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Procès-verbal de la deuxième séance, lundi 8 septembre 2003

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WPR/RC54/SR/2 PROCÈS-VERBAL DE LA DEUXIÈME SÉANCE (Salle de conférence du Bureau régional, Manille) Lundi 8 septembre 2003 à 14 heures PRÉSIDENT : Dr Manuel DAYRIT (Philippines)

TABLE DES MATIÈRES page 1. 2. Désignation du Directeur régional .................................................................................... Rapport du Directeur régional .......................................................................................... 86 86

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1.

DESIGNATION DU DIRECTEUR REGIONAL : Point 7 de l'ordre du jour (document WPR/RC54/16) Le Comité se réunit en séance privée de 13 heures 50 à 14 heures 20 et reprend ses travaux en

séance publique à 14 heures 30. A la demande du PRESIDENT, M. KINGDON (Australie), Rapporteur de langue anglaise, donne lecture de la résolution que le Comité régional vient d'adopter en séance privée : Le Comité régional, Vu l'Article 52 de la Constitution ; et Conformément à l'Article 51 de son Règlement intérieur ; 1. DÉSIGNE le Docteur Shigeru Omi en qualité de Directeur régional pour le Pacifique occidental ; et 2. PRIE le Directeur général de proposer au Conseil exécutif la nomination du Docteur Shigeru Omi à compter du 1er février 2004. Décision : La résolution est adoptée. Les représentants des Etats Membres suivants ont chacun à leur tour félicité le Dr Omi de sa désignation : Chine, Japon, République de Corée, Australie, Iles Salomon, Mongolie, Viet Nam, Philippines, Nouvelle-Zélande, Nioué, Singapour, Fidji, Iles Cook, France, Malaisie, Hong Kong (Chine), Vanuatu, Etats-unis d'Amérique, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du nord, Iles Marshall, Samoa, Tuvalu, Tonga, Kiribati, Brunéi Darussalam, Palaos, et Etats fédérés de Micronésie. Le DIRECTEUR REGIONAL remercie le Comité regional de l'esprit collégial dans lequel les pays ont travaillé avec lui et avec le secrétariat au cours des cinq dernières années. Il remercie également ses collègues de l'Organisation mondiale de la santé. Il apprécie la confiance que lui témoignent les Etats Membres et se dit prêt à assumer les responsabilités qui lui sont confiées. 2. RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL: Point 8 de l'ordre du jour (Document WPR/RC54/2) Le DIRECTEUR REGIONAL note tout d'abord que depuis la cinquante-troisième session du Comité régional à Kyoto, en septembre dernier, l'OMS et ses Etats Membres sont entrés dans une nouvelle ère de la santé publique. La flambée épidémique de syndrome respiratoire aigu sévère, ou SRAS, qui s'est déclarée dans la Région et a très vite gagné le reste du monde a poussé à leurs limites les systèmes de santé de certains Etats Membres. Dans les villes les plus touchées, les hôpitaux n'étaient plus considérés comme des établissements de soins, mais comme des centres de contagion,

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idée terrifiante pour les patients, le personnel hospitalier et les autorités de santé publique. Cette crise a perturbé la vie quotidienne : dans certains pays, les enfants ont dû porter des masques à l'école, quand ils étaient en mesure d'y aller. Les voyages rapides, une des grandes tendances sociales du siècle dernier, sont soudain devenus dangereux. Le Pacifique occidental était l'épicentre de l'épidémie, avec plus de 95 % des cas. Dès que début février, le personnel du bureau régional de l'OMS a reçu, des coups de téléphone signalant d'apparentes flambées de pneumonie atypique, il a compris qu'il fallait intervenir rapidement. Pendant les 14 années qu'il a passé à l'OMS, le Directeur régional n'a jamais vu l'Organisation réagir aussi rapidement et efficacement. Lors des premiers jours de la flambée, qui sont déterminants, il était clair qu'il fallait agir vite et de manière décisive, même si l'Organisation n'avait alors qu'une vision partielle des choses. L'OMS a mobilisé les meilleurs épidémiologistes et spécialistes de la lutte contre les infections nosocomiales pour aider les Etats Membres touchés. En tout, l'OMS a recruté 115 consultants pendant la crise. Des directives concernant la lutte contre l'infection et la surveillance ont été rédigées immédiatement. Des experts ont été envoyés en mission dans les zones affectées. Des informations ont été diffusées aux pays touchés par une épidémie de grande ampleur. Des fournitures et des matériels de protection individuelle ont été distribués

rapidement avec l'appui d'organismes. Les Etats Membres ont eux aussi fourni un énorme effort. Au plus fort de la crise, les personnels des services cliniques et de la santé publique en Chine (y compris à Hong Kong), à Singapour, au Viet Nam, aux Philippines, en Mongolie et ailleurs ont travaillé jour et nuit. Beaucoup ont pris des risques personnels. Le dévouement des agents de santé en première ligne, conjugué à une ferme volonté politique au niveau national ont permis d'éviter une crise sanitaire mondiale. Il félicite les Etats Membres pour leur excellent travail. Mais il est encore trop tôt pour refermer le chapitre du SRAS. Les flambées ont mis en évidence de nombreuses faiblesses dans les systèmes de santé de la Région. Pour éviter qu'une telle crise ne se reproduise, il faut améliorer considérablement les moyens de surveillance pour se préparer à l'émergence et à la résurgence de maladies. Ce sont là les questions dont doit s'occuper le Comité ; celui-ci traitera plus en détails de la question du SRAS dans la semaine. Le Directeur régional aborde ensuite certains des thèmes couverts par les chapitres 1 à 5 du rapport. Il rappelle qu'il y a quatre ans, à Macao, le Comité a déclaré que la tuberculose provoquait une véritable crise dans le Pacifique occidental et lui a demandé de faire de l'initiative Halte à la tuberculose un projet spécial de l'OMS dans la Région. Depuis, grâce aux ressources allouées par de nombreux partenaires et par l'OMS, les fonds manquants pour financer la lutte contre la tuberculose

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sont passés de US $260 millions à US $67 millions. Le pourcentage de tuberculeux ayant accès au traitement DOTS a nettement augmenté dans la Région. Il est particulièrement intéressant de constater que le taux de guérison dans la Région dépasse déjà l'objectif de 85%, ce qui indique qu'une fois le traitement administré, les malades ont de grandes chances de guérir définitivement. Il estime qu'il reste encore beaucoup de chemin à faire avant que la Région parvienne à un taux de détection des cas et à une couverture par le DOTS de 70%. L'épidémie de VIH/SIDA continue d'être un grand problème de santé publique dans la Région, même si le rapport fait état de quelques progrès. L'OMS a désormais une image bien plus claire de l'épidémie depuis que les systèmes de surveillance et l'analyse des données se sont améliorés. Ces quatre dernières années, l'OMS a continué de viser les groupes les plus exposés comme les prostitué(e)s, et a obtenu d'excellents résultats. Au Cambodge, par exemple, la stratégie "Jamais sans préservatif" est appliquée dans certaines parties du pays depuis 1998. Dans cinq provinces qui appliquent cette stratégie, l'usage systématique du préservatif parmi toutes les personnes qui se prostituent est passé de 51% en 1998 à 90% environ, avec, pour pendant, une diminution de moitié de la prévalence du VIH chez les prostitué(e)s, qui est passée de 48% à 23%. C'est là un succès remarquable pour un pays qui a peu de ressources. L'ingestion de drogue par voie intraveineuse demeurant un mode de transmission important dans certains pays, l'OMS a intensifié son appui aux stratégies de réduction des méfaits. L'OMS estime que d'ici 2005, la Région comptera 120 000 sidéens. Le nouveau Directeur général de l'OMS est déterminé à atteindre l'objectif ambitieux fixé au niveau mondial, soit la mise à disposition des antirétroviraux à trois millions de personnes vivant avec le SIDA d'ici 2005, également appelé objectif "3 par 5". Il propose que la Région OMS du Pacifique occidental et ses Etats Membres soutiennent sans réserve le Dr Lee dans cette démarche. Le Directeur régional traite ensuite de la filariose lymphatique, maladie qui touche particulièrement les pays insulaires du Pacifique. L'administration massive de médicaments et les mesures de lutte antivectorielle ont permis de réduire considérablement la prévalence de la microfilarémie, parfois de plus de 90% après deux ou trois campagnes de masse. Les récents succès sont à mettre au crédit d'un des partenaires de l'OMS, le programme du Pacifique pour l'élimination de la filariose (PacELF) et des ministres du Pacifique, qui ont fait preuve d'une très grande résolution. Encore un effort et l'OMS sera capable d'éliminer de la Région cette terrible maladie qui défigure ses victimes.

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Il note que le rapport fait aussi état de très grands progrès dans la lutte contre d'autres maladies transmissibles comme la lèpre (chapitre 3) et le paludisme (chapitre 2). Les chapitres 6 à 10 du rapport portent sur l'avènement de communautés et de populations en bonne santé. Dans ce domaine tout particulièrement, l'OMS a fait beaucoup d'efforts pour s'attaquer aux problèmes en amont au lieu d'attendre qu'il ne soit trop tard. S'agissant du tabac, il note qu'heureusement, au cours des cinq dernières années, les gouvernements de la Région ont pris conscience du fait qu'il était urgent de lutter contre le tabac. Les pays de la Région ont joué un rôle prépondérant dans les longues négociations qui ont conduit à l'adoption de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac par l'Assemblée mondiale de la Santé en mai 2003. A ce jour, six pays du Pacifique occidental - les Iles Marshall, la Mongolie, la Nouvelle Zélande, Palaos, la République de Corée et le Viet Nam - ont signé le traité ; les Samoa, les Tonga, les Iles Salomon et la Malaisie sont sur le point de le faire. Il les en félicite et engage les pays qui n'ont pas encore signé la Convention à le faire le plus tôt possible. Le chapitre 9, consacré aux maladies non transmissibles et à la santé mentale, fait état d'une progression des maladies non transmissibles dans presque toute la Région. Ces maladies sont responsables de six décès sur 10 dans le Pacifique occidental. La charge de morbidité qui leur est imputable devrait continuer à augmenter dans un avenir prévisible, mais l'OMS peut ralentir cette progression. Il cite quelques exemples importants de progrès réalisés au cours des cinq dernières années. Premièrement, la Région du Pacifique occidental a contribué de manière importante à la création d'une norme mondiale pour la surveillance des maladies non transmissibles. Fidji, les Iles Marshall, les Etats fédérés de Micronésie et Samoa ont déjà adopté cette norme et neuf autres pays les rejoindront au cours du prochain exercice biennal. Deuxièmement, des modèles nationaux novateurs associant la promotion de la santé et la lutte médicale ont été mis au point en Mongolie et au Viet Nam. Deux pays asiatiques et six du Pacifique ont fixé des objectifs régionaux pour la prise en charge clinique du diabète. Des partenaires externes se sont déjà engagés à apporter des financements importants à ces progrès. D'une manière générale, la Région est passée d'une ère dominée par la rhétorique à une autre caractérisée par l'action. La réunion des ministres de la santé du Pacifique à Tonga cette année, présidée par le Dr Tangi, en a été un bon exemple : non seulement les ministres se sont engagés à s'occuper de la charge croissante des maladies non transmissibles, mais ils ont également adopté des indicateurs pour contrôler des progrès.

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Ces trois dernières années, le profil de la santé mentale dans la Région s'est beaucoup amélioré. En septembre 2001 le Comité régional avait approuvé au Brunéi Darussalam une stratégie régionale pour la santé mentale. Celle-ci a ensuite été présentée dans de nombreux forums régionaux et utilisée dans plusieurs pays pour construire leurs propres stratégies. Les maladies mentales continuent cependant de poser un grand problème presque partout. Par exemple, mille personnes meurent par suicide chaque jour dans la Région. A cela s'ajoute le fait que, dans presque tous les pays de la Région, de nombreuses personnes se sentent coupées de la société en général et des services de santé en particulier. L'approche avant tout biomédicale qui caractérisait la santé publique au siècle passé a été très utile à l'humanité, mais l'OMS et ses Etats Membres doivent désormais se tourner vers des domaines cruciaux qu'ils ont négligés jusqu'ici. Ils ne doivent plus se contenter de traiter les maladies mais adopter une approche plus holistique des soins de santé : c'est la personne dans son intégralité qui est alors traitée et soignée. Cela signifie de s'occuper des individus dans le cadre de leur dignité humaine, de leurs droits, de leur famille, de leur culture et de leur société. Il souligne que, malgré ces progrès, l'OMS doit encore relever de nombreux défis pour établir des communautés et des populations en bonne santé. L'Organisation s'est engagée à modifier certains comportements humains, qui peuvent être profondément enracinés et très résistants au changement. L'effort individuel n'est qu'un aspect. Les gouvernements doivent également établir un milieu favorable permettant à chacune personne de faire dans la facilité et la joie le choix de la santé en toute occasion. Il rappelle qu'en 1999, il avait admis devant le Comité que le développement du secteur de la santé était un point faible de l'OMS. Le Comité sait que les progrès dans ce domaine sont progressifs mais les chapitres 11 à 14 du rapport laissent envisager des développements prometteurs. Pour ce qui est de financement de la santé, il dit que, dans certains pays, pour trois dollars dépensés pour les soins de santé, deux dollars sont payés par le malade ou sa famille. Les factures d'hôpital et même le coût des médicaments prescrits peuvent à eux seuls entraîner des familles dans la spirale de l'endettement. On ne peut pas permettre que cela continue. L'OMS incite les pays à adopter ou à développer l'assurance sociale. Des programmes d'assurance maladies pour les communautés rurales sont déjà dans une phase pilote en République populaire démocratique lao, aux Philippines et au Viet Nam, avec l'appui de l'OMS. La Mongolie a amendé sa loi sur les assurances et la Chine a effectué des évaluations des meilleures pratiques. Ces filets de sécurité financière sont essentiels si l'OMS et les Etats Membres veulent mettre un terme à la spirale de la pauvreté dans laquelle la maladie fait plonger les familles.

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Ces dernières années, l'OMS a également collaboré étroitement avec plusieurs pays, dont la Chine, la Mongolie et le Viet Nam, pour institutionnaliser les comptes nationaux de la santé. Samoa est le premier pays du Pacifique à avoir mis en place ces comptes. Si l'OMS pouvait en généraliser l'usage dans la Région, les informations fournies permettraient aux gestionnaires de la santé de prendre des décisions plus rationnelles pour l'allocation des ressources. Ces quelques dernières années, l'OMS a apporté une assistance considérable pour développer les moyens nationaux et régionaux de gestion de la qualité dans les systèmes de transfusion sanguine. Avec l'aide de Singapour, l'OMS a formé les cadres des centres de transfusion et des banques de sang à la gestion de la qualité. Presque tous les employés des services de transfusion au niveau des provinces et des préfectures de la Chine ont été formés à l'aide de matériel OMS d'apprentissage à distance. Beaucoup de ces stagiaires ont pu déjà mettre en pratique leur formation et ont établi des systèmes de gestion de la qualité dans leurs services nationaux de transfusion sanguine. Malgré les progrès réalisés, l'OMS reconnaît qu'il reste encore bien davantage à faire. Le SRAS a souligné la fragilité de nombreux systèmes de santé, même dans les pays développés. Il déclare que, dans les cinq prochaines années, l'OMS et ses membres devront encore renforcer les systèmes de santé de la Région, de façon à ce qu'ils puissent résister aux chocs et devenir plus efficaces, plus réactifs et plus attentifs. En ce qui concerne les chapitres 15 à 17, au cours de la crise du SRAS, le personnel du service de l'information de l'OMS a travaillé au maximum de ses capacités pour veiller à ce que tous les médias puissent avoir accès à l'Organisation et à l'information dont ils avaient besoin sur les flambées. Au plus fort de la crise, le bureau des médias de l'OMS a répondu toute la journée et même pendant une bonne partie de la nuit à des centaines d'appels de la BBC, de CNN et d'innombrables agences d'information régionales et mondiales. Le nombre des consultations du site web de l'OMS est passé de 80 000 à 250 000 par mois. Par l'aide apportée ainsi aux médias, le Directeur régional pense que l'OMS a contribué à apaiser les craintes injustifiées, a révélé les faits sur la crise et, plus généralement, permis aux populations de la Région d'avoir une opinion équilibrée et informée sur l'épidémie. Cet effort a eu pour pendant ceux des Etats Membres, dont certains ont quotidiennement organisé des conférences de presse et publié des communiqués de presse et ont mis en place d'excellents sites sur internet et des lignes téléphoniques d'assistance. Ces cinq dernières années, les Etats Membres et l'OMS ont accompli ensemble beaucoup de choses. De nombreux partenariats excellents se sont formés. Il remercie les agents de santé représentés par leurs Etats Membres pour leur travail et leur dévouement.

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Il déclare que, comme le Dr Lee l'avait déjà évoqué le matin même, il est important que l'OMS accorde plus d'importance au travail au niveau des pays. L'aide aux Etats Membres est toute la raison d'être de l'Organisation. Ces dernières années elle a travaillé dur pour améliorer la qualité de sa collaboration avec les pays dans la Région et il promet aux Etats Membres que cela continuera. L'OMS est au côté de ses Etats Membres, pas seulement en situation de crise comme avec le SRAS, mais également sur le long terme pour renforcer les capacités. Il reste encore beaucoup à faire, mais avec la détermination et l'énergie dont les Etats Membres ont déjà fait preuve, le Directeur régional est sûr qu'ensemble, ils atteindront le succès. Le Dr NAIVALU (Fidji) félicite le Directeur régional pour son rapport, agréable à lire, informatif et très complet. Il propose qu'à l'avenir les rapports donnent des informations sur la mise en oeuvre des programmes financés par les allocations aux pays une fois tous les deux ans, à la fin d'un exercice biennal. Ces informations permettront l'évaluation des performances et seront un outil qui facilitera la planification des activités dans le futur, de même que les allocations budgétaires à l'avenir en particulier au niveau des pays. Il aimerait revenir sur les domaines d'action régionaux qui ne sont pas couverts par des points à l'ordre de jour. En ce qui concerne les environnements sains, il remercie l'OMS pour l'aide qu'elle a apporté pour les consultants destinés à faciliter l'examen et la finalisation de la loi de Fidji sur la salubrité alimentaire, qui a été adoptée en août 2003. La loi sur la santé publique fait l'objet d'un examen similaire et sera finalisée au début de 2004. Elle est conçue pour combler les lacunes dans la réglementation concernant la lutte contre les maladies transmissibles, lacunes qui se sont révélées au cours de la flambée de SRAS. Fidji remercie le gouvernement australien pour les financements qu'il a accordés au cours des cinq dernières années pour sa réforme nationale de la santé. L'accent a été mis sur une structure de gestion décentralisée facilitant la prise des décisions relatives aux soins des patients et à la gestion des services de santé et des institutions. Le nombre des morts dû au cyclone qui a touché Fidji, et notamment la deuxième plus grande île, Vanua Levu, au début de 2003, fait de cet événement le désastre naturel le plus grave des trois dernières décennies. Il a souligné le besoin d'une préparation aux situations d'urgence, notamment pendant la saison des cyclones. Il remercie l'OMS pour les dons qui ont permis d'acheter des insecticides et des rodenticides à utiliser après le cyclone. M OTSUKA (Japon) félicite le Directeur régional et son personnel pour le rapport, et notamment les services responsables de la rédaction et de la révision du texte. Le document satisfait la

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nécessité de tenir les Etats Membres informés du travail du Bureau régional d'une manière concise et agréable à lire. Il couvre l'épidémie de SRAS, qui a pu finalement être endiguée grâce à l'aide apportée par l'OMS à ses Etats Membres, et il est dédié au Dr Urbani qui a perdu la vie dans cette action. Il exprime ses condoléances pour tous ceux qui sont morts de cette maladie et propose qu'en leur mémoire, l'OMS publie un rapport spécial sur l'épidémie. Le Japon a donné la priorité à la lutte contre les maladies transmissibles, notamment la tuberculose, depuis le Sommet du G8 à Denver en 1997, aux Etats unis d'Amérique. Il note donc avec satisfaction les progrès accomplis depuis la déclaration de 1999 faisant de la tuberculose une urgence et se félicite de l'indication que le Pacifique occidental est la région la plus avancée dans la mise en oeuvre de l'initiative Halte à la tuberculose. Compte tenu du nombre croissant de rapports sur des accidents médicaux, il se félicite des débats engagés sur la prestation de service centrée sur le patient et il attend avec impatience d'en connaître les résultats. Il assure au Directeur régional la volonté du Japon de travailler avec l'OMS pour affronter les nombreux problèmes complexes de santé publique dans la Région. Mme PIERANTOZZI (Palaos) approuve l'approche holistique pour les soins et la sécurité du patient et elle note donc avec satisfaction l'accent mis par les états insulaires du Pacifique sur le développement de structures sociales et l'application de l'aspect spirituel dans des initiatives plus tangibles. Le bien être doit inclure aussi bien les aspects sociaux et spirituels que la santé physique et mentale. L'OMS doit apporter son concours au marketing social pour la promotion de la santé en tant que moyen de réaliser la santé pour tous. Le Dr MOON (République de Corée) loue le rapport et sa couverture de la flambée épidémique de SRAS qui a souligné l'importance de système fiable de surveillance. L'engagement sans réserve des agents de santé concernés a alerté le monde sur les mesures à prendre pour combattre de telles menaces, quelles que soient les pertes économiques ou sociales. Son gouvernement se tient prêt à participer aux efforts de l'OMS pour améliorer les systèmes mondiaux de surveillance. Le Ministère de la santé et des affaires sociales collabore avec le Ministère des finances pour mettre en oeuvre l'Initiative pour un monde sans tabac. Les prix du tabac vont augmenter de près de 60 % et le gouvernement s'est donné pour cible de réduire la proportion des fumeurs dans la population adulte de 55 à 30 % ou même moins d'ici 2007. Les fonds générés par cette augmentation du prix du tabac serviront à renforcer le système de santé publique, à promouvoir la santé des fumeurs, et à renforcer la lutte contre le cancer. La République de Corée espère que ces diverses initiatives porteront leurs fruits et qu'elle pourra partager son expérience avec d'autres.

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Il remercie les Etats Membres de la Région pour leur soutien à la nomination d'un ressortissant de son pays au poste de Directeur général de l'OMS et il se dit confiant en la poursuite de la collaboration étroite avec l'Organisation pour l'amélioration du niveau de santé des populations dans la Région. Dr WANG Longde (Chine) loue la présentation améliorée du rapport qui tient compte des demandes formulées par les Etats Membres lors de la session précédente du Comité régional. Le résume d'orientation est particulièrement utile à cet égard. Avec de nouveaux changements cependant, le rapport pourrait être encore plus utile aux Etats Membres et aux autres partenaires de l'OMS. Le travail de l'OMS a attiré l'attention du monde entier au cours de l'année écoulée, notamment les conseils et les orientations données aux pays touchés par la flambée de SRAS. Il sait gré à l'OMS et aux Etats Membres pour leur solidarité, leur confiance et leur soutien pendant cette crise. Il est certain qu'avec un tel esprit de coopération, l'OMS et ses Etats Membres pourront surmonter de nouvelles épreuves similaires à l'avenir. Il demande instamment l'OMS de poursuivre son action de lutte contre les maladies transmissibles émergentes ou ré-émergentes, notamment dans les pays où s'exerce la double charge des maladies transmissibles et non transmissibles et qui connaissent des évolutions sociales et économiques entraînant des modifications dans le spectre des maladies. En Chine par exemple, les récentes inondations, d'autres modifications de l'environnement et des changements dans les mesures de santé publique ont entraîné la résurgence de la schistosomiase qui retient de nouveau l'attention. Les pays devraient échanger des informations sur la réforme des systèmes de santé afin de promouvoir un développement social coordonné. Il remercie l'OMS pour le soutien qu'elle a apporté à la Chine et sera heureux de coopérer avec l'Organisation. M. UNA (Iles Salomon) remercie tous les gouvernements de la Région qui ont mis des moyens militaires à la disposition de son pays pour rétablir l'ordre et la légalité pendant les récents troubles civils. Il convient avec les orateurs précédents que la situation doit s'améliorer concernant la migration des personnels de santé qualifiés. Le code de pratique dont il a été question lors d'une réunion antérieure sera d'une aide précieuse et il attend avec intérêt de savoir si sa mise en œuvre progresse. Ainsi qu'il est indiqué dans les figures 2.1 et 2.2 du rapport du Directeur régional, le paludisme demeure un important problème de santé publique aux Iles Salomon. Il est donc heureux d'apprendre qu'un nouveau paludologue sera prochainement nommé dans son pays et il espère que, maintenant que l'ordre et la légalité sont rétablis et avec les fonds promis par le Fonds mondial, la communauté pourra de nouveau se concentrer sur la lutte contre cette maladie.

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Il se félicite de l'importance attachée dans le rapport aux environnements sains et aux éléments clés des soins de santé primaires. Il espère aussi que l'OMS continuera d'apporter un soutien à son pays concernant la surveillance des maladies évitables par la vaccination et l'extension de la couverture du Programme élargi de vaccination. Il remercie toutes les organisations et tous les gouvernements qui ont aidé à la reconstruction des services de santé de son pays. M. JORÉDIÉ (France) remercie le Directeur régional pour son rapport clair et exhaustif et de l'avoir fait traduire en français suffisamment à l'avance pour qu'il puisse être examiné. Le rapport indique ce que le Bureau régional et les pays ont accompli dans la Région du Pacifique occidental, où il reste encore beaucoup à faire pour instaurer la santé pour tous. L'épidémie de SRAS a montré, d'une part, qu'une nouvelle maladie pouvait devenir une grave pandémie et, d'autre part, qu'on pouvait l'endiguer grâce à la vigilance et à la mobilisation immédiate et complète des services de santé publique nationaux et des organisations internationales. La maladie a fait des ravages et il est probable que des événements analogues se reproduiront. Le Programme élargi de vaccination a montré que certaines maladies ont pu être éradiquées et que le travail doit se poursuivre. La Nouvelle-Calédonie est fière du programme qu'elle a mis en place dans ce domaine puisqu'elle est parvenu à un taux de couverture élevé et qu'aucun cas des maladies couvertes par le programme n'a été notifié depuis plusieurs années. Aucun cas de rougeole n'a été signalé depuis sept ans, aucune épidémie ne s'est déclarée depuis 15 ans et cela, grâce à une campagne qui a permis de rattraper le retard. Toutefois, quelques cas d'hépatite chez des adultes ont été notifiés. Concernant la tuberculose et la lèpre, la Nouvelle-Calédonie a appuyé les programmes mis en place par l'OMS et elle a encouragé l'application du traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) l'année précédente, dans le but d'accélérer la baisse régulière du nombre de cas. La Nouvelle-Calédonie attend de l'OMS qu'elle intensifie son aide dans les activités de prévention de la transmission du VIH et d'autres maladies sexuellement transmissibles. Il salue l'aide apportée par l'OMS et le Secrétariat de la Communauté du Pacifique dans les activités de surveillance des maladies transmissibles, qui, à ses yeux, est une excellente façon de rassembler les forces et d'unir les institutions, pour combattre les problèmes de santé publique mais aussi pour améliorer le délai de réaction et l'efficacité de la riposte. La coordination des organisations internationales a contribué également à rationaliser la demande de données formulée par certains pays. Selon le rapport, les maladies non transmissibles représentent l'une des plus grandes menaces du 21ème siècle et il remercie l'OMS du travail remarquable accompli pour mettre en place la

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Convention cadre pour la lutte antitabac. La Nouvelle-Calédonie prépare actuellement un projet de réglementation dans ce sens. Le Dr SULEIMAN MOHAMED (Malaisie) rend hommage au travail accompli au cours de l'année passée, et particulièrement à la réussite des efforts qui ont permis d'endiguer l'épidémie de SRAS, grâce au rôle résolument moteur joué par l'OMS dans le monde et à la coopération des Etats Membres de la Région. Il approuve l'approche intégrée de protection et de promotion de la santé par le projet Environnements sains, la mise en œuvre de plans d'action nationaux sur la santé de l'enfant et de l'adolescent, la santé génésique et maternelle et l'accent mis sur les maladies non transmissibles, et en particulier l'adoption de la Convention cadre pour la lutte antitabac. Malgré les progrès satisfaisants accomplis par la Malaisie pour améliorer la santé de sa population, il reste des problèmes à résoudre comme les taux élevés de paludisme et de tuberculose qui sévissent essentiellement chez les travailleurs immigrés. Il assure l'OMS de la coopération ininterrompue de son pays avec le Bureau régional. M. DAVIES (Australie) partage l'avis des orateurs précédents sur le rapport qui met en lumière le très large éventail des activités de l'OMS dans la Région et montre que l'on est parvenu à équilibrer les activités de promotion de la prévention des maladies, la mise en place de la réforme des systèmes de santé et les actions pour un meilleur accès aux services de santé. Lutter contre le double fardeau des maladies non transmissibles émergentes et de la prévalence permanente des maladies transmissibles a représenté un enjeu particulier. L'Australie a été chagrinée des décès causés par le SRAS mais s'est félicitée de la rapidité avec laquelle l'OMS a réagi pour endiguer la flambée épidémique et de l'occasion qui lui a été donnée de contribuer à cet effort. Il approuve le cadre d'action régional de promotion de la santé et se déclare prêt à donner une importance accrue à la promotion de la santé, qui s'est révélée d'un bon rapport coût – efficacité et a permis d'assurer une meilleure qualité de vie et un allongement de la durée de vie. L'Australie s'est engagée à faire en sorte que la prévention devienne un volet essentiel d'un système de santé plus efficace et durable. L'aide apportée par le Bureau régional dans le domaine des politiques et des législations sanitaires constituera un cadre d'action utile pour assurer des services de santé et des soins cliniques d'excellente qualité, abordables et faciles d'accès. Il attend avec intérêt les futurs rapports qui seront produits pendant le second mandat du Directeur régional. Le Dr PHICHIT (République démocratique populaire lao) félicite le Directeur régional sur la qualité de son rapport. Les nombreuses données analytiques qu'il contient montrent clairement les situations sanitaires des différents pays de la Région. Bien que les taux de mortalité des mères, des nourrissons et des moins de cinq ans dans son pays soient très élevés, une enquête récente a montré quelques progrès. Néanmoins, il subsiste encore de larges inadéquations entre les pays pauvres et les

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pays riches de la Région et il faudra poursuivre les efforts pour améliorer la qualité de la vie des populations en réduisant la pauvreté. Il remercie l'OMS, d'autres organisations internationales et un certain nombre de pays pour l'appui technique et financier indéflectible dont ils ont fait preuve en aidant à réduire les disparités et la prévalence des maladies infectieuses évitables. M. UNTALAN (Etats-Unis d'Amérique) rend hommage à l'OMS et au Bureau régional pour le travail accompli dans la lutte contre l'épidémie de SRAS. Une riposte coordonnée, y compris une surveillance renforcée et des dispositifs d'intervention devront toutefois être maintenus pour faire en sorte que la maladie ne réémerge pas ou ne devienne pas endémique. La Région peut être fière d'avoir éradiqué la poliomyélite ; néanmoins, la surveillance de la paralysie flasque aiguë doit se poursuivre et être intégrée à la surveillance d'autres maladies transmissibles et aux essais en laboratoire. Le développement des ressources humaines doit comprendre une formation à l'épidémiologie de terrain et aux méthodes de laboratoire. Son pays considère qu'une large couverture vaccinale doit être maintenue et qu'une date butoir doit être fixée pour éliminer la rougeole dans la Région. Son pays préconise des interventions de prévention des comportements à haut risque pour lutter contre les infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH. Dans le plan proposé, il manque une approche intégrée de changement des comportements, comme par exemple encourager les jeunes à retarder l'initiation à la sexualité et l'abstinence sexuelle et promouvoir la fidélité et un nombre réduit de partenaires. Son pays craint que le plan existant favorise par inadvertance ou induise une tolérance de la prostitution dans la Région. En outre, le rapport ne met pas suffisamment l'accent sur la prévention de la toxicomanie et des infections à VIH. Certains éléments du programme régional de réduction des méfaits de la toxicomanie par voie intraveineuse risquent de promouvoir par inadvertance ou d'induire une tolérance de la toxicomanie. Le Bureau régional doit mettre l'accent sur des programmes de désintoxication s'appuyant sur une base scientifique et sur des interventions visant à empêcher la première fois où un toxicomane s'injecte une drogue. Son pays a soutenu la stratégie mondiale intégrée et fondée sur des données factuelles de l'OMS en faveur de la santé de l'enfant et de l'adolescent et attend avec intérêt les discussions sur la santé familiale prévues en 2004, à l'occasion du dixième anniversaire de l'Année internationale de la famille. Les Etats-Unis d'Amérique se sont engagés à renforcer le potentiel mondial de santé publique en assurant des formations, des protocoles de recherche conjoints et un appui technique. Le Dr TRAN THI TRUNG CHIEN (Viet Nam) fait remarquer que le rapport fait état d'une baisse du financement externe accordé à la lutte antipaludique au Cambodge, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam, ce qui risque de compromettre les progrès accomplis depuis dix ans dans la lutte antipaludique ; une aide accrue de l'OMS est donc nécessaire. Des progrès

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considérables ont été accomplis dans la lutte contre la tuberculose dans la Région, depuis la mise en place du programme Halte à la tuberculose. Une évaluation du programme réalisée récemment dans son pays a montré que tous les districts étaient couverts par le DOTS, que 81 % de tous les nouveaux cas étaient détectés et que 89 % étaient guéris. Les nouveaux enjeux pour ce programme sont la recherche de financement à partir de 2005, l'inversion de la tendance croissante des co-infections avec le VIH dans certaines provinces et l'incitation du secteur privé à participer à la mise en œuvre du DOTS. Il est demandé à l'OMS d'apporter son aide pour mobiliser les ressources et de poursuivre son appui technique. On estime à 55 000 le nombre de nouveaux cas de SIDA diagnostiqués dans la Région. Or, seulement une petite partie de ces malades ont accès à des soins et à un traitement aux antirétroviraux. Une stratégie nationale de lutte contre le VIH/SIDA est en cours d'élaboration au Viet Nam et un financement a été demandé au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme pour renforcer les soins, les conseils et le soutien des personnes vivant avec le VIH/SIDA et pour appuyer les activités menées au sein des communautés. Le Ministère de la Santé a proposé le doublement des fonds pour acheter les antirétroviraux et envisage une production locale. L'épidémie de SRAS survenue récemment a mis en lumière la nécessité de renforcer la surveillance des maladies et la capacité des pays de la Région à organiser la riposte. Le Viet Nam attend de l'OMS et d'autres partenaires qu'ils apportent l'appui nécessaire. Son gouvernement a décidé de signer la Convention cadre pour la lutte antitabac et plusieurs activités ont été lancées, notamment la décision de déclarer sans tabac les vingt-deuxième Jeux de l'Asie du Sud-Est et les Jeux 2003 pour les handicapés des pays de l'ANASE (ASEAN ParaGames 2003) qui auront lieu au Viet Nam à la fin de cette année. Le Dr MANN (Papouasie-Nouvelle-Guinée) rend hommage au Directeur régional pour la clarté et la complétude de son rapport. Son gouvernement a été encouragé par la réussite du Cambodge dans sa lutte contre le VIH/SIDA, décrite dans le rapport. Il remercie les partenaires de la Région et les diverses organisations internationales et nationales qui contribuent au développement de son pays. La lutte contre l'épidémie de SRAS a toutefois mis en lumière un problème jusqu'alors ignoré : l'instauration d'une assurance pour les professionnels de santé. Cette question et la réduction de la pauvreté dans le cadre du développement durable sont des domaines dans lesquels les pays devraient être guidés par l'OMS. M. KALPOKAS (Vanuatu) déclare que le rapport illustre le dévouement du Bureau régional à ses Etats Membres et montre que les gouvernements pourraient coopérer efficacement, comme ils

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l'ont fait durant l'épidémie de SRAS. Des campagnes ont été menées avec succès, en collaboration avec d'autres, contre un certain nombre de fléaux, nouveaux ou réémergents comme le pian, le paludisme, la filariose lymphatique, la tuberculose et la poliomyélite. Toutefois, il rejoint le Directeur régional dans l'idée qu'il convient de se garder de toute autosatisfaction, particulièrement si l'on considère la prévalence croissante des infections sexuellement transmissibles et des maladies non transmissibles. Il conviendrait de mettre l'accent sur la promotion de la santé publique et familiale. Le Dr BENJAMIN (Etats Fédérés de Micronésie), rappelant que son pays est l'un des deux pays de la Région pour lesquels la lèpre est toujours un problème de santé publique, déclare que son gouvernement continuera de déployer des efforts concertés afin d'éliminer cette maladie. Il aura pour cela besoin du soutien de l'OMS, en plus de l'aide inestimable des donateurs privés. Le Dr GALON (Philippines) fait part de la satisfaction de son pays pour les services de conseil que le représentant de l'OMS a apporté dans la lutte contre l'épidémie de SRAS et sa participation active dans d'autres activités nationales de santé publique. Elle félicite également le Bureau régional pour l'aide apportée à son pays dans la formulation de la proposition soumise au Fonds mondial. La subvention accordée par ce Fonds permettra aux Philippines de se rapprocher plus rapidement des Objectifs de développement du millénaire. Son pays étant exposé aux catastrophes naturelles ou d'origine humaine, il a apprécié le soutien de l'OMS dans l'élaboration de systèmes et le renforcement de la capacité à gérer les catastrophes et les urgences sanitaires. En outre, elle prend note de l'aide apportée par le Bureau régional dans les initiatives pour un meilleur accès aux médicaments essentiels. Elle attend avec intérêt le soutien qui sera apporté à la mise en œuvre du système d'assurance maladie, à la réforme du secteur de la santé, à la surveillance accrue, aux modes de vie sains, à la lutte antitabac et à la gestion des déchets, y compris des déchets médicaux. Le Dr THORNE (Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord) se félicite du rapport mais demande de plus amples détails sur les programmes proposés concernant la qualité des soins et la sécurité des patients. Elle demande également de plus amples informations sur les stratégies prévues pour renforcer la surveillance des maladies transmissibles, les systèmes de riposte et la capacité à détecter et à assurer un dépistage précoce des flambées épidémiques. Elle accueille favorablement le projet de directives sur la résistance aux antimicrobiens. Le Dr PARE (Iles Cook) déclare que le rapport du Directeur régional s'est amélioré par rapport aux précédents. Il fait clairement état des réalisations accomplies et des problèmes restant à résoudre. Il est convaincu que la Région continuera de progresser, en collaboration avec ses divers partenaires.

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Le Dr KIENENE (Kiribati) note avec satisfaction que le rapport présente les données soumises par les Etats Membres et comporte un récapitulatif utile. La description de l'épidémie de SRAS est toutefois incomplète et il demande une mise à jour de l'information. Les annexes statistiques sont utiles dans la mesure où elles présentent des chiffres importants, à l'échelle mondiale, indiquant la progression vers les Objectifs de développement du millénaire. Il est essentiel d'envisager les problèmes d'un point de vue régional mais aussi mondial. A l'invitation du PRESIDENT, les représentants de la Nippon Foundation, de la Sasakawa Memorial Health Foundation, du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et de la Fédération internationale des Sociétés d'otorhinolaryngologie ont présenté des exposés.

La séance est levée à 17 heures.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения