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Rapport mondial sur les technologies d’assistance : résumé

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Global Report on Assistive Technology: Summary Rapport mondial sur les technologies d’assistance Résumé 1 2 À propos du rapport Le Rapport mondial sur les technologies d’assistance s’adresse principalement aux responsables des politiques, aux fournisseurs de technologies d’assistance, aux donateurs et organismes de financement, ainsi qu’aux patrons de l’industrie. Il vise aussi de manière plus large d’autres parties prenantes, notamment les utilisateurs effectifs et potentiels de technologies d’assistance, ainsi que leurs familles et leurs aidants. Le rapport explore diverses perspectives : • il présente un ensemble de données complet et une analyse de l’accès actuel aux technologies d’assistance ; • il attire l’attention des gouvernements et de la société civile sur la nécessité et les avantages des technologies d’assistance, y compris sur le retour sur investissement • il formule des recommandations sur les mesures concrètes qui amélioreront l’accès ; • il appuie la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées ; et • il contribue à la réalisation des objectifs de développement durable, notamment en rendant la couverture sanitaire universelle inclusive et en ne laissant personne de côté. Le texte intégral du rapport est disponible ici : https://www.who.int/publications/i/item/9789240049451 Introduction Dans de nombreux pays, la majorité des personnes qui ont besoin de technologies d’assistance n’y ont pas accès. Les nombreux obstacles à l’accès aux technologies d’assistance comprennent le manque de sensibilisation et d’abordabilité, la carence en services connexes, l’insuffisance de qualité, de gamme et de quantité des produits, ainsi que les difficultées liées à l’achat et à la chaîne d’approvisionnement. Il existe également des lacunes en matière de capacités du personnel travaillant dans les technologies d’assistance ainsi qu’un manque général de politiques de soutien. En outre, il peut exister d’autres obstacles liés à l’âge, au genre, au type et à l’ampleur des difficultés fonctionnelles, au milieu de vie et au statut socioéconomique. L’accès inadéquat aux technologies d’assistance a une incidence considérable sur l’éducation, les moyens de subsistance, la santé et le bien-être des individus, et par là même occasion des conséquences pour les familles, les communautés et tous les secteurs de la société. Face à cet enjeu, l’Assemblée Mondiale de la Santé a adopté en 2018 une résolution sur l’amélioration de l’accès aux technologies d’assistance. Dans cette résolution, les États Membres de l’Organisation mondiale de la Santé ont prié le Directeur général de l’OMS d’établir un rapport mondial sur l’accès effectif aux technologies d’assistance dans le contexte d’une approche intégrée. Le Rapport mondial sur les technologies d’assistance présente les données les plus récentes, les évidences scientifiques s ainsi que les expériences internationales. Le document a été élaboré en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et des parties prenantes issues de divers contextes, de plusieurs pays et de toutes les régions. Il présente 10 recommandations destinées à guider les pays et les parties prenantes à améliorer progressivement l’accès aux technologies d’assistance vers l’atteinte de la couverture universelle. © W H O /Flavio Cesar Sanchez Dias « Par la voie du Rapport mondial sur les technologies d’assistance, nous appelons les décideurs des secteurs de la santé, de l’éducation, de la protection sociale et les autres parties prenantes, y compris la société civile, à adopter les recommandations afin de garantir que des aides techniques de qualité et abordables soient disponibles pour tous ceux qui en ont besoin. »” Mme Catherine M. Russell Directrice générale de l’UNICEF Docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus Directeur général de l’OMS © W H O /Flavio Cesar Sanchez Dias 3 4 Comprendre les technologies d’assistance Que sont les technologies d’assistance ? « Technologies d’assistance » est un terme générique qui englobe les aides techniques et leurs systèmes et services connexes. Elles facilitent et favorisent l’inclusion, la participation et la collaboration des personnes handicapées, des personnes âgées, des personnes atteintes de maladies transmissibles et non transmissibles (y compris les maladies tropicales négligées), des personnes souffrant de problèmes de santé mentale et des personnes présentant un déclin fonctionnel progressif ou une perte de capacité intrinsèque. Les effets positifs des aides techniques s’étendent bien au-delà de l’amélioration de la santé, du bien-être, de la participation et de l’inclusion des utilisateurs, car les familles et les sociétés en bénéficient également. Les aides techniques peuvent améliorer le fonctionnement d’une personne en ce qui concerne la cognition, la communication, l’audition, la mobilité, l’auto-prise en charge et la vision. Il peut s’agir de produits physiques tels que des fauteuils roulants, des lunettes, des prothèses auditives, des appareillages prothétiques, des orthèses, des aides à la marche ou des protections contre l’incontinence. Les produits peuvent également être numériques et se présenter sous la forme de logiciels et d’applications qui prennent en charge des activités telles que la communication et la gestion du temps. Il peut également s’agir d’adaptations de l’environnement physique, comme des rampes mobiles ou des barres d’appui. Les technologies d’assistance sont généralement considérées comme un moyen de participer à des domaines importants de la vie, d’exprimer une citoyenneté à part entière et de prendre part à la vie communautaire et à la société en général, sur le même pied d’égalité que les autres . Sans elles, les personnes peuvent souffrir d’exclusion, être exposées à un risque d’isolement et de pauvreté, être confrontées à la faim et dans l’obligation de dépendre davantage du soutien de la famille, de la communauté et du gouvernement. © WHO © WHO/Madhavie M cCath ie © W HO Définition de l’OMS : les technologies d’assistance consistent à appliquer les connaissances et les compétences organisées en lien avec les aides techniques, notamment les systèmes et les services. Les technologies d’assistance sont un sous-groupe des technologies de la santé. Source : Liste des produits et aides techniques prioritaires. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2016 (https://www.who.int/fr/publications/i/item/priority-assistive-products-list). Les technologies d’assistance sont importantes tout au long de la vie L’accès aux technologies d’assistance est un droit humain et une condition préalable à l’égalité des chances et de participation. Alors que les besoins augmentent, la majorité des personnes qui pourraient potentiellement bénéficier de technologies d’assistance ne disposent pas d’un plein accès. Pourtant , toute personne est susceptible d’avoir besoin des technologies d’assistance au cours de sa vie, surtout lorsqu’elle avance en âge. L’accès aux technologies d’assistance pour les enfants handicapés constitue souvent un élément crucial du développement de l’enfant, de l’accès à l’éducation, de la participation aux sports et à la vie civique et de la préparation à l’emploi. Parallèlement aux difficultés fonctionnelles existantes, les personnes handicapées qui ont utilisé des technologies d’assistance tout au long de leur vie peuvent avoir besoin de produits supplémentaires, en raison du déclin progressif lié à l’âge. L’accès à des aides techniques abordables, sûres et efficaces est fondamental pour maintenir et améliorer les capacités fonctionnelles des personnes âgées. Un domaine dynamique Les technologies d’assistance représentent un domaine dont l’évolution et la croissance sont constantes, en particulier en ce qui concerne les progrès de la technologie numérique et les besoins émergents, notamment chez les populations vieillissantes. Bien que certaines aides techniques soient relativement peu concernées par les progrès technologiques (p. ex. les cannes de marche, les fauteuils roulants manuels et les lunettes), d’autres aides ont bénéficié de l’innovation technologique, s’y sont adaptées et l’ont parfois stimulée. Toute personne est susceptible d’avoir besoin des technologies d’assistance au cours de sa vie, surtout lorsqu’elle avance en âge. @W HO Pa kis ta n © WHO © WHO/Madhavie M cCath ie 5 6 Estimation globale de l’accès aux technologies d’assistance Des données de haute qualité sur les besoins de la population en matière de technologies d’assistance, sur les obstacles à l’accès et sur l’état de préparation du système pour la mise à disposition de service sont importantes ; parce que elles soutiennent la conception d’interventions efficaces, aident à hiérarchiser l’allocation des ressources et à sensibiliser le public. Pour mieux comprendre la situation actuelle sur l’accès aux technologies d’assistance dans le monde, des données ont été recueillies auprès de 330 000 personnes environ, dans 35 pays. Sur la base d’enquêtes représentatives et autodéclarées de la population dans 29 pays, l’OMS et l’UNICEF estiment qu’à ce jour, plus de 2,5 milliards de personnes pourraient bénéficier d’une ou de plusieurs aides techniques. Compte tenu du vieillissement rapide des populations et de l’augmentation constante de la prévalence des maladies non transmissibles dans le monde, ce nombre devrait dépasser 3,5 milliards d’ici 2050. Répartition des principales difficultés fonctionnelles autodéclarées 0% 5% 10% 15% 20% 25% Vision Mobilité Cognition Audition Auto-prise en charge Communication Le besoin autodéclaré d’aides techniques est influencé par de nombreux facteurs, notamment la capacité fonctionnelle d’une personne, son niveau de sensibilisation, sa situation socioéconomique, son contexte de vie et son interaction avec l’environnement. Dans les enquêtes actuelles, les besoins les plus fréquemment signalés en matière de technologies d’assistance sont les lunettes, les cannes de marche et les prothèses auditives. Les besoins de la population étaient loin d’être entièrement satisfaits dans la plupart des pays étudiés et il existe, à l’échelle mondiale, une inégalité considérable en ce qui concerne l’accès aux technologies d’assistance. Les résultats de l’enquête montrent que l’accès estimé varie largement , de 3 % dans certains contextes à 90 % dans d’autres. Les besoins déclarés et l’accès à certaines aides techniques varient avec l’indice de développement humain (IDH) : un indicateur qui combine l’espérance de vie, l’éducation et le revenu national brut comme mesure du développement du pays. Acces declarés aux aides techniques (en fonction de l’IDH) 87.7% IDH très élevé 64.6% IDH élevé 33.2% IDH moyen IDH faible 10.7% La tendance à l’accroissement de l’accès parallèlement à l’IDH laisse supposer que le développement socioéconomique influence la mise à disposition des d’aides techniques. Mais l’IDH n’est pas le seul déterminant responsable de l’amélioration de l’accès aux technologies d’assistance. Certains pays des groupes à IDH faible ou moyen font état d’un accès comparable à celui d’autres pays avec une classification IDH plus élevée. La plupart des personnes ont déclaré avoir eu accès à leurs aides techniques auprès du secteur privé, soit payé par elles-mêmes ou avec le soutien financier de leur famille et de leurs amis. Des améliorations sont nécessaires, à la fois pour maîtriser les coûts élevés et l’inadéquate disponibilité des aides techniques, et pour améliorer le soutien essentiel aux personnes en vue d’obtenir les technologies d’assistance dont elles ont besoin. Dans la plupart des pays étudiés, plus de 50 % des utilisateurs actuels estiment que leurs aides techniques sont adaptées à une utilisation domestique et au sein d’environnements publics, et leur permettent de participer pleinement aux activités souhaitées. La plupart des utilisateurs des pays étudiés étaient satisfaits des produits spécifiques qu’ils utilisaient. Comprendre les besoins de la population en matière de technologies d’assistance et identifier les principaux obstacles à l’accès sont des exigences initiales clés pour améliorer l’accès à ces aides. Ces données sont également essentielles pour suivre les résultats des programmes de technologies d’assistance et prendre des décisions éclairées en vue de leur amélioration. © WHO/NOOR/Sebastian L iste 7 8 État de préparation du système pour la fourniture des aides techniques Pour évaluer les progrès accomplis par les États Membres en ce qui concerne l’amélioration de l’accès aux technologies d’assistance, l’OMS a mis au point un ensemble d’indicateurs mesurant divers éléments relatifs à l’état de préparation du système : gouvernance, législation, budget public, mécanismes de financement, règlements et normes, collaborations et initiatives, couverture de la prestation de services, disponibilité du personnel et formation. En décembre 2021, 70 États Membres avaient répondu à une enquête axée sur ces indicateurs. Éléments déclarés quant à l’état de préparation du système en matière des technologies d’assistance, dans 70 États Membres Au moins un ministère ou une autorité responsable pour l'accès aux technologies d'assistance Les textes législatifs relatifs à l'accès aux technologies d'assistance couvrent les personnes avec des difficultés dans tous les domaines fonctionnels Au moins une mesure pour couvrir totalement ou partiellement les coûts des utilisateurs pour les technologies d'assistanceServices de technologies d'assistance pour tous les domaines fonctionnels, sur tout le territoire Au moins un texte législatif sur l'accès aux technologies d'assistance Au moins un budget public alloué pour les technologies d'assistance Formation et éducation en matière de technologies d'assistance pour tous les domaines fonctionnels Ressources humaines adéquates et formées pour la mise à disposition de technologies d'assistance à tous les niveaux et pour tous les domaines fonctionnels Au moins un règlemention, une norme ou un protocole sur les technologies d'assistance Investissement, promotion, action en faveur, support dans au moins une initiative sur les technologies d'assistance Action en faveur d'au moins une initiative en matière de technologies d'assistance (investissement, promotion, facilitation ou soutien) 80% 100% 60% 40% 20% 0% Partial coverage Yes/Full coverage Législation La plupart des pays disposaient d’au moins un texte législatif sur l’accès aux technologies d’assistance, généralement englobé dans la législation sur les services de santé et/ou les services sociaux. Environ un tiers des pays avaient des textes législatifs spécifiques sur les technologies d’assistance. Gouvernance 69 des 70 pays participants avaient au moins un ministère ou une autorité responsable de l’accès aux technologies d’assistance ; dans presque tous ces pays, il s’agit du Ministère de la santé et/ou des services sociaux. Les autres ministères impliqués dans les politiques et les services des technologies d'assistance etaients l’éducation, travail et la défense. Budget public La plupart des pays disposaient d’au moins un budget public alloué aux technologies d’assistance, généralement inclus dans les budgets des services de santé ou des services sociaux, et avec une moitié qui était alloués à travers au moins trois ministères. Mécanismes de financement Dans la grande majorité des pays, il y’avait au moins une mesure en place pour couvrir les coûts des technologies d’assistance pour les utilisateurs, soit totalement ou en partie. Les deux mesures les plus courantes étaient une liste d’aides techniques sûres et efficaces, subventionnées ou fournies gratuitement aux personnes éligibles et le régimes d’assurance publique. Un peu plus d’un tiers des pays avaient des régimes d’assurance privée volontaire et un cinquième des pays, des régimes d’assurance privée obligatoire. Collaborations et initiatives De nombreux pays ont indiqué qu’ils investissaient dans des initiatives liées aux technologies d’assistance, les encourageaient, les facilitaient ou les soutenaient. Il s’agit notamment de programmes visant à améliorer la capacité de prestation de services, à renforcer l’achat de produits, à fournir des informations aux utilisateurs et aux familles, à recueillir des données sur les besoins de la population et à accroître l’abordabilité des produits. Règlementations et normes Les trois quarts des pays disposaient d’au moins une réglementation, une norme ou un protocole sur les technologies d’assistance ou l’accessibilité. Plus de la moitié des pays ont indiqué disposer de règlementations sur les environnements ouverts à tous et sans obstacle et une proportion similaire a déclaré disposer de règlementation sur l’approvisionnement des aides techniques. Un cinquième seulement des pays ont fait état de règlementation sur l’inclusion des aides techniques dans la préparation aux situations d’urgence. Disponibilité du personnel et formation Seul un pays sur dix a indiqué disposer de ressources humaines adéquates et formées, à tous les niveaux de prestation de services pour fournir, réparer et entretenir les aides techniques pour tous les domaines fonctionnels. Près d’un tiers des pays ne disposaient pas de ressources adéquates et formées pour aucun des domaines fonctionnels, et 14 % ne disposaient pas de formation ni d’éducation adaptée. Couverture de la prestation de services La disponibilité des services varie considérablement d’un pays à l’autre avec seulement un tiers des pays disposant de services pour tous les domaines fonctionnels et sur l’ensemble de leur territoire. Dans environ la moitié des pays , les services étaient disponibles pour certains domaines fonctionnels ou dans certaines zones géographiques. Les résultats ont révélé d’importantes lacunes dans l’état de préparation du système et que les besoins en aides techniques sont loin d’être entièrement satisfaits dans de nombreux pays. Par exemple, le fait de disposer de textes législatifs et d’organismes gouvernementaux responsables des technologies d’assistance ne garantit pas que des produits ou des services sont disponibles pour les personnes qui en ont besoin. De même, les budgets publics et les multiples mécanismes de financement ne couvrent pas suffisamment les coûts supportés par les personnes pourobtenir les produits ou services dont elles ont besoin. Il convient de noter en particulier que les insuffisances en matière de personnel qualifié et de prestation de services semblent exacerber l’insuffisance du soutien nécessaire aux personnes pour accéder aux aides techniques, notamment pour la communication, la cognition et l’auto-prise en charge, ainsi que pour utiliser ces aides de manière sûre et efficace. Couverture partielle Oui/Couverture complète 9 10 Amélioration du système des technologies d’assistance Mise à disposition La prestation de services ou la mise à disposition des aides techniques et les services connexes doivent être le plus près possible du lieu de vie des populations, y compris dans les zones rurales. Les services doivent être fournis en fonction des besoins de chaque personne et tenir dûment compte du type et de la nature de l’incapacité, des difficultés fonctionnelles, du mode de vie et de l’environnement. Dans la mesure du possible, les services devraient mettre l’accent sur la détection précoce des besoins et la mise à disposition en temps opportun afin de maximiser les possibilités offertes aux personnes concernées. Les systèmes d’information et de référencement doivent être simplifiés. Les services doivent être fournis dans toutes les zonesgéographiques et à toutes les populations. La gamme, la quantité et la qualité des aides techniques achetées et fournies doivent être améliorées, de même que l’efficacité des services fournis. l’intégration des technologies d’assistance dans le systèmes de santé , aussi bien que dans les secteurs des services sociaux et de l'éducation sont important pour atteindre ces résultats. Il est primordial que les stratégies visant à améliorer l’accès à des technologies d’assistance sûres, efficaces et abordables utilisent une approche centrée sur la personne et fondée sur les droits humains, en faisant participer activement les utilisateurs à tous les aspects des Produits La gamme, la qualité, l’abordabilité et l’approvisionnement des aides techniques doivent être améliorés. Dans la mesure du possible la reparation, , la remise à neuf et la réutilisation des aides techniques peuvent être plus rapide et plus rentable en terme de cout et d’efficacité plutôt que d’en acheter de nouveaux. Le renforcement et l’harmonisation des normes relatives aux aides techniques peuvent , garantir la sécurité , les performances et la durabilité et , contribuer à simplifier les processus d’approvisionnement. Remédier à l’inefficacité et à la résilience de la chaîne d’approvisionnement peut réduire les coûts de transaction et les ruptures d’approvisionnement. La production locale et régionale joue un rôle crucial pour surmonter bon nombre de ces obstacles. technologies d’assistance L’élaboration d’un système de technologies d’assistance axé sur la personne signifie de développer et de renforcer quatre composantes : produits, mise à disposition, personnel et politique. Po liti que Produits M ise à disposition Pe rso nn el Personnes C on ve nt io n re la tiv e a ux droits des personnes handicapées Couverture sanita ire u niv er se lle Politique La politique conduit les trois composantes décrites ci-dessous. Elle comprend les systèmes d’information, le financement, le leadership et la bonne gouvernance. La volonté politique, la législation et un financement adéquat, ainsi que des systèmes et des structures de mise en œuvre stables, sont tous nécessaires pour garantir un accès universel et fondé sur les droits humains aux technologies d’assistance, pour tous, partout. Personnel Le personnel requis pour garantir l’accès aux technologies d’assistance, pour tous et partout, doit être cartographié et évalué. La formation et l’éducation pour du personnel spécialisé en technologies d’assistance , les professions connexes et les réseaux de support sont essentielles, ainsi que la déléguation et le partage des tâches, et la formation des travailleurs de niveau primaire et communautaire. Les modèles d’affectation adaptatifs et de bonnes stratégies de rétention du personnel sont aussi essentiels . 11 12 Préparation des technologies d’assistance pour les contextes de crise humanitaire Chaque crise, en particulier celle intégrant les guerres et les conflits , creait une demande plus importante en technologies d’assistance, mais leur mise à disposition n’est généralement pas une priorité dans les interventions d’urgence. Les personnes avec des difficultés fonctionnelles préexistantes peuvent ne pas avoir ou ne pas être capable d’utiliser leurs aides techniques pendant une crise , et quand , les installations, les services et programmes humanitaires sont inaccessibles et non inclusifs, les groupes les plus vulnérables peuvent être laissés pour compte. Les approches visant à renforcer l’état de préparation et à éliminer les obstacles aux technologies d’assistance dans les situations de crise humanitaire doivent englober chaque composante et inclure : Politique : des politiques et programmes d’intervention d’urgence inclusifs qui garantissent la protection des droits d’accès aux technologies d’assistance. Il est essentiel d’identifier les systèmes d’information fiables permettant d’appuyer la coordination entre les acteurs humanitaires et d’encourager la collaboration entre ces acteurs pour garantir que les besoins en technologies d’assistance et de services connexes sont satisfaits. Produits : concevoir et produire des aides techniques pour mieux répondre aux situations de crise humanitaire, notamment par la voie des éléments suivants : • Conception et production durables : la réparation, la réutilisation et la récupération des matériaux au niveau local peuvent constituer des alternatives face à la dépendance à l’égard des chaînes d’approvisionnement mondiales. • Produits et infrastructures humanitaires accessibles : investir dans la conception et l’approvisionnement en aides techniques et mesures d’accessibilité qui deviennent de plus en plus courantes et qui peuvent être déployées rapidement pendant une crise humanitaire. • Catalogues et listes de technologies d’assistance pour les situations de crise humanitaire : qui peuvent être élargis pour inclure des aides techniques adaptées à différents contextes humanitaires, aidant ainsi l’approvisionnement par les acteurs humanitaires. Mise à disposition : s’assurer que les technologies d’assistance soient accessibles au personnel de première ligne lorsque les équipes médicales d’urgence trient les personnes qui en ont besoin. Il existe déjà des listes d’aides techniques et d’équipements d’assistance essentiels pour les soins de traumatologie, ainsi que des bonnes pratiques pour traiter les types de blessures courantes. Personnel : former toutes les parties prenantes impliquées dans toutes les étapes de la reponse humanitaire – du niveau communautaire au niveau internationale, et à partir des managers aux personnels et aux volontaires – aux politiques et pratiques inclusives qui intègrent une sensibilisation de base aux technologies d’assistance permettant de remédier aux difficultés fonctionnelles. Le financement de la mise en œuvre de politiques et des bonnes pratiques , pourfournir des technologies d’assistance pendant et après une crise, demande généralement un financement national et international.. © UNICEF © UNICEF/UNI310492/Al-Droub i @UNICEF/Syria 201 8 13 14 Creation d’environnements favorables Le droit à un accès équitable à l’environnement est inscrit dans la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées ; toutefois, les environnements favorables profitent à tous. Les avantages des technologies d’assistance sont optimisés pour les utilisateurs lorsque leur environnement favorise et améliore leur fonctionnement. L’environnement comprend : les produits et l’équipement ; l’environnement bâti, l’environnement virtuel et naturel ; les changements environnementaux d’origine humaine ; les services et systèmes ; le support, les relations et les comportements. Les obstacles à l’accès comprennent ceux liés à l’infrastructure, à l’information et aux comportements . Les environnements favorables sont crées à partir des politiques, des construction accessibles et inclusives et l’adoption de principes de conception universelle. Pour que les produits et équipements soient utilisables par tous, il faut prendre en considération les caractéristiques physiques, sensorielles cognitives, psychosociales et émotionnelles qu’ils suscitent. L’inclusion des utilisateurs dans la conception des produits et des équipements réduit la probabilité d’abandon des produits. L’environnement bâti comprend les bâtiments, les routes, les réseaux de transport, les espaces intérieurs et extérieurs. L’accessibilité de ceux-ci est influencée par leur conception, la disponibilité de l’information ou des facteurs variables tels que les foules. Dans de nombreux pays, les lois imposent des directives minimales en matière d’accessibilité à l’environnement bâti. Lorsque ces directives ne sont pas pleinement appliquées, des difficultés d’accès subsistent. L’environnement numérique comprend le matériel et les logiciels. Lorsque la technologie numérique courante est plus abordable et acceptable que l’utilisation des aides techniques, il est important que cette technologie soit accessible à tous. Des directives, des normes, des politiques et des textes législatifs nationaux et internationaux ont été établis pour appuyer le développement d’environnements numériques favorables. Les services, systèmes et politiques pertinents pour les utilisateurs comprennent ceux relatifs aux biens de consommation, à l’architecture et à la construction, à l’aménagement des espaces ouverts, au logement et aux services publics, aux transports, aux communications, à la santé, à l’éducation, à l’emploi et à la sécurité sociale. Les bâtiments, les véhicules ou les plateformes en ligne abritant ces services doivent être accessibles, les services doivent être conçus de manière inclusive et le personnel doit être formé à l’accessibilité. © UNICEF/UN0460503/Gevorgya n Le support, les relations et les comportements s sont des aspects sociaux de l’environnement. Les personnes ou les animaux peuvent offrir un soutien physique ou émotionnel, des soins, une protection, de l’aide et des relations. Ceci peut influer sur le besoin et l’utilisation d’aides techniques. Au niveau des politiques, les attitudes sociétales peuvent être reflétés dans les textes législatifs relatifs à l’accès aux technologies d’assistance ou à la création d’environnements favorables. Sur le plan personnel, la présence ou la conception d’aides techniques peut mener à la stigmatisation, la marginalisation ou la négligence, d’où l’importance de concevoir les aides techniques qui aident à réduire le stigma. L’environnement naturel, y compris les éléments qui ont été modifiés par l’homme, peut également influer sur le besoin et l’utilisation de technologies d’assistance. Les événements défavorables d’origine naturelle et humaine peuvent entraîner des perturbations ou des dérangements dans l’environnement physique. Ces événements augmentent souvent le besoin en technologies d’assistance et dans le même temps, entravent l’accès à ces dernières et leur utilisation. © WHO/Chapal Khasnab is 15 16 Recommandation 1 Améliorer l’accès aux technologies d’assistance dans tous les principaux secteurs du développement La mise à disposition de technologies d’assistance doit être intégrée dans tous les principaux secteurs du développement, en particulier la santé, l’éducation, le travail et la protection sociale. Chaque pays doit disposer d’une politique intégrée ou autonome en matière de technologies d’assistance, ainsi que de plans d’action avec ’un support budgétaire adéquat, afin d’améliorer l’accès aux technologies d’assistance pour tous, partout, sans aucune difficulté financière . Au besoin une attention particulière doit être accordée aux enfants handicapés, aux personnes avec des incapacités multiples ou graves, aux personnes âgées et aux autres populations vulnérables. Recommandation 2 Veiller à ce que les aides techniques soient sûres, efficaces et abordables Les aides techniques doivent être durables, efficaces et abordables. Ceci comprend l’élaboration ou le renforcement de systèmes réglementaires et de normes nécessaires ; des mécanismes de retours d’information systématiques intégrés à la chaîne d’approvisionnement ; la mise à disposition et la maintenance des ides techniques avec l’appui d’un personnel compétent ; la participation active des utilisateurs et de leurs familles à la sélection des produits ainsi qu’à la formation sur l’utilisation et l’entretien. Les agences des Nations Unies peuvent utiliser leurs capacités et leur expertise en matière d’approvisionnement afin d’atténuer ces obstaclesà travers des appels d’offres internationaux accessibles aux gouvernements et aux autres parties prenantes concernées pour garantir le respect des normes de qualité à l’échelle mondiale et d’obtenir les meilleures rapports qualité-prix . Recommandation 3 Élargir, diversifier et améliorer la capacité du personnel Les connaissances, les compétences, la motivation, les attitudes et le déploiement du personnel travaillant dans le secteur des technologies d’assistance sont les clés du succès. Des ressources humaines adéquates et formées, représentant différentes catégories et diverses compétences pour la prestation de service et la maintenance des a des aides techniques, doivent être disponibles à tous les niveaux des services de santé et sociaux (du niveau tertiaire au niveau communautaire). L investissements dans le renforcement des capacités du personnel dédié et du personnel auxiliaire sont nécessaires . À cette fin, il est possible d’utiliser la formation de l’OMS sur les aides techniques (TAP) et d’autres supports similaires. Recommandation 4 Impliquer activement les utilisateurs de technologies d’assistance et leurs familles Les utilisateurs et leurs familles doivent être perçus comme des partenaires dans la mise à disposition des aides techniques (à partir de la conception des services de prestations, au suivi et à l’évaluation) et non comme des bénéficiaires passifs des services. Les services des technologies d’assistance doivent être organisés autour des personnes et des environnements où ils vivent et non autour de la maladie, du handicap ou du financement correspondant. Les utilisateurs et les membres de leur famille ou les personnel soignants peuvent être encouragés et formés pour effectuer des réparations simples, de l’entretien et des adaptations nécessaires. La la formation et le soutien par les pairs doivent être encouragés. Recommandation 5 Sensibiliser davantage le public et lutter contre la stigmatisation Veiller à ce que toutes les principales parties prenantes – y compris les décideurs politiques, les porteurs de devoirs, en particulier les prestataires de services en santé, éducation et protection sociale, les médias et le grand public – soient bien conscientes du besoin en technologies d’assistance, et de ses avantages, y compris leur retour sur investissement. Le secteur des technologies d’assistance peut être déstigmatiser grâce à une meilleure conception des produits, de préférence les conceptions universelles et à une plus grande acceptation. Un appui politique est nécessaire pour développer ce secteur et aboutir à la couverture universelle au moyen d'une approche fondée sur les droits humains. Voie à suivre Le Rapport mondial sur les technologies d’assistance présente 10 recommandations prioritaires, destinées à guider les gouvernements et les parties prenantes impliquées dans leur travail pour améliorer continuellement et progressivement l’accès aux technologies d’assistance, vers l’atteinte de la couverture universelle. 17 18 Recommandation 6 Investir dans les données et les politiques fondées sur des données probantes Chaque pays doit disposer de donnéespériodiques basées sur les besoins de la population , l’accès et l’approvisionnement en aides techniques , afin de comprendre les lacunes et les tendances de pouvoir d’élaborer des stratégies, des politiques et des programmes compréhensifs fondés sur des données probantes. L’outil d’évaluation rapide sur la technologie d’assistance (rATA) de l’OMS peut être utilisé pour collecter des données sur la population. Le processus de collecte de données sur les technologies d’assistance peut être intégré à d’autres activités nationales de collecte de données ou dans le système d’information sanitaire, dans la mesure du possible. Investir dans une solide collecte périodique de données et générer des politiques fondées sur des données probantes va aider à la qualité des services et à promouvoir la couverture universelle. La mise en place d’un mécanisme pour le partage d’expériences, d’informations et de données probantes appui la prise de décision politique dans tous les secteurs et les pays. Recommandation 7 Investir dans la recherche, l’innovation et un écosystème propice En raison des progrès technologiques et de l’évolution des besoins, le secteur des technologies d’assistance se transforme rapidement. Compte tenu des besoins émergents – en particulier ceux résultant des modifications des caractéristiques de la population telles que le vieillissement –, il est urgent d’investir pour garantir que les aides techniques soient appropriées, abordables, sûres, efficaces, acceptables et accessibles à ceux qui en ont le plus besoin. Investir dans la recherche et l’innovation, autour des quatre composantes clés des technologies d’assistance (c.-à-d. produits, mise à disposition, personnel et politique) est nécessaire: pour accroître les connaissances ; pour transformer la gamme de produits existants et développer de nouveaux produits en utilisant les technologies émergentes ; pour élaborer des processus novateurs de prestation de services tirant parti de la technologie numérique, de la conception universelle et des produits de consommation courants. Ceci peut être fait en partenariat avec les universités les organisations de la société civile, en particulier avec les personnes handicapées, les personnes âgées, ainsi que les organisations qui les représentent et le secteur privé, selon le cas. Ces initiatives peuvent être soutenues en investissant dans des « start- ups », et en les développant en vue de surmonter les défis et d’avoir les produits disponible sur le marché. Recommandation 8 Développer et investir dans des environnements favorables Les environnements favorables sont essentiels à l’indépendance, au confort, à la participation et à l’inclusion des utilisateurs, car ils permettent une utilisation des aides techniques aux fins prévues, avec un minimum d’effort de la part de l’utilisateur ou du personnel soignant. En outre, les environnements favorables profitent à tous. L’investissement dans des environnements favorables est un prérequis essentiel à l’optimisation de l’objectif universel propre à la mise à disposition des technologies d’assistance : permettre aux personnes concernées de vivre de manière indépendante, en toute sécurité et dans la dignité, en participant pleinement à tous les aspects de la vie. Recommandation 9 Inclure les technologies d’assistance dans les interventions humanitaires La mise à disposition de technologies d’assistance lors des interventions humanitaires accroît les avantages pour les utilisateurs potentiels, restaure la productivité et la dignité, tout en renforçant l’appropriation et l’inclusion dans la communauté. Des efforts doivent être faits pour veiller à ce que les utilisateurs en contexte de crise ne soient pas davantage défavorisés et que les nouveaux utilisateurs potentiels peuvent accéder aux technologies d’assistance dont ils ont besoin. Les aides techniques essentielles peuvent être incluses dans l’approvisionnement en soins de santé essentiels et conjointement avec les trousses de chirurgie traumatologique d’urgence. Le matériel de formation axé sur la délégation de tâches peut être adapté et traduit rapidement. La prestation intégrée de services appropriés peut être mise en place pour garantir que les aides techniques et les services connexes soient compatibles avec ceux qui doivent être utilisés sur du long terme. Les établissements d’intervention d’urgence doivent être facile d’accès et inclusifs. Recommandation 10 Fournir une assistance technique et économique à travers la coopération internationale afin de soutenir les efforts nationaux Comme indiqué à l’article 32 de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, la coopération internationale, pour soutenir les efforts nationaux, est nécessaire pour améliorer l’accès aux technologies d’assistance dans le monde entier. Cette coopération peut soutenir les efforts dans les domaines de la recherche, des politiques, des réglementations, de la tarification équitable, de l’orientation des marchés, du développement de produits, du transfert de technologies, de la fabrication, des achats, de l’approvisionnement, de la prestation de services et des ressources humaines. La coopération internationale est primordiale pour réduire les inégalités et parvenir progressivement à l’accès universel aux technologies d’assistance – et ne laisser personne de côté. Rapport mondial sur les technologies d’assistance : résumé [Global report on assistive technology: summary] ISBN 978-92-4-004943-7 (version électronique) ISBN 978-92-4-004944-4 (version imprimée) © Organisation mondiale de la Santé et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), 2023. Certains droits réservés. La présente œuvre est disponible sous la licence CC BY-NC-SA 3.0 IGO

Основные сведения
Тип документа Publications
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения