les équipes. 11 devra organiser des réunions des chefs de secteur ainsi que descontacts radio périodiques. La sous-unité des opérations aériennes chef des opérations aériennes qui relèvera vectorielle. I1 sera chargé : st.ationnée à Bamako sera placée sous les ordres dudirectement du sous-chef de I'Unité de Lutte anti_ - d'organiser eE de contrôler les opérations aériennes en étroite corlaboration avec1'entomologiste responsable des travaux d'évaluation entomologique qui sera égarementstationné à Bamako; - d'arranger de concert avec I'unité administrative du programme la passation des commandes,la réception et la distribution des insecticides et du carburant aviation; - de collaborer à 1'établissement des plans de vo1 hebdornadaires, de décider des quantit,ésd'insecticide à utiliser et de choisir les points de traitement; - de s'entendre avec les responsables de 1'unité d'évaluation entomologique et de 1,équipede recherche sur la conduite des opérations logistiques, 1es évaluations entomologiquesaériennes et 1es activités de recherche faisani appel à des aéronefs (tests de sensibilitéà f insecticide, collecte d'échantillons pour examens cytotaxonomiques, essais d,évalua-tion des adulticides, etc. ) ; - de rester en liaison étroite avec le chef de 1'ensembre des opérations aériennes duPrograrmne basé à ouagadougou et avec le chef des opérations aériennes de Bobo-Dioulasso. Le chef des opérations aériennes affecté à Bamako sera assisté de deux techniciens desopérations aériennes qui seront également stationnés à Banrako, mais qui pourront être détachésailleurs par la suite' rls seront chargés d'appliquer les directives du chef des opérationsaériennes dans les zones des phases r et rr et resteront en liaison étroite avec l,officierdes opérations aériennes qui se trouvera à Bobo-Dioulasso. 5. RECHERCHE APPLIQT]EE rl est à prévoir que 1es zones des phases r et rr seront exposéesréinvasion simulidienne sinon identique, du moins analogue à celre quidans 1'actuel zone du programme. à un phénomène de se produit annuellement 11 importe donc que, co[trne dans le cas de l'actuelle zone du prograu,rne, des méthodesefficaces de lutte adulticide soient mises au point dès que possible f,orr ta zone d,extensionvers 1'ouest' afin de déterminer dans quelle mesure elles peuvent permettre de contrecarrerefficacemenË une telle réinvasion qui pourrait avoir de graves réplrcussions sur le planépidémiologique' En conséquence, pour épauler 1a recherche appliquée du prograr*ne qui est encours' des heures de vol d'héricoptère supplémentaires ont été prévues au tabreau 1 pour desexpériences de lutte adulticide. ocPf 82.3 Page 46 CHAPITRE V]I EVALUATIONS ENTOMOLOGIQUES DANS LES ZONES DES PHASES I ET ]]. 1. INTRODUCTION Les plans des évaluations entomologiques à effectuer dans La zone d'extension vers l'ouest peuvent être élaborés en fonction des méthodes décrites au chapitre II. Tout comme dans le cas de la zone actuelle du Progranrne, ces plans se fondent dans unt: large mesure sur la répartition des équipes sur le terrain, de sorte que les points de capture reEenus par 1es enEomologistes de concert avec 1es équipes nationales d'évaluation épidémiologique puissent être régulièrement vis ités . Toutefois, sur de nombreux tronçons des rivières situées dans les zones des phases I et II où t1 faut absolument procéder à des évaluations entomologiques, les routes d'accès sont en très mauvais état, ou n'existent Èout simplement pas. Au cours des deux années de la phase pré- paratoire, tout sera fait pour améliorer et compléter les réseaux routiers' mais i1 est extrê- mement peu probable que des progrès entièrement satisfaisants puissent être accomplis avant le débuÈ des opérations de lutte antivectorielle ressortissant à Ia phase I. Du fait de ces entraves, i1 est évident que les méthodes classiques d'évaluation entomologique ne peuvent être effectivemenE appliquées dans toutes les zones. Pour résoudre ce problème, i1 faudra faire preuve de beaucoup de souplesse en ce qui concerne tant les différents moyens de transport Eerrestres mis en oeuvre que les modes opératoires employés pour prélever des échantillons de vecteurs. Dans certains cas critiques, il faudra peut-être avoir recours à des héIicoptères pour aider 1e personnel entomologique. 2. SOUS-IINrTE D',EVALUATTON EMOMOLOGTQUE Toutes les activités d'évaluation entomologique seront du ressort d'une sous-unité d'éva- luat.ion entomologique (SIIEE) qui, à I'instar de 1a sous-unité des opérations aériennes, sera placée sous la direction du sous-chef de I'Unité de Lutte antivectorielle. La SIJEE aura son siège à Bamako et sera dirigée par un entomologiste Principal assisté d'un entomologiste. Son chef sera directement responsable de tout le réseau d'évaluation; ses fonctions seront les suivantes: - sélection des points de capture en collaboration avec les chefs de secteur, leurs assis- tants et les techniciens, ainsi qu'avec les fonctionnaires responsables des équipes d' évaluation épidémiologique; - coordination des activités d'évaluation par le biais d'une liaison permanente avec les chefs de secEeur (visites et. Iiaisons radio); - réception des raPPorts des chefs de secteur; - analyses globales hebdomadaires et mensuelles des résultats obtenus sui: la foi des relevés de données récapit.ulatifs envoyés par les chefs de secteur; correction de ces relevés, le cas échéant, sur la base des données primitives; - parEicipation à Ia supervision des activités de surveillance de I'environnement; - li.aison technique permanente avec 1e chef des opérations aériennes' 2.L Secteurs et sous-secteurs Deux secteurs seront nécessaires phase II. Les informations concernant pour 1a zone de la phase T eÈ un pour la zone de la ces secteurs sont données ci-dessous. \ I I I ocPf 82 .3 Page 47 Bamako (zone de la phase I) Responsable du sous-système des rivières Baoulé-Bakoyé eE du cours inférieur du fleuve Niger. La ville de Bamako, qui offre de nombreux agrémenEs et commodités, abrite déjà le siège d'un secteur du Progranrne. 11 serait relativement simple de compléter aux fins de la zone de Ia phase I le secteur de Bamako en : - agrandissanE I'aire de I'actuel sous-secteur de Bamako de façon qu'i1 puisse procéder à 1'évaluation du cours inférieur du Niger et du cours supérieur de la Baoule; - créant un nouveau sous-secteur ayant son siège à Kita qui serait responsable du Bakoyé et du cours moyen de la Baoulé. Bien que l'électricité et 1'eau courante fassent défaut à Kita, cette ville n'en convien- drait pas moins pour f installation d'un siège de sous-secteur du fait qu'elle est desservie par chemin de fer et possède un bon terrain d'atterrissage. Kayes (zone de la phase f) : Responsable du fleuve Sénéga1 et des rivières Falémé et Bafing La ville de Kayes est desservie par le chemin de fer; elle a 1'électricité et 1'eau cou- rante, un bon terrain d'atterrissage et un stock permanent de carburant pour 1es véhicules. E1le serait donc tout indiquée pour abriEer 1e siège d'un secteur. Tambacounda (zone de 1a phase II) Responsable des fleuves Falémé et Gambie. La vil1e de Tambacounda est desservie par chemin de fer et alimentée en électricité et en eau courante; e1le possède un bon terrain d'atterrissage eE e1le dispose normalement d'un stock satisfaisant de carburant pour les véhicules. E1le conviendraiE donc pour Ie sièged'unsecteur. L'ensemble du réseau des secteurs et sous-secteurs peut se résumer ainsi Zone de la phase I Siège de secteur Sous - sec teurs Kita Kayes Bafoulabé ou Manantali Kenieba Kedougou, Sénéga1 (en guise de mesure tem- poraire pour les évaluations de la phase I) lone de la phase II lambacounda Kedougou La répartition des secteurs et des sous-secteurs des zones des phases I et II est illustrée, de même que les prévisions concernant le reste de la zone d'extension vers I'ouest, sur la carte 7. 2.2 Dotation en personnel des secteurs et sous-secteurs Les faits ci-dessous ont été pris en considération lors de la préparaE.ion des listes des personnels affectés aux diverses unités des secteurs et sous-secteurs : certaines unités devronE se servir d'embarcations pour assurer 1a surveillance; certaines unités devront être épaulées par une équipe peu nombreuse chargée de la réfec- tion des routes; dans certains secteurs, des techniciens de laboratoire devront accompagner sur le terrain les équipes chargées de capturer les vecteurs afin de pouvoir disséquer sur place les simulies. L'effectif et 1es catégories de personnel qu'i1 faudra affecter aux secteurs et sous- secteurs dans les zones des phases I et II sont indiqués au tableau 3. Bamako Kayes Kayes Kayes Kayes Tambacounda Tambacounda a. ocPl82.3 Page 48 2.3 Fonctions des chefs de secteur et de sous-secteur Les chefs de secteur, agissant sous 1a supervision technique de 1a sous-unité d'évaluation entomologique de Bamako, auront pour tâches : d'organiser le réseau de capture de leur secteur; de donner aux techniciens en chef des sous-secteurs les instructions nécessaires pour assurer le bon déroulement des opérations de capture et le recensement des gîtes larvalres; de rester constantrnent en contact avec leurs technicj-ens par 1e moyen de visites et de liaisons radio; de recevoir par radio des informations sur les captures et les dissections; d'en analyser les résultats et de 1es transmettre au chef de la SUEE; de vérifier, à 1'occasion de visites fréquentes, la validité des captures et des dissec- tions enregistrées; de recevoir et de contrô1er Ies données hydrologiques, puis de les transmettre au chef des opérations aériennes ou à l'un de ses assistants; de superviser les activités administratives du secteur. Outre les sous-secteurs relevant du chef de secteur, celui-ci aura sous ses ordres un noyau administratif; un garage où seront entretenus et réparés les véhicules du secteur une petite équipe de capture qui lui permettra, en cas de besoin, à un chef de sous-secteur ou de contrôler à intervalles réguliers par les équipes des sous-secteurs. et de les des sous-secteurs' prêter son concours résultats obtenus Pour s'acquitter de toutes ces tâches, les chefs de secteur devront se déplacer constam- ment pour motiver ceux qui exercenE les diverses activités et pour essayer de contrôler les résultats obtenus. I1s seront assistés dans 1'exercice de toutes leurs fonctions par les ento- mologistes auxiliaires des secteurs. En particulier, ils resteront en Iiaison permanente avec les techniciens en chef des sous-secteurs. En raison de leur niveau technique et de leur répartition sur toute la zone, ces techni- ciens en chef serviront de lien entre les équipes chargées de la collecte des données et les instances supérieures qui les analyseront et les utiliseront. Ils joueront de ce fait un rôle de premier plan dans la campagne. Subordonnés directement à leur chef de secteur ou à son assistant, ils seront chargés i de déterminer dans leur sous-secteur, conformément aux instructions reçues de leurs supé- rieurs, les itinéraires pour 1es captures; de superviser 1es captures; d'assurer la conservation des simulies capturées et de les faire parvenir rapidement aux points de dissection; de disséquer les simulies capturées pour déterminer leur âge physiologique et Ie degré d'infection par O. volvulus;au besoin, les dissections seront faites au point de capture; de consigner 1es résultats obtenus sur des états et de les communiquer au secteur; de prospecter les gltes larvaires; de recuelllir 1es données hydrologiques et de les Eransmettre au secteur; de veiller à ce que les véhicules soient en bon état de marche et, en cas de panne, de prévenir inrnédiatement le mécanicien du garage du secteur; de prêter assistance, en cas de besoin, aux équipages des aéronefs de traitement. , ocPf 82 .3 Page 49 Selon la dotation en personnel, de 8 à 15 jours de capture doivent être prévus par semaine en 10 à 15 points, ce qui donnera une bonne couverture globale de la zoîe, c'est-à-dire de 180 à 27O points de capture. ) 4 Calend rier des activités des secteurs Les entomologistes, entomologistes auxiliaires et techniciens nécessaires aux secteurs et sous-secteurs pendant la phase I devraient être inscrits, après avoir été sélectionnés et recrutés, à un cours de formation (IRTO, à Bouaké, et Programne) afin qu'ils puissent rejoindre leur poste au plus tôt au cours de la première année des activités préparatoires. Au Ma1i, un entomologiste qualifié (employé actuellement par 1'OCCGE à Bafoulabé) est disponible; un entomologiste auxiliaire et six techniciens (entomologie) seront embauchés et formés. Au sénéga1, i1 faudra recruter et former un Eechnicien (entomologie). Dès qu'i1s auront rejoint leurs bases respectives, les entomologistes, entomologistes auxiliaires et techniciens sélectionneront, de concert avec la SUEE de Bamako, les points de capture. A ces Points, ils formeront leur personnel aux techniques de capture et de conservation des simulies et à leur acheminement vers le laboratoire. Une fois le personnel ainsl formé, les sous-secteurs entreprendront régu1ièrement des opérations de capture afin d'obtenir des données pour 1'évaluation de prétraitement (ATp et ABR). Des équipes des sous-secteurs devront autant que possible participer à f installation età 1'étalonnage des stations hydrologiques. 11 leur faudra apprendre à lire 1es échelIes de crue et les courbes de niveau d'eau. Lors de leurs randonnées sur 1e terrain, e1les devront contrô1er 1'emplacement des gîteslarvaires connus et mettre à jour les états correspondants. E11es devront prendre part à toutes 1es études spécialisées cytotaxonomie) nécessaires lors de la préparation de la phase de (sensibilité aux insecricides, traitement. elle lui est sur toute 1'étendue 2.5 Véhicules nécessaires à un secteur Ils sont énumérés au tableau 4. 2.6 l"latériel nécessaire à un s ec teur I1 est indiqué au tableau 5. 2.7 Stations radio nécessair es En prévision du prolongement de 1'actuel réseau de radiocommunications du programme dansIa zone d'extension vers 1'ouest, des contrô1es de transmission radio à grande distance (surla fréquence 10.143) ont été exécutés en janvier 1982. Les liaisons radio ainsi vérifiées, qui ont toutes donné satisfaction, étaient les suivantes: Bamako-Parakou Bamako-Hohoé Bamako-Niamey Bouaké-Niamey 13OO km 12OO km 1l2O km lO2O km. Le Progranune a demandé une fréquenèe radio supplémentaire (12 OOO). Si accordée, i1 devrait être possible de disposer de très bonnes Ëransmissionsde la zone du Prograrmne éIargie. J I ocPf 82 .3 Page 50 Cormne il faut néanmoins s'attendre de temps à autre à des difficultés de transmission, on a jugé bon de prévoir I'installation à Bamako d'une station plus puissante que 1'actuel1e. Les stations radio nécessaires aux secteurs et sous-secteurs des zones des phases I et 1I sont présenEées au tableau 5. Les services d'un ingénieur-consultant des radioconrnunications seronE nécessaires pour monter les nouvelles stations. 3. SOUS-I.]NITE CYIOTAXONO},IIQUE Etant donné la complexité cytotaxonomique de la zone d'extension vers I'ouest et 1a néces- si.té de surveiller de très près les déplacements saisonniers de différentes espèces simuli- diennes, i1 sera nécessaire de mettre sur pied une petite sous-unité cytotaxonomique. Cette sous-unité opérera à partir d'un petit laboratoire situé à Bamako et se composera - d'un cytotaxonomiste (diplômé de zoologie bénéficiant d'une formation postuniversitaire et d'une expérience des Èechniques de taxonomie); - d'un assistant de laboratoire (formé par Ie Prograunne); - d'un auxiliaire de laboratoire; - d'un chauffeur. La sous-unité sera dotée d'un véhicule à quatre roues motrices, du matériel de laboratoire indispensable (environ US $6000) et. d'un budget annuel de quelque US $10 OOO pour son approvi- sionnement et ses frais de fonctionnement. 4. DUREE DES EVALUATIONS PRELIMINAIRES Conrne on vient de 1e lire à plusieurs reprises, les évaluations entomologiques prélimi- naires devraient être faites une année au moins avant le début des opérations de lutte anti- vectorielle. II s'agit 1à, en principe, d'une excellente façon de procéder, surEout lorsqu'i1 faut évaluer de nouvelles méthodes, mais peut-être n'est-ce pas absolument nécessaire quand on veut appliquer dans une région identique une méthode de lutte éprouvée. La technique d'épan- dages aériens utiiisée avec succès sur plus de 75 % de la zone du Progrannne a également fait ses preuves dans 1es conditions propres à la savane sèche. Si elle était employée telle quelle un peu plus à I'ouest, 1'évaluation entomologique préliminaire pourrait être ramenée à des proportions plus modestes, mais pourtant suffisantes. Les évaluations postérieures au traite- ment sont d'une très grande importance du fait qu'elles permettent de planifier 1e cycle de traitement suivant en fonction des résulEaEs obtenus; les données concernant les évaluations antérieures au traitement n'exercent pas d'influence sur cette planification, mais elles sont nécessaires néanmoins lorsqu'une évaluation épidémiologique complète de l'opération de lutte s'impose. Les moyens médicaux, et non entomologiques, sont 1es seuls qui Permettent à long terme d'évaluer valablement les opérations de luEte antivectorielle. 1 CHAPITRE VIII EVALUAÎIONS EPIDEMIOLOGIQUES DANS LES ZONES DES PHASES I ET II I. IMRODUCTION I1 esË proposé d'avoir recours pour 1es évaluations épidémiologiques à des équipes des personnels nationaux. Un appoint considérab1e de la part du Programme n'en sera pas nécessaire, par exemple pour : ocPf 82 .3 Page 51 et à mo ins i) 1a formation du personnel; ii) I'approvisionnement en matériel et en fourniEure; iii) la supervision des évaluat.ions et I'analyse des données recueillies. Le concours prêté par les équipes nationales constituera pour les cinq pays de la zone d'extension vers I'ouest une contribution directe venant en sus de leurs auÈres apports(1ocaux, logements). Certaines contraintes s'attachent toutefois à cette participation des pays, à savoir a) L'évaluation correcte de 1a situaEion suppose une méthodologie de base unifiée tanE pour les évaluations couranEes que pour les évaluations à long terme. Les évaluateurs des cinq pays devront s'engager à respecÈer des protocoles spécifiques auxquels aucune entorse ne pourra êEre faite sous quelque prétexÈe que ce soit. Fournir les informations complémentaires qu'i1s jugeront uÈiles est 1a seule latitude qui leur sera iaissée. b) Les acEivités d'évaluation interpays seront coordonnées par 1'Unité d'Evaluation épidémiologique du Programme qui rassemblera et analysera les données recueillies eE veillera à ce que 1es chefs d'équipe se réunissent régulièrement afin de discuter des moyens à utiliser Pour Passer à 1'action, des difficultés rencontrées et des besoins à satisfaire. Ces réunions serviront également à assurer 1e recyclage, ainsi que la mise au courant des consultants. c) La volonté de participer à l'oeuvre conrmune doit se concréEiser par la création de comités nationaux de lutte contre 1'onchocercose qui mettront sur pied des groupes tech- niques spécialisés. Des réunions seront périodiquement organisées aux niveaux national etinterpays. Les équipes nationales chargées de 1'évaluation de 1'onchocercose endémique seront cons-tituées dès que 1a phase préparatoire démarrera. Leur formation visera à Ies familiariser avecIes techniques mises au point par le Programme pour 1a collecte normalisée des données cli- niques, parasitologiques et ophtalmologiques. Une telle collecte esÈ indissociable de la réali_l sation de 1'extension. 2. SELECTION DES VILLAGES INDICATETIRS Les villages indicateurs seronE. choisis, conformément aux critères instiEués par le pro- Sramme, aussitôt que possible (dès que 1'effectif des équipes nationales sera au complet. etqu'e11es seront convenablement installées), après 1e début des périodes préparatoires. Tant au Mali qu'au Sénégal, Ies équipes nationales composées d'un sociologue et d'un statisticien seront appelées au début à : - déterminer 1es villages indicateurs en puissance; - recenser les populations; - établir le fichier socio-démographe de chaque vi11age. ocPf 82.3 Page 52 Une fois que les informations nécessaires auront. éEé obtenues, les épidémiologistes des pays et ceux du Programme sélecEionneront de concert les villages indicateurs les plus repré- sentatifs concordant avec 1es critères du Programme. 3. POPITLATION DES VILLAGES INDICATEURS JUSTICIABLE DES EVALUATIONS Le tableau 6 indique la répartition de la population qui sera évaluée au cours des phases I eE II, compte tenu des absences inéviE.ables (20 %) qui seront relevées lors des visites rendues successivement aux villages indicateurs. 4. EQUTPES D'EVATUATTON 4.L Ev u aras i to I ues Les évaluations parasitologiques effectuées seront les unes simples et les autres dérai11ées. Une équipe parasitologique devrait être capable d'examiner au minimum lOO personnes parjour. Une telle équipe se composera de : - 1 clinicien-épidémiologiste (chef d'équipe), - 1 commis recenseur, - 1 infirmier, - 1 infirmier chargé de mesurer I'acuité visuelle, - 3 microscopistes, - I assistant de laboratoire, - 3 chauffeurs. Chaque équipe sera dotée des véhicules suivants : - 1 minibus aménagé en roulotte de camping (US $10 OOO), - I véhicule à 4 roues motrices (US $13 230), - 1 camion Saviem Cabine (US $16 3OO), - de matériel technique et scientifique d'une valeur de US $16 OOO. 4.2 Evaluations ophtalmologiques Les examens ophtalmologiques seronÈ effectués uniquemenÈ au niveau de 1'évaluation détai11ée. Chaque équipe devraiÈ être capable d'examiner une soixantaine de personnes par jour. Une équipe ophtalmologique se composera de : - 1 clinicien ophtalmologisEe (chef d'équipe), - 1 infirmier spécialisé en ophtalmologie, - 1 commis recenseur, - 2 chauffeurs. iocP/82 .3 Page 53 Chaque équipe sera pourvue des véhicules 1 minibus aménagé en roulotte de camping 1 laboratoire mobile Saviem (US $54 OOO). suivants : (us $lo ooo), 5. POTEMIEL DES AUÎORITES SANITAIRES NATIONALES 5.1 Ev uations si 1es Comme le personnel chargé des examens parasit.ologiques n'a pas besoin d'être hautement spécialisé, il esE fort probable que 1es autorités sanitaires du Mali et du Sénégal seront en mesure de fournir les équipes pour les évaluations simples. Le Mali ne dispose Pas à 1'heure actuelle d'une équipe qui pourrait se charger des évalua-tions épidémiologiques dans la zone d'extension vers 1'ouest. Les aut.orités maliennes, favo-rables à la formation d'une telle équipe, estiment toutefois que sa création ne devrait pas soulever de problème grave. L'unité parasitologique pourra probablemenÈ être constituée avectrouvent déjà à Bamako (1 clinicien, 1 commis recenseur, 1 infirmierpistes et 1 infirmier chargé des tests d,acuité visuelle. des personnels qui se(biopsies), 2 microsco- De même, les autori-tés sénégalaises n'auronÈ en toute probabilité, semble-t-i1,de peine à trouver le personnel nécessaire. pas Erop 5.2 Evaluations détail1ées un certain nombre d'infirmiers ont été formés en ophÈalmologie à Bamako, à l,roTA (voirtableau 7). Au Mali, il serait possible de compter sur un ophtalmologiste désigné pour parti-ciper à Kayes à 1'opération I'Lumièrett; au besoin, 1'roTA pourrait fournir du personnel suppré- mentaire (essentiellement des infirmiers). Même s'il est à peu près certain que les autorités sanitaires maliennes seront à même deProcurer 1e personnel ophtalmologique nécessaire pour les évaluations détaiI1ées, il estpossible que les autorités sénégalaises n'y parviennent pas aussi facilement poLlr leur parE,ce qui ne signifie nullement que ce personnel qualifié niexiste pas, mais simplement qu,il nesera peut-être pas disponible pour les enquêtes sur r,onchocercose. 5.3 Options pgur les évalqations oph talmologiques Etânt donné 1es difficultés que 1es autorités surmonter pour arriver à créer des équipes capables ophtalmologiques, il convient d,envisager d,autres chaque pays d'une telle équipe. sanitaires nationales devront peut-êEre de procéder avec efficacité aux évaluations solutions que celle de 1a constitution dans Les solutions les plus évidentes qui se présentenE à 1'esprit sont 1es suivantes i i) création d'équipes ophtalmologiques nationales qui ne consacreront qu'une partie deleur temps et de leurs efforts à 1'évaluation des opËrations de lutte contre l,onchocer-cose' r1 pourrait' être difficile d'y parvenir et, cormne 1e matériel nécessaire pour per-mettre aux équipes de se conformer aux criÈères du programme devrait être fourni par leProgramme et que ce matériel servirait aussi à d'autres usages, Ie rapport cott-utiliténe serait pas très favorable. ii) création d'une équipe interpays capable de procéder aux évaluations nécessairesaussi bien au Mali qu'au sénégal; ainsi chaque p.ÿ" po.,r.ait effectivement participer à1'opération, cependant que 1e cott du matérief po.r..rit être réduit au minimum. ocP/82.3 Page 54 iii) Création au sein du Programme d'une nouvelle équipe ophtalrnologique qui entre- prendraiE 1es évaluations dans chacun des deux pays; cette solution permettrait e11e aussi de maintenir les dépenses à un bas niveau, mais elle n'est guère attrayante du fait qu'e1Ie ne suppose aucun engagemenE. national. Comme 1'Unité d'Evaluation épidémiologique du Programme sera chargée de superviser les évaluaEions faites dans la zone d'extension vers 1'ouest et qu'il lui sera possible de temps à auEre de prêter son concours sur le Eerrain, on peut en conclure que 1a solution exposée sous ii) offre un intérêt certain. C'est aussi celle qui a été retenue pour le calcul du budget. Si I'idée d'une seule équipe interpays était acceptée, il appartiendrait aux autorités maliennes et sénégalaises de proposer un lieu pour son implantation. Du poinE de vue logis- tique, Kayes conviendrait. ocPf 82.3 Page 55 CHAPITRE IX SURVEILLANCE DE L'ENV]RONNEMENT DANS LES ZONES DES PHASES I ET ]I 1. INTRODUCTION L'évaluation de I'incidence des traitements aux insecticides sur la faune aquatique non cible est d'une importance priurordiale pour le maintien de 1'environnement au niveau de qualité optimal. Dans ce contexter la surveillance écologique des cours d'eau traités se fera sous la forme d'une évaluation pernanente de 1'ampleur de f impact des traitements. Les méthodes utilisées pour les études seront cel1es que le Prograume a conçues et mises au point, pour ce qui est aussi bien des invertébrés que des poissons, pour : - déterminer 1es composantes fauniques les plus affectées par les traitements larvicides; - établir 1e bilan qualitatif et quantitatif de la situation avant le début du traitement puis à intervalles réguliers une fois qu'il est en cours; - prévenir toute répercussion défavorable et jugée importante sur 1es équilibres biologiques I1 faudra tenir compte dans 1es résultats obtenus non seulement de groupes taxonomiques spécifiques, mais encore des cornmunautés biologiques considérées cmme constituant une entité écologique représentative. I1 est certain que des infrastructures onéreuses seront nécessai-res, de même qu'une coor- dination méticuleuse et circonstanciée, aux équipes maliennes et sénégalaises chargées de 1a surveillance hydrobiologique. Une surveillance aussi poussée ne se justifie pas entièrement du point de vue scientifique, et, de toute évidence, les informations rassemblées feraient parfois double emploi. Pour éviter qu'i1 en soit ainsi, il serait plus réaliste de se borner à créer une seule équipe interpays qui répondrait aux besoins tant du Mali que du Sénéga1. Elle pourrait être basée à Kayes et exercer son activité par f intermédiaire d'une sous-station située à Tambacounda. Les deux stations exerceraient leur surveillance de la manière suivante : Kaye s - le fleuve Sénégal en aval de Bafoulabé; - 1a rivière Bafing en aval de Bafing-Makana et jusqu'au point de confluence des rivières Bafing et Bakoyé; - la rivière Falémé entre son point de confluence avec la rivière Koba-Koyé et son point de confluence avec le fleuve Sénégal. Tambacounda le fleuve Gambie et ses Tiokoyé. principaux affluencs, 1es rivières Koulountou, Niokolo-Koba et I1 convient de remarquer à ce stade que ni le Mali ni le Sénégal n'ont de service hydro- biologique, pas plus qu'i1s ne disposent du personnel qualifié et expérimenté nécessaire pour créer un te1 service ou une équipe. Au départ, un contrat devrait être passé pour une durée de deux années au titre de la surveillance hydrobiologique à un organisme indépendant qualifié. I1 serait exécuté sous le contrôle d'un hydrobiologiste du Progrannre. ocPf 82.3 Page 56 Au cours de la première année du contrat, des bourses de perfectionnement (six mois pour un diplômé de 1'université et trois mois pour un technicien) seraient accordées à des sujets maliens et sénégalais afin qu'ils puissent faire des stages à un ou plusieurs des établisse- ments suivants: - laboratoire d'hydrobiologie de 1'oRSToM (Bouaké, côte d'rvoire); - institut de biologie aquatique d'Achimota (Ghana); - université de Dakar (Sénégal). Les candidats reçus seraient affectés à f issue de leur stage à 1'équipe interpays etbénéficieraient d'une formation supplémentaire sur le terrain dispensée par 1'hydrobitlogiste du Prograume et Par le personnel de 1'organisme chargé contractuellement de la surveillancehydrobiologique. La seconde année, les hydrobiologistes maliens et sénégalais assumeraient de plus en plusde responsabilités afin de pouvoir les prendre toutes à 1'expiration du contrat. 2. EQUIPE DE SURVEILIANCE INTERPAYS 2.L Per sonne 1 necessarre L'équipe de surveillance interpays doit se composer au minirmrm de - 2 ichtyologistes - 2 invertébristes expatriés sous contrat qui seraient remplacés dans les deux ans par des nationaux; - 5 assistants techniques (nationaux) ; - 3 pêcheurs (nationaux) ; - 1 conrmis-dactylographe (national) ; - 3 chauffeurs (nationaux). La rémunération et les indemnités versées au personnel national seront à la charge deleurs gouvernements respectifs. )? Ma tériel necessa].re Le matérie1 dont 1'équipe de surveillance interpays devra être équipée est le suivant - 2 véhicules à quatre roues motrices; - 2 camionnettes découvertes Peugeot 404; - 4 microscopes de dissection; - 1 microscope tr{ild MI1 ou son équivalent; - 4 jeux de filets de pêche (à remplacer tous 1es ans); - 2 embarcations légères en plastique; - 4 moteurs hors-bord (9 19 ou 20 CV) ; - 2 tentes; - 2 caLcwLatrices de bureau; - 1 machine à écrire; - petit équipement de laboratoire et matérie1 et fournitures de bureau. ocP/az.t page 57 Le Prograrnrne se chargera, pour que les activités de surveillance hydrobiologique puissent commencer à temps, de 1'achat du matérie1 nécessaire à 1'équipe interpays. Ensuite, Ies gou.rer- nements du Mali et du sénéga1 devront remplacer à mesure que le besoin s'en fera sentir tous1es articles autres que le matériel d'échantillonnage standardisé. 3. PROCEDURES DE SURVE]LIÀ.NCE 3.1 Méthodes Les méthodes de surveillance hydrobiologiques approuvées par le Groupe écologique et adoptées par seront 1es mêmes 1e Progranrme. que celIes qui ont été 3.2 Enr i s trement ana 1 se donnée s Compte tenu de : - 1'existence au siège de 1'oMS d'une unité statistique et de traitement des donnéesvaillant pour 1e progrannne; 1'expérience accumulée par 1e 1'analyse des résultats; Prograume dans les domaines de 1'enregistrement et de I'analyse de Èoutes les données hydrobiologiques réunies par 1'équipe de surveirlance inter-pays devrait être confiée à 1'équipe de traitement de f information du prograûme agissant encollaboration avec ses hydrobiologistes et des hydrobiologistes nationaux. si certaines desdonnées rassemblées et traitées ainsi devaient êire difficiles à interpréter, 1e progranmes'arrangerait pour les faire évaluer par un organisme indépendant. tra - ocPf 82.3 Page 58 1. INTRODUCTION CHAPITRE X BASE OPERAT]ONNELLE, BAJVIAKO Emanation du siège du Progranune, la base opérationnelle pour I'ouest sera logée à Bamako-Koulouba dans des locaux fournis par occupés pour ltinstant par le personnel du projet ICPfItPT/OO7. 1a zone d'extension vers le Gouvernement du Mali et 2 2 A cette base opérationnelle seront rattachées une unité de lutte antivectorielle, une unité d'évaluation épidémiologique et une unité administrative opérant chacune sous la direc- tion de leurs unités centrales respectives installées à Ouagadougou et en étroite liaison avec eIles. . PERSONNEL .1 Unité de lutte antivectorielle Le personnel de la catégorie professionnelle attaché à cette unité se composera de 1 sous-chef de 1'Unité de Lutte antivectorielle; 1 chef des opérations aériennes; 1 entomologiste principal chargé des évaluations; t hydrobiologiste; 1 entomologiste; I cytotaxonomiste; 2 techniciens des opérations aériennes;' 1 technicien d'évaluations entomologiques. En ce qui concerne le personnel des services généraux, il faudra : I assistant administratif ; I secrétaire; 1 conrmis; 1 conrmis- sténographe ; 1 dessinateur; 4 assistants de laboratoire (entomologie, cytotaxonomie et hydrobioloSie); 9 captureurs; 7 chauffeurs; 1 messager; 1 magasinier. Pour des raisons techniques, cette unité sera subdivisée en une sous-unité des opérations aériennes, une sous-unité des évaluations entomologiques et une sous-unité cytotaxonomique. Le sous-chef de 1'Unité de Lutte antivectorielle sera le fonctionnaire le plus haut en grade et assumera la responsabilité de la base opérationnel1e. ocPf 82.3 Page 59 2.2 Unité d'évaluation é oidémio loeioue Cette unité se composera d'un épidémiologiste, d'un cormnis-dactylographe et d'un chauffeur. 2.3 Unité administrative Cette unité fournira le soutien logistique indispensable pour 1a réalisation de 1'extension vers 1'ouest; les finances, le personnel, 1es approvisionnements, les transports et 1'entretien seront de son ressort. En ce qui concerne 1e personnel de la catégorie professionnelle, i1 se composera d' fonctionnaire d'administration et d'un fonctionnaire d'administration adjoinE. un 3 Quant au personnel de la catégorie des services généraux, i1 faudra au minimum 4 assistants administratifs; 4 cormnis; 4 dactylographes; 1 magasinier; 1 chef mécanicien; 2 mécaniciens; 1 messager; 10 chauffeurs; 3 gardiens. VEHICULES NECESSAIRES La base opérationnelle de Bamako aura besoin de : 8 station-r.ragons à 4 roues motrices; 2 chariots-élévateurs à fourche pour Ia manuÈention de I'insecticide et du carburant; 2 camions standards pour le transport des fournitures ordinaires; 2 camionnettes- fourgonnettes ; 5 breaks-ccnduites intérieures. , Il,est possible que certains de ces véhicules puissent être fournis par le projet rcPiÿrPD/oo7. 4. MATERIEL ET FOURNITURES NECESSAIRES Les meubles, 1e matériel et 1es fournitures de bureau des locaux disponibles à Bænako pour 1a base opérationnelle devront être complécés. ocP/82.3 Page 60 CHAPITRE XI Bt]DGET I. INTRODUCTION un budget a été préparé pour les six années considérées. pour plus de commodité, il a éteinséré dans la période 1983-1988 comprenant 1es trois dernières années du deuxième cycle definancement du Programme et Ies trois premières années du troisième cycle de financement du Programme . Les couts n'ont été évalués en détail que pour les trois premières années de dans 1e cas des trois dernières années, i1 ne s'agit que de prévisions. la campagne; 2. CONTRIBUTIONS NATIONALES chacun des gouvernements participants sera tenu de prendre à sa charge i) 1e montant de Ia rémunération et des indemnités, calculé conformément au barème des salaires nationaux en vigueur, de Èout Ie personnel national s'occupant d'épidémiologie, d'hydrologie et d'hydrobiologie; ii) Ie cout des terrains et des bâtiments nécessaires au Prograrmne, ainsi que les dépenses ordinaires telles que les loyers eE les frais d'électricité, d'eau, de services postaux et de téléconrnunicâtions (pour autant qu'i1 en existe); iii) les frais d'installation des stations hydrologiques supplémentaires; iv) les frais de construction de nouvelles routes; v) 1'utilisation gratuite par 1e Prograurne des services nationaux aéronautique, météoro- logique, hydrologique et cartographique; vi) une contribution annuelle en espèces convertibles dont le montant concordera avec celr-ri des contributions versées par les pays participants du programme. Il serait certes utile de préparer un budget des contributions nationales, mais ce seralt impossible à I'heure actuelle en raison des nombreuses inconnues qui subsistent et que les gpu- vernements e,rx-mêmes ne sont pas encore en mesure de quantifier. 3. CONTRIBUTIONS INTERNATIONAIES Les fonds internationaux serviront à régler 1es dépenses afférentes a) aux opérations aériennes, y compris la fourniture d'aéronefs et leurs hangars, lers aires d'atterrissage pour hélicoptères et 1es insecticides; b) au matérie1 de radiocomunication; c) aux véhicules et au matériel de transport connexe; d) à 1'équipement eE à 1'ameublement des bureaux et des laboratoires, ainsi qu'aux autres matérieIs tels que 1es groupes électrogènes, 1'outillage de garage et les équipements de camp ing; e) aux frais de fonctionnement; f) à une parEie du coût de 1'extension des réseaux hydrologiques; g) à Ia rémunération et aux indemniEés versées au personnel et aux consult.ants internationaux; h) aux contrats relatifs aux évaluations hydrobiologiques qui seront faites pendant deux ans; i) à Ia formation et au recyclage du personnel national; ocP/ 82. l Page 61 j) aux réunions qui devront être organisées; k) aux études sur la collecte des données qui seront effectuées dans la zone de laphase III. 3.1 Directives pour la préparation du b udget (hormis 1a composante nationale) L'on s'est rnspiré du document OCPfBL.L, Plan d'Action et Budget pour I9g2,préparation du budget pour les opérations des phases r et rr. Iors de La Les couts ont été carcurés en dollars des Etats-unis sur appropriés pour 1983, soit : La base de chiffres paraissant i) personnel de la catégorie professionnelle, us $64 960, à majorer de L2 7. par année; ii) personnel des services généraux, us $44go, à majorer de L2 % par année1 iii) consultants, us $6272 (un mois-home, y compris res déplacenents, res traitementset les indemnités journalières de subsistance), à majorer de LZ % par année; iv) téméphos, US $8,4O par litre, à majorer de g "/" par année; v) stagiaires : - rémunérations, US $907 par mois_houme, à majorer de L2 % par année; - enseignement, US $497, à majorer de g % pat année; - déplacements, US $54O, à majorer de g % par année; vi) véhicules : - laboratoire mobile d'ophtalmologie, uS §Sa ooo, à majorer de g % par année; - véhicules gros porteurs à 4 roues motrices, US $27 527, à majorer de g %parannée; - autres véhicules automobiles, US $34gO, à majorer de g % par année; - mobylettes, US $gOO, à majorer de g % par année; vii) groupes électrogènes de grande puissance (DieseI) r US $7996, à majorer de g ./. parannée; viii) émetteurs-récepteurs radior US $5646, à majorer de g 7. par année; ix) hangars pour aéronefs, us $40 ooo, à majorer approximativement de g %par année. Lors de la préparation des estimations pour la période sexennale de budgétisation, lescrita'res et facteurs suivants ont été pris en considàration: a) 6 mois seulement ont été prévus pour les opérations au cours de la première année; b) des statrons radio seront nécessaires à tous les sièges de secteurs ou de sous-secteurs ; c) il faudra dans tous les secteurs et sous-secteurs des véhicules à 4 roues motrices duplus fort tonnage que ceux dont le progranrne dispose actuerlement; d) il faudra se servir d'embarcations ou de mobylettes pour se rendre aux empracementsprévus pour 1a surveillance qui sont inaccessibles aut.rement; e) deux fonctionnaires de la catégorie professionnelle ont été affectés au siège dechaque secteur (certains d'entre eux pourraient etre remplacésparlasuitepardupersonnelde Ia catégorie des services généraux); f) des crédits ont été prévus pour une seure équipe interpays d,ophtalmologie, contredeux équipes nationales d,évaluation parasitologique; g) des crédits ont été prévus pour une seule équipe hydrobiol0gique inrerpays; h) les crédits prévus pour la recherche le sont uniquement au titre de ta recherche appliquée sur les techniques de lutte adulticide; ocPf 82.3 Page 62 i) i1 un certain montant a été prévu pour I'achat de I'insecticide une année avant ce11e où sera ef fectivement nécessaire; aucun insecticide n'a été acheté au cours de la sixième année.j) 3.2 Budget Les coûts estimatifs pour les trois premières années de I'extension vers 1'ouest dans les zones des phases I et II sont Présentés au tableau 8. Les coûÈs prévisibtes pour les six premières années de I'extension vers l'ouest dans les zones des phases I et I1 sont indiqués au tableau 9. ocPf82.3 Page 63 il(! .lJ oH o() rno NO r^\t c1 oooooo(\o c{ o\ oorôorôo cô rô e! rnO OcôN\o \t oooo F{O cnO rô rô r^ocoo ô.1\t oorôo O\O ca rÔN o o @\T O\tr^ \o \o Ë ooooO\O t\T r @ ooooF\O N c{ c1 ooL^oro o\\o oorôor\o (\ rô\o c-l I oooocoo oo _t OOooc1 0 o rô oooo F{O do rn rô o8rno co rô clJ co J rô O\O È\t N co ae No N N cl OOrnoHo o\\o oorôoF\O c\ rô\oôl F,{ oooocoo oo\t oooo(1 0 o rô Fl oooôdo do r^ o rnXcov co \1 oo o,o t\t N @ oooo\OO \o N ôl |f'c) :o o\\o oorôo\OO ôt or F{ c.l F{ oooocoo oo\t oor^o c\t O LÔ N Fl oorôoOO J r) c{ o N v \T N d oooocoo ;co (\ O I ooooÈo \o _1 ooooO\O F{ \TN co F\O o rô C1 ooooNO o rô -) ae\.oO N\I N N Ft q.) 'rllr o ô0 1O .l.J (§ c) d! ,û) !È o o .il -\c) t{(oÀ o o È\o .6U-C fo$\O \ru <.r>(.) (,Ë, 0.) uo .Fr .o(! !É!o oc, .rr!l-{ (ü! o 0,)Oo-(ülr(d a.É +roÀ<5oo Et-l aî t{ r0) rJÀ o o ..t F{ \c) !(!À û o È \0.) E\ou-c -.\ ,oO\o \t{J <.r> cOcâ Éh o) lJ C) ..{ !(ü !dUO ooH .r{ €i-{ G tr(/, 0.) or,rd!$).C rJ oÀ<,ooE(J o\o\t <t> U)ocnlJp I oc) lJ! ^Éoo)oÿ.t 'ri $rJlr o .F{ ^üà0O {JF{ <J o(J {J CJ o o !0, osoOJ(,) €!É o ^ rl-l aéooooÉ(§g, oqJ ocn 'rl <§(g -ÉÉê.ÉlOooocrÊtro N c, tr .0)UÀ Fl\o a 0) lra o .n H c, '.1! tr dÀ x (0 U +J o c)l{ ,A +JoÈoOt{!or<, ..r cJ oil:E(, \0, H 0) o o À o ($ tr(dÈ o o Àl(u ro -Ér, -..\ (§ (ô </>Udu)o5 6or IJ€ .rl oÊtro +Jo ..{qr$ !l. Or(d 0, lr!j oro HH qJ o$ È o .ri $ tr(! U' o A \0,) \0J -a (!r^ <J> .uÉ ./)OD Eo 0.) +J! 'r{(dÉ!o !th .à o(!El] (,)r$ 0)tr+J oo oÈ o) .ri ! tr(§À x $ IJ o ri o OlrIJÈ)9oqro .J!Ë(J (! ! o ! aoqr 0)Olru qJ9ooro H!V \0,) Hz f, sl Êq 1,. &Èl<z<)oü>tdô HU)D140QU ÈrI]OFI U)E] FTAùêr@2,ÈJO cd()pÈr> CâHtr) Z ord HTdPHoÉU<üHH td rdOA àaFrt] < rll2z -zH<(n rd(, r4(ô ÿ4Z t)HH (/) trl rI]Ê4Êq Fi E]û -< =>cr ri c/)Fl 14 E! tsCâûDo(J = lt o.F.t È(§ lr à0 ol] 0) É .7) ! o ID !(0È li .J (o o o(, (,) \0) o o À\o \0) ]J o .o \o) u 'r{ L) cü) d C)t .!) OJc J(§ U oH F\N\TcO.fc{\T\ON-tntô\r0lr|(f)t^$trrNoOO\tô(\\tO\fNF\F{O\.üF{ \t§ôlôNrr\t\O(7)o\O F{c!e.ldt co o\ .f, F\ d t{ OJ ô0 .Ft z 9Nc)NO\Oc.tOOOc)ærôNO\c\O\\Oc{n+rt oOC)F\O@Lr)rô\tc\Àt F{ti \T N F\ \0) o(§ Êa cO\Or\@N\t\1N(7)\o@(1C1\TN\oC.too\No F{(1 cîilÊi I \oo NCO cî È (1 r) rô c1d 10Jà ofl(ü EA .i.r^.i,F\@Orô§OO.i.Orô.te{O\@F\cOôl\1c.lco\oNôl\o(aNrræ(\: d(\.t\TC!C\N rl o N C! b0 'r{(H (d Êa O. l'\N\OO-1 OcO\O@NNC{r^\oCJlr)§NNc): -)NOcOOc\O\\O\O :r4Frd(ÿ)Nco(1 ô{C! N -f \o \c, (§ h Oô.1-tO@\tN§\Tc!r^O.N@OLôF\-tNi\O\t@o\-Tr^\oco(1 c!Nc!È tNr^rôclNN oNo c\ (! ô0\o) É\o th N\O-t@c)c.rr]ô.loC)r)Nor^\o\odrrtdæo c!c.) ii\oe{oooo\o È\t-tNi \T @§È o .J o q, rrrJ5oflgooÉt{-o-ô .F.rFr'4C)-ôÉÉr lro.rfÊ,{!UOOOO >rrtr.'iY.{.rl<,ÈrJ>OU\o(!>(dJrooooroo ocPl82.3 Page 64 U)p* ! r,là9(,/) :! üÀE< mx & -- aHËo ,-r§6 Za4El -- cn vHz ,t 9Eaax O{ H- rll .. â r.l ii r.lEiFrd .. rd 3ËE< =É.,H '', t4H._,â z-&< .-, rd -og É, =>@aÉ)El -t!ê .-, 7Ât) H :.-..1 CiHÈb<=Êo =xl r! 4 zv ÊlH rdâ ^; p _D <xÈ-i< ts ocP/ 82.3 Page 65 a ! o(s J q.) o o! c)À a o À Èl H H ti H a êr <t) rI]â a 14zo N CJ) FJ az ê cn& =rrlF(J tl U) I t/) =oIt F T4 r.D&D tdFO til aÊl F-] ü =oÀ t! H a çJ) r!O Elz ÈlÊ]zzo u)É tilÊr p rdÈ FA Ei d(! ! o Er o\Nc!È\ON\tNO$ÊN Jôcô(f)r^NN §o(\ H H o. Y6 f,a9-il or .'Y (^ F È\Têcar^cO@- ÈNÊ È\t H H ! 0) H I oô0.) tJ) 'o(â 0lÿ Êlr1ôôr^:c! È c{ H (d§ .9q fi,n}z NL^-t\tNN \o c! \c) .ofr r c/) fv: dÈNiNrô<i\ÿNc! o\ C\ H ; fia ü 0., ; d.+-(1r)OcOÊ ÈÊ o,\T B Irn ÿa È(\;ilrô\t-TN \o C\ H o3 cuÊÉ t/)(§ Êa -Ii \o 0) o(§ -trêr 0) JJ o @o c,)Ê-c0) oo-rfts$.:oloo JJ ôO .rf UÊ01,(uo0iÊ$! À!êÉ(loccgtrd0ltroOdOOlrotl .iô0.O.r.Ft.iJlra ooo.ÊoÊO!0l .n o d o .rr rJ .ri ..r or qr I I4'aà.4Éooc.:+r-al -cE!ÉÉ.i<u$.É=ô!uEeHooô0otr$ÉÈ oJ_Or0OOo{.C.1(u-ÉOO OJlr .J $ .Ft H .J XX))(0(U !oo\c)U+JÉU)r,1(') .rf .Fr ô0@ô0ooodÊc,,oooÉÉ.il !!trÉÉolÊl frl ra I o É c o o o o)q{ o À c) 'r{lr o ôd \0) p1 (dl(JI il(! .J o Éi i I I I il Ê ocPf 82.3 Page 66 TABLEAU 4. VEITICT]LES NECESSAIRES ATIX SECTEI'RS ET SOUS-SECTEURS POTJR ENTREPRENDRE LES EVALUATIONS ENTOMOLOGIQUES DANS LES ZONES DES PHASES I ET II 1 - Genre Unimog M. B. à cabines jumelées. 2 - Genre Landrover. ? - Embarcation plus 2 moteurs hors-bord. Lieu Véhicules lourds à 4 roues motrices' I Véhicules moyens à 4 roues , motrices - Semi- remorques Mobylettes Embarcat ions 3 Bamako Kita Kayes Bafoulabé Kenieba Kedougou Tambacounda o 2 5 3 3 o 4 1 3 5 2 2 4 4 o o I o o o 1 2 6 6 6 6 4 6 1 o 1 2 0 0 I Tota I L7 2l 2 36 5 ocPf 82.i Page 67 F{o5 'r{ (!lr C)\o tl +JJ§-o É .rr .rt .F{ .à .il .r{ coooooo EË .HE Ësê(u .r{ .rt .F{ .rl .r{ .ri .r{ )))JJJooooooo ô0À.: '1 + :$HO É .'{ ..{ .r{ .r{ ..{ .'{oraaa)aÉoooooo oà9dloJE§^o oHorrJo \t orr (UOli .: oOOoàop0) <(§ o(JO (! (\ É .'r É .'i .r{ 'ri Éo530JaJoÉoÉoooË a q) tA ô0 o tl! o o r--t \0) o À o l.() o(H .r{ IJ d JJti oÀ OF{ôjdJdc.t co aE (! $r(J oioJHF{o \t Ë: Ël JF.HJHH H F{ N 0) ..t ÉI (!\,!oÉpa) c!(ü00 oÈ.oôo(JJ40'30)1(!(ü(6CJO.r{O.o Erlà'+{É!E(9..{cO$OOoÊqÿÿÊ4vvEr (! {J oH a; l.J (§ th o .F{ À o F{)È(d CJ !^d! :30(uq) Èq,EEO ,À lr lJ(U0)À oo0) JÉ '{ ,a)oè0JOJJlrO+J(!() q) ÊJo \c) 'r{ lJ@(!q) rtÈ o) OlrHôO oo 'ot ]J (6Êlr0t à0 Eoooc)$-{ Ê. tr ooÉ0r rI1J H ûÊz E]d êrÈl&tsz 14 oÈFi V:HEs Ë rlt§ '-rHr É3ox' cn* .,ct) ! 9rn !,r 65N Hs x .'12z r.r * 2e@7 v)=r. ES ab) .OJ EtvAaË r,l HH c\lF{ I o !o O 'rlÉ!Or§ 'lJ F{É(do> \q) o-\oE 'J o.)EE$ox-d OIJ \0) oE 0)É(!É, r4 o(/)o)tr'o c)Èu o o.)!\o rJ IJ .,{oo oÉ,O .o) ô0 'd(üÉ J0) .r{ 'E, o(6 EO 0, .r{ HÉ €. z c) \0) 14 J 'F{(o U\o 1, o 'r{ L)$ Fa o (/) oc) !Ê Éoolro ê!Zo)À oooo\Oô oO Or oo Or -.o:o) -ôo oq x= =4 N r-{ (1 -) q) HÈ E U) .r{ ]J (U J (0 14 (,) o0,EÉÉaJolroptr za À oo @ F{ oo\T rô ooN l.\ oo\o o \o oo co r\ o ô0(! d J "{ E 0) tr! e oz F{ (U JJ oH \oco d \t C! ÔJ N \o ôl oÀà I o U) \0) \O C-l @ @ lr 0)Àh N§H \oFl \oH oh(ü êl F{ CJ .F{ +J tl(dÈ J(! {J oH d(! @ .â \0J F{ÉO \oJEa q) .r{ E .0J s 0) t 0) o N (! ÿ4 th (üâ H 0) .il ]J tr(6À i (d ]J oF .i E\c) 'o 0, € c, o N (g J o) o 1r o q,) '1, É rd F: tsoH ocPf 82.3 Page 68 ;o r-{H D Fl tr1 l-t .Hâ HE1 T4âOH Hu)rdldE<n <Id Flà Èl (âêrcÊHÊ1 cD 14tazHOl-{ N(J HU)E r,l r{ F-l HZ fr)AÉ .HÀz rI] âtdp C,D H >L,<oÈÈoU)H r,f EêrdaZàOêrF{ Td tsQZzoO i-rhts Erl Fl ztÀo-F-l êHHulHTdûA<ppiHÈr r!ü tn rd \o rI]È Êq H ocPf 82.3 Page 69 (u ! oF @c!OOo(\ oô C! cO i I o @ o\È Nt^OOO N o\t\ o\ I o F- o\ rl o\eftOOO c-l o\\o o\ F{ I o\o o\ i o,OOOO o\ a q) o ..1 tr \G)È lr(0È o 0)\(,ç ti oqi ah o o a tr q)È 0)E 0) lr ,o oz rn o\ OOc{C)O (\ OJç '11 bo tl ; a >' Cd êr 4 GOJ .r')Éioo(§ .iO! cqtsloitF(!ojo(!èo \o \o rr\o.r{aÉ!É H ..r .rt o)\6J$JJ.J(/)E(J().h H ,-l s d ÈZ s Êê .Er <otsÉo-Fr F-l JT â ü rP ts{ t!()H OQFl rlloÉ. !H H14 Pro& Za rd N(, cotd o\EÊ& frr HÉts>z<Et- f:l f4 FI<(, HlI]OÈÀzÀêdcrpo akt E)AFI I! dzt4 z rlOzÀ H.v N D rI]J F ocPf 82.3 Page 70 TABLEAU 8 COUTS ESTIMATIFS DES TROIS PREMIERES ANNEES D'D(TENSION A L'OUEST DANS LES ZONES DES PHASES I ET II (EN US $, CALCULES EN JUIN 1982) Ca tégor ie Anl An2 An3 Tota 1 1. Professionnelle : VCU (Bamako) ^/^$ */^ $ ^/. $ ^/^$ ,/^ § EPI (Bamako) ADMIN (Bamako) Secteurs SUEE: Phase I Phase II 60 324 800 6 32 480 L2 64 960 L2 64 960 120 727 550 L2 72 755 24 145 510 24 145 510 L2 72 755 120 814 850 t2 81 48s 24 L62 972 24 162 972 24 t62 972 300 L 867 200 30 L86 720 60 373 442 60 373 442 36 235 727 1. Toral parriel { $^ 90 487 200 L92 1 164 080 204 1 385 251 486 3 036 531 2. Services généraux VCU (Bamako) ,/* $ ,/, $ ,/. $ ^/^$ ^/^$ EPI (Bamako) ADMIN (Bamako) Secteurs SUEE: Phase I Phase II t62 60 480 L2 4 480 180 67 200 930 347 200 324 t35 459 24 10 034 360 150 510 1 608 672 278 396 165 561 324 151 713 24 11 238 408 t9t 046 1 608 752 95r 792 370 854 810 347 652 60 25 752 948 408 756 4 146 I 772 429 1 188 536 415 2. Total partiel */, $ L 284 479 360 2 712 L L33 842 3 156 t 477 802 7 152 3 091 004 3. Consultants Ingénieur radio ^/, s ./^ $ Ec ologi s te 3 18 816 3 2l o72 6 39 888 3. Total partiel ,/^ $ 3 18 816 3 2L O72 6 39 888 Composante ./^ $ I 377 985 376 2 907 2 3t8 994 3 360 2 863 053 7 644 6 167 423 ocPf 82.3 Page 7l TABLEAU 8. COUTS ESTTMATIFS DES TROIS PREMIERES ANNEES D,D(TENSION A L,OUEST DANS LES ZONES DES PHASES I ET II (EN US $, CALCULES EN JUIN 1982) (suite) Catégorie An1 An2 An3 Iotal 4. Formation professionnelle Entomologie ,/^ $ ^/,$ ^/^ $ Epidémiologie Hydrobiologie 6 6 400 6 6 400 t2 12 800 6 7 000 6 7 000 L2 14 000 L2 13 400 t2 13 400 24 26 800 4. Total partiel ^/ $^ 24 25 600 24 28 000 48 53 600 5. Formation technique Entomologie ^/. $ ^/^ $ ^/^ $ Epidémiologie Hydrobiologie 6 LL 664 5 9 720 4 7 776 3 6 402 5 LO 670 2 4 268 9 18 066 10 20 390 6 t2 044 5. Total partiel ^/$^ 15 29 L60 10 2L 340 25 50 500 Composante ^/- $ 39 54 760 34 49 340 73 104 100 6. Opérations aériennes 6.1 Autres qu'épandage 6.2 Epandage : Phase I, hélicoptères Phase I, awions $ $ $ 27 600 46 000 46 000 828 000 350 000 119 600 828 000 350 000 6. Total partiel $ 27 600 46 000 L 224 000 | 297 600 7 7 lnsec ti cide s 1 Larvicides Phase I Litres $ Litres $ $ Phase II 7.2 Expérirnental 130 000 1 170 000 5 000 135 000 1 309 500 39 000. 378 300 7 200 2 479 500 378 300 L2 200 7. Total partiel $ 1 175 000 1 695 000 2 870 000 8. Contrat hydrobiologie S 150 000 300 000 150 00c 600 000 ocPf 82.3 Page 72 TABLEAU 8. 15. Matérie1 Stations radio Groupes é1ectro, Diesel Groupes électro, essence COUTS ESII},IATTFS DES TROIS PREMIERES ANNEES D'EXTENSION A L'OUEST DANS LES ZONES DES PHASES I ET II (EN US $, CALCULES EN JUIN 1982) (suite) Nbre $ Nbre $ Nbre $ Nbre $ 36 000 7 7 4 88 36 000 33 L52 2 458 44 2 458 Catégorie Anl An2 An3 Tota 1 9. Recherche appliquée $ 10 000 5 000 15 000 Composante $ L77 600 1 531 000 3 074 000 4 782 600 $10. Déplacements service 195 000 346 000 385 0m 926 000 11. Opérations et entretiens $ 295 000 482 000 570 000 1 347 000 Composante $ 490 000 828 000 955 000 2 273 000 Hangar aéronefs Installations hé1ico Secteurs et sous-secteurs $ $ $ 12. Bâtiments 20 000 3 000 35 000 26 000 4 000 40 000 2 000 13 000 46 000 9 000 88 000 $12. Total parriel 58 000 70 000 15 000 143 000 $13. Ameublement 9 000 17 000 6 000 32 000 Autres (camions, camionnettes, fourgonnettes, etc. ) Moby le t te s Nbre $ Nbre $ 14. Véhicules Labor. ophtalmo. Gros4x4 Nbre $ Nbre $ $ Nbre $ Re change s Bateaux 15 4L2 905 54 000 57r 520 5 184 I 40 30 6 24 000 5 000 118 916 18 277 758 4 6 5 184 10 000 32 to7 L6 665 1 I 2 1 866 15 000 563 928 86s 943 54 000 5 184 20 I 59 38 6 31 050 30 000 ê14. Total partiel L o72 609 411 858 65 638 1 550 105 Pompes à eau 4 33 r52 3 763 3 763 ocPf 82 .3 Page 73 TABLEAU 8 COUTS ESTI},IATIFS DES TROIS PREMIERES ANNEES D'EXTENSION A L'OUEST DANS LES ZONES DES PHASES I ET II (EN US $, CALCULES EN JUIN 1982) (suite) I Catégor ie An1 An2 An3 Total Hydrologie Laboratoire Camping Access. é1ectr Divers $ $ $ s $ 4 000 25 000 6 000 1 000 5 000 8 000 10 000 3 000 500 3 000 4 000 12 000 2 000 300 2 000 16 000 47 000 11 000 1 800 10 000 15. Total partiel $ llo 152 30 72L 20 300 r6L t73 Composante $ L 249 76L 529 579 106 938 | 886 278 TOTAL $ 2 957 497 5 256 9L3 6 998 99r 15 213 401 I H(! TJ oH \o\o(flOOOOOOO -t.$roooooooco\o\oÈ\oc)oooo i.i-oÈ\§roocoôrNNrr\oN!^oHNO\ôto\ J\o\o\o o\\o coco \o\o dôl F\ c!F\\o @F-È \o o\ rô \o ooo'c1OO-fNOOro: @ \O .t tt\ r^(1@F- i F\J ô,1 ô.1 @ (a LôÈ N oao r co c.) \o É oooooo ôto ôl -)cî .f oo r^È co d t\o-f r-@O FiNF{ \O \O C{ .f,@ôl ON Fl È{N o\\t i \o N ô{ co F\ \o ooooOOo,OooNo -f H ..i- .f, @ o o\ F\ o\ ooo \o N co \o rn É oooo r\O N-)ô$ oooooo Ê{ \O co o\ co F\rô ôt\oÔ r\J(Y) C1 l-- OÀ dil rô o\ oo 14 rn C1 cl\ N O(1 co oorrloOO\oOoooo t^iCO-t F\ rô\o o @ @ oo r{ o\ co \f ooooooooo cô F\ rn§co c1\t I oooooo -s o\ .J'â r\@ IH C) rtr -lCOClN -f, r^ \o Frlrlr\L^0r Lô T\ Jd î\.\o o rrl H ÊtJ cî (1 c{ @ r\ Ooo,oooæoOO\oO \oc!d\or\ o\ @\o co ooo o\o o\ F\ ô É ooooooôooooooooooo -Jtfior^r^oNo|\rô 0or\ ôl\oJ Ôl-ô Èôtrôo Næ LÔ T\ 00 F-ô\t iJ o\ J §l\oo(\ o t\ oocoooo(1oOO\Ofn ltl \O t^ OÈ \C) C.l @ cl\ \o o ooo o\ \:l 14 F- N É ôôtNôooooooô-tr-+OOOOOOôcooôoooooo -f,caÈo\\O(r1OO\ON\Ocaôl.t.tF-OJ-f,qcJr i6 c1.f dJJ t\ @ olr) rf ôl .f, F\ @ -1 OOco'r ootr]N oocoF- oÈÈo rilÔ .J o\N rf) o\ C\ r^ ooo N o -1 i oooooo O\ Ol iN o o o J oo\oooO\Oi\OO c!(1@N\O r-- o\ @ \f, l'- coNJl^C.l\, \t C1 o rn o\o o\ c1 N @\o F\ O O o. c..lQOOrôOO\oÊ COO\ôlO rô Ni C)H d\or o\ N È ooo @ o cî o 'r{ tr o ô0 \q) u(ü(J c) d c) É o .r{ oxU'Ao(ü(H lro \0)frÉO)ô. \OJ 'J ÉôooÔ0aJ0J o o o o"f .FlotrÈ'F{lJ HO É o >0.)OOO'r{tiHü) ..r .r{ .ô o ! '0J>lrO.ülÉlJ tr rO tr O)(ü o) $ ot çh or,aoà!Ju ôa.É É, 6JÀéËÉ.ÀO()É oJ dr rü ô o <.1 o.c É oé.;D.r.i..{uo0J.J77:u!!rtBtrO! 5à:<t<ot,ltroJt0t06i,oErroJUErlr!. ü Ê F.qr o É o Àrq) or;i ô o ô-É o o.0.) ÀÀoic-l rloHc)üÀo H H IJ 0) H o 0.) ü)(! o th OJ È o a (ü 6 q) aÉ 0,)ê\0)Ê o 0) \q) É oÉ c) +) o (.) J t o o U) c) +) r! H HÈ o) a(0 À o 0.) i J o É(d 6l oJl a Ë o Ê.1 \o.l Iâ J q) '.{U t{(nÀ (d !J oH 0){(t .d è (.) ! ()Éu ooo .P E OHÉ oi G)OH J'.fEF o tl ..{ J 'É{ \O uo-c! <(ü E10) (!Êq<>E Hl H ! o) É a c) o(ü À U É OJ oê .i q\o É a o IA q) a\q)â 0) '.{ TJ li(0À i (0 IJ oH Ê(d .J oH ocPf 82.3 Page 74 <n tc frlzz (, ôl lrl @do, frl F{ riâzfrl HÉ> È F) ><zF{ frla a(n trlEl ÈÈp() d O(JÀ A!> >(â14pûtuz Irl Xv =<Hza oÊ1 F{=FO zÀülr1 U)?û z9)H> azHO ;]Ho(âQZ E]HX .F O\È !r rd<o rcÈ Êa H I I ocPf 82 .3 Page 75 Savane boisée où abondent Acacia et Commiphora EXPLICATIONS AU SUJET DES ZONES BIOCLIMATIQUES (CARTE 2) Désignation Description I Zone 1I IIl IV V] Savane sahélienne Savane soudanaise Savane, nord de la Guinée Savane, sud de Ia Guinée Mosaîque forêt- savane Forêt humide Cu Zone de forêt et de savane sèche Zone de forêt et de savane où abonde Zone de forêt et de savane humide Savane ayant succédé à la forêt Forêt côtière ombrophile (aluminium) lsoberlinia V EXPLICATIONS AU SUJET DES GISEMENTS DE MINERAIS (CARTE 6) Abréviat ion Description A1 Gisements de bauxite Alluvions aurifères D iaman t s Minerai de fer Calcaire et marbre Cuivre Chromi te Plomb Cr Pb Au D Fe L I I acP/ 82. \ Page 76 o À o o LU 5 o TU F(o U À o o 1 É. lù J = z = II ,a I i.i a =t-' , U z l- É. l , / o & z \ (, trJ z ) (, (.r) z o 5 z<3 È J o U z ul U .D (D o UJ =o-Uo oI = È <PUVÉuJ <=Èio{ JtJ_2\ -LF i.. =nU!uS -<FO ô F.-zs a?U: cÉ {!U>o§z oi:6\ Ji<:z\ol:trx<dza- osts\ z=od Fur<! u l.,lEà =3<9U\JE9 <àZQo1 zf,qi:)<S@Q zl!É<UQFN ='U^ F;I r::oÈ FÙ =ô-iz )qJ!r <!Éq uq > -qrofr u(J)q F:t <=F.szÈU! -F4ù =ù ()crl'82, ] Pà8" 77 o. o oo-o o -l Èl H H H o I é EI ég \ \ t I I \\a q I III J 3 fI H t= \ H z<<3 LE B à-ô t! Bà- €. I = ci a< ao!! a< àQ !J(l q s ui!(,!J <Qt!a(,Sza ô !--<sLg z:Jol u,^ts ;: oËZO >à ÉpoiFSJ z<üJ-i L;xÈUà rqUQoù <xu- cÉa<o z.?o< zx uuJFIXa r!J z< cÉ9U\ U\ =r -f)tssJ LÀoÈ U-\zÈ O! N(J 9S <h = :rJ oY 6q ôiHis =ù - I o5 o u 4 îi o o ît oo cl oo! 8 ^l oo 2 oo ts oao o o o 0o o o2 ooÿ ocP/ 82 .3 Page 78 q! ! à!! a UUo ào a H <xU:JÉQ z.zoo z{U!F, xarU! z\Ér u{â:UJ =dU6 -.>F< rhos z.q <:6ÈÉ=u,> >q Gq* u1{ -l-F< O=Ft z§9q F!! JE UQE> ZQ EUEr r! JJ <Èr< =s<1cÉÉ J< < l'-3szt za* <ù- zs<(iu\ =_i riH À&<: =ù c2 O o o! r -l J UJ z t t O I , , u) ,' trj z I t \ I It\\\ -/ II/r , t- , I I q C) I \ I t t a o(J J o- 't I CJlo (D o UJ 3È* !-) o oI = 5 c z--( I( ( ocP/82.3 PaBe 79 =3 t U o o o a _t I I I I II/ , E o o II I I t\ \ \\ ${. :co11 àfE d# H .,o. -r tÈ. l .2a= =Ê)Ei Eirù ô cso EJç@ elaçàûÈf!. EEE .f =.fllJ .EEElnirl',oor I tr DI tr \ É z o (J @ô UJ = o-Iè- I 3 eo o z-<s Ës E (l ! s àUl a U(J u> aô <à zà ol{ z ,.)uiFAüi zo Gt\ F} Uh =àuÀa -!F§I zùl ;PIu -§laÈlu-lèqt El L! 3ls EtÈ Elh .l t{@l ô r>oô zÈo:)tr§ =qÉF-EIFO ô§ çÈ" a ocl{ vl = ol ocP/ 82.3 Page 80 r! ! s è!! a IU o e àà!Jf,\s a UJ <eUNÉ<<i z.qoàax z! ul! F{ X! uuJ z0< cÉoULFU u\Bp Uà F,. q z l.- -1.-6:z!9u.t-QÉ>UÀèYOH :ëÉt FÔz.-o t1lOô lÉg o>Fio-\Uè)È' r>oô o!zS <qJ -Àh üiF èq{v =ù o UJ t-(o Lrl É. o æ. UJI lr{ ld , I I I I I\ III a'/ J \ I I 3.>i I a \ & a \ Gtrj ( e =ÿo : É. o trl H lrJ IJJ z I J 1 a o (9 lrJ z lr, a I z< ocPf82. ) Page t3I Ci a<\(5 !J e< àt{r UJ{q\! !J .ar,^E( 'Èo- zrl o_: <(--Èx zulo !-âuof,U^E: za< >o cÉ\o FI:<:Zv<Èt> xÀ{U: -!UY .à<o EàÉ.> <ul z5ot 6'^ z! uuJF:xo u\l Z{ cÉ!u ââ§Uù =suO -!Ff,ô\ z l'- =uJOh cÉà<{ oQ =iz.ÿ -qz<9§ E3 oÀÀÉ XcuÈ:À <:EAuxZt{ =ui!dF èq{s =o È o oo.o o I a / o a II I <O \ , II I I t t // û rE \ o I / o É 2 a o it u- a fl Eo\ (J (D UJ À 8 o - = § z< ocPf 82.3 Page 82 (i{{Éà S§do <P z- ;az.?U< F§x !-.uxq z\Éq u L{t FZ Ë( U\ --Lql ;ao!JY^ cÉx 3ts irO zèZPo> Fq =Àr= <(È>sUJ J:É;(9ô o- J! o\ =yOuiF0< zU( FHÀq{s =o UJt-(o trlÉôgl'$ É. IJI Uô l o É / \ ,,\ I\ q a< a$ U{ q 5 oq É,ot-oU 6 = / I I t t \ t II// ttt z lr, = Él üt \ e o -uJ z .IJJ (/. (J d (Dô r! =(L U o oI 3 J o f a € E z z< EIIrll5lultLtlulUI l1.l 6tÉllolItsllollul trl lrJ z
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Propositions concernant l'extension du programme vers l'ouest en Guinée, en Guinée-Bissau, au Mali, au Sénégal et en Sierra Leone
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