Organisation mondiale de la sante -~ Bureau regional de l'Europe • l~ Copenhague Rapports et Etudes EURO 87 La distribution d' eau en zone rurale Rapport sur une reunion de l'OMS L'Organisation mondiale de Ia sante (OMS), creee en 1948, est une institu- tion specialisee des Nations Unies a qui incombe, sur le plan international, Ia responsabilite principale en matiere de questions sanitaires et de sante publique. Au sein de !'OMS, Jes professionnels de la sante de quelque 160 pays echangent des connaissances et des donnees d'experience en vue de faire acceder, d'ici l'an 2000, tous Jes habitants du monde a un niveau de sante qui leur permette de mener une vie socialement et economiquement productive. Le Bureau regional de !'Europe est I'un des six Bureaux regionaux de !'OMS repartis dans le monde. Chacun de ces Bureaux a son programme propre dont !'orientation depend des problemes de sante particuliers des pays qu'il dessert. La Region europeenne, qui compte 33 Etats Membres actifs 0 , se distingue par le fait qu'elle reunit un grand nombre de pays industrialises disposant de services medicaux tres modernes. Son pro- gramme differe done de ceux des autres Regions, car ii vise plus particulie- rement a resoudre les problemes des societes industrielles. Dans Ia strategie mise au point par le Bureau regional afin d'atteindre le but de «la sante pour tous en l'an 2000», Jes activites se subdivisent en trois grandes catego- ries : promotion de modes de vie favorables a Ia sante, prevention des maladies et des accidents et organisation de soins adequats, accessibles et acceptables pour tous. Ce qui caracterise aussi la Region, c'est sa grande diversite linguistique et Jes difficultes qui en resultent sur le plan de la communication et de Ia diffusion de !'information. Les publications du Bureau regional paraissent en quatre Iangues (allemand, anglais, fran~ais et russe) et Jes droits de traduction en d'autres Iangues seront volontiers accordes. a Albanie, Allemagne, Republique federalc d', Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grcce, Hongrie, Irlande, Jslandc, Israel, Italic, Luxembourg, Malle, Maroc, Monaco, Norvcge, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Republique dcmocratique allemande, Roumanie, Royaumc-Uni de Grande-Brctagne ct d'Irlande du Nord, Saint- Marin, Suede, Suisse, Tchecoslovaquie, Turquie, Union des Rcpubliques socialistes sovie- tiques, Yougoslavic. Organisation mondiale de la sante -/., ~ Bureau regional de l'Europe i • I Copenhague 'SI ~ Rapports et Etudes EURO 87 La distribution d' eau en zone rurale Rapport sur une reunion de l'OMS Stevenage, l er -5 novembre 1982 ICP/ BSM 003(2) ISBN 92 890 2253 I © Organisation mondiale de la sante 1985 Les publications de l'Organisaiion mondiale de la sante beneficient de la protection prevue par les dispositions du Protocole N° 2 de la Convention univer- selle pour la Protection du Droit d' Auteur. Pour toute reproduction ou traduction partielle ou integrale, une autorisation doit etre demandee au Bureau regional de l'OMS pour ('Europe, 8 Scherfigsvej, DK-2100 Copenhague 0, Danemark. Le Bureau regional sera toujour tres heureux de recevoir des demandes a cet effet. Les appellations employees dans cette publication et la presentation des don- nees qui y figurent n'impliquent de la part du Secretariat de ('Organi sation mon- diale de la sante aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires , villes ou zones, ou de leurs autorites, ni quant au trace de leurs frontieres ou limites . La mention de firmes et de produits commerciaux n'implique pas que ces firmes et produits commerciaux sont agrees ou recommandes par ('Organisation mondiale de la sante de preference a d'autres. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu'il s'agit d'un nom depose. Ce rapport exprime les vues collectives des participants a une reunion et ne represente pas necessairement les decisions ou la politique officie llement adoptees par l'Organisation mondiale de la sante. IMPRIM E AU DANEMARK ISSN 0250-8400 SOMMAIRE Page Introduction ........................................................................................................... . La distribution d'eau en zone rurale - Situation actuelle dans la Region europeenne .................................................................................... 2 Definition ............................................................................................................ 2 Position du problemc ............................................................................................ 3 Mode de distribution ............................................................................................ 4 Systemcs individucls ............................................................................................. 5 Les sources et leur protection . ..... ........ .. . .... .. .... ... ... ...... ... .. ....... ... .. .... .. .... . .. ... ... . . ... 6 Traitemcnt ............................................................................................................ 6 Rcsponsabilite de la mise en place, de !'exploitation ct de la surveillance des rescaux de distribution .................................................... 8 Problemcs de qualite .... ............................................. ............ ............ .......... .......... 9 Exploitation .......................................................................................................... 11 Les redcvances per�ucs des usagcrs en zone ruralc .... ........................ .......... .......... 12 La technologie du traitement et de la desinfection de l'eau .............................. 12 Classification des rcssources ............................................................. .................... 13 Pro cedes de traitement . . . . .. . . .. . . . ... . . . . . . . . . . . . . .. . . . . .. . . . ... . . . .. . . .. . . . .. ... . ...... ... . . . . .. . . . . . . ... . . . .. 14 L'approvisionnement en eau des habitations rurales ........................................ 23 Considerations generales ...................... ............................................. .................... 23 Selection des sources ............................................................................................. 24 Protection des sources ........................................................................................... 26 Distribution . ......................................................................................................... 29 Organisation ....... ........................................... ........ ............... ................................... 32 Conclusions ........................................................... ....................................... ........... 34 Recommandations pour une action au niveau national .................................... 37 Recommandations pour une action au niveau international ............................ 40 Annexe I A vantages et inconvenients des six principaux procedes de desinfection ................................................................................ 42 Annexe 2 Avantages et inconvenients des methodes d'elimination des solides en suspension ............................................................... 50 Annexe 3 A vantages et inconvenients des methodes de lutte cont re la corrosion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 I Annexe 4 Avantages et inconvenients des methodes de deferrisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 Annexe 5 A vantages et inconvenients des methodes d'elimination des gouts et des odeurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 66 Annexe 6 Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68 Annexe 7 Composition des sous-groupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 69 Annexe 8 Liste des participants................................ . . . . ... 70 INTRODUCTION Un groupe de travail sur la distribution d'eau en zone rurale dans la Region europeenne s'est reuni a Stevenage (Royaume-Uni), du ler au 5 novembre 1982, sous Jes auspices conjoints du Bureau regional de !'OMS pour !'Europe et du Water Research Centre britannique, qui est un centre collaborateur de !'OMS pour !'evacuation de l'eau et des dechets . Cette reunion s'inscrivait dans le cadre du programme du Bureau regional au titre de la Decennie inter- nationale de l'eau potable et de l'assainissement (DIEPA). Cette reunion venait completer celle du groupe de travail sur la techno- logie appropriee de traitement des eaux usees dans Jes petites collectivites rurales, qui s'etait tenue a Lyon (France), du 7 au 11 juin 1982. Les participants ont ete accueillis, au nom du Water Research Centre, par le Dr J. Cuthbert, directeur des techniques de traitement au laboratoire de ce centre, a Stevenage. Le Dr G. Watters, fonctionnaire regional pour la Decennie intemationale de l'eau, a fait une declaration lirninaire au nom du directeur regional. M. R.W. Fraser, le Dr P. Benedek et M. MJ. Stiff ont ete elus respectivement president, vice-president et rapporteur. La liste des participants figure a !'Annexe 8. Le groupe de travail avait pour mandat d'exarniner Jes technologies actuellement utilisees pour Jes petits reseaux d'approvisionnement en eau dans Jes pays europeens, notamment dans Jes collectivites rurales isolees. En meme temps que Jes technologies et Jes approches modemes, d'autres aspects connexes de la question, comrne la surveillance et l'entretien des reseaux et l'apport de produits chirniques, ont ete etudies. Les recomrnan- dations formulees a !'issue de la reunion serviront de directives pour aider Jes Etats Membres de la Region europeenne a choisir Jes technologies appro- priees aux differentes sources d'approvisionnement en eau , dans differents contextes sociaux, topographiques et clirnatiques. Pendant une partie de la reunion, Jes participants se sont repartis en trois sous-groupes afin d'exarniner : la technologie du traitement et de la desinfection de l'eau pour tous Jes types de source et de distribution; la technologie de la distribution de l'eau - en dehors du traitement et de la desinfection - en particulier le choix et la protection des sources, ainsi que la distribution, pour tous !es degres de traitement et toutes Jes formes de distribution; !'organisation, !'administration, la surveillance et la formation appro- priees de personnel . Chaque sous-groupe etait charge de faire des recommandations dans son domaine de competence, d'une part a !'intention des Etats Membres, d'autre part en ce qui concerne une action ulterieure au niveau international . La composition des sous-groupes est indiquee a I' Annexe 7. LA DISTRIBUTION D'EAU EN ZONE RURALE - SITUATION ACTUELLE DANS LA REGION EUROPEENNE Un questionnaire avait ete envoye, avant la reunion, a un echantillon repre- sentatif de pays pour rassembler des donnees sur les systemes de distribution d'eau en zone rurale dans la Region europeenne, et six pays ont ainsi fourni des renseignements. En outre, Jes membres du groupe de travail avaient redige des memoires sur Jes systemes existant dans leurs pays respectifs . Douze pays etaient representes, done cinq avaient egalement foumi des donnees pour le questionnaire. Au total, on a recueilli des renseignements sur treize pays, et le tableau de la situation presente ci-apres est fonde sur ces renseignements. Definition 11 est clair qu'a l'heure actuelle aucune definition precise ne recouvre le concept de collectivite rurale de type europeen. Chaque pays possede sa propre defi- nition, qui depend de son niveau de developpement. On peut caracteriser une collectivite rurale par divers criteres, tels que la taille, l'eloignement par rapport aux services collectifs, le revenu par habitant, et !'importance relative du secteur agricole. En general , toutefois, c'est la taille qui sert de critere, et quelques exemples montreront Jes differences existant d'un pays a l'autre et , dans un pays donne, entre la definition et la realite concrete . En Roumanie, de nombreux villages se sont urbanises, leur economie est devenue davantage tributaire d'entreprises industrielles, et la majeure partie de la population rurale vit dans des agglomerations comptant entre 2000 et 10 000 habitants . En Turquie, on considere comme ruraux les villages de moins de 3000 habitants, dont 86% en ont en fait moins de 1000. En France, si les communes de moins de 2000 habitants sont considerees comme rural es, la population moyenne des localites rurales est d 'environ 600 habitants. 2 De meme, en Republique socialiste de Macedoine'2, la population moyenne des villages est de 530 habitants . En Ecosseb, la majorite de la population rurale vit dans des communes de moins de 500 habitants, et tres souvent de moins de 100. Un village de plus de 1000 habitants aurait beaucoup des caracteristiques d'une agglomeration urbaine. Comme ii n'existait pas de definition precise, le sous-groupe charge des structures organiques appropriees s'est penche sur la question (voir page 33). Position du probleme L'alimentation en eau potable des collectivites rurales revet deux aspects . 11 y a d'une part le reseau public, d'autre part les systemes individuels pour les habitations, !es fermes, etc. Cette dualite pose des problemes tout a fait differents . L'objet du questionnaire etait de recueillir des renseignements sur l'alimentation en eau de la population des zones rurales. La plupart des reponses ont porte sur le reseau de distribution public; elles sont resumees au tableau l . Comme le demandait le questionnaire, !es donnees ont ete foumies sous forme de pourcentages, puis ont ete converties en valeurs abso- lues, pour illustrer de fa~on plus concrete la situation dans les differents pays. Pays Espagne Hongrie Norv{!ge Portugal Roumanie Royaume-Uni Turquie Yougoslavie (Macl!doine) Tableau 1. La distribution d'eau en zone rurale dans quelques pays de la Region europeenne Population rurale Population rurale desservie desservie Population totale par un rl!seau public par des systl!mes du pays de distribution d'eau individuels (millions d'habitants) (millions d'habitants) ( mi II ions d'habitants) 4 36 2 11 0,8 4 1,6 4 10 1,5 9,5 22 0,5 2 56 16 4 45 0,6 0,3 2 a La Macedoine est une des republiques federees de la Republique socialiste federative de Y ougoslavie. b Au Royaume-Uni, l'industrie de l'eau est organisee de fac;on tout a fait diffe- rente et independante en Angleterre et au Pays de Galles, en Ecosse et en Irlande du Nord. 3 La population rurale qui n'est pas desservie par un reseau public doit l'etre par des systemes individuels; leur nombre est indique au tableau I, ou appa- raissent egalement des donnees communiquees !ors de la reunion pour la Roumanie et la Macedoine. Si l'on part de l'hypothese que Jes chiffres indiques au tableau I sont veritablement representatifs de la Region europeenne, on doit conclure que pres de 30% de la population vit en milieu rural et que la moitie seu- lement est desservie par des reseaux de distribution d'eau publics, l'autre moitie devant s'approvisionner en eau potable au moyen d'installations individuelles. Mode de distribution 11 y a une tendance generale dans toute la Region a assurer la distribution de l'eau dans Jes habitations par des canalisations. C'est ainsi qu'en Mace- doine, 65% de la population rurale a maintenant l'eau courante, contre 20% seulement il y a une vingtaine d'annees. 11 est toutefois impossible, pour des raisons d'ordre pratique, d'approvisionner ainsi toute la popu- lation. En Pologne, ou la population rurale est tres dispersee et le restera dans l'avenir previsible, on ne s'attend a aucune modification de la situa- tion actuelle, a savoir la predominance des puits individuels. Dans le nord de l'Espagne, ou les groupes humains sont egalement tres disperses , on ne pourra peut-etre jamais non plus installer l'eau courante dans tous Jes foyers. Au Royaume-Uni , bien que l'approvisionnement en eau courante de chaque logement soit un droit garanti par la Joi, ce droit est lirnite a !'installation d'une conduite a un cout raisonnable. Sans dire avec precision comment il s'y prendra, chaque pays affinne son intention de faire beneficier un jour la totalite de sa population d'une alimentation sure et suffisante en eau potable. Cet objectif souleve deux problemes distincts. Premierement, comment Jes pouvoirs publics peuvent-ils garantir que l'eau foumie par des systemes individuels qui ne seront pas remplaces est sure et suffisante ? Deuxiemement, que faut-il faire pour que la fraction de la population rurale qui vit en collectivite soit desservie de fa~on appropriee ? Dans un certain nombre de pays, la premiere phase d'une distribution d'eau suffisante a une collectivite consiste a installer des bomes-fontaines ou fontaines publiques alimentees par une conduite. C'est le cas par exemple au Portugal et en Roumanie - ou cette solution est toutefois essentiellement consideree comme provisoire -, des conduites etant reliees aux maisons si Jes circonstances le pennettent. En Turquie, la distribution d'eau par fontaines peut subsister dans Jes cas ou seules existent des sources a faible rendement, ou la qualite des logements est mediocre, et ou Jes collectivites sont tres dispersees. 4 Systemes individuels Les collectivites tres petites, eloignees de tout, de meme que les maisons ou fermes isolees, ont peu de chances d'etre raccordees a des reseaux de distri- bution d'eau, et s'approvisionnent a des puits, des sources ou des cours d'eau. Les eaux souterraines peu profondes et les eaux de surface soot parti- culierement exposees a la pollution, et , cornme elles ne sont generalement pas traitees ou desinfectees, les systemes individuels d'alimentation en eau suscitent une vive preoccupation dans la quasi-totalite des pays. Beaucoup d'individus sont concernes. En Roumanie, par exemple, 86 % de la population rurale est alimentee en eau par des puits individuels , des sources ou des fontaines publiques; en Pologne, 60 % des villages ruraux soot desservis par des puits individuels. En Turquie, quatre millions de per- sonnes n'ont aucun acces a un reseau de distribution public. Dans les systemes individuels, la qualite micro-biologique de l'eau est souvent mediocre, mais il est difficile d'assurer une desinfection efficace en raison a la fois de considerations financieres et de !'absence de personnel competent. En out re, il y a des resistances a vaincre. C'est ainsi qu 'ii existe des cartouches chlorantes que !'on irnmerge dans Jes puits, mais Jes gens n'aiment pas !es utiliser , pas plus qu'ils ne sont prets a tolerer le gout du chlore. Ils preferent boire l'eau non traitee , avec les risques que cela comporte. II est souvent difficile de surveiller la qualite de l'eau des systemes individuels . La tache en incombe entierement aux organismes responsables de la sante publique , mais le nombre et l'eloignement de ces systemes font que Jes controles sont extremement rares . Il peut etre difficile de proteger Jes puits contre la contamination . Dans Jes regions arrierees , Jes usagers n'ont parfois pas idee de !'importance du probleme et, meme s'ils en sont conscients, ils ne se rendent pas toujours compte que certaines de leurs habitudes et pratiques sont nefastes pour la sante. La reglementation applicable aux puits individuels est variable. En France, elle est inexistante. En Espagne, ii n'y a pas de normes de qualite specifiques, sauf pour Jes lieux de consornmation publique, mais Jes usagers sont tenus de soumettre des echantillons d'eau a une analyse d'innocuite. Dans certains pays , comme la Roumanie et la Tchecoslovaquie, il existe des normes pour la construction et la protection des puits individuels. Dans de nombreux pays, Jes autorites de sante publique soot habilitees a interdire !'usage des puits dont l'eau est consideree impropre a la consommation. Parmi Jes causes frequentes de contamination, on peut citer Jes methodes antihygieniques d'extraction de l'eau des puits, notamment au moyen de cordes et de seaux; !'absence de couverture satisfaisante; Jes infiltrations de dechets d'origine humaine et animale dans les eaux souterraines peu pro- fondes; la perturbation des eaux de surface par l'homme et Jes anirnaux, ainsi que !'evacuation inconsideree des dechets menagers et autres . 5 Les sources et leur protection Les puits et Jes forages constituent la principale source d 'approvisionnement en eau dans Jes zones rurales. Les forages representent 94% de ces sources au Portugal , 75% en Hongrie , et 60 % en Espagne. Les eaux de surface sont large- ment exploitees dans certains pays , par exemple celles qui proviennent de la fonte des glaciers et de la neige en Suisse , ou bien Jes lacs et Jes cours d'eau relativement purs des regions montagneuses de Norvege . Au Royaume-Uni , l'approvisionnement des zones rurales se repartit de fa~on egale entre les forages, Jes sources et Jes eaux de surface , l'eau des lochs revetant une impor- tance particuliere en Ecosse . En Roumanie, Jes eaux du Danube ne peuvent etre exploitees que dans le sud du pays, du fait du cours du fleuve le long de la frontiere. En Pologne, Jes eaux de surface peuvent etre utilisees pour desservir des groupes de villages. Plus la source d 'approvisionnement est vaste, et plus ii est facile de gerer des usines de traitement de l'eau. Etant donne Jes problemes d'ordre general que posent la creation et !'exploitation d'usines de traitement adequates, on choisit le plus souvent des sources de bonne qualite ne demandant qu'un traitement minimal ou aucun traitement du tout , meme si elles sont eloignees et obligent a poser de longues canalisations. La plupart des pays ont un cadre juridique pour la protection des sources d 'eau potable . On s'inquiete toutefois beaucoup des effets de !'agri- culture, et notamment de !'usage de plus en plus repandu des pesticides et des engrais chirniques . Les diverses mesures qui ont ete adoptees (zones de protection , etc.) permettent de !utter efficacement contre de nombreux types de pollution, mais pas contre la pollution resultant de pratiques agri- coles acceptees. Les engrais azotes contribuent pour une large part aux concentrations de nitrates decelees dans les eaux souterraines et dans les eaux de surface . Un pays d'Europe centrale a signale que !es concentrations de nitrates depassent souvent 40 mg/I dans certaines regions et augmentent a raison de 1 mg/I par an. Un autre pays soumet !'usage des engrais a des contr6les stricts , mais on ne sait pas pour le moment dans quelle mesure ils permettent de limiter !'infiltration de nitrates. On reconnaft generalement qu'il importe de prendre des dispositions appropriees pour !'evacuation des eaux usees. L'augmentation de la consom- mation d'eau consecutive a !'installation d'un nouveau systeme de distribution peut poser de nouveaux problemes d 'evacuation et provoquer , eventuellement , la contamination de la source d 'eau de la collectivite. Traitement En general, Jes systemes de distribution individuels ne sont pas traites, meme s'ils fournissent une eau de qualite inferieure a celle des distributions collec- tives. II est possible de desinfecter Jes puits avec des procedes de chloration 6 du type a cartouches, mais , comme on l'a signale , les consommateurs s'opposent parfois fortement a leur emploi. Le traitement de l'eau des systemes collectifs depend beaucoup du type de source utilise . La Norvege tire largement parti des lacs et des cours d 'eau de montagne; l'eau est pure et 80% des quantites fournies en zone rurale peuvent etre consommees sans etre traitees. En Suisse, en revanche, on desin- fecte ces eaux pour en assurer l 'innocuite. En Ecosse, les lacs et les cours d'eau de montagne representent une source importante d'approvisionnement des zones rurales et, dans un tres petit nombre de cas, il n'y a aucune espece de traitement ou de desinfection. Cela ne pose pas de problemes medicaux a condition que la population desservie soit etablie depuis longtemps et statique . On reconnait toutefois qu 'il faudra desinfecter un jour ou l'autre l'eau ainsi distribuee. Ailleurs, les eaux de surface sont traitees , en general au moins par filtration sur sable et par desinfection . En Pologne, les eaux de surface ali- mentent parfois plusieurs communes, ce qui permet d'utiliser des filtres a sable lents en plus de la desinfection a l'hypochlorite. Dans la plupart des pays , ce sont les nappes phreatiques , profondes ou peu profondes , qui constituent la principale source d'alimentation en eau des collectivites rural es. En Turquie , l'eau distribuee en zone rurale provient , dans sa quasi-totalite , de forages et de sources dont 10% seulement sont desinfectes. Actuellement, on evite toutefois autant que possible la necessite de desinfecter en ne choisissant que des sources de bonne qualite . En Espagne , l'eau qui approvisionne les zones rurales est desinfectee dans presque tous les cas. 11 faut y voir une consequence de !'apparition du cholera en 1976. De meme, au Portugal , l'eau distribuee dans les campagnes est le plus souvent desinfectee, le pH des eaux corrosives est corrige , les concentrations exces- sives de fer sont eliminees et les eaux douces sont durcies , de fa<;on a reduire le risque de maladies cardio-vasculaires. En Pologne et en Hongrie , ce sont le fer et le manganese qui posent de gros problemes. En Pologne, on utilise parfois des filtres a sable pour les eliminer, mais on choisit de preference de modifier !'emplacement des puits et des forages ou de prelever l'eau a d'autres niveaux . La Hongrie doit faire face a un probleme particulier, tenant a la presence de methane dans les eaux souterraines de la puszta. 11 est done necessaire de degazer , et l'usine chargee de le faire est equipee d'un filtre pour la deferrisation. Les methodes de desinfection varient d'un pays a l'autre . La Hongrie a largement recours a la chloration gazeuse , de meme que le Royaume-Uni , qui utilise ce procede pour Jes forages, mais pas en principe pour les eaux de source et de surface . Lorsque la Norvege pratique la desinfection , elle fait appel dans un tiers des cas aux rayons ultraviolets , la technique la plus repandue consistant autrement a employer de l'hypochlorite , le plus souvent sous forme de solution d'hypochlorite de sodium. La chloration gazeuse n'est pas une bonne solution pour les regions eloignees , ou il peut etre necessaire 7 de manipuler Jes cylindres et ou la disponibilite, la surete du stockage et de !'exploitation risquent de poser des problemes. Souvent, Jes zones rurales isolees ne sont pas alimentees en electricite, ce qui oblige a se rabattre sur un materiel de desinfection moins fiable. Le manque de fiabilite du materiel de desinfection approprie est souvent denonce. Aucun pays n 'indique que la dose de desinfectant est liee a la demande de chlore. Lorsqu'il y a une alimentation en electricite, ii est plus facile de <loser le desinfectant en fonction du debit, comme cela se fait couramment en Hongrie , en Norvege et au Portugal. En I 'absence d 'electricite, on peut utiliser la gravite pour avoir un dosage lie au debit , mais le plus probable est que la dose de desinfectant reste la meme. II est normal que !es usines de traitement et de desinfection soient situees pres de la source , c'est-a-dire a un endroit ou ii est sou vent difficile de disposer d 'une alimentation en electricite . Si elles etaient imp Ian tees pres du consommateur le plus proche, on aurait de l'electricite plus facile- ment et un choix de materiel plus vaste. Toutefois , la desinfection chimique demande un temps minimum de reaction avant d'etre efficace , de sorte qu'il est finalement preferable d 'installer le materiel au voisinage de la source. Responsabilite de la mise en place , de I 'exploitation et de la surveillance des reseaux de distribution Les moyens par lesquels Les reseaux de distribution d 'eau en zone rurale sont mis en place varient considerablement. La construction peut incomber a !'administration locale, comme c'est le cas en Espagne, en Norvege , au Portugal et en Roumanie. En URSS, !'administration locale collabore a la construction des systemes avec !es fermes d 'Etat et Jes fermes collectives , qui supportent le cout des travaux. En France , en Tchecoslovaquie et en Turquie , ce sont !es ministeres de !'administration centrale qui installent !es systemes. En Macedoine, !'aide de l'Etat est fournie par l'intermediaire de l'lnstitut de la sante publique de la Republique , qui participe ensuite , avec !es collectivites beneficiaires, aux travaux de construction. En Hongrie , en Pologne , au Royaume-Uni et en Suisse , !'administration des eaux est chargee de la construction . En Ecosse, ii s'agit des conseils regionaux . Tous Jes pays , a quelques exceptions pres, beneficient de subventions de l'Etat, qui peuvent couvrir la totalite des couts, comme en Turquie , ou une partie seulement , comme en Pologne , ou !es proprietaires d 'exploitations agricoles participent aux depenses en fonction de leur revenu , et non en fonction du cout des travaux . En France , !es ressources du Ministere de !'agri- culture viennent d 'un prelevement sur les benefices des courses hippiques , et d 'un organisme central de financement. Dans !'ensemble de la Region europeenne, !'exploitation des systemes de distribution publics en zone rurale releve le plus souvent de !'administration 8 locale, a des echelons variables selon Jes pays : conseils de villages en Turquie , administrations de district , plus importantes, cornrne au Portugal , ou conseils regionaux en Ecosse . ll y a cependant des exceptions. En Tchecoslovaquie et en France, cette activite incombe a !'administration centrale , c'est-adire au Ministere des eaux et fon~ts et au Ministere de I 'agriculture , respectivement. En Suisse, elle est la responsabilite des commissions locales des eaux. En Pologne, de meme qu'en Angleterre et au Pays de Galles, ii existe des services regionaux des eaux, qui sont egalement charges de !'evacuation des eaux usees (sauf en Pologne, ou ils ne s'occupent que de la fourniture d'eau dans Jes campagnes). La surveillance - qui donne !'assurance de la qualite de l'eau et sou- vent aussi de sa quantite - releve en dernier ressort des autorites de sante publique, qu'il s'agisse des administrations locales ou des ministeres de la sante a !'echelon regional. En Suisse , le service d 'approvisionnement en eau effectue lui-meme la surveillance pour le compte des autorites sanitaires . II en est de meme au Royaume-Uni , mais ce sont Jes autorites locales qui, du fait de leurs fonctions de protection de !'hygiene de l'environnement et des consornrnateurs, sont juridiquement responsables . En Espagne , la surveillance est assuree par Jes autorites sanitaires provinciales si le s autorites de district ne peuvent le faire . Au Portugal, la qualite de l 'eau est surveillee par des centres sanitaires locaux , qui sont coordonnes par la Direction gene- rale de la sante. En URSS , le Ministere de la sante fait en sorte que des moyens suffisants soient mis a la disposition des stations sanitaires et epi- demiologiques etablies dans Jes zones rurales, et qui surveillent la distribution d 'eau dans ces zones. Sur le plan de la qualite, aucun pays n'a de normes differentes pour Jes collectivites rurales d'une part , et Jes collectivites urbaines d'autre part . S'il est de fait qu'a l'heure actuelle l'eau distribuee dans Jes campagnes est souvent de qualite inferieure a l'eau distribuee dans Jes villes, on considere toujours qu'il s'agit seulement la d'une situation provisoire , a laquelle ii sera remedie ulterieurement. Chaque pays a ses propres normes, mais dans la pratique, celles-ci s'inspirent generalement de l'une des normes de !'OMS. La Commission des Cornrnunautes europeennes a fixe , pour ses Etats membres , ses propres normes qui entreront en vigueur a partir de 1985. L'URSS a determine des concentrations limites pour 804 substances chimiques dans Jes eaux de surface , et 28 contaminants chimiques des sols. Problemes de qualite La premiere condition requise d'une distribution d'eau est qu'elle soit suffi- sante et saine. A cet egard, Jes communautes rurales sont generalement servies apres Jes cornrnunautes urbaines. L'etat de l'alimentation en eau des zones rurales, dans un pays donne , reflete en general son niveau de developpement. 9 Le premier facteur a prendre en consideration est l'eradication des maladies epidemiques, et l'eau saine en est un element essentiel. Ainsi, en Turquie, la priorite est donnee aux regions ou le risque d 'epidemie est le plus el eve. Le probleme de la quantite se pose , dans Jes zones rurales de toute la Region europeenne, pendant Jes mois d 'ete, mais ii est particulierement grave dans le sud. En Espagne du sud vient s'ajouter le probleme de la salinite excessive des eaux souterraines. L'installation d'un reseau de distribution adequat, qui s'accompagne d 'une augmentation de la consornmation , peut elle aussi creer des problemes si l'on ne prevoit en meme temps un systeme approprie d'evacuation des eaux usees . C'est ainsi que 20% seulement de la population rurale en Hongrie et 35% en France ont le tout-a-l'egout. L'absence de reseaux d 'egouts est evidernment une menace pour la distribution d'eau , notarnment en ce qui concerne la qualite rnicrobiologique. Plusieurs autres dangers potentiels sont desormais reconnus . Ils ne se limitent pas necessairement a la distribution d 'eau dans Jes campagnes, mais la difficulte d 'appliquer la technologie de traitement appropriee ne fait qu'aggraver le probleme . En Norvege et au Royaume-Uni, de nombreuses sources des hautes terres proviennent de tourbieres , de sorte que Jeurs eaux sont douces et acides , ce qui peut corroder Jes canalisations et Jes tuyauteries , et provoquer des concentrations trop elevees de metaux , notamment de plomb , de cuivre et de zinc , dans J'eau courante . En outre , la chloration de l'eau contenant des substances humiques provenant de la tourbe peut entrai- ner l'apparition de composes organo-chlores . En Tchecoslovaquie , la concen- tration des substances humiques ne doit pas depasser un certain niveau . L'intensification de l'agriculture , avec l'utilisation accrue d'engrais chimiques et de pesticides , est un probleme de plus en plus serieux pour la distribution d 'eau dans toute la Region. L'emploi inconsidere de pesticides peut entrainer la contamination des eaux de surface , tandis que !'infiltration d 'engrais azotes peut elever Jes concentrations de nitrates , dans Jes eaux de surface comme dans Jes eaux souterraines . II est possible d 'eliminer Jes nitrates des grands systemes de distribution, mais pas encore des petites distributions rurales. On ne pourra sans doute pas abandonner indefiniment Jes sources contarninees existantes au profit de sources de meilleure qualite , qui peuvent etre plus eloignees . On reconnaft partout que Jes nitrates contribuent a la methemoglobinemie des nourrissons , mais ils peuvent aussi contribuer a l'apparition de nitrosarnines cancerigenes dans l'intestin des adultes. De nombreux pays de la Region europeenne doivent desormais faire davantage appel aux eaux de surface pour approvisionner Jeurs campagnes. Le probleme des rnicropolluants organiques se pose alors si l'eau re'1oit des effluents rejetes en amont d 'une prise d 'eau . La encore , on peut penser que Jes procedes d'elimination seront moins facilement disponibles en zone rurale. Si le traitement se limite a la desinfection par chloration, le probleme pourrait etre amplifie par Jes produits de chloration . 10 Exploitation Les sources d 'eau d 'alimentation des campagnes et !es usines de traitement sont, presque par definition , situees dans des lieux eloignes. Les eaux de sur- face et !es eaux de source , en particulier , sont sou vent assez loin des collecti- vites qu 'elles desservent. ll y a deux options principales pour I 'exploitation et l'entretien de ces reseaux : des exploitants attaches a un systeme parti- culier , ou des equipes mobiles, chaque solution ayant ses inconvenients . L'exploitation et l 'entretien d 'un petit systeme rural ne justifient guere la presence de personnel a temps complet , aussi faut -il recruter sur place du personnel a temps partiel. La question est alors de trouver le per- sonnel approprie. 11 n 'y a pas de regle generale et Ia situation varie d 'une communaute a l'autre. En URSS , I'Etat et les fermes collectives peuvent prendre I 'initiative et fournir le personnel necessaire. ll y a toujours , dans toute grande exploitation agricole , des individus possedant une certaine formation technique. En Roumanie , Jes stations de traitement des eaux rurales sont , dans une large mesure , implantees de fa~on a desservir !es collec- tivites ou se trouvent de petites entreprises industrielles (par exemple des industries alimentaires), qui peuvent aussi fournir un personnel d 'exploitation competent. En revanche , lorsque !'agriculture est surtout le fait de petites exploi- tations dans des collectivites dispersees , ii est plus difficile de trouver des individus ayant une formation technique , ou bien d'obtenir qu'ils soient detaches pour effectuer des taches dont on ne per~oit aucun avantage direct pour !'exploitation agricole . On ne se rend pas compte , dans bien des cas, des avantages que presente un approvisionnement en eau saine. Dans Jes regions peu developpees , ou ce sont !es villages desservis qui s'occupent eux-memes de Ia distribution d 'eau , Ia question suscite peu d 'interet et la gestion du systeme est negligee . La politique peut alors consister a eviter dans Ia mesure du possible d'avoir a traiter I'eau en n'exploitant que Jes sources de bonne qualite , meme si elles sont eloignees. Le probleme est parti- culierement grave Iorsque !es collectivites sont dispersees et que !es personnes, en particulier Jes gens ages , n 'ont qu 'une education limitee. II est alors beau- coup plus difficile, pour !es autorites sanitaires, de faire comprendre et accepter !es avantages d 'un approvisionnement en eau adequat que dans une collectivite ayant une plus grande cohesion , des institutions sociales etablies de longue date et une plus forte concentration des activites. La formule des equipes mobiles a l'avantage de faire appel a un per- sonnel qualifie , mais !'inconvenient de coater cher. Les equipes qui sont responsables de plusieurs sites passent la plus grande partie de leur temps en deplacements au lieu de s'occuper des installations . II faut pour cela un per- sonnel beaucoup plus nombreux que ne le justifie le volume d'eau concerne. Le coat d 'exploitation et d 'entretien depasse souvent le montant des rede- vances versees par !es usagers . 11 La qualification des operateurs depend dans une tres large mesure de la formation assuree. Celle-ci varie beaucoup d'un pays a l'autre. Au Royaume- Uni, par exemple, la formation de personnel du service des eaux est bien etablie a tous !es niveaux . Celle des operateurs est coordonnee a l'echelle nationale par !es fournisseurs d'eau eux-memes. En France , ii existe depuis quelques annees des programmes nationaux de formation, et la coordination entre !es divers organismes responsables a ete amelioree . Au Portugal, en revanche, ii n 'y a encore aucun systeme de formation a !'echelon central. Ce sont !es communes urbaines et rurales qui en ont la charge, mais elles sont trop petites pour etre efficaces . Les redevances pen;ues des usagers en zone rurale On trouve dans la Region europeenne toutes !es variantes possibles, depuis !'absence de redevance directe jusqu 'au recouvrement total des c0tits. II est exceptionnel qu'aucune redevance directe ne soit per~ue. ll n'y a qu 'en Turquie ou !es depenses d'equipement sont financees par le gouvernement central, la distribution relevant ensuite des conseils de village. En URSS et en Macedoine , la distribution proprement <lite ne fait l'objet d'aucune redevance, mais !es usagers paient pour le traitement , s'il y a lieu , dans le premier pays et pour l 'energie eventuellement necessaire , dans le second. Les redevances doivent couvrir !es c0tits de production en France, en Norvege, au Portugal , au Royaume-Uni et en Suisse , ainsi que !es depenses d'equipement dans !es trois derniers . En France , !es depenses d'equipement afferentes a l'alimentation en eau des zones rurales sont financees en partie par une redevance sur Jes courses de chevaux et en partie par des fonds de I 'administration centrale. Le calcul des redevances varie d 'un pays a l'autre . En Espagne et au Portugal, par exemple, des compteurs mesurent le volume d'eau fourni aux menages et !es redevances sont etablies en fonction de ce volume. En Norvege, une taxe locale est prelevee , et au Royaume-Uni , la grande majorite des consommateurs acquittent un droit sur l'eau, qui est en realite une taxe assise sur la valeur locative annuelle du logement; ce droit est verse au four- nisseur d'eau , qu'il s'agisse d'une compagnie agreee, du service regional des eaux ou bien, en Ecosse, du conseil regional. LA TECHNOLOGIE DU TRAITEMENT ET DE LA DESINFECTION DE L'EAU Le premier objectif du traitement de l'eau est de faire que celle-ci soit propre a la consommation. ll faut pour cela ameliorer sa qualite microbiologique en elirninant les substances chimiques dangereuses et les metaux. Les autres 12 objectifs sont de proteger Jes systemes de transport et d'adduction (par exemple contre la corrosion) et de preserver Jes qualites organoleptiques (gout , odeur, couleur et durete). Le premier sous-groupe a examine toutes Jes technologies utilisees pour le traitement de l'eau et evalue dans quelle mesure elles pouvaient etre appli- quees a la distribution d 'eau en zone rurale . La presente partie du rapport est essentiellement consacree a la description des differents procedes tech- niques , et , s'il est vrai que Jes facteurs locaux ont une importance capitale, il est recommande d'adopter une approche appropriee chaque fois que cela est possible . Classification des ressources Le traitement requis pour assurer un approvisionnement en eau potable des zones rurales depend de la qualite de l'eau necessaire ainsi que de la qualite et des variations de qualite de la source d 'approvisionnement. Le tableau 2 donne un inventaire des sources , ainsi que des contaminants qui peuvent etre presents dans chacune . Les nomenclatures varient dans Jes divers pays de la Region europeenne et Jes methodes de prelevement different dans le detail. On estime toutefois que le tableau 2 couvre la plupart des situations. Tableau 2. Sources d'approvisionnement en eau et contaminants potentiels Source Eaux souterraines profondes (forages) Eaux souterraines peu profondes Eaux d ' infiltration Eaux de source Eau de pluie (citernes) Eaux de surface (cours d'eau , rivi~res, lacs et reservoirs) Contaminant Fe, Mn Couleur, H,S, NO 3 , NH 3 , CO2 (pH) Fe, micro -organismes NO 3 , NH 3 Fe, couleur, matidres organiques, goOt Fe, CO 2 (pH) Micro-organismes, polluants atmosph~riques, pH So/ides en suspension, micro-organismes, couleur, algues, goOt, odeurs, matidres organiques NO3 , NH 3 Note : Les contaminants les plus importants pour chaque source sont indiquesen italique. lls sont consider~s comme importants lorsqu'ils sont directement lies au contr0le de la qualite microbiologique, qu ' ils l'entravent ou qu'ils sont provoques par lui. 13 Le fait qu 'un contaminant figure dans le tableau ne signifie pas necessaire- ment qu'il faille dans tous Jes cas reduire sa concentration. Cette reduction dependra de la concentration initiale et de la qualite recherchee. Procedes de traitement Les procedes de traitement de l'eau potable, qui sont applicables aux zones rurales, sont groupes par fonction, et leur adequation a chaque situation particuliere est evaluee. II faut toutefois reconnaitre qu 'un procede donne peut etre applicable dans certaines conditions et pas dans d 'autres. Tout depend de la disponibilite et de la competence des exploitants, ainsi que de la presence d 'autres ressources, telles que materiaux et electricite. Dans certains cas, il peut etre indique de privilegier Jes depenses d 'equipement, par exemple , pour obtenir une fiabilite maximale et un besoin de main- d'ceuvre minimal . Le tableau 3 donne des exemples des procedes de traite- ment retenus pour faire face a certaines situations representatives . Dans !'examen detaille qui suit , plusieurs procedes ont ete laisses de cote, car le sous-groupe ne Jes pas juges appropries dans le contexte rural. On !es trouvera brievement mentionnes a la page 23 , avec !es motifs pour lesquels ils n 'ont pas ete recommandes pour l 'alimentation en eau des zones rurales . Le fait qu'un procede n'a pas ete retenu ne signifie pas necessaire- ment que la fonction qu'il remplit dans des stations de traitement plus importantes est sans inten~t pour l'approvisionnement des zones rurales . Dans bien des cas, ii est recomrnande de consacrer davantage d'efforts a la mise au point de techniques adequates en milieu rural. Desinfection Une desinfection continue et fiable est tres souvent indispensable , et, meme lorsqu'elle ne !'est pas, elle constitue une mesure prudente. Une source, meme si elle est tres bonne sur le plan microbiologique , peut etre contaminee a la suite de perturbations du milieu ou d'activites forestieres et agricoles. Enfin , on peut avoir un bon systeme de distribution, mais on risque, a la suite de travaux d'entretien ou de reparation, ou encore d'intrusions dans !es reservoirs de service , de provoquer une contamination de l'approvision- nement, aussi est-il souhaitable d 'avoir un desinfectant residue! pour garantir la qualite microbiologique. On a le choix entre plusieurs procedes de desinfection et , si chacun d 'entre eux presente des avantages, aucun n'est entierement exempt de problemes ou d 'effets secondaires. On considere que !es systemes utilisant l'hypochlorite sont ceux qui conviennent le mieux pour l'alimentation en eau des zones rurales. La production sur place d'hypochlorite par electrolyse d'une saumure peut avoir ses avantages. On peut egalement utiliser du chlore gazeux, mais il est difficile de contr6ler la dose pour des debits tres lents . 14 11 est en outre indispensable de prendre un maximum de precautions, et !'usage de chlore gazeux est d'ailleurs litnite dans certains pays. On a egale- ment pense a !'ozone, au dioxyde de chlore et a la chloramine, mais ils ne semblent pas appropries dans Jes conditions rurales. En revanche, la desin- fection par rayons ultraviolets peut etre une bonne solution, a condition que l'eau soit deja de bonne qualite. II y a trois degres d'efficacite et de complexite des methodes de desin- fection : dosage a debit constant : c 'est la methode la plus simple, mais elle demande une intervention manuelle pour tenir compte des variations de la qualite de l'eau ou du debit; dosage proportionnel au debit : l'equipement requis est plus complexe, mais il permet d 'avoir une concentration constante de desinfectant; contr6le residue! : c'est la methode qui exige l'equipement le plus complexe, mais elle permet d'avoir une dose correspondant a la demande de l'eau en desinfectant. C'est le procede le plus effi- cace du point de vue de la desinfection . 11 n'a cependant pas encore ete mis au point de maniere satisfaisante pour Jes petits systemes ruraux. On trouvera une description des six principaux systemes de desinfection a !'Annexe I. II est recommande de poursuivre la mise au point d'equipe- ments pour toutes les methodes de desinfection appropriees pour l'alimenta- tion en eau des zones rurales. Elimination des so/ides en suspension L'amelioration de la qualite microbiologique de l'eau suppose !'elimination des solides en suspension. Ceux-ci peuvent eux-memes etre microbiens, ou vehiculer des micro-organismes . On peut penser qu 'il sera plus necessaire d'eliminer Jes particules, grandes ou petites, des eaux superficielles que des eaux souterraines. 11 existe une serie de procedes de degrillage, de decanta- tion et de filtration en profondeur. Dans certains cas, un tamis ou un filtre unique peut suffire . Dans d 'autres, il peut etre necessaire de faire appel a plusieurs procedes. On peut faire circuler l'eau prelevee directement d'un cours d'eau, d'abord a travers des tamis grossiers ou a barreaux, puis a travers des tamis a texture plus fine ou, dans des cas extremes, des microtamis. II se formera des depots de solides tres grossiers ou tres <lenses dans !es canalisations d 'en tree ou sont places Jes tamis . On peut installer des canalisations ou des reservoirs aux fins specifiques de la sedimentation. 15 -0\ Tableau 3. Cho ix d'un procede de traitement dans certaines situations caracteristiques Source Principaux d'approvisionnement Proc~es de traitement en eau contaminants Forages profonds Fe (sous forme Fe< 2 mg/I de carbonate) .. I Aeration Filtration (+Mn) rapide i----.1 Desinfection sur sable Fe > 2 mg/I Filtration Aeration S~imentation rapide ~ Desinfection sur sable Filtration Filtration Aeration ~ rapide rapide ~ Desinfection sur sable sur sable 11lre phase 21lme phase Fe (sous forme -- - - - l de sulfate) 1 Aeration ~ Filtration ·, et reservoir I rapide i--.1 Desinfection ~ d:, ~nt!_ct _I sur sable ___L__. Chaux OU ~H Mn+ Fe r - - - .. ~ Aeration t Filtration Desinfection catalytique L-----' ...... -..J Forages peu profonds et collecteurs de surface Sources Fe dans les composes acides humiques CO2 pH< 7 Bacteries Fe CO2 pH< 7 Fe (sous forme de carbonate) En raison de la necessite de coagulation, une autre source d'approvisionnement en eau est a envisager ---ti►~I Aeration H Desinfection ~ Contact avec des mineraux carbonates --►-I Desinfection ~ Filtration lente sur sable Desinfect ion M~me traitement que pour les forages profonds Aeration Desinfection M~me traitement que pour les forages profonds -00 Tableau 3 (suite) Eau de pluie (citernes) Eaux de surface (cours d'eau, rivi~res, lacs et reservoirs) Bacteries Solides en suspension, bacterias Sol ides en suspension, DCO (substances organ iques), bacteries Solides en suspension, DCO, bacteries, algues, gout et odeurs ~ Tamisage Tamisage Filtration lente sur sable par courant ascendant Sedimentation Infiltration Desinfection Tamisage Chlore (pre- chloration) Sediment ation Permanganate de potassium (apn!s chloration) Desinfection Filtration lente sur sable Filtration lente sur sable Desinfection Desinfection Note : Les rubriques encadrees en pointille montrent que le procede doit s'appliquer dans certaines circonstances, mais que l'on peut s'en passer dans d'autres. Un autre procede de captage consiste a favoriser l'infiltration a travers le lit ou la berge du cours d 'eau dans des puits ou des tunnels. Pour accroitre l'infiltration, on peut remplacer le materiau original du lit ou de la berge par un materiau plus poreux. Le stade suivant, dans ce cas, consiste a construire des prefiltres a lit de graviers et flux horizontal. C'est ce qui est fait en Republique federale d 'Allemagne et en Suisse. L'application de ces prefiltres au traitement de l'eau alimentant Jes zones rurales est en cours au Botswana et en Thailande. On entend generalement par filtration la filtration en profondeur a travers du sable ou d 'autres materiaux granuleux. Mais il y a des variantes, y compris la filtration rapide sur sable par gravite et la filtration sous pression a flux descendant et ascendant. En Ecosse, la filtration lente a flux ascen- dant en une ou a deux phases, mais sans activite biologique, est repandue, mais demande une etude plus approfondie. La construction du filtre permet normalement le lavage frequent du materiau . La filtration lente sur sable a probablement ete la premiere methode utilisee pour epurer l'eau destinee a I'approvisionnement public. Elle fournit en general une eau de bonne qualite microbiologique. On peut construire des filtres a sable lents de n'importe quelle dimension, et les utiliser et Jes entretenir sans grands problemes. En Yougoslavie, on met au point un pro- cede de filtration lente sur sable en deux phases, la premiere sur sable a grains grossiers , la deuxieme sur sable fin . L'interet des filtres a sable lents tient non seulement a l'efficacite que confere une vitesse de filtration faible a travers un lit de sable relative- ment fin, mais aussi a !'action de la membrane faite d 'algues et d 'autres micro-organismes biologiquement actifs qui apparaissent a la surface du lit. Les filtres peuvent etre convertis, mais on Jes laisse le plus souvent exposes a la lumiere du jour pour accroitre l'activite de la membrane biologique . Les filtres a sable Jents eclaircissent mediocrement Jes eaux colorees, mais eliminent la turbidite . La membrane et le lit de sable peuvent tous deux etre obstrues par des concentrations elevees de particules minerales en suspension, ou de diatomees, ou Jorsque la qualite de l'eau provoque une croissance rapide des algues. II peut done etre necessaire de prevoir un traitement prealable pour eliminer Jes solides. Les principes de conception et d'exploitation ont ete bien exposes par Huisman & Wood a, mais il importe de mieux comprendre le procede et de le developper pour l'appliquer a l'alimentation en eau des zones rurales . Sur le plan de la simplicite d 'exploitation, un traitement comprenant successivement le passage a travers un tarnis, la sedimentation et la filtration Jente sur sable presente des avantages par rapport a la filtration rapide, encore a Huisman, L. & Wood, W .E. La filtration lente sur sable. Organisation mondiale de la sante, Geneve , 1975 . 19 que cette derniere soit necessaire dans certains cas . Il semble y avoir une meconnaissance generale des principes de fonctionnement des procedes de filtration et de leurs variantes, aussi est-ii recommande de poursuivre Jes travaux sur cette question. On trouvera a !'Annexe 2 une enumeration des avantages et inconve- nients de neuf methodes d 'elimination des solides en suspension . Lutte contre la co" osion II faut corriger le pH des eaux acides , et des eaux des regions tourbeuses , afin de reduire la corrosion des reseaux de distribution et des canalisations. En elevant le pH, non seulement on prolonge la duree de vie des tuyauteries et de la robinetterie . mais on reduit aussi la decoloration due aux produits d 'oxydation, la dissolution du plomb ( ce qui diminue Jes risques pour la sante), et celle du cuivre. D'un autre cote , l'accroissement du pH intensifie la couleur des substances hurniques qui peuvent elles-memes etre la cause premiere d'acidite. En outre, si l'on augmente trop le pH, la vitesse de dissolution du zinc risque d'augmenter aussi , et l'efficacite de la desinfection , notamment par le chlore, diminuera. Dans certains cas, un pH peu eleve s'explique par une forte concentra- tion de dioxyde de carbone. On peut alors le porter a un niveau satisfaisant en enlevant l'excedent de dioxyde de carbone par desorption. Cette tech- nique est particulierement indiquee lorsque la concentration de gaz carbo- nique depasse 20 mg/I . Si l'acidite est due a des substances hurniques , on peut augmenter le pH par le simple traitement au moyen d'un alcali, soit en solution, soit , lorsque l'on dispose des materiaux appropries , sous forme de solides solubles en petites quantites . ll peut s'agir de craie broyee , de calcaire, de dolomite semi-cuite , d'oxyde de magnesium granule , ou meme de coquilles de mol- lusq ues calcinees. L'addition d'acide pour corriger un pH tres eleve n'est pas recomman- dee pour les approvisionnements ruraux en raison du probleme de la mani- pulation des acides. L'Annexe 3 indique Jes avantages et Jes inconvenients de trois methodes appropriees de Jutte contre la corrosion. Defe"isation De fortes concentrations de fer risquent de poser des problemes !ors de la distribution et d'etre remarquees par les consommateurs. Si des precipites de fer se forment dans Jes conduites, ils peuvent apparaitre soudainement en concentrations elevees dans !es robinets des usagers. On observe des effets similaires lorsque la corrosion de tuyaux en fer produit de fortes concentrations de fer . Les depots dans les conduites peuvent egalemen t 20 entrainer une perte de la capacite de transport et aggraver la corrosion, l'activite microbiologique , etc. II faudrait empecher les particules de fer de s'accumuler dans l'eau de distribution , non seulement pour des raisons d'esthetique et d'exploitation, mais aussi pour des raisons sanitaires , le fer pouvant vehiculer des micro-organismes . L'eau souterraine peu oxygenee con tenant du fer dissous al 'etat ferreux peut etre genante , et il faut oxyder le fer et eliminer le precipite d 'hydroxyde qui se forme . Lorsque Jes concentrations de fer precipite depassent 2 mg/1, il peut etre necessaire de recourir a une filtration prealable avant de proceder a la filtration rapide sur sable. II est facile d 'oxyder le fer par un systeme d 'aeration efficace, pourvu que le pH soit suffisamment eleve . S'il y a egalement une concentration excessive de manganese, l'oxydation et !'elimination soot plus complexes et peuvent demander une filtration catalytique. Lorsque le fer ou le manga- nese sont melanges chimiquement a des materiaux naturels , une coagulation suivie d'une filtration s'impose , et il est conseille de chercher une autre source d'eau . Deux methodes de deferrisation soot presentees a !'Annexe 4. Prevention et destruction des gouts et des odeurs Les gouts et Jes odeurs divers peuvent provenir de substances organiques presentes a l'etat nature! , de la pollution , du developpement d'algues et de certains autres micro-organismes . En general , ces gouts et odeurs soot ren- forces par la chloration . L'hydrogene sulfure , lorsqu'il en est la cause , peut etre elimine par aeration . II est important de fournir une eau exempte de gout et d 'odeur desa- greables , si !'on veut eviter que le consommateur utilise a la place une eau risquant d'etre moins saine. Toutefois , !'elimination ou la correction des gouts et des odeurs n 'est pas chose facile en milieu rural , et il faudrait s'efforcer , dans toute la me sure du possible , de trouver des sources d 'approvisionnement ne demandant aucune mesure a cet egard . Faute d 'y parvenir , on peut recourir a la filtration lente sur sable (apres traitement prealable au permanganate de potassium) ou a la filtration sur granules de charbon actif. Ces deux methodes soot decrites a !'Annexe 5. Elimination de la couleur nature/le La couleur naturelle des sources d 'eau potable est due surtout a des subs- tances humiques derivees de la tourbe . Ce soot done Jes eaux de surface acides , faiblement alcalines , qui proviennent de bassins versants tourbeux, qui tendent a etre Jes plus colorees. Certains consommateurs n'airnent pas que l'eau soit coloree . Meme si les substances provoquant la coloration soot par elles-memes inoffensives, on considere que des concentrations elevees des produits 21 resultant de leur interaction avec Jes desinfectants peuvent representer, a long terme, un danger pour la sante . 11 est done souhaitable d'eliminer la couleur, tant pour des raisons esthetiques que pour reduire au minimum la formation de sous-produits de la desinfection. C'est toutefois a la desinfection qu'il faut conserver le degre de priorite le plus eleve, pour ameliorer et maintenir la qualite microbiologique. La coagulation chimique suivie de filtration, avec ou sans sedimentation, est la technique la plus couramment utilisee pour eliminer la couleur. Si elle a fait ses preuves et est largement appliquee dans le cas des grands systemes de distribution d'eau, la situation est assez complexe lorsqu'il s'agit des petits approvisionnements ruraux. Le plus simple est peut-etre alors de chercher une autre source. La desinfection peut provoquer une legere decolo- ration. Des recherches plus poussees sont necessaires pour mettre au point des techniques simples de decoloration en milieu rural. Autres procedes de traitement Outre Jes procedes examines en detail et discutes ci-dessus, le sous-groupe a evoque l'adoucissement de l'eau et !'evacuation des boues. II a cependant conclu qu'aucune de ces techniques n'etait necessaire en milieu rural. Le probleme des nitrates presents dans Jes eaux souterraines comme dans Jes eaux de surface, par suite de !'utilisation accrue des engrais azotes, prend de plus en plus d'importance dans toute la Region europeenne, et concerne notamment Jes petits approvisionnements ruraux. Beaucoup de travaux de recherche ont ete consacres dans le passe recent aux methodes d 'elimination des nitrates, et la denitrification biologique ainsi que l'echange d'ions sont aujourd'hui appliques avec succes, mais on ne saurait Jes trans- poser directement en milieu rural et des travaux supplementaires sont neces- saires. De meme , on applique , dans des grandes usines de traitement de l'eau, diverses methodes d'elimination de !'ammoniac pour ne pas avoir de pro- blemes !ors de la chloration , mais elles ne conviennent pas non plus en zone rurale. Les methodes actuelles de destruction des gouts et des odeurs sont considerees comme plus complexes qu 'ii n 'est souhaitable, et ii faudrait s'employer a en trouver de plus simples. L'eau peut se decolorer lorsqu 'elle passe dans un reseau de distribution, parce qu 'ii peut y avoir precipitation de fer si elle n 'a pas ete aeree, ou parce que Jes conduites en fer sont corrodees. Outre Jes methodes deja decrites, on peut pallier ces problemes en ajoutant des agents sequestrants pour empe- cher la precipitation ou des inhibiteurs de corrosion. L'utilisation a ces fins de produits chimiques tels que Jes polyphosphates et Jes silicates etant limitee dans certains pays, ces methodes ne sont pas universellement appliquees. 11 faudrait done avoir de plus amples renseignements sur Jes effets de ces pro- duits chimiques pour etre sur qu'ils ne sont pas utilises a mauvais escient. 22 L'APPROVISIONNEMENT EN EAU DES HABITATIONS RURALES Le deuxieme sous-groupe a fait des recommandations sur Jes techniques d 'approvisionnement en eau des collectivites rurales et des habitations indivi- duelles, en tenant compte des conditions sociales, techniques, culturelles, topographiques et climatiques. La discussion a porte sur trois points princi- paux : le choix des sources, la protection des sources et la distribution. On trouvera, pour tous ces sujets, des renseignements plus detailles que ceux qui sont resumes ci-dessous dans la bibliographie (Annexe 6). Considerations generales L'approvisionnement en eau des petites collectivites doit etre envisage dans le contexte des plans regionaux et tenir compte du cotit, de la geographie, des competences techniques et, le cas echeant, des preferences culturelles. La qualite de l'eau est toutefois le facteur principal a prendre en considera- tion !ors de la conception d 'un systeme, et il faudrait veiller avant tout a utiliser l'eau de la meilleure qualite disponible. Ce sera souvent de l'eau souterraine. II faut tenir compte, non seulement des besoins domestiques presents et a venir, mais aussi du developpement agricole et industriel futur. On devrait etudier plusieurs possibilites et tenir compte, dans !'elaboration des plans , des approvisionnements en eau existants . 11 faudrait tirer parti des structures administratives et gestionnaires existantes ainsi que des competences tech- niques disponibles . En meme temps que les plans relatifs a la creation et a !'amelioration d'un systeme de distribution d'eau en zone rurale, il faut toujours etablir des plans pour I 'evacuation appropriee des eaux usees. Cela est indispensable si !'on veut eviter, ou du moins reduire au minimum, le danger de contami- nation des sources ou des ressources en eau par les eaux usees. II faudrait toujours penser, lorsque !'on installe un nouveau reseau, a la possibilite de se raccorder aux reseaux existants, apres leur extension, a condition que la qualite, la quantite et la fiabilite de ces derniers aient ete demontrees. On devrait aussi envisager de grouper plusieurs villages, que desservirait un seul systeme alimente par une source commune . L'avantage, dans Jes deux cas, est que l'eau provient d'une seule source importante, que !'on peut controler plus efficacement et surveiller plus regulierement. D'une fa<ton generale, I 'utilisation de multiples petites sources est a deconseiller , car elle entraine la fragmentation de la surveillance et du controle. Tous !es systemes devraient etre planifies sur une base regionale. II faudrait envisager plusieurs variantes et decider de la solution a retenir en fonction de la qualite et de la quantite de l 'eau, de la topographie, du cout 23 et des competences techniques disponibles. La planification a l'echelle regionale a I'avantage de permettre une conception et une surveillance uni- formes. Dans ce cadre, il faudrait dresser un inventaire des sources en vue d 'une utilisation ulterieure . 11 faudrait reunir des renseignements sur leur qualite, Ieur quantite, leur rythme de production et leur profondeur. La protection des sources doit se faire dans une perspective a long terme . L'eau de la meilleure qualite doit toujours etre reservee aux approvisionnements en eau potable. Le plan d'action suivant est propose pour ameliorerles systemes d 'appro- visionnement en eau : Faire !'evaluation complete d'un systeme existant avant de I'etendre pour satisfaire de nouveaux besoins . Tirer parti de la planification collective sur une base regionale pour assurer une approche uniforme en matiere de conception, et pour eviter la proliferation inutile de sources et la dispersion des efforts. Dresser l'inventaire des sources , en reservant celles qui sont de meil - leure qualite pour Jes approvisionnements en eau de boisson . Mettre en place un dispositif pour assurer la protection a long terme de ces sources. Exploiter uniquement ces sources pour satisfaire Jes besoins actuels . Bien que Jes programmes d 'auto-assistance n'aient pas ete mentionnes !ors des discussions generales , ils sont souvent essentiels dans Jes pays en developpement , et il y aurait peut-etre lieu d'y penser dans certains cas en Europe. Selection des sources 11 faudrait toujours reserver la source d 'eau de meilleure qualite pour I 'appro- visionnement en eau potable , pour eviter ou reduire au minimum la necessite d 'un traitement . Le principal objectif doit etre de fournir une eau de boisson saine, mais , si la meme source peut satisfaire d'autres besoins , on peut l 'utiliser a cet effet. Le tableau 4 enumere par ordre de purete probable decroissante !es sources possibles d 'eau de boisson et indique leur aptitude a approvisionner des collectivites de differentes tallies. Eaux soutellaines. C'est la meilleure source d'approvisionnement, a condition que la topographie s 'y prete. 11 faut proteger la nappe aquifere contre la pollution . Les eaux souterraines proviennent de sources , de puits ou forages, et de galeries d'infiltration . Les sources evitent la necessite d'un 24 Tableau 4. lnteret des sources pour les collectivites rurales ou dispersees Type de source Eaux souterraines Eau de source Galeries Eaux profondes (forages) Eaux peu profondes (puits) Galeries d'infiltration Eaux de surface Cours d'eau et rivieres Lacs Reservoirs Captage direct Eau de pluie (citernes) Utilisable pour les maisons ou fermes isol6es et les petites collectivitl!s (dl!bit < 2 1/s) oui non oui oui non .a OUI .a OUI ouia Utilisable pour les collectivitl!s plus importantes (dl!bit > 2 1/s) oui oui oui oui oui oui oui oui non a II faut tenir compte de ce que ces types de sources nl!cessitent un traitement qui risque d'Atre difficilement disponible pour les plus petits reseaux . b Etant donne les limitations dues aux variations saisonnieres de la quantite et de la qualite, et a la necessite d'un stockage, l'eau de pluie est deconseill6e, a moins qu'aucune autre source ne soit utilisable . pompage ; il faut s'assurer qu'elles ont un debit suffisant pendant toute l'annee; elles sont vulnerables a la pollution , aussi faut-il les proteger; leur qualite depend de la geologie de la region et de la periode de l'annee, aussi consultera-t-on des experts; enfin, les galeries peuvent ameliorer la protec- tion de la source, son debit et sa fiabilite. Les puits et les forages exigent un pompage, mais l'apport d'energie foumi a cette fin facilite le traitement, notamment la desinfection; ils ont tendance a etre moins vulnerables a la pollution, car ils sont mieux proteges, mais on devrait encore consulter des experts; enfin, leur qualite depend de la geologie, de so rte qu 'il peut etre necessaire d 'appliquer un traitement pour eliminer le fer, le manganese, le soufre, le methane et !'ammoniac, car la salinite et de grandes quantites de solides dissous peuvent deteriorer la qualite . Les galeries d 'infiltration sont avant tout un procede de traitement que l'on peut utiliser, suivant 25 la qualite de l'eau, comme principale phase du traitement; elles sont sujettes au colmatage et vulnerables a la pollution ; enfin, la qualite de l'eau est liee a la qualite de la riviere contigue . £aux de surface. 11 s'agit des cours d 'eau , des rivieres et des lacs. Elles sont plus exposees a la pollution que les eaux souterraines ; les prises d'eau devraient etre situees en amont des sources de pollution connues; la qualite de l'eau peut etre tres variable suivant les facteurs saisonniers et les activites humaines dans le bassin versant alimentant la source d 'eau ; le stockage de l 'eau de surface diminue Jes effets de la pollution, attenue "Jes variations saisonnieres et contribue a maintenir les approvisionnements en periode de secheresse , mais ii y a un risque d'eutrophisation ; enfin , le traitement des eaux de surface, en particulier la desinfection, est considere indispensable pour garantir la qualite de l'eau a tout moment. Eau de pluie. On conseille d 'utiliser l'eau de pluie lorsqu'il n 'y a pas de meilleure source disponible; elle peut subir les effets de la pollution atmospherique; ii faut prevoir des installations de stockage; il faut proteger les bassins versants et les reservoirs de stockage contre la pollution ; enfin, ii peut etre necessaire de la rnineraliser. 11 faut une coordination des politiques entre les responsables de l'appro- visionnement en eau de boisson et les responsables de la gestion des ressources en eau, pour qu'il n'y ait pas d'interferences entre ]'exploitation de l'eau potable et Jes autres utilisations. Cela est particulierement important en ce qui concerne ]'utilisation des eaux souterraines et Jes effets de la pollution en general. Le choix final de la source est fait a partir d 'une evaluation de la situa- tion locale, compte tenu de facteurs tels que !es conditions hydrologiques , la quantite d 'eau disponible , les activites humaines et !es implications de la planification a long terme. La figure 1 illustre le processus de selection des sources. Protection des sources Il est indispensable, des qu 'une source d 'eau de bonne qualite est identifiee et exploitee , d'en proteger la qualite contre la pollution. Il faut egalement proteger !es sources susceptibles d'etre utilisees a l 'avenir. Avant d'exploiter une source, ii faut faire une enquete sanitaire et assurer une surveillance continue pendant toute la duree d'utilisation de la source. Si les moyens disponibles pour les enquetes sanitaires sont lirnites, on doit donner priorite a la surveillance liee a la selection des sources. La surveillance sanitaire devrait etre confiee a un organisme specialise. 26 L •••u 10ut•rreine •rt ••· .. pot.t>lt-7 Non Y -i11-1 -ildn10ur011 da 11.1rfa01 ~nne1? Non Fig . 1. Selection des sources Qui Prottglr Ou, l• neppt phr .. tiqu• Ht-ell16moln1 d• m 7 Non Non Y • -1-il un ,._rvoir Oac) neturtl 7 P1ul -tl •tr. p,0169' ltl'HU!rall .. 7 Non Ett-11 pouible de oonltruire unb9rr9? Non Qui Qui i. 10ur0t eicinente Sourca p,otilg .. PuiucreuM Puit1for6 Puita fonot Puiucreult i la rn.in ,., ... lnliltr1tlon Uc1tn1tion de 1reitement R .. rvoir e1 nuion de trlttlmlfll 27 Il est preferable de proteger une source, notamment une source d'eau souterraine, plut6t que de traiter I'eau une fois qu'elle est polluee . D'ailleurs, le seul moyen de Jutte contre certains polluants est de s'en proteger. En outre, il n 'est pas toujours possible, pour depolluer de petites sources, d 'obtenir Jes installations speciales qui seraient requises. Enfin , Jes echantillons preleves ne donnent des indications que sur la qualite de l'eau au moment du preleve- ment - ils ne permettent pas automatiquement de deceler la pollution intermittente. L'agriculture est une cause importante de pollution ; la raison en est le caractere intensif et industrialise de !'agriculture mode me, tres largement tributaire de !'utilisation massive d'engrais et de pesticides . La nature du probleme varie d'une region a I'autre et , dans certains cas, la pollution de !'air, en acidifiant le sol , risque d'aggraver le probleme de Ia pollution par Jes engrais azotes . En outre, l'emploi d'agents tensio-actifs dans Jes pesticides peut modifier Ia vitesse d'infiltration des polluants dans le sol. Par suite du manque de moyens de traitement, il n'est pas toujours possible d'empecher Ia pollution des sources rurales, ce qui Jes rend parti- culierement vulnerables. Dans la surveillance de la qualite des sources, on devrait donner la priorite : aux pararnetres irnportants pour la sante prirnaire, tels que la qualite microbiologique ; a Ia surveillance reguliere des concentrations de nitrates dans Jes nappes aquiferes a risque; a la surveillance et au contr6le de !'exploi- tation . On devrait envisager deux types de protection des sources: d'une part, la legislation , le contr6le et Ia planification pour limiter la degradation a long terrne de la qualite a l 'echelle regionale ; d 'autre part , la protection physique, locale, immediate des systemes individuels . On devrait tenir compte, !ors de !'elaboration de norrnes de securite nationales et regionales appropriees , des recommandations contenues dans !es directives de !'OMS pour la surveillance de la qualite de I'eau de boisson°, ainsi que d 'autres normes nationales et internationales en vigueur. En general, la conception et !'emplacement de chaque systeme doivent etre approuves et satisfaire aux conditions exposees dans diverses publications de !'OMS (voir la bibliographie figurant a !'Annexe 6). Plus precisement, on s'efforcera d 'empecher la penetration directe des polluants; on adoptera un materiel robuste , pour qu'il resiste aux dommages mecaniques; ii faut assurer un drainage approprie du site; on irnplantera les installations loin de sources evidentes de pollution; et l'on contr6lera les activites exercees dans le voisinage irnmediat et l'acces des personnes et des anirnaux. 0 Guidelines for drinking-water quality. Organisation mondiale de la sante, Geneve (sous presse). 28 Les sources d'eau de surface sont plus exposees a la pollution que les sources souterraines, et les prises d 'eau doivent etre installees en amont des sources de pollution connues. Ces prises doivent elles-memes etre a l'abri des dommages et de la pollution . 11 est necessaire d 'avoir des perirnetres de protection pour les sources d'eaux souterraines, mais leur mise en place et leur surveillance peuvent poser des problemes en zone rurale . 11 faudra done toujours solliciter l'avis d 'experts avant de les creer , etant donne le role que jouent la topographie et la geologie locales. 11 est tres important d'eduquer Jes consommateurs si !'on veut assurer la protection continue des sources d 'approvisionnement pour red uire au minimum Jes risques de pollution . 11 faudrait aussi faire prendre conscience aux fermiers des consequences des pratiques agricoles sur la qualite presente et future des approvisionnements en eau. On devrait s'attacher aussi a modi- fier Jes pratiques agricoles pour reduire la penetration des nitrates et d'autres substances chimiques dans les nappes phreatiques et Jes eaux de surface , ce qui exige davantage de recherche . Distnbution Apres s 'etre assure que I 'on a une source d 'approvisionnement en eau saine, on devra veiller a ce que le systeme de distribution soit efficace et s(u . Pompage Toutes Jes fois que cela est possible, on devrait faire appel a la gravite pour eviter Jes problemes lies au pompage - pannes, manque de pieces de rechange, entretien. Lorsqu'il faut utiliser des pompes, le traitement, notamment la desinfection, devient plus facile a effectuer et a surveiller, en particulier s'il y a une alirnentation en electricite. En general , et pour reduire au mini- mum les risques de pollution, Jes puits devraient etre couverts et ii faudrait eviter d 'utiliser des seaux et des cordes . Dans le cas des systemes a gravite, on prendra soin de situer Jes stations de traitement de maniere a avoir une hauteur suffisante pour amorcer le processus. Conception appropriee La conception et la construction du systeme de distribution doivent etre conformes aux directives publiees, et elles doivent etre approuvees par Jes services des eaux et Jes autorites sanitaires competents. Le debit de la source d'approvisionnement en eau et la conception du systeme devraient permettre de satisfaire toutes Jes demand es prevues d 'eau de boisson. Un approvi- sionnement continu est toujours preferable, car ii dirninue le risque d 'infil- tration et de reaspiration . Lorsqu'on ne peut eviter Jes approvisionnements 29 intermittents, il faudrait prevoir un systeme fiable de stockage domestique. Lorsque Jes consommateurs sont eux-memes charges de !'installation d'un reservoir de stockage, ils ont tendance a trop stocker et a se debarrasser ensuite de l'excedent, des que l'approvisionnement reprend. Cette pratique entrafne un important gaspillage d 'eau . Reservoirs de distribution II est generalement souhaitable d 'installer des reservoirs de distribution; leur necessite et leur utilisation sont discutees par Wagner & Lanoixa. Leur conception, leur emplacement et leur construction doiven t etre conformes aux recommandations publiees , comme celles qu'indiquent Wagner & Lanoix, et !'on doit veiller tout specialement a la prevention de la pollution. Les materiaux de construction ne devraient entrafner aucune deterioration de la qualite de l 'eau. II faudrait tenir compte , !ors de la conception, des autres usages que l'eau de boisson, par exemple la Jutte contre l'incendie, pour que la mise en place des installations necessaires n 'entrave pas la reali- sation de l'objectif premier, qui est l'alimentation en eau potable. II faudrait egalement prevoir des robinets d 'echantillonnage et des installations pour le drainage et la desinfection de l'eau, et prevenir toute deterioration de la qualite pendant le stockage, ainsi que Jes courts-circuits et Jes zones statiques. Branchements Les branchements aux maisons individuelles sont a preferer. Lorsque cela est impossible a cause de la taille de la collectivite, de la distance entre Jes habi- tations, de la topographie et des c011ts, il faut installer des bornes-fontaines publiques . Ces points d'eau doivent etre places sous le contr61e de l'autorite competente, et etre coni;us et situes de maniere a empecher la pollution et le gaspillage. Le site doit etre convenablement draine, et, si possible, dote d 'un revetement. Les robinets doivent etre construits pour durer, et resister au vandalisme. Si !'on veut contr61er la consommation, il faut installer des compteurs. Ces derniers ne peuvent servir de base a un systeme de tarification, mais ils peuvent fournir des renseignements permettant d 'ameliorer la gestion. Pour decourager la pratique consistant a consommer de l'eau directement a la colonne montante, il faudrait installer des fontaines publiques d'eau potable separees, con<;ues pour eviter la contamination au point de sortie de l'eau. a Wagner, E.G. & Lanoix, J.N. Approvisionnement en eau des zones rurales et des petites agglomerations. Organisation mondiale de la sante , Geneve, 1961 (Serie de monographies, N° 42). 30 Lutte contre /es fuites et le gaspi/lage Il convient de limiter les fuites et le gaspillage par un reseau bien con'1u, fait de materiaux durables, et par une exploitation et un entretien efficaces. Les ouvrages de plomberie doivent etre con'1us de maniere a proteger la sante et a empecher la contamination et le gaspillagea . Lorsque l'eau et le sol sont agressifs, il faut choisir des materiaux resistants a la corrosion. On utilisera de preference, pour Jes canalisations publiques de distribu- tion et les fontaines publiques, des robinets a fermeture automatique. On donnera aux consommateurs des instructions sur la necessite d 'eviter le gaspillage et sur ce qu 'ils doivent faire a cette fin; la surveillance des fuites et du gaspillage est importante, et peut avoir lieu a I 'occasion des enquetes sanitaires. Nettoyage et entretien Avant de mettre en service un systeme de distribution, il faut le nettoyer et le desinfecter . Les reparations doivent etre effectuees dans de bonnes condi- tions d'hygiene et, toutes les fois que cela est possible , il faut desinfecter le systeme avant de le reutiliser. II convient aussi de le nettoyer periodique- ment pour empecher !'accumulation de debris et de substances corrosives. Approvisionnements en cas d 'urgence Le transport d 'eau potable par camions-citemes n 'est pas une pratique appropriee en Europe, sauf en cas d'urgence. Dans la planification de l'alimen- tation en eau des collectivites rurales , il faudrait aussi prevoir des services d 'approvisionnement en eau pour Jes cas d 'urgence b . Evacuation des eaux usees domestiques La planification des systemes de distribution d 'eau et d 'evacuation des eaux usees doit etre coordonnee. 11 faudrait en particulier avoir un systeme d 'eva- cuation des eaux usees permettant d 'eviter la pollution des sources existantes et potentielles d 'approvisionnement en eau de boisson et la contamination du systeme de distribution. a Guidelines on health effects of plumbing. La Haye, The International Reference Centre for Community Water Supply and Sanitation, 1982 (!RC , Serie de documents techniques, N° 19). b Assar, M. Guide d'assainissement, en cas de catastrophe naturelle. Organisation mondiale de la sante, Geneve, 1971. 31 ORGANISATION Chacun des membres de ce sous-groupe a indique dans !es grandes lignes !'organisation des services de distribution de l'eau existant dans son pays , et expose ses avantages et ses inconvenients pour l'approvisionnement des zones rurales. L'objectif premier d 'un reseau de distribution d 'eau saine est de pre- server la sante, mais il est rapidement apparu !ors des discussions que !es divers pays d 'Europe poursuivaient des buts tres variables , depuis la necessite de mettre en place un reseau de distribution la ou il n 'en existe pas , jusqu 'a la volonte , dans Jes regions Jes plus developpees , de satisfaire aux normes elevees actuelles de qualite de l'eau . Dans ces conditions , ii a ete difficile de s 'entendre sur une definition du type d 'approvisionnement sur lequel faire porter la discussion . Les participants se sont toutefois mis d 'accord pour considerer comme reseaux ruraux ceux qui desservent de petites collectivites (moins de 2000 habitants) , et qui posent des problemes particuliers tels que : 1 'eloignement le manque de main-d'reuvre adequate Jes couts eleves d 'installation et d 'exploitation par habitant la difficulte de fournir le materiel, Jes pieces de re change, d 'assurer l'entretien , etc . Dans ces circonstances , i1 semble logique que la responsabilite ultime , en matiere de surveillance de la qualite de l'eau , incombe a un organisme sanitaire public independant, et que la responsabilite de l'approvisionnement revienne a la collectivite locale . II y a en effet a ce niveau un interet et une motivation plus importants pour la creation ou !'amelioration d 'un reseau et pour son exploitation optirnale . D'un autre cote, Jes exploitants locaux , si competents soient-ils , ont toujours besoin d'un soutien technique venant d 'un niveau superieur. L'autorite regionale devrait jouer un role actif dans l'approvisionnement en eau des zones rurales, en fixant des directives relatives a la conception , a l'entretien et a !'exploitation, et en fournissant un appui logistique pour Jes problemes qui ne peuvent etre resolus a !'echelon local . Surveillance La surveillance devrait porter sur la qualite de l'eau , Jes aspects techniques et !'exploitation, pour veiller ace qu'ils soient conformes aux directives etablies . Pour ce qui est de la qualite de l 'eau, il serait bon d 'avoir un mecanisme a deux niveaux, en raison des problemes speciaux, comme le manque de compe- tences techniques a !'echelon local , qui se posent dans bien des cas . 32 La surveillance a I 'echelon local devrait etre fondee sur des parametres utiles, faciles a determiner et a interpreter par le personnel local, de far.;on quotidienne, par exemple la quantite de desinfectant residue! et la turbidite. La surveillance au niveau regional devrait faire appel a des parametres demandant des installations de laboratoire plus importantes et une determi- nation moins frequente de la part de I 'administration sanitaire regionale. On peut limiter au minimum le besoin d 'une surveillance supplemen- taire en etudiant et choisissant judicieusement la source d 'approvisionnement au stade de la planification et en preservant le bassin versant par des inspec- tions regulieres et !'adoption de mesures de protection adequates . La surveil- lance des aspects techniques et de !'exploitation devrait etre assuree par l'autorite regionale et comprendre l'entretien de la station, la protection du bassin versant , et la lutte contre les fuites . Exploitation, entretien et formation L'entretien regulier et la bonne exploitation sont tres importants et deux formules peuvent etre retenues , dont le choix depend des conditions locales : des equipes de travail mobiles, fournies par I 'administration regionale , agissant a partir d 'une base centrale et s 'occupant de plusieurs reseaux; l'emploi d'une personne de la localite, a plein temps ou a temps partiel, pour effectuer des travaux simples d'entretien, avec l'appui si necessaire de I 'administration regionale . 11 est important de donner au personnel local des instructions de base et une formation appropriee . Un moyen d 'accroitre sa motivation est de lui expliquer !'importance de sa tache et de s 'assurer qu 'il comprend bien ce qu 'il a a faire . II serait bon d'instituer un systeme formel d'enregistrement des mesures faites quotidiennement , ainsi que des actions et des incidents. II faut donner au personnel charge de !'exploitation et de l'entretien une formation correspondant a ce qu 'on attend de lui et portant sur les aspects techniques, de securite et de sante . 11 n 'existe pas de systeme formel de formation dans tous !es pays europeens. 11 faudrait au minimum mettre au point une serie de directives relatives a !'exploitation et a l'entretien pour les divers types de reseaux. Dossiers Des dossiers bien documentes sur !es reseaux sont tres precieux, car seule leur analyse permet d 'identifier et de quantifier !es problemes. La methode 33 actuelle, qui consiste a evaluer le probleme des reseaux ruraux a partir des donnees obtenues au moyen d'un questionnaire, ne peut donner qu'un tableau partiel de la situation. Malgre le travail que cela suppose, il faudrait effectuer une enquete aussi actuelle et complete que possible sur Jes reseaux qui posent des pro- blemes en Europe. Un moyen commode serait que Jes pays publient des statistiques presentees sous une forme commune. Des directives sur la presen- tation faciliteraient la comparaison entre Jes pays. Financement Les politiques de tarification sont tres variables dans Jes pays d'Europe, allant de la couverture totale des cofits a une contribution purement symbo- lique de la collectivite. Cette derniere devrait supporter au moins une partie du cout de la mise en place du reseau, ce qui a un double avantage : d'abord, Jes interesses acquierent un sens de la propriete et de la responsabilite a l'egard du systeme; ensuite, la presence de compteurs permet utilement de contr6ler la consommation lorsqu 'il faut adopter des mesures d 'economie. L'alimentation en eau des collectivites par des reseaux prives est peu repandue en Europe, aussi n'a-t-il ete question que des systemes individuels. Ces derniers devraient etre surveilles par l'administration sanitaire competente, et leurs proprietaires devraient beneficier de renseignements et d 'une assis- tance technique et logistique lorsque des ameliorations sont necessaires . Pour ce qui est du cofit social des systemes individuels, ii est possible que le cout de !'aide fournie pour !'amelioration de l'approvisionnement soit compense par la baisse d 'autres co fits tels que ceux des soins medicaux. Education du public On pourrait sensibiliser le public et Jui faire comprendre !'importance et Jes caracteristiques des reseaux d 'approvisionnement en eau en Jui inculquant quelques notions relatives a l'environnement, par exemple : Jes consequences pour I 'hygiene d 'un bon systeme d 'approvisionne- ment en eau la necessite d 'economiser l'eau la protection des bassins versants une connaissance pratique des systemes d'approvisionnement en eau. CONCLUSIONS l. Tous Jes pays de la Region europeenne sont confrontes, a des degres divers, au probleme de l'approvisionnement en eau des zones rurales. 34 2. Tous Jes pays reconnaissent que la fourniture d'une eau saine, en quan- tite suffisante, a !'ensemble de la population, constitue l'un des elements cles des soins de sante primaires. 3. La fourniture d 'une eau saine, en quantite suffisante, aux populations rurales qui sont encore defavorisees a cet egard, est l'une des principales taches a realiser dans la Region europeenne, si I 'on veut atteindre Jes objectifs de la Decennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement. A ce titre, c 'est une des taches a accomplir en priorite dans la Region. 4. On n 'a pas juge necessaire de definir de fac;on trop rigide la notion de «collectivite rurale », en raison de la diversite des situations economiques, sociales et culturelles dans la Region europeenne . Une classification fondee uniquement sur !'importance de la population serait arbitraire et trompeuse, mais c'est une question qu'il faudra resoudre si !'on envisage un exercice de collecte des renseignements , de surveillance et de comparaison interpays. 5. Deux problemes fondamentaux ont ete identifies : la creation d'un systeme de distribution d 'eau , et !'amelioration des reseaux ruraux existants pour satisfaire aux normes modernes de quantite et de qualite . Le premier probleme se pose dans Jes zones Jes moins developpees, et le second dans Jes zones plus developpees , ou les populations ont de plus grandes aspirations . 6. L'alimentation en eau des zones rurales se heurte a des problemes d 'eloignement et d'echelle qui peuvent empecher le recours a un simple modele reduit de systemes conc;us pour un approvisionnement plus impor- tant, que ce soit par suite des difficultes d'acces aux installations , du manque d 'energie electrique , de la rarete des contr6les d 'exploitation ou de l'eloi- gnement des services techniques et des services de contr6le de la qualite. 7. Le choix du systeme et du materiel depend non seulement des pro- blemes techniques, mais aussi de la presence d 'operateurs suffisamment qua- lifies et de la fourniture assuree de tousles produits chirniques necessaires. Dans bien des cas, ces facteurs non techniques ont une importance fondamentale. 8. D'apres ce qui a ete dit, Jes methodes de financement de la construction de nouveaux reseaux varient considerablement. Les gouvernements centraux et regionaux fournissent un appui d 'importance variable sur Jes plans finan- cier, technique et organisationnel. 9. Etant donne Jes difficultes que posent !'exploitation des installations de traitement et de desinfection et la necessite d 'assurer la continuite de cette exploitation, la protection des sources d'approvisionnement et la prevention de leur contamination, en particulier de la contamination bacteriologique, presentent un degre eleve de priorite. 35 10. Le plus important , en matiere de traitement de l'eau, est d'avoir une desinfection fiable. Bien qu'il existe de nombreuses methodes, aucune n'est la meilleure dans toutes les situations . 11 est necessaire de mettre au point un materiel plus simple et plus fiable dans son fonctionnement , et de proceder simultanement a des controles en cours d'exploitation pour tenir compte de la qualite de l'eau brute. 11 . Dans tous Jes pays de la Region, les autorites sanitaires ont pour tache de surveiller la qualite hygienique de l 'eau fournie . Ce moyen de protection de la sante doit etre appuye par le prelevement d 'echantillons et par des essais au niveau de !'exploitation . 12. La mise en place d'un service efficace de surveillance de la qualite de l'approvisionnement en eau se heurte a de nombreux problemes pratiques. Le cout est eleve en raison des longues distances a parcourir pour recueillir des echantillons, si bien que l'echantillonnage ne se fait que sporadiquement et est souvent insuffisant. Le nombre d 'analyses est egalement limite par des considerations de cout et se reduit generalement a des examens microbiolo- giques, les examens chimiques etant tres rares . 13 . L'augmentation generale de la concentration de nitrates dans les sources rural es d 'approvisionnement en eau est un objet de preoccupation croissante . Autrefois , la principale cause de preoccupation etait la methemoglobinemie (cyanose) , mais aujourd'hui, on s'inquiete en plus de la relation existant entre !'ingestion de nitrates et la formation de nitrosamines cancerogenes dans l'intestin . Le probleme des nitrates est du en partie a l'emploi excessif ou inconsidere d'engrais azotes ; il y aurait avantage a optimiser l'emploi de ces substances dans !'agriculture, et a reduire !'infiltration de nitrates dans les eaux souterraines et Jes eaux de surface. 14. La responsabilite de !'exploitation et de !'hygiene est tres variable, et le systeme adopte doit etre compatible avec les conditions socio-politiques, l'environnement culture! et le niveau de developpement. Dans tousles cas, la collectivite joue neanmoins un role important et le degre de son interet ou de son devouement est un facteur fondamental de la bonne qualite du service . 15. L'experience a montre que, lorsque de petites collectivites ont la responsabilite de !'exploitation, il est important d'avoir l'appui technique d'une autorite de district en cas de panne. 16 . L'un des principaux problemes, notamment dans Jes parties Jes moins developpees de la Region , est le manque de personnel d'exploitation qualifie. Les programmes de formation ne sont pas au point , et il y a parfois une 36 mauvaise coordination entre l'organisme local responsable de l'approvision- nement en eau et Jes autorites nationales ou regionales susceptibles de foumir des moyens de formation . 17 . On ne se rend pas bien compte , dans certaines regions, des avantages d'une alimentation en eau de bonne qualite, ce qui peut rendre difficile le recrutement de personnel d 'exploitation local . Les consommateurs sont souvent mefiants a l'egard des produits chimiques et des dispositifs employes dans Jes puits a des fins de desinfection, et preferent une eau de puits non traitee, mais de moins bonne qualite . 18. Les methodes de taxation des usagers sont tres variables. On rencontre aussi bien la gratuite (notamment dans !es pays ou Jes populations rurales sont relativement pauvres et ou l'alimentation en eau est consideree comme un service social et comme un element de la strategie pour la sante) que le paiement integral des coiits. 19 . Plusieurs problemes particuliers lies a l'approvisionnement en eau des zones rurales se posent dans des regions geographiques relativement limitees : presence de fer, d'arsenic , de metaux lourds et de methane dans l'eau brute. ll faut pour Jes resoudre des solutions techniques speciales qui, pour etre pleinement efficaces, doivent tenir dument compte des limites qu 'imposent a la technologie !es systemes de distribution en zone rurale. RECOMMANDA TIONS POUR UNE ACTION AU NIVEAU NATIONAL 1. La responsabilite de !'exploitation d'un reseau de distribution d'eau devrait incomber a la collectivite desservie . 2. ll conviendrait d'encourager la participation directe de la co!lectivite a la planification et a la construction du systeme d'approvisionnement. Cela developpe d'ordinaire !'esprit communautaire et aide a promouvoir le bon fonctionnement continu du systeme. 3. La sensibilisation de la population aux a vantages d 'un approvisionne- ment en eau saine et aux risques d 'un approvisionnement pollue est essentielle si !'on veut eviter toute pollution decoulant d 'activites humaines inconsi- derees; ii conviendrait d 'entreprendre des programmes d 'education du public dans !es ecoles et ailleurs. 4. Les consommateurs devraient payer une partie au moins des couts de fonctionnement de leur systeme d 'approvisionnement en eau. 37 5. Sur le plan technique et logistique, il faudrait disposer de !'assistance d'un organisme haut place (si possible a !'echelon regional) . 6. La simple surveillance de la qualite de l'eau fait partie inherente de !'exploitation des stations, mais elle devrait etre completee par le personnel d 'un laboratoire central . 7 . Les nouvelles directives de !'OMS concernant l'eau de boisson devraient etre prises pour base dans Jes normes de service aux collectivites rurales. 8. La responsabilite globale de la surveillance de la qualite de l'eau devrait in comber aux autorites de sante publique. 9 . Les approvisionnements individuels devraient faire l'objet d'une surveil- lance continue et beneficier d 'une assistance si necessaire . 10. La formation du personnel doit etre assuree. Elle doit correspondre aux taches a accomplir , sans etre trop poussee. 11. 11 faudrait tenir des dossiers bien documentes et Jes utiliser a des fins d 'exploitation et de planification. 12. Meme si Jes auto rites responsables de la distribution d 'eau sont distinctes de celles qui sont responsables de la planification nationale ou regionale des ressources hydriques, il faut toujours se soucier avant tout de la fourni- ture d'eau potable . 13 . Meme dans Jes zones rurales , tous Jes pays europeens devraient s'efforcer d 'amener 1 'eau a tous Jes logements encore non raccordes a un reseau. 14. Dans la conception des reseaux pour petites collectivites, il faudrait donner la preference aux sources Jes meilleures pour l'approvisionnement en eau potable, afin de diminuer Jes risques pour la sante et de reduire au minimum Jes besoins de traitement. Ce travail doit s'inscrire dans le cadre de plans regionaux et tenir dilment compte du cout, des conditions geogra- phiques , des competences techniques disponibles , et des facteurs socio- culturels . 15. 11 conviendrait d 'adopter , chaque fois que possible , des methodes de traitement simples, aisees a appliquer et demandant le moins possible d 'energie et de substances chirniques. 16. Plusieurs options devraient etre examinees et Jes plans devraient tenir compte a la fois des approvisionnements existants et du developpement agricole et industriel actuel et futur. 38 17. Avant d'exploiter une nouvelle source, il faudrait etudier les possibi- lites de branchement sur un reseau existant ou prevu desservant la region ou une grande ville voisine . 18. Avant de developper un petit reseau isole, il faudrait envisager la possi- bilite de developper un systeme plus vaste desservant plusieurs collectivites, ce qui faciliterait le fonctionnement du reseau et le controle de qualite . 19. Puisque les systemes qui font appel a des pompes exigent inevitable- ment du travail et de l'entretien, les systemes a gravite sont a preferer dans les zones rurales, meme si leur cout initial est un peu plus eleve . Les systemes par gravite devraient etre corn;us de maniere a ce que la hauteur de chute soit suffisante pour minimiser la quantite d 'energie necessaire au processus de traitement. 20 . Par principe, toutes les ressources en eau devraient etre protegees cont re toute forme de pollution. Cela est particulierement important lorsqu'une source est , ou peut etre utilisee pour l'approvisionnement en eau d 'une region rurale, puisque le traitement des eaux brutes polluees presente des difficultes supplementaires dans ces regions . 21. II conviendrait d 'envisager deux types de protection des sources : legislation , controle et planification visant a limiter la degradation a long terme de la qualite et capacite de faire appliquer la legislation ; protection physique des reseaux pris individuellement. 22. II faut toujours demander l'avis d'experts lorsque !'on etablit Jes zones de protection necessaires pour les eaux souterraines , vu les problemes rencon- tres dans les zones rurales . 23. Les eaux de surface etant particulierement exposees a la pollution , le point de captage devrait, chaque fois que possible , se trouver en amont des sources connues de pollution et a l'abri de tout dommage et de toute pollution . 24. 11 conviendrait d'examiner la possibilite de modifier les pratiques agricoles afin de reduire l'apport en composes azotes provenant des engrais dans les ressources en eau . 25. Lars de la planification de nouveaux reseaux pour les zones rurales, ii faudrait egalement penser a agrandir les installations d 'evacuation des eaux usees, pour faire face a !'augmentation de la consommation. Les ressources en eau risquent autrement d'etre menacees . 39 26. Les puits utilises pour l'approvisionnement des habitations devraient etre couverts et il faudrait empecher l'acces direct a l'entree des puits pour eviter tout risque de contamination. 27 . Les approvisionnements intermittents sont a deconseiller, car, pendant les periodes ou la pression est reduite, il y a un risque de penetration d 'eaux souterraines con taminees par les points de fuite. 28. 11 n 'est pas exceptionnel, en milieu rural, que l'approvisionnement soit intermittent, et il se peut d 'ailleurs qu 'il n 'existe pas d 'autre solution pra- tique ; il faudrait done etudier des • systemes surs de stockage domestique pour eviter la contamination et le gaspillage . 29. Les systemes de distribution et les canalisations doivent etre corn;us de maniere a prevenir la contamination et a eviter le gaspillage . 30. 11 faudrait prevoir une capacite adequate de stockage et une marge suffisante dans la capacite de pompage pour assurer la souplesse de fonction- nement du systeme et pour pouvoir faire face a un accroissement soudain de la demande , en cas d 'incendie, par exemple. 31. II conviendrait de ne negliger aucun effort pour reduire les fuites et les autres formes de gaspillage , notamment dans les regions rurales ou porn- page et traitement sont indispensables, afin d'eviter les frais inutiles et de reduire le risque de contamination . 32 . 11 est souhaitable de fournir une methode de desinfection fiable pour garantir la qualite microbiologique et la securite. 33. 11 faudrait poursuivre les efforts d 'elaboration de systemes simples et fiables de desinfection convenant aux zones rurales. 34. De nouvelles recherches s'irnposent pour mettre au point des systemes convenables de traitement permettant d'eliminer l'ammoniaque , Jes nitrates, Jes colorations, Jes gouts et les odeurs. RECOMMANDA TIONS POUR UNE ACTION AU NIVEAU INTERNATIONAL 1. Etant donne la situation actuelle en matiere d 'approvisionnement en eau des zones rurales dans la Region europeenne, il conviendrait d 'organiser de nouvelles reunions de groupes de travail pour examiner plus en detail les 40 questions hautement prioritaires. II est notamment fortement recommande d'organiser des groupes de travail qui traiteront de la protection des eaux souterraines et des effets de ]'agriculture sur la qualite des ressources en eau. 2. Une etude plus approfondie de l'approvisionnement en eau des zones rural es dans la Region devrait etre encouragee. 3. La performance et Jes resultats des procedes de traitement de l'eau utilises dans certaines regions d'Europe et ailleurs dans le monde devraient etre evalues en vue d'une plus large application de ceux qui se reveleront Jes plus efficaces. 4 . Des informations sur Jes technologies de traitement des approvision- nements en eau des zones rurales devraient etre recueillies et diffusees par Jes centres de reference et Jes centres collaborateurs de !'OMS. La question de la desinfection devrait particulierement retenir I 'attention. 5 . Toutes Jes sources d'informations documentaires destinees a etre diffu- sees devraient etre compatibles, de maniere a maximiser I'utilite de ces informations . 6. II faudrait encourager la poursuite des travaux sur la mise au point de systemes de dosage des desinfectants convenant a I'approvisionnement en eau des zones rurales. 7. Des directives simples concernant le fonctionnement et l'entretien des systemes d'approvisionnement en eau dans Jes regions rurales devraient etre publiees . 8. II conviendrait d'encourager la mise en place de programmes de forma- tion a ]'intention du personnel d'exploitation. 9. Les technologies appropriees, Jes a vis et !es directives concernant la fourniture et le traitement de l'eau dans Jes systemes d 'approvisionnement individuels devraient faire l'objet d 'une etude plus approfondie. 41 Annexe 1 AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES SIX PRINCIPAUX PROCEDES DE DESINFECTION Comprimes d 'hypochlorite Methode Utilisations Limites Coat Disponibi/ite Exploitation Entretien Contr6les Particularites Recommandations 42 Comprimes d 'hypochlorite de calcium con ten us dans un appareil et places en contact direct avec l'eau. Certains appareils ne permettent qu 'une dissolution des comprimes a un rythme a peu pres constant , d 'autres assurent une dissolution a peu pres propor- tionnelle au debit. La vitesse de dissolution n 'est guere reproductible ni stable. Un tel dispositif peut avoir un tres faible cout d 'ins- tallation et d 'exploitation . On peut tres facilement construire des appareils simples, mais il existe aussi des appareils vendus dans le commerce. II n 'est pas toujours facile de se procurer les comprimes appropries . Les methodes de contact sont tres simples, mais de- mandent !'attention reguliere de personnel non qualifie. Depend de la complexite de l'appareil. II importe d 'assurer une inspection reguliere. Les comprimes peuvent etre gardes en stock pour les cas d 'urge nee , ou pour d 'autres usages de caractere exceptionnel. Ce systeme offre une solution de rechange utile lorsque le dosage de la solution d 'hypochlorite est difficile a effectuer, notamment pour les tres petits reseaux desservant seulement quelques maisons. Dosage de la solution d'hypochlorite a debit constant Methode Utilisations Limites Cout Disponibi/ite Exploitation Entretien La solution d 'hypochlorite de sodium ou d 'hypochlo- rite de calcium, convenablement diluee, est deversee par un doseur automatique dans un reservoir de stoc- kage de l 'eau. La concentration et la dose de la solution peuvent etre fixees pour tout debit constant de l'eau et toute demande de chlore. La dose n 'est pas automatiquement proportionnelle a la qualite et au debit de l'eau , qui peuvent varier au cours de la journee, de sorte que le sous-dosage et le surdosage sont inevitables. La dose ne peut etre ajustee que manuellement. Bien qu'il existe de nombreux appareils doseurs pour !es solutions d'hypochlorite , aucun ne s'est impose comme etant entierement fiable. Des mesures de precaution simples doivent etre prises pour la manipulation des produits chimiques. Un chauffage est necessaire dans les regions froides pour eviter le gel. II y a un risque de formation de trihalomethane si la concentration de matieres organiques dans l'eau est elevee . La duree de contact necessaire avant l'arrivee de l'eau au consommateur le plus proche. Coilt initial et coilt des produits chimiques faibles , mais le coilt de la main-d 'ceuvre peut etre relativement eleve. Le materiel peut etre achete ou fait de composants lo - caux. II est facile de se procurer les produits chimiques. II faut qu 'une surveillance soit exercee environ deux fois par semaine par un personnel fiable. Un entretien simple est requis, mais ii peut etre effec- tue par l'operateur. 43 Controles Particularites Recommandations L'operateur doit verifier le materiel a chacun de ses passages et ajuster la dose en fonction de la qualite de l'eau pour qu'il y ait du chlore residue!. La fiabilite est la plus mediocre pour des debits de reactifs inferieurs a un litre environ par jour. Elle est encore reduite par le risque d 'entartrage lie a la dilu- tion des reactifs. C'est le meilleur des systemes simples, mais un sys- teme assurant un dosage proportionnel au debit est preferable si possible . Dosage de la solution d 'hypochlorite a debit proportionnel Methode Utilisations Limites 44 La solution d 'hypochlorite de sodium ou d 'hypochlo- rite de calcium, convenablement diluee, est injectee dans la conduite d'eau ou deversee dans un reservoir par une pompe hydraulique ou electrique ou par tout autre dispositif dont l'entrainement ou la comrnande est proportionnel au debit. La concentration et la dose de la solution peuvent etre fixees pour la demande en chlore de l'eau au moment de l'essai, et sont appliquees proportionnellement au debit. La dose ne suit pas automatiquement !es variations de la qualite de l'eau, de sorte qu'il peut y avoir sous- dosage ou surdosage . Des mesures de precaution simples doivent etre prises pour la manipulation des produtis chimiques . Un chauffage est necessaire dans !es regions froides pour eviter le gel. II y a un risque de formation de trihalomethane si la concentration de matieres organiques dans l'eau est elevee. Le choix du materiel depend de la possibilite de se procurer un reservoir approprie, de la pression dans la conduite d'eau ou de l'alimentation en energie elec- trique . Coat Disponibilite Exploitation Entretien Contra/es Particularites Recommandations La duree de contact necessaire avant l'arrivee de l'eau au consommateur le plus proche . C0tit initial modere et faible emit des produits chi- miques , mais le emit de la main-d 'ceuvre peut etre rela- tivement eleve . II existe du materiel vendu dans le commerce. 11 peut etre necessaire de stocker des pieces de rechange. Les produits chimiques sont facilement disponibles. II faut qu 'une surveillance soit exercee environ deux fois par semaine par un personnel fiable . Certains types de materiel demandent un entretien par une main-d 'ceuvre semi-q_ualifiee ou qualifiee. L'operateur doit verifier le materiel a chacun de ses passages et ajuster la dose en fonction de la qualite de l'eau pour qu'il y ait du chlore residue!. Neant. Ce systeme est preferable au systeme a debit constant. De nouveaux progres permettant le contr6le du chlore residue! sont tres souhaitables . Production d 'hypochlorite sur place Methode L'electrolyse d 'une solution de saumure de bonne qualite produit une solution d 'hypochlorite de sodium, dosee selon des besoins (voir figure 1). Utilisations Limites coat L'hypochlorite de sodium est produit automatique- ment sur place selon !es besoins . Le seul produit chi- mique effectivement manipule est le sel. La saumure doit etre de bonne qualite , aussi peut-il etre necessaire d 'adoucir l 'eau d 'appoint. La fiabilite du procede est tributaire d'une alimenta- tion en electricite suffisamment fiable. Le emit initial est eleve , le c011t des produits chimiques est faible, mais ii faut la presence d 'un personnel qualifie. 45 """ °' Fig. 1. Production d'hypochlorite sur place ----·-- , .. I I - - - - - - - - ► I Fi ltre I ~-----~ I I ~-----.J ,_ - -, Eau filtree I Approvisionnement I r-------------------------------------------c---► I I Adoucisseur d'eau Sel Saturateur de sel Educteur Cellule d'electrolyse Hypo- chlorite de sodium Reservoir de stockage Pompe doseuse Disponibilite Exploitation Entretien Contra/es Particularites Recommandations Chlore gazeux Methode Utilisations Limites Equipement vendu en bloc . II faut la presence reguliere d 'un personnel non qualifie pour s'occuper du sel. II est important qu'un personnel qualifie assure un entretien regulier. II importe de surveiller la qualite de la saumure et de l 'hypochlorite pour decider s 'ii y a lieu d 'adoucir l 'eau d 'appoint, ou de reapprovisionner l'adoucisseur et faire la revision de la cellule d 'electrolyse. Bien que le procede soit techniquement eprouve, sa via- bilite dans di verses situations rurales reste a demontrer. N'utiliser ce pro cede que si !'on dispose d 'une main- d 'reuvre suffisante et appropriee , et s'il est tres diffi- cile d'obtenir du chlore par d 'autres moyens. Des recherches sont encore a faire pour demontrer l'appli- cabilite du procede en milieu rural. Du chlore gazeux contenu sous pression dans une bouteille est insuffle dans un reservoir ou dans un canal pro fond, ou injecte dans un tuyau a travers lequel J'eau s'ecoule. Tres variables selon le materiel existant : depuis le dosage simple a debit constant jusqu 'au contr6le du chlore residue! (lorsqu'il ya l'electricite) . Ne peut etre utilise pour des debits inferieurs a environ 1 litre d 'eau par seconde. Pour des raisons de securite, le materiel doit etre place dans une armoire de protection etanche . Les opera- teurs doivent etre formes a la securite et ii peut etre necessaire d 'avoir un equipement de securite . Un chauffage est necessaire dans !es regions froides pour eviter le gel . II ya un risque de formation de trihalomethane si la con- centration de matieres organiques dans l 'eau est elevee . 47 Coat Disponibilite Exploitation Entretien Contr6les Particularites Recommandations Rayons ultraviolets Methode Utilisations 48 Les bouteilles sont lourdes a manipuler si l'acces est incommode . La duree de contact necessaire avant que l'eau ne par- vienne au consommateur le plus proche . Un appareil simple coute a peu pres deux fois plus cher qu 'un doseur d 'hypochlorite et un appareil plus complexe coute cher. II existe du materiel vendu dans le commerce . II faut avoir des pieces de rechange en stock. II faut s'assurer que !'on dispose des bouteilles appropriees. II faut qu 'une surveillance soit exercee au mo ins une fois par semaine par des operateurs qualifies . Doit etre effectue par des techniciens qualifies . Peuvent etre simples ou pousses, selon Jes besoins. Un dispositif d 'alarme automatique peut etre installe pour signaler Jes anomalies de fonctionnement. II peut etre difficile de se procurer de petites bouteilles de chlore, mais celles qui sont stockees ou en usage ne devraient pas etre conservees trop longtemps (6 mois) avant d'etre rendues pour etre remplies (et verifiees) . Excellent systeme, mais qui ne peut etre recommande que si l 'on dispose a coup sur d 'un personnel ayant re~u la formation appropriee ou qualifie pour assurer l'entretien. On fait cir cul er l 'eau a travers une chambre , ou elle est exposee aux rayons ultraviolets. Les surfaces optiques peuvent etre nettoyees automatiquement si necessaire . La desinfection s'effectue sans produits chimiques . Aucun risque de formation de trihalomethane. L'appareillage peut etre installe a proxirnite des consommateurs. Limites Cout Disponibilite Exploitation Entretien Contr6les Particularites Recommandations Ne produit aucune desinfection residuelle pour pre - server le systeme de distribution . Tributaire d 'un approvisionnement en electricite fiable. Efficace seulement pour des eaux de faible turbidite et peu colorees. L'efficacite diminue avec le vieillissement des lampes et le salissement des surfaces optiques. L'appareillage n 'est pas couteux a installer, mais avec Jes couts de l 'electricite et du remplacement des lampes, ce procede revient plus cher que la chloration. U existe du materiel vendu dans le commerce . ll faut avoir des lampes de rechange en stock . II faut verifier regulierement Jes lampes et Jes surfaces optiques. Les lampes doivent etre remplacees lorsqu 'elles grillent ou a la fin de leur duree moyenne de vie. Proceder de temps a autre a une inspection visuelle pour detecter d 'eventuels defauts de fonctionnement , mais certains systemes donnent automatiquement l 'alarme en cas d 'anomalie. Ne produit aucun desinfectant chimique residue!. Ce procede n 'est en general pas conseille, mais ii peut etre utile lorsque la chloration est difficile ou que la desinfection est plus une precaution qu 'une me sure vitale , comme c'est le cas avec l'eau souterraine de tres bonne qualite ou l 'eau de source. 49 Annexe 2 AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES METHODES D'ELIMINATION DES SOLIDES EN SUSPENSION Degrillage Methode Utilisations Limites Coat Disponibilite Exploitation Entretien Contra/es Particularites Recommandations Tamisage Methode Utilisations Limites 50 On fait passer l'eau a travers un cadre statique forme de barreaux equidistants ou a travers une rosace . Empeche le passage des gros objets . L'ecoulement peut etre entrave par des debris OU , a basse temperature, par la glace. Tres faible . Construction simple avec des materiaux faciles a obtenir . Nettoyage necessaire par une main-d'reuvre non quali- fiee , a des intervalles dependant des conditions locales. Tres peu d 'entretien necessaire . Inspection visuelle par une main-d 'reuvre semi-qualifiee, a des intervalles variant suivant Jes conditions locales. Neant. En principe , necessaire pour toutes Jes sources de surface . On fait passer l'eau a travers un tamis fait de cadres ou paniers fixes , ou a travers des tarnis mobiles equipes de dispositifs de lavage automatique. La taille des ouvertures peut descendre jusqu'a 30 µ . Elimine les solides en fonction de la dimension des mailles. Les tamis simples peuvent etre obtures par des debris ou de la glace. Les tamis mobiles sont a la merci d 'une Cout Disponibilite Exploitation Entretien Contra/es Particularites Recommandations Sedimentation simple Methode Utilisations panne de courant, d 'une panne mecanique ou d 'une surcharge. Les tamis automatiques necessitent une eau de lavage. II peut etre difficile d 'obtenir des pieces de rechange pour le materiel vendu dans le commerce. L'enlevement des refus de tamisage peut poser un probleme. Faible pour !es tamis fixes, mais relativement eleve pour !es tamis mobiles. On peut construire !es tamis fixes avec des materiaux locaux, mais les tamis mobiles necessitent des compo- sants fabriques en usine, ou bien sont des ensembles vendus dans le commerce. Une main-d'ceuvre non qualifiee suffit pour assurer le fonctionnement de routine. Une main-d'ceuvre semi-qualifiee suffit pour !es tamis fixes , mais ii faut une main-d'ceuvre hautement quali- fiee pour !es tamis automatiques. Les tamis automatiques sont laves de fa~on continue ou interrnittente, suivant la perte de charge. Des inspections visuelles sont necessaires suivant !es circonstances . Neant. Les tamis mobiles et automatiques ne sont pas recommandes sauf lorsqu'on peut compter sur un approvisionnement en energie et sur une main-d'ceuvre qualifiee. On fait cheminer l'eau lentement et de fa~on continue a travers un bassin, une fosse ou un reservoir pour per- mettre aux corps en suspension de se deposer. Ils sont enleves periodiquement par raclage, chasse hydrau- lique ou bien par vidange pour permettre une evacua- tion manuelle . Elirnine !es particules de ma tie re dense par decantation. 51 Limites Coat Disponihilite Exploitation Entretien Contra/es Particularites Recommandations Infiltration Methode Utilisations Limites 52 N'elirnine pas Jes materiaux legers, Jes particules fines et Jes colloides. Le processus peut etre contrarie par le vent . Des algues peuvent se developper et influer sur l'efficacite du traitement. Cout initial eleve, mais cout d 'exploitation faible. Simple et facile a construire, et aucun equipement ni materiaux speciaux ne sont necessaires. II faut proceder regulierement a !'extraction des boues, ce qui peut etre fait par une main-d'reuvre non qualifiee . II faut, de temps a autre, entretenir Jes structures et nettoyer Jes deversoirs d 'en tree et de sortie. Inspection visuelle pour decider s'il ya lieu de retirer Jes sediments ou de nettoyer Jes deversoirs d 'entree et de sortie. Systeme expose a la pollution s 'ii n 'est pas etanche ou s'il est ma! protege ou insuffisament couvert . Utile mais non essentiel pour Jes sources d 'approvi- sionnement en eau de surface, sauf si la concentration en solides en suspension est tres elevee. L'eau est prelevee d 'un cours d 'eau ou d 'une riviere par filtration a travers le lit ou Jes berges dans des puits ou tunnels (infiltration naturelle ). Les materiaux naturels du lit ou des berges peuvent etre remplaces par des materiaux plus poreux (infiltration artificielle) . Les particules en suspension sont eliminees par filtra- tion pour donner une eau relativement limpide. Les vitesses d'infiltration peuvent etre faibles, surtout a pres une longue periode d 'utilisation dans le cas d 'eaux de riviere turbides. Cette methode ne peut etre appliquee en terrain rocheux. coat Disponibilite Exploitation Entretien Contr6les Particularites Recommandations Le cout initial depend du systeme de collecte et du remplacement ou non des materiaux du lit ou de la berge . Le cout d 'exploitation est tres faible . II n 'est generalement pas necessaire d 'avoir un equipe- ment et des materiaux speciaux . Tres peu d 'operations mecaniques . Bien que peu frequent , l'entretien necessite le travail intensif d'un personnel non qualifie . Des contr6les reguliers de la vitesse d 'infiltration et de la qualite de l'eau filtree par un personnel semi- qualifie sont necessaires . L'eau passant a travers le sol peut s'impregner de fer et de manganese . Bien que le processus soit souterrain , ii faut assurer une protection contre le betail et Jes activites de l'homme . Methode qui convient aux petites sources d 'approvi- sionnement eloignees si Jes conditions du lit ou des berges de la riviere s'y pretent . Filtration horizontale sur lit de gravier0 Methode On fait circuler !'eau (a une vitesse inferieure a 2 metres/heure) dans un reservoir d 'environ 12 m de de long , rempli de materiaux calibres, Jes plus grossiers (32 mm) etant situes a l'entree , Jes plus fins (2 mm) a la sortie (voir figure I) . Utilisations limites coat Les particules en suspension sont elirninees par filtration . L'efficacite de !'elimination des particules depend de la qualite initiale de l'eau et de la vitesse de filtration . Cout de construction eleve. a Triieb, E. Horizontal-flow gravel filter s for preliminary purification of surface water especially for use in developing countries . JR international, 21 : 30-32 (1982). 53 V, ~ ► Fig. 1. Filtre horizontal a lit de gravier Chambre de distribution Ca~ d'eo~) Gco,g,a,;" Pet it grav ier Chambre de collecte ~ ambre e sortie ....... ► Disponibilite Exploitation Entretien Contra/es Particularites Recommandations Simple et facile a construire ; aucun materiau ou equi- pement special n'est necessaire . Tres peu d'operations mecaniques . Peu frequent (> 6 mois), le nettoyage est manuel et intensif avec un personnel non qualifie . Inspection visuelle par un personnel semi-qualifie en fonction des conditions locales ; l 'efficacite de I 'elimi- nation devrait etre surveillee pour determiner quand un net toy age est necessaire. Neant . Bien qu'il n 'ait pas encore fait entierement ses preuves , ce systeme peut etre tres utile pour les petits reseaux isoles et pour completer la sedimentation simple comme traitement prealable a la filtration lente sur sable. Filtration lente sur sable par courant ascendant 0 Methode L'eau est filtree lentement de bas en haut a travers une serie de couches de sable calibre , reposant sur le fond d 'un reservoir de stockage couvert . On nettoie le sable en faisant passer rapidement , de haut en bas , un fort debit d 'eau en utilisant une partie de l 'eau epuree . Le debit d 'entree est regle par une valve que commande un flotteur dans l'eau emmagasinee (voir figure 2) . Utilisations Limites Cout Disponibilite Combine Jes fonctions de filtration et de stockage . Les canalisations , Jes valves et Jes structures doivent etre installees par des constructeurs qualifies. II peut etre necessaire de faire decanter l'eau de lavage avant de l 'evacuer. Cout initial eleve , cout d 'exploitation tres faible. Simple et facile a construire, mais necessite une valve speciale commandee par un flotteur . a Forsyth, H.D. Upwaid flow filtration of water. In : Procudings of the Roy al Society of Arts of Scotland , Section A. Ed imbourg , 1961 , pp. 1-13. 55 COUPE PLAN 56 Fig. 2. Filtre a sable a courant ascendant lent Filtre A Filtre B Purge du filtre Chambre d 'eau filtree Reservoir couvert en beton Exploitation Entretien Contra/es Particularites Recommandations Purge periodique (une fois par semaine) par unperson- nel non qualifie. Entretien occasionnel de la valve et de la structure. Le sable doit etre nettoye avec soin ou remplace, mais seulement apres plusieurs annees. Autoreglage, dans les limites de conception. Ne fonctionne pas cornme un filtre a sable lent. Filtre simple et efficace qui convient pour les eaux de surface, mais des recherches son t necessaires pour identifier les debits optimaux et !es profils de sable. Filtration lente sur sable a ,b Methode On fait passer l'eau lentement (moins de 0,3 m/h) a travers le sable (taille effective inferieure a 0,4 mm, a une profondeur superieure a 60 cm). Utilisations Limites Coat Les particules en suspension sont retirees par filtration. Si la lumiere du jour peut atteindre la partie superieure du filtre, une importante action biologique ameliore en- core l 'eau. Les filtres fermes peuvent egalement amelio- rer l'activite biologique. Les filtres a sable tents peuvent donner une eau de bonne qualite microbiologique. II faut une couverture pour !es sites tres exposes ou lorsqu 'ii peut geler tres fort. Lorsque l'eau contient de fortes concentrations de cou- leurs d'origine organique, de colloides, de vase, d'algues ou de fer, un traitement prealable ou un autre procede est necessaire. Cmit initial eleve, mais cout d'exploitation faible. a Huisman, L. & Wood, W .E. La filtration lente sur sable. Organisation mondiale de la sante, Geneve, 1975. b Slow sand filtration for community water supply in developing countries : a design and construction manual. La Haye. The International Reference Centre for Community Water Supply, 1978 (IRC Technical Paper Series, N° 11). 57 Disponibilite Exploitation Entretien Contra/es Particularites Recommandations Simple a construire; aucun materiau ou equipement special n 'est necessaire, sauf pour le sable du filtre et le systeme de drainage profond. Un personnel semi-qualifie est necessaire pour ecumer le lit de sable (une fois par mois ou moins frequemment). Un personnel non qualifie est necessaire pour remplir le lit de sable (une fois par an ou moins frequemment). Un personnel qualifie est necessaire pour l 'entretien occasionnel de la structure. La mise en service du filtre demande des precautions. ll faut surveiller la perte de charge pour evaluer la necessite d 'ecumer le lit de sable. Un pretraitement peut etre necessaire . Lorsque le sys- teme fonctionne bien, la dose de desinfectant peut etre sensiblement reduite. Ce systeme convient pour le traitement de l'eau pro- venant des collecteurs de surface, des cours d'eau et des lacs, sous reserve de certaines limites. Filtration rapide sous pression Methode On fait passer l'eau sous pression de haut en bas ou de bas en haut, a travers une cuve fermee en acier conte- nant des couches de sable calibre. On nettoie le sable en le brassant au moyen de rateaux mecaniques et en le !avant a contre-courant avec de l'eau mise en pression naturellement ou par des pompes. Les rateaux sont en- traines par l'energie hydraulique OU electrique. Utilisations Limites 58 Elimine Jes solides par filtration. L'efficacite depend de la vitesse de filtration , de la taille des grains de sable et de la nature des solides en suspension . Les canalisations ,les valves et Jes equipements auxiliaires doivent etre construits par des specialistes. Un lavage fre- quent a contre-courant peut etre necessaire si l'eau contient de fortes concentrations de solides en suspen- sion. II faut en general laisser l'eau de lavage decanter avant de l'evacuer. coat Disponibilite Exploitation Entretien Contra/es Particularites Recommandations Cofit eleve de la construction initiale et de la surveillance . Composants fabriques en usine necessaires pour la construction et les reparations. Necessite la surveillance frequente d 'operateurs semi- qualifies . Entretien mecanique par une main-d'reuvre qualifiee. Une revision complete, avec nettoyage du sable , est necessaire tous Jes dix a vingt ans. Fonctionnement automatique pour Ia filtration , mais commande manuelle necessaire pour le lavage a contre- courant. L'opportunite de ce dernier doit etre evaluee en fonction du temps , de la perte de charge ou de la qualite de I 'effluent . Le traitement peut etre ameliore par une coagulation . Traitement approprie seulement si I 'on dispose d 'un personnel qualifie pour l'entretien . Un filtre a courant ascendant n 'est pas recommande, surtout pour la filtra- tion finale . Filtration rapide par gravite Methode L'eau passe par gravite a travers un lit de sable ou tout autre materiau approprie , et est recueillie dans une cuve en acier ou en beton . On nettoie le sable en le bras- sant au moyen de rateaux mecaniques ou par !'air et on le lave a contre-courant avec de I'eau filtree. Utilisations Limites Coat Les solides en suspension sont elimines par filtration. L'efficacite depend de Ia vitesse de filtration , de Ia taille des grains de sable , et de Ia nature des solides en sus- pension . Personnel qualifie en partie necessaire pour Ia construc- tion. Un lavage frequent a contre-courant peut etre necessaire si l'eau contient une forte concentration de solides en suspension. 11 faut en general Iaisser decanter I'eau avant de l 'evacuer. Cofit eleve de Ia construction initiale et de Ia surveillance. 59 Disponibilite Exploitation Entretien Contra/es Particularites Recommandations 60 Composants fabriques en usine necessaires pour la construction et les reparations. La presence frequente d'operateurs semi-qualifies est necessaire . Entretien mecanique par un personnel qualifie. Une revision complete, avec nettoyage du sable , est neces- saire tousles dix a vingt ans. Fonctionnement automatique pour la filtration, mais necessite une commande manuelle pour le lavage en retour d'eau . L'opportunite de ce dernier doit etre evaluee en fonction du temps, de la perte de charge et de la qualite de !'effluent. Le traitement peut etre ameliore par une coagulation . Traitement approprie seulement si l'on dispose d'un personnel qualifie pour 1 'entretien et d 'un personnel semi-qualifie pour !'exploitation . Annexe] AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES METHODES DE LUTTE CONTRE LA CORROSION Dosage d 'un reactif alcalin Methode On ajoute a l'eau une solution ou boue de reactifs alcalins - chaux , soude ou hydroxyde de sodium -, dosee mecaniquement ou par gravite , afin de porter le pH a la valeur req uise. Utilisations Limites Coia Disponibilite Exploitation Entretien Contra/es Particularites Recommandations Peut etre facile a appliquer. II faut veiller a ne pas surdoser !es eaux a forte alcali- nite en provoquant une precipitation . ll peut etre difficile d 'atteindre un pH constant proche de la neu- tralite dans !es eaux faiblement alcalines . ll est tres important d 'assurer de bonnes conditions de melange. Aussi bien le emit initial que !es emits de fonctionne- ment peuvent etre eleves , en fonction de la methode choisie ou des besoins. Le materiel fabrique en usine et !es produits chimiques utilises sont disponibles couramment. La surveillance reguliere par un personnel fiable est necessaire . Entretien simple que peut effectuer l'operateur. C'est le dosage de la chaux qui peut donner le plus de tra- vail d 'entretien. II est important de s'assurer du bon fonctionnement a chaque visite d 'inspection. Dans le cas le plus simple, ii peut etre possible de <loser l'hydroxyde de sodium en y ajoutant de l'hypo- chlorite de sodium. Cette methode ne peut donner des resultats que si !'on dispose d'un personnel adequat ayant re'1u une formation appropriee . 61 Neutralisation au contact de carbonate mineral Methode On place des materiaux alcalins moderement solubles dans le courant d'eau. Ces materiaux peuvent etre du carbonate de calcium et de la dolomite semi-cuite. La methode consiste a utiliser un filtre, un tambour-laveur ou des paniers suspendus dans une cuve ou a introduire ces materiaux dans l'eau sous forme de poudre fine ou de boue. Utilisations Le pH maximum est limite a environ 10 par des consi- derations naturelles. On obtient le pH desire en choisis- sant la duree de contact ou le dosage. L'energie elec- trique n'est peut-etre pas indispensable. Limites Le contr6le precis du pH n'est pas facile, mais ce n'est en principe pas le but recherche avec ce traitement; il depend toutefois de la conception et des conditions d'exploitation de l'usine, et de la mesure dans laquelle les variations du debit sont limitees. Cout Le cout initial peut etre faible ou nul, par exemple lors- qu 'on utilise les filtres existants. Les couts des produits chimiques et de la main-d'reuvre peuvent egalement etre faibles. Disponibilite 11 n 'est pas necessaire d 'utiliser un materiel fabrique en usine. II est peut-etre possible de se procurer les mine- raux necessaires aupres de sources locales bon marche. Exploitation Un personnel non qualifie est necessaire de temps a autre pour manipuler les mineraux, remplir les filtres et effectuer les autres operations . Entretien 11 peut etre necessaire d 'avoir un personnel qualifie pour l'entretien du materiel construit specialement. Contra/es 11 faut, regulierement, surveiller l'efficacite du traite- ment et s'assurer du renouvellement des materiaux. Particularites La methode est presque sans defaut, car !'apparition d'un pH exagerement eleve est impossible et, sauf epui- sement des mineraux, il y a necessairement augmenta- tion du pH. Recommandations Methode tout a fait appropriee lorsque l'on peut trou- ver sur place les materiaux voulus . 62 Desorption de CO2 Methode Utilisations Limites Coilf Disponibilite Exploitation Entretien Contr6les Particularites Recommandations L'eau est pulverisee ou s'ecoule sur des chicanes avec un courant d 'air nature! ou force dans des tours vides ou garnies ou dans des cuves. L'ampleur de la desorption de CO2 depend du debit de !'air et de l'eau , et de la methode de contact choisie . La tour ou la cuve peut etre de petite taille . Le processus implique necessairement une perte de charge dans le systeme de traitement. Dans Jes eaux <lures, le carbonate de calcium peut precipiter si le processus est trop efficace . Une augmentation du pH et de l'oxygene dissous dans l'eau peut provoquer une oxydation et la precipita- tion de fer , qui devra alors etre fi.ltre . II peut etre necessaire de proteger l'aerateur dans les regions ou ii y a risque de gel. Le c0t1t initial est eleve , le cout d 'exploitation peut etre faible. Peut etre simple et facile a construire , et les systemes Je s plus simples n 'ont pas forcement besoin de compo- san ts fabriques en usine . Depend du systeme . Besoin d 'un entretien simple, qui peut etre assure par l'exploitant. Les mesures du pH et Jes inspections visuelles devraient etre effectuees a chaque visite. II se peut que la neutralisation par un reactif alcalin coute moins cher pour de faibles concentrations de CO2 (moins de 20 mg/I) . Methode particulierement interessante lorsqu 'on dis- pose d 'une grande hauteur de charge ; il n 'est pas necessaire d 'enfermer l 'appareil. 63 Annexe4 AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES METHOD ES DE DEFERRISA TION Oxydation plus filtration Methode Fe (II) est oxyde en Fe (III) par aeration et le preci- pite est elimine dans des filtres ouverts rapides ou des filtres sous pression . 11 peut etre necessaire d 'ajouter un alcali et du chlore pour accroitre la vitesse d 'oxydation. Capac it es Limites Cout Disponibilite Exploitation Entretien Controle Particularites 64 11 faut une aeration efficace (saturation a 100% d 'oxy- gene) et un pH suffisamment eleve pour avoir une vitesse de reaction elevee . Si la concentration de fer est tres forte (plus de 2 mg/1) , il peut etre necessaire de faire deposer le precipite avant de le filtrer. 11 peut etre necessaire, sur !es sites exposes ou lorsqu 'ii y a risque de gel , d'avoir un systeme d'aeration enfer- me . La complexite du processus est accrue si !'on ajoute un alcali ou du chlore. L'evacuation de precipite decante et filtre peut demander des mesures supple- mentaires . Cout initial eleve . Le cout d 'exploitation depend de I 'utilisation d 'alcali ou de chlore et de I 'evacuation du precipite. Le filtre necessite des composants fabriques en usine. Necessite les frequentes visites d 'un operateur semi- qualifie , surtout s'il y a dosage d 'un reactif alcalin ou de chlore et si Jes concentrations de fer sont tres fortes. Entretien mecanique par un personnel qualifie et revision complete tous les dix a quinze ans . 11 faut surveiller regulierement la qualite de l'eau filtree pour decider s'il y a lieu d'ajuster le dosage chimique et pour assurer le lavage du filtre par retour d'eau. 11 est preferable d'avoir des doses de produits chimiques proportionnelles du debit. L'evacuation du precipite peut poser des difficultes. Recommandations Filtration catalytique Methode Utilisations Limites Cout Disponibilite Exploitation Entretien Controle Particularites Recommandations Methode appropriee seulement si !'on dispose d 'un personnel qualifie , sinon il faut chercher un autre moyen . On fait passer l'eau a travers un filtre ouvert ou un filtre sous pression contenant des substances ayant une action catalytique . Le fer et le manganese dissous dans l'eau sont oxydes et precipites. On peut utiliser du permanganate de potassium pour favoriser l'oxy- dation et activer le milieu filtrant. Efficace pour eliminer des concentrations moderees de fer et de manganese . Deman de plus d 'attention que I 'utilisation de filtres a gravite rap ides ou de filtres sous pression. II peut etre necessaire d 'appliquer un traitement sup- plementaire au precipite filtre avant de l'eliminer. Cofit de construction initial et cofit de surveillance eleves. II faut des composants fabriques en usine pour le filtre . On peut se procurer le milieu pre active du filtre, mais cela n'est pas necessaire . Une surveillance frequente doit etre assuree par un operateur semi-qualifie . Besoin d 'un entretien mecanique par un personnel qualifie , et d 'une revision complete tous Jes dix a quinze ans. II faut une surveillance reguliere de la qualite de l'eau filtree pour verifier I 'activite catalytique, et decider du lavage en retour du fi.ltre. L'evacuation de I 'eau de nettoyage du filtre peut sou- lever des difficultes . Methode appropriee si !'on dispose d'un personnel adequat pour faire fonctionner et entretenir le filtre . 65 Annexe5 AV ANT AGES ET INCONVENIENTS DES METHODES DE LUTTE CONTRE LES GOUTS ET LES ODEURS Absorption par le charbon actif en granules Methode On filtre l'eau de haut en bas a travers un lit de char- ban actif en granules (CAG). Le CAG peut remplacer le sable de filtre ou bien etre mis dans un filtre dis- tinct apres la filtration sur sable . Utilisations Limites Coia Disponibilite Exploitation Entretien Contra/es Particularites 66 La plupart des substances generatrices d 'odeurs sont absorbees, mais pas toutes. Elimine le chlore s'il a ete dose auparavant. Les substances organiques fortement colorantes reduisent la capacite d'absorber d'autres substances. La dose ne peut etre ajustee. Coat initial eleve des elements structurels du filtre et du CAG. Le remplacement du carbone epuise est couteux. II faut avoir des composants fabriques en usine pour le filtre ainsi que du charbon actif en granules. Une main-d 'reuvre serni-qualifiee est necessaire pour le lavage courant en retour d'eau du filtre. L'entretien mecanique doit etre assure par une main- d 'reuvre qualifiee. Le CAG doit etre remplace de temps a autre (a des intervalles pouvant aller de 6 mois a 2 ans ou plus) . Fonctionnement automatique pour la filtration, mais commande manuelle necessaire pour le lavage a contre- courant. L'opportunite de ce dernier doit etre evaluee en fonction du temps, de la perte de charge, ou de la qualite de !'effluent. Le CAG favorise la corrosion de !'acier doux . Recommandations Cette methode ne devrait etre envisagee que lorsque !es autres techniques sont inadequates , et que !'on peut construire et exploiter de fa<;on satisfaisante un systeme valable de filtration, que ce soit un systeme rapide a gravite OU un systeme sous pression. Dosage du permanganate Methode On dose une solution de permanganate de potassium avant de proceder a une filtration lente sur sablelorsque des algues conferent a l 'eau un gout et une odeur. ll faut prevoir une duree de contact suffisante avant la filtration lente sur sable pour obtenir l'effet desire et eviter de perturber l'activite biologique dans le filtre. Utilisations Limites Cout Disponibilite Exploitation Entretien Contra/es Particulan·tes Recommandations Peut oxyder une partie mais non la totalite des subs- tances generatrices d 'odeurs. La dose et l'efficacite dependront de la presence d 'autres composes facile- ment oxydables. II importe de veiller a ce qu 'aucune quantite residuelle de permanganate ne penetre dans Jes filtres a sable lents. Faible cout initial. Cout eleve de la main-d'reuvre pen- dant la duree d 'utilisation . Materiel simple pour la preparation et le dosage, mais l'approvisionnement en permanganate de potassium risque de ne pas etre sur. II peut etre necessaire de recourir a une main-d'reuvre qualifiee pour seconder une main-d'reuvre non qualifiee . Un entretien simple est requis, mais ii peut etre assure par l'operateur. L'operateur doit verifier regulierement le systeme et regler la dose en fonction des besoins. II est important de menager un temps de contact . Solution plus simple et moins couteuse que la filtration sur CAG, mais ii faudrait commencer par s 'assurer de sa viabilite, ce qui peut etre fait facilement. 67 Annexe 6 BIBLIOGRAPHIE Proceedings of the Seminar on Small Water System Problems, St Louis, Mis- souri, 7 June 1981 . Denver, Colorado, American Water Works Association, 1981. Rural water supply in developing countries. Proceedings of a Workshop on Training, Zomba, Malawi , August 1980. Ottawa, International Development Research Centre, 1981. Institute of Community Water Supply and Water Treatment. Water treatment for small scale rural supplies in the USSR. Geneve , Organisation mondiale de la sante, 1980 . Technology of small water supply systems in developing countries. La Haye , The International Reference Centre for Community Water Supply and Sanita- tion , 1981 (IRC Technical Paper Series, N°18) . Surveillance de la qualite de /'eau de boisson . Geneve , Organisation mondiale de la sante, 1977 (Serie de monographies, N°63). Typical designs for engineering components in rural water supply. Delhi, Bureau regional de !'OMS pour l'Asie du Sud-Est , 1976 (Publications regio- nales de l'OMS, Serie de l'Asie du Sud-Est , N°2) . 68 Annexe 7 MEMBRES DES SOUS-GROUPES Sous-groupe 1 sur /es technologies de traitement et de desinfection de l 'eau pour tous /es types de sources d 'approvisionnement et de systemes de distri- bution pouvant etre utilisees en milieu rural Dr P. Benedek (president) M. T. Burke (secretaire) Mme V .B. da Costa M. R .W. Fraser M. R. Gregory Professeur M. Roman Dr E . Saydam Sous-groupe 2 sur /es technologies des approvisionnements en eau des zones rurales, autres que le traitement et la desinfection, notamment le choix et la protection des sources, et la distribution Dr B. Havlik Dr J .W. Ridgway (secretaire) M. J.N. Santos M. T K. Tjiook Professeur D. Villessot (president) Sous-groupe 3 sur /'organisation, la surveillance, et la gestion et la fonnation du personnel Dr WA . Chizhikov M. R. Fellows (secretaire) Dr P . Filjansk.i Dr M.G. Marino (president) M. T.Pitsch M. C. Radescu 69 Annexe 8 LISTE DES PARTICIPANTS Conseillers temporaires 70 Dr P. Benedek, chef de l'Institut de lutte contre la pollution de l'eau, VITUKI , Budapest (Hongrie) (vice-president) M . T. Burkea, Manager , Process Management Systems Group , Process Engineering, Water Research Centre , Stevenage (Royaume-Uni) Dr WA . Chizhikov , chef du departement de recherche des principes scientifiques de l'enseignement post-universitaire , Institut central de formation medicale avancee , Moscou (URSS) Mme V.B . da Costa, chef du laboratoire d'analyse du centre technique , Direction generale de l'assainissement de base, Lisbonne (Portugal) M . R . Fellowsa , Water Research Centre , Stevenage (Royaume-Uni) Dr P . Filjanski , chef du departement d'hygiene communale et des tech- niques d'assainissement , Institut republicain de la sante publique de la Republique socialiste de Macedoine , Skopje (Yougoslavie) M. R.W. Fraser, Director , Water and Drainage Services ,BordersRegional Council , Melrose , Ecosse (Royaume-Uni) (president) M. R . Gregorya , Water Research Centre , Stevenage (Royaume-Uni) Dr B. Havlik, Institut d'hygiene et d'epidemiologie , Prague {Tcheco- slovaquie) Dr M.G. Marino , chef de la section des normes et de la surveillance de l'environnement , Ministere de la sante publique et de la securite sociale , Madrid (Espagne) M. T. Pitsch, Association suisse de l'industrie du gaz et de l'eau , Zurich (Suisse) a Frais de participation non payes par J'OMS. M. C. Radescu, directeur du departement de developpement des res- sources en eau, Conseil national de l'eau, Bucarest (Roumanie) Dr J.W. Ridgway 0 , Water Research Centre , Stevenage (Royaume-Uni) Professeur M. Roman , doyen de la faculte d'ingenierie hydraulique et des questions sanitaires, Institut d 'approvisionnement en eau et d 'inge- nierie hydraulique, polytechnique de Varsovie (Pologne) M. J.N. Santos, directeur, Jutte nationale contre la pollution , Departe- ment d 'Etat de l 'hydraulique , Lisbonne (Portugal) Dr E. Saydam, ingenieur chirniste , Ministere de la sante et de !'assistance sociale, Ankara (Turquie) M. J. Stiff0 , Water Group, Process Engineering, Water Research Centre, Stevenage (Royaume-Uni) (rapporteur) M. T K. Tjiook, fonctionnaire charge du programme, International Reference Centre for Community Water Supply and Sanitation, La Haye, (Pays-Bas) Professeur D. Villessot, directeur de la fondation de l 'eau, Limoges (France) M. MJ D. White 0 , Assistant Director, Process Engineering , Water Research Centre , Stevenage (Royaume-Uni) Bureau regional de /'Europe de /'OMS Dr G. Watters , fonctionnaire regional pour la Decennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement (secretaire) a Frais de participation non payes par !'OMS. 71 Les publications de l'OMS peuvent litre commandees, soit directement, soit par l'intermediaire d'un libraire, aux adresses suivantes : AFRIOUE DU SUD : Adrtssn-vow aux ltbra,ri,s pr,nc,pa/es. ALGtRIE: Entrepnse natoonale du Livre (ENAL). 3 bd Zirout Youccf. ALGER. ALLEMAGNE RtPUBUOUE FtDtRALE D': Gov1-Vcrtq GmbH . Gmnhe1merstrasse 20, Postfach 5360, 6236 ESCHBORN - W.E. Saarbach GmbH. Trad1s Dilfus1on, Neue Eiler Strasse SO, Postfach 900 369, 5000 COLOGNE I - Buchhandlun1 Alexander Hom, Fncdrichstrasse 39. Postfach 3340, 6200 WIESBADEN. ARGENTINE : Carlos Hirsch SRL flonda 165. Galereas Giiemes, Escntorio 453/465. BUENOS AIRES. AUSTRAUE : Hunter Publicatoons. 58A Gipps Street, COLLINGWOOD. VIC 3066 - Australian Government Publishina Service (Ma,! order sales) P.O. Bo, 84, CANBERRA A.C.T. 2601: or over the counter from Australian Government Publishina Service Bookshops at : 70 Alinp Street, CANBERRA CITY A.C.T. 2600 ; 294 Adelaide Street, BRISBANE. Queensland 4000 : 347 Swanston Street, MELBOURNE VIC 3000: 309 Pitt Street, SYDNEY N.S.W. 2000: Mt Newman Houte, 200SL 0eo...,·s Terrace, PERTH WA 6000 ; Industry House, 12 Pine Street, ADELAIDE SA SOOO : 156-162 Macquane Street, HOBARTTAS 7000- R. Hill&: Son Ltd., 608 SL K1lda Road, MELBOURNE. VIC 3004 ; Lawson House, 1~12 Oark Street, CROW'S NEST. NSW 2065. AUTRICHE : Gerold&: Co., Graben 31. 1011 VIENNE I. BAHRlllN : United Schools lntcmatoonal, Arab Regional Office. P.O. Bo• 726, BAHR~IN. BANGLADESH : Coordonnatcur des Proarammes OMS, G.P.O. Bo, 250, DHAKA 5 BELGIQUE: Pour tout, command, hors abonn,m,nt . Office lntematoonal de Libra1ne u ., avenue Mam1> 30, I0SO BRUXELLES. Abonn,m,nts: Office lntemauonal des Ptnod1ques, avenue Mam .. 30. I0SO BRUXELLES- Abonn,m,nts a Santi du Mond, seulement : Jean de Lannoy, 202 avenue du R01, 1060 BRUXELLES. BHOUTAN : vo,r lnde, Bureau regional de l'OMS. BIRMANIE : vo,r lndc, Bureau regional de l'OMS. BOTSWANA : Botsalo Books (Pty) Ltd .. P.O. Bo• I 532. GABORONE. BRtSIL : Bibhotcca Regional de Mcd1c1n1 OMS/OPS, Un1dade de Venda de Pubhca~6cs. Ca1u Postal 20.381. Vila Oementono, 04023 s~o PAULO. S.P. CANADA : Assoc1atoon canad1cnnc d' Hy31<nc pubhque. 1335 Carling Avenue. Suite 210, OTTAWA, Ontario KIZ 8N8. (Tel : (613) 725-3769. Tele.: 21-053-3841). CHINE : China Natoonal Pubhcatoons lmpon &: fapon Corporatoon, P.O. Bo• 88, BEIJING (PEKING). CHYPRE : " MAM", P.O. Bo• 1722. NICOSIA. DANEMARK : Munksgaard fapon and Subscnptoon Service. Nern Sepde 35. I 370 COPENHAGUE K.. (Tel : + 45 I 12 85 70). EGYPTE : Os1ns Office for Books and Reviews, SO Kasr El Nil Street, LE CAIRE. EQUATEUR : Librena C1cntifica S.A. , P.O. Bo• 362, Luque 223, GUAYAQUIL. ESPAGNE : M1nisteno de San1dad y Consumo, Serv1c10 de Pubhcac1ones, Pasco del Prado 18-20, MADRID 14 - Comen:ial Athcncum S.A .. ConseJo de C1cnto 130-136. 08015 BARCELONE . General Moscardo 29, MADRID 20- Li~rena Diaz de Santos, Lagasca 95 y Maldonado 6, MADRID 6: Balmes 417 y 419, 08022 BARCELONE ETATS-UNIS D'AMtRIOUE: Pour touu command, hors abonn,m,nt : WHO Pubhcatoons Center USA. 49 Shendan Avenue. ALBANY. NY 12210. Les demandes d 'abonnement ams, que la corrtspondanct conctrnant /e5 abonnements dott ttrt adreutt Q /Orpn1sat1on mond1ale de la Sante, D1Stnbut1on ct Vcnte. 1211 Gcneve 27. Suisse. us pub/,ca11ons son, l ga/ement d,spomb/,s auprh d, Un11cd Nauons Bookshop, NEW YORK. NY 10017 /wnu au deta,I seulem,nl). FIDJI : Coordonnatcur des Programmes OMS. P.O. Bo• 11 3, SUVA FINLANDE : Akateemmen Kirjakauppa. Keskuskatu 2, 00101 HELSINKI 10. FRANCE : Libraine Arnette, 2, rue CaS1mir-Dclav1ane, 75006 PARIS. GABON : L1bra1r1c Univcrs1taire du Gabon. B.P. 3881, LIBREVILLE. GHANA : F1des Enterpnses, P.O. Bo• 1628. ACCRA. GRtCE : G.C. ElcfihcroudaklS S.A., L1braine 1ntemationale, rue N1k1s 4. ATHENES (T. 126). HAiTI : Mu Bouchercau. Librairie «A la Caravclle•. Boite postale 111-B. PORT-AU-PRINCE HONG KONG : Hong Kong Government Information Services, Beaconsfield House. 6th floor. Queen's Road, Central, VICTORIA. HONGRIE: Kultura. P.O.B. 149. BUDAPEST 62 - Akadcmia1 K<lnyvesbolt. Vaci utca 22, BUDAPEST V. INDE : Bureau regional de l'OMS pour l'AJ1e du Sud-Est. World Health House, lndraprastha Estate. Mahatma Gandhi Road. NEW DELHI I 10002. INDON~SIE : P.T. Kalman Media Pusaka, Pusat Pcrdapngan Senen, Block I. 4th floor. P.O. Bo, 3433/JkL DJAKARTA. IRAN (RtPUBLIOUE ISLAMIOUE D') : Iran University Press. 85 Park Avenue, P.O. Bo• 54/ 551. TEHERAN. IRAQ : Ministry of Information. Nauonal House for Publishing. D1Stributmg and Ad,en1sing. BAG DAD. IRLANDE : TDC Publishers, 12 Nonh Frcdcnck Street. DUBLIN I (Tel : 744835-749677). ISLANDE : Snacbiem Jonsson &: Co .. P 0 . Bo• 1131. Hafnarstraeto 9, REYKJAVIK. ISRAtL: Heil iger&: Co .. 3 Nathan Strauss Street. JERUSALEM 94227. ITALIE: Edizioni Minerva Mcdica. Corso Bramante 83-85, 10126 TURIN . Via Lamarmora 3, 20100 MILAN. JAPON : Maruzcn Co. Ltd .. P.O. Box 5050. TOKYO lntcmatoonal. 100-31. JORDAN IE : Jordan Book Centre Co. Ltd .. University Street. P.O Bo• 301. (AI-Jubc1ha), AMMAN KOWE'iT : The Kuwait Bookshops Co. Ltd .. Thunayan AI-Ghanem Bldg. P.O. Box 2942, KOWEl'T. LIBAN : The Levant D1Stnbutors Co. S.A.R.L.. Bo• 1181. Makdass1 Street. Hanna Bldg. BEYROUTH. LUXEMBOURG : L1braine du Centre, 49 bd Royal. LUXEMBOURG. A/1 /85 Les publications de l'OMS peuvent l!tre commandees, soit directement, soit par l'intermediaire d'un libraire, aux adresses suivantes: MALAISIE : Coordonna1cur des Programmes OMS, Room 1004. 10th Floor. W1Sma LIM FOO YONG (formerly Fi12pa1nck's Bu1l- dmg), Jalan Raja Chulan, KUALA LUMPUR 0~10 : P.O. Box 2550. KUALA LUMPUR 0HJ2 : Parry 's Book Ccn1cr. K. L. Hilton Ho1cl. Jin . Trcachcr, P.O. Box 960, KUALA LUMPUR. MALAWI : Malawi Book Service. P.O. Box 30044. Ch1ch11i . BLANTYRE 3. MALDIVES : w,,r lndc. Bureau regional d< l'OMS. MAROC : Ediuons La Pone, 281 avtnu< Mohamm<d V. RABAT. MEXIOUE : Libreria ln1cmac1onal, S.A. d• C.V .. Av. Sonora 206. 06100-MEXICO, D.F. MONGOLIE : vo,r lnde. Bureau regional de l'OMS. MOZAMBIQUE : INLD. Caixa Posial 4030. MAPUTO. NtPAL : voir Ind<. Bureau regional d< l 'OMS. NIGtRIA : Un1vtrsi1y Bookshop Nigcna Lid. Univtrsi1y of Ibadan. I BA DAN. NORVtGE : J. G. Tan um. A/S, P.O. Box 1177 Scntrum, OSLO I . NOUVEUE-ZtLANDE : Govcmm<nt Pnntina Office. Publications Sccuon. Mulgravc S1rcc1. Privat< Bag. WELLINGTON I : Walter Strctl, WELLINGTON : World Trade Bu1ldmg. Cubacad<. Cuba Strc<t, WELLINGTON. Go,·ernm,nt Bookshop1 at Hannaford Bunon Bu1ldmg. Rutland Slrcct. Pn va1c Baa, AUCKLAND . 159 Hereford Slrctt, Private Baa, CHRISTCHURCH : Alexandra Strctl, P.O. Box 857, HAMILTON : T &G Bu1ld1n1. PnnccsStrc<I, P.O. Box 1104. OUNEDIN-R. Hill &Son Lid, Ideal House, CnrG1lhcs Avenue & Eden Strccl, Newmarkcl. AUCKLAND I. PAKISTAN : Mina Book Agency. 65 Shahrah-E-Quaid-E-Azam. P.O. Box 729. LAHORE 3: Sasi Limit«!. Sas, Centre, G.P.O. Box 779, I.I. Chundripr Road. KARACHI . PAPOUASIE-NOUVEUE-GUINtE : Coordonnatcur des Programmes OMS. P.O. Box 646. KONEDOBU. PAYS-BAS : M<dical Books Europe BV. Noordcrwal 38. 7241 BL LOCHEM. PHILIPPINES : Bureau li11onal de l'OMS pour le Pac1fiqucoccid<ntal. P.O. Box 2932. MANILLE-The Modem Book Company Inc. P.O. Box 632. 922 Rizal Avenue. MANILLE 2800. POLOGNE : Skladn1ca Ks1eprska. ul Mazowiccka 9. 00052 V ARSOVIE /1auf ph1od1que1) - BK WZ Ruch. ul Wronia 23. 00840 VAR- SOVIE /ph1od1que, ,eul,m,nt). PORTUGAL : Livraria Rodnguez. 186 Rua do Ouro. LISBON NE 2. RtPUBLIQUE DE CORtE : Coordonna1eur des Programmes OMS. Ccn1ral P.O. Box 540. SEOUL. RtPUBLIOUE DtMOCRATIQUE ALLEMANDE : Buchhaus Lc1p21g. Po51fach 140. 701 LEIPZIG. RtPUBLIOUE DtMOCRATIQUE POPULAIRE LAO : Coordonna1cur des Programmes OMS. P.O. Box 343. VIENTIANE. RtPUBLIQUE POPULAIRE DtMOCRATIQUE DE CORtE : 1•0,r lndc. Bureau rca,onal de l'OMS. ROYAUME•UNI : H.M . S1a11oncry Office . 49 High Holbom. LONDRES WCIV 6HB . Ila Castle Slrc<I. EDIMBO RG EH2 )AR . 80ChichcS1crS1rcc1. BELFAST BTI 4JY : BrazcnnoseS1rcc1. MANCHESTER M608AS . 258 BroadS1rce1. BIRMINGHAM Bl 2HE . Southey House. Wine S1rc<1. BRISTOL BSI 2BQ. Toum le, commandtJ poJtale, do11·,n1 ;,,, adreJJe,J de /afaron su11·antr : HMSO Publicauons Ccnirc. 51 Nine Elms Lane. LONDRES SW8 5 OR. SIERRA LEONE : NJala Un1vcrsi1y Collcac Bookshop (Un1vcrs1ty of Sierra Leone). Pnva,e Mail Bag. FREETOWN SINGAPOUR : Coordonnat<ur des Proarammes OMS. 144 Moulmc1n Road. SINGAPOUR 1130 : ewton P 0 . Box 3 I. SI NGA POUR 9122 - Sclcc1 Books (Pie) Lid. Tanghn Shopping Ccnlre. 19 Tanglm Road 0}-15, SINGAPOUR 10. SRI LANKA : voir lndc. Bureau regional de l'OMS. SUEDE : Pourtoutuommandehorsabonnement : AkticbolaaeiC.E. FrilZes Kungl. Hovbokhandel. Regmngsga1an 12. 103 27 STOCK, HOLM AbonnementJ : Wcnnergren-Wllhams AB. Box 30004. 104 25 STOCKHOLM SUISSE : M<d1Zin1schcr Vcrlaa Hans Huber. Ungpss Slrasse 76. 3012 BERNE 9 TCHtCOSLOVAQUIE : Ania, Ve Smcckach 30. 111 27 PRAGUE I. THAi'l.ANDE : voir lndc, Bureau ligional de l'OMS. TUNISIE : Soc1c:1c: Tunisicnnc de Diffusion. 5 avenue de Canhage, TUNIS. TURQUIE : Hasc1 K,1apcv1. 469 lsuklal Caddes1. BcyoaJu. ISTANBUL. URSS : Pour le, /ecteurs d 'l'RSS qui dhir,nt ,,. ld111on1 "'"" : Komsomolsk1J pros pc kl 18. Med1cmskaJa Kn1ga. MOSCOU - Pour /es /,ct,ur, hor, d 'L'RSS qu, d;m,m le, ;d111on1 russe, . Kuzncck,j mos, 18. Me1dunarodnaJa Kn1p. MOSCOU G-200. URUGUAY : Librcria Agropccuaria S. R. L.. Casi lla de Correo 1755. Alza1bar 1328. MONTEVIDEO. VENEZUELA : Librcria del ESle, Aptdo 60.337. CARACAS 106- L1breria Mcdica Pans. Apanado 60.681. CARACAS 106. YOUGOSLAVIE : Jugoslovenska KnJ1aa. Terazijc 27/11, I 1000 BELGRADE. ZAIRE : L1brai rie univemtaire. avenue de la Paix No 167. B.P. 1682. KINSHASA I. Des conditions speciales sont consenties pour les pays en developpement sur demande adressee aux Coor- donnateurs des Programmes OMS ou aux Bureaux regionaux de l'OMS enumeres c1-dessus ou bien a !'Or- ganisation mondiale de la Santa, Service de Distribution et de Vente, 1211 Genllve 27 . Suisse. Dans les pays ou un depositaire n'a pas encore ate designe, les commandes peuvent Atre adresslles egalement a Genllve. mais le paiement doit alors Atre effectue en francs suisses, en livres sterhng ou en dollars des Etats-Unis. On peut egalement utiliser les bons de livres de l'Unesco. Prix : Fr. s. 7 ,. - Prix sujets A modification sans preavis.
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Publications
La distribution d’eau en zone rurale : rapport sur une réunion de l’OMS, Stevenage, 1er-5 novembre 1982
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