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Procès-verbal de la troisième séance, mardi 22 septembre 2009

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WPR/RC60/SR/3

PROCÈS-VERBAL DE LA TROISIÈME SÉANCE (Grand Ballroom, Lower Level I, Kowloon Shangri-la Hotel) Mardi, 22 septembre 2009, à 14 h 00 Président : Dr P.Y. Lam (Hong Kong, (Chine)) TABLE DES MATIÈRES Pages

1. 2.

Projet de budget programme 2010-2011 .................................................................... La crise financière mondiale et son impact sur la santé en Asie et dans le Pacifique ..................................................................

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COMITé régional : SoIXantIème SESSION

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PROJET DE BUDGET PROGRAMME 2010-2011 : Point 9 de l’ordre du jour (document WPR/RC60/4)

Le DIRECTEUR RÉGIONAL déclare au Comité régional que le projet de budget programme 2010-2011 pour la Région du Pacifique occidental donne l’orientation opérationnelle, les résultats escomptés et les demandes de crédits budgétaires pour l’exercice biennal. Il a été élaboré en étroite collaboration avec les bureaux de pays, le Bureau régional et le Siège de l’OMS, et s’aligne sur le projet de budget programme 2010-2011 pour l’ensemble de l’Organisation, adopté à la Soixante-Deuxième Assemblée mondiale de la Santé. S’élevant à 310 millions de dollars, le budget total proposé pour la Région du Pacifique occidental en 2010-2011 est en diminution de 13 % par rapport à l’exercice 2008-2009 et il est en conformité avec la baisse du budget programme pour l’ensemble de l’Organisation. Le contenu et la présentation sont semblables à ceux du budget programme 2008-2009, ce qui garantit la continuité et la comparabilité entre les exercices. Les résultats escomptés au niveau régional restent largement identiques à l’exception de quelques variations dans l’importance de certains domaines, reflétant l’évolution de la situation sanitaire mondiale et les changements correspondants nécessaires pour les activités de l’OMS. Ces variations comprennent de nouveaux résultats escomptés pour certains objectifs stratégiques : action en cas de flambée, redressement et situations d’urgence, effets du changement climatique sur la santé publique et sécurité des patients. Le défi pour l’Organisation est de parvenir à un financement équitable de l’ensemble du budget programme, comportant les objectifs stratégiques techniques de 1 à 11, ainsi que de permettre la réalisation des objectifs stratégiques 12 et 13. Le budget programme général de l’Organisation, approuvé par l’Assemblée mondiale de la Santé, doit être considéré comme une « aspiration ». Cela s’applique aussi au projet de budget programme pour la Région du Pacifique occidental. Le Directeur régional explique qu’il utilise le terme d’aspiration parce que, tout en étant nécessaire pour l’Organisation de maintenir ses ambitions, la difficulté réside dans le fait de financer la totalité du budget programme et de veiller à ce que tous les objectifs stratégiques aient un financement équitable. Le Directeur général n’a ménagé aucun effort pour faire entré davantage le budget dans la réalité des recettes projetées. Néanmoins, la proportion des contributions fixées se réduit dans le total des ressources reçues et, en 2010-2011, elles ne représenteront que 25 % du total budgétisé pour la Région. Pour les 75 % restants, l’OMS doit recourir aux contributions volontaires données par divers partenaires et elles sont, dans la plupart des cas, à objet désigné. Par conséquent, l’Organisation a de grandes difficultés pour aligner équitablement le financement de tous les objectifs stratégiques, ce qui est apparu clairement dans le rapport intérimaire pour 2008-2009, discuté au point précédent de l’ordre du jour. L’exécution réelle pour l’obtention des résultats sera mesurée à l’aide d’indicateurs et de cibles et des efforts considérables ont été faits pour rendre ces indicateurs plus mesurables et plus judicieux. Bien que le budget programme 2010-2011 ait été en grande partie préparé avant le début de son mandat en février 2009, le Directeur régional estime que c’est un cadre solide pour l’activité de l’Organisation au cours du prochain exercice. Il s’est déjà engagé à collaborer étroitement avec tout le personnel pour la planification opérationnelle et l’exécution du budget, et cet engagement va se poursuivre. Compte tenu de l’évolution de la situation économique, le financement et l’exécution du budget programme seront un défi, mais il ne ménagera aucun effort pour y parvenir avec l’appui des États Membres.

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Le Dr REN Minghui (Chine) demande tout d’abord comment les allocations budgétaires ont été faites, gardant à l’esprit la nécessité de réagir à l’évolution de la situation sanitaire dans la Région, tout en maintenant simultanément une augmentation zéro du niveau budgétaire, conformément à la résolution adoptée récemment à l’Assemblée mondiale de la Santé. Deuxièmement, relevant que les domaines de préoccupation en santé publique sur lesquels on met traditionnellement l’accent devaient être plus généreusement pourvus aux dépends d’autres, comme les maladies non transmissibles chroniques, il appelle à une étroite coopération entre les États Membres dans l’intérêt de coordonner les allocations budgétaires et de les aligner sur leurs besoins. Troisièmement, il faudra donner à l’avenir davantage d’informations sur l’utilisation véritable des allocations budgétaires et les résultats obtenus. Mme Sally GOODSPEED (Australie) salue les améliorations apportées au projet de budget programme en ce qui concerne l’orientation opérationnelle, les résultats escomptés et les demandes de crédits budgétaires, ainsi que l’alignement plus rigoureux sur les résultats escomptés à l’échelle de toute l’Organisation. La ventilation du budget selon les États et Territoires est une autre nouveauté bienvenue dans la mesure où il est de plus en plus important de faire ces distinctions. Elle demande des éclaircissements sur la manière dont les cibles fixées seront atteintes avec des allocations de ressources réduites, notamment en ce qui concerne les objectifs stratégiques 4 et 7, dont on sait déjà qu’ils risquent de ne pas être atteints. Ces objectifs sont particulièrement préoccupants car ils sont liés au troisième et au cinquième objectifs du Millénaire pour le développement, qui portent respectivement sur l’égalité des sexes et sur la santé maternelle et qui enregistrent déjà un sérieux retard. M. Nobuyuki TAKAKURA (Japon) exprime son appui au déplacement des priorités dans le projet de budget programme et se félicite de la garantie d’un engagement plus large dans tous les domaines de la santé publique. L’efficience est cruciale si l’on veut atteindre les objectifs avec un budget limité, en particulier à une époque de crise économique mondiale. Le Japon est résolu à poursuivre ses contributions volontaires pour financer les activités de l’OMS dans la Région, en particulier dans le domaine des maladies transmissibles et celui des maladies liées aux modes de vie. Il cherche aussi à engager un dialogue actif avec le Bureau régional pour favoriser l’élaboration de programmes horizontaux, conçus pour renforcer et améliorer les systèmes de santé. À cette fin, il est important de développer des ressources humaines suffisamment qualifiées, un autre domaine dans lequel le Japon souhaite coopérer avec le Bureau régional du Pacifique occidental. Enfin, il déclare attendre les résultats de l’engagement pris fermement par le Directeur régional d’éliminer les derniers défauts dans le GSM. Le Dr Ma. Virginia ALA (Philippines) exprime son soutien à l’approche basée sur les résultats adoptée pour l’ensemble de l’Organisation et dans le projet de budget programme 2010-2011, ainsi que son appréciation pour les indicateurs régionaux finement ajustés et les cibles réalistes qui ont été déterminées et qui serviront d’orientation pour les domaines prioritaires attendus. Les Philippines demandent que leur contributions fixées pour 2010-2011 soient maintenues à leur niveau actuel, afin de poursuivre l’exécution des plans qui doivent permettre de réaliser les objectifs stratégiques et d’assurer un appui plus homogène avec ses plans sanitaires à moyen terme par le biais du projet de développement de l’ensemble du secteur de la santé (Sector Development Approach for Health). Le Dr JACOBS (Nouvelle-Zélande) reconnaît l’importance de « rafraîchir » les résultats escomptés pour les objectifs stratégiques 1, 5, 8 et 10, et se félicite de la flexibilité du Bureau régional pour intégrer

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dans son activité l’évolution de la situation sanitaire mondiale. Il sollicite une explication pour la baisse de 37 millions de dollars dans le projet de budget programme et demande quelle action est prévue face à tout problème susceptible de survenir par suite d’une légère réduction des contributions volontaires régionales, en gardant à l’esprit les effets potentiels d’un ralentissement économique mondial durable dans ce contexte. Il pose un certain nombre d’autres questions : compte tenu des nombreuses activités décrites en relation avec sept objectifs, est-il nécessaire de continuer à établir des priorités entre les principaux domaines d’intérêt ? Quelles interventions spécifiques le Bureau régional envisage-t-il pour s’occuper de la question essentielle de l’inégalité entre les sexes ? Quelle formation et quels moyens le personnel de l’OMS au niveau régional et celui des pays ont-ils pour entreprendre des analyses dans ce domaine et fournir un appui aux États Membres ? Le Bureau régional a-t-il l’intention de s’intéresser plus spécifiquement à l’aide aux pays et aux régions dans les pays où les taux de mortalité de la mère et de l’enfant sont les plus élevés et quelles initiatives sont prévues dans ces domaines ? Il souscrit sans réserve à l’intention du Bureau régional de coordonner ses activités avec d’autres organisations techniques et partenaires du développement, d’aligner l’aide sur les systèmes et les moyens existants dans les pays et de mieux intégrer la prestation des services, tous ces points étant essentiels dans la situation des systèmes de santé du Pacifique qui ont une envergure et des ressources humaines limitées. La baisse anticipée du financement pour l’objectif stratégique 3 est décevante cependant et il veut en connaître la raison. Il demande aussi des détails sur l’augmentation étonnement grande des contributions fixées et volontaires pour l’objectif stratégique 13. Enfin, il estime que la rénovation de la Salle de conférences du Bureau régional doit être entièrement financée par des dons extrabudgétaires. Mme GIDLOW (Samoa) déclare que, pour son pays, le projet de budget programme pose le problème du lien avec son programme d’approche sectorielle pour la santé, grâce auquel un cadre de dépenses à moyen terme a été créé, ainsi qu’un manuel de suivi et d’évaluation des résultats du système de santé du Samoa. En association avec la Banque mondiale, l’OMS a aidé le Samoa à établir ses comptes nationaux pour la santé, qui donnent une base claire de ressources pour ce secteur. Elle prie instamment l’OMS de veiller à ce que les principes d’harmonisation énoncés dans la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide soit appliqués, lorsqu’il s’agira d’exécuter le projet de budget programme 2010-2011. M. Liow Tiong LAI (Malaisie) relève que le projet de budget programme 2010-2011 diffère du budget de l’exercice précédent dans les domaines des situations d’urgence, de l’action en cas d’épidémies, du redressement, du changement climatique et de ses effets sur la santé publique et de la sécurité des patients. Afin de déterminer ce que son pays allait demander en matière d’assistance technique pour le prochain exercice biennal, le Ministère de la Santé a fait une évaluation des besoins et présenté les résultats au Bureau de l’OMS en Malaisie. Le Ministère sera heureux de continuer à apporter sa contribution aux programmes régionaux et mondiaux de l’OMS en accueillant des réunions, en proposant des experts et en recevant des boursiers étrangers. La Malaisie a établi un centre de lutte contre les maladies, principalement pour les maladies tropicales. Elle approuve sans réserve le projet de budget programme 2010-2011. M. ABDOO (États-Unis d’Amérique) se félicite de l’intégration du Plan stratégique à moyen terme dans le cadre de gestion de l’OMS axé sur les résultats, car elle permet de planifier sur plusieurs exercices. Il note avec satisfaction que l’Organisation a mobilisé des contributions volontaires en faveur de ses objectifs de santé publique mais il s’interroge sur le rôle de la Région dans l’acquisition de ces fonds. Il souhaite avoir

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l’assurance que les dépenses d’appui associées à l’augmentation du nombre d’activités financées par les contributions volontaires sont correctement recouvrées. Son Gouvernement encourage vivement le Bureau régional à maîtriser les coûts gestionnaires et administratifs et à faire en sorte qu’il y ait suffisamment de fonds pour financer les activités administratives essentielles, par exemple par une redevance commune sur les dépenses de personnel. Son Gouvernement offre au Secrétariat de l’aider à faire en sorte que les indicateurs de performance figurant dans le projet de budget programme indiquent précisément dans quelle mesure les activités des pays et du Bureau régional contribuent à améliorer la santé, à ce qu’ils ne soient pas subjectifs et à ce qu’ils reposent sur une grille permettant de distinguer succès et échecs. Certains indicateurs devraient être réorientés afin de montrer plus clairement si la couverture des services de santé a augmenté, si leur qualité s’est améliorée et s’ils sont devenus plus accessibles, plutôt que d’indiquer simplement qu’une assistance technique a été fournie. Mme LEE Kyung-eun (République de Corée) estime que le projet de budget programme 2010-2011 est globalement cohérent même si certaines cibles fixées pour 2008 ont malheureusement été révisées à la baisse. Elle compte que le Plan stratégique à moyen terme 2008-2013 sera bien exécuté et elle promet la pleine coopération de son pays avec l’OMS. Le Dr Lopeti Paula VIVILI (Tonga), notant que le budget trahit les difficultés financières actuelles, remercie l’Australie, Hong Kong (Chine), la Nouvelle-Calédonie et la Nouvelle-Zélande d’avoir renoncé au financement de l’OMS pour 2010-2011, laissant ainsi davantage de fonds pour des pays en développement comme le sien. Étant donné qu’on prévoit une diminution globale des contributions évaluées et des contributions volontaires, tous les États Membres verront les fonds qui leur sont alloués diminuer sensiblement, ce qui les obligera à revoir leurs priorités. Le Secrétariat a indiqué que le système mondial de gestion fonctionnait mieux et c’est encourageant, mais son pays continue à rencontrer des problèmes importants. Il propose des cibles plus ambitieuses pour la santé de la mère et de l’enfant et constate avec préoccupation que le budget destiné aux maladies non transmissibles est insuffisant étant donné que, d’après les estimations de l’OMS, ces maladies représenteront 73 % de la mortalité totale et 60 % de la charge de la maladie d’ici à 2020. Selon certaines estimations, certains pays et territoires insulaires du Pacifique enregistrent déjà des taux de cet ordre. Le Dr SHARMA (Fidji) estime essentiel de maintenir voire de renforcer les objectifs, les stratégies et les activités en matière de développement des ressources humaines. Conserver un personnel de santé en nombre suffisant, efficace et compétent est une gageure pour son pays et pour beaucoup d’autres. Un appui devrait être fourni pour renforcer les initiatives de formation en cours d’emploi comme le réseau de formation sanitaire dans le Pacifique. En ce qui concerne le renforcement des capacités institutionnelles, il faut fournir un appui aux pays qui projettent d’instaurer des mécanismes de financement des soins de santé pour compléter les fonds publics. Il se félicite de l’engagement qu’ont pris les gouvernements et d’autres partenaires de verser des contributions volontaires, lesquelles sont cruciales en période de difficultés économiques. Il souscrit au projet de résolution concernant l’approbation du projet de budget programme 2010-2011. M. ZIBE (Papouasie-Nouvelle-Guinée) estime que tous les pays auraient dû être invités à participer à la préparation du projet de budget programme. Le budget proposé pour son pays se compose essentiellement de contributions volontaires émanant de partenaires du développement, dont beaucoup sont représentés au Comité régional, et qu’il remercie de leur appui continu. Il note que la Papouasie-Nouvelle-Guinée ne recevra aucun

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financement pour l’objectif stratégique 9. Le Secrétariat est parfaitement conscient du problème généralisé de la malnutrition chez les mères et les enfants de son pays, en particulier de la carence en micronutriments, et il demande que des crédits spéciaux soient prévus dans le budget définitif pour élaborer des normes et renforcer les capacités techniques. Son pays souscrit au projet de budget programme 2010-2011. M. PHAM LE TUAN (Viet Nam) remercie l’OMS du soutien qu’elle apporte continuellement à tous les niveaux du système de santé de son pays. Elle a fourni un appui technique pour développer les capacités et pour mettre en place un système de santé stable, conforme aux normes internationales. De plus, l’OMS sert d’intermédiaire entre les donateurs et le secteur de la santé de son pays. Elle a prêté son concours à la lutte contre les maladies transmissibles. Elle a aussi contribué, par une assistance technique, à la sécurité sanitaire des aliments et à la formation de techniciens de laboratoire. Il ne doute pas que l’OMS continuera à fournir un appui au secteur de la santé du Viet Nam pendant l’exercice 2010-2011. Le projet de budget programme définit des objectifs clairs concernant le développement des services de santé et la coopération. Il soutient sans réserve les réformes proposées par le Directeur régional. Répondant aux observations formulées, le CONSEILLER SPÉCIAL AUPRÈS DU DIRECTEUR RÉGIONAL explique qu’à cause de la crise financière mondiale le Directeur général a dû prendre des décisions difficiles pour établir le montant global du budget programme 2010-2011. L’augmentation de 15 % possible lors de l’exercice précédent n’a pu raisonnablement être maintenue et il a fallu imposer une discipline budgétaire et financière. Il a donc été décidé de réduire de 10 % tous les programmes de base de l’OMS, réduction qui s’applique de façon égale à toutes les Régions, mais elles continuent à recevoir le même pourcentage du budget global, soit 8,7 % dans le cas de la Région du Pacifique occidental. On utilise plusieurs mécanismes pour répartir plus équitablement les fonds dans l’ensemble de l’Organisation. Premièrement, un groupe consultatif sur la gestion des ressources financières, composé des sous-directeurs généraux de l’OMS et des directeurs de la gestion du programme dans les Régions, se réunit plusieurs fois par an. Deuxièmement, un réseau mondial rassemblant un sous-directeur général de l’OMS, un directeur régional de la gestion du programme et des membres de chacun des bureaux régionaux examine le financement prévu pour chacun des objectifs stratégiques. Troisièmement, dans chaque bureau régional, un comité du programme veille ce que les crédits soient répartis équitablement entre les objectifs stratégiques et les pays. Un obstacle à une répartition équitable des fonds est l’affectation des contributions volontaires, car les donateurs ont tendance à financer les activités de lutte contre les maladies transmissibles plutôt que des domaines comme la santé de la mère et de l’enfant. Tous les crédits flexibles provenant des contributions volontaires de base sont alloués à des domaines insuffisamment dotés. Les objectifs stratégiques 12 et 13 sont considérés comme des objectifs visant à instaurer des « conditions propices » et portent sur des aspects administratifs et sur le soutien, et les fonds qui leur sont alloués sont insuffisants. Bien que les coûts d’aide aux programmes couverts par des contributions volontaires soient fixés à 13 %, ce pourcentage est inférieur pour les situations d’urgence et les accords spéciaux ; la moyenne se situe donc aux alentours de 7 %, ce qui est insuffisant pour atteindre les objectifs stratégiques 12 et 13. Plusieurs mesures ont été prises pour allouer davantage de crédits à ces objectifs, comme de leur affecter un pourcentage uniforme des contributions fixées dans l’ensemble de l’Organisation. Pour ramener cette proportion de 44 % environ à 60 %, il a fallu diminuer les crédits affectés à ces objectifs. On a tenté d’absorber cette diminution, mais le budget programme de

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certains pays a dû être réduit, comme celui des Philippines par exemple. Parmi les autres mesures prises pour allouer des fonds suffisants aux objectifs stratégiques 12 et 13 figure un prélèvement sur les dépenses de personnel. Répondant aux questions sur les indicateurs, il dit que le plan stratégique à moyen terme couvrant une période de six ans est fondé sur le budget programme 2008-2009 et que les objectifs stratégiques et les résultats escomptés à l’échelle de l’Organisation sont les mêmes pour 2010-2011. L’incidence du plan sur la santé ne sera sensible qu’au bout de six ans ; on ne peut pas attendre des résultats au bout de deux ans. Actuellement, il y a plus d’entrées que de sorties. On s’est efforcé d’améliorer les indicateurs en formant le personnel et en procédant à un examen collégial. Il remercie le représentant des États-Unis d’Amérique d’avoir proposé au Secrétariat de l’aider à affiner les indicateurs. Notant la préoccupation des délégués au sujet de la baisse des crédits alloués aux maladies non transmissibles, il précise que ce domaine reste une priorité pour le Directeur régional. Malgré une baisse de 6 % dans le projet de budget programme des fonds alloués à cet objectif stratégique dans la Région, cette baisse reste inférieure à la baisse de 10 % appliquée aux programmes de base de l’OMS, et il estime que les crédits alloués aux maladies non transmissibles correspondront aux recettes escomptées. Répondant au représentant de la Nouvelle-Zélande à propos de la formation aux considérations de sexe, il indique que le personnel du Bureau régional a suivi une formation en 2009 et que des programmes similaires seront assurés dans les bureaux de pays en 2010. La lutte contre la violence au sein de la famille est une composante des objectifs stratégiques 3 et 4. Bien que ce domaine ne figure pas dans les résultats escomptés, les travaux seront étendus. Il dit au représentant des États-Unis d’Amérique qu’il fournira des chiffres précis sur les ressources qui ont été mobilisées. Le total dépasse celui de l’exercice précédent grâce à une diversification des sources de financement, par exemple les crédits alloués par l’Espagne aux objectifs du Millénaire pour le développement. Les contributions volontaires reçues au Siège de l’OMS sont distribuées au niveau des pays et les bureaux de pays collectent eux aussi des fonds. Le DIRECTEUR, ADMINISTRATION ET FINANCES, explique que la contribution globale évaluée pour 2008-2009 a diminué suite à la nouvelle procédure d’adoption de la résolution portant ouverture de crédits par l’Assemblée mondiale de la Santé. Les contributions évaluées comprennent maintenant ce que l’on appelait auparavant les contributions provenant du budget ordinaire et les recettes diverses, qui constituent les recettes prévues. En 2008-2009, les recettes se montaient à quelque 30 millions de dollars, contre 15 millions de dollars environ en 2010-2011. La contribution évaluée s’en est trouvée diminuée et le budget de la Région a diminué proportionnellement. Concernant les objectifs stratégiques 12 et 13, les crédits n’ont pas atteint le niveau prévu de financement au budget 2008-2009. C’est pourquoi certains domaines d’activité ont été placés au rang des priorités. Le représentant de la Nouvelle-Zélande a soulevé le problème de la rénovation de la salle de conférence du Bureau régional qui, tout comme d’autres travaux de réfection nécessaires, font partie du plan global qui n’a pas reçu de fonds. Le financement des objectifs 12 et 13 sera revu dans le budget 2010-2011. Si des fonds supplémentaires sont générés, les travaux se poursuivront, et la remarque du représentant de la Nouvelle-Zélande sera prise en compte.

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Le GSM a été considérablement amélioré. Toutefois, il prend note de la remarque du représentant du Japon selon laquelle les transactions initiales sont peut-être toujours en souffrance et il promet de mener une enquête et de les régler le plus rapidement possible. Le DIRECTEUR RÉGIONAL formule des observations sur la différence qui existe entre les budgets approuvés par les instances nationales et ceux de l’OMS. La différence majeure est que, dans le cas du premier cité, les budgets approuvés représentent effectivement les fonds qui seront disponibles au début de la période d’exécution. Dans le cas de l’OMS, en revanche, seulement 25 % environ du montant approuvé peut être prévu et disponible dès le début de l’exercice pour lequel il a été approuvé. Ce montant provient des contributions fixées. Le reste provient des contributions volontaires, et sont normalement imprévisibles et allouées de telle manière que les montants approuvés dans le budget programme sont essentiellement ambitieux. Le DIRECTEUR RÉGIONAL explique que cela a deux conséquences principales sur la mise en oeuvre des activités et les résultats régionaux escomptés tels qu’approuvés dans le budget programme. Premièrement, ne sachant pas à l’avance si les fonds seront reçus et quand ils seront reçus au cours de chaque exercice, il est virtuellement impossible pour la Région de planifier une exécution complète et détaillée du budget. Deuxièmement, étant donné les contraintes propres aux fonds alloués par les bailleurs, il est également difficile de parvenir à des taux de mise en oeuvre de même niveau pour tous les objectifs stratégiques. Quelles que soient les priorités déterminées par les États Membres dans le processus budgétaire, l’exécution effective est en grande partie déterminée en fonction de la disponibilité des ressources. Ainsi, pour répondre au représentant de la Nouvelle-Zélande qui souhaite savoir comment la Région va absorber la réduction de 13 %, soit 32 millions de dollars, dans le budget 2010-2011, le Directeur régional estime que cela ne devrait pas être trop difficile car, même avec une réduction de 13 %, le budget prévu pour 2010-2011 s’élève à 312 millions de dollars, ce qui représente toujours un montant bien supérieur aux 250 millions de dollars du budget prévu pour 2008-2009. Les dépenses réelles seraient même moindres comme le montre le besoin de reporter une partie des fonds sur 2010-2011. Ainsi, la Région peut accroître son activité malgré un plafond budgétaire réduit, même si ce plafond est passé théoriquement de 350 millions en 2008-2009 à 312 millions. Il rappelle au Comité régional que sur une période de dix ans, soit cinq exercices biennaux, les contributions fixées sont restées stables, entre 75 et 80 millions de dollars. Cependant, les contributions volontaires sont passées de 47 millions en 2000-2001 à 232 millions en 2010-2011. La Région reçoit habituellement environ 70 % du budget total prévu. En ce qui concerne la question de flexibilité, le Directeur régional note que les contributions volontaires allouées à la réalisation des objectifs stratégiques varient considérablement et certains programmes clés de l’OMS tels que les maladies non transmissibles, la nutrition, la santé de la mère et de l’enfant et la sécurité sanitaire des aliments, reçoivent moins que ce qu’exigent ces programmes. Il est important de trouver le moyen d’équilibrer cette situation, ce qui explique pourquoi la mobilisation des ressources est un domaine prioritaire. Il suggère d’examiner la possibilité d’un dialogue novateur avec les bailleurs de fonds, la possibilité de reprogrammer les fonds dans le cadre du plan stratégique à moyen terme, et de trouver des méthodes de travail différentes. Par exemple, envisager différentes façons d’atteindre les objectifs stratégiques, les activités étant dirigées par le seul Bureau régional, ou par le Bureau régional et ses partenaires ou encore par

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des organismes qui sont prêts à se charger d’activités spécifiques jugées déterminantes pour améliorer la santé des populations des États Membres. Il promet d’identifier les domaines prioritaires et, en collaboration avec les États Membres et le Siège de l’OMS, d’accélérer les progrès et de faire en sorte que les résultats escomptés pour la Région soient obtenus. En réponse au représentant de la Nouvelle-Zélande qui s’est dit inquiet de la lenteur des progrès accomplis vers les quatrième et cinquième objectifs du Millénaire pour le développement, il fait remarquer que la plupart des pays de la Région ont déjà, en fait, atteint ces objectifs. Toutefois, le Bureau régional s’est engagé à aider ceux qui n’y sont pas encore parvenus. Actuellement, dans le cadre d’un nouveau programme, le Cambodge, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la République démocratique populaire lao ont été désignés pays hautement prioritaires lorsqu’il s’agit avant tout d’améliorer les systèmes de santé en revitalisant les soins de santé primaires et l’éducation sanitaire, dans le but d’améliorer la santé de la mère et de l’enfant. De nombreux partenaires internationaux ont accueilli favorablement ce modèle, qui n’en est encore qu’à ses premiers stades, et leur contribution sera particulièrement précieuse au cours des années à venir. Toutefois, il est important de garder à l’esprit que l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant n’est pas une tâche facile mais exige que l’on agisse sur plusieurs fronts pendant une période prolongée pour parvenir aux meilleurs résultats possibles. En l’absence de toute autre remarque, le PRÉSIDENT demande aux Rapporteurs de préparer un projet de résolution qui sera examiné ultérieurement au cours de la session. 2. LA CRISE FINANCIÈRE MONDIALE ET SON IMPACT SUR LA SANTÉ EN ASIE ET DANS LE PACIFIQUE : Point 10 de l’ordre du jour (document WPR/RC60/5)

En présentant le document de travail sur la crise financière mondiale et son impact sur la santé en Asie et dans le Pacifique, le DIRECTEUR RÉGIONAL explique au Comité qu’un document d’information est joint en annexe et présente les données les plus récentes sur la situation, tirées des statistiques du Fond monétaire international et de la Banque asiatique de développement. Le document de travail décrit la crise financière dans le monde et dans la Région du Pacifique occidental. Il présente les actions menées par l’OMS aux niveaux mondial, régional et national et celles proposées par les États Membres et par le Secrétariat. Cette crise est de nature incertaine et évolutive, tant dans le monde que dans la Région. Le document d’information fait apparaître des différences notables dans les estimations de la croissance économique d’un pays à l’autre, certains étant moins touchés que d’autres. Ces écarts peuvent être liés à l’efficacité des actions menées dans les pays pour faire face à la crise ou ils peuvent être dus au fait que l’économie d’un pays est moins dépendante de l’économie mondiale. Malgré des signes de reprise de la croissance dans certains pays, la plupart risquent toujours de ressentir, avec un décalage, les effets pernicieux de la crise tels que la hausse du chômage, la baisse des exportations et du tourisme et la diminution du volume des fonds envoyés aux familles, au fur et à mesure de son évolution. S’agissant de la santé publique, de nombreux pays ont maintenu voire augmenté leurs dépenses et il rend hommage à tous ceux qui ont pu le faire. Cependant, un certain nombre de pays ont dû ou vont réduire leurs budgets de santé du fait de la crise. La situation étant donc extrêmement incertaine, l’OMS est restée déterminée à surveiller dans la Région les incidences de la crise sur la santé en évaluant de façon continue les budgets de la santé et les prix des médicaments, et en collaborant avec ses partenaires tels que la Banque asiatique de développement,

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l’Organisation internationale du Travail et d’autres organismes des Nations Unies, pour mieux appréhender cette situation en constante évolution. Il est important que les États Membres continuent d’atténuer les effets pernicieux de la crise sur la santé. Pour ce faire, ils peuvent maintenir voire même augmenter les investissements dans la santé, tout en protégeant les plus pauvres et les groupes vulnérables. Cette crise peut être vue comme une opportunité d’intensifier la réforme des systèmes de santé, en particulier des politiques de financement de la santé. Il attend avec intérêt les discussions du Comité régional sur ces questions et les conseils et recommandations qui en résulteront, Le Dr DUQUE (Philippines) fait remarquer que la crise financière a d’abord commencé dans les pays industrialisés et que désormais, les pays en développement sont également touchés. Aux Philippines, les exportations ont baissé de 2,9 % en 2008 et il est probable que les fonds envoyés aux familles diminueront de 7 à 10 % en 2009. Les investissements directs de l’étranger, qui représentaient 2,9 milliards de dollars en 2007, ont baissé de moitié en 2008 et l’on s’attend à ce qu’ils chutent à 500 millions de dollars en 2009. Environ 2,6 millions de personnes sont sans emploi et 6,5 millions sont sous-employés. La crise financière risque de rendre difficile pour les systèmes de santé la fourniture des biens et services essentiels. Aux Philippines, la crise financière qui a touché l’Asie en 1997 a entraîné une baisse des dépenses de santé de 6 % et une hausse du prix des médicaments et des services médicaux de 40 %. Dans le même temps, la couverture vaccinale est passée de 89,8 % en 1996 à 74,9 % en 1998. Les Philippines approuvent le projet de cadre d’action sur la crise financière et sur la santé dans le monde, qui devrait les aider à faire sortir le secteur de la santé de la crise dans d’assez bonnes conditions. Le Gouvernement des Philippines a déjà pris les mesures suivantes : préservation de la santé et investissement dans le développement pendant la crise économique, révision des politiques de financement des soins de santé pour assurer une protection financière, notamment en faveur des pauvres et des populations vulnérables, élaboration de politiques de santé favorables aux pauvres en s’inspirant de l’approche des soins de santé primaires et enfin surveillance continue des effets de la crise sur la santé. Les Philippines apprécieront toute l’aide que l’OMS pourra leur apporter pour rendre ces initiatives viables. Sir Terepai MAOATE (Îles Cook) prend acte des actions proposées à la fin du document. Dans son pays, une partie considérable du budget est consacrée à la santé et à l’éducation : 10 % en moyenne alloués à chacun de ces deux domaines qui ont toujours été considérés comme des priorités. Il suppose que le document vise à inciter les gouvernements de la Région à allouer suffisamment de fonds à la santé, pour atteindre les différents objectifs et les cibles liés au développement de la santé. Il conteste le point de vue énoncé dans le document, selon lequel le financement relève de la responsabilité du secteur de la santé. Le Dr KUARTEI (Palaos) convient que la crise financière aura des répercussions sur la santé tout en faisant observer que les crises sanitaires ont un effet réciproque sur l’économie. Deux études récentes sur le financement des ménages aux Palaos, l’une réalisée par le Programme des Nations Unies pour le développement et l’autre par le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, ont conclu que de nombreuses familles pauvres n’ont pas les moyens de faire face aux crises. Les populations vulnérables, qu’elles soient pauvres ou non, ont besoin d’un filet de sécurité mis en place par les pouvoirs publics car l’incapacité de se procurer des produits peut être due à des pénuries plutôt qu’à leur coût. La pauvreté et la

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capacité d’adaptation devraient être définies en termes sociaux et non pas uniquement financiers. Les cultures traditionnelles peuvent atténuer les effets du ralentissement de l’activité économique. Les Palaos demandent à l’OMS de se concentrer sur cette question, en espérant que de nouvelles initiatives verront le jour. M. ZIBE (Papouasie-Nouvelle-Guinée) note que la crise financière affaiblit les systèmes de santé, la fourniture et l’approvisionnement de produits médicaux et le financement de la santé. L’appel lancé en faveur du renforcement des services, en particulier par le biais des soins de santé primaires, est d’une importance capitale en période de crise. Dans les petites économies, les prix des biens et services ont été fortement influencés par les événements ayant secoué la Région et le reste du monde. Il propose à cet égard une nouvelle mesure : « que l’OMS mette en place un mécanisme pour suivre l’impact des prix des médicaments essentiels et du matériel médical, afin de trouver les moyens d’aider ceux qui en ont besoin ». La crise entraîne entre autres l’augmentation immédiate des prix des médicaments et du matériel, qui sont essentiellement fabriqués hors des petits États Membres. Mme Justina LANGIDRIK (Îles Marshall) indique que son pays appuie sans réserve les priorités de l’OMS concernant la crise financière mondiale. La santé et l’éducation restent les premières priorités du gouvernement. Les maladies non transmissibles imposent une charge au système de santé, notamment en termes de soins de santé primaires. La restructuration des systèmes de santé avec les ressources disponibles n’est pas une tâche facile, surtout lorsque les services de santé ont été dangereusement fragilisés par la flambée des prix des produits alimentaires et les catastrophes économiques. Le Ministère de la Santé procède à l’examen de ces données et politiques pour assurer la pérennité des services de santé malgré la crise financière, en renforçant les soins de santé primaires, afin d’atteindre l’objectif du projet Îles-santé et les objectifs du Millénaire pour le développement. Les Îles Marshall réaffirment leur engagement vis-à-vis de la participation de la communauté et des parties prenantes aux soins de santé et espèrent travailler avec l’OMS et ses partenaires dans le cadre de cette initiative. Le Dr SKILLING (États fédérés de Micronésie) approuve le rapport, qui décrit bien la situation dans les pays pauvres en développement. Si la crise permet de procéder à une réévaluation et à une réforme, elle recommande toutefois que les indicateurs sur les comptes nationaux de la santé proposés à la réunion soient adaptés à chaque pays. L’indicateur sur le financement de la santé, qui utilise l’augmentation des achats de médicaments délivrés sans ordonnance, ne pourrait pas être appliqué dans les États fédérés de Micronésie car ces médicaments sont plus chers en pharmacie que dans les hôpitaux publics et ne sont pas couverts par l’assurance-maladie. Les contributions du gouvernement local et des donateurs externes au budget de la santé sont en baisse tandis que le gouvernement a réduit sa main-d’oeuvre et que les agents de santé migrent à la recherche d’un avenir meilleur. Les États fédérés de Micronésie comptent sur l’assistance technique de l’OMS pour exécuter les propositions décrites dans le document. M. KAHU (Vanuatu) évoque l’effet de la crise financière sur tous les pays insulaires du Pacifique, et en particulier les préjudices liés à l’inflation du prix des carburants et des denrées alimentaires. L’économie du Vanuatu est petite et vulnérable aux forces s’exerçant sur les autres marchés. Elle s’est développée au rythme de 6 % par an pendant les années qui ont précédé la crise et devrait continuer de croître pendant les années à venir.

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Le système économique du Vanuatu est double. Il est constitué d’un secteur structuré qui traite avec le monde extérieur et d’un secteur local où la monnaie d’échange est constituée de défenses de sangliers, de coquillages et de nattes. Près de 80 % de la population utilise cette économie traditionnelle, reconnue par le gouvernement, et qui a représenté un dispositif de sécurité important face à la crise financière. Les familles, les collectivités et les réseaux sociaux ont contribué à la protection de la population. À cet égard, les effets de la crise ont été plus durement ressentis en zones urbaines, dans les secteurs de la finance et du tourisme, et par les travailleurs migrants employés à la cueillette de fruits en Nouvelle-Zélande, qui représentent tous d’importantes sources de revenus. En zone rurale, l’augmentation du prix des denrées de première nécessité et des carburants a été plus préoccupante que le manque de liquidités. Le Ministère de la Santé prie instamment le gouvernement d’augmenter son investissement dans les partenariats pour la santé afin de soutenir la croissance économique et d’éviter l’érosion de la santé publique. Le Vanuatu se félicite des efforts déployés par l’OMS pour aider les pays insulaires du Pacifique et est fier d’accueillir en février 2010 une conférence des Nations Unies sur la crise économique mondiale et ses incidences dans le Pacifique. Le Vanuatu appuie sans réserve les propositions et les résolutions du document à l’examen. Le Dr GAO (Chine) fait remarquer que le Bureau régional pour le Pacifique occidental a étudié les effets de la crise financière sur les pays et la santé de leurs populations dès son apparition. Les études réalisées par le bureau du représentant de l’OMS en Chine ont montré que la crise a eu un effet quasiment nul sur la santé de la population grâce au plan de relance chinois, notamment à une subvention de l’État de 850 milliards de yuans en faveur d’un élargissement de la couverture du système de sécurité sociale, du renforcement des établissements de santé au niveau local et de la mise en place d’un ensemble de services de santé publique, grâce à la fourniture de médicaments essentiels et à la mise en place d’un projet pilote sur la réforme des hôpitaux publics. Toutefois, la part du cofinancement fournie par les chômeurs a augmenté tandis que l’utilisation des services a diminué. Des mesures correctives ont donc été prises. La Chine appuie la résolution proposée dans le document compte tenu de l’extension continue de la crise financière. Outre la recherche et la surveillance, il espère que le Bureau régional saura prendre les devants et poursuivra son action de renforcement en prenant des mesures pour unir toutes les parties et mobiliser des ressources pour renforcer les systèmes de santé tout en restant fidèle aux soins de santé primaires, à la promotion des médicaments essentiels et des technologies de base et à la formation du personnel de santé. Le Dr JACOBS (Nouvelle-Zélande) se félicite du soutien apporté par l’OMS à l’amélioration des services de santé et recommande des mesures telles qu’un accès plus rapide et subventionné aux médicaments et matériel de santé, compte tenu notamment de l’effet de la crise financière sur les taux de change. Les produits et services de première nécessité, tels que l’eau de boisson propre et l’assainissement, restent essentiels et le problème pour les États Membres consiste à se concentrer sur les activités les plus productives. L’OMS est bien placée pour conseiller les pays lors de l’établissement de priorités visant l’utilisation optimale des ressources. Les budgets de la santé augmentent chaque année plus vite que la croissance, ce qui n’est pas viable même en l’absence de crise. Il invite le Bureau régional à fournir des conseils à cet égard. Il se déclare résolument en faveur de la mesure 3 et de la fourniture d’un rapport à la réunion de l’année prochaine. Les données doivent être désagrégées par sexe, car il est possible que les femmes se privent de soins ou fournissent davantage de soins aux membres de leur famille lorsque certains d’entre eux sont sans emploi et à mesure que le coût des soins de santé augmente. Les variables telles que l’âge et l’appartenance ethnique doivent également être prises en compte.

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M. DUNOYER (France) fait remarquer que le document reflète une excellente compréhension de la menace que la crise financière mondiale fait peser sur les plus vulnérables. Cette initiative, prise dès décembre 2008 et approuvée par le Conseil exécutif de l’OMS en janvier 2009, a permis de souligner les risques pour les pays en développement notamment, dans le contexte des grands problèmes que sont le vieillissement démographique, le changement climatique et les maladies émergentes, et du défi lié à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Compte tenu des liens manifestes entre les crises financières, économiques et sociales, il est important d’appuyer les propositions formulées dans le document, qui montrent que les soins de santé et le soutien social protègent les populations et encouragent la croissance économique. Le Directeur général a observé que le Pacifique occidental est la Région où les malades contribuent le plus et les gouvernements le moins aux coûts des soins de santé. L’OMS pourrait encourager les pays à prendre leurs responsabilités et à mettre en place des systèmes d’assurance pour protéger les plus vulnérables. M. TAKAKURA (Japon) se félicite de cet appel à l’action pour réduire les conséquences sur la santé de la crise financière mondiale. Le Japon souscrit à l’idée qu’il est capital de protéger les vies, les conditions d’existence et la dignité des populations vulnérables dans les circonstances actuelles. Pour offrir une protection sociale, le Japon a déjà inclus dans son système de sécurité sociale universel des mesures telles que l’ajustement des cotisations individuelles en fonction des revenus. Il a également augmenté les subventions en vue de conserver des emplois et d’accroître le nombre de formations professionnelles offertes aux personnes au chômage. Même si l’on n’a pas encore décelé clairement l’impact négatif de la crise financière sur la santé, le Japon est néanmoins conscient que des besoins nouveaux pourraient se faire sentir. Les États Membres devraient reconnaître l’importance de la santé pour la sécurité humaine et poursuivre leur collaboration avec l’OMS. Il y a lieu de renforcer les systèmes de santé fondés sur les soins de santé primaires pour assurer l’offre de services de santé aux populations vulnérables. Le Japon a pris note des mesures proposées et exhorte le Bureau régional à apporter son soutien au suivi de l’évolution des conditions sanitaires qui prévalent dans les pays à l’économie fragile, et à formuler des politiques s’appuyant sur des données empiriques et aptes à renforcer les systèmes de santé de ces pays. Il importe de rester vigilants et d’échanger des informations même si, au départ, les méthodes de surveillance diffèrent d’un pays à l’autre. M. SOLALOI (Îles Salomon) déclare que la crise financière mondiale, conjuguée à l’apparition de la grippe pandémique H1N1 2009, exige que l’on revoie les priorités établies dans les programmes gouvernementaux et le mode d’affectation de ressources limitées, en particulier dans les pays en développement au budget modeste. La crise financière a déjà des répercussions sur la santé aux Îles Salomon. En juillet 2009, une fraction de 35 % de toutes les dépenses publiques a été mise en réserve, ce qui a, en particulier, affecté les neuf services de santé provinciaux qui soignent 87 % de la population. Les services reçoivent des subventions mensuelles du ministère de la santé, dont la plupart sert à payer les salaires, ce qui laisse fort peu pour mettre en oeuvre des programmes sanitaires. Les contributions de l’OMS et de bailleurs de fonds sont donc capitales. Les mécanismes régissant le secteur dans son ensemble et le travail effectué par les agents de liaison du bureau de pays de l’OMS permettent de canaliser les ressources limitées et de faire les ajustements nécessaires en fonction des circonstances. Les pays doivent poursuivre leurs efforts pour soutenir le développement socioéconomique. Les Îles Salomon continueront pour leur part d’appuyer l’OMS et d’autres institutions des Nations Unies, envers et contre tout.

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Le Dr TEH Lei Choo (Malaisie) informe que la Malaisie a pris acte de l’appel à protéger la bonne santé de la population face aux conséquences de la récession économique. La couverture des services de santé est universelle dans le pays, et l’équité de l’accès aux soins est assurée ; les soins sont dispensés gratuitement aux personnes qui n’ont pas les moyens de les payer au dispensaire où elles se rendent, ce qui garantit une protection aux membres vulnérables de la société. L’expérience acquise lors des crises économiques des années 1980 et 1990 a montré que durant ces temps d’épreuve la proportion de la population se tournant vers les services de santé publique augmente. Cet accroissement de la demande est financé par des allocations budgétaires additionnelles qui permettent de réduire au minimum les conséquences néfastes de la crise sur la santé. Les États Membres devraient veiller à ce que la formation continue d’être assurée pendant la crise financière actuelle pour que les services de santé n’en subissent pas les effets à long terme. Dans les années 1980s, la Malaisie avait fait des coupes sombres dans le budget de la formation ce qui a entraîné une pénurie d’agents qualifiés lors de la création de nouveaux centres de santé au moment de la relance de l’économie. Les mesures incombant aux États Membres et à l’OMS proposées à la section 4 du document WPR/RC60/5 devraient être décrites de façon plus détaillée de manière à fournir des indicateurs, concernant, en particulier, les progrès sanitaires escomptés. Les pays seraient alors à même de suivre les effets de la crise financière mondiale de manière systématique et avec des éléments de comparaison, et de mettre au point des interventions anticipatoires et plus efficaces si la crise financière devait se prolonger. Le Dr PHAM LE TUAN (Viet Nam) informe que le Viet Nam a été durement touché par la récession économique, bien qu’à ce jour il n’y ait pas eu d’évaluation de son impact sur la santé. Le prix d’un certain nombre de denrées essentielles a augmenté. Plus de 60 % des médicaments de base sont importés de même que 90 % environ des matières premières utilisées pour la fabrication de ces médicaments dans le pays. Toutefois, le prix des médicaments essentiels n’a augmenté que de 1,8 % alors que la hausse globale des prix est de 2,7 %. Les hausses de prix ont conduit à une diminution de la qualité des biens et des aliments disponibles. On note également une chute de la demande de biens de consommation sur les marchés intérieurs et de l’exportation, ce qui a conduit à une augmentation du nombre de chômeurs. À leur tour, la baisse des revenus et les cotisations d’assurance-maladie à payer ont entraîné une diminution du recours aux services de santé. Les changements écologiques, les catastrophes naturelles et l’apparition de maladies émergentes, dont la grippe pandémique H1N1 2009, ajoutent aux difficultés auxquelles le secteur de la santé doit faire face. Néanmoins le Gouvernement demeure fermement déterminé à soutenir le financement de la santé. Bien que des coupes budgétaires aient été faites dans certains secteurs, les dépenses de santé ont augmenté de 28 % en 2009 par rapport à celles de 2008, et elles devraient encore augmenter en 2010. Le Dr CHOW (Hong Kong (Chine)) indique que son Gouvernement met en oeuvre un train de mesures destinées à préserver l’emploi, à renforcer le système de soins de santé et à maintenir un développement économique durable dans le but d’atténuer les conséquences de la crise financière mondiale sur la santé. Il poursuit également sa politique qui veut que personne ne doit se voir refuser des soins appropriés du fait d’un manque de ressources, et il s’est engagé à augmenter la part du budget allouée au secteur de la santé en la faisant passer de 15 % à 17 % d’ici à 2012, et à rechercher des moyens de renforcer le système de sécurité sociale en vigueur au profit des segments vulnérables de la population. Reconnaissant l’importance et le

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caractère préventif des soins de santé primaires, il prépare actuellement une deuxième phase de consultation publique au sujet de la réforme des soins de santé et a créé un groupe de travail dont le mandat est de proposer des mesures spécifiques pour renforcer les soins de santé primaires. Le Dr Chow exhorte les représentants à ne pas consentir à ce que leur gouvernement réduise les affectations de ressources à la médecine préventive et au personnel soignant car ce genre de décision pourrait entraîner des difficultés plus graves encore à l’avenir. Le cadre d’action en cinq points proposé et les indicateurs définis pour l’évaluation des effets sur la santé de la crise économique viennent à point nommé et constituent des outils utiles pour suivre l’évolution de la situation et comparer des pays se situant à des niveaux de développement différents. Compte tenu de la rapidité avec laquelle la crise évolue et de l’incertitude entourant ses conséquences, le suivi de la situation est d’une importance capitale. Hong Kong (Chine) continuera d’apporter son soutien à l’OMS à cet égard, et se réjouit de pouvoir travailler en étroite collaboration avec des organisations internationales agissant dans le domaine de la santé. Sur l’invitation du PRÉSIDENT, le représentant du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme fait une déclaration à l’adresse du Comité. Le CONSEILLER RÉGIONAL, FINANCEMENT DES SOINS DE SANTÉ, se félicite du soutien exprimé en faveur des actions régionales proposées afin de limiter les conséquences sur la santé de la crise financière mondiale. L’expérience passée a clairement démontré que durant des périodes de récession économique, les gouvernements se doivent d’accroître leurs investissements dans les secteurs de la santé et de la protection sociale, préserver les budgets affectés à la santé et renforcer les systèmes de sécurité sociale afin de protéger les segments de la population démunis et vulnérables. Le Bureau régional tiendra compte, lors de la révision de ce programme de mesures, des précieuses informations communiquées au sujet des situations qui prévalent dans les pays de la Région, et des diverses suggestions constructives qui ont été faites. Le DIRECTEUR, DÉVELOPPEMENT DES SYSTÈMES DE SANTÉ, remerciant également les États Membres pour leurs observations encourageantes, souligne l’importance de populations en bonne santé pour la prospérité d’un pays, et invite instamment les États Membres à maintenir au même niveau dans leur budget, pendant la récession économique, les sommes qu’ils allouent à la santé. Il convient cependant que l’heure est venue de revoir les priorités à l’échelon national et régional, par exemple en ce qui concerne les soins de santé primaires et la qualité de la prestation des services, et de continuer de centrer son attention sur les segments de la population pauvres et vulnérables qui n’ont pas les moyens de payer de leur poche des frais médicaux importants. Comme l’a indiqué le représentant de Hong Kong (Chine), il est aussi indispensable de maintenir les affectations financières en faveur de la médecine préventive. Le Bureau régional prendra des mesures supplémentaires pour obtenir des données comparables concernant les incidences sur la santé de la crise financière dans les différents pays, notamment les effets sur les prix des médicaments essentiels, ainsi que l’a demandé la Papouasie-Nouvelle-Guinée, et communiquera un complément d’information aux États Membres en temps opportun. En l’absence d’autres observations, le PRÉSIDENT demande aux Rapporteurs de rédiger une résolution dans ce sens. La séance est levée à 16 h 45.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения