WPR/RC69/14 COMITÉ RÉGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Manille (Philippines) 8-12 octobre 2018 RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Manille décembre 2018 AVANT-PROPOS La soixante-neuvième session du Comité régional pour le Pacifique occidental s'est tenue à Manille (Philippines), du 8 au 12 octobre 2018. Le Dr Puka Temu (Papouasie-Nouvelle-Guinée) et le Dr Lam Pin Min (Singapour) ont été élus Président et Vice-Président respectivement. Mme Casey Marie Broughton (Australie) et le Dr Jean-Paul Grangeon (Nouvelle-Calédonie) ont été élus Rapporteurs. Le rapport de la réunion constitue la partie III de ce document, pages 11 à 34. TABLE DES MATIÈRES page PARTIE I – INTRODUCTION .................................................................................. 1 PARTIE II – RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS ADOPTÉES PAR LE COMITÉ RÉGIONAL ..................................... 2 RÉSOLUTIONS WPR/RC69.R1 Désignation du Directeur régional ............................................ 2 WPR/RC69.R2 Utilisation de la cybersanté aux fins d'une meilleure prestation des services .............................................................. 2 WPR/RC69.R3 Amélioration de la planification et de la gestion des hôpitaux .............................................................................. 3 WPR/RC69.R4 Maladies tropicales négligées ................................................... 4 WPR/RC69.R5 Renforcement des cadres juridiques de la santé au titre des objectifs de développement durable ....................... 6 WPR/RC69.R6 Réadaptation ...……………………………………………….…. 7 WPR/RC69.R7 Soixante-dixième et soixante et onzième sessions du Comité régional ................................................................... 8 WPR/RC69.R8 Motion de remerciements ......................................................... 8 WPR/RC69.R9 Expression de gratitude au Dr Shin Young-soo ....................... 9 DÉCISIONS WPR/RC69(1) Programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine : composition du Comité Politiques et Coordination ........................................... 9 WPR/RC69(2) Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales : composition du Conseil conjoint de coordination ......................................................................... 10 PARTIE III – RAPPORT DE LA RÉUNION ............................................................. 11 ANNEXES Annexe 1 Ordre du jour .................................................................................................... 35 Annexe 2 Liste des représentants ...................................................................................... 39 Annexe 3 Liste des organisations dont les représentants ont fait une déclaration au Comité régional ...................................................... 55 Annexe 4 Allocution du Président sortant ........................................................................ 57 Annexe 5 Allocution du Directeur général ....................................................................... 59 Annexe 6 Allocution du Directeur régional ...................................................................... 67 Annexe 7 Allocution du Président entrant ........................................................................ 73 Annexe 8 Allocution de clôture du Directeur régional ..................................................... 77 RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 1 I. INTRODUCTION La soixante-neuvième session du Comité régional du Pacifique occidental s’est tenue au Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental à Manille (Philippines), du 8 au 12 octobre 2018. Les États et Territoires suivants ont été représentés à cette session : Australie, Brunéi Darussalam, Cambodge, Chine, Fidji, Hong Kong (RAS de Chine), Îles Cook, Îles Marshall, Îles Salomon, Japon, Kiribati, Macao (RAS de Chine), Malaisie, États fédérés de Micronésie, Mongolie, Nauru, Nioué, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Philippines, République de Corée, République démocratique populaire lao, Samoa, Singapour, Tonga, Tuvalu, Vanuatu et Viet Nam. La France, le Royaume Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et les États-Unis d’Amérique y ont pris part en qualité d’États Membres responsables de Territoires de la Région. Y ont également assisté des représentants de la Banque asiatique de développement, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, de la Communauté du Pacifique et de 25 acteurs non étatiques, ainsi que des observateurs de cinq institutions de la Région. Les résolutions et décisions adoptées par le Comité régional sont présentées dans la Partie II. La Partie III constitue le rapport des réunions plénières. L’ordre du jour et la liste des participants figurent dans les annexes 1 et 2. À l’ouverture de la session, dans la Salle de conférences du Bureau régional du Pacifique occidental, la Présidente sortante et le Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental ont fait part de leurs observations et le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé a prononcé un discours devant le Comité régional (voir annexes 4 à 6). . COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 2 II. RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS ADOPTÉES PAR LE COMITÉ RÉGIONAL WPR/RC69.R1 DÉSIGNATION DU DIRECTEUR RÉGIONAL Le Comité régional, Considérant l’article 52 de la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé et conformément à l’article 51 de son Règlement intérieur, 1. DÉSIGNE le Dr Takeshi Kasai en qualité de Directeur régional pour le Pacifique occidental ; et 2. PRIE le Directeur général de proposer au Conseil exécutif la nomination du Dr Takeshi Kasai pour une période de cinq ans à compter du 1er février 2019. Quatrième séance, 9 octobre 2018 WPR/RC69.R2 UTILISATION DE LA CYBERSANTÉ AUX FINS D’UNE MEILLEURE PRESTATION DES SERVICES Le Comité régional, Ayant examiné la diversité des contextes des États Membres en matière de cybersanté dans la Région du Pacifique occidental ; Rappelant la résolution du Comité régional aidant les États Membres à progresser plus rapidement dans l’instauration de la couverture sanitaire universelle et la réalisation des cibles des objectifs de développement durable relatives à la santé (ODD) (WPR/RC66.R2) ; Rappelant également les résolutions de l’Assemblée mondiale de la Santé sur la santé mobile (WHA71.7) reconnaissant le potentiel que recèlent les technologies mobiles sans fil et numériques pour progresser sur la voie des objectifs de développement durable, et en particulier pour soutenir les systèmes de santé ; sur la cybersanté (WHA58.28) invitant instamment les États Membres à utiliser les technologies de l’information et de la communication à l’appui de l’action de santé ; sur la normalisation et l’interopérabilité en cybersanté (WHA66.24) ; Conscient de la valeur que les solutions de cybersanté peuvent apporter, dans l’optique de la couverture sanitaire universelle, en assurant l’accès à des services de santé adéquats et de qualité, et en améliorant la performance et les résultats des systèmes de santé ; Considérant les progrès accomplis dans l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies et d’applications de cybersanté dans les États Membres, et la détermination constante de ceux-ci à développer la cybersanté aux fins d’une meilleure prestation des services, 1. APPROUVE le Programme d’action régional pour l’utilisation de la cybersanté aux fins d’une meilleure prestation des services de santé dans le Pacifique occidental ; RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 3 2. PRIE INSTAMMENT les États Membres : 1) d’élaborer ou de renforcer les stratégies de cybersanté nationales, conformément aux priorités sanitaires de chacun des pays, et en tenant compte des coûts et des ressources ; 2) de veiller à ce que les fondements de la cybersanté soient posés et les éléments essentiels mis en place, notamment l’infrastructure des technologies de l’information et de la communication, ainsi que les mécanismes d’échange de données, y compris les normes d’information, les cadres juridiques et les mesures de sécurité et de confidentialité ; 3) de renforcer la gouvernance et l’encadrement en matière de cybersanté, en assurant une large coordination multisectorielle, ainsi que de suivre et d’évaluer les progrès accomplis pour garantir un apprentissage et un développement continus de la cybersanté ; 3. PRIE le Directeur régional : 1) d’œuvrer avec les partenaires pour aider à promouvoir la cybersanté, à la faire mieux connaître et à mobiliser un soutien en sa faveur afin de renforcer les services de santé sur la voie de la réalisation de la couverture sanitaire universelle et des cibles des ODD relatives à la santé ; 2) d’apporter un appui et des conseils techniques aux États Membres pour le développement et la mise en œuvre de la cybersanté, y compris l’échange de pratiques de référence pour élaborer des stratégies de cybersanté, des cadres d’évaluation, des normes d’information, ainsi que des mesures de sécurité et de confidentialité ; 3) de rendre compte des progrès accomplis dans l’utilisation de la cybersanté aux fins d’une meilleure prestation des services de santé dans la Région du Pacifique occidental. Septième séance, 11 octobre 2018 WPR/RC69.R3 AMÉLIORATION DE LA PLANIFICATION ET DE LA GESTION DES HÔPITAUX Le Comité régional, Rappelant le cadre d’action régional du Pacifique occidental intitulé La Couverture sanitaire universelle : la voie vers une meilleure santé (WPR/RC66.R2), qui recommande l’adoption d’une approche globale et systémique pour progresser rapidement dans l’instauration de la couverture sanitaire universelle ; Considérant que les hôpitaux jouent un rôle clef dans la prestation des services de santé et qu’il importe d’améliorer leur efficacité pour que les pays progressent dans l’accomplissement de la couverture sanitaire universelle ; Reconnaissant les contributions des secteurs publics et privés, et le rôle des hôpitaux dans la prestation des services cliniques et de santé publique ; Préoccupés par les difficultés que les États Membres rencontrent - au niveau tant des établissements que des systèmes de santé - pour améliorer la planification et la gestion des hôpitaux ; COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 4 Conscient également de la diversité des hôpitaux dans des contextes nationaux très différents, et de la nécessité d’élaborer des approches propres à chaque pays, au niveau des établissements et des systèmes de santé, en vue d’améliorer la performance des hôpitaux ; Soulignant que le secteur de la santé doit renforcer ses capacités afin de conduire les changements essentiels à une meilleure performance des hôpitaux dans le contexte de systèmes de santé efficients et centrés sur la personne, 1. APPROUVE le Cadre d’action régional pour l’amélioration de la planification et de la gestion des hôpitaux dans le Pacifique occidental ; 2. INVITE INSTAMMENT les États Membres à : 1) se servir du Cadre d’action pour améliorer la performance des hôpitaux, au titre des mesures visant à accroître l’accès équitable à des services de santé de qualité, d’un coût abordable et centrés sur la personne ; 2) allouer des ressources financières, humaines et technologiques suffisantes qui serviront à promouvoir l’efficacité, la responsabilisation et la qualité des services hospitaliers ; 3) surveiller la performance des hôpitaux sur la base d’indicateurs arrêtés à l’échelle nationale, notamment au moyen de mécanismes de remontée de l’information associant les patients, avec pour objectif d’améliorer la qualité et la sûreté des soins des patients ; 4) aider les hôpitaux à former des partenariats avec les services de soins primaires et le secteur social ; 3. PRIE le Directeur régional : 1) d’apporter un appui technique aux États Membres pour renforcer les capacités et prendre des mesures au niveau des établissements et des systèmes de santé en vue d’améliorer la planification et la gestion des hôpitaux ; 2) de favoriser les échanges de connaissances, de données d’expérience et d’enseignements à l’échelle régionale ; 3) de faire rapport périodiquement sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre d’action régional pour l’amélioration de la planification et de la gestion des hôpitaux dans le Pacifique occidental. Septième séance, 11 octobre 2018 WPR/RC69.R4 MALADIES TROPICALES NÉGLIGÉES Le Comité régional, Constatant avec préoccupation que 15 maladies tropicales négligées (MTN), sévissant dans la Région du Pacifique occidental, demeurent des défis de santé publique qui touchent principalement des populations marginalisées et difficiles à atteindre ; RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 5 Rappelant la résolution du Comité régional approuvant le Plan d’action régional contre les maladies tropicales négligées dans le Pacifique occidental (2012-2016) (WPR/RC63.R4) ; S’appuyant sur les remarquables progrès accomplis par la Région depuis 2016 dans la lutte contre les maladies tropicales négligées : validation de l’élimination de la filariose lymphatique en tant que problème de santé publique dans neuf nouveaux pays et de celle du trachome dans deux pays supplémentaires ; maîtrise de la schistosomiase à un niveau tel que l’élimination régionale est désormais en vue ; Conscient des efforts consentis par les États Membres pour intensifier les campagnes de chimiothérapie préventive qui accélèrent l’élimination de certaines MTN ; Constatant en outre la nécessité d’une nouvelle approche multisectorielle complémentaire pour accélérer la maîtrise et l’élimination des autres MTN ; Notant les difficultés que les États Membres rencontrent pour améliorer les interventions, les services et les capacités de surveillance dans le cadre de la lutte contre les MTN ; Notant également que des efforts intégrés visant à maîtriser et à éliminer les MTN seraient l’approche la plus durable et du meilleur rapport coût-efficacité dans la plupart des contextes ; Soulignant que la maîtrise et l’élimination des MTN exigent que des services de santé soient assurés aux populations marginalisées et négligées, contribuant à l’instauration de la couverture sanitaire universelle, 1. APPROUVE le Cadre d’action régional pour la maîtrise et l’élimination des maladies tropicales négligées dans le Pacifique occidental ; 2. INVITE INSTAMMENT les États Membres à : 1) utiliser le Cadre d’action pour élaborer ou mettre à jour des plans d’action nationaux, complets et multisectoriels, visant à maîtriser et à éliminer les MTN ; 2) assurer des ressources techniques, financières et humaines suffisantes pour la mise en œuvre des plans nationaux de lutte contre les MTN ; 3. PRIE le Directeur régional : 1) d’apporter un appui technique aux États Membres afin d’élaborer ou de mettre à jour des plans d’action nationaux visant à maîtriser et à éliminer les MTN ; 2) de préconiser et de renforcer la collaboration pour maîtriser et éliminer les MTN, et de faciliter l’établissement de partenariats multisectoriels ; 3) de rendre compte périodiquement des avancées réalisées dans la mise en œuvre du Cadre d’action régional pour la maîtrise et l’élimination des maladies tropicales négligées dans le Pacifique occidental. Septième séance, 11 octobre 2018 COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 6 WPR/RC69.R5 RENFORCEMENT DES CADRES JURIDIQUES DE LA SANTÉ AU TITRE DES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE Le Comité régional, Ayant examiné le projet de Cadre d’action régional du Pacifique occidental pour le renforcement des cadres juridiques de la santé au titre des objectifs de développement durable ; Rappelant les résolutions du Comité régional sur la couverture sanitaire universelle (WPR/RC66.R2) et sur les objectifs de développement durable (WPR/RC67.R5) ; Notant le rôle d’une base juridique dans les efforts visant à instaurer la couverture sanitaire universelle et à atteindre les objectifs de développement durable liés à la santé ; Conscient des différences de contextes, de cadres juridiques et de priorités dans la Région pour ce qui concerne le renforcement des cadres juridiques ; Considérant également que la loi peut servir à promouvoir le droit de jouir du meilleur état de santé possible, à renforcer la gouvernance en matière de santé, à améliorer l’accès aux services de santé, à prévenir et à affronter les risques publics sur le plan de la santé, et à favoriser la collaboration multisectorielle pour s’attaquer aux déterminants sociaux de la santé ; Constatant également que l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des cadres juridiques sont des processus complexes qui exigent la participation d’une grande variété de parties prenantes ; Soulignant la nécessité d’approches stratégiques pour renforcer les cadres juridiques de la santé, compte tenu de la situation du pays, 1. APPROUVE le Cadre d’action régional du Pacifique occidental pour le renforcement des cadres juridiques de la santé au titre des objectifs de développement durable ; 2. INVITE INSTAMMENT les États Membres à utiliser le Cadre d’action pour renforcer, eu égard à leur contexte national, les cadres juridiques de la santé ; 3. PRIE le Directeur régional : 1) de faciliter le dialogue et l’échange de connaissances aux fins du renforcement des cadres juridiques de la santé ; 2) d’apporter sur demande un appui technique et une expertise aux États Membres pour renforcer les cadres juridiques de la santé ; 3) de faire rapport périodiquement sur les progrès accomplis dans le renforcement des cadres juridiques de la santé à l’échelle régionale. Septième séance, 11 octobre 2018 RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 7 WPR/RC69.R6 RÉADAPTATION Le Comité régional, Rappelant les résolutions de l’Assemblée mondiale de la Santé sur le handicap (WHA66.9) et sur le Plan d’action mondial de l’OMS relatif au handicap 2014-2021 (WHA67.7) ; Prenant note de la réunion organisée en février 2017 sur le thème « Réadaptation 2030 : un appel à l’action », qui a attiré l’attention sur la cruelle pénurie mondiale de services de réadaptation et sur la nécessité de prioriser la réadaptation dans les services de santé ; Constatant que la réadaptation permet non seulement de réduire l’impact des maladies non transmissibles et d’améliorer la qualité de vie des populations vieillissantes, mais favorise également le rétablissement après une maladie ou un traumatisme ; Considérant en outre que la réadaptation fait partie intégrante de la couverture sanitaire universelle et de la continuité des soins pour tous ceux qui souffrent d’une maladie, d’un traumatisme ou d’une déficience ; Conscient également que bon nombre d’États Membres doivent faire face à une demande croissante de services de réadaptation à l’intention des personnes souffrant de déficiences, de handicaps ou de maladies chroniques et vivant plus longtemps ; Reconnaissant que la réalisation des objectifs de développement durable exige que chacun puisse participer à la vie scolaire, professionnelle et collective sans être laissé pour compte, 1. APPROUVE le projet de Cadre d’action régional du Pacifique occidental pour la réadaptation ; 2. INVITE INSTAMMENT les États Membres : 1) à reconnaître et à prioriser la réadaptation dans le cadre de la continuité des soins et de la couverture sanitaire universelle ; 2) à mobiliser des ressources techniques et financières pour assurer une réadaptation intégrée dans les services de santé ; 3) à développer les services, le personnel et l’information dans le secteur de la réadaptation afin de promouvoir la vie en bonne santé et le bien-être pour tous à tout âge ; 4) à promouvoir la collaboration régionale et le partage de bonnes pratiques pour renforcer la réadaptation ; COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 8 3. PRIE le Directeur régional : 1) d’apporter un appui technique aux États Membres pour mettre en œuvre le Cadre d’action régional du Pacifique occidental pour la réadaptation ; 2) de promouvoir l’intégration de la réadaptation à tous les niveaux du système de santé afin d’appuyer l’accomplissement de progrès sur la voie de la couverture sanitaire universelle et la réalisation des objectifs de développement durable ; 3) de rendre compte périodiquement des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Cadre d’action régional. Neuvième séance, 12 octobre 2018 WPR/RC69.R7 SOIXANTE-DIXIÈME ET SOIXANTE ET ONZIÈME SESSIONS DU COMITÉ RÉGIONAL Le Comité régional, 1. DÉCIDE que la soixante-dixième session se tiendra du 7 au 11 octobre 2019 ; 2. CONFIRME que la soixante-dixième session du Comité régional se tiendra à Manille (Philippines) ; 3. NOTE que la soixante et onzième session du Comité régional devrait se tenir du 5 au 9 octobre 2020. Neuvième séance, 12 octobre 2018 WPR/RC69.R8 MOTION DE REMERCIEMENTS Le Comité régional, EXPRIME sa gratitude et ses remerciements : 1. au Président, au Vice-Président et aux Rapporteurs pour leur contribution au succès de la soixante-neuvième session du Comité régional du Pacifique occidental ; 2. aux représentants des organisations intergouvernementales et non gouvernementales pour leurs déclarations orales et écrites. Neuvième séance, 12 octobre 2018 RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 9 WPR/RC69.R9 EXPRESSION DE GRATITUDE AU DR SHIN YOUNG-SOO Le Comité régional, RECONNAISSANT l’engagement du Dr Shin Young-soo en faveur de la santé publique internationale et l’immense contribution qu’il a apportée, ces 10 dernières années, en qualité de Directeur régional pour le Pacifique occidental, 1. REMERCIE le Dr Shin Young-soo de son dévouement et de sa direction éclairée, ainsi que de son inestimable contribution au développement de la santé dans la Région du Pacifique occidental ; 2. ENCOURAGE le Dr Shin Young-soo à continuer de contribuer au développement de la santé dans la Région et le monde entier ; 3. DÉCIDE de lui décerner, en hommage à son immense contribution, le titre de Directeur régional émérite. Neuvième séance, 12 octobre 2018 DÉCISIONS WPR/RC69(1) PROGRAMME SPÉCIAL DE RECHERCHE, DE DÉVELOPPEMENT ET DE FORMATION À LA RECHERCHE EN REPRODUCTION HUMAINE : COMPOSITION DU COMITÉ POLITIQUES ET COORDINATION Le Comité régional, notant que le mandat du représentant du Gouvernement de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, en qualité de membre, dans la catégorie 2, du Comité Politiques et Coordination du Programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine, expire le 31 décembre 2018, choisit les Îles Salomon pour désigner un représentant qui siégera au Comité Politiques et Coordination pour une période de trois ans, allant du 1 er janvier 2019 au 31 décembre 2021. Neuvième séance, 12 octobre 2018 COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 10 WPR/RC69(2) PROGRAMME SPÉCIAL DE RECHERCHE ET DE FORMATION CONCERNANT LES MALADIES TROPICALES : COMPOSITION DU CONSEIL CONJOINT DE COORDINATION Le Comité régional, notant que le mandat du représentant du Gouvernement de la République des Fidji en qualité de membre du Conseil conjoint de coordination du Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales expire le 31 décembre 2018, choisit les Philippines pour désigner un représentant qui siégera au Conseil conjoint de coordination pour une période de quatre ans, à compter du 1er janvier 2019. Neuvième séance, 12 octobre 2018 RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 11 III. RAPPORT DE LA RÉUNION OUVERTURE DE LA SESSION : Point 1 de l’ordre du jour 1. La soixante-neuvième session du Comité régional du Pacifique occidental, organisée au Bureau régional du Pacifique occidental de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), à Manille (Philippines), du 8 au 14 octobre 2018, est déclarée ouverte par le Vice-président sortant de la soixante-huitième session. ALLOCUTION DU PRÉSIDENT SORTANT : Point 2 de l’ordre du jour 2. A la première séance plénière, le Vice-président sortant prononce une allocution devant le Comité au nom du Président sortant (voir annexe 4). ÉLECTION DU BUREAU : PRÉSIDENT, VICE-PRÉSIDENT ET RAPPORTEURS : Point 3 de l’ordre du jour Le Comité élit les membres du bureau ci-dessous : Président : Dr Puka Temu, Ministre de la santé et du VIH/SIDA (Papouasie-Nouvelle-Guinée) Vice-Président : Dr Lam Pin Min, Ministre d’État (Santé), Singapour Rapporteurs : de langue anglaise : Mme Casey Broughton, Directeur adjoint, Section stratégies de santé, Ministère des affaires étrangères et du commerce (Australie) de langue française : Dr Jean-Paul Grangeon, Directeur adjoint des affaires sanitaires et sociales (Nouvelle-Calédonie) ALLOCUTION DU PRÉSIDENT ENTRANT : Point 4 de l’ordre du jour 3. Le Président de la soixante-neuvième session du Comité régional prononce une allocution devant le Comité (voir annexe 7). ADOPTION DE L’ORDRE DU JOUR : Point 5 de l’ordre du jour (document WPR/RC69/1 Rev. 1) 4. L'ordre du jour est adopté (voir annexe 1). ALLOCUTION DU DIRECTEUR GÉNÉRAL : Point 6 de l’ordre du jour 5. Le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé prononce une allocution devant le Comité (voir annexe 5). 6. Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé remet la Médaille de l’OMS au Directeur régional pour le Pacifique occidental en remerciement des services rendus et du leadership dont il a fait preuve durant son mandat. 7. Des certificats sont remis officiellement aux représentants des Palaos, du Viet Nam et de Wallis et Futuna attestant l’élimination de la filariose lymphatique dans ces pays et ce territoire. Un certificat est remis officiellement au représentant de la Malaisie attestant l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH et de la syphilis dans ce pays. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 12 DÉSIGNATION DU DIRECTEUR RÉGIONAL : Point 7 de l’ordre du jour 8. Le Comité régional examine un projet de résolution sur la désignation du Directeur régional. 9. La résolution est adoptée et le Dr Takeshi Kasai est désigné en qualité de Directeur régional pour le Pacifique occidental pour une période de cinq ans à compter du 1 er février 2019 (voir résolution WPR/RC69.R1). ALLOCUTION ET RAPPORT DU DIRECTEUR RÉGIONAL : Point 8 de l'ordre du jour (document WPR/RC69/2) 10. Le Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental prononce un discours (voir annexe 6). 11. Réagissant aux allocutions du Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé et du Directeur régional, les représentants félicitent de manière générale le Bureau régional et l’OMS des progrès obtenus, notamment en ce qui concerne la réforme de l’OMS, les programmes de vaccination, les maladies non transmissibles (MNT) ainsi que la sécurité sanitaire lors des catastrophes naturelles. Ils saluent également l’attention accrue accordée au fait de placer les pays au centre de l’activité de l’Organisation, direction que le prochain Directeur régional devra maintenir. 12. Les efforts engagés au niveau des pays comprennent notamment l’introduction d’équipes pluridisciplinaires et d’approches multisectorielles intégrées pour combattre les maladies non transmissibles (MNT). L’appui fourni par l’OMS en matière de formation à l’épidémiologie de terrain a également renforcé la capacité d’intervention en cas d’urgences de santé publique dans la région du Pacifique occidental et un représentant souligne la contribution apportée par la Région lors de l’épidémie de maladie à virus Ébola en République démocratique du Congo. Dans de nombreux pays, il existe une très forte volonté politique pour renforcer les soins de santé primaires et mettre en place la couverture sanitaire universelle. 13. Si des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années pour faire face à différents problèmes de santé publique, des difficultés demeurent quant au suivi de ces progrès, à la lutte contre la résistance aux antimicrobiens et contre la tuberculose, et à l’intensification de la collaboration multisectorielle. Il faudra faire davantage dans ces domaines pour parvenir à la couverture sanitaire universelle et atteindre les cibles figurant dans les objectifs de développement durable (ODD). La réussite de l’OMS devrait se mesurer par la transformation des stratégies et des plans d’action en de réels changements. A cet égard il est important de maintenir la dynamique engendrée par les Réunions de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la tuberculose et les MNT et la réunion prévue sur la couverture sanitaire universelle. 14. A l’unanimité les représentants expriment leurs remerciements au Directeur régional pour le leadership et la vision dont il a fait preuve au cours des 10 dernières années et notamment pour le travail accompli dans le but d’améliorer la responsabilisation, la diversité et la transparence de l’Organisation. Plusieurs représentants de pays insulaires du Pacifique, en particulier, le remercient pour l’attention particulière qu’il a portée aux problèmes de leur sous-région. Si plusieurs représentant observent l’importance des visites faites par le Directeur régional dans leur pays, un représentant fait observer que tous les États Membres n’ont pas bénéficié d’une telle visite et souligne le fait que les problèmes propres à chaque pays, notamment ceux des pays insulaires du Pacifique, ne peuvent être appréhendés qu’en personne. 15. En réponse à ces observations, le Directeur général assure les représentants que leurs recommandations seront prises en compte et feront l’objet d’un suivi. Le problème du changement climatique et de la santé est une priorité majeure. De ce fait, des consultations ont été entreprises en RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 13 vue d’identifier les domaines d’action prioritaires dans le cadre de l’initiative sur le changement climatique et la santé dans les petits États insulaires en développement, lancée en 2017. Un plan d’action mondial destiné à soutenir les petits États insulaires en développement sera finalisé dès que possible et discuté à l’occasion de manifestations parallèles organisées lors des sessions de 2019 de l’Assemblée mondiale de la Santé et de l’Assemblée générale des Nations Unies. Des progrès ont été enregistrés en ce qui concerne le Fonds vert pour le climat. Toutefois, le financement du thème changement climatique et santé reste un obstacle, et le montant attribué actuellement à cette question est intolérablement bas. Le Secrétariat a donc entrepris de mobiliser les pays pour obtenir des contributions et tenir son engagement global de protéger le monde entier, et en particulier les petits pays insulaires, contre les effets du changement climatique sur la santé. 16. La couverture sanitaire universelle, qui est assez avancée dans la Région du Pacifique occidental, dépend de la solidité des systèmes de soins de santé primaires. Le Directeur général engage donc instamment les représentants à assister à la prochaine Conférence mondiale sur les soins de santé primaires qui doit avoir lieu à Astana, au Kazakhstan, pour en assurer le plus possible le succès et renouveler leurs engagements. De même, les deux Réunions de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les MNT et la tuberculose ont été couronnées de succès au plan des déclarations écrites mais ces déclarations doivent déboucher sur des actions concrètes. 17. Le problème de la résistance aux antimicrobiens est un problème extrêmement grave qui requiert une attention immédiate. Le futur rapport du Groupe de coordination interinstitutions sur la résistance aux antimicrobiens va probablement accroitre la dynamique et le soutien politique, néanmoins ce problème ne saurait attendre et le Directeur général prie donc instamment les États Membres de ne pas tarder. 18. Le Directeur régional déclare que toutes les réalisations obtenues dans la Région doivent être attribuées aux États Membres. Il a toujours tenté de faire en sorte que l’OMS soit le partenaire dont les pays avaient besoin pour respecter leurs priorités en matière de santé. Il remercie les représentants du soutien qu’ils lui ont apporté durant son mandat et exprime l’espoir que son successeur bénéficiera du même soutien. BUDGET PROGRAMME 2016-2017 : EXÉCUTION DU BUDGET (RAPPORT FINAL) : Point 9 de l'ordre du jour (document WPR/RC69/3) 19. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes précise que le budget programme 2016-2017 approuvé pour la Région du Pacifique occidental s’élève à US $285,6 millions. Au cours de l’exercice biennal, le plafond a été relevé de US $13,4 millions. Le montant total disponible des ressources de toutes provenances s’est élevé à US $227,8 millions, soit 76,2 % de l’allocation budgétaire finale effective et 98,8 % des ressources disponibles ont été utilisées. L’audit du bureau du représentant de l’OMS en Malaisie effectué par des vérificateurs internes a conduit à la notation « satisfaisant », et pour son tout premier audit intégré le nouveau Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire du Bureau régional a été noté comme « partiellement satisfaisant ». Cet audit a conduit à la mise en place de meilleurs contrôles et de meilleurs processus, notamment dans les domaines de la présentation des rapports aux donateurs, des contrats de coopération financière directe et des activités d'achat de biens et services. Au mois de décembre 2017, sur les 167 membres du personnel de la catégorie professionnelle représentant 37 pays que comptait la Région, la part du personnel féminin était de 44,91 %, traduisant ainsi la poursuite de l’amélioration de la représentation géographique équitable et de l’équilibre entre les sexes dans la Région. Deux des produits budgétaires – tous deux relevant du programme de prévention de la violence et des traumatismes – n’ont pu être atteints en raison d’un manque de fonds qui s’explique par le fait que la plus grande partie des fonds des donateurs ont été affectés à des projets de sécurité routière dans des pays donnés. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 14 20. Les représentants notent avec plaisir le taux élevé d’exécution du budget pour la période 2016-2017, et notamment : le taux d’utilisation de 98,8 % ; la réalisation complète de 92 des 94 produits ; l’institutionnalisation des audits de conformité et les améliorations correspondantes en matière de transparence et d’efficacité ; les efforts déployés en matière de politiques de recrutement pour parvenir à l’équilibre entre les sexes et à une représentation géographique équitable ; la réduction des dépenses de personnel et des frais de voyage ; ainsi que la mise en place de meilleures pratiques en matière de gestion et de contrôles financiers et de la reddition de comptes aux donateurs. 21. Certaines préoccupations sont également énoncées, comme par exemple le fait que les contributions volontaires de base ont continué à décliner ce qui a entraîné le déficit chronique de financement de certains programmes. Un représentant demande au Secrétariat des assurances quant au fait que la diminution des contributions volontaires – de l’ordre de 20 % – ne constitue pas une tendance à long terme et demande quelles sont les mesures correctives envisagées le cas échéant ? Les contributions volontaires doivent toujours être utilisées pour soutenir des priorités convenues dans le cadre des stratégies de coopération avec les pays plutôt que d’être dépensées pour des programmes choisis ou favorisés par les donateurs. Étant donné que 43 % du personnel de la catégorie professionnelle provient d’autres Régions, il conviendrait peut-être d’envisager de recruter pour les postes vacants du personnel régional et national dûment qualifié. Un représentant mentionne des délais regrettables dans le recrutement de consultants experts de l’OMS. Si les audits sont importants eu égard au respect des politiques et de la législation, l’inclusion dans les stratégies de coopération et les programmes de travail de critères fondés sur les réalisations pourrait être un meilleur indicateur de l’optimisation des ressources. Par ailleurs, étant donné que les priorités en matière de santé sont susceptibles de changer radicalement, notamment à la suite de catastrophes naturelles, il est nécessaire de disposer d’une plus grande souplesse dans l’affectation des fonds d’une catégorie à l’autre. Il faudrait par exemple investir davantage de ressources financières dans la surveillance raisonnée et les systèmes d’alerte précoce concernant le changement climatique. Le représentant des États fédérés de Micronésie demande instamment que lors de la finalisation du budget les capacités du Bureau de liaison de pays situé en Micronésie septentrionale soient renforcées. 22. Le Directeur de la Division Administration et Finances déclare que la Région du Pacifique occidental a la culture de la conformité et prend la responsabilisation et la transparence très au sérieux. L’approche de la Région est une approche d’amélioration continue : les procédures relatives aux ressources humaines sont gérées de manière à encourager davantage de candidatures féminines de personnes qualifiées et un objectif de 90 jours a été fixé pour les recrutements, objectif respecté dans près de 50 % des cas. Le temps moyen pour pourvoir un poste dans la Région est de 116 jours, ce qui soutient favorablement la comparaison avec la moyenne mondiale, qui est de 165 jours. La mobilité devrait être abordée moins comme le lieu d’origine d’une personne que comme ce que cette personne peut apporter dans l’exercice de son rôle ; le corollaire étant que si effectivement de nombreux personnels de la catégorie professionnelle viennent de l’extérieur de la Région, un certain nombre de professionnels de la Région du Pacifique occidental travaillent actuellement dans d’autres Régions de l’OMS. L’audit intégré du Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire du Bureau régional est le premier de ce type au sein de l’Organisation dans son ensemble et a conduit à la vérification de 137 points de contrôle. Un grand nombre de ces critères viennent tout juste d’être définis. L’exercice s’est néanmoins révélé être une expérience riche d’enseignements qui a aidé les responsables du programme à se concentrer sur les domaines dans lesquels la performance devait être suivie et améliorée. 23. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que le Secrétariat est pleinement conscient des produits budgétaires impactés de manière négative par le déficit de financement. Dans le même temps, le suivi constant des tendances financières suggère que les contributions volontaires ont en fait augmenté de US $10 millions à ce jour. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 15 PROJET DE BUDGET PROGRAMME 2020-2021 : Point 10 de l'ordre du jour (document WPR/RC69/4) 24. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes précise que le montant total des ressources demandées au titre du projet de budget programme s’élève à US $4687,8 millions. Le treizième programme général de travail 2019-2023 (treizième PGT) a énoncé une vision ambitieuse pour la santé mondiale dans la recherche des ODD. En ce qui concerne les régions de l’OMS, le budget programme est le principal instrument pour traduire la vision et la stratégie en actions et en résultats concrets dans les pays. Le processus de planification ascendante de la Région du Pacifique occidental, mené en organisant des consultations, a aidé à identifier les réalisations les plus prioritaires, permettant ainsi de veiller à ce que les priorités budgétaires soient fondées sur les besoins et orientées sur les résultats au niveau des pays. Au premier rang des réalisations identifiées par les États Membres figurent les services de santé essentiels, ce qui englobe tous les programmes contre des maladies particulières, tandis qu’en cible principale pour le treizième programme général de travail les pays ont sélectionné l’amélioration de la capacité à satisfaire les exigences du Règlement sanitaire international, ou RSI (2005), et la préparation aux urgences sanitaires. 25. Replaçant le budget programme de haut niveau dans son contexte mondial, le Directeur du Département Planification, coordination des ressources et suivi des résultats du siège de l’OMS indique que les objectifs sous-jacents sont d’appuyer les ODD et de mesurer l’impact de l’activité de l’OMS. Auparavant, les budgets étaient organisés par domaine de programme, soit essentiellement les maladies et les départements correspondants du siège traitant de ces maladies. Le passage d’un budget par programmes à un budget par réalisations – comme par exemple mettre en place la couverture sanitaire universelle, ou permettre aux personnes de vivre des vies plus saines ou plus sûres – est une tentative délibérée de rompre avec le modèle programmatique fondé sur une démarche fragmentée. 26. Le nouveau budget programme, qui en est encore en début d’élaboration, envisage une augmentation de US $469 millions du budget de base, soit environ 14 %, dont US $108 millions serviront à des activités normatives (données et innovation), US $227 millions aux fonctions liées à la lutte contre la poliomyélite suite au transfert de ces fonctions au segment de base, US $13 millions à l’accroissement de la capacité des pays et une redevance de US $42 millions au titre de la réforme des Nations Unies pour la redevance de l’OMS au partage des coûts pour le développement et le paiement du système des coordonnateurs résidents des Nations Unies. La part du budget affectée au niveau des pays augmenterait de près de 5 %, tandis que la part attribuée au siège serait réduite. L’augmentation du budget de base du Bureau régional pour le Pacifique occidental serait de l’ordre de US $32 millions, dont la moitié serait dépensée pour les capacités des bureaux dans les pays et la moitié pour les données et l’innovation. Bien qu’ambitieux, le budget proposé est réaliste étant donné que la mobilisation des ressources est renforcée afin de financer les besoins supplémentaires. Aucun relèvement des contributions fixées n’est proposé. L’autre innovation radicale est que, pour la première fois, le mode de travail du siège sera conditionné par les priorités nationales. 27. Les représentants saluent ce qu’ils décrivent comme un budget ambitieux. De manière générale, ils en soutiennent l’orientation sur les pays et le processus consultatif ascendant et prennent note de l’intention déclarée d’élargir la base des donateurs de l’Organisation. Ils saluent tout particulièrement l’engagement de l’OMS de suivre les réalisations en matière d’amélioration de la santé et de réorienter les investissements sur les priorités stratégiques en accord avec les ODD, tout en assurant un impact au niveau des pays. A condition que le budget reste fondé sur les besoins et orienté sur les résultats, l’Organisation agira de ce fait de manière plus responsable et sa contribution sera plus pertinente et deviendra ainsi plus réactive. Plusieurs représentants relèvent avec plaisir l’engagement particulier concernant l’éradication de la poliomyélite avec la réaffectation des ressources liées à la lutte contre cette maladie sur le budget de base. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 16 28. Des représentants soulignent la différence par rapport aux anciens documents budgétaires et sollicitent des précisions sur des points nouveaux ou sur des points qu’ils s’attendaient à trouver dans le document. Ils souhaitent en particulier savoir à quelle étape le budget affecté à chaque programme du Bureau régional pour le Pacifique occidental sera précisé et ce que signifiera la réduction nette de la dotation budgétaire du siège pour l’Organisation dans son ensemble et en particulier pour les interactions entre les trois niveaux. Le Secrétariat devra fournir davantage de détails sur la méthodologie employée pour l’attribution des ressources aux bureaux régionaux ainsi que sur la vérification des comptes et la responsabilité concernant la redevance destinée à soutenir le système des coordonnateurs résidents dans le cadre de la réforme des Nations Unies. 29. Dans la perspective de la prochaine version du budget, qui doit être soumise au Conseil exécutif en janvier 2019, un représentant signale que les concepts et explications qui figurent dans le document actuel restent de très haut niveau. Les États Membres auraient besoin de beaucoup plus de détails quant à la dotation budgétaire proposée, et ce bien avant les discussions du Conseil exécutif. L’augmentation du budget de base qui est proposée doit être expliquée plus clairement et beaucoup plus dans le détail. Par exemple, il est difficile de voir comment les plans destinés à aider les pays à définir leurs priorités vont permettre d’éclairer le processus budgétaire ou d’obtenir les meilleurs résultats pour les pays et la Région. 30. Certains représentants se montrent préoccupés quant à la faisabilité du budget biennal compte tenu de la situation actuelle en ce qui concerne les donateurs. Si les efforts proposés pour attirer de nouvelles sources de financement échouent, comment la pénurie de fonds sera-t-elle gérée ? La stratégie budgétaire prévoit un montant qui dépasse largement les coûts indicatifs présentés aux États Membres lors de la décision concernant l’approbation du treizième PGT, ce qui suscite de réelles inquiétudes quant à la viabilité dudit treizième PGT si les ressources provenant de nouvelles sources de financement ne se matérialisent pas. Plusieurs représentants relèvent en particulier la dépendance constante vis-à-vis des contributions volontaires, qui entraine un risque d’imprévisibilité, de sorte que des priorités identifiées, qui doivent être financées comme une nécessité, pourraient n’être financées que dans la mesure du possible. Un représentant fait néanmoins observer qu’en dépit du fait que les bureaux de pays dépendent en permanence d’un soutien extrabudgétaire et du risque que de ce fait les activités soient orientées vers les domaines qui attirent généralement les fonds des donateurs, les augmentations de ressources prévues au niveau des pays permettraient à l’OMS d’appuyer des activités davantage en ligne avec les priorités nationales. 31. Un autre représentant demande que soit reconsidérée l’augmentation de la part effective du budget dépensé au niveau des pays étant donné qu’en dépit de l’augmentation globale des dépenses, la proportion du budget total ventilée par pays ne doit augmenter que de 0,06 %. Par ailleurs, le fait de doper les ressources des bureaux de pays n’entrainera pas forcément plus d’impact à ce niveau-là ; il sera nécessaire de procéder à des révisions structurelles pour qu’il y ait un effet concret. En outre, l’OMS doit élaborer un cadre de résultats et envisager pour l’avenir des rapports sur les performances afin de favoriser davantage de transparence au niveau des pays, ce qui est particulièrement nécessaire au vu du déplacement des ressources vers les pays, envisagé dans le cadre du treizième PGT. 32. Dans le contexte plus large du financement de la santé et des urgences sanitaires, un représentant demande l’avis du Secrétariat sur l’évolution de la dynamique socio-économique dans la Région du Pacifique occidental, qui fait qu’il n’y a plus de pays à bas revenu dans la Région de sorte que le modèle selon lequel l’octroi de l’aide publique au développement (APD) est rattaché au produit intérieur brut (PIB) n’est plus viable. 33. Enfin, plusieurs représentants prient instamment le Secrétariat de veiller à ce que les priorités de la Région du Pacifique occidental en matière de santé soient dûment reflétées dans la proposition de budget programme, lequel devra par ailleurs contenir des idées pratiques pour concrétiser la vision RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 17 ambitieuse inscrite dans le treizième PGT. Les problèmes de santé environnementale, tels que la pollution atmosphérique, doivent en particulier être dûment pris en compte. 34. Le Directeur du Département Planification, coordination des ressources et suivi des résultats du siège de l’OMS précise que le budget programme proposé pour 2020-2021 est totalement aligné sur les prévisions financières présentées à l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2018 ; les chiffres sont exactement les mêmes, à l’exception des US $42 millions supplémentaires budgétisés pour la redevance au titre de la réforme des Nations Unies. Le projet que le Comité régional a actuellement devant lui est nécessairement un projet à haut niveau et descendant et ne sera complété avec du contenu qu’après l’exercice de priorisation et d’aide à la planification par pays. 35. La méthodologie utilisée pour répartir les fonds entre les principaux bureaux a été définie selon trois éléments. En premier lieu, le chiffre correspondant à la lutte contre la poliomyélite est directement lié aux données de 17 pays impactés par la réduction du programme mondial de lutte contre la poliomyélite, intervenue à mesure que la plupart des pays se rapprochaient de l’éradication. En deuxième lieu, l’augmentation de la composante relative aux pays a été calculée sur la base des pourcentages figurant dans la résolution sur la ventilation stratégique des volants budgétaires. Et en troisième lieu, pour ce qui est du montant attribué aux données et à l’innovation, le Groupe de la politique mondiale a décidé que 60 % seraient attribués aux régions et aux bureaux de pays ; le montant a simplement été divisé par le nombre de régions, l’idée étant que chaque région avait besoin d’une certaine somme critique quelle que soit sa taille. 36. La version du budget qui doit être présentée au Conseil exécutif en janvier 2019 sera subdivisée en réalisations et priorités stratégiques aux trois niveaux de l’Organisation. La cible proposée concernant l’efficacité/la réaffectation, d’un montant de US $99 millions, sera atteinte, entre autres, en réexaminant les processus internes et en réaffectant du personnel du siège dans les bureaux de pays. Pour compenser le fait que la Région est devenue plus riche, ce qui signifie que les droits des pays à l’APD ont baissé suite à l’augmentation de leur PIB, le Secrétariat travaille avec les donateurs afin que l’affectation de leurs fonds intervienne au plus haut niveau possible, lorsque les donateurs ne sont pas en mesure d’apporter des fonds totalement flexibles. 37. Le Directeur général indique que le modèle qui consiste à simplement relier l’APD au PIB ne fonctionne plus pour la Région du Pacifique occidental. Toutefois, le fait que le PIB d’un pays ait augmenté ne signifie pas pour autant qu’il ne doive plus se qualifier pour recevoir une assistance, par exemple pour faire face aux effets du changement climatique sur la santé, lesquels sont disproportionnés dans la Région. Pour cette raison il est enclin à mettre à profit des mécanismes de financement innovants tels que le Fonds vert pour le climat et invite instamment les États Membres de la Région à rechercher des modèles de financement alternatifs. 38. Certains représentants ont exprimé des inquiétudes quant à la possibilité de concrétiser l’augmentation de près de 14 % du budget de base qui est proposée, mais il est essentiel d’envisager cette augmentation dans un contexte plus large. Le Directeur général indique que, comparé par exemple à ce que dépense l’industrie du tabac en publicité, une augmentation de 14 % du budget de US $2,2 milliards consacré par l’OMS à la totalité de ses activités représente un investissement dérisoire. En fait, il se déclare certain que la cible peut être atteinte par le biais d’une approche totalement nouvelle de la mobilisation des ressources, reposant sur la présentation d’un dossier convaincant d’investissement dans l’OMS, l’élargissement de la base de donateurs de l’Organisation et l’étude de mécanismes de financement novateurs. Il déclare que depuis qu’il a pris ses fonctions, le discours direct et proactif sur l’investissement qu’il a présenté à certains États Membres et donateurs a produit des résultats tangibles ; au sein de la Région du Pacifique occidental, l’Australie, la Chine, les États-Unis d’Amérique et le Japon ont augmenté leurs contributions volontaires, de même que l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Inde et la Fédération de Russie pour les autres Régions. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 18 39. Le Directeur général indique qu’il convient de rétrécir le cycle du budget programme, en place lorsqu’il a pris son mandat, en le ramenant de deux à un an : le treizième PGT est la condition préalable absolue à l’ensemble du programme de transformation qu’il a décidé de mettre en œuvre. Il est vrai que vu le peu de temps écoulé de nombreux éléments de son programme sont encore présentés à haut niveau, en termes ambitieux ; les consultations détaillées et la mise en place de procédures régulières et pratiques requièrent à l’évidence beaucoup plus de temps. De même, il a été élu sur l’engagement de passer des produits institutionnels à des réalisations effectives, d’une manière qui permette à l’OMS de faire une réelle différence dans la vie des gens. Et en fait, en prenant des risques et en énonçant officiellement ce qu’elle espère atteindre, l’Organisation se montre plus responsable vis-à-vis de ses États Membres et de l’extérieur. Enfin, l’adoption d’une planification basée sur les réalisations et l’impact débouchera sur une nouvelle relation entre l’OMS et ses Membres, une relation consistant à « faire confiance et vérifier ». MALADIES TROPICALES NÉGLIGÉES : Point 11 de l'ordre du jour (document WPR/RC69/5) 40. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que d’importants progrès ont été faits dans la maîtrise et l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN). Depuis 2016, dans la Région, neuf autres pays ont validé l’élimination de la filariose lymphatique comme problème de santé publique et deux pays ont validé l’élimination du trachome. La charge de la schistosomiase a également reculé de manière significative, à tel point que l’élimination régionale est désormais à portée. A ce jour, ce succès est principalement dû à des campagnes d’administration massive de médicaments (AMM) dans toutes les communautés où la maladie est endémique. Néanmoins d’autres MTN nécessiteront des interventions plus complètes, raison pour laquelle le projet de Cadre d’action régional pour la maîtrise et l’élimination des maladies tropicales négligées dans le Pacifique occidental a été élaboré, en consultation avec les États Membres, des experts et des partenaires. Compte tenu du fait que les populations les plus touchées par ces maladies sont les populations difficiles à atteindre et marginalisées, les efforts déployés pour maîtriser les maladies coïncideront avec la mission de l’Organisation concernant la mise en place de la couverture sanitaire universelle en veillant à ne laisser personne de côté. 41. De manière générale, les représentants approuvent le projet de Cadre d’action régional et décrivent l’évolution de la situation des MTN dans leurs pays respectifs. Un certain nombre d’entre eux indiquent qu’il est difficile d’atteindre les communautés qui manquent du savoir sanitaire de base et de la connaissance des modes de transmission des maladies parasitaires d’origine alimentaire, hydrique et à transmission vectorielle, notamment dans les zones rurales isolées. Le fait que les gouvernements doivent responsabiliser les communautés afin qu’elles prennent en main leur propre santé, et ce à travers des campagnes destinées à faire changer les comportements, est largement reconnu. Dans les zones rurales, la propreté de l’eau et la mauvaise hygiène sont particulièrement problématiques et pourraient être abordées dans le cadre des programmes menés dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène pour tous (WASH) ou par le biais d’initiatives destinées à améliorer l’hygiène alimentaire, comme des campagnes pour amener les gens à cesser de manger du poisson cru. Certains représentants notent que les mouvements de population croissants, l’urbanisation et le changement climatique facilitent la propagation des MTN à des zones où elles ne sont pas endémiques et citent l’exemple frappant de récentes flambées de dengue. 42. Des représentants relèvent et approuvent le passage de campagnes de prophylaxie chimique ou AMM – notamment pour les groupes à haut risque tels que les écoliers ou les femmes en âge de procréer – à une approche multisectorielle et pansystémique. Il convient d’accorder davantage d’attention à l’intégration de la maîtrise et de l’élimination des MTN dans le système sanitaire global. Un représentant fait observer que les gouvernements ont le pouvoir d’agir sans attendre l’aide ou les conseils de l’OMS étant donné que les États Membres ont déjà à leur disposition une grande partie des outils nécessaires. Pour sa part, l’OMS doit aider les États Membres à catalyser des partenariats RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 19 multisectoriels d’appui technique, par exemple pour la mise en place de systèmes de surveillance. En outre, toute assistance permettant d’arriver à des approches intégrées et holistiques tenant compte des contextes nationaux spécifiques sera la bienvenue. 43. Des déclarations sont faites au nom de Médecins sans Frontières (MSF) et de WaterAid. 44. Le Directeur par intérim de la Division Maladies transmissibles salue l’industrie pharmaceutique pour l’aide apportée dans la lutte contre les MTN par le biais de son programme de don de médicaments. Mais par-delà les campagnes d’AMM, le Secrétariat compte sur les gouvernements nationaux pour prendre l’initiative de contacter les secteurs de santé autres que le secteur public pour susciter le changement dans les communautés touchées. Étant donné que la dengue est un motif de préoccupation particulier, la prévention et la maîtrise de cette maladie ont fait l’objet d’un plan régional d’action en 2016 et depuis lors le Bureau régional travaille avec les États Membres pour réduire l’impact de la dengue dans la Région. D’autres MTN problématiques, comme les morsures de serpent et la gale, seront traitées de manière analogue si elles en viennent à être considérées comme présentant une menace significative en matière de santé publique. 45. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que la Région a tout lieu de s’enorgueillir de ses résultats en matière de lutte contre les MTN. Il note qu’au cours des nombreuses années passées à maîtriser et éliminer les MTN, les États Membres ont accumulé une importante expertise qui mérite désormais d’être diffusée dans le cadre d’initiatives de partage du savoir. D’autres réalisations peuvent être envisagées en matière d’élimination, mais même les pays ayant éliminé totalement une maladie ne sont pas exempts du risque de réintroduction, d’où l’importance cruciale de la surveillance. En outre il convient de ne pas oublier que beaucoup de MTN se manifestent par des handicaps tout au long de la vie. 46. Le Comité régional examine un projet de résolution sur les maladies tropicales négligées. 47. La résolution, dans laquelle est approuvé, entre autres initiatives, le Cadre d’action régional pour la maîtrise et l’élimination des maladies tropicales négligées dans le Pacifique occidental, est adoptée (voir résolution WPR/RC69.R4). RÉADAPTATION : Point 12 de l'ordre du jour (document WPR/RC69/6) 48. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que la réadaptation permet aux personnes souffrant de lésions ou de maladies aigues ou chroniques de les surmonter et de jouer un rôle dans la société. En tant qu’élément essentiel de la couverture sanitaire universelle et de la continuité des soins, les services de réadaptation favorisent la santé et le bien-être pour tous. L’augmentation de la prévalence des MNT et le vieillissement rapide de la population signifient qu’une part importante et croissante des besoins de réadaptation n’est pas satisfaite. Les efforts destinés à renforcer la réadaptation au plan mondial sont liés aux résolutions de l’Assemblée mondiale de la Santé sur le handicap (WHA66.9) et au Plan d’action mondial de l’OMS relatif au handicap 2014-2021 (WHA67.7). Le projet de Cadre d’action régional du Pacifique occidental pour la réadaptation 2018-2023 fournit aux pays une base pour développer les services de réadaptation dans le contexte qui leur est propre, en mettant tout particulièrement l’accent sur la disponibilité, la qualité, la gouvernance, le financement, le développement des personnels, les données et la recherche. 49. Les représentants expriment leur vif soutien pour le projet de Cadre régional, compte tenu de la demande croissante de services de réadaptation causée par le vieillissement de la population et l’incidence croissante des MNT, des problèmes de santé mentale, des catastrophes naturelles et des accidents de la route. Des initiatives sont menées au niveau des pays, avec notamment des bourses d’études destinées à la poursuite d’études sur la réadaptation tertiaire, des programmes de dépistage auditif chez les nourrissons, des services de réadaptation décentralisés pour les personnes âgées, la COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 20 production locale d’aides techniques adaptées à l’environnement local et des services de traitement des plaies pour éviter des amputations. La mobilisation et la formation d’un personnel de réadaptation adéquat reste un problème dans beaucoup de pays. Un représentant suggère que la formation transdisciplinaire pourrait être un moyen de développer les capacités des professionnels de la santé, par exemple en formant les physiothérapeutes à la réadaptation comportementale ou à la réadaptation de la motricité fine. 50. Plusieurs représentants soulignent la nécessité d’adopter des approches de la réadaptation fondées sur les droits humains, orientées sur les communautés et culturellement responsables, ainsi que celle d’intégrer les services de réadaptation dans le reste du système de santé. Il est essentiel d’avoir une approche multisectorielle étant donné que la réadaptation n’a pas uniquement pour but d’améliorer la santé mais également d’éliminer des obstacles au travail, à l’éducation, aux activités sociales et à la pleine jouissance de la vie. A cet égard, une représentante expose comment dans son pays différents aspects de la réadaptation sont gérés par des ministères et agences gouvernementales différents. Un autre représentant suggère de réaliser une étude de faisabilité sur les achats et la distribution des aides techniques dans la Région. 51. Il est demandé à l’OMS de continuer à fournir des orientations techniques fondées sur des données factuelles et d’autres soutiens, y compris des orientations sur la manière d’aligner les initiatives de réadaptation avec la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées. Tout soutien devrait être adapté aux besoins des pays concernés. Les États Membres doivent collaborer avec d’autres pays de la Région et avec des organisations confessionnelles et organisations non gouvernementales et l’OMS devrait mener une revue des progrès sur les liens entre les interventions dans les établissements et les interventions au niveau communautaire. 52. Des déclarations sont faites au nom de la Société internationale de médecine physique et de réadaptation et de la Fédération mondiale des ergothérapeutes. 53. Le Directeur de la Division Maladies non transmissibles et Promotion de la santé à toutes les étapes de la vie, indique que sans les services de réadaptation les personnes atteintes de maladies et de handicaps chroniques risquent d’être laissées pour compte. Ce projet de Cadre est le premier au niveau régional étant donné que toutes les activités précédentes de l’OMS ont été menées au niveau mondial. Il contient des lignes directrices qui devraient aider les États et Territoires insulaires du Pacifique, notamment à améliorer la capacité de leurs personnels et la disponibilité de leurs services et mettre en place des mécanismes de financement pérennes. Reconnaissant qu’il est difficile de répondre à la demande de services de réadaptation dans des pays qui se développent rapidement, elle félicite les gouvernements qui se sont engagés à renforcer la réadaptation au sein de leurs systèmes de santé. Même les économies très développées se heurtent à des problèmes pour apporter des services de réadaptation de qualité à toutes les étapes de la vie et pour apporter un soutien aux familles et aux soignants des personnes atteintes de handicaps, notamment à mesure que la population vieillit. Le Bureau régional a donc entrepris d’élaborer des outils, des modules d’appui aux pays, une étude modèle sur le handicap et des ensembles d’interventions de réadaptation pour les États Membres. Il travaille également avec les centres collaborateurs de l’OMS pour proposer une boite à outils de réadaptation post-AVC avec les matériels de formation concernant les MNT. 54. Le Responsable technique Handicaps et réadaptation indique que le but premier du projet de Cadre régional est d’intégrer la réadaptation dans les soins de santé. Comme le stipule la Constitution de l’OMS, la santé ne consiste pas seulement en une absence de maladie, et la réadaptation est un moyen de veiller à ce que les personnes puissent travailler, recevoir une éducation et jouer un rôle dans leur communauté. L’objectif du projet de Cadre régional n’est pas forcément d’introduire de nouveaux services mais d’intégrer la réadaptation dans les programmes existants afin que les personnes puissent vivre pleinement leur vie. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 21 55. Le Comité régional examine un projet de résolution sur la réadaptation. 56. La résolution, dans laquelle est approuvé, entre autres initiatives, le Cadre d'action régional du Pacifique occidental pour la réadaptation, est adoptée telle que modifiée (voir résolution WPR/RC69.R6). RENFORCEMENT DES CADRES JURIDIQUES FAVORABLES À LA SANTÉ AU TITRE DES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE : Point 13 de l'ordre du jour (document WPR/RC69/7) 57. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que les cadres juridiques – c’est à dire à la fois la législation et les institutions – sont essentiels pour faire progresser la couverture sanitaire universelle et atteindre les cibles fixées en matière de santé au titre des ODD. La loi est un instrument qui permet de promouvoir le droit à la santé, prévenir et gérer les risques de santé publique et favoriser la collaboration multisectorielle pour traiter les déterminants sociaux de la santé. Poussés en partie par l’ampleur et la complexité du Programme de développement durable à l’horizon 2030, des États Membres de l’ensemble de la Région sollicitent de plus en plus l’aide technique de l’OMS pour trouver des moyens d’utiliser la loi pour promouvoir la santé et le bien-être. Ceci a conduit au projet de Cadre d’action du Pacifique occidental pour le renforcement des cadres juridiques de la santé au titre des objectifs de développement durable. Loin d’être prescriptif, le projet de Cadre d’action a pour but de proposer aux États Membres des orientations en fonction du contexte de leurs besoins et de leurs aspirations, en leur présentant une série de domaines d’action prioritaires possibles. 58. Les représentants approuvent largement le projet de Cadre d’action régional. Ils citent des exemples de législations concernant la santé dans leurs différents pays et relèvent l’importance de la mise en place d’une législation permettant d’atteindre et de maintenir la couverture sanitaire universelle. Les lois de santé sont utiles pour informer des risques sanitaires et façonner les normes sociales, comme l’ont montré les lois sur l’usage du tabac, les additifs alimentaires et l’étiquetage alimentaire. Les occasions de resserrer les liens entre les lois et la santé sont nombreuses et il existe un grand nombre de possibilités, selon la structure et la culture juridiques du pays considéré. Plusieurs représentants saluent le fait que le projet de Cadre d’action régional reconnait que certains pays préfèrent opter pour une combinaison d’actions volontaires et de mesures réglementaires ; le fait que les États Membres doivent rester libres d’adopter les instruments juridiques qu’ils considèrent comme appropriés est souligné à plusieurs reprises. Compte tenu de la grande diversité de la Région, il serait de toutes façons difficile de parvenir à un cadre juridique uniforme. L’OMS doit toujours respecter le contexte individuel du pays et se garder du danger d’importer des solutions législatives aux problèmes sanitaires, venues d’autres pays. 59. Étant donné que pour une large part les déterminants de la santé ne relèvent pas du secteur sanitaire, plus d’un représentant souligne combien il est important d’agir auprès de l’ensemble des pouvoirs publics et de la société et d’essayer d’atteindre d’autres parties prenantes. Certains indiquent que les lois de leurs pays respectifs sont conçues en faisant largement appel à la contribution d’experts et du public. Les cadres juridiques ne se limitent pas à la rédaction des seules lois et recouvrent également les problèmes de contrôle et d’application, ainsi que la cohérence entre les lois sur la santé et les lois ou les réglementations d’autres secteurs. Par exemple, une condition préalable à la législation sur l’eau propre est de disposer d’un système d’assainissement dûment réglementé. De même, les mécanismes juridiques à eux seuls sont souvent insuffisants pour motiver des changements de société et d’attitude ; des efforts de sensibilisation doivent être faits pour encourager les connaissances en santé dans la société au sens large. 60. Plusieurs représentants relèvent que la loi doit suivre le rythme d’évolution de la société et le contexte sanitaire plus vaste, d’où l’importance de révisions périodiques. Le fait de vérifier si la COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 22 législation est adaptée à l’objectif recherché est une tâche qui n’appartient pas uniquement aux experts juridiques mais également aux décideurs et à ceux qui appliquent cette législation dans la pratique. 61. En ce qui concerne le rôle que l’OMS pourrait éventuellement jouer pour renforcer les cadres juridiques de la santé, un représentant propose l’instauration d’un mécanisme régional d’échange pour partager les informations et les bonnes pratiques, ou la constitution d’un groupe ou d’un panel d’experts pour donner des conseils sur la législation en matière de santé. L’OMS devra apporter une assistance juridique technique et générer des données factuelles appropriées pour étayer les décisions en matière de politique, si possible en fonction du contexte particulier de chaque pays. En outre, l’Organisation devrait mener une action de plaidoyer à haut niveau, par exemple dans les domaines de la lutte contre le tabac et l’alcool. Par ailleurs, l’OMS pourrait également aider à renforcer les capacités des secteurs sanitaires nationaux pour leur permettre d’évaluer les lois relevant d’autres secteurs susceptibles d’avoir des impacts sur la santé, comme par exemple les législations commerciales. 62. Un représentant mentionne le rôle important joué par le secteur privé en matière de prestation de services médicaux, une situation qui, si elle n’est pas régulée, présente le risque de fausser la totalité du système de santé. Il est demandé au Secrétariat de fournir un rapport plus détaillé sur la manière dont il envisage son implication future dans le renforcement des cadres juridiques pour la santé au niveau des pays. Enfin, un représentant demande au Bureau régional d’élaborer une procédure plus standardisée pour organiser des consultations de pré-rédaction et d’étudier l’expression « produits dangereux » qui figure dans le projet de Cadre d’action régional sans être définie. 63. Une déclaration est faite au nom de la Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine. 64. Le Directeur par intérim de la Division Systèmes de santé indique que le projet de Cadre d’action régional cherche à déplacer l’utilisation de la législation pour passer du recours traditionnel à la loi pour la lutte contre les maladies à son utilisation pour des phénomènes sociaux plus larges comme la lutte antitabac, l’assurance maladie ou la poursuite des ODD. Le contact avec les parlementaires est considéré comme essentiel, raison pour laquelle le Directeur régional sortant s’est employé à sensibiliser ces partenaires aux aspects de la prise de décision politique liés à la santé. L’OMS dispose de plusieurs possibilités pour aider les pays à renforcer leurs cadres juridiques pour la santé, qui vont d’un centre régional d’échange d’informations à un groupe d’experts. Elle pourrait organiser ses interventions en fonction de thèmes sanitaires spécifiques. 65. Le conseiller temporaire de la Division Systèmes de santé indique que la loi a de tous temps constitué un instrument de base en matière de santé publique mais que la manière dont elle s’exerce est toujours déterminée par le contexte. Dans le contexte actuel, le programme des ODD génère clairement la nécessité d’une collaboration intersectorielle. 66. Le Directeur régional déclare qu’à sa connaissance la Région du Pacifique occidental est la seule des Régions de l’OMS à avoir lancé un débat sur l’assistance technique en vue du renforcement des cadres juridiques pour la santé, discussion née de ses visites dans les petits pays insulaires où les effectifs réduits des ministères de la santé lui ont demandé à maintes reprises des conseils sur la manière de négocier avec leurs parlementaires. Il lui semble que le vaste savoir-faire accumulé dans l’intervalle constituerait un matériel pédagogique précieux pour les écoles de santé publique. Ce processus porte également la promesse de pouvoir analyser et, d’une certaine façon, anticiper les tendances sociales et de fournir des preuves tangibles pour étayer une action politique raisonnable, afin d’éviter l’élaboration hâtive de lois en réaction à des problèmes ou des évènements donnés. 67. Le Comité régional examine un projet de résolution sur le renforcement des cadres juridiques de la santé au titre des objectifs de développement durable. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 23 68. La résolution, dans laquelle est approuvé, entre autres initiatives, le Cadre d’action régional du Pacifique occidental pour le renforcement des cadres juridiques de la santé au titre des objectifs de développement durable, est adoptée telle que modifiée (voir résolution WPR/RC69.R5). UTILISATION DE LA CYBERSANTÉ AUX FINS D'UNE MEILLEURE PRESTATION DES SERVICES : Point 14 de l'ordre du jour (document WPR/RC69/8) 69. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que le déploiement des technologies de l’information et de la communication pour la prestation des services de santé est inégal dans la Région. Il ajoute que beaucoup de programmes nationaux de cybersanté ne sont pas passés à l’échelle supérieure ; la variété des initiatives nationales a néanmoins été une source d’inspiration pour l’élaboration du projet de Programme d’action régional pour l’utilisation de la cybersanté aux fins d’une meilleure prestation des services de santé dans le Pacifique occidental. Ce projet de Programme d’action régional fournira aux États Membres des indications pratiques sur la manière dont la cybersanté pourrait améliorer l’accès aux services et la qualité des services, de manière économique, par la mise en place de l’infrastructure adéquate, du partage de l’information et de mécanismes de confidentialité et de sécurité. 70. Les représentants approuvent le projet de Programme d’action régional et décrivent les initiatives et programmes de cybersanté de leurs pays respectifs. Beaucoup insistent sur la valeur de la technologie pour améliorer l’expérience des patients : en réduisant la fragmentation des soins, par exemple par la mise en place d’identifiants de cybersanté uniques faisant office de « passeport » dans l’ensemble du système de santé ; en facilitant l’accès aux services de santé et en en améliorant la qualité ; et en limitant les coûts. Plusieurs représentants soulignent le rôle crucial de la cybersanté pour faire progresser la CSU, contribuant ainsi aux cibles fixées en matière de santé au titre des ODD. Ils relèvent également une modification du mode d’utilisation de la technologie des soins de santé, passée de la mesure de la maladie à la mesure de la prévention et du bien-être, et son utilisation pour l’analyse intelligente des données en vue du développement des politiques et pour encourager les changements de comportement dans la communauté. Les dossiers de santé électroniques intégrés, les plates-formes de santé mobile et la prestation directe de conseils de santé adaptés à des utilisateurs finaux par le biais d’applications mobiles ou de portails web sont mentionnés à plusieurs reprises. Plusieurs représentants relèvent l’importance de la télémédecine et du télédiagnostique pour les petites îles. La technologie mobile est un instrument extrêmement puissant pour encourager les gens à surveiller leur santé et à prendre la responsabilité de leur santé et de leur traitement. 71. Entre autres difficultés associées à l’extension de l’utilisation d’outils et de ressources de cybersanté figurent : la nécessité de mettre de nouveaux processus de travail en place, qui requiert occasionnellement une refonte totale du système national d’information sanitaire ; les préoccupations liées au respect de l’intimité et de la confidentialité ; la garantie de la sécurité, de l’exactitude et de la qualité des données de santé ; ainsi que la nécessité d’investir davantage dans le domaine de la technologie de l’information, par exemple pour augmenter la bande passante et la connectivité. Les programmes de cybersanté menés au plan clinique requièrent de toute évidence des campagnes permettant d’impliquer cliniciens et utilisateurs finaux, y compris par une formation appropriée de ces derniers. La sensibilisation à la cybersanté revêt une importance particulière, notamment pour les populations vieillissantes. 72. Il convient d’envisager de quelle manière la cybersanté pourrait contribuer à accélérer le programme de santé des pays qui développent leurs systèmes sanitaires. Plusieurs représentants mentionnent l’utilité du partage des connaissances et de la coopération entre États Membres pour diffuser les bonnes pratiques et l’information sur les systèmes d’information sanitaire. Selon une opinion largement partagée, l’OMS est bien placée pour coordonner et faciliter la participation des États Membres à des réseaux régionaux multisectoriels ainsi que la collaboration avec les partenaires de développement, pour renforcer davantage les capacités en matière de cybersanté, notamment dans COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 24 les domaines de l’élaboration des politiques et de la diffusion des lignes directrices, et pour faire office de centre de soutien technique pour les instruments et les normes de cybersanté. Tout en approuvant la nécessité d’une coopération élargie, un représentant met en garde sur le fait que toute interaction avec le secteur privé doit être régie par le Cadre de collaboration avec les acteurs non étatiques. Plusieurs représentants demandent à l’OMS de leur apporter une assistance technique pour renforcer et institutionnaliser davantage la mise en œuvre de la cybersanté, augmenter leurs capacités et améliorer leurs processus de collecte de données et de notification. 73. En réponse aux observations formulées, le Directeur par intérim de la Division Systèmes de santé déclare que les représentants ont raison de relever le caractère multisectoriel du problème et l’importance du rôle joué par le secteur privé. Il souligne que les pays qui font de grands progrès en matière de cybersanté ne sont pas nécessairement des économies avancées et fait un parallèle avec les technologies de transfert d’argent par téléphone portable qui sont plus développées dans certains pays à faible revenu. Ceci signifie que les États Membres dont les économies sont moins avancées ont ainsi une bonne occasion de partager l’expérience acquise tout en recevant un soutien financier et technique. Si les technologies comme la santé mobile (m-health), les moniteurs de santé portatifs et l’analytique des données massives sont des éléments prometteurs, ils ne peuvent pas être mis en place partout dans la Région étant donné que beaucoup de gens n’ont ni smartphone ni tablette. Le Bureau régional continuera d’apporter son soutien au renforcement des capacités en matière de cybersanté, notamment dans les États et Territoires insulaires du Pacifique. 74. Le conseiller temporaire de la Division Systèmes de santé indique que le grand nombre d’interventions de représentants et les progrès enregistrés à ce jour montrent l’importance de la cybersanté dans un monde en évolution. Les nouvelles technologies présentent à la fois des avantages et des difficultés, et compte tenu des intérêts commerciaux en jeu, il est important de se concentrer sur l’apprentissage, la coopération et la prestation de services pour faire de la cybersanté un accélérateur pour la couverture sanitaire universelle. 75. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes souligne l’importance de la protection des données et de la vie privée. Comme l’ont fait remarquer certains représentants, la technologie du numérique est utile pour la surveillance des maladies et les interventions et non pas seulement pour améliorer la qualité des soins. 76. Le Directeur régional déclare espérer que le Comité régional continuera à discuter de la cybersanté lors de ses prochaines réunions et à se tenir informé de l’évolution des technologies. Il attire l’attention sur la situation dans les pays insulaires du Pacifique où les possibilités connaissent une croissance exponentielle grâce à l’installation de câbles sous-marins de fibre optique pour l’internet. L’utilisation de la technologie numérique pour la détection précoce et l’enregistrement des patients est particulièrement importante dans les pays insulaires du Pacifique mais est utile partout, entre autres pour la lutte contre le diabète, la tuberculose et les maladies cardiovasculaires. A mesure que la technologie numérique continue à se développer et devient de plus en plus abordable, l’OMS pour sa part sera en mesure d’augmenter son recours à la technologie de l’information et de fournir aux États Membres des informations à jour et adaptées. 77. Le Directeur général indique que l’apport et l’expérience des pays seront pris en compte pour l’élaboration de la stratégie mondiale de cybersanté de l’OMS. Il convient que la technologie numérique est particulièrement utile dans les États insulaires et ajoute que certains des pays dans lesquels il s’est rendu utilisent des drones pour transporter les produits médicaux vers les îles éloignées, ce qui pourrait être une bonne solution dans le Pacifique. La technologie numérique doit être vue d’abord et avant tout comme un moyen d’atteindre la couverture sanitaire universelle. L’OMS signera prochainement un mémorandum d’accord avec l’Union internationale des télécommunications (UIT) et l’Organisation est en contact avec l’UIT et le secteur privé pour des solutions d’intelligence artificielle. Étant donné le caractère inévitable de la croissance des RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 25 technologies sanitaires numériques, l’OMS doit garder une longueur d’avance. Il est heureux de voir que la Région est très attentive à cette question et exhorte les représentants à intensifier leurs efforts. 78. Le Comité régional examine un projet de résolution sur l'utilisation de la cybersanté aux fins d'une meilleure prestation des services. 79. La résolution, dans laquelle est approuvé, entre autres initiatives, le Programme d’action régional pour l’utilisation de la cybersanté aux fins d’une meilleure prestation des services de santé dans le Pacifique occidental, est adoptée telle que modifiée (voir résolution WPR/RC69.R2). AMÉLIORATION DE LA PLANIFICATION ET DE LA GESTION DES HÔPITAUX : Point 15 de l'ordre du jour (document WPR/RC69/9) 80. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que le projet de Cadre d’action régional pour l’amélioration de la planification et de la gestion des hôpitaux dans le Pacifique occidental, que le Comité est invité à approuver, est centré sur le rôle essentiel des hôpitaux pour faire progresser la couverture sanitaire universelle. Au niveau des établissements, les principaux problèmes sont notamment les lacunes de la gestion, l’inefficacité, les coûts élevés et la médiocrité de la gouvernance clinique. Au niveau des systèmes de santé, la performance des hôpitaux se heurte au manque d’intégration et de coordination avec les prestataires de soins de santé primaires et les autres hôpitaux, à l’inadéquation des mécanismes et procédures de remontée de l’information, aux effets pervers des incitations financières et à la faiblesse de la réglementation. Le projet de Cadre d’action régional contient plusieurs propositions de mesures que les États Membres pourront adapter et mettre en œuvre en fonction de leurs contextes et besoins propres. Le projet propose également un programme à moyen terme de soutien aux États Membres et guidera leurs efforts en vue d’adopter une approche pansystémique. 81. Les représentants exposent les problèmes spécifiques auxquels se heurtent les hôpitaux de leurs pays, notamment la surcharge des établissements et des systèmes, les changements démographiques et le vieillissement des populations, la hausse des coûts et la pénurie de personnels ainsi que le manque de formation du personnel hospitalier, y compris de formation à la gestion, en particulier dans les zones isolées. Il est communément admis que le fait de placer l’accent sur l’amélioration des systèmes de soins de santé primaires et sur le développement des services à domicile et d’autres solutions de remplacement à l’hospitalisation contribuerait à alléger la charge qui pèse sur les hôpitaux et à réduire les coûts. Plusieurs représentants décrivent les efforts déployés par leurs gouvernements à cet égard, ainsi que les initiatives d’évaluation et d’homologation au niveau national et au niveau des districts. 82. Les représentants expriment leur appui au projet de Cadre d’action régional et se réjouissent tout particulièrement que ce projet propose des solutions différentes pour des pays dont les contextes et les besoins sont différents. Un représentant demande au Secrétariat de conduire en temps voulu une évaluation de suivi des plans d’action pour les hôpitaux et des réalisations au titre du Cadre d’action régional, et de préparer un rapport d’avancement pour rendre compte de cette évaluation. L’OMS doit continuer à fournir un appui technique et des orientations au niveau du système, sur la manière d’accroître le rôle des communautés en matière de soins de santé. 83. Des déclarations sont faites au nom de WaterAid et de la Fédération internationale des étudiants en pharmacie. 84. Le Directeur par intérim de la Division Systèmes de santé indique que la gouvernance hospitalière a grand besoin de clarté et de responsabilisation, notamment en matière de financement. Le Bureau régional travaillera avec les États Membres pour déterminer la meilleure manière d’apporter un soutien au niveau du système de santé, développer une approche fondée sur la Région et COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 26 combler les lacunes en matière de soins spécialisés dans les pays insulaires du Pacifique. Le Bureau régional a également élaboré des indicateurs pour le suivi des établissements et des systèmes individuels et demandera aux États Membres leur avis sur la manière d’introduire ces indicateurs et de les rendre plus pertinents. 85. Le conseiller temporaire de la Division Systèmes de santé relève le lien important qui existe entre l’amélioration de la gestion des hôpitaux et les initiatives de cybersanté. Tout comme dans le cas de la cybersanté, il y a beaucoup de savoir et de connaissances à partager et à appliquer. Pour parvenir à la couverture sanitaire universelle il est nécessaire de mettre l’accent sur la communauté et les ministères de la santé doivent veiller à ce que le rôle des hôpitaux au sein du système sanitaire soit bien défini. 86. Le Directeur régional déclare que les États Membres ne doivent pas se contenter d’approuver le projet de Cadre d’action régional mais doivent également l’utiliser comme orientation pour les initiatives futures. Il est essentiel que les ministres de la santé et les autres dirigeants politiques comprennent la nature et le rôle des hôpitaux au sein du système de santé. S’il est tentant de construire de nouveaux hôpitaux, symboles extrêmement visibles du progrès, il convient de se souvenir que le coût de leur exploitation dépasse largement celui de leur construction. Les pays qui connaissent un développement rapide, un phénomène d’urbanisation et une économie en transition, notamment, ont tendance à abandonner les systèmes publics communautaires à mesure que leurs populations se déplacent vers les villes et dépendent davantage des services hospitaliers. Pourtant une large part des dépenses des patients dans les hôpitaux pourrait être évitée par de solides systèmes de soins de santé primaires, notamment dans les pays dont les ressources sont limitées. 87. Le Directeur général souligne l’importance de l’établissement de normes et de réglementations, mais il indique qu’il importe plus encore de prendre en compte les expériences des patients et des communautés. Des enquêtes sur les personnes utilisant les services hospitaliers doivent être menées régulièrement pour évaluer leur satisfaction et façonner les services en fonction des besoins des communautés. Les associations ou les plateformes nationales sont également utiles pour le partage de bonnes pratiques entre les établissements. La contribution des hôpitaux au système sanitaire dans son ensemble pourrait être maximisée en transformant autant d’hôpitaux que possible en hôpitaux universitaires, ce qui réduirait la pénurie d’effectifs en offrant un cadre de formation optimal aux professionnels de santé pour un investissement additionnel réduit. 88. Le Comité régional examine un projet de résolution sur l'amélioration de la planification et de la gestion des hôpitaux. 89. La résolution, dans laquelle est approuvé, entre autres initiatives, le Cadre d’action régional pour l’amélioration de la planification et de la gestion des hôpitaux dans le Pacifique occidental, est adoptée (voir résolution WPR/RC69.R3). RAPPORTS DE SITUATION SUR LES PROGRAMMES TECHNIQUES : Point 16 de l'ordre du jour (document WPR/RC69/10) Sécurité sanitaire (Point 16.1 de l'ordre du jour) La Stratégie Asie-Pacifique pour la maîtrise des maladies émergentes et la gestion des urgences de santé publique et le Cadre d’action régional du Pacifique occidental pour la gestion des risques sanitaires liés aux catastrophes 90. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que pour relever les défis de santé publique causés par les épidémies, catastrophes naturelles et autres urgences de santé publique il est nécessaire d’investir dans la préparation, avant et entre chaque événement. En 2016, la RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 27 Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (SMEAP) a été actualisée et rebaptisée Stratégie Asie-Pacifique pour la maîtrise des maladies émergentes et la gestion des urgences de santé publique (SMEAP III) afin d’en refléter l’application élargie. Cette version plus récente de la Stratégie a contribué à renforcer la sécurité sanitaire en apportant aux États Membres un meilleur soutien pour la mise en place des principales capacités requises en vertu du Règlement sanitaire international (2005). De même, le Cadre d’action régional du Pacifique occidental pour la gestion des risques sanitaires liés aux catastrophes a aidé les États Membres à intégrer la gestion des risques liés aux catastrophes dans leurs systèmes de santé et a renforcé le rôle majeur que joue le secteur de la santé dans la gestion des risques sanitaires liés aux catastrophes. La mise en œuvre de la SMEAP III et du Cadre d’action régional est une priorité du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire dans la Région du Pacifique occidental car ces deux instruments devraient contribuer de manière décisive à protéger un milliard de personne supplémentaires contre les urgences sanitaires d’ici 2023 et à atteindre les ODD d’ici 2030. 91. Les représentants expriment vivement leur appui vis-à-vis de la SMEAP III et se déclarent satisfaits des progrès accomplis. Des délégations de pays ayant déjà réalisé des évaluations extérieures conjointes au titre du Règlement sanitaire international (2005) indiquent qu’il s’agit d’une expérience utile et encouragent les autres pays à se soumettre à cette évaluation. Il est communément admis que le soutien de l’OMS doit intervenir à la fois pendant l’évaluation elle-même et pendant la mise en œuvre des recommandations qui en découlent, sous forme d’assistance technique et financière. Un représentant ajoute que même si les évaluations extérieures conjointes sont un instrument important, le soutien de l’OMS ne devrait pas être subordonné à leur réalisation. 92. Dans la Région, la préparation aux urgences de santé et à la gestion des catastrophes bénéficie d’un engagement massif. Toutefois des problèmes considérables subsistent, en particulier dans les pays insulaires du Pacifique. Dans ces pays, la sécurité sanitaire est étroitement liée au changement climatique et à la santé environnementale, ce qui entraîne des inégalités en matière de soins de santé. Un représentant d’un pays insulaire du Pacifique demande davantage de soutien lors des urgences sanitaires. Tous les risques sanitaires sont liés entre eux, raison pour laquelle la préparation et l’intervention doivent être intégrées. 93. Le Directeur de la Division Sécurité sanitaire et Situations d'urgence prend note des demandes d’appui des représentants. La préparation est essentielle, même dans les pays dotés de solides systèmes de santé étant donné que huit des 15 pays les plus exposés aux catastrophes naturelles dans le monde sont situés dans le Pacifique occidental et que plus de 100 évènements de santé publique ont été confirmés dans la Région ne serait-ce qu’au cours de l’année dernière. Elle rappelle aux représentants que l’évaluation extérieure conjointe n’est que l’une des quatre composantes du Cadre de suivi et d’évaluation du RSI (2005) et que les autres composantes sont tout aussi importantes. Répondant à la demande de soutien additionnel pour les pays insulaires du Pacifique lors des urgences sanitaires, le Directeur ajoute qu’un système doit être élaboré pour recevoir les demandes de moyens d’appui international supplémentaires. Elle convient qu’il est nécessaire d’avoir une approche intégrée étant donné que les menaces qui pèsent sur la sécurité sanitaire sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus complexes. Le Plan d'action pour combattre la résistance aux antimicrobiens dans la Région du Pacifique occidental 94. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes résume les avancées enregistrées dans la mise en œuvre du Plan d’action pour combattre la résistance aux antimicrobiens dans la Région du Pacifique occidental, et notamment l’élaboration de plans nationaux dans 15 États Membres, l’amélioration des systèmes nationaux de surveillance et de suivi de la consommation d’antibiotiques, une approche « One Health » grâce à la collaboration régionale avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 28 animale (OIE) ; et de sérieux efforts de surveillance, de prévention et de maîtrise de la résistance aux antimicrobiens (RAM) dans le cadre des principaux programmes de santé publique. Bien que des progrès notables aient été enregistrés, des problèmes demeurent. La Région ne dispose toujours pas des ressources financières et humaines – et de la capacité systémique globale – nécessaires pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens. Le Secrétariat continue d’œuvrer avec les pays pour appliquer le Plan d’action dans l’optique du renforcement des systèmes de santé. 95. Les représentants décrivent les étapes suivies pour s’attaquer à la résistance aux antimicrobiens au niveau national. Ces étapes varient selon le système de santé et le niveau de développement agricole de chaque pays, et vont donc d’efforts destinés à limiter la vente des antibiotiques sans ordonnance à la mise en place de comités de pilotage et de campagnes de sensibilisation, ou encore à l’organisation de dialogues politiques et au lancement d’initiatives de recherche et développement. 96. De nombreuses délégations estiment que la collaboration OMS-FAO-OIE est primordiale et demandent qu’elle soit poursuivie. La collaboration multisectorielle devra également inclure le secteur privé, les organisations non gouvernementales et les parties prenantes de l’industrie. Un représentant relève avec inquiétude qu’à l’échéance 2017 fixée dans le Plan d’action pour combattre la résistance aux antimicrobiens, la moitié des États Membres de la Région n’avaient pas élaboré de plan d’action national ; le Secrétariat est invité à décrire ce qu’il a fait ou fait actuellement pour les soutenir. Un autre représentant ajoute que le Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (GLASS) présente des incohérences. Les États Membres ont besoin d’aide dans ce domaine pour élaborer des directives nationales et des programmes de gestion dans les hôpitaux et pour promouvoir l’utilisation rationnelle des antibiotiques. 97. Des déclarations sont faites au nom de la Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine et de la Fédération internationale des étudiants en pharmacie. 98. Le Directeur par intérim de la Division Systèmes de santé indique que des mesures sont prises pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens sur de nombreux plans, y compris le changement de comportement, la surveillance et l’élaboration de plans d’action. D’autres points inscrits à l’ordre du jour du Comité jouent également un rôle en matière de surveillance et de lutte, à savoir les cadres juridiques et les technologies de cybersanté. En réponse à la question posée sur les plans d’action nationaux, le Directeur assure les représentants que cinq États Membres développent actuellement leur plan d’action national et que le Bureau régional compte en priorité aider les plus petits pays à rédiger des plans reflétant le contexte qui leur est propre. Pour ce qui est des incohérences du Système GLASS, l’Organisation améliore en permanence sa méthodologie de surveillance et modifie les modules de formation connexes en conséquence mais de tels changements prennent un certain temps à mettre en place. Conformément à la demande formulée, les parties prenantes de l’industrie privée seront intégrées dans la collaboration multisectorielle future. Répondant aux demandes d’appui technique et financier, le Directeur rappelle aux États Membres que le Bureau régional fournit une aide pour trois domaines d’action : l’élaboration de plans d’action multisectoriels, axée sur les pays insulaires du Pacifique ; le renforcement des systèmes de surveillance, de la gestion et du suivi de la consommation ; et le plaidoyer pour un changement de comportement, à savoir aider les pays à mener des campagnes d’information sur les conséquences de la résistance aux antimicrobiens. Maladies non transmissibles (Point 16.2 de l'ordre du jour) 99. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que l’OMS continuera à aider les États Membres à prendre des mesures plus audacieuses pour atteindre l’objectif de développement durable consistant à réduire d’un tiers, d’ici à 2030, le taux de mortalité prématurée due à des maladies non transmissibles. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 29 100. Les représentants exposent les défis particuliers auxquels leurs pays font face en matière de maladies non transmissibles et les efforts qu’ils déploient pour traiter les facteurs de risque et les déterminants sociaux préjudiciables pour la santé ; ils fournissent également des données actualisées sur la surveillance, la recherche et la formation sur les maladies. Il est mentionné que les campagnes de réduction de la pauvreté font progresser la qualité de vie des gens, de sorte que ceux-ci ont plus tendance à adopter des styles de vie consuméristes et malsains et que la population dans son ensemble tend à vivre plus vieille. En ce qui concerne spécifiquement la lutte antitabac, plusieurs représentants font référence aux avertissements graphiques relatifs à la santé sur les paquets de cigarettes, à l’interdiction de la publicité pour le tabac et à l’utilisation des taxes sur le tabac pour financer des services de sevrage tabagique. Les orientations techniques de l’OMS sont particulièrement appréciées pour lutter contre les interférences de l’industrie dans le processus législatif, dans le cadre de l’article 5.3 de la Convention cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (FCTC). 101. La lutte contre le surpoids et l’obésité passe par des campagnes sur une alimentation saine (en particulier à l’intention des enfants), des interdictions des aliments malsains dans les cantines scolaires, des manifestations sportives de masse et la conception d’espaces et de bâtiments sains. Un représentant plaide en faveur d’interventions sur l’alimentation et l’exercice destinées aux familles du fait que ce sont les familles qui ont le plus d’influence sur les habitudes alimentaires des enfants, ainsi que sur leur connaissance des aliments sains et de leur préparation et sur leur activité physique. Bien que plus d’un représentant mentionne des initiatives nationales pour taxer les boissons sucrées, il n’existe pas de consensus quant à l’éventuel impact positif de cette fiscalité sur la santé ; le Secrétariat devra donc revoir ses orientations dans ce domaine et fournir davantage d’informations ainsi qu’un calendrier précis eu égard au plan régional proposé pour la protection des enfants contre les effets néfastes de la commercialisation des produits alimentaires. L’importance d’une implication multipartite dans les efforts de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles est largement admise. Plusieurs représentants proposent de partager leurs expériences et leurs bonnes pratiques de lutte contre les maladies non transmissibles avec les autres pays de la Région. 102. Les États Membres attendent de l’OMS qu’elle axe ses efforts sur le renforcement des capacités dans les pays à revenu faible et intermédiaire afin d’appuyer les mesures liées à la Convention cadre de l’OMS pour la lutte antitabac au niveau régional et de produire des statistiques pour l’élaboration de politiques documentées. 103. Un représentant indique que le fait que les maladies non transmissibles restent un problème de santé publique important à l’échelle régionale, en dépit des nombreux engagements politiques et des plans d’action sur ces maladies que le Comité régional discute depuis des années, tend à montrer que les gouvernements doivent faire bien davantage. Au moment de tracer la voie pour l’avenir, l’OMS et les États Membres doivent collaborer davantage et les gouvernements doivent être plus redevables. Le Bureau régional doit tenter d’aborder la question de la prévention et de la lutte contre les maladies non transmissibles sous un angle plus novateur. 104. Des déclarations sont faites au nom de la Fédération mondiale du cœur, de l’Alliance internationale des fédérations de patients, de la World Federation of Societies of Anaesthesiologists et du Fonds mondial de recherche contre le cancer. Healthy Philippines Alliance et NCD Alliance font une déclaration commune. 105. Le Directeur de la Division Maladies non transmissibles et Promotion de la santé à toutes les étapes de la vie indique qu’il existe des liens évidents entre la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles et les autres sujets débattus au cours de la session, à savoir mettre à profit la cybersanté, améliorer la planification et la gestion des hôpitaux et renforcer les cadres juridiques favorables à la santé au titre des objectifs de développement durable. De toute évidence, dans la Région, le traitement du problème des maladies non transmissibles requiert des approches pangouvernementales et couvrant toutes les étapes de la vie, et ce avec des personnels de santé COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 30 dûment formés et bien équipés. Au niveau mondial, les États Membres de l’OMS se sont engagés, ou envisagent sérieusement de s’engager, vis-à-vis d’une normalisation internationale dans une série de domaines, comme des soins de santé primaires renforcés, la réglementation sur le tabac et l’alcool, des interventions dans le domaine alimentaire comme l’étiquetage des aliments et l’exercice physique. Après avoir fait remarquer que seuls deux États Membres de la Région sont parties au Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac, au titre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, elle invite instamment les gouvernements à envisager d’adhérer à cet instrument juridique d’importance vitale. La diversité des projets d’assistance technique actuellement en cours ou prévus démontre la solidité du partenariat entre le Bureau régional et les États Membres. Santé et Environnement (Point 16.3 de l'ordre du jour) 106. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que l’OMS élabore une nouvelle stratégie mondiale complète sur la santé, l’environnement et le changement climatique, conformément à la décision prise par le Conseil exécutif en janvier 2018. Le changement climatique et la pollution atmosphérique représentent des menaces majeures pour la santé publique dans la Région. Des efforts ont été faits pour relever le statut du programme afin de traiter du climat et des déterminants environnementaux de la santé dans les petits États insulaires en développement et autres environnements vulnérables. 107. Les délégations abordent, entre autres, la nécessité d’adopter des mesures agressives au niveau mondial pour atténuer les effets du changement climatique étant donné que ce changement représente une menace pour l’existence-même de certaines petites nations insulaires. La vulnérabilité aux typhons, l’avancée de la mer, la contamination des puits d’eau potable et les vagues de chaleur extrême ne sont que quelques exemples des problèmes qui touchent les pays. Un représentant indique que les investissements étrangers et le développement ont amené dans leur sillage l’augmentation de l’utilisation de substances dangereuses, particulièrement l’amiante blanc (chrysotile). Un autre représentant mentionne également le problème environnemental dû à la combustion des combustibles solides. Plusieurs représentants demandent à l’OMS de leur apporter une assistance technique, en particulier pour renforcer les programmes liés à l’eau, l’assainissement et l’hygiène pour tous (WASH). 108. Une déclaration est faite au nom de la Fédération internationale des étudiants en pharmacie. Maladies transmissibles (Point 16.4 de l'ordre du jour) 109. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes demande au Comité régional de noter les avancées de la mise en œuvre du Cadre régional d’application du Plan d’action mondial pour les vaccins dans le Pacifique occidental et du Cadre d’action régional pour la maîtrise et l’élimination du paludisme dans le Pacifique occidental. 110. Les représentants décrivent les initiatives et programmes en cours dans leurs pays pour prévenir et maîtriser les maladies transmissibles et relèvent en particulier les progrès accomplis pour élargir l’accès aux vaccins au titre du Plan d’action mondial pour les vaccins. L’assistance technique de l’OMS est sollicitée afin de veiller à la qualité et à l’innocuité des vaccins. Plusieurs représentants proposent de partager leur expertise et leurs bonnes pratiques avec les autres pays de la Région, par exemple à travers des réseaux collaboratifs. Le représentant d’un petit pays insulaire indique que l’un des problèmes rencontrés vient du fait qu’à chaque fois que les campagnes de dépistage font émerger de nouveaux cas, cela entraîne une hausse soudaine de la demande de services de santé qui fait souvent peser un fardeau intolérable sur le système sanitaire. 111. Une déclaration est faite au nom de la Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 31 112. Le Directeur par intérim de la Division Maladies transmissibles félicite les gouvernements des pays pour leur leadership et leur prise en main des programmes concernant les maladies transmissibles, notamment au titre du Cadre régional d’application du Plan d’action mondial pour les vaccins dans le Pacifique occidental, du document intitulé Stratégie et Plan d’action régionaux pour l’élimination de la rougeole et de la rubéole et du Cadre d’action régional pour la maîtrise et l’élimination du paludisme dans le Pacifique occidental. L’OMS va bien entendu apporter son soutien aux autorités sanitaires de Papouasie-Nouvelle-Guinée pour endiguer la flambée de poliomyélite que ce pays connait actuellement. 113. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que les rapports de situation sur les programmes techniques concernant les maladies non transmissibles, la santé environnementale et les maladies transmissibles ont été réunis sous un seul point de l’ordre du jour du fait qu’ils sont étroitement liés et qu’en de nombreuses occasions il est possible de coordonner les efforts pour y faire face. Beaucoup de maladies non transmissibles sont en fait des complications à long-terme ou des comorbidités de maladies transmissibles, y compris le papillomavirus et le cancer du col de l’utérus, la pharyngite à streptocoque et la cardiopathie rhumatismale, ainsi que l’hépatite chronique (B et C), la cirrhose et le cancer du foie. 114. Le Directeur régional indique qu’au cours des 10 années de son mandat, l’hépatite B et C qui prévaut principalement en Asie est enfin devenue gérable grâce aux efforts de prévention et de lutte et à l’évolution de la pharmacologie. Il exprime l’espoir que le Bureau régional continue à accorder cette importance à l’hépatite à l’avenir. 115. Au titre des points divers, le Directeur régional indique que les consultations informelles menées dans un esprit de solidarité régionale se poursuivront pour parvenir à un consensus sur les deux candidats au Conseil exécutif à désigner par la Région. COORDINATION DES TRAVAUX DE L'ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, DU CONSEIL EXÉCUTIF ET DU COMITÉ RÉGIONAL : Point 17 de l'ordre du jour (document WPR/RC69/11) Ordre du jour pour 2019 (Point 17.1 de l'ordre du jour) 116. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes rappelle que le Comité régional a approuvé la révision de la procédure d’établissement de l’ordre du jour à sa soixante- sixième session. Conformément aux nouvelles dispositions, sept points techniques ont été proposés en 2017 pour examen à la présente session, dont cinq ont été inscrits à l’ordre du jour. En outre, il a été demandé que la sécurité sanitaire, la réforme de l’OMS et les maladies non transmissibles soient incluses en tant que points permanents et fassent l’objet de rapports de situation. Les États Membres sont invités à formuler leurs observations sur les quatre points techniques proposés pour l’ordre du jour de 2019 et à soumettre d’autres points techniques pour examen. 117. Plusieurs représentants se déclarent favorables à l’inclusion d’un point sur la mise en œuvre du Cadre régional d’action sur le vieillissement et la santé dans le Pacifique occidental (2014-2019), afin d’offrir aux États Membres l’occasion d’échanger sur leurs expériences et les obstacles rencontrés. Certains sont également pour que soit abordé le renouvellement de l’Initiative pour un monde sans tabac dans le Pacifique occidental et pour l’examen du Plan d’action pour combattre la résistance aux antimicrobiens dans la Région du Pacifique occidental. Un représentant signale que si la question des effets néfastes de la commercialisation des produits alimentaires axée sur l’enfant est inscrite à l’ordre du jour, il conviendra d’inclure des représentants des industries concernées du secteur privé dans la discussion. D’autres thèmes de discussion possibles sont suggérés, tels que des mises à jour du plan d’action pour des nouveau-nés en bonne santé dans la Région, l’alignement de la législation sur le Code international de commercialisation des substituts du COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 32 lait maternel, et la Regional Child Survival Strategy OMS/UNICEF. A l’avenir, les discussions sur la réforme de l’OMS devront être centrées sur la collaboration entre le Bureau régional et le siège de l’Organisation et inclure plus d’informations sur ce sujet. 118. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes prend note du soutien exprimé en faveur de l’inclusion à l’ordre du jour de 2019 des points sur le thème vieillissement et santé, l’Initiative pour un monde sans tabac et la résistance aux antimicrobiens. La suggestion concernant les substituts du lait maternel est liée à la commercialisation d’aliments malsains pour les enfants et pourrait être abordée dans ce contexte. Le fait de traiter les modes de collaboration entre le Bureau régional et le siège de l’OMS est également une possibilité, qui sera envisagée. Réforme de l'OMS (Point 17.2 de l'ordre du jour) Points recommandés par l'Assemblée mondiale de la Santé et le Conseil exécutif (Point 17.3 de l'ordre du jour) 119. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes rappelle que, parallèlement à l’adoption du treizième programme général de travail 2019-2023, le Directeur général a lancé le plan et l’architecture de transformation de l’OMS. Le plan de transformation s’appuie sur les réformes menées dans les régions et les principaux bureaux pour assurer l’amélioration constante des méthodes de travail de l’Organisation. Le Secrétariat régional a démarré le processus de mise en place de bureaux spécialisés géographiquement dispersés et des discussions bilatérales sont en cours avec les deux États Membres qui ont manifesté leur intérêt pour accueillir un bureau spécialisé. Le Comité régional est prié de prendre note de la progression de la réforme de l’OMS et des autres points recommandés par l’Assemblée mondiale de la Santé et par le Conseil exécutif, à savoir la décision EB142(5) sur l’élaboration d’une stratégie mondiale sur la santé, l’environnement et le changement climatique, la décision WHA71(8) sur l’élaboration d’une feuille de route pour lutter contre la pénurie mondiale de médicaments et de vaccins et en favoriser l’accès, et la résolution WHA70.15, sur la santé des réfugiés et des migrants. 120. Des représentants saluent les progrès de la réforme de l’OMS, notamment l’amélioration de la transparence et de la responsabilisation de l’Organisation. Ils relèvent également avec satisfaction l’efficacité accrue de la procédure d’établissement de l’ordre du jour. Même s’il est probable que l’introduction de changements à long-terme se révèle difficile, il importe de continuer à adopter des mesures concrètes et à consulter les États Membres. Le représentant de la Chine, qui a proposé d’accueillir le bureau spécialisé dans la santé en milieu urbain, indique que son pays est toujours intéressé et demande une aide pour faire avancer ce projet. Un autre représentant demande des précisions sur la manière dont les bureaux spécialisés géographiquement dispersés s’articulent par rapport à la fonction normative de l’OMS et contribuent au travail des principaux bureaux. 121. Une déclaration est faite au nom de WaterAid. 122. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes prend note de l’importance que les représentants attachent à la réforme et à la consultation des États Membres. 123. En réponse aux observations formulées, le Directeur régional indique que les bureaux spécialisés géographiquement dispersés contribuent à l’activité de l’OMS en attirant des ressources et en produisant des compétences dans des domaines importants pour lesquels le Bureau régional ne dispose pas de ressources adéquates. Ces bureaux, situés hors de Manille, font office de passerelle avec le Bureau régional et tirent parti de l’intérêt et des investissements du pays hôte pour un problème donné afin de faire progresser l’activité de l’OMS dans la Région. Le processus de mise en place d’un bureau spécialisé géographiquement dispersé est un processus complexe car il demande des discussions détaillées sur la manière de formuler un arrangement approprié conforme au droit diplomatique. Néanmoins les choses progressent en ce qui concerne la structure et les accords RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL 33 fondateurs du bureau spécialisé dans la santé en milieu urbain en Chine, et la mise en place d’un bureau spécialisé dans la salubrité de l’environnement en République de Corée progresse encore plus rapidement car ce thème est mieux appréhendé. PROGRAMME SPÉCIAL DE RECHERCHE, DE DÉVELOPPEMENT ET DE FORMATION À LA RECHERCHE EN REPRODUCTION HUMAINE : COMPOSITION DU COMITÉ POLITIQUES ET COORDINATION : Point 18 de l'ordre du jour (document WPR/RC69/12) 124. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que les trois États Membres de la Région siégeant au Programme spécial sont les Fidji, la Papouasie-Nouvelle- Guinée et les Philippines. Le mandat de la Papouasie-Nouvelle-Guinée prendra fin le 31 décembre 2018. Le Comité régional est donc invité à élire un État Membre pour lui succéder. 125. Le Comité régional a nommé les Îles Salomon en remplacement de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (voir décision WPR/RC69(1)). PROGRAMME SPÉCIAL DE RECHERCHE ET DE FORMATION CONCERNANT LES MALADIES TROPICALES : COMPOSITION DU CONSEIL CONJOINT DE COORDINATION : Point 19 de l'ordre du jour (document WPR/RC69/13) 126. Le Directeur par intérim de la Division Gestion des programmes indique que la Région du Pacifique occidental est actuellement représentée au sein de ce Programme spécial par les Fidji dont le mandat prendra fin le 31 décembre 2018. 127. Le Comité régional est invité à élire un État Membre pour remplacer les Fidji. 128. Le Comité régional a nommé les Philippines en remplacement des Fidji (voir décision WPR/RC69(2)). DATES ET LIEUX DES SOIXANTE-DIXIÈME ET SOIXANTE ET ONZIÈME SESSIONS DU COMITÉ RÉGIONAL : Point 20 de l'ordre du jour 129. Le Directeur régional déclare que la soixante-dixième session du Comité régional se tiendra à Manille, du 7 au 11 octobre 2019. 130. En ce qui concerne le lieu et la date de la soixante et onzième session, les dates provisoires du 5 au 9 octobre 2020 sont proposées, le lieu restant à déterminer après discussions avec le prochain Directeur régional (voir résolution WPR/RC69.R7). CLÔTURE DE LA SESSION : Point 21 de l'ordre du jour 131. Le Président annonce que le projet de rapport de la soixante-neuvième session sera distribué à tous les représentants, avec une date limite de soumission des demandes de changement. Au-delà de cette date, le rapport sera considéré comme approuvé. 132. Le représentant de Samoa propose une motion de remerciement au Président, au Vice-Président et aux Rapporteurs pour leur contribution au succès de cette session, ainsi qu’aux représentants des organisations intergouvernementales et non gouvernementales pour leurs déclarations (voir résolution WPR/RC69.R8). 133. Le Président lit une résolution préparée par le Secrétariat régional, expression de gratitude envers le Directeur régional, par laquelle celui-ci reçoit le titre de Directeur régional émérite (voir résolution WPR/RC69.R9). COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 34 134. Le Directeur régional prononce son discours de clôture (voir annexe 8). 135. Après le traditionnel échange de remerciements, la soixante-neuvième session du Comité régional est déclarée close. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL ANNEXE 1 35 ORDRE DU JOUR Ouverture de la session et adoption de l'ordre du jour 1. Ouverture de la session 2. Allocution du Président sortant 3. Élection du bureau : Président, Vice-Président et Rapporteurs 4. Allocution du Président entrant 5. Adoption de l'ordre du jour Discours liminaire 6. Allocution du Directeur général Désignation du Directeur régional 7. Désignation du Directeur régional Examen de l'activité de l'OMS 8. Allocution et rapport du Directeur régional WPR/RC69/2 9. Budget programme 2016-2017 : exécution du budget (rapport final) WPR/RC69/3 Politiques, programmes et orientations pour l'avenir 10. Projet de budget programme 2020-2021 WPR/RC69/4 11. Maladies tropicales négligées WPR/RC69/5 COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 1 36 12. Réadaptation WPR/RC69/6 13. Renforcement des cadres juridiques favorables à la santé au titre des objectifs de développement durable WPR/RC69/7 14. Utilisation de la cybersanté aux fins d’une meilleure prestation des services WPR/RC69/8 15. Amélioration de la planification et de la gestion des hôpitaux WPR/RC69/9 16. Rapports de situation sur les programmes techniques 16.1 Sécurité sanitaire Stratégie Asie-Pacifique pour la maîtrise des maladies émergentes et la gestion des urgences de santé publique Cadre d’action régional du Pacifique occidental pour la gestion des risques sanitaires liés aux catastrophes Plan d'action pour combattre la résistance aux antimicrobiens dans la Région du Pacifique occidental 16.2 Maladies non transmissibles 16.3 Santé et Environnement Cadre d’action régional du Pacifique occidental sur la santé et l’environnement dans un monde en mutation Initiative des petits États insulaires en développement sur les changements climatiques et la santé Projet de stratégie mondiale globale sur la santé, l’environnement et les changements climatiques RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 1 37 16.4 Maladies transmissibles Cadre régional d'application du Plan d'action mondial pour les vaccins dans le Pacifique occidental Cadre d’action régional pour la maîtrise et l’élimination du paludisme dans le Pacifique occidental 2016-2020 WPR/RC69/10 17. Coordination des travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé, du Conseil exécutif et du Comité régional 17.1 Ordre du jour pour 2019 17.2 Réforme de l'OMS 17.3 Points recommandés par l'Assemblée mondiale de la Santé et le Conseil exécutif WPR/RC69/11 Composition des comités mondiaux 18. Programme spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine : composition du Comité Politiques et Coordination WPR/RC69/12 19. Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales : composition du Conseil conjoint de coordination WPR/RC69/13 Autres questions 20. Soixante-dixième et soixante et onzième sessions du Comité régional : dates et lieux 21. Clôture de la session COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 38 RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL ANNEXE 2 39 LISTE DES REPRÉSENTANTS I. REPRÉSENTANTS DES ÉTATS MEMBRES AUSTRALIE Ms Caroline Edwards, Deputy Secretary, Department of Health, Canberra, Chef de la délégation Ms Nicole Jarvis, Assistant Secretary, Department of Health, Canberra, Suppléant(e) Ms Jacinta Holdway, Co-Director, UN Health and G20 Engagement Section, Department of Health, Canberra, Suppléant(e) Dr Tahli Fenner, Co-Director, UN Health and G20 Engagement Section, Department of Health, Canberra, Suppléant(e) Ms Casey Marie Broughton, Assistant Director, Health Strategies Section, Department of Foreign Affairs and Trade, Barton, Canberra, Suppléant(e) Ms Kate Emily Danaher, Policy Officer, Health Strategies Section, Department of Foreign Affairs and Trade, Barton, Canberra, Suppléant(e) BRUNÉI DARUSSALAM Honourable Dato Dr Mohammad Isham Jaafar, Minister of Health, Ministry of Health, Bandar Seri Begawan, Chef de la délégation Dr Zulaidi Abdul Latif, Deputy Permanent Secretary (Professional), Ministry of Health, Bandar Seri Begawan, Suppléant(e) Dr Justin Wong Yun Yaw, Medical Specialist (Public Health), Ministry of Health, Bandar Seri Begawan, Suppléant(e) Mr Mohd Raizul Amir Idros, Health Education Officer, Ministry of Health, Bandar Seri Begawan, Suppléant(e) CAMBODGE His Excellency Professor Eng Huot, Secretary of State, Ministry of Health, Phnom Penh, Chef de la délégation Dr Lo Veasnakiry, Director of Department of Planing and Health Information, Ministry of Health, Phnom Penh, Suppléant(e) Dr Sung Vinntak, Director, Department of International Cooperation, Phnom Penh, Suppléant(e) COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 2 40 CHINE Mr Li Mingzhu, Commissioner, Department of International Cooperation, National Health Commission, Beijing, Chef de la délégation Ms Zhao Lina, Division Director, Department of International Cooperation, National Health Commission, Beijing, Suppléant(e) Mr Shen Jianfeng, Deputy Division Director, Department of Planning and Information, National Health Commission, Beijing, Suppléant(e) Ms Wei Xiao, Deputy Division Director, Department of Law and Legislation, National Health Commission, Beijing, Suppléant(e) Mr Qi Hongliang, Deputy Division Director, Bureau of Disease Prevention and Control, National Health Commission, Beijing, Suppléant(e) Ms Meng Li, Deputy Division Director, Bureau of Medical Administration, National Health Commission, Beijing, Suppléant(e) Mr Cong Ze, Program Officer, Department of International Cooperation, National Health Commission, Beijing, Suppléant(e) Ms Yin Hui, Assistant Professor, School of Public Health, Peking University, Beijing, Suppléant(e) Ms Lu Ying, Doctor, School of Public Health, Peking University, Beijing, Suppléant(e) CHINE (HONG KONG) Dr Chan Hon-yee, Constance, Director of Health Department of Health, Hong Kong, Chef de la délégation Dr Tsui Lok-kin, Edwin, Assistant Director (Traditional Chinese Medicine), Department of Health, Hong Kong, Suppléant(e) Dr Ho Lei-ming, Raymond, Chief Port Health Officer, Department of Health, Hong Kong, Suppléant(e) Dr Leung Wai-man, Raymond, Senior Medical and Health Officer (Technology), Department of Health, Hong Kong, Suppléant(e) Dr Chim Pak-wing, Senior Medical and Health Officer, (Health Promotion), Department of Health, Hong Kong, Suppléant(e) RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 2 41 CHINE (MACAO) Dr Kuok Cheong U, Deputy Director, Health Bureau, Director of Hospital, Health Bureau of the Government of Macao Special Administrative Region of the People’s Republic of China, Macao, Chef de la délégation Dr Lo Iek Long, Advisor of the Secretary for Social Affairs and Culture, Health Bureau of the Government of Macao Special Administrative Region of the People's People's Republic of China, Macao, Suppléant(e) Mr Leong Kei Hong, Head of Organization and Information Technology Department, Health Bureau of Government of Macao Special Administrative Region of the People's Republic of China, Macao Suppléant(e) Dr Lam Chong, Head of Center of Disease Control and Prevention, Health Bureau of the Government of Macao Special Administrative Region of the People's Republic of China, Macao, Suppléant(e) ÎLES COOK Honourable Vainetutai Rose Toki-Brown, Minister of Health, Cook Islands Government, Rarotonga, Chef de la délégation Dr Josephine Herman, Secretary of Health, Ministry of Health, Rarotonga, Suppléant(e) Mr Tamaau Tepai, Spouse of Secretary of Health, Suppléant(e) FIDJI Honourable Isikeli Mataitoga, Ambassador of Fiji to the Republic of the Philippines, Embassy of the Republic of Fiji, Tokyo, Japan, Chef de la délégation Dr Eric Vilsoni Rafai, Head of Research and Innovation, Ministry of Health and Medical Services, Suva, Suppléant(e) FRANCE Monsieur Nicolas Galey, Ambassadeur de France aux Philippines, Chef de la délégation Madame Sophie Cueilleron, Chargée de mission Asie Pacifique, Délégation Affaires Européennes et Internationales, Ministère des solidarités et de la santé, Paris, Suppléant(e) Monsieur Jean-Jacques Forte, Conseiller de coopération et d'action culturelle à l'ambassade de France aux Philippines, Suppléant(e) Docteur Jacques Raynal, Ministre de la Santé et de la prévention de la Polynésie française, Ministère de la Santé, Papeete, Polynésie française, Suppléant(e) COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 2 42 FRANCE (suite) Docteur Merehau Mervin, Directrice adjointe de la santé, Département de la santé de Polynésie française, Papeete, Polynésie française, Suppléant(e) Monsieur Etienne Morel, Directeur de l'Agence santé du territoire des îles de Wallis-et-Futuna, Mata-Utu, Wallis-et-Futuna, Suppléant(e) FRANCE (NOUVELLE-CALÉDONIE) Monsieur Claude Gambey Chef de cabinet auprès du membre du gouvernement, en charge de l'animation et du contrôle des secteurs de la santé, de la jeunesse et des sports, Nouméa, Chef de la délégation Docteur Jean-Paul Grangeon, Médecin inspecteur et Directeur adjoint des affaires sanitaires et sociales de la Nouvelle-Calédonie, Nouméa, Suppléant(e) JAPON Honourable Takumi Nemoto, Minister of Health, Labour and Welfare, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo, Chef de la délégation Mr Yasuhisa Shiozaki, Member, House of Representatives, The House of Representatives, Tokyo, Suppléant(e) Mr Hideo Suzuki, Director-General for Global Issues/Assistant Minister, Ambassador, Ministry of Foreign Affairs, Tokyo, Suppléant(e) Dr Yasuhiro Suzuki, Chief Medical and Global Health Officer, Vice- Minister for Health, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo, Suppléant(e) Dr Chieko Ikeda, Senior Assistant Minister for Global Health, Minister's Secretariat, Ministry of Health, Labour and Welfare, Minister's Secretariat, Tokyo, Suppléant(e) Dr Hiroki Nakatani, Advisor for International Affairs to the Minister of Health, Labour and Welfare, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo, Suppléant(e) Mr Kazuhisa Takahashi, Deputy Assistant Minister for International Policy Planning, International Affairs Division, Minister's Secretariat, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo, Suppléant(e) Dr Hajime Inoue, Deputy Assistant Minister for Global Health, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo, Suppléant(e) Mr Ken Hongo, Secretary to the Minister of Health, Labour and Welfare, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo, Suppléant(e) Dr Manabu Sumi, Director, Global Health Policy Division, International Cooperation Bureau, Ministry of Foreign Affairs, Tokyo, Suppléant(e) RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 2 43 JAPON (suite) Mr Toru Kajiwara, Director, Office of Global Health Cooperation, International Affairs Division, Minister's Secretariat, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo, Suppléant(e) Dr Hiroyuki Hori, Senior Coordinator for Global Health, International Affairs Division, Minister's Secretariat, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo, Suppléant(e) Dr Tsuyoshi Inokuchi, Deputy Director, Global Health Policy Division, International Cooperation Bureau, Ministry of Foreign Affairs, Tokyo, Suppléant(e) Dr Keishi Abe, Deputy Director, International Affairs Division, Minister's Secretariat, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo, Suppléant(e) Dr Masataro Norizuki, Deputy Director, International Affairs Division, Minister's Secretariat, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo Suppléant(e) Dr Hiroshi Matsumura, Deputy Directorm, International Affairs Division, Minister's Secretariat, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo Suppléant(e) Dr Miyuki Uchiyama, Deputy Director , International Affairs Division, Minister's Secretariat, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo, Suppléant(e) Mr Hiromasa Watanabe, Section Chief, Office of Global Health Policy and Research, International Affairs Division, Ministry of Health, Labour and Welfare, Tokyo Suppléant(e) Dr Kenichi Komada, Medical Officer, Division of Global Health Policy Research, Department of Health Planning and Management, Bureau of International Cooperation, National Center for Global Health and Medicine, Tokyo, Suppléant(e) Dr Naoki Yanagisawa, Medical Doctor, Division of Global Health Policy Research, Department of Health Planning and Management, Bureau of International Cooperation, National Center for Global Health and Medicine, Tokyo, Suppléant(e) Dr Tomoo Ito, Medical Doctor, Division of Global Health Policy Research, Department of Health Planning and Management, Bureau of International Cooperation, National Center for Global Health and Medicine, Tokyo, Suppléant(e) Mr Naoki Naito, Inspector, Metropolitan Police Department, Tokyo, Suppléant(e) COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 2 44 KIRIBATI Honourable Tauanei Marea, Minister of Health, Ministry of Health and Medical Services, Tarawa, Chef de la délégation Ms Eretii Timeon, Director of Public Health, Ministry of Health and Medical Services, Tarawa, Suppléant(e) RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE POPULAIRE LAO Honourable Dr Bounkong Syhavong, Minister of Health, Ministry of Health, Vientiane Capital, Chef de la délégation Dr Nao Boutta, Director General of Cabinet, Ministry of Health, Vientiane Capital, Suppléant(e) Dr Rattanaxay Phetsouvanh, Director General of Communicable Disease Department, Ministry of Health, Vientiane Capital, Suppléant(e) Associate Dr Bounnack Xaysanasongkahm, Director General of Health Care and Rehabilitation Department, Ministry of Health, Vientiane Capital, Suppléant(e) Dr Bounpheng Philavong, Director General of Hygiene and Health Promotion, Ministry of Health, Vientiane Capital, Suppléant(e) MALAISIE Honourable Dr Dzulkefly Ahmad, Minister of Health, Ministry of Health Malaysia, Putrajaya, Chef de la délégation Datuk Dr Noor Hisham Abdullah, Director General of Health, Ministry of Health Malaysia, Putrajaya, Suppléant(e) His Excellency Dato' Raszlan Abdul Rashid, Ambassador of Malaysia to the Republic of Philippines, Embassy of Malaysia, Makati City, Philippines, Suppléant(e) Dr Narimah Awin, Consultant to Minister of Health, Ministry of Health Malaysia, Putrajaya, Suppléant(e) Dr Nik Mahir Nik Jasmin, Director of Public Health, Development Division, Ministry of Health Malaysia, Putrajaya, Suppléant(e) Dr Hasrina Hassan, Senior Principal Assistant Director, Disease Control Division, Ministry of Health Malaysia, Putrajaya, Suppléant(e) Dr Mohamed Ahsan Mohamed Ismail, Special Officer to the Minister of Health, Ministry of Health Malaysia, Putrajaya, Suppléant(e) Mr Rizany Irwan Muhamad Mazlan, Minister, Embassy of Malaysia, Makati City, Philippines, Suppléant(e) Ms Sharifah Ezneeda Wafa Syed Mohd Zulkarnain Wafa, Minister- Counsellor, Embassy of Malaysia, Makati City, Philippine, Suppléant(e) RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 2 45 MALAISIE (suite) Mr Abdul Samad Ismail, Second Secretary, Embassy of Malaysia, Makati City, Philippines, Suppléant(e) Mr Mohd Shahril Rahmat, Second Secretary, Embassy of Malaysia, Makati City, Philippines, Suppléant(e) RÉPUBLIQUE DES ÎLES MARSHALL Honourable Kalani Radford Kaneko, Minister of Health and Human Services, Ministry of Health and Human Services, Majuro, Chef de la délégation Ms Julia M. Alfred, Secretary of Health and Human Services, Ministry of Health and Human Services, Majuro, Suppléant(e) Ms Marline Loeak, Executive Secretary of Health and Human Services, Ministry of Health and Human Services, Majuro, Suppléant(e) MICRONÉSIE (ÉTATS FÉDÉRÉS DE) Honourable Magdalena A. Walter, Secretary (Minister), Department of Health and Social Services, Pohnpei, Suppléant(e) Mr Moses Pretrick, Environmental Health Program Manager, Department of Health and Social Affairs, Pohnpei, Suppléant(e) Mr Arthy G Nena, Director, Public Health and Hospital, Emergency Preparedness, Department of Health and Social Affairs, Pohnpei, Suppléant(e) Ms Fancelyn P Solomon, Administrave Specialist, Department of Health and Social Affairs, Pohnpei, Suppléant(e) MONGOLIE Honourable Sarangerel Davaajantsan, Minister of Health, Ministry of Health, Ulaanbaatar, Chef de la délégation Dr Tsogtbaatar Byambaa, Director a.i., Department of Public Administration and Management, Ministry of Health, Ulaanbaatar, Suppléant(e) Dr Bolormaa Sukhbaatar, Officer, Division of International Cooperation, Ministry of Health, Ulaanbaatar, Suppléant(e) Mr Tumurbaatar Luvsansambuu, Director-General, Ulaanbaatar City Health Department, Ulaanbaatar, Suppléant(e) Dr Enkhtur Shonkhuuz, Director-General, National Center for Maternal and Child Health, Ministry of Health, Ulaanbaatar, Suppléant(e) Dr Bayasgalan` Gendaram, Director, Second General Hospital, Ministry of Health, Ulaanbaatar, Suppléant(e) COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 2 46 MONGOLIE (suite) Dr Dugar Baast, Director-General, Khan-uul District General Hospital, Ulaanbaatar, Suppléant(e) Dr Badrakh Galsantseden, Director, Songinokhairkhan District General Hospital, Songinokhairkhan District, Ulaanbaatar, Suppléant(e) Dr Sumiya Narantuya, Director, Health Department of Bulgan Province, Bulgan Province, Suppléant(e) NAURU Honourable Charmaine Scotty, Minister for Health and Medical Services, Ministry of Health and Medical Services, Yaren, Chef de la délégation Mr Rayong Itsimaera, Secretary for Health and Medical Services Ministry of Health and Medical Services, Yaren, Suppléant(e) Ms Mary Dowiyogo Personal Assistant to the Minister for Health Ministry of Health and Medical Services, Yaren, Suppléant(e) NOUVELLE-ZÉLANDE Honourable Jenny Salesa, Minister of Building and Construction, Minister of Ethnic Communities, Associate Minister of Education, Health, Housing and Urban Development, New Zealand Government, Wellington, Chef de la délégation Ms Amanda Hinkley, Private Secretary, Health, Ministry of Health, Wellington, Suppléant(e) Dr Caroline McElnay, Director of Public Health, Ministry of Health, Wellington, Suppléant(e) Ms Caroline Flora, Group Manager, Population Outcomes, Ministry of Health, Wellington, Suppléant(e) Dr Colin Tukuitonga, Director-General, Pacific Community and the New Zealand candidate for Regional Director of the Western Pacific, Suppléant(e) Sumi Subramaniam, Lead Adviser, Health, Ministry of Foreign Affairs and Trade, Suppléant(e) Peter Ranger, Policy Officer, Ministry of Foreign Affairs and Trade, Suppléant(e) NIOUÉ Honourable Billy Graham Talagi, Minister of Social Services, Ministry of Social Services, Alofi, Suppléant(e) Dr Jason Tautasi, Medical Officer, Ministry of Social Services, Niue Health Department, Alofi, Suppléant(e) RÉPUBLIQUE DES PALAOS Honourable Dr Emais Roberts, Minister of Health, Republic of Palau Ministry of Health, Koror, Chef de la délégation RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 2 47 PAPOUASIE-NOUVELLE- GUINÉE Honourable Sir Dr Puka Temu, KBE CMG MP, Minister for Health and HIV/AIDS, Ministry of Health and HIV/AIDS, Port Moresby, Chef de la délégation Mr Pascoe Kase, Secretary, National Department of Health, Port Moresby, Suppléant(e) Mr Ken Kandep Wai, Executive Manager, Strategic Policy and Planning Division, National Department of Health, Port Moresby, Suppléant(e) Mr Moale Rivu, First Secretary to the Minister, Ministry of Health and HIV/AIDS, Port Moresby, Suppléant(e) PHILIPPINES Dr Francisco T. Duque III, Secretary of Health, Department of Health, Manila, Chef de la délégation Dr Rolando Enrique D. Domingo, Undersecretary, Office of the Chief of Staff, Department of Health, Manila, Suppléant(e) Dr Mario C. Villaverde, Undersecretary, Health Policy and Systems Development, Department of Health, Manila, Suppléant(e) Ms Susan Pineda-Mercado, Special Envoy of the President on Global Health Initiative, Office of the President, Manila, Suppléant(e) Ms Noralyn Jubaira-Baja, Assistant Secretary, Department of Foreign Affairs, Pasay City, Suppléant(e) Dr Kenneth G. Ronquillo, Director IV, Health Policy Development and Planning Bureau, Department of Health, Manila, Suppléant(e) Ms Maylene M. Beltran, Director IV, Bureau of International Health Cooperation, Department of Health, Manila, Suppléant(e) Mr Dominic Xavier Marquez Imperial, Acting Director, Department of Foreign Affairs, Pasay City, Suppléant(e) Mr Bryan Jess T. Baguio, Acting Director, Department of Foreign Affairs, Pasay City, Suppléant(e) Ms Therese Cantada, Acting Director, Department of Foreign Affairs, Pasay City, Suppléant(e) Dr Ruby C. Constantino, Officer-in-Charge, Director IV, Disease Prevention and Control Bureau, Department of Health, Manila, Suppléant(e) Mr Meynardo L.B. Montealegre, Assistant Secretary, Department of Foreign Affairs, Pasay City, Suppléant(e) COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 2 48 RÉPUBLIQUE DE CORÉE Mr Cho Tae Ick, Director General, Bureau of International Cooperation, Ministry of Health and Welfare, Sejong-si, Chef de la délégation Ms Kim Seong Gyong, Deputy Director, Division of International Cooperation, Ministry of Health and Welfare, Sejong-si, Suppléant(e) Ms Lee Hyunju, Assistant Director. Division of International Cooperation, Ministry of Health and Welfare, Sejong-si, Suppléant(e) Dr Park Ok, Director, Division of Risk Assessment and International Cooperation, Korea Centers for Disease Control and Prevention Ministry of Health and Welfare, Sejong-si, Suppléant(e) Ms Kim Hee kyoung, Assistant Director, Division of Risk Assessment and International Cooperation, Korea Centers for Disease Control and Prevention, Ministry of Health and Welfare, Sejong-si, Suppléant(e) Ms Kwon Sumin, Assistant Director, Division of Risk Assessment and International Cooperation, Korea Centers for Disease Control and Prevention Ministry of Health and Welfare, Sejong-si, Suppléant(e) Mr Sorornejad Pejmon, Interpreter, Division of Risk Assessment and International Cooperation, Korea Centers for Disease Control and Prevention Ministry of Health and Welfare, Sejong-si, Suppléant(e) Dr Jun Jina, Associate Research Fellow, Korea Institute for Health and Social Affairs, Sejong-si, Suppléant(e) SAMOA Honourable Tuitama Leao Dr Talalelei Tuitama, Minister of Health, Ministry of Health, Government Building, Apia, Chef de la délégation Ms Gaualofa Matalavea Saaga, Assistant Chief Executive Officer, Ministry of Health, Apia, Suppléant(e) SINGAPOUR Dr Lam Pin Min, Senior Minister of State for Transport and Health, Ministry of Health Singapore, Singapore, Chef de la délégation Dr Benjamin Koh, Deputy Secretary (Development) Ministry of Health Singapore, Singapore, Suppléant(e) Dr Lyn James, Director, Epidemiology and Disease Control, Ministry of Health Singapore, Singapore, Suppléant(e) Ms Kong Ching Ying, Assistant Director, International Cooperation, Ministry of Health Singapore, Singapore, Suppléant(e) Ms Hazel Koh, Manager, International Cooperation, Ministry of Health Singapore, Singapore, Suppléant(e) RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 2 49 ÎLES SALOMON Honourable Tautai Agikimua Kaitu'u, Minister for Health and Medical Service, Ministry of Health and Medical Service, Honiara, Chef de la délégation Dr Gregory Jilini, Under Secretary (Health Care), Ministry of Health and Medical Services, Honiara, Suppléant(e) TOKELAU TONGA Honourable Dr Saia Ma'u Piukala, Minister of Health and Public Enterprises, Ministry of Health, Nuku'alofa, Chef de la délégation Dr Siale Akauola, Chief Executive Officer for Health, Ministry of Health, Nuku'alofa, Suppléant(e) Ms Debbie Sorensen, Chief Executive Officer of the Pasifika Medical Association, Senior Health Advisor, Pasifika Futures Ltd Auckland, New Zealand, Suppléant(e) TUVALU Honourable Satini Tulaga Manuella, Minister for Health, Ministry of Health, Funafuti, Chef de la délégation Mr Karlos Lee Moresi, Chief Executive Officer, Ministry of Health, Funafuti, Suppléant(e) ROYAUME-UNI DE GRANDE-BRETAGNE ET D’IRLANDE DU NORD Mr Rob Contractor, Head of Political and Economic Section, British Embassy, Manila, Taguig City, Metro Manila Philippines, Chef de la délégation Dr Ma. Rowena Alcido, Health Advisor, British Embassy Manila, Taguig City, Metro Manila, Philippines, Suppléant(e) ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE Ms Erika Elvander, Director, Asia and the Pacific, Office of Global Affairs, U.S. Department of Health and Human Services, Washington, D.C., Chef de la délégation Ms Ann Blackwood, Senior Health Advisor, Department of State, Bureau of International Organization Affairs, Washington, D.C., Suppléant(e) Dr R.J. Simonds, Country Director, United States Centers for Disease Control and Prevention, China Office, Beijing, China, Suppléant(e) Ms Maya Levine, Senior Global Health Officer, Multilateral Relations, Office of Global Affairs, U.S. Department of Health and Human Services, Washington, D.C., Suppléant(e) Mr Bill Gallo, Senior Advisor, Pacific Islands, United States Centers for Disease Control and Prevention, Honolulu, Suppléant(e) * non représenté COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 2 50 VANUATU Honourable Norris Kalmet, State Minister, Ministry of Health, Port Vila, Chef de la délégation Mr George Kalkau Taleo, Director General, Ministry of Health, Port Vila, Suppléant(e) Dr Posikai Samuel Tapo, Director of Planning, Policy and Corporate Service, Ministry of Health, Port Vila, Suppléant(e) Mr Luna Jimmy Tasong, Political Adviser, Ministry of Health, Port Vila, Suppléant(e) Mr Willy Posen, Private Secretary, Ministry of Health, Port Vila, Suppléant(e) VIET NAM Honourable Nguyen Thi Kim Tien, Minister of Health, Ministry of Health, Hanoi, Chef de la délégation Associate Professor Dr Tran Thi Giang Huong, Director General, International Cooperation Department, Ministry of Health, Hanoi, Suppléant(e) Dr Nguyen Trong Khoa, Deputy Director General, General Administration of Medical Services, Ministry of Health, Hanoi, Suppléant(e) Associate Professor Dr Tran Thanh Duong, Deputy Director, National Institute of Hygiene and Epidemiology, Hanoi, Suppléant(e) Professor Dr Nguyen Van Kinh, Director, National Hospital of Tropical Diseases, Ministry of Health, Hanoi, Suppléant(e) Dr Nguyen Quang Thieu. Deputy Director, National Institute of Malariology, Parasitology and Entomology, Hanoi, Suppléant(e) Mr Le Hieu, Official, Administration of Science, Technology and Training, Ministry of Health, Hanoi, Suppléant(e) Ms Pham Thi Minh Chau, Senior Official, International Cooperation Department, Ministry of Health of Viet Nam, Hanoi, Suppléant(e) Dr Hoang Minh Duc, Deputy Director, Administration of Preventive Medicine, Ministry of Health, Hanoi, Suppléant(e) Mr Ngo Tuan Anh, Second Secretary, Embassy of Viet Nam in the Philippines, Manila, Philippines, Suppléant(e) RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 2 51 II. REPRÉSENTANTS DES BUREAUX DES NATIONS UNIES, DES INSTITUTIONS SPÉCIALISÉES ET ORGANISATIONS APPARENTÉES ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE (FAO) Juan Fidel P. Rodriguez Programme Assistant FAO Representation in the Philippines UN Common Premises 14th Floor, North Tower, Rockwell Business Corner Sheridan and United Streets 1554 Mandaluyong City, Philippines III. OBSERVATEURS JAPON – MINISTÈRE DE LA SANTÉ, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE Ms Takeko Yamashita Ms Mami Kon Dr Midori Kamei PACIFIC ISLANDS HEALTH OFFICERS' ASSOCIATION Dr Emi Chutaro SECRÉTARIAT DE L’ALLIANCE POUR DES VILLES-SANTÉ Professor Keiko Nakamura UNIVERSITÉ DES PHILIPPINES Dr Paulyn Jean Rosell Ubial BANQUE MONDIALE Dr Enis Baris COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 2 52 IV. REPRÉSENTANTS DES ORGANISATIONS INTERGOUVERNEMENTALES BANQUE ASIATIQUE DE DÉVELOPPEMENT Dr Eduardo Banzon COMMUNAUTÉ DU PACIFIQUE Dr Audrey Aumua Dr Paula SilatoluVivili V. REPRÉSENTANTS DES ACTEURS NON ÉTATIQUES CHILDHOOD CANCER INTERNATIONAL Ms Carmen Auste CHRISTIAN BLIND MISSION Mr Rainer Guetler Dr Manfred Morchen GLOBAL MEDICAL TECHNOLOGY ALLIANCE Mr Darwin de Jesus Mariano Mr Cristan Zhigang Yang ALLIANCE INTERNATIONALE DES ORGANISATIONS DE PATIENTS Mr Yi-Mou Ko Ms Ya Hsin Wang CONSEIL INTERNATIONAL DES INFIRMIÈRES Dr Merle Lobres Salvani FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES SCIENCES DE LABORATOIRE BIOMÉDICAL Dr Leila Florento FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE GYNÉCOLOGIE ET D’OBSTÉTRIQUE Dr Mario A. Bernardino Dr Pilar Lagman-Dy FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES ASSOCIATIONS D’ÉTUDIANTS EN MÉDECINE Mr Yin Hang Chan Dr Po-Chin Li Mr Zih Siang Seo Ms Kimberly Jane Fajardo Ventura Ms Bo Zhang RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 2 53 FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE L’INDUSTRIE DU MEDICAMENT Mr Josh Black Mr Takahashi Go Mr Franck Perraudin Ms Felicity Swan FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES ÉTUDIANTS EN PHARMACIE Mr Christopher Chua Ms Charlotte Earl Ms Kang Hyunjin Ms Soyeon Lee Ms Waranyu Lengwiriyakul Ms Hsueh-Yun Liao Ms April Dominique Ocampo Mr Cheng-Hsuan Tsai SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE MÉDECINE PHYSIQUE ET DE RÉADAPTATION Dr Reynaldo Rey-Matias ASSOCIATION INTERNATIONALE DES TECHNICIENNES ET TECHNICIENS DIPLÔMÉS EN ÉLECTRO-RADIOLOGIE MÉDICALE Professor Peachy Salamanca Luna ASSOCIATION INTERNATIONALE DES FEMMES MÉDECINS Dr Teresita Agda Dr Margarita Cardona Dr Vivina Chiu Dr Marilyn Federico Dr Carmencita Lo Dr Elizabeth Milanes MÉDECINS SANS FRONTIÈRES (MSF) Dr Su Myat Han ORGANISATION MONDIALE DES MEDECINS DE FAMILLE Dr Policarpio Joves Jr. UNITED STATES PHARMACOPEIAL CONVENTION Dr Geoff Tsen WATERAID Ms Alison Macintyre FONDS MONDIAL DE RECHERCHE CONTRE LE CANCER Mr Ralph Emerson Degollacion COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 2 54 CONFÉDÉRATION MONDIALE DE PHYSIOTHÉRAPIE Mr Royson Mercado WORLD COUNCIL OF OPTOMETRY Dr Carmen Abesamis-Dichoso FÉDÉRATION MONDIALE DES SOCIÉTÉS D’ACUPUNCTURE ET DE MOXIBUSTION Dr Teoh Boon Khai FÉDÉRATION MONDIALE DES SOCIÉTÉS DE MÉDECINE CHINOISE Dr Qiming Zheng FÉDÉRATION MONDIALE DE L’HÉMOPHILIE Ms Marie Ann Iballo Fernandez FÉDÉRATION MONDIALE DU CŒUR Dr Sophie La Vincente Dr Kate Ralston ORGANISATION MONDIALE CONTRE L’ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL Dr Maria Epifania Collantes RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL ANNEXE 3 55 LISTE DES ORGANISATIONS DONT LES REPRÉSENTANTS ONT FAIT UNE DÉCLARATION AU COMITÉ RÉGIONAL Healthy Philippines Alliance Alliance internationale des organisations de patients Fédération internationale des associations d'étudiants en médecine Fédération internationale des étudiants en pharmacie Société internationale de médecine physique et de réadaptation Médecins sans frontières NCD Alliance WaterAid Fonds mondial de recherche contre le cancer Fédération mondiale des ergothérapeutes World Federation of Societies of Anaesthesiologists Fédération mondiale du cœur COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 56 RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL ANNEXE 4 57 ALLOCUTION DU PRÉSIDENT SORTANT, M. TAUTAI AGIKIMUA KAITU'U, MINISTRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES MÉDICAUX DES ÎLES SALOMON À L’OCCASION DE LA SÉANCE D’OUVERTURE DE LA SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION DU COMITÉ RÉGIONAL OMS DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Mesdames et Messieurs les Ministres Mesdames et Messieurs les Représentants Dr Shin Young-soo, Directeur régional Mesdames et Messieurs les représentants d'organismes des Nations Unies, d'organisations intergouvernementales et d'organisations non gouvernementales Mesdames et Messieurs : Je vous souhaite à tous la bienvenue à la soixante-neuvième session du Comité régional OMS du Pacifique occidental. Mme Glenys Beauchamp, d'Australie, qui a présidé la session du Comité régional l'an dernier, ne peut se joindre à nous cette semaine et m'a demandé de la suppléer ce matin. Mesdames et Messieurs, Nous nous sommes réunis l'an dernier à Brisbane (Australie) et avons travaillé sur un ordre du jour ambitieux. C'est pour moi un très grand plaisir et un honneur de pouvoir vous rendre compte de certains des progrès qui ont été accomplis depuis notre dernière rencontre. Premièrement, le Comité régional a approuvé le document intitulé Stratégie et Plan d'action régionaux pour l'élimination de la rougeole et de la rubéole et prié instamment les États Membres d'élaborer ou de mettre à jour des stratégies et des plans d'action nationaux visant à éliminer la rougeole et la rubéole. Nous réalisons de grandes avancées dans ce domaine. En 2017, l'incidence de la rougeole dans la Région a atteint un niveau historiquement bas. L’élimination de la rougeole a été validée dans huit États et Territoires. La Nouvelle-Zélande et la République de Corée ont officiellement éliminé la rubéole, et plusieurs autres pays sont en bonne voie pour y parvenir dans les cinq prochaines années. Deuxièmement, nous avons adopté une résolution sur la protection des enfants contre les effets néfastes de la commercialisation des produits alimentaires. Un cadre d'action régional portant sur cette question est en cours d'élaboration. En début d’année prochaine, cet important travail fera l’objet de consultations auprès des États Membres, afin que ceux-ci puissent éclairer nos futures délibérations en la matière. Troisièmement, nous avons approuvé le Plan d'action régional pour la promotion de la santé dans le cadre des objectifs du développement durable 2018-2030. Dans le droit fil du Plan d'action, les États Membres bénéficient d'un appui pour renforcer les capacités dont ils disposent à l’échelle nationale et infranationale en ce qui concerne la gouvernance de la santé, l'éducation sanitaire et le développement de cadres de vie sains. Il nous faut tous continuer d’exhorter les dirigeants politiques, à tous les niveaux, à faire des choix audacieux en faveur de la santé, afin de mener à bien le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Quatrièmement, à la session qui s’est tenue l'an dernier, nous avons également débattu du Cadre régional pour la triple élimination de la transmission mère-enfant du VIH, de l'hépatite B et de la syphilis. Les pays ont déjà commencé à diffuser et à mettre en œuvre ce cadre ; plusieurs d’entre eux ont élaboré des plans nationaux et collaborent avec d'autres parties prenantes et partenaires à la mise en œuvre. L'OMS s’emploie actuellement avec les pays et les partenaires à élaborer un rapport COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 4 58 de référence sur la triple élimination, qui nous aidera à mesurer les progrès que nous accomplissons au titre de ces grands objectifs que nous sommes fixés pour éliminer ces maladies. Cinquièmement, le Comité a approuvé le Cadre d'action régional pour le passage au financement intégré des services de santé publique prioritaires dans le Pacifique occidental. Ce cadre revêt une importance d’autant plus cruciale que bon nombre de nos pays se développent économiquement et que les donateurs retirent leur appui. Nous apprécions le soutien que l’OMS nous a apporté au cours de l'année écoulée dans la planification de la transition et dans la tenue de concertations sur les questions de financement de la santé. Sixièmement, le Comité régional a approuvé le Programme d'action régional du Pacifique occidental sur le renforcement, la convergence et la coopération en matière de réglementation pour les médicaments et le personnel de santé. Il s’agit là d’un domaine complexe. Nous apprécions l’appui de l'OMS aux initiatives de coopération et de convergence visant à renforcer les systèmes de réglementation et à obtenir de bons résultats en la matière. Enfin, nous avons adopté le Cadre d'action régional pour la sécurité sanitaire des aliments dans le Pacifique occidental. Pour y donner suite, plusieurs pays s’emploient actuellement, avec le concours de l'OMS, à élaborer des plans nationaux de sécurité sanitaire des aliments ou à les réviser, et plusieurs pays du Pacifique reçoivent appui et conseils pratiques pour se doter des capacités voulues en matière d'analyse des aliments. Mesdames et Messieurs, L’an dernier, l’ordre du jour de la session était très chargé ! Cette année également, la semaine qui nous attend sera bien remplie avec, bien entendu, la nomination du prochain Directeur régional. Comme toujours, j'attends avec impatience l'occasion d'échanger nos points de vue et nos données d’expérience, et d'affiner notre approche collective des questions complexes dont nous allons débattre cette semaine. Je tiens de nouveau à remercier la Présidente, Mme Glenys Beauchamp, Secrétaire d’État au Ministère australien de la santé, de l’excellent travail qu’elle a accompli l’an dernier en qualité de Présidente, ainsi que les autres membres du Bureau pour leur remarquable soutien. Mes derniers mots s’adressent au Directeur régional, Dr Shin. Je vous remercie, ainsi que votre personnel, de l’excellente organisation de cette session, ainsi que des efforts inlassables que vous avez consentis ces 12 derniers mois, pour nous appuyer, nous tous les États Membres, dans l’action que nous menons en vue d’assurer une meilleure santé aux populations de la Région du Pacifique occidental. Je vous remercie. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL ANNEXE 5 59 ALLOCUTION DU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ, DR TEDROS ADHANOM GHEBREYESUS, À LA SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION DU COMITÉ RÉGIONAL OMS DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Sir Puka Temo, Président de la soixante-neuvième session du Comité régional OMS du Pacifique occidental, Mon frère, le Dr Shin, Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, Excellences, Mesdames et Messieurs les chefs de délégation, Mesdames et Messieurs les représentants, chers collègues et amis, C’est un honneur pour moi d’être parmi vous aujourd’hui à Manille pour participer à cette session historique du Comité régional. Il s’est passé beaucoup de choses depuis que je me suis adressé à vous à Brisbane il y a un an. L’année a été chargée mais productive. Nous avons adopté une nouvelle stratégie quinquennale pour mieux cibler l’action de l’OMS vers un impact mesurable, en accordant une place centrale à la réalisation des objectifs ambitieux du « triple milliard » ; Nous avons poursuivi la réforme de nos activités consacrées aux situations d'urgence et avons opposé une riposte rapide et efficace à de nombreuses flambées et autres crises ; Nous avons lancé un projet de transformation pour faire de l’OMS une organisation plus souple ; Nous avons créé une commission de haut niveau chargée de trouver de nouvelles solutions pour lutter contre les maladies non transmissibles ; Il y a tout juste deux semaines, nous avons tenu non pas une, mais deux réunions de haut niveau à l’Assemblée générale des Nations Unies, sur la tuberculose et les maladies non transmissibles ; Nous avons lancé une nouvelle initiative sur le changement climatique dans les petits États insulaires en développement ; Nous nous sommes engagés à éliminer le cancer du col de l’utérus ; Nous nous sommes engagés à éliminer les acides gras trans de l’offre alimentaire mondiale ; Nous œuvrons actuellement au lancement d’une nouvelle initiative pour mettre fin au paludisme ; Le Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac est entré en vigueur ; Nous avons collaboré avec Google au lancement d’une nouvelle version de l’application Google Fit basée sur les directives de l’OMS ; L’Allemagne, le Ghana et la Norvège nous ont demandé d’élaborer un plan d’action mondial en faveur de la réalisation de l’ODD3, qui est presque prêt ; COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 5 60 Nous avons continué à renforcer l’engagement politique en faveur de la couverture sanitaire universelle ; Nous avons également lancé le premier « dossier d’investissement » de l'OMS, dans lequel il est estimé qu’une organisation dotée de ressources suffisantes pourrait sauver 30 millions de vies et ajouter 100 millions d'années de vie saine à la population mondiale dans les cinq années à venir. Je tiens à tous vous remercier de l’appui que vous nous avez apporté au cours de ces 15 derniers mois. Et je voudrais remercier tout particulièrement mon frère, le Dr Shin. Quelle que soit la personne que vous élirez demain en qualité de nouveau Directeur régional, elle aura fort à faire pour lui succéder. Je reparlerai tout à l’heure du Dr Shin, mais je sais que je n’ai pas à vous convaincre de ses impressionnantes réalisations ni de l'immense legs qu'il nous laisse. Vous n’êtes pas sans savoir que l'une de ses grandes priorités a consisté à axer plus directement l’action du Bureau régional sur l'appui aux pays. Nous nous efforçons actuellement de transformer l'Organisation de manière à placer les pays au cœur de nos préoccupations dans tout ce que nous entreprenons à travers le monde. Mais, en vérité, le Dr Shin s’y emploie depuis déjà 10 ans. Le succès d’une telle approche est abondamment avéré. Dans le Pacifique occidental, au cours de ces dix dernières années : La mortalité maternelle a reculé d’un tiers. La mortalité des enfants de moins de cinq ans a diminué de deux tiers. Les décès dus à la tuberculose ont chuté de 29 %. L’action menée contre l’hépatite B a permis de sauver 7 millions de vies. Les dix pays de la Région où le paludisme est endémique sont en voie d'éliminer la maladie. Et les principales capacités requises pour faire face aux situations d'urgence se sont sensiblement améliorées. La Région progresse également à grands pas vers l’instauration de la couverture sanitaire universelle. Les dépenses publiques ont augmenté pour passer à 56 % de l'ensemble des dépenses de santé. Depuis 2005, le nombre de ceux que des dépenses de santé ont fait sombrer dans la pauvreté extrême dans le Pacifique occidental s’est quasiment réduit de moitié, tombant de 37 millions à 19 millions de personnes. Ce sont d’excellentes nouvelles. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 5 61 Mais dans le même temps, le nombre de ceux qui consacrent plus de 10 % du revenu de leur ménage à la santé a légèrement augmenté. En d'autres termes, les gens s'enrichissent, mais consacrent une plus grande part de leurs revenus à la santé. Cela signifie que certaines familles ont à faire un choix difficile entre les soins de santé et d’autres nécessités de la vie. J’invite instamment tous les gouvernements à accorder une attention particulière à cette tendance. Je vous exhorte à utiliser tous les outils dont vous disposez pour veiller à ce que vos peuples respectifs reçoivent les services de santé dont ils ont besoin, sans que cela ne les expose à des difficultés financières. L'un de ces outils est la législation. Je me réjouis de constater que parmi les questions mises à l’ordre du jour cette semaine figure un programme d'action sur les cadres juridiques de la santé. Vous n’ignorez pas que je suis un ardent défenseur de l'engagement politique en faveur de la CSU. Mais sans législation, l'engagement politique peut être une vaine promesse. Les lois sont le moyen par lequel l'engagement politique se traduit en véritable changement. De nombreux volets de la politique sanitaire ne sauraient être mis en œuvre sans législation, qu’il s’agisse d’assurer l'accès aux services, de préserver la qualité des produits et des services, ou d’assurer la protection contre les risques financiers. Pour s'attaquer à bon nombre de déterminants de la santé, il faut également pouvoir compter sur une solide assise juridique. Le cadre invite chaque pays de la Région à revoir, à hiérarchiser les priorités et à renforcer ses propres cadres juridiques en matière de santé, et à coopérer au-delà des frontières pour s'attaquer aux déterminants de la santé dans le commerce et l'environnement. Je vous invite instamment à approuver le cadre, et à mettre en œuvre les recommandations qu’il contient. L'OMS est disposée à apporter à chaque pays une assistance technique reposant sur des données factuelles afin de déterminer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Un deuxième outil dont vous disposez pour progresser vers la couverture sanitaire universelle est celui de la technologie numérique. À la Session de l’Assemblée mondiale de la Santé qui s’est tenue en mai dernier, vous et d’autres États Membres de l’OMS nous avez demandé d’élaborer une stratégie mondiale sur la santé numérique. Le programme d'action que vous examinerez cette semaine contribuera à façonner cette stratégie mondiale. L'utilisation croissante des dossiers de santé électroniques, de la télémédecine, des technologies mobiles, des méga-données et de l'intelligence artificielle offre d'énormes possibilités pour surmonter les obstacles et offrir à chacun les services dont il a besoin. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 5 62 Compte tenu de l’infinité d’options, le programme d'action appelle les pays à procéder à une évaluation minutieuse et à utiliser en priorité les technologies essentielles et éprouvées, plutôt qu'à s’efforcer de tout faire. Les pays peuvent facilement perdre beaucoup de temps et d'argent dans leur empressement à se doter de toutes les technologies les plus récentes. De nombreux pays de la Région ont élaboré une politique ou une stratégie nationale de cybersanté ou sont sur le point d’en achever la conception. Tout cela est très encourageant, même si des efforts supplémentaires sont prévus pour soutenir les petits États insulaires en développement. Je vous invite instamment à approuver cette semaine le programme d'action sur la cybersanté, et à vous attacher en priorité à exploiter les potentialités des technologies numériques au bénéfice de la santé, en particulier les soins de santé primaires. Dans tout juste deux semaines, nous nous réunirons à Astana, au Kazakhstan, à l’occasion du quarantième anniversaire de la déclaration d'Alma-Ata. Ensemble, nous réaffirmerons le caractère essentiel des soins de santé primaires centrés sur la personne en tant que socle de systèmes de santé solides et fondement de la couverture sanitaire universelle. Hélas, l’ambition d'Alma-Ata reste un rêve lointain en de trop nombreux endroits. Mais aujourd'hui, nous disposons d'un outil essentiel que nous n'avions pas il y a 40 ans : les technologies numériques. Mesdames et Messieurs, Bien que nous encouragions tous les pays à investir davantage dans le renforcement des services de soins primaires, il n'en demeure pas moins que les hôpitaux constituent une composante essentielle de tout système de santé. À un moment ou à un autre durant notre existence, la quasi-totalité d’entre nous recevra des soins dans un hôpital. Les hôpitaux représentent la plus grande partie des dépenses d’investissement dans les systèmes de santé, et jusqu'à 56 % des dépenses de santé récurrentes. L'efficience et l'efficacité du système de santé de chaque pays sont donc déterminées en grande partie par celles de ses services hospitaliers. Trop souvent, la performance est compromise par la mauvaise gestion, l'inefficacité et la mauvaise qualité des soins. Le Pacifique occidental abrite certains des hôpitaux les plus grands et les plus complexes du monde dans des mégalopoles et de petits hôpitaux dans des îles reculées. Il va sans dire que la grande diversité de la Région ne permet pas de recommander l’adoption de solutions universelles. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 5 63 Pour autant, aussi grand et moderne que soit un hôpital, il est toujours possible d’y apporter des améliorations. C'est pourquoi le cadre d'action sur la gestion hospitalière offre un large éventail d'options pour chaque hôpital et chaque pays. Dans les économies avancées, les hôpitaux peuvent mettre l’accent sur la maîtrise des coûts et l'amélioration des résultats en corrélant les dépenses et la performance, et en introduisant des mesures d’incitation à la prestation de soins en équipe. Pour les économies en transition et les petits États insulaires, le programme d'action propose des améliorations pour ce qui concerne la planification des services de santé, la qualité, la responsabilisation, l'efficacité et l'utilisation des ressources. Dans les pays fortement décentralisés, des améliorations peuvent être apportées à la gouvernance et à la gestion de l'information. J’invite instamment tous les États Membres à approuver cette semaine le programme d’action mais aussi à prendre à cœur les recommandations qu’il contient et à les mettre en œuvre chez eux. L’un des services essentiels assurés par les hôpitaux est la réadaptation. Plus tôt cette année, j’ai vu une vidéo qui m’a fait une vive impression ; elle racontait l’histoire d’un jeune homme, Roby Malonzo. Roby a perdu une jambe dans un accident de moto lorsqu’il avait 14 ans, ici même, aux Philippines. Mais il a entendu parler d’un centre médical qui propose des prothèses aux personnes de milieu modeste. Roby s’est alors rendu dans cet établissement où il s’est produit une chose inattendue. Roby n’y pas simplement obtenu une nouvelle jambe : il y a trouvé un travail. Il fabrique à présent des prothèses pour des personnes comme lui. C’est là le pouvoir de la réadaptation : elle ne rétablit pas seulement le mouvement ; elle redonne espoir. La réadaptation n’est pas qu’une question de santé ; elle touche au bien-être des individus. Elle vise à donner à chacun les moyens de mener l’existence qu’il souhaite et de faire ce qu’il entend. La réadaptation ne peut être envisagée de manière incidente ni être ajoutée ultérieurement aux soins ; elle doit en faire partie intégrante, et former un élément constitutif de la couverture sanitaire universelle. Au fur et à mesure que vos populations vieillissent et que la prévalence des maladies non transmissibles augmente, la demande de services de réadaptation montera en flèche dans cette Région. C’est pour cette raison que le cadre d’action pour la réadaptation que vous examinerez cette semaine revêt une telle importance. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 5 64 Ses quatre piliers offrent aux pays un éventail de mesures visant à améliorer la disponibilité des services de réadaptation, à renforcer leur gouvernance et leur financement, à former un personnel de réadaptation qualifié et à promouvoir la collecte de données et la recherche. Je vous invite instamment à l’approuver et à le mettre en œuvre. L’an dernier, j’ai eu l’honneur de venir célébrer avec vous l’élimination du trachome au Cambodge et en République démocratique populaire lao. Aujourd’hui, je suis heureux d’être ici parmi vous pour confirmer l’élimination de la filariose lymphatique aux Palaos, au Viet Nam et à Wallis-et-Futuna. Depuis 2016, l’élimination de la filariose lymphatique en tant que problème de santé publique a été validée dans neuf pays de la Région. L’élimination de la transmission mère-enfant du VIH et de la syphilis a également été confirmée en Malaisie. Ce sont des motifs de réjouissance, et il y en a bien d’autres. Le Pacifique occidental est la seule Région de l’OMS où la charge de morbidité de la schistosomiase a été réduite au point que l’élimination régionale est aujourd’hui à notre portée. Mais comme vous le savez tous, il reste encore à faire pour mettre fin aux maladies tropicales négligées (MTN) qui sévissent encore dans la Région. Le projet de Cadre d’action régional pour la maîtrise et l’élimination des maladies tropicales négligées est une étape essentielle à la réalisation de cet objectif. Ses quatre piliers stratégiques ont pour objet d’assurer un accès universel et équitable aux interventions et aux services de lutte contre les MTN, en particulier au profit des populations difficiles à atteindre, marginalisées et vulnérables. À première vue, les cinq domaines que je viens d’évoquer semblent tout-à-fait distincts. Cependant, je vois un lien manifeste entre eux. Ils sont tous essentiels à la mise en place de systèmes de santé solides et à l’instauration de la couverture sanitaire universelle. Les cadres juridiques et la cybersanté visent à favoriser l’amélioration des services de santé. Les hôpitaux et la réadaptation visent à fournir des services de santé améliorés. Quant au Cadre pour la maîtrise et l’élimination des maladies tropicales négligées, il contribue à la finalité visée par l’amélioration des services de santé : prévenir les infections, traiter les malades et sauver des vies. L’OMS a pour mission d’appuyer tous les pays en engageant un dialogue politique constructif, en définissant des orientations normatives de portée mondiale, et en leur offrant son savoir-faire technique avisé afin de traduire les engagements en plans, les plans en actions et les actions en résultats. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 5 65 Chers collègues, Mesdames et Messieurs, Dans les semaines et les mois à venir, vous en apprendrez plus sur le mode de transformation de l’OMS, qui vise à placer les pays au cœur de toutes nos activités. Mais l’exemple le plus éloquent est celui de notre budget programme pour l’exercice 2020-2021. Le budget a été établi à l’aune des priorités des pays et vise à renforcer l’aptitude de nos bureaux de pays à obtenir des résultats concrets. Comme vous l’entendrez, nous proposons d’augmenter la capacité technique des bureaux de pays de près de 30 %, tandis que le budget du Siège restera inchangé. Nous nous sommes également engagés à réaliser des économies de près de 100 millions de dollars des États-Unis au Siège pour l’exercice 2020-2021. Voilà ce que nous entendons par « donner la priorité aux pays ». Cela fait partie de l’engagement que nous avons pris de ne laisser personne de côté. Cette Région abrite à la fois le plus grand pays et le plus petit pays du monde. Elle abrite également deux des trois plus grandes économies mondiales, ainsi que les cinq plus petites. Mais chaque pays compte. La « santé pour tous » s’entend de la santé pour TOUS, à savoir toutes les femmes, tous les enfants et tous les hommes, de Tokyo à Tuvalu. Certains États Membres ont craint qu’en mettant davantage l’accent sur les pays, l’OMS diminue ses activités normatives et techniques. Loin s’en faut. Cette approche signifie simplement que nous centrons nos efforts sur l’élaboration des produits normatifs et techniques que les pays demandent, et que les pays utilisent. Il est inutile de rédiger des lignes directrices si personne n’en veut. De même, il ne sert à rien d’élaborer des orientations si personne n’informe le Ministère de la santé de leur existence. Lorsque j’étais Ministre de la santé de l’Éthiopie et que nous avions entrepris de réformer notre système de santé, personne à l’OMS ne m’avait informé que l’Organisation avait publié un excellent guide technique sur la conception des systèmes de santé. J’ai dû le chercher sur Google. L’OMS doit faire mieux que cela. En renforçant le rôle des bureaux de pays, notre objectif est d’agir avec plus d’efficacité pour faire en sorte que l’engagement politique au niveau mondial se traduise par des résultats concrets sur le terrain. Bien entendu, nous savons que l’OMS doit être à la hauteur de l’investissement et qu’elle doit optimiser l’usage de ses ressources. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 5 66 C’est la raison pour laquelle nous avons entamé il y a deux semaines un processus de révision et de hiérarchisation de l’ensemble de nos activités à l’échelon mondial. Nous demandons à chaque service et à chaque bureau, au Siège et dans nos bureaux régionaux, de présenter un plan indiquant les produits normatifs et techniques qu’il envisage de mettre au point au cours de l’exercice 2020-2021, en justifiant ces choix. Notre objectif est de passer en revue nos actions et de les analyser de manière à nous assurer de faire les choses correctement et de recenser les lacunes. C’est aussi la raison pour laquelle nous avons consacré un travail important durant l’année écoulée à notre Cadre d’impact de l’OMS – afin de veiller à ce que l’Organisation et ses États Membres honorent les engagements pris. Car pour faire des progrès, il faut pouvoir les mesurer. Mesdames et Messieurs, Permettez-moi de conclure par quelques mots sur le Dr Shin. Je dois admettre que j’ai des sentiments partagés aujourd’hui, à l’heure où s’achève une époque et où une autre commence. Au cours de l’année écoulée, j’ai appris à apprécier le Dr Shin non seulement en qualité de collègue et de pair, mais aussi en tant que frère et ami. Sa sagesse et ses conseils m’ont été précieux. Le Dr Shin n’a jamais hésité à me livrer le fond de sa pensée – une qualité que je respecte et admire sincèrement. Sa contribution aux réunions de notre Groupe de la politique mondiale nous a aidés à façonner l’Organisation à laquelle nous aspirons pour l’avenir. En ce sens, bien que son mandat de Directeur régional touche à sa fin, son legs se perpétuera. C’est à juste titre qu’il est admiré et respecté dans la Région tout entière. Il aime l’OMS et se préoccupe avec passion de la santé des 1,9 milliard d’habitants de la Région du Pacifique occidental. Ceux-ci ont grandement bénéficié de la hauteur de vues dont a fait preuve le Dr Shin durant son mandat. Je me réjouis à la perspective de collaborer avec celui ou celle qui lui succédera et qui aura fort à faire pour le remplacer. Dr Shin, nous allons tous vous regretter. Je vous regretterai. J’ai l’insigne honneur de remettre au Dr Shin Young-soo la médaille de l’OMS pour ces années consacrées à servir la région du Pacifique occidental de l’Organisation mondiale de la Santé. Merci de bien vouloir vous lever afin de rendre hommage au Dr Shin. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL ANNEXE 6 67 ALLOCUTION DU DR SHIN YOUNG-SOO, DIRECTEUR RÉGIONAL DE L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL, À LA SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION DU COMITÉ RÉGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Monsieur le Président, Sir Puka Temo, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les Représentants des États Membres et des organisations partenaires, Chers collègues, Mesdames et Messieurs : Bonjour et bienvenue à la soixante-neuvième session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour le Pacifique occidental. C’est toujours un grand plaisir de revoir beaucoup de vieux et nouveaux amis. Félicitations à notre Président, Sir Puka Temo de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Monsieur le Ministre, je sais que vous ferez un excellent travail cette semaine. Permettez-moi également de souhaiter la bienvenue à notre Directeur général, le Dr Tedros, de retour au Bureau régional OMS du Pacifique occidental. Bienvenue, Dr Tedros ! Nous avons été fort occupés depuis notre réunion en octobre dernier à Brisbane (Australie). À l’échelle de la Région tout entière, nous continuons d’avancer à grands pas sur la voie d’une meilleure santé. On trouvera un compte rendu complet des progrès accomplis au cours de l'année écoulée dans le Rapport annuel sur l’activité de l'OMS dans la Région. Cependant, aujourd'hui, au lieu de mettre les pleins feux sur les 12 derniers mois, étant donné que cette session sera pour moi la dernière, permettez-moi de partager avec vous quelques réflexions plus générales sur cette dernière décennie. Il y a 10 ans exactement, le monde entier était ébranlé par la crise financière qui a frappé le monde entier. La pire débâcle financière que le siècle ait connue a plongé bien des pays dans la récession - et fortement réduit leur capacité d’investir dans la santé. Notre monde a également changé à d’autres égards. Les Objectifs du Millénaire pour le développement ont été remplacés par les objectifs de développement durable. Le contexte dans lequel s’inscrit le développement est de plus en plus surpeuplé et complexe. Et la géopolitique mondiale est de plus en plus instable. Pourtant, sur fond de bouleversements et de transformation, la Région du Pacifique occidental n’a cessé de progresser vers une meilleure santé ces 10 dernières années. Les maladies transmissibles demeurent des facteurs de mortalité et de morbidité non négligeables dans notre Région, mais ensemble, nous avons accompli d’immenses progrès dans l’action que nous menons pour les maîtriser. L'incidence de la tuberculose dans la Région a sensiblement fléchi, et le taux de mortalité due à la tuberculose a reculé de près de 30 %. La plupart des pays où le paludisme est endémique sont plus près que jamais d’éliminer cette maladie. La Région abrite 4 personnes sur 10 qui perdent la vie à cause de l'hépatite virale. Cela étant, les campagnes de vaccination des enfants menées sans discontinuer depuis plusieurs dizaines d’années ont contribué à l’inversion de la tendance : plus de 40 millions de nouveaux cas d’hépatite ont été évités, et environ sept millions de vies ont été sauvées. C'est une fort belle réussite. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 68 Annexe 6 Chaque année, nous débattons des maladies non transmissibles, qui sont actuellement responsables de 4 décès prématurés sur 5 dans la Région. Il fut un temps où les MNT étaient considérées comme un problème qui ne concernait que les pays riches et développés. Ce n'est plus le cas aujourd'hui : désormais ces maladies meurtrières font également des ravages dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Dans cette Région, la détermination politique de haut niveau à lutter contre les maladies non transmissibles à l'échelle mondiale s'est traduite dans bon nombre de pays par de vigoureuses mesures nationales contre les principaux facteurs de risque que sont le tabagisme, la consommation excessive d'alcool, l’alimentation malsaine et le manque d'activité physique. Les pays ont imposé des taxes plus élevées sur les produits nocifs pour la santé, promulgué des lois antitabac et exigé des mises en garde plus fermes sur les paquets de tabac. Je suis également très fier que la Région abrite le premier pays au monde à introduire l'emballage neutre des produits du tabac, à savoir l'Australie. Notre partie du monde est fort exposée aux menaces à la sécurité sanitaire. Particulièrement sujette aux catastrophes, la Région subit chaque année l’assaut d’une vingtaine de typhons en provenance de l'Océan pacifique, sans parler des inondations, des tremblements de terre et des tsunamis. Les virus de la grippe d’évolution nouvelle y sont courants. Qui plus est, comme nous l’avons observé lors de la flambée de coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS- CoV), qui a frappé mon pays en 2015, les États dotés de systèmes de santé perfectionnés ne sont pas non plus à l’abri. Il y a 10 ans, bon nombre des outils que nous utilisons aujourd'hui pour détecter les situations d’urgence sanitaire et y faire face rapidement – tels que les centres d’opérations d'urgence et les épidémiologistes de terrain - n'existaient pas dans la plupart des pays. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les pays sont mieux préparés que jamais auparavant. Les épidémies et autres situations d’urgence sanitaire sont inévitables, mais nous pouvons en alléger les effets dévastateurs si nous sommes bien préparés. Les systèmes de santé de la Région se renforcent progressivement. Plusieurs pays progressent à grand pas dans la réduction des dépenses engagées par les patients. Cette question importe au plus haut point car devant la perspective de frais médicaux très lourds, les personnes démunies et vulnérables peuvent avoir à choisir entre recevoir des soins et pourvoir au besoin élémentaire de nourrir leur famille. Or, ce choix n’a pas lieu d’être. Outre la réduction des débours directs des ménages, nous nous employons à améliorer progressivement la qualité et l'accès. Les responsables politiques au plus haut niveau sont de plus en plus résolus à promouvoir la couverture sanitaire universelle. Et en dépit des difficultés économiques, les gouvernements investissent davantage dans la santé publique. Ces 10 dernières années, la plus grande partie des États Membres de cette Région ont accru la part de leurs dépenses de santé en pourcentage du produit intérieur brut. Que cette tendance se poursuive encore longtemps. Tous les progrès que je viens de vous décrire c’est à vous, nos États Membres, que nous les devons. Pour ma part, en qualité de Directeur régional, j'ai simplement cherché à faire de l'OMS dans le Pacifique occidental une organisation qui assure aux pays l’appui qui leur est nécessaire pour progresser sur la voie d’une meilleure santé. Ces 10 dernières années, nous n’avons pas ménagé nos efforts pour améliorer nos méthodes de travail. Nous avons réorganisé le Bureau régional afin qu'il soit mieux à même de répondre aux besoins de nos États Membres. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 6 69 En donnant une impulsion nouvelle à nos stratégies de coopération par pays, nous avons veillé à ce que l’action que nous menons sur le terrain tienne compte, comme il se doit, de vos priorités. Et nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour que nos bureaux de pays disposent des ressources et des capacités voulues pour répondre à vos besoins sur place, là où cela compte le plus. Au cours de mes premiers voyages dans le Pacifique, j'ai vite appris que nous devions mieux faire pour satisfaire aux besoins uniques des États et des Territoires insulaires du Pacifique dans le domaine de la santé. C’est pourquoi parmi les grands changements structurels que nous avons apportés en 2010, fut l’implantation aux Fidji de la Division Appui technique dans le Pacifique dans l’optique de répondre expressément aux besoins des pays du Pacifique, tout en se rapprochant d’eux. Au Bureau régional, nous avons créé la Division Sécurité sanitaire et Situations d'urgence dans l’optique d’une meilleure collaboration avec les pays pour ce qui concerne la préparation et l'intervention en cas d'urgence, des années avant la mise en œuvre du Programme mondial OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire. Nous avons collaboré avec les États Membres à l’amélioration de la gouvernance, en adoptant notamment un mécanisme plus transparent et plus consultatif pour établir l'ordre du jour du Comité régional. Je suis convaincu qu’en procédant de la sorte, nous avons sensiblement amélioré la qualité des résolutions adoptées par le Comité et, partant, les résultats qui en découlent. Il va de soi qu’un objectif fixé par les États Membres de cette Région nous appelle à mener une action collective pour l’atteindre. En apportant tous ces changements, nous nous sommes constamment efforcés d'agir de manière plus rationnelle, plus efficace et plus responsable. Nous avons également amélioré notre communication. Et nous avons renforcé notre collaboration avec nos partenaires, tels que le Réseau des centres collaborateurs de l'OMS dans la Région. Je suis particulièrement heureux que nous ayons noué des liens beaucoup plus étroits avec les élus, tant les parlementaires que les maires. Dans un monde où les menaces sanitaires sont dues, pour une large part, à des facteurs extérieurs au système de santé, il importe plus que jamais que l’OMS s’assure des partenariats solides avec ceux qui ont le pouvoir de prendre des décisions touchant tous les aspects de notre vie. Je suis fier d’affirmer que nos 10 années de collaboration ont permis à l'OMS dans le Pacifique occidental de mieux répondre aux besoins des populations des 37 États et Territoires de la Région. Cela étant, il va sans dire qu’il y aura toujours beaucoup à faire. Il nous reste des défis majeurs à relever, aujourd’hui et demain, dans le domaine de la santé. À bien des égards, les menaces sanitaires que nous rencontrons aujourd'hui sont plus complexes qu'elles ne l’ont jamais été par le passé. Prenons l'exemple des changements climatiques. Plus de deux millions de personnes meurent chaque année dans cette Région à cause de la mauvaise qualité de l'air. Une grave menace sanitaire, dont les solutions pour l’écarter se trouvent hors de la traditionnelle sphère d'influence de l'OMS. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 6 70 Nous sommes confrontés à d’anciennes menaces réapparaissant sous de nouvelles formes, telles que la tuberculose et le paludisme résistants aux médicaments. La réduction de l'aide extérieure entrave également l’action que les pays mènent pour prévenir ou détecter les maladies infectieuses, et y faire face. Nous nous devons de continuer à redoubler d’efforts afin de prévenir les MNT et de mieux les prendre en charge, lorsqu’il est déjà trop tard pour la prévention. S’il est vrai que nous sommes mieux préparés aux situations d’urgence sanitaire, nous ne pouvons pas baisser la garde un seul instant : la prochaine menace peut surgir à tout moment. Il va de soi que nous devons poursuivre nos efforts pour renforcer les systèmes de santé et progresser sur la voie de la couverture sanitaire universelle, notamment en améliorant la qualité des soins de santé primaires. À cet égard, la longue histoire de la couverture sanitaire universelle nous montre que la voie du progrès n'est pas toujours linéaire. Le parcours sera semé d’embûches, mais l'objectif est clair : assurer à chacun, dans tous les coins de chaque pays de cette vaste Région, l’accès aux services de santé de qualité dont il a besoin et à un prix abordable. Tant qu’il n’en sera pas ainsi, notre tâche demeurera inachevée. Pour clore mon allocution aujourd’hui, je souhaiterais vous raconter une petite histoire. Je me suis rendu cette année en République démocratique populaire lao. J'y ai rencontré une jeune femme qui venait de donner naissance à son deuxième enfant dans un petit dispensaire de village sur la rive du Mékong. Nous avons brièvement parlé de son nouveau-né et de l’espoir qu’elle plaçait en l'avenir du bébé. Depuis lors, je me suis souvent demandé ce que l'avenir réservera au petit enfant que j'ai vu ce jour-là. Grandira-t-il heureux et en bonne santé ? Mènera-t-il une vie agréable ? Et faisons-nous tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’il en soit ainsi ? Au cours de mon mandat de Directeur régional, j'ai eu la chance de beaucoup voyager, et d’avoir des centaines d’échanges semblables dans toute la Région. J'ai rendu visite à des habitants de villages reculés des pays du Mékong et des steppes de Mongolie - qui se demandent comment ils pourront bénéficier des services de santé dont leurs familles, y compris eux-mêmes, ont besoin aujourd’hui, et demain. Je me suis entretenu avec des communautés du Pacifique préoccupées par les changements climatiques, alors que monte le niveau de la mer qui les entoure, et que les catastrophes naturelles frappent avec une fréquence effrayante. J'ai passé du temps avec des personnes qui vivent dans des pays qui se développent économiquement à une vitesse sans précédent. Elles veulent savoir comment assurer santé et sécurité à leur famille et à elles-mêmes dans un environnement en constante évolution. Je me félicite de chacun de ces échanges, qui m'ont toujours aidé à ne pas perdre de vue la raison de notre présence ici, qui est de satisfaire aux besoins des habitants de la Région du Pacifique occidental, soit près de 1,9 milliard de personnes. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 6 71 Il y a 10 ans, je recevais le plus grand honneur de ma vie en étant appelé à diriger l’activité de l'OMS dans la Région du Pacifique occidental. Cette semaine, vous choisirez un nouveau Directeur régional. Je souhaite à celui ou à celle qui me succèdera le plus grand des succès. S’il est vrai que le prochain Directeur régional devra faire face à un large éventail d’enjeux, il ou elle héritera d'une organisation forte et solide, et d'un personnel particulièrement dévoué et travailleur. Mon successeur aura également l'honneur de collaborer avec un groupe formidable d'États Membres – unis par des liens forts de solidarité et un attachement sans faille à une meilleure santé pour tous. Enfin, permettez-moi de vous remercier du fond du cœur - chers États Membres - de la confiance que vous m'avez accordée ces 10 dernières années et de l'immense appui que vous m'avez apporté pendant toute la durée de mon mandat. Ce fut un plaisir et un privilège immenses d’être à votre service. Je vous remercie. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION 72 RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL ANNEXE 7 73 ALLOCUTION DU PRÉSIDENT ENTRANT, DR PUKA TEMU, MINISTRE DE LA SANTÉ ET DU VIH/SIDA, PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE, À L’OCCASION DE LA SOIXANTE–NEUVIÈME SESSION DU COMITÉ RÉGIONAL OMS DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les représentants, Dr Shin Young-soo, Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental, Mesdames et Messieurs les représentants des organismes des Nations Unies, des organisations intergouvernementales et des organisations non gouvernementales, Chers collègues, Mesdames et Messieurs : Je tiens à vous remercier pour la confiance que vous m’avez témoignée en m’élisant président de la soixante-neuvième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. Je remercie la Présidente sortante, Mme Glenys Beauchamp, et le Vice-Président, M. Tautai Agikimua Kaitu’u, ministre des Îles Salomon, ainsi que les autres membres du Bureau de la dernière session. Je ferai de mon mieux pour suivre l’exemple remarquable qu’ils ont donné et pour assurer la bonne gestion de notre programme. Chers collègues, Nous avons écouté hier après-midi la présentation de l’excellent rapport du Directeur régional sur les progrès accomplis au cours de ces 12 derniers mois en vue d’améliorer la santé dans la Région. Je tiens à vous remercier, Dr Shin, pour votre leadership et pour le travail acharné mis en œuvre par l’ensemble de votre personnel au cours des 12 derniers mois et des dix dernières années. Nous vous sommes tous reconnaissants pour votre soutien et vos qualités de dirigeant. Vous nous manquerez beaucoup. Chers collègues, maintenant que nous nous sommes acquittés de la tâche importante de désigner un nouveau Directeur régional, un ordre du jour chargé nous attend pour le reste de la semaine avec l’examen de cinq points techniques. Permettez-moi de vous les présenter brièvement. Le premier point concerne les maladies tropicales négligées, aussi appelées « MTN ». Ces maladies touchent les plus démunis et les plus marginalisés de notre Région, à savoir les personnes qui n’ont pas accès à des installations d’assainissement appropriées, à des infrastructures de base et aux services de santé. En 2012, notre Comité a pris des mesures pour maîtriser et éliminer les maladies tropicales négligées en approuvant le plan d’action régional précédent. Depuis, la Région a réalisé des progrès remarquables qui ont abouti à l’élimination de la filariose lymphatique et du trachome dans un nombre croissant de pays, comme l’a annoncé hier le Directeur général. Si l’on constate une accélération des efforts déployés pour éliminer certaines maladies tropicales négligées, nous devons toutefois améliorer notre collaboration avec les acteurs ne relevant pas du secteur de la santé si nous voulons réussir à éradiquer d’autres maladies de ce type. Il est également urgent de renforcer et de maintenir les activités de surveillance, y compris avant et après l’élimination. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 7 74 Il est donc temps de renouveler notre approche et notre engagement pour l’élimination des MTN, comme le propose le nouveau Cadre d’action régional pour la maîtrise et l’élimination des maladies tropicales négligées dans le Pacifique occidental, que nous examinerons cette semaine. Notre deuxième point technique de l’ordre du jour porte sur la réadaptation. Comme nous le savons tous, les systèmes de santé sont soumis à des pressions liées à l’augmentation des maladies non transmissibles, telles que les accidents vasculaires cérébraux et le diabète, laquelle est corrélée, dans certains pays, au défi du vieillissement de la population. Pour relever ces défis, nous devons veiller à ce que la réadaptation soit intégrée dans les efforts visant à instaurer la couverture universelle (CSU) et à assurer la continuité des soins pour tous : nous devons favoriser le rétablissement et le bien-être des patients après une maladie ou un traumatisme et garantir la bonne prise en charge des problèmes de santé au long cours. La réadaptation permet aux personnes d’optimiser leur fonctionnement quotidien et d’être en mesure d’exercer des compétences essentielles telles que la communication, la mobilité et les soins personnels. Les bienfaits de la réadaptation ont une portée avancée et s’étendent à d’autres domaines de la vie, tels que l’éducation et l’emploi. En d’autres termes, outre les avantages pour les individus et leurs familles, la communauté dans son ensemble tire les bénéfices de la réadaptation, car les personnes affrontant une longue maladie, une déficience ou un handicap peuvent participer plus activement à la société. En renforçant les services de réadaptation, les États Membres peuvent permettre à leurs citoyens de continuer à jouir d’une bonne qualité de vie à mesure qu’ils vieillissent, même s’ils sont aux prises avec des maladies chroniques, des déficiences ou un handicap. Les États Membres seront invités à approuver cette approche énoncée dans le Cadre d’action régional du Pacifique occidental pour la réadaptation 2018-2023, que le Comité régional examinera cette semaine. Notre troisième point technique de l’ordre du jour concerne le renforcement des cadres juridiques de la santé au titre des objectifs de développement durable. La législation a un rôle essentiel à jouer dans la promotion du droit à la santé, le renforcement de la gouvernance en matière de santé, l’amélioration de l’accès aux services de santé, la prévention et la gestion des risques pour la santé publique et la promotion de la collaboration multisectorielle pour agir sur les déterminants sociaux de la santé. Chacun de ces éléments revêt une importance capitale pour l’instauration de la couverture sanitaire universelle, et, partant, pour la réalisation des objectifs de développement durable. Les États Membres de la Région ont de plus en plus fréquemment recours à la législation pour faire progresser la couverture sanitaire universelle et favoriser la santé aux niveaux local, national et international. Cependant, la complexité du programme des ODD appelle des solutions innovantes de la part des pays pour faire en sorte que personne ne soit laissé de côté, ce qui passe notamment par une utilisation plus stratégique de la législation sanitaire. Le projet de Cadre d’action régional du Pacifique occidental pour le renforcement des cadres juridiques de la santé au titre des objectifs de développement durable énonce des orientations claires et propose aux pays des options à envisager pour faciliter la hiérarchisation des priorités entre les différents domaines d’action, améliorer les processus d’élaboration, d’application et d’évaluation de la législation sanitaire et renforcer les capacités de toutes les parties prenantes. Notre quatrième point technique de l’ordre du jour porte sur l’utilisation de la cybersanté aux fins d’une meilleure prestation des services. La cybersanté est l’utilisation des technologies de l’information et de la communication au service de la santé et des domaines liés à celle-ci. Elle RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL Annexe 7 75 pourrait révolutionner l’accès aux services de santé ainsi que leur qualité et contribuer à la maîtrise des coûts. La cybersanté peut donc faire progresser les pays sur la voie de l’instauration de la couverture sanitaire universelle. Les pays sont confrontés à des défis différents dans la mise en œuvre des initiatives de promotion de la cybersanté. Dans certains, la technologie évolue rapidement et de nombreux programmes expérimentaux de cybersanté ont été lancés, mais ils n’ont pas encore été transposés à une plus grande échelle. D’autres pays ne disposent pas des capacités et des infrastructures TIC nécessaires pour mettre en place des initiatives de promotion de la cybersanté. Pour tirer au mieux profit de la cybersanté, les pays devraient promouvoir en priorité les applications de cybersanté qui améliorent les services de santé pour l’ensemble de la population. Dans les pays où la cybersanté n’en est qu’à ses balbutiements, il est essentiel de veiller à établir les bases de la cybersanté, à savoir des infrastructures TIC et des mécanismes facilitant l’échange d’informations, le respect de la confidentialité et la sécurité. Le Programme d’action régional pour l’utilisation de la cybersanté aux fins d’une meilleure prestation des services de santé dans le Pacifique occidental, que nous examinerons cette semaine, propose diverses mesures suivant les différents contextes des pays, en fonction du stade de développement auquel se trouve la cybersanté dans chaque pays. Notre cinquième point technique de l’ordre du jour concerne l’amélioration de la planification et de la gestion des hôpitaux. Les hôpitaux sont souvent le premier point de contact avec le système de santé. Ils sont aussi coûteux et représentent une part importante des dépenses de santé. Dans la Région du Pacifique occidental, ils absorbent entre 30 et 50 % des dépenses de santé totales. Naturellement, il est important d’améliorer les résultats des hôpitaux pour progresser vers l’instauration de la couverture sanitaire universelle. Cependant, nous devons pour cela surmonter une variété de défis, tant au niveau des établissements que des systèmes de santé. Le renforcement de la responsabilisation, de l’efficacité, de la qualité, de l’équité, de la viabilité et de la résilience des hôpitaux peut améliorer leur performance. Se doter d’outils appropriés de réglementation, de financement, de suivi et de conception de systèmes peut faciliter la réalisation de cet objectif et faire en sorte que les hôpitaux contribuent à l’instauration de la CSU. Le Cadre d’action régional pour l’amélioration de la planification et de la gestion des hôpitaux dans le Pacifique occidental, qui sera soumis au Comité pour examen cette semaine, propose un éventail de mesures dans différents domaines de la réforme des politiques hospitalières que les États Membres peuvent adapter et mettre en œuvre en fonction de leurs propres contextes et besoins. Outre ces points techniques importants de l’ordre du jour, nous examinerons également les rapports de situation sur un éventail d’enjeux décisifs pour la santé dans la Région, à savoir : • La sécurité sanitaire ; • Les maladies non transmissibles ; • La salubrité de l’environnement ; • Les maladies transmissibles. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 7 76 Nous aborderons également divers autres points permanents essentiels de l’ordre du jour, tels que la coordination des travaux de l’Assemblée mondiale de la Santé, du Conseil exécutif et du Comité régional, ainsi que l’ordre du jour de la session du Comité régional de l’année prochaine. Mesdames et Messieurs, chers délégués, Je tiens à vous remercier une nouvelle fois de m’avoir témoigné votre confiance en m’ayant élu président de cette importante réunion. J’attends avec impatience nos débats de cette semaine sur les nombreuses questions complexes et cruciales qui nous attendent. Nous avons beaucoup à faire, alors mettons-nous au travail ! Merci beaucoup. RAPPORT FINAL DU COMITÉ RÉGIONAL ANNEXE 8 77 ALLOCUTION DE CLÔTURE DU DIRECTEUR RÉGIONAL DE L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL, DR SHIN YOUNG-SOO, À LA SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION DU COMITÉ RÉGIONAL OMS DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les représentants : Nous venons de vivre, une nouvelle fois, une semaine du Comité régional très intense, mais couronnée de succès. Nous avons examiné cinq points techniques très importants, à savoir la cybersanté, la planification et la gestion des hôpitaux, le renforcement des cadres juridiques favorables à la santé, les maladies tropicales négligées et la réadaptation. Comme l’a dit le Dr Tedros lundi, si ces domaines peuvent paraître distincts les uns des autres, ils sont tous essentiels à la mise en place de systèmes de santé robustes et à l’instauration de la couverture sanitaire universelle. Nous avons également eu le plaisir de féliciter plusieurs nouveaux États et Territoires parvenus à atteindre les cibles fixées en matière d’élimination des maladies : Les Palaos, le Viet Nam et Wallis-et-Futuna ont éliminé la filariose lymphatique, et la Malaisie est devenue le premier pays de la Région où a été confirmée l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH et de la syphilis. Comme Monsieur le Ministre Tuitama l’a dit cette semaine lors de la discussion consacrée aux maladies tropicales négligées, il est important de reconnaître les succès remportés – et je suis très fier que nous ayons pu le faire cette semaine grâce aux réussites obtenues sur plusieurs fronts. Outre les travaux importants accomplis durant les séances officielles, nous avons également tenu plusieurs manifestations parallèles, en particulier celle de mercredi consacrée à l’activité de l’OMS dans les pays, à laquelle ont participé par liaison vidéo nos 15 bureaux de pays disséminés dans l’ensemble de la Région. Cette année, nous avons choisi pour thème la contribution des moyens des communications à la réalisation des trois objectifs stratégiques prioritaires du treizième programme général de travail (PGT). Je tire une grande fierté de tout le travail que nous accomplissons dans ce domaine. Je me félicite également que cette séance parallèle dédiée à l’activité de l’OMS dans les pays soit devenue une tradition au sein du Comité régional et j’espère qu’elle se perpétuera. Cette semaine, vous avez élu le Dr Takeshi Kasai en qualité de nouveau Directeur régional. J’adresse tous mes vœux de réussite au Dr Kasai qui me succédera en février prochain. C’est un homme très intelligent, énergique et entièrement dévoué à l’OMS. Il fera un excellent travail. J’espère qu’il recevra de votre part autant de soutien et d’encouragements que ceux dont j’ai moi-même bénéficié durant ces dix dernières années. Et, bien entendu, comme toujours, malgré certains moments de tension durant la semaine, nous avons aussi réussi à nous divertir. Il me semble que la qualité de vos prestations de danseurs durant les pauses mobilité s’améliore d’année en année. Et je veillerai à ce que le Dr Kasai affûte ses talents de chanteur et de danseur en prévision du prochain dîner du Directeur régional. COMITÉ RÉGIONAL : SOIXANTE-NEUVIÈME SESSION Annexe 8 78 Je tiens également à remercier les membres du Bureau pour leur excellent travail : Le président, Sir Puka Temu, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, pour l’habilité et l’efficacité avec laquelle il a conduit les débats tout au long de la semaine ; Le vice-président, Dr Lam Pin Min, pour la qualité du soutien fourni au président et pour sa conduite des débats mercredi ; Madame Casey Broughton, de l’Australie, Rapporteuse de langue anglaise ; Le Dr Jean-Paul Grangeon, de la Nouvelle-Calédonie, notre Rapporteur chevronné de langue française. Veillez accepter ces modestes présents en gage de notre gratitude. Je sais que le Dr Lam, de Singapour, a dû partir et j’invite donc un représentant de Singapour à bien vouloir recevoir ce présent en son nom. Je remercie tous les membres de mon personnel qui ont travaillé d’arrache-pied pour préparer cette session du Comité régional et veiller au bon déroulement de la semaine. Je vous remercie de tous vos efforts et de votre travail ardu : vous pouvez prendre congé pour l’après-midi. Chers amis et collègues, la semaine a été chargée et fatigante mais, comme toujours, ce fut un plaisir de travailler à vos côtés pour contribuer à la réalisation de notre objectif commun : améliorer la santé des quelque 1,9 milliard d’habitants que compte la Région. Enfin, comme vous le savez, c’est la dernière session du Comité régional à laquelle je participe et c’est donc la dernière fois que je m’adresse à vous en ma qualité de Directeur régional. Comme je vous l’ai dit en début de semaine, mon élection au poste de directeur de la Région du Pacifique occidental a été le plus grand honneur de ma vie. Avant d’exercer cette fonction, j’éprouvais déjà le plus grand respect pour le travail effectué par l’OMS. Dix ans au service de la Région n’ont fait que renforcer ma compréhension de la valeur de notre organisation et de son travail. J’espère voir l’action de l’OMS dans la Région se consolider sous la houlette du nouveau Directeur régional. Je quitterai mes fonctions fin janvier en emportant avec moi des souvenirs, des expériences et des amitiés impérissables. Pour cela, une fois de plus, je vous remercie tous du fond du cœur. Merci.
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Rapport final de la soixante-neuvième session du Comité régional de l'OMS pour le Pacifique occidental
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