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Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest : rapport d'activité de l'Organisation mondiale de la Santé Pour 1990 : (1er septembre 1989 – 31 août 1990)

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D. C. À,t Onchocerciasis Control Programme in trYest Africa Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest JOI}II PNOGRA4ME COI'OIITTtrE 0ffice of the Cbaiman COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Onzième session Conakrv 3-6 décembre 1990 RESUME LUTTE ANTIYECTORIELLE Conditions climatiques Flotteaérienne...... Nouveau contrat aérien JPC.CCP CCFIIIE CONJOTIII DU PROGRAI.I.E Bureau èu Présid.ent JPCI I.2 (ocP/PR/e0) ORIGINAL : FRANCAIS Septembre 1990 Pages Point 6 de I'ordre du iour provisoire PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST RAPPORT D'ACTIYITE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR I99O(ler septembre 1989 - 3l août 1990) Table des matières 3 Zones traitees . . Insecticides Résistance . :::.:: ::. ::::.:::..... Stratégie de la lutte antivectorielle . . . Utilisations des données hydrologiques . . . . Réseau de surveillance et d'évaluation entomologique Activités entomologiques des équipes nationales en zone d'extension ouest. Résultats obtenus Surveillance de I'environnement aquatique . EVALUATION EPIDEMIOLOGIQUE BIOSTATISTIQUE ET INFORMATIQUE RECHERCHES INTERDISCIPLINAIRES . . Insecticides Optimisation des traitements aériens Etudes entomologiques . . Modélisation Essais sur I'ivermectine Essai de nouveaux outils diagnostiques sur le terrain 4 5 6 6 6 6 7 7 8 8 9 9 l2 l5 l6 l7 t7 l8 l9 2t 2t 22 I l JPCI I.2 (ocP/PR/e0) Page 2 DEVELOPPEMENT SOCrO-ECONOMTQUE ADMINISTRATION ET SERVICES DE SOUTIEN Organisation et fonctionnement des services Budget et finances Personnel Transport Approvisionnements et Services Bâtiments FORMATION DEVOLUTION ACTIYITES DE LIAISON, D'INFORMATION ET DE VALORISATION Avec I'Organisation Mondiale de la Santé Avec les Pays participants Avec les organismes statutaires Avec les Donateurs Avec la compagnie aérienne chargée des épandages aériens Avec la communauté scientifique Avec le grand public Travaux de valorisation Réunions internes Collaboration avec les Organisations non gouvernementales (ONG) Revue externe de I'OCP FIGURES EN ANNEXE Fig. 3 (bis) Fig. 4 23 23 23 24 25 25 25 26 26 26 27 27 27 27 28 28 28 29 29 30 30 30 I 2 J Fig Fie Fig Maximum de rivieres traitees en 1990 Secteurs et bases opérationnelles de la zone d'extension ouest de I'OCP . . . . Potentiels annuels de transmission avril 1989 mars 1990 (toutes espèces confondues) Potentiels annuels de transmission avril 1989 mars 1990 (espèces savanicoles) Potentiels annuels de transmission de la zone d'extension ouest de I'OCP de mars 1989 à avril 1990 Prévalence des microfilaires dermiques dans les villages de I'aire initiale de I'OCP. Précontrôle Prévalence des microfilaires dermiques dans les villages de I'aire initiale de I'OCP 1989-1990 . . Prévalence de la cécité par rapport à la charge microfilarienne de la communauté en Guinée et en Sierra Leone . Distribution et gravité de I'onchocercose dans I'extension ouest . L'ivermectine et la transmission à Asubende (Ghana). Changements après trois campagnes de traitement de masse 3l 32 33 34 35 36 37 38 39 40 Fig. 5 Fig. 6 Fig.7 Fig. 8 Fie. 9 JPCI I.2(ocP/PR/90) Page 3 RESUME a) Après une saison sèche t989-1990 bien marquée, la saison des pluies 1990 a démarré précocement fin avril-début mai. Après une nette récession des pluies en juin et juillet, les pluies sont devenues régulières sur I'ensemble du Programme à la fin juillet. b) Le nombre d'hélicoptères utilisés pour les traitements a varié de 7 à I I selon la saison. Les 2 avions ne sont désormais sous contrat qu'en saison des pluies. Le nouveau contrat aérien de 3 ans a pris effet au ler janvier 1990. Les nouveaux systèmes d'épandage sont plus performants que les précédents mais le coût du contrat est en nette augmentation (environ 40 %). c) L'arrêt définitif des traitements en zone initiale se poursuit au fur et à mesure que les données épidémiologiques confirment Ia disparition du réservoir de parasite. Actuellement environ 60 % de la zone initiale n'est plus sous traitement larvicide. d) Lazone d'extension sud est entièrement sous traitement depuis 1988. En ce qui concerne la zone d'extension ouest il a été décidé de poursuivre les traitements larvicides (conjointement à des traitements à I'ivermectine) en Guinée et en Sierra Leone. Pour le Mali occidental, le Sénégal et la Guinée-Bissau les traitements à I'ivermectine seront intensifiés, les traitements larvicides seront supprimés. e) La stratégie de rotation des insecticides a parfaitement fonctionné pour lutter contre le phénomène de résistance. Le seul point préoccupant est l'arrêt de la fabrication du chlorphoxime qui aurait dû être remplacé par le pyraclofos ou le phoxim. Ces deux insecticides n'étant pas disponibles pour le moment nous poursuivrons les traitements avec quatre insecticides opérationnels. f) Le réseau d'évaluation entomologique dans I'aire initiale et I'extension sud a été maintenu au même niveau en 1990. Dans la zone d'extension ouest toutes les bases opérationnelles ont été mises en service, g) Dans l'ensemble de I'aire du Programme les traitements larvicides ont eu une efficacité satisfaisante et les excellents résultats de 1989 ont été maintenus jusqu'à présent à I'exception toutefois du bas-Bandama et de la Sierra Leone où des problèmes particuliers se posent. h) Après une remontée de la réinvasion au début de la saison des pluies 1990 (mai - juin) la situation a évolué très favorablement et à partir de la mi-juillet les captures étaient pratiquement nulles sur tous les points habituellement réenvahis. i) La transmission a été maintenue à un très bas niveau dans I'aire initiale et dans la zone d'extension sud où 87 0,6 des 170 points de capture présentaient un potentiel annuel de transmission(PAT) inférieur à tOO. En zone d'extension ouest les résultats sont encourageants en Guinée où après un an de traitement 68 o/o des points de contrôle ont un PAT inférieur à tOO. En Sierra Leone les capacités vectrices très élevées de S. soubrense B n'ont pas permis d'obtenir une diminution importante de la transmission. j) Globalement qu'il s'agisse du nombre d'heures de vol ou des quantités d'insecticides utilisées, I'année 1989 - I990 est très comparable à I'année 1988 - 1989. Malgré I'augmentation des coûts les impératifs budgétaires ont été respectés. JPCIt.2(ocP/PR/e0) Page 4 k) La surveillance de I'environnement aquatique a porté essentiellement sur I'utilisation de la perméthrine et du carbosulfan. Le pyraclofos sera également I'objet d'études complémentaires. l) L'Unité d'évaluation épidémiologique (EPI) a entrepris de vastes enquêtes dans I'aire initiale a achevé la cartographie des extensions, et distribué de I'ivermectine dans toutes les zones à risque. m) Les résultats de l'évaluation épidémiologique de I'aire initiale en 1989 et 1990 sont excellents à I'exception des deux foyers de la Dienkoa et de la Kulpawn. En outre six bassins fluviaux ont fait I'objet d'enquêtes détaillées en vue d'étudier la possibilité d'interrompre la lutte antivectorielle. n) Des enquêtes ophtalmologiques ont été menées surtout dans I'extension ouest et ont permis d'établir les différents faciès épidémiologiques de I'onchocercose oculaire. o) L'Unité biotatistique et informatique (BIS) s'est penchée sur la cartographie épidémiologique des zones d'extension et sur I'analyse des données de l'évaluation, des faciès oculaires de la maladie dans différentes zones bioclimatiques, des données sur I'impact de la lutte antivectorielle, de I'impact du traitement de masse à I'ivermectine sur la transmission, des résultats préliminaires de I'essai de nouveaux outils immunodiagnostiques. La formation du personnel des différentes unités se poursuit. p) Les recherches interdisciplinaires ont concerné l'étude de nouveaux insecticides et de nouvelles formulations, I'optimisation des traitements aériens, les études entomologiques concernant le post-contrôle, les transmissions naturelles et expérimentales en Sierra Leone, I'identification des vecteurs par morphométrie, électrophorèse et cytotaxonomie, Ia modélisation, les essais sur I'ivermectine et ceux des nouveaux outils diagnostiques sur le terrain. q) L'Unité de développement socio-économique (ECO) a collaboré à la finalisation de l'étude régionale sur le repeuplement des zones libérées et à la rédaction des termes de référence des études nationales identifiées par le rapport Hunting sur le développement de ces zones. Elle poursuit la collecte des données socio-économiques de base. r) L'Unité d'administration et services de soutien continue de fournir son appui aux activités opérationnelles, techniques et scientifiques en assurant une gestion rigoureuse et un contrôle strict des dépenses rendus nécessaires par I'augmentation des coûts et la baisse du dollar américain. s) Le Programme poursuit sa politique de formation t) Des activites de devolution ont debuté au Burkina Faso au Mali et au Niger. Le Programme a aidé à la préparation des plans du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Ghana et du Togo. u) Les Donateurs, les Pays participants, la Communauté scientifique, et le grand public sont régulièrement tenus informés du déroulement du Programme. LUTTE ANTIYECTORIELLE l. Les principaux événements notables durant la période considérée sont: - Une saison des pluies caractérisée par un démarrage très précoce (fin avril-début mai, soit quatre à cinq semaines plus tôt que les années précédentes), puis une nette récession des pluies en juin et juillet avant I'installation généralisée de pluies régulières à compter de fin juillet. JPCI I.2 (ocP/PR/e0) Page 5 - La mise en place d'un nouveau contrat aérien pour les trois prochaines années (1990 - 1992), caractérisé par àes systèmes d'épandage plus performants que précédemment mais êgalement par une forte augmentation des coûts (environ 40 %). - L'arrêt de fabrication du chlorphoxime a été compensé par I'acceptation du pyraclofos comme larvicide opérationnel par le Groupe Ecologique, cependant compte tenu des délais de livraison, des commandes supplémentaires d'insecticides déjà opérationnels ont été nécessaires. - Tenant compte de I'avis émis par le Comité consultatif d'Experts (CCE) et des stratégies dêjà exposées lors du Comité conjoint du Programme (CCP) de la Haye, ainsi que des diverses aui-entations de coût des traitements de larvicides et de la baisse du dollar américain, il a été retenu delraiter à I'ivermectine uniquement la zone nord de I'extension ouest, où le niveau d'endêmicité reste faible, où les filaires animales sont nombreuses et qui ne constitue pas une source de réinvasion pour les régions sous traitement larvicide. Conditions climatiques 2. Le Front Intertropical (FIT) n'a pas subi de grands mouvements pendant la saison seche de 1989-1990. Il est resté dans les latitudes inférieures jusqu'en fin mars avec quelquefois une poussée vers les régions septentrionales ne dépassant pas le l0o 30' de latitude Nord. Pendant presque toute la saison sèche jusqu'en fin mars, il a oscillé autour du 8ème degré. En avril, le FIT a entamé sa remontée et atteint le l50 degré nord oscillant principalement autour du l30 30'Nord, pour se retourner en fin mai vers le l7-l80 Nord. Les mouvements du FIT ont donc été caractérisés, cette année par une remontée régulière mais tardive par rapport aux années précédentes. 3. En conséquence, le mois de mars et une bonne partie d'avril ont enregistré moins de pluies cette année que les années précédentes, même parfois dans les régions méridionales plus proches du littoral. 4. En fin avril/début mai, à la suite de la remontée progressive du FIT, des manifestations orageuses ont intéressé I'ensemble de I'aire de I'OCP, avec quelquefois d'importantes précipitations. Ces précipitations ont une répartition spatio-temporelle très inégale, mais cette situation a provoqué un démarrage précoce de la saison des pluies. En éffet, dans nombre de stations on enregistre une pluviométrie plus importante (460/o) en avril et mai 1990 qu'en avril et mai 1989. 5. Par contre, le cas inverse s'est présenté en juin puisqu'il y a eu une récession des pluies durant ce mois. 6. D'une manière globale, la saison des pluies s'est annoncée en avance par rapport aux 4 ou 5 dernières années et selon le schéma classique des années 60. Grâce à cette situation la saison sèche de 1989/1990 a été moins sévère que celle des années précédentes, en ce sens que le tarissement spatio-temporel des cours d'eau a été moins important. 7. Juin et la majeure partie de juillet furent plus secs qu'en 1989, suite à une récession généralisée des pluies, notamment dans la moitié orientale de I'aire de I'OCP. Cependant, la dernière semaine de juillet marque une installation également généralisée de la saison des pluies de 1990. 8. L'hydrologie a suivi le schéma pluviométrique en ce sens qu'on a enregistré des ècoulements précoces (un mois d'avance dans certains cas), une remontée des débits puis une baisse de ces JPCI I.2 (ocP/PR/e0) Page 6 derniers. Ce n'est qu'en fin juillet début/août que les débits des rivières ont subi une augmentation significative et parfois brutale, doublant ou quadruplant en I'espace d'une semaine. Flotte aérienne 9. Il y avait ll hélicoptères de juillet à novembre 1989 et l0 en décembre 1989. En 1990 il y avait 7 hélicoptères en janvier, février, avril et mai, 8 en mars et 9 en juin. Pour ce qui concerne les avions Turbo Thrush il y en avait deux sous contrat de juillet à décembre 1989 et aucun dejanvier à mai 1990. Ce n'est qu'en juin 1990 que les avions ont été placés sous contrat. Le Cessna 206 qui sert d'avion de liaison a été sous contrat durant toute la période concernée. Nouveau contrat aérien 10. Le nouveau contrat aérien couvrant la période de 1990 à lSgZ est entré en vigueur à partir du ler janvier 1990. Le prix de I'heure de vol des hélicoptères et des Turbo Thrush a subi une hausse d'environ 40 o/o par rapport à celui du dernier contrat. Le prix de I'heure de vol du Cessna a lui aussi subi une hausse d'environ 300/0. I l. Les nouveaux systèmes d'épandage des hélicoptères et des avions Turbo Thrush ont été tous testés au sol et en vol et leur fonctionnement a été jugé satisfaisant. Zones traitées (cf. fig l) 12. En 1990 dans I'aire initiale du Programme seules ont été traitées les rivières qui avaient été soumises à des réinvasions avant la mise en place des extensions sud et ouest. On peut estimer que les traitements larvicides ont cessé définitivement dans 60 % de I'aire initiale. 13. Lazone d'extension sud est totalement sous traitement depuis 1988. En ce qui concerne la zone d'extension ouest la situation était jusqu'à présent complexe car en 1988, c'est le Mali occidental qui avait été traité ainsi que le bassin du Niger en Guinée. En 1989 les traitements inefficaces avaient été stoppés au Mali occidental, mais avaient donné de bons résultats sur la totalité de la Guinée et le nord de la Sierra Leone enrayant la réinvasion. De plus la Gambie au Sénégal avait également été traitée sans grand succès. En 1990, après de longues discussions au sein de I'OCP puis lors du Comité Consultatif d'Experts il a finalement été décidé de traiter aux larvicides (et à I'ivermectine) la zone sud de I'extension ouest à savoir le bassin du Niger et toutes les rivières situées au sud en Guinée et la totalité des rivières en Sierra Léone et ce pratiquement jusqu'au bord de la mer. Les distributions actives d'ivermectine seront intensifiées au Mali Occidental, au Sénégal et en Guinée- Bissau. Insecticides 14. Ce point qui paraissait régté définitivement en 1989 est redevenu préoccupant en 1990 compte tenu du désistement successif de deux fournisseurs. 15. L'Abate ou téméphos reste utilisable en rotation dans la très grande majorité du Programme (80 o/o de I'aire traitée). Concernant le carbosulfan et la perméthrine, il n'y a pas de problème d'approvisionnement, toutefois leur relative toxicité sur la faune non cible ne permet leur utilisation qu'en période de hautes-eaux. Le B.t. H-14 est de loin l'insecticide le plus coûteux pour le Programme (25 fois plus cher que la perméthrine) compte tenu du dosage utilisé et de sa faible portée. C'est pourquoi nous ne I'utilisons normalement que pour le traitement des rivières de faible JPCI I.2 (ocP/PR/90) Page 7 débit (10 à tS m3 /sec maximum). Son avantage essentiel est qu'il est totalement inoffensif pour la faune non cible. 16. Sur les cinq larvicides opérationnels qu'utilisait donc le Programme en 1989, quatre sont toujours utilisables. Le problème est venu du chlorphoxime dont la firme a décidé I'arrêt de la fabrication, I'OCP étant son seul client. Dans un premier temps la firme a proposé de reprendre la fabrication à un prix très supérieur de celui en vigueur précédemment. Ensuite elle nous a fait savoir qu'elle ne pourrait fournir ce chlorphoxime avant novembre-décembre 1990. Nous avons donc décidé de nous tourner vers le phoxim produit par la même firme. nprès avoir fait tester de nouvelles formulations de phoxim, la firme nous a fait savoir qu'elle disposait d'une formulation commerciale déjà disponible à un prix raisonnable. Toutefois les délais de livraison ne pouvaient satisfaire aux besoins du Programme. 17. Avec le pyraclofos nous avons connu les mêmes déconvenues. Cet insecticide qui avait été intensément testé en 1988, pour obtenir en février 1989 I'approbation du Groupe écologique, avait toutes les qualités requises pour remplacer le chlorphoxime. Malheureusement là aussi la firme nous a informés qu'elle ne pouvait fournir en 1990 que 14.000 des 100.000 litres commandés. De plus, on apprenait début août.que le reste de la commande ne serait disponible que fin avril l99l au Japon soit fin juin dans la zone du Programme. 18. En conséquence nous devrons augmenter I'utilisation des insecticides disponibles en attendant un retour à la normale en 1991. Résistance 19. La stratégie de rotation des insecticides adoptée par I'OCP a prouvé une fois de plus son efficacité. Il n'y a eu aucun échec de traitement en 1989-1990 dû à la résistance aux organo- phosphorés (téméphos ou chlorphoxime). Ce succès est dû essentiellement à I'expérience accumulée depuis les cinq dernières années ainsi qu'à une meilleure connaissance de la distribution des espèces du complexe S.damnosum et à des données hydrologiques de plus en plus précises grâce à la télétransmission. 20. L,es foyers permanents de résistance au téméphos se situent toujours sur la basse Comoé et le bas-Bandama en Côte d'Ivoire. Partout ailleurs la résistance qui peut apparaître après plusieurs cycles de traitement au téméphos est réversible. Il faut toutefois noter que dans le sud de la Sierra Leone des foyers de résistance à I'Abate ou téméphos ont été détectés dans les zones où aucun traitement larvicide n'avait été effectué jusqu'à présent par I'OCP. Stratégie de la lutte antivectorielle 21 . Les rotations d'insecticides sont destinées à limiter les risques de résistance tout en utilisant les différents larvicides au mieux de leur rapport coûtTefficacité/sétectivité. 22. Dans les zones où la résistance au téméphos n'est pas encore apparue, le B.t. est utilisé jusqu'à environ l0-15 m3/sec puis il est remplacé par I'Abate. Si le débit est très important et que la situation entomologique le justifie, quelques cycles de perméthrine peuvent être pratiqués aux plus hautes eaux. 23. Dans les zones où la résistance au téméphos est latente il est prévu de n'utiliser I'Abate que JPCI I.2(ocP/PR/e0) Page 8 lorsqu'il est le plus rentable, c'est-à-dire aux hautes eaux juste après le pic de crue. Ce schéma de base est alors B.t. jusqu'à 20-25 m3/sec puis phoxim ou pyraclofos jusqu'à 60-70 m3lsec puis perméthrine et/ou carbosulfan, suspension pendant le pic des hautes eaux puis Abate, et ce jusqu'à ce que le débit redescende à 20-25 m3lsec si la sensibilité le permet. 24. Dans les zones de résistance aux organo-phosphorés, seule la rotation EJ-/perméthrine et/ou carbosulfan est réalisable mais elle est relativement coûteuse. Il importe dans ce cas de maîtriser le mieux possible la situation entomologique en début de décrue afin de pouvoir suspendre le traitement le plus longtemps possible pendant que le débit déscend de 60 à 20 - 25 m3lsec. et éviter I'utilisation du B.t. aux forts déUits. En revanche il est rarement possible pendant la montée des eaux puisque dans la plupart des bassins cela correspond à la période de réinvasion, qu'il s'agisse de source de réinvasion ou de zones réenvahies. 25. Enfin, grâce à la télétransmission des données hydrologiques, des suspensions sont systématiquement pratiquées pendant les crues. En effet une forte crue est généralement plus efficace qu'un mauvais traitement ; ce type de suspension circonstancielle a été pratiqué depuis deux ans. En outre le suivi des limnigrammes permet de détecter I'approche du pic des hautes eaux afin de programmer les suspensions pendant ce pic, ce qui entraîne des économies subtantielles. Utilisations des données hydrologiques 26. Comme nous venons de le voir I'exploitation des données hydrologiques est techniquement et économiquement essentielle pour une te[e stratégie de lutte. 27. Depuis 1987, VCU apar conséquentsuivi un programme de restauration ou d'etablissement des réseaux hydrologiques au Ghana et en Sierra Leone. Ces réseaux ont également été modernisés sur I'ensemble de I'aire du Programme par I'installation de radio-balises dans les différents Pays participants. De plus une seconde brigade hydrologique a été mise en place en zone Est et basée à Kara. Le programme de restauration et de modernisation du réseau hydrologique a été achevé en 1990 par la mise en place d'une dizaine de radio-balises supplémentaires en Sierra Leone. 28. Nous avons maintenant grâce à I'informatique un accès immédiat à toutes les données hydrologiques ainsi qu'à tous les épandages insecticides effectués. Ceci nous permet donc d'établir de façon plus précise et plus judicieuse les traitements larvicides à effectuer en terme de nombre de points d'épandage et de dosage d'insecticide. De plus, comme nous I'avons vu précédemment, ces données nous permettent également de choisir le larvicide adéquat. II en découle une optimisation des circuits de traitement et une organisation plus rationnelle sur le terrain des dépôts d'essence pour la flotte aérienne et des dépôts de larvicides pour les traitements. Réseau de surveillance et d'évaluation entomologique 29. Le réseau d'évaluation entomologique de VCU reste un outil essentiel pour la lutte antivectorielle car chaque semaine les résultats des captures-dissections effectuées aux différents points de contrôle permettent de prendre les décisions concernant la poursuite ou la suspension des traitements sur les différents biefs. Bien entendu ces résultats influent également sur les séquences d'utilisation des divers larvicides en cas d'échec des traitements en cours. 30. En dépit des impératifs budgétaires il convient donc de maintenir à son niveau actuel le réseau d'évaluation (jusqu'en l99l pour la zone initiale) car il est extrêmement risqué d'arrêter simultanément les traitements larvicides dans une zone et la surveillance entomologique. Deux années JPCI I.2 (ocP/PR/90) Page 9 de surveillance après I'arrêt des traitements semblent une période raisonnable. 31. Comme les années précédentes, des équipes supplémentaires temporaires ont été recrutées pour la saison des pluies. Làur rôle est double, certaines sont destinées à renforcer les secteurs où se trouvent des zones possibles de réinvasion, les autres effectuent les études post-contrôles. 32. Ce réseau d'évaluation est complété par des laboratoires d'identification des femelles capturées et des larves. L'identification des femelles se fait par morphométrie et électrophorèse, celle des larves par cytotaxonomie. Les deux principaux laboratoires d'identification sont situés.pour I'Ouest à gamato ei pou. I'Est à Kara. Enfin cinq équipes mobiles d'étude de la sensibilité des larves aux insecticides parcourent les différents secteurs. Activités entomologiques des équipes nationales en zone d'extension ouest. 33. La mise en place du réseau de surveillance entomologique dans les cinq pays de la zone d'extension ouest du Programme commencée depuis 1986 a été achevée en janvier 1990 avec I'ouverture en Sierra Leone de la base opérationnelle de Bo. 34. Ce réseau comprend à I'heure actuelle 7 secteurs et 25 sous-secteurs ou bases opérationnelles dans lesquels évoluent 337 agents, tous des nationaux (cf. tableau l, fig. 2) : Guinée-Conakry (3 secteurs,llbases);Mali(2secteurs,Sbases);SierraLeone(lsecteur,3bases);Sénégal(lsecteur, 2 bases); Guinée-Bissau (l base). Ces bases emploient au total 47 équipes de capture et dissection qui couvrent actuellement 180 points de capture. Chaque base est dotée d'une station radio permettant la transmission régulière des résultats. 35. Outre les stages de recyclage périodiques organisés au sein du Programme au bénéfice des 59 techniciens entomologistes nationaux présentement utilisés par I'OCP, il est prévu de former avant la fin de I'année 1990, 5 techniciens entomologistes supplémentaires. 36. Par ailleurs, la formation des 3 nouveaux entomologistes médicaux annoncee I'annee dernière, se poursuit présentement et s'achèvera en 1991, ce qui portera à g te nombre total d'entomologistes médicaux nationaux qui superviseront les activités dans leurs pays respectifs. Résultats obtenus Efficacité des traitements larvicides. 37. Dans I'ensemble de I'aire du Programme les traitements larvicides ont eu une efficacité satisfaisante et les excellents résultats obtenus en 1989 ont été maintenus du moins jusqu'en août r 990. 38. Deux exceptions sont toutefois à souligner - le bas-Bandama où I'installation de barrages hydro-électriques provoque des variations de débits imprévisibles et où de plus la configuration des gîtes est extrêmement complexe, ce qui rend pratiquement impossible un traitement correct de ces gîtes chaque semaine. JPCI I.2(ocP/PR/e0) Page l0 - le sud de la Sierra Leone où les densités simulidiennes sont relativement basses mais où la transmission reste élevée compte tenu du fait que le vecteur dans cette zone, S. soubrense B., est forestier. Tableau l. Bases operationnelles, effectifs totaux et équipes de captures en zone d'extension ouest (juillet 1990) Dvnamique des ponulations nioueuses et lutte contre la réinvasion. 39. Des résultats très satisfaisants ont été obtenus sur les densités simulidiennes dans les zones traitées. En particulier dans les bassins de la Dienkoa et de la Pru laissés pour compte pendant les trois dernières années, les densités de simulies étaient insignifiantes après 6 semaines de lutte . 40. Cependant en mai et juin, et dans les points classiques de réinvasion, le nombre de simulies capturées était plus élevé cette année que pendant les deux ou trois années précédentes. La plupart des simulies étaient exogènes compte tenu de leur âge physiologique car les populations qu'elles formaient avaient un taux de parturité avoisinant les 100 %. Ces points sont: Kato, Madina, Bagan, Tapoundé etc... 41. A partir de la mi-juillet, la situation a évolué très favorablement puisque les populations simulidiennes avaient pratiquement disparu de ces points. Pays Nombre bases opérationnelles et (secteurs)d'évaluation entomologique Nombre total agents nationaux (y compris agents brigades hydro- logiques Guinée et Sierra Leone) Nombre équipes de captures-dissections 1989 1990 r99l l 989 l 990 r 99l 1989 1990 l99l Guinée l r(3) r l(3) l r(3) r63 165 160 25 23 2t Mali 8(2) 8(2) 4(l) 75 60 47 t4 9 5 Senégal 2(t) 2(1) 2(t) 3l 30 25 5 5 2 Sierra Leone 2(t) 3(l) 3(t) 4l 6l 74 6 8 9 Guinée Bissau I (0) l(0) I (0) r3 2t t7 2 2 I Total 24(7) 2s(7) 2t(6) 323 337 323 52 47 38 JPCI r.2 (ocP/PR/90) Page I I Transmission Aire initiale et extension sud (cf. fig. 3) 42. L'évaluation de la transmission a concerné quelques 170 points de capture répartis dans I'aire initiale du Programme et I'extension sud. Les résultats globaux acquis sont parmi les meilleurs de I'OCP puisqu'avec les traitements anti-réinvasions en extension ouest et la réalisation de I'extension sud, on a jugulé la transmission importée. 43. Dans I'aire originale c'est-à-dire les 654 000 km2 de départ, 87 ÿo des points de capture ont un PAT inférieur au seuil de tolérabilité. Si nombre de points (40 %) ont un PAT inférieur au dixième du seuil, pour d'autres la valeur de cet indice se situe entre 50 et 100. Ces derniers font I'objet d'une attention particulière. 44. Les résultats (jusqu'à la mi-Août) sont donc satisfaisants. 45. On a pu maîtriser la réinvasion à I'Ouest ; de même, à I'Est, on a pour Ia troisième année consécutive obtenu une réduction appréciable des densités simulidiennes dans la vallée du Mo. (Pour ce qui est de la Haute Kara et de la Haute Kéran, il est prématuré de tirer une conclusion pour cette année car c'est en fin de saison des pluies que ces régions sont affectées). 46. En comparant cependant la situation présente à celle qui prévalait avant la lutte contre les simulies de réinvasion, il y a eu une amélioration spectaculaire des résultats. Ainsi, à I'Est et pour la deuxième année consécutive, on a pu maintenir la réduction de 50 à gg ryo sur la transmission en zone de réinvasion et/ou d'infiltration. 47. A I'Ouest, pour la seconde année et sur les affluents du Bani coulant du nord-ouest de la Côte d'Ivoire au Mali (Baoulé, Kankéla, Bagoé), on a obtenu 80 à 95 ÿo de réduction sur la transmission. 48. En conclusion les évaluations entomologiques indiquent de bons résultats globaux sur les transmissions, nonobstant le fait que dans les anciennes zones de réinvasion les indices de transmission gravitent autour de seuil de tolérabilité. Cette situation est tout à fait normale puisque la maitrise du phénomène de réinvasion est à ses débuts. Zone d'extension ouest (cf. fig.4) 49. Compte tenu du fait que les traitements larvicides en Guinée n'ont débuté que depuis deux ans on peut considérer les résultats obtenus sur la diminution de la transmission comme satisfaisants. En effet si I'on considère les potentiels annuels de transmission (PAT) sur les divers bassins guinéens traités il apparaît que par rapport à I'année précédente où lS % seulement des points de capture présentaient des PAT inférieurs à 100, cette année (mai 1989 à avril 1990) 68 % de ces mêmes points ont des PAT inférieurs au seuil épidémiologiquement dangereux de 100. 50. Par contre en Sierra Leone où les traitements ont été saisonniers en 1989 et n'ont repris qu'en avril 1990 les PAT restent partout élevés. Il faut signaler de plus que dans ces zones le contrôle efficace de la transmission est très difficile à obtenir. En effet chezle vecteur S. soubrense B comme nous I'avons souligné précédemment il y a une plus grande proportion de femelles pares qui sont infectieuses et qui transmettent un nombre beaucoup plus élevé de larves infectantes qu'en zone de savane. L'interruption de la transmission par S. soubrense B se présente donc comme un objectif JPCI I.2 (ocP/PR/90) Page 12 problématique. Toutefois, on espère qu'une meilleure connaissance de la zone et des débits permettra d'améliorer les résultats. En outre on tentera d'éliminer temporairement S. soubrense B de Sierra Leone par des traitements intensifs de saison sèche, période àurant taqr"tt" ce uect"* u une zone de répartition restreinte aux grandes rivières du sud du pays. Administration des ooérations 51. En 1990 le personnel de VCU est resté au même niveau qu'en 1989 (22 professionnels et 390 services généraux). Il en sera de même en l99l,l'Unité étant arrivée a., seuil minimum pour un fonctionnement satisfaisant. 52. En.ce qui concerne les opérations aériennes si nous comparons la période de juillet 1989 àjuin 1990 à celle de I'année précédente (cf. tableau No 2) il apparaît une complète similitude aussi bien du total annuel d'heures de vol (8.435 cette année, contre E.470 en l98S-1989) que des variations mensuelles. 53. En ce qui concerne les larvicides (cf. tableau No 3) si I'on compare la période juillet 1989 -juin 1990 à la même période de I'année précédente, il apparaît que la consommation de larvicides est légèrement inférieure mais cette différence n'est guère significative. Il faut toutefois noter que I'utilisation du chlorphoxime a diminué uniquement en raison de l'épuisement des stocks et que cela se traduira inévitablement lors de la prochaine période par une augmentation notable des quatre insecticides disponibles actuellement. Surveillance de I'environnement aquatique 54. Elle se poursuit avec une attention particulière accordée aux cours d'eau traités à la perméthrine et au carbosulfan, insecticides peu sélectifs dont les effets à long terme restent à évaluer. 55. Après la première année de traitements larvicides des cours d'eau en Sierra Leone, la surveillance ne révèle aucun effet sensible de ceux-ci sur la faune aquatique non cible. Quatre nationaux (2 ichtyologistes et 2 invertébristes) sont en formation et participeront aux activités de surveillance dans leur pays en 1991. 56. L'emploi du pyraclofos en campagne de lutte antisimulidienne en remplacement du chlorphoxime a été approuvé par le Groupe Ecologique qui a demandé néanmoins la poursuite de l'évaluation de ses effets à moyen et long termes sur la faune aquatique non cible. L'essai réalisé en 1989 sur le Bandama Blanc (Côte d'Ivoire) pendant huit semaines indiquait un impact inférieur à celui du chlorphoxime et un retour à la normale quatre à six semaines seulement après I'arrêt des traitements. 57. Un modèle prévisionnel de I'impact de certains produits utilisés aux basses eaux a été mis au point sur la base des résultats des tests à court terme réalisés en gouttières. Les modifications structurales engendrées par les différents insecticides pourront également être quantifiées grâce à un indice étaboré à partir des fréquences relatives des peuplements en place avant et après traitements. Les travaux en cours permettront d'affiner ces différents outils quantitatifs d'évaluation de I'impact des larvicides sur les entomocoenoses aquatiques. Des révisions de protocoles pour une amélioration du rapport coût/efficacité de ta surveillance devraient intervenir après I'aboutissement complet de ces travaux. JPCI r.2(ocP/PR/e0) Page 13 Tableau 2. Consommation d'heures de vol entre juillet 1988-juin 1989 et juillet 1989-juin 1990 Mois Helicoptères (Hughes 500) Avion Turbo Thrush Avion de liaison (Cessna 206) Total général r 988-89 r 989-90 r 988-89 r989-90 1988-89 1989-90 r988-89 1989-90 Juil. eoût Sept. Oct. Nov. Dec. Jan. iev. Mars Avril Mai Juin 722,5 984,3 681,4 777,2 907,3 391,7 473,2 464,5 429,8 326,4 667,1 651,6 805, l 886,0 520,1 578,0 917,8 446,2 545,8 557,7 476,5 176,1 752,2 728,7 104,3 140,4 lll,9 168,9 I 13,9 37,7 14,7 6,6 I 1,8 10,5 7 4,7 144,8 I 15,6 I 58,1 117,9 33,7 3,4 64,8 45,7 13,8 27,1 t5,2 15,4 10,3 22,7 33,6 52,8 35,7 12,6 18,4 40,0 22,9 4t,9 57,6 32,0 32,6 49,7 24,7 872,5 1.138,5 793,3 946,1 1.048,3 444,6 503,3 474,8 452,5 366,6 731,7 697,8 879,8 1.043,4 654,1 736,1 1.07 5,7 502,8 587,7 615,3 508,5 209,7 805,3 818,2 Total 7.390,2 7.363,2 720,7 713,0 272,3 332,4 8.470,0 8.435,6 -ltü +J o H C! oo\fo \O F{ c0 @ n r- -l^r.Ono .rl(1 v ro ro lo @\0 o lo c{ I Édg{ F{ o o .a tr tü o O\ (\l oc! @ \o ôl rl rr r-\u) (r,, n lo (')(') @ c§t- @ o c§ + oÉ .r{ }{ ,É +J .o Élr oÀ @(.) o.lsf st n CN (r) sl oo\o o cî ro n o r-'l \o l'- c! + oÉ .Êl x o ,É O{t{ oÊl .c C) \o c! c!(') rl .{f. F r- cî o\ sf -l@ti i-{ t\o (,.) @ N n o F{ I sl" -l I il dl oo @ro(V) \O F N @('l @@ cY) ro(1ro c\l o c!(') Éi no lr) c§\o I t o 9{ .o É .o H oc.) @lr) nF{o o or \o 3.1to- "i@ sf t- C! n I o .o ÉÉ( o Ut(ü o.t +.,coçoutoF{OO\t{ tr co+J ' co.-l Oo'ÈÀ F{ o Ur .üo+JorÊouto r{OO\t{ t{ o\.tJ ' CO.FI O oFlÀ rl olruE+Joo ooo\OocoCoo\ OFIFIt{ \\ 'O o\ coq-{@@q{o\ol .-l rl -lo JPCI I.2 (ocP/PR/e0) Page l4 o @o r-l É .Êt a 'n I @ @ o\ F'I +J o -1 -l .-t 'r-\ o L'.6'Za65 o'1o=.E ':-i oYo 'fo('+ rÜ- -...1 a-ad 't' -o\q8 i-t E+,EOEÊ{ UI g.É 3ü É o o ..{ (ü t{ .ü 9{É oo ; d o Fl .q .ü H JPCI I.2 (ocP/PR/90) Page 15 EVALUATION EPIDEMIOLOGIQUE 58. Au cours de I'année écoulée I'Unité d'évaluation épidémiologique (EPI) a entrepris de vastes enquêtes dans I'aire initiale de I'OCP, achevé la cartographie épidémiologique de I'extension sud et la cartographie détaillée dans les extensions ouest et sud, et distribué I'ivermectine dans toutes les zones du Programme à risque de la cécité onchocerquienne, sauf dans deux bassins fluviaux. L'unité a effectué également des enquêtes ophtalmologiques pour déterminer le potentiel de cécité de la maladie dans I'extension ouest et étudier I'impact du traitement de masse à I'ivermectine sur I'oeil. Des nodules et des échantillons de sang ont été prélevés pour tester les sondes ADN et les outils immunodiagnostiques. Au total, 2193 villages ont été ou évalués ou traités à I'ivermectine dans un programme très chargé par rapport aux années précédentes. 59. Les résultats de l'évaluation effectuée dans les villages de suivi en 1989 et 1990 sont excellents indiquant une lutte antivectorielle réussie dans I'aire initiale de I'OCP, à I'exception des deux foyers bien connus de la Dienkoa et de la Kulpawn (voir figures 5 et 6). En outre, pour étudier la possibilité d'interrompre la lutte antivectorielle, des enquêtes détaillées ont été entreprises dans six bassins fluviaux situés au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire et au Ghana, y compris des villages de première ligne dont la plupart ont été visités pour la première fois. Les résultats des six bassins fluviaux étuOiés ont confirmé I'hypothèse d'une lutte antivectorielle réussie indiquée par les conclusions de l'évaluation des villages de suivi. Seul dans la partie sud de la Yolta noire a-t-on détecté les signes d'une transmission résiduelle. Au sud de la Côte d'Ivoire, les résultats de l'évaluation des villages de suivi ont été excellents dans la partie ouest mais peu satisfaisants dans la partie est, notamment le long du bas Bandama, où la transmission n'a pas été interrompue. 60. Les activités ophtalmologiques ont été entreprises principalement dans la zone d'extension ouest. La première activité a été ta poursuite de la collecte des données de base pour l'évaluation de I'effet à long terme du traitement de masse à I'ivermectine sur les populations et pour cela, deux villages avec de très fortes charges microfilariennes de la communauté (CMFC) dans le bassin de la rivière Sankarani en Guinée ont été évalués avant le début du traitement de masse à I'ivermectine. Dans la deuxième activité, sept autres villages au sud et à I'est de la Sierra Leone ont été examinés et par la suite I'analyse, pour déterminer les faciès communautaires de I'onchocercose oculaire en Sierra Leone ainsi que dans le bassin du haut Niger en Guinée, a été faite pour permettre la prise de décision opérationnelle concernant les traitements larvicides. Finalement, un examen détaillé de suivi a été effectué dans les communautés prévues pour l'évaluation du profit à court terme du traitement de masse à I'ivermectine. 6l . L'analyse des données ophtalmologiques de I'extension ouest montre que le faciès communautaire de I'onchocercose oculaire dans le bassin du haut Niger est identique à celui décrit pour la savane de I'aire initiale de I'OCP et cécitant de la même façon. Le faciès communautaire de I'onchocercose oculaire au sud de la Sierra Leone est un faciès qui n'a pas encore été décrit dans I'aire du Programme. Il semble être un faciès unique qui est plus grave que le faciès forestier connu jusqu'ici mais moins grave que celui rencontré en savane. Comme I'illustre la figure 7 I'onchocercose y est cécitante, atteignant des niveaux aussi élevés que 5Vo-7% dans des communautés avec une forte infection, bien que la gravité soit moindre que celle de la savane. 62. Le nord et I'ouest de I'extension ainsi que le bas bassin du fleuve Niger sont des zones pratiquement sans risque de cécité onchocerquienne. Le haut bassin du Niger en Guinée, la partie centrale du sud de la Sierra Leone et trois foyers limités du fleuve Gambie, de la Bakoye et du bas Niger étaient des zones à haut risque de la cécité onchocerquienne. Le reste de I'extension ouest est JPCI I.2 (ocP/PR/90) Page 16 classé comme une zone à moindre risque de cécité onchocerquienne (voir figure 8). Dans I'extension ouest, on a évalué à t.qlSSO le nombre de personnes infectées'et à 25.105 celui des aveueles onchocerquiens sur une population rurare totare de a.nens$.(luL Zl, o fi eL o,6/ù 93t La cartographie épidémiologique de I'extension sud a été achevée. Des investigations ont été faites sur le risque de cécité onchocerquienne dans la vaste zone comprenant le bassin du Mono etdans-quatrefoyerslimitéssurlePru, I'Asukawkaw,leZouetl'Oueme. Dansl'extensionsud,on a estimé à SSO.aOS le nombre de personnes infectées et à 12.423 celui des aveugles de I'onchocercose sur une population rurale de 1.878.320. (oo.)_ yL,k /" ,) O.y y' )-64. Une cartographie détaillêe a i:té entreprise dans toutes les zones à risque de cécité onchocerquienne dans I'aire du Programme à I'exception de deux bassins fluviaux. La cartographie détaillée permet I'identification des communautés à risque de cécité onchocerquienne dans chaque zone à risque pour la lutte contre la morbidité par la distribution de masse de I'ivermectine. 65. Des traitements de masse à I'ivermectine ont été effectués dans les zones réenvahies toujours à risque de cécité onchocerquienne, dans les rivières Kulpawn et Dienkoa de I'aire initiale de I'OCp, dans toutes les zones à risque de I'extension ouest et dans deux zones à risque de I'extension sud. La surveillance des effets secondaires graves continue de confirmer I'inocuité du médicament. En moyenne, la couverture cette année a été Oe 63,9Vo, le pourcentage le plus élevé jusqu'ici. La couverture des zones traitées pour la troisième fois reste proche du pourcentage initial de 60 qui est suffisamment élevé pour protéger la population contre le risque de cécité onèhocerquienne. Cette année, 205.397 personnes ont été traitées au cours de la distribution de masse de I'ivermectine. A cela il faut ajouter 39.576 personnes traitées de façon passive à I'extension ouest. BIOSTATISTIQUE ET INFORMATIQUE 66. L'analyse des données de l'évaluation et des recherches est restée I'une des activités principales de I'Unité. Au cours de I'année passée une importance particulière a été accordée à I'analyse des tendances épidémiologiques dans les villages indicateurs de I'aire initiale de I'OCp et les plus récentes données des échantillons de biopsies provenant d'autres villages voisins, combinée avec I'analyse des données entomologiques historiques afin de détermin". ià où les traitements larvicides peuvent être arrêtés sans risque. Ce travail a beaucoup demandé I'utilisation de la modélisation épidémiologique pour l'évaluation des tendances et la prévision du risque de recrudescence associé (voir chapitre sur la recherche). 67. D'autres activités importantes ont été I'analyse des facies oculaires de la maladie dans différentes zones bioclimatiques, la cartographie épidémiologique des zones d'extension ouest et sud, I'analyse détaillée des données entomologiques sur I'impact dè la lutte antivectorielle dans I'extension sud, une analyse plus poussée de I'impact des traitements de masse à I'ivermectine répétés sur la transmission et I'analyse des résultats préliminaires de I'essai sur le terrain de nouveaux outils immunodiagnostiques. 68. Par rapport à I'année précédente, le traitement informatique des données de l'évaluation et des recherches s'est déroulé sans problèmes suite à la décision d'arrêter la saisie et le traitement informatiqqe des informations détaillées sur les effets secondaires bénins et modérés après le traitement à I'ivermectine. L'essentiel des données traitées étaient des données de l'évaluation entomologique et les résultats des enquêtes de la cartographie épidémiologique. Le recrutement des JPCI1.2 (ocP/PR/e0) Page 17 agents temporaires durant les périodes de pointe a permis le traitement de toutes les donnees en temps opportun. 69. La programmation reste une activité importante. D'autres programmes conviviaux ont été conçus pour YCU et à cet égard il faudra noter un programme pour le traitement et I'analyse rapide des données entomologiques pour aider à la prise de décision hebdomadaire concernant les opérations larvicides. Récemment, le développement d'une base de données récapitulatives et d'un système d'analyse a été commencé pour les données épidémiologiques recueillies depuis 1975 afin dl rendre ces données plus accessibles au personnel de toutes les unités ainsi qu'aux épidémiologistes des Pays participants. 70. La formation du personnel d'autres unités aux applications informatiques a été poursuivie, y compris la formation des secrétaires à I'utilisation d'un logiciel de traitement de texte nouvellement introduit. L'unité a continué d'apporter un appui informatique à tous les cinq centres de I'OCP ayant des micro-ordinateurs et à I'utilisation du mini-ordinateur du service des finances. 71. Beaucoup de temps a été consacré à ta préparation de rapports sur les résultats, soit sous forme de rapports techniques ou des publications dans des journaux scientifiques, soit sous forme de présentations à des réunions statutaires ou scientifiques. Il y a eu une collaboration technique étroite entre le personnel de I'Unité et le Programme spécial de Recherche et de Formation concernant les maladies tropicales (TDR), en particulier concernant la planification de I'essai sur le terrain de nouveaux outils immunodiagnostiques et des sondes ADN pour la différenciation des souches parasitaires. RECHERCHES INTERDISCPLINAIRES Insecticides Insecticides chimiques 72. Plusieurs formulations nouvelles de carbosulfan ont été évaluées en 1989-1990. En effet le concentré émulsifiable actuellement utilisé est très efficace mais a une portée réduite (5 à l5 km selon le débit). En conséquence, nous avons testé des formulations sous forme de micro-émulsions ou encore en micro-capsules. Les micro-capsules sont moins efficaces que le concentré émulsifiable; par contre I'une des formulations en micro-émulsion a montré une très bonne efficacité lors des tests à échelle réduite. En rivière les premiers résultats indiquent qu'elle a une portée au moins égale à celle du concentré émulsifiable. Des essais supplémentaires seront nécessaires durant la saison des pluies 1990 lorsque les débits seront suffisants pour connaître la portée maximum. 73. En ce qui concerne les pyréthroïdes, la bioresméthrine est I'insecticide le plus prometteur au cas où une résistance à la perméthrine apparaîtrait ce qui n'est pas le cas actuellement. De plus des données en provenance du Cameroun (équipe ORSTOM auprès du Centre Pasteur du Cameroun à Yaoundé) montrent qu'après deux années de traitement continu de la rivière Sanaga, soit environ 120 cycles hebdomadaires consécutifs, aucune résistance n'est décelable. Sachant qu'à I'OCP nous ne dépassons pas six cycles consécutifs, selon les recommandations du Groupe Ecologique,l'apparition d'une résistance paraît peu probable dans les années à venir. 74. Le pyraclofos a été testé opérationnellement sur le Bandama Blanc durant la saison des pluies JPCI I.2(ocP/PR/e0) Page 18 1989. La formulation de concentré émuhifiable à 50 06 s'est avéré très efficace à un dosage de 0,12 litre/m3lsec avec une portée équivalente à celle du téméphos (30 km avec un débit de 100 m3 /sec). Compte tenu de son effet modéré sur la faune non cible et de son acceptation par le Groupe Ecologique, cet insecticide conviendra parfaitement pour le remplacement du chlorphoxime dès qu'il sera disponible en quantité suffisante. 75. Deux formulations de phoxim à qO Vo et 25 Vo ont également été testées mais leur efficacité est équivalente à celle de la formulation commerciale à 50 % déjà disponible sur le marché. Seuls les délais de livraison empêchent actuellement l'utilisation opérationnelle de cette formulation. Recherche sur les formulations de B.t, H-14 76. Environ 350.000 litres de B.t. H-14 sont utilisés chaque année par I'OCP, principalement durant la saison sèche et dans les petites rivières en saison des pluies. La dose opérationnelle habituelle est de 0,72 litre/m3lsec, alors que pour les insecticides chimiques cette dose varie entre 0,045 et 0,15 litre/m3lsec. En conséquence il faut 5 à 16 fois plus de quantité de B.t. H-14 par épandage, mais de plus le coût de I'application est également très élevé car les hélicoptères disposant d'un réservoir de 400 litres d'insecticides doivent aller se ravitailler dans les différents dépôts bien plus souvent qu'avec les insecticides classiques. Le but de nos recherches sur le B.t. H-14 est donc de trouver une formulation qui soit au point de vue dosage, comparable aux insecticides chimiques c'est-à-dire au minimum cinq fois plus concentrée que les formulations dont nous disposons actuellement. Ceci devrait être possible dans la mesure où la toxine active ne représente actuellement qu'environ I 0/o du volume de la formulation opérationnelle. 77. Certaines firmes ont produit à titre expérimental des formulations environ neuf à dix fois plus concentrées que la formulation opérationnelle. Malheureusement lorsque ces formulations sont produites à l'échelle industrielle pour des essais en rivière, leur efficacité n'a jamais été supérieure à la formulation actuellement utilisée. Plusieurs firmes travaillent actuellement sur ce problème et chaque année de nombreux lots de diverses formulations sont testées à t'lRU (Unité de Recherches sur les Insecticides) à Bouaké. 78. Désormais des normes précises de qualité ont été établies et différents tests en laboratoire et sur le terrain permettent de comparer d'une part les nouvelles formulations reçues et d'autre part de contrôler la qualité des lots de la formulation opérationnelle que nous recevons. 79. Enfin en relation avec les opérations aériennes des diagrammes de portées des divers insecticides opérationnels ont été étabtis et ce aux différents débits. De même les divers tests de sensibitité des larves aux insecticides sont centralisés et analysés à Bouaké avant d'être introduits dans les banques de données informatiques situées à Bamako, Odienné et Kara. Optimisation des traitements aériens 80. Grâce aux connaissances actuelles sur la portée des insecticides aux différents débits et grâce au système de télétransmission des données hydrologiques par le système Argos, il a été possible de mettre en place des logiciels informatiques permettant I'optimisation des traitements aériens. 81. Le premier de ces logiciels appelé PERLES permet une prédiction des débits durant environ une semaine en tenant compte des données hydrologiques reçues. Le second CREDO permet, compte tenu des biefs à traiter, des insecticides utilisés, des machines disponibles et des dépôts sur le terrain, de calculer automatiquement les parcours les plus rentables pour les hélicoptères et les avions de JPCr 1.2 (ocP/PR/90) Page 19 traitement. Enfin le troisième logiciel appelé BOA permet de gérer I'ensemble des opérations aériennes : nombre de machines à utiliser, stocks d'insecticides et de carburant à prévoir tout au long, de I'année dans les différents dépôts, répartitition des heures de vol et des circuits de traitement entre les différentes machines etc. 82. Tout ce système permet donc d'économiser au maximum sur le nombre d'heures de vol qui est un facteur très important dans le rapport coûtTefficacité des traitements et donc du Programme. Etudes entomologiques 83. Nous ne pouvons ici entrer dans le détail des très nombreuses études menées durant I'année 1989-1990. Nous nous contenterons donc de souligner les points les plus importants. Etudes de post-contrôle 84. Des études entomologiques de post-contrôle sont entreprises dans les foyers de I'aire initiale où les traitements larvicides ont été arrêtés pour raison de bons résultats épidémiologiques. Ces études ont déjà eu lieu dans deux sites au Burkina Faso, Folonzo et Samandéni et se dérouleront pendantlasaisondespluiesde lgg0dansenvironunedizained'autressites,auBurkina,dansl'estdu Mali, dans le nord-est du Ghana et dans le Nord-ouest du Bénin. 85. Les résultats acquis à Samandéni et à Folonzo sont très satisfaisants, et indiquent que malgré un retour des taux de piqûres au niveau d'avant la lutte anti-vectorielle, la transmission est, sinon nulle, en tout cas négligeable. 86. Les premiers résultats acquis dans les sites d'études pendant la saison des pluies sont également satisfaisants à I'exception toutefois des points sur la Banifing IV dans I'est du Mali. Transmissions expérimentales et naturelles en Sierra Leone 87. Les campagnes d'évaluation de I'endémie onchocerquienne en Sierra Leone (1988-1989) ont révélé au sud-ouest de ce pays (bassins des rivières Taia-Jong et Gbangbaia), I'existence de foyers où la maladie est invalidante. 88. La transmission dans ces foyers est presque exclusivement assurée par S. soubrense B dont le grand pouvoir vecteur a pu être apprécié à partir des résultats de différentes études d'infestations expérimentales. 89. En effet, ces études ont montré que si toutes les microfilaires exopéritrophiques observées évoluaient normalement pendant toute la durée de cycle parasitaire, le nombre de larves infectantes pouvant être transmises par 1000 femelles serait de 427 (Gofor, sud-est Sierra Leone) à 1073 L3 (Tèrè est, Guinée) pour les femelles savanicoles, et de 13989 L3 pour S. soubrense B (Mano, sud- ouest Sierra Leone), soit environ de l3 à 33 fois plus que les femelles savanicoles. 90. Il faut noter que ces chiffres qui donnent une idée de I'importance du rôle vectoriel de S. soubrense B sont loin d'être atteints dans les conditions naturelles à cause de I'influence de différents facteurs (surmortalité des femelles ayant ingéré un grand nombre de microfilaires, longévité plus ou moins importante des femelles dans la nature, zoophilie des femelles etc.). JPCI I.2 (ocP/PR/e0) Page 20 91. Il convient également de signaler qu'en plus de la forte capacité vectrice de S. soubrense B, I'existence de foyers d'onchocercose invalidante au sud-ouest de la Sierra Leone pourrait vraisemblablement être en rapport avec : - l'étroitesse du contact homme-vecteur ; - la pathogénicité probablement non négligeable de la souche parasitaire transmise. 92. Cependant la transmission dans les conditions naturelles demeure extrêmement forte, Ies potentielsdetransmissionatteignant15233 àManode janvierà juillet 1990,2071àMokassipour la même période, 3268 à Lungi et "seulement" 510 à Makele. Ceci repose le problème du seuil de tolérabilité des PAT en savane et en forêt, car il est bien évident que ce seuil est différent dans les deux zones et sera à déterminer pour le sud de la Sierra Leone car il paraît utopique d'espérer arriver à des PAT inférieurs à t00 dans cette zone. Identification morphométrique des femelles 93. Compte tenu du problème posé par S. soubrense B en Sierra Leone, il est nécessaire de pouvoir I'identifier par rapport à S. souamosum et aux femelles savanicoles présentes dans la zone. Pour cela des tableaux morphométriques prenant en compte divers critères morphométriques (rapport thorax/antenne, couleur des touffes alaires, coloration des coxae antérieurs etc...) ont été étaUtis. Leur validité a été confirmée par des identifications des femelles par électrophorèse et par des études cytotaxonomiques sur les larves. Identification des femelles par électrophorèse. 94. Ces identifications sont maintenant effectuées en routine aussi bien à Bamako pour la zone Ouest qu'à Kara pour la zone Est. Leur intérêt principal est de pouvoir séparer les mouches savanicoles des espèces S. souamosum et S. vahense qui sont toutes deux de mauvais vecteurs de I'onchocercose cécitante de savane. Cytotaxonomie 95. La cytotaxonomie reste la méthode la plus précise et la plus fiable pour I'identification des espèces au niveau larvaire. 96. De très nombreuses identifications de routine sont effectuées chaque année à Kara et à Bamako et désormais tous les résultats ont été entrés dans une banque de données informatiques qui permet d'obtenir instantanément des cartes de distribution des différentes espèces et ce pour les divers pays, les diverses saisons ou les divers bassins. Cette banque de données cytotaxonomiques est couplée à la banque de données sur les tests de sensibilité aux insecticides, et permet donc de savoir les espèces qui sont résistantes dans une zone donnée. 97. En plus de ces identifications de routine des études plus poussées des inversions chromosomiques ont permis de redécrire entièrement le sous-groupe S. sanctipauli - S. soubrense où de nombreuses formes ont été élevées au rang d'espèce compte tenu de leur génétique et de leurs caractéristiques écologiques, biologiques ou vectrices différentes. Une importante publication sur ce sujet est actuellement sous-presse. JPCI I.2 (ocP/PR/e0) Page 2l Modélisation 98. La modélisation est devenue un outil important de l'êvaluation ainsi que de la planification de la lutte contre la maladie. La principale application au cours de I'année écoulée a été I'utilisation du modèle pour I'interprétation des données épidémiologiques de I'aire initiale de I'OCP sur le plan du risque de recrudescence si les traitements larvicides devaient cesser. Cette application de la modélisation a fourni des lignes directrices quantitatives importantes pour la prise de décision sur les endroits et les moments pour I'arrêt des traitements larvicides. En outre, des prédictions des taux d'infectivité du vecteur après le retour de la population vectrice sont actuellement la base des diagrammes d'analyse séquentielle qui ont été conçus pour I'interprétation des données de l'évaluation entomologique à recueillir durant les deux premières années suivant I'arrêt de la lutte antivectorielle. D'autres applications de la modélisation ont comporté d'autres travaux sur l'évaluation éventuelle d'autres stratégies de lutte basées sur les traitements larvicides, le traitment à I'ivermectine et des combinaisons de ces deux formes d'intervention. 99. Trois analyses de sensibilité ont été faites respectivement sur la longévité d'O. volulus, la durée requise pour la lutte antivectorielle et le potentiel de I'ivermectine quant à la lutte contre la recrudescence. Il a été conclu à partir de la première analyse que la durée moyenne de la vie d'Q volvulus est de neuf à onze ans et que 95 % des vers adultes atteignent la fin de leur période reproductive avant l'âge des vers qui est de 13 à 14 ans. La deuxième analyse a confirmé les conclusions précédentes que le risque de recrudescence est toujours trop grand après l3 ans de lutte et qu'au moins l4 ans d'interruption de la transmission sont nécessaires. La troisième analyse n'est pas encore achevée mais les résultats préliminaires mettent en exergue la nécessité de la détection précoce de la recrudescence et laissent supposer que dans la lutte contre la recrudescence basée sur I'ivermectine, le traitement de masse'devra être effectué plus fréquemment qu'annuellement. 100. Le programme de simulation informatique a été amélioré pour permettre une simulation plus réaliste de la variabilité du repeuplement microfilarien dans la peau après le traitement à I'ivermectine ainsi que des quantifications épidémiologiques de I'incidence de I'infection. Le programme modifié fonctionne plus rapidement et est plus convivial. Un autre programme informatique qui a été conçu permet la quantification interactive des paramètres du modèle ainsi que I'inspection des représentations graphiques des distributions correspondantes. Ce programme facilite beaucoup les discussions et les démonstrations de I'utilisation de la modélisation à I'OCP. l0l. Une réunion, à laquelle I'ophtalmologiste de I'OCP a participé, a eu lieu à Rotterdam en septembre 1989 pour discuter les moyens d'améliorer la simulation de la maladie oculaire. Une extension du modèle a été conçu et permet la simulation séparée des lésions de la chambre antérieure et de la chambre postérieure de I'oeil et par conséquent des simulations plus réalistes du contrôle de la morbidité par I'ivermectine. Cette extension du modèle est mise en oeuvre actuellement. Essais sur I'iyermectine 102. La plupart des essais communautaires ont été terminés et les résultats ont confirmé I'inocuité de I'ivermectine pour I'utilisation en traitment de masse de I'onchocercose. La durée de Ia surveillance des effets secondaires a été réduite aux 36 heures suivant le traitement et seuls les effets secondaires graves doivent être signalés. Les études sur la transmission ont été poursuivies dans les zones d'essai d'Asubende au Ghana et de la Dienkoa au Burkina Faso. JPCII.2 (ocP/PR/90) Page 22 103. Les résultats de Ia deuxième campagne de traitement à Asubende sont identiques à ceux du premier traitment et montrent des réductions immédiates spectaculaires des charges microfilariennes de la peau chez les patients traités, suivies d'un repeuplement important de la peau au cours des l2 mois suivants. Il y a des indications qui montrent que le taux de repeuplement est plus lent chez les malades qui ont été traités deux fois. L'impact sur la transmission est aussi identique à celui constaté dans la première année de l'essai (voir Figure 9). La deuxième et la troisième campagnes ont abouti à des réductions de 70 à75 0/o de la transmission durant les trois premiers mois suivant les traitments mais une année après la deuxième campagne les niveaux de I'infectivité du vecteur ont augmenté de nouveau à des niveaux aussi élevés que 60% - 100 % de ceux de pré-traitement en 1987. D'un point de vue opérationnel, les résultats sont identiques à ceux de la première année suivant le traitement, et il a été conclu encore que sans la lutte antivectorielle le potentiel annuel de transmission (PAT) aurait été plus de 1000; un niveau de transmission qui est clairement élevé et inadmissible. L'essai sur la transmission dans le foyer d'Asubende a donc été arrêté et la lutte antivectorielle sera effectuée toute I'année. 104. Dans la zone d'essai de la Dienkoa, il y a eu de fortes variations annuelles et saisonnières de la population vectrice durant la période de l'étude, ce qui a rendu difficile l'évaluation de I'impact du traitement par I'ivermectine sur la transmission. Néanmoins, aucune réduction sensible des niveaux d'infectivité du vecteur n'a été constatée et I'essai sur la transmission dans ce petit foyer a été aussi arrêté et les opérations larvicides reprises. 105. Des enquêtes ophtalmologiques en vue de mieux cerner I'effet bénéfique de la distribution de masse de I'ivermectine ont été poursuivies à Asubende et dans le bassin fluvial du Milo. Les résultats de I'analyse après trois campagnes de traitement de masse à I'ivermectine à un intervalle annuel à Asubende ont montré que les charges microfilariennes de I'oeil dans les populations sont tombées maintenant à des niveaux suffisamment bas. Les lésions de la chambre antérieure de I'oeil continuent de régresser et I'iridocyclite en particulier a cessé de se former. Les lésions de la chambre postérieure de I'oeil sont restées stables dans leur développement et la fonction visuelle est restée la même. Le risque du développement de nouvelles lésions oculaires ou de cécité onchocerquienne est actuellement très minime dans le foyer d'Asubende. Les résultats laissent supposer que I'ivermectine donnée à un intervalle annuel, même dans une zone très hyperendémique comme Asubende, est suffisante pour la lutte contre la morbidité et le traitement semestriel n'est pas nécessaire, contrairement à I'appréhension exprimée une année après la première campagne de traitement à I'ivermectine à Asubende lorsque les niveaux des charges microfilariennes de I'oeil étaient toujours élevées. Des résultats similaires ont été obtenus également pour le bassin du Milo. Essai de nouyeaux outils diagnostiques sur le terrain 106. Au cours d'une réunion à Heildelberg en novembre 1989, il a été conclu que le développement de plusieurs antigènes recombinants étaient suffisamment avancé pour justifier leur essai sur le terrain comme outils séro-épidémiologiques. Une étuae à deux phases pour laquelle six laboratoires collaborent avec TDR et I'OCP a été commencée. La première phase, qui est déjà terminée, a comporté I'essai aveugle de différents antigènes contre plusieurs sérums de référence. Durant la deuxième phase, les plus prometteurs des antigènes seront combinés pour former un "cocktail" afin d'augmenter la sensibilité d'ensemble et ce cocktail sera par la suite tester contre les données de terrain pour déterminer sa valeur séro-épidémiologique. L'OCP a commencé le prélèvement des échantillons de sang approprié dans les zones ayant un intérêt épidémiologique spécifique, telles que le foyer de la Dienkoa où it y a eu une reprise de la transmission, et des anciens 'tillages-d'iryperendémie de I'aire initiale de I'OCP où la population n'est plus infectée. L'antigène d'unlaboraioire a déjà fait I'objet de quelques essais préliminaires sur le terrain utilisant des sérums JPCI1.2 (ocP/PR/e0) Page 23 provenant du foyer de la Dienkoa et les premiers résultats pour le cocktail de I'antigène sont attendus en 1991. 107. L'objectif du traitement larvicide de I'OCP est d'interrompre la transmission de la souche "cécitante" putative du parasite. La pathogénicité de la souche parasitaire dans une zone donnée est déterminée actuellement à I'aide d'une méthodologie analytique pour la description des faciès communautaires de la maladie oculaire par rapport au niveau de I'endémicité. Toutefois, cette méthodologie nécessite de vastes données ophtalmologiques et est applicable seulement pour des communautés ayant un niveau élevé d'endémicité. Des sondes ADN ont été mises au point récemment et ont été prometteuses pour la différenciation des souches parasitaires. Un grand effort a été fait par I'OCP pour tester la spécificité des sondes sur des isolats provenant d'une vaste zone géographique et des foyers pour lesquels la forme de la maladie oculaire est bien définie. Des nodules ont été excisés sur 160 patients de 16 villages des zones forestières et savanicoles de cinq Pays participants et envoyés dans des tubes codés à un groupe de recherche financé par TDR à I'Université d'Alabama pour la classification des vers adultes. Les résultats sont attendus avant fin 1990. DEVELOPPEMENT SOCrO- ECONOMTQUE 108. Au cours de cette année I'unité a collaboré à la finalisation du rapport de la seconde étude régionale sur le repeuplement des zones où I'onchocercose est maîtrisée ou en voie de l'être. 109. Les missions de consultation sur le développement socio-économique (DSE) se sont poursuivies avec la participation des représentants locaux des agences parrainantes qui collaborent à la rédaction des termes de référence des études nationales identifiées par le rapport Hunting sur Ie développement des zones libérées de I'onchocercose. llO. Des enquêtes socio-économiques de collecte de données de base ont été entreprises en Guinée-Bissau et au Sénégal où plus de 70 villages et 210 ménages ont été recensés et enquêtés. ADMINISTRATION ET SERYICES DE SOUTIEN Organisation et fonctionnement des services lll. L'Unité d'administration et services de soutien a continué de remplir son rôle d'appui aux activités opérationnelles, techniques et scientifiques du Programme, en assurant la gestion du personnel, des finances, des bâtiments, des équipements, des services et des transports. l12. L'Unité a dû tenir compte de I'augmentation des coûts en matière de personnel, d'achats locaux et internationaux, de services et de transport. En outre, pendant la période considérée, le dollar des Etats-Unis a évolué à la baisse, passant progressivement de 328 FCFA pour un dollar en septembre 1989 à 273FCFA en août 1990. Les effets combinés de I'augmentation des coûts et de la baisse du dollar ont rendu d'autant plus nécessaires la gestion rigoureuse et le strict contrôle des dépenses. Séminaires de gestion (février 1990 pour la zone d'extension ouest et avril 1990 pour I'aire initiale du Programme), poursuite de la formation du personnel administratif, effort soutenu d'informatisation, sont autant d'éléments mis en oeuvre dans ce sens. JPCI I.2 (ocP/PR/e0) Page 24 r 13. dessous Les coûts de I'administration du Programme s'établissent comme indiqué dans Ie tableau ci- Tableau 4 - Coût de l'Administration et pourcentage (US $) 1987 1988 l 989 Bureau du Directeur Administration et services de soutien Services de soutien à Genève Total Total Budget % des coûts du soutien administratif t.013.27 4* 2.436.607 269.770 797 .27 t* 2.358.839 251.688 749.778* 2.s}s.669 271.843 3.t 19.651 33.801.273 I lolo 3.401.798 27 .92t.000 t2,2Vo 3.527.290 27 .179.558 l3o/o *Ne comprend pas les montants alloués au titre des "Bourses d'études et formation" I14. Du ler septembre 1989 au 3l août 1990, les coûts du personnel, des approvisionnements et des services, ont augmenté en moyenne comme suit: - Services du personnel - Approvisionnements - achats à I'extérieur - Approvisionnements - achats locaux - Eau, électricité, téléphone, télex - Déplacements et transports 9o/o 8o/o 5o/o l2o/o 5o/o I 15. Le franc CFA demeure toujours la monnaie utilisée principalement par I'OCP (590/o en 1990) l16. L'effort de formation du personnel administratif local et des équipes nationales a été intensifié en 1989-1990. Des cours de langues ont systématiquement été mis en place pour I'ensemble du personnel y compris les équipes nationales. Le personnel de secrétariat a été formé à un nouveau système de traitement de texte qui sera seul utilisé à I'avenir. Des stages ont été organisés au Siège pour les agents des services administratifs extérieurs, complétés par la formation sur le terrain lors des missions effectuées par les administrateurs. Un professionnel à court terme a spécialement été recruté pour aider et former le personnel des équipes nationales avec un accent mis au départ sur la gestion financière. Budget et finances ll7. Il a été possible de réaliser des économies notables au cours de I'exécution du budget 1989, grâce notamment au cours favorable du dollar, aux importantes réductions d'heures de vol dans I'extension ouest, à des achats de larvicides moins importants que prévus, et à une réorientation du Projet de chimiothérapie. Tous les efforts sont fournis en vue de I'exécution du Plan d'Action et de Budget pour 1990 tel qu'approuvé par le Comité Conjoint du Programme, malgré la baisse sensible du dollar des Etats-Unis. JPCI I.2 (ocP/PR/e0) Page 25 Personnel l18. En 1989, cinq postes professionnels et 63 postes de services generaux ont ete supprimes. Après les importantes réductions opérées à partir de 1987, le rythme a dù se ralentir : en 1990, on compte encore quatre suppressions de postes professionnels et 31.5 de services généraux. Des études se sont poursuivies, pendant toute la période considérée, pour une utilisation optimale du personnel. Certains services sont réorganisés ou remodelés en fonction des nouveaux besoins. Transport ll9. Du ler septembre 1989 au 3l août 1990,348 véhicules ont été utilisés par I'OCP. Ces véhicules ont parcouru une distance totale de 7.009.355 kilomètres et ont consommé t.25t.658 litres de carburant. En moyenne le parc automobile est resté opérationnel à 92,24o/o dans I'ensemble de I'aire du Programme malgré 27 accidents de la circulation. 120. Aucun véhicule neuf n'a été reçu durant cette période. Il y a actuellement en commande - 2 camions Mercedes - I I Hilux LN 106 - 14 Toyota LC BJ 75 LVKR - 5 Toyota LC BJ 75 LPKR soit 32 véhicules pour un coût total de uS $538.200 l2l. Les véhicules considérés hors d'usage ou dont le coût de réparation serait excessif ont été retirés de la circulation et vendus localement aux enchères. Trente-quatre véhicules ont été vendus fin 1989, et quatre ont été mis en vente en 1990. 122. Soixante-cinq véhicules ont été prêtés aux pays de I'extension ouest pour les déplacements des équipes nationales. L'entretien continu des véhicules est assuré par les équipes nationales, tandis que I'OCP fournit le carburant, les pièces détachées, et se charge de la supervision technique. Approvisionnements et Services 123. Du ler septembre 1989 au 3l aout 1990, les achats d'equipements, de materiel et autres biens nécessaires aux besoins du Programme, ont représenté un montant de US $8.548.000 dont US S4.854.000 de larvicides, US $1.500.000 de produits pétroliers, US $1.210.000 de véhicules et pièces détachées ainsi que US $984.000 d'équipements divers. 124. De ce montant, US $6.404.000 ont eté traités par le Service central des Achats de I'OMS a Genève, souvent par appels d'offres, tandis que Ia part des achats directs et locaux (hors produits pétroliers) s'élève à us $0aa.ooo. 125. Outre ces montants, US $450.000 ont été dépensés localement pour des contrats de services tels que sécurité, entretien des bâtiments, eau, électricité, téléphone, télex, fax, assurances et autres services. JPCI I.2 (ocP/PR/e0) Page 26 Bâtiments 126. (Jn nouveau garage à Bamako, mis à disposition par le Gouvernement, est maintenant opérationnel. Des aires protégées de stockage de combustible et de larvicides sont en cours d'aménagement aux abords du garage. A Kankan, le siège de I'Equipe nationale de Guinée, le garage principal et la maison d'hébergement ont été électrifiés grâce à I'installation d'un groupe électrogène diesel. L'unité 'Télétransmission et Ordinateurs" d'Odienné (Côte d'lvoire) a été équipée d'un groupe électrogène diesel qui la rend autonome et lui permet de fonctionner même en cas de coupure de courant électrique. FORMATION 127. Le Programme a accordé en 1990 dix-neuf bourses d'études dans les disciplines suivantes - Epidémiologie : l2 dont 2 au niveau post-universitaire - Entomologie : 3 au niveau post-universitaire - Hydrobiologie: 4 dont I au niveau post-universitaire. Tableau 5. Répartition des bourses par pays et par discipline 128. L'OCP continue de mettre I'accent sur la forrnation sur le terrain et en cours d'emploi au Uénéfice des ressortissants des Pays participants, ce dans la méthodologie de l'évaluation épidémiologique, de la distribution de I'ivermectine et de la surveillance post-thérapeutique. DEYOLUTION l2g. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sans attendre le financement de leur plan ont déUuté les activités de dévolution à savoir la surveillance épidémiologique et la distribution de I'ivermectine. 130. Le Programme a apporté son assistance à l'élaboration des plans de la dévolution du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Ghana et du Togo qui vont être présentés lors de cette session du Comité Conjoint du Programme. l3l. Par ailleurs il a été institué des réunions de concertation entre |OMS-AFRO et I'OCP; la première s'est déroulée du 3l octobre au 3 novembre 1989 à Brazzaville sous la présidence du Discipline Pays Epidémiologie Entomologie Hydrobiologie Total Guinée-Bissau Mali Niger Sénégal Sierra Leone OCP ; : l I I I 4 I 7 5 I 4 I Total r2 3 4 l9 JPCI I.2 (ocP/PR/e0) Page 27 Directeur Régional de I'Organisation Mondiale de la Santé pour I'Afrique. A cette occasion tous les contours de li dévolution o-nt été cernés, ce qui a abouti à l'élaboration du document "la Dévolution du Programme de Lutte contre I'Onchocercose (OCP) dans le cadre du scénario de dévoloppement sanitaire de la Région Africaine". l3Z. L'OMS-AFRO a désigné un épidémiologiste du Bureau de la Sous-Région I (Bamako) pour suivre les problèmes liés au processus de la dévolution. ACTIYITES DE LIAISON, D'INFORMATION ET DE VALORISATION 133 Avec I'Organisation Mondiale de le Santé Le Directeur du Programme a assisté à différentes réunions statutaires. - Comité Régional du 6 au l3 septembre 1989 à Niamey - Assemblée Mondiale de la Santé du 7 au I I mai 1990 à Genève Avec les Pays participants 134. La quatorzième réunion des Comités Nationaux de Lutte contre I'Onchocercose s'est tenue à Ouagaaougou du 29 au 3l mai 1990. Comme I'année dernière elle n'a regroupé que les techniciens, tt en outre elle a été entièrement consacrée aux problèmes sanitaires : rapports d'activités âe la dévolution, études des projets de plans de la dévolution et éducation pour la santé. Un rapport a été fait et sera présenté aux présentes assises du CCP. 135. Le Directeur du Programme a été reçu en audience par: - le Ministre de la Santé et de I'Action sociale du Burkina Faso le 22 décembre 1989 - le Ministre de la Santé publique du Sénégal le 23 mars 1990 - le Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales du Mali le 25 octobre 1989 et le 4juin 1990 - le Ministre de la Santé publique er de la Population de la Côte d'Ivoire le l0 aott 1990 - le Ministre de la Santé publique et de la Population de la Guinée le 20 août 1990. 136. A I'occasion de I'Assemblée mondiale de la Santé à Genève, le Directeur a eu des entretiens avec tous les ministres des Pays participants. Avec les organismes statutaires 137. Le Groupe écologique (E G) a tenu sa onzième session annuelle du 27 février au 2 mars 1990 à Kara (Togo) et le Comité consultatif d'Experts (CCE) la sienne (onzième) du ll au l5 juin 1990 à Ouagadougou. Le rapport du CCE a été fait et sera présenté au cours de cette session du CCP. 138. Le Comité des Agences Parrainantes (CAP) s'est réuni respectivement les l4 et l5 septembre 1989, les 17 et 19 octobre 1989 à Paris, les 3 et 7 décembre 1989 à la Haye, les 4 et 5 avril 1990 à rrYashington, les 5 et 6 juillet 1990 à Londres. les réflexions sur ces différentes réunions seront soumises à ces assises du CCP. JPCI I.2(ocP/PR/90) Page 28 Avec les Donateurs 139. La Banque Mondiale a organisé à Paris les l8 et l9 octobre 1989 une conférence à I'intention des Donateurs ; cette.conférence avait surtout pour but de trouver les voies et moyens pour combler le déficit de la troisième phase financière. Elle a en outre passé en revue le rapport d'activité du Programme, la dévolution, le développement socio-économique, la future st.aiégie de lutte et le mandat de la Revue externe de I'OCP. 140. Le Directeur du Programme en compagnie du Responsable pour I'OCP à la Banque a rendu visite aux autorités : - de la Communauté Economique Européenne le 2 mars 1990 à Bruxelles - de I'Espagne le 12 mars 1990 - du Portugal et de la Fondation Gulbenkian les l3 et I4 mars 1990 - de la Finlande le 5 juin 1990 - de la Norvège le 6 juin 1990. Avec la compagnie aérienne chargée des épandages aériens l4l. Deux réunions de revue de contrat ont eu lieu avec Evergreen Helicopters respectivement les 25 et26 septembre 1989 à McMinnville (usA) er les 6 er 7 mars 1990 à ouagadougou. Avec la communauté scientifique 142. Le Programme a pris part aux différentes réunions ci-dessous : O-Now! symposium sur I'onchocercose du 20 au 22 septembre 1989 à I'Université de Leiden (Pays-Bas) Réunion du Comité d'orientation du Groupe de travail scientifique sur les filarioses(TDR) du 25 au 29 septembre 1989 et du l3 au l6 mars 1990 à Genève Consultation informelle sur I'informatisation des données sur la biologie et le contrôle des vecteurs (OMS) du l5 au l8 novembre 1989 à Genève Réunion sur I'immunodiagnostic de I'onchocercose : application de réactifs nouvellement mis au point (réunion des boursiers de la Commission des Communautés Européennes) du l6 au l8 novembre 1989 à I'Université de Heidelberg (République Fédérate d'Allemagne) Réunion conjointe OMS-Laboratoires Merck Sharp et Dohme sur les programmes de traitement à I'ivermectine les 6 et 7 février 1990 à Genève Conférence-débat sur le rôle de I'hydrologie dans la gestion des "Grands systèmes d'eau" le 8 mars 1990 organisée par I'ORSTOM à Paris Conférence (troisième) Régionale Africaine sur la dracunculose du 28 au 30 mars 1990 à Yamoussoukro (Côte d'Ivoire) Consultation informelle sur les recherches sur Ie terrain et la lutte contre les filarioses lymphatiques associées à la modélisation épidémiologique (TDR) du 2l au 23 mai 1990 à Genève Réunion conjointe OMS-Firmes produisant des insecticides les l2 et l3 juin 1990 à Genève Réunion sur la collaboration TDR-OCP dans la recherche de filaricides les 25, 26 et27juin 1990 à Genève. JPCI I.2 (ocP/PR/e0) Page 29 Atelier sur la prévention de la cécité au Ghana les 17 et 18 août 1990 à Accra Congrès international de parasitologie du 20 au24 août 1990 à Paris 143. Le Programme a reçu la visite de : Docteur S. Resnikoff de I'Institut d'Ophtalmologie Tropicale d'Afrique (IOTA) de Bamako Institut de I'Organisation de Coordination et de Coopération de lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE) le 2 février 1990 Quinze stagiaires de I'Institut Panafricain de Développement Afrique de I'Ouest-Sahel(IPD-AOS) le 8 février 1990 Mr M. Levallois, Président de I'ORSTOM le 23 février 1990 Professeur J.P. Chiron, Directeur du Centre Muraz de Bobo-Dioulasso de I'OCCGE le l4 mars 1990 Docteur R. Lujan, Directeur du Centre de recherche sur les maladies tropicales de I'Universitad del Yalle de Guatemala (Guatemala) du 20 au 24 juin 1990. 144. Les membres du personnel de I'OCP ont publié 37 articles dans des journaux scientifiques Avec le grand public 145. Les deux organes d'information "Oncho News" et "Oncho Information" enregistrent un tirage de 2500 exemplaires dans les deux langues de travail de I'OCP ; ils sont distribués aux Donateurs, dans les Pays participants et à la presse internationale. 146. Le Programme a organisé des projections de films dans les établissements scolaires, dans les villages et dans les grands centres au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Ghana et au Togo. Soixante huit copies de cassettes vidéos sur des films se rapportant à I'onchocercose ont été faites et mises à la disposition du pubtic. 147. L'OCP a participé à la "semaine de I'Eau et de I'Assainissement" tenue à Ouagadougou du 22 au 25 février 1990, par I'exposition de photos. 148. Dans le cadre de la préparation de la onzième réunion du CCP qui aura lieu du 3 au 6 décembre 1990 à Conakry, des contacts ont été pris avec les autorités, la presse parlée, filmée et écrite de la Guinée pour une campagne d'information et de sensibilisation du public. 149. Le Directeur et les cadres du Programme ont été interviewés par la BBC, la "Voix de I'Allemagne", la Radio Neerlandaise, l"'Agence Associated Press", les médiats des Pays participants. TraYaux de valorisation 150. Le Centre de Documentation a reçu la visite de l0l7 personnes et a distribû lglO dépliants, 2000 posters et 210 exemplaires du document "10 années de lutte contre I'onchocercose". En outre 250 livres, l8 cartes géographiques, 54 photographies aériennes et 58 films et cassettes vidéos ont ete pretes. l5l. Le Centre entretient de relations fructueuses avec les centres de documentation de I'OMS, du PNUD, de I'UNICEF, de la FAO, de I'IPD-AOS, du CILSS, de I'ORSTOM, du Ministère de la Santé et de I'Action sociale,du Ministère du Plan et de la Coopération, du Ministère de I'Agriculture et de JPCII.2(ocP/PR/e0) Page 30 I'Elevage, de I'AYV, de la Bibliotheque universitaire implantes à Ouagadougou, de I'OCCGE de Bobo Dioulasso, de I'Organisation de Coordination pour la lutte contre les Grandes Endémies en Afrique Centrale (OCEAC) de Yaoundé et de I'Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT) en France. 152. Le Programme est en train de réaliser un film documentaire d'une demi-heure sur les zones libérées de I'onchocercose au Burkina Faso et les problèmes de développement socio-économique liés à ces zones. 153. Il a participé à la production d'un film documentaire réalisé par la station australienne de télévision "Beyond 2000" sur l'onchocercose et I'OCP, axé principalement sur la distribution de I'ivermectine. Rèunions internes 154. Des réunions internes ont été organisées - Réunion sur l'évaluation entomologique de lazone est les 9 et l0 novembre 1989 a Kara - Réunion sur l'évaluation entomologique de la zone ouest du 3 au 5 janvier 1990 à Bouaké - Réunion de la Revue annuelle technique interne du l5 au l9 janvier 1990 àOuagadougou - Séminaire administratif pour I'extension ouest du l2 au l4 février 1990 à Ouagadougou - Réunion des hydrobiologistes les 23 et 24 îêvrier 1990 à Kara - Séminaire sur la gestion les l2 et I3 avril 1990 à Ouagadougou - Réunion sur les insecticides du 8 au ll mai 1990 à Bouaké Collaboration avec les Organisations non gouyernementales (ONG) 155. Le 9 avril 1990 a eu lieu à Ouagadougou la réunion annuelle sur la distribution de I'ivermectine avec la participation de Africare, le Christoffel Blindenmission (CBM), de Helen Keller International (HKI), de International Eye Foundation (IEF), de Medical Rechearch Council (MRC), de I'Organisation de la Prévention de la cécité (OPC), de River Blindness Foundation (RBF) et de Royal Commonwealth Society for the Blind (RCSB). 156. Le Secretaire du Comité Mectizan a assisté à cette réunion, de même qu'un Professeur de la Faculté de Médecine d'Utrecht (Pays-Bas). Reyue externe de I'OCP 157. A la suite de I'approbation par le CCP à la Haye des termes de réference de la Revue externe de I'OCP, une équipe de consultants a été constituée, a séjourné dans I'aire du Programme du l7 mai au 23 juin 1990 et a pris contact avec les autorités et les cadres des Pays participants et avec les cadres de I'OCP. 158. L'équipe a participé à la réunion des Comités nationaux de Lutte contre I'Onchocercose (CNLO) du 29 au 3l mai 1990 à Ouagadougou. la réunion du Comité consultatif d'Experts (CCE) du I I au l5 juin 1990 à Ouagadougou. JPC11.2 (ocP/PR/ 9o) Page 3l : .it I sl "t Âil:)gif ù oa,\:/ Ii I o o)I z Lrl U) UJ T,Jt EF @ tr.J(r td tr UJo =:) =x o o) o) z o UJF trJ EF a E trJ (r ! ) : ? 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I,U = É.(9 o(ts(L J F =UJIF =a trJ(9 JJ = =trJ ,:<(E J I,Lo(r(J =zÿa lLo UJoz lrJJ lrJÉÀ Jo(r Fzo() Il!(ts(L lo C'! iT Eo oEo$ o ar! -cOeE ,-ô olt à€ ojol fEo.=OJ I ,e oI U) ulJ o xxxxlf! o lll odo!r6 OCCO ooEg o o À I !. -^ t t. 5\_ \ ( ^tt @i I t. JPC11.2 (ocP/PR/90) Page 37 o9o,È bE O'LERCÈËo. Btlo -o .9E .:.9 .Eà ÊE cl o- às 8e, ,Éo.=q)) ,e il o o c I oo)(»@ 9A ll O)^ Ëgr:r * r^rËô H .8,o.$ ooE.C, -è o,, r.€ €e fEt: I t I I ! LrJJ, tz lrJÉ. FJ lrjq U) UJ(, J. =(n txJ @z o @ tlJ É. aJ lL oÉ.() =a UJo UJo z lr,J UJÉ.(L lrJ (r(9 o É.À J tz UJIF =@ UJ(, JJt =UJ É. J tr oÉ. C) =z Y @ Lo UJ C)z 5 UJ(r tL (o É b- t. \ /,,/ ., <1 o l.xxru'toü,odo!6 occo o(,Ê o o o o- l,i !. _l !. I \----- ( l\ ^r"--/ .\I @r a JPC11.2 (ocP/PR/90) Page 38 Fig. 7. Prévalence de Ia cécité par rapport à la charge microfilarienne communautaire (CMFC) en Guinée et en Sierra Leone 14 12 10 12 10 20 40 60 80 100 àe tr o o occ .9 =t oo o -co C, o c oc o oo (E o o oî, C .9o =o xg ,(E .o ?- o .o o 8 6 4 2 o 14 8 6 4 2 o o (. Homme, I Femrne) Iignes de régression CMFC + Aire originale du Prograrnme - Çsinée,/Sierra Leone - - Aire originale du Prograrrrrrre a) Haut bassin du Nlger en Gulnée + + /+ + + + + + + + ++ + ^ + + t + + + + +- + ^ + +L/ +- 2+ +* + + + t + At Âa' .a ..lI ^ + + + + b) Slerra Leone + + -;*+, + + + + + ++ /+ + -r + + + + ÿ + r *r + + + + À + 4* ^ ^' + +! B l tJPCIl .3 , Corr.1 ( ocP/PR/ 90 ) F.:ge lÿ Fig.8 OISTRIBUTION ANO SEVERITY OF ONCHOCERCIASIS IN THE WESTERN ESTENSION DISTRIBUTON ET GRAVITE OE LONCHOCERCOSE DANS L'EXTENSION OUEST f TI' Aæos rllh virhælly no tlsk "t .§,î13::'j'., Zoncs prollquemanl sons rtsquc dc c!cllo onchocarqolenna Arcos wllh lowrtskof onclcercol Urndnrss ZonGs à foiblê risqur dê cccil. oæhoc.r'qurtnnt x l. x + / tr Arros wtlh high rlsk Zones à rrsque elcvc u l' of oncàocercol blindnar s de cdcilc onchocer-qurennÊ, MAL I \ +r.-t a? s\i q I+ , .+ + ta' SENEGAL / // /r** .1'l + +i++ U + + + / I + ? + t + ü ÿ t, 6û LIBERIA * +t ConokrY Freelown \ l. \ to. O 50 IOOID \ t- tl 1 cko -). ,I t . Onchecerciasis Control Prolramme in West Africa Programme de Lutte contre l'Onchocencose e|tr Afrique de fouest. JOINT PROGRAMME COMMITTEE Office of the Chainman COMITE CONJOIT,IT DU PROGRAMME Onzième session Con 3-6 décembre t990 Poin t 5 de lrordre du i Pase 39 JPC .CCP COMITE CONJOINT DU PROGRAMMEBureau du PrÉsident JPC11.2, Corr.1 (ocP/PR/90) ORIGINAL: FRANCAIS octobre 1ÿÿ0 our sor-re CORRIGENDIJIT{ Veuillez renplacer Ia Figure 8 "Distribution et Gravité deI'Onchocercose dans 1'Extension ouest" par ta page ci-jointe ;t t tJPC11.2 (ocP/PR/90) Page 39 Fig' 8 DrsrnrBurroN AND sEVERrry oF oNcHocERcrASts tN THE wESTERN EsrENstoN DTSTRTBUIION ET cRAVITE OE L'ONCHOCERCOSE DANS L'EXTENSION OUEST t !+ 6 +a. Aæos vllàvirlully no rlsk "t "gfiX3îltf.l Zoneg protlqucmenl sols rlsquc dc crcltd onchocrrqûl.nna Arcos wllh low rlsk of orrchoccrcol Ulndncss Zones à lotbte rtsque de ..trr. oi,lj8:l; tl t5o t \/ / tr , - - - \\ t{o \ MALI soo u l' lx x I I x m NArros wllh hlgh.rlsk,2ones à risque dleve of ondroccrctl bllndno!!do cécltd onch.ocer'qulennoSENEGAL la' 5ô / ao //a/+t+ 4'f orn l5 { + +T++ { t,E l20 + * t + * 13. lz o \ n il + + C + + + I L t LIBERIA )( I ConokrY 9. Freelown t? \ loo e. rÿ \ lo O 50 loolm I I I '§ m t I JPC11.2 (ocP/PR/90) Page 40 x g .oll ,(U o .Ct E o oz o o o oo ,(E o .o É, o o oo I o(,) (,) o C,) to o @ oq, @ o o =E L9oo6E\ 8§ .o cc oo (ot(\loo(o$Noo@$ôlo NôIN(\FF oo o o E ot, c o E o =o ot, o oc o) oÉt E o o .2 o o ,o CL(U o o E o u, =o o Gc G'F CI oT'c o -oJ o r§ c .9 oo Ftr oC(§ L+, (§ +. o o .s+. o o EL o r- J o) E,tiI 'snln^lo^'o,p sa^rel sop luP^esarPd saqcnou op oEeluocrnod ------> --------> -------> Ëo9trto ototr (.§= ,6 9§ ro EE 3g Ëo9 P 5,8E (§#§ ÊE 3g Ë o9 9 Ürô E ËE 3g tI I) l

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения